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Titre :
Défi /
Éditeurs :
  • [Montréal, Québec] :Association des directeurs de bibliothèques publiques du Québec,1985-1997,
  • [Montréal, Québec] :Bibliothèques publiques du Québec
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
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Défi /, 1992-12, Collections de BAnQ.

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G6P 7B7 Tél.: (819) 758-8213 Fax: (819) 758-3919 Sans frais: 1-800-361-8213 Papeterie Exper 760, boul.Casavant O.St-Hyacinthe (Qué.) J2S 7S3 Tél.: (514) 773-2540 Sans frais: 1-800-363-1011 Fax: (514) 773-5377 ÉQUIPEMENTS DE BUREAU DRUMMOND (1983) INC.432 Lindsay Drummondville (Qué.) J2B 1G6 Tél.: (819) 477-3626 Si occupé: (819) 478-1301 Fax: (819) 472-4640 ASSOCIATION DES DIRECTEURS DE BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES DU QUÉBEC CONSEIL D'ADMINISTRATION MAUD LEFEBVRE-ROUX présidente MONIQUE CHAGNON vice-présidente FRANCE LATREILLE-HUVELIN secrétaire DENIS BOYER trésorier LUC SIGOUIN MONIQUE KHOUZAM-GENDRON CONSTANCE GREGOIRE conseillers COMITÉ DE RÉDACTION DE LA REVUE DÉFI DENIS BOISVERT coordonnateur MONIQUE CHAGNON JEANNE DESAUTELS REAL MESSIER SYLVAINE TETRAULT CONCEPTION GRAPHIQUE MONTAGE PHOTOCOMPOSITION IMPRESSION ZAX! (819) 474-6852 PUBLICITE ET DISTRIBUTION PIERRE MEUNIER (514) 546-3763 C.P.40 Acton Vale (Qc) JOH 1A0 ISSN-0831-4640 DEPOT LEGAL 4e TRIMESTRE 1992 BIBLIOTHEQUE NATIONALE DU QUEBEC DÉFI est une revue publiée fois l'an par l'Association des Directeurs de Bibliothèques publiques du Québec.Les articles paraissant dans DEF! expriment l'opinion de leur(s) auteur(s) et pas nécessairement celle de l'Association ou de la Rédaction.Toute reproduction totale ou partielle de textes n'est permise qu'avec l'autorisation du comité de rédaction et doit être accompagnée de la mention: «Extrait de la revue DEF».ABONNEMENT 3 NUMÉROS 18$ (individus) 25$ (institutions) 40$ (soutien) PHOTOS DE LA PAGE COUVERTURE Côte-Nord DEFI VOLUME 7 / NUMÉRO 3 DÉCEMBRE 1992 4 Mot du coordonnateur 24 La bibliothèque publique | Denis Boisvert de Fermont fi 5 Mot de la présidente E Maud Lefebvre-Roux 26 la bibliotheque \u20ac 7 La planification municipale de Sept-lles: i stratégique dans les la pionnière k bibliothèques publiques A du Québec 28 Une bibliothèque Monique Khouzam-Gendron municipale pour tout i savoir ki 41 3 Un voyage enrichissant Hélène Pétrin et Réjean Savard 30 Biblio Côte-Nord: un 45 Rapport CGI réseau de bibliothèques Gérard Mercure à la mesure de sa région 4 8 Le partage des Jean-Roch Sagnon ressources 33 La bibliothèque documentaires, aperçu municipale de de la France et du Port-Cartier «Le Canada Manuscrit» Sylvaine Tétreault Jean-Didier Larrue 1 9 Les services techniques 36 Partage des ressources, centralisés table ronde Judith Dansereau 22 Le regroupement des bibliothèques publiques de la Côte-Nord Paix sur la terre aux hommes et aux femmes de bonne volonté.Acceptez nos meilleurs voeux du temps des Fêtes! décembre 192 DEFI\u20143 o£ 4 20 par Denis Boisvert Bibl.prof.MoT DU COORDONNATEUR Encore une fois, grace à l'implication de nos membres, DÉFI présente un contenu rédactionnel d\u2019une grande richesse.Dans ce numéro, nous traitons plus particulièrement «du partage des ressources», un thème évocateur synonyme d'économies d'échelle, de rationalisation budgétaire mais aussi d\u2019une mise en marché d\u2019un produit de meilleure qualité.Trois articles sont consacrés à ce sujet: tout d\u2019abord nous publions les propos échangés lors d\u2019une table ronde tenue à la Bibliothèque Gabrielle Roy de Québec en juin dernier.Les participants à cette rencontre auront permis de bien cerner les enjeux du partage des ressources au niveau des bibliothèques publiques du Québec, mais aussi d\u2019y aller concrètement de quelques propositions qui nous permettront de mettre sur pied un programme de rationalisation du traitement documentaire portant sur les acquisitions, le catalogage et la préparation matérielle.La concertation empruntera la voie naturelle des regroupements régionaux où déjà des expériences de partage des ressources existent.Et c\u2019est déjà fort bien de comprendre, comme le soulignait Jacques Panneton, que nous devons avant tout compter sur notre propre compétence pour en arriver à des solutions a ce niveau et cesser d'attendre l\u2019intervention étatique.Cependant, Michel Bonneau a clairement exprimé la volonté du MAC de passer à l\u2019action et de soutenir les interventions en matière de partage des ressources: «nous déclencherons des opérations qui dégageront des perspectives au-delà de l\u2019amoncellement des recherches et études faites, qui nous amèneront aux gestes, à l\u2019action».Judith Dansereau nous fait part du mode de fonctionnement des Services techniques centralisés de la BCP Mauri- cie, un organisme qui a développé au cours des années une expertise fort intéressante au niveau du traitement documentaire où toutes les opérations de la chaîne documentaire sont prises en charge par cet organisme.La gamme des services offerts aux «bibliothèques clientes» offre des avantages que nous aurions intérêt à appliquer dans nos propres entreprises.Sylvaine Tétrault a effectué une recherche documentaire afin de nous présenter les expériences en matière de partage des ressources, en France et dans les autres provinces du Canada.Des expériences intéressantes sont actuellement menées en ces endroits.Depuis quelques années nous avons entrepris la présentation de chacune des régions du Québec où s'active le dynamisme des regroupements régionaux de bibliothèques publiques.Nous terminons notre virée par la région de la Côte- Nord, un vaste territoire où les moyens de communications ont été développés en fonction d\u2019un environnement bien particulier.On y apprendra que les bibliothèques publiques de ces vastes contrées sont bien développées et qu\u2019elles offrent à leur population des services de qualité fort bien adaptés à leurs besoins.À mon sens, il s\u2019agit d\u2019une présentation régionale qui intéressera un vaste public de lecteurs.Au printemps dernier, les étudiants du profil Bibliothèques publiques à l'EBSI ont effectué un voyage d'étude et de recherche en France.Réjean Savard et Hélène Pétrin nous relatent les grands moments de ce périple européen.La planification stratégique est un concept abstrait pour la plupart d\u2019entre nous.Monique Khouzam-Gendron nous sensibilise au sujet de l'importance d\u2019adopter un mode de gestion qui emprunte au concept de la planification stratégique, des outils et des méthodes de travail de nature à mieux nous positionner par rapport à notre environnement.Il importe de souligner en terminant la pertinence du «mot de la présidente» qui analyse l\u2019enjeu pour les bibliothèques publiques du Québec de la nouvelle politique culturelle déposée en juin dernier.NOUS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS TRAVAILLONS POUR VOUS RELIURE TRAVACTION inc.C.P.607, 1170 rue Rocheleau Drummondville, Québec J2B 6W6 Téléphone: 819-478-4991 4\u2014DEF! décembre 1992 AN \u2014 \u2014 4 \u2014 - > ay TES Tr» Tro Cr2 Cro Cry Tro \u201csf 2 Csr 2 5 FF.2 dV iE.HR tis Chers(ères) collègues, La politique culturelle du Québec, déposée en juin 1992, s'élabore sur quatre principes: 1.L\u2019affirmation de l'identité culturelle.2.Le soutien aux créateurs et aux arts.3.L'accès et la participation des citoyens.4.Le développement de la dimension culturelle de la société.La politique s'attache au développement des bibliothèques publiques dans le chapitre trois: «L'accès et la participation des citoyens à la vie culturelle» et Deuxième orientation: «Faciliter l'accès aux arts et à la culture».La politique entend favoriser l\u2019accessibilité des bibliothèques publiques et l'accroissement de la qualité des services offerts par celles-ci\".La politique culturelle reconnaît le quadruple mandat de la bibliothèque publique: © éducation ® culture © information e loisir Elle reconnaît les bibliothèques publiques comme étant une ressource essentielle pour faciliter l\u2019accès à la lecture bien sûr, mais également aux arts et à la culture.On constate que: M «l\u2019accessibilité des bibliothèques doit être élargie à l\u2019ensemble des citoyens du Québec, par Maud Lefebvre-Roux Directrice des Loisirs et du Développement communautaire MOT DE LA PRÉSIDENTE La politique culturelle du Québec et les bibliothèques publiques H les collections de livres doivent être rapidement renouvelées, notamment dans les BCP (bibliothèques centrales de prêt), 8 l\u2019informatisation des services offerts doit être étendue à l\u2019ensemble des bibliothèques autonomes»?Des évidences pour beaucoup d\u2019entre nous mais il s\u2019agit d'objectifs que nous sommes heureux de voir dû- ment inscrits dans la politique.Pourtant, même si la politique reconnaît le rôle indispensable de la bibliothèque publique comme ressource essentielle d'accessibilité à la lecture, aux arts et à la culture, elle réduit le mandat que doit exercer la bibliothèque publique dans chacune de nos municipalités.La problématique du développement des bibliothèques publiques doit être située dans un contexte plus élargi.Elle doit être analysée dans la perspective réelle du rôle de la bibliothèque publique, dans sa dimension véritable.L'AFFIRMATION DE L'IDENTITÉ CULTURELLE: VALORISATION DE LA LANGUE FRANÇAISE En regard du premier principe sur lequel se base la politique culturelle «l'affirmation de l'identité culturelle: valorisation de la langue française», une des missions essentielles de la bibliothèque publique n\u2019est-elle pas de développer le goût et le plaisir de la lecture et du livre et par là même, le goût de la langue française ainsi que le goût pour les arts et la culture?L'ensemble des conditions qui permet le développement de la lecture publique au Québec doit donc être analysé dans cette perspective beaucoup plus large.La politique culturelle affirme vouloir: m «Valoriser la langue française comme moyen d'exprimer la culture et d\u2019y accéder.u Favoriser une plus grande maîtrise de la langue française».Quelle autre activité plus efficace que la lecture permet d'atteindre ces objectifs?La lecture constitue la clé qui permet à la langue et à la culture un développement efficace et continu.Elle permet également cette ouverture aux cultures du monde.Parce qu'elle est «porte d'entrée», «laissez-passer», la lecture nous permet, en tant qu\u2019intervenants culturels, d'oeuvrer à la fois aux stades de la familiarisation, de la découverte et du perfectionnement de la langue.L'ÉCOLE, VOIE PRIVILÉGIÉE D'ACCÈS À LA CULTURE Dans le chapitre à «L'accès et la participation des citoyens à la vie culturelle», la première orientation proposée est de renforcer l'éducation et la sensibilisation aux arts et à la culture.L'école, voie privilégiée d'accès à la culture, constitue effectivement le lieu privilégié pour assurer la sensibilisation des jeunes aux arts, à la littérature et à l\u2019histoire et nous sommes soulagés d'apprendre que: «le gouvernement entend élargir le programme de tournées des écrivains dans les écoles primaires et secondaires et favoriser l\u2019accroissement des décembre 1992 DEFI\u20145 achats de livres par les bibliothèques scolaires»*.Les bibliothèques publiques cesseront peut-être enfin de compenser les lacunes scandaleuses de nos bibliothèques scolaires.LA CULTURE DANS LA VIE DE TOUS LES JOURS Le rôle des municipalités revêt une dimension particulièrement cruciale et la politique culturelle le reconnaît explicitement en affirmant que «les municipalités sont les instances les plus aptes à coordonner l'animation culturelle dans le cadre quotidien».En effet, le maintien et le développement d\u2019une vie culturelle régionale dynamique sont parmi les grands enjeux, auxquels sont confrontés aujourd\u2019hui toutes les régions du Québec.Comme le rappelle pertinemment la politique: «90% des 1 477 municipalités du Québec n\u2019ont pas cinq mille habitants, et près de la moitié comptent moins de mille habitants».Dans une très grande majorité de municipalités, la bibliothèque publique constitue un noyau culturel exceptionnel et bien souvent, le seul.Ne re- présente-t-elle pas concrètement, pour beaucoup, le principal instigateur du développement culturel par sa mission d'éducation et d\u2019information?La lecture publique étant ce préalable indispensable à la vie intellectuelle et à la vie culturelle active, la bibliothèque publique ne représente- t-elle pas pour toutes les municipalités, l'institution privilégiée qui peut assumer, si on lui en donne les moyens, la responsabilité de la lecture publique et par là même, devenir le moteur du développement culturel au besoin et la garante active du patrimoine québécois?En clair, la bibliotheque n\u2019est-elle pas, dans nos milieux, l\u2019institution qui peut le mieux: * Valoriser la spécificité culturelle du Québec par le goût de la langue française tout en assurant une plus grande ouverture par rapport aux cultures du monde particulièrement celles dont originent de nombreux «nouveaux» Québécois et assumer ainsi un rôle majeur de cohésion sociale?* Concrétiser l'établissement de «ponts réels entre la culture et l\u2019éducation»?* Contribuer efficacement au développement de la vie communautaire par une animation culturelle qui tient compte à la fois des besoins spécifiques de nos citoyens et citoyennes?LA PARTICIPATION BÉNÉVOLE DES CITOYENS Le meilleur garant de la participation du milieu au développement de la culture n'est-il pas l'implication des bénévoles?Ces milliers de citoyens et citoyennes qui participent à la vie culturelle et communautaire de leur municipalité en y apportant énergie et compétence.Le meilleur exemple demeure celui des bibliothèques affiliées aux bibliothèques centrales de prêt, qui fonctionnent essentiellement parce que 6 500 personnes bénévoles y donnent de leur temps, de leur coeur et de leur intelligence.Il est heureux que la politique reconnaisse le bénévolat dans le secteur culturel comme «un atout irremplaçable», comme l'assurance de l\u2019implication du milieu au développement de SA culture car celle-ci doit demeurer un espace de liberté qui ne cède pas aux seuls diktats de la mode.UN RÉSEAU QUÉBÉCOIS DE BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES L'élément le plus intéressant de cette politique demeure toutefois la nouvelle philosophie d'action qui prévaut et dont devra s'inspirer le plan d\u2019intervention destiné aux bibliothèques.Alors qu'il y a actuellement 936 bi- bliothèques publiques et que 1 041 municipalités offrent des services de bibliothèques, il pourrait être avantageux, de maximiser les investissements réalisés en élargissant la vision du mandat consacré à la bibliothèque publique au-delà d\u2019une «ressource essentielle pour faciliter l'accès à la lecture aux arts et à la culture».Cette philosophie préconise la coopération et le partage des services et des ressources notamment au chapitre de la rationalisation du traitement documentaire.Il s\u2019agit donc d\u2019établir les bases d\u2019un véritable réseau québécois de bibliothèques publiques.Etabli en concertation et dans le respect de l\u2019autonomie municipale, ce réseau doit être l\u2019objet d'engagements évalués et planifiés et permettra ainsi l\u2019accroissement de la qualité des services aux différentes clientèles.ll est donc majeur que l\u2019État demeure présent et actif dans le dossier car le mandat et les retombées d\u2019un réseau de bibliothèques publiques dépassent le strict champ municipal.Un réseau québécois de bibliothèques publiques cohérent et structuré et qui cesserait d\u2019être parmi le plus pauvre d'Amérique du Nord en terme de collection et de personnel, représente un apport exceptionnel pour le développement culturel du Québec.La politique culturelle suggère-t-elle un partenariat avec les municipalités propice a I'établissement d'un tel réseau?Ce n\u2019est qu\u2019apres avoir pris connaissance du plan d'intervention proposé aux bibliothèques publiques de son échéancier ainsi que du budget qui y sera accordé que nous serons en mesure de répondre à cette question essentielle: la politique culturelle permettra-t- elle aux bibliothèques publiques du Québec de se développer et d'assumer enfin leur véritable mandat?1 «La politique culturelle du Québec.Notre culture, notre avenir».Québec, Direction des communications, 1992, p.20 2 id.p.114 3 id.p.17 4 id.p.100 5 id.p.12 6\u2014 DEF! décembre 1992 I Lt té et rie A TA A EE A LE Ca a Es par Monique Khouzam-Gendron Directrice Bibliothèque municipale de Saint-Eustache LA PLANIFICATION STRATÉGIQUE DANS LES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES DU QUÉBEC La planification stratégique est un processus qui nous permet de vérifier si notre institution, par sa mission et ses politiques répond simultanément aux trois contraintes suivantes: \u2014 Les défis, contraintes, opportunités de l\u2019environnement, \u2014 la compétence distinctive de notre organisation (ressources disponibles), \u2014 et la vision et les valeurs des bibliothécaires.L\u2019analyse qui suit a été faite à partir d\u2019un portrait global des bibliothèques publiques.ÉTAT DE LA SITUATION Dans le rapport de la Commission d\u2019étude sur les bibliothèques publiques du Québec Les bibliothèques publiques: une responsabilité à partager, 1987, on affirme que les bibliothèques publiques du Québec accusent un retard assez important par rapport aux bibliothèques onta- riennes en ce qui a trait aux locaux, au budget de fonctionnement, aux collections et cela malgré certains efforts déployés par les gouvernements provincial et municipal.Cette situation décrite par les auteurs serait reliée au contexte des années 1960 soit l'absence d\u2019une loi sur les bibliothèques, l'indifférence des conseils municipaux concernant la lecture publique, la pénurie de bibliothèques et une population faiblement scolarisée.Mais aujourd\u2019hui plusieurs personnes reconnaissent le rôle, la place et l'importance de la bibliothèque dans la société d'aujourd'hui où on assiste à une véritable explosion en information documentaire, où l'éducation jadis réservée à une élite s'est démocratisée, où les moyens de communication se multiplient.Mais voilà, malgré les énormes progrès, pourquoi les bibliothécaires sont-ils en continuel combat contre l\u2019environnement social et politique afin de faire avancer la cause des bibliothèques?Bien sûr, on peut toujours blâmer les gouvernements pour l'insuffisance des fonds injectés dans les bibliothèques publiques.Mais est-ce là le véritable problème ou plutôt une conséquence de plusieurs facteurs contextuels ou d\u2019une mauvaise approche stratégique des bibliothécaires?Avant de jeter la pierre à qui que ce soit, une remise en décembre 1992 DEFI\u20147 question s'impose.Nous nous devons d'analyser, si la mission et les politiques cadrent bien avec l'environnement, avec les ressources disponibles et avec les valeurs des bibliothécaires.En deuxième lieu, vérifier si ces derniers utilisent les bonnes stratégies pour le développement des bibliothèques.Pour ce faire, nous avons élaboré un questionnaire que nous avons fait parvenir à une quinzaine de bibliothèques.