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Titre :
Les affaires
Éditeurs :
  • Montréal :Publications les affaires (1979) inc.,1981-2011,
  • Montréal :Publications Transcontinental inc.
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Journal des affaires ,
  • Finance
  • Successeur :
  • Affaires.com
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Les affaires, 2008-05-17, Collections de BAnQ.

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[" les affaires France-( PARTENAIRES DANS L'INNOVATION a France et le Québec se distinguent par La qualité de leur recherche dans plusieurs secteurs clés de l'économie.Partager ce savoir, c'est créer de multiples occasions d'affaires.Cinq secteurs d'avenir priorisés au Symposium France-Québec Aérospatiale Santé L'industrie québécoise Des robots entend élargir son viennent en aide champ d'action p.10 aux chirurgiens p.12 Transport Le véhicule de demain sera vert p.15 Sciences de la mer Cap sur la production: p.18 Environnement L'Europe à la recherche de pétrole vert p.2l + - LES ACTEURS .Nom : Jean-Pierre Raffarin Titre : Président du comité des Fêtes du 400¢ anniversaire de la-fondation:de Québec pour ta France Son rôle : En plus de coordonner la participation de La France, il a réuni huit sociétés canadiennes et françaises pour aider au financement de cette célébration.q Nom : Raymond Bachand Titre : Ministre québécois du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation Son rôle : S'assurer que le Symposium sur les pôles de compétitivité \u20ac éneaux d'excellence débouche si snariat: partag me bou lumage tenariat.La France et le Québec ont plusieurs raisons de travailler davantage ensemble.du - i \u201cpar Jean-Paul Gagné > jean-paul.gagne@transcontinental.ca omment ne pas être impressionné par la politique des pôles de compétitivité adoptée par l\u2019État français en 2005 ?Il a consacré à cette initiative jusqu\u2019à 1,5 milliard d'euros.Et sa force de frappe en sera renforcée, car le secteur privé finance sa part des projets lancés dans le cadre de cette politique.Certes, l\u2019argent injecté par l'État n\u2019est pas complètement neuf.C\u2019est néanmoins une somme colossale qu'il a allouée à cette stratégie de R-D industrielle et d'innovation basée sur la collaboration entre les universités, les centres et laboratoires de recherche et les entreprises pour accroître la compétitivité de la France sur la scène mondiale.Celle-ci compte 71 pôles de compétitivité dans divers secteurs.Ils sont répartis dans l\u2019ensemble de l\u2019Hexagone (voir la carte en page 7).Rayonnement international Ces pôles ont des caractéristiques intéressantes.Chacun d\u2019eux est dirigé par un comité de gouvernance formé majoritairement de représentants du secteur privé.Les autres membres du comité proviennent d\u2019instances gouvernementales, de centres, de laboratoires et d\u2019instituts de recherche.Le comité est obligatoirement présidé par le représentant d\u2019une entreprise et doit compter des représentants de grandes sociétés et de PME.Enfin, un pôle doit avoir un rayonnement international.Possibilités de partenariats C\u2019est ce contexte qui a amené Les Affaires à s'intéresser aux possibilités de collaboration et de partenariats France-Québec et à préparer ce cahier sur les pôles de compétitivité français et les créneaux d'excellence du Québec à l\u2019oe- casion du Symposium sur ces pôles et ces créneaux tenu du 20 au 22 mai à Québec.Notre but est de mettre en lumière des exemples de savoir-faire français et d\u2019expertise québécoise afin de susciter l\u2019intérêt d\u2019entrepreneurs, de gestionnaires et de chercheurs de part et d'autre de l'Atlantique.En travaillant conjointement, ils pourront faire progresser plus rapidement des projets de R-D et d'innovation.Ce symposium favorisera les alliances et les \u2018 dul7au23mai2008 1 s affaires www.lesaffaires.com avoir partenariats entre la France et le Québec dans cinq domaines principaux : l\u2019aérospatiale; l'environnement; les sciences de la mer; les sciences et les technologies de la santé: le transport terrestre avancé.Il existe aussi plusieurs pôles et plusieurs créneaux dans d'autres secteurs, mais ceux-ci n\u2019ont pas été retenus comme prioritaires pour ce symposium.On peut espérer que d'autres symposiums s'y intéresseront.Un exemple probant Le renforcement de la collaboration et l\u2019établissement de partenariats entre des chercheurs français et québécois dans les domaines de R-D et de l'innovation technologique reposent sur la volonté des personnes qui se rencontreront au symposium, mais aussi sur l'intérêt et la clairvoyance des instances qu\u2019elles représentent.Plusieurs se sentiront sur un terrain nouveau même si des accords ont déjà été conclus entre des régions ou des laboratoires et des instituts de recherche de la France et du Québec.C\u2019est réalisable, si la volonté de collaborer est réelle, même si des obstacles sont apparents.En effet, la collaboration n'est pas naturelle entre entreprises d\u2019une même industrie, en particulier entre les grandes sociétés, qui regardent parfois les PME de haut, et les PME, qui craignent de se faire voler leurs secrets industriels.Or, il existe au Québec un exemple probant de collaboration fructueuse entre des entreprises d\u2019une même industrie et les milieux de la recherche.Il s'agit du Consortium de recherche et d'innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ).Celui-ci réunit plusieurs universités et centres de recherche (École Polytechnique, École de technologie supérieure, universités McGill, Concordia, de Montréal, Laval, Sherbrooke, UQTR, UQAC, UQAR, CNRC-NRC, etc.), une trentaine de grandes entreprises canadiennes et étrangères (Bombardier, Bell Helicoptères, CAE, Pratt & Whitney, Thales, CMC Électronique, L-3Com, Rolls-Royce Canada, Mechachrome, Sonaca, Turbomeca, etc.) et plusieurs PME.Le CRIAQ mene des projets variés de recherche au stade préconcurrentiel.En mars 2008, plus de 40 projets avaient été lancés et étajent à divers stades de réalisation ou d\u2019évaluation.La valeur des investissements totalisait près de 34 millions de dollars, dont près de 16 millions provenaient des fonds publics, 8 millions des entreprises et 10 millions de contribution en nature de l\u2019industrie (notamment des prêts d'équipement).Et puisque tout le monde y trouve son compte, de plus en plus de projets sont présentés au CRIAQ, que dirige un conseil d'administration composé de 11 représentants du secteur privé et de 7 du secteur public.La formule de gouvernance du CRIAQ est semblable à celle des pôles français et des créneaux québécois.Il reste à espérer que ce modèle puisse soutenir des projets en commun impliquant des partenaires établis de part et d\u2019autre de l\u2019Atlantique.à Les pôles français sont une excellente occasion pour le Québec Le Québec possède un bassin intéressant de chercheurs, parmi lesquels plusieurs ont une réputation internationale.\u201c4 La province a l'expérience des grappes industrielles depuis que Gérald Tremblay en a fait une politique gouvernementale alors qu'il était ministre de l'Industrie et du Commerce dans le cabinet de Robert Bourassa.Le gouvernement provincial a mis en place une stratégie basée sur 36 créneaux d'excellence existant dans différentes régions à l'instar des pôles de compétitivité français.Comme la France, le Québec parle français, ce qui peut faciliter les échanges entre les partenaires et les chercheurs.Le Québec peut être une excellente porte d'entrée en Amérique du Nord pour les entreprises françaises. www.lesaffaires.com les affaires du 17 au 23 mai 2008 De nombreux fournisseurs installés au Québec participent à la construction du très gros porteur A380 de la française Airbus.Simulateur de voi CAE : Simulateurs de vol complet pour l'A380 et dispositifs de formation CAE Multina : Panneaux en composites sur les simulateurs Source : Aéro Montreal Tltustration : Airbus et CAE Ailes Henri Liné : Conception, fabrication et installation de deux fraiseuses de très grandes dimensions pour Électronique CMC Électronique : par satellite l'usinage spécifique des panneaux d'ailes Assystem Canada : Conception et définition du bord d'attaque de l'emplanture de l'aile Moteurs CS Canada : Vérification logicielle du système de contrôle Leesta Industries : Fabrication de pièces du moteur Pratt & Whitney Canada : Conception et assemblage du groupe auxiliaire de puissance Design intérieur Assystem Canada : Conception et définition de l'aménagement intérieur celle Stratégie.La concentration d'entreprises en un même territoire facilite leur réussite collective.Qu'on les appelle pôles de compétitivité, grappes industrielles, clusters ou créneaux d'excellence, ces entités reposent sur le même concept : la concentration dans une région donnée d\u2019entreprises d'une même industrie qui, en raison de leur proximité et des relations quelles entretiennent, deviennent plus productives et profitent de synergies et de retombées qui n\u2019existeraient pas si elles étaient situées à distance les unes des autres ou si elles œuvraient chacune de leur côté.Ce concept, qui a été étudié par plusieurs universitaires dont Michael E.Porter, de Harvard, comprend trois éléments clés : >] faut que la concentration d'entreprises soit assez importante pour faciliter les échanges (comme dans la Silicon Valley, en Californie, pour les technologies de l'information, à Wichita pour les petits avions, au Massachusetts pour les appareils médicaux, à Hollywood pour le cinéma.> Ces entreprises sont liées ou interconnec- tées.Elles peuvent être concurrentes ou complémentaires dans leurs produits, leurs services, les technologies qu\u2019elles utilisent, leur approvisionnement ou leur façon de produire et de mettre en marché.Elles se situent dans toute la chaîne d'approvisionnement.> Il en découle des retombées qui profitent à l'ensemble des membres : de l'innovation technologique, une productivité accrue ou encore une plus grande capacité concurrentielle, mais aussi des bénéfices indirects sur le plan des pratiques d\u2019affaires, de la gestion, du financement et même de la mise en marché.De plus, la plupart des grappes incluent des centres de recherche, des organismes publics, des centres de formation professionnelle et des organismes d'affaires qui apportent de l'expertise aux entreprises.L'exemple de la grappe vinicole La grappe vinicole de la Californie fournit un bon exemple d'une grappe réussie, selon Michael E.Porter.Elle compte environ 700 entreprises commerciales, mais aussi des milliers de producteurs indépendants et une panoplie d'entreprises au service de cette industrie tant en amont (fournisseurs d'équipement, de fertilisants, de contenants, etc.) qu\u2019en aval (publications spécialisées destinées à l\u2019industrie et aux consommateurs, sociétés de marketing et de relations publiques spécialisées), programmes universitaires en viticulture et cenologie, programmes touristiques ciblés, etc.).Un institut des vins a été formé et des liens ont été établis avec d'autres grappes d\u2019entreprises (notamment dans la restauration et l\u2019agriculture).Jusqu\u2019aux sénateurs et aux représentants de l\u2019État qui ont formé des comités pour suivre cette industrie.Et celui de la grappe du cuir La grappe du cuir en Italie est un autre exemple probant.Si l'Italie, un pays industrialisé, est capable de maintenir une forte activité économique dans un secteur vulnérable facc aux pays à faibles coûts de main-d\u2019œuvre, c\u2019est parce que les fabricants de chaussures, de vêtements, de valises, de sacs à main, de ceintures et autres articles bénéficient d\u2019une masse critique de designers et d'experts de toute nature rattachés à cette industrie.P.{.Antenne de communication Poste de pilotage EADS Composites Atlantiques : Panneaux d'habillage du:poste de pilotage Train d'atterrissage Abipa Canada : Fabrication de composants avant Assystem Canada : Conception de la case de train d'atterrissage externe Deburex Aviation : Finition et polissage de la piece poncipale avant) Héroux-Devtek : Composants majeur (piston contrat et autres composants} Messier-Dowty : Fabrication du caisson des trans avant Tecnickrome Aéronautique : Fimtion de plusieurs composants Vac Aero International : Revêtements appliqués par mélathisation Autres partenaires Altran Solutions Montréal, Appendix L Sonovision-Itep, CDI Aerospace, CP Tech, EMJ Metals, Métaux Castle, Moules PCM, Noorduyn Norseman, Outillages Avitec, Produits intégrés Avior, SIDO, Techniprodec uandi1+1=3 Les conditions essentielles { Les grappes doient être orientées vers 4.\\a productivité; ce n'est pas une affaire de haute technologie.a concentration géographique est rene.vezina@transcontinental.ca avo pour les célébrations, ant mieux si on en profite pour faire des affaires.\u201cC\u2019est, en résumé, le point de vue du ministre québécois du Développement économique, \u20ac l'Innovation et de l\u2019Expor- on, Raymond Bachand, qui attend beaucoup du prochain symposium sur les créneaux \u2018d'excellence et les pôles de compétitivité français.Même il sait que l'atmosphère générale sera plutôt festive, il espère que des liens d\u2019affaires se noueront aussi, « C\u2019est beau, la fête, mais c'est encore plus beau quand on crée de la valeur », dit-il.Profiter du 400° L'occasion était belle : dès que l\u2019ancien premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, a émis le vœu qu'un volet économique accompagne les célébrations du 400° anniversaire de Québec, l'idée d\u2019un événement d'affaires à germé au sein du gouvernement québécois.La visite de Jean- Pierre Raffarin au Québec, à l'hiver 2007, à ensuite permis d\u2019esquisser les grandes lignes du symposium, qu'un comité mixte franco-québécois s\u2019est chargé d'organiser.« La jonction entre les pôles français et les créneaux québécois est toute naturelle, dit le ministre Bachand.Nous avons l'intention de créer des liens durables autour des cinq grandes thématiques retenues.L'événement pourrait Une fois le maillage lancé, des couples naturels vont se former, et il faut espérer des gains de part et d'autre.être reproduit en 2009 en France, puis à nouveau au Québec l\u2019année suivante, et ainsi de suite.Pour gagner à long terme, il faut tisser des liens entre les meilleurs, » Miser sur les meilleurs joueurs, dans les meilleurs créneaux.Pour cela, il faut savoir viser juste.« Au Québec, nous devons avoir le courage d'admettre qu'avec notre population de 77 millions d'habitants, il est illusoire de penser 'emporter dans tous les secteurs de l'économie, ajoute le ministre.Mieux vaut concentrer nos efforts sur des cibles réalistes.C'est le principe des créneaux d'excellence, appuyés par des alliances qui permettent de bénéfcier de complémentarités.On peut même imaginer des projets de recherche conjoints avec la Chine ! » Le symposium, un déclencheur Encore faut-il commencer par rallier les troupes ici même.On peut bien avoir identifié les secteurs d'avenir, ce sont les gens qui vont faire la différence, s'ils s'engagent autant « Une des beautés de nos créneaux, c'est qu'ils mobilisent 2 000 personnes, bénévoles, dont plus de la moitié sont des gens d'affaires.C'est ce qui me fait croire au succès de cette formule », affirme le ministre Raymond Bachand.[Photo : Giiles Delisite] qu'on l'espère.Le ministre est optimiste à cet égard.« Une des beautés de nos créneaux, c\u2019est qu\u2019ils mobilisent 2 000 personnes, bénévoles, dont plus de la moitié sont des gens d'affaires.Ils sont en train de développer leurs domaines respectifs dans leurs régions respectives.C\u2019est ce qui me fait croire au succès de cette formule des créneaux.» Qui se ressemble s\u2019assemble, dit le proverbe.« Une fois le maillage lancé, des couples naturels vont se former, et il faut espérer des gains de part et d'autre », dit M.Bachand.Le symposium peut aussi servir de déclencheur.Ce ne serait pas la première fois que des pratiques ou des expertises de haut niveau seraient échangées entre le Québec et la France.M.Bachand cite l'exemple d'Alcan, qui est en train d'implanter dans sa nouvelle usine pilote, au Saguenay, la technologie AP 50, justement mise au point en France.« Nos équipementiers qui vont travailler à ce projet vont acquérir un précieux savoir dont ils pourront se servir par la suite », fait-il valoir.Fortifier son emprise sur un secteur donné pour maintenir et améliorer sa position sur une planète de plus en plus globalisée, c\u2019est l\u2019objectif fondamental.Seul, il peut être difficile d'y arriver.« Les alliances bien pensées ouvrent des marchés », dit M.Bachand.Utiliser Le Québec comme tremplin Il souhaite également voir les sociétés françaises continuer à utiliser le Québec comme tremplin vers le reste de l\u2019Amérique du Nord, mais sans se bercer d'illusions.« Elles vont aussi à Toronto, et c'est légitime.Cependant, nous demeurons des alliés naturels dotés d'avantages indiscutables », souligne-t-il.1] cite à ce propos David Culver, ancien président d'Alcan, qui lui avait dit : « Si je dois installer le siège social d'une entreprise canadienne ouvrant d\u2019abord au Canada.je penche pour Toronto; mais s\u2019il s\u2019agit d\u2019une entreprise internationale avec des ambitions internationales, je vais à Montréal » , confirmant ainsi l\u2019atout multiculturel de la métropole québécoise.La ville de Québec pèse également plus lourd qu\u2019avant sur la carte internationale.Le créneau des sciences de la vie y est en plein essor, avec la participation de sociétés étrangères.Le seul fait qu\u2019elle accueille le symposium franco-québécois témoigne de ses ambitions.Pour l'heure, ce qui compte pour le ministre Bachand, c\u2019est que cet événement soit un succès.