Les affaires : a magazine of business, 1 octobre 1948, Octobre
[" Octobre 1948 Vol.XIX QUEBEC, P.Q.La Fonderie de St-Anselme «LeSoleil ».Une bonne documentation préviendrait des faillites Louis-A.Belisle .8 Des livres pour le peuple «Notre Temps ».13 Nous avons besoin de l\u2019Université .17 Le Plan Marshall «Bulletin de la Ch.de Commerce de Bruxelles » .24 Les droits du français à Terre-Neuve Louis-A Belisle .\u2026.36 La colchicine modifie la taille des plantes «Bull.du Min.de l\u2019Agriculture .40 C\u2019est le marché québecois qu\u2019il faut d\u2019abord conquérir Louis-A.Belisle .43 Feu Lorenzo Dutil Albert Lévesque .47 Une industrie du ciment dans notre district Louis-A.Belisle .49 Il n\u2019y à pas a redouter l\u2019épuisement des réserves d\u2019huilc Dr.Chs-E.Reed .57 Hygiène industrielle «Nouvellettes » .\u2026.\u2026 59 Jeunesse insuffisamment préparée Ernest-N.Vandry .64 La bibliothèque des COLLETS BLANCS VOICI des livres qui vous vaudront des PROMOTIONS et vous feront trouver plus de PLAISIR à votre occupation quotidienne ! DOCUMENTATION SURE.PRATIQUE, ACCESSIBLE à TOUS.e ORGANISATION et FINANCEMENT Prix franco: des ENTREPRISES \u2014 Belisle \u2026\u2026 .cc.Cartonné $2.10 Formation des compagnies et Sociétés, capitalisation, incorporation, finance au jour le jour, ete.285 pages.La PSYCHOLOGIE APPLIQUEE aux AFFAIRES \u2014 Girardet .cc.ooo Lure vec Cartonné Applications éminemment pratiques de cette science à la Vente, à la sélection du personnel et des associés, à l\u2019amélioration de soi-même, etc.266 pages.La VENTE au COMPTOIR \u2014 Belisle .Broché Manuel pratique des commis de magasin, vendeurs, solliciteurs et chefs de personnel.225 pages.CREDITS et RECOUVREMENTS \u2014 Belisle.Cartonné Nouvelle édition, augmentée dc plusieurs pages, d\u2019un manuel absolument nécessaire à la bonne administration d\u2019un service de crédit et recouvrements.Plusieurs procédés, trucs et lettres de \u201ccollection\u201d; Loi Lacombe; etc, etc., 280 pages.Le FRANÇAIS des AFFAIRES \u2014 Belisle .(Relié) Vade-mecum des sténo-dactylos ei préposés à la correspondance: rédaction, disposition, débuts et finales de lettres; abréviations, etc.288 pages Commandez ces ouvrages chez votre libraire ou directement de: LA SEMAINE COMMERCIALE \u2014 C.P.100, Station \u201cB\u201d, Québec, P.Q.$2.10 $1.10 BELISLE, EDITEUR, \u2014 C.P 100, STATION \u201cBr, Te 3 livre attendu par tous les - par Ludger Robitaitle, B.A.A., Architecte, et Ls-A.EZ C.B.A.Premier ouvrage du genre à la portéé de tous et entièrement en français avec expressions anglaises entre parentfièses dans le texte, Notions d'hvgiène sanitaire.Aqueducs.Pompage.Posage des conduites, Fosses et latrines.Egouts.Tuyauterie.Raccords, Outils et accessoires de plomberie.Filetage.Soudure, Robinetterie.Installation et centrage des\u2019 appareils, ferblanterie, etc, etc.Contient le.nouveau code provincial de plomberie au complet.Index alphabétique bilingue équivalant à un vérital le dictionnaire technique.340 pages; 15 tableaux; 310 illustrations avec hors- texte4 couleurs.Reliure flexible.Coingronds.Format portatif, $3.10 franco.QUEBEC @ Le magazine national des hommes d'affaires canadiens de langue française @ MIT Organisation et gestion des entreprises.\u2014 Publicité.\u2014 Vente Etalages.\u2014 Comptabilité.\u2014 Psychologie appliquée aux affaires.Efficience.\u2014 Méthodes de bureau.\u2014 Correspondance commerciale.Actualités économiques et commerciales.Revue fondée en 1988 Publiée à Québec OCTOBRE 1948 Vol.XX, No 10 247ème Livraisen La Fonderie de St-Anselme Repris du ¢ Soleil », (Québec) A Fonderie Saint-Anselme Ltée, dans le village du 7 même nom à quelque dix- sept milles de Lévis, sur la rivière Etchemin, est aujourd\u2019hui tout ce qui reste, restauré et injecté d'un renouveau de vie, de tout un petit village industriel qui a connu pendant la seconde partie du dix-neuvième siècle une existence de succès et de désastres successifs dont l\u2019histoire restera dans nos annales canadiennes comme une leçon de courage indomptable.Les personnes de plus de soixante ans se rappelleront sans doute avoir déjà entendu parler du village Larochelle, de ses moulins bourdonnants et prospères, de ses ponts «toujours à reconstruire le printemps pro- LES AFFAIRES, revue d\u2019action économique, publiée mensuellement par Louis-A.Belisle, A.C.B.A., professeur à l\u2019Ecole Supérieure de Commerce de Québec.Imprimée aux ateliers de La Semaine Commerciale, à 4, rue St-Jacques, Téléphones : le jour 2-1344; le soir 3-2922.postale 100, Station B).Québec, P.Q.