À partir des réponses reçues, nous avons établi un portrait type que nous allons analyser selon différents concepts.En voici les grandes lignes: Certaines bibliothèques sont autonomes et relèvent directement de l'administration générale, d\u2019autres relèvent d\u2019un service de loisir.Nous n\u2019allons pas nous étendre sur ce sujet qui a été longuement traité mais il s'avère cependant important de souligner qu\u2019en général les bibliothèques autonomes sont proches du pouvoir de décisions et peuvent conséquemment faire avancer plus facilement leurs dossiers.Mais encore là, ce n'est pas une garantie puisque la personnalité du responsable s'avère un facteur déterminant dans le développement de la bibliothèque.Les membres du conseil attendent des responsables de la bibliothèque qu'ils offrent le meilleur service au moindre coût et qu'ils favorisent les achats de livres et autres chez les fournisseurs locaux.Pour sa part, l'administration générale de la Ville trouve que les responsables des bibliothèques veulent en faire plus que ce qui leur est demandé.Elle craint que la bibliothèque devienne trop grosse et qu\u2019ils doivent en assumer la facture.Quant aux citoyens, on peut compter qu'en moyenne un tiers de la population est abonné à la bibliothèque.L'accès y est habituellement gratuit, et les gens sont généralement satisfaits.Ceux qui se plaignent ne le font que très rarement auprès des bonnes personnes, c\u2019est-à-dire les élus.Pour leur part les bibliothécaires sont très mal placés pour les inciter à le faire.Les employés (techniciens, commis) travaillant à la bibliothèque sont syndiqués et ils relèvent du directeur de la bibliothèque.Ce dernier est assisté par un responsable des services techniques et un responsable des services publics.Le travail se fait, en général en équipe et plusieurs personnes sont impliquées pour certains dossiers.Les tâches quotidiennes quant à elles sont formalisées et des procédures écrites sont bien établies.MISSION DE LA BIBLIOTHÈQUE La bibliothèque est un organisme public qui a pour mission de rassembler diligemment, d'organiser scientifiquement et de diffuser rapidement et avec courtoisie des ressources documentaires susceptibles de répondre aux besoins d'éducation, d'information, de culture et de loisir de tous les citoyens, quel que soit leur âge, leur statut social, leur langue, leur religion ou leur niveau d\u2019instruction.Ce service public est donc conçu comme une institution polyvalente qui doit répondre aux besoins de la communauté qu'elle dessert.Les bibliothécaires ont donc décidé d\u2019adopter les politiques suivantes: © rejoindre toute la population en ciblant les groupes d'âge; ® avoir une meilleure compréhension des besoins des lecteurs, de ses motivations et de ses réactions face aux livres et à la lecture; © instaurer des services d\u2019information et de documentation adéquats et de programmes visant à intensifier les habitudes de lecture; © maintenir le service gratuit sans restriction; sans quoi la bibliothèque ne serait plus publique mais privée; collaborer et coopérer avec d\u2019autres bibliothèques pour offrir un meilleur service à un coût inférieur, © jouer un rôle actif dans la communauté (la bibliothèque doit devenir un centre de vie culturelle); © favoriser le développement personnel des employés à travers leurs tâches; © acquérir dans un court délai, des documents d'actualité; © s'ouvrir à toutes les cultures; e faciliter l'accès à la bibliothèque le soir et les fins de semaine; © offrir une variété de documents sur tous les sujets de connaissance.À première vue, nous pouvons penser que la mission des bibliothèques publiques est très ambitieuse mais cette mission a été énoncée dans le Manifeste de l'UNESCO sur la bibliothèque publique dont la dernière version date de 1972.La mission des bibliothèques publiques du Québec ne saurait donc être différente de celles des autres provinces du Canada et du monde entier.Elle garde aussi toute sa valeur en dépit des bouleversements socioculturels que 8\u2014DEFI décembre 1992 \\\\ rr 5 nous Connaissons.Par contre, ce qui semble utopique c\u2019est lorsque les bibliothécaires s\u2019attendent à ce que toute la population s'abonne aux services de la bibliothèque.Ces derniers ne doivent donc pas se surprendre si leurs statistiques d\u2019inscription révèlent qu'ils ne rejoignent que le tiers de la population; ils doivent évaluer leur part du marché, en fonction du nombre de lecteurs susceptibles d\u2019être intéressés à le lecture et à fréquenter la bibliothèque et non pas en fonction de toute la population.(Voir le sondage sur l'indice de fréquentation Comportements des Québécois en matière d'activité culturelle de loisir 1989, où l\u2019on mentionne que 35% des gens préfèrent la lecture aux autres activités.) De plus, il faut qu\u2019ils soient conscients que la lecture entre en concurrence avec d\u2019autres activités de loisir que sont les activités culturelles, les sports et les voyages.STRUCTURE DE LA BIBLIOTHÈQUE À la lecture de la mission, il semble que la bibliothèque soit à cheval sur trois structures.En ce qui a trait au rassemblement et à l\u2019organisation scientifique des documents, nous notons que la bibliothèque évolue dans un environnement stable, que les tâches au niveau opérationnel sont simples.Nous pouvons donc parler de bureaucratie mécaniste.Le pouvoir se situe au niveau de la technostructure et la coordination se fait par la standardisation des procédés de travail.Le personnel semble bien évoluer au niveau des tâches quotidiennes dans ce cadre qui les sécurise puisque tout y est établi à l'avance.Une certaine latitude d'action leur est toutefois laissée quant aux moyens à choisir afin d'exécuter ces tâches.Les bases de regroupement du travail sont: par fonctions (technique et publique), par type de clientèle (adulte, enfant) et par localisation géographique (succursales).Pour ce qui est de la diffusion (en termes de référence et d'aide au lecteur), on peut parler plutôt de bureaucratie professionnelle car l\u2019environnement est complexe.Les demandes venant du public sont très variées et les réponses le sont aussi.Le pouvoir est concentré à la base au % dln \u201cur, filiale de PERIODICA + H Commercialisation Ah 4% BI ww Us mm CEDROM TECHNOLOGIES inc Technologie et génie-logiciel 1155, avenue Ducharme, Outremont Québec, Canada H2V 1E2 Tél.: (514) 278-6060 M Fax : (514) 274-0201 (ERE), Société nationale d'information i.« Le réseau qui mène au savoir » HM Edition de banques de données textuelles et multimédia H Technologie CD-ROM et accès direct & Southam Electronic V Publishing Micromedia Limited FR rT HS SR PT TEE décembre 1992 DEFI\u20149 niveau opérationnel et la coordination se fait par la standardisation des qualifications.Le personnel attitré à ces tâches a une certaine latitude d'action, mais dans un cadre bien défini.Pour permettre aux employés de bien remplir leur rôle au sein de la bureaucratie professionnelle, la bibliothèque devrait favoriser davantage la socialisation et la formation professionnelle.Au niveau structurel, on constate que les responsables de bibliothèque ont un rôle clé de tampon, lequel se situe à la frontière de l\u2019organisation, entre le personnel de I'intérieur et les parties prenantes extérieures, soit les gouvernements (municipal, provincial), les associations ou les clients.Lors de crises ou de projets particuliers, la coordination est réalisée par supervision directe et les décisions importantes sont prises par le directeur de la bibliothèque au sommet stratégique.L'organigramme de la municipalité reflète une certaine bureaucratie professionnelle, puisque la direction générale laisse une autonomie et une latitude considérable à tous les directeurs de services, spécialistes en leur domaine, dans le contrôle de leur propre service.Ces derniers sont proches des citoyens et répondent directement à leurs besoins.Il existe donc une certaine standardisation des qualifications élaborée pour une large part en dehors de la structure, par les associations professionnelles.Il s'avère très important que la direction générale favorise une socialisation et une formation au niveau municipal afin que les directeurs de services ne perdent pas de vue la mission, les objectifs et la culture de la municipalité.Sinon, ces derniers auront une vue très corporatiste et chacun travaillera pour son service sans vision globale.PLANIFICATION STRATÉGIQUE L\u2019environnement Certains éléments des politiques se révèlent irréalistes quand on observe le milieu entourant la bibliothèque.1.Les élus ne semblent pas intéressés à reconnaître à la bibliothèque d'autres rôles que celui de divertir.C\u2019est pourquoi d\u2019ailleurs ils veulent toujours réintégrer la bibliothèque dans un service de loisir car, selon eux, les gens lisent seulement pour combler leurs heures de loisir, le rôle de l'éducation revenant aux institutions d'enseignement.De plus, à cause de la conjoncture économique les élus parlent de tarifer les inscriptions à la bibliothèque, tandis que les bibliothécaires veulent maintenir le service gratuit à tout prix.2.Les usagers des bibliothèques sont généralement individualistes et connaissent peu leurs droits en termes culturels.Par conséquent, ils ne se plaignent pas de certaines faiblesses des bibliothèques quant au choix des livres, aux services limités et aux locaux inadéquats.Pour leur part, les usagers des services sportifs réagissent plus fortement face aux services inadéquats.Ils se regroupent et se font entendre auprès des élus.Cette différence de comportement n\u2019aide en rien la cause des bibliothèques publiques.3.La bibliothèque n\u2019est pas en concurrence avec les autres bibliothèques publiques puisque ce sont tous des organismes publics.Elle ne l\u2019est pas non plus avec les bibliothèques scolaires qui sont presque inexistantes ou très pauvres.Par contre, la bibliothèque a des concurrents dans le secteur des loisirs, des sports et des voyages.En effet, si on peut lire en voyageant, on ne peut voir un spectacle ou pratiquer un sport en même temps.4.En ce qui a trait aux autres services municipaux, il existe un jeu de pouvoir entre chaque service, à savoir qui va soutirer le plus d'argent pour son service.5.Les employés de la bibliothèque sont prêts à épouser toutes les valeurs et la mission des bibliothèques, en autant que cela n\u2019affecte pas leur horaire de travail et que cela n'ait pas de répercussions sur leur vie familiale.6.Les bibliothèques sont régies par une législation provinciale et municipale qui ne fait pas toujours leur affaire.Par exemple, elles doivent acheter les livres surtout chez le libraire local, même si ce dernier ne peut pas répondre adéquatement et rapidement aux commandes.Les compétences distinctives de la bibliothèque ® les bibliothèques publiques possèdent de grandes forces puisqu'elles regroupent des gens aux intérêts totalement opposés et aux goûts différents.Rares sont les services municipaux de loisir qui présentent cet avantage.© Bien formés et bien articulés, les bibliothécaires sont constamment à la recherche de nouveaux services et de nouveaux produits.Ils ont une expertise documentaire appréciable et peuvent entretenir des rapports personnalisés et étroits avec les citoyens et accorder une attention systématique à leurs besoins.e Le personnel est, en général, bien formé et sensible aux valeurs et à la mission de la bibliothèque.e On constate aussi une grande collaboration et une bonne coopération entre les bibliothèques en ce qui a trait aux échanges professionnels et au partage des ressources.© La qualité des services, le dynamisme, la variété de la documentation font de la bibliothèque le service le plus utilisé dans chacune des municipalités.Plusieurs études le prouvent mais les responsables ne tirent pas assez profit de cette réalité.© Les bibliothèques connaissent toutefois plusieurs faiblesses, particulièrement pour ce qui est des ressources humaines (insuffisance de personnel), financières (budget limité) et techniques (difficulté à acquérir des infrastructures physiques, les locaux n'étant pas toujours adéquats).10\u2014DÉFI décembre 1992 rr i if 0 et it rie troc an Pt e Les bibliothécaires doivent composer avec le syndicat des employés municipaux, lequel accepte difficilement l'établissement d\u2019un horaire de travail adapté davantage aux besoins de la clientèle plutôt qu'à ceux des employés.De plus, le syndicat a tendance à demander une réévaluation des tâches lorsqu'il y a enrichissement des tâches des employés.Ce qui n\u2019encourage pas certains responsables à impliquer davantage les employés, mais à s'en tenir uniquement à la description des tâches déjà établie.La vision et les valeurs des bibliothécaires e Donner le meilleur service qui soit à la clientèle et être attentif; e Contribuer à maintenir la qualité de la vie sous tous ses aspects (éducation, économie, industrie, science et culture); ® Voir a ce que la bibliothèque occupe une place de choix dans la municipalité et le livre une place de choix dans la vie des citoyens; © Favoriser la collaboration et la participation des employés; © Aimer les livres, la culture, la clientèle.Être fier de faire partie de l\u2019organisation.Nombreux sont les bibliothécaires qui ont épousé les valeurs de leur profession au détriment des valeurs de leur municipalité.Très corporatistes, ils semblent manquer de vision globale.Ils sont obnubilés par les bibliothèques au point où ils veulent faire avancer celles-ci au détriment des autres services municipaux.Pour les bibliothécaires, certains principes sont immuables; la gratuité des services, la mission d'informer, d'éduquer, de cultiver et de détendre tous les citoyens envers et malgré tout.Cette attitude crée un conflit, surtout avec les collègues du service des loisirs et des sports, lesquels ont une infrastructure bien assise et considèrent la bibliothèque comme un service de loisir et pas plus.La bonne renommée de la bibliothèque dans le milieu en terme d'organisation et de fréquentation et l'attitude un peu intellect et snob de certains bibliothécaires font en sorte qu'on les perçoit comme des concurrents et non comme des collaborateurs.Stratégie formelle La stratégie formelle (mission et politiques) est en conformité avec les visions et valeurs des bibliothécaires.Elle n\u2019est pas totalement en conformité avec les compétences distinctives ni avec l'environnement.!ly a donc lieu de s'interroger sur la pertinence des choix stratégiques en fonction des contraintes mentionnées plus haut.On constate donc deux problèmes.Le premier est un problème d'attitude: confusion entre les objectifs et les valeurs personnelles.Le deuxième est un problème de mé- connaissance de l\u2019environnement.Absorbés par les problèmes quotidiens et étant un service public et non privé, les directeurs oublient de se préoccuper de la concurrence.lls n\u2019évaluent pas leur part du marché et n\u2018emploient pas adéquatement les moyens en marketing afin de cibler leur clientèle.Planification opérationnelle Il s'avère que les bibliothèques sont très bien structurées en terme de planification.Les directeurs sont habitués à faire des miracles avec peu de ressources grâce à la motivation du personnel, à leur passion du livre et à leur sens de l\u2019organisation.Ils établissent pour la majorité, un plan directeur annuel avec des objectifs précis, un responsable et une date d'échéance.Ce plan en terme d'accueil, d\u2019organisation des nouveaux services, de projets divers semble conforme avec la mission et avec les valeurs des bibliothécaires.Pour réaliser leur stratégie formelle, les bibliothécaires semblent allouer les ressources mises à leur disposition à l'instauration de services d'information et de documentation.Lors de réunions mensuelles avec le personnel, les bibliothécaires font part de la mise en oeuvre de leurs projets.Ainsi, en plus des tâches quotidiennes, le personnel est appelé à participer à des projets bien précis.Contrôle Les bibliothécaires devraient déployer leurs énergies à réviser et à mettre en oeuvre leurs choix stratégiques, au lieu de lutter constamment contre des décisions politiques qu'ils ne peuvent changer sur le champ.Ils doivent s'ouvrir plus au questionnement et à l\u2019autocritique afin de mieux s'adapter à l\u2019environnement changeant des municipalités.Les métaphores: À la lumière de certaines métaphores, nous analyserons le cas des bibliothèques publiques.La bibliothèque fonctionne-t-elle comme une machine?Dans un sens oui, si on parle de la standardisation et de la rigueur des procédés de travail.Pour le reste les bibliothécaires ont une approche culture puisqu'ils considèrent le personnel à la base très valable.Ils aiment les impliquer dans le processus décisionnel.À la lumière de la métaphore de l\u2019organisme et à partir de la théorie de la contingence, nous pouvons constater que certains facteurs d'inertie empêchent les bibliothécaires de s'adapter à leur environnement.Ces facteurs sont: la spécialisation, les idées établies et la façon de voir très corporatiste des bibliothécaires.La bibliothèque peut donc être perçue, de l'extérieur comme un système fermé.Cette perception nuit à son évolution, car pour survivre, la bibliothèque a besoin de se procurer des ressources et d\u2019avoir des alliés.décembre 1992 DÉFI\u201411 En nous servant de la métaphore du cerveau-hologramme, nous constatons que les responsables de bibliothèques font constamment face à des situations changeantes.Le conseil de ville change à tous les quatre ans et tout est alors à recommencer.ils sont aux prises avec une remise en question continuelle du bien fondé de la bibliothèque lors de la présentation du budget et des projets de développement.