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Titre :
Le Saint-Laurent : journal des intérêts populaires
Éditeur :
  • Rivière-du-Loup :S.J.Frenette,1895-[1977]
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Écho ,
  • St-Laurent, écho du Grand-Portage
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Références

Le Saint-Laurent : journal des intérêts populaires, 1916-12-21, Collections de BAnQ.

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[" ME \u201cEr Sr- LAURENT \u201d Offre ses meilleurs compliments de Noël à tous ses lecteurs et forme les voeux les plus sincères pour le rétablissement de la paix universelle.| ; 2 - \\ C'est Noël, la fête admirable, Où, devant le Christ nouveau-né, Sur la paille d\u2019un humble étable, Tout l'univers est prosterné ! C\u2019est la fête wiystérieuse, \u2019 Qui fait, dans l'ombre de la nuit, .Poindre l'étoile radieuse, Que la foule en silence suit.C'est la fête de tous les âges, Où l'on voit, sur le chemin blanc, Passer les souriants visages Près des vieillards au chef tremblant.C'est la fête de l'espérance, .Où montent, d\u2019un temple sacré, Les cantiques de délivrance Du genre humain régénéré.O Christ, du seuil de ce mystère Qui vgile ton front fulgurant, Donne un regard à cette terre Où l\u2019homme se traîne en pleurant ! Partout où l'amère parole Sème la guerre et ses terreurs, Apporte la paix qui console.Fais ensemble battre les coeurs ! Partout où l'\u2019implacable haîne Jette ses funestes brandons, Fais luire au fond de l\u2019âÂme humaine Fon regard chargé de pardons ! 8 ion Dé ne er AE Le BR pn pn wg oh \u2018Et que tous les peuples au monde, Au flanc de ton humanité Puisent dans la source profonde De ta divine charité ! Napoléon LEGENDRE.GE CRE Ci Ca A6 Rn 4 \u201cL'IMPRIMERIE \u2018LE SAINT-LAURENT\u2019, Limitée\u201d.Propriétaire.boit East Re 9 M.1\u2019Abbe F.Nadeau Semi Ne.30 | + J Te souneront encore leur carillon d'allégressg.Ce sera Noël avec - .F ses joies.Noël pour les pauvres é les riches.Depuis plus de aux ans la guerre a fait bien \u2018des ravages pelle a oomblé de tristesse bien des coeursiet mis du deuil un peu partout.Pour wh grand nombre de familles, cette nuit de Noël sera baignée de larmes.Mais l'humanité doit trouver une consolation dans ce grand mystère de Noël.C\u2019est puurquoi en cette grküdè fête la joie remplacera la tristesse ot tous les coeurs devront s'élever vers Diew pour lui demander la paix.Cette paix, nog souhaitotis de tout coeur que nos lectriges, nos lecteurs la possèdent en entieÿ eff nous disons à tous = ms = Sarr A \u201c HEUREUX NOEL.VE CCR CRE CRE CA CRE CNE CREER PP « _ _ LE SAINT-LAURENT a me 0 i 30 SE JE REDIGE EN COLLABORATION >< RETIENS QO fête de Noël! nous t'a £ Salut ! Moël & Quand le cerele des jours dont une année est faite Va, par les soins du temps, se fermer sans retour Sous le compas, soudain, il jaillit une féte Que toute créature attend avec amour.Cette fête est vraiment à nulle autre pareille, Et semble un renouveau de la création : Du néant l'on dirait que tout être s'éveille En tressaillant encor de son premier frisson.C\u2019est, pour un jour, le ciel débordant sur la terre, En versant sur nos maux un torrent de bonheur ; C\u2019est 'Eden un\u2018 moment dévoilant son inyatère, Et se montrant à nous en sa douce aplondeur.Sous les traits d\u2019un enfant que sa mère caresse, C'est Dieu qui vient sourire à notre bumanité ; C'est l\u2019infiniment fort qui prend notre faiblesse Et qui, pour la guérir, prend notre infirmité.C'est mille millions d\u2019anges aux douces ailes, Aimables messagers du ciel resplendissaut, Tormbant comme Féclair des sphèves éternelles Sur le point de l'espace où naît le Tout-Puissant.Ce sont les purs esprits et l'inerte matière Comme à leur premier jour unis à leur auteur ; Sous les yeux étouüués de la nature entière \u2018est l\u2019homme devenu semblable au Créateur.2830 t notre coeur assez ne saurait te bénir : Tu mets sur tous nos ans ta lumière sereine, Et nous rajeunissons à ton seul souvenir.y.UNISsoNs-Nors ! Que nos Canadiens - Fran- rais cimentent darantage, en cet anniversaire de Noël.l'u-s rion qui les rendra furts dans les luttes qu'ils ont à litrer.WI DERFLA sa re.wu dy ME Bn ee a. NOEL ROYAL EN SUEDE Ce sont de grandes réjouissances au palais, ce jour-là.Les souverains eux - mêmes ornent les sapins de bougies, de fleurs et de cadeaux.L'henre venue, les portes de la salle des fêtes s'ouvrent et la foule joyeuse, massée, daus l'attente se précipite.- Cette foule est démocratique - ment composée de tous les bambins de la maison, depuis le fils du*grand maréchal jusqu'à la fille da dernier marmiton, et tous s\u2019en vont contents.Après a lieu, le repas de famille, auquel sont invités les plus \u2018infimes personnages et les grands dignitaires de la cour.\u2018 Au dessert une vieille* coutume légendaire se place, renouvelée depuis plusieurs générations.On a servi le lutfisk, poisson cuit pendant quinze jours sous la cendre, \u2018puis le cochon de lait entier tenant une pomme dans sa \u201c bonche et entouré de branches de laurier, dont deux plus hautes s\u2019élancent dc ses oreilles.Le gâteau paraît de la corne montée en argent souvenir des ancêtres.Cette corne est emplie de vin.Le roi boit le premier et la passe à la reine qui la fait circuler parmi tous les con vives.Quand tous ont bu à la coupe de Charles XIII les assistants s\u2019écrient : \u201cGod Yul !