La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1 mars 1909, Mars
[" Die ; Hy file Ml .te ske a ; mete cot itiiicus ce sa CLT ao a\u2014\u2014\u2014\u2014 i \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 a merammnsicecan nn 7 bi Notre roman comple: L\u20190mbre du Général Par Charles Deslys 2e Année No 3 Mars 1909 pulaire MAGAZINE LiTTERA deu ILLUSTRE 2 \u201c2% A 60 DA CF QU 2e, NS KAR Si IC > LP Z a XR > ; A \u201c2, psg À N S po 7% XL LS > ERR SO OX 2 R 2 2 2 NX LO Ce 2% d ¢ Ÿ 2 7 (J >.Lo AAR SS.= US ee, RX se x se CAL 5 CX 7 2 $l ç S x > 7 GC Ré A NS 7} BY LH 2 7 e NCI XR SN Y SA 2 > 7 a Dy R2 CA 7 LS CL ON C2 > 3 * x % & % 2 N Al 7; A A 2e CZ RY CX x 4 5 2 CS er > WR 3 N N %, ea LS oS 2e, + La 52 (2 XR x à > LES 63 S [EOS 7 NN 47 A $C 2 XX 25% 2 2 Z Z 2 RX 3 ND S S.> D \\ £ = 02 Sy ~ (7 LY (Y SKY > 2 XX 2% 2 24 2 RL 3 > KX RK CO 2 x AN S À > GS 7 RES = OX 2 x 0 > % > % 2 2 2 2 2 9, es QS NS p> x KL 2 RC CC °.XP CX OQ fy = {7 (2 7 > KD XD 2 2 as SHC > GS CS CR 7% > CS (> Ce pO CXR CC) p == / % 22 LD LY KX) (2 QO (ND AY CA NX ARS 5S Se ç 0%.NY ee, R = .= = 7 3 ar 7 A i \u2018 ue Dt OQ 2 Q 7 LY < KY 3 RSS CR CS LOS (XD CCK S XXX Ses CS 3 0% R RD J Xz = -_ ; If X Q 7 Q Oo NX US (XL CO NX) CX QG LL CY CX NX 53 230859 XS > >) y > COCKS CS xX te gr Co À i f i 4 osent XD 2% 5% 3 ON Oe, QL 2 2 oe SO 0 RN 7 5 $3 2 2 = 0 _ et _ Ë SSS EE] PES = (7 S 2x x KX XS % SB QD eo 9 oo KX x > 2 = ose Ne XX RED % Q NR 5 % \u20ac 28.$5 x 2 s © ON D 7 Eg No > 5% RRS 3 X 7 AR CA OC) a | 4 K 3 x XS 3X RS > > 2 > XS > ee XX DN N 3 QD > Xx A) CX NK NS ee, 5 Cd 2) 1° N= Re NR 9 Ne y RU 3) CX Xx OO X) = 3 SN rt 2 09 53 oe?| wn Eos FE fe, CX 5 S38 if (| ç = = ee rN 9 LS x an SR xs | : i i ilk ft ESS LH KX CZ Se OS) 2 Wl | I \\ = 0, La x} LC Gé oy {> wg fi os f = \\ 0 Q x X \u201c 3 CLS 2 20> oR pt = | AN > OS Ce 3 RR XX p= ER: A NO N SN XK ce | a A 15 § S \\ XX WN ~ + N a 1) 1% jo < (2% Co A oN go S - = > $$ Qu ç 005% 4 te À À Ja = 3 2 N Jie | ÿ | \\ % ARIES S SEIS ! == CRT yi (K SN ) Ÿ 7 = N = ¥ 4 XR N x > CSSS ASC | On À Sa RCN SC po At )) ho 2 H iv SL Y A XR) oS ce =J | | 258 \u2014~ = , & AN 9 CAD 'l fl = pes KY S XX 2 EL > xX) M i Aa 5 NS 7] 28] A (] JJ NA a D | Les SN QO St 3 RN % Sat Se y À À = AU Le x = At.À > 3 Le flirt.\\ : c oh : Q CS AN WN \u2018 at Uj ON C\\ =) wr \u20ac 2X XX x > ~\\ W N = N x N » g N ENN ~ XQ 5 A \u2018 \\ 7 NE = NX NR RS & Nad 7 pont = Sr G Naa NN S ç TR > - Se NR Ne ZN | ; ae Eee\u201d eme se NNR a a % 2 | 7 4 es = amsn NS 3 SAE > 5 at 2) j / $ NS > > 7 S a J) Ge À Nam B\\ \\ (2 PE ZN NN 5 NI + 3 \"To.Se ND oo gtk a és Æ = oY 3 > a ~ es = Su ORR = \u2014\u2014\u2014 x RS 3 2% 365 oC Na N \u2014 N CR es XS \u2014 A: \\ CSS eus NS a PA EN PES =a se 1108 Un ÿ ?6 i EN SSSSS S cs Ce > TS CRS 8 SN = SSSR Ù Aa hx LA SOY SSS = |A NZ rex a 0 SN 1} [i 7 4) AON) \\ SN ï | oe M NS 3 \u2026 gy: Ir ) \"WN AS = (or! 