Défi /, 1 août 1992, Août
[" > ze = .pa or Less pe am RRA No 5 REIN Co es = on CN ca Svat Na iii xs CE es, ad a.3 Ls 7 ares x VE 2e Lu 2 i.ay es, PS 2 > A Byrn Bri zi ce es x er Tee os us, 108 ud x ne eam ner Fa met CEE \u201crr ce Le Ex = A = ee) = PES] a ENE Rs > Sak ry =X RET RS ey cs ES 23 fe gery SSE Cro ee Pace IS TEE Eras opi Se ested ERE 1 a tax RX son = es re SA Se er Er cu es be.ic: sets a iS = Ë A pt = 20 = = > ke 2 ts 3 É 3 ba i a = = Se os = eu = 52 S So x = oy < fe mage i 3 4 AISLE > a.A oN ss Si SS X = se 2 a = = a .; Se = .\u2026 te a S ses axes = OR i Sea a 3 BS $ = = NN EN 2 SF = 5 xt 3.RD = rt = = RQ = = INES WE ® 5 NS \u2026 = Hi \u2014 .ss NR = seen SRE WD wae S 20% N Z re \u2014 4e ee ER oan a Ee i re ss % 2e i 2 Es N PE LS ES.= SE, ex = = 2 = + 2 & iE fet RNAPII Lei 5 Ze Si = oe A .2 SE oN = se se vo \u201c Sn ore 5 i = Xe SS S = ERC REIN sem i 5 _ > \u2014\u20140\u2014 a.) ah : \u2014 - x = -\u2014 A = LB CRETE A 5 = A 5 sé & SES ~~ PENH inl I - N AN A i = A A A _ se { 5H B= + A A $ Hany A To _ os hh BR oo te i = es # .PTET v Mi n ea ~ a S s = * a 3 Ss a A Sh HE Ne i , SS = E : = ; = : .= BOIS FRANCS | & 5 .8 | i 3) n E = oe = ce ere ee 3 a ; à.3 | Ae Hy a = 3 a > 2 | = 1 Fr 7 - Z i : 5 z > x sa 7 MAURICIE fs os \\ Ÿ À 3 PER D-297 \u2014_\u2014 re = on gi hp De grandes nouvelles sur la reprographie couleur.Découvrez-en les menus détails.21 po % Voici le CJ10 de Canon.Le Conjugué à l'unité de traitement d'images offerte premier copieur couleur en option, il réalise des présentations en superbes numérique de table au monde.couleurs qui brillent par leur créativité visuelle.Le nouveau CJ10 constitue une nouvelle percée Invitez la couleur à votre table.Au menu, Canon de Canon dans le domaine de la technologie de la vous propose l'innovation.reprographie en couleurs.Voyez votre dépositaire de copieurs couleur Pionnière de la reprographie couleur numérique, Canon pour découvrir les menus détails des Canon innove une fois de plus en proposant un grands Canon.dont le prix.copieur qui fait appel à la technologie de l'impression par projection de bulles d'encre.Le CJ10 de Can on r r r | Canon étonne par sa compacité, sa convivialité et a SI or la grande qualité de sa reproduction couleur.COPIEUR COULEUR À BULLES D'ENCRE ÉQUIPEMENTS DE BUREAU Papeterie Expert ÉQUIPEMENTS DE BUREAU BOIS-FRANCS INC.5 Bremner usta cians DRUMMOND (1983) INC.339, boul.Bois-Francs Nord 760, boul.Casavant O.432 Lindsay Victoriaville (Qué.) 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Maud Lefebvre-Roux 18 Les bibliothèques publiques autonomes de la région Mauricie/Bois-Francs en quelques chiffres Daniel Ruette 4 9 Trois-Rivières et sa bibliothèque municipale Chantal Girard 2 1 Bibli-o-Coeur, 7 ans de progres Suzanne Pelletier 22 Centre d\u2019information documentaire Côme-Saint-Germain Collaboration 24 Bibliothèque Hélène-B-Beauséjour Janine Patry 26 La bibliothèque municipale du Cap-de-la-Madeleine Francine Marcouiller 28 Bibliothèque municipale de La Tuque Alain Michaud 29 Bibliothèque municipale de Warwick Pauline L.Picard 30 La bibliothèque de Shawinigan renaît Charlotte Lecours-Picard 31 La bibliothèque Alcide Fleury Sylvie Filiatrault 32 Bibliothèque municipale de Pointe-du-Lac: les aléas de l\u2019histoire 34 Bibliothèque publique de Plessisville Suzanne Bédard Le fatras des bibliothèques publiques en Estrie Normand Bernier 42 Présence de I\u2019Adibipuq au congrès de l\u2019Union des Municipalités du Québec Diane Boulé Ghislaine Lauzon Micheline Perrault Marie-Louise Simon Molly Walsh août 1992 DÉFI\u20143 i par Denis Boisvert Bibl prof MoT DU COORDONNATEUR C'est maintenant au tour de la région Mauricie/Bois-Francs de faire l\u2019objet d'une présentation au sein du présent numéro.Les bibliothèques autonomes et affiliées de cette région desservent tout près d'un demi- million de personnes, soit 8% de la population québécoise.Comme le mentionne M.Ruette dans son article, les bibliothèques autonomes de la région Mauricie/ Bois-Francs ont grandement amélioré l\u2019état de leurs locaux au cours des sept dernières années.En effet, pas moins de onze bibliothèques autonomes ont réalisé des projets de construction/rénovation de locaux depuis 1985, ce qui représente des investissements de 16 764 380$.Il est important de mentionner également la consolidation des infrastructures de la BCP Mauricie avec un agrandissement des locaux de 40% au cours de l\u2019année 1986.Dans ce numéro, soulignons le début d'une collaboration Direction des bibliothèques publiques/Comité de rédaction de DEFI qui prend forme avec un texte de Denys Mun- ger où il est question des changements apportés à l'enquête annuelle auprès des bibliothèques publiques autonomes.Changements fort attendus pour que nous puissions enfin tabler sur des statistiques «fiables».L'épineuse question de la tarification refait surface.Notre collègue Léonard Nadeau s\u2019est interrogé sur le comportement des usagers qui paient et ceux qui ne paient pas.André Gamache nous entretient d'un geste de démocratisation de l'accès à la bibliothèque de Thetford Mines qui eut des effets «spectaculaires».Nous savons que la Ville de Montréal a décidé de fermer ses bibliothèques publiques pendant deux semaines au cours de la saison estivale en vue de réaliser certaines éco- nomiges.François Séguin, bibliothécaire à l'emploi de la Ville de Montréal, nous livre un instantané de la situation du réseau des bibliothèques publiques de la plus importante ville canadienne.Par le biais de comparaisons avec d\u2019autres importantes villes canadiennes, l\u2019auteur déplore que Montréal soit encore en état de rattrapage et nous met en garde contre les réformes administratives visant à remplacer les bibliothécaires par des gestionnaires culturels.Dans le vol.6, no 3, nous vous présentions les bibliothèques publiques autonomes de l\u2019Estrie.Normand Ber- nier jette un oeil critique sur cette région où la situation semble problématique.Une problématique qui s'inscrit parfaitement au coeur du débat actuel sur la fusion municipale et les coûts trop élevés aux yeux du ministre Ryan des services offerts par un nombre anormalement élevé de villes au Québec par rapport aux autres provinces canadiennes.Le duo Boyer/Brochu nous sensibilise à une autre problématique: la situation déplorable des bibliothèques scolaires du Québec et ses retombées au niveau des bibliothèques publiques de plus en plus appelées à suppléer aux carences documentaires auxquelles sont confrontés les élèves.À tous nos lecteurs, bonne rentrée! 4\u2014DÉFI aoû 1992 NOUS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS POUR VOUS RELIURE TRAVACTION inc.C.P.607, 1170 rue Rocheleau Drummondvitie, Québec J2B 6W6 Téléphone: 819-478-4991 cr tte tr ete tea SEA AEN PE GSR aU AH RN RERO EE par Maud Lefebvre-Roux Directrice des Loisirs et du Développement communautaire MOT DE LA PRÉSIDENTE Chers(ères) collègues, La veille de l'Assemblée générale annuelle, qui se tenait à Sherbrooke en avril dernier, les membres du Conseil d'administration rencontraient les présidents et présidentes des regroupements de bibliothèques publiques et cela, pour une deuxième année consécutive.Nous y avons, bien sûr, discuté du vécu de chacun, des réalisations et des difficultés, mais nous avons également échangé sur la possibilité d'une identification commune pour toutes les bibliothèques publiques.Tous en conviennent, l\u2019Adibipuq ne parle plus strictement au nom des directeurs des bibliothèques publiques, mais bien au nom de toutes les bibliothèques publiques du Québec.Ainsi, au-delà de l'identification commune des bibliothèques publiques, c'est de la constitution d\u2019un réseau qu\u2019il est question.Davantage encore, c'est à une véritable puissance d'intervention que cette problématique nous conduit.Comment pouvons-nous constituer une force de frappe suffisamment puissante pour intervenir au niveau des enjeux réels?Qu'importe la forme concrète qu\u2019elle prendra, la puissance de notre intervention ne peut qu\u2019origi- ner du regroupement et de la conciliation de nos actions.L'oncle Arthur disait à Gilles Vi- gneault alors âgé de dix ans: «Vois-tu Gilles, ce n\u2019est pas ce qu\u2019on trouve qui est important, mais la façon dont on s\u2019en sert.» (1) || faudra repenser nos structures et cela, sans jamais perdre de vue notre objectif ultime.Sans céder aux seuls diktats de la mode, nous devons élaborer des stratégies efficaces qui assurent la promotion de nos bibliothèques et notre acronyme pose problème pour plusieurs.Pourquoi la Fédération des bibliothèques publiques du Québec n\u2019aurait-elle pas pour mandat d\u2019assurer le développement des bibliothèques publiques sur tout le territoire québécois?(1) Gilles Vigneault.Bois de marée.Montréal.Les nouvelles éditions de l'are.1992.p.219.| LIBRAIRIE Les Editions Arts, Lettres et Techniques Inc.LIBRAIRIE ACCREDITEE 747-4784 SERVICE AUX COLLECTIVITES 747-4785 J [ LE PLUS VASTE CHOIX DE LIVRES SPECIALISES 901, boulevard Ste-Croix Ville St-Laurent Montréal, Québec H4L 3Y5 Gi août 1992 DÉFI\u20145 par Denis Boyer.Paule Brochu.Bibliothécaires professionnels Membres du Conseil d'administration de l'Association des directeurs de bibliothèques publiques du Québec LES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES ET LES BIBLIOTHÈQUES SCOLAIRES QUÉBÉCOISES MISE EN SITUATION Consciente de la pauvreté des bibliothèques scolaires québécoises, l'Association des directeurs de bibliothèques publiques du Québec (ADIBIPUQ) se préoccupait récemment des retombées directes comme indirectes de cette situation déplorable sur les bibliothèques publiques québécoises.Nombre de ces bibliothèques publiques sont, par la force des choses, obligées de suppléer à certains besoins documentaires des étudiants, ces derniers ne pouvant trouver les ressources documentaires dans leur bibliothèque scolaire.L'Association s\u2019est donc réjouie lorsque le gouvernement provincial a récemment formé un comité conjoint entre le ministère des Affaires culturelles et celui de l\u2019Éducation.Ce comité doit analyser les avenues de collaboration possibles entre les bibliothèques publiques et les bibliothèques scolaires québécoises.Certains membres de l\u2019'ADIBIPUQ font également partie de ce comité conjoint M.A.C.-M.E.Q.Le but de cet article vise donc à vous sensibiliser en tant qu\u2019intervenant municipal, sur les éléments de cette problématique.DÉFINITIONS Pour bien situer la discussion, il convient de bien définir ce qu'est une bibliothèque publique et ce qu'est une bibliothèque scolaire.Bibliothèque publique La bibliothèque publique moderne est une institution au service de tous les citoyens dont la mission fondamentale est de répondre aux besoins d'éducation, d\u2019information, de culture et de loisir de la population qu'elle dessert.Éducation La bibliothèque publique doit favoriser le développement personnel de chaque individu ou groupe quel que soit son niveau d'instruction en vue d\u2019un rapprochement entre les connaissances individuelles et les connaissances universelles.Information La bibliothèque publique doit fournir à l'individu ou groupes d\u2019individus des informations précises et détaillées aussi bien sur des sujets d'actualité que sur tout autre domaine.Elle est un centre d'information civique et communautaire.Culture La bibliothèque publique constitue un centre de vie culturelle et promouvoit le goût et l'appréciation de tous les arts.Elle favorise l\u2019accès à sa propre culture mais aussi à toutes les autres cultures.Loisir La bibliothèque publique a enfin un rôle de loisir.Elle offre de multiples moyens permettant au citoyen d'occuper sainement ses loisirs.La lecture de détente, l'écoute de pièces musicales, le visionnement de films, etc.sont des activités récréatives qui contribuent au développement de l'individu.Bibliothèque scolaire Dans l'étude sur «les bibliothèques scolaires québécoises»', la bibliothèque scolaire est définie comme «un service pédagogique dont le rôle premier est de contribuer à la formation de l\u2019élève et de collaborer à l\u2019action de l'enseignant».Elle doit soutenir les démarches d'apprentissage et les démarches pédagogiques.Elle est donc directement liée aux programmes d'étude.La bibliothèque scolaire est ainsi limitée par les matières enseignées et le niveau d'éducation des étudiants.Comme nous pouvons le constater et comme le soulignait le rapport de la Commission d\u2019étude sur les bibliothèques publiques du Québec, les rôles sont complémentaires.ÉTAT DE LA QUESTION Un bref rappel historique des dossiers des bibliothèques scolaires et publiques québécoises permettra de mieux orienter la réflexion.La notion de bibliothèque au Québec est relativement récente comparativement aux provinces anglophones du Canada.En effet, ce n\u2019est que vers la fin des années 50 que ce concept apparaît.En 1959, la «Loi sur les bibliothèques publiques du Québec» était adoptée.«Au début des années 60, le ministère des Affaires culturelles initie le développement [des bibliothèques publiques] en s'associant des partenaires et en développant des moyens d'action.Pendant les années 70, l\u2019État accorde une priorité à l'accessibilité pour tous aux bibliothèques et à la promotion de la lecture.Enfin, l\u2019application d\u2019un plan quinquennal pour améliorer la qualité des locaux et des services de bibliothèque caractérise 6\u2014DÉFI aoù 1992 1% 11 a aaa Vie ols 53 fle ite ont [es me rd hes est in l\u2019aube des années 80.»* Une remise en question de l\u2019aide financière gouvernementale aux bibliothèques en 1985, vient causer une réaction de protestation de la part du milieu municipal, professionnel et public.Une commission d'étude est alors formée, dont le rapport devrait permettre d'élaborer une politique d'intervention dans ce domaine.Au début des années 90, le Québec est presqu\u2019entiere- ment desservi par un réseau de bibliothèques publiques et chacun ne peut que constater une évolution notable du dossier «bibliothèques publiques québécoises».Même en considérant le retard marqué des bibliothèques publiques québécoises par rapport à celles des autres provinces, elles sont relativement bien dotées lorsque l\u2019on effectue une comparaison avec les bibliothèques scolaires.Les bibliothèques scolaires québécoises ont connu un cheminement différent.En effet, dès 1959 le gouvernement provincial concrétise l'importance de la bibliothèque scolaire en injectant une somme d\u2019un demi million de dollars pour l'acquisition d\u2019un fonds documentaire.Le rapport de la Commission royale d'enquête sur l\u2019enseignement en 1964, confirme l'importance de la bibliothèque scolaire et plusieurs dizaines de millions de dollars sont investis pour le développement du réseau des bibliothèques scolaires.Les commissions scolaires doivent par la suite assumer le maintien et l\u2019évolution de leurs bibliothèques grâce à une enveloppe protégée.Les bibliothèques scolaires sont en évolution.Cependant, dès 1974, les règles budgétaires sont modifiées dans le cadre d\u2019un processus de décentralisation des responsabilités.«L\u2019enveloppe protégée» pour la bibliothèque scolaire n'existe plus.La situation devient rapidement dramatique.En 1988, un comité d'étude sur les bibliothèques scolaires est créé par la Direction générale de l'évaluation et des ressources didactiques du ministère de l'Education.Le rapport fait état d'une situation alarmante.L'investissement de plusieurs millions de dollars est recommandé par le Comité.Cependant, en 1991, la situation n\u2019est toujours pas corrigée.Depuis l'apparition du concept de bibliothèque au Québec, maintes expériences de cohabitation scolaire- municipale ont été tentées, pour s'avérer finalement fort désastreuses.De nombreuses études d\u2019ailleurs démontrent clairement que cette cohabitation ne peut être qu'illusoire, les mandats et rôles de chacun des types de bibliothèques étant fort différents.CONCERTATION SCOLAIRE-MUNICIPALE La concertation entre les commissions scolaires et les municipalités existe depuis très longtemps et il existe de nombreux protocoles d'entente régissant l\u2019utilisation de gymnases, de piscines, d'arénas, de tennis, etc.Cette concertation existe également dans le domaine des bibliothèques.Les cas les plus fréquents se situent dans les municipalités de moins de 5 000 habitants, desservies par les 11 Bibliothèques Centrales de Prêts qui offrent leur service à plus de 800 municipalités.Il y a une cinquantaine de cas où des municipalités ont recours à des équipements scolaires pour assurer un service de lecture publique à leurs citoyens où le secteur scolaire demande à la municipalité d'assumer une partie de la responsabilité de la bibliothèque à l'école.Considérant ces chiffres, la situation demeure marginale.En milieu urbain, il existe également un nombre restreint d'expériences scolaires-municipales: quelques cas de succursales dans les écoles, de bibliothèques scolaires ouvertes au public et quelques cas de bibliothèques sco- laires-municipales.En tout c\u2019est moins de 15 expériences ou environ 5% de l'ensemble de ces municipalités.Les administrateurs publics sont préoccupés par cette concertation.Les ministères des Affaires culturelles et de l'Éducation devant cette situation, ont convenu qu'il deviendrait impératif d\u2019établir clairement leur position.Voilà pourquoi un comité mixte sur la collaboration entre le ministère de l'Éducation et le ministère des Affaires culturelles en matière de bibliothèques a été mis sur pied en juin dernier.Ce comité mixte de huit personnes issues des milieux scolaires et municipaux a remis son rapport au printemps 1992.Ce comité a le mandat de: \u2014 préciser les rôles respectifs de la bibliothèque scolaire et de la bibliothèque publique; \u2014 établir les principaux objets de collaboration et de coopération qui peuvent exister entre les deux types de bibliothèques; août 1992 DÉFI\u20147 i Hi \u2014 définir les conditions selon lesquelles un projet impliquant une bibliothèque scolaire et une bibliothèque publique peut être acceptable en terme de qualité de services aux clientèles concernées; \u2014 présenter divers modèles d\u2019ententes possibles pour de tels projets.Le document produit par ce groupe de travail permettra aux deux ministères concernés une position commune sur la concertation scolaire-municipale en matière de bibliothèque.PREOCCUPATIONS DE L\u2019ADIBIPUQ L\u2019ADIBIPUQ, devant ce mandat confié au comité mixte M.A.C.