Les affaires : a magazine of business, 1 avril 1960, Avril
[" qualité.Genièvres, distillateurs de produits de grande Dry Rhum et véritables Rye Whiskies.Les Distilleries Melchers Ltée Montréal \u2014 Berthierville Membres du Conseil d\u2019Expansion Economique > ! Gins, +, He PAL, DIGESTE DE L'INFORMATION COMMERCIALE, INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE \u2018ÉCONOMIE CANADIENNE-FRANÇAISE DEPUIS 10 ST-DENI1S oislhbLa5T-SULFICL 17 VOL.XXXI \u2014 NO 4 AVRIL 1960 MONTRÉAL \u2014 SAINT-HYACINTHE \u2014 QUÉBEC L'esprit de revendication doit céder la place à l'esprit de collaboration Rappel au bon sens L\u2019archevéque de Montréal, Son Em.le cardinal P.-Emile Léger, presse le monde ouvrier d\u2019\u2018\u2018élargir sa vision\u201d et de s\u2019orienter vers une collaboration plus étroite avec le patronat et l\u2019Etat.\u201cLe syndicalisme, dit-il, évolue vers un âge adulte qui lui donne sa pleine maturité et le sens des responsabilités.Votre mouvement ne doit pas craindre de prendre des initiatives de peur d\u2019affronter des difficultés et même de rencontrer des échecs .Le sens de l\u2019adaptation, la dignité et la sérénité dans les discussions, le désir de la collaboration à tous ses paliers, demeurent toujours les caractéristiques d\u2019une société évoluée .S\u2019adressant à plus de 2,000 délégués syndicaux, à l\u2019ouverture du troisième «congrès constitutionnel du Congrès du Travail du Canada, le cardinal Léger a déclaré que la collaboration tripartite est la solution que doit rechercher le monde occidental pour opposer aux deux économies contemporaines matérialistes que sont le libéralisme capitaliste et le communisme marxiste.\u201cL\u2019Eglise, dit-il, n\u2019accepte pas une thèse fort répandue de nos jours et qui tend à soustraire l\u2019économie à la loi morale.\u201cCes deux systèmes économiques (libéralisme capitaliste et communisme marxiste) ont refusé toute référence à la loi morale.Le premier sous le fallacieux prétexte que cetet science était totalement autonome; et le second, pour demeurer logique avec son idéologie matérialiste.\u201cCes prises de position dans l\u2019ordre de la pensée se sont traduites, dans la pratique, par de cruelles souffrances et de lamentables désordres.\u201d\u2019 Les deux systémes En réclamant la liberté complète des producteurs et la libre concurrence pour la poursuite du profit maximum, a dit le cardinal, le libéralisme économique a favorisé l\u2019exploitation des travailleurs.\u201cIl a suscité une lutte âpre et acharnée entre concurrents, ignoré en de multiples circonstances le bien commun, renversé: l\u2019ordre des valeurs et hâté une matérialisation de l\u2019économie,\u201d Par ailleurs, en partant des principes matérialistes et nati-chré- tiens, en rêvant d\u2019une société créée uniquement en vue de la prospérité matérielle, le communisme marxiste \u2018\u2018a méconnu les droits de la personne humaine, sa dignité et sa liberté; a fait de l\u2019homme un esclave de la production; a permis à l\u2019Etat de pratiquer un totalitarisme inhumain; a prôné et a malheureusement pratiqué une funeste lutte des classes.\u201d du Cardinal Léger Enseignements de l\u2019Eglise \u201cIl ne faut donc pas se surprendre, continue le cardinal, que l\u2019E- glise soit intervenue dans ce domaine de l\u2019économie, qui semble à première vue un monde exclus de son influence.\u201d L'Eglise, a-t-il dit, exige d\u2019une économie: A.qu\u2019elle soit humaine, c\u2019est-à- dire vraiment au service de l\u2019homme, respectueuse de sa nature, réglée par ses besoins primordiaux; 2.quelle soit en fonction du bien commun, c\u2019est-à-dire favorable à l\u2019ensemble de la communauté; 3.qu\u2019elle soit organique et dynamique; 4.enfin, qu\u2019elle n\u2019absorbe pas toute l\u2019activité humaine et que les valeurs sspirituelles gardent leur primauté.Planification Le cardinal a précisé que l\u2019E- glise ne s\u2019oppose pas à la planification, mais sous certaines conditions.\u201cElle met en garde contre certains dangers d\u2019une planification trop rigide et d\u2019une technologie inhumaine et craint une planification qui conduirait à une mainmise de l\u2019Etat sur l\u2019économie.\u201d Et le cardinal revient ici à sa suggestion originale de collaboration tripartite.\u2018C\u2019est pourquoi, dit-il, si nous voulons éviter les abus d\u2019un libéralisme effréné, sans glisser par réaction dans l\u2019excès opposé d\u2019un dirigisme étatique abusif, il faut promouvoir la collaboration tripartite: classe ouvrière, classe patronale et intervention de l\u2019Etat.\u201d Et, rappelant ce qu\u2019il avait dit antérieurement lors d\u2019un réquisitoire acerbe contre le chômage: \u2018\u2018Seule, une telle initiative de collaboration patronale-o /rière, dans un esprit de co-responsabilité avec l\u2019Etat, pourra prémunir notre vie économique des abus soit d\u2019un libéralisme effréné qui conduit à l'anarchie, soit d\u2019un étatisme qui opprime.\u201d\u2019 Aux Canadiens d'investir leurs capitaux \u201cCe que nous devons faire, et) ce que nous n\u2019avons malheureusement pas fait jusqu\u2019à date, c\u2019est d\u2019exhorter les Canadiens à investir de telle sorte que les compagnies canadiennes soient en mesure non de vivoter, mais de croître avec notre économie et avec le marché domestique.Ce n\u2019est pas une exagération de dire que nous devons absolument agir ainsi, et très bientôt, si nous ne voulons pas éventuellement n\u2019avoir de nation que le nom\u201d.Tel est l\u2019avertissement qu\u2019a donné récemment M.J.C.Whitelaw, C.R., gérant général de l\u2019Association des manufacturiers canadiens.\u201cAucun autre pays industriel dans le monde entier n\u2019achète plus de produits manufacturés à l\u2019étranger que le Canada, y compris nos puissants voisins\u201d, a déploré le conférencier, qui donne comme preuve les dernières statistiques disponibles : celles de 1957, montrant qu\u2019en cette année, le Canada a importé pour $262 de marchandise par tête, les Etats-Unis $48.et le Royaume-Uni, $28.\u201cCes chiffres, s\u2019est-il exclamé, sont une illustration dramatique d\u2019une situation qui comporte des dangers sérieux pour nous comme nation\u201d.M.Whitelaw a, par la suite, donné deux raisons principales qui militent en faveur d\u2019une préférence délibérée et durable pour le produit canadien, toutes les fois que la qualité et le prix sont comparables à ceux de l\u2019objet étranger.\u201cLa première de ces raisons, a- t-il remarqué, est la portée d\u2019une telle préférence sur la situation de au Canada l'emploi au pays.Je n\u2019ai pas besoin de vous rappeler qu\u2019un haut niveau de vie nécessite de voir de plus en plus de Canadiens avoir la possibilité et la volonté d\u2019investir dans l\u2019avenir de leur propre contrée\u201d.A ce sujet, le conférencier a signalé qu\u2019au cours des dix dernières années le Canada n\u2019a affiché qu\u2019une seule fois une balance commerciale favorable, soit en 1952, et ce, par suite surtout des achats massifs de matières premières par les Etats-Unis au cours de la guerre de Corée.Durant toutes les années qui ont suivi, nous avons acheté plus à l\u2019étranger que nous avons vendu et nous avons comblé le fossé en employant les fonds qui nous étaient confiés par les étrangers.Comme résultat de cette politique, le contrôle d\u2019une importante partie de notre économie est aujourd\u2019hui entre des mains étrangères.Monsieur Whitelaw n\u2019avait pas à signaler que sa thèse en faveur de l\u2019achat chez nous au Canada vaut également pour l\u2019achat chez nous, au Québec.Il est bien évident que l\u2019une ne va pas sans l\u2019autre.Dans une économie saine et rationnelle, le pouvoir d\u2019achat doit d\u2019abord graviter dans le cercle des intérêts locaux, puis régionaux, avant d\u2019aller se dissiper à l\u2019extérieur.C\u2019est pour avoir trop longtemps ignoré cette règle fondamentale en affaires, que la population canadien- ne-française a à peu près perdu le contrôle et le profit de ses ressources naturelles et de presque toute son économie.800.000 chômeurs.et qui souffrent Sous ce titre, \u201cLa Presse\u201d a pu- dlié récemment un éiditorial qui vaut d\u2019être reproduit au texte.Ce n\u2019est pas suffisant de dire, en présence des dernières statistiques du chômage, que mars est toujours le mois le plus difficile de l\u2019année.Cela n\u2019explique rien et ne corrige rien, surtout lorsque le nombre des chômeurs dépasse les huit cent mille, que les requêtes à la Commission de l\u2019assurance-chômage, déjà trop nombreuses en février, augmentent de sept pour cent et que les réserves de la caisse de l\u2019assurance-chômage diminuent d\u2019une façon inquiétante.Comme d\u2019habitude, les statistiques prétent a confusion, pour ne pas dire qu\u2019elles sont contradictoires, au point qu\u2019on est porté à se demander si le gouvernement ne jongle pas avec les chiffres de façon à embrouiller l\u2019opinion publique.Mercredi, on annonçait un accroissement de 11,000 du nombre des chômeurs, de février à mars, ce qui en portait le total à 566,000, soit 9.1 pour 100 de la force ouvrière.C\u2019était là un minimum, et minimum alarmant.Mais vendredi, on révélait que 830,691 personnes étaient à la recherche d\u2019un emploi.Et s\u2019il est vrai que des gens qui ont déjà un emploi s\u2019inscrivent dans les bureaux de placement dans l\u2019espoir d\u2019en trouver un meilleur, il ne reste pas moins qu\u2019au 31 mars la Commission de l\u2019assurance-chômage avait reçu 823,000 requêtes de travailleurs réclamant des prestations d\u2019assurance-chômage.C\u2019est sans doute là la statistique qui serre du plus près la réalité.Et il faut ajouter qu\u2019elle est incomplète puisqu\u2019après trois ans de régression Économique il y a un bon nombre de gens qui chôment depuis trop longtemps pour avoir droit aux prestations.Voilà donc où nous en sommes ! Dans ces conditions, n\u2019est-il pas un peu ridicule de présenter les statistiques de façon à donner l'impression que la situation s\u2019améliore en disant qu\u2019il y a 116,000 personnes de plus qu\u2019il y a un an qui ont un emploi ?C\u2019est comme lorsqu'on idit que s\u2019il y a plus d\u2019accidents d\u2019automobile c\u2019est parce qu\u2019il y a plus grand nombre de véhicules en circulation.Cela ne diminue pas le nombre des accidents.De même les 116,000 travailleurs de plus sont le résultat de l\u2019ac- croissemeént de la population, mais cela n\u2019empêche pas le nombre des chômeurs de s\u2019accroître en même temps et c\u2019est cela qui compte.C\u2019est cela qui est désastreux dans un pays qu\u2019on dit riche et prospère, c\u2019est cela que le gouvernement fédéral semble ignorer comme s\u2019il n\u2019avait qu\u2019à s\u2019en laver les mains.Il l\u2019ignore au point qu\u2019il ne prend aucune mesure pour parer à l\u2019immédiat ni pour trouver la racine du mal.Ce ne sont pourtant pas les suggestions qui lui ont manqué.À part celles qui lui sont venues de l\u2019opposition parlementaire et des journaux, il y eu, entre autres, celle de la Chambre de commerce du Canada et qui date déjà d\u2019un an.Cet organisme, qu\u2019on ne peut soupçonner d\u2019avoir ni des arrière-pensées politiques ni des intentions démagogiques, demandait qu\u2019une enquête impartiale et apolitique soit faite sur le chômage et ses causes.Le MONTREAL STAR s\u2019est associé ces jours-ci à cette requête.Qu\u2019attend le gouvernement pour agir pendant que plus de 800,000 chômeurs souffrent ?Dans 5 ans, la navigation d'hiver jusqu'à Montréal ?Québec, 26.(par L.G.) \u2014 \u201cIl est indubitable que, dans quatre ou cing années, la navigation d\u2019hiver sera établie méme jusqu\u2019à Montréal\u201d, d\u2019après M.Roger Paquin, président de l\u2019agence maritime Terminal.\u201cT1 suffirait d\u2019ajouter deux brises-glaces à ceux qui sont déjà en service sur le lac St- Pierre, et tous les navires à coque renforcée pourraient cireu- ler sans danger tout le long du St-Laurent.\u201d \u201cDéjà, à Trois-Rivières \u201cl\u2019Es- quimeau\u201d de la \u201cCanada Steamships Line\u201d s\u2019est hasardé avec succès à travers les glaces pour y transporter de la marchandi- se.On peut donc croire que l\u2019an prochain une quantité de navires chargés de produits de l\u2019étranger, destinés à l\u2019Ouest canadien, remonteront le cours du St-Laurent jusqu\u2019au port tri- fluvien, épargnant ainsi du temps et des frais de transport par route ou chemin de fer\u201d.\u201cLes pionniers et les grands promoteurs de la navigation d\u2019hiver sur le St-Laurent doivent surveiller leurs intéréts, a remarqué le conférencier.Aussi, nous devons encourager toute publicité concernant notre port.Il faut organiser sur une base concrète et efficace un \u201cservice de relations publiques\u201d.MONTALAL\u2014/ 8 \u2014 PAGE DEUX LES AFFAIRES AVRIL 1960 Élections à la Fédération du détail et des services du Québec Inc.La Fédération du détail et des services du Québec Inc, qui groupe huit associations professionnelles et provinciales, composées exclusivement de marchands détaillants, vient d\u2019élire son bureau d\u2019administration pour l\u2019année commençant le 1er avril.C\u2019est B.Gérald Lord, épicier de Montréal, qui a été élu président de cet important organisme.Les autres directeurs sont: Premier vice-président: M.J.- Raoul Ostiguy, Richelieu, automobile; deuxième vice-président: M.Denis Lemieux, Lévis, meuble; secrétaire: M.Rolland Dion, Magog, quincailler; trésorier: M.Arthur Mayrand, Montréal, A.M.D.; directeurs: MM.Emetry Lavergne, Shawinigan, alimentation; Elphè- ge Labbé, Arthabaska, alimentation; J.