Les affaires : a magazine of business, 1 juillet 1960, vendredi 1 juillet 1960
[" N 19 m\u2014- i } i I subir, -S fête, les uni, \u201cOVince \u2018Bran: Mais : S'il ny \u2018ératior 339 \u201c audra les me.Urrior; a par.on sp d\u2019orga.\u2018aises ; a QO Conse: e, pou lu cer.JS \u2014 No our ai 'sité J a som.3 d'un.sembl 400,00: 00,000 | sous.\u2018autre ajoutez \u2018oront: ajoute: fraye t pour ole de \u2014 meri- Varing rlines.que la com- Etats- onder Ilabo- er de 1Mpa- ts ca- | ontois ah , NT che lable.1jours ce les sont MELCHERS distillateurs de produits de grande qualité, Genièvres, Dry Gins, Rhum et véritables Rye Whiskies.Les Distilleries Melchers Ltée Montréal \u2014 Berthierville Memb 2; du Conseil d\u2019Expansion Economique LA GCOUVEANEMEN BIBLIOT.DE HOTEL OU oc, RipL.XXxIl \u2014 NO 7 2 rh arme: Brasseur Nous avons provoqué un Mais ce qu'il nous FAUT surtout, c'est un changement d'attitudes.1ER JUILLET 1960 Pour l'avenir du Québec en général et cslui de la communauté canadienne-française en H particulier, rien ne servirait d\u2019avoir changé de pa:ti politique, ni de politiciens, ni même de mé- M thodes administratives, à moins de changer, rapidement et radicalement, nos attitudes person- Fi nelles et partisanes en face des problèmes collectifs.E \u2018Les Affaires\u201d n\u2019ont rien à faire dans la politique; du moins dans la politique telle qu\u2019on n'a guère \u2018tessé le l'entendre chez nous, sauf Fdepuis les rappeis au box sens \u2018d'Honoré Mercier (1885) et de FPaul Gouin (1934-35) c'est-à-dire Fceite espèce d'art, à la fois sub- Mil et grossier, dans iequel excel- ait certain disparu déjà presque oublié et qui consiste à tirer parti du pouvoir politique au mieux des \u2018intérêts supérieurs en cause, mais EY condition que cela puisse en mème temps servir de prétexte à l'protéger\u201d les intérêts particuliers jeu parti, du régime et de ses affidés.F Mais ce n\u2019est pas sans desscin Qu'elles se sont donné mission, dès 1928, de fournir à l\u2019homrae d'\u2019af- aires conscient de ses responsabi- iles communautaires (ce qui ex- lut malheureusement ceux-là qui font devenus trop gros pour ne Pas se croire d\u2019une essence supé- leure) au moyen facile et prati- ue de se tenir au courant des Frenements ct des expressions d\u2019o- Pinion susceptibles d'affecter | ! ) économie canadienne-française.2 91 | Aussi bien ne sont-elles pas in- liférentes aux conséquences pré- isibles du grand dérangement qui est produit chez nous le 22 juin ernier, à deux jours à peine de à Saint-Jean, ce grand dérangeur Fitre tous.Sans ambage, elles se éjouissent donc, sinon das revers ubis par Péquipe aujourd\u2019hw pas- ee dans opposition, du moins des hangements d'attitude qui se rna- Paroles énergiques de Victor B Pour être de nifestent assez clairement, non seulement parmi les chefs de l'équipe élue, mais également et surtout parmi l'électorat.Si l'on se reporte aux grandes semaines qui suivirent la disparition de feu Maurice Duplessis et qui virent grandir, de jour en jour, sous les traits de Paul Sauve, la vraie figure d\u2019un chef cana- dien-français, on ne pourra manquer de faire le rapprochement.D'ailleurs, maintenant que Paul Sauvé a démontré, même aux yeux des plus misanthropes, qu'il n\u2019était pas impossible à un premier ministre du Québec de se montrer intelligent, cultivé et respectueux des droits des autres, à toutes fins pratiques, sans pour cela renier le caractère de privilège conféré par la Constitution aux intérêts collectifs de la communauté canadienne-française, on ne songe plus à paraître figé d\u2019horreur lorsque MM.Lesage, LaPal- me, René Lévesque, Gérin-Lajoie et leurs collègues parlent tout uniment des problèmes canadiens- français et des moyens souvent radicaux qu\u2019ils se proposent de prendre pour leur donner une solution nettement canadienne-française.Mais il importe d\u2019ajouter qu\u2019il