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Il est pâle et décharné comme un spectre.Sans la fiévreuse énergie qui le soutient, la fatigue le terrasserait.Dans l\u2019ombre de ses sourcils, sous ses paupières encore rouges, il reste comme de la colère et des larmes.Nous sommes en 1817.Ne serait-ce pas un prisonnier de 1812?un échappé de 2 Sibérie?un de ceux qu'on appelait alors les \u2018\u2018 revenants \u201d\u2019?Tout l\u2019atteste; son émotion, son impatience, l\u2019éclat de son regard, parfois même un cri.Il semble reconnaître le che- \u2018min, la contrée, les moindres accidents du paysage.Une douce mélancolie, des sourires d\u2019enfant passent, tour-à-tour sur sa rude et martiale figure.Chaque ro cher, chaque buisson, chaque perspective, quelques vieux arbres, il les salue comme d\u2019anciens amis.Mille souvenirs se réveillent au bruit de ses pas.Il a des gestes de fou.Tout-à-l\u2019heure, il riait aux éclats; voici que maintenant il pleure, mais ce sont enfin des larmes de joie.Un jeune pâtre, gardant quelques chèvres sur la hauteur, le regardait avec un étonnement naïf.Il lui cria tout-à-coup : \u2014Hé! là-bas.l'homme.prenez à gauche.Le sentier n\u2019existe plus.A la dernière fonte des neiges, il est tombé dans le gouffre.Soit que l\u2019enfant eût parlé de trop loin, soit que le voyageur fût absorbé par son exaltation, l'avertissement n\u2019arriva pas jusqu\u2019à son oreille.Il continua son chemin.Le chevrier bondit vers lui, l\u2019arrêta par un pan de sa capote et, tout palpitant d\u2019effroi: \u2014 Mais arrêtez-donc! fit-il La, de- ee AE fi 20 LA REVUE vant vous, ne voyez-vous pas l\u2019abîme?L\u2019officier n\u2019en était plus qu\u2019à quelques pas.Sans reculer, il se redressa, secouant la tête ainsi qu\u2019un homme qui se réveille en sursaut.Puis, après avoir sondé du regard le précipice et compris l\u2019écroulement «du sentier qui jadis contournait ses bords: \u2014Ah! Ah! fit-il, avec l\u2019impassibilité .d\u2019un philosophe qui avait assisté à bien d\u2019autres chutes, on ne passe donc plus par la Corniche.\u201d .\u2014A moins de vouloir tomber dans le trou de.\u2014 Dans le trou de l\u2019enfer! acheva l\u2019inconnu, avec un étrange sourire.Le jeune chevrier se signa.Puis, avec ane curiosité mêlée de crainte: \u2014-Mais, balbutia-t-ii, vous êtes donc du pays?L\u2019homme, en lui caressant la joue, répliqua: \u2014Bonsoir, Petit-Pierre! \u2014Quoi!.Comment!.vous savez aussi mon nom.vous me connaissez?.L\u2019enfant, stupéfait, commençait à trembler.Ils étaient seuls tous les deux dans cet endroit désert et mal famé, au milieu de la montagne, au bord de l\u2019abîme.La nuit venait.Déjà l'ombre envahissait vallons et ravines.Sur la hauteur s\u2019éteignait un dernier rayon de soleil, une lueur rougeâtre qui faisait ressortir davantage en- -core la haute taille de 1inconnu, son costume, sa physionomie s.nguliére.Appuyé sur son bâton de voyage, avec son regard * brillant sous de gros sourcils en broussailles, avec son sourire narquois sous la longue moustache, il avait, a cette heure, en ce lieu, une apparence fantastique.Parfois, disait-on, à l\u2019entrée de la nuit, le diable surgissait du Trou de l\u2019Enfer.Petit-Pierre crut avoir rencontré Satan.\u2014Mon bon monsieur: s\u2019écria-t-il, je vous en prie, ne me faites pas de mal! \u201c \u2014Poltron: répondit l\u2019étranger, je te dois au contraire de la reconnaissance, car tu m\u2019as préservé d\u2019un mauvais pas.\u201cTiens, voici pour toi.Il avait porté la main vers sa poche, il se ressouvint qu\u2019elle était vide.\u2014Je te promets un petit écu, conclut-il.