\u201d (Heun- reux Noël) et on porte sur le toit du château une gerbe de blé pour les petits oiseaux, joie à tous.Messe de Noël dans nos campagnes | Une foule joyeuse se rendant à l\u2019église.2 SCD NOEL CHEZ LES BRMENIENS Dans l'arménie russe, nous voyons re itre, dans les coutumes de Noél, les pratiques superstieuses.Alors chaque jeune fille arménienne interroge le sort et commande aux choucas (corneilles) de lui désigner le fiancé qui a rendra heureuse.Après avoir confectionné de ses propres mains-un gâteau de seigle, ellé se revêt de ses lus beaux dtours et monte sur e toit en terrasse de sa maison.Elle y dépôse le gâteau et se cache derrière une cheminée.Un corbeau ou choucas descend des airs saisit le gâteau et l'emporte.S'il le laisse choir de sou bec à travers l\u2019espace, la jeune arménienne ne se mariera pas dans l\u2019année qui vient.Au contiaire, le choucas vat-il se placer sur le toit d\u2019une maison pour manger le gâteau, en ce Cas, s\u2019il y a sous ce tait un jeune homme, il sera l'élu et don- nera le tonheurà la jeune fille, qui bénit la destinée et le choucas.C'est Surtout à Noël que l'on constate que l'on a beaucoup d'amis.Pendant Les semaines qui précèdent les fêtes, les oies et les dindons sont tout étonnés de voir les soins dont on les entoure et ils pensent que les hommes sont réellement bons pour leur témoigner tant de sollicitude ?C'est l'image de la vie ; à toute époque et à tout âge, il y en a qui servent de dindons aux autres.F a = ep ft \u201cNoël nouvelet, chantons ici ! \u201cDévôtes gens crions à Dieu merci! .\u201cChantons Noël! pour le Roi nouvelet! \" = \u201cNoël nouvelet ! \u201d \u201cNoël chantons i ja I\u201d Noël, fête radicuse pour les epfanis ! C'esten souriant qu\u2019ils s\u2019éveillent tout impatients de voir ce que le Bonhommiè Noël a laisgé \u201c « tombet dans leurs souliers.ultér Les yeux ravis, le coeur battant, ils courent bien vite, émerveillés, conter à leurs parents combien petit Noël asu deviner leur désir le plus cher.it ces bons parents, attendris au bonheur-qu' ils ont donné, s'émeuvent en songeant à toute la joie qui leur fut dispensée à eux aussi, dans leur.enfance, par leurs.parents qu\u2019ils chérissent davan- tageen set usant.- Si, at commencement de P\u2019Eglise, \u201cles tes de Noël étaient es- sentiellement- religieuses, elles prirent, dès le Moyen-Age, un caractère de gaîté profane qu\u2019elles ne devaient jamais perdre complètement.Mais À côté de \u201c\u2018ceux\u201d\u2019 qui aimèrent les plaisirs excessifs, il y eut aussi des gens calmes qui surent conserver à leur joie un caractère familial et-dont lés'fetipes prévalurent.Noubliant poi::t les choses graves, ces.honnêtes personnes com- mençaient-à glotitier, lè Seigneur par la prière.Chacun s\u2019en allait chantant et portant en main un'cierge allumé pour éclairer su route et participer à l\u2019illumination du sauctuaire.\u2018Aux scintillements\u2019 des étoiles fépondait le feu des humbles lumières terrestres, ct il semblait vraiment qu\u2019en @tte nuit bénie le ciel éût visité la terre.Dans quelques coins de France, én Basse-Normandie, ce poétique usage existo encore.II était de coutume en ce bon vieux temps comme maintenant encore en beaucoup de familles, de réunir ses parents et ses amis en un grand repps le jour de Noël.À ceux\u201d qui ne pouvaient point venir on envoyait des cadeäüx.Au XIIe sigele il était \u2018de rigueur d'échanger un : poulet rôti et des \u201c\u2018nivules\u201d, sorte de pâtisserie légère.Pour la réception familiale on se mettaiten frais.On sortait de l\u2019armoire le linge-le mieux ouvré, on jetuit la bâché dans la grai.de \u2018cheminée, un trone d\u2019arbre presque entier, et l\u2019ussemblée joyeuse se réunissait autour d\u2019une table où figuraient des plats savamment dressés et qui présentaient des formes compliquées.| Chez les rois et les seigneurs le fépas durait plusieurs heures.Dans la modeste bourgeaitie on nerestait guère noins a table et ggnoique fes menus fussent plus grossiers, ils étaient fort copieux.es potage \u2018, fricassées, salades, rôtis, bouillis, -se succédaient on UX, Sans compter les fruits; laitages et autres douceurs que \u2018on servait à foison: = Naturellement, les vina les meilleurs arrosaient les mets, et en ce jour, de liessé il était excusable de-demander à la bouteille an peu plug de gaité, Lésdames ne s \"offusquiaient point pour si petit péché, elles-mêmes hyant so ivent- besoin d\u2019indulence.Les manuels de bienséauce conseillaient sitmpiement-aux dames de ne point trop abuser du vin, ce qui aurait pu les gêner pour recevoir leurs invités.Quant aux enfants, ils se régaluient, enchantés.de n\u2019être pas surveillés de trop près, Recémmandation leur était faite, d\u2019 ailleurs, d\u2019être très sages, de ne pas prendre la viande avec lesdoigts qui leur servaient à\u2019 se Imoucher et-de- s\u2019essuye# les mains à la nappe et non à leur jaquette ou à cellé de leur voisin.Souvent il se trouvait paruri-lassistance un poète qui improvisait séance tenante un de < çes, Noëla. x As 4 = 4 \u2018 x ofl AAG Ÿ > wh WEL (a 3 Paella Ÿ =} + Sauveur-Enfant ; elles qui veulent attirer\u2014les anges pieds froidis.