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Titre :
Les affaires : a magazine of business
Éditeurs :
  • Québec :Argus de la presse internationale,1928-1978,
  • Publications Les affaires inc.,
  • Montréal :[Journal Les affaires]
Contenu spécifique :
vendredi 23 juin 1961
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Clé d'or ,
  • Guide de l'acheteur (Québec, Québec : 1924)
  • Successeur :
  • Journal des affaires
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Références

Les affaires : a magazine of business, 1961-06, Collections de BAnQ.

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[" \u2018Dans le Québec, il existe une forme d'appui financier que l'on a peut-être pas assez mis à contribution: notamment, d'éventuelles fondations canadiennes - françaises qui encourageraient tel ou tel projet d'étude ou qui associeraient leur nom à l'expansion future de nos maisons d'enseignement comme cela se fait dans le monde supérieur, anglo-saxon\u201d.Jean LESAGE Premier ministre du Québec Digeste de L'information financière, industrielle et commerciale \u2014 Au service de l'économie {mars 1961} canadienne-française depuis 1928 \u201c06 Rédaction et administration: 635.Henri-Bourrassa est, Montréal \u2014 DU.1-1888 JON 1° THER VOL.XXXII \u2014 NO 4 23 JUIN 1961 SAINT-HYA Abe - montré 9 iki budget ou le discours du \"LA MONTAGNE, EN TRAVAIL, ACCOUCHE D'UNE SOURIS\u201d M.Donald Fleming désire favoriser l\u2019expansion de l\u2019économie canadienne par un budget bien conservateur, Ce budget prévoit un déficit-record de $1 milliard pour la fin de l\u2019année fiscale qui débute.Mais comme on sait que M.Fleming n\u2019est pos toujours chanceux dans ses prophéties, il serait sage que l\u2019on se fasse, dès maintenant, à l\u2019idée d\u2019un déficit plus élevé.Par ailleurs, M.Fleming annonce un dégrèvement fiscal sur l\u2019achat de nouvel équipement par les industries canadiennes et sur les sommes consacrées par celles-ci à la recherche scientifique.Il abolit aussi la taxe d\u2019accise de 7.5% sur les automobiles de fabrication canadienne, Quant aux particuliers qui ne sont pas pompiers volontaires ou qui ne dépensent pas au moins $2,500 en frais médicaux, ils ne doivent s\u2019attendre à aucune diminution de leur impôt.Ils peuvent toujours, en guise de compensation, partager l\u2019optimisme de M, Fleming et espérer avec lui que cette poignée de demi- mesures que constitue le budget, pourra parvenir à ranimer soudainement notre économie moribonde .si Dieu le veut.M.Fleming prévoit que les recettes seront de $5,765,000,000 et les dépenses, de $6,415,000,000.Donc, un déficit de $650,000,000.II établit à $1,000,000,000 les besoins nets en espèces (y compris les opérations non budgétaires).Le ministre annonce en outre une enquête royale sur les structures financières du Canada, et, comme on le prévoyait depuis quelques jours, la dévaluation du dollar canadien.Par suite de l\u2019échéance, le ler janvier prochain, des accords de location fiscale avec les provinces (Québec excepté), les taux de l'impôt fédéral sur le revenu des particuliers sont réduits de 16% et ceux sur les profits des corpu- rations sont réduits de 9%.Mais ce soulagement sera sans doute de courte durée puisque les provinces concernées seront probablement appelées à prélever des impôts supplémentaires afin d\u2019assumer les services essentiels jusqu'ici assumés par Ottawa jusqu\u2019à concurrence de $300 millions par année.Certaines taxes de vente abolies Le ministre annonce une exemption de la taxe de vente à l\u2019égard des articles suivants : bois lamellé acheté par les municipalités pour la construction des ponts; additif pour le mazout de chauffage; souffleurs de système de chauffage; thermostats; réservoirs a gaz propane pour caloriféres; mélange sec a ciment préparé; fourragères agricoles; sacs de plastie pour le lait et la crème.Allocations aux industries Le ministre annonce en outre des allocations pour l\u2019achat de nouvel équipement et pour la modernisation des entreprises.Ces allocations prendront la forme d\u2019une augmentation de 50 pour cent dans les taux de dépréciation, applicable à la première année d\u2019imposition.Il prévoit également une augmentation du taux d\u2019allocation pour la dépréciation et l\u2019amortisse- hent par suite des dépenses encourues à des fins de recherches effectuées au Canada.M.Fleming a fait connaître la mise en oeuvre d\u2019un nouveau principe à l\u2019égard des plans de participation aux bénéfices, de sorte qu\u2019un employé n\u2019aura pas à payer d'impôt sur les montants contri- bués en son nom par son employeur.Aide à l\u2019industrie canadienne de l\u2019automobile La taxe d\u2019assise sur les automobiles de fabrication canadienne est abolie.Cela veut dire qu\u2019un acheteur qui se rendra chez un vendeur d'automobile paiera une moyenne de $150.00 de moins pour une voiture canadienne qu\u2019il ne le ferait pas pour une voiture de fabrication étrangère.Dépenses médicales M.Fleming accorde aux contribuables un certain allègement : il abolit la limite maximum qui était jusqu'ici imposée au montant qu'il est permis de déduire Chute du dollar canadien Sur le marché du change londonien, la cote du dollar canadien par rapport à l\u2019américain est tombée au plus bas enregistré depuis dix ans : 95 à 97 cents.Le ministre des Finances du Canada, M.Donald Fleming annonçait une dévaluation, pratiquée en utilisant le fonds de change pour neutraliser l\u2019afflux de capital étranger.La mesure a pour but d\u2019augmenter les exportations et de diminuer les importations, au titre des dépenses médicales.Ces limites sont de $2,500 pour le célibataire; de $3,000 pour la personne mariée, à quoi s\u2019ajoute $750 pour chaque personne à charge.Ces limites sont donc abolies, mais la déduction n\u2019est autorisée que si la somme dépasse 3 pour cent du revenu net, comme c\u2019est le cas présentement.L\u2019exposé budgétaire prévoit pour les pompiers volontaires une exemption de $300 au titre des frais encourus dans l\u2019exercice de leurs fonctions dans une année.Vers une dévaluation Afin de détourner la demande de fonds des sources étrangères vers les sources canadiennes, le gouvernement \u2018\u2018utilisera, a dit M.Fleming, le fonds des changes pour neutraliser le plus possible les effets de Ja continuation de l\u2019entrée de capitaux étrangers\u201d.Il faudra donc que le gouvernement contracte, en dehors des responsabilités budgétaires, d\u2019importants emprunts pour financer ce fonds.Ces emprunts furent de $500 millions en 1960 et cette année, depuis neuf mois, on a emprunté $125 millions.Si l\u2019opération Fleming dans ce secteur est fructueuse, les emprunts seront de plusieurs centaines de millions.Enquéte royale sur la finance Le ministre des Finances a aussi annoncé que le gouvernement créera une commission royale d\u2019enquête chargée d\u2019examiner le structure et les institutions financières au Canada.Le mandat du nouvel organisme.le premier du genre depuis la commission Macmillan en 1933, sera \u201cannoncé en temps opportun\u2019, mais il s\u2019étendra à tout ce qui concerne l'argent, les banques, le crédit et la finance, a dit M.Fleming.La présentation du rapport devra venir \u201cbien avant l\u2019étude décennale de la loi sur les banques en 1964\u201d.Le financement de l\u2019économie canadienne constituera un des principaux aspects de l\u2019étude.On recherchera aussi des moyens d\u2019encourager l'expansion des institutions d'épargne.Un cinquième déficit M.Fleming, a proposé un cinquième déficit consécutif, sans hausse du niveau général des impôts, comme moyen de stimuler l\u2019économie canadienne.Il a déclaré en présentant un budget \u2018\u2018d\u2019intérét économique,\u201d que le déficit sera de nature à amé- Tiorer l\u2019état général de notre économie.Il y aura certaines réductions sensible de l\u2019impôt en vue d\u2019atteindre certains objectifs économiques précis.M.Fleming a aussi déclaré que le gouvernement cherchera à Té- duire le déficit de la balance des paiements du Canada \u2014 perte sur les transactions internationales de biens et services \u2014 et à relever le niveau des placements et des épargnes des Canadiens.\u2018Le budget que je présente ce soir n\u2019est pas un budget ordinaire.C\u2019est, à un degré exceptionnel, un budget d'intérêt économique.\u2018Nous allons, en recourant à des politiques fiscales, financières et commerciales bien dosées, tâcher de créer plus d\u2019emplois, de stimuler la production et d'améliorer l\u2019état général de notre économie.\u201d M L'opinion d'un spécialiste: M.Roland Parenteau Collaboration spéciale aux \"Affaires\" Ceux qui attendaient avec tant d\u2019impatience le fameux renouvellement dans la politique économique gouvernementale en auront été quittes pour leurs frais.Après les débats sensationnels de la semaine dernière entre le gouverneur de la Banque du Canada et le ministre des Finances, on s\u2019attendait en effet à des mesures exceptionnellement vigoureuses pour faire face à la situation économique de l'heure.Beaucoup d\u2019observateurs prédisaient des réductions radicales d\u2019impôts, hypothèse d\u2019autant plus vraisemblable qu\u2019elle conciliait l\u2019espoir perpétuel du contribuable, d\u2019ailleurs la plupart du temps déçu, de réductions sensibles d\u2019impôts, avec les nécessités d\u2019une certaine politique fiscale devenue maintenant classique.Celle-ci recommande en effet de réduire les recettes publiques en période de ralentissement économique, et d\u2019arg- menter en même temps les dépenses, en vertu d\u2019un programme dit d\u2019encouragement au pouvoir d\u2019achat, et cela même au risque de provoquer des déficits importants.Or, que constatons-nous ?Que de dégrèvements fiscaux, il n\u2019en est à peu près pas question, la seule exception appréciable étant la disparition de la taxe d\u2019accise de 7.5% sur les voitures automobiles.Sans vouloir diminuer les mérites de cette mesure comme stimulant à une industrie importante, il faut bien admettre que du point de vue soulagement du contribuable, cela est négligeable.Il faudrait voir d\u2019ailleurs si cette baisse se traduira par une baisse correspondante des prix, auquel cas on a des chances que la production des voitures en soit affectée, ou si elle sera accaparée entièrement par les fabricants d\u2019automobiles, lesquels sont Américains comme chacun sait.Quant aux mesures visant à abolir la limite maximum applicable aux déductions pour frais médicaux, il y a ici aussi une bonne part d\u2019illusion.Combien de contribuables en effet ont au cours d\u2019une année des comptes pour services médicaux dépassant $2,500.dans le cas d\u2019un célibataire et $3,100.dans le cas d\u2019une personne mariée.Depuis qu\u2019il existe dans toutes les provinces du Canada des plans d\u2019assurance- hospitalisation, remboursant une portion appréciable des frais médicaux, ces cas sont devenus rarissimes.A toutes fins pratiques donc, on ne peut guère parler en l\u2019occurrence de dégrèvements fiscaux pour l\u2019ensemble des contribuables.Comment expliquer alors que le déficit budgétaire passera selon les prévisions du ministre des Finances de $345 millions pour l\u2019année terminée au 31 mars dernier à un estimé de $650 millions pour l\u2019année courante ?C\u2019est que les dépenses augmenteront à un rythme plus accéléré que les recettes.Celles-ci en effet, en dépit des concessions fiscales, légères il est vrai, annoncées par M.Fleming, augmenteront malgré tout d\u2019une année à l\u2019autre de $149 millions.Mais les dépenses, elles, feront un bond de presque un demi-milliard, soit plus exactement 454 millions.D\u2019où le déficit le plus considérable que le Canada ait connu en temps de paix.Autrefois, une telle nouvelle aurait fait bondir, Maintenant, elle est plus facilement acceptée.Elle n\u2019a pas les effets désastreux qu\u2019on lui attribuait autrefois, quand l\u2019équilibre budgétaire était l\u2019objectif qu\u2019il fallait poursuivre à tout prix.Il n\u2019en reste pas moins que des déficits répétés d'année en année, non compensés, de temps en temps, par des surplus, finissent à la longue par compliquer singulièrement le financement des dépenses de l'Etat.Celui-ci en effet se voit forcé d\u2019emprunter sur des marchés de capitaux déjà encombrés de titres gouvernementaux, ce qui ne peut que maintenir des taux d\u2019intérêt élevés.Ajoutons qu\u2019en dehors du budget, l\u2019Etat encourre de nombreux déboursés, sous forme par exemple de prêts à des sociétés de la Couronne ou de crédit à l\u2019habitation, déboursés qui l\u2019obligeront aussi à emprunter.De telles interventions sur les marchés financiers dans une conjoncture de sous-emploi, ne favorisent guère les investissements des entreprises ou des autres gouvernements, provinces et municipalités.Il existe évidemment un autre moyen d'emprunter de façon massive sans provoquer une hausse excessive des taux d\u2019intérêt, et c\u2019est de recourir aux emprunts bancaires au lieu de recueillir l\u2019épargne du public.Cela suppose évidemment une expansion de la quantité de monnaie, mesure auquel le gouverneur de la Banque du Canada oppose de fortes objections, comme (Suite à la page 4) Beau geste d'une entreprise canadienne-française \u2014 $400,000.pour initier les jeunes aux affaires (Voir en page 3) fe PAGE DEUX LES AFFAIRES Initiation aux Affaires LES MALHEURS DE M.LUPIN ou les mille et un problèmes de l'homme d'affaires canadien-français par Me Gabriel LAPOINTE, L.L.L., M.B.A.