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Titre :
Le Lac-St-Jean
Éditeur :
  • St-Joseph-d'Alma :Le Lac-St-Jean ltée,1941-2017
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Voix d'Alma ,
  • Écho d'Alma
  • Successeur :
  • Lac-St-Jean.com
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Références

Le Lac-St-Jean, 1984-03-28, Collections de BAnQ.

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[" \u2014_ ac < ne f 7 4 Fy Kn wf Z - Ton an © \u2026 \u2014 * ë : > a Troy JIË LUI Sl a * : CR Sy ww 4 Rae wn T ol Ag OO Æ S Dé NEC bas ww Bas \u201c+ ee Au pra\u201d we SRE a wh red - Eo pr nt] Rl + nt \u201cWend Wrage Nr ci ; Y - x \u201cothe ar Al or = tal « = ond» Woy 2 rome > av or Sade Ba À ec >= zs >.db - lot onl = ality > A on dia $ à \"> ae \u2014\u2014 ma UNS Us A! FL a EE a iba SDE ae - LalF «ff Wilh Fe vie a = A § \u201c+ pe sk der.a PE Es ah = EY a, - EP pe EE wd _ =; \\) ave a! j - -s ET 2 : .E x qu sut \u2014_ LL ° ei \u2014_ Saggy a 7 le ; .A =~ a =>\" By 4 7 TTL ded rer.=.>a age [nn meme Spl apr A \u2014 \"EBL.CSG mm AY A S71 ye ANT FAT ALMA | a célébration dun Centenaire comporte un retour sur le passé et un regard vers l'avenir Message de Me Pedneault Le centiéme anniversaire de I'érection canonique de ma paroisse natale me rappelle qu'un jour le Seigneur SOMMAIRE .Cent ans de vécu Message de Mgr Pedneault Le sens de la fête Viens à la fête Hommage aux bénévoles L art religieux .Unlivre .Le chant grégorien Les communautés pionnières en éducation et en soins santé 9.Bâtissons l'église populaire 10.Les curés de Saint-Joseph 11, Les curés de Saint-Joseph 12.Qui sont nos pauvres?Le Christ à l'ONU.13.L'Église et !* Tiers-Monde 14.Souvenir d'un vicaire 15.Souvenir d'un vicaire 16.Une mission, une paroisse.vous uN- un temple 17.Une mission, une paroisse, un temple 18.Les églises du territoire d'Alma Cent ans de vécu 19.Leséglise du territoire d'Alma 20.D un sermon à l'autre 21.Laprétriseen 1984 22.L'Église et le syndicalisme 23.Souvenances: -Rosaire Pelletier Roger Bouchard 24.L'Église et la souffrance 25.L'organisation religieuse locale 26.Mémoires d'un sacristain 27.Mémoires d un sacristain 28.La messe d'érection canonique 29.L'enseignement religieux 30.Madame Bourget 31.Madame Bourget 32.Les fêtes de juin 33.Ville d'Alma 34.Corrine Côté-Lévesque La littérature religieuse 35.Hommage à un pasteur La direction de chorale dominicale 36.S.ID.AC.PRODUCTION Rédaction: Louise B.Accolas Réalisation: Journal «Le Lac-St-Jean» Publicité: Jeannot Boulianne, Yvan Leroux Montage: Jean Tousignant, Marc Boivin, Denis Côté.Jacques Girard Collaboration: Comité du centenaire de la paroisse Photos: Jean Le Photographe.Rénald Lesage Impression: Imprimerie Le Lac-St-Jean m'a appelé.m'a mis à part et consacré à Dieu pour être son enfant.Je suis devenu un membre du peuple de Dieu, de la race choisie, d'une nation sainte.C'était le jour béni de mon baptême.Événement le plus important de ma vie! Ce bienfait inestimable m'était accordé grâce à l'initiative de Dieu mais aussi par la démarche de mes parents et avec la présence de l'Église représentée par l'abbé Jean-Baptiste Si- mard, ministre de mon baptême.Ce fut le commencement d'un itinéraire qui m'a conduit jusg'au don de l'épiscopat.Au long de la route, de nombreux témoins et apôtres m'ont accompagné et soutenu dans ma vie de foi.Je ne peux pas oublier quelques noms qui ont guidé mes pas à des étapes importantes: l'abbé Gilbert Grimard qui m'a orienté vers le sacerdoce, Monseigneur O.-Dolor Simard.mon conseiller spirituel, le chanoine Lud- ger Gauthier.parrain de mon ordination sacerdotale.H y aurait à nommer beaucoup d'autres personnes.Qu'il suffise de rappeler globalement leur souvenir: prêtres, religieux.religieuses et laïcs qui m'ont aidé de mille manières par leurs talents et leur dévouement.À l'occasion du Centenaire, je tiens à leur présenter mes hommages et à rendre grâces au Seigneur pour tout ce qu ils ont accompli par leur esprit inventif, courageux et tenace.La célébration d'un Centenaire, c'est généralement une invitation à regarder l'avenir.Qu'allons-nous faire de l'héritage précieux qui nous est légué?Cet héritage, il est entre les mains de Dieu mais aussi entre nos mains.Je souhaite que la célébration de ce Centenaire soit l'occasion de répondre à l'appel de saint Paul à prendre «notre part de labeur pour dinaire de foi et de fidélité, exauce ce souhait! Avec mes meilleurs voeux.l'annonce de l'Évangile» et à témoigner une fidélité qui ne laissera se dissiper aucun des dons reçus du Seigneur.Roch Pedneault, Auxiliaire à Chicoutimi.Que saint Joseph, modèle extraor- \u201coF By ® Meubles © Articles ménagers © Draperies, toiles, literie © Accessoires électriques © Lingerie pour toute la famille ) Suggestions de cadeaux pour tous les goûts \u2014RUE SACRÉ-COEUR\u2014 « © Ni Page 2.CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 26 mars 1984 PINENTA: FAISONS LA FÊTE E Centenaire de St-Joseph d'Alma bat son plein.Commencée le 21 janvier.la «Fête» se poursuit au rythme de l'enthousiasme et de l'intérêt des paroissiens de St-Joseph et de toute la population Almatoise.Le Centenaire de la Paroisse St-Jo- seph d'Alma se présente à nous comme un événement majeur et d'importance: * il offre l'occasion de susciter l'émerveillement à l'égard de celles et ceux qui ont bâti la paroisse, en faisant revivre ses cent ans d'histoire marqués de ces millions d'actions modestes inspirées des valeurs religieuses les plus authentiques: * il est un moment de prédilection pour opérer dans les coeurs des concitoyens une croissance de la foi et un réveil de l'espérance: * il se veut une rencontre fraternelle pour promouvoir une communion de charité entre toutes les filles et tous les fils des différentes communautés chrétiennes qui forment la grande famille d'Alma.La population de la grande ville d'Alma est invitée à «faire la fête» de l'événement du Centenaire de la Paroisse St-Joseph en participant aux fêtes et aux activités qui prendront place au cours de l'année 1984.Dans ces fêtes et ces activités, le présent et le passé se rencontreront pour souligner les temps forts se rattachant au vécu de l'histoire religieuse de notre belle ville.L'Année du Centenaire de la Paroisse St-Joseph d'Alma derneurera un souvenir enrichissant grâce à une armée de quelque 700 bénévoles animés du désir et de la volonté de «faire la fête».Que les hommages et les re- Le sens \u2026 delafête merciements les plus nombreux leur soient rendus.Avec eux, «faisons la fête» des 100 ans de la Paroisse St- Joseph.Honneurs et félicitations au Cente- VIENS À LA FÊTE ent ans ça se fête; peu d'entre C nous peuvent arriver à cet âge vénérable.Mais voilà que par la magie de la fête, la paroisse St-Jo- seph d'Alma et tous les paroissiens sont un peu comme leur communauté, «centenaires» par alliance.Nous ne sommes pas que des participants à une fête, mais nous nous fêtons ensemble.Pourquoi fêter ?Qu'est-ce que la fête ?La question demeure pertinente et nous indique que toute fête porte un sens ou qu'elle n'est pas.La fête c'est d'abord un acte de la mémoire.Ce que nous fêtons aujourd - hui s'enracine dans l'hier; ce sont tous les événements de l'hier qui, nous ayant conduit a ces jours.sont ressortis, remués, ressaisis, cueillis et recueillis de nos mémoires en continuité, et qui se dressent comme autant de bougies illuminant notre vie.La fête c'est ensuite un acte d'au- jourd'hui.Aujourd'hui.nous sommes rassembiés, nous sommes réunis, nous nous regardons, nous mettons l'habit neuf, nous ouvrons le chant et la danse, nous puisons dans l'immen- naire de St-Joseph d'Alma.Nicol Tremblay, président du Comité du Centenaire.sité des ressources humaines de notre milieu tous ceux qui, se remémorant des événements multiples, veulent ensemble continuer de bâtir.« La fête c'est un acte d'avenir.La fête c'est pour les personnes qui ont de l'espérance.On ne peut pas fêter quand on a pas d'avenir.Seuls ceux qui sont capables d'espérer sont capables de fêter sans arrière-goût.sans arrière-pensée ou sans que leur goût soit d'en arrière, que leur pensée soit d'en arrière.Hier a de l'importance.parce que aujourd'hui.je AY A S31 So AIT JOSEPH DANA sais que demain sera, et que déja j'en suis un artisan.La féte c'est quand hier se conjugue au présent pour bâtir l'avenir.La fête c'est un acte de foi dans l'avenir des hommes.Oui, viens à la fête participe à ta fête.Au nom de tous les organisateurs des fêtes du Centenaire de la paroisse St-Joseph d'Alma, je tiens à vous convier aux événements qui marqueront cette année de célébration, dans la joie et dans la foi.Raymond, Tremblay, ptre.7 1984 L'ANNEE D'AUTOMOBILES SAG- LA CEST DU SOLIDE! CA GEST DU BEAU! » Lo Naan 4X4 King Cab Voyez la toute nouvelle 300 ZX NOS \u201884 SONT LA \u2014\" ROUGE EN GRAND C'EST NISSAN Le plus grand choix de voitures et camions Nissan \\__ L'EQUIPE DES PROS 5 \u2014; | LES ~ ~ ag - 665, av.du Pont, Alma (DATSUN) wr MYBILES Tél.: 682-6508 CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984, page 3 Hommage aux bénévoles .\u2018 a QE on SAINT VEGF PR TIAL MG | nest pas besoin de faire une grande recherche historique, pour affirmer que les sermons, tout comme la question liturgique, ont évolués avec le temps et l'époque.Non seulement les thèmes ont-ils changé, mais l'endroit même où se faisait les prédications s'est-il lui aussi déplacé.Au tout début de l'Église.c'est au moment des attrou pements que se faisait l'évangélisation.Plusieurs illustrations, nous montre Jésus, parmi ses compagnons, parmi la foule.En évoluant.et en se structurant, l'Eglise s'est sophistiquée, a établi des règles, et voilà, que la chaire, cette petite tribune souvent suspendue dans le choeur du temple, devient officiel lement l'endroit d'où le pasteur s'adressera à la foule.Avec Vatican ll, on assiste à un grand changement où, l'Église favorisera un rapprochement avec les fidèles, de même qu'une participation plus réelle.plus effective de ceux-ci à la liturgie sacrée.Les sermons se feront dorénavant à partir d'un lutrin.C'est avec joie que Jean Le Photographe s'associe aux fêtes du Centenaire à titre de photographe officiel.Longue vie à Saint-Joseph! 535, rue CollaraO Alma =\u201c Jean le Photographe Enr.662-2797 © Électrohome Dépositaire: ® Hitachi © Sylvania © Zénith _ e Se vice : o Reparatio\u201d A UBRY & AGNON LTEE Tel: 662-2435 480 OUEST SACRE COEUR, ALMA GB8B1V9 Page 20.CAHIER SPÉCIAL DUCENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984 Ce lutrin siègera dans le choeur même du temple, et ne sera plus limité à l'utilisation exclusive du prédicateur.En effet, les commentateurs, genre d'animateurs de la liturgie, entreront dans nos moeurs religieuses.LE PRÔNE Grâce aux prônes, les paroissiens étaient à même d'apprendre les nouvelles.C'était un peu comme le journal parlé de la vie religieuse.Les baptémes, les décès, les messes spéciales, l'horaire des visites paroissiales, la visite de l'Évêque, les retraites, tout cela se retrouve dans les rubriques du prône.Généralement, ces petites annonces précédaient le sermon comme tel.De nos jours, il n'y a pas de règle précise, il arrive que le prône se fasse avant le sermon, ou encore après.De toute façon, cette pratique se perpétue, et le courrier paroissiale permet de compléter la nomenclature des activités paroissiales de l'ensemble du L'ancienne chaire de l'église Saint-Joseph d'Aima.territoire d'Alma.LE SERMON Je me souviens d'avoir vue bien des personnes s'assoupir un peu, à cette étape précise de la messe.Le faisant remarquer à quelques-unes d'entre elles, elles m'ont toujours répondu qu'elles se recueillaient.Allez donc savoir.Quoiqu'il en soit, c'est peut-être par l\u2019évolution de la thématique des sermons, que nous pouvons le plus constater, comment l'Église s'incrustait dans le quotidien des gens.Le sermon avait pour but d'approfondir l'évangile du jour, et d'amener les paroissiens à bonifier leur vie à partir, de ce même évangile.Si au tout début de notre organisation communautaire, les prédicateurs encourageaient notre développement, c'est toujours à partir des commandements de Dieu et de l'Église qu'ils puisaient leur inspiration.Par la suite, la société étant confrontée à d'autres vaieurs, à des innovations, les prêtres sont devenus prédications.comme des phares, incitant leur fidèle à une certaine prudence.L'ère de l'industrialisation a amené nos pasteurs à modifier leur message.Les ouvriers faisaient maintenant partie de la préoccupation du clergé.Avec l'avènement des moyens de communications, s'enclenche aussi une certaine libéralisation des moeurs, c'est toujours en revenant aux commandements de Dieu et de l'Eglise que les prédicateurs tentent de garder l'esprit religieux de leurs paroissiens.Le discours a donc évolué.De nos jours il serait impensable de voir un curé s'aventurer sur le chemin d'un Dieu vengeur.C'est de solidarité, de justice et de paix que nous