Les affaires, 24 septembre 2005, Cahier 2
[" el REE SANTE ET SECURITE DU TRAVAIL | CAHIER A Des initiatives originales de promotion de la santé Les programmes à l'intention des employés gagnent en popularité hugo.joncas @transcontinental.ca Stress, dépression, obésité, hypertension.Les problèmes de santé des travailleurs coûtent des milliards de dollars par année aux employeurs.Par exemple, chaque employé fumeur coûte 2 500 $ de plus qu\u2019un non-fumeur en frais divers, selon Travail Canada.Les problèmes liés au stress, eux, ont coûté 16 G$ aux employeurs canadiens en absentéisme, assurance-médica- ments, indemnisations et aide aux employés, selon une étude de Chrysalis Performance Strategies réalisée en 2002.Pour tenter de limiter les dégâts, des assureurs et des PME offrent des programmes de mieux-être.Ils sont de plus en plus populaires.« Ces produits sont très diversifiés, dit Louis Bernat- chez, directeur chez Morneau Sobeco.Ça peut consister, par exemple, en la mise en place d'un centre de conditionnement physique ou de cours pour arrêter de fumer, pour mieux manger ou pour perdre du poids.» Selon une étude de Morneau Sobeco, la proportion des employeurs qui offrent ce genre de services a crû de 50 % entre 2001 et 2005.Aujourd\u2019hui, le service est offert dans 33 % des organisations.Des résultats concrets Acti-Menu est l\u2019une des entreprises qui fournissent ce service.La société a créé un programme de santé et mieux- être pour Visa Desjardins.Les employés volontaires doivent procéder à des bilans sur Environ 900 employés de Visa Desjardins se sont portés volontaires pour prendre part au programme d'Acti- Menu en 2004.plusieurs thèmes concernant leur santé physique et psychologique.Des spécialistes appellent ensuite les participants pour effectuer un retour sur les différents éléments du bilan et les accompagner dans les changements à apporter à leur style de vie.Le taux de participation est élevé : 70 % des employés de Visa Desjardins, soit 900 personnes, se sont portés volontaires pour prendre part au programme en 2004.Le rapport final indique que le taux d'absentéisme dans l\u2019entreprise a baissé de 28 %, et le taux de roulement de 54 %.Le nombre de fumeurs a chuté de 25 %, et celui des employés disant éprouver des sentiments de déprime est passé de 61 à 45 %.Globalement, les participants ont augmenté la fréquence de leurs activités physiques et font plus attention à leur alimentation.De son côté, SSQ Groupe financier est.parvenu à faire baisser de 33 % le taux d\u2019absentéisme lié aux invalidités dans ses organisations clientes grâce à son programme de mieux-être au travail.À Beauport, Whittom et Boucher (WB), une autre compagnie de services de santé aux employés, s'occupe notamment de la gestion de l'invalidité pour 500 travailleurs couverts par La Capitale, assurance et gestion du patrimoine.« Les gens placés en invalidité voient leur médecin.Ensuite, nous nous chargeons de la réadaptation, nous gérons les dossiers, nous procédons à des examens plus en profondeur », explique Denis Boucher, coprésident de la PME.Ce genre de services connaît un succès considérable.« Depuis trois ans, mon chiffre d'affaires double tous les ans », dit MARTIN MARTEL Roger Bertrand, président du comité de travail a la téte de GPS, et André Légaré, qui assure la permanence de l'organisme.M.Boucher, dont l\u2019entreprise se consacre presque exclusivement à ces activités.Chez Acti-Menu, Marie-Clau- de Pelletier, directrice générale, assure que le volume des activités de l\u2019entreprise dans les services aux employés a triplé en cinq ans.Une autre entreprise de Québec, Le Groupe Pro Santé, qui a conçu un programme pour les 200 000 assurés de la Commission de la construction du Québec, attribue une augmentation de 20 à 25 % de son chiffre d\u2019affaires aux services aux employés.M.Bernatchez, de Morneau Sobeco, attribue la popularité \u2018grandissante de ces programmes à la hausse des charges financières assumées par les organisations attribuables à des problèmes de santé.