- çÇ Et les cloches, comme des perdues appellent Toujours, là-haut, dans l'air bleu plein d\u2019yeux [ C'est gentil comme tout les Noëls de cloches, \"or , .LA A 0 \u2018 A _ .on ONT LV 5 4 Un ue 4 eu ta ut ER TX église Of- [Patrice de Fräserville -La\u2018bénédiction solennelle de l\u2019église St-Patrice eut lieu le 19 décembre 1857.On se rappelle que le 23 février 1883 un incendie \u2018dont la cause certaine est restée ignorée, réduisait en cendres cette église fruit de tant de labeurs et de sacrifices.Loin de se vebuter, les citoyens se mirent résolument à l\u2019œuvre et grâde à leur concours généreux et à la confiance qu\u2019ils reposèrent en le zèle et lhabileté du curé, l\u2019église renaquit bientôt de ses cendres avec un éclat qui fit oublier les beautés de l\u2019ancienne, et dès le ler janvier 1886 on y célébrait la sainte messe.Ce temple a revêtu un cachet de splendeur nouvelle depuis l'installation d'un orgue magnifique qui a été solennellement inauguré le 3 décembre 1895.Nos lecteurs aimeront sans doute À connaître les noms des personnes qui se sont succédées comme curés de la Rivière du Loup, depuis l'érection de la nouvelle église : Rév M.N.Beaubien, du 1er octobre 1854 jusqu\u2019au ler octobre T859.Rév M.D.Racine (plus tard évêque du ler octobre 1859 au ler octobre 1862.Rév M.J.Lagueux du ler octobre 1862 au ler octobre 1871.Rév M.F.X.L.Blais du ler octobre 1871 au 1er octobre 1907.: Rév.M.R.Lagueux de 1907 à 1908.Rév M.P.Roy, curé actuel de Chicoutimi) RT Re SELLE IVIL LRY ANY y sont déja\u2014toutes les ames A ses petits aay sae; 1 A QUE ER BIT DVL pas Et que les petiots sans famille et sans mére Ont des joujoux dans leurs souliers \\ Je rêve\u2019 que les morts : nos cliers vieux ct nos vieilles, Viennent comme en un rendez-vous, Les hommes vigoureux et les femmes vermoeilles, Pour manger le pain avec nous.Je rêve qu\u2019aux détours sinistres de la route On ne voit plus personne errer : Je rêve qu\u2019il n\u2019est plus de grande âme en déroute, Ni de beaux yeux faits pour pleurer.Je rêve pour les fils de la noble souffrance La promesse des jours plus beaux; Je rêve plus d\u2019amour, surtout plus d\u2019espérance, Et moins d\u2019oubli sur les tombeaux !.Je rêve un avenir radieux et prospère Pour mon pays et pour ses lois; Je rêve un Canada qui garde et qui vénère Ses doux cantiques d\u2019autrefois ! ù Braxcne LAMONTAGNE A Moel ! à : Le grand vent de la nuit rode, soupire et pleure, Là-bas, dans les grands pins où nichent les Liboux, Et s\u2019en vint par moment secouer ma demeure, Faisant craquer le toit et grincer les verrous.Minuit sonne lentement à l\u2019horloge .C'\u2019est l'heure Où Jésus de son ciel est descendu pour nous, L\u2019heure douce et bénie, où la foule meilleure, Aux pieds de l\u2019Enfant-Dieu vient tomber à genoux.Campagnes et côteaux déjà se font moins sombres, Des lumières partout surgissent.et des ombres Se profilent au loin vaguement, sur le ciel ! Et les clochers perdus dans la voûte étoilée, Lancent leurs carillons à toute la vallée : \u2018* Noël ! Voici Noël ! Jésus est né ! Noël ! \u201d Abel MOREAU.|Eglise construite par un seul homme En ces jours de Noël où les cloches de nos églises annoncent triomphalement aux.fidèles l\u2019an- uiversaire de la naissance du Sauveur et où l'attention se porte principalement sûr les édifices religieux, il est intéressant de signaler l\u2019œuvre accomplie par un seul homme demeurant près de- Coventry (Angleterre).A lui seul cet homme a édifié une église qui, pour n\u2019être pas assurément aussi vaste qu\u2019une cathédrale, n\u2019en a cependant pas moins des dimensions respectables.Ordinairement quand on dit qu\u2019un seul homme a construit ee une église, cola signifie qu'il a réuni à luiseul les fonds nécessaires pour sa construction mais daus lo cas présent il s\u2019agit du travail manuel effectué.Patiemment, John Greeu (c\u2019est le nom du constructeur) rassembla tous ses matériaux et les mit en place lui-même.Quand l\u2019édifice fut achevé, il en décora l'intérieur et accomplit ainsi un travail problablement unique au monde.Il fallut mx ans au courageux ouvrier pour mener son œuvre à bonne fin, commencée en 4810, l\u2019église fut achevée en 1816, Cela fait done bientôt un siècle que ce monument existe et sa solidité est telle qu\u2019il ne lui a fallu jusqu'ici que fort peu de réparations, oat Te) .\u201cRe UREN Noël dans C'est l'heure des crépuscules hâtifs de décembre finissant.Un ciel gris, inerte, où pas i Il était une fois\u2014ily a si longtemps que le monde.a au- blié la date\u2014dans une ville du nord de l'Europe\u2014dont le nom est si difficile à prononcer que personne ne s'en souvisnt, il était une fois, un petit garçon de sept ans, nommé Wolff, orphelin de père et de mère, et resté à la charge d'une vieille tante, personne dure et avari- \u2018cieuse, qui n'embrassait son neveu qu\u2019au jour de l'an, et qui poussait un grand soupir de regret chaque fois qu\u2019elle lui servait une écuellée de soupe.Mais le pauvre petit était d'un si bon naturel qu'il aimait tout de même la vieille femme, bien qu'elle lui fit grand'peur et qu'il ne put regarder sans trembler la grosse verrue ornée de quatre poils gris qu\u2019elle avait au bout du nez.Comme la tante de Wolff était connu de toute la ville pour avoir pignon sûr et de l'or plein un vieux bas de laine, elle n\u2019avait pas voulu envoyer son neveu à l'école des pauvres ; mais elle avait tellement chicané, pour obtenir un rabais, avec le magister chez qui le petit Wolff allait en classe, que ce méchant pédant, vexé d\u2019avoir un élève si mal vêtu et payant si mal, lui infligeait trés souvent et sans justice aucune, l'éeriteau dans le dos et le bonnet d'âne, et excitait même contre lui ses camarades, tous fils de bour- la \u2018prairie un nuage ne court, coiffe comme une immense cloche la prairie enneigée.Dans la clarté indécise, qui subsiste encore pour de courts instants, on ne distingue plus d'horizon.Ciel et terre communient dans une teinte neutre, qui prélude à l\u2019obscurité nocturne.Brusquement les lumières N eois cossus, qui faisaient de orphelin leur souffre-douleur.Le pauvre mignon était donc malheureux comme les pierres duchemin et se cachait dans tous les coins pour pleurer.Quand arrivèrent les fêtes de Noël, la veille du grand jour, le maître devait conduire tous ses élèves à la messe de minuit et les ramener chez leurs parents.Or, comme l'hiver était très rigoureux cette année - là, -et comme, depuis plusieurs jours, il était tombé une grande quantité