\u2014 680 rue Sherbrooke, ouest, Montréal Chapitre V \u2014 Le problème de l'Impôt Le problème de l\u2019impôt est sans | dernières années, à l\u2019apparition de contredit la \u2018\u2018bête noire\u2019\u2019 des contribuables en général et des hommes d\u2019affaires en particulier, et au cours de ce dernier article de notre série, nous aurons l\u2019occasion d\u2019en discuter sous ses deux aspects principaux; l\u2019impôt sur le revenu et l\u2019impôt sur les successions ou les droits successoraux.Première Partie \u2014 Impôt sur le Revenu Il ne m\u2019appartient pas de discuter ici de la responsabilité morale qui incombe a chaque contribuable et à chaque homme d\u2019affaires de déclarer au fisc, tous les revenus qu\u2019il a encaissés au cours d\u2019une période donnée.Qu\u2019il me soit permis d\u2019attribuer l\u2019attention de nos lecteurs sur le fait qu\u2019une fausse déclaration en matières fiscales de même que l\u2019omission de transmettre la déclaration statutaire peuvent constituer dans certains cas, une offense criminelle.Par ailleurs, une attitude positive à l\u2019endroit du fisc procure d\u2019abord a l'homme d\u2019affaires une tranquilité d\u2019esprit tout à fait essentielle à la conduite des affaires et en second lieu, évite aux héritiers, des complications que seuls ceux qui ont dû y faire face ainsi que les hommes de loi et les comptables sont en mesure d'apprécier.Qu\u2019entendons-nous par attitude positive à l\u2019endroit du fisc ?Tout d\u2019abord, une comptabilité ou une tenue de livres absolument impeccable qui permettra la préparation d'états financiers véridiques et reflétant les revenus véritablement encaissés par l\u2019entreprise ou l'homme d\u2019affaires au cours d\u2019une période donnée.À compter du moment où tous les revenus de l\u2019entreprise sont déclarés, les item de dépenses tels que frais de déplacement, frais de voyage, frais de convention, dépenses d\u2019automobile, contributions à différentes associations, etc.seront beaucoup plus facilement acceptés si elles sont en proportion des revenus déclarés.Il est un autre item dont le canadien-français ne se sert manifestement pas assez.Il s\u2019agit tout simplement de la dépréciation.Comment serait-il possible d\u2019ex- pliauer la démolition récente des édifices de la Standard Life Insurance Company, de la Banque Toronto Dominion, ainsi que de la Banque de la Nouvelle-Ecosse à Montréal autrement que par le désir des administrateurs de ces entreprises de profiter dc l\u2019item dépréciation.L\u2019attitude des administrateurs et des actionnaires de ces entreprises est tout simplement la suivante : Nous construirons de nouveaux édifices que nous payerons en grande partie à l\u2019aide de sommes qu\u2019au cours des années futures, nous aurions versées au fise tant provincial que fédéral.En plus de cet avantage, un programme de rénovation des facilités d\u2019une entreprise procure à l\u2019homme d\u2019affaires un local beaucoup plus agréable pour y accomplir son travail: enfin, lorsaue viendra l\u2019heure de disposer de l'entreprise.au cas où l\u2019homme d'affaires ou ses héritiers devaient en venir à cette solution, la présence d\u2019édifices rénovés au sein de l\u2019entreprise vaudra certes, pour ses propriétaires, un prix beaucoup plus élevé.Deuxième Partie \u2014 Droits successoraux Par suite de l'énormité des droits successoraux qui sont imposés par les autorités tant fédérales que provinciales à l\u2019occasion d'une transmission de biens par décès, : nous avons assisté au cours des ce que l\u2019on appelle communément : Les programmes de succession (\u2018Estate Planning\u2019).Le problème qui se pose est le suivant : Comment un homme, aujourd\u2019hui propriétaire de la presque totalité des actions d\u2019une entreprise, peut-il disposer de cette entreprise ou la transmettre à ses héritiers de façon à alléger autant que possible le lourd fardeau que pourront représenter pour ces héritiers les droits successoraux.Afin de permettre à nos lecteurs de se rendre compte de l\u2019importance des droits qui sont prélevés à l\u2019occasion d\u2019une transmission de biens par décès, nous reproduisons ci-dessous un tableau des taux applicables.TAUX DES DROITS SUCCESSORAUX EN VERTU DE LA LOI FEDERALE : a) 10% du montant imposable lorsque ce montant est inférieur à $5,000 b) $500 plus 12% du montant excédant la somme de $5,000 \u2014 lorsque le montant imposable excède $5,000 \u2014 mais ne dépasse pas $10,- 000.c) $1,100 plus 14% du montant excédant la somme de $10,000 \u2014 lorsque le montant imposable excède $10,000 \u2014 mais ne dépasse pas $15,000.d) $1,800 plus 16% du montant excédant la somme de $15,000 \u2014 lorsque le montant imposable excède $15,000 \u2014 mais ne dépasse pas $20,000.e) $2,600 plus 18% du montant excédant la somme de $20,000 \u2014 lorsque le montant imposable excède $20,000 \u2014 mais ne dépasse pas $40,000.f) $6,200 plus 20% du montant excédant la somme de $40,000 \u2014 lorsque le montant imposable excède $40,000 \u2014 mais ne dépasse pas $60,000.g) $10,200 plus 22% du montant excédant la somme de $60,000 \u2014 lorsque le montant imposable excède $60,000 \u2014 mais ne dépasse pas $100,000.h) $19,000 plus 24% du montant excédant la somme de $100,000 \u2014 lorsque le montant imposable excède $100,000 \u2014 mais ne dépasse pas $150,000.i) $31,000 plus 26% du montant excédant la somme de $150,000 \u2014 lorsque le montant imposable excède $150,000 \u2014 mais ne dépasse pas $200,000.j) $44,000 plus 28% du montant excédant la somme de $200,000 \u2014 lorsque le montant imposable excède $200,000 \u2014 mais ne dépasse pas $275,000.k) $65,000 plus 30% du montant excédant la somme de $275,000 \u2014 lorsque le montant imposable excède $275,000 \u2014 mais ne dépasse pas $350,000.1) $87,500 plus 32% du montant excédant la somme de $350,000 \u2014 lorsque le montant imposable excède $350,000 \u2014 mais ne dépasse pas $450,000.La justification de ces programmes de succession est contenue a la quatrième partie de la loi fédérale de l\u2019impôt sur le revenu (articles III et suivants) où il est spécifié que : a) Dans le cas d\u2019un individu, celui-ci pourra donner soit la somme de $4,000 ou la moitié de la dif- férence entre le revenu imposable du donateur pendant l\u2019année fiscale précédente et l'impôt qui était payable au cours de cette année.b) Dans le cas d\u2019une corporation personnelle, $4,000 également.Me sera-t-il permis de préciser que ces dispositions ne sont peut- être pas aussi simples et aussi claires qu'elles peuvent le paraître et que l'élaboration d\u2019un programme de succession, exige de toute évidence la collaboration d\u2019un expert en la matière.Il nous semble cependant qu\u2019à la seule lecture de ces dispositions, l\u2019homme d\u2019affaires puisse entrevoir la possibilité de se départir de son entreprise et de cette façon amoindrir considérablement l\u2019incidence des droits successoraux.Ceci exige bien entendu une capitalisation appropriée, i.e.un nombre minime Etat précaire de .\u2019 nos mines d'or Les mines d\u2019or canadiennes se trouvent dans une situation précaire : d\u2019une part, le prix du métal est immuable à 35 dollars U.S.l\u2019once de fin et, d\u2019autre part, les frais d'exploitation ne cessent d'augmenter, C\u2019est ce qu\u2019a déclaré M.Jules R.Timmins, président de la Hollinger Consolidated Gold Mines Ltd.à l'assemblée annuelle des actionnaires.Il a ajouté que la société avait réussi à accroître l\u2019efficacité de ses opérations de façon à moins dépendre de l\u2019aide de l\u2019Etat, mais que la hausse du prix des marchandises contre-balance presque entièrement cette amélioration.De plus, la valeur des réserves de minerai s\u2019amoindrit, ce qui peut entraîner la cessation éventuelle des opérations.En ce qui a trait à la société Iron Ore of Canada, sa produe- tion sera de 9 millions de tonnes cette année grâce à la plus grande activité de l\u2019industrie sidérurgique des Etats-Unis.d'actions communes et une majorité d\u2019actions privilégiées.Les actions qui seront transmises par le propriétaire a ses héritiers seront manifestement de la catégorie des actions privilégiées et de cette façon, le propriétaire restera assuré du contrôle de l\u2019entreprise.Il serait également approprié d\u2019avoir deux catégories d\u2019actions communes : Actions de classe A avec droit de vote et actions de classe B, sans droit de vote.Encore là, le propriétaire de l\u2019entreprise pourra transmettre à ses héritiers des actions de classe B, i.e.ayant droit aux dividendes et au surplus sans pour cela avoir droit de vote tandis que le propriétaire se réser-, verait pour lui-même toutes les actions de classe À ou la majorité des actions de classe A.Si le propriétaire de l\u2019entreprise commence ce programme de désinvestissement à un âge relativement peu avancé, et si la Divine Providence lui prête vie, il lui sera possible de cette manière de trans- 23 JUIN 1961 mettre la grande partie de ses biens et éviter ainsi la majeure partie des droits successoraux.CONCLUSION | Nous voilà donc au terme de |cette série que nous avions intitu- !lée : \u2018Les Malheurs de monsieur Lupin\u201d.Au tout début de cette série, la situation que nous avions \\décrite ne pouvait laisser entrevoir que des malheurs.Nous espé- :rons bien sincèrement qu\u2019à la lecture des cing articles qui ont sui- | vis nous avons brossé un tableau qui est beaucoup plus agréable a envisager et nous souhaitons ardemment que les quelques situations que nous nous sommes permis d\u2019analyser et les quelques conseils et suggestions que nous nous sommes permis de formuler auront eu l\u2019heure de rendre service |à quelques-uns des hommes d\u2019affaires de notre milieu, générale- iment si joviaux, si agréables de \u2018compagnie et tellement sincères.la General Electric A la reconquête de l'un de nos marchés La Canadian General Electric annonce qu\u2019elle peut maintenant faire face à la concurrence de l\u2019industrie japonaise des lumières décoratives de Noël.Au cours d\u2019une assemblée tenue à Montréal cette semaine, et à laquelle avaient été invités les distributeurs de la C.G.E., les hauts-fonctionnaires de cette compagnie ont décrit leur plan d\u2019action.Il s\u2019agit de nouvelles techniques de production, d'emballage, et de mise en marché qui permettront la vente des lumières de Noël à des prix au moins égaux à ceux des produits japonais.Depuis quelques annees, les Japonais obtiennent la part du lion dans la vente des lumières pour les décorations de Noël.En 1960, cette part était de 76%.Avant cette invasion du marché par la production japonaise, C.G.E.et d\u2019autres maisons canadiennes fabriquaient des lumières pour décoration intérieure et extérieure à Noël.Mais elle les fabriquait pour des organisations de distribution qui, elles, les vendaient sous leurs propres marques.Aussi lorsque ces organisations se mirent à acheter de grosses quantités de lumières de Noël fabriquées au Japon, la production canadienne fut presque totalement éclipsée, en conséquence, un grand nombre de Canadiens se trouvèrent sans emploi.\u201cTl nous fallait aborder le problème sous un angle absolument nouveau ou nous résigner à abandonner la fabrication de ces articles,\u201d a dit le représentant de C.G.E.\u201cLe problème était important; mais nous ne pouvions pas compter, pour sa solution, sur une aide quelconque du Gouvernement.Nous avons donc décidé de le résoudre nous-mêmes, car nous comptions sur les connaissances techniques, l'ingéniosité et la volonté de réussir de nos gens.\u201d Les bases du plan pour la contre- attaque furent jetées il y a deux ans.On mit d\u2019abord au point une machinerie capable de produire les lumières à un coût trés bas.Ensuite de nouvelles méthodes d\u2019emballage, de présentation et de mise en marché furent perfectionnées et de nouvelles économies ont pu être réalisées sur toute la ligne.\u2018Nous avons maintenu des normes sévères de qualité de sécurité et de rendement, tout en donnant du travail aux Canadiens.Mais celui qui bénéficie vraiment des avantages de nos nouvelles méthodes est le client, qui peut choisir parmi une plus grande variété de couleurs et de modèles tout en payant un prix moins élevé.\u201d La C.G.E.a lancé résolument cette offensive parce qu\u2019elle est persuadée que les Canadiens préfèrent des produits fabriqués au Canada à ceux importés d\u2019un autre pays, surtout si les prix en sont les mêmes et s\u2019ils sont de qualité supérieure.250 travailleurs de chez nous s'occupent à produire les quelques 18 millions de lumières de Noël qui serviront à décorer nos foyers à l'occasion des Fêtes.d'économie J.-P.NANTEL, prés.\u2014 M.GOYETTE, sec.-trés.Invitation toute spéciale aux lecteurs des \u2018\u2018Affaires\u2019\u201d\u2019 qui savent apprécier la qualité P eu g eo t La grande dame de France ! La plus voiture des voitures ! Peugeot (404)! a = Qualité de fabrication Ls nouvelle de performance et la distinction (404) SOLIDITE CONFORT ENDURANCE ELEGANCE PERFORMANCE POPULARITE NANTEL AUTOMOBILES LTEE 400, boul.Décarie (Saint-Laurent) RI.8-8807 23 JUIN 1961 LES AFFAIRES Beau geste d'une entreprise canadienne-française Fondation de $400,000 pour initier nos Jeunes Pour la première fois peut-être dans nos annales, une industrie de chez nous refuse de s\u2019en tenir aux résonnantes et stériles proclamations coutumières à l\u2019occasion de la Saint-Jean-Baptiste et manifeste, de façon courageuse et positive, c\u2019est-à-dire par des actes, la réalité de l'intérêt qu\u2019elle affiche à l\u2019endroit du milieu dont elle est solidaire.\u2014 En établissant la FONDATION MELCHERS pour l'avancement économique des Canadiens français du Québec, la famille MARCHAND met un terme à la funeste période de tiédeur et de flottement durant laquelle nos hommes d\u2019affaires se sont cru forcés, pour survivre, d'ignorer la pratique de la solidarité québecoise.\u2014 En se faisant ainsi la première chez nous à transposer dans les affaires la formule du canadianisme bi-national qui peut seule donner tout son sens et toute sa valeur à la réalité canadienne, la famille MARCHAND se manifeste en plein accord avec le sentiment qui se cristallise rapidement dans toutes les provinces et mérite les plus grands éloges.Avec les revenus de la Fondation Melchers, plus de $20,000 pourront être employés, dès l\u2019an prochain, à l\u2019initiation pratique de notre jeunesse étudiante aux réalités de l\u2019économie canadienne-fran- çaise et à l'accession de quelques sujets d\u2019élite aux grandes institutions d'enseignement spécialisé du Canada et des Etats-Unis.\u2014 Chaque année, 30 lauréats de nos meilleures écoles auront la chance de parcourir toute la province et d\u2019y visiter à loisir nos plus importantes réalisations industrielles et commerciales.Les revenus de la FONDATION MELCHERS seront administrés par des fiduciaires étrangers à l'entreprise et les bourses seront attribuées par des représentants de nos trois Facultés de Commerce.