Le soleil, 19 février 2022, Cahier 1
[" L\u2019ITINÉRANCE S\u2019ÉTEND À LA BANLIEUE DE QUÉBEC PAGE 4 BOURQUE NICKEL DANS L\u2019AIR : PLUS DE 100 DÉPASSEMENTS, PAS UNE SEULE SANCTION PAGE 10 LE MAG LA CUISINE ENSOLEILLÉE DU PORTUGAL 6 27657 00076 6 3 , 2 5 $ + t x SEMAINE DU 19 AU 25 FÉVRIER 2022 ÉDITION MAGAZINE QUÉBEC, 126e ANNÉE, N° 8 COOP D\u2019INFORMATION LES JEUX À LA LIGNE Notre envoyé spécial Ian Bussières dresse son bilan des JO et nous offre une virée insolite dans la bulle olympique.PAGE 84 M O N T A G E L E S O L E I L , S O U R C E S L A P R E S S E C A N A D I E N N E , A F P E T I A N B U S S I È R E S SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 2 ACTUALITÉS L\u2019un des plus vieux centres commerciaux de Québec, Les Galeries de la Canardière, très couru dans les années 70 et 80, ne paie plus de mine.Achalandage en diminution, locaux vacants, commerçants désabusés, manque d\u2019investissements, la liste des maux qui l\u2019affligent est longue.Lueur d\u2019espoir à l\u2019horizon, la revitalisation du quartier va bon train et un projet de modernisation est dans les cartons.Le Soleil est allé voir de quoi il en retourne.NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com Dans l\u2019un des rayons de la vaste librairie Legendre, spécialisée en livres, DVD et CD usagés, Marie- Josée conseille une cliente, l\u2019une des rares personnes à s\u2019être pointée depuis l\u2019ouverture des portes, quelques heures plus tôt.«C\u2019est sûr que la pandémie n\u2019a pas aidé, mais là, c\u2019est mort.J\u2019ai même pas vendu pour 100 $.On va où avec ça?Le local coûte une beurrée.Des locaux fermés, ça aide pas à attirer la clientèle» Une dame, quelques boîtes de casse-tête dans les bras, saute dans la conversation.«Je passais dans le coin, sinon je n\u2019aurais pas fait un spécial.Pourquoi je ne viens pas plus souvent?Parce qu\u2019il n\u2019y a plus rien», déplore-t-elle, avant de jeter son dévolu sur «de beaux Tintin neufs».Les Galeries de la Canardière, situées à l\u2019intersection du boulevard Sainte-Anne et de l\u2019avenue D\u2019Estimauville, dans le secteur Beauport, ne sont plus ce qu\u2019ils ont déjà été.En ce mercredi midi, une dizaine de personnes âgées, masquées et en distanciation, font la file devant le guichet de Loto-Québec, entre le Dolla- rama et la boutique de lunettes Visique.Malgré la faible affluence, il s\u2019agit du secteur le plus achalandé du centre commercial qui ne compte plus qu\u2019une trentaine de boutiques.Le taux de vacance se chiffre à 15 %.Ils sont nombreux à se poser des questions sur l\u2019avenir du centre commercial compte tenu du manque d\u2019investissements du propriétaire, la firme montréalaise Econo Malls, appartenant à Howard et Robert Wiseman.TENIR LE COUP Dans le long corridor mal éclairé menant à une pharmacie, les clients se comptent sur les doigts d\u2019une main.Sur un mur, une réimpression format géant d\u2019un article du Soleil de septembre 1960 sur l\u2019inauguration du «Centre d\u2019achats Canardière», comme on l\u2019appelait à l\u2019époque, fait écho à des jours plus glorieux.«Le plus important centre d\u2019achat de la région de Québec et probablement de la province a été inauguré officiellement, hier, par son Honneur le maire Wilfrid Hamel et béni par Mgr J.-Alphonse Marcoux.Le nouveau centre [\u2026] est des plus modernes, offrant les derniers perfectionnements dans le service de la clientèle et le mouvement des marchandises», peut-on lire.Seul derrière le comptoir de son magasin Noblesse Land, John Kasereka Mbusa, n\u2019a pas connu cette époque, mais celle qu\u2019il traverse ne l\u2019enchante guère.Il a ouvert son commerce de vêtements et autres accessoires il y a «un an et quatre mois», en pleine pandémie, mais croyait que le virus «allait disparaître».Il se demande maintenant combien de temps il tiendra le coup vu la rareté des clients.«Il y a des journées où je ne vends rien, zéro, zéro, confie l\u2019homme originaire de la République démocratique du Congo.C\u2019est vraiment un souci.L\u2019esprit entrepreunarial bouillonne toujours dans mon cœur.C\u2019est ce que j\u2019aime, mais on ne gagne rien.Il faut que la business couvre les charges et ce n\u2019est pas le cas.» Pour joindre les deux bouts, M. Mbusa travaille le soir et une partie de la nuit à l\u2019usine Olymel, en Beauce, et s\u2019occupe de son commerce pendant la journée.«On va essayer encore avant d\u2019abandonner.Je me donne encore huit mois, jusqu\u2019à la fin de l\u2019année, sinon je ferme.» De retour dans le couloir \u2014 ça ne s\u2019invente pas \u2014 la chanson disco I Will Survive résonne en sourdine dans les haut-parleurs.L\u2019ambiance musicale des lieux, des vieux succès de Hall & Oates, Dire Straits et Peter Frampton, est à l\u2019image du centre commercial : ancrée dans une autre époque.Il est loin le temps où le Cinéma Canardière, fermé en 1992, faisait courir les foules.Près de l\u2019entrée principale, cachées dans un coin, des photos illustrent ce temps révolu où les curieux se massaient aux guichets pour voir des films aux titres évocateurs, comme Un gynécologue accuse! , La chatte Suzanne ou Comme Dieu m\u2019a faite.Aujourd\u2019hui, la salle et ses plafonds d\u2019une douzaine de mètres de hauteur profitent au centre d\u2019escalade Délire.Oublié dans un coin, un arbre sèche sur pied, dans son pot, faute d\u2019avoir été arrosé.PIRE QUE PIRE À deux pas de là, en levant la tête, le regard est attiré par une mosaïque de photos en noir et blanc d\u2019artistes, du Père Gédéon à La Poune, en passant par Édith Piaf, Ti-Gus et Ti-Mousse, Céline Dion, Nestor et René Simard.Les clichés sont l\u2019œuvre du «photographe des stars», Roland Lachance, reconnu coupable cette semaine d\u2019attentat à la pudeur sur un adolescent, en 1977.Au-dessous d\u2019une voûte colorée qui fait contrepoids à la grisaille, la propriétaire du salon de coiffure ne cache pas son amertume.«C\u2019est pire que pire, c\u2019en est désolant, lance la dame qui demande l\u2019anonymat.Avant, il y avait des activités, de la danse, des chanteurs, des parades de mode, les duchesses du Carnaval.Astheure, il n\u2019y a plus rien, plus de vie.On s\u2019en va où?On ne le sait pas malheureusement.» Ici et là, des gri l les sur les devantures de commerces lui GALERIES DE LA CANARDIÈRE LE BLUES D\u2019UN CENTRE COMMERCIAL 1 leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 3 ACTUALITÉS donnent raison.Quelques restaurants ont fermé leurs portes.Faute de clients, déplore-t-on, les chaises ont été enlevées dans le mail, au grand dam des personnes âgées et à mobilité réduite qui doivent compter sur celles mises à leur disposition par une commerçante pour prendre un peu de repos.COUPÉ EN DEUX Un habitué des lieux soutient que le déclin du centre commercial a commencé il y a quelques années, avec la fermeture du corridor qui permettait aux clients de joindre le magasin Hart, à l\u2019extrémité sud.Cette décision aurait été prise afin d\u2019accueillir le centre de conditionnement physique Econofitness.Dorénavant, les clients doivent sortir à l\u2019extérieur pour se rendre à ce commerce de détail.Une employée du Hart, Louisette Briand, a vu la clientèle fuir et des commerces fermer en raison de cette décision.«Avant, ça roulait assez bien, mais là, c\u2019est mort», dit-elle.Le magasin de chaussures Parent a fermé ses portes.Le point de service du Centre de formation professionnelle Samuel-de-Cham- plain a déménagé.La réouverture lundi du salon de quilles Saint-Pascal, dans la foulée de l\u2019allègement des mesures sanitaires, devrait permettre, espère-t-on, d\u2019augmenter l\u2019achalandage dans cette partie du centre commercial.Les commerçants rencontrés par Le Soleil sont nombreux à se demander si le projet NUVO Quartier, un complexe immobilier de 126 condos, évalué à 150 millions $, dont la première phase pousse dans le stationnement, fera revenir la clientèle.À terme, ce sont 426 logements qui sortiront de terre.Des espaces commerciaux sont prévus au rez-de-chaussée.«Il va y avoir quoi là-dedans, on ne le sait pas», s\u2019interroge Loui- sette Briand.L\u2019arrivée récente du siège social de la CNESST et de Médicago, jumelée à de nouveaux édifices à bureaux fédéraux et la firme Médi- cago, pourraient aussi contribuer à attirer la clientèle.PROJET DE RÉNOVATION Dans un échange de courriels avec Le Soleil, vendredi, Philippe Charbonneau, président-directeur général développement chez A7 Immobilier, promoteur de NUVO Quartier, a indiqué avoir des projets dans ses cartons.«Nous prévoyons rénover et moderniser le centre commercial, mais nous n\u2019avons aucune intention de l\u2019agrandir.Une fois le (développement) du site réalisé, nous nous attendons à avoir des espaces existants modernisés.» Des démarches sont également en cours pour attirer de nouvelles bannières commerciales, précise-t-il.Pour M. Charbonneau, la revitalisation du quartier est de bon augure, de surcroît dans la foulée des difficultés qui frappent le commerce au détail et qui ont été «décuplées» par la crise sanitaire.«Il est vrai que les dernières années ont été difficiles pour plusieurs, mais nous avons quantité de bons commerçants opérant avec brio [\u2026] L\u2019intégration d\u2019un volet résidentiel au site insufflera [au centre commercial] un second souffle, en plus d\u2019une clientèle additionnelle [\u2026].Ce [développement] offre aux commerçants un nouveau bassin de clientèle.Ceci est gagnant- gagnant pour tous.» Le taux de vacance de 15 % au x Ga l e r i e s « p e u t s e mb l e r relativement élevé», explique M. Charbonneau, mais contribue en même temps à «réduire la pression sur le stationnement du centre qui a été affecté par le chantier de construction.Il est clair qu\u2019avec le temps, nous réduirons la superficie de l\u2019implantation du centre commercial actuel, tout en améliorant l\u2019expérience commerciale de nos locataires.» «C\u2019est sûr que la pandémie n\u2019a pas aidé, mais là, c\u2019est mort.J\u2019ai même pas vendu pour 100 $.On va où avec ça?Le local coûte une beurrée.Des locaux fermés, ça aide pas à attirer la clientèle» \u2014 Marie-Josée, de la librairie Legendre, spécialisée en livres, DVD et CD usagés GALERIES DE LA CANARDIÈRE LE BLUES D\u2019UN CENTRE COMMERCIAL 3 2 4 1 et 2 Plusieurs commerces des Galeries de la Canardière ont fermé leur porte.Il en reste aujourd\u2019hui une trentaine.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE 3 La première phase du projet NUVO Quartier, avec ses 126 condos, est en construction dans le stationnement des Galeries de la Canardière.4 Louisette Briand, employée du Hart, se désole de voir la partie où se trouve le magasin isolée du reste du centre commercial. SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 4 ACTUALITÉS MARC ALLARD mallard@lesoleil.com Carol Goulet fait bouillir de la neige pour se laver, doit se soulager dans un seau de plastique et se réveille pour remettre des bûches dans le poêle à bois quand la nuit est trop froide.Mais il ne s\u2019en plaint pas.Cet hiver, l\u2019homme de 63 ans habite une cabane sans eau courante ni électricité dans le bois à L\u2019Ange-Gardien, en banlieue de Québec.«Je te le dis, c\u2019est la misère noire, mon chum, dit M. Goulet.Mais on passe au travers.On est des solides.» Capuchon sur la tête, tatous au visage, Carol Goulet n\u2019est pas un enfant de chœur.Il calcule avoir passé environ huit ans au total derrière les barreaux, entre autres pour des affaires de trafic de stupéfiants, de vols et de voies de fait.Depuis qu\u2019il est sorti de son dernier séjour en prison, en 2019, il aspire à plus de quiétude.Mais il a du mal à garder un toit.Il a perdu sa roulotte dans un incendie, puis a été expulsé l\u2019année suivante d\u2019une maison de chambres de Limoilou où, explique-t-il, la tension était à son comble durant le confinement.Depuis deux hivers, il s\u2019estime chanceux qu\u2019un ami de L\u2019Ange- Gardien ait accepté de lui prêter sa cabane.«C\u2019est du monde, ça, qui ont le cœur sur la main, dit-il à propos de son bienfaiteur.J\u2019aurais été demander ça à quelqu\u2019un d\u2019autre, il m\u2019aurait envoyé promener.» Carol Goulet est loin d\u2019être le seul à vivre sans domicile fixe en périphérie du centre-ville de Québec.Il y a cinq ans, les travailleurs de rue de TAG Côte-de-Beaupré répondaient à environ 40 appels par année pour des cas d\u2019itinérance, note le coordonnateur de l\u2019organisme, Martin Pouliot.En 2021, il y en a eu environ quatre fois plus.L\u2019itinérance est en recrudescence non seulement sur la Côte- de-Beaupré, mais dans tous les arrondissements de Québec associés à la banlieue \u2014 Sainte-Foy\u2013 Sillery\u2013Cap-Rouge, Les Rivières, La Haute-Saint-Charles, Charles- bourg et Beauport \u2014, constatent des organismes communautaires locaux.Selon eux, la pandémie a accéléré le phénomène.«Depuis la COVID, je l\u2019ai constaté moi-même, on voit beaucoup plus de gens se promener avec leur vie sur le dos», dit Tommy Gamache, coordonnateur clinique chez RAP Jeunesse, un organisme de travail de rue basé à Charlesbourg, qui couvre aussi Lac-Saint-Charles, Lac-Beau- port, Stoneham-et-Tewkesbury et Lac-Delage.CACHÉE Si l\u2019itinérance passe largement inaperçue en banlieue \u2014 où elle n\u2019est pas visible comme au centre- ville \u2014, c\u2019est qu\u2019elle est «cachée».Les itinérants de la périphérie se débrouillent pour squatter chez un membre de leur famille, des amis ou des connaissances, alternant les divans, les matelas gonflables ou les cabanons.Ces logis temporaires leur évitent de dormir dehors ou de devoir se rendre dans un refuge.Mais ils les incitent parfois à cohabiter avec des gens violents ou à rester dans des appartements insalubres, notent des travailleurs de rue.«Ce sont leurs conditions de vie qui ne s\u2019améliorent pas et qui, au contraire, vont en s\u2019empirant», souligne Christian Gagnon, directeur de l\u2019organisme TRAIC Jeunesse, à Sainte-Foy.Autre exemple : l\u2019été dernier, TRAIC Jeunesse a permis à des personnes qui habitaient dans leur auto de se garer dans le stationnement de l\u2019organisme.«Je n\u2019avais jamais vu ça dans ma carrière, des gens qui vivaient dans leur voiture à Sainte-Foy», dit M.Gagnon.De façon encore plus discrète, les commerces servent aussi de refuge.Lorsqu\u2019ils ont épuisé leur réseau, des itinérants de la banlieue sirotent leur café le plus longtemps possible dans un resto ou passent leurs journées à se promener au centre commercial.Pour dormir un peu, ils se réfugient sous la cage d\u2019escalier d\u2019un immeuble à appartements ou dans l\u2019aire de rangement de sous-sol.Ou, si la température le permet, ils dorment dehors dans un parc, plantent une tente dans un boisé ou s\u2019abritent sous un viaduc.«VRAIMENT INQUIETS» TRIP Jeunesse Beauport constate le même genre de comportements de survie dans son secteur de la ville.Mais, l\u2019an dernier, le niveau d\u2019alarme est monté d\u2019un cran quand des travailleurs de rue de l\u2019organisme ont constaté que des itinérants n\u2019avaient nulle part où aller en période de grand froid.«Les gens, ils dormaient dehors, dit Karine Lessard, directrice de TRIP Jeunesse.Dans les membres de mon équipe, il y en a qui étaient vraiment inquiets.Ils se disaient : \u201con va les retrouver morts\u201d.» Chaque jour, les travailleurs de rue de l\u2019organisme allaient à la rencontre des itinérants en question pour s\u2019assurer qu\u2019ils étaient encore en vie.Ils leur remettaient des couvertures, des sacs de couchage, des chauffe-mains et des chauffe-pieds pour les protéger du froid.L\u2019organisme a même acquis quatre tentes «Iglou» isothermes pour leur offrir un abri de dernier recours et a amorcé des discussions avec la Ville de Québec pour déterminer comment ces tentes pourraient être déployées d\u2019ici l\u2019an prochain.Dans la MRC de la Côte-de- Beaupré, à l\u2019heure actuelle, TAG travail de rue vient en aide à des itinérants qui se sont construit des abris de fortune avec des planches et se chauffent avec un poêle à bois.L\u2019organisme doit s\u2019assurer de les localiser dans des endroits parfois très reculés.La hausse des cas d\u2019itinérance sollicite fortement les travailleurs de rue de l\u2019organisme, qui couvrent un territoire dix fois grand comme la ville de Québec, de Boischa- tel à Saint-Tite-des-Caps.«On a des situations qui accaparent L\u2019ITINÉRANCE S\u2019ÉTEND EN PÉRIPHÉRIE DU CENTRE-VILLE Carol Goulet, 63 ans, passe l\u2019hiver dans le bois à L\u2019Ange-Gardien.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 ACTUALITÉS 5 Quand ils n\u2019ont nulle part où dormir, les itinérants de la banlieue font souvent le chemin jusqu\u2019à Lauberivière, le plus gros refuge du centre- ville de Québec.Sur place, ils peuvent passer la nuit dans un lit, prendre une douche et manger un repas chaud à moindre coût.Mais certains préfèrent tout de même rester en périphérie et s\u2019abriter avec les moyens du bord.Près de chez eux, il n\u2019y a souvent pas de lits d\u2019urgence.En faudrait-il?«Il y aurait assez de besoins, par exemple à Sainte-Foy, pour avoir une soupe populaire trois fois par jour et de l\u2019hébergement d\u2019urgence», estime Christian Gagnon, de TRAIC Jeunesse.Sur la Côte-de-Beaupré, Martin Pouliot, coordonnateur de TAG travail de rue, croit qu\u2019un refuge avec sept ou huit lits \u2014 en plus de trois à quatre lits pour la réinsertion sociale \u2014 serait aidant.Du côté de Beauport, Karine Lessard, la directrice de TRIP Jeunesse, estime qu\u2019une partie des itinérants beauportois fréquenterait un hébergement d\u2019urgence à proximité, particulièrement en période de grand froid.En même temps, note-t- elle, il y a aura toujours une partie des itinérants qui éviteront les refuges ou qui en seront exclus pour toutes sortes de raisons, comme la consommation de drogue ou d\u2019alcool.Coordonnateur clinique chez RAP Jeunesse, Tommy Gamache, ne croit pas qu\u2019il soit nécessaire d\u2019aménager un refuge pour l\u2019instant à Charles- bourg, mais pense que cet enjeu pourrait se présenter à moyen terme.Dans l\u2019intervalle, il faut prioriser l\u2019ajout de logements abordables, croit-il.Le CIUSSS de la Capitale- Nationale, qui est au courant de la hausse de l\u2019itinérance en banlieue, est conscient que l\u2019hébergement d\u2019urgence est concentré au centre-ville.Mais, selon un porte-parole du CIUSSS, Mathieu Boivin, l\u2019aménagement de refuges en banlieue n\u2019est pas apparu comme un enjeu pressant de la part des organismes, «qui ont jusqu\u2019ici priorisé le développement de ressources d\u2019hébergement et de logement transitoires».Toutefois, «si des organismes souhaitent développer une offre de services en ce sens, leurs projets pourront être considérés dans les appels de projets en cours», dit-il.MARC ALLARD DES REFUGES EN BANLIEUE?beaucoup de temps, d\u2019énergie, de recherche créative de solutions», dit Martin Pouliot, coordonnateur de TAG Travail de rue.«AH LE BS, PAS CAPABLE DE PAYER» En banlieue comme au centre- ville, l\u2019itinérance est souvent provoquée par une transition.À la sortie de l\u2019hôpital psychiatrique, du centre de désintox, de la prison, du Centre jeunesse ou après une rupture amoureuse, des gens se retrouvent sans toit.Mais, de plus en plus, c\u2019est la hausse des loyers qui les prive d\u2019un logement.C\u2019est le cas d\u2019Éric, 31 ans, un homme de la banlieue de Québec qui a vécu environ trois ans d\u2019itinérance discontinue.Plusieurs fois, raconte-t-il, les propriétaires des maisons de chambres où il restait ont gonflé le prix de son loyer ou ont refusé de renouveler son bail mensuel pour le remplacer par un locataire plus payant.À la rue, Éric, qui souffre d\u2019obésité morbide, devait squatter chez des amis, dormir dehors ou se rendre à Lauberivière, au centre-ville.Lorsqu\u2019il finissait par identifier un appartement à sa portée financière, les perceptions jouaient parfois contre lui.«Avec un chèque d\u2019aide sociale, dit-il, c\u2019est dur de te trouver un appartement, parce que le monde va penser : \u201cAh, l\u2019ostie de BS, pas capable de payer\u201d.» Depuis plus d\u2019un an, Éric habite un 2 1/2 dans Beauport.Il reçoit un chèque mensuel d\u2019aide sociale de 670 $.Son loyer lui coûte 635 $ par mois.Avec les 35 $ restants, Éric peine à se nourrir et se vêtir.«Je ne peux pas me gâter», dit-il.Pour manger, il doit compter sur les dépannages alimentaires des organismes communautaires.AU MOTEL Carol Goulet, lui, séjourne ces jours-ci dans un motel.Récemment, TAG travail de rue a reçu un appel de quelqu\u2019un qui s\u2019inquiétait que M.Goulet soit isolé dans une cabane en plein hiver.Une travailleuse de rue a rendu visite à Carol Goulet dans le bois et lui a offert de s\u2019installer dans une chambre de motel quelque temps, question de lui donner un répit de la vie de cabane.M. Goulet a accepté et il apprécie le confort, la chaleur et la douche de sa chambre de motel.Mais il songe à bientôt regagner sa cabane dans le bois, où il se sent plus libre.Il prévoit y rester jusqu\u2019en avril.Après, il prendra la route de la Côte-Nord, où se trouvent ses racines familiales.Il ignore où il s\u2019abritera en chemin, mais ne s\u2019en inquiète pas.«J\u2019ai toujours eu la vie à la dure, dit-il.J\u2019ai appris sur le tas».0087422 ÊTES- VOUS BIEN ASSIS?OBTENEZ % DE RABAIS* sur tous les canapés, sectionnels, fauteuils et chaises.COLLECTIONS DU 18 ESPACE GRANDES MARQUES MOBILIERS D\u2019ICI 18, rue de Courcelette Québec, QC G1N 4S2 COLLECTIONS DU 1215 MUST ESPACE VELVET 1215, boul.Charest Ouest Québec, QC G1N 2C9 LA GALERIE DU MEUBLE.COM 418 681-0171 | 1 800 463-2277 * Offre valide pour un temps limité à l\u2019achat des produits éligibles (canapés, sectionnels, fauteuils, poufs, chaises, tabourets) à prix courant en magasin.Ne peut être jumelée à aucune offre ou être échangée contre de l\u2019argent comptant.Aucun ajustement de prix sur des achats antérieurs.Promotion non valide à La Galerie Entrepôt, Must ou Ligne Roset.Certaines conditions s\u2019appliquent, détails en magasin. SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 6 ACTUALITÉS O n trouvera dans ce texte une série de suggestions pour rapprocher la politique des citoyens.Elles ne proviennent pas du chapeau sans fond d\u2019un magicien.Elles émanent de propositions formulées depuis une vingtaine d\u2019années par l\u2019un ou l\u2019autre des partis politiques représentés à l\u2019Assemblée nationale.Elles se sont accumulées sur des tablettes.Pourquoi?Parce qu\u2019une fois au gouvernement, chacun a toujours moins ressenti la nécessité de participer à une opération de rénovation démocratique que lorsqu\u2019il était dans l\u2019opposition.Rapprocher la politique des citoyens, c\u2019est rapprocher un peu plus ceux-ci de la vie démocratique.Le mot «citoyen» est privilégié parce qu\u2019il est ici plus juste que celui de «gens», car ce sont d\u2019abord ceux qui veulent bien participer à la vie démocratique qu\u2019il faut avoir à l\u2019esprit.Il faut avoir en tête tous ces citoyens qui savent que c\u2019est dans nos parlements que l\u2019on façonne le destin de nos sociétés.Tant mieux, bien évidemment, si des réformes de la vie parlementaire et politique aident par ricochet à rapprocher des individus qui ont décroché de leur rôle de citoyen ou qui ne l\u2019ont jamais vraiment rempli! Les dizaines et dizaines de suggestions de rénovation démocratique lancées au fil des ans ont fini par former un fatras.En voici quelques-unes que l\u2019on pourrait privilégier à mes yeux : \u203a Instituer un mécanisme permettant aux citoyens de réclamer la tenue d\u2019une commission parlementaire sur un sujet donné.L\u2019atteinte d\u2019un certain nombre de signatures sur une pétition figurant sur le site de l\u2019Assemblée nationale serait requise.Plusieurs partis ont déjà formulé une telle proposition.\u203a Créer régulièrement des commissions parlementaires itinérantes qui iraient à la rencontre des citoyens dans les différentes régions du Québec afin de les consulter sur d\u2019importantes questions de société.La péquiste Véronique Hivon a été la première il y a quelques années à proposer l\u2019institutionnalisation de ce parlement hors les murs.D\u2019autres partis ont depuis, à un moment ou l\u2019autre, repris cette idée à leur compte.Il faudrait aller de l\u2019avant dès la prochaine législature.\u203a Tenir une fois l\u2019an et partout en même temps au Québec des assemblées de circonscription lors desquelles les députés rendraient des comptes à leurs concitoyens.Ce projet avait été esquissé il y a 10 ans par le péquiste Sylvain Pagé.Il a été réactivé l\u2019an dernier par Québec solidaire.L\u2019idée est intéressante pour autant que des mécanismes puissent être établis assurant que ces rencontres ne se transforment pas en défouloir.Les citoyens pourraient être choisis par tirage au sort.\u203a Assouplir la sacro-sainte «ligne de parti».Ce qui devrait être visé par les groupes parlementaires, c\u2019est un élargissement du «vote libre».Il ne serait pas permis sur des éléments clés du programme d\u2019un parti, non plus que sur les questions budgétaires ou sur les votes de confiance.En toute logique, les ministres, tenus par la solidarité ministérielle, devraient demeurer plus contraints que les simples députés.De telles balises laisseraient tout de même pas mal de place à l\u2019expression d\u2019une plus grande diversité de points de vue parmi les élus.L\u2019élargissement du vote libre ne devrait pas concerner que les projets de loi, mais également les motions parlementaires.\u203a Étudier de façon statutaire un certain nombre de projets de loi provenant des partis d\u2019opposition et les faire cheminer jusqu\u2019à l\u2019étape d\u2019un «vote final» par les parlementaires.\u203a Réactiver le projet de mode de scrutin proportionnel pour les élections générales de 2026.Pourquoi?Tout simplement pour que les choix des électeurs soient mieux reflétés au Salon bleu.Bien des opposants actuels à ce type de mode de scrutin verraient probablement les choses d\u2019un autre œil si l\u2019on devait découvrir, à l\u2019issue des prochaines élections générales au Québec, une forte disproportion entre les pourcentages de votes obtenus par les partis et leur part de sièges, comme cela s\u2019est trop souvent produit.Il ne s\u2019agirait pas de passer du tout au tout, mais d\u2019introduire une dose de proportionnalité.Voilà pour ce qui est des propositions me paraissant porteuses s\u2019agissant d\u2019un plan de rénovation démocratique.Les deux prochaines propositions suscitent plutôt un certain malaise en moi.Mais si elles permettent à plus de citoyens de réaliser qu\u2019ils ont leur mot à dire dans la vie démocratique, peut-être devraient-elles être explorées.Québec solidaire a proposé l\u2019an dernier qu\u2019un député puisse être démis de ses fonctions.Une pétition qui recueillerait suffisamment d\u2019appuis pourrait ainsi enclencher un «référendum révo- catoire» dans une circonscription donnée.En 2015, ce n\u2019est pas QS, mais la Coalition avenir Québec qui proposait une telle chose.Mon autre malaise tourne autour de l\u2019idée d\u2019instaurer un «processus de référendum d\u2019initiative populaire» au Québec.QS en a parlé l\u2019an dernier.Gabriel Nadeau-Dubois avait déclaré au Devoir y voir une façon de faire reculer une forme de populisme.En 2010 et 2011, une telle idée avait recueilli passablement d\u2019appuis du côté du Parti québécois.Pour éviter que ces référendums donnent lieu à des dérapages, on spécifiait qu\u2019ils ne devaient jamais affecter les droits fondamentaux des citoyens ni avoir d\u2019incidence financière sur le budget de l\u2019État.Au-delà de ces deux dernières suggestions, le fait de veiller à rapprocher la politique des citoyens attachés à la vie démocratique relève d\u2019un vrai projet de société à notre époque.Rapprocher la politique des citoyens, c\u2019est rapprocher un peu plus ceux-ci de la vie démocratique JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com Comment rapprocher la politique des citoyens?C\u2019est dans nos parlements que l\u2019on façonne le destin de nos sociétés.Ci-dessus, l\u2019hôtel du Parlement du Québec.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 7 0087172 En date du 2 février 2022.L\u2019offre prend fin le 20 février 2022.Offert aux nouveaux clients résidentiels au Québec, là où l\u2019accès/technologie le permettent.Modifiable sans préavis ; ne peut être combiné avec d\u2019autres offres.Taxes en sus.Le client doit choisir la facturation électronique.Location du modem incluse.(1) Votre promotion est calculée en appliquant un crédit mensuel au prix courant.Le prix courant peut augmenter pendant votre abonnement.Si le prix courant augmente, votre prix mensuel augmentera aussi, cependant vous continuerez de bénéficier du crédit mensuel pendant la promotion.Les crédits s\u2019appliquent à votre 1re période de facturation complète de 30 jours et à chaque période de facturation complète par la suite, pour la durée de votre promotion.Votre période de facturation peut ne pas débuter le jour de l\u2019abonnement ou de l\u2019installation des services.Le tarif sans crédit s\u2019applique avant votre 1re période de facturation complète de 30 jours ou si vos services prennent fin pendant une période de facturation de 30 jours.Le prix est sujet à un abonnement continu à : Internet Fibe 50 avec l\u2019utilisation illimitée à 59,95 $/mois (74,95 $/mois, moins un crédit de 15 $ pour 24 périodes de facturation complètes).Toute modification effectuée aux services peut affecter le prix et/ou résulter en la perte de crédits ou de promotions, selon le cas, comme les conditions d\u2019admissibilité à ceux-ci peuvent varier.(2) Vitesse de téléchargement jusqu\u2019à 50 Mbit/s.Vitesse de partage jusqu\u2019à 40 Mbit/s.La vitesse sur Internet peut varier selon votre configuration technique, l\u2019achalandage sur Internet, le serveur, votre environnement, l\u2019utilisation simultanée de la télé IP (si applicable) et d\u2019autres facteurs.Les marques de commerce Bell et Fibe sont détenues par Bell Canada.Toutes les autres marques de commerce sont détenues ou employées sous licence par Bell Canada ou une de ses filiales.L\u2019Internet vite sur ses patins.Laissez-vous éblouir par la performance d\u2019Internet pure fibre, la technologie la plus rapide.ü Fibre jusqu\u2019au domicile.ü Internet Fibe 50 avec vitesse de téléchargement de 50 Mbit/s et de téléversement de 40 Mbit/s2.ü Maintenant avec Wi-Fi 6, la meilleure technologie Wi-Fi.5995$/mois1 Prix courant 74,95$/mois Les prix peuvent augmenter pendant l\u2019abonnement.*Crédit octroyé à la fin de la période de facturation complète1.Des frais d\u2019activation de 59,95$ s\u2019appliquent.Profitez d\u2019un crédit de 15$/mois* pendant 2 ans.Maintenant seulement : Vérifiez la disponibilité bell.ca 1 888 239-4596 Visitez un magasin Bell INTERNET PURE FIBRE SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 8 ACTUALITÉS BD et jeux M55 à M63 auto 64 décès 68 à 75 le point 37 horaire télé M24 horoscope M56 loteries 59 opinions 48 à 51 mag sports 76 SOMMAIRE Le Soleil est publié et édité par la Coopérative de solidarité Le Soleil, une organisation membre de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Nos bureaux sont situés au 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 10807, rue Mirabeau, Anjou (Québec) H1J 1T7, par Transcontinental Transmag, une filiale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diff user les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal.RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnement@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3520 publicite@lesoleil.com AVIS DE DÉCÈS 418 686-3273 deces@lesoleil.com Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com Vous avez une opinion?opinions@lesoleil.com NOUS JOINDRE MÉTÉO Max.-8 Min.-20 Neige « Un homme stationne sa voiture à proximité d\u2019un passage à niveau.Il est accompagné de son fils de 21 mois, attaché dans son siège d\u2019enfant sur la banquette arrière.Alors qu\u2019un train s\u2019approche, l\u2019homme avance son véhicule et l\u2019arrête délibérément sur la voie ferrée, ce qui rend la collision inévitable.Sous l\u2019impact, la voiture est coupée en deux.L\u2019homme et son fils meurent d\u2019un polytraumatisme.» Un drame qui, peut-être, aurait pu être évité.C\u2019est du moins l\u2019avis du Bureau du coroner qui a déposé cette semaine un mémoire à la commission parlementaire chargée d\u2019étudier le projet de loi 15 qui vise à modifier la Loi sur la protection de la jeunesse.On y a analysé cinq cas de violence conjugale où sept enfants ont été tués et on a calculé le nombre de signaux d\u2019alarme qu\u2019il y a eu avant que l\u2019irréparable soit commis.Dans le cas de l\u2019enfant de 21 mois, le coroner a identifié 24 facteurs de risques qui étaient présents, qui sont passés sous le radar.Même chose pour celui-ci : «Un homme suffoque son fils de 10 mois et se suicide par pendaison dans la remise de la résidence familiale.» Le coroner en a identifié quatre de plus pour cet autre meurtre : «Alors qu\u2019il en avait la garde, un homme suffoque sa fille de 6 ans dans un motel, puis se suicide par intoxication sur les lieux.» La DPJ était impliquée dans les cinq dossiers, dont deux où elle n\u2019a pas retenu un signalement qui avait été fait.«Dans chaque événement analysé, plusieurs facteurs de risque reconnus en matière de violence conjugale étaient présents, mais ils n\u2019ont pas été identifiés comme tels par certains des services interpellés en lien avec les victimes et les agresseurs», peut-on lire dans le mémoire.On n\u2019a jamais décelé le drame qui se jouait, comme à Granby, lorsque la grand-mère essayait d\u2019alerter la DPJ sur ce que subissait sa petite-fille.Dans un des jugements rendus avant la mort de la fillette, on voit à quel point ses avertissements ont été ignorés.«Faisant état des allégations de la grand-mère paternelle, [ l \u2019 inter venante] parle d\u2019une femme qui a un système d\u2019alarme défaillant, qui voit des dangers partout.» Elle avait malheureusement raison.Il s\u2019est passé exactement la même chose pour ces sept enfants.«L\u2019examen des cinq événements montre que les occasions de détecter ces signes étaient nombreuses.[\u2026] Plusieurs ressources auraient donc eu l\u2019occasion d\u2019agir et, dans les cinq cas analysés, la famille ou le réseau social éprouvaient des craintes ou des préoccupations quant à la sécurité des victimes et des agresseurs.» On ne les a pas écoutés, on ne les a pas crus.«Dans les cinq événements, les agresseurs et les victimes ont été en contact avec la Direction de la protection de la jeunesse.Dans deux cas, au moins un signalement a été fait, mais n\u2019a pas été retenu.Dans les trois autres cas, les interventions de la protection de la jeunesse n\u2019ont pas permis de prévenir le décès des enfants.» «LUMIÈRES ROUGES» Au bout du fil, la coroner Stéphanie Gamache confirme que, dans les cinq dossiers de coroner étudiés, «il y avait beaucoup de lumières rouges», mais personne ne les a vues.«Ça montre la difficulté de la DPJ à reconnaître les facteurs de risques d\u2019homicides d\u2019enfants, alors que c\u2019est son rôle.» Le lien entre la violence conjugale et les décès d\u2019enfants n\u2019avait jamais été établi si clairement.L\u2019initiative vient du Comité d\u2019examen des décès liés à la violence conjugale, créé à la fin 2017, dont Mme Gamache est coprésidente.«Dans notre premier rapport annuel, on a analysé 10 événe- ments où il y a eu 16 décès, dont six enfants.On a alors décidé de se donner comme mandat spécifique de se pencher sur les décès d\u2019enfants.» D e p u i s , l e c o m i t é a s o r t i 11 dossiers de coroner dans lesquels 16 enfants ont été tués.Le mémoire présenté cette semaine présente cinq de ces 11 dossiers.«On peut voir ça comme un rapport d\u2019étape.Nous allons présenter l\u2019analyse des 11 événements dans notre rapport final, probablement d\u2019ici quelques mois.» On saura alors combien de lumières rouges de plus ont été ignorées.Mais déjà, le rapport d\u2019étape donne froid dans le dos.«Même lorsque les épisodes de violence physique sont connus par les intervenants, la dynamique de contrôle inhérente à la violence LES AUTRES «FILLETTES DE GRANBY» MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com 0081633 PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.Réponse - www.antidote.info Corrigez sur tous vos écrans R U C O C E P , verbe OCCUPER Définitions \u2014 Faire travailler ou donner un passe-temps à (quelqu\u2019un).?Détenir (une fonction, un poste).?Habiter, se trouver dans (un lieu). leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 ACTUALITÉS 9 conjugale semble être peu considérée [\u2026] et les craintes exprimées par les victimes, leurs e n f a n t s e t l e s p ro c h e s s o n t banalisées.Les interventions sont donc peu susceptibles d\u2019assurer la sécurité des victimes ou de prévenir les homicides.» Résultat, des enfants meurent, alors qu\u2019ils auraient dû être protégés.Dans quatre des cinq dossiers, les meurtres se sont produits après la séparation et, dans un seul cas, l\u2019ex a été tuée aussi.«Dans quatre des cinq dossiers, ce sont les enfants uniquement qui étaient visés par les plans homicidaires, c\u2019est très significatif.» Ils ont servi à violenter l\u2019ex, encore.Dans le mémoire, on note qu\u2019il y a eu entre 2008 et 2018, 165 décès dans un contexte de violence conjugale, dont 20 mineurs.C\u2019est sans compter les enfants qui sont blessés, on en a compté 551 en 2009, des enfants victimes de violence rapportés par police.Deux fois sur trois, c\u2019est par un de ses parents.Il y a aussi les enfants qui se retrouvent orphelins.On en compte une trentaine pour la quinzaine de féminicides des deux dernières années.Le point commun des cinq d o s s i e r s a n a l y s é s , i n s i s t e Mme Gamache, «c\u2019est que les intervenants n\u2019étaient pas bien outillés.Ils voient un conflit sévère de séparation alors que ce n\u2019est pas ça, c\u2019est de la violence conjugale qui perdure après la séparation.C\u2019est ça qu\u2019il faut absolument reconnaître.» Et il faut le reconnaître dans la loi, ce que le projet de loi numéro 15 ne fait pas, malgré une recommandation de la commission Laurent.«Dans notre mémoire, on dit que la violence conjugale doit être reconnue comme un motif de compromission distinct et on n\u2019est pas les seuls, il y a sept autres mémoires qui le disent.Le ministre [Lionel Carmant] a dit qu\u2019il accueillait ça favorablement, j\u2019espère qu\u2019il va agir en ce sens.» E n m ê l é e d e p r e s s e j e u - di matin, le ministre a répété qu\u2019il était ouvert à apporter des changements.C\u2019est d\u2019autant plus important que la violence conjugale est présente dans un peu plus de 20 % des dossiers où la DPJ intervient pour des mauvais traitements ou pour des troubles de comportement.Un sur cinq.Dans combien de dossiers la DPJ fait-elle fausse route et met-elle des enfants à risque?Dans trop de dossiers.Je ne compte plus les cas où des mères \u2014 parfois des pères \u2014 sont exclues de la vie de leur enfant parce qu\u2019elles tentent de le protéger.Parce que leurs craintes sont interprétées comme des comportements aliénants et pas comme elles le devraient, comme des lumières rouges.Le mémoire du Bureau du coroner est sans équivoque.«Le fait que les intervenants impliqués n\u2019ont pas su identifier correctement les facteurs de risque homi- cidaire pour les enfants qu\u2019ils ont le mandat de protéger illustre bien le fait que la problématique de violence conjugale devrait être mieux connue et reconnue.» Il ne faut pas seulement changer la loi, il faut une meilleure formation.Je pense qu\u2019il faudrait aussi rouvrir tous les dossiers de conflits sévères de séparation pour s\u2019assurer que des enfants ne sont pas en danger.Pour ne pas qu\u2019ils fassent les manchettes.Parce que chaque fois qu\u2019on annonce aux nouvelles le meurtre d\u2019enfants, des femmes craignent que ce soient les leurs.Chaque fois, une mère apprend que c\u2019est le ou les siens.La DPJ a de la difficulté à reconnaître les facteurs de risques d\u2019homicides d\u2019enfants, alors que c\u2019est son rôle.Résultat, des enfants meurent, alors qu\u2019ils auraient dû être protégés.\u2014 PHOTO 123RF, UDRA 0085525 QuelQues unités encore de disponibles SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 10 ACTUALITÉS O n avait fini par s\u2019en douter, mais je n\u2019avais encore jamais vu passer de confirmation formelle.À force d\u2019insister, j\u2019ai eu ma réponse : depuis l\u2019entrée en vigueur de la norme sur le nickel en 2013, le ministère de l\u2019Environnement n\u2019a jamais sévi.Pas un seul avis d\u2019infraction et pas une seule amende pour plus d\u2019une centaine de dépassements constatés à la station de mesure Des Sables dans Limoilou.Du nombre, plus d\u2019une trentaine étaient au-delà de cinq fois la norme et plusieurs, au-delà de 20 fois la norme.Le ministère continue d\u2019expliquer l\u2019absence de sanctions par la difficulté à faire la preuve de la provenance du nickel dans l\u2019air ambiant.Les mesures sont «influencées» par un ensemble de facteurs, dit-il : installations industrielles, circulation routière, combustible fossile, vents et autres «incidents de toutes sortes».Dans un é change de cour- riels avec Le Soleil, le ministère ajoute ce qui m\u2019a paru être une autre explication : «L\u2019analyse de l\u2019ensemble de ces facteurs est grandement facilitée lorsque la collaboration des différents intervenants qui peuvent être concernés est présente.» La capacité d\u2019agir du ministère serait-elle tributaire du bon vouloir des pollueurs?J\u2019ai demandé des précisions sur le manque de collaboration, sur les responsables et sur les conséquences pour le ministère.Malgré plusieurs relances, le ministère n\u2019a rien voulu ajouter : «Notre réponse précédente [\u2026] ne fait référence à aucune entreprise en particulier», m\u2019a-t-on répété.J\u2019aurai essayé.Malgré les «suivis rigoureux» qu\u2019il dit faire, le ministère de l\u2019Environnement n\u2019a pas été capable de mettre fin aux dépassements ni d\u2019en sanctionner un seul.De deux choses l\u2019une.Ou bien le ministère, contrairement à ce qu\u2019il laisse entendre, n\u2019a pas les moyens technologiques et ressources légales suffisants pour faire respecter sa propre norme.Ou bien, il n\u2019en a pas la volonté.On pourrait ici faire l\u2019hypothèse que le ministère n\u2019a pas mis tous les efforts à appliquer sa norme parce qu\u2019il la savait trop sévère ou mal fondée en «science».Sauf que cela ne tient pas.Le ministère n\u2019a pas fermé les yeux seulement sur les «petits» dépassements à sa norme de 14 ng/m3.Il a aussi laissé filer les plus gros dépassements, y compris ceux qui allaient au-delà de la nouvelle norme de 70 ng/m³ qu\u2019il souhaite adopter.Le ministère assure qu\u2019un «plan de suivi et de contrôle renforcé sera élaboré et mis en œuvre» après l\u2019adoption de la nouvelle norme.Vous y croyez, vous?Moi non plus.Et la Vi l l e d e Québ e c, pa s davantage.Dans son mémoire sur le projet de règlement sur le nickel, la Ville presse le ministère de mettre en place des mécanismes pour faire respecter la norme sur le nickel.Elle voudrait de meilleurs outils pour déterminer la provenance des contaminants et des «mesures coercitives», décrit le maire Bruno Marchand.En attendant, elle s\u2019oppose à l\u2019assouplissement de la norme sur le nickel.Si le gouvernement devait quand même garder le cap pour plaire à l\u2019industrie minière, comme l\u2019a déjà annoncé le ministre Benoit Charrette, la Ville de Québec demande à être exclue du nouveau règlement.Lors d\u2019un vote unanime de l\u2019Assemblée nationale sur une motion du député de Québec solidaire Sol Zanetti présentée cette semaine, il a été convenu que le ministre Charrette ira rencontrer des parents de Limoilou inquiets pour la santé de leurs enfants à cause du nickel.On ne peut pas être contre, mais il y aurait peut-être moins d\u2019inquiétude si le ministre n\u2019avait pas lui-même contribué à la nourrir.Les rares stations de mesure de la qualité de l\u2019air au centre-ville de Québec ne permettent pas d\u2019avoir un portrait complet de la diffusion de nickel et autres contaminants.Cela est préoccupant, quand on sait les impacts du nickel et contaminants sur la santé.La pollution de l\u2019air est associée à 300 décès prématurés à Québec, rappelait il y a quelques jours l\u2019Association québécoise des médecins pour l\u2019environnement (AQME).La station Des Sables, près de la rivière Saint-Charles, est à 2 km du port et ne peut pas tout voir ou sentir.Il en faudrait d\u2019autres.La minière Glencore, dont le nickel extrait au Nunavik transite par le Port de Québec, possède deux stations de mesure dans Limoilou.L\u2019entreprise assure collaborer avec un comité intersectoriel sur la contamination et avec le comité de vigilance des activités portuaires.Elle refuse cependant de rendre publics les résultats de ses stations de mesure.