-M.E.Q., continue d\u2019être préoccupée du sort des bibliothèques scolaires québécoises.Bien qu\u2019entierement différentes des bibliothèques publiques de par leur mission et leur rôle fondamentaux, l'ADIBIPUQ maintient que la bibliothèque scolaire doit connaître un développement harmonieux et parallèle à celui des bibliothèques publiques, ces dernières jouant des rôles complémentaires.Nous souhaitons vivement que le Comité mixte démontre clairement et une fois pour toutes que la cohabitation est illusoire et non-recommandée, comme le souligne le rapport de la Commission d'étude sur les bibliothèques publiques.Maintenant que la Commission d'étude sur les bibliothèques publiques du Québec* et que le Comité d\u2019étude sur les bibliothèques scolaires* ont remis leur rapport respectif en 1987 et 1989, le ministère des Affaires culturelles et le ministère de l'Éducation sont au fait de la situa- laires.La situation n'étant pas reluisante, nous souhaitons que des plans d'actions voient le jour à très court terme et qu\u2019un véritable partenariat se développe entre le ministère de l'Education et les commissions scolaires d\u2019une part et entre le ministère des Affaires culturelles et les municipalités d'autre part, afin que la qualité des bibliothèques puisse se comparer à celle des autres provinces canadiennes.L\u2019ADIBIPUQ est ouverte à la collaboration et la concertation avec les bibliothèques scolaires et les autres bibliothèques du milieu.Nous souhaitons que la lecture devienne une activité quotidienne car «la lecture est plus qu\u2019une simple technique permettant de comprendre des textes.Elle s'adresse l'intelligence, au goût, au désir et au plaisir.Elle est un préalable à la vie intellectuelle et à la vie culturelle active.Québec (Province).Direction générale de l'évaluation et des ressources didactiques.Les bibliothèques scolaires québécoises: plus que jamais: rapport.Quebec, 1989.p.5.\u201cQuébec (Province).Commission d\u2019étude sur les bibliothèques publiques du Quebec.Les bibliothèques publiques: une responsabilité à partager: rapport de la Commission.Québec, 1987.p.11.\"Québec (Province).Commission d'étude sur les bibliothèques publiques du Quebec.Les bibliothèques publiques: une responsabilité à partager: rapport de la Commission.Québec, 1987.359 p.*Québec (Province).Direction générale de l'évaluation et des ressources didactiques.Les bibliothèques scolaires québécoises: plus que jamais: rapport.Quebec, 1989.216 p.\u201cQuébec (Province).Ministère des Affaires culturelles.Une politique de la culture et des arts.Québec, 1991.p.156.tion qui prévaut dans les bibliothèques publiques et sco- CANEBSCO un service.@ d'abonne- BB i _] entier.CANEBSCO propose aux clients du Québec le service le plus complet et le plus pertinent pour une gestion efficace de leurs périodiques.La compétence et la réputation CANEBSCO à votre service.CANEBSCO vise l'excellence dans les services offerts aux bibliothèques pour la gestion de leurs périodiques.C'est pourquoi: Nous avons créé et maintenons à jour une banque de données de plus de 200,000 périodiques, magazines, séries irrégulières, annuels et envois d'offices publiés dans le monde entier.Nous avons développé EBSCONET® un service d'abonnement en ligne reliant les bibliothèques avec notre banque de données.Nous avons développé des passerelles avec la plupart des systèmes intégrés en usage dans les bibliothèques.e Nous opérons un réseau de 25 centres de traitement dans 15 pays et sur les 5 continents.e Nous opérons un centre de traitement local pourvu de personnel formé pour comprendre et satisfaire vos besoins personnels.e Nous vous offrons l'expertise d'une compagnie internationale jouissant d'une solide réputation.LES SERVICES D'ABONNEMENT » CANEBSCO Six Boul.Desaulniers, Suite 308 St.Lambert, Quebec J4P 1L3 (514) 672-5878 Ligne directe pour Quebec: (800) 361-7322 8\u2014DÉFI aoû 1992 LA (0.lle Bias par François Séguin Bibliothécaire-responsable Bibliothèque Maisonneuve Ville de Montréal MONTRÉAL ET LES GRANDES VILLES CANADIENNES: UNE ANALYSE COMPARATIVE Après avoir stagné durant des décennies, les bibliothèques de la Ville de Montréal ont connu, de 1978 à 1988/89, une expansion tout à fait remarquable.Durant cette période, pas moins de huit nouvelles bibliothèques de quartier ont ouvert leurs portes; douze autres bibliothèques furent agrandies ou transformées en Maisons de la culture.Le développement des bibliothèques de la Ville de Montréal était alors solidement pris en main par une équipe de bibliothécaires professionnels qui oeuvraient à tous les niveaux du réseau de la Bibliothèques municipale de Montréal.De rachitique et inefficace qu'il était auparavant, le réseau des bibliothèques de Montréal se transformait progressivement en un instrument dynamique de développement culturel au service des Montréalais.Si la bibliothèque municipale a connu une expansion remarquable au cours de ces années, elle n'a pas pour autant réussi à rattraper les «standards» canadiens.Pis: l'analyse des principaux indicateurs fait ressortir que, depuis 1988, les bibliothèques montréalaises ont recommencé à perdre du terrain par rapport aux bibliothèques des grandes villes canadiennes (les 36 villes de 100 000 ha.et plus).LE FINANCEMENT MUNICIPAL C'est simple comme bonjour: il est difficile d'attirer massivement les citoyens à la bibliothèque si les gouvernements n\u2019y investissent pas les ressources nécessaires.En revanche - le rapport Sauvageau le mentionnait - «chaque fois qu\u2019une municipalité améliore les ressources globales (personnel, collection, local, financement) de sa bibliothèque, il s'ensuit aussitôt une augmentation des usagers et des transactions; la demande accompagnant inévitablement une offre devenue plus attrayante.» (p.17).Au Québec, le sous-financement des bibliothèques est un problème endémique.Les gouvernements municipaux consacrent en moyenne 10,95$ per capita au financement des bibliothèques; en Ontario, avec une richesse collective plus élevée d\u2019environ 20%, les municipalités accordent à leurs bibliothèques un per ca- pita plus de deux fois supérieur à celui consenti par les villes québécoises, soit (23,80$)'.En C.-B., c\u2019est 17,70$; en Saskatchewan, 15,34$; en Alberta, 15,20$; au Manitoba, 11,75$.Quant à Montréal, force est de constater que son réseau de bibliothèques est un des plus pauvres parmi ceux des grandes villes canadiennes.Montréal alloue 21,66$ per capita à son service de bibliothèques, soit 25% de moins que la moyenne canadienne (32e sur 36).Pour rattraper le niveau canadien c\u2019est une somme annuelle supplémentaire de 7,5$ millions que Montréal devrait injecter dans son réseau de bibliothèques.À titre comparatif, Toronto consacre à ses bibliothèques 48$ per capita; Régina, 44$; Vancouver, 40$; Halifax, 38$; etc.- LES RESSOURCES HUMAINES \u2014 Le nombre d\u2019employés: Afin que les bibliothèques québécoises puissent offrir des services de qualité aux citoyens qu'elles desservent, les Normes pour les bibliothèques municipales du MAC recommandent que le ratio d\u2019un employé par 2 000 habitants soit appliqué.À ce chapitre, la moyenne pour les bibliothèques des grandes villes canadiennes est d\u2019un employé par 1 658 habitants.Avec un ratio d'un employé par 2 276 ha.Montréal se classe largement sous la moyenne des grandes villes canadiennes (33e sur 36).Pour respecter les normes bibliothécono- miques recommandées par le MAC, Montréal devrait ajouter 61 employés (équiv.temps plein) à son personnel actuel.Pour rejoindre la moyenne des grandes villes canadiennes, c\u2019est 166 employés qui devraient être ajoutés.\u2014 Le personnel professionnel: s\u2019agissant du personnel professionnel, le rapport Sauvageau évaluait que «la présence d'un bibliothécaire professionnel dans une bibliothèque est directement reliée à la performance de celle-ci» et que «plus il y a de bibliothécaires per capita, plus la performance de la bibliothèque en terme de prêts per capita est élevée.» (p.230).Le rapport Sauvageau, conformément aux normes bi- bliothéconomiques reconnues inter- nationalement (Unesco/IFLA, ALA), recommandait le ratio d\u2019un bibliothécaire professionnel par 10 000 ha.pour les bibliothèques publiques québécoises.Avec 73 bibliothécaires professionnels (équiv.temps plein), Montréal est 27% sous la norme minimum recommandée.Pour respecter la norme bibliothéconomique, Montréal devrait ajouter 29 bibliothécaires au personnel professionnel déjà à son service.\u2014 L'environnement administratif: il est difficile, lorsque nous analysons l'état des ressources humaines dans les bibliothèques de Montréal, de ne pas ouvrir une parenthèse sur le nouvel environnement administratif avec lequel les bibliothécaires professionnels doivent composer depuis 1988.De 1988 à 1992 l'administration municipale de Montréal a opéré une série de réformes administratives, trop souvent marquées au coin de l'improvisation, qui ont eu pour résultat d\u2019évincer les bibliothécaires de tous les postes décisionnels importants et Ga Ee dE ee août 192 DÉFI\u20149 de les remplacer par des généralistes n'ayant aucune expérience du milieu des bibliothèques publiques.Ainsi, les 23 bibliothèques de quartier de la métropole se retrouvent dorénavant sous la direction de cadres inférieurs \u2014 nommés gérants de région \u2014 issus du secteur du sport et du loisir.Ne possédant aucune expérience et aucune formation dans le domaine des bibliothèques, ignorant les normes administratives devant régir ce type d'institution, ces gestionnaires sont réduits, et ce malgré la meilleure volonté du monde, au dilettantisme, à l'improvisation, voire au bricolage administratif.De surcroît, la Bibliothèque municipale de Montréal se retrouve dans la singulière situation où son bibliothécaire en chef ne possède aucune autorité sur la gestion courante, l'orientation et le développement de la BMM! Cette situation, publiquement dénoncée par le président de la Corporation des bibliothécaires professionnels, constitue un dangereux précédent pour l\u2019ensemble des bibliothèques publiques du Québec.En outre, la réforme a scindé la direction des bibliothèques en deux.La Bibliothèque municipale de Montréal tombe dorénavant sous la direction de deux unités administratives distinctes \u2014 dont aucune n\u2019est dirigée par un bibliothécaire professionnel \u2014 qui tentent, tant bien que mal, d'harmoniser leurs interventions.Ainsi, les vingt-trois bibliothèques de quartier sont sous la direction du Module des services régionaux cependant que d\u2019autres unités de la PMM sont gérées par le Module de la planification et de l\u2019expertise (Bibliothèque centrale, Expertise documentaire, Traitement et analyse documentaires, etc.).Cette direction bicéphale rend impossible une gestion intégrée du réseau des bibliothèques de la Ville de Montréal.La Ville de Montréal ne pouvait pas imaginer une structure administrative plus mal adaptée aux besoins de ses bibliothèques.Sur ce registre, elle va directement contre toute rationalité administrative ainsi que contre les Normes pour les bibliothèques publiques du ministère des Affaires culturelles qui stipulent clairement que: «La bibliothèque municipale doit constituer une unité administrative spécifique à l'intérieur de la structure administrative municipale\u2026 Le bibliothécaire en chef doit agir comme chef de service, avec pleine responsabilité pour le choix et la direction du personnel, le développement et l'administration du programme de service, le choix et l'achat de documentation, la préparation et la gestion du budget.» -(p.4 \u2014 les mots en noir son de moi, F.S.).Ces normes découlent de l'expérience des bibliothèques publiques de plusieurs pays, en particulier des E.-U.et du Canada anglais.BUDGETS D'ACQUISITION La documentation c\u2019est le coeur et l\u2019âme de la bibliothèque.Si les budgets d'acquisition sont bas, il est impossible de développer des collections répondant aux besoins de la population.Dans la mesure où la documentation de langue française est plus dispendieuse que celle de langue anglaise et qu\u2019en vertu de la loi 51 les bibliothèques québécoises ne peuvent profiter d'escomptes lors de l\u2019achat de livres, les administrations municipales québécoises doivent s'assurer, s'ils veulent répondre aux besoins documentaires et d'information des citoyens, que les budgets impartis à l'achat de livres sont substantiels.Montréal alloue 3,22$ per capita à l'acquisition de documentation, soit 30$ de moins que la moyenne des grandes villes canadiennes (29e sur 36).Pour rattraper la moyenne canadienne, Montréal aurait à investir annuellement 1,45$ million d'argent frais pour l'achat de documentation.Ce qui reviendrait à augmenter de 56% les sommes actuellement investies dans l\u2019achat de livres.Ville de Laval, la deuxième ville du Québec, consacre 5,76$ per capita à l'achat de documentation, soit 21,2% au- dessus de la moyenne canadienne et 60% de plus que Montréal.Le budget d'acquisition de Montréal lui permet d'acquérir ,16 livre per capita, soit deux fois moins de livres que la moyenne canadienne (30e sur 36).Pour respecter les normes de l'IFLA qui sont, pour les pays industrialisés d'Europe et d\u2019Amérique, de 250 nouveaux livres par 1 000 ha., Montréal devrait faire passer ses acquisitions de 162 000 à 253 855, soit une hausse de 90 000 livres par année.Soit dit en passant, avec ,31 livre acquis per capita, les grandes villes canadiennes sont légèrement au-dessus des normes de l\u2019I- FLA (,25 per capita).LE PRET DE DOCUMENTS Le prêt de documents est l'indice de performance le plus révélateur.Cette mesure permet d'évaluer le degré de pénétration de la bibliothèque dans le milieu qu\u2019elle dessert, la perception qu'à la population des services offerts, le niveau d\u2019adéquation des collections aux besoins documentaires et d'information de la population, etc.Il existe un lieu direct entre le nombre de prêts per capita et les sommes consacrées à l\u2019achat de livres.Une administration qui investit peu pour l\u2019achat de documents ne peut pas s'attendre à ce que les citoyens s'intéressent beaucoup aux bibliothèques de sa ville.À ce chapitre, la performance montréalaise est désastreuse.Montréal ne prête que 3,76 documents per capita, soit 2,5 fois moins que la moyenne canadienne (36e sur 36).Même des villes aussi défavorisées que Saint-Jean (Terre-Neuve), Saint- Jean (Nouveau-Brunswick), Halifax, etc.dament le pion à la «métropole culturelle du Québec»! 