Les affaires : a magazine of business, 1 mai 1939, Mai
[" pe 32 & Préparez vos fils a la vie des affaires Ce que nous pouvons faire pour favoriser l'industrie du tourisme * Aurons-nous l'inflation ?Les concours de ventes Oc * Pourquoiles taux d'assurance contre les accidents d\u2019autos sont-ils si élevés ?LOUIS YA®@BELISLE( a EDITEUR Rous vous préparons le terrain! «| al Voici deux des séries d\u2019annonses que la Maison Elzéar Fortier Limitée publie actuellement dans les quotidiens afin de favoriser la vente de ses liqueurs.C\u2019est aux détaillants qu\u2019il appartient de tirer parti de ces annonces.Le public étant préparé par ces annonces, le détaillant n\u2019a qu\u2019un tout petit effort à faire pour orienter les achats du bon côté.Recommandez x demandez Le à vos pra | LIQUEURS - clients EXIGEZ LES - SI LIQUEURS FORTIER les chez les restaurateurs .ou votre épicier.; PURES - É SAINES et désalterantes pour tous les GOUTS ! * Limonade Vichy * Ginger Beer * Ginger Ale * Cream Soda * Iron Brew * Eau Saline * FOR-COLA 5 Exigez-les de votre\u201d épicier et restaurateur ELZ.FORTIER Ltée EE LIQUEURS Fortier ELZ.FORTIER LIMITEE 115, RUE ST-DOMINIQUE QUEBEC a - VOL.XII MAI 1939.Z AFFAIRES Le magazine national des hommes d\u2019affaires canadiens de langue française.Organisation et gestion des entreprises.\u2014 Publicité.\u2014 .Vente.\u2014 Etalages.\u2014 Comptabilité, \u2014 Psychologie appliquée aux affaires.\u2014 Efficience.\u2014 Méthodes de bureau.\u2014- Correspondance commerciale.\u2014 Actualités économiques et commerciales.SOMMAIRE \u2014 MAI 1939 ARTICLES \u2014 Aurons-nous linflation?\u2014 Ls.-A.Belisle .cc.ol 74 L'orientation de la jeunesse vers les carrières économiques.\u2014 Henri Clément .\u2026 corses ever ore 15 L\u2019industrie se maintient mieux que l\u2019agriculture \u2026.\u2026 78 Pourquoi les taux d\u2019assurance contre les accidents d\u2019autos sont-ils si élevés?\u2014 René Simard .19 Les concours de ventes \u2014 Suggestions et avertissements 82 Préparez vos fils à la vie des affaires \u2014 G.-S.Viereck \u2026 84 Nos lecteurs nous écrivent.cc.coos cover eerie erie oe 88 Le voisin en a \u2014 pourquoi pas moi?\u2026\u2026.cc.ees veu 88 De petits services augmentent la clientèle \u2026\u2026.89 Le bureau des \u201cdisparus\u201d .cc.veer vier reine connie veins eee 90 : Quelques mots sur les étiquettes .eee oes couue 90 II faut $20,000 de capital pour fournir du travail a un TL OUVTIET .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0+ vovore secour vovrre severe vhrvce errors seance v000e 91 Ce que nous pouvons faire pour favoriser l'industrie du tourisme.\u2014 Guy Bousquet .\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026e en 9 ANNONCES \u2014 Elz.Fortier Limitée .cc.veins 2e page de la couverture J.-E.Laflamme, Limitée .ccc.cover vier vosves cries cvs 74 Introduction à l\u2019étude de la Comptabilité \u2026\u2026 \u2026\u2026 \u2026\u2026.\u2026\u2026.76 Madden & Fils Limitée .\u2026\u2026 .\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 + veosce serrer sven eons 80 \u2018Universal Book Mart .cc.\u2026\u2026.s\u2026\u2026.00 serres inne voness vson0s sou 90 Raoul Tardif .cc.\u2026\u2026 rere cree cerns iii aonnve sovven voue 95 Champoux & Parent Enr.3e page de la couverture J.-0.Nadeau .\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u20260 s0000s cones coven 3e page de la couverture Ecole Supérieure de Commerce de Québec 4e page de la couv.National Breweries Limited \u2026\u2026 \u2026\u2026 4e page de la couverture LES AFFAIRES, revue d'action économique, publiée mensuellement par Louis-A.Belisle, A.C.B.A.Imprimée aux ateliers de La Semaine Commerciale, à 4, rue St-Jacques, Québec, P.Q.(Case postale 100, Station B).Téléphones: le jour 2-1344: le soir 3-2922 Les articles que contient cette revue vont protégés par un droit d'auteur.ABONNEMENT Canada, un an: $2.00 Etranger: $2.50 D'UNE \u201cAFFAIRE\u201d À L'AUTRE UAND Robinson Crusoé échoua sur son île déserte, son premier souci fut de ne pas mourir de faim, Si ingénieux que fussent ses efforts en vue d\u2019améliorer ses conditions de vie, il n\u2019aspira jamais à industrialiser son \u201cunivers\u201d, tant était urgent le besoin de voir aux nécessités de son existence.L'histoire de Robinson est un peu la nôtre.Depuis près de deux siècles nous avons été laissés à nos propres ressources dans un mays de colonisation.Le vieux continent est habité par des humains depuis plusieurs centaines de siècles.Les conditions de vie y ont-elles beaucoup supérieures aux nôtres?Pourtant, on nous taxe d\u2019infériorité économique.On nous compare à des voisins que favorisent et le climat et les.richesses et le nombre.Oublie-t-on qu'après la conquête, nous étions non seulement des défricheurs, ignorants et abandonnés, mais encore des vaincus ?Pour être partis de si bas, dans un milieu hostile, je trouve que nous nous sommes pas mal tirés d'affaire jusqu\u2019à présent.Que nous manque-t-il pour égaler les vainqueurs de 1760?Bien peu de choses .beaucoup de choses! Ce qui nous manque le moins, c\u2019est la bonne volonté, l'ambition, une certaine adresse, beaucoup de talents et de dispositions natives; dans un autre ordre d'idées, des ressources naturelles en abondance, de la main d\u2019oeuvre et le désir de travailler, de faire aussi bien que nos compatriotes mieux favorisés.Ce qui nous manque le plus, c\u2019est une élite de chefs véritables, de compétences réelles; c\u2019est LE MARCHE, solidaire de la population; c\u2019est la centralisation de nos capitaux aux mains des hommes les plus qualifiés pour en assurer l\u2019utilisation au mieux dans nos industrie, qui souffrent, en général, de sous-capitalisation; c\u2019est encore une coopération plus étroite entre tous ceux qui contribuent à l\u2019activité des affaires.De toutes ces déficiences, c\u2019est la faible densité et le chiffre restreint de notre population qui entravent surtout notre avancement économique.À mesure que ce chiffre augmente, il est réconfortant de constater que nos progrès industriels suivent.Ces progrès marchent aussi de pair avec \u2018notre affranchissement graduel des strictes nécessités de la vie.Puisqu'en dépit des vicissitudes économiques et du fardeau toujours plus lourd des immôts nous allons de l\u2019avant au lieu de régresser, il n\u2019y a pas lieu de critiquer autant qu\u2019on s\u2019y complaît en certains milieux notre prétendue infériorité économique : nous ne faisons que suivre la courbe normale des nations jeunes.Nous saurons nous adapter aux conditions nouvelles qui surviendront comme nous avons su nous adapter aux circonstances imprévues et souvent très favorables du passé.© Louis-A.BELISLE. 74 LES AFFAIRES Aurons-nous l'inflation ?7 a LUS que jamais on parle d\u2019armements et de guerre.Mais, pas plus que les élections, une guerre ne se fait avec des prières.Qu\u2019adviendrait-il de notre ossature financière déjà pas mal disloquée si une guerre éclatait ?En toute propabilité, nous serions acculés à l\u2019inflation.Les pays ,incapables de faire face à leurs obligations avec le numéraire normal, se verraient amenés à émettre des billets en nombre croissant.Une prospérité factice, comme nous en avons déjà eue, s\u2019étalerait sur les pays.Les prix monteraient en proportion directe du volume de l'inflation.Les pommes de terre, que nous payons actuellement $1.75 le sac, pourraient atteindre $6, $8, $12 et plus suivant le degré d\u2019inflation.Tous les autres produits s\u2019élèveraient proportionnellement.Pourquoi ?Parce que le chiffre des billets de banque en cireu- lation se trouverait trop élevé par rapport à la valeur réelle des choses.La valeur réelle reste la valeur réelle.Si le papier monnaie en circulation montait à deux fois son chiffre actuel, il faudrait, théoriquement, que le prix des choses s\u2019élève à dix fois ce.qu\u2019il est.On se rend compte tout de suite qu\u2019à ce régime, ce sont les gens les plus endettés qui y gagneraient le plus en apparence.En réalité l\u2019inflation équivaut à la ruine des éléments les plus sains d\u2019une co4ectivité.Celui qui doit aujourd\u2019hui $10,000 doit $10,000 en monnaie courante.Il pourra repayer avec la même monnaie courante dans deux ou trois ans d\u2019ici, disons- Mais alors, $10,000 n\u2019achg:eroift que 1,000 sacs de pomme de terre si celles-ci valent $10 le sac, alors Tél.2-1264 \u2014 2-1265 Lévis: Tél.738J $& La/lamme, Jonits LE.Lai , Lémilée Courtiers en Obligations 15, SAULT-AU-MATELOT, QUEBEC qu\u2019aujourd\u2019hui les mémes $10,000 peuvent en acheter environ 6,000.Il en serait de même des gens qui doivent recevoir des sommes importantes, qui ont de l'argent en banque, qui ont des titres à revenus fixes.Ces titres n\u2019étant que du papier et l\u2019intérêt qu\u2019ils rapportent étant fixe, ils ne seraient pas très affecté: par l'inflation.Une obligation de $100 à 4% ne rapportera toujours que $4 par année, que ces $4 achètent trois sacs de pommes de terre ou seulement les 2/5 d\u2019un sac.Par ailleurs, les actions ordinaires se ressentiront des moindres traces d\u2019inflation monétaire: c\u2019est que les actions ordinaires sont étayces par l\u2019actif des entreprises qui les émettent.Or, comme l\u2019actif est censé être tangible et est censé également être un instrument de production, sa valeur doit nécessairement suivre une courbe parallèle à la valeur de cette même production.En revanche, un régime d\u2019inflation serait le signal de la ruine des épargnants comme des thésaurisa- teurs, de ceux dont la richesse n'est faite que de signes monétaires et non de moyens de production\u2014à moins qu\u2019ils n\u2019aient eu la précaution de convertir au préalable ces signes monétaires en actifs tangibles et productifs.L\u2019inflation diminue le pouvoir d\u2019achat de la monnaie courante en faisant monter le cours des denrées.Il est tout naturel que si le cours des denrées monte, la valeur de ce qui sert à les produire monte également.Une terre pouvant produire 1,000 sacs de pommes de terre rapporte aujourd\u2019hui, disons, $1,700 parce qu\u2019on les vend $1.70 le sac.Si les pommes de terre valaient $10 le sac, la même terre rapporterait $10,000 en numéraire, mais sa valeur ne se trouverait nullement augmentée; il faudrait tout simplement plus de numéraire pour en faire l\u2019achat.Ces quelques considérations hativement rédigées nous donnent une idée de là répercussion économique qu\u2019exercerait une guerre épuisante où irait s\u2019engloutir en obus et en efforts négatifs le travail de toute une génération.Mais la guerre n\u2019affecte pas que l\u2019économique, et il est bon de réfléchir sérieusement à l\u2019impôt du sang qu\u2019elle exige.Souhaitons que la diplomatie \u2018parvienne à écarter sans effusion de sang les dangereux nuages dont l\u2019Europe est couverte.L.-A.B. Mai 1989 5 L\u2019orientation de la jeunesse vers les carrieres économiques par Henri Clément, de la firme de courtage Clément, Guimont & Compagnie.L fut une époque pas trés lointaine encore, où la jeunesse de chez nous, poussée inconsciemment par les conditions générales et subissant tout naturellement l'influence du milieu, se dirigeait presque exclusivement vers les carrières libérales.Pouvait-il\u2018 en être autrement ?L\u2019on a amplement prouvé que notre petit peuple, perdu et isolé dans une immense Amérique, se devait de produire pour sa survivance des pasteurs pour le diriger, des tribuns pour le défendre et des médecins pour le soigner.Qui, à ce moment, eut songé aux carrières économiques alors que notre industrie, notre commerce et notre finance existaient à peine, quand elles n\u2019étaient pas les monopoles exclusifs de nos compatriotes de langue anglaise ?Mais nous aurions tort de regretter notre passé et de ne pas plutôt nous tourner franchement vers notre avenir \u2014 le seruter et le préparer.La vie économique moderne, présente, pour qui l\u2019embrasse dans son ensemble, une multitude d\u2019activités diverses que chaque développement de notre organisme industriel ou commercial élargit davantage.Dans tous les domaines, l\u2019expansion économique moderne a créé, au cours des vingt dernières années, de nouveaux champs d\u2019action où la jeunesse peut s\u2019orienter pour peu qu\u2019elle en connaisse les horizons et qu\u2019elle se prépare à y remplir les fonctions qui lui sont propres.Car, ne l\u2019oublions pas, dans la Province de Québec seulement, nous comptons au-delà de 725,000 personnes travaillent dans l\u2019industrie ou le commerce.