«Le partage de l\u2019information sur la qualité de l\u2019air relève du gouvernement et Glencore ne souhaite pas [diffuser] ses résultats par la voie des médias», m\u2019a-t-on fait savoir.J\u2019ai reposé ma question autrement : est-il possible que les activités de Glencore aient contribué aux dépassements de la norme de nickel dans Limoilou?La réponse est restée vague.«Quand il s\u2019agit de mesurer la qualité de l\u2019air ambiant, il est difficile d\u2019identifier les sources possibles dépassant la norme.Du nickel, il y en a partout.» Des groupes de citoyens ont essuyé le même genre de refus.Si Glencore avait des données favorables, ne serait-elle pas heureuse de les diffuser?L\u2019entreprise a plutôt choisi de jouer les victimes.«Il y a une chasse aux sorcières», a dénoncé la porte-parole Amélie Rousseau devant le comité plénier de la Ville l\u2019autre jour.«Dans les médias, on cherche un coupable, notre nom a été mentionné [\u2026] On pointe du doigt des industries qui dans plusieurs cas ont les meilleures pratiques et des processus rigoureux.» Possible.Glencore rapporte avoir investi 120 M$ à ses installations du Port de Québec pour améliorer sa productivité et mieux contrôler les émissions de nickel.Personne ne conteste les efforts de l\u2019entreprise.M a i s i l r e s t e u n e r é a l i t é implacable.NICKEL DANS L\u2019AIR PLUS DE 100 DÉPASSEMENTS, PAS UNE SEULE SANCTION FRANÇOIS BOURQUE CHRONIQUE fbourque@lesoleil.com leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 ACTUALITÉS 11 Il y a des dépassements fréquents et significatifs à la norme de nickel dans Limoilou et tous les indicateurs pointent en direction du Port de Québec.Si ce n\u2019est pas Glencore, qui alors?Au lendemain de l\u2019épisode des poussières rouges, en 2013, le ministère de l\u2019Environnement a produit un rapport sur la qualité de l\u2019air dans Limoilou.1 La Ville de Québec aimerait aujourd\u2019hui une mise à jour de ce rapport, mais il est probable que plusieurs constats tiennent toujours.Ceux-ci par exemple.1 «Une relation statistiquement significative a été mise en évidence entre les concentrations de nickel observées aux stations De Vitré et Des Sables et le nombre d\u2019heures de vents en provenance du Port.» Une telle relation n\u2019existe pas lorsque les vents «proviennent» de l\u2019incinérateur, avait-on constaté, ce qui semble l\u2019exclure comme source des dépassements.2 «En conclusion, il apparaît très improbable que les concentrations élevées de nickel mesurées dans l\u2019air de Limoilou puissent provenir d\u2019une autre source que le transbordement ou l\u2019entreposage du concentré de nickel dans le secteur Beauport du Port de Québec.» D\u2019autres analyses sont allées depuis dans le même sens.Un rapport produit en 2018 par les citoyens Lalande et Duchesne dans leur poursuite contre le Port et Arrimage du St-Laurent2 démontre un lien entre la concentration de métaux dans l\u2019air et la proximité du Port.Les concentrations sont «nettement plus élevées» aux stations de mesure localisées sur le territoire portuaire, écrit l\u2019ingénieur Denis Dionne, aujourd\u2019hui à l \u2019e m p l o i d u m i n i s t è r e d e l\u2019Environnement.Ces études ne permettent peut- être pas d\u2019identifier avec certitude la source d\u2019un dépassement spécifique.Mais elles indiquent certainement dans quelle direction orienter les recherches.NOTES (1) «Origine des concentrations élevées de nickel dans l\u2019air ambiant à Limoilou», Pierre Walsh Ph.D.et Jean-François Brière, M.Sc., ministère du Développement durable et Environnement, 18 avril 2013.(2) «Complément aux analyses des principaux contributeurs aux nuisances associées à la poussière dans les secteurs résidentiels à proximité des activités de manutention et d\u2019entreposage de vrac solide au secteur Beauport du Port de Québec».Rapport de Denis Dionne, ing.Poursuite Lalande et Duchesne c.Compagnie d\u2019arrimage de Québec et Administration portuaire de Québec, décembre 2018.Je vous mets tout de suite en garde.L\u2019exercice qui suit n\u2019a pas de prétention scientifique.Je l\u2019ai cependant mené avec s é r i e u x e n c h e r c h a n t u n e réponse à cette question toute simple : que se passait-il dans le Port de Québec les jours où on a mesuré des dépassements à la norme de nickel dans l\u2019air de Limoilou?Y avait-il ces jours-là ou la veille des navires à quai pour y charger ou dé charger du nickel?La réponse courte : oui, la plupart du temps, c\u2019est-à-dire dans 80 % des cas.Et lorsqu\u2019il s\u2019agit de dépassements supérieurs à cinq fois la norme (plus de 70 ng/m³), c\u2019est 100 % des cas.Ces gros dépassements se sont toujours produits peu après des opérations de char- g e m e n t o u d é c h a r g e m e n t de nickel dans le port, ai-je constaté.Une coïncidence?Regardons- y de plus près.Pour faire mon analyse, j\u2019ai examiné le registre des marchandises manutentionnées au port entre décembre 2013 et juillet 2018, période pour l a q u e l l e j \u2019a i e u a c c è s a u x d o n n é e s d \u2019A r r i m a g e d u Saint-Laurent.J\u2019ai ensuite croisé ce registre avec la liste des dépassements à la norme du ministère survenus pendant la même période à la station de mesure Des Sables, dans Limoilou.J\u2019en ai compté 62.Premier constat : lors de chacun des 20 dépassements les plus significatifs (supérieurs à cinq fois la norme), il y avait eu manutention de nickel le jour même ou dans les deux jours précédents.Pourquoi les deux jours précédents?Un choix intuitif qui tient compte que le nickel se diffuse parfois à retardement, compte tenu des vents.Ces gros dépassements se sont presque tous produits lors des opérations de chargement de nickel en provenance de Sudbury.Ce nickel a une concentration plus élevée que celui qui arrive du Nunavik, ce qui veut dire qu\u2019une fuite, même petite, peut faire grimper l\u2019aiguille.J\u2019ai aussi vu une corrélation entre les activités au port et les «petits» dépassements.Par petits, j\u2019entends ceux qui sont inférieurs à cinq fois la norme.Une corrélation pas aussi forte que lors des gros dépassements, mais on parle quand même de 70 % des cas, soit 29 dépassements sur 42 pour lesquelles j\u2019ai noté des activités au port.Il importe de préciser que la plupart des opérations de manutention de nickel dans le port ne provoquent pas de dépassement de la norme de nickel.Du moins, pas de dépassement mesuré à la station Des Sables, ce qui ne veut pas dire qu\u2019il n\u2019y en a pas eu ailleurs si les vents soufflaient dans une autre direction.Le fait qu\u2019il y ait parfois des « petits» dépassements sans que ce soit lié à des activités de manutention dans le port suggère qu\u2019il y a d\u2019autres sources de contamination par le nickel dans Limoilou : bois de chauffage, autoroutes, autres activités industrielles, etc.Le registre que j\u2019ai utilisé pour mon analyse a été produit par Arrimage du Saint-Laurent.Il couvre la période 2011 à 2018.On y retrouve les noms des bateaux, les heures d\u2019arrivées et départs avec les numéros de quai, la nature de l\u2019opération (chargement ou déchargement), les marchandises manutentionnées ainsi que les tonnages.Ce registre a été mis en preuve lors du procès intenté par les citoyens Lalande et Duchesne.N\u2019eût été ce procès, un tel d o c u m e n t n \u2019a u r a i t j a m a i s été accessible, car il contient des informations de nature concurrentielle.Je le répète.Les observations qui précèdent n\u2019ont pas de valeur scientifique.Il faudrait les valider par une démarche plus rigoureuse et exhaustive.Mais il est difficile de croire que la présence de bateaux de nickel dans tous les cas de dépassements importants à la norme ne soit qu\u2019une coïncidence.FRANÇOIS BOURQUE CES COÏNCIDENCES QUI N\u2019EN SONT PAS Il y a des dépassements fréquents et significatifs à la norme de nickel dans Limoilou et tous les indicateurs pointent en direction du Port de Québec.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 12 ACTUALITÉS JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com L\u2019AFFIRMATION «Alors que le port du masque et la vaccination ont fait l\u2019objet d\u2019études qui nous permettent d\u2019apprécier leur efficacité contre la transmission de la COVID-19, je n\u2019ai vu aucune étude sur la pertinence d\u2019un passeport vaccinal dans une société fortement vaccinée comme la nôtre.Alors sur quelles données notre gouvernement se base-t-il pour affirmer que le passeport vaccinal est nécessaire et efficace pour atteindre ses objectifs en matière de santé publique?» demande Johanne Bernier, de Lévis.J\u2019ai reçu plusieurs courriels de lecteurs qui se demandent s\u2019il existe vraiment des preuves de l\u2019efficacité des passeports vaccinaux.Alors voyons voir\u2026 LES FAITS Il est bien évident qu\u2019il ne peut pas y avoir beaucoup d\u2019études sur l\u2019efficacité d\u2019une mesure qui, jusqu\u2019à i l y a quelques mois, n\u2019avait jamais été essayée.Mais il y en a quand même quelques-unes.Simplement, il faut s\u2019entendre sur ce qu\u2019on entend par «efficacité».Partout où des passeports sanitaires ont été utilisés, l\u2019intention était d\u2019abord d\u2019augmenter la couverture vaccinale.Si c\u2019est cela que l\u2019on prend comme étalon de mesure, oui , i l existe des données montrant que les passeports peuvent fonctionner.Par exemple, les auteurs de modélisations parues dans The Lancet \u2014 Public Health en janvier [https://bit.ly/3oVjDeK] ont conclu que «les certificats COVID obligatoires [prouvant la vaccination ou un test négatif récent, NDLR] sont associés à une augmentation marquée du rythme de la vaccination avant leur entrée en vigueur et ont un effet durable».D\u2019autres travaux publiés dans Vaccines [https:// bit.ly/3GWzmAw] ont montré que les passeports sanitaires augmentent la couverture vaccinale s\u2019ils sont obligatoires pour avoir accès aux restaurants, bars, gymnases, etc., mais pas s\u2019ils ne servent qu\u2019à voyager à l\u2019étranger.En France, lisait-on en janvier dans Nature \u2014 Medicine [https:// go.nature.com/3sNxJA9], tout indique que l\u2019annonce du passeport a donné un second souffle à la campagne de vaccination, qui avait atteint un plateau.Et il est bien possible que la même chose se soit produite au Québec, dit le chercheur Marc Brisson, de l\u2019Université Laval, qui a surveillé de près le rythme de la vaccination parce que c\u2019est son équipe qui modélisait l\u2019épidémie pour la santé publique.«Dans nos modèles, dit-il, on tenait compte des changements du taux de vaccination dans le temps, et ce qu\u2019on a observé, c\u2019est que l\u2019annonce du passeport pour septembre a coïncidé avec une petite accélération vers la fin de l\u2019été pour les gens de 12 à 45 ans qui allaient chercher leur première dose.» Il est cependant impossible d\u2019être vraiment certain que c\u2019était un effet du passeport, nuance M. Brisson.Peut-être qu\u2019il y avait simplement eu un ralentissement à cause de l\u2019été et que, en août, l\u2019imminence du retour à l\u2019école ou au travail a soudainement poussé un peu plus de gens à se retrousser la manche.En outre, c\u2019est loin d\u2019être une mesure parfaite.L\u2019article de Nature \u2014 Medicine faisait remarquer que pour les groupes qui fréquentent peu les bars, restos, gyms, etc. \u2014 les personnes très âgées et les pauvres, par exemple \u2014 , le pass est un piètre incitatif.Des sondages au Royaume-Uni [https://bit.ly/3rYEKz4] et en Israël [https://bit.ly/359wtPS] suggèrent même qu\u2019il pourrait avoir l\u2019effet inverse chez certaines personnes, qui se braqueraient devant la nouvelle obligation.Mais dans l\u2019ensemble, les études penchent plutôt du côté de l\u2019efficacité.Et l\u2019effet correspond bien à ce qu\u2019on sait du comportement général des gens, dit la chercheuse en économie de la santé à l\u2019Université de Montréal Roxanne Borgès Da Silva.«Il y a plusieurs types de personnes.Il y a les gens qui sont complètement réfractaires et dont l\u2019idéologie est à l\u2019opposé de la science.Eux risquent d\u2019être impossibles à convaincre.Mais il y a aussi des gens qui hésitent à se faire vacciner pour d\u2019autres raisons, comme un manque d\u2019information ou ce qu\u2019on appelle les \u201ccoûts non monétaires\u201d \u2014 le temps qu\u2019il faut pour se faire vacciner, les transports, etc.Pour ces gens-là, le pass va faire une différence».Cela dit, une partie de ceux qui maintiennent que le passeport est inutile font valoir que c\u2019est le vaccin lui-même qui ne prévient pas les infections \u2014 et qu\u2019un pass qui impose un vaccin inefficace doit logiquement être lui-même inefficace.Si c\u2019est cela qu\u2019on prend comme indicateur de performance, alors non, il n\u2019existe pas d\u2019étude ayant analysé l\u2019effet du passeport sanitaire sur le nombre de cas de COVID, sur les hospitalisations ou sur les décès \u2014 ni moi ni les experts que j\u2019ai interviewés n\u2019en avons trouvé, du moins.Et il est vrai qu\u2019il y a eu plusieurs études qui ont montré que la charge virale atteint des niveaux semblables chez les vaccinés et les non-vaccinés (encore que tous les travaux ne sont pas parvenus à cette conclusion : https://bit.ly/3H21vGq).Alors si on ne regarde que ce morceau du casse-tête, on peut, certes, avoir l\u2019impression que les vaccins/passeports ne changent rien à la transmission.Sauf qu\u2019il y a plusieurs autres pièces dans ce casse-tête.D \u2019ab o rd , la p l u pa r t d e c e s études-là n\u2019ont mesuré la charge virale qu\u2019à partir de tests PCR, qui ne font que détecter le matériel génétique du virus.Ils ne peuvent pas dire si les gènes appartiennent à des virus «vivants» et infectieux ou à des morceaux de virus inoffensifs.Pour le savoir, il faut tenter de cultiver des virus sur des colonies de cel lules pour voir s\u2019ils sont encore bel et bien infectieux.Or il semble que malgré des charges virales «égales» (au PCR), les vaccinés ont moins de virus «vivants» que les non-vaccinés [https://bit.ly/3sQZDvd], en plus de voir leur charge virale diminuer plus rapidement [https://bit.ly/3v5v2fU].En outre, d\u2019autres travaux ont montré moins d\u2019infections (avec ou sans symptômes) chez les vaccinés que chez les non- vaccinés \u2014 par exemple, une étude parue en mai dernier [https ://bit.ly/3H1aZlc] dans le Journal of the American Medical Association a trouvé près de 80 % moins d\u2019infections chez des travailleurs de la santé vaccinés et testés routinièrement.Alors même en présumant que les infectés vaccinés portent autant de virus que les autres, s\u2019il y a moins d\u2019infections chez les vaccinés, cela implique forcément que les vaccins freinent la transmission.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019a trouvé une étude anglaise publiée en août dernier [https://bit.ly/3o0pVtX] dans le New England Journal of Medicine , où les vaccinés qui ramenaient le virus chez eux avaient entre 40 et 50 % moins de chance de le refiler aux autres personnes vivant sous le même toit.Maintenant, il faut dire que cette protection-là ne se maintient pas éternellement.Des travaux anglais [https ://bit.ly/3JDXdHc] ont trouvé qu\u2019au bout de 20 semaines, l\u2019efficacité contre les infections symp- t o m a t i q u e s b a i s s a i t à 4 4 % VÉRIFICATION FAITE PAS DE PREUVE DE L\u2019EFFICACITÉ DES PASSEPORTS VACCINAUX? leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 ACTUALITÉS 13 pour le vaccin d\u2019AstraZeneca et 66 % pour Pfizer.Des résultats semblables ont été obtenus en Israël [https://bit.ly/3I1s4wD], mais des données québécoises suggéraient l\u2019automne dernier [https://bit.ly/3okXW8u] que la protection se maintenait à des niveaux relativement élevés au bout de six mois.Cela reste à éclaircir, donc.Mais dans tous les cas, les vaccins conservent le plus clair de leur efficacité contre les formes graves de la COVID et quand même une partie contre la transmission.On peut donc penser la même chose des passeports vaccinaux, s\u2019ils augmentent la couverture.VERDICT Pas vrai.Il existe des études montrant que les annonces de passeport vaccinal obligatoire ont été suivies d\u2019une augmentation du rythme de la vaccination dans plusieurs pays, même si l\u2019effet n\u2019est pas le même partout.Et tout indique que les vaccins réduisent la transmission, même si cette protection ne semble pas durer très longtemps.DES INFOS À VÉRIFIER?La déclaration d\u2019un ministre vous paraît douteuse?Une information qui circule vous semble exagérée, non fondée?Écrivez à notre journaliste ( jfcliche@lesoleil.com).La rubrique «Vérification faite» prendra le temps de fouiller les faits, en profondeur, afin de vous donner l\u2019heure juste.Car nous non plus, on n\u2019aime pas les fausses nouvelles.Des études montrent que les annonces de passeport vaccinal obligatoire ont été suivies d\u2019une augmentation du rythme de la vaccination dans plusieurs pays, même si l\u2019effet n\u2019est pas le même partout.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ 0085526 BEAUDETSAUCIER.COM | TÊTE D'AFFICHE DANS LE DOMAINE DE L'IMMOBILIER RÉSIDENTIEL DE LA VILLE DE QUÉBEC DEPUIS PLUS DE 35 ANS \u2022 À deux pas des Galeries de la Capitale \u2022 Prestigieux et sécuritaire \u2022 Stationnements souterrains \u2022 Air climatisé central 9300, de Vérone, local 101 418 407-7807 \u2022 À deux pas des Galeries de la Capitale \u2022 Appartements spacieux \u2022 Stationnements souterrains 6300, rue de L'Aster bureau 101 418 842-4152 \u2022 Situé dans le Campanile \u2022 Environnement exceptionnel \u2022 Paisible et sécuritaire \u2022 Stationnements souterrains 3775, av.des Compagnons bureau 101 418 650-2830 \u2022 Vue Spectaculaire sur Québec \u2022 Air climatisé central et fenestration inégalée \u2022 Stationnements souterrains \u2022 Salle d\u2019entraînement complète 690, 60e Rue Est bureau 2101 418 623-1700 LA LOCATION HAUT DE GAMME À SON MEILLEUR! STUDIOS 3½ \u2022 4½ \u2022 5½ QUATRE EMPLACEMENTS, UN MÊME BIEN-ÊTRE HAUT STANDARD DE CONSTRUCTION \u2022 STATIONNEMENT INTÉRIEUR \u2022 PISCINE ET SPAS CHAUFFÉS \u2022 ASCENSEURS ET CHUTE À DÉCHETS LEBOURGNEUF LEBOURGNEUF SAINTE-FOY CHARLESBOURG SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 14 ACTUALITÉS LA POLITIQUE EN QUESTION OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Chef du Parti conservateur du Québec (PCQ) depuis 10 mois, l\u2019ex-ani- mateur de radio et polémiste Éric Duhaime voit sa cote grimper dans les sondages en vue des élections du 3 octobre, surtout à Québec.Mais des douleurs de croissance sont à prévoir, reconnaît l\u2019ancien conseiller de Mario Dumont.Q Avez-vous fait du PCQ une ADQ 2.0?R Il y a des similitudes.Sur la place que l\u2019on veut faire au privé en santé, le fait qu\u2019on veut donner l\u2019argent directement aux parents pour les services de garde, le fait qu\u2019on veut réduire la taille de l\u2019État.On est une alternative de centre droit et, à cet égard, oui.Mais dans le contexte de 2022, c\u2019est plus large.On vient de passer deux années où nos droits, nos libertés, notre démocratie ont été bafoués.Beaucoup de gens rallient le Parti conservateur du Québec parce qu\u2019ils sont à la recherche de gens qui vont valoriser leurs droits, leurs libertés et la démocratie.On est une coalition plus large à cet égard.Q Acceptez-vous l\u2019étiquette de droite radicale?R Pas du tout.Au contraire, on est très modéré.Vouloir faire une place intelligente au secteur privé en santé, comme le font la majorité des pays européens, je trouve ça très modéré.Ce que je trouve radical, c\u2019est d\u2019avoir un monopole public où on empêche la concurrence.Même chose pour les finances publiques.Avoir une saine gestion des dépenses, il n\u2019y a rien de radical là-dedans.Ce que je trouve radical, c\u2019est les déficits historiques qu\u2019on accumule ces années- ci.Donc, on est une alternative somme toute modérée.Q Le privé en santé, c\u2019est quoi?R Il faut d\u2019abord dire qu\u2019on est favorable à l\u2019universalité.On ne veut remplacer d\u2019aucune façon la carte d\u2019assurance maladie par une carte de crédit.L\u2019idée, c\u2019est que les services soient gratuits, mais que ce soit une assurance.En tant que Québécois, on paie 1 milliard $ par semaine pour un service de santé.Le minimum, c\u2019est que quand on en a besoin, il soit disponible.S \u2019 i l n \u2019e s t p a s c a p a b l e d e répondre dans des délais raisonnables, il faut avoir la possibilité, comme en Suède, de pouvoir se faire soigner dans des institutions privées et le public va payer, parce qu\u2019on paie déjà une assurance publique via nos taxes et nos impôts.Q Vous venez de présenter deux médecins qui seront candidats pour votre parti.Être médecin est-il gage de succès pour réformer le système de santé?Les libéraux , avec MM. Couillard et Barrette, ont déjà essayé.R Le Parti québécois aussi.Vous avez raison, ce n\u2019est pas un gage de succès! Ce n\u2019est pas parce qu\u2019ils sont médecins que je les ai présentés.C\u2019est avant tout parce qu\u2019ils connaissent bien le système, ont des idées sur comment le reconstruire et voient au quotidien l\u2019état lamentable dans lequel il se trouve depuis quelques années.C\u2019est plus «PLUS ON MONTE, PLUS ON DEVIENT UNE CIBLE» 0082268 I M M E U B L E S A L D E D A «Trouver votre rythme» 565, 47e Rue Est, Charlesbourg ?Belle vue sur Québec ?Balcon dans toutes les unités ?Construction de qualité supérieure ?Stationnement intérieur et extérieur ?Terrasse au 8e étage ?Gymnase ?Locker dans toutes les unités ?Aménagement paysager ombragé ?Bornes de chargement ?Eau chaude incluse ?Climatisation 418780.6248 cadenceappart.com Immeuble neuf 3½ ?4½ ?5½ leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 ACTUALITÉS 15 à ce titre que leur candidature est intéressante.Q Vous êtes pour l\u2019exploitation du pétrole et du gaz naturel au Québec.L\u2019avenir est aux technologies vertes, pourquoi ce retour en arrière?R Ce n\u2019est pas un retour en arrière.Au contraire, c\u2019est une transition.Personne ne dit que demain matin, on va arrêter de consommer du pétrole.Ce serait démagogique.On sait qu\u2019on est en transition pour encore quelques décennies.On prévoit même qu\u2019au cours des prochaines années, même des prochaines décennies, la consommation et la demande pour par exemple le gaz naturel vont augmenter.Au Québec, on a deux choix.Est-ce qu\u2019on veut continuer à importer ça, transporter ça sur des centaines, des milliers de kilomètres et amener ça au Québec?Ou est-ce qu\u2019on veut générer des emplois comme producteurs, au Québec, avec des réglementations plus environnementales et créer des jobs chez nous, bien rémunérés?Je choisis la deuxième option.Les quatre autres partis préfèrent avoir des beaux discours verts, envoyer les jobs à l\u2019étranger et faire circuler le gaz sur des milliers de kilomètres, avec tous les risques que ça comporte.Q Vous critiquez François Legault pour ses déficits.Un gouvernement conservateur réaliserait un retour à l\u2019équilibre budgétaire en combien de temps?R On s\u2019est donné le premier mandat.On veut respecter la Loi sur l\u2019équilibre budgétaire.On a présentement quatre partis à l\u2019Assemblée nationale qui promettent de violer cette loi.Q Dans un parti qui grandit rapidement, comment choisir des candidats tout en écartant les exaltés ou les extrémistes?R On a un comité de sélection des candidats.On a tout un processus.C\u2019est important d\u2019avoir les meilleurs candidats et c\u2019est sûr que ça peut faire beaucoup de distractions.Ça va prendre une rigueur.On sait qu\u2019on va être l\u2019objet de plus de.supervision que les autres partis! Que nos candidats vont se faire scruter un peu plus que les autres.En même temps, tout le monde a dit des choses, moi le premier, et qui vont refaire surface en campagne.Ça fait partie de la politique.Il faut apprendre à vivre avec ça.Q Craignez-vous des douleurs de croissance pour votre parti?R C\u2019est évident.Plus on monte, plus on devient une cible.Je le sens de plus en plus.Les quatre autres partis nous voient comme une menace réelle, maintenant.Les attaques sont de plus en plus virulentes.Q Pourquoi un tel score dans la région de Québec?R Je suis plus connu à Québec.Pendant 10 ans, j\u2019ai eu un micro dans la région.Les gens de Québec me connaissent plus et quand ta notoriété est plus élevée, c\u2019est normal qu\u2019ils aient plus de sympathie pour toi et plus d\u2019appuis.À Montréal, ils me connaissent par des citations hors contexte véhiculées par des humoristes ou des journalistes partisans.C\u2019est sûr que ça déforme un peu la réalité et ça fait peur à quelques-uns.Les gens de Québec savent exactement où je loge et ce n\u2019est pas une citation hors contexte qui va les faire changer d\u2019idée.Aussi, à Québec, le débat gauche- droite est arrivé bien avant le reste du Québec.Pendant qu\u2019à Montréal, il y avait des grosses chicanes entre les anglos et les francos, à Québec, la question constitutionnelle était moins pertinente dans l\u2019espace public.C\u2019est des facteurs comme ceux- là qui expliquent qu\u2019il y a un fond conservateur plus important à Québec.Q Ce serait parce qu\u2019on vous connaît mal à l\u2019extérieur de Québec que vous y êtes moins populaire?R I l y a des gens qui ne me connaissent pas du tout! C\u2019est un défi qu\u2019on a en tant que parti.C\u2019est aussi pour ça qu\u2019on a encore un potentiel de croissance, particulièrement à l\u2019extérieur de Québec.Les gens vont apprendre à me connaître.On est rendu là dans notre croissance.«Les quatre autres partis nous voient comme une menace réelle, maintenant.Les attaques sont de plus en plus virulentes», note le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT DÈSMAINTENANT Rabais de fin de saison QUÉBEC 637, rue Saint-Vallier Ouest \u2022 418 529-0024 LÉVIS 1228, rue de la Concorde \u2022 418 834-0024 TROIS-RIVIÈRES 2100, rue des Grands-Marchés \u2022 819 299-3024 POLITIQUE DU MEILLEUR PRIX GARANTI: SI VOUS TROUVEZ UN MEILLEUR PRIX AU QUÉBEC, NOUS L\u2019ÉGALONS! Soldes valides pour un temps limité sur produits sélectionnés et jusqu\u2019à épuisement des stocks.Inventaire limité.Quantités limitées par client.Certaines grandeurs ou pointures peuvent manquer.Aucune mise de côté.Soumissions, contrats et commandes exclus.Photos à titre indicatif, le texte prévaut en tout temps.Commandes internet: des frais supplémentaires s\u2019appliquent sur les produits surdimensionnés et sur l\u2019expédition dans certaines régions éloignées.Tous les détails en magasin et au latulippe.com.Livraison gratuite au Canada avec tout achat de 49$*et + Cueillette à la porte des magasins disponible *avant taxes.Des conditions s\u2019appliquent.Rabais en magasin et en ligne à latulippe.com 40% de rabais sur manteaux d\u2019hiver pour hommes et femmes Réduction de 120$ 60% de rabais Réduction de 70$ Réduction de 40$ Manteau Glen Alpine Pour homme.Isolation duvet.Choix de couleurs.N° M170323.Détail sugg.: 239,95$ Solde 11995$ Veste polaire Pour femme.Douce et confortable.Noir.N° M173209.Détail sugg.: 49,95$ Solde 1995$ Lim.1/client.Solde 7495$ Bottes Trego Cold Blues Pour femme.Imperméables.Noir.N° M174029.Détail sugg.: 124,95$ Lim.1 paire/client.Chaussettes sport Pour homme, femme, junior et enfant.Respirantes.Noir.N° M008229.Détail sugg.: 12,95$ Lim.2 paires/client.Solde 695$ Bottes d\u2019hiver Norton Ledge Pour homme.Membrane imperméable TimberDry™.Brun.N° M175900.Détail sugg.: 159,95$ Lim.1 paire/client.Solde 8995$ Raquettes Bivouak 3 Cadre en aluminium.Crampons en métal.22 po : N° M008301.27 po : N° M008302.30 po : N° M008303.Détail sugg.: 119,95$ Solde5995$ Lim.2 paires/client.Emballeuse sous vide Coupe sac intégré.N° M174863.Détail sugg.: 129,95$ Lim.1/client.Solde 8995$ Tente de pêche sur glace Polar Hut Ltd Pour 4 personnes.Dimensions : 90 x 90 x 80 po.N° M164999.Détail sugg.: 369,95$ Solde33295$ Chandail col rond Pour homme.Coton ouaté doux et confortable.Choix de couleurs.N° M175861.Détail sugg.: 39,95$ Solde 2995$ Lim.2/client. SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 16 ACTUALITÉS JULIEN PAQUETTE jpaquette@ledroit.com La fin de semaine s\u2019annonce bien différente des trois précédentes au centre-ville d\u2019Ottawa.Les policiers ont lancé une vaste opération jeudi soir pour mettre fin à la manifestation qui perdure depuis le 28 janvier, notamment sur la rue Wellington et les environs.Deux têtes dirigeantes de l\u2019opération qui paralysent le centre- vi l le depuis trois s emaines, Tamara Lich et Chris Barber, ont notamment été arrêtés jeudi.Barber, 46 ans, un camionneur de Swift Current en Saskatchewan, est accusé d\u2019avoir c o n s e i l l é d e c o m m e t t r e u n méfait, d\u2019avoir conseillé de désobéir à un ordre de la cour et d\u2019avoir conseillé d\u2019entraver le travail de la police.Lich, 49 ans, de Medecine Hat en Alberta, est accusée d\u2019avoir c o n s e i l l é d e c o m m e t t r e u n méfait.Pat King, l\u2019homme au cœur du mouvement de contestation, mais désavoué par les leaders du «convoi de la liberté», a été arrêté à son tour vendredi.En fin de matinée vendredi, plusieurs dizaines de policiers se sont placés en formation sur la rue Rideau, entre deux rangées de véhicules.L\u2019équipe tactique était en attente, mais la situation n\u2019a pas semblé ébranler les personnes présentes, alors qu\u2019un petit groupe d\u2019opposants s\u2019est immobilisé devant les agents de la paix en criant «Hold the line».Des affrontements ont éclaté dans les minutes qui ont suivi, alors que les policiers ont procédé à des arrestations sous le chant de l\u2019hymne national du Canada, scandé à l\u2019unisson par d\u2019autres manifestants.La présence d\u2019enfants sur la ligne de front, face aux forces de l\u2019ordre, a compliqué le travail des policiers vendredi matin.La police d\u2019Ottawa a toutefois indiqué que les petits seront «amenés vers un lieu sûr».PLUSIEURS AVERTISSEMENTS Avant de débarquer au centre-ville et de procéder à des arrestations, le Service de police d\u2019Ottawa a servi de nombreux avertissements aux manifestants au courant de la semaine.Un avis de quitter les lieux a notamment été distribué mercredi, après que le premier ministre du Canada ait invoqué la Loi sur les mesures d\u2019urgence pour couper les vivres du convoi de camionneurs implanté dans la capitale fédérale.Jeudi, la ministre fédérale des Finances, Christian Freeland, a confirmé que des comptes bancaires liés à l\u2019occupation ont été gelés, grâce aux moyens extraordinaires que procure cette loi.En fin d\u2019après-midi jeudi, la police d\u2019Ottawa a livré un dernier avertissement aux manifestants qu\u2019ils pouvaient quitter par leurs propres moyens avant l\u2019intervention.À chaque occasion, les leaders de la manifestation ont minimisé les risques d\u2019arrestations et les conséquences auxquels s\u2019exposent les gens qui occupent le centre-ville depuis trois semaines.La majorité des manifestants ont pour leur part répété leur intention de rester aussi longtemps que nécessaire.LES TÊTES ROULENT À L\u2019HÔTEL DE VILLE Durant cette troisième semaine de l\u2019occupation du centre-ville, c\u2019est les nerfs à vif que le conseil municipal s\u2019est réuni mercredi pour une rencontre extraordinaire portant sur les manifestations.Après un débat qui a duré quatre heures, une majorité d\u2019élus ont voté pour que la conseillère Diane Deans perde son siège à la Commission des services policiers, qu\u2019elle préside depuis le début du mandat.Dans la foulée de ces discussions animées, les conseillers Rawlson King et Carol Ann Meehan ont remis leur démission, tout comme le membre citoyen de la Commission Sandy Smallwood.La frustration de certains élus à l\u2019endroit de Mme Deans découlait d\u2019avoir appris sur les médias sociaux certaines nouvelles importantes concernant sa Commission, notamment la démission-surprise du chef de police, Peter Sloly, mardi matin.OCCUPATION AU CENTRE-VILLE D\u2019OTTAWA LE DÉMANTÈLEMENT EST BIEN AMORCÉ 2 Le remorquage des véhicules occupant illégalement la voie publique a commencé.1 En fin de matinée vendredi, plusieurs dizaines de policiers se sont placés en formation sur la rue Rideau.\u2014 PHOTOS LE DROIT, PATRICK WOODBURY À LIRE AUSSI LA DROITE AMÉRICAINE FOLLE DES CAMIONNEURS \u203a 38-39 UNE «ZONE HOSTILE» POUR LES MÉDIAS \u203a 40-41 LIRE Suivez les derniers développements sur lesoleil.com et dans notre application 1 2 leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 ACTUALITÉS 17 ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com Un homme qui se disait supré- maciste blanc écope d\u2019une peine de 46 mois pour avoir menacé de faire une tuerie et avoir été en possession d\u2019un arsenal d\u2019armes prohibées.Michaël Riverin, 46 ans, de Québec, a plaidé coupable vendredi matin à des accusations de menaces de mort, de bris de probation, d\u2019entrave, de possession de drogues et de possession de plusieurs armes prohibées, dont des couteaux, un poing américain, une dague et une carte couteau.Le 10 novembre 2020, alors qu\u2019il s\u2019était rendu à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec pour une consultation, Rive- rin menace de tuer des gens si on n\u2019augmente pas sa dose de Xanax, un médicament anxiolytique.L\u2019infirmière et le médecin essaient de le calmer.Riverin en remet, faisant référence à la toute récente tuerie dans le Vieux-Québec, disant que lui aurait fait plus de morts.Il explique être un survivaliste et s\u2019être acheté plusieurs armes sur le dark Web.Les policiers l\u2019arrêtent, non sans qu\u2019il oppose de résistance.La police perquisitionne le logement de Riverin et trouve les armes prohibées et plusieurs accessoires, comme des clous triangulaires utilisés pour crever des pneus.Les policiers dénichent aussi un drapeau portant le signe nazi, un autre avec le logo «White Power» et un livre d\u2019Adolf Hitler dans un sac Ziploc. Un examen sur la responsabilité criminelle a révélé que Rive- rin présentait certains symptômes psychotiques au moment des menaces.Mais comme ces symptômes avaient été causés par une consommation volontaire de stupéfiants, la défense de non-responsabilité criminelle n\u2019était pas accessible à l\u2019accusé.Après sept ans d\u2019abstinence, Michaël Riverin était en rechute de toxicomanie à l\u2019automne 2020.Il a dit au juge vouloir refaire une thérapie et reprendre le droit chemin.«J\u2019ai revu les victimes à l\u2019hôpital et je me suis excusé, témoigne Riverin.Je n\u2019étais pas moi-même au moment des événements.» Le juge Sébastien Proulx de la Cour du Québec a entériné la suggestion de peine de 46 mois et 10 jours faite par la procu- reure de la Couronne Me Valérie Bélizaire-Joseph et l\u2019avocat de la défense Me Luc Picard.Michaël Riverin a été condamné à 12 mois de prison en 2019 pour avoir fait des menaces de mort à des punks.UNE PEINE DE 46 MOIS POUR AVOIR MENACÉ DE FAIRE UNE TUERIE Michaël Riverin \u2014 PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK 0085356 Quand on aime être bien entouré.Le bonheur est ici ! 605, Frédéric-Back Lévis, QC G7A 5N1 418 831-4141 residencesaintnicolas2.ca SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 18 ACTUALITÉS JEAN-BENOIT LEGAULT La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Les gens qui ont souffert de la COVID-19 seraient plus susceptibles que les autres de faire des cauchemars, et le nombre de mauvais rêves qui viennent hanter leurs nuits serait relié à la gravité de leur maladie, a constaté une étude à laquelle a participé un chercheur de l\u2019Université Laval.Cela pourrait en partie être dû au fait que, pour certains, une infection par le SRAS-CoV-2 a été une expérience d\u2019une intensité comparable à celle d\u2019un attentat terroriste ou d\u2019une catastrophe naturelle.Des spécialistes du sommeil de 14 pays, dont le Canada, ont comparé la fréquence des rêves et des cauchemars de deux groupes très similaires de 544 sujets, dont un groupe qui avait eu la COVID-19.Les données ont été recueillies entre mai et juillet 2020.Les chercheurs ont constaté, dans un premier temps, que la fréquence des rêves a augmenté d\u2019environ 15 % dans les deux groupes pendant les premiers mois de la crise sanitaire, alors qu\u2019elle était auparavant comparable.«Mais avant même de rapporter des cauchemars, les gens tendaient à se rappeler davantage de leurs rêves depuis le début de la pandémie, qu\u2019avant la pandémie», a dit un des auteurs de l\u2019étude, le professeur Charles Morin, de l\u2019École de psychologie et du Centre de recherche CERVO de l\u2019Université Laval.Cela pourrait être dû au fait que le télétravail a permis à plusieurs de se lever plus tard, et que c\u2019est principalement le matin que nous rêvons, pendant ce qu\u2019on appelle le «sommeil paradoxal», a-t-il ajouté.Et si on se souvient davantage de nos rêves, les chances sont alors plus grandes qu\u2019on «capte un cauchemar au travers de ça, parce que tout le monde fait des cauchemars à un moment ou un autre», a souligné M.Morin.La fréquence des cauchemars était similaire pour les deux groupes avant l\u2019éclatement de la pandémie.Elle a toutefois bondi de 50 % dans le groupe COVID-19 et de 35 % dans le groupe témoin.Les chercheurs ont aussi noté que les participants qui avaient eu une forme modérée ou grave de la maladie étaient plus susceptibles de faire des cauchemars que ceux ayant eu une forme légère.Le mécanisme responsable de cette hausse n\u2019est pas entièrement clair.Si on ne peut pas exclure un effet physiologique du virus sur le cerveau, des facteurs psychologiques associés à l\u2019incertitude et à l\u2019isolement (la perte de contact avec parents et amis pendant le confinement ou une hospitalisation) sont aussi possiblement en cause.«Notons que nos données ont été colligées pendant la «première vague» de la pandémie de COVID-19, quand le virus était mal compris.Le manque d\u2019information ou l\u2019information inadéquate concernant la maladie et son traitement, ainsi que la stigmatisation sociale après le diagnostic, étaient source de peur et d\u2019incertitude», peut-on lire dans l\u2019étude.CHOC INTENSE L\u2019étude a ainsi constaté des scores de symptômes d\u2019anxiété, de dépression et de troubles de stress post-traumatique (TSPT) plus élevés chez les participants du groupe COVID-19.Le groupe témoin, en revanche, avait des scores de bien-être et de qualité de vie plus importants.«Plus les gens ont été affectés par la COVID-19, plus l\u2019impact a été grand sur l\u2019activité onirique et sur la qualité de vie», ont écrit les chercheurs.Certaines personnes ont vécu la pandémie aussi intensément que d\u2019autres ont vécu les attentats du 11-Septembre ou encore le séisme qui a dévasté la région de San Francisco en 1989, a dit le professeur Morin.Des chercheurs avaient ainsi constaté une hausse du nombre de cauchemars dans la foulée de ces deux événements.«Les augmentations qu\u2019on note ici pendant la pandémie sont plus élevées encore que ces deux inci- dents-là, a-t-il dit.Il y en a qui vont dire qu\u2019on ne peut pas faire de comparaison comme ça, mais il reste que l\u2019incidence des cauchemars a été plus élevée à la suite du début de la pandémie.Puis ça, c\u2019est particulièrement vrai pour les personnes qui se sont retrouvées à l\u2019hôpital et aux soins intensifs.» D\u2019autres chercheurs ont détecté un TSPT chez des patients qui avaient reçu leur congé des soins intensifs, a poursuivi le professeur Morin, «et avec ça, des cauchemars; donc ce n\u2019est pas si étonnant que ça qu\u2019on observe ce phénomène-là».Parmi les sujets ayant eu la COVID-19, les plus susceptibles d\u2019être affligés par des cauchemars étaient ceux qui se souvenaient le plus de leurs rêves; qui présentaient des scores élevés d\u2019anxiété et d\u2019insomnie; qui avaient un risque élevé de TSPT; dont le sommeil était de courte durée; et qui étaient plus jeunes.Les conclusions de cette étude ont été publiées par le journal médical Nature and Science of Sleep.Plus les gens ont été affectés par la COVID-19, plus l\u2019impact a été grand sur l\u2019activité onirique et sur la qualité de vie, ont écrit les chercheurs.\u2014 PHOTO 123RF, AXELBUECKERT PLUS LA COVID EST GRAVE, PLUS ON FERAIT DE CAUCHEMARS 0084630 Cuisiniers / Plongeurs Temps plein et temps partiel Fais-nous parvenir ton CV ou passe nous voir au resto! emplois@restolemanoir.com Sainte-Foy 3077, Chemin Saint-Louis 418 659-5628 METS LA MAIN À LA PÂTE ! JOINS-TOI À L\u2019ÉQUIPE LE MANOIR! leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 19 0088828 STE-FOY Le Verre-Bourg! Condo de 2 cc, 1 sdb.Cuisine avec comptoir granite.1 stat.int.Piscine, gym, rangement.