(Case Les articles que contient cette revue sont protégés par un droit d\u2019auteur.ABONNEMENT: Canada, un an: $2.00.Etranger: $2.50.Autorisé comme envoi postal de deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa, Canada 2 chain » et des débâcles qu\u2019y causait chaque année la crue des eaux, enfin et surtout, de la famille Larochelle qui s\u2019est acharnée avec un entêtement tenace à lutter contre les revers du sort.L'honorable sénateur Cyrille Vaillancourt, qui est originaire de St-Anselme et dont le grand- père maternel, Siméon Laro- chelle, a fondé cette paroisse, a fait des recherches dans les écrits de la petite histoire et dans les papiers de famille, afin de relever autant de détails possibles sur cette entreprise séculaire, et lors des fêtes qui se sont déroulées à la Fonderie, le 25 avril dernier, pour commémorer le 104e anniversaire de fondation, il a fait connaître le résultat de son long et fructueux travail.M.Vaillancourt a bien voulu nous prêter ces notes historiques qui mettront au grand jour l\u2019œuvre d\u2019un industriel canadien-fran- çais éminent du dix-neuvième siècle.Ce petit village.sur le site de celui qu\u2019on appelle maintenant St-Anselme-Station (chemin de fer Lévis-Kennebec, aujourd'hui Québec-Central), et qui fait partie intégrante du village de St- LES AFFAIRES Anselme, a été désigné d\u2019après Siméon Larochelle.C'était un jeune homme entreprenant de St-Vallier de Bellechasse, qui était venu s\u2019y établir à cause de la proximité de rapides sur la rivière Etchemin dont il pourrait utiliser le pouvoir afin de réaliser de grands projets.Il avait, immédiatement après son arrivée, jeté les bases d'une construction dans laquelle devait être installé, dès le printemps suivant, un moulin à carder la laine.Il avait appris ce travail à Ste-Marie de Beauce.Après une féconde année d\u2019activités, Siméon Larochelle qui avait su utiliser les chutes pour faire marcher son moulin à carder, raconte M.Vaillancourt, décida de les utiliser pour développer d'autres moulins.Ainsi, en 1832, à côté de son moulin à carder, il installait un moulin à scie dont il était l'ingénieur, le constructeur et l'inventeur.En 1837, grâce à l'estime dont il jouissait auprès du seigneur Caldwell, propriétaire de la seigneurie de Lauzon, l\u2019entreprenant mécanicien ouvrait un moulin pour moudre le grain.Le privilège de moudre le grain pour OCTOBRE 1948 les censitaires de sa seigneurie avait été impitoyablement refusé par le seigneur à tous les autres qui en avaient fait la demande.Le succès qu'\u2019obtenait le jeune homme dans ses différents moulins faisait naître chez lui de nouvelles énergies et attisait son besoin de création et d\u2019expansion.Ses moulins bourdonnaient comme une ruche et employaient toute la main-d\u2019ceuvre du village.Mais Larochelle n\u2019avait pas encore établi l\u2019industrie qui devait consacrer sa mémoire dans la région.En 1844, le travail augmentant de façon considérable, Siméon Larochelle fut obligé de faire une rallonge adjoignant les forges et afin de faire place à une fonderie avec atelier pour travailler le bois.C\u2019est ainsi que fut érigée la première fonderie, il y a 104 ans.3 En 1849, il acheta des riverains et des propriétaires de la seigneurie, les rapides à quelque cent pieds plus bas que ceux dont il avait utilisé le pouvoir depuis son arrivée, et y transporta les meules de son moulin à farine.Durant la même année, il construisait son second moulin à farine.En 1850, Siméon Larochelle éleva de nouveaux bâtiments destinés à loger ses machines à carder, à fouler et à scier.En 1852, il agrandit encore sa fonderie devenue trop étroite pour suffire aux commandes toujours croissantes.C\u2019est dans cette même fonderie qu'il construisit une presse à imprimer de sa propre invention, qui servit longtemps dars les ateliers du journal «Le Canadien» à Québec, Harthey Lynch J.Aubin.gérant général 33, rue St-Louis, bd fuir Visitez notre nouvelle salle à diner Repas succulents Téléphone 2-2771 Hotel refait tout en neuf Québec A aR ES + Ai Te SR VAP ae FEI AO TIAA amer es + cme ea EAC awe Tar - 4 alors que les frères Fréchette en étaient propriétaires.Siméon Larochelle avait encore en dehors de ses moulins, mille ambitions.Il avait, avec un groupe d'hommes, fait construire le pont sur la rivière Et- chemin, reliant St-Anselme avec la Beauce (pont qui fut livré a la circulation en 1849) et il projetait de faire ériger un college quand il fut frappé de paralysie, en 1858.Cet homme actif et ardent dut rester pendant plusieurs mois immobilisé sur sa couche, son esprit toujours lucide, et mourut le 23 juin 1859, laissant à ses deux fils, Louis- Napoléon et Anselme Hyppolite, le soin de continuer l\u2019œuvre st bien commencée.Les affaires furent administrées pendant quelques mois par sa veuve qui, à l'automne de 1860, vendit à son fils Louis- Napoléon, la fonderie et l'atelier, les moulins à farine, à carder, à fouler et scier, afin qu'il continue sous.son nom, assisté de son frère Hyppolite.Les frères Larochelle dirigèrent les moulins avec sagesse et prudence, et firent prospérer l\u2019entreprise si bien qu\u2019en 1870, ils LES AFFAIRES devaient construire une nouvelle fonderie afin d'augmenter l\u2019espace dans l'atelier des machines- outils devenu trop à l\u2019étroit.Deux ans plus tard, ils y ajoutèrent des allonges, à chaque bout, afin de faire place à un nouvel outillage importé des États-Unis en vue des ouvrages occasionnés par le chemin de fer Lévis-Kennebec.En 1874, ils y ajoutèrent un atelier pour fabriquer des wagons et autres articles de matériel roulant des voies ferrées du chemin.La débâcle.La manufacture de laine qui avait été établie par Siméon La- rochelle, fut