de neige, les Scoliers vinrent tous au rendez-vous chaudement emmitoufflés, avec bonnets de fourrure enfoncés sur les oreilles, doubles et triples vestes, gants et mitaines en tricot, et bonnes grosses bottines à clous et a somelles fortes.Seul le petit Wolff se présenta grelottant sous ses habits de tous les jours et des dimanches, et n'ayant aux pieds que des chaussons de Strasbourg dans de lourds sabots.Ses méchants camar:des, devant sa triste mine et sa dégaine de paysan, firent sur son compte mille risées ; mais l'orphelin était tant occupé à souffler sur ses doigts et souffrait tant de ses angelures, qu'il n\u2019y pris pas garde.Et la bande de gamins, marchant deux par deux, magister en tête, se mit en route pour la paroisse.T1 faisait bon dans l'église, qui Les Sabots était toute resplendissante de cierges allumés ; et les écaliers, excités par la douce éhaleur, profitèrent du tapage de l'orgue et des chants pour bavarder\u2019.à demi-voix.Ils vantaient les réveillons qui les attendaient dans leurs familles.Le fils du bourgmestre avait vu avant de partir une oie monstrueuse que des truffes tachetaient de points noirs comme un léopard.Chez le premier échevin, il y avait un petit sapin dans une caisse, aux branches duquel -pendatent : des oranges, des -suereries \u201cets des polichinelles.Et la cuisinière- du tabellion avait attaché.derrière son dos, avec une épi les deux\u2019 brides de \u2018son : he ce qu'elle faisait.d d'inspirateidita s jours plat sucré.+ Et puis les écoliers parlaient- aussi de ce que leur a rternit\u201d le petit Noël, de ce Ent dés.rait dans les souliers, que tous auraient \u2018oin, bien entendu, de laisser ans la cheminée avant de se ettre nu lit; et dans les yeux le ces galopins, éveillés comn.une pignée de souris, étince it par avance la joie d'apercevoir à leur réveil le papier rose d'in sac de pralines, les soldats de plomb rangés en bataillon dat-s leur boîte, les ménageries entant le bois verni et les nuignifiques pantins habillés de pourpre et de elin- ; \u201celle\u201d était sûre de \u2018réussir son famoux : - quant.Le petit Wolff, lui, savait vieille avare de tante l'enverrait se coucher sans souper ; mais Naïvement, et certain d\u2019avoir été, touté l\u2019année, aussi sage et \u2018aussi laborieux que possible, il espérait que le petit Noël, ne l\u2019oublierait pas, et il comptait bien tout -à l'heure, placer sa paire de sabots dans les cendres \u201cdu foyer.La messe de minuit terminée, les fidèles s\u2019en allè- | rent, impatients du réveillon, et la bande des écoliers,toujours - deux par deux et suivant le pé- | dagogue, sortit de l'église.\u201cOr, dur le porche, assis sur un 1 bane de fierre surmonté d'une niche ogivale, un enfant était endérmi, un enfant couvert - d'une robede laine blanche, et \u201cpieds nus, malgré la froideur.Ce n'était point un mendiant, car sa robe était propre et neuve, et, près de lui, sur le sol, on voyait, liés dans une serge, une équerre, une hache, une bisai- guë, et les autres outils de l\u2019ouvrier charpentier.Eclairé par la lueur des étoiles, son visage AUX yeux clos avait une expression de douceur divine.et ses longs chevenx bouclés, d'un roux semblaient allumer une auréole antour d: son front.Mais ses pieds d'enfant.bleuis par le froid de cette nuit cruelle de décembre, faisaient mal à voir.du Petit Pauvre Les écoliers, si bien vêtus et chausaés pour l'hiveuv, passèrent bien, par .expérience, que su | indifférents devant l'enfant inconnu ; quelques-uns même, fils des plus gros notables de la ville.jetèrent sur ce vagabond un regard où se lisait tout le mépris des riches pour les pauvres, des gras pour les maigres.Mais le petit Wolff, sortant de l'église le dernier, s'arrêta tout ému devant le bel enfant qui dormuit.\u2014 \u2018 Hélas ! su dit l\u2019orphelin, \u2014 c'est affreux ! ce pauvre petit va sans chaussures par un temps -si dure.Mais, ce qui est encore pis, il n\u2019a même pas, ce soïr, un soulier ou un sabot à laisser près de lui, pendant son sommeil, afin que le petit Noël y dépose de quoi soulager sa misère !\u201d Et, emporté par son bon coeur, Wolff retira le sabot de son pied droit, le posa devant l'enfant endormi et, comme il put, tantôt boitillant et mouillant son chausson dans la neige, il retourna chez sa tante.\u2014 * Voyez le vaurien, s'écria la vicille, pleine de fureur au ret-ur du déchaussé.\u2014-Qu'as-tu frit de ton sabot, petit misérable ?\u201d Le petit Wolffne savait pas ne ir et, bier qu'il grelottat de terceur en voyant se hérisser le- poils gris sur le nez de la 11 \u2018gère, il essaya, tout en bal- Dntiant de conter son aventure.-.oT 2 A A Mais la vieille avare partit d'un effrayant éclat de rive.\u2014 \u201cAh! monsieur se déchausse pour les mendiauts! Ah! monsieur dépareille sa paire de sabots pour un va-nu-pieds ! Voilà du'nouveau, par exemple ! A Eh bien, puisqu'il en est ainsi, je vais laisser dans ln cheminée le sabot qui te reste, et le petit Noël y mettra cette nuit, je t'en réponds, de quoi te fouetter à ton réveil.Et tu passera la journée de demain à l'eau et Au pain sec .Ét nous verrons bien si la prochaine fois tu donueras encore tes chaussures au premier vagabond venu!