À cette armée, il faut des lieutenants, des chefs, et ces chefs seront à l\u2019avenir choisis parmi ceux qui se seront préparés.De plus, que dire de trois millions de consommateurs québecois, clients actuels ou potentiels de l\u2019industrie ou du commerce provincial?Nous devons donc louer l'initiative très opportune de la Jeunesse Indépendante Catholique d\u2019avoir voulu dans une série de causeries présenter à la jeunesse et aux parents, en guise d\u2019orientation, l\u2019_étude des carrières économiques, les possibilités qu\u2019elles présentent Causerie prononcée le 5 avril 1939 au poste CHRC.au programme de Radio-Orientation.et les qualités et la préparation qu\u2019elles exigent.Les conférenciers qui m\u2019ont précédé vous ayant entretenu de diverses activités telles: la comptabilité, le commerce de gros, la vente, ete.nous nous bornerons aujourd\u2019hui à traiter de assurance et de la finance.LA FINANCE ET L'ASSURANCE Il n\u2019est pas nécessaire de définir la place primordiale qu\u2019occupent dans la vie économique moderne, l\u2019assurance et la finance.Depuis le début du siècle tout particulièrement, ces deux branches de l\u2019économique ont évolué à un rythme qui, aujourd\u2019hui, les rend indispensables à la société.Sait-on par exemple que la population de la Province de Québec paye chaque année une somme de $56,000,000 en primes d\u2019assurance, soit environ $19.00 par téte ?On comprendra aisément qu\u2019une telle activité nécessite les services d\u2019un grand nombre d\u2019artisans et que notre jeunesse actuelle trouvera là un champ vaste et fécond en perspectives d\u2019avenir, pour s\u2019y tailler des carrières stables et rémunératrices.Pour n\u2019en citer que quelques-unes, mentionnons celles de démarcheur, caissier ou comptable, secrétaire, trésorier, actuaire, chef de placement, inspecteur, statisticien, économiste.L\u2019on constatera que nous avons donné priorité dans cette nomenclature au poste de démarcheur ou de solliciteurs d\u2019assurance qui, en vérité, constitue l\u2019une des carrières les plus intéressantes dans ce domaine de l\u2019assurance, si l\u2019on y apporte toutes les qualités requises et surtout la volonté d\u2019y vouloir réussir.Il est regrettable de constater la répugnance qu'ont généralement les jeunes Canadiens français pour les carrières de la vente qui, pourtant, conduisent vite aux postes élevés et permettent d'acquérir, par les relations constantes avec (le public, une expérience précieuse et une psychologie toujours utile dans les affaires en général.Encombrement me direz-vous?Peut-être au point de départ mais certainement pas au sommet.Sait-on aussi que les relevés statistiques actuels portent à un milliard cinquante-neuf millions la som- 6 me des émissions d\u2019obligations du Dominion, des Provinces et des Municipalités canadiennes en 1938, et cela sans compter les émissions d\u2019Institutions religieuses, de Fabriques et de Syndics au montant de sept millions quatre cent mille vendues exclusivement dans la Province de Québec ?LE DOMAINE DE LA FINANCE Au cours des années le 1925 à 1929, l\u2019ambition d\u2019un grand nombre de jeunes, tant chez nos compatriotes anglais que chez nôtres, était de se lançer dans le domaine de la finance, attirés peut-être par l\u2019activité fébrile de l\u2019expansion économique d\u2019après guerre dont nous pouvions difficilement prédire le terme.Il est vrai que depuis, à la suite de la crise économique mondiale, les cadres de la finance se sont modifiés en tant que profession mais nous croyons que cette branche d\u2019activités présente toujours de grandes possibilités d\u2019avenir pour notre jeunesse.Il serait peut-être bon d\u2019énumérer ici les diverses activités que peut exercer un homme de finance, tant \u2018au service d\u2019une maison de placement, d\u2019une maison de courtage, d\u2019une institution bancaire, d\u2019une Institution d\u2019Assurances, d\u2019une Compagnie de fiducie, d\u2019une Municipalité, ou comme aviseur financier au service de Compagnies Industrielles et Commerciales, de Compagnies de transport, de services d\u2019agent de change, d\u2019attaché au service d\u2019arbitrage sur les marchés étrangers, d\u2019administrateurs de successions et combien d\u2019autres encore.Dans ce domaine comme dans assurance, la prise de contact avec la nouvelle profession origine dans la plupart des cas dans la vente comme démarcheur ou, si vous le préférez, comme solliciteur auprés du public désireux d\u2019investir des capitaux de placer des épargnes et de s\u2019assurer des revenus annuels sûrs et stables.L\u2019on vient de constater que dans les deux carrières, il se présente alors deux groupes bien distincts d\u2019activités qui demanderont une spécialisation\u2014d\u2019une part des professions connexes, tel la comptabilité, la publicité, la statistique, l\u2019administration et d\u2019autre part, une spécialité qui découlera plus de talents naturels que d\u2019une formation spécifique.Mais dans tous les cas \u2014 et surtout dans la vente \u2014 le jeune homme doit posséder en plus de qualités physiques, des qualités morales et psychologiques qui lui permettront d\u2019atteindre le succès.LES QUALITES REQUISES Ces qualités, qu\u2019elles sont-elles?Le jeune homme devra d\u2019abord, comme le disait M.Esdras Minville, avoir la volonté, l\u2019ambition, le goût de s\u2019enrichir, qui LES AFFAIRES Introduction a l'étude de la comptabilité En quatre Volumes Par le Frére Irénée, C.G.A.Professeur à l\u2019Ecole Supérieure de Commerce de Québec Le Frère Irénée a eu l\u2019heureuse idée de baser toute sa théorie comptable sur les rapports de deux personnages très distincts, très concrets : le patron et le comptable.Le patron confie à son comptable des valeurs dont ce dernier est responsable.Ces deux individus sont comme les deux pôles de toutes les transactions d\u2019affaires dont chacune \u2014 sauf les échanges de valeurs égales \u2014 représentent nécessairement une augmentation ou une diminution des redevances du comptable au patron, de sorte que les comptes respectifs de ces deux personnages sont toujours inversement égaux, l\u2019équilibre stable entre le débit de l\u2019un et le crédit de l\u2019autre n\u2019est jamais rompu.La préparation du bilan n\u2019offre plus guère de difficultés.Il ne s\u2019agissait que d\u2019y penser.Cette théorie s\u2019applique à tous les cas, et corrobore le postulatum de L.Moutault: \u201cSi la Comptabilité est une science, ses principes doivent être absolument rigoureux et s'appliquer à l\u2019universalité des cas\u201d.L'apparition de \u2018l\u2019Introduction à l\u2019Etude de la Comptabilité\u201d relègue donc aux archives du passé des flots de théories comptables très élaborées, souvent contradictoires et tirées par les cheveux à plaisir.Ainsi disparaît le doute humiliant qui faisait hésiter à dire si la Comptabilité était un art ou une science, Ainsi se trouve établie une méthodologie de l\u2019enseignement de la comptabilité qui demeurera, parce qu\u2019elle est la plus simple, la plus complète, la seule vraie, la seule adéquate à son objet.Frère PALASIS, Principal de l\u2019Ecole Supérieure de Commerce de Québec.Trois volumes sont déjà en vente, au prix suivants: Vol.I, $1.00; Vol.II, $1.00; Vol.III, 1.25.Le quatriéme volume sera prét pour septembre et se détaillera probablement $2.50.Les quatre parties du Maitre se vendent $3.00 chacune.Remise habituelle aux instituteurs et aux libraires.Les exercices d\u2019application des trois premiers volumes pourront être faits dans des cahiers spécialement préparés à cette fin.Ces cahiers sont actuellement en préparation.Procure des Frères des Ecoles Chrétiennes, 10, rue Cook, Québec.ES Mai 1939 d\u2019affaires doit avant tout posséder et que l\u2019on pour- est l\u2019essence même de l\u2019esprit pratique que l\u2019homme rait traduire par un goût à la poursuite d\u2019un profit pécuniaire.À ces qualités devront s\u2019ajouter un sens de l\u2019observation aigu, une imagination vive et fertile qui lui permettront de vaincre et de dépasser la concurrence; un grand souci du détail, car le succès esL souvent le résultat de la solution heureuse d\u2019une foule de petits problèmes ; un jugement sûr, de la décision, de la méthode, et enfin beaucoup de patience et assez de persévérance pour aller jusqu\u2019au bout de ses entreprises.' Dans ces carrières qui nous intéressent tout particulièrement ce soir, l\u2019homme d\u2019affaires a besoin d\u2019une sérieuse connaissance des hommes, d\u2019une psychologie fine et souple qu\u2019il acquerra justement au cours de son stage comme solliciteur en contact tous les jours avec une foule d\u2019individus de tempéraments et de caractères très divers.Enfin, toutes ces qualités devront reposer finalement sur l\u2019honnêteté et le plus grand tact sans lesquels toutes les autres ne pourraient s\u2019exercer et s\u2019épanouir.On nous dira peut-être que c\u2019est là exiger beaucoup de qualités chez un même individu, mais comme le disait encore M.Minville: \u2018ceux qui possèdent naturellement toutes ces qualités ne sont pas nombreux mais, sauf exception, tous ceux qui le veulent d\u2019une volonté ferme peuvent acquérir, sinon toutes, du moins la plupart de celles qui leur manquent et devenir ainsi d\u2019excelents hommes d\u2019affaires\u201d.Le jeune homme d\u2019affaires devra en plus posséder un esprit civique bien vivant qu\u2019il développera au sein d\u2019organisations telles les Chambres de Commerce de Jeunes, les Syndicats d\u2019Initiative et toutes les autres associa ion qui travaillent généreusement au progrès de la col'e:tivité à laquelle nous appartenons tous.Cet esprit civique aménuisera chez l\u2019homme d\u2019affaires son égoïsme et lui dévoilera le sens de sa responsabilité et de sa solidarité sociale.COMMENT ACCEDER À CES CARRIERES Mais ici une question se pose: comment peut-on accéder à ces carrières de l\u2019assurance et de la finance ?Il est vrai que pour un Canadien français, l\u2019activité des \u2018nôtres dans ces domaines n\u2019a pas favorisé, jusqu'ici, l\u2019orientation naturelle que suscite le milieu même et le contact journalier d\u2019individus qui occupent déjà des postes stratégiques dans ces domaines respectifs.Toutefois, il est intéresant et encourageant de constater le développement récent dans ces domaines d\u2019entreprises canadiennes-françaises qui permettent à un T7 plus grand nombre des nôtres d\u2019accéder à des postes qui requerront plus que jamais des hommes qualifiés.Ainsi, nous tenons à signaler la fondation de la nouvelle Compagnie d\u2019Assurance-Vie \u201cLa Laurentienne\u201d qui, indiscutablement, créera tout spécialement pour les nôtres des postes importants qui se multiplieront avec les années.Dans le domaine de la finance, nous pouvons constater le même fait; plus que jamais des maisons dirigées par des compatriotes s\u2019affirment et prennent leur place dans cette branche de notre économie.Il découle de ceci que le développement des nôtres dans ce domaine ouvrira des débouchés nouveaux et créera des situations dont notre jeunesse actuelle pourra s\u2019emparer pourvu qu\u2019on sache l\u2019orienter dès ses premières années d\u2019étude vers ces nouvelles carrières.Aujoud\u2019hui nous croyons qu\u2019un avenir intéressant se présente à nos jeunes dans l\u2019assurance et dans la finance, surtout si l\u2019on veut y débuter dans le domaine de la vente, car là plus que dans toute autre activité, le jeune homme sera en mesure de développer son initiative et de donner libre cours à sa personnalité, facteurs qui lui assureront un avancement rapide et le conduiront aux postes de commande que nous rêvons pour la jeunesse actuelle.Car, ne l\u2019oublions pas, il y a toujours de la place, dans nos grandes institutions d\u2019assurance et de finance, pour un jeune homme qui veut sincèrement se créer un avenir dans ces domaines, travailler consciencieusement sans crainte des efforts et sans marchander son temps, et surtout sans exiger une rémunération que seules justifieront ses années de service.Après avoir acquis certaines notions élémentaires d'assurance et de finance \u2014 et bien entendu après avoir complété certaines études préliminaires \u2014 le jeune homme en quête d\u2019une situation devra alors se présenter avec tout son enthousiasme et toute sa sincérité chez l\u2019employeur au service duquel il désire déployer ses activités.Comme le disait dans une récente causerie, mon excellent ami M.René Dupuis, il importera alors que le jeune homme sache bien se présenter et cherche à créer une impression bien définie sur ses capacités et ses aspirations.Car du résultat de ces premières entrevues pourra dépendre pour le jeune homme tout un avenir.Certes, le succès ne courronnera peut-être pas ses premières démarches, mais avec de la persévérance il trouvera certainement un jour sa voie vers le succès, s\u2019il en a lui-même la ferme conviction.Par ailleurs il est du devoir des parents et des éducateurs de bien préparer le jeune homme au rôle qu\u2019il désire jouer sur le plan économique.En vérité, nous nous acheminons vers un état de 78 choses nouveau, et tous les jours nous voyons poindre de nouvelles industries, de nouvelles institutions qui nous permettent d\u2019espérer très sérieusement notre survivance dans le domaine économique.Aussi bien, est-il grand temps d\u2019orienter les jeunes vers ces nouveaux domaines, de leur en faciliter l\u2019accès par des bourses d\u2019études qui leur permettront d\u2019acqué- LES AFFAIRES rir la science nécessaire et de se spécialiser dans les diverses branches.Ainsi, nous préparerons pour l\u2019avenir de notre race une équipe, non pas composée seulement de professionnels au nombre déjà trop étendu, mais aussi, de techniciens, de comptables, de financiers, d\u2019assureurs, d'hommes d\u2019affaires sans lesquels notre survivance ne sera pas possible.L'industrie se maintient mieux que l'agriculture in \"INDUSTRIE en cette province, et ailleurs en Canada, devrait étre réconfortée par une causerie que pronocait récemment M.C.M.Short, économiste-en-chef de la Banque Canadienne de Commerce, devant un club de la ville de Québec.