Les affaires : a magazine of business, 1 mai 1962, mardi 8 mai 1962
[" = les richesses naturelles.\u201d \"Cette Chambre est d'avis que le gouvernement de Québec devrait agir dans le plus bref délai pour obtenir, comme prochaine étape dans la reconquête de nos libertés fiscales, que soit explicitement reconnu aux provinces un droit prioritaire en matière de taxation directe, à commencer par l'impôt sur les sociétés qui exploitent Daniel JOHNSON.Digeste de L'INFORMATION FINANCIERE, AU SERVICE DU QUEBEC DEPUIS 1928 INDUSTRIELLE ET COMMERCIALE 30ONYH93 AVIHINGH VOL.XXXIY \u2014 NO.9 MONTRÉAL 8 MAI 1962 Dévaluation = Spéculation = Inflation ?En stabilisant arbitrairement la monnaie canadienne à 2 cents et demie au-dessous de sa valeur au marché libre, M, Fleming n'en avait sans doute pas prévu toutes les conséquences.Ou alors, cette mesure arbitraire lui était littéralement imposée par les faits ou des facteurs dont la révélation serait inopportune, en période électorale, d'autant plus que les effets les plus apparents de la dévaluation déplairont sans doute aux habitués des plages américaines.Les réactions des hommes d'affaires et des économistes se montrent cependant assez nuancés.En supputant les effets prévisibles de la dévaluation, un spécialiste attaché à l'Institut d'Economie appliquée de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, M.Jean MEHLING, n'hésite cependant pas à prédire un grand afflux de capital étranger, la hausse des taux d'intérêts, l'inflation des prix et l'accroissement de l'emprise des capitalistes étrangers sur l'économie canadienne.Il signale, en particulier, l'accroissement du fardeau des intérêts sur la dette physique du gouvernement, des municipalités et des institutions du Québec, au moment même où elles ont le plus besoin d'emprunter pour assurer l'expansion industrielle de la Province et la multiplication des emplois.Stabilisation, dévaluation et spéculation Tous les problèmes économiques canadiens viennent de passer au second plan des préoccupations du grand public, avec cette stabilisation-dévaluation de notre dollar.Et pourtant, une dévaluation n\u2019est jamais une opération qui porte en elle-même sa justification.Elle n\u2019a de signification CONSÉQUENCES À QUÉBEC D'après le service de placements de la Banque de Montréal, le gouvernement provincial est engagé pour $115 millions sur le marché américain.Les engagements de l\u2019Hydro- Québec atteignent pour leur part $285 millions.Durant les dix dernières années, la Commission des affaires municipales du Québec a autorisé des émissions d\u2019obligations sur le marché américain pour une valeur d\u2019environ $394 millions.Pendant cette même période, la Commission des écoles catholiques de Montréal et le Greater Montreal Protestant School Board ont emprunté des sommes approximatives de $27 millions.Depuis juillet 1960, ni le gouvernement provincial ni l\u2019Hydro ne sont retournés sur le marché américain.Leurs derniers emprunts aux Etats-Unis datent de 1959 et se chiffrent par $25 et $50 millions.qu\u2019en fonction de buts précis.11 s\u2019agit donc de déterminer les motifs qui peuvent avoir agi sur la décision fédérale, et de se demander (ce qui est plus important encore) si la \u201cmanoeuvre\u201d d'Ottawa représente un coup d\u2019épée dans l'eau ou une audacieuse et utile thérapeutique à Audacieuse, toute dévaluation l\u2019est plus ou moins par définition.En tant que diminution de la valeur de la monnaie sur le marché des changes, elle peut cependant s'effectuer à deux instants : comme sanction officielle d\u2019un état de fait (Monnaie nationale dévaluée sur le marché libre des changes, qu\u2019une décision gouvernementale reconnaît tout simplement); comme mesure \u201cpréventive\u201d (recherche, par exemple, d\u2019un accroissement des exportations nationales).La dévaluation canadienne appartient à la seconde catégorie de décision.Mais, en plus, elle se double d\u2019une décision de stabilisation du dollar.Celui-ci cesse désormais d\u2019être \u201cflottant\u201d.Les institutions monétaires internationales obtiennent satisfaction.Dans une certaine mesure, Monsieur Fleming n\u2019a pas tort de prétendre que la décision prise réduira les manoeuvre spéculatives sur notre dollar.H n\u2019est certain, cependant, que toute spéculation cesse réellement.L\u2019audace de la manoeuvre provient de ce que l\u2019on a stabilisé la valeur du dollar canadien au-dessous de sa valeur sur le marché (dévaluation) alors que rien ne permettait de prévoir une chute aussi brutale.Mais comme par ailleurs, le ministre des Finances avait, à plusieurs reprises, annoncé qu\u2019il ferait tout en son pouvoir pour accentuer, au maximum du possible, les pressions à la hausse sur le dollar canadien, peut-on être absolument certain que la dévaluation actuelle ne sera pas suivie d'une nouvelle chute ?Ou, au contraire (la chose paraît d\u2019ailleurs plus probable), devant le bas niveau fixé au dollar, les spéculateurs ne seront-ils pas amenés à \u201cjouer à la hausse\u201d la monnaie canadienne ?Il faut d\u2019ailleurs prévoir que, désormais stabilisé, le dollar du Canada va être \u201cde- mandé\u201d, ce qui aura pour effet de faire monter sa valeur.Déjà, sur la Bourse de Paris, le dollar canadien \u201ccote\u201d, au marché dit parallèle, au-dessus du nouveau taux \u201cofficiel\u201d.Dévaluation et prime à Pexportaiotn Le ministre des Finances, puis Monsieur Diefenbaker, ont largement mis l\u2019accent sur les effets bénéfiques de la dévaluation en matière d\u2019exportation.Sur le plan électoral, à l'approche du 18 juin, l'argument ne manque pas de poids.Mais que vaut-il du point de vue économique ?Pour vendre, il faut être au moins deux: celui qui offre, et celui qui achète.Cette grosse vérité élémentaire échapperait-elle CONSÉQUENCES A MONTREAL La décision du gouvernement fédéral fera perdre une somme de $600,000 à la Cité de Montréal au cours des prochains douze mois, a déclaré le directeur du service des finances de la métropole.Cette perte sera la conséquence de la baisse de la valeur des obligations de la cité et de la hausse des taux d\u2019intérêt à payer.La banque de Montréal évalue à environ $200 millions ses engagements sur le marché américain, mais le directeur des finances municipales a dit qu\u2019il faudrait procéder à des calculs avant d\u2019avancer un chif- re.au ministère fédéral ?Ajoutons qu\u2019il faut, en plus, offrir des marchandises pour lesquelles une baisse de prix de, par exemple, un pour cent, provoque une aug- OPINIONS DIVERSES M.Guy Vanier, président de la Banque d\u2019Epargne de la Cité et du District de Montréal : L'annonce d\u2019une dévaluation du dollar canadien est peut-être une nouvelle subite mais c\u2019est une décision que l\u2019on pouvait entrevoir.Pour maintenir une monnaie forte, il faut que les gouvernements balancent leurs budgets, tout comme le particulier doit limiter ses dépenses à la mesure de ses gains, et il faut aussi que le pays produise à des prix convenables un volume de marchandises capable de satisfaire les besoins du marché national et d'alimenter son commerce d\u2019exportation.Ces conditions étaient loin de se réaliser de sorte que la monnaie pouvait difficilement maintenir le niveau de son cours.La dévaluation du dollar canadien favorisera sans doute les exportations puisqu'elle a pour double conséquence d'augmenter le pouvoir d\u2019achat des devises étrangères en notre pays et parce que, agissant par un biais, nous avons su réduire la marge entre les taux d'intérêt canadien et américain.Le président de la Banque de Montréal, M.G.Arnold Hart: Cette mesure aura pour effet d'augmenter la confiance des étrangers qui désirent investir leurs capitaux au Canada.\u201cCette décision éliminera plusieurs des incertitudes qui ont caractérisé les bourses étrangères et apportera une stabilité au dollar canadien sur le marché étranger\u201d.M.J.C.Whitelaw, secrétaire général de Passociation des manufacturiers canadiens : \u201cA première vue, il semblerait que la stabilisation du dollar canadien constituera une aide considérable à l'industrie au pays.Le taux mobile a toujours eu le désavantage de l'incertitude.Les placeurs de fonds étrangers au Canada ne réagiront peut-être pas favorablement à la manoeuvre\u201d.M.Ed.Nelson, président de la Farmers Union, de PAlberta: \u201cNous ne sommes pas opposés à la stabilisation du dollar canadien a 92% cents par rapport au dollar américain.Mais la nouvelle annoncée par le ministre des finances, M.Fleming, est une surprise.Il nous faut plus de temps pour étudier les chiffres avant de faire des commentaires détaillés.M.Earl K.Brownridge, président de la filiale canadienne d\u2018American Motors Ltd., a déclaré que sa compagnie cherchera à profiter de ce que la nouvelle dévaluation du dollar apporte en faveur des voitures canadiennes, afin de compenser pour l'augmentation du coût de la production.Aluminum Co.of Canada Ltd.: Même si le taux d\u2019échange du dollar canadien a été stabilisé à 92.5 cents, les prix des produits de Alcan au Canada et aux Etats-Unis ne subiront pas de changement.Un des directeurs d\u2019Abitibi Power & Paper Co.Ltd.: Le nouveau taux fixe du dollar canadien peut signifier une augmentation de la valeur des actions atteignant 16 ou 17 cents en 1962.Cette assertion est basée sur la formule par laquelle la baisse de un pour cent de la valeur du dollar canadien provoque une augmentation de 10 cents de la valeur des octrois de l'Abitibi Power durant l\u2019année.La diminution de 2.2 pour cent annoncée équivaudra donc à un revenu net de 25 cents par action pour l\u2019année et à peu près 16 cents pour les huit derniers mois de 1962.DANS NOTRE PROCHAIN NUMERO : mentation des demandes plus que proportionnelles.Alors l\u2019opération de dévaluation pourra être profi- (Suite à la page 13) En marge de la parcimonie du BONNE NOUVELLE: M.Diefenbaker reconnaît, des impôts et s'engage à instituer une Commission royale d'enquête, composée d'économistes, pour étudier le problème et suggérer une solution raisonnable.en principe, l'injustice du système actuel de répartition budget de Québec à l\u2019endroit du de I'Industrie, un article de Roland PARENTEAU sur les impératifs de la DECENTRALISATION IN- DUSTRELLE.Ministère du Commerce et INJUNVT-LS CCIE SNOT IYI INITIATION A LA BOURSE CHAPITRE SIXIEME COMMENT EVALUER UNE OBLIGATION Par Paul DELL'ANIELLO De l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales Nous nous sommes déjà rendu compte lors de l\u2019article sur l\u2019évaluation des obligations qu\u2019il n\u2019était jamais question, en finance, de recette toute prête.Si le jugement a sa large part dans l\u2019évaluation d\u2019une débenture ou d\u2019une obligation, disons que pour ce qui regarde les actions, il devient l\u2019élément principal auquel se greffent certaines techniques secondaires.Même au risque de décevoir certains lecteurs qui auraient aimé trouver dans ces quelques lignes des formules magiques, nous discuterons de l'évaluation des actions surtout sur le plan des principes généraux.Inutile, je crois, de rappeler ici les caractéristiques des différents types d'actions.Notons cependant qu\u2019on ne peut évaluer des actions ordinaires de la même façon que des actions privilégiées.Il y a même plus, étant qu\u2019il y a tant d'espèces différentes d\u2019actions privilégiées, on ne peut même pas établir une méthode d\u2019évaluation unique pour toutes les actions privilégiées.Cependant, pour être sérieuse, l\u2019analyse de n\u2019importe quelle action doit porter sur certains points généraux que nous nous ; efforcerons d\u2019étudier dans cet article.Nous aurons l\u2019occasion d\u2019examiner certaines techniques plus précises dans le prochain exposé.Du général au particulier Voici les éléments qui constituent la toile de fonds de notre analyse des actions : \u2014 En premier lieu nous étudierons certaines résultantes de l\u2019économie en général sur la valeur étudiée, \u2014 Ensuite, nous examinerons les tendances du secteur économique où se situe l'entreprise analysée, .\u2014 Finalement, nous passerons à l\u2019intérieur de l'entreprise pour y appliquer certains tests de profitabilité et de solidité fi- nanciére.Influence de l\u2019économie Que recherchent les analystes financiers lorsqu'ils étudient l\u2019économie du pays en général?Je dirais que ce qu\u2019ils veulent surtout prévoir c\u2019est la tendance du volume de production des biens et des services pour l\u2019ensemble du pays.Est-ce que pour les années à venir, le pays produira autant, plus ou moins d\u2019automobiles, de maisons, de produits agricoles et le reste, que par les années passées ?Est-ce que le taux d'augmentation de la production se maintiendra ou bien atteindra- t-il des niveaux jusqu'ici inconnus ou inespérés ?1,267,944 véhicules en 1962 80% des automobilistes sont maintenant assurés \u201cD'ici très peu de temps, la presque totalité des automobilistes du Québec seront protégés par une police d\u2019assurance, ou seront par eux-mêmes, solvables\u201d, Cette prédiction faite par le premier ministre Jean Lesage est basée sur les résultats obtenus en quelques mois par l\u2019application de la nouvelle \u201cloi pour l'indemnisation des victimes d'accidents de la voie publique\u201d: la proportion des conducteurs assurés est passée de 55 p.cent à plus de 80 p.cent.\u201cOn ne saurait imaginer, dit- il, le nombre d\u2019injustices qu\u2019une telle loi a pu corriger.Evidem- ment cette dernière n\u2019a pas été appliquée sans heurts; mais elle l\u2019a été strictement sans le moindre favoritisme de la part de qui que ce soit et à l'endroit de qui que ce soit.\u201d Le chef du gouvernement croit que lo'n verra, sur nos routes, de moins en moins d\u2019automobilistes pour qui la vie et les biens d\u2019autrui n\u2019ont aucune importance, bien que le nombre de véhicules- moteur continue de progresser dans la province: on en compte 1,267,944, soit 106,345 de plus qu\u2019en 1960-1961.J.LEVASSEUR Inc.IMMEUBLE 635, HENRI-BOURASSA, EST Téléphone DU.1-7788 MONTREAL HUILE INSTALLATIONS 4135 Rouen, Montréal 4 BROLEURS ELIECO JOSEPH ELIE Service 24 heures par jour REPARATIONS Téléphone CL.4-7141 PAGE 2 Voilà en général le genre de questions auxquelles doit nécessairement s'intéresser tout analyste financier.Voyons quelle influence la réponse à ces questions peut avoir sur l\u2019évaluation d\u2019une action.Si, comme ce fut le cas durant les années 30, l'analyste d'accord avec certains économistes, prétend que le pays a connu ses plus belles années et qu'il est inutile de prétendre que la production s\u2019ac- croitra beaucoup, ce dernier ne peut que faire passer ce pessimisme dans l\u2019évaluation des actions d\u2019entreprises qui seraient le plus directement affectées par une telle stagnation économique, par exemple des entreprises qui produisent de la machinerie industrielle ou bien des entreprises de construction.Si, d\u2019un autre côté, l'analyste s\u2019incorpore au tourbillon plus optimiste des années 50, sa conclusion sera que puisque le taux de production s\u2019accroîtra fortement, les marchés de la plupart des entreprises deviendront plus importants occasionnant une augmentation de bénéfices pour ces der- niéres.En plus de cet intérét pour la tendance plutôt séculaire de la production nationale, l'analyste financier tout comme l\u2019économiste d\u2019ailleurs, cherche à découvrir s\u2019il faut s'attendre à des variations cycliques dans la production, c\u2019est-à-dire des variations qui feraient passer le pays par des périodes d\u2019expansion suivies d\u2019autres périodes de récession.Finalement, disons que s\u2019il est un autre point que doit étudier l\u2019analyste c\u2019est celui qui est lié à tout ce que nous avons dit plus haut : les variations dans le niveau des prix.Vous pouvez en effet prévoir comment des fluctuations de prix auront une influence on ne peut plus directe sur les coûts de production et par conséquent sur les prix de vente des biens.L'industrie étudiée Donnons ici au mot industrie non pas le sens restreint d\u2019entreprise industrielle en particulier comme, par exemple, la compagnie Ford du Canada, mais bien plutôt le sens de secteur économique où évolue l\u2019entreprise étudiée, comme par exemple l\u2019industrie de l\u2019automobile dont fait partie la Compagnie Ford du Canada.Inutile d\u2019insister sur le fait que Pavenir d'une industrie ainsi définie est en relation directe avec l'avenir des parties constituantes.Si la demande totale pour tel genre de produits s'accroît, il est à prévoir que les entreprises les mieux administrées, dans ce secteur, ne pourront que tirer profit de ces accroissements de ventes.De plus, une étude de l\u2019industrie, pour être complète, doit tenir compte de l\u2019attitude des concurrents, de leurs nouveaux produits, de leurs procédés de fabrications, de leur aggressivité, des recherches qu\u2019ils font.Evidemment, il ne faut pas oublier que les considérations faites pour une industrie ne peuvent être faites dans le vide, c\u2019est-à- dire qu\u2019elles doivent être faites en tenant compte de tout ce qui a été dit à propos de l\u2019économie en général.C\u2019est ainsi qu\u2019une étude sur une industrie doit examiner l'influence d\u2019un accroisse- ment de population, des habitudes des consommateurs en période de crise ou en période de prospérité.De plus, on ne peut limiter l\u2019étude de la concurrence au seul secteur étudié.S'il est vrai par exemple que tous les producteurs de charbon sont en concurrence les uns contre les autres, il n'en demeure pas moins vrai que l\u2019industrie du charbon, en bloc, est en concurrence contre l'industrie du gaz naturel, l\u2019industrie de l\u2019huile à chauffage ou même l\u2019industrie de l\u2019électricité.Dans des siècles de progrès technologiques comme ceux que nous vivons, il est facile de comprendre que toute entreprise peut être dépassée rapidement par une autre à cause d'une découverte nouvelle ou d\u2019un nouveau procédé de fabrication.Puisque ces innovations ont comme résultat par exemple une diminution des coûts ou bien le produit d\u2019un meilleur produit, l\u2019on comprend facilement pourquoi nous incorporons l\u2019étude de l\u2019industrie à une analyse de la valeur d\u2019une action.Evaluation de l\u2019entreprise Le dernier stage de notre étude en trois points nous fait enfin aboutir à l\u2019entreprise dont nous voulons évaluer les actions.Normalement, il est utile d\u2019avoir quelques données historiques sur la compagnie étudiée.Tout comme les notes biographiques d\u2019un homme peuvent nous donner une idée de l\u2019homme lui- même et de ses possibilités d\u2019avenir, de la même façon, un exposé historique des dévelopements d\u2019une entreprise peut nous aider à tirer certaines conclusions sur l\u2019avenir de cette dernière.C\u2019est ainsi, par exemple, que ces notes historiques pourraient nous donner des détails sur certaines difficultés financières majeures qu\u2019aurait eu à traverser l\u2019entreprise comme un défaut dans le versement des intérêts sur les obligations, une réorganisation financière ou aussi une lutte d\u2019actionnaires.Ensuite il est toujours sage de jeter un coup d\u2019oeil sur l\u2019administration de l\u2019entreprise.Qui siège sur le conseil d\u2019administration ?Sont-ils nommés simple- ment pour des raisons de prestige ou bien contribuent-ils de façon intelligente aux politiques de l\u2019entreprise ?Toute l\u2019organisation re- pose-t-elle sur les épaules d\u2019un seul homme, le fondateur assez souvent ?Le point où viennent probablement converger toutes les remarques faites jusqu'ici est celui de la prévision des ventes.Puisque tout doit pouvoir finir par se traduire en dollars et en cents, les remarques sur l\u2019économie ou l\u2019industrie nous seront utiles en tant qu\u2019elles nous permettront d\u2019en arriver à une prévision rationnelle des ventes futures et de la tendance du volume des ventes dans l\u2019avenir.Quel est le marché de l\u2019entreprise ?L'entreprise perd-elle du terrain en face de ses concurrents?Où se situe le marché ?L'entreprise souffre-t-elle d'un éloignement de sa clientèle ?S\u2019il est un autre point à étudier aussitôt qu\u2019il est question de prévision de ventes, c\u2019est celui que nous avons déjà signalé : le développement des nouveaux produits ou tout aussi bien les améliorations apportées aux produits qui existent déjà.Ainsi une automobile de modèle 1962 est tellement différente d\u2019un modèle 1920 qu\u2019on pourrait tout aussi bien dire qu\u2019il s\u2019agit 1a de deux produits différents, et pourtant les changements ont été faits successivement le long de près d'un demi-siècle.De plus, il est essentiel d\u2019examiner la méthode qu\u2019emploie l\u2019entreprise pour approcher le produit jusqu\u2019à sa clientèle.Quels sont les canaux de distribution qui sont utilisés?L'entreprise passe-t-elle par des grossistes ?A-t-elle ses propres débouchés au détail ?La formule employée dif- fère-t-elle beaucoup de celle des concurrents ?Pourquoi ?Est-ce plus avantageux, plus profitable?Finalement, la conclusion que devrait amener cette étude sur les ventes en est une sur les perspectives de profits pour l\u2019entreprise.Une action n\u2019est pas une excellente valeur parce que l\u2019entreprise fait un volume énorme de ventes mais bien parce que l\u2019entreprise réalise des profits intéressants.Initiative gouvernementale Des cours par correspondance pour les évaluateurs fonciers Un système de cours par correspondance préparé conjointement par le service d'extension de l\u2019Université de Montréal et l'Association des estimateurs municipaux de la province de Québec sera bientôt établi pour les évaluateurs fonciers.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé M.Lucien Cliche, le ministre des Affaires municipales, dans un communiqué de presse contenant en outre, les chiffres concernant les cours collectifs et individuels en estimation foncière dispensés par son ministère.Depuis la fin de janvier 35 cours ont été donnés et 1,393 estimateurs, conseillés municipaux et citoyens de diverses municipa- lités y ont participé.De ce total, 15 cours étaient collectifs.On prévoit que plus de 50 cours individuels et collectifs auront été donnés d\u2019ici la fin de mai.Les cours d\u2019estimation foncière du ministère des Affaires municipales ont été inaugurés il y a quelques années déjà.Ils portent sur les principes généraux qui doivent être appliqués afin d'estimer la \u201cvaleur réelle\u201d de la propriété immobilière.Ils s\u2019adressent surtout aux estimateurs des municipalités urbaines.Jusqu'ici, quelque 35 estimateurs y ont pris part.Les cours de cette année auront lieu les 11, 12, 13 et 14 juin.750, Beaubien S'il s'agit de PAPETERIE ou d'ACCESSOIRES de BUREAU appelez ou écrivez aux Pu lox: 851, Décarie CR.4-6487 St-Laurent 8559, St-Laurent 800 est, Mont-Royal RI.8-7961 DU.1-6261 LA.4-3081 LES AFFAIRES \u20148 MAI 1962 i BT Congrés des Relations industrielles Le réle du spécialiste dans la fonction publique et au sein de l'entreprise industrielle Le spécialiste ne saurait usurper les droits de ceux qui détiennent l'autorité.\u2014 Roger Grégoire La distinction nette entre les fonctions hiérarchiques et les fonctions de conseil ne correspond plus à la réalité des grandes entreprises industrielles.\u2014 Roger Chartier Plus le spécialiste gravit les échelons supérieures de la fonction publique, moins il doit être spécialiste.\u2014 Paul Pelletier Les spécialistes ne sont que des compléments, des aides du groupe en charge de l'administration.Voilà les opinions essentielles exprimées par les conférenciers invités à la clôture du 17ième Congrès des relations industrielles, tenu à Québec récemment.Roger Grégoire M.Roger Grégoire, conseiller d\u2019Etat, invité à parler de la fonction de conseil dans la société moderne, a noté que la complexité des entreprises modernes et l'évolution rapide de la technique exigent que les dirigeants s\u2019assurent les services de spécialistes qui peuvent leur indiquer les tendances dans les industries ou la société globale et les conseillers sur les décisions à prendre.Mais pour lui, le conseiller doit demeurer celui qui a le savoir, sans disposer pour autant du pouvoir.Il y aura toujours, selon M.Grégoire, une opposition fondamentale entre le politique et le technique.Celui qui détient le pouvoir doit toujours user de son jugement personnel et prendre la responsabilité des décisions finales.Il ne doit pas se servir du technicien pour éviter de prendre les risques inhérents à son poste.D'autre part, le conseiller lui- même ne doit pas se servir de son prestige d'expert pour défendre des intérêts particuliers, pour diriger par personnes interposées, et détenir l\u2019autorité sans les risques qui l\u2019accompagnent.Quand cela arrive, on a affaire à des viols de conscience ou au règne des technocrates.Roger Chartier Moins catégorique peut-étre que M.Grégoire, M.Roger Chartier, du département des Relations industrielles de Laval, a proposé un compromis basé sur un travail d'équipe fonctionnel.La théorie qui veut une distinction très nette entre les fonctions hiérarchiques et les fonctions de conseil ne correspond plus à la réalité des grandes entreprises industrielles d\u2019au- jourd\u2019hui, a-t-il dit.Les spécialistes qui s\u2019occupent de recherche, de développement, de finance, de génie et de direction du personnel, gagneraient, dans les grandes entreprises, à ne plus être considérés uniquement comme des spécialistes sans autorité pour décider quoi que ce soit.Ils sont au moins égaux en importance aux experts de la production et des ventes, avec lesquels ils doivent travailler sur un même pied, comme des coéquipiers.