10\u2014DÉFI aoù 1997 TR RE RE RR OT TTS A \\ les ice HEURES D'OUVERTURE Avec .053 heure d'ouverture per capita les bibliothèques de Montréal se retrouvent 42% sous la moyenne canadienne (34e sur 36).L'IFLA recommande que les bibliothèques publiques des pays industrialisés d'Europe et d'Amérique qui desservent plus de 8 000 ha.ouvrent entre 50 et 60 heures par semaine.Les 23 bibliothèques de quartier de Montréal, dont chacune dessert beaucoup plus que 8 000 ha., ouvrent en moyenne 34 heures par semaine, soit 32% à 43% sous les normes recommandées.CONCLUSION Les faits sont têtus: malgré l\u2019énorme chemin parcouru entre 1978 et 1988, les bibliothèques de la Ville de Montréal sont encore très loin d'obtenir des ressources comparables à celles dont profitent les grandes villes des autres provinces canadiennes.Par conséquent, le rattrapage est toujours à l\u2019ordre du jour.Toutefois, compte tenu de la conjoncture économique actuelle et du peu de poids des bibliothécaires professionnels dans la nouvelle structure du Service des loisirs et du développement communautaire de la Ville de Montréal, il serait plus qu\u2019étonnant que Montréal puisse se doter, dans un avenir prévisible, d'un réseau de bibliothèques conforme à son statut de deuxième plus grand ville du Canada.! Bibliothèques publiques 88-89: statistiques de la culture.Ottawa: Statistique Canada.1991 \u201cToutes les statistiques sur Montréal et les villes canadiennes de 100 000 ha.et plus proviennent de l'analyse comparative la plus récente: 1990: Ranking tables, Council of administrators of large urban public libraries, Hamilton Public Library.décembre 1991 * Measuring the performance of public libraries: À draft manual.Unesco.Paris.1989.PRÊT DE DOCUMENTS NOMBRE DE DOCUMENTS ACHETÉS oo æ © æ œ æ hey = > æ en æ = æ © æ N 8.1 8.0 PRET DE DOCUMENTS PER CAPITA - 1990 VILLES CANADIENNES Saskat.ACHAT DE DOCUMENTS PER CAPITA \u2014 1990 Calgary Victor.Vancou.Edmont.Régina Halifax Ottawa Toronto Winnip.Laval Montr.VILLES VILLES CANADIENNES Saskat.Halifax Régina Toronto Ottawa Laval EÉdmont.Victor.Calgary Vancou.Winnip.Montr.VILLES TIRER ae 8 DIRE Hn aoù 192 DÉFI\u201411 par Denys Munger LE POINT SUR L\u2019ENQUÊTE ANNUELLE AUPRÈS DES BIBLIOTHÈQES PUBLIQUES AUTONOMES Depuis l'adoption de la Loi sur les bibliothèques publiques, le ministère des Affaires culturelles a constamment recueilli et diffusé chaque année des statistiques compilées à partir des données fournies par les bibliothèques.Une partie seulement des renseignements étaient publiés et les autres informations, jusqu'à ces dernières années, n'étaient pas compilées et demeuraient donc inaccessibles.Or, depuis quelque temps, la gestion des données est faite par informatique, ce qui permet au Ministère d\u2019exploiter au maximum à peu près tous les renseignements contenus dans les formulaires.Pour le moment cependant, nous ne sommes pas en mesure de recueillir et de compiler les données des bibliothèques affiliées aux bibliothèques centrales de prêt.C'est pourquoi cet article ne porte que sur les bibliothèques publiques autonomes.Même si plusieurs points traités ici touchent indirectement les statistiques financières, l\u2019objet de mon propos se limite à l'enquête annuelle.Le nouveau mode de gestion des données de l'enquête annuelle a eu des conséquences heureuses.En plus de nous faciliter la tâche, il nous a permis d'améliorer notre formulaire et nos publications tels le Répertoire et les Statistiques annuelles.Et surtout, les statistiques non publiées sont maintenant accessibles, que ce soit sur la tarification, les documents audio-visuels, la répartition des prêts enfants et adultes, etc.L'interrogation des bases de données sur ordinateur nous permet de répondre précisément et rapidement aux différents types de questions qui nous sont acheminées.De nombreuses personnes profitent maintenant de ce nouveau service que le Ministere est en mesure de fournir.ANALYSE DES RESSOURCES ET DU RENDEMENT DES BIBLIOTHEQUES Grace aux nouveaux moyens mis a notre disposition, il nous a été possible de produire, au cours des trois dernières années, un Instrument d\u2019analyse des ressources et du rendement des bibliothèques publiques autonomes.Le but premier qui a mené à la réalisation de cet ouvrage était de doter le Ministère d\u2019un outil qui lui permette d'apporter une aide technique et financière appropriée en faveur du développement des bibliothèques publiques autonomes.Il contient, relativement à chaque bibliothèque, 20 variables, dont 15 sur les ressources et 5 sur le rendement.Chaque donnée est mise en relation, le cas échéant, avec la norme du Ministère, la moyenne québécoise et la moyenne de la catégorie de population.Ce document de travail n\u2019est pas diffusé à l'extérieur du Ministère mais chaque directeur ou directrice de bibliothèque peut avoir accès à la fiche d'analyse qui le ou la concerne en s'adressant à la Direction du Ministère de sa région.Nous ne prétendons pas que ces informations sont parfaites.Tout d'abord, seulement 5 des 11 mesures de performance signalées dans les Output Measures américaines y sont incluses.D'autre part, la valeur de ces renseignements dépend de la valeur des informations fournies et de certains facteurs complexes qu'il serait trop long d\u2019expliquer dans cet article.Quoiqu'il faille les utiliser avec beaucoup de prudence et de discernement, elles s'avèrent fort utiles pour éclairer les responsables de bibliothèques et favoriser le développement des services.C\u2019est la conclusion à laquelle nous en sommes venus à la suite d\u2019un petit sondage effectué auprès de huit responsables de bibliothèques l'an dernier.Notre première édition des fiches d'analyse était accompagnée d\u2019une liste des bibliothèques par ordre d'importance de l\u2019ensemble de leurs ressources et de leur rendement.Quoique cette liste n'ait jamais été compilée dans le but d\u2019être diffusée, certaines personnes ont eu l'occasion d\u2019en prendre connaissance.Le moins qu'on puisse dire est qu'elle en a fait parler plus d'un.Cette «fuite» nous a convaincus encore davantage de l'inopportunité de la diffuser.Elle ne tient pas compte de certains facteurs qui ont une influence sur le classement.À titre d'exemples, on ne peut comparer les données d\u2019une bibliothèque qui a deux ans d'existence à celles d'une autre qui fonctionne depuis une vingtaine d'années; même chose dans le cas d\u2019une bibliothèque qui dessert plus de cent mille habitants par rapport à une autre qui en dessert six mille.Et bien d\u2019autres facteurs entrent en ligne de compte.Puisqu'il n\u2019est pas dans notre intention de susciter la compétition et encore moins les guerres de chiffres, la compilation d'une liste globale donnant le rang des bibliothèques par rapport aux autres est abandonnée, du moins pour le moment.Par contre, les fiches d'analyse ont le mérite de présenter chaque donnée, de la situer par rapport à la norme ou la moyenne des autres bibliothèques.La compilation sera donc poursuivie.SOUS-COMITÉ SUR LES STATISTIQUES L'informatisation des données comme la production des fiches d\u2019analyse nous a fait prendre conscience de certaines déficiences au niveau des données de l'enquête annuelle: problèmes d'interprétation des questions, taux élevé d'omission des réponses dans certains cas, etc.À sa réunion du 18 juin 1991, le Comité de liaison entre le ministère des Affaires culturelles et les bibliothèques publiques autonomes (Comité MAC/BPA) a été saisi de cette question.Un sous-comité de sept membres a donc été mis sur pied par la Direction du livre, de la lecture et des bibliothèques publiques et par l'Association des directeurs et directrices de bibliothèques publiques.I! était composé de Denis Boyer, Hélène Charbonneau, Jo- hanne Guèvremont, France Latreille- Huvelin, Jacques Morrier, Denys 12\u2014DÉFI aoû 199 1% 1 Munger et Jean Payeur.Ce sous- comité a tenu deux réunions, le 22 octobre et le 5 décembre 1991.Le questionnaire d\u2019enquéte annuelle a été analysé en détail et des échanges fructueux ont eu lieu entre les participants et participantes.DES POINTS A AMELIORER Le travail du sous-comité a permis de dégager les principaux problèmes qui limitent beaucoup la valeur de certaines données.Ces problèmes concernent, d\u2019une part, la validité des réponses et, d'autre part le libellé des formulaires et des notes explicatives.Du côté de ceux et celles qui remplissent le questionnaire, il faut souligner que certaines questions restent sans réponse et que parfois les réponses ne sont pas adéquates.Dans le cas des questions où nous demandons une répartition par types d'usagers ou de documents, certaines personnes ne donnent que le total, ce qui nous oblige à effectuer une répartition du total selon la moyenne de ceux qui ont répondu.Le résultat est donc approximatif.De toute évidence, certaines réponses ne sont pas exactes, par exemple lorsque le nombre de titres de livres ou de périodiques est égal ou supérieur au nombre d'exemplaires et lorsque le nombre de demandes de références est égal au nombre de demandes satisfaites.Un relevé partiel permet de constater que le taux de non réponses et de réponses non valables aux questions suivantes s\u2019établit comme suit: livres et brochures édités au Québec (question 13b), 35% titres de livres en bibliothèque (question 17), 47%; questions de référence (question 24),39% ; entrées à la bibliothèque (question 30), 39%.De plus, les discussions au sein du sous-comité ont permis de découvrir qu'il y a des interprétations divergentes dans le cas de certaines questions.Les notes explicatives à la page 2 du formulaire actuel semblant incomplètes, surtout si on les compare à celles que l'Ontario a élaborées dans ses statistiques annuelles et dont les membres du sous-comité se sont largement inspirés dans leur travail.Il faudra donc ajouter des définitions, préciser le sens de certaines questions, dire ce que cela comprend et ce qui est exclus, sans trop alourdir le texte, si c\u2019est possible.Cela va-t-il en rebuter certains à qui on ravivera la douce mémoire du rapport d'impôt?SUITES À ENVISAGER AU MINISTÈRE À la Direction du livre, de la lecture et des bibliothèques publiques, on doit procéder à la révision complète du formulaire à la lumière des travaux du sous-comité.Dans l'ensemble, il n\u2019y aura pas de changements majeurs.Cependant, quelques questions seront reformulées tandis que certaines disparaîtront pour laisser place à d\u2019autres.Quant aux notes explicatives, elles prendront beaucoup plus d'importance et nous devons y porter une attention particulière.Puisqu'elles prendront beaucoup de place, on devra penser à une annexe.Nous espérons être en mesure de mettre au point un nouveau formulaire et de nouvelles notes explicatives qui serviront pour la prochaine année.Cependant, il nous faut d\u2019abord compter sur les résultats des travaux du Comité de révision des normes avant d\u2019être fixés sur la terminologie et l'interprétation de certaines données.De plus, les changements apportés au formulaire ont des répercussions sur le programme informatique qu'il faudra modifier en conséquence.Pour ce qui touche à la diffusion des statistiques annuelles, nous avons l'intention d'ajouter une nouvelle catégorie de population pour les bibliothèques qui desservent plus de 100 000 habitants.C\u2019est une suggestion fort opportune qui nous a été faite par les membres du sous- comité.Par contre, il ne nous sera pas possible de donner suite, du moins à brève échéance, à une autre demande qui nous a été faite; celle de comptabiliser séparément les données des succursales et de les diffuser dans les statistiques annuelles.Il s\u2019agit là d'une proposition intéressante mais que nous n'avons pas les moyens d'envisager à court terme.AMÉLIORATIONS SOUHAITÉES DU CÔTÉ DES BIBLIOTHÈQUES Les personnes qui remplissent les questionnaires peuvent contribuer largement à augmenter la qualité et la quantité des statistiques.Car on peut bien avoir de beaux questionnaires et des notes explicatives détaillées, il faut que chaque répondant ou répondante y apporte toute l'attention nécessaire.Cependant, on comprendra que la compilation quotidienne de certaines données peut s'avérer fastidieuse voire même presque impensable dans les cas où le personnel est très restreint.La solution qui s'offre alors est de procéder par échantillonnage, en tenant des statistiques sur certaines périodes représentatives qu\u2019on ramène sur une base annuelle.Le sous- comité s\u2019est penché sur cette question et en a conclu que la période la plus représentative pourrait se situer entre le 2 octobre et le 3 décembre.Comme cela se fait en Ontario, nous avons l'intention de désigner dans les notes explicatives les semaines types pendant lesquelles les statistiques devront être compilées.L'objectif à atteindre est que, progressivement, toutes les questions posées reçoivent une réponse la plus objective possible afin que nous soyions en mesure de fournir une information appropriée.Chaque année, nous sommes dans l'obligation d'effectuer des appels téléphoniques afin d'obtenir des précisions sur certaines réponses aux questions.Je ne crois pas qu'il soit possible d'éliminer complètement ces appels mais on devrait en diminuer le nombre, autant que possible.Peut-être y a-t-il une opération d'information et de sensibilisation à effectuer dans le milieu.Les retombées d\u2019une telle action augmenteraient sans doute la qualité des renseignements que nous fournissons dans nos publications ou sur demandes spécifiques.PUTETR CAT ERRSE EEE aoû 192 DÉFI\u201413 Ri Rl \u2018 par André Gamache Bibliothèque municipale Succursale Collège de la région de l'Amiante Le maire de la Ville de Thetford Mines, M.Henri Ther- rien, et son équipe de conseillers optaient, l\u2019an dernier, pour maintenir le réseau de bibliothèques en relation avec les bibliothèques d'enseignement soit au Collège, à la Polyvalente et dans une école primaire, cette dernière étant principalement sous l\u2019égide de la municipalité.Elle choisissait, du même élan, de se doter de moyens qui accentueraient l\u2019utilisation de ce service à la collectivité: meilleure visibilité, choix documentaire varié et, entre autres, la révision de la tarification pour l'usager.À sa succursale du C.E.G.E.P., la tarification avait augmenté depuis 13 ans passant de 2,00$ jusqu'à 12,00$ annuellement.La majoration de la tarification coïncidait souvent lorsque des hausses de clientèles étaient décelées d\u2019où un plafonnement autour de quelque 400 usagers annuellement (mentionnons ici qu\u2019au-delà de 3 000 usagers avaient accès aux ressources documentaires de la bibliothèque grâce à leur «passeport» scolaire).Quoi qu'il en soit, en janvier 1991, le coût d'obtention de la carte d'abonnement annuel passait de 12,00$ à 5,00$.Ce geste de «démocratisation» de l\u2019accès à la bibliothèque eut des effets spectaculaires: 11 mois après l\u2019instauration de cette mesure, la liste dépassait les 1 000 usagers alors que les prêts de documents augmentaient de plus de 42% par rapport à l\u2019année précédente.L'expérience de Thetford Mines n\u2019est surtout pas unique et advenant l'instauration de la gratuité totale, ces chiffres seraient facilement doublés.La Ville de Lévis, à certaines époques, avait modifié sa tarification qui varia entre la gratuité, le 5,00$ et le 10,00$.Les résultats enregistrés furent inversement proportionnels au montant exigé de l'usager.Toute municipalité qui choisit l'accessibilité réelle de sa population à la bibliothèque ne peut prétendre à une «mission accomplie» en cette matière si la gratuité n\u2019est pas présente.Souvent, la tarification est défendue par le principe de l\u2019autofinancement, du moins partiel.Toutefois, si l'on compare les revenus générés par la tarification et les budgets de fonctionnement de la bibliothèque, le ratio est tellement faible que le motif invoqué est difficilement endossable: la tarification dans les bibliothèques publiques n'a d'autres effets que d\u2019agir comme ticket modérateur.Contrairement à la majorité des «dossiers» sportifs, dont le client s'adapte mieux aux hausses des coûts, celui 14\u2014DÉFI aoû 1992 LA TARIFICATION DANS LES BIBLIOTHÈQUES: UNE AUTRE EXPÉRIENCE ÉLOQUENTE de la bibliothèque municipale essuie directement le contrecoup du niveau plus ou moins élevé de la tarification.Ici aussi, «qu\u2019on se le dise», la modération en matière de tarification, a de bien meilleurs résultats dans la bibliothèque municipale.Source: Biblio.Interface vol.4 no 1, mars 1992, p.3 va A Librairie UN RESEAU DE SERVICES DANS UN RESEAU DE LIBRAIRIES DES STRUCTURES Fret UN PERSONNEL ACCUEILLANT, DYNAMIQUE DES SERVICES DES LIV RES QU'ON ECOUTE UN SYSTEME INFORMATIQUE A VOTRE SERVICE L'OFFICE PERSONNALISE LA COMMANDE SPÉCIALE ENCORE PLUS DE NOUVEAUTÉS POUR RÉPONDRE À UNE CLIENTÈLE TOUJOURS PLUS SPÉCIALISÉE.1691 EST RUE FLEURY (514) 384-9920 POUR MONTRÉAL (06A) POUR LES LAURENTIDES (06B) CARREFOUR DU NORD.ST-JEROME 432-9100 POUR LA MONTEREGIE (06C) LES PROMENADES ST-BRUNO (514) 653-0546 POUR LAVAL (06E) CENTRE COMMERCIAL DUVERNAY (514) 661-6000 POUR L\u2019ESTRIE (05) CARREFOUR DE L ESTRIE (819) 569-9957 POUR L'OUTAOUAIS (07) LES GALÉRIES DE HULL (819) 770-4058 POUR LA MAURICIE (04) CARREFOUR DES BOIS-FRANCS VICTORIAVILLE (819) 758-9449 POUR PLUS D'INFORMATION UN SEUL NUMÉRO (514) 384-9920 DEMANDER: JEAN-CLAUDE GUICHARD | * OU LOUISE TREMBLAY ~ tele en ben ben ben bn ben bom be bebe dent sbeebs oe AA Acero barely 11212 \u20ac (\u2014=|=i{-=| l'art 1 [Teel -alenfenTwsl clan] cml ersl asl cro] col ars] ers] ersl en] erst aa] 55) xrle 5] wl was] 17 Tableau 1 J BIBLIOTHEQUES PUBLIQUES AUTONOMES 1990 \"à VILLES DE 10 000 ET PLUS DE POPULATION EE TARIFICATION __ par Denis Boisvert LA TARIFICATION, | QUI EN PROFITE?j Notre collègue Léonard Nadeau, directeur de la bi- \u201c2680 : bliothèque municipale de Sainte-Thérèse, suite à la publi- E cation de l\u2019article: «La tarification, est-ce rentable?» (DEFI, 1 2200 vol.6, no 3) s'est posé les questions suivantes: Est-ce que les gens empruntent plus quand ils paient?Est-ce qu'ils ! empruntent plus de documents afin de desservir les i 36 membres de la famille?Ceux qui paient sont-ils plus mo- E tivés a emprunter?5 14 * \u2018 = .Afin de répondre a ces questions, M.Nadeau a complété le tableau portant sur la tarification en y rajoutant un indicateur de prêts per capita.ll est étonnant d'y découvrir que les bibliothèques pratiquant la tarification obtiennent en moyenne des prêts per capita inférieurs à ceux des bibliothèques qui offrent à leur population une inscription gratuite.Ces faibles résultats en matière de prêt combinés à un faible pourcentage d'abonnés par rapport aux bibliothèques qui n\u2019exigent aucun frais d'inscription aux résidents nous incitent à douter de la rentabilité sociale d\u2019une pratique qui, dans certains cas, arennes s'inscrit à l'opposé d\u2019un geste démocratique permettant à E tout citoyen d\u2019avoir libre accès à l'information, à la F connaissance, au savoir et à la culture.R Par contre, en scrutant plus attentivement les chiffres, - vues certaines précisions doivent être ajoutées en tenant BAVECTARIFICATION compte d'autres facteurs qui n'apparaissent pas dans ces i tableaux.Nous référons a la qualité globale et aux services 3 offerts en termes de locaux, collections, heures d\u2019ouverture, activités d'animation et de promotion, etc.8 Une étude plus serrée des données quantitatives actuellement disponibles, tant en synchronie qu\u2019en diachronie, permettrait sans doute d'établir une corrélation plus exhaustive entre la pratique de la tarification, la qualité des services offerts, et l\u2019output, soit le volume de prêts et le pourcentage d'usagers inscrits à la bibliothèque.Il est permis d'espérer que cette étude pourra être réali- a sée d'ici peu grâce à la refonte de l'enquête annuelle 5 auprès des bibliothèques publiques autonomes actuelle- E ment effectuée par le ministère des Affaires culturelles.C\u2019est qu\u2019en bout de ligne, les données disponibles répondent à des standards de qualité auxquels nous sommes en droit de nous attendre.gi: aoû 1992 DÉFI\u201415 par Maud Lefebvre-Roux.bibl.prof.Présidente Association des directeurs de bibliothèques publiques du Québec A VOS PLUMES, PRETS, Chers(ères) collègues, La visibilité de l\u2019Adibipuq est sine qua non à la poursuite de notre engagement qui est de doter le Québec d\u2019un réseau de bibliothèques publiques puissant et structuré.Nous devons multiplier nos interventions partout où elles sont susceptibles d'enrichir la réflexion et particulièrement, dans les périodiques consultés parles élus et les gestionnaires municipaux.Tout en développant une approche rationnelle, rigoureuse et cohérente, notre apport, doit également être empreint d'innovation et d'originalité.Le milieu regorge de ressources, on se doit de les mettre en valeur.ACCÈS DIRECT AUX BANQUES DE DONNÉES + DOBIS S.DM.