Les affaires : a magazine of business, 1 février 1962, mardi 13 février 1962
[" \u201cDepuis deux ans un nouvel esprit de liberté et un nouvel esprit d'entreprise soufflent sur le Québec, Ça bouge dans cette province et je crois que nous pouvons en être fiers, \"Cette énergie tend à faire surgir des réactions comme le séparatisme.Mais il ne faut pas nous en étonner car la liberté suscite toujours des réactions extrémistes, \u201cAujourd'hui le Canada français emboîte le pas avec le reste du pays.Je dirais même que sur le plan politique, le Québec nous devance, Je suis convaincu qu'une séparation ne peut devenir une réalité que si nous refusons une franche collaboration.\" Harold Blakley Président de Crane Canada Ltd.Digeste de L'INFORMATION FINANCIÈRE, INDUSTRIELLE ET COMMERCIALE AU SERVICE DU QUEBEC DEPUIS 1928 YOL.XXXIV \u2014 NO 3 Après le choc MONTRÉAL, 13 FEVRIER 1962 des cultures, le choc des intéréts \"Il serait dangereux de produire le dédoublement des industries et des services.\u2014 La situation économique impose des limites à l'action propre des provinces\u201d (John P.Robarts) \u2018La poussée démographique et l'abondance de nos ressources naturelles nous incitent à entreprendre l'élaboration, chez nous, d'une vaste industrie de produits finis\u201d À quelques jours d'intervalle, deux provinces s'affrontent.Parlant à New-York, vendredi, le Premier Ministre du Québec riposte au Premier Ministre de l'Ontario.Leurs déclarations, toutes deux franches et sincères, mais celles du second enrobées de miel, mettent au grand jour le conflit latent qui fit naître et qui sape à la fois la Confédération canadienne.En voici l'essentiel : JOHN P.ROBARTS : \u201cLe Canada est particulièrement fortuné de pouvoir compter, pour sa vie spirituelle et culturelle, sur le riche héritage des traditions françaises et anglaises.\u201cLes plus beaux fruits de ces deux glorieuses cultures embellissent le panorama de l\u2019histoire canadienne.Ce sont les pionniers français, dont les descendants ont toujours eu à coeur de défendre leurs droits, leurs libertés et leur mode de vie, qui ont apporté sur les rives canadiennes les meilleurs produits de la littérature française, de la philosophie, de l\u2019art et de la musique.En luttant pour demeurer eux-mêmes, ces pionniers ont contribué incommensurablement à l'édification spirituelle de notre grand pays.\u201d \u201cNos deux provinces constituent le coeur industriel du Canada.Ensemble, nous produisons environ 65 p.c.de tous les biens et services produits au Canada.Notre main-d'oeuvre représente plus de quatre millions de travailleurs, et près de 80 p.c.de la valeur des produits manufacturés au Canada le sont dans l'Ontario et le Québec.\u201d \u201cIl existe une concurrence amicale entre nos deux provinces.Nous voulons développer nos ressources et accroitre nos industries.Mais il serait dangereux de trop insister sur la concurrence entre nos deux provinces au point de produire le dédoublement des industries et des services.\u201cFace au défi d'un marché mondial agressif, le Canada peut difficilement se permettre de perdre de l'énergie et du capital dans la lutte entre les régions et les provinces pour l\u2019établissement de nouvelles industries.\u2019 \u201cLe Québec et l'Ontario doivent chercher à équilibrer leur LES AFFAIRES \u2014 13 FEVRIER 1962 croissance économique canadienne.\u201d \u201cNous de l'Ontario, avons la chance de posséder une économie largement diversifiée.Et comme je l'ai laissé entendre, il en est de même au Québec.Cela renforcit nos deux économies, et représente un facteur positif dans nos efforts pour adapter nos économies de façon à ce qu'elles puissent affronter les situations nouvelles avec le moins d'occasions de dislocation.\u201d \u201cLes provinces ont un rôle vital à jouer dans l\u2019expansion de leur économie, mais elles ne sont pas les seules à partager les responsabilités dans ce domaine.Le contrôle supérieur de la politique fiscale et monétaire revient au gouvernement fédéral, selon les termes de la constitution.(.) Je Crois que nous pouvons envisager le développement d'une économie canadienne plus forte, dans laquelle, je suis certain, les deux provinces soeurs de Québec et d'Ontario joueront un grand réle.\u201d JEAN LESAGE : La population de la Province nous a confié la responsabilité de réintégrer le Québec dans la Confédération et de préserver les droits de la minorité Canadienne- française par une action politique positive; de placer le Québec en harmonie avec le monde moderne; de raviver et répandre sa culture; d'améliorer son niveau général de vie et de bien être: de faciliter son expansion économique ainsi que de planifier sa croissance industrielle, et bien d'autres réalisations encore.Personne ne croira que toutes ses réalisations peuvent s'accomplir simultanément ou immédiatement, mais personne ne croit que nous devons continuellement tout remettre à plus tard sous prétexte des nombreuses difficultés auxquelles nous devons faire place pour atteindre nos buts.Notre population a confié au gouvernement la tâche de travailler sans délai afin que soit adoptée, au plus tôt, les mesures que l'urgence et le sérieux de la situation ont rendues nécessaires.Face à des tâches si complexes.notre gouvernement s\u2019est immédiatement mis à l'oeuvre pour remplir le mandat que la population lui a confié.Ses efforts ont touché un grand nombre de secteurs; cependant, il à apporté une attention particulière au secteur économique de la vie du Québec, comme le démontrera la session parlementaire actuelle.Dans le contexte actuel du monde libre, le Québec s\u2019affirme comme étant l\u2019une des sources de matières premières les plus abondantes qu\u2019on puisse trouver.Cette réalité nous incite à entreprendre l\u2019élaboration, chez nous, d'une vaste industrie de produits finis.11 serait facile pour nous de considérer nos ressources naturelles comme un motif de fierté Mais nous sommes convaincus que la contemplation passive de notre potentiel, ne nous serait d\u2019aucun profit.Nous voulons transformer ce potentiel en actif.D'après nous, le meilleur moyen d'y arriver est de voir à la croissance de notre expansion des industries secondaires diversifiées dans notre propre Province.Nous voulons premièrement transformer autant de nos produits naturels que possible, chez nous.Un tel projet n\u2019a rien de surprenant: nous retrouvons le même souci chez tous les peuples conscients de leur maturité, et désireux d\u2019établir la croissance de leur niveau de vie sur des bases solides et permanentes.{Suite à la page 3) (Jean Lesage) | faudrait planter des choux au Labrador Pourquoi le dire ?Autrefois, ça n'était jamais le temps, jamais opportun.Mais les temps sont changés.À preuve : les déclarations du nouveau premier ministre de l'Ontario.M.Robarts vient, en effet, de nous signaler, ici même à Montréal, qu'il ne serait pas ; , \u2018 ., qu .gentil de notre part de dédoubler à notre profit l'industrie que nos frères du Haut-Canada se sont construits, depuis 1867, un tout petit peu à nos dépens, nous du Bas-Canada, puisqu'elle repose sur le principal des droits tarifaires sur les machines et l'outillage que nous importerions autrement des Etats-Unis, à 40 %, moins cher.Si nous nous établissons des industries qui dédoublent celles de sa province, nous dit-il avec le sourire, cela compromettra l'économie ontarienne et, partant, l'équilibre du Canada tout entier, etc.Pour sa part, Vincent Prince, dans \"La Presse'' (devenue cana- dienne-française à plein) croit y voir la manifestation maladroite du souci que donne aux gens du complexe sidérurgique de Hamilton la menace qui pèse un peu plus sur son chiffre d'affaires chaque fois qu'un ministre québecois renouvelle son appui au projet d'aciérie québecoise.Voici ce qu'il écrivait mardi dernier : Le nouveau premier ministre de l'Ontario, M.John P.Robarts, parlait lundi à Montréal.A un moment de son exposé, il a dit : \u201cI existe une concurrence amicale entre nos deux provinces.Nous voulons développer nos ressources et accroître nos industries.Mais il serait dangereux de trop insister sur la concurrence entre nos deux provinces au point de produire le dédonblement des industries et des services.\u201d Ces propos qui, à première vue, peuvent sembler un simple appel parfaitement raisonnable à la compréhension et à la coopération, nous semblent cacher une arrière-pensée assez évidente.M.Robarts n'aurait-il pas voulu, par hasard, inviter le gouvernement Lesage à oublier son projet d'établir une société sidérurgique à contrôle canadien-français au Québec?Une telle industrie constituera évidemment un \u201cdédoublement\u201d d'entreprises similaires déjà existantes en Ontario.Une fois mise sur pied elle entrera inévitablement en concurrence avec les intérêts ontariens.Elle les évincera, sinon totalement du moins en bonne partie, du marché québécois.On conçoit sans peine que ça fera mal quelque part.Montréal, en particulier, consomme plus d'acier que n'importe quel autre centre au pays.Ce n\u2019est pas la première fois qu'on aura essayé de décourager le Québec d'entrer dans le domaine de l'acier, On a déjà lu dans des revues ou journaux d'autres provinces du pays des avertissements en ce sens.Mais, si les propos de M.Robarts ont bien le sens que je leur prête, le moins que l\u2019on puisse dire, c'est qu'ils détonnent dans la bouche d'un homme publique de son rang.C\u2019est un langage qui s'explique trop facilement.C\u2019est le millionnaire qui dit au pauvre trop entreprenant: \u201cRestons-en donc au statu quo, ne nous concurrençons pas inutilement.\u201d Fait singulier, dès le lendemain de cet éditorial, M.Robarts faisait une seconde déclaration, à Kirkland Lake cette fois.Imaginez qu\u2019il annonçait, tout uniment, la construction d\u2019une usine de concentration du minerai de fer, au coût de trente millions.Il paraît (Suite à la page 3) PAGE | Sur la nature des obligations INITIATION À LA BOURSE CHAPITRE TROISIEME Les principales caractéristiques des actions.Ce qu'est une obligation, ses particularités Par Paul DELL'ANIELLO Professeur à l\u2018Ecole des Hautes Etudes Commerciales Rappel des principales caractéristiques des actions Nous avons vu dans un article précédent que les actions qu\u2019elles soient ordinaires ou privilégiées représentent un droit de propriété.C'est là la principale caractéristique qui distingue les action des obligations, ces dernières représentant, comme nous le verrons, un droit de créance, une dette de l\u2019entreprise.Les principaux privilèges dont sont dotés les actions ordinaires sont : \u2014 le droit d'assister aux assemblées d\u2019actionnaires; \u2014 le droit de voter en vue d\u2019élire les administrateurs de la compagnie; \u2014 le droit de recevoir le rapport annuel de la compagnie; \u2014 le droit de participation dans l\u2019accroissement des bénéfices et de l\u2019actif de la compagnie.Les principaux avantages que l\u2019on retrouve généralement chez les actions privilégiées sont: \u2014 la garantie de se voir verser un dividende fixe avant que les actions ordinaires ne puissent toucher un cent.\u2014 quelquefois, la garantie de voir le dividende promis s\u2019accumuler dans les cas où ils ne seraient pas payés.-\u2014le pouvoir d\u2019être converties en un nombre donné d'actions ordinaires si le détenteur le désire.\u2014 advenant une liquidation de VYentreprise, le droit de se voir rembourser leur valeur nominale avant que les actionnaires ordinaires ne soient payés.\u2014 quelquefois le droit de reprendre le droit de vote si, par exemple, un certain nombre de dividendes promis ne sont pas payés.Evidemment toutes les actions privilégiées ne possèdent pas tous les privilèges cités plus haut.Il n'y a qu'une seule façon de savoir quels sont, en pratique, les privilèges d'une série d'actions privilégiées, et c\u2019est de bien lire dans chaque cas les qualificatifs qui suivent les mots \u201caction privilégiées\u201d, Ces qualificatifs pourront être, par exemple : rachetable, convertible, sans droit de vote, ou bien un pourcentage comme 6%, indiquant que le dividende promis est de 6% de la valeur au pair de la dite action privilégiée.En gardant ceci en mémoire, voyons maintenant en quoi les obligations se distinguent des actions ordinaires ou privilégiées.Qu'est-ce qu\u2019une obligation ?Avant même que n\u2019existent les compagnies limitées, on connaissait déjà une forme de contrat qu'on appelait, et qu\u2019on appelle d\u2019ailleurs encore, hypothèque.Grâce à ce contrat une personne qui avait un besoin de fonds, pouvait attirer un prêteur en lui offrant, en plus de sa promesse de rembourser, une garantie, un bien immeuble ayant une valeur supérieure à la somme empruntée.On peut prévoir que les hommes d'affaires ne furent pas longs à utiliser ce procédé.Mais survint, dès l'apparition de la grande entreprise, une difficulté nouvelle.En effet, il est relativement facile de trouver un prêteur sur garantie hypothécaire lorsque la somme désirée est par exemple de l'ordre de $10,000 ou de $20,- 000.Mais tel n'est pas le cas des besoins d'argent de nos grandes entreprises.Lorsque ces géants de l'industrie désirent se lancer dans un programme d'expansion, les besoins de fonds ne sont plus du tout du même ordre.Ce ne sont pas des dizaines de milliers de dollars dont on a besoin ici, mais des dizaines et des centaines de millions.Ce qui était très facile tout à l'heure est maintenant devenu complètement impossible.Impossible en effet de trouver si aisément un prêteur en mesure de fournir seul les fonds désirés.Je ne veux pas dire par 12 qui n\u2019existe pas de prêteur qui ont les ressources nécessaires pour faire de gros prêts.Mais cependant, ceux qui auraient les fonds suffisants ne sont pas particulièrement enclin à mettre ces fonds dans un même panier.Puisqu'une hypothèque est un emprunt, le prêteur doit toujours, quelle que soit la réputation ou la puissance de l'emprunteur, envisager la possibilité d'un non remboursement.C'est un malheur de perdre $10,- 000, mais il est possible de s\u2019en remettre.Mais c'est une catastrophe que de perdre $10 millions et bien peu d'entreprises pourraient se relever.Pour cette raison, il fallait trouver une formule différente, une nouvelle application du principe de l'hypothèque.De la même façon qu'on avait solutionné le problème de la gigantesque capitalisation exigée par la grande entreprise, on allait résoudre le problème des emprunts nécessités par cette dernière.J.LEVASSEUR Inc.En effet, comme nous l'avons déjà vu, étant donné que la grande entreprise mécanisée exigeait des capitaux trop imposants pour être fournis par un seul homme, \u2018 on décida de contourner la diffi- | culté en fractionnant le capital | en petites tranches qui, elles, étaient accessibles méme aux petits épargnants.De la même façon, on en vint à fractionner le contrat hypothécaire.Une obligation est en effet une fraction, une tranche d\u2019une énorme hypothèque.Au lieu de, parler maintenant d\u2019une hypothèque unique de, par exemple, $10 millions et de partir à la recherche d\u2019un prêteur unique, on fractionnera le montant global en tranches de $1000 normalement et on chargera un intermédiaire financier de tenter de trouver un grand nombre de prêteurs qui assumeront chacun une petite partie du montant désiré.Une obligation n\u2019est donc rien d'autre qu'un prêt consenti à une entreprise ou même à un gouvernement.Ce prêt est garanti par un droit d'hypothèque sur des immeubles ou sur d\u2019autres types d'actifs.Par contre, quelquefois, ce prêt ne sera pas expressément garanti par un droit d'hypothèque.Dans ce cas, il n'est pas juste d\u2019utiliser le mot obligation, on doit plutôt se servir du terme débenture.C'est ainsi que, par exemple, on ne devrait pas dire une obligation du gouvernement fédéral, puisque l'emprunt n'est pas garanti par un contrat hypothécaire, il serait plus juste de dire une dé- benture du gouvernement fédéral ou provincial ou municipal.Particularités des obligations Contrairement aux actions, les obligations sont donc des prêts, c\u2019est donc dire qu\u2019elles comportent une date d\u2019échéance.À un moment donné, dans vingt ans ou trente ans, l\u2019entreprise ou le gouvernement devra rembourser la somme empruntée.Dans l'intervalle entre le moment où le prêt a été consenti et la date du remboursement, l\u2019emprunteur s'engage à verser la plupart du temps deux fois par année un montant d'intérêt au taux convenu.Ce taux d'intérêt n\u2019est pas fixé au hasard.Les principaux éléments qui servent à le fixer sont, entre autres, la réputation de l\u2019emprunteur et sa capacité de payer l\u2019intérêt et de rembourser le prêt à l\u2019échéance, la valeur de la garantie donnée, le taux d\u2019intérêt payé par le gouvernement : sur ses obligations, etc.Si, par hasard, il advenait que l\u2019entreprise soit acculée à la faillite, les détenteurs d\u2019obligations seraient les premiers à être payés avant les actionnaires privilégiés et par conséquent avant les actionnaires ordinaires.Les obligations partagent avec les actions cet avantage d\u2019être des instruments négociables.Alors, même si j'ai en mains une obli-, , gation du gouvernement fédéral : ayant son échéance en 1983, cela ne veut pas dire que je dois la conserver jusqu'à son échéance.Jai le privilege de pouvoir vendre cette obligation.Méme si a Montréal, les obligations des entreprises ou des gouvernements ne sont pas cotées en bourse, il existe tout de méme un marché bien structuré pour ce genre de valeurs mobilières.Ce marché hors bourse est {maintenu grâce à l\u2019activité des membres de notre groupement , professionnel de courtiers en placement, The Investment Dealers Association of Canada.MARION, MARION, ROBIC & BASTIEN FONDEE EN 1892 © Brevets d'invention ® Marques de commerce ® Droits d\u2018auteur en tous pays 2100, rue Drummond MONTREAL -25 Tél.: AVenue 8-2152 la PRODIGIEUSE EXPANSION qui s'annonce dans l\u2019é- | P-R-É-P-A-R-A-T-I-V-I-T- Voilà tout de même le mot qu\u2019il faudrait inventer pour exprimer ce que doivent pratiquer TOUT DE SUITE ceux qui veulent PRENDRE les DEVANTS dans conomie canadien- nm = i il Ÿ z .ne 3 =r = =Z z ne-française.ra?pA fo = Sol [a hol ate rr] or: H ai Eat S HORN (tmugu: ™ 2 [| [| FE] ds: fi ai | is ÊTRE PRÊT à i | il | | El 5) P| : ë AGIR, dans cette 155 out: iw Nuns hen ai _: il Ê i conjoncture, équi- A : a ilo: ET {er car CHIATS É CORBET vaut à posséder par Eel mi] a of Î Î Z l'étude les éléments i} EP 1) Hh ila vs È =} \u20ac £ il = : Eg © fondamentaux de l\u2019é- a : i É i à: Ï É .Hl 3 = : = ï = con à Pétitions lo HI : : ë conomie moderne [RS ERE go ew | e la vie des affaires.