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Titre :
Les affaires : a magazine of business
Éditeurs :
  • Québec :Argus de la presse internationale,1928-1978,
  • Publications Les affaires inc.,
  • Montréal :[Journal Les affaires]
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Clé d'or ,
  • Guide de l'acheteur (Québec, Québec : 1924)
  • Successeur :
  • Journal des affaires
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Les affaires : a magazine of business, 1942-11, Collections de BAnQ.

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[" padi | Novembre 1942 Le rendement: question ouvrière.«Louis-A.Belisle» Pourquoi payer plus d\u2019impôts qu\u2019on doit ?«L'Information» Le « miracle» allemand.«Financial Post» Les bibliothèques ontariennes.\u2026.«Relations» Profits, salaires et gages.«Le Soleil» L'expérience ne s\u2019achète pas.\u2026 «Le Détaillant» Les standards de production.Pour un renouveau économique.«Relations» Les chambres de commerce des jeunes.«Le Devoir» Qu'est-ce que l\u2019indice du coût de la vie ?.«L'Imprimeur Les organisateurs de la famine.\u2026.«Le Courrier» Limitation du nombre des établissements commerciaux.La plaie de la bureaucratie.«L'Information» L\u2019économie américaine .«L\u2019Action Catholique» Le lot de notre génération.«L\u2019 Information» Pour gagner plus d'argent.«L\u2019Efficience» Pour être maître de notre destin économique «Le Courrier) \u2014 QUEBEC, P.Q \u2014 12 16 21 23 25 31 37 38 40) \"43 46 49 54 56 58 - Numéro 10 - ; 24c.| .détient dt ee a EE A ER rte tr Pourquoi une ornière est-elle dangereuse ?Un commerce ou une industrie sont comme des êtres vivants.Ils subissent des changements constants dans le matériel, les produits et les habitudes d\u2019achats.C\u2019est pourquoi, une ornière est dangereuse.Toute firme qui est enfoncée dans l\u2019ornière de la routine subit bientôt des ennuis.La mode a plus d'influence aujourd\u2019hui que jamais.Le mot «up to date» est beaucoup plus important qu\u2019il y a trente ans.Avec la foule des dessinateurs, des inventeurs, des chimistes, réa- jisant de nouveaux produits, avec une génération de clients qui préfèrent ce qui est nouveau, une ornière est plus dangereuse à présent qu\u2019elle ne l\u2019a jamais été.Aucune firme ne peut cheminer lentement vers le succès dans un monde de flux.Aussitôt que les gens commencent à l\u2019appeler «désuète » elle est en danger.Aucune firme n\u2019est assez originale pour se suffire à elle-même.Aucune firme ne peut non plus se permettre d\u2019ignorer la tendance de la mode et des améliorations.Observation! Enseignement! Initiative! Il n\u2019y a pas de qualités plus utiles que celles-là dans le monde des affaires d\u2019aujourd\u2019hui.Elles sont les trois vertus qui font le plus pour garder une entreprise hors d\u2019une ornière.Herbert N.CASSON.dans l\u2019Efficience.LES AFFAIRES, revue d\u2019action économique, publiée mensuellement par Louis-A.Belisie, A.C.B.A., professeur à l\u2019Ecole Supérieure de Commerce de Québec.Imprimée aux ateliers de La Semaine Commerciale.à 4, rue St-Jacques, Québec, P.Q.(Case postale 100, Station B).Téléphones: le jour 2-1344; le soi- 3-2922.Les articles que contient cette revue sont protégés par un droit d\u2019auteur.ABONNEMENT : Canada, un an: $2.00 Etranger: $2.50 # É i $F SE a pS $ se a FARE ad Sn ea eus Le magazine national des hommes d\u2019affaires canadiens de langue française.e Organisation et gestion des entreprises.\u2014 Publicités \u2014 Vente.\u2014 Etalages.\u2014 Comptabilité.\u2014 Psychologie appliquée aux affaires.\u2014 Efficience, \u2014 Méthodes de bureau.\u2014 Correspondance commerciale.\u2014 Actualités économiques et commerciales.VOL.XIV \u2014 NO 10 178ÈME LIVRAISON REVUE FONDEE EN +928 PUBLIÉE A QUÉBEC NOVEMBRE 1942 Le rendement: question ouvrière Par Louis-A.Belisle (1) Le problème du rendement peut s'envisager de deux points de vue différents et bien explicables: celui du patron et celui de l'ouvrier.Il y a aussi le point de vue social, de l'ajus- denient de l'homme à son milieu.Le patron voit le rendement comme un moyen de surmonter la concurrence; de procurer du travail à son personnel en obtenant des commandes; de procurer au public des articles à meilleur marché et, finalement de réaliser un bénéfice.Ce bénéfice lui permettra d'augmenter ou d'améliorer son outillage; de procurer plus de confort à son personnel; de vivre, lui et sa famille, en un mot de recevoir une rémunération proportionnée aux risques qu'il encourt.L\u2019ouvrier, pour sa part, ne doit pas avoir peur du mot \u201crendement\u201d.Ce mot n'est pas synonyme \u2026d'épuisement, d'exploitation, d'éreintement, comme semblent le croire trop de personnes.Je veux bien (1) Résumé d\u2019une conférence prononcée à l\u2019Ecole des Arts Graphiques de Québec, le 19 octobre 1942.ES Er QUE RO RE TEE AE {APR JRE ES ES A 2 croire que Certains ingénieurs industriels ont pu abuser en certaines circonstances en essayant d'obtenir des ouvriers plus que ceux-ci pouvaient peut- être donner.Mais ces cas sont des exceptions.II faut envisager la question du point de vue de l\u2019ouvrier, de l'amélioration de son sort, du perfectionnement de sa technique.Tel qu\u2019exposée dans la doctrine des Taylor, Bedeaux et Favolle, le rendement n'a pas pour but d\u2019épuiser l\u2019ouvrier, ou même de le fatiguer, mais plutôt de lui faire produire davantage avec moins d'effort.La doctrine se résume en quatre éléments qui sont \u2014 veuillez bien le noter-\u2014 FAIRE \u2014le plus possible dans le PLUS court temps possible, le MIEUX possible et avec le MOINS d'effort possible.S1, du point de vue du patron c\u2019est du RENDEMENT, du point de vue de l'ouvrier ça porte un nom bien différent: c'est de L'EFFICIENCE.Si l\u2019ouvrier efficient est un actif pour son patron, ce n'est pas une machine dont le rendement est inépuisable.Les recherches des ingénieurs qui ont fixé les normes du travail ont tenu compte de tous les facteurs, y compris les facteurs fatigue, LES AFFAIRES attention, habileté, disposition à se laisser instruire, etc.De tous ces facteurs, c\u2019est l\u2019attention, l'application, qui permet à un ouvrier de faire les progrès les plus rapides.Pour devenir efficient en un mot, il faut le vouloir et chercher par tous les moyens à le devenir.Un ouvrier efficient est un ouvrier qui est appelé à monter en grade.Il montre rapidement ses aptitudes à mieux faire et ne peut manquer de se faire remarquer.Nul ne peut nier qu\u2019un ouvrier capable, comme on dit, monte en grade plus vite qu'un indolent.Or, les capacités s'acquièrent \u2014 j'en veux pour preuve que vous êtes tous ici dans le but de les augmenter pour augmenter en même temps votre standard de vie.Efficient veut dire: qui est efficace dans ses actes.Autrement dit, c'est faire en sorte que chaque mouvement compte qu'aucun geste ne soit fait dans le vide.C'est l\u2019économie de l'effort.Ceux qu'on appelle des tâtonneux sont tout l'opposé des efficients.Ils feront peut- être dix mouvements là où un seul suffirait.Ils tournent dans le vide.Ils déplacent beaucoup d'air pour rien parce qu'ils portent une attention distraite à leur travail.Ils peuvent par- REC IE M INR QUES CRT TS .; i + 7 QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 fois donner l'illusion de travailler beaucoup et, de fait, le soir, ils doivent être fatigués, mais cette fatigue n\u2019a produit que le quart ou le huitième de ce qu\u2019elle aurait pu produire parce qu'ils ont fait quatre ou huit fois trop de mouvements.Avec un peu d'attention, le même travail aurait pu s'accomplir avec moins de bruit, moins de fatigue et plus parfaitement.En somme, l'efficience, comme la politesse, est de l\u2019économie.L'une coordonne les mouvements, les efforts, les gestes en vue d'un rendement utile; l\u2019autre a codifié ce qui doit ou ne doit pas se faire, se dire, ou simplement s\u2019omettre en bonne société, afin d\u2019épargner des tracas et, il faut le dire, des sottises.Cette économie se traduit, 1! est vrai, par une dépense moins forte pour le patron pour un travail donné, mais l\u2019ouvrier en bénéficie directement par l\u2019effort moindre qu\u2019il déploie et la satisfaction du travail bien fait.Il convient donc de combattre dans toute la mesure de nos forces l'opinion trop courante que les patrons exigent du rendement pour fatiguer l\u2019ouvrier, pour en tirer ce qu'il y a de meilleur.Non, la théorie du rendement s'appuie uniquement sur l'économie de l'effort, ou mieux sur la substitution du travail raisonné au travail de rotftine.C\u2019est la manière de s\u2019y prendre qui compte et non la somme de calorie dépensée.C\u2019est le travail utile et non les mouvements sans aucune portée.Efficience est donc synonyme de plus haut rendement sans augmentation de fatigue, sans dépense supplémentaire d\u2019énergie.Celui qui réfléchit avant le commencer un travail sur le moyen le plus rapide et le plus simple de faire ce travail est un efficient.Celui qui fait en dix minutes, parce qu'il sait s\u2019y prendre, un travail qui prendra une demi-heure à un incompétent est aussi un efficient.On peut donc résumer en disant que l'apprentissage d\u2019un métier est la mise en oeuvre de tous les moyens qui feront de l'ouvrier un homme compétent dans le vrai sens de ce mot.Et c\u2019est pour cela que vous avez voulu suivre les cours qui se donnent ici.À la question du rendement se rattachent plusieurs autres problèmes.N'oublions pas la formule: le MIEUX possible, le PLUS possible, dans le PLUS court temps possible et avec le MOINS d\u2019efforts possible.A- prés la question du temps et celle du volume de travail fourni, vient la question de la QUA- LITE du travail.Pour faire un travail de qualité, il faut de bons outils et il ESET.TOT PE SA, TRE i NE gn mec gh AAAS ASKS PER IAI A EE Sec Tar a Tee Coe 4 faut prendre soin de ces bons outils.S'il est vrai qu\u2019un employé particulièrement compétent semble toujours avoir un travail particulièrement intéressant, 1l est également vrai qu\u2019un ouvrier prouve sa connaissance du métier par le soin qu\u2019il prend de ses outils.Il vieil expert en menuiserie me disait un jour: \u2018Si tu veux savoir si un apprenti fera un bon menuisier, regarde comment 1l pose ses outils sur l\u2019établi.Celui qui les place doucement, comme s'ils étaient des instruments fragiles; qui les range avec soin une fois son travail fini, prouve qu\u2019il a l'étoffe d\u2019un ouvrier.Par contre, celui qui les jette littéralement par terre, qui les place pêle-mêle dans un coffre mal divisé, démontre qu\u2019il ne connaît pas la valeur des choses\u2014il ne fera jamais un bon ouvrier\u201d.Il en est un peu de même dans l'imprimerie.Les machines que vous avez en tre les mains s'évaluent, non pas en centaines de dollars, mais en milliers de dollars chacune.C\u2019est une coutume reconnue que, par exemple, les presses d'imprimerie s'évaluent en moyenne a $1 la livre.Les Linotypes et les Monotypes valent en moyenne $2.50 a $3.la livre.Or, comme il s\u2019agit de machines variant toutes entre 1,500 et jusqu'à 12 et 15,- LES AFFAIRES 000 livres, avez une idée du placement de capital que représente l'outillage dont vous êtes appelés à vous servir.Il convient que vous en preniez un soin extrême\u2014spécialement à l'heure présente où il est à peu près impossible d'obtenir du matériel de remplacement.Personnellement, je suis un fervent de la machine.C\u2019est l'un des plus puissants auxiliaires de l'homme.Elle met à son service les forces inépuisables de la nature.Elle multiplie à l'infinie son énergie et permet \u2014 dans le domaine des arts graphiques à tout le moins\u2014de remplacer du coup des milliers de copistes, comme vous le disait si bien M.Bégin au début de ces cours.Mais si la machine multiplie le rendement d\u2019un homme, elle multiplie aussi les autres machines.C'est ce qui explique que la concurrence continue à exister même lorsque la machine est parvenue à reduire l'effort musculaires à son minimum.Les machines ont servi d\u2019abord à réduire cet effort musculaire, mais, peu à peu, elles en sont venues à épargner un temps considérable.C\u2019est ainsi que certaines machines font le travail de 12 à 15 personnes dans le même temps.Ceci a fait comprendre à tous que le temps vaut de l'argent.Il n'y a pas d\u2019endroit oll ce QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 soit plus vrai que dans l\u2019imprimerie.Le tiers ou la moitié de ce que coûte un