Les affaires : a magazine of business, 1 octobre 1961, mardi 31 octobre 1961
[" \u201cPlus que jamais le peuple du Québec est conscient de ses droits, mais il n'entend plus vivre à l'écart .Ce n'est pas au nom d'un provincialisme excessif que je vous parle, car nous du Québec, avons le sentiment que, par notre façon d'agir, par notre mode de vie, wd pouvons étre un facteur dynamique a et une raison additionnelle de sur- = vivance et de fierté pour toute la ! population du Canada\u201d.Digeste de Zo ~ Jean Lesage.L'INFORMATION FINANCIERE, INDUSTRIELLE ET COMMERCIALE Ful AU SERVICE DU QUEBEC DEPUIS 1928 sas Rédaction et administration: 635.Henri-Bourrassa est, Montréal \u2014 DU.1-1888 wes Fle VOL.XXXIIl \u2014 NO 11 31 OCTOBRE 1961 SAINT-HYACINTHE.QÉÉEC Sans empiéter sur le projet d'aciérie canadienne-française, ATLAS STEEL fera de l'acier inoxydable La société Atlas Steel, de Welland, Ontario, vient d\u2019entreprendre des travaux préliminaires a l\u2019installation prochaine d\u2019une usine sidérurgique à Tracy, près de Sorel.\u2014 Le gouvernement de la province, par l\u2019entremise de son ministre des transports et communications, M.Gérard Cournoyer, a réussi à convaincre cette société contrôlée par des canadiens dans une proportion de 94% (le tiers appartient à des gens du Québec) de limiter ses opérations à la fabrication d\u2019aciers fins, en particulier d\u2019acier inoxydable contenant du chrôme et du nickel, \u2014 On utilisera les résidus de fer extraits du minerais de titane provenant du lac Allard sur la Côte Nord, et partiellement traité à l\u2019usine de Québec Iron and Titanium de Tracy.Ce sera la première fois dans la province qu\u2019un métal extrait de notre sous-sol est entièrement traité à l\u2019intérieur de nos frontières.\u2014 M, Jean Lesage, premier ministre de la province a affirmé, lors d\u2019une conférence de presse, qu\u2019il ne s\u2019agit pas là de la réalisation du vaste projet d\u2019industrie sidérurgique, doublé d\u2019un projet d\u2019un complexe industriel, que son gouvernement compte établir dans un avenir relativement proche.\u2014 Des craintes ont été exprimées dans divers milieux concernant les dangers que pourraient opposer le projet de Atlas Steel à la fondation du complexe sidérurgique proposé par le gouvernement de Québec./ .Pour dissiper l'équivoque\u2026 Nous publions ici un texte de M.Pierre Laporte, du Devoir, qui jettera de la lumière sur cette question.L'on sait que M.Laporte, est très près des autorités gouvernementales depuis quelque temps, et qu\u2019il ne se permettrait pas d'émettre des commentaires sur un sujet si grave, sans s'être au préalable informé à des sources certaines, Donc Atlas Steel s\u2019installe à Sorel.Cette société y construira une usine de $40,000,000, qui utilisera du minerai de fer du Québec et donnera du travail à quelques centaines d'ouvriers.La première question qui vient à l\u2019esprit est évidemment : cette usine va-t-elle empêcher ou retarder la venue dans le Québec d\u2019une industrie sidérurgique ?Nos informations sont à l\u2019effet que non.Le premier ministre, M.Jean Lesage, a été catégorique: Il ne s\u2019agit nullement, \u2014 a-t-il dit \u2014 de l\u2019aciérie dont on parle depuis plusieurs mois et qui fait l\u2019objet d\u2019une étude poussée au Conseil d'orientation économique.Il ne s\u2019agit pas, en somme, de l\u2019aciérie québécoise.Atlas Steel aurait bien voulu, nous dit-on, manger tout le morceau, mais elle a accepté la suggestion du gouvernement de s\u2019en tenir strictement à des aciers spéciaux, en l\u2019occurrence à l\u2019acier inoxydable.M.Lesage a confirmé que le projet de loi créant la Société générale de financement sera déposé dès la prochaine session.La suite viendra normalement : lettres patentes pour former une société commerciale, souscription du capital requis, préparation des plans, construction de l'usine.La région de Sorel tirera grand profit de l'établissement chez elle d\u2019une nouvelle usine.Ce sera un pas de plus vers la diversification de l\u2019industrie dans ce coin du Québec, qui a compté pendant de nombreuses années presque exclusivement sur les immenses ressources des frères Simard pour sa subsistance.La compétence de ces pionniers de l\u2019industrie lourde dans le Québec a assuré du pain à la presque totalité de la population de Sorel, mais il était fatal qu\u2019une récession dans la construction maritime provoque un chômage aigu dans cette région.| Avec la Québec Iron & Titanium, Atlas Steel et Marine Industries il devrait y avoir du travail a longueur d\u2019année pour des milliers d\u2019ouvriers compétents.Un des responsables de la venue d\u2019Atlas Steel à Sorel c\u2019est M.Gérard Cournoyer, député de Richelieu et ministre des transports et communications.Il a été le porte-parole du gouvernement auprès des autorités municipales de Tracy, qui ont fait preuve de vision en acceptant des responsabilités financières assez lourdes.A plus d\u2019une reprise les pourparlers ont passé près d\u2019échouer.C\u2019est M, Cournoyer qui a vu à ce que les négociations reprennent et qu\u2019elles soient finalement couronnées de succès.Le ministre peut se rendre le témoignage d\u2019avoir fait du bon travail, le plus délicat ayant peut- être été de convaincre Atlas Steel de mettre un frein à sa ! gourmandise.Devant une foule d'étudiants de l\u2019Université de Montréal, réunis hier dans le grand s salon de leur centre social, M.René Lévesque, ministre des ressources naturelles, à une question fort pertinente concernant l'aciérie répondit avec la franchise et l\u2019aisance qu'on lui connaît.Croyez-vous, lui a-t-on demandé, que le sort de l\u2019aciérie soit scellé avec la construction d\u2019une usine de fabrication d\u2019acier inoxydable par la compagnie Atlas Steel?\u2014 Si le sort de cette aciérie devait être scellé de cette façon, on se serait fait passer \u201cun bateau\u201d ! L'aciérie de Tracy produira un acier spécialisé, et non pas l\u2019acier de base.Si cette usine devait être le premier pas vers une aciérie complète, cela nous reporterait après 1970 pour que l'acier de base soit produit dans le Québec.D\u2019autre part, la société générale de financement qui sera créée à la prochaine session pourrait permettre de commencer la tâche beaucoup plus tôt.Pour être rentable, une aciérie de base doit produire au moins 300,000 tonnes par année.L'entreprise serait très profitable à environ un demi-million de tonnes.Or une bonne partie du marché existe déjà là.Toutes les constructions auxquelles participent le gouvernement, les municipalités et les commissions scolaires utilisent déjà une couple de centaines de milliers de tonnes.À cela doit s'ajouter le marché du Montréal métropolitain.Pour mettre en marche cette industrie de base, la société générale de financement investira plusieurs millions, tout en demeurant minoritaire.Ce sera au début la plus importante contribution de la société de financement, qui devra s\u2019occuper aussi d\u2019autres industries.Le reste dépend de la population.Il faut que les Québécois sautent rapidement sur l\u2019occasion et l\u2019aciérie est à nous.Avani d'opter pour une solution de désespoir Pourquoi ne pas profiter des droits que nous confère notre Constitution Deux opinions Depuis l'installation de la Maison du Québec à Paris et à la faveur de la conférence nationale sur les ressources et notre avenir, le problème de la Constitution est revenu à l'actualité et se pose avec d'autant plus d\u2019acuité qu\u2019il s\u2019intègre au Québec, à une prisc de conscience de nos possibilités et de la richesse de notre propre sol.Cette prise de conscience s\u2019est fortement exprimée et avec diverses variantes, selon les tendances autonomistes ou séparatistes des organisations ou institutions en cause.Me ALBERT LEBLANC: Utilisons nos armes.C\u2019est ainsi que Me Albert Leblanc, s\u2019adressant aux délégués du congrès de la Société St-Jean Baptiste de l\u2019Outawais Nord, a déclaré que la Fédération des SSJB du Québec dont il est le président ne s\u2019est jamais prononcée en faveur de la sécession du Québec du reste du Canada.Avant de tenter d\u2019accéder à l\u2019indépendance, a-t-il dit, le Canada Français devrait tirer pleinement profit des droits et prérogatives que la constitution lui accorde.\u201cUtilisons les armes qui nous sont données pour nous épanouir pleinement avant d\u2019en arriver à des solutions extrêmes.\u201d M.Leblanc s\u2019est déclaré d\u2019opinion que si le Québec n\u2019a pas encore su bénéficier pleinement de toutes les prérogatives accordées aux provinces par l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique c\u2019est que jusqu'ici on a toujours préféré faire de la politique sentimentale au lieu de la politique raisonnée.À l\u2019heure actuelle, a encore dit M.Leblanc, le Canada anglais est enclin à ouvrir les bras au Canada français.Il réalise de plus en plus que les Canadiens français constituent un rempart contre l\u2019américanisation.La réponse appartient au Canada anglais : \u201cS\u2019il ne comprend pas, l'échéance viendra et ce sera la décision ultime\u201d.M.Leblanc a aussi lancé l\u2019avertissement que ce n'est pas le temps de faire de la politique sur une question aussi sérieuse.M.FRANCOIS A.ANGERS: Une victoire.Pour sa part, M.Frangois Albert Angers déclarait ces jours- ci, devant le club des Anciens du Collége Ste-Marie, que selon lui, la Constitution canadienne a été établie en fonction de l\u2019indépendance de notre nation.\u2018Malheureusement nous n\u2019avons pas su en tirer profit.Personnellement, je crois que les Canadiens français disposent, dans le cadre constitutionnel, d\u2019un instrument qui peut assurer l'existence d\u2019un Etat français prospère dans le cadre fédéral.La Constitution nous assure le contrôle d\u2019à peu près tout ce qui est essentiel à l\u2019épanouissement culturel.\u201d M.Angers souligne que pour reprendre les pouvoirs légués par les pères de la Confédération il faut réamender la Constitution et la remettre dans l'état où elle se trouvait en 1867.Il déclare que nous sommes 50 ans en arrière et rappelle que l\u2019AÂcte de l'Amérique du Nord n'est pas centralisateur.\u201cII s\u2019agissait d\u2019une victoire pour les Canadiens français puisque les Anglo-Canadiens désiraient un Etat unitaire.\u201d Le conférencier a ajouté que le fédéral a pris plus de pouvoirs par la suite, soit par les amendements à la Constitution et surtout à cause de certains privilèges, acquis au début, que nous n\u2019avons pas su exploiter.\u201cEn somme, sans renoncer à des solutions d\u2019avenir qui pourraient se révéler utiles et nécessaires, nous devons utiliser au maximum les pouvoirs que la Constitution nous offre.Elle comporte des droits précis que nous refusons de revendiquer.\u201d M.Angers termine en disant qu\u2019il préfère celui qui est séparatiste a A autre qui refuse de l\u2019être à tout prix.Pour l\u2019instant, nous ne sommes pas prêts, psychologiquement ni économiquement, au séparatisme. DOCUMENTATION Vous voulez réussir ?\u2026Ô Alors, tirez parti des forces qui sont en vous chapître treizième Persévérez \u2014 Vous arriverez à quelque chose Volonté et caractère.\u2014 La vo- lopté et la ténacité nécessaires à la réalisation des grandes choses ou même des choses ordinaires de la vie ressemblent beaucoup aux efforts que fait un nageur pour se maintenir à la surface de l\u2019eau.L\u2019etfort de chaque instant est insignifiant, mais dès que cet effort cesse, le nageur s\u2019enfonce.S'il s\u2019énerve, s\u2019il se débat trop, il risque encore de s\u2019enforcer pour s\u2019être trop fatigué.S\u2019il fait la planche, ses efforts sont à peu près nuls, mais, aussi, il reste sur place ou est entraîné par le courant.Enfin, s\u2019il connaît bien la technique de la nage, s\u2019il a la vigueur physique et l\u2019ambition voulues, il deviendra un champion, Chaque mouvement effectué, chacune des calories dépensée, produit un maximum de résultats \u2014 contribue non seulement à le tenir en surface, mais le fait avancer avec la rapidité des êtres qui ont pour habitat naturel l\u2019eau dans laquelle il évo- ue.Se connaître pour se dominer.\u2014 Plus l\u2019homme d\u2019affaires réussira à se dominer, c\u2019est-à-dire à \u201c\u2018flotter\u201d\u2019 au-dessus de lui-même, plus libres seront ensuite ses mouve- ments de translation.Et pour s\u2019élever au-dessus de soi-même il faut se connaître, il faut être habitué à soi tout comme le nageur doit être habitué à l\u2019eau; il faut pouvoir contrôler chacun des mouvements de son esprit, chacune de ses impulsions, tout comme le nageur expert réussit à contrôler chacun des mouvements de ses membres en vue de produire un maximum de résultats avec un minimum d'effort.C\u2019est ce qu\u2019en termes modernes, on appelle l'efficience.On arrive à maîtriser cette science, pour la tâche qui nous est propre, à force de travail, à force de commettre des bévues, de les prévoir \u2014 ce qui est mieux \u2014 et de les corriger; à force de se renseigner sur les chemins les plus courts qu\u2019il est possible de trouver : à force, en un mot, de s\u2019observer.Les employeurs industriels distinguent deux sortes de travailleurs : ceux qui cherchent constamment à améliorer leur rendement et ceux qui, après avoir pris un pli, une routine, y restent encroûtés pour le reste de leurs jours.Pour lutter contre les maisons à rabais (2) L'homme de tête, l\u2019intellectuel qui a vraiment du caractère ou qui veut acquérir cette précieuse qualité, doit donc ne pas être un routinier.Un routinier est une machine \u2014 ou du moins on peut le remplacer aisément par une machine \u2014 et, vous le savez toutes les machines fabriquées en série se ressemblent.Seul, un numéro les distinguent.Mais, si le génie de plusieurs inventeurs a réussi à produire de merveilleuses machines, si parfois un inventeur a pu produire des appareils uniques au monde, l\u2019application que l\u2019on met à se meubler l\u2019esprit, à orienter nos pensées vers tel ou tel groupe d\u2019idée finit, à la longue, par inspirer sur toute la personnalité une marque qui diffère essentiellement d\u2019un numéro de série.Et cette marque, c\u2019est le caractère.Avoir du Caractère.\u2014 Avoir du caractère, c\u2019est être maître de soi.Celui qui sait se dominer, qui connaît la valeur du silence et qui, après avoir sûrement pesé les choses, se met à l\u2019oeuvre et agit, affirme son caractère.La boutade de Clémenceau qui disait que, pour avoir du caractère, il faut qu\u2019il soit mauvais, est com- Les détaillants ordinaires devront cesser les pratiques abusives qui les ont fait naître Par GÉRARD LEFEBVRE, B.A.Ing.P., B.Sc.A, M.E.1.C.(Suite et fin du dernier numéro) L'analyse de ces tableaux démontrent que depuis 25 ans le consommateur a vu diminuer sa contribution aux achats totaux faits au Canada de 7 points ou si l\u2019on veut la portion des ventes totales faites au consommateur a baissé de 7 points ou 10.1%.On voit par ailleurs que pendant cette même période de temps les gouvernements ont augmenté leur contribution de 4 points ou 4%, les affaires de 6% points ou 15%, tandis que les exportations ont subi un recul de 4 points ou 18%.Donc si l\u2019on veut réellement augmenter le volume des ventes totales finales pour en arriver à une réelle reprise des affaires et au plein emploi, qui de ces quatre chefs : consommateur, gouvernements, affaires, exportations, devra logiquement contribuer à cette augmentation.Sûrement pas les gouvernements qui ont déjà augmenté de 4% et où l'on sent une résistance marquée à faire davantage.Les affaires, c\u2019est-à-dire principalement l\u2019industrie, qui a déjà augmenté sa contribution de 4% depuis vingt- cinq ans, ne semblent pas logiquement et économiquement le secteur où l\u2019on puisse anticiper une augmentation.Il reste done les deux chefs où l'on a enregistré une diminution, soit le consommateur et l\u2019exportation.Cette dernière subit depuis cinq ans, comme tout le monde le sait et le déplore une compétition effarente de la part de l\u2019importation; donc pas beaucoup d\u2019espoir de ce côté.Il reste donc, messieurs, que seul le consommateur peut contribuer, de sa quote-part, à grossir le volume de vente au pays et il peut le faire d\u2019autant mieux que sa contribution aux ventes totales faites au pays a baissé de 10% depuis vingt-cinq ans.Et il le fera, surtout dans le domaine des marchandises périssables et des services parce que de plus en plus il vise à une aug- PAGE DEUX mentation de confort, d\u2019épanouissement et de bien-être.Et en plus de toutes ces raisons, il ne faudrait pas manquer de souligner l\u2019augmentation de la population.A supposer que cette prédiction ou ce souhait se réalise et les probabilités mathématiques et économistes le veulent, quelle en serait la signification ?Cette perspective voudrait dire que le consommateur porterait sa contribution aux ventes totales de 57% aux environs de 60% ou plus, soit 3% de $43.7 billions ou une augmentation de $1.3 billions.Messieurs, n\u2019y aurait-il pas alors place et pour vous, détaillants conventionnels et pour les magasins de vente à rabais, si le consommateur reprend sa place il augmente les achats de $1.3 billions par année, et ceci m\u2019amène à la troisieme opinion que j'ai exprimé plus haut à savoir \u2018le magasin de vente à rabais n\u2019éliminera pas le détaillant conventionnel\u201d\u2019.Les chiffres que j'ai cités plus haut, suffiraient seuls à confirmer cette opinion.D\u2019autres raisons toutefois, d\u2019ordre psychologique et économique viennent renforcer mon opinion.Le magasin de vente à rabais compte surtout et avant tout sur deux classes de la société, celle à revenu modique et celle à revenu moyen.On n\u2019a qu\u2019à considérer les sites choisis par ces organismes pour s\u2019en rendre compte.Pour supporter cette assertion qu\u2019on me permette de citer M.Larry Goodman, président de Goodman Community Shopping Center de Chicago, l\u2019un des pionniers des magasins de vente à rabais aux Etats-Unis : \u201cNous comptons sur l\u2019appui de la classe de la société dont le revenu est classifié dans une catégorie moyenne et nous avons ajusté notre politique d\u2019achat et de vente en conséquence.Ce qui veut dire cue nous espérons intéresser deux classes de la société, dont le revenu ne dépasse pas $7,000.00 par année, c'est-à-dire la classe à revenu modique et la classe à revenu moyen et si nous réussissons à obtenir seulement 50% de la clientèle possible de cette dernie- re, nous serons satisfaits\u201d.Done, messieurs, les promoteurs savent déjà, et ils le savaient avant de se lancer dans cette aventure, qu\u2019ils ne pourraient pas gagner tout le monde.Il reste donc un très large secteur de la population qui n\u2019est pas intéressé aux magasins de vente à rabais en général.Et cette constatation s\u2019applique davantage si l'on considère le ~om- merce de la chaussure.Il est logique de prédire que beaucoup de gens, qui favorisent ces magasins à rabais pour l'achat de nourriture, de meubles, de vê\u201ce- ments, hésiteront à se procurer leur chaussure dans ces mêmes centres.Et j'ajouterai que le gros du commerce de chaussures de ces magasins se fera au niveau des chaussures de sport, des chaussures de jeu pour enfants, et en général de toute chaussure ne requérant pas ou très peu d\u2019ajustement.Messieurs, le département de chaussure du magasin de vente à rabais vivra, mais vous aussi détaillants de chaussure conventionnels, vous continuerez à maintenir votre commerce à un assez bon niveau de prospérité.Mais pour y arriver, il vous faudra reviser quelque peu vos habitudes et vos méthodes de transiger.Bien sûr que certains commerces traditionnels disparaîtront.N\u2019en est-il disparu déjà bien avant l\u2019apparition du magasin de vente à rabais ?D\u2019abord et avant tout si vous voulez lutter efficacement contre ce nouveau compétiteur, il vous faudra utiliser les mémes armes dont il se sert; le prix de l\u2019article plètement erronée.Certes, l\u2019homme qui a décidé d\u2019agir, qui sait où il va, et qui avance, n\u2019aime guère rencontrer sur la route les bavards, les impulsifs et les stratèges en pantoufles qui croient posséder la solution de tout.S°\u2019il les bouscule à l\u2019occasion, il peut paraître mauvais, mais on ne saurait dire que ceux qui essaient de disperser ses efforts n\u2019ont pas couru après les coups.Avoir du caractère, c\u2019est posséder une discipline personnelle qui fait accomplir la totalite du devoir et même les choses désagréables, lorsque le devoir et le but honnête qu\u2019on veut atteindre exigent qu\u2019elles soient accomplies.Le dénominateur commun du succès, le secret de quiconque réussit dans la vie et en aftai- res, c\u2019est d\u2019avoir pris l\u2019habitude de faire, en temps voulu et de la manière voulue, ce que les \u2018\u201cbons-a-rien\u201d n\u2019aiment pas à faire.Le caractère est la marque de l\u2019âge vraiment adulte, de la maturité.Il incite à peser les choses et les gens à leur poids, après en avoir appris la valeur.Il incite à faire les sacrifices du superficiel, du clinquant, des plaisirs éphémères et stupides pour concentrer ses efforts et ses énergies à ce qui en vaut vraiment la peine.C\u2019est une question d\u2019économie, après tout; comme le diraient les économistes modernes, c\u2019est l\u2019expression d\u2019une meilleure productivité des efforts.Avoir du caractère, c\u2019est aussi posséder l'esprit d\u2019équipe.C\u2019est Savoir coopérer aux causes dignes d\u2019un homme qui évalue ce que sera l'avenir en tirant du que vous vendez.Les profits exagérés devront disparaître.Combien de fois n\u2019avez-vous pas réussi à obtenir du manufacturier des marchandises à prix de rabais sous prétexte que vous vouliez organiser un programme de vente spéciale, avec évidemment prix de vente spécial, alors que dans votre esprit vous saviez très bien qu\u2019au moins 50% de ces marchandises seraient vendues à prix régulier avec une marge de profit accrue.Ici je vous prie de ne pas voir en moi le manufacturier qui se plaint, loin de moi cette pensée, je veux simplement créer chez vous un doute quant à certaines attitudes oui ont déjà été prises.Croyez-moi vous pouvez lutter avec succès contre le magasin de vente à rabais pourvu que vous puissiez offrir des prix justes, raisonnables mais qui seront en rapport avec la marchandise que vous vendez et les services que vous rendez.Une seconde arme est mise à votre disposition et qui demeurera à votre seule disposition : le service.Plus haut on a vu qu'une forte portion de la population ne sera pas attirée par le magasin de vente a rabais dans le domaine de la chaussure.Pourquoi ?Principalement et presque uniquement parce que cette partie de la population ne recevra plus dans ces centres les services dont elle avait l\u2019habitude d\u2019être gratifiée chez le commerçant de chaussure conventionnel; ajustement parfait, attention et patience de la part du personnel, garantie de qualité, conseils judicieux pour la conservation de la chaussure, réparation mineure que vous offrez gracieusement.Ce sont là autant de services que votre client apprécie hautement.Il faudra à l\u2019avenir l\u2019augmenter d\u2019autant plus que vous êtes assurés que ce client ne l\u2019obtiendra pas au magasin de vente à ra- ais.Ces services appuyés par des gratuités distribuées, non pas continuellement, mais au bon moment, comme par exemple un petit souvenir, un emballage particulier, une livraison qui accommode, un crédit qui empêche de déséquilibrer un budget, ne pourraient faire autrement que vous consolider une clientèle sincère et durable.Il ne faudrait pas négliger non plus de saisir toutes bonnes occasions pour organiser passé les leçons qui s\u2019en dégagent.Se dominer, garder la maîtrise de soi lorsqu\u2019on travaille avec des incompétents, savoir s\u2019en défaire lorsque le bien com- mur l'exige, pouvoir reconnaître où est le vrai et l\u2019appliquer à sa conduite personnelle, chercher à s\u2019associer avec des gens qui respectent la personnalité humaine, voilà, entre autre, certains traits qui décelent à la fois le caractère et l\u2019aptitude à assumer dans la collectivité les responsabilités qui incombent à tout citoyen.Le civisme et la probité sont une marque de caractère.L\u2019indépendance qui cherche à éviter aux autres tout ennui dont on pourrait être la cause, en est üñe aütre.Savoir se taire à propos, savoir écouter, sont une autre marque de caractère.Elle permet d'apprendre une foule de choses sans pour autant anéantir la faculté de juger et de faire la part du vrai et du faux, des impressions et des faits, des opinions et des réalités dans ce qui sort de la bouche des bavards.Quiconque veut conquérir du caractère peut commencer par pratiquer la discrétion.En s\u2019abstenant de dire des choses qui ne doivent pas être dites, qui ne sont en somme que niaiseries, on montre au moins que la tête sait dominer la langue.