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Titre :
Le Saint-Laurent : journal des intérêts populaires
Éditeur :
  • Rivière-du-Loup :S.J.Frenette,1895-[1977]
Contenu spécifique :
jeudi 6 avril 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Écho ,
  • St-Laurent, écho du Grand-Portage
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Le Saint-Laurent : journal des intérêts populaires, 1944-04-06, Collections de BAnQ.

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[" Fd Contribuez à feffort de guerre * oMAJOR TRIQUET | en donnant le viens papier que vous ponsé.des au Comité Local de EMPICE du PARLEMENT Quesre JOURNAL HEBDOMADAIRE BON REPOS.Nous écrivons ces lignes au soir du jour où Paul Triquet, titulaire de la seule Croix Victoria qui ait été décernée à un Canadien français vivant, est rentré chez lui, au foyer paternel, au milieu de sa famille heureuse et de ses concitoyens émus.Il y a une semaine, il arrivait d\u2019Italie en Angleterre.Le lendemain, le roi d'Angleterre et du Canada épinglait sur sa poitrine la fameuse décoration qui fait l\u2019envie de tout combattant, \u2018\u201c\u201cla plus haute récompeñse pour la bravoure et la valeur\u201d, celle qui force les généraux mêmes à saluer les premiers .Vingt-quatre heures après, soit mercredi matin, il descendait de l\u2019avion qui l\u2019avait transporté, au cours de la nuit, d\u2019Ecosse à Montréal.On n\u2019a peut-être pas assez remarqué cette prouesse des machines modernes qui ont cueilli Paul Triquet sur le front italien et l\u2019ont déposé deux jours après sur le sol de son pays, : à plus de cinq mille milles de son point de départ, du théâtre, de son mémorable exploit.On n\u2019a pensé qu\u2019à la joie de re- | voir ce héros, au bonheur presque inespéré de l'avoir à nous dans les circonstances.Il faut quand même remercier tous ceux qui ont le mérite d\u2019avoir imaginé cette gentillesse de, nous ramener notre glorieux compatriote, de lui accorder, en plus de la reconnaissance offficielle de son héroïsme, le | récompense qu\u2019il affectionne sans doute davantage, revoir les siens, leur donner le bonheur de sa présence .Cabano a bien fait les choses aujourd\u2019hui.Tout le pays en a été témoin, grâce à la radio qui nous a transmis le récit de la journée et même les impressions de ceux qui ont participé à cette réception.| Paul Triquet est un héros modeste, chacun le sait maintenant, aussi bien sur le champ de bataille qu\u2019à Londres, à Montréal et à Québec.Son pays natal lui a donné la bienvenue qui lui convenait, un accueil qui a été d\u2019un goût parfait, sans fanfare inutile, sans les tapages bruyants qui sont souvent si factices, mais avec une émotion contenue, une joie profonde et d\u2019autant plus sincère qu\u2019elle s\u2019accom-, pagnait d\u2019un sentiment de respect profond et de vénération affectueuse pour son enfant le plus glorieux.C'était une fête de famille.Paul Triquet se retrouvait chez lui, parfaitement à l\u2019aise de revoir le paysage familier, les figures connues.Il est juste de souligner un de ces gestes dont il est coutumier, un acte de profonde délicatesse et d\u2019admirable simplicité : au cours du défilé qui le menait dans les rues de Càbano, il a fait arrêter sa voiture devant la demeure du plus ancien citoyen de l\u2019endroit, un vieillard de quatre-vingt-onze ans, M.Georges Bérubé, ~~ du maire de la localité, et il est allé saluer le digne fh td e- le premier ministre de la Gran- ieillard, tout simplement, apportant l\u2019hommage de sa jeunesse victorieuse à celui qu\u2019il estimait représenter le mieux lectivité de ses amis de toujours.; Et le héros est entré dans la maison paternelle, avec la même simplicité, pour y prendre en famille, avec des représentants choisis de l\u2019armée, de la paroisse et de la municipalité, le premier repas de ses vacances .Paul Triquet est en vacances, en effet ! Il peut jouir maintenant, libre