\u2014 W.A.Hunter C\u2019est ce que M.Chartier définit comme un \u201cconcept de travail d'équipe fonctionnel\u201d A l'égard des fonctions le nouveau concept cherchera à couvrir toutes les tâches nécessaires et à leur assigner l'importance et l\u2019autorité qui leur reviennent.À l\u2019égard du travail d\u2019équipe, le concept visera une collaboration de tous les instants, assurant entre des fonctions à certains égards opposés le meilleur équilibre économique possible.Paul Pelletier Pour sa part, M.Paul Pelletier, Commissaire à la Commission du service civil, est d\u2019avis que \u201cplus le spécialiste gravit les échelons supérieurs de la fonction publique, moins il doit être spécialiste.\u201d Il a entretenu son auditoire principalement sur le rôle du conseil dans la fonction publique.1! arrive souvent que les ministres ne soient pas des experts dans les divers domaines qu\u2019englobent leur ministère, note M.Pelletier.Aussi doivent-ils se replier, beaucoup plus que les chefs d\u2019industrie, sur l\u2019avis de leurs conseillers.\u201cC\u2019est ici que la spécialisation trop outrée devient excessivement dangereuse.Si le sous-ministre Selon le ministre de l'Industrie et du Commerce : La situation presque catastrophique du chômage nécessite la mise en oeuvre d'un programme Montréal a des taux de chômage inférieurs à la moyenne nationale, a révélé le ministre de l'Industrie et du Commerce, M.André Rousseau, alors que le taux moyen du Québec excède le taux national.Ces faits, mis en lumière par des études récentes, prouvent \u201cque le reste de la province souffre d\u2019une situation quasi cad'industrialisation tastrophique\u201d, ajouta le ministre.M.Rousseau prenait la parole à Chicoutimi à l'occasion de la mise en fonction du délégué industriel de la région du Sague- nay-Lac-St-Jean, M.Jacques Tessier.Il a établi la comparaison entre les taux de chômage de la région de Montréal et ceux du reste de la province pour mieux démon- L'aciérie québécoise, Le rapport de l'IRSID: C'est pour le mois de juin Le gouvernement de la province recevra au mois de juin un rapport sur l\u2019étude économique et technique du projet d\u2019établissement d'un complexe sidérurgique, étude entreprise en décembre dernier par la société française IRSID.C\u2019est ce qu'a déclaré M.Jean Lesage en chambre, au cours d\u2019un débat sur le bill de l'Atlantic Iron Ore.\u201cLes Affaires\u201d publiait dans son numéro du 10 avril un article exposant la complexité du travail entrepris par l'IRSID, et nous prévoyions alors la réception par Québec d'un rapport, au début de l'été.Les membres du parlement ainsi que la population semblent très impatients de connaître les conclusions, le projet d\u2019aciérie LES AFFAIRES \u20148 MAI 1962 étant l\u2019un des plus importants projets mis de l'avant par Québec.Les propos du premier ministre contiennent d\u2019ailleurs souvent de quoi irriter les protagonistes du projet.Ainsi, au cours de ce même débat, M.Lesage répondant à une question de l\u2019opposition a déclaré que \u2018nous avons pris les moyens d'établir ce complexe sidérurgique\u201d, mais il ajoute, \u201c.si c\u2019est économiquement possible\u201d, laissant ainsi planer un doute.Notons toutefois que le premier ministre ne dit pas \u201csi c\u2019est économiquement rentable\u201d, car il semble bien qu'une forte majorité des membres du cabinet soit en faveur du projet, qu\u2019il soit rentable ou non, du moins pour les premières années d\u2019opération.décentralisée trer que les diverses régions du Québec se développent à des rythmes très inégaux.Ce sont ces inégalités qui ont amené le gouvernement à mettre en oeuvre un programme d\u2019aménagement régional de \u2018\u201cdécentralisation industrielle ou, si vous aimez mieux, d\u2019industrialisation décentralisée\u201d, comme le dit M.Rousseau.\u201cIl faut respecter les conditions de vie et de développement de l\u2019industrie et il ne faut pas lutter inconsidérément contre les forces naturelles de la concentration, ajouta le ministre.Mais ces forces de concentration peuvent être mises à profit dans le développement régional.\u201d Pour assurer la décentralisation, le ministère de l'Industrie et du Commerce a mis au point un programme régional qui comprend la division de la province en territoires de développement économique, la nomination de délégués industriels régionaux, et la formation de conseils économiques régionaux.M.Rousseau a cité comme exemple de succès de ce dernier moyen, le Conseil d\u2019orientation économique du Bas St-Laurent, dont il espère voir les répliques dans un grand nombre de régions.\u201cCe conseil, a-t-il dit, a des fonctions consultatives seulement.\u201cLe rôle du secteur privé demeure vital, et par le fait même, lui confère de grandes responsabilités dans la bonne marche de l\u2019économie\u201d.fictif du ministère de la Santé ne voit rien d'autre que la médecine, et si son ministre, également fictif, possède suffisamment de poids au sein du cabinet, il n'est pas impossible que le gouvernement prenne des mesures qui soient intrinsèquement saines au point de vue médical mais qui soient en même temps disproportionnelle- ment grandes et coûteuses en regard des multiples autres besoins de la population canadienne.\u201d M.Pelletier ajoute cependant qu\u2019il est essentiel au bien-être sociologique, politique et économique du pays que la fonction publique soit munie à ses niveaux intermédiaires et inférieurs d'un corps de spécialistes de tout premier ordre.M.W.A.Hunter Abordant le rôle du spécialiste dans l\u2019entreprise privée, M.W.A.Hunter, de la compagnie Leatham Simpson, a affirmé que l'industrie ne peut plus se contenter de contrôler des situations mais qu\u2019elle doit s'efforcer de prévoir et de contrôler le changement même des situations.De par leur importance croissante, les industries sont responsables devant les employés et devant les citoyens.Plusieurs villes ont disparu de la carte parce que leur principale industrie était mal administrée.Selon M.Hunter, les administrateurs doivent se familiariser avec toutes les techniques, non pour remplacer les spécialistes et les conseils mais pour apprécier leurs rapports et recommandations à la valeur réelle.Les spécialistes ne sont que des compléments, des aides du groupe en charge de l\u2019administration.Le président du SAVI : et un capital humain qui a cessé C\u2019est ce qu\u2019affirmait ces jours derniers Me L.-P.Guay, président du Service d\u2019accueil (SAVI), une des 33 oeuvres de la Fédération, à l\u2019occasion d\u2019une réunion de l\u2019état-major de la campagne, qui se prolonge jusqu\u2019au 14 mai.\u201cLe capital humain qui menace de nous échapper à moins qu\u2019on n\u2019y accorde une attention immédiate, c\u2019est celui de nos jeunes ruraux qui n\u2019ont pas reçu une éducation suffisante et viennent à Montréal dans l\u2019espoir d\u2019y apprendre un métier.Le gouvernement actuel semble préoccupé de cette situation.Les mesures touchant l'éducation, prises en 1961, ne s\u2019étendent pas toutefois à ceux qui ont déjà 16, 17 et 18 ans.Le Service, qui a compilé des données précises sur ce grave problème, espère que le ministère du Bien-être social et de la Famille l\u2019aidera à trouver, à Montréal ou ailleurs, les ressources d\u2019orientation professionnelle, d'éducation et d'apprentissage dont ces jeunes ont besoin.\u201cNous avons, chez nous, un capital humain en voie de se perdre, et .\u201d la gr qui a cessé d'être productif \u201cAprès six ans de travail auprès des immigrants, voyageurs et itinérants, le Service d\u2019accucil aux voyageurs a été amené à constater que nous avons chez nous un capital humain en voie de se perdre d\u2019être productif.\u201d \u201cLe capital qui a, selon toute évidence, cessé d\u2019être productif, a continué Me Guay, c\u2019est celui des itinérants chroniques qui vont de Vancouver à Halifax, utilisant les secours d'urgence et les abris sans qu\u2019une action soutenue et concertée entre les grandes villes puisse arriver à réduire leur malheur individuel et le problème à tous de la vie en marge de la société.\u201d \u201cNos projets sont déterminés par des préoccupations identiques à celles de l'année écoulée, a conclu le président du Service: une attention spéciale aux jeunes ruraux québecois qui veulent s\u2019inscrire ou apprendre un métier à Montréal, une intensification du service logement, une amélioration de la situation en ce qui a trait au parrainage des réfugiés et, enfin, l\u2019étude des meilleurs moyens de coordonner tous les efforts des services aux immigrants.\u201d M.Daniel Johnson, chef de l\u2019opposition, s\u2019est demandé, la semaine dernière, s\u2019il ne serait pas opportun de créer une compagnie de la couronne pour exploiter le minerai de fer dans le Nouveau- Québec.M.Johnson a posé cette question alors que l'Assemblée législative étudiait, article par article, le projet de loi au sujet de l\u2019Atlantic Iron Ore, qui possède des droits miniers sur un territoire de cent trente-quatre milles carrés près de la baie de l\u2019Ungava.Cette compagnie appartient aux intérêts américains du groupe Eaton et aux intérêts allemands du monopole Krupp.L'opposition a reproché au gouvernement de ne pas tenir une de ses promesses électorales.A la télévision, à la radio et dans les journaux, a dit M.Johnson, le ministre des richesses naturelles s'est fait le défenseur du parti libéral et de son pro- gramme.Il prêchait l\u2019exploitation M.Daniel Johnson propose : Une compagnie de la couronne pour exploiter le minerai de fer du Nouveau-Québec de nos richesses minières par nos gens et pour nos gens.l\u2019heure de la vérité pour un parti politique sonne quand il prend les rênes du pouvoir.La preuve vient d'être faite par le ministre des richesses naturelles que le peuple de la province a été trom- A \u2019\u201d \"Le peuple n\u2019a pas été trompé, a répliqué M.René Lévesque.La politique du gouvernement est logique.Nous désirons accentuer le mouvement minier, mais en augmentant les bénéfices que la province doit retirer.C\u2019est le premier pas essentiel.\u201d M.Johnson: \u201cN\u2019y a-t-il pas une autre alternative pour le gouvernement d\u2019accentuer le mouvement minier?Autre que celle de donner un permis d\u2019exploitation a Eaton et Krupp?Est-ce qu\u2019on ne pourrait pas fournir l\u2019opportunité à une compagnie privée du Québec?Pourrait-on créer une compagnie de la couronne qui serait supportée par la Société générale de financement?\u201d PAGE 3 Publiées par les PUBLICATIONS \"LES AFFAIRES\u201d Inc.635 est, Henri-Bourassa, Montréal, P.Q.Tél.: DU.1-1888 Président : Julien LEVASSEUR; Vice-Président : Bernard LANCTOT; Secrétaire- drésorlee a riel LAPOINTE; Directeurs : Gérard ELIE et Séraphin VACHON.Directeur-gérant : Séraphin VACHON; Secrétaire de rédaction : Paule VACHON: Rédacteurs \"Yoan PELLAND:; Publicitaire : Hubert GAUCHER, L.S.C.Abonnement : 6 mois, $4.00; | an, $7.50; 3 ans, $15.00 \u201cLe Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.\u201d Le commerce extérieur du Canada La collaboration entre le capital et le travail peut solutionner les problèmes de concurrence N.D.L.R.\u2014 Le problème majeur qui paralyse actuellement le commerce extérieur canadien est sans doute la quasi impossibilité dans laquelle se trouvent nos entreprises d'abaisser le coût de revient de la production industrielle.Cette difficulté prend plus de relief depuis la formation en Europe du Marché commun.Or, on voit à l'horizon se dessiner un mouvement d'entente entre patrons et employés d'où résultera, à ce que l\u2019on souhaite, une collaboration réciproque, une coordination des efforts qui auraient pour résultat de régler en partie certains aspects du problème.A ce sujet, Laurent Lauzier, de \u201cLa Presse\u201d, résume la question et conclue, optimiste, \u201cqu'on peut normalement escompter un certain rapprochement du travail et du capital, du moins au niveau supérieur de leur direction\u201d.C\u2019est un début.Voici, dans l\u2019intention de nos lecteurs, ce qu'écrit M.Lauzier a ce sujet: Fait intéressant à signaler, il arrive que les présidents de nos principales entreprises industrielles et minières sentent tous le besoin d'aborder el sujet du Marché commun et de fixer les conditions principales de notre réussite dans la conquête des nouveaux débouchés que nous offre ce vaste marché.Les opinions exprimées varient naturellement quelque peu selon les secteurs de la production, mais les principes de base formulés sont généralement les mêmes.Nos chefs d'entreprises _admettent que nos coûts de production sont généralement trop élevés et qu\u2019il faut trouver les moyens non seulement d\u2019en arrêter la hausse constante mais encore de les abaisser par un rendement plus efficace de nos industries.On doit reconnaître dans ces nouvelles préoccupations une influence directe de l'expérience que vivent actuellement les pays membres de la Communauté économique européenne.Nos industriels en examinant ce qui se produit en Europe prennent conscience des déficiences qui paralysent actuellement le développement de notre commerce extérieur et par voie de conséquence celui de notre industrie.Réaction la plus importante à signaler dans leur attitude à l'égard des problèmes nouveaux qu\u2019ils découvrent, ils reconnaissent enfin qu\u2019ils ne peuvent agir seuls et qu'ici.comme en Europe, c\u2019est dans la collaboration entre le capital et le travail et les autorités gouvernementales qu'ils trouveront la solution à leurs difficultés.Naturellement, peu nombreux sont encore ceux qui précisent sur quels terrains se fera l'entente souhaitée entre les forces de la production mais il est facile d\u2019observer que la plupart sont à la recherche de moyens d'améliorer leurs relations avec le travail.Il serait inutile d'espérer dans ce domaine un changement rapide et surtout radical car il ne semble pas que les dirigeants du monde ouvrier soient tous disposés à favoriser une évolution de ce genre.Au contraire, ils sont plutôt enclins à confier l\u2019économie et d'effectuer la planification qu'ils réclament.Cette attitude qui trouve une explication dans la force numérique que représentent les syndicats au point de vue politique et aussi dans la tendance générale à demander de plus en plus à l\u2019Etat dans tous les domaines n'empêche pas complètement les dirigeants des grandes syndicales de regarder eux aussi vers l'Europe et de laisser certaines portes ouvertes à une collaboration plus efficace avec le capital.Un exemple assez récent de ce début d'évolution a été donné alors que le Conseil national de la productivité conviait à un colloque de quelques jours des chefs d'importantes entreprises et des chefs syndicaux pour étudier la possibilité d\u2019améliorer les relations entre le capital et le travail.Peu d'informations ont été communiquées sur les résultats de ce colloque mais, selon certaines déclarations de chefs d'entreprises qui y ont assisté, des progrès ont été réalisés.Le Conseil national de la productivité prévoit d'autres réunions de ce genre et même des voyages en Europe où patrons et chefs syndicaux examineront ensemble le fonctionnement des relations industrielles dans les principales entreprises du Marché commun.On peut donc normalement escompter un certain rapprochement du travail et du capital, du moins au niveau supérieur de leur direction.PAGE 4 A la recherche d'une VRAI formule d'avenir.Promesses et périls des solutions extrêmes Par Me Marcel FARIBEAULT, Président du Trust Général du Canada En marge de la présentation du rapport annuel du Trust Général du Canada, son président, Me Marcel Faribeault a prononcé un discours remarquable sur l\u2019évolution économique et sociale de notre pays, discours qui mérite d'être lu attentivement.Nos lecteurs nous seront grés de leur présenter ici, intégralement, le texte de Me Faribeault.Incidemment, le rythme de croissance du Trust Général du Canada ne cesse d\u2019étonner, et les résultats de son dernier exercice financier ne sont que la suite logique du progrès phénoménal que l'entreprise enregistrait l'année précédente.Interdépendance des valeurs On s'accorde à reconnaître que l\u2019économie canadienne et la québécoise ont pris quelque élan dans le dernier semestre, mais le taux de croissance de l\u2019une et de l\u2019autre nous paraît encore fort loin de ce dynamisme vigoureux et régulier qu\u2019engendrent la confiance dans une orientation sûre et la claire vision du but poursuivi.Une économie nationale peut en effet se comparer à un coureur de fond dont le rythme respiratoire, la coordination des muscles, la connaissance de ses ressources et la détermination vo- lortaire sont les éléments de succès beaucoup plus que les sprints sensationnels.L\u2019investissement fait partie de cette forte musculature, et cependant on ne peut se cacher le désappointement des actionnaires et des épargnants devant l\u2019accroissement des taxes, déception qui s\u2019augmentera presque certainement dans les mois à venir à raison des charges nouvelles assumées par l\u2019Etat provincial et du déficit déjà considérable du trésor fédéral, 11 faut donc souhaiter que la revision des conditions générales à laquelle on se consacre présentement, accorde quelque place à des considérations de gradualité et de mesure.L'expérience des autres doit demeurer l\u2019école du plus grand nombre, notamment de ceux qui ont charge de la chose publique.Ce n\u2019est certes pas sans raisons profondes que le gouvernement québécois a nommé une commission royale sur l\u2019éducation et le pouvoir fédéral une commission royale sur la banque et le crédit; que l\u2019on annonce la constitution d'une société provinciale de financement et que se discutent des projets de refonte de la constitution; que, dans le domaine international, le développement du marché commun force le Canada à réfléchir sur ses échanges commerciaux et ses liens politiques avec le Commonwealth.A lire ou écouter essayistes, publicistes et commentateurs, on sent fort bien que les mémes préoccupations sont partout présentes, et portent à la fois sur les lois, les pratiques, les structures et les institutions.La tenue d'un concile oecuménique et la préoccupation de lunité religieuse en sont une preuve additionnelle à un degré encore plus élevé.Et c'est une preuve de maturité que cette seule conjonction des considérations sociales, culturelles, économiques et politiques dont l\u2019interdépendance ne fait plus de doute.L'enquête sur l'éducation ne relèverait pas normalement de nos remarques si précisément nous n\u2019attachions à l'entraînement aux affaires une place prépondérante dans les desiderata immédiats de la nation québécoise.Or, de toute évidence, cette formation ne s\u2019acquiert pas de la même manière selon la préparation antérieure; si l'on a reçu une instruction de type classique, c'est à travers une présentation qui fera des affaires un service et des grandes affaires un grand service de lu société, qu: montrera l'économie comme une composante des décisions politiques, qui parlera de la sociologie comme d\u2019un élément sur lequel baser le droit, qu\u2019on pourra atteindre l\u2019étudiant et solliciter le jeune homme vers des études plus poussées et des carrières plus directement liées à l'administration et à la finance.Si au contraire l\u2019industrie fondamentale a été de style moderne, on pourra plus facilement se servir de données statistiques, de formulations mathématiques, de projections et de moyennes.L'on se dirigera alors vers la recherche économique proprement dite comme vers une carrière à satisfaction scientifique, vers la planification comme effort de transpiration au réel de la connaissance acquise par la comparaison avec d\u2019autres économies, et vers les service de l\u2019Etat dans les domaines de la taxation, des contrôles monétaires et de la nationalisation comme vers la pratique même de l\u2019économie.Quelqu'exagération quelle paraisse dans une si brève réduction l\u2019opposition existe entre les deux méthodes et trop d'autonomie ou d'importance accordée aux théoriciens de l\u2019_économique peut être aussi dommageable que leur déni ou leur absence l'ont été dans le passé.Si la seule pratique des affaires est en effet devenue insuffisante le succès matériel et la direction efficace, elle demeure une des conditions essentielles d'ajustement au réel à partir de ce que la formation classique a de trop général et la formation moderne de trop spécialisé.La discipline de la réussite est celle du labeur, de la frugalité, de la contradiction, de la patience et de l\u2019objectivité, pour les peuples comme pour les individus.Or il nous paraît exister chez nous trop de prodigalité et trop peu de productivité, trop d\u2019impatience et pas assez d\u2019aitention, trop de préoccupation des coûts mineurs et trop d\u2019incompréhension de la valeur des ensembles, trop d\u2019optimisme en l\u2019individu et pas assez de collaboration réaliste.Nous voudrions donc pouvoir trouver très bientôt, en français, dans les collèges, les universités, à la radio et à la télévision, des cours, des ouvrages et des leçons sur l'initiation aux affaires à partir d\u2019un droit civil élargi et non plus d\u2019un droit strictement commercial, alors que la société est devenue industrielle, financière et internationale; sur l'économique aussi à partir non de l'économétrie mais du sens commun, parce que l\u2019économique s\u2019est révélée tout autant nécessaire que la comptabilité dès lors que l'on prend du champ et de la hauteur; sur la politique enfin à partir sans doute d'un nationalisme toujours fondamental, mais encore des autres nationalismes et d'un internationalisme culturel et économique qui comporte lui aussi des satisfactions intellectuelles et morales.Notre croissance économique Comment se constituent les capitaux, grâce à quels intermédiaires entrent-ils dans le circuit des affaires et dans quel but, à quel moment l'investissement se fera-t-il de préférence par le prêt et les obligations ou par les actions et les participations?A quelle époque un peuple doit-il être surtout épargnant, capitaliste ou entrepreneur, et par la formation de quels groupes, la mise sur pied de quelles institutions?Tout cela peut s\u2019apprendre et doit se pratiquer, de préférence toujours par l\u2019entreprise privée, mais sans exclure à l\u2019occasion le support ou l'orientation de l'Etat.Quels qu\u2019en soient le détail, la forme ou les résultats, la société de financement annoncée par le discours du trône constitue un effort à convaincre les épargnants d'investir en actions.Il s\u2019agit donc tout autant d\u2019une mesure éducative que d'une mesure opé- rative.Mais, il nous faut bien rappeler depuis combien d'années les compagnies de fiducie demandent d\u2019élargir le pouvoir de placement des exécuteurs testamentaires de fagon a leur permettre une fraction des biens administrés en titres de participation et non seulement de créance.Dans le très intéressant livre \u201cCroissance et structure économique de la Province de Québec\u201d qu\u2019il vient d\u2019écrire pour le minis- tere du Commerce et de I'Industrie, monsieur André Raynaud a rappelé que l\u2019économie québécoise est intégrée très largement à celle de l'Ontario et que les deux provinces bénéficient d\u2019un même taux d'augmentation de Ja production.H ajoute que si le niveau de vie et le revenu moyen sont moins élevés dans le Québec, d\u2019une part cela tient à des causes séculaires non politiques, et d'autre part ce retard est en voie d\u2019être rattrappé, donnant raison aux évaluations et prédictions des historiens de l'économie.On peut ajouter à ces constatations qu\u2019il existe dans le Québec, par rapport à l'Ontario: a) un nombre inférieur de villes moyennes, de grandes entreprises et d'industries de transformation; b) un nombre inférieur de succursales de banques et de compagnies de fiducie autochtones, elles-mêmes d'\u2019ailleurs moins puissantes; c) un nombre inférieur de maisons de change, de courtiers en valeurs et de sociétés d'assurance indigènes; d) un nombre inférieur de fonds de pension, corporatifs ou communautaires, comme aussi bien de fondations ct fiducies charitables éducatives.