y a des conditions à remplir pour que ce changement d'attitudes chez nos hommes politiques soit vraiment un changement \u201cpour de bon\u201d.Pour cela, il faut que chacun de nous réagisse, non seulement dans son for intérieur, mais dans tous les actes de sa vie quoti- arbeau : bons canadiens dienne et tout particulièrement quand ils côtoient le domaine de la politique.M.Lesage ne cesse d\u2019insister, avec infiniment de raison, sur les ravages causés dans notre économie par le système des \u201cpatro- neux\u201d.L\u2019insistance qu\u2019il y met laisse malheureusement pressentir qu\u2019il se fait déjà :des pressions excessives pour le faire survivre au profit d\u2019une \u201cgang\u2019 libérale.Mais elle ne nous fait que mieux voir à quel point chacun doit être sur ses gardes, car l\u2019hommerie qui reste en nous tendra naturellement à nous faire découvrir des prétextes à rechercher d\u2019abord la satisfaction des intérêts particuliers.Voilà comment les \u2018équipes les meilleures finissent par être entraînées dans la perversion de l\u2019électoralisme.Or la tâche qui est maintenant dévolue à l\u2019équipe Lesage-LaPal- me est tellement urgente, tellement complexe, tellement ardue, tellement ingrate qu\u2019il faut absolument faire effort contre soi-même et lui apporter, généreusement, toute la collaboration possible, à commencer par le sacrifice des intérêts mesquins.Pour leur part, \u201cLes Affaires\u201d feront, littéralement, de leur mieux.Si l\u2019on nous fait de la bonne politique, nous aurons bientôt de la bonne finance.Or de la bonne finance, cela veut dire, pour le Canada français tout ce qu\u2019il faut pour qu\u2019il s\u2019épanouisse et rayonne, comme il se doit, \u201ca mari usque ad mare, tout court, soyons d'abord de bons canadiens français! 2 Dationalité, ça ne se dilue a gy me certains veulent le fai- in ous serons de bons Cana- he bon autant que nous serons Fangs authentiques Canadiens bon, : à affirmé M.Victor Bar- a \u20ac l'Académie canadienne- \u201caise, dans une causerie pro- oncée à vane CVn le club St-Laurent ok Barbeau a voulu en quel- ire | ots définir ce que devrait Tançajs Petriotisme du Canadien him.commenter Lattitude (in- eulent 1e, Selon lui) de ceux qui nt se détacher du passé et pli ç; Quer pourquoi nous n\u2019avons pas à nous excuser d\u2019être et de s\u2019affirmer Canadiens français en terre canadienne.Nous aimons spontanément un pays, principalement pour ce qu'il représente, dont nombre de vertus qui ont illustré son passé, a dit le conférencier.Il a affirmé que le patriotisme doit s\u2019appuyer sur le passé et non sur l\u2019avenir et que si nous rompons avec ces liens passés, nous deviendrons des apatrides.Nous aurions pu avoir un passé plus glorieux et nous aurions pu former des hommes plus transcendants, mais cela provient du fait que nous n\u2019avons pas suivi notre vocation et que nous nous sommes contentés de copier les autres nations avec le résultat que nous restons une imitation des autres.Nous avons fait un usage mesquin et malheureux du passé, Il a déploré le fait que les journalistes et les commentateurs de la radio et de la télévision française (des \u201cbonimentateurs\u201d plutôt que des commentateurs) mettent en doute le fait que, culturelle- ment, le Québec est notre patrie.On ne veut pas restreindre à la province de Québec : on veut tout juger à l\u2019échelle du monde, a dit le conférencier.SAINT-HYACINTHE, QUEBEC À PROPOS DE CHANGEMENTS \u2026 changement de gouvernement \u2014 Nous voulons un changement de régime.On se pâme d'admiration devant les aspirateurs patriotiques des étrangers, particulièrement des pays sous-développés qui réclament leur indépendance, mais on ne trouve pas justifiable que les Canadiens français veuillent être maîtres chez eux.Si nous étions maîtres chez nous, nous ne serions ni nationalistes ni séparatistes, comme il arrive actuellement dans