\u2019\u2018Avant que d\u2019ouvrir la bouche pour parler, dit un proverbe arabe, demande-toi si ce que tu vas dire est plus beau que le silence\u201d.Laissons aux snobs et aux commères de chercher à se donner de l\u2019importance en épatant la galerie par des révélations qu\u2019elles peuvent croire sen- (Suite à la page 15) un bon programme de vente à rabais supporté par une publicité intelligente et originale.Vos prix de vente calculés raisonnablement et les services ac- erus que vous offrirez à vos clients ne doivent pas vous faire perdre de vue un item de toute première importance : le prix de revient de vos marchandises.Votre prix de revient en plus du coût de vos marchandises, comporte certaines dépenses fixes comme par exemple, le loyer, les salaires, les comptes d'électricité, de téléphone, etc., qui ne varient pas avec votre volume de vente.Ces dépenses doivent être analv- sées et suivies chaque jour de la semaine.Le prix de revient comporte aussi vos frais de banque.Ceux-ci varient largement suivant l\u2019ordre de grandeur de vos inventaires.Et ce contrôle des inventaires, que je préconise ne veut pas dire qu\u2019il vous faudra les maintenir à un bas niveau.Au contraire, ce dont il vous faudra vous assurer, c\u2019est le roulement normal et profitable de vos marchandises.Messieurs, le magasin de vente à rabais représente un des signes de la révolution commerciale dont nous sommes les témoins.Vous avez à la subir cette révolution mais à la vivre également.Vous pouvez relever le défi, vous en accommoder pourvu que vous preniez la situation bien en main et avec sérieux.Ne soyez pas pris de panique devant cet état de choses, considérez plutôt l'avance confortable que vous avez prise sur ce nouveau genre de commerce, Vous avez acquis dans votre domaine une expérience formidable que seul le recul des années peut garantir.Votre nouveau compétiteur ne possède pas ces avantages; malgré l\u2019étendue et l'importance de ces chantiers, il ne fait que commencer le défrichage; il a à peine semé.La récolte n\u2019est sûrement pas pour demain.Sachez donc profiter de cette situation extrêmement favorable qu'est la vôtre actuellement.Réagissez immédiatement il n\u2019est pas trop tôt certes, mais heureusement il n'est pas trop tard.En terminant, je formule le voeu que chacun dans votre sphère, détaillant conventionnel ou magasin de vente à rabais, vous puissiez vivre et progresser heureusement et bénéficier de votre part de soleil dans le monde.LES AFFAIRES \u2014 31 OCTOBRE 1961 Les buts proposés à la conférence sur \u201c RÉSOUDRE LES PROBLÈMES QUI les ressources et notre avenir \u201d SE POSENT A L'ÉCHELLE CANADIENNE Bon nombre de provinces, dont l\u2019Ontario, le Manitoba, l\u2019Alberta et le Nouveau-Brunswick, ont des problémes qu\u2019ils ne peuvent résoudre elles-mémes et seules, Il en est ainsi pour le reboisement, la pollution des eaux, les ressources naturelles, ete.Cette situation justifie à elle seule la tenue d\u2019un congrès comme celui dont nous venons d\u2019être témoins et qui réunissait les dix provinces et le gouvernement d\u2019Ottawa.Le premier ministre du Canada, M.John Diefenbaker, a présenté un programme en trois points du gouvernement général, qui aurait pour but de promouvoir la mise en valeur des res- Adressant la parole au banquet inaugural de la première conférence nationale sur \u2018\u2018les ressources et notre avenir\u201d, le premier ministre du Canada a dit que cette première rencontre pourrait bien constituer un événement historique quant à l\u2019établissement d\u2019une coopération plus étroite entre les provinces, en vue de préserver les immenses ressources naturelles du Canada.Si nous voulons conserver le contrôle de notre destinée, a dit le premier ministre, il est essentiel que le peuple canadien développe une politique à long terme d\u2019expansion.Les demandes accrues, dit-il, dans les différents domaines de la justice sociale exigent une productivité croissante qui permettra en retour une augmentation des revenus et une diminution du chômage.M.Diefenbaker a affirmé en outre que, sur le plan international, le Canada se doit aussi de développer ses ressources au maximum.Si la liberté doit être maintenue, dit-il, nous devons faire face à la concurrence du monde communiste.M.Diefenbaker a reconnu l\u2019autonomie des provinces en matière de contrôle sur les ressources naturelles.Tout en reconnaissant dit-il que le gouvernement fédéral n\u2019a pas le droit, ni d\u2019ailleurs l\u2019intention d\u2019intervenir dans les affaires provinciales en ce qui concerne les ressources naturelles, il n\u2019en reste pas moins que le gouvernement fédéral peut ap- sources naturelles.Ce programme touche l\u2019assistance financière d\u2019Ottawa pour l\u2019organisation de conférences sur les ressources naturelles, la création d\u2019un comité consultatif national sur l\u2019utilisation des terres et des ressources en eau, \u2014 Il serait er- ronné de croire que cette conférence peut amener des ententes fédérales-provinciales sur ces questions, Elles furent essentiellement des séances d\u2019études.À ce propos, M.Jean Lesage, :temier niitilsire du Québec, et M.René Lévesque, ministre des Richesses naturelles, ont exprimé clairement la position de notre province vis-à-vis Ottawa rassuré Les protestations contre les tendances séparatistes qu\u2019on lui prêtait à la suite de son voyage en Europe, et le discours qu\u2019il a prononcé à la conférence nationale sur les ressources et notre avenir ont eu pour effet de rassurer Ottawa et les autres provinces.Il appert en effet que l\u2019installation de notre maison à Paris aura été interprétée par certains comme étant un geste d\u2019approbation à l\u2019égard des mouvements séparatistes qui n\u2019ont pas manqué d\u2019usurper pour en coiffer leurs revendications, le caractère hautement protocolaire de la délégation québécoise à Paris.On comprend facilement le ministre fédéral du nord canadien et des ressources naturelles, M.Walter Dinsdale, d\u2019avoir lui même invité M.Le- sage à fournir cette assurance, en déclarant, dès l\u2019ouverture de la conférence : \u201cIl ne peut être question d\u2019une politique fédérale de développement, mais bien d\u2019une politique nationale édifiée de concert avec les provinces, qui en réalité, assument, de par la constitution, une grande partie des responsabilités en matière de ressources naturelles\u201d.cette conférence.Nous ne repoussons pas l\u2019idée de collaborer avec les autres provinces, à dit M.Le- sage, mais cela n\u2019entammera en rien notre autonomie en cette matière, puisque les ressources naturelles appartiennent entièrement aux provinces et que celles-ci ont un droit indéniable de les utiliser selon leurs vues.M.Lévesque a déclaré, au début de la conférence, que le Québec assistait à ces assemblées dans le but principal d\u2019apprendre ce qui se passe dans les autres provinces, et il a ajouté que le Québec suivra sa propre politique, quoiqu\u2019il advienne à l\u2019issue des discussions, porter une aide précieuse aux gouvernements provinciaux.Pour donner quelques exemples, le premier ministre a cité notamment les travaux de recherche effectués par le gouvernement fédéral dans les domaines de l\u2019industrie forestière, des ressources minérales, de l\u2019agriculture, des pêcheries, ete.En ce qui concerne les trois propositions qu\u2019il a formulées, M.Diefenbaker a dit que de telles conférences sur les ressources naturelles devraient avoir lieu tous les trois ou quatre ans, de manière à évaluer les progrès réalisés, à étudier les projets réalisés et à en mettre de nouveaux au point.Ces conférences permettraient aux gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux, aux universités, à l\u2019industrie et à d\u2019autres organisations de maintenir un contact étroit avec l\u2019évolution de nos ressources.C\u2019est à ce sujet que M.Diefenbaker propose une assistance financière du gouvernement dans la préparation de ces conférences.Quant à la création d'un comité national des ressources naturelles, M.Diefenbaker a précisé qu\u2019un tel organisme aurait des pouvoirs de recommandation plutôt qu\u2019exécutifs, mais qu\u2019il serait en mesure de mieux faire connaître les buts et les aspirations de la nation en matière de conservation, et pourrait également promouvoir une plus grande coopération entre les provinces ainsi que sur le plan régional.Il serait Sans refuser sa collaboration avec l'État fédéral, M.Lesage raffermit ses positions et répète que les Ressources du Québec nous appartiennent Dans un discours qu\u2019il prononçait à la conférence nationale sur les ressources et notre avenir, le premier ministre Jean Lesage énonçait à nouveau la position de son gouvernement en matière de développement de nos ressources.Il a insisté longuement cependant sur la planification des ressources à l'échelon provincial, sans écarter toutefois l\u2019hypothèse d\u2019une collaboration d\u2019ordre général, avec les autres provinces et I'Etat fédéral.\u201cPlus que jamais, a-t-il déclaré, le peuple du Québec est conscient de ses droits, mais \u2014 et notez-le bien \u2014 il n\u2019entend plus vivre à l\u2019écart .Ce n\u2019est pas au nom d\u2019un provincialisme excessif que je vous parle, car, nous du Québec, avons le sentiment que, par notre façon d\u2019agir, par notre mode de vie, pouvons être un facteur dynamique et une raison additionnelle de survivance et de fierté pour toute la population du Canada\u201d.M.Lesage a fourni l'assurance que le gouvernement du Québec était disposé à coopérer pleinement à la mise en valeur des ressources naturelles du Canada.Les citoyens de la province de Québec, dit-il, sont plus que jamais conscients de leurs droits mais \u2014 el il l\u2019affirme en notre nom \u2014 ils ne veulent plus faire bande à part.\u201cLe champ d\u2019activité très vaste qu\u2019est la planification économique, la nature même de l\u2019action à entreprendre, le fait aussi que nous vivons dans une confédération où nous sommes tous solidaires, sont autant de facteurs qui incitent, d\u2019une part, l\u2019administration fédérale à donner son importante contribution à une entreprise aussi vitale.\u201cMais cette contribution, a poursuivi M.Lesage, nous la voyons surtout d\u2019ordre général.Elle peut être axée par exemple sur la connaissance qu\u2019a notre gouvernement central des exigences de la situation du peuple ca- fadien danñs le commerce international, ou encore sur l\u2019influence que sa position lui permet d\u2019apporter sur d\u2019autres variables, comme la monnaie et certaines catégories d\u2019impôts\u201d.Le premier ministre rappelle ensuite la responsabilité provinciale en matière de développement économique.\u2018\u201cCe sont elles LES AFFAIRES - 31 OCTOBRE 1961 (les provinces) qui peuvent contrôler la plupart des facteurs grâce auxquels une politique de planification peut se matérialiser et avoir certaines chances de succès Elles peuvent de plus participer directement à l\u2019investissement dans le développement des ressources et l\u2019aménagement de l\u2019industrie là où les conditions économiques l\u2019exigent\u201d.Enfin, M.Lesage insiste de nouveau sur la collaboration aui peut s\u2019établir entre les gouvernements au moyen du secrétariat interprovincial permanent \u201c\u2018dont j'ai déjà eu l'honneur de propo- sor la formation l\u2019an dernier a Ottawa\u2019, composé de représentants des) gouvernements fédéral et provinciaux.En troisième lieu, le premier | ministre a dit que le gouvernement fédéral était disposé à mettre sur pied un comité consultatif national sur l\u2019utilisation des ; eaux et de lair, terres et des ressources en eau, qui aurait pour principale mission de formuler des recommandations sur l\u2019utilisation des terres et des ressources en eau, à l\u2019échelle nationale.On pourrait lui confier, dit-il, le programme de développement et de planification agriculiure, qui a été annon- ! a récemment.Faisant écho aux inquiétudes qui surgissent de toutes parts en ce qui a trait à la pollution des M, Diefenbaker ces naturelles qu\u2019il fallait à tout prix protéger.Ces ressources, a- t-il dit, seront épuisées dès 1980, si on n\u2019adopte pas immédiatement \u2018les mesures qui s'imposent.M.René Lévesque, \u201cNous suivrons notre propre politique\u201d Expliquant aux journalistes l'attitude de son gouvernement en rapport avec le congrès convoqué par les autorités fédérales pour étudier tous les secteurs des ressources naturelles renouvelables du Canada, M.René Lévesque, ministre des Richesses naturelles da la province a déclaré que le Québec assiste à la conférence afin de savoir ce qui se passe dans les autres provinces : des idées émises pourront servir à l\u2019élaboration d\u2019une politique provinciale de développement des richesses naturelles.Par exemple, a-til dit, nous sommes intéressés à savoir comment les autres provinces combattent la pollution des eaux.Comment elles aménagent les terrains de camping, comment elles veulent régler le problème des terres marginales, etc.etc.Mais, ajoute-t-il, nous n\u2019irons pas chercher ailleurs notre politique.M.Lévesque rappelle que le congrès n\u2019a pas été convoqué pour prendre des décisions, mais plutôt pour indiquer des solutions aux problèmes de croissance du Canada.\u2018\u2018Il se peut bien que nous n\u2019acceptions aucune de ces solutions\u2019, dit-il.Dans le domaine des richesses naturelles, M.Lévesque ne voudrait pas que le gouvernement fédéral dépasse le rôle de \u2018\u2018plaque tournante des renseigne- ments\u2019\u2019 en créant des centres de recherches.Parlant encore du rôle du Québec au congrès, le ministre a rappelé que ses initiateurs ont commencé leur travail en 1958, sous le régime Duplessis, et que ce régime n\u2019a pas cru bon d\u2019entreprendre les études nécessaires.Vinrent les élections et le résultat que l\u2019on sait, de telle sorte que le nouveau gouvernement a dû se préparer en vitesse.On compte environ 75 représentants du Québec au congrès, mais ceux-ci n\u2019ont pas tous été invités sous l'initiative du gouvernement provincial, car plusieurs organismes privés \u2018ont été invités à déléguer des représentants : les universités occupent une place importante.Toujours dans le domaine de la planification, M.Lévesque a ajouté que la tendance actuelle veut que l\u2019on remette en question les problèmes de la Confédération et qu\u2019il faudra trouver une division fiscale plus logique.\u2018\u2018Au- jourd\u2019hui, a dit le ministre, le gouvernement fédéral retire beaucoup plus d\u2019argent que ses besoins ne l\u2019exigent, ce qui l\u2019oblige à s'occuper de juridictions qui reviennent aux provinces\u201d M.Lévesque a parlé des plans conjoints en ce sens.\u2018\u201cUn réamé- nagement politique s\u2019impose, dit- il enfin, sinon les fêtes de la Confédération pourraient être assez ternes\u201d.M.Eric Kierans, \u201cIl faudra d'autres - \" conférences Selon M.Eric W.Kierans, président de la Bourse de Montréal, la conférence nationale sur les ressources et notre avenir devrait servir d\u2019 exemple et de stimulant à la tenue de conférences similaires afin d\u2019évaluer l\u2019importance des ressources non renouvelables et des industries manufacturières, financières et de services.M.Kierans a ajouté qu\u2019à son avis, l\u2019examen critique du rôle des ressources renouvelables dans le développement national exigerait de telles conférences complémentaires.Cela est particulièrement vrai maintenant que notre commerce traditionnel avec les pays du Commonwealth est sujet à des changements profonds.Le haut niveau de vie au Canada est la conséquence directe du développement de nos ressources naturelles.D\u2019aucuns prétendent que l\u2019importation d'équipement et de capitaux qui en a résulté et qui a permis l\u2019expansion profitable de nos ressources naturelles a entraîné des salaires élevés et le développement unilatéral de nos industries d'exportation.Apparemment telle serait l\u2019opinion du ministre fédéral du Commerce qui déclarait récemment que l\u2019industrie manufacturière canadienne sortirait amoindrie du contact majoré avec la concurrence internationale.Je ne suis pas d'accord avec ce point de vue.Continuer de penser dans cette veine serait exposer le Canada aux pires ennuis.Les bloes européens n\u2019accepteront pas l\u2019entrée libre de nos produits agricoles et de nos matières premières, et ne permettront pas que nous protégions nos secteurs faibles.L\u2019entrée du Canada comme membre de ces groupements de pays nécessitera un engagement total et non partiel.L\u2019on a bien fait d\u2019exclure la question des ressources humaines du programme, sans quoi il aurait été impossible d\u2019atteindre les buts que se propose la conférence.Néanmoins, je demanderais que l\u2019on garde toujours présent à l\u2019esprit les ambitions de nos jeunes hommes et femmes.Nous devons créer des conditions qui permettront à notre jeunesse de participer pleinement à la croissance dynamique du Canada, Une économie statique ne pourra utiliser les talents et les initiatives de cette jeunesse.Partout au Canada, nous notons la frustration de nos jeunes gens.La stabilité future de notre système de liberté individuelle et d\u2019entreprise sera compromise si des mesures ne sont prises pour canaliser les énergies de notre jeunesse.Cette conférence est d\u2019une actualité brûlante.PAGE TROIS -\u2014-\u2014-\u2014-\u2014-\u2014__ lg Publiées par les PUBLICATIONS \u201cLES AFFAIRES\" Inc.635, Henri-Bourassa, est, Montréal Tél.: DU.1-1888 Imprimées à l\u2019Imprimerie Yamaska, 435 Mondor, Saint-Hyacinthe crie 126 Président : Julien I1EVASSEUR; Vice-président : Bernard LANC- TO; Secrétaire-trésorier : Gabriel IAPOINTE; Directeurs : Gérard ELLE, Hervé BIRON et Séraphin VACHON.; _ ; Directeur-gérant : Séraphin VACHON: Secrétaire de rédaction : Paule VACHON:; Rédacteur : Yvan PISLILANI>; Chef de tirage : Rolland ROY; Publicitaire : Hubert GAUCHER, LS.Abonnement : 6 mois, $4.00; 1 an, $7.50; 3 ans, $15.00 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa.CESSONS CE GASPILLAGE.Nous sommes une nation de gaspilleurs.Une trop grande abondance a avili le prix des richesses que la Province a si largement distribuées.Quelques semaines avant l\u2019élection du 22 juin 1960, une personne bien informée nous mettait au courant du scandale qui se préparait sur la Manicouagan.L'Hydro-Québec s\u2019apprétait à inonder quelque cinq millions de cordes de bois sans que le ministère des Terres et Forêts lève le petit doigt pour en organiser la récupération.L'histoire nous parut tellement fantastique que nous avons refusé d\u2019y croire, L\u2019eussions-nous publiée comme une manchette de huit colonnes dans Le Devoir que l\u2019opinion publique n\u2019aurait pas été émue.Cinq millions de cordes de bois représentent, une fois converties en papier-journal, une valeur de plus d\u2019un demi-milliard de dollars.Le scandale était autrement plus grand que celui du gaz naturel.Mais nous sommes tellement habitués à gaspiller les richesses de la nature que peu de gens y auraient porté attention.L\u2019effort que le présent gouvernement fait pour sauver le bois sur le territoire qui sera noyé dans quelques années, risque de rester partiellement incompris.Les forêts de la province sont inépuisables, a-t-on l\u2019habitude d\u2019affirmer.À quoi bon se fendre en quatre pour si peu.Quand on cause de leur profession avec les ingénieurs forestiers, ils expriment tous la même doléance.Nous avons appris à l\u2019Université comment exploiter la forêt en la conservant, mais nous n\u2019avons jamais eu la chance de mettre en pratique la science que nous avons acquise.Et chacun a des exemples concrets à donner.S\u2019ils sont à l'emploi des compagnies forestières, la recherche d\u2019un profit immédiat est la règle de leur conduite; tant pis s\u2019il y a gaspillage.S\u2019ils sont au service d\u2019un ministère des Terres et Forêts, l\u2019intervention des politiciens et des affairistes les empêche de faire leur devoir.Ils assistent impuissants au gaspillage de la forêt.\u201d Depuis combien de temps s\u2019occupe-t-on de la pollution des eaux ?Le gouvernement Duplessis avait, à son habitude, créé une commission d\u2019enquête qui ne s\u2019est jamais réunie et qui n\u2019a jamais fait rapport.Une autre lui a succédé qui paraît prendre sa tâche au sérieux.Les déchets industriels et les eaux-vannées sont en train de tuer toute vie aquatique.Il est temps qu\u2019on s\u2019en occupe.À côté du gaspillage, il y a le mauvais emploi des richesses de la nature.La colonisation pour les fins purement agricoles de terrains à vocation forestière se solde par un échec.Il n\u2019y avait peut-être pas d\u2019autre issue à l\u2019époque : il fallait bien trouver quelque chose pour occuper des familles qui ne demandaient qu\u2019à travailler.Accabler ceux qui prêchèrent le défrichement de certaines terres des Cantons de l\u2019Est, du Bas Saint-Laurent, du Saguenay et de Mont-Laurier au temps de la dépression, est un exercice facile, mais il ne conduit nulle part.Nous sommes en face d\u2019une situation concrète.Des terres impropres a la culture ont été défrichées: il faut les reboiser.Le ministére des Terres et Foréts avait annoncé I\u2019hiver dernier un programme ambitieux de reboisement.Qu\u2019en est-il advenu ?Il serait intéressant de le savoir.La coupe du bois sur les terres accidentées et peu profondes ont produit un double désastre.L\u2019érosion a emporté le peu d\u2019humus que la forêt avait péniblement emmagasiné au cours des siècles.La forêt ne retenant plus les eaux au moment de la fonte des neiges, les rivières ont débordé de leur lit et ont causé des inondations.Le Sénat canadien avait constitué, il y a plusieurs années, un comité d'enquête sur les terres pauvres de l\u2019Est du Canada.Qu'est-il advenu du projet ?Quelques dépêches y ont fait allusion de temps à autre.En est-il sorti une politique concrète de remise en valeur ?Il serait important d'en être informé.Le congrès qui se poursuit à Montréal sur les ressources renouvelables est un événement important.Les études et les recommandations devraient conduire à une politique plus exigeante en matière de conservation des richesses de la nature.Leur exploitation doit se faire en fonction du bien général et en pensant aux générations à venir.Quand une terre retourne en broussailles parce qu\u2019elle a été mal cultivée, c\u2019est un appauvrissement pour la société.Quand un pan de forêt est détruit par l'incendie ou par la hache des bûcherons sans que le propriétaire ou le concessionnaire soit obligé de reboiser, c\u2019est de la mauvaise politique.Quiconque a survolé la Côte Nord entre Tadoussac et Baie Comeau a pu voir des centaines de milles de forêts ravagés par l'incendie il y a sept ou huit ans.Ces territoires forestiers étaient sous location à plusieurs compagnies forestières.Quont- elles fait pour réparer les dommages causés par l'incendie ?Apparemment rien.On laisse aux lois de la nature le soin de cicatriser la plaie.Il faudra au moins cent ans pour pratiquer une nouvelle coupe sur ce territoire forestier.Le temps pourrait probablement être raccourci de moitié si l\u2019homme aidait la nature.Les intérêts privés se sont servis à soühaits dans nos richesses naturelles, la plupart du temps sans modération ni prévoyance.Ce n\u2019est que depuis quelques années que les compagnies forestières ont pris un peu conscience de leurs responsabilités.Il va falloir que l'autorité publique fasse sentir le poids de son influence pour forcer tous les propriétaires ou locataires de forêts, de cours d\u2019eau et de terres arables à pratiquer l'économie et la prévoyace.Gérard FILION, Le Devoir.PAGE QUATRE Les États-Unis absorbent 60% de nos exportations : Le nouvel essor américain favorisera le développement Après avoir subi un recul au troisième trimestre de 1959, l\u2019économie américaine fut sujette, dès le troisième trimestre de 1960, à d\u2019autres malaises.Le recul de 1959 fut bref; tandis que celui de 1960 s\u2019étendit jusqu\u2019à la fin du premier trimestre de 1961, période vers laquelle la récession 1960-61 s\u2019est terminée.Signalons, à l\u2019appui de cette affirmation, l\u2019évolution de quelques indices, ceux-ci au nombre des plus significatifs tant à cause de leur importance au sein de l\u2019économie américaine que de leur comportement au cours de la récente récession.Ce sont : les achats de biens de consommation durables et les dépenses