Les affaires, 23 octobre 2004, Cahier 3
[" | CAHIER VILLE DE GATINE AU La région flotte sur un nuage Des inquiétudes subsistent toutefois Marc-André \u201cwa Dumont marc-andré.dumont@transcontinental.ca Gatineau connaît actuellement l\u2019une de ses meilleures périodes économiques, due à un boom dans le commerce de détail et dans la construction.Cette situation s'explique aussi par une base économique stable, constituée par la forte présence de la fonction publique fédérale à Gatineau.Quelque 16 000 Gatinois travaillent pour le fédéral.« La présence du gouvernement fédéral profite entre autres aux sociétés de comptabilité et d'ingénierie, ce qui rend le secteur des services spécialisés particulièrement solide, observe Marc Boily, directeur général du bureau régional de Développement économique Canada.Puisque leur client principal est le gouvernement, ces sociétés ne sont guère touchées par les soubresauts de l\u2019économie.» Ainsi, l'économie gatinoise enregistre de meilleurs résultats que la moyenne québécoise, avec un taux d\u2019emploi élevé et un taux de chômage bas.En 2003, le taux de chômage moyen au Québec était de 7,8 % alors que celui de Gatineau s'élevait à 5,9 %, et celui de la région de l\u2019Outaouais à 6,7 %.Le secteur de la construction résidentielle bénéficie de cette situation.Après avoir connu un sommet historique des mises en chantiers en juillet 2004, une baisse a suivi en août et septembre.« Quelque 22 % des travailleurs de ce secteur sont des employés de la fonction publique fédérale et disposent de la sécurité d\u2019emploi.C\u2019est une proportion assez importante », estime Ghislain Régis Yoka, économiste à Emploi- Québec, région de l'Outaouais.Toutefois, dans le ciel gati- nois, quelques nuages pointent à l\u2019horizon.Un retard en haute technologie Il y a 10 ans, de l'autre côté de la rivière des Outaouais, Ottawa avait entrepris le virage de la haute technologie.« Ottawa a investi dans des secteurs porteurs de la nouvelle économie, tels que la photonique, les sciences de la vie et les biotechnologies », rappelle M.Boily.De son côté, Gatineau accuse un retard criant dans ce domaine.Néanmoins, un rattrapage semble toujours possible.Le maire Yves Ducharme a notamment mis en place un comité pour le développement économique auquel siège un membre de Développement économique Ottawa.« Notre objectif est de devenir un endroit attrayant pour les entreprises de haute technologie.Cela passe inévitablement par un meilleur arrimage des politiques économiques avec celles d'Ottawa », poursuit M.Boily.Autre signe d'espoir : Gati- neau compte le plus haut taux de diplômés universitaires au Québec ainsi que le taux de bilinguisme le plus élevé du Canada (65 %).Le décrochage chez les jeunes crée des soucis En revanche, les jeunes Gati- nois décrochent de l\u2019école en plus grand nombre que n'importe quelle autre région du Québec.Le taux moyen de décrochage scolaire au Québec était de 31,7 %, entre 1996 et 2001, tandis que Gatineau enregistrait 32,8 %.Quant a la formation, on note un certain désintérét des jeunes pour la formation professionnelle et technique : en Outaouais, seulement 3,8 % des 15 ans et plus détiennent un tel diplôme, comparativement à 4,6 % dans le reste du Québec.« Il s\u2019agit d\u2019un sujet très préoccupant, admet M.Boily.C\u2019est également surprenant, compte tenu des modèles qu\u2019ils ont sous les yeux.Plusieurs d\u2019entre Le forum avec la Chine est annule \u2018De la visite de Chine tout de même - La Corporation de développement écono- - mique de la Ville de Gatineau a annulé le forum économique avec la Chine qu\u2019elle devait tenir en novembre.Du même coup, elle perd les 364 000 $ qu\u2019elle avait déjà investis dans le projet en raison d'un manque de soutien financier du secteur privé et des gouvernements, explique Mario Lebeau, directeur général de la Corporation.Les organisateurs croyaient pouvoir obtenir 800-000 $ de différents partenaires, mais au 1° septembre, ils n'avaient que 178 000 $.« Notre consultante [Marie-Andrée Bastien, de Démarcom] avait indiqué que des subven- - tions gouvernementales seraient disponibles, \u2018dit M.Lebeau.Or, ça ne s\u2019est pas concrétisé, notamment en raison du scandale des commandites et des élections qui ont mené à un - changement de direction politique.» .Jointe au téléphone, Mre Bastien n\u2019a pas voulu-répondre aux questions des AFFAIRES.Parmi les dépenses effectuées pour l\u2019organisation du forum, il y a le voyage en Chine d\u2019une délégation gatinoise afin de solliciter la participation de gens d\u2019affaires chinois.Cette démarche n\u2019aura pas forcément été inutile, car certains entrepreneurs chinois ont toujours l\u2019intention de venir à Gatineau en novembre, malgré l'annulation du forum.« Ce ne sera pas dans le cadre que nous avions prévu, mais ils viendront tout de même évaluer les perspectives commerciales et rencontrer des gens d\u2019affaires », ajoute M.Lebeau.À la suite de l'annonce de l'annulation de l\u2019événement, le 1\u2018 octobre, M.Lebeau a remis sa démission.Le conseil d'administration de ja Corporation l\u2019a refusée.« Toutefois, je réfléchis encore à mon avenir et me demande si ça me tente de continuer à titre de directeur général de la Corporation », a-t-il confié, le vendredi 15 octobre.m M.