« Si chaque participant repart avec une idée, un projet, un partenaire, une avancée, ça aura valu la peine, dit-il.Vous savez, un ministre, c\u2019est aussi un entremetteur, qui permet aux gens de se rencontrer.Après, ils s'organisent entre eux.Pour Québec, la table est mise.» à Le symposium, une idée qui résulte d'une rencontre entre Jean Charest et Dominique de Villepin Voici les grandes dates du parcours qui à conduit au Symposium sur les pôles de compétivité français et les créneaux d'excellence du Québec Septembre 2006.Rencontre entre Raymond Bachand, ministre québécois du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDETE) et Jean-Pierre Raffarin, président du comité français des Fêtes du 400, Deux décisions sont prises : 1, Création d'un comité des Mécènes, auquel ont adhéré Air France, Alcan, Bombardier.Cascades, Gaz de France, Power Corporation, Sanofi- Aventis et Veolia Environnement.2.Création du comité organisation du symposium sur les pôles français et les créneaux québécois.Ce comité est coprésidé par Jean-Pierre Arsenault, directeur Europe, du MDETE, et par Alain Griot, chef des partenariats technologiques à la direction générale des entreprises du ministère français de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, 2007 L Juillet 2006, Les premiers ministres Dominique de Villepin et Jean Charest conviennent d'ajouter un volet économique 20-22 mai 2008 : Symposium sur les pôles et les créneaux, et Futurallia, un forum de réseautage destiné aux entrepreneurs.2008 Juillet 2008 : Rencontre au Québec des premiers ministres François Fillon, de France, et Jean Charest, du Québec, sur les résultats du Symposium et les suites à y donner.L Février 2007 : Visite de Jean-Pierre Raffarin L_ Septembre 2007 : Jean-Pierre Raffarin et Raymond Bachand décident, au cours d'une rencontre a Paris, que les échanges sur l'aérospatiale auront lieu tors du salon Aéromart, au Québec et choix des cing secteurs sur lesquels porte le Symposium : l'aérospatiale, l'environnement, les sciences de la mer, les aux Fêtes du 400° anniversaire de la fondation de Québec, sciences de la vie et le transport terrestre avancé.du 7 au 9 avril 2008, à Montreal. des pôles sera Christine Lagarde.La politique des pôles de compétitivité doit s'inscrire dans La durée pour aider à construire engagée des réseaux industriels de classe mondiale, affirme la ministre française.par Jean-Paul Gagné > jean-paul.gagne@transcontinental.ca Christine Lagarde, ministre française de l\u2019Économie, des Finances et de l'Emploi, nous explique ce que la France attend du Symposium sur les pôles de compétitivité et les créneaux d\u2019excellence.Journal Les Affaires \u2014 Quels objectifs poursuit la France en participant à ce symposium ?Christine Lagarde - Au-delà des relations directes que la France et le Québec entretiennent depuis longtemps, et pour longtemps, notre présence correspond à une logique de partenariats économiques privilégiés entre nos sociétés et nos gouvernements.Nous menons de nombreuses actions communes : Aero- mart 2008 à Montréal, les rencontres de PME a Futurallia, le symposium sur les pôles de compétitivité et les créneaux d'excellence et le pavillon français à Expo Québec 2008.Ces actions auront un effet d\u2019incubateur et de levier pour des partenariats supplémentaires et à forte valeur ajoutée entre nos entreprises et nos centres de R-D.Second investisseur étranger au Québec, la France veut faire encore plus et encore mieux.En renforçant les partenariats entre PME, qui bénéficient d'un programme unique au monde de soutien des deux gouvernements et les investissements et les coopérations dans les secteurs qui structurent la rencontre des pôles et des créneaux.Nous franchissons un nouveau cap dans nos relations économiques.Les pôles sont au cœur de la dynamique d'innovation dans les secteurs de haute technologie et des vecteurs privilégiés de coopération.L'objectif des 20 pôles qui participent au Symposium est la recherche de partenariats technologiques concrets au bénéfice de la compétitivité et de la croissance des entreprises québécoises et françaises.JLA - Comment qualifiez- vous les relations commerciales entre la France et le Québec ?C.L.- Le Québec est le point d\u2019ancrage des sociétés francai- ses au Canada.Mais les exportations françaises au Québec, qui ont atteint 1,6 milliard d\u2019euros en 2007, sont en léger recul.J'espère que les événe- ments du 400* anniversaire de la ville de Québec permettront de revivifier nos échanges.Je me félicite du dynamisme des PME, qui sont très actives, notamment dans des secteurs comme les technologies de l'information et de la communication et l'aéronautique, et dans les services, comme le conseil et la conception de logiciels.Je souhaite que les PME françaises soient encore plus nombreuses au Québec.La France accueille déjà plus de 160 sociétés québécoises.JLA - Quel but vise la politique des poles de compétitivité ?Quel bilan faites-vous de cette politique ?C.L.- Les pôles de compétitivité sont au cœur de la politique d'innovation de notre gouvernement pour dynamiser notre croissance.Ils sont un tremplin pour générer plus de 2 000 nouvelles entreprises de taille intermédiaire à moyen terme et que ces PME innovantes deviennent des leaders mondiaux.La politique des pôles vise à renforcer notre capacité d\u2019innovation et notre tissu industriel.Par exemple, dans la santé, des projets aidés aboutissent déjà à la Mise en œuvre de nouvelles thérapeutiques et pratiques chirurgicales.Dans les écotechnologies, des pôles mettent au point des biocarbu- rants de nouvelle génération et des matériaux de susbtitu- tion aux plastiques; d\u2019autres développent des jeux, contenus et services pour la téléphonie mobile.Dans le transport, les véhicules de demain voient le jour.Cette politique est un succes, comme en témoignent la mobilisation de plusieurs acteurs de terrain, entreprises, centres de recherche et de formation, collectivités locales et organismes consulaires, l\u2019intérêt marqué de nos partenaires internationaux et le nombre « Plus de création de produits et de services innovants, plus de richesse pour les entreprises, et donc, plus d'emplois : voilà l'enjeu », dit la ministre française Christine Lagarde en commentant la politique des pôles de compétitivité de son gouvernement.impressionnant de projets de R-D en cours.JLA - La politique des poles de compétitivité sera-t-elle reconduite ?C.L.-Lévaluation en cours de la politique nationale et de chaque pôle guidera les décisions du gouvernement pour la deuxième phase, qui doit être engagée en 2009.La politique des pôles sera poursuivie, car elle est un succès.On ne doit à priori exclure ni la création de nouveaux pôles dans des domaines stratégiques pas encore couverts, ni des efforts de rationalisation et de coordination renforcée entre des pôles travaillant sur des thématiques voisines ou complémentaires.Les annonces relatives à cette phase seront présentées aux pôles peu après la remise au gouvernement de l'évaluation en cours.# Le Québec, tête de pont du marché nord-américain Jean-Pierre Raffarin.Le Canada et la France peuvent tirer avantage de la francophonie.Jean-Pierre Raffarin, coordonnateur pour la France des Fétes du 400° anniversaire de la fondation de Québec, nous parle de ce que son pays en attend.Journal Les Affaires \u2014 Quels sont les objectifs de la France en participant à ces célébrations ?Jean-Pierre Raffarin \u2014 En 2004, le président Jacques Chirac a pris l'engagement politique, en témoignage de la relation directe et privilégiée qui unit la France au Québec, de participer à ces célébrations.Cette volonté politique a été réaffirmée par le président Nicolas Sarkozy au-delà de l'attachement historique à Québec, à la nation québécoise et au Canada.La contribution française vise à renforcer nos relations avec le Québec, à les développer dans le reste du Canada et en Amérique du Nord.JLA - Que représente le Québec dans les relations entre la France et le Canada ?Est-ce que celles-ci s'intensifieront sur le plan économique et commercial ?J.-P.R.\u2014 La France est le deuxième investisseur étranger au Québec, après les États-Unis.Le Québec est le point d\u2019ancrage des sociétés françaises au Canada : les 330 filiales qui y sont implantées représentent les deux tiers des sociétés françaises dans ce pays.1] absorbe plus de 45 % des exportations françaises au Canada.Pour les sociétés françaises, il constitue une tête de pont pour le marché nord-américain.Cependant, la croissance de nos échanges dépend beaucoup des PME qui, dans un environnement francophone, peuvent faire plus facilement l\u2019apprentissage de l\u2019exportation.Celles- ci sont très actives dans les secteurs comme l'aéronautique, Jean-Pierre Raffarin coordonne pour la France les Fêtes du 400° de Québec les technologies de l\u2019information et les sciences de la vie.C\u2019est pourquoi j'ai milité pour que nous menions deux opérations communes d'envergure, le forum des PME, Futurallia, et le Symposium sur les pôles de compétitivité et les créneaux d'excellence.Le Salon Aéro- mart Montréal 2008 a marqué avec succès le lancement du volet aéronautique.Une douzaine de projets de partenariat ont été retenus, dont celui annoncé entre la société française Assistance Aéronautique et Spatiale et la québécoise Drakkar.Le lien unique qui existe entre le Québec et la France est une chance formidable.Nous devons avancer ensemble pour faire face à la concurrence mondiale.Je remercie Jean-François Dehecq, président de Sanofi Aventis, et Laurent Beaudoin, président de Bombardier, qui, en étant à la tête du club d\u2019entreprises, contribuent à inscrire cette relation au-delà de 2008.JLA - Croyez-vous que la Francophonie soit un atout pour les entreprises et qu'à l'occasion du prochain sommet de la Francophonie, les pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) se mobiliseront en faveur d\u2019un véritable espace économique francophone ?J-P.R.- Dans le monde ouvert d'aujourd'hui, nous devons avoir des armes pour faire face à une concurrence accrue.Le Canada et le Québec profitent d\u2019un dynamisme économique et partagent avec la France un modèle qui conjugue initiative et solidarité.C\u2019est notre meilleure carte pour continuer à croître.La solidarité, c'est aussi reconnaître la diversité culturelle entre les pays.L'OIF s'est engagée dans le développement des industries culturelles, en particulier pour les pays du Sud.Le développement économique fait partie des themes du prochain sommet de la Francophonie.Les initiatives prises par les chambres de commerces francophones et la Fondation de l\u2019entrepreneurship mettront l\u2019économie au cœur des priorités des États et des gouvernements de la Francophonie.LP.G. üis leur lancement en ; les pôles de compétiti- rançais ont d'ores et déjà éficié de près d\u2019un millard uros de financement Blic, sur une enveloppe äle de 1,5 milliard, ce qui r a permis de mener \u2018projets de recherche.Ces jets totaliseraient des penses de recherche et veloppement de 2,8 mil- ds d\u2019euros, y compris les estissements privés.Les pôles de compétitivité Lo regroupent près de 4 500 entreprises, qui emploient environ :640 000 personnes, soit plus \u201cd\u2019un salarié de l\u2019industrie sur dix.Quelque 10 000 chercheurs sont du nombre.Les 10 plus grandes entreprises industrielles françaises, notamment Renault, EADS (Airbus), Sanofi-Aventis, Danone et Alcatel, participent dun de ces pôles, voire à plu- siëurs d'entre eux.La société EDF, leader français du marché de l'électricité, est présente dans une douzaine de pôles.Les pôles de compétitivité, qui réunissent des entreprises de toute taille, des instituts de recherche et des universités œuvrant dans un même secteur et une même région, font suite au précédent concept des technopôles, calqués sur l'exemple du Japon et des États-Unis.Ainsi, le parc scientifique Sophia- Antipolis avait été créé dans les Alpes-Maritimes, et des technopôles avaient vu le jour dans diverses régions, comme à Grenoble, dans le domaine de la microélectronique, et à Toulouse, en aérospatiale.Créer un esprit partenaire « L'hexagone possède d\u2019importants atouts, mais les Français ont tendance à travailler chacun de leur côté.En réunissant les intervenants d'un même secteur situé sur un territoire commun, on peut créer un esprit partenaire », dit Alain Griot, chef du bureau des partenariats technologiques à la Direction générale des entreprises (DGE), au ministère français de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi.La DGE est responsable de la préparation et de la mise en œuvre des politiques fran- \u2018çaises en faveur de la compé- dierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca LEXIQUE Pôle de compétitivité Un pôle de compétitivité réunit sur un même territoire des entreprises, des établissernents de formation et des centres de recherche engagés dans des projets communs à caractère innovant, et sa taille est suffisante pour Lui donner une visibilité internationale.titivité des entreprises, dans un cadre européen et international.M.Griot est aussi coprésident du comité organisateur du Symposium sur les pôles de compétitivité français et les créneaux d\u2019excellence du Québec, qui aura lieu du 20 au 22 mai à Québec.La politique des pôles français s'inscrit dans la stratégie de Lisbonne adoptée par le Conseil européen en 2000.Les Quinze s\u2019étaient alors fixé un très ambitieux objectif : doter l'Union européenne de l\u2019économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde d'ici 2010.En clair, il fallait rattraper le retard sur les États- Unis, notamment dans le domaine des nouvelles technologies, en consacrant 3 % du PIB à la R-D.Résultat : « Nous sommes aujourd'hui autour de 2,3 %, soit les premiers parmi les grands pays d'Europe.Seuls certains États scandinaves nous devancent », dit M.Griot, précisant que la politique des pôles n\u2019est pas la seule responsable de cette avancée.Succès inattendu En septembre 2004, le gouvernement du premier ministre Jean-Pierre Raffarin a défini la méthode de mise en œuvre des pôles de compétitivité et fait un appel de projets.Le succès fut instantané : trois mois plus tard, 105 dossiers de projet sont soumis.« Nous en attendions une trentaine.La mobilisation des territoires et des entreprises a été très forte », note Alain Griot.Du coup, on a abandonné l\u2019idée première de se concentrer sur un nombre restreint de dossiers.En juillet 2005, le ot poles de competi ne dizaine d'autres 20085 Alain Griot, de La Direction générale des entreprises, en France : « Nous nous attendions à recevoir une trentaine de candidatures, nous en avons reçu 105.ILy a eu une forte mobilisation des territoires et des entreprises, en très peu de temps.», [Photo : Gilles Delisle ] gouvernement annonçait que 67 des 105 dossiers soumis étaient retenus; la liste a été réduite à 66 après la fusion de deux projets, puis augmentée à 71.Leur fonction première : faire émerger des projets de R-D.« L'Etat a joué un rôle important en donnant, par la création des pôles, l'impulsion nécessaire à l'innovation », commente Thierry Bruhat, un consultant privé qui travaille Les pôles de compétitivité français emploient environ 640 000 personnes, soit plus d'un salarié de l'industrie sur dix.depuis près de 20 ans comme expert sur les coopérations entre entreprises, laboratoires de recherche et territoires.Pas d'argent neuf Le gouvernement français a consacré aux pôles une enveloppe globale de 1,5 milliard d'euros en trois ans, sous forme d'aides provenant de ministères et d'agences ou d\u2019exonérations fiscales.Une grande part de cette somme est affectée aux sept pôles principaux, dits mondiaux, comme System@tic, dans la région de Paris, Mina- logic, à Grenoble, et Aerospace Valley, dans le Sud-Ouest, et à dix autres pôles plus modestes, mais voués à grandir.I ne s\u2019agit toutefois pas d\u2019argent neuf.« Cette somme est une réaffectation d'argent ou de crédits provenant de différents ministères et organismes », explique M.Griot.Le Fonds unique interministériel, qui regroupe les contributions des différents ministères français, finance les projets de R-D.\u20ac Une enveloppe de 1,5 milliard d'euros Financement.Des exonérations fiscales s'ajoutent aux fonds alloués par différents ministères.L'enveloppe réservée au financement des pôles de compétitivité français a été fixée à 1,5 milliard d\u2019euros sur 3 ans (2006-2008).Les financements principaux, soit 830 millions d\u2019euros, proviennent en majeure partie du Fonds unique interministériel et sont destinés à soutenir les projets de R-D des pôles.Ses contributeurs sont les ministères de l'Industrie, de la Défense, de l\u2019Équipement, de l'Agriculture, de la Santé et de l'Aménagement du territoire.L'accompagnement financier se fait aussi par l\u2019intermédiaires d'agences gouvernementales : OSEO, chargée de promouvoir et soutenir l'innovation des PME; l'Agence nationale de la recherche (ANR), qui finance les projets de recherche en amont; et l'Agence de l'innovation industrielle (AID), qui soutient des projets industriels d\u2019envergure.Créée en août 2005, l'AII a été fusionnée en janvier 2008 avec OSEO.Ces agences orientent davantage leurs aides vers les pôles nationaux et répartissent leur financement entre de nombreux projets.Les exonérations fiscales et une partie des crédits d'intervention sont réservées aux entreprises implantées dans la zone de recherche et développement d'un pôle et qui participent à un projet de R-D spécifique de ce pôle.Ces entreprises ne paient pas d'impôt sur la partie des bénéfices réalisés pendant les trois premières années grâce aux activités exercées dans les zones de R-D.Ces zones correspondent à peu près au périmètre géographiques des pôles de compétitivité.PT.La majeure partie du financement provient directement de l'Etat.Origine des fonds, en millions d'euros 520 \u2018 ' ' ' Exonérations fiscales Agences (ANR, AIT, OSEO) se EEE rs de soutenir 71 pôles de Compétitivité, depuis 2005.Ceux-ci®oncernent des domaines_extrémement variéggtels que les biotechnologies, I@microélectro- nique, l\u2019énergie Qu encore l\u2019ingénierie et les services.