certains cas, a affirmé M.Barbeau.Si nous sommes nationalistes ou séparatistes, c\u2019est parce que nous vivons dans des conditions anormales de développement.C\u2019est pourquoi le conférencier a réclamé un réveil de la conscience nationale.Il a réclamé que notre histoire soit mieux enseignée, que nos commentateurs délaissent un peu les problèmes étrangers pour parler beaucoup plus souvent de notre propre situation.Nous n\u2019aurions plus alors ce complexe d\u2019infériorité qui nous afflige.Il faut un reveil national qui se manifeste par des actes et des faits démontrant aux autres Canadiens que si la coexistence pacifique entre des blocs idéologiques bien différents est possible dans le monde, elle pourrait aussi être possible sur un plan plus restreint, au Canada.Il a déploré en terminant que les partisans de la bonne entent., au Canada francais, favorisent surtout la bonne entente dans le sens péjoratif du mot.Et il a donné pour exemple les accrocs au bilinguisme, à Ottawa.| est nécessaire que l'état intervienne dans l'économie C'est l'opinion de la Banque Dans son dernier bulletin, la Banque Canadienne Nationale n'hésite pas à affirmer positivement que l\u2019intervention de l'Etat dans la vie économique de la nation inquiète les esprits libéraux, mais ceux-ci auraient tort de chercher à l\u2019enrayer.La politique du laisser-faire n\u2019a plus sa raison d\u2019être, le bien commun exigeant de nos jours une certaine planification des structures.Or l\u2019Etat a besoin, pour remplir son rôle, de moyens sans lesquels son action serait souvent inefficace.Il retient de plus en plus les services d\u2019économistes et de statisticiens, hommes de métier dont le concours est loin d\u2019être aussi négligeable que d\u2019aucuns le croient.Le gouvernement mettra plus facilement en oeuvre sa politique s\u2019il possède des données précises sur les régions, la population et les ressources du pays.Le concept du revenu national fournit des renseignements précieux sur les activités économiques d\u2019un territoire et sur le bien-être de la population.Il enregistre les progrès réalisés au cours des fluctuations cycliques.On s\u2019attache moins à l'établissement du revenu national à un moment précis qu\u2019à son évolution pendant une période donnée.Le revenu national aide l'Etat à élaborer sa politique fiscale et à comparer les niveaux de vie selon les classes sociales et les régions.En théorie, le revenu national est la somme des revenus des particuliers appéciables en monnaie, Il faut donc éliminer tous les facteurs du revenu personnel qui échappent au marché : biens et services afférents à l\u2019activité familiale, paiements en nature, biens retenus par Canadienne Nationale les producteurs pour leur propre consommation, services gratuits fournis par les entreprises ou par l\u2019Etat, enfin, tous les avantages qu\u2019on peut tirer de son initiative personnelle en dehors de son occupation régulière, ou d\u2019une propriété dont l\u2019amortissement est réparti sur plusieurs années.Même en tenant compte uniquement de quantités appréciables en monnaie, il faut conclure, en pratique, que le montant des revenus \u2018individuels n\u2019est pas identique à celui du revenu national.Outre que celui-ci n\u2019admet pas la duplication, il exclut les profits provenant d\u2019activités illégales ou contraires aux habitudes sociales d\u2019un milieu, profits qui, évidemment, ne figurent pas dans les déclarations d'impôt.D\u2019autre part, les profits qu'une société affecte à l\u2019extension de son outillage ne sont pas distribués aux particuliers, bien qu'ils soient inclus dans le revenu national.Le bulletin insiste, en conclusion, sur la vertu de l\u2019épargne et propose que dans l\u2019établissement du bud- | get familial, on mette de côté d\u2019abord un certain montant et qu\u2019on | vive du reste.