de toute consigne, du repos qu\u2019il a richement mérité.Nous pouvons l\u2019assurer qu\u2019on saura respecter ce repos.! Ses concitoyens auront la discrétion qu\u2019il est en droit d\u2019espérer de leur part.Mais le héros de Casa Berardi sentira quand même autour de lui cette ferveur admirative qui lui est due aussi.Et on goûtera à Cabano, joli coin de terre québécoise passé du jour au lendemain d\u2019une obscurité relative à la célébrité, un bonheur intime et fraternel.Il est bon qu\u2019il en soit ainsi, même si notre région est print pg A.am Ir Tl 15 ini came AT Se six ans, quelque peu jalouse, mais sans la moindre mauvaise humeur, de laisser toute cette joie à Cabano sans y participer , de façon plus directe.Que nos concitoyens de Cabano nous permettent de les féliciter bien cordialement d\u2019avoir, bien à eux, un héros que tout le pays leur envie.Et qu\u2019ils sachent que si tout le pays canadien est fier de la gloire de Paul Triquet, la région du Témiscouata a des raisons plus spéciales de se réjouir de voir un de ses enfants, | un des nôtres, honoré comme il le mérite.Sa renommée rejaillit sur son terroir témiscouatain.Nous n\u2019avons pas le moindre scrupule de nous en féliciter.Vous êtes de \u2018chez nous\u201d, Major Triquet; nous vous en aimons et vous en admirons davantage.Permettez-nous d'être avez gagnés ! CHURCHILL FUT glorieux des lauriers que vous LE COUPABLE = On se souvient encore qu'un beau matin du mois d'août dernier une rumeur circula en notre ville gardé.Mais on a beau prendre toutes les précautions imaginables, on est toujours A la merci de ls moindre imprudence, et ce fut Chur.| chill lui.méme qui la commit.| Le train qui le montait à Québec arriva vers les huit heures à la station de Mont-Joli, point de rac.: cordement où les trains stationnent environ une demi-heure.Inutile de e.Bretagne, l'honorable William Churchill, était en route pour Québec sur un train spécial des Chemins de fer Canadiens Nationaux, train qui devait entrer en gare ici vers onze heures de l'avant-midi.Inutile de dire qu'à l\u2019heure di-| dire qu'après une longue nuit à te une foule nombreuse se pressait ; l\u2019intérieur d\u2019un wagon, fut-il à sur le quai de la gare et recevait .\u2018\u2019air conditionné\", les passagers d\u2019acclamations le distingué person.peut plus et mieux.s'empressent de profiter de la cir.| nage, À l'arrivée du train .On nous dit que M.Churchill fut des plus ému de cette démonstration absolument inattendue de lui-même et de ses compagnons de voyage.Seulement, il restait un mystère à éclaicir.Comme ces voyages se font dans le plus grand secret, comment cette nouvelle avait-elle pu se répandre?Qui était responsable de : l'indiscrétion?Qui avait manqué à son devoir?Pour Ja bonne réputation des etnployés des Chemins de fer Nationaux, 11 convenait que le douta fut levé, et c\u2019est ce que vient de faire M.Albert A.Gardiner, assistant.agent général des passagers, dans une causerie qu\u2019il a prononcée ces jours derniers, & un diner du Club Optimiste de Montréal, & ho.te] Windsor, et dans laquelle i racontait divers incidents connexes à l'historique conférence de Québec.Dans toute l\u2019organisation du che.tnin de fer, dit.ll, i! n°y avait au plus qu'une demi-dousaine de personnes qui étajent au courant des niîlées et venuéa du premier minis.tro anglais, et le secret fut bien constance pour aller humer un peu! d'air frais, tout en se dégourdissant les jambes dans une promenade sur le quai de la gare.C'est ce que fit tout naturellement Churchill en compagnie de M.C.R.Vaughan, président de la compagnie, sans probablement songer une minute aux conséquences de son acte.Mais il fut reconnu par un automobiliste qui se trouvait de passage à ce moment À cet endroit (peut-être son cigare l\u2019avait-ii trahi).S\u2019empressant de monter en vitesse À Rivière.du-Loup, ce dernier ébruita la nouvelle tout le long de sa route, et