À l\u2019interne, les bibliothécaires informent régulièrement le personnel des projets, des problèmes, des succès de la bibliothèque.Le personnel est partie prenante de la bibliothèque.On constate une ouverture à l'enrichissement des tâches et à l'ajustement mutuel.Le recours à la métaphore du politique nous fait réaliser combien la dimension politique échappe aux bibliothécaires et combien ils ignorent le pouvoir d\u2019influencer qu\u2019ils peuvent avoir auprès des citoyens, des élus, et de la direction générale.Les bibliothécaires ne sont pas politisés.S'ils l\u2019étaient, ils auraient construit des réseaux en y intégrant chaque fois, ceux qui ont des intérêts importants dans leur domaine, afin de profiter de leur aide et de leur influence.Ils devraient apprendre non seulement à se payer des amis, mais encore à apaiser les ennemis potentiels, à voir plus loin que l'immédiat et à trouver le moyen de procéder à des échanges avec les autres intervenants municipaux.En étudiant le cas des bibliothèques publiques sous l\u2019angle de la métaphore de la prison de psychisme, nous apprenons que les bibliothécaires se font prendre aux pièges de leur propre fabrication.Ils sont fermés aux autres et prisonniers de leur psychisme etils tombent dans le piège du succès.Ils considèrent comme immuable la supériorité de leurs valeurs, de leur compétence technique et de leurs connaissances.Ils tombent aussi dans le piège de l'effet de groupe corporatiste qui a une pensée commune, mais sans trop d\u2019auto-critique.ils se créent une façon de voir et ils suggèrent une façon d\u2019agir qui les empêche d'envisager une autre vision du monde.Cette réflexion métaphorique a permis de prendre conscience qu'il existe un rapport étroit entre les façons de penser et les façons d'agir des bibliothécaires et qu'un grand nombre de problèmes organisationnels ont leurs sources dans leurs pensées.CONCLUSION ET SOLUTIONS À ENTREPRENDRE Comme nous pouvons le constater, le blame du non- développement des bibliothèques publiques du Québec n\u2019est pas seulement occasionné par le manque de ressources financières.Nous, les bibliothécaires, avons une part de responsabilité car même si nous croyons beaucoup à la cause des bibliothèques publiques, nous lui nuisons par certaines attitudes.Les solutions: 1.Adapter la mission et les politiques aux contraintes de l\u2019environnement et aux ressources disponibles.Cette adaptation va à l'encontre des valeurs des bibliothécaires.2.Avoir une vision globale des besoins des citoyens et non une vision axée strictement sur la bibliothèque et les besoins de lecture.3.Gagner la confiance des élus.Comprendre leurs attentes ainsi que celles de la direction générale.Garder une bonne crédibilité en démontrant des habiletés interpersonnelles et une compétence.4.Être plus souple, savoir quand faire des concessions et quand imposer ses vues.5.Éviter de s\u2019en prendre toujours à l'employeur même s'il ne partage pas toujours notre opinion et même s\u2019il prend une décision qui va à l'encontre de la nôtre.C'est lui l\u2019élu.C\u2019est lui notre employeur et nous nous devons de lui être loyal.6.|| faut entretenir des relations positives à tous les niveaux hiérarchiques: en haut, pour avoir accès aux personnes influentes; avec les collègues des autres services municipaux, pour agrandir sa coalition; en bas, pour éviter les insatisfactions chez les employés.7.Gagner la sympathie du public et créer un réseau de porte-parole.8.Repenser notre schéma communication.9.Suivre des cours de formation pour savoir persuader, faire comprendre et influencer.10.Cette réflexion nous a permis de constater que nous avons des points à améliorer dans notre vision des choses et dans nos attitudes.Mais comme toute chose dans la vie, l'excès peut occasionner un déséquilibre.Il ne s'agit donc pas de conclure qu'il ne faut plus être corporatiste ni défendre avec ardeur la cause des bibliothèques publiques.Il ne s\u2019agit pas non plus de nous fermer aux autres et d\u2019avoir une vision radicale qui ne laisse pas de place aux autres, mais il s'agit tout simplement d\u2019être auto-critique et conscient que notre service n\u2019est pas une fin en soi mais qu'il fait partie d'un tout.Et pour conclure, on peut dire que les bibliothécaires ont à leur portée tout ce qu'il faut pour être de bons gestionnaires, la culture générale, l'information sur tous les sujets et cela plus que tous les autres responsables de services municipaux.Ils doivent cependant développer plus certains rôles de gestionnaire tels que le rôle de diffuseur d\u2019information auprès des élus, de la direction générale et des autres collègues municipaux; celui d\u2019entrepreneur pour viser la croissance de la bibliothèque; et enfin le rôle de négociateur et d'agent de liaison.Bref, les bibliothécaires ont tous les outils en mains, ils connaissent la formule.|| ne leur reste qu'à l\u2019actualiser et à l'appliquer pour que le développement des bibliothèques publiques du Québec passe du rêve la réalité.12\u2014DÉFI décembre 1992 11 remet par Hélène Pétrin et Réjean Savard EBSI, Université de Montréal UN VOYAGE ENRICHISSANT! Du 22 février au 4 mars derniers, onze étudiants et étudiantes du profil Bibliothèques publiques à l\u2019École de bibliothéconomie et des sciences de l'information, accompagnés de leur professeur Réjean Savard, ont effectué en France un voyage d\u2019études et de recherche.Pendant cette courte période, ils ont pu visiter treize bibliothèques, en plus de rencontrer plusieurs intervenants importants du milieu professionnel.Le projet fut financé par différentes sources, notamment par la compagnie Infocentre, le ministère des Affaires culturelles du Québec et le Service de la coopération internationale de l'Université de Montréal.Les objectifs du projet étaient les suivants: 1.Présenter un état de la question sur les bibliothèques publiques en France en regard de la situation québécoise.En tirer des conclusions utiles.Publier les résultats.Permettre aux étudiants de découvrir une réalité culturelle et professionnelle différente.5.Favoriser un rapprochement entre les professionnels de la lecture publique en France et au Québec.A Wh À la suite de ce voyage, une publication collective des finissants du profil Bibliothèques publiques sera lancée sous peu sous le titre «Les bibliothèques publiques en France: points de comparaison avec le Québec».PLANIFICATION DU PROJET Un voyage d'études outre-mer en pleine session, c\u2019est faisable! Avec beaucoup de travail, d\u2019acharnement, de volonté, de persuasion.Le projet a été concocté dès octobre 1991.Ingrédients essentiels: appui du directeur et des professeurs de l\u2019École, demandes de subventions à des organismes privés et publics, communications avec l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (ENS- SIB) à Lyon et d\u2019autres bibliothécaires en France, conception et réalisation de projets «lucratifs» (vente d'un t-shirt, apparition à l'émission Détecteur de mensonges), calcul et re-calcul des coûts, etc.ARRIVÉE TARDIVE Enfin, le départ.retardé d'une nuit que nous avons passée au Sheraton Laval aux frais d'Air Canada suivie d\u2019une autre nuit au Sofitel **** à Paris puisque nous ne pouvions prendre notre correspondance le soir même pour Lyon.Vous êtes déjà monté en avion le matin de telle sorte que l'heure d'arrivée à l\u2019hôtel est théoriquement celle du coucher alors qu\u2019avec le décalage horaire il n\u2019est que 18h00?Bonne nuit.Le personnel de l\u2019École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliotheques (ENSSIB) nous a accueillis trés gentiment et nous avons pu profiter des chambres laissées vacantes par les étudiants durant la semaine de relâche.Ces appartements ont également servi de points de rencontre pour des soupers en petits groupes.Vous devinez les aléas de trois voitures qui tentent de se suivre le premier soir?Nous n'avons pas tous soupé au même restaurant mais dès le lendemain chaque voiture était désormais munie de cartes et de trajets précisément identifiés.Il a fait beau en France.Le plaisir de savoir qu\u2019on était en février et d'oublier les bottes d\u2019hiver et parfois le FRERE EN décembre 1992 DÉFI\u20141 3 res SRR QE re lourd manteau parce que le soleil était chaleureusement au rendezvous! VISITES PROFESSIONNELLES Nous avons été reçus très aimablement par les bibliothécaires français.Parfois une simple visite professionnelle, parfois une collation ou encore un dîner copieux ou un souper gastronomique toujours précédés de l'apéro de la région.L\u2019atmosphère était à la fête même le samedi midi où des bénévoles de BCP nous accueillirent.Nous avons vu des bibliothèques de tous formats, allant de toutes petites (deux pièces) à des immenses (six étages).Pas de bibliothèques publiques situées dans des sous-sols pauvrement éclairés.On accorde en général beaucoup d'importance aux enfants pour lesquels on a soigné l\u2019environnement de la lecture à la fois joyeux et confortable, par exemple par celle de Rive-de-Gier.L'architecture est souvent moderne et parfois remarquable comme celle de la BCP de l\u2019Ardèche, ou celle de la Maison du livre, de l\u2019image et du son à Vil- leurbanne.De plus, à la bibliothèque de Lyon, il est fortimpressionnant de voir et de toucher des livres datant des siècles derniers dont l\u2019enluminure est tout simplement superbe.De même, les manuscrits de Berlioz et de Stendhal, à Grenoble, ont retenu notre attention.Certaines bibliothèques offrent des services peu répandus au Québec.Ainsi, presque toutes les bibliothèques visitées avaient leur catalogue accessible en ligne grâce au Minitel.Les bibliobus sillonnent aussi les villes et villages isolés; les panneaux de celui de la Drôme sont merveilleusement bien illustrés.On retrouve également des vidéodisques interactifs dans les grandes bibliothèques, et parfois des logithè- ques.En outre, il est intéressant de noter que la littérature québécoise occupe une place de choix dans les collections.À Paris, les bibliothèques de la Cité des sciences et de l\u2019industrie (La vil- lette) et du Centre Georges- Pompidou (la Bibliothèque publique d'information), gigantesques édifices, ouverts à tous, brillent par la quantité et la qualité de documents et de services offerts.À la BPI, tout le monde veut savoir où l'on trouve son patronyme en territoire français et les labos de langue sont fort populaires.Soulignons l\u2019amabilité avec laquelle les bibliothécaires et les professeurs de l\u2019'ENSSIB ont répondu à nos questions afin que nous puissions faire progresser les sujets d\u2019étude que nous avions à approfondir pour notre travail.Le directeur de l\u2019'EBSI, Marcel Lajeunesse, est venu nous saluer ce jeudi midi où l'ENSSIB nous offrait un dîner bien arrosé.VISITES TOURISTIQUES Nos quartiers généraux étaient situés à Lyon, et nous avons beaucoup apprécié l\u2019ancienne capitale de la Gaule romaine.Nos quelque trente heures passées en Ardèche nous ont permis de voir des paysages fabuleux comme le pont d'Arc, d'être initiés à la lithographie artisanale et de faire un arrêt dans les caves d\u2019un vignoble.Le dimanche a été consacré à la visite du pont du Gard et à celle du palais des Papes à Avignon.À Paris, nous avons flâné par petits groupes selon les goûts de chacun et comme ce n'est pas le choix qui manque.TOUTE BONNE CHOSE AYANT UNE FIN Bref, un merveilleux voyage d\u2019études et de recherche en France pendant lequel personne n\u2019a fait l'école buissonnière sous un soleil printanier toujours au rendez-vous.Même s\u2019il a fallu mettre les bouchées triples au retour pour les travaux universitaires laissés en plan, le déplacement valait plus que la chandelle! Nous avons découvert un monde bi- bliothéconomique différent du nôtre dont vous pourrez apprécier les facettes dans notre rapport qui sera publié sous peu.14\u2014DÉFI décembre 1992 \\X ( it ol w a li des Di nN par Gérard Mercure Responsable du plan de développement des collections Université du Québec à Rimouski RAPPORT CGI Conseillers en gestion et informatique CGI Inc.Étude sur l\u2019informatisation des bibliothèques publiques du Québec, présentée à l'Association des Directeurs de bibliothèques publiques du Québec (ADIBIPUQ) par Conseillers en gestion et informatique CGI Inc., Montréal, ADIBI- PUQ, 1991.Cette étude a été réalisée pour le compte du ministère des Affaires culturelles du Québec et l\u2019Association des Directeurs de Bibliothèques publiques du Québec (ADIBI- PUQ).Elle a pour but d'évaluer les besoins des bibliothèques publiques du Québec en matière d\u2019informatisation, de présenter une politique d'intervention et de fournir un instrument de référence à l'intention des décideurs locaux.Des représentants du milieu et le comité directeur du projet se sont prononcés sur ses conclusions.On se retrouve donc avec un document de moins de cent pages qui se veut à la fois un portrait de la situation actuelle dans les bibliothèques publiques, un énoncé de principes directeurs encadrant le développement et l'implantation de systèmes et un guide sur l\u2019informatisation d\u2019une bibliothèque.L'entreprise est ambitieuse et le résultat d\u2019un bonheur inégal.UN PORTRAIT DE LA SITUATION ACTUELLE Une enquête avec entrevues et questionnaire a été menée auprès de 151 bibliothèques publiques du Québec et de 11 bibliothèques centrales de prêt.On y apprend que des 111 qui ont répondu, 43 ont au moins une fonction informatisée et que 47% de ce nombre, soit une vingtaine, en ont au moins quatre.51 bibliothèques ne sont pas encore informatisées par manque de budget pour le faire.La plupart des installations sont récentes, la majorité ont été réalisées entre 1986 et 1990.On y apprend également que le taux de satisfaction des logiciels de gestion documentaire est de 74% et que les fonctions de gestion des périodiques et du contrôle budgétaire des acquisitions, sont celle qui laissent encore à désirer.Toutes les BCP, à l'exception de deux, ont informatisé les fonctions de rotation des collections, la gestion des acquisitions et le catalo- gage.La BCP de la Mauricie agit comme serveur catalogra- phique pour 7 des 11 BCP.Cet état de l\u2019informatisation des bibliothèques publiques au Québec constituait jusqu\u2019à la diffusion de ce rapport une information inédite.C\u2019est une pratique courante de publier de telles enquêtes aux Etats- Unis.Chez nous, elles sont rares pour ne pas dire inexistantes.En cela, ce rapport revêt déjà un intérêt particulier et fort apprécié.On ne peut pas en dire autant de l'originalité de l\u2019analyse des marchés mondial, américain, canadien et québécois empruntée à des sources bibliographiques facilement accessibles, telles que le Library Journal et le Canadian Library Journal.Les statistiques sur le nombre d\u2019installations de systèmes apportent peu à cette étude.Même les fournisseurs américains contestent la valeur des statistiques publiées dans les revues professionnelles en raison de la très grande variété des matériels et des logiciels disponibles sur le marché.Le nombre d'installations ne peut être, de toute façon, un critère de choix.Par contre, le portrait des marchés canadiens et québécois a davantage sa place car il permet d'identifier les systèmes les plus répandus au pays et disponibles localement.Mais, ce ne peut être encore là qu\u2019un indicateur de la popularité d\u2019un produit.ll aurait été plus instructif de s'attarder sur les tendances du marché et de donner un aperçu des innovations technologiques en informatique documentaire.Le rapport en souligne quelques-unes, par exemple, la «vente de logiciels documentaires sans la plate-forme technique» et la «demande de liens locaux entre le système de gestion documentaire et des stations de travail autonomes (PC)» (p.27).Il aurait pu aussi être question de terminaux prenant en charge une part du travail de vérification, d\u2019interfaces plus conviviales, de recherche assistée, de valeur ajoutée à la notice bibliographique par un enrichissement des clés d'accès, de passerelles de communication avec d\u2019autres systèmes, etc.On s\u2019en est tenu, par réalisme sans doute, aux systèmes actuellement disponibles sur le marché.Cet exercice aurait permis d'ouvrir les perspectives et de situer la démarche par rapport à l\u2019évolution de la technlogie.On conçoit encore trop facilement une informatisation qui ne s'adresse encore qu\u2019au personnel technique alors que le catalogue de la bibliothèque devient de plus en plus pour l'usager une fenêtre ouverte sur d\u2019autres systèmes.On ne donnerait plus dans ce rapport comme indice d\u2019une technologie récente, l\u2019utilisation des codes zébrés et des lecteurs (ou crayons) au laser.DES PRINCIPES DIRECTEURS SUR L'ÉTABLISSEMENT D\u2019UN RÉSEAU DE BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES Le chapitre traitant d\u2019un réseau éventuel de bibliothèques publiques s'ouvre sur la présentation de deux modèles ontariens: le réseau de la Bibliothèque nationale du Canada (BNC) et du réseau OPLIN (Ontario Public Library Information Network).Si le choix du second nous apparaît tout à fait pertinent dans le cadre de cette étude, le premier se présente davantage comme un catalogue collectif (DOBIS) et un serveur de notices catalographiques et de localisation pour le PEB (PEB/ILL).Puisque les exemples choisis ne sont pas exclusifs au monde des bibliothèques publiques, pourquoi n'est-il pas aussi question du réseau québécois des bibliothèques de cégeps, RENARD et du réseau des bibliothèques de l'Université du Québec?C'est là que se trouve le savoir-faire en matière de réseaux de bibliothèques et d'interconnexion au Québec.De plus le milieu universitaire a une longue tradition dans la gestion de l'échange inter-bibliothèques avec le service décembre 192 DÉFI\u201415 PEBUQUILL de la CREPUQ.Il est proposé dans ce rapport la création de réseaux regroupant les bibliothèques publiques autonomes et les bibliothèques centrales de prêt (BCP) d\u2019une même région administrative.Le lien préconisé à l\u2019intérieur d\u2019un réseau régional consiste en un raccordement à un réseau public (Datapac ou EDUPAQ) de type X.25.Il est aussi question de liens avec d'autres réseaux: universitaires, collégiaux, gouvernementaux et privés, mais sans mention du type d\u2019interconnexion.Comme il y a 16 régions administratives, il pourrait y avoir théoriquement autant de réseaux régionaux.Une fois branché à un réseau provincial ou national, on peut accéder à tous les points qui y sont reliés.Politiquement, on veut respecter l'autonomie régionale; mais à quel prix?ll faudra, dans chacune des régions, assurer la gestion d\u2019un réseau.Comme l\u2019une des tendances du marché est d'offrir des systèmes sur microordinateurs regroupés en réseaux locaux (et que dans les régions métropolitaines), on découvrira vite les avantages de se joindre à d\u2019autres groupes de bibliothèques, on fera vite face à des problèmes d'interconnexion plus complexes qu\u2019un simple lien de communication.!l faudra tôt ou tard développer et mettre en commun une expertise interne.De plus, il y a réseau et réseau.Cela peut aller de la simple transmission en différé de fichiers à une intégration complète des systèmes dans un modèle réparti.C\u2019est dans le mode de gestion qu'il faudra veiller au respect de l'autonomie des