-R.Bégin, Montréal, automobile; Fred.Courtemanche, Montréal, meuble; Jacques Le- febvre, Montréal, vêtement; secrétaire gérant: M.Marc Brault, Montréal.Le premier vice-président, M.Raoul Ostiguy, est décédé ces jours derniers.Centre d'Achat nouveau genre Ingénieurs initiative, à Granby Pour prévenir l\u2019aménagement d\u2019un centre d\u2019achats aux limites de la ville par des promoteurs de l\u2019extérieur, un groupe d'hommes d\u2019affaires de Granby étudie actuellement un projet du plus haut intérêt.A la suggestion du président de la Chambre de Commerce de Granby, M.Paul-O.Trépanier, architecte, les marchands ont décidé d\u2019aller examiner sur place, à El- mira, aux Etats-Unis, une réalisation qui a beaucoup fait parler d\u2019elle.En effet, un groupe de marchands de cette localité utilise les terrains situés à l\u2019arrière des établissements commerciaux pour faciliter le stationnement.On a re- nové l\u2019extérieur arrière des bâtisses, de sorte que ces établissements offrent deux façades, et les clients qui ont emprunté le terrain de stationnement n\u2019ont pas à faire un détour pour regagner la rue et pénétrer dans le magasin de leur choix par l\u2019entrée principale.Bien plus, ces clients peuvent circuler d\u2019une place d\u2019affaires à l\u2019autre sans crainte des intempéries, puisque des marquises ont été érigées à cette fin à l\u2019intérieur de la chaîne d\u2019établissements, qui devient un véritable centre d\u2019achats avec terrain de stationnement au centre.Enfin, le client reçoit des timbres au pro rata de ses achats, et ces timbres servent à payer les frais du stationnement.L\u2019expérience tentée par les commerçants «d\u2019Elmira serait concluante, d\u2019après certains rapports.Les hommes d\u2019affaires de Granby voient la solution possible d\u2019un problème qui se pose déjà depuis longtemps.245, rue du Pont Atelier de mécanique générale Forge \u2014 Modelage Soudure Fonderie : acier, fonte, cuivre, aluminium LA CIE DROLET r=.-X.DRO =~ eer Fondée en 1875 FABRICANTS D\u2019ASCENSEURS Ascenseurs de tous genres Tél.: LA 4-5257 Matériaux d\u2019aqueduc Bornes-fontaines Treuils (Winches) Guindeaux Premier paiement d'appoint aux aviculteurs Le ministre de l'Agriculture, M.Douglas Harkness, a annoncé lundi aux Communes que les aviculteurs recevront sous peu par la poste le premier paiement d'appoint de huit cents la douzaine d\u2019oeufs jusqu\u2019à concurrence de 1,000 douzaines d\u2019oeufs de la catégorie A-gros.Le gouvernement a inauguré ce système de paiements d\u2019appoint le ler octobre dernier afin de garantir aux producteurs d\u2019oeufs un montant équivalant à la moyenne des prix de vente au cours des dix dernières années.Cependant, a déclaré M.Harkness, les ventes ont baissé.Du point de vue des producteurs, le niveau des prix s\u2019améliore.Le ministre a déclaré : \u201cLes ventes d\u2019oeufs sur les marchés sont maintenant plus conformes aux besoins intérieurs et, sauf pour ce qui est \u2018des variations saisonnières, on peut s\u2019attendre à ce que les prix se maintiennent au niveau garanti par le gouvernement ou un peu au- dessus.\u201d Le premier paiement couvre la période de production jan- vier-mars.Fin de \"embargo sur notre cheddar?Un nouvel espoir se glisse au coeur des producteurs canadiens de fromage.En effet, il est fortement question que l\u2019embargo sur l'importation du \u201ccheddar\u2019waux Etats-Unis soit annulé.Comme de\u201dbien entendu, les manufacturiers américains de fromage essaient de persuader le département de l\u2019Agriculture de leur pays de n\u2019en rien faire.Mais il semble, aux yeux des observateurs, qu\u2019ils seront déboutés de leurs prétentions.Ottawa suggère que le \u201ccheddar\u201d canadien soit classifié comme \u201cspécialité\u201d et, par ce fait, exempt de toute restriction.Cela ouvrirait de nouveaux horizons à nos producteurs canadiens de fromage et nous vaudrait plusieurs millions d'e dollars de ventes.prochaine et de la COTE ROSS dans la CITE de Ste-FOY Il y a encore quelques grands terrains boisés de libres our les fins d\u2019une construction p cela à proximité Ces terrains disponibles sont prêts à bâtir De plus, ils sont situés sur le plus beau site qui soit.Tél., le jour: LA 5-9602 le soir: LA 7-4352 QUEBEC LAND & REALTY CO.EDIFICE QUEBEC POWER Québec, P.Q.Rr yy PRP TITS a RTT RE IPE eI Bonne nouvelle pour Jonquière-Kénogami on y fabriquera des Jonquière \u2014 Le Commissariat industriel de Jonquière-Kénogami prévoit, au cours de l\u2019année, l\u2019ouverture d\u2019une industrie de produits d\u2019aluminium, qui sera située probablement dans le voisinage des usines de l\u2019Alcan et qui nécessitera une mise de fond initiale d\u2019au moins $100,000.Selon les promoteurs du projet, le principal article fabriqué par cette industrie sera le bardeau d'aluminium pour revêtement extérieur des maisons dans le genre des planches à déclins employées couramment pour lambrisser.Ce bardeau sera isolé de telle sorte qu\u2019il pourra remplacer une épaisseur de 15 pouces et demi de Pour fabriquer davantage, il faut vendre davantage.\u201cLe problème le plus important qu\u2019a à résoudre le monde des affaires aujourd\u2019hui est la mise en relation du producteur avec le consommateur; et la première fonction du vendeur est précisément de servir d\u2019intermédiaire entre le producteur et le consommateur\u201d, a déclaré ces jours derniers M.Gérard Godbout, professeur à l\u2019école supérieure de commerce de Québec.\u201cAlors que nous atteignons une capacité de production qui n\u2019a jamais été égalée, nous devons nous demander si nous sommes capables de développer \u2018des organisations de vente nécessaires pour disposer ide tout ce que nous fabriquons.\u201d Le conférencier a montré que la 2e fonction du vendeur est de guider la production.Selon M.Godbout, un bon vendeur peut convaincre assez facilement un acheteur d\u2019estimer ses besoins futurs, de 3 a 6 mois à l\u2019avance, et de cette façon fournir à son entreprise des commandes qui maintiendront les ouvriers au travail.\u201cLe vendeur dangereux est celui qui oblige l\u2019industrie à faire des efforts supplémentaires pour satisfaire immédiatement des clients exigeants.\u201cLe vendeur a aussi pour tâche de hausser le niveau de vie.Chaque année, de nouveaux produits ou des produits améliorés par leurs inventeurs sont mis sur le marché, et c\u2019est la tâche des vendeurs de les porter à l\u2019attention des consoma- teurs.\u201d * Hausse générale des prix du poisson M.John Hare, ministre de .l\u2019agriculture de la Grande-Bre- tagne, a prédit lundi soir que le prix du poisson dans le monde entier va subir une hausse sensible au cours des prochains mois peu importe que la conférence internationale sur le droit de la mer s\u2019achéve par un succès ou par un échec.Le ministre a ajouté que la conférence des 87 nations va échouer à moins que les Etats partisans d\u2019une extension des eaux territoriales à 12 milles ne renoncent à leur attitude intransigeante et ne fassent quelques pas en direction des grandes puissances maritimes qui veulent le maintien de la présente définition de la limite des eaux territoriales (3 milles) mais sont disposées, dans un esprit de compromis, à accepter que cette limite soit portée à six milles.\u2018Pour l'instant, je crains fort que cette conférence n\u2019échoue en raison de l\u2019intransigeance des partisans de la limite à 12 milles qui se refusent à toute concession\u201d a ajouté le ministre.lambris d'aluminium ciment, 9 pouces et demi de briques ou encore, correspondra à 12 épaisseurs de feuilles d\u2019amiante, à 2 pouces de bois ou à 2 fois son épaisseur en fibre.En outre, la feuille d\u2019aluminium elle-même sera recouverte d\u2019un enduit émaillé garanti pour 20 ans, selon le nouveau procédé mis au point à l\u2019usine de l\u2019aluminium à Kingston.Cette usine serait en mesure de fournir les feuilles d\u2019aluminium émaillées à compter du premier juillet de cet été.A l'heure actuelle, ce genre de revêtement extérieur se fabrique dans l\u2019ouest du pays seulement et se vend environ $1.50 le pied, posé.Selon les membres du commissariat industriel, dont MM.Laurent- Paul Bolduc, Louis Reid, Roch St- Hilaire et Bernard Wilshire, le marché pour le bardeau d\u2019aluminium prendra un essor considérable d'ici quelques années et une industrie ide ce genre dans la région, avec l\u2019aluminium à la portée de la main, aurait des possibilités illimitées.Notre région produit beaucoup d\u2019aluminium et aucune industrie de la région ne traite ce produit.Voici d\u2019autres articles d\u2019aluminium que l\u2019on pourrait fabriquer: chaises de gazon, fixtures de mobilier, traînes sauvages, soucoupes volantes, portes et surtout divers tubes d\u2019aluminium.Comme on le sait, le Commissariat industriel de Jonquière-Kéno- gami est une compagnie légalement constituée, dont le but principal est de chercher la promotion, l'installation, le développement de moyennes et de petites industries.Cette compagnie a déjà une lère réalisation à son crédit, soit l\u2019installation d\u2019une usine de meubles à St-Ambroise, qui produit actuellement, et dont l\u2019inauguration officielle doit se faire prochainement.Cette construction de 30,000 pieds carrés est occupée par Les Industries Château Inc, de Québec.Une trentaine de personnes y trouvent de l'emploi dans le moment et on devrait en employer une centaine d\u2019ici 2 ans.Nouveau pont Ste -Geneviève de Batiscan L\u2019antique pont reliant les deux parties de la municipalité de Ste-Geneviève de Batiscan fera place dans un avenir prochain à un pont d\u2019un million de dollars environ.La nouvelle a été annoncée, hier après-midi, par l\u2019hon.Maurice Bellemare à son bureau de la rue Notre-Dame lors d\u2019une visite que lui faisait l\u2019exécutif de la Chambre de commerce du Cac-de-la-Madeleine pour recevoir un octroi de $1,000 en vue du fonctionnement de son bureau d\u2019information touristique.Les soumissions pour le nouveau pont n\u2019ont pas encore été demandées, mais selon le député du comté de Champlain, elles devraient l\u2019être incessamment.Le nouveau pont coïnciderait avec un nouveau réseau routier appelé à desservir tout le haut du comté de Champlain; le nouveau pont serait construit en aval du pont actuel pour aboutir en haut de la côte, contrairement au pont Massicotte.L\u2019hon.Bellemare a tenu à souligner la belie collaboration qu\u2019il avait obtenue de I'hon.Jean-Louis Baribeau, président du conseil législatif, dans la réalisation de ce projet.Au million de dollars que coûterait le nouveau pont, viendront s\u2019ajouter $260,000 additionnels pour les approches du nouveau pont.Le ministre Bellemare n\u2019a pas voulu préciser si ce nouveau pont coïnciderait avec le projet d\u2019autoroute entre Montréal et Québec.\\ = > AVRIL 1960 LES AFFAIRES PAGE TROIS La \u2018Ç Vous voulez réussir ?.alors, tirez parti des forces qui sont en vous Digeste de l'information commerciale, industrielle et financière; au Apporter une attention très forte lui qui applique tous ses efforts à concentrer sur une chose quelcon- service de Directeur-gérant : ; trand; secrétaire de rédaction : Dallaire; Abonnement : 6 mois, Véconomie canadienne-française depuis 1928.Publié par les PUBLICATIONS \u201cLES AFFAIRES\u2019 Inc., 1182 rue Saint-Laurent, Montréal.Imprimé à l'Imprimerie Yamaska, 435, Mondor, Saint-Hyacinthe ef 126 Séraphin Vachon; Paule Vachon; représentant : $4.00 ; Autorisé comme envoi postal de la deuxiéme classe Ministére des Postes, \u2014 Tél.: UN.1-1307 administrateur : H.-Antonio Ber- chef de tirage : Lionel Georges Rainville, $7.50 ; $15.00 1 an, 3 ans, Ottawa.FACE AU PROBLÈME ÉCONOMIQUE.Une tête sur Un mouvement s\u2019imprime manifestement chez-nous : un \u2018\u2018face au problème économique\u201d.Il semble que nous comprenions, enfin ! \u2014 \u201cL\u2019empirisme et l\u2019à-peu-près sont aujourd\u2019hui voués à l\u2019échec et même l\u2019expérience doit s\u2019appuyer sur l\u2019étude économique, l\u2019analyse des marchés et les expériences de laboratoires.(.) Dans la finance comme partout ailleurs, on devra éviter la routine et les sentiers battus.Les institutions, les dépositaires de nos épargnes collectives, ne doivent pas rechercher uniquement la sécurité et le rendement immédiat au détriment de l\u2019essor économique dont elles peuvent être les artisans, en se partageant équitablement certains risques de l\u2019entreprise\u2019.Roger Vézina, \u201cOrdre du jour\u201d, Editions Alerte.\u201cUn gouvernement qui veut gouverner au beau et plein sens du mot doit être libre de toute pression indue d\u2019intérêts particuliers, libre de toute oligarchie quelle qu\u2019elle soit, industrielle, financié- re ou autre.Vous apercevez de là quels périls guettent les peuples qui ne sont pas maîtres des grandes sources de leur richesse\u201d.Chan.Lionel Groulx, \u201cRôle d\u2019une société nationale en l\u2019an 1958\u201d.\u2014 \u201cLa province de Québec nous appartient ou elle ne nous appartient pas.Si elle nous appartient, administrons-la; si elle ne nous appartient pas, eh bien! envelop- pons-nous dans le drapeau fleurdelisé et .mourons !\u201d Firmin Létourneau, \u201cCe que nos pères ont fait, et ce que nous devons faire\u2019.Action Catholique, nov.1959.