travail d\u2019imprimerie est formé de temps.Un employé qui gagne 60c de l'heure gagne 1c à la minute.Chacune de ses minutes vaut Ic.S'il en perd 10, c\u2019est tout comme s'il prenait 10c.dans la caisse de son patron.La comparaison, peut être frappante, n'en est que plus vraie.Pourtant, combien de braves ou- Vriers, qui se feraient couper en morceaux plutôt que de voler 10c dans la caisse, ne se font aucun scrupule de perdre 10, 15 ou 20 minutes par jour ?Je laisse à chacun d\u2019apprécier dans sa conscience comment il doit utiliser le temps que lui paie son patron.Mais vous vous rendrez compte que, si les patrons sont parfois un peu séveres sur la question du temps perdu, c'est qu\u2019ils voient s\u2019envoler en fumée ou autrement des sous et des dollars péniblement gagnés.Le temps perdu est attribuable à un manque d'efficience plutôt qu'à la malhonnêteté.Je n\u2019ai encore jamais rencontré un employé qui perdit volontairement du temps, mais combien en a-t-on vus qui perdent des heures par manque de savoir s\u2019y prendre?La question des pertes de temps se résout donc en très grande partie par une compétence plus grande, par une véritable com- LTR Iwas ros on.Arima rigs) \u2014 A \" d Foe ox PSE i ER A Pr en 8 ro el a RTE a ER i! PE VE a SE da : oe A a - préhension de ce qu\u2019est le rendement.Parce qu'il sait s\u2019y prendre, un ouvrier compétent accomplira en une demi-heure un travail meilleur, mieux fait et plus beau qu'un incompétent en une heure.Et à la fin le moins fatigué des deux sera celui qui aura su s\u2019y prendre.J'ai dit il y a quelques instants, que la question du rendement se rattachait à la question de compétence.C'est une chose évidente.Mais qu'est-ce au juste que la compétence ?La convention collective dit que c'est, en somme un certain nombre d'heures de travail.Mais ce n\u2019est là qu\u2019une base, qu\u2019un point de départ.Vous comprenez tous comme moi qu\u2019un employé peut travailler des années à la même besogne sans y prendre la moindre compétence.Vous connaissez de ces cas.La compétence n\u2019est pas donnée à chacun en venant au monde.C\u2019est quelque chose qui s'acquiert.La compétence d\u2019un typographe s\u2019acquiert comme l'habitude de bien manger ou de bien marcher.Et l'un des facteurs qui contribuent le plus à rendre un employé compétent en peu de temps est l'attention et le soin qu\u2019il apporte à son travail.Le soin et l'attention, voilà les deux grands points à cultiver pour devenir compétent, donc pour devenir efficient.Dans TIT be ters es li 1010 ARS a rc gene entre AIRE 8 LES AFFAIRES les débuts, il faut .que tout * le violoniste qui, durant deux l'être se porte vers sa tâche ou trois heures, vous émerveille pour en saisir les moindres dé- : par sa virtuosité.tails, les moindres secrets; pour § C\u2019est vous dire que le rende- en comprendre la portée et\u2018 ment s'acquiert, non seulement l'importance.A ce stage, ce.avec de la bonne volonté, de n'est pas tant la vitesse qui l\u2019attention et du soin, mais aussi compte comme de bien faire, ; avec de l\u2019effort\u2014un véritable de faire aussi proche que pos-à effort musculaire auquel il faut sible de la perfection.Puis, À s\u2019astreindre pour acquérir la avec le temps, la vitesse s\u2019ac- ! souplesse, l'agilité et le tour de quiert, les muscles se toniñent\u2014 .main requis pour le métier.comme disent les médecins\u2014 3 Je résume donc ces quelques autrement dit, ils deviennent , remarques: Le rendement, c'est plus fermes, la fatigue est moins ; le moyen de faire: ressentie.C'est un peu pour { Le Plus possible, donner aux muscles un certain Le Mieux possible, entraînement qu'\u2019existe l'appren-{} Dans le plus court temps tissage, du reste.3 possible et Vous voyez évoluer sur lal Avec le moins d'effort possi- scène un violoniste, par ex- ble.emple.Vous rendez-vous comp- C'est le moyen d\u2019acquérir te qu\u2019en plus d'être un artiste de la compétence.Or pour de- par sa sensibilité, il lui faut venir compétent, il faut avoir aussi être en quelque sorte un d'abord la conscience profes- athlète?Si vous n\u2019y avez ja- sionnelle, ensuite avoir grand mais songé, essayez de tenir au soin de ses outils, enfin porter bout du bras sans ressentir de attention à son travail et ac- fatigue un violon pendant seu- quérir la souplesse et l\u2019agilité lement une demi-heure\u2014et vous , musculaires que demande le verrez quelle force peut déployer ; métier.Poêles, fournaises, système à air-climatisé et laveuses électriques.LA FONDERIE DE L'ISLET LTÉE 127 rue du Pont 146 Blvd Charest Québec.Québec.\u2014\u2014ommmmm et a! ENON Xa YO RE a = ne re a + rem - of WPL EAGT We EL QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 Pourquoi payer plus d\u2019impôts qu\u2019on doit?de la Bruère Fortier Condensé de « L\u2019Information », (Montréal) FE Ministère du Revenu i National, Division de l'Impôt sur le Revenu, vient de mettre à la disposition du public, une brochure de 20 pages intitulée: \u2018\u2018Votre Impôt sur le Revenu de 1942.\u201d Chaque contribuable a intérêt à en prendre connaissance le plus tôt possible.Chacun peut en obtenir une copie en s\u2019adressant à l'Inspecteur de l'Impôt sur le Revenu du District de son domicile.Le but recherché par cette brochure explicative est de permettre que \u2018chaque contribuable soit en mesure de remplir lui-même sa propre déclaration d'Impôt sur le Revenu\u201d.Malgré toute la bonne volonté du Ministre, certains aspects n'ont pas été suffisamment élaborés pour permettre à chacun de jouir de toutes les exemption déductions et dépréciations que l\u2019interprétation d'une loi peut nous induire à réclamer avec avantage et succès.L'objet de cet article est bien modeste; il sagit de signaler aux lecteurs quelques règles pratiques lui permettant de profiter des principales déductions et exemptions de la loi et en bénéficier pécuniairement.Notre seule intention est d presenter certains compléments aux données qui y sont énoncées et souligner certaines particularités de la loi, mentionnées ou non dans cettebrochure incompléte, mais bien présenée, dans son ensemble.Vous avez sans doute remarqué les deux dates de produc- tton de vos rapports d\u2019Impôt sur le Revenu pour 1942: 30 septembre 1943 pour tous les contribuables dont le salaire ou le traitement représente 75 pour cent ou plus de leur revenu global pour l\u2019année 1942; 30 avril 1943 pour tous les autres contribuables, c'est-à-dire, ceux dont le traitement ou le salaire est mférieur aux 3-4 de leur revenu global.Les contribuables de la dernière catégorie (hommes d'affaires, professionnels, rentiers, etc.) devront acquitter leur impôt par versements trimestriels dont le premier devra s'effectuer le 15 octobre 1942 et les autres, les 15 janvier, 15 avril et 15 SS AL RL NA Suh 8 .juillet, 1943.Le quart de votre impôt pour 1942 calculé aux taux d'imposition pour 1942, était donc exigible le 15 octobre 'courant.Vous devrez prendre comme base, soit votre revenu de 1941 ou encore votre revenu estimé pour 1942, après avoir effectué certaines déductions.Un tableau montrant \u2018\u201c\u2018comment calculer votre Impôt sur le Revenu pour 1942\u2019 est reproduit aux pages 12 et 13 de l\u2019édition française de cette brochure.Lisez-le attentivement et, en référant aux pages expliquant chacun des item, vous constaterez qu'il est assez facile de s'y reconnaître.Nous croyons, cependant, devoir signaler les points suivants, que vous pourriez peut-être oublier en préparant votre feuille d'impôt.Vous pouvez déduire dans le tableau \u2018\u201cA\u201d\u2019 tous les déboursés effectués pour gagner votre revenu et cela représente beaucoup plus qu'on ne croit généralement.N'oubliez pas que la surtaxe de 4 p.c.sur le revenu provenant de vos placements, ne s'applique que sur le surplus de $1,500.00; vous comprenez par là que les premiers $1,500.00 sont exemptés de la surtaxe.Nous croyons méme pouvoir déclarer que ce montant peut être majoré en certains cas.Le tableau \u201cE\u2019 démontre: \u2018la port ion d'épargne de votre LES AFFAIRES impôt, \u2019 c'est-à-dire qu\u2019une \u2018\u201c\u2018pro\u201d portion de votre impôt de 1942 représente des épargnes obligatoires qui seront portées à votre crédit une fois l'impôt acquitté intégralement et votre déclaration, évaluée.\u201d A ce sujet, il n'est pas superflu de noter que le montant global de ces déductions ne doit pas excéder le montant de votre remboursement d'après guerre.Le montant maximum rembour sable avec intérêt à 2 p.c.sera de $800.00 pour les personnes seules et pour les personnes mariées, il sera de $1,000.00 avec en plus un maximum de $100.00 pour chaque personne a charge.Nous nous permettons, ici, d'attirer l'attention des propriétaires d'immeubles qui font de l'amortissement annuel.Le remboursement du capital sur «propriété résidentielle du contribuable» peut désigner sa résidence propre ou signifier, à son choix, une maison double, à logements ou à appartements.Tout contribuable qui acquiert une propriété après le 23 juin 1942, à charge d\u2019une hypothèque dûment enregistrée, peut certainement continuer les remboursements de capital qui y sont spécifiés et considérer ce remboursement comme épargne volontaire, au sens de la loi.La loi ne compte pas comme épargnes volontaires les paiements sur certificats d'épargne 4 - gn i Re a In QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 de guerre ou emprunts de la victoire, ni les paiements sur rentes viagères du gouvernement ou autres institutions identiques à moins de permission du ministre.: Le contribuable fera bien d'approfondir le sens accordé par la loi au mot \u2018\u2018revenu\u2019\u2019; ce terme a une extension considérable et permet des déductions pécunai- rement profitables, lorsqu\u2019on en _ comprend toute la portée.Notons, en passant, qu'une femme peut considérer comme non imposables les montants qu\u2019elle reçoft de son mari pour frais de subsistance et d'habillement; il en est de méme de la mère qui reçoit de l'argent d'un de ses enfants pour les dépenses d'entretien de maison ou pour son usage personnel.Un père peut considérer comme non imposables tous montants reçus de son fils ou de sa fille comme contribution au loyer ou d\u2019entretien de sa demeure.Nous croyons à propos d\u2019ajouter qu'il est permis d'opérer une réduction du revenu im- pôsable pour toutes dépenses encourues dans le changement du système à l'huile en un système au charbon, à la condition que cette transformation s'opère dans une autre propriété que celle occupée exclusivement comme résidence par le contribuable et que le coût de ce changement n\u2019est pas trop onéreux.En ce A-2 dernier cas, toute déduction pourra être reportée sur une période de trois ans.Nous nous bornons ici à ces quelques explications, car nous ne pouvons raisonnablement at- tirerl\u2019attention des contribuables sur tous les item considérés déductibles du revenu imposable.Il est certain que, si vous n\u2019exposez pas clairement, vous-même ou par l'intermédiaire de personnes qualifiées dans ce domaine fiscal assez compliqué, au Percepteur de l'Impôt sur le Revenu de votre district, tous les faits qui vous sont particuliers, les officiers du fisc, généralement très bien disposés envers le contribuable, ne pourront faire autrement que de vous fixer une imposition supérieure à celle que vous devriez normalement acquitter.» Le budget Ilsley, réflété en partie dans les nouvelles modifications A la hausse de I'Impb6t sur le Revenu, mène directement à la prolérarisation de la classe moyenne, formée, en grande partie, de fonctionnaires, de professionnels, de personnes âgées vivant exclusivement du produit de revenus fixés irrévocablement et d'hommes d'affai- faires dirigeants de petites et moyennes entreprises, à base familiale, la plupart du temps.Les majorations d'impôts touchent plus lourdement ceux-là que d'autres. Fes, Ve > RE ER, i STR NS Sr ha NEE PEERY AR 10 Des articles bien documentés ont paru dans le journal qui nous fait l'honneur de publier cette chronique et ont démontré, avec preuves à l'appui que le budget Ilsley aurait pu être mieux équilibré.Pourquoi n\u2019effectuez-vous pas des dons de votre vivant\u2019 Nous n'avons pas l'intention de revenir sur un sujet que nous avons déjà traité avec assez d\u2019étendue pour en faire comprendre toute l'importance et les répercussions favorables au point de vue Impôt sur le Revenu et Impôt sur les Successions.Certains dons sont imposables, d'autres