| Mais tout le monde reconnait que :l\u2019embauchage intégral, à l\u2019exclu- \u2018sion du chômage saisonnier ou temporaire, ne se maintiendra que si les industries sunt prospères, et celles-ci ne fonctionneront à plein que si le pouvoir d\u2019achat de la population suffit pour absorber la production.Il importe donc de maintenir le niveau du revenu national, de favoriser même son expansion devant l'accroissement de la main-d\u2019oeuvre résultat de l\u2019augmentation de la population, sans parler de l\u2019immigration. (aite.a jeunes- Camille ir de la liste: D.» £éol.ill, gég- livection ; Sérant \u2018ésoudre néliorer Ce sont ous qui rs dans indus | semble que nos enfants ne es hommes d\u2019affaires seront intéressés à connaître les impressions hui animent nos jeunes étudiants vis-à-vis notre monde canadien-fran- ais.Ceux-ci sont certainement en mesure de découvrir les principales \u2014 arences dont ils auront probablement à souffrir.Le discours que nous rapportons ici vaudra peut-être que quelques-uns d\u2019entre nous prennent S'il faut en croire M.Pierre ermain, élève de rhétorique au kollège Ste-Marie, les Canadiens français ne s'aiment pas ou, du oins, leurs attitudes et leur con- quite nous incitent à le croire.\u20ac Dans son discours, intitulé \u2018Nous ntréal, : .+ ant le: Mifmieux connaître pour enfin nous ble en flivéaliser .\u201d, M.Germain a affirmé notamment que \u201cnotre ensei- ur to- Jllenement ne forme pas des Cana- et la Jdiens français\u201d, et ce, à tous les rimes.Miifdegrés.\u201cM5 4888 Nous reproduisons ci-dessous le be texte intégral du discours pro- , noncé par M.Germain: je l\u2019an \u201cSe trouve-t-il sur cette terre, Mont-Bilen cette année 1960 un peuple nparer Mqui se connaisse et s\u2019aime aussi ue, les Milnal que le peuple canadien-fran- parati- cais?mnt les I ns les \u201cComme peuple, en tant que tran- collectivité nationale distincte, 2,632 BRNOUS NE NOUS AIMONS PAS | ban- Mifcifisamment, et ce mal vient de 1DATCT Mille que nous nous ignorons.Mais, ots de Blne direz-vous, d\u2019où vient-elle cette Mgiorance de nous-mêmes?Cette CEUX Mlismorance, messieurs, résulte de ce mals pe NOUS NE CONNAISSONS ode SPAS A FOND notre histoire.Nous de avons pas su (du moins la ma- LL Je ite d\u2019entre nous) par indiffé- C Dé Mince, par ignorence, PENETRER ksens de notre histoire.Mais au- {Pr gflud'hui, impérieusement, il est StU\" Sens de le faire.Car, déjà, en © 8\" MER, le chanoine Groulx s\u2019expri- & HNC Miilrait en ces mots: mesure JE Si notre histoire a un sens, ET LE À UN SENS, notre seul des- 1 légitime et impérieux, l\u2019abou- pement logique de notre effort * 177 ans, pour nous dégager 1 re notre vie à nous.ne fut être que celui-ci: CONSTI- en Amérique, dans la plus e ve.i- Slide autonomie possible, cette me i- an politicuie et spirituelle: UN ; VE FRANCAIS ET CATHOLI- es OUR , le SE A \u2018Est-ce qualors ceux qui ont La ey ces paroles, fruits d\u2019une ns of hg lucide et profonde sur ire\u2019 s hi national de notre peuple, en te SE Loris toute la puissance et Bu.de portée?Et nous, les jeu- ou: MB \u20ac 1960, sommes-nous trop 35 8 os, trop indifférents pour LS % Ne Tépondre à cette appel, pour c\u2026, he faire écho dans nos vies to iq Prière! En effet, messieurs, oro: - HS dang le passé, c\u2019est dans notre ou eu QUe nous pouvons vérita- 1 he 1t nous révéler à nous-mé- bu Mn wo NOUS SOMMES ou mité S DE .ori Coo DEVRIONS ETRE: 1960.8 toligueg) ens francais et des ca- Jeur pilule et s'efforcent de changer la situation dans leur entourage.\u201cCette définition enfin saisie de nous-mêmes, que nous dévoile l\u2019histoire, entraîne loin dans notre recherche sincère de la vérité.Comment expliquer que notre histoire, cette histoire qui couvre plus de trois siècles, nous soit si étrangère et nous laisse distants et froids?QUELLE PEUT EN ETRE LA CAUSE?