\u2019 POPULAIRE Rejoins tes chèvres Je retrouverai seul un autre sentier.A demain.Petit-Pierre ne se le fit pas répéter deux fois, et s\u2019enfuit à toutes jambes.Avant de s\u2019éloigner, l\u2019inconnu regarda de nouveau le gouffre et murmura: \u2014 La mort!.Quelques pas de plus, et c\u2019était la mort!.Cet enfant ne m\u2019a pas reconnu: s1 \u2018 elle \u2019 aussi r\u2019allait pas me reconnaitre! Ces quatre années de malheur m\u2019ont tellement changé, brisé, vieilli!.Si elie m\u2019avait oublié!.Elle pour qui j'ai tant soufferl!.Mais non non, c\u2019est la joie, c\u2019est le bonheur qui m\u2019attend la-bas!.Allons, Simon.dn courage! Il atteignit bientôt la hauteur et redescendit vers la vallée.Tout au fond, vers le bord de la rivière, les dernières lueurs du crépuscule lui permirent de distinguer l\u2019église et les chaumières du village.Un peu plus loin, sur une éminence, le château.Il porta la main à son coeur, il pressa le pas.Vers la droite, à travers les arbres, on voyait quelques lumières, on entendait le bruit d\u2019un violon.\u2014On danse sur la place, murmura le revenant, c\u2019est aujourd\u2019hui dimanche.Tant mieux, le chemin sera désert de l\u2019autre côté.personne ne me verra.ne l'avertira.je veux la surprendre! Evitant donc la place, il se dirigea vers le château.Aucune lumière n\u2019y brillait, aucun bruit ne s\u2019y faisait entendre.\u2014\u2014Les domestiques sont probablement à la fête, pensa Simon.Mais elle.où peut-elle être?Après un moment d\u2019hésitation, il s\u2019a- vanca jusqu\u2019à la grille, passa la main entre les barreaux, appuya sur un ressort, et l\u2019un des battants s\u2019ouvrit.Il entra, refermant la porte en silence.A gauche de la grille s\u2019élevait le logement du concierge La clef était dans la serrure; il pénétra dans : intérieur.A la clarté de la lune, # trouva un briquet, alluma la chandelle.Elle éclaira tout d\u2019abord, dans un cadre de bois noir, un certificat de congé militaire.On y lisait ce nom: y at AT purameatiiietiet qu Arad usine HAGEL ; lege M AUS acl UREA tiie Sutin M GA ARE IMU ed EE A iu Gli ott L\u2019OMBRE DU GENERAL 21 JEAN DOMINIQUE Caporal au ler grenadiers de l\u2019ex-garde impériale.Simon laissa échapper un cri de joie: \u2014 Mon brave Dominique! Ah! je suis en pays de connaissance.Au-dessus du congé du caporal, il y avait le portrait de Simon.\u2014On ne m\u2019a pas oublié, dit-il.Puis, il prêta l'oreille.En dehors, sur le chewin, un bruit de pas et de voix s\u2019approchait.La fenêtre était ouverte.- Sans se montrer, le revenant regarda, écouta.Donnant le bras à une jeune paysanne, un homme de haute stature s\u2019avançait.Il avait non-seulement la capote et le bonnet de police, mais encore la roideur traditionnelle des soldats du Premier Empire.Cette majesté N'\u2019excluait pas la galanterie.L\u2019ex-caporal semblait courtiser sa compagne, qui faisait, avec lui, la coquette.Derrière eux, marchait, non sans guel- ques zig-zags, un vieux paysan, sins doute le père, ou du moins le parent de la paysanne.\u2014 Bonsoir, monsieur Dominique! \u201cit celle-ci en passant sous la fenêtre.Vous voici chez vous.Je vais prendre le bras de mon oncle.\u2014Permettez! répliqua \u2018 courtoisement Dominique, permettez, mademoiselle Jo- séphine.Un grenadier, alors même qu\u2019il n\u2019est plus sous les drapeaux de Mars, ne manque jamais aux égards dûs à une jolie fille, surtout lorsqu\u2019il la fréquente pour le bon motif.\u2014Je ne dis pas non, monsieur Dominique.mais nous ne sommes plus qu\u2019à deux pas de la ferme.et peut-être bien qu\u2019on vous attend.Il y a chez vous de la lumière.