(par Séraphin Vachon) Il continue de se passer, dans notre chère province, toutes sortes de faits bien singuliers.Et l\u2019un des faits les plus singulier qui se soient vus ces derniers temps, c\u2019est l\u2019espèce de silence qui s\u2019est fait autour d'un événement pourtant chargé de signification et tout particulièrement à la veille des célébrations de la Saint-Jean.Sans doute faut-il y voir une autre manifestation du droit de veto sur la rédaction qu\u2019on laisse toujours au gérant de la publicité, dans nos journaux, même si l'on s\u2019accorde à constater, qu\u2019ils en usent à pieds joints, notamment à La Presse et même au \u2018\u2018Devoir\u201d.Le malheur, c\u2019est que nos gens s: trouvent pour cela privés d\u2019informations importantes et de nature à modifier certaines de leurs attitudes.L'établissement de la FONDATION MELCHERS, en particulier, méritait d\u2019être signalé à l\u2019attention générale.On se plaint, dans tous les milieux et depuis belle lurette, du fait que les grandes entreprises canadiennes - françaises, tout comme nos quelques centaines de millionnaires, n\u2019aient jamais imité le geste pourtant presqu'institutionnel des entreprises anglo- protestantes, qui s'évertuent a multiplier les fondations susceptibles de favoriser l'initiation de la jeunesse à toutes les techniques aussi bien qu\u2019à toutes les cultures parce que leurs chefs, c\u2019est-à-dire nos frères anglo-protestants, vivent en pleine conscience des principes de la solidarité et commu- nautairr des devoirs sociaux et des motifs d\u2019intérêt économique qu'elle postule.Ici même, à Montréal, c\u2019est par dizaines de millions qu'il faudrait chiffrer les capitaux investis en des fondations destinées au progrès de l\u2019enseignement universitaire ou technique et pas un homme d\u2019affaires anglo-saxon bien né ne croirait sa carrière achevée dignement sans le couronnement d\u2019une fondation personnelle ou, du moins d\u2019une participation substantielle à une fondation déjà reconnue.Opinion de M.Lesage Or personne, sauf erreur, dans nos milieux d\u2019affaires, n\u2019avait encore eu l\u2019audace de s\u2019engager carrément dans le sens de la solidarité canadienne-francaise en imitant, au profit des nôtres, l\u2019exemple donné si nettement et depuis si longtemps par les entreprises du Canada anglais au profit des leurs.Tout récemment encore, c\u2019est le Premier Ministre du Québec lui- même.M.Lesage, qui s\u2019adressait carrément à nos hommes d\u2019affaires pour leur demander formellement d\u2019aider au financement de nos universités et de nos maisons d\u2019enseignement.\u201cAvant de faire appel à l'Etat, il doit montrer toute l'initiative dont il est capable dans la mise en action des moyens dont il peut disposer pour la solution de ses propres problèmes\u201d.\u201cJe crois que l\u2019on peut appliquer ce principe d'ordre général aux méthodes de financement des universités\u201d.\u201cDans le Québec, a poursuivi M.Lesage, il me semble qu\u2019il existe un appui financier qu'on n\u2019a peut-être pas suffisamment mis à contribution\u201d : les maisons d\u2019affaires canadiennes - françaises \u201cdont l\u2019apport present à notre société pourrait, sans trop de difficultés probablement, se doubler d'une sollicitude particulière envers nos institutions d'éducation\u2019; les personnes \u2018\u2018qui ont l'avantage de disposer d'une fortune assez considérable et qui se demandent parfois avec quelle entreprise charitable ou philanthropique elles pourraient la partager\u2019; et d\u2019éventuelles \u201c\u2018fondations canadiennes françaises qui encourageraient tel ou tel projet d\u2019étude ou qui associeraient leur nom à l\u2019expansion future de nos maisons d'enseignement supérieur\u2019, comme cela se fait dans le monde anglo-saxon.\u201cSi le secteur privé peut jouer un grand rôle dans le financement actuel et futur de nos universités\u2019, a repris le premier ministre, \u201c\u2018il ne faut pas en conclure que le gouvernement a l\u2019intention de se désintéresser désormais des problèmes de l\u2019enseignement supérieur au Québec : \u201cMais il n\u2019a pas l\u2019intention en cela, de remplacer ce que le see- teur privé est cn mesure d\u2019accomplir\u2019\u2019, a conclu M.Lesage.Il arrive seulement, comme gardien du bien commun, à accélérer la marche en avant d\u2019un peuple orienté vers l'avenir\u2019.Dans le temps, tous nos journaux ont fait écho à cette espèce de mise en demeure.On a même écrit des éditoriaux pour renchérir.Mais quand le Conseil d\u2019Expansion Economique de Montréal s'est chargé de tenir une conférence de presse pour annoncer l\u2019institution de la première de ces fondations depuis si longtemps réclamées, on n\u2019en a point fait écho à \u2018La Presse\u201d.Quant au \u2018\u2018Devoir\u201d, on en a fait mention, mais si peu et si gauchement que bien peu de lecteurs en ont eu connaissance, Et pourtant, sans être comparable en importance (et pour cause) à la Fondation O\u2019Connell (établie au profit de l\u2019Université McGill par le président d\u2019une entreprise de construction qui a beaucoup oeuvré pour la Province) la Fondation Melchers a pour nous plus d'importance réelle, puisqu\u2019elle est destinée aux étudiants de nos propres maisons d\u2019enseignement, qu'elle a tout justement pour but immédiat d\u2019initier aux affaires, tout en revalorisant, à leurs yeux, les carrières économiques.Double objectif Tel est en effet le but précis de la famille Marchand, dont le chef, M.Victor Marchand, est au- jourd\u2019hui retiré des affaires, mais dont les trois fils ont pris la relève aux Distilleries Melchers, Ltée.En faisant part de cette première fondation éducationnelle au Canada francais, le président de l\u2019institution, M.Sarto Marchand, dont nos lecteurs connaissent déjà les qualifications et les titres militaires, a tout justement insisté sur cette anomalie, qu\u2019il voudrait contribuer à faire disparaître dans les attitudes du milieu canadien-fran- çais.300 ans en arrière Deux faits sautent aux yeux de nos hommes d'affaires, presque chaque fois qu\u2019ils viennent en contact avec notre jeunesse instruite.C\u2019est d'abord qu'elle conserve, plus ou moins consciemment, un reste des préjugés qui avaient cours, à l'endroit du commerce, lorsque nos ancêtres sont venus s\u2019établir au Canada.Il ne semble pas qu\u2019on se rende bien compte, chez nous, du fait que l\u2019homme d\u2019affaires de 1961 et des années qui s\u2019annoncent est aux antipodes de l\u2019usurier ou du tortionnaire industriel de la littérature romantique.Bien loin de cela, l\u2019homme d'affaires d'aujourd'hui devient, presque malgré lui, à la fois pilier et clé de voûte de toute la vie communautaire; c\u2019est lui et lui seul qui reste ou devient en mesure de four- M.VICTOR MARCHAND Fondateur des Distilleries Melchers Ltée.nir des emplois aux générations nouvelles, au moment ou la poussée démographique en élargit sans cesse les rangs en progression accélérée.Observations à faire Par ailleurs, il est bien evident que nos gens, les jeunes comme les vieux, sont encore loin d\u2019avoir pris conscience des réalités de la situation particulière où nous sommes, nous les Canadiens français du Québec, au moment ou le pays tout entier commence a comprendre le caractére particulier et la valeur essentielle de notre apport à l'épanouissement d\u2019une formule durable et rayonnante de canadianisme.Faute d\u2019avoir visité nos territoires; faute surtout d\u2019avoir eu l\u2019oeil ouvert aux réalités économiques de sa propre région, voire de sa propre ville, le Canadien français moyen ne se rend pas compte du quadruple fait, pourtant bien évident : que l\u2019économie à laquelle il participe par son travail échappe entièrement, ou presque au contrôle des siens; que le fruit de son travail, qui représente collectivement environ $5,000,000,000 de pouvoir d\u2019achat par année, se trouve déjà canalisé, pour une forte part, vers les autres provinces et vers l'étranger; que ses chances d\u2019accumuler, avec les siens, suffisamment de capitaux pour créer les industries secondaires nécessaires à l\u2019établissement de sa jeunesse dans un mi- lieu favorable a son épanouissement sont déja trés compromises; que par contre, la preuve se fait, sous ses yeux, que la reprise indispensable de notre économie reste possible, puisqu'il nous reste et que nous fondons tous les jours, nombre d\u2019entreprises remarquables, qui attestent de nos réelles aptitudes aux affaires en même temps qu\u2019elles nous signalent les erreurs à éviter dans la voie du succès.$400,000 a 5% Voilà ce qu\u2019ont fort bien compris Sarto Marchand et ses frères, Voilà le champ d\u2019action qu\u2019ils se sont délimité d'eux-mêmes, sans attendre .les appoints, ni l\u2019acquiescement des autres.Le fonds initial qu\u2019ils investissent aujourd\u2019hui dans l'avenir du Canada français est de $400,000.Cette somme sera confiée à des fiduciaires étrangers à leur entreprise et reconnus pour leur competence administrative autant que pour leurs qualités d\u2019éducateurs.Et voici, comment ils en disposeront toujours aux deux fins prévues par les fondateurs : Nos propres entreprises En premier lieu, c.a.d.aux fins d\u2019initier notre jeunesse étudiante aux réalités de l\u2019économie cana- dienne-française, considérée comme facteur essentiel de l\u2019épanouissement d\u2019une culture canadienne- française capable de jouer son rôle dans la réalité canadienne : on créera un concours dit du Tour du Québec.Tous les ans, dans tous nos collèges d\u2019enseignement secondaire et supérieur et selon des règles à formuler par les délégués des fiduciaires, il sera tenu un concours élaboré qui donnera l\u2019occasion à tous les finissants d\u2019écrire, sous forme de thèse, la monographie d\u2019une entreprise indus- ,lrielle et commerciale canadien- ne-française de leur choix, et le Conseil d\u2019Expansion économique se chargeant de leur fournir, sur demande, toute l'information nécessaire.A la fin de l\u2019année, on choisira, dans chaque institution, Ja meilleure thèse et de tous les candidats ainsi qualifiés, 30 seront dé- elarés lauréats et automatiquement inscrits à titre de participants d\u2019un Tour du Québec.Groupés dans des voitures nolisées pour eux, ces 30 lauréats parcoureront alors toutes les régions de la province et s\u2019arrêteront, pour une visite industrielle complète, dans les 30 entreprises qui auront fait le sujet de leurs thèses respectives.Une fois le voyage fini, ils recevront à titre de souvenir, une bourse substantielle.Nul doute qu\u2019ils reviendront également avec une bourse mieux remplie encore, celle de leur fierté française et de leur compréhension de la solidarité indispensable au rayonnement du Québec.Formation des cadres Le second objectif de la Fondation Melchers étant le perfectionnement personnel de quelques sujets d'élite, aptes à remplir dès Maintenant les cadres indispensables à la reprise de notre économie, le reste des recettes annuelles de la Fondation Melchers soit quelque $5,000, sera distribué en bourses d\u2019études spécialisées en administration commerciale, financière ou industrielle.On ne connaîtra pas avant l\u2019automne quelles seront les conditions imposées aux candidats.Tout ce qu\u2019il y a de formel, pour l\u2019instant, c\u2019est que tout pouvoir d\u2019en disposer en reviendra aux autorités de nos trois facultés universittires de commer- es : L'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, de Montréal; la Fa- eulté de Commerce de l'Université Laval, de Québec et la Faculté de Commerce de l\u2019Université de Sherbrooke.En guise de conclusion Telle est donc la nouvelle que \u201cLa Presse\u201d n\u2019a pas signalée, sauf en page financière et près d\u2019une PAGE TROIS aux Affaires semaine après coup.ll m'a paru, a mol, qu'elle méritait un meilleur sort.En fait, j'estime qu'elle a plus d'importance et d'intérêt que les révélations de certaines enquêtes, nécessaires, peut-être, mais néanmoins déprimanies.A moins .Oui, peut-être, à moins qu'elles ne servent, ces enquêtes, à nous mieux ancrer dans la tête que ces moeurs d\u2019abrutis sont bien du passé, tout comme les temps de tiédeur et d\u2019apathie, où l'on ne rejetait le patriotisme le plus raisnnnable que pour justifier l\u2019égoïsme ou l'intelligence des phénomènes Ééco- nomiques et sociaux du petit univers où nous avons à vivre autrement qu\u2019en vaincus, sous peine de ne plus vivre du iout.Cette Fondation Melchers, sans doute l\u2019industrie des frères Marchand finira par en récolter des fruits.Sans doute aussi lui en fera- t-on grief.C\u2019est malheureusement comme cela qu\u2019on est encore, au pays de Québec.Heureusement que le bon sens nous revient à grands pas.Nous en aurons bientôt retrouvé suffisamment pour comprendre que c'est payant et qu\u2019il est normal que ce soit payant, pour une entreprise canadienne- française, de se montrer compréhensive et généreuse à l\u2019endroit de la collectivité canadienne-fran- caise dont elle tire son origine et qui reste sa meilleure source de clientèle.Cela peut et doit être payant, parce que cela concourt à l\u2019expansion des affaires de la communauté, donc à l\u2019augmentation de son pouvoir d\u2019achat.Que l\u2019entreprise qui manifeste positivement \u2018a foi dans les ressources de son milieu naturel finisse ainsi par bénéficier directement des progrès économiques que sa contri- hution aura servi à stimuler.moi, ie trouve que c\u2019est bien mérité.Plus encore: que la publicité qui se doit d'être faite autour d\u2019un geste chez nous si rare et si recommandable ait un effet marquant sur le chiffre des ventes de Melchers dans le Québec ?Loin le m\u2019en scandaliser, moi je dis : cent fois bravo ! Cela n\u2019aura-t-il nas, a tout le moins, démontré que c\u2019est parfoirs payant de payer d\u2019intelligence ?Et mieux encore, cela n\u2019aura-t-il pas démontré.pour le bénéfice des hommes d\u2019affaires canadiens francais qui ne croient pas au contact direct avec les masses, que c\u2019est payant de remettre en circulation.au profit du milieu, ce que le milieu a d'abord fourni en pouvoir d\u2019achat et, surtout, ce que nos gens appellent toujours, avec raison, un \u2018\u201cencouragement\u201d\u2019 ?Faut-il ajouter, en guise de conclusion, que les indécis, les pas- encore-tout-à-fait-convaineus, ceux qu\u2019Olivar Asselin, de si intelligente