entendons parler.Nos pasteurs nous poussent encore à bonifier notre vie, dans une véritable démarche de foi.ils sont comme des sentinelles.La Cité aura toujours besoin de gardien, et c'est probablement dans une écoute dépouiliée de préjugés, que nous parviendra un peu de cet éclairage qui facilite l'acceptation de notre condition humaine.an A 4 Le petit lutrin d'où se font maintenant toutes les at vn ~- tt I se décrit lui-même comme le plus jeune des vieillards, cela se rapportant à l'éthymologie du mot prêtre.li est drôle comme une invention, et il a tendance à «virer les problèmes de bord»; à les regarder d'une façon qui en facilite 'a compréhension.Les paroissiens de St- Joseph et de St-Jude le connaissent bien.puisqu'il lui arrive souvent d'aller prendre le café, dans les endroits où se regroupent naturellement «ses» paroissiens.Jean Brassard, fait partie de cette jeune génération de prêtres qui n'on: habituellement pas connu l'expérience du Petit Séminaire.Il a fait son cours secondaire dans une école ordinaire, soit à Dominique-Racine.il a fait un CÉGEP comme tout le monde, et ce n'est qu'après cela, qu'il entra au Grand Séminaire, où il obtint un bac en théologie.II se souvient de son départ de la maison.En le laissant devant [institution religieuse son père lui a dit: «Est-ce qu'on débarque tout ça?» La réponse était oui, parce que Jean Brassard savait où il allait, il connaissait très bien la dimension de son engagement.Savait-il, à ce moment qu'il ferait une maîtrise à Laval qui porterait sur l'indissolubilité du mariage.CHEMINEMENT Jean Brassard, dit en riant: «Dans ma famille, du côté maternel, on est prêtre de père en fils».Par cette blague, Jean exprime surtout le fait, que très jeune, il a été mis en contact avec le travail des prêtres.Rapidement, il a pu saisir, et probablement d'une façon plus juste, toute cette dimension de foi qui caractérise l'engagement religieux.Pour parler de sa crise religieuse, Jean dit: «Je l'ai vécue avec un calepin sur les genoux.Je n'ai pas arrêté ma pratique religieuse, je participais, j'écoutais et je posais des questions».Comme il le dit lui-même, la prêtrise l'avait apprivoisé.Sa vie d'étudiant, Jean Brassard l'a passée à étudier un peu, et à s'impliquer beaucoup dans tout ce qui «grouillait»; A.N.E.Q., Comité pas toral, fondation d'une caisse pop.participation au journal, conseil d'école.Lorsqu'il a pris sa décision finale, c'est plutôt en s'interrogeant sur comment vivre et s'engager face à une communauté, qu'il a réfléchit, beaucoup plus qu'à se demander, si le célibat des prêtres était une chose nécessaire.Jean Brassard considère cette question, comme accessoire, puisque dit-il, elle risque de faire + 4 - «> ES échapper le débat de fond qui demeure celui de l'engagement religieux.EXPÉRIMENTATION Après sa maîtrise, l'aspirant-prêtre doit maintenant, vivre l'expérience de la vie de paroisse.C'est à St- Joseph-d'Alma, que ce Chicoutimien choisit d'être prêtre-stagiaire.En riant, il me dit: «J'ai décidé de traverser Larouche, cette barrière psy- tchologique, entre le Saguenay et le Lac».Jean Brassard, garde un attachement profond à cette période de sa vie; il a littéralement adoré cette expérimentation de la paroisse.Il la compare à un apprentissage, ou |'ouvrier apprivoise son métier.Au-delà de cette dimension d'apprentissage constate Jean Brassard, il arrive que nous devons approfondir notre engagement, à travers le vécu quotidien de nos paroissiens.Finalement, c'est avec eux et par un, que nous devenons porteur du message évangélique.La vie de presbytère recèle aussi d'une richesse intéressante.Des prêtres jeunes et moins jeunes, c'est un échange, où chacun puise à l'expérience et à la pratique de son collègue.«C'est l'université de la vie qu'il l'est permis de partager», ajou- te-t-il.PORTEURS DE PROJETS En demandant à ce jeune prêtre de trente ans, s'il y avait une différence entre lui et les prêtres plus âgés, je m'attendais bien sûr à une réponse.C'est à partir de son engagement religieux qu'il m'a répondu.Pour (ui en fait, il n'y en a pas.ou si peu, parce qu'au fond, un prêtre c'est un «porteur de projets».C'est un homme qui a partir d'un cheminement de foi, actualise cette foi, et la pratique à travers les besoins de ses paroissiens.La démarche, le travail d'un prêtre, il les définit à travers son rêve: ne plus être des chrétiens accidentels.Vivre dans l\u2019espace quotidien, en reques- tionnant son baptême.C'est un projet qui emplit toute une vie.Selon Jean, il est essentiel que le prêtre et la structure de paroisse, facilitent la célébration de la foi.En ce sens, avec le curé Raymond Tremblay, il a été possible de mettre en place des structures d'accueil qui facilitent aux gens la pratique religieuse.Une garderie, de la liturgie adaptée pour les enfants: voilà des projets vers lesquels les prêtres d'au- jourd'hui peuvent cheminer.La prêtrise, c'est un engagement de service, un engagement c'est une option à travers laquelle nous devenons des 84 Vos SAINT JOSE RH DY ALMA témoins de la foi.J'apprends tous les jours.à voir le Christ à travers mes paroissiens, mon quotidien et mon environnement.Mon rôle, c'est un rôle d'accompagnateur.que ce soit en prenant du café, en disant ma messe, en bénis sant une piscine, en préparant l'ac cueil à un nouveau sacrement.Le ministère du prêtre est diversifié, il est stimulant, et, permet d'actualiser la pensée du Christ.En le quittant, Jean Brassard me citait, je ne sais plus quel grand philosophe, qui affirme que l'homme est une bête religieuse.Il ajoutait: «Le défi de la foi, c'est fantastique.parce qu'on y engage nos libertés, nos opinions, nos options.Il oriente notre vie».SAVIEZ-VOUS QUE.L'année 1910 ramenait a Alma un petit-fils du fondateur, l'abbé Damase Boulanger.fils d'Arthur et premier de la famille baptisé dans l'église paroissiale (le 8 août 1883).ll y venait comme vicaire le 10 juillet.H y demeura jusqu'à novembre.alors qu'il fut appelé au Sérmui- naire de Chicoutimi pour remplir les fonctions d'économe et de professeur C'est à Alma que fut fondé le premier des cercles d'abstinents Lacordaire et Jeanne-d'Arc au Lac-Saint-Jean.Suggéré par un propagandiste du journal L'AC TION CATHOLIQUE.Antonio Beaudoin, qui opérait dans la région, le cercle fut organisé et effectivement fondé au début de 1941 par l'initiative d Alcide Si.mard, qui s'était inscrit dans cette élite à Jonquière.H fut inauguré le 16 février sous l'égide de l'abbé Alfred Boulet, aumônier provincial des Lacor- daire et Jeanne-d'Arc IMARD PO cn inéhhadhaibdan te bia CAHIER SPECIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984, page 21 En v- A 1664 £84 SAINT JOSEPH D ALMA Ve un article qui risque d'en surprendre plusieurs.D'abord.parce que les syndicats ne s'attirent pas toujours les faveurs populaires.puis.parce que certains doivent bien se demander que vient faire l'Église: dans le décor.Quant à savoir si les syndicats ont tort ou raison, là n'est pas notre propos Gérard Minier, est un syndicaliste reconnu: vingt-cinq ans de militantisme el une participation active, encore aujourd'hui, au sein du Mouvement des travailleurs chrétiens Cest à lui que je me suis adressée.pour en savoir un peu plus long, sur la collaboration de l'Église à la for mation des premiers syndicats ou vriers dans la région UN MOUVEMENT CLANDESTIN Lorsque Gérard Minier me raconte les premiers pas du mouvement syndical dans la région, j'ai l'impression d'entendre un bulletin d'informations en provenance de Pologne.C'est dans la clandestinité quasi absolue, que se réunissaient les ouvriers et l'aumônier, pour discuter de syndicat.Dans la journée à l'usine, le responsable passait le mot.À la réunion le soir, il y avait un gardien qui demandait le mot de passe.Il fallait à tout prix se protéger, parce qu'autrement on risquait de perdre «sa job».PREMIÈRE BATAILLE: LA LIBERTÉ DE CHOIX Dans la région, la première grosse bataille du Syndicat national catholique, a justement été une lutte de reconnaissance.Les ouvriers majoritairement catholique, voulait un syn dicat catholique.Les compagnies, n'étaient pas d'accord, et mettaient des bâtons dans les roues.entre autres en signant une convention avec un syndicat américain l'INTERNATIONAL.Les ouvriers de Price voulaient un syndicat catholique.pour plusieurs raisons.D'abord, ils se demandaient bien comment un syndicat dont la tête dirigeante était aux États-Unis, TT A en cin No = + ! {] | Inauguration de la cafétéria à l\u2019usine Price.Une amélioration que les syndiqués attendaient depuis longtemps.réussirait à comprendre les revendications des gens de la région, que l'on pense à des choses spécifiques comme la question du travail le dimanche, qui était interdit par la religion catholique.Finalement les ouvriers décidèrent de sortir en grève.Duplessis intervint presqu'immédiatement, mais cette fois en faveur des ouvriers.Ils obtinrent le droit d'adhérer au syndicat de leur choix.Déjà l'unanimité était presque faite.Le Syndicat national catholique fut reconnu, et par le fait même l'ensemble des syndiqués québécois venaient de gagner leur première bataille.AU FIL DES ANS Les prêtres qui s'occupaient de syndicalisme avaient pour priorité de former les travailleurs et de les outiller afin qu'ils défendent leur droit à des conditions de travail humaines.Si l\u2019on songe, qu'en 1930 la semaine de travail était de soixante-douze heures et demie, qu'il était interdit de se faire chauffer de l'eau pour un thé, sinon en cachette, que les ouvriers, même s'ils étaient heureux de travail- ler, étaient sous-payés, on se rend vite compte que l'implication des prêtres dans le mouvement ouvrier, était une question de justice sociale.Au fil des ans, toujours avec une collaboration de certains prêtres comme J.B.Tremblay, Rosaire Dufour et d'autres, les ouvriers apprirent le fonctionnement d'équipe et la solidarité.Des déclarations, faites à l'époque, indiquent cependant, que tout le monde n'était pas d'accord avec le fait que l'Église s'impliquait dans la cause ouvrière.Encore au- jourd'hui il y a des réticences lorsque quelques rares prêtres affirment leur solidarité avec les travailleurs.En 1960, la C.S.N.réunit en Conseil central, décidait de se décon- fessionnaliser.Pour monsieur Minier, cette déconfessionnalisation est une question de justice.La C.S.N.ayant des ramifications partout, des travailleurs de toutes les ethnies et de toutes les religions vivaient une injustice.Par la formule Rhainds, ils payaient des cotisations syndicales, sans avoir le droit de participation.Certains prêtres se retirèrent alors du mouvement en arrétant leur par- ad | mme coi, aati Signature à une convention de travail.D'une convention à l'autre les syndiqués ont pu améliorer leurs conditions de travail.Depuis 150 ans.les travailleurs forgent l'histoire du syndicalisme ouvrier.Page 22, CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984 ticipation directe, tout en demeurant membre cependant.Il ne fait aucun doute que l'esprit chrétien qui anima la formation des syndicats catholiques en a marqué \u2018plusieurs.C'est en tant que chrétien que ces combattants de premières lignes que furent les Roger Ouellet.Damase Maltais, Marcellin Gauthier.Louis St-Laurent, Alphonse Lebel.Vincent Gauthier, s'engageaient dans cette fongue lutte parfois ingrate.mais largement compensée par des victoires concrètes.De son côté, Gérard Minier poursuit son implication dans le Mouvement ouvrier chrétien.À travers -ces rencontres, monsieur Minier\u2019 poursuit sa démarche de foi.Il demeure convaincu que c'est par l'action collective, que nous pourrons le mieux nous identifier au message évangélique.qui en est un de paix, de justice sociale et de solidarité.JE + - - -/\u2026 Ligueurs Saguenay Ltee 14 à 1800, boul.Talbot, C.P.100 A Chicoutimi (Québec) G7H 587 - Tél.: (418) 549-3135 ou Square 1 800-463-9610 (sans frais) es souvenirs de la paroisse St- Joseph, sont ceux d'un enfant fréquentant l'école primaire.La création d'une nouvelle paroisse, soit St- Pierre exigeait de la coopération.de l'attention et une préoccupation constante de toutes les «ouailles», pour bien réussir cette séparation.Plus tard, j'ai poursuivi mes activités dans cette chapelle de colonisation.Nos premières années à St-Pierre furent difficiles.Nous ne manquions pas «du nécessaire», mais.nous avons eu souvent la nostalgie de la sécurité, de la chaleur.du faste et du confort de la paroisse-mère.L'enfant de choeur de l'époque, garde souvenances d'un certain soir de grande fête.puisque les soutanes étaient rouges.