-A.Deux ont en effet des parents scolarisés qui peuvent compter sur un emploi permanent.» Gilles Gagné, directeur général du Conseil régional des élus de l'Outaouais et membre de la-Table Éducation Outaouais, estime que la facilité qu\u2019ont les jeunes à trouver un emploi à temps partiel est la principale cause du décrochage scolaire.« Le pouvoir d'achat élevé des consommateurs de Gati- neau a favorisé l\u2019émergence d'une multitude de commerces.Les besoins en main- d'œuvre non spécialisée sont donc élevés, et les jeunes répondent à ce besoin en empiétant sur leurs études.» Les gens d'affaires ont été sensibilisés à ce problème.« Nous leur avons demandé de limiter l\u2019horaire des employés toujours aux études à une quinzaine d'heures hebdomadaires, dit M.Gagné.Nous misons sur leur bonne volonté.» Quant aux Gatinois qui obtiennent un diplôme, leur avenir s'annonce prometteur.Emploi-Québec note que 31 000 postes devront être comblés d'ici 2007, en Ou- taouais.De ce nombre, 45 % seront de nouveaux emplois, les autres découlant des départs à la retraite.« Environ 32 % de ces postes exigeront une formation professionnelle ou technique », précise M.Yoka.Multiples projets L'annonce récente de la construction du Centre de recherche en technologies langagières (CRTL) marque une page de l\u2019histoire économique de Gatineau.Il s'agira en effet du premier centre de recherche fédéral à s'installer du côté Est 22 2 Bellai et Frères Construction 4.Papiers Masson \u2018 Ministère des Travaux gouvernementaux du Canada #2; Ministère des Ressources des compétences #3.Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien Ministère du.Patrimoirie ; de la rivière des Outaouais, alors qu'Ottawa en compte dé- ja 31.En tout, 150 travailleurs y sont attendus.Autre projet : le Centre international du commerce de Ga- tineau, en partenariat public- privé.Au cours de l'automne, la Corporation de développement économique de la Ville de Gatineau lancera des appels d'offres pour la construction et la gestion du centre de foires, qui devrait être établi près du Casino du Lac-Leamy.Un parc de serres, l\u2019Agro- parc, est également prévu afin de stimuler les projets agroalimentaires.Pénurie d'emplacements commerciaux et industriels The Brick, un détaillant de meubles et d'appareils électroniques, a la ferme intention de s\u2019implanter à Gatineau, même publics et des services 4914 \u201c#6, Office-de la propriété: \u201chumaines st Développement a \u201c4838 1565- mi DELAVILLE DE GATINEAU: Le de développement 1422.international : intellectuelle do Canada 00 1.Bell Canada 9.Bureau des passeports 460 TABLEAU : LES AFFAIRES s\u2019il détient déjà deux magasins à Ottawa.Selon la direction, le développement spectaculaire de la construction résidentielle et la présence d'un seul autre acteur sur le marché, soit Brault & Martineau, justifient son arrivée.The Brick devra trouver un emplacement.Malgré le fait que l\u2019entreprise considère actuellement trois terrains différents, Mario Lebeau, directeur général de la Corporation de développement économique de Gatineau, souligne qu\u2019il y a une pénurie d\u2019emplacements commerciaux et industriels.« Le détaillant a besoin d'un terrain de 40 000 a 50 000 pieds carrés, dit-il.Mais il n'en reste plus beaucoup, surtout là où le site pourrait être intéressant pour un commerce de cette taille.» m A Gatineau et dans la J PUPILS doz vi az rr eon $ rh, As nasniice 19 atbrorun ir La nouvelle ville de Gatineau et la région de l'Outaouais vous offrent 650 nouvelles chambres d'hôtel et un nouveau Centre de congrès à la fine pointe de la technologie.Découvrez également nos attractions de renommée internationale \u2014 le Musée canadien des civilisations, le train à vapeur Hull-Chelsea-Wakefield et le magnifique Casino du Lac-Leamy qui agrémenteront votre séjour.Informez-vous dès maintenant.et réservez votre réunion.Tourisme Outaouais -ville d'Ottawa » T3 salles de réunion à votre disposition * Salle de bal pouvant Comprend : un petit déjeuner buffet, deux pauses-café (café et thé), un déjeuner buffet ou conférence, un diner trois services (menu fixe), accommoder jusqu'à 450 | lles de réunion incl les frais d ,; personnes, style théâtre deux salles de réunion incluant les frais de service + Internet haute vitesse et le stationnement public gratuit.dans toutes nos salles + Installation pour téléconférences Informez-vous sur le programme « Miles pour réunions » Holiday Inn OUTAOUAIS LE CHÂTEAU MONTEBELLO veves det otid Sn: CASINO - HÔTEL - THEATRE - RESTAURANTS + BARS » BOUTIQUES - CENTRE DE CONGRES * SPA saleschaudiere@rosdevhotels.com ue Plaza la Chaudière 3, boulevard du Casino, Gatineau (Québec} J8Y 6W3 Tél: (819) 790-6444 et de Piques.Taxes en sus.819 778-3880 ou 1800 567-1962 7 Gatineau-Ottawa 1866 488-7888 + www.hiltonlacleamy.com 2, rue Montcalm, Gatineau J8X 484 * Ce fortair est basé sur an minimum de 10 chambres par nuit.Valide jusqu'au 30 avril 2005, du dimanche au jeudi, disponr- bilité limitée.Non-valide pour les périodes des Fêtes , L endroit par excellence au centre-ville pour tenir vos réunions les plus productives.Notre Centre de conférences-nouvellement rénové vous offre des salles de réunions avec éclairage naturel pouvant accueiflir des groupes de 10 à 150 personnes.Services de banquets assurés.