Les affaires : a magazine of business, 1 mars 1934, Mars
[" - peti 4 VOL No, 2 ho, i 5d 3 en i Ly SE qi 5 fo Wt Le \u20ac 3?is a ! = oy i \\) i wn EF a i 5 a 3 JE, % : od 174 _ sx : = k \u201c Re \u201c a ik, i 5 on id 2 ae des HN > to si a 5 A A i 0 i Be 18 7 i: Le wl i Ps 44 Lt eo A 7 XX 0 pe] vs is ai Pr FIX x EL A B 34 à sai Ts iH £7 A _ ES Ay 8 3 = 5 Te PE pa x 7 i Li fi Ë k: ét ÿ pr, i i Lis 5 Gy 3 Ur a vy ie 2 Po 5 ST TA 2s.ks pv EHR AR JF hay: Sg 19 5 ; is Xi E j¢ Li 5) i i ® A od as id ee ca = x ES 4 po i a 2 is Shr ns 5 eu Da i JK E 3 5 ig 7; A 7 ne = bg i SF & 5 REC TEE Ti an a i vi 2 vy A i BE La ne \u201c7 wu wi?EF ve w À A J A i ity 2 WE ei as ce x£ Sn ed 2 + ne 2 th 2 EN 5 i 7, st 3, 3 à >, H ax ] Pp ; se TE 5 ES i La iy oi sah \u20ac) = iE 4-28 La Petite Industrie Sauvera notre Race Ce que doit Contenir une Charte d\u2019Incorporation gq.Faber La \u2018Construction\u2019 d\u2019une circulaire Entretenez l\u2019esprit d\u2019équipe Qu'est-ce au juste que l\u2019initiative?La psychologie et ses applications en publicité Feu Sir Hormisdas Laporte \u2014 son oeuvre e 7 ol 0 oF Sh) i) iL ony (SVE Bar tes EX WE 2 LR De a i 2 5 ER 5 a à AR he Es 5 gx 0 ES i y he ne 5 4 a = 5 el PA Re eh ho en CA Rs si 3 vod 2: py S = ss Es - IL EST PLUS QUE TEMPS DE SONGER À VOS PLAGEMENTS DU PRINTEMPS rrr TSNNS SE Au cas où votre stock de PALETOTS d\u2019HABITS de PRINTEMPS .ne serait pas encore au complet, nous pouvons disposer d\u2019un choix de PALETOTS et d\u2019HABITS que nous pouvons vous : LIVRER IMMEDIATEMENT NODC Qualité des tissus.\u2014 Elégance de la coupe.\u2014 Main-d\u2019oeuvre canadienne-française.- Fabrication solide.\u2014 Vous ne pouvez demander davantage pour le prix.ab INFORMEZVOUS DES AUJOURD\u2019HUI DE NOS CONDITIONS ou ENVOYEZ VOTRE COMMANDE - - - - DIRECIEMEN - - - - ELZ.FORTIER, LIMITEE, - = - 115-117, rue ST-DOMINIQUE, QUEBEC. VOL.VII = AFFAIRES Revue Mensuelle d\u2019Action Economique.MARS 1934 No.2 Rendement personnel.\u2014 Administration.\u2014 Organisation.\u2014-Psychologie appliquée aux affaires-\u2014V ente \u2014Méthodes de bureau.\u2014 Classification.\u2014 Correspondance commerciale.\u2014 Actualités économiques et commerciales.SOMMAIRE \u2014 MARS 1934 ARTICLES La petite industrie sauvera notre race de la servitude: Organisons-nous.\u2014 Valmore Gratton.eee 26 Qu'est-ce au juste que l'initiative ?eee vavavssenseneuse 28 Feu Sir Hormisdas Laporte.29 Les marchés mobiliers 31 A quoi vise la courageuse expérience de Roosevelt ?\u2014 L.-A.Belisle.32 La psychologie et ses applications en publicité, \u2014 J.-M Papillon.33 L\u2019harmonie dans l'industrie.\u2014 Hon.W.-A.Gordon, C.R.36 Ce que doit contenir une charte d\u2019incorporation.\u2014 R.-C.-F.D\u2019Artois.L'état des affaires au Canada.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u20261\u2026r arsvsscees soonessasesererss nee La \u201cconstruction\u201d d\u2019une circulaire.\u2014 Gilbert Russell.De la lecture et .d\u2019autre chose.Entretenez l'esprit d'équipe.ANNONCES Eiz.Fortier, Limitée.Deuxième page de la couverture.\u201cL'Information\u201d.Château Champlain.Banque Provinciale du Canada.Académie Commerciale.J.-E.Laflamme Limitée.\u201cLe Collectionneur\u201d L.-G.Beaubien & Cie.R.Coté & Cie.Bureau Technique Albert Fournier.Les Prévoyants du Canada.\u2026\u2026 La Photogravure Artistique, Enr.Studio Roy.+ ucscrenseurrranenss Lettres au multigraphe.\u2026 \u201c Canadian Import Co.Ltd.Troisième page de la couverture.\u201cInitiation Pratique a la Bourse\u201d.Dernière page de la couverture.-.Sa rar La \u201cLes Affaires\u201d est un magazine publié mensuellement par Louis-A.Belisle, A.C.B A, rédacteur financier du \u201cSoleil\u201d, de 1, avenue Murray, m, Quther, P.Q TI est imprimé par Ernest Tremblay, 146, rue du Pont, à uebec.\u2019 At\u2019ilié A I'Association Générale des Comptables.Les articles que contient cette revue sont protégés par un droit d\u2019auteur.ABONNEMENT Canada \u2014Un an $2.00 \u2014 Le numéro 20c.\u2014 Etranger .$2.50 N.B.\u2014 Les avis de refus d\u2019abonnement, de méme que I changement d'adresse, ne valent que s\u2019ilg sont adressés directement ! Sditeur de a revue, par ferit ou autrement.Tout abonnement est con- nouve aute d'avis contraire, date d\u2019expiration inscrite eur la bande.» QUINZE JOURS avant la D'UNE \u201cAFFAIRE\u201d A L'AUTRE LA faveur de lu crise, qui a vu sombrer le prestige des A nations anglo-saxonnes, un réveil économique s est accompli chez nous.Les jeunes, notamment, semblent mieux se rendre compte du rôle qu'avec une préparation adéquate, ils sont appelés à jouer dans la vie économique de la nation.Me plus en plus, ils se rendent comple ausst que le capital n'est pas uniquement une question d'argent, mais encore et surtout une question de caractère.Dans tous les principaux centres du Canada français.nous vovons se lever les \u201cmoins de 30 ans\u201d.En dépit des entraves que leurs aînés se plaisent à semer sur leur chemin, les jeunes se groupent, ils s'organisent, ils cherchent à mieux comprendre la vie des affaires et, ce qui doit grandement étonner les \u201canciens\u201d, ils s'entendent, ils font preuve d'un bon esprit qui, hélas, aurait dû apparaître plus tôt dans notre rie commerciale.Cette réflexion mwa été inspirée par une visite récente aux membres du \u201cTeune Commerce des Trois-Rivières\u201d.Cet organisme débordant de vic groupe une quarantaine de jeunes hommes d'affaires qui ont à coeur de coopérer étroitement afin de veiller aux meilleurs intérêts de leur ville et de leur commerce.Jusqu'ici le succès a couronné leurs efforts, car, aux paroles, ils ont su joindre les actes.\u201cLES AF- FAITRES\u201d salue cordialement cette belle association triflu- vienne et lui souhaite lonque vie en même temps que de nombreux adhérents nouveaux.* * x Chers Lecteurs, le numéro que nous présentons aujour- d'hui ne manque ni d'intérêt ni d'actualité.Vous y trouve- res un bref mais revivifiant article de M.Valmore Gratton sur: \u201cLa Petite Industrie\u201d.M.Gratton voit dans la petite industrie une sauvegarde pour notre race et une source de richesse hélas trop délaissée.Il a raison, mille fois raison.Ajoutons que la petite industrie cst ce qui prébarera le mieux notre peuple à conquérir plus tard la part qui hi revient dans la grande industrie.+ +%* * Les articles sur la formation des entreprises, qui nous ont valu de nombreux témoignages d'appréciation, se continuent ce mois-ci avec: \u201cCe que doit contenir une charte d\u2019incorporation\u201d.Tes mérites respectifs des chartes longues el courtes v sont discutés par notre collaborateur M\u2019 Artois.* * + Te mois dernier.nous avons annoncé la publication pro- chaîne d\u2019études sur la publicité pratique.Nous avons le plaisir d'offrir, dès le présent numéro.deux articles de cette série: \u201cLa psvchologie appliquée à la publicité\u201d, de notre excellent collaborateur M.J.-M.Papillon, et \u201cLa \u201cconstruc- Hon\u201d d\u2019une circulaire\u201d.par um exbert mnéricain.D\u2019autres rhroniaues de ce genre, non moins pratiques et non moins intéressantes.paraîtront au cours des mois qui vont suivre.x x + Le monde commercial canadien pleure autourd'hui la terte d\u2019un de ses blus dignes représentants: Sir Hormisdas Laporte.décédé à Montréal le 20 février.Nos lecteurs trouveront en page 29 un bref historique de sa vie si bien amblovée.de son oeuvre édifiée au prix d'efforts multibles.malgré des obstacles apparemment insurmontables.Cette vie mérite d\u2019être connue afin de servir d\u2019exemble à ceux dont le courage s\u2019évanouit devant le moindre revers.Respectueusement nous nous inclinons devant la tombe fraîchement fermée de celui qui.au dire même de la presse analaise.fut le plus grand des hommes d\u2019affaires camadiens-francais.15 février 1934.Lours-A.BEÉLISLE. LES AFFAIRES Québec, Mars, 1934.La Petite Industrie Sauvera notre Race e la Servitude: Organisons-nous Par Valmore GRATTON INTÉRET suscité, chez-nous par l'intelligente campagne d'idées en faveur de la petite industrie régionale indique que notre groupe ethnique commence à s'éveiller pour de bon à la notion des réalités.On s\u2019est, hélas, trop longtemps leurré sur les bienfaits de la concentration économique telle que la conçoit la haute finance.Ce réveil de l\u2019opinion est d\u2019autant plus opportun qu\u2019il se produit précisément au moment où les nations les plus opulentes cherchent à se libérer de l\u2019anarchie dans laquelle les a précipitée l\u2019aventure industrielle fortement centralisée.N'allons pas nous contenter d\u2019éveiller l\u2019enthousiasme populaire au moyen d'un effort spasmodique, mais sachons profiter d\u2019une heureuse disposition d'esprit afin d'imprimer un caractère de continuité à l\u2019oeuvre commencée.Nous avons encore besoin de reviser nos conceptions, de les adap- fer à nos aptitudes.de nous mettre d'accord.enfin.en vue d\u2019obtenir un résultat durable.La restauration économique qui s'impose est essentiellement une entreprise de rééducation lente exigeant la coopération d\u2019une élite spécialisée.seule capable d\u2019ahorder dans toute leur ampleur les problèmes se rattachant aux conditions de notre survivance collee- tive.Où tronverons-nous l\u2019inspiration, aussi la persévérance voulues si nous n\u2019affirmons pas notre confiance envers les compétences de plus en plus nombreuses formées dans les institutions d\u2019enseignement supérieur ?TA GRANDE FINANCE NOUS A NUI Dans le passé, nous avons lié notre sort à la fédération des capitaux fournis par des groupes d\u2019une autre race.À force d'entendre l\u2019éloge du régime sustenté.en grande partie.par des svndicats indifférents à nos préoccupations ethniques, nous avons fini par ajouter foi à la vertu de ce régime: notre façon de penser.d\u2019agir surtout.s\u2019v est conformée sans résistance.Nous croyions alors que l\u2019opulence était unc fonction sine qua non du progrès.Les événements se sont chargés de nous éclairer.En favorisant de si bonne grâce la migration de la population vers les grands centres déjà surpeuplés.nous avons contribué à rompre l\u2019équilibre des forces de production.Non seulement la conglomération des sources de richesse est inapte à assurer notre stahilité matérielle, elle a engendré des répercussions sociales d\u2019une exceptionnelle gravité.Au lieu d'encourager la poussée massive de notre capital humain dans une voie non conforme à nos intérêts collectifs nous aurions dû faciliter la répartition géographique des industries alimentées par la culture ou dérivées de l\u2019exploitation forestière en tenant compte des facilités offertes par certaines régions, des besoins ou avantages particuliers de centres peu populeux mais qui auraient pu devenir d\u2019importants foyers d'activité.Ta multiplication des petites villes, an centre des districts ruraux, aurait prévenu la congestion urbaine.prévenu jusqu\u2019à un certain point la centralisation excessive.LES FACTEURS DE SUCCES Nous préconisons aujourd\u2019hui la décentralisation comme moyen de reconstruction économique et sociale.Or, la petite industrie cadre bien dans ce programme.Nos chances de succès dans ce domaine dépendent de trois facteurs particuliers : La variété et abondance des ressources naturelles: Ta main-d\u2019oeuvre qualifiée : Les débouchés suffisants.Or.nous avons une multitude de produits et sous-produits pouvant faire lohjet d\u2019une exploitation rémunératrice.à domicile ou dans de modestes ateliers.avec un outillage peu coûteux.Je me dispenserai d\u2019énumérer la liste des objets commercables d\u2019inspiration nationale dont la fabrication peut être confiée à des artisans, après un court apprentissage.Tous les ans.les écoles spécialisées exposent des objets faconnés avec goût.dénotant déjà un souci d\u2019originalité qui ne demande qu\u2019à s\u2019affirmer.La main-d'oeuvre locale est assez malléable pour s'initier aux travaux manuels et aux métiers faisant appel aux ressources innées comme en révèle le tempérament latin.Tont n\u2019est pas parfait dans l\u2019art parfois primitif et souvent hésitant de nos jeunes artisans, mais l\u2019exécution dénote un récl talent.Nous avons pour guider ces aptitudes des maitres qui rivalisent d\u2019habilité avec ceux de l\u2019étranger.blème ne consiste donc pas tant à découvrir les matériaux qu\u2019à les utiliser pour satisfaire nos besoins et agrémenter notre vie.Te pro- Dannans aux jeunes le goût des travaux manuels, an- prenons-leur à manier la matière plastique.à concevoir des formes d\u2019art nouvelles, à donner une expression de vie pittoresque aux produits qui sortent de leurs mains.Nous pourrions fabriquer dans nos campagnes quantités d'articles Québec, Mars, 1934.LES AFFAIRES Co» que nous importons actuellement, vétements, mobiliers, bibelots et articles de sport.1] ne suffit pas, toutefois, de produire, il faut aussi se préoccuper de la vente puisqu\u2019un produit n'intéresse l'ouvrier qu\u2019en fonction de la vente.Une denrée, fit-elle d'une qualité indiscutable, se déprécie lorsqu'elle ne trouve pas acquéreur.Le marché est à nos portes prêt à absorber tout objet bien fait, d'aspect attrayant, offert à un prix abordable.Le débouché est assuré du moment qu\u2019on voudra se donner la peine d\u2019établir le contact indispensable entre le producteur et le consommateur.C\u2019est par la coopération que nous réussirons à organiser un marché durable.Nous avons déjà des cercles de fermières et des coopératives agricoles qui pourraient aider beaucoup à la propagation de ces idées et devenir, avec le temps, des organismes de vente spécialisés.ll importe, dans l'intérêt même de l'artisan, d\u2019ordonner le mouvement d'organisation, dès le début, en adoptant une classification des produits, en maintenant la qualité et le bon goût de chaque article lequel devrait être en tous points conforme à l'échantillon ou au modèle original.Les coopératives constituées pour fins de vente seraient un apport précieux.Lilles agiraient sous la direction d'un office central qui servirait à régulariser l\u2019offre et la demande, de même qu\u2019à guider les initiatives.C\u2019est aussi par la rénovation de l\u2019enseignement que l'on parviendra à généraliser la petite et la moyenne industrie.Pourquoi n\u2019ajouterions-nous pas aux programmes d\u2019enseignement primaire des cours d'agriculture à la campagne et des travaux manuels à la ville comme a la campagne.La vocation de l'artisan s\u2019acquiert au contact de l\u2019outil.S'il a des aptitudes il le réalisera en sentant s'éveiller en lui le goût du métier et le désir de s\u2019y livrer avec persévérance.Il est d\u2019autant plus important pour nous de nous adonner à la petite industrie que nous avons toutes les qualités requises pour y exceller.Ce facteur, à lui seul, ne nous justifierait pas d\u2019en tenter l'expérience.Un motif beaucoup plus puissant nous y engage.On nous a répété que nous n\u2019avions ni les capitaux ni la préparation voulue pour prédominer dans la grande industrie.Les faits confirment cette vérité.Tandis qu'avec de modestes capitaux, nous arriverons à établir par toute la province des multitudes de petits