« C'est le moment idéal pour examiner ça, dit-il.L'objectif est de diminuer les coûts sans compromettre la couverture, de faire baisser le taux d'absentéisme et d'augmenter la productivité.» GP?S Depuis l'an dernier, Acti-Menu, WB, Pro Santé et d\u2019autres entreprises participent à la mise sur pied d\u2019un organisme sans but lucratif voué à la santé en milieu de travail, le Groupe de promotion pour la prévention en santé (GP°S), financé par la Fondation Lucie et André Chagnon.Ancien président de l'Assemblée nationale, Roger Bertrand, président du comité de travail responsable de la création de ce regroupement d'entreprises voué à la santé au travail, croit pouvoir atteindre 50 membres à l'automne.M.Bertrand souhaite notamment que GP°?S établisse une norme québécoise de qualité et de rentabilité pour les services-conseils de santé au travail.« On veut que les entreprises soient certaines de la qualité des produits quand elles amorcent leurs discussions avec les fournisseurs de service », explique-t-il.Les bénéfices pécuniaires de tels programmes pour les entreprises sont réels, mais difficilement chiffrables.WB évalue cependant à trois à huit dollars par dollar investi le rendement d\u2019un bon programme de santé des employés, considérant une baisse du taux d\u2019absentéisme de 10 à 14 %.M, Bernatchez, de Morneau Sobeto, note néanmoins que les services de santé aux employés les plus rentables visent les travailleurs les plus à risque : ceux qui fument, ne font pas beaucoup d'exercice et ont un surplus de poids.m DAM MO™ECH - : Ne OT POUR LES ÉTALAGES ENDOMMAGES WCHEF DE- FILE OEUVRANT DANS 2 \u2018 Palais de Je Conan es , LT octobre 2005 En LA RÉPARATION ET LE RENFORCEMENT ps ÉTALAGES INDUSTRIELS Venez n nous rencontrer au: EE LES AFFAIRES | SANTE ET SECURITE DU TRAVAIL Les machines et les jeunes travailleurs, les priorités de la CSST Chaque année, la machinerie d'usine occasionne près de 13 000 accidents de travail dans la province Smet dossiers @transcontinental.ca Cette année, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a décidé de porter une attention toute particulière à la sécurité des machines ainsi qu\u2019à la sensibilisation des jeunes en matière de prévention en milieu de travail.« En mars, nous avons lancé le plan d'action Sécurité des machines qui se poursuivra en 2006.Nos inspecteurs adopteront une politique de tolérance zéro à l\u2019égard des employeurs et des fournisseurs lorsqu'ils observeront l\u2019existence d\u2019un danger lié à l\u2019accès de pièces en mouvement », explique Daniel Legault, porte- parole de la CSST.Chaque année, la machinerie d'usine occasionne près de 13 000 accidents de travail dans la province.De 1999 à 2003, les machines ont été à l'origine de 101 décès.Ces événements malheureux se produisent autant lors des opérations courantes que pendant 5 A à La CSST veut sensibiliser les jeunes aux risques d'accidents afin qu'ils aient les bons réflexes de prévention.?les travaux d'entretien et de réparation.Dans 25 % des cas, les accidents sont attribuables à des pièces en mouvement situées dans les zones dangereuses, à proximité immédiate des machines, dans des espaces auxquels les travailleurs ne devraient normalement pas avoir accès.M.Legault souligne que, chaque année, la CSST verse ainsi plus de 70 M$ pour les accidents liés aux machines, qui surviennent dans tous les secteurs industriels.Les lésions les plus souvent observées concernent les doigts, le dos et les mains.