£I endessait pour ainsi dire ce que des économistes des Etats-Unis ont dit de la situation dans leur pays.Et son principal argument, \u2014 prouvé par des chiffres irréfutables, \u2014 c\u2019est que ce n\u2019est pas l\u2019industrie qui a privé de travail des millions d\u2019hommes.En fait, I'industrie emploie autant d\u2019hommes que pendant les bonnes années.C\u2019est l\u2019incapacité de l\u2019agriculture à pouvoir absorber la main-d\u2019oeuvre qui a provoqué l\u2019affluence vers les villes et conséquemment le secours direct.Des affirmations de cette nature ont été faites de temps à autre par des spécialistes comme M.Campbell, de la Ford Motor Car Company, de Détroit, aux programmes du lundi soir.Il est réconfortant de constater que les industriels canadiens ont rétabli les conditions anciennes avec le même.succès qu\u2019ont obtenu leurs collègues des Etats-Unis.M.Short n\u2019a pas essayé de blâmer les cultivateurs.Il a narlé avec sympathie de leur sort, et il avait sans doute à l\u2019idée la situation mondiale qui a empêché l\u2019expédition à l'étranger du surplus de nos produits agricoles.Cette situation se résume passablement en l\u2019énoncé du fait que la suprématie du.blé canadien est chose du passé.Bien des gens à l\u2019étranger se contentent de produits inférieurs, et même de substituts.L\u2019appauvrissement de l\u2019univers en est une cause.Quoi qu\u2019il en soit, il est plus clair que jamais que la situation actuelle, et des autres situations pénibles qui ont pu prévaloir ne sauraient être imputables au manufacturier canadien.Celui-ci n\u2019est pas allé de l\u2019arrière; au contraire il a marché de l\u2019avant.Lisons ce que dit M.Short :\u2014\u201c Vous savez sans doute que la situation des affaires (au Canada) à commencé à s'améliorer de bonne heure en 1933, et a continué à s\u2019améliorer pendant les cinq années qui ont suivi.L\u2019amélioration générale de l\u2019activité industrielle, au taux de 110 p.c., s\u2019est produite au cours d\u2019une péricde de protectionnisme agricole intense à l\u2019étranger, et cela en même temps que les récoltes des provinces de l\u2019ouest diminuaient, et pendant que l\u2019on eregistrait les pires sécheresses depuis 200 ans\u201d.Et prenez note de ce que dit ensuite M.Short:\u2014\u201cF est done malheureusement exact de dire que notre système agricole a bien peu contribué au relèvement économique du pays\u201d.Cette constatation ne saurait être considérée comme une attaque contre les cultivateurs.Loin de là.Elle signifie simplement qu\u2019ils ont souffert des conditions économiques mondiales, tandis que l\u2019industrie pouvait plus facilement s\u2019adapter à la situation.Pendant la période 1923-1930, l\u2019agriculture a fourni 36 p.c.de la production économique du pays.L'industrie manufacturière a fourni 33 p.c., et l\u2019industrie forestière et minière moins de 16 p.c., la balance étant fournie par diverses sources, comme la pêche, la construction et le commerce des fourrures.Pendant les huit années qui ont suivi, ces chiffres se sont modifiés.La contribution générale de l\u2019agriculture a diminué à environ 25 p.c,, et il n\u2019y a presque pas eu de changement dans celle de la forêt.Mais \u2014 et il faut le noter l\u2019industrie manufacturière a fourni 40 p.c.et les mines environ 12 p.c., presque le double de la période précédente de huit ans.L'augmentation fut dans les produits manufacturés, et la diminution dans l\u2019agri- Mai 1939 culture.Si l\u2019on tient bien compte de ces faits, on pourra se défaire d\u2019unef oule de préjugés ou d'idées préconçues syr le rôle du manufacturier en Canada.M, Short fait observer que ces chiffres, basés sur une production de 3 billions par année, permettent de constater que notre économie, principalement agricole a l\u2019origine, devient de plus en plus une combinaison d\u2019agriculture, de produits manufacturés et de mines.Le 79 changement n\u2019a impliqué aucun sacrifice au dé\u2018riment de l\u2019agriculture.Il semble que le discours de M.Short indique que l\u2019agriculture, l\u2019industrie et les mines feraient bien de se rendre compte qu\u2019en somme leurs intérêts ne s\u2019opposent pas les uns aux autres mais qu\u2019au contraire ils sont solidaires.Pourquoi les taux d'assurance contre les accidents d'autos sont-ils si élevés ?Presque toutes les maisons d\u2019affaires et plusieurs membres de leur personnel possèdent des autos.Ces autos sont presque toujours indispensables au fonctionnement normal de l\u2019entreprise, Ce n'est done pas sans un sentiment voisin de la stupeur qu\u2019on a appris récemment une nouvelle hausse des taux d\u2019assurance contre les accidents de la route.Dans les considérations très au point qu\u2019expose drns l\u2019article ci-contre M.René Simard, on verra quels remèdes peuvent être appliqués à une situation ui empire d\u2019année en année.M.Simard est à lu tête d\u2019un bureau d\u2019assurances très progressiste de Québec; le travail que nous publions de lui a déjà eu un certain retentissement dans les cercles commerciaux qui s\u2019alarment à juste titre de la hausse croissante des assurances-accident.\u2014 Louis-A.Belisle.ER lgré les efforts de nos ligues de sécu- : rité, des services de la circulation dans les villes et cités de quelque importance, malgré la coopération des ingénieurs des services de la voirie qui, de concert avec les compagnies d'assurances, travaillent constamment à diminuer les pertes soit en capital humain, soit en matériel, résultant des accidents d\u2019automob:- les, nous déplorons tous les jours une augmentation du taux de mortalité, des blessures et des pertes matérielles subies de ce fait par notre population de Québec.Québec est en effet de toutes les provinces du Canada celle où la moyenne de mortalité par 10,000 automobiles est la plus élevée, scit 20.Il y a donc beaucoup à faire si nous désirons seulement atteindre le faux de la Saskatchewan de 3.28 et de 5.82 pour le Manitoba en 1934.Pour ce qui concerne les pertes matérielles et les blessures, je n\u2019ai pû trouver de statisii- ques précises, mais je ne crains pas d'affirmer que là encore nous sommes en première place.Il en résulte de cette situation déplorable, d\u2019abord au point de vue de l\u2019assurance, une augmentation cons- Lante des taux.Ainsi, ce qui coûte $54.00 en 1939 pour la responsabilité publique et les dommages matériels à autruis à Québec, ne coûtait en 1928 que $23.00; soit donc en 10 ans une augmentation de 135%.Malgré cette hausse considérable des taux, je suis porté à croire que les profits\u2014si profits il y a \u2014 réalisés de ce chef, en ce dernières années, par nos compagnies d\u2019assurance, sont de beaucoup inférieurs à ceux d'il y a 10 ans.Notons même que nombreuses sont celles qui ont dû, à cause de leur expérience nettement défavorable, abandonner complètement l\u2019assurance automobile, tandis que d\u2019autres ne la maintiennent que pour acco- moder leurs agents; et encore faut-il que les risques soient soigneusement choisis.Mentionnons ici l\u2019expérience d\u2019une société d\u2019assu- 80 reurs importants introduits dans le Québec il y a quelques années.Je veux citer les Lloyd's de Londres qui, par des réductions de taux considérables, s\u2019étaient accaparés d\u2019une bonne tranche des affaires d\u2019assurance automobile.Les réductions allouées allaient même jusqu\u2019à 60% des taux établis par les compagnies de l\u2019association.Depuis quelques armées et particulièrement depuis l\u2019an dernier, ils ont dû considérablement modifier leur ligne de conduite, d\u2019abord en choisissant leurs risques et ensuite en diminuant d\u2019une façon très substantielle les réductions allouées précédemment.Et malgré ceci, en 19388, sur un total de $1,000,000.00 de primes perçues, soit le cinquième du chiffre d\u2019affaires de la province, ils ont enregistré une expérience des plus désastreuses, le montant des pertes se chiffrant à 92% du montant de primes.Si nous ajoutons à ceci les frais d\u2019administration et les commissions payées aux agents, nous réalisons facilement qu\u2019ils ont subi un déficit considérable.L'expérience de cette société s\u2019applique également à plusieurs autres compagnies.C\u2019est la cause qui a provoqué de nouveau cette année une augmentation de 20 à 25% des taux de primes de l\u2019assurance automobile.Dû au coût de cette assurance, il va sans dire que plusieurs risques désirables échappent aux compagnies, soit en raison d\u2019économie pour les automobilistes, ou encore parce que ceux-ci, confiants dans leur habilité et se basant sur l\u2019expérience personnelle favorable, préfèrent assumer aux-mêmes le risque.Il résulte de cet état de choses que nombreux sont ceux qui ne peuvent malheureusement faire face aux réclamations pour indemnité justifiée vu leur insolvabilité, tandis que d\u2019autres réussissent par toutes sortes de moyens, à s\u2019éviter le paiement de telles réclamations.Ceci est cause pour la victime de pertes matérielles souvent énormes et injustes, qui dans certains cas peuvent être même la cause de sa ruine, voire même de sa déchéance.Je veux croire que ces automobilistes ne réalisent ras les conséquences de leur imprévoyance ou de leur économie déplacée, car autrement on pourrait être justifiable de les accuser de faillir au plus élémentaire devoir de la justice qui prescrit de réparer le tort causé au prochain.En face d\u2019une telle situation, il importe de trouver un moyen efficace, un correctif quelconque, qui réduirait d\u2019abord la perte matérielle et humaine, et par le fait même abaisserait les taux des primes d\u2019assurance.Différents moyens ont été préconisés en divers endroits.C\u2019est ainsi que dans toutes les provinces du Canada, l\u2019on a essayé le \u2018no claim bonus\u201d qui est une réduction de primes accordée à l\u2019assuré n\u2019ayant fait aucune réclamation au cours des 3, 4, 5 années précéden- 12s.Une seconde forme de ce \u201cno claim bonus\u201d est une réduction progressive, c\u2019est-à-dire augmentant en fonction du nombre d\u2019années sans accident jusqu\u2019à un LES AFFAIRES maximum fixé à 30% de la prime.L\u2019on s\u2019est vite départi de ce système qui, prétend-on, n\u2019a pas donné satisfaction parce qu\u2019il n\u2019a pas réduit le nombre de réclamations.Au contraire, pendant cette même période, le nombre d\u2019accidents et le montant de ces réclamations ont augmenté de façon alarmante jusqu\u2019au point de provoquer une augmentation des taux.L\u2019ASSURANCE OBLIGATOIRE Un autre moyen a été suggéré, mais rejeté à la suite du mauvais résultat de l\u2019expérience de l\u2019Etat du Massachusetts aux Etats-Unis, je veux citer l\u2019assurance obligatoire.Je me permettrai d\u2019insister sur les inconvénients de ce mode d\u2019assurance parce que le public semble croire généralement qu\u2019il serait avantageux.L\u2019assurance obligatoire prescrit à tous les conducteurs d\u2019automobiles de s'assurer, et l\u2019on ne permet même pas à un assureur de refuser un mauvais risque.Les grave défauts de cette loi sont qu\u2019elle ne contribue nullement à diminuer les accidents.L'on doit agir sur le facteur humain si l\u2019on veut réduire le nombre d\u2019accidents.Cette loi agit en effet sur le facteur humain, mais de mauvaise façon; au lieu d\u2019être un préventif d'accidents, elle en est un encouragement.Si l\u2019on consulte les statistiques des dernières années pour les comparer à celles des années précédent la mise en vigueur de cette loi et si l\u2019on compare le résultat obtenu aux chiffres provenant de la même comparaison dans d\u2019autres états américains, l\u2019on constate une augmentation presque effarante du taux de mortalité et du montant des pertes résultant de ces mêmes accidents.Il est vrai que cette loi du Massachussett tend à indemniser les personnes blessées ou les parents des personnes tuées ; c\u2019est bien ce qui donne à chacun l\u2019impression que c\u2019est une loi merveilleuse d\u2019application ; malheureusement les résultats sont loin d'être ce qu\u2019on en attendait et le plus déplorable à constater, c\u2019est l\u2019aug- MADDEN & FILS Ltée Etablie 1870 Marchands Importateurs CHARBON Edifice L\u2019Action Catholique.- * - 3 BLVD CHAREST.TEL.: 4.3578 J.-A.COUTURE, Gérant.ne \u2014\u2014\u2014\u2014 Mai 1939 mentation constante du nombre d\u2019accidents a la suite de I'adoption de cette loi.Le Juge Hodgins présidant une commission royale d\u2019enquéte en Ontario dit dans ses commentaires sur l\u2019application de cette loi, ce qui suit: \u2018\u201cC\u2019est parce que chacun sait que tous les autres automobilistes sont assurés et que dans le cas d\u2019un accident ce sont les aussu- reurs et non l\u2019auteur de l'accident qui paieront les dommages\u201d.Ce n\u2019est pas le seul mauvais effet de cette loi.En effet, l\u2019on rapporte qu\u2019en 1932, dans cet Etat du Mass., on a enregistré 40% de plus de réclamations pour blessures que le nombre d\u2019accidents rapportés aux autorités policières tel que requis.C\u2019est donc une preuve évidente que cette loi donne droit à des réclamations exagérées, et elle suggère même la fraude dans certains cas.Elle tend à créer un esprit malhonnête qui se manifeste par la fréquence des réclamations fictives.Outre ces inconvénients, cette loi de l\u2019assurance obligatoire est devenue dans l\u2019Etat du Mass.un instrument politique.On a même forcé les assureurs à accepter tous les risques sans exception avez cet effet que les taux sont beauoup plus hauts aujourd\u2019hui qu\u2019il y a 10 ans \u2014 et malgré cette augmentation, les compagnies ont perdu plus de $18,000,000.00 et 12 d\u2019entre elles ont fait banqueroute.Je pourrais vous citer de nombreux autres arguments contre cette loi d\u2019assurance obligatoire au Mass.Cependant, après ce court exposé, l\u2019on constatera peut- être avec surprise qu\u2019une loi semblable appliquée pourtant avec succès en Angleterre ne pourrait être à mon avis avantageuse pour la province de Québec, vu la conception fausse aue l\u2019on se fait de l'assurance, izi tout comme aux Etats-Unis ; et aussi parce que l\u2019on n\u2019a pas l\u2019esprit de discipline dont fait preuve le public anglais.C\u2019est malheureux à constater, mais ce n\u2019est que trop vrai.En Angleterre, on sait ce que c\u2019est que l\u2019assurance, tandis qu\u2019en Amérique on ne le sait pas ou bien on est malhonnête.En Angleterre, on sait qu\u2019en définitive l\u2019on paie une partie de la perte occasionnée par l\u2019accident, tandis qu\u2019en Amérique on semble croire que les compagnies d\u2019assurance ont un trésor inépuisable d\u2019où elles peuvent tirer sans compter les montants à payer aux accidentés.Par ailleurs, en Angleterre, lorsqu\u2019on a établi cette loi obligatoire, 90 à 95% des automobilistes étaient déjà assurés, tandis que dans cette province de Québec la proportion des automobilistes assurés n\u2019est que de 30 à 80%.Donc il faut chercher ailleurs la solution du problème.Peut-être est-ce celle qu\u2019expérimentent présentement plus de 27 Etats américains et les 8 autres provinces du Canada, seule Québec faisant exception.Je veux dire la loi de responsabilité financière.Cette loi fut adoptée d\u2019après les recommendations du club automobile des Etats-Unis.Cette loi, telle qu\u2019elle fonctionne dans différents Etats et Provinces, 81 tend à rendre la route plus sûre en l\u2019interdisant aux conducteurs incompétents.Elle a pour but d\u2019assurer le paiement des dommages subis dans le cas où l\u2019on peut légalement les réclamer.POUR ARRIVER AU BUT Pour atteindre ce double but, l\u2019on a prévu les deux points principaux suivants : Cette loi fut adoptée d\u2019après les recommendations du club automobile des EtatsUnis.Cette loi, telle qu\u2019elle fonctionne dans différents Etats et Provinces, tend à rendre la route plus sûre en l\u2019interdisant aux conducteurs incompétents.Elle a pour but d\u2019assurer le paiement des dommages subis dans le cas où l\u2019on peut légalement les réclamer.Pour