voilà comment il se fit que la population de Rivière-du- Loup eut, la première, l'honneur de lui souhaiter la bienvenue en nos tre pays.HOTEL MONTCALM 181-100 rue Saint-Jean, Québec.Chambres simples, avec eau courante 81.28; avec douche $1.80; avec bain 01.75 an montant; prix epéciaux À Ia semaine.: | = table d'hôte 96.78 A X S ainl- | Béllat du jeudi Guy Sylvestre Chez nos moins de trente ans, Guy Sylvestre est de ceux dont on attend le plus, Il a de l\u2019allant, de la culture générale, des idées.Il travaille beaucoup, I donne mé.me, parfois, l'impression de s\u2019éparpiller trop.Depuis environ cinq ans, On trouve son nom dans une vingtaine de journaux et revues.Un peu comme Faguet, jadis, il découvre toujours dans ses tiroirs un article prêt pour publication, Il écrivit ainsi de quoi emplir plusieurs volumes, et il n\u2019a pas vingt- Assez sage toutefois, il ne s'illusionne pas sur la valeur de la production journalistique, la sienne et celle des autres, et oublie chaque jour les lignes écrites la veille Comme tant d'autres, pour reprendre l\u2019image de Théophile Gantier, il se dépense à remplir le tonneau sans fond de la presse, Heureux homme, aimant les lettres par dessus tout, il réussit cependant à n'écrire que de littérature .I] dirige pendant quelque temps une revue de jeunes, La Rotonde, inaugure au Droit d'Ottawa une page littéraire de premier ordre, lance et dirige aussi cette revue de luxe qui porte le titre si symbolique, déconcertant pour le commun de Gants du Ciel, Entre temps, il rassemble les matériaux de quelques livres.Après une plaquette consacrée au souvenir de Louis Francoeur, signée Blaise Or- lier, il donne coup sur coup sa Situation de la Poésie canadienne, une Anthologie de la poésie canadienne, précédée d'une introduction de dix-huit pages, un ouvrage sur les Poêtes catholiques de la France contemporaine, paru ces dernières semaines aux Editions Fides, » * * Ce dernier livre se compose des meilleures études du jeune écrivain, publiées ici et là, de 1938 à 1943.11 nous entretient de Paul Verlaine, de Paul Claudel et Charles Péguy.de Francis Jammes à la barbe fleurie, Francis Viélé-Grif- fin, Raïssa Maritain, Marie Noël.On imagine sans difficulté le ton.Si les ouvrages du genre abondent en France, présentés sous un angle ou un autre, celui de Sylvestre offre cette particularité de soumettre un point de vue canadien-fran- çais.Quelles peuvent être les réactions du lecteur de chez nous, cultivé, également épris de poésie et de philosophie, face aux grands poé.tes catholiques de la France?Sylvestre apporte la réponge, sa réponse, et elle n'est pas banale, Elle intéresse d'autant plus que Yau.teur, fort jeune, n\u2019a guère appris h douter, et qu\u20191! juge des hommes et des livres, comme le note son préfacier, M.Jean Bruchési, avec l'enthousiasme du néophyte, joint h la foi de J\u2019apôtre.Sans doute quelques unes peuvent chicaner le critique sur certains propos, des affirmations qu\u2019on aimerait plus nuancées, ou une interprétation qui semble légèrement nébuleuse.Si l'on ne partage entièrement les opinions de Sylvestre, on doit reconnaître sa personnalité et son courage \u2018à s'exprimer franchement, ingénument même, sans souci des préjugés et des banalités solennelles, acceptées dans les salons comme vérités du dogme.» * * Quelques années après sa sortie du collège, Sylvestre s'affirme donc comme l\u2019un de nos critiques les plus avisés, Il aime les lettres et en discourt avec connaissance.A la condition de continuer À tra.valller, de se méfier de la vanité et du narcissisme, écueils qui menacent habituellement les jeunes trop doués, il ira vraisemblablement loin.Ses meilleurs amis, ceux-là même qui ne le virent jamais, in carne et ossa, souhaitent de le voir s\u2019atteler à une oeuvre de longue haleine, franchement personnelle, pour notre enrichissement intellectuel et le sien, S'il se montra presque prodigue jusqu'ici.Il