== 3 pu CIE vi ar AURAS ome: pres USE = = (LS jen: / Les douze volumes de la populaire Hs BIBLIOTHÈQUE DE L'HOMME D'AFFAIRES vous apportent ces éléments.Ils ont valu à des milliers des nôtres d'incaleulables réussites et une plus grande sérénité d'esprit.SOYEZ PRET ! 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administrative 33.00 Adresse.(Organisation du bureau, des ateliers, etc).| CR.4.6487 St-Laurent 8559, St-Laurent | B ali I Edit Q , Ville 800 est, Mont-Royal RI.8-7961 bu.1.261 || Belisle Editeur, uébec Monunt acters brochure desciptible 8 LA.4-3081 C.P.100 \u2014 Station B \u2014 Tél.522-1344 0 a ate ns pi PAGE 2 LES AFFAIRES \u2014 I3 FEVRIER 1962 \u2014__ \u2014 Le cardinal Paul-E.Léger, commantant \"Mater et Magistra\u201c(1): Le droit à la propriété privée ne peut pas s'exercer dans l'isolement et l'égoïsme Le cardinal Paul-Emile Léger, archevêque de Montréal, prononçait dernièrement une conférence en marge de l'encyclique \"Mater et Magistra\", traitant des problèmes sociaux et économiques auxquels tous les pays doivent faire face et auxquels on doit tenter d'opposer des solutions & la fois pratiques et humaines.Deux chapitres de ce document intéressent particulièrement les gens d'affaires et, en définitive, tous autant que nous sommes puisque la vie sociale et personnelle de chacun est fortement soumise aux fluctuations économiques de son milieu et du monde entier.Nous rapportons ici un extrait de ce discours se rapportant à l'économie, à la gestion d'entreprises, aux divers agents de la vie économique et enfin, de la fonction sociale de la propriété privée, où il est dit que le droit de la propriété privée ne peut pas s'exercer dans l'isolement et l'égoïsme.1 \u2014 Equilibre des économies agricole, industrielle, nationale Traitant, beaucoup plus lon- BUement que ne l\u2019avaient fait ses prédécesseurs, des problèmes du monde agricole, le Pape affirme que \u201cle secteur agricole, à peu Pres partout, est un secteur déprime: qu'il s'agisse de l\u2019indice de productivité de la main-d'oeuvre ou du niveau de vie des populations rurales\u201d, Cette affirmation de l'Encyclique doit nous faire réfléchir.N'existe-t-il pas chez nous un déséquilibre de niveau de vie entre le secteur agricole et le secteur industriel ?À vons-nous tout fait pour que sa Nos agriculteurs ne souffrent pas d'une injuste infériorité économique Mais, au contraire, \u201csoient convaincus que, dans Je milieu rural aussi, ils peuvent développer leur personnalité par leur travail et considé , i ! idérer l\u2019av : confiance ?\u201d enir avec Au sein même du secteur industriel, notre Politique écono- Mique ne devrait-elle pas s'up- pliquer à faire disparaître le déséquilibre qui persiste entre les conditions du travailleur en certains .secteurs particulièrement prospères et celles qu\u2019il rencontre dans certains autres secteurs beaucoup Moins stables ?La justice et l'équité exigent que les travailleurs de l'industrie puissent frouver partout des conditions également favorables, sans avoir à subir.dans un secteur, les torts graves que la prospérité écono- Mique a fait disparaître presque partout ailleurs, 4 Sur un plan économique plus vaste encore et plus élevé n aurions-nous pas d\u2019immenses efforts à déployer, dans notre Pays tout entier.pour que l'équilibre regne entre les différentes régions, dont les unes sont nettement sous-développées par rapport à l\u2019ensemble ?2 \u2014 Gestion des entreprises privées L'Encyclique \u201cMater et Magis- tra se préoccupe aussi de l\u2019équilibre qui doit régner entre les personnes ct les forces qui con- Juguent leur action dans une Même entreprise.L\u2019Eglise ne se borne pas à rechercher le simple bien-être matériel des hommes ou la juste distribution des richesses dans la société.Con- isciente des implications humaines du travail et de Féconomie, elle s'intéresse aussi aux relations qui unissent les hommes dans une même entreprise.\u201cUne conception humaine de l'entreprise, dit le Pape, doit suns doute sauvegarder l'autorité et l'efficacité nécessaire de l'unité de direction: mais elle ne saurait réduire ses collaborateurs quotidiens au rang de simples exécuteurs silencieux, sans aucune possibilité de faire valoir leur expérience, entiére- ment passifs au regard des décisions qui dirigent leur activité.Ici, un examen de conscience s'impose pour le plus grand bien de notre économie et surtout pour le respect de l'être humain lui-même.La participation du travailleur à la vie de l\u2019entreprise est-elle chez nous aussi bien acceptée, et même aussi bien comprise, qu\u2019il le faudrait ?Les difficultés concrètes de sa mise en oeuvre et les changements d\u2019habitudes quelle impose infailliblement ne peuvent pas constituer une excuse valable pour retarder indéfiniment son application.Si tout ne peut pas être transformé du jour au lendemain, \u201cil faut tendre, en tout cas, à ce que l'entreprise devienne une communauté de personnes.dans les relations, les fonctions et les situations de tout son personnel\u201d.3 \u2014 Collaboration entre les divers agents de la vie économique L'équilibre naît de la collaboration.Ceux qui prennent part à la vie économique ne peuvent pas s'isoler égoïstement dans leurs seuls intérêts individuels ni même se contenter d'agir au sein d'associations qui vivent isolées des autres.Nous appliquons-nous vraiment chez nous à une collaboration suffisante entre les divers agents de la vie économique et leurs associations respectives ?Certaines tâches exigent de toute évidence une action commune et concertée.1l faut nous appliquer à faire tomber les préjugés ou les ignorances qui séparent les classes sociales, les groupes ethniques et même les hommes de confessions religieuses différentes.Patrons et ouvriers doivent collaborer.Les diverses associations doivent apprendre à s'unir pour présenter un front commun.A ce sujet, j'aimerais souligner I'heureux précédent de la résolution sur le chômage présentée conjointement au gouvernement provincial par les représentants du monde patronal, ouvrier, coopératif et agricole.Une telle collaboration a été une preuve de maturité qui ne peut que nous réjouir et qui augure d\u2019heureux présages pour l'avenir.C'est ainsi que les Catholiques doivent travailler ardemment à réaliser un ordre social équilibré et j'ajouterais avec Jean XXIII qu\u2019ils doivent le faire non seulement avec leurs frères de même foi \u201cmais aussi tous les hommes de bonne volonté\u201d.4 \u2014 Fonction sociale de la propriété privée L'Encyclique \u201cMater et Magis- tra\u201d renouvelle l'affirmation du droit de propriété privée en disant que, malgré la situation nouvelle qui peut lui être faite, il reste une valeur permanente et un droit naturel basé sur la priorité de la personne humaine sur la société.En insistant sur l'existence d\u2019un droit de propriété privée, l'Eglise ne se porte nullement à la défense des abus qu\u2019on en a pu faire ou des exploiteurs qui en ont déformé le sens.Au contraire, ce que l'Eglise souhaite, c'est que l'exercice du droit de propriété privée, au lieu d\u2019être accaparé par quelques-uns, soit diffusé dans tout le peuple.Son intention est d'affirmer que la personne humaine peut réclamer comme un droit de disposer de ses biens à titre de propriétaire.Mais le Pape souligne que ce droit ne peut pas s'exercer dans l'isolement et l\u2019égoïsme; il doit, au contraire, trouver son équilibre dans la fonction sociale de la propriété privée.\u201cLes biens de la terre, dit-il, sont avant tout destinés à la subsistance décente de tous les hommes.\u201d Même si I\u2019Etat et les organismes publics ne peut être atteinte que par une recherche extensive.4, Elle ne donne pas aux jeu- ; nes munis d\u2019un entraînement spécialisé les possibilités auxquelles ils ont droit.5.Elle coupe l'herbe sous le pied à tout taux de croissance par la création de marchés statiques.Même si la Grande-Bretagne n'avait pas décidé de chercher à se faire admettre au sein de la communauté économique européenne, étant donné la nature actuelle de l'organisation industrielle au Canada les débouchés européens pour les produits manufacturés au Canada auraient été de toute manière perdus.\u201cLa croissance de leur capacité de production et l'efficacité des ; groupes récemment organisés auraient empêché toute incursion ultérieure sur les marchés euro- | péens\u201d.Le Canada devrait encourager la réunion de nombreuses compagnies afin qu\u2019elles forment de grands ensembles qui s\u2019assureraient une portion des marchés mondiaux à mesure que la protection est lentement retirée aux industriels canadiens, a-t-il déclaré.Des afflux importants de capitaux et l'extension des exportations ont été les deux générateurs de la croissance économique canadienne.D'autre part, de nos jours, la majorité du capital qui vient au Canada le fait pour des raisons politiques plutôt que pour des raisons économiques, a-t-il déclaré, et \u2018il n\u2019est pas raisonnable de s\u2019attendre à ce que les investissements de capitaux jouent à l'avenir le même rôle d'impulsion vis- à-vis de notre croissance.\u201d \u201cLe moteur principal de notre croissance au cours de cette décennie ne peut être que la croissance de nos exportations\u201d, a-t-il : déclaré, , .\"Nous avons besoin de la politique commerciale qui saura combiner les investissements, la pro- | ductivité, l\u2019utilisation économique des ressources et de hautes qualités d'administration et pourra les harmoniser tout au long de cette décennie\u201d., Pour y parvenir, nous comptons surtout sur toutes nos ressources humaines.Nous avons une population jeune et forte.Le gouvernement entreprend actuellement un programme d\u2019éducation d\u2019une envergure dépassant tout ce qui s\u2019est fait en ce domaine dans le | passé.Nous voulons préparer , notre population, particulièrement en ce qui concerne l'entraînement technique, qu\u2019elle puisse répondre aux exigences actuelles, par l\u2019en- trainement de spécialistes dans tous les champs d\u2019action, de fa- ,gon à ce yu'elle soit préparée , pour les tâches qui l\u2019attend: con- | struire le Québec de demain.A notre opinion, les gens du Québec n\u2019ont jamais joué un rôle suffisamment actif dans toutes les entreprises de la province.Au- : jourd\u2019hui, ils ressentent un désir \u2018 légitime d\u2019y participer, et le gouvernement est prêt à les y aider.| La population du Québec veut | que ses matières premières soient transformées chez eux.Ceci n\u2019est pas issu de chauvinisme, ni d\u2019un patriotisme mal placé.Si nous voulons exploiter nous mêmes nos propres richesses, et si nous | voulons les transformer dans no- Après le choc des cultures.(Suite de Ja première page} tre propre province, ce n'est pas simplement pour le plaisir de le faire ou parce que nous y voyons un moyen de flatter notre fierté.Les projets de la population et du gouvernement sont basés sur des motifs beaucoup plus profonds; en fait, nous n\u2019avons pas d\u2019autres choix.Si en plus de constituer une minorité ethnique, nous devions demeurer indifférents au développement de nos ressources, le Québec courrait le risque, et pour longtemps, de rester à l\u2019arrière garde des nations modernes.Le désir de survivre en tant qu\u2019entité distincte est déjà louable.mais nous devons nous assurer en même temps les possibilités de nous pourvoir les nécessités matérielles nécessaires à cette survivance.Le gouvernement n\u2019entend pas toutefois prendre en main toute l\u2019entreprise; voilà pourquoi sa participation sera minoritaire.Son voeux est de se joindre au capital local et étranger, et de fournir le stimulant aux sources de capitaux qui travaillent tous ensemble, harmonieusement pour atteindre un but commun: l'industrialisation de notre province.prennent de nombreuses initiatives pour que soit respecté l\u2019équilibre entre le droit de chacun et le bien de tous, un vaste champ reste ouvert aux individus qui, grâce à ce qu'ils possèdent.peuvent apporter une contribution irremplagable à la satisfaction des besoins de la collectivité, non seulement par leur activité charitable occasionnelle, mais aussi par leurs placements judicieux.profitables au développement économique en général.Notre commerce extérieur, M.E.Kierans réclame une politique douanière qui s'adapte mieux à l'époque Eric W.Kierans, président de la Bourse de Montréal et de la Bourse Canadienne, a recommandé récemment que le Canada réduise ses tarifs douaniers au même titre que les pays européens et les Etats-Unis.\u201cEn même temps, a-t-il déclaré, le Canada devrait encourager la croissance des grandes industries qui pourraient ainsi entrer en concurrence sur les grands marchés mon- LES AFFAIRES \u2014 13 FÉVRIER 1962 diaux\u201d.Cette politique commerciale serait \u201cun changement radical par rapport à la politique que le Canada a suivie depuis 1879, politique qui n\u2019a cherché qu'à protéger l\u2019industrie contre les pressions extérieures\u201d.Une politique protectionniste ne sera pas à l'avantage du Canada au cours des années \u201960, a-t-il déclaré, parce que : I.Elle invite l'afflux des compagnies étrangères qui franchissent les barrières douanières et créent des usines dont la production ne convient qu'à des économies à grande échelle.2.Elle permet aux prix de s'élever jusqu'à des niveaux qui ne correspondent pas à la réalité.,3.Elle empêche le Canada de bénéficier d'une technologie qui nettement, que le Québec ferait en effet, pourra bientôt réduire future aciérie n\u2019aurait plus tant raient pas des choses qui se font coloniser le Labrador?Imaginez, Tout cela est bien troublant.à convaincre les industries du Québec d'acheter de l\u2019acier québécois, même s'il ne coûtait pas beaucoup moins cher; d\u2019autre part, le risque de commettre un péché contre la charité, en commettant l'injustice sociale de troubler la paix des industriels et des ouvriers de l\u2019Ontario.Franchement, à titre de peuple élu de Dieu pour être témoin de Son Evangile de charité en terre d'Amérique, est-ce qu\u2019il nous est permis de réaliser tous ces beaux projets que nous faisons et dont plusieurs sont avancés, afin de procurer du travail à nos gens, s\u2019il faut, pour cela, dédoubler ici des industries qui existent déjà sur les rives enchanteresses que nos pères ont découvertes, humanisées et défrichées à l\u2019avantage de nos frères aux yeux bleus?Car il faut bien qu\u2019on voit les choses comme elles sont.Est-ce que toutes les industries que nous voulons établir ici ne fabrique- Il faudrait planter des choux\u2026 (Suite de Ja première page} même qu'une autre usine du genre serait bientôt construite un peu plus au Nord, pour faire également des concentrés destinés à fournir les haut fournaux de Hamilton.Autant dire, indirectement mais bien de reconsidérer son propre projet d\u2019exploitation du fer et de fabrication de l\u2019acier.Hamilton, son coût de fabrication et notre de chances de concurrencer.D\u2019une part la perspective d\u2019avoir déja la-bas et que nous les avons habitués a nous fournir?Alors?Ne serait-il pas plus équitable, ou, du moins, plus charitable, de mettre nos talents et nos énergies a par ailleurs, quel sujet de gloire ce serait, pour nous et pour le Canada, de voir ces colons du Nord- Est cultiver des choux dans les trous laissés par les mineurs, une fois notre fer parti pour les Etats?s.v PAGE 3 Publiées par les PUBLICATIONS \u2018LES AFFAIRES Inc.635 est, Henri-Bourassa, Montréal, P.Q.Tél.: DU.1-1888 Président : ulien LEVASSEUR; Vice-Président : Bernard LANCTOT; Secrétaire- trésorier : i i sabriel LAPOINTE; Directeurs : Gérard ELIE et Séraphin VACHON.Directeur-gérant : Séraphin VACHON; Secrétaire de rédaction : Paule VACHON; Rédacteur: Yvan PELLAND; Publicitaire : Hubert GAUCHER, L.S.C.Abonnement : 6 mois, $4.00; | an, $7.50; 3 ans, $i5.00 \u201cLe Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.