À partir d\u2019une vision partagée, les pôles de compétitivité élaborent chacun leur propre stratégie à cin ans, Ce qui leur permet de concrétiser des partenariats entre les différents acteurs ayant des compé- \u2018ud reconnues et complémentaires, de bâtir des = Filiere halieutique = Liberté « Egalisé + Fraseratié RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Boufogne-sur-mer FO OMINASTERE HE L'ÉCONOMIE DE L'INDUSTRIE ET DT L'EMPLOI Logistique Seine-Normandie ai RÉ La @ LeHavre Movéo TES (Transactions Electroniques Sécurisées) Caen @ = Rouen \u201cFilière équine Mondeville @ Le : t réseaux 7 4 SCT rit produitsaquatiques MAUD (Matériaux à usage domestique) Arques Le a AB etitivite francais r mutualiser des savoir-faire projets collaboratifs Stratégiques de R&D et \u2018Enfin de promouvoir un environnement global favorable a innovation.En outre, un volet d\u2019actions\u2019à l'international vise à favoriser lef@développement de partenariaty technologique avec des acteurs de tous les pays.Les\"pôles de compétitivité constituent également une opportunité pour les investisseurs internationaux qui peuvent nouer des partenariats de qualité, participer aux projets de recherche portés par les acteurs des pôles.IE Pôles mondiaux ou à vocation mondiale @ Autres pôles Industries du Commerce (> Volet thématique adossé à un pôle existant Nutrition Santé Longévité \u20ac % UP-TEX (Textiles techniques) 4 ) Pales multirégionaux i-trans OVER : Lille wv Industrie et agroressources MIPE (matériaux innovants un.> et produits intelligents) Laon @ Metz \u201c4 BB Finance innovation Cap Digital Paris Région Alsace Biovalley KE System@tic Paris Région Strasb bgiciels libres = 9 Pôle mer Bretagne Bl Brest .; ; Medicen Paris Région Fibr Valorial (aliment de demain} Cosmétic valley Ville et mobilité durables 2 Automobile haut de gamme Astech (aémonautique/e ; Épinal * >» Rennes Chartres Paris 2, Elastopôle (industries du caoutchouc) Véhicule du futur Végépolys ® oréans ¢ @ Mulhouse M Angers SE VE (Sciences et Systèmes Pôle Nucléaire Bourgogne Microtechniques Se Génie Civil Quest de l'Energie Electrique) Vitagora (Goût et nutrition) @ Besancon EMC2 (Ensembles métaliques et composites complexes) pôle Enfant Tous Dijon San AdanticBiothérapies oy \u201cNantes MTA (Mobilité et transports avancés) Plastipolis nL * Oyonnax Poitiers Imaginove Arve industries (Decolletage) a a pat ne Lyon Urban Truck&Bus 2015 Ba necy e ; Céréales vallée Chappes it Techtera (Textiles techniques : Innoviandes Clermont-Ferrand Lyonbiopôle ood ey Technologies éco efficientes Etopsys (Micro-ondes) Axelera (Chimie et environnement} ME .- (Capéoargies).: Céramique St Étienne Lyon Minalogic (Nanotechnologies) pres Limoges _.Tenerrdis (Énergies renouvelables) Sporaltec (Sports et losis) G bi : Industries du Pin maritime du futur Viameca renoble & Prod'innov $ Mécanique générale} .Route des Lasers Santé tropicale Bordeaux (Lyonbiopôle) v.Trimatec Pôle européen d'innovation : (Tricastin Marcoule technologies) fruits etiégumes Pont-Saint-Esprit @ e Avignon Solutions .Communicantes Te, Capénergies = Sécurisées Lo Aerospace Valley.St Paul-les-Durance Wl Sophia Antipolis-Rousset Aéronautique, espace et systèmes embarqués) $ Gestion des risques Q@ Pass (Parfums arômes, senteurs, saveurs) Cancer-bio-santé imini ; ; ; et vulnérabilité des territoires oe Grasse Agrimip innovation (agroalimentaire se Q@limed (agroalimentaire) Aix-en-Provence @ _ po - Montpellier Ÿ- PôlemerPaca Qualitro ; peliter .Optitec I Toulon pe peer 4 {Agronutrition en milieu tropical} \"(Optique photonique} : DERBI \u2018- Orphème .: .(Développement des énergies (Maladies infectieuses et tropicales) St Denis delaR éunion renouvelables bâtiment - industrie) Pegase Perpignan faéronautique/espace) Marseille Pour en savoir plus, le site internet des pôles de compétitivité : www.competitivite.gouv.fr Point contact au ministère de l'économie, de l\u2019industrie et de l'emploi (direction générale des entreprises (DGE) : DIRECTION GÉNÉRALE DES ENTREPRISES al ain.griot@ i ndustrie.gouv.fr LE BEERS - \u201cPour appuyer la mise en place des créneaux d'excellence dans les différentes régions du = \u201cQuébec et financer des études £eliées à leur mission, le gou- \u201cvernement du Québec a créé Un fonds de soutien de 95 mil- ons de dollars (M$), auquel : S'ajouteront environ 40 M$ \u201cprovenant de partenaires du secteur public et des entre- «prises membres de ces cré- neaux.Ces sommes doivent être investies d'ici cing ans.Les comités de créneaux pourront aussi puiser à d'autres sources de financement et à d\u2019autres programmes gouvernementaux, explique Xavier Fontencau, directeur du projet d'Action concertée de coopération régionale de développement (ACCORD) du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l\u2019Exportation (MDEIE).M.Fonteneau mentionne par exemple les programmes d'appui à l\u2019industrie des croisières et aux technologies vertes qui ; \u201cpar Jean-Paul Gagné > jean-paul.gagne@transcontinental.ca « Une cinquantaine de créneaux seront actifs dans un an », prévoit Xavier Fonteneau, du MDETE.viennent d'être annoncés par le gouvernement.Sur les 72 projets retenus au Québec, 57 sont désignés projets de créneaux leaders (25), de créneaux émergents (18) ou de créneaux associés (14).Parmi eux, 36 sont déjà signés ou déposés, tandis que les 15 autres sont dits en évaluation (des études restent à faire avant l'élaboration d\u2019un plan d'action).Selon M.Fonteneau, une cinquantaine de créneaux seront actifs dans un an.Le gouvernement veut que les créneaux fassent appel à l\u2019expertise d\u2019instituts de recherche et de centres collégiaux de transfert technologique (CCTT), des centres de R-D et d'innovation qui sont généralement rattachés à un cégep.« Les CCTT sont très pertinents, explique M.Fonteneau.On veut que les gens d\u2019affaires s'appuient sur l'expertise des centres de transfert.Ils sont intimement liés aux créneaux d\u2019excellence.» Grappes industrielles Le concept des créneaux d\u2019excellence est inspiré notamment par les grappes et les pôles de compétitivité en Un groupe de travail franco-québécois pour suivre les projets issus du Symposium Le but du Symposium sur les pôles de compétitivité français et les créneaux d\u2019excellence du Québec n'est pas de faire du simple réseautage, mais d'établir des partenariats d\u2019affaires et des ententes technologiques entre des entreprises et des organismes de recherche du Québec et de la France.Les deux gouvernements se sont donné une obligation de résultats.C'est en substance de qua déclaré Jean-Pierre Arnault, directeur, Europe, du ministère québécois du Développement éconontique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE) et coprésident du comité organisateur du Symposium, au journal Les Affaires.L'autre coprésident est Alain Griot, directeur des partenariats à la Direction générale des entreprises, du ministère français de l'Économie, des Finances et de l'Emploi.À titre de coprésidents, ils sont non seulement responsables de l\u2019organisation et du déroulement du Symposium, mais aussi du suivi qui lui sera donné.Quatre conditions Comme le Symposium est destiné à faire émerger des partenariats entre des intervenants de part et d\u2019autre de l'Atlantique, quatre conditions devront être intégrées à toute collaboration pour en assurer la grande efficacité possible, explique M.Arsenault : > L'innovation doit être au cœur des projets de partenariat.> Tout projet de partenariat doit être fait à l'intention des entreprises privées œu- vrant dans un des créneaux d'excellence ou des pôles de compétitivité.> Tout projet doit permettre aux entreprises partenaires d'accéder à un marché à court ou à moyen terme.> Tout projet doit comprendre, dans la mesure du possible, un volet formation et transfert de technologies entre les parties.« On ne veut pas faire juste un show » dit Jean-Pierre Arsenault, directeur.Europe, du MDETE et co-président du comité organisateur du Symposium.[Photo : Gilles Delisle] Retombées Jean-Pierre Arsenault se dit convaineu que les retombées de ce symposium seront importantes.« D'ailleurs, on travaille déjà sur les suites du Symposium », dit-il, ajoutant qu'un groupe de travail fran- co-québécois permanent sera créé pour assurer le suivi des projets après l'événement.Des projets seront labellisés et on devra trouver des mécanismes pour assurer leur financement.Ce suivi sera d\u2019ailleurs inscrit à l'ordre du jour de la rencontre qui réunira le premier ministre du Québec, Jean Charest, et son homologue français, François Fillon, au Québec au début de juillet 2008.L.-P.G.obilisation.La démarche ACCORD a mobilisé près de 2 000 personnes dans toutes les régions du Québec.France, les districts industriels et technologiques en Italie et d\u2019autres initiatives analogues au Royaume-Uni, en Autriche et en Finlande.Le Québec a également expérimenté les grappes industrielles, dans le cadre d\u2019un programme lancé par Gérald Tremblay, alors ministre de l'Industrie et du Commerce, au début des années 1990.Cette politique se poursuit au sein de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), présidée par Gérald Tremblay, maintenant maire de Montréal.Il existe quatre grappes dans la région métropolitaine de Montréal : Aéro Montréal, en aérospatiale, Montréal InVivo, dans les sciences et les technologies de la santé, TechnoMontréal, dans les technologies de l\u2019information et les communications, et une autre dans I'industrie du cinéma.Ces grappes ont leur propre financement, venant des trois niveaux de gouvernement (6 M$ chacun) et de l\u2019industrie (pour 6 M$ également).Pour cette raison, les grappes ne font pas partie des créneaux d'excellence créées dans le cadre de la stratégie ACCORD, adoptée par le gouvernement québécois en avril 2002, et ne puisent pas dans le fonds de soutien de 95 M$ réservé aux autres régions.Objectifs Xavier Fonteneau définit l\u2019initiative des crénaux comme « une démarche stratégique de développement économique régional qui vise à mobiliser les gens d'affaires autour d\u2019une vision régionale commune ».Quelque 2 000 personnes, dont la moitié sont des gens d'affaires, ont été mobilisées.Le gouvernement a été un catalyseur pour aider les comités régionaux à choisir les créneaux les plus pertinents pour leur région et les plus susceptibles d\u2019accroître leur compétitivité.C'est Québec arbitre lorsque plusieurs régions revendiquent l'établissement d\u2019un même créneau d'activité.Le MDEIE attribue alors à une région le créneau leader, alors que les autres régions se voient accorder des créneaux émergents ou associés.Comme les pôles de compé- du 17 au 23 mai 2008 les affaires www.esaffaires.com Les grappes industrielles de la région montréalaise ont leur propre financement.Elles ne puisent pas dans le fonds de soutien de 95 millions réservé aux créneaux d'excellence.titivité français, les créneaux d'excellence du Québec réunissent principalement des dirigeants d'entreprise, mais aussi un représentant du MDEIE, un ou des représentants d\u2019institutions d\u2019enseignement, centres de recherche ou de transfert technologique, ainsi qu\u2019un autre de la Conférence régionale des élus.L'objectif premier est d\u2019avoir, dans toutes les régions du Québec, des grappes d\u2019entreprises dans des secteurs industriels possédant une masse critique, comme la transformation de l'aluminium au Sa- guenay-Lac-Saint-Jean, les sciences et les technologies de la mer à Rimouski, l'énergie éolienne en Gaspésie, la valo- risdation de la tourbe à Rivière-du-Loup, les technologies minières souterraines en Abitibi, les sciences de la vie à Québec, les technologies et les systèmes logistiques de récupération et de mise en valeur des matières résiduelles dans le Centre-du- Québec ou encore les structures complexes et les composants d\u2019acier dans Lanaudière.Chaque créneau fait appel à l'expertise d\u2019une institution d'enseignement ou d\u2019un centre de recherche ou de transfert technologique de la région.Financement Le fonds de soutien du MDEIE fournit 60 % du financement des créneaux dans les régions centrales et 70 % dans les régions ressources.D\u2019autres intervenants du secteur public contribuent à hauteur de 20 %.Le reste, soit 20 % dans les régions centrales et 10 % dans les régions ressources, provient des entreprises membres des créneaux.L'apport du fonds de soutien sert à payer l\u2019équivalent de la rémunération d\u2019une personne ressource associée au créneau.? ACCORD Abitibi-Témiscamingue 4 Systèmes de construction en bois 2 Techno-mines souterraines Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine 18 Eolien 19 Récréotourisme santé/nature 20 Ressources, sciences et technologies marines Bas-Saint-Laurent 3 Ressources, sciences et technologies marines 4 Valorisation de la tourbe et technologies agroenvironnementales Lanaudière 214 Meubles : 22 et 32 transformations 22 Structures complexes et composantes métalliques Capitale-Nationale 5 Aliments santé 6 Assurances 7 Sciences de la vie a Technologies appliquées S Tourisme : patrimoine/culture/nature Laurentides 23 Aliments et mets préparés 24 Tourisme de villégiature quatre saisons 25 Transport terrestre avancé 26 Utilisation et transformation de la forêt mixte : produits à valeur ajoutée Centre-du-Québec Mauricie 10 Fournisseurs et équipementiers pour véhicules commerciaux, 27 Meuble véhicules spéciaux et produits récréatifs 41 Meuble et bois ouvré 12 Groupe MR° : Technologies et systèmes logistiques de récupération et de mise en valeur des matières résiduelles industrielles et municipales Montérégie 28 Bioalimentaire 29 Fabrication à haute valeur ajoutée de composantes microélectroniques 30 Technologies avancées de matériel de transport et Logistique 341 Transformation des métaux ferreux et nouveaux matériaux associés Chaudière-Appalaches 13 Matériaux composites et plastique Outaouais 32 Industrie de la langue 33 Production et transformation du bois de type feuillu Côte-Nord 14 Ingénieries de procédés industriels miniers et métallurgiques ; , ; Saguenay-Lac-Saint-Jean 45 Ressources, sciences et technologies marines 9 y 34 Agriculture nordique axée sur le bleuet nain et la pomme de terre de semence 35 Tourisme d'aventure et écotourisme Estrie 36 Transformation de l\u2019aluminium 16 Fabrication de composantes en caoutchouc, en plastique et en matériaux composites destinées à la fabrication et l\u2019assemblage de matériel de transport / Filière des élastomères et Filière des produits récréatifs 17 Transformation du bois d'apparence et composites Communiquez avec nos conseillers pour tout savoir sur la démarche ACCORD > Action concertée de cooperation régionale de développement www.mdeie.gouv.gc.ca/accord 1 866 463 6642 (sans frais) had | a ar Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca L'industrie aérospatiale québé- ?\u2018\u201cGoise entend élargir son - éhamp d'action.Déjà présente sur les marchés étrangers grâce à des contruc- teurs tels que Bombardier, Pratt \u201c& Whitney, Héroux-Devtek et bon nombre de PME qui four- \u201cnissent des pièces à Airbus et à \u201cBoeing, l\u2019industrie québécoise cherche à étendre son maillage à d'autres régions du monde considérées comme d'importants centres néro-spatiaux.Un des pôles visés est celui de Toulouse, où œuvrent notamment Airbus, Dassault, Turbomeca et Thales.Ce cluster, comme l'appellent les Français, emploie quelque 94 000 personnes.Il rivalise avec la région de Seattle, patrie de Boeing.« Nous avons tout intérêt à tisser des liens pour explorer les champs de collaboration possibles », affirme Suzanne Benoît.directrice générale d\u2019Aéro Montréal, la grappe aérospatiale de la métropole.Partenariats intergrappes Profitant de sa présence au Salon aéronautique du Bourget, CHIFFRES CLÉS L'industrie aérospatiale québécoise : 60 % de la production totale canadienne en aérospatiale; 55 % des effectifs canadiens du secteur, en 2006; 70 % des dépenses totales de R-D au Canada dans ce secteur; premier rang de la R-D québécoise dans le secteur manufacturier; deuxième rang des exportations manufacturières québécoises; Pratt & Whitney Canada et Bombardier figurent parmi les dix premières entreprises canadiennes pour Les dépenses de R-D.