« Nos inspecteurs évalueront en priorité, et systématiquement, le degré de dangerosité de chaque machine, ajoute-t-il.« Dès qu\u2019ils noteront une déficience, ils n\u2019hésiteront pas à installer sur une machine des scellés qui ne seront retirés que lorsque l'employeur aura apporté les correctifs qui s'imposent.» La CSST continuera à appliquer sa politique de tolérance zéro en 2006, en l'intensifiant toutefois, L'an prochain, les entreprises délinquantes devront payer des amendes plus lourdes et la Commission publiera dans les journaux les condamnations dont les employeurs fautifs feront l\u2019objet.Sensibiliser les jeunes La CSST a par ailleurs reconduit cette année son Défi prévention jeunesse.Le programme avait été lancé pour la première fois en 1998 à titre de projet pilote.« Depuis sa création, le Défi a permis de rejoindre quelque 140 000 jeunes.C\u2019est donc un franc succès, et nous voulons poursuivre nos efforts en ce | 24 SEPTEMBRE 2005 | sens.Il est important de sensibiliser les jeunes aux risques d'accidents professionnels afin que, avant même d\u2019être sur .le marché du travail, ils aient intégré les bons réflexes de prévention quant aux dangers qui les guettent dans leur futur milieu professionnel », indique M.Legault.La CSST a reconduit son Défi prévention jeunesse, qui avait été lancé en 1998 à titre de projet pilote.Le Défi prévention jeunesse encourage la réalisation de programmes d\u2019éducation en matière de santé et de sécurité.Il vise l\u2019ensemble des écoles primaires et secondaires.Les élèves et leurs professeurs sont invités à soumettre des projets favorisant l'acquisition d\u2019habitudes de prévention chez les jeunes.L'aide financière maximale par projet est de 350 $.Au cours des 12 derniers mois, la CSST a ainsi consacré à cette initiative une enveloppe de 186 600 $ à près de 800 initiatives dans 377 écoles.« Chaque année, on dénombre environ 24 000 lésions professionnelles chez les jeunes travailleurs de moins dé 25 ans.Beaucoup surviennent durant les emplois d'été.D'une manière générale, le taux d\u2019accidents chez les jeunes travailleurs est plus élevé que chez leurs aînés », note M.Legault.La CSST a aussi poursuivi cette année une initiative originale, Escouade jeunesse.Au cours des vacances scolaires, 22 étudiants ont rendu des visites aux entreprises qui embauchent des jeunes travailleurs afin de les sensibiliser à la prévention des accidents de travail.« La visite est effectuée avec la collaboration volontaire des entreprises, qui montrent une grande ouverture.Ainsi, en 2002, 900 jeunes travailleurs ont bénéficié de ces visites.Cette année, nous devrions en rejoindre plus de 7 000 », précise M.Legault.m © Analyse de risques des machines dangereuses.e Développement de systèmes de cadenassage et de permise Produits d'identification ct de signalisation.e Logiciel de la gestion de la sécurité CONFORMIT : - Cadenassage, espaces clos ct audits.125, rue Dubé, bureau 200, Chicoutimi (Québec) G7H 2V3 Tél.: (888) 545-9265 Téléc.: (418) 545-9464 Site : www.groupid.com SPI EQUIPEMENT COMPLET DE SECURITE $1 CELLS SEY kiosque 1712 Sécurité Le spécialiste av Québec en protection des travailleurs Venez nous rencontrer : SP kiosque 1103 BON SALON! Sécurité Alma Amos BaieComeau Chibougamau Chicoutim - Jonquière la Baie Laval - Rouyn-Noranda - SepHles - Shawinigan - Sore-racy QUOOBREREHA0dSHAREO StFélicien Trois-Rivières - Vald'Or i 1 § | LES AFFAIRES | SANTE ET SECURITE DU TRAVAIL Des machines qui tuent || existe toutefois des systèmes pour assurer la sécurité des travailleurs oe » 4 gaellecorre@transeontinental.ca Dans un contexte où les entreprises doivent augmenter leur productivité, les risques d'accidents liés aux machines sont susceptibles d'augmenter, eux aussi.Chaque année, près de 13 000 accidents du travail sont causés par des machines au Québec, et 20 travailleurs y laissent leur vie.L'accès à des pièces en mouvement est la principale cause des accidents liés à la machinerie.Technologies de sécurité modernes Des dispositifs de protection existent, mais ils sont souvent méconnus.Pour être plus sécuritaires, de nombreuses machines automatisées auraient besoin de systèmes de verrouillage dits intelligents qui permettent d'assurer la sécurité, en cas de défaillance.Afin de trouver le bon système de sécurité, il faut procéder à une analyse de risque.