\u201d Le premier facteur de vente réside dans la personnalité de l'entreprise commerciale Pour qui considère l\u2019état du marché à l'heure actuelle, il saute aux yeux que la bonne réputation extérieure d\u2019une entreprise est d\u2019une importance capitale.Autrefois, quelques maisons spécialisées fabriquaient tel ou tel produit en quantité limitée et l\u2019écoulait sans difficulté.Mais aujourd\u2019hui l\u2019automatisation permet aux usines de déverser dans nos entrepôts et nos magasins d'innombrables articles d'utilité, de qualité et de prix analogues, offerts par des maisons concurrentes avec des moyens de publicité à peu près identiques.C\u2019est pourquoi le choix initial du client ne se fonde plus uniquement sur la qualité et le prix, mais aussi, et de plus en plus, sur son opinion du fabricant et du marchand.Les questions qu\u2019il se pose, souvent d\u2019une façon subconsciente, sont celles-ci: Quelle est la réputation de la maison qui fabrique ces marchandises?Comment sa personnalité se révèle-t-elle à travers le battage de la vente?Quelle impression cette entreprise me fait-elle?Nous en trouvons un exemple frappant dans les réflxions que fait la maîtresse de maison qui veut acheter un appareil électroménager.Les opérations commerciales ne l\u2019intéressent pas du tout, et elle sait que les appareils de qualité comparable se vendent à peu près le même prix partout.Alors, que se demande-t-elle?Le fabricant est-il digne de confiance?Quel accueil me feront le fabricant et tel magasin si mon appareil a besoin de réparations?Ce marchand consentira-t-il à échanger l\u2019article s\u2019il ne plaît pas à mon mari?Le fabricant et le distributeur s\u2019efforcent-ils de me rendre service ou tout simplement de me vendre quelque chose?C\u2019est en s'inspirant de ces questions et surtout de leurs réponses que les hommes d\u2019affaires et les industriels s\u2019appliquent à créer et à entretenir chez le client une image aussi séduisante et aussi expressive que possible de leurs entreprises.Ils comptent avant tout sur cette marque d\u2019identité spéciale pour conserver leur clientèle et l\u2019inciter à rester fidèle à leurs produits, Mais cetle image ou cette réputation ne peut pas se créer artificiellement, par des mots ou des trucs.Elle doit dérouler de la vie et de l\u2019activité de l\u2019entreprise, et même des principes qui sont à la base de son action, Elle embrasse tout, depuis l\u2019achat des matières premières jusqu'à la réclame qui se fait chez le détaillant : conditions existant à l'usine, relations avec les employés, esprit de civisme, rapports avec le distributeur, probité dans la fabrication et véracité de la publicité.Pour être bien vu du public en général et de la clientèle en particulier, l\u2019entreprise doit déterminer ce qu\u2019elle veut qu\u2019on pense d'elle puis faire en sorte de se conformer dans la pratique aux exigences de cette réputation idéale.Les gens ont tendance à se représenter les entreprises à l\u2019image de l'homme et à leur attribuer les caractéristiques de la personnalité.Ils les classent d\u2019un seul mot, tout comme leurs connaissances.C\u2019est ainsi qu\u2019il y aura des maisons \u201csympathiques\u201d, \u201clarges\u201d, \u201csolides\u201d, \u201cqui se respectent\u201d, etc.Leur faveur va naturellement aux fournisseurs dont ils ont une bonne opinion, Ainsi apparaît avec netteté l\u2019impérieux devoir pour tous et chacun, au sein de l'entreprise, de travailler à assurer la bonne réputation de la maison.Cadres et employés doivent apporter leur contribution.Les allocutions publiques du président, l'attitude du directeur \u201c général envers son personnel, la fierté et la satisfaction des actionnaires, les relations du contremaître avec les ouvriers et les ouvrières, l'amabilité de la téléphoniste, tout concourt de près ou de loin à faire la bonne ou la mauvaise renommée de l'établissement.Si tout est dans la note, le public aura tôt fait de reconnaître qu'il s\u2019agit d\u2019une entreprise avec laquelle il fait bon faire des affaires.La réputation doit être réelle La vraie réputation extérieure d'une entreprise ne ressemble en rien au Costume neuf de l\u2019empereur.Elle n'est ni une duperie ni une chose imaginaire, On pourrait même dire, en prenant le contre-pied du conte d\u2019Andersen, que seul un petit enfant pourrait nier que la réputation d'une entreprise est quelque chose de réel, de profitable et de nécessaire.Mais cette idée que le public se forme de l'entreprise n\u2019est pas élaborée par des magiciens dans une pièce secrète.Elle est issue de plans bicn étudiés dans lesquels le personnel supérieur de l\u2019entreprise a un grand rôle à jouer, Une bonne réputation ne s'impose pas en claironnant sa valeur sur la place publique.Avant de pouvoir rayonner au dehors, elle doit s'édifier, au dedans, sur les bases de toute oeuvre créatrice, savoir : la vérité, l'intelligence et la vraisemblance.PAGE 4 NOUS ET EUX.Une même locomotive nous entraine Me permettra-t-on de sortir de l'actualité immédiate, ct de tenter de faire le point ?Je crois que pour nous, Cuna- diens français, considérés en tant que Canadiens français, le plus important c'est ce qui se passe aujourd\u2019hui dans le Québec: ce sont les perspectives qui s'\u2019ouvrent aujourd\u2019hui dans le Québec.Cela pèsera plus lourd dans notre avenir collectif que les revendications et les grands rêves.Par \u201ccela\u201d, je réfère à tout un ensemble d'activités possibles déjà, à portée de la main.Il nous est actuellement difficile, mais possible de réformer les moeurs politiques du Québec.Il est difficile, mais possible, d\u2019accroître notre participation à la vie économique de la province, y compris les grandes affaires.Difficile, mais possible, de rénover l'éducation, de rendre l\u2019enseignement accessible, à tous les paliers, à quiconque possède des dons intellectuels et l\u2019ambition de s\u2019instruire.Difficile, mais possible, de fonder un grand fonctionnarisme québécois, à la hauteur des tâches nouvelles, capable de les aborder avec la compétence, le respect et l'ardeur nécessaires.Nous pouvons réaliser les conditions qui faciliteront, dans plusieurs domaines, la recherche et la création.Et ainsi de suite.Tout cela est possible à I'intérieur du régime confédéral boiteux qui est le nôtre.C\u2019est de notre ressort.C\u2019est notre responsabilité collective.Nous y réussirons si nous le voulons assez fort et assez longtemps.Et si nous échouons, ¢\u2019aura d\u2019abord été notre erreur commune.Ne nous cherchons pas d\u2019avance des boucs émissaires.Ne disons pas d\u2019avance que ce sera la faute des anticléricaux ou des curés, des politiciens ou des intellectuels.Car, au sens où je l\u2019entends en ce moment, les anticléricaux et les curés, les politiciens et les intellectuels : c\u2019est nous.Nous les léguerions à tous les régimes imaginables.Ils sont notre limite et notre richesse, notre pauvreté et nos ressources.N\u2019allons pas imaginer des sociétés idéales que des magiciens politiques feraient surgir tout armées.Il y a des oeuvres à entreprendre aujourd\u2019hui.Il y a des oeuvres que nous pouvons faire aujourd'hui et demain.En dépit des maudits Angläs.Mais elles sont ardues.Elles exigent une somme extraordinaire d\u2019énergie, d'imagination, de continuité.Elles réclament toutes les compétences que nous possédons déjà, et plusieurs autres que nous devrons former.On ne suscite pas en six mois, même quand on est le gouvernement de grands administrateurs ou de grandes facultés universitaires.On ne supprime pas du jour au lendemain le cancer du patronage.Ces oeuvres étaient possibles depuis longtemps.Au reste, quelques-unes sont déja accomplies.Mais si nous n\u2019en avons pas réalisé davantage, c'est que nous ne l\u2019avons pas voulu, puisque nous réélisions des régimes qui faisaient si peu.Aujourd\u2019hui, le désir de réaliser des oeuvres est devenu beaucoup plus fort.Le nouveau gouvernement joue sa partie.Les meilleurs éléments du gouvernement s'attaquent aux vrais problèmes.1ls s\u2019entourent de conseillers et d\u2019exécutants compétents \u2014 quand ils en trouvent.C\u2019est d'ailleurs ici que se mesurent la jeunesse et l\u2019exiguïté des nouvelles élites : car pour arriver à rassembler des compétences dans les services de l'Etat, il faut souvent dégarnir des facultés universitaires ou des entreprises également nécessaires.Ainsi se paient les routines et les retards: ne nous étonnons pas que garçons et filles ne se soient point préparés à des fonctions qui n\u2019existaient pas.Il faudra longtemps encore marcher à cloche-pied.On pourrait parler d\u2019une conscription morale de la société canadienne-française.11 faudrait pouvoir utiliser au maximum les valeurs humaines que nous possédons.Par exemple, les clercs qui, devant la montée des laïques dans le secteur de l\u2019enseignement, craignent d'être évincés d\u2019un domaine où ils possèdent une expérience et une compétence, prêtent aux réformateurs des intentions presque toujours imaginaires : quand, devant la nécessité de multiplier les maisons d\u2019enseignement, nous constatons le petit nombre des éducateurs formés, pourrions-nous commettre la sottise d\u2019écarter ceux que nous avons déjà ?Voilà deux ans et demi que la politique a commencé de moderniser la province, a entrepris d\u2019en faire un Etat du vingtième siècle.Tout n'est encore qu'amorcé.Voudrons-nous continuer et achever l'entreprise?Il n'en tient qu\u2019à nous.Si la volonté faiblit, ce sera notre volonté qui aura faibli.Si demain le gouvernement devient routinier, ou si l'électorat porte au pouvoir un gouvernement routinier; c\u2019est nous qui l\u2019aurons permis.Si, dans les universités et la fonction publique, la médiocrité l\u2019emporte : ce sera notre médiocrité à nous.Mais si, a travers les mésu- ventures quotidiennes, l'oeuvre est néanmoins construite : ce sera notre oeuvre à nous.D'ailleurs, nous le sentons.Les affaires québécoises nous passionnent.Nous nous intéressons d\u2019abord à nous-mêmes : je crois que cela est sain, pourvu que l\u2019horizon intellectuel demeure ouvert.1l reste qu\u2019une nation en voie de transformation se trouve à l\u2019étroit dans les cadres que lui ont tracés l\u2019histoire et le Canadu anglais.Elle éprouve le besoin de conclure de nouvelles ententes avec son partenaire, 1! lui arrive même de désirer lui tourner le dos.Malgré la crise interne qu\u2019il traverse, le Canada anglais conserve, vis-à-vis nous, la tranquille possession de ses certitudes.On lui fait au balcon des sérénades, et il ne prend guère la peine de venir entendre les nouveaux airs qui lui sont destinés.Ou s\u2019il entrouvre la porte, c'est pour la faire bientôt claquer derrière lui.Nous pourrions bien tenter d\u2019oublier provisoirement nos partenaires: mais ce séparatisme moral est une opération illusoire.Si prodigieusement que nous nous intéressions au Québec, nous continuons à faire partie du Canada, à payer des taxes au gouvernement central, à en recevoir des lois.Une même locomotive nous entraîne, nous appartenons au même convoi.Il est donc nécessaire de négocier un nouveau régime.On réclame des interlocuteurs valables : dans les partis et en dehors des partis.Mais d\u2019ici qu\u2019on les trouve, on à du pain sur la planche.André LAURENDEAU LE DEVOIR On n\u2019insistera jamais trop sur I'importance des petites choses.Les gens jugent les entreprises comme les individus, c'est-à-dire par leur comportement, non pas dans les grandes circonstances, mais dans la vie de tous els jours.Pour les sociétés comme pour les particuliers, chaque jour est une nouvelle pierre de touche.Dans le courant de la journée, l\u2019entreprise sera jugée par des milliers et des milliers de personnes, dont l\u2019appréciation se fondera infailliblement sur l\u2019une ou l\u2019autre particularités de son organisation : sa correspondance, sa façon d\u2019accueillir les clients, ses méthodes de vente, la courtoisie de ses commis, de ses camionneurs, de ses garçons d\u2019ascenseurs, les dispositions de ses chefs de service.Ce qui compte par-dessus tout lorsqu'il s'agit de se faire une réputation, c\u2019est la satisfaction personnelle du client à l'égard des employés et des produits de l\u2019entreprise.Puis viennent les employés.L'homme ou la femme qui travaille pour une entreprise ayant une bonne réputation auprès du public, est fier d'en faire partie et tout dévoué à son service.Le renom extérieur de l'entreprise in- flue à la fois sur la productivité ef le recrutement du personnel.Il y a ensuite les actionnaires.Certains acheteurs de valeurs veulent avant tout réaliser rapidement des gains élevés, mais l\u2019actionnaire sérieux recherche quelque chose de solide et durable.La considération dont jouit la société peut donc jouer un rôle déterminant dans l'achat des actions; c\u2019est pour le moins un argument favorable.Et nous en arrivons au grand public, à ceux qui n\u2019ont aucun lien particulier avec l\u2019entreprise, Leur opinion a cependant son importance, car elle parviendra à travers leurs observations et Jeurs critiques jusqu'aux trois grandes catégories de personnes mentionnées ci-dessus, Le grand public comprend aussi les éléments de la population qui sont encore trop jeunes pour utiliser les produits ou les services de l'entreprise, mais qui pourront devenir plus tard des clients.Du visage que nous leur offrons aujourd'hui dépendra leur attitude de demain.Songer au public Mais le visage de notre entreprise ne vaut pas grand-chose s\u2019il représente uniquement ce que nous pensons de nous-même.Il y a parfois assez loin entre ce que nous voulons être et ce que l\u2019on pense de nous, Il est donc souvent nécessaire de faire une étude de notre public.Le portrait extérieur d\u2019une société ne se brosse pas dans une salle de l'arrière, où les directeurs seraient isolés du public sur lequel il s'agit d'exercer une influence, Ce portrait doit être conçu et tracé non pas pour nous flatter, mais bien pour permettre à notre public de se faire une juste idée de nos buts, de notre sincérité et de nos réalisations.Qui est ce public dont nous avons parlé si souvent jusqu\u2019ici?11 comprend d'abord, cela va de soi, nos clients et nos clients éventuels.Notre succès est entre leurs mains, Pour eux, le critère fondamental de la valeur est d'en avoir pour leur argent, mais leur conception de la valeur a évolué.À une époque où le crédit à la consommation est plus abondant que Jamais auparavant, les gens recherchent moins qu\u2019autrefois ce qui est bon marché.Ils se préoccupent beaucoup plus de la notoriété du fabricant et du détaillant.Louis A.BELISLE LES AFFAIRES \u2014 !3 FÉVRIER 1962 Le réseau national d'électricité Québec répond par un refus catégorique à l'invitation du gouvernement d'Ottawa Rappelant que la juridiction exclusive en matière d'énergie électrique appartient aux provinces, le premier ministre Jean Le- sage à catégoriquement repoussé l'offre d'Ottawa concernant un projet du gouvernement central ayant pour but la création d'un réseau national d'électricité.M.Lesage a donc refusé de participer à une conférence fédérule- provinciale que le premier ministre John Diefenbaker a I'intention de convoquer pour étudier la question.Par ailleurs, cette question est déjà inscrite à l'ordre du jour de la conférence des premiers ministres des provinces qui doit avoir lieu l'été prochain, à Victoria.En tant que président de l'us- semblée, M.Lesage est chargé de l'ordre du jour, et des pourparlers ont été entamés avec les autres premiers ministres provinciaux sur la question d'un réseau national d'électricité., Voici le texte des lettres \u2018changées à ce sujet entre M.Diefenbaker et M.Lesage.La lettre du premier ministre du Canada est datée du 17 janvier et celle de M, Lesage, du 24 du même mois, L'honorable Jean Lesage.CP, MPP, Premier Ministre de la province de Québec, Hotel du Gouvernement, Québec, Qué.Mon cher Premier Ministre._Au cours des quelques der- nieres années, le gouvernement du Canada s\u2019est \u2018intéressé au premier chef à l'utilisation rationnelle de nos richesses naturelles du Canada en vue de notre expansion nationale.Ceci s'est reflété lors de la \u201cConférence sur les ressources et notre avenir\u201d, qui a déjà créé les conditions pour une collahora- tion plus étroite entre les gouvernements sur ces questions.Nous croyons que le temps est l'énergie électrique à bas prix a été l'un des plus importants facteurs dans l'accroissement économique et le développement industriel du Canada.En 1958, 93 pour cent de notre énergie électrique provenait des ressources hydrauliques et cependant cela ne représente encore que 25 pour cent du potentiel hydroélectrique du pays.Mulgré cet énorme potentiel, nous avons tendu au cours des dernières années à augmenter notre sujétion à l'énergie thermale qui requiert une importation croissante des combustibles.Nous croyons que des uvan- tages importants pour le pays dans son ensemble pourraient être obtenus en ce qui concerne l'utilisation de l'énergie électrique si l\u2019on abordait le problème sur une base régionale et nationale.L'établissement d'installations de transmission sur de longues distances entre les provinces et, ultimement, entre les différentes régions du Canada, rendrait possible le développement des sources hydroélectriques qui se trouvent dans des endroits éloignés et dont l\u2019exploitation serait autrement retardée pendant encore de nombreuses années sinon indéfiniment.Je crois qu\u2019il est généralement accepté que des raccords et arrangements interprovinciaux rendraient possibles d\u2019importantes économies en ce qui concerne les réserves et les besoins en capitaux, et seraient d'un avantage réel pour l\u2019industrie et les consommateurs en général.Etant donné la nature des problèmes à résoudre, le gouvernement du Canada serait heureux d'aider à leur étude et à leur solution.Les problèmes intéressent la nation dans son ensemble aussi bien que chacune des provinces ainsi que les relations entre les provinces.C\u2019est dans cette idée que le gouvernement du Canada croit que devrait se tenir une confé- leurs experts en énergie, pourraient s'entretenir avec les ministres fédéraux des problèmes fondamentaux reliés au développement et à la transmission de I'énergie électrique au Canada.Je propose qu\u2019une telle réunion soit convoquée à Ottawa tout prochainement et je serais heureux d\u2019avoir votre avis à ce sujet.Veuillez agréer, mon cher premier ministre, l\u2019assurance de ma considération la plus distinguée, John Diefenbaker M.John Diefenbaker, Premier Ministre du Canada Hôtel du Gouvernement Ottawa, Ont.Mon cher Premier Ministre, Jai soumis à mes collègues votre lettre du 17 janvier dans laquelle vous proposez la réunion d\u2019une conférence fédérale- provinciale.Cette conférence au- Trait pour objet une discussion sur le transport à longue distance de l'énergie électrique entre les provinces.Nous considérons cette question de juridiction provinciale.Comme vous le savez sans doute, jai été désigné par mes collègues des autres provinces comme président de la conférence interprovinciale qui doit se tenir l\u2019été prochain à Victoria.Comme président de cette conférence, je suis chargé de la préparation de l\u2019ordre du jour.Une des questions inscrites est précisément le transport de l'énergie électrique.D'ailleurs, j'ai déjà entamé des pourparlers à ce sujet avec les premiers ministres d\u2019autres provinces.Encore une fois, il s'agit d\u2019une matière de juridiction provinciale, et je crois que nous devons nous en tenir a cctte at- | titude, J'ai lintention de déposer copie de votre lettre et de ma ré chain.Je vous prie d\u2019agréer, mon venu de considérer [utilisation rence, au cours de laquelle les|cher premier ministre, l\u2019expres- et l\u2019aménagement le plus com- ministres provinciaux les plus|sion de mes sentiments distin- plet de nos ressources d'énergie directement intéressés, ainsi que gués, électrique.La disponibilité de|leurs conseillers techniques et Jean Lesage L'opinion d'un industriel : a-t-il ajouté; \u201cFautre moitié, c\u2019est \u2014AIISTIIE \u201cPour survivre, l'entreprise doit savoir utiliser les créateurs\u201d Il ne suffit pas de former des technologistes, mais il faut en faire ensuite une utilisation rationnelle, \u201cpour le plus grand avantage de tous les intéressés\u201d, à déclaré un manufacturier de la province de Québec, parlant aux membres de la division de l\u2019est de la Société textile du Canada.M.François-E.Cleyn, président de Spinners Ltd., de Hun- tingdon, administrateur de l\u2019Institut des textiles de base, commentait l'importance croissante de la technologie dans l\u2019administration industrielle.