{Source : Aéro Montréal, 2006} en France, Aéro Montréal a signé en 2007 une entente de réciprocité avec son homologue français Aerospace Valley, le pôle de compétitivité Aéronautique, Espace et Systèmes embarqués des régions Midi-Pyrénées (Toulouse) et Aquitaine (Bordeaux).Une entente similaire à aussi été conclue l'an dernier avec Skywin Wallonie, le pôle de compétitivité en aérospatiale de la région francophone de Belgique.Des discussions sont aussi en cours avec bav- AlRia, la grappe aérospatiale de la Bavière, en Allemagne.Ces diverses grappes ont convenu de collaborer au développement de l\u2019industrie aérospatiale, notamment en matière de capacités d\u2019innovation.Un forum sur le thème de l'innovation en aérospatiale aura lieu à Toulouse en décembre 2008.Les dirigeants d\u2019Aéro Montréal et d'Aerospace Valley se sont retrouvés lors d\u2019un symposium tenu à Montréal début avril, auquel assistaient aussi des représentants de deux autres pôles français du secteur de l'aéronautique, Pégase (Provence-Alpes-Côte d'Azur) et ASTech Paris Région (Île- de-France).Des représentants d'entreprises, comme Bombardier et Pratt & Whitney, et d'organismes de recherche étaient aussi présents pour établir des partenariats technologiques et commerciaux.Les discussions se sont concentrées sur trois champs d'intérêt : l\u2019avion vert; l'avionique et les systèmes de vol; et les matériaux et structures.Création d\u2019une entreprise franco-québécoise Ces rencontres ont donné lieu à la création d\u2019AAA Canada, une entreprise de services de sous-traitance issue d\u2019un partenariat entre la société française AAA et la firme québécoise Drakkar Ressources humaines.Il s'agit d\u2019un investissement de 5 millions de dollars sur cing ans.« C'est une étape pour notre entrée sur le marché nord- américain, et plus spécifique- du 17 au 23 mai 2008 \u201cles affaires www.lesaffaires.com tendre son maillage international é eloppement.Aero Montréal s'associe au pôle Aerospace Valley de Toulouse et Bordeaux.« Nous avons tout intérêt à tisser des liens pour explorer les champs de collaboration possibles », dit Suzanne Benoît.d'Aéro Montréal, [Photo : Gilles Delisle ] ment au Québec, territoire propice au développement de l'industrie de l'aérospatiale », soulignait Gilles Chauby, président d\u2019AAA France, lors de l\u2019annonce de cette entente.Les activités d'AAA Canada couvriront les divers aspects de la production industrielle d\u2019aéronefs, soit les étapes de planification, de méthodes, de fabrication, d\u2019entretien et d'inspection.AAA Canada, qui a comme modèle d'entreprise d\u2019envoyer son personnel en poste directement chez ses clients, compte créer une centaine d\u2019emplois à sa première année d'activité.L'Airbus A380 et des PME québécoises D\u2019autres chantiers occupent aussi Aéro Montréal, créée il y a deux ans pour rassembler les industries, les institutions d'enseignement et des centres de recherche de ce secteur.Aéro Montréal a notamment fait valoir l'importance de l'activité aérospatiale québécoise, qui est concentrée dans le Grand Montréal, pour maximiser les retombées des grands contrats militaires accordés par le gouvernement fédéral.La sous-traitance est aussi à l'agenda.Selon Suzanne Benoît, « les PME québécoises n\u2019ont d\u2019autres choix que de travailler ensemble, voire de se regrouper, pour répondre aux besoins des grands donneurs d'ordres ».L\u2019atterrissage de l'Airbus A380 à Montréal, l'automne dernier, a permis de mettre en valeur la contribution des entreprises d\u2019ici.Plus de 25 fournisseurs québécois ont participé à la construction du très gros porteur d'Airbus, avec des produits et des technologies allant des trains d'atterrissage aux simulateurs de vols, en passant par des systèmes de télécommunication, des systèmes d\u2019alimentation auxiliaire et des panneaux de matériaux composites.Se faire voir Plutôt méconnue, l'industrie aérospatiale québécoise entend remédier à la situation.Aéro Montréal vient de mettre en place un plan de communication visant « à consolider la position du secteur aérospatial et à développer un sentiment de fierté pour ce secteur au sein de la population », dit Suzanne Benoît.Selon un sondage CROP réalisé pour Aéro Montréal, à peine 30 % des Canadiens savent que Montréal fait partie des trois principaux centres en aérospatiale au monde.« C\u2019est un enjeu important quand on sait que l'industrie éprouve des difficultés à recruter de la main-d'œuvre.En se faisant mieux connaître, nous espérons encourager les jeunes à faire carrière dans le domaine de l'aérospatiale », explique le président de Bell Helicopter Textron Canada, Jacques St-Laurent, qui est aussi président du Conseil d\u2019administration d\u2019Aéro Montréal La grande région de Montréal est l\u2019un des rares endroits dans le monde où l\u2019on peut se procurer la quasi-totalité des composantes d\u2019un aéronef dans un rayon d\u2019à peine 30 kilomètres.& Pratt & Whitney est fortement engagée auprès des universités Collaboration.L'entreprise reçoit 200 stagiaires en génie par année.Chaque année, Pratt & Whitney Canada (P&WC) reçoit en stage environ 200 étudiants en génie dans ses installations de Longueuil et de Mississauga.«Ils travaillent sur des projets de recherche spécifiques pour notre service de R-D.Ils œuvrent soit dans les locaux de leur université, soit chez nous », explique Jean- Daniel Hamelin, porte-parole de P&WC.À ces stagiaires s\u2019ajoutent une cinquantaine d'étudiants en génie recrutés dans le cadre d'emplois d\u2019été rémunérés.Pratt & Whitney Canada engage principalement des étudiants en génie aéronautique, mécanique ou électrique, à divers niveaux (baccalauréat, maîtrise, doctorat, postdoctorat).Ils proviennent de différentes universités, mais ceux qui sont recrutés à l\u2019usine de Longueuil viennent surtout de trois établissements montréalais : l\u2019École Polytechnique, l\u2019École de technologie supérieure et l\u2019Université McGill.Donnant-donnant Ils peuvent participer à des projets de recherche variés, dans des domaines comme la combustion, l'acoustique, l'électronique, etc.PXWC a actuellement plus de 400 projets en cours en collaboration avec une vingtaine d\u2019universités canadiennes.Tant l\u2019entreprise que les étudiants trouvent plusieurs avantages dans cette collaboration.P&WC peut ainsi travailler étroitement avec les universités, développer de nouveaux projets de recherche et cibler très tôt des candidats intéressants pour assurer la relève.De leur côté, les étudiants trouvent l\u2019occasion d\u2019appliquer sur le terrain les connaissances théoriques apprises à l\u2019université et la possibilité de décrocher un emploi chez P&WC.Les compétences des étudiants en aéronautique sont très en demande actuellement.Emmanuelle Gril www.lesaffaires.com les affaires du 17 au 23 mai 2008 Un campus de 1000 chercheurs à Toul Aerospace Valley.Le pôle en aérospatiale de Toulouse et de Bordeaux veut créer plus de 40 000 emplois d'ici 2025.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca Le pôle Aerospace Vallev a de grandes ambitions : créer plus de 40 000 emplois en aérospatiale d\u2019ici 2025, soit l\u2019équivalent du nombre de travailleurs dans ce secteur au Québec.« Notre stratégie est tournée vers le développement d'emplois par l'investissement massif dans des programmes d\u2019innovation », dit François Jouaillec, directeur général d\u2019Aerospace Valley, qui réunit des entreprises des régions de Midi-Pyrénées (Toulouse) et d'Aquitaine (Bordeaux).Ce pôle veut renforcer la place de leader mondial qu\u2019il occupe déjà dans de grands marchés : les avions civils de plus de 100 places (les usines Airbus assemblent les A380), l\u2019aviation d\u2019affaires haut de gamme, les turbines pour hélicoptères et les trains d'atterrissage.C'est aussi le leader européen dans le domaine de l\u2019espace, avec la contruction de satellites, la télédétection et l\u2019observation de la terre.Enfin, il occupe une place d\u2019importance dans les systèmes électroniques embarqués pour tous les modes de transport.Premier bassin d'emplois européen Grâce à la présence d\u2019entreprises comme EADS (Airbus), Dassault, Thales, Snecma et Alstom, Aerospace Valley est le premier bassin d'emplois européen en aérospatiale.On y dénombre 1 300 établissements et 101000 emplois, dont 44 000 chez les constructeurs et principaux équipemen- tiers et 8 500 dans la recherche.Le territoire s\u2019est enrichi de 7 800 emplois par rapport à 2005, année où le pôle s\u2019est fixé l'objectif de créer plus de 40 000 emplois en 20 ans.Les entreprises d'Aerospace Valley travaillent aux grands programmes des principaux constructeurs (Airbus, Boeing, Bombardier, Embraer, Euro- copter, Bell, Sikorski, Cessna) et de nombreux programmes de défense (avions militaires, missiles tactiques).Ce pôle a établi neuf domaines d\u2019intervention, dont l\u2019aéro- mécanique, les systèmes embarqués et l\u2019espace.« Nous travaillons aussi au développement des matériaux futurs, comme la filière des composites », dit François Jouaillec qui dirigeait auparavant le Centre national de recherche technologique Aéronautique et Espace, à Toulouse.Aerospace Valley est le premier bassin d'emplois européen en aérospatiale.Aerospace Campus À ce jour, le pôle a accepté I projets totalisant des investissements de 390 millions d\u2019euros (612 millions de dollars), dont 200 millions d\u2019euros provenant de l'aide publique allouée au programme des pôles de compétitivité.L'un d\u2019eux vise la création de l\u2019Aerospace Campus à Toulouse, le plus grand campus universitaire européen dédié à l\u2019aéronautique, l\u2019espace et aux systèmes embarqués.L'objectif consiste à donner au triangle formation-recherche- industrie une plus grande visibilité internationale.Construit sur le site du légendaire aérodrome de Montau- dran, où est née au début des années 1900 la compagnie aérienne Aéropostale, dont les exploits ont été racontés par Antoine de Saint-Exupéry - lui-même pilote de l'Aéropos- tale -, l'Aerospace Campus rassemblera des milliers d\u2019étudiants et 1 000 chercheurs issus des principaux centres de formation et de la recherche de la région.L'Aerospace Campus est situé à proximité EL uc Dé Les dirigeants des trois pôles français de l'aéronautique, Jean-François Boisson (Pégase), Alain Coutret (ASTech) et François Jouaillec (Aerospace Valley), étaient à Montréal en avril pour rencontrer des acteurs de l'industrie aérospatiale québécoise.[Photo : Gilles Delisle] du complexe scientifique de Ranguell, où se trouvent déjà des acteurs importants comme Airbus, Alcatel Space et Thales.Démantèlement d'avions Un autre projet concerne le démantèlement des avions à Tarbes.« Il y a des milliers d\u2019avions civils qui arrivent en fin de vie et qu\u2019il faut décons- truire », dit François Jouaillec.D'ici à 20 ans, on estime que plus de 6 000 avions devront donc être démantelés dans un souci de traitement des déchets et du recyclage des matériaux.Le projet, auquel collabore notamment Airbus, vise à identifier les processus de déconstruction d\u2019un avion et d\u2019industrialiser cette activité.Outre les gros porteurs civils, ce centre pourrait se voir confier le démantèlement d'avions militaires.Par ailleurs, Aerospace Valley s'est associée aux deux autres pôles français voués à l\u2019industrie aéronautique, ASTech (région de Paris) et Pégase (région Provence-Alpes-Côte d'Azur), lancés à l'été 2005, ASTech veut accroître ses activités dans le transport spatial, l'aviation d\u2019affaires et la propulsion-équipement en Île-de-France, qui regroupe quelque 100 000 emplois.« Notre mission est semblable à celle d\u2019Aerospace Valley », dit Alain Coutrot, président d\u2019ASTech.Le pôle Pégase, qui regroupe plus de 35 000 emplois, vise de nouveaux champs d'applications pour l\u2019aérospatiale et le développement de filières (dirigeables, drones, avions à motorisation électrique).« Nous sommes dans un créneau différent de celui des acteurs traditionnels de l'aéronautique », explique Jean- François Boisson, directeur délégué au développement du pôle Pegase, précisant que sa région veut créer 10 000 emplois d'ici 10 ans.» Plus de 40 projets de recherche préconcurrentielle Innovation.Le consortium de recherche et d'innovation en aérospatiale au Québec déploie ses ailes à l'étranger.par Emmanuelle Gril > dossiers@transcontinental.ca Après cinq ans d\u2019existence, le Consortium de recherche et d'innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ) a déjà lancé plus de 40 projets, qui représentent 34 millions de dollars d'investissement.Et fort de ce succès, le CRIAQ se déploie maintenant à l'étranger.« Nous sommes très actifs en Inde, où nous menons cinq projets.Il y a aussi du potentiel du côté de la France, de l\u2019Italie, de la Belgique et du Royaume-Uni.Le Mexique et la Pologne pourraient aussi être intéressés », affirme André Bazergui, directeur général du consortium.Il ajoute que le volet international est en train de prendre une ampleur remarquable.À l'international, le modèle de fonctionnement allient des universités et des entreprises étrangères aux entreprises et aux universités québécoises.Chacun peut bénéficier de fonds publics provenant de son propre pays.Le CRIAQ vise à promouvoir et à réaliser des projets de recherche industrielle au stade préconcurrentiel, c\u2019est-à-dire l\u2019étape des concepts.Il appartient ensuite a chaque participant de poursuivre individuellement le développement de projets pilotes ou de produits.« Grace a ce principe, plusieurs entreprises concurrentes peuvent travailler ensemble sur un même concept, puisqu'on n\u2019est pas encore rendu à un stade stratégique », dit M.Bazergui pour expliquer le succès de la formule.Un processus simple « La mission première du CRIAQ est d'accroître la compétitivité de l\u2019industrie aérospatiale et d\u2019améliorer la base des connaissances collectives grâce à une meilleure formation des étudiants », souligne M.Bazergui.Pour ce faire, on crée une synergie entre l\u2019industrie, l\u2019université et les centres de recherche en mettant sur pied des projets impliquant ces différents partenaires.La participation des entreprises est à la fois financière et matérielle, car leurs spécialistes collaborent aux projets et elles donnent accès à des locaux, à de l\u2019équipement, etc.La recherche se déroule principalement dans les laboratoires des universités et des centres de recherche partenaires.Les projets sont lancés au cours d\u2019un forum qui permet de déterminer des besoins de l\u2019industrie en termes de R-D.Pour chaque projet retenu, on évalue ensuite les résumés et engagement financier assuré par l\u2019industrie.Dans chaque cas, au moins deux entreprises et deux entités de recherche doivent manifester leur intérêt à participer.Une fois le feu vert obtenu par le conseil d'administration, les équipes de recherche planifient les détails du projet, l\u2019échéancier et les rapports d\u2019étape détaillés qui devront être produits.Les avantages de ce type de collaboration sont multiples, fait valoir M.Bazergui.Les universités, les chercheurs et les étudiants peuvent travailler à des projets concrets eten lien avec l'industrie.Les étudiants ont accès à un bassin d\u2019employeurs potentiels.De leur côté, les entreprises disposent de chercheurs de haut calibre et bénéficient ainsi d\u2019un effet de levier pour leur investissement en recherche.Le secteur public y trouve aussi son compte, puisqu\u2019il contribue à financer des projets qui trouveront des applications directes dans l\u2019industrie et qui créeront des emplois et de la richesse pour la collectivité.t S'ERASBOURG - Dans la salle \u201cd'opération, le chirurgien, bien assis, a les yeux rivés a un \u201coculaire qui lui transmet des \u2018images en 3D.À l'aide de \u201cmanettes, il guide un robot -\u201c qui, placé derrière lui, exécute les mêmes mouvements sur un patient endormi qui est -\u20acn fait.un cochon.Bienvenue dans le bloc opé- \u2018ratoire expérimental réel et virtuel de l'IRCAD (Institut de \u201crecherche contre les cancers de l\u2019appareil digestif), le plus important centre de formation en téléchirurgie du monde.C\u2019est là que, chaque année, plus de 3000 chirurgiens du monde entier viennent se former aux plus récentes techniques en chirurgie robotisée, encadrés par un groupe de 600 experts de renommée internationale.La robotique médicale est l\u2019une des innovations les plus spectaculaires de la chirurgie de ce début de siècle.« Le arPierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca robot fait des gestes chirurgicaux très précis.I] exécute des mouvements à peu près Impossibles pour la main humaine », explique Marie Gauthier- Obringer, chargée de communication à l'IRCAD.Premières mondiales L'Institut fait figure de pionnier dans son domaine.En septembre 2001, il a réalisé la première intervention chirurgicale à distance, Réalisée depuis New York, l\u2019ablation de la vésicule biliaire d\u2019une patiente qui se trouvait à Strasbourg.Baptisée Opération Lindbergh, du nom de l\u2019aviateur qui a fait la première traversée de l'Atlantique, elle a été effectuée par Jacques Marescaux, fondateur de l'IRCAD et chef de la chirurgie digestive et endocrinienne des hôpitaux universitaires de Strasbourg.C\u2019est lui qui était aux commande des bras d\u2019un système robotisé installé dans un immeuble de New York.Oubliez les incisions externes : les chirurgiens opéreront désormais en introduisant leurs instruments par les ori- Grande ambition pour STRASBOURG - Alsace Bio Valley, le pôle de compétitivité alsacien des sciences de la vie, a une grande ambition : devenir un biocluster d'envergure internationale ! Elle compte pour cela sur la présence d'entreprises et de centres de recherche de classe mondiale dans les sciences et les technologies de la santé.