établissements comptant de 5 à 60 employés.Réalise-t-on quelle source de prestige nous apporterait le succès dans ce domaine ?Si au lieu de 1800 établissements la province de Québec en comptait 18,000 avec le même capital, nous augmenterions d\u2019autant le nombre de nos patrons, de nos propriétaires fonciers.Ces nouveaux patrons seraient moins cossus que les directeurs de nos grands monopoles, mais infiniment plus indépendants que les employés qu\u2019ils demeureront autrement.N'est-ce pas un moyen rationnel d'assurer une répartition plus équitable des richesses ?VALMORE GRATTON.On a calculé que 30,000 anciens résidents des Etats- Unis demeurent aujourd\u2019hui en Russie soviétique.Faites-en l'essai Toute personne ayant des fonds à placer a naturellement besoin d\u2019être bien informé par le temps qui court.L\u2019épargnant dont le portefeuille contient des valeurs dépréciées est dans le même cas.L\u2019INFORMATION, le seul journal financier francais au Canada, pour la modique somme de $2.00 par année, vous renseignera sur la finance et le placement.Fondée en 1920, l'INFORMATION, depuis cette date, a été et reste le guide de milliers d\u2019épargnants et de spéculateurs.Pourquoi ne seriez-vous pas du nombre ?ue ES EN EY EE ED A GN UW 5D GF 0 SD I 6 ED 0 OR BS EN ED 6 GN 6 TD BD 0D 0 GR ED ED En 0 6 5 L'INFORMATION FINANCIERE 651, rue Craig Ouest, MONTREAL.Adressez-moi L'INFORMATION.Au bout de trente jours vous pourrez m'envoyer un compte de $2.00 pour un abonnement d'un an, excepté si je vous donnais un avis contraire entre-temps.n ouvre vuasun vestes vuoéne EIEENS 200000 quusSt Du0ées SIEGE ABONNEMENTS: Au Canada, $2.00 par année.Etats-Unis et étranger, $2.50.0 wn 0 0 2 A EE ED ER ED ER ED PY BR ED ED AE BED ED ER ER AEE ED DE ERE EE TEE YEAETES EEE EEE EEE.Co un ww ve 0 A 1 28 LES AFFAIRES Québec, Mars, 1934.Qu'est-ce au Juste que l'Initiative ?VOIR de l'initiative, c\u2019est pouvoir accomplir spontanément un travail nécessaire ; c'est sc rendre compte par soi-même qu'une tâche doit être accomplie et agir avant même d'avoir été commandé.Cette qualité précieuse pour l'homme d'affaires peut facilement être inculquée aux tout jeunes enfants.Si elle se rencontre plus souvent chez les membres des familles nombreuses, c'est que ceux-ci sont laissés plus jeunes à leurs propres moyens et qu'ils apprennent dès lors à se débrouiller en toute circonstance, à faire chaque chose en son temps sans attendre les ordres de Philippe ou Jacques.Des expériences intéressantes ont permis de constater que les pelouses qui sont les premières à dépérir pendant la saison chaude sont précisément celles qu'on arrose le plus: l'herbe s'habitue à compter sur l'arrosage quotidien et ne va pas chercher dans les profondeurs du sol les sucs nécessaires à su croissance.Au premier ralentissement dans l\u2019arrosage, les brins d'herbe s\u2019affaissent et nieurent de soif.les fils uniques son constamment arrosés d'attentions maternelles.(Mest pourquoi initiative est si rare chez ceux.x kk Nous connaissons tous de ces gens qui ont le crâne bourré d'idées épatantes pour faire fortune, mais qui restent toute leur vie des ratés, des ronds-de-cuir, qui croupissent et s\u2019alanguissent dans une position subalterne mal rémunérée.Ils se plaignent qu'on les exploite, que leurs mérites ne sont pas reconnus.Si on les examine de près, il est facile de voir que toute leur activité se résume à des paroles, des plans, des projets \u2014 jamais elle ne se traduit par des actes.Ils s'agitent sans rien créer; leurs efforts sont des efforts d\u2019imagination \u2014 stériles, voués d'avance à l\u2019inutilité.Ils laissent à d'autres le plaisir de convertir les idées en réalisations pratiques et de faire fortune ! Celui qui à vraiment de l'initiative est tout le contraire d'un réveur, d'un révolutionnaire, d'un indiscipliné.Bien que restant dans le cadre des règlements de la maison qui l'emploie, il \u201csort\u201d quelque chose de nouveau, et cela, parce qu'il pense constamment à ce qu\u2019il fait, parce qu\u2019il observe.Il a appris qu\u2019on commande à la nature en lui obéissant, c'est pourquoi il est discipliné.Quand bien même il n\u2019aurait qu'une seule idée pratique par année, s\u2019il sait l'arrêter au passage et s'en servir pour damer le pion à un concurrent, ou pour faire quelque suggestion judicieuse, ce serait suffisant pour attirer sur lui l'attention de ses patrons.Ceux qui s'encroûtent dans la routine manquent évidemment d\u2019initiative ; ce sont des \u2018\u2018suiveurs\u201d.des imitateurs, des plagiaires qui ne se donnent pas la peine de penser par eux- mênmies, de se tracer un programme et de le suivre aussi rigoureusement que s\u2019il leur avait été imposé par un maître sévère.Quand on se contente de suivre les sentiers battus et qu\u2019on a horreur des responsabilités, l\u2019esprit s\u2019atrophie et la personnalité s'éclipse : on devient aussi dépourvu d'ossature -\u2014\u2014 mentalement \u2014 qu'un mollusque.Si la manière dont vous avez été élevé ne vous à pas permis de développer chez vous l'esprit d'initiative, le meilleur moyen de remédier à cette lacune est de vous habituer à n'avoir recours aux autres que le moins souvent possible.Ayez pour principe de considérer les conseils, l'aide, le support des voisins conme une béquille qu'il faudra remiser au grenier aussi tôt que possible.Lorsqu\u2019on vous confiera un travail étudiez soigneusement vous-même ce que vous aurez à luire et une fois que vous serez suffisamment au courant cherchez toujours à faire mieux que ceux qui vous ont précédé.Entre avoir de l'initiative et se mêler des affaires qui ne nous regarde pas, il y a une marge.Mais ceux qui ont tendance à ce faire seraient probablement des gens de grande initiative s'ils voulaient simplement se mêler de leurs propres affaires et y déployer autant de curiosité, autant d'ingéniosité qu'ils en mettent à découvrir des niaiseries qui, ini manquablement, laissent l'esprit aussi vide et aussi inquiet que Jamais une fois qu'on les connait.Poussons notre curiosité vers l'étude des hommes, des phénomènes naturels, vers les choses vraies qui étayent le jugement, et notre vie intérieure sera plus intense ; elle pourra ensuite se manifester par des actes marqués au coin de la sagesse, qui attireront sur nous l\u2019attention des gens sérieux.* x x ll y avait un jour un jeune télégraphiste très ponctuel qui arriva au bureau avant son chef de gare.Peu de temps avant son arrivée un accident s\u2019était produit sur le réseau.l'express avait beaucoup de retard et plusieurs trains de fret étaient garés sur la voie pour le laisser passer.En entrant au bureau, le jeune télégraphiste connut la situation en lisant les télégrammes qui se trouvaient sur le pupitre du chef.I] décide immédiatement d'exécuter ce que ce dernier aurait fait lui-même s\u2019il avait été là: maintenir le train express en arriére et mettre en marche au plus tot les trains de fret.Il envoya a cette fin tous les messages requis et signa le nom du chef de gare.A\u2019 dix heures ce dernier entra au bureau.M était dans tous les états.En s\u2019en venant il avait appris l'accident et le retard de tous les trains.\u201cIl est dix heures, dit-il, et l\u2019express n\u2019est pas arrivé, tous les trains de fret sont retenus.'élégraphiez.\u201d À ce moment le jeune télégraphiste intervint : \u201cPardon- nez-moi, dit-il.J'ai envoyé tous les messages que, d\u2019après moi, vous auriez envoyés si vous aviez été ici: En voici les copies et je pense que le train direct de fret est déjà en gare.\u201d Posant alternativement ses regards sur le jeune homme, puis sur les copies de messages, le chef de gare ne prononça pas une parole.De fait il ne parla plus jamais de cette affaire à celui qui en avait été le héros, mais il fit de lui son bras droit plus tard dans une situation importante.Ce jeune homme d'initiative et de jugement n\u2019était autre qu'Andrew Carnégie, qui devait, bien des années après, devenir milliardaire et rendre son nom immortel par des dons destinés à faciliter l'établissement de bibliothèques publiques dans tous les pays. Québec, Mars, 1934.LES AFFAIRES 29 Notice Biographique Sir HORMISDAS LAPORTE le plus grand de nos hommes d\u2019affaires l* Canada français vient de perdre un de ses hommes d'affaires les plus éminents dans la personne de Sir Hormisdas Laporte, président honoraire de la Banque Provinciale du Canada, décédé le 20 février à l\u2019âge de 83 ans, après une maladie d\u2019un mois.Ce grand homme d\u2019affaires de chez nous, que notre revue avait l'honneur de compter parmi ses abonnés depuis plusieurs années, fut un modèle en tout, modèle dont notre jeunesse pourrait en plus d\u2019un point s\u2019inspirer, modèle dont tout le Canada français est fier à juste titre, car cet homme de jugement a atteint la renommée et la richesse par la seule force de ses qualités natives, de son travail et de sa vie irréprochable.An cours de sa longne carrière, Sir Hormisdas Laporte s'est distingué dans presque tous les domaines que pouvait offrir à son activité la ville de Montréal où il est né.Bien que ne s\u2019étant Jamais occupé de politique, il! fut créé membre du Conseil Privé de Sa Majesté pour le Canada.De 1896 à 1904 il fut échevin de Montréal.puis maire de 1904 à 1906.TI était Docteur en Droit honoraire de l\u2019Université McGill et.pour les services qu\u2019il rendit pendant la guerre comme président du conseil de la Commission des Achats de Guerre, il reçut le titre de \u201cSir\u201d en 1918.A sa mort.il était président honoraire de la Banque Provinciale du Canada anrès avoir été le président actif de cette institution jusau'au 30 janvier dernier.TI était également président de la maison Laporte.Martin & Compagnie.l\u2019un des plus importants établissements d\u2019épicerie en gros de la Métropole.Sir Hormisdas Laporte fut le fondateur de cette entreprise qu\u2019il dirigea toute sa vie et qui compte aujourd\u2019hui parmi les plus importantes du genre au pays.T1 était en outre directeur de plusieurs autres compagnies, directeur de la Chambre de Commerce de Montréal et membre du Montreal Board of Trade.administrateur de l\u2019Université de Montréal.membre de la Société des Numismates et Antiquaires de Montréal, gouverneur à vie de 'H6- pital Notre-Dame et de l\u2019Hôpital Général de Montréal et membre du Montreal Jockev Club.Partout ses précieux conseils étaient recherchés et écoutés.T1 occupa en outre divers postes à l\u2019Alliance Nationale.à l\u2019Union des Municipalités Canadiennes (dont il fut le président).à la Société St-Tean-Baptiste et à la Ligue des Citovens de Montréal.Ses débuts furent très humbles.Ce qu\u2019il y a de plus surprenant dans cette carrière si bien remplie, c\u2019est que les succès de Sir Hormisdas Laporte furent uniquement dûs à ses propres efforts.ll commença à gagner sa vie à l\u2019âge de 17 ans, après avoir fréquenté l'école du Sault-au-Récollet.Son premier emploi fut d\u2019alimenter un emporte-pièce à fabriquer les clous carrés aux [aminoirs de Montréal.Ce n\u2019était pas une mince besogne.Bien que totalement dépourvu d\u2019argent, il rêvait pourtant de s\u2019établir à son compte.Un jour, un épicier établi à un coin de rue de la métropole quitta la ville.dégoûté du métier.C'était justement l\u2019occasion qu\u2019attendait le jeune Laporte qui.après avoir marchandé, réussit à acheter tout l\u2019établissement pour $25.\u2014 somme qu\u2019il emprunta de son frère.De ces débuts bien humbles est sortie la maison Laporte, Martin, dont l'histoire n\u2019est rien moins qu\u2019une série ininterrompue de victoires sur la malchance.L'affaire commençait à peine à prospérer lorsque des inondations vinrent tout anéantir.Te jeune Laporte alla s\u2019établir plus loin mais.à cause d\u2019une concurrence très apre.il ne put faire son affaire 4 cet endroit.TI vint alors s\u2019établir sur la ruc Richmond, non loin du lieu où, quelque temps auparavant, l\u2019inondation avait ruiné son entreprise.On était alors en 1875.année qui marqua le début d'une crise de trois ans pendant laquelle Hormisdas Taporte réussit à garder intact son crédit tout en soulageant de ses dons de nombreux chômeurs.Tci, nous touchons du doigt Pune des raisons qui favorisent plus que les autres les jeunes gens pauvres lorsqu\u2019ils se lancent dans les affaires.Hormisdas Laporte était pauvre.Aux Laminoirs, où i] travaillait, son salaire devait à peine atteindre 20 nu 25 sous par jour.à cette époque.Pour lui.l\u2019appât d\u2019un hénéfice de 50 sous ou de $1.00 par jour.dans le commerce, devait exercer sur son esprit une espèce de fascination.En se lançant dans un commerce qui ne lui aurait rapporté que $1.00 de bénéfice à la fin de chaque journée.c'était pour lui une promotion.alors que pour un employé de bureau.faire la même chose eut semblé une dégradation.Te jeune homme pauvre est satisfait d\u2019un mince bénéfice nhtenu à force de travail et d\u2019efforts: celti qui est habitué à gagner sa vie sans trop d\u2019efforts n'ose plus.après un certain temps et à moins de circonstances extraordinaires.quitter son emploi pour se lancer dans un commerce qui demande une attention de tous les instants.Commerce de bois.Pendant les années de crise qui suivirent, Hormisdas T.aporte commença à s\u2019intéresser à un commerce qui devait lui rapporter beaucoup.À cette époque, le charbon était très peu utilisé pour le chauffage; on se servait surtout du hon hois canadien.Par l\u2019intermédiaire de son beau-père le 30 LES AFFAIRES Québec, Mars, 1934.jeune Laporte achetait du bois qu\u2019il revendait après l\u2019avoir cordé dans une cour attenante à son épicerie.Son capital était toujours limité et il devait écouler rapidement son stock de bois afin de pouvoir réaliser un bénéfice.De fait, le bois était vendu presque aussitôt arrivé dans la cour.Pendant un certain temps, il fit ce commerce sur une petite échelle, mais lorsque la navigation ouvrit au printemps de 1878, un monsieur Owens (qui devait plus tard devenir le sénateur Owens) se présenta avec une nouvelle proposition.M.Owens avait été impressionné par l\u2019esprit d'entreprise ct le sens des affaires que possédait le jeune épicier.I] proposa donc à ce dernier de lui vendre le bois à la barge.Une barge contenait 125 cordes de bois.Hormisdas Laporte refusa cette nffre, donnant pour raison qu\u2019il n'avait pas assez dle capital.