(Un soir de Vêpres.alors que les lustres faisaient miroiter I'ostensoir.que les grandes banderol- les multicolores arc-boutaient la lampe du sanctuaire, que le Te Deum donnait des sanglots au chantre, je me rappelle qu'un grand pasteur portant ceinturon de chanoine assistait à l'office en arborant une magnifique cape d'hermine.sur laquelle certaines traces laissaient deviner quel avait été le dessert du dernier repas.Mais, très vite, mes goûts et un certain talent pour le chant d'église me firent passer du choeur au jubé de l'orgue.Au Coliège St-Joseph.on avait commencé à recruter des membres, en vue de la formation de la mané- cantrie.Je fus des premiers choisis, mais sans savoir au juste à quoi j'allais servir.Pendant de mois, le Frère Henri-Louis ou le Frère Armand.nous faisait répéter des airs sans air, puisqu'ils travaillaient chaque partition séparément.Mais nous savions, que ce devait être important, car les exercices se faisaient pendant les heures de classe.et que, certains soirs, nous avions congé de devoirs.Une journée de printemps, il y eut une convocation à l'église St-Joseph.Le mystère allait s'éclaircir.En fait, il s'agissait de la générale du Concert Sacré.Vingt-cinq ans auparavant, les Frères Maristes étaient invités à venir enseigner à Alma, dans la paroisse St-Joseph.S'ajoutait à cette première raison de célébrer.le fait que depuis des années, nous observions des artistes.des artisans, des peintres, et des menuisiers à l'oeuvre à l'intérieur de l'église.Le moment était venu de dévoiler toute la beauté de cette grande toilette, et surtout la magnificence des nouvelles verrières.Toutes ces circonstances devaient être souligner de façon éclatante, et ce le fut! Monsieur Léopoid Grenon, récemment sorti de l'Université, et premier orienteur professionnel à Alma, agissait à titre de maître de cérémonie.Le Frère Henri-Louis, assisté du Frère Armand-Benoît, dirigeait les choeurs et l'orchestre.Madame Bourget tou: chait l'orgue fraîchement rénové.Les chorales Ste-Cécile et St-Grégoire Le Grand, celles d'Hébertville et de St- Jérôme formaient un choeur de deux cents cinquante voix.Le plat de résistance proposait l'Alléluia extrait du Messie de Haendel.C'était un jour de réjouissance, que ce 22 mai de l'année 1952.Je ne sais s'il reste des enregistrements de cet événement; ni si des critiques ont été publiées, mais pour moi, ce fut grandiose et merveilleux.Ce ne sont que des souvenirs d'enfant, mais je crois, que cette date est à retenir, en ce qu'elle a permis la réunion de centaines de personnes qui ont travaillé, et même «büché».Avec amour, elles ont apporté talent, compétence, énergie, bonne volonté et surtout, joie et amour pour la réussite de cette journée exceptionnelle.On ne peut que dire merci, rendre gloire et souhaiter longue vie à cette paroisse qui nous a vu naître.Roger Bouchard QUEBEC, MARS 1984 ROSAIRE PELLETIER J e vous préviens tout de suite: les quelques notes que je sou mets à votre attention ne se présentent pas comme un document histori que que je serais prêt à défendre devant le «tribunal de l'authenticité» Voyez-y plutôt quelques lignes inspi rées par le souvenir et couchées sur le papier sans ordre chronologique.dans le seul but d'apporter ma modeste contribution à un centenaire qui m'est cher à plus d'un titre.Je garde un souvenir toujours émerveillé d'un curé qui à lui seul a meublé un quart de ce siècle que nous célébrons à St-Joseph d'Alma: je veux parler du chanoine Ludger Gau thier.Un homme d'Église qui m'a fortement impressionné.Il faut dire que j'ai grandi dans le voisinage de l'église St-Joseph.Très jeune et pendant plusieurs années j'y ai servi la messe.Plus tard, pendant les vacances d'été alors que je fréquentais le séminaire de Chicoutimi.j'étais adjoint du sacristain à St-Jo- seph.Si bien que pendant une douzaine d'années, j'ai vécu en situation privilégiée, très près de cet homme exceptionnel.Le recul du temps faisant son oeuvre, c'est un peu plus tard que j'ai pu faire la jonction entre un certain nombre d'éléments ou qualités qui se retrouvaient chez-lui dans un dosage souvent contradictoire en apparence.Comme cela se produit souvent, j'ai commencé à faire l'inventaire des «vertus» de cet homme, le jour où officiellement il a quitté la direction de la paroisse St-Joseph.Déjà mon métier me commandait de faire un retour en arrière.Je devais en effet préparer une émission spéciale de 2 heures à CFGT.pour rendre hommage au curé partant.Et de plus, il me fallait me préparer pour mon premier grand reportage en direct, puisque nous devions diffuser toutes les cérémonies officielles d'adieux, le dimanche, 23 septembre 1956.Le travail de recherches que j'ai dù effectuer, alors, a été une véritable bénédiction, 51 pour la santé de mes connaissances historiques.Je savais par mon pére, que M.le Curé, était arrivé à Alma dans une période pénible, celle de «la crise», et qu'il en était sorti avec vigueur dès la reprise économique qui s'est manifestée avec le «boum» d'Isle-Maligne et Riverbend.J'ai rapidement découvert que M.le curé Gauthier savait se retrousser les manches, et mobiliser toutes les énergies disponibles chez ses paroissiens.C'est alors le temps de l'assainissement des finances de la paroisses.le vaste et audacieux programme de restauration et d'embellissement de l'église.la construction d'une résidence pour le sacristains et d'un édifice pour l'Unité sanitaire et la bibliothèque.À travers tout celà, M.le Curé trouve moyen de s'impliquer à fonds dans la construction du premier aréna à glace artificielle et bouscule tous les obstacles pour que l'Hôtel-Dieu d'Alma se construise sur le site majestueux qu'il occupe toujours.Voilà pour le bilan matériel, toujours plus facile à photographier dans le temps.que le travail sur les esprits, qui lui aussi, a dû être colossal.Dieu merci, ce n'est pas la tâche que je me suis assignée, en en- V 884 Ko SAINT JOSEPH DAMA treprenant ce «papier», et je ne connais toujours pas les instruments qui pourraient mesurer les «constructions» spirituelles.Un homme extraordinaire que ce curé Gauthier.Capable d'un certain laisser-aller vestimentaire dans la vie de tous les jours, il devenait intran sigeant d'ordre et de fierté quand il s'agissait du service du culte.Ce personnage modeste dans sa démarche et dans son comportement, était de toutes les audaces pour les choses de son église.Dans le travail de restauration, il a accepté, par exemple, de prêter son «portrait» à l'artiste qui devait fixer quelque part dans l'église St-Joseph les traits inconnus de St- Ludger.D'une rigueur administrative à toute épreuve, il devenait l'hospitalité même quand il s'agissait d'accueillir dans son presbytère les prêtres du Vicariat Forain dont il avait la responsabilité, ou de recevoir les paroissiens qui avaien.besoin de ses lumières.Chez ce prêtre de la catégorie des bâtisseurs, quel mélange de simplicité et de grandeur! Rosaire Pelletier.votre altenat AFFILIÉ À ALIGRO CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 26 mars 1984, page 23 A Ben VBA AINT JOSEPH D ALMA P our commémorer le mystere de la Rédemption réalisé dans la mort et la Résurrection du Christ, le pape Jean-Paul ll a proclamé une an née jubilaire célébrée depuis le 25 mars 83 jusqu'au dimanche de Pâques 1984.Les évêques canadiens, ont voulu s'associer à cette célébration en préparant entre autres, un message intitulé: Pour une espérance nouvelle dans le Christ: une vision chrétienne de la maladie et de la quérison.» Extrait de l'ÉGLISE CANADIENNE octobre 83 L'essentiel de cette lettre des évêques a pour but d'aider à entrer dans la compréhension du mystère de la maladie et de la souffrance, à les ac cepter avec foi et humilité, tout en travaillant à promouvoir la santé et l'intégrité des personnes et de la so- L\u2019église et la souffrance ciété.Voila en bref la trame de fond de cet article fort documenté.Tout en s'inspirant essentiellement de textes bibliques et de références historiques, insistent sur le phénomène d'acceptation de la maladie et de la souffrance.C'est ainsi qu'ils affirment que: «bien loin d'entraver la marche vers la guérison, l'acceptation volontaire de la maladie de la souffrance, se meut en espoir, au moment même de l'épreuve.Elle devient ainsi une force qui incite davantage à rechercher la pleine guérison et à redonner à toute la création son intégrité».Les évêques rappellent de plus: «qu'avant d'être vainqueur pour toujours de la souffrance et de la mort, Jésus lui-même les a d'abord pleinement assumées dans sa vie humaine» La lettre des évêques pour les évêques canadiens, suit: «que nous soyons faibles ou forts, tous un jour ou l'autre et à des degrés divers, nous devons y faire face.Que notre attitude soit négative ou positive, la souffrance s'avère toujours un défi sérieux à relever LES SOINS DE SANTÉ DANS LA TRADITION DE L\u2019ÉGLISE «Le souci constant que porte la Bible à la guérison totale de la per sonne et de toutes les personnes, a profondément influencé l'Église au cours de son histoire.À travers moultes exemples, les évêques canadiens témoignent de la présence constante de cette préoccupation aux malades.Dès le deuxième siècle, Hippolyte atteste que les chrétiens continuent d'exer cer le charisme de guérison tout comme au temps des Apôtres.Dans d'autres religions, le fait est tout aussi remarquable.C'est sous l'emprise de l'amour fraternel que l'Église a instauré le ministère diaconal: service de liturgie, ministère auprès des malades et des personnes dans le besoin.Les sanctuaires d'Esculape, l'ancien dieu- grec de la guérison, furent redédiés à des saints et réaffectés au service des malades.C'est un père de l'Église qui fonda et maintint à Césaré une importante institution de charité, qui devint par la suite le modèle des hôpitaux chrétiens.Des descriptions historiques de cette institution, nous la présente comme un endroit où la souffrance devient une école de sagesse, où la maladie est examinée sous le regard de la foi, où la misère se meut en bonheur et où la charité chrétienne produit ses fruits les plus authentiques.Tôt en Europe et plus tard dans le Nouveau monde, se sont élevés des sanctuaires chrétiens.qui accueillirent les pèlerins en quête de guérison physique et spirituelle.Plusieurs des premiers hôpitaux dépendaient des cathédrales et des monastères.Le Québec n'a pas échappé à cette réalité.UNE PRISE EN CHARGE La lettre des évêques canadiens élabore largement sur la prise en main de notre propre santé.«Pour le moment, qu'il suffise de constater que beaucoup des maladies actuelles sont directement générées par notre style de vie.Pensons à l'abus du tabac, de l'alcool ou des drogues, sans oublier le régime alimentaire inadéquat, le manque d'exercice et le stress.En fait, toutes ces menaces à notre santé dépendent de notre contrôle personnel et collectif».Les évêques canadiens concluent leur lettre pastorale, en insistant sur une participation personnelle de chaque chrétien dans sa santé, et dans la guérison des autres.Les évêques s'adressent aux malades eux-mêmes, afin que leur démarche dans la souffrance, la maladie en demeure une de foi.Une note toute particulière de gratitude s'adresse à l'ensemble du personnel hospitalier, qui par leur travail inlassable soulage physiquement et parfois même moralement toute cette souffrance.Finalement, c'est par un appel à la famille que se conclut la lettre des évêques: «Le rôle de la famitle dans le domaine de la santé, mérite d'être signalé.En effet, c'est dans la famille d'abord que l\u2019on apprend a vivre.c'est là aussi, que l'on apprend.acquiert le courage de surmonter les difficultés».Les évêques ne sont pas sans mentionner aussi, le rôle de la paroisse face aux malades, de même que celui des institutions et de la société en général, qui doit supporter et encourager le défi de la souffrance.Source: Église canadienne, octobre 83.SAVIEZ-VOUS QUE.Le 19 mars 1890, jour de la fête patronale de la paroisse, on établissait la société des «Enfants de Saint-Joseph», congrégation pour les jeunes gens créée par Mgr Dominique Racine, qui en avait rédigé la constitution en 1880.Le groupe constitué ce jour-là comptait 28 membres.Le 23 il formait son conseil de direction: président, Augustin Néron; vice-président, William Boulianne; secrétaire- trésorier, Joseph Boulanger; conseillers, Johnny Tremblay, Joseph Lévesque, Alphonse Maltais, Pitre Martel, Delphis Jean, Ligori Harvey.On ne possède que les quatre premiers procès-verbaux.En hommage au travail accompli par les pionniers d\u2019Alma, les Galeries Lac-St-Jean, veulent tout spécifi quement rappeler aux Almatois, l'immense travail qu'ont accompli monsieur et madame Damase Boulanger.Le dimanche, ils ouvraient leurs portes aux habitants d'Ailma, pour que ceux-ci puissent se recueillir.Les prêtres des environs se rendaient chez les Boulanger pour dire la messe.Deux mariages ont été célébrés dans la maison Boulanger.Damase Boulanger Les Galeries Lac-St-Jean espère que l\u2019occasion de ce Centenaire, nous permettra de témoigner des valeurs qui ont toujours guidé l\u2019action des Almatois.Madame Boulanger (Justine Alarie) Tirés de: Aime su Lac-Saint-Jean, Mgr Victor Tremblay.1967.Association des marchands GALERIES LAC-SAINT-JEAN 1055, av.du Pont N., Alma Page 24, CAHIER SPECIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984 L'organisation religieuse locale da ne paroisse, comment ¢a marche?Les curés vivent-ils grassement?Une paroisse est-ce que ça doit être rentable?Qui finance tout cela?Comment vit le diocèse?C'est un peu tout cela que j'ai cherché à savoir.Comme toutes les structures, l'organisation paroissiale n'est pas aussi simple que l\u2019on pourrait le croire.Commençons par ie début et parlons du Conseil de fabrique.Chaque paroisse en possède un, il se compose de six marguilliers, élus par l'assemblée des paroissiens.Sont illi- gibles à cette assemblée des paroissiens, les baptisés(es) majeurs(es) résidants(es) de la paroisse.Le Curé de la paroisse est le président du Conseil de fabrique, il ne possède pas de vote prépondérant, cependant une réunion ne peut se tenir en son absence.Sans la présence du curé, la réunion serait considérée comme invalide.