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Titre :
Les affaires : a magazine of business
Éditeurs :
  • Québec :Argus de la presse internationale,1928-1978,
  • Publications Les affaires inc.,
  • Montréal :[Journal Les affaires]
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Clé d'or ,
  • Guide de l'acheteur (Québec, Québec : 1924)
  • Successeur :
  • Journal des affaires
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Les affaires : a magazine of business, 1938-10, Collections de BAnQ.

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[" \u2014_.Ccftes 0 Arnee-À afiére © A -y | ee pr Éd [0% 7e 24 of! is, 23 se in 5 3 Se ih ne a FEE La th at 1 i = Hs =, FREE PS = 8 pen £ Délogez l'hostilité de vos relations commerciales © Aspects du succès, pour le jeune homme d'affaires e Le choix et la surveillance du personnel ; | © » A z had Psychologie du contrôle e La publicité directe au secours des voyageurs CR nh a a a \u201cCu £7 hid a tS pps AE ?D [ie 23 0 ks C A Al gt Ze = U ve.\u201d 4 0 Pro bi go PE he] bo x I UN PROBLEME QUI CONCERNE LES DETAILLANTS PRIX vs QUALITE Lorsque vous achetez un stock de chaussures, cherchez-vous uniquement les qualités qui se vendront au meilleur marché possible ?Evidemment non.Vous assortissez, afin que les acheteurs aient UN CHOIX.Vous offrez à ceux qui veulent une marchandise de qualité des chaussures plus dispendieuses sur lesquelles, évidemment, votre bénéfice est plus fort.\u2019 IRE __ Et lorsque vous achetez des chaussures, vous ne pouvez exiger qu\u2019on vous les vende aux prix des quantités lorsque vous achetez à l\u2019unité.Il en est de même quand vous vendez des habits et paletots.Qu\u2019il ne soit pas seulement question de prix sans considérer les différences de valeur.Et en offrant à votre clientèle des VETEMENTS \u201cFOTERESSE\u201d.: \u2014vous êtes sûr d\u2019avance que vous vendez ce qui se fait de mieux pour le prix, que vous vendez une marchandise fabriquée par des Canadiens francais.Peut-on trouver une formule meilleure pour pratiquer l\u2019achat chez-nous ?: SONGEZ AUX VETEMENTS FORTERESSE LORSQUE VIENDRA LE MOMENT DE FAIRE VOS PLACEMENTS DU PRINTEMPS.11 est encore temps de nous envoyer vos commandes d\u2019assortiment pour paletots et habits d\u2019hiver.ST-DOMINIQUE ELZ.FORTIER, Limitée, 117, rue QUEBEC VOL.XI NOVEMBRE 1938.No.9 Le magazine national des hommes d\u2019affaires canadiens de langue française.ARTICLES Gardez la clientèle chez vous.\u2014 Gérard Morin.194 Ce qu\u2019une pensée peut faire.0000000000 00000 195 Mettons en évidence les produits de chez nous.196 Délogez l\u2019hostilité de vos relations commerciales.\u2014 Louis-A.Belisle.co evi, 197 Aspects du succés pour le jeune homme d\u2019affaires.\u2014 Louis-D.Hudon.+000s0 seu 000 199 Le choix et la surveillance du personnel\u2014 Auguste Galibois.0.0.00000000 00000000 202 La publicité directe au secours des voyageurs.\u2014 Jean de la Rue.000000 nan ec 0000» 206 Améliorons les relations entre l\u2019industrie, l\u2019agriculture et le travail 2220202000 a ad a es a 8 0 ea sa ea ee 6 207 Lettres que nous TECEVONS.+22000 0000000 0000050000 208 Expansion du confort grâce à la publicité.\u2014 Alfred-T.Falk.0.00000 000 a ne ses a 0e 210 Psychologie du contrôle.\u2014 Dr Phil.Franziska Baumgarten-Tramer.\u2026.\u2026.\u2026.211 L'accent circonflexe.\u2014 Adjutor Fradet.212 Salaires et Publicité.\u2014 Alfred-T.Falk.213 Nos positions dans l\u2019assurance sur la vie \u2014 Marcel Reinhardt.200000000000 215 Y a-t-il quelque chose à faire ?\u2014 Démétrius Baril.216 ANNONCES\u2014 EC Elzéar Fortier, Limitée \u2014 2ème page de la couverture.Raoul Tardif .220.20000 004000 sa 0e sea ns 0e 000 6 195 Universal Book Mart.\u2026.\u2026.\u2026.0.0.0000.RER 128 Cours par correspondance.\u2026.\u2026.\u2026.0000 sea 000 ne 8500 201 J.-E.Laflamme, Limitée.are sue 0e 201 Modern Radio .Chere ne PARA AAA A AAA 204 Business Promotion .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.RARE een 208 Ecole Technique de Québec.00000000 0000 es 209 La Caisse d'Economie 050000 e sean a aa ce a 000 210 Académie Commerciale .0220200000 sa ee sa seance + 216 Champoux et Parent Enr.\u2014 3ème page de la couverture.J.-O.Nadeau \u2014 3ème page de la couverture.La Bière Dow \u2014 4éme page de la couverture.LES AFFAIRES, revue d\u2019action économique, publiée mensuellement par Louis-A.Belisle, A.C.B.A.Imprimée aux ateliers de La Semaine Commerciale, à 4, rue St-Jacques, Québec, P.Q.(Case postale 100, Station B).Téléphones: le jour 2-1844; le soir 3-2922 Les article» que contient cette revue ront protégés par un droit d\u2019suteur.ABONNEMENT Canada, un an: $2.00 Etranger: $2.50 D\u2019UNE \u201cAFFAIRE\u201d À L\u2019'AUTRE =L y a un mois, le monde se posait d'angpis- santes questions.Des nuages de guerre obscurcissaient l\u2019atmosphère surchauffée d\u2019où pouvait jaillir à tout instant une étincelle capable de dynamiter la civilisation.Heureusement, cette sombre attente a été déjouée par un sentiment peu honorable en soi, mais qu\u2019une vision nette de la réalité rendait encore préférable à un téméraire courage.Les démocraties, avouons- le tout de suite, ont préféré intervenir diplomatiquement parce qu'elles ont eu peur.Une fois encore, la crainte a été l\u2019inspiratrice de la sagesse et nous a évité une catastrophe dont nul ne saurait mesurer Vamplitu- de.Poe UT Tant qu'a duré la menace, les affaires ont marché vaille que vaille.Personne ne pouvait chasser l'appréhension de son esprit.Surgissant à la suite d\u2019un rajustement économique prolongé, le sentiment de crainte dans lequel a vécu le monde depuis un an ne pouvait guère améliorer les choses.À présent que la menace est conjurée \u2014 pour quelques années à tout le moins \u2014 pourquoi ne nous remettrions-nous pas sérieusement à la besogne?On a beau scruter l'avenir, prévoir une guerre, prédire des bouleversements sociaux, aucune de nos opinions n\u2019est capable de modifier le cours des évé- nements internationaux.Pourquoi, alors, ne pas consacrer à notre propre affaire l\u2019énergie dépensée à vouloir régler le cas des autres?Ce serait bien plus logique et beaucoup plus profitable.\u201cQu'est-ce que vous pensez de la guerre?\u201d est devenue une question tellement banale qu\u2019elle équivaut à dire.qu'on n'a plus rien a dire! Ne faisons donc pas le jeu des propagandistes attitrés des nations européennes en prêtant l\u2019oreille à tous les bruits que colporte la presse quotidienne.Pendant que tant de gens se laissent distraire de ce qu\u2019ils ont à faire par le tumulte qui s'élève de la scène mondiale, ceux qui veulent sérieusement s\u2019occuper de LEURS affaires ont devant eux beaucoup moins de concurrence; ils peuvent, s'ils le veulent bien, dépasser les curieux et poursuivre ensuite leur course en raison de la vitesse acquise.C\u2019est effectivement ce que font des centaines d\u2019hommes d'affaires qui, insensibles aux rumeurs de toutes sortes et aux appréhensions dont la foule se laisse étreindre, travaillent honné- tement à s\u2019enrichir afin de ne pas être classés dans la génération des morts de leur vivant.\u2014Louis-A.BELISLE: 194 LES AFFAIRES Gardez la clientèle chez vous AUX DETAILLANTS QUI OPERENT AUX ALENTOURS DES GRANDS CENTRES ln) (an == OS habitez, monsieur le Détaillant, une petite ville ou méme un gros village aux environs d\u2019un centre important.Il n\u2019y a aucun doute, ce voisinage nuit considérablement à votre commerce si vous ne faites tout ce qu\u2019il soit possible de faire pour enrayer le courant de l\u2019achat hors de chez-vous.Ne fut-ce que par snobisme, par habitude ou manque de confiance, le client, et peut-être plus encore la cliente, n\u2019achèteront chez-vous que des objets d\u2019utilité courante, des objets indifférents, des marques standardisées vendues partout et depuis longtemps connues.Mais s\u2019il s\u2019agit d\u2019un achat de quelque importance, d\u2019une marque à la mode ou d\u2019une création toute frai- che, infailliblement on ira les chercher à la ville prochaine sans même s\u2019enquérir si vous les avez déjà en magasin.Cela vient probablement du fait que vous avez été trop lent à vous mettre à la page, que peut-être vous n\u2019avez consenti à un achat de telle marchandise qu\u2019une fois celle-ci bien installée dans votre clientèle.Vous auriez dû devancer la demande, vous auriez dû vous moderniser immédiatement et non laisser vos clients vous pousser à le faire.D'ailleurs, ils n\u2019insisteront pas, et vite ils prendront le chemin de la ville.LE MAGASIN GENERAL Vous auriez des goûts pour quelques marques spécialisées, vous aimeriez choisir comme pour vous-même votre clientèle et vos produits.Dans une grande ville, grâce à la bonne publicité et l\u2019étalage intelligent, vous pourriez vous permettre Ce commerce spécialisé.Mais vous habitez un petit centre, c\u2019est dire que vous devez vous contenter d\u2019une clientèle restreinte avec les besoins et les demandes les plus variés.C\u2019est dire ce que tout le monde sait: Le magasin général est ce qui convient le plus parfaitement aux petits centres.Surgit tout de suite l'embarras d\u2019un stock relativement considérable que demande le magasin général, Et au cours des années, que d\u2019accumulation dans vos hangars, sur vos tablettes ou sous le comptoir.Il arrivera infailliblement que la rouille ou la poussière s\u2019attacheront à vos \u201creliques\u201d et les ruineront, à moins que vous ayez le grand soin de mener une campagne organisée contre la poussière et l\u2019humidité.UNE SOLUTION Il reste une alternative, celle de ne jamais garder de stock plus de trois ou quatre mois en magasin.Pour faire de bonnes affaires vous ne devez pas immobiliser votre argent.Le stock mort est un capital qui s\u2019en va en ruine.Si vous n\u2019avancez pas en affaires vous reculez.Quand une marchandise reste en magasin plus que quatre mois c\u2019est qu\u2019elle n\u2019est pas populaire ou que vous achetez avec extravagance.Si vous la gardez pour une autre saison, vous conservez le risque de la perte partielle ou complète, à cause des différents facteurs déjà mentionnés ou encore ceux-ci: la mode, une création nouvelle ou plus commode, moins dispendieuse, etc.Achetez peu, achetez plus souvent, même si vous devez payer un peu plus cher.Vaut mieux faire un profit moindre que d\u2019immobiliser un stock inutile que voug perdrez ou devrez sacrifier.VENTE DE DEBARRAS Que rien ne rouille chez vous, que rien ne s\u2019encrasse ou se démode.Organisez constamment dans un coin de votre magasin une vente de débarras.Que les marchandises à prix d\u2019occasion se succèdent tour à tour selon la saison, sans interruption.Réservez une vitrine pour l\u2019étalage de ces réductions.Bien entendu, tout ce qui a été acheté depuis plus de quatre mois doit passer par le rayon de ces \u201cspéciaux\u201d sacrifiés au prix coûtant ou avec une faible marge de bénéfice.Il y a toujours eu, il y aura toujours des clients pour qui le prix réduit est un mirage irrésistible.L'argument qui milite en faveur de ces débarras n\u2019est pas seulement l\u2019avantage de rentrer dans votre argent et pouvoir ainsi acheter du neuf qui se vende Octobre 1988 mieux, mais, de plus c\u2019est un très bon moyen d\u2019attirer chez-vous et de retenir la clientèle.LES ARAIGNEES Nos lecteurs savent un tas de bonnes choses au sujet de l\u2019étalage ; rappelons seulement qu\u2019ils ne doivent pas servir de club de chasse et de champ de bataille à nos amies les araignées.Dans les petites villes et les villages, sous prétexte que tout le monde connaît son marchand et que celui-ci connaît tout le monde, on est porté à négliger complètement l\u2019étalage et la publicité.On semble croire que la publicité c\u2019est fait pour les grandes rues des grandes villes.Et ce qui arrive c\u2019est que passant auprès de ces pseudo-étalages, vous reconnaîtrez du premier janvier à la St-Sylvestre l\u2019invariable vaisselle d\u2019aluminium, la boîte de gruau, ajoutons le thé Salada en lettres blanches collées au verre et enfin la Sweet Caporal, sans oublier la poussière et les fines toiles des insectes à longues pattes dont nous parlions tout à l\u2019heure.Aérez vos vitrines, lavez vos vitres, modifiez l\u2019étalage, faites en sorte qu\u2019on ne passe pas chez vous sans s\u2019arrêter pour voir toujours de l\u2019original, du neuf, du beau et.des occasions alléchantes.N'ayez pas peur de la peinture fraîche et des couleurs gaies, des devantures non chargées mais attrayantes.Pas de coins sombres chez vous.Ia vente stimulée par la propreté et l\u2019éclairage aura vite fait de payer l\u2019électricité à quelque taux qu\u2019elle se vende.SOYEZ À LA PAGE Bien entendu, vous avez fini de constituer vos entrepôts en nécropole.Il n\u2019y a plus de place chez-vous pour le stock mort.Mais que mettrez-vous à la place ?Nous disions tantôt que le client allait chercher \u201cen ville\u201d ce qu\u2019il ne croyait pas trouver chez vous.Les journaux des grands centres se lisent chez vous.Les grands magasins relancent vos clients jusque dans leur foyer, à deux portes de votre magasin.Et vous les laissez partir pour les grands magasins.Qu'est-ce qui vous empêche pourtant d\u2019acheter tout de suite les belles marques qui tentent si fort vos a clients ?Achetez peu, mais achetez ! Annoncez dans votre vitrine et peut-être dans la feuille locale le même produit, au même prix; profitez ainsi de la réclame que vous feront les grands journaux sans le savoir.Vous prétendez que, par exemple, vous ne pouvez soutenir un stock considérable de complets ou paletots pour hommes, eh bien, qu\u2019est-ce qui vous empêche de vous mettre en relations avec les grands tailleurs, et immédiatement vous annoncez les meilleures marques possibles de complets, etc, faits sur mesure.Rien n\u2019est plus facile d\u2019avoir une vendeuse intelligente qui vendra sur mesure encore, et dans les meil- 195 leures marques, les lingeries pour dames.Il vous suffit d\u2019offrir des échantillons, c\u2019est tout, aucun déboursé extraordinaire.Vous pourrez même avoir des articles en consignation.MOINS DE CAPITAUX, PLUS D\u2019INITIATIVE Pourquoi faut-il rappeler que le commerce n \u2018est pas une affaire de grand investissement, mais avant tout une question de méthode, d\u2019organisation, d\u2019initiative?Nous nous excusons de répéter encore que la plupart des grandes réussites ont résulté d\u2019une idée, d\u2019une tactique poussées avec persévérance plutôt que du secours unique d\u2019un grand capital.L\u2019effort tenace de l'intelligence et de la volonté tendues vers un but apporte toujours sa récompense.\u2014 G.M.Ce qu\u2019une pensée peut faire Une PENSEE peut conduire un homme à la gloire et à la fortune ou elle peut mettre fin à à sa vie.Un homme a une pensée forte et confiante, qui le stimule à entreprendre une grande et utile carrière.Un second homme a une pensée jalouse et il tue.Un troisième homme a une pensée d\u2019amer découragement et il se suicide, Nous avons besoin de plus de pensées utiles que celles que nous suggèrent les informations quotidiennes et surtout les faits-divers.L\u2019EFFICIENCE.oO, UL TAR) a ; oe.