« Dans les années 80, l'Union européenne s\u2019est, dotée d\u2019un cadre juridique en matière de sécurité des machines.Aujour- d'hui, les nouveaux systèmes, comme les rideaux optiques ou les scanners à faisceau laser, proviennent en majorité Mathod e d'analyse du risque Poür choisir le système de sécurité le plus approprié à une machine, il faut circonscrire correctement le risque.Voici une méthode d'analyse proposée par le Goupe !D, un spécialiste de la santé et sécurité du travail.PEN ES LR TUNER ITS) > Définir les zones dangereuses en raison des mouvements mécaniques, des sources électriques, de la radiation ou de la vibration.* > Répertorier les systèmes de protection existants.2 Identification des activités } > Opération, entretien préventif, réparation, remise a neuf.> Evaluer les situations dangereuses et les dommages possibles.3 Estimation du risque > Estimer l'indice de risque en fonction de la gravité des accidents, de la fréquence possible, de la probabilité d'occurrence et de la possibilité d'évitement.4 Définition des mesures de réduction du tisque > Définir l'objectif de prévention > Sélectionner les mesures de prévention possibles CREER ER EE > Objectif : assurer une sécurité constante, malgré une ou plusieurs défaillances.de pays européens », précise Joseph-Jean Paques, chercheur à l\u2019Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail (IRSST).Par exemple, des rideaux opiiques offrent une protection accrue en arrétant la machine si une partie du corps d\u2019un travailleur est détectée dans une zone dangereuse.Formation en analyse du risque Pour choisir le système de sécurité optimal, il faut définir le risque précisément.L'IRSST a développé une formation pour analyser les risques qu\u2019il a TABLEAU : LES AFFAIRES d'abord offerte aux inspecteurs de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).Depuis quelques années, l\u2019organisme reçoit un nombre croissant de demandes pour cette formation en analyse du risque.L'IRSST a donc décidé de transférer ses connalis- sances à des formateurs.Le Groupe ID a été l\u2019un des 22 organismes qui en a profité.L'entreprise de Chicoutimi se spécialise dans la conception, le développement et l'implantation de solutions logicielles en vue d'assurer à sa clientèle manufacturière et industrielle une gestion optimale de la sécurité du travail.Le président du Groupe ID, Mario Saucier, indique que certaines grandes entreprises consultent afin d'obtenir une évaluation complète de leur machinerie, alors que d'autres, plus petites, ont besoin d\u2019une intervention pour améliorer la sécurité d\u2019une machine.Il n\u2019est pas rare que le problème soit lié à l'âge de .la machine.« Il y a 20 ou 30 ans, la préoccupation de la sécurité dans les entreprises était moins présente que maintenant.Elles ne veulent pas faire la manchette d'un journal à cause d\u2019un accident survenu dans leur usine », explique M.Saucier.Adapter la sécurité En général, les machines plus récentes sont plus sécuritaires.Toutefois, lorsque les besoins des entreprises évoluent, il arrive qu\u2019elles utilisent une machine conçue pour un certain usage a d'autres fins.Il est de la responsabilité de l'employeur de s'assurer que la machine demeure sécuritaire en tout temps.La responsabilité de la sécurité au travail devrait incomber à l'employeur et à l'employé.