établissements et des régions, par des protocoles d'entente régissant le financement et précisant les formes d'adhésion et, pour employer un terme à la mode, de partenariat.Le groupe de support au réseau proposé pourrait jouer le rôle de coordination et d'appui technique.Il doit en effet «assurer le bon déroulement technique et logistique des opérations sur le réseau et aider à l'implantation des infrastructures» (p.50).La stratégie de financement, les politiques de subvention des équipements de télécommunications, les modes de compensation financières pour les bibliothèques surtout prêteuses sont énoncés au conditionnel.Ce sont davantage des déclarations d\u2019intervention que des recommandations fermes.Dans son exposé trop rapide des implications techniques et administratives, l\u2019auteur du rapport semble bien conscient des implications d\u2019un tel projet puisqu'il qualifie la mise en place graduelle des infrastructures-ré eaux de «projet d'envergure» (p.49).L'intérêt d\u2019un réseau réside dans le partage des ressources pour le traitement, le prêt entre bibliothèques et la consultation des catalogues.Les fonctions prévues se rapportent aux deux premiers éléments et peu au troisième.On propose d'assurer un lien commun avec les serveurs bibliographiques et les autres bibliothèques pour le catalogage.On tentera d'éviter la constitution onéreuse d\u2019un catalogue collectif régional pour des fins de traite- ment et de localisation.Pour le prêt entre bibliothèques, on compte sur un scénario de localisation automatique au moyen d\u2019une interface qui convertira la requête en une transaction de recherche.Le coût de développement de cette interface est estimé à environ 160 000$, ce qui, à première vue, est réaliste.Depuis ce rapport, il faudra toutefois voir où en sont rendus les systèmes implémentés selon le protocole ISO conjointement avec la Bibliothèque nationale du Canada.Il existe, à notre connaissance, au moins trois logiciels de PEB en usage dans les bibliothèques au Québec dont un est conforme au protocole ISO.Quant à la consultation réciproque des catalogues, le besoin n\u2019est pas encore ressenti, mais le réseau étant en place, cette fonction sera facilement accessible.Pour les catalogues des bibliothèques des universités québécoises, c'est déjà pratique courante.La communication se fait par l'intermédiaire du réseau Internet ou par le serveur Infopug qui offrira bientôt, sous un même menu, l'accès aux catalogues des bibliothèques universitaires du Québec.Les énoncés de principes qui sous-tendent la mise en place d\u2019un réseau de bibliothèques publiques nous apparaissent justes et avisés à l\u2019exception du premier, compte tenu des réserves exprimées plus haut: 1) Favoriser la constitution de réseaux régionaux plutôt qu'un seul réseau à la grandeur du Québec; avoir un modèle ouvert flexible et adaptable; 2) Assurer l'autonomie régionale, procéder par étapes dans la mise en place, s'assurer d'une juste répartition des coûts entre les membres du réseau; 3) Bâtir le réseau à partir des éléments déjà en place, favoriser des liens indépendamment des solutions techniques locales et choisir des normes internationalement reconnues.UN GUIDE SUR L'INFORMATISATION LOCALE C\u2019est la partie la mieux réussie du rapport.Elle débute par une série de recommandations touchant le choix d'un système, la gestion du processus administratif d'informatisation, la gestion financière de l'informatique.Elle se poursuit par un ensemble de conseils pratiques sur l\u2019organisation d\u2019un projet d\u2019automatisation, sur ses étapes de réalisation.Elle se termine par l'identification et la quantification des besoins selon l'importance du projet en fonction de la grosseur de la bibliotheque et la population qu\u2019elle dessert.Ces données, pourtant fort utiles mais difficiles à trouver, ont été compilées à partir d\u2019une consultation de fournisseurs de systèmes et de l'analyse de sites opérationnels.Nous ne sommes cependant pas en mesure de confirmer la valeur de ces règles pratiques: elles varient selon le milieu d'application, l\u2019évolution de la technologie et les conditions du marché.16\u2014DÉFI décembre 1992 \\ \\ JE TE pires LORE DR ORI FERMI DE La structure administrative proposée d\u2019un projet d'informatisation s'inspire de l'ouvrage de John Corbin, Managing the Library Automation Project, un classique dans le domaine mentionné dans la bibliographie en annexe du rapport.Il n'existe malheureusement pas en français d\u2019équivalent pour le gestionnaire québécois désireux d\u2019automatiser sa bibliothèque\u2019.Les bibliothécaires américains, encore une fois, bénéficient d'une documentation beaucoup plus abondante et tout à fait adaptée à leur contexte national.Ce guide vient manifestement combler un besoin.Dans un rapport rédigé par un groupe d'experts- conseil, on s'attend de toujours trouver le mot juste en informatique de gestion.Dans ce cas-ci, la langue est de bonne qualité à quelques exceptions près.Le rédacteur met avec raison le mot «reconversion» entre guillemets puisqu'il ne peut y avoir «reconversion» sans y avoir déjà eu conversion de données.Il s\u2019agit plutôt de «rétroconver- sion».Mais, il emploie l'expression «en langage machine» (table des matières et p.83) au lieu de «lisibles» ou «exploitables par machine», qui serait plus juste.Il confond le néologisme «implémentation» (p.48), avec le mot «im- plantation» pour distinguer la mise à l'essai d\u2019un système de son implantation proprement dite.Il utilise pourtant le jargon informatique: les expressions «équipe dédiée au projet» (p.63) pour «comité de supervision», «assignation au projet» pour «affectation au projet» (p.63), «personnification du produit» pour «adaptation locale du produit» (p.65).On peut pardonner plus facilement que tout au cours du rapport, il emploie l'expression «systèmes de gestion documentaire» au lieu de systèmes de gestion de bibliothèques: il n\u2019est pas du milieu.En bibliothéconomie, l'usage distingue généralement les logiciels de gestion de bibliothèques des autres logiciels documentaires de gestion de bases de données bibliographiques et textuelles.Ce rapport est à la fois un portrait précis et révélateur d\u2019une situation, une ébauche à compléter d\u2019un réseau et d\u2019une politique de partage des ressources, et un guide avisé pour une informatisation locale des bibliothèques publiques du Québec.1 Sans que le sujet soit traité dans cette perspective, nous vous proposons la lecture du livre d'Alain Jacquesson, qui vient de paraître aux Éditions du Cercle de la Librairie: L'informatisation des bibliothèques; historique, stratégie et perspectives.Une recension de cet ouvrage paraîtra dans Documentation et bibliothèques au cours de 1993.| Ad A AE) \"CANEBSCO un service CANEBSCO vise l'excellence dans les services offerts aux bibliothèques pour la gestion de leurs périodiques.C'est pourquoi: e Nous avons créé et maintenons à jour une banque de données de plus de 200,000 périodiques, magazines, séries irrégulières, annuels et envois d'offices publiés dans le monde entier.e Nous avons développé EBSCONET® un service d'abonnement en ligne reliant les bibliothèques avec notre banque de données.e Nous avons développé des passerelles avec la plupart des systèmes intégrés en usage dans les bibliothèques.e Nous opérons un réseau de 25 centres de traitement dans 15 pays et sur les 5 continents.e Nous opérons un centre de traitement local pourvu de personnel formé pour comprendre et satisfaire vos besoins personnels.e Nous vous offrons l'expertise d'une compagnie internationale jouissant d'une solide réputation.CANEBSCO propose aux clients du Québec le service le plus complet et le plus pertinent pour une gestion efficace de leurs périodiques.La compétence et la réputation CANEBSCO à votre service.LES SERVICES D'ABONNEMENT CANEBSCO Six Boul.Desaulniers, Suite 308 St.Lambert, Quebec J4P 1L3 (514) 672-5878 Ligne directe pour Quebec: (800) 361-7322 décembre 1992 DEFI\u20141 7 EL EH Er par Sylvaine Tétrault LE PARTAGE DES RESSOURCES DOCUMENTAIRES: APERÇU DE LA FRANCE ET DU CANADA Lorsque l\u2019on pense à la mise en commun des ressources documentaires, il nous vient tout de suite à l'esprit le prêt entre bibliothèques, le catalogage collectif, la gestion des documents, l\u2019accès aux bases de données, etc.Comment cela se traduit-il dans les bibliothèques publiques?Voyons ce qui se fait en France et au Canada.LA FRANCE En France, même si les bibliothèques sont extrêmement cloisonnées par nature\u2019, il existe un réel désir de coopération.Le programme qui apparaît le plus essentiel est celui de la fourniture de documents.Une messagerie électronique permet de répondre aux demandes de prêt entre bibliothèques entre les bibliothèques universitaires et I\"INST (Institut National pour l'Information Scientifique et Technique).Un projet appelé projet ION, d'interconnexion européenne est en cours de développement.Le cloisonnement des bibliothèques, et principalement au niveau des bibliothèques publiques, fait en sorte que peu de coopération existe entre celles-ci.De fait, le P.E.B.entre bibliothèques de lecture publiques est extrêmement faible; il ne représente pas plus de 5% du flux total des prêts de France.Au niveau des bibliothèques universitaires, on assiste à un désir de développement concerté des collections par choix thématique.La constitution de base de données et de catalogues collectifs est déjà une réalité.Depuis 1983, le ministère de l'Éducation Nationale parraine le Catalogue Collectif National des Publications en Série.Regroupant 200 000 localisations dans les 850 000 collections reposant dans 2 800 bibliotheques ou centres de documentation, le CCN est interrogeable en ligne, disponible sur CD-ROM et aussi en mode vidéotext sur Minitel.De plus, il fournit des microfiches ou des sous-produits sur papier.Finalement, il existe une coopération nationale pour élaborer le langage commun d'indexation-matières RAMEAU.Il s\u2019agit de la traduction française des vedettes- matières de la Bibliothèque du Congrès (les Library of Congress Subject Headings), jumelé au Répertoire de Vedettes Matières de l\u2019Université Laval à Québec.Réalisé par la Bibliothèque Nationale et le ministère de l'Education Nationale, RAMEAU s'appuie sur la collaboration de six «Bibliothèques Experts» en Physique, Chimie, Botanique, Zoologie, Médecine et Pharmacie, pour l'élaboration des termes scientifiques.LE CANADA Dans un récent numéro des Nouvelles de la Bibliothèque nationale\u2019, la mise en commun des ressources se traduit, dans les bibliothèques canadiennes par l'élaboration des catalogues collectifs, la gestion des documents, le prêt entre bibliothèques et la livraison des documents.Différents exemples concrets illustrent ceci.En Colombie britannique, on a entrepris d'installer dans toutes les bibliothèques publiques et dans les établissements d'enseignement supérieur un catalogue collectif sur CD-ROM des collections de 54 bibliothèques.La gestion des collections, l\u2019achat en groupe, I'élagage et les échanges sont des activités maintes fois pratiquées en collaboration avec d\u2019autres bibliothèques.Pour l'Ontario, il existe un système appelé «Map Exchange Project» qui veille à la diffusion des cartes géographiques aux bibliothèques disséminées à travers toute la province.Les bibliothèques choisissent les cartes parmi celles en circulation et déposent en échange les cartes de leur collection dont elles veulent se défaire.L\u2019aspect le plus important de la mise en commun des ressources reste toujours le P.E.B.et la livraison des documents.Les demandes et réponses de P.E.B.sont souvent faites par voie électronique et on compte parfois sur un délai de livraison de 24 à 48 heures.D'autres réalisations sont également à mettre en évidence: que l\u2019on pense à la mise en commun des documents multilingues faits par la BNC et disponibles dans toutes les provinces* et aux catalogues collectifs dans des bases de données telles que DOBIS, Utlas, etc.\u201c.Ces bases de données offrent un bon appui au P.E.B.mais sont également un soutien important lors du catalogage et à la référence.D\u2019un pays l\u2019autre, le partage des ressources documentaires inclut presque toujours les mêmes opérations, P.E.B., gestion des documents, etc.Il nous est difficile, à ce niveau, de réinventer laroue.Cependant des avenues intéressantes restent à exploiter.Il n\u2019en tient qu\u2019à nous de les mettre de l'avant.1 Christine Deschamps «Cooperation and Networking between French Libraries» Libri 1991: vol.41, no 4, pp.262-271 2 Iris Winston, «Des bibliothèques qui travaillent ensemble», Nouvelles de la Bibliothèque nationale, Juin 1992, vol.24, no 6, pp.3-5 3 Marie Zielinska, «La mise en commun des documents multilingues», Nouvelles de la Bibliothèque nationale, Juin 1992, vol.24, no 6, pp.9-10 4 «La mise en commun aux ST1», Nouvelles de la Bibliothèque nationale, Juin 1992, vol.24, no 6, p.13 1 8\u2014DÉFI décembre 1992 XX f 4 par Judith Dansereau J Coordonnatrice des Services du réseau B.C.P.de la Mauricie LES SERVICES TECHNIQUES CENTRALISÉS Si l'expression Services techniques centralisés signifie quelque chose pour vous, vous avez sans doute fréquenté ou fréquentez encore quelqu'un qui travaille dans une bibliothèque centrale de prêt.Mis en place au milieu des années 1970 par la B.C.P.de la Mauricie, ces services visent prioritairement à répondre aux besoins des bibliothèques centrales de prêt, souvent désignées par l'expression «B.C.P.».Jusqu'à ce jour, les Services techniques centralisés ont permis à ce groupe de bibliothèques de s'offrir des services de qualité tout en maintenant les coûts à un niveau raisonnable.Conçus pour des clients très bien identifiés, les Services techniques centralisés présentent des caractéristiques originales.Ils se distinguent plus particulièrement par la gamme des services offerts, par leur structure et par leur mode de financement.Les ressources informatiques développées pour soutenir les services sont aussi assez originales.Enfin, quelques données quantitatives présentées avant la conclusion complètent le portrait des Services techniques centralisés et donnent une idée de l\u2019envergure de leurs activités.1.LA GAMME DES SERVICES Les Services techniques centralisés prennent en charge toutes les activités de la chaîne documentaire: choix, acquisition, classification, catalogage, indexation, préparation matérielle, reliure.De plus, ils assurent la gestion des budgets d'acquisition de leurs clients.Il est à noter que, pour le moment, les Services techniques centralisés ne traitent que les livres en langue française publiés dans l\u2019année en cours.1.1 Le choix des documents Au début de l\u2019année financière, chaque B.C.P.cliente fournit la liste de ses exigences en matière de choix.Les informations transmises concernent les aspects qualitatifs et quantitatifs.Chaque semaine, la professionnelle responsable de cette activité choisit les titres à acheter parmi les nouveautés reçues en office.Ces choix s'effectuent en tenant compte de la pertinence de l'acquisition des documents pour une bibliothèque centrale de prêt.Sont aussi prises en considération les exigences de chaque client.1.2 L\u2019acquisition des documents Chaque semaine, la technicienne responsable de cette activité commande les titres choisis; elle respecte les directives de la professionnelle relativement au nombre a d'exemplaires à commander dans chaque catégorie de documents pour chacun des clients.Les commandes sont réparties entre les différentes librairies désignées par les B.C.P.clientes.En effet, le budget d'acquisition de chaque client doit être dépensé chez les libraires agréés de son territoire.Après chaque commande, une liste des titres toujours en commande est expédiée aux bibliothèques clientes.Le volet «acquisition» comprend aussi la réception des documents, la vérification des factures, les rappels de commande et l'annulation des titres non disponibles.Il est à noter que les Services techniques centralisés interdisent aux libraires de faire des commandes en Europe.1.3 Le traitement bibliographique des documents Le traitement comprend la classification, le catalogage et l'indexation des documents acquis pour l'un ou l\u2019autre des clients.Pour la classification, on utilise la dernière édition des tables Dewey; le catalogage suit les règles énoncées dans RCAA II (niveau intermédiaire) et on a recours aux vedettes-matière de l'Université Laval pour l'indexation.Les Services techniques centralisés ont aussi consigné dans un cahier de normes les règles de traitement développées pour répondre aux besoins spécifiques des bibliothèques centrales de prêt.Selon la priorité accordée aux documents, les titres sont traités pendant qu'ils sont en commande (à l'aide de l\u2019exemplaire acquis en office) ou après leur réception.Les données de traitement sont transmises aux clients électroniquement ou sur support conventionnel.Les bibliothèques qui ont accès au TED (transmission électronique des données) reçoivent électroniquement les notices relatives à tous les documents acquis par les Services techniques centralisés (la description de la transmission se trouve à la section «Ressources informatiques»).Les clients qui n\u2019ont pas encore accès à la transmissionn électronique reçoivent, pour chaque titre acquis pour eux, un jeu de fiches ou la fiche principale.Les fiches sont expédiées quand les livres sont envoyés à la reliure.Toutes les B.C.P.intéressées peuvent recevoir les notices traitées par les Services techniques centralisés même si aucun document n\u2019est acheté pour elles.1.4 La préparation matérielle des documents Pour chaque document à être expédié à la reliure, les Services techniques centralisés préparent les étiquettes A re re décembre 1992 DÉFI\u20141 9 de cote.De plus, pour les clients qui en font la demande, ils rédigent les cartes de prêt.Les étiquettes de cote sont expédiées au relieur qui les colle au dos des livres avant l'étape de la plastification.Quant aux cartes de prêt, elles sont envoyées au client au moment où les livres partent pour la reliure.C\u2019est le relieur qui prend en charge la pose des pochettes à l'intérieur des livres.1.5 La reliure des documents Tous les documents acquis pour les clients sont expédiés chez un relieur.Les Services techniques centralisés fournissent au relieur une liste de distribution, ce qui permet a ce dernier d\u2019expédier directement chez le client les exemplaires reliés.Du fait que le relieur traite un grand nombre de volumes de format identique, les colts de reliure sont moins élevés, en général, que dans les autres bibliothèques.C\u2019est la B.C.P.de la Mauricie qui choisit le relieur et qui négocie les contrats de