À 2 pas des Halles Ste-Foy, de l\u2019Université et du CEGEP.MOunia nadir, ctr imm.418 576-8876 ViSiTEZMOi.Ca 13677366 ST-auGuSTin-dE-dESMaurES Cottage classique 4 côtés brique, 5 cc, 2 sdb, s.d\u2019eau.Foyer au salon.Terrain ± 8 000 pc, piscine creusée et clôturée.Garage et entrée pour 4 voitures.MarC BOnEnFanT, ctr imm.418 912-8787 ViSiTEZMOi.Ca 12445705 MOnTCaLM Le Gibraltar! Copropriété de prestige située au 10e étage de 1056 pc.Vue sur l\u2019Île d\u2019Orléans.2 cc, 2 sdb avec douche indép.Stationnement intérieur.réjEan FOrTin, ctr imm.418 932-5588 ViSiTEZMOi.Ca 24310238 POinTE-dE-STE-FOY Condo, unité de coin, climatisé.3 cc, 2 sdb.Beaucoup de rangement.Planchers bois d\u2019ingénierie.Terrasse, 1 stat.int.1 stat.ext.et piscine chauffée.MaGda rYTT, ctr imm.418 261-9264 ViSiTEZMOi.Ca 11677542 HauTE-ViLLE Immeuble de 13 logements, soit 2 studios, 5x2½, 5x3½, 1x4 ½.Plusieurs rénovations effectuées, dont fournaise, toiture et fenêtres.LOuiS HudOn, ctr imm.418 806-3151 ViSiTEZMOi.Ca 20091523 STE-FOY Le St-Vincent! Condo 2 cc, 1 sdb.Planchers bois et céramique.Aires ouvertes.3 portes fenêtres, balcon 36x9.1 stat.intérieur et rangement intérieur.dEniS POuLin, ctr imm.418 563-7354 ViSiTEZMOi.Ca 15100064 POinTE-dE-STE-FOY Le Verger Pollac! Maison de ville en formule condo offrant terrasse privée, aires de vie spacieuses.4 cc, 1 sdb et salle d\u2019eau.Livraison été 2022.CLaudia LEMELin-MarSan, ctr imm.rés.418 956-3437 ViSiTEZMOi.Ca 15788152 POinTE-dE-STE-FOY Joli condo à aires ouvertes situé au 2e étage offrant 1 cc.Climatisé.Ascenseurs.Grand patio.Piscine creusée et chauffée, 1 stat.intérieur.GuY PrOuLx, ctr imm.418 254-5778 ViSiTEZMOi.Ca 21365406 LéViS Condo très lumineux situé au 3e étage.2 chambres, 1 sdb.Planchers flottant et céramique.Foyer au salon.Grand balcon et près de tous les services.LuCE FECTEau, ctr imm.agréé DA 418 838-1001 ViSiTEZMOi.Ca 17424649 POinTE-dE-STE-FOY Grand condo 3½ de 770 pc, situé au rdc.Secteur paisible.Planchers de bois d\u2019ingénierie, céramique et couvre-sol souple.Finition extérieure de prestige.CLéMEnT LaCrOix, ctr imm.418 803-3933 ViSiTEZMOi.Ca 22809004 ST-daMiEn-dE-BuCKLand Grande propriété style Canadienne à 1½ étage.Façade de pierre, 4 chambres, atelier au s-sol.Terrain 39 988 pc.Patio de béton et rarage.jOnaTHan GOdBOuT, ctr imm.418 882-7737 ViSiTEZMOi.Ca 27387858 LiMOiLOu Duplex de 1x5½ au 2e étage, 1x9½ au rdc.Grand atelier, ch.froide.Près de l\u2019Hôpital l\u2019Enfant-Jésus, école primaire, épicerie.Accès rapide à l\u2019autoroute.FranCinE BErGErOn, ctr imm.418 473-1341 ViSiTEZMOi.Ca 21131844 VaL-BéLair Grande propriété pouvant être duplex ou bigénération.4 cc dont 2 avec walk-in.Garage.Terrain de + de 22 000 pc.Entrée indép.au s-sol.FrédériC BOuLaY, ctr imm.418 717-5059 ViSiTEZMOi.Ca 15496324 LiMOiLOu Possibilité de convertir en duplex avec le s-sol.Beau triplex de 3x4½.Murs de brique dans les chambres, grand salon.Secteur recherché et près des services.FrançOiS HuOT, ctr imm.418 261-7777 ViSiTEZMOi.Ca 9136763 CHarLESBOurG Plain-pied offrant 1 cc, 1 sdb.Demande d\u2019importantes rénovations.Rallonge construite sur pilotis à l\u2019arrière.Maison avec un beau potentiel.Quartier familial.MariLYn nadEau, ctr imm.418 473-5454 ViSiTEZMOi.Ca 17590394 ST-éMiLE Grand condo offrant 2 chambres spacieuses, cuisine donnant accès sur à la terrasse couverte, cabanon.2 stationnements.Accès facile aux autoroutes.FrédériquE BErTHiauME, ctr imm.rés.418 290-3833 ViSiTEZMOi.Ca 23364176 ST-aGaPiT Propriété sur terrain de 25 000 pc, 2 garages, rue sans issue.Cuisine rénovée.2 cc au rdc.4 côtés brique et terrain aménagé.Bonne construction.jOnaTHan BOiSSOnnEauLT, ctr imm.581 996-1332 ViSiTEZMOi.Ca 17308486 BEauPOrT Condo 1 chambre, coin bureau, 1 sdb, situé au 2e étage.Sdb rénovée en 2020.1 stat.extérieur.Gym, billard, atelier.À proximité des commerces.MarTin LECLErC, ctr imm.418 802-2681 ViSiTEZMOi.Ca 25052292 LiMOiLOu Duplex 1x4½ et 1x6½ bien entretenu.Stationnements à l\u2019arrière.À 2 pas de la Rivière-St-Charles et du Parc National Cartier-Brébeuf.Rue tranquille.CarOLinE COrBin, ctr imm.418 571-0215 ViSiTEZMOi.Ca 20302973 ST-SaCrEMEnT Condo divise au 2e étage.2 chambres, balcon, grande terrasse, rangement intérieur et 1 stationnement.Bcp de rénovations effectuées au fil des ans.dEniS BErniEr, ctr imm.418 802-1603 ViSiTEZMOi.Ca 27496985 LiMOiLOu Condo situé au dernier étage.Une chambre fermée, 2 stationnements en tandem, rangement au sous-sol.BBQ et location permis, animaux non acceptés.MariLYn nadEau, ctr imm.rés.418 473-5454 ViSiTEZMOi.Ca 23559050 BEauPOrT Triplex offrant 1x6½, avec terrain privé, clôturé, cabanon, terrasse, 2 stat.et 2x4½ avec terrasse, cabanon et stationnement.jaSOn LaFOrEST, ctr imm.418 843-1151 ViSiTEZMOi.Ca 27475397 BEauPOrT Unifamiliale avec logement au 2e étage, 4 cc, 2 sdb, cuisine avec comptoir de granite.Salle fam.avec comb.lente.Terrain intime et près des écoles.KEVin STraSSBurG, ctr imm.agréé DA 418 801-7937 ViSiTEZMOi.Ca 13877840 STE-FOY Bungalow bien entretenu de 3 cc et poss.d\u2019une 4e au s-sol, 2 sdb.Planchers bois et céramique.Terrain paysager de 6 000 pc.Emplacement stratégique.MarC BOnEnFanT, ctr imm.418 912-8787 ViSiTEZMOi.Ca 27150486 ST-rOMuaLd Beau grand triplex comprenant 1x4½ de + de 1 300 pc pour proprio-occupant et 2x3½, loués jusqu\u2019au 30 juin 2022.Grand terrain sur coin de rue.CHriSTinE BErniEr, ctr imm.rés.418 554-6358 ViSiTEZMOi.Ca 21709831 SCOTT Jumelé haut de gamme avec abri d\u2019auto de style contemporain de 2 cc, 1 sdb.Aires ouvertes, plafonds de 9 pieds.Fenestration abondante.Patio couvert.MarTin LECLErC, ctr imm.418 802-2681 ViSiTEZMOi.Ca 20805863 ST-GiLLES Propriété construction 2013, située dans une rue sans issue.Entrée indép.au s-sol avec logement 5½.Garage détaché avec atelier et salle d\u2019eau au 2e étage.rEné BuTEau, ctr imm.418 575-9973 ViSiTEZMOi.Ca 19072985 ST-anSELME Bungalow rénové intérieur et extérieur.Planchers radiants, cuisine à aire ouverte avec grand îlot.Planchers bois et céramique.niCOLa LaVErTu, ctr imm.418 998-9796 ViSiTEZMOi.Ca 14984767 STOnEHaM-ET-TEWKESBurY Jumelé offrant 4 cc, 2 sdb, s.d\u2019eau et salle familiale.Planchers bois, céramique et flottant.Terrain paysager.Près des écoles, parc, pistes de ski, autoroute.MarC BOnEnFanT, ctr imm.418 912-8787 ViSiTEZMOi.Ca 14708724 LaC-BEauPOrT Magnifique cottage de 3 cc, 1 sdb, 2 s.d\u2019eau.Chauffage/climatisation centrale.Cour ensoleillée avec piscine creusée, 2 remises.Près des écoles et garderies.MarC BOnEnFanT, ctr imm.418 912-8787 ViSiTEZMOi.Ca 26133529 LaC-BEauPOrT Spacieuse résidence aménagée sur 3 niveaux.3 cc, poss.4, 2 sdb, s.d\u2019eau.Cuisine rénovée.Foyer en pierre double-face.Terrain de + de 20 000 pc.SYLViE FiTZBaCK, ctr imm.agréé DA 418 570-1571 ViSiTEZMOi.Ca 24977856 MOnTCaLM Condo de 1750 pc, face aux Plaines d\u2019Abraham avec vue sur le fleuve.2 cc et poss.d\u2019une 3e.2 stat.int.2 rang.int.Piscine int.gym.Terrasse sur le toit.SYLViE THériauLT, ctr imm.418 569-0619 ViSiTEZMOi.Ca 27455167 VaL-BéLair Plain-pied offrant 4 cc, 2 sdb.Planchers bois, céramique et flottant.Plafond cathédral et poêle à bois au salon.Terrain clôturé.MarjOriE SMiTH-duMOnTiEr, ctr imm.418 843-1151 ViSiTEZMOi.Ca 14108534 condos maisons VisiTEZ sans VoUs dÉPLacER aVEc La camÉRa dE VoTRE cELLULaiRE à vendre SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 20 ACTUALITÉS Pour adoucir le choc M arie-Ève Croteau n\u2019attendra pas que tombent ses longs cheveux d\u2019un brun éclatant.Elle va les raser avant.Personne ne l\u2019y oblige.C\u2019est sa décision pour amortir le choc.On a deviné de quoi il en retourne.Difficile de ne pas voir l\u2019effet domino.Qui dit cancer dit chimio dit perte de cheveux.Pas toujours, mais souvent.Marie-Ève confirme.Son quotidien est bouleversé depuis le 23 novembre dernier.«J\u2019ai eu une nouvelle qu\u2019aucune femme ne devrait jamais recevoir dans sa vie.» Un diagnostic de cancer du sein, un carcinome canalaire infiltrant, pour être plus précis.Afin de puiser en elle toute la force nécessaire, Marie-Ève a décidé de poser un geste symbolique.Tant qu\u2019à perdre sa magnifique chevelure, la jeune femme de 34 ans prend les devants.Pas seulement pour elle.Pour d\u2019autres personnes qui ont \u2014 ou auront \u2014 besoin de courage pour lutter contre cette «foutue maladie».Bien dit, malheureusement.Assise devant moi, Marie-Ève évite de bouger inutilement son bras gauche, mais je vois bien à ses lèvres qui se crispent légèrement que la douleur n\u2019est jamais très loin.Lorsqu\u2019elle m\u2019a proposé de nous rencontrer dans ce café, je n\u2019ai pas réalisé que sa deuxième opération était encore très récente, encore moins qu\u2019elle venait tout juste de reprendre le volant.Avoir su, l\u2019entrevue aurait pu se faire au téléphone pour lui éviter le déplacement.«Non, c\u2019est correct.Ça me fait sortir de chez moi un peu», m\u2019assure en souriant celle qui se présente comme une «fille de com» qui a l\u2019habitude de faire rayonner les actions des autres, moins les siennes.Cette histoire débute en octobre dernier, mois de la sensibilisation au cancer du sein.Marie-Ève a vu défiler sur les réseaux sociaux un article traitant du sujet, ce qui lui a fait penser de faire un autoexa- men mammaire, chose qu\u2019elle ne faisait que très rarement.«Je suis jeune et il n\u2019y a pas d\u2019antécédent de cancer dans ma famille», avait-elle tendance à se dire avant de remédier ce jour-là à la situation.Marie-Ève était sous la douche lorsqu\u2019elle a trouvé une bosse inhabituelle dans son sein gauche.Sans tomber en mode panique, elle a contacté son médecin de famille qui a demandé à sa patiente de passer une mammographie et une échographie, tests qui ont mené à une biopsie.«Plus j\u2019avançais dans le processus, plus j\u2019avais une petite voix qui me disait \u201cc\u2019est peut-être ça?\u201d».Marie-Ève s\u2019empressait aussitôt de la faire taire en se rappelant son âge et son historique familial à l\u2019abri du cancer jusqu\u2019à preuve du contraire.«C\u2019est sûrement un kyste», se répétait la jeune femme pour s\u2019en convaincre.Le mardi matin 23 novembre, elle est tombée par hasard sur un article du journal Le Soleil paru quelques jours plus tôt dans Le Nouvelliste, texte qui rapportait qu\u2019au Canada, un peu plus de 5 % des cas de cancers du sein se développent avant l\u2019âge de 40 ans.» Marie-Ève a eu un mauvais pressentiment.Le soir même, à l\u2019heure du souper, son médecin de famille l\u2019a contactée.Elle avait les résultats des examens en main.«Aimerais-tu qu\u2019on se voie demain à mon bureau pour en parler?» Marie-Ève a compris.Qu\u2019on lui annonce en personne ou au téléphone, c\u2019était donc ça.«Vas-y», a-t-elle dit au médecin qui a rapidement enchaîné avec le mot cancer.Assise, Marie-Ève n\u2019est pas tombée à la renverse comme dans la publicité, mais le coup a été aussi violent.«Je n\u2019ai plus rien entendu.Je n\u2019écoutais plus.» Un état de confusion et d\u2019engourdissement l\u2019a envahie.«Comme si une chape de plomb était tombée sur mes épaules.» Marie-Ève menait jusque-là une vie heureuse auprès de son amoureux, Hugo, et de leur fils Nathan, 6 ans.«Pourquoi moi?» s\u2019est demandée la fille hyper organisée de nature qui, soudainement, n\u2019avait plus le contrôle de rien.«C\u2019est ce que je trouve le plus dur.Avancer dans l\u2019inconnu.» Le 10 janvier, Marie-Ève a subi une mastectomie partielle du sein gauche et le 1er février, on lui a retiré des ganglions de l\u2019aisselle.Au moment de notre rencontre, elle n\u2019avait pas tous les détails quant au stade de la maladie.La jeune femme sait cependant que le cancer n\u2019a pas eu le temps de s\u2019étendre ailleurs.C\u2019est la bonne nouvelle à laquelle elle s\u2019accroche malgré le désarroi qui vient forcément avec un diagnostic comme celui-là.Marie-Ève a déjà une bonne idée de ce qui l\u2019attend.D\u2019une semaine à l\u2019autre, elle commencera la chimiothérapie, un traitement ciblé, de la radiothérapie et de l\u2019hormonothérapie.Des effets indésirables feront partie du cocktail.Ses proches le savent depuis longtemps.Si on demande à Marie-Ève Croteau quelle est la partie de son corps qu\u2019elle préfère, elle répondra spontanément ses cheveux qui lui arrivent au milieu du dos depuis l\u2019adolescence.«Ça fait partie de mon identité», dit-elle en ravalant ses larmes à l\u2019idée d\u2019assister impuissante à leur chute.La jeune femme sait pertinemment qu\u2019ils vont repousser, qu\u2019avec ou sans cheveux sur la tête, elle demeure la même personne, qu\u2019il ne faut pas accorder de l\u2019importance à l\u2019apparence.Nos paroles bien intentionnées, elle se les répète aussi.N\u2019empêche que ça fait mal.«Je vais sans doute pleurer ma vie lorsque je vais les raser.J\u2019ai commencé à me commander des foulards que j\u2019ai rangés dans un tiroir.J\u2019essaie tranquillement de me faire à l\u2019idée.» Pour y arriver, Marie-Ève a décidé d\u2019adopter une attitude positive, dit-elle.Se faire raser les cheveux dès le début des traitements est un premier pas vers l\u2019acceptation.Un geste du cœur aussi.Pendant près de cinq ans, cette conseillère en communication a travaillé à la Fondation régionale pour la santé de Trois- Rivières.Elle a notamment été agente de développement pour le Fonds Francine-Lachance, une cause dédiée au bien-être des personnes qui sont traitées en oncologie au Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières.Aujourd\u2019hui, c\u2019est elle la patiente et, bientôt, ce sera à son tour de bénéficier des équipements et accessoires ayant pour but d\u2019adoucir son propre passage à l\u2019hôpital.Non, le cancer, cela n\u2019arrive pas qu\u2019aux autres.Partager son histoire lui procure une dose d\u2019amour dont la jeune femme entend se servir pour affronter la suite.«Ça m\u2019aide déjà.Je ne suis pas toute seule.» En prévision du jour où ses cheveux tomberont, elle sollicite des dons au profit du Fonds Francine-Lachance.Concrètement, Marie-Ève aligne le premier domino avec l\u2019espoir de produire un bel effet pour les autres personnes atteintes du cancer, dont le choc doit être adouci aussi.Afin de puiser en elle toute la force nécessaire, Marie-Ève a décidé de poser un geste symbolique ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Atteinte du cancer du sein, Marie-Ève Croteau, 34 ans, a décidé de se raser les cheveux avant que les traitements les fassent tomber.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, FRANÇOIS GERVAIS leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 ACTUALITÉS 21 ÉMILIE PELLETIER epelletier@lesoleil.com Il n\u2019est pas question jusqu\u2019ici que le gouvernement du Québec retienne la demande du maire Bruno Marchand pour que la ville de Québec fasse exception à l\u2019ajustement provincial à la hausse de la norme sur le nickel.«Conscient des inquiétudes», le ministre de l\u2019Environnement annonce plutôt la création d\u2019un groupe de travail pour examiner la qualité de l\u2019air et l\u2019ajout d\u2019une station de mesure à Limoilou.Dans la foulée de la proposition d\u2019une nouvelle norme sur le nickel au Québec et face aux préoccupations exprimées en basse-ville de Québec, le maire Bruno Marchand a formulé plusieurs demandes dans un mémoire déposé à l\u2019attention du ministère de l\u2019Environnement.Ce dernier a réitéré jeudi sa demande de ne pas adopter la nouvelle norme sur le nickel ou encore que sa ville en soit exemptée si le gouvernement Legault choisissait de permettre à l\u2019industrie une limite quotidienne de concentration cinq fois plus élevée dans l\u2019atmosphère dans la province (14 ng/m3 à 70 ng/m3).Les contaminants sont déjà nombreux en basse-ville, mais «on a peu de mesures et peu de capacité à trouver les sources et à [les] contraindre», a défendu Bruno Marchand.Ce à quoi le ministre de l\u2019Environnement et de la Lutte aux changements climatiques, Benoit Charette a répondu vendredi.Dans un débat sur le sujet à l\u2019Assemblée nationale, il a confirmé qu\u2019«il n\u2019y a pas de processus d\u2019exemption prévu» pour la ville de Québec.Plus tôt, en matinée, lors d\u2019une conférence de presse, il s\u2019était dit «conscient des inquiétudes», mais avait aussi expliqué qu\u2019«on ne peut pas établir une norme provinciale et ensuite y aller d\u2019exceptions ici et là.» Montréal jouit bien d\u2019un statut particulier, à la différence qu\u2019elle gère indépendamment ses propres règles en matière de qualité de l\u2019air établies avant même la création du ministère de l\u2019Environnement.Elle reste donc la seule à faire exception.UNE STATION DE MESURE DE PLUS Le ministre Charette a voulu se faire rassurant, en répétant aux citoyens des quartiers centraux de Québec que leur santé ne serait «jamais compromise» avec l\u2019augmentation de la norme sur le nickel, fixée sur des «données scientifiques».Il s\u2019engage par ailleurs à aller à la rencontre d\u2019un groupe de parents de Limoilou inquiets de la modification règlementaire «dans les prochains jours».Devant la levée de boucliers dans la capitale, M.Charette a tout de même annoncé que Limoilou serait bientôt dotée d\u2019une nouvelle station de suivi de la qualité de l\u2019air.Son emplacement n\u2019a pas encore été déterminé, des experts du ministère et des représentants de la Ville de Québec se pencheront à fixer un lieu.Cette station d\u2019échantillonnage s\u2019ajoutera à celle du Vieux-Limoilou et aux six autres réparties sur le territoire de la Capitale-Nationale.Afin d\u2019obtenir un portrait de la «problématique de contamination» et pour identifier les contaminants qui posent des risques pour l\u2019environnement et la santé dans l\u2019air de Québec, un groupe de travail indépendant sera aussi formé.Les «impacts potentiels» des différentes sources de polluants comme l\u2019incinérateur de Québec, le chauffage au bois, les activités portuaires et le camionnage lourd en basse- ville seront «passés au peigne fin», énumère-t-on.«La création de ce groupe de travail fait notamment suite aux demandes du maire de Québec qui souhaitait, plus tôt en février, obtenir l\u2019information précise sur l\u2019ensemble des contaminants et identifier les responsables d\u2019émissions de polluants dans ce secteur de la ville», précise le gouvernement.Le Groupe de travail sur les contaminants atmosphériques sera tenu de présenter un rapport au ministre avant le 1er décembre 2022.Les recommandations pourraient donc n\u2019être fournies qu\u2019après l\u2019entrée en vigueur de la nouvelle norme provinciale sur le nickel.«UN PAS DANS LA BONNE DIRECTION» Pour le maire de Québec, les annonces faites vendredi sont certes «un pas dans la bonne direction, mais il reste du chemin à faire», a-t-il modéré dans un micro- message publié sur le réseau social Twitter.«Nous travaillerons pour faire entendre les recommandations de la Ville qui vont plus loin et qui traitent plus spécifiquement de l\u2019enjeu du nickel.La santé des citoyens doit primer dans nos décisions», invite Bruno Marchand.L\u2019opposition officielle de l\u2019hôtel de ville considère quant à elle que le gouvernement provincial «travaille à l\u2019envers» et qu\u2019un relâchement de la norme ne peut pas se faire «tant et aussi longtemps» qu\u2019un portrait complet de la qualité de l\u2019air ne sera pas disponible.Pour des citoyens concernés, l\u2019implantation d\u2019un comité de travail laisse l\u2019impression que le ministre «improvise» sur le sujet.«On aurait dû faire ça il y a 10 ans», dénonce la Table citoyenne Littoral Est.Le ministère soutient par ailleurs qu\u2019il entend réaliser d\u2019autres inspections et prendre «tout recours approprié» dans les prochains mois pour veiller au respect des normes applicables.NORME SUR LE NICKEL PAS D\u2019EXCEPTION PRÉVUE POUR QUÉBEC Dans la foulée de la proposition d\u2019une nouvelle norme sur le nickel au Québec et face aux préoccupations exprimées en basse-ville, le maire Bruno Marchand a formulé plusieurs demandes dans un mémoire déposé à l\u2019attention du ministère de l\u2019Environnement.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 22 ACTUALITÉS VIATKA SUNDBORG viatka.sundborg@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le gouvernement Legault fait fausse route depuis plusieurs mois dans ses communications avec les citoyens à propos de la COVID-19, estime Alexis Hudelot, chargé de cours et chercheur à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).«La difficulté majeure, c\u2019est qu\u2019il y a eu plusieurs étapes à la pandémie.Au début, le gouvernement se devait de rassurer la population puisqu\u2019il y avait énormément d\u2019inquiétudes», explique M. Hude- lot.La stratégie gouvernementale à ce moment visait à rassurer les citoyens.Tous savaient que l\u2019arrivée de la COVID-19 au Québec était de mauvais augure.Toutefois, personne ne se doutait de l\u2019ampleur de la pandémie.«D\u2019amener les mêmes figures jour après jour devant les caméras pour expliquer la situation avait pour but de rassurer et de démontrer à la population que les cartes étaient, dans une certaine mesure, sur la table», observe Alexis Hudelot.Quelques mois plus tard, la première vague de déconfinement est amorcée par le gouvernement Legault.Les conférences de presse, qui se voulaient rassurantes, étaient dorénavant porteuses de bonnes nouvelles.«À ce moment, cette nécessité de vouloir rassurer la population était moins présente parce que les chiffres étaient positifs de manière générale», soulève-t-il.PROGRESSER VERS L\u2019ÉCHEC Les variants de la COVID-19 et les vagues de la pandémie se sont ensuite succédé rapidement.C\u2019est l\u2019arrivée du variant Omicron qui aurait dû marquer un tournant dans les stratégies de communication du gouvernement, selon le chargé de cours et chercheur à l\u2019UQAM.«Le problème est que la population n\u2019a plus besoin d\u2019être rassurée.[\u2026] Après plus de deux ans de pandémie, le public est capable de comprendre et il adopte une posit ion beaucoup plus critique relativement aux stratégies gouvernementales», estime M. Hudelot.L\u2019expérience que les citoyens ont acquise au fil des vagues de confinement et de déconfinement lui permet de mieux comprendre les enjeux pandémiques, croit Alexis Hudelot.«Pendant ce temps-là, la stratégie de communication n\u2019a pas changé», déplore-t-il.«Face à un changement de la part des citoyens, il n\u2019y a pas eu une nouvelle stratégie du gouvernement, et c\u2019est là qu\u2019il commence à y avoir un problème», affirme le chercheur spécialisé dans l\u2019instrumentalisation des médias d\u2019information à des fins d\u2019influence.Après avoir passé plus de deux ans à entendre, lire et regarder une marée d\u2019informations sur la pandémie, la population se retrouve mieux renseignée et en mesure de se faire une opinion plus précise.«Elle entend beaucoup plus ce qui se passe à l\u2019étranger, où l\u2019information circule beaucoup plus efficacement», précise M. Hudelot.Devant cette dissonance, Alexis Hudelot constate que le gouvernement démontre une certaine «incapacité à s\u2019adapter à son public».La forme et le contenu des annonces gouvernementales semblent s\u2019écarter des besoins de la population.TOUJOURS À L\u2019ÉCOUTE «Face à l\u2019incapacité du gouvernement à s\u2019adapter à son auditoire, les dirigeants finiront par se tirer dans le pied.À un certain point, la population cessera tout simplement de les écouter sous prétexte qu\u2019ils ne sont plus fiables, ou sont trop politique ou à l\u2019opposé de ce qu\u2019ils entendent partout ailleurs sur terre», soutient Alexis Hudelot.Toutefois, les cotes d\u2019écoute des conférences de presse hebdomadaires du gouvernement du Québec sont encore importantes.Après avoir touché des records lors de grandes annonces au début de la pandémie, ces rendez-vous politiques maintiennent une base considérable de téléspectateurs.«Je ne vois pas les cotes d\u2019écoute des conférences de presse du gouvernement comme étant un signe de l\u2019intérêt fondamental de la population ou de leur besoin d\u2019être rassuré.J\u2019interprète surtout ce phénomène comme une population qui cherche des réponses et qui n\u2019en trouve pas de son propre gouvernement», nuance-t-il.Alors que la fatigue et la tension sont palpables face aux mesures sanitaires et à la pandémie, le décalage entre l\u2019approche gouvernementale en termes de stratégies communicationnelles et l\u2019appétit de la population pour de l\u2019information pertinente pourrait certainement être l\u2019une des causes des manifestations récentes d\u2019exaspération, croit Alexis Hudelot.CONFÉRENCES DE PRESSE HEBDOMADAIRES ET SI LE LEGAULT AVAIT TOUT FAUX?Les conférences de presse quotidiennes du gouvernement Legault ne sont plus adaptées aux besoins de la population, estime Alexis Hu- delot, chargé de cours et chercheur à l\u2019Université du Québec à Montréal.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, HUGO-SÉBASTIEN AUBERT leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 ACTUALITÉS 23 SHERBROOKE \u2014 La Coalition Avenir Québec (CAQ) s\u2019impose aux yeux de plusieurs comme l\u2019un des gouvernements les plus sévères au monde par sa gestion de la pandémie.Ajoutez-y la fatigue de la population à l\u2019égard des mesures sanitaires et vous obtiendrez un contexte particulièrement hostile au gouvernement Legault, analyse Alexis Hudelot, chargé de cours et chercheur à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).Bien que François Legault ait atteint un taux d\u2019appui impressionnant dans les sondages au début de la crise, cette époque est révolue, croit Alexis Hudelot.Le premier ministre devrait apporter des changements radicaux à son approche en temps de crise, d\u2019après l\u2019expert.Par ses discours, ses positions et ses conférences de presse hebdomadaires, François Legault s\u2019est toujours présenté comme le «bon père de famille» des Québécois.«S\u2019il continue d\u2019avoir la même stratégie de communication alors qu\u2019il essaie d\u2019incarner une nouvelle étape, bien évidemment qu\u2019il va y avoir une dissonance», observe le chercheur spécialisé dans l\u2019instrumentalisation des médias d\u2019information à des fins d\u2019influence.LA CONFIANCE ÉBRANLÉE «À ça, s\u2019ajoutent les critiques sur l\u2019indépendance d\u2019[Horacio] Arruda et des experts en santé publique rattachés au gouvernement», souligne Alexis Hudelot.Cette méfiance de la population à l\u2019égard de la transparence et de la rigueur des autorités s\u2019ajoute à la fatigue des citoyens face aux mesures sanitaires.Des informations quant aux processus décisionnels et à l\u2019entourage du premier ministre dans le contexte de la crise sanitaire ont aussi fait l\u2019objet de questionnements.«On commence à entendre que la cellule de crise compte beaucoup plus d\u2019experts en communication que de véritables experts en santé et en épidémiologie.De plus en plus, la confiance du public face à cette \u201cmise en scène politique\u201d commence à faire défaut», analyse-t-il.Plus problématique encore aux yeux du chercheur, l\u2019information donnée par le gouvernement n\u2019abonde pas dans le même sens que «d\u2019autres experts tout à fait crédibles et indépendants que l\u2019on entend dans les universités ou dans d\u2019autres pays», explique M. Hudelot.Cette dissonance est la preuve selon lui que la stratégie du gouvernement n\u2019est plus la bonne.UNE POPULARITÉ EXPLIQUÉE Loin devant dans les sondages, le gouvernement Legault semblait inébranlable au début de la crise.«En matière de communication gouvernementale, la CAQ a eu le chemin libre pendant toute cette période», précise Alexis Hudelot.«Quand une population fait face à une situation exceptionnelle, celle-ci a tendance à se rallier derrière le gouvernement», explique- t-il.Ce phénomène reconnu en matière de communication politique et de comportement politique est communément appelé Rally \u2018round de flag.Il était donc normal pour le chercheur que la population manifeste un grand support à l\u2019égard du gouvernement caquiste au début de la pandémie.À l\u2019approche de la campagne électorale, la situation a chang é à Québ e c.« L\u2019opp osit ion c o m m e n c e ré e l l e m e nt à s e manifester.D\u2019un seul coup, la population se retrouve avec d\u2019autres choix que la CAQ», affirme M. Hudelot.La perte de popularité du gouvernement Legault est multifac- torielle, selon le chargé de cours de l\u2019UQAM.Il croit que la pandémie continue d\u2019être l\u2019enjeu principal de la politique provinciale et que sa gestion influencera l\u2019électorat québécois.LA TRIBUNE APRÈS «LE BON PÈRE DE FAMILLE» 0086639 Les aînés en savent beaucoup, mais il y a toujours plus à savoir.Rendez-vous à Canada.ca/aines ou appelez au 1 800 O-Canada (1 800 622-6232) Pour vieillir en toute sécurité, renseignez-vous sur les programmes et services pour les aînés, comme les avantages du Régime de pensions du Canada, les changements au Supplément de revenu garanti et la prévention de la fraude. SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 24 ACTUALITÉS NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com Le peintre Henry Daniel Thielcke représente un mystère pour les historiens de l\u2019art.Cet artiste talentueux, dont la carrière s\u2019est déroulée en partie à Québec durant une vingtaine d\u2019années, a laissé plusieurs toiles en héritage, mais bien peu d\u2019informations sur sa personne.Pour l\u2019ex-journaliste et professeur à l\u2019UQAM Patrick White, son histoire atypique, du moins ce que l\u2019on en sait, méritait de faire l\u2019objet d\u2019une vaste enquête dont la publication d\u2019un livre représente l\u2019aboutissement.Thielcke (1788-1874) habite Patrick White depuis un bon moment.En 2007, David Karel, historien de l\u2019art et professeur à l\u2019Université Laval, lui avait remis, peu avant sa mort, un dossier sur la vie du peintre, dans l\u2019espoir qu\u2019il poursuive son travail.Son étudiante, Annie Fraser, décédée prématurément également, avait elle aussi développé une passion pour l\u2019artiste.Les recherches des deux disparus, laissées en plan, ont servi pour la suite des choses.«J\u2019ai vraiment développé une obsession par rapport à Thielcke, mais c\u2019est aussi un devoir de mémoire envers eux.Je devais finir le travail de ces deux passionnés de l\u2019art», raconte Patrick White.Le confinement et la pandémie lui ont donné le «coup de pied» nécessaire pour cesser de remettre au lendemain le projet, avoue-t-il au bout du fil.De ce peintre demeuré dans l\u2019ombre plus de 140 ans, et dont les toiles ornent plusieurs de nos musées (dont le Musée national des beaux- arts du Québec), Patrick White n\u2019a eu de cesse depuis une quinzaine d\u2019années de fouiller le travail et la vie privée.D\u2019une certaine façon, l\u2019auteur s\u2019est fait «archéologue», passant de longues heures à fouiller dans les archives et Google, à consulter bases de données et arbres généalogiques, à se promener entre les rayons des bibliothèques au Canada, aux États- Unis et en Angleterre, à rencontrer des descendants de Thielcke.«Ce qui m\u2019a aidé, c\u2019est que l\u2019un des membres de la famille du peintre est entré en contact avec moi, en 2008, quand il a vu sur mon blogue que j\u2019écrivais [sur Thieckle].Ç\u2019a vraiment déboulé dans les années qui ont suivi.» AVEC LES NOTABLES DE QUÉBEC Né à Londres, de parents serviteurs à la cour royale, Thieckle a vu ses études payées par le roi George III et la reine Charlotte, à la Royal Academy of Arts.«Il a peint plein de monde de la royauté.Ses peintures sont un peu partout dans les châteaux royaux, comme le château Windsor ou Buckingham Palace, où il a vécu plus de 25 ans», raconte Patrick White.Après un séjour en Écosse, dont les détails demeurent flous, Thielcke a choisi de venir s\u2019installer à Québec vers 1832.À l\u2019époque, la capitale du Bas-Canada possédait le troisième port en importance du continent, derrière New York et La Nouvelle-Orléans.Le peintre demeurera dans la capitale pendant 23 ans.C\u2019est à Québec que verront le jour six de ses sept enfants.Son histoire sera intimement liée à celle de plusieurs institutions anglophones.«Il a frayé avec les notables de l\u2019époque», mentionne l\u2019auteur, rappelant qu\u2019à cette période du 19e siècle, 40 % de la population de Québec était anglophone.Dès son arrivée, Thielcke a dérangé le petit monde de la peinture de Québec.Antoine Plamondon, un peintre natif de L\u2019Ancienne-Lorette connu pour ses tableaux religieux, lui a livré une guerre sans merci, piqué au vif par ses titres royaux et son obédience protestante.«Il était perçu comme un artiste étranger, un amateur comme disait Plamondon.» Au regard de sa religion, il ne pouvait faire dans la peinture religieuse, disait-on de lui.On pouvait aussi distinguer une pointe de jalousie à son égard.Louis- Joseph Papineau, chef des Patriotes, un de ses mécènes, lui avait permis de travailler dans les locaux du Parlement de Québec de l\u2019époque, aujourd\u2019hui le parc Montmorency.SA TOILE PHARE À Québec, Thielcke habita le quartier Saint-Jean-Baptiste.Il œuvra dans un studio du quartier Saint-Roch.En 1838, il ouvrit une école de dessin et de peinture, rue Buade, près de la basilique de Québec.C\u2019est quelques années plus tard, vers 1840, que Thielcke réalisa son œuvre la plus ambitieuse et la plus connue, Présentation d\u2019un chef nouvellement élu au Conseil de la tribu huronne de Lorette.La toile originale, qui remporta le premier prix de la Quebec Literary and Historical Society, (aujourd\u2019hui le Morrin Centre), orne aujourd\u2019hui les murs du Château Ramezay, à Montréal.Des lithographies ont été faites à Londres et New York.Elles se vendent plus de 12 000 $ dans les encans.Une estampe de la peinture est également exposée au Musée de la nation huronne-wendat, à Wendake.«Il faut l\u2019avouer, écrit Patrick White, l\u2019image est pittoresque, mais aussi nage un peu dans l\u2019appropriation culturelle selon les standards nord-américains [d\u2019au- jourd\u2019hui].Une bonne partie des gens qu\u2019on voit sur la peinture sont en fait des Blancs, de Québec, qui sont déguisés en \u201cIndiens\u201d.» PATRICK WHITE ET LE MYSTÈRE THIELCKE 1 2 leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 ACTUALITÉS 25 QUESTIONS SANS RÉPONSES On a longtemps cru que Thielcke, mort à Chicago en 1878, n\u2019avait réalisé que quelques peintures.On était loin du compte, il s\u2019agirait plutôt d\u2019environ 80.«Depuis la publication du livre, on en a retrouvé trois, dont deux à Québec, explique l\u2019auteur.L\u2019une provenait d\u2019un antiquaire de la rue Saint-Pierre et une autre de la Royal Academy of Arts, à Londres.On va probablement en retrouver une quinzaine d\u2019autres dans les prochaines années.On sent qu\u2019on n\u2019est pas à la dernière surprise avec ce peintre.» En épilogue de son livre, Patrick White énumère plusieurs questions qui demeurent en suspens au sujet de Thielcke.Pourquoi s\u2019est-il exilé au Canada vers 1832?A-t-il croisé Cornelius Krieghoff sur son chemin à Chicago?A-t-il vraiment volé de l\u2019argent dans le coffre-fort de la Société littéraire et historique de Québec en 1854?Mais si l\u2019auteur ne devait en retenir qu\u2019une seule, elle porterait sur sa carrière artistique.«Comment se fait-il qu\u2019il n\u2019a pas été capable d\u2019atteindre son plein potentiel?J\u2019aimerais savoir s\u2019il n\u2019a pas eu un enjeu d\u2019acuité visuelle.Il y a des personnages [peints à l\u2019époque] qui sont plus ou moins ressemblants», pour- suit-il, donnant comme exemple le portrait de l\u2019ancien maire de Québec, le Dr Joseph Morrin.Avec son livre, Patrick White estime avoir «réparé une injustice historique» à l\u2019égard de cet artiste migrant, qui a «failli passer à travers les craques de l\u2019histoire», et dont ne subsiste aucun discours ou texte de sa main.«Il ne méritait pas d\u2019être aussi sous-estimé et méconnu.Il a apporté au Bas-Canada le style du portrait britannique de l\u2019époque et son inspiration née dans les grandes écoles.» PATRICK WHITE Henry Daniel Thielcke \u2013 La vie d\u2019un peintre royal méconnu PRESSES DE L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL, 159 PAGES 3 1?L\u2019ex-journaliste et professeur à l\u2019UQAM Patrick White \u2014 PHOTO LA PRESSE, DOMINICK GRAVEL 2Madame William Burns Lindsay (Maria Jones) et son fils John \u2014 PHOTO MUSÉE DES BEAUX- ARTS DU CANADA 3 Autoportrait de Henry Daniel Thielcke et de sa femme Rebecca \u2014 PHOTO FAMILLE THIELCKE 0086382 Stores sur mesure fabriqués au Québec motorisation disponible \u2022 alterner \u2022 solaire \u2022 translucide \u2022 opaque INSTALLATION GRATUITE PANNEAUX COULISSANTS PERSIENNES DE BOIS STORE DE BOIS maisondustore.ca QUÉBEC 418-654-8677 \u2022 LÉvIS 418-654-8677 \u2022 LAvAL 450-627-3716 \u2022 fLORIDE 954-955-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 \u2022 LONGUEUIL 450-445-9829 \u2022 TROIS-RIvIèRES 819-696-8677 ESTIMATION GRATUITE 1855-770-8677 L\u2019expérience fait toute la différence Bernard Desgagnés bernard@bernarddesgagnes.com 418.261.3211 RE/MAX 1er CHOIX B.D.agence immobilière vous voulez Bien venDre, mieux acheter sur les plaines GeorGe V, 700 pi ca, gym, garage.279 000$ le BerniÈres BLoC 12.Côté Sud-ouest, 2 ch., fleuve et Plaines.375 000$ BLoC 12.rez-de-jardin, 2 chambres, refait au complet.Libre.335 000$ BLoC 12.2 chambres, rénovation.Libre rapidement.295 000$ BLoC 12.10e étage.2 ch., vue Plaines et fleuve.395 000$ BLoC 10.1 cc, rénové au complet, loué jusqu\u2019en juin 2023, 1700$/mois.349 000$ Piscine intérieure, salle réception, garage, terrasse vue sur le fleuve.vendu le claridge Location rez-de-chaussé, espace de bureau 985 pi ca, occupation rapide.haute-ville LE TAnDEM, 1067 pi ca, 2 chambres, terrasse sur le toit, stat.intérieur.bernarddesgagnes.com SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 26 GILLES GAGNÉ Collaboration spéciale GASPÉ \u2014 L\u2019histoire du pétrole en Gaspésie a des racines lointaines, vieilles d\u2019au moins 189 ans, selon les premiers documents, et de 162 ans si on retrace les premiers forages.Environ 200 forages n\u2019auront donné que des résultats mineurs.Selon les historiens Marc Desjardins et Yves Frenette, dans le livre Histoire de la Gaspésie, Richard Bonnycastle, géologue amateur, confirme l\u2019existence de pétrole dans la région en 1831.Il s\u2019agit de suintement de surface.En 1844, un vrai géologue, William Logan, avance que les dépôts de pétrole trouvés dans les vallées des rivières Saint-Jean et York sont exploitables commercialement.Selon un modèle répété jusqu\u2019à récemment, les gouvernements subventionnent directement ou indirectement la recherche du pétrole.La Gaspé Fishing and Coal Mining, la Gaspé Bay Mining, la Gaspé Petroleum Company, la Gaspé Lead Mining et l\u2019International Oil s\u2019activent autour de Gaspé.Les premiers puits sont forés à compter de 1860, à partir des De Haldimand à Galt, en passant par Bourque, les récurrentes spéculations pétrolières ont marqué l\u2019histoire de la péninsule gaspésienne.Alors que Québec enterre pour de bon l\u2019idée d\u2019exploiter le pétrole du Québec, Le Soleil vous propose un retour sur 190 ans d\u2019aventures pétrolières en Gaspésie, entre la menace de la fracturation hydraulique et celle d\u2019une fracture sociale.LA FIN DES AVENTURES PÉTROLIÈRES EN GASPÉSIE Agence immobilière bernardleclerc.com toutes nos inscriptions sur 418653.5353 ExpErtisE CompétEnCE résultat à vendre Immeuble commercial de 16 586 pi ca sur 2 niveaux, structure béton acier, 2 portes au sol, salle de montre, + 30 stationnements.Terrain 23 404 pi ca.Idéal usine ou usage commercial.P.D.: 995 000$ québEC 378, rue rAcine Près rue Cartier, immeuble semi-commercial abritant 4 beaux logements loués aux étages.RDC commercial 2 835 pi ca + grande terrasse, permis restaurant, demi-s-sol commercial avec vitrine sur rue.Idéal restaurant, vente au détail.Libre.P.D.: 1 995 000$ québEC 40-50, renÉ-LÉVesQue ouest urgent Immeuble commercial 7 659 pi ca, avec revenus à long terme, possibilité d\u2019occuper 4 000 pi ca, porte au sol, grand terrain 26 350 pi ca, idéal propriétaire occupant ou investisseur.P.D.: 1 200 000$ lévis 70, rte prÉsiDent-KenneDY avec reven us 0088006 leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 27 AFFAIRES suintements.Environ 60 puits sont ainsi creusés avant 1900, mais les résultats sont commercialement insuffisants.La firme anglaise Petroleum Oil Trust Company en tire une petite quantité entre 1889 et 1903, après 42 puits.Au début du 20e siècle, 22 autres puits sont forés «à l\u2019aveuglette», dit-on dans Histoire de la Gaspésie.Sur papier, après William Logan en 1844, une douzaine de personnes rédigent divers rapports entre 1883 et 1943.La première étude géologique sur le pétrole gaspésien n\u2019est publiée qu\u2019en 1950.Il y a ralentissement des forages entre 1903 et 1940.Avec la Deuxième Guerre mondiale, ils sont relancés.En 1943, un puits de 772 mètres est foré dans le canton Galt, puis trois autres dans le même secteur entre 1946 et 1948 par la Gaspé Oil Ventures.En 1959, l\u2019Associated Developments réalise aussi des forages.LES ANNÉES SOQUIP, PÉTROLIA ET JUNEX Le choc pétrolier de 1973, une fausse pénurie venant notamment de la volonté des pays exportateurs et des compagnies de hausser les prix, relance l\u2019exploration en vertu des tentatives venant d\u2019une nouvelle entité publique, la Société québécoise d\u2019initiatives pétrolières (SOQUIP).Divers travaux d\u2019exploration sont réalisés jusqu\u2019aux années 1980.La SOQUIP évalue comme faible le potentiel gaspésien.Des experts réfutent ce constat.À la fin des années 1990, la collecte d\u2019information est relancée.En août 2004, Hydro-Québec démarre un forage pétrolier à quelques centaines de mètres du réputé parc fossilifère Miguasha, site du Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.Largement dénoncé, le projet n\u2019ira pas plus loin.Pétrolia, alors de Rimouski, réalise des levés séismiques en 2005 et localise du pétrole à Haldimand, un secteur de Gaspé.La firme évoque un scénario optimiste de 8 millions de barils récupérables.Après un forage au début de 2006, les gens de Pétrolia distribuent à des élus et à des journalistes des fioles de pétrole de Haldimand 1.Junex démarre aussi ses travaux sur la propriété Galt en 2005.Pétrolia fore Haldimand 2 puis Tar Point 1 à l\u2019automne 2009, et elle continue en 2010.En 2011, la firme obtient des permis pour mettre en production Haldimand 1 et Tar Point 1 avant de réaliser au début de 2012 un test «d\u2019injectivité», un procédé chimique, au puits Haldi- mand 1.Le test hausse la production quotidienne de 10 à 40 barils.Pétrolia, détenue notamment par des intérêts suisses et britanniques, travaille désormais avec Québénergie, filiale de SCDM Énergie, de France.Ces partenaires acquièrent l\u2019intérêt de Junex dans Haldimand pour 3 millions $.Pétrolia et Québénergie parlent de soutirer 20 000 barils par jour d\u2019Haldimand, un autre scénario optimiste, à partir des 8 millions de barils jugés récupérables.Le contexte périclite en juin 2012 quand Pétrolia veut forer Hal- dimand 4, situé à 350 mètres de certaines maisons.Des citoyens manifestent et craignent l\u2019impact de la fracturation hydrau- l i q u e .L a f i r m e d é m e n t c e scénario, mais concède qu\u2019elle forera horizontalement.Le 19 décembre 2012, la Ville de Gaspé adopte son règlement sur la protection de l\u2019eau potable, invalidant ainsi Haldimand 4.Pétrolia gagne toutefois en cour en 2013 contre Gaspé et finira par forer ce puits.Pétrolia amorce en 2012 des forages sur la propriété Bourque, près de Murdochville.La société publique Ressources Qué- b e c c o n st i tu e l e p a r t e n a i re principal.Quatre puits seront forés à Bourque entre 2012 et 2017, dont deux à Bourque 1.Sur les 32 M$ dépensés à Bourque, 21,2 M$ viennent de Ressources Québec.Pétrolia amorce aussi des forages à l\u2019île d\u2019Anticosti à la même époque, avec d\u2019autres partenaires, dont Junex.En septembre 2016, Junex dépose une demande d\u2019exploitation à Galt, à cause d\u2019un essai de production concluant au puits 4.En 2017, la firme albertaine Pie- ridae acquiert Pétrolia, pendant que Cuda Oil and Gas, également albertaine, achète Junex en 2018.En septembre 2019, Cuda vend son actif québécois à Gaspé Énergies, une filiale de Ressources Utica, qui veut aussi obtenir un permis d\u2019exploitation pour Galt 4.En juillet 2017, Philippe Couil- lard, alors premier ministre, annonce la fin de l\u2019aventure pétrolière à Anticosti.«GISEMENTS MARGINAUX» En décembre 2017, Le Soleil publie un dossier sur le pétrole gaspésien.Denis Lavoie, de la Commission géologique du Canada, y affirme : «Je ne crois pas que la Gaspésie va devenir la nouvelle Alberta.Les roches sont bien différentes.En Alberta, les roches sont plus jeunes, donc elles ont un plus grand potentiel d\u2019avoir conservé les hydrocarbures».Le juriste Richard Langelier craint d\u2019autre part que l\u2019État tente de se refaire en Gaspésie, après l\u2019échec d\u2019Anti- costi.