d\u2019investissement dans la construction, la machinerie et l\u2019outillage.Le tableau I nous renseigne sur l\u2019évolution de ces dépenses.Les secteurs des biens durables, du côté des consommateurs comme des producteurs, connut la pius forte baisse d\u2019activité au cours de la dernière récession; de l'industrie canadienne \u2014 Par \u2014 Vély Leroy, L.S.C., Ph, D, Membre de l'Institut d\u2019Economie Appliquée, Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.prise économique se révéle particulièrement vigoureuse, cependant, dans le secteur dont la faiblesse inquiétait le plus.Les nouvelles commandes grossissent particulièrement dans le cas de l\u2019acier; l'industrie de l\u2019automobile, selon toute évidence, connaîtra une nouvelle ère de prospérité.La production industrielle et l\u2019emploi ont redémarré vers de nouveaux sommets.Bref, le renversement de la tendance à la baisse paraît définitif; et le nouvel essor ira sans doute en s\u2019affermissant à cause de la décision du Congrès américain d\u2019accroitre les dépenses militaires et aussi de la crise de Berlin.De plus, l\u2019approche des négociations entre patrons et ouvriers en vue d\u2019un Puisse-t-il suffire de rappeler d\u2019une part l'importance des exportations au sein de l\u2019économie canadienne, et d\u2019autre part, la destination de la plus grande partie de ces biens et services vendus à l'étranger.Les Etats- Unis sont le principal pays destinataire : ils absorbent un peu plus de 60% de la valeur des exportations canadiennes, celles- ci constituant environ 20% de ce qu\u2019il convient d\u2019appeler le Produit National Brut \u2014 c\u2019est- à-dire, la valeur de tous les biens et services produits dans l\u2019économie au cours d\u2019une période donnée.Les graphiques superposés I-a et I-b nous aident à saisir le sens de la dépendance exprimée dans ces pourcentages: la courbe des exportations totales du Canada épouse l'allure de celle du produit national brut des Etats-Unis.L\u2019ex- dans un fait simnle : nos exportations vers les Etats-Unis se composent principalement de matières premières qui sont le papier journal, la pâte de bois, les madriers et les planches, le Tableau I Etats-Unis (en milliards de dollars constants : 1954 \u2014 100) Trimestres Produit Achats de biens Dépenses de Achats de Variation National de consommation construction machinerie et dans la Brut durables résidentielle outillage valeur des et non inventaires résidentielle (ajustée saisonnièrement aux taux annuels) 1959 1 422.1 39.2 33.7 20.1 6.2 Il 434.4 41.7 35.2 21.6 10.1 III 426.6 41.6 34.7 21.7 8 Iv 430.7 41.4 33.4 21.9 5.0 1960 I 441.0 42,1 34.3 22.4 9.9 II 443.4 42.5 33.9 23.4 4.9 III 440.2 40.8 33.6 22.7 2.3 IV 438.4 41.6 33.9 22.1 \u201411 1961 I 433.2 37.6 32.9 19.9 \u2014 3.2 II 445.5 39.8 34.1 20.3 2.9 Source : Survey of Current Business, Juillet et Septembre 1961, l\u2019industrie de la construction fut presque aussi touchée, car le nombre de nouvelles maisons ré- sidenticlles mises en chantier, de juin à décembre 1960, baissa sensiblement.En ce qui concerne les inventaires détenus par les commerçants et les manufacturiers, nous notons une période d'accumulation dont le rythme est allé en diminuant jusque vers la fin du troisième trimestre de 1960.Il s\u2019ensuivit une liquidation accompagnée, évidemment, d\u2019une réduction des nouvelles commandes placées par les commerçants et les manufacturiers.L'industrie de biens durables, de consommation et d\u2019investissement, s\u2019en ressentit vivement.Ce tableau contraste avec celui des achats de biens non durables et de services : ceux-ci ont continué d\u2019absorber des sommes de plus en plus élevées, tandis que ceux-là reprirent rapidement leur élan brisé par un léger fléchissement survenu aux troisième et quatrième trimestre de 1960 (Cf.tableau II).Ces différences d\u2019avec la situation régnant dans le secteur des biens durables, au cours de la récession 1960-61, font retomber sur ce secteur-ci le fardeau de la reprise économique.Dans de telles conditions, il importe donc d\u2019obtenir un accroissement sensible des achats de biens durables, de consommation et d\u2019investissement, afin d\u2019assurer le redémarrage de l\u2019activité économique.La réaction désirée survint au deuxième trimestre de 1961.Le tableau I en témoigne.Atteignant tous les secteurs de l\u2019économie américaine, la re- nouvel accord sur les salaires et les conditions de travail, notamment dans l\u2019industrie 2 l\u2019acier, contribucra certes, pour une bonne part, à intensifier l\u2019activité économique : la crainte d\u2019une grève touchant cette industrie incitera vraisemblablement à emmagasiner de l'acier.Assurément, ce concert de circonstances fera éclore une nouvelle ère de prospérité.Que réservent de semblables perspectives pour l\u2019économie canadienne ?La réalité des liens économiques entre le Canada et les États-Unis n\u2019a guère besoin d\u2019é- tre démontrée ici: les hausses et les baisses de l\u2019activité économique chez nos voisins du sud ont leur contrecoup au Canada.U.S.Department of Commerce.nickel, le minerai de fer, l\u2019aluminium, le pétrole, ete.Or, la quantité demandée de matières premières se trouve subordonnée à celle des produits finis destinés à la consommation ou à la production d'autres biens.A la lueur de ces faits, on ne doit donc pas s\u2019étonner du par- rallélisme qui existe entre la conjoncture économique aux Etats-Unis et l\u2019activité économique au Canada.En effet, la reprise économique américaine a déjà produit des effets favorables sur l\u2019éco- plication de cet accord réside nomie canadienne, comme le démontrent le graphique ÎI et le tableau III.Les exportations à destina- (Suite à la page 15) Tableau II Etats-Unis (en milliards de dollars constants : 1954 \u2014 100) Trimestres Achats de biens de Dépenses sur consommation non les durables services (ajustée saisonnièrement aux taux annuels) 1959 I 136.8 107.7 II 239.3 108.8 III 139.2 110.0 IV 140.0 111.4 1960 I 140.9 112.4 II 142.9 114.2 III 142.0 115.8 IV 141.3 116.6 1961 I 141.6 117.8 II 142.6 119.2 Source : Survey of Current Business, Juillet et Septembre 1961, U.S.Department of Commerce.LES AFFAIRES \u2014 31 OCTOBRE 1961 Le P.Arès, aux Semaines Sociales; | faut que la planification profite, en premier, à l'homme , _\u2014 \u201cUne économie qui se propose des fins humaines et qui veut instaurer une économie vraiment humaine ne peut s\u2019établir qu\u2019à deux conditions, à savoir qu\u2019elle accepte d\u2019être pleinement et à la fois pour l\u2019homme et par l\u2019homme\u201d, a déclaré le R.P.Arès, président de la section française des Semaines sociales au colloque au Club d\u2019Estérel, à Sainte-Marguerite.Le R.P.Arès a déclaré que les Semaines sociales dont le but est de faire connaître, appliquer et progresser la doctrine sociale de l'Eglise, veulent que le colloque sur le thème \u201cOrganisation professionnelle et planification\u201d, contribue à la connaissance, à l\u2019application et au progrès d\u2019une doctrine qui met de l'avant le respect de la personne et veut instaurer une communauté vraiment humaine.Le R.P.Arès a rappelé que la planification n\u2019est qu\u2019un moyen pour mieux atteindre une fin et que c\u2019est de la fin préalablement choisie que tout dépend.Toute planification qui ne se fixerait que des objectifs purement économiques ne saurait nous satisfaire, a-t-il dit.Selon notre conception, nous exigerons et attendons qu\u2019elle se propose des fins humaines.A cette fin, ajoute-t-il, la planification doit étre a la fois pour l\u2019homme et par l\u2019homme.Planifier pour l\u2019homme, c\u2019est ordonner l\u2019économie d'une façon rationnelle et méthodique au service de l'homme, de manière à la rendre plus apte à satisfaire les besoins essentiels.C'est introduire des méthodes qui relèvent de l'intelligence et de la volonté de l\u2019homme, au lieu de la laisser évoluer sous l\u2019influence de forces aveugles ou d\u2019appétits irrationnels.Dans le concret, a dit le R.P.Arès, notre économie a besoin d\u2019une bonne dose de planification car elle n\u2019est pas toujours au service de l\u2019homme-consomma- teur et elle n\u2019est pas toujours au service de I\u2019homme-producteur, comme en font foi les centaines de milliers de chômeurs.Reprenant un texte de Mater et Magistra, le R.P.Arès a dit qu\u2019il ne suffit pas que l\u2019homme soit la fin de l\u2019économie, mais qu\u2019il doit en être aussi le principal agent.Il est vrai que les initiatives privées ont un rôle à jouer, mais il reste qu\u2019une planification qui embrasse l\u2019ensemble de l\u2019économie dépasse les capacités et moyens de l'initiative privée, ce qui rend la participation de l'Etat indispensable.Mais si l\u2019on s'en remet uniquement à l\u2019Etat, la planification pourra se faire pour l'homme, mais sera-t-elle par l\u2019homme, demande ensuite le R.P.Arès ?Et comment une planification purement étatique pourrait-elle se concilier avec les exigences et les tendances actuelles en faveur d'une plus grande démocratisation de l\u2019économie ?C\u2019est alors que le R.P.Arès définit une 3e solution qui envisage l\u2019action conjointe de l'Etat et des organismes professionnels.Il dit que l\u2019action conjointe de l'Etat et des organisations professionnelles réalise les deux conditions essentielles une planification pour que l'économie soit pour l\u2019homme et une démocratisation pour qu\u2019elle soit aussi par l\u2019homme.Elle reconnaît que l\u2019E- tat a un rôle important à jouer, mais elle exige aussi la participation de tous les agents économiques.Malgré les lois d'aide à l'éducation, Les besoins du Prêt d'Honneur augmentent chaque année \u201cLe Prêt d\u2019honneur, qui est devenu un organisme de plus en plus utile au cours des seize dernières années, n\u2019a rien perdu de sa nécessité en dépit des multiples lois adoptées, ces derniers mois, pour résoudre le problème de l\u2019éducation dans notre province.Car le sort de l'étudiant universitaire n'a pas amélioré pour autant.Cela viendra peut- être.Mais ce n\u2019est pas fait.Et, en attendant, des centaines d\u2019étudiants sont dans le besoin et le seront peut-être encore pour des années\u201d.C'est ce qu\u2019a déclaré M.Paul Courtois, président général de la campagne de souscription 1961, alors que quelques 500 chefs de file représentant environ 14,000 auxiliaires bénévoles étaient réunis au Centre social de l\u2019Université de Montréal pour le lancement officiel de cet appel au pu- ic.Me Courtois devait également faire remarquer que les besoins du Prêt d\u2019honneur augmentaient sensiblement chaque année, au lieu de diminuer.Et précisément à cause des facilités accordées aux étudiants du cours secondaire et des collèges classiques.\u2018Et c'est ainsi, dit-il, que les inscriptions à l\u2019Université de Montréal ont augmenté de 29 pour cent, cette année, alors que, dans les autres universités du pays, l\u2019augmentation correspondante n'était que de dix pour cent.En faisant appel au dévouement de chacun des auxiliaires, en même temps qu\u2019à la générosité des Montréalais, M.Courtois a souligné que \u2018notre province avait pour devoir impératif de faciliter au plus grand nombre ossible de ses jeunes l'accession à une profession qui lui permette de servir son pays de la plus utile façon\u2019.Parlant au nom des autorités universitaires, Mgr Irenée Lus- sier, le recteur de l'institution de la montagne, a pour sa part déclaré qu\u2019après avoir constamment jeté une note qui n\u2019avait rien d\u2019optimiste lors des réunions antérieures, il voulait cette fois dire sa satisfaction du fait que le fonds du Prét d\u2019Honneur avait maintenant dépassé le million.\u201cLa roue tourne déjà, dit-il, et les sommes remises par ceux qui ont déjà profité de ces prêts sont aussitôt réinvesties dans l\u2019avenir d\u2019autres étudiants\u201d.\u2018Mais, d\u2019ajouter Mgr Lussier, les besoins sont toujours très grands, les étudiants trouvent de plus en plus difficilement du travail, pendant les vacances, et tous les problèmes sont loin d\u2019être résolus.Le recteur de l\u2019Université dit également sa préoccupation devant le nombre croissant d\u2019étudiants étrangers qui viennent ici, parce qu\u2019ils savent y trouver une institution de langue française, et qui s\u2019attendent par ailleurs de trouver une bourse, un prêt, une aide quelconque à leur disposition.La comparaison qu\u2019ils sont alors obligés de faire, avec ce qui existe dans d\u2019autres universités, est définitivement fâcheuse pour nous.Et de terminer le recteur \u201cSi un jour, les besoins d\u2019aide à nos propres étudiants deviennent moins pressants, il y aura certainement beaucoup à faire pour ces gens qui nous aiment avant même de venir chez nous, et qui pourraient nous faire, à l'étranger, la plus splendide des publicités\u201d.Représentant le maire de Montréal, le conseiller Paul-Emile Robert.qui est en même temps trésorier de la Société St-Jean- Baptiste (l\u2019organisme qui a eu \u201cl\u2019idée\u201d du Prêt d'honneur) a lui aussi souligné que le Prêt sera toujours nécessaire, en dépit de toutes les lois que pourra adopter le gouvernement, et de toute l\u2019aide qu\u2019il pourra apporter aux étudiants.Le coût de la vie augmente constamment, dit-il, l\u2019automation enlève des centaines d\u2019opportunités sur le marché de l\u2019emploi, et il y aura toujours des étudiants qui devront soudainement laisser leurs études en plan par manque d'argent.Et ce alors que nous, au Québec, nous n\u2019avons pas les \u201cmoyens\u2019 de laisser un seul talent de côté parce qu\u2019il manque quelques centaines de dollars à celui qui le possède pour terminer ses études.Selon le professeur Robert Mauzi, Le Bourgeois est celui qui a refusé l'amour pour l'économie Le bourgeois est l\u2019homme qui a refusé l\u2019amour pour l\u2019économie, qui cherche l\u2019affirmation de son être dans la poursuite et la mise en réserve des biens matériels.C\u2019est du moins ce qu\u2019a affirmé M.Robert Mauzi, professeur à la Faculté des lettres de l\u2019Université de Lyon, lors d\u2019une conférence prononcée à l\u2019Université de Montréal.\u201cMais, a précisé le conférencier, l\u2019économie du bourgeois a deux aspects, dont l'acquisition des richesses n\u2019est pas le plus important.Sa véritable passion consiste moins à acquérir et amasser, qu'à mettre de l\u2019ordre, d\u2019abord dans sa propre vie.\u201d LES AFFAIRES \u2014 31 OCTOBRE 1961 Pour M.Mauzi, la vertu économique suppose une structure morale des plus strictes, inspirée non par le goût de l\u2019expansion et l'improvisation généreuse, mais par le souci de protéger et de défendre.Pour lui, l\u2019argent demeure toujours le signe d'un mérite.Il est à la fois la preuve et la récompense de sa vertu, Aussi la vocation économique du bourgeois se dou- ble-t-elle d\u2019une vocation mora- e M.Mauzi appuie sa thèse en citant les écrits des moralisateurs et des philosophes du XVIIIe siècle.À cette époque, toutefois, cet amour bourgeois de l'argent ne dépasse pas certaines limites.\u201cOn n\u2019est pas encore capitalistes\u201d.\u201cDevant les Nobles, le bourgeois du XVIIIe siècle est frappé d'un complexe d'\u2019infériorité.L'idéal de l\u2019'honnête homme, ! légué par le classicisme, est un idéal aristocratique, qui n\u2019est conçu cn aucune façon à l\u2019image du bourgeois, et dans lequel il sait bien que nul ne songe à le reconnaître.\u201d C\u2019est cette revendication et cette aigreur qu\u2019exprime J.Blondel, fils de boulanger, dans les \u201cLoisirs philosophiques\u201d.Toutefois, l\u2019abbé Coyer, dans sa Noblesse commerçante (1756), remet le change aux No- bles en s\u2019efforçant de les persuader que la fonction du commerce, jusque-là réservée aux bourgeois, n\u2019est pas indigne d'eux.\"Ils ont autreivis défendu leur souverain par l\u2019épée.Il leur appartient maintenant c\u2019en- {richir la nation, en prenant leur part d\u2019une tâche glorieuse.\u201d Voila done le bourgeois, déclare le conférencier, rchaussé d'un immense prestige.11 devient le chavalier des temps modernes.Sa puissance est incalculable et s\u2019étend sur toute la terre.C'est par lui que le monde s'agrandit ou se rapetisse, selon que l\u2019on considère l\u2019ampleur de son champ d'action ou son ardeur à rendre voisins des pays jadis étrangers.1,500,000 canadiens sont syndiqués M.Félix Kuinet, économiste à la division des recherches du ministère Fédéral du Travail, a révélé devant les congressistes de l\u2019ACFAS qu\u2019en 1960, selon les statistiques, 66% des travailleurs d'usine dans l\u2019industrie manufacturière \u2018\u2018sont couverts\u2019 par des conventions collectives.Cela vient à dire que \u201cles conditions de travail d\u2019environ 1,500,000 Canadiens sont déterminées par la voie de négociations collec- ives\u2019, Dans l\u2019industrie miniére (secteur métaux), la proportion est de 82 pour cent, tandis qu\u2019elle atteint 89 pour cent dans le \u2018\u2018secteur charbon\u201d de la même indus- trie.Nous constatons donc, poursuit M.Quinet, que les conditions de travail d\u2019un nombre considérable de travailleurs sont fixées par contrats collectifs.Il va sans dire que ces conditions exercent à leur tour une influence sur celles de l\u2019ensemble des travailleurs, qu\u2019ils soient syndiqués ou non.Il est clair aussi que les conventions collectives exercent une profonde influence sur la vie sociale et familiale des travailleurs.Par exemple, la semaine de 40 heures pose des problèmes d\u2019utilisation des loisirs ou des problèmes de double emploi.D'autre part, si les conventions collectives exercent une influence sur le milieu social, elles sont également influencées par lui.Puisque son peuple le désire, \u201cLe Québec reprendra le contrôle de \u2018Nous voulons canaliser les capitaux québécois vers le même but, à savoir mettre un terme à la situation anormale de notre peuple auquel échappe encore le contrôle de son économie\u201d.C\u2019est en ces termes que le premier ministre Jean Lesage a rappelé le but essentiel de la Société nationale de Financement.\u2018Pour la première fois de notre histoire, le Québec pourra, grâce à la Société générale de Financement, accomplir un de ses désirs les plus chers, a-t-il ajouté, celui de reconquérir la place qu\u2019il doit occuper dans son économie\u201d.Parlant devant la Chambre de Commerce de Montréal, le premier ministre Jean Lesage a expliqué dans ses grandes lignes, ce que sera la Société nationale de Financement que le gouvernement entend former au cours de la prochaine session, tout en ayant soin de préciser l'attitude de Québec sur le rôle des secteurs privé et public dans le domaine de l\u2019économie.\u201cNous n\u2019avons pas l'intention, a déclaré M.Lesage, de confier à l\u2019Etat toute la responsabilité du développement économique de la Province, ni même la plus grande partie de cette responsabilité.Nous voulons simplement que notre Etat exerce sa fonction supplétive, qu\u2019il serve notre peuple par sa présence au moment où cette présence s\u2019impose.\u201cL'époque est maintenant dépassée où l\u2019on considérait aue seule l'initiative privée, d\u2019elle- même et sans guide, par sa vertu propre, était capable d\u2019assurer le progrès de l\u2019économie.Tout le monde comprend au- jourd\u2019hui \u2014 les hommes d\u2019affaires les premiers \u2014 que l\u2019initiative privée a ses limites, de même, d\u2019ailleurs que l\u2019action de I'E- tat a les siennes.\u201cC\u2019est pourquoi, a continué le premier ministre, notre conception du rôle de l\u2019Etat ne tombe dans aucun des deux extrêmes possibles.L'Etat ne doit pas être absent de la scène économique, ce qui, dans notre cas particulier, équivaudrait à l\u2019abandon pur et simple du plus efficace instrument de libération économique que nous possédions; il ne doit pas non plus être omniprésent, son économie\u201d ni tout contrôler parce que nous ne croyons pas que ce soit nécessaire.Nous avons plutôt choisi la position intermédiaire, désirant par là allier le dynamisme de l\u2019initiative privée aux avantages de l'action concertée de la nation entière\u2019.Il a ensuite expliqué que cette \u2018position intermeédiaire\u2019\u2019 prendrait forme au sein de la Société nationale de Financement, ou seront groupés les capitaux des sociétés québécoise d\u2019épargne et de ciétés québécoises d\u2019épargne et de Province et même les revenus des citoyens.\u2018Nous désirons tous chez nous une vaste industrie de transformation, nous voulons que nos travailleurs soient assurés d\u2019un emploi, nous prejetons la mise en marche d\u2019une industrie sidérurgique intégrée, nous voulons apporter une aide précieuse à des industries qui, pour une raison ou une autre, menaceraient de passer en des mains étrangères, en un mot nous voulons que le Québec et, par là, le Canada français, devienne une grande puissance industrielle, au lieu de continuer à être un peuple économiquement dépendant de l\u2019étranger, même s\u2019il est géographiquement chez lui.Rappelant que la tâche à accomplir est trop grande, et nos ressources prêtes à être développées trop étendues pour les seulés possibilités du Québec, le premier ministre a aussitôt ajouté qu\u2019il ne s\u2019agit pas là de tomber dans le nationalisme économique, et de limiter la participation à la Société de Financement aux seuls capitaux, privés ou publics, en provenance du Québec.\u2018Bien au contraire, nous envisageons la possibilité pour le capital étranger de s'associer au nôtre, nous souhaitons même qu\u2019il vienne nous aider dans l\u2019entreprise que nous avons décidé comme peuple de mener à bonne fin.Ce capital étranger, il sera le bienvenu car il ne viendra pas dominer notre économie mais seconder les efforts de citoyens maintenant conscients de la nécessité dans laquelle ils sont de participer, eux-mêmes, à leur propre développement économique\u201d.PAGE CINQ \u2014 Fp RESSOURCES NATURELLES ~~ ra Un Service gouvernemental tentera de les convaincre, Nos marchands se doivent d'acheter les produits agricoles de la province Le ministre de l'Agriculture et de la Colonisation, M.Alcide Courcy, projette de créer, au sein de l'Office des marchés agricoles, un service ayant la mission d\u2019activer, au Québec, les ventes des produits du sol.Constamment un personnel spécialisé fera des investigations afin de savoir les raisons pour lesquelles telle ou telle denrée alimentaire de chez nous ne trouve pas un débouché ici même dans le territoire québecois alors que nous importons les deux tiers de notre nourriture.Le marchand qui passe ses commandes à l'extérieur peut agir ainsi pour divers motifs : prix plus bas; différence de qualité; plus bel emballage; attrait d'une publicité bien faite; contacts déjà existants avec certaines entreprises; etc.Le nouveau service que M.Alcide Courcy va fonder s\u2019efforcera de : 1- Convaincre le commerçant \u2014 (épicier du coin ou magasin à succursales multiples) \u2014 de l\u2019intéret d\u2019acheter dans la province: 2 - Eduquer et guider le producteur pour qu'il offre les arti- eles réclamés par le public et les intermédiaires; 3 - Amener la population à se procurer de préférence la marchandise portant une marque du Québec.Un des maux dont souffre maintenant notre classe agricole est la mauvaise distribution de ses produits.Il faut de toute nécessité corriger la situation.C\u2019est ainsi que les propriétaires terriens de la région dite du \u2018Bas du Fleuve\u201d devraient ravitailler les gens de la Côte Grâce à un décret, LA GASPÉSIE RECEVRA $2,500,000 POUR SON BOIS DE PULPE M.Bona Arsenault a annoncé lors d\u2019une récente conférence de presse que les cultivateurs et le colons de la Gaspésie produisant du bois de pulpe retireront plus de $2,500,000 au cours des trois prochaines années.Il a précisé que, grâce à un arrêté ministériel, le gouvernement a forcé la compagnie Gas- pesia Pulp & Paper Company, de Chandler, à acheter des cultivateurs et colons 120,000 (cent ving mille) cordes de bois de pulpe a un prix moyen de $22 la corde.Le décret couvre les trois prochaines années.C\u2019est la première fois, a ajouté le ministre, que le gouvernement met en vigueur la loi Ar- senault adoptée le 10 juin.Par cette loi, le cabinet, quand tous les autres moyens de conciliation directe sont épuisés, peut forcer une compagnie à acheter une quantité déterminée de cordes de bois de pulpe à un prix fixé par les experts du ministère des terres et forêts.\u201cNous tenons compte de toutes les conditions, a dit le ministre, mais nous ne consultons pas les compagnies avant de fixer la quantité et les prix.Ce premier arrêté ministériel concerne la région de la Gaspésie, mais d\u2019autres suivront pour les régions de Sainte-Anne-de-la- Pocatière et de l\u2019Abitibi.