« L'employeur a la responsabilité de fournir un environnement de travail sécuritaire à ses salariés.Et le travailleur a la responsabilité de faire un usage approprié des machines », dit Eric Arsenault, de la direction des communications 2laCSST.m 24 SEPTEMBRE 2005 EEN Un rideau optique stoppe la machine si un travailleur traverse le faisceau.Des malaises qui coûtent cher > Environ 12 % de la population canadienne éprouve des problèmes de santé liés à l'anxiété causant des invalidités de légères à graves.> Unfumeur coûte 2 500 $ de plus à son employeur qu\u2019un non- fumeur en absentéisme, assurance vie, assurance maladie, perte de productivité.> Le stress est responsable de 30 % des arrêts de travail, il engendre des problèmes qui ont coûté 16 milliards de doilars (G$) aux employeurs canadiens en absentéisme, assurance médicaments, indemnisations et aide aux employés.> La dépression engendre des coûts directs de 7 G$ et des pertes de 15 G$ en productivité perdue aux employeurs au Canada.Le problèmes de santé mentale sont responsables d'une absence sur deux.> De 1987 à 1998, le nombre moyen de journées d'incapacité de travail attribuables à des problèmes de santé psychologique est passé de 7,4 à 24,6 jours par 100 personnes.> L'absentéisme coûte 15 G$ par an aux entreprises canadiennes, - Ses coûts directs représentent 17 % de la masse salariale.= Ha).i SOURCES : GOUVERNEMENT DU CANADA, BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ, INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUEBEC, GP2S, WATSON WYATT WORLDWIDE, CHRYSALIS PERFORMANCE STRATEGIES :\u2026: \u2014 | TABLEAU : LES AFFAIRES a ot [EN FIIFUE DEDETE DEMERS BEZUIN.ELIAIDACE RICEEDEMT CM DAIEAM MIE TEVTE IRÉDDILAÉ CID CAUN PNIC AU NF FAUL FIN 4 LES AFFAIRES SANTÉ ET SÉCURITÉ DU TRAVAIL Les jeunes travailleurs sont plus vulnérables que leurs collegues aines \u2019 dossiers @transcontineatal.ca Chaque année au Québec, près de 23 500 jeunes de moins de 25 ans se blessent au travail.Et presque à tous les mois, un jeune meurt en effectuant son boulot.Depuis cinq ans, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a enregistré 56 décès chez les jeunes travailleurs.« Les jeunes sont plus exposés aux accidents que les aînés, en raison de leur manque d'expérience et de formation en santé et sécurité du travail.Ils ont une fois et demie plus de lésions professionnelles que les travailleurs plus âgés.Et dans bien des cas, l'accident aurait pu être évité », dit Éric Arseneault, conseiller en communication à la CSST, Deux cas de trop L'accident dont a été victime Étienne Lafleur est un exemple parmi tant d'autres.Le 15 octobre 2001, le bras droit de ce jeune machiniste de 24 ans reste coincé dans la presse de textile qu'il utilise pourtant chaque jour depuis un an.Un collègue vient rapidement à sa rescousse, mais malheureusement, celui-ci ne sait pas comment arrêter la machine.Incroyable, n\u2019est-ce pas ?C\u2019est finalement un autre employé, sa vingtaine d'années d'expérience derrière lui, qui appuiera enfin sur le bon bouton.Depuis, Étienne Lafleur ne peut plus soulever plus de six kilos à la fois, travailler plus de 15 minutes consécutives avec un ordinateur et utiliser bon nombre d'appareils.Du coup, son rêve de faire carrière comme éclairagiste s\u2019est envolé.Il a aussi dit adieu aux compétitions de tennis et à sa grande passion, l'alpinisme.Alexandre Fournier, un jeune éboueur de 14 ans, a eu moins de chance.Il est mort écrasé entre la trémie d\u2019un camion à ordures et une voiture.L'enquête de la CSST a révélé, entre autres causes, que l'accident survenu à Grande-Val- lée, en Gaspésie, le 14 janvier dernier, était attribuable au manque de visibilité du camion et des travailleurs.