\u201cPeut-être manquez-vous de capital\u201d.lui répondit M.Owens, \u201cmais votre crédit est bon et je vous vendrai ve bois à crédit\u201d.Finalement, M.Taporte accepta et, peu de temps après, il faisait en grand le commerce du bois de chauffage.Ce commerce qu\u2019il avait entrepris uniquement comme \u201csideline\u201d.employa bientôt tout son temps.TI! vendit son épiceric en 1880 et, en 1881.lorsque le charbon commença à remplacer le bois comme combustible, il constata que son commerce lui avait rapporté un bénéfice net de $3,000.Tl va cinquante ans $3,000 était une jolie somme.Embarrassant dilemme.C\u2019est alors que notre jeune commerçant se trouva en face d\u2019un embarrassant dilemme.Allait-il suivre la marche du progrès et convertir son commerce de bois en un commerce de charbon ?Ou bien allait-il placer ses $3.000 dans une autre entreprise ?Il n'eut pas à trancher lui-même cette question \u2014 ce fut l\u2019état de sa santé qui décida alors de son avenir.Pour quelqu\u2019un qui est habitué à travailler activement quinze ou seize heures par 24 heures, rester assis à la journée dans un réduit étroit en attendant les acheteurs de hois était devenu insupportable.TI lui fallait absolument un travail moins sédentaire.Vers cette époque il rencontra un de ses amis, M.Martin, qui lui suggéra d'entrer en société avec lui dans le commerce des fruits et légumes en gros.Après avoir songé à son affaire M.Laporte accepta ct, le ler février 1881.la nouvelle firme ouvrit ses portes sur la rue Notre-Dame nuest, entre les rues St-Martin et Richmond.Pendant dix ans, cette entreprise alla de progrès en progrès.De nouveaux produits étaient ajoutés de temps à autre à ceux que l\u2019on vendait déjà.Finalement.on constata que l'immeuble était devenu trop étroit et il fut jugé oppot- tun de construire à neuf.Un entrepôt très moderne \u2014 pour l\u2019époque \u2014 fut donc érigé à l\u2019angle des rues Notre- Dame et des Seigneurs au coût de $50.000.M.Taporte.dès lors.commença à voir fructifier ses longues années de labeur et, en l\u2019année 1892, la firme fit pour $1.000.000.d\u2019affaires.Arrétons-nous ici un instant pour examiner tout le temps qu'il a fallu à cet homme énergique pour arriver au succès.Ayant commencé sans le sou en 1867, ce n\u2019est qu\u2019en 1892, soit 25 ans plus tard qu\u2019il commence a voir ses efforts couronnés de succès.Combien d\u2019autres, moins tenaces, moins travailleurs.moins ambitieux, se seraient découragés d'attendre 25 ans ! La plupart des jeunes gens \u2014 et ceux de 1870 ressemblaient plus qu'on ne le croit à ceux d\u2019aujourd\u2019hui \u2014 se découragent à la moindre contrariété, au moindre revers et ils abandonnent la partie.Ce sont des hommes de la trempe de Sir Hormisdas Laporte qui.heureusement.savent prouver par leurs exemples que rien n\u2019est impossible à celui qui veut récllement arriver au succès.Tout est détruit par le feu.An moment où il allait commencer à jouir un peu de son travail.une catastrophe vint anéantir du coup le commerce si prospère de M.Taporte.Dans la nuit du 27 avril 1893, déclara dans l\u2019entrepôt.On vint.à bonne heure.éveiller le propriétaire pour l\u2019avertir de la chose.Vite, il se lève.TI ne peut croire que son établissement est en feu mais.de sa fenêtre.il peut voir l'incendie qui fait rage et qui.en tourhillons, dévore le bel édifice dont il était si fier.A midi.il ne restait plus que quatre murs calcinés.un incendie se Tout autre qu\u2019Hormisdas T.aporte se serait découragé, aurait perdu toute ambition après un si ruineux désastre.Mais nous allons voir de quel calibre était cet homme.T.orsque l\u2019incendie se déclara.il v avait pour $20.000 de commandes non remplies dans les livres de la maison.Après avoir eu um entretien avec le gérant de la banque avec la- anelle il faisait affaires, ce dernier consentit à accepter toutes les traites que M.Taporte tireraît sur ses clients.Fort de cette assurance.M.T.aporte commanda immédiatement le nouveaux produits qu\u2019il remisa dans des hangars.autour de l'entrepôt ani venait d\u2019être détruit par l\u2019incendie.Tes cendres de son entrepôt de la veille fumaient encore que déjà les cammandes en carnet étaient toutes remplies.A la fin du même été, 1 loua un immeuble au coin des rues St-Pierre ct Temoine et c\u2019est là que la maison Laporte.Martin continua ses affaires pendant les quinze années qui suivirent.À cet endroit les pertes subies par le feu du 27 avril 1893 furent promptement réparées et l\u2019établissement continua à prospérer jusqu\u2019au moment où se fit encore sentir le besoin d\u2019un local plus spacieux pour satisfaire aux exigences d\u2019un commerce toujours croissant.Ce fut le Ter mars 1907 que T.aporte.Martin, T.imitée quittèrent leur local de la rue St-Pierre pour s\u2019établir à 584.rue St-Pan] ouest.où ils sont demeurés depuis.Ta première hâtisse était à sept étages.mais n\u2019avait que 75 pieds de largeur par 110 pieds de longueur.Cette fois, le grand nroblème à résoudre n\u2019était plus de trouver de l\u2019esna- ce.mais bien d\u2019emplover tout l\u2019espace disponible.Une solution logique s\u2019imposaït: agrandir encore le champs d'action de la firme pour qu'elle put utiliser entiérement ses entre- vôts.C\u2019est ce qui fut fait effectivement.Après une étude iudicieuse des conditions du marché.la maison Taporte.Martin.T.imitée adopta une politique d\u2019affaires qui.encore aujourd'hui, est l\u2019un de ses meilleurs actifs. Québec, Mars, 1934.LES AFFAIRES 31 La politique de la maison Laporte.Dans les premiers temps, la maison ne s\u2019occupa que du commerce d'épicerie, mais, subséquemment, on y ajouta à peu près tout ce qui se vend dans une épicerie ou un magasin général.En conséquence, il devint bientôt nécessaire de diviser l'affaire par services afin d\u2019accroitre l\u2019efficience.Ce système de services, commencé en petit, s\u2019est développé à tel point qu'aujourd'hui la maison Laporte, Martin maintient un service d\u2019épicerie et un service de marchandises diverses, lequel est lui-même subdivisé en plusieurs autres services.Les autres services spéciaux sont les suivants: provisions, accessoires de bouchers, marchandises importées \u2014 avec bureau d\u2019achats à Paris \u2014 entrepôt frigorifique.Ce dernier est reconnu comme l\u2019un des mieux outillés du Canada.Récemment, la compagnie a ajouté à tous ces services ses propres manufactures.la petite épicerie fondée en 1870 s'est donc développée au point de devenir l\u2019une des plus importantes firmes de tout le Dominion ; elle dessert un territoire comprenant l\u2019Ontario, la province de Québec, les provinces maritimes et l\u2019Ouest, où des agents spéciaux ont été établis par elle.On aura une idée de la croissance extraordinaire de cette entreprise du fait que la cellule infime qui lui donna naissance en 1870 s\u2019est développée au point d\u2019être le noyau d\u2019un système coopératif de magasins en série, les \u201cMagasins Victoria\u201d qui, commencé en 1927, compte aujourd\u2019hui plus de 300 succursales.Bien des gens en savent beaucoup trop pour ce qu\u2019ils pourront jamais produire.Vous connaissez des personnes qui ne s'accordent aucun plaisir: ne les plaignez pas, elles n\u2019en ont pas besoin, elles sont heureuses sachant s\u2019employer.Les hommes qui vivent pour leurs plaisirs sont mécontents dès le commencement de leur carrière, et quelle que soit la nature des jouissances qu'ils recherchent, ils Te deviennent toujours plus.LES MARCHES MOBILIERS U cours du mois de février les valeurs ont continué A leur avance du mois précédent, mais sans manifester autant d\u2019ardeur.À la fin du mois, l'ambiance était loin d\u2019être aussi favorable qu\u2019à la fin de janvier et même plusieurs des leaders se trouvaient passablement en bas de leurs paliers supérieurs atteints au cours du mois.Des 126 valeurs différentes qui furent négociées à la Bourse de Montréal, 71 ont monté en février, 22 ont perdu du terrain, neuf sont demeurées au même point qu'à la fin de janvier et 24 ont changé de mains en lots inférieurs à 25 parts.En janvier 120 valeurs différentes furent négociées, 82 enregistrant des gains et six des pertes.Sur le Curb de Montréal, il y a eu 30 gains et 5 pertes parmi les industrielles diverses ; 21 gains et six pertes parmi les mines; 13 gains et 4 pertes chez les valeurs hors-liste ; 2 gains et aucune perte parmi les pétroles hors-liste et 22 gains et 9 pertes parmi les mines hors-liste.Le total des transactions du mois a été de 681,466 actions à la Bourse de Montréal comparativement à 722,150 actions en janvier et à 280,197 en février 1933.On y a négocié pour $455,538 d'obligations au lieu de $415,915 en janvier et de $875,400 en février 1933.Sur le Curb il y a eu 3.759,125 actions de négociées en février 1934 contre 1,722,643 en janvier et 3.156.859 en février 1933.ATO Les affaires existent pour servir la clientèle.Quand le service n\u2019existe pas l\u2019affaire n\u2019a plus sa raison d\u2019être.As Fin venir à un compromis peut paraître une lâcheté, mais c\u2019est encore mieux que de perdre tout contrôle de soi et d\u2019aller se briser contre un mur infranchissable.CH ATEAU CH AMPLAIN L'endroit idéal pour banquets, dîners-causerie, célébrations de jubilés, etc.SERVICE SPECIAL:\u2014Nous avons à votre disposition un Service de Repas à Domicile, pour Banquets d\u2019Hommes d\u2019Affaires, Banquets de Le repas complet est 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faire accorder des pouvoirs extraordinaires afin de mieux controler la situation advenant le pire.La crânerie, son courage, les paroles empreintes d'un fier patriotisme qu\u2019il prononça dès son avènement à la Maison Blanche.son dynamisme prodigieux \u2014 tout cela orienta vers sa puissante personnalité les esprits qui, la veille encore, songeaient à puiser dans les doctrines soviétiques le remède aux maux qu'un capitalisme véreux avait fait pleuvoir de toutes parts.Ace moment, d'économique qu'elle était en 1929, 30 et 31, la crise était devenue morale \u2014 et c'était le moral qu'il fallait ranimer.Après avoir énoncé son programme, après avoir.en un geste politique fort habile, tourné la confiance du peuple de son côté, Roosevelt se mit à reconstruire ce que des années «de laxité présidentielle avaient démoli.T1 s'agissait.pour rétablir l'équilibre rompu, de redistribuer le capital et.pour en arriver 1a.il ne trouva qu'une issue: avoir recours à l'inflation contrôlée, Comment l\u2019inflation «1 tout le programme de Roosevelt pourront-ils entraîner une meilleure distribution du capital?me demanderez-vous.Sans nous attarder & des détails trop techniques, disons tout de suite que l'inflation est censée faire monter le prix des denrées, surtout les denrées alimentaires que produit l'agrieulteur.Les denrées sc vendant plus cher, cela mettra plus de billets de banques dans le gousset des fermiers, ce qui sera autant de moins dans le coffre-fort du gros consommateur.Ce dernier devant payer plus cher tout ce qu\u2019il achète sera forcément olligé de dégorger lentement ses dollars et ses \u201cdîimes\u201d s\u2019il veut réussir à vivre.Prenons maintenant la NRA.L'obligation de hausser les salaires et de diminuer les heures de travail qu'assument ceux qui en font partie n\u2019a d\u2019autre but que d'arriver à des résultats similaires.Lorsque.au gré du président et de son \u201cbrain trust\u201d, l\u2019inflation aura assez duré pour avoir permis une redistribution satisfaisante du capital, le \u201ccontrôle\u201d centrai ramènera probablement la valeur du dollar vers la normale.Le cultivateur qui aura vendu 1,000 Doisseaux de blé à $1.00 aura Québec, Mars, 1934.$1,000.en poche au lieu de $380.comme il aurait eu en février 1933, et ainsi de suite.Quand on multiplie ce chiffre par les quelques millions d'agriculteurs et autres producteurs qui existent aux Etats-Unis, on se rend compte un peu de l'immense somme qui passera de la sorte aux mains des fils du sol.Soit par le moyen de l'inflation, soit par le secours aux chômeurs, les prêts consentis aux fermiers et divers autres procédés, Roosevelt cherche à réaliser une distribution plus équitable de l'argent.Il y réussira.Si l\u2019inflation échoue, il aura recours aux impôts et, chosc certaine, il prendra l'argent où il se trouve.Ce n'est pas sans raison que les financiers de Wall Street n'ont jamais aimé Roosevelt.Ce n'est pas suns raison non plus que la Bourse de New-York réagit si peu vers la hausse en face de l\u2019inflation: ou bien lc président l'a \u201cmise à sa main\u201d après le violent soubres- saut de juillet dernier, ou bien elle appréhende cette éventualité que des projets de lois récents permettent de voir se produire prochainement.Quoi qu\u2019il en soit, tant que Roosevelt sera à la Maison Blanche, nous n\u2019assisterons plus à des orgies de spéculation comme il s\u2019en est déjà vu\u2014et ce sera tant mieux, car c\u2019est ce moyen qu'ont toujours employé les gros pour faire prestement passé dans leur gousset les millions du menu peuple.l'argent est comme les humains: lorsqu'il ne travaille pus il se ternil ct acquiert de mauvaises habitudes.Renouvelez votre Licence de Radio VOTRE licence de radio doit étre renouvelée en avril, chaque année.Vous pouvez remplir cette formalité à l\u2019une ou l\u2019autre de nos multiples succursales et dans la plupart de nos sous-agences.Cette licence de radio vous coûtera $2.00 pour la période s\u2019étendant d\u2019avril cette année à avril de l\u2019année prochaine.La Banque Provinciale du Canada S.J.B.Rolland, ds, Président.Chs.A.Roy, Gérant Général. 0 Québec, Mars, 1934.J.-M.PAPILLON, Ingénieur-Publicitaire 1.HE.P.Diplomé en publicité E.S.P.P.(Paris) Technicien-Psychologue.TANT donné que la publicité a pour but d\u2019influencer les masses et qu\u2019elle opère soit par suggestion ou par raisonnement, elle doit s'inspirer des lois psychologiques afin d'éliminer tout ce qui tend à provoquer des réflexes inconscients, à influencer défavorablement les individus.Toutes les fautes de psychologie ont leur répercussion néfaste dans l\u2019esprit des individus.Même si les lecteurs ne s\u2019en rendent pas compte, elles diminuent le pouvoir d\u2019influence de la publicité.I] est donc nécessaire de les éliminer dans tous les moyens publicitaires.La publicité se présente sous différentes formes: étalages, affiches, radio, cinéma, publicité-presse, etc.Mais le moyen le plus employé est sans aucun doute l'annonce dans les quotidiens et les périodiques.Elle absorbe les trois quarts de l'argent dépensé en publicité.Chacun des éléments d\u2019une annonce, ou de tout autre ot Se * moyen publicitaire, renfermant une illustration et un texte, 3 doit avoir ses règles et contrôles de formation psychanaliti- \u2018*) que, la technique qui lui permettra d\u2019influence le plus sûrement possible.Considérons d\u2019abord le texte, son but, sa formation et son rôle dans la création des images mentales.En fait, le but du texte publicitaire est de faire ressortir les avantages d\u2019un article, de le peindre sous les plus vives couleurs, de donner aux lecteurs des sensations fortes, semblables à celles qu\u2019ils auraient en face de l\u2019article lui- même, il doit faire désirer et acheter le produit qu\u2019il vante.Pour construire un texte suivant les règles psychanali- tiques, il est nécessaire de déterminer et d\u2019analyser par avance chez les individus, les principaux instincts à influencer, les tendances organiques ou supérieures, les émotions déclanchées, pour ensuite présenter ces idées en rapport avec le but à atteindre.Par exemple, on pourra faire appel à l'instinct de puissance d\u2019un homme, à son prestige, à ses ambitions, etc, suivant le produit à vendre.Ceci vaut pour LES AFFAIRES 33 La Psychologie et ses Applications en Publicité la partie abstraite de l\u2019annonce, pour le travail du penseur jusqu'au moment où celui-ci doit concrétiser sa pensée par les mots.Maintenant voyons comment se forment les images dans l'esprit, analysons le pouvoir créateur d'images des mots.