\u2014 Le prix que nous venons de fixer pour les producteurs de la Gas- pésie représente une augmentation de $3.00 (trois dollars) la corde pour les trois prochaines années\u201d.Voici le prix fixés par l\u2019arrêté ministériel pour les différentes qualités de bois : Qualité 1961-62 1962-63 1963-64 $28.00 Extra ve $26.00 $27.00 .iére .\u2026 22.25 23.25 24.50 2ème 21.25 22.25 23.50 3ème .15,00 16.00 17.00 La qualité des agneaux LA PRIME DOIT-ÊTRE VERSÉE AU PRODUCTEUR Apres un mois de distribution de la prime à la qualité des agneaux, il est parfois difficile d\u2019établir à qui la prime doit être versée.La remarque vient d\u2019un porte-parole de la Section du classement des viandes, au ministège de l'Agriculture du Canada.Tl est arrivé que l'on ait réclamé la prime au nom du commerçant de campagne plutôt que de celui de l\u2019expéditeur.Or, la loi prescrit d'émettre le chèque au cultivateur qui possédait des agneaux et les a élevés jusqu\u2019au poids du marché.Font seuls exception à cette règle les agneaux qui viennent d\u2019un parc d\u2019engraissement.L'exploitant du parc d\u2019engraissement, qui a engraissé les agneaux et en a engraissé les agneaux et en a par conséquent amélioré la qualité ou le classement, a droit à la prime.Etabli le 14 août en vue de stimuler la production ovine, le nouveau programme prévoit le versement d\u2019une prime de $2 pour chaque agneau classé Canada De Choix et $1 pour PAGE SIX chaque agneau Canada Bon, pourvu que le poids chaud de l\u2019agneau abattu soit de 36 à 51 livres.Durant les quatre premières semaines, 65,079 moutons et agneaux ont été vendus par l\u2019entremise des parcs publics à bestiaux et des abattoirs.Environ 80 p.100 des agneaux abattus ont été classés au croc et 63 p.100 de ces carcasses ont fait l\u2019objet d\u2019une prime, le nombre de carcasses classées Canada De choix étant presque le double des Canada Bonnes.Le classement des agneaux abattus n\u2019est pas obligatoire, mais si quelqu'un le réclame, c\u2019est le producteur ou son agent qui doivent voir à identifier les agneaux avec des marques d\u2019oreille et à indiquer le nom du propriétaire et le numéro de ces marques d\u2019oreille sur le bordereau d'expédition.Les agneaux peuvent être achetés suivant le poids vif ou le poids abattu mais, pour donner droit à la prime, ils doivent être classés à l'abattage par un classeur du gouvernement fédéral.Nord dont seule la largeur du fleuve les sépare.On sait que les coopératives ont l'intention de pousser la vente, dans la province, des marchandises du Québec.Elles viennent d\u2019exprimer le désir d\u2019intensifier leur action dans ce sens.L'initiative gouvernementale, que tente M.Alcide Courcy, peut donner d\u2019excellents résultats.C\u2019est ainsi que dans les chantiers de la vallée de la Ma- nicouagan on se procure surtout des denrées alimentaires de la province pour nourrir les travailleurs.Il n\u2019est pas possibles qu\u2019une intervention des autorités soit toujours aussi directe et aussi fructueuse.Cela se comprend.Les entrepreneurs de la Mani- couagan sont liés par un contrat signé avec le département des Terres et Forêts, et il est alors possible au ministre Bona Arsenault d'exprimer le voeu qu\u2019ils fassent chez nous leurs achats d\u2019aliments.Le souhait est considéré comme un ordre.Il n\u2019en sera pas de même avec les magasins à succursales multiples qui reconstituent à présent leurs stocks en s\u2019adressant à l'extérieur.Le ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation estime néanmoins possible d'en arriver à des résultats tangibles grâce a la \u201cpersuasion\u201d.Pour y parvenir, il compte donc sur le nouveau service qui dépendra de l\u2019Office des marchés agricoles.Pour éviter les surplus de lait, Nous élèverons une race de bovins appréciée surtout pour sa viande Pour résoudre le problème de l\u2019industrie laitière M.Alcide Courcy, ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, à l\u2019intention de préconiser l\u2019élevage d\u2019une race bovine qui, produisant un peu moins de lait, donne une viande de boucherie appréciée.Le député de l\u2019Abitibi-ouest, qui est agronome de profession, souligne que, jusqu\u2019à ce jour, la sélection au Québec a trop visé à sélectionner des bêtes se distinguant par les grandes quantités de lait produit.En France, M.Alcide Courcy a constaté qu\u2019on cherche plutôt à avoir des animaux dont on peut obtenir non seulement du lait, mais de la viande.À cause de la sécheresse, La récolte des semences graminées fut cette année La province de Québec qui se place au deuxième rang dans la production de semence des principales graminées fourragères prévoit l'une de ses plus petites récoltes depuis des années.Lo superficie ensemencée a été réduite, et l\u2019on a dû en couper une bonne quantité pour le foin.Mais les principaux facteurs de la mauvaise récolte sont la sécheresse et l'excès d\u2019humidité l\u2019ensemble du pays comme au Québec.Chez la plupart des espèces, les approvisionnements seront inférieurs à ceux de l\u2019année dernière aussi bien qu'à ceux de la moyenne décennale, d\u2019après les rapports préliminaires.Fort heureusement, la production des graines de graminées avait été abondante en 1960.Comme exemple, la récolte de graine de mil (fléole) qui en 1960 atteignait un sommet de 23 millions de livres comparativement aux 16.3 millions de la moyenne décennale, de sorte qu\u2019au 30 juin dernier les marchands en détenaient un excé- dent de 3.6 millions de livres.Le surplus servira de complé- Moins de margarine vendue au Québec Quel a été l\u2019effet de la nouvelle législation permettant la vente de la margarine dans le Québec ?\u201cExcellente, a répondu M.Lemoyne, au cours d\u2019une conférence de presse marquant ouverture du congrès annuel de l\u2019U.C.C.On constate depuis cette législation qu\u2019il se vend beaucoup moins de margarine dans le Québec.Lorsqu\u2019au début de l'an prochain, la loi sera observée à cent pour cent, l'effet sera encore plus bienfaisant pour nos agriculteurs.Avec la nouvelle loi, les gens savent au moins ce qu\u2019ils achètent.Auparavant, les gens achetaient de la margarine ou des \u201cspreads\u201d en pensant que c\u2019était du beurre.Tel n\u2019est plus le cas aujourd\u2019hui\u201d.très mauvaise ment à la récolte de cette année qui ne dépasserait pas 13.5 millions de livres; quantité inférieure à la moyenne décennale et baisse de 58% par rapport à la récolte de 1960.L'humidité constante et des pluies excessives ont provoqué un tallage considérable dans les champs de mil de l\u2019ouest de l'Ontario; les producteurs durent mettre en andains la majeure partie de la récolte dans l\u2019attente d'un temps plus favorable au battage.Le rendement à l\u2019ache s'en est trouvé réduit d'une façon appréciable.Dans l\u2019est de l\u2019Ontario, par ailleurs, l\u2019égrenage et une pol- linisation insuffisante ont eu des conséquences funestes sur le rendement.La production de la graine de mil dans les provinces Maritimes est aussi très inférieure à la normale.C\u2019est dans cette direction, pense le ministre de l\u2019Agriculture, qu\u2019on devrait trouver la solution à la crise actuellement traversée par notre industrie laitière.On mettrait fin, de cette façon, à la surproduction dont on se plaint aujourd'hui, et on assurerait à la classe agricole une nouvelle source de revenus.Car, maintenant, c'est par dizaines que les wagons de bestiaux, venant de l'extérieur de l\u2019ouest du Canada ou des Etats-Unis, arrivent dans la province, principalement à Montréal pour répondre aux besoins des consommateurs.Le député de l\u2019Abitibi-ouest pense qu'il serait avantageux de faire des croisements entre les troupeaux ordinaires du Québec et la race charolaise de France.Les bêtes de cette race ont une chair moins grasse que celle de nos animaux: et les amateurs de viande la préfèrent.Les croisements pourraient facilement s\u2019effectuer au \u201cCentre d\u2019insémination artificielle de Saint-Hyacinthe\u201d à la condition de faire venir quelques reproducteurs d\u2019Europe.M.Alcide Courey compte étudier le problème avec les hauts fonctionnaires de son département ministériel.Il serait aussi possible d\u2019importer tout un troupeau charolais.Par ailleurs le député de l\u2019Abitibi-ouest croit, en général, qu\u2019il faut une réorganisation complète de notre agriculture et que la production soit conditionnée par les besoins régionaux.De plus, il va falloir considérer le secteur agricole de l'économie québécoise comme ayant un caractère d\u2019utilité publique et donc comme devant bénéficier d\u2019une aide spéciale de l'Etat.Ainsi les fils de cultivateurs seront intéressés à rester sur la terre et à la cultiver.Car, de cette manière, on assurera des revenus suffisants à la classe rurale.Cette année, Les cultivateurs et les colons vendront plus de cordes de Le président de l\u2019Association des industries forestières du Québec, M.Paul-B.Bourget, a affirmé que l'industrie forestière pourrait acheter cette année plus de 900,000 cordes de bois à pâte des cultivateurs et colons de la province.L'industrie des pâtes à papier, a-t-il ajouté, pourrait acheter cette année plus d\u2019un million et demi de cordes de bois des boisés privés, y compris les lots des cultivateurs.L'an dernier, signale M.Bour- get, l'industrie forestière du Québec a acheté 920,000 cordes de bois à pâte des cultivateurs au prix de plus de $11,000,000 en plus des frais de transport et de manutention.Se référant à une récente dé- d'un million bois claration de M.J.-B.Lemoine, président de l\u2019Union catholique des cultivateurs, selon laquelle le gouvernement provincial devrait forcer l\u2019industrie forestière a acheter du bois des cultivateurs, M.Bourget a signalé que sept industries devraient acheter plus de bois cette année que l\u2019an passé.Il a précisé que de tels achats ne sont pas forcément distribués également à lravers la province en raison de la différence dans la demande locale et de l\u2019insuffisance, en certains endroits, de la production de bois de la part des propriétaires de boisés.A l'heure actuelle, a dit M.Bourget, l'industrie achète environ 20 pour cent de son bois des cultivateurs.LES AFFAIRES \u2014 31 OCTOBRE 1961 Pour ceux qui cherchent des raisons d'espérer et ceux-là qui abusent de l'autocritique, voici la simple histoire d'une Fructueuse alliance entre le sens des affaires et le sens social Soucieuse de transposer dans les faits les principes d\u2019humanisme qui faisaient déjà partie des traditions des fondateurs de la Nouvelle-France, une entreprise de chez nous démontre, par sa propre expérience, que loin de nuire au succès en affaires, le sens de la justice sociale et la recherche de l\u2019excellence en sont les plus sûrs garants.En faisant oeuvre de pionniére, dans sa recherche de l\u2019équilibre entre les exigences vitales du profit, les dictées de la conscience professionnelle et les impératifs du bien commun, la Sté Rougier s\u2019est acquis, à la fois, la collaboration totale de son personnel et la considération des milieux médicaux et pharmaceutiques.C\u2019est là ce qui continue d\u2019assurer son progrès, comme cela lui permet, depuis déjà longtemps, de participer au rayonnement du Québec dans toutes les provinces &u pays et même à l\u2019étranger.On a souvent dit, surtout depuis l\u2019expérience communiste, que l'auto-critique est un ferment indispensable à l'éducation populaire, aussi bien qu\u2019à la formation du sens de la solidarité communautaire qui peut seul faire naître et maintenir l\u2019unité d\u2019action nécessaire au progrès éco- M.Pierre-Victor ROUGIER nomique.En ce sens, il ne fait pas de doute que sa virulence actuelle ne fait que manifester un sursaut de vitalité latente et qu\u2019elle reste un élément dynamique et profitable.À la condition, cependant, de ne pas gonfler' démesurément l\u2019importance et la portée des erreurs et des déficiences, mais de maintenir, entre le passif et l\u2019actif de la nation, un équilibre suffisamment stable pour ne pas la faire basculer dans la désespérance.En pleine période de regain, comme celle que nous vivons actuellement, il serait temps que l\u2019on cesse de fermer systématiquement les yeux à des réalités consolantes et de nature à mieux nous orienter vers le succès.D\u2019autant plus que les fautes et les retards qu'on déplore avec tant d\u2019amertume ne sont ni si grands ni si généralisés qu\u2019ils ne laissent des exceptions heureuses, bien faites en vérité pour servir de leçons pratiques et de raisons d\u2019espérer.Il y aura, par exemple, soixante ans cet automne que naquit ici même, à Montréal, notre première entreprise de diffusion et de fabrication de spécialités pharmaceutiques.Or non seulement cet événement permet-il de rappeler qu\u2019elle fut le premier établissement du genre au Canada, voire même en Amérique.Mais il est une occasion de choix pour signaler que nous avons là, sous les yeux, et malheureusement sans le voir, un merveilleux exemple de réussite commerciale, industrielle, professionnelle et sociale.Mieux gre des théories, des systèmes et des mythes, cet exemple exceptionnel et remarquable en tout point démontre à l\u2019heure même où la nation s'engage résolument dans la voie de son destin, que le sue- cès nous est possible et qu\u2019il n\u2019en tient qu\u2019à nous de l\u2019atteindre.Bienfaisante innovation C\u2019est la Maison Rougier qui a fait connaître au Canada le médicament étiqueté et commercialisé sous forme de spécialités pharmaceutiques, comme il ne s\u2019en prescrit aujourd'hui plus guère d'autre sorte dans la profession médicale.Et c\u2019est en France, vers la fin du XIXe siècle, qu \"avait été conçue l'idée d\u2019in- tions chimiques exigaient déjà per Séraphin Vick on dustrialiser la préparation des médicaments spécialement combinés et formulés par les sommités médicales, afin de les mettre à la portée de tous les malades, même les plus éloignés des ! centres.Les découvertes de Pas- leur et les progrès spectaculaires de la chimie venaient de transformer la thérapeutique en même temps que la médecine et l\u2019engouement pour la méthode scientifique orientait déjà tout naturellement vers cette forme de systématisation.D'autant plus que la complexité des ordonnances et la multiplicité des réac- tout un appareillage hors de portée des pharmacies du coin.Dés le début, cette révolution eut un succès retentissant.Chargé d\u2019introduire certains de ces produits au Canada, Pierre-Victor Rougier ne mit pas de temps à constater que la formule valait davantage encore ici, où les pharmacies étaient rares et la plupart des médecins trop isolés et trop chargés de besogne pour faire eux-mêmes la préparation des drogues.Il ne pouvait s\u2019agir au début, que d'importer les spécialités les plus utiles et les plus M.J.-Hector BRODEUR recherchées.M ais l\u2019ambitieux fondateur n\u2019entrevoyait pas moins, dès ce temps-là, la possibilité de crée r ici-même des produits autochotones et bien adaptés, qu\u2019il suffirait ensuite d\u2019un peu d'organisation pour fabriquer en série.Dans le milieu canadiens-fran- çais de 1900, cela paraissait un rêve.Mais Pierre-Victor Rou- gier devait s\u2019affirmer bien vite comme un réalisateur, aussi bien qu\u2019un novateur, bref, un véritable pionnier, non seulement dans la diffusion des découvertes thérapeutiques, mais jusque dans l\u2019application pratique et fructueuse des nouveautés sociales les plus révolutionnaires.Tout cela posément, progressivement, sans publicité, comme les choses du monde les plus simples et les plus raisonnables, en gagnant petit à petit la confiance et la collaboration de l\u2019élite universitaire.Une compagnie limitée Il y eut tout juste soixante ans la semaine dernière, que Pierre- Victor Rougier fonda la maison ROUGIER FRERES.Il y avait à ce moment là, huit ans qu\u2019il vivait à Montréal.Mais déjà la Province de Québec était devenue sa patrie el le milieu canadien- LES AFFAIRES \u2014 31 OCTOBRE 1961 français son seul milieu vital.Son associé des débuts, M.Royer, étant décédé, il en profita pour canadianiser complètement son entreprise, pour lui donner des cadres modernes et lui fixer un objectif à sa mesure.Le 28 octobre 1901, il obtenait de Québec une charte de compagnie à fonds social, ce qui était déjà révolutionnaire dans ce milieu fortement individualiste et il invitait à y siéger au conseil d\u2019administration trois montréalais authentiques : MM.L.-P.Méthot, Gaston Charlebois et J.-Hector Brodeur, son bras droit, qui lui sue- céda d\u2019ailleurs a la présidence, lorsqu\u2019il mourut, en 1946, Les avocats conseils étaient Me Louis- Philippe Demers, professeur a l\u2019Université et futur juge de la Cour Supérieure et Me Raoul- Guillaume Delorimier.Quant au problème financier, il avait été vite et bien réglé par le fondateur de la Banque d\u2019Hoche- laga lui-même, M.F.-X.Saint- Charles, qui n\u2019eut qu\u2019un mot, délicieux et révélateur, pour répondre à la demande de crédit de M.Rougier, qu\u2019il connaissait bien : \u201cVous n\u2019avez pas besoin de recommandation\u201d.L\u2019entreprise était donc authentiquement canadienne et s\u2019intégrait au milieu professionnel.Elle était d'ailleurs installée dans un immeuble moderne, pour l\u2019époque, rue Notre-Dame, tout près de la vénérable pharmacie Contant, une des plus anciennes du pays et de la pharmacie d\u2019Arthur Décary, dont la compétence exceptionnelle s\u2019affirmait déjà.sident: M.Marcel FARIBAULT, 2ème vice-président et directeur des Ventes : M, Guy ANGERS; secrétaire : M, Bernard LANC- TOT; trésorier : M.Lucien LE- FEBVRE; administrateurs : Me Jacques DUSSAULT, M.André DANCTOT et M.Hector FOUR- C\u2019est cetie équipe, fidèle à l\u2019idéal aussi bien qu\u2019aux disciplines du fondateur, qui poursuit au- jourd\u2019hui son oeuvre et qui a d\u2019ailleurs contribué, pour une large part, à réaliser ses plus remarquables et plus étonnants desseins.Idéal et sens des affaires Toute la profession médicale et pharmaceutique, à tout le moins, connaît aujourd\u2019 hui la maison Rougier et l\u2019excellence des produits qui sortent de ses laboratoires.Dans toutes les provinces du Canada, les revues médicales répandent sa marque de commerce et personne ne saurait diseuter l\u2019excellence des spécialités qu\u2019elle identifie.Tout le monde peut également se rendre compte, en visitant ses établissements, que le modernisme de l'immeuble, de l'aménagement et de l\u2019outillage de recherche et de production pourrait faire l\u2019orgueil de n\u2019importe quelle entre- Poursuivant patiemment son des- | sein, M.Rougier, marquait le début véritable de l\u2019étonnante expansion qui n\u2019a cessé de s2 poursuivre depuis.Fait à noter, le successeur d'Arthur Décary dans son établissement, le pharmacien Henri Lanctôt, un des fondateurs de la Faculté de Pharmacie de l\u2019Université Laval de Montréal devint lui-même, onze ans plus tard, associé de la Maison Rougier et ce sont deux de ses fils, Jean et Bernard, qui en sont aujourd\u2019hui respectivement président et secrétaire.M.Arthur DECARY Pour mieux marquer cette intégration complète et définitive de la maison Rougier au milieu canadien, puisque sa clientèle se répartit \u2018maintenant dans toutes les provinces du pays, la raison sociale a récemment été modi- fice, mais conserve toujours, ce- endant, le nom restigieux du ondateur.Le capital social est maintenant en totalité détenu par des Canadiens francais et le Conseil d\u2019administration est formé comme suit : Président et directeur-général : M.Jean LANCTOT; ler vice-pré- dès 1904, per-, suadait M.Décary de le suivre, et la fusion des deux entreprises | M.Jean LANCTOT prise du genre, en Amérique ou ailleurs.Il n\u2019est également que de causer avec son personnel spécialisé pour s\u2019apercevoir qu\u2019il s\u2019agit là d'une véritable élite professionnelle et qu\u2019elle y travaille dans une ambiance de confort et de tranquillité, voire de beauté, bien faite pour lui permettre de donner son plein rendement, sans pour cela s\u2019écarter, bien au contraire, des impératifs proprement humanistes qui ont toute sa vie dominé les idées et les actes de Pierre-Victor Rou- gier.A considérer son histoire d\u2019un peu plus près, on prend davantage conscience de cette part d\u2019idéal, de ce désir inné chez lui de sacrifier, au besoin, les succès commerciaux immédiats et faciles, pour tendre davantage et de plus en plus à remplir avant tout son rôle social, qui n\u2019était rien d\u2019autre, à ses yeux, que de participer au soulagement.de la misère humaine en aidant à créer et à diffuser des médicaments valables.Rien de plus caractéristique, à cet égard, que le fait de la voir refuser, avec obstination, de populariser des remèdes patentés qu\u2019il eut pu vendre, comme tant d\u2019autres, à des prix alléchants, par l\u2019entremise des magasins généraux et des épiciers du coin.S'il est si bien parvenu, le tout premier au Canada, non seulement à monter de toute pié- ce une industrie des plus snécia- lisées et par surcroît entièrement assujettie aux rigueurs de la recherche scientifique, mais à grouper autour de lui une équipe suffisamment compétente et unie pour en assurer la survie matérielle sans pour cela s\u2019écarter de son idéal humanitaire, c\u2019est tout justement qu'il possédait, à un degré remarquable, ces qualités d'intelligence générale et d\u2019altruisme conscient et raisonné qui sont l\u2019apanage de la culture française, Et tout bien considéré, voilà le vrai secret d\u2019un si rare et si remarquable succès.Vers la justice sociale Voila ce qui I incita, dès les débuts de la crise, à se pencher sur le problème, à ce moment-là complètement oublié, des relations patronales-vuvrières et qui ne lui laissa plus de repos qu\u2019il n\u2019eut appliqué de lui-même, sans pression d\u2019aucune sorte, et dans leur esprit intégral, les\u2019 principes de Quadregesimo Anno.Voila de méme la source de son constant souci de communier plus complètement au rayonnement de la médecine et de la pharmacie canadiennes-françaises, souci qui lui inspira, dès cette époque, donc assez longtemps avant tout autre industriel de chez nous, la décision d\u2019aider financièrement à l\u2019expansion des Facultés de médecine de l\u2019Université de Montréal, puis au perfectionnement personnel de nos jeunes médecins, auxquels il voulut ouvrir l'accès aux grandes facultés de l'étranger.Comment, en fait, se sont traduits ces grands desseins ?D\u2019abord, dès 1932, par l\u2019institution d\u2019une caisse de retraite pour les employés, à coup sûr une des - premières du pays.Et pour créer sans délai un premier fonds, sans attendre par conséquent, l\u2019aceu- mulation des versements annuels, il eut ce geste, inouï pour l\u2019époque, et qui n\u2019a guère d\u2019équivalent chez nous, même aujourd\u2019hui, de se départir à cette fin de la totalité de ses propres actions de Rougier Frères, qui valaient pourtant leur pesant d\u2019or.C\u2019est ainsi que, depuis ce moment-là, les employés de Rougier Ine, sont collectivement co-propriétai- res de l\u2019entreprise et représentés par leurs fiduciaires au Conseil d\u2019Administration de la compagnie.Ce bloc d\u2019actions constituant une part importante du fonds, ce sont, en somme, près de 20% \u2018des profits annuels de l\u2019entreprise qui alimentent la caisse, en plus des versements annuels réguliers de la Société.Fondations universitaires Novateur et pionnier dans ce domaine, M.Rougier le fut aussi dans celui du financement de la recherche scientifique et de la formation professionnelle.Comme il avait introduit au Canada l\u2019usage des spécialités pharmaceutiques, il voulut contribuer à développer chez nous le goût des méthodes expérimentales et de la médecine scientifique.Mais cela même ne suffisait pas encore à ses yeux.De plus en M.Henri LANCTOT plus soucieux de l\u2019avenir de la médecine canadienne - française envers laquelle il se sentait i et qu\u2019il considérait, en quelque sorte, comme le rejeton privilégié du croisement entre les trois grandes disciplines médicales de (Suite la page 10) PAGE SEPT Extrait de la troisième partie du tryptique historique et symbolique de la grande murale Rougier.Placée à l\u2019extrême droite, au sommet du tableau, elle a pour but de rappeler qu\u2019en définitive, une entreprise comme celle de Rougier est une oeuvre de charité corporelle et que son rôle social, son objectif immédiat ne peuvent être que de soulager l\u2019humanité souffrante.PAGE HUIT DE L'ESPRIT DE BOUCANE Comment l'empirisme et l'à-peu-près cède Les jeunes générations n\u2019ont guère de connaissance précise sur la pratique médicale et pharmaceutique du début du siècle.Les vagues réminiscences révélées par d\u2019honorables aieux ne suffisent qu\u2019à présenter une image incomplète des méthodes d\u2019alors, dont l\u2019ensemble nous échappe.La pipe bourrée de \u2018\u2018p\u2019tit canadien\u201d ne manque pas toutefois d\u2019évoquer les qualités thérapeutiques de cette fumée qu\u2019on soufflait dans un rituel inflexible, au creux d\u2019une oreille souffrante.Cette méthode empruntée des sauvages donnait, à ce qu'il paraît, de surprenants résultats.Rejeton de l\u2019esprit de boucane, ce palliatif comme bien d\u2019autres, est desormais évincé par la science authentique, dont la légitimité a vite fait de supplanter ses vertueux mais impondérables ancêtres.Mais à l\u2019époque, les on-dit circulaient sous les ombrelles des dames et accentuaient le prestige des fortifiants elexirs alors en grande vogue.La vérité sur la composition de ces \u2018\u2018remèdes\u2019\u2019 bénéfiques eut causé un grand émoi chez ces prudes dames.Car s\u2019il ne faut pas se surprendre des qualités exceptionnellement \u201cremontantes\u201d\u201d du fameux Lydia Pink- ham.qu\u2019on prononçait avec un fort bel accent du terroir, il faut savoir que cet elexir contenait une forte proportion d\u2019alcool, proportion allant parfois jusqu\u2019à cinquante pour cent.Ignorant de la teneur de ce fluide, l\u2019on se précipitait avidement le dimanche après la grand\u2019messe, chez l\u2019apothicaire dont le commerce floris- sait grâce à ce facteur de vente pour le moins inusité, Le premier associé de M, Rou- gier, M.J.