À * 201 chambres et suites « À 5 minutes du Casino spacieuses nouvellement du Lac-Leamy.rénovées, incluant * Voisin du Musée canadien l'accès gratuit à Internet des civilisations.haute vitesse.5 + Centre d'affaires sur place.Ki e Contre de conditionnement ZL physique et piscine intérieure LR # 10 salles de réunions.FourPoints* o Ltages Classe affaires à accès limité.Sheraton © Face dla Colline parlementaire GATINEAU-OTTAWA HOTEL & CENTRE DE CONFERENCES 35, rue Laurier, Gatineau, QC 1 ne 567-9607 SERIE EURE www.fourpeints.cam NE PLN | LES AFFAIRES | VILLE DE GATINEAU 23 OCTOBRE 2004 La région veut profiter pleinement de l'essor d'Ottawa D'ici 2021, la population de la capitale fédérale passerait de 775 000 à 1,2 million d'habitants \u2019 marc-andre.dumont@transcontinental ca Avec le spectre de l\u2019essoufflement du marché immobilier, l\u2019industrie de la construction gatinoise propose de ravir à Ottawa le sixième de son marché de la construction de logements.Dans une étude dévoilée en septembre et payée par une coalition d'entrepreneurs locaux, la société Franco Ma- terazzi Consult inc.retient que la région d'Ottawa construit chaque année 6 400 logements.Gatineau croit pouvoir transférer sur son territoire la construction de 1 000 de ceux-ci, ce qui aurait un impact économique majeur pour elle.Nombreux avantages En effet, ces 1 000 logements destinés à des Ontariens, à 180 000 $ en moyenne chacun, généreraient 180 M$ en investissements.De plus, 15 M$ en taxes et impôts seraient perçus chaque année par les autorités municipale et provinciale.En 2001, l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ), région Outaouais, avait sondé l'opinion des acheteurs ontariens au sujet de l\u2019Outaouais.« Cinquante pour cent des personnes interrogées disaient ne jamais considérer habiter en Outaouais, dit Benoît Mottard, directeur général de l\u2019'APCHQ Outaouais.Le taux d'imposition représente un frein potentiel pour l'acheteur ontarien.Or, ce qui est intéressant, c\u2019est que l\u2019autre 50 % démontrait un intérêt.En faisant le calcul, sur les 6 400 acheteurs annuels de nouvelles unités d'habitation à Ottawa, 3 200 seraient prêts à emménager du côté québécois.Nous voulons aller chercher le tiers de ceux-ci, soit le sixième de l'ensemble du marché.» Ce sondage, réalisé par la défunte agence de communication Everest Communication, révélait aussi que les personnes intéressées à habiter Gatineau ne connaissaient pas les principaux avantages que présente l'Outaouais.Ces avantages sont pourtant nombreux, note Guy Huneault, président de la Chambre immobilière de l'Outaouais.Par exemple, le prix moyen d'une nouvelle demeure a Gatineau est de 180 000 $ alors qu'il est de 330 000 $ a Ottawa.« Les terrains sont plus grands et les maisons sont plus proches du centre-ville, dit-il.De plus, les frais de garderie et d\u2019études de niveau collégial et universitaire sont bas.Enfin, la qualité de vie est appréciable, avec la proximité du parc de la Gatineau ainsi que de plusieurs lacs et espaces verts.» Le taux d\u2019imposition représente un frein potentiel pour l'acheteur ontarien.Mais, ce que coûte l'impôt se répercute sur les services dont bénéficiera la famille nouvellement établie.Selon l'étude, l'accès à l\u2019université coûte ainsi 1 800 $ par an au Pour Guy Huneault, les atouts de cette région sont nombreux : terrains plus grands, frais de garderie et d\u2019études moins élevés et des multiples lacs et espaces verts.Québec, par rapport à 4 900 $ par an en Ontario.Les frais de garderie sont de 7 $ au Québec, comparativement à 32 $ en Ontario.Le coût de l'assurance automobile au Québec est 50 % moins cher.Quant aux taxes foncières, elles sont plus élevées à Ottawa qu\u2019à Gatineau.Considérant ces avantages et le fait que le marché est trois fois plus grand à Ottawa, l'industrie gatinoise de la construction résidentielle veut convaincre la Ville et le gouvernement du Québec de soutenir financièrement une campagne de publicité qui débuterait en 2005 et s'étalerait sur cing ans.Le montant de celle-ci est estimé à 5 M$.Il serait financé à égalité entre les trois bénéficiaires de l'arrivée de nouveaux propriétaires, soit les entrepreneurs de la région, la municipalité et Québec.Démographie « Notre objectif est non seulement d'attirer des Ontariens, mais aussi de limiter le nombre de Gatinois qui déménagent en Ontario, dit Franco Mate- razzi.En effet, le bilan migratoire entre Ottawa et Gatineau varie depuis 10 ans entre - 1 000 et + 500 pour Gatineau.» La population de Gatineau est actuellement de 230 000 personnes.Selon l'Institut statistique du Québec, elle sera en 2021 de 258 000.Honorine Youmbissi, économiste et analyste de marché pour la Société canadienne d'hypothèques et de logement, apporte quelques nuances.« L'un des inconvénients pour les Ontariens qui auraient envie de s'installer ici, c\u2019est l\u2019éventail du marché de l\u2019emploi, qui est moins grand qu\u2019à Ottawa, dit-elle.La comparaison liée à la fiscalité est aussi complexe.11 faut nuancer, en tenant compte de la situation familiale, de la tranche de revenu, etc, C\u2019est loin d\u2019être simple.» Selon M\"* Youmbissi, il convient également de tenir compte de l'influence des personnes retraitées sur le secteur de la construction résidentielle.