\u2019 l'image mentale peut être créée par les mots, elle ap- parait subitement à leur énoncé.C\u2019est la représentation immédiate qui se forme dans l'esprit sans qu\u2019il y ait aucun lien logique entre le mot et l\u2019image.Selon les individus et les dispositions momentanées, le processus se produit avec plus ou moins d\u2019intensité.Par l'énoncé de certains mots, nous pouvons faire surgir dans la conscience, des images représentatives, visuelles, auditives, olfactives, ou motrices.L'image est un phénomène suggestif ; pour la faire surgir, il faut nécessairement recourir à labsuggestion.Plus la pensée se fait abstraite, plus les images se font rares.Aussi pour obtenir le maximum de rendement dans cette création, il faut diminuer les causes dé raisonnement.\u201cDès que règne la pleine conscience, la conscience réfléchie, l\u2019image s'atténue, s\u2019obscurcit, elle semble se retirer dans une région inconnue ; aussi n\u2019est-il pas exagéré de dire que si notre raisonnement, le contrôle qu\u2019il exige de notre activité mentale, la part de volonté qu\u2019il réclame sont phénomènes de conscience, nettement l'imagination, par contre, est phénomène de suggestion ; nous fne la dirigeons guère, elle s'imposera à nous, tantôt aisée riche, tantôt grisâtre et pénible, elle relève de dispositions variables.\u201d (C.Dwelshauvers.) Des suites d'images peuvent se greffer sur un seul mot, mis en vedette dans le texte.En publicité, il faut éviter, par un accrochage mauvais ou n\u2019ayant aucune relation avec le sujet, de déclancher une suite d\u2019images et d'associations d'idées nuisibles à la suggestibilité, car dit encore G.Dwel- shauvers dans les mécanismes subconscients, \u201cil se forme dans notre conscience des enchainements d\u2019idées plus ou moins volontaires, une pensée en provoque une autre qui parfois semble n\u2019avoir avec elle que des rapports lointains.\u201d \u2014lh== == = 34 LES AFFAIRES Québec, Mars, 1934.ll est aussi nécessaire de combiner habilement chaque mot du texte afin de ne causer aucun réflexe ou de déclancher subitement une chaine d'images.Les mots mis en vedette, duivent être des mots suggestifs d'images ou de sentiments favorables.La description de l'article doit donner lieu à des mouvements musculaires inconscients.\u201cll y a dans la substance de nos nerfs une limite indécise ou se mêlent et se confondent la fiction et la vie, où les images ont pour origine des sensations, ont le pouvoir d\u2019engendrer à leur tour, des sensations et des actes et ou l'effet devient cause.\u201d (M.À.De Gaultier, Psychologie et la Vie).La suggestion du geste, crée des états d'âme qui tendent à s'extérioriser.Exemple: Riez et vous serez joyeux, pleurez et vous serez triste.Des recherches exécutées depuis trois ans, par Monsieur G.Dwelshauvers à son laboratoire de Barcelone, \u201cont conduit à constater l\u2019existence de mouvements non perceptibles, ou si l'on préfère ce terme, de mouvements inconscients, se produisant dans les doigts de la main, à l\u2019insu du sujet, lorsque se forme dans la conscience de celui-ci l\u2019image visuelle d\u2019un corps en inouvement, ou bien l\u2019image auditive d'une succession rythmique régulière.\u201d Tous ces détails, direz-vous peut-être, sont superflus et importent peu en publicité.Au contraire, ils impriment fortement et plus\u2019 facilement dans l\u2019inconscient des masses, les avantages de l'article, ces images reviennent ensuite dans la conscience des gens, les obsèdent par leurs souvenirs et les poussent à l\u2019achat.Comme des tendances couvées à notre insu, elles apparaissent un jour pour nous surprendre par leur force.Ne vous est-il jamais arrivé, après avoir lu un texte, entendu une mélodie ou un chant quelconque, de retrouver les sons et les mots dans votre esprit au bout d\u2019un temps indéterminé ?Cette musique, ce chant, ces mots du texte, vous obsèdent et accaparent votre esprit.Vous les chantez ou les répétez mentalement quelquefois des journées entières sans parvenir à les refouler dans votre subconscient.Ce n\u2019est pas en vain que pour rendre la mémoire plus efficace les psychologues conseillent de lire en imageant le texte.Les souvenirs d'images sont plus durables et ils se gardent plus longtemps dans la mémoire.Ils ont l\u2019avantage de faire une synthèse concise de l\u2019article représenté.* * *x Nous remarquons dans certaines illustrations d\u2019annonces, des réflexes causés par des fautes psychologiques provenant d\u2019une insuffisance d'analyse de la part du dessinateur, nous en voyons d\u2019autres qui présentent aux lecteurs des éléments à l\u2019imagination, lesquels produisent inconsciemment des réflexes préjudiciables à la suggestion faite.Certains exemples concrets nous aideront à mieux comprendre ces données.Considérons l\u2019annonce ci-dessus, parue dans la Revue \u201cVENDRE\u201d, numéro de novembre 1933.\u201cUne jeune fille, dessinée en estompe, dort couchée devant une locomotive en marche.\u201d FER DE MINS DE (toutes classes) RENSEIGNEMENTS.ET PRIX DANS LES GARES DU EAU CH Au premier coup d'oeil, on croit voir la locomotive, soutenir la jeune fille dans ses bras puissants.Puis les associations d'idées se forment, les images affluent, une autre impression surgit.On redoute que la locomotive échappe et projette cette personne pour l\u2019écraser ensuite.Cette image mentale produit d\u2019autres associations d'idées, nous revoyons ou nous nous représentons par l'imagination des scènes analogues, nous nous rappelons les nombreux accidents de chemin de fer.Alors un sentiment d'horreur et de crainte nous empoigne, une sensation vague, inconsciente, on ne s\u2019en rend pas bien compte mais elle influence notre organisme et occupe notre esprit.Notre subconscient, domine les images, lequel fournit les matériaux à la conscience et l\u2019obsède par cette vision.La lecture du texte se fait machinalement, les mots sont incapables de faire surgir d\u2019autres images favorables, car la première impression est trop forte, le re- flexe initial trop puissant.L\u2019impression que nous conserverons de cette annonce, sera un vague souvenir de crainte, nous aurons lu le texte avec les yeux du corps tandis que l'esprit aura élaboré et combiné les images greffées sur l\u2019illustration.Une autre qui ne serait pas plus heureuse serait une automobile vue de face qui semble se diriger vers le lecteur.Semblable illustration rappelle la route et les émotions ressenties lorsque l\u2019on se trouve en face d\u2019une voiture en marche.Alors, les souvenirs de situations analogues arrivent avec leur cortège d'images, ils envahissent et tyranissent l'esprit.Ceci est une \u2018mauvaise disposition de l\u2019article, car personne n\u2019aime à se trouver face à face avec une automobile en marche. Québec, Mars, 1934.LES AFFAIRES 35 UN PEU-== d\u2019opposition est nécessaire a tout leader.de flatterie est justifiable en bien des cas.de louange ne devrait jamais nuire à personne.de critique contribue à redresser bien des écarts.d\u2019égoïsme permet à quiconque de s\u2019avancer avec sûreté.de peine est nécessaire pour rendre l\u2019homme plus sympathique.de travail doit accompagner la foi qu\u2019on possède en une chose \u2014 car \u2018la foi sans les oeuvres est une foi morte\u201d.MAMMA MAMAN AMMMAANAMAMMMMAMMMMMMMMMMAAAAAUS La même remarque vaut pour la conception des affiches et de tous les autres moyens illustrés.Au sujet des affiches, l'industriel soucieux de ses intérêts, recherche des emplacements loin des dangers.Le propre de la nature humaine est d\u2019éviter tout ce qui tend à contrarier ses instincts et particulièrement celui de la conservation.Lorsque se présente un danger quelconque, l'attention est entièrement captée et concentrée sur les moyens de l\u2019éviter.Les affiches placées dans des endroits dangereux ne peuvent donner de bons résultats.i.es emplacements près des traverses à niveau, près des tournants de routes, sont particulièrement inefficaces.Voici un exemple puisé dans la revue \u201cl\u2019AFFICHE\u201d, numéro d'octobre 1933.Il démontre jusqu\u2019à quel point ces remarques peuvent rendre services à l'annonceur.\u201cSur la route de Chantilly après Orry-la-Ville les nombreux automobilistes, qui tous ces derniers temps se rendaient dans la ville du turf, étaient joyeusement surpris en lisant une réclame collée sur un poteau télégraphique juste au-dessous de la plaque émaillée qui porte ces mots: \u201cAttention danger de mort\u201d.Une affiche en couleur annonçait : \u201cRestaurant à cent mètres\u201d et personne n\u2019avait envie de [aire les cent mètres.Les affiches doivent donc être placées à des endroits où l\u2019attention du passant est le moins sollicitée par les accidents de la voie.L'autre jour, je passais rue Ste-Catherine.Je remarquai un étalage de différents articles de chasse et de pêche.La représentation était une reproduction de la forêt.Il y avait une petite habitation de chasseur au bord d\u2019un lac dans lequel poissons et canards se promenaient.Cette disposition ne manquait pas d'originalité et elle éveillait la curiosité des passants.Malheureusement on avait disposé juste au milieu de cet ensemble un fusil canon tourné du côté des passants.Tnstinctivement les individus qui s\u2019arrêtaient, évitaient de se placer face à l\u2019arme, inconsciemment ils subissaient l\u2019influence de la peur.Il faut également éviter en publicité la représentation de maladies, de personnes écrasées, d'individus à l\u2019allure repoussante, vêtus d'habits malpropres, de haillons, les scènes de morts et de squelettes, Evitez de diriger le regard des personnages en dehors de l\u2019annonce.Exemple, cette grande affiche de Crown Brand Syrup, ou l'enfant représenté verse du sirop.L\u2019enfant regarde ailleurs, il éloigne donc les regards des passants du produit, d\u2019autre part il est presque impossible, a cause de l\u2019automatisme personnel de verser un liquide sans regarder ce qu\u2019on fait.Il faut aussi dans la composition matérielle de l'annonce, employer des caractères faciles à lire, qui favorisent la vitesse dans la visibilité et qui évitent l'effort au lecteur.Utiliser aussi les couleurs préférées des masses.La publicité psychologique est donc la publicité qui par sa construction scientifique influence inconsciemment en jetant dans le subconscient des individus les bases d\u2019habitudes nouvelles.Elle est d'autant plus efficace qu\u2019elle opère là- même où s\u2019organise la vie mentale, Cette publicité en réduisant au minimum les causes d\u2019inefficience de l\u2019annonce, aide à la prospection et donne à l\u2019annonceur un meilleur ren- lement.C\u2019est la publicité moderne dans un siècle moderne.Fondée en 1862.\u2014 Affiliée à l\u2019Université Laval en 1929.ACADEMIE DE QUEBEC oO Le La Principale Ecole Bilingue Commerciale du district Un cours PREPARATOIRE pour enfants de 7 ans ou plus.Un cours PRIMAIRE \u2014 programme du Département de l'Instruction Publique; Un cours SECONDAIRE de 6 ans; Un cours Spécial de COMMERCE (Experts-Comptables C.G.A.) L'Université sanctionne ce cours par un DIPLOME D\u2019ETUDES SPECIALES DE COMMERCE.Un cours COMMERCIAL ABREGE de 2 ou 3 ans; L'ANGLAIS enseigné par des Professeurs de Langue Anglaise Pensionnaires - Demi-Pensionnaires - Externes \u201c11 fait bon de trouver des jeunes canadiens-francais si bien \u201cpréparés à la conduite des affaires.Votre Académie \u201cne saurait être trop félicitée pour le bien qu\u2019elle \u201caccomplit auprès de la jeunesse québecoise.\u201d (D'un patron qui emploie un diplômé du Cours Supérieur de Commerce.) - PROSPECTUS SUR DEMANDE LE DIRECTEUR Avenue Chauveau Québec 36 LES AFFAIRES Québec, Mars, 1934.\u2014\u2014 L\u2019HARMONIE DANS L'INDUSTRIE Par l\u2019honorable W.-A, GORDON, C.R,, Ministre du Travail et des Mines et Ministre suppléant de l'Immigration et de la Colonisation.(1) I, n'y à pas trés longtemps, des groupes de travailleurs parcouraient en manifestant les rues d'une de nos petites villes.Les commerçants locaux sont inquiets.Une des plus importantes entreprises de l'endroit, comme conséquence de l'inactivité de ses usines, enregistre une perte journalière de $60,000, tandis que la collectivité se voit privée du bénéfice qu'elle aurait autremeat retiré de la mise en circulation de quelque $30,000 en salaires.La situation est menaçante : un ne sait trop quoi anticiper, et la population, qui dépend largement de l\u2019entreprise en question, est le témoin inquiet et impuissant des répercussions néfastes d'un conflit du travail sur la vie locale.Mais quelqu\u2019un apparait sur la scéne au moment ou la situation devient critique: c'est un fonctionnaire convoqué d'urgence.On reconnait immédiatement en lui l'homme indépendant, au-dessus des griefs locaux.Ses paroles dénotent un esprit ouvert, impartial.Sa compétence frappe, et chacun se rend instinctivement compte dès ses premiers mots que les moyens de règlement de la difficulté indiqués par lui sont les seuls pratiques.Sa sincérité est évidente: 1l est le sens commun personnifié.La confiance renaît.Les intéressés écoutent ce médiateur officiel, et le conflit se règle dans les trente-six heures de son arrivée.La vie locale reprend son cours normal.L'intervention intelligente et délicate de ce médiateur mit fin à la perte de salaires et de revenus dont la population locale subissait les conséquences malheureuses, et pour faire ressortir l\u2019urgence qu\u2019il y a à régler sans délai les conflits du travail qui peuvent surgir, il suffit de mentionner que la perte collective subie par l'employeur et les travailleurs impliqués dans le conflit susmentionné se chiffrait à environ $100,000 par jour.Le cas cité indique clairement ce que peut accomplir une intervention adroite et indépendante dans des conflits du travail en cours ou menagants, et n'est qu'un exemple pris au hasard de l\u2019action bienfaisante du service de conciliation du ministère national du \u2018Travail qui permet aux parties en conflit de régler rationnellement leur différend au lieu de se livrer une lutte désastreuse.l.e service de conciliation du ministère a économisé des millions de piastres au patronat et au salariat et, indirectement, à la population en général qui ne peut éviter les répercussions malheureuses d\u2019une interruption importante de l'activité économique.Ce service, et c\u2019est là un de ses avantages, est gratuit: il n\u2019en coûte pas un sou à l'employeur ou à la main-d'oeuvre pour mettre en mouvement un organisme absolument impartial dont l\u2019unique but est de maintenir la paix industrielle et de faire bénéficier la collectivité des bieniaits qui en découlent.Mais, par ailleurs, l'action du service de conciliation est d'autant plus efficace qu'elle s'exerce avant rupture complète entre les parties en conflit\u2014 uvant qu'elles se suient déclarées la guerre.La grève et le lockout, il ne laut pas l'oublier, constituent effectivement une guerre entre le Capital et le Travail dans le domaine économique.Trop souvent un groupement de