\u2018\u201cCultiver en soi l\u2019esprit de travail, les qualités qui font le travailleur habile, le technicien compétent, le producteur et le commerçant efficace, c\u2019est s\u2019instituer un actif national et réaliser l\u2019une des toutes premières conditions de la libération économique de la nation\u201d.Esdras Minville, \u201cLe citoyen Canadien français\u201d.MARION, MARION, ROBIC & BASTIEN FONDEE EN 1892 BREVETS D\u2019'INVENTION MARQUES de COMMERCE DROITS D\u2019AUTEUR en tuus pays 2100, rue Drummond MONTREAL-25 Tél: AVenue 8-2152 les épaules.Si mous ne comprenons pas tout a fait ces appels répétés, qui sous différents aspects cernent le même bobo, du moins, nous commen- cons a ouvrir les yeux.Les chefs de file que nous considérions comme des réveurs, nous apparaissent très réalistes : ils nous font toucher du doigt notre problème de liberté économique, dont dépendent nos libertés démocratiques, culturelles, sociales et religieuses.Voilà.Le mot est lâché ! Nous sentons le besoin d\u2019une \u2018\u2018doctrine qui constitue les bases d\u2019un véritable humanisme économique qui assure un climat d\u2019épanouissement de notre personnalité communautaire\u201d (Jean Lanctôt, président du ponseil d\u2019Expansion Economique ne.).L\u2019éducation dans le sens de cette doctrine a déjà été amorcée.Les Sociétés Saint-Jean-Baptiste parlent et agissent.Les Chambres de Commerce, tant Senior que Junior, parlent et agissent.Un autre organisme, de plus en plus connu, le Conseil d\u2019expansion Economique, parle et agit.En conséquence, les esprits s\u2019éveillent, et des gestes se répètent : des cercles d\u2019initiation économique surgissent, des clubs de placement se multiplient, des compagnies de gestion sont créées, des compagnies de placement proposent leurs services dynamiques, une banque de financement industriel était déjà née.Ces réalisations ajoutant à l\u2019histoire déjà célèbre de nos Caisses populaires, de nos compagnies d'assurance Canadiennes francai- ses, ete .Bref, de plus en plus \u201con veut savoir\u2019, de plus en plus on sent le besoin d\u2019agir.On veut savoir juste, on veut agir précis.Parce que nous mesurons nos forces et nos raisons d\u2019avoir confiance.Parce que nous mesurons la fin, et l\u2019urgence de celle-ci, qui s\u2019impose à nous comme un défi à l\u2019existence de motre personnalité communautaire.Conscientes d\u2019apporter leur effort a cette campagne, \u201cLes Affaires\u2019\u201d\u201d vous reviendront chaque semaine avec des éclaircissements, des orientations, des témoignages, le tout afin que vous profitiez le plus pleinement possible a cette orientation, bref, afin que vous vous prétiez a cet ordre du jour, afin que vous vous y assimiliez.Se réalisera alors la recette laissée à la Chambre de Commerce de Granby, le 19 janvier dernier, par M.Jean Lanctôt : \u201cSoyons riches, soyons unis, soyons loyaux, Et nous posséderons la solution à nos problèmes\u201d.Avant d\u2019en arriver là, connaissons notre avenir, Canadiens français ! Connaissons notre avenir démographique, notre avenir économique, approfondissons les notions et directives qui nous donneront d\u2019apporter une collaboration éclairée à sa réalisation.Fuyons l\u2019à- peu-près, chassons la naïveté, éliminons le sentimentalisme.Ar- mons-nous de réalisme, formons- nous des cerveaux clairvoyants et solides, des \u2018\u2018tétes bien faites\u201d sur des épaules robustes.H.Antonio Bertrand.pendant des heures à une tâche, ou avoir la faculté de \u2018\u2018ruminer\u2019\u2019 longtemps un projet en y ramenant toutes les ressources de son intelligence, voilà ce qu\u2019on appelle posséder la concentration.Cette qualité permet à celui qui la possède de s\u2019appliquer à une tâche en y portant le maximum possible d\u2019attention.Le mot attention revient souvent dans notre vocabulaire.Aux automobilistes, on recommande de porter attention aux enseignes indicatrices.Le mathématicien poursuit avec tant de ferveur la solution de ses problèmes qu\u2019il perd la notion des choses et du temps.Le magicien sait attirer l\u2019attention des sepctateurs vens un point donné de la scène pendant que, tout à côté, son aide accomplit le truc merveilleux qui nous épate.Faire attention à quelque chose, c\u2019est donc enregistrer très nettement une expérience.Que cette expérience consiste à faire une addition, à inspecter une charge de bois, à flairer la présence d\u2019un chevreuil ou à traverser une rue à circulation très dense, peu importe \u2014 c\u2019est une expérience, c\u2019est un fait qui s\u2019inscrit sur le tambour enregistreur du cerveau.Pour que cet enregistrement atteigne un certain degré de permanence, il est très important qu\u2019il s\u2019accomplisse avec assez de force.Et pour cela, il faut que le foyer de l\u2019attention soit net, au point, ce qui n\u2019a lieu que lorsque les facultés mentales sont servies par des sens suffisamment développés, c\u2019est-à- dire, entraînés.En lisant cette page, vous devez constater que chacun des mots qui passent devant vos yeux est bien clair, tandis que ses voisins de gauche et de droite, \u20181 haut et du bas, sont imprécis.C\u2019est le mot bien lisible en ce moment qui marque le foyer actuel de votre oeil \u2014 donc le foyer de votre attention.Il est de même dans vos idées.A chaque instant du jour, certaines idées \u2014 sensations ou images, souvenirs, combinaisons nouvelles \u2014 passent au foyer de votre attention.Elles sont relativement aussi nettes alors que le mot de cette page sur lequel votre oeil vient de s\u2019arrêter, tandis que l\u2019énorme stock des autres idées emmagasinées dans votre mémoire demeure aussi embrouillé que le reste des mots composant cette page.Dominez les caprices de l\u2019imagination.Si vous laissez errer votre imagination au gré de ses caprices, vous \u2018serez distrait \u2014 rêveur \u2014 vous oublierez le travail du moment, vous vous exposerez à des accidents, gaffes, méprises ou erreurs.On vous classera parmi les \u2018hommes à tempérament\u201d et, si vous ne vous appliquez pas à corriger ce défait, vous vous rapprocherez de plus en plus du type de la femme frivole.L\u2019homme à tempérament est presque toujours inéficient; nul ne saurait avoir confiance en lui.Il demeure incapable de tout effort systématisé, donc de concentration, parce qu\u2019il dissipe son énergie en papillonnant d\u2019une idée à l\u2019autre sans chercher à les enchaîner pour en tirer des résultats pratiques \u2014 sans viser à l\u2019utile.Non contents de se montrer réfractaires à toute discipline, de menacer par leur incohérence le moral de l\u2019organisation qui les emploie, ces gens commettent des bévues, et pis encore, ils en font commettre aux autres \u2014 à leurs collègues.Prenons une petite règle de mécanique.Nous a v ons appris que l\u2019eau, à une pression donnée, peut être refoulée à une hauteur de 20 pieds lorsque toute cette pression s\u2019applique à un seul jet.Multiplions les jets \u2014 mettons-en dix, douze, vingt \u2014 l'énergie appliquée à la pression restant la même chacun de ces jets montera beaucoup moins haut parce que l\u2019énergie se trouvera trop éparpillée.Cette petite règle de mécanique nous montre quelle différence dans les résultats obtiendront, d\u2019une part ce- un but donné et de l\u2019autre, celui qui effleure mille sujets sans jamais pousser énergiquement dans une direction arrêtée.Comment la concentration aide au succès.\u2014 Nous avons entendu parler de la dynastie des Rothschild.La richesse de \u2018cette famille est le résultat d\u2019un instant de concentration bien appliquée.De façon toute banale, le premier des richissimes Rothschild d\u2019Angleterre apprit un jour que Napoléon venait d\u2019être vaineu par les troupes alliées à Waterloo.La nouvelle se répandait partout comme une traînée de poudre sur le continent, où se trouvait alors Rothschild.Au lieu de se pâmer d\u2019acclamations en apprenant ce fait, Rothschild fit demi-tour et atteignit Londres le premier avec cette nouvelle.Sans se laisser gagner par le désir comméreux d\u2019apprendre aux autres du nouveau, il alla acheter toutes les obligations du gouvernement que ses moyens lui permettaient d\u2019acquérir.Ces obligations, par suite des années de guerre qu\u2019on venait de traverser, se vendaient à très bon marché, et comme elles ne tardèrent pas à remonter ensuite, Rothschild fit fortune.C\u2019est en s\u2019appliquant aux exercices quotidiens, à sa tâche de tous les jours, qu\u2019on peut acquérir la concentration.S\u2019appliquer à acquérir une écriture bien lisible, profiter de quelques moments libres pour se former une belle signature; pratiquer la formation des majuscules, ete.Additionner est aussi un excellent exercice de concentration, surtout si l\u2019on cherche à acquérir en même temps la rapidité et la précision.Voilà autant de procédés faciles, qui ne nuisent en rien au travail courant et qui aident à acquérir une grande qualité dont ne saurait se passer celui qui a réellement à coeur de réussir.Ils ont, en outre, l'important avantage de ne faire perdre aucun temps utile.Sachez concentrer vos énergies.\u2014 Le dictionnaire définit le mot concentration : \u2018\u2018Converger vers un centre commun, devenir plus intense, réunir en un point\u2019.Très bien.Nous savons maintenant que si nous faisons converger les forces de notre esprit vers un foyer unique nous obtiendrons des résultats beaucoup plus sûrement et promptement.N\u2019importe qui est capable de se concentrer.Nous allons le prouver.Mais avant de vous faire toucher du doigt la preuve du talent, examinons combien négligemment ce talent est mis en application.Voici des hommes qui abandonnent une entreprise non terminée pour se lancer dans une nouvelle aventure \u2014 un nouveau projet \u2014 voyez-les essayer de résoudre leurs problèmes d\u2019affaires avec la moitié de leurs énergies mentales, l\u2019autre moitié restant inactive ou attirée vers des objets étrangers.Vous vous rendez compte dès lors de ce que coûte à la moyenne des mortels l\u2019absence de concentration.Prenons les petits bruits de la rue au-dessus de laquelle se trouve votre chambre à coucher, si vous demeurez en ville.Ces bruits vous ennuient.Inconsciemment vous concentrez votre attention sur eux avec le résultat que votre chambre spacieuse, bien ventillée, avec son grand lit confortable, ne compte plus pour rien.Les petits murmures qui montent de la rue vous empêchent de dormir.Voyez maintenant l\u2019homme qui utilise consciemment sa faculté de concentration.Il est prêt à dormir.Il veut dormir et il se concentre sur l\u2019effort de chasser toute pensée de son esprit.Une riveteuse de bouilloires ne l\u2019empêcherait pas de prendre son somme lorsqu\u2019il est prét a le prendre.Il est facile \u2014 de fait c\u2019est un acte presque automatique \u2014 de se que qui nous intéresse.Prenez un homme en amour \u2014 il se concentre inconsciemment sur l\u2019objet de ses affections ! Celui dont le passe- temps favori est le golf \u2014 donnez- lui en l\u2019occasion et il se concentrera instantanément sur son jeu.On pourrait donner des preuves à n\u2019en plus finir de cette aptitude à se concentrer inconsciemment sur les choses qui nous intéressent ou nous impressionnent favorablement.Mais cette faculté inconsciente de concentration que possède chaque être humain ne fait que prouver que la faculté est là.Pour donner à cette faculté une valeur commerciale, nous devons l\u2019avoir ap- solument \u2018sous contrôle, pouvoir l\u2019appeler à volonté, être capable d\u2019en faire usage instantanément et consciemment.Et Jl\u2019aptitude à vous concentrer consciemment lorsque vous le désirez est une faculté qui rend la vision des choses Plus claire, et produit des résul- ats.Voici la clef de la concentration.\u2014 La clef de la concentration est l\u2019attention.) Assimilez-vous bien des huit mots avant de continuer à lire ce- chapitre.Tout le secret de la concentration \u2014 si on peut appeler cela un secret \u2014 réside en ceci : donnez toute votre attention à ce que vous faites présentement et RAMENEZ LE MONDE UNIQUEMENT A CELA.EXCLUEZ TOUTES LES PENSEES ETRANGE- Comprenez-vous ?L\u2019attention est la porte d\u2019entrée que vous devez franchir pour atteindre le compartiment mental qui renferme uniquement ce dont vous vous occupez.Il est tout naturel que, dans les débuts, on soit incapable de se concentrer pendant une assez longue période à la fois.Mais avec une pratique constante et consciente s\u2019appliquant à presque toutes les actions journalières d\u2019une certaine importance, la faculté de se concentrer devient presque une habitude aussi naturelle que l\u2019utilisation convenable du couteau et de la fourchette.Elle permet, au besoin, d\u2019éliminer facilement et sûrement tout ce qui tombe en dehors de ce à quoi on veut songer.Elle accélère le rendement des facultés.\u2014 A toutes fins pratiques, la concentration est exactement l\u2019opposé du sommeil.C\u2019est une accélération d\u2019activité des facultés, une orientation consciemment dirigée des énergies mentales vers l'objet à atteindre.On ne saurait trop fortement souligner cette différence.Et rappelez-vous bien que celui qui pratique avec succès la concentration peut aussi facilement se concentrer dans le repos et se détendre les nerfs lorsqu\u2019il le VEUT.Il est le maître de cette faculté et il s\u2019en fait obéir à volonté.Votre esprit est, aujourd\u2019hui, troué et sillonné de vos anciennes habitudes de concentration inconsciente.Vous devez commencer dès à présent, commencer à remplir ces vides et à creuser de nouveaux ssillons dans la bonne direction.Pourquoi ne pas commencer au- jourd\u2019hui ?Accordez votre attention la plus complète aux mots que vous lisez présentement.Concen- trez-vous sur eux.Saisissez leur signification.Dirigez votre esprit vers tout ce que vous avez lu ou entendu dire à ce sujet.Et à partir de maintenant \u2014 chaque jour \u2014 concentrez-vous sur chacun des problèmes, des sujets, des questions qui se présentent.Voyez «devenir miraculeusement plus claire votre vision.Voyez les questions et les problèmes fondre devant vos facultés intensifiées.Ayez toujours à l\u2019esprit cette pensée de (contrôle : D\u2019abord l\u2019attention; ensuite un esprit entièrement imprégné du sujet actuellement sous considération.Et puis un cerveau capable de diriger vers un foyer commun l'énergie intensifiée de toutes vos facultés.D\u2019ARTOIS. PAGE QUATRE Surabondance de matériaux et d'ouvriers.C\u2019est le temps de bâtir.Le président de I\u2019Association canadienne de la cons u~ ~- Jack Soules, a déclaré, ces jours derniers, que les faillites et les e- checs sont arrivés à un \u2018\u2018stade épidémiques\u2019\u201d\u2019 dans l\u2019industrie canadienne de la construction.