(Suite à la page 12) LES AFFAIRES \u20148 MAI 1962 THY BRAC aratrurs \u2014th m TPT RIL eA av Remarquable conférence du président de la Bourse de Montréal.CEST QUEBEC QUI DOIT ORIENTER LE CANADA A cause de son site géographique, de ses ressources naturelles et de la vitalité des Canadiens francais, c'est la vieille province qui donnera le ton à la politique industrielle et commerciale de l'Est canadien et contribuera le plus à déterminer les caractères distinctifs du pays.Mais pour cela, la participation agissante du Canada français aux affaires doit augmenter rapidement.Québec doit conserver sa personnalité.Notre province est un bastion contre le conformiste; elle doit s'ajuster à la notion du changement et prendre en main ses propres destinées.Il ne faut pas craindre d'apporter les réformes qui sont nécessaires et préparer des chefs pour assurer l'avenir.Pour atteindre ses fins, le Québec doit orienter une bonne partie de sa jeunesse vers le domaine des affaires et de l'industrie.H y a aujourd\u2019hui, à travers toute la province de Québec, et dans toutes les couches de sa population, un désir réel et sincère que des mesures efficaces soient prises afin que la croissance économique de notre territoire atteigne le niveau élevé dont jouissent d'autres pays ainsi que d\u2019autres régions industrialisées du Canada.Ce désir s\u2019accompagne d'une prise de conscience des grands changements matériels survenant dans le monde.On enregistre également un empressement, inconnu jusqu'à présent, afin qu'il y ait participation active de notre part à ces changements.Ainsi.nous sommes tous conscients du bouleversement qui se produit dans les structures traditionnelles de notre système d\u2019enseignement.Nous sommes également conscients des efforts accélérés entrepris en vue d'adapter les us et coutumes du Québec à ceux du monde moderne.Certains parleront de réforme.Si vraiment il y a réforme elle s'inspire d\u2019un sentiment radical, d'un état d'esprit collectif favorable aux essais et aux innovations de tous genres.C\u2019est là également une attitude positive en ce sens qu'elle essaie de comprendre et de relever le défi que lui opposent les conditions économiques.Certains, semble-t-il, préféreraient se voiler les yeux devant les exigences de l'heure.craignant sans doute qu\u2019il ne soit porté atteinte aux coutumes et à la culture traditionnelles du Canada français.On note cependant que la vaste majorité réagit affirmativement devant les besoins d\u2019un Québec nouveau, d'un Québec décidé à provoquer l\u2019accélération du progrès économique, d'un Québec, enfin, qui veut améliorer le bien &tre social, réduire le chômage et offrir des possibilités nouvelles qui donneront à notre jeunesse l'occasion de déployer ses ailes.Québec doit conserver sa personnalité Puis-je déclarer dès à présent que le Québec doit sauvegarder son armature historique et culturelle.II ne peut pas du tout être question d'abandonner notre identité sous prétexte que la réinterprétation et la réadaptation de notre passé l\u2019exigent.Il est faux de prétendre qu\u2019un tel sacrifice est nécessaire si nous voulons une liberté plus grande dans le cadre de nos institutions pour faire progresser notre condition économique et commerciale.Nous devons au contraire insister plus que jamais pour que soient respectés les droits des individus dans le monde des affaires comme dans ce- Jui d'un état en plein expansion.Les mots de Jacques Maritain: \u201cLa personne humaine transcende naturellement l'Etat\u201d s'appliquent tout aussi bien à la société commerciale, industrielle ou financière.Nous devons résister à l\u2019abandon de notre personnalité, si nous ne voulons pas sombrer dans l\u2019anony- LES AFFAIRES \u2014 8 MAI 1962 mat lugubre de \u2018l\u2019homme au complet gris\u201d.Je ne suis pas d'accord avec ceux qui déclarent que la province de Québec pèche par régionalisme, impliquant par là qu\u2019il y a quelque chose de négatif et de rétrograde dans les tentatives énergiques auxquelles nous nous livrons dans le but de préserver tout à la fois notre personnalité, nos traditions et notre individualisme.Il est évidemment à la fois plus difficile et plus onéreux de faire appel à des groupes qui refusent de laisser fondre leurs traits distinctifs et leurs principales caractéristiques dans des moules collectifs démunis de tout individualisme.Par contre, la création d\u2019un monde unique ne peut pas et ne doit pas conduire à la négation de tout ce qui est individualisme et particularisme.Il est bon qu'il y ait des controverses, des heurts et des conflits dans le domaine des relations culturelles.Ce phénomène ne peut être que favorable si l'on considère son côté créateur.Et il est certain que les efforts tentés dans le but de couler dans un moule universel nos relations politiques et économiques ne peuvent qu\u2019échouer, tout simplement parce qu\u2019ils ne possèdent pas le prestige et l'éclat des faits nouveaux.Québec : un bastion contre le conformisme Parce qu'également ces efforts ne prennent pas en considération la multiplicité de nos buts et de nos objectifs personnels.Québec est un des grands bastions du monde qui réussissent à endiguer la poussée actuelle menant tout droit au conformisme.J'espère sincèrement que le Canada anglais.afin que se continue un dialogue qui est tout à la fois rafraîchissant et stimulant, se rendra compte que conflits et controverse peuvent, et en fait déclenchent, le progrès ainsi que la croissance.Lorsque M.René Lé- vesque déclare : \u201cLe Québec devient impatient\u201d, nous ne pouvons qu'être d'accord avec sa thèse si nous n\u2019approuvons pas entièrement le choix de ses solutions.Nous n\u2019apporterons rien de constructif a cet état de chose en prétendant tout simplement ignorer le problème qu\u2019il présente.Nous du Québec sommes en train d'apprendre à penser en des termes différents.Il est faux de soutenir que les Canadiens français sont provinciaux dans leurs manières de voir les choses.Leur contribution, il est vrai, aux grandes causes qui passionnent les nations s'est principalement manifestée dans les domaines intellectuel et spirituel.Cela se voit par exemple lorsque M.Paul Gérin-Lajoie assiste avec une fierté très compréhensible aux cérémonies qui marquent la nomination de jeunes instituteurs Canadiens français à différents postes d\u2019enseignement en Afrique.Tl nous arrive de prendre conscience de l\u2019ampleur de nos engagements internationaux lorsque l'existence de nos religieuses est menacée au Congo ou que l\u2019activité de nos prêtres ou de nos frères enseignants se trouve enrayée.comme c\u2019est le cas à Cuba.Les penseurs de cette province se sont surtout préoccupés des valeurs spirituelles et des grands problèmes intellectuels.On constate qu\u2019aujourd\u2019hui cette élite s\u2019intéresse davantage aux do- maines économique et commercial, où elle fait preuve d'une excellence tout aussi manifeste.La renaissance du Québec signifie simplement que nos meilleures têtes ne se passionnent plus seulement, comme auparavant, pour les travaux analytiques et méditatifs.mais également pour des problèmes d\u2019un tout autre ordre, mais non moins important, à savoir ceux qui émanent de l\u2019activité politique et commerciale.La province commence à se faire et à s\u2019ajuster à la notion du changement, ceci d'ailleurs dans le but de préserver ses structures iraditionnel- les.Notre histoire se distingue par la remarquable stabilité de nos croyances spirituelles, par notre engouement assez généralisé pour les choses intellectuelles et politiques et par notre refus presque catégorique de nous rendre à l\u2019évidence des changements qui surviennent dans le système économique.Ce refus aurait pu détruire la structure de Ja société québécoise si les éléments plus spécifiquement tournés vers les choses du commerce, principalement les Anglais, n\u2019avaient pas su s'adapter.du moins en partie, aux transformations prenant place en dehors de la province.Une société, à l'instar de n'importe quel autre organisme.fonctionne dans un milieu donné et pour survivre cette société doit continuellement s'adapter aux changements de ce milieu.Sinon ce serait l'instabilité et, qui sait, l\u2019effondrement possible.Prenez par exemple le Royaume-Uni: ce pays se voit maintenant dans l\u2019obligation d'effectuer des changements majeurs dans ses structures commerciales.et l\u2019on est unanime à reconnaître que la survivance de l\u2019Angleterre en tant que grande puissance économique et politique dépend des qualités d\u2019adaptation dont elle fera preuve, face à ce défi.Prendre en main notre destinée I! suffit d\u2019examiner les positions prises par les séparatistes pour se rendre compte de la fragilité de nos Vieilles structures, et j'espère que vous permettrez à un Irlandais de placer son grain de sel dans ce débat.En fait, reconnaissons que la critique qu\u2019ils exercent vis- à-vis la situation actuelle est fondée.Mais ils courent à l\u2019échec pour deux raisons.Tour d\u2019abord, leur remède est pire que la maladie.La province de Québec ne doit pas se replier davantage sur elle- même \u2014 ce serait le suicide, la perte et la néga\u2018ion de toutes nos valeurs.Nous devons bien au contraire pénétrer plus à fond notre milieu économique, en assimiler Jes caractéres avantageux et prendre en main notre propre destinée.Par ailleurs, c'est précisément la voie dans laquelle nos concitoyens sont déja engagés.En fait, nous sommes tous des gens engagés.A quel autre moment de notre histoire avons-nous vu tant de savants, de lettrés et d'intellectuels embrasser la carrière politique ou celle tellement active des affaires?Dans les meilleurs traditions françaises ces hommes réagissent positivement devant notre monde en pleine transformation et contribuent au renouveau du Québec.Les séparatistes arrivent trop tard! 1 Des réformes sont nécessaires tion d'une Société générale de financement.qui serait une source importante de capitaux pour l'entreprise québécoise.A mon point de vue, la création d'une telle institution sera en harmonie complète avec les besoins de la province.Ici, je vois une fonction majeure : l'assistance financière à moyen et long terme aux entreprises jeunes En termes concrets, que signifie ; ce renouveau?Cela signifie que des | réformes sont nécessaires pour sauvegarder le fondement même de notre société québécoise qui réclame d'une part, une participation ! accrue et un champ d'action Phe | vaste dans la vie économique, et d'autre part, une formation plus | solide pour notre jeunesse.Cela signifie aussi que nous devons nous intéresser davantage à l'élaboration de la politique économique nationale, et que nous devons tous travailler pour une grande unité canadienne au sein de laquelle chaque région économique pourra mel- tre au point ses propres solutions.C'est en effet une ère tumultueuse que nous traversons.dans laquelle nous avons besoin, comme Hugh MacLennan l\u2019a déclaré de, \u201cRenforcer la confédération en en faisant une armature plus flexible pour toutes les provinces et cela pardessus tout pour assurer l\u2019amour- propre et l'épanouissement de notre partenaire canadien français, qui est notre égal et qui jouit de toute notre affection.\u201d Pour réaliser un tel projet.pour réussir la renaissance totale du Québec, il nous faut revenir à la cource même de toute puissance sociale, c\u2019est-à-dire.au peuple.Nous devons nous préparer à cette tâche et il n'y a pas de meilleure manière d'en exprimer l'ampleur qu\u2019en rappelant les mots de M.Paul Gé- rin-Lajoie : \u201cComment canaliser à des fins éducatives une part de plus en plus importante des énergies de la collectivité et du revenu national.telle est en dernière analyse la question fondamentale que notre société doit se poser.\u201cCette question est inéluctable.Nous ne pouvons pas l\u2019éluder à moins de renoncer à l'ambition qui constitue le facteur le plus dynamique des sociétés évoluées.celle d\u2019un progrès économique constant et d'une amélioration correspondante du standard de vie.\u2019 Préparons des chefs pour assurer l\u2019avenir Cela ne fait aucun doute que l'accent placé actuellement sur l'instruction est une condition fondamentale à la préparation des Canadiens français à leurs responsabilités de \u2018leaders\u2019 dans les domaines du commerce et de l\u2019industrie.Devenir efficient, dans ce monde moderne, exige un lourd investissement de capitaux pour chaque travailleur productif.Cependant, avant d\u2019effectuer cet investissement il nous faut posséder la formation ainsi que l'instruction nécessaire au développement de notre technologie et de nos talents administratifs.Sans cela ces capitaux n'auront servi à rien ou auront été utilisés sans être efficaces.Je suis d'accord avec ceux qui insistent sur le besoin primordial d'un développement de l'instruction à tous les niveaux.La Société générale de Financement : une institution nécessaire Deuxièmement, nous devons nous connaître mieux nous-mêmes et mieux comprendre le fonctionnement de notre économie.Au début du mois le ministère du com- merce a publié la première revue mensuelle de statistiques portant sur les principaux secteurs de l\u2019économie.Comme l\u2019a déclaré Monsieur Rousseau: \u201cLa statistique constitue sans aucun doute un outil indispensable pour tous ceux qui se préoccupent de l'avenir économique de notre province.\u201d Plus spécifiquement, dans le secteur financier, la grande question i de l'heure actuelle est la forma- |\u201c » [3 et dynamiques qui ne sont pas encore parvenues au stade du finan- ; cement publique.L'entreprise doit puiser & même le marché des capitaux Une fois que l\u2019entreprise québe- coise aura alleint un stade de développement plus avancé, il lui sera alors toujours possible d'avoir recours au marché proprement dit des capitaux.Nous de la bourse souhaitons que le monde des affaires canadien-français en vienne à considérer les Bourses de Montréul et Canadienne comme des institutions qui sont siennes.Nous voulons qu'il en tire le maximum d'avantages accordés dans le cadre de la législation des valeurs mobilières.Déjà, certaines entreprises familiales de chez nous ont saisi à leur juste valeur les avantages que présente cetle assistance et je nomme.par exemple, Denault Limitée, Couvrette et Provost, Drummond Welding, et bien d'autres encore.Cependant.pour que le marché des capitaux puisse offrir le maximum d'avantages à l'entreprise québécoise, il est essentiel que la population québécoise soit à même d\u2019apprécier à sa juste valeur la pleine mesure des possibilités de placement offert par le marché des capitaux.Ici, faisons remarquer que ce n\u2019est pas simplement une question d\u2019éducation financière, mais également une question de confiance à accorder à ce marché.Or certaines institutions du secteur privé jouissent de la confiance inaltérable du grand public.Je nomme ici le Trust général du Canada.la Société d'administration et de fiducie, la Banque d'épargne de la cité et du district de Montréal, La Prévoyance, les Prévoyants du Canada.etc.En inscrivant leurs titres à la bourse, ces sociétés en vue et hautement respectées, contribueraient largement à généraliser cette confiance du public québécois.Toute action de votre part, Messieurs, amenant des sociétés à apprécier à leur juste valeur l'importance et les avantages d\u2019une telle décision, nous sera d'un secours inestimable.Tous ces changements reflètent la renaissance de notre province et ont déjà fait ressortir la pénurie aiguë de notre main-d\u2019oeuvre spécialisée.Il y a trois grandes carrières qui s'offrent à ceux qui cherchent la réussite en affaires: une carrière dans les finances, une carrière dans la production et une carrière dans les ventes.Traditionnellement, les Canadiens français ont embrassé les professions de la magistrature, de la médecine, de l'architecture.etc.el ceux qui se sont lancés dans des carrières industrielles, se sont spécialisés dans la vente et (Suite à la page 13) A VOTRE SERVICE CANADIENNE PAGE 5 DOCUMENTATION Le vrai socialiste refuse ces | Québec et met aussi ses espoirs dans Quel est, pour nous, le plus urgent problèmes?Savoir comment faire servir l'État Par Richard ARES, S.J.Bon gré mal gré, le gouvernement actuel est engagé dans le Passionnant débat, à la fois théorique et pratique, qui se poursuit actuellement au Québec.Il en occupe le centre et il l\u2019alimente de son action comme de son inaction.L\u2019enjeu en est trop important pour que se taisent les voix qui l\u2019ont déjà porté devant le publie et pour que ne s\u2018en élèvent pas d\u2019autres, qui, jusqu'ici, sont demeurées muettes.L'Etat est désormais entré dans nos préoccupations ct il n\u2019est pas près d\u2019en sortir; aussi importe-t-il souverainement d\u2019en posséder une notion aussi juste que possible.Telle est la conclusion du premier d'une série d\u2019articles publiés récemment dans Relations par le Père Richard Arès, S.J.Voici le texte intégral de ce premier article : Depuis quelques mois, il se poursuit au Québec un vaste et passionnant débat sur le rôle de l\u2019Etat dans la collectivité, plus précisément sur le rôle de l'Etat québécois à l\u2019égard de la communauté canadienne- française.Bien aveugle celui qui ne saisirait pas l'importance d\u2019un tel débat: il porte sur l'instrument par excellence de la puissance dans notre monde moderne, il met en cause des valeurs fondamentales et de son issue découleront des prises de position concrètes qui influeront grandement sur l\u2019avenir du peuple cana- dien-français.Débat d\u2019importance, qui ne fait pourtant, tout l'indique, que commencer : il marque les débuts d\u2019une campagne qui ira s\u2019intensifiant et visera à réclamer une action de plus en plus directe et massive de l'Etat dans la collectivité.Aussi, paraît-il opportun de présenter quelques considérations sur un sujet qui, par ses ramifications, touche à tous nos grands problèmes de l'heure et constitue l\u2019un des plus pressants défis posés aux hommes de notre génération.Voici donc, dans un premier article, ce qu'on pourrait appeler un état de la question, à savoir, l\u2019occasion du débat, les grands courants qui l\u2019animent et la réaction du gouvernement québécois face aux pressions qui s\u2019exercent sur lui.MARION, MARION, ROBIC & BASTIEN FONDEE EN 1892 © Brevets d'invention ® Marques de commerce ® Droits d'auteur en fous pays 2100, rue Drummond MONTREAL -925 Tél.: AVenue 8-2152 | I \u2014 L\u2019occasion du débat Il y a déjà quelques années que certains intellectuels ne perdent aucune occasion de dénoncer ce qu\u2019ils appellent l'attitude traditionnelle des Canadiens français à l'égard de l\u2019Etat.Selon eux, cette attitude serait celle de la peur morbide, héritée de la conquête britannique et propagée de génération en génération par suite d'une ignorance a la fois théorique et pratique des mécanismes de la démocratie parlementaire.Aussi, de temps à autre, éle- vaient-ils la voix pour supplier les Canadiens français de se convertir à l'Etat, c'est-à-dire, au lieu d'en faire un épouvantail et de ne voir en jui qu\u2019un maître, de le regarder plutôt, comme le plus fidèle de leurs serviteurs et l'instrument le plus efficace de leur libération, bref de sortir du moyen âge et d\u2019accepter les impératifs de la civilisation moderne (voir à ce sujet la note de François-Albert Angers dans l\u2019Action nationale de mars 196! : \u201cQuelles interventions et quel Etat?\").Peut-être en serions-nous restés encore longtemps sur ce plan académique, si un changement de gouvernement ne s\u2019était tout à coup produit à Québec.Mais, aussitôt en place, le nouveau gouvernement annonce ses intentions de réorganiser l\u2019Etat, de le renforcer et de lui faire jouer tout son rôle dans la collectivité.Tout au long de la présente session, les mesures se succèdent qui tendent précisément à faire de l'État provincial un Etat plus adapté à ses fonctions et mieux outillé pour les remplir : Conseil d'Orientation économique, ministère des Affaires fédérales-provinciales, ministère des Richesses naturelles, ministère des Affaires culturelles, etc, Et chaque fois, à l\u2019Assemblée législative, s'élèvent de vives discussions sur le rôle de l'Etat, notamment dans l\u2019économie et à l'égard de l'éducation et de la culture.Journaux et revues reprennent les déclarations faites à Québec pour les commenter et les critiquer, les approuver ou les blâmer.C\u2019est ainsi, par exemple, que dans l\u2019un de ses éditoriaux-massue dont il a le secret, le directeur du Devoir dénonce \u201cpoliticiens et moralistes\u201d qui \u201cse sont appliqués à démontrer que l'intervention de l'Etat dans la vie économique et sociale est une erreur dangereuse\u201d et dont toute la doctrine se résume en ces mots : \u201cL\u2019étatisme, voilà le péché.\u201d Et Gérard Filion de poursuivre ainsi son acte d\u2019accusation globale : Nous avons été victimes d\u2019une éducation dogmatique, bâtie à partir de concepts abstraits, absente de toute préoccupation réaliste.Les thèses de philosophie affirmaient que, en principe, la YEUX ROUGES OPTREX soulagera rapidement le malaise des yeux rougis, endoloris, fatigués par la télévision, le vent, le soleil ou la fumée.OPTREX apporte un soulagement rapide et durable.Aussi COMPRESSES OPTREX POUR LES YEUX Chez votre pharmacien OvpIrex \u201cle bien-être des yeux\u201d OF-20 PAGE 6 vie sociale et économique est de droit privé.Peu de gens cherchaient à savoir si, étant donné les circonstances historiques et politiques dans lesquelles nous vivons, certains accommodements avec les principes ne pouvaient pas être trouvés .Au lieu de cela, les politiciens se contentaient de s'enrichir avec quelques amis et les moralistes empoisonnaient la pensée des jeunes générations avec des thèses depuis longtemps dépassées sur l'Etat gendarme, l'Etat simple arbitre des conflits.(\u201cNos vaches sacrées\u201d 15 février 1961.) Ce plaidoyer passionné marque bien la température du débat qui se poursuit actuellement autour de l\u2019idée de l\u2019Etat et de son rôle dans la collectivité.Et nous ne sommes encore qu\u2019aux préliminaires! Il \u2014 Les courants de fond Trois courants de fond.semble- t-il, agitent actuellement la communauté canadienne-frangaise, la poussent a tourner de plus en plus ses regards vers l'Etat et à lui confier l'orientation de son destin.Les mots qui les caractérisent le mieux ont pris, malheureusement.dans le contexte européen.un sens plus ou moins péjoratif, et je ne les emploie qu\u2019avec hésitation, qu'entre guillemets, en leur donnant leur sens le plus large, lequel n\u2019est pas nécessairement péjoratif: ce sont les courants \u201csocialiste\u201d, \u201cnationaliste\u201d et \u201claïciste\u201d.1 \u2014 Le courant \u201csocialiste\u201d Un courant \u201csocialiste\u201d se développe de plus en plus au Québec.H rassemble et entraîne la plupart de ceux qui, ayant perdu foi en l\u2019entreprise capitaliste, et même en l\u2019institution libre et privée, pour réaliser la justice sociale et l\u2019amélioration du sort des masses laborieuses, mettent maintenant leurs espoirs dans l'Etat, dans un Etat qui se chargerait de nationaliser les principales industries et d'exploiter les grandes ressources naturelles, prendrait en mains la direction à la fois de l\u2019économie, de la sécurité sociale, de l\u2019enseignement et de la culture dans la collectivité.De ce courant, les porte-paroles se recrutent surtout parmi les chefs ouvriers et les intellectuels qui gravitent actuellement autour du Nouveau Parti.Significatives à cet égard apparaissent les déclarations faites au cours des divers congrès de l'automne 1960.Je me contente d\u2019en signaler trois.Selon un chef ouvrier bien connu, on est en train de galvauder, et même de prostituer, l'expression \u201cplanification économique\u201d, car la planification économique est impensable et impossible sans le dirigisme économique par l'Etat.L'E- tat doit réaliser la planification, diriger effectivement l\u2019économie du pays : voilà ce que recherche le véritable socialisme démocratique, lequel, tout comme le socialisme démocratique britannique et scandinave, n\u2019a rien de doctrinaire, contrairement au socialisme européen (cf.le Devoir, 3 décembre 1960).Un autre chef ouvrier, non moins bien connu, déclare que la planification économique est nécessaire pour assurer le plein emploi et que seul l\u2019Etat peut le mener à bon terme.Durant la guerre, l'Etat est intervenu dans bien des domaines, on a eu recours au dirigisme.Aujour- d\u2019hui encore son intervention s\u2019impose et peu nous importe le nom qu\u2019on lui donne : planification, planisme, dirigisme ou socialisme (cf.le Devoir, 18 novembre 1960).Les intellectuels, eux, vont encore plus loin.Selon l'un d\u2019eux, \u201cle Nouveau Parti .permet d\u2019établir pour le socialisme une voie à peu près carrossable qui promet d'aller vers quelque chose\u201d, à condition que son aile gauche veille à y maintenir une haute \u201cteneur en socialisme\u201d et rejette \u201cdes compromis trop grands avec le système capitaliste\u201d.compromissions.Il considère son l'Etat : c\u2019est le courant \u201claïciste\u201d.Je système comme la vérité économique et politique de l'âge technologique.Il le considère comme la vérité et le capitalisme comme l'erreur.Le socialiste tient sa vérité pour universelle.(Cf.le Devoir, 28 novembre 1960.) Voilà donc un premier courant dont la pression s'exerce actuellement sur l\u2019Etat.Né des besoins et des désirs insatisfaits de la classe ouvrière, animé et renforcé par un groupe d'intellectuels pour qui le socialisme incarne la vérité économique, sociale et politique, il concentre ses plus grands espoirs dans PEtat, de qui il attend remède et salut pour la classe qu\u2019il représente.2 \u2014 Le courant \u201cnationaliste\u201d Parallèle à ce premier courant et s\u2019y mêlant parfois, il s\u2019en développe un autre qui, lui aussi, a ses regards tournés vers l'Etat : c\u2019est le courant \u201cnationaliste\u201d.Il prend sa source dans une situation tragique : celle d\u2019infériorité et de dépendance faite au groupe canadien-français surtout dans le domaine économique.Face à cette situation humiliante et dangereuse, conscients par ailleurs que les efforts tentés jusqu'ici n\u2019ont pas réussi à assurer le redressement nécessaire, un nombre de plus en plus considérable de Canadiens français en sont venus à penser que seul l\u2019Etat possède la puissance requise pour opérer ce redressement et tirer le peuple canadien-français de sa vallée d'humiliation et de sa condition servile.Aussi, contre les gros intérêts financiers commerciaux et industriels installés au Québec, ré- clament-ils une intervention énergique de l'Etat.Nous sommes, proclament-ils, en état d'urgence, ot seul l'Etat est capable d'accomplir certaines tâches dans les moments d'urgence nationale.Nous sommes une nation politiquement dépendante, économiquement dominée, socialement déchirée et culturellement attardée : l\u2019Etat doit être l'instrument de notre libération globale.L\u2019un d\u2019eux précise : \u201cL'Etat est le maître absolu de la langue et ne doit pas hésiter à recourir aux moyens aussi radicaux que ceux qu\u2019il adopte pour sauver les corps et les biens en temps d\u2019épidémies, d\u2019inondations ou autres sinistres.