\u201cLa formation de techniciens n\u2019est que la moitié de la tâche\u201d, leur utilisation.Dans une administration scientifique, il est important que le bon homme soit au bon endroit.Il devient parfaitement inutile s\u2019il n\u2019est pas utilisé judicieusement.\u201d ll a recommandé aux technologistes bien établis de comprendre parfaitement leur rôle toujours croissant dans la direction de l\u2019industrie.\u201cElargissez vos connaissances au dela de votre champ d\u2019action spécialisé sachez comprendre pleinement comment Ottawa: budget record de $6 milliards pour l'année A la fin de l'année fiscale en cours, le 31 mars, le programme A VOTRE SERVICE LES AFFAIRES \u2014 [3 FÉVRIER 1962 de dépenses du gouvernement fédéral pour l'année aura requis la somme record de $6,363,998,- 860.Ce chiffre ne comprend pas les $606,570,000 prévus pour la retraite des vieux travailleurs mais englobe les prévisions de dépenses supplémentaires présentées au Communes à la fin du mois de janvier par le ministre des Finances.Ces augmentations comprennent surtout $42.000,- 000 pour les producteurs de céréales de l\u2019Ouest, $40,000,000 pour le programme de travaux d'hiver, et $300,000 destinés à un programme de travaux spéciaux destinés à partiellement combler le déficit produit pur le peu de revenus des pêches à Terre-Neuve.La somme des dépenses se compare avec les prévisions de $6,088,225,064 du dernier exercice financier et le montant réel des dépenses qui s'est élevé à $5,958,060,846, compte non tenu cependant d\u2019une somme de $592,000,000 nécessaire au paiement de la retraite de $55 par mois accordée aux Canadiens âgés de 70 ans au moins.Les prévisions supplémentaires annoncées hier, et qui atteignent $82,390,000, ne sont certainement pas les dernières qui seront présentées cette année.Habituellement, en effet, le ministre des Finances présente ses ultimes prévisions peu de temps avant de présenter son bilan.-| ponse en Chambre mardi pro-| | votre habileté peut être utilisée dans l\u2019entreprise commune.\u201d Les \u201cspécialistes\u201d duns des secteurs particuliers devraient également prendre une part plus active dans les organismes et les associations d\u2019affaires et de métiers, affirme M.Cleyn.\u201cLeurs connaissances spécialisées peuvent être très utiles dans les questions de relations ouvrières, de problèmes industriels, de finance publique, et de taxation, pour le plus grand avantage de la communauté des affaires.\u201d Il a noté que l\u2019imagination est la première chose que l\u2019on de- mande aux technologistes dans l\u2019administration.\u2018Nous voulons des gens qui aient des idées nouvelles, des gens entièrement dévoués, qui ont su s'astreindre à une discipline d'étude et d\u2019élur- gissement de leurs connaissances, \u201cVoilà les spécialistes qui ont créé de nouveaux concepts de production, de nouvelles techniques de mise sur le marché.et qui innovent dans le monde de la finance.Les compagnies qui survivent en cette époque de grande concurrence sont celles qui apprennent le plus rapidement à découvrir et utiliser les créateurs.\u201d Le Conseil canadien de la productivité : Pour accroître la productivité multiplions les missions économiques à l'étranger Pour accroître la productivité du Canada, le Conseil canadien de la productivité entend multiplier les missions économiques dans les autres pays, augmenter l\u2019aide technique aux petites industries, stimuler la recherche expérimentale et encourager la coopération entre le patronat et le monde ouvrier.Le directeur du Conseil pour le Canada français, M.Gaston Cholette, a donné l\u2019exemple de l\u2019Europe qui a ranimé son économie après la guerre, en créant des \u201ccentres de productivité\u201d dans la plupart des pays.Parlant devant I\u2019 \u201cElectric Club of Montreal\u201d, M.Cholette a soutenu que le Canada devra de plus en plus s\u2019enquérir de ce qui se fait dans les autres pays pour accroître la productivité, en y envoyant des missions économiques, à l\u2019instar du Japon par exemple, qui grâce à ce procédé appliqué systématiquement depuis plusieurs années, a réussi à accroître sa productivité à un niveau que l\u2019on n'aurait pu prévoir.M.Cholette a rappelé que les industriels et les hommes d\u2019affaires peuvent obtenir des services gouvernementaux des renseignement stechniques ou des conseils propres à améliorer le rendement de leur entreprise.Il a signalé l'initiative du ministère provincial de l\u2019Industrie et du Commerce, qui a tenu une première clinique d\u2019affaires à St- Georges de Beauce au mois de décembre.PROPOS A PROPOS SUR LE CANADA véhiculés chaque mois par la Revue des Affaires de la Premiére Banque au Canada.En votre qualité d\u2019homme d\u2019affaires vous vous devez de lire ces quatre pages de pronostication et d\u2019interprétation se rap- poriant aux tendances de l\u2019économie canadienne.Faîtes placer voire nom sur la liste d\u2019envoi de cette publication en écrivant à notre Service d\u2019Expansion des Affaires, Case Postale 6002, Montréal, Qué.NA OANOUF POUR 2 MILLIONS DE CAMADIENS SEI BANQUE DE MONTREAL La Première Banque au Canada AU SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHERES DE LA VIE DEPUIS 1817 PAGE 5 RESSOURCES On redoute la concurrence de l'URSS, mais Les exportations d'amiante du Québec atteignent un niveau sans précédent en 1961 Les exportations d'amiante du Québec à tous les pays se chiffrent à $123 millions, atteignant un record de vente de 1,150,000 tonnes, ceci, malgré une baisse considérable de l'importation de ce matériau par les Etats-Unis.Les perspectives en ce qui concerne cette industrie sont favorables aux yeux des producteurs mais l'on s\u2019inquiète, dans les mil- lieux économiques, du danger pour le Canada de perdre une partie de son marché au profit de l'URSS dont les mines d'amiante ont un potentiel de production égal à celui des mines canadiennes, Les ventes aux pays de l'Europe occidentale et de l'Extrême- Orient ont augmenté suffisamment pour compenser le recul enregistré aux Etats-Unis, où la reprise économique est lente, particulièrement dans l'industrie de la construction.Le Japon, entre | autres pays, a importé un ton- image sans précédent de fibre d'amiante.| Les pays en cours de dévelop- ; pement, comme l'Inde et le Pa- | kistan, ont aussi absorbé d'im- i portantes quantités d'amiante du \u201cQuébec, alors qu'en Amérique latine, la pénurie de devises a continué de restreindre les ventes.De l'avis de producteurs d'amiante, l'entrée éventuelle de la Grande-Bretagne dans le Marché commun européen pourrait bien accroître les ventes à tous les pays qui en font partie.On prévoit que la concurrence sera plus intense, en particulier celle des exploitations minières de l\u2019Afrique.L'ouverture de deux mines d'amiante à fibres courtes en Californie aura certainement pour NATURELLES - INDUSTRIE ! effet de réduire les ventes de ces! Au cours de 1960-61, La valeur de production de nos forêts a atteint plus de $950 millions fibres aux Etats-Unis, disent les producteurs canadiens.La grande question qui se pose aux économistes de l\u2019industrie de l'amiante a trait à l'URSS.Les mines d'amiante de l'Union Soviétique, dont la capacité de production est égale à celle des mines canadiennes, mettent en danger plusieurs marchés alimentés depuis longtemps par le Canada.La Russie, où la main-d'oeuvre est moins chère qu'au Canada, peut vendre n'importe où, à meilleur compte que les producteurs canadiens.Les experts en la matière disent de la fibre russe qu'elle est de qualité \u2018\u2018excellente\u201d.Malgré un surcroit général de productivité à l'égard de certaines Catégories de fibre et l'instabilité du marché accessible à d'autres catégories, les 12 mines d'amiante du Québec ont augmenté leur main-d'oeuvre en 1961, par suite d\u2019un relèvement général des ventes de trois pour cent.L'industrie a employé 6,700 hommes et femmes, et leur a payé, à peu près $2.20 l'heure.Malgré la montée des prix de revient, l'industrie compte accroître modestement ses ventes en 1962.Plus de 50 ans d'expérience SURVEYER NENNIGER & CHÉNEVERT Fondé par feu Dr.Arthur Surveyer INGENIEURS - CONSEILS 1440 rue Sainte-Catherine, Ouest, Montréal Téléphone UN.6-7721 CIMENTS MIRON BETON COMPAGNIE MIRON LIMITEE 2201 est, rue Jarry, Montréal 38, Qué.Téléphone : RAymond 7-2811 e ASPHALTAGE EXCAVATION BLOCS DE BÉTON La valeur de la production des forêts et de l'industrie s'appuyant sur la forêt au Québec a atteint $953,994,000 au cours de l'exercice financier.Le volume du bois coupé dans la province en 1960-1961 a été de 921,266,789 pieds cubes, dont 560,001,789 dans les terres de la Couronne, En 1960-1961, les arbres abat- ius pour les papeteries ont donné 6,671,000 cordes de bois à pâte, augmentation de 14% par rapport à 1959-1960.La province a une superficie de 596,708 milles carrés.Près de 58% du territoire est boisé.Plus exactement, les 53.2% de l'étendue de la province sont composés de forêts de la Couronne, tandis que les bois privés représentent 4.4% de la province, ll faut noter qu'une partie des forêts québécoises est inaccessible en pratique; elle se trouve, en effet, au nord du 52e degré de latitude.Les concessions forestières, affermées par l'Etat provincial pour exploitation, ont une superficie de 83,453 milles carrés, soit 251 milles carrés de plus que l'année précédente.Les 92.5% de ces concessions sont l\u2019objet d'un plan d\u2019aménagement ou le seront bientôt.À la fin du dernier exercice financier, le nombre des réser- ves cantonales, mises à la disposition des cultivateurs et des colons pour couper du bois, s\u2019élevait à 209, La première de ces réserves avait été constituée en 1911 dans la circonscription de Kamouraska.Le reboisement s'accélère sous lu surveillance du ministre des Terres et Forêts.En 1960-1961, le nombre des petits arbres qu\u2019on a plantés, a été de 1,076,700 dans le domaine de la Couronne et de 3,268,050 dans les propriétés privées.Les quantités de papier et de carton, fabriquées au Québec, se sont élevées à 3,906,000 tonnes à comparer avec 3.813,000 tonnes l'année précédente.Les chiffres correspondant pour la \u201cpâte à papier\u201d ont été de 4,496.000 tonnes en 1960-1961 et de 4,- 317,000 tonnes en 1959-1960.L'industrie papetière fait vivre quelque 55,203 travailleurs de notre province et les membres de leurs familles.La valeur du bois ouvré, qui est sorti des scieries du Québec, dépasse maintenant $75,000,000 par année.Cette augmentation a été enregistrée bien que le nombre des scieries soit tombé de 1,559 au début de 1960 a 1,390 au commencement de 1961.Ce secteur industriel assure un gagne-pain a 13,000 personnes.Int.-Harvester of Can.construit une nouvelle usine a Candiac P.Q.M.André Rousseau, ministre de l'Industrie et du Commerce, et M.Walter W.Killough, président d'International Harvester Company of Canada, Limited, annoncent la formation d'une nouvelle société : Houghco Products Ltd.qui ouvrira sa propre usine dans la province de Québec.La nouvelle société est une filiale en propriété exclusive de International Harvester Company of Canada, Limited.Houghco Products Ltd.fabriquera et vendra des machines bien connues qui ont été mises au point par la société Frank G.Hough, de Libertyville, Illinois, une autre filiale d'International Harvester.M.Killough a fait par qu\u2019avec le concours du Service de Déve- loppement industriel du Québec.acquisition a été faite d'un terrain de 23 acres, à Candiac, sur la rive sud du St-Laurent.Les plans du nouvel établissement sont actuellement en préparation: la construction doit débuter au printemps et l'ouverture est prévue pour la fin de 1962.L\u2019emplacement choisi est en bordure du complexe routier actuellement en construction par la province de Québec pour servir d'accès au nouveau pont Champlain.M.Killough estime à 2 millions de dollars les premiers capitaux investis, L'établissement emploiera de 70 à 100 personnes.M.W.B.Mcllvaine, fils, a été nommé président de la nouvelle société.JANIN ENTREPRENEURS GENERAUX 7085, Côte des Neiges, Montréal PAGE 6 LES AFFAIRES \u2014 13 FÉVRIER 1962 Québec, à l\u2019âge adulte $ 2,000,000,000.6,000,000 ch ® Conscient de sa richesse, de sa compétence et des impératifs de son avenir, Québec construit lui-même, par ses propres moyens, une des plus grandes centrales hydroélectriques du monde.@ Sitôt terminé l'aménagement de la rivière BERSIMIS ($400,000,000/2,150,000 CH.) et tout en poursuivant l'aménagement des rapides du St-Laurent, à CARILLON ($150,000,000/840,000 CH.) l'Hydro-Québec entreprend d'harnacher deux cours d'eau considérés jusqu'ici comme indomptables, la rivière MANICOUAGAN et la rivière AUX OUTARDES, qui fourniront à la province, d'ici dix ans, 6,000,000 CH.@ Créée par ses ingénieurs et magistralement exécutée par des techniciens et des ouvriers, avec des capitaux réunis par les maisons de finance de Québec et de Montréal, cette colossale entreprise témoigne, à la fois, de la prodigieuse expansion de la province et du dynamisme des générations nouvelles, dont les facultés d'adaptation, jusque-là méconnues, infirment le trop célèbre \"trop gros pour nous\" des générations précédentes, et justifie à elles seules le Gouvernement de favoriser un projet de complexe sidérurgique assez modeste, en somme, d'une centaine de millions seulement.Heureuse coincidence, le lancement d\u2019une émission d'obligations de l\u2019Hydro-Québec coincide, cette année, avec la semaine de I'électricité, 11 nous a paru d'autant plus opportun de les signaler.l'une et l'autre, que cela nous fournissait un excellent prétexte à forcer l'attention des gens du Québec qui hésitent encore à sortir de la torpeur et de l\u2019hésitation systématique dans laquelle on les avait habitués de vivre, en agitant à tout propos la sonnette de Ja prudence.II suffit en effet de considérer avec le moindrement d'attention les réussites de l\u2019Hydro-Québec et, surtout, la façon dont elle à su capitaliser les risques calculés, qui se chiffrent déjà par milliards, pour se demander tout d\u2019un coup ce qui nous retient de faire de même pour nous créer une industrie que toute cette eau canalisée par l\u2019Hydro n\u2019a pas d'autre but que d'alimenter en force motrice, à moins qu\u2019on n\u2019ambitionne de la faire servir à l'expansion constante de cette industrie secondaire ontarienne à laquelle M.Robarts, Premier Ministre de cette province, voudrait bien que nous évitions de faire concurrence.N'est-il pas étrange, en effet, que notre hydro à nous, du Québec, ait pu trouver et dépenser LES AFFAIRES \u2014 13 FEVRIER 1962 tant d'argent pour bâtir des centrales électriques au profit des géants industriels dont nous sommes toujours les dociles et laborieux manoeuvres mais qu\u2019il nous ait été tout de méme impossible d\u2019oser nous bâtir quelques industries à nous, voire quelques exploitations minières et même une petite aciérie, sous prétexte que c\u2019était bien trop difficile et bien trop gros pour des Canayens?Qu'est-ce donc, en somme, que ces quelque $100,000,000 dont on chuchorte avec timidité, en parlant de la Société générale de Financement, à côté des milliards, entre nous fort bien employés, de l\u2019Hydro?Et qu\u2019est-ce donc que cette incompétence, voire cette inaptitude congénitable à concevoir, à construire et à diriger des industries secondaires, et même une petite aciérie, dont on persiste à nous gratifier, en présence de ce fait incontestable de l\u2019aménagement de la Bersimis et de la Manicouagan?Qu'a-t-il fallu pour mettre à bien ces projets vraiment gigantesques, non seulement à l\u2019échelle québécoise, mais à l'échelle internationale?Et tout cela de nous-mêmes, sans bruit, presque sans effort?L'article suivant, signé du publiciste officiel de I'Hydro, nous en révèle les données techniques.On verra qu\u2019il est écrit dans un grand souci d\u2019objectivité.11 ne fait même pas mention des ingénieurs qui en ont conçu les plans et qui en dirigent l\u2019exécution.Mais on les voit ici, tous trois, partenaire d\u2019une société qui a, de longtemps, fait sa marque en Amérique.Ce sont, de gauche à droite, MM.E.Nenniger, C.Dagenais et J.-G.Chênevert.Ce sont eux, tous trois Québec, qui ont fait les plans et devis, préparé les cahiers de charge.Ce sont leurs ingénieurs, associés, gens du Québec eux-aussi, qui dirigent, sur place, l\u2019exécution de ce grand oeuvre.Ajoutons, pour être juste, et non sans fierté, qu\u2019ils ont obtenu, à titre de conseil, la collaboration du célèbre Jean Bélier, de la Sté Coyne et Bélier, de Paris, connue dans le monde entier pour l\u2019audace de ses créations et qui a suggéré la for- fule du barrage à voûtes et arches multiples.Dans un prochain article, nous reviendrons sur cet aménagement de la Manicouagan, pour faire valoir, cette fois, les heureuses répercussions qu\u2019il aura sur l\u2019avenir industriel de la province, pour peu qu\u2019on ait pris, d'ici 1a, les moyens d\u2019en ulitiser la force motrice au profit de la population du Québec, a laquelle elle pourrait procurer des dizaines de milliers d\u2019emplois.