* BIBLIOFILE et UTLAS 16\u2014DÉFI aoû 1992 PARTEZ!!! Vous le savez comme moi, l\u2019investissement que représente la bibliothèque publique doit être considéré comme une dimension essentielle du développement de la société québécoise et de l\u2019épanouissement de chacun des individus qui la compose.Voilà notre leitmotiv! Et maintenant, à chacun de nous d'agir, je voudrais dire plutôt\u2026 «à chacun de nous d\u2019ÉCRIRE.» NOS CIBLES: \u2014 Le Carrefour (La revue de la Corporation des officiers municipaux agréés du Québec) \u2014 Le Sablier (La revue de l\u2019Associa- tion des directeurs généraux des municipalités du Québec) \u2014 Municipalité (La revue du ministère des Affaires municipales) \u2014 Urba (Le mensuel de l\u2019Union des municipalités du Québec) Lequel vous inspire?À vos plumes ou vos claviers, prêts, partez!!! Vous nous faites parvenir votre article et on s'organise pour le publier.Bibliothèque municipale de Blain- ville 980 chemin Plan-Bouchard Blainville (Québec) J7C 359 Tél.434-5361 En gestion de bibliothéques, les régles du jeu changent rapidement.Pour étre efficace, il faut savoir développer de nouvelles méthodes, des procédés et des technologies.Améliorer la qualité tout en réduisant i vos coûts et vos délais est notre mission.Biblio RPL vous offre les services suivants: + Catalogage des documents (langues française, anglaise, allemande, espagnole, grecque, italienne, portugaise) Préparation technique et matérielle de volumes KABIB/1O: KARP ve.1905, boul.Dagenais Ouest, Laval.Québec HTL 5431514) 625-0700 * listes Production de jeux de fiches, d'étiquettes et de Renforcement et réparation de volumes Entreposage de volumes Inventaire / Pose des codes à barres Création de fichiers maîtres (reconversion) CHANGÉ chiites AE EM ER NT OMR NME PERIODICA AGENCE INTERNATIONAL INTERNATIONALE SUBSCRIPTION D\u2019ABONNEMENTS AGENCY Au service des collectivités et des bibliotheques depuis 1946 ® [es spécialistes de la gestion d'abonnements e Un catalogue de 10,000 titres e Des liens avec 2,500 éditeurs à travers le monde PERIODICA INC.Région de Montréal§ : (514) 274-5468 C.P.444, Outremont, Québec Tout Québec et I'Outadtiaiffl 1 800 361-1431 H2V 4R6 Télécopieur : (514) 274-0201 a TR ROSE TER tr EL LI ea Ln fat Tee Tat Eee EE A te TR TH RE TT TT FL VR I TERRE METRE PEER EI EE RE EE I ET EE EE EE ECE} NE CE ICICI HR RARE RPL PR OS PEPOR TSEC ERE RHETT RR HRA] Stairs citi, Rte Sith CHITA RHR par Daniel Ruette Ministère des Affaires culturelles Direction de la Mauricie/Bois-Francs LES BIBLIOTHEQUES PUBLIQUES AUTONOMES DE LA REGION MAURICIE/BOIS-FRANCS EN QUELQUES CHIFFRES Depuis 1985, date de mon entrée en fonction en tant que responsable du dossier des bibliothéques au ministere des Affaires culturelles en Mauricie/Bois-Francs, les bi- bliotheques de la région 04 ont connu un développement certain dû en grande partie à la mise aux normes des locaux, qui sera vraisemblablement terminée d'ici deux à trois ans, à l'engagement de professionnels et de personnel qualifié, aux actions qu\u2019elles ont menées tant séparément qu\u2019au sein de leur association, Biblio-o-Coeur: animation, formation, promotion et publicité, et à l\u2019'augmentation sensible des contributions municipales.En 1985, la région comptait, dans ses treize B.P.A., quatre bibliothécaires professionnels (trois à Trois- Rivières et un à Drummondville); en 1992, dans ses quatorze B.P.A., elle en compte onze, répartis dans neuf bibliothèques.(Cf.Tableau) En 1985 encore, la moyenne des contributions municipales per capita s'élevait à 6,16$; en 1992, les prévisions sont de 13,92$.En 1985 toujours, les locaux avaient un taux d'atteinte de la norme de 58% ; à l'heure actuelle, il est de 77%.Et il y a des projets de relocalisation, dans les dossiers de Victoriaville, Trois-Rivières-Ouest, Plessisville et Warwick, qui atteignent ou dépassent 100% de la norme.Le nombre de bibliothèques en développement ne cessant d'augmenter, il est permis de penser que le rattrapage amorcé il y a quelques années ira en s'accélérant pour le plus grand bénéfice des populations desservies.Le tableau qui suit trace un portrait du développement récent des bibliothèques de la région, sous le double aspect du personnel qualifié et des locaux disponibles.1992 Municipalités Population Personnel Local Réalisation des projets Total Bibl.Tech.|[Espace| Espace/ Année de Coût Subvention Le » m?norme réalisation Total ($) du MAC ($) Arthabaska 7 700 3 1 1 509 80% 1991 726 000 495 000 Bécancour 11 200 2 1 - 962 121% 1992 1 082 000 811 000?Cap-de-la-Madeleine 34 500 5 1 2 1835 93% 1992 2 053 000 1 401 400?Drummondville 37 300 17 1 8 2 000 92% 1983 954 570 686 457 Grand-Mère 14 700 4 - 1 929 92% 1979 900 000° - La Tuque 10 700 4,25 1 1 720 94% 1992-1993\u201c rénovation Plessisville 7 300 2,3 À 21 189 31% 1992-1993\u2018 venir relocalisation Pointe-du-Lac 5 700 2,5 1 0,5 517 100% 1991 625 800 469 395 Shawinigan 21 300 4,5 1 17 1127| 81% 1991 225 000 168 000 St-Louis-de-France 6 100 2,5 1 0,3 524 100% 1988 507 000 375 000 Trois-Rivières 51 800 20 3 94 2787) 100% 1983 1 270 750 833 565° Trois-Rivieres-Ouest 17 700 1,2 A - 402 34% 1992-1993* venir relocalisation Victoriaville 22 400 2 A 1 225 15% 1992-1993 venir relocalisation 2 050 937 1 435 656° Warwick 2 400 17 - 0,1 120 45% 1993\" relocalisation Total ou moyenne 251340\" [71,45 11 28,1 (12846 77% 10 395 057$ 6369 323$ ! Gazette officielle du Québec, 31 décembre 1991 ?Projet en cours de réalisation, chiffres non vérifiés 3 Chiffre fourni par la directrice de la BPA; projet non subventionné par le MAC * Prévisions des municipalités 5 Gouvernement du Québec: 527 415$ (MAC) et 306 150$ (MAM) © Projet accepté le 15 mai à la Biennale du Sommet économique de Drummondville; construction de 1 456 m° (100% de la norme) 18\u2014DÉFI aoû 1992 XX lo ss Ps em r= | trois-riviéres TROIS-RIVIERES ET SA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE TROIS-RIVIÈRES e Capitale régionale e Population francophone (97,6%) oscillant autour de 50 000 personnes e Ville historique dont la fondation remonte à 1634 e Centre-ville, quartier historique, situé tout à fait au sud de la municipalité, accolé au fleuve Saint- Laurent © Étalement urbain vers le nord de la ville et, plus largement, vers les municipalités voisines e Réseau d'institutions d\u2019enseignement sur le territoire = écoles primaires, quatre écoles secondaires, deux collèges et une constituante de l\u2019Université du Québec e Population plus taxée que les citoyens des villes avoisinantes e Lieu de production et de diffusion culturelles majeur, soutient et anime des infrastructures communautaires et culturelles coûteuses utilisées par la population de Trois- Rivières métropolitain e Grande homogénéité culturelle, ethnique et linguistique e Constitution d\u2019une commission de la culture dont le but de la démarche est de doter la ville d\u2019une politique de développement culturel «UNE BIBLIOTHÈQUE» = SURVOL HISTORIQUE ® 1946: fondation et formation d\u2019un conseil d'administration sous la direction de Claire Godbout, bibliothécaire.Localisation au deuxième étage de l'Hôtel de Ville.Collection de livres pour adultes.® 1949: Collection proposée aux jeunes Trifluviens.e 1956: Nomination de Marcel Panneton à la direction.par Chantal Girard Bibliothécaire responsable Service à la clientèle e 1957: Création d'une section pour adolescents appelée la «Bibliothèque des aînés», plus tard appelée «Bibliothèque des 15-20» à laquelle se greffe un club culturel.® 1960: Édifice spécifique.01965: Municipalisation et déménagement «temporaire».® 1966-1968: Michel Fournier, directeur.® 1968: Localisation dans le tout nouveau Centre culturel de Trois- Rivières, voisin du nouvel Hôtel de Ville, au centre-ville.On regroupe la bibliothèque des adultes, celle des jeunes, ainsi que la Bibliothèque Centrale de Prêt de la Mauricie, fondée en 1962 et dirigée par Marcel Panneton.® 1968-1969: Francoise Demers, directrice.® 1969-1984: Armand Allard, directeur.® 1976: Développement d'une collection pour les jeunes de 5 à 10 ans.® 1979: Développement de la collection offerte aux tout-petits.® 1980: Majoration de la tarification annuelle pour les non-résidents et frais d'inscription augmentés a 1,00$ pour les résidents.© 1982-1983: Travaux d\u2019agrandissement entrepris pour la Bibliothèque municipale.L'hypothèse de desserte dans le nord de la ville ne résiste pas à une bonification d'espace qui s'inscrit dans le souffle d\u2019une politique ferme de revitalisation du centre-ville, où la Place de l\u2019Hôtel de Ville est déjà identifiée comme le coeur de Trois- Rivières.© 1984: Réorganisation structurelle.Naissance du service municipal FRANCS des Affaires culturelles dont dépend la bibliothèque, dans une structure plus large Services communautaires.Direction de la bibliothèque confiée au chef du service des Affaires culturelles, François Lahaye, que l\u2019on mandate à la direction d\u2019une corporation para-municipale, assumant la gestion du Centre culturel, d\u2019une salle de spectacles et d\u2019un festival d'été.® 1984: Majoration de la tarification.Les résidents paient annuellement 2,00$ (enfants) et 5,00$ (adultes).La cotisation annuelle pour les non-résidents est de 12,00$ (enfants) et 20,00$ (adultes).Cette même grille de tarification est appliquée actuellement.© 1984: Tarification instaurée pour la collection de disques, dont le service de prêt est disponible depuis 1976.On envisage l'abolition de ce service; sa survie le voue à l\u2019autofinancement.AUJOURD'HUI Selon les données publiques de 1990, la Bibliothèque municipale recense 6 077 abonnés actifs (11,7% de la population); peu nombreuse en regard de l\u2019ensemble des citoyens, la clientèle est cependant composée de grands utilisateurs du service de base que constitue le prêt externe de documents, soit avec un peu plus de 200 000 prêts.En 1991, on note une augmentation du nombre d'abonnés de 8,5%, soit 6 600 abonnés pour 207 200 prêts externes.Avec un budget de 1 004 754$ dont 75 000$ sont accordés à l'acquisition de livres et de périodiques (le développement de la collection de disques est basé sur l'autofinancement), le fonds documentaire se compose en 1990 de: août 192 DÉFI\u201419 120 000 livres pour le prêt 2 600 ouvrages de référence 17 000 publications gouvernementales 380 livres en gros caractères 1 000 livres sonores 5 600 disques dont 400 disques compacts (1 125 disques compacts en 1991) 270 abonnements courants à des périodiques dont 11 journaux Une opération intensive d\u2019élagage, finalisée en 1991, a permis de réduire le nombre total de livres à 112 250 exemplaires (85 650 titres) et les publications gouvernementales à 3 715.La collection rétrospective de périodiques a également été allégée.Cette vaste opération a diminué le nombre de livres par tête de 2,37 à 2,16 en 1991; l\u2019élagage annuel conjugué au taux actuel de nouvelles acquisitions (qui ne correspond qu\u2019à 3,5% de la collection) ne permettent pas de renouveler adéquatement la collection de livres.Le personnel compte 27 employé- e-s; 15 personnes y travaillent à temps plein et 12 à temps partiel.On recense 3 bibliothécaires, 10 techniciens répartis dans les services publics et techniques, 11 commis, 1 secrétaire, 1 concierge et 1 agent d\u2019accueil et de surveillance.Leurs postes de travail sont répartis sur trois étages.Au rez-de-chaussée, on retrouve le secrétariat, le secteur des adultes (livres) et le secteur des jeunes; les services techniques sont logés au premier étage ainsi que les espaces d'animation.Au dernier étage, les services des Collections spéciales et de la vidéothèque sont disponibles.Secteur des jeunes: tune partie) bibliothèque municipale de Trois- Rivière.Les «Collections spéciales» regroupent: périodiques, disques, publications gouvernementales et collection «Trifluviana».Cette collection particulière rassemble et permet la diffusion du patrimoine documentaire régional depuis une vingtaine d\u2019'années.Quant à la Vidéothèque instituée en 1987, elle propose actuellement la collection des produits de l'Office National du Film du Canada selon une entente de services réciproques entre cette dernière et la Ville de Trois-Rivières.En 1990, 1 500 locations de vidéocassettes ont été effectuées, 7 000 visionnements sur place et500 locations de films 16 mm.Ajoutons que la Bibliothèque municipale est sur le point de développer une collection de vidéos complémentaire à celle de l'Office National du Film du Canada.La bibliothèque est ouverte 50,5 heures par semaine.Sur certaines plages-horaires, elle est très achalandée notamment les fins de semaine.En 1991, ont été comptabilisés près de 273 000 documents consultés sur place (livres, périodiques, vidéos, publications gouvernementales, jeux éducatifs) Par ailleurs, le service d'animation dont le but est de promouvoir les collections et les pratiques culturelles ainsi que de soutenir le milieu culturel dans des actions ou événe- ments qui s'apparentent au champ d'action documentaire est très utilisé par la population; cette clientèle se compose d'environ 40% d'abonnés et de 60% de personnes non- abonnées aux services de base qu\u2019offre la bibliotheque.En 1990, 216 activités ont rejoint 6 400 participants et, en 1991, 7 500 personnes ont participé à 254 activités telles que: Heures du conte, rencontres avec des écrivains, ateliers divers, spectacles, accueils de groupes animés, lancements, etc.Depuis 1989, une terrasse extérieure de lecture et d'activités est accessible durant la période estivale de juillet et août; elle est très appréciée par la clientèle régulière et par les passants au centre-ville.Le projet actuel qui mobilise le personnel depuis déjà 1990, que souhaitent les usagers poliment étonnés des délais et dont l'impact sur une meilleure performance est certain est, l\u2019informatisation des services documentaires.En 1992, le développement d'un logiciel de gestion des différents services de la bibliothèque et son application en 1992-1993 constituent le dossier prioritaire.La municipalité a choisi d'opérer le système informatique de gestion documentaire à partir de l'ordinateur central municipal.Parallèlement à cet investissement majeur pour le développement de ses services documentaires publics, Trois-Rivières réévalue l\u2019ensemble de ses services municipaux et tente de freiner la hausse de ses dépenses.Aussi les préoccupations à la Bibliothèque de Trois-Rivières se résu- ment-elles à ces quelques mots évocateurs: restrictions budgétaires, coupures budgétaires possibles, questionnement sur la tarification versus l'accessibilité, budget d\u2019acquisition de livres qui devrait doubler pour que la bibliothèque se situe dans la moyenne des bibliothèques de la région 04, paramètres à mettre en place pour l'obtention d'une étude de marché sur la non-clientèle afin de mieux orienter le développement futur de la bibliothèque.Entrée de la bibliothèque municipale de Trois-Rivières [errasse estivale de lecture et d'activités.bibliotheque municipale de Trois-Rivieres 20\u2014DÉFI août 1992 \\ à a présidente par Suzanne Pelletier.FRANCS BIBLI-O-COEUR, .7 ANS DE PROGRÈS Bibli-o-Coeur, association qui regroupe les bibliothèques publiques de la région Mauricie/Bois-Francs (04), célèbre cette année son 7e anniversaire de fondation.L'idée d\u2019une association de bibliothèques publiques dans la région Mauricie/Bois-Francs a surgi en 1935 lorsque des responsables de diverses bibliotheques se sont réunis autour d\u2019une même table et que l\u2019on a discuté de la pertinence et des avantages d'un tel regroupement.De par la réaction des responsables des bibliothèques, ce concept d'association était ardemment souhaité et fort bienvenu.Lors de l'année de fondation, en 1985, 13 bibliothèques se joignirent à Bibli-o- Coeur.Aujourd\u2019hui, l'ensemble des bibliothèques autonomes de la région est membre de l'association ainsi que plus de 10 bibliotheques affiliées au réseau de la BCP.Dès le début de son existence, Bi- bli-o-Coeur a concerté ses efforts afin d'atteindre trois objectifs précis: organiser des activités d'animation, former le personnel et promouvoir la bibliothèque.L'avantage pour chaque bibliothèque est évident: réduction des coûts reliés aux diverses activités.C\u2019est une occasion pour toutes les bibliothèques (grandes et petites) de pouvoir s'offrir des activités d\u2019animation, de formation et de promotion à taux réduits.Les spectacles d'animation offerts aux bibliothèques ont toujours intégré originalité et diversité.L'animation pour les enfants a inclus spectacles de marionnettes, chasse au trésor, concours de dessins et d\u2019écriture, pièces de théâtre.L'animation pour les adolescents n'a pas été négligée.De 1987 à 1990, la tenue de l\u2019activité Bibli-o-rallye a mis à contribution les talents littéraires des adolescents.