\u201d Tout un groupe ne cesse de répéter : l'Etat central est au service des Canadiens, c'est un Etat nationaliste; il faut que I'Etat québécois se mette résolument au service des Canadiens, qu'il devienne, lui aussi, un Etat nationaliste : c'est notre seule chance de survie.Dans une note toute récente intitulée : \u201cLa clef du salut national : l\u2019Etat\u201d, un des rédacteurs du Devoir plaide avec force en faveur de cette thèse nationaliste : Nous avons une foule de raisons particulières et combien pressantes de souhaiter que l\u2019Etat provincial assume pleinement l\u2019existence de la communauté cana- dienne-française.Si par hypothèse cet Etat devait disparaître, il n\u2019y aurait plus de motifs sérieux de parler d'un avenir pour le Canada français .Dès lors, toute opposition à l\u2019action étatique joue directement contre l'intérêt élémentaire du Canada français : on peut discuter les modalités de cette action, on n\u2019en saurait contester le principe.Ici plus que partout ailleurs, l\u2019Etat c'est la nation : dans aucun domaine, un progrès en profondeur ne sera possible s\u2019il n\u2019est le fait de l'Etat lui-même.Et le rôle des éducateurs, de la presse, des organismes privés, doit être aujourd\u2019hui de préparer les esprits à l'intervention de l'Etat, de créer un climat psychologique favorable à cette intervention qu'une longue tradition de conservatisme obtus a présentée comme néfaste alors qu'elle est l'instrument essentiel du salut national.(J.M.L., 11 mars 1961.) Ce texte impérieux, je le rapporte sans commentaires; aucun ne montre mieux l'existence aujourd\u2019hui d\u2019un courant \u201cnationaliste\u201d entièrement gagné à l\u2019État.3\u2014 Le courant \u201claiciste\u201d Un troisième courant de pensée enfin se signale actuellement au répète que je prends ce mot en un sens très large où il équivaut à \u201cpro- laïque\u201d, et que j'entends désigner par là d\u2019abord et avant tout un courant centré sur la défense et la promotion des intérêts laïques.Que ce courant charrie à la fois du bon, du moins bon et même de l\u2019excessif, ce n\u2019est pas cela qui est en cause pour le moment, mais uniquement son attitude à l'égard de l\u2019État.Une conviction initiale en est la source : la conviction que les laïcs n\u2019occupent pas toute la place qu\u2019ils devaient occuper dans certains secteurs de la vie sociale, notamment dans l'enseignement secondaire en sa totalité et dans l\u2019enseignement universitaire quant aux plus hauts postes.De plus en plus persuadés qu\u2019ils ne parviendront pas à redresser cette situation par leurs seules forces individuelles et par le seul intermédiaire des institutions libres et privées, un bon nombre de laïcs en sont rendus à préconiser ouvertement, comme la seule solution à ce problème, l'intervention directe et massive de l'Etat dans l\u2019enseignement à tous les niveaux.Ils parlent de \u201cdésacraliser la société civile\u201d, de briser \u201cl'empire bureaucratique du clergé\u201d; ils dénoncent l\u2019individualisme des institutions privées et \u201cl\u2019anarchie de notre système d'enseignement\u201d; ils proclament que \u201cl'institution laïque d\u2019enseignement souffrant d'un terrible retard doit recevoir un appui particulier de la part de l\u2019Etat, jusqu\u2019à ce que ce retard ait été rattrapé\u201d; pour eux, il n\u2019y a qu\u2019une solution à \u201cl\u2019anarchie dans laquelle se débat le monde universitaire québécois\u201d: \u201cl\u2019université doit être d\u2019Etat\u201d.Un volume qui a fait quelque bruit en son heure dénonce \u201cla méfiance instinctive, maladive même, qu\u2019ont longtemps manifestée les élites traditionnelles du Canada français contre ses interventions (à l\u2019Etat) dans le domaine de l\u2019éducation\u201d.Et ses auteurs de s\u2019écrier : Il est temps de renoncer à nos anciens tabous.Ceux-ci ont déjà coûté suffisamment cher.Un ministère de l'Education est aussi nécessaire qu\u2019un ministère de la Voirie.Et certainement plus important!.Si les intérêts privés continuent à l'emporter sur l\u2019intérêt général, nous courons au désastre.L'histoire tragique de l'enseignement dans la plupart des pays catholiques où les institutions privées, au lieu de s'associer à l'Etat, ont cherché à empêcher celui-ci d'exercer ses droits devrait nous servir de leçon .\u201d (L\u2019Université dit Non aux Jésuites, pp.69 a 79.) De méme, exposant \u201cles véritables raisons qui motivent l'opposition au projet de création de l\u2019Université Sainte-Marie\u201d, M.Jean Blain, à la question : que réclame actuellement notre milieu?répond avec franchise : Tout simplement ce que lui suggère le bon sens : un système d\u2019éducation qui repose en définitive sur la communauté nationale, qui s\u2019alimente ouvertement à l\u2019instrument de cette communauté, c\u2019est- à-dire à l'Etat .Au plan des institutions, il souhaite que cesse cette situation absurbe qui continue à maintenir les secteurs classique et universitaire de notre éducation aux mains de cellules communautaires ou diocésaines sur lesquelles la nation (je ne dis même pas l'Etat) est privée de son droit de regard.Il est normal, il est impératif et il est de l\u2019ordre du strict bon sens que les institutions qui naîtront à l'avenir soient laïques, c\u2019est-à-dire qu\u2019elles relèvent du milieu communautaire national.(Le Devoir, 31 décembre 1960.) Ainsi donc, à ce troisième courant de pensée, tout comme aux deux premiers, l'Etat apparaît comme le grand détenteur du salut.Sur la nécessité de son intervention, \u201csocialistes\u201d, \u201cnationalistes\u201d et \u201claïcistes\u201d sont tous d\u2019accord et présentent un front commun, même si de nombreuses causes de divergence et de friction subsistent entre eux par ailleurs (voir à ce sujet Cité libre, février 1961 : \u201cUrgence d'une gauche nationale\u201d, par Jean-Marc Léger, et (Suite à la page 14) LES AFFAIRES \u20148 MAI 1962 rms nn pe sore my +e eas D'après un plan \"révolutionnaire\" On préconise un nouveau mode de taxation des propriétaires fonciers de la métropole M.Lucien Saulnier, président du comité exécutif de Montréal, a tracé les grandes lignes d\u2019un nouveau mode de taxation qu'il a lui-même qualifié de révolutionnaire, et qui aurait pour but de mieux répartir le fardeau fiscal des propriétaires fonciers.Le plan de M.Saulnier, conçu pour Montréal, pourait intéresser les autres municipalités de la province.\u201cNous devons essayer de lier notre système de taxation à la vie économique de la Cité\u201d, a déclaré M.Saulnier.Selon M.Saulnier, la taxation de l'immeuble selon la valeur de rendement garantirait l\u2019uniformité et l'égalité des propriétaires fonciers.\u201cA Montréal, a-t-il dit, le problème de la taxation immobilière devrait être étudié en tenant compte des circonstances de lieux.Au moins quatre-vingt pour cent de toutes les constructions (il y en a plus de 150,000) sont partiellement ou entièrement occupées par des locataires.TI serait donc relativement facile de déterminer le revenu de chacune.\u201cL'administration municipale pourrait très bien obtenir des propriétaires le montant total des revenus imposables de leurs propriétés, tout comme les gouvernements fédéral et provinciaux le font dans les autres champs de taxation : c\u2019est le contribuable qui donne ses propres chiffres.\u201cDès lors, de poursuivre M.Lucien Saulnier, les rôles seraient renversés.Le contribuable ne contesterait plus l'évaluation de propriété.Ce serait plutôt la Cité qui enquêterait auprès de ceux qui, selon elle, n'auraient pas déclaré des revenus correspondant à ses propres chiffres.\u201d Le président du comité exécutif affirme avoir longtemps médité sur ce projet.Il en a discuté avec plusieurs personnes sérieuses.\u201cTous y ont trouvé de nombreux avantages.Il y a certainement des objections possibles.Il faudrait également établir une procédure.Rien ne doit être laissé au hasard.\u201cNous inviterons des personnes compétentes à étudier ce projet sous tous ses angles, avec nous, et nous espérons être en mesure d'annoncer les résultats de nos recherches dans les quelques mois à venir\u201d a déclaré le président du comité exécutif.M.Lucien Saulnier avait auparavant brossé le tableau de la situation économique actuelle de la métropole.\u201cMontréal, il est vrai, traverse une période de croissance extraordinaire.Malgré ses réalisations, l'administration mu- nicipale ne parvient pas à doter Selon le prés.de la Conf.Life Nos gouvernements doivent mettre un frein à leurs dépenses pour alléger le fardeau des impôts \u201cLes gouvernements à tous les niveaux perçoivent en taxes près de 30% du produit national brut.Il leur faudrait sérieusement envisager de mettre un frein à leurs dépenses,\u201d a déclaré, ces jours-ci, M.J.K.Macdonald, de Toronto, président de la Confederation Life Association.M.Macdonald a commenté que les administrateurs publics trouvent difficile, sinon impossible, de diminuer fortement leurs dépenses, notamment dans le domaine de la sécurité sociale.Mais, il faudrait, selon M.Macdonald, ne plus majorer les dépenses, tant que ne se sera pas précisée la relance de l'accroissement économique.L'assiette fiscale actuelle constitue le facteur dominant qui empêche les Canadiens d'investir plus de capitaux.M.Macdonald a ajouté qu'au Canada le gouvernement fédéral perçoit 63% de ses revenus en impôts sur le revenu et la richesse: presque tous les pays d\u2019Europe tirent de ces sources une part moindre de leurs revenus, tout en démontrant un niveau supérieur d'activité économique.En Allemagne occidentale, le gouvernement central retire 22% de ses revenus de l\u2019impôt direct: voici ce qui en est en divers autres pays: Italie, 26%; Norvège, 27% ; Suisse et France, 31% ; Belgique, 39%; Royaume-Uni, 55%.L'augmentation des dépenses des gouvernements ces récentes années a été alarmante, a conclu M.Macdonald; depuis cinq ans, au fédéral, 35%; 86% au Québec et 90% en Ontario.Le MCE frapperait une monnaie plus prestigieuse que le $ U.S.A.\u201cIl est possible qu\u2019une monnaie du Marché commun, garantie par 25 milliards de dollars en or et en devises convertibles, remplace le dollar comme premiére monnaie internationale\u201d a déclaré M.William J.Korsvik, vice-président de la \u201cFirst National Bank\u201d de Chicago.Ce dernier, qui est spécialisé dans les questions monétaires internationales et qui prenait la parole au cours d\u2019une réunion de financiers, a affirmé que le Marché commun ne représentait pas seulement pour les Etats-Unis LES AFFAIRES \u2014 8 MAI 1962 une concurrence telle qu\u2019ils n\u2019en ont jamais connue mais également un marché dont l'importance frappe l'imagination.\u201cC\u2019est le Marché commun et non pas l'Union soviétique, a-t-il déclaré, qui représente le défi le plus important pour les Etats-Unis.\u201cSes réserves monétaires de 25 milliards de dollars en or et en monnaies convertibles dépassent celles des Etats-Unis en 1950 qui se chiffraient alors à 24 milliards de dollars et qui sont réduites maintenant à 16.5 milliards de dollars\u201d, FINANCE la ville de toutes les améliorations qu\u2019exige son progrès économique.\u201cIl nous faut sans aucun doute des revenus accrus.Il faut bien se rendre à l'évidence; le fardeau des taxes a atteint sa limite; on ne peut demander davantage à ceux qui paient déjà.Nous pouvons cependant songer à répartir les taxes entre ceux qui profitent le plus des avantages que nous procure notre activité industrielle et commerciale.M.Saulnier a souligné que les revenus de la ville ne doivent pas servir uniquement à payer les affaires courantes.Ils doivent être aussi un puissant levier de progrès économique.Les constructeurs : Qu'on revise la loi des faillites L'Association canadienne des constructeurs, qui groupe plus de 9,000 entreprises, a demandé récemment au gouvernement de se montrer très sévère à l\u2019endroit des compagnies soupçonnées de faillites frauduleuses et de refaire la loi qui régit les faillites.Dans son mémoire annuel remis au gouvernement dernièrement, l\u2019Association s'inquiète du nombre croissant de faillites chez les entrepreneurs en construction.Elle s\u2019en prend aux conditions trop faciles qui sont faites aux faillis désireux de revenir en affaires, et fait remarquer qu'il y a fraude dans nombre de cas de faillite.Le mémoire recommande d'adopter une attitude très sévère dans les cas de fraude, et suggère que la Cour emploie un comptable pour vérifier l\u2019état financier présenté par l\u2019entreprise qui déclare faillite.Les constructeurs proposent, d\u2019autre part, que soit élaborée une politique routière nationale ct suggèrent l\u2019établissement d\u2019un organisme chargé de coordonner l'aménagement des routes d\u2019importance nationale.r=\u2014==\"= L'assurance Lorsqu'il est question d'assurance commercials Vous pouvez compter sur un représentant Sun Life POUR LES ASSOCIES\u2014 Une convention de société.consolidée par des polices Suu Life.protégera votre entreprise\u2014e! partant, votre famille\u2014advenant votre déces.POUR LES HOMMES-CLES\u2014 Une police Sun Life sur la vie de votre homme-clé contribuera à protéger volre entreprise et son avenir, adve- nant son décès.POUR LES PARTICULIERS- PROPRIETAIRES\u2014 Sun Life sur la vie des particuliers-propriétaires peul 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actuelles sur lesquelles il base ces prédictions.Dans le domaine des télécommunications, M.Crump estime que les revenus de cette exploitation ont augmenté d'environ 3% au cours du premier trimestre de cette année.Le service de l'hôtellerie du Canadien Pacifique accuse des revenus en hausse, au cours du vices de la société, chemins de | premier semestre par suite d\u2019une Sans commentaire .midi dans la métropole.oublier qu'il existe une presse de nos bureaux qu'à 7 h.05.d'actualité.Why, Mr.Crump, are YOU Ignoring the French Press ?(Par L.L.}) \u2014 Nous regrettons de n'avoir pu fournir à nos lecteurs hier un compte rendu des remarques hautement intéressantes formulées par le président du Canadien Pacifique, M.Crump, a l'assemblée annuelle des actionnaires tenue hier avant- Normalement, on le comprendra, ce compte rendu, que nous publions aujourd\u2019hui, aurait dû apparaître hier dans notre édition de Montréal comme l'a fait la presse anglaise.Mais M.Crump, pour des raisons que nous serions intéressés à connaître, semble Au fait, la plus puissante entreprise du pays, dont le bureau chef est situé dans la deuxième ville française du monde, a été incapable de faire tenir au Service financier de notre journal une copie française du discours de son président à l'heure qui nous aurait permis d'en faire l'analyse hier.Bien plus, alors que les agences de presse, tôt hier matin, transmettaient un résumé de ce discours pour publication, à midi, nous n'avions même pas reçu de version anglaise du document en fin de journée hier.La copie française, que le service des relations extérieures de l'entreprise nous avait promis pour 5 h.hier soir, n\u2019est parvenue à Ce n\u2019est pas la première fois que la presse de langue française est ainsi oubliée par le Canadien Pacifique qui semble se soucier très peu dinformer l'élément canadien-français de ses activités.Le moins que l\u2019on puisse demander, c'est d'obtenir les textes de la compagnie en même temps que la presse anglaise.Il nous sera alors possible de conserver aux nouvelles provenant du Canadien Pacifique qui seront publiées dans LA PRESSE leur caractère N.R, langue française à Montréal.LA PRESSE, 3 mai, 1962.fer, télécommunications, transport maritime, hôtellerie et transport aérien.Parlant du réseau ferroviaire de la compagnie, le président affirme qu\u2019on peut prévoir, pour la fin de 1962, des résultats supérieurs à ceux de l\u2019an passé, pour ce qui est de l'exploitation des services de transport de marchandises et de voyageurs.Il a qualifié de \u201cfavorables\u201d les conditions campagne de publicité intense et par le contrôle sévère des dépenses dans ce domaine.Les perspectives sont également meilleures, depuis le début de {cette année, dans le secteur du transport maritime océanique.Mais dans le domaine du transport aérien, les perspectives ne sont qu\u201d\u201cun peu\u201d meilleures, Pendant le premier trimestre, le trafic sur le réseau aérien de la com- | pagnie a augmenté de 17%.Trans-Canada Ltée acquiert l'entreprise A.Lambert Ltée La Corporation de Valeurs Trans-Canada Ltée a annoncé l'acquisition d'Alfred Lambert Inc, manufacturier de chaussures de Montréal.Les directeurs d'Alfred Lambert Inc.ont en effet accepté une offre de $47.80 pour chacune des 35,925 actions de la classe \u201cB\u201d de la Compagnie qu\u2019ils détenaient.Il y a un total de 41,500 actions de la classe \u201cB\u201d en circulation.Ces actions, qui sont les seules à posséder un droit de vote, étaient cotées à $25 sur la Bourse Canadienne la semaine dernière.À la suite de rumeurs, elles ont grimpé à $47.50, dernièrement.Une des conditions de l'acceptation de cette offre par les directeurs d\u2019Alfred Lambert Inc est que la Corporation de Valeurs Trans-Canada s\u2019engage, pour une période de soixante jours à compter de la date d'acceptation, soit le 2 mai, à acheter au même prix toutes les autres actions ordinaires de classe \u201cB\u201d en circulation actuellement de cette première compagnie que les détenteurs désireraient vendre.Cette transaction de $1,700,000 ajoute la somme de $10,661,254 aux actifs de Trans-Canada, les portant ainsi a plus de $133 millions.Diminution du montant des obligations émises en mars Les émissions d'obligations par les gouvernements et les grandes sociétés canadiennes ont atteint $152,325,163 en mars dernier comparativement à $171,208,545 un an plus tôt, indique une statistique mensuelle de la firme Wood, Gundy & Co.Depuis le début de l'année, le total des PAGE 8 ; émissions lancées au pays a été |g $549,958,079 contre $798,- | 285,784 dans la période correspondante de l\u2019an dernier.Le gouvernement fédéral n\u2019a pas émis d'obligations au cours de mars dont l\u2019échéance soit plus longue que deux ans.Il a cependant effectué un financement à court terme pour une somme de $600,000,000.Les obligations à longue échéance qu\u2019il a lancées depuis le début de l\u2019année atteignent $100,000,000 comparativement à $250,000,000 l'an dernier dans la même période.Quant aux émissions des gouvernements provinciaux, elles se sont élevées à $75,139,000 en mars 1961.La plus importante émission du mois a été effectuée par la province de Québec, au total de $60,000,000.Les émissions des corporations municipales en mars n\u2019ont été que de $14,186,163 contre $55,- 628,445 en mars de l'an dernier.Leurs émissions dans le premier trimestre de l'année ont été de $91,292,079 contre $114,720,- 684 dans le trimestre correspondant de 1961.En mars dernier également, les émissions des grandes sociétés ont été de $63,000,000 contre $25,- 250,000 l'an dernier.Depuis le début de l\u2019année, ces émissions se sont chiffrées par $104,325,000, marquant une diminution de $60,000 sur le total cumulatif du premier trimestre de 1961.M.L.W.subit une perte de $170,000 La Montreal Locomotive Works, Limited a subi une perte nette de $177,000 ou de 25 cents par action au cours des trois premiers mois de 1962.Ces chiffres se comparent à $84,000 et [2 cents par action dans la même période de 1961.En annonçant ces résultats au- jourd\u2019hui à l'assemblée annuelle de la compagnie, M.Perry T, Eg- bert, président du conseil, a expliqué aux actionnaires pourquoi le faible volume des expéditions de l\u2019an dernier s'était maintenu dans le premier trimestre de cette année.C\u2019est que l\u2019ordonnance de la production ne prévoyait pas un débit suffisant pour satisfaire les importantes commandes en cours avant le deuxième trimestre, lors de la réception des matières à long délai de livraison.M.Egbert a cependant fait remarquer que la direction est optimiste dans sa façon d'envisager l\u2019avenir de la Montreal Locomotive Works, Limited, Le carnet de commandes inexécutées de la compagnie est passé de $23 millions fin 1961 à $25 millions à l'heure actuelle A la même époque, l\u2019an dernier il n\u2019était que de 7 millions.Canadian Oils Companies Plus de ventes, moins de profits Les ventes et la production ont été augmentées mais des marges de profit plus faibles conduisent à des \u201cajustements rigoureux\u201d dans l\u2019industrie pétrolière, a déclaré M.W.Harold Rea, président de Canadian Oil Companies, Ltd.Cette année, Canadian Oil dépensera environ $10 millions en capital pour des programmes d'exploration.Les dépenses, pour la fabrication et la distribution sur le marché seront légèrement moins élevées qu\u2019en 1961.M.Rea déclara que, malgré la meilleure année de la compagnie en 1961, le revenu n\u2019a été que de cinq pour cent sur le capital investi.I! s\u2019agit d\u2019un \u201cretour insuffisant pour attirer le capital qui sera nécessaire pour découvrir de nouvelles réserves de pérole .et augmenter nos opérations en général\u201d.Ventes accrues à la Consol.Paper Consolidated Paper Corp.Ltd.a rendu public son rapport annuel.On y lit que des facteurs de haute concurrence ont entraîné une baisse dans les ventes outre-mer, qui a été largement compensée par une augmentation des ventes de papier-journal aux Etats-Unis.Les ventes de tous les produits atteignent $119,009,000 comparativement à $119,600,000 en 1960.Les ventes de papier kraft et des produits d\u2019emballage ont été légèrement supérieures à celles de 1960.Les recettes nettes représentent $2.58 par action à rapprocher de $2.72 en 1960.Quatre dividendes trimestriels de 40c.chacun et un dividende supplémentaire de 40c., représentant au total $2.00 l\u2019action, ont été déclarés en 1961, soit une répartition de 77.5% des profits nets.Les profits nets atteignent $15,- 293,000 à rapprocher de $16,- 100,000 en 1960.Syndicat coopératif de Normandin, Chiffres d'affaires d\u2019un demi-million Le Syndicat coopératif de Nor- mandin a terminé son exercice financier avec un chiffre d'affaires de $625,000., réalisant un trop perçu net de $13,000.Ces chiffres ont été révélés lors de l\u2019assemblée générale annuelle de cette coopérative, tenue sous la présidence de M.Albert Dion.Le bilan révèle aussi un actif de l\u2019ordre de $390,000.et un capital souscrit de $138,000.La coopérative agricole de Nor- mandin compte cette année un nombre record de 276 membres.Le Syndicat coopératif agricole de Normandin est une coopérative à fonctions multiples, comme la plupart des coopératives agricoles de la région d'ailleurs.Il comprend sept services.Le service de l\u2019entrepôt a réalisé à lui seul un chiffre d\u2019affaires de $277,000., le service de gaz et de l'huile, $147,000., l\u2019épicerie, $83,000., les machines aratoires, $63.000., les animaux, $28,000.et le camionnage, $11,000.Algoma Steel Corp.: Des profits sans précédent Algoma Steel Corporation a réalisé un chiffre d\u2019affaires et des bénéfices sans précédent au cours de l'exercice terminé le 31 décembre 1961.rapporte le président M.David S.Holbrook.S'établissant à $167,766,001, les ventes nettes de la société accusent une augmentation de 19 pour cent et les bénéfices nets, au total de $19,460,406, représentent un gain de 11.5 cents par dollar de revenu contre $13,253,- 000 ou 9.3 cents en 1960.Répartis sur les 5,786,192 actions en .circulation, le bénéfice par action s'élève à $3.36 au regard de $2.30 précédemment.Au ler trimestre, L'Aluminium Ltd.gagna $7.5 millions On a annoncé à l'assemblée annuelle de l\u2019Aluminium Ltd.que les bénéfices nets consolidés pour le premier trimestre de 1962 se chiffrent à $7.5 millions, soit $0.25 par action, à rapprocher à $7.4 millions, soit $0.25 par action pour le premier trimestre de l\u2019an dernier.Le président, M.Nathanael V.Davis, a signalé à l\u2019assemblée que le chiffre des bénéfices du premier trimestre de cette année comprenait $2.7 millions, après impôts, provenant de sources extraordinaires, reçues en compensation pour l\u2019annulation de certains contrats de fourniture.Une amélioration constante des ventes en Amérique du Nord a cependant été annulée par une détérioration ailleurs, tout particulièrement au Royaume-Uni et en Europe de l\u2019ouest, où la demande pour l\u2019aluminium et les autres métaux est tombée en- dessous des niveaux antérieurs.Les ventes au cours du premier trimestre ont été de 154,000 tonnes, à rapprocher de 156,000 tonnes l\u2019an dernier.M.Davis a aussi fait part que l'Aluminium Co.of Canada, Ltd.avait conclu des arrangements pour l\u2019émission de $100,000,000 de bons à 30 ans, libellés en monnaie des Etats-Unis, afin de convertir des emprunts de banque à court terme en une dette à long terme.Cet emprunt a été négocié avec un groupe de grandes institutions financières du Canada et des Etats-Unis a un taux d\u2019intérét de 5.1%.Grice a cet emprunt, l\u2019AI- can pourra réduire son ouverture de crédit (qui vient d'être renou- vellée pour huit autres années) de $160 million à $60 millions.Niveau élevé des ventes CIL Les ventes globales de la Canadian Industries Ltd., et de ses filiales, durant le premier trimestre de 1962, ont été légèrement plus élevées que pendant la période correspondante de 1961 et le revenu net s\u2019est aussi amélioré, a déclaré Leonard Hynes, président, a I'assemblée générale annuelle des actionnaires de la compagnie, tenue dernièrement.Selon M.Hynes, tout indique que les ventes de la plupart des produits C-I-L se maintiendront aux niveaux élevés de l'heure; on compte également que l\u2019amélioration du profit net sera soutenue.La hausse du premier trimestre est attribuable à une production industrielle accrue déclenchée par la reprise des affaires vers le milieu de 1961; les ventes de produits chimiques, polythéne, peintures et tissus enduits ont affiché un progrès qui s\u2019est maintenu.Le remplacement des explosifs à la nitroglycérine par des agents de sautage à base de nitrate d\u2019ammonium a continué de nuire considérablement aux ventes d\u2019explosifs C-I-L.Les directeurs de la compagnie ont été réélus et, au cours d'unc réunion subséquente du bureau de direction, les membres du conseil ont été réélus comme suit : Peter C.Allen, président du conseil, Leonard Hynes, président; J.D.Converse, E.L.Hamilton, W.T.D.Ross, J.H.Shipley et R.B.Winsor, vice-présidents; BI.McGreevy, secrétaire; E.H.Kemp, trésorier; L.A.Wheable, secrétaire adjoint, D.J.McGee, trésorier adjoint.LES AFFAIRES \u2014 8 MAI 1962 COMMERCE EXTERIEUR - Parce que la Chine rouge est fidèle, Le Canada devant un dilemme: Priver sa population de pain, ou rompre ses engagements L'annonce par le ministère de l\u2019Agriculture à Ottawa que non seulement la Chine Rouge est fidèle aux engagements qu\u2019elle a pris envers le Canada, mais que notre pays risque d\u2019être dans l'impossibilité, lui, de les respecter, a passablement surpris les antagonistes qui sonnèrent l\u2019alarme lorsque le gouvernement signa l'accord commercial concernant la livraison de notre blé en ce pays.Elle aura sans doute l'avantage de stimuler la culture du blé et, évidemment, d\u2019intensifier la recherche scientifique afin d'améliorer la production.Depuis la ratification des accords à longs termes de mai dernier le gouvernement de Pékin s\u2019est ponctuellement acquitté de ses paiements.Par contre, le ministère de l\u2019Agriculture laisse entendre maintenant que le Canada pourra difficilement se conformer à ses engagements.Un communiqué de ce ministère reproduisait, en effet, dernièrement des passages d'une allocution télévisée de M.Walter Jorgensen, secrétaire parlementaire du ministre, M.Hamilton, exhortant les fermiers des Prairies à intensifier au maximum leur production de céréales.M.Jorgensen a déclaré en effet que nos besoins en céréales s\u2019établissent cette année à 1.1 milliard de boisseaux.Dont 500 millions environ sont destinés a la consommation interne.