« La signalisation lumineuse du camion est confondante pour un obstacle sur la route et la présence des travailleurs sur la voie publique est imperceptible à l'arrière du camion », peut-on lire dans le rapport d\u2019enquête.« La gestion de la prévention est incomplète, notamment en ce qui concerne l\u2019obligation de porter un dossard à bandes réfléchissantes.» Malgré la noirceur, le jeune Alexandre ne portait pas son dossard.Inconscients des risques Outre le manque d\u2019expérience et le peu de formation en santé et sécurité du travail, plusieurs autres facteurs expliquent la plus grande vulnérabilité des jeunes : ils ne sont pas toujours bien informés des risques que présente leur environnement de travail; ils sont peu conscients des risques liés au travail et se sentent invulnérables; ils ressentent du stress en raison de leur entrée sur le marché du travail ou de leur début dans un nouvel emploi; ils changent fréquemment d\u2019emploi; ils sont davantage soumis a des contraintes de travail comme des horaires irréguliers, la manutention de charges lourdes, des efforts excessifs et des tâches répétitives, En outre, ils ne connaissent pas bien leurs droits et leurs responsabilités en matière de santé et sécurité du travail ni ceux de leurs employeurs, ni le rôle de.la CSST d\u2019ailleurs.« Plusieurs jeunes ne savent pas que leur employeur doit leur assurer la formation, l\u2019entraînement et la supervision appropriée et qu\u2019ils peuvent\u2019 être indemnisés par la CSST en cas de lésions professionnelles », dit M.Arseneault.Selon une étude de la CSST, 54 % des accidents chez les jeunes surviennent dans les six premiers mois d\u2019un nouvel emploi, tandis que ce pourcentage se situe à 33 %, tous groupes d'âges confondus.Près de la moitié des accidents surviennent en été, période durant laquelle les jeunes affluent sur le marché du travail.Presqu'une fois sur deux, les jeunes travailleurs se blessent au dos ou aux mains.« Quand les jeunes commencent un nouvel emploi, ils veu- 24 SEPTEMBRE 2005 Étienne Lafleur, victime d'un accident, a dit adieu aux compétitions de tennis et à sa grande passion, I'alpinisme.lent impressionner leur patron.Ils en font souvent plus qu'il n\u2019en faut, De plus, ils sont gênés de parler de santé et de sécurité à leur patron.Ils ont peur de poser des questions », explique M.Arseneault.« On a le droit d\u2019aller voir son patron pour lui parler d'une situation dangeureuse.Mieux vaut prévenir que guérir », dit M.Lafleur.Dans ce contexte, la CSST a adopté un plan d'action jeunesse en trois volets : éducation, formation et intégration au travail.L'objectif consiste à développer, chez les travailleurs et les employeurs, une culture de la prévention.« En tant qu\u2019employeur, vous avez un rôle important à jouer en matière de santé et de sécurité du travail.La CSST compte sur votre collaboration pour apprendre aux jeunes travailleurs à maîtriser les risques qui se présentent dans la vie de tous les jours et les rendre aptes à participer à la prévention.Nous pouvons faire en sorte que nos jeunes intègrent le marché du travail en toute sécurité », dit Gérard Bibeau, président du conseil et chef de la direction de la CSST.= Nous offrons : Des évaluations spécifiques : Capacités fonctionnelles, Pré-embauche, Potentiel de réadaptation Un continuum de services unique : Prévention - Traitements - Réadaptation fonctionnelle interdisciplinaire La force d'un réseau : 13 cliniques au Québec Et bien plus.pour un Retour au travail rapide et des Économies ! {TA dsr A la recherche de solutions efficaces a vos probleme © & en santé physique 8u mentale?