service.1.6 La gestion des budgets Au début de chaque année financière, chaque B.C.P.cliente fournit aux Services techniques centralisés les informations suivantes: le montant à dépenser pour les achats de livres, le montant alloué à chaque catégorie (documentaires, romans, livres pour les jeunes) ainsi que les sommes à dépenser chez les différents libraires agréés de sa région.La coordonnatrice des Services techniques centralisés veille à ce que ces montants soient dépensés avant la fin de l\u2019année financière tout en s\u2019assurant qu'ils ne soient pas dépassés.Une fois par mois, chaque bibliothèque client reçoit l\u2019état de ses dépenses ainsi qu\u2019un rapport sur les sommes dépensées chez les libraires de sa région.2.LA STRUCTURE Gérés par la Bibliothèque centrale de prêt de la Mauri- cie, les Services techniques centralisés ne sont pas une entité distincte.Les employés affectés à ces activités sont engagés par la B.C.P.de la Mauricie et font partie de la même unité syndicale que les autres membres du personnel.L'équipe des Services techniques centralisés compte six personnes dont une professionnelle responsable de la coordination des activités.Cependant, tout le personnel relève du directeur général de la B.C.P.Cette année, un Comité de gestion a été mis en place.Il est compose des personnes suivantes: le directeur général de la B.C.P.de la Mauricie, la coordonnatrice des Services techniques centralisés, le secrétaire du Regroupement des B.C.P.et des directeurs généraux représentant les bibliothèques clientes.Ce comité doit définir les grandes politiques et établir les priorités des Services techniques centralisés.3.LE FINANCEMENT En premier lieu, précisons que les deux principales sources de financement des bibliothèques centrales de prêts sont: la subvention du ministère des Affaires culturelles et les contributions des municipalités affiliées.Deuxièmement, il faut faire une distinction entre le financement des activités courantes et celui des projets spécifiques.Les projets spécifiques englobent surtout ce qui a trait au développement de logiciels.3.1 Le financement des activités courantes Dans le calcul de la subvention versée à la B.C.P.de la Mauricie, le M.A.C.inclut le salaire du personnel affecté aux Services techniques centralisés.Par conséquent, toutes les bibliothèques centrales de prêt contribuent, d\u2019une certaine façon, au financement des Services techniques centralisés qu\u2019elle soient clientes ou non.De plus, des frais sont facturés pour chaque fiche principale ou jeu de fiches expédié aux bibliothèques clientes qui reçoivent Librairie = emarc UN RESEAU DE SERVICES DANS UN RESEAU DE LIBRAIRIES ELISA eo dens, Te TN cite Pro PT ore sen DES UN RES QU'ON ÉCOUTE UN SYSTEME INFORMATIQUE À VOTRE SERVICE ENCORE PLUS DE NOUVEAUTÉS POUR RÉPONDRE À UNE CLIENTÈLE TOUJOURS PLUS SPÉCIALISÉE.POUR MONTREAL (06A) 1691 EST RUE FLEURY (514) 384.9920 POUR LES LAURENTIDES (06B) CARREFOUR DU NORD ST-JEROME 432-9100 POUR LA MONTEREGIE (06C) LES PROMENADES ST-BRUNO (514) 653-0546 POUR LAVAL (06E) CENTRE COMMERCIAL DUVERNAY (514) 661-6000 POUR L'ESTRIE (05) CARREFOUR DE L ESTRIE (819) 569-9957 POUR L'OUTAOUAIS (07) LES GALÉRIES DE HULL (819) 770-4058 POUR LA MAURICIE (04) CARREFOUR DES BOIS-FRANCS VICTORIAVILLE (819) 758-9449 POUR PLUS D'INFORMATION UN SEUL NUMERO (514) 384-9920 DEMANDER: JEAN-CLAUDE GUICHARD OU LOUISE TREMBLAY - 20\u2014DÉFI décembre 1992 XX Ir 7 ce service.Cependant, il n'y a pas de frais à payer pour les clients qui ont accès à la transmission électronique de la description bibliographique des documents.Ajoutons enfin que des frais sont facturés pour la manipulation et la préparation matérielle de chaque exemplaire acquis pour les clients.I! faut aussi souligner que c'est la B.C.P.de la Mauricie qui paie les factures des libraires.Au moins une fois par mois, elle facture à son tour les B.C.P.clientes.Le paiement réclamé ne s'applique qu'aux exemplaires expédiés à la reliure.Les factures sont préparées en même temps que les listes de distribution destinées au relieur.3.2 Le financement des projets spéciaux À venir jusqu\u2019à maintenant, trois formules ont été utilisées.Dans le premier cas, la B.C.P.a financé à même ses revenus courants la réalisation de projets.Il est aussi arrivé que chaque B.C.P.consacre une partie de ses revenus courants pour assurer la mise en place d\u2019un projet.Enfin, pour d\u2019autres projets, le M.A.C.ainclus dans le calcul de la subvention versée à la B.C.P.de la Mauricie les sommes nécessaires au financement du projet.4.LES RESSOURCES INFORMATIQUES Actuellement, les Services techniques centralisés travaillent avec deux logiciels: ACQUIS et MultiLIS.Mentionnons immédiatement que toutes les B.C.P.clientes utilisent le logiciel MultiLIS.4.1 Le logiciel ACQUIS Développé en 1984 et implanté en 1985, ce logiciel est utilisé pour toutes les activités relatives aux acquisitions.Plus précisément, le système prend en charge les opérations suivantes: les commandes, les réceptions, la vérification des factures des libraires, les rappels, les annulations, la production de listes de titres en commande, la production des listes de distribution destinées au relieur, la production des factures à expédier aux clients.Grâce à ACQUIS, il est aussi possible de gérer le budget d'acquisition de chaque client ainsi que les dépenses faites chez chacun des libraires.Il est donc simple de fournir régulièrement des rapports financiers aux clients.Comme ce logiciel a été implanté il y a près de dix ans, son utilisation repose sur une technologie désuète.En effet, il fonctionne sur un micro Télévidéo utilisant le système d'\u2019exploitation CP/M.4.2 Le logiciel MultiLIS Depuis 1987, la B.C.P.de la Mauricie utilise le logiciel MultiLIS.Tout le traitement bibliographique s'effectue maintenant à l\u2019aide de ce logiciel.Grâce à des ajouts développés et implantés par Sobeco, il est maintenant possible de transmettre électroniquement la décision bibliographique de tous les documents traités par les Services techniques centralisés.Chaque client chez qui le TED a été installé reçoit non seulement la description des titres achetés pour lui mais a aussi accès aux notices rédigées pour les autres clients.Le rythme des transmissions est déterminé par le client.Toutes les notices créées ou modifiées depuis la dernière transmission sont versées dans la banque de réception de la bibliothèque cliente.Au moment qui lui convient, le client peut repêcher les notices dont il a besoin et les transférer dans la banque qui supporte ses activités.La bibliothèque cliente ne peut jamais modifier les notices conservées dans la banque de réception.Cependant, elle peut modifier les notices récupérées ou en ajouter de nouvelles dans sa banque de base.Grâce aux ajouts implantés par Sobeco, le logiciel Multi- LIS permet d'imprimer les étiquettes de cote des livres expédiés au relieur.Les cartes de prêt, les fiches principales et les jeux de fiches destinés aux clients sont aussi imprimés à l\u2019aide de MultiLIS.4.3 L'intégration des opérations d\u2019acquisition et de traitement Afin de supprimer les inconvénients engendrés par le fait de travailler avec deux logiciels, les Services techniques centralisés commencent à préparer un devis de développement qui permettrait de modifier MultiLIS pour qu'il prenne aussi en charge toutes les opérations actuellement gérées par ACQUIS.5.LES DONNÉES QUANTITATIVES Au cours de l\u2019année 1991-1992, les Services techniques centralisés avaient comme clients les bibliothèques centrales de prêt suivantes: Abitibi, Côte-Nord, Laurentides, Mauricie, Montérégie, Québec, Saguenay-Lac St-jean.Notons que la B.C.P.de la Gaspésie n\u2019achetait que les fiches principales correspondant aux titres acquis par les Services techniques centralisés.Pendant cette période, les Services techniques centralisés ont acheté et traité 53 124 exemplaires correspondant à 4 890 titres répartis de la façon suivante: 2 394 documentaires, 1 057 romans et 1 439 documents pour les jeunes.Les achats se faisaient chez une trentaine de libraires et tous les volumes étaient expédiés chez un seul relieur.Enfin, le total des budgets à gérer était légèrement supérieur à 1 000 000,00$.On peut conclure en disant que les Services techniques centralisés constituent un exemple intéressant de partage de ressources.Mais comme ils ont été conçus d\u2019abord et avant tout pour satisfaire les besoins des bibliotheques centrales de prêt, ils ne pourraient répondre que partiellement aux besoins des autres genres de bibliothèques.décembre 192 DÉFI\u201421 HISTORIQUE Depuis le début des années 80, il existait des contacts qui se faisaient entre toutes les bibliothèques de la Côte-Nord.Cependant, le cadre officiel n'existait pas.En 1986, on commençait à parler de contacts plus étroits.Par conséquent, les représentants des bibliothèques publiques ont commencé à se réunir régulièrement, mais toujours sans structures administratives.Durant toutes ces années, c\u2019est le constant besoin d'évoluer qui nous a amené à fonder le Regroupement des Bibliothèques Publiques de la Côte-Nord, incorporé le 12 octobre 1988 à Baie- Comeau.Il a été constitué par la Bi- bliotheque Municipale de Sept-lles, la Bibliotheque Municipale de Baie- Comeau, la Bibliothèque Municipale Le Manuscrit de Port-Cartier, la Bibliothèque Publique de Fermont et la Bibliothèque centrale de prêt de la Côte-Nord qui regroupe à son tour 36 municipalités de moins de 5 000 habitants.À cause de sa position centrale dans la région ainsi que de la disposition de ses locaux, la Bibliothèque centrale de prêt de la Côte-Nord est devenue le siège social du Regroupement.LES OBJECTIFS Les objectifs du Regroupement ont été élaborés à partir du besoin de réaliser des projets qui dépassaient le cadre ou les possibilités de chaque bibliothèque prise séparément.Le Regroupement a donc pour tâche de mener et de coordonner les projets communs de promotion, d'activités d'animation diverses intéressant les par Jean-Didier Larrue \u2018 Bibil.prof.| : b LE REGROUPEMENT | DES BIBLIOTHEQUES PUBLIQUES DE LA COTE-NORD 22\u2014DÉFI décembre 1992 [Hc HER ER REO bibliothéques ainsi que de maintenir un contact entre elles ou avec d'autres organismes a l\u2019échelle provinciale ou d\u2019autres régions.Le financement du Regroupement se fait principalement à partir des cotisations versées annuellement par chacun des membres.LES RÉALISATIONS DU REGROUPEMENT i A ce jour, plusieurs cours de formation et des séminaires ont été donnés aux employés des bibliothè- 3 ques de la région, divers spectacles E ont été présentés et la Semaine des : Bibliotheques a été généralisée dans à toute la région.Enfin un sondage a 3 été effectué dans la population des- if servie par chacune des bibliothèques dans le but de mieux saisir le comportement du citoyen face à celles-ci.Au niveau de la promotion, un court métrage publicitaire a été réalisé et diffusé à la télévision.En EF outre, un contrat avec l'O.N.F.a per- À mis à chacune des bibliothèques de s'intéresser davantage et à moindre coût aux vidéocassettes de cet orga- 4 nisme.LES PROJETS À Dans le futur, nous aurons à travailler sur les données du sondage qui devraient nous servir à élaborer È des plans promotionnels spécifiques À nous permettant de toucher des clientèles potentielles mieux définies.Conséquemment, cela entraî- J nera possiblement une remise en question des politiques de choix documentaire dans certaines des bibliothèques publiques de la région.décembre 192 DÉFI\u201423 te Sentinal BARRES EARAHTRER Etat EEE (PRIRENT RTE X Hata A Bl par Rose Vaillancourt Responsable LA BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE DE FERMONT HISTORIQUE Pour répondre a une demande de plus en plus croissante d\u2019une population encore toute jeune (Fermont a été fondé en 1974) et éloignée des grands centres, le Conseil municipal, ayant à coeur de satisfaire sa population, a décidé d'implanter un service de bibliothèque publique en 1978.À cette année-là, la population de Fermontse situe aux environ de 4 000 habitants.Normalement, cette norme de population donnait à la Ville un accès à la BCP de la Côte- Nord.Mais dû au très grand éloignement de Fermont et probablement aussi aux coûts énormes de transport, le ministère des Affaires culturelles accédait plutôt à la demande de la Ville d\u2019avoir une bibliothèque publique autonome.À la suite de cette autorisation et aussi pour diminuer les coûts d'implantation, des efforts combinés entre la Ville et la Commission scolaire de Fermont aboutissent à un protocole d'entente.La Ville aura accès aux locaux de la bibliothèque du secondaire du Centre éducatif après les heures d\u2019école, soit le soir et la fin de semaine.Et pour le bon fonctionnement de la bibliothèque publique, un Comité de bibliothèque autonome sera créé et composé de deux représentants de la Ville, deux représentants de la Commission scolaire et de deux utilisateurs.Tout en étant dans les mêmes locaux que le scolaire, la bibliothèque publique accomplit ses fonctions de façon indépendante: la gestion, le personnel, les achats, les budgets demeurent la responsabilité de la bibliothèque publique.Le seul travail qui sera fait en commun avec la bibliothèque scolaire est le côté technique et une entente sur le choix des achats de volumes.Les heures d\u2019ouverture de la bibliothèque publique sont limitées à 13 heures par semaine.y Section adultes vue de la mezzanine RELOCALISATION Cette situation dura jusqu\u2019en 1985, année où la Ville de Fermont a acheté la collection de la bibliothèque de Gagnon (fermeture de la Ville).À partir de ce moment, les locaux de la bibliothèque publique et scolaire deviennent trop exigus.A la suite d'un projet présenté a la Conférence socio-économique, le ministère des Affaires culturelles accorde une subvention pour la relocalisation de la bibliothèque publique.La construction d'un nouveau local à l'intérieur du Centre éducatif s\u2019est érigé et comprend maintenant le Regroupement des trois bibliothèques, soit: la bibliothèque publique, la bibliothèque scolaire primaire et la bibliothèque scolaire secondaire pour ne former que la Bibliothèque publique et la Bibliothèque scolaire dans un même local.Une fermeture de six mois a été rendue nécessaire afin de faire un élagage approfondi des trois bibliothèques et le réaménagement de la bibliothèque.L'ouverture officielle de la bibliothèque s\u2019est faite en Petit coin pré-scolaire avec section adultes 1, A AA es 24\u2014 DÉFI décembre 1992 \u2014a- \u2014a0e\u2014\u2014\u20142 = décembre 1989.Le comité de bibliothèque a été abolien 1991 et la bibliothèque publique fait maintenant partie intégrante du Service des Loisirs de la Ville de Fermont.La gestion et le personnel sont restés la propriété de chacune des parties soit la Ville et la Commission scolaire.SERVICES La bibliothèque publique dessert maintenant une population de 3 700 habitants francophones.Les nouveaux locaux occupent une superficie de 377 mètres carrés.Cette nouvelle construction a permis d\u2019améliorer les services et d'en créer de nouveaux.Un agora sert de local privé pour faire de l'animation et une mezzanine donne accès à la section audiovisuelle comprenant: des appareils vidéos, audios et des laboratoires de langue.Une équipe de deux personnes à temps plein et une à temps partiel Vue d'ensemble assurent les services prêt, de la référence et de l'animation.La bibliothèque publique compte 2 156 membres pour 3 700 habitants.Ce qui constitue un très fort pourcentage de 58,2% de la population.Les heures d'ouverture au public sont maintenant de 29 heures par semaine du mardi au dimanche.AUJOURD'HUI Le fonds documentaire de la bibliothèque comprend: 19 000 volumes, 27 périodiques, 450 ouvrages de références, 305 vidéocassettes, 230 cassettes audio et livres sonores ainsi que les journaux locaux et régionaux.La cohabitation publique et scolaire permet en plus à la population d\u2019avoir accès à la collection documentaire de la bibliothèque scolaire.En 1991, 23 704 prêts de volumes, de périodiques et d'audiovisuels ont été effectués par les usagers.Nous offrons également un service de pho- Section jeunes Cassettes audio et livres sonores tocopie à un prix modique pour les abonnés seulement.Différents artistes locaux (peintres, sculpteurs, photographes) ont pu bénéficier de la bibliothèque publique pour exposer leurs oeuvres.INFORMATISATION L\u2019implantation de l'informatique a été mise en marche avec la réforme des locaux.Le logiciel REGARD a été choisi et celui-ci permet l'adaptation à notre cohabitation publique/scolaire.Chaque partie en cause fait la saisie de ses données.En janvier 1992, l'idée d'une étude avancée par le Conseil de Ville a stoppé l\u2019informatisation de la bibliothèque publique.Mais nous espérons d\u2019une façon ou d\u2019une autre que l'avancement et le modernisme dont la bibliothèque s\u2019esttoujours fait un point d'honneur de donner à sa population, si éloignée des grands centres soit-elle, pourra continuer son chemin afin de démontrer que l'éloignement ne brime pas la culture.Section adultes et périodiques PIERRE LAROCHELLE PIERRE oT LAROCHÈLLE DISTRIBUTION Spécialiste de reliure de livres de 2 bibliothèques publiques & scolaires Fournitures & équipement de bibliothèque Be 615, 4e Rue, Shawinigan (Qué.) GIN 169 : (819) 537-1617 / Fox: (819) 537-3846 / 1-800-567-9373 Té RARE CE RRR décembre 1992 DÉFI\u201425 FRERE TEE SC VE RE RIRE ES COR DE EEE PE ECE LEP CETL CEE EST VOIE pb bhi ae bib RL a RAR GR aa Le Le 16 septembre 1955, la Bibliothèque municipale est inaugurée: ouverte trois heures par semaine, une heure le lundi (en journée) et deux heures le vendredi (en soirée).Ce projet est une initiative du club Lions qui, grâce à une tombola, recueille 5 000$.La Bibliothèque naît au grand plaisir des citoyens de Sept- Îles; ville considérée alors comme faisant partie d\u2019une région isolée où peu d'activités et de services culturels sont organisés.Des débuts fort modestes et pénibles dans des locaux sans fondation, avec comme mobilier le strict nécessaire: quelques rayonnages, une table, trois chaises et comme chauffage une petite fournaise à l'huile qui crache autant de fumée et de suie que de chaleur.La Bibliothèque déménage dans des locaux plus spacieux en 1958 et en 1960 elle prend place à l'Hôtel de Ville, bel édifice neuf et moderne, où elle s'épanouit et dessert la population septilienne avec beaucoup de LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE SEPT-iLES: LA PIONNIERE succes et de dynamisme.Son rayonnement alors est remarquable pour l\u2019époque, elle dessert même plusieurs localités de la Côte-Nord jusqu'à la fondation de la B.C.P.