atteindre ce double but, l\u2019on a prévu les deux points principaux suivants: 1\u2014On n\u2019oblige plus les compagnies d\u2019assurance à accepter tous les risques sans distinction ; mais on demande au propriétaire d\u2019automobile de garantir sa solvabilité.Beaucoup de risques indésirables sont ainsi éliminés à la plus grande satisfaction de tous les automobilistes.2\u2014Comme sanction dans le cas où le débiteur ne peut payer les dommages, on lui enlève son permis de conduire.On permet cependant le paiement par versements différés.On rapporte qu\u2019en Ontario où cette loi fonctionne, sur un nombre de 3282 permis de conduire annullés au cours des 9 premiers mois de 1936, 74 seulement le furent parce qu\u2019on n\u2019avait pas satisfait au jugement de \u201condamnation à des dommages civils.En d\u2019autres termes, sur 7804 accidents, moins de 1% concerne des cas où l\u2019on n\u2019a pas satisfait au jugement.Sans doute, certains débiteurs condamnés à payer des domniages se sont entendus avec leurs créanciers pour payer le montant de leur dette par paiements différés tel que permis par la loi.C\u2019est pour eux, il faut se le rappeler, une condition à satisfaire avant de pouvoir obtenir un nouveau permis de conducteur de véhicule automobile.Excellent moyen, on le voit, d\u2019éliminer les indésirables de la route.Lorsqu'on constate dans cette province de l\u2019Ontario, que le taux de mortalité est de 50% inférieur à celui de Québec et que par ailleurs les taux de primes d\u2019assü- rance sont de 40% plus bas que les nôtres, nous avons raison de croire que cette loi a donné d\u2019excellents résultats et qu\u2019elle est merveilleuse d\u2019applications.Dans Québec, il est évident que l\u2019on n\u2019a pas marché de pair avec les autres provinces et les autres pays où l\u2019on s\u2019efforçait d\u2019attaquer le mal à sa racine.Oh! On a bien construit des routes très longues, très perfectionnées, mais a-t-on fait le nécessaire pour les rendre plus sûres, et pour permettre au public voyageur d\u2019y circuler sans avoir à craindre constamment qu\u2019un im- 82 bécile ou un ivrogne ou même un incompétent vienne risquer de vous tuer, vous et les membres de votre famille?Comme cette loi de responsabilité financière semble avoir donné de magnifiques résultats là où elle a été établie, je considère que nos législateurs devraient LES AFFAIRES s\u2019empresser d\u2019en adopter une semblable dans cette province en dépit de l\u2019opposition de certains individualistes.En agissant ainsi, j'ai la ferme conviction qu\u2019on aura rendu un grand service d\u2019abord aux automobilistes et enfin à toute la société québecoise.\u2014 René SI- MARD (texte d\u2019une causerie prononcée devant la chambre de Commerce des Jeunes de Québec).Lies concours de ventes\u2014 suggestions et avertissements v ES concours de ventes à succès ne se font pas tout seuls.Le directeur commercial qui sait qu\u2019un concours de vente est une bonne médecine pour son entreprise \u2014 il y aura toujours évidemment ceux qui le contestent \u2014 sait aussi qu\u2019un tel concours doit être bien préparé.Cette préparation doit comprendre: La mise en route; la marche; le point culminant ; et la suite.1\u2014LES ATTRAITS.Des primes attrayantes fourniront la ba\u2019: de la mise en route.Une prime sérieuse, qu\u2019elle consiste en argent, en un complet de bon faiseur, en une bonne montre, etc., fera sa propre publicité, La \u201cNational Cash Register Co\u201d, à laquelle personne ne déniera une certaine compétence, dit: \u2018Nous estimons qu\u2019un effort extraordinaire mérite une récompensent extraordinaire.Même si un représentant était d\u2019accord pour fournir un effort supplémentaire, sans prime, juste pour dépasser son \u2018quota\u2019, nous ne considérons pas chic, ni de le lui demander, ni de l\u2019attendre de sa part.Dans nos concours nous fixons toujours des buts plus élevés que les quotas.Si un vendeur atteint ces buts, nous pouvons facilement lui allouer une récompense libérale.\u201d La National Cash, comme les machines à calculer Burroughs, White Motor et autres, ont créé un \u201cclub\u201d dont les représentants peuvent devenir, grâce au concours, membres à vie.Leur récompense, en dehors de l'honneur apprécié d\u2019être membre, consiste, en général, en un voyage tous frais payés au congrès annuel de la maison.Ces congrès comportent toujours, après les journées de travail, des excursions et des fêtes, voire des croisières dans les années de prospérité.D\u2019autres prix consistent en objet utiles, pendules, appareils de T.S.F., réfrigérateurs, etc.2\u2014LE BUT Le plus souvent les concours sont organisés pour trouver de nouveau clients stables.Moyernant deux concours par an, avez des primes en espé:t.ponr les cinq meilleurs, la firme Cooper, Wells et Co, a réussi a gagner 1,500 à 2,000 nouveaux clients par an pour ses articles de bonneterie.Quelquefois les concours servent à améliorer lev olume des affaires traitées.En 1932 \u2014 qui n\u2019était certes pas une bonne année \u2014 la Standard Register Co.a pu améliorer ses ventes ac 28%, grâce à un concours \u201cmystère\u201d.Les vendeurs qui atteignaient un chiffre de vente, fixé d\u2019avance, devenaient éligibles pour les primes- mystères.Le secret gardé sur la nature de ses primes etait un des éléments qui maintenait l\u2019intérêt de ce concours.Le directeur commercial qui organise un concours trouvera qu\u2019il faut être, en même temps, entraîneur, conférencier et chef de ciaque.Dans une entreprise, un concours fut organisé lors de la création d\u2019une nouvelle usine.Chaque dollar de vente comptait pour une \u201cbrique\u201d et le résultat atteint par chaque représentant en nombre de \u201cbriques\u201d pendant le mois du concours déterminait la position de ce vendeur sur un \u201cMur d\u2019honneur\u201d.Une autra firme organisa son concours dans l\u2019atmosphère et les termes d\u2019une compétition nationale de foot-ball.Mais une maison, croyant introduire un élément d'humour, en prévoyant entre autres comme prime, \u201cune vieille bique\u201d, a trouvé que tout le monde faisait des efforts pour ne pas gagner ce prix.4\u2014LA MARCHE DU CONCOURS.Si la mise en route a été faite afin d\u2019éveiller l\u2019intérêt, l\u2019enthousiasme des vendeurs, il sera comparativement facile de maintenir l\u2019ardeur des concurrents.Il suffira Mai 1939 de stimuler les effoits en expédiant des lettres-circu- laires et des cartes annonçant à chacun la position momentanée de chaque concurrent.Parfois, il faut se servir du téléphone ou du télégraphe.On peut suggérer à certain groupe de vendeurs de lancer un défi à un autre groupe, l\u2019enjeu étant simplement un \u201cbon gueuleton\u201d, un chapeau, ou n\u2019importe quoi.Le directeur peut aussi s\u2019efforcer d'obtenir que l\u2019administra- teur-délégué ou le président offre un prix spécial, une coupe, par exemple, ou tout autre chose.Mais, de nouveau, je signale un écueil ; il faut absolument faire comprendre aux vedneurs qu\u2019on ne trouve pas son intérêt en surchargeant de marchandises un client, mais en travaillant plus, plus intelligemment, plus systématiquement.Ce sont les nouveaux clients qui doivent compter principalement.Donc, il faut déterminer les conditions du concours soigneusement et clairement.1] faut ensuite rappeler aux représentants, non seulement qu\u2019ils doivent vendre, mais encore, comment ils doivent le faire.Les bulletins du directeur commercial apprendront à tous comment le vendeur À a préparé sa journée, comment B a groupé ses visites, comment C a organisé ses visites de rappel.Avec texte et dessins à l\u2019appui, le directeur félicitera M.Durand qui a largement dépassé son quota de la première semaine en obtenant un nouveau client à 40 milles de la station de chemin de fer et à 7 milles de la grand\u2019- route.Le même bulletin relatera comment Dupont a obtenu des commandes plus importantes que d\u2019habitude en se servant intelligemment du matériel de publicité de la maison, et en montrant à ses clients revendeurs comment ils peuvent écouler la marchandise plus rapidement.5\u2014LE POINT CULMINANT.Chaque concours, méritant vraiment ce nom, doit obligatoirement comporter une fin digne de lui.Ce sera, le plus souvent, un banquet qui réunira tous les collaborateurs au siège social en présence des chefs de l\u2019entreprise ou bien encore les différents groupes régionaux dans les centres appropriés.Les primes sont alors remises aux \u201cvainqueurs\u201d qui doivent exposer la manière dont ils ont procédé et les raisons de leur succès.Si une réunion était impossible, par suite de circonstance diverses, le concours se terminerait par l\u2019envoi des diplômes, signés par le Conseil d\u2019administration, et par la notification à tous les collaborateurs des noms des gagnants, accompagnés des raisons de leur réussite.6\u2014LA SUITE.Après l\u2019action, la réaction ; après les stimulants, le recul.Pour éviter cet inconvénient, le directeur averti fera toujours suivre un concours d\u2019une antidote à toute stagnation: un nouveau produit ou un nouveau modèle, un emballage plus attrayant, une nouvelle campa- 83 gne de publicité, un nouveau programme de vente, etc.D'autre part, si les ventes se font par grossistes ou détaillants, il y aura lieu de prévoir également les conséquences du concours pour ces revendeurs.Il faudra les aider à écouler un stock probablement plus fort.C'est un point si important qu\u2019il fait partie du travail préparatoire du concours qui doit être organisé dans la période de l\u2019année correspondant à la meilleure saison de vente pour les revendeurs.T\u2014GENERALITES.Un concours est une bataille, et le butin appartient aux vainqueurs.Mais l\u2019expérience a démonrté qu\u2019il serait faux de laisser tout le butin aux seuls vainqueurs.Faites en sorte qu\u2019il en reste un peu aux petits.Ne lésinez pas avec les primes, ni en valeur, ni en nombre.Car, pensez-y, le but n\u2019est pas de récompenser seuls les quelques représentants qui, étant les meilleurs, gagneront toujours, mais plutôt de rehausser le niveau de tous les autres ; récompensez donc les efforts et les bonnes volontés, même si les résultats ne sont que légèrement au-dessus de la normale.Finalement, veillez à ce que tout se passe très correctement, qu\u2019aucun ne puisse se croire injustement lésé.C\u2019est, dans ce cas seulement, que tout vendeur sera décidé à gagner la prochaine fois.\u2014 Printers Ink \u2014 Cité par \u201cVendre\u201d.\u2014 \u2014 ORGANISATION et PROMOTION Te secret de l\u2019avancement, en affaires et dans les professions.Conseils, services et analyses d\u2019experts.51 BUSINESS PROMOTION 999, rue St-Vallier, \u2014 Québec.Téléphones 6461 et 8648 84 LES AFFAIRES Préparez vos fils à la vie des affaires _ Cet article de George Sylvester Viereck, extrait de \u201cCanadian Business\u201d, traite d\u2019un problème d\u2019actualité canadienne-française: l\u2019éducation économique des enfants et de la jeunesse.Pourrait-nn sincèrement nier qu\u2019écrit surtout pour rendre plus pratique l\u2019éducation chez les enfants de race anglo-saxonne, il ne saurait profiter à nous aussi, latins?Puissent nos éducateurs y puiser des moyens vraiment pratiques, et surtout un esprit et une méthode nécessaires pour améliorer, sinon commencer, l\u2019éducation économique des jeunes Canadiens de langue française.M.H.= OURQUOI attendre aue votre fils étudie l\u2019économie politique, ou se façonne lui- même à la dure école de l\u2019expérience, pour le familiariser avec la vie moderne des affaires?Voici l\u2019histoire d\u2019un père, illustrant pourquoi et comment il essaie d\u2019instruire ses fils, en leur parlant, dans un langage à la portée de leur intelligence, de ce qui constitue la base permanente des relations sociales, les affaires.C\u2019est un type du.Middle-West, aux pommettes roses, à la chevelure légèrement grisonnante.Une jolie fleur à la boutonnière, il se confie à un miroir de notre pullman, devant lequel il replace continuellement sa cravate.Soudain, il me surprend qui souris à ses manifestations de vanité masculine.\u201cC\u2019est la féte des péres, dit-il, et mes fils m\u2019ont fait cadeau de cette cravate qu\u2019ils ont achetée de leur propre argent.\u2014 Quel âge ont -ils?\u2014 Bill a douze ans, et Jack, quatorze.\u2014 Evidemment, ce sont déjà de jeunes hommes d\u2019affaires, repris-je, puisqu\u2019ils gagnent de l\u2019argent! \u2014 C\u2019est tout juste ce que je veux qu\u2019ils deviennent, dit mon interlocuteur.Leur mère les dote de connaissances morales, spirituelles et artistiques.En classe, ils se bourrent le crâne de choses abstraites.Mais personne ne leur parle de ce qui constitue la base stable de la vie sociale, les affaires.J'ai toujours cru que, dans un monde qui vit presque uniquement de la vie des affaires, une connaissance solide des questions pratiques est essentielle.L\u2019étude scolaire, abstraction faite de sa valeur disciplinaire, n\u2019est que nullité si elle ne conduit pas à la solution des problèmes qui surgissent à la sortie de l\u2019école.\u201cIl est peut-être admirable l\u2019écolier qui peut vous dresser une description exacte du vestibule des maisons romaines ; mais je crois qu\u2019il saurait bien mieux profiter d\u2019une connaissance approfondie des solages qui soutiennent l\u2019édifice humain, c\u2019est-à-dire des moyens qui contribuent à la conservation de la vie.Le hic est de trouver la manière d\u2019enseigner aux jeunes ces moyens essentiels, et je crois l\u2019avoir trouvé.\u201cSi je le savais.! repris-je?\u201d Allumant une cigarette, je me calai dans mon fauteuil.J\u2019écoutais attentivement.De temps à autres, j\u2019entrecoupais de questions le discours de mon interlocuteur.Je me bornerai donc à vous présenter la substance de ses paroles.\u201cIl y a quelques années, il s\u2019agissait de m\u2019acheter une maison.Bill et Jack ne manquérent pas d\u2019assister aux négociations, car je les avais prévenus que la transaction les concernait eux aussi, vu qu\u2019elle touche de près leur avenir.Mais ils se lassent vite des affaires et courent jouer aux billes.Ils reviennent aussi vite, lorsque je leur demande s\u2019ils aimeraient voir un cas rée) des problèmes d\u2019arithmétique qu\u2019ils font en classe.Mais, quoiqu\u2019ils aient peut-être entendu parler vaguement d\u2019hypothèques, de droits de passage, etc, il est évident qu\u2019ils préfèrent les billes à mon discours d'achat.