«Dans toutes les provinces à l\u2019est du Québec et en Ontario, on a interdit la fracturation.Le Québec s\u2019inscrit dans une logique des provinces pétrolières comme l\u2019Alberta avec des gisements marginaux.» Le 20 septembre 2018, la Loi sur les hydrocarbures entre en vigueur, deux ans après son dépôt.Le gouvernement Couillard la qualifie de modèle.La suite prouvera sa vulnérabilité.Du 1er au 3 mars 2021, Gaspé Énergie plaide en cour sa requête pour faire annuler une décision du ministre Jonatan Julien de refuser un permis de forage au puits Galt 6.Le procès révèle que Ressources Québec, une entité publique, veut investir de nouveau 8 M$ à Galt.Le 21 avril 2021, Le Soleil révèle que Pieridae poursuit le ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles pour 32,2 M$ pour avoir mis fin à l\u2019exploration pétrolière à Haldimand.Le 12 novembre 2021, la Cour du Québec donne raison à Gaspé Énergie et stipule que le ministre Julien s\u2019est servi d\u2019un règlement, l\u2019article 23, qui n\u2019avait pas été adopté de façon conforme par le gouvernement Couillard.Le tribunal estime aussi que les arguments du ministre étaient mal étayés.Le 2 février 2022, Jonatan Julien dépose le projet de loi 21 pour bannir l\u2019exploration et l\u2019exploitation d\u2019hydrocarbures au Québec.Il prévoit 100 M$ pour indemniser les firmes avec des permis valides et fermer les puits.Grande-Vallée Saint-Yvon Rivière-au-Renard L\u2019Anse-au-Griffon Gaspé GASPÉSIE Golfe du Saint-Laurent 132 132 197 198 Parc National Forillon BOURQUE GALT HALDIMAND 1 2 3 \u203a CARTE DES AVENTURES PÉTROLIÈRES RÉCENTES EN GASPÉSIE Dans les 15 dernières années, trois emplacements ont été explorés par les compagnies pétrolières pour une exploitation à plus grande échelle.Sources : Ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles Ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte aux changements climatiques GASPÉ \u2014 Les sommes investies dans l\u2019exploration pétrolière en Gaspésie et à l\u2019île d\u2019Anticosti entre 2005 et 2020 s\u2019élèvent à environ 200 millions $ pour obtenir peu de pétrole, 19 000 barils.À Anticosti, plus de 100 M$ ont été dépensés pour zéro baril de pétrole, dont 92 M$ du gouvernement du Québec, incluant une réserve de 30 M$ pour fermer les puits creusés par les partenaires privés et 62 M$ d\u2019indemnités.Pétrolia-Pieridae ont aussi dépensé 62 M$ dans 10 puits forés à Haldimand (3), Bourque (4), Tar Point, Wakeham et Le Ber en Gaspésie.Les 30 M$ dépensés à Haldimand ont livré 1200 barils, à Haldimand 4, en 106 jours de test en 2016, pour 11,3 barils par jour.Dans le cas des trois puits de Bourque, les 32 M$ ont donné 120 litres de pétrole! Junex a dépensé 32 M$ dans la propriété Galt pour 17 798 barils.Résultat : le coût du baril extrait s\u2019établit à environ 10 526 $.Le prix actuel du baril atteint environ 130 $ canadiens.Chaque baril accuse un déficit de 10 400 $.De plus, le bras financier de l\u2019État, Investissement Québec, a perdu au moins 9,5 M$ de valeur boursière à Galt, et 21 M$ dans les projets de Pétrolia-Pieridae, pour 30,5 M$.GILLES GAGNÉ (COLLABORATION SPÉCIALE) 200 M$ EN 15 ANS POUR 19 000 DE BARILS DE PÉTROLE En août 2004, Hydro- Québec démarre un forage pétrolier à quelques centaines de mètres du Parc fossilifère de Miguasha, site du Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE GILLES GAGNÉ LIRE D\u2019UNE GUERRE DE MOTS À UNE GUERRE DE CHIFFRES \u203a 28-29 SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 28 AFFAIRES SIMON CARMICHAEL Initiative de journalisme local \u2013 Le Soleil GASPÉ \u2014 Bien qu\u2019intimement politique, le débat sur l\u2019exploration du pétrole en Gaspésie s\u2019est surtout joué sur le terrain de l\u2019opinion publique.Les groupes d\u2019opposants et de sympathisants se sont livré une véritable guerre d\u2019information pour faire valoir leurs arguments.«On a gagné, mais ç\u2019a été difficile.Très difficile», laisse tomber la porte-parole de l\u2019Ensemble pour l\u2019avenir durable du Grand Gaspé, Lise Chartrand.Le cheval de bataille du groupe, au cœur de la mobilisation depuis les balbutiements du projet Hal- dimand, en 2012, a toujours été la préservation de la qualité de l\u2019eau.«On ne s\u2019opposait pas directement au forage, mais on était inquiet des répercussions sur nos puits.Haldi- mand 4, ç\u2019a toujours été un dossier d\u2019eau», rappelle Mme Chartrand.«Les forages allaient être à côté de 400 puits privés.Ça n\u2019avait juste pas de bon sens.» Longtemps, le groupe peine à faire porter le message hors de la région.«On criait à l\u2019aide aux grands groupes environnementalistes et on avait à peine une réponse», déplore l\u2019activiste.«On savait que si le forage allait de l\u2019avant à Haldimand, on était fait.Ça allait passer partout ensuite et la Gaspésie deviendrait un gruyère.» De l\u2019autre côté, un groupe favorable aux forages s\u2019organise.Principalement formé d\u2019hommes d\u2019affaires, le Regroupement pour l\u2019avancement économique de la Gaspésie souhaitait montrer qu\u2019une partie de la population locale appuyait les prospecteurs pétroliers.«C\u2019était pour réagir aux groupes de pression qui étaient là pour chialer contre tout», souffle le porte-parole de Regroupement, Gaston Langlais, qui admet que «plusieurs membres» du groupe étaient financièrement impliqués dans les compagnies pétrolières.«On a choisi d\u2019être pauvre», tranche celui qui s\u2019est fait connaître par son militantisme dans l\u2019Action des patriotes gaspésiens.Il croit que le pétrole aurait été «une excellente façon de créer de la richesse et de ne plus devoir quémander aux différents gouvernements».«On avait une industrie pétrolière naissante, de l\u2019intérêt de grands investisseurs.On ne voulait pas se laisser mener par une couple de manifestants», présente M.Langlais, qualifiant ouvertement les opposants de «lâches et hypocrites».«Ces gens-là ont condamné la Gaspésie à la pauvreté!» s\u2019insurge-t-il.ARMÉS D\u2019INFORMATIONS Alors que les deux camps s\u2019organisent, une guerre de chiffres s\u2019enclenche.La bataille pour ravir l\u2019opinion publique atteint son apogée lorsque le projet Bourque, en plein cœur de la Gaspésie, est présenté aux élus de la MRC de la Côte- de-Gaspé, puis un peu plus tard lors du projet Galt.Cette fois, ce sera le groupe Environnement Vert-Plus qui montera au front afin de démontrer que les risques dépassent les bénéfices réalistes du projet.Pour leur porte-parole, Pascal Bergeron, l\u2019argumentaire des pétrolières, qui parlaient en nombre d\u2019emplois et en millions de retombées économiques, ne tenait pas la route.En plus de mener une bataille physique en participant à des actions perturbatrices, notamment en bloquant l\u2019accès au site de Galt pendant plus d\u2019un an, l\u2019environnementaliste et son groupe se sont souvent tournés vers des moyens légaux pour démonter les promesses des pétrolières.«Les coups d\u2019éclat, comme quand on scrappait des conférences de presse de ministres, c\u2019était comme un porte-voix.On a gagné la bataille avec une savante combinaison de perturbation et de documentation serrée.» «Mon gros cheval de bataille a été de démontrer que l\u2019industrie était incapable de remplir ses promesses de rentabilité», explique M. Bergeron.«Même avec les données des pétrolières, obtenues par l\u2019accès à l\u2019information, je n\u2019ai jamais réussi à trouver des chiffres justifiant la rentabilité qu\u2019on nous promettait», ajoute celui qui a formulé plus de 160 recours pour obtenir des documents.«En gros, on essayait de communiquer qu\u2019il n\u2019y a rien d\u2019exploitable en Gaspésie sans fracturation hydraulique, et tout ce qui pouvait sortir ne payait pas le prix du forage de toute façon», résume-t-il.«On s\u2019attaquait à la crédibilité des élus qui portaient le sujet avec des faits et des documents.» Bien que pas entièrement satisfait du projet de loi du gouvernement, Pascal Bergeron se dit «soulagé» de savoir que le débat de pétrole est clos.«Enfin, on peut passer à autre chose.» Gaston Langlais, lui, jette un regard amer sur la fin de l\u2019aventure pétrolière dans la péninsule.«Ça me déçoit beaucoup.On empêche le développement économique d\u2019une population en entier pour faire plaisir à une minorité», juge-t-il, faisant un lien direct entre les manifestants contre l\u2019exploitation du pétrole et les convois de camionneurs qui bloquent Ottawa depuis plusieurs semaines.«On aurait dû les sortir à coup de pied au cul!» s\u2019enflamme l\u2019octogénaire.«Mais bon, ça ne veut pas dire que la Loi qui a été déposée ne sera jamais renversée.» «Entre-temps, l\u2019atmosphère [pour militer en faveur du pétrole en Gaspésie] n\u2019est plus là.» Le régionaliste Gaston Langlais était porte-parole du Regroupement pour l\u2019avancement économique de la Gaspésie, un groupe pro-pétrole mis sur pied par des hommes d\u2019affaires gaspésiens.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE SIMON CARMICHAEL D\u2019UNE GUERRE DE MOTS À UNE GUERRE DE CHIFFRES 1 À quelques formalités d\u2019être interdites pour de bon, les aventures pétrolières n\u2019auront été «qu\u2019une suite de déceptions» pour la Gaspésie, selon le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Jona- tan Julien.«Même avec de l\u2019acceptabilité sociale, même à l\u2019âge d\u2019or des hydrocarbures, c\u2019était des légendes, des histoires homériques.Ce l\u2019est encore aujourd\u2019hui, mais sans acceptabilité.» S\u2019il «laisse les gens de la Gas- pésie faire le bilan» du passage des prospecteurs pétroliers, le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles se réjouit de pouvoir tirer un trait sur la question.Pourtant, avant d\u2019être premier ministre, François Legault avait fait part à des élus locaux de son appétit pour les hydrocarbures du sous-sol gaspésien.«Si quelqu\u2019un prétend qu\u2019il n\u2019a pas changé de vision sur l\u2019énergie dans les 15 dernières années, c\u2019est un menteur», juge le ministre.«Si on veut être conséquent avec nos ambitions de carboneutralité en 2050, de la fin de la vente des véhicules à essence en 2035, soit demain, il faut dire que l\u2019exploitation des hydrocarbures au Québec, ça n\u2019arrivera pas», ajoute l\u2019élu, également responsable de la Gaspésie.À ceux qui l\u2019accusent d\u2019avoir «abandonné la région» en légiférant contre l\u2019exploitation pétrolière dans la péninsule, le ministre répond que les récentes annonces dans l\u2019industrie éolienne sont la preuve du contraire.«Ça va être 100 fois plus payant pour les communautés, à la fois pour les retombées industrielles que pour les municipalités et les MRC, qui vont pouvoir diversifier leurs revenus», note-t-il.«Et sans les risques écologiques.» «À chaque moment de l\u2019histoire, il faut prendre position.Aujourd\u2019hui, je sens qu\u2019on se met à la bonne place», lance fièrement Jonatan Julien.SIMON CARMICHAEL (COLLABORATION SPÉCIALE) «ON SE MET À LA BONNE PLACE», ESTIME JULIEN leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 AFFAIRES 29 SIMON CARMICHAEL Initiative de journalisme local \u2013 Le Soleil GASPÉ \u2014 «Cette loi va mettre un terme une fois pour toutes à ce chapitre de l\u2019histoire des ressources naturelles du Québec», a souligné Jonatan Julien en déposant son projet de loi interdisant l\u2019exploration et l\u2019exploitation des énergies fossiles.En légiférant, il enterrait du même coup un débat qui fait rage depuis deux décennies en Gaspésie : explorer, ou non, le potentiel pétrolier de la péninsule.En 2012, le maire de Gaspé de l\u2019époque, François Roussy, a dû prendre position sur le forage du puits Haldimand 4, tout près d\u2019un quartier résidentiel.Présenté comme un «test», un aval à l\u2019exploitation du puits aurait été «l\u2019ouverture des valves» selon l\u2019élu.«Il fallait bien peser notre décision.» Alors que faisait rage le débat sur les gaz de schiste au Québec, le maire se dit «ouvert à un potentiel développement pétro- l ier, [mais en] imposant des limites pour la protection de l\u2019eau et des milieux habités», puisque l\u2019emplacement Haldimand est adjacent à plusieurs résidences.La Ville présente un règlement interdisant le forage dans certains contextes afin de protéger la qualité de l\u2019eau.Aussitôt adopté, le règlement est contesté, puis invalidé, devant les tribunaux.«On était incapable d\u2019obtenir l\u2019aide du gouvernement provincial», dénonce-t-il.Ce sera finalement Régis Labeaume qui aidera François Roussy à mener sa cause.En marge d\u2019un congrès rassemblant 40 maires de municipalité riveraines, M. Labeaume a offert son appui au nom du groupe à la cause de Gaspé.«Puis, tout a déboulé.» Alors que les appuis s\u2019accumulent, le débat devient provincial .Les grands plateaux reçoivent différents acteurs pour parler du potentiel et des risques du développement pétrolier en Gaspésie.«Je me rappelle d\u2019une question à Tout le monde en parle, où on se demandait si les Gaspésiens avaient \u201cle luxe\u201d de refuser les projets de pétrole», se souvient François Roussy.«J\u2019étais tellement insulté, tellement touché.Eille! Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on est soi-disant pauvres qu\u2019on doit dire oui à tout, au risque de scrapper notre santé!» s\u2019enflamme l\u2019ex-maire.«Mon opinion s\u2019est cristallisée quand j\u2019ai pensé au parc Forillon.Je me suis dit qu\u2019il y a 40 ans, ceux dans ma position se disaient que c\u2019était un projet économique formidable.Finalement, ça aura été un projet social épouvantable.Je ne voulais pas que le pétrole soit mon Forillon», tonne-t-il .«Je suis encore fier de ma position dans ce dossier.» Le maire actuel de Gaspé, Daniel Côté, a lui aussi dû se mouiller dans le dossier du pétrole.«On a vu tout et son contraire.Des extrémistes pro-pétroles aux extrémistes anti-pétrole», se rappelle celui qui a décidé de rester «sur la fine ligne entre les deux positions».«Le contexte était différent.Il y avait une pression de gens qui espéraient un véritable développement économique dans une période où la Gaspésie en avait besoin», rappelle l\u2019élu.Maintes fois, il refuse de se positionner clairement.«Autant la population que les élus étaient divisés.» Se fiant sur un «cadre réglementaire solide», M. Côté et ses collègues de la MRC de la Côte- de-Gaspé appuient finalement l\u2019exploitation pétrolière, en 2015, en adoptant une motion soutenant le projet Bourque.«On comptait sur le provincial pour faire appliquer ses règlements sévères pour une exploitation sécuritaire», défend Daniel Côté.En décembre dernier, Le Soleil révélait que l\u2019exploration à Bourque a laissé des traces de contaminants dans le sous-sol gaspésien.Indirectement, Daniel Côté convient que les environnementalistes, bien que perturbateurs, ont gagné leur lutte.«Avec le temps, les craintes soulevées par les environnementalistes ont été comprises par la population», juge-t-il.«La résistance sociale qu\u2019on a vue a réussi à ouvrir les yeux.Parfois, il faut marquer l\u2019imaginaire.» Autre conclusion de l\u2019élu : les gouvernements péquistes et libéraux qui ont soufflé le chaud et le froid sur la production pétrolière devraient faire un examen de conscience.«Ils ont laissé traîner le dossier trop longtemps.Le débat est devenu dogmatique.» «Maintenant, c\u2019est réglé.Pour les 10, 20 , voire 30 prochaines années, c\u2019est au rythme de l\u2019énergie renouvelable que la Gaspésie va battre, pas au rythme des énergies fossiles», conclut-il.UNE LOI QUI CLOS UN DÉBAT EXPLOSIF 2 Un peu partout à Gaspé, on peut voir des reliques du long débat sur l\u2019exploitation du pétrole.1 Maire de Gaspé entre 2005 et 2012, François Roussy se souvient très bien du débat explosif sur l\u2019exploitation du pétrole dans la région.\u2014 PHOTOS COLLABORATION SPÉCIALE SIMON CARMICHAEL 1 2 0086383 estimation gratuite \u2022 1-855-770-8677 CLAUDE BOUCHARD QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 BEAUPRÉ \u2022 SAINT-AUGUSTIN-DE-DESMAURES \u2022 DONNACONA \u2022 LAC-BEAUPORT \u2022 SAINTE-MARIE \u2022 LAURIER-STATION installation gratuite univers du store.ca Fabriqué au Québec oPAQues soLAires trAnsLuCides Québec 418-654-8677 Lévis 418-654-8677 trois-rivières 819-696-8677 Montréal 514-231-8677 Floride 954-955-8677 50% de rabais motorisation disponible ou SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 30 AFFAIRES PROXIMITÉ PME PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca « Je n\u2019ai plus de décisions à prendre», dit à la blague Vincent Roy, fondateur et président de RG Dessin Industriel.N\u2019empêche: s\u2019il doit quand même parfois porter le chapeau de dirigeant et propriétaire, les employés n\u2019ont plus besoin d\u2019avoir sa permission pour lancer différents projets et même gérer les activités quotidiennes de cette entreprise de Beauceville.En fait, «je me suis gardé un droit de veto seulement dans le cas de projets ou de décisions qui pourraient mettre l\u2019entreprise en péril à court terme.Mais je n\u2019ai encore jamais eu à l\u2019utiliser», précise celui qui a fondé en 2004 cette PME spécialisée dans la conception de dessins techniques pour des entrepreneurs vitriers impliqués notamment dans des projets de constructions commerciales ou de tours résidentielles.RG Dessin industriel est une entreprise dite libérée.Ce concept repose sur la prise d\u2019initiatives et de décisions de la part de tous les employés.C\u2019est après avoir assisté à une conférence sur ce style de gestion, à l\u2019été 2017, que Vincent Roy décidait de l\u2019implanter au sein de son entreprise.À LIVRES OUVERTS «Je suis revenu le vendredi soir et, après y avoir réfléchi plus longuement pendant la fin de semaine, j\u2019en ai fait part aux employés dès le lundi», explique M.Roy, en soulignant que l\u2019entreprise mettait déjà en pratique certaines notions d\u2019entreprises libérées.Comme être davantage à l\u2019écoute des commentaires et besoins des employés.L\u2019ouverture des livres comptables, pour permettre à tous les employés d\u2019être informés des états financiers de l\u2019entreprise, a été une des premières initiatives mises de l\u2019avant par Vincent Roy qui a choisi du même coup de dévoiler son salaire et ceux de l\u2019ensemble de l\u2019équipe.Puis, petit à petit, les pouvoirs ont été décentralisés pour permettre à la dizaine d\u2019employés de prendre en charge les projets et décisions en lien avec le développement de l\u2019entreprise.Les employés ont même une carte de crédit de l\u2019entreprise et déterminent leurs propres salaires ainsi que celui de Vincent Roy.Ils reçoivent également 15 % des bénéfices générés par l\u2019entreprise.«Les employés prennent même des décisions qui sont souvent mieux réfléchies que les miennes.Quand on est entrepreneur, on veut foncer et que ça avance vite, mais ce ne sont pas toujours de bonnes décisions», souligne Vincent Roy.CONFIANCE ET RESPONSABILISATION Chaque employé qui le désire est ainsi invité à être un porteur de dossier.Il doit du même coup consulter les autres employés, pour valider sa démarche, et prendre une décision finale même si elle n\u2019est pas unanime.Il arrive même que l\u2019employé en conclut en cours de route que le projet n\u2019est finalement pas viable ou réalisable.«Les décisions sont aussi prises en fonction de la vision et des valeurs qui guident l\u2019entreprise», précise Vincent Roy.Si les employés doivent vivre avec le fait qu\u2019ils sont imputables de leurs décisions, ils savent également qu\u2019ils ne perdront pas leur emploi s\u2019ils se trompent.«C\u2019est une question de confiance et de responsabilisation.Et les employés se sentent davantage mobilisés», fait-il valoir.Les employés, en majorité des dessinateurs, apprécient ce nouveau mode de gestion.«La relation de confiance du patron envers les employés donne aussi un plus pour la confiance en soi», commente Caroline St-Pierre.Véronique Roy apprécie pour sa part la possibilité «de s\u2019exprimer, d\u2019apporter un œil différent sur les aspects de l\u2019évolution de l\u2019entreprise et la chance donnée à chacun de se sentir impliqué dans chaque petit détail de projet».Qui dit entreprise libérée dit «la liberté de donner nos opinions, nos idées, de gérer nos horaires, nos projets», renchérit Marie-Pier Fortier.Si Vincent Roy n\u2019a plus à prendre de décisions, que fait-il donc de ses journées?«Je me suis quand même gardé quelques tâches comme la comptabilité et la facturation.Mais maintenant que je n\u2019ai plus à gérer l\u2019entreprise au quotidien, ça me donne beaucoup plus de temps pour me consacrer au développement de l\u2019entreprise», répond celui qui a même commencé à apprendre l\u2019anglais pour mettre de l\u2019avant certains projets.Il travaille aussi à des projets d\u2019acquisition qui permettront à l\u2019entreprise, qui a notamment été impliquée dans la construction de la nouvelle Maison de Radio-Canada à Montréal, de poursuivre sa croissance.En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise UNE ENTREPRISE ET UN DIRIGEANT LIBÉRÉS : «JE N\u2019AI PLUS DE DÉCISIONS À PRENDRE» leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 AFFAIRES 31 «Les employés prennent même des décisions qui sont souvent mieux réfléchies que les miennes.Quand on est entrepreneur, on veut foncer et que ça avance vite, mais ce ne sont pas toujours de bonnes décisions» \u2014 Vincent Roy (photo), fondateur et président de RG Dessin Industriel PHOTOS FOURNIES Le leadership ou la conscience de soi On suppose intuitivement que la confiance en soi est importante pour être un leader.Mais la conscience de soi est encore plus importante.La conscience de soi donne en effet confiance en soi, mais l\u2019inverse n\u2019est pas nécessairement vrai.Les personnes ayant une grande conscience de soi comprennent où elles vont et ce qui les motive.En connaissant leurs forces et leurs faiblesses, leurs valeurs et leurs aspirations, et comment ils affectent les actions et les actions des autres, ils sont davantage capables de prendre de meilleures décisions et, en fin de compte, de diriger les autres.L\u2019art de stimuler l\u2019innovation De nombreux dirigeants d\u2019entreprises ont mis l\u2019emphase sur l\u2019innovation pour améliorer leur performance au cours des prochains mois.Mais c\u2019est plus facile à dire qu\u2019à faire, souligne Grant Alexandre Wilson, professeur en gestion de l\u2019Université de Regina dans un texte publié par The Conversation, qui propose aux gestionnaires des façons de favoriser et d\u2019alimenter et l\u2019innovation.Les dirigeants doivent notamment fixer des objectifs d\u2019innovation, encourager tous les employés à innover dans leurs rôles et supprimer les conséquences négatives liées à l\u2019échec de l\u2019expérimentation.Ce n\u2019est qu\u2019une fois que les entreprises ont créé un environnement favorable qu\u2019elles peuvent tenter de mettre en œuvre des pratiques innovantes.La clé d\u2019une transformation réussie Pandémie, perturbations dans les chaînes d\u2019approvisionnement, pénurie de main- d\u2019oeuvre : les transformations au sein des entreprises sont généralement difficiles à réaliser, même lors de circonstances idéales, mais c\u2019est encore plus ardu dans l\u2019environnement d\u2019affaires actuel.Le nombre d\u2019entreprises ayant un taux de réussite de transformation a diminué de moitié par rapport aux chiffres d\u2019une étude antérieure réalisée en 2020.Mais qu\u2019est-ce que les entreprises qui réussissent font donc différemment ?Trois éléments clés sont étroitement liés à de meilleures performances : la gestion des parcours de changement, l\u2019alignement du leadership et la gestion du changement centrée sur les employés.Les raisons de s\u2019engager pour l\u2019environnement Malgré les échecs répétitifs des engagements fixés par les gouvernements pour lutter contre les changements climatiques, les dirigeants d\u2019entreprises ne doivent pas pour autant négliger les menaces environnementales.Sinon, ils risquent fortement d\u2019y être contraints par les clients, les investisseurs ou même par des régulations gouvernementales.Pour les entreprises, cet engagement peut se traduire par une plus grande facilité à recruter des employés.En France, les deux tiers (66 %) des employés estiment que la mise en place d\u2019actions en faveur de l\u2019environnement dans l\u2019entreprise la rend plus attractive.Une vaste majorité affirme même qu\u2019ils pourraient aller voir ailleurs si jamais l\u2019entreprise n\u2019est pas alignée avec leurs valeurs personnelles.Les trois quarts (76 %) des jeunes de la génération Y placent d\u2019ailleurs la responsabilité sociale des entreprises (RSE) devant le salaire dans les critères de recherche d\u2019emploi.D\u2019autres acteurs, comme les consommateurs, poussent également les entreprises à s\u2019engager dans la réduction de leurs émissions de GES.Cette préoccupation transparaît aussi dans les appels d\u2019offres, où les entreprises sont de plus en plus obligées La leçon de gestion de Hubert Joly, ancien pdg de Best Buy Authenticité, sécurité psychologique, environnement d\u2019apprentissage, autonomie et sens du travail : voilà les ingrédients qui définissent aujourd\u2019hui l\u2019environnement de travail des entreprises florissantes qui doivent délaisser l\u2019approche traditionnelle de la carotte et du bâton pour motiver les employés, constate Hubert Joly, ancien pdg de Best Buy qui est notamment devenu professeur au Harvard Business School.Plusieurs études ont confirmé que, pour tout travail impliquant des compétences cognitives ou créatives, les récompenses financières ne stimulent pas la motivation et la performance des employés.Le rôle d\u2019un dirigeant est plutôt d\u2019encourager chaque employé à réfléchir et à partager ce qui le motive, tout en alimentant le lien entre cet objectif personnel et celui de l\u2019entreprise.Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.LES CAPSULES DE LA SEMAINE EN BREF TROIS QUESTIONS À VINCENT ROY 1 QU\u2019EST-CE QUI VOUS MOTIVE, COMME ENTREPRENEUR, COMME DIRIGEANT?«Réussir à faire grandir l\u2019entreprise, les gens qui y travaillent, de façon durable.Je suis allergique aux choses qu\u2019on doit toujours recommencer, qui sont faites de façon éphémère.» 2 QUEL SOUVENIR SOUHAITEZ- VOUS LAISSER DE VOTRE PARCOURS D\u2019ENTREPRENEUR?«Être vu comme un entrepreneur qui a fait travailler des gens, sans jamais les exploiter.Un entrepreneur qui a su faire grandir les gens autour de lui, leur donner plus de valeur.» 3 SI VOUS ÉTIEZ EN POLITIQUE, QUEL ENJEU ÉCONOMIQUE RETIENDRAIT VOTRE ATTENTION PRIORITAIREMENT \u2013 ET COMMENT LE RÉSOUDRE?«Je suis justement en politique.Je suis conseiller municipal, à la Ville de Beauce- ville.Je désire voir nos communautés se développer, dans un souci de construction à long terme, sur des horizons aussi long que 400 ou 500 années.On ne devrait pas avoir à refaire toujours et toujours des habitations, des bibliothèques ou bien d\u2019autres infrastructures.» 32 samedi 19 février 2022 leSoleil PROMOTION LA VITRINE Autonomie AlimentAire FORMATION EN LIGNE L\u2019enseignement en ligne : fléau ou bénédiction La formation en ligne est-elle bénéfique ou néfaste pour l\u2019apprentissage ?Alors que les élèves du primaire et du secondaire sont de retour en classe, les spécialistes s\u2019interrogent sur la place que devraient occuper les technologies comme la visio- conférence dans l\u2019avenir de l\u2019éducation au Québec.D\u2019une part, il y a ceux qui sont d\u2019avis que cette pratique devrait demeurer exceptionnelle en raison des impacts négatifs de l\u2019exposition continuelle aux écrans tant chez les élèves que chez les enseignants.D\u2019autre part, il y a des études scientifiques qui avancent que l\u2019utilisation d\u2019outils technologiques a une influence positive sur la motivation, en particulier chez les garçons, plus affectés par le décrochage scolaire.Qui faut-il croire ?Les contres Dans un rapport publié en mai 2021, la Fédération du personnel de l\u2019enseignement privé (FPEP), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), énonce les consé quences de l\u2019enseignement en ligne sur les élèves et le personnel enseignant.Elle déplore notamment la moins bonne rétention des apprentissages par les étudiants.Demandant au ministre de l\u2019Éducation, Jean-François Roberge, d\u2019établir des balises claires concernant l\u2019enseignement à distance, les auteurs du rapport émettent dix constats de l\u2019expérience de formation à distance : \u2022 Le personnel enseignant a dû fournir un effort considérable pour garantir une continuité pédagogique à distance.\u2022 La technologie n\u2019a pas autant motivé les élèves que ce que prétendent les recherches.\u2022 Les élèves ont besoin de beaucoup d\u2019autonomie pour suivre.\u2022 La gestion de la classe a de multiples conséquences sur la réussite scolaire.\u2022 L\u2019effritement de la relation enseignant-élève est alarmant.\u2022 La tâche s\u2019alourdit, se complexifie au point de générer un sérieux sentiment d\u2019incompétence.\u2022 Les communications se dédoublent et se fragmentent.\u2022 Peu d\u2019établissements ont imposé un code de conduite aux parents et aux élèves qui utilisent les plateformes technologiques et les outils de diffusion de l\u2019enseignement à distance.\u2022 La surexposition à l\u2019écran crée un sentiment de fatigue généralisé.\u2022 Il n\u2019y a plus de démarcation entre la vie professionnelle et la vie personnelle.Les pours Les principales inquiétudes soulevées par la FPEP concernent les élèves de niveaux primaires et secondaires, qui ne sont pas aussi autonomes dans la gestion de leur temps et des tâches qu\u2019ils ont à effectuer dans leur démarche académique.Pour les étudiants de niveaux collégial et universitaire, qui doivent souvent concilier travail et études et qui doivent se déplacer par leurs propres moyens pour assister à leurs cours, les avantages de la formation en ligne comme la flexibilité des horaires dépassent largement les inconvénients.Les nombreux témoignages d\u2019étudiants qui préfèrent suivre leur formation en ligne en sont sans doute la plus grande preuve.Dans un reportage de Normand Provencher intitulé Ces étudiants qui aiment les cours en ligne, qui a été publié dans Le Soleil du samedi 5 février, la tendance se confirme.« J\u2019habite dans Limoilou.Je dois me lever vraiment tôt pour prendre l\u2019autobus.Ça me prend environ 45 minutes pour me rendre à l\u2019université et un autre trois quarts d\u2019heure pour revenir.Je n\u2019ai plus d\u2019énergie après ça pour faire autre chose », explique Justine Crevier, 23 ans.Le journaliste a d\u2019ailleurs publié en second article à propos des étudiants de pharmacie de l\u2019Université Laval, qui réclament de pouvoir suivre leurs études à distance pendant le reste de la session d\u2019hiver.« Selon un sondage réalisé en novembre par l\u2019Association générale des étudiant(e)s en pharmacie de l\u2019Université Laval (AGEP), 55 pour cent des 287 répondants (sur 534 personnes contactées) ont exprimé le désir de suivre la présente session en mode co-modal, c\u2019est-à-dire d\u2019avoir l\u2019option à distance ou en classe, selon les préférences de chacun », peut-on y lire.concLusion À la lumière de ces points de vue diamétralement opposés, il semble que les cours majoritairement en présentiel soient préférables pour les élèves du primaire et du secondaire, qui ont besoin de plus d\u2019encadrement, alors que la possibilité de suivre ses cours en classe ou à distance répond davantage aux besoins des étudiants des niveaux collégial et universitaire.ACCÉLÉREZ VOTRE PROGRESSION DÉCOUVREZ MAINTENANT TOUS NOS PROGRAMMES ET COURS OFFERTS EN LIGNE! PROGRESSEZ AVEC 0086858 PROMOTION LA VITRINE Sujet principal FOrMatiOn en liGne Facultédes sciencesde l\u2019administration \u2013 université laval Formation: créer de la proximité dans la distance Entre lesmursde la Faculté des sciencesde l\u2019administra- tionde l\u2019Université Laval (FSAULaval), il ya longtemps qu\u2019on est passésmaitres dans la façondecréer de la proximité, y compris en formation àdistance.Entre le modèle hybride \u2013 enprésen- tiel et en ligne \u2013 le synchrone (temps réel) et l\u2019asynchrone ou la flexibilité ultimede l\u2019enseignement comodal, faites vos jeux ! « Adapter l\u2019enseignement aux styles d\u2019apprenant, ça fait 30 ans qu\u2019on fait ça », s\u2019exclame Jean-François Forgues, directeur exécutif de la Faculté des sciences de l\u2019administration.« Après les cours par correspondance par la poste, nous avons contribué à la chaine spécialisée d\u2019enseignement \u2013 le Canal Savoir \u2013 et avons été parmi les premiers à voir le potentiel du web pour faire passer l\u2019enseignement individualisé aux groupes virtuels.» Jean-François Forgues est à l\u2019origine du premier cours en ligne développés à la Faculté.« Au milieu des années 90, je me suis intéressé aux innovations technopédago- giques.C\u2019était les balbutiements du web.Très vite, les séances de chat et les forums ont été remplaçés par des outils plus sophistiqués qui ont rendu l\u2019enseignement virtuel plus dynamique encore.FSA ULaval a réellement été un précurseur de l\u2019enseignement en ligne à distance au Québec et au Canada.» s\u2019adapter aux nouvelles réalités Grâce aux technologies avancées, la Faculté offre aujourd\u2019hui autant de formats d\u2019enseignement qu\u2019il y a de types d\u2019apprenants.« Au baccalauréat, il n\u2019est pas rare de voir les étudiants travailler jusqu\u2019à 30 heures par semaine.Au MBA, 70% d\u2019entre eux cheminent à temps partiel, car ils travaillent souvent à temps plein.S\u2019assoir sur les bancs de l\u2019université 5 jours par semaine, ça ne convient plus à tout le monde.La pandémie n\u2019a fait qu\u2019amplifier le phénomène » affirme Jean- François Forgues.L\u2019idée était de trouver des solutions pour motiver l\u2019étudiant à poursuivre ses études malgré l\u2019attrait de plus en plus grand exercé par un marché du travail en pleine pénurie de main-d\u2019œuvre et prêt à tout pour le retenir.la distance n\u2019a plus d\u2019importance La Faculté offre aujourd\u2019hui cinq modes d\u2019enseignement qu\u2019on peut combiner ou non pour bâtir son calendrier.Qu\u2019ils optent pour des cours en présentiel pour la totalité de leurs cours au calendrier; qu\u2019ils choisissent une formule hybride \u2013 en présentiel et en ligne \u2013 la formule comodale, des cours en ligne sychrones (en temps réel) ou asynchrones, tous les étudiants recevront au final la même attestation d\u2019études.Plusieurs croient encore que formation à distance n\u2019a pas la même valeur que l\u2019enseignement en classe.« C\u2019est faux.La formation à distance n\u2019est pas un diplôme à rabais.Tous ont accès au même contenu et au même encadrement », affirme le directeur qui enseigne actuellement à un groupe virtuel synchrone.« Les plateformes technologiques sont aujourd\u2019hui ultra sophistiquées et permettent davantage d\u2019interactions et de possibilités.Grâce à elles, il est possible de recréer à distance l\u2019univers de la classe physique comme y travailler en sous-groupes ou participer activement aux mises en situation.» En enseignement à distance, deux approches sont possibles.La première valorise un apprentissage à son rythme sans échéancier; la deuxième, pour laquelle nous optons, vise à structurer davantage le cours autour d\u2019un calendrier commun.« Cette dernière favorise grandement une meilleure dynamique du groupe virtuel; elle nous permet également d\u2019offrir un accompagnement plus serré favorisant davantage la réussite.» un enseignement « surmesure » Après un bac en sciences biomédicales et un diplôme d\u2019études en mode, Karine Laperrière travaille dans le milieu de la mode durant quatre ans.Et puis arrive la pandémie et avec elle, un éveil de la conscience.Pour elle, un virage s\u2019impose.Karine en est à sa première année de maitrise en sciences de l\u2019administration.« J\u2019ai choisi le mode d\u2019enseignement exclusivement asynchrone et j\u2019adore ça.Je suis une autodidacte et je souffre d\u2019un déficit d\u2019attention.Ce type de formation me permet d\u2019aller à mon rythme, en m\u2019accordant des pauses régulières quand je commence à être déconcentrée.» Côté encadrement, Karine est aux anges.« Chaque cours a son site web où on trouve différentes sections dont une où le prof dépose les références et tout ce qu\u2019on doit savoir pour suivre le rythme.Il y a aussi un Forum pour communiquer avec lui.La vitesse à laquelle on répond à nos questions est exceptionnelle.» Envie d\u2019en savoir plus ?www.fsa.ulaval.ca Rédaction:dianeLabeRge Étudiants enprésentiel, mais respectant les distances PHOTO: Dany Vachon JeanFrançois Forgues, directeur exécutif, Faculté des sciencesde l\u2019administration, Université Laval KArinELApErrièrE, ÉtUdiAntEàLAmAitriSE, FormAtionASynchronE leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 33 34 samedi 19 février 2022 leSoleil PROMOTION LA VITRINE Autonomie AlimentAire FORMATION EN LIGNE Le code d\u2019éthique de l\u2019enseignement en ligne « Heureux soit l\u2019étudiant qui, comme la rivière, peut suivre son cours sans quitter son lit », disait un graffiti anonyme lu sur le mur des toilettes d\u2019un cégep dans les années 1980.La pandémie aurait- elle permis d\u2019exhausser ce vieux fantasme estudiantin ?Lorsque les mesures sanitaires ont été mises en place et que les enseignants de tous les niveaux académiques ont été contraints, du jour au lendemain, de dispenser leurs cours par visioconférence, bon nombre de leurs élèves ont quelque peu abusé de la situation, certains n\u2019hésitant pas à suivre leurs cours bien couchés dans leur lit.En fait, ils auraient pu dormir que personne ne s\u2019en serait rendu compte, puisqu\u2019ils avaient éteint leur caméra.La Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) avait alors déploré le fait que certains établissements interdisaient aux enseignants d\u2019exiger de leurs élèves qu\u2019ils ouvrent leur caméra.Ces derniers pouvaient alors faire tout ce qu\u2019ils voulaient : écouter de la musique, regarder des films ou même jouer à des jeux vidéo.Les caméras ouvertes ont, quant à elles, permis aux professeurs de constater certaines lacunes comme des jeunes installés sur la table de cuisine avec la télé qui joue en arrière-plan ou encore qui sont constamment dérangés par les autres membres de la famille, vacant à leurs occupations.Bref, nous étions loin des conditions optimales d\u2019apprentissage.Des correctifs s\u2019imposent Lorsque, en janvier 2022, le gouvernement a annoncé une nouvelle fermeture des institutions d\u2019enseignement, celles-ci avaient eu le temps de se préparer pour l\u2019enseignement en visioconférence.Certaines comme l\u2019École secondaire les Etchemins à Lévis ont envoyé aux élèves ainsi qu\u2019à leurs parents une série de règles à suivre, dont voici les grandes lignes : préparation à la visioconférence \u2022 La ponctualité : se connecter 5 minutes avant l\u2019heure prévue avec son nom réel et complet.\u2022 Avoir le matériel nécessaire \u2022 S\u2019assurer que l\u2019appareil utilisé est bien chargé ou branché.\u2022 Choisir de s\u2019installer dans un endroit neutre et calme.\u2022 Avoir une tenue vestimentaire convenable.\u2022 Être en position assise, à une table ou à un bureau.penDant la visioconférence \u2022 Privilégier, si possible, l\u2019utilisation d\u2019un casque d\u2019écoute.\u2022 Fermer son micro lorsqu\u2019on ne prend pas la parole.\u2022 Ouvrir sa caméra (obligatoire).\u2022 Utiliser les outils de réponses offerts dans l\u2019application.\u2022 Ne pas mettre d\u2019arrière-plan.\u2022 Ne pas faire autre chose (autant sur l\u2019appareil qu\u2019en général).Pour la plupart des adultes, certaines de ces consignes semblent un peu superfétatoires.Toutefois, lorsqu\u2019une organisation en autorité se sent obligée d\u2019énoncer noir sur blanc des règles de conduite, c\u2019est habituellement basé sur des cas d\u2019espèce.Comme les mises en garde d\u2019un fer à repasser qui stipulent d\u2019éviter de repasser les vêtements pendant qu\u2019on les porte.*Consulte les conditions d\u2019admissibilité : www.cegeprdl.ca/offre-etonnante ÉTUDIER À RIVIÈRE-DU-LOUP OFFRE ÉTONNANTE Nouveautés pour l\u2019admission 2022-2023! Viens étudier au Cégep de Rivière-du-Loup et obtiens DES BOURSES* POUVANT TOTALISER 4 000 $! OFFRE BONIFIÉE! NOUVE A U ! Familiarise-toi avec les lieux sans te déplacer grâce à notre NOUVELLE VISITE VIRTUELLE! www.cegeprdl.ca/visite-virtuelle www.cegeprdl.ca 0086891 l l i i \u2019 i i ili : ! 0086862 PROMOTION LA VITRINE SUJET PRINCIPAL FORMATION EN LIGNE COLLÈGEO\u2019SULLIVAN Premier de classe en ligne Cen\u2019est pasd\u2019hier que le CollègeO\u2019Sullivanmise sur la formation en ligne.Cela fait plus de 15ansque l\u2019ins- titutionprivéedeQuébec l\u2019offre à ses étudiants et croit fermement à sesnombreux avantages.Bien avant la pandémie, le Collège O\u2019Sullivan prônait la formation en ligne.« C\u2019est l\u2019avenir de la formation et l\u2019avenir, c\u2019est maintenant », répète le directeur général Jean- Bertin Gingras.Pour lui, la formation en ligne n\u2019est pas un compromis.Loin de là.C\u2019est le choix que font des centaines d\u2019étudiants, chaque session, a?n de pouvoir poursuivre leurs études de jour, de soir, en fonction de leurs occupations et de leur mode de vie.EN LIGNE, MAIS PAS À DISTANCE Or, ne parlez pas de formation à distance à M.Gingras.Celui-ci est allergique à cette expression.« Parce qu\u2019il faut distinguer la formation en ligne et la formation à distance », insiste-t-il.La formation offerte au Collège O\u2019Sullivan est de type synchrone, c\u2019est-à-dire que les étudiants sont en contact simultané dans une classe virtuelle avec leur enseignant.Cette formule permet donc d\u2019interagir en direct avec les membres de la classe; si un étudiant pose une question, tout le monde l\u2019entend, de même que la réponse de l\u2019enseignant.DEMULTIPLES AVANTAGES Étudier en ligne ou en formule hybride (une partie du groupe est en classe, l\u2019autre est à la maison) comporte de multiples avantages.Pas de déplacement, pas de frais d\u2019hébergement ou de transport : vous étudiez dans le confort de votre demeure.Selon les experts, pour plusieurs la concentration est optimale.Les cours en ligne permettent aussi de combiner le travail et les études à temps plein ou à temps partiel, de jour comme de soir.Plus que cela, la formation en ligne prépare aux réalités du télétravail, « une pratique qui s\u2019implantera à long terme », renchérit M.Gingras.« Nos étudiants ont accès à des enseignants experts dans leur domaine et à un contact privilégié.» Ils sont aussi en lien avec un technicien en informatique en direct s\u2019il survient un pépin ou s\u2019ils ont besoin d\u2019assistance.« Le technicien s\u2019assure également que les étudiants soient branchés par une connexion haute vitesse.Tout est en simultané; c\u2019est l\u2019une des forces de notre offre d\u2019enseignement », poursuit-il.DES ORDINATEURS POUR TOUS En janvier, tout juste avant le début de la session, l\u2019équipe du Collège O\u2019Sullivan a prêté des ordinateurs et du matériel informatique à ceux et celles qui en avaient besoin.De Trois-Rivières, à Sainte-Agathe-des-Monts, en passant par Sherbrooke et Châteauguay, les gens du Collège ont ainsi livré les ordinateurs en mains propres.« Nous prêtons le matériel informatique, si nécessaire, pour toute la durée de la formation en ligne.Pour que tous les étudiants soient sur le même pied d\u2019égalité et aient accès à tous les logiciels et programmes requis à leur réussite », explique M.Gingras.DES FORMATIONS AXÉES SUR LES BESOINS DUMARCHÉ DE L\u2019EMPLOI Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un programme menant à l\u2019obtention d\u2019un diplôme d\u2019études collégiales (DEC) ou encore à une attestation d\u2019études collégiales (AEC), l\u2019établissement met de l\u2019avant de nombreuses possibilités que ce soit en classe, en ligne ou hybride.Administration et bureautique; arts numériques et animation 3D; assurance; informatique et Web; comptabilité et gestion: le Collège mise sur des formations qui connaissent du succès et qui sont en forte demande par les entreprises.Vous souhaitez vous perfectionner ou acquérir de nouvelles compétences?De courtes formations de perfectionnement non créditées, \u2013 dont certaines sont subventionnées par Services Québec \u2013, sont également offertes.Des formations clés en main peuvent aussi être données en entreprise ou en ligne pour une organisation.