- : S.V.PAGE 7 L'aménagement de là rivière Manicouagan et de la rivière Aux-Outardes Les divers plans d'aménagement de la Commission hydroélectrique de Québec visent a réaliser l\u2019exploitation des principaux gisements énergétiques entre la Baie d'Hudson et le fleuve St- Laurent.C\u2019est ainsi qu'ont été conçus et édifiés progressivement les grands ensembles énergétiques de l'Outaouais, de Beauhar- nois et de Bersimis.La puissance du réseau, qui était de 916 000 ch, en 1944, passait ainsi à +325 000 ch en 1960.Le bassin de la Manicouagan \u2014 Aux Outardes paraissait trop éloigné, sinon inaccessible jusqu'à ces derniers temps.Seules, deux usines d'importance modeste équipaient l\u2019embouchure des rivières Manicouagan ct Aux Outardes.Cependant l'expansion du réseau s\u2019accélérant en proportion géométrique, la Division des aménagements de l'Hydro-Québec déposait dès l'achèvement de Bersimis II un projet d'ensemble faisant la synthèse des prospections effectuées en moins de cinq années.Ces prospections ont montré que le Bassin de la Manicouagan présentait un gisement énergétique considérable, à peine inférieur aux plus riches du monde entier, soit près de 35 milliards kilowatt heures annuellement.Elles ont également mis en évidence le fait que ce gisement n\u2019était économiquement exploitable que dans la mesure où l\u2019on régulariserait le torrent de la Ma- nicouagan, c'est-à-dire dans la mesure où l\u2019on redistribuerait sur l'ensemble de la dénivellée au Par Robert DION mieux des exigences techniques | d'exploitation du réseau l'énorme volume d\u2019eau que le torrent précipite sur une distance de 135 milles vers le St-Laurent, Les rivières Municouagan et Aux Outardes prennent leur source dans un vaste territoire de montagnes, de lacs et de forêts, à quelque 300 milles au nord de Baie Comeau.Leurs cours sont parallèles et peu éloignés l'un de l\u2019autre.Le bassin versant, d'environ 17600 milles carrés, est l'un des grands réseaux hydrographiques de la province de Québec.Les apports annuels moyens de la Manicouagan s'élèvent à 21- 600 pcs au seuil du torrent et à 35000 pcs à l'embouchure.De plus, la rivière coulant dans une gorge étroite possède une pente très forte et pratiquement constante sur son cours déversant.Cependant les conditions climatiques de la région impriment à la Manicouagan un régime irrégulier.Le débit moyen descend généralement de moitié pendant l\u2019étiage d'été, alors que les crues du printemps peuvent atteindre plus de 200 000 pcs.Nécessité d\u2019un grand réservoir Pour remédier à ce régime naturel d\u2019étiage, il était nécessaire de créer dans le haut bassin de la Manicouagan un réservoir dont l\u2019effet régulateur permettrait de répartir sur les 1900 pieds de dénivellée les centrales et leurs briefs.La prospection des sites utilisables, faite avec les moyens techniques les plus évolués, a permis d'ériger, en moins de quatre ans, un avant-projet d'aménagement rationnel cadrant avec l'expansion du réseau de l'Hydro-Québec et des exigences de production prévisibles.Le premier objectif de cette reconnaissance détaillée à été de définir les sites et les implantations les plus économiques.Grâce aux procédés modernes de sondage et d'analyses théorique au moyen d'ordinateurs électroniques, il fut décidé de commencer par un ouvrage clef à environ 135 milles en amont de Baie Comeau.Ce barrage de 650 pieds de hauteur, impalnté dans une gorge dissymétrique, formera à la côte 1180 une retenue de 800 milles carrés, soit 115 millions acre/pied de captage utile.La capacité de la retenue de Manicou- agan 5 était un minimum indispensable pour satisfaire tous les besoins actuels et à prévoir.Cette retenue atteindra le volume exceptionnel de 5000 milliards pied/cube.Elle assurera une excellente régularisation du grand torrent qui écoule, habituellement pendant les crues de printemps, plus de la moitié des adductions annuelles.Telles sont les caractéristiques du projet d\u2019aménagement de la Manicouagan, commencé dès janvier 1961.Il comporte, à Manicouagan 5, les dispositions et les installations de chantier originales qui sont sommairement décrites ci-après.Barrages-voite cl arches multiples Le barrage de Manicouagan 5, de 650 pieds de hauteur de re- Un des ingénieurs qui dirigent l'exécution des travaux.Comme tous les employés, il porte le casque réglementaire sur lequel sont indiqués, en français, son nom et sa fonction, tenue, de + 000 pieds de développement de crête et d'un volume de béton de 2 600 000 verges cubes, sera un ouvrage à voûte centrale et ailes latérales en arches multiples à contreforts.C\u2019est l'ouvrage le plus original du projet d\u2019ensemble puisqu\u2019il exige certaines installations de chantiers et des techniques de construction PAGE 8 a ba AA YETI citer >| bet Prong he qui n'avaient guère été employées à cette échelle.H a été choisi de préférence à tout autre type de barrage parce qu\u2019il offrait le maximum de sécurité.H était, d'autre part, réalisable en même temps que celui de Manicouagan 2 et les travaux de dérivation provisoire, ce qui était très favorable pour la planification d'ensemble.La grande portée de la voute centrale et des arches latérales permet de classer le barrage de Manicouagan 5 dans la catégorie des barrages à contreforts, mais il présente, par rapport aux ouvrages du genre une particularité d'avoir des contreforts sont très espacés, L'on a ici 530 pieds de voûte et les axes des contreforts latéraux sont à 250 pieds l\u2019un de l'autre.Les voiles étanches sont constitués par la voûte centrale en bé- ton, où ce matériau travaille de la même façon que dans un bar- rage-voûte ordinaire et par des arches latérales appuyant sur contreforts à empattement supérieur (750 pieds) à la hauteur du barrage (650 pieds).Mais l'épaisseur des contreforts (100 pieds à l\u2019em- basse) étant peu supérieure à celle des voiles étanches, cela n\u2019exige pas plus de béton qu\u2019il n\u2019en faut pour satisfaire la condition de non-glissement.En outre, emprise du barrage est coulée à pleine fouille dans le socle rocheux sain, ce qui ga- Une équipe d'ouvriers en train d'avancer le \"Jumbo\u201d sur l'attaque en voûte du percement de l'une des galeries de 47 pieds de diamètre sur 2200 pieds le longueur.LES AFFAIRES \u2014 13 FÉVRIER 1962 Cet énorme barrage, de la hauteur du Mont-Royal, soit 650 pieds, d'une largeur de crête de 4000 pieds et d'un volume de 2,600,000 v.cu.de béton créera un réservoir de 5009 milliards de pieds cubes s'étendant sur une superficie de 800 milles carrés.Barrant la rivière Manicouagan à 135 milles au nord de Baie Comeau, ce gigantesque ouvrage à arches multiples avec contreforts sera construit dans une gorge dissymétrique.Ses huits turbines installées sous la voûte centrale fourniront 4,000,000 ch.lorsque les travaux d'aménagements seront entièrement terminés et que la centrale fonctionnera à son maximum.rantit notablement la résistance au glissement.En ne prolongeant pas la voûte centrale jusqu\u2019en haut, on obtient ainsi une crête rectiligne, ce qui permet le passage d\u2019une route et donne à l\u2019ensemble une rigidité supplémentaire.Enfin, du point de vue aspect, la crête rectiligne ne dérange pas l\u2019harmonie grandiose du site.Le jeu des coffrages On n'\u2019utilisera qu\u2019un même jeu de coffrages glissants pour la mise en place du béton.Les parements seront coffrés avec des panneaux assemblés entre eux par boulons et mis en forme au moyen de raidisseurs.Le raidis- sage vertical sera fait de montants a consoles d'échafaudage.La hauteur de coulée sera normalement en masses de 45 pieds de longueur et 5 pieds de hauteur.On noiera des serpentins réfrigérant pour évacuer la chaleur d\u2019hydratation des coulées épaisses, lorsqu\u2019il faudra tenir les déblais.Le ciment prescrit à 650 cal/gr est d\u2019un type à faible température d\u2019hydratation qui n\u2019est pas de fabrication courante au Canada.Les quantités colossales requises \u2014 | million de tonnes \u2014 justifient les modifications nécessaires qu\u2019il faudra apporter aux cimenteries Jocales qui fourniront le ciment.Les panneaux de coffrage seront maintenus en place au moyen de boulons repris sur des ancrages noyés dans le béton des coulées précédentes.La manoeuvre de levage se fera sans aucun démontage en travaillant en cantilever, Pour les joints de reprise verticale on glissera une lame d'étanchéité en cuivre du côté amont et en caoutchouc du côté aval.L'espace vide entre les deux éléments sera obturé de coulis injecté par une canalisation noyée dans le béton au fur et à mesure des coulées.Ce dispositif d\u2019étanchéité a pour objet d'éviter le res- suage ct les fuites durant la mise en eau du barrage.Les installations du chantier consisteront dans une usine de dosage des agrégats et une centrale à béton de 400 V/cu/h entièrement automatique.Un blondin géant à trois câbles porteurs de trémies de 8 V/C transportera le béton aux coffrages à partir d'un silo alimentateur desservi par wagonnets basculant automo- torisés.Le contrôle de qualité du bé- ton se fera à partir d\u2019un laboratoire équipé des instruments d\u2019essai les plus récents; presse pour les tests de résistance à la compression et à la {traction sur éprouvettes de prélèvements de LES AFFAIRES \u2014 13 FEVRIER 1962 16\u201d x 16\u201d x 56\u201d, Plus de 3 000 sondes seront noyées dans les masses de béton et seront reliées à des cadrans de lecture pour indiquer les comportements mécaniques du béton.Un réseau de dilatomètres à trépieds optique de haute précision enregistrera les déformations structurales.Toutes ces statistiques seront en- régistrées et guideront les projeteurs des aménagements ultérieurs, L'installation de broyage, criblage stockage et lavage des agrégats est axée sur un matériel pouvant produire au rythme de 400 tonnes à l\u2019heure une échelle gra- nulométrique de %\u201d à 6\u201d.La quantité globale requise est de! 5 000 000 de tonnes.Cette installation est située sur la rive gauche, où se trouve une excellente carrière et l\u2019espace suffisant pour les six aires de stockage au-dessous desquelles un collecteur souterrain alimentera automatiquement l\u2019usine de dosage au moyen d\u2019un tapis roulant.La dérivation provisoire Pour permettre l'assèchement de la fouille dans le lit de la rivière, deux galeries de dérivation provisoire ont été percées à travers la falaise rive droite.Leur exécution s\u2019est faite très rapide- Ci-haut, une équipe travaille au forage, à l'emplacement d'une route en construction, Ce forage à été réalisé avec des marteaux perforateurs à la main avec fleurets d'un pouce et demi, dans du roc constitué surtout de granit.On chargeait de huit livres d'explosifs les trous de forage de 16 pouces.En bas, une vue de l'aménagement des habitations, camps modernes, spacieux et confortables qui permettent aux équipes de se loger sur le chantier même.PAGE 9 ment, grâce à une méthode de tunnelage mise en oeuvre pour la première fois en Amérique du tête de chacune d'elles des van- | nes-pertuis.; | ! Quant au déversoir La retenue de Manicouagan 5 est l'ouvrage clef de l'aménage- propre-| ment d\u2019ensemble du réseau hy- Nord.Commencées en mai, ces ment dit, il sera aménagé sur lu|drographique de Manicouagan.rive droite, contournera I'immen-1 En effet, pour tirer le meilleur deux galeries ont permis la dérivation des eaux de la Manicou- agan en décembre 1961, étape importante dans l'avancement des | travaux.Ces deux dérivations, longues de 2200 pieds et 47 pieds de diamètre, sont sans blin- se barrage pour rejoindre le cours normal de lu Manicouagan a 1 mille en aval du canal de | fuite.Le schéma hydraulique est donc très simple malgré ses dimensions gigantesques, 11 présen- dage.Elles constituent des Oou-!te le triple avantage de a) confé- vrages importants et dispendieux rer une grande sécurité de rete- dont l'abanden en fin de chan- nue avec déversement de mise tier est à éviter, Aussi les utili- en eau par le fond branché sur scra-t-on, suivant le système clus-:la dérivation provisoire, b) dimi- sique, comme déversoir de fond.nuer les pertes de charge, c) sup- A cet effet, on aménagera à la primer la cheminée d\u2019équilibre.Afin qu'ils puissent travailler plus à leur aise, les ouvriers sont hissés sur un immense plateau porté par une grue géante.Ce plateau est élevé ou abaissé au fur et à mesure des besoins.Pour percer deux galeries de dérivation provisoire dans la falaise, il a fallu inciser un immense front de taille.On voit ici, sur le plateau, des équipes en train d'écailler la paroi des blocaux dangereux.PAGE 10 parti énergétique des eaux captées derrière la retenue, il sera possible de lui adjoindre un équipement d'aval aussi complet que possible puisque chaque pied-cu- be stocké produira quatre fois plus s\u2019il est turbiné sur l'ensemble de la dénivellée jusqu'au fleuve.En d'autres termes, il fallait associer à Manicouagan 5 l\u2019aménagement intégral de tout le réseau hydrographique Manicoua- gan-Aux Outardes.Le tableau ci-après donne une idée de son importance énergétique : | t Manicouagan 5 1 550 000 chute de 505 pieds Manicouagan 3 1 050 000 chute de 310 pieds Manicouagan 2 1 100 000 chute de 240 pieds Manicouagan Power Co.Ltd.580 000 chute de 124 pieds Chutes Aux Outardes 410 000 chute de 425 pieds Qutardes 58 700 000 chute de 425 pieds Outardes +5 745 000 chute de 425 pieds 6 130 000 ch.L\u2019état des travaux On a prévu un programme d'exécution des travaux avec des effectifs moyens de 3800 hom- nes.Plusieurs d'entre eux devront séjourner sur les lieux de 5 a 10 ans.En plus de baraquements spacieux el confortables, on a prévu l\u2019aménagement d'une cité champêtre au bord d'un jac splendide, près de l'aéroport.L\u2019approvisionnement du chantier se fait par une route aménagée sur une distance de 135 milles entre Baie Comeau et le chantier de Manicouagan 5.Cette route a été congue pour répondre aux exigences sévères du transport lourd.Un pont de 100 tonnes de portance, enjambe la Ma- nicouagan entre Baie Comeau et Manicouagan 2.Cet ouvrage de 750 pieds de long a une travée centrale de 350 pieds.Un réseau micro-onde établit les communications avec l\u2019extérieur.Deux lignes aériennes des- : servent l\u2019aéroport, qui dispose d'une piste de 5 500 pieds pour l'atterrissage des gros avions, .Un quai de 750 pieds a été ajouté aux aménagements portu-, aires de Baie Comeau afin d'y\u2019 décongestionner le trafic maritime.Conclusion La réalisation de ce projet, qui s'échelonnera sur une période de dix ans, entraînera des investissements de plus de $144 milliard.Elle fera plus que doubler la puissance du réseau de l\u2019Hy- dro-Québec en la faisant passer de 21,5 à 54,5 milliards kilowattheures.En même temps qu\u2019elle s\u2019applique à résoudre d\u2019innombrables problèmes de construction et qu\u2019elle met en oeuvre les techniques les plus modernes, l\u2019'Hydro-Québec apporte aux secteurs commercial, industriel et professionnel Un essor sans pré- cédent.Tous et chacun sont donc | appelés plus ou moins directement à participer aux importants projets d\u2019équipement économique qu\u2019entraîne l\u2019essor prodigieux de I'Hydro-Québec.Consciente du rôle qui lui échoit, celle-ci n'a rien ménagé pour mener à bien dans un délai relativement court l'établissement de l'un des projets les plus vastes du monde entier.Dans une entreprise de cette ampleur, les conceptions de la Commission hydroélectrique de Québec ne pouvaient que faire la synthèse des intérêts économiques de la province de Québec.Mani- couagan 5, le troisième plus important réservoir au monde, est, à ce point de vue, l\u2019indice le plus éloquent du dynamisme de notre personnalité.i | En gros plan, les bouches de tunels de dérivation provisoire des eaux de la manicouagan que l'on est à percer afin d'assécher la lit où l'on procèdera à la fouille (nettoyage avant de couler le béton).Le batardeau d'asséchement que l'on voit à droite, à l'arrière plan, est fondé sur un voile d'étanchéité fait de béton moulé à plus de 250 pieds dans un terrain aquifère.Du coulis injecté entre les colonnes forme un voile transversal d'étanchéité.Cette photographie donne une idée des eaux turbulentes de la rivière Manicouagan qui obligent à de nombreuses précautions lors de la construction du bâtardeau.On voit ici un pont Bailey qui relie les réseaux de pistes de terrassements des versants.LES AFFAIRES \u2014 13 FEVRIER 1962 COMMERCE Une nouvelle succursale des magasins Faucher, de Montréal, a été inaugurée au mois de janvier, à Ville St-Michel.Le magasin, dont on voit la façade, couvre une superficie de 40,000 pieds de plancher sur deux étages.Ci-contre, de gauche à droite, le maire de Ville St-Michel, M.Maurice Bergeron, M.André Briand, administrateur des magasins Faucher et M, Gilles Faucher, réunis pour l'annonce officielle de l'ouverture du nouveau magasin.Consommation stationnaire au Canada et aux Etats-Unis.Nous devons orienter notre commerce du papier vers l'Europe occidentale On prévoit que les besoins mon- ! d'hui à les servir, à connaître Il y aura, a noté M.Fowler, Sauf en ce qui concerne la Grande-Bretagne, Les exportations canadiennes ont augmenté au cours du dernier trimestre de 1961 Les exportations du Canada ; vers la Grande Bretagne au cours \u2018du troisième trimestre de 1961 | | \u2018atteignaient à peu près le même! niveau qu\u2019un an plus tôt, mais |les livraisons à destination des autres pays du Commonwealth | ont baissé de 6.6 pour cent.; Dans l\u2019ensemble, toutefois, les \u2018exportations pour la même pé- | riode ont été les plus élevées d'aucun trimestre, atteignant $1,539,- | 500,000, selon les statistiques publiées par le Bureau fédéral de la statistique.Ce chiffre représente une avance de 3.4% sur juillet-septembre 1960, et elle | continue la hausse et la hausse amorcée au cours du second trimestre de 1961 se continue de ce fait.Les avances ont été particulièrement remarquables dans le cas des expéditions vers les pays d'outre-mer, acheteurs de blé entier et de celles vers les Etats- Unis dont les importations accusent une hausse de V.Les livraisons au Royaume-Uni atteignaient à peu près le même niveau qu'un an plus tôt, mais celles à destination des autres pays du Commonwealth ont baissé de 6.6 p.100.Les exportations vers tous les pays en septembre 1961 se sont établies à 5516,900,000, augmentation de 19.3 p.100 sur tout à destination de l'Europe occidentale, de l'Asie ct de l\u2019Amérique Latine.l'accroissement des exportations vers les Etats-Unis durant le troisième trimestre n\u2019a pas suffi à contrebalancer la perte subie au cours du premier, de sorte que le total des neuf mois | était légèrement inférieur à celui de l\u2019année précédente.Les expéditions vers la Grande-Breta- gne, en janvier-septembre 1961, étaient inférieures de 1.3 p.100 a celles d'un an plus tot, et celles a destination des autres pays du Commonwealth, de ! p.100.La part des exportations de chacune des régions économiques a varié considérablement durant les neuf premiers mois de 1961, celles des Etats-Unis fléchissant à 53.4 p.100 (57 p.100 un an plus tôt), celle du Royaume-Uni, à 16 (17.2) p.100, celle des autres pays du Commonwealth, à 5.7 (6.1) p.100, mais celle des autres pays avançant à 24,9 (19.7) p.100.La proportion de toutes les exportations à destination de l\u2019Europe occidentale à monté à 11.2 p.100, les expéditions vers l\u2019Asie, à 7.1 p.100, celles vers l\u2019Amérique du Sud, à 2.4 p.100.celles à l'Amérique centrale, à 1.9, et celles à l\u2019Europe orientale, à 16.diaux de produits de papier et de, carton seront doublés en 1975, ce qui représente une augmentation de plus de 60 millions de tonnes sur le marché des produits finis, | sur ce qu'ils étaient en 1960.Pour cette raison, les producteurs canadiens de papier journal devraient se tourner dès maintenant vers les marchés de l\u2019Europe occidentale, apprendre dès aujour- leurs besoins pour être en mesure | suraccroissement considérable de d'y satisfaire adéquatement lors-! la demande sur les marchés nord- | que viendra cette demande pour les produits canadiens.Et elle viendra, a soutenu le président de l'Association canadienne des Pâtes et Pupiers, M.Robert MacLaren Fowler, dans un discours qu'il | prononçait dernièrement à Mont- LIMI DESSINATEURS - FOUNDEURS TÉE | réal.