\u201cIl semble très probable que le nombre des faillites augmentera dans les prochains mois\u201d.M.Soules, a ajouté que l\u2019industrie de la construction a triplé son potentiel depuis la guerre, ce qui montre les capacités de notre industrie.Cependant, le volume de la construction a diminué et il en est résulté \u2018\u2018une lutte acharnée et anti- économique entre un nombre sans cesse grandissant d\u2019entreprises de construction pour obtenir les constructions disponibles\u201d .\u201cCette dure concurrence et le fait que rien ne manque signifient que la situation est idéale pour l\u2019achat de constructions\u201d.\u2018Cependant, il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019un marché pour l\u2019acheteur; il y a également un marché de l\u2019expectative.La création de nombreuses entreprises par des gens sans expérience et mal financées ainsi que la tendance à proposer des contrats qui ne rapportent rien, ce qui mène à la faillite, soulignent la vérité du dicton selon lequel !\u2019 \u2018acheteur en a pour son argent\u201d.Les symptômes de cette maladie chronique comprennent également une réduction de la demande de construction dans certaines régions et une main-d\u2019oeuvre qui dépasse de 25 à 50% les besoins.Il est donc évident que la période est propice pour réparer les bâtisses ou pour en construire de nouvelles.Les matériaux et la main- d\u2019oeuvre sont en abondance.Une conjoncture aussi avantageuse ne se renouvellera pas au cours des prochaines années.Les Etats-Unis placeraient neuf milliards au Canada en 1960 NEW-YORK.\u2014 Un spécialiste des questions financières déclare que les investissements au Canada au cours de l\u2019année présente devraient atteindre le montant de $8,800,000,000 et que cela contribuerait puissamment à une nouvelle expansion de l\u2019économie canadienne.M.Hardwick Stires, président de la Commission des sociétés canadiennes de placements, a dit que ce montant record est prévisible sur la base des intentions exprimées par les diverses sociétés lors d\u2019un récent sondage.Cet accroissement sensible idu volume des placements s\u2019accompagne, a-t-il souligné, d\u2019un net progrès du volume des exportations canadiennes, d\u2019une augmentation de la production brute, de la consommation et du niveau général des affaires.M.Stires a dit par ailleurs que l\u2019expansion économique se caractérise aussi présentement par une r\u201celle \u2018iversification Belles perspectives pour les pétroles Le Canada va doubler sa production de pétrole dans les dix prochaines années, a prédit M, E.D.Loughney, président de la British American Oil Co.Ltd., à l\u2019assemblée annuelle des actionnaires.Il a expliqué qu\u2019on peut s'attendre à cette progression dans un marché qui se développera normalement et sur lequel le brut canadien pourra concurrencer le pétrole étranger, bien qu\u2019il y ait lieu de prévoir un certain ralentissement dans le rythme d\u2019expansion qui a marqué les 12 dernières années.\u201cDans cette perspective, dit M.Loughney, il est difficile d\u2019entretenir un sentiment pessimiste au sujet de l\u2019avenir de cette industrie.\u201d Cependant, l\u2019introduction du pétrole canadien sur le marché de Montréal exigerait en ce moment une intervention du gouvernement pour obliger les raffineries de la métropole à utiliser le brut canadien.Or, cette mesure entraînerait soit une réduction des prix des producteurs de l\u2019Ouest canadien, soit une hausse des prix des produits raffinés du pétrole dans l\u2019est du Canada, ou peut-être les deux.D\u2019autre part, même si le marché de Montréal était alimenté par du pétrole canadien, l\u2019expansion continue de l\u2019industrie d\u2019extraction dans l\u2019Ouest canadien à un rythme dépassant le taux normal d\u2019augmentation de nos besoins intérieurs devra être proportionnée en définitive à l\u2019expansion de nos exportations aux Etats-Unis.Le Devoir, 21 avril 1960 de la production et que le Canada est de moins en moins dépendant des produits agricoles et des matières premières industrielles.0 Ne Faudra-t-il augmenter la protection tarifaire ?Dans une lettre circulaire distribuée à tous ses employés de Valleyfield, la compagnie Merck Ltd annonce que pour éviter des pertes financières croissantes dans le domaine de la fabrication de produits chimiques de base pour fins médicales, il lui faut réduire considérablement ses opérations dans ce domaine au cours des prochains mois.La compagnie annonce qu\u2019à l\u2019avenir, les opérations se concentreront sur la fabrication, la mise en marché et la distribution de produits pharmaceutiques, domaine où la compagnie est déjà reconnue comme étant l\u2019une des principales entreprises au monde.La compagnie annonce qu\u2019elle devra réduire son personnel et qu\u2019elle fera son possible pour que les effets de ces mises à pied ne soient pas trop pénibles.Ce fait semblable n\u2019est pas le premier, ni le dernier du genre.Il invite à réfléchir au moment où on parle tellement de libre échange.Cette alternative serait-elle vraiment avantageuse pour le Canada, qui ne peut exporter, en majorité, que des matières premières?Y adhérer, ne nous lancerait-il pas au contraire dans le marasme?Le Canada n\u2019est pas encore un \u201cgrand\u201d, et il ne peut se permettre de vivre comme un \u201cgrand\u201d! Signe avant-coureur?une industrie disparait.Il importe de bien noter les facteur qui ont provoqué la disparition de la Gutta Percha and Rubber Ltd., la plus vieille institution manufacturiere de produits du caoutchouc au Canada: Ce sont la hausse incessante du coût de revient et la concurrence des produits importés.Un autre facteur dominant est l\u2019incapacité, pour cette compagnie canadienne, de soutenir, dans le domaine de la recherche, la concurrence des succursales canadiennes d\u2019industries étrangères.N\u2019est-il pas évident que toute industrie dynamique doit consacrer à la recherche une grande part de son budget, et l\u2019industrie du caoutchouc n\u2019en est pas exempte.La maison étrangère qui possède des suceursales au Canada jouit de sources plus diverses de capitaux.Le coup dont est victime la Gut- ta Percha and Rubber Ltd.attein- \u2018dra-t-il d\u2019autres industries canadiennes?Si notre économie est si vulnérable, qu\u2019 en sera-t-il de l\u2019économie du Québec?- » LES AFFAIRES AVRIL 1960 Québec a droit à sa propre industrie sidérurgique La demande d\u2019acier est tellement vigoureuse, au Canada, que l\u2019industrie sidérurgique fonctionne à la limite de sa nouvelle capacité de production de 6,719,000 tonnes par année.Et la production pour l\u2019année courante semble s\u2019acheminer vers de nouveaux records.La production a date montre une augmentation d\u2019environ 25% sur celle de l\u2019année dernière.Les hauts fourneaux fonctionnent toujours à un rythme supérieur à leur capacité théorique, et semblent devoir le maintenir.Quelle est notre part, à nous de la province de Québec, dans cette production ?\u2014 RIEN ! C\u2019est à se demander combien d\u2019années encore il va falloir à nos gouvernements pour apprécier les avantages que la province retirerait d\u2019un développement, même embryonnaire, d\u2019acierie, avec toute l\u2019industrie manufacturière qu\u2019un tel développement ne manquerait pas d\u2019apporter.N\u2019a-t-on jamais pensé qu\u2019un tel développement apporterait des emplois permanents a hauts salaires, et qu\u2019il pourrait contribuer a libérer partiellement notre population de l\u2019esclavage des emplois saisonniers, tout comme l\u2019industrie vacillante du textile.Incroyable.mais vrai ! On nous vrai plan \u201cC\u2019est actuellement la grande question qui confronte le gouvernement provincial\u201d, a dit le premier ministre de la province, M.Barrette, \u201cet le jour n\u2019est pas éloigné où l\u2019ad'ministration provinciale devra s\u2019atteler à la tâche immense qui l\u2019attend dans ce domaine de la voirie.\u201d M.Barrette a déclaré que ce qui presse davantage c\u2019est de régler la question de l'accès des grandes Villes de Montréal et de Québec.Dans la métropole, le ministre de la voirie et celui des travaux publics ont commencé la construction de deux ponts dans l\u2019ouest de la métropole, et il y a des travaux considérables à faire non seulement sur les voies d'accès mais également dans la ville elle-même.Parlant plus spécialement du problème de la circulation dans la ville de Québec et aux alentours, principalement des mesu- En dépit de toutes ses ressources naturelles et sa location géographique privilégiée, Québec de- vra-t-il conserver encore longtemps le championnat du chômage hivernal ?Pourquoi nous, plutôt que les provinces centrales, qui n\u2019ont pas la moitié de nos avantages ?Il ne faudrait cependant pas commettre l\u2019erreur de voir la première acierie québécoise se développer sans le contrôle du capital étranger.L'affluence des capitaux étrangers comporte évidemment de nombreux avantages, mais elle mettrait cette importante industrie de base québécoise sous le contrôle étranger, et les démonstrations récentes par de nombreux experts québécois montrent qu'il est urgent que notre peuple s\u2019aperçoive des désavantages qui résultent du manque de contrôle de notre économie.A cause des nombreux liens qui attachent une acierie aux industries qui viennent rayonner autour d\u2019elle, il nous faut réaliser qu\u2019un tel d'éveloppement, sous contrôle d\u2019une économie entièrement étrangère et imperméable à notre culture, serait mortel à notre peuple.N.B.: \u201cLa Presse\u201d de samedi, le 30 avril, publie sous la signatu- promet un de voirie res à prendre pour faciliter la traversée du fleuve St-Laurent, M.Barrette a laissé entendre qu\u2019il ne serait pas pratique de songer à construire un pont qui traverserait de Beaumont, par dessus l\u2019île d\u2019Orléans, jusqu\u2019à la rive nord du fleuve.\u201cJe ne crois pas qu\u2019il soit possible de régler de cette façon le problème de la vieille capitale, a ajouté le premier ministre, et il faudra considérer un autre en- diroit, si on décide de construire un pont, au lieu d\u2019un tunnel.Ce sont là des problèmes d\u2019une envergure qui taxeront les ressources financières de la province de façon considérable, a dit le premier ministre, et nous éÉtudierons, ces questions avec attention, avant de décider ce que nous ferons, tout en songeant qu\u2019après avoir réglé en partie les problèmes de voirie du centre de la province nous devrons ensuite songer aux problèmes du même genre dans les autres parties du Québec.Augmentation des investissements belges Les investissements de capitaux belges au Canada sont en voie de s\u2019accroître rapidement, tant à cause de l\u2019insécurité des placements dans plusieurs pays du monde, qu\u2019à cause de la stabilité des institutions canadiennes et des ressources immenses de notre pays.C\u2019est l\u2019impression de M.Emile Rasson, nouveau consul général de Belgique à Montréal, qui recevait les journalistes à son bureau de la Sun Life, hier midi, que notre pays traverse actuellement une crise de croissance et que nous avons besoin de capitaux étrangers pour exploiter au plus tôt ces ressources.La Belgique a investi au Canada, au cours des dernières années, 9 milliards de francs belges (environ $180,000,000), un pays de 9 millions d\u2019habitants.Après le Congo belge, c\u2019est le Canada qui attire le plus les capitaux belges.D\u2019aprés M.Rasson, en Belgique même, on encourage les investissements étrangers, et les fonds américains plus particulièrement.Les autorités veulent ainsi profiter de l\u2019apport de la technique américaine car il s\u2019agit actuellement, en Belgique, non pas de création, mais de reconversion industrielle.Cette reconversion indutrielle est d\u2019autant plus importante pour la technique belge, habituée à fournir surtout les habitants du pays, que des perspectives nouvelles s\u2019offrent avec le Marché Commun, qui abattra les frontiéres en offrant un marché de 180,000,000 de consommateurs à l\u2019industrie ce qui est fort important pour belge.re de Roland Prévost, un article intitulé : \u201cUne industrie sidérurgique est-elle possible dans le Québec ?\u201d qui résume ainsi toute cette question : .\u201cCes jours derniers, à l\u2019Ecole Polytechnique, quatre experts ont exposé divers aspects du problème.\u2018De leurs déclarations, tirons ce fait : déjà les quatre producteurs canadiens alimentent 70% du marché canadien: le reste consiste en produits spéciaux qu\u2019il ne serait pas économique de fabriquer au Canada.\u201cConclusion : pour que Québec possède une grande industrie de l'acier, il faudrait produire le fer et l\u2019acier à un prix tellement bas qu\u2019il permettrait d\u2019exporter et aussi d\u2019augmenter la consommation canadienne .