« La formule en ligne ou hybride permet à tout le monde de suivre une formation, peu importe son emploi du temps et son lieu de résidence », soutient le directeur général.Envie de visiter ou d\u2019en savoir plus?Des portes ouvertes ont lieu aujourd\u2019hui, de 10h à 14h.Consultez le site Web : www.osullivan-quebec.qc.ca LE COLLÈGE O\u2019SULLIVAN DE QUÉBEC N\u2019OFFRE PAS DE FORMATIONS À DISTANCE, MAIS DES FORMATIONS EN LIGNE SYNCHRONE Formations en ligne : Nous prêtons le matériel informatique pour toute la durée de leurs formations à nos étudiants, si nécessaire! 418 529-3355 | 600 & 840, rue Saint-Jean, Québec | osullivan-quebec.qc.ca L\u2019ÉQUIPEDUCOLLÈGE O\u2019SULLIVANAPRÊTÉ DUMATÉRIEL INFORMATIQUEÀ CEUXETCELLESQUI ENAVAIENTBESOIN.leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 35 SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 36 0087612 VOUSPOUVEZAUSSINOUS JOINDREPARTÉLÉPHONEAU 1 866 686-3311 OUPARCOURRIELÀ abonnement@lesoleil.com NAVIGUEZ SUR abonnement.lescoops.ca POURNERIENMANQUER! L\u2019information locale n\u2019aura jamais été aussi accessible.Numérisez le codeQRpour en savoir plus! *Crédit d\u2019impôt fédéral pour les abonnements auxnouvelles numériques * -15% L\u2019abonnement numérique à NUMÉR IQUE D É C L A R ATION DE REVEN U S 2 0 2 1 A P P LIQUEZ - L E ! D É C L I 2 0 2 1 ! Vous adhérez à notre forfait numérique et papier?Ce crédit est pour vous! DOSSIERS ANALYSES OPINIONS CHRONIQUES + HISTOIRE Quiz LE BOYCOTTAGE DU MAGASIN POLLACK + SOCIÉTÉ Médias L\u2019OCCUPATION D\u2019OTTAWA, UNE «ZONE HOSTILE» leSoleil SEMAINE DU 19 AU 25 FÉVRIER 2022 LA DROITE AMÉRICAINE FOLLE DES CAMIONNEURS CHRONIQUE Paule Vermot- Desroches LE CODE DE VIE DONT ON NE PARLE PLUS PHOTO AFP, ED JONES SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 38 LE POINT Il fut un temps où la droite américaine ne jurait que par la loi et l\u2019ordre.On la disait même un peu coincée.Mais voilà que les camionneurs canadiens lui font tourner la tête.Portrait d\u2019un coup de foudre.Trop beau pour être désintéressé?JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com «Elle court, la maladie d\u2019amour, dans le cœur des enfants, de 7 à 77 ans».Avant, les conservateurs américains fantasmaient sur la loi et l\u2019ordre.À la blague, on disait qu\u2019ils rêvaient de drapeaux bien alignés et de bas blancs soigneusement repassés.La plupart n\u2019éprouvaient que du mépris envers les protestataires du mouvement Black Lives Matter, qui bloquaient des routes et qui nuisaient à l\u2019économie.«Une bande d\u2019éternels perdants», disaient-ils avec dégoût.Mais tout cela, c\u2019était avant.Avant le grand amour.Soudain, les conservateurs américains se passionnent pour le mouvement des camionneurs, rebaptisé «les convois de la liberté».Désormais, ils s\u2019enthousiasment pour le blocage de routes.Ras-le-bol des bas blancs! Au diable l\u2019économie! Est-ce un hasard?Les manifestants canadiens recueillent plus d\u2019appuis aux États-Unis qu\u2019au Canada.1 À la mi-février, 55 % des dons reçus sur le site chrétien GiveSendGo provenaient de nos voisins du Sud.2 Environ 43 % de l\u2019argent recueilli.3 Oui, les conservateurs américains craquent pour les camionneurs canadiens.Et ces derniers baignent dans l\u2019amour.«Ici, tu as tout.De l\u2019essence, de l\u2019amour et du diesel», résumait un manifestant d\u2019Ottawa sur les ondes de Radio France internationale.4 Tant pis pour les envieux qui parlent d\u2019amour impossible.Les amoureux ne se rendent jamais.Ils ne se rendent même pas à l\u2019évidence.FOR ME, FORMIDABLE! «Il est plus dangereux de tomber amoureux que de tomber d\u2019une falaise», écrivait un comique.Vrai que les sentiments rendent aveugle.Aux premières heures des manifestations, les chiffres les plus farfelus circulaient.À Ottawa, il était question de 1,5 million de protestataires.Sur Spotify, l\u2019in- fluenceur Joe Rogan évoquait le chiffre de 50 000 camions.5 À la queue leu leu, un tel convoi se serait étendu sur 800 kilomètres, soit la distance entre Québec et Toronto\u20266 Emporté par l\u2019émotion, le député républicain du Texas, Chip Roy, annonçait que Justin Trudeau s\u2019était réfugié aux États-Unis, fuyant l\u2019arrivée du «convoi de la liberté».7 La révolution triomphait.La Bastille était prise.«Il n\u2019y a rien de plus pathétique et de plus lâche qu\u2019un tyran en fuite», partageait l\u2019élu sur Twitter.Plus tard, M. Roy en rajoutait.«Si Justin Trudeau se cache aux États-Unis, nous devrions le retourner au Canada pour qu\u2019il affronte le jugement de son peuple.»8 «Méfiez-vous, du grand amour.Si vous sortez, faites attention, laissez votre cœur à la maison.» Le sénateur du Texas, Ted Cruz, aurait dû s\u2019en souvenir.Les larmes aux yeux, Monsieur a salué les camionneurs canadiens comme «des héros qui combattent pour leur liberté et pour la nôtre».9 À peine moins émotif, le sénateur du Kentucky, Rand Paul, a célébré les vertus de la «désobéissance civile».Fiou.Si la tendance se maintient, ils vont bientôt citer Karl Marx.10 Évidemment, l\u2019amour fait des jaloux.Ceux-là font remarquer que les conservateurs américains adorent les protestataires qui bloquent les routes\u2026 surtout lorsqu\u2019ils se trouvent à l\u2019étranger.Chez eux, c\u2019est le contraire.Ainsi le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, s\u2019est empressé d\u2019appuyer les camionneurs sur Twitter.11 Mais l\u2019an dernier, le même DeSantis, parrainait une loi «antiémeute» d\u2019une férocité inégalée.Dans certains cas, la législation garantit l\u2019immunité aux conducteurs de véhicules qui foncent sur des manifestants bloquant une rue!12 Par la suite, l\u2019Oklahoma et de l\u2019Iowa ont voté des lois encore plus draconiennes que celle de la Floride.13 Il est vrai qu\u2019on visait alors les manifestants de «Black Lives Matter», majoritairement noirs, jeunes et portés à gauche.Tout le contraire des gentils camionneurs canadiens.Ou des émeutiers qui ont pris d\u2019assaut le Capitole, en janvier 2021.14 LOVE IS IN THE AIR Sur la chaîne conservatrice Fox- News, la passion envers le mouvement des camionneurs vire à l\u2019obsession.Du 7 au 13 février, la chaîne a consacré 10 heures et demie à la couverture de ses amours.15 Les animateurs ont des étincelles dans les yeux dès qu\u2019ils parlent à un manifestant canadien.Ils ne l\u2019appellent pas «Mon chou», mais cela viendra peut-être.Ne désespérons pas.Gare à ceux qui ne soutiennent pas le combat «héroïque» des camionneurs contre la «tyrannie des élites».16 Dans les studios de Fox, la popularité de Justin Trudeau n\u2019excède pas celle de la gonorrhée dans une partouze échangiste.On y a même relayé la rumeur voulant qu\u2019il soit le fils illégitime de Fidel Castro!17 L\u2019autre jour, l\u2019animateur Sean Hannity a interpellé le premier ministre en prenant des yeux de M. Patate en colère : «Sors de ton bureau, [\u2026] assieds-toi avec les camionneurs et écoute-les», a-t-il ordonné.18 Grisé par l\u2019amour, l\u2019animateur Sean Hannity est prêt à tout pardonner à ses camionneurs chéris.Car si jamais les manifs tournent à la violence, ce sera parce que des vilains auront «provoqué» les héros.19 Son collègue Tucker Carlson va plus loin.Selon lui, les manifestations constituent «la plus grande réussite d\u2019un mouvement en faveur des droits humains depuis une génération».20 Dans l\u2019univers de Tucker Carlson, le Canada est devenu le champ de bataille ultime entre le Bien et le Mal.«C\u2019est un moment décisif dans l\u2019histoire du Canada et de l\u2019Occident anglophone», a-t-il décrété.21 Il dénonce l\u2019état d\u2019urgence comme la fin de la démocratie au pays du castor et de l\u2019érable.«Justin Trudeau a décrété la dictature au Canada», a-t-il conclu.22 Reste que l\u2019amour n\u2019empêche pas Tucker Carlson de garder le sens des affaires.Sur sa boutique en ligne, on peut se procurer un t-shirt à la gloire des camionneurs.Le vêtement, qui joue sur la similitude entre le mot «trucker» [camionneur] et le prénom L\u2019AMOUR FOU DE LA DROITE AMÉRICAINE POUR LES CAMIONNEURS CANADIENS leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 39 LE POINT «Tucker», coûte 35 $.Quand on aime, on ne compte pas.Mais est- ce une raison pour ne pas profiter de la manne, lorsqu\u2019elle passe?23 JE T\u2019AIME À LA FOLIE Les camionneurs sont aussi tombés dans l\u2019œil de l\u2019ancien président Donald Trump.24 À plusieurs reprises, Monsieur les a invités aux États-Unis.Comme le dragueur fou qui répète : «chez vous ou chez nous?» Il estime que «les camionneurs canadiens en font davantage pour défendre les libertés américaines que les leaders [actuels des États-Unis]».25 Donald Trump se dit touché d\u2019apercevoir «des affiches de Trump partout dans les manifestations».Cela lui inspire d\u2019ailleurs des fines analyses sur la politique canadienne.«Le convoi de la liberté proteste contre les folles politiques d\u2019extrême gauche de Justin Trudeau qui ont détruit le Canada à coup d\u2019obligations sanitaires», a-t-il commenté.26 D\u2019accord.Donald Trump déteste Justin Trudeau, qu\u2019il a déjà traité «d\u2019hypocrite».27 Mais il serait injuste d\u2019en conclure que l\u2019ancien président n\u2019est pas un grand romantique.En 2018, il avait subitement déclaré sa flamme pour le leader nord-coréen Kim Jong-un, qu\u2019il qualifiait de «fou», quelques mois auparavant.«Nous sommes tombés amoureux!» s\u2019était-il exclamé, après que son «ami» Kim lui eut écrit des lettres enflammées.28 Récemment, on a découvert que Donald Trump avait emporté les lettres «d\u2019amour» du despote nord- coréen, lors de son départ de la Maison-Blanche.29 Attendrissant.On imagine le Donald sur sa peau d\u2019ours, au coin du feu, relisant les lettres de son ami, avec comme fond sonore un succès du défunt Fernand Gignac.«Un amour, comme le nôtre, il n\u2019en existe pas deux.Ce n\u2019est pas celui des autres, c\u2019est quelque chose de mieux.» JE T\u2019AIME, MOI NON PLUS Combien de temps durera le flirt entre les conservateurs américains et le mouvement des camionneurs canadiens?Est-ce que le conte de fées se terminera par la phrase culte : «ils vécurent heureux et ils eurent beaucoup d\u2019enfants»?Pour l\u2019instant, les pisse-vinaigre s\u2019en donnent à cœur joie.«La droite américaine traverse sa période hippie, ironise le National Review.30 En ajoutant qu\u2019au lieu du LSD et de la méditation transcendantale, la droite «tripe» sur l\u2019hy- droxychloroquine et les théories du complot.D\u2019autres persifleurs rappellent qu\u2019à Washington, lors d\u2019une récente manifestation anti-vac- cin, les protestataires se réclamaient de\u2026 Martin Luther King!31 Sans compter que plusieurs élus républicains sont devenus ultra- pacifistes, au point de défendre les menaces de Vladimir Poutine à l\u2019égard de l\u2019Ukraine!32 Pfff.Tous des jaloux, des envieux qui font le pari qu\u2019une histoire d\u2019amour, ça ne peut pas durer toujours\u202632 NOTES (1) Data Leak Reveals Canadians, Americans Donated Millions to Fund Convoy Protests, The Globe and Mail, 15 février 2022.(2) Convoy Fundraising Leak Shows Substantial U.S.Donations, $75K from Canadian Donor, CTV News, 14 février 2022.(3) Environ quatre des 9,3 millions $ recueillis.(4) Dans les camps de ravitaillement pour les routiers à Ottawa, «de l\u2019amour et du diesel», Radio France internationale, 14 février 2022.(5) L\u2019an dernier, son podcast «The Joe Rogan Experience» était le plus écouté sur la plate-forme Spotify.(6) Somehow, Joe Rogan and Elon Musk Care About Canada\u2019s Anti-Vaxxer Convoy, Vice, 27 janvier 2022.(7) Fact Check : GOP Rep.Chip Roy Twice Promotes False Online Rumor About Canadian PM Fleing to the US, CNN.com, 1er février 2022.(8) https://twitter.com/chiproytx/ status/148823213968245555 (9) U.S.Conservative Figures Cheer on Canadian Trucker Protest, Associated Press, 11 février 2022.(10) Rand Paul\u2019s Convenient U-Turn on Protests, cnn.com, 13 février 2022.(11) https://twitter.com/GovRonDeSantis/ status/1488557773847683075 (12) Florida\u2019s Trump-Loving Governor Just Made It OK to Hit Protesters With Your Car, Vanity Fair, 19 avril 2021.(13) G.O.P.Bills Target Protesters (and Absolve Motorists Who Hit Them), The New York Times, 16 juin 2021.(14) After Cracking Down On Racial Justice Protests, Republicans Cheer Canadian Truckers, Huffington Post, 14 février 2022.(15) Fox News Goes All-in Promoting Anti-Vaccine-Mandate Canadian Truckers, Media Matters, 14 février 2022.(16) https://www.youtube.com/ watch?v=PJgQaqBCXc8 (17) U.S.Conservative Figures Cheer on Canadian Trucker Protest, Associated Press, 11 février 2022.(18) Fox News Can\u2019t Get Enough of Canada\u2019s Freedom-Loving Truckers, The New Republic, 9 février 2022.(19) Sean Hannity Says if Canadian Truckers Are Arrested He «Can\u2019t Guarantee That at That Point People Won\u2019t Defend Themselves», Media Matters, 14 février 2022.(20) Tucker Carlson : «The Canadian Trucker Convoy is the Single Most Successful Human Rights Protest in a Generation», Media Matters, 10 février 2022.(21) https://www.youtube.com/ watch?v=nZzJPXojtWs (22) https://www.youtube.com/ watch?v=nZzJPXojtWs (23) https://tuckercarlson.com/store/ (24) «Incredibly Scary»: How Canada\u2019s Trucker Convoy Protest is Galvanizing the American Right, Global News, 8 février 2022.(25) Donald Trump Voices Support for Truckers Convoy Protest in Ottawa, CTV News, 29 janvier 2022.(26) Trump Calls Justin Trudeau a «Far- Left Lunatic» as Trucker-Led COVID-19 Vaccine Protests Continue in Canada, Business Insider, 5 février 2022.(27) John Bolton, The Room Where It Happended, Simon & Schuster, 2020.(28) President Donald Trump on Kim Jong Un: «We Fell in Love» over «Beautiful Letters», USA Today, 30 septembre 2018.(29) Trump Papers Including Kim «Love Letters» Retrieved from Mar-a-Lago, The Guardian, 7 février 2022.(30) Anti-Vaccine Activists March in D.C.\u2014 a City that Mandates Coronavirus Vaccination \u2014 to Protest Mandates, The Washington Post, 24 janvier 2022.(31) The American Right Hits Its Hippie Phase, National Review, 23 juillet 2021.(32) Sixty Years Late, Right-Winger Join the Counterculture, The Washington Post, 15 février 2022.3 Sur Spotify, l\u2019influenceur Joe Rogan a faussement évoqué le chiffre de 50 000 camions.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, DOUGLAS P.DEFELICE 4 Le député républicain du Texas, Chip Roy, a propagé la fausse rumeur que Justin Trudeau s\u2019était réfugié aux États-Unis, fuyant l\u2019arrivée du «convoi de la liberté».\u2014 PHOTO ARCHIVES AP 1 Donald Trump estime que «les camionneurs canadiens en font davantage pour défendre les libertés américaines que les leaders [actuels des États-Unis].\u2014 PHOTO ARCHIVES AP, JOHN RAOUX 2 «Justin Trudeau a décrété la dictature au Canada», a conclu l\u2019animateur Tucker Carlson.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, CHIP SOMODEVILLA Le mouvement des camionneurs continuait à occuper le centre- ville d\u2019Ottawa, jeudi.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, COLE BURSTON 1 2 3 4 SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 40 LE POINT JUSTINE MERCIER jmercier@ledroit.com Pendant que les manifestants qui occupent le centre-ville d\u2019Ottawa se targuent d\u2019être pacifiques, plusieurs n\u2019hésitent pas à crier haut et fort leur frustration à l\u2019égard des journalistes.Mais au-delà des pluies d\u2019insultes, il y a aussi des menaces à l\u2019intégrité physique des représentants des médias, particulièrement ceux de la télévision.Lundi avant-midi, une équipe de CTV Ottawa se promenait sur la rue Queen, à quelques pas du parlement.Des manifestants que la journaliste interrogeait vociféraient contre les mesures mises en place par les gouvernements, mais aussi contre le travail des médias.Ils lui demandaient pourquoi les médias ne parlaient pas de tel médecin, de telle étude ou de tel médicament.La scène s\u2019est tout de même terminée dans le calme.Mais ce n\u2019est pas toujours le cas.Le directeur de Radio-Canada Ottawa-Gatineau, Yvan Cloutier, note qu\u2019il y a toute une gestion de risques derrière le déploiement d\u2019équipes pour couvrir l\u2019occupation de la capitale.Dans le cas présent, les équipes locales de Radio-Cana- da ont vu venir ce qui les attendait en observant ce qui se passait plus à l\u2019ouest, avant l\u2019arrivée du convoi à Ottawa.Déjà là, des manifestants s\u2019en prenaient à des journalistes.«Même si ces gens-là ne souhaitent pas notre présence, il faut qu\u2019on soit là, il faut qu\u2019on fasse l\u2019impossible pour y aller, pour rapporter ce qu\u2019ils ont à dire», insiste M. Cloutier.Dès que des équipes sont envoyées en «zone hostile», le diffuseur public procède à une analyse des risques afin de déterminer quelles mesures de sécurité doivent être mises en place pour assurer une couverture sécuritaire des événements.Parmi les mesures mises en place par Radio-Canada, il y a la présence d\u2019un ou de plusieurs agents de sécurité autour des équipes.Des «positions de repli» sont aussi prévues pour les moments où ça brasse trop.Malgré tout, ça demeure «difficile» sur le terrain, reconnaît M. Cloutier.Et ce l\u2019est depuis le tout premier vendredi, alors que des équipes de Radio-Canada Ottawa- Gatineau ont été «encerclées» par des manifestants.Un scénario qui s\u2019est répété à une douzaine de reprises depuis le début de l\u2019occupation.Quelques incidents ont dû être signalés aux autorités policières.La fin de semaine dernière, une équipe a dû se retirer «sous protection policière».À un autre moment, un agent de sécurité a carrément empêché un manifestant de frapper un membre de l\u2019équipe de Radio-Canada, relate Yvan Cloutier.À travers ça, le directeur de Radio-Canada Ottawa-Gatineau constate «des démonstrations de courage extraordinaires» de la part des employés qu\u2019il dirige.«Pour eux, c\u2019est extrêmement difficile, souligne-t-il.Avant même de craindre par exemple qu\u2019on s\u2019en prenne à eux physiquement, ils ont à subir le harcèlement, ils ont à subir les insultes, ils ont à subir le dénigrement, ils ont à entendre une quantité phénoménale de mensonges à l\u2019égard des médias et ça, c\u2019est dur à prendre.» «PARLEZ PAS À CES VIDANGES-LÀ» Mercredi, peu de temps après que le Service de police d\u2019Ottawa eut commencé à distribuer des avis aux manifestants pour leur demander de «quitter les lieux maintenant», le reporter de TVA Montréal Yves Poirier a été invectivé en direct pendant qu\u2019il interrogeait une mère présente avec ses enfants sur la rue Wellington.«Parlez pas à ces vidanges-là», a lancé un manifestant arrivé avec un petit groupe qui essayait de bloquer la lentille de la caméra de TVA.«Tu fais des fausses nouvelles», «tu vas être accusé», «esti de menteur» ou encore «vous êtes pas invités icitte» font partie des insultes qui ont été lancées au journaliste, qui s\u2019est ensuite retiré un peu plus loin du rassemblement.Chez TVA Gatineau-Ottawa, le journaliste Étienne Malouin a lui aussi été appelé à couvrir l\u2019occupation du centre-ville d\u2019Ottawa.Le plus dur, pour lui, a été le premier samedi.Alors qu\u2019il se trouvait au cœur de l\u2019action, «une personne sur deux» lui lançait des insultes verbales.«Merdias», «poubelles», «vendus», «allez-vous commencer à dire la vérité?» : la gamme d\u2019injures était variée.Avant des interventions en direct, l\u2019équipe de TVA Gatineau-Ottawa a vu des gens tourner autour de l\u2019équipement et tenter d\u2019y arracher des fils.Des gens ont mis leurs mains sur le micro d\u2019Étienne Malouin, et un individu lui a même arraché sa tuque avant de partir à courir, pour ensuite lui rendre un peu plus tard.Le journaliste affirme que les insultes qui lui sont lancées ne le dérangent pas trop, mais que c\u2019est une autre histoire «quand ça commence à être physique».M. Malouin note que dans bien des cas, les manifestants reprochent aux médias de ne pas «Avant même de craindre par exemple qu\u2019on s\u2019en prenne à eux physiquement, ils ont à subir le harcèlement, ils ont à subir les insultes, ils ont à subir le dénigrement, ils ont à entendre une quantité phénoménale de mensonges à l\u2019égard des médias et ça, c\u2019est dur à prendre.» \u2014 Yvan Cloutier, directeur de Radio-Canada Ottawa-Gatineau L\u2019OCCUPATION D\u2019OTTAWA, UNE «ZONE HOSTILE» POUR LES MÉDIAS leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 41 LE POINT leur laisser la chance de donner leur point de vue, pour ensuite refuser d\u2019accorder des entrevues de peur que leurs propos soient «déformés».Chez Radio-Canada, Yvan Cloutier estime que de tels comportements représentent «un accroc» et même «une menace à la démocratie».«On laisse croire que des médias comme le nôtre colportent de fausses nouvelles et à force de le répéter, ce qu\u2019on constate sur le terrain, c\u2019est qu\u2019il y a des gens qui y croient vraiment», déplore-t-il.Parmi les manifestants, plusieurs tentent de faire valoir leur point de vue en citant des statistiques glanées sur Internet pour justifier leurs propos et affirmer que les médias et les autorités mentent sans arrêt.Yvan Cloutier donne l\u2019exemple d\u2019un manifestant qui croyait dur comme fer que 1,4 million de personnes avaient envahi les rues d\u2019Ottawa, alors que les estimations faites tant par les policiers que par les médias avec de nombreuses prises de vue en arrivaient à «un maximum de 15 000 personnes autour du parlement ce jour-là».«Entre 15 000 et 1,4 million, il y a énormément de désinformation et c\u2019est ça [\u2026] qui m\u2019amène à croire que c\u2019est une menace à la démocratie», précise M. Cloutier.«INCOGNITO» Croisée lundi en bordure de la rue Wellington, une journaliste de l\u2019Agence France-Presse a pour sa part confié qu\u2019elle arrivait à travailler sans trop se faire insulter par des manifestants.Elle se fait toutefois très souvent demander si elle va «écrire la vérité».Le directeur principal de l\u2019information à La Presse, Jean-François Bégin, constate de son côté que les médias écrits ont un certain avantage sur la télévision lorsque vient le temps d\u2019essayer de passer incognito dans la foule.La Presse a envoyé une journaliste à Windsor et une autre à Ottawa en fin de semaine dernière, tandis que son équipe affectée à la couverture de la Chambre de communes a aussi été mise à contribution.«Ça s\u2019est plutôt bien passé», a fait savoir M. Bégin.À Windsor, la journaliste Florence Morin-Mar- tel n\u2019était pas accompagnée par un photographe et «les gens ne connaissent pas La Presse vraiment là-bas», note Jean-François Bégin.À Ottawa, il n\u2019y a eu qu\u2019un seul moment où ça a été «un peu plus rough, au campement érigé par des manifestants sur le chemin Coventry.La journaliste Alice Girard-Bossé et la photographe Sarah Mongeau-Birkett avaient d\u2019abord couvert ce qui se passait près du parlement, avant de se rendre sur le chemin Coventry.«Là, les manifestants étaient beaucoup plus agressifs, ils étaient à quelques centimètres de leurs visages, relate M. Bégin.Ils bloquaient la caméra de Sarah avec leurs mains et ils les insultaient.» Le tandem a dû s\u2019éloigner un peu afin de pouvoir continuer à travailler sans être ciblé par les manifestants.À ce stade-ci, La Presse n\u2019a pas mis en place de mesures de sécurité particulières, puisque ses journalistes passent «plutôt incognito», du moins jusqu\u2019à ce qu\u2019ils sortent leur calepin.«ÇA EN DIT LONG» Le vice-président de la section régionale de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ-Outaouais), Félix- Antoine Parent, souligne que ça fait déjà plusieurs années que la perception du travail des médias change au sein d\u2019une partie de la population.Le tout a été «exacerbé» depuis le début de la pandémie, constate-t-il.Les élans de rage de certains manifestants à l\u2019égard des représentants de la presse viennent évidemment nuire à ceux qui sont sur place pour rapporter fidèlement ce qui se passe, ajoute M. Parent.Le vice-président de la FPJQ- Outaouais note aussi que les manifestants qui refusent de parler aux médias peuvent du même coup empêcher les journalistes de rapporter les deux côtés de la médaille «comme il se doit».Il précise aussi que la population doit comprendre que les médias n\u2019accordent pas une couverture similaire à des scientifiques reconnus et à un «pseudo- scientifique qui fait des vidéos dans sa voiture», donne-t-il en exemple.Que des médias doivent embaucher des agents de sécurité pour protéger l\u2019intégrité physique de leurs employés, «ça en dit long», ajoute Félix-Antoine Parent.«On est indispensables à une démocratie saine, insiste-t-il.Que les manifestants s\u2019attaquent à ça, je trouve que c\u2019est dangereux et ça pourrait mener à des dérives.» Parmi les manifestants, plusieurs tentent de faire valoir leur point de vue en citant des statistiques glanées sur Internet pour justifier leurs propos et affirmer que les médias et les autorités mentent sans arrêt.\u2014 PHOTO LE DROIT, ÉTIENNE RANGER 0088358 Restos \u2022 Bouffe \u2022 Recettes \u2022 Cocktails \u2022 Bières \u2022 Vins Inscrivez-vous gratuitement à l\u2019infolettre ! www.lesoleil.com/infolettres/inscriptions SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 42 LE POINT C e fut toute une semaine, laissez-moi vous le dire! À la suite de ma chronique publiée samedi dernier , j\u2019ai reçu tout près de 2000 commentaires, tweets ou messages, toutes pla- teformes confondues, et ce, en seulement 36 heures.Juste à temps pour la Saint-Valentin, fête de l\u2019amour.À tous ceux qui m\u2019ont écrit pour me témoigner de leur soutien et de leur appréciation, un grand merci.À tous les autres, merci de m\u2019avoir fait exercer ma tolérance.N\u2019empêche : il y a une amère ironie de recevoir une avalanche de messages haineux et d\u2019insultes en réaction à un texte qui dénonce justement des comportements violents et inacceptables.Des comportements et des insultes qui se sont poursuivis auprès de certains collègues tout au long de la semaine, d\u2019ailleurs.La perte de confiance est évidente; le dialogue s\u2019est rompu entre les médias et une partie de la population.Mais rien ne justifie la violence.Ces personnes qui haïssent les journalistes ont été nombreuses à me confier qu\u2019ils ne se reconnaissaient plus dans nos contenus.Qu\u2019on ne s\u2019adresse pas à eux et qu\u2019on semble même les mépriser.S\u2019il y a une chose sur laquelle mes détracteurs, et ceux qui honnissent les journalistes ont raison, c\u2019est qu\u2019il ne faut pas mettre toutes les personnes opposées aux mesures sanitaires dans le même panier.Mais rappelons que si ce n\u2019était pas des médias, bien des scandales, à commencer par celui des commandites et celui de la corruption dans l\u2019industrie de la construction, pour ne nommer que ceux-là, n\u2019auraient jamais éclaté au grand jour.Et que dire de toutes les erreurs commises par le gouvernement depuis le début de la pandémie\u2026 Autre somptueuse ironie : beaucoup de gens qui accusent les médias de donner dans la désinformation utilisent de véritables reportages pour prouver leurs dires, citant ceux-ci à titre de sources fiables.C\u2019est triste, parce que pour bien fonctionner, la société a besoin de dénominateurs communs.Ceux-ci se situent au-delà de la simple situation géographique.Pour ressentir cette appartenance, on doit adhérer à un système de valeurs qui nous unissent et qui nous définissent.Ces dénominateurs communs sont par ailleurs tributaires de notre filet social.Or, ce qui faisait auparavant consensus semble s\u2019être effrité, une tendance qui s\u2019est accélérée au cours des dernières années.La science et les faits avérés ne semblent plus constituer ce dénominateur commun; ils représentent encore une base partagée pour une majorité, mais une fraction de la population a plutôt choisi de socialiser sur d\u2019autres prémisses.Nos repères sont brisés.Pour eux, le ressenti a pris le dessus sur le rationnel et le factuel depuis quelques années, ce qui a mené à l\u2019épidémie de désinformation dont notre société souffre grandement aujourd\u2019hui.C\u2019est ce que mon collègue de La Presse, Patrick Lagacé, appelle «le fossé» .Par définition, la désinformation est un mensonge qu\u2019on répète si souvent qu\u2019il finit par prendre l\u2019apparence d\u2019une vérité.C\u2019est le travestissement des sophismes.Et des gens, probablement bien intentionnés, finissent par s\u2019y méprendre.D\u2019autres les relaient sciemment.«C\u2019est pas grave si c\u2019est faux, je le pense!» ont déjà rétorqué certaines personnes après qu\u2019on leur eut fait savoir qu\u2019ils venaient de partager une fausse information.Kellyanne Conway, l\u2019ancienne conseillère du président Donald Trump, n\u2019avait donc peut-être pas tort en révélant au monde entier l\u2019existence des «faits alternatifs», des faits que beaucoup de gens voudraient voir rapportés par les médias.Ça ne fonctionne toutefois pas ainsi.Ce n\u2019est pas parce que quelque chose vous dérange que c\u2019est faux et inversement, ce n\u2019est pas parce qu\u2019un contenu vous conforte dans vos opinions qu\u2019il est véridique.Voilà où on en est.Si nos dénominateurs communs ne sont plus, c\u2019est que nous faisons face à un dilemme : ou bien on accepte de façon défaitiste que le tout est désormais irréparable, ou bien on tente de reconstruire des ponts sur de nouvelles bases.Mon collègue Lagacé craint que le fossé ne se referme jamais.Moi, l\u2019idéaliste, je crois qu\u2019en déterminant, ensemble, de nouveaux dénominateurs communs, on pourrait recoller les pots cassés.On verra encore les traces de leur éclatement, mais avec beaucoup de bonne volonté, on pourrait peut-être finir par y voir de la beauté.Comme les vases japonais qu\u2019on répare avec de l\u2019or, une technique qui s\u2019appelle le kintsugi.Nos repères brisés Le kintsugi est une technique japonaise qui vise à mettre en valeur, grâce à de la peinture dorée, les marques de cassure des pièces de céramique ou de porcelaine qu\u2019on recolle.\u2014 PHOTO 123RF MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca VU D\u2019MÊME Ou bien on accepte de façon défaitiste que le tout est désormais irréparable, ou bien on tente de reconstruire des ponts sur de nouvelles bases leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 43 LE POINT autrement dit JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com lesoleil.com QUESTION ÉCLAIR En France, l \u2019Académie française vient de publier un rapport alarmant sur l\u2019utilisation du «franglais» dans les communications publiques.Elle fournit d\u2019ailleurs de nombreux échantillons.Parmi les exemples qui suivent, un seul ne figure pas dans le rapport.Lequel?a) Une «pickup station» à la Poste [lieu de récupération]; b) Le service bancaire «Let\u2019s cagnotte sur ma French Bank»; c) Les promotions des «French Days» [vendredi fou]; d) Le slogan de la région de la Sarthe : «Sarthe me up»; e) Une pub de matelas baptisée «Ouigo for the Dodo».Kurt Zouma à l\u2019échauffement avant un match cette semaine \u2014 PHOTO AFP, JUSTIN TALLIS PHOTO 123RF, PETROVALEXEY Réponse : e) SOURCE : LE FIGARO LA COMPARAISON \u203aNombre de signataires d\u2019une pétition exigeant que Kurt Zouma, un joueur de soccer du West Ham United, soit poursuivi en justice pour avoir donné un coup de pied à son chat : 181 000 \u203a Nombre de signataires d\u2019une pétition dénonçant la mise sous contrat d\u2019un joueur trouvé coupable de viol par le F.C.de Kirkaldy, le club de soccer champion d\u2019Écosse : 6000* * La mise sous contrat a été annulée par la suite.SOURCE : THE GUARDIAN LE SONDAGE 59 % P ropor t ion des adultes américains estimant qu\u2019ils pourraient diriger le pays «aussi bien» sinon «mieux» que la moyenne des présidents des États- Unis.À peine 14 % des adultes américains jugent qu\u2019ils feraient «moins bien» ou un «beaucoup moins bien» que le président moyen.SOURCE : YOUGOV LE CHIFFRE 2 N ombre d\u2019incidents au cours desquels des passagers en crise ont tenté d\u2019ouvrir la porte d\u2019un avion en plein vol, la dernière semaine, au-dessus des États-Unis.Le 11 février, lors d\u2019un vol entre Salt Lake City et Portland (Oregon), un forcené a tenté d\u2019ouvrir une porte de secours, sous les regards terrifiés des passagers.Il semble que ce genre d\u2019incident soit devenu assez fréquent, mais les compagnies aériennes se veulent rassurantes.Compte tenu de la différence de pression entre l\u2019air de la cabine et celui de l\u2019extérieur, aucun être humain ne possède assez de force pour ouvrir la porte d\u2019un appareil en vol.Du moins à haute altitude.Alors, rassuré?SOURCE : THE WASHINGTON POST PETITE ANNONCE À vendre, charmant pub anglais, âgé de 1229 ans, situé à St Albans, au nord de Londres.Considéré comme le plus vieux pub d\u2019Angleterre, le «Ye Olde Fighting Cocks» a été fondé en l\u2019an 793.Le bâtiment actuel remonte au 15e siècle.Fermeture pour cause de multiples épisodes de confinement.À qui la chance?SOURCE : YEOLDEFIGHTINGCOCKS.CO.UK P H O T O W I K I M E D I A C O M M O N S LA COMPARAISON Redevance payée par million de litres par les embouteilleurs qui prélèvent de l\u2019eau douce \u203a Au Québec : 70 $ \u203a En Ontario : 503,71$ \u203a Au Danemark : 10 000 $ SOURCE : EAU SECOURS, CITÉ PAR RADIO-CANADA LA CITATION «Make Ottawa Boring Again [Faites qu\u2019Ottawa redevienne ennuyeuse]» \u2014 Message inscrit sur la pancarte d\u2019un contre- manifestant, en marge de l\u2019occupation de la colline parlementaire d\u2019Ottawa par les «convois de la liberté», le 12 février 2022.SOURCE : RADIO FRANCE INTERNATIONALE (RFI) P H O T O 1 2 3 R F , Y A N I K 8 8 CHIFFRES EN VRAC \u203a 73 % de la désinformation concernant les vaccins sur Facebook était générée par 12 personnes, en date de l\u2019été 2021; \u203a 61 % des adolescents américains se sentent «extrêmement» seuls, presque continuellement; \u203a 37 % des habitants de la Terre n\u2019ont jamais utilisé internet; \u203a 25 % de tous les appels logés sur des téléphones cellulaires au Canada sont entièrement automatisés (robocalls); \u203a 15,5 % des régions côtières de la planète sont parfaitement préservées; \u203a 10 % des amateurs de cinéma disent qu\u2019ils ne retourneront plus voir des films en salle.SOURCES : LES BARBARES NUMÉRIQUES (ECOSOCIÉTÉ), HARVARD GRADUATE SCHOOL OF EDUCATION, UNION INTERNATIONALE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS, CONSEIL DE LA RADIODIFFUSION ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS CANADIENNES (CRTC), UNIVERSITY OF QUEENSLAND, HARPER\u2019S MAGAZINE.QUESTION ÉCLAIR Quelle solution étonnante a proposée le gouvernement écossais pour améliorer la ventilation et la qualité de l\u2019air dans les écoles?a) Prendre régulièrement des échantillons d\u2019air, mais seulement lorsque les classes sont vides et que les fenêtres sont ouvertes; b) Obliger chaque élève à agiter un éventail, au moins durant 15 minutes par jour; c) Couper le bas des portes, pour faciliter la circulation de l\u2019air; d) Installer des chandelles non parfumées et des brûleurs d\u2019encens dans les classes; e) Laisser une fenêtre sur trois ouverte, peu importe la température extérieure.Réponse : c) SOURCE : THE TELEGRAPH EN BAISSE 200 G$ D iminution de la valeur en bourse de la compagnie Meta, la maison-mère de Facebook, durant la seule journée du 3 février 2022.Les actions de la compagnie ont alors CHUTÉ DE 26,39 %.SOURCE : AGENCE FRANCE PRESSE Arrestation d\u2019un manifestant à Ottawa jeudi \u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JUSTIN TANG P H O T O A F P , C H R I S D E L M A S SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 44 LE POINT « Par la force des choses, c\u2019est un épisode que j\u2019ai fini par oublier.Il fallait passer à autre chose et c\u2019est ce que nous avons fait.Je ne serai jamais gêné d\u2019avoir pris part au débat.Ce qui me gêne, c\u2019est la façon dont les gens de chez nous ont été traités à travers tout ça».Le maire d\u2019Hérouxville, Bernard Thompson, échappe un éclat de rire lorsque je lui annonce la raison de mon appel.Même si le temps a passé, les souvenirs, visiblement, restent très présents.Il y a maintenant 15 ans, la petite localité était plongée dans un cirque médiatique et un véritable tourbillon politique lié aux accommodements raisonnables.Au cœur de ce tourbillon, un document adopté par le conseil municipal, le Code de vie d\u2019Hérouxville, que le conseiller municipal André Drouin, décédé en 2017, avait rédigé, et dont les médias avaient surtout repris les passages les plus surprenants.«Il est interdit de lapider les femmes!» reprenait le journal La Presse en une de son édition du 27 janvier 2007.Le Code de vie, qui se valait au départ une prise de position dans l\u2019épineux débat entourant les accommodements raisonnables qui se faisaient dans la province, est un peu devenu la risée de bien des gens au Québec.D\u2019autres y voyaient plutôt un signal fort à envoyer au gouvernement pour faire comprendre que les citoyens réclamaient la laïcité de l\u2019espace public et la volonté que les nouveaux arrivants intègrent mieux la culture québécoise.Tout a déboulé très rapidement à Hérouxville à la suite de l\u2019adoption de ce code.Les médias du monde entier ont tourné leur regard vers la petite municipalité d\u2019environ 1300 habitants.Des regroupements culturels et des associations religieuses ont voulu s\u2019y rendre pour faire entendre leur voix.Le débat que l\u2019on voulait lancer a par moment dérapé, jusqu\u2019à tourner en dérision son but premier.Même le groupe RBO, qui signait le Bye- Bye de l\u2019année 2007, aura écorché le village avec son fameux sketch Hérouxtyville.UN PRÉLUDE À BOUCHARD-TAYLOR Signe que le malaise était palpable, le gouvernement libéral de Jean Charest avait annoncé, le 8 février 2007, quelques jours à peine après la publication du fameux Code de vie, la mise en place de ce qui allait devenir la Commission Bou- chard-Taylor sur les accommodements religieux au Québec.André Drouin avait été invité à y présenter un mémoire en compagnie de Bernard Thompson, qui agissait à titre de webmestre pour la Municipalité.À l\u2019époque, Julie Boulet était députée de la circonscription de Laviolette, dont faisait partie la municipalité d\u2019Hérouxville.Pour elle, la discussion entourant les accommodements raisonnables devait avoir lieu.mais le contenu du Code de vie n\u2019aura pas servi le débat.«Il y avait un fond de vérité dans ce message, et nous, les députés en région, on l\u2019entendait beaucoup.On sentait que plusieurs Québécois étaient heurtés par les accommodements raisonnables, qu\u2019ils auraient aimé que les nouveaux arrivants s\u2019adaptent mieux à notre mode de vie.Mais lorsque le conseil municipal d\u2019Hérouxville a commencé à parler de lapidation, d\u2019excision et de l\u2019interdiction de brûler vives les femmes, ils sont allés trop loin.Ils ont perdu beaucoup de crédibilité.À Québec, c\u2019était devenu impossible pour nous de soutenir ce discours», se souvient-elle.TOUS DANS LE MÊME PAQUET Lors d\u2019un passage remarqué à Tout le monde en parle, le conseiller municipal Drouin avait aussi réclamé que le gouvernement décrète l\u2019état d\u2019urgence pour protéger la culture québécoise.Bernard Thompson et quelques c i toye n s d e la mu n i c i pa l i té s\u2019étaient rendus à Montréal lors de l\u2019enregistrement.Dans un fumoir de la tour de Radio-Cana- da, ils avaient rapidement compris que de résider à Hérouxville voulait dire que l\u2019on était porteur d\u2019une étiquette.«Des gens avaient LE CODE DE VIE DONT ON NE PARLE PLUS PAULE VERMOT- DESROCHES CHRONIQUE pvermot@lenouvelliste.qc.ca 1 2 leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 45 LE POINT commencé à discuter avec nous et nous demandaient d\u2019où on venait.Quand on a répondu Hérouxville, ils ont complètement changé de regard.Ils se sont levés et sont partis sans dire un mot de plus», mentionne-t-il.Les étiquettes, il y en a eu de toutes les sortes, et pas les plus jolies.Racistes, xénophobes, ignorants, même consanguins.Plusieurs citoyens d\u2019Hérouxville avaient même interpellé la députée Julie Boulet, car ils en avaient assez de ces étiquettes.« Les citoyens m\u2019en parlaient beaucoup.C\u2019est comme s\u2019ils avaient tous été mis dans le même paquet.Comme si on disait d\u2019eux qu\u2019ils n\u2019avaient pas compris que la société québécoise était inclusive et s\u2019enrichissait du multiculturalisme», se souvient-elle.Au printemps de 2007, des élections se sont tenues au provincial.Le défilé des chefs de partis dans la région ne pouvait passer sous silence la question du Code de vie et des accommodements raisonnables.Le soir du 26 mars 2007, le Parti libéral perdait sa majorité et devenait minoritaire face à une vague importante au profit de l\u2019Action démocratique du Québec.Dans la région, seule Julie Boulet a résisté à cette vague.Toutes les autres circonscriptions sont passées aux mains de l\u2019ADQ.Est-ce que le Code de vie a pu jouer dans ce résultat?«Je ne pense pas que le Code de vie ait eu un rôle à jouer.Par contre, la question de l\u2019immigration et des accommodements raisonnables, c\u2019est officiel que ça a joué.D\u2019ailleurs, encore aujourd\u2019hui, c\u2019est un discours qui a bien servi la CAQ.On propose d\u2019accueillir moins d\u2019immigrants, mais de mieux les intégrer.C\u2019est un discours qui rejoint la population et avec lequel je suis en accord», mentionne Julie Boulet.En 2009, Bernard Thompson s\u2019est complètement détaché du Code de vie parce que, dit-il, les citoyens de sa municipalité méritaient mieux que de se faire traiter comme ils avaient été traités.Il s\u2019est présenté à la mairie et a été élu en 2009.«Je voulais qu\u2019on rectifie les choses.Je pensais que les citoyens d\u2019Héroux- ville méritaient mieux.Je le pense toujours et je travaille chaque jour en ce sens, parce que les gens d\u2019ici ne méritaient pas d\u2019être traités de cette façon», indique-t-il.La même année, André Drouin e t B e r n a r d T h o m p s o n o n t rompu tout lien et ne se sont pratiquement plus adressé la parole jusqu\u2019au décès de M.Drouin, en avril 2017.«PRIMAUTÉ DE DIEU» Quelques mois avant sa mort, André Drouin avait accordé une entrevue au Nouvelliste pour souligner les dix ans de l\u2019adoption du Code de vie.Bien qu\u2019il révélait avoir même fait l\u2019objet de menaces de mort après la parution du code, il soutenait qu\u2019il n\u2019en changerait pas une seule ligne.D\u2019ailleurs, selon lui, dix ans plus tard, rien n\u2019avait vraiment changé au Québec.Pour cause, fait remarquer Bernard Thompson, c\u2019est que même après 15 ans, la «primauté de Dieu» sert toujours de préambule à la Charte canadienne des droits et libertés.«Ce qu\u2019on a voulu faire avec le Code de vie, c\u2019était d\u2019appliquer le principe de précaution.Il n\u2019y a aucune religion, y compris la religion catholique, qui devrait primer dans l\u2019espace public», mentionne-t-il.Aujourd\u2019hui préfet de la MRC de Mékinac, le maire d\u2019Hérouxville tourne maintenant son regard vers des initiatives plus positives, selon lui.L\u2019embauche il y a deux ans d\u2019une ressource à la MRC pour favoriser l\u2019intégration de nouveaux arrivants dans les municipalités de Mékinac en fait partie.Les efforts portent fruit avec l\u2019arrivée notamment de familles tunisiennes et haïtiennes qui viennent aussi combler un manque dans les entreprises de la région, pour lesquelles la pénurie de main-d\u2019œuvre frappe fort.