\u201cQuelques mois plus tard, je leur fais cadeau d\u2019un train électrique.L'installation amène des problèmes embarrassants.Immédiatement, la question de propriété et de contrôle surgit ; inutile de dire que les solutions diffèrent.Il faut alors leur proposer que la propriété du chemin de fer soit conjointe, ce qui n\u2019empêche pas Jack de vouloir faire avancer les trains, tandis que Bill veut les faire reculer.\u201cQui sera ingénieur?Qui doit régler à l'avance le nombre des wagons à chaque train?Quatre déraillements.trois court-circuits et deux batailles se chargent de prouver que la répartition des tâches n\u2019est pas parfaite.Je crus un moment qu\u2019il serait bon d\u2019en venir su moyen radical de confisquer le chemin de fer entier, Fa ~- Mai 1939 comme une nuissance publique.Puis, je voulus acheter un second chemin de fer.Mais je compris que ces Jeux solutions m\u2019enirait.eraient 4 confesser intérieurement mon incapacité pédagogique! L\u2019ORIGINE D'UNE CORPIR ATION \u201cRentrant chez moi, un aprés-midi, je vis Jack assis sur Bill.Il était ainsi installé depuis deux heures.\u2018Pourquoi ne laisses-tu pas ton petit frère se relever, lui demandai-je?Apparemment, il ne voulait pas abandonner la partie, car il me dit; \u201cSi je le lâche, il va sauter sur moi\u201d.L'organisation du chemin de fer n\u2019était donc pas parfaite! \u201cSoudain, il me vient à l\u2019esprit d\u2019incorporer notre chemin de fer.Jack et Bill signent un contrat solennel, par lequel ils vendent leurs intérêts dans la ligne, à la Jack & Bill Missouri Railroad Corporation.Jack et Bill reçoivent respectivement 45 pour cent des actions.De soi-disant services rendus me permettent de m\u2019approprier 10 pour cent du capital, et de me ménager une certain pouvoir de contrôle sur les disputes futures entre actionnaires.La corporation n\u2019émet ni actions privilégiées ni obligations.\u201cIl me faut alors définit le terme corporation.Je leur explique que leur propriété et leur responsabilité sont limitées.FONDEE EN 1848 | La Caisse d'Economie de Notre-Dame de Québec La seule banque d'épargne | à Québec et Lévis.Prenez l'habitude de l'épargne régulière, et venez ouvrir un fl compte avec nous.Impossible de trouver un meilleur endroit pour vos économies.GARANTIE de tout REPOS Coffrets de sûreté à louer dans les voûtes de toutes nos succursales pour la garde de vos valeurs.La Banque fait des prêts sur va- leura de tout repos.SUCCURSALES DANS TOUS LES QUARTIERS DE LA VILLE Bureau-ckef No 21, St-Jean 85 \u201cJack avait puisé en classe des idées assez saugrenues sur la nature d\u2019une corporation.Puisqu\u2019une corporation, n\u2019est pas obligée, selon lui, de payer ses dettes, il se demandait pourquoi tout le monde ne fait pas affaires sous le régime de la corporation.Il sembla surpris lorsque j\u2019expliquai que toute personne, naturelle ou artificielle, est obligée de payer ses dettes.\u201cUne corporation, lui dis-je, est une personne artificielle, créée par la loi.Tu es une personne naturelle.Une personne naturelle meurt.Mais la personne artificielle, la corporation continue, en principe, d\u2019exister toujours.J'expliquai en outre que, par l\u2019incorporation du chemin de fer, les créanciers de la compagnie n\u2019ont de recours contre ses actionnaires qu\u2019à concurrence de leur mise respective au capital de la corporation.Si la compagnie est incapable de payer ses dettes, la loï peut enlever le chemin de fer aux actionnaires, mais ne peut saisir leurs autres actifs en paiement ; s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un chemin de fer non incorporé, les propriétaires seraient responsables de toutes les obligations contractées.\u201cCezi nous conduit à la question de contrôle.L'\u2019émission d\u2019actions, leur dis-je, vous permet de subdiviser vos intérêts dans le chemin de fer, de façon à pouvoir vendre à d\u2019autres une partie de vos intérêts, sans pour cela perdre le contrôle du chemin de fer.Pour cela, il suffit de conserver 51 pour cent du capital-actions.\u201cAussitôt, les veux de Jack s\u2019illuminent.\u201cPapa, combien demandez-vous pour vos actions du B.& J.Missouri R.R.?\u201d \u201cCombien désires-tu payer ?\u201d \u201cIl ne put répondre à cette question que lorsqu\u2019il en vint au chapitre des finances de l\u2019entreprise.C\u2019est alors qu\u2019il me proposa d'acheter mes actions par une émission d\u2019obligations garanties par la propriété du chemin de fer.Bill joignit Jack, et tous deux essayèrent en vain de mettre la main sur mes actions.OU LES MINUTES S\u2019'AVERENT ESSENTIELLES.\u201cL\u2019émission fut de cent actions sans valeur au pair, en conformité avec notre contrat.Bill dessina les certificats.Jack fut élu président, en bonne et due forme.Je fus secrétaire-trésorier.A l\u2019assemblée du conseil d\u2019administration, on régla les questions suivantes, à savoir: l\u2019engagement d\u2019un agent de voyages, d\u2019un ingénieur-en-chef et d\u2019un chef de train, les actionnaires devant faire, à tour de rôle, un stage à chaque fonction.Au début, pas de minutes.Mais des disputes survinrent sur ce qui avait été décidé: il fallut tenir un livre des procès-verbaux.\u201cJack eut une inspiration providentielle.\u201d.\u201cPourquoi ne pas enrégistrer les actions du B.& J.Missouri R.R.à la bourse ?\u201d | Mes deux actionnaires furent déçus, lorsque je 86 leur expliquai que nos actions n\u2019avaient pas un champ de distribution suffisant pour comporter ce qui s\u2019appelle un marché libre.J'ajoutai aussi qu\u2019il faudrait soumettre régulièrement nos minutes à la bourse \u2014 en supposant que nos actions y soient acceptées \u2014 ce qui demanderait au secrétaire-trésorier un surcroit inutile de travail, et révélerait au public des informations de caractère privé.\u2014 A la petite bourse, alors?\u2014 Apprenant que la petite bourse n\u2019accepterait pas davantage nos actions, parce que notre capital est encore trop réduit, Jack et Bill abandonnèrent l\u2019idée.\u2014 Où vendrons-nous nos actions alors?demanda Bill.\u2014 Au comptoir, tout comme le marchand vend son beurre\u201d.Je leur dis toutefois que nous serions en bonne compagnie, parce que les actions de banque et d'assurance se transigent souvent au comptoir, par des agents spécialisés dans la vente d\u2019actions hors-liste.Depuis ce jour, le marché des valeurs mobilières les tient toujours en alerte.Un cadeau de 5 actions de banque chacun, contribua à maintenir cet intérêt L\u2019idée était de leur montrer comment l\u2019argent travaille.Le jour où ils devinrent actionnaires d\u2019une Midtown National Bank, les affaires bancaires prirenl une place prépondérente dans leur vie quotidienne.Lorsqu'ils reçurent leur premier dividende, la bans\u2019avéra à leurs yeux comme un objet animé, dont il faut absolument connaître le fonctionnement, puis- qu\u2019il fait de l\u2019argent.Comment la banque avait pu leur rapporter un dividende, restait pour eux un mys tère inextricable.J\u2019essayai de mon mieux de les éclairer sur ce point, et m\u2019aperçus que j\u2019ignorais moi- même plusieurs questions importantes sur les affaires de banque.Mes fils suivaient toujours passionnément les fluctuations du marché; ils s\u2019intéressèrent même à mes propres transactions.Je leur expliquai les principales façons de faire de l\u2019argent à la bourse.\u201cRothschild devint riche, parce qu\u2019il ne négligea jamais de prendre son profit.Il se fit une règle de n\u2019acheter jamais au plus bas, ni ne vendre au plus haut.Ceci est une méthode.Une autre consiste à ne jamais vendre ses actions: acheter de bonne valeurs et ne jamais s\u2019en défaire.Je possédais des valeurs bancaires qui intéressaienl mes fils au plus haut point, parce que leur prix était élevé.Un jours, alors que le cours de ces actions se haussa sensiblement, je dis à Bill et à Jack qu\u2019il nous serait possible d\u2019aller passer l\u2019été à la campagne, ce qui ne pouvait que leur plaire! \u2018Ne serait-il pas bon de les vendre et de prendre LES AFFAIRES votre profit, papa?\u2019 suggéra Jack.\u2014 Ce n\u2019est pas nécessaire, lui dis-je: je puis emprunter sur ces valeurs, sans pour cela m\u2019en départir!.Lorsqu'ils apprirent que les banques prêtent de l\u2019argent, Bil] voulut savoir où elles prennent cet argent qu\u2019elles prêtent ; j'en profitai pour exposer les avantages de placer les économies a la banque\u2014d\u2019autant plus élevé que je leur promis d\u2019y doubler leurs économies provenant de leur allocation hebdomadaire.Cette allocation n\u2019est pas un cadeau.Ils la méritent par certains travaux domestiques.Quoiqu\u2019ils aient la faculté de la dépenser comme bon leur semble, dans certaines limites toutefois, la pensée que leur allocation est le fruit de leur travail les pousse à réfléchir plusieurs fois avant de dépenser un centin.Un jour, Jack fut tenté d\u2019acheter un jeu de courses de chevaux, qu\u2019il avait admiré dans une vitrine.C\u2019était au- delà de ses moyens: le jeu coûtait deux dollars; Jack n\u2019avait économisé que six dollars.Commeni se faire des amis pour réussir dans la vie \u2014 par Dale CARNEGIE \u2014 Version française (Edition Hachette) de: \u201cHow to Win Friends and influence People\u201d dont 3,000,000 d\u2019exemplaires furent vendus aux Etats-Unis.Volume brochuré de 264 pages.Traité pratique de cette science infiniment précieuse: cet art de rendre plaisants, harmonieux et PROFITABLES nos innombrables rapports\u2014sociaux, commerciaux ou sentimentaux avec nos semblables.Le comptable, l\u2019architecte, le médecin ou l\u2019ingénieur ne sauraient mieux s\u2019en passer que le commerçant ou le vendeur.Le grand but de l\u2019éducation n\u2019est pas le savoir mais l\u2019action \u2014 et celui-ci est un livre d\u2019action.En vente à $1.00 l\u2019exemplaire au bureau des \u201cAffaires\u201d, 4, rue St-Jacques, Québec.M.G.-R.Rainville, représentant provincial.En dehors: envoi franco sur remise en argent ou mandat à l\u2019ordre \u201cLes Affaires\u201d seulement.re Ben re em Be eA ct qr Mai 1939 UNE LECON D\u2019ECONOMIE Je n\u2019avait aucune objection à l\u2019achat de ce jouet.Mais je fis comprendre à l\u2019enfant que le plaisir qu\u2019il pourrait en retirer serait trop court pour compenser la perte, non seulement des deux dollars, mais aussi de l\u2019intérêt que son argent pourrait lui rapporter.Bill, qui venait d\u2019apprendre quelques règles d\u2019intérêt composé, se plut à faire le calcul.Je me flattais d\u2019avoir convaineu Bill et Jack d\u2019un fait primordial, à savoir que le capital est productif.Je devais un jour ou l\u2019autre être appelé à résoudre l\u2019énigme des variations des prix, expliquer pourquoi les valeurs montent et baissent.Heureusement, les enfants avaient sous leurs yeux un exemple concret et personnel du fonctionnement de la loi de l\u2019offre et de la demande.C\u2019était la saison des cartes illustrées avec photos d\u2019étoiles du sport, et toute la menue gent du voisinage voyageait de magasin en magasin, afin de se procurer la photo de tel ou tel joueur.Les cartes se vendaient en séries de 10, pour deux sous la série.Les athlètes les plus populaires se payaient deux sous pièce.Evi- demment, le nombre d\u2019exemplaires de ces derniers était limité.Bill découvrit un petit magasin qui en avait encore une bonne quantité.Il achète le tout, et parvient à obtenir le monopole des photos d\u2019un héros du baseball ; comme résultat, il récolte une moisson de gros sous.Vint alors une rumeur à l\u2019effet que les magasins recevraient sous peu un autre approvisionnement de cartes.Immédiatement, une réaction dans les prix s\u2019en- suivit- Il n\u2019y a qu\u2019une saison déterminée, bien qu\u2019inconnue, pour la vente de ces cartes.Un pour ou l\u2019autre, la saison finit.Ce jour vint, où Bill resta avec un stock énorme de cartes non vendues.I] aurait voulu les vendre à sacrifice.Je lui conseillai d\u2019attendre la saison suivante, alors qu\u2019il pourrait encore vendre avec profit.C\u2019est inutile, lui dis-je, d\u2019essayer de vendre quand tout le monde est antipathique.Quoiqu\u2019ils ne connaissent pas les termes spéciaux de l\u2019économique, les garçons comprennent maintenant que les valeurs fluctuent suivant des facteurs psychologiques, et jouent aussi conformément à la loi de l\u2019offre et de la demande.Ils connaissent le principe des variations du marché.Des parents, s\u2019embarquant pour l\u2019Europe, nous confièrent récemment leurs deux fils, Roger et Charlie, qui fréquentent la même école que Bill et Jack.Ils demeurent à l\u2019école, mais, trois fois par semaine, ils viennent se rapporter chez nous.87 FAIRE TRAVAILLER LE CAPITAL Leur père, bien que très riche, les a doués d\u2019un sens profond des affaires.Avant son départ, il leur avait donné un nécessaire à nettoyer les chaussures.Savez-vous ce que Roger et Charlie font actuellement, demandait quelqu\u2019un à ma femme, ces jours derniers ?Ils cirent les chaussures, les chaussures des élèves, les chaussures des professeurs, les chaussures de tout le monde !} \u2014 Se font-ils payer, demanda ma femme, étonnée?Sûrement ; ils demandent 5 cen- tins.Pris sur le fait, les deux garçons ne parurent pas gênés le moins du monde.Ils n\u2019avaient que réalisé leur projet de faire de leur cadeau un capital productif.Il est probable que ces enfants hériteront d\u2019une grosse somme d\u2019argent, un jour ou l\u2019autre, et il n\u2019est pas douteux qu\u2019ils sauront sagement en disposer.Le gain de quelques piastres leur a enseigné que l\u2019argent est la mesure du travail.Cette anecdote servit d\u2019exemple à mes fils.Il y a quelques temps, ils vendaient de vieux livres par les rues.Après trois ventes, les affaires ralentirent.L\u2019on discute une réduction de prix.Jack s\u2019y oppose, et maintient son prix à 35 cents.Je leur fis comprendre qu\u2019ils étaient en face du problème que tout marchand doit résoudre lorsqu\u2019il à un surplus de stock.Afin d\u2019écouler la marchandise, ou bien les prix doivent subir une baisse drastique, ou bien un mode d'annonce sensationnel doit se charger d\u2019activer les affaires.Les enfants décidèrent d\u2019adopter la seconde solution.Ils mirent la main sur une voiturette qu\u2019ils chargèrent de livres.Ils parcoururent la rue en tous sens, tournant une vieille sirène de bicyclette, et criant: achetez des livres pour vos enfants.Un policier menaça de tuer leur commerce, parce qu\u2019ils n\u2019était pas munis d\u2019un permis de colporteur ; mais la conversation se termina par l\u2019achat de deux livres pour ses jumeaux.