À {| EE x \u20ac D TIR ~ ANNONCES N VIGNETTESENNOIRET COULEURS G Ter 3-0034 ~ 11 RuE DELIGNY 196 LES AFFAIRES Mettons en évidence les produits de chez nous A premiére maniére et la plus logique de se conformer au mot d\u2019ordre lancé par les organisateurs de la semaine des produits de Québec, c\u2019est de pratiquer l\u2019achat chez nous.La pratique de l\u2019achat chez nous exige à la fois le concours du consommateur et du fournisseur canadiens-français.Seule, leur coopération assurera la reprise de notre influence économique.Il faut se rappeler aussi que ce concours sera efficace dans la mesure seulement où il généralisera la consommation des proluits fabriqués par les nôtres.L\u2019apôtre de l\u2019achat chez nous demandera toujours à son fournisseur un produit canadien-français, s\u2019il s\u2019en trouve sur le marché.Pourquoi le fournisseur ne prévient-il pas cette demande en offrant lui-même la marchandise désirée ?L\u2019annonce et l\u2019étalage jouent aujourd\u2019hui un rôle de premier plan dans le commerce.Généralement, avant d\u2019aller faire ses emplettes ou d\u2019entrer dans un magasin, le consommateur consulte les annonces du journal ou s\u2019arrête devant les vitrines.Arrivé sur les lieux, il cherche instinctivement la\u2018 marchandise qu\u2019il veut acheter.: Le fournisseur ne doit pas ignorer cette mentalité du public acheteur.Pourquoi ne pas mentionner dans ses annonces, installer dans ses vitrines et mettre en évidence sur ses tablettes les produits canadiens-fran- çais qui lui seront certainement demandés ?Dans le commerce comme ailleurs, il y a un grand avantage à prévenir le désir de la personne qui nous encourage.Il n\u2019y a aucun motif de reléguer à l\u2019arrière du magasin, sous les comptoirs ou dans l\u2019entrepôt les produits canediens-français, mais il y a mille raisons qui exigent de les mettre bien en évidence.Le fournisseur s\u2019attend que la campagne d\u2019achat ch:z nous dirigera vers son établissement la clientèle de ses compatriotes, et il a raison; mais il doit faire sa part et procéder de façon à attirer lui-même cette clientèle.Si le fournisseur ne veut pas coopérer, le client le forcera d\u2019agir quand même, car le temps n\u2019est pas éloigné où ceux qui restent réfractaires à l\u2019idée de l\u2019achat chez nous, on resteront sur le carreau, ou seront obligés de marcher sous la poussée de l\u2019opinion.Il y a un moyen facile d\u2019éviter cela en mettant évidence les produits de chez-nous.ENQUETONS D\u2019ABORD CHEZ NOUS Avons-nous profité de la semaine des produits de Québec pour faire un petit inventaire familial au point de vue canadien-français ?a) Qui est notre boulanger, notre laitier, notre épicier, notre boucher ?D\u2019où viennent les marinades, les pâtisseries, les confitures, les biscuits, les liqueurs douces, les cigares, les tabacs et les cigarettes que nous consommons tous les jours ?b) Notre complet, notre paletot, notre coiffure, les toilettes de nos épouses et de nos demoiselles, nos gants, sont-ils «fabriqués chez nous et achetés chez nous ?c) Avant d\u2019acheter un meuble, pensons-nous à encourager un compatriote ?Si nous avons besoin de tapis, de prélarts, de rideaux, d\u2019articles de fantaisies, songeons-nous qu\u2019il est facile de se les procurer chez les nôtres, à des conditions aussi avantageuses qu'ailleurs ?d) Il faudra chauffer, l\u2019hiver prochain.Qui sera notre fournisseur de bois, d\u2019huile ou de charbon ?e) Quelques réparations s'imposent.Où irons-nous chercher nos matériaux et quelles marques exi- gerons-nous ?A quels entrepreneurs ou ouvriers donnerons-nous la préférence ?Comme par le passé, nous pouvons procéder sans réflexion, semer notre argent à tous vents sans nous soucier de l\u2019importance économique de notre pouvoir d\u2019achat; et.nous continuerons à nous ruiner.Si, après avoir fait notre inventaire, nous avons besoin de renseignements pour bien user de notre pouvoir d\u2019achat, téléphonons ou écrivons à LA LIGUE DE L\u2019ACHAT CHEZ NOUS, 477, rue St-François-Xa- vier, Chambre 305, Tél.PL 6621. Octobre 1938 Délogez l'hostilité 197 de vos relations commerciales = sera toujours vrai qu\u2019on prend plus facilement les mouches avec du miel qu\u2019avec du fiel.La vente consiste plutôt à convaincre l\u2019acheteur éventuel, à le suggestionner, à éveiller en lui un désir, qu\u2019à lui imposer de force un article, à lui enlever son argent sous un prétexte quelconque, à le considérer comme une poire.A deux jours d\u2019intervalle, il m\u2019a été donné d\u2019entendre ces phrases : \u201cJe te garantis que j'en ai collé un comme il faut c\u2019te fois-là !\u201d Et puis: \u201cLe maudit, encore un peu plus, je lui donnais mon poing sur la g\u2026 !\u201d Animé de dispositions aussi \u201csympathiques\u201d envers la clientèle, c\u2019est quasi un miracle que l\u2019on réussisse à conclure des ventes.Quand on considère le prospect comme un ennemi ou comme un adversaire, quand on cherche à imposer un produit dont la valeur nous laisse indifférent ou nous paraît inférieure à ce qu\u2019on clame bien haut, quand enfin, la conviction manque chez le vendeur et que son unique objectif est de soustraire les plus fortes sommes possible au plus grand nombre de \u201cpoires\u201d possible, le succès ne saurait durer.Dans la vente comme dans toutes les relations humaines, la base du succès se trouve dans la loyauté, dans un désir sincère de servir.Et j'appuie d\u2019une façon particulière sur le mot SERVIR.Quoiqu\u2019on en dise, un service rendu ne s\u2019oublie pas aussi facilement que voudraient le faire croire ceux dont l\u2019astuce va jusqu\u2019à battre monnaie sur le mal.C\u2019est par ignorance que pèchent les humains, beaucoup plus que par méchanceté, et si parfois un service rendu est pris en mauvaise part, c\u2019est souvent que celui qui l\u2019a rendu paraît vouloir donner un oeuf pour obtenir un boeuf.Si l\u2019on veut obtenir des succès répétés dans la vente, il faut à tout prix que l\u2019on extirpe de sa propre conscience tout sentiment d\u2019hostilité à l\u2019égard d\u2019autrui.Il y aurait des volumes à écrire sur l\u2019attitude hostile que manifestent la plupart des gens envers leurs semblables.Chez d\u2019aucunes, c\u2019est une susceptibilité puérile qui les excite à se tenir continuellement sur la défensive.Ils se croient visés, ils s\u2019offusquent d\u2019un rien \u2014 ils prennent tout à pied levé.Chez eux, le sens de l\u2019humour est totalement absent et ils ne comprennent un mot d\u2019esprit qu\u2019après de longues explications ou un raisonnement à retardement.Si ces gens ont dépassé la trentaine, ils ont des chances bien maigres, hélas, de jamais parvenir à se réformer.Ils seront toujours obtus et le seul moyen d\u2019en tirer quelque chose sera, pour le vendeur, de les prendre tels qu\u2019ils sont, de les comprendre et de les considérer comme irrémédiablement cristallisés dans leur mentalité enfantine.L\u2019'INFANTILISME MENTAL Cet infantilisme intellectuel est plus répandu qu\u2019on ne le croit.Toutes proportions gardées, il s\u2018étale d\u2019une façon plus désinvolte parmi les gens prétendus instruits, chez les citadins, que chez les ruraux et les agriculteurs qui ont gardé des attaches plus intimes avec la nature.Les ruraux obtiennent par l\u2019observation des phénomènes qui les entourent des aperçus exacts, des faits irréfutables, alors que les classes ouvrières des villes doivent se contenter de théories, d\u2019opinions plus ou moins conformes aux réalités.Les choses se passent, au point de vue intellectuel, un peu comme dans le régime d\u2019alimentation de chacun des deux groupes: l\u2019agriculteur se nourrit de produits de sa terre, mûris au soleil, naturellement enrichis de vitamines, sains et substantiels ; le citadin doit se contenter de conserves, de produits dont la saveur naturelle est plus ou moins affectée par les ingrédients étrangers qu\u2019on a dû y adjoindre pour retarder leur détérioration.Heureux est-on si ces ingrédients n\u2019ont pas un effet franchement nocif sur l\u2019organisme qui les assimile; plusieurs de ces ingrédients ne sont-là que pour sauvegarder les apparences et ne contribuent aucunement à rehausser la valeur réelle du produit.Ainsi en est-il de la formation intellectuelle.L\u2019enseignement est un produit évolué dont le but est de suppléer à l\u2019impossibilité où se trouvent les moins pourvus \u2014 et ceux que le milieu éloigne de la nature \u2014 de pouvoir observer sur le vif les leçons de cette même nature.Notre enseignement est une conserve au bensoate de soude.La parade, l\u2019apparat, le clinquant remplacent à l\u2019école les étiquettes aux vives couleurs qui favorisent la vente des conserves de tomates.Mais la nature humaine est ainsi faite qu\u2019elle juge sur les apparences, et c\u2019est ce qui explique le fardeau des apparats qui accable tous les mouvements \u201cpopulaires\u201d.Sans doute à l\u2019origine, les premiers éducateurs ont- ils voulu, par conviction humanitaire, transmettre aux générations montantes les connaissances dont ils tiraient eux-mêmes une large somme de bonheur et de AC SARE 198 satisfaction.Ces connaissances, les premiers hommes instruits \u2014 je devrais dire les premiers hommes bien formés \u2014 les puisèrent dans l\u2019observation des faits.Mais comme les disciples de Gautama, leurs élèves ne tardèrent pas à déformer le sens de leur enseignement et, faute d\u2019envergure, par manque d\u2019une aptitude transcendante à généraliser, ils trouvèrent à cet enseignement toutes sortes d\u2019interprétations aussi fantaisistes les unes que les autres.Il n\u2019y a rien comme un commentateur stupide pour fausser le sens d\u2019un texte, d\u2019une pensée, d\u2019un simple geste.Il faut tenir compte également du mercantilisme qui cherche à battre monnaie de tout et dont l\u2019immixion dans l\u2019enseigne ment a contribué, pour une trop large part, à la déchéance de celui-ci.Dans le but de présenter des manuels inédits, on a assemblé hâtivement les matériaux les plus disparates qu\u2019on jette en pâture aux générations qui poussent.Sous le fallacieux prétexte que les manuels anciens n\u2019étaient pas adaptés à nos besoins \u2014 mais en réalité afin de n\u2019avoir point de droits d\u2019auteurs à payer et de réaliser des bénéfices plus grands \u2014 certains fabricants de manuels ont frelaté notre enseignement: ils y ont inscrit le sceau de leur intolérance, de leur hostilité sournoise contre tout ce qui est le vrai.Parce qu\u2019incapables de se tourner vers l\u2019avenir ils ont idéalisé le passé.LES AFFAIRES SOYONS HOSTILES A L\u2019HOSTILITE.C\u2019est cette hostilité, cette méfiance autrement inexplicable qu\u2019il faut détruire.Pourquoi s\u2019imaginer des choses inexistantes?Pourquoi voir des loups-garous partout?Nos concurrents sont des hommes comme nous.Ils ont leurs défauts \u2014 nous avons les nôtres.Ils peuvent manquer aux règles du jeu, mais n\u2019est-ce pas plus souvent par ignorance, par inadvertance, qu\u2019autrement?Jugeons les autres d\u2019après nous-mêmes.Combien de fois avons-nous, délibérement, par froid calcul, par malice, cherché à tromper, à filouter ou à détruire un concurrent?Si cela nous est arrivé, il y a neuf chances sur dix que nous redoutions des représailles.Il n\u2019y a rien comme un malhonnête pour voir partout la malhonnêteté ; il cherche à se défendre en accusant.\u201cQui s\u2019excuse, s\u2019accuse\u201d, nous dit un proverbe populaire.Les remarques ci-dessus en démontrent la justesse.Si nous voulons convaincre les autres, n\u2019adoptons pas l\u2019attitude hostile \u2014 ne traitons pas en ennemi le client qui résiste, mais cherchons plutôt à comprendre les motifs de sa résistance afin de mieux les détruire par une argumentation sympathique.\u2014 Louis-A.BELISLE ET SCIENTIFIQUES.lEres-vous INTERESSES DANS L'ART.DANS LA PUBLICITÉ, OU DANS LA PHOTOGRAPHIE?ALORS, VENEZ VOIR SANS OBLIGATION NOS COLLECTIONS VENANT DES QUATRE COINS DU MONDE.DEMANDEZ LISTE NO 2.PUBLICATIONS TECHNIQUES UNIVERSAL BOOK MART U.MEIER, Prop.1231, ouest rue Ste-Catherine, Montreal \u2014 fe gm mn Octobre 1938 199 Aspects du succès, pour le jeune homme d\u2019affaires + Conférence prononcée par M.Louis-D.Hudon, Président et gérant-général de la Compagnie Légaré, Limitée, le 24 septembre 1938 au banquet de la Fédération des Chambres de Commerce des Jeunes au Château Frontenac à l'occasion de sa convention annuelle.QU'\u2019IL me soit permis tout d\u2019abord de vous offrir mes félicitations pour le beau succès que remporte votre convention, à tout événement, jusqu\u2019à ce moment.La fondation des chambres de commerce des jeunes ne remonte qu\u2019à quelques années, si j'ai bonne mémoire, mais la multiplication rapide de ces chambres et le rôle important qu\u2019elles remplissent déjà dans la province constituent une preuve éloquente de l\u2019énergie, de l'initiative et de l\u2019intérêt qui ont fait de votre oeuvre une chose vivante.Continuez de développer cette oeuvre puisque vous êtes de la génération de ceux qui seront bientôt aux contrôles.Je dois maintenant vous dire que j'ai longuement hésité avant d\u2019accepter le grand honneur de vous adresser quelques mots ce soir.Non seulement parce que le rôle de conférencier me convient mal et ne m\u2019appartient pas, d\u2019ailleurs, mais parce que je croyais réellement ne pas pouvoir vous intéresser.Ce charmant monsieur qui est votre secrétaire, et en même temps l\u2019un de vos membres les plus engagements ont bien gentiment fait suivre leur invitation écrite par une visite à mon bureau et ils m'ont tellement mis à mon aise que j'ai cru pour un instant qu\u2019il me serait assez facile de justifier votre choix.Hélas, il est toujours trop aisé de s\u2019attribuer des qualités que l\u2019on ne possède pas.A tout événement, ils m\u2019ont affirmé qu\u2019une envolée oratoire ne serait pas dans l\u2019ordre et que je devais tout simplement vous intéresser, flatteurs qu\u2019ils sont, dans quelques idées personnelles sur le succès en affaires.Je vous avoue bien franchement que le sujet est un peu rude pour ma taille, mais il est trop tard pour reculer et je l\u2019entreprends donc, non pas en sage ou en prophète, mais comme s\u2019il s'agissait d\u2019un entretien amical entre hommes d\u2019affaires, les parties de la première part s\u2019engageant à une tolérance raisonnable envers la partie de la deuxième part.Je commence donc en imaginant un jeune homme de 22 ou de 23 ans, n\u2019ayant pas nécessairement complété un cours classique, mais doué d\u2019une intelligence éveillée et imbue du désir d'améliorer son sort.Ayant bien vite rejeté l\u2019idée de Hollywood où de la formation d\u2019un nouveau parti politique, il ne tardera pas à se demander s\u2019il n\u2019existe pas des indices particuliers à suivre qui lui permettront de se tailler une carrière intéressante.Le premier essentiel, je crois, est de bien réaliser que le succès ne s\u2019atteint pas d\u2019un seul bond.L\u2019on nous cite quelquefois des exemples de gens qui ont fait fortune dans un temps relativement court, mais lorsque ces carrières sont jugées par la postérité, elles sont généralement représentée comme une alternance de succès et de défaites, le talent et l\u2019énergie responsables des premiers succès n\u2019ayant pu suffire en eux-mêmes au maintient de ces succès, puisque rien ne peut remplacer l'expérience et le jugement qui s\u2019acquièrent avec les années.J\u2019admets que bien des personnes occupent des positions responsables à l\u2019âge de 30 ou de 35 ans, mais ce sont généralement des personnes qui ont profité d\u2019un cours universitaire, qui équivaut en quelque sorte à plusieurs années d\u2019expérience.C'est-à-dire que toutes choses étant égales, l\u2019éducation universitaire conduira au succès plus facilement que l\u2019éducation élémentaire.LE CHEMIN DU SUCCES Je n\u2019entrevois pas le chemin du succès tel qu\u2019on le représente assez souvent, sous forme d\u2019un petit sentier rocailleux s\u2019acheminant vers une énorme porte blindée, au-delà de laquelle l\u2019on aperçoit une grande route carrossable, comme celle de Québec à Montréal.Je préfère entrevoir ce chemin comme rempli d'obstacles et de détours, s\u2019élargissant et s\u2019améliorant à mesure que l\u2019on avance et traversé par nombre de petites barrières, chacune d\u2019elles cédant à une clef différente.Est-il né :es- saire de rappeler à votre souvenir les conversations auxquelles vous avez sans doute participé alors qu\u2019en causant d\u2019un ami commun, l\u2019on aura remarqué: \u2014 \u201cIl connaît sa marchandise, il se présente bien, mais il parle trop\u201d.D\u2019une autre personne on aura dit: \u201cIl a le sens des affaires, il-est bon administrateur, mais il se laisse emporter par l\u2019enthousiasme.