sont exemptés jusqu'à concurrence d\u2019un certain montant: il semble que chacun aurait profit à se renseigner parfaitement sur un problème de cette portée.Nos compatriotes sont trop souvent imprévoyants et ils négligent, pour la plupart, de prendre certains moyens honnêtes de réduire les lourdes impositions fiscales et successorales.C'est réellement triste de faire ces constatations; pourquoi continuer à effriter un patrimoine, lorsqu'il serait facile de le conserver pratiquement intact ° Quelques instants de réflexions suffiraient à y mettre un terme pour vous-même.Tout contribuable devrait savoir qu'il peut faire annuelle- LES AFFAIRES ment des donations à des particuliers, pour une valeur globale d\u2019au moins $4,000.00, en outre des dons à des institutions charitables: tous ces dons sont exempts d'impôts.Certains dons entre mari et femme ne sont pas imposables.Les contribuables devraient connaître les limites permises aux dons de toutes catégories afin de profiter de toutes les exemptions accordées encore actuellement.Renseignez-vous auprès de ceux qui, par leur profession, so méme de conseiller leurs clients sur les aspects fiscaux importants de leurs relations avec le pouvoir central et même avec le provincial, si l'on considère l\u2019interdépendance des deux impôts sur le revenu et sur les successions et la nécessité presque inéluctable de les considérer ensemble pour fins fiscales.De nombreux hommes d\u2019affaires et professionnels regrettent aujourd\u2019hui de n\u2019avoir pas profité, en temps opportun, de certaines dispositions législatives aujourd'hui abolies.Il n\u2019y a pas encore deux ans, plusieurs contribuables auraient pu se prévaloir de certaines stipulations de la loi de l\u2019'Impôt sur le Revenu et de l\u2019Impôt sur la Succession et faire bénéficier leurs dépendants et même leurs héritiers des privilèges accordés.ti CHP Ear QUEBEC, NOVEMBRE, 1042 Quelques privilèges existent encore, il faut savoir en profiter avant leur abolition.Depuis quelque temps, bien des personnes appartenant à toutes les catégories sociales é- 11 tablissent, à l\u2019avance, un plan de règlement de leur succession et constatent qu'ils peuvent, facilement, honnêtement et légalement, réduire leur impôt sur le revenu et sur leur succession éventuelle.Ecole Supérieure de Commerce de Québec, Inc.(affiliée à l\u2019Université Laval) Etudes couronnées par le BACCALAUREAT et par la LICENCE en SCIENCES COMMERCIALES.COIN COOK et AVENUE CHAUVEAU, QUEBEC BL Se ge RR . 12 LES AFFAIRES Le \u201cmiracle\u201d allemand - Dr.Gustav Stolper Condensé du « Financial Post », (Toronto) temps, le \u201cmiracle\u201d alle- ; mand est le plus facile à comprendre et pourtant le moins compris.Plusieurs traits, dans le développement de l\u2019hitlérisme, semblent au monde des miracles.Le succès de sa politique étrangère a fait d'Hitler un génie diplomatique; le succès militaire a fait de l'état-major allemand une assemblée de Napoléons; le succès financier du système allemand est magique et le succès des reformes sociales, en particulier l\u2019abolissement du chômage, est le prélude d\u2019un système économique nouveau et idéal.T) E toutes les fables de notre Quz constitua l\u2019armée allemande ?Jusqu'ici l'Allemagne a été victorieuse dans la guerre.Elle à formé la plus imposante machine de guerre que le monde ait jamais vu.Elle a développé une organisation militaire d\u2019une efficacité incomparable qui a fait tout cela ?Le Parti National Socialiste! Il ny a qu\u2019un dupe pour avaler cette fable.Cette armée avec tout son esprit et ses autres qualités, fut organisée par 150 ans d'ascendance prussienne sur la nation allemande.En 1918 l\u2019armée allemande fut défaite, mais elle ne fut jamais détruite.Sa reconstruction commença dès le lendemain du traité de Versailles, et cette reconstruction fut commencée et dirigéepar les meilleurs cerveaux de l\u2019Allemagne.Depuis que l\u2019on lui refusa le droit d'avoir une armée conscrite, une nou- nouvelle forme d\u2019arméefutcréée, l\u2019armée mécanisée, motorisée, industrialisée qui déborda la Pologne, la Norvège, la Hollande, la Belgique, la France, les Balkans et l\u2019ouest de la Russie pendant des jours et des semaines.Depuis qu'on lui défendit d\u2019avoir plus de 100,000 hommes sous les armes, chaque homme compta.Il recut l'en- trainement et l'équipement auparavant destinés à une unité considérable.Il fut habitué à agir comme individu ou en très petits groupes avec des tanks, des mitrailleuses, des parachutes et des radios.Cette armée \u2018légale\u2019 de 100,- 000 hommes devint en fait vite une armée de 100,000 officiers qui distribuèrent l\u2019éducation à Cpe RES NER RI | COIR seer an =\" der a rire tr Et ait QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 l'équipement militaires à des centaines de milliers de jeunes allemands qui constituèrent une autre armée, illégale celle-la.Le miracle économique Le miracle économique est encore moins miraculeux que l'œuvre militaire des Nazis.En fait, si on la compare avec ce que la République Allemande accomplit vers 1920, la performance économique des nazis en 1930 est difficillement impressionnante.Hitler abolit le chômage.C\u2019est ce que fit Staline, c\u2019est ce que fit Mussolini, c'est ce que firent Winston Churchill et Franklin D.Roosevelt.C'est ce que firent tous les autres qui dirigèrent leurs efforts en vue de gagner la guerre économique à tout prix.Il n\u2019y eut pas de chômage en Allemagne de 1914 à 1918.Un aspect spécial du \u2018\u2018miracle\u201d allemand exige d'être considéré séparément.C\u2019est la technique financière grâce à laquelle le National Socialisme maîtrise la terrible corvée du réarmement sans déclancher, une fois encore, le désastre de I'inflation que I\u2019Allemagne avait connu à la suite de la dernière guerre.Lorsque le régime de Hitler arriva au pouvoir, il y avait de lancé un vaste programme de travaux publics \u2014 routes, che- EE ee ee ET EE AE EE ER IIS 13 mins de fer, construction de maisons, repossession des terres, etc.Ce programme fut financé au début par des recours plus ou moins directs au crédit de ia Banque centrale, non pas par des emprunts ou des taxes.Ainsi de cette manière pendant deux années de chômage, ce crédit tomba de 6 millions à 2.6 millions.L\u2019inflation fut prévenue dès les débuts par un système bien coordonné de restrictions appuyés sévèrement par la police.Des restrictions rigides Voici quelles étaient ces restrictions: D'abord, la séparation complète de l\u2019Allemagne du monde extérieur.La valeur du mark pour ce qui était de l\u2019échange étranger, était ce que fixait le gouvernement.Il n\u2019y avait pas de marché mondial pour les cours Allemands.Deuxièmement, le gouvernement augmenta ses propres ressources de change étranger, en s\u2019adjugeant par défaut les obligations étrangères et en con- fiscant en toute liberté, les dé- pots étrangers des Juifs Allemands et des autres groupes persécutés politiquement.Troisièmement, l'Allemagne exporta, quand elle était obligée, sur les marchés mondiaux en accordant aux exportateurs des subsides prodigues.Quatrièmement, lorsqu'elle ex- 16 portait dans des pays ol aucune restriction n'existait sur la monnaie, elle importait beaucoup des contrées du Sud, plus pauvres et dépendant entièrement du marché allemand, lesquelles, par suite, devenaient involontairement les nouveaux créditeurs de l'Allemagne, parce qu\u2019elles ne recevaient jamais la compensation promise en produits manufacturés.Cinquiémement, pendant que de cette maniére les relations économiques de l'Allemagne avec le monde extérieur étaient contrôlés, l'inflation à l\u2019intérieur était réprimée dans l'oeuf.Le gouvernement décréta simplement que les salaires ne pouvaient être augmentés au-dessus du niveau de 1933.Decette façon, les revenus de la classe ouvrière ne furent augmentés que parallèlement à la production.Les revenus d'une famille de travailleurs pouvaient augmenter et augmentaient seulement avec augmentation du nombre d'heures de travail ou du nombre de membres de la famille travaillant au même prix.Même ces mesures, toutefois, n'auraient pas suffi si ce n'eut été aussi d\u2019un contrôle direct sur tout le progrès de l'\u2019économie entière, Il était aussi nécessaire au cours d\u2019une période d'expansion rapide de bien fixer les prix et même de diriger la production.LES AFFAIRES Mais le véritable fait vint en 1935 avec la conscription militaire quand, ouvertement, le gouvernement commença la plus grande course aux armements de tous les temps.Méme avec cela, l'emploi complet ne fut pas atteint avant le printemps de 1938.Dès cette époque, l'économie allemande fut entièrement socialisée en tout excepté le droit de propriété.Dès cette epoque le problème financier de l\u2019Allemagne avait cessé de se poser.Personne même avant cette guerre, savait comment le gouvernement dépensait, combien son déficit ou sa dette étaient considérables.Lorsque la production et la distribution sont dirigées et contrôlées par les Gouvernements, argent n'est qu'un véhicule pour favoriser le mouvement des marchandises.Il a perdu ses propriétés dynamiques.Si l'argent ne peut pas acheter quoi que ce soit pour que les marchandises désirées ne soient pas mises en vente, l'argent retourne alors immédiatement à sa source; qu\u2019il soit repris par des impots ou des emprunts forcés, cela n'a pas d\u2019importance.Dans un pays libre le citoyen qui a de l'argent est libre de concurrencer son gouvernement pour des marchandises avantageuses.A l'ombre des potences et des camps de , 2 2000 ; i ~ concentration, une idée de cette sorte ne traverserait l'esprit cauchemar.| QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 APPRENEZ L\u2019ANGLAIS 15 d'un Allemand que dans un Tél.3-5505 132, rue St-Jean, Québec = USULLIVAN BILINGUAL COLLEGE = J.-P.Chevrier, prop.et principal Anglais Commercial ECOLE powenographie ECOLE DU JOUR Co aR DU SOIR Comptomeétre .\u2026.\u2026.uas6e40e 2.084000 5000 Notre COLLEGE est approuvé Notre COLLEGE est affilié et inspecté par le département aux collèges O\u2019'SULLIVAN de provincial de l\u2019instruction pu- Montréal, et Bridge Water.ique.Edifice moderne à l'épreuve du feu.» Téléphone 4-3578 MADDEN & FiLS COMPAGNIE LIMITEE Charbons Anthracite et Bitumineux J.G.AIME COUTURE \u2014 Ed.L\u2019Action Catholique Gérant Québec TOR 16 LES AFFAIRES Les bibliothèques ontariennes Léo-Paul Desrosiers Condensé de « Relations », (Montréal) E vaste système des biblio- i thèques municipales et publiques de l'Ontario, repose sur une loi provinciale adoptée il y a plus de trente-cinq ans, et reproduite avec sès amendements dans le volume II! des Statuts revisés de la province pour l\u2019année 1937.Dès le début, le lecteur constate que l'application de la loi relève du ministère de l\u2019Education de l'Ontario.Ce fait si simple révèle une conception bien particulière de la bibliothèque.D'autres articles viendront le confirmer; par exemple, on verra que la Commission administrative de la bibliothé- que appellera automatiquement dans son-sein'des membres de la Commission des écoles publiques et de la Commission des écoles séparées.Pour le législateur ontarien, la biblrothèque est donc partie intégrante, importante du système d\u2019éducation.Elle est l\u2019auxiliaire indispensable de l'école, l'université du pauvre comme on a si bien dit, le seul moyen de poursuivre ses études après l\u2019université.Et cette conception, qui est la bonne, est absolument opposée à celle que l\u2019on se fait en plusieurs milieux.Pères de famille, instituteurs, gouvernants la considèrent encore aujour- d'hui comme un divertissement pur, le cinéma, par exemple, et comme un obstacle à l\u2019enseignement.La lecture est pour eux du temps perdu.Tout argent que l\u2019on dépense à cette fin est un gaspillage.C\u2019est dans cette appréciation fausse de la bibliothèque que l'on trouve les obstacles à tous les progrès.Toutes les objections, toutes les indifférences, tous les obstacles proviennent de cette source Parce qu'un enfant ou un adulte lit un livre avec plaisir, on croit qu'il s amuse, sans plus.Il faudrait indiquer la mautière dont il s'instruit, signaler qu'il puise continuellement dans ses livres, à peu près quels qu\u2019ils soient, des notions nouvelles, des connaissances qui lui seront précieuses à un moment ou a l'autre.Il faudrait bien marquer aussi que cette instruction ne se fait pas seulement dans les manuels techniques, mais