« L'Outaouais est l'une des régions au Québec où il y a le moins de maisons pour personnes retraitées, dit-elle.Je crois que c\u2019est le plan B de certains constructeurs.Le marché des 60-80 ans est en effet en pleine croissance.Ces personnes veulent un condo fonctionnel, offrant des services qui conviennent à leur rythme de vie plus actif qu\u2019il y a 20 ans, » m Le ae Suit Pe Ee) FE ÉVÉNEMENT S ande Galeri \\ e\u2019met d'organiser vos réuaig banquets et I speciaux : TTA QL on | IT) Canodign des DETTE ER LE) BRL Canadi LE J Télec.x = J - 7 ou je l'ai trouve ?Espaces de premier choix à l\u2019intérieur du plus grand centre commercial de la région de l'Outaouais.Situé aux artères principales de la grande ville de Gatineau LOCAUX DISPONIBLES POUR UNE PHARMACIE - FJ - Ma place d affacnes.depuis maintenant 25 ane !!! at J LJ] ET AUTRES TYPES D\u2019ENTREPRISES ET Sale 5 POUR PLUS D'INFORMATIONS : Gary Hurley - Directeur général Tél.: 819-568-1158 : 819-568-7592 Courriel : ghurley@lespromenades.com + PROMEWDES www.lespromenades.com ne LES AFFAIRES | VILLE DE GATINEAU Jouer la complementarité avec Ottawa pour attirer les visiteurs La croissance de l'industrie touristique passe par le partenariat \u2019 marc-andre dumont@transcontinental.ca Gilles Picard, directeur général de Tourisme Outaouais, croit que l'avenir du tourisme en Outaouais passe par un partenariat avec Ottawa.« En 2004, nous avons connu une augmentation de 1 à 2 %, dit- il.Il nous faudra donc innover pour connaître des hausses de visites dans les prochaines années.» La région outaouaise entend par conséquent miser sur ses différences avec la capitale nationale.« Nous avons des lacs, un parc national et d'autres attractions qui sont tout à fait complémentaires à celles d'Ottawa, mentionne Marc Boily, directeur général du bureau régional de Développement économique Canada.En tout, 6,5 M de personnes viennent chaque année dans la région d'Ottawa.Avoir mieux à offrir aux touristes pourrait les amener à rallonger la durée de leur séjour.» Des projets communs Ainsi, M.Picard croit que l'offre de forfaits et de promotions en collaboration avec Ottawa serait bénéfique.« En 2004, nous avons vu augmenter les ventes de forfaits de 14 %, essentiellement grâce à la clientèle francophone, dit-il.11 y a donc certainement des pistes à explorer dans ce domaine.» Déjà en 2003, Tourisme Outaouais et l'Administration du tourisme et des congrès d'Ottawa avaient établi un partenariat afin d'offrir un produit touristique commun, le Sentier du vélo.« Malheureusement, cela n\u2019a pas fonctionné.Il nous a manqué une partie du financement nécessaire pour l'aménagement du sentier.Deux provinces, deux politiques de soutien au tourisme, bref, cela s\u2019est soldé par un échec », se désole M, Picard.Avoir mieux à offrir aux touristes pourrait amener ceux-ci à rallonger la durée moyenne de leur séjour.Toutefois, un autre projet d'offre commune devrait voir le jour en 2005.La Société du Musée canadien des civilisations compte offrir un forfait d'admission à la fois pour le Musée canadien des civilisations (à Gatineau) et pour le Musée canadien de la guerre (à Ottawa).« L'année 2003 fut très difficile pour ce qui est du nombre de visiteurs et 2004 est demeurée stable, dit Rosemary Crane, directrice intérimaire, marketing et affaires commerciales, de la Société.Il nous faut maintenant trouver des moyens de renouer avec la croissance.Le nouveau Musée de la guerre doit ouvrir en mai 2005, et nous voulons profiter de l\u2019occasion pour proposer un laissez-passer permettant Aéservation 1 866 778-808 wwuw.aubergedelagare.ca Nous vous offrons sans frais : e Petite cafetière * Petit réfrigérateur © Appels locaux Petit déjeuner continental e Stationnement Nous disposons d'une salle pour vos réunions.lenvenue à l'Auberge de Be gore, située en plein cœur de lo ville de Gatineau (secteur - Hull), à moins .de 2 km du Casino du Lac Leomy.Nous sommes à quelques minutes du centre ville d'Ottausa, de pistes : cyclables, du Parc de la Gatineau, * de nombreux terrains de golf et \u201c des meilleurs restaurants de la région.Laissez-vous dorloter par le personnel charmant et courtois avec ses 42 chambres dont cinq avec bain tourbillon.205, boul.St-Joseph, Gatineau (secteur - Hull), Qc J8Y 3X3 Tel.: (819) 778-8085 de visiter les deux musées.» Mme Crane ajoute que la Société travaille en étroite collaboration autant avec Tourisme Outaouais qu\u2019avec Ottawa.« En Outaouais, nous tentons d\u2019attirer le marché québécois, alors qu\u2019à Ottawa, nous ciblons les marchés internationaux.Nous jouons ainsi la carte de la complémentarité », dit-elle.Luce Dufault mise à l'avant-plan En 2003, Tourisme Outaouais avait sauvé la mise en axant toute sa publicité sur les marchés montréalais et québécois.Les voyages organisés étaient annulés les uns après les autres, vraisemblablement à cause, entre autres raisons, du SRAS.Pour une deuxième année, la chanteuse Luce Dufault a été retenue comme porte-parole pour les campagnes de publicité imprimée et télévisée.« Cette opération de communication a permis de maintenir une noto- HARRY FOSTER | 23 OCTOBRE 2004 | Le Musée canadien des civilisations, à Gatineau, proposera un laissez-passer pour deux visites, la seconde pouvant se faire au Musée canadien de la guerre, à Ottawa.riété très satisfaisante de la région, note M.Picard.Elle a obtenu un taux de rappel de 20 % auprès de la clientèle mon- tréalaise, ce qui est excellent.» Pierre Normandin, directeur, congrès et réunions, de Tourisme Outaouais, constate également que plusieurs organisateurs d\u2019événements ont récemment réalisé que la région de Gatineau était finalement très proche géographiquement de Montréal.