À chacune de ces années, les jeunes ont publié un volume renfermant leurs propres créations littéraires.De leur côté, les adultes se sont vus offrir des conférences, présentations de films avec animation, spectacles de chansons et poèmes.Certaines activités d'animation reviennent périodiquement à chaque année.C'est le cas du mois du lecteur en novembre, de «Un amour de coeur» en février, de Bibli-o-parc en juillet et août.Le deuxième objectif que Bibli-0o- Coeur s\u2019est fixé est la formation du personnel.Elément parfois peu accessible aux bibliothèques éloignées et/ou à petit budget, cet aspect de notre profession a su être développé à travers les ateliers.Relevons entre autres l'atelier intitulé «Animer la lecture» présenté par Yves Beauchesne sur une période de 10 mois à raison BIBLI-O-COEUR inc.Association des bibliothèques publiques de la région 04 d\u2019une journée par mois ainsi que 40 heures de rencontre animées par Diane Mittermeyer sur «La bibliothèque publique.une institution à multiples facettes».L'ultime objecif, enfin, de Bibli-o- Coeur est la promotion.A cet égard, l'association a réalisé des signets, sacs, affiches et a même tenu une chronique de livres à CKTM-TV de Trois-Rivières ainsi qu\u2019à l'antenne de CIGB-FM.À chaque année, Bibli-o- Coeur essaie de réaliser un outil de promotion différent pour les bibliothèques.Ces différents projets sont toujours offerts à frais partagés entre Bi- bli-o-Coeur et les bibliothèques concernées.De par l'évaluation de son passé et de ses nombreuses réalisations jusqu'à maintenant, l'avenir de Bibli-o- Coeur est prometteur.De nombreux projets sont planifiés et l\u2019enthousiasme des membres permet d\u2019espérer un développement encore plus accru au cours de la décennie.Librairie MARI E-VICTORI N ne.LIVRES \u2014 PAPETERIE \u2014 CADEAUX CARTES DE SOUHAITS \u2014 COMPTOIR POSTAL Galeries Drummond 355 boul.St-Joseph Drummondville, Qc J2C 2B1 Tél.: (819) 477-4246 sou 190 DEFI\u201421 La Parole, 1982-12-07 A La Parole, 1982-12-18 < ILS N'EN VEULENT PAS Quelque 988 contribuables ont manifesté leur opposition au règlement d'emprunt de $645,000.00 en vue de la relocalisation de la bibliothèque municipale dans les anciens locaux de l\u2019école anglaise.Le Regroupement des Citoyens de Drummondville crie victoire; tandis que le maire Philippe Bernier soutient toujours que le projet est défendable, à la condition que la population reçoive toutes les données.Hier soir, le conseil se réunissait et il devait tout de même procéder à l'ouverture des soumissions.La Parole, 1982-12-18 Bibliothèque Il en coûtera beaucoup moins cher que prévu Surprise de taille lundi soir dernier lors de la séance régulière du conseil municipal de Drummondville alors qu\u2019on a procédé à l\u2019ouverture des soumissions concernant le projet de relocalisation de la bibliothèque.Surprise parce que la plus basse des 16 soumissions présentées correspondait à près de la moitié de I'estimé des travaux, soit $787,400 alors que l\u2019estimé prévoyait des coûts de construction de l\u2019ordre de plus de $1,4 million.Bien que de part et d'autre on avait encore fait valoir son point de vue concernant ce projet et l'emprunt de $645,000 qui s\u2019y rattachait, ors de la période de questions précédant l\u2019ouverture des soumissions, il va sans dire que les objections ne se faisaient plus entendre lors de la 2e période de questions à la fin de la séance.À toutes fins pratiques, le référendum demandé ne tient plus, tout comme l'emprunt de $645,000 qui sera ramené à des proportions beaucoup plus modestes.Un calcul rapide du conseiller Marcel Joyal permet maintenant de croire que la part de la ville dans ce projet se situerait autour de $250,000 et gu\u2019éventuellement, on pourrait même faire de l'argent en réalisant le projet puisqu'il est d'ores et déjà permis d'envisager de récupérer des sommes substantielles de la bibliothèque actuelle qui deviendrait vacante ainsi que de l'ancienne bâtisse de la compagnie Eagle Pencil, pour les mêmes raisons.Pour sa part, le conseiller Jean-Marie Bois- vert qui a appuyé la proposition de son collègue Roger Prince de retenir pour étude les plus basses soumissions et de reporter la décision finale sur le choix du contracteur à la prochaine assemblée le 27 décembre, il s\u2019est réjouit de la tournure des événements et s\u2019est exclamé: «ll y a maintenant de quoi faire des compromis».M.Boisvert adressait ainsi ses propos au Regroupement des citoyens de Drummondville qui, par le biais de son président M.Hervé Savoie, avait indiqué que le RCD serait prêt à reconsidérer sa position dans ce dossier, advenant le cas où l'emprunt pourrait être ramené à des proportions acceptables, sous les $300,000.Après l'ouverture des soumissions, un groupe d\u2019experts-conseils s\u2019est retiré dans la salle de comité pour vérifier la conformité des quelques soumissions parmi les plus basses.Avant la fin de la séance, il semblait à première vue que les quatre plus basses soumissions s'avéraient conformes.Rendant public les observations des experts, le directeur général de la ville, M.Claude Boucher, a indiqué que plusieurs facteurs pouvaient expliquer l'écart important entre l\u2019estimé et les soumissions.La rareté des projets qui incite les entrepreneurs à être moins gourmands et à vouloir travailler avant tout, le fait que les marchands de matériaux de construction préfèrent vendre leurs produits un peu moins cher pour ainsi réduire leurs inventaires, sont du nombre des raisons qui peuvent expliquer en partie l'écart si important.Prenant la parole lors de la 2e période de questions, l'ex-président du RCD, M.Jacques Dion a blâmé le conseil de n'avoir pu prévoir un écart si important entre l'estimé et les soumissions, entraînant par le fait même des dépenses au RCD et dérangeant près de 1000 citoyens pour un règlement d'emprunt de $645,000 qui sera considérablement diminué et sans doute pas contesté.Quoi qu'il en soit, on semblait très satisfait de part et d'autre des résultats des soumissions dont la moyenne se situe à $856,000.Voici, en commençant par la plus basse, les montants des 16 soumissions présentées au conseil: C.R.Gagnon Inc.d'Arthabaska, $787,400; Hervé Pomerleau Inc., St-Georges de Beauce, $818,500; Construction Gérard Al- lard Inc., Rock Forest, $821,864; Constructions Vican Inc., Victoriaville, $824,000; Rocois Construction Inc., I\u2019Ange-Gardien, $839,500; la Compagnie de Construction Gaston Picard Inc., St-Redempteur, $843,000; Gagné & Fils Ltée, Arthabaska, $849,300; Les Constructions Pépin & Fortin Inc., Arthabaska, $855,690; G.Beaudet Cie Ltée, Warwick, $873,000; Construction DLT Inc.$874,000; Construction Héroux & Allard (1980) Inc., Victoriaville, $875,092; Deshaies & Raymond Inc., $879,297; Les Constructions Roger Blouin, Ville de Va- nier, $885,000, Toulouse Construction Inc., $888,676; Paul Martin Inc., La Pocatiére $922,000 et Emile Fugére Construction Inc., $969,890.«La bibliothèque, une occasion en or d\u2019injecter quelques millions dans l\u2019économie locale» (Michel Clair) 22\u2014 DÉFI aoû 1999 ¢ E és ee principale 2 puditorium animatrice arte 4 Technique et vestiair Montres | secrétariat ; Technicien 9 pintiotnécairé Ç : AQ orate et ech?Q 1\" f | n * ve des nouveautés archives J?priobiques nes ados ets ho g.Colle Ÿ {solos NN exposition Bibliothèque Croyez-le ou non, au départ, les citoyens ne voulaient même pas du projet de relocalisation de leur bibliothèque publique.Ils avaient même exigé et obtenu la tenue d\u2019un référendum sur la question si l'investissement de leur municipalité dépassait la somme de 300,000$.Et, 6 miracle! Les colts de la plus basse soumission conforme glissérent sous ce seuil fatidique, évitant du méme coup le rejet, par les citoyens, de l\u2019un des projets de bibliothèque alors les mieux équilibrés de sa catégorie, au dire de plusieurs.Voilà que près de dix années plus tard, quelques milliers de souvenirs en plus, près de deux millions de documents cir- culés et plus d\u2019un million de visiteurs dénombrés, ces derniers ne tarrissent pas encore d'éloges.Ce qui indique peut-être qu'il faille s'accrocher à ses projets et croire qu\u2019il y a encore place, dans une société comme la nôtre, pour des équipements et des services où la mission d'information s'\u2019affiche en priorité.Plusieurs parmi vous avez sans doute vu disparaître avec nostalgie l'expression «Bibliothèque municipale» de notre discours officiel depuis quelques années déjà, en fait, depuis octobre 1983, en ce qui nous concerne.Bien sûr, il arrive encore qu\u2019on l\u2019appelle familièrement la bibliothèque municipale, mais sur la façade de l'édifice de la rue des École, où est maintenant offert ce service, notre public peut y lire l'expression d\u2019allure plus audacieuse «Centre d\u2019information documentaire Côme-St- Germain».Pourquoi diable, nous direz-vous, avoir modifié une appellation que les gens connaissent bien et dont l'imagerie est déjà bien nette à l'esprit?Pour deux raisons principales que nous voudrions voir tenir sur cette seule feuille, donc, %% PHOTO: JEAN LAUZON - COMIMAGE a PHOTO: JEAN LAUZON - COMIMAGE ny - COMIMAGE que nous allons tenter de vous préciser clairement et simplement.Une première raison étant que l'imagerie fixée dans l'esprit de notre public correspond à un lieu pas tellement accessible, très à l\u2019étroit, aux collections peu visibles forcément et où l'espace de consultation se trouve à toutes fins utiles inexistant.Ce qui en définitive, n'a plus aucune correspondance avec la réalité actuelle: le plan fourni le confirme assez bien.La 2e raison et la dernière, puisque nous parlions de deux, a plutôt trait à l'image pas toujours agréable que se font les gens de la bibliothèque, c'est-à-dire un lieu triste et austère où le silence règne à tout prix en maître (même s\u2019il en faut un minimum dans un tel lieu), bondé de vieux rayons poussiéreux sur lesquels ne se retrouvent plus que de vieux livres que personnes n\u2019a envie d'ouvrir! Pour nous par contre, l'expression «Centre d\u2019information documentaire» correspond mieux au lieu vaste et aéré que nous y avons trouvé, doté d'une équipe de personnes dynamiques ayant à offrir des collections vivantes où se retrouvent maintenant une plus grande variété de documents, sans cesse en changement et en mise à jour.Voilà, nous l\u2019espérons, une tentative d'explication de ce que nous sommes devenus et de ce qui nous anime maintenant.En souhaitant qu'elle vous convienne et vous fournisse en même temps, si ce n'est déjà fait, l\u2019occasion de venir nous y rencontrer bientôt.Le nom de Côme-Saint-Germain, associé à notre centre depuis 1983, est un respectueux hommage de nos autorités municipales à Anatole Saint-Germain (Frère Côme), lequel a contribué largement à la formation de trois générations de jeunes Drummondvillois.Frere Côme, né à Saint-Pie-de-Guire (Yamaska) le 29 octobre 1897, est décédé à Montréal le 4 janvier 1992.oN- PHOTO: JEAN rAUZ - PHOTO: JEAN LAUZON - COMIMAGE à par Janine Patry.dir Bibliothèque Hëlène-B-Beauséjour BIBLIOTHÈQUE HÉLÈNE-B-BEAUSÉJOUR HISTORIQUE 1967 \u2014 La bibliothèque municipale ouvre officiellement ses portes dans un local de la commission scolaire, à l\u2019école Sacré-Coeur de la ville de Grand-Mère.1969 \u2014 La bibliothèque déménage dans le bâtiment de la Banque de Montréal, construit par la compagnie Laurentide en 1917.1979 \u2014 La municipalité construit un édifice de 929 mètres carrés pour aménager la bibliothèque au coeur de la ville.Cette nouvelle construction située au 650, 8e rue permet d\u2019élargir les services: création d'une section pour les jeunes et animation du livre.1980 \u2014 À la demande de la population, la bibliothèque est baptisée du nom de l'auteure Hélène-B- Beauséjour.Née à Saint-Narcisse, Mme Beauséjour a habité la ville de Grand-Mère de 1916 jusqu'à la fin de sa vie en 1978.Première journaliste féminine pour le journal Le Nouvelliste, l'auteure signe deux oeuvres: Au fil des heures bleues, 1935, et Avec mon coeur de femme, 1940.La bibliothèque Hélène-B- Beauséjour a pris une expansion considérable au cours de la dernière décennie.Depuis 1979, elle abrite un édifice moderne très approprié à l\u2019animation du livre et à la lecture.Sous la direction du conseil municipal, la bibliothèque exerce un rôle de premier plan au sein de notre communauté urbaine.Du lundi au vendredi trois personnes travaillent à temps plein pour assumer les fonctions des services d'acquisition, d'administration, d'\u2019animation, de catalogage, de prêt et de référence à l'usager.Les vendredis soir, les samedis et dimanches après-midi, deux étudiantes sont responsables du service de prêt.Pour un horaire de 40,5 heures/semaine, trois personnes bénévoles collaborent avec le personnel à la présentation de nombreux programmes culturels en dehors des heures d\u2019ouverture.LECTURE EN TÊTE Maître du lieu, le livre véhicule toutes les cultures et la bibliothèque est devenue son principal canal de diffusion.Le développement des collections est la préoccupation majeure de la bibliothèque.Par conséquent, le service des acquisitions joue un rôle déterminant au sein de notre organisme.Il s'adapte aux réalités artistiques, culturelles, économiques et sociales actuelles tout en s'associant à de nombreux programmes de formation.Il répond aux demandes particulières ou collectives et fournit à chacun l\u2019information désirée.La bibliothèque de la ville de Grand-Mère est en excellente communication avec ses 2 000 lectrices et lecteurs qui la fréquentent régulièrement.De nombreux périodiques et plus de 45 000 volumes proposent une variété de titres sur la littérature universelle.Les collections jeunes et adultes sont minu- tieusement répertoriées et facilement accessibles.Elles distribuent une abondante documentation québécoise, canadienne et étrangère.Un répertoire qui s'ouvre à toutes les dimensions artistiques révèlent d\u2019importantes oeuvres imaginaires, historiques, poétiques et scientifiques.Du populaire aux grands classiques, du documentaire aux ouvrages spécialisés, un choix qui représente un reflet vigoureux de la vitalité littéraire.LA LITTÉRATURE AU RENDEZ-VOUS! Depuis le début des années mil neuf cent quatre-vingt, la bibliothèque présente de nombreuses activités caractérisées par une très grande accessibilité au livre.Ces rendez-vous littéraires favorisent les habitudes de lecture, participent au développement culturel et répondent aux besoins éducationnels et forma- tionnels du milieu.Le livre animé propose aux jeunes et adultes des ateliers d'astronomie, de bricolage, d'écriture, d\u2019interprétation, de littérature, de musique, de peinture, etc.D'une durée de 5 à 10 semaines, ces formations réunissent des spécialistes pour soutenir les clientèles dans leurs loisirs ou leurs recherches.À chaque année, de 10 à 24\u2014DÉFI août 1992 4 15 conférences présentent des au- teur-e-s qui oeuvrent dans les différentes sphères de l\u2019activité littéraire.Ces rencontres privilégient des discussions enrichissantes sur la littérature, elles apportent des synthèses sur des questions touchant à des réalités québécoises et elles favorisent le développement de la créativité et de l'esprit critique.LE CONCOURS HELENE-B-BEAUSEJOUR Pour une sixième année consécutive, les abonné-e-s de 14 à 17 ans et les adultes participent à un concours littéraire.En 1991, en vue de promouvoir les trois dimensions essentielles du livre, l'écriture s\u2019est associée à ses deux compléments: la lecture et l'interprétation.Depuis, le concours s'ouvre aux créatrices-créateurs, aux bibliophiles et aux jeunes interprètes.Dans ses trois volets: l\u2019écriture, la lecture et l'interprétation, le concours honore la création littéraire, souligne la qualité de lecture d\u2019un-e abonné-e et offre aux jeunes du secondaire la possibilité de mémoriser des poèmes devant un auditoire.