à peu près dans tous les volumes qui A .At QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 Se trouvent sur les rayons, même les romans.Aussi longtemps qu'un homme lit, il augmente son baggage intellectuel et meuble son esprit.La législation provinciale de l'Ontario sur les bibliothèques est imprégnée de l'esprit démocratique.On peut dire qu\u2019à chaque stage, c'est la volonté de l'électeur qui impose ses décisions.Ainsi, au début, c'est une pétition qui entre en circulation.Si soixante électeurs dans une ville et trente électeurs, dans un village la signent, le conseil municipal doit soumettre à l'électorat la question de construire une bibliothéque publique; 1l ne peut se récuser, la loi I'y oblige.Et si le corps électoral donne une réponse affirmative, il doit procéder à l\u2019exécution du plan de la manière fixée par la législation.Aussitôt la création de la bibliothèque décidée, la Commission de la bibliothèque entre presque automatiquement en existence.De méme que nous avons une Commission scolaire, la province voisine à une commission de la bibliothèque chargée de l'administration, des finances et de tout.Elle se compose toujours du maire du moment, de trois membres nommés par le conseil municipal, de trois membres nommé par la Commission des écoles publiques et de deux membres nom- 17 més par la Commission des écoles séparées.Phénoméne assez curieux, dans les localités ou il y a une Commission des écoles séparées, le conseil municipal ne possède plus de majorité à la Commission de la bibliothèque.La seconde disposition importante de la loi provinciale ontarienne est celle qui assure des revenus aux bibliothèques.Elle oblige le conseil municipal à imposer, en plus et à part des autres taxes, un impôt spécial de la bibliothèque qui ne dépassera pas cinquante cents par tête.Ainsi, dans une ville comme Montréal, l'impôt pourrait rapporter au-delà de $400,- 000.Mais si le conseil municipal y consent, cet impôt peut atteindre, mais non dépasser $1 par tête de population.Et\u2014le croirait-on ?\u2014 certains conseils municipaux, comme celui de Totonto par exemple, autorisent depuis plusieurs années, un impôt qui s\u2019établit entre 80c et 90c par tête de population.Et c'est cette disposition qui explique le magnifique développement du système ontarien.Car il faut de l'argent pour conduire une bibliothèque vivante, active et forte.On perd cette con- .sidération de vue trop souvent.L'achat des livres absorbe à lui seul de grosses sommes; mais la reliure, la réparation, la classification exigent des montants TR, £ RI imme aa NR 5 ia ae + ts tn arin 4 18 plus considérables encore.Tous ces item réunis donnent un total élevé.Et si l'on ne comprend pas ce besoin d'argent, on court à des insuccès patents.Une bibliothèque dotée d'un dubget médiocre est une institution qui vivote et qui est destinée à mourir un jour ou l'autre.Il semble bien que la charité publique ou privée, que les appels bénévoles de fonds, ne peuvent procurer longtemps les sommes requises qui, dans l'espèce, se chiffrent entre huit et douze milliers de dollars pour une succursale ou une bibliothèque de dimensions très modérées.Alors est-il chimérique de vouloir fonder une bibliothèque puhlique sur une autre base que les impôts ?Cet impôt spécial établit la stabilité dansles recettes des bibliothèques ontariennes.Cette loi est toute imprégnée d'un souci d'éducation vraiment admirable.Non seulement le ministre qui l'a conçue avait une haute opinion de l'instruction donnée par les livres, mais encore l'électorat de la province a su en prendre avantage, s'imposer les sacrifices nécessaires, l'appliquer avec largeur d'esprit et bon sens.Naturellement, cette loi est venue au bon moment.Les municipalités n'étaient pas surchargées de dettes à cette époyue; peu de bibliothèques étaient a Kr matt OIE AAAS QUE ME i on mii nts tm 0 Tm TT.er me LES AFFAIRES déja ouvertes au public, de sorte qu'on pouvait construire à neuf sans nuire à aucun organisme existant.Sur cette solide fondation administrative et financière, la province d'Ontario a construit D'après l'Office de la statistique, 284 municipalités avaient en 1940 une bibliothèque publique, contre 10 bibliothèques publiques dans toute notre province et ceci signifie, que 284 électorats municipaux avaient consenti à imposer un impôt spécial variant entre 50c et $1 par tête de population.Le total des sommes qu'elles dépensaient cette année-là pour les livres était de $1,384,555 contre $170.- 037 pour les municipalités de Québec.Le nombre de leurs abonnés était de 679,384, ne versant aucun dépdt et ne donnant aucune rémunération, contre un total de 29.945 abonnés pour les quelques bibliothèques publiques de notre province.Enfin la circulation des ouvrages y était de 13,999,414 lorsqu\u2019elle n\u2019était dans notre province que de 697,- 440.Cette comparaison se fait entre les bibliothéques publiques qui sont accessible au grand public et non entre bi- bliothéques de colléges ou d\u2019universités qui ne sont accessib'es qu\u2019à des groupes.Inutile d\u2019ajouter que presque toutes les grandes municipalités voisines ont leur bibliothèque et souvent \"#lpae à il liés au d Est -1 livres ture et sans i d De lai ?la prov d'importance aux i accord li prudent d corde tant but de la guerre Allemagne et ceux des al- | sage d \u2019 nce vol > Isl dans une tel état d'i nstruct ri ion p e vastes populati nfé er si me celles de Hull, des Troi ori e nous maintenir té Est- vres lorsque ne leur en ac- peu sser sans lec- ?ar les ions com- s-Ri- V1 fai part de ce ta mes-nous bi S vres propos de tout et d en dé ennent pas ] sûrs que la plu- fi Som- ces populati ches sans nombre manque absolu ou relati largement et f e ri aci cessibles au grand publi f de li- lement ac- c?sanglants, en ons des repro- ciences ne pro- ustement de ce à .° ee TS mg d une bi de 1 bli Cette com Elle évoque é othèq es succursales paral Invi ue centrale son fai nci Vv a t peur différence entre les armements blement la ec Vi mai gli êres, grandes gence d te?Et d ?\u2018offri aux populat et que nous ne pai n notre apathi ?Di e Chicouti i Est ons des vi mi r si -il bi eu sai nous ne payons pas auj peu de | et le res- ivres lles plus en sûr que ourd\u2019hui erons pas de- e et notre né- t que I on 2 Ca vo._ aap ot wm ees QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 19 Da BE tease ee od J tetas eee ae CHEFS D\u2019ENTREPRISES CHEFS DE BUREAU SECRETAIRES et CORRESPONDANCIERS voici votre meilleur collaborateur Le Francais des Affaires par LOUIS-A.BELISLE \u2014qui contient: LE VOCABULAIRE des AFFAIRES COMMENT DISPOSER UNE LETTRE COMMENT SE SERVIR DE LA MACHINE A ECRIRE DEBUTS DE LETTRES CRITIQUES DE PHRASES MAL CONSTRUITES FINALES DE LETTRES COMMENT SIGNER UNE LETTRE DE NOMBREUX EXEMPLES DE: LETTRES DE ROUTINE (commandes, accusés de réception, etc.) LETTRES PERSUASIVES (vente, recouvrements, réclamation).UNE LISTE COMPLETE DES ABREVIATIONS (BILINGUE) etc, etc, etc.\u2014 Un volume de 256 pages contenant les renseignements les plus pratiques qui se puissent trouver sur la correspondance commerciale.Prix du volume: $1 plus les taxes - franco.\u201cLes Affaires\u201d \u2014 C.P.100 Station \u201cB\u201d \u2014 Québec. QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 Profits, salaires et gages Condensé du « Soleil », Québec I le travail comporte sa propre récompense, comme le devoir accompli, il n'en a pas moins droit à une rémunération adéquate.Le patron, l\u2019employé et l'ouvrier ne vivent pas de lair du temps.Aussi lorsque les gouvernements instituent un contrôle des prix ont-ils soin d'assurer à chacun la juste récompense de son effort de guerre.Sont des imposteurs ceux qui prétendent que les grandes entreprises perdent de l'argent.Et s\u2019il y a de petits industriels dont le commerce est ruiné par l'intervention officielle, il est entendu qu\u2019on leur paiera une compensation.Il ya deux cas particulièrement difficiles à régler équitablement dans cette économie nationale dirigée: ceux du propriétaire d'immeuble et de l\u2019'agriculteur.On a dit que la propriété était un rampart contre la révolution.Oui, certes, à condition qu\u2019elle ne soit pas monopolisée par un petit nombre de spéculateurs heureux.On peut librement parler de ce problème à Québec, où la proportion des petits propriétaires est encore meilleure que dans les grands centres urbains EN AE EE A du Canada et des Etats-Unis, bien que leur nombre tende à diminuer d\u2019année en année.Mais il y a des villes où 80 p.c.de la propriété foncière sont entre les mains de trois ou quatre catégories de spéculateurs d'un caractère bien différent.La sagesse recommande qu\u2019on réagisse contre cette forme d\u2019accaparement.° Parce que le plus utile et le moins monopolard, le groupe des petits proprios mérite de faire entendre sa voix dans les conseils.publics.Le plus sympathique est celui qui a placé autrefois ses petites économies dans l'achat ou la construction de logements de rapport.Le procédé de plafonnement des loyers a pour lui un double inconvénient: il ne peut augmenter son revenu quand sa dépense augmente forcément, et sa propriété se détériore bientôt parce qu'il n'a plus les moyens de l\u2019entretenir soigneusement.Le sort que la réglementation fait paraît injuste en comparaison de celui du nouveau propriétaire, qui a l'avantage de construire au moment d'une crise du logement.Ce dernier obtient un rendement avantageux de ses entreprises.Sans 42 lui nuire, il est permis de réclamer un traitement plus équi- tabie pour le propriétaire d'immeubles moins modernes.A propos, en traitant de ce sujet d'actualité, les autorités municipales ne devraient-elles pas profiter des circonstances pour intéresser un gouvernement de guerre à faire disparaître les taudis pour les remplacer par les habitations salubres qu'il destine aux ouvriers et ouvrières engagés dans l\u2019industrie nationale?Depuis des années que le Soleil réclame la lutte contre les taudis et les habitations insalubres, il n\u2019a pas obtenu beaucoup de satisfaction.Québec a l\u2019occasion de rendre service à de très petits propriétaires et aux pauvres gens en ne laissant pas passer cette occasion d'opérer une grande réforme sociale.Quant aux moyens de rétri- équitablement l'agriculture et le paysan, l\u2019économie dirigée y parvient assez convenablement hormis dans les cas désespérés, comme ceux de tant de petits cultivateurs et de malheureux colons établis sur des terres impropres à autre chose que la sylviculture.Ces deux catégories de malheureux sont toujours victimes des circonstances.Un ancien ministre avait formé le projet humani- \u2014~ x \u2014\u2014 LES AFFAIRES taire d'aider au rétablissement de ces pauvres gens sur des terres plus fertiles.C\u2019est un autre sauvetage à opérer à la faveur des circonstances présentes.Aux Etats-Unis, où le président Roosevelt entre fermement dans la voie déjà suivie par le gouvernement canadien, la pierre d'achoppement de son projet de contrôle économique vient de la condition apparemment privilégiée qu'il avait su ménager à la classe agricole.Pour établir le pouvoir d'achat des cultivateurs, tout en obtenant qu\u2019ils se soumettent à la direction de l'office fédéral de la production agricole, l\u2019ordre nouveau institué à Washington assurait ces produits contre le risque de baisse et offrait des compensations pour la réduction des emblavures.Aujour- d\u2019'hui qu'il est question du plafonnement ou de la fixation des prix, on se demande quel sort M.Roosevelt réserve à la classe la plus utile des producteurs.Avec un sociologue aussi bien disposé, on est assuré d'avance que les agriculteurs seront traités avec justice.Ce sera d\u2019autant plus facile que la guerre les encourage à produire davantage tout ce qui est indispensable à l'alimentation des armées et de la population civile EN ARE > x a Re he h \u2014\u2014 oS, Po .i cu\u2014\u2014r Ey À.remtrèrt Pr ee = .a a 7 ~ RL = \u2014 mes À te ui.maison: = morn rater timer.tte cette < r we ese CAGE RE = pr a ; \u201d 2 ; mr set.mann atte.Mn ESSN + th tt + atts WA QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 a3 L\u2019expérience ne s\u2019achète pas Condensé du « Détaillant », (Montréal) septembre 1939 par exemple, nombre de maisons d\u2019affaires se croyaient tenues de renvoyer un employé surtout un vendeur, de plus de quarante ans.On alléguait qu'après cet âge, il était difficile d'obtenir un bon rendement.On mettait alors toute sa con- flance dans les jeunes.On tablait même sur leur enthousiasme pour soutenir qu\u2019ils seraient plus utiles que les anciens, plus producteurs d\u2019'affaires surtout.C\u2019était un préjugé que quelques-uns paient chérement au- jourd\u2019hui.Nous connaissons le cas de plusieurs maisons qui avaient adopté cette politique stupide et qui se trouvent au- jourd'hui dans un embarras sérieux parce que l'effort de guerre, directement ou indirectement, est venu leur prendre leur jeune personnel de choix.Dans plusieurs cas même 1l a fallu que le patron frappe à la porte de l'ancien employé qu'il avait congédié précisément à l'âge où 1! aurait pu s'avérer bon vendeur à cause de son expérience.Gardons-nous, à cause de la gravité de l'heure, de perdre un | L y a quelques années, avant | temps précieux à juger le passé.Tout le monde a commis des erreurs.Ce qui importe, c'est de s'organiser pour en commettre le moins possible à l\u2019avenir.Pour cela, voyons un peu ce qui se passe actuellement.Il y a, c'est indiscutable, rareté de la main-d'œuvre.C\u2019est tellement vrai que le gouvernement va tenter de remédier aux ennuis que cause cet état de choses en embauchant tout ce qu'il pourra de la main-d\u2019 ceuvre féminine.En autant qu\u2019il s\u2019agit des industries de guerre la chose est faisable, si elle n\u2019est pas particulièrement recommandable au point de vue social.Ie cas est bien différent dans un domaine comme le nôtre.