\u201cEtant donné la récolte médiocre de l\u2019an dernier, la moitié seulement de la normale, et une forte demande à l\u2019exportation, les céréales maintenant entreposées à la ferme auront été livrées à ; la fin de la saison agricole et les élévateurs ne seront qu\u2019à moitié | pleins\u201d, a-t-il dit.Et M.Jorgensen de faire la répartition suivante : Blé \u2014 Besoins de l\u2019année courante, 500 millions de boisseaux; moisson de l'an dernier, 240 millions.Avoine \u2014 Besoins de d'année courante, 350 millions de boisseaux; moisson de l\u2019an dernier, 186 millions.Orge \u2014 Besoins de l'année courante, 250 millions de boisseaux; moisson de l\u2019an dernier, 117 millions.Enfin, le secrétaire du ministre a demandé aux cultivateurs ; d'employer des engrais chimiques | dans la plus grande quantité possible, de mettre à profit toute l\u2019eau disponible et de produire davantage d'herbe de fourrage.: Le ton alarmé de ces exhorta- (tions s'explique aisément., Dans le cas du blé seul, nos ventes à la Chine ont dangereusement entamé nos réserves.D'excédentaires qu\u2019elles étaient au début de l'année dernière, celles-ci avaient baissé à l\u2019automne à $500 millions de boisseaux et elles atteignent maintenant le niveau minimum de 250 millions.À supposer que se maintienne la demande étrangère, et le rapide accroissement de la population chinoise ne permet pas d\u2019en douter, une sécheresse persistante dans l\u2019Ouest ne nous permettrait pas d\u2019y faire face.Or, les spécialistes se montrent assez pessimistes quant aux prochaines récoltes.Ils expliquent en effet que la sécheresse dans les Prairies connaît un cycle régulier de dix ans.Et nous n\u2019en sommes qu\u2019à la cinquième année du cycle.De sorte que si les fermiers de l'Ouest ne parviennent pas cette année à satisfaire à la demande, le gouvernement se trouvera placé devant une cruelle alternative : priver les Canadiens de leur pain ou rompre ses engagements avec son plus gros client.Grâce aux Canadiens-français, Le climat est propice aux échanges entre la France et M.J.Devinat, le nouvel attaché commercial et financier près de l'ambassade de France a Ottawa, a souligné, dernièrement, l\u2019importance qu\u2019aurait pour le développement des relations commerciales franco-canadiennes la prochaine exposition scientifique et technique française à Montréal en octobre 1963.Cette exposition sera complétée par d\u2019autres manifestations périphériques dans la province de Québec.Selon M.Devinat, la situation actuelle est très favorable à un plus grand développement des re- le Canada lations économiques entre la France et le Canada.M.Devinat parlait au cours d'un déjeuner offert en son honneur par le président de la Chambre de commerce de France- Canada, et J.Guerlain, président du comité franc-dollar.D'abord, a-t-il dit, le fait que les Canadiens-français ont pris conscience de l\u2019emprise des capitaux américains sur leur pays.Ils estiment qu'ils ont intérêt à désengager, dans une certaine mesure, le Canada de l'influence économique américaine.Ensuite les pourparlers entre la Grande-Bretagne et le Marché commun font penser aux Canadiens qu\u2019ils ne pourront pas garder toujours la situation privilégiée qu\u2019ils occupent sur le marché britannique et c\u2019est là une seconde raison pour laquelle le gouvernement et les hommes d\u2019affaires souhaiteraient que la France prenne le relai, Enfin, \u2018\u2018l\u2019ascension de la province de Québec à la majorité économique\u201d.Les Canadiens français occupent maintenant plus que par le passé les positions qui correspondent à leurs qualités, leur esprit d'épargne et leur travail.M.Devinat a été impressionné par les nouvelles réalisations entreprises dans la province de Québec par son premier ministre, M.Lesage.D'autre part, la France a pu démontrer aux Canadiens français qu\u2019elle était compétente en beaucoup de spécialités et d\u2019activités autres que culturelles.Plus de liberté aux compagnies Le rapport Macpherson est bien reçu par le Le vice-president du réseau du Canadien National, M.S.F.Dingle, a déclaré que l\u2019entreprise ferroviaire a tout lieu de se réjouir des recommandations faites par la Commission royale Mac- pherson sur les transports.M.Dingle, qui était le conférencier à un déjeuner-causerie conjoint des clubs Rotary et Ki- C.N.R.wanis, a expliqué que le rapport de la Commission est pénétré du véritable esprit de la libre entreprise, soit celui même que le Canadien National a tenté de mettre en oeuvre \u201cdans le cadre des limitations imposées par les règlements actuels\u201d, Le vice-président du CN voit des raisons spéciales d\u2019optimisme CECI EST LA FORME DU hb 5 - LE XN RRR REE EERIE Yarn || orsnaonsemmsconsenensronneennsnm 44 ouest, Saint-Jacques NOUVEAU DACTYLOGRAPHE N.B.\u2014 Nous avons quelques modèles dans les boîtes de manufacture à un prix qui vous surprendra.CANADA DACTYLOGRAPHE MONTREAL OLIVETTI Diaspron 82 Réalisation sans parell.Demle espace.Attachement pour carte.Clavier bilingue.Frappe douce.Nouvelle couleur moderne.1959 (Lexikon) tout neufs \u2014 INC.Victor 4-3491 LES AFFAIRES \u20148 MAI 1962 dans quatre résolutions de la Commission, savoir: qu\u2019on distingue nettement politique nationale et politique nationale de transport; que les chemins de fer aient la liberté de fixer leurs tarifs; qu\u2019ils aient entière liberté de diversifier leurs services et de se munir d\u2019un réseau auxiliaire de camionnage; qu\u2019ils puissent éliminer les services qui fonctionnent à perte et qui ne sont plus nécessaires ou délaissés par le public.M.Dingle a souligné que toutes ces recommandations de la Commission sont reliées de telle façon les unes aux autres qu\u2019il est nécessaire de les mettre toutes en oeuvre pour que l'entreprise ferroviaire puisse survivre.Il a précisé que l'exécution partielle des recommandations ne résoudrait vas les problèmes de transport de la nation.Les deux grandes entreprises de chemins de fer canadiennes brolongeront d\u2019un mois les tarifs- marchandises réduits fixés en application de la loi de baisse des tarifs.La loi, qui assurait aux chemins de fer une subvention annuelle de $20 millions, a expiré récemment.TRANSPORT Ralentissement des échanges avec la G.B.La situation commerciale du Canada tend à s'améliorer Le commerce extérieur du Ca-' nada s\u2019est encore accru en février, selon des chiffres provisoires publiés par le Bureau fédéral de la statistique.Les exportations ($411,700,000) accusaient une hausse de 12 p.100 sur un an plus tôt ($367,500,000), et les importations ($449,300,000), de 13,7 p.100 ($395,100,000).Le mois se solde donc par un excé- dent de $37,600,000 des importations ($27,600,000 un an plus tôt).Les chiffres mensuels des exportations s\u2019accroissent sur l'année précédente depuis juin 1961.Durant les deux premiers mois de 1962, le total des exportations ($912,900,000) surpassait de 10.7 p.100 le chiffre d\u2019une année auparavant (825 millions).Les importations, qui augmentent à chaque mois sur l\u2019année précédente depuis mai 1961, s'établissaient a $942,300,000 en janvier-février.soit 14 p.100 de plus qu\u2019un an plus tôt ($826,300,000).Les deux premiers mois de l\u2019année se sont soldés par un excédent de $29,- 400,000 des importations ($1,- 300,000 en 1961).La valeur accrue de notre commerce tient en partie à la dévaluation du dollar canadien.Le commerce du Canada avec les Etats-Unis à marqué des gains appréciables.Les exportations cn février 1962 ont avancé de 21.8 .100 et atteint $250,100,000 ($205,300,000 un an plus tôt).Les importations on marqué $323,100,000 et dépassaient de 18.3 p.100 les $273,200,000 de février 1961.Le commerce avec le Royaume- Uni a diminué, mais moins en février qu\u2019en janvier.Les exportations ont été de $59.300,000 en février dernier, soit un recul de 5.7 p.100 sur février 1961 ($62,900,000).Les importations ont baissé de 2.2 p.100, soit $43,700,000 contre $44,700,000, et l'excédent des exportations est descendu à $15,600,000 ($18.200,- 000).Par suite de la forte baisse de janvier, les exportations vers la Grande-Bretagne durant les deux premiers mois de 1962 ont reculé de 15.3 p.100, soit $127,- 100,000 contre $150,100,000 en janvier-février 1961.Les importations ont diminué de 4.5 p.100.soit $86,800,000 contre $90,900.- 000.Les exportations ont donc dépassé les importations de $40.- 300,000, au regard de $59,200,- 000 un an plus tôt.Chiffres provisoires de février et janvier-février 1962 avec chiffres comparables de 1961, en millions de dollars Exportations totales Février Janvier-février 196] 1962 1967 1962 Royaume-Uni 2 62.9 59.3 150.1 127.1 Autres pays du Commonwealth et pays bénéficiant d'un tarif préférentiel 21.4 19.5 58.5 44.8 Etats-Unis 205.3 250.1 433.2 558.1 Autres ceive, 77.8 82.8 183.3 182.8 Total Lecce rcenscrrenc ee 367.5 411.7 825.0 912.9 Importations Royaume-Uni .44.7 43.7 90.9 86.8 Autres pays du Commonwealth et pays bénéficiant d'un tarif préférentiel .15.3 15.3 33.9 37.7 Etats-Unis .coocouenee.273.2 323.1 571.5 676.8 Autres ovine 62.0 67.1 130.1 141.0 Total ccc, 395.1 449.3 826.3 942.3 Une mission canadienne ira v prospecter les marchés pour le minerai de fer, en Europe Une mission canadienne de| Les membres de la mission l\u2019industrie du minerai de fer visitera le mois prochain la Gran- de-Bretagne et les pays de la Communauté européenne char- bon-acier, ayant pour but l\u2019étude du marché du minerai de fer en Europe.Les renseignements recueillis par la mission sur les possibilités d'accroître les ventes de minerai de fer canadien en Europe seront mis à la disposition de toute l\u2019industrie canadienne.La mission, qui comprend sept des principaux dirigeants de l\u2019industrie et un représentant des ouvriers, quittera Ottawa le 4 mai et reviendra au Canada le 26 du même mois.Son itinéraire comprend Londres, la Belgique, les Pays-Bas, la république fédérale d'Allemangne, le Luxembourg, l\u2019Htalie et la France.des besoins changeants des in- pourront alors faire un examen dustries européennes consommatrices de minerai de fer et déter- minerle degré de concurrence auquel les fournisseurs canadiens doivent s\u2019attendre.Par la même occasion, ils fourniront des précisions détaillées sur l\u2019évolution rapide de l\u2019industrie canadienne du minerai de fer.A leur retour au pays, les membres de la mission prépareront un compte rendu de leurs constatations et de leurs prévisions en ce qui a trait aux possibilités d'accroître les ventes de minerai de fer canadien en Europe.Ces renseignements seront mis a la disposition de toute I'industrie canadienne.BRANCH SUCCURSALE 227.DORCHESTER QUÉBEC TÉL, LA 90-2559 Pa Te, UE \u201ctn La, RQ MANUFACIURIER DE POMPES ET ACCESSOIRES A INCENDIE MONTREAL TEL:RA.9-282?BUREAU CHEF .MEAD OFFICE Pi ERREVILLE QUE.TELEPHONE 179.180 UN.1-3912 PAGE ¢ 1538 JEAN.TALON E Premier facteur de réussite: Le développement de la personnalité PAR LOUIS A.BÉLISLE CHAPÎTRE PREMIER AVANT D'ENTREPRENDRE, IL FAUT ETRE AVIDE DE SUCCES Soyez déterminés a réussir.\u2014 pas seulement le désir \u2014 fouette l\u2019ambition.Un jour ou l'autre elle vous fera sortir des rangs.Pour que vous soyez vraiment déterminés, il fous faut savoir d\u2019abord à quel but vous voulez arriver et avoir l\u2019ambition d\u2019atteindre ce but.Celui qui marche sans but est aussi désemparé qu\u2019un navire sans gouvernail sur une mer démontée \u2014 il n\u2019arrive nulle part.Vous aurez beau être remuant, si cette activité n\u2019est pas canalisée vers un objectif quelconque, elle ne vous élèvera pas plus haut que celle d\u2019un jeune enfant qui remue pour le plaisir de remuer, sans même avoir conscience qu\u2019il accomplit une oeuvre utile, commandée par la nature.Carnegie a dit: \u201cMettez tous vos oeufs dans le même panier et surveillez ce panier\u201d.Ceux qui agissent de la sorte échouent rarement.C\u2019est ce qui explique certains succès renversants obtenus par des ignorants, des fanatiques, des étroits d'esprits: ces gens concentrent toute leur énergie sur une seule affaire \u2014 ils se spécialisent.N'ayant qu\u2019un seul panier à surveiller ils y portent une attention de tous les instants et ils finissent par en connaître autant, sinon plus que les théoriciens de haut calibre.Aucun des détails, des subtilités, des trucs du métier ne leur échappe.Leurs connaissances sont plus cohérentes parce que cimentées par le mortier de l\u2019expérience Aucune grande fortune ne peut venir d\u2019un salaire, si élevé soit-il, et l'homme d\u2019affaires veut la fortune.Il met tous ses oeufs dans le même panier et il les surveille.S'il est marchand de bananes, il S\u2019occupe des bananes; s\u2019i! est marchand de patates, il s\u2019occupe des patates et il laisse les bananes tranquilles, etc.Et cela parce qu\u2019un homme ne peut connaître à fond | qu\u2019un seul genre d\u2019affaires, et encore faut-il qu\u2019il s\u2019agisse d'un homme d\u2019une certaine valeur d\u2019intelligence.| Commencez, s'il le faut, au bas de l'échelle.\u2014 Le meilleur moyen d'arriver au sommet, c\u2019est et ce sera toujours de commencer par le bas de l'échelle.Quelques-uns ont le courage d'envisager du premier coup le sommet de l'échelle et de ne pas reculer devant le nombre apparemment incalculable de gradins à franchir.La majorité, cependant, préfèrent procéder par étapes et n\u2019arriver au sommet qu\u2019après s\u2019être reposés à différents paliers.Quelles que soient vos bonnes intentions il faut tenir compte de l\u2019inconstance humiaine et bien vous graver dans la tête que le découragement peut vous gagner si vous vous fixez un objectif trop élevé.D'aucuns prétendent que si nous étions tous élevés dans l\u2019intention de faire d\u2019honnétes poseurs de briques, la société n\u2019en serait que meilleure.La raison de ceci, c\u2019est que rien ne stimule davantage que la constatation du progrès accompli lorsque, à diverses étapes de sa carrière, On jette un regard vers le passé.On est toujours fier de se rendre compte qu'aujourd'hui on est en meilleure posture qu\u2019il y a cinq, dix ou vingt ans.Il y a tant de bonnes choses à fleur de terre, pourquoi chercher dans les nuages?L'auteur a connu personnellement une femme qui, étant jeune, et de famille aisée, caressait l\u2019ambition apparemment inconséquente de devenir couturiére.Elle était mue, en cela, par le désir de vêtir ses poupées mieux que ses compagnes.Rien ne put la dissuader de suivre cet attrait et elle devint, effectivement, une couturière très adroite.Aujourd\u2019hui, elle occupe une place enviable dans la société et, détail intéressant, elle n\u2019est parvenue là que grâce aux relations qu: lui ont créées ses aptitudes peu ordinaires pour la couture.11 faut viser haut mais faire comme l'alpiniste qui s'occupe d\u2019abord de franchir la muraille juste en face de lui.Peu importe le but visé, il faut chercher à l\u2019atteindre.Si votre détermination est assez forte elle vous empoignera tellement que la réussite ne pourra manquer de couronner vos efforts; elle stimulera à l\u2019action et l\u2019action est comme la dynamite \u2014 plus elle rencontre de résistance plus elle est efficace.Quand on est armé du levier de la détermination, les fardeaux sont plus faciles à soulever.Si l\u2019on joint à cela la connaissance des principes de l'efficience, il est aisé de contourner maintes difficultés : au lieu d\u2019attaquer l\u2019obstacle avec une furie trop prodigue d'efforts vains, on peut toujours l\u2019examiner d\u2019abord sous toutes ses faces afin de trouver le \u201cjoint\u201d qui permettra au levier d\u2019avoir un meilleur point d\u2019appui.Le culte de l'énergie.\u2014 Un grand penseur de l'antiquité a dit: \u201cL'homme possède l'intelligence parce qu\u2019il est pourvu de mains.\u201d Avez-vous jamais songé que la main de l'homme représente le surplus d\u2019énergie dont il dispose?Les ruminants n\u2019en ont pas trop de quatre membres pour supporter leur corps, se mouvoir à la recherche de la nourriture et fuir devant l\u2019ennemi; pour ces mêmes fins, deux membres nous suffisent, à nous, les humains.Mais, tout comme les êtres inférieurs, name disposons de quatre membres; il nous en reste donc deux \u2014 les mains \u2014 que nous sommes à même d\u2019utiliser pour travailler, LAURIN, LAURIN, DOMINION INSURANCE AGENCIES LIMITED Courtiers d'assurance agréés Etude et analyse complète d'assurance pour industriels, commerçants et particuliers 500 OUEST, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.AV.BEAUDRY INC.8-9241 L'homme primitif a commencé par pourvoir à ses besoins vitaux.Plus tard, lorsque, profitant des efforts des générations précédentes, il a plus facilement pu se procurer le strict nécessaire, il a occupé ses mains a des arts d\u2019agrément.L'agrément d\u2019un âge est vite devenu une nécessité de l\u2019âge suivant.Habituée à peiner pour suffire à ses besoins, l'humanité a toujours gardé, par atavisme, le goût du travail \u2014 du moins, un grand nombre d\u2019individus ont manifesté ce goût au cours de chaque génération.Lorsque la terre, justement à cause du travail accompli par plusieurs générations d\u2019humains, est parvenue à produire beaucoup en proportion de l'énergie dépensée, l'homme a employé à préparer l\u2019avenir le surcroît d\u2019énergie dont il disposait.Volontairement ou non, il a préparé cet avenir en cherchant des nouveautés, en développant son esprit d\u2019invention, en explorant des domaines jusque- là inviolés.Il faut aller de l'avant.\u2014 Jamais aucun individu, aucun peuple, n\u2019a pu mettre un point final au progrès.Quand le progrès s\u2019est arrêté en un endroit du globe, il a repris ailleurs sa marche en avant et ceux qui, dans leur orgueil, se sont un jour crus parfaits ont dit : \u201cNous avons touché la limite du savoir et du progrès, arrêtons- nous!\u201d Mais ils sont tombés dans l\u2019abîme de leur folie.D\u2019autres, moins pédants, plus travailleurs, plus pratiques, se sont hissés sur les ruines de cette folie et ont poussé encore plus haut l'édifice du progrès jusqu\u2019au moment où, gagnés eux aussi par la gangrène de l'orgueil, ils ont di laisser le champ a d\u2019autres races plus jeunes et plus actives.Nous avons là, en raccourci, le tableau des âges passés.De nos jours, comme alors, prévaut la loi de la survivance du plus apte et du plus fort.Le progrès commande: \u201cSoyez forts ou mourez!\u201d Que cette force soit morale, qu\u2019elle soit matérielle, active ou passive, c\u2019est toujours la force.Elle s'impose.Elle domine.Il faut être fort.Mais, on le conçoit, cela n'implique pas nécessairement des biceps saillants ni des tailles de cosaques, bien que la force musculaire et une haute stature soient d\u2019indéniables actifs pour celui qui les possède et veut les faire valoir.À capacités égales l\u2019homme de haute taille l\u2019emporte sur les autres.Un vibrion humain, chétif et malingre, donnerait une fortune pour se voir au- dessus de six pieds, mais sachant bien qu\u2019il ne peut plus se débaptiser pour renaître sous le toit d\u2019un géant, il cherche souvent à se donner l\u2019illusion de la force en faisant beaucoup de bruit .Il n\u2019en reste pas moins que d\u2019innombrables petits hommes sont parvenus très haut\u2014dans l'échelle des valeurs humaines, s'entend.Napoléon, Carnegie et, chez nous, Bourassa, furent de petits hommes qui, chacun dans sa shpère, n'ont jamais eu d'égaux.Mais, petits comme grands, il a fallu a tous pour réussir, des qualités physiques supérieures guidées par un cerveau actif et bien balancé.Un physique vigoureux, de l\u2019énergie, une voix ferme, la science de vouloir vraiment ce que l'on veut \u2014 voilà autant de facteurs qui annoncent le succès.Où puiser l'énergie?\u2014 Mais comment acquérir cette énergie, cette vigueur qui force l\u2019admiration, qui gagne les autres et les subjugue?Le secret est simple et à la portée de tous : il faut travailler.Tout s'obtient avec du travail, à prix d'efforts.Certains êtres, nés faibles et débiles, deviennent de véritables athlètes grâce à un entraînement soutenu.D'autres naissent vigoureux mais, par leurs abus, par manque d'activité et faute de se tenir en forme, ne parviennent jamais à déployer toute leur vigueur.Celui qui a l\u2019énergie voulue pour entraîner son corps acquiert l\u2019habitude de se dominer, de se vaincre, de concentrer ses énergies vers un but déterminé.Il apprend à vouloir, il se forme le caractère en accomplissant, par devoir, une chose qui lui paraît pénible mais qu\u2019il sait être bonne.Celui-là saura vouloir, il saura s'affirmer lorsque viendront pour lui les moments décisifs de la vie.Il n'y a rien comme la culture physique bien comprise pour développer et entretenir le culte de l'énergie.La culture physique n\u2019est pas nécessairement artificielle.Nos bûcherons, nos draveurs, nos cultivateurs, qui, tous, (Suite à la page 12) la PRODIGIEUSE EXPANSION qui s'annonce dans l\u2019é- 1\u2014 Organisation des Entrepri 2 \u2014 Crédits et Recouvrements tion\u201d etc.) (La Bou fructifier votre argent).(Moyens modernes d'organiser les etc).5 \u2014 Organisation de l\u2019Emploi et de l'organisation scientif t produire à Bélisle Editeur, C.P.100 \u2014 Station B une plus grande sérénité d'esprit.SOYEZ PRET! Apprenez a quoi votre première décision positive ne serait-elle pas de vous procurer \u2014 en bloc ou un par un \u2014 ces ouvrages de base que tout homme d\u2019affaires doit connaître?(Formation des sociétés, compagnies, entreprises diverses.Capitaux.Affaires de banque).(Perception des comptes.Lettres de \u2018collec ion\u2019.Crédits, Loi Lacombe, loi des faillites, 3 \u2014 Marchés mobiliers et Placements .rse.Les valeurs.Spéculation, Placements.Plans divers pour sauvegarder et faire 4 \u2014 Principes généraux d\u2019Organisation et l'industrie : personnel, machines, services, (Modes d'organisation d'après Ford, Taylor, Fayol et les grands techniciens de I'efficience i ique du travail).6 \u2014 Organisation de la Production Commen i meilleur marché).7 \u2014 Organisation administrative (Organisation du bureau, des ateliers, etc.).P-R-É-P-A-R-A-T-I-V-I-T- Voilà tout de même le mot qu\u2019il faudrait inventer pour exprimer ce que doivent pratiquer TOUT DE SUITE ceux qui veulent PRENDRE les DEVANTS dans conomie canadien- foil _: ë| \u20ac ne-française.is 50: | EE hii i: KIT i MT 5 pan; i 3 [hemi : : EEE RESET ÊTRE PRÊT à Ip: go oz 3) TET: AG: , dans cette |) ORE Vi vu brut brune lame ler 1 conjoncture, équi- Aile: HET [FS [n(n ie vaut à posséder par FTE mE] at of £ Î ê| l'étude les éléments IE E/\" Fi il à 2 ) 3 Zl 5j El z| =| \u20ac HE fondamentaux de l'é- Po | i] = EH : i Ê 2 i sfr: love are 2| 2 î conomie moderne et hs LIT RIRE nr tm i de la vie des affaires.