à moins que l'Évêque lui- même ne la préside, ou qu'il ait nommé une personne pouvant agir comme président(e).Le rôle du Conseil de fabrique est le même que celui des administrateurs d'une corporation.Le Conseil peut acheter.aliéner ou céder les biens de la Fabrique.Les marguilliers se réunissent à un rythme d\u2019une rencontre par mois, out encore selon le besoin.lis sont élus par groupe, deux par deux, et leur terme en est un de trois ans.Le financement de la Fabrique provient de deux sources principales.D'abord, les offrandes recueillies à la messe dominicale, et ensuite, de la capitation que les gens connaissent sous le nom de dime.Quand une paroisse peut se permettre «de placer de l'argent», cela exige une résolution du Conseil de fabrique qui doit être entérinée par l'Évêque.La même formule s'applique pour ce qui regarde les emprunts.Pour revenir à la question du placement de l'argent Le premier presbytère d\u2019Alma.Le curé et deux marguilliers discutant probablement de chose d'église.C\u2019était l\u2019époque oi la dime se payait en «effets».des Fabriques, il faut souligner que celles-ci ne peuvent jouer à la bourse.L'argent de la paroisse se retrouve dans les caisses populaires, les banques et dans les obligations des villes ou des commissions scolaires.Quant à savoir si les curés sont riches, c'est une question particulière.Cependant, nous pouvons mentionner les faits suivants: qu'il s'agisse d'un curé de paroisse ou d'un vicaire, le salaire est le même 10 800 $ annuellement.Les curés et les prêtres doivent assumer leurs frais d'hébergement et de nourriture.Tout comme les laïcs, ils s'occupent de leur habillement, de leur voiture, etc.Chaque prêtre du diocèse doit annuellement payer ce que lon appelle le tribut diocésain.Un prêtre qui travaille dans l'enseignement ou ailleurs, payera une plus grosse contribution, qu'un prêtre qui est au service d'une paroisse.Parlant de contribution au diocèse, ajoutons de plus, que sur les argents recueillis par la Fabrique, un montant de 2,40 $ par fidèle, est expédié à l'évêché pour la bonne marche des affaires courantes.Autant que possible les paroisses doivent viser l'autofinancement.mais, un fond spécial est prévu au diocèse.pour aider les paroisses en difficulté.CONSEIL DE ZONE Jadis, c'est par la structure des vicariats forains, que les prêtres d'un secteur se réunissaient dans une journée de Récollection où se discutaient les réalités qui transcendent la paroisse, en ce sens que tout en étant reliées à la paroisse, ces réalités touchaient l'ensemble des populations du territoire.Aujourd'hui cette pratique existe toujours, elle porte un nouveau nom, on parle de Conseil de zone.Trois secteurs se trouvent regroupés par cette formule: le secteur Nord (St-Nazaire jusqu'à N.-D.du-Rosaire), le secteur Sud (St-Bruno jusqu'à Desbiens) et, le secteur Centre qui regroupe les communautés du territoire d Alma.On y discute toujours de sujets qui touchent l'ensemble de la zone: pen- Nacre 5 as ps sas vecen Caren ws 2 NOUS AFFIRMONS NOTRE FOI sons par exemple, au dossier actuel de l'enseignement religieux ou de la morale dans les commissions scolaires.Des réunions se tiennent fréquemment, et les pasteurs essayent ainsi, de réfléchir et de tirer des lignes d'actions ou d'orientations sur des sujets à canotation pastorale.AUTONOMIE PAROISSIALE ET L\u2019INTER- COMMUNAUTAIRE Dans chaque paroisse, il existe des comités qui s'attaquent à des tâches ou à des secteurs d'activités spécifiques.Pour n'en nommez que deux.mentionnons les comités de pastorale, qui eux s'attardent à une stratégie d'évangélisation, et le comité missionnaire qui abat un énorme boulot dans le domaine de la cons- cientisation au Tiers-Monde.Si, il existe le Conseil de zone, il existe aussi un regroupement par secteur.C'est ainsi, que tous les lundis matins, les pasteurs de chaque paroisse, se réunissent et échangent entre eux.sur la réalité de leur pa- A 1884 84 roisse et les réalisations possibles dans le domaine de l'inter-commu- nautaire.Chaque paroisse tient à garder sa spécification, sa couleur locale, et c'est très librement qu'une paroisse décide de sa participation à une activité inter.communutaire.L'avantage de cette formule permet entre autres une meilleure planification des activités comme les retraites, les carémes de partage.etc.Ainsi par exemple, les trois cimetières de la ville d'Alma, sont-ils maintenant gérés par une corporation unique.Une paroisse peut aussi décider de se retirer d'une activité inter-communautaire.C'est un choix totalement libre.LE FEUILLET PAROISSIAL Le premier feuillet paroissial inter communautaire a été publié le 1°\u2018 janvier 1961.Depuis ce temps, il a subi quelques modifications.Au- jourd'hui.le feuillet paroissial porte le nom de COMMUNAUTÉS CHRÉ TIENNES d'Alma, il regroupe les pa roisses et la desserte, il est entièrement financé par la commandite.On y retrouve, une section spécifique à chaque paroisse, et une section communautaire.Dans la section spécifique à cha que paroisse, nous retrouvons les horaires de messe, les baptêmes.les décès.les convocations.La section communautaire offre régulièrement une réflexion se rapportant au message évangélique de la semaine.On y retrouve aussi des informations plus précises sur des mouvements comme SERENA ou autres.Finalement, si une activité d'envergure se passe dans une pa roisse, elle se retrouve dans la sec tion communautaire.L'organisation paroissiale nécessite donc une large participation des paroissiens, elle nécessite aussi un investissement de temps de la part du clergé, d'hommes et de femmes qui ont tous pour objectif d'assurer un rapprochement des chrétiens dans une vie communautaire.d'abord centrée autour de la paroisse.s\u2019unissent pour offrir leurs voeux de succès aux fêtes du Centenaire Tous les marchands des Galeries Lac-St-Jean Participons en grand nombre! Association des marchands GALERIES LAC-SAINT-JEAN 1055, av.du Pont N., Alma SAINT JOSEPH) ALMA CAHIER SPECIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1964, page 25 4 A 664 1704 SAINT JOSEPH DD AL MA D ans une paroisse, qui selon vous passe le plus de temps à l'église?Le curé, les paroissiens ou encore le sacristain.Vous avez raison cest le sacristain.La tâche qui lui in combe c'est probablement modifiée avec le temps, c'est pourquoi, j'ai voulu recueillir les mémoires d'un sacristain à la retraite.Mon premier choix, c'était de vous présenter monsieur Antonio Jauvin.qui fut sacristain à St-Joseph-d'Alma pendant vingt cinq ans.Malheureusement pour des raisons incontrôlables, je n'ai pu obtenir une entrevue de monsieur Jauvin, mais celui-ci m'a suggéré de rencontrer Oscar Girard, qui lui, était sacristain à Ste-Marie-d'Isle- Maligne.Ma rencontre avec monsieur Gi tard fut de courte durée, tout simplement parce que le travail avait déjà été entrepris par sa nièce Carole Côté.Elle avait interviewé son oncle, dans le cadre de son bac en histoire.le travail soumis par Carole, est si complet.qu'il fait partie de la bibliothèque de l'Université Laval.L'originalité du travail de Carole, c'est que jamais personne n'avait pensé de faire une recherche sur la vie et le travail d'un sacristain.C'est à partir de l'entrevue de Carole.que je vous propose le texte MEMOIRES D'UN SACRISTAIN.Oscar Girard a appris son métier de sacristain, sous la tutelle d'Antonio Jauvin.Il tient à lui rendre un hommage particulier, parce que dit-il il était un bon maître.D'ABORD ENFANT DE CHOEUR Monsieur Girard a donc commencé sa carrière d'homme d'église comme servant de messe à St-Joseph.Déjà là, il apprenait à préparer les cérémonies sacramentelles comme le mariage, il lui arrivait aussi de participer à la préparation des messes de funérailles et à la décoration pour la messe de Noël.ll offrait aussi ses services pour la préparation de la Fête- Dieu et le temps de Pâques.Déjà très Jeune, il aimait ce travail qui l'amenait à toucher à beaucoup de choses.Comme on s'en souvieridra, le vicaire Fredo Duchesne cumulait une fonction à S*loseph et une autre, comme desservant d'Isle-Maligne.Au tout début, Monsieur Girard accompagnait le curé Fredo à la mission du «PLATEAU».lI avait quatorze ans, et tous les dimanches, il se rendait au «Plateau» pour préparer la messe, Le sacristain voyait à tout au moment de la confirmation, de la communion solennelle, rien ne lui échappait.allumer les cierges, mais son rôle principal était d'initier les jeunes d'Isle-Maligne à la pratique du servant de messe.Le curé Fredo lui avait demandé «ce petit service» pour deux mois, cela a duré cing ans.De l'époque du «Plateau, monsieur Girard se souvient particulièrement du temps des Fêtes.Les gens décoraient la chapelle, et c'est vraiment avec un esprit pieux particulier, que les futurs paroissiens de Ste-Marie, célébraient la NATIVITÉ.SACRISTAIN Lorsque le temple de la paroisse Ste-Marie-d'Isle-Maligne fut construit, c'est tout naturellement qu'Oscar Girard a suivi Fredo Du- chesne, qui venait d'être nommé curé.«Le curé Fredo est arrivé dans la première voiture, j'étais dans la deuxième.Nous sommes entrés ensemble dans l'église».«A cette époque, le salaire de sacristain, n'aurait jamais réussi à faire vivre son homme.Quand j'ai quitté, je gagnais 60 $ par mois.J'ai toujours dû avoir un emploi régulier à la compagnie Alcan.Ma femme a vraiment élevé les enfants toute seule.Je n'étais jamais ou si rarement à la maison.Tous les jours j'étais à l'église, m'assure monsieur Girard.J'aimais mon travail.et je le faisais avec amours.HOMME D'ENTRETIEN, DÉCORATEUR Un sacristain, c'est un homme à tout faire, dans un certain sens, son travail se rapproche beaucoup de celui d'une femme à la maison.La journée commence de bonne heure.En hiver, c'est souvent avant le chant du coq, que le sacristain s'affaire d'abord à déblayer l'entrée, puis à préparer les ornements pour la messe.C'est aussi au sacristain que revenait la tâche du chauffage.Au tout début, à l'Isle-Maligne, le chauffage ik mue rs Sern ii Un exemple du travail de sacristain.Monsieur Girard avait préparé cette décoration spéciale, comme il le faisait pour le Mois de Marie et celui du Rosaire.était au charbon.Encore une fois, il fallait pelleter et entretenir la chaleur.Tout au long de l'année, le sacristain s'occupait aussi de l'apparence de l'église.Chaque semaine, il y avait le balayage, l'époussetage.et à l'automne, c'était le «grand mé nage».À travers tout cela, il fallait s'assurer que les ornements et la décoration de l'église, correspondent aux cérémonies qui auraient lieu durant la journée.Imaginez un peu, si par hasard, il y avait une messe le matin, des funérailles à 10 h OO et un mariage un peu plus tard.Mentionnons aussi que durant les années de pratique de monsieur Girard, il y avait beaucoup plus de cérémonies qu'aujourd'hui.L'église changeait littéralement de visage selon les événements, et c'est dans l'ombre bien souvent, que le sacristain se chargeait de la décoration des lieux.Lorsque l'Évêque venait faire son tour, c'était toute une fête, cela devait paraître dans l'église.Si c'était le temps des Quarante Heures, le sacristain créait une note spéciale.| fallait aussi préparer l\u2019église pour le mois de Marie et le mois du Rosaire.Le mariage étant un événement unique, le sacristain s'efforçait de faire un spécial.L'année liturgique était remplie d'événements, l'Avent.le Carême, la Fête de la Résurrection, l'Exposition du Saint-Sacrement\u2026 Tout cela ajoutait une note toute spéciale qui suscitait sûrement une réflexion plus profonde pense monsieur Girard.En plus de s'occuper des choses de l'église, le sacristain travaillait à l'élaboration de la Fête-Dieu, cette longue procession en hommage au St- Sacrement, il fallait préparer le ou les reposoirs.À St-Joseph, il y en avait deux, même plus peut-être, à Ste- Marie, il y en avait moins, mais c'était tout aussi élaborée ajoute monsieur Girard.