[D'ici quelque temps le patron se trouvera dans l'impossibilité d'engager des hommes ou des jeunes gens.Il ne pourra peut-être pas, à cause des ex1- gences du service sélectif, garder le personnel qu'il a présentement.Que faire alors?De deux maux, dit le proverbe, il faut choisir le moindre.Or le moindre mal est de s\u2019accommoder de n'importe qu: qui vient offrir ses services, qu'i soit jeune ou vieux.Nous sa- OS OT DS RE SEE Tem fwads See TS « a RELL I TA A af Ts als or a ag \u2014 4 # À $ $ 24 vons qu'il existe présentement sur le marché du travail des hommes dans la cinquantaine qui seraient d\u2019un concours précieux à tout patron qui se donnerait la peine de les faire travailler pour lui.Ces hommes ont une grande connaissance et une grande expérience de la vie et des affaires.De plus, ils ne demanderaient pas mieux que d'en faire profiter quelqu'un, celui qui leur donnerait du travail.Dans la catégorie des hommes de cet age, il y a des mines de richesse à exploiter.Quand nous disons exploiter, il ne faut pas prendre ce mot dans son sens péjoratif.Il y aussi des jeunes gens de moins de vingt ans.Ils sont sans expérience.Ils sortent de l\u2019école.Ils n'ont même pas fini leurs études.Ne jetez pas les yeux trop vite sur cette jeunesse.Cela pour plusieurs raisons.lJabord parce qu'elle appartient plus au pays en guerre qu'à des industries comme la nôtre.Lnsuite, en lui LES AFFAIRES faisant trop de façon, vous lui rendez un mauvais service.Laissez-la étudier et se perfectionner.Elle a tout à gagner et vous rien à perdre.Ne vous arrêtez pas trop à l'idée que l\u2019armée attend infailliblement tous les jeunes.Il faut autant de main-d'oeuvre que de soldats.Autrement, comment pour- rons-nous nourrir et armer toutes les nations alliées\u201d Ne choisissez chez les jeunes que ceux que vous jugez susceptibles de garder avec vous avec le retour de la paix.Intéressez-vous particulièrement aux hommes d'expérience, c\u2019est-â-dire aux hommes d\u2019un certain âge.En vous donnant ce conseil nous croyons sincèrement vous rendre service.L'expérience, ne l'oubliez jamais, ne s'échéte pas, elle s\u2019acquiert.Si vous en connaissez tout le prix ne vous faites pas d'illusions sur les promesses d\u2019avenir: soyez pratiques.Ce sera un bon placement.tre vos intentions\u201d.335 BLVD CHAREST, L.-P.-R.THIBODEAU - IMMEUBLE EN GENERAL Vente \u2014 Echange \u2014 Achat \u2014 Administration.\u201cQuelqu\u2019un, quelque part, achètera ce que vous désirez vendre ou échanger si, par notre intermédiaire vous lui faites connaî- Voyez-nous, nous sommes à votre disposition.TEL.3-5322 ss fil CR A Ca TA MASA ri RNG.+E: Soild A.AUR Ye + À.QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 25 ORGANISATION DE LA PRODUCTION.Les Standards de production | E succès de tous les plans qui déterminent des | - quotas quotidiens bien définis à tous les départements d'une usine, dépend des temps standards sur lesquels on base ces quotas.Bien des firmes continuent leurs opérations suivant des systèmes plus flous, moins efficaces pour le contrôle de la production parce qu'ells reculent devant les dépenses qu'occasionneraient les études du temps, la répartition des tâches et autres travaux de standardisation sur lesquels doivent se baser, pour qu'on puisse s\u2019y fier, les estimés du temps nécessaire à la production.Dans certains genres de travaux, il n\u2019est peut-être pas pratique de déterminer des temps «standard», par exemple dans les usines qui s\u2019occupent d'un ouvrage spécial qui n\u2019est que rarement répété, sil l\u2019est jamais.Méme ici, cependant, l'emploi de formules de temps élémentaires permet de prévoir les temps nécessaires avec des écarts de moins en moins considérables et rend pos- A-4 Loe nmi i ge STATE sible un programme de travail dans toute industrie ou le cours général des opérations demeure le même et dans bien d\u2019autres cas où cette régularité fait défaut.Dans certaines entreprises, comme dans le moulage des revêtements de structure en terracotta, il est bien difficile de déterminer un standard d\u2019uniformité puisque la quasi totalité des blocs ornementaux est de modèle différent, particulier.Ici, cependant dans une compagnie de ce genre, une classification de l'ouvrage selon sa difficulté, permet de prévoir le temps nécessaire à l\u2019exécution avec une précision relative.On fait encore ces estimations avec une précision convenable dans la fabrication des outils qui est généralement considérée comme ouvrage de la dernière irrégularité quant aux temps nécessaires.La détermination de ces temps standard est quelque chose comme un placement de capital comme le serait la production de modèles et de spécifications standard pour les CAF Ra PNR a CHA ape Bre ta ds Eau i 26 matériaux et les parties dans une usine, qui jusque-là n'aurait travaillé que d\u2019aprés des pièces-types.Cette opération coûtera quelque chose, plus ou moins, selon la quantité d'études à faire et l'envergure des changements à effectuer.Il a été bien démontré cependant, à plusieurs reprises, que si le travail de répartition des tâches et de standardisation a été consciencieusement fait, il fera plus que rembourser les dépenses qu'il a occasionnées, il fera réaliser des profits considérables.De telles études, si elles sont bien faites, par des ingénieurs compétents, réve- lent des pertes, des gaspillages insoupçonnés, auxquels on peut souvent remédier à très peu de frais.La standardisation soigneuse du temps et des méthodes de production a aussi d'autres avantages, par à-côté.Si elle est bien faite elle permet de prévoir non seulement le temps requis pour une opération mais aussi ce qu'elle coûtera.Les systèmes standard d'évaluation des prix de revient deviennent de plus en plus populaires et semblent destinés à remplacer presque complètement dans un avenir rapproché les anciens systèmes plus coûteux.Non seulement ils sont plus précis mais ils débarrassent encore des interminables calculs des prix de revient pour LES AFFAIRES différentes quantités d'un même produit.Elles limitent encore l\u2019attention aux variations du standard.Pour tout cela, ces nouvelles méthodes sont moins coûteuses que les vieux systèmes historiques.Programme de rendement et Prix de revient.Evidemment, si l'on connait le temps d\u2019usinage, les prix de revient, la -quantité de matériel nécessaire, il est possible de faire un programme non seulement pour le rendement mais aussi pour les prix de revient.Dans les entreprises modernes, cela devient d'usage courant de combiner le programme d'opérations avec le budget d'opéra - tions.Dans chaque département on détermine le rendement quotidien espéré, semaine par semaine.Le programme peut spécifier le débit quotidien d'un modèle ou d\u2019une partie.ou de plusieurs modèles, simultanément en cours dans le département.La seule condition requise est que le temps total nécessaire ne dépasse jamais la capacité de débit du département selon le programme.Parallèlement à ce programme, il y a un budget du prix de revient standard ou alloué au département.Les taux de travail à la pièce et les autres systèmes de rémunéra- em LEGA EL TAR rn Fete ry > aa fide anges.QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 tions doivent être basés sur les unités de temps requises, pour les opérations du programme.Les matériaux, les fournitures, les dépenses «indirectes», unies aux dépenses constantes telles que la dépréciation, les salaires, le loyer, etc., sont ajoutés, pour former le prix de revient total standard aloué au département.Quand tous les éléments de l'organisation de la production- programme, système du prix de revient, budget financier\u2014sont ainsi réunis en un seul système, on peut réaliser une économie considérable en ce qui regarde le personnel.Une importante manufacture employant plusieurs milliers de personnes fait marcher cette combinaison de systèmes grâce à quatre personnes seulement.L'emploi du plan de quota ou de temps- budget, dans ses nombreuses variations, permet une autre économie, auss* bien qu'une amélioration correspondante dans les programmes.Il serait possible d'établir un système d'emploi des heures considérées comme inutilisables semblable à celui de la liquidation des marchandises désuètes ou invendables des magasins.Ceci se réalise en fait lorsqu'on établit le programme pour l'exécution de commandes selon la capacité d'une machine ou d\u2019un département\u2014par exemple jusqu'au 10 juin pour la commande 27 716, du 10 juin au premier juillet pour la commande 8815 et ainsi de suite.\u2014On emploie ce principe graphiquement sur la carte de Gantt de laquelle on reparlera.Quant à la précision de ces programmes, elle est au pouvoir du gérant.Des accidents imprévus peuvent l'empêcher de réaliser ses prévisions, mais, en temps normal, les programmes doivent laisser une marge pour prévenir de tels délais et, dans les périodes de grande presse, quand le rendement est à son maximum, il faut encore s'en rapporter à cette méthode pour éviter les accidents.Ces accidents, le programme ne les empêchera peut-être pas, mais il permettra de reprendre le fil des opérations dans le plus bref délai possible après que le service aura été remis en bon état.Contrôles du département central.Avec un bon programme on n\u2019a plus besoin d\u2019une armée de contrôleurs (stockchasers) qui assaillent les gérants et veulent leur faire rendre une valeur de neuf heures de travail d\u2019une machine qui ne travaillerait que huit heures.Le contrôle entier de la succession des commandes dépend d'un département central unique organisé pour demeurer 1 > RENE ETS CRE RE fg er - Lmao me sde LS Le sentant SoA «arr ea © AD: aa Ad re HS A ne irr RE eran nh A Bn A nie Di 04 M5 RTE sans cesse au courant des changements dans les besoins des \u201c clients, des plans des départements de ventes et autres besoins pressants dont le choc direct est si funeste au rendement de l'usine.Le département central est responsable vis-à-vis le gérant général, de l'équilibre le plus pratique à assurer entre les ventes et les besoins manufacturiers.Ce département central sait ce à quoi peut s'engager un gérant de département.Pour vérifier cela, quand le gérant reçoit son programme périodique de commandes à remplir, il doit ou bien accepter le quota et prendre la responsabilité d\u2019y faire honneur ou bien donner ses objections, ses raisons pour que le programme soit modifié.On laisse une latitude considérable au département quant à la somme des détails dont il doit tenir compte.Il peut s'occuper de tout élément d'opération, faisant un programme de l'ouvrage pour chaque centre de production à l\u2019aide de graphiques ou autres méthodes.Il peut aussi ne tenir compte que des points embarrassants, des «embouteillages», de la production qui, dans le moment exigent un délai, laissant au gérant le soin de s'occuper lui- même du reste.Ou encore il peut n\u2019évaluer que le nombre total d'heures nécessaires pour LES AFFAIRES effectuer tout l'ouvrage du département, se fiant à la moyenne établie par la succession des commandes