= 00 | {ome 5 lemme ré ACTA === £ PIKE = nem: BI / .F< Les douze volumes de la populaire = | BIBLIOTHÈQUE DE L'HOMME D'AFFAIRES vous apportent ces éléments.Ils ont valu à des milliers des nôtres d\u2019incalculables réussites et a 12 volumes d\u2019environ 325 pages chacun.Toute la collection $36.00 8 \u2014 La Psych sce (Connansan sychologie ormatio (Comment $3.00 9\u2014 10 \u2014 Prospecti $4.00 et les conse 3.00 Comment 3.marché), 12\u2014La (Les secrets commerces 2 34 $3.00 Ville Québec Tél.522-1344 vrais vendeurs).(Mille et un tuyaux pour trouver les clients 11 \u2014 Le Service des Ventes u succès d Publicité et la Vente Entourez d\u2019un cercle les numéros r S.V.P.m'envoyer brochure desc: pt Montant inclus: $.x »\u201d (Ne cherchez pas, il n'est pas au dictionnaire.) 7 agir vite et à propos ! Et pour- ologie des Affaires 33.00 ce des hommes.\u2018Technique et de la vente, Choix du personnel).n des Vendeurs choisir, former et stimuler les $3.00 on de la Clientèle rver).il faut s'organiser pour obtenir ans la vente par la mise en de la publicité qui rapporte).uis 6 78 9 10 11 12 ve .D.PAGE 10 LES AFFAIRES \u2014 8 MAI 1962 Un métallurgiste canadien : Si nos industriels négligent la recherche: c'est la faillite \u201cLe Canada est dans un état de \u201crégression industrielle\u201d et sera \u201cen faillite techniquement parlant\u201d d'ici une génération à moins que l\u2019industrie ne change d\u2019attitude et n'améliore ses techniques\u201d.Telle est la déclaration faite récemment par un métallurgiste d\u2019une université canadienne.M.J.S.Kirkaldy, professeur adjoint à l\u2019université MceMaster, a accusé l'industrie canadienne de ne pas envisager ses propres produits et ses propres méthodes de façon critique et prévoyante.H a dit qu\u2019il ne trouvait que peu de réconfort dans le fait De 1954 à 1958 qu'un nombre croissant de compagnies canadiennes établissent des services de recherche cependant que le gouvernement encourage cette tendance par le moyen de subsides.Le professeur Kirkaldy a fait ces remarques alors que quelque 2,000 représentants de l\u2019industrie canadienne des mines et des métaux discutaient de l'efficacité de la recherche pour aider le Canada à faire face à la concurrence de plus en plus serrée de la part des pays étrangers.Le professeur Kirkaldy a blamé les compagnies en les accusant Les papeteries américaines ont doublé leur rendement De 1954 à 1958, les papeteries américaines ont doublé leur capacité de production, affirme le Newsprint Service Bureau dans une statistique officielle.Il précise même que l'an dernier la même tendance a persisté alors que deux nouvelles usines ont ouvert leurs portes aux Etats-Unis.Celles-ci sont situées à Garfield, au New Jersey, et dans l\u2019Arizona.Elles ont des capacités de produc- L'Aluminium Limited, tion de 50,000 et 75,000 tonnes par année respectivement.Compte tenu de ces nouvelles additions et de l'agrandissement de papeteries américaines déjà existantes, la capacité totale de production des papeteries américaines s\u2019élève maintenant à 2,- 471,000 tonnes, indiquant une hausse de 95,000 tonnes ou de 4 pour cent l'an dernier.International Paper a ajouté Elle fusionne ses filiales situées en Allemagne L'Aluminium Limited a annoncé au début du mois la fusion de ses deux filiales en Allemagne, l\u2019Aluminiumwerke Nurnberg GmbH et l\u2019Aluminiumwerke Got- tingen GmbH.A l'avenir, ces deux compagnies n\u2019en formeront qu\u2019une qui fera affaires sous le nom d'Alcan Aluminiumwerke GmbH.La fusion de ces deux compagnies, qui sont engagées dans la fabrication de l'aluminium en Allemagne depuis plusieurs décennies, a été effectuée en vue de l\u2019expansion que prendra l'activité de ces entreprises et de l'extension que l'on doit apporter à leurs installation de production.L\u2019Alcan Aluminiumwerke exploitera dorénavant trois usines : l\u2019usine de Gottingen où l\u2019on fabrique des tôles, bandes, ronds, boîtes métalliques, articles ména- INDUSTRIE de toujours penser d'abord et avant tout dans des termes qui reviennent aux suivants: \u201cQue feru la recherche pour moi ?\u201d Il a dit qu\u2019on ne pouvait s\u2019attendre à une importante contri- canadiennes primaires dans le domaine de la technologie poussée et \u2018certainement pas des industries américaines installées au Canada\u201d.Il a déclaré que le gouvernement, en appuyant la recherche industrielle, devait s'assurer soigneusement que le terme recherche n\u2019est plus simplement employé comme un déguisement à la place du mot exploitation et qu'il devrait insister pour que les résultats des recherches soient sible.une capacité de 13,000 tonnes portant ainsi sa capacité totale à 271,000 tonnes pour être ainsi classé au troisième rang des producteurs américains, devancant Coosa River Newsprint Co.Bo- waters Southern Paper, producteur numéro 2, a accru sa capacité de 5,000 tonnes, pour atteindre une capacité de 415,000 tonnes.Publishers\u2019 Paper Co, de l'Oregon, en a fait de même, portant ainsi sa capacité à 135,000 tonnes après l'avoir augmenté de 5,000 tonnes.En tête des producteurs, figure Great Northern Paper Co.avec tune capacité de 474,000 tonnes.gers, pièces filées par choc et où l\u2019on exécute divers travaux sur commande; l\u2019usine de Nuremberg où l\u2019on fabrique des pièces de fonderie, y compris des pistons, suivant les procédés de moulage en sable, de moulage en coquille et de moulage sous pression; et l'usine d'Uphusen ou l\u2019on fabrique également des pièces de fonderie suivant les procédés de moulage en sable et de moulage sous pression.La capacité globale de production des installations de transformation de la Compagnie en Allemagne atteindra en 1963 environ 35,000 tonnes par année.Scapa Dryers Limited, Construction d'une usine de $1 million a Joliette On entreprendra en juin, a Jo- liette, la construction d'une usine de 65,000 pieds carrés, entièrement de plein-pied, qui fabriquera du feutre pour l'industrie du papier.La nouvelle a été annoncée par Scapa Dryers Ltd., de Blackburn en Angleterre, qui va former au Canada la compagnie Scapa Dryers (Canada) Ltd.L'usine, qui coûtera $1,000,000 et pourra employer plus de 100 ouvriers, s\u2019élèvera dans le nouveau parc industriel de Joliette, à 45 milles au nord-est de Montréal.Le groupe Scapa exploite une usine de feutre dans le sud des Etats-Unis et possède des sociétés de vente en Australie et en Finlande, ainsi que d\u2019autres filiales de production.M.Sam Lord, administrateur et directeur adjoint de la Scapa et président de la nouvelle compagnie canadienne, a déclaré que les services d\u2019initiative industrielle de la Compagnie d'Electricité Shawinigan et de la Banque Royale du Canada avaient puissamment contribué à la décision prise par sa compagnie de s\u2019établir à Joliette.M.Lord a précisé que l'usine de Joliette serait mise en marche vers le milieu de 1963 et engagerait, pour commencer, une quarantaine d\u2019ouvriers.Il a fait remarquer que la nouvelle entreprise bénéficierait de l'expérience technique acquise par le groupe Scapa dans le monde entier et de l\u2019appui financier de capitaux canadiens.M.Lord a ajouté que c\u2019est pour satisfaire à la demande sans cesse croissante dont ses produits font l\u2019objet que la Scapa avait décidé d'ouvrir une usine au Canada.On prévoit que les bâtiments seront terminés à la fin de l\u2019année et qu\u2019on pourra y installer aussitôt les métiers spéciaux et autres machines brevetées fabriquées en Angleterre par les services techniques de la Scapa.Tél.: CR.6-8576 - 7 A.Thivierge Membre du \u201cBetter Business Bureau\u201d Canadian Auto Transmission Inc.SPECIALISTES Transmissions hydramatie - Dynaflow - Jet-a-way, etc.Transmissions reconsfruites en échange Soir : CR.1-4604 1105, ave Van Horne, Outremont LES AFFAIRES \u20148 MAI 1962 Des ingénieurs frangais ont mis au point une intéressante technique pour empêcher l\u2019évaporation de l\u2019essence et de l\u2019huile dans les réservoirs à toit fixe.Cette technique consiste à fabriquer une couverture en tôle d'aluminium qui s\u2019adapte à l'intérieur du réservoir, et monte ou descend avec le liquide.Un joint étanche, autour de cette couverture, empéche la production d\u2019étincelles, et l\u2019aluminium résistant à la corrosion est sans effet sur l'essence ou rendus publics le plus tôt pos-; | La compétence faisant défaut Une centaine d'ouvriers seront réduits au chômage quand la firme Exquisite Form de St-Hya- cinthe fermera ses portes à la fin du mois après deux années d\u2019opération.La compagnie se trouve devant l'impossibilité de réaliser son projet d'expansion à cause de la pénurie de personnel compétent, en l'occurrence des couturiers habiles et expérimentés.M.Edouard Bélanger, gérant ide lu compagnie, a précisé que | toutes les démarches nécessaires | avaient été faites auprès des ser- \"vices de placement pour recruter ;la main-d\u2019oeuvre avant de fermer lles portes.Selon le gérant, la prin- \u201ccipale cause de la pénurie de couturiers est due au trop grand nom- Une entreprise de St-Hyacinthe | fermera ses portes ce mois-ci bution de la part des industries ' bre d'agents manufacturiers qui accaparent, à domicile ct souvent à des salaires inférieurs, les couturiers disponibles sur le marché du travail.Le départ de la succursale Exquisite Form et surtout les raisons qui ont motivé cette décision créent un précédent dans les annales locales précisément au moment où le chômage constitue un problème d'envergure.S'il est vrai que la main-d'oeuvre spécialisée ne chôme pas, il n\u2019en reste pas moins incroyable qu\u2019une usinc doive quitter les lieux faute de pouvoir réaliser ses projets d\u2019expansion et obtenir le personnel suffisant pour diriger les opérations.Unis par la G.E.sous-traitants canadiens, vont La General Electric's Small Aircraft Engine Dept., de Lynn, Mass., invite les industriels canadiens a offrir des soumissions pour la fabrication de certaines piéces de ce moteur fabriqué aux Etats- Les produits pour lesquels le service intéressé recherche des des matières premières aux pales de l'huile.turbines, et des petites pièces usinées jusqu\u2019à des boîtes d\u2019engrenages très complexes.Tous ces produits entrent dans la fabrication des moteurs d'avion a turbine J85, T58 et T64.La liste complète présentée aux fournisseurs canadiens comprend plus de 200 pièces.Ces pièces et d\u2019autres semblables représentent plus de 85 pour cent de toutes les pièces et organes que le service intéressé achète à des compagnies indépendantes., Il est d\u2019autant plus souhaitable que des manufacturiers canadiens soumissionnent et obtiennent des contrats, que le ministère de la Production de Défense du Canada a choisi la G.E.pour fabriquer ces engins, plutôt que l\u2019entreprise Pratt & Whitney, de Longueuil qui était, clle aussi, en mesure de les fabriquer.LIMITÉE DESSINATEURS - FOUNDEURS - FABRICANTS DE MACHINES DE QUALITE DEPUIS 1873 J.A.FORAND Président el Gérant Général BUREAU-CHEF ET ATELIERS, PLESSISVILLE, QUE, PAUL M.FORAND Gérant Général des Ventes PAGE 11 A même le budget de la défense Ottawa devrait accorder des subsides pour la formation d'une flotte vraiment canadienne \u201cDepuis 1946, des billions de doflars ont été affectés à la défense, à la construction d\u2019aéroports et d'établissements militaires en pays étrangers, à donner des avions aux Alliés et à soutenir des armées outre-mer, mais nous avons négligé complètement une nécessité souveraine de la défense: avoir en propre une flotte marchande océanique.\u201d C'est ce qu'a déclaré récemment M.Phrixos B.Papachris- tidis, l\u2019un des armateurs canadiens les plus progressifs de l'heure.\u2018Nous souhaitons enfin voir bientôt revivre une marine marchande océanique vraiment canadienne\u201d, a dit l\u2019armateur d'origine grecque établi au Canada depuis les années 30.M.Papa- christidis a suggéré qu'on consacre une paitie de notre budget de la défense à cette fin.\u201cDans un pays au niveau de vie élevé comme le nôtre, a-t-il dit, il faut égaliser par des subsides la différence observée ailleurs dans le coût de la construction navale et de l'opération des navires.Nous payons des dizaines de millions de dollars, comme conséquence de la loi de réduction des taux de fret, aux compagnies de chemins de fer qui sont physiquement protégées contre toute concurrence étrangère.Ainsi les contribuables supportent-ils les déficits de plusieurs millions de dollas d'une compagnie ferroviaire et du réseau aérien qui lui est affilié, Nous accordons également des subsides aux lignes côtières.Comment donc pouvons- nous envisager décemment que notre marine océanique puisse surmonter la concurrence étrangère, quand le coût de notre main-d\u2019oeuvre est au deuxième rang dans le monde?\u201cII est inadmissible, soutient M.Papachristidis, que nous ne bâtissions pas, en temps de paix, une marine marchande taillée à nos besoins qui serait à notre disposition en cas d'urgence nationale.Au lieu de cela, au cours des deux dernières guerres nous nous sommes empressés de construire des navires marchands, à un prix très élevé, pour remplir les besoins de nos alliés, quitte à nous en débarrasser pour une chanson sitôt le conflit terminé, et encore à des compagnies soi- disant canadiennes mais appartenant en réalité à des intérêts étrangers.\u201cAu sein de l'OTAN, continue M.Papachristidis, nous sommes le seul pays d'importance, et là nous tombons dans la catégorie du minuscule Luxembourg, à ne pas contribuer à la mise en commun des navires de plus de 10,- 000 tonnes, si ce n\u2019est, exception faite, par mon navire l\u201cEmé- rillon\u201d.\u201cNe serait-il pas logique.demande M.Papachristidis, de consacrer une partie de notre budget de la défense à cette fin?\u201cNous avons bien entendu une flotte d\u2019escorte assez bien partagée, mais elle est destinée, conclut l\u2019armateur canadien, à protéger en temps de guerre, des navires de toutes nationalités.Pas les nôtres, nous n\u2019en avons pas! Promesses et périls .(Suite de la page 4) Cette faiblesse relative devra être compensée par des regroupements plus considérables, à la fois plus forts et plus audacieux, dans le même but de mobiliser les capitaux.Non pas que les organisateurs requis n\u2019existent pas déjà, mais bien plutôt que trop de gens paraissent osciller entre un individualisme absolu et un socialisme espéré mitigé, comme si tous les socialismes n\u2019étaient pas indivisibles et absolutistes, et comme si tous les corps intermédiaires, publics, semi-publics et privés, n\u2019étaient pas de meilleurs serviteurs et coopérateurs qu\u2019un Etat qui se prétendrait souverain et omnipotent.Problèmes confédératifs C\u2019est une des caractéristiques les plus remarquables d\u2019un régime féderatif qu'il constitue, de soi, un obstacle naturel (même s'il peut se révéler insuffisant) à toute conception totalitaire, à raison de la division essentielle des pouvoirs entre Etats constituants et Etat fédéral.Jamais optimale, puisque oeuvre humaine, cette répartition et ses conséquences ont besoin d'être revisées, et s'est écoulé près d\u2019un siècle depuis l\u2019Acte de l\u2019Amérique Britannique du Nord.Ne serait-ce que par leur éducation dans des milieux technologiques différents, les trois ou quatre générations qui se sont succédé pendant ce temps ont forcément modifié les vues anciennes sur maints objectifs.Un problème primordial en Économie politique est celui du PAGE 12 contrôle de la monnaie et du crédit par l'intermédiaire de banques centrales dont l'intervention devrait prévenir inflation et déflation, assurer la prolongation des cycles et donner le plein emploi, au dire des théoriciens les plus optimistes, et créer un minimum d'ordre et de sécurité, au jugement des praticiens.La commission royale récemment nommée devra étudier non seulement les données premières qui ont amené la création de la Banque du Canada en 1935.mais encore toutes les innovations survenues depuis, et très certainement toutes les opérations de dépôt et de crédit, englobant ainsi dans son enquête aussi bien compagnies de finance, de prêt et de fiducie que banques à charte, banques d\u2019épargne, syndicats coopératifs et caisses populaires, loi de l'intérêt et vente à tempérament, et encore finance extérieure, contrôle des changes, crédits à l'exportation, etc.L'association des sociétés de fi- ducie du Canada présentera un mémoire à cette commission mais, quel qu\u2019en soit le contenu, il nous parait essentiel de répéter ici qu\u2019à notre avis, les compagnies de fiducie sont par nature de juridiction exclusivement provinciale, tant dans leur création que pour les pouvoirs spéciaux qui leur sont conférés.Sans prétendre que cette solution soit la seule possible, elle est pour le moment la seule constitutionnelle par suite du lien intime de la fi- ducie avec la propriété et les droits civils.Si, toutefois, prenant occasion du rapatriement de la constitution, on en venait à s\u2019élever jusqu\u2019à certaines réformes dans l\u2019attribution des pouvoirs, nous verrions peut-être les provinces abandonner sans trop d'inconvénients aux autorités fédérales la surveillance de celles des sociétés de fiducie, des compagnies d'assurance et des sociétés de finance qui font affaires en plusieurs provinces, à condition que soit reconnu aux seules provinces le droit de constituer, de quelque manière que ce soit (charte, loi spéciale ou lettres patentes), d\u2019une part toute espèce de compagnies commerciales et financières, y compris spécifiquement celles mentionnées plus haut, et d'autre part, toute espèce de société sans but lucratif.Ce débat sur la création des compagnies, qui dure depuis la confédération, n\u2019a jamais été réglé de façon satisfaisante et constitue une anomalie regrettable dans le développement de la jurisprudence et de la pratique.Il ne se posait à l'origine que pour les sociétés commerciales et.si nous ajoutons celles à but charitable, c\u2019est que, tout invraisemblable que ce soit, le département fédéral de l\u2019impôt sur le revenu refuse de reconnaître des fondations charitables parce qu\u2019elles auraient reçu de leur fondateur.en stricte conformité de la loi québécoise, des pouvoirs qui dépasseraient, dans l'estimation du fonctionnaire, ce qu\u2019autorise la common law ou l\u2019éclairage particulier du percepteur d'impôt.La dernière loi fédérale de l'impôt successoral paraît même refuser toute déduction aux fiducies et fondations de bienfaisance établies par testament.ce qui n'est pas moins abusif.Comment ne pas réclamer ici une fois de plus la remise de tout ce champ d'imposition aux provinces?Celles-ci auront d'ailleurs à prendre une attitude très ferme dans leurs revendications fiscales à l'égard du gouvernement central.La période actuelle en est une, qu\u2019on l\u2019admette ouvertement ou non, de reconversion de la guerre à la paix et le fardeau des dépenses militaires obère le budget canadien.celui des contribuables.à un degré exagéré par rapport aux dépenses civiles et sociales, ces toutes dernières elles-mêmes fort élevées.H est de plus en plus clair qu'ayant atteint la majorité, puis la maturité politique, le Canada ne peut plus guère compter à l\u2019avenir sur le capital étranger privé dont le coiit, direct ou indirect, dépasserait certainement, du moins à long terme, celui de la formation du capital indigène.D'ores et déjà il se voit appeler à contribuer au développement d\u2019autres pays moins avancés dans la carrière économique.Il! est acquis qu\u2019il lui faudra se résigner à la perte de la préférence britannique en conséquence de l\u2019adhésion de la Grande Bretagne au marché commun européen, et la révision de sa politique industrielle et commerciale aura fort probablement pour résultat un relâchement des liens du Commonwealth et la création de relations plus intimes avec d\u2019autres pays ou d'autres blocs.Parallèlement, les provinces canadiennes auraient grand tort de compter sur des subsides fédéraux aux fins de redistribution ou de péréquation, soit qu\u2019on les considère en chiffres absolus, soit qu\u2019on les mette en balance avec d\u2019autres impératifs basés sur des réalités culturelles ou sociales.Ells seront plutôt amenées à préparer un aménagement de leurs ressources naturelles, de leur territoire et de leur population, qui leur permette de ne compter vraiment que sur elles-mêmes pour leurs fonctions essentielles et leurs services fondamentaux, en utilisant des champs de taxation qui leur soient réservés en exclusivité ou en priorité.Le rôle des administrateurs Un auteur contemporain, W.W.Rostow, a assigné à chaque nation un rôle minimum de dignité, d'initiative et de responsabilité dans sa croissance économique.C'est, entre autres, ce minimum que doit reconnaître à ses constituants tout régime fédératif, en contrepartie de quoi il leur offre des avantages très réels, dont trois des plus importants sont la confrontation constante de leurs propositions avec des partenaires de tournure d\u2019esprit fort différente, l\u2019existence d'un marché intérieur beaucoup plus vaste que chacun ne saurait en posséder à lui seul, et enfin la symbiose efficace entre la civilisation d\u2019un grand ensemble et celle de ses géants voisins, Enclave de cinq millions d'habitants à majorité francophone dans un continent anglophone, la population québécoise est sollicitée aujourd'hui par des promoteurs et réformateurs de toute nuance réclamant à qui mieux mieux modifications, améliorations, abrogations, suppressions, renouvellement, étatisation, et caetera.Cet exercice critique est sans aucun doute admirable, mais il est tout aussi nécessaire et instructif de démonter les propositions concrètes pour les soumettre à l\u2019épreuve de la pratique.Que la plupart de ces idéologies reposent sur quelque observation et contiennent une parcelle de vérité, il faut le reconnaître ou le présumer.Mais la vérité n'est vraiment vraie que si sa construction dans l\u2019esprit correspond à son incarnation dans les faits.Sans cela elle est: \u2014 au pis \u2014 manie, réve ou illusion; \u2014 au mieux \u2014 postulat, réve et théorie.Il est fort curieux de constater combien ne songent qu\u2019à rejeter démolir et improviser, au lieu de s\u2019astreindre tout bonnemnte, comme le potier, à redresser petit à petit les irrégularités du vase, ou, comme le mécanicien, à réparer la machine jusqu'à ce que une nouvelle, plus perfectionnée, mais aussi efficace, puisse la remplacer, ou encore, comme le charpentier ou le mai- tre d\u2019oeuvre, à consolider et entretenir ceux des immeubles anciens que leurs fondations, leur Structure et leurs matériaux rendent quasi indestructibles.Par définition, des administrateurs professionnels comme les sociétés de fiducie, ne sauraient être ni révolutionnaires ni radicaux.Ce sont des facteurs d\u2019ordre et de conservation du capital en même temps que des facteurs d\u2019évolution et d'amélioration des lois dont ils constatent les points faibles ou difficiles d'application.Pour peu qu\u2019on prenne la peine d\u2019examiner et favoriser leur action, ils pourraient être des instruments de premier choix dans le progrès économique et social québécois.Il faut être avide .(Suite de la page 10) travaillent dûr.au grand air, sous un climat stimulant, pratiquent la culture physique la plus saine de toutes.Si seulement ils savaient et pouvaient s\u2019arrêter lorsque l\u2019effort qu\u2019ils accomplissent commence à être nuisible, nous trouverions chez eux des centenaires en grand nombre.C'est dans les rangs de nos terriens que se rencontrent les hommes les plus énergiques du continent, dûrs à leur corps, doués d\u2019une résistance et d\u2019une vitalité que les grands poètes de la Grèce antique eurent été fiers de pouvoir chanter.L'effort physique, générateur d'énergie.\u2014 Puisque la vie au grand air est ce qui produit les sujets les plus en santé, c\u2019est vers elle qu\u2019il faut tourner les yeux.Et nos exercices physiques les plus efficaces devraient, cela va de soi, se rapprocher le plus possible des mouvements de l'homme des champs.L'idéal serait que chaque homme d'affaires eut sa petite ferme, à la campagne, et l\u2019exploitât, afin de se délasser de la vie sédentaire du bureau, remplie de mille et une causes de soucis.Mais nous avons le gazon à tondre, la neige à déblayer.peut-être un petit jardin à entretenir; ce sont là des exercices qui, pratiqués avec modération, comme passe- temps et avec intelligence, valent bien le golf et autres sports coûteux \u2014 autant par leur outillage que par les \u201c\u2018réchauffants\u201d qu\u2019on y adjoint .Quelle tristesse de voir chaque jour disparaître des hommes d\u2019âge mûr, dont les affaires, après des vicissitudes nombreuses, commencent à peine à prospérer et qui, à la veille de goûter un peu au fruit de leurs efforts, quittent prématurément ce monde.Si l'on met de côté les accidents, il faut avouer que, dans la très grande majorité des cas, ces hommes auraient pu prolonger leur existence de plusieurs années s\u2019ils avaient seulement voulu mettre en pratique quelques règles élémentaires d'hygiène.Après tout, le corps n\u2019est pas une machine inusable: c\u2019est une machine pure et simple qui ne saurait durer indéfiniment sans être l\u2019objet de certains soins.De l'air, de l'eau au dehors et au dedans, du soleil et de l\u2019exercice \u2014 voila tout ce qu'il faut à la machine humaine pour qu\u2019elle puisse donner un rendement supérieur en travail, en efficacité et en durée.D'\u2019air, d'eau et de soleil, la nature en est remplie.