-Hector Brodeur, a déja brossé un tableau fort réaliste de cette situation.En voici quelques extraits des plus révélateurs, et, le sujet s\u2019y prête, des plus imagés.En 1900, à proprement parler, la spécialité pharmaceutique n\u2019existait pas en Amérique.Le premier président de notre maison, M.Pierre-Victor Rougier, décédé en 1946, a le mérite de l\u2019avoir introduite chez nous.Et \u201cce novateur\u201d, comme se plaisaient à le désigner les ultras de la médecine d'alors, a ainsi déclenché un courant qui en a métamorphosé la pratique.Aujourd'hui, on peut dire que l\u2019ordonnance magistrale ne représente pas un pour cent des médicaments prescrits.Et l\u2019école anglo-saxonne, qui se rebiffait plus que toute autre devant cette \u201crévolution francaise\u201d de la pharmacie, a fini par s\u2019y convertir.Jusqu'aux enseignes emblématiques \u2014 le mortier et le pilon à l'extérieur, les obèses boules rouges et vertes à l\u2019intérieur \u2014 qui ont disparu de nos pharmacies, suivant de près la préparation galénique.Il y a un demi-siècle, la physionomie des pharmacies était toute de bouteilles, flacons, jarres et fioles.Et l\u2019on peut dire que l'ordonnance du médecin était encore moins facile à déchiffrer qu\u2019aujourd\u2019hui.Dans les vitrines, on pouvait voir des échantillons d\u2019herbes médicinales, ou un flacon contenant un ver solitaire baignant dans l\u2019alcool; et, autour du flacon, des graines de citrouille, le taenifuge le plus courant de l\u2019époque.Ou encore, à côté de remèdes contre les cors, des imitations plastiques de cors, on gomme adragante.En anglais, pour ce qui est des cors, on y allait même d\u2019un atroce calembour : MAIS SANS JAMAIS S'ÉCARTER DES TRADI A MEDECINE française fut à l\u2019origine date, Bonnerme, qui faillit être pendu, \u20ac razin, qui fut membre correspondant de nos confrères d\u2019alors ne pouvaient guère s\u2019ubreu la médecine sauvage, elle se résumait à la su seules les bonnes femmes croient encore.Avec la conquête, l\u2019école anglaise prend cienne mère-patrie sont coupées.Fonctionnaires d\u2019occupation, souvent même petite noblesse au ciens anglais, la plupart militaires.Il faut attendre la fin du XIXe siècle p courant.Cette fois, ce sont les nôtres qui von l\u2019Europe l\u2019enseignement de maîtres inégalés.puis de plus en plus.Après la guerre de 1914, ! tre là-bas, dans les hôpitaux de Parts, de Lyc Or, voici apparaître au Sud une nouvel puissante : l\u2019américaine.Stimulée par l\u2019apport d'Europe, ou par l\u2019engagement à prix d'or de prendre un lustre qui bientôt, en moins d\u2019un di écoles d'Angleterre, de France, d\u2019Allemagne e la Mecque de la médecine universelle.Durant les trois premières décades du : ne-française avait été satisfaite d\u2019être une so çaise; comme, de son côté, la médecine canadi qu\u2019un prolongement des écoles de Londres et fluence d\u2019outre quarante-cinquième, une évolut: tendances trop exclusives.Certains affectent n ne devienne par trop étatsunienne.En fait, l sources : Londres, Paris, New-York, a engendr une médecine proprement canadienne-française elle y ajoute, depuis peu, un apport personnel Les sciences connexes ont suivi ce mouven Rougier ont évolué avec les besoins et les as; française.Tout en gardant avec la France des s'oriente constamment dans le sens des destiné En outre, Rougier a doté notre Faculté de son cinquantenaire pour nous associer à se nos travaux.Et pour ce qui est de nous, médecins c origines et les sources premières de notre insy d'où quelle vienne.Et regardons demain avec confiance.coup de monc ne de cerf\u201d que, ni plus ni aussi du sirof thé des bois, ses, de l\u2019her] prèle des cha chat en quant de I\u2019alcool pu d\u2019hui sous re; des épis de blé d\u2019Inde (corn) émergeant d'un soulier .C\u2019était l\u2019époque de \u2018\u2018l\u2019onguent de poudre à fusil\u201d contre la gale.Nombre de gens fabriquaient eux- mêmes leur poudre à fusil au moyen de soufre et de salpêtre.Or, avec de la vaseline et du soufre, obtenus chez le pharmacien, on préparait chez-soi, ou l\u2019on faisait préparer à la pharmacie, De spécia cet \u2018\u201c\u2018onguent de poudre à fusil\u201d, ques ?Peu.soufre et poudre à fusil ayant ac- Point.On tro quis, dans l'esprit populaire, une des remèdes indestructible parenté.tains sirops ¢ ont eu, et ont Et la créosote, employée con- tenace, sans tre le mal de dents, c\u2019était \u2018\u2018l\u2019es- ment, le \u201cpin prit de boucane noire\u201d pour beau- né\u201d, ni la \u201cro La grande murale Rougier est I'oeuvre d'un peintre montréa- lais d\u2019origine italienne, Umber- to BRUNI, à qui l\u2019on avait demandé de symboliser toute l\u2019histoire de l\u2019évolution médicale et thérapeutique canadienne, en faisant ressortir le ferment humaniste et chrétien qui l\u2019a dirigée.Le premier panneau, à gauche, relate l\u2019histoire des pionniers, depuis le coureur de bois à la recherche d\u2019écorce d'arbre à infuser, jusqu'à notre premier vrai savant, Michel Sarrazin, en passant par Jacques Cartier, recoit d\u2019un : racines de co le reste de so scorbut, puis le premier a aussi le pren Louis Hébert droite symbo rité qui anin Marguerite F les religicuse rent au soul des et des inf Ià complèten leur misère, LES AFFAIRES \u2014- 31 OC NE A L'ESPRIT DE CORNUE s cédent la place a la rigueur scientifique DES TRADITIONS DE L'HUMANISME FRANÇAIS ut à l\u2019origine de la nôtre.Depuis le premier en être pendu, en passant par le grand Michel Sar- espondant de l\u2019Académie française des Sciences, guère s\u2019ubreuver ailleurs.Car pour ce qui est de nait à la suée et à quelques simples auxquels encore.glaise prend le dessus.Toutes relations avec l\u2019an- \u2018onctionnaires, commerçants, officiers de l\u2019armée > noblesse autochtone, tous s'adressant aux prati- XIXe siècle pour voir naître chez nous un nouveau tres qui vont chercher à Paris et dans toute es inégalés.Peu nombreux d\u2019abord, ces pèlerins, re de 1914, toute une colonie médicale se rencon- Paris, de Lyon, de Strasbourg.] une nouvelle forme de civilisation, jeune et par l\u2019apport d\u2019émigrés venus de tous les points prix d'or de sommités étrangères, cette Ecole va noins d\u2019un demi-siècle, égalera celui des vieilles Allemagne et de cette Vienne qui ful longtemps elle.décades du siècle courant, la médecine canadien- l\u2019être une sorte de province de la médecine fran- lecine canadienne-anglaise n\u2019était, à tout prendre, ; Londres et d'Edimbourg.Avec la nouvelle in- , une évolution s\u2019affirme, en réaction contre des s affectent même de craindre que notre médecine .En fait, la dualité, la triplicité même de nos k, a engendré chez nous quelques chose de neuf, nne-française.Nourrie des apports de chacune, rt personnel qui n\u2019est point négligeable.vi ce mouvement.Des maisons comme la Société ns et les aspirations de la médecine canadienne- 1 France des liens précieux, la maison Rougier s des destinées du corps médical Canadien.otre Faculté d\u2019une fondation généreuse.Profitons associer à ses succès comme elle s\u2019est associée à , médecins canadiens-français, sans renier nos de notre inspiration, sachons accueillir la lumière confiance.RINGUET (novembre 1951) coup de monde.Quant à la \u201c\u201ccorne de cerf\u201d c\u2019était l\u2019ammonia- déformations de l\u2019anglais, pour Pain Killer, Radway et Arundel, que, ni plus ni moins.Il se vendait aussi du sirop de savoyane et du thé des bois, des queues de cerises, de l\u2019herbe à dindes, de la prèle des champs et de l'herbe à chat en quantité .sans parler de l\u2019alcool pur et simple, aujour- d\u2019hui sous régle d'état.De spécialités pharmaceutiques ?Peu.De cosmétiques ?Point.On trouvait tout de même des remèdes brevetés, dont certains sirops contre le rhume qui ont eu, et ont encore, une vogue tenace, sans oublier naturellement, le \u201c\u201cpinqueller\u2019\u201d, le \u2018\u2018rado- né\u201d, ni la \u2018rondelle\u2019, amusantes qui pourraient bien se trouver encore.Dans nos milieux médicaux, vers la fin du siècle dernier, le climat devenait de plus en plus favorable a importation des spécialités pharmaceutiques de France.Tels médecins qui avaient suivi des cours de perfectionnement outre-mer avaient été impressionnés par la spécialité pharmaceutique, par sa commodité, par l\u2019épargne de temps qu\u2019elle représentait, par le soin apporté à la fabrication et à sa présentation.De retour ici, ils confiaient à ques Cartier, au moment où il reçoit d\u2019un sorcier sauvage les racines de conifère qui guériront le reste de son équipage du scorbut, puis au-dessous de lui, le premier apothicrire, qui fut aussi le premier colon du pays, Louis Hébert.\u2014 Le panneau de droite symbolise l\u2019immense charité qui anima la Bienheureuse Marguerite Bourgeoys et toutes les religieuses qui se dévouèrent au soulagement des malades et des infirmes, en ce temps- là complètement abandonnés à leur misère, Il signale égale- RES \u2014 31 OCTOBRE 1961 es ment l\u2019effort méritoire et désespéré des Frères Charron, dont l'oeuvre fut heureusement relevée par la Bienheureuse Mère d\u2019Youville et dont l\u2019exemple demeure une source inépuisable d\u2019inspiration pour la médecine et la pharmacopée d\u2019aujourd\u2019hui.\u2014 Quant au panneau du centre, que l\u2019on voit agrandi ci-contre, il veut symboliser le caractère scientifique de la médecine d\u2019au- jourd\u2019hui et le degré d\u2019efficacité qu\u2019elle atteint déjà dans ses trois ordres principaux : le diagnostic, la thérapeutique médi- des pharmaciens, dont M.Arthur Décary, le soin d\u2019en importer nombre d'autres médecins, ils s\u2019adressaient surtout à la maison Rougier Frères, qui avait établi, cultivé et développé le marché de la spécialité pharmaceutique française au Canada.Comme cette maison disposait déjà d\u2019un mécanisme d\u2019importation et de distribution trés au point, elle proposa à M.Décary de l\u2019approvisionner, de fa-on à lui épargner tous les tracas de comptabilité, de correspondance, de douane et de manutention inhérents au commerce d'importation.Dans la conjoncture, une telle offre ne pouvait que sourire à M.Décary, qui l\u2019accepta d\u2019emblée.Il se noua donc entre lui et Rougier Frères des liens d\u2019une telle cordialité qu'ils menèrent à une fusion d\u2019intérêts.En 1904, M.Décary devint vice-président de Rougier Frères après avoir vendu sa pharmacie à M.Henri Lanctôt, père de notre vice-président et administrateur délégué.Dès ses débuts, Rougier Frères s\u2019était nettement établi sur le plan canadien.Son objectif, qu\u2019elle a toujours visé depuis, était de mettre à la disposition de la thérapeutique canadienne les médicaments et les spécialités pharmaceutiques propres à répondre à ses besoins.Or ces besoins, nul ne l\u2019ignore, ont évolué.Deux guerres mondiales ayant interrompu, ou à tout le moins modifié dans une large mesure les relations médicales franco-cana- diennes, il en est forcément résulté, dans nos facultés comme dans la pratique de nouvelles orientations.À des degrés divers et pour des durées variables, les disciplines ont éprouvé le besoin de s\u2019appuyer sur d\u2019autres écoles que la francaise, ce qui a entrai- né la nécessité de se pourvoir ailleurs, en thérapeutique tout aussi bien que dans les autres domaines de la science médicale.La question de savoir quelle école devait rallier les adhésions a allumé un débat ou l'on a pu discerner, a la longue, une tendance prononcée vers l\u2019éclectisme.Or, c\u2019est une coïncidence à signaler que les opinions formulées sur le plan académique, et la tendance vers l\u2019éclectisme qui en est issue, ont eu leurs paral- cale ou chirurgicale et la pharmacopée.Le corps humain, qui repose sur le toit du nouvel immeuble Rougier, est entouré de spécialistes en diverses disciplines, y compris la plus récente, celle des radiations du cobalt, en bas, à droite On y remarque surtout, outre l\u2019écusson de la profession médicale, orné d\u2019un mortier d\u2019apothicaire, d\u2019une flamme de chimiste et du fameux caducée du médecin, à gauche : La tour de l\u2019Université d e Montréal et le Moyse Hall de l\u2019Université McGill lèles au sein même de la Société Rougier.C'était d\u2019ailleurs inévitable, dans une maison qui par sa nature même se trouve au carrefour des courants scientifiques de la thérapeutique et qui, par son identité, est étroitement liée à l\u2019évolution de la pensée médicale canadienne.C\u2019est précisément dans la cordialité des relations qui ont toujours existé entre Rougier Frères et le corps médical qu\u2019il faut chercher la raison de la part qu\u2019elle a prise à l'avancement scientifique, tant en médecine qu\u2019en pharmacie, sous forme d\u2019aide financière à l\u2019Université de Montréal, a Laval, aux Hôpitaux de Montréal, et aux organismes qui en relèvent.Qu'il s'agisse de la fondation Rougier instituée à la faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal en 1933, qu\u2019il s\u2019agisse des dispositions testamentaires de M.Rougier en faveur des hôpitaux, des bourses d\u2019études en médecine ou en pharmacie, de dons aux organismes professionnels, ou de souscriptions régulières sans désignation particulière, la Société Rougier a toujours compris que la joie de donner décuple quand il s\u2019agit de donner a des compatriotes et à des institutions de chez nous dont le mérite ne sera jamais trop apprécié, parce qu\u2019il est infini.Au moment où M.Brodeur écrivait ces lignes, la science en général pénétrait dans l\u2019ère atomique, Un danger se manifestait: déjà la technique menaçait de déshumaniser la recherche scientifique et ses méthodes.On risquait d'oublier l\u2019homme derrière sa machine-outil, comme on pouvait tendre parfois à l\u2019oublier dans un corps malade.On l\u2019étiquetait trop souvent selon l\u2019es- pect que présentait son \u2018\u2018cas\u2019\u2019, plutôt que de l\u2019évaluer à une échelle plus humaine.Le fondateur de la maison Rougier ayant profondément ancré les traditions d\u2019humanisme qu\u2019il posa a la base de son entreprise, ses successeurs s\u2019en sont faits les défenseurs et les propagateurs.Plus que jamais on se fait de la science thérapeutique un facteur d\u2019humanisme, un vrai devoir social.Le Canada français, tout le Québec et le Canada tout entier peuvent s\u2019en féliciter.PAGE NEUF Chez Rou INC.gier L'ambiance concourt à stimuler, à la fois la conscience professionnelle, le sens social et l'esprit scientifique Do La recherche el L goût de / ouvrage bien fait Au moment de sa fondation, en 1901, M.Rougier logea son établissement dans les locaux qu\u2019il avait occupés jusque-là avec son ancien associé, M.M.Royer.C'était rue Notre-Dame, la grande artère commerciale d'alors, près du vieux palais de justice.Quelques années plus tard, ce local étant déjà trop exigu, il fallut déménager vers l\u2019ouest, dans le vieux Montréal, angle Lemoyne et St-Pierre.Sans être vaste, ni luxueux, ce local était cependant fort à la page et c\u2019est de là que sont sorties une bonne part des spécialités les plus renommées de la maison, qui était un endroit de rendez-vous prisé des professeurs des facultés de médecine et de pharmacie.Mais les progrès de l\u2019entreprise se faisaient si rapides qu\u2019il fallut bientôt songer à construire un immeuble neuf et mieux adapté.Peu de temps après les fêtes du cinquantenaire, tout était prêt pour un nouvel emménagement dans les locaux vastes, bien éclairés et d\u2019un modernisme de bon aloi dont on voit ici quelques aspects.Fidèle à la tradition de ses prédécesseurs dans la Maison, un de ses jeunes administrateurs, Guy Angers s\u2019est fait l\u2019âme et le champion de son renouveau.L'on ne saurait trop louer l\u2019équilibre singulièrement heureux qu\u2019il a su créer, dans ce vaste immeuble, entre les exigences du confort et de la production d\u2019une part et, d\u2019autre part, l\u2019intégration, pour ainsi dire, des M.Guy ANGERS principes d\u2019humanisme et de conscience professionnelle qui continuent et doivent continuer de présider aux destinées de l\u2019entreprise.Il n\u2019est en effet pas un visiteur qui ne soit impressionné dès le hall d\u2019entrée, par la fa- con dont les plans de lumières, les murs et le magnifique escalier monumental concourent à diriger l'attention vers la grande murale qui lui fait face et qui symbolise admirablement, en même temps que l\u2019essor de la médecine au Canada français, les principes d\u2019humanisme qui ne doivent jamais cesser de tempérer la rigueur scientifique, en rappelant aux hommes que la science n\u2019est pas une idole, encore moins une maîtresse, mais un instrument de choix pour sa sauvegarde et son progrès.Inutile de signaler qu\u2019un immeuble conçu par des hommes animés de tels principes est pourvu de toutes les commodités désirables et que tous y est fait pour y rendre le travail agréable comme la vie même dont il est sans doute la manifestation la plus humaine, après la prière.Rien d\u2019étonnant qu\u2019on y soit en bonne santé physique et morale et que le souci de la perfection en impreigne l\u2019atmosphère.Dans un tel cadre, avec un personnel de choix, la maison Rougier est promise au plus bel avenir.Nos gens puissent- ils en apprécier toute la valeur et continuer de lui faire confiance, en utilisant davantage les spécialités et les services qu\u2019elle s\u2019ingénie à perfectionner à leur intention.FRUCTUEUSE ALLIANCE ENTRE (Suite de la page 7) l'Occident, la francaise, la britannique et l\u2019américaine, il établit une fondation de $100,000 en faveur des Facultés de Médecine et de Pharmacie de l\u2019Université de Montréal.Et non content de cela, il voulut également contribuer à l\u2019installation des laboratoires des hôpitaux montréalais, en instituant à cette fin, au bénéfice des hôpitaux catholiques de langue française de la cité de Montréal, une troisième dotation, de $100,000 également sous le nom de Fondation Rougier-Ar- mandy.Vers la recherche pure Qu\u2019une telle oeuvre soit si peu connue, partant si peu appréciée du Canada français, ce n\u2019est là qu\u2019un autre exemple du peu de cas que nous faisons de nos valeurs et de nos réussites les plus authentiques.À l\u2019occasion de ce soixantenaire, il importait de rappeler ces faits remarquables, d\u2019autant plus que la série ne s\u2019en est pas arrêtée, bien au contraire, avec la disparition de ce grand canadien-français d\u2019adontion.Depuis 1946, en effet.la maison Rougier se penche de plus en plus sur la recherche.sans pour cela cesser de favoriser le perfectionnement des jeunes médecins qui veulent aller prendre contact avec les disciplines médicales de l\u2019étranger et pour lesquels elle a déjà versé, sous forme de bourses et de subventions.au-delà de $150.000.Et comme si cela ne suffisait pas encore à satisfaire cette soif de contribuer de sa pleine mesure au bien commun de la communauté dont elle tire son origine et sa raison d'ê- tre.elle verse en outre aux institutions de haut savoir.en subsides et en octrois de toutes sortes, une large part de ses bénéfices.Enfin, depuis quelque temps dé- PAGE DIX jà, une bonne part des activités du président, M.Jean Lanctôt, tendent à grouper les fabricants canadiens de produits pharmaceutiques, qui sont tous établis à Montréal et dont trois sont cana- diens-français, pour monter en commun un Institut de recherches thérapeutiques à la vraie dimension de la science actuelle et susceptible de favoriser le développement et le rayonnement de la médecine canadienne.Tel est, en somme, le bilan de cette entreprise, qu\u2019il était temps de citer en exemple et dont il convenait également de rappeler l\u2019existence et les titres partieu- liers à la profession médicale, souvent trop engagée dans le quotidien pour tenir compte des devoirs et des intérêts qui la rendent solidaire de la prospérité générale.Les statistiques nous apprennent, par exemple, que 90% de l\u2019industrie pharmaceutique établie au Canada et présu- mément canadienne est, en fait, étrangère et ne s\u2019intéresse que de facon secondaire au progrès du pays, tandis que les 10% qui nous restent sont établies, donc intégrées.au Québec, dans les limites mêmes de Montréal.Or, il se vend au Canada, dans l\u2019ensemble, pour environ $175,- 000,000 par année en produits pharmaceutiques, dont auelque $60,000,000 au Québec seulement.Et de ces $60.000,000, l\u2019on est forcé d\u2019estimer à moins de $10,000,- 000, soit 1/6, la part des compagnies canadiennes et a $4.000,000 tout au plus, soit à peine 64%, la part des compagnies canadien- nes-francaises.Et cependant, la très grande majorité des malades du Québec sont Canadiens- français.Et pourtant, l'immense maiorité des médecins sont Ca- nadiens-français.Or, la valeur LE SENS .thérapeutiques et la qualité de la production de nos trois industries canadiennes-françaises de snécia- lités pharmaceutiques, aussi bien d\u2019ailleurs que celle de leurs concurrentes canadiennes, est au- dessus de tout reproche et se compare avantageusement à la production étrangère Hélas ! Dans quel abîme d\u2019inconscience et d\u2019aberration faut-il que nous soyons tombés ! Heureusement que le bon sens commence à reprendre ses droits.Cela nous permettra de retrouver un peu de la fierté et du sens communautaire qui peuvent seuls nous remettre et nous maintenir dans la voie du progrès.Séraphin Vachon.Vue d\u2019une batterie de cuves rotatives d\u2019enrobage des laboratoires de production.Le nouvel immeuble Rougier, dont la façade se trouve sur la rue Ash, angle Favart, à la Pointe St-Charles, en plein coeur du Montréal historique, occupe une parcelle de l\u2019ancienne ferme de la iBen- heureuse Marguerite Bourgeoys.D\u2019un modernisme à la fois conservateur et fonctionnel, il répond admirablement aux exigences à la fois esthétiques et pratiques de ses créateurs.LES AFFAIRES - 31 OCTOBRE 1961 Par des démarches entreprises à Paris Joliette se place à l'avant- garde des nouvelles relations France-Québec Les démarches entreprises par deux représentants de la Cité de Joliette, MM.Bernard Malo et Roger Cloutier s\u2019avèrent près de donner des résultats concrets, quant à la participation d\u2019entreprises françaises au développement de cette municipalité.L'on sait que MM.Malo et Cloutier ont profité de l'inauguration de la Maison du Québec à Paris pour établir des contacts avec les industriels français.Les buts qu\u2019ils devaient atteindre pour remplir leur mandat étaient les suivants : participer aux réunions marquant l\u2019ouverture de la Maison du Québec à Paris, profiter surtout des circonstances pour essayer de prendre contact avec des intéressés à s'établir au Québec afin de les intéresser à la région de Joliette; prendre des contacts plus directs avec des industriels susceptibles de s\u2019établir au Québec et répandre dans les milieux industriels européens le nom de la ville de Joliette, comme municipalité intéressée à collaborer à leur venue au Canada.Ils ont rencontré notamment des industriels susceptibles d\u2019être intéressés à employer du Kaolin, de l\u2019argile et