\u201d Ou encore, \u2018\u2018il manque de confiance \u2014 il ne souffre pas la critique\u201d, Autant de barrières sur le chemin du succès.Pour réussir, il faut étudier et corriger sés défauts et non pas s\u2019appuyer exclusivement sur ses qualités que l\u2019on connaît généralement trop bien et que l\u2019on exagère sans effort.Un écrivain français dont le nom m\u2018échappe a dit qu\u2019il faut commencer par bien connaître un homme pour connaître les autres, et l\u2019Evangile nous recommande de commencer cette étude par l\u2019étude de soi-même. 200 A mon avis, les principes fondamentaux du succès sont connus de tous, n\u2019ont rien de compliqué en eux- mêmes, et ceux qui désirent les approfondir n\u2019ont qu\u2019à ouvrir quelques-uns des milliers de volumes qui ont été écrits sur le sujet et dont la grande majorité dorment paisiblement dans les librairies.C\u2019est dans l\u2019application pratique de ces principes que les difficultés se rencontrent.Un professeur d\u2019économie politique réussira rarement en affaires alors qu\u2019un profane ayant compris l\u2019application pratique des quelques principes qu\u2019il aura absorbés se verra confier des responsabilités que l\u2019on ne confierait pas à celui qui possède des connaissances académiques complètes.Or, dans l\u2019étude d\u2019un sujet, notre jeune homme doit maîtriser et les principes et leur application pratique puisqu\u2019il ne peut capitaliser sur le premier sans la connaissance du second.LES PREJUGES Pour notre jeune homme au début de sa carrière, les préjugés de son milieu constituent un handicap sérieux.En effet, dès son enfance, ses idées sur la solution des problèmes de la vie ont été formées pour lui et trop souvent il devient imprégné de l\u2019apathie et de l\u2019esprit de défaitisme qu\u2019il respire autour de lui.Craignant la critique et le ridicule de son entourage, il n'ose pas penser ou agir autrement que lui et l\u2019esprit d\u2019initiative qui commençait peut-être à germer disparaît sous l\u2019influence collective de son milieu.Pour réussir, pour se distinguer, il lui faudra rompre ses liens et se dégager de la masse sans tomber dans l\u2019erreur de l\u2019ignorer ou de la sous-estimer.Il ne faudra pas qu\u2019il marche à l\u2019encontre du courant établi car il risquera avec raison d\u2019être foulé aux pieds.Il lui faudra avancer avec la foule mais plus vite qu\u2019elle pour éventuellement se ranger avec ceux qui battent la marche et ensuite maintenir sa position en évitant ce piège si pernicieux et si invitant, la ligne de conduite exigeant le moins d\u2019effort.À toutes les heures du jour nous sommes assiégés par ce bourreau des carrières, la ligne de conduite exigeant le moins d\u2019effort.Le désir précède toujours l\u2019action.Les châteaux en Espagne précèdent les résidences moins élaborées mais plus confortables.Alexandre le Grand a commencé par rêver la conquête du monde avant de s\u2019y mettre.D\u2019habitude, ce ne sont pas les rêves ou les désirs qui manquent; mais l\u2019on s\u2019arrête au désir le méprenant pour la volonté et ne faisant donc aucun geste pour convertir le rêve en une réalité.Le centre Rockefeller est un chef-d'oeuvre d\u2019architecture et de construction moderne que nous admirons tous sans le moindrement songer qu\u2019il a pris naissance dans l'imagination de son créateur.Le premier pas vers la réalisation de l\u2019esquisse mentale fut la préparation des plans, suivie des travaux de construction.En somme, l\u2019édifice complété n\u2019est que l\u2019extériorisation d\u2019une pensée.Il en est de même pour le succès en affaires.Il faut l\u2019imaginer, le rêver, pour ensuite le convertir en une chose réelle.Il faut de la volonté pour maintenir devant LES AFFAIRES soi l\u2019idéal visé et de la ténacité pour rencontrer et surmonter les obstacles qui s\u2019y opposent.I] ne faut pas confondre l\u2019entêtement avec la volonté ou l\u2019activité en elle- même avec l'effort dirigé.Les revers ne doivent pas affaiblir le courage ou les convictions.Bien au contraire, c\u2019est dans le feu que l\u2019acier est trempé et de chaque défaite notre jeune homme doit se relever plus fort qu\u2019auparavant puisqu\u2019il comprendra comme bien d\u2019autres avant lui, que l\u2019homme averti profite de ses erreurs.À- près tout, ce n\u2019est pas tant l\u2019expérience qui compte comme le profit que l\u2019on retire de son expérience.L'école, le collège et même l\u2019université ne font que fournir un outillage que l\u2019on apprend à manier d\u2019une façon plutôt académique que pratique.Il ne faut pas croire que cet outillage est complet en lui-même et qu\u2019il suffira pour toujours.Il faut reconnaître et admettre les limitations de cet outillage qui est souvent démodé avant même que l\u2019on ait l\u2019avantage de s\u2019en servir, Il ne faut pas trop s'attacher à ses outils simplement parce qu\u2019ils sont les premiers que l\u2019on a connus pas plus qu\u2019il faut marier la première jolie demoiselle que l\u2019on rencontre.Un garagiste qui se contente du premier jeu de clefs à son emploi ne peut compétitionner avec celui qui se procure de nouveaux outils au fur et à mesure qu\u2019ils se perfectionnent.Dans les affaires, il faut touiours renouveler son bagage de connaissances.Des nominations récentes dans l\u2019état-major anglais sont une indication assez précise que l\u2019on n\u2019a pas l\u2019intention de retomber dans l\u2019erreur de 1914.L\u2019art de faire la guerre change et les généraux qui ne sont pas assez flexibles pour s\u2019adapter aux conditions nouvelles sont vite remplacés par ceux qui ne craignent pas d\u2019abandonner des principes ou des théories qui leur sont peut-être chers, mais qui ont survécu leur utilité.Malgré toutes les convenances et les échanges de politesse, l\u2019homme en affaires participe à une lutte constante qui l\u2019aura bien vite vaincu si les méthodes et les principes qu\u2019il emploie ne sont pas modifiés pour rencontrer les exigences toujours croissantes et changeantes du commerce.Inutile de pleurer les systèmes que l\u2019on a connus ou de chercher à les faire revivre par des arguments factices.Notre jeune homme doit abandonner les vieilles voitures à quatre cylindres pour s'asseoir au volant d\u2019une voiture moderne s\u2019il ne veut pas rester en panne à côté du chemin tandis que les autres filent à destination.Le temps est un actif aussi important que le capital et mérite la même administration prudente.Sommairement, le grand savant Einstein décrit le temps comme étant la distance dans l\u2019espace entre deux événe- ments.La journée de vingt-quatre heures est donc un artifice des hommes improvisé pour marquer le commencement et la fin d\u2019un phénomène qui se répète avec une régularité mathématique : la rotation de la terre sur elle-même.La distance parcourue à chaque révolution est divisée en 24 sections égales que nous appelons des heures et c\u2019est leur multiplicité qui forme les années et les siècles.Or, pas d'événements, pas d\u2019années et pas de siècles.Il existe un lien si étroit entre nos ac- Octobre 1988 tions et les vingt-quatre heures d\u2019une journée que l\u2019une des premières préoccupations est de répartir au meilleur avantage possible les activités que la vie impose et qui se répètent à tous les vingt-quatre heures avec la même régularité que la rotation de la terre.L'expérience et l\u2019étude nous apprennent qu\u2019un tiers des vingt- quatre sections doit être dévoué au sommeil et au repos si l\u2019on veut bénéficier des autres tiers dans toute leur plénitude.Si l\u2019on empiète sur les heures consacrées au repos, la nature, c\u2019est-à-dire la règle établie, exigera une pénalité relative immédiatement constatée dans l\u2019affaiblissement des forces physiques et mentales.Si c\u2019est le travail qui empiète sur les heures du repos, le profit immédiat compensera peut-être la perte à suivre, mais si ce sont les amusements qui priment, le rendement aux heures du travail sera affecté sans compensation aucune.J\u2019aidais dernièrement le plus jeune de mes enfants à étudier ses leçons du lendemain.Il s\u2019agissait de l\u2019histoire du Canada et \u201cQu\u2019est-ce que vous connaissez de Christophe Colomb?\u201d était une des questions posées.Référant au texte, j'appris de nouveau qu\u2019il naquit à Gênes en 1435, que son père était une modeste drapier, qu\u2019il reçut une éducation élémentaire et que marin à l\u2019âge de 14 ans, il parcourut tous les pays alors connus.Et le texte ajoute qu\u2019alors que ses compagnons s\u2019amusaient, il étudiait.Ce dernier commentaire se trouvera dans pratiquement toutes'les biographies de ceux qui ont accompli quelque chose.Ce ne sont pas les heures du repos ou les heures consacrées au travail que l\u2019on doit sacrifier à des études supplémentaires.Le sport, l\u2019exercice physique et la récréation sont essentiels à une vie normale, mais ils le sont à titre de serviteurs et non de maîtres d\u2019une carrière.Si notre jeune homme n\u2019emprunte pas sur les heures généralement consacrées à la récréation pour augmenter ses connaissances, il lui faudra se résigner à l\u2019inévitable.Il lui faut lire et étudier constamment pour élargir son horizon.Il lui faut se spécialiser dans ce qui l\u2019inté- STENOGRAPHIE PROSPECTUS GRATIS StHyaciNTHE, RQ.Tél.2-1264 \u2014 2-1265 Lévis: Tél.738J Po 7 4 9 GE Jaflamme, Jonitse Courtiers en Obligations 15, SAULT-AU-MATELOT, QUEBEC 201 resse directement et dans les autres domaines, éviter les préjugés et les partis pris qui sont généralement le résultat de conclusions tirées de sources intéressées, pécuniairement ou autrement.Ce sont d\u2019habitude les moins renseignés qui jugent d\u2019emblée et leurs jugements sont nécessairement mal fondés.Quel que soit le journal, la revue ou le volume, notre jeune homme ne doit pas oublier qu\u2019il est écrit par un être humain, sujet à toutes les faiblesses humaines, et que ce sont ses opinions et ses conclusions que l\u2019auteur fait connaître à son public lecteur par ses écrits.Est-il possible d\u2019exagérer l\u2019importance de puiser partout les renseignements qui aideront à la formation d\u2019une intelligence ouverte plutôt que de tourner constamment dans les limites du même orbite intellectuel?Les connaissances particulières font du spécialiste un administrateur embryogénique.Mais ce sont l\u2019ampleur et l\u2019étendue de ces connaissances générales qui le conduiront à l\u2019état même.Sans vouloir me \u2018faire l\u2019interprète des saintes écritures, je cite tout de même le texte : \u201cBeaucoup sont appelés mais peu sont élus\u201d.Les docteurs de l\u2019Eglise ont approfondi ces paroles au point de vue spirituel, mais elles renferment tout de même un message précieux pour le jeune homme au début de sa carrière.Il doit être prêt lorsque sonne l\u2019heure de la promotion.Il est généralement trop tard à ce moment pour commencer à développer les qualifications ou à chercher les connaissances qui lui permettront de s\u2019acquitter de ses nouvel- .les responsabilités.SE PREPARER Le 13 mai 1776 la déclaration d\u2019indépendance fut adoptée par le Congrès Américain.Parmi ceux qui rédigèrent la déclaration, Jefferson fut choisi pour en proposer l\u2019adoption ; mais ce fut John Adams qui seconda la motion et c\u2019est sur lui que les espoirs étaient fondés, car il y avait désaccord parmi les représentants du congrès.Tout reposait sur l\u2019habileté et l\u2019éloquence de Adams.La veille du grand jour, quelques-uns de ses amis se rendirent chez lui pour l\u2019exhorter et lui dire de nouveau jusqu\u2019à quel point l\u2019avenir des états améri- sains dépendait de lui, mais à leur grande surprise, ils le trouvèrent paisiblement assis dans son foyer jouant avec ses enfants.Ses amis alors de s\u2019écrier : \u201cMais ne faites-vous donc aucune préparation pour demain ?\u201d Et Adams de leur répondre: \u201cMes amis, il y a vingt ans que je me prépare pour demain\u201d.Le jeune homme en affaires doit être saturé du même esprit.Chaque jour doit le trouver dans un état de préparation constante pour ce que le lendemain peut lui apporter.Si cette préparation lui manque, le texte de l\u2019Evangile que je vous ai cité lui sera prouvé dans le domaine matériel comme il se prouve, il nous l\u2019est affirmé, dans le domaine spirituel.Le temps passe, messieurs, et je m'aperçois que j'ai à peine effleuré mon sujet.J'aurais bien voulu vous entretenir quelques instants sur les principes du commerce, mais j'ai épuisé le demi-heure que je m\u2019étais allouée, | i A J à PSE CE meer = eg + co ces SO 202 et, sans doute, la tolérance que j'ai invoquée en première instance.Il me reste la tâche difficile de vous exprimer d\u2019une façon adégrate toute mon appréciation pour la considération que vous m\u2019avez témoignée.