« Nous disposons de tous les atouts pour nous positionner comme un des premiers bio- clusters de l'Europe, et parmi les meilleurs du monde », affirme Nicolas Carboni, directeur d'Alsace BioValley.Deuxième région française, derrière Paris, dans le domaine des biotechnologies, l'Alsace veut créer 5 000 emplois en biotechnologies médicales d'ici 2015, « Nous voulons implanter 90 nouvelles entreprises françaises ot étrangères », dit M.Carboni.Cette région réunit dejà près de 200 sociétés spécia- lisces dans les sciences de la vie et la santé, qui emploient 27000 personnes.dont 1500 chercheurs.On v retrouve des géants comme Sanofi- Aventis, Novartis, Alcatel, Roche.EU Lilly et Karl Storz, ainsi que des sociétés issues de la recherche publique comme Transgene, Novalyst ou Polyplus Transfection.Les objectifs du pôle s'organisent autour de deux axes: la génétique, la chimie et les médicaments, d'une part.et l'imagerie et la robotique médicale et chirurgicale, d'autre part.« L'expertise de la région repose principalement sur la médecine de demain », souligne Nicolas Carboni.Alsace BioValley veut livrer les médicaments et les techniques chirurgicales de l'avenir, de molécules anticancéreuses au traitement de la maladie de Parkinson, en passant par la détection des gènes défectueux et l\u2019'encapsulation de médicaments.C'est ausein de ce pôle qu'une nouvelle forme de chirurgie à vu le jour, dans le cadre d'un projet baptisé Anubis, Il vaunan.le chirurgien Jacques Marescaux réalisait une première mondiale : l'ablation chirurgicale de la vésicule biliaire sans cicatrice.Coopération inter-pôles Pour mieux se positionner sur l'échiquier mondial, Alsace du 17 au 23 mai 2008 les affaires www.lesaffaires.com chirurgiens et des robots Innovations.Instruments miniatures téléguidés et fibres optiques permettent de gagner en précision et d'éviter les cicatrices.Pionnier dans le domaine de la chirurgie a distance.des médecins de l'IRCAD, à Strasbourg, s'entraînent à opérer à l'aide de bras robotisés sur un cochon.{Photo : IRCAD] fices naturels du corps.L\u2019an dernier, Jacques Marescaux a réussi une autre première, soit l\u2019ablation de la vésicule biliaire sans perforation de la paroi abdominale, réalisée à l\u2019aide d\u2019un endoscope doté d\u2019une caméra et d'instruments lilliputiens, introduit par le vagin de la malade.Jacques Marescaux a été le vremier à pratiquer l'ablation chirurgicale de la vesicule biliaire sans cicatrice.BioValley veut gagner en visibilité internationale.« Il faut mieux se faire connaître, notamment en se présentant comme une porte d'entrée pour les sociétés étrangères qui veulent percer le marché européen », dit M.Carboni.Collaborant depuis plusieurs années avec ses voisins allemands et suisses, la région fait déjà partie de la seule grappe au monde associant trois pays.En décembre, Alsace Bio- Valley a conclu un accord avec deux autres pôles de compétitivité français spécialisés en En créant l'IRCAD en 1994, ce chirurgien souhaitait mettre à profit les nouvelles technologies, notamment l'informatique et la robotique, dans le domane de la chirurgie.Il a donc eu l\u2019idée de construire un centre où chirurgiens, médecins, chercheurs, ingénieurs et informaticiens pourraient con- le biopôle alsacien biotechnologie, Lyonbiopôle et Cancer-Bio-Santé (Midi- Pyrénées, Limousin).Cette alliance a donné naissance au Corridor français des biotechnologies.L'objectif du partenariat est de former une masse de R-D importante et d'établir d'autres ententes de coopération avec des pôles étrangers.Cap sur Le Québec « Nous avons identifié trois régions prioritaires : le Québec, le Japon et les États-Unis (Boston et San Diego).La Chine et l'Inde sont aussi dans la mire », dit M.Carboni.Le Québec a été choisi parce qu\u2019il est un acteur important du secteur des biotechnologies à l'échelle nord-américaine.De plus, M.Carboni connaît bien Montréal, où il a vécu 13 ans, avant son retour en France en 2004.Il dit y avoir acquis de l'expérience dans la création ou l\u2019accompagnement de spin-offs et le développement de collaborations de recherche entreprise- université.Il a travaillé pour SECOR et a étudié en management à l'UQAM et en gestion de l'innovation et de la technologie à Polytechnique.FT juguer leurs connaissances.Cet institut est reconnu mondialement comme le centre de référence en chirurgie laparos- copique.Cette intervention, appelée aussi chirurgie mini- invasive, consiste à introduire dans l'organisme, par un petit orifice ou une petite incision, un appareil appelé laparo- scope.Muni d\u2019une caméra reliée à une fibre optique et d'instruments miniaturisés, celui-ci permet de visualiser le champ opératoire et d\u2019y pratiquer l'intervention.L'IRCAD réunit des laboratoires de recherche fondamentale sur le cancer, un centre de R-D en informatique et en robotique, et un centre de formation à la chirurgie mini-invasive.L'Institut compte environ 50 ingénieurs travaillant en robotique et en imagerie médicale.En partenariat avec le CNRS et l\u2019université Louis Pasteur de Strasbourg, l'IRCAD travaille à la mise au point d\u2019un robot chirurgien de nouvelle génération.On v trouve même une animalerie, où défilent chaque année quelque 1500 cochons servant de cobayes aux chirurgiens venus se former à l\u2019Institut.Centre d'enseignement ultramoderne Rattaché à l'IRCAD, l'Institut européen de téléchirurgie (EITS) dispose d'installations et d'équipements sophistiqués d'enseignement en chirugie.On v trouve un imposant bloc opératoire expérimental composé de 20 tables d'opération reliées entre elles par un système multimédia.L'audiovisuel et la visioconfé- rence sont totalement intégrés dans le processus de formation des chirurgiens.À partir de la salle de conférence rayonne une série de liaisons médias menant vers les blocs opératoires, y compris ceux d'un centre hospitalier voisin.L'EITS fait aussi office de vitrine promotionnelle pour les fabricants d\u2019équipement de robotique ainsi que de mobilier et de matériel hospitalier, qui n'hésitent pas à lui offrir gratuitement leurs produits.C'est le cas de l\u2019allemande Storz, spécialisée en technologies endoscopiques et chirurgicales, qui profite de l\u2019Institut pour tester et valoriser ses instruments chirurgicaux dernier cri.La formation des chirurgiens est aussi soutenue par WeB- Surg, un site Internet développé par l'IRCAD.Ce portail, gratuit, se veut la première université virtuelle de chirurgie et offre des vidéos d\u2019interventions chirurgicales, des conférences, des débats et des avis d'experts.WeBSurg est offert en anglais, en français, en espagnol, en chinois et en japonais.L'IRCAD fait école à Taïwan La réputation de l'IRCAD s'étend au-delà des frontières françaises.L'Institut inaugurera bientôt un centre de formation à Taïwan, en partenariat avec le Show Chwan Memorial Hospital.Ce projet fait suite à la création d\u2019une unité de formation à la chirurgie mini-invasive en partenariat avec la Chinese University de Hong Kong.Le président de l'hôpital, un milliardaire taïwanais, avait alors souhaité l'installation, à Taïwan, d\u2019un centre comme celui de Strasbourg.Cet établissement dispensera d\u2019abord de la formation, puis intégrera de la recherche.Le financier du projet projette la construction d\u2019autres centres à Beijing et à Shanghai.La Chine compte environ 1,5 million de chirurgiens qui devront être formés aux nouvelles techniques chirurgicales.«Il s\u2019agit d'une étape majeure de extension de l'IRCAD dans le monde », dit la porte-parole de l'institut, Marie Gauthier-Obringer.L'IRCAD étudie d'autres projets aux États-Unis, à Buenos Aires et 3 Abu Dhabi. Génomique.Certains projets sont tellement coûteux qu'ils nécessitent des alliances internationales.par Carole le Hirez > carole.lehirez@transcontinental.ca Le succès de l\u2019industrie de la santé passe par des partenariats avec l'étranger.« Un des grands enjeux de notre industrie est l\u2019amélioration du transfert technologique.Pour être compétitifs et jouer un rôle clé à l\u2019échelle mondiale, nous devons nous comparer et apprendre des autres », affirme Carl Viel, directeur général de Montréal InVivo, la grappe montréalaise des sciences de la vie.InVivo a déjà établi des contacts avec deux pôles français, Lyon Biopôle et Bio Valley Alsace.Québécois et Français partagent des intérêts communs pour la recherche en oncologie, en neurologie et en infectio-virologie.Les projets de partenariat visent aussi le transfert de technologies entre les sociétés.Ces contacts pourraient permettre de repérer des alliances potentielles et ensuite d\u2019organiser des rencontres entre partenaires potentiels.« Ces échanges permettraient d\u2019inventorier les programmes disponibles de part et d'autre, et faire participer des chercheurs québécois à des programmes européens », dit M.Viel Cité de la Biotech À Laval, la Cité de la Biotech a déjà conclu plusieurs partenariats avec des sociétés européennes.Sur le plan industriel, la française Cellpep s\u2019est servie d\u2019une technologie conçue par la québécoise Ambrilia pour développer des produits.La Cité de la Biotech regroupe 80 entreprises à l\u2019intérieur d'un rayon de 4 kilo- EST DUFHICILE DE TROUVER UN COIN D mètres.Plusieurs sont des phares de l'économie scientifique québécoise.On y trouve aussi un nombre important d'entre-prises européennes du domaine de la santé, notamment Sanofi- Aventis, Boehringer Ingel- heim, et encore Glaxo-Smi- thKline, qui a investi 50 millions de dollars (M$) en 2007 dans installation de son centre nord-américain de recherche sur les vaccins.Le symposium sur les pôles de compétitivité français et les créneaux d\u2019excellence du Québec fournira une occasion unique de créer des partenariats en matière d'innovation thérapeutique, affirme Benoît Picard, vice-président, développement des affaires, de la Cité.Selon lui, ces collaborations pourraient prendre la forme de licences, d'acquisition ou de fusion.Montréal se démarque Le dernier bilan de la grappe montréalaise sur les sciences de la santé fait état de 41 000 personnes œuvrant dans plus de 620 organisations, dont 150 centres de recherche et 80 filiales étrangères.Environ 340 MS ont été investis dans différents projets en 2007.Selon Paul L'Archevêque, président du conseil d'InVivo, Montréal est le seul endroit au Canada, et l\u2019un des rares au monde, où une société peut mener à bien toutes les étapes de la production d'un médicament, de la recherche fondamentale a la mise en marché.Trois centres d'excellence en AUNDE OÙ VOUS NE TROUVERE / PAS UN BOMBARDIER commercialisation et recherche ont été créés à Montréal en 2007 par l'Institut neurologique de Montréal, l'Institut de recherche en immunologie et cancérologie, Génome Québec et l'Institut de Cardiologie.De plus, le consortium de recherche en génomique P3G a établi son siège social international à Montréal, Schering-Plough a construit son nouveau siège social canadien à Montréal et Wyeth a investi plus de 20 M$ dans son usine de Saint- Laurent.La région est un leader mondial dans les maladies cardiovasculaires, l\u2019épidémiologie, l'immunologie, la neurologie, l'oncologie et la virologie, et s'affirme de plus en plus en génomique et protéomique.La recherche en génomique .PROFIL | a bénéficié d'investissements de 385 M$ depuis 2001.Selon Carole Jabet, vice-présidente, affaires scientifiques, de Génome Québec, plus de 90 % de ces fonds sont consacrés à des projets coûtant de 10 à 15 M$ sur trois ans.Certains projets sont d\u2019une telle envergure qu\u2019ils nécessitent des partenariats internationaux.# MAN AN Des aviuns.Des trains.Une fierté \u2018parRené Vézina > rene.vezina@transcontinental.ca Si Québec s\u2019est défaite depuis un bon moment déjà de son image de ville de fonctionnaires, c'est en partie grâce aux sciences de la vie qu\u2019elle doit cette transformation.\u201cOfficiellement baptisé «Créneau Sciences de la vie », le secteur se nourrit de la demande sans cesse croissante pour tout ce qui concerne ja santé et le bien-être.« C\u2019est une industrie qui mise sur la convergence des procédés et des technologies », dit Perry Niro, vice-président, santé et nutrition, chez Pôle Québec Chaudière-Appala- ches.Par exemple, ADS, experte en textiles techniques, fournit des fibres à Johnson & Johnson pour ses papiers sanitaires.En même temps, c'est à Québec qu'Anapharm a concentré ses activités cana- Le créneau des Sciences de la vie comprend au moins 173 entreprises.diennes de recherche clinique.Le créneau des Sciences de la vie comprend au moins 173 entreprises.Bassin de chercheurs À quoi doit-on attribuer cet essor ?La force de la région en R-D est l\u2019une des clés.« On trouve ici une des plus fortes fortes concentrations de chercheurs-population de l\u2019ensemble du Canada », dit Raynald Bourassa, directeur général de NeuroCité.Il en sait quelque chose : son projet s'appuie déjà sur 400 personnes actives en recherche qui étudient les différentes facettes du cerveau humain.NeuroCité est née du Centre de recherches de l'hôpital Robert-Giffard, mais dépasse maintenant la seule psychiatrie pour concerner l\u2019optique, la photonique et la recherche fondamentale et appliquée dans ce domaine.On compte trois entreprises dérivées de cet élan.Comme Neuro- Cité contient le mot « Cité », cela signifie que le projet donnera naissance à un projet de développpement urbain dans le quartier D\u2019Estimauville.La vitalité du créneau repose aussi sur l\u2019essor de laboratoires de recherche comme le LOEX, qui loge pour l'instant à l'hôpital du Saint-Sacrement et qui est relié au Centre hospitalier affilié universitaire de Québec.Le LOEX, c\u2019est le Laboratoire du 17 au 23 mai 2008 les affaires www.lesaffaires.com Québec mise sur les technolog D.Les sciences de la vie constituent une locomotive dans la Capitale nationale.d'organogénèse expérimentale, qui a réalisé la première transplantation d\u2019épiderme cultivé pour le traitement de grands brûlés au Canada, en 1986.Sur la carte D'autres percées comme la reconstruction de ligaments humains, de vaisseaux sanguins sans apport synthétique ou de la cornée humaine, à partir de cellules humaines ont suivi, En médecine regénéra- trice, le LOEX a mis Québec sur la carte.Méme si des actitivés demeureront à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement, il déménagera l\u2019an prochain dans le nouveau Centre multidisciplinaire de développement du génie tissulaire, un projet de 25 millions de dollars.« Lorsqu'on arrive avec des projets d'envergure, les gens ies en santé CHIFFRES CLÉS 173 : Nombre de sociétés actives dans le domaine de la santé à Québec 500 millions de dollars : Chiffre d\u2019affaires total 5 600 : Emplois liés au secteur ne sont pas craintifs », dit le fondateur du LOEX, le D'François Auger.« La tendance est forte et elle se confirme de plus en plus : le secteur de la santé est en train de devenir l\u2019un des traits distinctifs de Québec.Le cadre est en place.» D'autant plus que la Capitale nationale abrite la deuxième institution de recherches en santé au Québec, après celui de McGill : le Centre de recherches du Centre hospitalier universitaire de Québec, qui regroupe 260 chercheurs avec un effectif total de 2 000 personnes réparties entre l'Hôtel- Dieu, le CHUL et l'hôpital Saint-François d'Assise.« En fait, le travail que nous effectuons représente le tiers de toutes les recherches menées à l\u2019Université Laval », dit son directeur, le D' Jean- Claude Forest.Et il veut aller plus loin.« Étant déjà de classe mondiale, il nous faut maintenant hausser notre performance et améliorer notre capacité de transfert technologique et de connaissances, pour qu'elles soient appliquées sur le plan de la médecine et de la santé en général.» La région ne peut que profiter de cet élan.« Déjà, la richesse provient des cerveaux, et ce n\u2019est qu\u2019un début », dit-il.à Consultez notre plus récent rapport sur le développement durable Cascades 4 Dee 0 » OCT ae LES DE Es Doré AR ES .www.cascades.com www.lesaffaires.com les affaires du 17 au 23 mai 2008 Le véhicule de demain sera vert Environnement.La France mise sur l'électricité pour se déplacer en ville, distribuer Le courrier et collecter les ordures.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca CHASSENEUIL DU POITOU - En Poitou-Charentes, et ailleurs en France, le véhicule électrique s'impose de plus en plus comme une solution au bon vieux moteur à essence.Comme en témoigne le microbus électrique, non polluant et silencieux, qui amène une vingtaine de passagers de la gare de Chasseneuil du Poitou à la Technopole du Futu- roscope.Là où des dizaines de participants au 6° Forum international sur la mobilité urbaine et les transports avancés (MUTA), dont certains proviennent du Québec, réfléchissent à l'après-pétrole.Avec, en vitrine, la présentation de plusieurs véhicules hybrides ou entièrement électriques comme la Lexus LS 600, la Renault Modus au bio- carburant, une Fiat au gaz naturel et un tricycle électrique de la Poste française.