(Bibliothèque centrale de prêt) en 1979.C\u2019est en 1973 qu\u2019elle s\u2019installe dans les locaux actuels au Centre socio- récréatif où elle occupe une surface de 783 m°, sur deux étages (51% de la norme).Elle compte alors une collection de 38 200 livres pour une population de 28 000 habitants (moyenne de 1,36 par habitant).Au- jourd\u2019hui elle occupe toujours les mêmes locaux qui tout en étant rénovés et modifiés sont quelque peu exigus.La collection actuelle compte 69 710 livres (livres large vision, livres parlés, best-sellers à louer, etc.) ainsi que 17 841 documents audiovisuels (films 16 mm, vidéocassettes, diapositives, etc.) et 349 cassettes musicales pour une population de 24 400 habitants (moyenne de 2,85 par habitant).Ouverte 53 heures par semaine, elle effectue au- delà de 172 000 prêts par année 26\u2014DÉFI décembre 1992 (moyenne de sept volumes par habitant).La Ville de Sept-Îles investit la somme de 28,00$ par habitant pour sa bibliothèque ce qui est une bonne moyennne, compte tenu qu'elle n\u2019a jamais fait défection depuis ses débuts malgré les hauts et les bas du climat économique.La règle d\u2019or de la Bibliothèque municipale de Sept- Îles, c\u2019est la qualité des services ainsi que la variété et l'originalité de ceux-ci.Le personnel est accueillant et très près de la clientèle, ce qui est nécessaire dans un milieu comme Sept-Îles où bien des résidents sont de passage; on doit alors participer à leur intégration au milieu et de ce fait leur faire mieux connaître et goûter notre différence.Notre responsabilité n'est-elle pas aussi de leur permettre de mieux connnaître notre ville, notre région, mais aussi de compenser par notre accueil ce que plusieurs ont laissé derrière eux.Déjà dans ses débuts la Bibliothèque offre un service de cinémathè- irr que.Dépositaire des films de l'ONF (Office national du film) vers 1958, elle prête leurs films avec projecteur et fait même des projections avec animation dans ses petits locaux.Elle offre ce service encore aujourd\u2019hui et le prêt d'équipement audiovisuel est toujours aussi populaire, autant auprès des usagers que des conférenciers de passage qui peuvent bénéficier de prêts de projecteurs de toutes sortes.La cinémathèque est devenue avec les années un trésor inestimable, des documents de toutes sortes s\u2019y retrouvant elle a même le titre de cinémathèque d\u2019archive pour l'O.N.F.Vous retrouverez aussi parmi ses trésors une collection de journaux locaux reliés et microfilmés qui datent de 1956.Une section histoire locale et régionale regroupe des documents et volumes rares dont certains sont probablement introuvables ailleurs.Également, une section d\u2019incunables, collection de livres anciens, dons des familles fondatrices de Sept-lles.La Bibliothèque municipale, à titre de bibliothèque aux multiples ser- ACCÈS DIRECT AUX BANQUES DE DONNÉES DOBIS | C e SDM.* BIBLIOFILE et UTLAS vices, doit répondre a des besoins trés variés surtout depuis le retour aux études de nombreux adultes.Elle joue le rôle de bibliothèque scolaire et ce à plusieurs niveaux soit secon- reuse depuis quelques années.Tous nous sommes d'accord pour de beaux édifices modernes, conformes aux normes, mais encore faut-il pouvoir les opérer, les animer, les «meubler».En gestion de bibliothèques, les règles du jeu changent rapidement.Pour être efficace, il faut savoir développer de nouvelles méthodes, des procédés et des technologies.Améliorer la qualité tout en réduisant vos coûts et vos délais est notre mission.Biblio RPL vous offre les services suivants: AL 1905, boul.Dagenais Ouest, Laval, Québec HTL 543 (314) 625-0700 * daire, professionnel, universitaire, etc.La politique culturelle du Québec dit: «Les bibliothèques publiques une ressource essentielle pour faciliter l'accès à la lecture, aux arts et à la culture».Véritable carrefour de la vie culturelle on y voit défiler, depuis sa naissance, des événements de toutes sortes: lancements de livres, spectacles pour adultes et enfants, théâtre, marionnettes, soirées de la poésie, expositions, conférences, etc.Nous souhaitons que le plan d\u2019intervention pour la concrétisation de cette politique devienne réalité.Aujourd'hui limité par le manque d'espace on doit donner priorité aux usagers et à la collection et mettre en veilleuse certains projets d\u2019animation et d'exposition.La solution dans l'immédiat serait l\u2019agrandissement et le programme d\u2019aide du MAC (Ministère des Affaires culturelles) sur ce plan est intéressant.Néanmoins ce qui fait hésiter certaines municipalités c'est l\u2019après\u2026 C\u2019est la nature même de la subvention au fonctionnement.Quant à nous, nous avons vu chuter notre subvention de façon dange- CHANGÉ + Catalogage des documents (langues française, anglaise, allemande, espagnole, grecque, italienne, È portugaise) È + Préparation technique et matérielle de volumes 5 BIBZIO RP/ ltée Production de jeux de fiches, d'étiquettes et de listes Renforcement et réparation de volumes Entreposage de volumes Inventaire / Pose des codes à barres Création de fichiers maîtres (reconversion) décembre 192 DÉFI\u201427 MALTE Baie-Comeau ABONNEMENT La carte d\u2019abonnement, valide pour 12 mois, à la date d\u2019inscription, coûte: \u2014 10$/année/individu, \u2014 25%/année/famille, \u2014 gratuit pour les personnes de 60 ans et plus.RESSOURCES DOCUMENTAIRES La bibliothèque municipale de Baie-Comeau met a la disposition de ses usagers près de 50 000 volumes adulte et enfant.Les romans La bibliothèque offre un vaste choix de romans et de nouvelles de tout genre: policier, sentimental, science-fiction, espionnage et fantastique.Ouvrages documentaires Ceux-ci vous informent sur des sujets aussi variés que l\u2019éducation des enfants, la sexualité, le bricolage, etc.Livres de référence Les ouvrages de référence ou de consultation permettent de retrouver des renseignements précis sur un sujet donné.Ceux-ci ne peuvent être empruntés par un usager.Voici quelques types de livres de référence: - les encyclopédies générales \u2014 les dictionnaires - les almanachs et annuaires - les index de périodiques \u2014 les encyclopédies spécialisées \u2014 les ouvrages d'art \u2014 les répertoires.Revues et journaux La bibliothèque est abonnée à plus de 150 revues et publications périodiques.Ces revues couvrent un vaste éventail de sujets: la mode, la photo, la cuisine, l'informatique, les affaires, etc.Il est possible d'emprunter ces revues, sauf le dernier numéro paru.De plus, toutes nos revues sont reliées à chaque année.Elles peuvent être empruntées comme un livre.Une liste complète des revues et journaux auxquels la bibliothèque est abonnée, est disponible au comptoir de prêt.Ce guide est conçu pour vous aider à mieux connaître et utiliser la bibliothèque.Une équipe est à votre service pour trouver un renseignement, vous aider dans le choix d\u2019un volume, vous orienter dans votre recherche ou vous initier au fonctionnement de son système informatisé.Publication La bibliothèque municipale est «dépôt sélectif du gouvernement du Québec et du Canada».Elle possède, entre autres, des rapports, statistiques, divers documents sur différents ministères, etc.Livres en gros caractères Pour les personnes ayant un handicap visuel ou autre, la bibliothèque offre une collection de 206 volumes en large vision, ainsi que «Le Robert» méthodique du français actuel en 10 volumes., io} omptoir de préts Livres-cassettes (livres sonores) Des livres-cassettes (livres sonores) seront bientôt disponibles.On pourra les emprunter comme un livre.Pour toute personne ayant un trouble visuel, c\u2019est la solution idéale.SERVICES AUX USAGERS Réservations et demandes spéciales Si le livre qui vous intéresse a déjà été emprunté par un autre lecteur, vous pouvez le réserver.On vous téléphone dès que le livre est disponible.Nous vous invitons à nous formuler des suggestions quant à l\u2019achat de volumes que nous n'avons pas.Liste des nouvelles acquisitions La bibliothèque produit, une fois par mois, une liste de nouveautés disponible au comptoir de référence.Nos nouveaux livres sont placés en évidence sur l\u2019un des présentoirs.bibliothèqu 28\u2014DÉFI décembre 1992 LE 8 Location de vidéocassettes VHS La bibliothèque offre une collection de 700 vidéocassettes adulte et enfant.On peut y retrouver des documents d'information, des classiques du cinéma, des films d\u2019amusement, etc.Coût de location: 2,00$.Durée de location: 2 jours.Pénalité: 2,00$/jour/vidéocassette.Notre catalogue vidéo peut être consulté sur place.Prêt de cassettes pour l\u2019apprentissage des langues Les personnes intéressées à apprendre l'anglais, le français, l'espagnol, le russe, etc.peuvent emprunter des volumes accompagnés de cassettes.Prét-vacances Durant la saison estivale ou hivernale, la bibliothèque offre, sur demande, un prêt spécial pour les vacances.Prêt entre bibliothèques Ceci concerne surtout des ouvrages documentaires que nous ne possédons pas, mais dont certaines bibliothèques disposent.Service à la communauté La bibliothèque municipale est de plus en plus engagée dans le développement culturel.En effet, une salle d'exposition est mise à la disposition des artistes qui veulent organiser des activités.Artistes locaux: gratuit.s\u2019il y a vente: 25$/semaine.Artistes de l'extérieur: 50$/semaine.Durée maximum: 3 semaines.Vernissage aux frais de l\u2019exposant.Écoles et institutions Les professeurs, ou tout autre organisme, qui souhaitent organiser une visite ou une séance d'initiation à la bibliothèque, sont priés d\u2019en aviser la direction.Photocopies La bibliothèque offre, aux heures d'ouverture, un service de photocopie au coût de 0,25$.Animation avec Mario Audet, auteur Vue générale, section adulte Activités d'animation mini-exposition de livres sur un sujet conférence animation à la lecture rencontre d'auteurs, etc.PROJETS FUTURS Finaliser l'implantation de l'informatique.Créer un club littéraire, des ateliers-théâtre, une biblio-aînés (prêts à domicile pour les personnes âgées).Implanter une location de cassettes de musique.RÈGLEMENTS Emprunt: 6 volumes (sans compter les documents loués).Durée: 3 semaines.Renouvellement: À volonté, sauf s\u2019il y a demande du document de la part d\u2019un autre usager.Amendes: Pour tout livre rapporté après la date d'échéance, il en coût 0,05$ par jour de retard.Dans les autres cas, (ex.: vidéocassette), l'amende est égale au coût d\u2019une nouvelle location.HORAIRE (été comme hiver) Lundi au jeudi.vendredi, samedi, dimanche 12h00 à 21h00 12h00 à 17h00 41, avenue Mance, Baie-Comeau Information: 296-8304 - 8305 BIBLIOTHEQUÉ c\u2019est là que ça se passe! décembre 192 DÉFI\u201429 par Jean-Roch Gagnon directeur général 4 \\ i i Ny À 4 en er \u2014 a A BIBLIO COTE-NORD: un réseau de bibliotheques a le mesure de sa région L\u2019HISTOIRE EN BREF.En août 1979, la Côte-Nord devient la neuvième région administrative du Québec à obtenir la mise sur pied d\u2019une bibliothèque centrale de prêt.Dès le début de 1980 les premières municipalités de la région admissibles se prévalent des services de la BCP.Cependant, le développement du réseau de la BCP est quelque peu freiné par l\u2019exiguité des locaux où loge l'organisme.Il est effectivement difficile d'effectuer toutes les opérations courantes (achat, traitement, préparation des rotations, etc.) dans le local qui fait à peine 1 700 pieds carrés.À l\u2019automne 1982, le projet de construction du siège social prend de plus en plus forme tant et si bien qu\u2019au mois de juillet 1983 on débute les travaux de construction de l\u2019édifice.Le siège social de la BCP Côte- Nord est livré au mois de novembre 1983.Le personnel et les collections de la bibliothèque sont abrités dans un édifice moderne de 6 000 pieds carrés, fonctionnel et répondant en tout point aux besoins de l\u2019organisme.UNE RÉGION EXCENTRIQUE La Bibliothèque centrale de prêt de la Côte-Nord est la plus petite BCP du Québec en termes de communautés et de populations à desservir.Cependant elle a, et de loin, le plus grand territoire à couvrir soit une superficie de 229 315 kilomètres carrés.Seule la région du Nouveau Québec dépasse la Côte-Nord en superficie.Heureusement, la population nord-côtière est majoritairement répartie le long BR A RENAUD-BRAY 5219, ch.de la Côte-des-Neiges, Montréal, Qc H3T 1Y1 Tél.: 342-1515 \u2014 Télécopieur (FAX): 342-3796 SERVICE AUX COLLECTIVITÉS: 342-3395 30\u2014DÉFI décembre 1992 men mm mr TT TR ¥ ARE DES EEE du littoral qui fait 1 200 kilomètres d\u2019ouest en est de Tadoussac à Blanc- Sablon.Il va sans dire que les opérations régulières de la BCP sont fortement tributaires des réalités géographiques et socio-économiques régionales.Une partie de cet immense territoire n\u2019est pas reliée au réseau routier du reste du Québec.En effet, à l\u2019est de Havre-St-Pierre 13 communautés échelonnées sur 615 kilomètres n\u2019ont pas accès à la route.LA CLIENTÈLE DE LA BCP Près de 45% de l\u2019ensemble de la population régionale bénéficiera ou bénéficie déjà des services de la BCP.La majorité de la population à desservir est francophone (80%).Sur la Basse Côte-Nord, pour la partie du territoire comprise entre Kégaska et Blanc-Sablon, huit localités sont unilingues anglophones (8%).On retrouve également neuf communautés amérindiennes (12%) dans la région 09.Une seule de ces communautés parle l'anglais comme langue : seconde soit les Naskapis au nord de Shefferville.Les autres sont d\u2019origines montagnaises et elles utilisent le francais en plus de leur langue maternelle, le montagnais.Actuellement, 32 624 habitants (73%) de la population potentielle a desservir a accès à un service de bibliothèque affiliée à la BCP.Ces personnes sont regroupées dans 36 (70%) municipalités ou communautés amérindiennes.LA BIBLIOTHÈQUE: UN SERVICE CULTUREL DE BASE Dans la plupart des municipalités de moins de 5 000 habitants de la Côte- Nord la bibliothèque constitue, à toutes fins pratiques, l'unique lieu de diffusion et d\u2019animation culturelle.Ce phénomène s'explique par le petit nombre de centres urbains et l\u2019éloignement des communautés entre elles.La Bibliothèque centrale de prêt de la Côte-Nord a depuis ses débuts orienté son action en fonction de la réalité régionale.L\u2019un des principes importants retenu par le conseil d'administration de notre organisme est d'offrir le même service partout sur le territoire.Évidemment, organiser une tournée d'auteur ou toute autre activité d'animation dans les municipalités à proximité de Baie- Comeau ou de Sept-lles ne pose pas les mêmes contraintes que pour les municipalités situées à l\u2019est de Havre-St-Pierre.Il en va de même pour les rotations de biens culturels que la BCP doit effectuer sur la portion du territoire non-reliée par la route.De fait, les dépenses d\u2019exploitation de la BCP de la Côte-Nord sont parmi les plus élevées per capita des BCP du Québec notamment au niveau des frais de déplacements et de communications.Cependant, compte tenu de l\u2019éloignement et des infrastructures culturelles disponibles, les services offerts par la BCP sont les moins onéreux en autant qu\u2019on ait la volonté politique et économique de donner accès aux citoyens de ces communautés à des services culturels de base par l\u2019entremise des bibliothèques affiliées.L'INFORMATISATION Depuis le printemps 1990, la Bi- bliothéque centrale de prét de la Cote-Nord a elle aussi opté pour le virage technologique en procédant a l\u2019informatisation de ses fonctions bi- bliothéconomiques.Ce processus sera entièrement terminé au mois de décembre 1992.RER MER ET ede sie EE EE décembre 1992 DÉFI\u201431 Il aura fallu 32 mois à la BCP pour informatiser complètement ses opérations.Toutefois, le processus a été réalisé à 90% par les employés permanents de la BCP.Seulement 10% des travaux reliés à l'informatisation ont été effectués par du personnel surnuméraire.LES DÉFIS DE L'AVENIR La desserte complète de toutes les communautés de moins de 5 000 habitants de la région 09 demeure une des priorités de la Bibliothèque centrale de prêt de la Côte-Nord.Nous souhaitons réaliser cet objectif dans un laps de temps relativement court compte tenu que seulement 27% de la population et 30% des communautés n'ont pas encore accès aux services de la BCP.Tout ce dont vous avez besoin ete \u2014 s N 8 pour votre Audio-visuel, ameublement, étagères, rayonnage et fourniture de bibliothèque, Notre organisme devra également trouver des solutions originales et adaptées pour desservir les communautés autochtones du territoire.Déjà, des discussions ont eu lieu à ce sujet entre des représentants de la BCP, des communautés monta- gnaises et du ministère des Affaires culturelles.Finalement, par le biais de son réseau de bibliothèques affiliées, la Bibliothèque centrale de prêt de la Côte-Nord demeure le réseau de diffusion et d'animation culturelle par excellence dans les petites communautés de la région 09.Dans le futur, notre organisme désire consolider et intensifier cette vocation pour le bénéfice de nos concitoyens nord-côtiers.