\u2014 Pas possible! Mais l\u2019ex-caporal s\u2019aperçut bientôt que Joséphine avai* raison.\u2014Je suppose, reprit-il, que c\u2019est quelque camarade.Mais, avant tout, le service de la beauté!!! Remboitons le pas.Simon l\u2019appela: \u2014-Dominique! L\u2019ex-caporal s\u2019arréta court, tressaillit des pieds a la téte et, machinalement, porta la main a son bonnet de police.\u2014Là! voyez-vous bien! fit Joséphine.Arrivez donc, mon oncle! Monsieur Dominique, bien le bonsoir! Le vieux paysan vint offrir le bras à sa nièce en chantonnant: Quand je bois du vin clairet, Tout tourne.tout tourne au cabaret.Ils s\u2019éloignerent dans la nuit.u\u2019ex-caporal n\u2019avait pas bougé; il semblait cloué sur puace.- L\u2019appel se renouvela.\u2014 Cette voix! balbutia Dominique.Est-ce que j\u2019ai la berlue?.Il faut voir.Et, tout palpitant d\u2019émotion, il se précipita vers sa loge.Le revenant l\u2019attendait sur le seuil.\u2014 Mon général! s\u2019écria Dominique.Mais non, non! On ne revient pas du tombeau.C\u2019est un fantôme! \u2014 C\u2019est moi! c\u2019est bien moi, mon ami, mon frère d\u2019armes! répondit le général, qui venait de lui saisir les deux mains, qui le serra dans ses bras.Puis se dégageant à cette étreinte: \u2014Où est Amélie?demanda-t-il, où est ma femme?Dominique recula, pâle lui-même comme un spectre Une angoisse terrible se lisait s r son visage.Vainement il s\u2019efforca de répondre.Pour la première fois de sa vie, il tremblait.Déjà le sourire s\u2019était effacé des lèvres du général.Un sinistre pressentiment le mordit au coeur.Le caporal enfin s\u2019écria: \u2014Maiheur!.On vous a cru mort et maintenant.je n\u2019ose pas vous dire Elle vous a bien pleuré.Elle ne voulait pas.ce n\u2019est pas sa faute.Simon alla fermer la porte et la fenêtre.Puis, dévoré d\u2019anxiété, mais calme en apparence, il revint s\u2019asseoir en face de son soldat et lui dit: \u2014Je veux tout savoir.parle! Ï Bt hi i 22 LA REVUE II\u2014REVELATIONS Prions le caporal Dominique de nous céder la parole, et reprenons les choses d\u2019un peu plus haut.En 1788, Simon avait 25 ans; il était garde-chasse du comte de Valneuse.Cette noble famille émigra, guidée, reconduite jusqu\u2019à la frontière par Simon.Déjà le péril était grand.Par des EP | Patrice Lacombe, notaire, mort à Montréal, le.G juillet 1863, était né en 1807.Il aurait pu être un de nos écrivains les plus goûtés et les plus lus, tant il avail un excellent esprit d\u2019observation, malheureusement ses occupations absorbantes l\u2019ont empéché de nous léguer une oeuvre forte et considérable.Néanmoins la jolie esquisse: La terre paterzelle est à lire en entier.On y trouve la peinture exacte de scènes de moeurs qui ne sont pas encore entièrement disparues.Dans le tableau que nous reproduisons, M.Chauvin, un brare cultivateur et sa digne épouse, tous deux sur le retour de l\u2019âge, ont décidé de se \u201c donner\u201d a leur fils aîné, afin de l'empêcher de partir pour le Nord-Ouest, où les Compagnies de traite attiraient, autrefois, les jeunes gens, sur la foi de belles promesses pas toujours réalisées.a> EPP Ai A> CF A PN ) up 4 > RS 7 5 a , À Ç PS, {NS - SN À L'Art du T rt du latouage Par le Dr F.R.N À étudié le tatouage à bien des A l\u2019opposé, considérons les Polynésiens, points de vue.Très répandu partout, il a diverses origines.Il est dû à