travailleurs, mal conseillé par ses dirigeants, voue à l'échec une revendication légitime en l'exposant d\u2019une façon abusive.La revendication est rédigée en un langage provocateur nullement motivé, et fréquemment un exige qu'elle soit satisfaite dans un délai plutôt court.La revendication ainsi présentée est loin de prêter à la conciliation : elle ferme plutôt la porte aux négociations amicales, car elle constitue ni plus ni moins qu'un ultimatum à l\u2019employeur qui, en toute probabilité, est déjà suffisamment agacé et harassé par la tâche d'assurer l\u2019exploitation de son entreprise.11 arrive aussi, par ailleurs, que l'employeur manque de modération envers son personnel.Une entreprise peut étre raisonnablement considérée une association d\u2019un employeur et de ses travailleurs.Fréquemment, un comité d'usine est en mesure de soumettre à l\u2019employeur de très utiles recommandations, et celui-ci en y prêtant l'oreille ne fait pas nécessairement preuve de faiblesse: au contraire, en agissant ainsi il témoigne de la bonne volonté et de la confiance envers son personnel.1! est bon aussi pour le patronat de se rappeler qu\u2019en ces dernières années le salariat a fait preuve d'une patience admirable dans les conditions les plus déprimantes.La solution d\u2019un conflit est généralement possible là où existe l\u2019esprit de coopération, mais en l'absence de cet esprit les chances de réussite sont fortement réduites et le dommage causé est beaucoup plus difficile à réparer.Fréquemment un conflit est provoqué par une question qui aurait pu être réglée par une franche discussion; mais, soit que la méthode de négociations appliquée fût inadéquate ou inopportune, que l\u2019une ou l\u2019autre des parties en cause, sinon les deux, se fussent rendues coupables de quelque manquement, ou encore, ce qui est plus probable, qu\u2019on eût négligé de recourir aux pourparlers directs, cette franche discussion n\u2019a pas lieu, avec le résultat inévitable.Aux murmures de mécontentement succèdent de part et d\u2019autre des assemblées au cours desquelles sont portées des accusations d'imposition d'un régime de travail d\u2019esclavage, dangereux et insalubre, d'abaissement volontaire du rendement, de \u201cgrève perlée\u201d et même de sabotage.La publicité donnée à ces accusations tant patronales que syndicales crée naturellement une atmosphère d\u2019hostilité et de soupçon qui conduit Québec, Mars, 1934.LES AFFAIRES 37 inévitablement à la grève, ce qui veut dire perte de salaire, Interruption de la production.Et pour peu que la situation se prolonge, la grève dégénérera en lutte ouverte qui, dans certains cas, prendra des proportions telles que les autorités municipales devront intervenir afin de maintenir la paix et l'ordre.La perte et le dommage causés atteignent un chiffre énorme, ct c'est en définitive le contribuable qui devra en faire les frais.Combien plus pratique, cependant, c'eût été d'examiner dans un esprit impartial le motif du conflit et, en cas d'inpossibilité d'accord sur le point hitigieux, de recourir aux bons offices du service de conciliation du ministère du Travail !' Un conflit se préte beaucoup plus facilement à un regrement à ses débuts, alors que la porte demeure ouverte a la conciliation et qu'il est encore possible de faire appel à la bonne volonté et a l'esprit d\u2019équité des intéressés, que plus tard lorsque les parties se sont dressées ouvertement lune contre l\u2019autre.A en juger par les demandes de médiation adressées au ministère, employeurs et travailleurs apprécient de plus en plus l'avantage de pouvoir recourir au service de conciliation avant de rompre toutes négociations.L'expérience est un lacteur d'importance capitale dans l'oeuvre de conciliation, et plus d'un conflit qui a résisté aux efforts opiniâtres des parties est réglé par un conciliateur officiel auquel elles ont entière confiance et qui dans le cours de son service a rencontré et réglé des difficultés identiques.Le ministère dispose à la fois de l'autorité législative et du personnel compétent pour aider employeurs et travailleurs à régler leurs différends, et la procédure arrétée relativement à la mise en mouvement sans délai du mécanisme prévu est des plus simples.La loi sur la conciliation et le travail conière au ministre l'autorité de rechercher les causes et les particularités d'un conflit et de prendre les mesures jugées nécessaires afin de mettre en contact les intéressés ; elle l'autorise aussi à nommer un conciliateur à la demande de l\u2019une ou de l\u2019autre des parties en conflit.11 est préférable, toutefois, que les deux parties en cause soumettent con- Jointement cette demande.Dans l\u2019année écoulée, le service de conciliation est intervenu avec succès dans quelque trente conflits, dont certains excessivement épineux, et dans quatorze cas l'intervention heureuse d\u2019un fonctionnaire de ce service obvia à la nécessité d'instituer une commission de conciliation en vertu de la loi sur les conflits du travail, loi qui aujourd\u2019hui a largement remplacé celle sur la conciliation et le travail et vise la prévention ou la solution des conflits du travail \u2014 grèves ou luck-outs \u2014 dans les mines et les industries reconnues d'intérêt public.Son champ d\u2019application englobe les entreprises minières, des transports et des communications occupant un personnel de dix travailleurs ou plus, y compris les exploitations ferroviaires \u2014 électriques, à vapeur ou autres \u2014 services télégraphique, téléphonique et de navigation ainsi que d\u2019'approvisionnement en gaz, lumière électrique, eau et force motrice.Il est interdit à l'employeur engagé dans l\u2019une quelconque de ces sphères d\u2019activité de lock-outer son personnel ouvrier ou à ce dernier de faire la grève avant que la matière du conflit entre eux ait été exami- nee par une commission de conciliation.La sauvegarde de linterét public ou national est évidemment d'importance capitale dans les industries précitées, mais le champ de la loi, toutefois, peut être étendu à un conflit dans /oute industrie, à la demande conjointe des parties intéressées.La commission de conciliation réunit trois membres \u2014 un désigné par l'employeur, un autre par les travailleurs ct fait fonction de président, choisi par les deux membres en question.le ministre, en cas de désaccord sur le choix de ce troisième membre, le nomme lui- même.Le fait que des 525 commissions instituées 38 seulement ne réussirent pas à prévenir la grève ou à y mettre fin établit clairement la compétence du personnel de ces commissions et la valeur pratique du mécanisme de médiation constitué par le ministère du \u2018Travail.Les conclusions de la commission ne sont pas d\u2019application obligatoire.Dans la grande majorité des cas, cependant, la commission réussit a amener les parties à un règlement à l'amiable, ou ses conclusions servent de base d'accord entre elles.Dès lors, disposant d'un mécanisme de conciliation si efficace et d\u2019accès si facile, n\u2019est-il pas sage et avantageux de l\u2019employer de préférence à recourir à une action peut-être hasardeuse * Notre population a témoigné d'un courage indomptable dans la crise que nous traversons, et je suis a la fois fier et heureux de pouvoir signaler que l'industrie canadienne n'a pas connu une seule interruption majeure de son activité dans cette période.Employeurs et travailleurs méritent également toute notre admiration pour la patience et le courage dont ils ont fait preuve.Mais, maintenant que se lève le sombre voile de la dépression, n'est-il pas urgent de persévérer dans la même voie afin d\u2019être en mesure de profiter dans toute la mesure possible des avantages qui pourront s\u2019offrir ?L'action concertée \u2014 l'harmonie dans l\u2019industrie \u2014 n'a jamais été plus indispensable qu\u2019aujourd\u2019hui, si l\u2019industrie canadienne doit retirer ces justes bénéfices qui lui permettront non seulement de conserver son prestige commercial à l'étranger, mais aussi d'assurer la paix et le bonheur de notre population.C'est pour nous un devoir à la fois personnel et national de travailler à la suppression des luttes préjudiciables et de tendre nos énergies à la réalisation du but offert par l'ère nouvelle de prospérité qui s'annonce.le troisième, qui (1) Causerie radiodiffusée le 3 février 1934 sous les auspices du Professionnal Institute of the Civil Service of Canada.LE aflamme,-lnirze =a BANQUIERS sn OBLIGATIONS Ean, 15, Sault-au-Matelot QUEBEC Tél: 2-5109 38 LES AFFAIRES Québec, Mars, 1934.Ce que doit Contenir une Charte d\u2019In ~y a OUS avons exposé, daus un précédent article, de quelle manière on pouvait obtenir une charte d'incorporation pour une compagnie, dite limitée.Nous tenons à redire que la demande d'incorporation doit être confiée à Un avocat ou un notaire compétent, qui connaît bien toutes les [ormalités à remplir.En agissant de la sorte on s'évite des ennuis et des retards qui, parfois, coûtent cher.Si nous exposons assez longuement, ici, chacune des démarches à faire, c'est afin de donner à nos lecteurs une idée aussi nette que possible de la facilité relative avec laquelle une charte s'obtient, et aussi afin de leur enlever toute crainte \u2014 en leur donnant plus d'assu- tance \u2014 lorsque des circonstances les placeront en face d'une incorporation prochaine.x * Pour mieux illustrer de quelle façon l'on procède pour faire incorporer une compagnie à fonds social, nous allons supposer que deux associés: Marius Riou et Almanzor Mousson, négociants de charbon, décident de former une compagnie limitée afin de prolonger indéfiniment, si possible, la durée de leur entreprise et d\u2019en accroître le rayon d'action.MM.Riou et Mousson se rendent chez un jeune avocat assez lortuné, J.-Albéric Pelletier qui, en outre de faire un apport de capital fort utile, pourra veiller de près aux intérêts légaux de la compagnie nouvelle.\u2018lous ces particuliers demeurent à Montréal.Riou est un négociant de charbon (jui est dans ce commerce depuis 18 ans.Par son travail, son esprit d'économie, l\u2019attention qu\u2019il a toujours apportée à ses affaires et le service qu'il a su donner à sa clientèle, il a réussi à s'amasser une jolie fortune.ll y a trois ans, se rendant compte que, malgré la crise, son commerce prenait une expansion qui réclamait plus d'activité que lui-même en pouvait déployer, il prit à son service Almanzor Mousson, comptable d'expérience qui, pendant huit ans avait été au service d\u2019une maison d'importance moyenne s\u2019occupant d\u2019importer du charbon au pays.Mousson n\u2019a guère de capital.mais il possède de précieuses connaissances.Il pourra s\u2019occuper de l\u2019administration du bureau.de la comptabilité et des achats, alors que Riou verra surtout à la vente.Riou et Mousson exposent leur plan à l'avocat Pelletier qui ne demande pas mieux que de faire fructifier son capital.Pelletier prépare alors le contrat suivant x * x CONTRAT passé le quinziéme jour de février entre Marius Riou.Almanzor Mousson et J.-Albéric Pelletier, corporation tous de Montréal, district de Montréal, Province de Québec.ATTENDU QUE en considération d\u2019une entente mutuelle entre les parties ci-dessus nommées et en considération aussi du paiement de la somme de un dollar par chacune des parties aux autres, lequel paiement est ici conjointement reconnu, les contractants s'engagent à ce qui suit \u2014I\u2014 .\\ former une compagnie en se coniormant aux lois de la province de Québec comme suit I.\u2014Le nom de cette compagnie sera: \"La Cie de Charbon Riou, Limitée\u201d ; 2\u2014Le capital-actions de la compagnie sera divisé en quatre mille (4,000) actions d\u2019une valeur nominale de dix dollars ($10.) chacune et le montant avec lequel la compagnie commencera ses opérations sera d'au moins vingt mille dollars ($20,000.) ; 3.\u2014Le but de cette compagnie sera de faire le commerce des combustibles et tout ce qui s\u2019y rattache ; +.\u2014Le conseil d\u2019administration de la dite compagnie sera formé de trois directeurs, qui, tous, devront être inscrits au régistre des actionnaires au moment de leur nomination; 5.\u2014Les officiers de la dite corporation comprendront un président, un vice-président et un secrétaire-trésorier ; 6.\u2014Le bureau principal de la compagnie sera à Montréal, province de Québec.\u2014 II \u2014 A prendre le nombre d\u2019actions de la dite compagnie apparaissant ci-dessous en regard de leur nom respectif et a payer cinquante pour cent (50%) de la valeur au pair de ces actions lorsque sera tenue la premiére assemblée des dits contractants aux fins d\u2019élire le conseil d'administration de la compagnie; et a payer ce qui restera dû sur ces actions souscrites par eux lorsqu'ils en seront requis par le conseil d\u2019administration une fois que la dite compagnie aura été incorporée, \u2014 III \u2014 A nommer par les présentes leur agent (ou procureur) et l'agent (ou procureur) de la dite compagnie J.-Albéric Pelletier, aux fins d'obtenir l\u2019incorporation de la dite compagnie en vertu des lois de la province de Québec.Par les présentes, le dit J.-Albéric Pelletier est de plus autorisé par les contractants à faire les dépenses inhérentes à l\u2019incorporation: tout contrat passé par lui antérieurement à l\u2019émis- it +e ai AN aim ah è- \u2014\u2014_ rar dm fos i a Et ASN or A rit 1 ] i i Québec, Mars, 1934.sion de la charte, liera la dite compagnie et tous et chacun des dits contractants.EN FOL DE QUOI, les soussignés out apposé leur signature ce quinzième jour de février mil neuf cent trente- quatre.Nom Adresse Actions Montant J-Albéric Pelletier |4236 St-Jacques Est| 400 $ 4,000 Almanzor Mousson 3443, St-Frs-Xavier 100 $ 1,000 Marius Riou 2264, St-Vincent 2,000 $20,000 % % * Une fois ce contrat passé, la grande question qui se pose est de trouver le reste des capitaux nécessaires pour former les $40,000 que représenteront les 4,000 actions de $10.chacune.Laissons cette tâche à un agent financier qui a en mains une formule de souscription dont nous reparlerons plus tard, et occupons-nous de la préparation de la charte.Deux écoles d'avocats expriment sur la rédaction des chartes d'incorporation des vues totalement différentes.Un groupe, surtout les avocats de l'école anglaise et peut-être aussi ceux qui tiennent à montrer qu\u2019ils font beaucoup de travail pour les honoraires élevés qu'ils demandent, ne jurent que par les longues chartes.Leurs adversaires \u2014 et ils sont nombreux \u2014 prétendent qu'une longue charte n\u2019est pas meilleure qu'une charte courte bien rédigée et que, de plus, la longue charte comporte de graves dangers.En effet, afin de rendre plus longue la phraséologie, les fervents de la longue charte y énumèrent un par un tous les pouvoirs que désirent les fondateurs de la compagnie.Or si, par accident, un de ces pouvoirs était oublié, un concurrent pourrait se servir de la charte même pour prouver, au besoin, que des pouvoirs qu'il ne désire pas voir exercer par la compagnie ne lui sont pas accordés par sa charte.On verra plus bas, au paragraphe XXIII qu\u2019afin de ne pas s\u2019exposer à l'inconvénient dont nous venons de parler, la charte mentionne que les longues clauses ne \u2018seront pas interprétées comme objets et pouvoirs limitatifs des pouvoirs généraux conférés par la province de Québec.etc.