qui pourraient monter une usine de transformation de ces matières premières que l\u2019on trouve en abondance dans la région de Joliette.Les délégués ont tout d\u2019abord visité les Etablissements Pro- En Ontario, à Montréal et à St-Hyacinthe, Le capital américain achète notre industrie de la chaussure Tandis que l\u2019industrie canadienne de la chaussure s\u2019achemine vers un sommet de production pour atteindre, à la fin de 1961, 47 millions de paires, des compagnies américaines s\u2019intéressent de plus en plus à l\u2019achat de compagnies canadiennes.Depuis deux ans, neufs usines de chaussures sont ainsi passées aux mains de compagnies américaines qui détiennent présentement 10% de cette industrie, selon un estimé de bonne source.Pourtant, malgré la concurrence du Japon et de l\u2019Angleterre qui exportent chez nous près de 12 millions de paires annuellement, l'industrie canadienne dans ce domaine n\u2019est pas menacée, surtout que nos importations des Etats-Unis diminuent graduellement.L'Italie exerce la plus grande influence sur le style dans l\u2019eu-emble du monde, mais le Canada mène le bal en Amérique.Il est difficile de trouver les causes exactes de ces transactions au profit de [I'industric américaine, mais la concurrence du Japon et de l\u2019Angleterre y joue un rôle.Le marché de la chaussure absorbent en 1960, 9,920,000 paires en provenance du Japon d\u2019une valeur moyenne de 58 cents.Les 1,842,000 en provenance de l'Angleterre (principalement faites de cuir) lui rapportait en moyenne $2.80 la paire, un prix de beaucoup in- férieur au coût du revient pour la même marchandise au Canada.L\u2019affluence du capital américain dans notre industrie de la chaussure s\u2019est fait sentir particulièrement ces derniers dix ans.La première importante transaction en ce sens fut l\u2019achat de Savage Shoes Ltd, de Preston, Ont.par l\u2019International Shoe Co., de St-Louis, Mo.Ces derniers mois, cette même firme acquérait la Denny-Ste- wart Ltd, de Montréal et la Scroggins Shoe Co., Galt., pour en arriver à posséder 12 usines sous contrôle de Savage Shoe \u2018evenue une subsidiaires de l'International.Ces dernières années, un nombre impressionnant de nos compagnies de chaussures passaient de cette manière aux mains de compagnies américaines.La plupart de ces changements de propriétaires se sont effectués en Ontario, mais Montréal n\u2019en fut pas exempt, et, récemment Dufresne Shoe Co, une firme de St-Hyacinthe était acheter par la Shoe Corp.of America, en Ohio.Il semble donc, que dans cette industrie, comme en nombre d\u2019autres, les Etats-Unis considèrent qu\u2019il est profitable d\u2019investir au Canada.Malheureusement, les transactions que nous venons de mentionner sont autant de perte pour l\u2019industrie canadienne qui en perd et le contrôle et le profit.Augmentation de salaires à 6,000 employés de Papeteries A la suite de négociations qui ont débuté le 5 octobre, les contrats collectifs entre la Canadian International Paper Company, la New Brunswick International Paper Company et les syndicats représentant quelque 6,000 employés des six usines de ces compagnies ont été renouvelés pour une période de deux ans a compter du ler mai 1961.L\u2019entente vrévoit une augmentation générale des salaires de 5 cents l'heure pour la première année et de 5 cents additionnels pour la seconde année.Ces augmentations porteront le taux de base à $1.98 l'heure du ler mai au 30 avril 1962 et à $2.03 l'heure du ler mai 1962 au 30 avril 1963.Parmi les principaux articles de l\u2019entente, on remarque des augmentations dans les contributions de la compagnie en faveur de la prime pour l\u2019assurance hospitalisation, une augmentation dans les taux différenciés pour travail d\u2019équipe et quatre semaines de vacances payées après 23 ans de service continu à compter du ler janvier 1962 et 8 heures addition- neiles de vacances payées.Les usines comprises dans les nouvelles conventions sont situées à Trois-Rivières, Gati- neau, Témiscamingue, et La Tuque, Québec; Hawkesbury, Ontario : et Dalhousie, N.B.LES AFFAIRES \u2014 31 OCTOBRE 1961 INDUSTRIE mill.Le propriétaire de ces usines a fait connaître à ses deux hôtes son intérêt de s\u2019installer au Canada.Ces derniers lui ont transmis les conditions de la zone industrielle de Joliette et M.J.- Jacques Thirouard d\u2019Irry-La-Ba- taille, le propriétaire, a demandé que ces conditions lui soient confirmées par écrit.M.Thirouard serait désireux de monter son usine dans la ville de Joliette dès le printemps prochain.M.Le Comte Guy de Pierre de Bernis viendra visiter Joliette au cours de l'hiver, M.Ludovic Vidal de Covagri doit soumettre des projets dans le domaine de la transformation des pommes de terre en amidon et en pulpe, M.Jean Benais, de Bordeaux, enverra ses représentants à Joliet- te pour discuter de l'installation de distilleries de petits fruits pour assurer aux cultivateurs de la région une industrie pour leurs produits.Les deux délégués ont aussi visité M.Achille Varuche, qui les informa que l\u2019établissement d\u2019une suceursale à Joliette était entre les mains de Jos De Lee- man, de Lavaltrie (région de Jo- liette) et que tout devait se concrétiser au printemps.Par l\u2019intermédiaire de M.Varuche, MM.Cloutier et Malo ont pu rencontrer M.Jérôme Van Biervliet, propriétaire d'une immense usine de briques et d\u2019autres matériaux isolants dont un de ses fils serait intéressé par l\u2019établissement d\u2019une filiale au Canada.M.Van Biervliet parut très intéressé par l'échantillon d\u2019argile blanc qu\u2019on lui a montré et s\u2019informa des quantités disponibles et du coût d\u2019approvisionnement.Il fit même quelques expériences de cuisson avec le produit en question.M.Varuche fit connaître aux deux joliettains un ingénieur intéressé à fabriquer des planches murales avec des déchets de bois.Ce dernier accompagnera probablement M.Varu- che lors de sa visite à Joliette.Dans le rapport qui commente leurs allées et venues en Europe, les deux délégués ont recommandé au conseil municipal de faire une étude complète au sujet d\u2019installations pour la récupération des égouts et la transformation des ordures ménagères en compost, très utile à l\u2019agriculture et très recherché par le cultivateur, d\u2019agir rapidement alin que l'installation à Joliette soit considérée par la province comme installation type à laquelle pourrait être intéressé le gouvernement provincial, d\u2019acheter un terrain suffisamment vaste pour l\u2019usine d'ordures ménagères et prévoir que peut-être plus tard tous les égouts pourraient y être dirigés et peut-être aussi les services municipaux.Cette étude sera facilitée à cause des nombreuses informations que les deux délégués ont pu obtenir en Europe.Les démarches effectuées par les délégués de la Cité de Joliet- te se soldent par deux industries qui devraient s\u2019établir à Joliette avant le printemps, par 8 prospects assez sérieux, par au-delà de 50 industriels et financiers qui ont entendu parler de Joliette, par la publicité laissée par le nom de Joliette en différents endroits à la Maison du Québec à Paris, par une constatation d'avenir pour l'administration municipale, Pour une municipalité Seule l\u2019industrie peut apporter le Bien-Etre de sa population Normalement peu de citoyens se préoccupent de l'importance de l\u2019industrie dans une ville.C\u2019est seulement quand il y a un désastre ou une grève importante que l\u2019on considère son utilité.Que signifie l\u2019établissement d\u2019une industrie dans une municipalité ?Beaucoup plus qu\u2019on ne le croit généralement.Les emplois disponibles permettent aux sans-travail de trouver du travail rénumérateur.Les mariages augmentent.Les venies des marchands croissent, etc.Ces faits sont depuis longtemps constatés dans les études sur les conséquences de l\u2019essor industriel.Sait-on par exemple ce que peut signifier une seule industrie employant une centaine de travailleurs ?Le voici: 427 citoyens de plus, 131 nouveaux foyers, 66 enfants d\u2019âge scolaire de plus, 117 ouvriers additionnels employés ailleurs que dans l\u2019industrie manufacturière, 187 véhicules automobiles de plus dans la localité, 393 nouveaux appareils téléphoniques en service, la fondation de trois établissements de détail, enfin une augmentation de près d\u2019un million dans le total des ventes au détail dans la municipalité.Ces seuls chiffres suffisent à établir, certes, l\u2019importance d\u2019une industrie moyenne.Il serait bien inutile, après cela, de dire pourquoi les autorités municipales cherchent tant à attirer de nouvelles entreprises prospères.Sans l'établissement de nouvelles industries, en effet, il n\u2019y a pas de progrès.La main-d\u2019oeuvre plus considérable d\u2019année en année ne peut trouver l\u2019emploi essentiel à son standard de vie.Enfin au lieu de croître, la ville reste à peu près au même point.Or c\u2019est le contraire qui se produit lorsque chaque année de nouvelles unités s\u2019ajoutent au potentiel industriel.Aussi est-il important que chaque centre urbain apporte à cette question une attention de tous les instants.Sa propre stabilité, le bien-être de sa population dépendent presque entièrement de son essor industriel.La Voix de l'Est.A St-Hyacinthe, L'Institut Provincial des Textiles veut un Centre de recherches Le projet de former à St-Hya- cinthe un Centre de recherches sur les textiles a reçu un accueil favorable de la part des membres du Comité d\u2019étude pour l\u2019enseignement technique et professionnel dans la province de Québec, lors d\u2019une rencontre qui eut lieu à l'Institut Provincial des textiles.La création d\u2019un laboratoire de recherches est contenue dans le rapport que leur a soumis le directeur de l\u2019école M.George Moore.Ce rapport détaillé sur les services qu'offre l'institut aux étudiants et sur les besoins de celui-ci fut rédigé par M.Moore et approuvé par le personnel enseignant de l'école.À la demande du gouvernement les plans pour l\u2019aménagement de ce laboratoire ont déjà été exécutés par les ingénieurs maskoutains Barré, Pelle- rin et Poirier.Les membres du comité se sont montrés en faveur d\u2019une telle réalisation, L'aménagement d\u2019un laboratoire adéquat à l'Institut des textiles pour le contrôle de la qualité et autres vérifications sur les textiles serait précieux, surtout pour les petites entreprises; de plus, étudiants et professeurs pourraient profiter des recherches qui y seraient effectuées.Les dirigeants de l\u2019Institut estiment aussi que des techniciens SPECIA Tél.: CR.6-8576-7 A.Thivierge Canadian Auto Transmission Inc.Transmissions hydramatic - Dynaflow - Jet a way Transmissions reconstruites en échange LISTES 1105, ave Van Horne, Outremont devraient être engagés à plein temps pour accomplir ces recherches.Le comité d\u2019étude a été saisi d\u2019un mémoire soumis par un comité conjoint de l\u2019industrie sur la formation dans le domaine du textile On y révèle que cette industrie souffre d\u2019une pénurie grave d\u2019employés \"nssédant une bonne formation technique.Le mémoire note que l\u2019industrie aura besoin au cours des dix prochaines années d\u2019au moins 3,000 techniciens et technologistes de plus.Il ajoute que la majorité des experts devront être formés par l\u2019Institut de Saint-Hyacinthe et qu\u2019au rythme actuel, le nombre des diplômés ne saurait suffire à la demande.La venue à Saint-Hyacinthe du comité d\u2019étude avait réuni à l\u2019Institut des textiles des représentants de l\u2019industrie ainsi que des écoles de métiers de Sorel et de Drummondville.MARION, MARION, ROBIC & BASTIEN FONDEE EN 1892 © Brevets d'invention ® Marques de commerce ® Droits d'auteur en tous pays 2100, rue Drummond MONTREAL-25 Tél.: AVenue 8-2152 PAGE ONZE API BOURSE ET FINANCE Fondation d'une société financière québecoise M.Edouard Roy annonce la fondation d\u2019une nouvelle compagnie de finance qui fera affaires sous le nom de La Société financière du Québec Ltée, avec son siège social à l\u2019Assomption.Cette société s'occupera du financement de gros et de détail des a ppareils domestiques et commerciaux, d'automobiles et de camions, de machinerie industrielle et commerciale, ainsi que de prêt sur hypothèque pour construction, réparation, aménagement d'immeubles c om m er- ciaux ou résidentiels.Incorporé le 8 août 1961 dans la province de Québec, cette nouvelle compagnie de financement prévoit l\u2019ouverture d\u2019ici quelque temps de succursales dans les régions de Montréal, Québec, les Cantons de l'Est, des Trois-Ri- vières et le Bas du Fleuve.La réputation de M.Roy dans les affaires n\u2019est plus à faire, puisqu'il a réussi par sa ténacité et ses grande qualifications à établir à l\u2019Assomption, une entreprise connue sous le nom des Industries E.Roy Ltée, qui occupe une place prépondérante dans le domaine commercial et économique dans notre province.M.Roy ayant vendu son entreprise au cours de l\u2019année 1960, depuis il a toujours songé à prendre une part active au développement industriel et commercial de la province et c\u2019est en fondant la Société financière du Québec Ltée, qu\u2019il veut apporter son aide au commerce et à l\u2019industrie en général.Le plan de financement établit par la Société financière du Québec Ltée, est un moyen sûr, facile et économique permettant aux usagés de ce plan de se procurer maintenant, des marchandises durables tels que : automobiles, camions, machinerie de construction, réfrigérateurs, télé- viseurs, poêles, lessiveuses, arti- Les Caisses Populaires Elles ont investi plus mais ont moins prêté.Les statisticiens de la province viennent de publier des chiffres mettant en lumière que : L\u2019on compte 1,214 caisses populaires au Québec, comparativement à 1,185 l\u2019année précédente.Ces institutions groupent 1,206,- 927 sociétaires alors qu\u2019on en dénombrait seulement 1,149,335, en 1959.Les fonds investis dans ces établissements financiers par les actionnaires atteignent $45,766,966; ils ne dépassaient pas $41,280,000, en 1959.Les sommes déposées dans les caisses populaires de la province sont passées de $588,263,000, en 1959 a $663,168,252, en 1960.Le nombre des préts consentis par ces institutions est tombé de 128,515, en 1959, a 127,459, en 1960.La valeur globale des sommes prêtées a également diminuée : $153,827,000, en 1959, et $134,213,- 693, en 1960.Les placements effectués par les caisses se sont accrus de Se 628,477, de 1959 a 1960.Ils sont de $212,025,598 : obligations des gouvernements fédéral et provincial ; obligations des municipalité et des commissions des écoles ; obligations d\u2019institutions re- cles d\u2019ameublement, etc., qu\u2019ils pourront ensuite, payer par versement mensuel.De plus, ce plan comporte de nombreux avantages qui ne se trouveront pas avec un autre mode d\u2019achat.Le plan conçu pour le prêt sur hypothèque permettra aux propriétaires de manufactures, d\u2019édifices commerciaux ou de résidences privées, d\u2019obtenir les argents voulus pour la construction de nouveaux immeubles et l\u2019amélioration des immeubles déjà existants et ce à des conditions et à des avantages qui conviendront entièrement au public emprunteur.Le bureau de direction de la nouvelle compagnie se compose en outre de M.Edouard Roy qui oceupe la fonction de président, de M.Eugène Roy, industriel de l\u2019Assomption, vice-président, des directeurs : M.Jules Roy, président de Eugène Roy Ltée, et M.Pierre Roy, président de Pierre Roy Ltée, ainsi que M, Paul-H.Bélanger, secrétaire-gérant.Le siège social sera situé à l\u2019Assomption, P.Q.La Corporation de gaz naturel du Québec vient de faire parvenir à ses actionnaires son rapport annuel, \u2014 ce dernier est dans un excellent français \u2014 couvrant ses activités durant l\u2019année financière terminée le 30 juin.On y lit sous la signature de MM.R.Edouard Asse- lin, président du conseil et de M.Glenn O.Maddock, président, en partie ce qui suit : Il est décevant de faire rapport d\u2019une perte de $3,697,307 pour l\u2019année écoulée, même si ce montant est d\u2019environ $1,- 800,000 inférieur à la perte de l\u2019année précédente, qui s\u2019était établie à $5,461,453.Il est toutefois encourageant de noter que, pour la première fois depuis le début des opérations en avril 1957, la montée progressive des pertes se trouve enrayée.Au cours de l\u2019exercice et depuis sa fermeture, on a effectué de nombreuses économies et adopté diverses autres mesures énergiques en vue d\u2019améliorer les résultats d\u2019exploitation et de mettre fin à la détérioration de la situation financière de la Corporation.L'effet de quelques- unes de ces mesures n\u2019apparaît pas dans les états financiers pour une pleine période de douze ligieuses.mois, mais les avantages qui en Perte de $3,697,307.$1,800,000.de moins qu'en 1960 La Corporation de Gaz Naturel produit son rapport découlent se continueront durant la nouvelle année financière et les suivantes.Cette requête proposait en particulier l\u2019augmentation de la facture mensuelle minimum des usagers du service domestique de 50 cents a $1.50 et la réduction des tarifs s\u2019appliquant aux volumes de gaz plus considérables utilisés aux fins du chauffage et autres.La Régie a autorisé un minimum de $1.00 par mois au lieu de $1.50, d\u2019où il découle qu\u2019environ $1,300,000 de l'augmentation annuelle de revenu recherchée a été refusée.Les tarifs soumis n\u2019auraient selon les estimations de la Corporation assuré un rendement que de 3.7% sur le capital investi dans l\u2019entreprise (base de tarif).Les tarifs accordés ne permettront pas à la compagnie de mettre en oeuvre son projet d\u2019appel de capitaux pour expansion et pour consolidation d\u2019une partie de la présente dette à court terme.Il continuera donc d\u2019être extrêmement difficile, sinon impossible, d\u2019attirer des capitaux a cette fin d\u2019ici à ce que l\u2019obtention de tarifs permettant un rendement raisonnable sur le capital investi ait rétabli la confiance des prêteurs.Sommaire des fransactions au cours de ceffe semaine \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE \u2014 ÉETTE SEMAINE \u2014 ANNEE CET Ventes Haut Bas Frm.Haut Bas Ventes Haut Bas Frm, Haut Bas Ventes Haut Bas Frm.Hor hood VALEURS INSCRITES Fundy 11500 6&4 6 6 8 3 Sobey WWE ZZ ome Ajax 21875 34 32 33 35 16 Gaspe 38300 4 3 3% 7a 2Va| Soca si \u20185 Tw mm B à Alscope 15037 100 8 100 115 26 Gold Age 29100 39 33 48 30 S.Dufaul?wn Ian us Ang.Beau, Belle, 2166 112 11 112 15% 3%] Hastings 3200 15 M1 13 130 77 S.C.Pow.§ pr 15 2 10 150 75 7 Ameran.700 2% \u2014 \u2014 24 1% Inland C.200 160 \u2014 202 105 Spartan 2000 1% \u201820 30 8s 15 Anacon 1000 54 \u2014 \u2014 82 4 Int.Ceram.700 7 64 64 15 8 Spartan wis HO 75 71 11 200) 145 Ang.Am.Molyb.26510 360 305 335 360 210 Isracl 700 8 \u2014 \u2014 16 sullivan 90 170 New au Ang.Pulp.225 37% 31 37 44% 37 Jubilee 3750 400 350 390 575 350 Suptest Ord.20 5 n a 5 Ang.Nfid.75 9 9% 9% 9% 6%| Lab.Accept.1420 8% 8 8 Ba 6Ve| Tache 713800 9 8 \u2018om 4 Arno 500 3 \u2014 \u2014 5 27a Laduboro 3699 135 M7 135 164 NS Tazin a0 Im Sn 8A À Atlas No 7 5% SA 2 3 Lake Default 4000 520 490 490 590 390 Tib.Exple 1 A ova 10° 10% 16A 9 Atlas Tel, * 121300 190 173 190 194 45 Lambt.\u201cA\u201d 75 14 \u2014 \u2014 15 WA) Titan 50 0 DO\" st as Augustus 11805 41 3% 4 50 29 Lingside 4000 Ava 4 da 6 Tooke 80 160 7 C5 Aumaque 5000 9 \u2014 9 5V2| Lith.Corp.20 118 17 W 5 Tooke pr 25 80 78% 79 8 3A Avalon 160 MA M Va 12% 74} Lowney 35 27 \u2014 \u2014 2% 33 Tr, C, Corp.125 350 \u2014\" _ 40 200 Bailey S, \u201c\u2019A® 1600 75 \u2014 =\u2014 830 495 Massval 13625 10 \u2014 \u2014 24 Tr.C.Freeze 200 800 \u2014 OU 70 35 Baker 100 11 = \u2014 15 9 Mcintyre .300 4 \u2014 \u2014 4 27 U.Asbestos 16300 105 5 100 160 90 Base Metals 6000 -_ -\u2014 9 9 Melchers 10 8 \u2014- \u2014 8 5 U.Prin.50 14 \u2014 \u2014 144 73 Bateman 40000 8 7 7m 15 5 Melch.pr 12 5 \u2014 = 15 MN U.Towns El.2009 12° 15 10 13% 8 Beatrice 8000 S52 442 5 8 22] Mer.Chip, 52400 52 40 52 122 30 Vanguard 0 45 130 192 155 95 Beld-C.pr 12% \u2014 \u2014 12% 10%| Mid.Chio.2300 24 22 22 24 14 Vauze Mines wel ds 30 WR ie 3 Bellechasse 10500 18 1 35 17 Min.Corp.60 12% 12/12 13% Ta] Ventures wn 6 5 on 5 Blue Bonnets 7295 13% 12 33 134 6Va| Mogador 300 7 \u2014 \u2014 9 AVa| Virginia 50 2 \u2014 \u2014 4h 2 Blue Bonnets w 5295 405 360 380 405 70 Molyb.2000 8 87 87 157 52 Weedon on 2 moa Bornite 476053 14 Ma 14 34 2M| Monpre 100 62 \u2014 \u2014 9 4 Wendell 8000 a 2 27 6 4 B.C, Pack \u201cA\u201d 0 36h \u2014 \u2014 16 15 Mt.Pleasant 10100 55 52 52 68 32 Westburne Ww BZ ZT HY Burnt HIli 900 10 8 8 15 M.R.Dairles 479 7A 7.7 9 5/2] Westeel 20 mw \u2014 TI as am Cal.Ed.3225 17% \u2014 \u2014 20 14 MR.Rice 600 74 7% 7a 8 TV] W.C.Brew.1400 5° 44 ah 6 IM alumet 200 4 3 3 5 2 M.Wright Iron 10300 164 139 339 J64 81 Westville LEURS NON INSCRITES C.Collieries 1800 5%4 5% 5/4 8% 5V,| Mussens 400 MA \u2014 \u2014 NV M0 VALE 800 610 580 530 75 310 .Dredge 263 42 14 14 16 Mk] Native M.6000 15 \u2014 \u2014 19 7 Advocate am 300 34 33% 34 36V2 24M .Kodiak 5000 160 135 340 10 8 .Forma.31600 5 44 5 9 4} Alta.Tnk.\u201cA 1 22 ow sto C.Power 10 74 \u2014 \u2014 7a 5Va| Ntid.Light.55 64 \u2014 \u2014 65 46 Camp.Chib.2500 795 95 Su C.Silica 1500 95 \u2014 No 7 N.Jack L 00 7 6 6 9 2M| C.Pack \u201cA 2 me 30 30 500 380 Canalask 18000 3a 3 3a 6 2 N.Santiago 0000 24 \u2014 \u2014 3A 2 C, Delhi 20 30 \u2014 \u2014 Si5 350 Canorama 48100 a 3 Nn 3 N.W.Amulet 147875 % Ba 3 397 ts Senna 510 32 29% 29% 38 294 nuba \u2014 « A.AsD, = Carbec 106000 18 12 18 19 16Va| N.À Rare 2800 40 38 36 52 30 Cent.Del.290 615, J.810 UM 510 Cartier Q.3100 9 84 122 8 N.Q.Pow.10 32% \u2014 \u2014 34 25%| C.Paper 4980 13 20% 21% 215 16 Casslar 500 1224 \u2014 \u2014 15% 12%| N.Q.Pow.) pr 0 5 \u2014= \u2014 SU 47 Con.Gas 7908 an n a 1072 106 Catelli \u2018\u2019A® 15 34 \u2014 \u2014 39% 32% Obalski 2050 8 7 8 12a 6 Con Gas B.pr som Oa Tr es 7 Chemalloy 16085 350 325 340 325 194 Opem.Expl mae 2 19 2 24% 8 D'Éldona Ny 10% \u2014 \u2014 MS Chess 9000 4 32 3a 4% 2%] Opemiska 1500 665 625 625 850 540 Denison ORAZ OT » » Chib.Cop, 1600 12 10 12 Ba 6V| Orchan 1000 171 170 171 7200 155 Fed.Grain wm ZZ wm Chipman 7000 3s \u2014 -\u2014 5 3 P.A.Inv, \u2019 200 275 \u2014 \u2014 30 250 Fed.Grain pr 2 4 \u2014 \u2014 16 104 Cleveland 2000 5 5 5 % 5 Partridge \u2026 200 4 \u2014 \u2014 7 3 © Dev 200 NN \u2014 \u2014 147960 Cominga 18600 3 244 24 6 24| Paudash 15300 12% 9?y 20 8 Giant Y.K, 7% 26m 26Va 287% 19 E Ne oc ne OH OO I 5 % Pin co wo 3 24 9 NA 3 He ONG Te 15a 15° 1574 15/4 950 .Ww, -_\u2014 \u2014 .Gold, ut = ald _ Ca Ve 200 a 1 7 5 yl Pit Prod \u201cA\u201d 5250 12 10% 11% 13% 10% Int.Pis 6 pr or 2 om 0 Ju > Coprand 50 130 \u2014 \u2014 162 8 Porcupine 6600 10 9 94 18 8 Kerr Add | 1075 10% 108 10% 10% 108 Copstream 550 a2 28 31 32 15 Pow.Cp.1pr 56 4M \u2014 \u2014 4A 42 Lob Co CAT 00 5 \u2014 5 5 Crusade 2000 60 55 60 150 46 Pow.Cp.2 pr 50 70 \u2014 72% 63 Lob Co \u201cA\u201d w US Tu 1 Nw Qu N Dalfen 50 42 \u2014~ \u2014 35 Prem.$l.3225 12% Va MA 12v 7 Lob.Co.