« Souvent, les Mont- réalais choisissaient Québec comme lieu de rassemblement pour des événements.Mais aujourd'hui, ils constatent que Gatineau est encore plus près et compte de nombreux attraits touristiques », observe-t-il.m Des terres agricoles sont laissées en friche Gatineau veut lancer des projets d'agriculture Gatineau veut mettre en valeur ses terres agricoles avant que la spéculation sur leur valeur foncière n'ait raison d'elles.La fusion étant maintenant chose faite, Gatineau se retrouve avec 45 % de son territoire composé de terres agricoles.Certaines des anciennes villes, qui son maintenant fusionnées, étaient davantage urbaines et n'avaient jamais eu à gérer des terres agricoles.Aujourd\u2019hui, Gatineau veut favoriser l\u2019exploitation de ces terres.« A vol d'oiseau, on se rend compte que plusieurs terres sont laissées en friche, constate Denis Bureau, commissaire au développement économique et responsable des dossiers agroalimentaires et biotechno- logiques de la Corporation de développement économique de la Ville de Gatineau.Cela favorise la spéculation; les propriétaires attendent, en espérant que la valeur du terrain augmentera.» Des terres surévaluées La spéculation a aussi été encouragée par l\u2019arrivée de gentlemen farmers (des non- fermiers qui acquièrent une ferme pour l'habiter sans y faire d'agriculture).Le marché immobilier s'étant emballé au cours des dernières années, le prix des terres agricoles a suivi la tendance.C\u2019est pourquoi l'agriculteur à la recherche d'une terre pour l\u2019exploitation agricole est.aujourd\u2019hui incapable de payer le prix demandé.Il est contraint de s\u2019installer ailleurs.« Beaucoup de terres sont surévaluées.Des propriétaires croient, à tort, qu'un promoteur voudra un jour y bâtir un projet immobilier.Laval avait dû faire face à une situation semblable lorsqu'elle a fusionné ses villages (en 1965) et avait réussi à adopter une politique de développement agricole qui a donné d'excellents résultats.» Des mesures immédiates Gatineau propose donc deux mesures immédiates.La première est de créer un agroparc (ou parc de serres), c\u2019est-à-dire un espace dans lequel des projets agricoles pourront voir le jour.Et la seconde consiste à préciser une politique de remembrement, de valorisation et de développement des terres agricoles.La société outaouaise Char- lebois Coutu ainsi que la mont- réalaise Daniel Arbour et Associés ont été mandatées pour analyser les valeurs marchandes des terres, définir des indicateurs établissant leur valeur et proposer des mécanismes afin d'atteindre l'objectif du remembrement, de la valorisation et du développement de ces terres.Le rapport et les recommandations seront déposés d\u2019ici janvier 2005.Un agroparc M.Bureau consacre déjà des efforts 4 I'agroparc.Une zone de 1 000 acres, qui appartient a la Ville, est déja disponible pour tout investisseur en agroalimentaire.Larrivée de gentlemen farmers a fait grimper artificiellement la valeur des terres agricoles.Toutes les infrastructures nécessaires sont en place, car la zone est limitrophe d\u2019un quartier industriel où se trouve notamment la nouvelle usine du boulanger Weston.Le gaz naturel, l\u2019eau courante et le réseau d'égout sont installés, tout comme l'accès à l'autoroute 50.« Weston, c'est notre vitrine, dit M.Bureau.Nous pourrons attirer des projets d'entrepreneurs qui ont besoin d'espace pour installer des serres et des pépinières.Des investisseurs ontariens ont déjà manifesté de l'intérêt, notamment parce que les coûts d'énergie sont plus bas du côté québécois.» m M.-À.D. | LES AFFAIRES | VILLE DE GATINEAU | 23 OCTOBRE 200+ [RGR Le centre de foires sera lance en partenariat public-prive Les promoteurs locaux ont également acquis les droits d'appellation de World Trade Centre , marc-andre.dumont@transcontinental.ca Le projet du Centre international du commerce de Gati- neau, piloté conjointement par le Centre local de développement (CLD) Gatineau et la Corporation de développement économique de la Ville de Gatineau, est à la recherche d\u2019un investisseur privé.Au total, 90 M$ seront nécessaires.Il est prévu que l'investisseur privé fournira environ la moitié de la somme.Le CLD et la Corporation privilégient la formule selon laquelle le promoteur privé construira le Centre et le gérera.I] pourra également créer un consortium avec d'autres investisseurs pour partager les tâches.Le contrat en partenariat pu- blic-privé (PPP) sera d\u2019une durée de 5 à 20 ans.Des redevances seront versées à la Ville de Gatineau, qui demeurera propriétaire du terrain et du bâtiment.« Mais l\u2019exploitant bénéficierait de l\u2019ensemble des revenus », souligne Michel Plouf- fe, directeur général du CLD.La région, une mine d'or Le CLD et la Corporation sont motivés par le potentiel de la région de la Capitale nationale pour des événements commerciaux d\u2019importance.Le bassin de population de la région, 1,1 M de personnes, est le cinquième en importance au pays.