pour éviter les «embouteillages.» Evidemment, un programme général de ce genre perd sa valeur si le département du contrôle de la production centrale ou le gérant, ou bien, les deux, dépassent un certain degré d\u2019imprécision dans l'estimé de la capacité.Ce système n\u2019est donc pas applicable dans les usines qui ne sont pas encore parvenues à un certain degré de perfection dans l\u2019évolution de leurs «unités de temps) ou qui n\u2019ont pas encore fixé leurs standards.Le gérant doit remplir son programme.Lorsque le gérant a accepté un programme, c'est lui qui doit prendre les dispositions nécessaires pour le remplir.Si, pour une raison ou pour une autre, il prévoit être incapable de terminer une commande à la date fixée, il doit demander de l'aide le plus tôt possible à l'administration de sorte que toute la puissance de l'organisation, du président au dernier manoeuvre, soit mobilisé pour lever la difficulté, si cela en vaut vraiment la peine.L'effet de cette décentralisation est d'empêcher une forte FRR an - - «ab ETE NI NE A ql a es A E * \u2014\u2014 0 Fy Du, nf QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 somme de bureaucratie, trait caractéristique de certains des systèmes les plus élaborés.Les décisions quant à l\u2019ouvrage qu'un homme devra faire ne sont plus prises dans un bureau éloigné et communiquées à l\u2019'ouvrier par pneumatique ou télautographe, bien que ces moyens de communications puissent être utiles dans d\u2019autres desseins.Le gérant a toutes les données essentielles pour conduire son département; il a l'appui de l'administration en cas de difficultés.Il assume toute la responsabilité de la marche de son département et il est jugé par ses résultats, c\u2019est-à-dire par sa fidélité à remplir les programmes (si le plan budgétaire est en usage) et son habileté à ne pas dépasser, ou à améliorer, les prix de revient alloués au département.Dans son propre département, le gérant peut se servir du genre de programme détaillé qui lui semble le plus convenable.Si la situation est simple il peut tout garder cela dans sa tête.S'il y a trop de détails dont il doit tenir compte, pour pus de sécurité, il peut employer un tableau du type Taylor ou un de ces nombreux index ou graphiques pour s\u2019assurer que chaque commande est exécutée en son temps.Lui, ou son assistant en charge de la production, regoivent 29 une périodique hebdomadair® ou mensuelle.Ce peut être sous forme d'une liste de commandes à remplir jour par jour, ou encore un débit quotidien de tant d'unités d\u2019une ou plusieurs parties.Le principe sur lequel sera basé l'établissement de ce débit ressemble à celui qui a été expliqué dans le \u201ccontrôle horaire «pour la détermination des « périodes).Sur reception d\u2019une commande, le département compulse les programmes déjà acceptés pour voir s\u2019il sera capable de faire sa livraison à la date fixée.Si la commande ne peut être acceptée, le département mettra la commande dans un \u2018\u2018starting tickler» quotidien ou lui assignera une place sur le tableau des plans, ou encore il la mettra sur le programme de sorte qu\u2019elle reçoive l'attention nécessaire au temps requis.Le matériel doit être disposé en son lieu si cela fait partie des obligations du département.Dans bien des cas ce matériel est transporté par le département des achats ou encore par un autre, d'après un programme tracé de façon à s'adapter à celui des départements suivants.Le gérant ou son assistant, accuse réception du matériel et réclame si quelque chose n'est pas fourni en conformité avec le programme, mais il n'est pas autrement responsable.P EE te EEE 7, pue.+ AE a ge pv eS SAIN Ko WRN SAR gO a Adan 8 = a He AO A Ar RBA A As Se ae 7 is ins se Wiss action alr % aps AIT 3.Wy SB ai cave RES DE 8 c ; Le # GS ST LE À pe 30 LES AFFAIRES On traitera les outils, les plans, reçu et fait son rapport au bu- les «gages» tout comme le maté- reau central de l'organisation riel.Un département livre le Il peut aussi laisser cela au soin produit au suivant quand il est d'un service général du trans- erminé.Il en demande un port du matériel._\u2019\" x \u2026_ Arrangez-vous de manière à ce que personne n\u2019ait intérêt à vous nuire._\u2014 x \u2014 Tout homme peut apprendre à faire ce qu\u2019un autre homme a fait, s\u2019il veut bien s\u2019en donner la peine.\u2014 Schwab.ES F [ il Rs LE | He oth DE QUEBEC : 185, Boulevard Langelier, Québec Construite au cours des années 1910-1911.En opération depuis octobre 1911, Les cours sont maintenant organisés comme suit: LE JOUR : \u2014 UN COURS TECHNIQUE de quatre années organisé en vue des jeunes gens venant de terminer leurs études primaires (9e année) et désireux d\u2019acquérir l\u2019hani- leté manuelle de toutes les connaissances techniques nécessaires pour faire des ouvriers instruits, capables de devenir, par la suite, contremaitres ou chefs d\u2019ateliers.Ces cours préparent aux professions comme mécanicien, tourneur, électricien, forgeron, dessinateur.UN COURS DES METIERS s\u2019adressant aux jeunes gens qui n\u2019ont pas complété leurs études primaires, mais qui sont tout de même désireux de bénéficier d\u2019un stage d\u2019une couple d\u2019années à l\u2019Ecole Technique.UN COURS ABREGE de mécanique-automobile dont la durée est de dix mois, de septembre à juin.PROSPECTUS ET RENSEIGNEMENTS ADDITIONNELS SUR DEMANDE.«PER RR bem DS NERS A Gud.+2.w - Teg YONG bc A US ee ra \u2014 2.=n ¢ # @ # + ¥ Pour un renouveau économique Francois Hertel Condensé de « Relations », (Montréal) ST-IL bien réaliste de vouloir apporter de petites solutions aux grands problèmes ?Est-il téméraire de penser que nous pourrions rapidement conquérir notre indépendance économique par le truchement de «l'achat chez nous» ?Les formules les plus diverses de redressement national des Canadiens français semblent, pour l'heure, s'être cristallisées autour de cette solution simple comme la vie de tous les jours.Les coopératives elles-mêmes, pour être vraiment effectives et pour jouer dans la nation leur rôle bienfaisant, tendent toutes à encourager nos producteurs de matières premières.Ne semble-t-il pas que ce soit un acte élémentaire et tout simplement normal que d\u2019encourager les siens ?Chez nous, ce n'est pas si simple.N'oublions pas que si nous sommes Français par l\u2019histoire, nous sommes Américains par la géographie.Puissante est la publicité sur nos esprits facilement gobeurs.Toutes les publicités nous sollicitent.Depuis celle qui, tapageuse, résonne à la T.S.F.jusqu'aux insinuations sournoises qui cou- rent sur les langues des employés des grands monopoles.De quelle maison d'affaires canadienne- française n'apprenons-nous pas, au moins une fois par semaine, qu'elle vient d'être vendue aux Juifs?Nos diseurs de mauvaise aventure ont un prédilection pour la vente aux Juifs.C\u2019est plus impressionnant.La Ligue del'Achat Chez Nous existe depuis plusieurs années.Elle a donné des résultats très encourageants.Elle a fait preuve de sérieux et s'est avérée tout autre chose qu'un organisme négatif de boycottage Pourtant, combien d'entre nous boudent obstinément la campagne qu'elle préconise! Si le renouveau qui se manifeste chez nous, dans la vie nationale, doit dépendre pour beaucoup d'une assise économique plus solide, 1l convient, je pense, d\u2019étudier, sans illusions mais sans défaitisme, le problème de l'achat chez nous, qui semble la condition de base d\u2019une renaissance économique à notre profit.On comprend facilement que «l'achat chez nous», quand on sait bien le présenter, suscite de l'intérét chez tous.Ça pourrait donc finir par payer à Ve Wee ste oR ST RY 4 ; A aga Np or i AA.TEARS so apres = Co - etais pin a EN Sd CRE gr GNC, fo A Se fe \u201cA SE ke \u2018.À \" coe lp Min EE AS Le Lu pas Lu rag wo 300: = er pi 515 sh Me ee At SAT NS 0.VE en a ; .Bag cat Am 10 2e .ak see %, re bots, TAR ONE 0 [atoning wr re +, a a A RE = m0 + 32 que d'être patriote, se dit Baptiste.Pourtant, contre cette formule qui semblait devoir rallier tous les suffrages, quelques voix se sont élevées.Les uns ont crié à de l'odieux boycottage.D'autres ont parlé avec mépris d'un manque d'envergure dans les conceptions économiques.Oublieraient-ils les campagnes du «Buy British», du ŒBuy in Ontario»?En tout cas, on a protesté contre ce qu'on a cru être un retour au fatal isolement de nos pères.On a dit enfin\u2014et ceci me semble juste\u2014 que l'économique ne saurait être une fin en soi, que s'arrêter à l\u2019économique, c\u2019est courir à un échec aussi certain que s'arrêter au politique.Enrichir des non-convaincus, c\u2019est préparer des renégats puissants.D'abord, \u2018l'achat chez nous\u2019 s'impose-t-il ?Oui.À une foule de points de vue.S'il y avait avant la guerre tant de chômeurs chez nos ouvriers des villes, c'est, entre autres causes, que les patrons anglais donnaient la préférence aux ouvriers de langue anglaise.Le jour où nous aurons plus de patrons canadiens-francais, le nombre de nos chômeurs diminuera.Notre capital humain profitera d\u2019un accroissement de nos entreprises dans le domaine de la finance sous toutes ses LES AFFAIRES formes.Pour augmenter le nombre de nos maisons de commerce, d'industrie, de finance, il faut que le public se décide à encourager celles qui existent déjà.D'autres naîtront, quand elles sauront qu'elles peuvent compter sur une opinion qui leur est d'avance favorable.Ces institutions diverses, de leur côté, auront le souci de rendre au public la confiance qu'elle met en elles.Le nombre des patrons cana- diens-français et le nombre des employés s'accroissant, notre richesse tendra à se stabiliser, à ne plus s'écouler hors de nous comme un fleuve fou.En eflet, nous ne sommes pas si pauvres.Nous disposons d\u2019un pouvoir d'achat considérable, que nous avons malheureusement pris l'habitude de diriger contre nous.Peut-on dire qu'il est pauvre d'un peuple qui possède la terre?Nous possédons la plus grande partie des terres la province de Québec et nos fréres des autres provinces sont pour la plupart agriculteurs.Or, l\u2019agriculture, c\u2019est la base même de la vie.C\u2019est la source par excellence des matières premières et du pouvoir d'achat stable.On a bien tort, après avoir multiplié les preuves de notre pénurie dans le domaine indus- triel\u2014ce qui est vrai\u2014, dans le domaine du commerce,\u2014 ce ~ a dn Pme 2 = QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 qui est discutable\u2014, de conclure avec un sourire de pitié: cIl est vrai qu'il nous reste la terre.Nous ne sommes qu'un peuple de paysans.» Pourtant, ce qui fait la force de la France, c'est cette paysannerie pour laquelle on n\u2019a guére, en Amérique, qu\u2019une commisération naive.En Amérique, on réserve ses applaudissements pour les succès tapageurs et pour les arrivismes brillants.On a trop insisté sur notre pauvreté.Nos jeunes gens en sont venus, pour la plupart, à se dire qu'il n\u2019y a décidément rien à faire.Et ils sont en train de continuer, tout comme leurs devanciers, découragés et décourageants, à se chercher des situations d'employés dans les maisons d'affaires anglaises.Pourtant, dans un appel à la lucidité, à la conscience des responsabilités, n'eût-on pas gagné à respecter les nuances voulues ?Notre situation est donc suffisamment solide pour que nous tentions\u2014l\u2019heure en est venue \u2014 de bâtir sur ses assises, une économie autonome.La base de l\u2019économie d'un pays comme le nôtre est peut- être l\u2019agriculture; mais nos possibilités industrielles sont multiples.83 La plupart des industries ca- nadiennes-françaises les plus prospères sont celles qui gravitent autour de l'agriculture: biscuiteries, conserveries, confiseries, boulangeries, laiteries, etc.Il y a là un signe, peut-être.En tout cas, c\u2019est par là qu\u2019il faut commencer, pour de multiples raisons qui relèvent des économistes de métier et que je n'ai pas l'intention d\u2019exposer.La conquête des autres domaines de l\u2019activité industrielle pourra être parallèle, mais elle se réalisera mieux quand ce premier pas sera fait.Cependant, de nos jours, ni l'industrie, ni même l\u2019agriculture, ne peuvent se passer de la finance.Or, une réforme dans ce domaine s\u2019opérerait en un rien de temps, si les institutions diverses de finance et le public s'épaulaient enfin franchement dans une fructueuse collaboration.Le public donnerait à ces institutions l'apport indispensable de sa clientèle, et celles-ci, à leur