À vous personnellement, monsieur le président, toute ma gratitude pour vos bonnes paroles à mon égard alors que vous m\u2019avez présenté à l\u2019assemblée.Vous avez été gé- LES AFFAIRES néreux, mais la générosité n\u2019est pas une qualité que l\u2019on reproche facilement, puisque c\u2019en est une des plus belles.À la Fédération des Chambres de Commerce des Jeunes, mes sincères remerciements pour sa confiance en m\u2019invitant ici ce soir.À vous messieurs, et à tous les membres de vos Chambres de Commerce, une pleine mesure de succès en affaires.Les idées de Medetsheim sur la conduite d\u2019une entreprise.Le choix et la surveillance du personnel (par AUGUSTE GALIBOIS) Le personnel, les chefs, leur choix, leur surveillance; nécessité d\u2019un enseignement.Qualités exigées d\u2019un chef.\u2014 Salaires, primes, encouragements.RS \\SSONS à la question du personnel erm- \"| ployé.Grave question! Elle a, de tout temps, préoccupé les patrons, mais au- jourd\u2019hui.I] nous paraît inutile d\u2019insister sur les problèmes sociaux qui sont si aigus, voire si angoissants, parce qu\u2019ils semblent aboutir à une lutte de classe, alors que tout, et notamment l\u2019intérêt pécuniaire des uns et des autres, devrait conduire à un accord dans le travail.Cet accord serait-il difficile à réaliser si de part et d\u2019autre on apportait de la bonne volonté et de la l\u2019abnégation ?Mais gardons-nous de l\u2019idéalisme et restons rigoureusement sur le terrain pratique.Tout d\u2019abord, il nous faut distinguer, pour cette fois, l\u2019industriel du cemmerçant; leur personnel employé est tout différent, puisque chez le premier on fabrique, et que chez le second on vend: le premier a donc chez lui des ouvriers, le second des commis, des employés ; chez le premier, le travail est très varié suivant le genre d\u2019entreprise: métaux, bois, tissus, verre, terre, exigent des conditions de main-d\u2019oeuvre tout a fait différentes, quoiqu\u2019on tende maintenant vers une unification bien difficilement réalisable si même elle est possible ; chez le commerçant, au contraire, les qualités requises de l\u2019employé sont généralement les mêmes dans toutes les professions.Avec un court apprentissage des aîtres de la maison et des goûts de la clientèle, un bon vendeur réussira aussi bien dans la fourrure que dans la chaussure, dans la bonnetterie que dans la porcelaine; ne voit-on pas dans les grands magasins, les jours d'exposition, des commis prêter leur aide au rayon intéressé, en quittant leur propre rayon qui n\u2019a absolument rien de com- mum avec l\u2019autre?À la fin de la journée, ces commis n\u2019ont pas leur carnet de ventes moins garni que celui des spécialistes du rayon d\u2019exposition.Qu'il s\u2019agisse de l\u2019industrie ou du commerce, le choix du personnel et sa surveillance sont une des plus importantes conditions de réussite ; ne le perdez pas de vue, à aucun moment ; il ne s\u2019agit pas seulement de vous attacher, un jour, à faire un bon recrûtement cu à regarder travailler vos subordonnés, pour vous rendre compte de leur méthode de travail et de leur rendement; il faut que cet examen se renouvelle à chaque embauchage ; il faut que cette surveillance soit constante.Dès que l\u2019ampleur de votre entreprise ne vous permet plus d'apporter à ces soins le contrôle incomparable de l\u2019oeil du maître, il faut vous faire remplacer par un surveillant adroit, consciencieux, dévoué à vos intérêts, et cet autre vous-même, quand vous l\u2019aurez trouvé, tâchez de le conserver comme un oiseau rare; vous ne le pairez jamais trop cher.Vous nous demanderez sans doute comment vous pouvez estimer avec exactitude la valeur de votre subordonné?Portez votre examen sur le tableau ci-après : on peut résumer en clix qualités essentielles la perfection chez un chef ou chez un contremaître : Bonne santé ; Intelligence ; Octobre 1938 Education et tact; Bon sens, jugement; Energie au travail ; Fermeté avec le personnel ; Honnêteté ; Economie ; Dévouement à l'oeuvre commune; Habileté manuelle, connaissance du travail.Ces qualités sont tellement nécessaires que, lorsqu\u2019on les énumère vous êtes tentés de vous écrier, à chacune: \u2014Evidemment, on ne peut concevoir un chef qui soit maladif, obtus, grossier, etc.Eh bien, la nature humaine est à ce point imparfaite qu'il est à peu près impossible de trouver chez un seul individu toutes ces conditions réunies, du moins avec un coefficient suffisant ; si quelque personnalité se rapproche de cet ensemble, il convient de faire de ce phénomène non pas un chef inférieur, ou un simple contre- maitre, mais un directeur.C\u2019est le systéme pratiqué par la Société des Grands Magasins du Bon Marché; elle appelle au Conseil d\u2019Administration les employés qui ont fait preuve des plus grandes aptitudes.Ne soyez donc pas trop exigeants lorsqu\u2019il s\u2019agit pour vous d\u2019engager un chef secondaire ou de le juger, vous ne pouvez espérer la perfection.Ne prenez pas l\u2019habitude de dire parce que ce chef s\u2019est montré faible en quelques points: \u2014Je suis mal secondé, je n\u2019ai affaire qu\u2019à des propres a rien! Vous seriez dans votre tort, bien certainement.Vous avez dû, si vous n\u2019êtes pas vous-même imprévoyant et \u201cpropre à rien\u201d vous assurer que l\u2019homme à qui vous vous proposiez de donner votre confiance, avait du moins quelques qualités; s\u2019il est prouvé qu\u2019il manque de plusieurs autres, peut-être pourra-t-il les acquérir ; sans doute, aussi, saurez-vous suppléer par votre concours personnel ou par l\u2019adjonction d\u2019une autre capacité à ce qui lui fait défaut; enfin, il faut savoir se passer de ce qu\u2019on ne peut avoir, formule à méditer en bien des circonstances, et à combiner avec la mise en pratique de ce qu\u2019on appelle le système D, le débrouillage, par les moyens rapides et simples, où les gens de notre race excellent à tous les échelons de l\u2019édifice social.LE RENDEMENT UTILE Seulement, il y aura, dans le choix ou le maintien de ces précieux collaborateurs, à tenir compte du rendement utile que peuvent donner chez eux les qualités dominantes, étant reconnu qu\u2019ils ne peuvent les avoir toutes à un degré entièrement satisfaisant.203 La connaissance de vous-méme et celle de votre entreprise seront d\u2019un grand secours à ce moment de décision.Sur le bon sens et le jugement, sur l\u2019honnêteté, sur le dévouement à l\u2019oeuvre commune, il n\u2019y a pas de concessions possibles, c\u2019est la bonne marche de l\u2019affaire qui est en jeu.Sans aller jusqu\u2019à supposer que votre homme sera un voleur, il peut être indélicat, manquer de sens moral, de discernement, entre le bien et le mal ; il ne ferait peut-être pas un grand tort à la maison, mais soyez persuadé qu\u2019autour de lui, dans cette atmosphère malsaine, tout le monde volera, gâchera, détournera, sera négligent ou indélicat.Le chef qui critique et fait une sourde opposition est un danger de tous les instants; dès que vous vous en apercevez, ne le tolérez pas.D'autre part, vous tirerez peut-être bon parti d\u2019un agent excellent mais d\u2019une santé médiocre, si vous êtes vous-même sûr d\u2019être toujours vaillant et solide au poste; d\u2019un agent peu économe, si vous avez la ferme volonté de contrôler ses dépenses; d\u2019un agent un peu mou, si votre énergie le galvanise au bon moment ; d\u2019un agent peu intelligent, si votre entreprise n\u2019est pas compliquée et ne demande qu\u2019un travail égal, toujours le même; si votre chef n\u2019a pas affaire à des femmes, sans doute pourra-t-il manquer d\u2019éducation et de tact, les ouvriers ne sont pas très exigeants en pareilles matières, pourvu toutefois qu\u2019ils soient traités avec justice et bienveillance, ce qui est une forme nécessaire du tact.Vous voyez donc qu\u2019il y a des accommodements.Il n\u2019en est pas moins vrai qu\u2019une des grosses difficultés pour la direction dans une affaire importante est de recrûter un bon câdre de chefs à tous les degrés, la sélection est extrêmement difficile à pratiquer, et trop souvent on est mal renseigné sur la valeur des inférieurs à qui l\u2019on projette de donner une meilleur poste.La camaraderie, l\u2019indifférence, le défaut de jugement interviennent fâcheusement.Que de chefs ne voient pas la conséquence des votes qu\u2019ils donnent ! Lorsqu\u2019une grande entreprise nouvelle se monte, rette difficulté pour constituer de bons câdres devient presque insurmontable, puisqu\u2019on ne possède pas le rerscnnel ancien et éprouvé aui peut servir de base à une sélection.On est réduit à chercher des chefs dans des entreprises analogues, à les attirer par de forts salaires et par des promesses qui pourront devenir plus tard embarassantes; puis, un personnel assemblé ainsi au hasard fournit rarement tout le suite un ensemble satisfaisant, tout le monde n\u2019a pas le même esprit, la même méthode.Un manufacturier américain, cité par Taylor, avait exprimé d\u2019une façon pittoresque l\u2019importance qu\u2019il faut donner à une bonne organisation, et les difficultés qu\u2019on rencontre pour la mener à bien avec des éléments neufs: \u201cSi j'avais,\u201d dit-il, \u201cà choisir entre la disparition de mon organisation actuelle par suite d\u2019une grè- w Ag SEE ASE tm pr Mm mt = pen Dame TI he SLA Ee 204 ve générale, et l\u2019incendie de mes usines qui m\u2019ont coûté plusieurs millions de dollars, je préférerais de dernier malheur au premier: mes usines peuvent être rapidement reconstituées tandis qu\u2019aucune fortune ne me facilitera le remplacement de mon organisation même dans l\u2019espace d\u2019une génération\u201d.11 résulte de tout cela une infériorité, et c\u2019est dans de semblables occasions qu\u2019on reconnaît la nécessité et les grands avantages d\u2019une solide organisation.LA FORMATION DES CHEFS Ainsi, vous verrez un homme faire preuve, dans telles parties du service, d\u2019une aptitude parfaite, d\u2019une haute perfection qui attire sur lui l'attention et le prédestine aux grades élevés.Mais promu au faîte, il se révèle inférieur sur beaucoup de points et son influence se manifeste par un mauvais rendement.Cela tient à ce que, jusqu\u2019ici, on n\u2019a pas établi de règles, d\u2019écoles, d\u2019enseignements pour former des administrateurs et estimer avec équité leur réelle valeur.C\u2019est là une très grave lacune dans notre édifice social, il serait temps qu\u2019on prît à cet égard des mesures définitives.Le Concours de l\u2019Etat, des chambres de commerce, des grandes entreprises commerciales et industrielles ne manquerait sans doute pas, car il a été donné déjà à des entreprises analogues, mais qui ont l\u2019inconvénient de voir les choses de trop haut, et d\u2019instituer un enseignement supérieur, à l\u2019aspect rébarbatif.Peu de phrases: des formules et des exemples, voilà ce qu\u2019il faudrait.Point de ces professeurs parlant pendant plusieurs séances sur un sujet unique, qu\u2019ils traitent à fond et sans doute avec talent; voilà des leçons qui ne profitent qu\u2019à ceux dont le temps est mesuré .a et dont l\u2019esprit s\u2019intéresse aux conceptions élevées, générales; il faut autre chose aux auditeurs de la catégorie que nous envisageons en ce moment.Ils veulent trouver des résultats clairs et véritablement pratiques dont la portée utile les frappe, qui soit accessibles à des intelligences moyennes, à des instructions solides mais primaires.On ne sait pas assez que d\u2019excellents directeurs sortent de l\u2019école primaire, et que l\u2019enseignement qu\u2019ils y ont reçu est très suffisant pour la tâche qu\u2019ils ont à accomplir, pourvu qu\u2019il soit solide et bien compris.Avez cette base, ils sauront, s\u2019ils sont vraiment intelligents, acquérir dans des livres, ou dans les cours particuliers, les connaissances spéciales qui leur seront utiles dans l\u2019exercice de leur profession.Donc, que l\u2019on nous comprenne bien.Ce que nous voudrions\u2014et tant d\u2019autres avec nous qui ont pu constater les lacunes de notre organisation commerciale et industrielle aussitôt qu\u2019on envisage une grande entreprise \u2014 c\u2019est un enseignement à qui l\u2019on demanderait, non pas tant d\u2019instruire le futur directeur ou administrateur, que de le former.Le programme serait de lui indiquer ses devoirs, LES AFFAIRES de diriger ses efforts, de lui donner les moyens de savoir ce qui se passe chez lui et chez les autres, de remédier à un défaut, de commander bien et de se faire obéir de rechercher en toutes choses l\u2019intérêt de l\u2019entreprise, de savoir dépenser de l\u2019argent et de n\u2019en pas dépenser trop, d\u2019utiliser dans la proportion qu\u2019il convient les méthodes, les outillages, le matériel de bureau modernes, d\u2019établir de bons et fructueux rapports avec les fournisseurs, avec les clients, avec les actionnaires de l\u2019entreprise, s\u2019il y a lieu, avec les bureaux de ministères, avec la presse locale, les syndicats, les organisateurs d\u2019expositions et de congrès.C\u2019est toute une éducation à faire.Seulement, nous prévoyons l\u2019objection: A cette école de directeurs, il faudra un directeur.Qui l\u2019aura formé lui-même?Cette difficulté n\u2019est pas une excuse suffisante pour renoncer à entreprendre une oeuvre dont l\u2019utilité s\u2019impose.Règle générale et qui s\u2019applique à toutes les entreprises: ne laissez personne entrer chez vous sans avoir \u2019 pris des renseignements sur son assiduité, son activité, son adresse dans le travail, sa sobriété, son honnêteté et l\u2019esprit qu\u2019il apporte dans sa dépendance vis-à-vis du patron.Jadis en France, le livret d\u2019ouvrier et de domestique, obligatoire, était une précieuse garantie.Il est arrivé que de méchants patrons en ont fait une arme terrible pour satisfaire des vengeances injustifiées ; une peccadille, une querelle, suffisaient pour que, par = suite d\u2019une mention perfide inscrite sur le livret, l\u2019ouvrier ne pût trouver un autre emploi.Le résultat a été la suppression du livret, l\u2019interdiction de notes manuscrites, de certificats explicites, élogieux ou non.Ainsi, en engageant, les yeux fermés, le premier qui\u2019 se présente, on s'expose à introduire chez soi un pares- Offre spéciale Cours d\u2019occasion \u201cPractice.and Theory of Modern Radio\u201d par Ar- thur-J.Mohaupt.Cours et 127 leçons ayant coûté\u201d plus de $100.Vendrai à sacrifice à prompt acheteur.Un cours complet, abondamment illustré et portant des explications très claires, en anglais, sur tous les aspects de la fabrication et de la réparation des appa- teils de radio.Edité par la Radio Training Association of America, Inc.S\u2019adresser à casier 41, \u201cLes Affaires\u201d, 4 rue St- Jacques, Québec, P.Q.1e Octobre 1938 seux, un maladroit, un ivrogne, un ennemi, et à gâter, par cette imprudence, une équipe qui, jusque là, avait donné entière