\u201d Et la méchante femme.après avoir donné au pauvre petit une paire de soufflets le fit grimper dans la soupente où se trouvait son galetas.Désespéré, l'enfant se coucha daus l'obscurité et s\u2019endormit bientôt sur son oreiller trempé de larmes.Mais le lendemain matin, quand la vieille réveillée par le froid et secouée par son cathar- re, descendit dans la salle hasse, - Ô merveille! - Elle vit la cheminée pleine de jouets étincelants, de sacs de bonbons inu- gnifiques, de richesses de toutes sortes; et, devant ce trésor le sabot droit, que son neveu avait donné au petit vagabond se trouvait à côté du sabot gauche, qu'elle avait mis là, cette nuit même, et où elle se disposait à planter une poignée de verges.Et comme le petit Wolff, accouru aux cris de sn taute, s'ox- tasiait ingénument devant les splendides présents de Noël.voilà que de grands rires éclatèrent au dehors.Lu femme ot l'enfant sortirent pour savoir ve que cela signifiait et virent toutes les connuères réunies autour de la fontaine publique.Que se passait-it done 7 Oh! vie chose bien plaisante et bien extraordinaire ! les enfants de tous les richards de la ville, ceux que leurs pareuts voulaient surprendre par les plus beaux cadeaux, n'avaient trouvé que des verges dans leurs souliers.Alors, l'orphelin et la vicille femme, songeant a toutes les richesses qui étaier t dans leur cheminée, se sentivent plein d'é- \u201c pouvante.- Mais tout à eoup on vit M.le Curé ia figure toute boulever- WL HL a >» PA ss CS RE NN M SES COTON D Pa LE = ee munient dans une teinte neu-| OI Poire tre, qui prélude à l'obscurité! ° ¥ Xen nocturne.Brusquement les lumières attardées, que des reflets de neige rendaient blafardes, se sont fondues.Durant quelques secondes cheminée, se sentivent plein d'é- \u201d pouvante.Mais tout à coup on vit M.le Curé ia figure toute boulever- Je ser.® Au-dessus du bane placé près a de la porte de l'église, à l'endroit : même où la, ia vielle, un enfant, vêtu d\u2019une robe blanche et richesses qui étaiert dans leur 78 ds tout disparaît dans une nuit opaque ; on perd la notion de l\u2019ambiance ; plus.rien ne demeure que le froid silencieux, pieds nus, malgré le grand froid, avait posé sa tête ensommeiliée, le prêtre venait de voir un cercle d'or incrusté dans les pier- {9 res.A comprenant que ce bel cn'ant ; endormi, qui avait auprès de lui \u2018 2 des outils de charpeutier.était a Jésus de Nazareth en personne, N redevenu pour une heure tel qu'il était quand il travaillait PN \u201c implacable dans son hostilité A tout ce qui sent le tfiomphe de vivre, Puis peu A peu, l'oeil, blessé - durant tout le jour par l\u2019éclat | des neiges, se repose sur des| teintes violettes qui glissent entre les buissons pleins d\u2019ombre, s'approchent avec des manoeuvres sournoises de marée montante.Une étoile timide s'est] allumée.Anonyme depuis des siècles dans la vaste prairie, la nuit de Noël enveloppe pour la première fois une humble maisonnette, dont l'occupant est venu asservir le sol qui l'en-' toure au sol de sa charrue.+ * + Jacques Valtran s'est assis près du poêle qui répand une dans la maison de ses parents, et ils s'inclinèrent devant ce miracle que le bon Dieu voulut fai- 4 re pour récompenser la contian- À ce et la charité d'un enfant.> Fraxcors COPPEE.x 3% - TEA TEA Le plum-pudding 5 de Noel anglais FR chaleur douce dans le \u201cshack\u201d solitaire et les yeux fixés ma- \u201c chiralement sur le calendrier, où un rayon de la lampe semble envelopper d\u2019une ombre Juminense la date traditionnelle \u201c* 24 décembre \u201d, le jen- ne homme s'abandonne au rêve qui le torture, depuis le matin d\u2019un plaisir douloureux.Jacques Valtran auteur des Noëls anciens.Depuis son arrivée dans l'Ouest canadien, depuis qu'il a élevé cette maisonnette dans la vaste prairie, jamais encore il n\u2019a ressenti d\u2019une façon aussi poignante l'angoisse d\u2019une soirée de solitude absolue .Au restaurant .pas chic \u2014 Garçon, ce café ne vaut rien : c'est de l\u2019eauclair.-Cependant, monsieur, ici le café est nommé pour sa bonté.\u2014Une bonté qui va jusqu'à la faiblesse.FISH ESSE HEROS une famille anglaise, si pauvre soit-elle, qui ne s'offre à l'occasion de ln Noël, le traditionnelle National plum pudding.Ft ce ne sont pas seulement les anglais de la métropole qui respectent picusement cette coutume.Tous les habitants des immenses colonies de l\u2019empire, tous ceux qui se sont établis aux Etats Unis, tous ceux qui pour quelque raison que ce soit, Vivent hors du ltoyaumo-Uni,se fout envoyer de la Mère patrie le.loard gâteau noir qu'ils mangent le jour de Noél en pensant à leur cher pays.On aura une idée du _num- bre de puddings préparés en Angleterre chaque année lorsqu\u2019on saura qu\u2019on emploie à cette confection 2,000 tonnes de raisin sec.| \u201c Le plum-padding compte non - seu'ement des millions d'amateurs daus le monde entier, mais le monde entier concourt à sa fabrication.$ 4 4 te y at Une Nuit de $ Noël au Violon ou treize à table TI De ma vie je n'ai jamais vu homme aussi peureux que Jean- Pierre - Louis - Paul - Joseph - François Ladébauche ! Un fou furieux le menaçant d\u2019un révolver, un chien enragé le prenant aux mollets, un train express arrivant sur lui à toute vapeur, le jetaient dans des frayeurs inexprimables.Il portait toujours des lunettes fumées parce que : * disait- il : \u201cOn rencontre souvènt dans la vie des vérités qui vous sautent aux yeux et que cela peut devenir dangereux.\u201d D'ailleurs, il se souvenait qu'un de ses pa- Fp pete .rents avait eu jadis un oeil crevé par un éclat.de rire.C'était un homme pieux, qui, r esprit de mortification, voulait que sa chambre ne fut éclairée que par des jours de souffrances.Pendant un long séjour qu\u2019il fit au Brésil, il avait contracté une maladie d'estomac à force de manger le pain amer de l'exil ; un affront qu\u2019il ne put jamais digérer aggrava considérablement le mal dont il souffrait.Avec cela il était supers- tieux; au point que la fuite d'un notaire ou le suicide d'un eaissier lui semblait un mauvais présage, mais le chiffre 13 Fennuyait encore davantage \u201c Il évitait soigneusement de le prononcer.S'il comptait, il disait : dix, onze, douze,.quatorze ; vingt-quatre, vingt- eing,.vingt - sept, et de méme pour tous les multiples de treize.Il disait aussi fort aimable, fort étroit, pour n\u2019avoir pas à prononcer : treize aimable, tre'ze étroit, etc.C'est puéril, direz-vous, j'en conviens ; n'empêche pas que le chiffre treize faillit lui jouer un bien vilain tour.IL Nous avions un ami commun qui demeurait au numéro 13 de la rue du Cherche-Minuit-à- Treize-Heures ; quand je dis un ami commun, c'est bien une façon de parler, car il était en \u2018réalité très distingué.Le vingt - quatre décembre 1896, cet ami nous invita, Ladé- bauche et moi, à un repas de Noël.