Le Saint-Laurent : journal des intérêts populaires, 13 septembre 1934, jeudi 13 septembre 1934
[" L oa A 768 PRIX DE L'ABONNEMENT $1.00 par année.= avoir remarqué que \u201cni la jegnaese, ni la foule ités honorer le dé- , à profiter de deux eplennités prochaines \u2014 l'élévation : ne croix à Ottawa dans un nou- \u201cweal \u201cParc Jacques Cartier\u201d, et -\u201cPinauguration d\u2019un monument Bré- à.Val-Tétreau \u2014 pour \u201c\u201cconti- Tiles fetes de Cartier\u201d.suggestion particulière à nos: frères dé la province voisine \u2018pourrait \u2018en.vérité être adressée à 8.anadiens du Québec.ment l'assistance à Gaspé Sété.belle.L'appel fait à la popu- 1 Hon a été entendu, et il faut nous n féliciter: il y avait une foule ca- jenne-frangaise imposante pour assister.aux cérémonies gaspésien- nes, \u2014 De même devons-nous mettre \u201cen lumière la belle organisation mise sur pied à Québec, Trois-Rivières et \u2018Montréal pour souhaiter la bienvenue, et une bienvenue enthousiaste, à la délégation de France.\u2014 Dans leur ensemble, les fêtes du quatrième centenaire ont été magnifiques.Cela établi, il conviendra peut- Être de mettre les points sur certains \u201ci\u201d.Quels sont les personnages canadiens à qui on est redevable du succès des fêtes de Gaspé, de ces journées essentielles des 25 et 26 août?TI n\u2019est pas besoin de monter une statistique trop fournie, Le succès est.dû premièrement à Son Excellence Mgr Ross, l\u2019évêque de Gaspé, qui s\u2019est dépensé, avec quelques collaborateurs dévoués, depuis trois ans, à préparer et à exé- - cuter son trés beau programme.Après lui, \u2014 ou, si on aime mieux, à ses côtés \u2014 remarquons le premier ministre du Canada, M.Ben- , nett.Ce dernier n\u2019a peut-être pas trouvé moyen de parler français aux fêtes, et nous pensons qu\u2019il a été le premier à la regretter, mais il serait injuste, souverainement injuste de ne pas tenir compte de sa bonne volonté à faire sa part.Ce n'est pas le gouvernement de la province de Québec qui a donné le monument fameux désormais, la superbe croix de granit qui domine e village de Gaspé, c\u2019est le gouvernement fédéral \u2014 sinon, comme le veut une rumeur tenace, M.Bennett lui-même, de ses propres deniers.(Il est peut-être bon de remarquer, après celà, que ni Mgr Ross ni M; Bennett n'ont été gratifiés de la moindre décoration française à l\u2019occasion des fêtes de Cartier.Simple oubli.) CL.Ce que nous voulons établir ici, c\u2019est que sans ces ouvriers tenaces de Gaspé, et sans le concours de M Bennett, les fêtes n\u2019auraient pas été ce qu'elles furent.Mais aussi, sans ce succès remarquable et brillant, notre peuple n\u2019eût pas été éveillé à comprendre la le- con du quatrième centenaire.Nous savons bien que des comités furent réunis, il y a plusieurs années, pour lancer les fêtes de 1934.Ce qui est constance de tiples raisons \u2014 dont il est poli de remarquer que la crise économique y tient une belle place \u2014 les efforts de ces comités n\u2019ont abouti à* rien, Mais l\u2019évêque de Gaspé ne s'est pas découragé.Son Excellence Mgr Ross a toutes les raisons d\u2019être fier aujourd\u2019hui! Grâce à lui, princei- palement et premièrement, la population canadienne-française du Canada, émue et remuée jusque dans les fibres du coeur, sent se réveiller son âme nationale et comprend mieux aujourd\u2019hui les raisons du eulte du Souvenir.Eh bien! il faut continuer les fêtes! I faut battre le fer pendant qu\u2019il est chaud! \u2018Les leçons du quatrième centenaire ont été nettement et brillamment exposées.Il faut qu\u2019on les retienne, qu\u2019on les mette en pratique.Si la Croix de Gaspé est symbolise les destinées de notre histoire, si notre foi a été notre encouragement dans les épreuves et dans les luttes, si elle a été le suprême moteur de notre patriotisme et de notre persévérance \u2014 comme l'ont dit Son