\u201d ce qui neutralise, pratiquement, tout le poids des \u201cphrases\u201d étalées au-dessus de ce paragraphe XXIII, Disons, pour les besoins de la cause, qu'après mûre réflexion on décide de préparer une longue charte.L'avocat Pelletier, procureur de la compagnie en voie de formation, rédige cette charte et, quelques semaines plus tard, l'avis suivant est publié dans la \u201cGazette Officielle de Québec\u201d : x x *x La Cie de CHARBON RIOU, Limitée.Avis est donné qu'en vertu de la première partie de la Loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieu- tenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes en date du 28e jour de février 1934, constituant en corporation: Marius Riou, négociant, Almanzor Mousson, comptable, J.-Albéric Pelletier, L.L.B., avocat, tous de Montréal, dans les buts suivants : LES AFFAIRES 30 l\u2014Exercer l\u2019industrie, le négoce et le commerce de marchands, importateurs, exportateurs, commerçants en gros et en détail de charbon, coke, tourbe, huile, bois et combustibles de toutes sortes et descriptions, ainsi que de leurs pruduits et sous-produits, et comme marchands et manufacturiers de matériaux de construction ; 11\u2014Acheter, louer, échanger ou autrement acquérir, et pusséder tous terrains houillers, ferrugineux ou miniers, vctrois, concessions de mines ou autres dépôts de combustibles, prospecter, extraire, exploiter, rendre propre au marché, acheter, vendre, disposer ou autrement faire le commerce de charbon, minerai et tous autres produits ; III \u2014Agir comme agents pour des manufacturiers et marchands de combustibles et autres produits et vendre pour eux, à commission ou pour toute autre rémunération ; 1V.\u2014Agir comme voituriers pour le transport des marchandises par terre, par eau et par air, comme propriétaires et gardiens de quais, cours, hangars, entrepôts et autres établissements similaires, et, à cette fin donner et émettre des reçus d'entrepôts et autres documents aux fins de ces opérations; V.\u2014Manufacturer, acheter, vendre, importer, exporter ou autrement faire le commerce et le trafic de toutes sortes de commodités, marchandises, matériaux, machineries et outillages qui peuvent servir aux opérations de la compagnie, construire, acheter, louer ou autrement acquérir, aménager, exploiter, posséder, mettre en opération et conduire des fabriques, entrepôts, laboratoires, magasins et boutiques ; V1 Importer, exporter, acheter, vendre, louer et autrement faire le commerce et le trafic de camions-automobi- les, tracteurs, véhicules, automobiles, moyens de transport de toutes sortes et de toutes les piéces qui servent a leur construction, ainsi que les moteurs, engins, machineries de toutes sortes, accessoires électriques, et faire l\u2019exploitation d'ateliers de machines, de boutiques de réparations et de garages ; VIT \u2014Acquérir, acheter, échanger, louer ou autrement posséder tous terrains, immeubles avec bâtisses ou sans bâtisses.maintenir.administrer, opérer, vendre ou autrement disposer des immeubles de toutes sortes et descriptions: acheter.louer, échanger ou autrement acquérir et construire, maintenir, opérer sur les propriétés possédées, louées ou contrôlées par la compagnie, toutes voies d\u2019évitement de chemin de fer et tous autres moyens de transport : VITT.\u2014Conduire et exercer toute industrie qui serait de nature à augmenter directement ou indirectement la valeur \u2018les propriétés de la compagnie, ou ses entreprises ou son actif ou ses droits; IX.\u2014Acquérir par achat ou autrement ou se charger de la totalité ou d\u2019une partie quelconque de l\u2019industrie, des biens et engagements.ou de l'actif de toute personne, société ou compagnie exerçant une industrie que la compagnie a l\u2019autorisation d\u2019exercer ou possédant des biens convenant aux fins de la compagnie ; X.\u2014Solliciter, acheter ou autrement acquérir des brevets, permis, concessions et autres choses de même nature et utiliser, exercer, développer ou disposer de ces droits; Québec, Mars, 1934.40 LES AFFAIRES Al-\u2014Prumouvoir une ou plusieurs compagnies dans lc but d'acquérir la totalité ou une partie quelconque des biens ct engagements de lu compagnie, ou pour toutes autres fins le nature à profiter directement ou indirectement à la présente compagnie ; X11-\u2014Vendre ou céder l'entreprise de la compagnie ou une partie quelconque de l'uctil de la compagnie pour toute considération que la compagnie jugera convenable, y compris les actions, débentures et valeurs de toute autre cor- puration en paiement total ou partiel; et se iusionner, soit par achat, vente vu autrement avec toute personne, société ou corporation s'uccupant d'opérations similaires en tout ou en partie à celles que cette compagnie a l'autorisation d'exercer ; X111.\u2014 Souscrire, prendre vu autrement acquérir et détenir des actions ou autres valeurs de toute autre compagnie uvant des objets en tout ou en partie semblables à ceux de la compagnie ou exerçant tout commerce susceptible de bénéficier directement ou indirectement à la compagnie, les vendre ou autrement en disposer ; NIV \u2014Hypothéquer, nantir ou donner en gage tous les biens mobiliers ou immobiliers, présents ou futurs qu'elle pourra posséder dans la province, dans le hut de garantir toutes obligations, débentures, emprunts, ou toute autre det- ie, contrat ou obligation de la compagnie ; émettre des actions acquittées, obligations ou autres garanties de paiement en paiement d'acquisition de biens meubles et immeubles: de droits, de baux, d'entreprises commerciales, de franchises, de privilèges, de permis, de concessions, d'actions, d'obligations ou autres affaires et valeurs ; XV.\u2014Payer toutes ou chacune des clépenses de, incidentes À ou encourues en rapport avec la formation et l'incorporation de la compagnie, et relativement au prélèvement de son capital-actions ; faire des contrats avec toute compa- unie pour paver les dites dépenses ; XVI.\u2014TFaire, tirer, accepter, endosser, exécuter el émettre des billets à ordre, lettres de change, traites.chèques, connaissements et tous autres effets commerciaux : emprunter des fonds sur le crédit de la compagnie ct émettre des hons, débentures, obligations.ou autres valeurs de la compagnie et les donner en gage ou les vendre pour les sommes et prix jugés convenables ; NVIT \u2014Placer et disposer des deniers de la compagnie qui ne sont pas immédiatement requis de la façon et dans les conditions qui pourront être de temps à autre déterminées: NVIII \u2014Etablir des agences et succursales, avancer des fonds aux clients et autres personnes avant des relations avec la compagnie.et garantir l\u2019exécution de contrats par toutes telles personnes ou compagnies : XTX.\u2014Faire la totalité ou aucune des choses précitées comme principaux, agents, entrepreneurs ou autres, et par fiduciaires, agents ou autres, et soit seuls, soit conjointement avec d\u2019autres ; Rémunérer, soit au moyen de commission ou autrement, toutes personnes ou compagnies pour services rendus ou qui seront rendus en plaçant ou aidant à placer ou en garantissant le placement des actions, débentures, actions-déhentures, vu autres valeurs de la compagnie, ou pour services rendus pour ou en ce qui concerne la formation ou la promotion de la compagnie ou la conduite de ses opérations ; NXA.\u2014Emettre des certificats d'actions au porteur pour toutes actions entièrement acquittées, conformément à l'article +5 de la Loi des Compagnies; pourvoir, au moyen de coupolls ou autrement, au paiement des dividendes à venir sur la ou les actions désignées dans ces certificats; déterminer de temps à autre par règlement du bureau de direction, lu procédure à suivre par les porteurs d'icelles pour exercer leurs droits et privilèges; les actions représentées par les certificats d'actions au porteur ne seront pas considérées comme faisant partie du capital de la compagnie pour les fins d'une assemblée générale ; XXL Dans le cas où la compagnie passerait des contrats vu transigerait des affaires avec l\u2019un ou plusieurs de ses directeurs, ou avec toute firme dont l'une ou plusieurs de ses directeurs sont membres, ou avec toute autre conm- pagnie, corporation ou association dont l'un ou plusieurs de ses directeurs sont actionnaires, directeurs ou officiers, tels contrats ou transactions ne soient pas invalidés ou en aucune manière affectés par le lait que tel directeur ou directeurs alent ou puissent avoir un intérêt dans tel contrat ou transaction qui est ou pourrait être contraire aux intérêts de la compagnie, bien que le vote de ce directeur ou directeurs ayant un intérêt contraire soit nécessaire pour obliger la compagnie à tel contrat ou transaction, pourvu que tel intérêt soit déclaré aux autres directeurs ou actionnaires agissant en vertu ou relativement à tel contrat ou transaction.Nu! directeur ou directeurs ayant tel intérêt contraire ne sera responsable envers la compagnie ou envers aucun de ses actionnaires ou créanciers ou envers toute autre personne pour toute perte encourue en vertu ou à cause de tel contrat ou transaction, ni aucun de ce ou ces directeurs ne sera tenu de rendre compte de tous gains ou profits réalisés en vertu de ces contrats ou transactions ; NXIT\u2014Distribuer entre les actionnaires de la compagnie.en nature, en espèces ou autrement, au moyen de dividendes, honi, ou de la manière prévue par l\u2019article 81 de li loi des Compagnies de Québec, toutes propriétés ou biens de la compagnie; XXIIT.\u2014Les clauses qui précèdent seront interprétées comme objets et pouvoirs additionnels et non fimitatifs des pouvoirs généraux conférés par les lois de la province de Québec.et il est expressément pourvu dans les présentes que l'énumiération qui précède des pouvoirs spécifiques ne sera pas interprétée comme limitant ou restreignant en aucune nuuière les pouvoirs de cette compagnie, sous le nom de \u201cTa Cie de Charbon Riou, Limitée\u201d.XNXTV.\u2014Le capital-actions de la compagnie sera divisé en quatre mille (4,000) actions d\u2019une valeur nominale de dix dollars ($10.) chacune, et le montant du capital avec lequel la compagnie commencera ses opérations sera d'au moins vingt mille dollars ($20,000.00).La répartition et l\u2019émission des actions ordinaires, sans valeur nominale ou au pair, seront faites aux prix ou pour telles considérations qui seront de temps à autre fixés par le bureau de direction.n RS nT mo au % PRIME DOME AS ws ed 32 al Us ni Québec, Mars, 1934.LES AFFAIRES 41 XXV.\u2014Le bureau principal de la compagnie sera à Montréal, dans le district de Montréal, province de Québec.Daté du bureau du secrétaire de la Province, ce vingt- huitième jour de février 1934.ALEX, DESMEULES, Sous-secrétaire de la Province.+ *x % On le constate, les pouvoirs demandés par cette charte sont très étendus et embrassent à peu près toutes les phases le n'importe quel commerce ordinaire.I aurait évidemment été beaucoup plus simple de remplacer les paragraphes II à XXIT, inclusivement par l\u2019unique Dans un prochain article nous examinerons les minutes de la première assemblée de ceux qui ont souscrit le capital initial ce! nous montrerons comment doil être préparé le blanc de la souscription.paragraphe | en y ajoutant simplement la phrase suivante \u201c.et faire tous autres commerces et exercer toute in- (lustrie que les directeurs jugeront utiles aux intérêts de la compagnie.\u201d Quant au reste, la loi y pourvoit et cela peut être établi par les règlements de régie interne.Nous aurons, d\u2019ailleurs, l'uccasion de parler de la rédaction des règlements dans un prochain article.la Loi de la Province.accordant aux compagnies les mêmes attributions et les mêmes privilèges qu'aux partieu- liers, il est évidemment pour le moins puéril de vouloir s\u2019essayer à tout prévoir et à tout réglementer de nouveau dans la charte.R.-C.-F.D\u2019ARTOTS, AS TL DEV PO EE EE Vous apprendrez sûrement avec un vif intérêt la publication d\u2019une nouvelle revue pour les collectionneurs.Elle est unique dans son genre car elle est publiée en langues française et anglaise.Elle est la seule en langue française en Amérique qui compte au-delà de 6,000,000 d'habitants d\u2019origine et de langue françaises.Elle s'adresse aux collectionneurs de Timbres-poste, Vieilles Monnaies, Vieux Livres, Vieilles Etampes, Autographes, Objets d\u2019Art, Vieux Meubles, Curiosités et collections de tous genres.Douze mois ont été apportés à la diffusion de cette nouvelle revue qui, en outre d\u2019atteindre les collectionneurs d'Amérique, rayonnera dans tous les pays du monde.Notre liste de distribution dépasse actuellement, 20,000 collectionneurs et tous les courriers nous apportent de nouvelles demandes, de nouvelles adhésions, de nouveaux annonceurs.Les abonnés ont droit à une annonce classée de 20 mots à titre gracieux ou à une note de crédit de $1.00 applicable à leur gré sur le coût d\u2019une annonce.Si la crise que nous subissons affecte tous les commerces, elle vous offre des occasions exceptionnelles de vous procurer à PUBLIE PAR Sous le direction de Raoul Renault, Le Bréviaire des Collectionneurs bon compte les désidérata que vous convoitez depuis longtemps.C\u2019est le temps plus que jamais de suivre les revues et d\u2019y annoncer largement.Tarif de publicité sur demande.Parcequ\u2019elle est unique en son genre, qu'elle est la seule en langues française et anglaise en Amérique, qu\u2019elle s'adresse à tous les collectionneurs dans tous les domaines, cette revue soulève un grand intérêt.Les demandes affluent de toutes parts, des quatre coins de l'univers.A cause des droits d\u2019entrée prohibitifs sur les magazines étrangers, un très petit nombre de revues pour collectionneurs pénètrent au Canada.C\u2019est ce qui donne une importance incomparable à ce nouvel organe, le seul en son genre au Canada.Sa publicité ne peut manquer de produire des résultats remarquables.Une section généreuse sera consacrée à la philathélie.Envoyez votre abonnement et votre annonce dès aujourd\u2019hui afin de profiter de l'incomparable diffusion de ce nouveau bréviaire des collectionneurs.Vous en réaliserez des bénéfices très appréciables.L'abonnement n\u2019est que deux dollars ($2.00) par année, 20 cts le numéro.L\u2019ARGUS DE LA PRESSE INTERNATIONALE 552 - 554, Première Avenue, Québec. A Re A UF ARE lili rime TH 2 a ri A + 42 LES AFFAIRES Québec, Mars, 1934.L\u2019ETAT DES AFFAIRES AU CANADA N comparant la situation avec celle de l\u2019an dernier à pareille époque on a une juste iclée de la reprise des affaires pendant ces derniers douze mois.Lindice des prix de gros est de 93.2 pour la semaine du 20 janvier 1934, tandis qu'il était de 71.3 pendant la même semaine l\u2019année dernière, une augmentation de pas moins de 30.7%.Chacun des six facteurs accuse des augmentations rapides sur la même semaine de l\u2019année dernière.L'indice des chargements, Division Est, est de 80.2 contre 56.1, tune augmentation de 43%.Tes prix du gros pour la spéculation, calculés par groupes, ont été beaucoup plus élevés pendant la semaine en revue.L'indice des valeurs basé sur quatre valeurs fédérales (remboursement), est passé de 105.6 4 108.4, T.es compensations bancaires qui prouvent qu\u2019il y a eu augmentation dans les affaires et la spéculation, ont enregistré un gain de 19.1%, I'indice étant de 78.4 comparativement à 65.8.I.augmentation dans l\u2019indice pondéré des actions ordinaires, qui est à 50.5% indique que les perspectives des entreprises industrielles sont beaucoup plus brillantes.La plus forte augmentation enregistrée dans les six facteurs employés pour faire ce calcul est dans la spéculation.On a échangé 625,473 actions sur les Bourses de Montréal et de Toronto comparativement à 74.316 pendant la même semaine de 1933.DEBITS BANCAIRES Les transferts de fonds sous forme de débits bancaires dans 32 centres canadiens s\u2019est élevé à $29.981,000,000 en 1933 contre $25,844,000,000 pendant l\u2019année précédente.Conséquemment le gain est de $4,137,000,000 ou 16%.Sur trente-deux centres sept accusent des gains sur l\u2019année dernière.Des augmentations ont été enregistrées dans les cinq districts économiques sauf dans les Provinces Maritimes et la Colombie Britannique.AMMMMAUAA4444444444444444444444446444404644444AAAAAN A YY AYA YYW VINNY YVAN HLH WY YY C.