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Titre :
Le Saint-Laurent : journal des intérêts populaires
Éditeur :
  • Rivière-du-Loup :S.J.Frenette,1895-[1977]
Contenu spécifique :
jeudi 23 mai 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Écho ,
  • St-Laurent, écho du Grand-Portage
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Références

Le Saint-Laurent : journal des intérêts populaires, 1940-05-23, Collections de BAnQ.

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[" \u2014\u2014 eget No 2 Ya Prix de I'abonnement: Canada.$1.00 Etats-Unis.$1.50 en \u2014 LE CHOC QUI REVEILLE Les événements vont vite.On s\u2019en est rendu compte une fois de plus au cours de la semaine dernière.Mais c\u2019est l\u2019époque des \u201c\u2018guerres-éclairs\u201d.On pense tout d\u2019abord aux poussées foudroyantes qui brisent tout sur leur passage, et nous avons certes là une caracte- ristiquë de cette forme de guerre.Mais il y en a d\u2019autres.Elles sont préparées dans l\u2019hypocrisie et le mensonge.Le 10 mai au: matin, les.Suédois lisaient dans les feuilles allemandes de la veille que jamais l\u2019Allemagne n\u2019avait eu l\u2019idée d\u2019envahir k rs-Bas.Et les Suédois ont un pacte de non-agression qui\u201dAe doit pas valoir plus à leurs propres yeux que le pacte gehmano-belge.Elles se déclenchent sans avertissement, sans ultimatum, contre toutes les lois de l\u2019honneur et du droit.Il suffit de citer le cas de la Norvège et du Danemark, avant de souligner celui des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg.Elles sont menées avec une brutalité sans nom, avec tous les artifices interdits par l'honneur et le droit international.On bombande les villes ouvertes, les simples villages, les colonnes de réfugiés, vieillards, femmes et enfants.On déguise les parachutistes de toutes sortes de façons, en soldats hollandais, belges, français, en paysans, en femmes, en pasteurs, en prêtres.Et la fameuse \u201ccinquième colonne\u201d d\u2019espions \u2018envoyés d\u2019avance pour tout désonganiser.: C\u2019est cela, la \u2018\u201c\u201cguerre-éclair\u201d à la Hitler, à l\u2019allemande.\u2026.Seulement le monde a beau être apparemment cuirassé contre les violations du droit des gens, contre l\u2019immoralité internationale érigée en principe par Moscou et Berlin, cette fois le choc a été tel que tout un continent semble s\u2019être ré- verillé.\u2019 Nous panlons ici surtout du monde américain qui, jusqu\u2019aujourd\u2019hui, s\u2019était singulièrement désintéressé de la menace hitlérienne.Le choc du 10 mai a placé les Américains des deux hémisphères en face des réalités, et peut-être même a exalté leur crainte à l\u2019extrême.Ils avaient sans doute été assez impressionnés par les \u201cexploits\u201d hitlériens en Pologne et en Norvège, mais on eût dit qu\u2019ils comptaient (sans trop le dire) sur la couverture que leur offraient les Alliés, la France et l\u2019Angleterre, boucliers solides et bien armés.Et on affectait aussi, dans beaucoup de milieux, de mettre dans le même sac les deux groupes de belligérants, ce qui était surtout le cas des politiciens de profession, attentifs à surveiller l\u2019électorat et qui croyaient de bonne guerre électorale de souligner l\u2019isolement parfait, absolument sûr, de l\u2019Amérique.Aux Etats-Unis le coup du.10 mai a littéralement affolé les politiciens de seconde zone.La chute de la Hollande et ~ ~\u2018gurtout la percée allemande sur Sedan ont paru présager aux indifférents la défaite alliée.On se découvrait tout à coup vul- néralble.On s\u2019imaginait la flotte britannique évanouie, l\u2019ar- \u201cmée française volatilisée, et les \u201ctotalitaires\u201d débarquant par tous les points de la côte atlantique, écrasant les cent mille hommes de l\u2019armée régulière, et disposant en un clin d'oeil des quelque deux mille avions de la Grande République.La panique gagna la Bourse, mais elle s'était d\u2019abord établie dans les vestiaires du Sénat et de la Chambre des Représentants, et principalement dans le cerveau des ex-isolationnistes.\u201cLe spectacle n\u2019était pas beau\u201d, déclara un bonimenteur de la radior le 15 mai au soir.Nous n\u2019avons pas de peine à l\u2019en croire.Il n\u2019y avait certes pas plus d'angoisse en France et en Amgleterre, où le moral tient bon, et où, depuis quelques années, on regarde les réalités sans illusion.__ _ Ce réveil a eu du bon.Le président Roosevelt, habile homme, n\u2019a pas été lent à tirer les conséquences de ce choc nerveux.On sait qu'il a demandé au Congrès de voter sans tarder un formidable budget pour la défense nationale, plus d\u2019un milliard de crédits supplémentaires.Et il a même pris la peine de taquiner ses auditeurs en leur suggérant de ne pas mettre d\u2019empêchements à la livraison des matériaux de guerre commandés par les puissances belligérantes.La leçon a porté, croyons-nous.Et M.Roosevelt aura bientôt le moyen de fabriquer pour la défense de son pays les cinquante ; mille avions de guerre qu\u2019il demandait dans son discours de jeudi.Nous n'avons pas la moindre intention de nous moquer de cette \u201cpanique\u201d, a cause u x : Elle a exatéré le danger; elle a peut-être même été aggravée par des manoeuvres électorales dans le dessein de porter M.Roosevelt à un troisième terme de présidence.Peu importe.L/essentiel, c\u2019est que Amérique se rende compte une bonne fois qu\u2019elle n\u2019a pas le droit ni la possibilité de se désintéresser de ce qui se passe outre-mer.du 10 ; d'est que Un autre aspect des conséquences du mai, Ces tous les Etats indépendants de l\u2019Amérique du Nord et de l\u2019Amérique du Sud ont pris conscience, nettement, de la menace que fait courir à la civilisation la barbarie germanique.Diepuis le 10 mai, M.Roosevelt a eu l\u2019occasion de parler deux fois au monde entier \u2014 ses discours étant relayés par les ondes de là radio dans les principales langues parlées.Cha- Que fois il a parlé admirablement, avec une hauteur de vues ma- gmifique, des dangers qui menacent la civilisation chrétienne, des résultats qu\u2019elle a produits.Vit In siton battra tous les records passés, Mais de toutes les Québec qui connaîtra la plus grande popularité de trouver chez nous un peu de l\u2019atmosphère sympa Kurdpé avant que le conflit titéressante le tourists.nes rtiee étroites, sa citaileile, ses-remparté, viellles maisons eb ses-Héhué «
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