mémoire, appelait des vieillards Siméon, n\u2019ont pas lieu de se scandaliser de voir la Sté Melchers s\u2019embarquer dans le nationalisme\u2019.N\u2019est-ce pas dans cette sorte: de nationalisme-la que se sont embarqués et que s\u2019embarquent tous les jours les chefs prestigieux des grandes affaires américaines et méme anglo-canadiennes, quand ils distribuent des bourses et qu\u2019ils organisent toutes sortes de fondations pour l\u2019amélioration de la vie économique et sociale de leur pro- bre milieu ?Sans doute.Aussi bien faut-il souhaiter que d\u2019autres entreprises canadiennes francaises imitent bientôt le geste des frères Marchand.Qu'ils ajoutent leurs noms à la fondation Melchers ou -v\u2019ils établissent leur propre fondation.Le résultat sera le même.Tout chacun applaudira.Tout cha- ceun voudra faire un effort pour se faire servir leurs produits, méme les derniers vieillards Siméon, qui n'oseront certes pas oser ne pas faire comme les autres.P.S.: On voudra bien noter que ce texte n\u2019est pas commandité et n\u2019a pas été soumis à la Sté Mel- chers avant sa publication.S.V. H PAGE QUATRE (Autorisées comme envoi de 2ème classe, par le Ministère des Postes, à Ottawa).Digeste de l'information commerciale, industrielle et financière ; au service de l'économie canadienne-française depuis 1928.Publié par les PUBLICATIONS \u201cLES AFFAIRES\u201d Ine., 635, Henri-Bourassa, est, Montréal Tél, : DU.1-1888 Imprimé à l'Imprimerie Yamaska, 485, Mondor, Saint-Hyacinthe trie 126 Directeur-gérant : Séraphin VACHON; Secrétaire de rédaction : Paule VACHON; Rédacteur : Jacques BAMBER; Chef de tirage : Rolland ROY: Publicitaire : l\u2019aul DE SIEVIE.Abonnement : 6 mois, $4.00 ; 1 an, $7.50; 3 ans, $15.00 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes, Ottuwa.UNE SESSION FRUCTUEUSE La session de la législature provinciale, qui avait débuté le 10 novembre, a pris fin.Le gouvernement va maintenant se consacrer davantage à la mise en oeuvre de sa politique.Au cours de cette session, le gouvernement Lesage a repris, maintes et maintes fois, deux idées maîtresses du programme électoral qu\u2019il avait soumis à la population le 22 juin 1960 : (1) L'outil le plus puissant dont disposent les Canadiens français est le gouvernement provincial.Grâce à lui, ils sont en mesure d\u2019obtenir la sécurité économique en réalisant de plus grands profits dans l\u2019exploitation et la transformation de leurs ressources naturelles.(2) La culture française doit fleurir au Québec afin que notre province soit en mesure de jouer pleinement son rôle dans la confédération canadienne, rôle qui présentement consiste à donner au Canada son visage propre, distinct de celui des Etats-Unis.Le gouvernement de M.Lesage a-t-il bien travaillé pour mettre en oeuvre ces deux points essentiels de son programme électoral ?Voici la réponse que M.André Laurendeau donne à cette question.Après le long sommeil duplessiste, les sessions de 1959-60 apparurent comme un soulagement.Si l\u2019on oublie le phénomène des partis, il est singulier de constater que les lois adoptées cette année accentuent le réveil.Les choses se passent \u2014 toute question de personnel mise de côté \u2014 comme si les libéraux continuaient et élargissaient l\u2019oeuvre de Paul Sauvé, tandis que l\u2019Union nationale revient au duplessisme.Qu\u2019il s\u2019agisse d'autonomie provinciale, de sécurité sociale, d\u2019enseignement, de fonctionnarisme ou de réformes administratives, les libéraux procèdent, avec une plus grande liberté, plus de célérité et souvent d\u2019autres méthodes, à l'opération \u2018\u2018déblocage\u2019\u2019 qui fut inaugurée dès l\u2019automne 1959.Ils posent les problèmes plus à fond, car ils ne sont pas gênés par les solidarités qui liaient rétrospectivement les successeurs de Maurice Duplessis.En outre, ils peuvent faire la lumière sur le système éhonté de patronage qui régnait avant eux.Du côté de l'opposition, on assiste au contraire à un raidissement.En gros, l\u2019Union nationale, dirigée par M.Antonio Talbot et inspirée par M.Daniel Johnson, refuse l'héritage de Sauvé et retombe sur ses vieilles positions.Dans la conjoncture, c\u2019était peut-être fatal : d\u2019autant plus que pour faire oublier la pourriture administrative dont nous sortons, l\u2019Union nationale peut juger habile d\u2019exploiter des préjugés et des sentiments religieux.En effet, des modifications rapides provoquent nécessairement de l'inquiétude : j'ai la conviction que si Paul Sauvé avait continué son oeuvre, il aurait, lui aussi, fait perdre leur sang-froid aux gens en place (bien que, sur ce plan, les circonstances lui rendaient certaines tâches plus aisées).I! est sans doute normal que l\u2019Union nationale saute sur un magnifique alibi.Dans l\u2019immédiat, cela peut servir la cause d\u2019une vieille équipe qui tente de redorer son blason.Il n\u2019est pas dit que cela l\u2019aide à construire son avenir.Devait-on prendre au sérieux le programme libéral ?Les précédents historiques ne portaient pas à l\u2019optimisme, Or, dès son arrivée au pouvoir, M.Jean Lesage a réaffirmé sa volonté de réaliser les idées qui l'avaient fait élire.Au surplus, il a confié des postes-clef a ceux de ses lieutenants que l\u2019opinion regardait comme des réforma- eurs, Puis, à Ottawa, il est allé défendre un autonomisme dynamique.Il a mis sur pied quelques commissions d\u2019enquête dont le travail est solidement amorcé : qu\u2019il s\u2019agisse de patronage ou d\u2019enseignement.Le travail législatif accompli durant la première session demeure impressionnant.M.Lesage a donné, avec quelques mesures de sécurité sociale, l\u2019assurance-santé à une province qui, de toute évidence, la réclamait.La loi fut rapidement conçue et bâtie : il en résulte quelque tiraillement.Mais dans l\u2019ensemble, et malgré les rajustements qu\u2019il faudra opérer, les résultats sont heureux.C\u2019est néanmoins par rapport à l\u2019éducation que la législation nous paraît surtout fructueuse.D'une part le gouvernement confie à une commission d'enquête le soin d\u2019examiner les structures de notre système, et ses programmes.Dans ces domaines difficiles et délicats, il a refusé de s'engager à la hâte.Mais il n'a pas utilisé la tenue de cette enquête comme un prétexte pour ne rien entreprendre.Il commence de réaliser son projet de gratuité scolaire, s'occupe du relèvement intellectuel des écoles normales, étend le régime des bourses d\u2019études au secteur classique, porte à la quinzième année la scolarité obligatoire, etc.: il a le courage de financer ces réformes capitales en étendant à la province la taxe de deux pour cent.Ainsi, l'édifice promis n\u2019est pas entièrement construit : quel naïf ou quel illuminé pouvait l'espérer ?Mais, le gouvernement, dès la première année, établit la base des réformes futures.Le bilan législatif est donc nettement positif.D\u2019antre part, on a peu de reproches précis à formuler.On doit seulement exprimer des craintes quant à l'avenir.A quelques reprises, le gouvernement Lesage a paru trop sensible à la démagogie pratiquée par l\u2019opposition.Or ce n\u2019est pas en se montrant nerveux ou faible qu'on la désarmera.Souhaitons qu'une fois traversée, la terrible épreuve de la première année, le gouvernement s'affermisse.Le régime a accompli, rapidement, de l'excellente besogne : c\u2019est un témoignage que l\u2019opinion indépendante doit lui rendre, précisément parce qu\u2019elle est indépendante.Mais, pour jouer son rôle, cette opinion demeure et doit demcurer exigeante : nous avons fermement l'intention, ici, d'être fidèle à cet aspect de notre rôle.André LAURENDEAU (Le Devoir) LES AFFAIRES L'opinion de M.Parenteau\u2026 (Suite de la première page) en témoigne la polémique récente.Car alors, ce sont les prix qui auront tendance à s\u2019élever, quoiqu\u2019on en dise, et le Canada risque de voir se détériorer davantage son commerce extérieur, les prix de ses produits traduits en monnaie étrangère décourageant de plus en plus les exportations.Sur le plan des importations l\u2019inverse aura tendance à se produire, en ce sens que les denrées étrangères apparaîtront de plus en plus comme moins chères que les produits équivalents du pays.Si du point de vue purement fiscal, le gouvernement Diefenbaker se contente de marquer le pas, est-ce à dire qu\u2019il abandonne l\u2019économie canadienne à son triste sort ?Ce serait exagéré de le prétendre.M.Fleming parle d\u2019ailleurs d\u2019une expansion déjà amorcée de l\u2019économie, expansion qu\u2019il voudrait favoriser par toutes sortes de mesures propres à stimuler tel secteur ou tel autre.En résumé, il semble qu\u2019à Ottawa on ait abandonné l\u2019idée de remèdes globaux, jouant de façon plus ou moins imprévisible, comme les réductions d'impôts, l\u2019encouragement à la construction domiciliaire, l\u2019abaissement des taux d\u2019intérêt.On semble préférer les petits coups de pinceau, les mesures sélectives, coitïme la disparition de telle taxe ici, l\u2019aügmentation de tel tarif douanier là, une nouvelle procédure de dépréciation pour tel type d\u2019industrie, des facilités de crédit pour telle autre, etc.C\u2019est ainsi qu\u2019on veut permettre à la Banque d\u2019Expansion Industrielle de prêter avec plus de facilité, qu\u2019on veut favoriser la production de marchandises jusqu'ici non fabriquées au Canada.Il s\u2019agit là d\u2019un type d'intervention beaucoup plus direct de l\u2019Etai dans l\u2019économie, intervention probablement plus efficace, pour peu qu\u2019elle prenne une certaine ampleur, mais aussi plus dangereuse, car l\u2019Etat sera toujours accusé d\u2019exercer une discrimination.Une telle orientation de la politique économique ne devrait pas nous étonner, puisque dès le budget spécial de décembre dernier, M.Fleming an- noncait des mesures de même nature.Il est bon de se rendre compte en même temps que de telles mesures n\u2019ont pas de pouvoir magique ni immédiat.Les résultats qu\u2019on peut espérer ne se feront sentir qu\u2019à long terme, pour peu qu\u2019ils se fassent sentir.Car tout dépendra de l'interprétation que les responsables de l\u2019application de ces politiques donneront du programme annoncé par le ministre des Finances.Celui- ci indique bien où veut en venir le gouvernement, dans quel sens l\u2019intervention se manifestera.Mais on reste encore absolument dans le noir, quand à l\u2019ampleur des moyens qu\u2019on voudra bien mettre en oeuvre.L'avenir seul dira si ce dernier budget est l\u2019amorce d\u2019une politique dynamique d\u2019expansion industrielle, ou tout simplement un écran de fumée qui se dissipera dans quelques mois sans rien laisser derrière lui.Roland PARENTEAU.Pronostics Les hommes d\u2019affaires ne devraient pas s\u2019attendre à une augmentation de plus de 4% ou 5% du revenu national brut au cours de l\u2019année 1961.C\u2019est ce qui ressort des observations des spécialistes, qui croient que le Ministre des Finances doive se baser sur une telle progression pour établir son budget.Le président de la Dominion Bank, M.A.T.Lambert est un des hommes d\u2019affaires qui s\u2019attendent à un accroissement de cet ordre.Il déclarait, la semaine dernière, aux délégués de l\u2019Association des manufacturiers canadiens : \u201cIl est raisonnable de s'attendre à ce que le produit national brut atteigne $37,000 millions cette année.Cela n\u2019est qu'un gain très modeste sur l\u2019an dernier et il n\u2019est pas suffisant pour nous permettre d\u2019employer une main-d\u2019oeuvre supplémentaire\u201d.Une augmentation de 4% ou 5% de notre produit national brut, pour minime qu\u2019elle soit, permettrait de considérer l\u2019année 1961 comme une année d'expansion par rapport aux dix dernières années.Cet accroissement équivaudrait à ceux de 1953 et 1957.Maintenant, si on le compare à l'accroissement de 10% en 1950, à celui de 8.1% en 1955 et à celui de 12.7% en 1956, il constitue un piètre gain.Etant donné un accroissement de la population et une faible augmentation des prix, le revenu par tête d\u2019habitant va demeurer à son niveau actuel.Ce qui veut dire que le pouvoir d'achat des Canadiens va rester le même.L'indice de la production industrielle du Canada qui atteignait 165.3 en mars devrait atteindre 174-175 vers la fin de l\u2019année.Ceci représenterait un gain de 5.8% pour les neuf mois qui auront suivi la période la plus basse de la récession.Ceci veut aussi dire que le niveau de l\u2019emploi en 1961 sera à peu près le même que celui de 1960, qui fut, selon l'opinion de tous, une année de récession.L'an dernier 11% des travailleurs étaient en chômage.La population du Canada augmente de 2% par an.La population active augmente à la même vitesse.Une expansion de l\u2019ordre de 4.5% ne suffirait pas à réduire de façon appréciable le chômage au cours de l\u2019année présente.Ces réflexions nous montrent bien que le climat économique actuel est bien différent de ce qu\u2019il était il y a dix ans ou même il y a cinq ans.Lorsque le produit national brut s\u2019accroissait de 9%, 10% ou 12% au début des années 50, à peine 3% des travailleurs étaient sans emploi.Cette proportion s\u2019est élevée, au cours des dernières années, de 5%, 6% et 7%.Cette tendance est en voie de se perpétuer et de devenir une tradition : Avec des variations peu notables dans le revenu per capita, et une production industrielle à peine ouvrière, il y a peu d'espoir de voir s'élever d\u2019une façon notable notre niveau de vie.L'an dernier, les consommateurs canadiens dépensèrent environ 23,400 millions pour l\u2019achat de divers biens et services; cette année, la consommation pourrait se chiffrer à 24,500 millions.Une hausse des salaires, l\u2019accroissement des allocations familiales, des pensions de vieillesse, de l\u2019assurance-chômage aideront de leur côté à stimuler un peu les dépenses de consommation.A la lumière de ce qui précède, les marchands détaillants vont comprendre qu\u2019ils ne doivent pas être trop optimistes.Ils ne peuvent s'attendre à augmenter leurs ventes de plus de 2%.23 JUIN 1961 Québec doit garder à son architecture un caractère bien français Il faut garder au Québec son caractère français, même en architecture, estime un député anglo- canadien, M.Robert McCleave, conservateur d\u2019Halifax.Revenu déçu de quelques récents voyages dans de nouvelles municipalités de la province de Québec, M.McCleave dit y avoir constaté que les édifices de certaines compagnies établies dans \u2018\u2018des villes de compagnies\u201d s\u2019inspirent de l\u2019architecture anglo-canadienne.Au coeur même de la province française, cela est décevant, déclare le député.Je me demande, ajoute-t-il, si le ministre des Travaux publics ne pourrait pas inciter les architectes à s\u2019inspirer plutôt du style canadien-français.J'ai parlé de la chose aux fonctionnaires de la Société Centrale d\u2019Hypothèques et de Logement, dit- il encore, et on m'a assuré que la société \u2018\u2018fait tout ce qu\u2019elle peut pour encourager les architectes à créer des styles québécois\u201d.Les propos du député rejoignent, il faut le signaler, ceux que les services touristiques de la province servent aux industriels, hôteliers et restaurateurs de la province de Québec, lorsqu'ils les invitent à garder au Québec son caractère français.Au Lac Bachelor Selon M.C.S.Kennedy, vice-président de la \u2018\u2018Coniagas Mines Ltd\u201d, le projet de mise en exploitation de gisements de plomb et de zinc dans la région du lac Bachelor progresse rapidement.Le concasseur et le concentrateur sont déjà prêts à fonctionner.Le puits atteint une profondeur de 825 pieds et les travaux d\u2019excavation ont débuté dans cinq galeries.La mine entrerait en production dès ce mois-ci avec des réserves évaluées à 407,310 tonnes provenant de la galerie no 6.Des relevés ont permi d\u2019évaluer la richesse de ce minerai comme suit : 15.7% de zinc, 1.04% de plomb et 8.77 oz.