satisfaction.Ne courez pas ce risque.Qu\u2019aucune considération du temps ou difficultés ne vous empéche de recueillir des renseignements verbaux sur tous ceux ou celles que vous employez.Cette préoccupation se proportionne d\u2019ailleurs au niveau hiérarchigue de l\u2019agent employé.Ce qui serait de peu de conséquence lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un simple ouvrier mérite la plus grande attention s\u2019il faut se rendre compte de la valeur d\u2019un contremaître, d\u2019un comptable ou d\u2019un directeur de service.Passons maintenant à la conduite personnelle, à cet oeil du maître dont nous parlions plus haut.Peut- être le directeur de l\u2019entreprise ne penserait-il pas à bien des détails qui ont leur importance.Il s\u2019agit de le guider.Quelles sont les qualités de l\u2019employé de commerce?A quoi doit-il s\u2019appliquer surtout pour conquérir, retenir la clientèle, et, par.suite, procurer le meilleur rendement ?Tout d\u2019abord, une bonne santé, un physique agréable, une tenue correcte, et, même, pour certainrs maisons élégantes, une voix charmeuse et convaincante.Voyez, au surplus, à ce que lui-même soit bien convaincu de la réelle valeur de ce qu\u2019il est appelé à vendre, c\u2019est une condition pour être persuasif.Votre employé sera d\u2019une humeur égale; en recevant les clients avec brusquerie ou d\u2019un air maussade, il leur ôterait l\u2019envie d\u2019acheter ou, en tout cas, de revenir ; trop d\u2019amabilité, de gaieté, de familiarité conduit aussi à la fatigue de beaucoup de clients.Il importe de montrer du tact et de garder la mesure.Mais, surtout dans les petits centres ou même dans les grands lorsqu\u2019on reçoit souvent des clients qui se connaissent, il faut avoir le même traitement pour tous.Le bon employé de commerce ne fait qu\u2019un éloge discret, mais indiscutable, de sa marchandise: souvent on arrive mieux à un résultat en parlant au client des choses ou des gens qui intéressent celui-ci, en dehors même de l\u2019achat qu\u2019on lui propose.Au contraire, on devra se garder d\u2019une trop grande loquacité au sujet d\u2019affaires sans intérêt direct pour lui; son attention sur la marchandise n\u2019en sera pas détournée pour cela, si c\u2019est le résultat qu\u2019on recherche, mais il pourra arriver qu\u2019il rompe brusquement les pourparlers et qu\u2019il sorte, parce qu\u2019il ressentira de l\u2019ennui.Si vous avez perdu un client jusqu\u2019alors fidèle, cherchez à en connaître la raison, et si vous la trouvez dans l\u2019attitude du personnel, portez-y remède.surtout, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une clientèle féminine.Tous ceux qui ont la pratique du commerce du détail savent qu\u2019il faut ordinairement trois fois plus de temps pour servir une dame que pour servir un homme, mais il est avéré que les dames sont plus fidèles à leur fournisseur ; elles sont très sensibles à des nuances de paroles et de tenue, à la politesse et aux attentions discrètes.Elles sont aussi plus âpres au gain et à l'attrait du 205 bon marché, de la bonne affaire, de la prime.Le bon vendeur sait rattrapper sur les hommes les rabais qu\u2019il a jugé utile de consentir sur les mêmes articles à sa clientèle féminine.Les dames ne sont généralement pas pressées, leur temps n\u2019a pas une valeur marchande, et beaucoup n\u2019hésiteront pas à négocier pendant une heure dans un magasin, dans l\u2019espoir de gagner dix sous.Le système d\u2019encourager les employés par des remises proportionnelles à l\u2019importance de leurs ventes est tout à fait recommandable et, en principe, il se complète par l\u2019obligation de la progression, c\u2019est-à-dire: l\u2019employé doit arriver à vendre toujours de plus en plus, ce qui est facile à constater par son carnet de remises.La progression s\u2019arrête-t-elle?c\u2019est que l\u2019employé se néglige, est à bout de moyens et ne sait plus, d\u2019une part, retenir ses clients habituels, d\u2019autre part, en attirer de nouveaux.Comme une maison de commerce, l\u2019employé qui ne progresse pas est condamné à la décadence ; c\u2019est à vous, directeur ou patron, qu\u2019i! appartient de réveiller son ardeur et, très vite, si le mouvement en avant ne reprend pas, de faire appel à un autre agent plus actif.Le système de la progression continue a été appliqué par les grands magasins à leurs chefs de rayon, et, par ceux-ci, conséquemment, à leurs vendeurs et vendeuses, avec une rigueur sévère, presque féroce.Si le produit d\u2019un rayon baissait, quelles que fussent les circonstances défavorables, son chef était congédié.Aussi voyait-on ces malheureux menacés dans leur situation, d\u2019autre part, très lucrative, faire les plus granus efforts et s\u2019ingénier pour trouver les moyens de relever leur produit, soit en achetant mieux, autrement ou ailleurs, soit en multipliant les attractions vis.à-vis de la clientèle.Très souvent ils y ont réussi alors qu\u2019au premier abord personne n\u2019avait vu le remède, \u2014 et la règle de conduite invariable appliquée dans ce sens, pendant une longue suite d\u2019années, a été un des facteurs les plus importants du succès colossal des grands magasins parisiens.Ainsi écrivait Medelsheim sur l\u2019emploi du personnel et sur les qualités exigées d\u2019un cnef de service.Comme on le voit, ces problèmes sont en Europe à peu près les mêmes qu'ici, au Canada, sauf que là-bas la concurrence est plus grande, ou du moins plus exercée, et que l\u2019habileté du vendeur, dans n\u2019importe quelle branche, doit s\u2019y manifester d\u2019une façon plus subtile, plus sa- vante-et plus experte.Nous avons vu à Paris un com- mis-boucher vendre un aloyau de boeuf en y mettant autant de science anatomique qu\u2019un étudiant en médecine de deuxième année, et un commis-épicier décrire de façons différentes vingt-trois variétés de vins français, la manière de les déguster, les mets qu\u2019ils doivent accompagner, et les circonstances particulières où on doit les servir! Ici, on ne saurait vraiment en exiger autant, mais il se rencontre tout de même des as de la vente capables d\u2019un savoir-faire équivalent.\u2014 Auguste GALIBOIS. La nmr de ide Cami = mmr te mer me me ttm 206 LES AFFAIRES La publicité directe au secours des voyageurs E commis-voyageur appartient, selon un auteur américain, à la classe la plus instable qui soit.C\u2019est un monsieur qui tente une aventure nouvelle dans cette voie parce que peut-être, à première vue, elle lui a semblé la voie large, la voie facile.Très peu cependant y réussissent com- plètement\u2014un tiers d\u2019entre eux, disons, tandis que les autres végètent ou échouent.La vente suppose en plus de la culture de son art une certaine somme de qualités natives qui sont les \u201cdons de vendeur\u201d, tout simplement.Le vendeur bien doué et bien entrainé réussira par ses propres moyens, mais, ce vendeur restera toujours de l\u2019élite, et donc.une exception.Celui-là n\u2019a guère besoin qu\u2019on aille à son secours et qu\u2019on se préoccupe avant ou après lui, du territoire qu\u2019il doit parcourir; il se débrouille très bien tout seul, et se fait à soi-même sa publicité.La plupart des voyageurs ont cependant besoin d\u2019appui, de direction, ils gagnent à ce qu\u2019on fasse devant eux le travail d'introduction, le travail préeur- seur.Ce secours nécessaire et largement productif, c\u2019est la PUBLICITE DIRECTE.ECONOMISEZ TEMPS ET ARGENT Une lettre jetée à la poste coûte quelques sous et très souvent elle épargnera des heures de travail à un homme que vous payez bon prix.Votre vendeur passe des heures à faire l\u2019antichambre, souvent il fera des voyages inutiles qui sont des pertes de temps et d\u2019argent.Pourquoi ne lui obtenez-vous pas un rendez-vous bien déterminé, par lettre, n\u2019oubliant pas de joindre à votre demande la littérature publicitaire qui dira nettement le but de l\u2019entrevue sollicitée?Votre homme sera attendu et bien reçu, l\u2019exposé de la question à discuter sera très bref et \u2014 la vente plus facile.Que le voyageur soit plus ou moins intelligent et loquace, la chose a maintenant moins d\u2019importance puisque la publicité directe aura fait une grande partie du travail pour lui.C\u2019est comme s\u2019il n\u2019avait à présent qu\u2019à marcher avec sûreté et confiance dans un sentier battu.S\u2019inspirant de votre littérature, il trouvera plus aisément matière à exposer, à discuter et défendre le produit de votre maison.VOTRE PUBLICITAIRE Vous avez un expert en publicité à qui vous confiez le soin de faire connaître sous le meilleur jour possible votre marzhandise.Ce publicitaire, vous ne pouvez l\u2019envoyer sur la route pour persuader chaque gérant que c\u2019est de vous qu\u2019il doit acheter.Non, votre publicitaire doit rester à son bureau.Mais faites en sorte que son travail de spécialiste profite vraiment à vous- même, à vos vendeurs en atteignant efficacement la clientèle.Nous avons déjà dit qu\u2019un vrai technicien de la publicité est pour une firme une acquisition inappréciable.\u2018Que son travail ne se borne pas à l'invention d\u2019une publicité de routine: il faut qu\u2019en plus il prenne souvent contact direct avec vos voyageurs.Ceux-ci doivent être complètement et parfaitement au courant de toute la publicité qui atteint vos clients par la poste, comme de la publicité que vous adressez aux journaux et revues.CE QUE L\u2019ON CONCOIT BIEN S\u2019'ENONCE CLAIREMENT Que les voyageurs ne craignent pas que la lettre qui les a précédés leur enlève la parole, en ce sens qu\u2019elle a dit avant eux tout ce qu\u2019ils ont à dire.Au contraire, qu\u2019ils étudient leurs produits à fond, qu\u2019ils se documentent en détail, auprès du publicitaire, du gérant ou du manufacturier.Quiconque connaît parfaitement son affaire ne peut que parler d\u2019abondance.Au lieu d\u2019un argument, au lieu d\u2019une formule, ils en trouveront dix équivalentes.La confiance en soi engendre facilement la loquacité.L\u2019incertitude peut aussi l\u2019engendrer \u2014 La différence des deux cas est que celle-ci est nerveuse, incohérente et imprécise tandis que la première reste posée, logique et tempérante.UNE NECESSITE QUI S\u2019'IMPOSE La publicité directe est devenue une nécessité absolue si vous voulez lutter à armes égales avec la plupart des manufacturiers et des grossistes qui l\u2019emploient couramment.Il n\u2019y a à peu près plus que les colporteurs qui ne font pas de publicité directe.Il n\u2019est pas impossible qu\u2019avant longtemps, si notre voyageur n\u2019est pas annoncé, s\u2019il n\u2019a pas obtenu un rendez-vous, on le prenne pour un vendeur de porte à porte Octobre 1938 et qu\u2019on le reçoive comme tel.S'il est prouvé que vos concurrents font des affaires d\u2019or grâce à la publicité directe, pourquoi iriez-vous vous entêter à tirer de l\u2019arrière?Si grâce à elle, leurs voyageurs perçoivent des commissions plus alléchantes, pourquoi risquez-vous de voir en vos meilleurs vendeurs des transfuges qui porteront ailleurs le meilleur de leur énergie et de leur expérience ?LES ENFANTS AIMENT LES ILLUSTRATIONS.ET NOUS AUSSI M.Homer J.Buckley dans son livre : :The Science of Marketing by Mail\u201d, que tous les gérants de publicité connaissent ou devraient connaître, dit que les tests de laboratoire ont prouvé que quatre-vingt-cinq pour cent de nos connaissances nous sont acquises grâce au sens de la vue.Conséquemment, il recommande fortement que l\u2019on ait recours à l\u2019art graphique comme à l\u2019un des 207 plus sûrs moyens d\u2019impressionner favorablement le client possible.Une littérature toute sèche et toute abstraite a vraiment bien des chances d\u2019ennuyer même le client le moins mal disposé.Faites-lui voir une gravure bien dessinée, aux couleurs attravantes, ne chargez pas votre texte explicatif, et votre partie sera presque toujours gagnée.Les enfants aiment les \u201cimages\u201d et les couleurs vives.Les enfants ne lisent pas les explications compliquées.Nous restons longtemps enfants sous ce rapport.C\u2019est la loi du moindre effort qui rassemblera toujours les plus nombreux fidèles adeptes.La paresse est le péché mignon d\u2019un si grand nombre! I! faut apprendre à connaître le côté faible de la nature de chacun, non pour l\u2019exploiter, mais enfin, nul ne peut devenir un meneur d'homme s\u2019il n\u2019est nas d\u2019abord un bon psychologue, s\u2019il ne sait réunir en lui la pénétration et la souplesse, le flair et la décision.\u2014 Jean de la RUE.æ Améliorons les relations entre l'industrie, l'agriculture et le travail y a quelques anées, un homme d\u2019Etat canadien bien connu écrivit un livre qui souleva une attention considérable sur le sujet de l'interdépendance de l\u2019Etat, du capital, des affaires et du travail.Il s\u2019employait à démontrer la dépendance d\u2019un facteur sur les autres facteurs parce que leurs intérêts séparés contribuaient tous à former un tableau composite.S'il devait récrire son livre aujourd\u2019hui, il serait obligé de noter avec quelle rapidité le rôle de l\u2019Etat a changé.Il est vrai que l\u2019industrie privée existe encore au Canada, mais ce qu\u2019on appelle souvent \u2018le vigoureux individualisme\u201d a beaucoup souffert.Aux yeux des hommes qui pensent clairement, il apparaît que la dureté des temps n\u2019est attribuable à aucun des facteurs cités, mais plutôt à une combinaison de circonstances universelles.Dans notre province, comme ailleurs au Canada, le fabricant, dans nombre d\u2019industries, s\u2019est outillé non seulement pour fournir les populations dispersées du marché intérieur, mais, ayant compris qu\u2019il ne pouvait produire à des prix à la portée du consommateur \u2014ee qui est, somme toute, le facteur déterminant \u2014il s\u2019outilla de façon à produire à des prix plus bas, pour chaque article, des quantités plus grandes de marchandise, avec l\u2019idée de disposer à l\u2019étranger de ses excédents de produetion.Cela a conduit à la création d\u2019usines et à l\u2019utilisation de capitaux au dela des besoins du Cana- da, et conséquemment à un fort accroissement de la demande de main-d\u2019oeuvre.Et c\u2019est ici qu\u2019intervient la situation mondiale, puisque les questions de change, de guerre de menaces de guerre et d\u2019appauvrissement de l\u2019étranger ont diminué la demande pour nos produits sur les marchés extérieurs, avec le résultat qu\u2019il y a eu diminution du pouvoir de consommation des Canadiens, de sorte que l\u2019industriel, une fois de plus, s\u2019est trouvé avec de fortes immobilisations capitales et des frais généraux alourdis.Une fois de plus aussi, nous avons eu l'inquiétude de ceux qui possèdent des capitaux à placer, en conséquence de quoi on hésite même à financer des entreprises destinées à produire seulement pour la consommation canadienne.Tournons-nous un moment vers l\u2019Etat, c\u2019est-à-dire vers nos gouvernements.