des idées religieuses, ou bien forme des signes distinctifs entre les tribus, ou encore est donné en récompense aux vaillants, ou enfin, véritable initiation, marque le passage de l\u2019enfance à l\u2019âge adulte.Il se pratique de diverses façons, soit par brûlures (Australiens) qui forment des cicatrices surélevées, soit par incisions larges et brutales (nègres), soit enfin par fines piqûres et alors il devient un art.Nous voulons l\u2019examiner à ce dernier point de vue.Plus une race POSsède un art évolué, plus son tatouage sera beau.Ainsi les Australiens ne connaissent qu\u2019un dessin très primitif ; ils tracent des droites parallèles et des angles sur leurs armes, sur leurs quelques ustensiles; ils ne sont point parvenus à la conception du polygone, de la courbe, de la spire.Ils ignorent la symétrie, l\u2019alternance et les divers principes qui président au groupement des dessins ornementaux.Aussi leur tatouage est-il fruste, simplement composé de quelques droites parallèles ou se coupant, ou encore d\u2019un simple pointillé.\u2018 » Les nègres fétichistes ont un art grossier, tracent des lignes et des angles qu\u2019ils répètent en séries, se servent peu de la courbe et de la rosace.Leur tatouage est uniquement composé de - quelques droites parallèles ou qui se coupent.dont l\u2019art ornemental est très développé.Ils savent dessiner les courbes, la spire, combinent les lignes géométriques de manière à obtenir des résultats harmonieux.Aussi ils se tatouent de dessins très compliqués et très beaux.En Nouvelle-Zélande, les figures sont surchargées de courbes serrées et parallèles qui encadrent la bouche, Je nez, les yeux.Aux îles Marquises, les voyageurs ont tous admiré la perfection et la finesse des lignes de tatouage.Les figures d\u2019animaux se mêlent harmonieusement au dessin géomé- Tatouage japonais pratiqué sur un riche Américain RT eri RTT EP Ric RITES a hut Hi HE ARR IT ee VR 94 LA REVUE POPULAIRE res polygonales, dessinaient la rosace, sSa- vaient inscrire les figures les unes dans les autres: le cercle dans un carré, la rosace dans un cercle, etc.Ils opposaient et alternaient les dessins, savaient méme disposer les figures suivant un double plan de symétrie ; mais ils ignoraient les figures compliquées dont l\u2019art grec fit plus tard un si bel emploi: grecques, spires, flots.En extrême Orient, le tlatouage, au contraire, n\u2019est pas composé de dessins géométriques.L\u2019art sino-japo- nais les a.de nos jours, trique, sur le corps humain comme sur les objets sculptés.De même que l\u2019art ornemental, les dessins de tatouage ont varié depuis la découverte de ces Îles, comme en font foi les descriptions des voyageurs.En Nouvelle-Guinée, l\u2019art ornemental est très développé, mais le tatouage est peu pratiqué.Pourtant les femmes de la tribu Motu se tatouent; et elles le font avec une perfection qui ne le cède en rien à celle des Polynésiens.9 JR Vo é A og Sas Gu AX TR Ve @ 4 \"2 7 3 2 Les Américains nous ont appris à admirer l\u2019artsi original des Haï- dah, peuple de la Colombie, qui représente l\u2019homme et les êtres suivant des courbes régulières leur donnant l'aspect de dessins Tatouage laotien abandonnés, mais les a employés autrefois, car on en trouve encore sur les vases ritué- liques.L'artiste s'applique à reproduire avec fidélité les êtres et végétaux, on conçoit des monstres