à la tonne d'argent.) Des sondages antérieurs indiquaient la présence possible de 60,000 tonnes de minerai.Un contrat garantissant la vente de ces métaux a été signé entre la \u2018\u2018Coniagas Mines\u2019\u2019 et l\u2019American Zinc Co.En 1960, on a congédié plus qu'embauché Durant l\u2019année terminée le 31 août 1960, le taux de congédiement a été plus élevé que celui de l\u2019embauchage.Cette situation est bien différente de celle de la période de septembre 1958 à août 1959.Chacune des différences données ci-dessous va dans la même diree- tion, à savoir que l'augmentation ou la diminution du taux de congédiement est plus grand que celle du taux d\u2019embauchage.Ces données paraissent dans le rapport semi-annuel du bureau Hiring and Separation Rates in Certain Industries pour la période terminée en août 1960.Les chiffres de ce rapport portent sur 63,833 établissements et 3.286,000 employés.Ils sont fondés sur les données de la Commission obtenues des employeurs qui exploitent un seul établissement avec 10 employés ou plus et de tous les employeurs qui exploitent plus d\u2019un établissement, à l\u2019exception, dans les deux cas, des établissements qui n\u2019ont pas d\u2019employés assurables. 23 JUIN 1961 LES AFFAIRES Nos chantiers vont construire des cargos canadiens \u201cIl ne faut certes pas s'attendre à ce que, du jour au lendemain, une nouvelle marine canadien- ; yonto et à 590 milles de Montréal ne soit construite.Il n\u2019y a aucun doute que nos armateurs auront à faire face à des frais d\u2019opération ; plus élevés que les armateurs étrangers\u201d, a déclaré le ministre des Transports, M.Léon Balcer aux membres de la Chambre de Commerce française qui s\u2019étaient réunis à Montréal.M.Balcer a brossé un tableau des difficultés que la marine marchande du Canada a éprouvées depuis la fin de la seconde grande guerre et il a fait état des mesures que le gouvernement entend mettre en oeuvre pour favoriser le retour sur les mers du monde de Le ministre a noté que le parlement adoptait récemment une loi de subsides directs de 40 p.c.pour toute construction navale d'importance au pays et de 50 p.c.pour les navires de pêche.De plus, Ottawa a pris la décision de fermer Commonwealth les eaux intérieures du Canada, soit de l'extrémité des Grands lacs jusqu\u2019au Cap Desrosiers, en Gaspésie.M.Balcer a annoncé qu\u2019Ottawa prépare des règlements du trafic maritime qui seront publiés dans une quinzaine de jours; ils seront de nature à aider les armateurs et les chantiers maritimes.Bien que le Canada ait 100,000 milles de côte, dix p.c.de plus que la Russie, notre pays n\u2019a pas aidé sa marine marchande comme l\u2019ont fait d'autres puissances maritimes.Pendant la guerre, les chantiers maritimes canadiens ont construit avec efficacité 250 océaniques; ils étaient vendus à des Canadiens, mais il leur fallait bientôt les céder à des intérêts étrangers, parce que les frais d'opération étaient beaucoup trop élevés; le coût de remplacement dans nos chantiers était de 40 à 50 p.c.trop élevé par rapport au coût de la construction de navires dans les chantiers européens.aux navires du ! Des 153 navires du registre canadien de 1946, il n\u2019en reste plus que trois : un petit cargo et deux pétroliers; une cinquantaine d\u2019autres appartiennent à des intérêts canadiens, mais font partie de la flotte du Commonwealth et sont montés par des équipages étrangers, De 8,000 marins au long cours en 1946, nous n\u2019en avons plus qu\u2019une centaine, a dit M.Bal- cer.Cette situation s\u2019est réflétée dans l\u2019activité des 14 chantiers maritimes majeurs et des autres de moindre importance, au Canada, dont le personnel diminuait progressivement de 19,000 à 8,000 hommes.Avec l'ouverture de la voie maritime du St-Laurent, dans le but de protéger les intérêts maritimes canadiens sur les Grands lacs, le gouvernement canadien s\u2019est retiré de la convention maritime du Commonwealth.De même, le cabotage sur le St-Laurent est protégé par l\u2019ordonnance récente qui interdit aux navires étrangers de faire du transport côtier de Port Arthur jusqu\u2019au Hâvre St-Pierre et Anticosti.Mais, il y a le problème du remplacement de la moitié d\u2019une centaine de navires qui font du cabotage sur le fleuve pour le compte d'entreprises familiales, le plus Premier trimestre défavorable au C.P.R.Il faut accueillir favorablement plutôt que déplorer l'apparition d\u2019une vive concurrence dans l'économie mondiale, parce que le Canada ne sera sûr de trouver des débouchés pour ses produits d\u2019exportation provenant de ses mines, de ses forêts, de ses fermes et de ses industries manufacturières, que si d\u2019autres pays sont prospères.C'est ce qu'a déclaré M.N.-R.Crump, président, dans le discours qu\u2019il a prononcé lors de la 80ème assemblée annuelle des actionnaires du Canadien Pacifique.\u201cLe monde libre, a-t-il dit, a assé des conditions qui plaçaient e Canada et les Etats-Unis dans la position avantageuse de fournisseurs de produits bruts, de capitaux et de denrées de consommation à une économie internationale caractérisée par une forte concurrence.Cette concurrence se manifeste notamment dans les grandes usines modernes de l\u2019Europe de l'Ouest et du Royaume-Uni et au Japon qui s\u2019est relevé pour devenir un pays industriel de premier plan et un formidable concurrent sur les marchés mondiaux.\u201cNos difficultés actuelles, a dit M.Crump, ne proviennent pas tant des changements intervenus dans le climat économique mondial lui- même que l\u2019inaptitude de l\u2019économie canadienne à se mettre au diapason de ces changements.La tendance à la baisse des revenus ferroviaires s\u2019est maintenue durant le premier trimestre de l\u2019année courante et les recettes nettes our cette période, au montant de 5 millions, étaient inférieures de $1.7 million à celles du premier trimestre de 1960.On prévoit que les revenus des huit autres mois de la présente année seront au moins égaux à ceux de la période correspondante de l\u2019an dernier sinon légèrement supérieurs.Dans ce cas, la diminution des recettes nettes pour l\u2019année n\u2019excédera pas celle constatée durant le premier trimestre.Cette position, a ajouté M.Crump, sera profondément affectée par les mesures que prendra le Gouvernement pour appliquer les recommandations de la Commission royale sur les transports et par le résultat du présent différend sur les salaires qui oppose les chemins de fer à leurs employés sédentaires.Un Convoyeur de 13 milles à Trois-Rivières Un projet du maire J.-Réal Des- rosiers, du Cap-de-la-Madeleine, qui permettrait, entre autres choses de placer la ville de Shawinigan \u2018\u2018sur le quai\u201d de Trois-Ri- vières, grâce à l'installation d'un immense convoyeur automatique unissant les deux villes serait sur le point de prendre forme.Ce convoyeur pourrait véhiculer toutes sortes de colis, \u2014 des lingots d'aluminium au courrier pos- tal, \u2014 et il aurait comme principal avantage de diminuer considérablement le coût du transport.Une compagnie serait intéressée à investir $10 millions dans ce projet.Le convoyeur électrique aurait 13 milles de longueur et le corridor, 42 pouces de largeur.Il pourrait faire marche-arrière et transporter la marchandise dans les deux sens.S'il] est vrai que les compagnies de transport seraient forcées de diminuer leurs opérations, on croit par contre que l\u2019industrie, qui économiserait des sommes importantes sur le transport.pourrait augmenter sa production en raison d'un coût de revient moins élevé, et, pour cela employer peut- être 300 travailleurs de plus.cargos battant pavillon canadien.souvent; la valeur de ces navires varie de $10,000 à $100,000.Il faut remplacer surtout les navires en | bois; le taux d'intérêt sur les prêts va parfois jusqu'à 24 p.c.L\u2019activité dans le fleuve et dans le golfe augmente de 10 p.c.chaque année.Plus de 4 p.c.de la population du pays vit de l\u2019activité maritime, dont 80,000 pêcheurs; l\u2019équipement dont ils disposent ne leur permet pas de faire aussi bien que les pêcheurs étrangers.Pour le transport des métaux La région de Mattagami aura son chemin de fer Les Chemins de fer nationaux s\u2019apprêtent à construire une ligne de chemin de fer de 61 milles de longueur dans la région du lac Mat- tagami.La nouvelle ligne, qui reliera Mattagami au réseau de 24,000 milles que la compagnie de la Couronne exploite déjà, de l'Atlantique au Pacifique, sera principalement utilisée pour le transport vers les raffineries et les usines des con- | centrés de zine et de cuivre tirés du sous-sol de la région.Le Parlement a adopté une mesure législative autorisant le réseau à prolonger l'embranchement ferroviaire construit de 1954 à 1359 PAGE CINQ La nouvelle ligne remplira trois fonctions principales : transporter les métaux communs extrait des mines du lac Maitagami, desservir la population de quelque 3,000 ou 5,000 âmes qui y vivra et favoriser entre l\u2019Abitibi et le lac Saint-Jean ja mise en valeur des autres res- pour desservir la région de Chibou- gamau.Par rail, le lac Mattagami sera de la sorte à 685 milles de To- La nouvelle ligne coûtera environ $3,400,000.,La construction de la nouvelle ligne commencera incessamment, car on veut terminer l\u2019embranchement en 1962 afin de pouvoir transporter les produits miniers dès l\u2019ouverture de la mine.sources minières et forestières de la région.L» nouvel embranchement ferroviaire des Chemins de fer nationaux sera construit sous la direction des autorités de la région du Saint-Laurent, les ingénieurs du secteur de Québec jouant à cet égard un rôle des plus importants.Le trafic augmente sur la voie maritime La circulation des navires dans la voie maritime du Saint-Laurent pendant la période terminée à la fin de mai était un peu plus intense que celle de la période correspondante de 1960.Cette augmentation est attribuable au mouvement plus considérable du grain en provenance des Grands Lacs.Les chiffres établis pour l\u2019écluse de Saint-Laurent, à l\u2019entrée de la voie maritime, près de Montréal, démontrent qu\u2019il y a eu une augmentation nette de 103 passagers de navires sur le chiffre de la période correspondante de l\u2019année précédente.Le nombre des navires descendants s\u2019est accru de 86 navires et celui des navires remontants, de 17, ce qui a porté le total global pour la période correspondante de 1960 Le nombre des navires océaniques a atteint 445 au cours des mois d\u2019avril et de mai 1961, comparativement à 415 pour la période correspondante de 1960.Jusqu'ici, le nombre des passages effectués ar les navires de charge dans es eaux intérieures a passé de 572 qu\u2019il était en 1960 à 680 pendant la période à l\u2019étude.Le trafic total qui est passé par l\u2019entrée du canal de Welland à Port Weller sur le lac Ontario accuse par contre une diminution.On attribue cette diminution presque entièrement au fait qu'un grand nombre de remorqueurs et de péniches de construction ont emprunté l\u2019an dernier l\u2019entrée de Port Weller tôt en 1960, ce qui n\u2019a des passages a 1,213 contre 1,110! pas eu lieu cette année.Selon un rédacteur financier Le gouvernement conservateur a manqué a la fois ! 7° ° .d'audace et d'imagination \u201cLe gouvernement canadien a misérablement failli à son devoir dans le domaine de la législation commerciale, des placements et des relations commerciales avec l\u2019Europe.\u2019 Telle est l'opinion de M.John Mayer, rédacteur financier du journal montréalais \u201cThe Gazette\u201d qui parlait à l\u2019occasion de la conférence annuelle de l'Association nationale des manufacturiers de vêtements.\u201cCe que je souhaite, c\u2019est qu\u2019il apporte un mode de perception plus judicieux des taxes\u201d, dit-il.Etablissant une comparaison entre les structures des impôts des compagnies du Canada et de la Grande-Bretagne, M.Meyer a signalé que la taxe uniforme de 50 pour cent imposée sur les profits des entreprises au Canada \u2018\u2018est la plus grande faiblesse de notre mode actuel de taxation.\u201cCet impôt a pour résultat de hausser les prix.D\u2019autre part, il en résulte un obstacle à la réduction efficace des prix.Une raison pour laquelle les manufacturiers canadiens ne peuvent rivaliser aussi efficacement qu\u2019ils le devraient c\u2019est que notre système de taxation ne le leur permet pas.\u201d En Grande-Bretagne, les profits qui sont réinvestis dans l\u2019entreprise sont soumis à un taux de taxation alors que les profits distribués aux actionnaires sont soumis à un autre taux \u2014 \u2018leur premier objectif est de fixer des taux et percevoir les taxes de fagon a ce que influence des mesures fiscales soit réduite au minimum.Mauvais système de taxation \u201cLa vérité est que les autorités fiscales au Canada ont toujours perçu les taxes en considération des sommes dont le gouvernement a besoin et non de la capacité de l\u2019industrie à payer.Je crois, dit M.Meyer, que c\u2019est là une des principales raisons pourquoi nous avons vu notre croissance économique réduite à l\u2019immobilité.