\u201d Si cette conclusion a réellement été tirée par les experts en question, soit MM.J.A.Jetté, expert conseiller technique de plus grandes entreprises, J.A.Sibakin, chef des recherches à Stelco; Guy A.Gauthier, Ing.P., à l'emploi de Dosco; Tom Hirst, expert de Soge- mines Ltd.; disons qu\u2019une telle conclusion suinte l\u2019esprit de clocher et représente l\u2019opinion intéressée du producteur établi qui désire contrôler la concurrence Il y a actuellement quatre acie- ries canadiennes.Or cette année seulement, la production à date a augmenté de 25% et ce rythme semble devoir se maintenir.Cette augmentation de production équivaut à la capacité de production d\u2019une nouvelle acierie.Pourquoi cette augmentation ne pourrait- elle pas venir d\u2019une nouvelle aciérie située le long du Saint-Lau- rent, à proximité de Montréal, plutôt que d\u2019un agrandissement des acieries déjà établies dans les autres provinces ?Osera-t-on nous répondre que la situation actuelle est anormale, et que le même phénomène d\u2019augmentation ne se reproduira pas régulièrement ?Le rapport de la Commission Gordon avait-il tort de dire que \u201cA l\u2019heure actuelle, et il en sera peut-être ainsi pendant 25 ans encore, il semble n\u2019y avoir qu\u2019une seule région pouvant motiver l\u2019établissement d\u2019une acierie intégrée.Cette région se trouve le long du Saint-Laurent, à proximité du marché de Montréal.\u201d Théorie nouvelle sur le cuivre de NORANDA Une nouvelle théorie structurale, donnée comme gouvernant les dépôts de cuivre dans le district de Noranda suscite beaucoup d'intérêt.La corrélation d\u2019études géologiques détaillées a développé le portrait d\u2019une grande structure en dôme, à laquelle sont reliés tous les dépôts présentement connus.Ces dépôts sont tout le long ou près du bord d\u2019une zone annulaire de roches acides volcaniques, La théorie veut que cette zone annulaire représente la section du dôme laissée après l\u2019érosion glaciaire et elle semble devoir provoquer une nouvelle ruée vers l'exploration .Comme question de fait, toute la région autour du Canton Montbray, environ 20 milles au nord-ouest de Noranda, est le sujet des rumeurs les plus diverses.Les terrains ouverts sont piquetés et les propriétés déjà piquetées sont réexaminées à la lumière de cette nouvelle théorie.Bien que cette région soit située près de Noranda, elle est très accidentée et inaccessible par route.Le seul moyen de transport est l\u2019avion, en partant des bases de Noranda.0 a tre por qu ls tra Ue 3 AVRIL 1960 LES AFFAIRES PAGE CINQ PERSPECTIVES D'APRÈS DALTON ROBERTSON La situation générale permet d\u2019espérer un regain de vie, selon M.Dalton Robertson du Financial Post.M.Robertson appuie ses prévisions sur un nombre de faits intéressants : 1 \u2014 Même si aucune tendance décisive ne se dessine sur le front bancaire, les chances des emprunteurs sont nettement plus favorables; 2 \u2014 Depuis le début de l\u2019année, les ventes au détail n'ont pas atteint le niveau prévu, mais il semble que les activités du second trimestre relèveront la situation; 3\u2014 Le chômage croissant est un autre signe du ralenti des affaires; à la mi-mars, les statistiques évaluaient le nombre des chômeurs à 9.1 p.c.de la main-d'oeuvre.4 \u2014 Les exportateurs et manufacturiers de produits domestiques qui concurrencent la production étrangère espèrent la parité du dollar canadien avec celui des Etats-Unis, regrettant que le taux de prime n'ait pas continué de descendre; 5\u2014 Les industries craignent des demandes d'augmentation de salaires.Si les demandes se multiplient au sein des industries énergétiques, il en résultera un danger d'inflation; 6 \u2014 Les manufacturiers reprennent goût à grossir leurs inventaires; 7\u2014Le taux d'intérêt est appelé à diminuer.Un banquier prédit une hausse temporaire en mai et juin, mais doute que celle-ci n\u2019atteigne les sommets de Fan dernier.M.Robertson reconnaît que les affaires sont à un niveau appréciable, mais ne peut prévoir de tendances certaines en aucun sens.Cette conclusion, qui est l'aboutissement d\u2019une analyse des faits, se compare à celle de Roland Parenteau, dont les vues partent d\u2018une étude du produit national brut.D'APRÈS ROLAND PARETEAU En effet, M.Parenteau note que, si l'année 1959 a marqué une légère reprise de l\u2019économie canadienne, le produit national brut ne s\u2019est pas accru de 7 p.c., tel qu\u2019espéré, mais de 6 p.c.seulement, ce qui n'\u2019équivaut qu'à 4 p.c.si on tient compte de l'accroissement des prix.M.Parenteau ajoute que si on élimine les variations du volume de la population et celle des prix, les résultats qui suivent expriment le produit national brut en dollars, par tête: 1955, $1,396; 1956, $1,480; 1957, $1,432; 1958, $1,408; 1959, $1,420 Il n'y a donc pas eu de progrès depuis 1955.La situation actuelle du chômage est le principal point faible de l'économie canadienne; la moyenne des chômeurs par rapport à la main-d\u2018oeuvre s'établit à 3.1 p.c.en 1956, à 6.7 p.c.en 1958 et à 5.6 en 1959.Une des causes est que le Canada a trop insisté sur l'exploitation des ressources naturelles au détriment de l\u2019industrie manufacturière; on a stimulé les exportations, ce qui a relevé ou maintenu notre commerce extérieur.D'autre part, des denrées importées et moins chères envahissent notre marché et concurrencent nos propres produits.Le consommateur peut acheter à bas prix, mais il ne faut pas oublier que le consommateur est aussi le travailleur.Un lien étroit relie donc cette concurrence rencontrée persistant.par le manufacturier et le chômage On ne saurait donc espérer une hausse rapide du produit national brut en 1960.Cependant, vu la reprise des exportations, le progrès constant de la consommation, la reprise des dépenses d'équipement et de machinerie, la disparition des pressions exercées par l'Etat fédéral faux, un certain degré de hausse est du moins certain.sur le marché des capi- Conclusion générale: ne pas nourir un optimisme intempestif, ni s\u2019enliser dans le pessimisme exagéré.Le \u201cBank Credit Analyst\u201d de la maison Bolton- Tremblay, conseillers financiers, abonde dans le même sens.Progrès des Services de Santé du Québec Les Services de Santé du Québec sont une société mutuelle d\u2019assu- rance-groupe contrôlée par les nôtres.Un coup d\u2019oeil sur son rapport annuel permet de constater qu\u2019elle a connu des progrès remarquables.En effet, son chiffre d\u2019affaires a augmenté de 32%, par rapport à celui de 1958 et il est de $3,515,000.En 1957, l\u2019augmentation n\u2019avait été que de 12.2%.L\u2019ac- Progrés sensibles d'Alfred Lambert Inc.Les ventes d\u2019Alfred Lambert Inc., dans l\u2019exercice terminé le 31 décembre dernier, ont marqué un nouveau sommet mentionne M.Aristide Cousineau, president, dans son rapport aux actionnaires.Déduction faite des frais d\u2019administration et de finance, les bénéfices se sont chiffrés à $1,016,696 comparativement à $889,536 au cours de l\u2019année précédente.Compte tenu de la dépréciation, des intérêts sur les obligations et de l\u2019impôt sur le revenu, les résultats de l\u2019année ont traduit un bénéfice net ide $353,362 contre $266,453 en 1958.M.Cousineau mentionne aussi que le bénéfice gagné par action A et B, déduction faite du dividende privilégié, qui s\u2019est élevé à $29,000, a été ide $2.30 contre $1.71 pendant 1958.Le fonds de roulement, en fin d\u2019exercice, s\u2019élevait à $6,435,853 et le surplus consolidé à $3,111,055.croissement de $850,000, accusé l\u2019an dernier, mérite d\u2019autant plus d\u2019être signalé à l\u2019attention du public quelle a eu lieu dans un champ d'activités où la coneur- rence est très vive.L'institution a perçu $3,505,000 en primes vs $2,656,000 en 1958, $2,190,500 en 1957 et au regard de $6,469 seulement en 1946.Une telle progression démontre, certes, qu\u2019elle répondait aux besoins de l'heure.Tandis que les primes d\u2019assurance - hospitalisation, frais médicaux, ete, ont augmenté de 27%, celles pour l\u2019assurance-vie collective, l\u2019assurance-salaire et le décès accidentel ont augmenté de 180% en 1959 par rapport à 1958; ce qui porterait à croire que ces derniers domaines répondent aussi à un besoin de l\u2019heure.Elle s\u2019y adonne seulement depuis 1956, alors qu'elle s\u2019incorpora en sociétés de secours mutuels aprés avoir été fondée 10 ans auparavant en vertu de la Loi des syndicats coopératifs de Québec.Ils affichent à la fin de 1959 un actif global de $720,275.78, dont $415,400.22 constituaient des disponibilités au regard d\u2019un passif exigible de $330,779.50.L\u2019état financier des opérations de 1959 rapporte un excédent de $29,142.85 des revenus sur les dépenses, et le surplus global porté au bilan s\u2019établit & $167,637.09.On y compte 84 employés, dont 14 attachés a la succursale de Montréal.Les administrateurs réélus sont: président: M.Paul-Emile Charron; vice-présidents: Dr Paul Ro- chette, M.D., Me Lionel Leroux, N.P.; secrétaire: Me Jean Grenier, C.R.; trésorier: Paul-H.Pla- mondon; directeur général: Jacques de Ja Chevrotière; administrateurs: MM.Louis Bilodeau, Paul Champoux, Dr J.-Ed.Dorion, M.D., Fernand Jolicoeur, Dr J.-E.Pelletier, M.D., Me Lucien Tremblay, C.R.Principales tendances de la production Le marché du cuivre prend de la vigueur en Europe.Le prix se maintient par crainte des éventualités politiques et syndicales en Afrique, principal fournisseur de cuivre en Europe.De plus, deux syndicats de Londres contrôlent les inventaires, créant la rareté qui affermit leur position.En Amérique, on n\u2019entrevoit pas la reconstitution des inventaires; toutefois les industries européennes en voie d\u2019expansion aceusent des diminutions d\u2019inventaires.x x x Les marchés du plomb et du zinc restent stationnaires.x x x Quelques prix souffrent d\u2019une baisse légère sur la liste des produits alimentaires.L'indice du coût de la vie n\u2019en est pas affecté cependant.x x Xx Les ventes continuent à diminuer dans le secteur des outillages et équipements, tandis que les facilités de crédit maintiennent à son haut niveau le chiffre des ventes des biens de consommation.x x x Le cuir est toujours à la baisse; les excès d\u2019achats de l\u2019an dernier trouvent encore leur écho dans le haut niveau des inventaires.x x x Il faut s\u2019attendre à une hausse des prix du sucre; certaines régions où cette denrée était considérée comme un luxe, augmentent leur demande.De plus, certaines difficultés politiques influencent le marché.X X X Les experts ne prévoient pas un accroissement de la production américaine et canadienne d\u2019autos, même si la demande s\u2019amplifie.Les firmes Bentley -$ Mercédes jouissent de ia faveur du public.En général, la grosse et petite voiture d\u2019importation l\u2019emportent, en dépit des efforts de l\u2019industrie américaine à fabriquer des petites voitures.* Nouvelle Université MONTREAL.Les membres de la Compagnie de Jésus ont obtenu, par le Chapitre 190 des Statuts de Québec de la derniére session, une loi relative aux facultés de Philosophie et de Théologie organisées et dirigées par les Jésuites.C\u2019est un commencement d\u2019Université, à ce qu\u2019il semble.Elle a sa place.* Dominion Corset vend davantage, mais fait moins de profit Dominion Corset Co., Ltd, une entreprise québécoise se distinguant dans la fabrication de sous- vêtements féminins au point de se classer pratiquement au ler rang au pays, a vu ses ventes augmenter en 1959, atteignant $7,014,458, soit $69,818 de plus qu\u2019en 1958.Par contre, son profit net fut de $175,- 779, soit l\u2019équivalent de $1.28 l\u2019action, à rapprocher de $276,953 ou $2.01 l\u2019action en 1958, soit donc 36 pour cent de moins.Le président, M.Amyot, fait remarquer que l\u2019exercice financier de 1961 devrait refléter les économies qui résulteront de la mise en pratique d\u2019un programme actuel de réorganisation.D\u2019après lui, \u2018les ventes et les profits de l\u2019entreprise devraient augmenter cette année.\u201d Un coup d\u2019oeil sur son bilan laisse voir un actif réalisable de $3,455,- 927, contre un passif exigible de $305,975, d\u2019où un capital net d\u2019exploitation de $3,149,952, comparativement à $3,001,396 antérieurement.Quant au surplus réalisé, il est de $2,246,776, contre $2,103,497 précédemment.LES ÉTATS FINANCIERS : Savoir lire entre les chiffres! Traitant de comptabilité et de fluctuation de la monnaie, M.J.Grant Glasso, vice-président exécutif de la Brazilian Traction Light and Power Co., Ltd, vient de suggérer un moyen de faciliter l'interprétation réaliste des états financiers.Rappelant les variations du pouvoir d\u2019achat et les ravages de l\u2019inflation, M.Glasso veut que la dure réalité soit palpable quand arrive le temps d\u2019analyser les états financiers d\u2019une entreprise.Car un profit net de dix mille dollars en 1959 est loin d\u2019avoir la même valeur qu\u2019un profit net de dix mille dollars en 1939.Ce point de vue doit présider à la comparaison des profits nets avec la valeur aux livres des immobilisations, puis avec le capital investi.La valeur aux livres des bâtisses, équipement et meu- blement ainsi que les dollars du capital demeurent en relation avec des faits du passé peu comparables au présent, le revenu courant.En effet, la valeur aux livres des immobilisations exerce une influence directe sur les revenus de l\u2019année, selon la somme de dépréciation portée à l\u2019état des profits et pertes.La dépréciation d\u2019actifs achetés en 1939 sera donc d\u2019importance insignifiante dans la balance, et conséquemment, le profit net soufflé.Par souci de précision et d\u2019objectivité, pourquoi le comptable d\u2019une entreprise ne pour- rait-il pas régulièrement effectuer des ajustements aux coûts de ces biens pour les maintenir à la juste valeur marchande ?Car si on admet la légitimité de défalquer la dépréciation, dans la même proportion il faut admettre la légitimité d\u2019une déduction réaliste.Dans son propre intérêt, l\u2019homme d\u2019affaires a droit à des renseignements objectifs, même si les rapports destinés au fisc n\u2019en ont pas besoin.De plus, pour estimer de façon rationnelle le profit net de l\u2019année courante, ne devient-il pas nécessaire que le capital investi subisse lui aussi les ajustements qui le rendent comparable à des données courantes ?L'homme d\u2019affaires averti serait-il satisfait de constater que son concurrent tire un profit comparable à 10 p.c.d\u2019un capital fraîchement investi lorsque son propre capital de vingt ans rapporte le même taux ?Evidemment non.Et M.Glasso cite le cas d\u2019une entreprise d\u2019envergure qui se découvrit dans ume situation semblable : en l\u2019occurence, les administrateurs trouvaient préférable, à la suite de calculs sérieux, ide vendre l\u2019équipement et les bâtisses pour ensuite investir les recettes dans des obligations du gouvernement.Des découvertes semblables, dans l\u2019administration de l\u2019entreprise, ne sont guère plaisantes.Mais les traits de sagesse inspirés par des examens sérieux peuvent faire éviter des erreurs graves, sinon orienter vers des succès enviables.NOUVELLE ORIENTATION ?Nos compagnies d'assurances dans le champ des fonds mutuels QUEBEC.