fantastiques.Aussi le tatouage est- il purement figuratif.Ces femmes si bien drapées et si fines, dessinées sur les kakémonos japonais, se retrouvent non moins gracieuses dans les tatouages.Hommes, monstres et fleurs forment le thème décoratif., De même, les Laotiens gravent sur la peau les monstres et les figures fantastiques chères à Tl\u2019imagination chinoise; on n\u2019observe pas le tatouage linéaire.géométriques.Or leur tatouage est en tout semblable aux dessins qu\u2019ils sculptent sur le bois.Il suffit de voir un tatouage haïdah pour le reconnaître entre mille.Le tatouage constitue donc une manifestation artistique et non des moindres des races primitives.Il est même arrivé que pour les Guanches des îles Canaries ce soit la principale qui nous reste.Ce peuple ne se tatouait pas au sens propre du mot, signifiant une blessure de la peau dans laquelle on introduit une substance colorante.Mais il s\u2019imprimait des dessins sur le corps au moyen de matrices ou pintaderos.On a retrouvé ces matrices, dont le musée de Las Palmas (Cana- ® ries) posséde une belle Chez nos, l\u2019art du collection.On peut y tatouage est laissé au reconnaître quel était bas peuple; aussi est-ce l\u2019art ornemental de cet- En Birmanie, la mode indoue domine; les figures de tatouage sont des femmes, des arbres, des scènes de la vie.un art avili.Les repré- Tatouage néo-zélandais sur une statue funéraire.te race aujourd\u2019hui disparue.Les Guanches connaissaient les figu- sentations en sont grossières, et, en général, mal exécutées.- Tatouage Amérique du Nord.haidah, des ng \u2018fab.grd Trois comtés d\u2019Ontario veulent l\u2019interdiction de la circulation des automobiles deux jours chaque semaine.: Vo = ot.- Le.village de High-Halden, près d\u2019Ash- ford, en Angléterre, détient sans doute un record assez - original, celui du nombre des .jumeaux.L\u2019on voit, en effet, arriver chaque jour à l\u2019école dix enfants qui forment cinq paires de jumeaux authentiques et appartiennent tous les dix à la même famille.of Le soufflage des bouteilles % Les chemins, sentiers et trottoirs de Central Park, New-York, représentent une longueur de 46 milles.KA Dans certains hôtels de Suède le prix des repas est moindre pour les femmes.7 Depuis vingt-cinq ans, la lutte contre la tuberculose est si active en Allemagne, que la mortalité de ce chef a diminué de 50 p.c., ce qui équivaut à 30,000 vies sauvées par années.Premier essai de traîneau-automobile & Le plomb a été connu et employé de toute antiquité.Homère nous dit que le bouclier d\u2019Agamemnon était décoré de lames de plomb qui servaient, dans une certaine mesure, à amortir les coups.Les livres du cé- lëèbre poète grec Hésiode étaient écrits sur des plaques de ce métal, que les alchimistes du moyen âge appelaient Saturne.ole + La mélancolie vient du caractère, la tristesse vient de la vie. Il y a 64 aveugles par 1,000,000 d\u2019habitants, sur la terre.\u2018( 3 \u2019 On fabrique maintenant des dents avec du papier.Le Cap Percé de Langlatte de St-Pierre et Miquelon PE kK! BA of be.4.4\u2018 4 + 4 t ¢ : NS ei Prof.FABRICANT EXPERT DE PERRUQUES ET TOUPETS POUR DAMES > ET À MESSIEURS fondée en 1860 Crompton Place est la maison célèbre dans T toute l\u2019Angleterre par les lierres qui la re- Cheveux teints dans toutes ies nuances ar des! 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