Eminence le cardinal Villeneuve et Mgr Camille Roy, comme l\u2019a dit M.Taschereau à son tour \u2014 , il convient de ne pas laisser perdre cette leçon essentielle, et de nous attacher plus fermement que jamais à cette foi qui nous a sauvés et par quoi nous vaincrons obstacles et adversaires.Si on a pris soin de nous féliciter de toutes parts, \u2014 il suffit de rappeler les paroles de M.Flandin, le délégué français, de M.Fisher, le délégué britannique, et même de M.Robbins, le ministre américain \u2014 d\u2019avoir gardé et conservé jalousement nos traditions françaises, notre langue, notre caractère de \u2018race à part\u201d, il faut que nous soyons plus ardents que jamais à défendre ce patrimoine.On a bien voulu nous dire que nous étions restés \u2018\u2018la vieille France\u2019.Le compliment nous a fait plaisir.Mais nous n\u2019avons pu tout de méme nous empécher de nous excuser d\u2019avoir laissé s\u2019incruster sur nos paysages, dans notre vie, sur notre \u201cvisage\u2019\u201d, une \u2018\u201ccrolite anglaise\u201d qui doit nous faire honte.S'il est glorieux d\u2019être restés Français, soyons assez intelligents et assez logiques pour purifier notre vie nationale de ces taches fâcheuses auxquelles nous sommes déjà trop habitués.Il importe donc de réagir tout de suite, énergiquement \u2014 il faudraitdire:-avec quelque violence, car si nous n'émportons pas Je morceau sans trop tarder, nous sommes exposés à retomber dans l'apathie qui nous mène à la mort.Si nous chantons le courage et la nos ancêtres, mous sommes beaucoup moins -ardents à marcher sur leurs traces.Oui, il faut \u201ccontinuer les fêtes de Cartier\u201d, il faut que personne n\u2019en ignore les lecons.A tous ceux qui ont charge des âmes et des esprits, il faut demander de mettre en lumière l\u2019enseignement que vient de nous donner la solennité magnifique connu aussi, c\u2019est que, pour de mul- | du quatrième centenaire.CETTE AFFAIRE DE DECORATIONS Nous avons fait allusion haut à l'oubli typique qui a permis qui ni l'évêque de Gaspé ni le premier ministre du Canada n'aient été distingués par ceux qui ont fait les recommandations d'usage à la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur.On dira peut-être que Mgr Ross ne tenait guère à cette distinction qui n\u2019ajouterait rien à son mérite, ou que M.Bennett, pour des raisons personnelles, a bien pu refuser une décoration du gouvernement français?Il n'empêche qu\u2019en présence d\u2019un afflux aussi considé- Table d'honneurs officiels, il reste étrange que ces deux personnages aient été apparemment négligés.Personne me discutera I'opportunité et la magnifique convenance des honneurs qui ont été décernés au Primat de l'Eglise canadienne, au premier ministre de la province de ébec, au maire de la ville de Québec, et à quelques autres person- mages dont la distinction égale la valeur personnelle.51] reste cependant $ certains publie; Ie : serait torités Seine a no -Mvaide So ea (Eh bien] AY a, 1ibiter \u201cQui de droits ËLe cas de M: Mdude, maire de \u2018 inde ville française e*de réceptions pu- \u201cdans le programme s fêtes -offiviolles, \u2014 le cas de: M.Montréal, la sé mônde, et $ ques, prévues Moude, oublié par le président du Gomi 4 laces à la \u2018cé pnié et, naturellement, 2 Jon des déco tions françaises, est intéressan on a beau prendre Ja cho- ue bout, ter À reste mälre des, la Th eso x 2 bli dans la distrib nalér.r n'importe quel ï Bossier e \u2018\u201cCamillien\u201d* de même queple pu ge, > .Ji Lu i PBs lieu de fé- National, dans la distriba- jun de |férences.plus! métropole canadienne n\u2019a pas reçu la décoration \u201csymbolique\u201d qui convenait.Mais on n\u2019a pas oublié le sénateur D.-O.Lespérance, ce singulier président du Comité National qui oublie de placer M.Houde chez lui, et dont les fonctions, à Gaspé, se sont réduites à distribuer les fonds de M.Bennett, à \u201coublier\u201d le maire de Gaspé et le comité local des fêtes (décidément c\u2019est une manie!), et À mettre des bois dans les roues autant qu'il était en son pouvoir.D.