« Le passage à l\u2019électrique et à l\u2019'hybride est inévitable », affirme Paul Terrien, directeur du pôle de compétitivité Mobilité et Transports Avancés (MTA).Parcs de véhicules électriques Pendant que le prix du pétrole flambe et que les pressions environnementales s\u2019intensifient, les nouvelles technologies propulsent les véhicules de demain à l\u2019avant-scène.En Europe, du moins.Car si le Québec et l\u2019'Amérique du Nord semblent à des années-lumière en ce domaine, les véhicules hybrides ou entièrement électriques gagnent du terrain en France et ailleurs en Europe.À preuve : une vingtaine de villes françaises, dont Lyon, Bordeaux, Toulouse et Bayonne, disposent déjà d'un parc d'autobus électriques, tandis qu\u2019une vingtaine d\u2019autres ont également prévu de s\u2019en équiper.De son côté, la Poste française a emboîté le pas avec le lancement, il y a un an, d'un appel d\u2019offres pour la livraison de 500 véhicules électriques destinés à la livraison du courrier.En mars dernier, elle octroyait un contrat à deux constructeurs : PSA Peugeot Citroën avec Venturi Automobiles, et Fiat avec Newteon.« Le passage à l'électrique et à l'hybride est inévitable.» - Paul Terrien, directeur, pôle de compétitivité Mobilité et Transports Avancés Avec ces 500 voitures, la Poste disposera du premier parc de véhicules électriques en Europe.Le souhait de la Poste est d'électrifier une partie importante de son parc automobile, en s'équipant de 10 000 véhicules électriques d'ici 2012.La société a aussi lancé un appel d'offres pour doter ses facteurs de 300 quads électriques dès le début de 2009, puis de 3000 d'ici à 2012 si l\u2019expérience est concluante.Autres exemples : des véhicules électriques sillonnent les villes de Lyon et de Rennes pour le balayage et le lavage des chaussées et trottoirs.Bordeaux, Marseille et Rouen se sont équipées de petits véhicules électriques pour le ramassage des feuilles et l'entretien des parcs et des jardins.À Neuilly, des bennes électriques effectuent silencieusement la collecte des ordures ménagères et des corbeilles publiques.Enfin, L'Oréal utilise un camion électrique de 10 tonnes pour approvisionner ses magasins parisiens.« Pour l'instant, les véhicules électriques sont principalement destinés aux marchés des flottes de véhicules », dit Paul Terrien.Réduire la consommation de pétrole Le pôle MTA entend donner une impulsion au développement des modes de transport avancés.En clair, cela signifie l\u2019adoption « de systèmes alternatifs de propulsion et de déplacement qui contribuent à une réduction de la consommation de pétrole et de la congestion urbaine », explique M.Terrien.Basés dans le parc du Futu- roscope, près de Poitiers, les dirigeants du pôle MTA développent des projets de recherche et d\u2019expérimentation autour de la thématique des véhicules hybrides et électriques.Le pole cible quatre domaines d'actions stratégiques : l'énergie électrique embarquée: les technologies pour chaînes de traction hybrides électriques: les expérimentations, les essais et les qualifications des véhicules et des systèmes de transport hybrides électriques; les carburants et les matériaux d\u2019origine végétale.La France a d\u2019ailleurs décidé d'intégrer 10 % de biocarburants dans l'essence et le gazole (carburant diésel) d\u2019ici 2010, puis 20 % en 2020.« Les projets ciblent surtout les véhicules spéciaux à usage urbain, comme les transports et les livraisons de marchandises », dit M.Terrien.Accroître la performance des batteries Ces projets portent notamment sur les performances électriques des batteries, leur fiabilité et leur longévité.Il y a aussi le développement de technologies spécifiques n\u2019existant pas sur les véhicules traditionnels, mais nécessaires dans les chaînes de traction pour véhicules hybrides électriques.Il peut s\u2019agir de moteurs électriques, de générateurs et, plus généralement, d'électronique de puissance.C'est un microbus electrique semblable à celui-ci qui circulera sous peu dans le Vieux-Québec.D'une capacité de 20 ptaces, ce véhicule a une autonomie de 100 kilomètres.« Le véhicule électrique a fait d'énormes avancées, surtout grâce aux progrès de l'autonomie des batteries.Mais il y a encore certains problèmes à régler, par exemple la climatisation et le chauffage », indique M.Terrien.Le pôle vise aussi à accélérer les processus de qualification et de validation des systèmes développés dans le cadre des différents projets.À cette fin, il mise sur la création du Centre d\u2019expérimentation de véhicules et de systèmes de transport, comprenant divers bancs d'essai pour les batteries, les bancs moteurs et la méca- tronique, et du Centre de conception d'équipements modulaires pour la traction électrique.Créer une nouvelle industrie, un défi Le pôle s'organise autour d\u2019acteurs comme Saft, spécialiste mondial de la conception et de la production de batteries qui vient d\u2019ouvrir en Poitou- Charentes une usine de fabrication de batteries lithium-ion, les constructeurs Leroy-Somer et Heuliez, qui fournisent des moteurs électriques, et & be | hi & r Fenwick, leader mondial des engins de manutention clectriques.À ces industriels, s'ajoutent les programmes VEDELIC (Véhicule Démonstrateur Laboratoire Électrique Lithium Carbone), VALAGRO (Valorisation industrielle des agro- ressources) et le CEREVEH (Centre d'Etudes et de Recherches sur les Véhicules Électriques et Hybrides), lancés il y à plus de dix ans.« Une véritable industrie est en train de se créer autour du véhicule électrique », constate Paul Terrien.# Un pôle s'intéresse au stress, à la fatigue et au comportement des conducteurs Outre le pôle de compétitivité Mobilité et Transports avancés, qui s'intéresse aux systèmes de propulsion hybrides et électriques, la France compte d\u2019autres pôles qui se consacrent aux véhicules de demain ou aux transports.Situé en Normandie et en région parisienne, le pôle à vocation mondiale Mov\u2019eo est en compétition avec trois autres grappes d\u2019envergure internationale : Detroit (Etats- Unis), Kanto Tokai (Japon) et Stuttgart (Allemagne).Constituée autour de constructeurs comme Renault et PSA Peugeot Citroén, la région réalise plus de 70 % de la R-D automobile en France.Mov\u2019eo a organisé son développement autour des syste- mes de propulsion, de la sécurité routière et de la mobilité des personnes.Ses acteurs s'intéressent, entre autres, au rendement des moteurs à explosion pour réduire les émissions de CO, Côté sécurité, outre les freins ABS et les coussins gonflables, il s\u2019agit maintenant d'utiliser les technologies de l'information pour développer des systèmes interactifs d\u2019alerte prévenant les conducteurs d\u2019un danger imminent.Pôle Véhicule du futur Implanté dans la deuxième zone de production automobile française, l'Alsace et la Franche-Comté, le pôle Véhicule du futur s\u2019intéresse notamment au comportement des conducteurs.Avec une meilleure connaissance des niveaux de stress et de fatigue et du champ de vision, le pôle compte mettre au point des mécanismes aptes à accroître la sécurité des conducteurs et des passagers.Par exemple, on veut développer un dispositif capable de détecter un risque et d\u2019intervenir sur le système de freinage.Pour sa part, le pôle Lyon Urban Truck & Bus [sic] travaille sur l\u2019optimisation de l'efficacité des véhicules de transport de personnes et de marchandises dans les grands centres urbains.I] propose de concevoir et de développer des solutions qui permettront aux grandes métropoles du monde d\u2019optimiser les flux de transport sur leur territoire.Les chercheurs interviennent aussi dans des domaines comme la motorisation, l'économie de carburants, la sécurité, l'ergonomie, etc.En Bretagne, le pôle Automobile haut de gamme est constitué autour des usines du groupe PSA Peugeot Citroën de Rennes, en Bretagne.Ses actions portent, entre autres, sur les systèmes embarqués (assistance à la conduite, communication), les matériaux (composites, polymères, nouveaux alliages métalliques pour améliorer la sécurité et l\u2019allégement des véhicules).Le pôle s'intéresse également à l'efficacité industrielle (méthodes de conception, nouveaux procédés et fiabilisation des véhicules).Enfin, avec les grands ensembliers Alstom et Bombardier, le pôle i-Trans (Nord-Pas de Calais et Picardie) concentre 60 % de la production française de matériel roulant ferroviaire.Ses champs d'action portent sur l\u2019intermodalité pour Je transport de fret et de passagers.PT. (A16) du 17 au 23 mai 2008 les affaires www.lesaffaires.com Le Québec à l'heure du transport écolo Mobilité.Les Laurentides se font Le promoteur de véhicules moins polluants et plus sûrs.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca Dans quelques jours, des auito- bus électriques sillonneront le Vieux-Québec, une première au pays.La Ville de Québec s\u2019est dotée de huit microbus à batterie d'une capacité de 20 places.Ce véhicule consomme 3,25 $ d'électricité par jour.Son autonomic est de 100 kilometres.« Les bus électriques sont utilisés ailleurs dans le monde.Nous espérons qu\u2019ils feront aussi leur place au Québec », dit Pierre Lavallée, directeur général du Centre d\u2019expérimentation des véhicules électriques du Québec (CEVEQ).Le choix d\u2019un véhicule répondant aux normes canadiennes s\u2019est arrêté sur le microbus de l'italienne Technobus.Créé en 1996 à Saint-Jérôme, le CEVEQ s'est fait depuis le promoteur du véhicule électri- En cent ans, a le visage du Ca a changé.5 que.L'organisme a participé à des projets de développement de véhicules et de composants avec des entreprises manufae- turières d'ici, qui ont contribué à faire évoluer le concept de transport propre dans les marchés québécois et canadien.Artisan de la création du Créneau d'excellence en transport terrestre avancé dans la région des Laurentides dans le cadre de la démarche gouvernementale ACCORD, le CEVEQ aura désormais un mandat élargi.« On s\u2019intéressera, de façon plus large, au développement de technologies et de véhicules moins polluants et plus sûrs », dit M.Lavallée, qui a déjà tissé des liens avec le pôle français de compétitivité Mobilité et Transports avancés.Le créneau d'excellence souhaite accroitre de 20 % le nom- Fa division vaccines du Groupe sanoti-n ents, bre d'emplois et de 5 % le chiffre d\u2019affaires du secteur d\u2019ici 2012.La région des Laurentides regroupe 70 entreprises et 3 600 employés œuvrant dans le transport terrestre.La tradition se poursuit La région des Laurentides s'appuie sur une tradition d\u2019une quarantaine d'années dans la fabrication de pièces et l'assemblage de véhicules.Tout a commencé avec l\u2019implantation d\u2019une usine de General Motors, à la fin des années 1960, à Boisbriand.Mais sa fermeture, en août 2002, n'a pas laissé la région orpheline.« On compte encore un important bassin d'entreprises et d'employés œuvrant dans le secteur du transport », souligne Pierre Lavallée.C'est le cas de Paccar, le plus Pierre Lavallée, du Centre d'expérimentation des véhicules électriques du Québec : « On compte un important bassin d'entreprises et d'employés œuvrant dans le secteur du transport.» [Photo : Yves Provencher] grand assembleur de camions américain qui fabrique lesmar- fonctionnant à l\u2019essence et à au pays où travaillent 800 per- ques Kenworth et Peterbilt l'électricité.sonnes à Sainte-Thérèse.La offre aujourd'hui un camion Nova Bus, une filiale du grou- filiale canadienne du géant équipé d'un moteur hybride pe Volvo, a conçu un véhicule Depuis la fondation de notre entreprise au Canada, il y a près de 100 ans, notre pays a changé de visage, et les besoins des Canadiens en matière de santé ont évolué.Une chose n'a pourtant pas changé : notre engagement à offrir des médicaments et des vaccins essentiels et novateurs qui permettent d'améliorer la santé et la qualité de vie des patients.Pour une raison simple : la santé est essentielle pour tous les Canadiens.www.sanofipasteur.ca www.sanofi-aventis.ca » à propulsion hybride diésel électrique.Le principal assembleur québécois d'autobus urbains emploie quelque 450 personnes a Saint-Eustache, La région mise aussi sur la présence d\u2019entreprises liées à la fabrication de composantes pour l'automobile : Raufoss (aluminium), Trimag (magnésium) ou Triton Electronik (matériel électronique).Centres collégiaux Autre avantage : trois centres collégiaux de transfert de technologie s\u2019intéressent à l\u2019industrie du transport.Ce sont le Centre de développement des composites du Québec (CDCQ) et l'Institut du transport avancé du Québec (ITAQ), situés à Saint-Jé- rôme, de même que le Centre d'innovation en microélectro- nique du Québec (CIMEQ), à Sainte-Thérèse.Enfin, le plus important centre d\u2019essais pour véhicules au Canada est situé à Blainville.Le Centre d'essais et de recherche PMG collaboré aux essais réalisés sur le microbus électrique qui roulera a Québec.& Les Laurentides misent sur les véhicules spéciaux Transport.La région, qui détient Le créneau d'excellence ACCORD, souhaite améliorer encore sa position.La grande concentration de fabricants d'équipement de transport terrestre, de véhicules spéciaux et de produits récréatifs dans le Centre-du-Québec a fait de cette région un chef de file dans ce secteur d\u2019activité.La région, qui détient le créneau d\u2019excellence ACCORD pour le secteur, souhaite améliorer encore sa position.D'ici 2010, elle vise à obtenir une croissance de 3% par année du nombre d'emplois dans ce secteur et à faire passer son chiffre d\u2019affaires à 850 millions de dollars (M$).Actuellement, ce secteur génère des revenus annuels de 570 M$ et emploie quelque 5 400 personnes dans la région.Un premier projet issu de la démarche ACCORD porte sur la réalisation de la cartographie du système de production régional dans ce domaine.Ce créneau d'excellence est constitué de trois segments d'activités : les véhicules commerciaux (autobus et camions), les véhicules spéciaux (camions de pompier et véhicules de services publics) et les produits récréatifs (véhicules tout-terrain( VTT), motoneiges, motomarines et embarcations).Portrait du secteur La région mise sur la présence d'entreprises comme Girardin, important acteur du marché des véhicules scolaires au Québec.L'entreprise se spécialise aussi dans la distribution des autobus et minibus commerciaux, de même que dans celle de véhicules adaptés pour le transport des personnes à mobilité réduite.À Drummondville, le Groupe Soucy fabrique des pièces pour les fabricants de VTT et de motoneiges.À Victoriaville, l\u2019entreprise familiale l\u2019oudrier a acquis une expertise en conception et en fabrication de carrosseries de camion et de carrosseries de véhicules utilitaires.La présence de Poudrier, une entreprise créée il y a plus de 50 ans, a contribué à l'implantation dans la région d'autres fabricants ou fournisseurs.Dont Métal Grenier, de Victoriaville, spécialisée dans la mise en forme et l'assemblage de produits de métal en feuille et la fabrication de boîtes de camion et de carrosseries utilitaires sur mesure.Grenier a aussi mis au point un camion laveur de bacs à partir d\u2019une technologie française.Plus de 280 entreprises L'industrie québécoise des véhicules spéciaux et récréatifs compte plus de 280 entreprises, des PME pour la plupart, qui emploient près de 12 000 personnes.Plus des deux tiers (69 %) des entreprises de l'industrie expédient leurs produits à l'extérieur du Québec, surtout dans les autres provinces canadiennes et aux États-Unis.PT.L'Université Laval étudiera les véhicules hybrides L'Université Laval vient d\u2019entreprendre une étude sur les véhicules hybrides à batterie rechargeable.Son objectif est d'évaluer la rentabilité de ce type de véhicules pour les consommateurs, de mesurer les coûts de l\u2019installation de bornes d\u2019alimentation et d'étudier les modes de paiement lors des recharges.En collaboration avec Ener- Sys, l'un des plus grands fabricants mondiaux de batteries industrielles, une équipe de AIR FRANCE faire du ciel le plus bel endroit de la terre APS / GF chercheurs amorcera une série d\u2019études portant sur l'amélioration technologique des véhicules hybrides à batterie rechargeable dans des conditions réelles.La voiture testée dans le cadre de ce projet pilote est une Toyota Prius hybride équipée d\u2019une batterie au lithium- ion lui assurant une autonomie de plus de 70 kilomètres, Cette batterie pourra être rechargée à partir d'une prise de courant domestique.PT.Au JAM AIR FRANCE KLM www.airfrance.ca eu (A18) du 17 au 23 mai 2008 les affaires www.lesaffaires.com Mieux exploiter les ressources de la mer Pêcheries.Profiter des richesses tout en préservant les stocks, tel est le double défi de l'industrie maritime.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca 4.de la mer BREST - Partout dans le monde, l\u2019industrie de la pêche joue son avenir sur fond d'inquiétude : elle doit assurer à la fois sa survie et celle des espèces pêchées.En Bretagne, une région qui possède 2 700 kilomètres de côtes et dont le secteur maritime emploie environ 50 000 personnes, l'enjeu est de taille.Les ressources n'étant pas inépuisables, pêcheurs, industriels et chercheurs se demandent si la pêche existera encore en 2020.