À tel point que nous devons nous construire des abris pour nous y soustraire.Sortons plus souvent de nos demeures et nous serons en meilleure santé.Quant à l'exercice, si nous n\u2019y sommes plus contraints par la nécessité de chasser les fauves ou de fuir les carnassiers, nous devons être assez intelligents pour comprendre que si l'unique fonction de l\u2019homme était de penser, il n'aurait reçu en naissant ni bras ni jambes.Puisque nous avons des bras et des jambes c\u2019est afin de travailler manuellement et de marcher.Si nous complétons par un travail manuel proportionné à nos forces le travail célébral de la journée, nous pouvons être sûr que la santé nous sera accordée à la condition, toujours, de garder une saine modération dans le boire, le manger et les autres expressions de la vie.\u2014 Louis-A.BELISLE.LES AFFAIRES \u20148 MAI 1962 A a tt mt Kt ARG ily SARA SHA: Ty kn its + on [RESTATE ame et ES rm tk san C'est Québec qui doit .(Suite de la page 5) la publicité.Je voudrais attirer votre attention sur la nécessité particulière pour les Canadiens français de se préparer aux fonctions supérieures qu'offre le secteur de la production ainsi que celui des finances.Il me semble que le genre de direction donnée à une entreprise varie en fonction de ses besoins.À l\u2019un des stades de l\u2019existence d'une société on a besoin d'un \u201cleadership\u201d financier puissant aussi bien que d'un contrôle ferme; à un autre de ces stades, les problèmes sont ceux de la vente et de la mise sur le marché, et il devient alors nécessaire de résoudre les complications causées par une capacité de production excédentaire ou une modification de la demande; à un autre stade encore, une société peut être amenée à entreprendre un développement formidable de ses usines et ateliers de production ce qui réclame un ingénieur ou un spécialiste des problèmes de production au sein des cadres supérieurs de l'entreprise.I est important que les jeunes Canadiens français étudient et examinent tous les moyens permettant d'accéder à ces cadres supérieurs.IF faut plus de Cunadiens français dans le monde financier Nous-mêmes de la Bourse et également toutes nos maisons membres voyons clairement la nécessité qu\u2019un plus grand nombre de jeunes Canadiens français embrasse les carrières qui s'offrent dans les domaines des investissements et de la finance.Nous avons besoin de ces jeunes gens qui, précisément parce qu\u2019ils ont été exposés à la discipline d\u2019une double culture, se trouvent partieu- lièrement bien préparés pour une carrière où il faut faire preuve de beaucoup d'imagination, de dynamisme et d\u2019esprit d'initiative.De même nous avons besoin d\u2019un nombre plus grand de maisons cana- diennes-françaises sur les parquets de nos deux bourses.Comme j'ai tenté de l\u2019expliquer, vos bourses ont le ferme désir de s\u2019assimiler à la vie de la société québécoise.Elles ne cherchent qu'une chose, servir le Québec de la manière la plus efficace possible, apporter leur quote- part à la solution des problèmes qui nous confrontent, et s'identifier pleinement à J'essor économique de la province.Le Québec doit prendre la tête des autres provinces Nous avons passé en revue jusqu'à présent quelques-uns des changements survenus dans la province.Mais le Québec n\u2019est pas qu\u2019une province, l'une quelconque des dix provinces.Il faut que la province de Québec prenne la direction des autres provinces.Notre histoire, notre position stratégique le long des rives du Saint-Laurent, au centre des six provinces de l\u2019est du pays, notre population en plein accroissement \u2014 tous ces facteurs exigent que nous prenions en considération la totalité des problèmes économiques auxquels le Canada tout entier fait face.Nous ne pouvons pas, en sombrant dans l\u2019introversion et le séparatisme éluder le défi de l'union politique telle que nos pères l\u2019ont définie en 1864 et 1867.Le Québec accorde déjà plus d'importance à ses relations avec les grandes puissances commerçantes du monde, et tout particulièrement avec l\u2019Europe.Cette attitude ressort d\u2019ailleurs du voyage de succès qu'entreprit le premier ministre, M.Jean Lesage, dans les grandes capitales européennes.Celle attitude ressort également de l'établissement d'une maison du Québec à Paris, et dans l\u2019établissement de liens plus étroits avec d'autre pays.Cette attitude ressort enfin des visites des délégations commerciales venues dans la province de Québec sous l\u2019égide du ministre du commerce ainsi que des échanges mutuelles réalisées à tous les ni- veaus.Ces activités sont stimulantes, elles font preuve d'imagination LES AFFAIRES \u20148 MAI 1962 établir dans le Québec et elles contribuent à l'esprit des gens que est un milieu où l\u2019on sait répondre\u2019 au défi de l'histoire.que le Québec est le lieu d'activités excitantes pour l'esprit, que le Québec, enfin, est un milieu créateur.Mais il nous faut tirer de tout ceci une conclusion logique, et en extraire les politiques économiques et commerciales qui conviennent et qui nous permettront de nous développer.Si l\u2019avenir du Canada dépend dans une large mesure de l'expansion du commerce à travers le monde.tel est également le cas de la province de Québec.Il ne faut pas que nous soyons qu'une quelconque province dans ce domaine.Il nous faut prendre la direction de la partie orientale du pays, en demandant et en réclamant les ajustements nécessités par les modifications survenues dans nos structures commerciales.Nous réclamons en ce moment une révision de la politique fiscale.révision qui faciliterait notre cro:s- sance.Il nous faut également réclamer la révision de notre politique commerciale, ce qui contribuerait a raffermir la position du Canada en général et celle du Québec en particulier.Je suggère que nos personnalités gouvernementales et que nos économistes universitaires se penchent, plus qu\u2019ils ne l\u2019on fait par le passé, sur les problèmes d'orientation précise de celte politique.Il faut réduire les tarifs douuniers ,Il y a, au Canada, trois grandes régions économiques, géographiquement distinctes, mais unies par le besoin qu\u2019elles éprouvent pour des politiques commerciales plus libérales.La province de Colombie britannique a les yeux tournés vers une expansion de ses affaires sur les marchés du Japon, de la Chine et de I'Extréme-Orient en général.En conséquence, la politique économique qui contribuerait le plus au développement de nos ressources serait basée sur une réduction des tarifs douaniers et sur une libéralisation des échanges commerciaux.De même pour les trois provinces de l\u2019Ouest qui ont toujours compté sur le libre accès aux marchés mondiaux pour y exporter leurs denrées et leurs matières premières.Dans les six provinces de l'Est, à savoir le Québec, l'Ontario et les Maritimes, il devient de plus en plus évident que nous devons nous ajuster aux grands mouvements de libéralisation des échanges.Jusqu\u2019à ces dernières années, la politique commerciale dans l\u2019Est du pays a été dominée par le désir de protéger certaines industries et régions qui ont traditionellement bénéficié du protectionisme douanier.Il en a résulté une politique de développement économique fondée sur le concept de succursales et de filiales, concept qui doit maintenant faire place à des conditions plus libérales.Les conséquences onéreuses qui en résulterait pour certaines industries doivent être allégées au cours de la période de transition, alors que nous cherchons à donner à l\u2019économie canadienne une puissance plus grande et une nouvelle orientation.La situation privilégiée du Québec La province de Québec doit prendre la direction de ces nouvelles tentatives.Les avantages qui en découleront pour les six provinces de l\u2019est en général, et pour la province de Québec en particulier, seront en vérité substantiels.Si l\u2019on considère que les six provinces de l'est forment une entité économique dans le cadre d'un plus grand marché qui offre un accès plus facile à cette Europe en pleine expansion, il sera facile de comprendre les avantages exceptionnels qui en résulteront pour l\u2019expansion industrielle du Québec.De même que la société Atlas Steel Limited a estimé hautement les rives du Saint- Laurent en tant que site intéressant Une nouvelle page d'histoire bancaire s'est écrite ces jours-ci avec succursales de la Banque de Montréal dans trois des grands édifices commerciaux récemment construits dans notre ville.Ces nouvelles succursales de la B de M sont établies dans l'immeuble de 34 étages de l'Edifice C-I-L et celui de 20 étages de l\u2019Hydro-Québec, tous deux situés boulevard Dorchester: et dans l'édifice de 20 étages de la Standard Life, rue Sherbrooke, Cette triple inauguration, croit-on, est un événement sans précédent dans le monde.LA BANQUE ESSOR REMARQUABLE DE DE MONTRÉAL Th lh i ll [Eh af, l'ouverture simultanée d'importantes Dévaluation \u2014 Spéculation (Suite de la première page) table.Remarquons que tout n'est pas dit pour autant.Tenons-nous en, pour I'instant, à cet aspect de la question.En gros, le raisonnement tenu à Ottawa paraît séduisant.Le Canada a effectué, depuis quelques mois, une remontée convenable dans le domaine des exportations.H suffit d'un \u201ccoup de pouce\u201d (baisse des prix nationaux exprimés en monnaies étrangères : ce que réalise une dévaluation) pour que le mouvement amorcé devienne une hausse définitive.ou tout au moins s'accélère.Dans le cas du Canada, le premier ministre oublierait-il que les ventes de blé à la Chine, ou bien celles d\u2019avions canadiens, représentent des opérations exceptionnelles?Qu'elles sont, en effet, le résultat des négociations de gouvernement à gouvernement ?Et que, par conséquent, elles n'ont en vue d'un accès rapide aux marchés de l'Europe et du centre du Canada.de même de nombreuses industries apprécieront le fait que cette partie du Saint-Laurent, qui devrait et pourrait bientôt être entièrement libre de glace, en saison froide, constituera un emplacement économique et pratique qui s\u2019imposera.La concrétisation de ce concept d\u2019un Canada partisan du libre échange aura pour conséquence de déplacer le centre de gravité de notre expansion industrielle de l\u2019est, vers les rives du St-Laurent.Telles sont les données qui confrontent la province de Québec et sa jeunesse.L'avenir fournira les possibilités les plus intéressantes pour les idées nouvelles et les efforts créateurs.La renaissance du Québec consiste en la réalisation des changements sociaux et culturels qui encourageront les jeunes Canadiens français à viser la réussite dans le domaine des affaires économiques et commerciales.Ils ont toutes les qualités nécessaires à l'expansion de la province de Québec.Avec une certaine coopération et quelques encouragements, ils sont assurés du succès.aucun rapport avec une modification des mouvements commerciaux durables?Les grandes exportations traditionnelles du Canada ne font pas preuve d'une vigueur bien réjouissante.Il est peu probable qu\u2019elles se trouvent bouleversées par notre dévaluation.Dévaluation, importations et hausse des prix nationaux Compte tenu de l'insuffisance de sa structure \u201csecondaire\u201d (largement dénoncée par Monsieur Coyne, l'an dernier) l\u2019économie canadienne doit importer, pour survivre, des produits finis qu\u2019il lui faudra bien, désormais, payer plus cher.Il resterait donc à étudier, avant de crier victoire, l'effet de la dévaluation sur les importations.Jusqu'à preuve du contraire, nous ne croyons pas à une réduction des achats canadiens à l'étranger, au moins dans la majorité des cas.Si le Canada était équipé pour produire une importante fraction des produits manufacturés qu'il achète, les choses seraient différentes.Mais il n\u2019est pas imaginable que les Canadiens acceptent de renoncer à leurs achats à l\u2019étranger.Ce sont tous leurs comportements de consommateurs qui devraient être réorientés.Ces choses-là ne se réalisent pas par décision gouvernementale ! Quant à imaginer une transformation de la production canadienne, c\u2019est là encore une simple vue de l\u2019esprit.Les grosses sociétés américaines sont bien implantées au Canada.Leurs filiales canadiennes ne vont donc pas faire concurrence à leurs sociétés- meres.Quant à leur faire une concurrence durable, par la création d'entreprises vraiment canadiennes, mieux vaut n\u2019en pas parler.De toutes façons, d'ailleurs, il y aura belle lurette que la montée des prix, au Canada, aura absorbé la marge peut-être créée par la dévaluation, lorsque nous ! serons en mesure de réduire nos | importations de façon sérieuse.Dévaluation et mainmise étrangère sur l\u2019économie canadienne Electoralement parlant, il est difficile de soutenir que la dévaluation, en réduisant lu spéculation, fasse échapper le Canada à des pressions qui lui sont extérieures.Îl sera intéressant de voir comment le premier ministre, lors des prochaines journées de la campagne électorale, réussira à démontrer que la dévaluation ne comporte aucun danger de mainmise étrangère sur des entreprises canadiennes.Car, de deux choses l'une: ou le nouveau taux de change est définitif, ou il ne l'est pas vraiment.Dans le second cas, ne sommes- nous pas condamnés a rembourser de plus en plus cher, a leurs échéances, nos emprunts libellés, par exemple, en dollars américains ?Dans le premier cas, pourquoi les Américains \u2014 pour ne citer qu'eux \u2014 ne seraient-ils pas incités à acheter, sous des formes diverses, un dollar canadien désormais bien bon marché pour eux ?Et les formes mêmes que peuvent revêtir de tels achats peuvent être inquiétantes.Les entreprises canadiennes a vendre (il doit en rester quelques-unes encore !) finiront par ne plus coûter très cher à nos voisins du sud.Les dangers de mainmise étrangère sur l\u2019économie canadienne se trouvent donc accrus, grâce à la dévaluation.Une seconde constatation d\u2019importance paraît s\u2019imposer.Les emprunts canadiens, de plus en plus nombreux, vont, eux aussi, coûter rnoins cher aux étrangers en quête de placement.Autrement dit, le dollar canadien étant désormais très \u2018bon marché\u201d, pourquoi ne pas en profiter ?1! faut donc s\u2019attendre à ce que les émissions canadiennes d'obligations s\u2019offrent très largement sur le marché de New-York.11 en résultera donc un afflux de dollars américains au Canada, et ces dollars américains, rachetés par les circuits bancaires, accentueront la hausse de lu masse monétaire canadienne.(Suite à la page 16) PAGE 13 Le président du CSN : ACTIVITE SYNDICALE Les Canadiens doivent consentir à des sacrifices pour enrayer le chômage; accroître la production La population du Canada doit être prête à des sacrifices peut- être assez lourds pour redonner un nouvel essor à notre économie et permettre de plus grands investissements, afin de réduire le chômage, d\u2019après M.Jean Marchand, président de la Confédération des syndicats nationaux.Parlant devant une centaine de délégués du Conseil Central des Sytidicats nationaux de Montréal, réunis en congrès, le syndicaliste ajoutait que ces sacrifices, les syndiqués devraient être prêts à les consentir, à la condition qu\u2019ils ne servent pas à augmenter les profits, mais qu'ils profitent à tous les Canadiens en assurent l\u2019avenir économique du pays.Actuellement, a-t-il fait remar- quer, la croissance économique ne correspond pas à la croissance de la population.C'est le marasme, \u201cet à moins d\u2019un miracle, la situation deviendra encore plus grave dans quelques années\u201d.11 fut un temps où les capitaux américains venaient fertiliser I'économie canadienne a cause surtout des barrières tarifaires entre les deux pays et parce que les Etats-Unis voulaient jouir du marché du Commonwealth.Mais au- jourd\u2019hui avec le Marché commun européen vers lequel se dirige la Grande-Bretagne, la concurrence du Japon, et peut-être bientôt de la Russie et des autres pays du bloc communiste, les Etats-Unis ont intérêt à concentrer leur économie, d'autant plus qu\u2019il existe également dans ce pays, un problème du chômage aussi accentué qu\u2019au Canada.M.Marchand a souligné aussi que le Canada est un pays de production de matières premières.Or, en 1962, tous les \u201cnouveaux\u201d pays qui obtiennent leur indépendance, sont aussi producteurs de matières premières, d\u2019où une autre difficulté pour le Canada de sortir du marasme économique dans lequel il s'enfonce chaque jour davantage.D\u2019après lui, les Canadiens devraient être prêts à consentir des sacrifices, à abaisser même leur standard de vie, pour obtenir de meilleurs prix pour nos produits afin d\u2019être en mesure de concurrencer tous les autres pays.\u201cSinon, a-t-il prédit, seul un miracle pourra résorber le chômage\u201d.Selon le chef du NPD Les syndicats ne feraient pas la grève s'ils avaient un recours efficace en justice \u201cLe recours à la grève dans les conflits ouvriers est depuis longtemps une arme désuète\u201d.Telle est la déclaration surprenante faite récemment par M.T.C.Douglas, leader du Nouveau Parti Démocratique.\u201cLe rôle du syndicalisme ouvrier s\u2019est transformé au cours des années et les grèves ne servent olus à leurs fins\u201d.M.Douglas a exprimé, en outre, l\u2019avis que les salaires ne devraient pas exéder le taux de valeur de la productivité.Les nations les plus prospères ont reconnu le principe du planisme économique et c\u2019est dans la mise en marche de programmes du genre que le travail a un rôle important à jouer.Les nations qui ont accepté ce principe ont progressé\u201d, a-t-il ajouté.Une législation reconnaissant les syndicats comme des entités légales et juridiquement constitués pourrait faire disparaître toute autre forme d'organisation de travailleurs.Un syndicat a des droits moraux et politiques qui seraient reconnus.\u201cIl y a une injustice grave et lamentable lorsqu\u2019un groupe d'hommes est amenés à quitter le travail\u201d.Les syndicats ne feraient pas la grève s\u2019ils \u201cdisposaient d\u2019un moyen de recours efficace en l justice\u201d, a-t-il dit en terminant.Selon M.Paul Pelletier L'échelle des salaires des fonctionnaires devrait dépendre d'un organisme indépendant Lors du 17ième congrès des Relations industrielles organisé par la faculté des Sciences so- ciules de Laval, M.Paul Pelle- lier.commissaire à la Commission du service civil à Ottawa, déclarait : \u201cI! n\u2019est ni sage ni pra- lique de tenter d'adapter le système industriel de convention collective au fonctionnarisme\u201d., Après avoir expliqué aux participants quelques articles de la nouvelle loi du service civil, entrée en vigueur le ler avril, il a ajouté que les niveaux des salaires dans le fonctionnarisme ne dépendent ni de la situation plus ou moins florissante des profits, ni de rivalités inter-syndicales, ni du prestige ou de la puissance relative d\u2019un syndicaliste ou d\u2019un chef d'entreprise.\u201cIls reposent sur une analyse froide et aussi objective que possible des salaires ou des gages que reçoivent les employés accomplissant un travail semblable dans le secteur de l'industrie privée; il ne s\u2019agit donc plus de marchander, il s\u2019agit de s'assurer des faits.\u201cDans un tel contexte, il me semble non seulement sage mais pratique de confier à un organisme indépendant, tel la Commission du service civil, la tâche obligatoire de recommander au gouvernement quels devraient être les taux de salaires et de gages des fonctionnaires puisque cet organisme n\u2019est assujetti ni aux considérations budgétaires ou politiques qui peuvent avoir raison d\u2019influencer le gouvernement, ni aux désirs parfois trop intéressés des associations d\u2019employés\u201d.Le ministre fédéral du Commerce : Patrons et travailleurs doivent collaborer pour améliorer la situation économique du pays Le ministre du Commerce, M.Hees, demandait récemment au patronat et au monde syndical de s'élever au-dessus des \u201cimpulsions \u20acgoistes\u201d pour suivre l'exemple de l\u2019Europe occidentale et collaborer dans un rendement accru de la production nationale.Devant la Chambre de Commerce de Windsor, M.Hees affirmait que face à une concurrence grandissan:e, seuls les producteurs industriels efficaces survivront.Les autres disparaîtront.\u201cSi le patronat et le travail coopèrent pour améliorer la qualité, les cadres, le service et abaisser les coûts de production, alors l'industrie saura prospérer et fournir des emplois à nos concitoyens à l\u2019année longue.\u201d 11 a soutenu que ce résultat a été obtenu en Europe occidentale et que cette collaboration \u201cfait l'envie du reste du monde\u201d.PAGE 14 Le ministre croit, cependant, qu\u2019il appartient au patronat de poser le premier geste et d'inviter le travail organisé à une discussion sincère et amicale du problème de cette coopération.Le ministre Hees soutient que le coût de la main-d\u2019oeuvre n\u2019est pas le seul facteur explicatif de la hausse des prix.A son dire, le coût administratif même des entreprises canadiennes avec tout ce que cela comporte d\u2019impondérables contribue à la hausse des prix de la production.Par ailleurs, les cehfs syndicalistes auraient intérêt à copier l'attitude de leurs collègues européens qui étudient soigneusement les répercussions que des hausses de salaire réclamées pourraient avoir sur l\u2019économie générale.Volcano Ltée fournit un exemple de collaboration La compagnie Volcano Ltée, de St-Hyacinthe, et ses employés viennent de fournir au monde du travail un exemple de bonne entente et de compréhension des problèmes mutuels en ratifiant une entente entre le syndicat de la métallurgie et la compagnie, après quelques semaines seulement de négociations.patrons-ouvriers Cette entente n\u2019a rien de surprenant si l\u2019on sait qu\u2019à l\u2019usine Volcano, la comité syndical patronal se réunit tous les mois pour discuter de rajustement aptes à augmenter la production, à assouplir les conditions de travail, régler les problèmes de l\u2019organisation des périodes de olisirs, etc.Le nouveau contrat, signé pour trois ans, comporte une augmentation de salaires de 22 cents sous l'heure, et des bénéfices marginaux.La première année, les salaires horaires augmenteront de six cents l'heure, alors que l'augmentation sera de cinq cents durant les deux années subséquentes.Les employés ont aussi obtenu une réduction de leurs heures de travail; celles-ci sont portées de 46 à 45 par semaine.Savoir comment faire servir .(Suite de mars 1961 : \u201cL\u2019aliénation nationaliste\u201d, par Pierre-Elliott Trudeau, ainsi que \u201cLettre d\u2019un nationaliste\u201d, par G.C.).II \u2014 La réaction gouvernementale Face à ces trois courants, dont la pression s'exerce sur lui, quelle a été jusqu'ici la réaction du nouveau gouvernement provincial ?Avant de répondre à cette question, il me paraît opportun de préciser que je n'ai pas du tout l'intention de laisser entendre que le gouvernement québécois n\u2019a agi que sur la pression de l\u2019un ou l\u2019autre de ces courants et qu\u2019il ne possède aucune philosophie propre pour l\u2019inspirer dans son action.Je sais fort bien qu'il en a une, d\u2019autant plus qu\u2019il manque rarement une occasion de l'exposer devant le public, mais le point qui m\u2019intéresse pour le moment, c\u2019est son attitude \u2014 verbale ou active \u2014 à l\u2019égard des trois courants qui montent actuellement à l\u2019assaut de l\u2019Etat provincial.Il apparaît évident tout d\u2019abord que le nouveau gouvernement n\u2019entend pas se solidariser avec le courant \u201csocialiste\u201d et que même il cherche à s\u2019en dissocier complètement.Nombreuses et claires sont les déclarations de son chef sur ce point : Il faut au delà d\u2019un libéralisme économique non efficace et démodé, en deçà d\u2019un socialisme oppresseur des libertés, nous diriger de plus en plus vers un pluralisme de notre économie.(La Réforme, 22 octobre 1960.) Nous croyons en ce que j'ai déjà appelé le \u201cplanisme démocratique\u201d, mais nous ne croyons pas une économie dirigée par l'Etat.(La Réforme, 10 décembre 1960.) Le parti libéral.n\u2019est pas un parti socialiste et le gouvernement que je dirige n'est pas socialiste.C\u2019est un gouvernement du centre .Lorsque je parle du rôle de l'Etat du Québec, immédiatement nos amis d\u2019en face s'effarouchent.Ils crient au gauchisme, à l\u2019étatisme, au socialisme .Mes déclarations passées et les actes que j'ai posés, sur le sujet, sont des garanties.(La Réforme, 1! mars 1961.) Jusqu'où ira ce \u201cplanisme démocratique\u201d, il est trop tôt pour le savoir, mais il semble bien que, même s\u2019il pousse loin ses tentatives de planification, le gouvernement actuel se défendra toujours de verser dans le socialisme.Ses sympathies, par contre, à l\u2019égard du courant \u201cnationaliste\u201d sont évidentes.On n\u2019en finirait plus de citer des déclarations en ce sens.C\u2019est d\u2019abord M.René Lévesque qui affirme : \u201cUn petit peuple comme le nôtre a besoin d\u2019un levier, et ce levier c'est son Etat.Nous devons apprendre à nous en servir au lieu de le déprécier.\u201d (La Réforme, 18 février 1961.) C'est ensuite un véritable discours \u201cnationaliste\u201d que prononce le chef du gouvernement lors de la création du nouveau ministère des Affaires culturelles (cf.La Réforme, 11 mars 1961).De même, au banquet d'ouverture de la semaine de l'éducation, le 4 mars, M.Lesage se compromet à fond : Il faut bien comprendre que l'Etat québécois, c\u2019est le point d\u2019appui collectif de la communauté canadienne-française et, à l\u2019heure actuelle, l'instrument nécessaire de son progrès culturel, économique et social.Il nous faut savoir l'utiliser sans crainte.L'Etat qué- la page 6) bécois n\u2019est pas un étranger parmi nous, au contraire, il est à nous.Il nous appartient et il émane de notre peuple.