\u201d La taxation vise aussi les placements en décourageant l\u2019utilisation des épargnes pour créer la produc- on.\u201cLes épargnes sont aussi en danger par suite de l\u2019inflation.Mais elles sont surtout moins invitantes par suite de la diminution du rendement que l\u2019on peut espérer de leur utilisation pour créer une production nouvelle.\u201cAu début de la dernière décennie, le rendement sur le placement dans une entreprise s\u2019établissait à une moyenne de 12 pour cent.\u201cAujourd\u2019hui, cette moyenne est inférieure à huit pour cent.Il y a peu d\u2019intérêt à risquer ses économies dans une nouvelle entreprise lorsque le meilleur rendement que l\u2019on puisse espérer contre ce risque est de huit pour cent\u2019, dit M.Meyer.En regard de ces problèmes de taxation et de placement, le \u2018\u2018refus de notre gouvernement de tenir compte des changements\u2019 est aussi apparent dans la politique commerciale du Canada.Le marché commun M.Meyer a décrit comme un geste typiquement canadien \u2018\u2018et une perte de temps précieux\u201d la demande du premier ministre Diefenbaker qu\u2019une conférence du Commonwealth étudie la position de la Grande-Bretagne touchant le marché commun d\u2019Europe.\u201cQue se proposent de faire les premiers ministres du Commonwealth ?Nous entendrons beaucoup d\u2019arguments, mais à la longue, la Grande-Bretagne poursuivra sa route et deviendra un membre ou un associé du marché commun parce qu\u2019elle n\u2019a pas d\u2019autre choix.\u201cCe que nous aurions dû faire, c\u2019est reconnaître l'inévitabilité de cette association et nous préparer en conséquence.La Grande-Breta- gne prend les mesures nécessaires à la protection de ses intérêts nationaux.Le Canada devrait faire de même.\u201cTM\u2019admets que si les pourparlers peuvent protéger notre intérêt national, nous sommes entre bonnes mains, mais je crains bien que les paroles ne soient pas suffisantes.Il nous faut aussi une politique audacieuse et imaginative.Nous avons eu au contraire l\u2019affirmation étroite et provinciale de prérogatives désuêtes.\u201d* .Meyer a demandé instamment à toute l\u2019industrie canadienne de ne pas se limiter dans ses représentations auprès du gouvernement à Ottawa à l\u2019argumentation des dommages causés \u201cpar le flot des importations asiatiques et le dumping des concurrents américains.\u201d Ces problémes sont immédiats et l\u2019industrie doit adopter une vue plus large, se voir dans le contexte de l\u2019économie nationale et défendre la \u2018\u2018cause nationale\u201d avec la même insistance qu\u2019elle défend sa propre cause.\u201cEn d\u2019autres mots, c\u2019est une pétition à l\u2019industrie canadienne de faire honneur à sa responsabilité de maintenir une société d\u2019entreprise libre capitaliste par la pratique rigoureuse de ses exigences.Parmi ces exigences, il y a, termine M.Meyer, celle d\u2019un monde des affaires responsable et bien informé qui sera prêt à admettre ses devoirs aussi bien que ses droits.\u201d + Lu PAGE SIX LES AFFAIRES Afin de favoriser la vente de nos produits Ottawa collaborera avec les industries pour l'envoie des missions à | étranger Le ministère fédéral du Commerce aidera toute société commerciale à organiser des missions commerciales vers n'importe quel pays désireux d'acheter des produits canadiens.Voilà l'excellente nouvelle que le ministre du Commerce, M.G.Hees, a communiquée aux industriels canadiens à l\u2019occasion d'une réunion de I'Electronic Industries Association of Canada.Prêchant d'exemple, M.Hees a annoncé qu\u2019il entend visiter sous peu les marchés de l'Europe, de l'Afrique, de l\u2019Exirême-Orient, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande \u201c\u2018afin d'étudier sur place les occasions de vente et de s\u2019entretenir avec nos délégués commerciaux au sujet de leurs responsabilités dans la prospérité de notre pays\u201d.\u201cEn exhortant les associations | ouvriéres, commerciales et industrielles a recourir a la formule des missions commerciales, je tiens a leur signaler que ces missions ne doivent pas étre des parties de plaisir,\u201d a-t-il dit \u201cElles doivent être des missions de vente bien organisées et bien coordonnées.Chaque membre doit être parfaitement documenté de façon à pouvoir répondre sans hésitation à toutes les demandes de | renseignements qui lui seront po-|tel ou tel autre produit, sées.\u201d Plus tôt dans son discours, le ; ministre a répété ce qu'il avait dit aux industriels venus à Ottawa en décembre, à savoir que tous les services de son ministère se feront un devoir d'aider tous ceux qui auront recours à leurs services.Qu'il s\u2019agisse d\u2019établir des listes de prix en devises étrangères, de se renseigner sur les droits et tarifs ou d\u2019obtenir des listes de pays qui peuvent avoir besoin de le ministère du Commerce aidera.Pour faciliter l\u2019essor industriel qu'assurerait une augmentation des ventes à l\u2019étranger, Ottawa a obtenu des réductions de tarif d\u2019Air-Canada et de l'Association internationale du transport aérien.A la suite de cette entente, annonce M.Hees, les échantillons des vendeurs bénéficieront d\u2019un régime de préférence.Ainsi, le coût du transport d\u2019échantillons entre Motréal et Londres tombera de 93 a 55 cents la livre, le ler septembre prochain.A la même date, le prix du transport aérien sera réduit de 22% dans le cas de colis d\u2019au plus 100 livres.L'économie, évidemment, s\u2019accroîtra en proportion de l\u2019importance de l'envoi au point que pour une expédition de 16,500 livres, à destination de l\u2019est seulement, la baisse de tarif atteindra 61%.Une brochure Dans tout cet essor commercial, le ministre voit une occasion de Marché américain moins facile d'accès pour nos émissions d'obligations En raison de la nouvelle taxe de 15 p.100, imposée sur toute valeur canadienne payable en monnaie américaine, le marché des Etats- Unis ne sera plus aussi facile d\u2019ac- : cès, pour les nouvelles émissions d'obligations.D'ailleurs, les récentes baisses dans les emprunts canadiens effectués sur le marché américain, dernièrement, le démontrent sans conteste.C'est ce que déclarait M.Maurice Turgeon, chef du service des recherches économiques de la Commission municipale de Québec devant les participants au XIXe congrès annuel de l'Association des officiers municipaux de finance.Durant le premier trimestre 1961, les Canadiens ont emprunté 13 fois moins, sur le marché américain, qu\u2019au cours de la même période, en 1960.La nouvelle taxe de 15 p.100 est un des facteurs qui ont engendré cette situation.Cette année, au cours des trois premiers mois, des emprunts totalisant la somme de $11 millions ont été réalisés, comparativement à $144 millions, durant la même période, l\u2019an passé.D'autres facteurs ont contribué à accentuer cette baisse très considérable, mais la nouvelle imposition de taxe demeure le principal d\u2019entre eux.M.Turgeon a souligné qu\u2019en raison de cette nouvelle politique monétaire, l'augmentation constante des émissions d\u2019obligations municipales et scolaires de la province de Québec, lancées sur le marché menaçait de rendre difficile leur financement, C\u2019est pourquoi, a-t-il expliqué, la Commission municipale, en janvier dernier, et de concert avec le ministère des Affaires municipales, a décidé de supprimer la clause de rachat par anticipation, pour toutes les émissions lancées sur le marché.Ainsi, a poursuivi le conférencier, \u2018les courtiers en valeurs mobilières de la province peuvent offrir, en Ontario ou ailleurs, des obligations municipales et scolaires du Québec qui ne sont pas rachetables par anticipation\u2019.Le commerce de gros au ralenti La valeur des ventes des grossistes proprement dits en mars a atteint environ $721,892,000, ce qui constitue une diminution de 5.7 p.c.sur les $765,304,000 d\u2019un an plus tôt.Durant le premier trimestre, leurs ventes ont fléchi de 7.2 p.c.sur celles d\u2019un an auparavant, soit $1,902,156,000 au regard de $2,049,- 630,000.En mars, les ventes de 11 des 17 genres de commerce dénommés ont augmenté de 0.1 p.c.(matériaux et fournitures de construction, y compris le bois d\u2019oeuvre) à 245 p.c.(machines agricoles); les diminutions ont varié de 1.7 p.c.(vêtements et accessoires) à 23.7 p.c.(charbon et coke).Durant le trimestre, 11 des groupes ont aussi signalé des avances, variant de 0.1 p.c.(matériaux et fournitures de construction, y compris bois d\u2019oeuvre) à 25 p.c.(appareils électro-ménagers); les reculs se sont échelonnés de 0.1 p.cent (fruits et légumes frais) à 17.9 p.c.(charbon et coke).Les ventes de groupe des commerces divers ont diminué de 21.2 p.e.en mars et de 23.5 p.c.durant le trimestre, comparativement aux périodes correspondantes de 1960.* Super-Discounters \u201d font leur apparition chez nous Des centres d\u2019achat nouveau genre vont maintenant faire leur apparition au Canada.Il s\u2019agit de centres d'achat à bon marché (**Super-Discounters\u201d) qui se distinguent des centres d\u2019achat ordinaires en ce qu\u2019ils vendent leur marchandise à des prix de 20% à 30% inférieurs à ceux en cours dans ceux-ci.C\u2019est dire que les clients de ces nouveaux magasins pourront acheter à des prix guère plus élevés que les prix du gros.Selon les propriétaires de ces magasins, les rabais extra-ordinai- res dont ils prétendent faire profiter leurs clients, sont rendus possibles par les escomptes consentis par les manufacturiers, lesquels escomptes sont d'autant plus élevés que le volume des ventes est plus gros.La Compagnie des Manufacturiers de Marchandises générales doit ouvrir, en juillet, l\u2019un de ces marchés à Saint-Martin, près de Montréal, et deux autres dans la région métropolitaine avant la fin de l'année.La plupart des magasins a chai- ne hésitent encore à se lancer dans cette nouvelle entreprise.La Compagnie Steinberg Ltée fait cependant figure d\u2019exception et, à la fin de l'été, aura ouvert neuf centres d\u2019achat (Marchés Miracle) à bon marché.La Compagnie Dominion Stores Ltd.n\u2019aurait pas, de son côté, l'intention de construire, dès à pré-ent ses propres centres; elle préférerait plutôt louer ceux de la Compagnie des Marchés Towers et, ainsi, faire, pendant quelque temps, l\u2019expérience de cette nouvelle formule.Selon cette formule, la compa- gnie-mère va louer ses comptoirs à divers distributeurs reconnus.L'achat de toutes les marchandises sera cependant faite par la compagnie-mère et les ventes seront organisées par celle-ci.En fait, les distributeurs seront dans une situation un peu semblable à celle des locataires des postes d'essence qui ne sont, à toutes fins pratiques, que des employés à commission, Si on en juge par le nombre \u201cde projets de construction de ces \u201cSuper-Discounters\u201d, il faut déja prévoir leur importance énorme tant pour le consommateur, pour qui ils semblent étre une initiative profitable que pour les marchands indépendants, qui voient naître, en eux, un concurrent aussi redoutable que puissant.Énormes pièces de fonte produites à Montréal Le plus gros morceau de fonte jamais produit au Canada a été fondu à l'usine de la Canadian Steel Foundries de Montréal.Il mesure 32 pieds de long par 14 de large et pèse 300,000 livres.Il est le premier de douze morceaux que cette compagnie doit produire pour l\u2019Algoma Steel Corp.Quatre moules on dû être employés pour couler cette pièce.C'est la première fois qu\u2019une pièce d\u2019une telle grosseur est coulée au Canada et la deuxième fois dans le monde.La Canadian Steel avait obtenu le contrat pour la production de ces pièces malgré que plusieurs entreprises américaines eussent présenté des soumissions pour se l\u2019assurer.vaincre le chômage et de maintenir la prospérité du Canada.Pour faciliter cet essor, ses services viennent de publier une brochure intitulée \u201coccasions offertes aux hommes d\u2019affaires canadiens de vendre à l\u2019étranger\u2019\u201d\u2019.Cette brochure, le ministère du Commerce vient de l\u2019adresser à plus d\u2019une centaine d'associations commerciales de tout le Canada.En outre, M.Hees a adressé une lettre personnelle au président de chacune de ces associations.Dans cette brochure remise aux que territoire desservi par les agents commerciaux à l\u2019étranger, des listes de produits canadiens qui sont actuellement en demande ou pourraient faire l\u2019objet d\u2019un accroissement des ventes.Ainsi, mentionnons à titre d'exemples qu\u2019il serait possible d\u2019accroître les ventes de 614 pro- | duits en Europe; que 318 produits pourraient se vendre en Asie et au Moyen-Orient; que les pays du Commonwealth absorberaient 770 produits que nous n'avons pas encore offerts ou que nous n\u2019avons que peu vendus; que des rapports de l\u2019Amérique latine signalent des occasions de vente pour 295 produits, etc.Plus encore, même chez nos meilleurs clients, les Etats-Unis, nous pourrions accroître les ventes de 570 produits.23 JUIN 1961 Usine de 2 millions à Joliette La Dominion Tar & Chemical Company Ltd.annonce la construction d\u2019un four rotatif et d\u2019une usine de concassage à Joliette, au coût de $2,000,000.Les nouvelles installations seront mises en opération par une filiale de la compagnie Gypsum Lime & Alabastine Ltd., communément connue sous le nom de Standard Lime.Le nouveau four a chaux rotatif sera situé à proximité de l\u2019unité présente, construite en 1959, et sera complété d\u2019ici le début de l\u2019année 1962.Cette nouvelle construction constitue la seconde étape du programme d'expansion visant à moderniser l\u2019usine, à accroître la production et la qualité.La production de la chaux sera augmentée de 200 tonnes par jour et l'usine de concassage aura une capacité annuelle de 1,000,000 de tonnes, produisant toutes les grosseurs commerciales de pierre concassée.Les travaux de construction commenceront incessamment.Marconi obtient un contrat de $1.5 million L'Aviation américaine a accordé à la Canadian Marconi Co.un contrat de un million et demi de dollars pour la fabrication d\u2019instruments de navigation aérienne \u2018doppler\u2019.Ce contrat a été donné par l\u2019intermédiaire de la Canadian Commercial Corp.suivant le plan ca- nado-américain de collaboration pour la production de défense.La Compagnie Marconi a annoncé que la production de ces instruments allait débuter incessamment et que la livraison pourrait être faite dès juillet.Ces instruments seront employés dans les avions Herçule C-130 fabriqués par Lock- eed.On sait que c\u2019est la seconde fois que la compagnie Marconi du Canada obtient une commande pour la fabrication de ces instruments; la première fois, elle était venue de la fabrique Grumman Aircraft corp.de N.Y.et était destinée aux avions \u2019Albatros.Le système Doppler est employé pour calculer les distances, la dérive et les vitesses sans que le navigateur ait à recevoir l\u2019assistance d\u2019une tour de con- role, La Bourse de Montréal retrouve la faveur des compagnies québécoises La Bourse de Montréal a connu, depuis deux ans, un essor remarquable qui s\u2019est amplifié dans les cinq premiers mois de 1961, période où les ventes en dollars s\u2019élevaient à plus du double de celles de 1960, à la même époque.C'est ce qu\u2019a déclaré M.S.