« Oui, mais ce ne sera plus la pêche comme on la connaît aujourd'hui », répond Jean Boucher, spécialiste de la pêche et de l'aquaculture à l'Institut français de la recherche pour l'exploitation de la mer (lfre- mer).Il ne croit pas qu'on verra prochainement des étals vides dans les poissonneries.Toute- fois, «la mer change, et le schéma économique sur lequel reposait l\u2019industrie n'est plus viable aujourd\u2019hui », précise ce chercheur qui explore l'océan depuis plus de 30 ans.Le pôle Mer Bretagne Son expertise est mise à profit au sein du pôle Mer Bretagne, à Brest, qui réunit 200 entreprises et centres de recherche et d'enseignement, et qui se consacre à la recherche de solutions pour assurer l'essor de l\u2019industrie.Les activités du pôle portent sur cing thèmes : sécurité et sûreté maritime, navale et nautique; ressources énergétiques marines; ressources marines biologiques; environnement, et aménagement du littoral.« Pour nous, la mer est un enjeu global qui comporte son lot de menaces, mais surtout des occasions et des capacités d'innovation », dit Marie- Marguerite Bourbigot, chef de projet du pôle Mer Bretagne et employée de Veolia Eau.La crise actuelle, qui résulte Le pôle Mer Bretagne poursuit 41 projets Les 41 projets du pôle Mer Bretagne représentent des investissements en R-D de 114 millions d'euros (180 millions de dollars).En voici quelques-uns : > Optipêche : vise à équiper l'avant d'un navire d'un sondeur multifaisceaux capable de détecter les poissons et d'analyser le fond marin, L'objectif est de trier la ressource sur le fond, plutôt que sur le pont.> Cogepêche : touche l'ensemble des acteurs de la chaine, du bateau à l'assiette, pour mieux pêcher, vendre et consommer.En plus d'adopter de nouvelles pratiques de commercialisation qui tiennent compte des comportements des consommateurs, on veut mieux connaitre l'environnement.l'origine des produits ainsi que les pratiques de péche.> Grand Largue : a pour but de mieux utiliser la force du vent en développant un système de propulsion mixte voile-moteur pour les navires de pèche et pour le cabotage.> PaintClean : formule des peintures écologiques pour remplacer les 20 000 tonnes de peinture antisalissure qui, chaque année, sont utilisées pour protéger les carènes de navires et les équipements immergés, et qui ne sont pas sans risques pour la faune et la flore.> Marenergie : vise l'utilisation de la force des marées pour produire de l'électricité.> Asemar : vise lamise au point d'un nouveau sous-marin plus autonome et intelligent, qui facilitera la détection d'objets gisant sur les fonds marins : navires coulés, cargaisons perdues de matières dangereuses ou polluantes et caisses larguées par des narcotrafiquants.> Sealacian : s'intéresse à la transformation de fossiles de sélaciens, une espèce vieille de 400 millions d'années, en médicaments, L'étude de ces fossiles permettra d'identifier des peptides bio-actifs possédant des propriétés anticancéreuses et anti- infectieuses, espèrent les entreprises et les laboratoires participant au projet.P.T.notamment de la surpéche et des changements climatiques, menace la pérennité des ressources biologiques marines.« Il faut inverser la tendance à la surexploitation pour assurer le développement durable des pêcheries », dit Jean Boucher, précisant qu'on doit notamment revoir le système de quotas.On se penche aussi sur les rejets de ressources.« Sur la multitude d\u2019espèces péchées, toutes ne sont pas commercialisées.Il faut tout garder à bord et mettre en marché des espèces qui ne sont pas connues », recommande M.Boucher.Nouvelles ressources En aquaculture et en conchyliculture, l'avenir est lié au développement de nouvelles espèces et de nouvelles techniques d'élevage.Le pôle Mer Bretagne s\u2019intéresse aussi à l'exploitation des ressources pour le marché des biotechnologies.« Les organismes marins sont des sources peu exploitées où trouver de nouvelles molécules », observe M'* Bourbigot, précisant que les coûts élevés liés à leur découverte sont cependant un Des employés à bord du Thalassa, un des navires de recherche de l'Ifremer.s'affairent à trier Le poisson, afin notamment d'en mesurer la qualité.[Photo : Ifremer] frein à cette approche.Selon un rapport de la Commission européenne, le marché des biotechnologies marines pourrait atteindre 4 milliards de dollars en 2009.Les algues possèdent aussi un bon potentiel de développement pour les secteurs agro- alimentaire et cosmétique.La mer présente toutefois des risques pour les personnes et les équipements.Les chercheurs du pôle s\u2019affairent donc à mettre au point du matériel et des services pour une meilleure protection des marins et des navires, mais aussi du littoral.Le secteur de la sécurité et de la sûreté maritimes emploie 19 000 personnes en Bretagne.Les navires de l'avenir Premier port français d\u2019entretien de la flotte militaire et de réparation civile, Brest s\u2019intéresse aussi à l\u2019innovation dans le secteur naval.Dans cette ville de l\u2019ouest de la Bretagne, résolument attachée à la mer, les activités traditionnelles jumelées aux nouvelles technologies donnent naissance à des concepts de maintenance électronique pour répondre aux besoins d\u2019intervention en mer.L'écoconception d\u2019un bateau en matériaux biocomposites et respectueux de l'environnement est aussi projetée.La France est au deuxième rang mondial de la fabrication de bateaux de plaisance, et la Bre- Une armada d'océanographes en Bretagne Recherche.La France dispose du deuxième espace maritime mondial.BREST - De son bureau au sommet d'une falaise, Loïc Antoine a une vue imprenable sur la rade de Brest, une baie de 150 km?sur l'Atlantique.« La mer est une immensité à explorer », dit le directeur adjoint de l'Institut français de la recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) a Brest, en regardant un méthanier qui entre au port.Parfois, c'est un navire de I'lfremer qui passe.L'Institut possède plusieurs bateaux de recherche hauturiers et côtiers, dont le plus important est le Thalassa, mis en service en 1996.La création du Centre national pour l'exploitation des océans, en 1967, a lancé la recherche océanographique.C'était un choix stratégique du pays, qui dispose du deuxième espace maritime mondial, après les États-Unis.Avec plus de 11 millions de kilometres carrés, comprenant les cotes de l'Hexagone et celles de ses territoires outre-mer, la France est le seul pays au monde à couvrir trois grands océans.L'Ifremer est né en 1984 de la fusion de deux centres de recherche sur les océans et les pêches.La moitié de la recherche maritime française Chargé de développer et de gérer la majeure partie de la flotte océanographique française au bénéfice de l'ensemble de la communauté scientifique, l'Ifremer est un des principaux centres européens de recherche océanographique.Il compte cing centres de recherche, dont celui de Brest, et 26 implantations.Premier pole européen pour les sciences et techniques liées à la mer, la Bretagne accapare 50 % de la recherche française dans le domaine maritime.La région compte 2 900 chercheurs, dont 1 000 sont affiliés à l\u2019Ifremer-Brest, qui est le plus important des sites français de l\u2019Institut O 400 personnes au total).L'Ifremer-Brest est reconnu pour sa connnaissance des ressources halieutiques.Grâce à ses différentes missions en mer, effectuées notamment par le Thalassa, l'Institut a récolté d'importantes informations sur l\u2019état des stocks de pêche.Exploitation durable « Compte tenu des enjeux reliés à la surexploitation des ressources de la mer, nous allons continuer d'évaluer leur quantité pour permettre leur exploitation durable », dit Loïc Antoine.L'Institut s'intéresse aussi à l\u2019aquaculture.« On travaille notamment à élaborer des techniques d'élevage directement applicables à des fermes en aquaculture », explique Jean Boucher, spécialiste de la pêche et de l'aquaculture à l\u2019Ifremer.Le laboratoire de physiologie des mollusques de l'Ifremer- Brest cherche par exemple à maîtriser le cycle de reproduction de l\u2019huître dans des conditions artificielles.Le développement de nouvelles espèces est aussi au menu de l\u2019Ifremer-Brest, comme en témoignent ses bassins remplis de turbots, de bars et de daurades, dont on étudie la reproduction en écloserie et l\u2019engraissement.Autre domaine de recherche, l\u2019océanographie spatiale, qui utilise les radars des satellites pour surveiller la surface des océans et tenter de comprendre des phénomènes comme El Nino.L'exploration des fonds océaniques amène par ailleurs I'Ifremer à faire des études portant sur les sources hydrothermales.L'Ifremer-Brest compte sur des équipes de chercheurs dans toutes les disciplines océanographiques : géologie, géophysique, physique, biologie.Ceux-ci occupent un site de 30 hectares, qui comprend plusieurs laboratoires, des bassins d\u2019élevage de même qu\u2019un bassin d'essais de 20 mètres de profondeur avec générateur de houle.PF.ER La re aT www.lesaffaires.com les affaires du 17 au 23 mai 2008 Après la recherche, cap sur la production Développement.La Technopole maritime vise à créer 15 entreprises en cinq ans au Québec.par Pierre Picard > dossiers@transcontinental.ca Créée en 1999, la Technopole maritime du Québec a le mandat de renforcer le tissu économique du Québec maritime.Autant les centres de recherche sont nombreux dans les biotechnologies marines, autant il faut maintenant mettre l\u2019accent sur le volet industriel.C\u2019est la priorité, dit d\u2019entrée de jeu Alain Andersen, directeur général de la Techno- pole maritime.Une dizaine d\u2019entreprises ont été créées jusqu\u2019à présent à partir de la recherche réalisée dans ce domaine, mais il en faudra beaucoup plus au cours des prochaines années.Dans les faits, M.Andersen souhaite la venue à Rimouski d\u2019une entreprise de réputation mondiale à partir de laquelle s\u2019articulerait le tissu industriel.Des discussions Alain Andersen souhaite la venue à Rimouski d'une entreprise de réputation mondiale.sérieuses sont en cours, assure-t-il.Il veut aussi renforcer les entreprises technologiques établies et les amener à se diversifier dans le domaine marin.Ce fut le cas pour la PME rimouskoise Multi- Électronique, qui est spécialisée dans les ordinateurs et qui a mis au point de l\u2019équipement d\u2019enregistrement numérique des sons sous-marins.« Nous avons les institutions de recherche et l'expertise en biotechnologies, ce qui constitue une excellente base, note- t-il.À partir de maintenant, nous devrons concentrer nos efforts sur des projets structurants qui ouvriront des accès aux marchés.» L'objectif de la Technopole maritime est clair : créer une quinzaine d\u2019entreprises en biotechnologies et en technologies marines au cours des cinq prochaines années.Valoriser les écailles de crevettes La firme Océan NutraSciences est en train de faire la démonstration que la commercialisation de l\u2019écaille de crevettes est possible.Fondée en 2000, cette entreprise a mis au point un produit de santé naturelle à partir d\u2019écailles de crevettes.L\u2019Astapro 1000 sera vendu à compter de juin dans 1400 boutiques de produits naturels dans l\u2019ensemble du Canada.André Rancourt, directeur général d\u2019Océan Nutra-Scien- ces, précise qu\u2019il s\u2019agit de comprimés de 500 milligrammes aidant à augmenter la dilatation des veines afin de faciliter la circulation du sang.« Nous négocions avec une grande société qui souhaite commercialiser ce produit sous sa marque et le distribuer dans les pharmacies.En parallèle, nous sommes en pourparlers pour vendre l\u2019Astapro aux États-Unis.Dans les deux cas, nous en sommes aux discussions finales », men- tionne-t-il.Océan NutraSciences mène ses recherches à partir du Centre de recherche sur les biotechnologies marines de Ri- mouski eta son usine à Matane.L'entreprise emploie 15 personnes et vise des ventes de 1,5 million de dollars dès cette année.Les micro-atgues De son côté, le chercheur Réal Fournier a mis sur pied en 2006 la firme NutrOcéan en vue de commercialiser des micro-algues vivantes concentrées destinées à nourrir les mollusques et les poissons dans les aquariums publics.Ce procédé innovateur a été développé à l\u2019Institut des sciences de la mer .Ce concentré est produit au moyen d\u2019une technologie brevetée (dans des conditions de laboratoire) qui donne des cultures sans contaminant, de qualité constante et conservant toutes leurs qualités nutritionnelles.M.Fournier indique que l\u2019entreprise est aussi en train de développer des nutraceu- tiques, des biomolécules et des oméga-3 à partir de micro- algues.: CHIFFRES CLES ; Le Québec maritime > 1 500 entreprises de pêche commerciale et d'aquaculture > 50 entreprises de transformation de produits marins (poissons, crustacés:et-mollusques) > 20 entreprises:et organisations spécialisées en biotechnolagies et en technologies marines > 30 établissements de R-D qui regroupent un total de 600 chercheurs > 4 000 emplois > Trois régions administratives (Bas- Saint-Laurent, Gaspésie- Îles-de-la-Madeteine et Côte-Nord) Source : MDETE POWER CORPORATION DU CANADA est fière de s'associer aux entreprises canadiennes et françaises qui œuvrent au développement des échanges économiques et culturels entre le Canada et la France pour souligner la coopération et les liens d'amitié qui unissent nos deux grands pays. du 17 au 23 mai 2008 les affaires www.lesaffaires.com - Rimouski, capitale des sciences de la mer Force d'attraction.Les biotechnologies marines emploient un millier de personnes dans une trentaine de centres de recherche.par Pierre Picard > pierre.theroux@transcontinental.ca La filière des biotechnologies marines est au cœur du développement du créneau d\u2019excellence du Québec maritime.Une trentaine de centres de recherche liés à l\u2019industrie sont situés dans le Bas-Saint- Laurent, engendrant la plus forte concentration de chercheurs dans le domaine marin au Québec.Les biotechnologies marines emploient un millier de personnes au Québec et ont bénéficié d'investissements de 100 millions de dollars au cours des 15 dernières années.L'argent a surtout été utilisé pour les infrastructures.Le vaisseau amiral de la recherche maritime est l\u2019Institut Maurice-Lamontagne et ses 400 chercheurs.Environ 200 autres chercheurs travaillent dans des centres publics ou privés, situés pour la plupart à Rimouski, considérée comme la porte océanique du Québec.Parmi ces centres de recherche, il y a le Département de biologie, l\u2019Institut des Sciences de la mer et la Station aquacole de Pointe-au-Père de l\u2019Université du Québec à Rimouski.Le Cégep de Rimouski possède pour sa part l\u2019Institut maritime du Québec et Innovation maritime.Il y a aussi le Centre de recherche sur les biotechnologies marines et le Centre interdisciplinaire en développement de la cartographie des océans.Eric Forest, maire de Rimous- ki, se réjouit de la forte concentration d'institutions d\u2019enseignement et de recherche sur son territoire.Les biotechnologies marines emploient Un millier de personnes au Québec.« Rimouski est au centre de la Technopole maritime du Québec, lance-t-il.Quelque 20 % de la main-d'œuvre active se trouve dans le domaine du savoir.» Recherches collaboratives De nombreuses recherches multidisciplinaire y sont menées, généralement en faisant appel à la collaboration de deux ou plusieurs centres.À titre d'exemple, des chercheurs travaillent à mettre au point des technologies pour réduire l'impact des espèces envahissantes qui se trouvent dans les eaux qui servent de lest aux navires.Transportées de port en port, ces espèces nuisibles sont un fléau à l'échelle de ia planète.D'autres chercheurs souhaitent mettre au point des applications à partir des ingrédients actifs qui se trouvent dans les eaux froides et salées du Saint- Laurent.Les débouchés sont énormes, notamment dans les secteurs pharmaceutique, nutraceutique, cosmétique, agricole et environnemental.2 Une deuxieme entreprise a venir L'une des belles réalisations du créneau des Sciences de la mer de Rimouski est sans contredit la création du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM).C'est dans ce centre que Biotechnologies Océanova a pris naissance.Elle vient de lancer une gamme de produits faits d'ingrédients actifs dérivés d\u2019algues ayant des applications dans le domaine de la cosmétique.La commercialisation de ces produits est assurée par Atrium Biotechnologies.« Nous avons une entreprise en pré-incubation qui a deux brevets.Cette société sera créée cette année.Elle sera donc la deuxième à naître au CRBM », dit Guy Viel, directeur du CRBM, qui accueille environ 40 entreprises par année.Selon M.Viel, le marché mondial des biotechnologies marines, en émergence pour le moment, est appelé à devenir très imposant.Le CRBM loge dans un immeuble de 30 000 pi\u2019 construit en 2004 au coût de 14 millions de dollars.On y trouve une section industrielle pouvant recevoir jusqu\u2019à trois usines pilotes et une section consacrée aux laboratoires, y compris des salles réfrigérées, des chambres à environnement contrôlé et même l\u2019un des rares laboratoires de niveau de confinement 3 au pays.I.P.Si on vous dit environnement, vous voyez quoi ?.Vous voyez un arbre.Mais paradoxalement, il faut aussi y voir un défi industriel.Parce:qu'\u2019il faut aujourd'hui savoir concilier activité humaine et environnement.L'augmentation de la consommation d\u2019eau et d'énergie, de la production des déchets et l'encombrement des villes nécessitent une solution industrielle.Une grañde entreprise en a fait son métier.C\u2019est le métier de Veolia Environnement.L'environnement est un défi industriel.