détruite par un incendie en 1881.L'atelier des machines-outils fut également détruit par le feu puis rebâti et finalement emporté par les glaces lors de la fameuse débâcle de la rivière Etchemin,en avril1900.Les moulins à carder, à fouler et à scier furent aussi emportés le même jour par l'amas de glace en mouvement.Il ne restait que la fonderie et le moulin à farine.Le travail de soixante-dix ans était presque complètement anéanti.Les frères Larochelle n'a- STR Nm ty OCTOBRE 1948 vaient pas vécu assez longtemps pour connaître cette tragédie.Louis-Napoléon était mort en 1890, après une carrière politique aussi brillante que son œuvre avait été féconde.Charles Audet, industriel bien connu de la région, qui avait supporté Napoléon Larochelle dans ses difficultés économiques et financières, prit possession de la fonderie et des moulins à farine épargnés, et de tous les biens de la compagnie.Il dirigea les activités des moulins pendant une vingtaine d'années, et en 1910, la compagnie Atkinson en faisait 5 Pacquisition et nommait M.Maurice Roy gérant des établissements.Renouveau de vie.En 1920, la compagnie qui dirigeait La Fonderie St-Anselme Ltée arrêtait dans ses périgrina- tions sur les deux Amériques un jeune homme de 27 ans, originaire de St-David de Lévis, M.J.-Adélard Bégin, et le nommait gérant.Depuis, celui-ci a fait l\u2019acquisition de cette considérable maison industrielle et a été choisi comme premier magistrat de la ville de Lévis.M.Bégin ORGANISATION ET FINANCEMENT DES ENTREPRISES: Ls-A.BELISLE En vente à: \u201cLa Semaine Commerciale,\u201d 2-4, rue St-Jacques, Québes et dans toutes les bonnes librairies.Prix: cartonné $2.10 jranco, relié $2.60 franco. AL de tim ce me A NES ES em.ee.re re tr.Mb.emit AA re.mshi 6 est devenu, sur la rive sud, l'une des figures proéminentes dans l'impulsion donnée à l\u2019industrie et au commerce.A son arrivée à La Fonderie St-Anselme, M.Bégin n'avait aucune expérience dans ce genre de travail; il avait cependant travaillé dans la construction et la machinerie; après ses études, il était entré comme apprenti à l'emploi de la maison Jos.Villeneuve Ltée, puis avait construit à à Halifax une manufacture de biscuits.Par la suite, durant quatre ans, il avait travaillé comme conducteur d'autobus, contremaître menuisier, et avait essayé plusieurs autres métiers au Canada, aux États-Unis et en Amérique du Sud.Lorsqu'il revint à Lévis, entre deux voyages, la compagnie qui dirigeait la vieille industrie de Siméon La- rochelle, crut avantageux de s'attacher un jeune homme dont l'énergie et le précoce sens des affaires seraient, pour sa survivance, une garantie certaine.M.Bégin, comme gérant, devint tout de suite le promoteur de La Fonderie St-Anselme qui, à cette époque, faisait des affaires dans quatre ou cinq comtés de LES AFFAIRES la province, et qui souffrait encore des suites des désastres successifs dont elle avait été victime.Le jeune gérant travailla d\u2019arrache-pied, parfois quinze heures par jour, pendant plus de vingt ans, avec l'espoir de redonner à la grande usine son allure des années les plus florissantes avec toutes les implications industrielles modernes.Dix-sept ans après son assignation à la gérance, M.Adélard Bégin démarquait une autre période dans l\u2019histoire unique de La Fonderie St-Anselme.Il en faisait l'acquisition.C'était en 1937, et pour la quatrième fois depuis sa fondation, la fonderie passait entre les mains d'un successeur digne de Siméon Laro- chelle.Dans le bilan des nombreuses réalisations de M.Bégin depuis 1920, il suffira de relever quelques item pour donner une idée de l'énorme travail qui y fut accompli: les produits de La Fonderie St-Anselme Ltée sont connus et répandus de Halifax à Vancouver, grâce à une équipe de voyageurs qui parcourent le Canada, et à des représentants dans la plupart des villes: les OCTOBRE 1948 usines couvrent 250,000 pieds carrés de plancher dans les locaux renovés de la première industrie; l'outillage a été modernisé et, de plus, M.Bégin a donné à son personnel l'avantage de se spécialiser dans les travaux de fonderie.Il y a sept ans, deux de ses douze enfants, Roger et Noël étant assez âgés pour lui aider à La Fonderie St-Anselme, M.Bégin, qui avait su gagner l\u2019estime de la population de Lévis aussi bien que de celle de Dor- chester, comté dans lequel se trouve sa Fonderie, posait sa candidature au poste de maire de Lévis; non seulement fut-il élu, mais les Lévisiens renouvelèrent son mandat pour un second terme.Outre ces deux postes qui com- 7 portent amplement de responsabilités, M.Bégin trouve le temps et l'énergie pour s'occuper de nombre d'autres industries, commerces, mouvements et clubs sociaux.Il est président de la Levis Textile, président de la Caisse populaire du Christ-Roi, directeur de la Fédération des Caisses populaires, membre honoraire du club des Lions et dn club Rotary; plusieurs groupements notamment le Cercle des Voyageurs de Commerce de Lé- vis, la Chambre de Commerce de Lévis, la Commission Scelaire de Lévis, ont profité de la coopération active et de la direction experte de cet homme encore jeune dont l'apport a été considérable dans la vie commerciale et industrielle de la rive sud.