« L'Outaouais s\u2019est bien servie d'Ottawa du point de vue de l'emploi, mais trop peu quant au développement de son économie, estime M.Plouffe.Le potentiel économique du gouvernement fédéral, par exemple, est important.» A son avis, les entreprises devraient davantage chercher a obtenir des contrats gouvernementaux.Celles-ci devraient également songer à remporter des contrats auprès des dizaines d\u2019ambassades et de consulats présents dans la région.« Le rôle d\u2019un consulat est justement de tisser des liens d'affaires, dit M.Plouffe.Pour cette raison, la région d'Ottawa-Gatineau est une mine d\u2019or.Un centre de foires constituera un endroit idéal pour se rencontrer.» Mais avant tout, il faut trouver un investisseur.Selon Mario Lebeau, directeur général de la Corporation, il existe cinq exploitants majeurs de centres de foires en Amérique du Nord, dont Sodexho, Compass Group et Olympia & York Properties Corporation.« Nous avons eu des discussions avec eux cet été, et l'intérêt est bel et bien là », dit-il.L'avantage des PPP Le PPP a comme avantage le fait que l'investisseur privé bénéficiera nécessairement d\u2019un réseau d\u2019affaires suffisamment étendu pour pouvoir attirer des événements dans la région.« Pour obtenir la tenue de foires commerciales, il faut des contacts.Certains de ces Du pain sur la planche Chaque minute, 64 pains sortent des fours de l\u2019usine du Groupe George Weston, à Gatineau.La production hebdomadaire avoisine les 700 000 unités.« Nous produisons 38 variétés de pains spéciaux [raisins, multicéréale, pains à hamburger, hot-dog, etc.) pour l'Ontario, le Québec et les provinces maritimes », dit le directeur de l'usine, Serge Gautreau, arrivé d\u2019une usine de la Nouvelle- Écosse en juin.Effectif sextuplé Inaugurée en mars 2003 avec une vingtaine d\u2019employés, l'usine compte; 18 mois plus tard, 120 salariés.Elle a été érigée afin de répondre à la demande croissante pour les pains spéciaux.Sa flexibilité lui permet de produire une grande variété de pains, contrairement aux usines moins modernes, qui misent sur les gros volumes et ne produisent que quelques sortes de pain.À son arrivée, M.Gautreau a Serge Gautreau, directeur de l'usine, estime avoir trouvé une main-d'œuvre convenant aux besoins de l'entreprise.eu pour mission de former les travailleurs nouvellement embauchés.« Lagroalimentaire n\u2019est pas très développée dans la région, et la main-d'œuvre n\u2019a pas d'expérience dans le domaine, dit-il.Les employés ont dû apprendre vite.Tant mieux, car notre usine est appelée à produire presque tous les nouveaux produits qui seront mis en marché.» a M.-A.D.exploitants peuvent transporter un événement de ville en ville, par exemple.Le PPP devient donc intéressant, d\u2019autant plus que nous prévoyons que 85 % des rassemblements qui s\u2019y tiendront seront des foires commerciales.» Selon le plan d\u2019affaires préparé par le CLD et la Corporation, la tenue annuelle de 42 manifestations permettrait de rentabiliser le Centre.« Le Centre de foires est un module vide multifonctionnel, souligne M.Plouffe, On pourra y tenir des événements commerciaux pour le grand public, des expositions industrielles [machinerie lourde] et même des compétitions sportives.» Le bâtiment aura une superficie de 425 000 pieds carrés et sera construit à côté du Casino du Lac-Leamy et du Réno-Dé- pôt, sur un terrain dont la Ville n'est actuellement pas propriétaire.« Mais nous avons un plan B si cela ne fonctionne pas », affirme M.Plouffe.En attendant d'entreprendre des négociations avec les investisseurs potentiels, les promoteurs du projet ont acquis la licence de World Trade Centre.« Il faudrait toutefois héberger une structure de commerce international pour utiliser cette appellation », dit M.Plouffe.m L'expérience Lac-Leamy Centre de villégiature urbain 5 étoiles : Hilton Lac-Leamy Un centre de congrès ultramoderne Des salles de réunions adaptées à vos besoins Des bars et restaurants pour tous les goûts dont le célèbre Le baccara classé Cinq Diamants par le CAA/AAA et le restaurant Arôme - Grillades et fruits de mer Des spectacles en soirée et en matinée au Théâtre du Casino Plus de 60 tables de jeux et 1 800 machines à sous Situé à Gatineau, à cinq minutes du centre-ville d'Ottawa ! 1 800 665-2274 www.casino-du-lac-leamy.com Le Hilton Lac-Leamy et le Casino du Lac-Leamy sont détenus et gérés de façon indépendante de Hilton Hotels Corporation et de Hilton International Co.Hilton Lac-Leamy and the Casino du Lac-Leamy are owned and operated independently from Hilton Hotels Corporation and Hilton International Co.LAC-LEAMYY E30 tn Ly CASINO-HOTEL-THEATRE-RESTAURANTS: BARS BOUTIQUES-CENTRE DE CONGRÈS SPA LES AFFAIRES | VILLE DE GATINEAU 23 DCTOBRE 2004 | La construction du centre de technologie langagiere debute Gatineau obtient ainsi son premier centre de recherche fédéral \u2019 marc-andre.dumont@transcontinental.ca Le projet du Centre de recherche en technologies langagières (CRTL) est finalement commencé.Il s\u2019agira du premier centre de recherche fédéral à s'implanter du côté gatinois.Ottawa en compte 31.Le montage financier a nécessité plus de deux ans de travail.Au total, 15,2 M$ ont été injectés pour la construction du CRTL, commencée il y a quelques semaines à peine.Le ministère du Développement économique et régional et de la Recherche du Québec y contribue pour 5,75 M$.Développement économique Canada (9,1 M$) et l\u2019Université