-J.Langili, président du Comité des gouverneurs de la Bourse de Montréal, au cours d\u2019une conférence de presse tenue à l\u2019occasion de la réunion de ce comité.Comment expliquer un tel accroissement de l\u2019activité boursière dans une période de recession économique ?D'une façon générale, la bourse précède l\u2019ensemble des affaires et les gouverneurs croient que cette reprise exprime la confiance des financiers dans une expansion prochaine de notre économie.Il faut dire aussi que la Bourse de Montréal ne reprend que depuis quelques années l'importance qu\u2019elle a eue jadis dans la vie financière canadienne.Pendant plusieurs années, la Bourse de Toronto avait pris de la faveur au détriment de celle de Montréal.Encore maintenant, cette dernière éprouve certaines difficultés avec les compagnies québécoises qui ont tendance à se diriger vers Toronto, mais un mouvement de rapatriement se dessine.Les compagnies québécoises ne sont pas seules à avoir des réticences.Dans la province de Québec, seulement 5 p.cent des familles possèdent des valeurs mobilières, tandis que dans l\u2019ensemble du pays, le pourcentage s\u2019élève à 9 p.cent.Ce décalage semble avoir des causes psychologiques, la tendance dans notre milieu étant à l\u2019économie dit \u201cde bas de laine\u201d et à l\u2019investissement sûr, telles les hypothèques.Mais là encore, la situation évolue, et les investisseurs canadiens- français se rendent compte que les placements mobiliers protègent mieux des dangers de l'inflation.\u201cUne grande partie de l\u2019expansion future de la province sera réalisée par la formation d\u2019un nombre croissant de compagnies, lesquelles auront toutes besoin d\u2019un financement plus ou moins important\u201d, déclare M.Eric Kie- rans, président de la Bourse de Montréal.\u201cLa Bourse Canadienne, une institution associée à la Bourse de Montréal, est prête à répondre aux besoins de ces nouvelles compagnies et de leurs actionnaires\u201d, poursuit-il.\u201cDans le cadre de l'essor gigantesque qui se prépare, la Bourse de Montréal est fière du rôle vital qu\u2019elle va avoir à jouer.\u201d MARION, MARION, ROBIC & BASTIEN FONDEE EN 1892 BREVETS D\u2019INVENTION MARQUES de COMMERCE DROITS D'AUTEUR en tuus pays 2100, rue Drummond MONTREAL-25 Tél: AVenue 8-2152 -\u2014-\u2014-\u2014-\u2014P 23 JUIN 1961 LES AFFAIRES les meuniers du Québec réclament un véritable marché libre du grain \u201cLes cultivateurs de I'Est du Canada ont amplement raison de se plaindre du sort que leur réserve la Commission canadienne du blé et de eraindre pour l\u2018avenir\u201d.Telle est l'opinion émise par le Comité exécutif de l\u2018Association des meuniers de la province de Québec au terme d\u2019une réunion spéciale de cet organisme.Le comité a réclamé du gouvernement fédéral qu\u2019il rende libre le marché de l\u2019avaine et de l'orge afin que les cultivateurs de l'Est puissent s\u2019approvisionner en grains sans avoir à engager des sommes excessives comme c'est présentement le cas.\u201cLa Commission canadienne du, blé, précise l\u2019organisme, peut selon\u2019 la loi qui l\u2019a créée, acheter, emmagasiner, transférer, vendre ou expédier \u2018du grain, Il lui est également loisible de passer des contrats ou conclure des conventions pour l'achat, la vente, la ma- nutentation, l\u2019emmagasinage, le transport, l\u2019aliénation ou l\u2019assurance du grain.\u201cIl est étrange, note le président | q de l\u2019association, que des pouvoirs aussi considérables aient été délégués par le Parlement sans que l\u2019opinion publique tente d\u2019y mettre un frein, d\u2019autant plus qu\u2019ils posent des entraves à la liberté d\u2019entreprise, théoriquement respectée par ceux qui tiennent les rênes du pouvoir politique.\u201d Les meuniers du Québec affirment que la liberté de commerce est actuellement étouffée du fait v\u2019il est impossible pour un cultivateur de l'Est du Canada de se procurer du blé, de l\u2019avoine et de l\u2019orge, d\u2019une autre source que la | Commission du blé.Cette dernière, en fixant arbitrairement le prix des grains, est en voie de donner le coup de grâce à l'agriculture québécoise de type familial.La plupart des fermes de dimensions moyennes sont aux prises avec de graves difficultés économiques en raison des prix prohibitifs imposés par la Commission canadienne du hlé pour les céréales, La représentation de l\u2019Est \u201cLes élévateurs à grains de l\u2019Ouest du pays, précisent les meuniers du Québec, sont remplis à pleine capacité; une telle situation devrait quelque peu favoriser le libre commerce des céréales et provoquer une sensible diminution de leur coût.Or, il en va tout autrement.La différence des prix est énorme entre l\u2019Est et l\u2019Ouest et les cultivateurs de l'Est, quand ils peuveni La production agricole a perdu la priorité, dans notre économie, mais elle reste considérable Parlant de l'importance de l\u2019agriculture dans la vie du Québec, M Alcide Courcy, qui dirige la politique de ce ministère provincial, a affirmé qu\u2019il ne fallait pas se leurrer et se refuser à constater que l\u2019importance relative de la production agricole chez nous a beaucoup diminué.Il est indéniable, a-t-il souligné, que le Québec est entré dans une ère industrielle et que notre province a un destin industriel et commercial.\u201cMalgré cela, de préciser M.Au coût de $2,500,000.Courcy, je ne peux pas pour autant minimiser l'importance de l'agriculture.Bien que le pourcentage en valeur nette de toutes les denrées ne soit plus que de 6.2 pour cent environ à comparer à 10.6 pour cent au Canada, l\u2019importance absolue de cette valeur nette de notre production n\u2019est aucunement négligeable puisqu\u2019elle est encore de l\u2019ordre de 190 à 300 millions.De plus, il faut considérer dans notre monde actuel que l\u2019agriculture joue un rôle important comme pourvoyeur d\u2019emplois et comme con- Un laboratoire de recherches sommateur de matières premières et de services de toutes sortes.L'aspect sociologique doit aussi être envisagé, a souligné le conférencier, qui s\u2019adressait aux membres du Club de Réforme.S\u2019inspirant du raport Tremblay, il a fait siennes certaines des conclusions de la Commission à l'effet que l\u2019agriculture, au point de vue cana- dien-français, est incontestablement le centre le plus vivant de réinter- prétation des traditions anciennes en regard des conditions nouvelles et constitue une sorte de laboratoire sociologique comme les centres urbains ne sauraient d\u2019aucune manière fournir l\u2019équivalent.\u201d \u201cPour toutes ces raisons, de déclarer en terminant le ministre de l\u2019Agriculture, la politique agricole de la province de Québec, sans négliger les expériences faites ailleurs doit être originale, conçue en fonction du milieu physique et du milieu humain dont elle doit régir et stimuler l\u2019organisation.Les Canadiens PAGE SEPT s'approvisionner en grains, doivent \u2018marché de l\u2019avoine et de l'orge engager des déboursés excessifs à | était libre, les producteurs de telle enseigne que dans de nom- l\u2019Ouest en seraient sans doute les breux cas, les éleveurs se voient | premiers bénéficiaires, du fait que forcés d'importer du maïs des grande partie de ces grains se | Etats-Unis à meilleur compte, pen-.consomme au Canada.On noterait dant que les surplus de blé s'accu- | rapidement une diminution des mulent dans les élévateurs cana- frais d\u2019entretien d\u2019entreposage, | diens.| d\u2019administration, de manutention et de distribution, et la situation i Enfin, poursuit le communiqué s'équilibrerait pour le bénéfice de officiel de Jl\u2019association, \u2018si le tous les agriculteurs canadiens.} AGRICULTURE Nous devrions vendre nos produits laitiers sur tout le continent Le président du Conseil national : de l\u2019industrie laitière, M.Pierre Côté, est d\u2019opinion que cette industrie doit considèrer comme insuffisant les programmes gouvernementaux de contrôle de production et de subventions pour la non productivité de certaines fermes.Parlant au congrès de l\u2019Association des industriels laitiers de la province, au Château Frontenac, il a soutenu que toute la production laitière pourrait être consommée, si les eiforts étaient dirigés vers un programme de vente in- teusif et une politique intelligente de mise en marché.Selon lui, le go ernement devrait, dès maintenant, se tourner vers les USA pour étudier \u2018\u2018les possibilités d\u2019une intégration industrielle sur une base économique, en dunnent amplement de temps pour un réajustement dans les deux pays concernés\u201d.Cette union pourrait se réaliser sur une base semblable à celle du marché commun européen.Pour lui, la solution aux problèmes de l\u2019industrie, et particulièrement d« l\u2019industrie laitière, n\u2019est pas dans l'\u2019ingérance gouvernementale, mais plutôt dans l\u2019extension du commerce sur une base nord-américaine.Dès qu\u2019on a choisi de vivre selon les principes d\u2019une économie libre, il ne pvut être question, pour M.Côté, d\u2019admettre les reformes plus ou moins socialistes qui imposent des contrôles \u2018\u2018qui ne peuvent qu\u2019être nuisibles au bon fonctionnement da: l\u2019industrie\u201d.Anglais savent qu'ils ont besoin de nous Le premier ministre de la province de Québec, M.Jean Lesage, sera érigé près de Montréal M.Jean Lesage a annoncé l\u2019établissement d\u2019un centre de recherches dans la région de Montréal.En faisant part de la nouvelle au cours d\u2019une conférence de presse, le premier ministre a expliqué qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une décision prise par trois sociétés privées : La \u201cDominion Tar and Chemical Limited\u2019, la \u201cHoward Smith Paper Mills Limited\u201d et la \u201cSt-Lawrence Corporation Limited avec le concours a déclaré à Lévis que nos frères canadiens d'expression anglaise savent que le groupe canadien-français, s\u2019il continue de s\u2019affirmer, les aidera, par sa présence, à prévenir le danger qui menace notre identité canadienne : l\u2019envahissement culturel américain et le risque peu enviable de devenir le satellite culturel des Etats-Unis.M.Lesage a fait cette déclara-| tance et de chevalerie qu'il était tion au cours d\u2019un banquet donné devenu le symbole même de la survivance française en Amérique.du gouvernement provincial, Ce nouveau centre de recherches, où quelque 200 personnes pourront éventuellement trouver de l\u2019emploi, sera érigé à l'ouest de l'île de Montréal.La superficie de l'emplacement choisi est d\u2019environ soixante-dix acres.M.Lesage a signalé la collaboration du gouvernement dans la mise en oeuvre de ce projet.Il est d'opinion qu'une pareille concentration des moyens de recherches sera à la fois profitable aux entreprises directement intéressées, aux travailleurs qui y trouveront de l\u2019emploi et au public en général.M.Lesage dit que cette nouvelle usine pourra assurer de nouveaux débouchés à ces trois sociétés, créer de nouveaux produits tout en améliorant la qualité de la production actuelle.En d\u2019autres termes, dit le premier ministre, cela signifie que ces entreprises seront désormais mieux en mesu-e de faire face à la dure concurrence sur divers marchés.Les investissements dès le début s\u2019établissent à deux millions et demi de dollars.Mais on prévoit que le centre pourra être agrandi.C\u2019est pour cette raison d\u2019ailleurs que les industries intéressées à la réalisation de ce pro- jet ont choisi un terrain aussi vaste.Les dépenses initiales seront affectées à l\u2019achat du terrain, à la construction d\u2019édifices et à l'installation de l\u2019équipement nécessaire au fonctionnement d\u2019un laboratoire semblable.Selon les informations que m\u2019ont fournies les sociétés intéressées, d\u2019ajouter M.Lesage, une centaine de travailleurs, dès le début, pourront trouver de l\u2019emploi dans cette nouvelle entreprise, Leur nombre augmentera de mois en mois.On estime qu\u2019il atteindra deux cents personnes au cours des deux prochaines années.Meunerie sans rivale dans la province Une meunerie de douze étages, contrôlée par cerveaux électroniques, sera construite à Granby.Le projet a été élaboré par la Coopé- dans le cadre des célébrations du centenaire de fondation de la cité de Lévis, De son côté, M.Noël Dorion, secrétaire d'Etat à Ottawa, a déclaré au cours du même banquet que les constituants de la cité de Lévis en 1861, lorsqu'ils lui ont donné ce nom, en souvenir du chevalier de Lévis, héros de la bataille de Ste- Foy, \u2018ont voulu honorer celui qui, ayant refusé la défaite de la bataille des Plaines d\u2019Abraham, avait rative agricole de Granby, de la Fédération des coopératives agricoles de la province en méme temps que le centre laitier le plus important dans tout le Canada.L\u2019immeuble aura 102 pieds de hauteur.Tout autour de la meunerie, s\u2019élèveront six silos de soixante pieds de hauteur.Un dépôt adjacent à la meunerie sera également construit, d'une largeur de 50 pieds, par 120 de longueur et 15 de hauteur.Plus tard, on en réalisera un second, qui aura 100 pieds de largeur, par 225 de longueur sur 15 de hauteur.Les plans de la machinerie ont été confiés à la compagnie S.Ves- sot, de Joliette, et ceux de la construction ont été préparés par les ingénieurs de la coopérative, à Granby même témoigné d\u2019un tel esprit de résis- Caisses populaires Lors de cette manifestation, M.Dorion remplaçait le premier ministre du Canada, M.John Diefenbaker, qui avait accepté de prononcer un discours au cours de ce banquet, mais qui, à la dernière minute, a été retenu dans la capitale fédérale.D'autre part, M.Lesage a affirmé que les Canadiens français avaient été fidèles à eux-mêmes; chose que nos compatriotes cana- diens-anglais attendaient de nous.