- $- COUR SUPREME «Qu'est-ce que la Cour Suprême », demande ure maîtresse d'école à un élève ?» \u2018 «C'est celle que l'on fait à une vieille femme.» «eM L'expérience corrige l\u2019homme chaque jour.\u2014Goethe.émet ee 06 AE ATEN Leg Ib Ap = een SU NA 3 rH MLL RIA, ly A Sri Fob 5s - mri, mater am 8 LES AFFAIRES Une bonne documentation préviendrait de nombreuses faillites A PROVINCE DE QUEBEC détient le record peu enviable des faillites parmi toutes les autres provinces du Canada.: Du moment que l\u2019allure des affaires se ralentit, des établissements de toutes sortes se voient contraints de fermer leurs portes autour de nous.Au premier abord, le motif invoqué pour expliquer une banqueroute est le manque d'argent, mais combien de ces faillites pourraient être évitées avec un tant soit peu de savoir-faire et une connaissance plus approfondie des principes mêmes des affaires ?| Au cours des six premiers mois de 1948, sur un total de 425 faillites pour le Canada tout entier, notre province en a enregistrées pour sa part 323.C\u2019est un chiffre qui nous invite à réfléchir et à chercher \u2018es moyens de remédier à un parei] état de choses.Voyons un peu comment se répartissent ces faillites: 154 établissements de commerce, 92 manufactures, 9 industries primaires, 37 entreprises de construction et 16 de transport.Les statistiques ne nous disent rien des causes qui ont amené ces faillites.On peut toutefois nous en remettre aux statistiques antérieures qui établissent qu\u2019en moyenne, 35% des faillites sont attribuables au manque de capital, 25% à l\u2019incompé- | meen wl \u2014 OCTOBRE 1948 tence des administrateurs, 16% à des raisons imprévues ou imprévisibles, 10% à la fraude, 4% à l\u2019inexpérience, 2% à la négligence et 8% à diverses raisons.Le manque de capital et l\u2019incompétence se classent en tête.(Nous ne nous arrêterons pour l\u2019instant qu\u2019à ces deux facteurs de régression économique qui, en fait, n\u2019en forment qu\u2019un.Le manque de capital découle le plus souvent de l\u2019incompétence et notre incom- E-J.CHARTIER « CIE ec CHARBON ANTHRACITE GALLOIS & AMERICAIN COKE te ST.ROCH CATR, 4 WR NS ATR LN ee AN tte» A pe tt re I MTL BER A AA J cate \u2014 vent 88 nn Mau En 10 LES AFFAIRES pétence pourrait presque entièrement s\u2019expliquer par le manque de connaissances dans la technique de la distribution des marchandises, c\u2019est-à-dire de la vente.Il est clair que si nous étions mieux formés à connaître les besoins réels du marché et mieux préparés à combler ces besoins, une foule d\u2019entreprises nouvelles pourraient survivre que le moindre ralentissement dans la demande du public oblige à fermer leurs portes.Un grand nombre de ces entreprises ont surgi au cours de la guerre et pendant la période de rareté qui a suivi.Nous avions un marché d\u2019acheteurs, c\u2019est- a-dire que le public avide courait apres les marchandises et voulait se les procurer a n\u2019importe quel prix.IL n\u2019était pas question, sous les circonstances, d\u2019organiser la distribution \u2014 tout ce qu\u2019il fallait, c\u2019était de pouvoir s\u2019approvisionner afin de répondre à une demande apparemment insatiable.C\u2019était un marché d'acheteurs autant du côté du public que du côté des intermédiaires.Ceux-ci ne devaient posséder, à vrai dire, que des qualités d\u2019acheteurs afin de pouvoir s\u2019approvisionner le plus possible et aux meilleurs prix possibles afin d\u2019obtenir un bénéfice aussi élevé que - possible.Les gens avisés dont les entreprises ont vu le jour au cours de cette période ont employé une partie de leurs bénéfices à organiser, puis à consolider leur système de distribution.Ils se sont renseignés sur les sources possibles de concurrence, ont étudié les prix, les méthodes, la clientèle, la marchandise qui leur per- av SEG IE 5 Seb OCTOBRE 19,8 mettraient de supporter victorieusement cette concurrence.Et à présent que le marché s\u2019est mué en un marché de vendeurs, les maisons d\u2019affaires qui se sont préparées peuvent plus facilement faire face à la situation.Cette préparation n\u2019a pu avoir lieu dans plusieurs administrations d\u2019entreprises récentes pour deux raisons: les chefs manquaient de l\u2019expérience que procure le passage à travers un cycle économique complet comme celui qui a marqué la période 1926-1939; en second lieu ils n\u2019ont pas pu ou n\u2019ont pas voulu se documenter sur la distribution des marchandises, c\u2019est- à-dire sur l\u2019art de la vente, de la publicité, du transport, sur les relevés et les sondages du marché, sur le prix de revient, en un mot sur tout ce qui favorise l\u2019écoulement des produits lorsque le public offre quelque résistance.11 Téléphone: 2-5671 \u2014 2-5672 \u2014 2-5673 Pratte & Côté, Enrg.Courtiers d\u2019Assurances Assurarices de toutes sortes Aviation, Incendie, Marine, Vie, Tremblement de terre, Vol, Responsabilite publique, Automobile, etc.126, rue St-Pierre, (Edifice Dominion) Québec Ie reset APA: oso Er poor ne mma LES AFFAIRES Présentement, la résistance du public se fait de plus en