\u201cPourquoi devons-nous avoir un permis, demanda Bill?\u201d Parce que vous utilisez la voie publique pour vos fins personnelles, lui expliquai-je.J\u2019ignore dans quelle direction leurs instincts commerciaux se tourneront la prochaine fois.Ma femme critique ma méthode d'éducation.Mais je crois que mon système a fait plus pour mes fils qu\u2019on fait pour moi mes professeurs d\u2019astronomie.\u2014 Traduit et adapté de \u201cCanadian Business\u201d, par Marc Hardy. 88 LES AFFAIRES Nos lecteurs nous écrivent A propos de la création d\u2019un \u201cClub de publicité\u201d à Québec.gES journaux m\u2019ont appris qu\u2019on venait de fonder à Québec, un \u201cClub de publicité\u201d.C\u2019est.si j\u2019ai bonne mémoire, le troisième que l\u2019on fonde dans la vieille capitale depuis un quart de siècle et je retrouve dans la liste des assistants à la récente réunion, les noms de confrères en publicité qui ont été les animateurs de chacun des effortts antérieurs pour doter Québec d\u2019une association de ce genre.Comme Québec est le dernier rempart de défense de la langue française en Amérique, ne devrait-on pas profiter de la formation de ce nouveau groupement pour épurer notre vocabulaire publicitaire?Ainsi, le reportage de la première réunion de l\u2019association nouvelle qui paraît dans les quotidiens de Québec comporte, à maintes reprises, le mot \u201cpubliciste\u201d.Les gens qui s\u2019occupent de publicité ne sont pas des publicistes.Il n\u2019y a ou\u2019à consulter le petit Larousse pour constater qu\u2019il en est bien ainsi.Le publiciste est celui \u201cqui écrit sur la politique, l\u2019économie sociale\u201d.Les gens de notre métier sont des publicitaires.Ceux qui se sont spécialisés dans la technique de la publicité, qui font des schémas typographiques, des maquettes, etc.sont des techniciens en publicité ou publicitectes (appellation adoptée au Congrès International de la publicité tenue à Bruxelles en 1930).Et ce mot \u201cclub\u201d lui-même, est-il bien de mise?Ne pourrait-on pas y substituer le mot association ou cercle?En France, il existe la Chambre Syndicale de la publicité, le cercle d\u2019études publicitaires.le syndicat des techniciens de la publicité, l\u2019union des publicitaires, l\u2019association des annonceurs, la fédération de la publicité, le syndicat des techniciens-conseils en publicité, le groupement des chefs de publicité, les maîtres-arti- sans publicitaires.mais il n\u2019y a pas un seul club de publicité.Bien qu\u2019il soit fort en usage chez nous, le mot \u201cclub\u201d est anglais, qu\u2019on ne l\u2019oublie pas! Il y a bien le \u201cJockey Club\u201d de France et nombre de \u201cclubs\u201d sportifs.mais, si on se sert de ce mot, là-bas, c\u2019est un peu par snobisme, comme on appelle \u201cpalaces\u201d les hotels somptueux ou \u201cbuilding\u201d les immeubles commerciaux.Et pendant qu\u2019on y est, on pourrait différencier l\u2019annonceur de l\u2019annoncier.L'annonceur c\u2019est le client qui paye (par toujours, hélas!) l'annonce qui est publiée pour son commerce ou son industrie.L\u2019annoncier, c\u2019est celui qui prépare les textes publicitaires pour l\u2019annonceur.Ah, oui, j'oubliais \u2018l\u2019annonceur\u201d de la radio.celui que nos cousins d\u2019outre-Atlantique désignent sous le vocable de \u201cspeaker\u201d! Décidément, j'aime beaucoup mieux le mot \u201cannonceur\u2019 pour le désigner.A- pres tout, annoncer veut également dire \u201cfaire savoir, proclamer\u201d.et c\u2019est ce que fait l\u2019annonceur de T.S.F.n\u2019est-ce pas ?Mais de toutes les expressions fautives qui sont en usage chez nous, celle qui est le plus en honneur, c\u2019est \u201cPubliciste\u201d pour désigner le \u201cpublicitaire\u201d.pourtant Dieu sait combien peu nous sommes versés en économie politique, sans quoi comme il serait facile à notre premier ministre de former son \u201cConseil économique\u201d en s\u2019adressant aux membres de notre profession! \u2014 C.HOLMES, Ex-président des publicitaires montréa- lais.Lie voisin en a ! Pourquoi pas moi ?+ ES municipalités de la province de Québec s\u2019intéresseront sans doute à la nouvelle que le conseil municipal de Tweed, un petit centre de l\u2019Ontario, a fait savoir au pouvoir central qu\u2019il n\u2019a pas absolument besoin d\u2019un nouveau bureau de poste.La dépense er serait relativement minime, mais ce geste est quand même très significatif.A la veille d\u2019une élection générale, en effet, on a plutôt tendance à demander le plus possible aux gouvernements.Il semble bien que cette tendance soit en régression.C\u2019est malheureusement une tendance trop fréquente en Canada de vouloir retirer le plus possible de l\u2019argent dépensé par les gouvernements \u2014 que l\u2019on en ait a bes arn orn awn VAS\" ed tr ae rte ee ri Mai 1939 besoin ou non.\u201cLe voisin en a, pourquoi pas moi?\u201d Cette attitude est pour beaucoup dans le montant élevé de la dette publique, par conséquent des taxes très élevées, et en définitive du chômage.Il n\u2019y a aucun doute que les taxes nuisent à l\u2019expansion de l\u2019industrie, par conséquent à l\u2019emploi, car ceux qui possèdent du capital n\u2019aiment pas à l\u2019investir où le fardeau de la taxe est très élevé.Nous ne sommes pas la seule province du pays où existe semblable situation.Mais ce n\u2019est pas une raison pour continuer- L'événement annuel des déclarations pour l\u2019impôt sur le revenu nous rappelle que la dépense publique nuit au placement des capitaux, car les épargnants n\u2019ont aucune raison sentimentale d\u2019investir leur argent en notre province plutôt qu\u2019ailleurs.Les taxes sont un mal nécessaire, mais toute person- 89 ne qui réfléchi se rendra compte qu\u2019elles constituent un empêchement à la production de l\u2019industrie.Les taxes municipales et scolaires constituent un premier fardeau sur le capital, et jouent un rôle considérable dans la détermination des salaires des ouvriers.Quand ces mêmes ouvriers, par leurs votes électoraux, approuvent des taxes qui représentent pour eux des possibilités de chômage la situation n\u2019est pas loin du tragique.Avec des élections fédérales en vue et des élections provinciales toujours possibles, la question de la dépense n\u2019a jamais été aussi importante.L\u2019attitude des électeurs, en étudiant avec soin toute proposition de dépense, déterminera en quelque sorte la quantité des taxes pour l\u2019avenir, de même que l\u2019emploi et les salaires.\u2014 L'Association des Manufacturiers Canudiens De petits services la clientèle augmentent OICI auelques cas concrets où le principe \u201cservir le client\u201d a donné des résultats De matériels appréciables., A e ei Une entreprise de charbon informe ses clients, plusieurs jours à l\u2019avance, par le moyen d\u2019une carte postale, de la date et de l\u2019heure (approximative) des livraisons.Si le jour ou l\u2019heure ne conviennent pas au client, celui-ci peut détacher une partie perforée de la carte, y indiquer la date qui lui convient mieux et la retourner, sans l\u2019affranchir, le port étant payé ultérieurement par le fournisseur.En outre, les livreurs sont munis de pantoufles qu\u2019ils mettent quand ils ont à traverser une partie de l\u2019appartement ou de la maison pour arriver à la cave; ils évitent ainsi de salir les escaliers ou les couloirs.Chaque voiture est munie de balais: les livreurs ont l\u2019ordre formel de balayer derrière eux, de sorte que, la livraison terminée, il ne reste aucune trace de char- -bon.Ces petites attentions ont permis à cette entreprise d\u2019augmenter ses ventes de plus de 50% en une année.e Un bureau de voyage, qui organise beaucoup de circuits par autocars, note soigneusement l\u2019adresse privée de chacun de ses passagers, d\u2019ailleurs sans en préciser le but.S\u2019il arrive, lors d\u2019un départ, qu\u2019un client n\u2019est pas arrivé à temps, le char passe au domicile du retardataire pour le prendre.Sans créer des abus, cette attention est très appréciée par la clientèle.e Une maison de confection (vêtements) avise ses acheteurs qu\u2019elle repasse gratuitement, une fois, tout vêtement acheté chez elle.L'auteur de cet article raconte qu\u2019ayant lui-même acheté un costume dans ce magasin il a mentionné lors d\u2019une visite, cinq mois après l\u2019achat, que le costume était devenu trop étroit parce qu\u2019il avait grossi.On l\u2019a immédiatement invité à rapporter le costume qui a été élargi gratuitement.Inutile de dire qu\u2019il restera un client fidèle d\u2019une maison aussi serviable.e Un funiculaire à Insbruck (Autriche) délivre à ses voyageurs, au lieu d\u2019un billet ordinaire de chemin de fer, une belle carte postale illustrée, montrant une magnifique vue du panorama dont on jouit du sommet.Tout au bas de la carte a gauche et a droite, les deux mots \u201cMontée\u201d et \u201cDescente\u201d.Le contrôleur du train, pendant le voyage, perfore légèrement le mot correspondant, annulant ainsi le \u201cbillet\u201d qui reste la propriété du.voyageur.L\u2019immense majorité des passagers envoie après cette excursion, la carte illustrée à des amis, assurant ainsi, à ses propres frais, la publicité du funiculaire ; les autres la gardent à titre de souvenir, mais personne ne jette ce \u201cbillet\u201d.\u2014 \u201cDer Organisator\u201d \u2014 cité par Vendre\u201d. TIN at Ter ch rao - a rn er ete mr 90 Le bureau des \u201cdisparus® Un collaborateur de Printer\u2019s Ink raconte que, pendant plusieurs mois, il se rendait régulièrement chez un coiffeur pour se faire raser et couper les cheveux; un jour, pour une raison quelconque, il n\u2019y retourne plus.Il est certain de ne jamais avoir indiqué son nom à ce coiffeur, de n\u2019avoir jamais été accosté Far son nom en sa présence.Grande fut donc sa surprise en recevant, environ un an plus tard, une carte postale, à son adresse privée, disant à peu près ceci: \u201cCher Monsieur.Où avez-vous donc été tous ces temps-ci?Notre bureau des \u201cDisparus\u201d nous signale votre \u201céclipse\u201d.Nous espérons cependant que vous n\u2019avez pas disparu pour de bon \u2014 bien que nous ne vous ayions pas vu depuis longtemps.Nous nous sommes demandés ce qui vous était arrivé.Notre maison est toujours aussi bien tenue que par le passé tant au point de vue de l\u2019hygiène qu\u2019en ce qui concerne le service que nous offrons.Voulez-vous revenir un de ces jours?Nous serions très heureux de vous revoir.\u201d Ce coiffeur n\u2019a pas dévoilé comment il arrive à obtenir les nom et adresse de ses clients.\u2014 Quelques mots sur les étiquettes Notre confrère Printers\u2019 Ink cite un article du journal américain (Industrial Standardization), qui a examiné ia question suivante: \u201cQue doit indiquer l\u2019étiquette d\u2019un produit industriel pour aider à sa vente?\u201d L\u2019auteur a d\u2019abord choisi onze catégories de marchandises qui pouvaient particulièrement bénéficier d\u2019un étiquetage précis.Ces onze catégories étaient : couvertures, articles de bonneterie et bas, matelas, ar- LES AFFAIRES ticles de ménage et de cuisine, linge de lit, chemises d\u2019hommcs, essuie-mains, vétements lavables, rideaux, sous-vêtements et couverts de table.Après avoir examiné chaque catégorie en particulier, l\u2019auteur arrive à dégager six questions qui s'appliquent à toutes ces catégo1 ies de marchandises comme aux autres et conclut qu\u2019une étiquette doit fournir la réponse à ces six questions.Les voici: 1\u2014De quelle matière est faite la marchandise ?Genre et qualité des fibres, du métal, du bois, du cuir, de la fourrure, de la résine, de l\u2019huile, du papier, des produits chimiques, des produits alimentaires, etc, etc, utilisés, 2\u2014Comment la marchandise a-t-elle été fabri quée\u2018 Dimensions, poids, nombre de fils par centimètre carré, nombre de points rar centimètre, apprêt, coupe à la main ou à la machine, pressé, moulé, embouti, fondu, ete, ete.3\u2014GQuelles sont les qualités de la marchandise ?Durée des couleurs (après lavage ou sous l\u2019action du soleil), degré du rétrécissement et de l\u2019extensibilité, résistance des coutures, résistance aux intempéries, à la transpiration, à la chaleur, consommation de courant électrique, frais de réparation, frais d\u2019entretien, etc, etc.4\u2014 Comment entretenir la marchandise ?Instructions détaillées, comment la laver ou la net- tcyer, précautions à prendre pour sa conservation, comment l\u2019huiler, polir, tenir au chaud ou au froid, etc.5\u2014Comment employer la marchandise ?Indiquer les usages auxquels elle est particulièrement adaptée : recettes, instructions d\u2019emploi, ete.6\u2014Qui vend ou fabrique la marchandise ?Nom et adresse du fabricant ou du distributeur.Les industriels oui ont suivi cette méthode d\u2019étiquetage déclarent en avoir tiré profit.