\u201cJe suis sûr que nous perdrions leur estime si nous abdiquions nos caractéristiques\u2019\u2019, a dit M.Lesage.En outre, le premier ministre de la province et le secrétaire d\u2019Etat ont tous les deux souligné que c\u2019était à Lévis qu'avait été fondée en décembre 1960 par M.Alphonse Desjardins la première coopérative d\u2019épargne et de crédit en Amérique du Nord.En posant ce geste, ont-ils dit, M.Desjardins, a jeté les bases d'une institution qui allait devenir l\u2019une des forces économiques les plus puissantes de notre groupe ethnique.Les Caisses populaires Desjardins, a dit Dorion, doivent être pour les Canadiens français un symbole de courage, de dévoue- ment et d\u2019espoir.\u201cJe maintiens, a-t-il dit, que lorsque l\u2019industrie laitière, au Canada comporte une économie d\u2019un milliard de dollars, le moins qu\u2019on puisse attendre, c\u2019est qu\u2019elle soit consultée lorsque certaines réformes doivent être appliquées\u201d.Selon lui, une bonne partie des problèmes \u2018auxquels les gouvernements canadiens ont à faire face ont été causés par des politiques hâtives destinés à résoudre les problèmes à courte échéance.\u2018\u2018Un manque fotal de vision existait lorsque certaines décisions ont été prises\u201d, a-t-il dit Coté a souligné qu\u2019actuellement l\u2019économie canadienne est excessivement vulnérable, parce que, a-t-il dit, le coût de production élevé met les industries canadiennes dans un état d\u2019infériorité sur le marché mondial; et le marché domestique ne peut suffire au potentiel national de production.L\u2019industrie laitière fait face à une concurrence ne se posant pas dans ia plupart des autres industries : les produits substituts qui lui font perdre une consommation mensuelle d\u2019un million de livres de beurre, La consommation de lait par personne a diminué de 16 pour cent depuis 1946, tandis que la consommation \u201cper capita\u201d de produits laitiers, qui était de 1,233 livres en 1945, n Test plus que de 943 livres.M! Côté a précisé que si cette consommation de 1945 avait pu être maintenue, l\u2019industrie laitière devrait produire aujourd\u2019hui cinq millards de livres de plus.Les comptables doivent connaître les assurances Les comptables agréés doivent être familiers avec les divers plans d'assurance qui sont offerts à leurs clients contre les pertes de marchandises et de profits.Telle est la conclusion d\u2019une discussion en langue française qui a marqué la cinquième Conférence annuelle de l\u2019Institut des comptables agréés de Québec.La \u2018\u2018table ronde\u2019\u2019 portait sur \u201cle comptable agréé et les assurances\u201d, et les participants ont souligné avec insistance que les clients attendent des comptables agréés qu\u2019ils évaluent la nature de la protection dont ils ont besoin.\u201cSi l'on négligeait de prodiguer les conseils nécessaires concernant l'assurance, le client pourrait être de blâmer le vérificateur pour les pertes encourues au cours d'un sinistre.\u201d Il est important, ont souligné les participants, que le client comprenne parfaitement la protection qui lui est offerte par les diverses polices d\u2019assurance.Enfin, la \u2018\u201c\u2018table ronde\u2019 a examiné les nombreux modes d\u2019assurance et leur application suivant les besoins des clients.\u2018Que chacun ait donc conscience de la tâche commune et la prenne en charge.N\u2019attendons pas des jours meilleurs; faisons-les.C'est nous qui en sommes les ouvriers, nous tous, chacun a notre poste, que ce soit un poste de commande ou le plus infime des postes d\u2019exécution, Tous, fous les bras, toutes les tétes, tous les coeurs sont nécessaires.Que personne ne lésine ou n\u2019attende, et l'avenir naitra,\u201d a dit M.Dorion.J pay PAGE HUIT En Vedette LES AFFAIRES Les Frères Maurice, Sarto et René MARCHAND, respectivement vice-président, président et secré- taire-trésorier des INDUSTRIES MELCHERS LTEE, qui viennent d\u2019instituer la première fondation pour l'avancement économique des Canadiens français du Québec.M.François Pouliot, à gauche, directeur adjoint de la région de l\u2019Atlantique du Canadien Pacifique, depuis 1947, prendra sa retraite à la fin de juin et il sera remplacé par M.J.-U.Brazeau, à droite, qui remplit actuellement les fonctions de directeur des services du Québec Central, à Sherbrooke, depuis 1956.A l\u2019emploi du Canadien Pacifique depuis 50 ans, M.Pouliot a débuté dans la carrière de cheminot à Farnham, en 1911, comme garçon de bureau.M.Brazeau a débuté au Canadien Pacifique à Ottawa, en 1917, comme télégraphiste.Nouvelle Mine dans la Région de Mattagami J.P.Dolan, président de la Or- chan Mines Ltd.a annoncé que sa compagnie continue la mise en exploitation de ses propriétés de Ma- tagami.On y prévoit une production quotidienne de 1000 tonnes en 1962.Des sondages récents semblent indiquer une teneur de 12.7% en zinc et de 1.33% en cuivre.Les réserves de minerai seraient, selon M.Dolan, suffisantes pour maintenir la production pendant une période de 12 ans.En attendant un estimé précis des investissements requis, la Noranda Mines Ltd a accepté de financer les travaux en effectuant un prêt à 5% d'intérêt.La compagnie Orchan a de plus annoncé à la Bourse Canadienne qu\u2019elle se proupose d'acheter toutes les actions en cours de Bell Al- lard Mines Limited entre les mains de Conwest Exploration Company Limited et de Newmont Mining Corporation pour un total de 350,000 actions de Orchan Mines, dans la proportion de 143,624 actions à Con-: west et 206,376 actions à Newmont.! Par suite de l\u2019émission de ces actions du trésor, le total des actions émises et en cours atteindra donc 4,605,005 sur un total de 5,000,- 000 d\u2019actions autorisées.Les émissions d'obligations moindres en mai Les émissions d\u2019obligations par les corps publics et les sociétés ont été beaucoup moins élevées le mois dernier, le total des émissions d\u2019obligations ayant diminué de $254,617,287 à $168,089,250.D\u2019après la compilation mensuelle de la maison Wood, Gundy and Company, Limited, la différence provient de l\u2019emprunt de $140,000,000 du gouvernement fédéral en mai 1960, alors que cette année il n\u2019a eu recours à aucun financement durant ce mois.L'écart marqué que l\u2019on note dans les chiffres comparatifs pour les cinq premiers mois de l\u2019année s\u2019explique de la même façon.Le total a baissé de $1,582,962,978 a $1,256,542,889, alors que le gouvernement a emprunté $769,000,000 en 1960 et $360,000,000 depuis le début de 1961.i Au travail En mai y [A Baisse marquée du chômage au Canada Le chômage a considérablement diminué de la mi-avril à la mi-mai, alors que l\u2019on comptait 457,000 travailleurs sans emploi, comparativement à 622,000 un mois plus tôt.C\u2019est ce que signalait récemment le Bureau fédéral des statistiques.Le total dépassait encore de 38,000 le chiffre de l\u2019année précédente et représentait 7% de l\u2019effectif ouvrier, comparativement à 9.7% un mois plus tôt.Le déclin du chômage, le troisième à être signalé au cours des trois derniers mois, s'est produit alors que le nombre d\u2019emplois augmentait de 267,000, une hausse plus forte que d'habitude à cette période de l\u2019année.Voici en résumé le tableau de la situation : (en milliers) Mai Avril Mai 1961 1961 1960 Effectif ouvrier 6,542 6,440 6,391 6,085 5,818 5,972 En chômage 457 622 419 Le ministère fédéral du Travail, analysant le rapport de l\u2019Office de la statistique, déclare que le chômage chronique explique qu'il y ait 38,000 sans-travail de plus que l'an dernier à la mi-mai, alors que 6.6 p.c.de l'effectif ouvrier était en chômage.Il y avait au moment de la dernière enquête 108,000 ouvriers qui étaient sans travail Le comportement des prix au cours des derniers mois L'indice général des prix de gros au Canada (1935-1939 \u2014 100) s\u2019est établi à 231.3, en mars.Cela est une diminution de 0.1 p.100 sur l\u2019indice (231.6) de février, mais une augmentation de 0.6 p.100 sur celui (229.8) de mars précédent.L'indice des prix des produits animaux a baissé de 1.3 p.100 de février à mars (de 295.6 à 256.2) à cause du fléchissement des prix des bestiaux, des viandes fraîches el conditionnées et des fourrures, qui a plus que contrebalancé le renchérissement des produits de la pêche, des peaux, du lait et de ses produits, et des oeufs.C\u2019est surtout à cause de la baisse des aliments pour bestiaux et volaille, des pommes de terre, du sucre et de ses produits, et des fruits frais que l'indice des substances végétales a fléchi de 0.7 p.100, soit de 201.6 à 200.1.L'indice du groupe des articles en bois n\u2019a que légèrement baissé (301.6 contre 301.7).Les indices pour les cinq autres principaux groupes ont été légèrement plus hauts en mars qu\u2019en février.Voici par groupe, en mars : produits textiles, 233.1 (232.6 en février); métaux non ferreux, 174.6 (174.4); minéraux non métalliques, 186.3 (185.9); produits chimiques, 188.1 (187.9); et produits en fer, 256.7 (256.6).Quant à l\u2019indice des matières industrielles (1935-1939\u2014100), s\u2019est élevé de 1p.c.durant la période du 28 avril au 19 mai, soit de 242.7 à 245.1.Le prix des pores et du cuivre canadien a considérablement augmenté, tandis que celui des peaux de bovins, des bouvil- Transport aérien de Minerai La compagnie Nordair Aviation vient de transporter 165 tonnes de minerai de fer au lac Albanel à Roberval.Ce minerai est la propriété de Albanel Metals Ltd., et provient d\u2019un gisement situé à 100 milles au nord-est de Chibouga- mau, où des sondages récents ont révélé la présence d'importants gisements de minerai de fer.Transporté à bord d'avions C-46, jusqu\u2019à Roberval, le minerai fut ensuite acheminé par chemin de fer jusqu'aux usines de la Cleveland Cliffs, dans le Michigan, où on en déterminera sa teneur en métal.lons, de l\u2019étain, du sucre brut, du bois de sapin, de l\u2019avoine et du coton brut a augmenté plus modérément.L'huile de lin, le caoutchouc brut t le bois d\u2019épinette se sont vendus moins cher.L'indice des prix des produits agricoles aux marchés terminaux a avancé de 1.2 p.c.(de 211.2 à 213.8), reflétant une avance de 2.6 p.c.de lindice des produits animaux (de 259.3 à 266.0).Il y a eu baisse considérable du prix des porcs, surtout ceux de l'Est, et hausse plus modérée du prix de la laine crue et des bouvillons dans l'Est, des veaux dans l'Ouest, et des oeufs dans les deux régions.Les agneaux de l\u2019Est et le lait nature, la laine crue et les bouvillons de l\u2019Ouest ont baissé de prix.L'indice des produits de grande culture a fléchi de 0.8 p.c.(de 163 à 161.7) lorsque la baisse du lin dans l'Ouest et des pommes de terre dans l\u2019Est l\u2019a emporté sur la hausse des pommes de terre dans | Quest et du maïs et du blé dans Est.depuis plus de six mois.Ce chiffre représentait environ 25 p.100 des 439,000 personnes sans travail et se cherchant un emploi.La majorité cependant était en chômage depuis moins de six mois.Il y avait en plus 18,000 travailleurs temporairement mis à pied.Le nombre d\u2019hommes en chômage était de 397,000 soit 153,000 de moins que le mois précédent.Chez les femmes, 60,000 étaient sans travail, soit 12,000 de moins qu\u2019en avril.Demande plus forte Le rapport signale que la demande de main-d'oeuvre masculine est plus forte que d'habitude en cette saison et que le nombre d'hommes au travail est légèrement supérieur à l\u2019an dernier.L'augmentation de l'emploi chez les femmes est purement saisonnier.Une augmentation considérable d\u2019emplois dans l\u2019agriculture a porté à 726,000 le nombre total de personnes occupées dans cette industrie, a la mi-mai, comparativement à 652,000, à la mi-avril.; C\u2019est là l\u2019une des raisons de l\u2019augmentation globale de l\u2019emploi.Au cours de la dernière année, signale le rapport, l\u2019emploi dans l\u2019agriculture a été stable, après avoir considérablement baissé au cours des années antérieures.Dans les autres secteurs, il y a eu augmentation d\u2019emploi dans les services, l\u2019industrie forestière, l\u2019industrie manufacturière et la construction.C\u2019est dans les industries forestière et manufacturière que les gains ont été plus forts que d\u2019habitude.Dans l'industrie miniére et les transports, il y avait moins d\u2019hommes au travail qu\u2019à la mi-mai l\u2019an derni: r.En e&cartant les influences saisonnières, l'emploi a surtout augmenté dans les régions des Prairies et du Pacifique.Dans le Québec Dans le Québec, 9.1 p.c.de l\u2019effectif ouvrier était encore en chômage à la mi-mai, comparativement à 12.9 p.c., le mois précé- dent et à 8.8 p.c.l'an dernier.Il y avait 165,000 sans-travail, alors qu\u2019il y en avait 233,000, à la mi- avril.L'augmentation de l'emploi a été purement saisonnier, étant à peu près le même que les dernières années à cette période.aa 23 JUIN 1961 245, rue du Pont Atelier de mécanique générale Forge \u2014 Modelage Soudure Fonderie : acier, fonte, cuivre, aluminium LAG\u2026: = ET p= Ce DROLE \u20ac Fondée en 1875 FABRICANTS D\u2019ASCENSEURS Tél.: LA 4-5257 Ascenseurs de tous genres Matériaux d'aqueduc Bornes-fontaines Treuils (Winches) Guindeaux 3 44 ovest, Saint-Jacques CECI EST LA FORME DU NOUVEAU DACTYLOGRAPHE N.B.\u2014 Nous avons quelques modéles 1959 (Lexikon) tout neufs \u2014 dans les boîtes de manufacture à un prix qui vous surprendra.CANADA DACTYLOGRAPHE MONTREAL OLIVETTI Diaspron 82 Réalisation sans pareil.Demie espace, Attachement pour carte.Clavier bilingue.Frappe douce.Nouvelle couleur mo- INC.VIctor 4-3491 "]
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