«En Mauricie, nous sommes l\u2019une des régions les plus vieillissantes au Québec.Si l\u2019on veut assurer une relève et se rajeunir, ça passe aussi par les nouveaux arrivants.J\u2019ai toujours été favorable à ça.Nous sommes tous des fils d\u2019immigrants», considère Bernard Thompson.Et le Code de vie?En 2010, il a été classé document historique et envoyé aux archives de la Municipalité.On n\u2019y a plus jamais fait allusion autour de la table du conseil municipal.«On peut dire qu\u2019on a participé à un mouvement dont l\u2019ampleur nous a complètement dépassés.Le débat devait se faire, mais ce n\u2019était peut-être pas à nous de le faire», conclut Bernard Thompson.1 Une délégation de femmes musulmanes étaient venues à Hérouxville pour établir le dialogue avec le conseil municipal.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER 3 L\u2019auteur du Code de vie d\u2019Hérouxville, André Drouin, est décédé en avril 2017.On le voit ici aux côtés de Bernard Thompson, à l\u2019époque webmestre de la municipalité.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER 4 Au Bye-Bye 2007, RBO avait fait une caricature peu flatteuse de Hérouxville dans le fameux sketch Hérouxtyville.3 4 2 Il y a 15 ans, Hérouxville était plongée au cœur d\u2019un tourbillon médiatique et politique avec l\u2019adoption du Code de vie.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 46 LE POINT Maurice Pollack inaugure un nouveau magasin sur la rue Saint-Joseph le 28 novembre 1931.L\u2019événement est souligné par de nombreuses publicités dans tous les journaux de la ville, dont L\u2019Action catholique, un quotidien fondé et soutenu par les œuvres du diocèse de Québec depuis 1907.Pollack est un concurrent redoutable pour les commerces de propriété canadienne- française et il ne se cache pas d\u2019être d\u2019origine juive.Durant une année entière, L\u2019Action catholique publie la réclame de Pollack, puis cesse brusquement en décembre 1932 au moment où est annoncé le projet de construction d\u2019une synagogue dans le quartier Montcalm.Les données de ce quiz sont tirées d\u2019un ouvrage de Pierre Anctil intitulé Antijudaïsme et influence nazie, publié en 2021 aux Presses de l\u2019Université de Montréal.PAR LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE QUÉBEC (PIERRE ANCTIL) 1 Maurice Pollack joue un rôle décisif dans la communauté juive de Québec et il est de son vivant une figure connue du grand public.Sa résidence sur la Grande Allée vient tout juste d\u2019être acquise par la municipalité pour en faire un lieu de valorisation du vivre ensemble.Où est-il né?A) À Québec B) À Paris C) À Berlin D) Dans un petit bourg en Ukraine 2 Quand Maurice Pollack débute-t-il en affaires dans le quartier Saint-Roch?A) En 1902 B) En 1906 C) En 1911 D) En 1925 3 Québec abrite une communauté juive depuis la fin du XIXe siècle.Quelle est la taille de la population juive quand Maurice Pollack ouvre son nouveau magasin en 1931?A) 500 personnes B) 2000 personnes C) 5000 personnes D) 20 000 personnes 4 Quelle est l\u2019attitude de l\u2019archevêque de Québec, Mgr Jean-Marie Rodrigue Villeneuve, quand l\u2019affaire de la synagogue éclate au grand jour en novembre 1932?A) Il dénonce l\u2019antisémitisme ambiant au nom de l\u2019Église.B) Il refuse de prendre position et reste silencieux.C) Il rencontre une délégation juive et les accueille à la cathédrale.D) Il demande conseil à Rome.5 Sous quel prétexte L\u2019Action catholique refuse-t- elle les publicités du magasin Pollack à partir de décembre 1932?A) Les publicités sont obscènes et osées pour l\u2019époque.B) Elles sont trompeuses sur le plan commercial.C) Elles proviennent d\u2019un magasin tenu par une famille d\u2019origine juive.D) Elles sont illégales.6 Quel rôle la municipalité et le maire Henri-Edgar Lavigueur jouent-ils dans le projet d\u2019ériger une synagogue à la haute-ville en 1932?A) Le maire se lave les mains de cette question.B) Le maire entreprend des pourparlers avec les représentants de la communauté juive.C) Le maire dénonce les propos antisémites de L\u2019Action catholique.D) La municipalité change le zonage urbain pour empêcher la construction de la synagogue.7 Comment se résout la crise qui affecte le magasin Pollack et le projet de synagogue à la haute-ville?A) Pollack fait faillite et ferme son magasin.B) La synagogue ne voit jamais le jour.C) Une synagogue est finalement construite sur la rue Crémazie en 1943.D) Pollack poursuit L\u2019Action catholique en justice.LE BOYCOTTAGE DU MAGASIN POLLACK PAR L\u2019ACTION CATHOLIQUE 1 Le «nouveau magasin Pollack» ouvert en 1931, ici photographié en 1965 à l\u2019occasion du Carnaval de Québec \u2014 PHOTO ARCHIVES DE LA FONDATION POLLACK 2 Publicité de manteaux pour femmes du magasin Pollack \u2014 PHOTO TIRÉE DE L\u2019ACTION CATHOLIQUE, 10 MAI 1932, P.6 1 2 leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 47 LE POINT 1 D) Maurice Pollack est né en 1885 à Konele, un petit bourg ukrainien situé à une distance de 200 kilomètres au sud de Kiev.Ceci fait de lui un sujet du tsar Alexandre III, car l\u2019Ukraine appartient à cette époque à l\u2019empire russe.Le lieu de naissance de Pollack était une localité où les Juifs formaient une partie importante de la population et où on trouvait toutes les institutions traditionnelles du judaïsme orthodoxe.On peut penser que les conditions de vie à Konele étaient assez difficiles et que Pollack a voulu améliorer sa situation en venant en Amérique, d\u2019autant plus qu\u2019il avait perdu sa mère très jeune et son père quelques années plus tard.2 A) Pollack arrive à Halifax en 1902 et un oncle installé plusieurs années avant lui au Canada l\u2019encourage à s\u2019établir à Québec.À peine âgé de 18 ans, il arrive sans le sou et avec une connaissance plus que rudimentaire du français et de l\u2019anglais.Aussitôt, il se lance dans le commerce et parcourt la campagne autour de Québec avec un cheval et une charrette pour vendre diverses marchandises aux fermiers, surtout dans la région de la Beauce.En 1906, il ouvre sur la rue Saint-Joseph un premier commerce spécialisé dans le vêtement pour hommes.En 1911, Pollack déménage son magasin dans un édifice plus vaste, près de la rue du Pont, tout en continuant de desservir sa clientèle rurale.Ce n\u2019est que le premier de nombreux agrandissements.3 A) La population juive de Québec ne commence à croître vraiment qu\u2019au début du XXe siècle, à l\u2019occasion de la grande vague migratoire juive venue de l\u2019empire russe.C\u2019est une période de forte croissance démographique au Canada et des centaines de milliers d\u2019immigrants européens franchissent les portes du pays.Québec est, avant la Première Guerre mondiale, un des principaux ports d\u2019entrée d\u2019immigrants en provenance de l\u2019Ancien Monde.Malgré cela, la ville n\u2019attire guère l\u2019immigration et, en 1931, seulement 2,6 % de sa population est née à l\u2019étranger.En tout, au moment des événements décrits dans ce quiz, il n\u2019y a que 500 Juifs à Québec, peut-être même un peu moins.4 B) Les dirigeants de l\u2019archidiocèse de Québec portent encore à cette époque la position doctrinale que les Juifs ont refusé de se convertir au christianisme.Pour cette raison ils sont l\u2019objet d\u2019hostilité et de méfiance tenaces que l\u2019on retrouve en toutes lettres dans le journal L\u2019Action catholique.Mgr Villeneuve, l\u2019archevêque de Québec depuis 1931, juge sévèrement la présence de commerces juifs dans la ville.Il prend la position que les difficultés de la communauté juive locale ne relèvent pas de lui et il refuse de s\u2019engager à défendre ou à donner son appui à l\u2019érection d\u2019une synagogue dans la paroisse Saint-Dominique.Il ne censure pas non plus les formes primaires d\u2019antisémitisme qui font surface dans ce contexte.5 C) Après l\u2019ouverture de son nouveau magasin, en novembre 1931, Maurice Pollack place une publicité par semaine dans L\u2019Action catholique.Un an plus tard, le projet d\u2019ériger une synagogue à la haute-ville hérisse au plus haut point les éditorialistes du journal, et leur font craindre de manière irrationnelle un complot de la part des Juifs pour s\u2019emparer du quartier Montcalm.Les chrétiens, pense L\u2019Action catholique, nourrissent les ambitions juives en portant leurs économies dans des magasins comme celui de Pollack.La meilleure façon de contrecarrer les plans des Juifs c\u2019est de boycotter leurs commerces et de promouvoir l\u2019achat chez nous.6 D) Aucun des maires que compte Québec à cette période ne fait le moindre effort pour résoudre la question de la synagogue projetée.Bien au contraire, autant le maire Henri- Edgar Lavigueur (1930-34), que le maire Joseph-Ernest Grégoire (1934-1938) et le maire Lucien Borne (1938-1950) font tout pour nuire au projet de construction d\u2019un lieu de culte juif à la haute-ville, tant en 1932 qu\u2019en 1942 et en 1943 quand une structure est finalement érigée à l\u2019angle de la rue Crémazie et de l\u2019avenue De Salaberry.Pour y parvenir ils changent les règlements de zonage, tentent de s\u2019emparer du terrain pour en faire un parc municipal, par expropriation si nécessaire, et finalement déposent une demande d\u2019injonction pour faire cesser immédiatement les travaux quand ils débutent.7 C) L\u2019affaire ne se règle qu\u2019en 1948 quand le maire Borne met fin aux poursuites légales intentées contre la communauté juive.L\u2019édifice érigé à la hâte en 1943 sera finalement complété après la fin de la guerre et la communauté inaugure sa nouvelle synagogue en 1952.Maurice Pollack surmonte le boycottage de L\u2019Action catholique et continue de faire paraître ses réclames dans Le Soleil et L\u2019Événement.Pendant la guerre il se lance dans la confection d\u2019uniformes militaires et ouvre en 1950, sur le boulevard Charest, un magasin de taille plus imposante encore.Après avoir fait un don important à l\u2019Université Laval, il reçoit en 1956 un doctorat honorifique de cette institution, signe que la crise de la synagogue est définitivement terminée.RÉPONSES 3 3 L\u2019homme d\u2019affaires Maurice Pollack, figure influente de la communauté juive de Québec, vers 1935 \u2014 PHOTO ARCHIVES JUIVES CANADIENNES DWORKIN, MONTRÉAL 4 Le cardinal Jean-Marie-Ro- drigue Villeneuve en juillet 1938 \u2014 PHOTO BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC 4 0087462 En contexte de pandémie, quoi faire avant de consulter ?Québec.ca/besoinsanté J\u2019ai un résultat positif à la COVID-19.DÉBUTER LES SOINS À LA MAISON J\u2019ai des inquiétudes ou je vis une situation difficile.APPELER INFO-SOCIAL 811 Je souhaite renouveler mes ordonnances.EN PARLER AVEC VOTRE PHARMACIEN(NE) J\u2019ai des questions sur ma santé.APPELER INFO-SANTÉ 811 SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 48 CARREFOUR DES LECTEURS Directeur général ÉRIC TROTTIER Rédactrice en chef VALÉRIE GAUDREAU place publique Des bombes à retardement Il y a plusieurs questionnements concernant la décision du ministère de la Santé de mettre à la poubelle le passeport vaccinal de manière progressive d\u2019ici le 14 mars, alors qu\u2019il ne sera plus requis, peu importe l\u2019endroit.En premier lieu, il s\u2019agit d\u2019un mauvais message quand on veut favoriser la vaccination.Il y a plus, la vaccination étant un avantage à plusieurs égards.On entendait, par exemple, une personne immunodéprimée se questionner sur son devenir en société si elle ne sait pas qui elle côtoie et plusieurs médecins impliqués dans le traitement contre le cancer affirmer qu\u2019il n\u2019est pas question que des non- vaccinés s\u2019aventurent dans des lieux où l\u2019on traite leurs malades, l\u2019un d\u2019eux mettant en évidence que la charge virale des non-vac- cinés est élevée et conséquemment qu\u2019il est plus dangereux qu\u2019ils transmettent l\u2019infection.L\u2019État se décharge de sa mission de protection collective pour maintenant faire en sorte que chacun gère plutôt son risque.C\u2019est beaucoup demandé, sinon impossible pour la plupart.Il y a encore un peu plus d\u2019un demi-million d\u2019adultes qui n\u2019ont reçu aucune dose de vaccin au Québec et bon nombre sont par ailleurs insuffisamment vaccinés.Pourquoi cette date déterminée un mois d\u2019avance, pourquoi ne pas avoir identifié des lieux où le passeport vaccinal serait encore requis?Le ministre Dubé a simplement dit de le conserver en cas d\u2019une sixième vague.Entretemps, il y a 500 000 bombes à retardement qui se promènent en tous lieux sans qu\u2019on le sache.Richard Gagné Sainte-Pétronille À propos de l\u2019inflation Elle se pointe à 5 % par an.Du jamais vu en trente ans, nous dit-on.Cinq pour cent, c\u2019est 2 % de plus que la cible de la Banque du Canada.Important, mais il n\u2019y a pas lieu de courir chez l\u2019épicier pour stocker le papier de toilette.Et pourtant, on en fait grand cas.Scindons le problème pour mieux le comprendre.D\u2019abord, l\u2019inflation de l\u2019essence.Ce qu\u2019il y a d\u2019embêtant dans le prix de l\u2019essence, c\u2019est qu\u2019il contamine le prix de tout ce qui est transporté.Pourtant, on peut trouver trois conséquences potentiellement intéressantes à la situation actuelle : \u203a produire localement, mais très localement! Ce qui est aligné avec les volontés du gouvernement québécois.Par exemple, installer 500 serres pour produire des légumes partout sur le territoire québécois.Plus pertinent encore qu\u2019une mégaserre à Drummondville, vous me direz; \u203a utiliser l\u2019électricité québécoise comme source d\u2019énergie pour produire plutôt que le pétrole ou le gaz naturel; \u203a réduire l\u2019impact de nos déplacements routiers générant 43 % des GES québécois.À 2 $ le litre, on verra de moins en moins de F-150 à 130 km/h et de plus en plus de véhicules sur la voie de droite à 80! Parlant de F-150, savez-vous que Ford a vendu 3/4 de million de camions série F en 2021 aux États-Unis seulement, alors que la Californie brûlait?Malades! Aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019offre déficiente bien plus que la demande qui pousse les prix à la hausse.La mondialisation de la production montre ses faiblesses, les chaînes d\u2019approvisionnement grincent, craquent et pètent.On ne trouve plus de main- d\u2019œuvre bon marché.Il faudra donc investir pour produire, pour sécuriser ses approvisionnements et pour qualifier sa main-d\u2019œuvre.Dans ce contexte, très mauvaise idée pour le Canada d\u2019augmenter les taux d\u2019intérêt dans l\u2019espoir de juguler l\u2019inflation.Il faut, au contraire, inciter les entrepreneurs à optimiser leur business! Et que dire de l\u2019inflation dans le logement?Ce n\u2019est certes pas une hausse des taux d\u2019intérêt qui va réduire votre loyer! Robert Fortier Saint-Ferréol-les-Neiges POINT DE VUE Dominique Salgado Directeur général du CAPVISH À l \u2019a p p r o c h e d u r e n o u - vellement des baux , le CAPVISH demeure vigilant face aux hausses abusives de loyers et aux nombreux cas de discrimination et de rénovic- tions.Dans ce contexte inédit, il est important de rappeler que la Charte des droits et libertés de la personne continue de s\u2019appliquer en matière de logement.La discrimination est toujours interdite à toutes les étapes, que ce soit dans les annonces, lors des visites ou à la signature du bail.Malgré cette législation, il est regrettable que de nombreux cas de discriminations surviennent encore chaque année.Les appartements accessibles, adaptés et abordables étant loin d\u2019être légion dans la ville de Québec, ces personnes en situation de handicap se retrouvent piégées puisque celles-ci se voient dans l\u2019obligation d\u2019accepter des situations inacceptables qui violent leurs droits par peur de ne pas trouver de logement accessible et/ou adapté dans leurs prix.Par conséquent, afin d\u2019éviter que ces personnes se retrouvent prises en otage par des locateurs, le CAPVISH demande au gouvernement du Québec de bonifier de façon importante ses ambitions quant à la construction de nouveaux logements accessibles et abordables, dans une perspective à long terme.Notre application AppLOAD, qui regroupe des cartes géo- référencées, pourra aider les ménages de Québec en situation de handicap dans leur recherche d\u2019un hébergement.Nous sommes d\u2019avis qu\u2019i l est important de mettre en place des ressources et des outils pour accompagner adéquatement les personnes en situation de handicap à la recherche d\u2019un logement.L\u2019accessibilité aux logements préoccupe les personnes handicapées LIRE D\u2019autres points de vue sur lesoleil.com et dans notre application leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 49 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE Les Centraide du Québec U ne directrice générale qui n\u2019a d\u2019autre choix que de fermer les portes de son organisme pour une durée indéterminée après que sa seule employée eut quitté pour un meilleur salaire dans le réseau public.Un intervenant en santé mentale qui doit conjuguer sa volonté d\u2019aider avec son propre épuisement professionnel et avec son sentiment de culpabilité qui en résulte.Une travailleuse du milieu communautaire qui doit elle-même aller dans une banque alimentaire pour nourrir sa famille, faute de revenus suffisants.Des exemples comme ceux-là, il y en a des centaines un peu partout au Québec.La pandémie, la rareté de la main-d\u2019œuvre et l\u2019inflation ont exacerbé les enjeux.Trop souvent, et malgré son engagement, c\u2019est maintenant la personne aidante qui crie à l\u2019aide.Nous devons cesser de nous fier sur le dévouement des travailleurs et travailleuses du milieu communautaire.Au-delà de leur contribution historique, ces personnes font une différence concrète depuis deux ans aux côtés, voire dans l\u2019ombre, du personnel de la santé pour tenter de limiter les effets à court, moyen et long terme de la crise sanitaire et sociale, particulièrement auprès des personnes et des groupes sociaux les plus marginalisés et les plus vulnérables.Ces effets sont multiples et complexes : hausse de l\u2019isolement social, crise de santé mentale, augmentation de la violence conjugale et domestique, délestage en santé et services sociaux, hausse du décrochage et de l\u2019échec scolaire, pertes d\u2019emploi, augmentation de la précarité dans les secteurs les moins bien rémunérés, etc.Devant ces enjeux sociaux croissants, le réseau communautaire ne fait non seulement partie, mais est trop souvent l\u2019unique solution.Nous devons collectivement lui donner les moyens de réussir.Témoins au quotidien du travail qu\u2019accomplit ce réseau, les Centraide du Québec croient qu\u2019un soutien financier accru, substantiel et prévisible des organismes communautaires est nécessaire.Et c\u2019est urgent.Les intervenant.es communautaires déploient beaucoup d\u2019énergie et prennent tout le temps nécessaire pour établir et maintenir des liens de confiance avec les personnes qu\u2019ils rejoignent afin d\u2019arriver à bien les accompagner.Pour conserver leur expertise et leur capacité d\u2019aller au-devant des besoins, ils doivent être en mesure de consolider et de renforcer leurs équipes.Plus que jamais dans les années récentes.Ce sont des vies humaines qui sont en jeu, et c\u2019est grave.Tout le réseau communautaire québécois a mis l\u2019épaule à la roue dès les premiers instants de la pandémie.Sans l\u2019engagement quotidien de ces personnes compétentes et humaines, de tout le réseau communautaire québécois, la situation serait aujourd\u2019hui autrement plus dramatique.Le rôle essentiel des organismes communautaires et leur contribution doivent être reconnus.Et cette reconnaissance passe par un rehaussement significatif de leur financement et l\u2019offre d\u2019un cadre prévisible pour leur permettre de faire face à la crise actuelle, de se mobiliser et de se projeter positivement pour la suite.Il nous faut donner de l\u2019oxygène aux organismes communautaires alors que la pression sur eux se fait presque intenable et menace la résilience de ce réseau indispensable, mais vulnérable depuis trop longtemps.Le maintien et la survie de notre tissu social en tant que société bienveillante en dépendent.Le réseau communautaire québécois et ses milliers de travailleurs et travailleuses ont constitué depuis deux ans un véritable phare dans cet interminable tunnel pan- démique.Aujourd\u2019hui, la flamme du phare vacille et le temps presse.Il nous faut collectivement, financièrement et rapidement reconnaître le rôle de ce vaste réseau communautaire.Parce que sans lui, c\u2019est le noir.LE TEMPS PRESSE POUR LE COMMUNAUTAIRE Tout le réseau communautaire québécois a mis l\u2019épaule à la roue dès les premiers instants de la pandémie.Sans l\u2019engagement quotidien de ces personnes compétentes et humaines, de tout le réseau communautaire québécois, la situation serait aujourd\u2019hui autrement plus dramatique.\u2014 PHOTO 123RF, RAWPIXEL ÉCRIVEZ- NOUS Pour être publié sur nos plateformes, écrivez-nous à opinions@lesoleil.com.Maximum 1000 caractères.Inclure vos nom, adresse et numéro de téléphone pour vous joindre le jour.Nous devons cesser de nous fier sur le dévouement des travailleurs et travailleuses du milieu communautaire SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 50 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE Salomé Corbo, comédienne et porte-parole de la Fondation pour l\u2019alphabétisation 1 33 406 : c\u2019est le nombre d\u2019enfants ayant reçu un livre jeunesse neuf depuis septembre dernier dans le cadre du programme La lecture en cadeau de la Fondation pour l\u2019alphabétisation, et ce, malgré la pandémie.À titre de porte-parole de la Fondation, c\u2019est à la fois magnifique et affolant d\u2019annoncer un tel bilan puisque, en réalité, ce sont plus de 200 000 enfants que le programme devrait rejoindre pour combler la demande en milieu défavorisé.Depuis le début de l\u2019année, de nombreuses initiatives touchant l\u2019éducation et l\u2019apport indispensable des adultes à cet élément central du bien-être de l\u2019enfant ont été menées par différents groupes.Alors que s\u2019achève justement la Semaine de la persévérance scolaire, je nous invite à poursuivre notre réflexion collective sur la puissance de gestes tout simples aux répercussions immenses, comme celui d\u2019offrir un livre pour transmettre le goût de la lecture, le goût d\u2019apprendre toute la vie et celui de se développer pleinement.LA PUISSANCE DU CADEAU DE MARIYA L\u2019automne dernier, j\u2019ai eu le grand bonheur de discuter avec Mariya, éducatrice dans un CPE en milieu défavorisé à Montréal.Elle m\u2019a parlé des rituels instaurés dans son groupe entourant le livre, du lieu physique dédié à la lecture dans son local et de l\u2019importance de la place qu\u2019occupe le livre dans le quotidien des enfants de son établissement.Elle m\u2019a même parlé du livre jeunesse comme d\u2019un outil d\u2019intégration culturelle pour les familles immigrantes allophones.Pour moi, le livre a toujours représenté une fenêtre sur la culture ainsi que les nombreux plaisirs et découvertes qu\u2019elle peut nous offrir.Toutefois, en écoutant le témoignage de Mariya, le livre s\u2019est également imposé à moi comme un outil pour contrer le décrochage scolaire, pour favoriser l\u2019employabilité et, par conséquent, comme un levier pour contrer la pénurie de main-d\u2019œuvre et favoriser la participation citoyenne.En promouvant la lecture auprès des enfants, Mariya et les autres adultes contribuent à leur éducation.En leur offrant un livre, choisi pour eux, selon leurs intérêts et leurs niveaux de lecture, en leur démontrant notre intérêt en voyant un livre dans leurs mains, en faisant la lecture avec eux ou encore en leur exprimant notre fierté lorsqu\u2019ils lisent leurs premiers mots, nous les encourageons à lire et à devenir des lecteurs pour la vie.MESURER L\u2019AMPLEUR DE VOTRE INFLUENCE Comme Mariya, que nous soyons parents, éducateurs, enseignants ou citoyens, nous avons tous un rôle à jouer dans le fait de semer le goût de lire et d\u2019apprendre.Que ce soit par des modèles de persévérance ou par le don d\u2019un livre, il faut continuer de célébrer et de renforcer ces initiatives qui propulsent l\u2019épanouissement de tous les enfants.Comme porte-parole, je vous remercie sincèrement d\u2019avoir contribué au succès de la 23e édition de La lecture en cadeau présenté par Kaleido, grâce à vos dons de livres jeunesse neufs chez votre libraire ou à vos dons en argent.Maintenant, comme maman de trois enfants, à l\u2019aube d\u2019une semaine de relâche bien méritée, je vous invite à vous offrir le cadeau de la lecture en famille.VAINCRE LES DÉFIS D\u2019ALPHABÉTISATION, UN LIVRE À LA FOIS PHOTO 123RF, KALIANTYE Salomé Corbo, comédienne et porte-parole de la Fondation pour l\u2019alphabétisation leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 51 PLACE PUBLIQUE DES UNIVERSITAIRES Alain Olivier Professeur à la Faculté des sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation de l\u2019Université Laval, titulaire de la Chaire en développement international et membre du Regroupement Des Universitaires U ne des opinions les plus largement répandues en ce qui a trait à nos pratiques agricoles est que nous faisons face à un terrible dilemme : afin de nourrir tout le monde, nous n\u2019avons pas d\u2019autre choix que de recourir à des engrais chimiques, à des pesticides, à de la machinerie lourde, en pratiquant une monoculture industrielle sur des terres dont tous les arbres ont été arrachés.Autrement dit, il faut sacrifier la vie des abeilles, la pureté de l\u2019eau, la santé humaine et la qualité de vie en milieu rural.Si, au contraire, nous voulons préserver la biodiversité, atténuer les changements climatiques, rémunérer correctement ceux et celles qui nous nourrissent, cela signifierait que nous acceptons de sacrifier la vie de centaines de millions de nos concitoyens.Or, c\u2019est un faux dilemme.L\u2019AGROÉCOLOGIE Il existe des pratiques agricoles qui permettent de nous nourrir sans avoir besoin, pour ce faire, de détruire la planète.Ce sont celles de l\u2019agroécologie, c\u2019est-à- dire des pratiques qui privilégient la rencontre de l\u2019agriculture et de l\u2019écologie, dans une perspective de soutenabilité de la production alimentaire, sans occulter divers enjeux sociaux, y compris celui du droit à l\u2019alimentation.DES CRITIQUES NON FONDÉES L\u2019une des principales critiques adressées à l\u2019agroécologie n\u2019en demeure pas moins sa prétendue incapacité à pouvoir nourrir une population considérable et sans cesse croissante d\u2019êtres humains.Il s\u2019agit évidemment d\u2019une crainte légitime qui mérite d\u2019être étudiée de façon extrêmement attentive.Il ne faudrait pas sacrifier la vie de centaines de millions de personnes par simple choix idéologique.Or, l\u2019acharnement à perpétuer les pratiques destructives de l\u2019agriculture industrielle ressemble de plus en plus à cette idéologie et à cette absence de réalisme qui seraient, selon elle, caractéristiques de l\u2019agroécolo- gie.Si on a cru un temps qu\u2019un progrès technique, allant de pair avec une industrie agricole toute puissante, réglerait définitivement le problème de la faim sur la planète, il faut bien se rendre à l\u2019évidence aujourd\u2019hui que cela n\u2019est pas le cas.Non seulement l\u2019insécurité alimentaire et nutritionnelle sévit-elle toujours \u2014 environ 800 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, sans compter toutes celles qui souffrent de diverses carences nutritionnelles \u2014, mais on détruit, à un rythme inégalé dans l\u2019histoire de la planète, ses ressources et sa biodiversité, si bien que la capacité des générations qui nous suivront à se nourrir convenablement paraît aujourd\u2019hui menacée.Or, l\u2019agroécologie ne tourne pas le dos au problème de la faim et à celui de la destruction de la biosphère, mais s\u2019y attaque de front.Elle le fait en se fondant sur des connaissances scientifiques très actuelles, des pratiques agricoles séculaires et une revalorisation du rôle de ceux et celles qui nous nourrissent, plutôt qu\u2019en misant sur une artificialisation de la production agricole et de l\u2019environnement dans lequel elle s\u2019inscrit, ainsi que sur un système alimentaire gouverné principalement par des intérêts financiers, au détriment d\u2019autres considérations jugées non pragmatiques.DES DONNÉES QUI NE MENTENT PAS La perception selon laquelle les pratiques de l\u2019agriculture industrielle auraient une productivité bien supérieure à celle des pratiques agroécologiques reste encore solidement implantée.Elle commence néanmoins à être sérieusement ébranlée au fur et à mesure que s\u2019accumulent les données issues d\u2019expériences agroécologiques de plus en plus diversifiées.Certes, certaines entreprises agricoles industrielles réussissent à obtenir des rendements qui forcent l\u2019admiration.Mais on oublie tout ce qu\u2019il faut pour obtenir de tels rendements.La productivité qu\u2019on observe dans ces entreprises n\u2019est donc élevée qu\u2019en apparence.Elle ne tient pas compte de la quantité d\u2019énergie et d\u2019eau utilisée, de tout le sol perdu par l\u2019érosion, de l\u2019azote et du phosphore qui s\u2019accumulent dans les cours d\u2019eau, des pesticides qui affectent la santé humaine, des insectes et des oiseaux qui disparaissent, de la déforestation, des changements climatiques, de la dégradation de la qualité de vie en territoire rural.Or, tout cela a un coût, du traitement de l\u2019eau aux soins médicaux résultant des problèmes de santé occasionnés par une mauvaise alimentation, en passant par la gestion des catastrophes humanitaires provoquées par les changements climatiques.Pire encore : certains dommages sont irréversibles ou difficilement réversibles.On ne recrée pas des sols si facilement.L\u2019ALIMENTATION HUMAINE À trop mettre l\u2019accent sur un rendement élevé à l\u2019hectare, on en vient d\u2019ailleurs à oublier à quoi sert ce qu\u2019on produit.Selon les données de l\u2019Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture, à peine un peu plus de 42 % des céréales utilisées dans le monde en 2017- 2018 l\u2019ont été pour l\u2019alimentation humaine.Le reste était destiné à l\u2019alimentation animale \u2014 un peu moins de 36 % \u2014 et à d\u2019autres usages, notamment industriels, parmi lesquels on peut compter la fabrication d\u2019éthanol \u2014 près de 22 %.En fait, que l\u2019on tienne compte de ce qu\u2019elle produit ou de ce qu\u2019elle consomme, la productivité de l\u2019agriculture industrielle en matière d\u2019alimentation humaine apparaît bien faible.Les ratés de l\u2019agriculture industrielle sont d\u2019autant plus désolants que ce n\u2019est pas elle qui nourrit la majorité des gens de la planète, mais bien les paysans et les paysannes, les fermiers et les fermières de famille, et souvent les plus pauvres parmi eux.La meilleure façon d\u2019augmenter la production alimentaire sur la planète ne réside donc pas nécessairement dans une course en avant pour accroître encore davantage celle qui est issue de l\u2019agriculture industrielle, qui a non seulement des impacts dévastateurs sur les plans écologique et social, mais est également confrontée à des rendements qui plafonnent, quand ils ne commencent pas tout simplement à décroître.E l l e p o u r ra i t b i e n v e n i r d e l\u2019adoption, par les paysans et les paysannes les plus démunis, de pratiques agroécologiques qui leur permettraient non seulement d\u2019accroître, de façon soutenable, leur production, mais qui auraient aussi un impact direct sur leur sécurité alimentaire et nutritionnelle.SE RENDRE À L\u2019ÉVIDENCE Cela ne signifie pas pour autant que l\u2019agroécologie n\u2019a pas sa place dans les pays les plus riches.Les externalités sociales et environnementales négatives de l\u2019agriculture industrielle y sont, à plusieurs égards, dramatiques.Les pratiques actuelles de l\u2019agriculture industrielle, en effet, ne sont tout simplement pas soutenables.Ce seul constat devrait non seulement nous ébranler, mais nous pousser à changer radicalement nos façons de faire, à moins de ne pas nous soucier le moins du monde de la capacité de la planète à nourrir les générations suivantes d\u2019êtres humains \u2014 c\u2019est-à-dire nos enfants et les enfants de nos enfants.Que fera-t-on quand on aura épuisé tous nos sols et que la biodiversité qui est à la source d e n o t r e v i e m ê m e s e r a e n grande partie éteinte?Il faut se rendre à l\u2019évidence : nous devons changer nos façons de faire.En matière de production agricole comme dans bien des domaines de l\u2019activité humaine, il y a d\u2019autres manières d\u2019agir que celles qu\u2019on a apprises.Questions ou commentaires?info@desuniversitaires.org Alain Olivier vient de publier aux Éditions Écosociété un livre intitulé La révolution agroécologique : nourrir tous les humains sans détruire la planète.LA RÉVOLUTION AGROÉCOLOGIQUE SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 52 AMAURY HAUCHARD Agence France-Presse MOPTI \u2014 Soldat, écolière, enseignant, djihadiste.Piégés dans le cercle vicieux des violences qui meurtrissent le centre du Mali depuis 2015, ils ont dû apprendre à survivre, se défendre ou se battre.Chacun représente une facette du conflit.Pendant un an et demi, pour documenter une réalité humaine souvent délayée dans le décompte des morts, l\u2019AFP a recueilli le témoignage de huit personnes qui ont dû changer de vie.Les entrevues ont été menées à différents moments à Bamako ou à la faveur de déplacements à Mopti et Sévaré, dans une zone d\u2019accès compliqué et dangereux pour les journalistes et les humanitaires.Dans cette région sahélienne du «centre du Mali», désignée ainsi par opposition aux déserts sahariens du nord, les violences ont débuté en 2015 avec l\u2019apparition d\u2019un groupe djihadiste emmené par le prédicateur peul Amadou Koufa.Affilié à la nébuleuse Al-Qaïda, il refuse tout État, veut imposer une société islamique.Il a largement recruté à l\u2019époque parmi sa communauté peule, marginalisée, avant de diversifier.Avec son émergence ont été ranimés ou avivés de vieux antagonismes entre communautés, autour de la terre notamment.Des groupes proclamant assurer la défense de leur communauté se sont formés, comme Dan Nan Ambassagou au sein des Dogons.Réunion de villageois soucieux de protéger leurs foyers avant de devenir une milice, Dan Nan Ambassagou a été accusée de crimes contre l\u2019humanité.Elle a été officiellement dissoute, mais continue d\u2019opérer.L\u2019armée y a été accusée par des ONG de collaborer ponctuellement avec Dan Nan Ambassagou contre les djihadistes.Certains villages ont signé, parfois sous la contrainte, des accords de paix avec le groupe djihadiste de Koufa, la Katiba Macina.Près de 200 000 personnes ont fui la violence, des milliers ont été tuées.Les huit anciens habitants des brousses meurtrières se sont confiés à l\u2019AFP en demandant qu\u2019on ne puisse pas les identifier ni les retrouver, par crainte de représailles.Leurs noms ont été changés.Alors que la France et ses partenaires européens ont officialisé jeudi leur retrait militaire du pays après neuf ans de lutte antidjiha- diste menée par Paris, nous vous présentons leurs témoignages d\u2019une réalité donnée à un moment précis afin de montrer la complexité du conflit dans le centre du Mali, cercle vicieux fait d\u2019amalgames, de cycles de représailles et d\u2019embrigadement.GEORGES, MILICIEN DOGON : «À UN MOMENT, J\u2019AI COMPRIS» Directeur d\u2019hôtel dans la brousse du plateau dogon, Georges, la quarantaine, a vu la guerre arriver en 2017.Les touristes ont cessé de venir, les armes ont apparu, il a rejoint une milice dogon.«Il n\u2019y avait jamais eu de souci entre Peuls et Dogons, c\u2019était calme dans le village.Mais peu à peu, des problèmes sont apparus.Chez moi, ça a été l\u2019histoire d\u2019un Peul qui a tué un sage dogon.Les Peuls-à-problèmes [djiha- distes, NDLR] sont arrivés chez nous ensuite, on nous racontait qu\u2019ils s\u2019en prenaient aux villages voisins.Il fallait qu\u2019on se défende.Comme j\u2019étais l\u2019aîné, j\u2019avais hérité des grigris de protection et du fusil de chasse de mon père.J\u2019avais la responsabilité, je devais aller combattre dans le groupe.Quatorze autres du village sont venus.Chacun a amené sa protection et son arme.On gardait la route, on demandait un quelque chose aux gens pour acheter la cigarette et les vivres.C\u2019était bien, ça marchait.De toute façon, on était protégés par le grigri.Mais après il y a eu dispute.Certains buvaient trop, profitaient de leur puissance.Ils obligeaient les gens à les respecter, mettaient des amendes insensées.À un moment, j\u2019ai compris.On ne se battait plus contre les djihadistes, on rackettait les gens, y compris des Dogons.Je ne suis pas entré dans Dan Na Ambassa- gou pour faire du dégât, je voulais aider les gens.J\u2019ai été voir le chef, je lui ai dit que j\u2019avais une course à faire à Bamako.Je ne suis pas revenu.» Georges, barbe de trois jours, habite aujourd\u2019hui à Bamako où il met ses bras à disposition sur les chantiers.Il a toujours ses grigris.FATOUMATA, ÉCOLIÈRE : «ILS ONT DÛ CROIRE QUE J\u2019ÉTAIS MORTE» Fatoumata, 14 ans, est timide.Elle regarde le sol quand elle raconte la nuit meurtrière du 23 mars 2019.Des hommes armés sont venus à l\u2019aube dans la moitié peule du village d\u2019Ogossagou.La milice prodogon Dan Nan Ambassagou a été accusée.Une enquête a été ouverte, ses résultats n\u2019ont pas encore été rendus publics.«Quand le village voisin du nôtre avait été attaqué, on s\u2019était réfugiés avec les autres Peuls à Ogossagou.Tout le monde a fait pareil.Partout, les villages peuls se sont vidés.L\u2019attaque [d\u2019Ogossagou] a eu lieu quelques mois après, au début de la saison des récoltes.Le jour se levait, c\u2019était après la prière du matin.Ils ont encerclé le village, ils ont tiré partout.Quand ça a commencé, on s\u2019est couchés dans la case.De dehors, ils ont tiré dessus.Je suis sortie en courant, j\u2019ai été dans une autre avec ma mère.On s\u2019est baissés, mais les hommes sont entrés, ils ont tiré sur tous les gens qui étaient là.On était huit dans la case.Six sont morts.J\u2019ai eu mal aux deux jambes, je me suis évanouie.Ils ont dû croire que j\u2019étais morte.Quand je me suis éveillée, les secours étaient là.J\u2019ai ouvert les yeux, ma mère était là, à côté.Morte.» Au moins 157 personnes ont été tuées cette nuit-là.Fatoumata a eu les deux jambes fracturées.Elle boite toujours et a trouvé refuge dans un camp de déplacés de Mopti, la capitale régionale.SIDIKI, ENSEIGNANT : LES ÉCOLES FERMAIENT, «ON CONTINUAIT» Les djihadistes d\u2019Amadou Koufa s\u2019en prennent dans la région aux symboles de l\u2019État et du monde occidental.Les écoles sont une cible.Près de 1000 sont fermées.Sidiki, affable Dogon de 36 ans, avait l\u2019ambition d\u2019en diriger une.«On savait que la situation n\u2019était pas bonne.On avait des échos des écoles fermées, mais on continuait, pour les enfants.Il était 11h45 ce mercredi.À cette époque, il y avait les épines sur le mil, il n\u2019était pas encore coupé.Le bruit des motos n\u2019a fait que grandir.Ils ont encerclé l\u2019école.On a entendu les rafales.Popo- popop.Ils tiraient en l\u2019air et sur les portails.On a tous été rassemblés dehors, enseignants et élèves.Il y avait des gens de communautés différentes.Ils ont pris le directeur et lui ont dit : \u201cPourquoi?On t\u2019avait dit de fermer l\u2019école\u201d.Ils l\u2019ont chicoté [matraqué].Les larmes nous montaient aux yeux, mais on est restés dignes.Ils m\u2019ont chicoté aussi.Pendant que le chef faisait ça, d\u2019autres prenaient nos motos.On n\u2019a rien pu faire.Pour moi, la psychose est AU CŒUR DU CONFLIT DANS LE CENTRE DU MALI leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 53 LE MONDE arrivée le soir quand je suis rentré à la maison.Je suis tombé à terre, d\u2019un coup.Madame était là, elle n\u2019a pas compris, elle a crié.Je me suis relevé, j\u2019ai réalisé d\u2019un coup ce qu\u2019il s\u2019était passé.On est partis et depuis ce jour j\u2019attends à la maison que la sécurité revienne.» Sidiki habite dans une grande vil le du centre.Il n\u2019a pas de travail et voudrait reprendre l\u2019enseignement.BACHIR, JOURNALISTE : PEUL DJIHADISTE, «C\u2019EST DE L\u2019AMALGAME» Bachir, 42 ans, a le sourire facile, mais sa voix devient grave quand il raconte «l\u2019 injustice» de sa double peine : d\u2019abord les djiha- distes qui l\u2019accusaient d\u2019être un informateur de l\u2019armée, puis les Dogons qui l\u2019accusaient d\u2019être djihadiste.«J\u2019étais le seul journaliste peul dans la zone.Les djihadistes sont venus dans mon village et ont demandé mes parents, ils leur ont dit que dans ma radio, je donnais des informations à l\u2019armée.\u201cSi on l\u2019attrape, on le tuera\u201d, ont-ils dit à ma mère.J\u2019ai quitté pour la ville.Mais ça a recommencé là-bas.Il y a beaucoup de Dogons dans cette ville, les Peuls sont quasiment tous partis.Je couvrais une manifestation contre l\u2019absence de l\u2019État.Les Dogons là m\u2019ont crié dessus, m\u2019ont demandé pourquoi j\u2019enregistrais avec mon portable.\u201cJe suis journaliste!\u201d J\u2019ai été me réfugier au commissariat, ils étaient après moi.J\u2019ai porté plainte, mais jusque-là rien n\u2019a été fait.Que les djihadistes m\u2019accusent d\u2019être informateur, car je travaille à la radio ne m\u2019étonne pas, car ils ne cherchent pas à comprendre.Mais que la population pense, parce que je suis Peul, que je suis djihadiste, c\u2019est de l\u2019amalgame.» Bachir est devenu professeur d\u2019arabe dans une ville du centre.Il collabore toujours à distance à sa radio.ROKIA, PÊCHEUSE : «ON NE LES A PLUS JAMAIS REVUS» Dans l\u2019odeur du poisson et les nuées de mouches qui volent dans la petite case de paille, Rokia, la cinquantaine, s\u2019abandonne aux sanglots.Comme beaucoup de civils pris dans la guerre, la pêcheuse de la communauté bozo ne comprend toujours pas comment la majorité de sa famille a été enlevée ce jour de 2018 sur les rives du fleuve Niger.«On était à cinq pinasses [pirogues], on remontait le fleuve en famille.Des hommes armés sur la rive nous ont fait des signes.C\u2019était un poste de contrôle.Si on ne s\u2019arrête pas, ils nous tuent, alors on s\u2019est arrêtés.Ils ont demandé aux hommes de descendre pour un contrôle.Parmi les 23, il y a avait mon mari Ba, mes frères Amadou et Sinbarma, mes fils Mahamat et Lassana.J\u2019ai été parler aux djihadistes.J\u2019ai essayé de leur dire qu\u2019ils n\u2019avaient pas besoin de faire ça, on n\u2019a rien contre eux, nous.Je leur ai dit qu\u2019on n\u2019était pas là pour autre chose que pêcher.Ils m\u2019ont dit qu\u2019eux étaient là pour Dieu.Je ne comprends pas, je ne comprends pas pourquoi ils ont fait ça.Ça fait trois ans, je n\u2019ai jamais revu mon mari, mes frères, mes fils.Je ne dors plus, la vie n\u2019a plus de sens.Ils peuvent continuer, arrêter, ça n\u2019a pas d\u2019importance pour moi.Il ne reste qu\u2019un homme dans la famille, le petit Amadou.Il est né deux jours après l\u2019enlèvement.» Rokia, les femmes de la famille et Amadou habitent désormais à terre dans les faubourgs de Mop- ti.Ils ne pêchent quasiment plus et survivent grâce à l\u2019aide d\u2019ONG locales.BILAL : AVEC LES DJIHADISTES POUR S\u2019EN SORTIR Revendeur du poisson fumé pêché par les Bozos, Bilal, 37 ans, ne s\u2019en sortait pas financièrement.Le commerce de poissons, l\u2019un des poumons de l\u2019économie locale, s\u2019est essoufflé faute de sécurité.Quand un ami lui a proposé un petit boulot, il n\u2019a pas hésité.