(Cf.La Réforme, 18 mars 1961.) Est-ce à dire que le gouvernement actuel, dans l\u2019utilisation de l'Etat comme instrument de libération nationale, soit prêt à aller aussi loin que le demandent les plus chauds partisans du courant \u201cnationaliste\u201d?Pour le moment, il serait tout à fait prématuré de l\u2019affirmer, et je me contente de souligner des marques évidentes de sympathie aux idées que représente ce courant.Qu\u2019en est-il enfin de son attitude à l'égard des espoirs et des exigences du courant \u201claïciste\u201d concernant l\u2019intervention et la direction de l'Etat dans l'éducation ?Sur ce point les déclarations gouvernementales se nuancent et sont moins précises.D\u2019une part, M.Lesage rejette avec horreur le mot, tout comme il rejette les mots \u201cgauchisme, étatisme, socialisme\u201d dont ils dénoncent l'usage comme \u201cune tactique de l'Union nationale pour faire croire que le gouvernement que je dirige est un gouvernement de gauche opposé à la confessionnalité de l\u2019enseignement\u201d (La Réforme, 11 mars 1961).D\u2019autre part, cependant, il revendique pour l'Etat à l\u2019égard de la culture un rôle plus que supplétif (ibid.), et il demande qu'on laisse à l'Etat \u201cjouer pleinement le rôle qui lui revient comme responsable du bien commun de la société\u201d, rôle qu\u2019il résume en trois mots: \u201ccoordination, prévoyance et progrès\u201d (La Réforme, 18 mars 1961).La seule conclusion qu'il soit possible de tirer de ces déclarations très générales est la suivante : le gouvernement actuel entend jouer un rôle beaucoup plus considérable et intensif dans le domaine de l\u2019éducation; là aussi, semble-t-il, il agira selon les exigences d\u2019un planisme démocratique (cf.La Réforme, 25 février 1961).De toute façon, en ce domaine surtout, c\u2019est aux actes plus qu\u2019aux paroles qu\u2019il faut le juger; ceux-là beaucoup plus que celles-ci nous indiquent quelle a été jusqu'ici et surtout quelle semble devoir être la tendance de sa politique tant en matière d'éducation qu\u2019à l'égard des revendications laïques sur ce terrain.° Tel est le passionnant débat, à la fois théorique et pratique, qui se poursuit actuellement au Québec, et tels sont les grands courants qui l\u2019animent et vont le prolonger encore longtemps.Bon gré mal gré, le gouvernement actuel y est engagé, il en occupe le centre et il l\u2019alimente de son action comme de son inaction.L'enjeu en est trop important pour que se taisent les voix qui l\u2019ont déjà porté devant le public et pour que ne s'en élèvent pas d'autres qui, jusqu'ici, sont demeurées muettes.L\u2019Etat est désormais entré dans nos préoccupations et il n\u2019est pas près d\u2019en sortir; aussi importe-t- il souverainement d\u2019en posséder une notion aussi juste que possible.Quelle est la véritable mission de l\u2019Etat ?voilà la question à laquelle j'essaierai de répondre dans un prochain article.Dans le prochain numéro, un deuxième article de Richard Arès, S.J., intitulé \u201cJUSQU\u2019OÙ L\u2019ÉTAT?\u201d LES AFFAIRES \u20148 MAI 1962 dm dE A ai ii ae vie RESSOURCES NATURELLES Au ministère des mines $4,500,000 pour un relevé sur le bouclier canadien Le ministère des mines vient d'annoncer qu\u2019un programme fé- déral-provincial de $4,500,000 sera entrepris afin de faire le relevé de 500,000 milles carrés de territoire du bouclier canadien.Ce projet fait partie d\u2019un programme global de $18,000,000 annoncé l\u2019an dernier et ayant pour but de faire les relevés sur les parties encore inconnues du bouclier canadien.Cinq provinces participent à ce programme.Ce sont le Qué- bec, l'Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et l\u2019Alberta.Les relevés uériens seront effectués par Aero Surveys Limited de Vancouver, Canadian Aero Service Limited et Spartan Air Services Limited d'Ottawa.Le programme comprend, en 1962, plus de 1,000,000 de milles de vol et sera entrepris sous peu.Les cartes aero-magnétiques que l\u2019on peut tracer par la suite sont très utiles aux arpenteurs-géomè- tres et aident à localiser les dépôts de minerai.Les agronomes aux travaux majeurs Le gouvernement emploiera des centaines d'aide-agronomes Estimant que les techniciens agricoles ou aide-agronomes engagés à l\u2019administration provinciale se révèlent de précieux auxiliaires des agronomes de comtés, le ministre de l\u2019Agriculture et de la Colonisation a fait savoir que le gouvernement employerait des diplômés de l\u2019enseignement technique récemment mis sur pied.M.Courcy estime que, libérés de \u201cces accaparantes besognes, nécessaires mais relativement secondaires\u201d, les agronomes de comté pourront se consacrer plus entièrement à des travaux majeurs, tels que l\u2019orientation des productions, le conseil de gestion des exploitations agricoles et la participation aux études de l\u2019amé- nagement régional des territoires ruraux.La province compterait actuellement de 600 à 650 techniciens agricoles, sans avoir de titre, a affirmé le ministre.Sur des données établissant que chaque aviateur doit compter sur huit auxiliaires au sol et chaque ingénieur professionnel sur quatre techniciens, il a fixé un objectif de 1,500 ou 1,800 techniciens agricoles par rapport aux 1,000 agronomes actifs dans la province.On sait que M.Courcy a annoncé il y a quelques semaines l'établissement d\u2019écoles à Saint- Hyacinthe et à Ste-Anne-de-la- Pocatière.Les techniciens agricoles diplômés de ces écoles seront vraisemblablement employés par le gouvernement et par l\u2019industrie agricole et para-agricole.M.Courcy a mis l\u2019accent sur le fait que l'agriculture proprement dite ne récupère que 25 pour cent des techniciens formés à Farmingdale, N.Y.Cette école a largement inspiré le comité Régis, qui a recommandé au gouvernement l'institution d\u2019un enseignement technique agricole visant à combler le vide entre l\u2019école moyenne d'agriculture et la Faculté d\u2019agronomie.Ces cours sur l\u2019enseignement technique agricole dureront trois ans après la 11e année de la section sciences-mathématiques du cours secondaire public.Ces cours visent à donner à l\u2019étudiant une solide formation générale dans les sciences de base et dans les sciences particulières aux spécialités d'option.The Canadian Gaz Ass.prévoit : Forte hausse de la production de gaz naturel prévue en 1962 La production du gaz naturel augmentera de 38 pour cent au Canada cette année, si l\u2019on en croit \u201cThe Canadian Gas Association\u201d.Dans son rapport annuel, l\u2019association prévoit une hausse de 72 pour cent dans les exportations de gaz naturel aux Etats- Unis, une augmentation de 68 pour cent dans les revenus provenant de ces exportations ainsi qu\u2019une avance de 15 pour cent dans les revenus de la vente du gaz au Canada.On indique, de plus, que la demande n\u2019a cessé de croître au pays au cours de 1961.On note des augmentations variant entre 21,300,000,000 de pieds cubes dans les livraisons de gaz dans la province d'Ontario, et 3,800,000, 000 de pieds cubes à la Colombie Britannique.Les sociétés de services publics ont obtenu l'an dernier des revenus sur la vente du gaz naturel beaucoup plus importants que par les années passées.Ces ventes se sont chiffrées à $227,000,000, ce qui signifie une augmentation de 16 pour cent sur les ventes de 1960.An 31 décembre dernier, les distributeurs de gaz naturel desservaient 1,284,000 clients, dont 61 pour cent se trouvaient en Ontario, au Québec et au Nou- veau-Brunswick.La plus forte augmentation de nouveaux abonnés a été remarquée en Ontario, soit 33,000 clients de plus, tandis qu\u2019en Alberta et en Colombie Britannique l'augmentation a été de 11,000 clients respectivement.L'association, qui groupe 650 membres délégués par toutes les division de l\u2019industrie, prédit une augmentation de 4 pour cent seulement de nouveaux abonnés au pays en 1962.L'Ass.des consommateurs du Canada: L'abolition du prix minimum du lait profiterait au consommateur La section du Québec de l\u2019Association des consommateurs du Canada et la laiterie Perette Dairy Limited de Saint-Laurent ont recommandé, dans un mémoire présenté à la Commission des industries laitières du Québec, d\u2019abolir le prix de détail minimum du lait liquide.Plusieurs laiteries montréalaises ont augmenté le prix de détail de leur lait de 23 cents à 25 cents la pinte depuis le ler mars.Le groupe des consommateurs a fait remarquer que si les laite- ries sont libres d'augmenter le prix du lait, elles devraient aussi avoir la liberté de l\u2019abaisser.\u201cSi une laiterie peut réduire le prix du lait grâce à des méthodes modernes de traitement et de distribution tout en maintenant le prix établi au producteur aucun règlement ne doit empêcher que le consommateur puisse en profiter,\u201d souligne-t-on dans le mémoire.Les consommateurs ont fait observer qu\u2019à Toronto, où les prix planchers ont été abolis, les laite- ST-HYACINTHE Succursales : Usines : VOLCANO La chaudière utilisée partout au Canada * CONCUE ET FABRIQUEE ENTIEREMENT AU CANADA par VOLCANO LIMITEE QUEBEC \u2014 TORONTO Siège social: MONTREAL LES AFFAIRES \u20148 MAI 1962 ries ont pu vendre le lait au même prix tout en versant au fournisseur beaucoup plus que ceux de la région de Montréal reçoivent.Le prix minimum légal actuellement est de 224 cents la pinte ou 62 cents pour le contenant de trois pintes.Un laitier a affirmé qu\u2019il pouvait vendre au comptoir du lait à raison de 51 cents pour le contenant de trois pintes.Rapport géologique sur Langelier.Un rapport géologique prélimi- aire sera publié sur la région de Langelier, comtés de Laviolette et de Québec.Ce rapport publié par le ministère des ressources naturelles a été autorisé par M.René Levesque.Monsieur Jehan Ron- dot, du service de la carte géologique, en a fait le levé en 1960.Cette région, d\u2019une superficie de 335 milles carrés, couvre le canton de Langelier et une partie des cantons de Payment, Adams, Dumoulin, Vallières, Malhiot et Bourgeoys, du comté de Lavio- lette et une partie des cantons de Bicckerdike et Chasseur, du comté de Québec.Espoir de prospérité Le sol gaspésien contient des nappes de pétrole Dans une étude sur \u201cla mise en valeur des Ressources naturelles de la région Gaspésie-Rive- Sud\u201d, M.Pierre-Yves Pépin, chargé de recherches au ministère provincial de l'Industrie et du Commerce, déclare que les travaux effectués à l'heure actuelle par d'importantes sociétés possédant de gros capitaux permettent d'espérer, grâce à la technique moderne, la découverte éventuelle de nappes considérables de pétrole et de poches de gaz naturel dans la péninsule.L'étude de M.Pierre-Yves Pépin est suivie de conclusions encourageantes au sujet de l'avenir de l\u2019industrie minière de la péninsule, notamment pour ce qui regarde le cuivre, le plomb et le zinc.Dès 1836, on avait rapporté des suintements de pétrole en Gaspé- sie; et vingt-quatre ans plus tard, on y forait le premier du Canada; mais jusqu\u2019au début du 20e siècle, les résultats de la prospection furent très pauvres.Avunt 1959, on avait dénombré plus de 80 forages: 50 ont révélé la présence de pétrole et de gaz.Toutefois, il semble que, même dans les districts les plus prometteurs, les sondes n\u2019ont jamais été suffisamment enfoncées dans le sous-sol.Un seul puits aurait été creusé jusqu'à la profondeur de 5,995 pieds.Depuis quelques années, les travaux de recherche du pétrole et du gaz se sont intensifiés avec \u201cl\u2019Associated Developments\u201d, firme qui a procédé en 1959 à la fusion des sociétés \u201cGaspé Oil Ventures\u201d, \u201cQuebec Oil Development\u201d, \u201cTar Point Oil Co.\u201d et \u201cBald Mountain Oil Co.\u201d.Les entreprises \u201cLowlands Exploration Ltd.\u201d, filiale de I\"Imperial Oil Ltd.\u201d et \u201cBritish American (Québec) Inc.\u201d, filiale de \"British American Oil Co.\u201d, ont commencé la mise en oeuvre de vastes programmes d\u2019action .Dans le monde.en 1961 L'industrie de l'agriculture a augmenté sa production La production agricole dans le monde a, de façon générale, augmenté au cours de l\u2019année 1961, et l\u2019on a assisté à une baisse des prix des produits.C'est ce qui ressort du rapport annuel de l\u2019organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l\u2019agriculture (F.A.M.O.) sur les produits agricoles.Les seules exceptions frappantes à l'augmentation de la production agricole sont constituées par la production du blé, tombée à 241 millions de tonnes, soit 8 millions de moins qu\u2019en 1960, celle des céréales secondaires, tombée à 285 millions de tonnes (zone sino-soviétique non comprise), soit 12 millions de tonnes, soit 3,4 millions en moins.Les principales augmentations de production sont les suivantes: viande: 60 millions de tonnes (non compris la Chine); caoutchouc: 2,12 millions de tonnes; laine: 1,5 million de tonnes; ca- fé: 750,000 tonnes; jute: 520,- 000 tonnes; thé: 40,000 tonnes: cacao: 10,000 tonnes, D'après le rapport de la F.A.O.cette tendance à un accroissement de la production devrait se poursuivre cette année.Les prix agricoles n\u2019ont cessé de baisser en 1961, bien que dans des proportions moindres qu\u2019en 1960.La baisse enregistrée vers la fin de 1961 était en moyenne d\u2019environ 5% par rapport à la période correspondante de 1960.Les cours du sucre et des matières grasses, par exemple, ont atteint le niveau le plus bas qu\u2019on ait enregistré depuis la seconde guerre mondiale, Le rapport de la FAO souligne, à ce propos, la dégradation continue des termes de produits primaires.Il ne laisse que peu d\u2019espoir de voir prochainement une amélioration des cours des produits agricoles.Au Québec, en janvier 1962 Augmentation des expéditions de certains produits minéraux Les expéditions d\u2019amiante, de chaux et de ciment, par les producteurs de la province de Québec, ont été beaucoup plus élevées en janvier 1962 que durant le même mois de l\u2019année précédente, l'augmentation étant de 20%, 21 et 20 pour cent respectivement.Par contre, celles de l\u2019or ont été notablement plus basses et celles de l'argent et des produits d'argile, un peu plus faibles qu\u2019en janvier 1961.C\u2019est ce que révèle un bulletin statistique sur la production minérale de la province de Québec, dont le ministre des Richesses Naturelles, M.René Lévesque, a permis l\u2019émission.La même publication montre aussi que, comparativement au mois de décembre 1961, la chaux seule a enregistré une légère hausse durant le mois de janvier 1962.L'argent, les produits d\u2019argile et le ciment ont subi une très forte baisse et l\u2019amiante et l\u2019or une baisse moins importante.Janvier Décembre 1962 1961 1961 Amiante, tonnes 66,537 55,189 70,617 METAUX PRECIEUX : Or, onces 78,310 88,245 89,762 Argent, onces 316,630 325,664 372,406 MATERIAUX DE CONSTRUCTION : Produits d\u2019argile $299,022 $304,630 $384,248 Chaux, tonnes 36,171 29,830 34,847 Ciment, tonnes 63,926 53,414 94,221 PAGE I5 Mille familles d'une même ville italienne s'unissent à Montréal Une ville italienne de 6,000 habitants a vu en dix ans sa population tomber à 4,000, mais en revanche Montréal s\u2019est accru de milles familles originaires de cette ville.Celles-ci, qui se sont constituées en association, ont tenu dernièrement leur premier banquet en présence du vice-consul Sergio Angeletti représentant du consul général d\u2019Italie ainsi que de nombreux dignitaires.Cette imposante présence officielle s\u2019explique non seulement par le caractère original de l\u2019as- sociation, mais aussi par son importance dans le cadre d\u2019une véritable politique de l'immigration.Cette association a ceci de particulier qu\u2019elle prend son nom d'une unique ville, Ripabottoni, de la région du Molise (actuellement rattachée à celle des Abruzzes) ville d'où proviennent ce millier de familles désormais installées dans le nord et l'est de la métropole (la plupart des émigrants de Ripabottoni).Ce type d'association correspond d\u2019une part au tempéram- ment très régionaliste des Italiens, et d'autre part aux besoins particuliers d\u2019une immigration qui est en grande partie familiale, et a tout avantage à l'être.L'attachement à la patrie est de cette façon plus solide parce | qu'aura disparu l\u2019un des motifs les plus puissants d'un éventuel retour dans la mère-patrie: le be-! soin de retrouver sa famille.Mais en se transplantant en | groupes familiaux, les immigrants d\u2019origine italienne conservent mieux leurs traditions propres, locales ou non, et évitent le danger du déracinement, et nous procurent, à nous du Québec, l'exemple vivant d\u2019une minorité s\u2019unissant pour s'assurer la survivance, en temps qu'entité ethnique et culturelle.En marge de la Fédération des Oeuvres Le Can.français: moins riche ou moins généreux que les autres ?La moyenne, par personne, de dons monétaires à une organisation charitable donnée reflète-t- elle l'intensité des sentiments charitables d\u2019une population ou l\u2019état de ses finances ?C\u2019est une question à laquelle il est difficile de répondre, mais, dans le cas qui nous occupe, un peu des deux éléments doit entrer en jeu, le deuxième surtout.Le président de la campagne de la Fédération des oeuvres canadiennes-françaises de charité a, en effet, mis en relief, ces jours- ci, l\u2019écart considérable que l\u2019on note entre les résultats de souscriptions par des groupes protes- ABONNEMENTS AU JOURNAL \u201cLES AFFAIRES\u201d LES ETUDIANTS EN CAMPAGNE Dans son prochain numéro, le journal \u201cLes Affaires\u201d présentera à ses lecteurs les étudiants des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, de l\u2019Université de Montréal et de collèges classiques, qui entreprendront, pendant les vacances d\u2019été, une grande campagne d\u2019abonnement aux Affaires.Nous publieront les photographies de ces étudiants à raison de quelques-unes par numéro, et incluerons quelques détails concernant cette campagne.tants, irlandais ou juifs de Montréal, et ceux obtenus par la Fédération des oeuvres par le passé.Après avoir rappelé que \u201cla réponse appartient à chacun de nous\u201d et qu\u2019il s\u2019agit \u201cd\u2019un don volontaire et non d\u2019un impôt\u201d, M.DeSerres a cité des chiffres éloquents.\u201cLa moyenne par personne des souscriptions aux trois autres fédérations de Montréal s\u2019établit comme suit : Protestants, $7.17; Juifs, $7.80; Irlandais, $7.50.La moyenne, dans le cas de la Fédération canadienne- française \u2014 notre Fédération \u2014 ne s\u2019élève qu\u2019à $2.67\u201d.Une autre comparaison qui donne à réfléchir : \u201cDepuis cinq ans, a dit M.DeSerres, les montants recueillis par les trois autres fédérations ont augmenté de 27 pour cent, 52 pour cent et 33 pour cent respectivement, tandis que Jl\u2019augmentation enregistrée par notre Fédération, au cours de la même période, n\u2019a été que de 14 pour cent, ou 3 pour cent par année\u201d.Selon la statistique fédérale Hausse générale des ventes au détail au Canada Les ventes au détail, en novem- | la période janvier-novembre ($14,- bre 1961, se sont chiffrées par 855,481,000 contre $14,704,345,- $1,459,237,000, augmentation de 000 pour la période correspon- 4.6 p.c.sur les $1,394,780,000 dante de 1960).d\u2019un an plus tôt.Cet accroisse-| Toutes les provinces ont enre- ment a été précédé par un fléchis- gistré des augmentations en no- sement de 1.6 p.c.en octobre et | vembre et au cours de la période une hausse de 0.9 p.100 au cours janvier - novembre, comparative- de la période janvier-septembre, ment à un an plus tôt.Voici les d\u2019où une hausse de | p.c.durant |augmentations procentuelles du Dévaluation \u2014 Spécification .(Suite de la page 13) Ainsi, sur le plan des individus, faut-il s'attendre à des résultats assez peu consolants, de la dévaluation.Bien sûr, si les exportations en recevaient un coup de fouet énergique, l\u2019effet multiplicateur sur le revenu national constituerait, à lui seul, une justi- Si la Banque du Canada veut peu à peu en résorber une partie, son open market aura pour résultat de faire monter les taux d'intérêts._ La Province de Québec, en particulier, ne peut vraiment pas se réjouir de cette perspective, a I'instant précis ou ses besoins exigent qu\u2019elle emprunte à un rythme qui ne peut que s'accentuer.L\u2019opération va lui coliter cher! Et elle n\u2019est pas la seule, ce qui, d'ailleurs, n\u2019a rien de consolant ! fication de l'opération menée.Mais de sérieux doutes s'imposent, semble-t-il, sur le bien-fondé des espoirs d'Ottawa.Les produits importés s\u2019accroi- tront en prix \u201cdollars canadiens\u201d.mois (des 11 mois entre parenthèses) : les provinces Atlantiques, 8.3 p.c.(4.2); Québec, 7.3 (3.8); Ontario, 4.6 (1.9); Manitoba, 9.3 (3.1); Saskatchewan, 7.6 (4.2); Alberta, 9.2 (4.8); et Colombie-Britannique, 6.5 (2.6).Dix-sept des 18 commerces observés ont enregistré des ventes plus nombreuses en novembre qu\u2019un an plus tôt; les ventes de bois d'oeuvre et le matériaux de construction ont fléchi de 4.7 p.c.Les augmentations ont varié de 0.2 p.c.(médicaments) à 11 p.c.(concessionnaires de véhicules automobiles).Voici d'autres gains importants : magasins de chaussures, 8.9 p.c.; magasins de vêtements pour la famille, 6.6: épiceries et épiceries-boucheries, 6.5; magasins de meubles, d'appareils électriques et de récepteurs de radio, 6.4.Cela est certain, La masse monétaire, en s\u2019augmentant, pourra aussi avoir un \u201ceffet-prix\u201d.Après de plus ou moins longs circuits, les taux d'intérêts en hausse se répercuteront sur notre propre pouvoir d\u2019achat.B | A la suite d\u2019une importante réorganisation, dans le but d\u2019améliorer ses services, la Compagnie de Téléphone Bell du Canada annonce quelques changements à sa région de l\u2019est, dorénavant partagée en deux divisions.Monsieur L.-R.Charron, à gauche, directeur du service commercial de la région de l\u2019est, devient directeur des services d\u2019exploitation, division de l\u2019ouest, et monsieur G.J.Schetagne, surintendant régional de la construction à la région de l\u2019ouest, occupera le poste de directeur des services d\u2019exploitation, division de l\u2019est.Ces changements entraient en vigueur le ler mai.Le nouvel édifice C.I.L.: un symbole de dynamisme \u201cSeule une politique de dynamisme confiant peut permettre à notre province de réaliser entièrement les possibilités latentes qui sont depuis longtemps les siennes\u201d, a déclaré le premier Ministre de la province de Québec à la cérémonie d'inauguration de l\u2019édifice de 32 étages de la Canadian Industries Limited.Dans un discours qu\u2019il voulait être un hommage aux responsables de cette gigantesque réalisation en même temps qu\u2019une apologie des réformes politiques entreprises par son gouvernement, M.Jean Lesage a déclaré: \u201cNous nous efforçons d\u2019administrer avec la même confiance, la même vision de l'avenir dont ont fait preuve ceux qui ont construit cet immeuble.Le maire Jean Drapeau, pour sa part a déclaré: que cette autre cérémonie d\u2019inauguration était un autre évènement qui élève \u201cMontréal au rang des grandes métropoles du monde\u201d.Formation prochaine d'un ministère du Nord québecois M.René Lévesque, ministre des Richesses naturelles, a révélé à la fin du mois dernier, à la Chambre basse, que le gouvernement de la province \u2018travaille activement à la création d\u2019un \u201cministère du Nord québecois\u201d.Quelques minutes plus tôt, M.Jean-Jacques Bertrand avait déclaré à l\u2019Assemblée législative que les autorités provinciales devraient fonder un tel département ministériel.Le porte-parole de l'opposition avait laissé entendre que cela leur permettrait de mieux assumer leurs responsabilités dans le domaine de la mise en valeur des richesses naturelles.Plus de 2,000,000 d'âmes La population du grand Montréal a augmenté de 20% en cinq ans La population de Montréal métropolitain a augmenté de 20,3 pour cent entre 1956 et 1961 et elle atteignait, lors du recensement fédéral de l\u2019an dernier, 2,- 109,509 âmes.Elle se chiffrait par 1,745,001 en 1956.Plusieurs augmentations de population ont été causées par l\u2019aménagement de nouveaux domiciles, mais aussi par des annexions de territoires.Ainsi, Ste- Foy, prés de Québec, est passée de 14,615 âmes en 1956 à 29,716 Mais, d\u2019ici là, les élections fédérales auront eu lieu.Jean Mehling.L'an dernier, la population de Montréal était de 1,191,062 et celle de Toronto de 672,407.Le Toronto métropolitain comptait 1,824,481 âmes l\u2019an dernier et 1,502,253 en 1956.en 1961.La population de Québec est passée de 170,703 à 171,979, tandis que le Québec métropolitain est passé de 311,604 à 357,568.JEUNES DIPLÔMÉS UNE CARRIÈRE PAGE 16 LA BANQUE PR INTÉRESSANTE ET LUCRATIVE VOUS ATTEND À NOTRE BANQUE Avancement au mérite.cours d'administration bancaire.Généreux plan de retraite.plans collectifs d'assurance-vie.bénéfices sociaux.Pour tous renseignements, adressez-vous au Service du personnel.Il nous fera plaisir de faire connaître les nombreux avantages d'une carrière bancaire.OVINGIALE pu GANADA Votre partenaire 221 ouest, rue St-Jacques, Montréal 358 succursales ef agences pour vous servir dans l'Est du Canada.LES AFFAIRES \u20148 MAI 1962 "]
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