À la remise des lauréat-e-s, plus de 200 personnes se réunissent chaque année pour célébrer tous les partici- RPC RIRE TERRES RTE MAURICIE-BOIS FRANCS pants et pour entendre un récital de textes choisis sur la littérature universelle.La mise en oeuvre de cette cérémonie est réalisée en collaboration avec la poétesse Jocelyne Felx, accompagnée d'artistes de chez-nous.Le tenue de ce concours est possible, grâce à la participation financière de la Ville de Grand-Mère.De plus, la bibliothèque élabore et présente des activités, des concours et des expositions avec des associations municipales, la commission scolaire et des maisons d'édition québécoises.Elle s'associe au Festival International de la Poésie et à des programmes régionaux offerts par l'association Bibli-o-Coeur Inc.En 1991, de concert avec le Club Optimiste de la ville de Grand-Mère, plus de 80 personnes ont reçu une formation de 5 semaines en astrologie.Au printemps 1992, un salon de la nature a permis à 250 participant-e-s de découvrir les richesses des sciences naturelles comme la mycologie, l\u2019ornithologie, l'entomologie, la botanique et la biologie animale.Les statistiques au volet animation révèlent un haut taux de participation et prouvent que le Plaisir de Lire s\u2019est développé véritablement au cours des dernières années.BRA [ heehee i ER TIT PRT Ba RH ETI EPA HY : : ROSE Han albania a AT RE RE lil ERE IRL SR a sb R I R I E 7 5219, ch.de la Côte-des-Neiges, Montréal, Qc H3T 1Y1 Tél.: 342-1515 \u2014 Télécopieur (FAX): 342-3796 SERVICE AUX COLLECTIVITÉS: 342-3395 aoû 192 DÉFI\u201425 ET ER EEE IE MAMA GE fuir ad par Francine Marcouiller LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE CAP-DE-LA-MADELEINE HISTORIQUE C\u2019est en décembre 1962 que le Conseil municipal a entériné une résolution «en vue d'établir et diriger le service de la bibliothèque publique».Le conseil a nommé un comité devant faire des recommandations sur l\u2019organisation d'un tel service.La municipalité s'engagea à verser un minimum de 10 sous per capita pour financer la bibliothèque.C\u2019est en mars 1963 que la bibliothèque aménagea ses locaux avec une employée.Au rythme d'environ 100 nouveaux abonnés par mois, le service démontre un excellent essor et il est reconnu officiellement service municipal à part entière en mars 1965.On comptait alors 1 150 Tout ce dont vous avez besoin abonnés et 4 500 volumes.Ce service sera, dans les années soixante-dix intégré au service des loisirs.En 1983, la tarification désormais imposée entraîne une baisse considérable des abonnés.Ce n\u2019est qu'en 1985 que nous avons pu inverser ce processus à la baisse et ce n'est qu\u2019en 1988 que nous avons pu rétablir le nombre d'a- ARCHITECTURE Le nouvel édifice sera l'oeuvre de l'architecte madelinois M.Jean-Paul Marchand.I! sera en acier anodisé de ton cuivré avec beaucoup de fenestrations et une tourelle en blocs de verre.Un vaste couloir en demi-cercle conduira l'usager au comptoir de pour votre FRANCS bonnés de 1981.C'est aussi en 1984 qu'un projet pour une nouvelle bibliothèque fut élaboré, mais abandonné par la suite.Il faut attendre en 1988 pour voir réapparaître un tel projet dont le but est de faire progresser les services offerts mais aussi de régler un problème d'espace de plus en plus grave et enfin de doter Cap-de-la-Madeleine d'une bibliothèque digne d\u2019une ville de cette envergure.Celui-ci a progressé lentement, mais nous pouvons maintenant affirmer en 1992 la réalité de ce projet, car la bibliothèque aménagera dès cette année dans ses nouveaux locaux.Elle passera d'une superficie de 250 m* a 1 700 m°.Audio-visuel, ameublement, étagères, rayonnage et fourniture de bibliothèque, fournitures et produits pour archives et pour éducation pré-scolaire.CARR MCLEAN est a votre service 461, avenue Horner, Toronto, Ontario M8W 4X2 Téléphone: Toronto: (416) 252-3371 Montréal: (514) 745-4790 Télécopieur: (416) 252-9203 26\u2014DÉFI août 1992 1-800-268-2138 Aa prét.Ce couloir sera entierement vitré du côté interne de la bibliothèque.Le comptoir de prêt est central et divise la section des adultes et celle des jeunes.La partie administrative est principalement située derrière le comptoir de prêt.L'ensemble des secteurs offrira plus d\u2019une centaine de places assises alors qu\u2019actuellement nous en avons douze et aucune dans la section des jeunes.Nous disposerons aussi de fauteuils permettant l\u2019écoute musicale sur place et possiblement le visionnement de documents vidéos.Quant à l'intégration des arts à l\u2019architecture, la bibliothèque ne participe pas à ce programme du ministère des Affaires culturelles.COÛTS DE CONSTRUCTION Cette bibliothèque nécessite un investissement de 1 860 000$.Elle fait partie d\u2019un projet global, avec le Service des loisirs et la Cour municipale, de près de trois millions.Le ministère des Affaires culturelles accordera une subvention de 1 243 000$ qui représente 72% des coûts du projet de la bibliothèque.VILLE DE CAP-DE-LA-MADELEINE BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE (PROJETÉE) Légende A Hall d'entrée B Bureau d'informations et références C Toilettes D Section des périodiques E Section des brochures F Section des ouvrages de références G Section des jeunes H Comptoir de prêts I Photocopies J Salle multifonctionnelie K Salle de réunions L Section des nouveautés M Section des collections adultes N Section audiovisuel O Bureau du bibliothécaire adjoint P Secrétariat Q Bureau du responsable de la bibliothèque R Salle de repos du personnel S Salle de préparation du matériel et livraison de la reliure T Bureaux des techniciens en documentation U Salle de mécanique o Entrée principale BOULEVARD LATREILLE RUE ST-PIERRE LA COLLECTION La bibliothéque compte actuellement plus de 45 000 livres dont 10 000 pour jeunes.Elle compte aussi une collection de 1 500 cassettes audio.Elle est abonnée à une centaine de titres de périodiques.Elle s'enrichit de 5 000 documents annuellement, et ce, depuis 3 ans.LES SERVICES OFFERTS Actuellement, nous n'offrons pas un véritable service de référence, mais celui-ci devrait être en place en 1993.Nous offrons cependant un service de réservations et de suggestions d'achat qui est très populaire ainsi que des services d'animation tant pour jeunes que pour adultes.On retrouve les classiques tels que: conférences, rencontres d\u2019auteur, heures du conte, ateliers, films et spectacles ainsi que des expositions thématiques de documents.Malheureusement la bibliothèque n\u2019a actuellement qu'une accessibilité très limitée pour sa clientèle avec ses 25 heures d'ouverture dont 5 seule- ment en soirée et aucune la fin de semaine.Dès que du personnel additionnel s\u2019ajoutera nous améliorerons cet aspect.En effet, la bibliothéque de Cap- de-la-Madeleine a l'instar de certaines bibliothéques, fonctionne avec une équipe plus que restreinte étant donné le 34 500 de population: deux commis, une technicienne aux services techniques et une à l\u2019animation.Nous anticipons, dès l'ouverture des nouveaux locaux, une hausse considérable d'abonnements qui devrait, nous l\u2019espérons conduire à l'embauche de personnel supplémentaire.Actuellement, nous n\u2019avons pas 10% de la population d\u2019abonnés et l'expérience vécue récemment par Sherbrooke démontre bien l'impact et l'attrait de nouveaux locaux et services sur l'abonnement et la fréquentation.Enfin, dernier point, la bibliothèque informatisera une partie de ses activités en 1993, ce qui ne pourra que contribuer à l\u2019amélioration de la qualité de ses services et au développement culturel de la population qu\u2019elle dessert.LR M RUE ST-PIERRE par Alain Michaud Bibliothécaire BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE LA TUQUE Bibliothèque municipale de La Tuque BRAS HIon went Localisée à mi-chemin entre Trois- Rivières et le Lac Saint-Jean, la ville de La Tuque est réputée pour ses sites naturels enchanteurs qui attirent chaque année de nombreux amateurs de chasse et pêche.L'éloignement de la municipalité d'autres centres urbains ne pénalise cependant pas les gens qui s'intéressent aux activités culturelles: il y a présentation de spectacles de tout genre durant l\u2019année, présence d'un théâtre d'été et, bien entendu, l'accès à une bibliothèque publique.La fondation de cette dernière remonte à 1961, alors qu'elle se situait au sous-sol de la Caisse populaire.Elle y demeura jusqu\u2019en 1967, année où un édifice fut spécialement érigé pour aménager la bibliothèque.La population de la région environnante de La Tuque se chiffre approximativement à 13 000 personnes.De ce nombre, 12% sont membres de la bibliothèque.Fait encourageant à noter, les statistiques relatives au nombre d'abonnés, de prêts, et de présences ont toutes augmentées de façon progressive depuis les trois dernières années, et ce, plus particulièrement depuis l'an dernier.|| faut cependant remarquer que plusieurs changements importants ont été introduits depuis un an: l\u2019aménagement d'un salon de lecture dans la section adulte et l'ajout de disques compacts en 1991, et, depuis le printemps dernier, le renouvellement de prêt par téléphone, le développement d\u2019une collection de livres en gros caractères, et la création de certificats-cadeaux.D'autre part, la planification d'un agrandissement de l'édifice a déjà débuté; nous en espérons la réalisation pour l\u2019été 1993.Cet agrandissement permettra de diversifier les fonctions accomplies par la bibliothèque et l\u2019orientera à devenir un véritable centre documentaire efficace et moderne.L'implantation d\u2019un système informatique est également prévu dans les travaux.En résumé, la bibliothèque de La Tuque est en plein essor.Nous fondons de nombreux espoirs pour les années à venir et souhaitons notre vision devenir réalité.28\u2014DÉFI aoû 1992 par Pauline L.Picard Responsable BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE WARWICK La bibliothèque municipale de Warwick est ouverte au public depuis 1969, mais auparavant, un comité de personnes bénévoles animées du goût de la lecture, et n'ayant aucun autre lien entre elles, s'est employé à convaincre le conseil municipal que parmi la faible population de la ville existait un solide noyau de lecteurs désireux de combler ce besoin de diversifier leurs loisirs en accroissant leur culture personnelle.Le premier budget voté par les élus municipaux permit à ces bénévoles de louer un premier local de dimensions très modestes, ainsi qu\u2019un premier achat de livres.La bibliothèque municipale était ouverte grâce au travail des bénévoles et à l'engagement (50$ par mois) d\u2019une personne responsable.Moins d\u2019un an plus tard, la bibliothèque est déménagée au 104 rue St-Louis dans un local un peu plus grand, mais où tout l\u2019espace était utilisé.Depuis ce temps, la bibliothèque a été relocalisée à deux reprises à l\u2019intérieur de la même bâtisse dans le but de lui fournir plus d'espace, elle est maintenant située au deuxième étage, où elle occupe un local mesurant cent vingts (120 m\u2019) mètres carrés.Pour une population d'environ cinq mille (5 000) habitants (ville et campagne), mille six cent seize (1 616) résidents, dont huit cents soixante-et-un (861) adultes sont inscrits comme abonnés, soit 32% de la population totale.Au cours de l\u2019année 1991, ces abonnés ont emprunté 28 746 livres et périodiques: 12 619 pour les adultes et 16 127 par les jeunes, alors que la limite était fixée à deux volumes par personne, et que la bibliothèque était ouverte au public 14, heures par semaine, dont 4 heures en soirée.Le budget total pour l\u2019année 1992 est fixé à 83 600$.De ce montant, une somme de 18 000$, soit 21%, est destinée à l'achat de livres et de périodiques, ce qui permet de répondre aux demandes des abonnés.Pour assurer un meilleur service à nos abonnés, un local plus vaste apportera une plus grande visibilité et une relocalisation dans un rez-de- chaussée permettra un accès non seulement plus facile à ceux qui fréquentent la bibliothèque, mais possible à toute la population.Une augmentation des heures d\u2019ouverture de la bibliothéque contribuerait également a améliorer la disponibilité des services offerts.FRANCS aoû 192 DÉFI\u201429 par Charlotte Lecours Picard Bibliothécaire FRANCS LA BIBLIOTHÈQUE DE SHAWINIGAN RENAÎT Depuis novembre 1990, la bibliothèque municipale de Shawinigan s'est installée dans des locaux rénovés.La bibliothèque est maintenant plus grande et plus fonctionnelle.Un coin jeunesse y a été aménagé, la salle de travail se transforme selon les besoins en salle d'animation ou de conférence, les aires de circulation sont aérées et le nombre de places assises a augmenté.Avec ses quelque 80 000 documents, 0 elle est une bonne source d'informa- | tion et de loisir.En plus d\u2019offrir un i excellent choix documentaire et un w grand nombre de nouveautés, elle | w offre un service d'animation intéres- 0 sant: heure du conte, atelier de bri- ; 0 colage, club de lecture, visite diri- ih gée, conférence, etc.La bibliothèque de Shawinigan vo bien qu\u2019ancienne en age a subi une cure de rajeunissement.Elle a comme mission d'être un lieu où la culture et l'information sont diffu- Depuis la réouverture en novembre 1990, la population de Shawinigan a redécouvert son service de bibliothèque.Plus de 60 000 personnes l'ont visité en 1991.La bibliothèque de Shawinigan est une bi- sées sous toutes ses formes.Elle veut offrir à la population de Shawinigan un service de qualité, où le dyna- 8 bliothèque animée et accueillante où misme et l'accueil sont des priorités.chacun y trouve service et attention.Tr 2 LAROCHELLE PIERRE OT LAROCHELLE DISTRIBUTION Spécialiste de reliure de livres de bibliothèques publiques & scolaires Fournitures & équipement de bibliothèque 615, 4e Rue, Shawinigan (Qué.) 69N 169 Tél: (819) 537-1617 / Fox: (819) 537-3846 / 1-800-567-9373 30\u2014DÉFI aoû 1992 IRON par Sylvie Filiatrault Directrice de la bibliothéque LA BIBLIOTHEQUE ALCIDE-FLEURY PRESENTATION DE LA VILLE D\u2019ARTHABASKA La ville d'Arthabaska est une communauté de 7 700 habitants.Voisine de la ville de Victoriaville, elle est principalement une ville de services (hôpital, palais de justice).Ar- thabaska a un passé très intéressant et a su conserver de nombreux attraits historiques (résidences, église).Mentionnons que le peintre Suzor-Côté, le sculpteur Alfred Laliberté et Sir Wilfrid Laurier y habitèrent durant plusieurs années.HISTORIQUE DE LA BIBLIOTHÈQUE Les origines de la bibliothèque municipale remontent à 1958, elle fut dirigée par des bénévoles, jusqu'en 1984.Dès 1967, elle était municipalisée et recevait des subventions de la Ville.En progression constante, la bi- bliotheque était de plus en plus a l\u2019'étroit dans ses locaux.C\u2019est ainsi qu\u2019en 1984, la bibliothèque déménagea dans le nouvel hôtel de ville.Une employée fut alors engagée à temps plein.Un vif intérêt de la part du conseil municipal ainsi que la demande croissante des usagers amena la construction d\u2019une nouvelle bibliothèque en 1990 ainsi que l'engagement d'une bibliothécaire professionnelle.En juin 1991, on procéda à l\u2019inauguration officielle de la Bibliothèque Al- cide-Fleury.LOCAUX Les présents locaux ont une superficie de 509 m° soit 80% de la norme gouvernementale.Éclairée par de nombreuses fenêtres et un puits de lumière, elle est divisée en trois secteurs: un secteur pour les enfants comprenant un coin d'animation, un secteur adulte avec un coin de lecture et un secteur pour les bureaux et les services techniques.La sculpture de M.Marquis Poulin, «Retour prévu» orne le puits de lumière et de nombreuses peintures offertes par des artistes de la région peuvent être admirées sur les murs de la bibliothèque.Une caractéristique importante est l'accès à la salle du conseil municipal.Lors de la construction de la bibliothèque, cette salle a été agrandie et aménagée de telle façon que nous pouvons l\u2019utiliser comme salle d'animation ou de conférence.COLLECTION Voici quelques données sur la collection actuelle: © Livres: 17 019 \u2014 section enfant: 7 177 \u2014 section adulte: 9 842 © abonnements: 77 e Publications officielles: 328 e Archives de M.Alcide Fleury, historien amateur d\u2019Arthabaska e Archives de la Société d'Histoire d\u2019Arthabaska FRANCS STATISTIQUES e Prêt en 1991: 43 716, une augmentation de 17% en un an.e Nombre d'abonnés: 2 581, soit 33% de la population.e Heures d'ouverture: 17 ® Personnel: 2 a temps plein (1 bibl.prof.et 1 technicienne) 1 employée à mi-temps (commis) e Nous pouvons compter sur l\u2019aide de quelques bénévoles également.En plus du développement de la collection, et de l'acquisition de nouveaux supports (cassettes, disques, etc.), la bibliothèque prévoit augmenter ses heures d'ouverture.Au cours de la dernière année, l\u2019accent a particulièrement été mis sur la visibilité de la bibliothèque (chroniques dans le journal local, émissions de télé, etc.) et sur l'animation auprès des enfants.Mentionnons également qu'un projet de fusion entre quatre municipalités (Artha- baska, St-Christophe, Ste-Victoire et Victoriaville) est présentement à l\u2019étude.Quel sera notre avenir à plus ou moins long terme?Il est présentement difficile de le dire.aoù 192 DÉFI\u2014831 BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE POINTE-DU-LAC: LES ALÉAS DE L\u2019HISTOIRE C'est le 5 novembre 1962 que la municipalité de Pointe-du-Lac met sur pied sa bibliothèque dont l\u2019histoire est ponctuée de nombreux déménagements.