ne donna sûrement pas sa mesure, Il Si nos renseignements sont justes, il projette depuis assez longtemps un ouvrage considérable sur Jacques Maritain, où 11 étudierait tour à tour l\u2019esthétique, la morale, la métaphysique et la politique du grand philosophe catholique de notre temps.A en juger par sa biographie, assez courte d'ailleurs, il semble préparé à cette tâche.Après ses études secondaires, au Collège Sainte-Marie de Montréal, il s'inscrit à l\u2019Institut de Philosophie de l'Université d\u2019Otta.Wa, Y prend successivement ses titres de bachelier et licencié en philosophie, puis sa maîtrise és arts.Si le journalisme l'accapare peu après, il ne semble pag s'y destiner définitivement, puisqu'il aécepte à Ottawa un poste tic fonctionnaire, mais sans briser totalement avec le monde des journaux.Quoi qu'il fasse demain, il ne doit pas perdre de vue l'oeuvre attendue de sa jey- ne maturité.L'ILLETTRE La Beauce Economique A l'occaston du trente.cinquième anniversaire de sa fondation, \u201cL\u2019ECLAIREUR\u201d, de Beauceville, viént de publier sous ce titre une édition spéciale, de plus de cent cinquante pages, format tabloïd, consacrée à l'histoire du développe.ment économique de cette région do: la province de Québec, Ornée de nombreuses {llustra.tions, Ia livraison nous apporte, avec un aperçu général du déve.joppement économique du beau comté de Beauce, une étude fouillée des progrès graduels de la colonisation, du commerce et de l'industrie dans chacune de ses paroisses.Elle fournit en même temps à la population de la région des renseignements précieux sur les ressources naturelles qu\u2019elle possède et qu'elle pourrait utiliser bé XG TI 1 0 9 ASE ES es; Je AMA .peut.être encore à metllleur escient.os Te, Cnn - A - PR res DUP, QUE, 6 AVRIL 1944 | are 1 jun galle de Lect aslatif Palais ogists PUBLIE A RIVIERE-DU-LOUP COURTES VUES.Lorsqu\u2019a eu lieu la destruction du monastère du Mont- Cassin, vénérable entre tpus les anciens monuments de la culture occidentale, on a donné de-ci de-là des arguments de tout genre pour justifier le bombardement.Le premier argument \u2014qui n\u2019en était pas un\u2014 se réduisait à une constatation : \u201cL\u2019ennemi était là !\u201d \u2014 Evidem- ment, et on se doute même que les Nazis ont depuis longtemps fait leur choix.Peu leur chaut que le Mont-Cassin survive ou non.Ceux qui ont détruit avec une joie sauvage les archives napolitaines \u2014qui n'avaient aucune valeur militaire, mais étaient un trésor de civilisation\u2014 ont montré le cas qu\u2019ils font d\u2019une culture et d\u2019une civilisation, dont ils savent surtout qu\u2019elles condainnent leur propre idéologie.Mais la raison qui a paru irréfutable, \u2014et qui d\u2019ailleurs ne paraissait pas se laisser discuter.\u2014 était celle-ci, digne tout au plus d\u2019un caporal illettré.qui ne voit pas plus loin que le bien de son peloton : \u201cII n\u2019y a pas de monument qui vaille la vie d\u2019un homme.Lorsque nous aurons à assurer la \u2014 pr Se La mort du Divin Ouvrier Demain, l'Eglise eutière sera en grand deuil\u2019 Pour la dix-neuf vent onzième fois, elle commémorera la mort de celui que ses contemporains appelaient dédaigneusement le \u2018\u2018fils du charpentier\u201d Au monde chrétien, réuni dans les pour les offices de la Sainte Semai ne, elle rappellera la condamnation plus innocente des victimes.sécurité d\u2019une colonne ou d\u2019une division, on fera ce qu'il faut\u2019.Lorsqu'un Etat-major parle ainsi, on est mal venu à raisonner contre les mitrailleuses ou les avions plongeurs ! | Tout de même il semble qu\u2019après le fiasco du Mont- Cassin \u2014car il est maintenant avéré que la \u201cmort\u201d du monastère n\u2019a pas avancé les affaires d'un pas-\u2014 on puisse reprendre le problème : le caporal a sans doute eu lui-même le temps de réfléchir .