\u201cB\u201c*, 2% DB 23% 20 Der Ep, An 00600 Pros 200 197 \u2014 \u2014 250 190 Maclaren \u201cA\u201d 7% 7, 4 2 2 20) Denault 10 16% \u2014 \u2014 16% 9%| Que.Chib.3000 20 2 16 Maclaren \u201cB 137 174 17 17 177% 13 Denault wis 25 925 \u2014~ = 10 250 Que, Cobalt 16275 40 3 3 485 200 M.Leaf.Mills 0 28 \u2014 \u2014 34 28 Dolsan wo 7 \u2014 \u2014 1 6 Que.Lab.6500 3 24 22 3M 2 M.O.Paper 70 50 49 49% 63a TV Dome 500 26 \u2014 \u2014 27% 20% Que.Oil 2000 2% 2 2h 4 2 Moore se M2 105 10 12 M Dom.Eng.7467 37V2 36Ve 36% 37V2 14%| Que.Smelt, 140 MAN 7 Murray 100 4 \u2014 \u2014 No #5 Dom.Expiorers 98300 85 69 85 81 Raglan 5190 38 31 3 4 30 N.Hosco 10 \u2018su \u2014 = au 8 Dom.Lease 9300 63 65 66 M5 51 R.M, Bear \"A\" 10 144 \u2014 \u2014 14a 14%] Pembina , ZZ 2m 195 Dom.Oilcloth 181 21a \u2014 \u2014 24% 19%| Red.Crst.13500 3 2 2 3 2 Que Tel.50 15 0 = Zw wm Dumont 30500 39 32 36 4 30 Renold 25 16 \u2014 \u2014 162 16% Que.Tel.51 830 20% \u2014 \u2014 20419 East Suil, 500 180 \u2014 \u2014 210 160 Ruby Foo 2325 260 \u2014 \u2014 285 200 Que.Tel.55 RN ZC ne om El Cot.2000 § = \u2014- 62 5 Ruby Foy w.2800 62 55 55 82 25 Russell 1990 \u2014 \u2014 192 136 Emp.Oil 500 4 \u2014- = 9 3 st.L.Colum, 3115 690 670 80 780 525 San Ant.510 495 510 sn 327 Fab 12000 134 12 13 15 5 Satellite 500 17% \u2014 \u2014 24 16%) Sherritt 13600 S10 43 Gm Om ess Falzon 125 62344 \u2014 \u2014 65 38%2| Saucon Dev, A1150 127 116 M7 26% 94 Steco R.8550 14% 14% 14% 15% 9 Fano 8000 22 1a 2% 3% Iva| Shop Save 937 9 7m 8% 9 7 TrancM 275 7 20 M 2 15 Fontana 00 4 3° #4 2 Siscalta t \"40 63 60 60 100 14 Un.Gas 7s ZZ 10 m0 Ft.Reliance 67050 59 51 59 70 720 Siscoe 200 200 190 200 219 MS Un.Oils PAGE DOUZE sur la Bourse .Canadienne Melchers UN actif de $5,889,358.00 Les Distilleries Melchers ont récemment distribué leur 33e état annuel, couvrant les activités de l\u2019entreprise au cours de l\u2019exercice financier clos le 31 août 1961.L'analyse de se rapport permet de constater bien des améliorations, Les Distilleries Melchers Limitée viennent de faire parvenir le rapport annuel couvrant les activités de l\u2019entreprise au cours de l'exercice financier clos le 31 août 1961.Une analyse de ce 33e état annuel permet de constater qu\u2019il laisse voir bien des améliorations.Ainsi, l\u2019actif global de la compagnie atteignait à la date précitée un sommet de $5,889,- 358.00, contre $5,395,946.00 au 31 août 1960.Un coup d'oeil sur cet actif révèle que les disponibilités figurent à $4,229,243.00, à rapprocher de $3,626,183.00, antérieurement, tandis que le passif exigible est de $1,760,904, contre $1,294,044.00 précédemment.Il en résulte donc que le fonds de roulement de l\u2019institution s'établit maintenant à $2,468,339.00, soit $136,200.00 de plus qu\u2019à la fin de l\u2019exercice financier précédent.Une telle amélioration du capital net d\u2019exploitation de Melchers constitue un développement d\u2019autant plus favorable que la compagnie est en pleine expansion.Il va sans dire qu'avec un inventaire accru de près d\u2019un demi- million de dollars \u2014 il est de $3,479,745.00, contre $2,957,635.00 l\u2019an dernier \u2014 l\u2019entreprise est en mesure de satisfaire la demande de plus en plus considérable pour ses produits et pour cause.Profits de $128,596.00 Nous laissons entendre ci-dessus que les Distilleries Melchers Limitée ont vu leurs ventes et leurs profits augmenter durant le dernier exercice fiscal.En effet, il ressort du message, transmis aux actionnaires en même temps que le bilan par le président du conseil, M.F.W.Roffey.que \u2018le bénéfice net réalisé s\u2019élève à $128,596.00, comparativement à $42,563.00 précédemment et que ce gain comprend les profits provenant du commerce d'exportation, à la suite de l\u2019acquisition de Glen Distillers Limited, de Nassau, dans les îles Bahamas\u201d.Incidemment, cette institution voit, seule, à la distribution des produits Melchers aux Etats-Unis.Ces produits, ils sont de plus en plus populaires en territoire américain aussi bien que sur le marché domestique, comme le démontre l\u2019accroissement marqué des ventes durant le dernier exercice financier.Au dire de M.Roffey, \u2018on note une tendance Enquête sur les banques Le premier ministre, M.Diefenbaker, a annoncé la nomination de M.Dana Porter, juge en chef de l\u2019Ontario, au poste de président de la commission royale d\u2019enquête sur les banques et les institutions financières au Canada.Les autres membres de la commission sont : MM.W.Thomas Brown, de Vancouver ; James Douglas Gibson, de Toronto; Gordon L.Harrold, de Calgary; Paul H.Leman, de Montréal; W.A.Mackintosh, de Kingston, Ontario et John McKeen, de Halifax.Le premier ministre a dit que M.Harold Anthony Hampson, de Toronto, sera le secrétaire de la commission.Un secrétaire adjoint représentant les Canadiens de langue française sera nommé bientôt.LES AFFAIRES \u2014 31 OCTOBRE 1961 progresse persistante vers les marques se vendant moins cher \u2014 ces dernières rapportent moins de bénéfices que les autres de qualité médium ou de première classe \u2014 et la concurrence se révélerait fort vive au sein de l\u2019industrie des boissons sur notre continent\u201d.Dans ce domaine, comme dans bien d\u2019autres, il faut évidemment se soumettre à la loi économique de l\u2019offre et de la demande, Elle est inexorable, là comme ailleurs.Gain de 99 cents par action privilégiée.I] ressort encore du bilan que Melchers vient de rendre public qu\u2019il a été payé 60 cents par action privilégiée cette année, soit le même montant qu\u2019antérieurement, L'on notera ici, que le bénéfice réalisé au cours du dernier exercice financier a été équivalent, sur une base participante, à 99 cents l\u2019action privilégiée et 9 cents l\u2019action ordinaire, contre seulement 34 cents par action de la première catégorie durant l\u2019exercice antérieure.Ces données démontrent donc que les exigences du dividende privilégié ont été gagnées par une bonne marge cette année ; ce qui sera d\u2019autant bien vu des actionnaires que le dernier exercice financier laisse voir un surplus de $1,178,- 454.00, a rapprocher de $1, 126.902.00 a la fin de l\u2019exercice pré- cédent.Comme on sait, sans doute, il y a 125,000 actions privilégiées participantes, à 6% cumulatif, en cours ainsi que 62,500 actions ordinaires.Il n'a rien été payé sur ces derniéres depuis 1958 et elles ont varié cette année, entre un bas de 5 et un sommet de 8.Qui sait, si, à la suite de l\u2019excellence du dernier rapport, les administrateurs n'en reviendront pas à se montrer aussi généreux qu\u2019il y a 4 ans ?Comme on le sait, les actions de la dernière catégorie mentionnée sont inscrites sur la liste des valeurs de la Bourse Canadienne, Assemblée annuelle.Comme, au dire de M.Sarto Marchand, président de Melchers, \u201cle programme de dépenses pour fins d\u2019améliorations des bétisses et de la machinerie, ete., est com- ler rapport de chez Denault Ltée Denault Limitée, dont les actions ont été inscrites sur la liste des valeurs de la Bourse Canadienne, le 26 mai 1961, vient de rendre public son 1er rapport annuel \u2014 incidemment, ses actions ont fluctué entre $934%, lors de l'inscription, au sommet de $16.- 00 ces jours-ci, Ce rapport couvrant l\u2019exercice financier clos le 27 mai 1961, est fort bien préz:n- té.Au dire de son président, M.Antoine Turmel, \u2018\u2018ses ventes furent de $9,062,817, contre $7,922,- 217 précédemment\u201d.Depuis 7 années consécutives, il y a eu constamment des augmentations; ce qui fait bien ressortir l\u2019agressivité de la direction de cette entreprise ayant à sa tête : MM.Jacques Lagassé, président du conseil, M.Antonio Turmel, président et directeur général, Jean- Paul Mercier, vice-président-ad- ministration; Gaston Roy, vice- président des ventes; MM.Roland J.Codère, B.A.,L.Sc.C., Paul Desruisseaux, C.R., Guy-L.Hu- don, M.Jean Jutras est secrétai- BOURSE ET FINANCE plétée\u201d, il est logique d\u2019en conclure que les profits ne peuvent maintenant que refléter ce développement, d\u2019autant plus que les perspectives demeurent favorables, tant sur le marché domestique, vu la vague nationaliste que le Québec traverse que sur le marché américain, vu de nouveaux contrats de distribution conclus aux Etats-Unis.Dans de telles circonstances, le chiffre de ventes de $2,410,752.00 enregistré au cours du dernier exercice pourrait bien être excédé au cours du présent exercice.L\u2019assemblée annuelle aura lieu le 8 novembre prochain.La rumeur veut qu\u2019à cette occasion, d\u2019importantes déclarations soient faites, relativement à d\u2019intéressants projets de développement.Le succès de cette entreprise contrôlée par les nôtres démontre une fois de plus que nous sommes aussi habiles en affaires que nos concitoyens d\u2019autres races, dont l\u2019esprit de solidarité économique constitue une leçon qui devrait être des plus vivifiantes pour nous, particulièrement à cette époque que nous vivons.Les compagnies canadiennes, Les dividendes payés par les compagnies canadiennes ont été de $60,275,265 pour le mois d\u2019octobre, soit une baisse mensuelle par rapport aux dividendes payés en 1960 et 1959 alors qu\u2019ils s\u2019élevaient respectivement à $60,880,- 119 et à $61,149,422, rapporte la firme J.R.Timmins & Co.Cependant, pour les dix premiers mois de l\u2019année, on observe une hausse de dividendes comparativement à la même période en 1960 et 1959.Cette année, les dividendes se sont élevés jusqu\u2019à maintenant à $648,374,743 alors qu\u2019ils étaient de $624, 699, 700 en 1960 et de $590,460,750 en 1959 pour la même période.Moins de dividendes en octobre La baisse mensuelle provient de l\u2019industrie et des services publics; cette année, l'industrie a versé $31,945,829 au mois d\u2019octobre contre $32,377,249 en 1960 pour le méme mois.Les revenus publics versaient $20,505,688 en dividendes au mois d\u2019octobre 1960 tandis que cette année, pour le même mois, ils en versaient $17,- 928.010.Par ailleurs, les dividendes payés par les mines et les institutions sont respectivement pour le mois d\u2019octobre $5,678,826 et $4,- 722,600, soit des hausses mensuelles par rapport à l\u2019année der- niére.Octobre 1961 1960 1959 Industries .$ 31,945,829 $ 32,377,249 $ 32,308,413 Mines .5,678,826 3,437,801 5,909,738 Services publics .17,928,010 20,505,688 18,480,571 Institutions .4,722,600 4,559,381 4,450,700 Total .$ 60,275,265 $ 60,880,119 $ 61,149,422 10 mois 1961 1960 1959 Industries .326,100,814 325,942,454 316,772,986 Mines .108,916,276 102,132,147 93,080,564 Services publics .128,137,807 121,143,225 110,987,320 Institutions .85,219,846 75,481,874 69,619,880 Total .$648,374,743 $624,699,700 $590,460,750 Comment protéger les clients sans nuire au petit courtier.Un problème a résoudre.Comment protéger d\u2019une façon | mes, quand elles seront accep- vraiment efficace les clients d\u2019une maison de courtage sans tuer .et même en encourageant, les entreprises honnêtes, mais naissantes et qui se retrouvent par conséquent devant plus de risques.C\u2019est un des problèmes qui se pose chaque jour au courtier en valeur, Tellement que la Bourse dé Toronto, qui, jusqu\u2019 ici, a lou- jours incliné du côté de ia\u201d sécurité jette maintenant les yeux de l'autre côté, essayant de découvrir un système qui permettraient d\u2019aider aussi l\u2019industrie canadienne naissante.Elle a mis sur pieds un comité chargé de formuler des règlements spéciaux que devront suivre par la suite ces petites entreprises.On sait en effet au\u2019elles ne pourraient faire face aux exigences régulières du Toronto Stock Exchange.En réalité, ces nouvelles fir- tées se verront placées dans une catégorie spéciale, de telle sorte que le client les reconnaîtra immédiatement non pas comme représentant des placements sûrs, mais plutôt des valeurs de spéculations.De plus, le fait d\u2019être sénaré permettra aux courtiers de donner sur place quantité d\u2019informations sur chacune d'elles sans avoir à les survaloriser aux yeux des clients.La Bourse Canadienne entreprend actuellement la même transformation pour ce qui est de la Bourse de Montréal.L\u2019on s\u2019attend toutefois que cette innovation de la Bourse de Toronto prenne quelque temps à entrer en vigueur, car il ne faudrait pas, pour gagner du terrain nouveau, perdre du terrain acquis par de ongues années de labeur dans le domaine de la sécurité.Sur l\u2019achat des valeurs, | faut protéger le public Bien que la loi exige que toute publicité, faite par une compagnie pour la vente de titres ou de valeurs, doive exposer tous les éléments de l\u2019offre sans fausse représentation, aucun organisme gouvernemental n\u2019existe pour vérifier la véracité des renseignements concernés.Cet état de fait a été mis en lumière par M, Stanley E.Nixon, vice-président de la Corporation canadienne des valeurs, au cours d\u2019un dîner de l'Institut des secrétaires agréés.Qu'un prospectus publicitaire ait été approuvé en vertu de la loi canadienne des compagnies, ou bien d\u2019une loi provinciale, cela ne constitue pas une garantie d\u2019authenticité, précise M.Nixon.C\u2019est la compagnie qui émet le prospectus qui est la seule responsable de sa véracité.Au Canada, la vente des titres et des valeurs touche une vingtaine de lois, poursuit M.Nixon, mais il n\u2019y a aucune loi des valeurs comme telle, comme aux Etats-Unis, par exemple.Les pourparlers périodiques entre les provinces et le gouvernement central à ce propos, n\u2019ont pas encore donné de résultats satisfaisants.Cependant, les personnes qui ont été victimes de fausses représentations en achetant des valeurs, savent bien que de telles erreurs sont très onéreuses et que la responsabilité des compagnies est très grande, Le Canada a voté une loi sur les valeurs en 1933, et l'Ontario en 1945.Par la suite, le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Saskatchewan et l\u2019Alberta ont adopté une loi à peu près semblable.re-trésorier.LES AFFAIRES \u2014 31 OCTOBRE 1961 Sommaire des fransactions au cours de ceffe semaine sur la Bourse de Montréal PAGE TREIZE \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE Ventes Haut Frm.Haut Bas Ventes Haut Frm.Haut Bas Ventes Haut m.Haut Bas Abltib! ss 39 bund 377 43Ve 36%| Corby \u2018\u2019A* 50 182 \u2014 \u2014 19% 16 Mass-F.14324 10% 10% Sos 14% 10% Abitibi pr 65 24% \u2014 \u2014 25 23Ve| Coronation 5040 8a 8% 82 9 8% Met.Stores 1285 82 \u2014 \u2014 9% Ta Acadla Atl, 450 10% \u2014 \u2014 MU 8 Credit F, 10 109 \u2014 \u2014 109% 101 Met.Stores pr 225 21% \u2014 \u2014 224 21 Acadia Atl.A\u201d 20 2 27% 217% 22% 194 cr Zell A\" 830 22 \u2014 \u2014 22% 19%] Miron 1975 8% 8% 8% 94 Ba Algoma 5520 49 472 48% 49 32V,| Crush int.1325 8% 7% 7Va 10% 6% Mitch.R, \"A\" 1125 8% \u2014 14 8 Aluminium 10228 2814 27% 2734 38% 274! Dist.Seag.4845 4544 44 45 45V2 3194 Mitch.R.*B* 100 6 \u2014_ \u2014 6 6 Aluminium 1 pr 238 22V2 \u2014 \u2014 23 2] Dome Pete 400 123% 12% 12% 13 Molson A\" 2717 29 28% 23% 30 24% Aluminium 2 pr 1045 47% 47Va 47% 48 454 Dom, Bridge 15308 22% 22 22 2312 Seva Molson \u201c/B** 2094 29% 28V2 283% 230 2434 Anglo Cdn, pr 5 53% \u2014 \u2014 5 51%2| Dom.Coal.pr 2070 450 \u2014 \u2014 7 260 Molson pr 198 4 \u2014 432 ANY Anglo T.42 pr 130 2 41 2 45 40 Dom.Fndry 1340 67: 6512 67 6714 45%2| Mont.Loco.3365 16 146 15 16 1373 Anglo T.pr 2.90 200 53a 53 53% 55% 50%| Dom.Fndry pr 25 1002 \u2014 -\u2014 102 994 Mont.Trust 335 74 74 74 53 Argus 750 44'2 4344 43% 46% 33 Dom.Glass 831 89 84 86 87 66 Nat.Drug.1325 17 To 16% 1742 \u201c42 Asbestos 2045 3434 3344 34 35 25/4| Dom.Glass pr 200 1434 \u2014 _ 15 13%] Nat.St.Car 1255 1514 14/2 15% 1553 lue Atlas Steel 2241 29% 28 28 33 22 Dom.Steel 500 1 \u2014 \u2014 15%a 1014] Noranda 1423 50 43% 4834 54/4 4) Bailey S.5% pr 600 24Va \u2014 \u2014 24% 20%] Dom.Stores 1235 15% 15 15% 17V2 14% N.S.L.P, 1262 19% 19% 19% 192 153 Bank Mont.4763 702 692 692 70% 59%| Dom.Tar 22813 18% 18% 182 20% 14%| Ogilvie 635 552 55 55 55V2 47 Bank N.S.673 77% 76 77% 79% 66% Dom.Text.3289 15% 15 15% 1534 10 Ogilvie pr 6 10 \u2014 \u2014 15 137 Banque C.N.1800 71 70 70% 71 54V2| Dom.Text.pr 254 40 \u2014 \u2014 140 136 Ont.Steel 150 22 \u2014 \u2014 22 1734 Banque C.P, 3106 46V2 46Va 46V2 39Y4| Donohue 1285 23M 23 23 26 17V| Pac.Pete 6277 10% 10 3% 14 19 Bath.P.A\u2018 560 53/2 52% 53 53% 41 Dow Brew, 100 50 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Page-Hers 6139 24% 23 23% 27 2234 Bath.P.\u201cB\u2018 800 39V2 39 9 25 Du Pont 490 25% 25Ve 2594 27% 19%| Penmans 195 31% 30% 30% 33 232 Bell Phone 9588 56% 5556 55% 5 47%| Du Pont pr 1 76 \u2014 80 76 Placer 300 24V4 23% 23% 24% 14 Bowater 5 pr 935 50 492 50 512 46 Dupuis \u201cA\u201d 2980 9% 9% 9% 9% 6%) Pow.Corp, 710 53% 57% 57% 602 £) Bowater 52 pr 210 52 512 51a 84 50 Eddy M.125 2244 30 32 32/4 25 Premium 200 260 250 250 350 24) | Bowater 200 62 6% 9 8V2| Electrilux 685 41 3934 41 41 2WA| Price Br.5091 5212 S1Va 52% 53% 402 Bowater Mer.pr 900 52 512 51% 522 48 Enam.pr \u201cB* 45 225 \u2014 \u2014 300 200 Que.Naf.Gas 6270 6%a 52 6a 9% 45) Bralorne 300 615 \u2014 _ Fam.Play 1535 17% 17 17 19% 16V4| Que, Nat Gas pr 255 417 39% 41% 5542 3234 Brazil 7643 375 350 350 5% 355 Fleetwood 1990 162 16% 16% 17% 9/2| Que, Pow.409 36% 35 35 402 352 B.A.Of , 5750 32% 317% 32% 36 29%| Ford U.S.100 06% \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Que PHone 1234 52 49 51 52 3 B.C.Forest - 720 13 = 15 1%| Fndtn, 671 13% 13 13 174 10 Que.PHone wts 75 31 30 31 31 17 .C.Pow.4783 33% 33 33% 39 32/4| Fraser 18060 272 26% 274 29% 2 Que.PHone 58 pr 3 N22 a 2 20 B.C.Phone 6325 50% 502 502 513% Fr.Pete pr 828 345 35 345 460 325 Que.PHone 61 pr 200 214 \u2014 \u2014 21% 21 Brockville pr 200 9 \u2014 \u2014 Ma 9 Frosst A\" 305 202 \u2014 232 15V2| Reed, À.E 100 82 \u2014 \u2014_ \u2014 oy Brown 1273 153% 15 15% 16% 12%| Gatineau $14 37 364 36% 39V2 35 Reitman N50 17% 1742 172 18% 16% Bruck \u2018\u2019A** 50 8/2 \u2014 -\u2014_ 10 7%] Gatineau 5% pr 25 102 \u2014 \u2014 104V2 100 Reitman A\" 75 157% \u2014 \u2014 16% 14% Build Prod, 335 342 \u2014 \u2014 38 233/4| Gen.Dynam.1755 30 27 29% 44% 26V%| Roe AV.C, 4095 7% Ea 6% 8 469 Cal.Pow.3990 2512 243% 25 3047 23%} Gen.Mot.Com.75 50% \u2014 \u2014 51% 42% Rolland \u201cA\u201d 3940 9 8% 8% 9% TH Can.Cem, 860 202 27% 27% 29 242| G.L.Paper 3080 19 18% 18% 21% 162| Rolland \u2018\u2019B\u201d 20 12% \u2014 \u2014 VAN Can, Cem, pr 530 28% 28 28% 29 25% Handy Aandy 550 22% 22 22% 23 )1%| Rothmans 1615 12% 12 12% 152 10%2 Can.Dom.Sug.1621 23% 23% 232 24 16 Handy Andy wt 120 124 \u2014 \u2014 13 325 Royal Bank 3687 79% 77% 7BV2 81 72 Can.|.Fundry 068) 22 19 21M 22 18%| Holt.Ren.100 6% \u2014 \u2014 22% 14 Royalite \u201c4400 13 TM 12% 13 6 Can.S, L.782 63 62V2 622 63 39% Home \u201cA\u201d 815 980 960 975 12% 760 st.Le Sem.\"AR 2200 13% 12Y2 13% 14% 10%.Can.S.L.pr 127 134 \u2014 _ 1342 12 Home \u201cB\u2018* 900 935 925 925 TVA 740 St.L.Corp.113 22/2 \u2014 -\u2014 24% 18%: Can.Aviation 830 24s 23V2 232 25 1834| Horne Pf.3990 445 45 440 500 310 st.C Corp.\u201cApr 1012 101 107 102% 994\u2018 Cdn.Brew.4985 54% 52 52%a 56% 43%| H.Smith pr 1075 44 4214 44 44 399] Salada-S.264 1534 15% 15% 21 11%.Cdn.Br.Alum.550 107% 10% 10% 13/4 10 Hud\u2018s Bay Co.8475 3 3 13 133% N%| Shawinigan 10167 25% 242 24% 29% 24 Cdn.Bronze 75 192 \u2014 \u2014 21 17%| Hud.Bay 1385 51% S514 513% 57% 45 Shawinigan \u2018A\u2019 400 272 27 27 32 26 Cdn.Celan.2168 34 33% 34 34 214] Imp.Oil 4837 47V2 46V2 47Va 43Va 37%| Shawinigan 4 pr 200 43% 422 422 432 40 Cdn.Celan.1.75 pr 25 335% \u2014 \u2014 37 22 Imp.Tob.2295 14% 142 14% 16% 127 | Sher-W pr 5 6 \u2014 \u2014 130 120 Cdn, Chem.450 é 5% 5Aa 7h SV jmp.Tob.700 64 6 64 6/2 5%| Sicard 785 7% 7% 7% 9% 6 Cdn.Falrbks \u201cA\u201d 1435 106 \u2014 \u2014 1M 10 Ind.Accept.5845 32% 32 322 33 312] Simpsons 3490 28 27 272 34% 27 Cdn.Falrbks \u201cB\u201d 385 8 \u2014- \u2014 9% 7%)| Ind.Accept.430pr 100 9 \u2014 \u2014 97 91 Sogamines 510 154 \u2014 \u2014 BR 15% Cdn, Husky 3420 5% 5% 5% 7% 450 Int.Nickel 13284 842 80 80V2 87% 577 Southam 700 322 N% Nz 32 2] Cdn, Hydro 300 12 1194 12 12 10 Int.Paper 7766 38% 37% 37% 39 \u2014230V:| S.S.Steel 50 9% 9 9 10% 8 Cdn.Imp.Bk Co, 3035 69's 6BV2 69 1% 63%] Int.Util.125° 43 422 42% 49 NU teel 2975 75% 75 75% 80 67% Cdn.Int.L.1555 14% 14% 14% 16% 14 nt.util.pr 1035 482 452 46/2 50Va 402] S oberg \u201coops 450 212 27 27M 32 19% Cdn, Int.Pow, 2% \u2014 \u2014 14% 10% .P.L.2505 77 73% 77 78 60%| Texaco Can.0 5m \u2014 \u2014 68% 57% Cdn.Int.Pow.pr 1528 38 2 Ia 40 37 Iron G.pr 325 NHN nN 1 8'2| Toronto-Dom.320 86% 66 66m &9% 38 Cdn.Loco.7 6% 64 10% 6%| Jamalca P.8.450 40 \u2014 \u2014 4 264| T.Fin.\u201cA\u201d 1240 56 54 54 573% 37% Cdn.Marcon! 2100 5% 5 5% 7% Labatt 2770 15% 15% 15Va 15% 15 Tr, Can P.L, 4040 23% 222 2% 24% 19% dn.Oll 115 34 33% 335 344 23%] Laura Sec.10 17% \u2014 \u2014 18 16 Triad 000 177 = \u2014 = Cdn.Oil 5 pr 30 703% \u2014 \u2014 103% 100 Laur, Fin.\u201cA\u201d 2020 24% 23% 25% 242 2) Un.Steel 530 672 6h 6% 8% 5% n.Oil 4 100 832 \u2014 \u2014 3% Laur.Fin.1.25 pr 145 2% \u2014 \u2014 2%» 21 Vendomatie 150 We \u2014 \u2014 10% 8 Cdn.Pac.R.4564 25/4 25 25% 26% 212] Laur.Fin, 1.40 pr 150 24% \u2014 \u2014 26 2 G.W, 2230 57/2 55% 55% 60 38%\" Con.Pet.pr 4967 12% 2 124 13% 7%] Laur.Fin.200 pr 343 50 49% 49% 50 48 Wei Knp.810 295 \u2014 \u2014 390 240 Cdn, Vickers 770 19% 19 19% Laur.Fin.6.25 pr 2 21 \u2014 = = \u2014- W.Coast Tr.us 174 164 17 19% U Cockshutt 350 MU \u2014 \u2014 ISh 124 ewis 300 7% SA 7 W.Coast Tr.Vie, 1120 18% 15 15% 18 13%! Coghlin 100 450 \u2014 \u2014 6 3 Loeh.M.225 1916 19% 22% 8%| Weston \u201cA\u201d 2390 a 21 21 22, 17M Col.Cell.50 40 \u2014 \u2014 5% 390 Li EC Le 50 36 \u2014 443 Weston \u201cB® 0 22 \u2014 \u2014 4-1 Comb.Ent, 275 MU 12 12 137 8 P.R.7260 17% 172 17% 18% 15% Zéller's 240 36 BK 35% 42 35 Con, M.& 7448 22% 21% 21% 20% 20% Maruime Tel un M 19a 20% 17Vl Zeller's pr 5 Uh m= = 48 UK, Ed IMMEUBLE ET CONSTRUCTION Hausse de 20% dans le Québec, mais.Le rythe de construction à Montréal a ralenti Après avoir annoncé qu\u2019un Congrès provincial sur l\u2019habitation sera tenu à Sherbrooke samedi le 11 novembre prochain, M.Eugène Chalifoux, vice- président régional de l\u2019Association nationale des constructeurs d'habitation, a révélé que la construction de logements est en hausse dans la province de Québec.Les logements commencés durant les huit premiers mois de l\u2019année ont accusé une augmentation de presque 20 pour cent par rapport à la période correspondant de l\u2019an dernier.Par ailleurs, le rythme de construction à Montréal a subit un ralentissement ces derniers neuf mois, d'environ vingt cing pour cent.Durant les neuf premiers mois de l\u2019année, le service d\u2019urbanisme de la ville de Montréal a accordé 4,558 permis de construction, représentant une valeur totale de $87,860,200.Plus de $63,000,000 ont été consacrés a la construction de bâtiments neufs, la différence, $24,114,160 se répartissant en réparations et modifications diverses.Cette construction nouvelle a donné a Montréal 5,498 logements additionnels, les réparations et modifications 223, pour un total de 5,721.Comparés à ceux de 1960, ces chiffres prouvent un certain ralentissement dans le rythme de la construction neuve.À pareille date, l\u2019année dernière, la valeur totale des nouveaux édifices s\u2019élevait à $93,349,830, même si le nombre de permis demandés était légèrement inférieur, soit 4,323.Il y a également diminution dans le nombre et la valeur déclarée des constructions nouvelles.Dans ce secteur d\u2019activités, 1,907 permis ont été émis pour une valeur de $73,401,135.Le seul endroit où une augmentation est signalée, c\u2019est au domaine des réparations et modifications.Le total cette année s'élève à seulement $19,886,695 et le nombre des permis est de 5,751.Au cours des neuf premiers mois de 1960, la construction de nouveaux édifices, les réparations et améliorations effectuées à certains autres, avaient Au coût de $5,000,000 Un Centre d'Habitation s'érigerait à Chomedey La ville de Chomedey verra probablement naître chez elle un centre d\u2019habitation dominé par un gratte-ciel de douze étages, en bordure de la rivière des Prairies.Son coût se situe entre quatre et cing millions de dollars, et il devrait normalement étre terminé d\u2019ici deux ans.Telle est l\u2019essence de la révélation faite devant le conseil municipal de Chomedey par le maire Jean-Noël Lavoie, alors qu\u2019il faisait lecture d\u2019une lettre de la firme Reich Bros.Construction Ltd.dans laquelle cette dernière demandait une exemption de la taxe d\u2019eau de trois ans pour ce projet domiciliaire.D\u2019après la missive, les plans du projet en question sont déja arrétés, les fonds nécessaires sont mobilisés, l'assentiment des autorités gouvernementales est donné en principe et il ne manque que le permis de construction.\u201cDonnez-nous le permis ce soir et les pelles mécaniques seront à l\u2019oeuvre demain matin\u201d, a déclaré M.Alexander Reich, qui assistait à la réunion.Le centre domiciliaire de 530 logis comprendra : \u2014 28 habitations unifamiliales.\u2014 70 habitations du type \u201cDuplex\u201d.\u2014 Quatre maisons ments de trois étages.\u2014 Une maison d'appartements \u2014 en forme d'étoile à trois branches \u2014 de douze étages, montée sur pilotis.\u2014 Un \u2018\u2018elubhouse\u2019\u2019 abritant une piscine chauffée.; \u2014 Quatre courts de tennis.\u2014 Un centre d\u2019achat d\u2019une superficie de 12,000 pieds carrés.\u2014 Un \u2018\u201cmarina\u2019\u2019 (club de yachting) ainsi que des parcs et une promenade de 750 pieds le long de la rivière.Le tout couvrira une surface de 753,000 pieds carrés et sera relié au boulevard Lévesque par deux entrées principales fermées à la circulation générale.Il est aussi à souligner que les plans prévoient un garage pour chacun des logements et que les habitants de chacune des maisons, sauf une, pourront accéder aux espaces de récréation sans avoir à traverser une rue.Le projet domiciliaire \u2014 le seul du genre au Canada, selon ses promoteurs \u2014 serait concrétisé sur un terrain acheté d\u2019une congrégation religieuse et situé à la hauteur de la 66ième Rue, dans le quartier l\u2019Abord-à-Plouffe.d\u2019apparte- Nombreux contrats accordés pour la construction de ponts Le ministère des Travaux publics, que dirige M.René Saint- Pierre, député de Saint-Hyacin- the, vient de signer des contrats pour l\u2019érection de deux ponts : lun dans Châteauguay, l'autre dans Drummond.Un pont de 208 pieds sera construit en travers de la rivière Des Anglais, entre Saint-Paul de Châteauguay et Howick, le long de la nouvelle route no 4.Au montant de $93,493, le contrat est allé à Décagone Construction Ltée, de Valleyfield.Dans Richmond, il s\u2019agit de remplacer dans le canton Shipton.Jean Courchesne, de Danville, a obtenu le contrat grace a sa soumission de $88,888.La nouvelle installation aura une longueur de 83 pieds.Les autres contrats depuis qua- \u2014 Pont à Cowansville, rue William, pour remplacer le pont Freeport; contrat à Méthé et Frères, Ltée, au coût de $67,408.