\u2014 Notre grande compagnie canadienne-française d\u2019As- surance sur la vie, \u201cL\u2019Industrielle\u201d\u2019, vient d\u2019obtenir une modification à sa charte.Cette modification est d\u2019importance.En effet, nos législateurs Québecois ont autorisé cette Compagnie à émettre des contrats de capitalisation et de rentes, à base variable.On comprend, que par ces modifications à sa charte, cette Compagnie pourra, si elle le désire, émettre des contrats de fonds mutuels.Sauf erreur, c\u2019est une nouvelle orientation du commerce de l\u2019assurance- vie, dans la Province.Il faudra suivre de près les manifestations de cette orientation.Les Compagnies à fonds mutuels en sont les premières intéressées, après le public.Ce qui confirme, qu\u2019il y a réellement une orientation nouvelle à ce sujet, c\u2019est que UNION CANADIENNE, Compagnie d\u2019Assurance, vient également d\u2019obtenir, par modification à sa charte, les mêmes pouvoirs.Il est à prévoir que les autres compagnies voudront emboîter le pas.C\u2019est dire, qu\u2019elles viendront en concurrence avec les Sociétés de fonds mutuels.Il y aurait un vif intérêt à suivre de près les relations des intéressés.N.D.L.R.\u2014 En pénétrant dans ce nouveau champ d\u2019action, les compagnies d\u2019assurance admettent un fait devenu patent depuis plusieurs années, c\u2019est-à-dire le fait que l\u2019assurance et le placement sont deux choses barêmes de commission et de profits différents.Grâce à la concurrence des compagnies spécialisées dans les placements des fonds mutuels, les compagnies d\u2019assurance en viendront forcément à faire profiter leurs assurés du placement de leurs primes sans leur faire payer pour cela les taux exhorbitants des systèmes de dotation ou de participation (?) aux profits.Les assurés y gagneront d\u2019ailleurs doublement puisqu\u2019ils pourront maintenant juger plus exactement de ce que leurs primes achètent vraiment en secours pour leur famille, en cas de décès, et de ce que le supplément peut rapporter, non seulement en dividndes, mais aussi en accroissement de capital, seul moyen de parer, tant bien que mal, à la constance inflationnaire inévitable dans un pays en pleine expansion comme le Canada.* FLUCTUATION DES VENTES, BAROMETRE DES AFFAIRES La fluctuation des ventes des magasins a rayons est considérée comme un excellent barométre des affaires en général.Or, en dépit des facteurs défavorables, particulièrement de la mauvaise température pendant le mois de mars, les ventes des magasins à rayons, dans le premier trimestre de l\u2019année, auraient marqué une hausse de 0.7 pour cent sur celles de la période correspondante de l\u2019an dernier.On estime, en effet, que ces ventes ont atteint $281,816,000 contre $261,000,000 l\u2019an dernier.En 1958, les ventes de ces magasins dans la même période avaient été de $262,172,000 et de $242,703,000 seulement dans le premier trimestre de 1956.Dans ce secteur du commerce, c\u2019est la coutume de considérer le chiffre d\u2019affaires du premier trimestre de l\u2019année comme un indice des résultats qui seront obtenus au cours des mois suivants.On peut donc s\u2019attendre à une reprise générale, mais lente, au cours du prochain trimestre.Voici un tableau donnant les résultats obtenus dans les différentes régions du pays pour les six dernières années.(millions de dollars).1960 1959 1958 1957 1956 1955 Maritimes .$18,132 $17,978 $17,989 $17,134 $18,608 $16,930 Québec .47,100 46,565 45,311 44,101 43,793 39,193 Ontario .94,164 93,059 86,306 82,249 81,466 72,355 Manitoba .26,018 25,552 23,377 21,825 20,762 20,352 Saskatchewan .13,251 14,393 13,492 12,591 12,092 10,996 Alberta .33,297 33,946 30,007 26,923 25568 22,403 Colombie-Britannique 49,854 48,260 45,690 43,037 40,414 36,259 PAGE SIX POUR OU CONTRE LA PRODUCTION JAPONAISE \u201cest-il trop fort d'affirmer que nous sommes en train de vendre notre pays pièce par pièce, et d\u2019hypothéquer ce qui en reste?Certes non, si l\u2019on considère que le Canada continue à importer plus de produits manufacturés, par tête de population, que tout autre pays de la terre.\u201d C\u2019est ce qu\u2019a déclaré récemment M.H.-W.Joly, président provincial de l'Association des manufacturiers canadiens, devant les membres d\u2019un club social de Québec.\u201cPourquoi, d\u2019ajouter M.Joly, 18 millions de Canadiens doivent-ils acheter autant, en terme de dollars et cents, que 53 millions d\u2019Anglais ou que 178 millions d\u2019Américains, pour ne pas mentionner 91 millions de Japonais?Cela n\u2019a aucun sens, mais c\u2019est pourtant ce que nous faisons.\u201cEn 1957 par exemple, les Etats- Unis ont importé pour jusqu\u2019à $28 par tête de population, le Royau- me-Uni pour $48 tandis qu\u2019au Canada, nous avons acheté à l\u2019étranger pour $262 par tête.\u201cSi l\u2019on considère, a continué le conférencier, qu\u2019une forte proportion des produits importés sont également fabriqués chez nous, on comprend que plusieurs ide nos manufacturiers, pour faire face à la concurrence étrangère qui entraînait une baisse considérable de leurs ventes, aient dû diminuer le nombre de leurs ouvriers, quand ce n\u2019est pas fermer tout simplement leurs portes.La concurrence de l\u2019industrie étrangère affecte assez peu le consommateur canadien-français, qui n\u2019a pas l\u2019impression id\u2019avoir grand- chose à y perdre et peut-être beaucoup à gagner, puisqu\u2019elle met à la portée de sa bourse des produits que le coût élevé de la production canadienne lui rend inabordable.Il n\u2019en reste pas moins que Roger Fontaine a raison de signaler dans \u201cLa Presse\u201d, ce qu\u2019il y a de périlleux, à la longue, à ce que la concurrence des vêtements et des tissus japonais s\u2019intensifie sur le marché canadien, six fois plus vite que sur le marché américain.56% d\u2019augmentation, en 1959, soit $41,500,000, contre $26,600,000.Pourtant, le marché américain est 15 fois plus important et augmente dans la méme proportion tous les ans.L\u2019industrie des vêtements n\u2019est presque plus l'affaire des Canadiens français, même au Québec.Mais il ne faut pas oublier qu\u2019elle en emploie tout de même un grandi nombre.Il est vrai que les fonctions supérieures y sont à peu près toutes réservées aux autres et que les salaires des fonctions subalternes y sont très bas.Mais ce sont tout de même des salaires dont les Canadiens français ne Le consommateur canadien se doit de préférer le produit canadien \u201cLe temps est désormais révolu où l\u2019avertissement ou le slogan \u201cAchetons des produits canadiens pouvait n'être considéré qu\u2019à titre de suggestion.C\u2019est devenu maintenant un commandement économique \u201d, d'après M.Harold V.Lush, président de l\u2019Association des Manufacturiers canadiens.Deux arguments évidents, auxquels il faut se soumettre, motivent le motto \u201cAchetons des produits canadiens\u201d.L\u2019un est de courte portée, l\u2019autre a des répercussions lointaines.Quant au premier, il est un fait que l\u2019un des moyens les plus efficaces de combattre le chômage, est de s'assurer que les consommateurs canadiens accordent leur préférence aux produits de chez-nous.Pas du chauvinisme \u201cIl ne s\u2019agit pas, a poursuivi M.Lush, de professer un chauvinisme économique qui ferait boycotter l'importation de fruits agrumes, tels que les oranges ou les pamplemousses.Quand le consommateur canadien a le loisir de choisir entre un produit canadien et un produit importé, il devrait, je dirais plus, il doit opter pour celui du pays.\u201cQuiconque verrait là du sentiment ou du patriotisme exagéré, serait dans l'erreur.Ce qui plus est, un appel basé sur le sentiment et le patriotisme serait d\u2019avance voué à l\u2019échec.\u201d \u201cPosons le problème sous un autre angle, a déclaré M.Lush et disons que chaque achat d\u2019un produit étranger équivaut à un coup porté à un ouvrier canadien qui a participé à la production d\u2019un produit identique.Il est vrai que l\u2019acheteur ne pense pas qu\u2019en posant son geste, il fait du tort à un concitoyen.Mais nul ne peut se soustraire à l\u2019évidence; pour chaque article étranger acheté par un Canadien, un article identique reste sur les étagères.Les produits invendus ne garnissent pas le chèque de paye.Ils font tout le contraire, ils le réduisent et peuvent à la longue provoquer la perte d'un emploi pour un voisin, un ami ou même un parent.On peut même pousser l'argument à l\u2019extrême et souligner qu\u2019à force d'ignorer les produits domestiques dans ses emplettes, la ménagère canadienne peut mettre en danger la situation de son propre mari.\u201cAu cas où l'on m\u2019accuserait de n\u2019envisager la question que du point de vue du manufacturier, accusation qui équivaucrait à me qualifier de porte-parole égoïste d\u2019entreprises auxquelles je suis intéressé, permettez-moi de déclarer, sans équivoque, ce qui suit : \u201cAu (Canada, aujourd\u2019hui, sans tenir compte des 25 personnes sur 100 du monde ouvrier qui tirent leur subsistance de l\u2019industrie manufacturière, il y a, littéralement, des centaines de milliers d\u2019autres dont l'emploi dépend ide façon directe de l\u2019exploitation manufacturière.Conséquence directe \u201cSi cette industrie péréclite et que, conséquence inéluctable, un nombre croissant d\u2019ouvriers sont congédiés ou mis à pied, tous les autres segments de l\u2019économie canadienne s\u2019en ressentent : le pê- cheur vend moins de poissons, le cultivateur moins de pommes de terre, le briqueteur pose moins de briques, le menuisier utilise moins de clous.Œt de plus, les travailleurs d\u2019autres inidiutries de base, les mineurs et bûcherons, sont rapidement touchés quand les commandes des usines manufacturières cessent ou diminuent.\u201cVoilà suffisamment, je crois, pour l\u2019argument de courte portée.\u201cQue dire des répercussions à long terme du motto : \u201cAchetons des produits canadiens\u201d ?\u201cNotre argument est le suivant : L'indépendance, la prospérité économique et la stature globale du Canada sont indéniablement liées à l\u2019essor continu de ce segment de notre économie qui offre le plus grand nombre d\u2019emplois et les plus riches perspectives d\u2019embauche à la main d\u2019oeuvre canadienne.Ce segment de notre économie n\u2019est évidemment autre que l\u2019industrie manufacturière.\u201d LES AFFAIRES peuvent se passer, faute aux industries canadiennes-françaises de pouvoir leur en fournir de plus avantageux.Voici donc un cas où l\u2019achat du produit canadien s\u2019impose, aux Canadiens français comme aux autres, même s\u2019il faut pour cela qu\u2019il bénéficient d\u2019une plus large mesure de protection tarifaire.En terminant, le président de l'AMC a précisé que le motto \u201cAchetons des produits canadiens\u201d s\u2019adresse non seulement aux consommateurs, à l\u2019ouvrier, au col- let-blanc, à la ménagère, mais aussi et peut-être avec encore plus d\u2019insistance aux manufacturiers eux-mêmes.M.Lush a suggéré à ces derniers de passer en revue leurs registre d\u2019achats, qu\u2019il s\u2019agisse de matériaux, de pièces de rechange ou d\u2019équipement et de vérifier si ces produits ont été achetés de producteurs canadiens ou étrangers.Dans nombre ide cas, les manufacturiers \u2018devront eux aussi mettre de l\u2019ordre \u201cdans leur maison\u201d.Le conférencier a conclu sa causerie en soulignant le fait que les produits manufacturés au Canada se comparent très favorablement à tous les autres, du point de vue de la qualité.Au domaine des prix, il importe qu\u2019ils soient maintenus aussi compétitifs qu\u2019il soit possible de le faire.Espérons que ces vérités sorties de la bouche d\u2019un Canadien anglais trouveront leur écho dans le comportement des Canadiens francais.AVRIL 1960 La population du Canada: 17,732,000 le Québec: Ottawa \u2014 La population du Canada a été estimée a 17,732,000 habitants le ler mars, révèle un relevé provisoire du Bureau fédéral de la statistique.Il s\u2019agit là d'un accroissement de 392,000 ou de 2.3 p.100 sur les 17,340,000 du ler mars 1959.L\u2019augmentation depuis le ler juin 1959 a été de 290,000.Depuis le recensement de 1956, l\u2019accroissement de la population a été de 1,651,000 ou de 10.3 p.100.C\u2019est l\u2019Ontario qui a eu le plus 5,088,000 fort accroissement numérique depuis un an, soit 170,000.La population de la province atteint maintenant 6,057,000.Québec vient ensuite avec un accroissement de 133,000 et compte maintenant 5,088,000 habitants au regard de 4,955,000 en mars 1959.L\u2019accroissement de la population ontarienne provient surtout de l\u2019immigration, alors que celle du Québec est le fruit de la natalité.Mais nous traînons tout de même de l'arrière.Peu brillantes Selon le conseiller économique de la société Steel Company of Canada Limited, M.Stuart Armour, d\u2019Hamilton, les perspectives économiques du Canada, pour le reste de