Évidemment, on ne peut parler du travail de sacristain sans parler des cloches qu'il fallait sonner.Lorsque les cloches partaient pour Rome le Jeudi Saint, toutes les églises se taisaient.C'est à l'aide d\u2019un criquet de bois, que l\u2019on conviait les fidèles à la messe, et c'est avec ce même criquet que l'on soulignait l'Offertoire.Le reste de l'année, il fallait sonner, sonner et encore sonner.Maintenant c'est plus facile, tout est automatisé, mais dans le temps c'est «à la mitaine» qu'on faisait cela.À titre d'aide mémoire, monsieur Girard rappelle que lors de décès, le glas était diffé- CHARLES MALTAIS & FILS QUINCAILLERIE Dans la région, beauté BR et esthétique portent un nom: PROFIL 16, rue St-Joseph, Alma 662-3787 Li PLAZA 2, ALMA 668-7136 Page 26, CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984 281 V5: \u201cSAINT JOSEF PH AIMA rent pour les hommes et pour les femmes.Trois tintons pour les hommes, deux pour les femmes et les enfants qui n'avaient pas encore fait leur communion.Et puis, il y avait aussi l'angélus, trois fois par jour.Le sacristain avait donc à cette époque.la tâche d'homme à tout faire et de décorateur.Monsieur Girard passait des heures à préparer l'église.L'entretien des vêtements sacerdotaux se faisait au presbytère, soit par la ménagère, ou encore par les communautés religieuses.LES SACREMENTS: LE CÉREMONIAL J'ai pu retracer un petit livre, LE MANUEL DU SACRISTAIN, du Père Marcel Dubois.S'il est vrai comme le souligne monsieur Girard dans l\u2019entrevue accordée à Carole, qu'il y avait une certaine flexibilité d'une paroisse à l'autre, il n'en demeure pas moins, que les ornements étant utilisés pour une cérémonie étaient strictement contrôlés.Je me permets de reproduire ici, quelques extraits du manuel d'instruction du sacristain: «Le sacristain doit veiller avec grand soin, à ce que les ornements sacrés, les vases, les livres, les cierges, les ornements et les instruments en usage dans l'église et aux autels, ainsi que le mobilier liturgique, soient conservés intacts et propres».«II doit veiller à entretenir constamment les lampes qui brûlent devant le Saint-Sacrement.Il conserve avec grand soin les Saintes Huiles et les reliques.l| verra à orner décemment l'église suivant les temps et les Fêtes.Il doit voir aussi au renouvellement des hosties».«Le costume du sacristain, là où il est en vigueur, n'est pas un costume de choeur.Donc, chaque fois que le sacristain doit venir dans le sanctuaire ou dans le choeur pendant les offices, il doit être revêtu de la soutane et du surplis.» Ce petit livre nous en apprend beaucoup, sur tout le cérémonial développé autour des célébrations reli- Si la confirmation était une fête pour les enfants, ils ne remarquaient peut-être pas tout l\u2019apparat de l'église.Dans l\u2019ombre le sacristain avait, à sa façon, participé à la fête.Il fut un temps où la tradition des confettis, des rubans et des grains de riz se pratiquait dans l'église.Imaginez le travail du sacristain.gieuses.Rappelons cependant que l'ouvrage date d'avant Vatican Il.Les choses ont changé depuis ce temps.Ainsi y apprenons-nous, que certains ornements devaient être faits de lin ou de chanvre, qu'il était convenable que le parement d'autel soit en soie de drap d'or ou d'argent, ou encore en soie.Certains vêtements sacerdotaux étaient bénits, d'autres pas, mais que dans certaines circonstances des vêtements bénis perdent leur bénédiction.Le Père Dubois explique clairement la disposition des chandeliers, la façon de les allumer et de quelle matière ils doivent être compo- (Gracieuseté de Mme Anita Brassard) sés.Les fleurs artificielles en soie étaient permises, mais les fleurs faites de vulgaire paçier étaient à proscrire.Le sacristain devait veiller â se procurer de véritables grains d'encens pour la bénédiction du cierge pascal, sans quoi la bénédiction aurait été invalide.Seules les images et les statues de Notre-Seigneur, de la Sainte-Vierge, de Saint-Joseph et des saints canonisés pouvaient être exposées dans l'église.Pour exposer l'image d'un bienheureux, il fallait une autorisation spéciale du Saint- Siège.Il n'était cependant pas interdit de placer l'effigie des serviteurs de Dieu, pourvu que ce soit en dehors des autels, et que l'on s'abstienne de SAVIEZ-VOUS QUE.SAVIEZ-VOUS QUE.Le 15 juillet 1884 on érigeait selon les régles canoniques la Société de Tempérance.la liste des mernbres inscrits ce jour porte 176 noms.Les procès- verbaux indiquent une activité régulière jusqu'à 1892.H dut ensuite se produire un fléchissement, car on trouve une nouvelle Société de Tempérance établie en août 1907 et une liste de 224 membres en 1912; malheureusement les registres de cette société après cette date sont absents.Quelques mois avant la deuxième visite épiscopale, en application du mandement de Mgr Racine en date du 8 mai 1880, qui recommandait le groupement des jeunes filles sous le titre d'«Enfants de Marie» et qui formulait un règlement à cet el- fet, le curé Cimon en formait une équipe dans sa paroisse.Après une réunion préparatoire, le 30 novembre, la formation du premier groupe eut lieu le 8 décembre 1885.Trente-quatre demoiselles étaient admises et prenaient leurs engagements dans la congrégation.Le 16 juillet 1906, au conseil, «il est ordonné et statué par règlement comme suit: Attendu que le printemps à la fonte des neiges et l'automne à cause des pluies fréquentes la rue du village de Saint-Joseph d'Aima devient presque impraticable, il conviendrait que le propriétaire ou occupant de maison soit tenu de faire et entretenir des trottoirs vis-à-vis leur propriété, faits de planches sur lesquelles on puisse aller et venir sûrement de chaque côté de la rue».Pour hâter cette amélioration, il statuait ensuite que les personnes qui ne se conformeratent pas à ce règlement seraient passibles d'une amende de pas moins de 10 $ et pas plus de 20 $.«La coutume de faire vendre des effets à la porte de l'église pour les âmes est louable», disait le curé d'Alma à son prône le jour de la Toussaint en 1893.Il la justifiait et la recommandait comme «une excellente coutume qui se pratique dans plusieurs paroisses».On introduisait donc à Alma une de nos coutumes nationales.leur donner les attributs de la sain- \u2018teté.Il était interdit aussi, d'exposer deux images ou statues du même saint dans la même église.LES DIFFÉRENTS TEMPS DE L'ANNÉE C'est donc tout au long de l'année, que le sacristain devait ajuster «les choses»: la couleur des ornements, la complète disparition derrière des voiles noirs des scatues, la préparation des vêtements sacerdotaux appropriés à chaque circonstance, et de \u2018a question de la confirmation, de la communion solennelle.Si j'ai fait, une parenthèse pour souligner le livre du Père Dubois, je trouverais dommage de ne pas laisser le mot de la fin à monsieur Girard.qui me répétait que c'est par amour qu'il exerçait son métier, c'était sa façon à lui de témoigner de son engagement en tant que chré tien.Pour Oscar Girard, il ne fait aucun doute qu'il en était de même.pour celui qui lui à appris son métier, monsieur Antonio Jauvin.Pour un meilleur service Roulez en toute sécurité avec Vente et service 500, rue Harvey Ouest, Alma 662-2193 La (7 «MARTIN No) ser au comptoir seulement vice.se (api cure Nettoyage a sec et service de buanderie (COMPTOIR \u2014 228 BOUL.DEQUEN Nettoyeur Harvey Ltée 526 COLLARD OUEST ALMA, tél.: 662-2500 Julien Harvey Propretace CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984.page 27 Ben KoA AMT FG ALMA On reconnaît l'abbé Fredeau Duchesne, Mgr J.g.Couture évéque du diocèse et M.l\u2019abbé Raymond Trembiay curé de Saint-Joseph.Il s'agit probablement de la dernière activité à laquelle assistait le plus vieux vicaire d\u2019Aima, qui décédait quelques jours plus tard.Au moment de la procession d'offertoire, un paroissien portait un immense livre symbolisant les cent ans de vécu de notre paroisse.a messe d'érection canonique du 21 janvier 84, marquait le début des activités du Centenaire.L'église était pleine à craquer.et l'élément le plus spectaculaire de cette manifestation, a sûrement été, le recueillement qui emplissait le coeur des fidèles.Cette page est l'occasion toute ré.vée, d'immortaliser à notre façon, ces moments d'une grande intensité.Cependant.avant de laisser ies photos accomplir leur tâche, écoutons Soeur Margot Boivin, du Comité de liturgie, qui nous rappelle les objectifs du Centenaire de St-Joseph- d'Alma.«Notre objectif de fond, est bien sûr, de faire revivre cent ans d'histoire.Mais au-delà de ce rappel historique nous gardons comme priorité de promouvoir un éveil ou un renforcement de la foi, et nous tenons à favoriser une communion plus fraternelle, plus grande, entre les différentes communautés chrétiennes d'Alma».Soeur Boivin poursuit: «C'est vraiment dans un esprit de réflexion profonde que nous élaborons notre travail.Les choses d'Église sont enracinées dans notre vécu quotidien, et nous tenons à raviver cet esprit religieux.Nous voulons rappeler à nos populations, vieilles et jeunes, que l'Église s'inscrit et progresse en même temps que nous.Une paroisse c'est du solide, du concret et c'est nettement bâti sur du roc.Nous ne voulons pas que cette dimension échappe aux Fêtes de l'année 84.C'est pourquoi.nous faisons un effort particulier, pour jumeler nos racines chrétiennes à toutes les manifestations prévues».SAVIEZ-VOUS QUE.Pendant de longues années, les Dares de Sainte-Anne, lors de la fête de leur patronne, organisaient un défilé, qui partait du presbytère pour se rendre à la petite chapelle de l'Île.On a vu de bien des fois Mgr Simard, ouvrir cette marche pieuse.A | a 0 de C\u2019est dans toute la magnificence de notre église que le clergé a concélébré la messe d'érection canonique du 21 janvier 1984.Des prêtres des paroisses environnantes, les curés des communautés de Saint- Pierre, Saint-Sacrement, Saint-Jude, Sainte-Marie, Saint-Julien et de Saint-Joseph, participaient aussi à la fête.Une foule immense quelque 1800 personnes ont pu assister à une procession d\u2019offertoire des plus symboliques.Des prières universelles appropriées aux fêtes du Centenaire ont ravivé bien des souvenirs aux au Hommage Centenaire REE LINGERIE SPECIALISTE EN VETEMENT DE BASE ET DE NUIT © Vétements maternité 500, rue Sacré-Coeur, Alma 668-7659 © Costumes de bain © Sorties de bain Page 28, CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984 = RN i L\u2019enseignement religieux L es gens dans la trentaine se sou viendront certainement, de ce petit remue-ménage qu'a été l'arrivée dans nos écoles, des Éric Bouleau, Roger Leroy.Claude Savard, Jean Poyack et Réal Laroche.Ils étaient tous Pères du Sacré-Coeur.et avaient l'ambition de faire cheminer notre foi.C'est autour de l'animation pastorale qu'ils nous ont amenés à participer à des actions tiers-mondistes, aux mouvements étudiants et aux camps de réflexion sur l'engagement chrétien.J'ai retrouvé Roger Leroy pour parler avec lui de la pastorale dans les écoles.Encore une fois, c'est à une grande leçon de choses que j'étais conviée.Le titre de mon article a bien fait sourire Roger.Comme tout le monde.je mélange la pastorale et l'enseignement religieux.Ce sont en fait, deux choses bien distinctes, mais l'un ne va pas sans l'autre.L'enseignement religieux.c'est l'acquisition de connaissances bien précises sur la religion catholique.Nos enfants apprennent encore les prières, les sacrements, la vie de Jésus.etc.La pastorale de son côté.vient permettre l apprentissage de ces connaissances.C'est ainsi que les jeuries se sensibilisent à la solidarité internationale, pratiquent certains mouvements comme les Jeunes du monde, participent à des camps de réflexion sur l'engagement chrétien.Par la pastorale aussi, les enfants vivent des expériences de travail en équipe.damitié, et apprennent à mesurer comment se porte leur foi.TOUT ON CHANGEMENT H y a aujourd'hui, un fort mouvement d'opposition à l'enseignement religieux dans les écoles.Pour toutes sortes de raisons, les parents rejettent cette forme d'enseignement, en se basant sur leurs propres rejets de l'éducation chrétienne telle qu'ils l'ont connu, ce qui ne veut pas dire qu'ils nient Dieu.Roger Leroy comprend cette attitude, mais il ne l'endosse pas.Depuis plusieurs années, les efforts des responsables de la catéchèse dans les écoles s'articulent dans le domaine de la foi, et non plus.comme c'était le cas auparavant, dans cette unique dimension légaliste et juridique de la religion.Il y a toute une différence d'approche et de comportement.Il n'est plus question de parler aux enfants d'un Dieu vengeur et justicier.Ce que l'on cherche à apprendre aux enfants, c'est une approche de la foi, qui permet de se ressourcer positivement au message laissé par Jésus.Ma fille ne va plus à la confesse.elle fait un geste de réconciliation.elle ne communie plus avec le même esprit que moi, elle partage le sacrement de l'Eucharistie, comme on partage un gâteau lors d'une fête.Ce qui veut dire à la limite.qu'elle apprend à s'alimenter.beaucoup plus fe, ENSEIGNEMENT qu'à se culpabiliser.C'est toute une différence.DANS L'ESPRIT MÊME DU CHRIST Tout le programme de catéchèse s'articule autour du message du Christ.Roger Leroy me disait: «Tu sais.Jésus n'est pas venu sur la terre pour inventer une nouvelle religion, il y en avait déjà beaucoup.ll est ve: nu porter un message d'espérance.C'est a cela même que nous travail- m = \u201c a * z ~ x a = 1 lons».Bien d autres phrases de Roger m'ont ébrantées lors de cette conversation.Ainsi lorsqu'il a introduit la notion de dépassement.Il est clair que le Christ a voulu améliorer.bonifier l'attitude des hommes, et comment y parvenir.sinon en parlant de foi.Roger est un partisan de la foi dynamique.oxygénée, aérée, de cette foi qui comme le dit si bien l'adage.