| Jacques Deval, le brillant auteur dramatique francais, vient d\u2019écrire dans sa chronique du journal \u201cPour la Victoire\u201d de New York (numéro du ler avril) quelques notes appropriées qui donneront au moins a penser.Deval est assez indépendant d\u2019esprit pour ne pas passer aux yeux de tout le monde pour un \u201c\u201cclérical\u201d ni pour un \u201ccollaborationniste\u2019\u2019, Et voici ce qu\u2019il écrit, et que nous citons au complet pour ne pas défigurer sa pensée : \u201cVOTRE CHOIX .\u201cLe terrible dilemne de la guerre a dernièrement ressurgi au sujet de Rome et de Cassino.Doivent des hommes mourir pour que des choses ne périssent pas ?Au-delà de la réponse humanitaire qui ne fait aucun doute, est-il permis de pousser l\u2019argument contraire jusqu\u2019à l\u2019étroite frange entre l\u2019extrême et l\u2019absurde ?\u201cSupposons, pour la dimple commodité d\u2019une discussion inutile, que dans les murs de l'Abbaye de Cassino \u2014forte- resse allemande tragiquement meurtrière\u2014 soient enfermés à la fois, sans répliques ailleurs et destructibles à la fois à jamais, l'oeuvre entière de Shakespeare, celle de Bach, de Beethoven et de Wagner, l\u2019oeuvre totale de Michel-Ange et celle de Rodin, la somme de Raphael, Goya, Vinci et Rembrandt.Supposons ensuite que de la destruction de l\u2019Abbaye de Cassino dépende la vie d\u2019une division, française, américaine, anglaise ou russe.Le choix est sans autre issue et vous êtes celui au commandement de qui l\u2019Abbaye de Cassino sera pulvérisée sans traces d\u2019elle-même ni de ce qu\u2019elle renfermait.De votre décision vous aurez à répondre envers les victimes, ceux à qui elles étaient chères, et aux générations futures qui jugeront votre décision lorsque la mémoire de ceux qui auront péri aura péri comme eux.Le droit de ces générations au patrimoine suprême de l\u2019Humanité dont nous n\u2019étions que les dépositaires est-il ou n\u2019est-il pas pri- | mordial ?.Ce n\u2019est point répondre que rejeter les res- | \u201cvailleurs! i mocratie?\u201d | évocations pénibles du exemple typique de la plus monstrueuse erreur judiclaire qui soit jamais vue, erreur imaginée par les passions humaines, poursuivie dans la lâcheté ot la trahison.puis consommée dans les ratfine.ments de Ia pire cruauté.Qu'\u2019avait fait, en effet, le Sau.sanctuaires, infâme, prononcée jadis, contre lu: Le Drame du Calvaire, en vérité , restera, à travers les âges, comme seu veur du monde, pour qu'on le tral.\u2019 tht de la sorte?nu de son Ciel, pour le rachat de l'humanité! Lui que sa naissance rangealt parmi les Infortunés de in terre! Lui, dont l'unique ambition, Jusqu'à l'âge de trente fut de partager la modeste situation et le travail obscur de son père nourricier; se faisant de la sorte, le Modèle parfait des lmumbles nt des petits, des pauvres ot des tra.Lui qui devait employer les trois dernières années de sou existence à faire du bien duns son milieu, À prodiguer A ses compatriotes miracles et faveurs de toutes sortes, à introduire dans le monde, le règne bienfalsant de ta Paix, de la Justice et de la Charité, pour Jui donner ensuite Je salut ! Lui, enfin, qui, à l'innocence jumeaux égulée du plus vertueux des êtres, Joignait Vinfinde grandeur d'un Dieu il finit tristement sa carrie re terrestre, trahi par l'avarier abandonné par la peur, condamné par la jalousie, perséenté par un sensualisme jouilsseur qui armuitf la main des bourreaux, pour mourir hélas, comme meurent Iles rebut de la société et les scélérats, sur un gihet de honte et d'Ignominie.Si, au moins, son martyre s'ache :Vait dans le silence d'une foule \u20ac.mue, devant le spectacle qui se dé \u2018roule sous ses yeux' Mais non Il faut que son agonie affreuse {complique du mépris d'une populace qui le poursuit de son dédatn ot de ses sarcasmes, des insultes d'un peuple qui, il y a six jours h peine, Ini faisait un triomphas dans les rue TV .
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