\u201cDevons-nous la chercher dans l'enseignement de cette province qui n\u2019accorderait pas assez de place et d'importance aux cours d'\u2019histoire du Canada?Pouvons-nous reprocher aux éducateurs, aux professeurs de nos cours classiques, de nos écoles secondaires et supérieures, de mal enseigner notre histoire?\u201cCes deux hypothèses, vous le comprenez bien, il m\u2019est impossible de les vérifier! \u201cMais lorsque je considère les résultats, lorsque je considère ces jeunes qui sortent de nos écoles, pleins d\u2019ambition et qui ne se préoccupent QUE de ce qui se passe ailleurs.Lorsque je vois ces jeunes déracinés qui ne connaissent QUE des problèmes internationaux, je m\u2019interroge! Car, pendant que leurs yeux fixent les vagues horizons d\u2019un monde séduisant certes, parce qu\u2019en perpétuelle évolution, ils oublient, ces jeunes internationalistes, le sol sur lequel ils vivent, et plus grave encore, ils se désintéressent de ce peuple (qu\u2019ils le veuillent ou non) qui est eux-mêmes: le peuple ca- nadien-français! \u201cEn conséquence, messieurs, j'affirme que notre enseignement (et quand je parle d'enseignement, je l\u2019entends à tous les niveaux) NE FORME PAS des Canadiens français! Qu\u2019on nous donne une formation réelle, dite même \u201cgénérale\u201d, lorsque reçue au cours classique: c\u2019est du moins souhaitable.Mais que la majorité des étudiants canadiens-français sortent de nos collèges complètement déracinés, désorientés, ignorants des problèmes qui touchent de près la nation canadienne-française et qui, par dessus tout, ne désirent nullement connaître leur histoire: c\u2019est inacceptable! Evidemment, on peut toujours accuser les étudiants canadiens-français d\u201d\u201c\u2018inertie intellectuelle\u201d, de paresse incurable (et certains éducateurs bien intentionnés n\u2019y manquent pas).Mais si ceux-là méme qui accusent sont conscients de ce problème, s\u2019ils connaissanent l\u2019éten- Les canadiens français saiment-ils vraiment?le croient pas ducation canadienne-française et ne font rien, absolument rien, pour trouver une solution, que pouvons- nous faire alors?sinon juger sévèrement! Car je crois fermement, messieurs, qu\u2019il n\u2019est pas suffisant de dire, avec feu Henri Bourassa: \u201cdevenez des compétences\u201d, lorsque aujourd\u2019hui ces mêmes Canadiens français, jugés compétents, se désintéressent totalement des difficultés que doit, comme par le passé, affronter leur nation.\u201cIl nous faut comprendre, messieurs, que notre histoire doit toujours éclairer, diriger, orienter notre action présente afin qu\u2019on ne nous accuse pas d\u2019être un peuple de déracinés et d\u2019éternels perdus qui, sans histoire et sans avenir, se cherchent en vain, afin qu\u2019on ne nous accuse pas, nous, les jeunes, de trahison, de reniement envers ce peuple qui est nous-mé- mes: le peuple canadien-français! \u201cCar, avouons-le, messieurs, la patrie n\u2019est-elle pas devenue pour un grand nombre d\u2019entre nous une abstraction, une chimère dont on se souvient vaguement à la St- Jean-Baptiste?Cette réalité essentielle qu\u2019est la nation n\u2019a aucune répercussion réelle et profonde dans notre esprit et dans notre coeur! Mais contre ce détachement, contre cet oubli honteux, retenons, messieurs, ces paroles prononcées par le chanoine Groulx en 1958: \u201cNationalité, Patrie! Quelles sont-elles pour nous?A défaut de l'évidence, une voix, un maître peut répondre: l\u2019histoire.Nos ancêtres n\u2019ont abordé, il y a trois cents ans, ni en Patagonie, ni au Mexique, ni au pôle nord, mais sur un point bien déterminé de l\u2019Amérique septentrionale .C\u2019est ici, sur le St-Laurent, qu\u2019une race, la nôtre, a pris racines.Qu\u2019y pou- vons-nous?On ne change pas l\u2019histoire.