«transporte les montagnes».Et, le transport des montagnes, il ne se fait que par l'engagement dans SAVIEZ-VOUS QUE.SAVIEZ-VOUS QUE.La formation du premier groupement autonome des Chevaliers de Colomb a Alma eut lieu au mois de mai 1929.ils étaient plusieurs, initiés en divers endroits: Québec, Shawinigan, Grand-Mère, Trois-Riviè- res, Chicoutimi, Roberval; ils se groupèrent et formèrent à ce moment un sous-conseil, avec comme premier président le docteur Patrick Tremblay, qui devint Grand Chevalier du Conseil numéro 2722 lorsque celui- ci reçut sa charte, le 28 janvier 1930.Les Chevaliers se montrèrent très actifs dès le début.On a vu qu'avant même leur organisation en unité distincte ils avaient assumé la campagne de souscription pour l'orgue.lls donné- rent aussi à l'église un tableau des Martyrs Canadiens.Au début de septembre 52 on annonçait l'organisation d'une École des Parents.Il en était question depuis deux ans, et depuis le printemps de 1952 un comité était à l'oeuvre pour étudier une formule pratique en fonction des ressources dont on pouvait disposer et pour en préparer l'exécution.Avec le con- cours de la Société Saint-Jean- Baptiste locale, qui mit sa salle à la disposition des intéressés, la première réunion eut lieu le 30 septembre, et son premier sujet d'étude.présenté par madame Philippe Girard, avait pour titre: «Une maman, c'est ça! L'École des Parents était dès lors en marche et bien orientée.En 1947, le dimanche 10 novembre, veille du jour de l'Armistice de 1918, on dévoilait un monument érigé au coin des rues Collard et Saint-Bruno en hommage aux soldats tombés sur les champs de bataille de l'Europe au cours de la guerre de 1939-1945.DG a l'initiative de la branche 189, d'Alma, de la Légion Canadienne, le monument était en granit noir et rose taillé aux carrières de la compagnie du Granit National Limitée.Nl porte sur une de ses faces une plaque en bronze montrant les Canadiens à l'attaque, coulée d'après une sculpture de Louis Sorbonne, de Québec, et sur l'autre face les noms des soldats d'Alma, Ri verbend et Isle-Maligne.des causes de justice.de paix et d'harmonie.Vous vous imaginez bien.que tout nest pas aussi simple que cela Même si nos enfants reçoivent une formation qui les outille mieux.qui les prépare à un véritable cheminement critique de leur foi, il reste que notre attitude s'inscrit parfois à contre-courant.Nous ne pensons pas de ramener nos propres engagements dans une démarche de foi.et nous nous limitons trop souvent à notre négation de la «religosité», telle A AY.2e SF PU ANT HOSED ANA que nous l'avons connue.Roger me soulignait que certains problèmes de continuité se posent face aux enset- gnants, eux-aussi vivent des périodes de rejets ou de discontinuité.C'est donc beaucoup plus vers une démarche spirituellement riche que se dirigent les efforts du monde scolaire dans le domaine de l'enseignement religieux.|| s'agit proba blement de la meilleure façon de s'assurer que l'Esprit porte encore l'Église.Avant de tout rejetei du re vers de la main, une réflexion sé rieuse semble de mise.Li a ol monies.ce rappel historique.( HOMMAGE AUX PIONNIERS 3.(Tré de St Joseph à 100 sns.P Tremblay et J J Marner 1984) Plusieurs paroissiens d\u2019Alma se sont distingués par leur esprit d'initiative, tant dans les domaines spirituel, civile qu'économique.En se rappelant cette histoire, nous devons aussi se rappeler des hommes: Jacques Gagnon aura marqué notre réalité; en hommage a tous ces batisseurs, la Société d'entraide d'Alma est heureuse de s'associer aux fêtes du Centenaire en vous offrant ex\" à.La chapelle Ste-Anne, sur lle du même nom, où se tien nent les célébrations de cette fête annuelle.Cette che pelle a été déménagée, on l\u2019utilisait pour certaines céré- Société d\u2019Entraide économique d\u2019Alma 100, Saint-Joseph sud, Alma - 668-3087 (Compiexe Jacques-Gagnon) CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984, page 29 roue CS bi SPA ii ur\" M adame Bourget.tout le monde la connait.ou presque On pourrait la comparer à un monu ment.l[ suffit de prononcer son nom, pour que les sourires reviennent sur les lèvres Du sourire au souvenir.le pas est bien mince.Le souvenir de Madame Bourget.il s'incruste dans les oreilles et dans les coeurs.Pendant des années, quarante ans, elle fut l'oiganiste officielle de la paroisse St-Joseph et l'âme musicale d Alma.C'est au fil d'un album-photo, que Cécile Lavoie et Léopold Bourget.mont fait revivre les annales musicales d'Alma UNE SURPRISE Cécile L.Bourget est la nièce de l'abbé Héraclius Lavoie, c'était même son parrain.Au décès de sa mére, son père, sa soeur et elle s'installèrent au presbytère.Elle a commencé tellement jeune à faire de la musique, qu'elle ne se souvient même pas de l'avoir apprise.Dès l'âge de douze ans, elle accompagnait à l'harmonium le choeur de chant des petites fil- (que de chemin parcouru en éducation depuis 1887 Ecole du rang IX construite en 1887.Le cégep d'Alma tient à souligner d'une façon particulière l'étroite collaboration et l'engagement du clergé et des communautés dans scolarisation de nos concitoyens.Félicitations à la paroisse centenaire! l'effort de les du Couvent.Madame Bourget me disait qu'elle aimait cela.mais qu'elle trouvait cela fatiguant parce qu'il fallait qu'elle s'étire pour pouvoir toucher au pédalier.À quinze ans, elle prenait la relève de sa soeur pour la direction et l'accompagnement du choeur des Enfants de Marie.Dans le groupe.il y avait des jeunes filles qui étaient plus vieilles qu'elle.À seize ans, Cécile décide d'entrer au couvent.Elle fait tout son noviciat; mais deux mois avant de prononcer ses voeux perpétuels, on lui suggère d'aller connaître le monde.Elle revient donc.auprès de son oncle Héraclius, et poursuit son travail comme avant.Un samedi après- midi, l'abbé Lavoie averti tout le monde, qu'il ne veut pas être dérangé.Derrière la porte, on entend des grosses voix d'hommes.Puis, vers cing heures, la porte s'ouvre et l\u2019oncle annonce en grandes pompes: «Cécile, je t'ai acheté un orgue».Madame Bourget se demande encore comment elle a réussi à ne pas tomber dans les pommes.Mais le projet de l'abbé Lavoie ne s'arrétait pas là: «Tu pars à Québec étudier l'orgue».UN TALENT INCONTESTABLE Au couvent, madame Bourget s'était un peu familiarisé à la touche de l'orgue.Possédant déjà un diplôme d'étude supérieur en piano, madame Boutget La chorale Ste-Cécile fêtant son vingt-cinquième anniversaire.Les mè- affirme que jouer de l'orgue n est pas une mince affaire: «T'es occupée des pieds et des Mains», me dit-elle.À Québec.c'est avec un grand maître qu'elle à pu perfectionner son talent naturel.Ernest Gagnon.le célèbre compositeur de «Ça berger assemblons-nous», était son professeur attitré.À son retour, les spécialistes de la maison Casavent s'affairaient à l'installation de l'orgue.Elle participa aux travaux.Grâce à sa collaboration, les choses allèrent plus vite; on réussit à accorder l'orgue dans un temps relativement court.UNE VIE EN MUSIQUE Été comme hiver, beau temps mauvais temps, madame Bourget accompagnait toutes les cérémonies se déroulant à l'église.«Dans ce temps- là, me dit-elle, c'était beau, j'ai vécu l'époque du plain chant et le retour du grégorien».En plus de jouer de l'orgue, madame Bourget composait des pièces musicales.Madame Bourget adorait tout simplement ce qu'elle faisait.Sa vie.elle l'a consacrée à la musique, que ce soit la musique sacrée, ou encore la musique plus légère.Elle me raconte, que pour elle, c'était sa façon de prier: «J'étais toujours à l'église, je n'avais pas le temps de m'agenouiller comme tout le monde, jouer était ma façon de louanger le Seigneur».C'est en 1924, que Léopold Bour res sont ici accompagnées de leurs filles.Madame Bourget est l\u2019une des rares personnes de la région à avoir été décorée de l'Ordre du mérite du bon parlé français.get venait s'installer à Alma.C'est en participant à la chorale de St-Joseph, qu'il a rencontré Cécile, lis se marièrent, et madame Bourget continua ses activités, elle n'était plus seule, Léopold la secondait.ll raconte que c'est avec fierté qu'il la voyait partir pour accompagner «son monde».Pendant longtemps, il joua même le rôle de critique.Madame Bourget admet que sans la collaboration de son mari, elle n'aurait jamais pu réussir toutes ces entreprises.C'est ensemble, qu'ils participèrent à la vie musicale d Alma.LA CHORALE STE-CECILE Tout en cumulant pendant quarante ans son travail d'accompagnatrice à l'église, madame Bourget se lança dans la direction de chorale.Madame Bourget est une perfec: tionniste.sous sa tutelle, la chorale Ste-Cécile acquit une réputation qui dépassa largement les limites de la paroisse.Chaque année.la chorale Ste-Cécile préparait un concert pour les malades de l'hôpital de Roverval.La chorale se déplaçait partout dans la région, et elle fut même la chorale qui accompagna les Filles d'Isabelle lors de leur congrès provincial tenu à Alma.La liste des activités est longue.dommage que nous ne puissions tout relaté à l'intérieur de ces quelques lignes.Une particularité à noter: jamais les membres de la chorale, ni leur directrice, ne se sont présentés en public avec des feuilles de musique, tout était appris par coeur.Parler du succès de la chorale Ste- Cécile, c'est aussi parler des qualités qui animent madame Bourget.Faisons simplement imaginer.la souplesse avec laquelle elle a pu maintenir son groupe uni.La chorale Ste- Cécile a vécu longtemps sans que jamais personne n'entende parler de dissension.Les qualités de pédagogue de madame Bourget ne font aucun doute, et que dire de ses talents d'organisatrice.Il y avait aussi sûrement beaucoup d'amour chez cette petite bonne-femme, a la limite, cela pourrait ressembler à une vocation.D'AUTRES INITIATIVES Dès que l'on parlait musique a Alma, on pensait à madame Bourget.Elle fut la première présidente d'honneur des Jeunesses Musicales d'Alma.elle fonda avec d'autres.la Société ,Ç J] cegep d\u2019alma vu 675 boul Auger ouest x Alma Quebec G88 287 (418668 2381 Lancement du journal «Le Lac-St-Jean».Un groupe lyrique sous la direction de Mme Bourget se déplaçait dans les environs d'\u2019Alma pour aider à la promotion de l'hebdo.Une pièce composée par M.P.-E.Harvey.des chansons et des violons enchantaient le public.wd Page 30, CAHIER SPECIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984 Fs Juste avant son départ pour l'Europe, un groupe d\u2019Alma, Les amis des poètes, ont organisé une soirée avec Félix Leclerc.Félix a demandé à la chorale Ste-Cécile d'entonner avec lui «C'était un p'tit bonheur.\u2026».des Concerts d'Alma, qui se chargeait de faire venir chez-nous des artistes d'envergure internationale.Les Amis des poètes et une multitude de petits groupes se formaient, et toujours en ligne de fond, on sentait l'inspiration de madame Bourget.La dernière activité de madame Bourget remonte au Centenaire de la Ville d'Alma.Elle avait composé la musique de l'hymne du Centenaire, pendant qu'une amie, madame Her- manies s'était attachée à la composition des paroles.Elle tient d'ailleurs à souligner.que le propriétaire de la Librairie Lac-Saint-Jean.avait contribué d'une façon toute spéciale à la beauté de ce spectacle.en acceptant d'habiller tes quarante femmes de la chorale.EDUCATRICE DANS L\u2019AME Plusieurs personnes d Alma.se souviendront d avoir appris à chanter SAVIEZ-VOUS QUE.Au mous de juin 1883.le conseil des syndics acceptait la fondation «d'une grande messe solennelle en l'honneur du Sacre- Coeur de Jésus a célébrer de puis l'année 1883 jusqu'à l'année 2032 incluswements.Celle fondation, ratifiée par l'évêque.Mgr Dominique Racine, était faite par Dame Alexandre Le- moine, mère de l'abbé Henri Cimon, laquelle avait versé a la mission un don à cet effet.Le 30 octobre 1887 la fabrique acceptait une seconde fondation semblable faite par la même personne, cette fois en l'honneur de Saint-Joseph, et elle s'engageait «à changer, autant que faire se pourra le jour de la fête de Saint-Joseph ou un jour dans l'octave, tous les ans, une grande messe, pendant deux cents ans.à partir de l'année 1888 jusqu'à l'année 2087 in- clusivements.