\u2014 Vendre.A 1 res-vous INTÉRESSES DANS L'ART, DANS LA PUBLICITÉ, OU DANS LA PHOTOGRAPHIE?ALORS, VENEZ VOIR SANS OBLIGATION NOS COLLECTIONS VENANT DES QUATRE COINS DU MONDE.DEMANDEZ LISTE NO 2.PUBL!CATIONS TECHNIQUES ET SCIENTIFIQUES.UNIVERSAL BOOK MART U.MEIER, Prop.1251, ouest rue Ste-Catherine, Montreal ecran om mms + JP crema cm + \u2018Mai 19839 91 Il faut $20,000 de capital pour fournir du travail a un ouvrier ter la détresse a rapproché patrons et ouvriers plus qu\u2019en aucun temps en cet âge de la machine.Une circulaire nous tombe sous les yeux; elle est du président d\u2019une compagnie à ses employés, et on note que ce président de compagnie \u2014une très importante entreprise, \u2014 parle de soi-même comme d\u2019un employé.Il raconte ce qu\u2019il veut dire en termes si simples et si naturels que les critiques de ce qu\u2019on appelle le \u201cbig business\u2019 ne sauraient s\u2019appliquer.D\u2019abord, la dépense de capital pour fournir du travail à un seul homme est effarante \u2014 elle est de plus de $20,000.Cela représente le placement, le coût du capital roulant qui, on le fait remarquer, vient des banques à qui il faut payer un intérêt sur les emprunts.1l est à observer que les banques ne prêtent pas leur argent mais l\u2019argent de leurs déposants.Et les placements de compagnies d\u2019assurances ?D\u2019où viennent-ils?Non des compagnies d\u2019assurances mais des détenteurs de polices, \u2014 soit la grande masse des citevens ordinaires qui confient leur argent à des compagnies qui ne sont en somme que des agents.L'auteur de cette lettre dont nous parlons fait observer que les personnes qui ont prêté de l\u2019argent pour v créer en somme de l\u2019emploi sont cina f'uis plus nombreuses que les employés.Cette affirmation est passablement de nature à dissiper l\u2019idée que les grosses compagnies sont la propriété de quelques hommes riches.Ce serait évidemment une bonne chose que les compagnies fassent confiance à leurs employés, leur disent sur quoi tout leur système est basé.Quand il faut $20,000 de capital pour fournir du travail à un seul homme, voilà qui pourrait donner à réfléchir aux employés.La désorganisation de l\u2019industrie ne nuit pas tellement aux prétendus hommes riches qu\u2019à des masses formées d\u2019employés qui ont économisé pour l\u2019avenir en achetant des polices d\u2019assurances, en déposant à la banque, ou en achetant de obligations.À ces réflexions on peut ajouter qu\u2019on doit aux compagnies, surtout dans la province de Québec, presque toutes les écoles, les rues pavées, l\u2019eau, et autres agréments de la vie.Avec l\u2019introduction massive de la machine sur les fermes, les villages sont devenus des villes, et il a fallu donner du travail.En construisant des usines plus grandes qu\u2019il n\u2019était nécessaire pour la consommation canadienne.le coût de la production a a servi à payer l\u2019intérêt sur les emprunts faits dans le but de développer le Canada.\u2014 L\u2019 Association des Manufacturiers Canadiens.Le que nous pouvons faire pour favoriser l'industrie du tourisme v ÿ tourisme est l\u2019une des principales industries de notre pays.On en parle peu, c\u2019est vrai.Elle mériterait cependant d\u2019attirer notre attention et de susciter notre intérêt, grâce à son importance.Le tourisme est la plus importante parmi nos industries d\u2019exportations tant au opint de vue de sa valeur monétaire qu\u2019au point de vue de son influence stabilisatrice aux moments de crise économique.Il comporte quelques petits désavantages, contrebalancés d'autre part par des avantages plus grands.I] convient donc que nous fassions tout en notre pouvoir pour intensifier le mouvement touristique en notre pays.INDUSTRIE D\u2019EXPORTATION L\u2019industrie du tourisme est une industrie d\u2019exportation.L\u2019argent dépensé dans un pays par les visiteurs étrangers exerce le même effet sur la balance commer- 92 ciale de ce pays que l\u2019exportation de marchandises ad- diiionnelles.Au lieu d\u2019envoyer les effets au consommateur à l\u2019extérieur, celui-ci, attiré au lieu de provenance, les y achète, les consomme sur place ou les apporte chez lui.Bref, le mouvemnt touristique constitue une exportation invisible d\u2019un merveilleux apport financier pour nous, d'autant plus qu\u2019il aide notre pays à payer les objets et les services achetés d\u2019autres pays, ou les intérêts sur l\u2019argent qu\u2019il emprunte à l\u2019étranger ; de là son influence sur la balance commerciale.Et sur ce, nous abordons les avantages que nous procure le tourisme.INFLUENCE SUR LA BALANCE COMMERCIALE DU PAYS.Le Canada, pays emprunteur, doit, de toute nécessité, avoir une balance commerciale favorable : c\u2019est une loi qui lui est commune avec tous les pays commandités du dehors.L\u2019Economie Politique nous enseigne que \u2018\u2018la plupart du temps les dettes se paient en marchandises, et qu\u2019- une économie débitrice, à supposer qu\u2019on veuille faire honneur à ses engagemnets, comporte une balance commerciale.\u201d Si nous considérons la balance commerciale du Canada, nous voyons que le tourisme entre en ligne de compte, et qu\u2019il y constitue un facteur dominant.Monsieur André Siefried, dans son volume intitulé \u2018Le Canada, Puissance Internationale\u201d, dit que \u201csi le meilleur fournisseur du Canada est les États-Unis, son meilleur client est l\u2019Angleterre\u201d.Fort bien.Mais, si à côté de ces exportations de marchandises, nous considérons aussi la quantité formidable d\u2019objets et de services que les Américains achètent chez nous (exportations invisibles) et qui ne figureent pas aux rapports commerciaux du Canada avec les Etats-Unis, nous sommes obligés d\u2019admettre \u2014 et Monsieur Siefried l\u2019admet \u2014 qu\u2019en dépit des statistiaues douanières, les Etats-Unis sont quand même, et non l\u2019Angleterre, le premier client du Canada, comme ils sont son premier fournisseur.Les statistiques nous montrent qu\u2019au cours des cinq dernières années prises en bloc, pour chaque cinq dollars de valeur ou marchandises \u2014 bois, papier-jour- nal, produits agricoles \u2014 expédiés aux Etats-Unis dans le cours normal du commerce, nous avons vendu en outre pour quatre dollars en effets et services, constitués par les achats que les touristes américains ont effectués au Canada.VALEUR MONETAIRE L'industrie du tourisme a pris un essor considérable dans notre pays depuis dix ans.En effet, les visiteurs affluent nombreux chaque année des provinces-soeurs LES AFFAIRES et des autres pays, particulièrement des Etats-Unis.Ces visiteurs laissent, tous les ans, plusieurs millions de dullèrs dans nos hôtelleries et maisons de commerce, ils a; purtent avez eux le plus avantageux des marchés à cerlaines industries que nous avons et à d\u2019autres que nus devrions nous efforcer de ressusciter, comme l\u2019industrie des arts domestiques.Disons en passant que les Américains sont très avides de ces objets d\u2019art.Ils sont toujours fiers d\u2019avoir en leur possession ce objets faits À la main et qu\u2019ils n\u2019ont pas l\u2019avantage de se procurer chez eux où tout est fabriqué en série : dur = les manufactures.D\u2019après des statistiques compulsées en 1934 par la Société des Nations, le Canada était alors le deuxième pays au monde pour l\u2019industrie du tourisme, la France venant en tête.INFLUENCE PUBLICITAIRE INTERNATIONALE Là ne se bornent pas cependant les avantages que nous retirons de cette industrie.Le fait d\u2019étudier notre pays sur les lieux, ainsi que ses produits et ses ressources, contribue à stimuler la demande de produits canadiens et à amener chez nous de nouveaux capitaux.Mais le tourisme a une valeur additionnelle qui ne UN GRAND CONCOURS DE PHOTOGRAPHIE | $525 DE PRIX La photographie est, de tous les arts, le plus accessiple au grand public.II suffit d\u2019un peu de patience et de jugement pour obtenir parfois d\u2019admirables documents photographiques.C\u2019est pourquoi le Grand Concours de photographie organisé par \u201cLa Revue Populaire\u201d est, par son sujet, une très belle initiative.L\u2019architecture d\u2019inspiration canadienne possède de telles qualités particulières qu\u2019elle a donné lieu à de nombreuses études par des écrivains et artistes canadiens, américains et même européens.Mais connaissons-hous assez nos richesses architecturales?Le concours de photographie de \u201cLa Revue Populaire\u201d a pour but de dénombrer nos maisons et édifices qui, tant du point de vue architectural qu\u2019historique, présentent un caractère canadien.Le jury appréciera les photos surtout d\u2019après leur valeur documentaire au point de vue de Par- chitecture canadienne d\u2019autrefois.Il va sans dire que les qualités techniques des envois auront l\u2019importance qu\u2019elles méritent.Les règlements de ce Grand Concours de photographie sont publiés chaque mois dans \u201cLa Revue Populaire\u201d.Les $525 de prix seront versés en argent, sans que les concurrents aient à souscrire des abonnements, - | mé es Sr mn li ma; an marae dp or eit bn 00 esi a rrr a 0 mtn té ee Cnr cor sement ne Feb Str mt HAL rata Mai 1939 peut s\u2019exprimer ni en dollar ni en cents; en effet, il est aussi très apte à faire connaître notre pays à l\u2019étranger, et nombreux sont les visiteurs qui, après avoir admiré les beautés de notre pays et nos qualités ethniques, se mettent à étudier notre histoire, cet \u201cécrin de perles ignorées\u201d, voire même pour d\u2019aucuns, à écrire des volumes sur le Canada, tels MM.Raoul Blanchard, André Siefried, Mgr Landrieux, Louis Hémon, et combien d\u2019autres encore que je ne connais pas ou dont le nom m\u2019échappe.De plus, le tourisme fournit aux citoyens des deux pays, visiteur ct visité, l\u2019.ccasion de lier connaissance et conduit à un meilleur échange de vues.Une connaissance plus approfondie de la culture et des aspirations des autres nations ainsi que des problèmes qu\u2019elles ont à résoudre est avantageuse à tous au double point de vue social et intellectuel, et la compréhension mutuelle qui en résulte est un précieux élément de bonne entente internationale INCONVENIENTS Il serait peut-être osé pour un conférencier de ne vcir que du bien dans son sujet.Je m\u2019en garde.Il est incontestable qu\u2019il se glisse aussi quelques inconvénients dans le cortège des multiples avantages que le tourisme entraîne à sa suite.Je ne choisirai que les plus flagrants.Le tourisme a fait naitre chez nous certaines coutumes qui n\u2019étaient pas en vogue il y a quelques années.Des étrangers sont forcés de constater qu'au Canada des parents ne rougissent pas de fouler aux pieds leur fierté nationale pour quelques sous en éduquant leurs enfants à la mendicité.Une telle tactique jette un crédit bien mince sur leurs auteurs et crée une impression défavorable pour nous dans l\u2019esprit des visiteurs.De plus, sous prétexte de faciliter la tâche à nos visiteurs et de les accomoder, on a recouvert notre province de panneaux-réclames anglais \u2014 ou visant l\u2019ê- tre \u2014 qui invitent de toute la vigueur de leurs lettres criardes à venir loger à tel hôtel, ou se reposer dans des \u201clog cabins\u201d, sorte de cabanes nullement artistiques et de fort mauvais goût, qui ont le don particulier de détruire le cachet de nos campagnes.Mais nous reviendrons tantôt sur ce point.Malgré ces désavantages, le tourisme est une industrie payante pour notre pays et il a droit à une grande publicité puisque directement ou indirectement il profite à tous.CE QUE L\u2019ON À FAIT Depuis quelques années, on a fait beaucoup pour la cause du tourisme.Nos gouvernements fédéral] et provinciaux ont doté le pays d\u2019un réseau de routes qui per- 93 mettent aux visiteurs de parcourir .assez confortablement tout le pays, d\u2019en admirer les magnifiques panoramas, d\u2019en visiter les sites et les coins encnanteurs et de pénétrer dans les territoires de chasse et de pêche, qui sont particulièrement nombreux au Canada.Le Gouvernement Fédéral a établi durant l\u2019été de 1934 \u201cL\u2019Office Canadien du Tourisme\u201d comme division du Ministére des Chemins de fer et Canaux, avec mission d\u2019organiser une active campagne nationale de propagande touristique, en coopération avec d\u2019autres organismes touristiques et publicitairss.L\u2019Office a la collaboration d\u2019un conseil consultatif formé des directeurs des services d\u2019information des divers gouvernements provinciaux, ainsi que de représentants des ministères et services fédéraux intéressés au développement du tourisme et de membres du comité exécutif de l\u2019association canadienne des Bureaux de tourisme et de publicité.Notre gouvernement provincial, de son côté, a son \u201cOffice du Tourisme de la Province de Québec\u201d, qui, l\u2019an dernier, a répondu à plus de quarante mille demandes de renseignements, provenant des Etats-Unis et des provinces sceurs.En outre, l'Office est demeuré en liaison étroite avec six cents associations d\u2019automobilistes des Etats-Unis et un très grand nombre de publications et d'agences sportives.Nous avons à Québec et à Montréal, le Bureau de Tourisme du Club Automobile, l\u2019un des pionniers des bureaux de tourisme \u2014 fondé en 1923, et qui depuis ce temps, a rendu de très grands services à l\u2019industrie du tourisme.D'ailleurs, d\u2019après les statistiques du Club Automobile, l\u2019on constate que durant la saison du tourisme, \u2014 15 mai au 15 octobre \u2014 l\u2019on répond à une moyenne de trente mille demandes verbales de renseignements par année, soit deux cent cinquante demandes par jour.Le Club Automobile mérite donc toutes nos féliciations pour le bon travail qu\u2019il a accompli jusqu'ici.Nous avons aussi l\u2019Association des Guides Historiques.Le but de cette Association est de mieux faire apprécier notre ville aux visiteurs en leur découvrant ses beautés.Ces guides doivent suivre des cours durant deux mois chaque année, portant sur l\u2019histoire du Canada, les faits-d\u2019airmes et légendes s\u2019y rattachant, historique des monuments, ete.C\u2019est donc dire que ces messieurs sont bien qualifiés pour la plupart.I] y a les Chambres de Commerce, Sénior et Junior, et les divers syndicats d\u2019initiative qui sont pour quelque chose dans l\u2019expansion du tourisme.Reste enfin l\u2019Association des Sports d\u2019Hiver qui poursuit une campagne afin de faire de Québec et des environs un centre touristique fort achalandé; un centre de ralliement pour les amateurs de sports d\u2019hiver.Il y a aussi d\u2019autres institutions passagères, de même que des campagnes publicitaires et des mouvements d\u2019expansion touristique à qui le tourisme est PRET Le fe tem eT 94 redevable mais que nous ne saurions nommer ici.L\u2019an dernier, la Province a pris part a I\u2019Exposition Sportive de.New-York et a l\u2019Exposition Internationale du Tourisme de Chicago, où elle a acquis un renom bien mérité.11 en est de même les étalages sportifs et touristiques de la Province à New-York, Philadelphie et Washington.Voilà, succinctement énuméré, ce que l\u2019on a fait pour l\u2019expansion du tourisme ; il nous reste cependant encore beaucoup à faire- MOYENS D\u2019INTENSIFIER LE MOUVEMENT TOURISTIQUE Nous remarquons que par le passé on a fait la part large à la publicité pour accroître le mouvement touristique.Je crois quel \u2019on n\u2019a encore pas fait assez.Qu\u2019il me soit permis d\u2019énumérer ici quelques moyens moyens d\u2019intensifier ce mouvement \u201csine qua non\u201d du tourisme, il importe d\u2019avoir des routes modernes, sûres et débarrassées de la poussière.Si l\u2019on veut faire du Canada le pays des vacances par excellence, il est de la plus haute importance que nos routes soient de nature à attirer les automobilistes qui, dans le confort, goûteront le charme et les délices de nos paysages canadiens.L'industrie du tourisme ne peut réussir au Canada qu\u2019au prix d\u2019une amélioration sérieuse de nos réseaux de routes dans chacune de nos provinces.Par le passé, les visiteurs ne nous ont pas toujours fait l\u2019éloge de nos routes .et pour cause.Actuellement on est à la tâche; et je ne sache pas que nos gouvernements puissent faire un placement aussi avantageux que celui tendant à perfectionner les routes canadiennes.On devrait, à mon avis, poursuivre une forte campagne de publicité par tous les moyens en usages; ici au Canada pour que les habitants des diverses provinces se visitent un peu plus, et aux Etats-Unis, voire même en Amérique latine et en Europe pour que les habitants de ces pays visitent le nôtre.Prenons la publicité par la cinématographie.PUBLICITE AU CINEMA Le gouvernement fédéral ou les gouvernements provinciaux pourraient requérir les services de compagnies cinématographiques étrangères \u2014 puisque nous n\u2019en avons pas au Canada \u2014 pour la production de documentaires sur le Canada, et même de films basés sur des ouvrages canadiens dont l\u2019action se déroule en terre canadienne et illustre bien les scènes typiques de la vie de chez nous.