l\u2019année, ne sont pas brillantes.Prenant la parole, à Kingston, devant les membres (de l\u2019Association des acheteurs de l\u2019Est de l'Ontario, M.Armour a dit que les affaires avaient baissé au pays pendant les trois premier mois de l\u2019année.Il a fait remarquer que les Américains croient fermement que 1960 sera une autre année excellente, mais elle ne sera certes pas aussi bonne qu\u2019on se plaît à le prédire.M.Armour s\u2019est dit très inquiet de la proportion que prennent les perspectives dépenses du gouvernement canadien.Lorsque les Canadiens se font dire par M.James Coyne, gouverneur de la Banque du Canada, a-t-il dit, et par d\u2019autres autorités en la matière, que nous vivons bien au delà de nos moyens, cela signifie que nous avons érigé une structure gouvernementale trop considérable pour nos besoins véritables.L\u2019une des principales raisons pour lesquelles les manufacturiers du Canada ont de plus en plus de difficultés à soutenir la concurrence sur les marchés étrangers et canadiens, a-t-il ajouté, est la hausse constante des dépenses du gouvernement.Adommages de l'honorable J - Paul lSeautiou CA, DSC Aux hommes d affaires de a 1% rovince de Québec i \u2014 \u2014 £a 10 ha ing Dm Née Ca] De ly ug AVRIL 1960 ! » LES AFFAIRES PAGE SEPT BULLETIN des ACTIVITES CONSEIL D'EXPANSION INCORPORÉ 1182, boul.Saint - Laurent ÉCONOMIQUE Montréal, Qué.PREMIER PAS À REALISER.Une prise de conscience des réalités économiques L'organisation de l\u2019avenir économique du Canada français, selon M.Jean Lanctôt, président du Conseil d\u2019expansion \u2018économique, incorporé, est une \u201centreprise communautaire dont nous sommes tous solidaires puisqu\u2019il s\u2019agit de nos intérêts supérieurs.Elle nous impose le devoir d\u2019assumer notre engagement d\u2019adultes aux tâches de l\u2019existence au lieu de laisser aux autres l'initiative de la pensée et de l\u2019organisation des structures qui conditionneront notre vie.Ce serait un nouveau titre de gloire pour nous de contribuer a un nouvel humanisme économique que se cherche parmi les secousses actuelles et qui doit adapter aux exigences d\u2019une civilisation technique certaines des valeurs morales et spirituelles qui pourront assurer l\u2019efficacité, le rayonnement et le prestige du Canada.\u201d Posant comme impératif premier la conquête d\u2019une relative indépendance économique, M.Lanc- tôt soumet comme tâche urgente : \u201cEveiller une prise de conscience des réalités économiques et de leurs significations dans notre vie sociale, culturelle, politique et religieuse; constituer les bases d\u2019un véritable humanisme économique pour assurer un climat d\u2019épanouissement de notre personnalité communautaire; penser le contexte économique canadien pour trouver dans le cadre de cette actualité l\u2019ambiance nécessaire à la fondation et au développement d\u2019insti- tutions commerciales, industrielles, financières, conformes à nos besoins; rechercher les moyens d\u2019action et d\u2019éducation pour que la vitalité du particularisme canadien- français assure la pleine fécondité de sa contribution au patrimoine national\u201d.\u201cMais l\u2019idée moderne de l\u2019utilisation rationelle de l\u2019épargne pour le progrès de la collectivité est absente du concept du bas de laine, a-t-il poursuivi.L\u2019anport du gain à haut taux d'intérêt a aussi à faire sortir (l\u2019or enterré dans les jardins), mais dans des placements de tout repos.Or, ce n\u2019est pas avec ce type de placements que se bâtit une économie, parce que nous ne sommes pas indépendants, que les autres viennent nous organiser et que nous ne contrôlons rien.\u201cToujours parce que son niveau de vie lui est venu sans effort a continué le conférencier, le Canadien français ne s\u2019est pas initié par le besoin au sens moderne de la solidarité économique au sens de l\u2019association non pas pour prier seulement, non pas pour revendiquer seulement, mais aussi pour organiser et réaliser.Nous ne pouvons réussir dans le monde mod'erne si nous ne nous éduquons pas au sens de la solidarité\u201d, a déécla- ré en terminant M.Angers.M.F-A.ANGERS: En finir avec \u201cnos attitudes d'esclaves\u201d QUEBEC.\u201cFinissons - en avec nos attitudes d\u2019esclaves et de vaincus, redressons-nous enfin, prenons conscience de ce que nous sommes, die ce que nous avons.Comprenons que nos votes dans Québec décident de tout et que nous pouvons avoir de nos gouvernements tout ce que nous voulons avoir si nous le voulons vraiment.Nous sommes la force du nombre contre laquelle rien ne peut résister\u201d.Voilà ce qu\u2019a déclaré dimanche, à Québec, M.Francois-Albert Angers, directeur de l\u2019Institut d\u2019économie appliquée de l\u2019Ecole des hautes études commerciales, lors d\u2019une conférence intitulée : \u2018Pour une libération économique\u201d, qu\u2019il prononçait dans le cadre des journées d'étude économique tenues au Collège des Jésuites sous les auspices de la Société St-Jean-Bap- tiste de Québec et organisées par le Conseil d\u2019expansion économique.M.Angers a soutenu que \u201csans fausse honte, il faut bâtir une économie canadienne-française parce qu\u2019il y a une collectivité canadien- ne-française et que son intégration au Canada et au monde ne saurait se faire convenablement si elle n\u2019est pas vivante, culturel- lement puissante et économiquement puissante.\u201d Dans cette oeuvre, a-t-il précisé, nous pouvons avoir l\u2019appui d\u2019un Etat qui est nôtre de par la constitution du pays.Nous devons prendre conscience que nous n\u2019appartenons plus à l\u2019Angleterre et que nous n\u2019avons plus à nous soumettre aux volontés de la majorité dite démocratique du Canada dans les matières de juridiction provinciale.Sacerdoce économique \u201cSi nous voulons faire notre percée dans le monde économique, a également déclaré M.Angers, il faut que nous cessions de penser pour notre élite uniquement en terme de sacerdoce, religieux, médical ou juridique; il faut ajouter à notre liste le sacerdoce économique et social.\u201d \u201cSans une restauration .de la notion d\u2019homme d\u2019affaires, a-t- il poursuivi, la révolution industrielle menace d\u2019étouffer des libertés que l\u2019on essaiera vainement de sauver par un faux démocra- tisme de l'Etat qui ne peut tourner qu\u2019à la tyrannie politique.La révolution industrielle a fait de l'homme d\u2019affaires le grand chef social, la grande vocation sociale, dans un monde de liberté.\u201d Le conférencier a donné comme moyens principaux pour parvenir à notre libération économique la La solidarité, seul moyen pour le canadien-français de progresser vers la maîtrise de son économie M.Roland Parenteau M.Roland Parenteau, professeur à l\u2019école des Hautes Etudes commerciales, voit dans la coopération un moyen pour le peuple canadien-français de progresser dans la maîtrise de son économie.Egalement conférencier au souper de la SSJB de Saint-Hyacinthe, M.Parenteau a notamment déclaré : \u201cJ\u2019estime qu'il y a d\u2019avenir pour l\u2019entreprise canadienne - française que dans la coopération, au sens très large.Ce n\u2019est pas pour autant condamner la petite entreprise, mais il faut bien reconnaître que seul le groupement des capitaux et des aptitudes peut permettre à des Canadiens «français de dépasser le stade de la réussite personnelle et de travailler à l\u2019avancement économique des leurs en pénétrant dans des Secteurs qui leur ont été jusqu\u2019à maintenant pratiquement fermés.Je ne vois pas pourquoi, ajoute M.Parenteau, des efforts considérables ne pourraient pas être menés pour reconquérir l\u2019industrie des produits alimentaires, celles des instruments aratoires, celles du meuble.Il n\u2019y a pas là de problème de marché, ni non plus de difficultés, technologiques insurmontables.L'exploitation des ressources naturelles devrait aussi attirer notre attention, parce que l\u2019avenir du Québec se trouve de ce côté et qu\u2019il importe que les décisions en cette matière soient prises ici et non pas à l'étranger.création, au Canada français, d\u2019un mouvement coopératif puissant, le regroupement de l\u2019épargne et le développement de mos banques d\u2019affaires.M.Angers a précisé que toutes les conditions à réaliser pour rendre possibles ces solutions peuvent se ramener à une seule : \u2018\u201crenouveler le climat social\u201d, c\u2019est-à-dire nos attitudes d'hommes d\u2019affaires; nos attitudes en face de l\u2019épargne; nos attitudes sur la solidarité et ses applications pratiques; nos attitudes vis à vis l\u2019Etat et celles de l'Etat vis à vis nous; nos attitudes patriotiques elles- mêmes.Le conférencier a ensuite souligné la nécessité d\u2019une conception vivante de l\u2019épargne, qui ne doit pas être un entassement, mais une dépense rationnelle, c\u2019est-à-dire l\u2019achat d\u2019un titre de placement au lieu d\u2019un objet de consommation.Il a déploré le fait que l'attitude des Canadiens français à l\u2019égard de l\u2019épargne \u201cn\u2019est pas toujours très consistante, car elle évolue entre le concept du bas de laine et la tentation du jeu pour faire fortune rapidement.> Service d'information et de Propagande Objectif 1 \u2014 Inciter les Canadiens-francais du Québec à prendre conscience des liens et des intérêts qui les rendent solidaires de leur milieu particulier et les obligent à se tourner résolument vers l\u2019économique, afin de maintenir les cadres de leur vie communautaire et de participer de leur pleine mesure à la grandeur du Canada tout entier.2 \u2014 Contribuer généralement au prestige des institutions et des entreprises canadiennes-françaises et plus particulièrement des marques de commerce qui identifient leur productoin artisanale ou industrielle.3 \u2014 Fare valoir l\u2019oeuvre et la personnalité des Canadiens français qui ont contribué suffisamment à l\u2019expansion économique du Canada français pour être cités en exemple et servir de modèle à la jeunesse.4 \u2014 Inciter les jeunes à se lancer dans les carrières économiques, en faisant miroiter à leurs yeux le prestige grandissant des emplois supérieurs dans la finance, le commerce et l\u2019industrie.5\u2014 Afin de coordonner les talents, les efforts, le capital et Pin- fluence de nos personnalités marquantes, dresser l\u2019inventaire perpétuel : a) des institutions et des entreprises industrielles et commerciales canadiennes-françaises ; b) des Canadiens français qui occupent des emplois supérieurs dans des entreprises non canadiennes-françaises; c) des Canadiens français occupant des postes d\u2019influence dans les activités politiques, sociales, scientifiques et eulturelles du pays.MOYENS D\u2019ACTION 1 \u2014 Messages publicitaires à l\u2019adresse des Canadiens français en en général et particulièrement au clergé, aux professionnels, aux marchands, aux industriels, aux financiers, aux techniciens, aux artisans, aux cultivateurs et aux travailleurs cana- diens-français du Québec.2 \u2014 Conférences, causeries, colloques et forum avec la collaboration des associations et des clubs patriotiques et sociaux ainsi que des groupements professionnels ou corporatifs.3 \u2014 Conférences et causeries dans les collèges de garçons et de filles, ainsi que dans les séminaires.4 \u2014 Manifestations publiques (banquets, soirées de gala, visites industrielles, excursions régionales, etc.) Media 1\u2014 Espace publicitaire dans les journaux et les publications canadiennes-françaises.2 \u2014 Collaboration gratuite à diverses publications.3 \u2014 Interviews et reportages à la radio et à la T.V.4 \u2014 Participation à certaines expositions où le Conseil d\u2019Expansion Economique se chargera de distribuer les échantillons et la littérature publicitaire de ses membres.5 \u2014 Exhibits permanents et service de secrétariat à Montréal, à l\u2019usage des entreprises canadiennes-françaises localisées en dehors du district métropolitain.SERVICES EN VOIE DE FORMATION Service d\u2019Orientation Groupant les personnalités les plus marquantes de notre milieu, ce service a pour objet d\u2019établir et d\u2019adapter aux circonstances une politique positive, en matière de placement des capitaux canadiens-français, afin d\u2019orienter les affaires canadiennes-françaises dans l'intérêt du groupe et de la eul- ture qu\u2019il nous revient de faire vivre dans le Québee, pour qu\u2019ils puissent rayonner dans le reste du pays.Service coopératif d\u2019annonce publicitaire a) dans les journaux et les périodiques: b) à la radio; c) à la télévision; d) dans les expositions locales et régionales.Service coopératif de conseillers techniques a) banque et finance; b) comptabilité industrielle et commerciale; c) aménagement et modernisation des établissements; d) organisation de la vente et mise-en-marché: e) placements sécuritaires ou spéculatifs.Service de liaison a) entre les associations et les groupements de Canadiens fran- cais engagés dans la production, la distribution et les services professionnels ou techniques; b) entre les offices locaux et régionaux d\u2019initiative économique; c) entre les entreprises canadiennes-françaises en quête de capitaux et les institutions canadiennes-françaises en mesure d\u2019en fournir.A l'encontre de Montréal pas de chômage pour les étudiants de Toronto Toronto, 13.(PC) \u2014 Au chapitre des emplois d'été, les étudiants de l\u2019Université de Toronto ne connaissent pas les difficultés de ceux de McGill.\u201cAutant de compagnies que les années dernières, sinon plus, ont offert de l\u2019emploi à nos étudiants pour l\u2019été\u201d, a (déclaré hier, M.J.K.Bradford, directeur du service de placement de l\u2019université de la Ville Reine.