\\ \\ {i fournitures et produits pour archives et pour éducation pré-scolaire.CARR MCLEAN est a votre service 461, avenue Horner, Toronto, Ontario M8W 4X2 Téléphone: Toronto: (416) 252-3371 1-800-268-2138 Montréal: (514) 745-4790 Télécopieur: (416) 252-9203 32\u2014DÉFI décembre 1992 DIE, Hé te a SEEN SR MORE ES AE RHE ER HH HH RR RUE RET «LE MANUSCRIT» «LE MANUSCRIT » «LE MANUSCRIT » par Jean-Didier Larrue Bibliothécaire professionnel LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE PORT-CARTIER HISTORIQUE En 1962, un groupe de citoyens bénévoles de Port-Cartier fondent La Corporation de la bibliothèque publique.Ce furent les prémices du service de la bibliothèque.Soutenue par les compagnies locales, la Ville de Port-Cartier et surtout par les dons des citoyens, la bibliothèque connaît un bel essor; dès la première année ce sont des milliers d'usagers qui fréquentent régulièrement l\u2019endroit, malgré des locaux exigus et une collection peu adaptée aux besoins de la population.En 1978, le besoin d\u2019une bibliothèque qui réponde effectivement à la demande générale est bien présent.La municipalité de Port-Cartier s'associe donc à la Commission scolaire pour construire une bâtisse mixte, dénommée Centre éducatif L\u2019Abri, laquelle regroupera la polyvalente (avec sa propre bibliothèque) ainsi que deux des services de la ville soit les loisirs et la bibliothèque.En 1990, les citoyens de la ville adoptèrent le nom de «Bibliothèque municipale Le Manuscrit».LES LOCAUX La bibliothèque est sise au centre- ville, de telle sorte que sa position offre une accessibilité générale à tous les citoyens.Bien que l'actuelle bibliothèque contraste tant par sa modernité que par l\u2019espace avec l\u2019ancienne, elle n\u2019en demeure pas moins encore petite (encore 60% des normes) et lorsque les usagers y viennent en grand nombre, cela en fait quelquefois un espace surpeuplé.Nous contournons cet inconvénient en favorisant le maximum d\u2019emprunts documentaires.Nous encourageons la consultation et le travail à la maison plutôt qu\u2019à la bibliothèque ce qui, par extension, nous oblige à faire une continuelle remise en question du choix documentaire dans le but de nous adapter aux différentes demandes, en dépit d\u2019un modeste budget d'acquisition.LES COLLECTIONS DE LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE «LE MANUSCRIT» Jusqu'en 1978 le fonds documentaire étant principalement constitué de dons, la conséquence en fût une collection désuète, peu attrayante et surtout ne répondant plus bientôt aux besoins d\u2019une population devenue exigeante.Ajoutons que la plupart des livres étaient en anglais malgré une très forte majorité d'au- delà de 90%.Actuellement la population anglophone représente moins de 2% de l'ensemble des Portcartois.Nous avons donc dès 1980 modifié l\u2019orientation des différentes collections de la bibliothèque.Les présentes collections sont constituées de la façon suivante: it (vue extérieure) SR Bibl i uscr Bibliothèque municipale Le Man 26 500 volumes de langue française; 3 500 volumes de langue anglaise; diaporamas et diapositives; 72 titres de revues dont quatre anglophones; 500 vidéocassettes; disques et cassettes audio.LA BIBLIOTHEQUE: UNE FREQUENTATION DENSE, UN LIEU DE RENDEZ-VOUS LES PRETS, LES USAGERS, LES g CITOYENS A Par l'intermédiaire d\u2019un sondage E téléphonique, nous savons que 48% Ek: des 6 850 membres de la population A Portcartoise fréquentent plus ou moins régulièrement la bibliothèque.Cependant, selon nos fichiers, ce n\u2019est que 36% qui en sont de fidèles usagers.En 1991, la bibliothèque municipale «Le Manuscrit» a effectué un peu moins de 85 000 prêts documentaires soit environ 12,5 livres par habitant en moyenne (contre 3,5 environ avant 1980).Nous estimons à 28 000 le nombre de passages effectués à l'entrée de la bibliothèque durant l\u2019année 1991, ce qui représente au-delà de 110 usagers la fréquentant par jour ouvrable.Les quatre employés (y compris le bibliothécaire), présents selon un horaire déterminé, doivent répondre rapidement aux multiples demandes décembre 192 DÉFI\u201433 Le personnel de la bibliothèque: Mmes Claire Fortin, Chantal Lacombe, Jocelyne Thériault, Chantal Maltais, M.|ean-Didier Larrue.LIBRAIRIE Les Éditions Arts, Lettres et Techniques Inc.LIBRAIRIE ACCRÉDITÉE 747-4784 SERVICE AUX COLLECTIVITÉS 747-4785 LE PLUS VASTE CHOIX DE LIVRES SPÉCIALISÉS 901, boulevard Ste-Croix Ville St-Laurent Montréal, Québec H4L 3Y5 GN Ni La bibliotheque municipale Le Manuscrit suscite un vif intérét parmi les jeunes par son choix de livres.qu\u2019engendre cette activité fébrile.Nul doute pour eux, bien que la tache soit parfois exigeante, que la satisfaction personnelle d\u2019avoir bien servi la clientèle soit le fruit de leur travail.LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE: UNE PARTICIPATION SOCIALE ET UNE ANIMATION CONSTANTE On tente de se rapprocher le plus possible du citoyen ordinaire, d\u2019une part en étant à l'écoute de ses besoins documentaires; chaque demande à ce niveau est prise en considération et étudiée avec soin, et d\u2019autre part, en collaborant avec les divers médias locaux.Depuis 10 ans, la bibliothèque produit une chronique littéraire dans le journal local et détient une émission radiophonique où l\u2019on fait la présentation des nouveautés littéraires ainsi que leur critique.Chaque année nous organisons des concours adaptés aux différents groupes d\u2019ages, jeunes, adolescents ou adultes, du genre: faire une bande dessinée en trois pages, un récit sur un théme donné, en fait, un concours différent chaque fois.Ceci nous apparait comme un moyen de cultiver l'intérêt des intéressés.L'heure du conte, réservée aux tout- petits, est également classée au niveau de l'animation.\u2014\u2014 Bonne humeur, accueil chaleureux et service professionnel sont de rigueur à la bibliothèque municipale Le Manuscrit.LES PROJETS 1.Faire davantage de la bibliothèque un centre documentaire voire même informationnel plutôt qu\u2019un endroit servant uniquement aux lectures plaisantes.En somme il s\u2019agit d'orienter les collections davantage en fonction de ressources documentaires variées et adaptées aux besoins professionnels et particuliers en fonction des activités des citoyens.2.Développer un système informatique adéquat afin d'être encore plus performant dans les divers services fournis.Nul doute que si ces projets se réalisent, la bibliothèque municipale Le Manuscrit demeurera un lieu de prédilection pour ses usagers.L'heure du conte 34\u2014DÉFI décembre 1992 ! Hdi cod tés dada dede denied tete SE LL tata taste is cette pa re ER AL ted et ALL A ds, ESS oa RR eR RRM lninhsoug CH EE HE HH ER RH RRR BR HEH HERE AHHH IOS StH PERIODICA AGENCE INTERNATIONAL INTERNATIONALE SUBSCRIPTION D\u2019ABONNEMENTS AGENCY Au service des collectivités et des bibliothèques depuis 1946 Lu e Les spécialistes de la gestion d'abonnements ® Un catalogue de 10,000 titres ® Des liens avec 2,500 éditeurs a travers le monde LILLY | LR Vr APP IRI C.P.444, Outremont, Québec Tout le Quiébeé ot I'Outadliais : 1 800 361-1431 H2V 4R6 | POs Simin FOURIER] ARR CRITTER = NN RN bh > NX - , Participants à la table ronde sur le «Partage des ressources», dans l\u2019ordre habituel: M.Michel Bonneau, Mme Maud Lefebvre-Roux, M.Jean Payeur, M.Denis Boisvert, M.Réal Messier, Mme Louise Guillemette-Labory, M.Philippe Sauvageau, M.Jacques Panneton.PARTAGE DES RESSOURCES: TABLE RONDE Défi: Selon vous, quelles sont les raisons qui militent en faveur du partage des ressources?Défi: Devrait-on parler d\u2019une rationalisation des opérations?Dans le cadre de la présente livraison portant sur le thème du «Partage des ressources», la revue DÉFI a organisé le 19 juin dernier à la bibliothèque Gabrielle Roy de Québec, une table ronde sur ce sujet.Participaient à cette rencontre: Mesdames Louise Labory, de Ville d'Anjou, Maud Lefebvre-Roux, présidente de l'ADIBIPUQ, Blainville, Messieurs Michel Bonneau, Direction du livre, de la lecture et des bibliothèques, Jacques Panneton, Ville de Montréal, Jean Payeur, Institut canadien, Québec, Philippe Sauvageau, PDG, Bibliothèque nationale du Québec et Denis Boisvert, coordonnateur de la revue DÉFI, agissait a titre d\u2019animateur.Précisons qu\u2019au même moment où se tenait cette table ronde, Mme Liza Frulla-Hébert, ministre des Affaires culturelles, déposait la «Politique culturelle du Québec».J.Payeur: Dans un contexte de morosité, le plus élémentaire consiste à demander aux gestionnaires de faire plus avec peu.Alors que les ressources locales suffisent à peine à combler les besoins de la population, les administrations municipales cherchent à élargir le financement de leur bibliothèque en offrant des services aux villes voisines.En agissant ainsi, on tente de reproduire le modèle appliqué avec succès dans d\u2019autres secteurs, comme la sécurité publique ou le loisir.Dans le secteur, des bibliothèques demeurent extrêmement faibles et confinées à un très petit «spectre» d'activités.De par sa nature, la bibliothèque s\u2019inscrit intimement dans le tissu urbain, elle répond de manière prioritaire aux besoins du voisinage immédiat.En ce sens, la notion de dividende appliquée à un service de bibliothèque publique m\u2019apparaît comme un leurre.P.Sauvageau: La notion de partage des ressources implique deux éléments: les économies d'échelle et la qualité des services.Dans chaque région, il existe des centres urbains plus importants qui disposent de fonds documentaires plus importants et qui offrent souvent des services de pointe, lesquels sont plus coûteux.Il serait utopique de penser implanter de tels services sur l'ensemble du territoire.Une ville pourrait garantir le service de pointe et les fonds documentaires mis à la disposition de l'ensemble.M.Lefebvre-Roux: || existe des régions où il n\u2019y a pas nécessairement de municipalités plus importantes, où les villes ont toutes la même taille démographique, telle la région nord de Montréal.I faut plutôt s'interroger sur les façons de faire, de travailler, sur la meilleure façon d'utiliser les crédits.M.Bonneau: Certains parleront du partage des raretés, mais il faut reconnaître que nous avons des richesses, on peut donc parler de mise en commun et de rationalisation.Au ministère, nous avons la préoccupation de la rationalisation du traitement documentaire et notre plus grande réaction à cet objectif, nous n'avons pas le réflexe du prêt entre bibliothèques (PEB), alors qu'il s\u2019en fait 30 fois plus en Ontario.Par exemple, si un client demande un ouvrage, on s'empresse à 36\u2014DÉFI décembre 1992 I commander I'ouvrage sans s\u2019interroger sur la pertinence du titre par rapport au fonds.Doit-on nécessairement acheter tous les titres?L.Labory: La tendance de la société étant de ne pas injecter de crédits nouveaux mais tout simplement de transférer ces crédits, les bibliothèques publiques sont soumises à ce même scénario.Le mouvement est à la rationalisation.Lorsque le ministre Ryan parle de fusions municipales, il faudra penser à la fusion des bibliothèques, il faudra penser à des mises en commun.La rationalisation a pour objet d'éviter le gaspillage, la duplication des services de soutien pour que tous les crédits disponibles ne servent qu'à améliorer le service à la clientèle.Au niveau du partage des ressources, on a implanté une expérience de PEB grâce à une subvention de 44 000$ du MAC suite aux recommandations du rapport Aubry-Denis, l'expérience est simple et concluante, sans grande infrastructure; ce service est apprécié et permet une rationalisation des budgets.Cette expérience n\u2019a jamais été reprise ailleurs.Nous sommes condamnés à la rationalisation.es J.Panneton: Les municipalités sont vraiment soumises à une pression économi- Gi que qui les oblige à rationaliser.Cette pression est répercutée sur les bibliothè- fe ques comme sur l\u2019ensemble des services municipaux.Les bibliothèques sont x donc confrontées à une lutte de légitimité comparée avec les autres services.La pertinence des dépenses de bibliothèques sera reconnue en autant que soient démontrés des efforts de rationalisation.Les municipalités auront peut- être tendance à regarder en terme de réductions de dépenses: la défense des positions acquises, voire même l'augmentation de la part du budget, sera alors d'autant moins difficile que les bibliothèques pourront démontrer leur effi- R cience comparée.Nous sommes condamnés à la rationalisation.k J.Payeur: Si l'on revient sur la problématique du PEB dans un contexte de bibliothèque-ressource ou dans une région où une seule bibliothèque est bien \\ dotée, le danger du PEB est que la même bibliothèque soit toujours sollicitée.Le ç PEB, tous demandent la même chose et le PEB concerne souvent des titres ç spécialisés, lesquels ne se retrouvent pas nécessairement dans les bibliothè- ! ques publiques mais plutôt à la bibliothèque universitaire.Le danger du PEB est ¢ de mettre en commun ce qui est déja en demande localement.: L.Labory: Dans |'expérience vécue sur I'ile de Montréal, où la Ville de Montréal n\u2019est pas participante et où il a été convenu que la bibliothèque de Ville Saint-Laurent qui a sa tradition de bibliothèque-ressource, ne serait pas sollicitée à outrance, il a également été convenu entre les membres de la CDBPIM que les best-sellers ne seraient pas admissibles au PEB.À Anjou, avec une population de 7% d\u2019anglophones, nous prêtons des titres à Westmount, parce que nous avons développé des collections différentes.J.Payeur: Il y a certainement lieu de définir des volets spécialisés, des créneaux qui pourraient faire l\u2019objet d\u2019ententes spécifiques.Défi: Pour quelles raisons majeures P.Sauvageau: || faut faire des distinctions majeures dans les termes.Rationaliser doit-on arriver au partage des res- au budget n'a que peu de relations avec le partage des ressources.Lorsqu'on sources?parle de traitement, il s'agit de gestion interne.Les questions sont corollaires, mais il s'agit de choses différentes.Le partage des ressources a pour seul objectif de donner de meilleurs services à la clientèle.Lorsque l\u2019on pense aux services de référence qu'offre la Metro Toronto Public Library à l'ensemble des citoyens de Toronto, il s\u2019agit d'un partage des ressources, non pas en termes d'économie d'argent, mais un meilleur service à la clientèle et à chacune des municipalités qui n'auraient pas les moyens de s\u2019offrir un tel service.Le partage des ressources vise à identifier des secteurs pour améliorer la qualité des services.II s\u2019agit d\u2019un service de pointe qui peut être étendu à un plus grand nombre.Partager des ressources signifie partager des services pour le bénéfice de la population.Il faut cibler les services, les interventions.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une économie.Le rapport de la Commission d'étude sur les décembre 1992 DÉFI\u201437 FER RES OE Défi: Est-on d\u2019accord pour affirmer que le but ultime du partage des ressources, ce sont de meilleurs services à nos clientèles plutôt que de parler d\u2019économie?Défi: Il y a actuellement une volonté commune d'offrir aux clientèles de meilleurs services par le biais de nouvelles technologies, les systèmes informatiques.Il y a d'énormes possibilités: les catalogues collectifs, les interrogations en ligne, etc.on sent et on sait qu\u2019on peut faire des économies, mais que faire avec ce principe de l\u2019autonomie municipale; chaque ville défend chèrement ce principe et réagit à toute imposition de normes et critères fixés par d\u2019autres instances.Il va donc falloir instituer des règles, des normes et un organisme national qui fixe des balises avec des programmes incitatifs.Il y aura des municipalités qui préféreront agir en autonomiste.Quel serait le rôle du ministère de la Culture dans tout ce débat?Défi: Le MAC entend-il respecter l\u2019autonomie des régions?Attend-on que le mouvement parte des régions?Y aura- t-il des programmes, des directions émises?bibliothèques publiques ne parlait pas d'économie, mais on précisait que quel- qu\u2019un devrait payer, parce qu'il s'agissait de services améliorés, non pour un groupe en particulier ou une municipalité, mais pour une région.Il s'agit de services de qualité offerts à de moindres coûts.J.Payeur: Si les bibliothécaires parlent de meilleurs services à la clientèle, le pouvoir politique, quant à lui, parle de faire des économies, notamment en vendant des services techniques à la ville voisine.M.Lefebvre: Dans les villes moyennes, la rationalisation des services documentaires, i.e.la nouvelle façon de penser, plutôt que de travailler chacun pour soi, nous posons des jalons pour l'établissement d\u2019un réseau, et même si, au-delà des économies réalisées, on pourrait modérer les augmentations.Certains directeurs de bibliothèques, isolés sur le territoire, qui ont à défendre leur budget auprès de leur conseil, ne profitent pas d\u2019une expertise comme en milieu plus urbanisé.Il s\u2019agit d\u2019un instrument extraordinaire d'intervention dans le cadre d\u2019un réseau où on retrouve des avantages économiques certains, on peut au niveau des normes qualitatives négocier des conditions avantageuses.M.Bonneau: Avant de répondre à la question, je voudrais apporter quelques nuances.Il y a une chose claire et évidente: le seul objectif visé lorsque l\u2019on parle de partage des ressources, c\u2019est toujours d'offrir le meilleur service possible au citoyenn et au meilleur coût possible.La raison qui nous amène, qui nous motive a parler de rationalisation, de partage, c'est la rareté des ressources, le contexte économique.Nous n'avons plus les mêmes facilités financières ou autres pour offrir des services meilleurs.Par contre, on veut maintenir ce même objectif de conserver la même qualité de service.Conclusion logique: on doit rationaliser, partager.Lorsque la Commission d\u2019étude écrivait que le partage des ressources ne signifiait pas nécessairement une diminution des coûts, au ministère, on est conscient de cet élément.Ce partage n'entraîne pas et surtout pas, une diminution des coûts mais représente, à certains égards, des coûts supérieurs.Une municipalité qui dispose de plus de ressources (financières, matérielles, documentaires) par rapport à une bibliothèque plus jeune serait plus sollicitée: que l\u2019on pense en termes de PEB ou bibliothèque-ressource, il faudra penser, imaginer des mesures compensatoires.La communication entre partenaires, le transport, etc.les réseaux régionaux ou national.La politique culturelle fait état de cette orientation: «Une nouvelle philosophie d'action, axée sur la coopération et le partage de services, doit également imprégner l\u2019action envisagée au sein des bibliothèques.» C'est là l'approche formelle pour laquelle des crédits nouveaux seront rendus disponibles.M.Lefebvre: Le COBREN, depuis plusieurs années, vit des expériences de partage des ressources ou de rationalisation du développement des collections, en complémentarité les uns par rapport aux autres.M.Bonneau: «Le gouvernement entend se fonder sur la particularité de chacune des régions afin de planifier l'aménagement de chacune des régions».Nous déclencherons des opérations qui dégageront des perspectives, au-delà de l\u2019amoncellement des recherches et études faites, qui nous amèneront aux gestes, à l\u2019action.Il faut passer à l\u2019action\u2026 J.Panneton: On a parlé de donner le meilleur service possible aux usagers comme définition de partage des ressources: je pense qu'il faudrait plutôt de donner chaque service au meilleur coût possible, ce qui est différent.Le meilleur service possible, c\u2019est un objectif sans limite.En terme de rationalisation, chaque service au meilleur coût possible est un objectif plus réaliste.D'où l'importance stratégique de l'efficience.Le partage des ressources, ce n\u2019est pas non plus de l\u2019ésotérisme et ne fait pas 38\u2014 DÉFI décembre 1992 \\\\ Tie il fi Défi: Je me faisais le porte-parole de M.Serge Gareau (qui devait être avec nous) de l\u2019Union des Municipalités du Québec pour orchestrer ce partage.L'Union croit au respect de l\u2019autonomie, mais contre la présence forcée de structures ou règlements.Ce que les municipalités veulent, c\u2019est le libre- choix de chacun; favorables à des normes incitatives pour favoriser la mise en place des programmes de partage des ressources, technologies ou de traitement documentaire, etc.nécessairement pas appel à des structures.Quand la Bibliothèque municipale de