-0.est chevalier de la Légion d\u2019Honneur! Grand bien lui fasse! Est- ce lui qui a désigné les titulaires à décorer dans le même Ordre?On n\u2019en sait rien.(Mais il n'a pas été oublié, en tout cas, s\u2019il a oublié les convenances et le protocole.Faut-il accuser le comité France- Amérique?Si c\u2019est cette confrérie officieuse qui a fait les recommandations, on peut être certain qu'elle a demandé les lumières spéciales du ministre canadien à Paris, qui est yes beaux ornements.On di- \u2018ait, à voir.la liste des décorés de saconde \u2018zône, qu\u2019elle sort de son officine êt qu\u2019elle émane de ses pré- Il paraît qu\u2019on a vou- Iu ¥pécompenser: Jes services rendus a\u2019la France\u201d?Si mous avions quelque malice, nous pointerions quelques noms qui né se distinguent guère par des exploits de cette sorte.Mais tout va bien, quand.même.L'Honorable Philippe Roy, ministre du Canada à Paris, a été fait, à Ottawa, l\u2019autre jour, Grand\u2019Croix de la Légion d\u2019Honneur.ERRATA Il fallait lire dans le compte ren u-de la tombola paru dans l'édition um 30 août: Sac de farine donné par Ex.M.le Maire Chs.-Eug.Dubé et non ar Mme Blanchette «m5 + Sse a ES ade ECHOS.\u201cJadis la Framce sur nos bords \u201cJeta sa semence immortelle\u201d.Pour \u201ccontinuer les fêtes de Cartier\u201d, recueillons les échos des solennités d\u2019hier, Voici ce que disait Son Eminence le cardinal Villeneuve à Gaspé, le 25 août: \u201cC\u2019est l'heure du souvenir sonne en ce moment au cadran de notre histoire.Elle fait entendre des coups pleins de sens et «\u2019émotion.Dans le même et inamovible cadre de nature qui nous entoure, les flots de quatre siècles ont coulé] avec les flots de l\u2019océan.Mais qu\u2019ils en-ont apporté vers nous de navires chargés de civilisation, d'événements chargés d'histoire! \u201cSur cette pointe gaspésienne qui regarde toujours fixement le Vieux Monde, une fois encore celui-ci vient à nous.Messieurs, nous ne savons comment dire l\u2019émoi profond et doux qui nous trouble à vous voir ainsi nous envahir d*Europe, de France, de notre Mere-Patrie, pour chanter avec nous l\u2019arrivée d'autrefois, la venue du marin de Saint- Malo.\u201cT] vint ici, Messieurs, planter une croix fleurdelisée.Avant abordé ce sol mystérieux et enchanteur, c\u2019est par cet acte solennel.à Ia face des Indiens habitant ces terres neuves, qu\u2019il voulut exprimer le carae- tère de sa prise de possession.\u201cAinsi une croix s\u2019élève dès la première heure à la vue des indige- nes.C'est en regardant ct en montrant le ciel qu'on leur en explique la signification.Au pied de cette croix, mémorial de la Rédemption du Monde par le Christ, un groupe de marins bretons sont agenouillés.Au centre leur capitaine en casaque de camelot noir avec cape de drap noir bordé de velours, chausses écarlates et collet de cuir, inaugure la civilisation en Nouvelle-France.\u201cVoilà sous quel visage la France du seizième siècle car c\u2019est elle qui se présente alors \u2014 appa- rait an continent canadien.Telles sont les premières lignes gravées au frontispice de nos annales.\u201cEst-il dans les fastes de l'histoire humaine un tableau plus grand et une figure plus saisissante que ce Jacques Cartier \u201cdont le geste immortel hante notre mémoire\u201d?