plus sentir et c\u2019est de là que partent la plupart | des faillites.La résistance du public s\u2019accroit et, | comme on ne peut vaincre cette résistance parce qu\u2019on n\u2019en connaît pas la clef, l'entreprise périclite et doit s\u2019effacer devant les efforts plus avisés d\u2019une concur- | 4.rence prête à la lutte.1 De plus en plus, les maisons d\u2019affaires doivent cher- \u2018 cher à se documenter.Tout chef d\u2019entreprise devrait | avoir une bibliothéque d\u2019ouvrages classiques se ratta- 3 i chant aux divers problèmes administratifs.Dans les E villes comme Québec, Montréal, Trois-Rivières et au- ; tres, il existe des bibliothèques publiques bien mon- | i tées où l\u2019on peut se procurer à bon compte des ouvrages spécialisés.Iorsque les ouvrages que l\u2019on recher- | che ne se rencontrent pas dans les bibliothéques que | l\u2019on fréquente, une suggestion au bibliothécaire suffira | parfois pour que les volumes désirés soient mis à la disposition des habitués.La documentation ne coûte pas cher \u2014 en tout cas, elle coûte moins que les pertes attribuables à l\u2019ignorance et à l\u2019incompétence dans le domaine de l\u2019administration commerciale.\u2014Louis-A.BELISLE.- $ - LA PREUVE Est-elle jolie ?Ma foi ! on lui offre toujours un siège dans le tramway. OCTOBRE 1948 13 Des livres pour le peuple Par André Langevin Extrait de « Notre Temps », (Montréal) E bon peuple, le divin peuple, cette puissance ténébreuse et docile, cette vengeance sublime et terrifiante, cet impondérable auquel les grands hommes demandent tout et ne veulent rien sacrifier est un commode anonymat qu\u2019il est passionnant d\u2019exploiter.Tour à tour pressuré ou cajolé, élément lyrique du pouvoir ou porte-faix de toutes les imbé- cilités de la grandeur, le peuple a bon dos et petit appétit.Se mêle-t-il d\u2019ailleurs d\u2019avoir faim que les cailloux ont tôt fait de lui faire réprimer ses baillements.Comme dirait Joseph Prud'homme, qu'on le serve ou qu\u2019on s\u2019en serve, le coupable et le profiteur c\u2019est toujours lui.Auteur des révolutions par sa témérité, responsable de l'exploitation par sa docilité et augure de malheur quand tout va bien, vraiment le fatum est apparent et il serait sacrilège de le nier.Tous formés au même creuset, même tête hagarde sur les pan- neaux-réclame, même douleur vulgaire de troupeau courant à perdre haleine sur la route hallucinante de l'éternité ! Ne désespérez pas dans votre détresse Résidence 241, Joffre 16, rue St-Pierre, FERNAND SIROIS, L.S.C.Comptable public Enr.Québec Tél.7.2807 | Tél.2-603 | Ir or fA ey 14 cinématographique, l'élite, ou ceux qui ont pu fuir le cortège, pense à vous et vous recevrez de beaux sous neufs à la fin de votre nuit.Des livres?Il n\u2019y faut pas penser, vous ne seriez plus le peuple si vous pouviez lire et que ferait l'humanité sans le fond solide que vous lui offrez.C'est pour avoir trop lu que d'élégants gentlemen ont perdu leur raison.C'est pour avoir trop lu que Napoléon a son tombeau aux Invalides et c'est encore pour avoir trop lu que Rimbaud s'est fait couper une jambe.Il y a une vocation de l\u2019instructicn et une vocation, faut-il le rappeler ne peut être manipulée par des mains sales.La démagogie est facile comme l'on voit ! Et elle peut bien ne pas\u201ds'appuyer que sur du sable mouvant.Certes il est faux que l'élite favorise le crétinisme pour appuyer sa prospérité comme il est faux qu\u2019elle ne songe qu'à préserver la singularité que lui confère l'instruction.Nous ne sommes plus au siècle de la valetaille sans espoir et des mai- tres avares.Mais les différences de classe n'ont pas encore été abolies du seul fait d'une richesse générale plus considérable, du moins en Amérique.Chacun peut s\u2019instruire au- jourd\u2019hui s\u2019il le désire vraiment, d'accord ! bien que la question soit discutable, et beaucoup! Il ne s\u2019agit pas d'ailleurs de la création d'universités ouvrières ou d'entrée gratuite aux grandes écoles, mais de la diffusion du livre, de la possibilité pour chacun, vacher, manœuvre ou notaire, de se le procurer.Le problème de l'instruction scolaire est moins urgent que celui-là parce qu'il possède déjà des solutions provisoires tandis que la question du livre est encore vierge, qu'elle n\u2019a guère suscité d'institutions.Il va sans dire que nous parlons d\u2019abord ici du livre gratuit et non pas de l'article commercial.Car le livre, en tant que marchandise, se présente absolument comme un objet de luxe.Le peuple ne peut acheter des livres parce qu\u2019il doit d'abord se loger, se nourrir et se vêtir et qu'ensuite il ne lui reste plus d'argent.On nous dira que le peuple boit, qu\u2019il s'amuse et dissipe.Peut-être bien, mais ce LES AFFAIRES 2 \u201c0 em REP THR RP OCTOBRE 1948 sont là des détails dont nous ~ n'avons pas à tenir compte parce qu\u2019il faudrait alors additionner les qualités et les défauts de l'élite pour juger sur le résidu si elle mérite de n\u2019être pas le peuple.Pour être plus simple et plus précis, disons que 90 pour cent des villes et villages du Québec ne possèdent pas de bibliothèque publique.C\u2019est une situation