«Je suis parti en brousse les rencontrer via un intermédiaire.Ils m\u2019ont proposé de rester.Pendant les trois premiers mois, j \u2019ai retrouvé là-bas des amis d\u2019enfance, de la madrasa [école coranique].Je faisais les commissions : l\u2019eau, le nettoyage des motos.La base était dans la forêt, c\u2019était très organisé.Georges, milicien dogon \u2014 PHOTOS AFP, MICHELE CATTANI Fatoumata, écolière Sidiki, enseignant Bachir, journaliste Rokia, pêcheuse Bilal, revendeur de poisson Kassim, commerçant Malick, soldat LIRE la suite \u203a 54 SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 54 LE MONDE « J \u2019é t a i s c o nva i n cu q u e c e s gens qu\u2019ils appellent djihadistes avaient plus de respect pour l\u2019humain que l\u2019armée.Ils ne se croyaient pas au-dessus des règles, contrairement aux militaires.Les gens qu\u2019ils attaquent ne respectent pas la charia.C\u2019est une bataille contre les amalgames, contre l\u2019injustice de l\u2019État.Il y avait de toutes les communautés dans le groupe, mais beaucoup de Peuls bien sûr.Moi, je suis Bamanan [Bambara].Je me suis rendu compte qu\u2019ils n\u2019avaient pas les moyens d\u2019appliquer la charia comme ils disaient.Alors certains faisaient des rapines, ils attaquaient des villages pour la nourriture et le bétail.J\u2019ai été voir le juge dans le camp, mais il n\u2019a rien voulu faire.En m\u2019endormant, j\u2019analysais tous les soirs ma vie.Je pense avoir toujours été une bonne personne.Est-ce que je pouvais participer à des attaques contre des gens juste pour manger?J\u2019ai pensé à ma femme qui me manquait.Quand on s\u2019est mariés, sa famille me l\u2019a confiée.Là, en fait, je l\u2019ai abandonnée.Ça a duré plusieurs nuits, je me convainquais un peu plus.Pour partir, j\u2019ai été voir un marabout lors d\u2019une course que je devais faire.Il m\u2019a aidé.» Bilal a l\u2019air toujours sur ses gardes, les yeux perçants.Il vit dans l\u2019anonymat dans une grande ville du centre, apprend la maçonnerie.Sa femme refuse de le revoir.KASSIM, COMMERÇANT : «ILS VEULENT CRÉER LA HAINE» Kassim, 42 ans, physique imposant et courte barbe, est un commerçant peul.Il habite dans une ville posée sur une route passante.Les infiltrations djihadistes y sont nombreuses, comme les soldats maliens.«C\u2019était un lundi à 15h.J\u2019étais avec deux jeunes et leurs animaux à discuter au bord de la route.Il y avait des moutons et des chèvres.Un pick-up militaire est passé, il s\u2019est arrêté.Ils nous ont dit de monter, je leur ai demandé pourquoi.Comme je suis le président connu d\u2019une association, je leur ai dit d\u2019aller voir le maire, le sous- préfet, pour confirmer mon identité.Ils ne m\u2019ont rien dit, seulement qu\u2019ils avaient une information.Moi je suis Peul, mais pas djihadiste! À l\u2019arrière du pick-up, on était attachés aux pieds, aux mains, les yeux bandés, d\u2019une manière vulgaire.On a passé 24 heures sans manger ni boire.Ils ont débandé nos yeux pour prendre une photo, mais ils ont rajouté une arme dessus qui n\u2019était pas à nous.Puis ils nous ont emmenés à la gendarmerie.Là, on nous a dit qu\u2019on avait des armes et des motos.La moto c\u2019est vrai, c\u2019est celle de l\u2019association, mais pas les armes! C\u2019est à cause de la photo.C\u2019est faux.Finalement, on a été amenés à Bamako.La détention a duré 28 jours avant qu\u2019on nous libère.Ils pensent que nous les Peuls sommes tous d\u2019accord avec le dji- had.Ils veulent créer la haine entre les communautés.Quand ils font ça, ça n\u2019est pas pour construire, c\u2019est pour détruire le Mali.» Kassim est retourné dans sa ville, dit ne pas avoir eu le choix.Il souhaiterait partir.MALICK, SOLDAT : «MES CAMARADES COUPÉS EN DEUX» En première ligne, les militaires maliens sont déployés dans des camps reculés.Quand ils sortent de ces bases, ils s\u2019exposent aux mines artisanales, l\u2019un des modes opératoires favoris des djihadistes, et à des attaques de camps ou de convois.«Sur le terrain, le matin, tu prends le café en quantité et pas en qualité.Ça manque souvent de nourriture, de médicaments et de munitions.Un matin [au cours des dernières années, il ne veut pas être plus précis, NDLR], au camp, on nous a alertés, il était 11h.On est partis, la route était entre deux collines.Quinze personnes, quatre véhicules dont deux pick-up, pas de blindé.On roule.D\u2019un coup, il y a une grosse explosion.Ça siffle dans l\u2019oreille.J\u2019ouvre les yeux, je vois mes deux camarades coupés en deux, avec les intestins dehors.Un troisième est mort.La voiture a sauté.L\u2019image est gravée à jamais.Quand j\u2019ai réalisé, ils avaient déjà ouvert le feu.C\u2019était la saison des herbes hautes, ils étaient dedans.Ça a duré vingt minutes.On n\u2019avait pas assez de munitions, alors qu\u2019eux n\u2019arrêtaient pas de tirer.On a réussi à se replier petit à petit vers le goudron sous le feu.Je ne souhaite à personne d\u2019assister à l\u2019explosion d\u2019une mine.Dans le centre, souvent les djihadistes sont des Peuls et les mines, c\u2019est ce qu\u2019ils utilisent le plus contre nous.Je porte les grigris et Dieu décide tout, mais je sais que dans le centre la guerre n\u2019est pas la solution.» Malick, la trentaine affirmée, a été suivi psychologiquement durant plusieurs mois.Il habite à Bamako, dans l\u2019attente d\u2019une nouvelle affectation.Suite de la page 53 La France et ses partenaires européens ont officialisé jeudi leur retrait militaire du Mali après neuf ans de lutte antidjihadiste menée par Paris.Ci-dessus, un soldat français patrouille dans le village de Guintou près de Gao, en décembre 2021.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, THOMAS COEX leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 55 LE MONDE MARC PRÉEL Agence France-Presse STOCKHOLM \u2014 Les quantités énormes de plastiques et de produits chimiques produites par l\u2019humanité sont au-delà des «limites planétaires» et des plafonds de production doivent être envisagés urgemment, ont conclu pour la première fois des scientifiques.Avec un cocktail de 350 000 produits de synthèse inventé par l\u2019Homme et des volumes considérables terminant dans l\u2019atmosphère ou directement ou indirectement dans l\u2019environnement, «les effets que nous commençons à observer sont suffisamment grands pour affecter des fonctions critiques de la planète Terre et ses écosystèmes», explique Bethanie Carney Almroth, une des coauteurs de l\u2019étude du Stockholm Resilience Centre, dans un entretien à l\u2019AFP.L\u2019étude intervient alors que le lancement de négociations sur la pollution plastique «de la source à la mer» doit être examiné par l\u2019ONU à la fin du mois à Nairobi.Si tous les efforts pour éviter que ces matières se retrouvent dans l\u2019environnement sont bons à prendre, l\u2019ampleur du problème pousse les scientifiques à pousser pour des solutions plus radicales, comme un plafond maximal de production.D\u2019autant que le recyclage affiche des résultats médiocres, avec par exemple moins de 10 % du plastique mondial recyclé, pour une production qui a doublé depuis l\u2019an 2000 et culmine actuellement à 367 millions de tonnes.Aujourd\u2019hui, le plastique présent sur Terre représente quatre fois la biomasse de tous les animaux vivants, selon des études scientifiques.«Ce que nous essayons de dire, c\u2019est peut-être que ça suffit, que peut-être nous ne pouvons pas tolérer ça davantage.Peut-être qu\u2019il faut mettre des limites de production, dire qu\u2019il ne faut pas produire autant qu\u2019un certain niveau», plaide la chercheuse basée en Suède.Depuis plusieurs années, le Stockholm Resilience Centre mène des travaux de référence sur les «limites planétaires», dans neuf domaines (changement climatique, usage de l\u2019eau douce, acidifications des océans.) Objectif : établir si l\u2019humanité se trouve dans un «espace de sécurité» pérenne, ou si au contraire les limites sont franchies et menacent l\u2019avenir de la planète.Les «entités nouvelles», c\u2019est-à- dire tous les produits chimiques créés par l\u2019homme (plastiques, antibiotiques, pesticides.) ainsi que les métaux dans leur concentration non naturelle, restaient jusqu\u2019à présent un point d\u2019interrogation, et la conclusion complexe.«On commence seulement à comprendre les effets à long terme et massifs de ces expositions», dit la chercheuse.MAUVAISE DIRECTION Non seulement ces produits sont innombrables et les données sur leurs risques inexistantes ou soumises au secret industriel.Mais ils sont par définition contemporains de l\u2019ère industrielle, contrairement aux autres paramètres étudiés par les «limites planétaires» qui permettent de comparer sur 10 000 ans ou plus.Pesticides tuant des organismes de façon indiscriminée, ingestions de plastique par les êtres vivants, effets hormonaux ou reproductifs.La pollution chimique menace l\u2019environnement en endommageant les processus physiques et biologiques sur lesquels repose toute vie, un phénomène aggravé lorsque le produit a une longue persistance.«On parle de 350 000 substances différentes.On n\u2019a pas de connaissances sur la grande majorité d\u2019entre elles, sur leur quantité de production ou leur stabilité, ou leur effet sur l\u2019environnement ou leur toxicité», souligne Mme Carney Almroth.«Nous savons ce que certaines d\u2019entre elles sont.Mais pour la plupart, on ne sait rien».Même les bases de données les plus complètes, comme «Reach» dans l\u2019Union européenne, n\u2019atteignent que 150 000 produits, dont seulement un tiers font l\u2019objet d\u2019études poussées en toxicité.Prenant acte de ces «trous dans la raquette», l\u2019équipe s\u2019est alors concentrée sur ce qui est connu, et ces éléments partiels ont suffi à une conclusion alarmante.«En prenant tous ces morceaux épars et l\u2019évolution dans le temps [.] nous avons pu dire que toutes les flèches pointent dans la mauvaise direction», explique la scientifique de l\u2019Université de Göteborg.Pour les 14 coauteurs de l\u2019étude, «nous avons encore le temps pour inverser cette situation, néanmoins, nous avons besoin d\u2019actions urgentes et ambitieuses au niveau mondial».«Très clairement, il n\u2019y a pas de panacée, parce que beaucoup de ces produits sont des choses qu\u2019on utilise et sont nécessaires dans nos vies, même si beaucoup ne le sont pas», reconnaît Bethanie Carney Almroth.Mais pour elle, tous les efforts au niveau de la production initiale ou de la gestion des déchets ne permettront pas de faire l\u2019impasse sur une baisse des volumes fabriqués.«Cela semble évident, mais ce n\u2019est considéré comme une vérité que depuis peu : plus vous produisez, plus vous rejetez», plaide-t-elle.LA POLLUTION PLASTIQUE ET CHIMIQUE A DÉPASSÉ LES «LIMITES» DE LA PLANÈTE Des enfants jouent dans des tas de déchets plastiques à Makassar, en Indonésie.Le torrent de déchets chimiques et plastiques dans le monde a massivement dépassé les limites sans danger pour la planète, et des plafonds de production sont nécessaires de toute urgence, concluent des scientifiques.\u2014 PHOTO AFP, ANDRI SAPUTRA SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 56 LE MONDE PHOTO AFP, MAURO PIMENTEL COUP D\u2019ŒIL leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 57 LE MONDE Agence France-Presse Les vautours rôdent sur le sable, parmi les décombres des dernières maisons submergées par la marée.Atafona, cité balnéaire au nord de Rio de Janeiro, disparaît peu à peu sous l\u2019océan, qui gagne six mètres en moyenne par an sur la terre.Plus de 500 habitations ont déjà été submergées, sur deux kilomètres de front de mer.L\u2019une des prochaines sera celle de Joao Waked Peixoto.En se frayant un chemin parmi les poutres défoncées ou les morceaux de carrelage qui jonchent le sol, ce chef d\u2019entreprise montre l\u2019étendue des dégâts dans la dernière maison qui sépare la sienne de l\u2019océan.Il ne reste plus que les murs bleus de la chambre du fond, un vélo et quelques autres signes d\u2019occupation récente.Dans la zone à risque, proche du littoral, seules 180 maisons, où vivent 302 habitants, sont restées debout.Quelque 4 % des littoraux du monde entier voient la mer avancer de plus de cinq mètres par an sur sa terre.Atafona en fait partie.La situation est appelée à s\u2019aggraver, à long terme, avec «la montée du niveau de la mer», dû au réchauffement climatique, et à court et moyen terme, «avec la houle exceptionnelle et des longues périodes de pluie ou de sécheresse», explique le géologue Eduardo Bulhoes, de l\u2019Université Fédérale Fluminense.Mais au-delà de l\u2019érosion extrême, Ata- fona souffre d\u2019un autre «problème chronique» depuis des décennies.« À cause de l\u2019action humaine, le volume de l\u2019eau du fleuve Paraiba do Sul s\u2019est réduit drastiquement ces 40 dernières années, ainsi que sa capacité à amener des sédiments jusqu\u2019à l\u2019embouchure», à Atafona, explique le géologue, pointant du doigt notamment les activités minières ou agricoles.En raison du manque de sédiments, le sable de la plage ne se renouvelle pas naturellement et l\u2019océan gagne du terrain sur la terre.Sans compter la construction d\u2019habitations en bord de mer, qui élimine la première ligne de défense naturelle : les dunes et la végétation.Résultat : le littoral s\u2019est transformé en un amas de décombres qui repousse les touristes.Plusieurs projets ont été présentés à la mairie pour tenter de freiner l\u2019érosion : l\u2019un d\u2019entre eux prévoit la construction de digues, un autre d\u2019apporter sur la plage du sable extrait du fond du fleuve.Mais jusqu\u2019à présent, aucune mesure n\u2019a encore été mise en œuvre.LA MORT ANNONCÉE D\u2019UNE CITÉ SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 58 LE MONDE AGLAÉ WATRIN Agence France-Presse AL QURAYYAH \u2014 Loin des gratte- ciel de Dubaï et des courses de chameaux dans le désert, la tradition des combats de taureaux se perpétue depuis des décennies à Fujairah, une coutume méconnue des Émirats arabes unis, dénoncée par des ONG.«Regardez comme ils se battent», s\u2019écrie le commentateur lors d\u2019un combat dans le village d\u2019Al Qurayyah (nord-est).Tête contre tête, deux taureaux chargent, entourés chacun de trois ou quatre «assistants» prêts à intervenir en tirant une corde, attachée à leur cou ou à une patte.Le combat dure une à deux minutes, d\u2019autres suivent pendant plus d\u2019une heure.Quand certains taureaux se rapprochent dangereusement du public, des personnes quittent précipitamment leurs chaises.Quelque 200 spectateurs sont au rendez-vous, les hommes assis autour de l\u2019arène, les femmes majoritairement restées à l\u2019abri dans les voitures stationnées juste derrière, les enfants juchés sur les toits de 4X4 et pick-up.Des camions chargés de bovins ont convergé de toute la région.Le silence a laissé place aux beuglements d\u2019une cinquantaine de taureaux dispersés autour de l\u2019arène, large terrain de terre battue coincé entre des montagnes rocailleuses et les eaux du golfe d\u2019Oman.Dans une ferme proche, Issa explique la tradition.Il retrousse une manche de sa kandoura, robe traditionnelle portée par les hommes, pour plonger le bras dans une gigantesque marmite, brassant un mélange bouilli de blé, dates, herbes et poisson.«C\u2019est ce qui donne leur force aux taureaux», assure tout sourire cet Émirati de 34 ans, dans la ferme familiale où il aide son père «depuis tout petit».«DIVERTISSEMENT» Comme il l\u2019a appris, Issa prépare avec l\u2019aide de six employés une partie des 17 taureaux de la ferme aux combats hebdomadaires entre bovins, après la grande prière musulmane du vendredi.«Nous allons voir les animaux et nous regardons s\u2019ils vont bien [.] On prend leur température, puis on les nourrit».Contrairement à la tauromachie populaire dans des pays comme l\u2019Espagne et le Mexique, où les taureaux sont généralement tués par des matadors, à Fujairah deux bêtes à cornes s\u2019affrontent avec des conséquences bien moins fatales.Des ONG critiquent néanmoins ces combats, à l\u2019image du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) : «l\u2019Histoire est marquée de mauvaises traditions, ce n\u2019est pas pour cela qu\u2019il faut continuer de les suivre», déclare à l\u2019AFP Elsayed Mohamed, directeur régional de l\u2019ONG.Mais Issa et sa famille tiennent à perpétuer cette tradition et assurent la pérennité de leur élevage en accouplant les taureaux avec des vaches locales.«Si on voit un taureau qui nous plaît, on peut l\u2019acheter aussi», précise Khatam, l\u2019oncle d\u2019Issa.Le prix va de 1500 à 2300 $ pour un taureau de quelques mois, et il grimpe pour un adulte, souligne-t-il, se remémorant son «très brave Golden», acheté quelque 14 000 $.Autrefois importés d\u2019Asie, notamment d\u2019Inde et du Pakistan, les taureaux étaient utilisés dans la région pour les travaux agricoles, mais l\u2019arrivée des nouvelles technologies a rendu leur rôle obsolète.«Nous avons eu l\u2019idée d\u2019organiser des combats de taureaux et d\u2019en faire un divertissement, un moment de rassemblement.C\u2019est une tradition qui se transmet de père en fils depuis des décennies», explique Issa, qui dit l\u2019inculquer à ses six enfants.«Le taureau qui gagne est celui qui montre le plus de courage et ne fuit pas», explique Issa.Les propriétaires n\u2019obtiennent pas de prix, selon lui.TIKTOK ET INSTAGRAM À Abou Dhabi et Dubaï, autres émirats du pays, les courses de chameaux sont populaires, «mais ici ce sont les combats de taureaux», observe Majid, un Émirati de 36 ans, dont le bovin a terminé à égalité avec son adversaire.«Ce sport est une tradition ancienne», populaire de Fujairah jusqu\u2019aux environs de Mascate, la capitale du sultanat d\u2019Oman voisin, explique Mohammed al-Sou- raidi, un autre spectateur.Mais la réputation des combats à Fujairah va désormais au-delà grâce aux réseaux sociaux, assure Issa, dont les neveux diffusent en direct les combats sur Instagram et TikTok.Dans le public, l\u2019Allemand Gunter Beelitz et sa femme sont les seuls touristes présents à ces combats qu\u2019ils ont découverts dans un «guide touristique alternatif» : «C\u2019est inhabituel pour nous.Et ce n\u2019est pas comme les combats à mort des corridas espagnoles, là c\u2019est juste un combat entre deux taureaux», estime Gunter qui travaille dans le domaine du théâtre.L\u2019absence de «combats sanglants» ne peut toutefois justifier cette pratique pour Elsayed Mohamed : «Même si certaines précautions sont prises, les taureaux peuvent toujours être blessés».ÉMIRATS ARABES UNIS DES COMBATS DE TAUREAUX LOIN DES GRATTE-CIEL Les combats de taureaux aux Émirats arabes unis sont dénoncés par des ONG.\u2014 PHOTO AFP, GIUSEPPE CACACE leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 59 LE MONDE La Colombie s\u2019émeut des vols de chiens HERVÉ BAR Agence France-Presse BOGOTA \u2014 En moins d\u2019une semaine, deux vols de chiens ont défrayé la chronique à Bogota, illustrant un nouveau type de criminalité qui inquiète en Colombie, où les animaux de compagnie sont rois.«Bouton», un chihuahua brun aux grands yeux noirs, a été enlevé samedi dans un quartier populaire du sud-ouest de Bogota, ont rapporté les médias nationaux.«Ils l\u2019ont enlevé et ont demandé une récompense», a témoigné l\u2019infortunée propriétaire du canidé, tandis que les médias diffusaient les images de télésurveillance du rapt montrant les coupables embarquer l\u2019animal dans un véhicule.La semaine dernière, le cas de «Vénus» avait déjà fait les gros titres : ce bouledogue français femelle de deux ans avait été enlevé mardi dans le quartier de Cha- pinero, dans le centre-ville.Sa propriétaire, une étudiante, avait aussitôt lancé un appel à l\u2019aide sur les réseaux sociaux, avec la bouille de l\u2019animal en photo, un appel immédiatement largement relayé.Les ravisseurs, qui réclamaient une rançon de 2 millions de pesos (650 dollars), ont été interpellés par la police le lendemain.Et Vénus finalement restituée saine et sauve à sa propriétaire, un dénouement heureux largement mis en avant par les services de communication de la police dans une vidéo débordante d\u2019émotion.L\u2019affaire a mobilisé jusqu\u2019au chef de la police colombienne, le général Jorge Luis Vargas.«Cela nous fait souffrir, car ces animaux de compagnie font partie de la vie la plus intime des personnes», a-t- il déclaré, assurant que la police accroît ses efforts pour combattre ce nouveau phénomène.LE ROI CHIEN Vénus, Bouton, Sarco le Chow chow, Tijan le husky.les affaires de ce genre se sont récemment multipliées dans le pays, la presse nationale consacrant plusieurs longs articles à ce phénomène qui prend des allures d\u2019épidémie internationale.Aux États-Unis par exemple, les vols visant les bouledogues français, chien des vedettes et des millionnaires, se multiplient.Le quotidien colombien El Tiem- po raconte comment des bandes de délinquants «enquêtent sur les propriétaires», enlèvent leurs animaux pour «racketter», mais aussi pour «faire reproduire les chiens de race les plus recherchés et vendre les chiots».«Insécurité à Bogota : même les chiens sont volés pour extorquer de l\u2019argent aux citoyens», s\u2019est alarmé l\u2019hebdomadaire Semana.«Les enlèvements ne sont pas nouveaux.Mais on en parle plus grâce aux réseaux sociaux», souligne auprès de l\u2019AFP Andrea Padilla, militante animaliste et conseillère municipale de Bogota.«Le problème est que beaucoup de gens ne portent pas plainte parce qu\u2019ils ne croient pas en la justice, ni en la police [.], ou alors les vols d\u2019ani- m a u x s o n t c o n s i - d é r é s c o m m e u n simple vol» de biens, explique-t-elle.En 2018, il y avait e nv i ro n c i n q m i l - lions d\u2019animaux de compagnie en Colombie, pays de 50 millions d\u2019habitants, selon les statistiques officielles.Ce chiffre ne cesse d\u2019augmenter à mesure que la taille des familles se réduit en raison d\u2019une baisse régulière des naissances, alors que de nombreux jeunes choisissent de ne pas avoir d\u2019enfants et «d\u2019adopter plutôt des animaux de compagnie», selon Mme Padilla.Ce phénomène de société, plus marqué dans les grandes villes, a encore pris de l\u2019ampleur avec la pandémie et touche en fait toute l\u2019Amérique latine.Selon une étude du cabinet de conseils GFk datant de 2016, les propriétaires d\u2019animaux de compagnie sont plus nombreux en Amérique latine, avec 80 % des Argentins et des Mexicains, et 75 % des Brésiliens, le Brésil étant le deuxième marché mondial des aliments pour chiens derrière les États-Unis.Dans les quartiers aisés de Bogota, les chiens, souvent de coûteux animaux de race, sont omniprésents dans les parcs et espaces verts.Cette adoration pour les chiens et les chats touche également les classes sociales plus modestes.La presse colombienne grand public consacre de longues rubriques aux animaux de compagnie, avec un marché en pleine expansion (+ 84,9 % ces cinq dernières années) qui pourrait représenter 1,5 milliard de dollars en 2026, selon les estimations citées par la presse.Selon une étude privée, près de 20 % des propriétaires consacrent entre 150 et 200 dollars par mois à leurs petites bêtes à quatre pattes dans un pays parmi les plus inégalitaires au monde, où le salaire minimum mensuel est de 250 dollars.MAIS OÙ EST DONC «BOUTON?» Des policières colom- biennes posent aux côtés d\u2019une femme dont le chien kidnappé a été retrouvé.«Vénus», un bouledogue français femelle de deux ans, avait en effet été enlevée dans le quartier de Chapinero, dans le centre- ville de Bogota.Les ravisseurs réclamaient une rançon de 2 millions de pesos.\u2014 PHOTO AFP/POLICE DE COLOMBIE Près de 20 % des propriétaires colombiens consacrent entre 150 et 200 $ par mois à leur animal.Le salaire minimum mensuel dans le pays est de 250 $ l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m Tirage du lundi Tirage du jeudi LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) Tirage du mercredi compl.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ce soir, 15 MILLIONS + 1 MILLION GARANTI (approx.) 15 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : 17 février 14 février 3 08 10 30 40 44 2 02 07 17 45 49 16 février 02 31 08 40 30 11 44 38109237-01 5567 9040 9326 9504 669 724 458 942 14 février 13 février 12 février 11 février 17 82 70 52 2950 7580 6349 413 655 974 17 février 16 février 15 février 99 45 17 17 février 16 février 15 février 14 février 13 février 12 février 11 février 6888798 7725294 9322670 1216131 1809522 3413992 6268285 + 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 60 CARRIÈRES Agence France-Presse SAN FRANCISCO \u2014 Facebook et Google cherchent désespérément le bon équilibre entre la confidentialité des données de leurs utilisateurs et les besoins du ciblage publicitaire, alors que les régulateurs font monter la pression et qu\u2019Apple modifie unilatéralement ses règles.Les géants d\u2019Internet devraient- ils avoir accès à autant d\u2019informations personnelles sur la vie de chacun?Ce flot de données, au cœur du débat, permet aux services numériques de générer des milliards de dollars de recettes publicitaires.La loi européenne sur les données personnelles, entrée en vigueur en 2018, oblige les entreprises à obtenir le consentement explicite des internautes avant d\u2019installer des cookies dits «tiers» sur leur ordinateur.Ces f ichiers informatiques suivent à la trace leur navigation en ligne, pour permettre à des tiers de les cibler ensuite avec des annonces personnalisées.Et l\u2019Europe entend aller plus loin dans la régulation des plateformes.Les États-Unis, de leur côté, multiplient les enquêtes et poursuites contre Meta (Facebook, Instagram, etc.) et Alphabet (Google).«Ils sont vraiment pris entre le marteau et l\u2019enclume.Leur modèle économique entier est menacé», souligne l\u2019analyste indépendant Rob Enderle.Les «cookies tiers», de plus en plus largement perçus comme désagréables, voire effrayants, constituent l\u2019un des principaux champs de bataille.Google a promis de remplacer cette technologie, et donc de transmettre moins de données à des tiers.Mais les critiques estiment que les alternatives envisagées pourraient lui permettre de continuer à récolter des infos détaillées sur ses utilisateurs.Meta, de son côté, souffre avant tout de la décision par Apple d\u2019obliger les éditeurs d\u2019applications mobiles à demander à leurs utilisateurs s\u2019ils veulent bien être pistés.Or la marque compte pas moins d\u2019un milliard d\u2019iPhone actifs, soit autant de consommateurs susceptibles de refuser.Un changement justifié par le respect de la confidentialité des données, mais qui n\u2019empêche pas la société elle-même de récolter des infos.Meta estime que cette nouvelle règle, qui affecte la précision du ciblage et donc le prix des espaces publicitaires, va lui coûter 10 milliards de dollars de revenus perdus cette année.Autant de nouvelles qui ont suscité des questions sur les perspectives de la société sur le long terme et une chute historique de son cours en Bourse ces dernières semaines.Le géant des réseaux sociaux explore des technologies de ciblage qui laisseraient les données des utilisateurs «sur leurs appareils, en local, au lieu d\u2019envoyer des infos individuelles à des serveurs», a indiqué l\u2019été dernier Graham Mudd, un vice-président de Meta responsable du marketing des produits.Rob Enderle estime que Facebook pourrait ainsi contourner le changement d\u2019Apple.«Mais comme Apple considère Google et Facebook comme des concurrents, il ne va sans doute pas leur faciliter la tâche», note-t-il.En 2022, la publicité numérique devrait rapporter plus de 171 milliards de dollars à Google, soit 30 % du gâteau mondial, juste LES GÉANTS DU WEB TIRAILLÉS ENTRE CONFIDENTIALITÉ ET PUB CIBLÉE Les Coops de l\u2019information regroupent Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil, La Tribune et La Voix de l\u2019Est.Nos médias sont solidement implantés dans nos collectivités respectives et diffusent au quotidien une information de proximité sur les grands enjeux de nos communautés.Leurs contenus multiplateformes contribuent à la vitalité et au développement des régions du Québec et de l\u2019Est de l\u2019Ontario.Les Coops de l\u2019information sont à la recherche d\u2019un conseiller aux systèmes informatiques pour rejoindre leur équipe des technologies de l\u2019information.Sous la supervision du directeur adjoint, technologies, le conseiller aux systèmes informatiques est responsable de la maintenance et du suivi de tous les systèmes informatisés de gestion en plus de participer aux activités se rapportant au déploiement de nouveaux systèmes informatisés de production et de gestion.Nous vous offrons : \u2022 Emploi à temps plein en semaine, pourra nécessiter quelques disponibilités les fins de semaine.\u2022 Une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels : programme d\u2019assurances collectives modulaires, régime de retraite, service de télémédecine, programme d\u2019aide aux employés, abonnement à nos médias et encore plus ! \u2022 Lieu de travail : Québec, Sherbrooke ou Trois-Rivières \u2022 Possibilité de travail en mode hybride.\u2022 À titre de membre travailleur de notre coopérative, vous deviendrez l\u2019un de ses propriétaires.Les détails de l\u2019offre : www.zonecarriere.ca Vous souhaitez rejoindre notre équipe?Veuillez soumettre votre candidature par courriel au plus tard le 18 mars 2022 à Marie-Christine Lavoie \u2013 conseillère, capital humain : mlavoie@cn2i.ca.Conseiller aux systèmes informatiques LES COOPS DE L\u2019INFORMATION Offre d\u2019emploi Les Coops de l\u2019information regroupent Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil, La Tribune et La Voix de l\u2019Est.Nos médias sont solidement implantés dans nos collectivités respectives et diffusent au quotidien une information de proximité sur les grands enjeux de nos communautés.Leurs contenus multiplateformes contribuent à la vitalité et au développement des régions du Québec et de l\u2019Est de l\u2019Ontario.Le directeur technologies a la responsabilité de définir et mettre en œuvre les orientations et plans d\u2019action du service en cohérence avec la vision d\u2019accélération numérique des Coopératives de l\u2019information.À ce titre, il assure un accompagnement rapproché auprès des équipes dans la recherche et l\u2019identification de stratégies et de solutions permettant l\u2019atteinte de leurs objectifs.Nous vous offrons : \u2022 Poste permanent, temps plein.\u2022 Une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels : programme d\u2019assurances collectives modulaires, régime de retraite, service de télémédecine, programme d\u2019aide aux employés, abonnement à nos médias et encore plus.\u2022 Une flexibilité quant au lieu de travail, dans l\u2019une des villes de nos six places d\u2019affaires : Gatineau, Granby, Québec, Saguenay, Sherbrooke ou Trois-Rivières.\u2022 Possibilité de travail en mode hybride.Les détails de l\u2019offre : www.zonecarriere.ca Pour postuler, nous vous invitons à faire parvenir votre lettre de présentation et votre curriculum vitae par courriel au plus tard le 27 février 2022 à Marie-Christine Lavoie \u2013 conseillère, capital humain : mlavoie@cn2i.ca.Directeur, technologies LES COOPS DE L\u2019INFORMATION Offre d\u2019emploi leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 CARRIÈRES 61 devant Facebook (24 % de parts de marché).Et quels que soient les changements mis en place par le duopole, des ONG militent pour une remise en cause en profondeur de leur fonctionnement.«Je pense que les pubs basées sur le comportement [des gens] sont tout simplement mauvaises pour la société», a déclaré Bennett Cyphers de l\u2019association Electronic Frontier Foundation.«Les effets négatifs ne se limitent pas aux violations de vie privée.Ce modèle économique a permis à certains aspects les plus toxiques d\u2019Internet de prospérer, parce que tout ce qui compte c\u2019est d\u2019attirer l\u2019attention».Il cite notamment les «attrape- clics» (liens sensationnalistes), la désinformation et les contenus incendiaires qui génèrent des recettes publicitaires.0089042 OFFRE D\u2019EMPLOI MÉCANICIENNES ET MÉCANICIENS Vous êtes à la recherche d\u2019un nouvel emploi?Le ministère des Transports du Québec embauche présentement des mécaniciennes et des mécaniciens.Plusieurs postes sont à pourvoir à Cap-Santé et Québec.LE CENTRE INTÉGRÉ DE GESTION DE LA CIRCULATION ASSURE\u2026 EN CHOISISSANT LE CENTRE DE GESTION DE L\u2019ÉQUIPEMENT ROULANT (CGER) DU MINISTÈRE COMME EMPLOYEUR, VOUS AVEZ RENDEZ-VOUS AVEC\u2026 - une équipe de près de 375 employés, dont environ 280 mécaniciennes et mécaniciens répartis à travers la province; - des défis qui vous permettent de savoir que vos talents et vos efforts vous mèneront plus loin.LES ATELIERS DE MÉCANIQUE DU CENTRE DE GESTION DE L\u2019ÉQUIPEMENT ROULANT ASSURENT\u2026 - une gestion optimale du cycle de vie complet des véhicules des clients selon les meilleures pratiques; - un soutien professionnel à la clientèle en matière de gestion de parcs de véhicules et d\u2019intégration de nouvelles technologies véhiculaires, notamment l\u2019électrification des transports; - une prestation de services de qualité au meilleur coût sur l\u2019ensemble du territoire québécois; - un développement en continu de l\u2019expertise du CGER dans tous les domaines liés à la gestion des parcs de véhicules.PLUSIEURS POSSIBILITÉS DE CARRIÈRE\u2026 Si vous choisissez le Centre de gestion de l\u2019équipement roulant du ministère des Transports pour y poursuivre votre carrière, sachez que vos ambitions professionnelles et personnelles trouveront toujours des issues très motivantes.ATTRIBUTIONS Mécaniciennes et mécaniciens Atelier de Québec, au 5833, boulevard Pierre-Bertrand Atelier de Cap-Santé, au 435, route 138 - Réparer et entretenir des systèmes mécaniques, électriques et hydrauliques - Réparer et entretenir les parties maîtresses de différentes machines - Procéder à la mise au point et à la calibration des équipements - Effectuer des travaux d\u2019inspection et détecter les défectuosités - Appliquer le Programme d\u2019entretien préventif (PEP) de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) QUALITÉS RECHERCHÉES - Autonomie - Sens de l\u2019organisation - Débrouillardise - Rigueur - Capacité à travailler en équipe - Souci de la satisfaction de la clientèle SALAIRE 24,24 $ à 25,99 $ de l\u2019heure selon l\u2019expérience.Une bonification de 6,5 % sera ajoutée au salaire pour compenser certains avantages sociaux (ne s\u2019applique pas aux heures supplémentaires).L\u2019horaire de travail est de 38 heures 45 minutes par semaine.À compter du 1er avril 2022, le salaire variera de 24,28 $ à 30,58 $ de l\u2019heure.La personne titulaire de l\u2019emploi peut être appelée à travailler sur différents quarts de travail selon un horaire de jour ou de soir.CONDITIONS D\u2019ADMISSION Détenir un diplôme d\u2019études professionnelles (DEP) en mécanique de véhicules automobiles, de véhicules lourds ou d\u2019engins de chantier, et avoir plus de deux années d\u2019expérience en mécanique.PÉRIODE D\u2019INSCRIPTION Du 18 février 2022 au 4 mars 2022.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant la fin de la période d\u2019inscription.Pour soumettre votre candidature, faites-nous par t de votre intérêt par cour riel à ressourceshumaines.cger@transports.gouv.qc.ca en inscrivant, dans l\u2019objet, « Poste de mécanicienne/ mécanicien » et le nom de l\u2019atelier pour lequel vous postulez.Ministère des Transports du Québec APPEL DE CANDIDATURES Les Coops de l\u2019information regroupent Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil, La Tribune et La Voix de l\u2019Est.Nos médias sont solidement implantés dans nos collectivités respectives et diffusent au quotidien une information de proximité sur les grands enjeux de nos communautés.Leurs contenus multiplateformes contribuent à la vitalité et au développement des régions du Québec et de l\u2019Est de l\u2019Ontario.Les Coops de l\u2019information sont à la recherche d\u2019un administrateur systèmes pour rejoindre leur équipe des technologies de l\u2019information.Sous la supervision du directeur adjoint technologies, l\u2019administrateur systèmes sera responsable de l\u2019application des normes d\u2019utilisation et des politiques d\u2019accès à l\u2019information des Coops de l\u2019Information.Par son expertise, il veille au bon fonctionnement et à la performance des infrastructures technologiques mises en place dans notre organisation.Nous vous offrons : \u2022 Emploi à temps plein en semaine, pourra nécessiter quelques disponibilités les fins de semaine.\u2022 Une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels : programme d\u2019assurances collectives modulaires, régime de retraite, service de télémédecine, programme d\u2019aide aux employés, abonnement à nos médias et encore plus ! \u2022 Lieu de travail : Gatineau, Québec ou Sherbrooke \u2022 Possibilité de travail en mode hybride.\u2022 À titre de membre travailleur de notre coopérative, vous deviendrez l\u2019un de ses propriétaires.Les détails de l\u2019offre : www.zonecarriere.ca Vous souhaitez rejoindre notre équipe?Veuillez soumettre votre candidature par courriel au plus tard le 18 mars 2022 à Marie-Christine Lavoie \u2013 conseillère, capital humain : mlavoie@cn2i.ca.Administrateur, systèmes LES COOPS DE L\u2019INFORMATION Offre d\u2019emploi SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 62 ACTUALITÉS Réparer les pots cassés C ommençons par le commencement.Ce n\u2019est pas parce que le passeport [vaccinal] prend le bord et qu\u2019on devrait bientôt retirer nos masques que tout va bien, que tout est beau, qu\u2019on peut enfin crier à l\u2019unisson : L-i-b-e-r-t-é! Ce n\u2019est pas parce que le monde meurt moins de la CO- VID-19 et que le nombre d\u2019hospitalisations est en baisse qu\u2019on peut se permettre le moindre relâchement.Ce n\u2019est pas non plus parce qu\u2019il y a une éclaircie dans le paysage pandémique que la fatigue accumulée va se dissiper par enchantement.N\u2019oublions pas que cette cinquième vague a été éprouvante, sans doute davantage que les quatre précédentes, du moins sur le plan des relations sociales.N\u2019oublions surtout pas que ça va bientôt faire deux ans que nous doutons, que nous espérons, que nous critiquons, que nous faisons confiance, que nous acceptons, que nous nions, que nous testons positif\u2026 et négatif.Nous ne l\u2019avons pas eu facile.Pas étonnant que nous soyons à bout de patience et à fleur de peau.Le temps est venu de réparer les pots cassés.LEVER L\u2019ÉTAT D\u2019URGENCE Après avoir martelé, à coups de publicités, que le passeport vaccinal constituait une police d\u2019assurance pour notre santé, voilà que le gouvernement Legault nous annonce, 150 jours plus tard, que cette mesure d\u2019exception n\u2019est plus nécessaire.À preuve : depuis mercredi, vous n\u2019avez plus à montrer votre code QR pour aller acheter votre bouteille de vin à la SAQ et votre joint de pot légal à la SQDC.Même chose pour les magasins à grande surface.Dès lundi prochain, 21 février, ce sera au tour des lieux de culte et de funérailles d\u2019emboîter le pas.Il faudra toutefois attendre au 14 mars pour entrer dans les RPA et les CHSLD sans avoir à montrer patte blanche.C\u2019est aussi la date à laquelle Québec prévoit lever l\u2019état d\u2019urgence sanitaire qui a conféré au gouvernement en place des pouvoirs exceptionnels décriés par les uns, applaudis par les autres, et qui ont permis le maintien de certaines «règles exceptionnelles», qu\u2019on pense aux primes versées aux infirmières.Une prédiction : il ne serait pas étonnant qu\u2019on cesse de vivre en mode urgence sanitaire dans une semaine ou deux, bien avant l\u2019échéancier fixé par le ministre de la Santé, Christian Dubé, avec la bénédiction du directeur de la Santé publique, le Dr Luc Boileau.La pression est forte sur le gouvernement caquiste pour qu\u2019il élimine toutes les «contraintes» plus rapidement, comme s\u2019apprêtent à le faire les gouvernements de la Saskatchewan et de l\u2019Ontario à compter du 1er mars.UNE CERTAINE «NORMALITÉ» Dans son point de presse, plus tôt cette semaine, le ministre Dubé a pris la peine de mentionner que les nouvelles étaient plutôt bonnes, côté sanitaire.Il a d\u2019ailleurs pris un ton optimiste lorsqu\u2019appelé à faire le point sur la réalité pandémique et sur le variant Omicron qui semble battre en retraite.Personne ne va s\u2019en plaindre.Le ministre a parlé d\u2019un retour à une certaine normalité.Faudra voir à quoi ça ressemblera, une «certaine normalité».Parvien- drons-nous à retisser les liens familiaux et d\u2019amitié qui se sont effilochés en cours de pandémie?Cesserons-nous enfin de nous diviser en deux camps?Ceux qui savent et ceux qui n\u2019ont rien compris?Quand survient une crise, il y a l\u2019avant et il y a l\u2019après.C\u2019est cet «après» que devra gérer le gouvernement Legault, en cette année d\u2019élections.Il faudra qu\u2019on nous explique pourquoi il a fallu décréter deux couvre-feux pour soi-disant ralentir la progression du virus.Il faudra qu\u2019on nous dise pourquoi les campagnes de vaccination ont mis du temps à décoller; pourquoi il a été si difficile de recruter des employés prêts à aller au front pour la collectivité.Il faudra qu\u2019on nous propose un nouveau modèle de CHSLD afin qu\u2019on ne vive plus ce drame humain du printemps 2020.On voudra savoir pourquoi on continue de manquer autant de ressources dans nos hôpitaux.On voudra savoir pourquoi la «Santé» est en si piètre état, en dépit des sommes colossales qui y sont consacrées dans le budget du ministre des Finances.VIVEMENT LE PRINTEMPS Il y a deux ans, nous étions loin de nous douter que le coronavirus allait nous forcer à nous mettre en mode pause durant une aussi longue période.On connaît la suite.Cette crise sanitaire a bouleversé nos vies, nous a obligés à revoir nos priorités.Nous en sommes là.Nous attendons impatiemment la venue du printemps, qui marquera le début d\u2019un véritable déconfinement, qu\u2019on souhaite durable, cette fois.Croisons-nous les doigts.Espérons que la pandémie deviendra endémique afin que nous cessions de nous confiner au moindre éternuement.Chose certaine, nous devrons «apprendre à vivre avec le virus», comme l\u2019a répété le ministre Dubé.«Vivre avec le virus», ça pourrait vouloir dire que nous devrons possiblement «montrer notre téléphone cellulaire» quand le nombre d\u2019hospitalisations repartira à la hausse, dans l\u2019éventualité d\u2019une sixième vague.C\u2019est ce même ministre qui nous a dit, en évoquant un tel scénario : «Gardez-le donc sur votre téléphone!» Message bien reçu.YVON LAPRADE CHRONIQUE Collaboration spéciale Avec la fin des mesures d\u2019urgence sanitaire, tout indique que le gouvernement Legault devra modifier son message sur les panneaux publicitaires.