tour, feraient bénéficier le public de l\u2019activité multiforme de la finance.Il se trouve qu'en réglant le problème de l'économie, on aurait aussi beaucoup amélioré les conditions sociales du pays.Et, c\u2019est là ce qui compte, c\u2019est vers le social que l'économique doit se tourner, parce que le social, c\u2019est le domaine de la vie WO a aa Ed a en 34 concrète et réelle, c\u2019est le domaine de l'humain.Mais comment cette conquête économique peut elle améliorer notre question sociale?Tout simplement parce que, au trust anonyme et persécuteur, notre conquête économique, par sa nature même d\u2019ascension du bas vers le haut, avec des moyens restreints, aurait peu à peu substitué une foule d'entreprises, rivales et moyennes, régies plus par la loi spontanée de l'offre et de la demande que par les arrêtés arbitraires du monopole.Puis, si nous venons à posséder une économie sainement dirigée, celle-ci, a n\u2019en pas douter, reposera davantage sur des entreprises moyennes que sur les grands trusts.Une économie qui se fait à force de courage et à force de bras ne saurait non plus imposer des prix uniformes et excessifs.Par ailleurs, le nombre des patrons, des gens qui pensent et qui prennent des responsabilités sera toujours plus considérable dans une économie qui repose sur des entreprises moyennes; et c'est là un autre enrichissement humain et une utilité sociale qui ne sont pas à dédaigner.Mais ce renouveau économique d'ordre industriel et commercial aurait des conséquences plus profondes encore; il nous LA age er ge ms EE SE SR © PRE BITRE ie ES LES AFFAIRES refranciserait.Le modéle de notre économie devrait être l\u2019économie française, qui mériterait de servir au monde d'\u2019exemple vivant.Voilà un des aboutissants normaux du mouvement «d'achat chez nous» qui est actuellement lancé et qui ne s'orientera vers des réalisations vraiment fécondes que si, le plus tôt possible, il s'établit sur des bases réalistes et s\u2019éclaire d\u2019une lucidité complète.Il ne faut pas que ce mouvement aboutisse où il peut; mais où il veut.À cet effet, on serait bien gauche de se complaire dans des conceptions étriquées, morce- lantes et incomplètes.Il faut voir le but dans toute son em- pleur.Sans doute, il ne faut jamais encourager la malfacon, surtout chez les nôtres.Un mauvais produit canadien-français doit être impitoyablement boy- coté, si le producteur ne manifeste aucun souci d'améliorer sa marchandise.Encore fau- dra-t-il l'avoir averti et ne pas blâmer à la légère des efforts souvent héroïques mal servis par les circonstances.Si l'on doit exiger des producteurs ca- nadiens-français la qualité, la toute première qualité, il faut savoir à l'occasion s'imposer des sacrifices en leur faveur.ï { QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 Ainsi, je préfère tel produit a tel autre.Tous deux sont cependant d'excellente qualité.Celui que je préfère est de fabrication étrangère.Je devrais m'imposer le sacrifice de m\u2019habituer à l'autre.Par là, je me serais en même temps habitué à faire des sacrifices pour ma cause, celle de ma nationalité.J'aurais mis en branle un rouage psychologique puissant, J'aurais donné du mien.Je me serais engagé.C\u2019est précisément l\u2019engagement personnel qui est demandé actuellement à tous ceux qui, chez nous, ont des soucis patriotiques.Le temps des discours platoniques est bien fini.Il ne faut pas oublier, répé- tons-le, que «l'achat chez nous» a une autre portée que l'encouragement immédiat du marchand détaillant, voire du manufacturier C\u2019est dans les sphé- res qui touchent non plus au 35 commerce ni a l'industrie mais plus intimement au capital, source des deux autres activités, qu\u2019il devrait s'exercer davantage.Combien fument des Grads par principe, qui ne s\u2019assurent ni dans la Sauvegarde ni dans la Laurentienne, qui n'ont point leur compte de banque à nos banques! Mais je me contente de poser le problème comme il doit être posé.Je ne veux pas insister davantage sur une solution qui crève les yeux de ceux qui osent les ouvrir le moindrement.Certes, «l\u2019achat chez nous) est un point d'importance, une sauvegarde vitale, la Ligue de l'Achat chez nous remplit une fonction très utile; elle est appelée à jouer dans notre vie un rôle plus considérable encore.Pourtant, ce qui compte davantage, c'est l'éducation du sens national, et chez l'acheteur et chez le vendeur.TELEPHONE 3-4184 JULES DION PLOMBIER - ELECTRICIEN LICENCIE Posage d\u2019Appareils de Chauffage de tous genres.97-99, RUE MORIN \u2018= \u201cie QUEBEC ET SIRS ET ER TT * cr ag \u2014 b CT \u2014 x A ler rms: Wns ME iin a sctbins BO hd ary Pa ie 3 ON Les chambres de commerce de jeunes Omer Héroux Condensé du « Devoir », (Montréal) ES chambres de commerce | des jeunes datent de quelques années à peine.Elles ont dû, comme toutes les autres institutions nouvelles, éprouver à vivre, à grandir quelque difficulté A l\u2019heure actuelle, elles paraissent en pleine prospérité.Elles couvrent toute la province.Elles ont établi entre les jeunes qui s'intéressent à la vie économique d'utiles et nombreuses relations.En certaines régions particulièrement, il semble qu\u2019elles exercent déjà une influence extérieure qui ne manque pas d'importance.Elles s'occupent de nombre de choses de caractère général.A Montréal, nous voyons ces jeunes hommes d'affaires s'intéresser aux entreprises les plus variées.La chambre montréalaise, n'eût- elle organisé et mis à la mode que ses visites industrielles que son utilité serait déjà considérable: mais combien d'autres choses elle a faites! Nos lecteurs le savent, car nous n'avons ménagé à ces jeunes de bonne volonté ni publicité ni encouragement.Ils représentent pour nous l\u2019une des grandes espérances de l'avenir.Par les chambres de commerce des jeunes la génération nouvelle, où l\u2019on compte déjà nombre d\u2019éléves de nos grandes écoles, élargira ses horizons, haussera sa valeur professionnelle.Par elles se créeront entre ceux qui seront demain les mai- tres de notre vie économique des relations qui pourront être très fructueuses.Les chambres de commerce des jeunes sont, de par leur recrutement, de par leur inspiration aussi, canadiennes-fran- caises.Cela n'implique aucun parti pris d'hostilité ou d\u2019exclusivisme.Ces jeunes savent parfaitement que, dans les affaires surtout, ils auront a traiter avec des gens de toutes les races et s'y préparent.Comme groupe, ils n'entendent se tenir à l'écart d'aucun mouvement d'intérêt général.Ils ont pris part déjà à plus d'un congrès mixte et leur influence n\u2019y fut pas jugée médiocre ou dommageable.Mais ils tiennent compte d\u2019un fait premier: l'existence du groupe canadien-français et des problèmes qu'elle pose.Ils s\u2019attachent à résoudre ces problèmes, assurés d'avance que tout ce qu'ils feront pour leur groupe servira l'intérêt général du pays.rN 4 » 4 7 Léa À at 2 tn aici à geo en a Qu\u2019est-ce que 'indice du colt de la vie?Condensé du « Bulletin Economique » et de «< L\u2019Imprimeur », (Montréal) \u2018\u201c \"INDICE du coût de la 0 vie est demeuré stable au cours du mois dernier).«Une hausse dans l'indice du coût de la vie indi1- que une forte possibilité que les indemnités de vie chère seront augmentées.» Ces phrases paraissent de temps en temps dans nos journaux et elles montrent à quel point notre vie est liée aux réglementations de prix et de salaires.Mais qu'est-ce donc que cet indice du coût de la vie, ce mystérieux arbitre de notre destinée ?Combien de Canadiens comprennent la signification de la base qui sert à déterminer les salaires?L'indice du coût de la vie n'est pas simplement une compilation de variations générales de prix.Au contraire, il enregistre les variations de prix d'un groupe fixe de denrées, celles qui, d'après une enquête, font l'objet des achats typiques des familles canadiennes.Le Canada a de la chance d\u2019avoir un indice moderne parce que celui-ci représente un effort en vue d'indiquer sous une simple forme statistique les fluctuations du coût d'un mode de vie.Nous savions tous que notre mode de vie varie d\u2019une génération à l'autre et qu'il se produit des changements dans nos besoins ordinaires et nos habitudes de luxe.Les produits jugés essentiels il y a une vingtaine d'années n'ont plus aucune valeur aujourd'hui et ont été remplacés par d'autres.L'indice n'aurait aucun rapport avec les circonstances actuelles s'il ne tenait pas compte de ces changements dans les habitudes de consommation.L'indice canadien du coût de la vie reflète les changements dans un budget fixe portant sur les prix de détail de denrées, services et logement, d'après les chiffres fournis par 1,500 familles urbaines de salariés au cours de l'année terminée le 30 septembre 1939.En d\u2019autres termes, la compilation est basée sur les habitudes normales de consommation de familles canadiennes avant la guerre.Les mouvements de l\u2019indice, par conséquent, réflè- tent les variations dans le coût d\u2019un niveau fixe qui a été adopté comme représentant le mode de vie d'une famille urbaine iN rR ASE Sw ren ort og sve ie Terenas OMA Im ete EEE «Rad es AS A 00000 SI RAE ee ces Lu a M Ed CS étend lies mm ne mt LT ed EVE TX 4 38 de salariés au Canada.Les familles dont la movenne des dépenses forme la base de l'indice ont été choisies d\u2019après le recensement indiquant les familles les plus typiques, nombre d'enfants, salaires, logement et race.Les fluctuations de l'indice, en conséquence, ne représentent peut-être pas exactement les variations dans le coût de vos achats ou des miens, mais il représentent ceux dans le coût des achats d'une famille typique.Pendant une année, ces familles ont tenu compte de toutes leurs dépenses, soigneusement subdivisées et détaillées.En prenant environ 1,500 familles pour base, on a catalogué la consommation moyenne de tous les articles composant le mode de vie de ces familles, et on a fait une liste des achats, tant de livres de farine, tant de gallons d'essence, etc.Le prix de chaque article est marqué dans l'indice.Les prix sont obtenus de différentes manières.Pour le tabac et les journaux, le même prix s'applique à tout le Canada.Les prix des aliments varie d\u2019un endroit à un autre et souvent de jour en jour.Il suffit d\u2019avoir le prix d'un billet de tramways pour savoir à quoi s\u2019en tenir pour toute la ville, mais il faut s\u2019adresser à de nombreuses sour- LES AFFAIRES ces pour connaître le prix des aliments.La méthode d'obtenir les prix varie donc selon les articles.Ces prix sont appliqués aux quantités de denrées achetées par une famille typique.Des indices sont alors préparés pour des groupes comme aliments et vêtements, en faisant la part exacte du montant proportionnel de chaque denrée dans le groupe.L\u2019indice complet donne la valeur relative de chaque groupe dans le niveau total de la vie.Par exemple.l'enquête a révélé qu'une famille typique de *salariés au Canada dépense 31% pour la nourriture, 6 % pour chauffage, 19% pour le logement, 12% pour les vêtements, 9 pour l'ameublement, et 23% pour médicaments, théâtres, journaux, hygiène, téléphone et automobile.Toutes ces proportions sont conservées dans la compilation de l'indice final.Cet indice sert principalement à faire des comparaisons d\u2019une époque à une autre, c'est-à-dire qu'il indique les différences de coût d'un groupe fixe de produits pendant une certaine période.Il ne s'applique toutefois qu\u2019à ce groupe fixe.Il ne peut en aucune facon indiquer les changements qui peuvent être produits par les fluctuations de salaires, la pénurie de certains articles, les changements de sty- Fn MXR Ce RIT TS TE QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 le ou de demande, etc.Si l\u2019on veut que l'indice du coût de la vie au Canada continue de réfléter le mode actuel de la vie canadienne, il faudra tenir compte des changements amenés par les circonstances dues à la guerre.Ainsi, l\u2019indice contient un certain chiffre de consommation d'essence pour automobile.Le rationnement a réduit la consommation de ce produit.Le rationnement fera également changer le chiffre donné au sucre dans l'indice, et l'envoi de toute la prise de saumon de 1942 à la Grande-Bre- tagne fera bientôt disparaître le saumon de la liste des produits disponibles alors qu'avant la guerre c'était le poisson en conserve qui se vendait le mieux au Canada.Il est probable que ces changements et d\u2019autres de même genre seront incorporés dans l'indice, attendu