- FABRICANTS DE MACHINES DE QUALITE DEPUIS 1873 J.A.FORAND Président et Gérant Général BUREAU-CHEF ET ATELIERS, PLESSISVILLE, QUE.PAUL M.FORAND Gérant Général des Ventes Peinture 3 CENTRE DE COULEURS GROS ET DETAIL Benjamin MOORE paints Koger Rouleau WHOLESALE AND RETAIL Succursale \u2014 Branch Suceursale \u2014 Branch 4693, rue Charleroi St.5140, rue Beaubien St.DA.2-5470 CL.4-9401 WAY Flat COLOUR CENTRE médicamenteuses POUR LES YEUX SOULAGE la fatique des yeux, RAFRAÎCHIT et STIMULE la peau tendre autour des yeux où la fatigue et la fension sont susceptibles de paraître.Aussi OPTREX EN FLACON (POUR LES BAINS D'YEUX) Chez votre pharmacien OvTrex \u2018le bien-être des yeux\" OF.21 LES AFFAIRES \u2014 13 FÉVRIER 1962 américains, mais il précise que la consommation au Canada et aux Etats-Unis a déjà atteint un niveau très élevé.Aussi, estime-t-il que la demande y évoluera à un rythme modéré.déterminé par l'augmentation de la population et Un accroissement ralenti de l'activité économique.Dans les régions moins développées de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique du Sud.le rythme d'augmentation sera beaucoup plus rapide.Mais là, le Canada aura a faire face a de sérieuses difficultés monétaires.Le président de l\u2019Association souligne que ces pays, bien qu'ils aient des besoins grandissants en matière de pâtes et papiers.ne peuvent trouver suffisamment de monnaie étrangère pour importer ce dont ils ont besoin.M faudra donc qu'ils remplissent une grande partie de leurs besoins à l'aide de nouvelles industries locales, et M.Fowler espère que les producteurs cana- cer à participer à ces développements dans l'univers entier.Si les producteurs canadiens ne le font pas, d'autres le feront et le Canada cessera, comme l\u2019a noté M.Fowler, d'être la figure dominante dans l'industrie mondiale des pâtes et papiers.Mais, à toute fin pratique, c'est du côté de l'Europe que le Canada doit chercher son commerce d'exportation.même si pendant quelques années il devra faire face à une concurrence serrée, M.Fowler a souligné que I'Europe aura besoin, avant plusieurs années, de grandes quantités de pâtes et papiers, non seulement en raison de l\u2019augmentation de sa population, mais aussi parce que de plus en plus les échanges commerciaux amènent les produits à être expédiés de plus en plus loin, ce qui nécessite des emballages particuliers provenant des pâtes et papiers.diens pourront bientôt commen- | un an plus tôt.Au cours des neuf premiers mois de 1961, les exportations ont touché un nouveau sommet ($4,145,500,000), hausse de 6.4 p.100 sur un an plus tôt.La principale augmentation est celle des expéditions vers les pays d'outre-mer (34.9 p.100), sur- Le niveau moyen des prix des exportations ne s\u2019est élevé que légèrement à cause de faibles différences au cours des six premiers mois; par conséquent, la valeur accrue tenait en grande partie à l\u2019avance du volume physique des exportations, LAURION ÉQUIPEMENT LTÉE Montréal \u2014 5300 rue Ferrier Téléphone REgent |-3644 Québec \u2014 275 rue Lee Téléphone LA.4-2465 WARWICK, P.Q., TEL.: 358-2022 7487, 18e AVE, VILLE ST-MICHEL, TEL.: 725-4725 Ligne directe - Montréal-Warwick : 861-3450 ST.HYACINTHE Succursales : Usines : VOLCANO Lo chaudière utilisée partout au Canada * CONÇUE ET FABRIQUÉE ENTIÈREMENT AU CANADA par VOLCANO LIMITEE QUEBEC \u2014 TORONTO Siège social: MONTREAL PAGE I! M.P.B.Reid: La Bourse Canadienne stimule par ses initiatives, l'essor de notre industrie minière Dans un discours prononcé à l\u2019occasion de lu réunion annuelle des membres de la Bourse canadienne, M.P.B, Reid, président du bureau des gouverneurs, a illustré l'importance du rôle que jouent nos Bourses dans l'industrie minière en particulier.ll a de plus invité à nouveau les compagnies québécoises à s'inscrire en Bourse.signalant les avantages que l'inscription de titres de compagnies industriel du type industriel jouera un rôle plus en plus prépondérant dans lu croissance même des entreprises, puisque les capitaux nécessaires à l'expansion seront disponibles plus tôt.L'année 1961 a dit M.Reid, à témoigné d'une activité accrue de l\u2019industrie minière du Canada, surtout dans les régions du Québec, de l\u2019Est du pays, et de la Colombie-Britannique, Il en a résulté une augmentation sur notre Place du volume des transactions sur les titres de sociétés qui exploitent les ressources naturelles.L'aspect géographique de cette activité minière est de la plus haute importance pour la Bourse Canadienne et pour la communauté financière de Montréal.Si maintenant nous nous re- pétrolières, et 11 du type industriel.En même temps que nous lancions notre campagne d'inscription.nous avons déclaré qu\u2019il BOURSE était de notre intention de réduire | Aussi est-il tout indiqué que cette le nombre des valeurs négociu-| tendance se poursuivra au cours bles à la section non-officielle de des années à venir.la Bourse.En tout, 46 valeurs furent rayées de cette dernière section.Les nouvelles inscriptions en 1961 ont atteint un nombre record, et il est particulièrement intéressant de noter avec quel enthousiasme les sociétés industrielles québécoises dites d'avenir ont accueilli notre invitation d'inscri- ire leurs titres en notre bourse.Nous continuerons d'envisager les demandes d'inscriptions d\u2019une manière constructive en leur accordant notre coopération la plus complète.Nous profiterons aussi de notre réunion pour lancer encore une fois notre invitation aux sociétés de taille moyenne du Québec de venir nous consulter sur la possibilité d'inscrire leurs titres en notre bourse.Je suis certain que nous consentirons à étudier avec eux des problèmes et des responsabilités de la cote.Les avantages de la cote du point de vue d'un financement public et de celui de l'expansion rapide de l\u2019entreprise sont évidents.Cependant nombreux sont ceux qui croient.erronément il s'en faut, que les conditions d'inscription sont plus onéreuses qu'elles ne sont vraiment.portons a 1926, année de fonda-! tion de notre Bourse, et que nous envisageons les années depuis, nous ne pouvons que nous montrer très satisfaits du service rendu aux sociétés minières et pétrolières qui ont inscrit leurs titres chez nous, Aujourd\u2019hui même, la majorité des valeurs inscrites à notre cote sont des valeurs de sociétés minières et pétrolières et l\u2019intérêt que portent les épargnants à ces titres est pour nous d'une grande impor- tunce, Toutefois, la politique de la Bourse, arrêtée surtout depuis 1961, est de faire mieux connaître les services rendus par voie d'inscription en notre bourse à ces sociétés de taille moyenne du type industriel .tout autant qu\u2019aux sociétés minières et pétrolières.Ces efforts ont connu un succès considérable, et il n'est pas, je pense, trop tôt pour prédire qu\u2019il y aura de nombreuses additions à la liste de nos valeurs au cours de l\u2019année nouvelle, Nos services d\u2019information ont disséminé à travers toute la province des précisions quant aux bénéfices qu\u2019une société pouvait retirer en vertu d\u2019une inscription à la cote.L'industrie québécoise s'intéresse de plus en plus à la finance publique, et subséquemment, à l\u2019inscription en notre bourse.Dans lc contexte du développement économique régional et national, l'inscription de titres de compagnies du type industriel jouera un rôle plus en plus prépondérant dans la croissance même des entreprises, puisque les capitaux nécessaires à l\u2019expansion seront disponibles plus tôt.Les virements des titres miniers et pétroliers ont atteint 102 millions d'actions, soit plus du double de ceux de l'exercice pré- cédent.Le dernier trimestre a témoigné d'une très grande activité, le volume au cours de ces trois mois étant 90% de celui des neuf mois précédents.C'est le 17 novembre que nous avons enregistré le plus fort volume quotidien, soit 2,084,900 actions, depuis le 19 avril 1956.Le nombre important des nouvelles inscriptions atteste de l'efficacité de cette campagne.En tout il v a eu 31 nouvelles inscriptions.dont 19 sont des va- leurs de compagnies minières ou PAGE 12 Janvier 1962.en la cité de Montréal, au choix du détenteur.£100,000 com portant pric Consultation juridique: Obligations à 20 ans LEUR LIVRAISON, AINSI ( NOUVELLE ÉMISSION $60,000,000 Obligations Série \u201cAD\u201d de la Commission hydroélectrique de Québec 5\u2018.à 6 ans avec fonds d\u2019amortissement, échéant le ler mars 1968 (Non eachetables par anticipation) 5!,\u2018, à 20 ans avec fonds d\u2019amortissement, échéant le ler mars 1982 (Rachetubles le où après le ler mars 1980! Datées du ler mars 1962 Capital et intérêt garantis sans réserve par la Province de Québec Dex fonds d'amortissement minima seront prévus connue suit: (iy obligations à 6 ans cette catégorie pour chacune des années 1963 à 1967 inclusivement : vette catégorie pour chacune des années 1963 à 1967 inclusivement et 266 de lu somme total émise dans cette catégorie pour chacune des années 1968 à 1981 inclusivement aussi longtenips qu'il restera de ces obligations en cours.Le capital et les intérêts seme-annuels (er mars ct ter septembre) sont payables en monnaie légale du Canada à toute succursale au Canada (sauf aux succursales dans le Grand Nord) des banques désignées dans les obligations, ou au siège soctat de la Commission Les obligations à coupons sont émises en coupures de $1,000, 10,000, 825,000 et lège d'ennatriculation quant «u capital seulement et disposition montant total égal en capital of des mêmes série et échéance.obligations à 20 ans sont rachetables par anticipation, au gré du MAL Holden, Hutchison, Cliff, Me Master, Ueighen & Minnion MM.Létourneau, Stein.Johnston, Leahv, Marseille & Price Sur demande, nous adresserons un prospeetus officiel, contenant des précisions sur la dette renseignements d'ordre financier.PRIX: Obligations à 6 ans 100.00 pour rapporter 5.00\u2018; 99.50 pour rapporter approximativement 5.54\u2018/, plus l'intérêt couru dans les deux cas.NOUS NE RECEVRONS LES SOUSCRIPTIONS QUE NOUS RÉSERVE DE REJET OÙ RÉDUCTION, NOUS RÉSERVANT LE DROIT DE CLORE LA SOUSCRIPTION EN TOUT TEMPS ET SANS AVIS.NOUS COMPTONS QUE LES OBLIGATIONS EN FORME DÉFINITIVE SERONT PRÊTES POUR LIVRAISON LE OU VERS LE ter MARS 1962.L.G.Beaubien & Cie Limitée Royal Securities Corporation Limited René-T.Leelere.Incorporée Mills, Spence & Co.Limited McLeod, Young.Weir & Company Limited Bell.Gouinlock & Company.Limited Nesbitt.Thomson and Company.Limited Collier.Norris & Qui Harris & Partners Limited Geoffrion.Robert & Gélinas.Ine.Burns Bros.& Denton Limited Mead & Co.Limited MaceTier & Co.Limited Midland Securities Corpn.Limited Cochran.Murray & Co.Limited James Richardson & Sons La Corporation de Prêts de Québere J.E.Laflamme Limitée Bartlett.Cayley & Company Limited Morgan, Ostiguy & Hudon Ltd.Graham, Armstrong Securities Ltd.Garneau, Boulanger Limitée J.T.Gendron Ine.Hamel.Fugère & Cie.Limitée Grant Johnston & Co.Limited R.A.Daly & Company Limited J.Lo Graham & Company Limited Molson & Company Limited Fry & Company Limited Gaston Laurent Ine.Forget & Forget Limitée nlan Limited NOUS OFFRONS, POUR NOTRE COMPTE, CÉS OBLIGATIONS SOUS RÉSERVE DE LEUR ÉMISSION KT DE QUE DE L'APPROBATION DE NOS AVOCTFS CHDESSUS DÉSIGNÉS, RELATIVEMENT À L'AUTORISATION, LA FORME ET L'ÉMISSION DES OBLIGATIONS! A.E.Ames & Co.Limited Wood.Gundy & C Greenshields Incorporated Crédit Interprovincial Ine.W.C.Pitfield & Company.Limited Gairdner & Company Limited Equitable Securities Canada Limited Anderson & Company Limited Lagueux & DesRochers Limitée J.\u20ac.Boulet.Limitée Casgrain & Compagnie Limitée Bélanger Ine.La Maison Bienvenu Limitée Desjardins, Couture Ine.Clément.Guimont Ine.Société de Placements Ltée Mare Carrière.Limitée Grenier.Ruel & Cie Tne.Brault & Chaput Bankers Bond Corporation Limited Brawley, Cathers & Co.Crédit-Québee Inc.Oscar Dubé & Cie Inc.Fairclough Co.Limited Walwyn, Stodgell & Co.Limited H.©, Flood & Co.Limited Matthews & Company Limited John Graham & Company Limited Ramsay Securities Co.Limited Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources officielles, mais nous ne nous en portons pas varants.d'interchangeubilité contre coupures d'un Les obligations a 6 ans ne sont pas rachetables par anticipation.Les Ja Commission, en totalité muis non cn partie, sur préavis d'au moins 45 jours, le Ter mars 1980 ou à toute date subséquente, au pair plus l'intérêt couru of rmpayé à la date fixée pour le rach.190 de Ja sone totale édmise dans (il obligations 4 20 ans- 14, de la comme totale émise dans de ln Commission ainsi que d'autres mpany Limited Dominion Securities Corporation Limited LES AFFAIRES \u2014 13 FEVRIER 1962 La Banque d'Epargne hausse son actif à plus de $277 millions Le !15ème Rapport annuel de la Banque d'Epargne de la Cité ei du District de Montréal révèle les progrès considérables de cette institution au cours de l'année 1961, L\u2019actif global montre une augmentation de plus de $19,000,- 000 sur celui de 1960 pour atteindre le chiffre de $277,679,- 806.95.Des dépôts, pour leur part ont atteint $265,817,728 et sont en hausse de $18,673,000 soit l\u2019équi- Massey-Ferguson, Les profits sont a la hausse Massey-Ferguson Ltd, à vu ses ventes atteindre les $519,314,961 durant l\u2019exercice clos le 31 octobre 1961, soit $28,900,000 ou 6 p.cent de plus que celles de 1960.Ses profits ont augmenté de 16 p.cent, a $15,246,921, contre $13,154,944 soit donc l'équivalent de $1.13 l\u2019action ordinaire vs $0.97 cents.Les ventes sur notre continent atteignirent 36 p.c., et celles en Europe, 45 p.c.du total.Au dire de son président, M.W.Eric Phillips, les perspectives pour des recettes accrues semblent encourageantes, et il y a eu amélioration notable, au cours de la dernière période quinquennale, dans ses activités dans le monde.Rien ne sera négligé pour trouver de nouveaux produits.Une analyse de son actifs, se chiffrant par $507,930,- 021, révèle un fonds de roulement de $171,424,085, soit $4,- 100,000 de moins que précédemment.Ses disponibilités représentent 1.9 fois ses exigibilités.L\u2019entreprise dépensera $20,000,000 en dépenses de capital en 1962 vs $25,600,000 en 1961.L'équité par action ordinaire était de $15.02 vs $14.34.Mutual Life of Can.Nouveau sommet du chiffre d'affaires Les ventes de nouvelles assurances, vie ordinaire et groupe, par la Mutual Life of Canada ont accusé une hausse de 11 pour cent l\u2019an dernier pour marquer un nouveau record de $400,000,- 000.En fin d\u2019exercice les assurances en vigueur formaient la somme totale de $3,453,000,000.Dans son rapport aux actionnaires, M.E.A.Rieder, président, souligne que l\u2019actif de la compagnie l\u2019an dernier a augmenté de $49,000,000 au total de $722,000,000 et que les nouveaux prêts consentis sur hypothèques ont atteint $48,000,000.Au 31 décembre dernier, les placements de cette nature s\u2019élevaient à $336,000,000, soit 46.5 pour cent du portefeuille de la compagnie, Les versements aux bénéficiaires l\u2019an dernier se sont élevés à plus de $1,000,000 par semaine, dont 74 pour cent à des assurés ou bénéficiaires vivants.LES AFFAIRES \u2014 13 FÉVRIER 1962 valent de 7.56% sur le total de l\u2019année précédente.C'est là l'augmentation la plus considérable jamais enregistrée duns les annales de la banque.Les prêts hypothécaires se sont accrus de $16,477,000 et atteignent maintenant $69,794,384 comparativement à $53,316,917 l'année précédente, preuve de la grande demande pour ce type de prêts.Ceci reflète aussi l'intérêt et la participation de la banque dans l'expansion domiciliaire de FINANCE la région de Montréal, Les autres prêts accusent une augmentation de plus de $3,000,000.Les bénéfices nets de l'année ont atteint un nouveau sommet et s\u2019établissent à $1,009,240 soit une augmentation de 14.3% sur ceux de l'année 1960, ce qui représente $5.05 par action comparativement à $4.42 l'année précédente.L'assemblée annuelle des actionnaires de la banque avait lieu à son siège social hier, le 12 février.Après paiement des dividendes et d\u2019un boni de fin d'année aux actionnaires, une somme de $500,000 a été portée au Fonds de Réserve laissant ainsi une solde de $202,125 au compte des profits non répartis.Une étape importante, L'Assuranve-Vie Desjardins a rannoncé qu'elle commencerait à émettre ses propres contrats d'us- surance accident-maladie, L'as- surance-Vie Desjardins marque ainsi une étape importante de sa croissance continue.L\u2019excellente expérience de cette institution dans le service des groupes fait foi de ses possibilités dans le domaine de l'assurance accident-maladie.En effet, les plans d'assurance-vie collective et d'indemnité hebdomadaire de cet- L'Assurance-Vie Desjardins émettra ses propres contrats | d'assurance accident-maladie te entreprise ont connu tres rapidement la faveur du publie et on peut en dire autant sinon davantage des contrats d'ussurance-acci- dent qu\u2019elle met à lu disposition des parents pour la protection des écoliers et des étudiants.A la suite de lu décision qu'elle vient de rendre publique, l'As- surance-Vie Desjardins sera donc en mesure, dès le mois d'avril, de compléter ces plans par un service d'assurance accident-ma- ladie.LA BANQUE D'ÉPARGNE DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL.115¢ RAPPO RT ANNUEL BILAN GENERAL AU 31 DECEMBRE 1961 l\u2019habitation Au Public Divers.Dépôts.Fonds des Pauvres.