À peine étions-nous à table que quelqu'un s'avisa que \u2014 Une voiture au loin s'avançait, mélant le bruit de ses grelots à celui des cloches de l'église appelant les fidèles à venitf célébrer la naissance de l'Eu- fant-Dieu.; .Ladébauche leva les bras am ciel : \u2014Adieu, fit-il, 6 Longueil, mon berceau.O Canada ma patrie ! Et il alla se jeter sous les pieds du cheval.\u2014J'va l'tuer! hurlait le ce- cher qui s'empressait détourner bride.Iv .\u2026.\u2026.Cees ess a0 tosses Le lendemain, Ladébauche se leva dans l'obscurité profonde d'un violon de poste de police.Les vapeurs alcooliques qui l\u2019enveloppaient la veille n\u2019étaient pas encore dissipées.Il crut alors qu'il se trouvait au fond d\u2019un caveau funéraire et, poussant un long et inexprimable soupir de satisfaction : \u2014-Enfiu, dit-il, je suis tout de même mort.Ce n\u2019était donc pas de la blague! .Et se retournant de l\u2019autre côté, il se rendormit.ROBERT DE LONGUEIL.\u2018 Le troisième Noël \u2018\u2019oeux des soldats Pour la troisième fois, la nuit de Noël nous trouvera sous les armes.Pour la troisième fois, la veillée joyeuse d'autrefois se confondra avec la veillée muette,toujours pureille,que la tranchée réserve à ses hôtes patients.| Ces grandes dates traditionnelles, qui coupent en tranches nettes les existences, se perdent pour nous dans la monotonie quotidienne du devoir ; Noël, premier de l'An, aujourd\u2019hui, demain, journées et nuits implacablement semblables, si là piété du souvenir ne nuançait le présent des couleurs du passé.Le soldat de 1915-16 et bientôt de 1917 a ses idées sur la guerre.Elles sont simples et modestés.Depuis plus de deux aus nous avons consenti à la \u2018victoire, le sacrifice de nos intérêts, de nus affections, de notre existence: Plus que jamais cbr- tains d\u2019obtenir cette victoire nous avons, sur la façon d'y parvenir, des idées pratiques et nettes.À d'autres appartient la charge de décider et de pres- ecrire.Nous disons ce que nous voyons, ce que nous pensons, ce que nous souhaitons et nous > = AU VIN L.BLAIS qui a été curé de la paroisse St Patrice pendant trente- ans et qui fut l\u2019un des fondateurs de | oseph du Précieux Sang de Fraserville.LA FONTAINE Il existe à Waugen, petite localité du vignoble alsacien, une bien curieuse coutume qui se renouvelle chaque année à Noël : c'est la fête tra ditionnelle de la fontaine au vin.Vers le soir du 24 décembre, on peut voir, ou du môius on pouvait voir avant la guerre, tous les habitants du village, parés de leurs cos tumes de grands jours, s'acheminer en bande joyeuse vers la fontaine située sur la grande place.Tous portent un récipient, qui un verre, qui un gobelet, quelques-uns mé me des cruches de grés, et si, intrigué, vous demandez la raison de cette étrange procession, on vous répondra en souriant qu\u2019un grand miracle Va s'accomplir.Ea effet, de cette fontaine où, maintenant encore, s\u2019échappe, dans une vasque de pierre tout environnée de fleurs, un mince filet d\u2019ean claire, va sortir tout à l'heure un vin généreux, un de ces petits vins pétillants et clai- lets comme seuls on en récolte sur les côteaux d'Alsace.Les am#tears de larges rasadas vent pouvoir s'en donner à coelir joie et la population eûtière n\u2019y manquera pas, car cé vin de Noël porte, soi- disant, bonheur pour toute l\u2019année.Pendant plns d\u2019une heure, la jolie fontaine laisse couler ainsi du vin au lien d'eau et chaëun s\u2019en régale,chacun s\u2019en désaltère dans l'espoir du bonheur.Quel est donc ce mys tère ?Quelle est donc l'origine de cette fête bizarre ?Un souvenir historique s\u2019y rattache.Au moyen âge, lu commune de Waugen devait livrer annuellement à une ins- Alors, la mère, le coeur navré.promettait pour le lendemain des poupées roses, habillées de soie et de dentelle, un petit ménage, un service à thé et mille autres objets chers.Un sourire triste et mélancolique éclairait à demi ce minois pâlot émacié de l'enfant mourante.Et puis Elnjah avait voulu savoir le Noël mystérieux des tout petits qui dorment sous les pierres de la calme cité des morts, La mère avait répondu qu'ils étaient des petits anges toujours heureux, dans les splendides palais du bon Dieu; qu\u2019ils chantaient dans une joie éternelle, les louanges de leur Créateur.Entendant cela, l'homme incrédule alla s'asseoir dans un coin sombre, plein de désespoir.I{ cherchait dans son cerveau brûlant, qui pourrait bien guérir cette enfant unique que la mort étreignait déjà de ses serres cruelles.\u2014\u201cPourquoi, se disait-il pourquoi, elle, vouée à tous les bonheurs de ma richesse,et nan pas tant d'autres filles de matheu- reux, futures épouses des pauvres I\" Lui, le patricien, il se voyait vaincu, Devant cette destinée étrange qui poussait Elinjah vera l'inconnu, il prenait.par moment, à cet homme, des envies folles de tomber à genoux.Mais il ne cruyait pas en Dieu ! -\u2014~\u201cPetite mére, disait d'une voix éteinte Elinjah, quelle surprise pour père,nous verrons le Noël de Notre Dame.Je le veux.mets ton beau manteau de peluche: oui celui que tu mets le soir, quand tu reviens très.tard il est blanc comme la neige; moi, je mettrai ma violette de communiante.Comme l'Enfant-Jé- sus sera content, père aussi ! Vite, vite, avant que l'autre celui qui me fait mal, arrive.Tu veux.ce serait si charmant ! Et sans aller contre le caprice de l'enfant, qui ne serait plus là demain, lu mère revêtit ce corps frêle d'une solienne fine et légère, et le petite, un peu consolée remerciait: \u201cVa cherie, pendait que je repose.