\u201c QO veoua ENVIRONNEMENT wwwilesaffaires.com les affaires du 17 au 23 mai 2008 _Europe recherch Agro-ressources.Les deux grandes régions agricoles de Picardie et de Champagne-Ardenne explorent le filon de l'or vert.par Pierre Théroux > pierre.theroux@transcontinental.ca on Apres l'or noir et l'or bleu, voici.l\u2019or vert ! Dans le Nord-Est de la France, pas très loin de Paris, deux des plus grandes régions agricoles explorent ce nouveau filon.Ces deux régions, la Picardie et la Champagne-Ardenne, sont les premières productrices européennes de blé tendre et de betteraves sucrières.Elles aspirent au statut de leader de la valorisation industrielle des agro-ressources en Europe.Avec près de 3 millions d\u2019hectares de surface agricole, où sont aussi cultivées orge et luzerne (premier producteur français), pommes de terre et endives (deuxième producteur français), ces deux régions estiment avoir les moyens de leurs ambitions.En Champagne-Ardenne, 61,4 % du territoire est consacré à l\u2019agriculture.« Nous avons les capacités nécessaires pour occuper une place importante dans le développement des agro- ressources », dit Christophe Luguel, responsable des relations internationales du Pôle Industries et Agro-ressources (JAR), faisant aussi référence à la présence de coopératives agricoles de dimension européenne et d\u2019importants centres de recherche.La raffinerie.végétale Le pôle de compétitivité IAR est né autour du concept de la bioraffinerie.Avec l\u2019objectif de promouvoir les produits issus de la raffinerie végétale dans les domaines des bioénergies, agromatériaux, biomolécules et ingrédients végétaux.Au cœur de ce territoire d'agro-ressources pousse d'ailleurs un complexe industriel nouveau genre.Dans un rayon de quelques kilometres se déploient une usine de bio- carburants, un opérateur en biotechnologies, un fabricant d\u2019ingrédients, une unité pilote de fractionnement de la paille, ainsi qu\u2019une usine de cogé- nération qui transforme en chaleur ou en électricité les sous produits de leurs différentes activités.Face à la hausse du prix des carburants et aux contraintes environnementales, « de nouveaux marchés s'ouvrent à des produits issus de la transfor- mation de certaines ressources agricoles », note M.Luguel.Premier secteur concerné, celui de l'énergie et des biocar- burants.Le projet d\u2019essence verte du pôle IAR s'articule autour du développement d'une filière nouvelle de transformation de la betterave ou du blé qui permettrait de produire de l'éthanol à un prix compétitif.Substituer les dérivés du pétrole Mais il y a plus encore.Le concept de raffinerie végétale amène les acteurs du pôle à utiliser les plantes pour remplacer les dérivés du pétrole.« Presque tous les plastiques peuvent aujourd\u2019hui être fabriqués à partir d\u2019amidon », souligne Christophe Luguel, Comme le pétrole, les plantes sont constituées d\u2019une variété de molécules susceptibles d\u2019être raffinées : chaque constituant du végétal peut être extrait pour produire non seulement des carburants verts, mais aussi des matériaux composites (automobile et aéronautique) ou de construction (bâtiment et habitation), des emballages (sacs de collecte des déchets verts, barquettes alimentaires), ou d'autres produits destinés entre autres aux industries pharmaceutique et cosmétique.Les dernières années ont aussi vu l'apparition de biolu- brifiants biodégradables ou de solvants et détergents verts.Dans la construction, le chanvre est de plus en plus utilisé pour ses capacités isolantes, en remplacement de la laine de verre ou en association avec la chaux en substitution des parpaings de béton.Lan dernier, le pole IAR a lancé le projet intitulé Mettez des agro-ressources dans votre entreprise, qui vise l'émergence de projets encourageant l\u2019utilisation des agro-ressources dans les activités des entreprises de Champagne-Ardenne et de Picardie.Des exemples de projets : développer des matériaux biodégradables, substituer des produits d\u2019origine végétale aux produits fossiles, faire des économies d\u2019énergie et devenir producteur de sa propre chaleur et électricité, valoriser ses déchets agricoles et agroalimen- taires.La chimie verte Si les biocarburants sont la partie la plus visible du pôle IAR, le développement de la chimie verte est aussi au menu.Car, au pays de Lavoisier, l\u2019un des pères de la chimie moderne, les industriels de la chimie se sont engagés à faire passer leurs approvisionnements en matière renouvelable de 7 à 15 % d\u2019ici 10 ans.En vue d'atteindre cet objectif, le pôle IAR et l\u2019Union des Industries Chimiques ont signé un accord de développement de la chimie des agro- ressources.L'objectif est d'accélérer l'émergence de procédés industriels utilisant la biomasse et d'identifier de nouvelles molécules de substitution qui résultent de l'activité agricole.Le projet Synthons (production de molécules vertes pour l\u2019industrie chimique) est issu de cet accord.Y collaborent notamment les centres de recherche Agro-industrie recherche et développement et le Centre de valorisation des glucides et produits naturels, les groupes industriels Rhodia et Axelera ainsi que le pôle chimie et environnement de Ja région Rhône-Alpes.D\u2019autres exemples : le projet Acropole, qui vise à produire de l\u2019acroléine (une molécule à haute valeur ajoutée largement utilisée dans l'industrie chimique) à partir des jus glycérinés issus de la filière bivdiésel, et le projet Novanol, qui vise à fabriquer des produits lubrifiants par la transformation des fibres de lin.Le pole IAR travaille a des programmes de recherche qui bénéficient d'investissements de 40 millions d'euros (63 millions de dollars).Ses activités dépassent les frontières européennes.En octobre dernier, IAR a signé avec l\u2019Ontario un accord de collaboration portant sur cinq projets dans les domaines des bioproduits et des biotechnologies agricoles, Le pôle s'intéresse aussi aux travaux du Centre québécois de valorisation des biotechnologies.# CHIFFRES CLÉS Ensemble, la Picardie et la Champagne- Ardenne sont le : > premier producteur européen de blé tendre et de betteraves sucrières; > premier producteur français d'orge et de luzerne; > deuxième producteur français de pommes de terre, endives et protéagineux; > troisième producteur français de colza: .> quatrième producteur français -de bois.Forte activité dans le grenier de la France Agriculture.La Picardie et la Champagne-Ardenne sont bien pourvues en infrastructures.La Picardie et la Champagne- Ardenne sont orientées vers les agro-ressources depuis plusieurs années déjà, autour notamment du centre ARD (Agro-industrie recherche et développement) et du CVG (Centre de valorisation des glucides et produits naturels).Premier institut de recherche agronomique en Europe, deuxième dans le monde, l\u2019Institut national de la recherche agricole (INRA) est aussi présent sur le territoire et membre du conseil d\u2019administration du pôle Industries et Agro-ressources (IAR).Des chercheurs de l'INRA participent notamment à des programmes de recherche sur les biocarburants de première et deuxième générations, sur l\u2019utilisation des pailles, du chanvre et du lin comme biomatériaux.La région compte aussi quatre universités, dont l\u2019Université de Picardie-Jules Verne qui s'intéresse au développement des agromatériaux.Une quinzaine de coopératives agricoles, certaines d'envergure européenne, prospèrent sur ces deux bassins agro-industriels équipés en distilleries, amidonneries et malteries.Disposant d\u2019un stock de 2,5 millions de tonnes, la coopérative Champagne- Céréales est le premier groupe céréalier d\u2019Europe.Elle regroupe 9 300 agricul- teursetassurelacommerciali- sation et la transformation des céréales et graines pro- téagineuses dans plusieurs usines : malterie, meunerie, maiserie, amidonnerie, alimentation animale et biocar- burants.Premier sucrier frangais et deuxième européen, Tereos transforme la betterave, la canne et les céréales en sucres et produits d\u2019alcool.Producteur de sucre, d'alcool, d\u2019étha- nol et de produits déshydratés, la coopérative Cristal Union produit plus de 20 % du quota français de sucre.Le territoire compte aussi parmi ses fleurons le Groupe Soufflet, permier exportateur français de céréales, premier meunier européen, premier maïsier européen et quatrième malteur mondial, de même que le premier producteur français de luzerne déshydratée, France-Luzerne.En Champagne-Ardenne et en Picardie, ces coopératives céréalières et sucrières ont investi 500 millions d\u2019euros (790 millions de dollars) ces dernières années dans trois nouvelles raffineries végétales.PF. Pierre Picard > dossiers@transcontinental.ca créneau d\u2019excellence du re-du-Québec sur la récu- ion-et la valorisation des ières résiduelles entre dans > nouvelle phase.L'accent ra mis sur la création de rojets collectifs mettant a ofit le savoir-faire des entre- rises locales.Ce créneau s'appuie sur un tissu industriel fort, comptant pas-moins de 82 entreprises et plus de 2 900 emplois, soit le nquième de tous les emplois \u201cauQuébec dans le domaine de \u201cla gestion des matières résiduelles.Cinq municipalités régionales de comté (MRC) mettent l'épaule à la roue.Il s\u2019agit de la MRC L'Érable, de la MRC Arthabaska, de la MRC Bécancour, de la MRC Drum- mond et de la MRC Nicolet- Yamaska.Depuis 2004, le taux de croissance de l'emploi du créneau dans ces cinq MRC est de 6,8 % par année.Parmi les entreprises, on retrouve des sociétés phares, comme Cascades, reconnue mondialement dans le domaine des fibres recyclées de papier, de carton et de plastique; Gaudreau Environnement, qui exploite un important centre de tri en plus de mener des activités de collecte sélective des déchets domestiques et de valorisation des matières compostables; et Peintures récupérées du Québec, qui recyle les résidus de peinture de toutes sortes avant de les remettre sur le marché.Plan de match Le 11 juillet, les parties ont conclu avec Québec l'entente de mise en œuvre de la stra- fort, comptant 82 entreprises et plus de 2 900 emplois.tégie et du plan d\u2019action pour le développement de ce créneau d\u2019excellence dans le cadre des crénaux d\u2019excellence ACCORD.Le plan d\u2019action découlant de l'entente prévoit notamment le maintien d\u2019un taux de croissance de l'emploi de 7 % dans le recyclage et la valorisation de matières résiduelles, la création de cinq entreprises inno- vantes et la réalisation d\u2019une dizaine dc nouveaux projets dans la région d\u2019ici 2010.La première réalisation des intervenants régionaux a été de simplifier l\u2019appellation de ce créneau.On parle maintenant du Groupe MR3.L'expression renvoie à la notion de la chaîne d\u2019expertise et à l\u2019idée que tous les membres, actuels et futurs, font partie d\u2019un groupe et de sa mission.MR signifie matières résiduelles et le chiffre 3 fait référence aux trois activités que constituent les technologies, le recyclage et la valorisation.Ambitieux projet de récupération Le premier projet sur lequel se pencheront les intervenants du créneau visera la récupération des matières résiduelles enterrées dans les vieux sites d\u2019enfouissement au cours notamment des décennies 1960, 1970 et 1980.« Beaucoup de matières récupérables ont été enfouies sans protection à l\u2019époque et nous pourrions y récupérer des quantités importantes de plastique, d'aluminium, de verre et d\u2019autres métaux », souligne Johnny Izzi, président du comité de créneau et directeur général de Gaudreau Environnement.Les avantages de ce projet sont nombreux, à son avis.Premièrement, cela permettrait de récupérer d\u2019importantes quantités de matières résiduelles ayant une valeur économique, Deuxièmement, les spécialistes pourraient enfouir à nouveau, mais de façon sécuritaire cette fois, les matières qui n\u2019ont pas de valeur.Enfin, les opérateurs de sites pourraient du coup récupérer ces espaces afin de les réutiliser selon les normes d\u2019enfouissement actuelles.Le Groupe MR3 entend donc développer une technologie industrielle afin de réaliser ce projet et peut-être même de construire une usine mobile pour aller de site en site.Ce projet sera déposé cette année au ministère québécois du Développement économique, de l'Innovation et de l\u2019Exportation (MDEIE) pour une étude de faisabilité et de recherche technologique.« Nous évaluons qu\u2019au moins 50 à 60 % des matières enfouies pourront être récupérées.Notre prémisse est simple : moins il v aura de matières allant à l\u2019enfouissement, plus longtemps dureront les sites », résume-t-il, » Rio Tinto Alcan est fier de soutenir le Symposium sur les pôles de compétitivité français et les créneaux d'excellence québécois.= RioTinto Alcan par r Pierre Picard > > .dossiers@transcontinental.c: ca Victoriaville est l\u2019une des agglomérations les plus avancées du Québec pour ce qui est du recyclage de ses matières résiduelles.Flle récupère 67 % de ses déchets.Et, bonne nouvelle, c\u2019est loin d\u2019être fini.Charles Verville, agent de communication à la Ville de Victoriaville, indique que la récupération ne date pas d\u2019hier.Elle a commencé dans la région en 1977.Vingt ans plus tard, en 1997, elle à pris un nouveau virage avec la récupération des matières organiques.Aujourd'hui, chaque résidence dispose de trois bacs de 360 litres chacun : un bac gris pour les déchets solides, un vert pour les matières recyclables et un brun pour les matières organiques.Ces dernières comprennent les déchets de table et de préparation des aliments, les résidus de jardin et d\u2019autres substances comme les cheveux et les poils d\u2019animaux.Ces efforts sont au cœur même, dit-il, de la réussite de la municipalité en ce qui concerne la réduction du volume des matières résiduelles Des véhicules hybrides et au biodiésel Chaque année, 5 500 tonnes de matières organiques sont récupérées des résidences de Victoriaville.Mais il n'y a pas que sur ce plan que cette ville de 4] 000 personnes se distingue.Nicolas Théberge, directeur général de la municipalité, explique que la philosophie de Victoriaville en matiere de développement durable repose sur une approche qui laisse place a une foule d\u2019initiatives plus ou moins grandes.Par exemple, la flotte des 60 véhicules de la ville fonctionne au biodiésel et les automobiles des contremaitres sont hybrides.Depuis octobre 2000, le transport en commun se fait au moyen de taxis, fonctionnant selon le principe du co-voiturage.Fini les autobus qui circulent sans être bondés.Le TaxiBus ne roule que lorsqu\u2019il y a des demandes, ce qui est moins dommageable pour l\u2019environnement.La municipalité gère aussi un service de prêts de vélos.FF.destinées à l\u2019enfouissement.Partenariat public-privé Le Groupe MR3 s\u2019est doté il y a un an d\u2019un outil de taille pour la gestion des matières résiduelles : la Société de développement durable d'Arthabaska (SDDA).La SDDA a comme mandat de valoriser les matiéres résiduelles afin d'en faire un levier de développement durable au sein de la MRC d'Arthabaska.Cette entreprise gère le lieu d'enfouissement technique de Saint-Rosaire et le centre de tri de Victoriaville.La SDDA est détenue par la MRC d'Arthabaska et le Gau- dreau Environnement.Il s\u2019agit donc d\u2019une société d'économie mixte (public-privé).Selon Robert Béliveau, qui en est le directeur général, la Victoriaville place la barre haut pour l'avenir Taux de récupération résiduelle visé 715% 2008 Source Ville de Victoriaville SDDA négocie avec d'autres MRC et municipalités dans le but d\u2019offrir ses services en gestion des matières résiduelles.En collaboration avec Gau- 85 % dreau Environnement, la SDDA souhaite se lancer dans la R-D pour soutenir les projets que mettra de l\u2019avant le Groupe MR3, # 7 He Frade ut GH australie - Gaz de France 5A au capital de 983 871 988 \u20ac - 542 107 651 RCS Paris - Crédits photos : l'Espace Photo Gaz de France P Dureuil - C.Helsly - A.Keler - P-F.Grosjean - N.Hautemaniere Y Guitiotin PHOTO PROG www.gazdefrance.com Une énergie nouvelle entre nous @ Gaz de France js as i ma i Spies om ad ice is i is a RE or 0 i os a Bs = 2 a i Hy i: ii i ia oil ld i a i i 7 Le a i ie 2 5 à or % i hi a a ii! @ 5 uk it i fy Te ge a ne i ay hE i à a a i gi a i iE ul os i i 1 th ; i a Le 4 ol 5 2 fos 7 f 5.li fil 9 = i © i i i ue 5 ii Ha i 5 i: iis ii Ts i 4 i: 1 i bor i i i vi i oe 7 i à I i J il] i i i i je ÿ Gi i 7 5 i il 15 i fs i i % i # oh le i ih a Le à 5 A 7 % 0 1: i hy i) i 7 2 Je Le J ni 138 i i Le i 5 ii Li i 5; i v .i a a ve y oH 3 i 7 i i a = at se | je i 7 = i A i ih wt = Hii i iil = hi ks SE Shs 5 i pd Ca ia Ps ia Hy Fis Ÿ # 5 Ee # : Ww i 7 Len Ô 2 5 es i se ee 4 5 i 2 au 3 a 2% os Ga ca = Lh a La .\u2026 ES .7 hi Alp = # 4 Etim \u201c4, i Fo.y Ë ë # LS murs st : ani 8 i is Ty ; ge i 4 ce a 4 = ji Bite + em ee 46 ei fs py 5 = en 2 i 2 TA a = = , A Ex Nea .5 = Ee i 4 ES 2 Th # % & po 0 # ; A Le a Be ve or = a ay SE i =) Sy Ri er + i A 2 = 5 is = = = a % = ¥ Gi = Py À 2 4 ÿ a = = Ê = £5 SH as set if se re = 5 2 dy Eo yi oy di ie if Sa = i A dr gle & 8 À 2: i se ue TR So = Si a 2 Eve a \u2026 = , a yi AR oa is 5 i 2 GE i to 5 A =.i a ia RH = 3 2 = .RE a a HH i Es = a HE = a se i = ce .© = se g Sy i oa bs 2 = 2 £2 i 5 a Hs Ny = i Pa = Le 3 ë 5 Hs Le Hh 2 i 2 = ES a SE A Le i i Hi i = = 5 5 a oF = 5 Ti ir i He 5 A ga 2 = 5 = = $5 Avec le soutien ee = 2 » = he i he = i og 5 hs Le hs du club d'entreprises franco-québécois i i Ev 5 Le ae Se EE 3 = = a Le HE Le Bi 7 | 5 se ; pee 1 i 5 AIR FRANCE A ie 2 ie AIR LIQUIDE i MAT LS ARS { 2 Sa ee ae ly, = 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