\u2014 Ces deux messes sont toujours célébrées cha: que année aux dates indiquées.ou à jouer du piano avec madame Bourget.Au-delà de cette formation musicale, madame Bourget a investi beaucoup de son énergie à développer la sensibilité, l'émotivité et le raffinement de ses élèves.Les jeunes acquiéraient tout naturellement des notions de maintien, de bonnes manières.de langage.Surtout, madame Bourget s'attardait à développer cet instinct de fierté, qui fait qu'en plus d'apprendre à maîtriser leurs voix ou leurs doigts.les jeunes développaient aussi la satisfaction du travail accompli dans la dignité.UN TALENT INCONTESTABLE Même madame Bourget se pose la question à savoir.comment elle a pu arriver à faire tout cela.Elle affirme qu'elle devait posséder une force intérieure qui la poussait à dévelop- 250 voix s'étaient réunies pour marquer le 25° anniversaire de l\u2019arrivée des Maristes à Alma.À cette occasion, on célébrait aussi les travaux de rénovation du temple et l'installation des magnifiques verrières.per ce talent naturel, qui pour elle, est un don du Seigneur.«A chaque fois, dit-elle.je voulais me dépasser, exprimer ce que je ressentais au plus profond de moi- même.Mon âme et mon coeur participaient au même titre que mes mains et mes pieds.l| me suffisait d'entendre une chose, une fois, pour saisir toute la dimension de l'oeuvre.li m'arrivait même d'improviser selon l'inspiration du moment.» Les gens qui ont entendu madame Bourget sont unanimes, au-delà de la beauté d'exécution.on sentait une âme.une vie.Certains affirment même, qu'ils attendaient le dimanche suivant avec impatience, juste pour entendre l'orgue de madame Bourget.LA RETRAITE Madame Bourget est une des rares personnes de la région à avoir été décorée de l'Ordre du Bon parlé Français.C'est en hommage a tout son travail que lui fut décernée cette décoration de prestige.À cause de raison de santé, madame Bourget dû interrompre ses activités, cette seule réflexion de sa part, exprime à quel point.la musique A 884 4 AINT JOSE PHP ALMA Madame Bourget a toujours fait les choses avec distinction.Cette photo fut prise lors du passage de Mary Wilkins à la Société des concerts d'Alma.Les membres de la chorale Ste-Cécile occupaient les premières loges toutes vétues de blanc, ce qui impressionna hautement l'artiste américaine.était toute sa vie: «Quand j'ai quitté, j'ai eu l'impression que je devenais une femme inutile».Pour l'aider à se sortir de l'impasse et à passer à-tra- vers les épreuves de la maladie, son mari lui a offert un petit orgue électrique, ainsi, pensait-il, elle pourrait au moins continuer à aimer la vie.Aujourd'hui, madame Bourget accompagne la messe dominicale, à la résidence de la rue Price.En la quittant, je lui ai demandé su etle n'aimerait pas retoucher l'orgue de l'église St-Joseph.Vous vous dou tez bien de la réponse, mais madame Bourget ajoutait: «Tu sais, je suis un petit peu orgueilleuse, mais pour une petite pièce, je serais capable, même si cela me fait un peu peur.» Souhai tons-nous donc cette joie.Un beau projet pour les organisateurs du Cen tenaire de St-Joseph.On fait route ensemble! La direction de la maison Duchesne Auto vous invite a participer aux fêtes naire.450, boul.Dequen, Alma - Tél.: 662-3431 CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE.mercredi 28 mars 1964, page 31 Fête de la Saint-Jean en 1934.un cest un Mots Important J pour les Québécois.Il en sera de méme en ce qui concerne les Fes tivités du Centenaire.En juin, on a déjà oublié le long hiver.et le prin temps nous a redonné des couleurs, et rendu l'âme plus légère.L'efferves cence traditionnelle de juin a sûre ment influencé les organisateurs de ces trois fêtes prévues en ce sixième mois de l'année.La messe d'érection canonique du 21 janvier dernier, l'exposition d'art religieux et tout le travail de recherche du livre du Centenaire.ont tenus les gens du Comité général en haleine.Maintenant, ils s'attaquent à la tâche des Fêtes de juin et, s'ils le font avec la même ar deur.préparez-vous.LES RETROUVAILLES Le nom de la fête est suffisamment indicateur pour dévoiler toutes la symbolique qu'on veut y apporter.La tâche du comité présidé par Madame Cécilia Harvey ne sera pas facile.Une fête où l'on se donne pour objectif de permettre au gens de se retrouver et d'échanger peut rapidement tomber dans la facilité la plus déconcertante.Le souci de Madame Harvey, portera Alma en 1903 Sourre Alma au (ac Sent Jean Mae Vi tix Tremblay 1967 particulierement sur les objectifs précis que l'on veut associer aux RE TROUVAILLES.Déjà, lors de l'ouverture de l'exposition d'art religieux, une multitude de gens ont manifesté leur intention d'être là en juin.La fête sera principalement axée sur la famille, un thème qui laisse envisager assez facilement qu'il y aura toute une symbolique attachée à cette fête.L'idée principa le de la fête, c'est de permettre un véritable retour aux sources, et de favoriser une communication profonde entre les chrétiens de toute la communauté.Avec son comité, Madame Harvey a l'intention de retracer les anciens résidents de la paroisse, les succes seurs des pionniers et, de susciter une participation particulière des jeunes.Une fête de ce genre s'inscrit aussi sous le signe de la souvenance.Tous les détails ne sont pas définitivement arrétés, mais à voir l'enthousiasme avec lequel les organisateurs s'attaquent au boulot, le succès ne peut que leur sourire.C'est le 10 juin, que nous serons conviés AUX RETROUVAILLES.LA FÊTE-DIEU [| n'est pas loin dans la mémoire, le temps où tous ensemble, réunis dans Fête-Dieu à Sainte-Marie d'Isle-Maligne.l'esprit religieux, nous déambulions dans les artères principales de la ville.Monsieur Bertrand Gagné et son groupe de travail.nous ferons revivre ce moment important de la liturgie chrétienne qu'est la Fête- Dieu.Les costumes d'appârat, les reposoirs, les chants et les prières récita- toires de circonstance feront partie intégrante de la fête.Le défilé empruntera les rues principales de la ville, un reposoir important sera installé à la Maison des Frères Maristes sur la rue Harvey et au Collège St- Joseph.Les Femmes Chrétiennes, les Chevaliers de Colomb, les Gardes Paroissiales, les Filles d'Isabelle et diverses autres associations chrétiennes ouvriront cette marche grandiose.C'est à Liège en 1246 qu'on consacra pour la premiere fois, une journée au St-Sacrement, quelques temps plus tard, elle était étendue a toute l'Église.On doit à St-Thomas- d'Aquin, ce grand philosophe, une réforme du formulaire de la Fête- Dieu.La thématique de cette fête consacre la vie.l'Évangile se charpente autour de l'opposition du thème mort-résurrection.Le but de la Fête- Dieu, c'est de dire solonneliement a HOMMAGE aux BÉNÉVOLES POLYFORME québec inc.535, av.du Pont Sud, Alma - 668-2380-2389 Dieu notre reconnaissance pour ce résumé de ses bienfaits qu'est le pain de vie.L'Eucharistie y est consacrée comme le sacrement de l'unité qui.rassemble les hommes, les femmes et les peuples.L'idée de la procession, rappelle que l'Eucharistie est toujours considérée comme pain de route des chrétiens.La Fête-Dieu sera célébrée ie 20 juin.LA ST-JEAN-BAPTISTE C'est à Ludger Duvernay que nous devons l'idée d'un patron et d'une fête nationale: ST-JEAN-BAPTISTE.Le prénom de Jean-Baptiste était tellement répandu dans la province.au point que le surnom de Jean-Baptiste.s'appliquait aux Canadiens fran- Geis, comme celui de Patrick aux Ir landais.En fait, lorsqu'en 1834, Ludger Duvernay organisa son premier soupes patriotique, il ne faisait que renouveller avec une tradition célébrée à Québec.aux premiers temps de la colonie.La St-Jean se fête au solstice d'été, le jour le plus long de l'année, jour que l'antiquité consacrait au culte du soleil.Les fêtes de cette année promettent d'être fabuleuses et d'envergure régionale.Des activités sont prévues No IMPRIMERIE oN le lac-st-jean tout au long de cette longue fin de semaine.Comme par les années passées, il y aura le 24 juin au matin, une messe de caractère solonelle, qu'on espère sous la présidence de Mgr Pedneault, un fils de la paroisse.Dans l'après-midi.nous pourrons revivre ces fabuleux défilés, qui ont toujours été une marque de commerce de cette fête nationale.Les or- gantsateurs de l'événement tiennent à rendre hommages aux pionniers, et c'est en s'inspirant d'anciens défilés.qu'on préparera celui de cette année.Le traditionnel feu de la St-Jean aura lieu la veille.On compte sur une large participation des artistes régionaux.La clôture sera toute spéciale.parce que les organisateurs vont nous convier à un grand souper patriotique avec discours de circonstances, le soir du 24.Tout comme pour les autres fêtes de juin, il faut donc inscrire cette fin de semaine à notre agenda.Cette fête est sous la responsabilité de l'unité locale de la St-Jean-Baptiste, en collaboration avec la Régionale.les personnes directement impliquées dans ce comité sont, Madame Gisèle Verreault, Monsieur Xavier Fortin et M.Georges Perron.Bon mois de juin.Page 32, CAHIER SPECIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984 (7 Galerie des maires: Cent ans Paroisse: de collaboration .- «Cent ans de vécu: une communauté s'organise», on ne peut dire plus vrai pour souligner le Centenaire d'érection canonique de la paroisse Saint-Joseph.Les autorités civiles de la ville d'Alma, Romuald Maltais tiennent à souligner de façon historique Lorean cet événement qui nous rassemble depuis le début de 1984.C'est pourquoi, nous avons songé à vous offrir LA GALERIE Vill .DES MAIRES.me.Pour créer et organiser une communauté comme la nôtre, il a fallu les efforts conjugués du spirituel et du temporel.Sans cet heureux mariage, où serions-nous?Si personne ne peut le dire, il est évident, que grâce à cette coopération, nous savons un peu plus tous les jours, où nous en fo sommes.Liguori Harvey Joseph Collard Dr J.-Léo Duguay Adélard Lepage (1917-1932) (1932-1938) (1938-1940) (1940-1940) Nous profitons de l'occasion, pour inviter oo _ nos concitoyens, a réfléchir sur ce vécu ; commun et, a participer en grand nombre aux événements marquant ce Centenaire.Jos-Elie Maltais (1924) Hector Tremblay (1931) Wilfrid Gagnon (1935) Edgar Thivierge (1939) Philippe Boivin (1941) Aimé Barbeau (1945) Joseph Larouche (1945) Arthur Bouchard (1960) Uldéric Harvey (1964) Jos.-Hector Tremblay (1967) Gérard Couture (1970-1975) Arthur Boulanger (1881) Anselme Asselin (1884) Arthur Boulanger (1887) Ferdinand Larouche (1890) François Gagné (1891) J.-Nil Tremblay (1896) A.-Elie Gagne (1902) Gédéon Verreault (1905) Liguori Harvey (1914) Gédéon Verreault (1917) Narcisse Boulianne (1919) SAINT-JOSEPH Joseph Collard J-Aimé Fortin Paul Levasseur Paul-Emile Harvey A DEJA CENT ANS! (1940-1944) (1944-1952) (1952-1960) (1960-1962) VIVE LA FETE! Fusion 1962 Conseil des 34 MCZDDLR OX£HRA2EZ ALL UF TERLE, DALV _ BEEERAE - GABRIEL FORTIN, maire Ville fusionnée: ROBERT BOIVIN, conseiller ROBERT TREMBLAY, conseiller GILLES HARVEY, conseiller JEAN-MAURICE HARVEY, conseiller GÉRALD SCULLION, conseiller LOUISE-B.BERTRAND, conseillère GISÈLE VERREAULT, conseillère J.