\u201d \u201cElle sommeille,\u201d dit la femme qui était venue vers l'homme de l'art, son mari ; elle se jeta au cou du père accablé, pour la première fois, si brutalement, peut-étre, et murmurs tout bas : \u201cNous sommes bien malheureux, Elinjah songeait, avec amertume, à Johanne qui se rendait allègrement à la fête de Noël, aux jolies du lendemain, aux neiges disparucs.sou, re- ard sarréterait sur les sil- ouettes noires des vieilles tours \u201d Le vingt - quatre décembre 1896, cet ami nous invita, Ladé- bauche et moi, à un repas de Noël.À peine étions-nous à , table que quelqu'un s'avisas que nous étions treize convives.\u2014C'est, ma foi, vrai, dit un autre et nous sommes au numéro 13.\u2014Quel dommage que ce ne soit pas le treizième jour du treizième mois de l\u2019année, ajouta un loustie.\u2014En tout cas, fit un autre farceur, l'un de nous mourra avant le 25 décembre prochain.Si vous aviez vu le visage de ce pauvre Ladébauche, en entendant ces mots, vous eussiez juré qu\u2019il était déjà mort ; il devint tellement pâle qu'il aurait fallu un teinturier pour lui rendre ses couleurs.Le malheureux ne venait-il pas de se mettre dans la tête que c'était lui qui devait tré- pisser! J'eus beau manger comme quatre pour conjurer le sort, rien n\u2019y fit; dès ce moment, Ladébauche ne connut plus de repos.Il perdit l'appétit et le sommeil, mit ordre à ses affaires, radigea son testament et attendit stoïquement en lui l'entrée de la maladie qui devait l'emporter.: IIL Mais les mois s'écoulèrent et Tien ne vint ; pas la plus légère apoplexie, pas le plus petit accident : décembre ne daigna même pns lui apporter une bonne fluxion de poitrine.Alors Ladébauche se fâcha : \u2014Il faut pourtant que le sort s'aecomplisse : s'écriat-il.Et il décida de l'y contraindre.Le soir du 25 décembre 1897, Ladébauche alla s'enfermer dans sa chambre et, là se mit à boire toutes sortes de liquides corrosifs, consultant la pendule et plourant sur sa fin prématurée.Puis appelant près de lui son fils Pamphile, il lui dit : \u2014Mon enfant, quand je serai mort tu n'auras plus de père.\u2014C\u2019est vrai, ppa ! \u2014-Tu as été jusqu'ici l'ainé de tes frères et soeurs.\u2014C\u2019est vrai, p'pa ! \u2014.Jure-moi de l'être toujours ; jure-moi de transmettre .és minis le nom que je t'ài ué.Le jeune homme, une main sur les yeux, l'autre sur la conscience, s'écria : \u2014Je le jure !.p'pa ! Quand la pendule sonna minuit moins vingt, Ladébauche se leva et larmoyant, titubant, il sortit dans la rue encombrée par la foule se rendant à l'église afin d'assister à la messe de minuit.-~ et nettes.À d\u2019autres appartient la charge de décider et de prescrire.Nous disons ce que nous voyons, èe que nous pensüäas, ce que nous souhaitons et nous confions à la Mère-Patrie, au seuil de l'année nouvelle le voeu de ceux qui se battent pour elle.CAPITAINE X.\u2026.» COUTUME DE NOEL Noël est dans tous les pays du monde la fête des enfants, là fête familiale.Les coutumes Varient selon leur pays, mais par: tout on reste fidèle à la charmante tradition : En France, dit la légende, c'est un joli Jésus blond qui descend dans les cheminées ii nuit du 24 décembre et qui ein- lit de bonbons et de joujeux es souliers des enfants endot- mis.Dans la Suisse ont fait passer dans les rues un homme qui, engainé dans un gros fine de carton, s'en va, distribuant des bonbons et des fruits aux enfants se trouvant sur son passage.En Bohême, en Autriche comme en Alsace et en Lorraine, c\u2019est Saint-Nicolas, qui avec sa grande barbe blanche et ses habits sacerdotaux, vient dans chaque maison s'enquérir eu- près des parents de la conduite des enfants.Si ces-derniers ont été sages, le bon suint leur distribue jouets et friandises, sinon, il leur fait jeter des poi- nées de verges par le terribte More tout noir qui l\u2019accompa- ene.La population Wende, en Prusse, à conservé une très ancienne tradition.Depuis le ler dimanche de l'Avent jusques, et y compris le jour de Noël, les femmes et les.jeunes filles portent des vêtements de deuil pour aller à l'église.Ce n'est que le lendemain de Noël que les réjouissances commencent.Ce jour-la, en effet, les femmes quittent leurs sombres véte- ments et revétent des habits de féte de couleurs éclatantes.Comment Julot a vu Jülot vient d'être brusqueme réveillé par le sifflement de la vapeur s\u2019échappant du radiateur.Encore mal éveillé.il est persuadé d\u2019avoir vu le papa oël arriver dans un ger nuage.D'ailleurs puisqu\u2019il n'y a pas de cheminée dans la maison, le bonhomme Noël est bien obligé de passer par le radiateur.L'hôpital St - Joseph du Précieux Sang fut fondé à Fraserville efi mai 1887, sous 14 diredtion des religieuses de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Québec.Mais il n\u2019eut qu\u2019une dutéé éphémère, car onze mois après, des religieuses fOhdätrices, trois succombè réñtà ln malhdie, et les au- tfes se trouvant impuissantes à la continuation de l'oeuvre, retournèrent à la maison mère.* * * L'Hôpital allait être fermé lorsqu\u2019une charitable demoiselle de Fraserville, Mlle Mathilde Pouliot, qui avait passé quelques mois au Noviciat du Précieux Sang de St-Hyacin- the et qui n'avait d\u2019autre désir que de consacrer sa per- sonue et sa vie au service des pauvres et des malades, s'offrit à continuer l\u2019oeuvre avec quelques vertueuses filles de la ville.Le Rév M.Frs X.Blais, curé de Fraserville, seconda des projets.L'Hôpital conti nua à exister et les pauvres malades demeurèrent sous ce toit protecteur.