\u201d \u201cEtudiants canadiens-français, et c\u2019est à vous que je m'adresse, après avoir pris conscience de ce que nous sommes, après avoir pris conscience de ce que nous possédons (notre langue, notre culture française et surtout notre religion catholique) nous devons faire ce qu\u2019ont fait, ce que font les véritables Canadiens français: nous devons lutter pour défendre ce que nous avons oublié, pour défendre ce qui nous appartient! Cette action jeune et conquérante, cette contre-offensive ne se réaliseront qu\u2019en autant que nos convictions intérieures de patriotisme seront assez puissantes pour déborder de nous-mêmes en toute lumière et lucidité.Mais où puiserons-nous cette force indispensable?Sinon dans la connaissance réelle et in- telligente de notre histoire et sur- due de ce trou profond dans l\u2019é-tout des hommes qui l\u2019ont faite.|, JEAN-CHARLES MARTEL, président de la maison Jean-Charles Martel, Ltée.Cette maison, spécialisée dans la vente de bois et de matériaux de construction, devient membre du Conseil d\u2019Expansion Economique.(Photo Gaby) pansion Economique.\u201cNous pouvons, messieurs, pénétrer plus profondément encore le sens de notre histoire: parce qu\u2019elle porte en elle son sens et sa logique; cette histoire nous livre une mission et cette mission, comme Canadiens français et comme catholiques, nous devons la remplir! Vous me demandez quelle est cette mission?Cette mission est tout d\u2019abord de parfaire, idans la lutte pour la conservation intégrale de nos droits, l\u2019unité entre tous! Mais pourtant, nous possédons en nous-mêmes tout ce qui est nécessaire pour mener à bien cette mission et pour enfin nous accomplir.C\u2019est notre histoire, messieurs, et ses ouvriers courageux qui nous le demandent: soyons des patriotes, mais, chers amis, soyons les patriotes de 1960!.AFIN QUE NOUS CONNAISSANT MIEUX UNE FOIS POUR TOUTES, NOUS PUISSIONS NOUS REALISER !\u201d PAGE SEPT Nouveaux membres M.JEAN-PAUL LARUE, gérant des ventes chez Jean Landry & Cie Ltée, imprimeurs et lithographes, de Montréal.Cette firme totalement canadienne française s\u2019inscrit comme membre actif du Conseil d\u2019Expansion Economique.MM.Pierre Larin, à gauche, et Pierre-H.Bélanger, à droite, qui viennent de fonder la maison \u201cBélanger et Larin\u2019\u201d spécialiste en meubles et équipement de laboratoires.MM.Bélanger ct Larin faisaient jusqu\u2019ici partie de la maison J.-H.Wilson & Co.Lid., qu\u2019ils ont quittée pour fonder une entreprise similaire mais entièrement canadienne-fran- çaise.M.Bélanger est reconnu comme une autorité en la matière: il est à l\u2019origine de la conception, de la fabrication et de l'installation des plus grands laboratoires d\u2019industries et d\u2019hôpitaux à travers le Canada, dont ceux de l\u2019Hôpital Sainte-Justine, de l'Hôpital Général de Montréal, du Children\u2019s Hospital de Toronto.M.Larin, spécialiste en laboratoires pour fin d\u2019enseignement, a contribué à la mise en plan et à l'exécution des nouveaux laboratoires de l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal; il a aussi préparé et dirigé l'installation de nombreux laboratoires d\u2019universités, de collèges, d\u2019écoles secondair l\u2019est du Canada.Cette nouvelle institution fait partie du Conseil d\u2019Exes el d\u2019écoles d'arts et métiers dans THEO JOURDAIN, président de la maison Lebo Inc, fabrique de vêtements d\u2019enfants.Lebo Inc., dont les produits jouissent d\u2019une excellente réputation dans toutes les provinces de l\u2019est du Canada, devient membre du Conseil d\u2019Expan- | sion Economique. à M.PAGE HUIT En Vede CHARLES-EMILE BELAN- GER, doyen de la Faculté de Commerce de l\u2019Université de Sherbrooke, qui vient d\u2019être élu administrateur à la Canadian Marconi.Il est aussi président de J.