À l'origine, la bibliothèque se situait dans une salle paroissiale et fonctionnait grâce à des bénévoles, comme la majorité des bibliothèques à cette époque.En 1966, succédant à Mme Rita Beaulieu, Mme Simone L.Roy assume la responsabilité de la bibliothèque installée dorénavant dans une classe de l\u2019école Saint- Joseph.Puis, de 1976 à 1978, c'est le service de Bibliobus qui dessert mensuellement la municipalité de Pointe- du-Lac, en face de l'église paroissiale.Le 7 juin 1978, la bibliothèque réouvre ses portes au rez-de- chaussée de l\u2019école Saint-Joseph.A ce moment, les 3 500 volumes de la bibliothèque sont prêtés par la Bibliothèque centrale de prêt de la Mauricie.Mais, deux années plus tard, la bibliothèque est relogée au sous-sol de la même école, vu l\u2019exiguïté des locaux.En 1981, encore besoin d'espace! Cette fois, ce sont deux locaux de l\u2019école Saint-Yves, en abord du lac St-Pierre, qui abritent les volumes de la bibliothèque.En même temps, la municipalité décide de procéder à l'acquisition de ses Entrée et comptoir du prêt propres volumes, la demande augmentant et la Bibliothèque centrale de prêt ne pouvant en prêter plus que 3 500.Puis, la construction du Complexe sportif en 1985 devient une nouvelle occasion de réaména- gement pour la bibliothèque qui voit, une fois de plus, sa superficie agrandie.Toutefois, les besoins se multiplient et, en mars 1989, une ancienne brasserie est réaffectée spécialement pour l'usage de la bibliothèque qui possède maintenant 10 500 volumes et 20 titres de périodiques.Finalement, grâce à l'aide financière du ministère des Affaires culturelles, la bibliothèque se refait une beauté de juin à décembre 1991.Sa superficie passe de 226 m° à 517 m°.On en profite pour créer des sections séparées pour les adultes et les jeunes ainsi que pour aménager des coins de travail et des aires de lecture.La population de Pointe-du-Lac, très avide de lecture, avait vraiment besoin d\u2019une nouvelle bibliothèque.Lors de son inauguration officielle, le 12 février 1992, la bibliothèque est baptisée «Bibliothèque Simone L.Roy» en l'honneur de cette citoyenne qui a consacré trente-deux ans à l\u2019enseignement et dix années à la bibliothèque.32\u2014DÉFI aoit 1992 - Ee Sie UNE OEUVRE D\u2019ART SUR MESURE Réalisée par Dominique Laquerre, l'oeuvre d'art qui orne la bibliothèque de Pointe-du-Lac est digne de mention.L'architecture ouverte sur un atrium central fut une source d'inspiration pour l'artiste.La disposition des peintures sur les quatre colonnes de l\u2019atrium lui a permis d\u2019explorer une thématique centrée sur la complémentarité des divers champs de connaissance et des quatre éléments naturels.Une structure rappelant un pont évoque l'interaction entre les champs de connaissance, qu'entre autres lieux, la bibliothèque permet.CITOYENS ENTHOUSIASTES La réponse des 6 000 Pointe-du- Laquois et Pointe-du-Laquoises à la réouverture de leur bibliothèque a été tres positive.L'achalandage ne Ten comptoi cesse de croître depuis le mois de Vue de V'intério® janvier 1992.En outre, une augmentation de plus de 500 visiteurs par mois ressort de la comparaison des statistiques entre les années 1991 et 1992.Le nombre de prêts mensuels s'élève en moyenne à 3 700 depuis l'ouverture.Les nouveaux locaux, vastes et fonctionnels, permettent de loger jusqu\u2019à 40 000 volumes.Pour le moment, la bibliothèque possède 15 300 volumes et offre 40 titres de périodiques.PROJETS À moyen terme, nos projets se résument à: 1.développer les collections afin de répondre plus adéquatement aux besoins de la population (livres à gros caractères, ouvrages de référence, livres-cassettes, cassettes); 2.établir un programme d\u2019animation permanent; 3.installer une terrasse de lecture extérieure pour la période estivale; 4.augmenter les heures d\u2019ouverture, soit passer de 20 heures à 40 heures d'ouverture; et, Section des jeunes 5.implanter un système informatique.août 192 DÉFI\u201433 î RATES EE TR FE LT RI PPLE FI STIR RPO RA RC BR HL RL HHH Eu Ha ç A! Es Henig TT TT LT TT EE TT EE RT rr TO RH UT RH TT TT rR HL OPA TT SRE TEE par Suzanne Bédard responsable BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE PLESSISVILLE HISTORIQUE C\u2019est en 1958, dans une sacristie, que la bibliothèque publique vit le jour.À cette époque, la gestion et le prêt de volumes étaient effectués par des bénévoles.Durant ces 34 années, la bibliothèque a connu bien des changements et déménagements qui répondaient à des besoins d'évolution, d'expansion.En avril 1979, les flammes rasaient complètement le Centre des Loisirs, dont la bibliothèque qui possédait une collection d\u2019environ 11 000 volumes.L'équipe de bénévoles dut s\u2019armer de courage et de détermination car tout était à refaire, pour redonner à la population sa bibliothèque.Celle-ci fut relocalisée dans l\u2019Édifice Matte situé en plein coeur de la ville.En 1982, la bibliothèque devient une régie in- ter-municipale et emploie deux techniciens en documentation.Aujour- d\u2019hui, la bibliothèque est devenue un service municipal de la Ville de Plessisville, elle emploie deux techniciens, elle occupe toujours les mêmes locaux depuis 1980 et souffre d\u2019un manque d'espace.Mais, malgré ce corps trop petit, la bibliothèque garde son coeur dynamique! SERVICES La bibliothèque dessert actuellement la population de la Ville de Ples- sisville, soit 7 300 habitants.Elle est présentement ouverte 24 heures par semaine, soit les mardis, jeudis, vendredis et samedis.En 1991, la bibliothèque comptait tout près de 1600 usagers actifs, ce qui représente 22% de sa population.Présentement, la bibliothèque possède une collection de 27 000 volumes tant pour adultes que pour enfants (livres de référence, périodiques.).En 1991, 41 000 préts de volumes ont été enregistrés.Le prét de volumes est effectué par une équipe de bénévoles (70) dont une quarantaine de jeunes âgés entre 10 et 18 ans.Outre le prêt de volumes, d'un service de réservations, nous offrons depuis de nombreuses années de l'animation pour les jeunes: Heures du Conte, animation de la lecture pour les groupes scolaires, chasse au trésor et, depuis peu, nous ajoutons des conférences thématiques pour les adultes et sans oublier les activités proposées par Bibli-o-Coeur.DÉVELOPPEMENT Un projet d\u2019agrandissement est présentement à l'étude.La réalisation de ce projet permettrait à la bibliothèque de développer ses différents services, sa collection, d\u2019offrir à ses usagers des espaces adéquats pour la lecture, le travail et pour le rayonnage.Ce projet donnera le souffle nécessaire à la bibliothèque afin qu\u2019elle remplisse efficacement son rôle et sa mission dans son milieu.px MAURICIE-BOIS FRANCS NY 34\u2014DÉFI zo 1992 | LES {ln rf par Normand Bernier LE FATRAS DES BIBLIOTHEQUES PUBLIQUES EN ESTRIE PRESENTATION Le numéro de décembre 1991 de DÉFI souhaitait la «Bienvenue en Estrie».On pouvait croire qu\u2019il ne s\u2019y trouve que sept bibliothe- ques publiques.Mais, en fait, on y compte aussi deux aures bibliothèques autonomes et un réseau de 45 bibliothèques affiliées à une bibliothèque centrale de prêt, la Bibliothèque centrale de prêt de l\u2019Estrie.Comme dans le précédent numéro, sur l\u2019'Abitibi- Témiscamingue, on y présente les réalisations heureuses, les projets et les espoirs des bibliothèques publiques ainsi que leur petite histoire.Mais cela suffit-il à décrire la région?Non! La présente communication, en plus de combler une lacune au plan descriptif, se propose de jeter un oeil critique sur l'Estrie pour voir ce qu\u2019on offre a ce public a qui on souhaite la bienvenue.Le lecteur pourra également y prendre connaissance de la problématique particulière (je le souhaite aux autres régions) du développement des bibliothèques publiques ainsi que des enjeux avoués ou pas.Enfin, les collègues de la profession y trouveront matière à réflexion.LES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES DE L\u2019ESTRIE À part les sept bibliothèques membres de l'Association des bibliothèques publiques de l'Estrie (Sherbrooke, Coa- ticook, Magog, Asbestos, Rock Forest, North Hatley et Lac-Mégantic), la région compte également: e une bibliothèque d'association, à Lennoxville; e une bibliothèque privée, à Valcourt (Fondation Bombardier); ® 45 bibliothèques affiliées; © une bibliothèque centrale de prêt.Deauville a fermé depuis plus d'un an une petite bibliothèque constituée de dons provenant de bibliothèques de tous genres.Windsor procède actuellement à la mise sur pied d\u2019une bibliothèque.Parmi les bibliothèques en activité, seules celle de Sherbrooke, Coaticook, Magog, Asbestos, Rock Forest et Lac- Mégantic bénéficient de l\u2019aide gouvernementale, dans le cadre de l\u2019aide aux bibliothèques autonomes, ainsi que la B.C.P.E.dans le cadre du programme d'aide aux BCP.SITUATION PAR RAPPORT AUX AUTRES RÉGIONS Les bibliothèques autonomes Le dernier rapport statistique des bibliothèques publiques du Québec, publié par le MAC, nous donne un aperçu des diverses performances des bibliothèques publiques, selon les régions, pour l\u2019année 1990.Nous pouvons, à l\u2019aide de critères significatifs, apprécier l'effort fourni par les municipalités de la région en matière de service de lecture et évaluer la qualité de leur accueil au public ainsi que son résultat.Le tableau qui suit donne une idée du «produit offert» et de son impact: Estrie Moyenne des Position Ë régions Livres par tête 153 212 15/16 | Locaux (normes) 64% 64% 4/16 Heures d'ouverture 27,2 36,2 13/16 Contribution municipales/tête |10,24$| 18,11$ 14/16 | Dépenses pour locaux - - 15/16 | Dépenses totales/téte 14,676] 22,26% 14/16 aoû 192 DÉFI\u201435 Sauf pour les espaces offerts, où la région est dans la moyenne provinciale et se classe dans les premiers rangs, l\u2019Estrie traîne la queue partout.Pour le pourcentage d'abonnés, elle se classe au dernier rang.Pourtant, l\u2019Estrie n'est pas la région la plus pauvre et la plus défavorisée du Québec.Les critères retenus permettent sans doute de comprendre cette faible performance.Mais ce ne sont certes pas les seules explications.Sans faire l'analyse approfondie de ce phénomène, il faut savoir que toutes ces bibliothèques pratiquent la tarification.Plusieurs ont une collection non seulement inférieure à la moyenne sur le plan quantitatif mais, peut-être aussi, déficiente au plan qualitatif et constituée d'une part de dons.L'absence, dans ce tableau, des bibliothèques de Val- court et de Lennoxville n'affecte en rien la position de I'Estrie par rapport aux autres régions.En effet, Lennox- ville a une collection très déficiente et rejoint 7,2% de sa population.Valcourt, en dépit d'un budget d'acquisition respectable et d\u2019un équipement adéquat, possède une collection qui n'a jamais été élaguée et ne rejoint que 18,7% de sa population (augmentée de celle de la municipalité de canton voisine).La B.C.P.E.Les mémes statistiques officielles situent la B.C.P.E.par rapport a sa région et par rapport a ses consoeurs: B.C.P.E.| Estrie |Moyenne Position] des BCP Livres par tête 2,15 1,53 1,62 1/11 Dépenses municipales 2,35$ |14,67$(*)| 2,86$ 6/11 totales par têtes Usagers 24,0% 14,0% 26,0% 6/11 4 (*) I ne s\u2019agit pas ici d'un méme comparable.Cela tient à la différence des systemes.Nous n\u2019avons retenu que trois facteurs quantifiables et comparables entre les bibliotheques et la B.C.P.E.parce que la différence des systèmes empêche toute comparaison pour les autres.Cependant, le nombre de livres par tête est un bon indice pour juger du produit offert et le pourcentage d'usagers en est aussi un bon pour juger de l'impact du service sur la population.Quant aux dépenses des municipalités affiliées, par tête de population, si elles ne peuvent se comparer à celles des bibliothèques autonomes de l\u2019Estrie, le tableau nous montre qu\u2019à ce chapitre les municipalités affiliées se classent au 6e rang sur 11 par rapport aux premières qui se classent au 15e rang sur 16.Dans l\u2019ensemble, comparées au reste du Québec, les performances des bibliothèques affiliées sont meilleures que celles des bibliothèques autonomes.LES POLITIQUES LOCALES La tarification de base Toutes les bibliothèques autonomes de l'Estrie, sauf celle de Lac-Mégantic, exigent des frais d'abonnement.Dans celles au-dessus de 10 000 habitants et plus, Magog et Sherbrooke (nouveau tarif) demandent 10,00$.À ce plan, elles se situent comme les 3e plus chères au Québec où la moyenne est de 5,26$\".Rock Forest exige 5,00$; c'est légèrement inférieur à la moyenne et cela situe la bibliothèque comme la 5e moins chère.Nous ne pouvons comparer les bibliothèques d\u2019Asbestos, Coaticook et North Hatley de même que celles de Lennoxville et Val- court qui pratiquent aussi la tarification.Seules les bibliothèques affiliées à la B.C.P.E.sont totalement gratuites, services inclus.La tarification des services Sherbrooke, Lac-Mégantic et Magog appliquent une seconde tarification sur certains services (best sellers, audiovisuel\u2026).Les autres n'en appliquent pas, soit par politique, soit par absence de tels services.Mandat de la bibliothèque À des degrés variés et dans des protocoles élaborés, ou sans protocole, toutes les bibliothèques autonomes citées affichent une image de bibliothèque régionale ou «d\u2019appoint».Dans plusieurs cas, cette métropolisation des services s'exerce aux dépens de la B.C.P.E.36\u2014DÉFI aoû 1992 I 7 Le tableau ci-dessous donne un aperçu de ce phénomène: Bibliothèque Municipalités Population Population autonome visées déviée de ] la B.C.P.E.Sherbrooke Fleurimont 14 600 - Ascot 9 500 = Coaticook Dixville 450 St-Mathieu Dixville 370 Barford 630 Barnston 1 480 Compton (V) 750 Compton Station 890 Compton Canton 1210 St-Herménégilde 630 Ste-Edwidge 640 Barnston-ouest 600 Stanstead-East 680 Magog Canton de Magog 4 170 Canton d'Orford 1110 Katevale 1 460 Eastman 630 Omerville 1 900 Austin 840 Asbestos Trois-Lacs 490 Shipton 3 100 Valcourt Valcourt Canton 1 240 Maricourt 430 Bonsecours 560 Ste-Anne-de-la 620 Rochelle Racine 600 50 060 Ce tableau nous donne donc un aperçu des populations «soi-disant desservies» par une bibliothèque des environs.Pour l\u2019ensemble de l\u2019Estrie, c\u2019est 50 060 personnes qui doivent se rendre chez le voisin pour lire.C'est autant de lecteurs errants.Il faut noter que ces chiffres risquent d'augmenter d\u2019environ 4 300 si la nouvelle bibliothèque de Lac-Mégantic qui en donne des signes et celle en création à Windsor donnent dans la même politique.De ce nombre, on constate que 25 960 citoyens viennent de villages faisant partie du territoire de deserte de la B.C.P.E.C\u2019est à peu près la moitié du développement qui lui reste à faire, le quart de son territoire.Si l'on compte que l\u2019Estrie a une population de 272 265 habitants, c\u2019est 18,4% de sa population qui est destinée à errer chez les voisins en quête de lecture.Possiblement 20,0% si l'on ajoute Windsor et Lac-Mégantic dans le tableau des «bibliothèques de MRC».Pour le seu! territoire de la B.C.P.E., c\u2019est 23,2% de lecteurs errants.Ou encore 27,1% en ajoutant l'impact de Windsor et Lac-Mégantic.C\u2019est autant de son territoire qui lui est carrément spolié.Il y a ici confrontation dans les mandats et les juridictions.Surtout, il y a appauvrissement général du service offert à la population et sabotage des bases mêmes de la B.C.P.E.En dépit de ceci, le mal le plus grave est de répandre la fausse idée qu'un système de bibliothèque d'appoint (ou régionale, ou de MRC) est une alternative valable et sérieuse à celle de la BCP qui crée une bibliothèque «à la porte» de la population vivant en micro-milieu.Les bibliothèques d\u2019appoint n\u2019ont ni vocation ni mandat spécifiques pour desservir cette population.Cela tient carrément à de petits intérêts mercantiles et à l'absence d\u2019éthique professionnelle et de réflexion sociale.Les bibliothèques municipales peuvent-elles donner un service régional?Les bibliothèques de Magog et de Coaticook (tout comme les autres) n\u2019en ont pas les ressources humaines, professionnelles, documentaires et financières.Pas plus d\u2019ailleurs que la structure organisationnelle.Un service régional, c'est autre chose.C\u2019est une vocation et une organisation particulières.C\u2019est aussi une mise en commun mais d\u2019une toute autre envergure et avec des août 192 DÉFI\u201437 stratégies bien différentes.C\u2019est avant tout un service dont la structure est telle qu'il puisse être au service de «toute» une région, qu'il puisse permettre à tous les citoyens d'obtenir un service de lecture professionnel et de qualité chez eux, Un tel service ne peut être assumé que par une structure spécifique.Au Québec, ily en a onze! En Estrie, il y en a une: la Bibliothèque centrale de prêt de l'Estrie.LES BIBLIOTHÈQUES DE MRC «Quand on vise la médiocrité, on risque, malheureusement, de l\u2019atteindre.» (Graham Cantieni) Nous pouvons juger de la valeur de cette formule, poussée par le MAC et adoptée par des administrations municipales plus cupides que dévouées à la culture, en analysant deux exemples.Magog La Ville de Magog a proposé à six municipalités environnantes un contrat de trois ans pour l\u2019utilisation, par leurs citoyens, de sa bibliothèque municipale.La tarification retenue doit couvrir les coûts réels engendrés par les frais d'entretien et d'opération et est établie en fonction du «nombre d\u2019utilisateurs» venant des municipalités visées.Par recoupement et extrapolation, nous pouvons obtenir le tableau suivant: ges : ce ie 5 4 Municipalités Population _ Utilisateurs Pourcentage Magog 14 200 1 704 12,0% Canton de Magog 4 170 4387 10,5% Canton d'Orford 1110 48 4,3% Katevale 1 460 89 6,1% Omerville 1900 59 3,1% Austin 840 50 6,0% Eastman 630 52 8,2% Total: 24 310 2 440 10,0% gotal sans Magog: 10 110 736 73% | Comme «système sous-régional» de lecture publique, la bibliothèque de Magog rejoint 2 440 usagers sur une population totale de 24 310 habitants.Ceci représente 10,0% de la population.Les utilisateurs Magogois fréquentent leur bibliothèque dans une proportion de 12,0%.C'est supérieur à l\u2019ensemble du «système sous-régional» mais inférieur de 20,0% à la moyenne provinciale pour sa catégorie.Ces chiffres correspondaient à la situation «avant» la proposition de Magog.Mais cette offre n'a pas été signée par toutes les municipalités.D\u2019autres ne paient pas entièrement la cotisation exigée (64$ par lecteur).Elles ne laisseraient, comme à Katevale et Eastman, le quart à être payé par l'individu.Avec comme résultat une réduction des usagers à 621, abaissant à 6,1% la proportion de la population qui fréquente la bibliothèque de Magog.Coaticook La proposition de Coaticook \" à