\u2014 Pont sur la rivière des Abe- naquis, à Saint-Prosper de Dor- chester; contrat de $37,318 à Ls- Nazaire Roy, de Saint-Georges Ouest.\u2014 Pont sur la rivière Veilleux à Saint-Louis de Dorchester; contrat de $19,188.50 à Verochio Ltd.\u2014 Rénovation du système d\u2019éclairage sur le pont Honoré-Mer- cier; contrat à Bédard et Girard Ltée, au montant de $29,274.41.\u2014 Pont sur la rivière Noire à Sainte-Lucie de Beauregard, comté de Montmagny; contrat à Laureus Bilodeau et Lucien Bé- langer, de Daaquam, au montant de $60,477.92.\u2014 Pont Capelton sur la rivière tre semaines au ministère cun-| Massawipi dans Sherbrooke: concernaient : PAGE QUATORZE trat de $82,271 à Albert Morin, augmenté de 6,137 le nombre des logis à Montréal.Ce chiffre peut aisément être comparé à celui de cette année, 5,721.PLACE DES ARTS Le plus important permis de construction accordé par la division des permis a été celui de la salle de concert de la future \u201cPlace des Arts\u201d.Il représente une somme de $5,000,000.Le permis accordé prévoit la construction d\u2019un immeuble d\u2019un étage qui doit avoir 228 pieds de largeur par 298 pieds de profondeur.C\u2019est la première fois que l\u2019on peut obtenir les dimensions exactes de cet édifice qui sera érigé, comme on le sait, au nord de la rue Ste- Catherine, entre les rues Jeanne-Mance et St-Urbain.Le mois de juillet fut, en 1961, une période fort active chez les constructeurs.La valeur des nouvelles constructions a alors atteint un record, soit $17,213,770.Le nouveau pont de l'est Une étude d'un an et demi avant le début des travaux La construction de la route trans-canadienne, c\u2019est le cas de le dire, fait du chemin.Mais des problèmes surgissent, comme en toutes entreprises d\u2019envergure.Ainsi, il faudra une étude d'environ un an et demi pour établir définitivement les plans d\u2019aménagement soit d\u2019un pont, soit d\u2019un tunnel pour la traverse du Saint-Laurent en face de Boucherville.La réalisation de ce projet coûtera dans les $70,000,- 000 au trésor de la province et à Ottawa, dans le cadre de l\u2019établissement de la route trans-ca- nadienne.Les ingénieurs du ministère des Travaux publics, que dirige M.René Saint-Pierre, député de Saint-Hyacinthe s\u2019attendent à recevoir ces jours-ci le rapport complet de la firme montréalaise \u2018\u2018Terrateck\u2019\u2019 sur les forages effectués au cours des derniers mois entre Boucherville et la McGill dépensera $50,000,000 pour de nouveaux aménagements M.F.Cyril James vient d'annoncer, à l\u2019occasion de la collation d\u2019automne de l\u2019Université McGill, qu\u2019une somme de $50,- 000,000 sera investie dans un programme d\u2019expansion de cette institution.Cette expansion qui devra être compluiée d\u2019ici 1966 lui permettra d\u2019augmenter considérablement le nombre de ses étudiants mais, d\u2019ici son parachèvement et à compter du printemps prochain, ce nombre devra être maintenu à 9,500.Le Dr James a déclaré que, peut-être, le nombre des étudiants admis à McGill pourrait être haussé à compter de 1963 mais que le choix des meilleurs candidats devra se faire avec plus de soin.Des subsides Le programme quinquennal a été rendu possible, selon le principal, par l\u2019aide apportée par le gouvernement provincial à la suite de l'application de sa nouvelle politique en matière d\u2019éducation.A cette aide sont venus s\u2019ajouter des dons de $1,738,562 du Conseil des Arts du Canada et de $1,307,270 de M.J.W.Mec- Connell, gouverneur de l\u2019université.Cette somme d'environ $3 millions a déjà été consacrée à la construction de trois maisons d\u2019étudiants, érigées à l\u2019arrière de Douglas Hall.M.James a également révélé que le programme détaillé de l'expansion projetée sera publié dès cet automne.La plus impor- de Sherbrooke.; \u2014 Approche québecoise du pont interprovincial reliant la Gaspésie à Campbellton; contrat de $26,735.75 a Stanley Mec- Callum, de Gaspé.(Comme question de fait, ces travaux sont sur le point d\u2019être terminés, l\u2019entrepreneur ayant livré dès samedi dernier un passage aux automobiles parce que le traversier cessait de circuler ce jour-là).\u2014 Pont Brunelle sur la petite rivière Montréal à l\u2019Acadie, comté de Saint-Jean; contrat de $41,- 022 à Desourdy et Frère, Ltée.\u2014 Dans Shefford, nouvelle installation pour remplacer le pont Parizeau sur la rivière Noire au canton Roxton; contrat aux entreprises Ménard, Ltée, au montant de $52,925.\u2014 Dans le comté de Saint-Hya- cinthe, remplacement du pont Angers sur l\u2019affluent de la rivière Hurons, à Sainte-Marie-Madelei- ne; contrat de $27,193.87 à Vade- boncoeur, Ine., de Saint-Hyacin- the.tante partie de ce projet consistera en l\u2019érection d\u2019un centre des sciences médicales, qui sera connu sous le nom de McIntyre Hall et qui s\u2019élèvera sur avenue des Pins, entre Peel et Drummond.De forme circulaire, ce centre abritera, notamment, un nouveau département consacré à la Montée de Saint-Léonard.Après avoir reçu le document, les techniciens se mettront à l'étude pour déterminer si les formations géologiques existant à ce point du fleuve conviennent mieux à la construction d\u2019un pont ou à l'établissement d\u2019un tunnel.A ce propos, les ingénieurs du département, que dirige M.Bernard Pinard, oeuvrent en étroite collaboration avec le ministère des Travaux publics qui a M.René Saint-Pierre à sa tête.En réalité, il faudra deux ouvrages pour relier les rives du fleuve.Un pont sera jeté entre Boucherville et une île située juste en face.Un autre pont ou un tunnel ira de cette île jusqu\u2019à la Montée de Saint-Léonard.Des crédits de l\u2019ordre de $25,- 000,000 sont actuellement engagés dans la construction de la route trans-canadienne tant à l\u2019est qu\u2019à l\u2019ouest de Montréal.,Des contrats viennent d\u2019être signés pour divers passages supérieurs devant permettre à cette voie de grande communication de ne pas être traversée par plusieurs chemins secondaires.C\u2019est ainsi que nous pouvons signaler l'ouverture de chantiers à Saint- Simon-de-Bagot, à Saint-Laurent, au croisement de la Côte-Vertu, à Saint-Germain-de-Grantham et au village de Sainte-Hélène, dans Bagot.médecine aéronautique.On considère également comme fort probable la construction d\u2019un nouveau centre pour étudiants et la rénovation quasi-totale des édifices actuels de l\u2019université.BRANCH SUCCURSALE: 227.DORCHESTER 1} QUEBEC À TEL.LA.©2558 A q QU ET ACCESSOIRES À INCENDIE\" MONTRÉAL TEL:RA.9-2B27 1559 JEAN-TALON E UFACTURER OF PUMPS &:FIRE ACCESSORIES BUREAU CHEF - HEAD OFFICE PIERREVILLE QUE.TELEPHONE 179-180 UN.1-3912 J.LEVASSEUR Inc.IMMEUBLE 635, HENRI-BOURASSA, TEL.DU.EST MONTREAL 1-7788 Consultez noc experte! Vous y trouverez votre profit! DES ROSIERS ne i RÉSIDENTIEL | TERRAIN Ë PLACEMENT 3955, rue St-Denis, Montreal, VI.5-1144 MEMBRE DE LA CHAMBRE D'IMMEUBLE DE MONTRÉAL me us 1 i I i I I I i : COURTIERS EN 1 I INDUSTRIEL : COMMERCIAL I ADMINISTRATION 8 1 1 1 IMMEUBLES LES AFFAIRES \u2014 31 OCTOBRE 1961 Le nouvel essor américain\u2026 (Suite de la page :4) me! / ; rênes = EE «code pese - i vod he fd Lt.AUT MNS 1944 take BSE wSLi095 Hse + se] 145 gin oq Re el.: pararkcut DE Epact bbluRs 201.en ; Venu lapis de ; Li (favorable) actuelle de la conjoncture économique au Canada.Nous pensons particulièrement : a) au fait que d\u2019autres pays, à l\u2019effet d\u2019une nouvelle vague de prospérité aux Etats- Unis sur la profitabilité, pour les hommes d\u2019affaires Américains, d\u2019investissements directs au Canada, ceux-ci prenant la forme soit de la construction de nouveaux établissements industriels ou de la mise en valeur d\u2019autres ressources nationales principalement pour des fins d\u2019exportation, ou encore a une intensification de l\u2019exploitation actuelle des res- b ~ Vous voulez (Suite de la page 2) sationnelles et de nature à rele- son maintien, dans sa discrétion et son respect de l\u2019opinion des gens de jugement.La pratique de la discrétion favorise une possession de soi-même, un sens de l\u2019équilibre et une domination des sentiments de vanité, de morgue et de snobisme que seuls les êtres faibles se plaisent à étaler afin de se donner par là une importance que leur vide intérieur ne peut autrement combler.Tout cela ne saurait empêcher l'homme de caractère d\u2019être avant tout un homme mais de l\u2019être intégralement \u2018Qui veut réussir?.té, qui fait largement usage de son intelligence pour compren- UT désir re He hn dé aclisre amirigaida y LT | avantagés par la fin de la ver leur prestige, mais qui, au dre, et qui cherche la réponse | PO} Vagbetéo baroniabreust au aux arsusts; IE a récession américaine, pour- fond, ne leur valent que le mé-|aux grandes questions dans la é = press cie Joie raient ainsi être amenés à {pris des gens sensés.L\u2019immatu- compagnie des esprits transcen- bed JAN bh acheter davantage du Cana-|rité est la grande plaie de no-|dants d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui qui fit A Gpghbaue da da; tre époque.La véritable person-|les ont étudiées, n\u2019empéche nul- i ! 4 nalité d\u2019un homme s'étale dans lement l\u2019homme de caractère de se montrer un mari dévoué, un pere aimant et un concitoyen coopératif.La discrétion, qui interdit de se mêler des affaires qui ne nous regardent pas, n\u2019exclut nullement d\u2019aider les faibles en leur permettant de mieux se tirer d\u2019affaires par eux-mêmes.Faire ce qui doit être fait par un autre, c\u2019est tout simplement lui rendre un mauvais service; lui montrer comment faire peut parfois demander plus d\u2019effort, un plus grand déploiement de caractère, mais vaut beaucoup mieux.; La latce paisconihrount aux \u2018rus sources jouissant d\u2019un dé- ] \u20ac i ; .i ; .1 ASE ose bouché aux Etats-Unis.faire l'ange fait la bête\u201d, dit un Pour finir, rappelons ces vers ° bb À TT adage.Eire tout simplement un cent fois cites de Kipling dans la > ENA : ; ! : .oe | Un autre facteur à souligner homme qui traite les autres com- | traduction si fidèle que nous en EB » prints oo 1! Le il ai à ê i-mê i- donnée André Maurois : ; ess SU Co 1 nl | ] est le role attribué au Canada me il aime a étre lui-méme tfrai-' a onnee : | LL Chad ; i dans la construction d\u2019avions ou .LL, .Foo loi hd tee F0 la production d\u2019autres choses ré- By a peux voir détruit l'ouvrage de ta vie.; ide : ; pondant à des besoins d\u2019ordre sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, PIT (NMA A3 Bs) 0 HEIN OMS on I militaire : le partage de contrats Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties FIIs dellottapg AT cans vende b.J mdr i { aa 3 (150 0 ° + ; FMAM tion des Etats-Unis n\u2019accusent plus cette tendance a la baisse qui les caractérisa surtout à partir du second trimestre de 1960; la production industrielle est répartie vers les hauts sommets du début de 1960, après avoir d\u2019abord reculé, puis hésité, au cours de 1960; finalement, le wegain d\u2019activité dans i (EI product joni trielle | D #12 1 l\u2019industrie manufacturière à permis à l\u2019emploi, dans cette industrie, de grimper de nouveau.Mis à part la reprise économique aux Etats-Unis et ses effets directs sur nos exportations et l\u2019économie canadienne en générale, d\u2019autres facteurs sont appelés à soutenir l'évolution Tableau III Canada Mois Indice dela Indice de l'emploi Indice de I'emploi production dans l\u2019industrie dans l\u2019industrie D / / d d industrielle manufacturière minière e P us en P us en demande 1949 = 100 1949 = 100 1949 = 100 (désaisonnalisés) a = 18e LL A , , .Grâce à l'intérêt qu'y prend la génération montante 1960 Janvier 1724 1117 123.6 L .I \u2019 9 .Février 170.111.b bl h d Ph d ff Févr 170.4 118 1288 a bibliothèque de l'homme d\u2019affaires Avril 166.8 110.3 116.9 Mai 1e Ho 118.0 12 volumes : $36.00 (reliés cuirette bleue, titres dorés) Juillet 15 108.2 1208 1 \u2014 Organisation et Finance- 8 \u2014 La Psychologie aux Af- Septembre 167.6 108.1 121.7 ment des Entreprises .$3.00 faires de la Vente .$3.00 Octobre 168.9 107.7 12 (Formation des sociétés, compa- (La connaissance des hommes.Novembre 1658 10 1153 gnies, entreprises diverses.Capi- Analyse des caractéres, etc.) \u2019 taux.Affaires de banque, etc) 9 \u2014 Sélection et Formation 1961 2 \u2014 Crédits et Recouvre- des Vendeurs .$3.00 Janvier 165.8 107.4 114.2 ments .$3.00 (Comment choisir et former les Février 166.3 1078 mn (Perception des comptes.Lettres vrais vendeurs.) Ari 168.7 106.8 115.6 de \u201ccollection\u201d.Crédits, etc.) 10 \u2014 Prospection de la Mai 169.3 107.9 117.4 3 \u2014 Marchés mobiliers et Clientèle .$3.00 Juin 172.5 108.6 117.5 Placements .$4.00 (Mille et un tuyaux pour trou- Source : Statistical Sumary, Août 1961, Bank of Canada.(La Bourse.Les valeurs.Spécu- ver les clients et les conserver.) lation.Placemenis.Plans di- 11 \u2014 Le Service des Ventes .$3.00 el.0, (Tout ce qu\u2019il faut faire pour ob- 4 \u2014 Principes généraux tenir du succès dans la vente.) , 05 2242 d\u2019Organisation .+ + $3.00 12 \u2014 La Publicité et la Vente .$3.00 appelez ou S\u2019il s'agit de PAPETERIE ou d\u2019ACCESSOIRES de BUREAU écrivez aux garantissant des dépenses atteignant des montants substantiels favorisera, sans doute, l\u2019économie canadienne.Toutefois, il serait imprudent, pour le Canada, d\u2019espérer uniquement en l\u2019évolution favorable de l\u2019activité économique aux Etats-Unis.Car, certains secteurs de l\u2019économie canadienne donnent des signes de faiblesse, notamment celui des biens de consommation durables de même que ceux de la construction non résidentielle et des biens d\u2019équipement (machinerie et outillage); le secteur de la construction résidentielle ne semble pas très prometteur non plus.Remédier au manque de vigueur dans ces divers secteurs-ci devrait figurer au nombre des préoccupations les plus immédiates de la politique économique du gouvernement canadien.Sans un geste et sans un soupir, Si tu peux être aimant sans être ou d\u2019amour, Si tu peux être fort sans cesser d\u2019être tendre, Et te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre.Si tu peux supporter d'entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter les sots, Et d\u2019entendre mentir sur toi les bouches folles Sans mentir toi-même d\u2019un mot, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois, Et si tu peux aimer tous tes amis en frère, Sans qu\u2019aucun d\u2019eux soit tout pour toi.Si tu sais méditer, observer et connaître, Sans jamais devenir sceptique ou destructeur, Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n\u2019être qu\u2019un penseur, Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage, Sans être prêcheur ni pédant.Si tu peux rencontrer triomphe après défaite, Et recevoir ces deux menteurs d\u2019un seul front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres la perdront, Alors les rois, les chefs, la chance et la victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis, Et ce qui vaut bien mieux que les rois et la gloire Tu seras un homme, mon fils.D'ARTOIS (Modes (Systèmes modernes d\u2019organiser les commerces et l'industrie.) 5 \u2014 Organisation de l\u2019Emploi $3.00 d\u2019organisation d'après Ford, Taylor, Fayol et les grands (Les secrets de l\u2019annonce qui rapporte au centuple.) 7 \u2014 Organisation financière techniciens de l'organisation et incluez votre remise moderne.) | | .e 6 \u2014 Organisation de la Pro- | 1 2 3 456708 9 10 11 12 | NÉ B OMR duction .$3.00 003.SO avvrrrnnr INC.+ - : (Comment produire à meilleur marché en disposant hommes et | AGTESSE .\u2026.ncves eee | 750, BEAUBIEN 8559, ST-LAURENT machines scientifiquement.) | Ville eee, | CR.4-6487 DU.1-6261 .oo et administrative .$3.00 | Montant inclus $ .eee | 800 est, MONT-ROYAL 851, Décarie (Organisation du bureau, etc.) [_ Envoyez contre remboursement [J .=] LA.4-3081 St-Laurent \u2014\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014- RI.8-7961 Bélisle Editeur, 4.rue St-Jacques.Qué.LES AFFAIRES \u2014 31 OCTOBRE 1961 PAGE QUINZE M.Gorge George L.Ratee, président et directeur général de la Southern Canada Power Company Ltd., vient d\u2019annoncer la nomination de M.J.-G.Thibault, Ing.P., \u2018mercial de cette compagnie, et celle de M.T, Guy Troy, Ing.P., comme directeur du service du génie, Monsieur Thibault, qui était auparavant directeur du service du génie et Monsieur Troy, directeur adjoint de ce service, sont membres de l\u2019Engineering Institute of Canada et de la Corporation des Ingénieurs Professionnels du Québec.comme directeur du service com- 85 connaître la langue des indigè- \u201cComme une fort proportion des établissements industriels de la province sont étroitement liés à des compagnies américaines et britanniques, l\u2019on comprend que l\u2019anglais soit la langue communément employée à l\u2019usine et dans l\u2019industrie en général, et que les manuels techniques, les brochures explicatives, les feuillets d\u2019instruction, dessins industriels, rapports, formules d'\u2019affaires, ete., soient rédigés dans cette même langue\u201d.Ainsi s'exprime l\u2019Association des manufacturiers canadiens, dans son mémoire au comité d\u2019étude sur l\u2019enseignement technique et professionnel.Elle en conclut à la nécessité, pour les Can a diens français, d\u2019apprendre plus d\u2019anglais.C'est aux nouveaux venus de s'adapter à nous! continue l'association, Certes, La Société d\u2019épuration et d\u2019assainissement Ine., une firme française qui se spécialise dans la construction et l\u2019opération d'usines de traitement des égoûts et des ordures ménagères, a établi un premier contact avec la ville de Granby.Son représentant, M.Adolphe Rich, chargé du stand d\u2019information de la société à la foire internationale de Montréal, était présent à la dernière séance du conseil à l\u2019hôtel de ville et il en a profité pour fournir certaines explications sur le procédé utilisé Une société française d'épuration des eaux s'établirait au Québec il est nécessaire que les anglophones apprennent le francais, \u201cmais pour le moment du moins, c\u2019est le manque d'une connaissance adéquate de l'anglais qui préoccupent surtout l\u2019industrie.Les -manufacturiers canadiens sont bien aimables avec leur \u201cpour le moment\u201d.Cependant nous trouvons que ce moment dure longtemps.Il ne fait pas que durer : il s\u2019aggrave.Nous fournissons au pays les neuf dixiémes des citoyens bilingues.Cependant, \u201cpour le moment\u201d cela ne suffit pas: il faudrait en produire davantage.Puisque des compagnies américaines et britanniques s\u2019installent ici, \u2018\u2018on comprend\u201d que l'anglais s\u2019impose : pardon, \u201con\u201d le comprend peut-étre mais nous ne le comprenons pas.Nous l\u2019a- par la firme, et le fonctionnement des divers appareils qui assurent le traitement, A l\u2019aide d\u2019un film, M.Rich a commenté le système que la société a installé dans la ville de Calais, qui porte principalement sur le traitement des ordures ménagères, mais le système d\u2019épuration des égoûts y figure aussi pour une bonne part.Le représentant de la firme française a révélé que celle-ci compte s\u2019établir très prochainement au Canada, dans la province de Québec en particulier.\u2018cepter en même temps une lan- - dans le monde, \u2018on\u2019 ferait mieux {| de le comprendre à temps.vons subi, mais nous ne l\u2019admet- | tons pas.Et peut-être un jour re- | fuserons-nous de le subir.On a rarement exprimé en termes aussi francs l\u2019idée qu\u2019 accepter du capital étranger, c\u2019est ac- gue et une culture étrangères.Or il semble que les Canadiens français se montreront de moins en moins prêts à reconnaître cette \u2018\u2018nécessité\u201d.D'ailleurs, notre réaction n\u2019est pas exceptionnelle dans le monde d\u2019aujourd\u2019hui avec le goût de libération et l'affirmation de soi qui se répand Qu\u2019une industrie s\u2019installe à l\u2019étranger : il est normal que ses cadres, même s\u2019ils sont importés, acceptent le milieu dans lequel ils vont vivre, C\u2019est à eux de nes \u2014 surtout s\u2019il se trouve que cette langue a une valeur universelle, Telle est notre réaction, \u201cpour le moment\u201d.Mais si la pression économique devient trop forte, il faudra demander au gouvernement provincial de s\u2019en Il ne faut pas congédier un employé à l'aveuglette Le congédiement d\u2019un employé peut occasionner de sérieux problèmes à l\u2019employeur si le geste est posé à l\u2019aveuglette, sur la foi de rumeurs ou de doutes non confirmés, C\u2019est ce qu\u2019ont appris ces jours- ci les propriétaires d\u2019une épicerie-boucherie, le Marché Demetlin Incorporé, 2022 est, rue Ontario, qui avaient engagé M.Moses Stubina comme gérant pour une période de cing ans et demi, à compter du ler novembre 1957.Le contrat comportait une clause de pénalité prévoyant une indemnité de $5,000, au cas de congédiement pour un motif autre qu\u2019un détournement de fonds.L\u2019hon.juge Philippe Lamarre, de la Cour supérieure, déclare injustifié le renvoi de M.Stubina survenu après huit mois de la signature du contrat et lui accorde l\u2019indemnité précitée.des rumeurs qui se sont avérées non fondées.\u201cLe demandeur, dit-il, a pu faire des erreurs d\u2019administration, mais il ne peut être taxé d\u2019avoir détourné des fonds.L\u2019accusation était grave, elle méritait d\u2019être prouvée ; l\u2019intégrité du demandeur était en jeu.\u201cLa défenderesse a failli à sa tâche.Elle ne s\u2019est même pas donné la peine de produire des documents qui auraient pu prouver un détournement de fonds et la disparition de marchandises.On a accusé le demandeur d\u2019avoir pris l'argent de la caisse, de s\u2019être servi de marchandises à même le magasin pour son bénéfice personnel ; on n\u2019a pas même fait la vérification des livres ni l\u2019inventaire de la marchandise.De déduction fausses on en a retiré l\u2019accusation grave que le demandeur s\u2019est rendu 2950, rue Masson \u2014 SOCIETE DE SERVICES PROFESSIONNELS cohésion de services entre \u2014 Avocat, comptable, assureurs-vie, notaire, courtier en valeur, courtier d'assurances générales \u2014 CHAREST, POITRAS & ASSOCIES © Conseillers en analyse de succession e suite 404 \u2014 RA.9-2841 coupable de détournement et sur cela, on l\u2019a congédié.\u201cLa défenderesse devra payer pour son inprudence\u201d*, La preuve présentée n\u2019aurait aucunement justifié le congédie- André Laurendeau | ment et le juge blâme les patrons Le Devoir | d\u2019avoir donné de l\u2019importance à mêler.Invitation toute spéciale aux lecteurs des \u2018\u2018Affaires\u2019\u2019 qui savent apprécier la qualité et la distinction Peugeot Qualité de fabrication de performance d'économie La grande dame de France ! La plus voiture des voitures ! La nouvelle Peugeot (404)! i \u201c (404) | SOLIDITE CONFORT qd ENDURANCE ELEGANCE PERFORMANCE POPULARITE NANTEL AUTOMOBILES LTEE \u2014 M.GOYETTE, sec.-trés.J.-P.NANTEL, prés.400, boul.Décarie (Saint-Laurent) RI.8-8807 MACHINING INDUSTRIAL LIMITED 3650.BOULEVARD ST-JOSEPH.MONTRÉAL \u2014 TEL.CL.5.2873 Messieurs, Etablie depuis 1928, notre maison posséde déja 33 ans d'expérience et l'outillage, aussi bien que le personnel de notre service d\u2019usinage, nous permettent d4\u2019'effectuer toute sorte d4\u2019'ouvrages mécaniques.Création aussi bien que fabrication; affutage, meulage, soudure, métallisation, etc., nous pouvons tout exécuter à votre satisfaction, quelles que soient les tolérances requises, et nous sommes à votre disposition 24 heures par jour.Sans la moindre obligation de votre part, simplement pour vous aider a mieux vous rendre compte de la valeur des services que nous sommes en mesure de vous rendre, nos représentants se rendront immédiatement chez vous, sur demande, pour étudier avec vous vos besoins et vos projets, quelle qu\u2019en soit l'importance.Il vous suffit de nous téléphoner ou de nous écrire.Vos tres dévoués Président PAGE SEIZE LES AFFAIRES \u2014 31 OCTOBRE 1961 "]
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