\u201cLes siècles ont passé, mais oeuvre demeure\u201d.qui son \u2014\u2014\u2014\u2014__ \u201cGLANURES \u2014 GASPESIENNES\u201d Les fêtes du quatrième centenaire sont passées.Déjà, on en parle peu.Demain, elles seront oubliées, en dépit de leur belle signification et de leur brillant éclat.M.le juge Pouliot, de la Cour Supérieure, qui n\u2019en est pas à son premier livre, vient de publier un beau gros volume illustré de trois cents pages et plus \u2014 \u201cGlanures Gaspésiennes\u201d \u2014 qui est sûrement l\u2019un des plus beaux souvenirs du quatrième centenaire.L'auteur a compilé des archives d\u2019un intérêt palpitant qui se ran- portent à \u2018la grande aventure de Jacques Cartier\u201d, ainsi qu'à une épave peu banale.C\u2019est, en effet, le texte des relations des voyages de 1534 et de 1535-1536 que M.le juge Pouliot sert d\u2019abord à ses lecteurs.Puis dans une seconde partie, l\u2019auteur rapporte la découverte d\u2019un médaillon bi-centenaire, seulpté sur bois, représentant Jacques-Cartier, et trouvé dans une vicille maison du Cap-des-Rosiers en 1908.La troisième partie reproduit des hommages rendus à Cartier par Octave Crémazie, M.le sénateur Le- mieux, M.Adolphe Poisson et M.Alphonse Désilets.M.le juge fait ensuite l\u2019histoire documentaire des missions gaspé- siennes.\u2018La einquième partie est consacrée à Percé et aux Îles-de-la-Madeleine.On y trouve une profusion d\u2019ancc- dotes, de souvenirs, de voyages et de biographies typiques.Tout cela est à lire.Cette compilation en un volume de luxe est une belle contribution aux fêtes de Jacques Cartier.C\u2019est surtout un mode pratique d\u2019en perpétuer le souvenir dans nos mémoires généralement oublieuses.C\u2019est une heureuse inspiration qui a amené M.le juge Pouliot à publier cet ouvrage; et ses compatriotes qui en orneront leurs bibliothèques seront eux aussi bien insplrés.Détails pratiques: ce volume se vend deux piastres (plus quinze sous pour la poste) dans toutes les bonnes librairies, y compris celle de \u201cAction Catholique\u2019.E.L.\u201cL'Action Catholique\u201d LE CONSEIL DE COMTE Le conseil du comté de Témis- couata a tenu sa séance trimestrielle, hier, dans la salle du conseil à l\u2019hôtel de ville.M.Joseph April, de St-Eloi, a été nommé secrétaire-trésorier du conseil en remplacement de M.Alcide Saindon, récemment décédé.M.April 'avait rempli la change d\u2019assis-; tant-gecrétaire pendant la maladie de M.Saindon.w : Nos félicitations à M.April.A BATONS ROMPUS Un geste d\u2019Asselin M.Olivar Asselin, le directeur de L'ORDRE, a envoyé, la semaine dernière sa démission de la Légion d'honneur dont il avait reçu la décoration du gouvernement français au cours de la guerre.Comme il l'explique dans les commentaires qu\u2019il publie dans son journal, cette démission est \u201cune protestation qui ne s'adresse pas à la France mais à l\u2019espèce de trust qui s\u2019est formé au Canada pour la distribution des décorations de ce pays\u201d, et il aurait cru de mauvais goût de conserver ln Légion d\u2019honneur tout en critiquant la manière dont la délégation française avait, sur l\u2019avis de Canadiens, distribué cette décoration.C'était peut-être exeès de délicatesse de la part d\u2019Asselin, mais nous comprenons parfaitement son geste, Avec lui et avec bien d'autres, nous sommes restés rêveurs devant les noms de vertains décorés comme en présence de certaines omissions.I] ne pouvait être question de tenir le gouvernement français res- poñsable de ce qui s'était fait.Nous savons pertinemment que les décorations accordées par un gouvernement dans un pays étranger ne le sont que sur la recommandation du ministre assigné à ce pays et après approbation des autorités de ce pays.I n\u2019était pas nécessaire d\u2019aller demander une entrevue à M.Flandin, à New-York, pour nous l\u2019apprendre.Ceux qui sont responsables dos impairs qui ont élé commis sont lv groupe ou le trust, comme dit Asse- lin, qui se sont adjugé l\u2019autorité de faire les recommandations et auxquels, paraît-il, il fallait montrer \u201cpatte blanche\u201d pour entrer dans lv cenacle, Que lu geste d\u2019Asselin ait seulement pour effet de mettre terme à l'emprise de certains vieux bonzes, 11 aura rendu un fier service à notre race, Ce n'est pas que, personnellement.nous aitachions moult Importance