très.grave et qui appelle une solution immédiate.Peut-être bien que la population ne les demande pas ces bibliothèques, qu'elle ne se porte pas plus mal de n\u2019en pas avoir.Il est probable ausst que les Montréalais n'auraient jamais réclamé de métro s'il n\u2019y en eût pas existé®4 New- York et à Paris.La maigre fortune des municipalités ne saurait non plus justifier pareille incurie de même que les autorités provinciales ne peuvent invoquer des œuvres plus pressantes à accomplir.L'urgence de celle-ci éclate aux yeux de tous.La pacotille des commerçants américains circule dans les endroits les plus reculés de la province et tous les magazines de bas étage trou- 15 vent acheteurs partout.Nous ne voyons pas très bien comment notre gouvernement autonome et affamé d'autonomie n\u2019en saurait faire autant.Si on ne peut construire d\u2019imposants immeubles partout en hommage au livre, il est très facile de créer des services de circulation et d'établir des centres de distributions dans toutes les régions.Il y a bien une commission des liqueurs dans chaque district, pourquoi n\u2019y aurait-il pas une bibliothèque publique avec service de distribution postale?Certes ce cdmmerce ne fera pas pousser des sous mais il aidera à créer des hommes qui ne seront pas plus dangereux qu'auparavant mais raisonneront mieux.Il est vrai qu\u2019on craint toujours de façonner ses propres juges.Les Américains, que l\u2019on accuse de toutes les barbaries, ont su construire des bibliothèques et des musées.Un voyage aux États-Unis nous fait mettre en doute notre ascendance française tant ce pays \u201cmatérialiste et jouisseur » se préoccupe quand même plus que nous de l\u2019enri- 16 chissement intellectuel des classes pauvres.Il est devenu ridicule de signaler ainsi le mépris dont nos gouvernants font preuve envers les choses de l'art et de l\u2019esprit.Ces \u2018dénonciations ont toujours été sans effet.Qu'on ne soit pas trop surpris et qu'on n\u2019accable pas LES AFFAIRES encore ce terrible peuple le jour où il suivra des régimes qui, sous prétexte de l\u2019instruire, exploiteront son ignorance.De- vrons-nous répéter cette vérité stupéfiante que la meilleure façon de combattre les «idées subversives» n\u2019est pas la corde et le fusil mais la raison ?- 33 - Les quarante plus grosses agences de publicité américaines ont «dépensé », ou plutôt géré des budgets pour environ un milliard de doflars en 1947, la plus grosse comptant pour 103 millions de dollars.Ceci nous amène à poser deux questions: 1° Pourquoi les sociétés américaines avec de très gros budgets de publicité ont-elles recours aux services d\u2019une agence ?2° Pourquoi l'industrie américaine jouit-elle d\u2019une telle prospérité en s'imposant un tel supplément de «frais généraux » ?Et voici les réponses: 1° Parce qu\u2019elles savent que mieux vaut s'assurer les compétences et l'expérience qu'une bonne agence met à leur disposition.Ainsi, elles sont certaines que leur budget de publicité «rend » au maximum; 2° Parce que les industriels américains savent que c\u2019est la publicité qui leur permet la fabrication en grande série; qu\u2019elle leur permet ce surcroît de production à la base de tout bénéfice industriel; qu\u2019elle simplifie le problème de la vente, ce cauchemar de l'industriel, en temps normal.Critique.On fait entendre à «la petite», qu'on tient fort à orienter vers un goût musical impeccable, une symphonie de Shostakovitch à la radio.Étant de ces petites filles arriérées qui pensent qu'on doit toujours faire ce que maman dit, elle écoute religieusement.Puis tout à coup, après un grand soupir: \u2014 Quand est-ce que ça va commencer à être beau, maman ?.Pr vg RRC er ae .- 2 wu die Oe PRE TE A PR NR ae, OCTOBRE 1948 ; PRP GORE _ Nous avons besoin de l\u2019Université { \"UNIVERSITE est nécessaire à toutes les classes de : la société.Employés et patrons, industriels, cultivateurs, professionnels, tous peuvent recevoir d\u2019elle l'amélioration de leurs conditions de vie.Une université prospère est une garantie pour la vie morale, intellectuelle et matérielle d\u2019un peuple.Elle éclaire les chemins qui mènent à Dieu, elle amplifie les certitudes humaines, elle assure le maximum de profits matériels.Examinons d\u2019abord les valeurs fondamentales de l\u2019ordre matériel.Les cultivateurs de la province possèdent des ter- | res riches, mais chaque sol donne un meilleur rende- ; ment s\u2019il reçoit le traitement convenable.Il nous faut donc de nombreux et bons agronomes aidant nos gens 8 qui se dévouent à l\u2019agriculture afin qu\u2019ils puissent engranger les meilleures récoltes possible.Et qui donc formera ces agronomes?Une faculté d'agriculture pouvant fournir à ses professeurs des laboratoires des | mieux outilÉs afin qu\u2019ils approfondissent leurs con- À naissances et les transmettent facilement à nos enfants qui fréquenteront leurs écoles.Donnons à notre Uni- H versité, elle formera les agronomes dont nous avons | un si grand besoin.Pourquoi nous contenter d\u2019un rendement minimum de quinze dollars l\u2019acre quand nous pourrions retirer jusqu\u2019à cent dollars pour chaque