À cause du chômage, tous les gouvernements du Canada \u2014 et celui du Québec est malheureusement de ceux qui se sont le plus aventurés sur ce terrain \u2014 ont dû fournir des moyens de subsistance aux individus qui ne peuvent trouver de l\u2019emploi dans les usines, sur les fermes ou ailleurs à cause du rétrécissement des marchés extérieurs et de la diminution de la demande sur le marché intérieur parce que les usines sont fermées ou marchent au ralenti.L'obligation de soutenir les sans-travail, s\u2019ajoutant aux extravagances municipales et aux autres dépenses gouvernementales, ont entraîné l\u2019augmentation des impôts.Il faut que l\u2019Etat obtienne ses revenus par l\u2019impôt.Il 208 n\u2019y a pas d\u2019autre moyen.Emprunter?Cela ne fait que remettre provisoirement à plus tard le paiement des dépenses annuelles, tandis qu\u2019augmente le budget des intérêts.Le fardeau devient plus lourd pour l\u2019industriel.Il souhaite de maintenir le train de vie et de donner du travail, mais le cercle vicieux subsiste, et chaque dollar supplémentaire d\u2019impôt alourdit d'autant le fardeau qui pèse sur lui \u2014 et ce fardeau, dans la plupart des cas, ne peut.pas être repassé au consommateur, attendu que notre province n\u2019est pas la seule, et notre pays non plus, où il existe des industries.Il est à noter en passant que le problème ne se pose pas seulement pour l\u2019industriel ni, naturellement, pour l\u2019ouvrier, mais aussi pour le cultivateur, dont les marchés se rétrécissent de la même façon que pour l\u2019industriel.Au fait, le cultivateur n\u2019est-il pas un industrie! à sa manière?Pour revenir à la question fiscale, il faut bien comprendre que chaque dollar d\u2019impôt correspond à autant de perdu pour l\u2019industrie, et pour l\u2019ouvrier en plus, à moins que le fruit de l\u2019impôt soit consacré à des entreprises viables par elles-mêmes.Nous avons par conséquent le devoir de scruter soigneusement la dépense de tous les impôts perçus pour fins scolaires, municipales et gouvernementales.Autrement, on risque de voir le fardeau s\u2019alourdir constamment au point de devenir intolérable.\u2014 Association des Manufacturiers Canadiens, Inc.Lettres que nous recevons.M.Louis-A.Belisle, \u201cLes Affaires\u201d.QUEBEC, P.Q.Monsieur\u2014 'AI lu avec intérét votre article \u201cLes seconds violons\u201d dans le dernier numéro de votre revue et vous prie d\u2019accepter mes sincères félicitations pour les bons conseils que vous donnez à vos lecteurs.Je suis certain que Dale Carnegie n\u2019en donne pas de meilleurs.N\u2019ayant pas toujours lu les articles parus dans votre revue, je vous prie tout d\u2019abord de bien m\u2019excuser si les remarques que je vais faire plus bas ont déja fait l\u2019objet d\u2019un développement.A la page 74 du numéro précité, un de vos collaborateurs recommande de ne pas considérer le PROFIT D\u2019UNE SEULE VENTE et NE PAS PERDRE SON TEMPS À VENDRE UN ARTICLE INCONNU.Il me semble que ces conseils quoique très judicieux et fort à propos pour certains commerces auraient le tort d\u2019être trop généralisés.Ce qui est bon pour l\u2019un n\u2019est pas forcément bon pour l\u2019autre.LES AFFAIRES A titre d\u2019exemple, je veux parler d\u2019un petit restaurant du genre de ceux qui sont tenus par des milliers de Canadiens français.Comme vous le savez, certaines marques de liqueurs ou de cigarettes se chargent de faire connaître leurs produits aux acheteurs à tel point qu\u2019un restaurateur doit vendre ces produits sous peine d\u2019abandonner le commerce.Naturellement, les fabricants de ces liqueurs et cigarettes fixent un prix de ; vente aux petits commerçants de 10 à 20%, supérieur aux produits des marques inconnues fabriqués par des compagnies moins puissantes.Il s\u2019ensuit que plus le commerce est limité à quelques marques.moins le commerçant est susceptible de faire des profits \u2014 si l\u2019on tient compte par exemple que le petit commercant n\u2019est plus un vendeur mais tout simplement un commis auquel aucune initiative n\u2019est laissée.Le petit commerçant néglige ses intérêts précisément en favorisant les monopoles.Il les favorise de diverses manières.Pour économiser quelques dollars il accepte pour son magasin une grande affiche où son nom figure en caractère beaucoup moindre que la liqueur annoncée.Il accepte toutes sortes d\u2019annonces dans ses vitrines, dans le magasin ou sous forme d\u2019étalages ingénieux.Le résultat de ceci est que le client désireux de boire une liqueur en entrant dans le magasin établit son choix par les annonces qui l\u2019entourent dès son entrée.Nul doute que dans ces conditions, le commerçant est mal venu de suggérer un produit non annoncé qui lui donnerait un plus grand profit.Par contre, si vous entrez dans les restaurants tenus par des Grecs, vous remarquerez que, dans la plupart, il n\u2019y a rien d\u2019annoncé sauf les produits de leur fabrication, dont les \u201cspéciaux\u201d genre \u201csundae\u201d etc.Si vous demandez une liqueur de marque connue, il puise le sirop d\u2019un réservoir et vous fabrique la liqueur à sa \u201cfontaine\u201d.De cette façon, il augmente son profit et n\u2019est\u201d.pas esclave de la publicité outrancière.N\u2019est-ce pas.une bonne leçon de commerce que donne le restaurateur grec à la plupart des restaurateurs canadiens- français dont la \u201cfontaine\u201d consiste en des caisses de bouteilles sur la glace?Le petit commerçant, le restaurateur par exemple, aurait tout intérêt à être maître chez-lui.On conçoit difficilement qu\u2019une devanture de magasin déguisée et | \u2014 ORGANISATION et PROMOTION Le secret de l\u2019avancement, en affaires et dans les professions.Conseils, services et analyses d\u2019experts.BUSINESS PROMOTION 999, rue St-Vallier, \u2014 Québec.Téléphones 6461 et 8648 NOAA ri «Crete rte AR abot © mises \u2018Septembre 1938 placardée partout d\u2019affiches suggérant l\u2019achat d\u2019un ou deux produits seulement soit aussi efficace qu\u2019un étalage de tous les produits à vendre dans le magasin.On doute que les Maisons Dupuis Frères, à Montréal, et Paquet, à Québec, annonceraient toujours une même marchandise.Le petit commerçant ne se rend généralement pas compte de ce raisonnement.Cependant le fait est facile à constater.En vous promenant dans les rues vous trouverez certainement entre deux coins de rues un ou plusieurs petits magasins dont le but est indéfini! Sous des affiches immenses pour liqueurs et cigarettes vous ne pouvez deviner s\u2019il s\u2019agit d'un res- iaurvant, d\u2019une épicerie ou même d\u2019une pharmacie.Si cela continue ces mots n\u2019auront plus aucune signification dans la Province de Québec.Si un commerçant vend des lacets il me semble qu\u2019il doit les annoncer en proportion des autres marchandises en vente dans son magasin.Le vrai malheur pour certains petits magasins est de conserver différents produits dans leurs tiroirs sans les annoncer.Il me semble que les petits commerçants devraient, pour vendre leurs produits, s\u2019inspirer des grands magasins et des restaurateurs grecs.Le peu d\u2019argent que le petit commerçant consacrera à s\u2019annoncer et à étaler les produits en vente dans son magasin, lui rapportera profit.S\u2019il s\u2019appelle Mon- 185, Boulevard Langelier, Québec \u2014 Tél.2-6864 INSTALLATION MODERNE OUTILLAGE PERFECTIONNE Ateliers offrant l\u2019aspect de véritables établissements industriels.COURS DU JOUR ET COURS DU SOIR Diplôme Officiel Cette institution offre aux industriels des ouvriers et des techniciens qualifiés, susceptibles de devenir, par la suite, contremaîtres ou chefs d\u2019ateliers.Prospectus sur demande.209 sieur J.-H.Dupuis, il faut que l\u2019affiche principale s\u2019intitule J.-H.Dupuis, restaurateur.Les minutes qu\u2019il consacrera à étaler lui-même les produits qu\u2019il a à vendre, dans sa vitrine, lui feront faire des ventes inespérées.Il est vrai que laver les vitres et changer le papier recouvrant le fond de la vitrine n\u2019est pas souriant pour les paresseux.Dans ce cas, ceux-ci sont mieux de fermer boutique car ils ne réussiront pas d\u2019aucune façon.Recevez M.Bélisle, mes excuses pour le temps que Je vous fait perdre et l\u2019assurance de ma parfaite considération.\u2014 Albert FOURNIER, Bureau Technique Albert Fournier, Procureurs de Brevets, 934, rue Ste-Ca- therine est, Montréal.\u2014Je tiens à vous remercier très cordialement pour les excellentes suggestions contenues dans votre lettre d\u2019 hier.Si vous n\u2019y voyez aucune objection, je me ferai un devoir d'en publier le texte dans le prochain numéro des \u201cAffaires\u201d; plusieurs de nos lecteurs trouveront là de quoi s'inspirer.Il n\u2019y a pas à dire, nos commerçants \u2014 surtout dans la classe des restaurateurs à laquelle vous faites allusion \u2014 trouveraient profit à comprendre ce qu'est læ \u201crésistance passive\u201d \u2014 et cela sans avoir à se le faire dire.Il me semble que ces choses sont instinctives, que c\u2019est en quelque sorte le besoin inné de SELF- PROTECTION qui devrait empêcher notre petit commerce d\u2019être une proie facile pour les chevaliers de la publicité outrancière dont les empiètements et l\u2019audace frisent parfois l\u2019impartinence.De plus en plus, je me rends compte que le succès est le couronnement du travail; organiser sa vie, organiser son entreprise, canaliser ses énergies et les énergies de ses collaborateurs vers un but utile\u2014voilà, entre mille, des aspects du travail qui priment la routine des mori- pulations\u2026 digitales.Mais ces dernières ont leur importance.Comme vous le faites si justement observer, quelques minutes de travail manuel consacrées soit à la création d\u2019un étalage attrayant, soit à préparer quelques spéciaux qui feront au restaurateur une saine at durable publicité suffisent parfois à lui assurer le succès.Le fait de se sentir maître chez lui, d'avoir créé une marque, de maintenir la qualité d\u2019un produit qui contribue à attirer chez lui la clientèle, tout cela est la juste rétribution d\u2019un travail intelligemment dirigé et enlève au propriétaire la sensation d\u2019infériorité qui se dégage immanquablement du rôle d\u2019un simple preneur de commandes.Merci encore une fois de vos très justes observations.et, avec l\u2019assurance de ma haute considération, agréez, cher M.Fournier, l'expression de mes sentiments les plus dévoués.\u2014 L.-A.BELISLE.rrr ry 210 LES AFFAIRES Expansion du confort grâce à la publicité Re EN jour Calvin Coolidge racontait que, pendant son adolescence dans les collines du Vermont, les seules marchandises qu\u2019il voyaient étaient celles du magasin de son village.Cependant son horizon s\u2019élargit grâce à la publicité qui lui faisait désirer les produits qui tentent la jeunesse.Une fois son intérêt éveillé au confort et au bien-être de la vie, il s\u2019efforça de se les procurer.M.Coolidge affirme que la publicité est d\u2019une nécessité particulière pour le publie.\u201cIl est de toute première importance de créer un bon produit, dit-il, mais il est tout aussi essentiel de faire naître la demande correspondante.Tel est l\u2019avantage de la publicité.L\u2019accessoire de ménage le plus utile, le pneu le plus durable et la trappe à souris la meilleure au monde, comme le prétend Calvin Coolidge, ne seront jamais populaires si on ne les montre pas au publie.On ne désire pas ce que l\u2019on ignore.Un automobiliste n\u2019a jamais souhaité pour sa voiture le genou mécanique avant que la publicité ne l\u2019ait porté à sa connaissance.Et cependant quel grand progrès dans le bien-être du voyage a apporté ce mécanisme! Le progrès dans la manière de vivre fut bien lent à s\u2019instaurer au siècle dernier.Le Président Fillmore eut beau installer la première baignoire, à la Maison Blanche en 1850, le peuple ne sut pas adopter l\u2019amélioration.Et cinquante ans plus tard la baignoire était encore un objet rare dans les foyers.Son invention était un fait accompli, mais le peuple ne s\u2019en préoccupa guère jusqu\u2019au moment où la publicité intervint pour la faire vendre.Puis soudain chacun voulut posséder la sienne.Aujourd\u2019hui un logement ne saurait être complet sans une baignoire.Il n\u2019y a pas si longtemps, nos chambres de bain étaient aussi détestables que possible.Personne pourtant ne songeait à les faire belles.Puis les manufacturiers ont commencé d\u2019annoncer les tuiles artistiques, les baignoires de couleur, les plomberies améliorées, et tout le monde apprécia le confort nouveau d\u2019une chambre de bain améliorée.Nos parents et grands parents se contentaient de la nourriture substantielle et lourde de leur époque, mais nous avons appris à pratiquer un régime balancé, comportant quantité de vitamines et de minéraux.Nous recherchons encore les salades légères et bien assorties, les desserts savoureux ; ajoutons les fruits et les légumes de serres.Notre alimentation est supérieure à présent parce la publicité s\u2019est chargée de la modifier.Où en serait l\u2019industrie de la radio si les manufacturiers n\u2019avaient pas annoncé leurs appareils récepteurs?Il n\u2019y a guère plus de quinze ans, la radio était chose pratiquement inconnue dans les foyers.Les gens s\u2019en désintéressaient presque complètement.Mais l\u2019industrie au berceau est entrée dans une formidable campagne de publicité au moyen des journaux, revues, affiches et circulaires.Avec une rapidité prodigieuse les appareils ont pénétré dans les quatre cinquièmes des foyers.Il en est de même d\u2019une foule d\u2019autres articles.Des millions de personnes brossent leurs dents parce que la publicité leur vend de la pâte dentifrice.C\u2019est par la publicité également qu\u2019on a persuadé bien des enfants à se laver le cou et à manger des épinards.La vie devient plus douce à vivre non seulement par le désir naturel mais grâce à l\u2019éducation.La publicité est un des plus grands facteurs de l\u2019éducation populaire.Elle vend du bien-être.