-Léonce Maurice Paradis Gabriel Fortin GAETAN BOUCHARD, conseiller Desmeules (1972-1975) (1975.) (1962-1972) [11 M.Liguori Harvey à cumulé le poste de maire de la paroisse, du village et de la ville d'Aima CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 26 mars 1964, page 33 ES RIRE ae RE AE EER 2 SAR >.4 64 1S OO PH, AL MA Fo le tour de la littérature religieuse, c'est s'attaquer à un vaste champ d'exploration.En effet, de la philosophie, à la morale, en passant par l'histoire et en revenant par le chemin de la vie des Saints, il ne fait aucun doute qu'un individu pourrait passer sa vie à ne lire que cela.En faisant la tournée des librairies, d'abord on reste surpris de voir la diversité de la littérature religieuse, on reste aussi surpris de voir l'espace réservé à ces publications, et encore plus surprenant d'apprendre que ses livres sont, en terme du métier, de gros vendeurs.il paraît qu'on achète de tout.Une des libraires rencontrée.m'expliquait qu'il y à certai nement un lien entre l'époque tour mentée que Nous vivons et cette fascination pour la littérature religieuse.Les gens sont à la recherche de réponse à leur angoisse.La Bible demeure un vendeur ré qulier.Tous les livres a caractere philosophique.de nouvelle théologie, ou encore ceux expliquant les religions asiatiques remportent aussi un bon succès.Si ce genre de livres marche bien, ily a aussi toute une littérature enfantine consacrée à l'histoire de Jésus et à la prière comme telle De nos jours.plusieurs volumes religieux ont une connotation historique actuelle.On retrouve sur les rayonnages des librairies, l'histoire des Ursulines, des ouvrages sur la controverse du St-Suaire, l'histoire aussi de petites communautés locales qui ont émergées grâce à la structuration de paroisses.Un phénomène intéressant et que l'on néglige peut-être un peu, c'est celui de l'Art religieux.Les ouvrages en ce domaine ne sont pas aussi nombreux qu'on pourrait le souhaiter.mais il y en a quelques-uns, fort intéressants, bien documentés et surtout largement illustrés.Des maisons d'édition se spécialisent tout particulièrement dans ce genre d'ouvrage.C'est le cas pour Marbaga.Astra-Cerfs, La Maison ouvrière, Les Éditions Pauline et de beaucoup d'autres.Depuis un certain temps aussi, par le travail acharné de mordus de l'histoire et d'archivistes, des livres plus spécialisés apparaissent sur le marché.Luc Noppen est entre autres l'auteur de 2 magnifiques livres ayant pour titre LES ÉGLISES DU QUÉBEC, publiés conjointement avec l'Éditeur officiel du Québec et Fides.André Côté a investi de son temps dans INVENTAIRE DES ARCHIVES PAROISSIALES, ouvrage considéré comme un instrument de recherche.Tout y est recensé.Les curés eux-mêmes sont auteurs d'ouvrages intéressants; pensons ici au Chanoine Lionel Groulx.Finalement, certaines revues publiées régulièrement se spécialisent en liturgie.En région l'abbé André Simard abat un travail considérable.DES FILMS Il est amusant de constater qu'il s'est fait beaucoup de choses en ce domaine.Tout le matériel tourné, ne peut-être qualifié de professionnel, souvent il s'agit de courts films amateurs rappelant les meilleurs souvenirs des communautés religieuses.ll ne fait aucun doute, que si quelqu'un s'intéressait un peu à la chose, l'idée d\u2019un Festival pourrait prendre forme.Cette année, il faudrait surveiller de près Radio-Canada.En effet, grace à une collaboration avec l'O.N.F., une série sur l'Art religieux vient d'être tournée.Cette série est actuellement diffusée le mardi soir, en fin de soirée à Radio-Canada National.J'ai pu entendre une entrevue avec le réalisateur, et je vous jure, que si j'étais câblée, je serais une fidèle auditrice.Même s'il nous faut considérer que notre époque tourmentée, peut favoriser ce genre de redécouverte spi- ritueile, il nous faut aussi convenir que l'intérêt des Québécois pour leur patrimoine spirituelle garde une certaine vigueur.C'est bien Jacques Anthonin, notre poète régional qui chantait: «Si tu veux savoir où tu t'en vas, vas donc voir d'où tu viens».Une riche épopée du siècle dernier e 100° anniversaire de Saint-Jo- L seph-d'Alma.c'est tout naturel- tement la fête du pays du Lac-Saint- Jean.Car ce centenaire évoque bien toute la riche épopée du siècle der nier.alors que nos ancêtres \u2014 des hommes et des femmes pleins d'allant \u2014 ouvraient, paroisse après paroisse, ce nouveau coin du Québec au peuplement et rajoutaient grandement au patrimoine de tout un peu ple.I! y a vraiment de quoi être fier et heureux.Notre histoire ici, depuis lors, a été forgée à coups d'efforts et de détermination, bien sûr, mais il ne faut pas oublier qu\u2019elle a aussi baigné dans une solide et franche joie de vivre, sans laquelle bien des défis se seraient avérés trop lourds à relever sans laquelle bien des entreprises nous seraient apparues trop ardues pour être menées à bonne fin, avec tout le succès que nous avons connu.Quel message de confiance et d'optimisme pour l'avenir qu'il nous revient de préparer, pour cette histoire qu'il nous appartient maintenant de continuer.Alors célébrons non seulement notre réussite mais aussi et tout autant tous ces atouts qui font de nous des gagnants! Corinne Côté-Lévesque A l'occasion du Centenaire de l'érection canonique de la paroisse Saint-Joseph d'Alma, il me fait plaisir de m'associer au Comité du centenaire pour inviter les paroissiens(nes) de Saint- Joseph, de même que les citoyens(nes) d'Alma et du comté Lac-Saint-Jean, à participer nombreux aux festivités prévues qui auront lieu tout au long de l'année 1984.Je les invite particulièrement à prendre part activement au défilé à l'ancienne de la Saint- Page 34, CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1984 Jean, qui revivra, pour la circonstance, dans le plus pur style d'autrefois.Il permettra un regard sur le passé pour mieux saisir le présent et raviver la flamme nationaliste qui brûle au coeur de tous ceux qui croient en l'avenir prometteur de la collectivité québécoise.J'aimerais souligner ici que ce défilé du 24 juin 1984 coincidera avec le 150e anniversaire de fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste devenue la Société nationale Ley des Québécois par Ludger Duvernay, ardent nationaliste qui s'est mérité la reconnaissance de tout un peuple.En terminant, je félicite les membres du Comité du centenaire pour leur travail, Jlinvite encore une fois la population à participer avec son enthousiasme coutumier et je souhaite à tous, les fêtes les plus joyeuses qui soient.JACQUES BRASSARD Député de Lac-Saint-Jean et Whip en chef du gouvernement PEN me \u2014 0 nets.un SMS + een La direction de chorale dominicale D és les origines de notre paroisse, alors qu'Alma n'était qu'une desserte d'Hébertville, un choeur composé de jeunes filles accompagnait l'office religieux dans la maison des Boulanger.Un choeur de jeunes files, cela n'était pas orthodoxe.parce que ce n'est qu'avec Vatican |l, que la présence des femmes fut permise dans les chorales et dans le choeur: ajoutons cependant que la maison des Boulanger n'était pas un véritable temple.Si nous commençons à connaître monsieur Paul Gagnon comme photographe et aquarelliste, nous avons une connaissance beaucoup plus vaste de lui comme directeur de chorale et accompagnateur (orgue).AU TEMPS DU GRÉGORIEN Sans mentir.on peut affirmer que la carrière de Paul Gagnon dans le chant liturgique, remonte à la petite enfance.Cinquante ans de carrière.À l'âge de huit ans déjà, il faisait partie du choeur des enfants.Il s'établit dans la région en 1947, comme professeur, et tout de suite l'abbé Fredo lui confie la tâche d'organiste à Ste-Marie d'Isle-Maligne.Depuis ce temps.il a cumulé des fonctions semblables, à St-Joseph- d'Aima.à St-Pierre et même à St- Jérôme.À cette époque (1947-1952), le chant grégorien régnait en roi et maître.L'accompagnement de ce chant est minimum et se fait habituellement à l'orgue.Les femmes ne sont pas encore admises, et la chorale se compose de voix d'hommes et d'un choeur d'enfants.Tout le monde ne comprenait pas le latin, c'est donc à dire.qu'on chantait «à l'oreille».Pour Paul Gagnon.cette époque demeure au point de vue musical.l'âge d'or des chorales religieuses.APRÈS VATICAN II Un beau jour, pour des raisons professionnelles, monsieu: Gagnon quitte Isle-Maligne, s'installe dans la paroisse St-Pierre, mais participe à la chorale de St-Joseph en tant qu'accompagnateur.Messieurs Paul-Émile Harvey.Manny, François Boutin ont exercé la direction de chorale.Monsieur Gagnon a aussi travaillé en étroite collaboration avec Normand Laprise.L'actuel directeur de la chorale de St-Joseph est monsieur Vincent Maltais.Dans l'esprit de Vatican Il, il fallait élargir la participation des fidèles.C'est ainsi, que les femmes firent leur entrée dans les chorales.que le latin disparait et que le mode polyphonique s'implante.A partir de ce moment, le chant liturgique religieux subit plusieurs influences.qui n'ont pas toujours été heureuses.L'ivraie se mélangeait au bon grain, on en est venu à penser que la chansonnette pieuse pouvait être considérée comme du chant liturgique.Avec toute sa pratique.monsieur Gagnon accepte mal, ce genre d'attitude.Il est évident.que depuis un certain temps.les chorales religieuses ont de la difficulté.Dans ce phénomène, il faut d'abord considérer que le nombre de messes s'est muitiplié.ce qui ne facilite pas la tâche du recrutement.Le répertoire de musique sacrée, ne s'est pas véritablement enrichi non plus: et il faut bien l'avouer.l'utilisation même de la musique n'a plus le même sens de recueillement.Tenant compte de tous ces éléments, monsieur Gagnon m'expliquait que malgré la transformation profonde du chant sacré.les membres des chorales paroissiales investissent temps et énergie.pour permettre aux fidèles d'approfondir leur démarche de foi.Si Paul Gagnon caresse un rêve, c'est bien l'avènement d'un Grégoire |l.LA MESSE DU 21 JANVIER 1984 Je ne pouvais quitter monsieur Gagnon.sans parler de l'oeuvre qu'il a composée pour la messe du Centenaire.Monsieur Gagnon est un homme discret, il ne pavoise pas.Ceux qui ont eu la chance d'assister à cette première célébration du Centenaire ont été à même d'apprécier son travail.Quoiqu'il en soit.jai pu soutirer quelques renseignements.Disons d'abord que cette messe est d'inspiration grégorienne.Elle a un caractère plus gai et plus festif.disons donc moins mélancolique que certaines autres compositions récentes comme la Messe de l'assemblée de Jean-Ls Allard ou celle du Père Martel.Le travail de composition comme tel a duré deux mois: c'est chez-lui dans cette magnifique pièce où loge le piano qu'il a élaboré son oeuvre.De plus, Paul Gagnon voulait créer une oeuvre qui pourrait être réutilisée; il semble bien avoir réussi, puisque certaines paroisses la reprendront pour souligner leurs érections canoniques.Le travail de préparation comme tel, s'est bien déroulé.Deux grandes répétitions avec les chorales participantes soient celle de: St-Joseph, Isle-Maligne.St-Sacrement, St-Pierre et St-Julien.en plus de membres de la communauté de StJude, ont permis d'atteindre la performance que nous avons entendu le 2! janvier.Il ne me l'a pas dit, Mais j'imagine l'instant de bonheur lorsque mon sieur Gagnon a entendu cette centaine de voix entonner les pre mières mesures de cette messe d'inspiration grégorienne.Hommage à un pasteur S e remémorer cent ans d'histoire, c'est tout un défi.Il arrive que certains personnages retiennent notre attention.C'est le cas de Monseigneur Ovide Dolor Simard.Un cou: ple résidant de la paroisse St- Joseph, monsieur et madame Léonce Dal- laire, ont particulièrement bien connu Mgr O.D.Simard.Ce texte n'a rien d'historique il se présente plutôt comme un hommage, un rappel du passage du curé Simard dans notre paroisse.Ce que le couple Dallaire a le plus apprécié de Mgr Simard, c'est sa grande simplicité, son humilité et son amour des enfants.C'est proba blement ce qui a fait de lui un homme accessible, un homme qui aimait expliquer les grands mystères de la vie.avec une simplicité proche du vécu quotidien de ses paroissiens.Avec Mgr Simard, il était facile de s'impliquer en tant que chrétien.Léonce et Hélène Dallaire me disaient entre autres, qu'ils avaient compris plus facilement que certains prêtres plus jeunes, toute cette dimension de l'apostolat laïque et de la pastorale.«Travailler pour le bon Dieu, c'est jamais du temps perdu».affirmait-il.Mar Simard adorait le chant, c'est même grâce à lui.que les jeunes sont réapparus avec la formation d'une chorale d'enfants.Lui même chantait très bien.Le couple Dallaire me mentionnait, que Mgr Simard avait trouvé très difficile de dire la messe face à ses paroissiens suite aux changements de Vatican Il.Le règne de Mgr Simard, n'est pas comme tel un règne d'éclat et de grande splendeur.Avec lui tout se faisait simplement.c'était un vérita ble rassembleur.Nous lui devons la réorganisation du cimetière d'Alma.de même que la rénovation de la sacristie afin qu'elle soit mise à la dis position des mouvements.C'est d'ailleurs en son honneur, que l'on rebap tisa la sacristie en son nom.nous.Plus qu'un temple, l'église Saint-Joseph d'Aima plantée dans le coeur de notre ville semble veiller sur tous et chacun d'entre Depuis 100 ans, gardienne de la morale et de l'esprit de toute une population, sa présence au coeur du Centre des affaires almatois conserve son sens humain à notre centre-ville.C'est avec une grande joie que je souligne le centième anniversaire de la paroisse mère de la ville d'Alma.Je me joins à tous les paroissiens ainsi qu'à tous les dirigeants de la Corporation des fêtes du Centenaire de la paroisse Saint-Joseph d'Alma dans leur célébration en espérant que les 100 prochaines années apporteront autant de bonheur à leurs descendants qu'à ceux qui les ont précédé.la guide encore.PIERRE GIMAIEL Secrétaire parlementaire aux Mines Je veux aussi saluer l'esprit de travail et d'amour qui a animé les membres du clergé qui ont si bien guidé la paroisse et Respectueusement vôtre, CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 28 mars 1964, page 35 Avec du courage, de la foi et de la solidarité ar peut déplacer des montagnes.Alma a connu deux conflagrations importantes qui ont pratiquement détruit le centre-ville.La rue Sacré-Coeur après le feu de 1925.La SIDAC d'Alma est heureuse de se joindre à toute la population almatoise pour témoigner sa reconnaissance pour l'encouragement, l'aide et le support, qu'a accordé le clergé au développement de la Cité de l'hospitalité.- \u2018 is hl 1 w, \u201cx « = \u2014_ i wr : me _ OIDAC ETPLAZA D'ALMA Page 36, CAHIER SPÉCIAL DU CENTENAIRE, mercredi 26 mars 1964 CE A RI i "]
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