\u2026.00\u20260< 40e ee ee es ea ee ee ae ae a ee a ae a eee nee Aux Actionnaires Capital versé.Fonds de réserve.ACTIF Autres espèces en caisse, dépôts dans d'autres banques et soldes dus par ces dernières.202004 0 2 LL LA LR A Re LA a LL Autres valeurs et actions canadiennes, n'excédant pas la valeur courante Prêts garantis, déduction faite des provisions pour pertes éventuelles.Prêts sans garantie, déduction faite des provisions pour pertes éventuelles Valeurs du Fonds des Pauvres Immeubles de la banque au prix coûtant, déduction faite des amortisse- A1 [ 5) 11 AAA AA AA ante eee rr eee star arenas ses ree rr Billets de la Banque du Canada et dépôts à la Banque du Canada et dans des banques à charte en monnaie canadienne Valeurs émises ou garanties par le gouvernement du Canada, n\u2019excédant pas la valeur amortie Valeurs émises ou garanties par les gouvernements provinciaux du Canada, n'excédant pas la valeur amortie Valeurs de corporations municipales ct scolaires du Canada, n'excédant pas la valeur courante Prêts hypothécaires assurés aux termes de la Loi nationale de 1954 sur Autres prêts sur première hypothèque, déduction faite des provisions pour pertes éventuelles EEE EERE EEE: Crees a eran ese ceases trees ae eases cst seer rrr e een recu eu 00 es en 0e S 21,013,907.62 12,048,003.19 33,262,908.47 70,911,031.30,823,343.78 17,591,282.29 10,033,167.35 59,761,216.47 7,280,563.46 7,669,372.93 180,000.00 7,000,000.00 105,010.05 $277,679,806.95 $265,817,728.12 180,000.00 979,954.27 S266,977,682.39 $ 2,000,000.00 8,500,000.00 202,124.56 34 10,702,124.56 COMPTE DE BÉNÉFICES NON RÉPARTIS Porté au Fonds de réserve.\u2026.\u2026.\u2026.220sa rase ae se na ca sea cu 000 Guy VANIER, Président EEE Bénéfices nets pour l'exercice financier se terminant le 31 décembre 1961, déduction faite des affections aux réserves latentes, à même lesquelles il a été pourvu aux moins-values du portefeuille et des prêts.Dividendes et boni aux actionnaires.Solde disponible.00000040e sea a ana ne a ea ere canne acces Solde reporté du 31 décembre 1960.TE Esse ets sete ees brs terrae een cee re renee sre s ses ree aes Solde au 31 décembre 1961.voeeererserorevrerreenrorsosessssssersonsasencessnees $ ANTONIO RAINVILLE, Directeur Général $277,679,806.95 $ 1,009,240.07 510,000.00 499,240.07 202,884.49 702,124.56 500,000.00 202,124.56 PAGE 13 Depuis un an, La cote montréalaise est diffusée vers l'Europe BOURSE i que la demande pour la retransmission des cours de la Bourse de Montréal soit venu en fait de l'étranger.La première suggestion en avait été faite par l\u2019attaché commercial du Canada à Bruxelles, en Belgique, lors d\u2019une réunion à Ottawa de nos attachés commerciaux sous l'égide de M.Hees, ministre fédéral du Commerce.gnies canadiennes sont, en effet, inscrites à la cote de maintes bourses européennes.Devant l\u2019intérêt croissant manifesté par les investisseurs européens, il n\u2019était que tout naturel de penser au moyen le plus rapide et le plus direct de communiquer avec eux, la radio, et par voie de conséquence, la Service international = Vara gl do De nombreuses compa- | de Radio-Canada.LES CONDITIONS D'INSCRIPTION A LA BOURSE OFFICIELLE A l'occasion de la réunion annuelle des membres de la Bourse Cuna- dienne, M.P.B.Reid a énoncé les conditions d'inscription à la Bourse qui sont, a-t-il précisé, beaucoup moins onéreuses qu'on ne le croit souvent.Une inscription sur une bourse officielle est possible pour toute société bien dirigée.Les conditions d'inscription peuvent, selon M.Reid, se résumer ainsi : ® Les frais payables par une société de taille moyenne ayant moins de 500,000 actions en cours, se montent à $1,000.Les frais Jdim- pression de la demande d'inscription et un montant annuel de $100.00 sont les seules autres obligations de l'entreprise, ® En ce qui concerne le nombre minimum d'actionnaires de l'entreprise, nous sommes prêts à accepter un minimum de 100 à 150 actionnaires, nombre que toute compagnie peut facilement atteindre.© Les conditions financières varient selon le type de valeurs et le stade de développement atteint ou projeté par la compagnie.Nous tenons à assurer toutes les compagnies demanderesses que chaque demande est étudiée selon son mérite propre, et reçoit toute notre PI x ST I WET REE ES FY Ce montage photographique illustre la diffusion quotidienne sur ondes courtes par le Service international de Radio-Canada des cours de la Bourse de Montréal aux auditeurs d'expression anglaise, française, allemande et espagnole à travers le monde, Mlle Claudette Boisvert, de la Bourse de Montréal téléphone les cours du jour aux services ullemand, anglais, latino-américain, et français.H y a un an, à savoir le 30 niers aux studios, qui se trouvent janvier 1961, le Service interna- dans l'immeuble de Radio-Cana- tional de Radio-Canada commen- | da, rue Dorchester, à Montréal.çait à diffuser vers l\u2019Europe les Cet immeuble est relié par lignes cours de clôture de la Bourse de terrestres, d\u2019une longueur d'envi- Montréal.Le succès qui a cou-|ron 600 milles (ou 1000 kilo- ronné cette aventure la justifie.mètres) aux deux émetteurs d'on- Chaque jour, vers quatre heu- des courtes de 50 kilowatts de res de l\u2019après-midi, les cours sont Sackville, dans le Nouveau-Bruns- communiqués par téléphone aux wick.quartiers généraux.puis ces der- 1! est intéressant de remarquer considération.Emprunts collatéraux Les emprunts collatéraux, contractés par les firmes membres des Bourses de Montréal et Canadienne, se chiffrèrent pour décembre 1961 a $43,393,374.00, au regard de $40,830,665.00 en novembre 1961 et comparativement à $24,954,895.00 en décembre 1960.® la demanderesse fournit des états financiers vérifiés.La plupart des entreprises reconnaissent l'importance d'une analyse complète et d'envergure de leurs opérations comme aide a la direction.BOURSE CANADIENNE Abolition de la section non-officielle Depuis le ler février 1962, la section hors-liste de la Bourse Canadienne à cessé d\u2019exister, selon ce que le Comité de Régie de ce marché vient de décréter.Cette décision constitue le dernier pas dans la mise en pratique d\u2019une politique préconisée anté- Sommaire des transactions de cette semaine à la Bourse de Montréal \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE Ventes Haut Bas Frm.Haut Bas Ventes Abitibl 11044 43% 402 43% 43% 38% Col.Cell.600 Abitibi pr 105 24% 24% 24% 25% 24% Comb.Ent.1430 Acadia Atl.800 132 \u2014 \u2014 13/3 122] Con.M.S.7260 Acadia Atl.\"A\" 100 23% \u2014 \u2014 23% 222 Con.Glass 385 Algoma 6436 5lVa 49% SV SlVa 4734| Coronation 415 Aluminium 14643 29 20% 2835 29% 27% Cr Cork 25 Aluminium 1 pr 5 2 \u2014- =- 3 3 Cr.Zell.\"A\" 125 Alur 2pr 420 4914 49 49 49/3 48%] Crush Int.2650 Angle T.44 pr 180 46 45 45 486 43 Dist, Seag.6760 Angle T.pr 2.90 165 53 \u2014 \u2014 5 52 Dome Pete 11425 Argus 2.50 pr 55 50% 50Va 504 53 502] Dom, Bridge 25430 Argus 2.60 pr 55 534 \u2014 \u2014 53h 52V,| Dom.Corset 100 Asbestos 5450 35 34 3444 352 33/2] Dom.Fndry 1669 Atlas Steel 2480 30v2 30 30 30% 28% Dom.Glass 820 Bailey S.5 p 0 23 - \u2014 3 22 Dom.Glass pr 30 sailey 3 sah \"or 700 26 252 252 26 247s Dom, Steel 7100 3ank Mont.5007 71% 70V2 70% 752 683 Dom.Stores 10420 dank Nova S.542 78% 78 78 83% 77 Dom, Tar 15449 anque Can.N 1535 79 78 78/2 82 77 Dom.Text.4065 3anque Pac.C.6082 514 49% 51 51 48 Donohue 1690 anque Pac.Cris 5673 495 640 695 695 610 Dow Brew, 455 ath, P, 325 1814 18 18a 17v2| Du Pont 2958 ath, P.\u201cA\u201d 1351 5312 53 5312 55 53 Eddy M.225 ell Phone 8760 57% 57% 57% 58% 56 Eddy P 100 3owater 5 pr 360 5 51 51 s 5 Electrolux 580 Bowater 508 4 \u2014 7 éla| Enam.pr \u201cA\" 100 Bowater Mer.pr 1050 52 51% 52 52% 51 Fam.Play 1330 razil 8260 345 320 345 360 320 F lesiwood 2760 Am.Bank 25 40 \u2014 \u2014 60 5 Ford U.S.25 \u2018A.Oil 4621 3éVa 3554 36 37% 34H Endin.645 .C.Forest 3285 1334 12% 13% 13 12 Fraser 6580 Pow.21586 16/4 15% 16Ya 16% 15/4] Fr.Pete pr 900 \u20ac Phone 2567 54% 537 54% S54va 51 Frosst \"A\" 1400 rockville pr 400 8% \u2014 10 87 Gatineau 2045 rown.689 142 14% 142 142 74 Gatineau 5% pr 240 Bruck \u2018\u201cB\u2018\u201d* 100 270 - - = Li Gen.pynam.210 Build, Prod, 00 34 \u2014- \u2014- 37 33 Gen.Mot.C.Bulolo 100 790 \u2014 \u2014 70 70 G.L.Paper 3032 Burr.A pr 50 MW \u2014 = 8% 8% Handy Andy 3 Cal.Pow, 3540 25% 25% 25 25a 24 Handy Andy wt 1 Cal.Pow.5 pr 50 102 101% 101% \u2014 \u2014_ ardee 200 Can.Cem.2824 31 30 31 3134 28 Holt.Ren.150 Can, Cem, pr 1003 29 \u2014 \u2014 292 29 Home \"A\" Can.Dom.Sug, 589 25% 25V4 25% 25% 24%8| Home \u2018\u2018B*\u2019* 5950 Can.| Fndry 1010 23 2% 222 23 22 Horne Pf.650 Can, Malt, 135 ma 77 7642 77V2 74 Smith pr 1000 Can, $.L.1050 61 58 61 822 55 Hod s Bay Co.3041 Can, S.L.pr 132 \u2014 \u2014_ 13% 13 ud.Bay 2760 Can.A.E 1285 2444 24% 24% jmp.Qil 7824 Cdn.Brew 5684 59% 57% 59% 614 57% , Tob.3746 Cdn.Br.Alum, 350 1 1042 10% 11 sa in \"Accep.24565 Cdn.Bronze 645 19 = \u2014 19% 1 Ind.Accep.2.25 pr 440 Can.Can.\u2018\u2019A\u2018* 1442 \u2014 14/2 14V,| Ind.Accep.2.75 pr 150 Cdn.Celan.1877 34% 33% 34% 35 Ind Accep.4.50 pr 95 Can.Celan, t.75 pr 725 3644 \u2014 \u2014 3842 36/2} Inglis 100 Cdn.Che 1350 2 64 62 6% 6 infand C.pr 200 Cdn, Frbks \"A\" 1620 10% 10 11 9% Int.Nickel 11524 Cdn.Frbks \u2018\u2019B\u2018* 525 7% 7% 7V2| Int.Pap.1931 Cdn.Husky 17340 8% Ve 84 6 Int, Util, 3190 Cdn.Hydro 452 147% 14% 14% 142 13/21 Int.Util.pr 1560 Cdn.Imp.Bk.C.4317 69 872 69 72% 67 Inter.P.L.2010 Cdn.«.L, 1910 1434 142 142 16% 144] ro.G, pr 325 n, I.Pow.1850 132 13% 134 Jamaica P.8.no Cdn.|, Pow.pr 1648 3842 37% 38/4 382 37% Labatt 1352 Cdn.Marconi 850 5Ve 5% 5Va 6% 5% Laura Sec, 300 Cdn 1607 312 31 314 35 302 Laura Sec.Fin.\u2018\u2019A\u2019* 1569 Cdn, Pac, R.8041 26% 26% 26% 27Va 252) Laura Sec, 1.40 pr 70 Cdn.Pet, pr 7373 13% 12% 13% 12% 12 Laura Sec.2.00 pr 10 Cdn, Vickers 5 a - TA 2 Laura Fin.6.25 pr 100 Cockshutt 475 15% 15% 15% 15] Lawis 15 Coghiin 500 450 450 40 ww\u201d 420 Loeb, M.325 PAGE 14 \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE Haut Bas Frm.Haut Bas 395 385 385 400 385 1434 14V2 1434 15/4 M 23% 22% 231 25 2134 8 27/2 28 30 27% 9% \u2014 - Nn % 82 \u2014- = = - 245 \u2014 \u2014 23 22 82 84 84 8% @ 49% 47% 482 49% 44h 14% 13%2 1342 15% 13Va 26% 24V4 28s 267 24 182 \u2014 \u2014_ 19 18% 63% 62V2 63% 66/4 62 82 814, 8144 82% 81% 15 1443 15 16 142 10% \u2014 - 11% 10% 1314 13% 14% 13 199 19 192 19% 1 18% 17% 16% 17Va 174 15% 26 232 56 55Va 55% 56 53V2 304 29% 30 30% 28 -=-=\u2014 = Penmans 21, \u2014 \u2014 23 21/2] Pow.Corp.54% 50 54% 54% 43%2| Price Br.Nat.Gas - = 8 1678 16% 162 17V2 16% 22% 22 22% a 212 \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEB Ventes Haut Bas Frm.Haut Bas 25 6 = = 14450 187% 18% 18% 19% 17% Jan 21% 21V2 213 2 2 13% 12% 13% 13% 11 575 Mm 1 m 0 10 su 9! $020 9% 87 ga 9 590 MAN ON M $ 50 30° 29% 29% 31 3 x 365 30 29% 28% 100 42 \u2014 \u2014 43 42 16% 18 16 17Va 16 2165 80 79V2 8 i 78 2 9% 98a 98121 98Y2 19% 18, 19% w Va Pa 7179 61% 59% 81% 6294 51% 2 23 2 2446 534 53 83 3 5 \u2014 21960 18% 17 173% 18% 14% 4105 24 22% 2334 25V2 22V4 69 60 59 60 624 58 3937 54 5236 54 56% 52% 7454 8: 7% 8% 8% 6 Nat.Gas wis 100 225 \u2014 \u2014 255 200 Naf.Gas pr 627 60% 56 59% 602 65 144 \u2014 \u2014 42 ni Pow.1142 35% 342 35% 37, 33 NYz \u2014 \u2014 31% PHone 58 pr 125 214 \u2014 \u2014 20% 21 28Ve 26% 26% 28% 2020 15.14% 15 1572 14% 400 365 400 410 3 .C.1540 6% 6% 6M TU 6H 20 - 2 AV.C.pr W 8 \u2014 \u2014 86 352 25 354 374 $n \u201cA 4250 10% 10% 10% 112 10% 1025 102 10214 103v2 102 pr 25 88 \u2014 \u2014 = = 38 37 37 38% 30% 00 10% \u2014 \u2014 11% 10! 0% \u2014 \u2014 606 592 5634 822 81a 82% 84% 79 17% 17 17% 18% 18v 8100 15% 13% 15% 15 12% 212 \u2014 \u2014 222 2 \u201cAY 550 16 157s 16 16% 15% BY \u2014 \u2014 Na 12% 22 \u2014 \u2014 222 222 N = = M4 1 \u201cApr 50 104 \u2014 \u2014 \u2014 15% \u2014 \u2014 15% 15% 5370 18% 162 16% 18% 15% 152 15 15% 154 1 17608 24e 23% 23% 26% 232 14% 14% 14% 14% 122 \u201ca\u201d 155 25 \u2014 \u2014 27% UV 370 360 370 390 355 4pr 815 41% 407% 40% 42% 40% ay \u2014 \u2014 = = 125 7% \u2014 \u2014 82 7% 12% 12% 12% 12% 11% 200 202 \u2014 \u2014 2072 20% 55% 55 552 5612 54% 3340 N% 28 N% NV 27% 502 50 50% 52% 49% 25 16 \u2014 = 17M M 1644 16% 18% 172 16% 3Pa 3242 Bl 344 30 48% 48/2 4812 494 48V2 56 55 5 55 9 = \u2014 99 9 17.16m 17 18 18%| Tr.C.Corp.83% 80% 83; 89 79%2| T 775 30 29% 2972 31% 29 805 119% MA TU 122 8% 2898 80% 79% 802 B2la 78V2 ns 25 23 25 24% 22 36% 35% 36% 39 34V2| Tr, Can, Pll.6130 27 726 27% 25V2 4572 43% 45% 46% 43 Tria 185 \u2014 \u2014 185 180 5 49 4 52 4872) Unlon Ol 100 WBA \u2014 \u2014 14 134 822 80 82 B84 Un.Steel 95 82 \u2014 \u2014 7% 62 12% = \u2014 13% 11%2| Vendomatie 750 V2 = \u2014 8% 7 \u2014- 2% 2 Viau 110 14% \u2014 \u2014 T4V4 74 15% 15% 15% 16% 15 Walk G, W, 2014 5834 56V2 58% 59% 54% 1794 17% 1758 Webb Knp.30 20 \u2014 \u2014 290 250 3 222 222 26 1%| WCoast Tr.4385 232 22% 23 237 20% 25% \u2014 \u2014 26 25 WCoast Tr.Vic, 5571 2% 22 22% 22% 18% 1 \u2014 \u2014 5» 50 Weston A\" 970 18% 193% 19% 18% Weston #B* 74 \u2014 \u2014 7% _7%m| Zeller's Zeller's pr 19% 3400 20% 20 20% 22 19% 490 34 33 34 36 2 60 484 \u2014 \u2014 50 48% rieurement a l\u2019effet d'abolir la section hors-liste de la Bourse Canadienne, organisée au début comme une division du marché local.Toutes les valeurs, négociables dans cette section précédemment, devront donc être inscrites sur la liste officielle.Le Comité de Régie de la Bourse Canadienne fait savoir que 55 vuleurs ont obtenu le privilège d'inscription de leurs titres sur la liste officielle et ces valeurs comptent parmi les plus importantes.57 autres valeurs, en tout, ne sont plus négociables.e e e HUGH MACKAY & COMPANY \u2014 a pris le contrôle des affaires de Hugh Mackay & Company, le 31 janvier 1962 et cette dernière entreprise sera dissoute.Offre prolongée PRICE BROS.& CO.\u2014 a fai savoir a la Bourse Canadienne qu\u2019elle a prolongé jusqu\u2019au 28 février l\u2019acceptation de l\u2019offre de la compagnie faite aux détenteurs d\u2019actions ordinaires d\u2019Anglo-New- foundland Development Co, Itd., d'acquérir leurs actions.Offre acceptée La Bourse Canadienne a été avisée que les administrateurs de Premier Steel Mills Ltd.ont approuvé et recommandé l'acceptation par les détenteurs d'actions ordinaires de l'offre faite par la Steel Company of Canada d\u2019acheter au prix de $16.l'action toutes les actions ordinaires de l\u2019entreprise en circulation.e e e COUVRETTE & PROVOST LTEE \u2014 139,960 actions, d\u2019une valeur nominale de $5.00 chacune de Couvrette & Provost Ltée seront inscrites à la section officielle de la Bourse Canadienne, à l'ouverture de cette dernière à 10:00 a.m.mardi le 23 janvier 1962, Sur ce total 71,960 sont émises et en circulation et 68,000 sont inscrites sous réserve d\u2019avis de leur émission, à la suite de l'exercice de warrants\u201d d'achat d'actions.Leur symbole sur le téléscripteur sera \"CPT A\u201d.Rayées de la liste SAPHIRE PETROLEUM LIMITED \u2014 Les actions sans valeur nominale de Saphire Petroleums Limited ont été rayées de la section non officielle de la Bourse Canadienne à la fermeture de cette dernière le 23 janvier, vu le changement de la raison sociale en celle de Cabol Enterprises Limited et vu la réorganisation de son capital.Les Distilleries Melchers Emission | sur-souscrite 250,000 actions privilégiées.nouvelles, 7% de Les Distilleries Melchers Ltée, d\u2019une valeur au pair de $5.00 chacune, ont été négociées à la section officielle de la Bourse Canadienne, mardi le 30 janvier 1962.37,500 actions ordinaires additionnelles, sans valeur nominale, ont été inscrites à la section officielle de la Bourse Canadienne le 30 janvier aussi, sous réserve d'avis de leur émission conformément au dividende- action payable le 30 janvier aux détenteurs d'actions privilégiées 6% d'une valeur au pair de \"$10.00 chacune, inscrits dans les régistres de la compagnie le 12 janvier.L'émission qui devait être mise en vente le 8 février 1962 a été sur-souscrite.Elle était dirigée par une maison de courtage cana- .dienne-française.LES AFFAIRES \u2014 13 FÉVRIER 1962 Nouvelle inscription VALEURS TRANS - CANADA \u2014 4,095,840 actions ordinaires, d\u2019une valeur au pair de $1 de la Corporation de Valeurs Trans- Canada seront négociables sur la Bourse de Montréal, à partir du 7 février, par lettres patentes en date du 5 juin 1954, et des lettres patentes supplémentaires furent émises en date du 11 novembre 1955, du 2 avril 1957, du 23 juin 1961 et du 29 décembre 1961, Son capital-actions autorisé comprend 5,000,000 d'actions ordinaires, d'une valeur au pair de $1 chacune; 125,000 actions privilégiées, rachetables, 5% cumulatif, série À d'une valeur au pair de $20 chacune et 50,000 actions privilégiées, rachetables, 6% cumulatif, série B, d\u2019une valeur au pair de $20 chacune.1! y a d\u2019émises 4,095,- 840 actions ordinaires, 64,627 actions privilégiées 5% et 32,600 actions privilégiées 6%.Son siège social se trouve situé à 3! ouest, rue St-Jacques.La Société Nationale de Fiducie agit comme régistraire pour les actions ordinaires privilégiées et la Société d'Administration et de Fi- ducie, de Montréal, agit comme agent de transfert pour les dites actions.Leur symbole sur le téléscripteur sera \u201cTCF\u201d.