(Maria Chapdelai- ne).Des films documentaires sur la vie des quintuplet- tes Dionne ont contribué pour une large part à amener une foule de visiteurs à Corbeil, Ont.Pour accroître le mouvement touristique dans d\u2019autres coins du pays, on pourrait se servir du même moyen.À ce propos, l\u2019hi- LES AFFAIRES ver dernier, je crois, on a tourné un film documentaire sur les événemnts sportifs au Lac Beauport, à la demande des autorités du Pacifique Canadien, et l\u2019on projetlera ce film dans mille théâtres environ aux Intats-Unis au cours de l\u2019automne.On pourrait faire la même chose avec le film tourné par M.Georges Jessop, assistant-gérant du Chateau Frontenac.Ce film en couleurs est une véritable oeuvre d\u2019art et ceux qui ont eu le plaisir de le voir en ont fait les éloges les plus flatteurs.Il me semble que nous ne devrions pas avoir honte de montrer notre pays aux yeux des étrangers ; il possède tout ce qu\u2019il faut pour attirer, charmer et retenir les touristes: des antiquités \u2014 notre vieille capitale regorge de souvenirs historiques \u2014 des curiosités etd es paysages charmants que nous aurions intérêt à faire miroiter aux yeux de nos voisins d\u2019outre qua- rante-cinquième.Nos forêts foisonnent de gibiers divers, de quoi faire tressaillir de joie un Nemrod ; nos lacs pullulent de poissons de choix, propres à faire les délices des gourmets les plus difficiles.Mais le plus grand moyen de favoriser l\u2019expansion du tourisme dans la Province de Québec \u2014 ce qui nous intéresse le plus \u2014 c\u2019est de garder à notre Province sa mentalité canadienne-française.Les touristes qui viennent chez nous veulent nous étudier sur place, connaître nos moeurs et nos coutumes, prendre contact avec notre population, si attachante, dont les belles qualités de courtoisie et d\u2019éducation leur paraissent un reliquat de la France du dix-septième siècle.Français d\u2019origine, sachons conserver le caractère de la race à laquelle nous scmmes si fiers d\u2019appartenir.Ce que les gn3 des provinces voisines et les citoyens d\u2019outre quarante-cinquième viennent admirer au Canada français, c\u2019est la physionomie française de nos campagnes.En venant ici, ils s\u2019attendent pour la plupart à retrouver un coin de France.Hélas, le voile tombe et le rêve s\u2019évanouit vite.La réalité leur offre ordi nairement bien en vue nos affiches, nos panneaux-ré- clames, nos libellés uniquement anglais.Que voient-ils en pénétrant dans notre ville?Beau- cop d\u2019enseignes rédigées en langue anglaise seulement, et souvent à ortographe fautive.Ce qui faisait dire tout dernièrement à M.John Ziegler, journaliste du New- York World-Telegram: \u201cSi Québec continue ainsi à perdre son aspect et son caractère français, le tourisme dans votre Province ne fera que décroître: nous ne visitons pas votre pays pour venir voir ce que nous avons chez nous; rien ne sert de dépenser pour visiter des villes qui ressemblent en tout point à celles des Etats-Unis\u201d.| Notre province, notre ville est française de coeur et d\u2019esprit; pourquoi ne le serait-elle pas dans sa publicité, dans la publicité de ses édifices publics, de ses restaurants, de ses hôtels et de ses magasins?Mais, me Mai 1939 dira-t-on, c\u2019est pour accomoder le client .c\u2019est le sens des affaires!\u2026 Est-ce qu\u2019il ne nous dicte pas plutôt d'inscrire sur notre province le nom de notre personnalité ethnique?Est-ce que l\u2019usage de la publicité anglaise égale nécessairement le lumineux signe de piastre?Fausse équation, profondément ancrée chez bien des gens de chez nous malheureusement.Les Français de France n\u2019emploient ni les langues chinoises ou russe pour plaire à leurs visiteurs de Chine ou de Russie.N\u2019employons donc l'anglais qu\u2019en cas de nécessité, el au moins alors, parlons-le bien.Disons maintenant quelques mots de notre architecture campagnarde.Une promenade à la campagne dans les environs de Québec ou de Montréal est désormais presque douloureuse.Le cadre reste splendide, la nature est toujours belle, toujours la même, mais, que la construction des maisons fait peine à voir! Quelques fois, on serait tenté de fermer les yeux pour en passer des bouts comme disent les enfants.Dans la verdure d\u2019un champ ou sous une frondaison centenaire se dresse le \u2018cube tronqué\u201d d\u2019une maison en brique d\u2019un rouge malade.S\u2019il est vrai nue l\u2019architecture est l\u2019expression la plus directe, la plus entière d\u2019une société qui entend survivre à son destin, il convient, et dès maintenant, de garder dans l\u2019architecture de nos fermes et de nos maisons de campagne, le caractère français.Gardons nos vieilles maisons de pierre au toit incliné.style normand, qui font le charme de nos campagnes et sachons leur trouver des couleurs convenables, qui s\u2019harmonisent bien avec le paysage.(1) Quand \u201cBaptiste\u201d aura perdu son caractère bien typique, son caractère français qui le rend original sur cette terre d\u2019Amérique, cela ne vaudra plus la peine de venir de si 95 loin pour trouver dans la Province de Québec, l\u2019individu que l\u2019on trouve partout, qui ressemble à tout le monde ! Je termine en citant ces quelques mots de M.Kenneth T.Whiteker, de l\u2019Ohio National Bank: \u201cJe crois fermement que le Canada français doit rester le Canada Français, et qu\u2019il doit enrayer toute influence capable de détruire son charme archaïque\u201d.Faisons donc en sorte que les touristes qui viendront nous visiter s\u2019aperçoivent, comme Louis Hémon, que \u201cau pays de Québec, rien ne change\u201d.Guy Bousquet, étudiant à l\u2019Ecole Supérieure de Commerce de Québec.\u2014 (1) D'ailleurs, rien n'empêche de rendre très confortables des maisons de style français.Certains architectes américains annoncent des plans de maisons, \u201cStyle Habitant\u201d où l'on trouve toutes commodités des habitations les plus modernes.(N.de la R.) © LETTRAGE MN = VIGNETTES eNNOIREr COULEURS Ter 33-0034 ~ Il Rue DELIGNY Commission du Ille centenaire de Montréal * Exposition de l'Artisanat de Chez Nous.9 ETTE exposition, qui se tiendra dans l\u2019enceinte des fortifications historiques de l\u2019Ile Sainte-Hélène, du 9 au 25 juin prochain, a pour but: 1o) D\u2019encourager la renaissance de l\u2019art paysan: 20) De créer un marché pour les objets d\u2019art domestique fabriqués dans notre province; 30) De créer l\u2019article-souvenir pour les fêtes de 1942 à Montréal.La Commission du IIIe Centenaire se réjouit du fait qu\u2019elle a pu obtenir la collaboration de la cité de Montréal, du gouvernement de la province de Québec et de l\u2019Association des Arts et Métiers du Terroir (Canadian Handicrafts Guild).Un ingénieur a été chargé de dresser les plans pour les différents ateliers qui seront mis à la disposition des exposants, car le comité des exhibits tient à ce que chaque catégorie d\u2019expoants soit accompagné de démonstrateurs ou artisans du métier.Une forge sera a la disposition des artisans en ferronnerie d\u2019art.Un four sera construit et mis a la dis- 96 position des artistes en céramique, poterie et modelage.L\u2019Ecole des Arts Domestique de Québec nous enverra, en outre d\u2019exhibits, quelques-uns de ses meilleurs artisans.La reliure, les vétements crochetés, la scuipture sur bois, le tissage du lin, la vannerie, le tricot, le cuivre et l\u2019étain repoussés, l\u2019orgèvrerie et nombre d\u2019autres domaines seront représentés dans cette manifestation de l\u2019art domestique.Un comité d\u2019artistes et architectes, présidé par M.Clarence Gagnon, le peintre par excellence des choses de chez nous, verra à la construction de ces ateliers auxquels il donnera l\u2019atmosphère propre aux métiers représentés.Tous ces ateliers seront construits dans les casernes militaires, dont la construction remonte à 1818, alors qu\u2019à l\u2019extérieur, sur les vastes pelouses entourées de fortifications, se dérouleront tous les soirs des divertissements de toute sorte, mais d\u2019un caractère purement canadien.Un retaurant, à l\u2019appellation de \u201cA la vieille Marmite\u201d, sera installé dans l\u2019ancienne poudrière construite quelque temps après la conquête.Ce restaurant, sous la direction d\u2019un expert de renommée nationale, n\u2019offrira aux clients que des plats exclusivements canadiens.Nous voulons révéler aux visiteurs étrangers et même à nos propres compatriotes, quelques secrets de la \u201ctable de chez nous\u201d.L'exposition du 9 juin prochain n\u2019étant nullement une entreprise commerciale, notre Commission en assume tous les frais et fournit aux exposants, dont son comtié d\u2019exhibits fera le choix, les avantages suivants: 1) La Commission met gratuitement à la disposition des exposants l\u2019espace nécessaire pour leurs exhibits et leurs ateliers.Il est bien entendu cependant LES AFFAIRES qu\u2019aucun n\u2019aura le droit d\u2019exposer à moins qu\u2019il ne soit lui-même artisan ou accompagné de démonstrateurs.2) La Commission fait à ses frais les travaux de décoration et d\u2019aménagement général des kiosques et espaces.3) Les exposants pourront vendre à leur guise et la Commission ne prélèvera aucune commission sur ces ventes.Cependant, les objets ou articles vendus ne seront livrés aux acheteurs qu\u2019à l\u2019issue de l\u2019exposition, si tels objets ou articles figurent parmi les exhibits et ne peuvent être remplacés immédiatement.4) La Commission se charge elle-même de la publicité à entreprendre pour attirer les visiteurs à l\u2019exposition.5) Les kiosques mis gracieusement à la disposition des exposants mesurent 25 pieds de longueur par 8 pieds de largeur.L\u2019exposant devra, en nous écrivant, énumérer les articles qu\u2019il entend exposer, afin que l\u2019on puisse voir à l\u2019aménagement de l\u2019espace réservé.6) Les exposants devront, autant que possible, nous adresser les photos et articles de journaux qui peuvent les concerner, afin de nous faciliter notre travail de publicité.7) Il est entendu que les exposants prendront leur charge leurs frais de transport et de séjour Montréal.à à 8) La Commission, par ailleurs, assurera contre le vol et la destruction par le feu, les objets et articles des exposants.9) La Commision a décidé, en raison de l\u2019espace limité dont elle dispose, que chaque catégorie de métiers nes era représentée que par un seul groupe d\u2019exposants.10) L'exposition sera ouverte tous les jours, de 2 heures a 11 heures p.m., du 9 au 25 juin 1939. | Huile et Graisse Kendall L'huile We 3,000 milles Accumulateurs U.S.L.Conatruits pour durer aves swrplus DE FORCE PRODUITS PYRENE Chaînes \u2014 Norwesco Equipement contre incendie.Pneus General Dani GRIP \u2014 Dual BALLOON JUMBO CAMIONS ET AUTOBUS hy JCMAMPOUX i PARENT( INCORPOREE 297 BOULEVARD CHAREST.TEL.: 2-4669 ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE QUEBEC, INC (affiliée à l\u2019Université Laval) © Etudes couronnées par le BACCALAUREAT et par la LICENCE en SCIENCES COMMERCIALES.ON DEMANDE UN VOYAGEUR DANS LA CONFECTION POUR HOMMES Maison ayant clientéle provinciale aurait besoin d\u2019un voyageur de première force.Expérience requise dans la vente des vêtements pour hommes.Age 25 à 35 ans.Bilingue.Personnalité et connaissances de la vente au-dessus de la moyenne.Base salaire et commission.Inutile de faire application sans les qualités ci-dessus.Références nécessaires.Ecrivez à Case 43, \u201cLes Affaires\u201d, C.P.100, Station B, Québer.MIMEOGRAPHE A VENDRE Occasion exceptionnelle.Miméo- graphe pourvu d\u2019un margeur automatique.Très bonne condition, bien qu\u2019usagé.Vitesse pouvant atteindre plus de 100 copies à la minute.Sacrifierai pour moins de $35.Ecrire a Case 44, \u201cLes Affai- \u201c res\u201d, Québec, P.Q.ACADEMIE COMMERCIALE (affiliée à l\u2019Université Laval) Préparant directement à PEcole Supérieure de Commerce de Québec.COIN COOK et AVENUE CHAUVEAU \u2018 \\vec la Black Horse./ Cd may Che es mae |) \u2014 Rn Œ Ne v AV NW SAN A VS \u2014\u2026 A aA A) D 7 = pe = \u201c= a _ EE aX RE NV AD, 7 nv ss RC Ce) \u201c= SSSR Ne NNN \u2014\u2014 Dw \u2014S = = SSSS \u2014 SSP = = =O Sem = N A SS SS + NX N NAN 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