-B.Loranger Ltée, de Trois-Rivières, et siège au conseil d\u2019administration des compagnies suivantes John Inglis Co.Ltd., English Elee- tric Co.of Canada Ltd., Orly Inc, Gaz National Inc., Belmont Inc.tte 3ème dossier du | publicité-club de la région de Québec Le troisième dossier du Comité des Recherches sur le Marché Français du Publicité-Club de Montréal vient de paraître.Il porte sur la région de la Vieille Capitale et la remise officielle en a été faite aux autorités municipales et aux représentants de divers organismes publics par le président du P-C, M.Jacques Bouchard et l\u2019un de ses directeurs, M.Dan Pleshoya- no.La cérémonie a eu lieu à la Maison Maillou, le nouveau siège \u2018e la Crambre de Commerce de Québec.Le dossier comprend quatre sections et une carte de la région étudiée.La première section analyse la structure démographique; la deuxième, le niveau de vie de la population locale ainsi que son pouvoir d\u2019achat; la troisième est consacrée à une revue des principales activités commerciales et industrielles; enfin, la dernière donne des renseignements sur les moyens qui sont à la disposition des hommes d\u2019affaires pour atteindre et Lansdown Storage Ltd.et influencer les consommateurs.J.J.SAMSON ALBERT JESSOP MM.J.-J.SAMSON, Ing.P., et ALBERT JESSOP, LL.L., qui viennent d\u2019être élus au poste d\u2019administrateurs de la Quémont Construction Ltée et de ses filiales.M.Albert Jessop est secrétaire-trésorier de la compagnie et administrateur de La Survivance, mutuelle d\u2019assurance- vie.M.J.-J.Samson entrait au service de Quémont Construction Ltée en 1950 et exerce depuis quelques années la fonction d\u2019ingénieur en chef.arm re a pr TRI ru rer ny ra re oval a M.G.M.PFEIFFER MM.M.-G.-M.PFIEFFER et M.J.-G.Bourke, dont on annonce la promotion au sein du service des ventes chez Chrysler du Canada, Ltée.M.Pfieffer, né à Québec et possédant un baccalauréat en commerce de l\u2019Université McGill, occupera le poste de gérant de zone zone de Québec, M.Bourke, natif de North Bay, est à l\u2019emploi de la M.J.G.BOURKE Chrysler depuis 1946; il devient gérant-adjoint de zone.A / LES AFFAIRES 1ER JUILLET 195 TS | L'équilibre commercial du CANADA A la lumière des chiffres fournis sur le commerce extérieur au cours du premier trimestre de 1960, M.Pierre Harvey, économiste, déclare dans la dernière publication de la revue COMMERCE que le problème d\u2019équilibre commercial pour le Canada demeure entier, compte tenu du fait que no.La cérémonie a cu lieu à la Maison Maillou, le nouveau siège de la Chambre de Commerce de Québec.Après une brève rétrospective sur les chiffres du commerce extérieur, où il voit une preuve évidente d'honnête prospérité, M.Harvey souligne que cet état de chose ne présente pas moins de problèmes sérieux au niveau de l'emploi.\u201cLes chiffres nous permettent, déclare en substance M.Harvey, de comprendre un peu mieux ce qui se passe sur le marché du travail : dans la mesure où ce sont surtout les industries primaires qui manifestent un regain de dynamisme, on a affaire à une reprise qui touche précisément les activités qui disposent déjà d\u2019une capacité de production rendue excédentaire par les grands investissements de 1958; les exportations et la production peuvent monter sans influencer sensiblement l\u2019emploi, du moins aussi longtemps que n\u2019aura pas été utilisée la marge déjà existante.Par contre, certaines industries employant beaucoup de main-d\u2019oeuvre voient leur marché extérieur se refermer : c\u2019est le cas des instruments aratoires.D'où extension «du sous-emploi ou en tout cas permanence du chômage.\u201d Répartition géographique M.Harvey signale la situation peu confortable de l\u2019économie canadienne à l'égard ide la répartition géographique de nos ventes à l'étranger.Il y note la très forte concentration des marchés canadiens.\u201cLe début de 1960 a donné lieu à un certain réaligne- ment des clients du Canada, fait- il remarquer, ce qui entraîne une décentralisation légère mais quand même notable.