Élections à la Bourse Canadienne M.R.C.Bulman a été élu, par acclamation, président du Bureau des Gouverneurs de la Bourse Canadienne lors de l\u2019assemblée annuelle de cet important organisme financier tenue jeudi le 25 janvier 1962.M.Bul- man est président de la firme d'agent de change Grant Johnston & Co.Limited, de Montréal.Durant le terme précédent, il était vice-président du Bureau des Gouverneurs de la Bourse Canadienne et il succède à P.B.Reid, de McDougall, McDougall & MacTier Ltd., de Montréal antérieurement à la présidence du marché précité.M.J.T.Thompson, de Molson & Company, a été élu vice-président de la Bourse Canadienne, succédant à M, R.C.Bulman, qui avait occupé ce poste durant le terme précédent.M.Guy L.Hudon, de la firme d'agent de change Morgan & Co.Ltd, a été élu par acclamation, secrétaire-trésorier de la Bourse Canadienne.M.Hudon était Gouverneur de cette méme Bourse durant le terme précé- dent, Nouveau projet boursier a Vancouver La bourse de Vancouver étudie un projet qui permettrait au public d\u2019acheter des titres de compagnies de premier ordre et de les payer plus tard.Le financement serait assuré par les banques a charte.Le plan a été annoncé par M.William Spence, le président des gouverneurs de la bourse, lors de la réunion annuelle des membres de celle-ci, M.Spence a dit que les bourses de Montréal et de New York utilisent déjà des systèmes prévoyant des paiements par versements mais celui de Vancouver serait le premier à utiliser les services des banques à charte.LES AFFAIRES \u2014 13 FEVRIER 1962 Selon M.Eric W.Kierans, BOURSE L'arbitrage est une menace aux bourses canadiennes en faveur des Etats-Unis En cette période où tous les\u2019 Canadiens cherchent des moyens pour minimiser l\u2019emprise américaine sur notre économie, il est inconcevable que les membres de la Bourse de Toronto puissent ainsi accepter d'aller directement à l'encontre de ce désir.C\u2019est ce qu'à déclaré M.Eric W.Kierans dans un message adressé aux membres des Bourses canadiennes et de Montréal dont il est le président, commantant les projets de la Bourse de Toronto d\u2019abolir l\u2019arbitrage.M.Kierans a ajouté que si Toronto décide enfin d\u2019abolir l\u2019arbitrage, une telle mesure pourrait contribuer à l\u2019affaissement des milieux boursiers canadiens en faveur des mêmes milieux américains.M.Kierans a entrepris d\u2019expliquer le rôle joué par l'arbitrage dans le commerce des valeurs mobilières ainsi que l'effet que pourrait avoir le projet unilatéral suggéré par Toronto d'interdire toute transaction de ce genre entre leur bourse et les bourses montréalaises.Expliquant que l\u2019arbitrage constitue un élément essentiel à toutes opérations boursières M.Kie- rans ajoute que s\u2019il n\u2019existait pas il faudrait le créer de toute pièce.En effet, lorsque plusieurs bourses sont séparées, soit par le temps soit par l\u2019espace, il y aura inévitablement des écarts entre les cours des mêmes titres admises à la cote sur ces différentes places.Il appartient donc à l\u2019arbitragiste, qui achète sur une place pour vendre sur l\u2019autre, de restaurer l'équilibre entre les deux cours.M.Kierans souligne les points qui suivent : 1) la rapidité des moyens de communication moderne n\u2019élimine en rien le besoin qui existent pour l'arbitrage \u2014 tout au plus il le rend plus efficace, 2) De par sa nature l'arbitrage empêche la situation anormale où le même titre peut se vendre à des prix différents sur plusieurs bourses.3) L'a bitragiste continue de pouvoir gagner sa vie puisque la mobilité du marché rend inévitables des situations où il y aura des écarts de prix pour le même titre.4) Il s'ensuit donc qu'en augmentant la source de l'offre et de la demande pour des valeurs mobilières, l\u2019arbitragiste contribue à réduire les fluctuations des cours en permettant à une bourse d\u2019exercer une pression sur une autre.5) Puisqu\u2019il n\u2019est pas question d'interdire l'arbitrage entre Toronto et New York, il est clair que les opérateurs de Toronto et de Montréal se tourneront vers ce marché, ce qui contribuera à accroître l'importance de ce dernier, Les effets d\u2019une telle décision M.Kierans prévoit qu'\u2019adve- nant l'acceptation de cette proposition par les membres de la Bourse de Toronto, les résultats suivants se produiront : 1) le changement n'empéchera pas l'arbitrage mais poussera les membres des bourses canadiennes à se tourner vers New York.2) il créera deux places distinctes au Canada \u2014 l\u2019une à Montréal et l\u2019autre à Toronto.3) l'amendement contribuera à : accroître l'importance de la place de New York en tant que marché .pour les actions canadiennes.4) les compagnies de fiducie canadiennes perdront une partie de leurs revenus en tant qu'agents ! de transfert.| 5) les Fonds mutuels et les fonds de pension canadiens seront forcés de se tourner davantage vers le marché newyorkais, non plus seulement dans le but d'accroître le degré de diversification de leurs portefeuilles en achetant des titres américains, mais aussi pour acheter des valeurs canadiennes.A la suite de ces remarques, M.Kierans tire les conclusions suivantes : 1) A cause de ses multiples contacts avec les différentes places mondiales, la Bourse de Montréal ne pourra pas être réduite à un simple marché régional.M.Kierans insiste sur le fait qu'il est impossible que la Bourse de Montréal puisse devenir une simple place régionale étant donné les liens de longue date qui la lient aux autres grands marchés du monde.En plus, si la bourse de Toronto décidait d'accepter cet amendement, il n'y a aucun doute que les liens entre Montréal et New York deviendraient plus importants, Drummond Welding & Steel Works Lid.Inscription a la Bourse de cette Une compagnie canadienne- française très progressive s\u2019est inscrite à la Bourse Canadienne le 8 février.69,600 actions de la classe A, sans valeur nominale, de Drummond Welding & Steel Works Ltd, ont en effet été inscrites à la section officielle de la Bourse Canadienne, à l'ouverture de cette dernière jeudi le 8 février 1962.Sur ce total 3,600 sont inscrites sous réserve d\u2019avis de leur émission, conformément aux options en cours sur des actions de la compagnie.A l\u2019occasion de l\u2019inscription, M.Osmond Dubois, président de cette compagnie a brossé un bref aperçu de l'historique et des opérations de l\u2019entreprise.Fondée il y a 15 ans, sous la forme d\u2019une simple société en nom collectif sans aucun capital au départ par MM.Osmond, Au- rèle et Norbert Dubois, aujour- d\u2019hui respectivement président, vice-président et secrétaire-tréso- rier de la compagnie.En 1953, entreprise Canadienne-francaise les fréres Dubois ouvraient une nouvelle usine a Ville Jacques Cartier.Cette usine qu\u2019ils occupent de nos jours, ils l\u2019ont équipée avec le matériel le plus moderne qui soit.C'est entre 1949 et 1953 que leurs affaires prirent beaucoup d\u2019ampleur.Ils firent alors l'acquisition de machines modernes et appliquèrent des méthodes très au point qui firent connaître le nom de l\u2019entreprise à travers tout le Canada.M.Os- mond Dubois s\u2019est dit \u201cpersuadé que l\u2019essor de sa compagnie, qui a été constant depuis sa création se poursuivra à l'avenir.Et maintenant que nous sommes une Compagnie publique, a-t-il dit, l'accès du marché des capitaux nous sera plus facile.\u201d A cet égard, M.Dubois u souligné que les ventes de Drum- mond & Steel Works Ltd.au cours du premier mois de cette année ont été de 174% supérieures à celles du mois correspondant de l\u2019an dernier.Sommaire des transactions de cette semaine à la Bourse Canadienne \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE \u2014 CETTE SEMAINE \u2014 ANNEE Ventes Haut Bas Frm.Haut Bas Ventes Haut Bas Frm.Haut Bas Advocate 600 570 550 570 580 550 100 128 = \u2014 12 17 fid.Light Ajax 15000 324, 28 5500 104, 10 10 Ma 8 N.Jack L.Alta.Tnk.\u201cA\u201d 1200 382 36% 36% 384 35H 150 26 \u2014 \u2014 2734 N.Santiago Alta.Tnk.wts 400 15% 15 15% 16 15 200 20 \u2014 \u2014 20 19% .W.Amulet Alscope 965 99 9 9 100 68 34484 57 45 53 57 4 Amg.Beau, Belle, 9 10 22700 77 68 75 87 5 .A.Rare Ameran.500 34 3 42 Vu 305 26V2 25V2 26V2 262 23% .Q, Pow, Ang.Am.Molyb.11700 345 300 300 345 270 18506 27a 232 25 29 22 CW.I Ang.Plp.150 3844 \u2014 \u2014 39 38K 2525 12: 124 12%2 12% 1274] Obalski Ang.Nfld, 260 10 = = 104 5% 100 180 - - 90 175 Opem, Expl, Anfhonian 100 7 - 8 6 1000 42 \u2014 \u2014 42 4 Opemiska Arno 37200 8 9 82 7500 10 2 92 1 Va .A.Inv, 70 2 10 Va 1450 63 62 624 684 62 partridge 225 205 220 230 165 10500 a 22 32 4 21 Paudas 47 60 4500 42 \u2014 \u2014 6 4 Paul Serv, 152 15% 15 25 165 \u2014 \u2014 168 143 Pembina 10 10% 910 7500 4 38 3 43 32 Pennbec n 12 1 15500 5 7 62 4 Phillips - 3% 3 21750 T6 24 24 16 Pitt.Gold.8 82 7 1500 32 \u2014 - 3% Pitt.Prod, \u201cA\u201d = 8 Mines 500 = \u2014 27, 2 Porcupine = 45 Ke 1000 900 \u2014 \u2014 10% 9 Pow.Cp.1 pr = 1344 13% Age 11400 39 33 3 0 2 Pow.Cp.2 pr \u2014 13 12/2 Por.Ur.5000 0 9 1 12 Prem.Stl.22 25 20 900 120 112 120 128 112 Prove 13 15 13 2025 25% 222 22V2 26 222] Que.Chib.400 500 400 \u201ca\u201d 250 45 40 40 45 39 Que.Cobalt \u2014 16 13 G.900 19% 18 19% 19% 17% Que.Lab, 23 30 14 A\u201d 100 22 \u2014 \u2014 232 23%2| Que.Lith._ 58 53 C.N00 175 160 165 175 125 Que.Oil = 182 16% 1000 6 = = 8 6 Que, Smelt, 12 12 8 26530 520 450 495 550 410 Que.Tel.56 25 26 20% 200 45 44 44 45 44 Raglan \u2014_ 4 212 6 pr 3 52 \u2014 \u2014 5212 522| Red.Crst.660 745 650 11300 100 95 95 174 93 Ruby Foo 128 12/5 NN 4899 370 350 365 390 350 Ruby Foo w = Front 22000 372 36 37 374 28 St.L.Colum, 5% 6% 5% Front wts 13600 14 13 14 14 7 St.Law.Div, Ltd 85 85 83 A\" 425 6% \u2014 \u2014 64 6Ys| Saucon Dev, 525 530 425 1800 1000 960 960 10V2 950 Sherritt 430 430 395 4000 5% 4 52 S52 4 Shop Save 122 12% 10V2 300 92 \u2014 \u2014 9% 9% Siscalta 13 19 Nn 50 26% \u2014 \u2014 27 26 obey 402 41 A 7600 0 8 90 100 75 S.Dufault - 41 4 1300 750 700 700 755 400 S.C.Pow.6 pr - 20 120 1075 20 19% 19% 20 15/2] Spartan _ 832 83% \u201cA 675 1% M2 14 11% 11% Spartan wis 125 150 120 3000 4 \u2014 \u2014 4 3 Std.Gold \u2014 8 7% 5500 16 15 16 17 10 Steep R.\u2014 106 9.3760 9% 9% 9% 10 9 Sullivan - 3V2 Va 1655 9% 9% 9% 10% 9%] Suptest Ord, 16 16 1 80 27% 27% 27% 28 27V2| Tache 3 da Va 100 24% 23% 24% 24/2 23V2| Tazin 19 29 1 1700 272 27 27 272 27 Tib Expl, \u2014 12 1 210 15% \u2014 = 15% 152| Titan -\u2014 1234 71% 3325 12 7 7 n 10 Tr, C.Freeze -\u2014 17 1 550 51% 48% 51% 51% 45 rans-Mt.3434 35 34 416 10 \u2014 \u2014 12 10 Un.Obalski 815 810 700 9865 500 490 490 6 49% Un.Gas _ _ 4 139210 115 102 106 1 76 Un Asbestos 15 220 200 4000 26 25 26 50 15 Un.Corp, \u201cA\" 92 10% 11 44700 00 9 9 1 70 Un.Corp, \u201cB\" 4 2 § Vz 3400 254 22 25V2 24/2 20 Un.Oiis 6a 7 £ 970 14% 142 142 14% 132 Un, Prin.-\u2014 3 3 M.70 24 \u2014 \u2014 25/2 23% Un.Towns El.\u2014, 150 100 Mogator 5000 6 5 5 8 5 Van der Hout 40% 44 39%| Moore 15430 5644 534 55% 56% 50% Vanguard \u2014 5 4 Mt.Pleasant 217025 150 122 148 150 75 Vauze Mines 2174 22 19% M.R.Dairies 12692 82 7% 8% 81 7 Irginia \u2014 130 114 M.R.Rice 82 8 82 9 8 Waite Am, 26 35 26 Murray 3000 119 117 119 196 97 Weedon 2% 13 12 Nat.Aut.Vend.1125 420 370 370 430 370 Wendell \u2014 4 4 Nat.Pete 1300 310 305 305 320 275 Westburne w% 9% 5 Native M, 4000 12 11° MN 142 01 Westville - & 4 N.Forme 17500 ia + sv Su 46 Woods Mig.Ventes Haut Bas Frm.Haut Bas TRETTE SEMAINE \u2014 ANNEE Va 59700 14.12 13 1 66500 3% 3 3 4 3 52000 30 U 28 30 100 6 5 7 254000 49V2 44 45 57 1100 635 610 430 650 610 1100 350 330 350 350 275 2000 5 5 | Va Sa 6 5 12000 9% 8/2 9 102 8 5 \u2026- 74 TA 400 WM 8% 9% 9% 8% 3500 82 \u2014 \u2014 1044 8% 500 -, B 2 1500 4 3%a 3 6 3 38600 13 M2 33 134 10% 28000 9 8 s 1 7Ya 600 47 \u2014 \u2014 48 Mu 40 744 \u2014 \u2014 75/4 74h 880 1642 16% 16 162 TA 5200 228 7206 7220 228 206 17200 27 24, 26 27 21 22670 5 325 550 675 325 3000 - - 7 2300 455 450 450 510 450 51200 4 3 4 42 3 2500 15 12 14 15 N 204 \u2014 \u2014 20% 20% 47 64 4 49 4600 342 \u2014 4 3a 235 230 230 250 140 - = 56 48850 155 140 155 a = 200 \u2014 4 31 19600 14 9 12 14 82 3900 800 770 770 825 725 50 173 \u2014 \u2014 175 13 375 14% 14V2 14% 143% 14 120300 28 24 24 30 19 42500 14 12 13 152 10 5000 5 da 5 5» 4 6500 12 OÙ 11 12 9 715 380 350 350 380 350 11200 15 1456 14% 15% 14 100 37, 37 3 = \u2014 2985 23% 22% 23% 23% 20 sz 550 550 575 540 25% \u2014 \u2014 274 25% 12400 180 160 175 180 148 62800 130 105 120 130 71 1845 14% 142 14V2 15% 144 1400 300 7285 300 305 290 17700 a 9 14 300 170 \u2014 = 190 160 500 Se 6 sa 140 84 \u2014, \u2014, 890 825 11000 5 444 da 7 3 36000 - Wes gy 20 3 -\u2014 = NOMINATION CHEZ CANADIAN SCHENLEY GE 1 I co | Lu Corporation de l'Ecole des \u201cHautes Etudes Commerciales et l'université de Montréal ont signé, récemment, un contrat en vertu duquel l'université cède un terrain à l'école des H.E.C., qui permettra à celle-ci de s'établir sur le campus universitaire.Ce sont Mgr Irénée Lussier, P.D., recteur de l'université et M.louis Cusaubon, trésorier général de la même institution, de même que Me Henri-Paul Lemay, président de lu Corporation de l\u2019E- cole des H.E.C., et M.Esdras 3 Minville, directeur de l\u2019école, qui Marcel-A.Chauret ont signé le contrat de vente de La nomination de M.Marcel-A.$1.Chauret au poste de directeur- adjoint de la vente dans la province de Québec, pour Canadian Schenley Ltd., vient d\u2019étre annoncée par M.J.-Albert Riendeau, directeur général de la vente dans le Québee et les Maritimes, pour cette même compagnie.Le bureau de M.Chauret restera situé au siège social de Schenley, à Montréal.Le contrat simple, analogue a celui qui avait permis à l\u2019Ecole polytechnique de venir s\u2019installer sur le campus, stipule que la Corporation acquiert 248,144 pi.carrés de terrain, à l\u2019ouest du Centre social, avec façade sur la rue Maplewood.Une grande banque française ouvre une filiale à Montréal LOUIS JALABERT THADEUS SOLOWIJ Le directeur général de la Société Financière pour le Commerce et l'Industrie Ltée, M.Louis Jalabert, et M.Thadeus Solowij, le directeur général adjoint, annoncent la création de cette filiale canadienne par la Banque Nationale pour le Commerce et l'Industrie, généralement dénommée BNCI.La nouvelle compagnie a comme président et membre de son conseil d'administration M.Lucien G.Rolland, président de lu Compagnie de Papier Rolland Ltée, et administrateur de plusieurs sociétés canadiennes bien connues, Le conseil d\u2019administration se compose de trois Canadiens de langue française, trois de langue anglaise et trois dirigeants de la BNCI.Le siège social est à Montréal, 500 ouest, rue St-Jacques.13558 JEAN.TALON E MONTREAL TEL As 9.2827 BRANCH SUCCURSALE 227.DORCHESTER 'N 7 5 En Quesec ny, r- ; > 5 ' Zz TU te @-25%9 RE , ¥ TELEPHONE 179-180 UN.1-3812 wean orrce PIERREVILLE QUE AUREAU CHEF - CECI EST LA FORME DU NOUVEAU DACTYLOGRAPHE OLIVETTI Diaspron 82 Réalisation sans pareil.Demle espace.Attachement pour carte.Clavier bilingue.Frappe douce.Nouvelle couleur moderne.N.B.\u2014 Nous avons quelques modèles 1959 (Lexikon) tout neufs \u2014 dans les boîtes de manufacture à un prix qui vous surprendra.CANADA DACTYLOGRAPHE INC.44 ouest, Saint-Jacques MONTREAL Victor 4-3491 PAGE 16 Les H.E.C.s'établiront sur ! le terrain de l'Université de Mtl Le contrat contient une clause prévoyant que les immeubles devront s\u2019'harmoniser avec l\u2019ensemble du complexe universitaire actuel.Le recteur de l'université à déclaré qu'il s'agit là d\u2019un *moment historique\u201d dans les relations entre les H.E.C.et l\u2019université et que celle-ci allait bénéficier grandement de la présence des étudiants, des professeurs et de la bibliothèque des H.E.C.sur le campus.De son côté, M.Esdrus Min- ville a dit que ce \u201crapprochement physique va entrainer un rapprochement des esprits\u201d et a souligné lui aussi la nécessité des contacts entre professeurs et entre étudiants des deux institutions.Les travaux doivent commencer incessamment, c'est-à-dire, aussitôt que les plans des architectes auront été acceptés.Les nouveaux immeubles, une fois terminés, pourront accommoder quelque mille étudiants du jour et 2,000 du soir.Sécurité Depuis plus de quatre-vingt-dix ans, les représentants de la Sun Life du Canada ont fourni la nombre incalculable d\u2019hommes, de femmes et d\u2019enfants dans l\u2019adversité.Une des grandes com d\u2019assurance-vie du monde, la, Sun Life Assurance Company ey of Canada maintient 24 suceur- R sales dans le Québec représente par toute ] Sun Life offre les contrats de polices modernes et à la page se maintenant au pas avec les temps en constante evolution que nous traversons.Sun Fo RE EMILE DUHAMEL JACQUES BARIBEAU M.Jean-Paul Tardif, président et gérant général de la Corporation de Prêt et Revenu a le plaisir d'annoncer la nomination de M.Paul- Emile Duhamel au poste d'assistant du président et celle de M.Jacques Baribeau à celui de directeur des Ventes de la compagnie.A l'emploi de la Compagnie depuis 1935, M, Duhamel occupait auparavant le poste d\u2019adjoint à l'exécutif tandis que M.Baribeau, avec la compagnie depuis 1948, agissait comme directeur des agences dans la Province de Québec, amiliale sécurité à un pagnies .A wore\u201d el des agents la 4 % Sons \u201cog a province.La Life du Canada COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE SUN LIFE DU CANADA ndée dans le Québec - Première police émise en 1871 LES AFFAIRES \u2014 13 FÉVRIER 1962 cage ager \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ~~ or my am me AE a pm ma 5 A tr 4 ER me frm == \u2014\u2014 ty em fem pm pn mm Pn ee pm wm (em em fh em mmm gmt Pa ay ww s#9r \u2014 wy fn "]
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