* \u201c® ERGOTHÉRAPIE - PHYSIOTHÉRAPIE - PSYCHOLOGIE - KINESIOLOGIE .Réadaptation Québec (514) 934-1999 CONCORDIA vs & C RD Physiothérapie PHYSIO SPORT Les services peuvent varier selon la clinique.BROSSARD - GATINEAU \u2014 GRANBY ~ LA PRAIRIE \u2014 LAVAL \u2014 LEVIS \u2014- MONTREAL (5) \u2014- QUEBEC \u2014 TROIS-RIVIERES Grand Rendez-vous CSST Montréal, stand 213 et Réadaptation BGI 7 1E (514) 529-5870 ) Hygiène industrielle Qualité de l'air et moisissures > Gestion de l'amiante > Santé et sécurité au travail 3 Qualimètre Développement organisationnel 3 Environnement \u201cGESFOR @G THE PINCHIN GROUP 20 bureaux à travers le Canada Formation sur mesure Compétences et formations Processus estion de la présence au travail LE GROUPE _ POIRIER, PINCHIN Membre de : HITT: (418) 681-1999 | LES AFFAIRES | SANTÉ ET SÉCURITÉ DU TRAVAIL Des procedures entièrement révisées Comment une PME de Granby a repensé ses procédures de manipulation de pièces Smet dossiers @transcontinental.ca Depuis 1954, Réservoirs d\u2019acier de Granby fabrique des réservoirs pour l'huile à chauffage, une activité particulièrement dangereuse pour les travailleurs chargés de l\u2019entreposage et de l\u2019emballage.« Manipuler un réservoir de 150 kilos demande beaucoup de dextérité de l'employé qui travaille avec des pinces mécanisées, commandées à distance.Nous avons connu plusieurs cas de fractures entraînant des absences au travail pouvant atteindre 6 mois.Chez Réservoirs d'acier de Granby, les accidents professionnels et les congés de maladie appartiennent au passé.« Sans compter que les réservoirs sont souvent à 5 pieds du sol, ce qui fait qu\u2019il y a toujours un risque de chute sur les travailleurs au sol », explique Yves Legault, directeur des opérations de l'entreprise estrienne qui compte 150 employés syndiqués.En 2002, les dirigeants de l'entreprise et les travailleurs ont décidé de former un comité conjoint afin de repenser de fond en comble les diverses procédures de manipulation des réservoirs.Il a été décidé de faire participer également les ressources internes du service d'ingénierie.« Au départ, on avait estimé les coûts pour corriger la situation à 95 000 $.Finalement, lorsque les nouvelles procédures ont été mises en œuvre, en mars 2004, on en était plutôt à 150 000 $ », reconnaît M.Legault.Selon ce dernier, le dépassement de coût en valait toutefois la peine.Les réservoirs allaient être saisis et maintenus en l'air par des ventouses qui les déposeraient en toute sécurité sur les plateformes de bois.De plus, on a procédé à l'installation de faisceaux lumineux qui bloquent automatiquement le mouvement des réservoirs dès qu\u2019un travailleur se trouve dans la zone directe du déplacement.« C\u2019est clair : depuis que le système est en service, aucun réservoir ne s\u2019est décroché et les ventouses ont éliminé les risque que les employés se fassent coincer les doigts entre Un petit pas pour vous.Un grand pas pour la recherche FONDATION i CANADIENNE DU FOIE www.liver.ca PUTTIN EE 1.800.567.2236 www.muscle.ca LA UNE ACTION, UNE ACTION MUSCLEE ! Venie et service des produits : BW, Critical Environment, MSA, Néotranics, QEL, Rae, RKI, Scott, etc\u2026 * Réseau pan- we 2 = ky en 2 ui jamin 6 ni 47 gal iy Hs 430 ari i ma i El ; a 45 4» TE 4 amin if ih s am mie Pore 5 Hz piney 7 an 5 * wip lng Hh hh # si oh i ub pre i BE on ig ps ii cpl | orge ji il rn > - n ih we TF ce .an 2 \u2019 vo F mia ln À PS fa it pris mn pur le any 4 SECURITE / SANTE ET il if DU TRAVAIL i iA oo Jp ki y J HE.i) 7 ë ad | rim Bp ; PI hi i a i ler nes i PU 1 i po pois qu ous Le - il 5 bh mim fg gant #4 \u20ac o | Trt.i: ro LE we | - | a A Bu tm Hi it .fi) i a ir ih i sini wn & i @ kK\u2019 ii i, : Th.dé i ata Li ee 7 a i mn = he .Tr HR rit ! ot ë or U i pu an Hh i 7 .i ib i fil i i i =, hf Ji U SAE i.J pe "]
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