qu'ils apportent un changement dans le niveau de consommation.En étudiant le coût de la vie Le 39 au Canada et les changement\u201d qui seront probablement im posés par les restrictions volon, taires ou obligatoires à la consommation de certaines denrées, il est bon de se rappeler que notre niveau de vie, même sous le régime des restrictions de guerre, est extrêmement haut comparativement à presque tous les autres pays du monde.un seul exemple suffira.On a récemment fait remarquer que les beignets occupent une position typique parmi les articles d'alimentation en Amérique du Nord.Le Deignet n'est pas un aliment coûteux, certainement pas un des plus coûteux dans notre pays, et cependant, quand on analyse les éléments qui entrent dans la confection de cet article relativement modeste de consommation, on trouve la farine blanche, le beurre, le sucre et des épices, ce qui suffirait à faire de nos beignets un régal de jour de fête dans presque n'importe quel pays du monde aujourd'hui.Ce sont les jours les plus sombres qui nous aguerrissent et nous préparent pour la lutte.Les erreurs des grands hommes font la consolation des nullités.EE ELAR \u2018 EE EEE AEN, sete Se CSS Les organisateurs de la famine J.B.Coté Condensé du \u201cCourrier\u201d (Sorel).E spectre de la famine, tel un vautour sinistre, plane sur l'Europe.Ce sont les Allemands eux-mémes qui l'annoncent cyniquement et ils doivent s\u2019y connaître puisque c'est par leurs soins que les peuples de l\u2019Europe sont à la veille de mourir de faim.La venue de ce fléau ne surprend pas; 1l est le premier des grands maux que les guerres engendrent fatalement.Les épidémies viennent ensuite.C\u2019est un enchaînement fatal.Le corps humain, affaibli par l\u2019insuffisance d'aliments devient un milieu favorable a l'incubation des germes les plus virulents et alors surgissent ces épidémies qui font parfois autant de ravages que la gucrre.Autrefois on associait ces deux fléaux en disant: «La famine et la peste).Quelles qu'aient pu être nos misères morales et celles de nos aliés, nos erreurs et leurs erreurs, au cours de l'histoire, le fait s'impose de façon incontestable que c'est de notre côté que se trouvent les forces qui défendent le droit, la justice et la civilisation chrétienne.Hitler a profité de tous les égoïsmes, de toutes les bassesses et de toutes les lâchetés d'un monde qui était trop absorbé par les préoccupations matérielles.On trouve réunis en ce personnage fatal et monstrueux toutes les forces du mal poussées à un degré extrême.Il a d\u2019abord lancé sur le monde le cavalier apocalyptique couleur de sang, et le sang coule à flots, et maintenant 1l se prépare à libérer le coursier noir, symbole de famine; il a fait annoncer avec un effroyable cynisme par Goering que les peuples de l'Europe mourront de faim, au cours de l'hiver, mais pas ceux d'Allemagne.Les Nazis sont les auteurs conscients et cyniques de la famine en Europe.Que les populations qu'ils ont dépouillées meurent de faim, ils n'en ont cure; cent femmes par jour en Pologne, et la mortalité chez les enfants a pris partout des proportions fantastiques.Mais, il entre dans le plan criminel de l'Allemagne de dépeupler les pays qu'elle a subjugués afin de faire de la place à ses « colonisateurs ».Les Nazis ont eu le toupet de prétendre que la disette de vivres était due au blocus allié mais, quand les populations te Rl) ali doc: * Anne SPREE Wp SE nn Ew ir i TN PN +, Fr\u201d A TUNEL: won ey QUEBEC, NOVEMBRE, 1942 ont vu disparaître les produits d'origine domestique, tels que l'huile d'olive en France, le beurre en Hollande, on a vite compris quel chemin ces vivres avaient pris.Cela surprendra peut-être de dire que nous sommes compris dans le plan de famine nazi; en effet les Nazis comptent bien nous affamer aussi.On dit a Berlin\u2014cela a été rapporté par un journal suisse\u2014que la guerre finira quand les Britanniques seront réduits à manger des rats.Il ne s'agit pas là d\u2019une vaine menace mais nous espérons bien que l'Allemagne en mangera avant nous.Ceux qui ont organisé l\u2019'Europe sous le signe de la famine, espèrent bien organiser le reste de l'univers sur le même plan; le fameux expert en matières économiques du Reich, le Dr.Karl Clodius, n'a-t-1l pas déclaré que « chaque section du continent européen sera tenue d\u2019acheter en Europe méme tous les produits qui v sont fabriqués, quel que soit le prix coûtant, qu'aucune importation ne sera tolérée venant des nations transocéaniques \u2014Amérique, Aus- tralie\u2014d\u2019un produit que l'Europe, c'est-à-dire l\u2019Europe organisée par l'Allemagne peut vendre ».Jusqu'à présent, nous n'avons pas manqué des choses essen- 41 tielles en Canada.Les quelques restrictions que nous subissons n'obligent encore qu'à la modération dans l'usage de certaines choses.Il n\u2019y aurait pas besoin de ces restrictions si chacun voulait se modérer volontairement.La modération est devenue absolument nécessaire dans tous les domaines.Cela n'est pas dû au fait que le Canada serait devenu incapable de produire les biens de consommation dont nous avons besoin, mais c'est afin de pouvoir en fournir en grandes quantités à nos alliés.C\u2019est aussi pour libérer le plus de main- d'oeuvre possible pour la production d\u2019engins de guerre.Si nous usons moins d'objets en métal, il n\u2019y aura plus de métal de disponible pour fabriquer des bombardiers et des chars d'assaut: si nous mangeons moins de viande, si nous achetons moins de vêtements nous pourrons nourrir et vêtir plus de soldats.Lorsque nous achetons nous devrions toujours avoir à l'esprit cette pensée que chaque livre de métal, chaque verge d'étoffe, chaque once de viande économisées se transforment en une plus forte pression de nos armes contre nos ennemis, avancent le jour de la victoire et de la libération des peuples, et enfin, l'heure du retour de nos soldats au foyer. 3 Pe Bow Cn ARIES TIGR Th AE SC = pript 42 S'il nous semble dur de manger un peu moins de viande, pensons à la ration des peuples vivant sous le régime nazi.En Belgique, une demi-once par jour, en Tchécoslovaquie, dix onces et demi par mois, en France, trois onces et demi par semaine, en Hollande, cinq onces et quart par semaine; en Pologne et en Grèce, il n'y a que des patates et des navets, et encore en quantité insuffisante.Trop de gens se complaisent encore dans l'illusion que cette guerre peut être gagnée en continuant de vivre dans l\u2019aisance et le luxe.C'est une Dites-moi la vérité.* Ces pantalons sont-ils pure laine ?LES AFFAIRES erreur grave.La guerre est une cause d'apprauvissement et en dépit des apparences contraires, le revenu du peuple canadien va en diminuant.En voici la preuve: après les prélèvements d'impôts, 1l restera au peuple canadien cette année $343 per capita, en comparaison de $419 l\u2019an dernier, de $394 et de 389 en 1939.Ces quelques chiffres devraient inspirer aux chefs de famille prévoyants d'établir soigneusement un dubget familial de guerre, et aux autres de salutaires méditations.\u2014Je ne puis pas vous tromper, mon ami, les boutons sont en Corne.\u2014 X Le marchand de fer.\u2014 Non, Monsieur, nous ne vendons pas de revolvers.Est-ce que trois ou quatre verges de corde manille vous conviendraient pareil ?.Rés.3-4433 Résidence: 83, B,.Ch.St-Foy, Apt.11 hee C0 ANTONIN F.BELLEAU COURTIER D\u2019ASSURANCES ASSURANCES GENERALES Accident \u2014 Maladie \u2014 Responsabilité publique Responsabilité patronale \u2014 Vie \u2014 Feu \u2014 Vol \u2014 Auto.Tél.Bureau 2-5520 Bureau: 251, St-Joseph : Ed.Bédard Ch.313, Québec.Fr candi ee, i SAT OF AR Pd ES EY Tn May PR ee ts | AREY si OT RED, iia BE Ke 2 ; ë 3 1 j = Ce ne de pide >, SPY mére BE = ald AE EE ee SFR AS Sibel Limitation du nombre des établissements commerciaux faut se procurer un permis spécial pour ouvrir un nouveau magasin, ou, si l'on a déjà un établissement de commerce, pour y ajouter un rayon ou mettre une nouvelle «ligne» en stock.Les marchands devront aussi obtenir une permission officielle pour transporter leur commerce dans un local plus grand.Il est bien entendu que ces autorisations ne seront accordées que dans des cas exceptionnels.La nouvelle ordonnance de la Commission des Prix soumet aussi, à ce régime de permis, la vente des magasins.Dans ce cas, cependant, elle approuvera les ventes et les donations faites de bonne foi.Ce décret s'applique aux manufactures comme aux magasins de gros et de détail, ainsi qu\u2019aux fournisseurs des dix services qu\u2019il mentionne.La Commission en a complètement informé tous les intéressés.La Commission des Prix et du Commerce élabore en ce moment l'exécution de la politique ministérielle de conservation de la main-d'oeuvre et des matériaux.La nouvelle ordonnance rentre dans ce plan général, mais elle vise aussi à sou- ID EPUIS le 2 novembre, il tenir les marchands et les industriels au milieu des mille difficultés que leur a apportées l\u2019état de guerre.Vu la rareté de certains produits, l\u2019établissement de nouveaux magasins compliquerait le problème, déjà si difficile, de la distribution.Enfin, si l'Etat n'imposait aucune restriction à la multiplication des établissements de commerce, il deviendrait extrêmement compliqué de déterminer des prix maxima pour les produits nouveaux et les assortiments ajoutés au stock des magasins déjà établis.« A quelques exceptions près, déclare la Commission, les établissements commerciaux existants distribuent équitablement notre provision de marchandises et de services.L'absence de tout contrôle sur l'ouverture de nouveaux établissements neutraliserait, dans une large mesure, les efforts que nous faisons pour diminuer la production non-indispensable et diriger les hommes vers les forces armées et les industries essentielles.La mise en stock, dans les magasins, d'assortiments qui n\u2019y ont jamais été représentés, aurait le même effet et nuirait aux entreprises qui s'occupent déjà de la distribution de ces dés ete SR ee racer ST Aree wer Ads 5 Gd SHE sit aE Nisa 44 marchandises.Enfin, la multiplication des établissements de détail, des entrepôts et des fabriques disperse les stocks et compromet l\u2019efficience et l'équité de la distribution ».Sont exemptés des nouveaux règlements la vente de journaux, des magazines et des périodiques; les entreprises des gouvernements fédéral et provinciaux et de leurs agences; les institutions religieuses, éducationnelles ou de bienfaisance, les cultivateurs, les chasseurs, les trappeurs, les jardiniers, les éleveurs et les pêcheurs, pourvu qu'ils vendent leurs produits et qu'ils n'exploitent pas, dans les villes, un autre établissement de commerce qu'un étal de marché; les pensions privées qui servent des repas et des rafraîchissements; la vente de marchandises et de services au ministère des Munitions et de I\u2019Approvisionnement, et les ventes des cantines et des mess militaires.C'est le directeur des permis de la Commission des prix, à Ottawa, qui émettra les licences dont il est question plus haut.Bien qu'il soit interdit de créer de nouveaux établissements commerciaux, il est probable que, vu l'accroissement de leur population, certains centres de production de guerre auront besoin d'un plus grand nombre LES AFFAIRES d'établissements.Dans ce cas, la Commission accordera le permis au candidat le mieux qualifié pour diriger le commerce en question.La Commission approuvera les marchés conclus par des contrats valides le jour de la mise en vigueur de l'ordonnance.Bien qu'il soit nécessaire d\u2019obtenir un permis pour vendre ou donner un établissement de commerce, les héritiers n\u2019en auront pas besoin pour prendre possession de leur héritage, ni les syndics de faillite pour disposer d'établissements commerciaux par autorité de justice.La\u2019 Commission émettra des permis pour toutes les ventes et tous les dons, mais elle ne permettra pas la vente d\u2019un commerce moribond à quelqu\u2019un qui en fait créerait ensuite un nouvel établissement.Les ma- gasins-chaînes et les magasins à rayons ne chercheront pas à augmenter leur chiffre d\u2019affaires.On ne leur permettra de le faire que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019obtenir un permis pour déménager dans un nouveau local de la même ou d'une moindre dimension.L\u2019ordonnance interdit aux fabricants et aux grossistes de vendre au détail, s'ils ne le font pas déjà.Inversement aucun 3 ie A: =, = pee pdt ù 5 PB HA ie ae EEE
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