-H.Branchaud L.-T.desRiviéres J.-D.Herdt A.-S.Beaubien L.-G.Beaubien Pour vos placements, consultez-nous.L 6.BEAUBIEN & CF Membres de la Bourse de Montréal.Banquiers en valeurs mobilières 70, RUE ST-PIERRE, QUEBEC.\u2014 Tél.*2-1521 Montréal Ottawa Trois-Rivières Paris (France) HAAN YY RNY AAAS 000404800000 0000000000000000 Le fléchissement des débits bancaires des Provinces Maritimes a été de 7.3% en 1933.L'augmentation dans la province de Québec est de 10.3%, Montréal ayant un gain de 11.3%, 'l'oronto et Sudbury, dans le groupe des centres de l\u2019Ontario, accusent des gains de 26.7% et 3.9% respectivement.Le résultat net dans Ontario est une augmentation de 15.7%.Winnipeg, Calgary, et Medecine Hat ont enregistré des gains, alors que sept autres centres des Provinces de l'Ouest accusent des fléchissements.L'augmentation pour Winnipeg est de 52.9%, les Provinces de l'Ouest ont enregistré un gain de 33.7% et Vancouver une augmentation de 14% pendant l'année, mais le total pour la Colombie Britannique a diminué de 0.7%.DEPOTS DE BANQUES Le cycle des fluctuations des dépôts de banques est plus modéré que celui des débits, le chiffre d\u2019affaires pour dépôts de banque étant beaucoup plus élevé en temps de prospérité qu'en temps de dépression.Ainsi, le rapport de la moyenne mensuelle pour les débits à la moyenne des dépôts de banque est de 133.9%, pour 1933 tandis qu\u2019il était de 178.0% en 1929.Le niveau actuel des dépôts de banque suffirait pour faire de grosses affaires et augmenter la spéculation.Si le rapport avait été maintenu en 1933 comme en 1929.les paiements par chèques se seraient chiffrés par $45.852,000.- 000 au lieu de $34,329.000,000 chiffre qu\u2019on obtient en ajoutant 14.5% au montant des débits enregistrés dans les trente- deux centres.La quantité des marchandises et de services échangés indique les prix de ces marchandises, et les services sont une des phases de l\u2019équation du change.Dans sa forme primitive cette équation était comme suit: MV PT, M représentant l\u2019argent et les dépôts, V la vélocité ou le chiffre d\u2019affaire et les dépôts, P le prix et T le volume physique des affaires.La tendance du volume et des prix des produits et des opérations spéculatives en 1933.comparativement à l\u2019année précédente a été décrite plus haut.Le chiffre indice du volume et du prix de mois en mois devrait indiquer qu'il ¥ a eu gain en 1933 qui correspondrait approximativement avec l'augmentation dans I'indice des paiements basé sur les statistiques des débits bancaires et des transactions en numéraire.Puisque les paiements par chèques dans trente deux centres de compensations canadiens, comme on vient de le dire.se sont chiffrés par $29,981.000,000 en 1933 contre $25.844.000,000 l\u2019année précédente, et puisque les débits bancaires hors des centres de compensations représentent environ 14.5% des totaux fournis, il s\u2019ensuit que les paiements par chèque par tout le Dominion s\u2019élevaient à $34.- 329.000.000 en 1933 contre $29,591,000.000 en 1932.La circulation des banknotes et du papier-monnaie de l\u2019Etat a légèrement augmenté en 1933 et si le chiffre d\u2019affaires était proportionné aux dépôts de banque, il accuserait aussi une augmentation.\u2018On estime qu\u2019il v avait $183,000,000 de numéraire en circulation en 1933 contre $182.400,000 l'année A V8 Québec, Mars, 1934.LES AFFAIRES 43 précédente.Prenant ces chiffres pour base on trouve que les paiements par chèques et argent se sont élevées à $37.- 984,000,000 contre $32,737,000,000 en 1932.Le total des chèques et des paiements en numéraire est une des phases de l'équation du change tandis que l\u2019autre est représentée par les ventes de produits et de services multipliées par lc prix exigé.L'indice des affaires pour le Canada tel que publié dans la \u201cRevue mensuelle de la Statistique Economique\u201d a changé la tendance des deux mois précédents en augmentant de près le un pour cent.L'an dernier le minimum a été atteint en février et jusqu\u2019en septembre on a enregistré des gains.l'augmentation continue pendant ces sept mois se chiffre par un gain de 35.5%.Une partie du fHéchissement enregistré en octobre et en novembre a été contrebalancée par la reprise constatée pendant le dernier mois de l\u2019année.L'augmentation dans l'indice de décembre comparé à celui du même mois en 1932, était de 72.6 contre 86.2 ou près de 19%.L'indice du volume physique des affaires se base sur +5 facteurs ajustés pour tendances saisonnières et s'exprime comme pourcentage de la moyenne pour 1926.Les éléments qui le composent indiquent les tendances de la production minière et manufacturière, du bâtiment, de l\u2019énergie électrique et de la distribution.PRODUCTION MINERALE En raison, notamment, de développements favorables relatifs à l\u2019or, à l\u2019amiante et au charbon, l\u2019indice de la production minérale a haussé de 99.2 qu'il était en novembre à 102.2 en décembre.Les expéditions de métal jaune portent sur 246.800 onces contre 229.200 et comme décembre est normalement un mois relativement peu actif.l\u2019afustement saisonnier dans ce cas dépasse quelque peu celui qui est indiqué par les données brutes.T.c fléchissement de la production de charhon est inférieur à la normale saisonnière.T'indice étant à 82.6 contre 79.8.Tes exportations de cuivre donnent 21.332.000 livres contre 23.948.000 en novembre ct celles de nickel 6.424.800 livres contre 8.581.100.T.a production de plomb se monte à 19.884.000 livres contre 25.- 156.600.Tes exportations de zinc accusent également un fléchissement le dernier mois de l\u2019année.ACTIVITE MANUFACTURTERE Pour ce qui est de l\u2019activité manufacturière.on enregistre une hausse saisonnièrement ajustée sur novembre.les Service d'informations financières sur toutes valeurs mobilières GRATUITEMENT R.COTE & Cie 65, rue St-Pierre Courtier Tél.: 2-2796 VALEURS MINIERES Exécution d'ordre par fil privé, direct sur les marchés de MONTREAL \u2014 TORONTO NEW-YORK _\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 indices respectifs étant à 88.6 et 86.2.l'accroissement entre février et septembre correspond à 65% environ, l'activité au cours du troisième trimestre étant quelque peu inférieure à celle du deuxième.Les diminutions en octobre et novembre sont partiellement contrebalancées par le gain enregistré pour décembre.les industries engagées dans la production de denrées alimentaires ont été plus actives en décembre, le sous-indice de ce groupe ayant haussé de 90.8 à 97.4.La minoterie est en meilleure posture avec un chiffre de production de 1,827,- 000 barils le dernier mois pour lequel on possède des données.Les abatages de moutons ont augmenté, tandis que les exportations de saumon en conserve sont inférieures à la normale saisonnière.ILes retraits des cigarettes de la régie portent sur 355,920,000 unités, soit un léger accroissement après ajustement.Les importations de filés de coton et de laine destinées à la transformation ont augmenté.Quant aux importations de coton brut, elles accusent un léger déclin sur novembre, bien qu\u2019elles se maintiennent toujours à un niveau assez élevé.INDUSTRIES DIVERSES L'indice général des industries du bois d'oeuvre et du papier a haussé de 87.2 à 88.4.L'indice des exportations de bois d'oeuvre est monté de 51.8 à 63.2, le fléchissement des données originales étant nettement inférieur à la normale saisonnière.Pour ce qui est de la production de papier- journal et des exportations de pâte de bois.on constate de légers déclins.Les industries du fer et de l'acier ont été en posture excellente au cours de décembre.La production d'acier en lingots a augmenté de 43.099 tonnes à 49.557: celle de la fonte sur 38.612 tonnes contre 29,592.T\u2019industrie automobile a été plus active qu\u2019en novembre, la production s\u2019élevant à 3.262 voitures et camions.Les importations de pétrole brut se montent à 64.970,000 gallons contre 91.- 761.000.Tes importations de caoutchouc brut ont également diminué.I! est impossible de garder longtemps un emploi facile \u2014 la concurrence est trop forte pour ces sortes d'emplois.XT Ta poursuite du bonheur est logiquement un non-sens.An'ant vaudrait chercher à marcher sur son ombre.Je bonheur n'est qu'un reflet, la conscience de quelque chose, d'avoir fait du bien.Vous n\u2019atteindrez pas le reflet en le poursuivent, vous l'aurez si vous avez la lumière.Confiez vos es de de as commerce Bureau technique Fournier 934, rue Ste-Catherine Est, Montréal.~- PROSPECTUS GRATIN: 44 LES AFFAIRES La \u2018Construction\u2019 Québec, Mars, 1934.\u2014 \u201d d'une Circulaire Pur Gilbert RUSSELL N a essayé de réduire cet art à quelques maximes, comme celle qui consiste à énoncer le principe que toute circulaire doit commencer par le mot vous et non pas nous ou je.On a dit aussi que le premier paragraphe doit \u201caccrocher\u201d l'attention du lecteur, le second maintenir cet intérêt, le der- nier à déterminer l\u2019action, etc.Ces maximes sont utiles si elles font réfléchir.Malheureusement, la plupart du temps on les accepte comme des dogmes.TFExemple, cette règle concernant l'emploi liminaire du mot vous.Une excellente intention l\u2019anime: elle est utile pour rappeler que la personne du lecteur est plus importante que celle de l\u2019écrivain.Mais.en réalité, il v a des douzaines de façons d\u2019écrire une phrase de telle sorte que l'intérêt du lecteur soit éveillé.C\u2019est une stupidité de prendre cette remarque pour tn credo: quand vous écrivez unc lettre ordinaire, commencez-vous toujours par vous ?Bien rarement ! Or.les circulaires ne devraient-elles pas res- LES PREVOYANTS DU CANADA \u201cFONDS DE PENSION\u201d 25ème Rapport Annuel Extrait de l\u2019État du 31 décembre, 1933.ACTIF (Propriété absolue des sociétaires) OBLIGATIONS : Puissance du Canada & Provinces.\u2026\u2026 $ 170,937.23 Commissions Scolaires.cc.corr vence 521,721.49 Corporations Municipales.1,688,684.85 Fabriques & Syndics.ce cr an 542,042.37 Institutions ou Communautés.832,276.48 Utilités Publiques.\u2026\u2026 coe \u2026.\u2026\u2026.ur vues Premières Hypothèques Intérêts et annuités dus et accrus.\u2026\u2026 \u2026\u2026.177,548.35 Immeubles.cc.core cre cre verres verres ne 279,714.92 Compte Recevable cr eens 6,810.79 Caisse & Banque.eens onan 85,894.22 Total.cc.cove cet cree vere rn ee $6,606,835.63 L\u2019Actif du Fonds de Pension est accru de $296,101.73 a $6,606,835.63, abstraction faite des arrérages.La Réserve Générale a été augmentée de $361,051.24 durant l\u2019année, et se totalise maintenant à $1,181,020.16, sembler le plus possible à la correspondance commerciale courante ?La circulaire parfaite est, en effet, celle qui aurait pu être écrite à un correspondant avec lequel on est déja en rapport.Une telle lettre est cordiale, sans arrogance ni familiarité.Elle a un but défini.Elle est le résultat d'une occasion nécessitant une explication ou un exposé.Elle n\u2019est pas une interruption intempestive qui survient brutalement au milieu des soucis quotidiens du destinataire.Ft c'est là précisément ce que sont beaucoup trop de circulaires.TI n'est pas suffisant que la circulaire fournisse des ren- scignements.Te destinataire peut ne pas être intéressé par les informations qui lui parviennent ainsi: et, s\u2019il ne l\u2019est pas, il est parfaitement justifié à se considérer comme importuné.Trop de lettres provoquent cette impatience: la faute en est au rédacteur.Une série de lettres peut même parfois créer nn dommage irréparable.Qu'il s'agisse d\u2019une seule lettre nu d\u2019une série.ont doit toujours créer une occasion qui justifie l\u2019envoi.Ta lettre doit étre rédigée de telle sorte que le destinataire ait immédiatement l\u2019impression que c\u2019est son intérêt que l\u2019on avait en vue en lui écrivant.Si cette condition sine qua non n\u2019est pas remplie.toute lettre sera aussitôt considérée comme unc simple circulaire, sans intérêt personnel pour le destinataire.Une circulaire est mal construite si le lecteur ne se dit pas en lui-même: Poilà qui a Pair curieux, ou: Voilà quel- aue chose dont je devrais frofiter, ou tout au moins: C\u2019est très aentil de leur part.Tl est donc beaucoup plus important de rédiger la lettre le facon à créer une situation qui en explique l\u2019envoi, que de la commencer par un mot quelconque.De la sorte.la lettre cesse d\u2019être circulaire.elle devient une communication personnelle.Avant de commencer son travail, le rédacteur devrait tout d\u2019abord se demander: Quel est le but de cette lettre ?S'il ne peut pas l\u2019indiquer exactement en quelques mots.comment peut-il espérer être clair ?On envoie des cen- tames de circulaires qui jamais n\u2019auraient pu résister à cette énreuve liminaire.T1 n\u2019est pas suffisant de donner au destinataire une documentation utile.TI n\u2019est pas suffisant non plus de dire: Cette lettre produira une impression agréable sur le lecteur.Ta lettre doit être rédigée en termes tels que le destinataire se sente tenu de faire ou de penser quelque chose comme conséquence de sa réception.Aucune lettre n\u2019est bien rédigée si elle n'indique clairement au lecteur ce qu\u2019on attend de lui.q Te point le plus délicat est le ton à adopter.Bien des lettres circulaires sont rédigées avec une obséquiosité qui sent son petit boutiquier.On ne peut guère formuler qu\u2019une 2; 74 3 Québec, Mars, 1934.LES AFFAIRES 45 seule régle: une circulaire doit éviter toute tournure de phrase qui ne serait pas employée dans une lettre personnelle.Ceci a l\u2019air d'une vérité de La Palisse, mais en réalité, il est extraordinairement difficile de rédiger une circulaire en un style aisé.C'est un excellent point de départ pour le rédacteur que de s'imaginer qu'il s'adresse à un correspondant qui lui est déjà connu, à l'usage exclusif duquel il formule ses arguments.la premiere version rédigée, on examine si elle ne contient pas des arguments qui ne sont applicables que dans un seul cas.