du Québec en Outaouais (UQO) (350 000 $) sont aussi de la partie.Attirer des chercheurs étrangers Dès 2006, le CRTL effectuera dès activités de recherche et offrira un soutien aux entreprises en ce qui concerne les technologies liées au langage.Il fournira aussi des platefor- mes technologiques et des installations d'essai en plus d\u2019abriter un incubateur d\u2019entreprises.Le centre de 54 000 pieds carrés pourra accueillir 150 travailleurs.Au départ, une quin- De facto, le CRTL devient le plus important centre de recherche dans le domaine des technologies langagières au monde.zaine de chercheurs de l\u2019UQO, une quinzaine de l\u2019Institut de technologie de l\u2019information du Conseil national de recherches et une trentaine du Bureau de traduction s'y installeront.Avec cette soixantaine de spécialistes sous le même toit, le CRTL deviendra par le fait même le plus important centre de recherche en technologies langagières du monde.Cela contribuera d\u2019ailleurs à attirer à Gatineau des chercheurs étrangers ainsi que d'importants travaux de recherche.Ainsi, le directeur général de la Corporation de développement économique de la Ville de Gatineau, Mario Lebeau, a profité de son séjour au congrès consacré aux parcs scientifiques et technologiques tenu à Bergame (Italie) pour approcher des entreprises européennes œuvrant dans les technologies langagières.Le but des discussions était d'intéresser des entreprises étrangères à s'implanter en sol gatinois et à établir des liens pour d\u2019éventuels échanges.Une industrie prometteuse Au cours de la dernière décennie, les recherches sur les technologies langagières ont pris de l'importance, notamment grâce au déploiement d'Internet.Bien que l'information circule plus aisément, les barrières liées aux langues, elles, sont YANNICK BOURSIER Jean Quirion croit que le Centre profitera aux milieux des affaires, de la recherche et de l'enseignement.toujours bien présentes.« La dernière barrière à l\u2019instantanéité de l\u2019échange de l'information est linguistique, remarque Jean Quirion, directeur du Département d\u2019études langagières de l'UQO.L'accès n'est plus un problème.Mais il faut résoudre le décodage.» Les recherches porteront entre autres sur la reconnaissance vocale, la conversion multilingue à partir d'Internet, la traduction automatique de documents et la correction de textes.« Il s\u2019agit d\u2019une industrie très prometteuse », estime pour sa part Daniel Vincent, directeur général du CRTL.Le CRTL contribuera au démarrage d'entreprises et de projets de recherche.Il servira également de laboratoire aux étudiants du programme d\u2019études langagières de l\u2019UQO.La qualité de l\u2019enseignement sera donc rehaussée, d'autant plus que les besoins sont pressants.« La hausse spectaculaire de la demande pour des terminologues, des traducteurs, des réviseurs et des correcteurs s\u2019est produite simultanément à une chute du nombre de diplômés en ce domaine.L'Université du Québec à Trois-Rivières a fermé son programme il y a deux ans.L'Université de Sudbury aussi.Actuellement, 300 personnes par an obtiennent leur diplôme en langues, alors que le marché en a besoin de 1 000.» En outre, les traducteurs canadiens vieillissent.Selon l\u2019étude Opportunités pour le Canada sur le marché mondial de la traduction publiée sur le site Web de l'Université d'Ottawa, l\u2019âge moyen des traducteurs varie de 41 à 46 ans, selon la discipline.Ces statistiques remontent à 1999, et rien, selon M.Quirion, ne laisse supposer que ce chiffre ait changé depuis.« Pas surprenant que la discipline ne soit pas populaire auprès des jeunes.La profession a une image à rebâtir », dit-il.m La Cité collégiale le collège francophone à Ottawa e Premier choix des employeurs e Diplôme pouvant mener au marché du travail ou à l'université e Plus de 70 programmes à temps plein Un cas d\u2019urgence ?NE PANIQUEZ PAS Le Réseau Sélect est là pour tous vos placements publicitaires 1 SEUL APPEL - et vous rejoignez tout le Québec 5 millions de lecteurs assidus répartis dans les 17 régions administratives du Québec.Il est reconnu qu'au Québec, 79 % des adultes lisent un hebdomadaire chaque semaine.Ils consacrent en moyenne 49 minutes à la lecture et conservent leur copie pour la consulter pendant la semaine à raison de 2,4 fois.Le Réseau Sélect s\u2019occupe de tout : planification budgétaire et, réservation d'espace publicitaire.4 V1 à à 1 seule facture - | seul chèque.Pour toute info, composez le (514) 866-3131 Alin de rejoindre la plus importante maison de représentation d\u2019hebdomadaires au Québec forte d\u2019une expertise de plus de 25 ans.la CELE coliégisle) (613) 742-2483 1 800 267-2483 \u201c SÉLECT 625, boul.René-Lévesque Ouest, bureau 800, Montréal (Québec), H3B 1R2 Tel.: (514) 866-3131 Télec.: (514) 866-3030 Courriel : reseau@hebdos-select.qc.ca www.lacitecollegiale.com PS0410-03 | LES AFFAIRES | VILLE DE GATINEAU | Deux mamans mettent en marché | des porte-héhés traditionnels a a À g 5 Rs SATA SEE 2e Maman Kangourou n'a qu\u2019un an, et déjà ses revenus dépassent les 100 000 $ \u2019 marc-andre.dumont@transcontinental.ca Deux immigrantes colombien- nes ont lancé en 2003 une micro-entreprise de porte- bébés traditionnels à partir de leur sous-sol de Gatineau.Le succès de l\u2019entreprise Maman Kangourou a été