\u2014 (Short Talks on Advertising) Alfred-T.FALK.FONDEE EN 1848 La Caisse d'Economie de Notre-Dame de Québec La seule banque d'épargne à Québec et Lévis.Prenez l'habitude de l\u2019épargne régulière, et venez ouvrir un compte avec nous.Impossible de trouver un meilleur endroit pour vos économies.GARANTIE de tout REPOS Coffrets de sûreté à louer dans | les voûtes de toutes nos suceur- sales pour la garde de vos valeurs.La Banque fait des prêts sur valeurs de tout repos.SUCCURSALES DANS TOUS LES QUARTIERS DE LA VILLE Bureau-chef No 21, St-Jean z= =| rates ity ré rt tie ae men ne re Octobre 1938 211 Psychologie du contrôle CSN -OINTROLER, c\u2019est-à-dire vérifier l\u2019exécution d\u2019un ordre, signifie à vrai dire se méfier de ce que cet ordre soit exécuté convenablement ou pas exécuté du tout.Tout contrôle exprime donc a priori, que l\u2019on se méfie de la sûreté de la personne contrôlée.Cette méfiance peut avoir égard a la capacité ou a la probité serupuleuse de la personne contrôlée.Cela dépend, si l\u2019on doute de son aptitude professionnelle ou bien de son caractère.Dans le premier cas, il s\u2019agit donc d\u2019un contrôle de l\u2019aptitude, dans le second d\u2019un contrôle de caractère, et chacun des deux a un effet diffé- rent du point de vue psychologique.Le contrôle de l\u2019aptitude le plus souvent ne rencontre aucune opposition intérieure, car grâce à l\u2019ordre hiérarchique établi dans les entreprises c\u2019est le devoir des chefs de surveiller les travaux.En général, on ne se heurte donc pas à ce fait.Il n\u2019y a que les personnes trop conscientes de leurs propres aptitudes et ambitieuses par-dessus le marché, qui se trouvent blessées dans leur propre importance, lorsqu'on les contrôle.Mais, par contre, tout contrôle de la sûreté du caractère déclanche régulièrement des sentiments de malaise, lorsqu\u2019il s\u2019agit par exemple de constater, si la personne contrôlée est honnête, ponctuelle, correcte, véridique.Certains éprouvent d\u2019un tel contrôle comme une diffamation de la dignité personnelle, de la valur personnelle; comme une mise en suspicion de la sincérité, donc un manque de confiance dans la probité des actions et de la conduite.La possibilité de ces effets une fois admise, le contrôle doit se faire sous une forme tout à fait précisée.Nous distinguerons deux sortes de contrôle: le contrôle mécanique et le contrôle personnel.Sous le premier groupe nous comprenons les procédés exerçant automatiquement le contrôle de l\u2019employé.Y sont compris: les appareils enregistrant l\u2019arrivée des employés au travail, l\u2019abandon de la place de travail, la vigilance pendant la nuit (garde de nuit).La machine est inflexible, sans pitié, elle note sans aucune différence et sans égards les moindres fautes, les \u2018\u2018faits réels\u201d, contre lesquels il n\u2019y a pas de possibilité de rectification et d\u2019excuse.Elle éveille dans l\u2019homme vivant une révolte intérieure contre \u201cl\u2019objet mort\u201d, qui le contrôle.Il manque à ce système de contrôle le fait, qui est de quelque façon conciliant dans le contrôle personnel: la suprématie hiérarchique du chef.C\u2019est pour cela que le contrôleur, l\u2019employé qui n\u2019a rien d\u2019autre à faire qu\u2019à contrôler les autres, est haï par ceux-ci: il a une fonction semblable à celle de la machine morte, il doit enregistrer tout simplement les fautes.Donc, la manière la plus conforme au but à atteindre est le contrôle personnel du chef.Mais celui-ci aussi doit correspondre à certaines conditions pour ne blesser personne.Il ne doit pas être un contrôle permanent, car la pression psychique qu\u2019il exerce, peut facilement créer du dépit ou bien des sentiments d\u2019infériorité, ce qui exerce toujours une influence néfaste sur la bonne disposition au rendement.Le contrôleur donc doit avoir une technique spéciale.1° Il devrait connaître à fond les parties délicates du travail, c\u2019est-à-dire celles, qui le plus fréquemment sont exécutées d\u2019une manière insuffisante et que pour cette raison il faut savoir embrasser d\u2019un coup d\u2019oeil.Il doit diriger son attention sur elles et non sur des bagatelles.De cette façon, il diminue le temps du contrôle; 2° Il devrait faire ses observations toutes à la fois et non \u2018\u201c\u2018par étapes\u201d, c\u2019est-à-dire éviter d\u2019y revenir à plusieurs reprises pour ne pas créer des sentiments répétés de malaise et produire un effet agressif.Lorsqu\u2019un contrôle est fait discrètement comme en passant, c\u2019est bien.Le contrôle ne devrait jamais avoir le caractère d\u2019une expédition pénitentiaire.En outre, il est encore nécessaire de faire une distinction entre les individus dans ce cas.Il y a des employés qui ne supportent aucun contrôle et qui font leur besogne avec indifférence et apathie.lorsqu\u2019il y a contrôle ; il y en a d\u2019autres (plus rarement) qui aiment travailler sous un oeil surveillant et qui estiment le contrôle comme une forme de l'intérêt du chef à leur besogne.Ceux du premier type devraient être contrôlés aussi discrètement et rarement que possible, ceux du second au contraire devraient l\u2019être ouvertement et fréquemment.Et la règle principale concernant le contrôle devrait être pour les chefs d\u2019entreprises: \u201cCe que l\u2019on croit gagner de valeurs réelles en contrôlant, on peut le perdre en blessant la sensibilité humaine\u201d.\u2014 Dr phil, Franzis- ka BAUMGARTEN-TRAMER, priv.docente à l\u2019Université de Berne (Suisse) dans \u201c\"METHODES\u201d LR Rs SRE ee te SALE 0 eee 212 L'accent circonflexe E signe orthographique présente des particularités qu\u2019il est bon de connaître.Nos grammaires en donnent peu; cependant la Grammaire française publiée par Une réunion de professeurs est bien explicite à ce sujet.Les règles grammaticales énoncées dans l\u2019article suivant ont été puisées dans ce manuel.Elles intéresseront les dactylos et les correspondanciers de nos maisons d\u2019affaires.Etymologie.\u2014 Circonflexe, du latin circumfleœus : de circum, autour, et flectere, plier fléchir.Historique.\u2014 Le vieux français n\u2019employait pas les accents ; les grammairiens de la Renaissance introduisirent ceux dont les Grecs se servaient pour marquer l\u2019accentuation tonique, mais l'usage en fut tout diffé- rent.L'accent circonflexe était mis, au XVIIe sièzle, sur ell, pû, reçû, toûjours, plitost, il dit, ete.; il fut aussi employé, au XVIIIe siècle, dans les syllabes longues pour remplacer une s ou toute autre lettre: être (estre), fête (feste), voûte (voulte).Emploi.\u2014 L'accent circonflexe se met sur certaines voyelles longues.\u2014 Ex.: Pâté, tête, apôtre, voûte.L'accent circonflexe indique ordinairement la suppression d\u2019une lettre dans une syllabe longue: 1° Suppression de s, ce qui est le cas le plus fréquent : Pâques (pasques), épître (épistre): 2° Contraction de deux voyelles: âge (aage), câble (caable), piqûre (piquure,), mûr (meur) ; 3° Suppression de l\u2019e muet après une voyelle : assid- ment (assiduement), dévoitment (dévouement.Quelquefois, tout en remplaçant une s, l\u2019accent circonflexe n\u2019indique pas une voyelle longue : hôpital (hospital).Dans quelques mots, au contraire, l\u2019accent ne remplace pas une lettre, mais il indique une syllabe longue en latin ou en grec: Suprême (lat.supremus), dôme (gr.dome).Dans les mots dérivés, l\u2019accent circonflexe disparaît quelquefois : Cône, conique; pôle, polaire.\u2014 Quelquefois aussi l\u2019s étvmologique supprimée reparaît: fête, festival; répondre, correspondre; épître, épistolaire.On dit quelquefois en parlant des lettres mêmes qui portent l\u2019accent : un é aigu, un à grave, un Î circonflexe.L'accent circonflexe est parfois omis dans les mots LES AFFAIRES suivants, par suite d\u2019ignorance ou de négligence.Acre (1) Août Apparaître (2) Arrêt Arrêter Assidûment Bâäbord Bâche Bâcler Bâtir, bâtisse Bâtonner Benoît Bientôt Bleuâtre (3) Boîte, boîtier Câble, câbler Câblogramme Chaîne Châssis Flâner i, Forét (non foret, perceuse Fraiche, fraicheur Fit (substantif) Gâcher, gâchis Gaîment ou gaiement Gaîté ou gaieté Gâter Goût Grâce (mais non gracieux) Häâbler, hâbleur Hâtif, hâtivement Hôtel, hôtelier Hôpital Hôte Huître Impôt Chômage, chômeur et chô-Infâme (mais non infa- mer Clôturer Comparaître Connaître Cône (mais non conique) Conquête Contremaître Contrôle Côte, côté (non cote, prix) Coût, coûter, coûteux Croître (4) Dégât Démêler Dépôt Dévoûment ou dévouement Plutôt, plus tôt Dôme Dû (au maseulin sing.) (5) Pôle (non dans polaire) Encâblure Emboîter Entraîner Entrepôt Epître Extrême (6) mant, infamie) Intérêt Interprêter Jeûne (non dans déjeuner) Maître Méconnaître : i Mêler (6) Nôtre (le), le vôtre Pacôme Paraître Pâturage Plaît (7) an amet a rate Poêle Prêt Protêt Râteau, râtelage Rebâtir ! 1 rel 1 Rafraîchir Reconnaître i \u2014\u2014 masser on a ont i mmr, Octobre 1938 Remerciment ou Surcroît remerciement Sûrement Reparaître Sûreté Revêtir Tâtonner Salpêtre Tôle Sitôt Traîner Sûr (être certain) Voûte L\u2019Académie a supprimé l'accent circonflexe dans les mots ile et presqu\u2019ile.On abuse de l'accent circonflexe dans certains mots.J\u2019en mentionne quelques-uns: arome, axiome, Chrysos- tome, chahut, chute, coteau, déchet, égout, grume, havre, otage, paquebot, prote, pupitre, quote-part, raiis- ser, réclame, système, tome, trève, usure, zone, etc.(1) \u2014 Dans les mots âcre, bâiller, châsse, côte, jeûne, mâtin, tâche, mûr, sûr, l\u2019accent tient lieu, pour plusieurs, de la lettre étymologique, et sert en même temps à distinguer ces mots de leurs homonymes : acre (mesure 213 é de terre), bailler (donner), chasse, cote, jeune, matin, pécher tache, mur, et sur (prép.et adp.) (2) \u2014 On met l\u2019accent circonflexe dans les verbes en aître et en oître, quand l\u2019?est suivi d\u2019un t: il paraît, il dé- croitra.(3)\u2014Les mots terminés par âtre prennent tous l\u2019accent circonflexe, excepté quatre, battre et ses composés.(4)\u2014Dans le verbe croître, aux formes homonymes de croire, on emploie l\u2019accent circonflexe: je croîs, tu erûs, il a cri.(5)\u2014On met l\u2019accent circonflexe dans les participes dû, redû et mû, au maseulin singulier.(6)\u2014D'ans les dérivés, l\u2019accent cirzonflexe disparaît quelquefois ou se change en accent aigu.\u2014 Ex.: Grâce, gracieux; cône, conique; côte, coteau; Pôle, polaire: jeûne, déjeuner; mêler, mélanger; extrême, extrémité, suprême, suprématie.(7)\u2014On emploie l\u2019accent circonflexe dans il plait et ses dérivés complaît, déplaît.\u2014 Adjutor FRADET Salaires et Publicité A publicité est florissante en notre pays, et elle a un but bien défini, Sa raison d\u2019ê- tre, c\u2019est qu\u2019il existe quelqu\u2019un qui veut nous vendre le Jello, les automobiles \"Ford, la gomme Spearmint, la dentifrice Pepsodent, des Frigidaires et des oranges Sunkist.On sait que la publicité stimule la vente de ces objets et de nombre d\u2019autres ; on sait aussi qu\u2019elle procure un service d\u2019information appréciable au consommateur.Tout cela est bien normal, mais avez-vous jamais réfléchi aux avantages de la publicité pour votre revenu personnel?Quelle que soit votre occupation, il existe un rapport entre votre salaire ou vos gages et le volume de publicité faite par les manufacturiers et les marchands de partout.Cette affirmation vaut la peine d\u2019être discutée.La production et la consommation de l\u2019Amérique pour chaque homme, femme et enfant égalent deux fois celles des autres principaux pays du monde.Et la raison de ce fait ne vient pas seulement de ce que nous soyons riches de ressources naturelles, ni que nous ayons une force supérieure d\u2019invention ou d\u2019organisation.C\u2019est principalement que nous aimons nous procurer les commodités de la vie, que nous avons l\u2019ambition et l\u2019énergie individuelles de nous les procurer.Le pouvoir d\u2019achat des Américains trouve continuellement son emploi et il évolue très vite.C\u2019est ici qu\u2019entre en jeu la publicité.Elle crée le désir d'articles nouveau et stimule l\u2019ambition d\u2019un \u201cstandard\u201d de vie plus élevé.L'achat d\u2019un nouveau tapis de vivoir, d\u2019une automobile, de vêtements meilleurs, ou encore l\u2019amélioration du menu au déjeuner sont souvent attribuables aux suggestions qui vous viennent de la publicité.Celle-ci inspire des millions d\u2019achats.Quand le volume de l\u2019achat augmente, les affaires sont bonnes et l\u2019emploi prospère.Ce n\u2019est pas seulement la richesse du consommateur mais aussi son désir d\u2019acheter qui amènent la production intensive des manufactures.On n\u2019a jamais connu de plus grand stimulant du désir d\u2019achat que la publicité.Le lancement des industries dépend d'elle On construit une manufacture de rasoirs électriques fort commodes, dont personne n\u2019a encore entendu parler.À peine quelqu\u2019un voudra-t-il acheter cet appareil avant que le manufacturier n\u2019ait, dans une campagne nationale de publicité, expliqué les avantages de ce rasoir.Presque immédiatement après, des milliers d\u2019hommes l\u2019achèteront, ve qui augmentera la production de la manufacture.Il en résulte une foule d\u2019emplois nouveaux pour nombre d\u2019ouvriers et de voyageurs.La publicité a édifié bien des industries, des grandes et des petites.Elle a de même profité à d\u2019innombrables entreprises anciennes.C\u2019est un profit direct pour la matière première et autres industries connexes.Ce qui signifie dans chaque cas augmentation de I\u2019emploi et du salaire.Toute notre vie économique se ressent de cette poussée, notre pouvoir national d\u2019achat s\u2019en va grandissant, et le revenu de chacun en est accru.La force de distribution de la publicité est des plus importants parmi les divers facteurs qui ont concouru à nous donner le plus haut niveau de salaires au monde, avec un pouvoir d\u2019achat égalant deux fois et demie celui de l\u2019Allemagne, enfin des salaires dix fois plus élevés qu\u2019en Russie.La publicité a, de plus d\u2019une façon.contribué à la hausse de la liste de paye.\u2014 (traduction) Alfred T.FALK.Copyright 1938, Advertising Federation of America, rae 214 Nos positions LES AFFAIRES dans l\u2019assurance sur la vie Le public a dû accueillir avec plaisir, sans aucun doute, la nouvelle de la fondation d\u2019une compagnie d\u2019Assurance-vie canadienne-française, telle ia Lauren- tienne, nantie de ses Lettres Patentes le 3 mars 1938, avec un capital autorisé de un million réparti en 10,000 action: de $100 chacune, valeur au pair.La preuve en est que cette entreprise est dorénavant assurée du plus vif succès, selon les témoignages des plus avertis en matière d\u2019assurance sur la vie.D\u2019ailleurs, on a pu lire son intéressant et si instructif prospectus.Les intéressés, qui l\u2019ont feuilleté, savent à quoi s\u2019en tenir sur la valeur des hommes qui la dirigent et sur les bénéfices qui en déccu- leront.Ce préambule nous amène inévitablement à découvrir nos positions exactes dans le domaine de l\u2019Assurance sur la vie.A parler franc, M.Victor Barbeau, le comptable de notre faillite économique, a passablement négligé dans Mesure de Notre Taille de s\u2019attarder au bilan tragique de notre recul dans l\u2019as- surance-vie.