acre de terre que nous possédons.De la générosité envers notre Université, afin qu\u2019elle nous prépare ces hommes qui multiplieront nos revenus! Nous ne craignons pas de jeter notre grain en terre car nous savons que nous récolterons du cent pour un.Ne craignons donc PUN.CW HITEC SAL, PRE EEE NN en ae vos te dt 18 LES AFFAIRES pas non plus de déposer des dollars qui nous seront rendus au centuple par l\u2019amélioration de nos cultures.Grâce à notre généreuse collaboration, la faculté d\u2019'agriculture de Laval préparera des hommes qui rendront plus fécondes toutes nos belles terres.Chers amis, donnons beaucoup et le retour sera magnifique.Il existe en effet en de nombreux endroits des terres qui actuellement ne rapportent rien, ou presque rien, à leurs possesseurs qui voudraient en retirer une récolte qu\u2019elles ne peuvent produire.Des terres absolument semblables rendent riches leurs propriétaires.C\u2019est ainsi que nous voyons, dans le N.-B., des cultivateurs vendre cinq dollars chacun des cinq mille ba- ris de pommes de terre récoltées sur des terres qui ne leur rapporteraient pas cent dollars par année en y cultivant le foin ou l\u2019avoine.Quelle différence ! Parce que des cultivateurs ont les services de bons agronomes, ils peuvent assurer le meilleur avenir à leur fils tandis que d\u2019autres ne peuvent pas donner le nécessaire à leur famille.Il nous faut des agronomes afin que disparaisse la grande pauvreté de gens qui ont du coeur mais qui ne sont pas aidés.Un bon agronome de plus, cela veut dire que cinquante familles peuvent passer de la misère à l\u2019aisance.C'est le quasi miracle que peuvent accomplir vos dollars déposés dans les mains des organisateurs de la souserip- tion en faveur de notre Université Laval.I3 faut assurer la production maximum, mais il nous faut aussi des hommes qui soient capables de transformer ces produits en objets nécessaires à la vie.Comment se fait-il que certains produits nous coûtent si cher?C\u2019est que nous vendons à des pays étrangers la matière première et qu\u2019ensuite nous payons le double des marchandises que nous pourrions A ra A Sremtega ~~ OCTOBRE 1948 19 manufacturer nous-mémes.Pourquoi des prix exhor- bitants pour des étoffes de laine, de chanvre ou de lin?| C\u2019est que les voyaiges coûtent cher et que nous payons largement l\u2019hospitalité que d\u2019autres pays accordent à } nos matières premières.Pourquoi acheter nos étoffes ; de l'Angleterre quand nous pourrions les préparer nous- mêmes en assurant du travail rémunérateur à des ; concitoyens qui actuellement sont réduits à chercher | en dehors de leur patrie le pain de leurs enfants.| Nous manquons de techniciens.Il n\u2019y a que l\u2019Université qui pourrait faire cesser cet état de choses { désagréable.Elle se met à notre disposition pour di- ; riger les laboratoires d\u2019expérimentations où nos compatriotes apprendront les techniques de l\u2019industrie.Payons une fois pour toutes les instruments qui permettront de réduire de moitié le prix des marchandi- | ses que nous devons acheter tous les jours.Pourquoi gaspiller de l\u2019argent inutilement en transport de matière première alors qu\u2019il nous serait si avantageux de la transformer sur place.Il nous faut des ingé- Si Vous.avez des Valeurs \u2014 Si vous Spéculez Procurez-vous INITIATION PRATIQUE À LA BOURSE par Louis A.BELISLE, A.C.A.A.: Fort volume de 388 pages - cartonné - $2.60 franco 3 En vente dans tous les librairies ou 8 nos bureanx.Les Affaires A C.P.100 \u2014 Station B Québec NPR ETL Son \"re amie Cation matt eo - = et eds LES AFFAIRES nieurs de toutes sortes afin d\u2019améliorer la qualité des produits que nous employons tout en diminuant le prix d'achat.Donnons donc une fois à l\u2019Université J\u2019argent qu\u2019elle nous rendra au centuple.Il n\u2019y a pas seulement notre matière première que nous faisons voyager inutilement mais il y a pis encore, c\u2019est d\u2019aller chercher ailleurs ce que nous laissons gaspiller sur place.Pour ne citer qu\u2019un exemple, il y a des parfums que vous payez dix dollars les deux onces tandis que les plantes qui les produisent sont à dix pas de votre maison.Industriels, vous payez le ciment un dollar le sac tandis que la montagne toute proche en fournirait généreusement des tonnes et des tonnes.Il faut découvrir ces richesses et les exploiter.Il nous faut des ingénieurs qui fassent cesser ce gaspillage.Donnons donc généreusement ces dollars qui ne nous rapportent que trois ou quatre pour cent afin que l\u2019Université nous mette en état d\u2019en profiter au centuple.I] nous faut des -savants! Il nous faut donc équiper avec nos dollars les locaux de la faculté des sciences qui se donne comme mission de nous préparer les techniciens dont nous avons besoin.Il ne suffit pas que la nature canadienne nous fournisse des produits dont nous avons besoin.Il nous faut bâtir des corps sains qui permettront d\u2019être vraiment les rois de la création et les vrais serviteurs de Dieu.Que de maladies qui autrefois causaient des deuils cruels et qui aujourd\u2019hui, grâce au progrès de la médecine, sont devenues inoffensives! Pourquoi