Montréal coédite la bibliographie J'ai retrouvé mes lunettes, elle partage avec les autres une expertise qui a coûté des sommes substantielles à la Ville de Montréal et au gouvernement canadien.Elle recouvrira peut-être sa contribution aux frais de production, mais non tout son investissement.Ceci est du partage de ressources expertes dont toute bibliothèque peut bénéficier.Lorsque l\u2019on parle de partage des ressources, je ne suis pas pressé de discuter des structures.Les bibliothèques doivent cheminer.Les structures vont prendre soin d\u2019elles-mêmes, en autant que les directeurs de bibliothèques intègrent la préoccupation du partage dans leur quotidien, qu'ils la gèrent à l'horizontale avec les collègues.Si on commence par les structures, on va entrer dans les querelles de juridictions.Il ne faut pas s'imaginer que les bibliothèques vont solutionner les questions des regroupements municipaux, des rapports intermunicipaux et du contentieux Québec/municipalités.L.!abory: «Les municipalités devraient s'\u2019assumer face à Québec lorsqu'elles revendiquent leur autonomie», disait récemment un ancien permanent de l'UMQ.Elles doivent arrêter de quémander à Québec.Tant que nous aurons cette mentalité d'aller demander l\u2019aumône à Québec, le gouvernement ne pourra prendre au sérieux ce concept d'autonomie et plus particulièrement en fonction des bibliothèques.Pour l'instant, la seule subvention que reçoivent les municipalités du gouvernement est celle de la bibliothèque et les villes s'y accrochent.Si le virage que prône la politique culturelle est un virage de réseau de l\u2019ensemble des bibliothèques publiques du Québec, oui nous sommes d'accord.M.Bonneau: Oui, mais dans le respect de l'autonomie des municipalités.P.Sauvageau: Le gouvernement ne semble pas vouloir imposer aux municipalités la gratuité suite à leur réaction négative, même si cet élément était prévu dans la loi.J.Panneton: Face à une apparence de contradiction, il faut souvent chercher la rationalité en dehors du discours.Il peut paraître à prime abord incohérent que le gouvernement se désengage des bibliothèques publiques alors qu'il intervient massivement en éducation et en santé.Mais à bien y regarder, on s'aperçoit que toutes les interventions récentes dans ces trois secteurs ont été faites sous l'angle de la crise financière; on a même abordé l\u2019euthanasie sous cet angle! Le ministre des Affaires municipales décentralise sans broncher sous les récriminations municipales.Dans ce débat, les bibliothèques publiques ne comptent pas, vu de Québec, pour deux raisons.Premièrement, elles sont placées sous un régime d'exception qui dérange un peu dans la perspective générale d'une prise en charge locale des services locaux.Deuxièmement, elles représentent si peu par rapport à l'éducation et la santé que le gouvernement n\u2019est pas très sensible à leur importance collective.Le gouvernement impose donc ses décisions aux municipalités strictement sur la base de ses contraintes financières.Il ne faut donc pas se fier aux municipalités et au gouvernement pour sortir les bibliothèques de leurs difficultés actuelles.M.Lefebvre: Pour l'instant, cette notion d'autonomie sert d'\u2019alibi aux municipalités.En s\u2019établissant en réseau, les bibliothèques poseraient les premiers jalons: pour le traitement, sous prétexte d'économie, éventuellement nous aurons les outils d'intervention, tout comme nous sommes membres de regroupements sans avoir a passer par les instances supérieures.M.Bonneau: Souvent les municipalités nous disent lorsque l\u2019on parle de réseaux ou de services nouveaux que rien n\u2019est prouvé, que les programmes et les subventions sont convenables, que l\u2019on préfère les programmes actuels.Il faudra revoir le financement.On ne peut pas demander à une municipalité de développer un logiciel de communication entre les bibliothèques ou d'agir à décembre 192 DÉFI\u201439 Défi: Pour en arriver à une forme de partage des ressources, on semble dire qu\u2019il ne faudra compter que sur nous- mêmes, sur notre propre dynamisme, notre capacité d'organisation.Les mouvements actuels de concertation, de coopération sont des manifestations locales et non imposées par d\u2019autres.Défi: Nous sommes d'accord avec les principes du partage des ressources et sur notre propre dynamisme sans faire intervenir les instances supérieures.Concrètement, en termes de priorités, par quoi devrait-on commencer?Défi: Quelles devraient être les priorités?titre de bibliothèque-ressource sans évaluer l'impact, notamment financier, de ce choix.P.Sauvageau: Plus on veut améliorer les performances, plus les coûts apparaissent.Les BCP sont le plus bel exemple de partage des ressources, i.e.que chaque municipalité ne pourrait par elle-même se donner un service de qualité.La centrale, financée par l\u2019état, donne les services aux localités.Individuellement, elles ne pourraient se donner un service de qualité, convenable, mais l\u2019état doit assumer le financement de la structure.P.Sauvageau: Autre exemple de partage des ressources, celui de la CREPUQ et de l\u2019entrepôt commun.M.Bonneau: Seulement pour rassurer, lorsque l\u2019on parle de partage des ressources, de PEB, de développement et de coopération, on est conscient au MAC que le ministère devra s'impliquer.P.Sauvageau: Le gouvernement trouve l\u2019argent pour réaliser ses priorités, dit- on.Le ministère des Affaires culturelles a bénéficié de budgets plus importants.De grands équipements furent construits, tels les musées.Le ministère doit assumer une partie importante des coûts reliés au fonctionnement de ces grandes institutions.La construction, des infrastructures dans ce cas-ci, a généré des besoins d'opération.Une partie importante de l'augmentation de l'enveloppe budgétaire du ministère des Affaires culturelles fut investie dans les dépenses d'opération de ce développement.Le ministère, s'étant donné des priorités, a trouvé les crédits nécessaires pour y faire face.À la CREPUQ, les directeurs des bibliothèques universitaires analysent des secteurs d'intervention susceptibles d'entraîner des économies d'échelle, tel le partage des collections de périodiques spécialisés.Il faut tabler sur des situations concrètes.Que peut-on faire ensemble pour donner de meilleurs services au moindre coût?M.Lefebvre: Le comité mixte MAC-BPA a convenu de mettre en priorité la rationalisation du traitement documentaire.M.Bonneau: Une préoccupation du MAC, dans un contexte de raretés, c\u2019est de rationaliser des services, réaliser des économies et faciliter l'amélioration d\u2019autres services plus appropriés aux citoyens.Pour nous, la rationalisation du traitement documentaire signifie entre autres qu\u2019au Québec, on retrouve le moins d\u2019endroit possible où les effectifs sont utilisés pour effectuer du catalogage et de la classification.J.Payeur: En faisant la liste des activités de coopération, il faut parler de pièce à pièce.Dans le bloc de la coopération pour le traitement documentaire, on retrouve trois éléments qui reviennent et qui peuvent être mises en commun: l\u2019acquisition, le catalogage et la préparation matérielle.Certaines bibliothèques ont développé des expertises, que l\u2019on pense à la littérature pour enfants.Le premier obstacle qui intervient, c\u2019est celui de la normalisation, l'esprit de clocher intervient.Ceci est concret et constitue un premier obstacle à la coopération.M.Bonneau: || s\u2019agit d\u2019un problème contournable\u2026 L.Labory: Si les gens y voient des avantages, on peut minimiser ce problème.J.Payeur: Dans la région de Québec, on retrouve une bibliothèque où 75% de la masse salariale va pour le traitement documentaire.Par des achats regroupés, on peut coopérer au-delà des problèmes de pochettes, de codes zébrés.Le COBIPUQ a mis en place un fonds régional de vidéocassettes.40\u2014DÉFI décembre 1992 \\\\ 7 7 de Défi: Quel devrait être le rôle de la SDM dans ce scénario de traitement documentaire?Défi: Actuellement, on retrouve SDM, la BNQ, les BCP et chaque bibliothèque autonome qui a son équipe de catalo- gueurs; dans tout ceci, il faudra s\u2019entendre et mettre de côté les caprices et en arriver à une concertation.L'animation pourrait être effectivement profitable comme élément de partage.Si la bibliothèque peut rentabiliser une activité d'animation qui a été jouée pendant 5-6 semaines en l\u2019exportant ou en partageant les coûts de production avec d\u2019autres bibliothèques.Le marketing est sûrement une des formes les plus répandues parmi les regroupements régionaux.Les activités conjointes en regard avec l'animation du livre, que l\u2019on pense aux salons du livre, signets, sacs, etc., activités qui ne génèrent pas d\u2019obstacles ou d'irritants.Une dernière formule à développer, vendre le «success story», ou la bibliothèque franchisée.Une bibliothèque pourrait conserver son autonomie, mais on y vendrait une franchise, i.e.on implante le service avec un contrôle de qualité.Ceci pourrait s'appliquer aux localités entre 10 000 et 15 000 habitants.J.Panneton: Cette liste de sujets à coopération est intéressante, mais si nous revenons à la question à savoir par où nous devrions commencer, il faut répondre: aller au plus difficile, au plus douloureux.Il y a des contraintes à la coopération.On parlait de l'autonomie municipale, il faut aussi parler de l\u2019autonomie-bibliothécaire.La coopération suppose un certain nombre de compromis.Il y a notamment des coûts cachés.Lorsqu'ils deviennent transparents, il faut alors discuter de transfert de ressources.Par exemple, en catalogage coopératif, vous trouverez en réseau des bibliothèques plus riches, d\u2019autres plus rapides, d'autres plus pauvres, peut-être même des paresseuses.Faut-il alors que les plus rapides nourrissent la base de données sans compensation parce que le partage des ressources est une vertu?Et alors, de quel partage parlerait-on?Ceci est un défi pour nous-mêmes et notre test est celui des compromis.L.Labory: À Anjou, nous avons eu, à une certaine époque, à faire un choix entre un catalogage-maison automatisé et SDM.Le service qu\u2019offrait SDM ne nous permettait pas de rencontrer nos objectifs qui visaient à mettre à la disposition des citoyens les documents presqu\u2019aussi rapidement qu\u2019en librairie.Aussi, avec un serveur unique, il n'y a pas de libre-marché et le client est dépendant.Souvent, la piètre qualité va avoir comme effet qu\u2019on va mettre en place un service parallèle de catalogage, il y a donc gaspillage.On doit trouver une formule qui permette la stimulation.L.Labory: Vouloir que les volumes arrivent rapidement à la disposition des lecteurs ne constitue pas un caprice.P.Sauvageau: |! faut surtout améliorer ce qui existe et le principal reproche que l\u2019on pouvait adresser à SDM était surtout le délai de traitement des best-sellers.On y retrouvait près de 80% des acquisitions régulières.Le problème de SDM n\u2019est pas la capacité de production, mais plutôt la difficulté d'identifier les best-sellers, de les prioriser.L'approvisionnement constitue une autre faiblesse puisque SDM n\u2019achéte pas et son approvisionnement se fait selon le bon vouloir des éditeurs ou par le traitement demandé par la Ville de Montréal.Il faudrait aider SDM à être plus performant au niveau du traitement des best-sellers.Plutôt que de mettre en place une nouvelle structure, j'aimerais mieux travailler à aider SDM à être plus performant en solutionnant les principales lacunes: l\u2019approvisionnement et le traitement plus accéléré.Au niveau de la Bibliothèque nationale du Québec, il y avait du retard pour le traitement des ouvrages québécois.Une analyse de la chaîne de production a permis de réduire le temps de traitement de l'édition commerciale à cinq jours à compter du moment où les volumes sont livrés à la bibliothèque.Le catalogage avant publication permet d'accélérer encore plus le processus.On souhaite même de publier un Livre Hebdo québécois avec les éditeurs à l'instar de la France.M.Lefebvre: Je partage l'opinion du libre-marché.Cela est stupéfiant pour une petite municipalité cliente et lorsque l\u2019on parle de satisfaction de la clientèle et que l\u2019on paie pour le service, on est étonné que l'on se déclare insatisfait des décentre 1992 DÉFI\u201441 Défi: Y aurait-il, de la part de SDM, des ajustements à faire, d\u2019autres études à refaire en concertation avec le milieu?Défi: En conclusion?délais de production.J.Panneton: Je suis également d'avis qu'il faut consolider nos acquis.|| ne faut pas tomber d'autre part dans la pensée magique et s'imaginer qu\u2019un livre sera disponible la veille de sa sortie en librairie.Certaines contraintes sont inhérentes à l\u2019organisation d\u2019une bibliothèque; cela implique la nécessaire acceptation de compromis qui dépendent des réalités locales.Il faudrait également relier l'étude de la question de la rationalisation du traitement documentaire avec les résultats de l'étude sur l'automatisation.Il y a des conditions à réaliser pour qu'un échange d'informations catalographiques puisse se faire.Il ne faut pas exclure à priori le catalogage coopératif.On pourrait constituer un certain nombre de bibliothèques en réseau coopératif de base.L.Labory: SDM a pris une tangente intéressante en tenant compte des réalités nouvelles du marché, en créant des alliances avec le milieu et en créant des banques de données pour la francophonie.Certains délais sont raisonnables, mais il faut s'entendre sur des minimum et des maximum acceptables.Un des problèmes de SDM est son financement.La participation du MEQ est à croissance zéro, ce qui a entraîné une rationalisation, on a ciblé les objectifs et le serveur québécois aurait pu être une solution.Il nous faut faire une nouvelle analyse avec nos acquis, avec le portrait des réalités.L.Labory: 11 y a des mécanismes à développer, il s'agit d'une concertation à faire.M.Bonneau: SDM ne semble pas réfractaire à ces ajustements.J.Panneton: Si SDM cessait ses opérations demain, serions-nous plus avancés?L.Labory: SDM a traversé une crise difficile et en rationalisant, en focalisant et en révisant sa mission elle a mieux cerné les problèmes.P.Sauvageau: On a des propositions concrètes et le débat est lancé.Une table de concertation pourrait poursuivre le débat et sensibiliser le milieu.J.Panneton: Ce n'est pas une conclusion puisque nous devons continuer de gérer notre situation.Comptons d\u2019abord sur nous-mêmes.Développons une attitude active par rapport au partage des ressources.Identifions quelques priorités concrètes sur lesquelles nous pouvons exercer un contrôle.En allant ensemble au bout d'un objectif simple, nous accomplirions aussi une valorisation du processus de coopération.La consolidation d'équipe ne se fait pas par la dynamique de groupe mais par la réalisation de projets.J.Payeur: Les éléments concrets de projet nous amènent au-delà des susceptibilités municipales.Avec un projet concret autour d\u2019une table et malgré les velléités régionales, on en arrive à des réalisations.M.Bonneau: Dans le secteur du partage des ressources et de la rationalisation du traitement documentaire, nous avons mis sur pied un groupe de travail pour poursuivre la réflexion.Des gestes concrets seront posés au cours des prochains mois, lesquels découlent de la politique culturelle.M.Lefebvre: Nous avons demandé au MAC d'avoir l'assurance que des choses, des propositions concrètes seront faites aux directeurs des bibliothèques lorsqu'ils assisteront au Forum de l'ADIBIPUQ en mai 1993.L.Labory: 'insisterais surtout sur le fait que nous ne devons compter que sur nous-mêmes et ne pas attendre que d\u2019autres décident pour nous.La pire attitude en serait une d\u2019attentisme face au gouvernement.Nous n\u2019avons pas besoin de grand cadre ou de structure.L\u2019ADIBIPUQ et les regroupements ont été créés spontanément pour répondre à des besoins précis sans qu'on ait demandé l'autorisation à quiconque.Défi: Nous vous remercions pour cette participation, nous sommes persuadés que les propos vont porter fruit et qu\u2019en 1993, on devrait voir les premiers germes de ces partages des ressources.42\u2014DÉFI décembre 1992 rf au it hé.le les de \u2018efficacité Pour bien gérer une bibliothèque, il faut de bons outils.Utiliser multiLIS, c\u2019est pouvoir profiter de l\u2019efficacité inégalable d\u2019un système de gestion plus rapide et plus complet.De plus, multiLIS vous est proposé par le leader québécois en gestion informatisée de bibliothèque.Siège social: Tél.: (514) 878-9090 Europe: Tél.: (011-33-1) 42 86 80 20 Vous avez donc droit au meilleur service qui se puisse trouver en matière d\u2019équipement, d\u2019installation et de service après-vente.multiLIS, c\u2019est l\u2019efficacité de l'informatique.Mais c\u2019est aussi l\u2019assurance de pouvoir compter, avant comme après, sur les conseils des meilleurs spécialistes qui soient.multiLIS, c\u2019est la bibliothèque mieux informatisée. ALPHA i Piles (Encyclopédies \u201c* Populaires : Inc.LIVRE DE PARIS \u2014 HACHETTE NOUVEAUTÉ Les génies de la litératare £9.ATLAS ATLAS 1992 Une incitation à la lecture, une invitation à la découverte.Tous les siècles, toutes les lectures, tous les genres.60 oeuvres littéraires Les innombrables visages du roman, de magnifiquement reliées vert et or, des plus grands la poésie, du théâtre, de la philosophie.auteurs de tous les temps CL Oeuvres en version intégrale.accompagnes de: Auteurs et oeuvres présentés et analysés de 1 2 grands volumes composés de: manière à la fois rigoureuse et synthétique.1tome - Antiquité Résumé de l'oeuvre et extraits des meilleures 1 tome \u2014 Moyen Age Renaissance pages.1tome \u2014 XVIIe siècle 1 tome \u2014 XVIIIe siècle Abondamment illustré par des oeuvres de 4 tomes \u2014 XIXe siècle grands artistes de tous les temps.4 tomes \u2014 XXe siècle Conçu et réalisé par les meilleurs spécialistes: 120 monographies d'auteurs universitaires, critiques, écrivains, historiens, sous la haute direction de Christian Gallimard.1 080 monographies des plus grandes oeuvres Co = littéraires totalisant plus de Une aide incomparable pour les éléves et les étudiants.2400 pages.Un ouvrage ou savoir devient plaisir.Ouvrage encyclopédique: 7 12 volumes Le volume 115,00$ Parus: 3 volumes La série 1 380,00$ Oeuvres littéraires: De 1 a 19 titres 22,95% ch.60 titres Les oeuvres De 20 à 39 titres 21,95$ ch.Parus: 15 titres littéraires De 40 à 59 titres 20,95$ ch.Liste des titres envoyée sur demande Les 60 titres 19,95$ ch.ouvrage complet 2577,00$ Nous assumons toujours et partout les frais d\u2019appel et de livraison.533, rue Sud, Cowansville, Qc J2K 2X9 e Tél.: (514) 263-8829 e Télécopieur: (514) 263-8809 "]
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