\u201d H rappelle que les ventes aux Etats-Unis ont augmenté de 16.9 pour cent au cours du premier trimestre et celles vers l\u2019Angleterre, de 29.3 pour cent.Mais il rappelle aussi que nos importations ont augmenté de 37 p.c.du Royaume-Uni.Les autres pays du Commonwealth ont enregistré un gain de 26.7 p.c., alors que le reste \u2018u monde enregistre un recul de 25 p.c.\u201cQuelle que soit la satisfaction qu\u2019on puisse tirer d\u2019un tel mouvement de réaménagement de nos échanges extérieures, même si ce réaménagement reste encore.fai- Le répertoire des manufacturiers canadiens L\u2019édition de 1960 de 1a CMA rendue publique Plus de 11,000 manufacturiers canadiens, un nombre record, sont inscrits dans l\u2019édition 1960 de l\u2019index commercial canadien, publié par l\u2019Association des manufacturiers.Entièrement revisée et mise à date, la nouvelle publication apporte une réponse immédiate à ceux qui sont désireux de connaître l'étendue de la production canadienne et quelle est l\u2019adresse de nos manufacturiers dans les secteurs les plus divers de la production.L'index donne non seulement la liste des manufacturiers mais aussi celles des produits.Il contient en outre une foule de renseignements sur les exigences du commerce d'exportation, sur ses méthodes de financement et sur les transports en général.est toujours aussi instable ble en importance, il ne faut pas oublier que nos importations, soit avec la Grande-Bretagne, soit avec le Commonweath, se sont accrues nettement plus que nos exportations, conclut-il.Si bien qu\u2019il faut noter l'apparition de balances commerciales défavorables, là où nous avions traditionnellement enregistré des surplus.Notre problème d\u2019équilibre reste donc tout entier, au contraire, une union plus étroi, te encore avec les Etats-U.ijs, M.Harvey signale la su: zestio de M.Hugh Keenleyside, qui voudrait qu\u2019on adopte un programme mitoyen : un libre-échungisme sélectif qui consisterait en .les a.cords remplaçant les douanes par un partage de la production entre les entreprises américaines et les entreprises canadiennes.Ceite fg.mule, dit-il, apporte des idées nouvelles dans un débat qui ne nous a pas fourni jusqu'ici la solution à un problème que nous traînon; depuis déjà de très nombreuses années et que les récentes évolutions * ne semblent pas devoir supprime.k, Comment résoudre ce problème ?En relevant nos barrières douanières ou en réservant notre marché interne à nos propres producteurs ?D'autres préconiseront, \u2014 Actuellement, les profits sont trop faibles.Un avis discret mais sans équivoquef Voici, reproduit tel quel, donc contrats de travaux publics après en français, du \u201cDaily Commer-|demande de soumissions publi- cial News\u201d de Toronto, un entre- ques\u201d.fil i : ; \u201d 1 QUEBEC Je Pi de SAV A ve «| On adit quil faudra attendre le I'accession au pouvoir du parti Li- P lacement officiel du nouvel béral, dirigé par M.Jean Lesage, Souvernement avant que d'autres on sattend a des réformes radi.Sections du programme libéral, cales dans le domaine des finan- soit annoncés.ces publiques.Cet avis discret (?) aux entre L\u2019article 51 du programme poli- preneurs avides de contrats du tique du Party Liberal est ainsi|gouvernement de Québec est un formule : \u201cAssainissement des fi- compliment d\u2019une rare éloquence nances publiques par l\u2019octroi des pour l\u2019équipe Lesage-Lapaime.Rica ER PE ct Tai) Diet Ded ta M.Rosario-T.Armand, président de Canada Dactylographe Inc.et de Rar À mar Platens & Parts Ltd., annonce les nominations suivantes : M.ROGER LAPERRIERE, récemment nommé vice-président de Randmar Platens & Parts Ltd., devient directeur technique pour l'installation de machines-con.- tables et de machines pour opérations bancaires; M.NORBERT BLA - CHARD, gérant du service des meubles de bureau et conseiller en aménac - ment de nouveaux bureaux; M.PIERRE-S.BOURNET, gérant du service c-$ machines à polycopier avec reproduction électronique et accessoires
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