ne pas pousser plus loin ce bienfaisant progrès en permettant à notre Université Laval de rendre plus prospère sa faculté de médecine.Il faut que les médecins auxquels nous confierons notre vie connaissent les meilleurs moyens de guérison.Ils n'auront cette con- [re EARP a oe [ i ENO VER nan 7 CONE FUTURES UE NE: = wu 2 pa PE ème - Se a OCTOBRE 1948 naissance que si l\u2019Université possède les fonds nécessaires pour mettre à la disposition de ses professeurs les instruments les plus perfectionnés.Même si tel appareil guérisseur coûte plusieurs centaines de milliers de dollars, il faut que notre Université puisse l\u2019acheter afin que soit préparé le médecin qui assurera à notre organisme le fonctionnement normal.Il vaut donc mieux donner ses dollars que de donner inutilement sa vie.Nous voulons nos enfants heureux.mais nous savons très bien que la santé est la première des richesses.Mettons donc notre Université Laval en mesure de graduer les médecins qui nous diront ce qu\u2019il faut faire pour conserver et fortifier la santé de nos enfants.Donner à la faculté de médecine de l\u2019Université Laval, c\u2019est nous permettre les immenses joies de notre guérison et de la guérison de ceux qui nous sont chers.Que de fois nous entendons des soupirs d\u2019envie de la prospérité des Américains.Ce sont des hommes d\u2019affaires, dit-on.Ils savent organiser et contrôler un commerce.Des centaines de nos jeunes Canadiens ont les mémes aptitudes que les mieux doués de nos voisins.Pourquoi laisser drainer constamment notre capital vers les firmes américaines alors que nous pourrions nous préparer chez nous les dirigeants de notre commerce canadien?L'Université Laval est capabhie d'assumer la formation des hommes d\u2019affaires: elle peut préparer des patrons canadiens pour le commerce canadien.Elle nous évitera ainsi les pertes que nous avons subies jadis à cause du manque de préparation de ceux qui se trouvaient à la tête de beaucoup de nos industries.Dans ses facultés de droit et de sciences sociales, l\u2019Université prépare ceux qui orienteront notre politi- 21 Yrs - 22 LES AFFAIRES que de demain.Si nous considérons, à juste titre, la paix comme la condition essentielle d\u2019une vie heureuse, n'hésitons pas à fournir notre université de ce dont elle a besoin pour remplir sa mission d\u2019initiatrice des chefs d'état et des hauts fonctionnaires.La sécurité sociale est une garantie de l\u2019heureuse jouissance des biens matériels.En assurant le sens de la justice et de ia charité, l\u2019Université concourt à la stabilisation de nos vies et à leur prospérité.Il nous faut des grands hommes politiques, des avocats éminents, des notaires avisés qui sauront faire respecter nos droits tout en précisant les devoirs de chacun.On pensera peut-être que nous avons moins besoin d'hommes de lettres, de penseurs et d'hommes adonnés aux travaux de la vie spéculative.Erreur! Une fois assurée l'existence matérielle, il faut songer à alimenter l\u2019esprit.Nous ne devons pas nous résigner à n\u2019être que des instruments producteurs de richesses matérielles.Laissons l\u2019Université nous pourvoir d\u2019une pléiade d'hommes qui pénètrent les grandes littératures du monde, les hautes pensées des philosophes.Notre vitalité ne doit pas s\u2019affirmer seulement dans l\u2019exploitation des forces de la nature: ïl nous faut donner la preuve de la pénétration de notre intelligence et de nos capacités et de nos talents dans les divers domaines des lettres, des arts, de l\u2019histoire.Nous voulons la perpétuité de notre race, non seulement dans l\u2019ordre physiologique, mais aussi dans le progrès de l'esprit.Si la médecine et l\u2019hygiène nous donnent des corps sains, la pédagogie veillera à l\u2019éducation de nos enfants.L'Université n\u2019a pas délaissé les professeurs de l\u2019enfance et de l\u2019adolescence.Son école de pédagogie enseigne les meilleurs principes et les plus sûres méthodologies.Et sa faculté de théo- jit ¥ > Lah ATR EE QU NI: mar EE ES OCTOBRE 1948 23 logie oriente toute la nation vers le bien surnaturel.De quelque côté, sur quelque besoin que nous jetions nos regards, l\u2019Université se présente pour nous aider.Nous avons besoin de notre université.A tous, elle offre ses services.Donner à l\u2019Université est donc le meilleur placement que nous puissions faire.Donner à l\u2019Université, c\u2019est nous assurer des meilleures chances de succès.C\u2019est pourquoi il est nécessaire que cette campagne de souscription rencontre le plus vif et le plus entier succès.Si vous voulez être meilleurs, donnez à l\u2019Université.Si vous voulez être plus forts, donnez à l\u2019Université.Si vous voulez être plus hommes, donnez à l\u2019Université.- - JH Si les industriels déployaient sur le terrain commercial la moitié des efforts qu\u2019ils déploient sur le terrain «fabrication », nous connaîtrions une prospérité inouïe.Leur faiblesse, généralement, c\u2019est non seulement le service commercial, mais les problèmes de la vente en eux-mêmes.206, RUE DU PONT, TEL, 4-4641 | LAOH m\u2014 ] Fo >
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