\\vec une pareille méthode le rédacteur ne se préoceupe pas de la longueur de la lettre.Il écrit ce qui est nécessaire pour s'expliquer clairement.Deux pages peuvent être pas- siunnantes, tandis que deux paragraphes peuvent être ennuyeux ! Il est utile de se rappeler que c'est généralement le pust-seriptum qui reçoit le maximum d'attention.Si donc un demande du lecteur une action déterminée, c'est dans le pust-seriptum qu'on pourra Lormuler cette demande avec le maximum de chances de réussite.I! arrive fréquemment qu\u2019une lettre soit accompagnée d'une brochure ou d'un prospectus destinés à donner des renseignements, formant un ensemble trop volumineux pour être inclus dans la lettre.La fonction de la lettre est alors lille ne doit pas résumer ce qui est contenu dans l'annexe.Sa fonction est, au contraire, d'augmenter l'intérêt du lecteur pour l'imprimé qu\u2019on Jui envoie.d'aiguiser son appétit de provoquer sa curiosité.La précision mécanique avec laquelle on peut produire des circulaires a atteint aujourd'hui la perfection.Certains appareils multiplient des lettres qui, le nom du destinataire et son adresse ajoutés, ne peuvent être distinguées de lettres personnelles.Tout cela est très bien, mais aucune perfection mécanique ne peut déguiser une lettre mal rédigée.On demande parfois s\u2019il faut envoyer les circulaires comme lettres ou comme imprimés, s\u2019il faut y joindre des cartes-réponse affranchies ou non.Ce sont là cas d'espèce.l'enveloppe doit-elle porter la mention de l'expéditeur ?là aussi il est difficile de donner une réponse valable dans tous les cas.Par contre, appliquer au tampon le mot personnel sur une lettre qui ne l\u2019est pas, est une impertinence.C'est un truc grossier pour éviter que les secrétaires n\u2019ouvrent la lettre et ne l\u2019empêchent d\u2019arriver jusqu\u2019au patron.Las! Te mécontentement provoqué chez ce dernier quand il ouvre une lettre prétendue personnelle détruit généralement l\u2019impression qu\u2019on voulait créer.D'un autre côté, si la lettre est assez bien écrite pour que le contenu en paraisse important, le secrétaire ne manquera pas de la soumettre à qui de droit.Ce sont les termes et la \u201cmaniére\u201d de la lettre qui doivent assurer son passage a travers le barrage des subordonnés.T1 y a quelques années, un publicitaire commença la pu- hlication d\u2019un house-organ qui devait de toute nécessité toucher les patrons eux-mêmes.Il chargea une autorité universellement reconnue ès-matières fiscales, Sir William Schooling, d\u2019écrire pour le premier numéro un article trai- changée.tant de l'impôt sur le revenu; et, sur l\u2019enveloppe 11 fit imprimer ces mots: Sir William Schooling parle ici de l'impôt sur le revenu, C'est là un sujet qui, en Angleterre, intéresse presque toujours uniquement le patron: les secrétaires ne manquêèrent pas de lui faire parvenir le house-organ en question.(ldvertising !Vorld, cité par \u201cFendre\u201d) RE.UALITE-BONSPAIX SERVICE) \\ Restez Notre neprésent PHOTOGRAVURE ARTISTIQUE DESSINS N 560 ST -VALLIER ALecaos (1) QUEBEC ELECTROS LA PHOTOGRAPHIE DONT VOUS SEREZ SATISFAIT Vous l\u2019obtiendrez au STUDIO ROY 220, GRANDE ALLEE \u201cImmeuble Claridge\u201d l'O J UAND vous écrivez a nos annonceurs, ne manquez pas de leur dire que vous avez vu leur annonce dans notre revue.Ca leur fera plaisir, ils vous feront plaisir, nous en aurons du plaisir ! 11 MERCI ! ! ! J A 46 LES AFFAIRES De la lecture et.Ne l'aimant pas, ils ne peuvent en apprécier la valeur, et n'en appréciant pas la valeur ils ne encouragent pas chez les personnes de leur entourage, Pourquoi chaque maison de commerce n'aurait-elle pas une bibliothèque où chaque employé, depuis le machiniste jusqu'aux officiers -upérieurs, pourra se documenter sur les devoirs de son métier ?Pourquoi ceux qui ont charge du personnel ne dicteraient- ils pas à une secrétaire.à la petite journée, un livre de règlements destiné à tout le personnel 7 Chaque jour il sc produit des manquements ; on corrige, on répète pour la centième fois la même chose, pourquoi ne pas tenir compte de tout cela, ne pas codifier, classer les instructions données, afin de s'en servir plus tard pour rédiger un livre de régle- ments \u2014 une constitution \u2014 où se trouverait condensé, si l'on peut dire, tout l\u2019esprit de l\u2019établissement ?Mais non.Les chefs d'entreprises ne se contentent pas (le mettre la lumière sous le boisseau afin que leurs employés restent dans les ténèbres, ils s'entourent eux-mêmes de ténèbres.Dans certains bureaux, on cherche à tuer systématiquement l'initiative des jeunes, des plus ambitieux, parce qu\u2019on redoute de les voir un jour nous supplanter.Imaginez la torture morale d\u2019un employé routinier lorsqu'il constate, à un moment donné, qu\u2019au-dessous de lui, un jeune débrouillard, féru de lecture pratique, en connaît plus que lui-même ! S'il juge que sa position est en jeu, il fera tout en son pouvoir pour éliminer ce rival menaçant.Nous avons tous connu de ces cas où des hommes d'âge mûr.effravés par l'initiative des jeunes, les ont invités à ne pas faire de zèle.D\u2019autres fois, ces mêmes honimes de bureau, ont l'esprit est verglacé de routine, vont s\u2019avilir jusqu'à calomnier les jeunes et à faire joner les pires intrigues coutre eux afin de les faire disparaître du bureau.Ta jalousie, l\u2019effarement, qui pousse à ces bassesses est la marque indéniable de l\u2019infériorité, de la faiblesse.de la lâcheté.Ouand on est fort, on ne craint pas la lutte.Te fort se tient sur ses gardes afin de prévenir les attaques sournoises, OS gens n'aient pas la lecture.| === | | -\u2014\u2014\u2014 Ps ç Québec, Mars, 1934.d\u2019autre chose Mais il s'affirme, il fait sentir aux autres par des actes qu'il est vraiment fort.Dans les affaires modernes, l'honune fort est l'homme compétent, c'est celui qui en sait le plus long.Inutile de se bercer d'illusions, la science ne tombe pas comme la manne: il faut aller la chercher où elle existe véritablement : dans les manuels techniques, les revues, la lecture.Que de fois n'avons-nous pas entendu dire: Ah! si je puuvais voyager, je m'\u2019instruirais\u201d.Peut-être, mais celui qui n'est pas préparé par la lecture à tirer parti de ses voyages en revient aussi ignorant que jamais.Songez a Jules Verne, qui a conçu les mille manifestations du machinisme moderne sans presque jamais sortir de sa ville natale.Il a tout de même fallu qu'il puise quelque part cette science ont ses ouvrages sont un exposé si limpide et si attachant.Jules Verne s\u2019est instruit en lisant.Lincoln s'est instruit en lisant.Tous les grands hommes ont lu, saul peut-étre les militaires qui forment, paraît-il, la classe la plus réfractaire à toute innovation.Pourtant les militaires voyagent généralement beaucoup.Au fait, ils ne lisent guère.les Anglo-Saxons apprennent, dès le jeune âge, à respecter le Livre en respectant la Bible.Chez nous, on nous apprend à respecter les enseignements oraux.Or, l\u2019enseignement oral est celui qu'on accueille avec le moins d'empressement parce qu'il nous vient d\u2019un homme qu\u2019on voit et qu'il comporte une somme énorme de paroles inutiles.Celui qui rédige un livre sérieux, un article, une simple nouvelle, prend la peine de s'arrêter.de penser et de peser.I! sait que s\u2019il commet des erreurs la critique les relèvera.La qualité, la présentation de son travail ne peuvent être que meilleures du fait qu\u2019il revise plusieurs fois sa copie.Il s\u2019ensuit qu'un ouvrage sérieux rend beaucoup plus de services réels qu\u2019une causerie.On peut référer souvent à un livre, alors qu\u2019une fois prononcée la causerie s'efface graduellement de notre esprit.Cependant, il y a des gens qui paient $1.00 pour assister à une conférence et qui marchandent sur 75 sous lorsqu'ils vont bouquiner ! Mieux que cela, on déboursera volontiers $1.50 pour une exhibition de lutte mais jamais, 6 grand jamais, on ne mettra les pieds chez un libraire.Et dire que nous vivons en un siècle de prétendu raffinement ! dj sr = 2 a AS \\ | ms my press dir Ebpamaii \u201c cera de faire péricliter l\u2019entreprise.Québec, Mars, 1934.LES AFFAIRES 47 ENTRETENEZ L\u2019ESPRIT D\u2019EQUIPE FCI s'adresse à la fois à tous ceux qui travaillent en commun : patrons, employés, ouvriers, quel que soit le rang qu'ils occupent.L'Efficience, nous l\u2019avons vu, vous apprend à aimer votre besogne, à vous efforcer sans cesse de la perfectionner.Dans la solitude, cette tâche vous serait Au contraire.dès que vous vous rendez compte que vous constituez le rouage précieux d\u2019une grande machine, dont tous les autres rouages s'appliquent également à fonctionner le mieux possible, votre zèle est soutenu.Dès lors, plus de défaillance à craindre.L\u2019un entraîne, stimule l'autre.Te jeu s'organise avec précision.L'attention de tous converge vers le hut.La tâche, c\u2019est un ballon que l\u2019on pousse en avant, que l\u2019on passe ensuite à un coéquipier.T1 poursuit sa route avec lui: il lc transmet à un autre.Ainsi de suite jusqu\u2019à celui qui donnera le coup final.Si tous ceux dont dépend la marche normale d\u2019une entreprise connaissaient la joie que l\u2019on ressent à travailler dans une atmosphère semblable, l'affaire atteindrait de si brillants résultats que les récompenses pleuvraient dru sur chacun.T] peut être difficile d\u2019imprégner directement de cette notion bienfaisante la mentalité de certains employés ct ouvriers.Cette mission incombe surtout au patron.C\u2019est a lui qu'il appartient d'introduire l\u2019esprit d\u2019équipe.Nous avons déjà ahordé ce sujet.Nous ne devons plus nous préoccuper que de marquer le point.Dans un seul département, combien d\u2019erreurs ne voit-on pas se commettre au nom de la hiérarchie ?Le contremaître règne, tout-puissant 11 est le chef.le despote.Une espèce de garde-chiourme qui se fait craindre.faute de pouvoir se faire respecter.Il est fort imbu de son autorité.Ses hommes, par contre, le tiennent pour un espion.pénible.Et puis.il y a les ouvriers qualifiés.Ceux-ci se croient plus importants que ceux-là.TÆs uns s\u2019imaginent que la fonction des autres se réduit tandis que la leur.seule, est considérable.Pour tous, le manoeuvre est un domestique ct l\u2019apprenti un jeune esclave.On entretient ainsi une animosité qui peut dégénérer en conflit.Elle rendra à tous la tâche plus ardue et elle mena- A quoi aboutira-t-on si elle doit fermer ses portes ?Au contraire, là où le contremaitre est l\u2019ami.l\u2019animateur.le conseiller.là où tous les ouvriers apportent avec enthousiasme leur part de travail sans distinction de rang.où les vieux éduquent les jeunes, où chacun contribue à rendre plus prospère la maison qui le nourrit et à gagner plus heureusement son salaire.la besogne s\u2019enlève facilement.Nous avons considéré l\u2019esprit d\u2019équipe dans un seul département.Tl importe aussi de l\u2019entretenir entre tous les départements.Ici encore, règne trop fréquemment une rivalité mesquine et destructrice.L'organisation normale d'une industrie comprend quatre départements fondamentaux : la direction, la comptabilité, le service commercial, la production.Chacun a son rôle bien défini.Chacun doit être efficient.Mais il faut, en outre, qu'il travaille en harmonie parfaite avec les trois autres.\u2018l'ous sont indépendants.Tous sont également indispensables.Que la direction ne se dise pas: \u201cQu'\u2019est-ce que le reste par rapport à moi ?Sans moi, sans la tête, rien n\u2019irait plus.\u201d Que la comptabilité ne se dise pas: \u201cMes chiffres.c'est le point capital.L'affaire n\u2019existerait pas si les comptes n\u2019étaient pas tenus.\u201d Que la vente ne se dise pas: \u201cQu'est- ce qui se produirait si nous n\u2019écoulions pas la marchandise qu'ils fabriquent ?\u201d Que la production ne se dise pas \u201cQu'est-ce qu\u2019ils vendraient si nous ne fabriquions pas ?\u201d Tous ont raison de leur point de vue personnel.Du point de vue général, le seul qui importe pour le résultat final.tous ont tort.Les autres n\u2019existeraient pas sans eux mais eux ne seraient rien sans les autres.Chaque partie doit tendre à donner toute sa force.Jamais.une chaîne n\u2019est plus forte que son chaînon le plus faible.Jamais une entreprise n\u2019est plus puissante que son département le moins efficient.Si une collaboration étroite n\u2019unit pas tous les départements, même s\u2019ils sont exemplaires, les solutions de continuité qui existent entre eux provoqueront des heurts et des secousses dans l\u2019activité de l\u2019entreprise.L'esprit d'équipe doit donc dominer non seulement tous les individus mais encore tous les services que réunit une même maison.Comme une armée constitue un corps bien homogène où les hommes et les subdivisions n\u2019existent qu\u2019en raison de l'entité qu\u2019ils composent, une affaire doit être faite d\u2019imités qui concourent étroitement à produire, pour le plus grand bien de l\u2019ensemble.Entretenez l'esprit d\u2019équipe.Quelle que soit la situation que vous occupez.vous en hénéficierez.\u2014(\u201cMéthodes\u201d) \u201d Les anciens connaissaient l\u2019opium et s\u2019en servaient comme médicament.Les grands principes d\u2019affaires sont tellement simples qu\u2019un imbécile peut les apprendre, mais tellement difficiles qu\u2019un paresseux ne les saura jamais.Lettres au Multigraphe .imitant parfaitement une lettre personnelle écrite à la machine.Travail très soigné.Demandez nos prix.Casier 22 \u201cLes Affaires\u201d. 48 LES AFFAIRES Québec, Mars, 1934.Cours de Certaines valeurs non inscrites à la Bourse, détenues en partie par les capitalistes et épargnants de la province de Québec.(Cours fournis le 12 mars 1934, par la maison Lagueux & Darveau Limitée, banquiers en valeurs de placement, 105, Côte de la Montagne, Québec.- - Téléphones: 2-8271; 2-8272) te de.ACTIONS Offert Demandé OBLIGATIONS Offert Demandé Acadia Sugar Priv.oer arrrerasraseneensarsenneesen 4,10 460 Abitibi P.& P.5%, 1953 _\u2026\u2014.\u2026\u2026\u2026\u2026errserresereene 42.00 46.00 Agnew Surpass Priv.\u2026 82.00 87.00 Acadia Sugar 6%, 1946 _.\u2026\u2026vcccerrererreerenmenetttancacen 9900 100.00 Atlantic Sugar Priv.eee.83.00 86.50 Alta.Pac, Grain 6%, 1946 \u2026.\u2026\u2026\u2026.veorercennmerttrecennmencne 78.00 81.00 B.C.Pulp & Paper Priv.\u2026\u2026 9.00 10.00 B.A.Oil 5%, 1945 _\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026cervereeereretettsrmeercerseecce 101.00 102.50 Canada Packers PriV.\u2026\u2026\u2026\u2026uereceseneneennnnnnnn 102.00 103.00 Can.Bread 6%, 1941 _.\u2026.\u2026\u2026rconveeenreecenemernsennttss vonssneanees 84.00 87.00 Canada Packers ordinaire commer 40.00 4200 Canada Cement 5% %, 1947 reines 89.00 92.00 Canada Wire & Cable Priv.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026seremes 79.00 8200 Canada Steamship 6%, 1941 .29.50 32.00 Canadian Westinghouse ordinaire se 4500 47.00 Can.Canners 6%, 1950 serres 97.00 99.50 Claude Néon (unités)
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