À cette épôque, l\u2019Hôpital n'avait pas l'apparence de ce que l\u2019on voit aujourd\u2019hui.La construction consistait en une maison bien simple et assez exiguë pour les besoins de la cause.Cependant les services rendus étaient en proportion indirecte du local nouveau malheur vint de nouveau frapper l\u2019oeuvre péniblement rélevée.Neuf mois g\u2019étaient & peine écoulés que In mort enlevait à l'Hôpital sa digne bienfai trice, Mlle Pouliot, qui s\u2019endormit paisiblement dans le Seigneur, le 15 janvier 1889, à l\u2019âge de 30 ans.Relativement jeune, elle\u2019 était déjà digne d'aller recevoir la récompense de sa vie consacrée à ln charité, oo Non contente d'avoir fait le bien durant sa vie, Mlle Pouliot voulut que l\u2019oeuvre chère à son coeur, continua après sa mort.Elle en assura l\u2019existence en léguant à l'Hôpital tous ses biens, à condition que son titre lui serait conservé, que la dévotion au Précieux Sang y serait en honneur, qu\u2019un autel dans la Chapelle future soit érigé, qu'une con frérie du Précieux Säng soit organisée, et que Muarie-Dé- solée y soit aussi -honorée d'un culte spécial.som \u2014\u2014\u2014\u2014 LA NUIT DE NOEL La nuit de la naissance du Sauveur aux yeux du monde païen d'alors a passé tout à fait inaperçue.Seuls les quelques pauvres bergers eurent les prémices de la venue du Desiré des mâtions.L'étoile qui les guidait fut la première manifestation visible de la puissance et de la bonté divine à l\u2019auroré d'une époque nouvelle qui devait marquer le renversement des idoles.Les bergers trouvent dans la pape remet e grotte.servant d\u2019étable, au- dessus de-lnquelle l\u2019étoile miraculeuse s\u2019était \u2018arrêtée, un petit enfant nouveau-ñé étendu dans une crèche,enveloppé de pauvres langes et sa mère penchée avec amour et attendrissement sur ce misérable bercean qui contient le roi de univers.Quel sujet de méditations ! Quel exemple d'humilité ! Faisons comme les bergers, prosternons-nous et adorons le Messie qui vient de naître avec les sentiments qui les animaient.Cette crè- et tout allait bien quant un La confrérie du Présietix Sang dont il est igi parlé a été approuvée par Son Eminence le cardinal E.A.Tas- chereau.Les personnes charitablés qui désiraient la e6ntinuation de l\u2019œuvre de Mile Poultét ne se découragèrent Bas.Par l'entremise du Rév M.Blais, on s'adressa à la Gofamunauté des Socurs de ls Providence de Montréal.Le 26 févriet 1889, une copie du testament de Mlle Pouliot était envoyée à la Mere générale aves une requête de venir continuer l'oeuvre commencée.Après mûres délibérations, il fut résolu d'éccepter les obligations.Les Soeurs de la Providence pañtirent de Montréal le 14 mai 1889 pour Fraserville.Elles avaiént décidé de construire un édifice plus spacieux et plus convenable au succès de ln bonne cause.C'est celui que l'en voit au- jourd'hui.Les débuts ont été pénibles.Actuellement, grâce à la charité soutenué de Fraser- ville et des alentours, l\u2019oeuvre de l\u2019Hôpital- sé maintient et fait beaucoup de bisn.che avec l\u2019Enfant Jésus et cette Vierge, sont la base sur laquelle repose tout l'édifice de notre salut.L'idée de bébé Bébé aprés aveir longuement compulsé un catalogie d'étrennes, vient d'achever sous l'oefl maternel, la lettre qu'il adresse au petit Jésus pour lui demander des joujoux ; mais, au moment de la fermer, il se ravise : Si je lui envoyais aussi le catalogue, Un souvenir historique s\u2019y rattache.Au moyen âge, la commune de Waugen devait livrer annuellement à une institution de Strasbourg 800 étæit lourde, mais vint la réforme et elle fut abolie.Sous Louis XIV on la rétablit, en l'aggravant encore, et la quantité de vin fut portée à 1200 mesures.Apres diverses transformations, cette dime spéciale fut enfin supprimée le 24 décembre 1830 veille de Noël.Pour rappeler cette heureuse délivrance la municipalité fit ériger sur la place du village une fontaine avec piédestal de marbre.Un dispositif spécial permet de remplir cétté fontaine avec du vin et châque année, le jour de l\u2019an- niVersaire de la\u2019 suppression de l'ancienne dîme, la curieuse source laisse échapper pen- daût une heure ce vin de Noël dont chacun est très friand.-\u2014-\u2014\u2014 PETIT CONTE DE NOEL À travers la vitre, brodée de délicates fleursde givre, Elin- jah contemplait la neige scintillante sous les étoiles de minuit.Pour satisfaire le caprice de l'enfant, on avait dû rapprocher sa couche luxueuse de fené- tre.Pour aller à la messe de minuit, la pauvre fillette, atteinte d\u2019un mal qui ne pardonne pas, s'était faite, tout fo jour, caline, supPliante auprès de son père, auprès de sa mèrezl'ordre du médecin était hélas ! irrévocable.Toute chagrine, elle voyait la foule picuse se hater vers I'En- fant-Jé ésus de cire, de Notre-Dame.Comme, si tendre et si charmante, elle l\u2019aurait saisi pour le caresser dans ses bras amaigris, ce mignon Jésus, que les anges apportaient cette nuit.Que d'illusions troublantes pour cette âme de dix ans! Il semblait entendre la voix joyeuse des cloches et le chant délicieux des vieux Noëls; elle croyait voir comme un rêve, le prêtre officiant, devant un autel tout éblouissant de lu- miéres, la crèche du Christ Enfant perdue au milieu des roses les plus rares.La petite tête rose d'Elinjah retombait épuisée, sur l'oreiller, au dessus duquel s'arrondissait les plis d'une rpe somptueuse.ay, mesures de vin.La charge py =
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