instantané.L'entreprise a fêté son premier anniversaire le le octobre, après avoir généré 5 000 ventes totalisant 100 000 $.De plus, Maman Kangourou a raflé trois trophées au Concours québécois en entrepreneurship (Premier prix national, 15 000 $; Premier prix immigration, 5 000 $; et le Prix Agence Québec-Wallonie- Bruxelles pour la jeunesse).D'une seule couturière en sous-traitance, Maman Kangourou est passée à huit.Dix mois après sa création, 30 distributeurs assuraient la livraison des porte-bébés.Ce dernier prix permettra aux deux propriétaires, Diana Parada et Catalina Gonzalez, de se rendre en Belgique pour une mission commerciale.Elles envisagent également d'ouvrir un bureau en Colombie afin de percer le marché latino-américain.Succès rapide « Nous sommes très surprises d\u2019avoir connu un succès si rapide, confie M™ Parada.« Au début, c\u2019était pour rendre service, car les mamans étaient fascinées en voyant Catalina porter son bébé de cette manière.Nous avons cru que c'était peut-être une bonne idée de lancer ce produit sur le marché.Nous avons démarré dans mon sous-sol, avec une mise de départ de 500 $.» La Corporation de développement économique communautaire (CDEC) de Gatineau leur a ensuite octroyé un prêt de 3 000 $, ce qui a contribué à établir la crédibilité de Maman Kangourou.« L'entreprise grandit vite, note Gisèle Parisien, agente de développement de la CDEC, ce qui a surpris des fournisseurs, qui voyaient les commandes de matériel et de services augmenter.Sachant que nous étions un prêteur, ceux-ci nous ont appelés pour avoir des références sur le crédit.» Si l\u2019entreprise connaît une belle progression des ventes, c\u2019est principalement en raison du produit.« Le porte-bébé correspond à des valeurs émer- gentes dans la société occidentale, particulièrement chez les jeunes parents », indique-t-elle.Mme Gonzalez a d\u2019ailleurs constaté dans ses recherches que le portage comporte des avantages physiques et affectifs.« Nos bras sont libres de mouvement, et le poids du bébé est bien réparti.Le porte- bébé permet au petit d\u2019être avec nous partout, de dormir ou d\u2019être allaité.Ce n'est pas un hasard si cette méthode est présente dans toutes les cultures traditionnelles \u2014 Afrique, Amérique, etc.\u2014 » Le Salon Maternité Paternité Enfants, présenté à Montréal le printemps dernier, a aussi contribué au lancement de l\u2019entreprise.L'émission matinale Salut Bonjour! en ondes à TVA a d\u2019ailleurs fait du porte- bébé l\u2019un des produits-vedettes à l\u2019occasion de l\u2019événement.« Notre apparition à l'émission a eu des retombées incroyables.Les gens ont découvert notre produit et l'ont adopté.Nous ne pensions pas qu\u2019il y aurait un tel engouement », affirme l'entrepreneure.Agrandissement De l'engouement, il y en a eu.D'une seule couturière en sous- traitance, Maman Kangourou est passée à huit.Dix mois après sa création, 30 distributeurs assuraient la livraison des porte-bébés.Et d\u2019un minuscule local de 20 pieds sur 20 pieds, Maman Kangourou déménagera dans un bureau- entrepôt de 1 000 pieds carrés d'ici quelques semaines.Tout cela n'empêche pas les deux jeunes entrepreneures de rester à la fois sérieuses et candides.« Nous ne voulons pas devenir riches, mais partager les joies du portage avec les mamans », disent-elle, le plus sérieusement du monde.La gestion de la croissance exigera des compétences particulières, note M™ Parisien.« Elles devront embaucher du personnel administratif, d\u2019autant plus qu\u2019elles vont ouvrir un kiosque pendant quatre mois aux Promenades Outaouais », dit-elle.« En tous cas, nous serons là pour les coacher », assure Mre Parisien.Tout comme le ministère du Développement économique et régional et de la Recherche du Québec, qui remboursera 50 % du montant des dépenses engagées pour des services de consultation externe (jusqu\u2019à concurrence de 10 000 $), dans le cadre du programme fmpact PME.8 Le portage des bébés comporte des avantages physiques et affectifs reconnus dans les cultures traditionnelles, soutiennent Diana Parada et Catalina Gonzalez (à droite).\u20ac 23 OCTOBRE 2004 - = Bs ct Fe AAT hes i ds LE ig ES Le 5 iis ES Ce \"\u20ac a 0 5e Er Eu es ie es ne 5 = ur i Li re i\u201c #{ sr Sei us abs, a oily © Al 5 4 vu = Whit WE 24, LLY: or ed a ei a Po x i tL 7 ie rs & pig ed, A he H Es 4 5% > css + + ox - omg HES # Ca D Ni ud 4 a Ta Ta FE pe pou F ol 3 oi La ei J te Es LA of mc +, ts x Zh a 5 Ya à oll, 3 + 2er 2 Rion, i) 3 2 ve + es pi = rd a jE ; > Hat & a i ~ 5d IR A a Ni es 2 7 à \u20ac.Th Find \u20ac A uy Cex rg Gk i fe 3 IN > 4 \"0 & rr k?> 5 Vues hd \"= pe.i) 28 y} fre, pr set 5 4 Ra a so, a ty ¥ Ha, 13 = Ra = 32 >} 5 ED or es ssid Le jé S @ > £5 #3 AF ; a of = Le 3 pe ES Fa: Fue 3 wn Wg 2 # p oi 9 Le LE Lee 1 se te ineau, une v HEX S ) np.i) Ei | res CO toient > [= = vie res.5 a nr 3 J SETI 5e be Las ES ES $3 i - 0 5 hE Ai LE = pr = v EY # > D Ay wtmiin Qua e ville au Ou ai.000 A avec une population de 235 TS | itiog d'habitants & 3 313 tes au pays is Mai nt SC et bil (Lie EE rsa} MT Sh, municipale fa tla Le des citoyens Partenariats et imnovateurs W Vie culturelle animée | ii Corporation de orporation de + développement économique développement à 819) EP) TT DO économique WWW, cire iongatig Re) Vili Gat HGH "]
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