À peine quelques mots en tête d\u2019un chapitre: notre part, micres- copique.C\u2019est tout comme épitaphe.Pourtant, il y avait là matière à réflexions tassées.On sait, en effet, quel formidable monopole à pyramidé en Canada avec les bas de laine des assurés.A l'heure actuelle, il occupe le sommet de la finance au pays; il soutient les textiles, les pulperies, les pouvoirs électriques; il prospère en particulier dans la province de Québec où depuis de nombreuses années il fait le lit de notre servitude.Ce qui semble\u2019 inexplicable dans cette course à l\u2019argent, c\u2019est cette indifférence des Canadiens-français à n'avoir pas participé à la marche aux affaires au temps où diverses compagnies étrangères venaient s\u2019établir dans le Québec en même temps que nos compatriotes anglais fondaient des compagnies d\u2019assu- rance-vie.Les possibilités s\u2019offraient magnifiques alors; notre peuple grattait moins la piastre que de nos jours et l\u2019argent roulait dans ses doigts.C'était le moment d\u2019investir des capitaux dans des firmes nationales au lieu de les placer dans des exploitations étrangères.En tout cas, soit par manque de confiance dans les qualités de nos compatriotes, soit par défaut de patriotisme, tout en croyant agir dans le sens de nos intérêts par l\u2019encouragement aux autres, nous avons forgé nos chaînes; nous avons porté nos épargnes chez des financiers \u2014 anglo-canadiens qui, plus intelligents, les ont fait servir selon leur bon plaisir, les ont exportées à l'extérieur, les ont prêtées de nouveau aux leurs.Donnant toujours et jamais ne recevant, les Canadiens français ont perdu peu à peu les positions auxquelles ils pouvaient aspirer, avec la conséquence logique qu\u2019ils ont enregistré de nombreuses faillites, non pas qu\u2019ils manquaient du sens des réalités, mais parce qu\u2019ils s\u2019étaient privés du capital, nerf de la guerre, qui leur aurait permis de lutter loyalement contre les entreprises concurrentes.Leur crédit depuis des années ils l'avaient annihilé par des placements dans des industries rivales des leurs.Rien d\u2019étonnant, done, si parfois, ils aient dégringolé tête première dans la banqueroute.Il fallait s\u2019y attendre.Mais ce serait une malhonnêteté de prétendre que les Canadiens français sont incapables de réussir en affaires.Faisons confiance à ceux qui se présentent avec les garanties de sérieux et de compétence, non au premier individu qui veut vendre des réfigérateurs aux Esquimaux, et l\u2019on verra si vraiment nous sommes si inférieurs que ça ! Quoi qu\u2019il en soit, dans le domaine spécifique de l\u2019Assurance sur la Vie, nous sommes restés \u2014 si désagréable que puisse être cette vérité \u2014 gros Jean comme devant, et nous avons eu contre nous tous les rieurs.Les statistiques sont d\u2019excellents galons et elles nous renseignent à sohuait sur la mesure de notre taille, à défaut de celle de notre tête.Compagnies étrangères Nombre .,.45 Recettes en 1936 .$ 51,547,520.81 Déboursés .$ 89,560,968.34 Ass.en vigueur .$1,725,809,627.00 Compagnies Can.-Fr.Pet.2 Cee eee ee.4.200% $ 789,040.42 .,.1.39% $ 419,017.64 ., .1.04% $29,589,022.00 .1.68% Quand un peuple dépose depuis des années cinquante millions de ses épargnes dans les coffres des profiteurs anonymes, quand il s\u2019engage à débourser ces sommes durant dix, vingt et trente autres années à venir, lui, comme dit Barbeau, qui se croit le nombril du monde \u2014 les endormeurs lui ont chanté su* tous les tons sa supériorité spirituelle sur ses co-habitants \u2014, il ne doit pas s\u2019étonner de sa dégringolade sur les pavés de la bourse.Et M.l'abbé Groulx n\u2019a pas tort d\u2019ajouter en marge de cette lamentable infériorité: \u201cDe notre propre domaine, de notre propre travail, du notre propre épargne, nous bâtissons notre servitude économique\u201d, Le doctrinaire avive une plaie douloureuse, mais c\u2019est un fait que nous avons été les artisans de notre malheur pour n\u2018avoir pas accordé l\u2019aide nécessaire à nos compatriotes, quand le besoin s\u2019en faisait sentir.Ne nous en prenons pas, de grâce, à l\u2019Etranger, mais à nous-mêmes.Les grands coupables, c\u2019est nous et seulement nous.Par ailleurs il ne faut pas nous décourager.Le découragement, ça ne vaut pas un liard.Nous pouvons et nous allons reprendre les positions perdues, ne arriére es ; { ! i ee fea BAe lm Ab a A Cm ee benstd Octobre 1938 A la condition d\u2019agir comme des êtres intelligents.Nous désirons tous d'un grand désir la renaissance économique de notre petite patrie.Moins par xénophobie que pour notre propre intérêt, encourageons alors nos compagnies d\u2019Assurance.Faisons confiance à ceux qui tentent la reconquête de nos marchés.Activons le succès, déjà si prometteur, de la Laurentienne.Le champ est vaste et le danger de la concurrence n\u2019existe pas entre les entreprises de chez nous; il y a place pour cing autres compagnies d'assurance sur la vie et le succès de celle-ci profitera au succès de celle-là.Surtout, encourageons les Canadiens- français qui lancent une nouvelle compagnie du genre.Les placements effectués sont des plus solides et des plus rémunérateurs.Cela tient à la surveillance étroite qu\u2019exercent sur elles les gouvernents fédéral et provincial.Pour sortir de notre misère, ne nous laissons pas abattre par les dégonfleurs professionnels qui toujours nous servent :a pilule et aux autres le jujube.Nos compagnies méritent mieux que de faire tapisserie dans la cuisine de la servante pendant que leurs rivales intéressent le maître de la maison.Un peu de fievie s\u2019il vous plait !\u2014Marcel REINHARDI.(Communiqué) L'état des affaires Les facteurs généraux traçant l\u2019orientation hebdomadaire de la situation économique ont montré un léger déclin pendant la semaine du 15 octobre, comparativement à la semaine précédente, mais ils accusent encore une avance sur la semaine correspondante de 1937 alors qu\u2019un léger recul se faisait sentir.Des gains ont été enregistrés dans le rendement capitalisé des obligations, les prix de gros et le cours des actions ordinaires, tandis que les chargements da wagons, les compensations bancaires et l\u2019activité spéculative sont descendus à des niveaux plus bas.Quatre des six facteurs de l\u2019indice sont supérieurs à la période correspondante de l\u2019an dernier, les chargements de wagons et les prix de gros étant les exceptions.Le trafic-marchandises de la quarantième semaine s\u2019est établi à 60,627 wagons, contre 61,925 wagons la semaine précédente.Ce déclin hors de saison réduit l\u2019indice de plus de trois points et le place à 77.8.Les chargements de blé de la division de l\u2019Ouest ont montré une diminution de 3,050 wagons au cours de la semaine, bien qu\u2019ils soient encore de 6,549 wagons plus considérables que la semaine correspondante de 1937.Le gain cumulatif dans le mouvement du grain cette année est de 43,544 wagons, montrant le bénéfice considérable que les bonnes récoltes ont apporté à l\u2019industriv des transports.Le bois de pulpe et le minerai sont les seules autres denrées à montrer des augmentations sur les totaux de 1937.Les expéditions de charbon, de pulpe et papier et de denrées diverses ont été désappointants cette année.Les prix de gros des denrées ont été légèrement plus fermes pendant la semaine terminée le 14 octobre alors que l\u2019indice s\u2019est maintenu à 74.3 contre 74.2 la semaine précédente.Les grains sz sont maintenus et les métaux non ferreux ont révondu aux programmes accélérés d\u2019armement, pendant que l\u2019épuisement des stocks stimulait la demande.La décision des principaux producteurs d\u2019enlever les restrictions sur la produe- tion de cuivre indique la perspective actuelle pour ce métal.D\u2019un autre côte, le bétail et les viandes ont été à la baisse.A la bourse de Winnipeg tous les prix du grain, ont montré des avances.Le blé No 1 Nord a augmenté de 156 pour atteindre 67%, tandis que l\u2019avoine No 2 C.0.a augmenté de % de cent pour s\u2019établir à 28%.L'orge a été forte ct avec une avance de 25 atteignit 377, tandis que la graine de lin et le seigle montrait également des hausses.Les bouvillons moyens ont baissé de 12 ets à Toronto pour s\u2019établir à 5.13, tandis que les porcs à bacon ont fléchi de 25 cents à $8.25, l\u2019offre suffisant à la demande raisonnable.\"Un fort mouvement de hausse s\u2019est fait sentir dans tous les métaux.La fonte en gueuse No 2 a monté d\u2019un doi- lar au cours de la semaine et s\u2019est hissée à $21.Le prix des métaux communs a augmenté brusquement à Londres jusqu\u2019au 17, alors que le cuivre électrolytique atteignit le haut niveau de £53 153, mais une réaction s\u2019est fait sentir le 18 et le prix est revenu à £5 010s.L\u2019étain, le plomb et le zinc ont monté au cours de la semaine.À New-York, le prix du cuivre d\u2019exportation a atteint 11.15 le 18, contre 11.10 la semaine précédente.Le plomb s\u2019est maintenu tandis que l\u2019étain et le zinc ont avancé légèrement.Le cours des obligations du Dominion s'est raffermi du\u201ca-t la semaine et des gains fractionnaires se sont produits ici et 1a.L'indice du rendement capitalisé se plaçant à 157.7, avec un gain de 215 près de 2 p.c.sur la semaine précédente et d'environ 10 p.c.sur la semaine correspondante de 1937.La disparition de la menace de guerre en Europe centrale semble avoir eu un effet salutaire sur le marché des obligations.Le cours des actions ordinaires a fait un gain pour la deuxième semaine consécutive, bien que ces gains soient plus modérés et que les transactions soient beaucoup moins considérables que la se- .maine terminée le 6 octobre.Des avances quotidiennes sont notées dans l\u2019indice général de 95 titres d'action ordinaire, excepté pour mardi le 11 octobre, alors qu\u2019une réaction survint dans les titres industriels et que l\u2019indige général tomba d\u2019une fraction.Dans la section industrielle, tous les sous-groupes, excepté la minoterie et les textiles, montrent des avances nettes.Les mines sont en tête, l\u2019avance nette étant de 31 points pour la dernière journée de la semaine, tandis que des gains étaient moins forts dans la machinerie et l\u2019outillage, les liqueurs, les huiles et les aliments.Les émissions d\u2019énergie furent les seules utilités à montrer une avance.Le résultat net est que l\u2019indice des actions ordinaires s\u2019est maintenu à 110 la semaine du 15 octobre, contre 105.9, la semaine d\u2019avant, ce qui représente un gain de 4 p.c.L'indice a maintenant dépassé le niveau de 1937 pour la première fois cette année, le gain sur la semaine correspondante de 1937 étant de 1.8 p.c.L'indice hebdomadaire, basé sur les six facteurs susmentionnés, s\u2019établit à 109.1 pour la semaine du 15 octobre, i} 216 LES AFFAIRES Y a-t-il quelque chose a faire ?Monsieur le rédacteur, On s\u2019accorde à reconnaître que c\u2019est dans les périodes d\u2019évolution, de changements, voire de bouleversements généraux, que se décide le sort des collee- tivités, tout comme celui d\u2019ailleurs, des individus.Cela est surtout vrai dans le domaine économique.Chez nous, où la position de notre groupe ethnique se révèle si particulière, le réveil qui se manifeste de plus en plus grâce à certains groupes mérite d\u2019être poussé, d'ê- tre encouragé et, surtout, dirigé vers un but bien défini.Il ne s\u2019agit pas 1ci de récriminer contre nos compatriotes de langue anglaise, de lancer contre eux l\u2019accusation, hélas! trop souvent entet- due, de s\u2019être emparés de ce qui nous appartenait, de nous avoir spoliés, comme on l\u2019a même dit; il s\u2019agit beaucoup plus simplement de sauvegarder nos propres intérêts, après s'être rendus compte que nous avions des intérêts et que ces intéréts-la, nous les avions trop longtemps négligés.On dit souvent: \u201cNous, Canadiens français, vivons sous une dictature économique; telle et telle industrie appa:- tiennent exclusivement à telle nationalité; nous n\u2019y avons aucune part; les nôtres y comptent pour absolument rien du tout\u201d.Nous parlons très haut et très fort; nous lançons même des aceu- sations.Voyons un peu.Les gens qui dominent ces industries ne se sont certainement pas éveillés, un bon matin, Avec une usine en phæine marche, d\u2019où sortaient des produits que les marchands venaient s\u2019arracher.Comme des hom- EGOLE SUPÉRIEURE DE COMMERCE DE QUEBEC, INC.(affiliée à l\u2019Université Laval) © Etudes couronnées par le BACCALAUREAT et par la LICENCE en SCIENCES COMMERCIALES.mes d'affaires qui se respectent, ils ont étudié les possibilités économiques du pays, ou, dans le cas qui nous occupe, de notre province.Ils se sont dit: \u201cIl existe un marché pour tel produit, et ce produit, nous pouvons le manufacturer à des conditions avantageuses\u201d.:Puis ils se sont mis à la tâche.Et c\u2019est ainsi qu\u2019ont surgi tant de grandes industries.aujourd\u2019hui prospères.Nous ne pouvons même pas dire que les fondateurs de ces dernières ont été nos heureux concurrents; car, où et quand avons- nous fait mine de les concurrencer ?Aujourd\u2019hui, nous les envions, nous prononçons beaucoup de discours, mais à part quelques exceptions rarissimes.nous ne faisons rien.Si nous ne nous cecupons pas de nos propres affaires, si nous n\u2019apprenons pas à penser pour nous, si nous n\u2019avons pas le courage ou la vision de prendre des initiatives, qui le fera pour nous ?Malgré la position inférieure dans laquelle nous nous trouvons, et que tout le monde admet, il n\u2019est pas toutefois trop tard pour faire quelque chose.Dans le domaine économique, celui qui nous préoccupe, il est toujours possible de réussir.Un peu de vision, et beaucoup de courage dans l\u2019initiative, peuvent encore nous donner la place que nous déplorons ne pas occuper.Il suffit de le comprendre, de la vouloir et d\u2019y travailler.Il faut aussi savoir comment s\u2019y prendre.En partant de ce principe que certaines régions importent la totalité d\u2019un produit dont la consommation est considérable, on peut facilement en con- clure que ces marchés, et ils sont nombreux chez nous, invitent naturellement des industries bien définies.Il s\u2019agit alors que, dans un comté, un groupe d'hommes d\u2019affaires prennent la peine de se demander si c\u2019est le cas chez eux.Quels sont les produits dont la totalité est importée dans leurs maisons de commerce ?La quantité consommée en est-elle suffisante pour justifier la création d\u2019une usine, d\u2019une manufacture.Si oui, les marchands sont-ils disposés à acheter de cette usine ou de cette manufacture lorsque la production sera en marche ?C\u2019est là un travail d\u2019organisation relativement facile.Des initiatives semblables, multipliées un peu partout, mettraient vite un grand nombre de régions de la province sur un pitd économique avantageux: taxes, augmentation du nombre de salariés, etc.Pourquoi ne se mettrait-on pas à la tâche tout de suite ?\u2014 D.BARIL, avocat, 418 rue St-Sulpice, Montréal.ACADEMIE COMMERCIALE (affiliée à l\u2019Université Laval) Préparant directement à PEcole Supérieure de Commerce de Québec.COIN COOK et AVENUE CHAUVEAU a oe ERTL LA Huile et Graisse Accumulateurs Kendall U.S.L.Comstrudte pour durer L'hsdlo Ao 2,000 milles assy osurpine DE FORCE a, Pneus | PRODUITS PYRENE | | | General Chaînes \u2014 Norwesco Dual GRIP \u2014 Duel BALLOUS Equipement contre JUMBO (OZ CAMIONS ET AUTOBUS | incendie.| Aourrures JCMAMPOUX PARENT | 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