\u201cJusqu\u2019ici nous avons répondu à 3,000 demandes des étudiants sans avoir aucune difficulté à les placer\u201d, a-t-il ajouté.Il y a quelques jours le service de placement de McGill a communiqué qu\u2019à cette date il n\u2019avait pu s\u2019occuper que de 85 des 1,055 demandes d\u2019emploi des étudiants.A l\u2019Université de Waterloo, en Ontario, il n\u2019y a pas assez d\u2019étudiants en Génie pour répondre aux demandes des compagnies.MA.S.Barber, directeur du servi- ce de placement de cette institution, a dit qu\u2019il aurait pu placer quelque 100 (étudiants de plus.Les étudiants en Génie de Waterloo poursuivent des études académiques pendant trois mois et font ensuite un stage ide trois mois dans une industrie.Ce cycle se répète ainsi pendant cinq ans, la durée du cours, sauf pour deux mois de vacances, l\u2019été.Quelque 260 compagnies collaborent avec l\u2019université.Si l\u2019on considère que l\u2019Université McGill peut offrir un certain nombre d\u2019emplois à ses étudiants, on est en droit de se demander pour quelles raisons nos hommes d\u2019affaires et nos industriels cana- diens-français ignorent ou semblent ignorer qu\u2019il existe une université canadienne-francaise, 1\"Université ide Montréal, et qu\u2019ils se doivent de collaborer avec elle pour aider nos étudiants à se procurer un emploi pour l\u2019été. PAGE HUIT Les Centres d'Achats envahissent la Province.Que font les Canadiens français ?La firme montréalaise Am- steudam Developpement, qui a obtenu, il y a quelques temps, un permis pour la construction d\u2019un centre d\u2019achat de $4 millions et demi à Shawinigan, a logé la même demande, pour le même genre de centre d\u2019achat dans huit villes de la province.Si cette firme a l'intention de mener à bien tous ces projets, il s\u2019agit d\u2019une entreprise de $36 millions.Alliance MONTREAL.\u2014 Une de nos plus anciennes sociétés de secours mutuels, devenue Compagnie mutuelle en 1948, \u2018\u201cAlliance\u2019\u2019, dont le Siège social est à Montréal, vient d\u2019atteindre ses 300 millions de dollars d\u2019assurance-vie en vigueur.C\u2019est un bon pas en avant.Mais, y a-t-il lieu à tant de réjouissances ?Ce LES AFFAIRES Les ventes ont presque doublé à la Compagnie Sicard Inc.La compagnie Sicard Inc.déclare un chiffre d\u2019affaires de $12,052,805 pour l\u2019année terminée le 31 décembre 1959, à comparer à $6,505,156 en 1958.Le bénifice net total de l\u2019année a été de $482,879, contre $393,- 025 l\u2019année précédente.Le bénifice par action s\u2019est élevé à 71 cents pour chacune des 652,000 actions ordinaires émises au 31 décembre 1959, AVRIL 1960 Nombre toujours accru de faillites au Canada Le nombre des faillites canadiennes a accusé une nouvelle augmentation en mars pour atteindre le total de 186 comparativement à 127 en mars 1959 et à 142 en mars 1958, selon Dun & Bradstreet of Canada Ltd.Dans le premier trimestre de l\u2019année, les faillites canadiennes ont enregistré une hausse de 13 pour cent sur celles de la période correspondante de l\u2019an dernier alors qu\u2019elles se sont chiffrées à 499.C\u2019est dans l\u2019industrie de la construction que l\u2019augmentation du nombre des faillites a été la plus considérable.C'est également dans les provinces de Québec et de l\u2019Ontario qu\u2019on en a compté le plus grand nombre, particulièrement dans le secteur industriel.Le passif des faillites en mars a dépassé $13,000,000.Il avait atteint un chiffre record de plus de $74,000,000 en février par suite de la liquidation de deux importantes entreprises minières.Voici un tableau comparatif du nombre des faillites et de leur passif au cours des trois dernières années : n\u2019est pas 300 millions de dollars, après paiement du dividende Nombre con ESS 3 Daily Commercial News an- Mais 800 ou 900 millions, que cette sur les actions privilégiées qui 1960 1959 1958 1960 1959 1958 nonce que la firme Amsterdam Compagnie devrait posséder, si la ont été rachetées au cours de Janvier 148 111 122 $ 9869 $ 3726 $5791 Development projette l\u2019érection Solidarité entre les Canadiens fran- l\u2019année.Février 20 165 128 137 74882 8003 5351 de centres d'achats de $4 mil- |çais avait joué à plein rendement.L'augmentation du chiffre Mars.186 127 142 13938 5186 9772 lions et demi à Shawinigan, Ri LL .- Avril 121 114 4683 3379 mouski, Arthabaska, St-Jean, Félicitations quand même.Mais, d\u2019affaires d\u2019écoule partielle- Mai To : 114 103 cou 4526 3333 d\u2019Iberville, Sherbrooke, Gran- |il y a sûrement lieu à un examen ment de nouvelles lignes de ca- Jun TS 115 1029 5158 2820 by et Chicoutimi.de conscience pour les nôtres.La mions de transport, de travaux Juillet .97 118 Lure ne 4960 3425 Dans les huit cas, la rubrique Solidarité économique est le com- publics et hors-route.La com- Août nues cum 109 82, 6810 3088 se lit ainsi : \u201cLe projet complet mencement et la fin de notre pré-| pagnie déclare que le marché Septembre eee eee 1a 153 en, 2354 24% comprend un édifice de 425 |sence économique.de ces camions s\u2019accroît chaque |N bre TOUT 150 129 6637 5798 pieds de diamètre, avec possibi- ; 1 .ovembre \u2026\u2026\u2026 \u2026- 1 ae Ses lité de cinq étages.Les plans N.D.L.R.\u2014 Dommage que la so- Paré seu perspectives de Décembre .\u2026.157 4513 préliminaires sont tracés pour |ciété mutuelle fondée pour cana-| l\u2019année 1960 sont très encou- : deux étages et un sous-sol.Le p rageantes à la fois pour les Total us Lee 1483 1380 $74657 $55080 toit est terminé par un dôme.Le prix de la construction est estimé entre $4 millions et $4 millions et demi.De toute évidence les hommes d\u2019affaires anglo-canadiens entrevoient de fortes possibilités dans l\u2019exploitation de notre pouvoir d\u2019achat.Encore une fois, que font nos hommes d\u2019affaires canadiens français ?liser les épargnes des élites cana- diennes-françaises ait si peu tenu compte, depuis qu\u2019elle est dirigée par Esiof Patenaude, des intérêts de ses membres et qu\u2019elle ait, par surcroît, renié ses origines en rayant de son nom l'adjectif national et jusqu\u2019à l\u2019article \u201cL\u2019\u2019 qui sonnait trop français afin de pénétrer plus facilement dans le marché des provinces anglaises.S.V.lignes de camions lourds et pour le matériel d\u2019entretien.Les investissements de l\u2019année ont atteint $875,000.Cette somme comprend l\u2019agrandissement des bureaux, des ateliers de réparation à Montréal et à Sept-Iles et la construction d\u2019une nouvelle usine à Ste-Thérè- se qui sera prête à fonctionner très prochainement.5S AVOIR c'est POUVOIR LA DISTRIBUTION (Marketing and Merchandising) et (Efficiency Engineering) Voici des ouvrages d'une prodigieuse actualité parce qu'ils apportent une solide documentation de base sur les deux points les plus négligés et partant les plus faibles de toute \u2018économie canadienne-française.L'ORGANISATION SCIENTIFIQUE (Marketing and Merchandising) et (Efficiency Engineering) rédigés pour être compris de tous et surtout pour être appliqués chez nous La bibliothèque de l\u2019homme d\u2019affaires 12 volumes : $36.00 (reliés cuirette bleue, titres dorés) 1 \u2014 Organisation et Financement des Entreprises (Formation des sociétés, compagnies, entreprises diverses.Capitaux.Affaires de banque, etc.) 2 \u2014 Crédits et Recouvre- .$3.00 8 \u2014 La Psychologie aux Affaires de la Vente .(La connaissance des hommes.Analyse des caractéres, ete.) 9 \u2014 Sélection et Formation .$3.00 Le Fonds Collectif \u2018A\u2019 paie son 6ème dividende Les Placements Collectifs Inc.ont payé, le 15 courant, un dividende de 9 cents l'unité aux détenteurs d\u2019unités de participation du Fonds Collectif \u201cA\u201d, immatriculés le ler avril ainsi qu\u2019à ceux qui détiennent des certificats au porteur et qui remettront le coupon No 6.En marge de ces données, Marcel Clément fait remarquer a nos compagnies d\u2019assurance-vie que récemment The National Life Assurance Co.of Canada a acquis un intérét de 30% dans Mutual Funds Management Corporation.C\u2019est la premiére fois que la chose arrive au Canada, bien que cela soit arrivé souvent aux Etats-Unis.Il n\u2019y a rien d\u2019illogique à cela puisque les fonds mutuels et les cies d\u2019assurance-vie préconisent tous deux le recours a des plans d\u2019économies périodiques, soit sous forme d\u2019investissements ou d\u2019assurances permanentes, plans qui sont, en quelque sorte, complémentaires les uns des autres.Au cours du semestre qui vient de se terminer, l\u2019actif net a augmenté de 11%: il atteint au 31 mars le chiffre sans précédent de $2,988,945.Les souscriptions ,au Plan de sécurité financière s\u2019élèvent maintenant à $2,985,000, soit une augmentation de $965,000.depuis le 30 septembre 1959.La composition du porte-feuille a été sensiblement modifiée pour le rendre plus défensif.Il y a six mois, les obligations représentaient 21.9% de l\u2019actif total.Cette proportion est passée à 36.86%.Le Fonds pour- ÉVOLUTION EN PERSPECTIVE : Les fonds mutuels se spécialisent La Commission royale d'enquête sur les perspectives économiques du Canada prévoit l\u2019essor rapide de l\u2019industrie énergétique canadienne.Pour fournir aux petits et aux grands épargnants le moyen d\u2019y participer, un nouveau fonds mutuel fermé vient d\u2019être créé.La Canadian Gas and Energy Investments Limited groupe dans son portefeuille uniquement des titres de compagnies engagées dans ce genre d\u2019industrie.Contrairement à la politique des fonds mutuels balancés et diversifiés sur l\u2019ensemble de l\u2019économie nationale, ce type de fonds a une tendance spéculative; cela invite à la prudence.Ventes record chez Henry Morgan Les ventes chez Henry Morgan & Company ont continué d'augmenter pour établir un nouveau record dans l\u2019exercice clos le 30 janvier 1960; elles se sont chiffrées à $47,950,027 pour accuser une augmentation de 4.5 p.c.sur celles de l\u2019exercice précédent, qui avaient été de $45,867,057.En comparaison, les ventes au magasin montréalais de Eaton auraient atteint les $90 millions pour la même période.Une maison canadienne-fran- çaise, Dupuis & Frères, Limitée, qui opère dans le même champ ments $3.00 des Vendeurs .$3.00 ra ainsi bénéficier des taux d\u2019in-|d\u2019action, a vendu en 1958, comp- 8880 RA (Comment choisir et former les térêts particulièrement élevés of-|toir postal inclus, pour un total (Perception des comptes.Lettres vrais vendeurs.) ferts par les obligations.Dividen- de $22 millions.Même si ce chif- de \u201ccollection\u201d.Crédits, etc.) 10 \u2014 Prospection de l de: 9c.l\u2019unité a été déclaré le ler fre est dépassé par celui de 1959, 3 \u2014 Marchés mobiliers et ospection de \u2018a avril.Depuis le début de ses opé- que nous ne connaissons pas en- Placements $4.00 Clientèle .$3.00 ||rations, le Fonds \u201cA\u201d a distribué core, il est évident que la solida- 11 Sot : (Mille et un tuyaux pour trou- six dividendes semestriels qui for- |rité économique n\u2019est pas encore (La Bourse.Les valeurs.Spécu- 1 li 1 ment un total de 54¢ l'unité.passée dans nos moeurs! lation.Placements.Plans di- ver les clients et les conserver.) vers.) 2, 11 \u2014 Le Service des Ventes .$3.00 , .12, + | z di t 4 \u2014 Principes generaux (Tout ce qu\u2019il faut faire pour ob- Peu d emplois d ete pour ies étudiants d\u2019Organisation .$3.00 tenir du succès dans la vente.) (Systèmes modernes d\u2019organiser 12 \u2014 La Publicité et la Vente .$3.00 Le Bureau de placement de du maintien des vacances esti- i i \u2019 i l\u2019université MeGill vient de pu- vales traditionnellement lon les commerces et l\u2019industrie.) (Les secrets de l\u2019annonce qui ! Cl Las ; itai- 5 Oo isation de l\u2019Emploi $3.00 rapporte au centuple.) blier des statistiques montrant gues des étudiants universitai \u2014 Vrganisallon de mp 01 $9.bp ple.que, des 825 étudiants qui ont Tes, soit la nécessité pour ceux- (Modes d\u2019organisation d\u2019après sollicité du travail pour l\u2019été, ci de gagner de l\u2019argent, dispa- Ford, Taylor, Fayol et les grands \u2014 = = = \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 seulement 75 ont déjà trouvé raît parce qu'on ne parvient, pas techniciens de l\u2019organisation [7 Entourez d\u2019un cercle les numéros requis | un emploi, tandis que des 230 à trouver un emploi pour l\u2019été.moderne.) .et incluez votre remise étudiants qui ont rempli une L'avenir compte sur ces jeu- 6 \u2014 Organisation de la Pro- | formule analogue, seulement 10 nes.Il importe doublement de duction .$3.00 1 2 3 4 5 6789 10 1 12 ont trouvé du travail jusqu'ici.leur trouver des emplois d'été : P autra à cn | C\u2019est dire que près de 92% des 1 \u2014 pour les soulager de la (Comment produire à meilleur NOM étudiants et étudiantes de Me- préoccupation financière qui marché en disposant k ommes et | | Gill qui désirent un emploi pour nuirait à leurs études; 2 \u2014 pour machines scientifiquement.) AAresse oon eae cet été, n'en ont pas encore leur fournir l\u2019occasion de trou- 7 \u2014 Organisation financière | vin | trouvé un.ver dans le travail une occa- et administrative .$3.00 LE 1 L.ecusccccssencscenacscerine scene scans ce sresen sine scan ts acces Il va sans dire que la situa- sion de développement; car ce (Organisation du bureau, etc.) Montant inclus $ tion n\u2019est pas meilleure pour N'est pas nécessairement ce que , .| S ID sercrecesere rare ne race ce rence nee | les étudiants de l\u2019Université de l'homme apprend, qui l\u2019enri- Montréal .chit et le perfectionne: ce qu'il B éli | E di t 4.rue St-Jacaues Qu é Envoyez contre remboursement [J .| FAIT revét un caractére par- Isle I eur, \u2019 ques, ° \u2026-_-_-_>_-_- - -\u2014-_-_- \u2014-_ \u2014-_ \u2014-\u2014 Ainsi l\u2019une des principales ticulièrement efficace de for- Taisons qui militent en faveur mation."]
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