aux décorations comme aux titres honorifiques.Toutefois, nous leur concédons volontiers une certaine utilité sociale.I n'est pas mauvais que, de temps à autre, les mérites ou les services rendus soient reconnus, C'est dans Pordre de la nature humaine, ; Nous sommes encore meilleur prince et nous admettrons qu'on puisse même, décorer parfois certainos gens Uniquement pour satisfaire à leur vanité, le seul bien qu\u2019ils aient en partage.Et lorsque cela se présente dans le cours ordinaire des choses, NOUS nous contentons le hausser les épaules en nous donnant garde de formuler une seule critique qui puisse assombrir leur béatitude.Mais lorsque des décorations sont accordées à l\u2019occasion d'une célébration solennelle comme celle du quatrième centenaire de la découverte d\u2019un pays, il ne peut être question de jeter les décorations à droite eb & gauche, sans tact et sans discernement.Autrement, elles perdent tout le sens qui peut y être attaché, Et l'opinion publique a le droit de demander compte de leurs bévues à ceux qui les ont commises.Après l\u2019Agésilas, Hélas! Mais aprés Attila, Hola! Un \u201cPays\u201d Nous sentons tous plus ou moins confusément que parle toujours en nous lu voix des générations disparues.De même, nous ne pouvons nous empêcher de ressentir un attrait mystérieux pour le coin de sol qui nous vit naître comme pour celui oll naquirent et véeurent nos ancêtres.Que le contact se fasse, et l'étineelle jaillit.La semaine dernière, j'assistais à la réception donnée par le Barreau de Montréal au Barreau Canadien à Laval-sur-le-Lac, En entrant dans le chalet, j\u2019aperçus dans la foule un des \u201cscouts\u201d de la délégation française venue aux fêtes de Cartier.Je m\u2019étonnais quelque peu de sa présence au milieu des disciples de Thémiis quand un confrère me dit: \u201cCe scout est avocat au Barreau de Paris, venez donc faire sa connaissance\u201d.Et je suivis, plutôt mad par la curiosité.La conversation s\u2019engage ct à un moment donné, en réponse à une question, je l'informe que ma famille était originaire de Saint-Pair, en Normandie.\u201cOh, mais,\u201d s\u2019ex- elame-t-il joyeusement, \u201cnous sommes pays.J'habite maintenant Paris, mais ma famille demeure toujours à Grandville, localité voisine de Saint-Pair, et tout près.Il n\u2019y a qu\u2019un ruisseau qui nous sépare\u201d.\u201cEt pour plus de coincidence\u201d, lui répondis-je, \u2018j'habite au Canada dans la division sénatoriale de Grandville\u201d.\u201cIl n\u2019y a qu\u2019un ruisseau qui nous sépare\u201d.Oui, jadis.Aujourd\u2019hui, ce sont un océan et près de deux siècles.N\u2019importe, le contact était fait.Nous nous donnons la main par-dessus le ruisseau et, pendant HEMORROIDES sént promptement soulagées par l'usage de ONGUENT .|nécessaire pour d\u2019une des figures les plus éminentes de la région du Bas-St- Laurent vient de disparaître dans lu personne de M.le Commandeur G-A.-R.Desjardins, industriel, financier et homme d'oeuvres bien counu, décédé jeudi après-midi, le 6 septembre, à St-André de Kamou- vaska, à l\u2019âge vénérable de 88 ans ct 6 mois.Homme d'affaire remarquable, bon, affable ef charita- le, il a contribué plus que toul autre, peut-on dire, uu déveluppe- ment industriel dé sa paroisse comme de tout le comté de Kamouraska.M.Vesjardins n\u2019était malade que depuis un mois el demi seulement.Jusque là, toujours actif et gai, il s'iutéressait encore vive- Menl à ses affaires eL à tout ce qui pouvait promouvoir le progrès de sa région, Mais la maladie qui le terrussu eut vite raison de ses fovees et il rendit son me à Dieu apres s'être préparé à la mort avec touts la foi d\u2019un bon chrétien.La carrière de M.Desjardins ost de celles que l'on peut citer vom- me modèle à Lous les jeunes qui veulent réussir.Il a gravi fous les \u201céchelons el a remporté de grands
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.