ses voisines vise toute la population et est basée sur un per capita de 2,00$.Dans cette hypothèse, les gens de l'extérieur peuvent payer le même tarif d'abonnement que ceux de Coaticook, à défaut de quoi ils devront débourser de 15$ à 40$.Municipalités Population Utilisateurs Pourcentage Coaticook 6 500 1 062 15,4% Barnston Ct 1 480 136 91% Compton St 890 56 6,2% Barford 630 48 7,6% St-Herménégilde 630 46 7,3% Dixville VI 450 36 8,0% Compton VI 750 35 4,6% Compton Ct 1 210 30 2,4% Ste-Edwidge-de- 640 20 3,1% Clifton St-Mathieu-de- 370 16 4,3% Dixville Barnston ouest 600 12 2,0% Stanstead-East 680 6 0,8% Fol 15 230 1503 9,9% fotal sans Coaticook 8 330 441 5,3% _ 38\u2014DÉFI aoû 1992 Ta RR AH HG HAT Licht i ri RE MAMMA AM tt cH Ce tableau révèle plusieurs choses.Tout d\u2019abord, comme «système sous-régional» de lecture publique, la bibliothèque de Coaticook rejoint 1 503 usagers sur une population totale de 15 230 habitants.Ceci représente 9,9% de la population.Deuxièmement, les utilisateurs de la ville de Coaticook même ne fréquentent leur bibliothèque que dans une proportion de 15,4%.C'est supérieur à l\u2019ensemble du «système sous-régional» mais inférieur de 10,0% à la moyenne provinciale pour sa catégorie.Enfin, quand on regarde l\u2019achalandage par les population avoisinantes (441 utilisateurs sur un bassin de 8 330 habitants) le pourcentage d'utilisateurs chute à 5,3%, à peu pres le tiers de celui de Coaticook.Il faut bien constater que l'éloignement vient, dans ce cas-ci, diviser par trois l\u2019achalandage.Cette explication semble d\u2019ailleurs corroborée par la tendance générale observable parmi des municipalités.En effet, plus on s'éloigne de Coaticook, plus le pourcentage d'utilisateurs diminue.De 9,1% à Barnston canton, il tombe à 2% à Barnston Ouest et à 0,8% a Stans- tead East.On peut juger de la force d'attraction des bibliothèques de Coaticook et de Magog sur les populations voisines qui sont ardemment sollicitées.Celles-ci n\u2019ont rien à gagner, en qualité de vie, par l'existence de contrats intermunici- paux ou de possibilité d'abonnement à la bibliothèque municipale du «chef-lieu» voisin.Dans leur cas, l'accès a un service de lecture est plutôt théorique du fait de leur éloignement car cela revient à ne pas avoir de service de bibliothèque que d\u2019avoir accès à une bibliothèque située à des kilomètres et où on ne peut se rendre facilement.Et ceci sans compter sur la tarification qui est un frein à l\u2019utilisation du service.Il faut donc être bien naïf pour croire que la population de la région se précipitera dans ces bibliothèques et puisse être considérée comme bien desservie en terme d'accès à un service de lecture publique.L'action du MAC Ces actions, posées par Magog et Coaticook, émanent du plan de développement dont vient de se doter leur bibliothèque.Le MAC en région a été directement impliqué dans l'élaboration de ces plans\u201c.Qui plus est, comment ne pas s'interroger sur l'honné- teté de la démarche.En effet, s\u2019il est vrai que la loi permet aux corporations municipales de «contracter» entre elles et que le MAC ne peut les empêcher, il est curieux de constater que le même MAC qui impose des contraintes aux municipalités (rapports, achats chez les libraires agréés, etc.) n'impose aucune règle dans ces ententes intermunicipales.Par exemple, les BCP ne sont pas autorisées à desservir des municipalités qui ne tombent pas dans leur juridiction (plus de 5 000 habitants).Mais le MAC n'essaie pas d'empêcher les bibliothèques autonomes de desservir les municipalités qui tombent dans le mandat des BCP.Le MAC règlemente le tarif des BCP pour les municipalités.Les bibliothèques autonomes fixent les prix qu\u2019elles veulent.La B.C.P.E.doit contracter sur une base «per capita».Magog fausse les règles du jeu et contracte sur une base «par utilisateur».En somme, se plaçant derrière le légalisme, le MAC finance deux programmes de bibliothèques et il permet que l\u2019un d'eux courcircuite le second et sabote son fondement même.Curieusement, il ne se sent pas dans l'obligation de respecter ce même légalisme dans le cas des régions administratives.Les BCP devaient conformer leurs territoires aux limites des régions administratives (la B.C.P.E a ainsi été charcutée de 50%) mais le MAC ne crée pas les BCP qui manquent dans autant de nouvelles régions.Qui plus est, on en voit avec une désignation birégionale.Pour la cohérence, on repassera! IMPACT SUR LA B.C.P.E.On l\u2019a vu, cette situation détourne de la B.C.P.E.une population de 25 960 habitants, le quart de son territoire.En terme de revenus, la perte est considérable: \u2014 subvention pour les livres: 572 937$ \u2014 subvention (récurente) pour 2 postes supplémentaires: .\u2026.\u2026.\u2026.csireseereeneenseenee 54 600$ aoû 192 DÉFI\u201439 \u2014 subvention (récurrente) pour les frais d'OpEration: .ocoiiiiii ere e ane 6 490$ \u2014 contributions municipales (récurrentes).52 698$ Total: 686 725$ Sur 10 ans, sans calculer l'indexation, c\u2019est un manque à gagner de 1 710 817$.Mais la perte est encore plus consérable si l\u2019on ajoute les inconvénients liés à l'absence de personnel supplémentaire nécessaire pour le soutien du réseau.QUE GAGNE LE MAC?Les règles de subvention et les pourcentages des subventions n'étant pas les mêmes, le MAC peut réaliser de grandes économies en dirigeant la population des petites localités de l'Estrie vers les bibliothèques autonomes.Ainsi, il n'aura pas à subventionner la B.C.P.E.à 80% pour cette population.Il n'aura même pas à le faire à 7,5% en la détournant vers les bibliothèques autonomes.Celles-ci ne vont pas acheter plus de livres pour ces gens, ni engager plus de personnel.Leurs frais d'opération n\u2019en seront pas augmentés.Par contre, le MAC épargnera sur les subventions à la B.C.P.E.: 572 937$ pour les acquisitions 54 600$ pour les 2 postes supplémentaires 6 490$ pour les frais d'opération Sur 10 ans, le MAC aura épargné 1 183 837$ sans tenir compte de l'indexation des frais récurrents.LES VRAIS PERDANTS Les 25 960 citoyens en micro-milieu (pour l\u2019ensemble de l'Estrie, c\u2019est 50 630) condamnés à errer à la recherche de livres dans des bibliothèques situées à des kilomètres de chez eux et à payer, de plus, un abonnement pour des services de faible qualité; Les municipalités qui paient plus cher pour obtenir moins (tel le canton de Magog qui va verser annuellement à la ville de Magog 28 032$ pour ses 438 citoyens qui utilisent cette bibliothèque plutôt que de débourser 8 006$ annuellement à la B.C.P.E.pour que ses 4 170 citoyens aient un service «gratuit» à leur porte).Les mêmes municipalités qui «paient» la bibliothèque du voisin plutôt que d'investir chez elles et de s'enrichir d'un équipement de plus.La communauté locale qui perd en qualité de vie et qui rate l\u2019occasion d\u2019avoir un outil pour développer un esprit et une fierté communautaires.La communauté sous-régionale qui ne bénéficie que d'un service de bibliothèque «à rabais».La région toute entière qui ne peut pas faire autrement que «traîner la queue» avec une infrastructure aussi diluée et si peu accessible.À l'heure où les municipalités lèvent leur bouclier contre la réforme Ryan qui vient leur pelleter 500 000 000$ dans leur cour, comment peut-on imaginer qu\u2019elles ne voient pas aussi ce «pelletage» indirect qui a pour effet de permettre au MAC de réduire sa part dans le financement de la lecture publique?LE FOND DE LA QUESTION Beaucoup d'éléments caractérisent le développement des bibliothèques en Estrie.Des municipalités en mal de métropolisation, mais surtout avides d'augmenter leurs revenus, faussent les règles du jeu et proposent à fort prix des services à leurs voisines plus petites, services pour lesquels elles ne consentent même pas chez elles les investissements adéquats.Des bibliothèques pauvres, qui n'atteignent pas un minimum d'impact chez elles, se donnent des mandats qu'elles n\u2019ont pas et qu\u2019elles ne peuvent remplir.Des administrations municipales naïves s'embarquent dans des projets bidons, la plupart du temps sans consulter ceux qui sont compétents et bien placés pour les éclairer.Ou encore, elles écoutent le moindre «conseiller improvisé» venu leur proposer une solution qui paraît bien et qui, surtout, ne coûte pas cher! Ou bien l'inverse, en abrogeant leur règlement d'affiliation à la B.C.P.E.pour le remplacer par celui de création d\u2019une bibliothèque autonome où il leur en coûtera (pour leur part) 125 000$ pour mettre à la disposition de leurs citoyens (s'ils le font) la 40\u2014DÉFI aoû 1992 Ir rf même quantité de livres que la B.C.P.E.leur aurait déposés annuellement pour 10 000$.Des fonctionnaires généralistes qui s'imposent dans le développement sur le terrain en doublant et ignorant les structures compétentes et mandatées pour le faire.Un ministère sans loi des bibliothèques, à la règlemen- tation fluctuante, davantage aux prises avec les coupures budgétaires qu'impliqué dans la relance des bibliothèques.En somme, une diminution des budgets alloués au développement des collections additionnée d'actions qui ne respectent pas un plan de développement cohérent mènent le Québec en droite ligne vers la tiersmondisation de ses bibliothèques publiques.Une profession qui ne réfléchit guère, qui ne crie pas fort, qui s'agite dans les virages culturel et technologique mais qui ne voit pas le virage technocratique.Des directeurs de bibliothèques inconscients, qui ne se rendent pas compte qu\u2019en rendant service au voisin, ils lui font tort et renforcent la tendance à l\u2019appauvrissement du réseau des bibliothèques québécoises tout entier.En effet, le lecteur de l'extérieur capable de payer et de se déplacer, et qui en a le temps (ou qui y est obligé) se déplace chez le voisin plutôt que de travailler à implanter une bibliothèque chez lui.C'est ainsi qu\u2019on alimente l'idée des administrations locales «qu\u2019une bibliothèque municipale, ça peut toujours se fréquenter ailleurs».En somme, nous pouvons nous rendre compte de la plus totale anarchie qui règne en Estrie dans le développement des bibliothèques publiques.Cette situation est le résultat de l'improvisation à tous les niveaux d\u2019intervention et dans tous les axes de développement.Jamais le dicton «au pays des aveugles, les borgnes sont rois» n'aura été aussi vrai.Pas surprenant qu'avec tous ces ingrédients on en arrive à une sauce passablement indigeste où le développement des bibliothèques publiques prend une bonne gastro.Si cet exemple et cette expérience devaient se répandre, le Québec sera peuplé de lecteurs errants et rempli de bibliothèques traînant la queue.ET DEMAIN?S'il est difficile d'empêcher l\u2019ingérance de tiers dans le «développement» des bibliothèques ainsi que les expé- riences »apprentisorciéresques» qui étouffent les structures dynamiques en région, à tout le moins les responsables des bibliothèques peuvent réfléchir à la question et développer une certaine éthique et une responsabilité sociale plutôt que de se faire les complices (volontairement ou à leur corps défendant) d'actions dont on ne peut certes pas contester la légalité mais dont la moralité est fort discutable.On aura beau se donner comme objectif de «développer un véritable réseau de bibliothèques publiques structuré et efficace»\u201d; à chaque fois qu\u2019une bibliothèque ouvre sa porte aux voisins, c'est autant de mailles qu\u2019on fait sauter, c'est une margaille que l\u2019on crée et que l\u2019on entretient et surtout, comme la pollution, c\u2019est tout le Québec qu'on contribue à affaiblir et appauvrir pour une poignée de dollars.On aura beau se péter les bretelles en parlant de moyens modernes d'accès à l'information et prendre tous les virages que l\u2019on voudra, tant que les bibliothèques demeureront chez le voisin et que monsieur tout le monde n'aura qu'un simili accès à cette structure, ce ne seront que vains mots et ça lui fera toujours une belle jambe.Les bibliothécaires continueront-ils encore et toujours à jouer à l\u2019autruche, à tirer leur épingle du jeu, à se «ménager les bonnes grâces de tout le monde»?Briserons-nous la conjuration du silence?\u2018\u2019Denis Boisvert.«La tarification est-ce rentable?» DÉFI, décembre 1991, pp.10-11.\u201cGilles Daigle.«Les loisirs rendus plus accessibles aux citoyens du Canton de Magog».Le Progrès, 19 janvier 1991.#«Coaticook demande aux municipalités de faire leur part».Le Progrès de Coati- cook, 19 mars 1991, pp.6-7.\u2018La bibliothèque de Coaticook: des tendances à surveiller».Le Progrès de Coati- cook, 14 mars 1989.FADIBIPUQ.Les bibliothèques publiques du Québec, un véritable réseau.s.d.Québec.Ministère des Affaires culturelles.Statistiques des bibliothèques publiques 1990.Ministère des Affaires culturelles, 1991.[INTRA aoû 192 DÉFI\u201441 par Les membres du comité: Diane Boulé Ghislaine Lauzon Micheline Perrault Marie-Louise Simon Molly Walsh PRÉSENCE DE L\u2019ADIBIPUQ AU CONGRÈS DE L\u2019UNION DES MUNICIPALITÉS DU QUÉBEC Pour la troisième année consécutive, l'Adibipug a participé au congrès de l'Union des Municipalités du Québec, par le biais d\u2019un kiosque.Des membres de l\u2019Adibipuq, du COBREN et de la C.D.B.P.I.M.faisaient partie du comité organisateur des activités de ce kiosque.Le but de cette présence de l\u2019Adibi- puq au congrès de l'UMQ était de présenter une image dynamique des bibliothèques et de parler aux élus municipaux de leur bibliothèque et aussi de les écouter en parler.Nous pensons avoir réussi.740 personnes ont visité le kiosque.Plus de 50 livres ont été donnés en prix aux congressistes.La foule se pressait à notre kiosque et les visiteurs étaient des plus animés.Il y avait deux activités offertes aux congressistes.La roue de fortune, basée sur des données concernant les bibliothèques publiques et la consultation du CD/ROM de la Presse, pour sensibiliser les élus municipaux à l'automatisation dans les bibliothèques.Les objets promotionnels tels: l\u2019invitation CD/ROM, l'épinglette de l\u2019A- dibipug et les signets ont été des véhicules publicitaires d\u2019une action percutante.Les invitations CD/ROM particulièrement ont fait l\u2019objet d'une action de solidarité remarquable.De nombreux regroupements ont joint leurs commandites pour permettre à notre association une opération publicitaire fort remarquée.Les disques ont été distribués aux divers regroupements avant le congrès, ce qui a permis à de nombreux directeurs de bibliothèque d'inviter leurs élus municipaux à visiter notre kiosque avec le taux de fréquentation que vous connaissez.C'est de l'argent bien placé.Ces objets de qualité seront certainement conservés longtemps par les congressistes.Le partage des dépenses et des responsabilités a permis à l'Adibipuq de mener à bien cette opération publicitaire.De l'avis de nombreux visiteurs le kiosque des bibliothèques a été un des plus animés et des plus originaux.Mission accomplie! 42\u2014DÉFI août 1992 RER RE EIRE ERP PE CREER 7s Pour bien gérer une Vous avez donc droit au meilleur service qui se puisse bibliothèque, il faut de trouver en matière d\u2019équipement, bons outils.d'installation et de service après-vente.Utiliser multiLIS, c\u2019est pouvoir multiLIS, c\u2019est l\u2019efficacité de profiter de l\u2019efficacité inégalable d\u2019un l'informatique.Mais c\u2019est aussi système de gestion plus rapide et l\u2019assurance de pouvoir compter, avant plus complet.comme après, sur les conseils des De plus, multiLIS vous est proposé par meilleurs spécialistes qui soient.le leader québécois en gestion multiLIS, c\u2019est la bibliothèque informatisée de bibliothèque.mieux informatisée.multil 165 la clé de l\u2019efficacité Siège social: Tél.: (514) 878-9090 Europe: Tél.: (011-33-1) 42 86 80 20 RRR TRAY RHBRHMO TEE ALPHA 3 | Encyclopédies * Populaires inc.NOUVEAUTÉ ATLAS LIVRE DE PARIS \u2014 HACHETTE ATLAS 1992 Une incitation à la lecture, une invitation à la découverte.Tous les siècles, toutes les lectures, tous les genres.60 oeuvres littéraires Les innombrables visages du roman, de magnifiquement reliées vert et or, des plus grands la poésie, du théâtre, de la philosophie.auteurs de tous les temps CL Oeuvres en version intégrale.accompagnés de: , Ç ; pag Auteurs et oeuvres présentés et analysés de 12 grands volumes composés de: manière à la fois rigoureuse et synthétique.1 tome \u2014 Antiquité Résumé de l\u2019oeuvre et extraits des meilleures 1 tome \u2014 Moyen Âge Renaissance a 1 tome \u2014- XVIIe siècle pages.1 tome \u2014 XVIIIe siècle Abondamment illustré par des oeuvres de 4 tomes \u2014 XIXe siècle grands artistes de tous les temps.4 tomes \u2014 XXe siècle Conçu et réalisé par les meilleurs spécialistes: 120 monographies d'auteurs universitaires, critiques, écrivains, historiens, sous la haute direction de Christian Gallimard.1 080 monographies des plus grandes oeuvres oo littéraires totalisant plus de Une aide incomparable pour les élèves et les étudiants.2400 pages.Ouvrage encyclopédique: Un ouvrage où savoir devient plaisir.12 volumes Le volume 115,00$ Parus: 3 volumes La série 1 380,00$ Oeuvres littéraires: De 1 à 19 titres 22,95$ ch.60 titres Les oeuvres De 20 à 39 titres 21,95$ ch.Parus: 15 titres littéraires De 40 a 59 titres 20,95$ ch.Liste des titres envoyée sur demande Les 60 titres 19,95$ ch.ouvrage complet 2577,00$ Nous assumons toujours et partout les frais d\u2019appel et de livraison.533, rue Sud, Cowansville, Qc J2K 2X9 e Tél.: (514) 263-8829 e Télécopieur: (514) 263-8809 "]
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