\u2014 PHOTO JOSÉE LAFORTUNE 0089143 AVIS DE DISSOLUTION Prenez avis que la personne morale A11YQC demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.Bélanger Sauvé, s.e.n.c.r.l.Procureurs de la personne morale leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 ACTUALITÉS 63 E n octobre 2021, Facebook devient Meta, dévoilant par le fait même ses intentions d\u2019élargir son réseau social vers un environnement immersif en réalité virtuelle.Cette annonce audacieuse de la part du plus grand réseau social vient par le fait même démocratiser les métavers, ces mondes complexes entièrement virtuels.Voici ce que vous devez savoir à propos des métavers.Un métavers est un monde virtuel immersif où les protagonistes physiques, c\u2019est-à-dire vous et moi, évoluent par le truchement d\u2019alter ego numériques.Le concept d\u2019alter ego numérique ne date pourtant pas d\u2019hier et se veut l\u2019essence même du jeu vidéo où l\u2019on incarne, le temps d\u2019une partie, un soldat, un plombier moustachu, un pilote de course, etc.Mais cette incarnation demeure éphémère et générique.Vous êtes Mario le plombier, point à la ligne.En même temps, à quoi bon personnaliser votre personnage si l\u2019expérience ludique est linéaire et locale uniquement?Au milieu des années 80, alors que les consoles de salon révolutionnent l\u2019industrie du divertissement, les ordinateurs personnels permettent quant à eux de réunir des communautés de joueurs via les réseaux tels Compuser ve et America Online donnant naissance aux jeux de rôle massivement multi- joueurs.Bien que rudimentaires, ces premiers jeux en ligne permettent tout de même aux joueurs d\u2019avoir cet alter ego virtuel propre à chacun, définissant en quelque sorte la base même du métavers, celle du soi décentralisé.Le terme métavers est quant à lui apparu pour la première fois en 1992 dans le roman de science- fiction de Neal Stephenson, Snow Crash (Samouraï virtuel dans sa traduction française), qui décrit le métavers comme une deuxième vie numérique subsistant dans une version futuriste du Web.SECOND LIFE : PRÉCURSEUR En 2003, Second Life propose aux utilisateurs d\u2019incarner des personnages virtuels dans un monde créé et animé par la communauté elle- même.La grande innovation de Second Life est une monnaie virtuelle permettant aux utilisateurs d\u2019acquérir des objets tels des vêtements, mais aussi de l\u2019immobilier.Le coup de génie de cette monnaie virtuelle réside dans le fait que les utilisateurs peuvent acheter ou vendre des dollars Linden (monnaie virtuelle de Second Life), ouvrant ainsi la porte à une véritable économie virtuelle dont les répercussions sont réelles.Quand l\u2019argent devient réel, l\u2019appât du gain donne naissance à une économie souterraine avec des casinos et des lieux de prostitution virtuels.Cette monétisation est la base même de l\u2019engouement actuel vis-à-vis les métavers.L\u2019ARGENT, TOUJOURS L\u2019ARGENT! Telles des hyènes flairant le sang, les géants technologiques ont cette capacité de flairer l\u2019argent, et ce, même si elle n\u2019a pas d\u2019odeur.Aujourd\u2019hui, les métavers sont encore plus alléchants que ne le furent les réseaux sociaux 15 ans auparavant, car les possibilités de monétisation vont bien au- delà de la publicité.Imaginez un monde virtuel possédant son propre système économique permettant à l\u2019entreprise propriétaire d\u2019engranger des profits sur chaque transaction.Un état virtuel où les profits pleuvent sans avoir à se soucier des routes, des hôpitaux ou des services sociaux, un état virtuel où construire un stade de football ne nécessite ni grues ni matériaux, mais qui peut servir à présenter des événements payants avec sièges réservés.Un état qui peut définir en quelques clics ses limites géographiques, les superficies de terrains à vendre et créer une rareté pour faire gonfler les prix.D\u2019ailleurs, dans plusieurs métavers actuels, il est difficile pour le commun des mortels d\u2019y acheter un lopin de terre virtuel tellement les prix sont élevés.Vous ne serez pas surpris d\u2019apprendre que les amateurs de cryptomonnaies sont actuellement les principaux investisseurs des métavers.Alors, quel est l\u2019intérêt de joindre une communauté métavers si vous êtes incapables de vous y épanouir?Plusieurs marques de vêtements se préparent actuellement à vendre certains produits sous forme de NFT.Encore une fois, l\u2019offre et la demande feront grimper les prix de ces artéfacts numériques dont la seule utilité est de décorer les avatars.Vous imaginez la marge de profits réalisée quand vous n\u2019avez pas à fabriquer, transporter et entreposer un produit, quand celui-ci ne nécessite que quelques mégaoc- tets sur un serveur.Un avatar avec des espadrilles Nike et un chandail Adidas acheté à gros prix, c\u2019est selon moi le comble du paraître! Le défi pour les géants technologiques qui se lancent dans les métavers est de le démocratiser et de le rendre accessible et agréable pour l\u2019utilisateur moyen comme l\u2019a fait Facebook avec les réseaux sociaux.La plateforme sociale virtuelle de Meta, Horizon Worlds, est disponible au Canada depuis décembre 2021.Son accessibilité est toutefois restreinte aux propriétaires de casques de réalité virtuelle Oculus Rift et Quest 2, ce qui limite grandement sa diffusion grand public.D\u2019ailleurs, plusieurs utilisateurs se plaignent déjà du grand nombre d\u2019enfants qui côtoient les adultes, et ce, même si Meta limite l\u2019âge d\u2019Horizon Worlds à 18 ans et plus.Un travail de sensibilisation doit être fait auprès des parents et des enfants afin qu\u2019ils ne puissent s\u2019exposer dans les méta- vers adultes.Les univers sociaux virtuels sont à la base un moyen de sortir du quotidien, d\u2019avoir un chez-soi numérique dans un monde idéal exempt de caprices météorologiques! Dans les faits, cette vision utopique des métavers est assombrie par la cupidité qui hante l\u2019humanité depuis la nuit des temps.Il fut un temps où les bâtisseurs défrichaient, construisaient, minaient du concret afin d\u2019y établir les fondements de la société.J\u2019ai un peu honte de ce que nous sommes devenus, car les supposés bâtisseurs d\u2019aujourd\u2019hui défrichent, construisent et minent du virtuel, du vent et du n\u2019importe quoi.QU\u2019EST-CE QUE LES MÉTAVERS?STEEVE FORTIN CHRONIQUE steeve.fortin@lequotidien.com LE TECHNOLOGUE Horizon Worlds propose un monde virtuel gratuit haut en couleur disponible uniquement pour les propriétaires de casques virtuels Oculus Quest 2 et Oculus Rift.\u2014 PHOTO META 0059283 0083064 0088874 0088931 0089022 0089023 Avis de clôture d\u2019inventAire Avis est par les présentes donné que Thérèse Huot, domiciliée au 1100 rue des Montagnards, Beaupré, Québec, est décédée le 30 septembre 2021.La clôture de l\u2019inventaire de la succession a été publiée au Registre des droits personnels et réels mobiliers sous le no 22-0128417-0001.Ledit inventaire peut-être consulté chez la liquidatrice, Marie Laramée, au 1455, Gaspard Fauteux à Québec.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est donné, conformément au Code civil du Québec, de la clôture de l\u2019inventaire en regard de la succession de Johanne MARSEILLE, en son vivant domiciliée et résidant au 3075, rue De La Forest, appartement 606, Québec, Québec, G1W 4T2 et décédée le 2 mars 2021 à Québec, province de Québec.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l\u2019étude de Me Marie-Josée BLAIS, notaire, sise au 100, 1ère Avenue, Notre-Dame-des-Prairies, Québec, J6E 1S2.Donné à Notre-Dame-des-Prairies, ce 4 février 2022 Audrey ROBERT, liquidatrice Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci- après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.Restaurant Le Bedeau Inc.1110, rue Saint-Jean, Québec (Québec) G1R 1S4 RESTAURANT LE BEDEAU 1100, rue Saint-Jean, Québec (Québec) G1R 1S5 Dossier : 312082 Un restaurant incluant une terrasse sur la voie publique AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu\u2019à la suite du décès de monsieur Jean Cencig, survenu le 31 mai 2020, en son vivant domicilié au 8, rue du Maire-Fortier, Québec, province de Québec, G2N 1A8, un inventaire des biens du défunt a été fait par la liquidatrice successorale, madame Isabelle-Emmanuelle Cencig, le 8 février 2022, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me Jean-François Asselin, notaire, sis au 3075, chemin des Quatre-Bourgeois, bureau 200, Québec, province de Québec, G1W 5C4.Fait à Québec, le 15 février 2022 Isabelle-Emmanuelle Cencig, liquidatrice RECHERCHE Coiffeurs(ses) pour résidences de personnes âgées à Québec et ses environs.Contactez Guy au 418-576-3773 SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 64 Dans le monde, une recherche sur Internet avec les mots voiture et électrique se fait toutes les cinq secondes.En tout, 550 000 internautes font des recherches chaque mois en ce sens.Quand on recherche un modèle en particulier, c\u2019est le constructeur Tesla qui domine.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Cette donnée provient d\u2019une étude menée par Kijiji Autos qui recense le nombre de recherches à partir des données de Google.Si on cible les modèles de véhicules électriques en particulier, l\u2019étude révèle que la Tesla Model 3 a été le véhicule électrique le plus recherché dans cinq des six continents analysés.En Australie/Océanie, c\u2019est la Polestar 2 qui est la grande gagnante.Les autres modèles les plus recherchés sont la Renault Kangoo (dans 10 pays), la Nissan Leaf (dans sept pays), l\u2019Audi e-tron (dans cinq pays), la Skoda Enyaq (dans quatre pays), la Mercedes EQS (dans trois pays), la BMW i3 (dans deux pays) et la Tata Nexon EV (dans un seul pays).Au Canada et aux États-Unis, on peut dire que le constructeur de Fremont, en Californie, a fait un triplé.En effet, ce sont la Model 3, le Model Y et la Model S qui se trouvent sur les marches du podium dans le même ordre pour les deux pays.Ailleurs dans le monde, les recherches de Kijiji révèlent que le constructeur Tesla domine dans quatre des cinq premières places.À elle seule, la Model 3 a généré plus de 2 millions de recherches mensuelles \u2014 2 319 060 plus précisément.Suivent ensuite les Model S, Model X et Model Y.«La toute dernière Model 3 est peut-être la moins chère, mais elle n\u2019est en aucun cas un modèle inférieur aux autres sur le marché.Dotée d\u2019une entrée sans clé Bluetooth, d\u2019un mode de pilotage automatique et d\u2019un toit entièrement en verre, la Model 3 a dominé 69 % des 188 pays que nous avons analysés», écrit Kijiji Autos dans le communiqué révélant les résultats de l\u2019enquête.Tesla est le champion dans 133 des 188 pays analysés.La Taycan de Porsche se classe en cinquième position, avec une moyenne de 1 034 000 recherches m e n s u e l l e s e t e n t ê t e d e s recherches Google dans 16 pays.Au Québec, il s\u2019est effectué 27 100 recherches mensuellement pour la Tesla Model 3.Le Tesla Model Y et le Volkswagen ID.4 viennent en deuxième place avec 14 800 recherches.En troisième place, la Polestar 2 ferme le podium avec 12 100 recherches.La quatrième place est partagée par cinq modèles qui ont récolté 9900 recherches par mois, soit l\u2019Audi e-tron, le Kia EV6, la Tesla Model S, le Tesla Model X et le Tesla Roadster.Les nouvelles marques ne sont pas en reste.Les nouveaux constructeurs de véhicules électriques comme Rivian, Nio et VinFast, s\u2019illustrent avec des hausses du nombre de recherches respectives de 50 %, de 22 % et de 82 %.FORTE DEMANDE Durant les 12 mois précédant celui de décembre au Canada, il s\u2019est fait 27 100 recherches dans Google mensuellement, une augmentation de 23 %.Kijiji Autos a remarqué que les recherches ont augmenté de 97 % durant le dernier trimestre de 2021, comparativement au dernier trimestre de 2020.Cette étude permet aussi de connaître quels sont les pays qui adoptent le plus rapidement les voitures électriques.Ce serait en Australie où l\u2019intérêt a le plus augmenté au cours des 12 derniers mois.L\u2019augmentation annuelle des recherches a été de 50 %, soit 1 % de plus que les recherches mondiales.Le Royaume-Uni représente un cinquième de toutes les recherches mondiales.Assurément, ce phénomène peut très bien s\u2019expliquer par la hausse des prix du carburant à la pompe.MÉTHODOLOGIE Pour arriver à ces conclusions, Kijiji Autos a analysé, en décembre 2021, 188 pays et 104 marques et modèles de voitures électriques en utilisant les données de recherche Google des 12 derniers mois.TESLA DOMINE DANS LES RECHERCHES EN LIGNE Une étude réalisée par Kijiji Autos révèle que la Tesla Model 3 a été le véhicule électrique le plus recherché dans cinq des six continents analysés.\u2014 CAPTURE D\u2019ÉCRAN DU SITE WEB DE TESLA SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP LISEZ CE CONTENU ET PLUS ENCORE TOUS LES LUNDIS lesoleil.com @cyblesoleil facebook/ lesoleildequebec CETTE SEMAINE ESSAI DE LA CHRYSLER PACIFICA HYBRIDE lesoleil.com/auto leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 AUTO 65 P H O T O L E S O L E I L , F R É D É R I C M A T T E CHRYSLER PACIFICA HYBRIDE 2022 Lancée en 2017, la Chrysler Pacifica est toujours le seul modèle de fourgonnette sur le marché ayant une version hybride rechargeable.Très peu de changements ont été effectués depuis son lancement.La particularité de cette fourgonnette électrifiée, c\u2019est qu\u2019elle peut rouler une cinquantaine de kilomètres en mode purement électrique.L\u2019autonomie électrique avancée par Chrysler est de 51 km.Assez pour faire la très grande majorité des déplacements quotidiens, sans s\u2019inquiéter pour les plus longs trajets.Cependant, il y a deux choses dont il faut oublier si on opte pour cette Pacifica hybride : la traction intégrale et le système de rangement de sièges Stow\u2019N\u2019Go.La capsule vidéo est visible à bit.ly/3Jxe4LC.PAUL-ROBERT RAYMOND PRIX à partir de 54 995 $ PRIX DU MODÈLE ESSAYÉ 59 995 $ (Pinnacle) RABAIS GOUVERNEMENTAUX 5000 $ (fédéral) et 8000 $ (Québec), après les taxes MOTEURS V6 Pentastar 3,6 litres à cycle Atkinson; électrique de 63 kW PUISSANCE COMBINÉE 260 ch (194 kW) COUPLE MAXIMAL 236 lb-pi (320 N.m) TRANSMISSION variable continue électronique (ECVT) CONSOMMATION RÉALISÉE entre 3,9 et 4,9 l/100 km (parcours urbain) Visionnez cet essai ou nos autres capsules à lesoleil.com/auto et dans notre application LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q J\u2019ai lu votre récente chronique au sujet des batteries AGM.Si remplacer une telle batterie par un modèle plomb-acide peut causer des problèmes, faire l\u2019inverse comporte-t-il aussi des risques?R À moins d\u2019une indication contraire du constructeur, vous pourriez remplacer une batterie plomb-acide par une AGM sans vous attirer d\u2019ennuis.Toutefois, vous payeriez jusqu\u2019à deux fois plus cher sans profiter d\u2019un bénéfice notable.C\u2019est un peu comme mettre de l\u2019essence super dans un véhicule conçu pour du carburant ordinaire.Si vous voulez une batterie plus performante, achetez plutôt un modèle traditionnel qui présente une charge (mesurée en ampères-heure) et une puissance au démarrage (exprimée en CCA) supérieures à celles de votre batterie actuelle.Q J\u2019ai récemment vu des publicités sur des modules électroniques qui permettraient des économies importantes de carburant.À votre avis, est-ce vraisemblable?R Ces gadgets soi-disant miracles réapparaissent toujours sur le radar lorsque le carburant coûte cher, comme c\u2019est actuellement le cas.Or, les tests réalisés avec le temps par CAA-Québec et plusieurs organismes crédibles, dont Consumer Reports aux États-Unis, montrent que ces appareils ne sont pas à la hauteur.De toute manière, les constructeurs d\u2019automobiles peaufinent déjà leurs moteurs à essence pour en tirer le meilleur rendement énergétique possible, en vertu de normes environnementales de plus en plus strictes.Le meilleur économiseur d\u2019essence se trouve sans contredit derrière le volant.Dans cette optique, CAA-Québec propose 15 trucs simples et efficaces à mettre en pratique (bit.ly/3LJXiLe).Plus vous ferez preuve de discipline, plus vous économiserez.Q Le bilan routier de la Sûreté du Québec (SQ) pour 2021 révèle que plus de 20 % des victimes décédées ne portaient pas leur ceinture de sécurité.Pourquoi, en 2022, ce pourcentage est-il encore aussi élevé?R Les risques associés au non-port de la ceinture sont bien connus.Malgré cela, et en dépit des alertes insistantes dans certains véhicules, certains automobilistes croient encore qu\u2019ils ne courent pas de danger en roulant sans s\u2019attacher.Soit ils font preuve d\u2019une témérité excessive, soit ils justifient leur décision par une très courte distance à parcourir, soit ils se fient uniquement aux coussins gonflables pour les protéger en cas d\u2019impact.Ils ont tort, car les coussins servent d\u2019abord à empêcher le contact avec les surfaces dures de l\u2019habitacle; en outre, la force de leur déploiement risque de blesser un occupant non attaché.C\u2019est vraiment la ceinture qui maintient la personne en place et dans la bonne position en cas d\u2019impact.Les deux systèmes de retenue se complètent : pour que les coussins soient efficaces, la ceinture doit être bouclée.CAA- Québec rappelle que faire preuve de prudence et adopter des comportements routiers sécuritaires, c\u2019est l\u2019affaire de tous! Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Choisir la bonne batterie, économiseur d\u2019essence, bilan routier de la SQ Les risques associés au non- port de la ceinture sont bien connus.Malgré cela, certains automobilistes croient encore qu\u2019ils ne courent pas de danger en roulant sans s\u2019attacher.\u2014 PHOTO 123RF, TOMWANG MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q Les motoneiges étant toujours plus grosses et plus puissantes, comment les fabricants procèdent-ils pour éviter qu\u2019elles soient plus bruyantes?R Le s co n ce p te u rs d e nouvelles motoneiges en exploitent au maximum chacune des composantes afin de les rendre toujours plus puissantes, plus légères et.le moins bruyantes possible.Pour y parvenir, ils interviennent notamment sur le système d\u2019admission d\u2019air, ils isolent le capot et ils vont parfois jusqu\u2019à proposer des chenilles antibruit.C\u2019est sans compter l\u2019attention évidente qu\u2019ils portent à l\u2019échappement.À ce propos, CAA-Qué- bec rappelle qu\u2019il est illégal, dans la province, de modifier le système ou de le remplacer par un échappement de course.CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTO 123RF, 02IRINA ÉCRIVEZ-NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez-nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique. SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 66 AUTO SHERBROOKE \u2014 Les voitures électriques (VE) ont connu «une forte croissance depuis 2012».Or, l\u2019appétit est encore plus grand pour les grands camions légers.En 2020, il s\u2019est vendu environ 15 camions légers pour chaque véhicule électrique, nous apprend l\u2019État de l\u2019énergie au Québec, édition 2022.L\u2019étude de HEC Montréal montre que «malgré les importantes subventions gouvernementales, les véhicules électriques ne représentaient que 7 % du marché en 2020, comparativement à 71 % pour les camions légers», faisant ainsi ressortir des tendances contraires à l\u2019atteinte des cibles de réduction des émissions de GES.Les auteurs, Johanne Whitmore et Pierre-Olivier Pineau de la Chaire de gestion du secteur de l\u2019énergie de HEC Montréal, en appellent à «une transformation profonde de notre système énergétique et de nos habitudes de consommation».On peut lire que la consommation de produits pétroliers est revenue à des niveaux équivalents à ceux d\u2019avant la pandémie.Comment peut-on freiner l\u2019appétit des Québécois envers ce type de véhicules?«Il faut qu\u2019on se rende compte que cette tendance- là ne sera infléchie qu\u2019avec des contraintes», commente le professeur Pierre-Olivier Pineau, un spécialiste de l\u2019énergie.Parmi elles, une taxe sur les véhicules polluants.«Inévitablement, une taxe kilométrique est aussi importante, ajoute- t-il.Il va falloir financer les routes et cette taxe doit s\u2019appliquer à tout le monde, aux VE aussi pour la raison très simple qu\u2019il faut financer le réseau routier.Il est en partie financé par la taxe sur les carburants.Si on électrifie le transport, on n\u2019aura plus de taxe sur le carburant; il faut compenser pour cette perte-là.» Ce type de taxe pourrait aussi être plus importante pour les gros véhicules.«C\u2019est le genre de constat qui est inévitable.» TENDANCES PROBLÉMATIQUES Les tendances récentes observées de 2015 à 2019 sont problématiques, selon les auteurs, puisque «la consommation d\u2019énergie et les émissions de GES sont croissantes, alors que nous visons l\u2019inverse.» Selon l\u2019étude, il se vend plus de camions (catégorie regroupant les minifourgonnettes, les véhicules utilitaires sport [VUS] et les camionnettes) que de voitures au Québec depuis 2015.De 2015 à 2020, on note une baisse de 61 % des voitures vendues.Le parc de véhicules personnels de la province a bondi de 66 % entre 1990 et 2019.Les camions légers pour passagers et les camions légers destinés au transport de marchandises représentent les catégories qui ont connu la plus forte progression, soit de 319 % et 308 %.À moins d\u2019imposer des taxes sur les véhicules polluants, il est impossible de freiner l\u2019appétit des Québécois devant les camions légers.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD L\u2019APPÉTIT POUR LES VUS NE FAIBLIT PAS SHERBROOKE \u2014 Les véhicules électriques (VE) ne règleront pas tout.Il faudra aussi repenser l\u2019occupation du territoire et miser sur d\u2019autres modes de transport, plaide Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal.Sans mesures additionnelles à celles identifiées dans le Plan pour une économie verte 2030, le Québec n\u2019atteindra pas ses objectifs climatiques, tout comme il n\u2019a pas atteint sa cible de réduction de GES de 2020.«Si on veut atteindre nos objectifs de 2030 et 2050 (\u2026), il faut diminuer de façon extrêmement importante nos émissions.Ce n\u2019est pas juste sur la route qu\u2019il faut les éliminer ces émissions-là, mais c\u2019est aussi dans la construction des véhicules, il va falloir moins d\u2019infrastructures routières, un étalement humain beaucoup moindre que celui qu\u2019on a aujourd\u2019hui, pour permettre davantage de transport actif et en commun.» Il estime qu\u2019on ne doit plus parler d\u2019étalement urbain, mais humain.«Même dans les campagnes, les gens s\u2019étalent.» «Notre occupation du territoire doit fondamentalement changer.On ne peut plus se permettre d\u2019avoir une société qui ne fait qu\u2019étendre les zones qu\u2019elle occupe pour les habitations et les industries.On ne peut plus se permettre d\u2019avoir une approche au transport essentiellement basée sur le véhicule privé individuel.» Par ailleurs, La Presse révélait cette semaine que selon une analyse interne, la promesse du gouvernement Legault d\u2019avoir 1,5 M de VE en circulation en 2030 «ne permettra même pas d\u2019atteindre la moitié de la cible climatique de 2030 dans le secteur des transports».Cet objectif permettrait une diminution de 13 % des gaz à effet de serre (GES) par rapport à 1990, alors que le Québec vise une baisse de 37,5 % globalement, mais c\u2019est aussi ce que le gouvernement s\u2019est fixé pour la baisse des transports, note le quotidien.BOUCHÉES DOUBLES Peut-on se questionner également sur l\u2019objectif de 1,5 M de VE, sachant qu\u2019actuellement, le Québec en compte quelque 120 000 sur nos routes, incluant les hybrides rechargeables?L\u2019objectif est très ambitieux sans être inatteignable, note M. Pineau en soulevant plusieurs défis, dont la disponibilité et les subventions.«Le secteur du transport, c\u2019est là où il y a eu les principales augmentations (de GES).Si notre bilan de GES est si mauvais au Québec, c\u2019est essentiellement parce que le secteur des transports a augmenté.» Résultat : on a les bouchées doubles à mettre par rapport à 1990.«Comme on a développé de mauvaises habitudes, il va falloir être plus agressif et ça va être beaucoup plus difficile parce que les Québécois, et les Nord-Américains de façon générale, ont développé de mauvaises habitudes en transport.» Depuis 20 ans, le parc automobile augmente plus vite que la population, observe M. Pineau, en termes de nombre et de tailles de véhicules.Les gains obtenus avec une meilleure efficacité énergétique des véhicules ont été effacés en raison de ces facteurs.C\u2019est aussi ce que faisait ressortir en entrevue Geneviève Pomer- leau, adjointe à biodiversité et à la LOIN DE LA CIBLE CLIMATIQUE ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 67 AUTO TOTAL DES VÉHICULES ÉLECTRIQUES AU QUÉBEC 2017 19 384 2021 120 689 BORNES AU QUÉBEC (PUBLIQUES, MILIEU DE TRAVAIL ET PRIVÉES) (240 VOLTS OU MOINS) 2017 11 359 2021 67 106 BORNES DE RECHARGE RAPIDES AU QUÉBEC 2017 121 2020 558 2021 non disponible Source : État de l\u2019énergie au Québec, édition 2022, Pierre- Olivier Pineau et Johanne Whitmore, HEC Montréal CIBLE DE QUÉBEC POUR 2030 : Réduire de 37, 5 % les GES par rapport à 1990 CIBLE DE QUÉBEC POUR 2050 : Atteindre la carboneutralité TOMMY BROCHU ET ISABELLE PION La Tribune SHERBROOKE \u2014 Les voitures électriques sont de plus en plus à la mode, mais qu\u2019en est-il des véhicules tout-terrain (VTT), des motoneiges et des motomarines?Certains secteurs avancent à pas de géants tandis que d\u2019autres traînent de la patte.L\u2019entreprise québécoise Taiga se penche sur la conception de motoneiges et de motomarines électriques depuis 2015.Cette année, elle sort ses premiers produits qui seront vendus dans une soixantaine de pays.«C\u2019est une période très excitante, convient le fondateur de Taiga, Samuel Bruneau.On lance nos premiers produits cette année.On veut répondre à un besoin d\u2019électrification dans le domaine du hors route, surtout dans les sports motorisés où il n\u2019y a pas de solutions disponibles sur le marché.» «Les gens ont des solutions électriques sur la route, voient les avantages et recherchent les solutions similaires hors route, surtout dans les environnements comme les lacs, les montagnes et les pistes hors sentier.Ils veulent une expérience sans les émissions et le bruit d\u2019un moteur à essence», poursuit- il, ajoutant que ses véhicules hors route peuvent utiliser les mêmes bornes que la voiture.«Taiga développe son propre réseau de niveau 2 et 3 dans les gros centres de tourisme et les marinas pour permettre aux gens d\u2019atteindre les grandes distances qu\u2019ils veulent sans compromis», précise M. Bruneau.Les motoneiges de Taiga ont une autonomie de 100 à 140 kilomètres par charge.Une demi-heure est nécessaire avec une borne de niveau 3 pour compléter une recharge.DES INCITATIFS ESPÉRÉS Selon le fondateur, la majorité des motoneigistes effectuent moins de 70 kilomètres par jour lorsqu\u2019ils se promènent en motoneige.Les machines électriques coûtent de 3000 à 4000 $ de plus qu\u2019un véhicule à combustion.Des incitatifs financiers existent dans certains pays.«On travaille avec différents États et provinces pour instaurer des incitatifs pour ce type de véhicule, car ils ont des impacts environnementaux très grands comparativement à une voiture ou une moto.Une motoneige peut émettre 40 fois plus qu\u2019une voiture», estime-t-il.«Il y a des discussions, mais rien n\u2019est conclu.C\u2019est cependant quelque chose qui serait envisageable dans le futur», dit celui qui aimerait intégrer les quads et les side by side à son offre de produits.L\u2019Association des véhicules électriques du Québec (AVÉQ) travaille aussi avec le gouvernement afin d\u2019obtenir des incitatifs.«Il y a quand même un surcoût à l\u2019électrification des transports.On le voit avec les voitures, où les autos coûtent de 10 000 à 15 000 $ plus cher qu\u2019un véhicule comparable de même catégorie.Mais il y a des incitatifs au niveau du gouvernement provincial et fédéral.Au niveau des véhicules récréatifs, les seuls qui ont droit à un incitatif, ce sont les motos électriques, qui ont droit à 2000 $ d\u2019incitatifs», indique Simon-Pierre Rioux, président de l\u2019AVEQ.QUADS Le directeur général de la Fédération québécoise des clubs quad (FQCQ), Yohan Perron, ne cache pas que les quads sont en arrière en ce qui a trait à l\u2019électrification.«On n\u2019a pas de quads [électriques] en ce moment.Je pense que la motoneige est beaucoup plus avancée que nous là-dessus.On est vraiment dans le brouillard.L\u2019entreprise Sigway, avec la formule hybride, sera peut-être l\u2019élément le plus confortable pour le quadiste qui veut amorcer une transition.On n\u2019avance pas dans le dossier au même rythme que tout le monde», estime-t-il, constatant cependant une augmentation de l\u2019intérêt pour les quads électriques.«Le quad est différent, explique M. Perron.La motoneige, même si elle est plus lourde, ce n\u2019est pas si pire.Mais lorsque le terrain est un peu plus friable l\u2019été ou l\u2019automne, le poids de la batterie du quad risque de détériorer un peu plus le sentier.L\u2019entretien de sentier pourrait devenir un peu plus compliqué.Il faut regarder le côté technique, car plus l\u2019autonomie est grande, plus le véhicule est lourd», rappelant que le rôle de l\u2019association est de s\u2019assurer de gérer les sentiers pour qu\u2019ils soient sécuritaires et qu\u2019ils respectent l\u2019environnement.Yohan Perron pense que l\u2019électrique, c\u2019est l\u2019avenir.«Tout dépendra de l\u2019autonomie possible, précise-t-il.C\u2019est ce qui sera le plus difficile.Le problème, c\u2019est l\u2019autonomie et la disponibilité des bornes.» De son côté, BRP a refusé la demande d\u2019entrevue de La Tribune, préférant référer à un communiqué de presse de mars 2021 indiquant que «BRP investira 300 millions de dollars au cours des cinq prochaines années afin d\u2019électrifier ses gammes de produits existantes d\u2019ici la fin de 2026».Elle ne précise pas quel type de véhicule elle mettra d\u2019abord de l\u2019avant.UNE OPPORTUNITÉ «Il y a quelques petites compagnies qui ont vu une opportunité de marché, analyse Simon-Pierre Rioux, qui cite justement Taiga Motors.Il inclut aussi les motos à titre de véhicules récréatifs.C\u2019est un marché beaucoup plus développé.On retrouve plusieurs manufacturiers qui ne sont pas québécois.Un des plus gros, c\u2019est Zero Motorcycles, qui en fait depuis plus de 10 ans.Le plus récent qui s\u2019est annoncé, c\u2019est Harley Davidson, qui a une branche de motos entièrement électriques.» QUEL AVENIR POUR LES VÉHICULES RÉCRÉATIFS?L\u2019entreprise québécoise Taiga se penche sur la conception de motoneiges et de motomarines électriques depuis 2015.\u2014 PHOTO FOURNIE Or, pour le moment, le gouvernement Legault n\u2019entend pas resserrer l\u2019étau financier autour des automobilistes.«Les humains détestent payer.Et on est dans une culture politique où on aime faire plaisir aux électeurs.» De telles mesures ne sont pas populaires.«Ma conclusion, c\u2019est qu\u2019on ne semble pas avoir la maturité sociale pour prendre la question des changements climatiques au sérieux.» Les chercheurs rappellent également la difficulté de mettre la main sur des données énergétiques à jour afin de tracer un bilan.transition climatique au Conseil régional de l\u2019environnement de l\u2019Estrie (CREE), qui rappelle que différents modes de déplacement peuvent aussi être privilégiés, dont l\u2019autopartage et le transport en commun.LA TRIBUNE Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ROBERT SKINNER Nécrologie Jean Labbé 1936 - 2022 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 7 février 2022, à l\u2019âge de 85 ans, est décédé M.Jean Labbé.Il était le fils de feu Joseph Labbé et de feu Emma Champagne.Il demeurait à Lévis (secteur St-Étienne-de-Lauzon).Il était le frère de: feu Adrienne, feu Léonard (feu Rachel Dubé), feu Arthur (feu Monique Lebel), feu Rosaire, feu Roland, feu Lucien (feu Thérèse Lebel), feu Armand (feu Thérèse Doré), Simone (feu Laurent Lambert), feu Paulette (feu Raymond Turcotte), feu Linda (Daniel Lemieux).Il laisse dans le deuil sa filleule, Linda Labbé, plusieurs neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.Selon ses volontés, il n\u2019y aura pas de cérémonie.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société de recherche sur le cancer, 625, avenue du Président-Kennedy, bureau 402, Montréal (Québec) H3A 3S5.Site Web: www.societederecherchesurlecancer.ca.Beaudoin, Ferland, Dupuis Ltée - Pour renseignements : 418 831-2349 Jean Bergeron À l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec, le 7 février 2022, à l\u2019âge de 91 ans, est décédé M.Jean Bergeron, époux de feu Dame Claire Bhérer.Il demeurait à La Malbaie (secteur de Cap-à-l\u2019Aigle).Il laisse dans le deuil ses enfants : Martin (Carole Boudreault), Josette (Martin Légaré), Anne (Marc-André Beaupré), Pierre (Martine Fréchette) et feu François (Johanne Gaudreault); ses petits-enfants : Mathieu (Caroline Gravel), Laurence (Chad Galbraith), Frédérique, Catherine, Vincent (Anthony Keuroghlian), Sophie (Charles Richard) et Jeanne; ses arrière- petits-enfants : Émile, Gabrielle, Anna et Louis; son frère Louis (Colette Tremblay) ainsi que ses beaux-frères, belles-sœurs, neveux, nièces, cousins, cousines et amis(es).La famille vous accueillera pour un moment de reconnaissance aux Services Commémoratifs Charlevoix, 447 rue Saint-Étienne à La Malbaie, le vendredi 4 mars de 19h à 22h et le samedi 5 mars de 9h à 10h15.Le service religieux aura lieu en l\u2019église de Pointe-au-Pic, le samedi 5 mars à 10h30.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don au Centre d\u2019action bénévole de Charlevoix.Formulaires disponibles au salon ou en ligne.Pour renseignements : 418 665-0003 - Téléc.: 418 665-3743 Gilbert DesBecquets 1941 - 2022 Le 7 février 2022 à l\u2019âge de 80 ans, s\u2019est éteint Gilbert Des- Becquets.Ses parents Gérard et Florence (née Côté) l\u2019ont précédé dans la tombe.Il laisse dans le deuil sa tendre épouse des 60 dernières années Adrienne (née Blanchard).Il était l\u2019heureux père de Jean-Pierre (Manon), Jacques et Michelle (Gerry) et le fier grand-père de Magdalena et Maxyme (Kristopher).En outre, il laisse dans le deuil sa sœur Lucille; ses frères Richard et Gaston; ses beaux-frères et belles-sœurs : feu Flore, Émile, feu James, Yvonne, feu Léonard, Corinne, feu Alcide, Rollande, Gilbert et Lauraine; sans oublier ses nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et précieux amis.La famille désire remercier le personnel de l\u2019hôpital Montfort pour leurs excellents soins ainsi que les nombreuses personnes ayant offert leur aide à Gilbert et Adrienne au cours des derniers mois.Une cérémonie en présence des cendres a été célébrée dans l\u2019intimité familiale.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer, Institut de cardiologie de l\u2019Université d\u2019Ottawa, La Fondation canadienne de la fibrose pulmonaire.Lesmessages de condoléances peuvent être envoyés au site www.heritagefh.ca.Claude Alain 1925 - 2022 C'est avec grande tristesse que nous vous informons du décès de monsieur Claude Alain, survenu à Québec, le 28 janvier 2022, à l\u2019âge de 96 ans et 6 mois.Il était l'époux de madame Georgette Michaud, fils de feu madame Anita Simard et de feu monsieur Lauréat Alain.Il demeurait à Québec.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Joane (Jude Dubé), Josette (Laurent Gosselin), Marie-Claude (Alain Marchand) et Solange (Alain Simard); ses petits-enfants Guillaume, Marie-Ève, François-Olivier, Anne-Julie, Audrey, Pascale et Annie, ainsi que leurs conjoint(e)s; ses arrière-petits- enfants Charlie Ann, Éliot, Léo, Alice, Édouard, Julien et Jules.Il laisse également dans le deuil de nombreux beaux-frères et belles-soeurs de la famille Michaud ainsi que les neveux et nièces des familles Alain, Moberg et Michaud.La famille remercie d'avance toutes les personnes qui s'associeront à sa peine et remercie particulièrement le personnel soignant de l'équipe de gériatrie ambulatoire, de l'UCDG du CHUL ainsi que l'équipe du centre de convalescence de Saint- Augustin, à Beauport, pour leur gentillesse et leur dévouement.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, à la Coopérative funéraire des Deux Rives, Centre funéraire du Plateau 693, avenue Nérée- Tremblay, Québec G1N 4R8, le samedi 12 mars 2022, de 13 h à 16 h.Une liturgie de la Parole sera célébrée au salon le même jour à 15 h 30.L\u2019inhumation des cendres se fera au cimetière Notre-Dame-de-Belmont.En raison des mesures sanitaires actuelles, la famille se réunira dans l'intimité.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec 1040, avenue Belvédère, bureau 305, Québec, Québec Téléphone : 418 527-4294 Courriel : info@societealzheimerdequebec.com Site web : www.societealzheimerdequebec.com.Des formulaires seront disponibles sur place.Huguette Bédard Cloutier 1933 - 2022 Au Pavillon St-Sacrement, le 31 janvier 2022, à l\u2019âge de 88 ans, est décédée dame Huguette Bédard, épouse de feu monsieur Jean-Guy Cloutier, fille de feu dame Marie-Ange Pageau et de feu monsieur Léo Bédard.Elle demeurait à Saint-Émile.La famille recevra les condoléances en présence des cendres à la Résidence Funéraire Réjean Hamel Inc., 6161 rue du Pomerol, Québec Qc G3E 1X3, le samedi 26 février 2022 de 10h à 11h et sera suivi d\u2019une célébration de la Parole au salon.Les cendres seront déposées au printemps au cimetière Saint-Charles, sous la direction de la Résidence Funéraire Réjean Hamel Inc.Considérant les circonstances actuelles reliées à la pandémie et en respect à la Santé publique, une rotation de 50 personnes à la fois sera permise lors des condoléances.Un nombre restreint de personnes sera autorisé pour la célébration.Le port du masque et le respect des consignes de distanciation est obligatoire pour votre visite afin de respecter les mesures préventives de la Santé publique sur la Covid-19.Elle laisse dans le deuil, ses enfants : Richard (Angèle Gemme), Marcel, Diane, Johanne et Sylvie; ses petits-enfants : Jonathan (Marie-Eve Gilbert Poulin), Jennifer (Naomi Loucks), Vincent (Simon Duchaine) et Guillaume; ses arrière-petits-enfants : Marie, Laurence, Antoine et Jacob; ses frères et sœurs : feu Gilbert (feu Marthe Beaudoin), feu Paul-Émile (Fernande Bérubé), feu Pauline (feu Georges Verret), feu André Lapointe (Carole Bédard); ses beaux-frères et belles- sœurs de la famille Cloutier : feu Albéric (feu Jacqueline Parent), feu Rosalie (feu Omer Duchesneau), feu Fernand (feu Adrienne Beaulieu), feu Janine (feu Aurèle Gagné), feu Robert (feu Julienne Genest), feu Roger, feu Solange (feu Onil Gagné), feu Martin (Juliette Duchesne), Bérangère (feu Elphège Couture), Gisèle; ainsi que plusieurs neveux, nièces, parents et ami(e)s.Un sincère remerciement au personnel du Manoir Saint-Louis, pour leur dévouement, la qualité des soins prodigués et le support apporté.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des maladies du cœur et de l\u2019AVC du Québec, 4715 avenue des Replats, bureau 261, Québec (Québec) G2J 1B8, tél.: 418 682-6387, téléc.: 418 682-8214, site Internet : www.fmcoeur.qc.ca.Des formulaires seront disponibles lors des condoléances.SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 68 Jean-François Blais 1974 - 2022 Bien entouré de mes proches, je termine un beau parcours de vie qui a duré 47 ans.J\u2019entreprends un très grand voyage qui saura me conduire vers des sommets encore jamais atteints.Je remercie toutes les personnes qui m\u2019ont accompagné, qui m\u2019ont aimé et qui m\u2019ont aidé à livrer mon message d\u2019amitié.Je remercie particulièrement ceux et celles qui m\u2019ont aidé à relever les défis qui m\u2019ont fait grandir et je veux souligner la contribution de mon père Normand Blais, de ma mère feu Francine Cantin, de Françoise Blais et de Lionel Fournier qui ont participé activement à la réussite des épisodes de ma vie.Je garde le meilleur souvenir des amis sincères, des connaissances fidèles, des voisins, des collègues d\u2019études et de travail, des oncles, des tantes, des cousins, des cousines et des membres de la communauté vietnamienne qui sont partenaires des moments heureux qui ont marqué mon passage.Je remercie et apprécie grandement la présence aimante de mon ami An Hoang Vinh Nguyen qui est associé à mon cheminement de vie.J\u2019apprécie au plus haut point et je remercie le personnel soignant de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et du Centre de Recherche.Ces généreux intervenants n\u2019ont ménagé ni leur temps, ni leurs talents pour les soins de grande qualité que j\u2019y ai reçus.Je souhaite que toutes les marques de sympathie se traduisent par des dons à la Fondation du CHU de Québec | On se sent mieux.(fondationduchudequebec.org) ou encore à la Société de recherche sur le cancer.Au Revoir mes amis de toujours .François Bouffard Au CHSLD de Sainte-Marie, le 14 février 2022, à l\u2019âge de 96 ans, nous a quittés paisiblement M.François Bouffard, époux de feu Mme Colette Breton.Il demeurait à Sainte-Marie.La famille vous accueillera : Au Danube, 1461 route du Président-Kennedy Nord à Sainte-Marie, G6E 3P2.Les condoléances : Le vendredi 25 février 2022 de 19h à 21h.Le samedi 26 février 2022 de 9h à 10h30.Les funérailles : Le samedi 26 février 2022 à 11h, en l\u2019église de Sainte-Marie au 60, rue Notre-Dame Sud, G6E 4A2.Pour ceux qui ne pourront être présents aux funérailles, la famille vous invite à joindre la diffusion web de la cérémonie via Facebook, en direct suivant ce lien : https://www.facebook.com/eglisedestemariedebeauce Il laisse dans le deuil ses enfants : Michel (Line Plourde), Marie (Philippe Lessard), Martin (Chantale Plante).Ses petits-enfants : Marie-Claude, Élise et Julie Bouffard; Jérôme, Louis-Frédéric, Marie-Luc, Élisabeth et Andréanne Lessard; Florence, Justine et Béatrice Bouffard, ainsi que de nombreux arrière-petits-enfants.Il est allé rejoindre ses frères et sœurs : Thérèse (Lionel Bernier), Alphonse (Juliette Deblois), Gérard (Irène Boutin), Valérien (Jacqueline Roy), HenriPaul (Fernande Breton), Sœur Gertrude, Véronique (Joseph-Pierre Lamontagne), Sœur Martine, JeanThomas (Suzanne Morin).Ses beaux-frères et belles-sœurs : Denise (feu Jacques Giroux), Pauline (Denis Laflamme), feu Joachim (Marthe Gendron) et est allé rejoindre Aquiline (Raymond Deblois), Dominique, Père Jacques, Charles-Eugène (Germaine Deblois), Daniel (Yvette Deblois), Jean-Luc, Barthélémy, Stéphane (Aldéa Fréchette) et Frère Irenée.Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Remerciements : La famille remercie très sincèrement tout le personnel du CHSLD de Sainte-Marie pour l\u2019amour et les bons soins reçus au cours de cette dernière année de vie.Dons suggérés : Société Alzheimer Chaudière-Appalaches, en hommage à sa douce Colette.http://www.alzheimerchap.qc.ca/pages/faire-un-don ou La Chapelle Sainte-Anne : Paroisse Sainte-Mère-de-Jésus, Fabrique de Sainte-Marie : https://smdj.ca/financement-cva Pour renseignements : Jeannine Cauchon 1932 - 2022 Au CHSLD Du Fargy, le 11 février 2022, à l\u2019âge de 90 ans, est décédée dame Jeannine Cauchon, fille de feu M.Charles-Léon Cauchon et de feu dame Maria Lefrançois.Originaire de Château-Richer, elle demeurait à Québec.La famille recevra les condoléances le mercredi 23 février 2022, de 19 h à 21 h, en présence du corps, au Centre funéraire de Charlesbourg, 7335, boul.Henri-Bourassa, Québec G1H 3E5, information : 418 688-2411, envoi d'un message de sympathie télécopieur : 418 628-3504, www.coopfuneraire2rives.com.Le service religieux sera célébré le jeudi 24 février 2022 à 10 h 30 en l'église de Château-Richer (179 rue de l'Église).L\u2019inhumation aura lieu au mois de mai.Elle laisse dans le deuil ses enfants nés Rhéaume: Jean, Louise (Yves Racine), Guy, Céline (Richard Lavoie) et Yvan (Lyne Lafontaine) et de nombreux petits et arrière petits-enfants.Elle laisse également dans le deuil ses sœurs : Fernande, Cécile et Aline, ses belles-sœurs : Anne-Marie et Francine, ainsi que plusieurs neveux, nièces et ami(e)s.Elle est allée rejoindre son fils René, sa sœur Rolande et ses frères : Léo, Raymond, Rosaire et Lucien.La famille remercie très sincèrement le personnel du CHSLD Du Fargy et tout particulièrement ceux oeuvrant au 4e étage.Nous leur sommes très reconnaissants pour leur grand dévouement et les bons soins prodigués avec respect et gentillesse à l\u2019égard de notre mère.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par une messe, un don à la Société Alzheimer de Québec (1040 av.Belvédère #305, Québec QC G1S 3G3 Tél 418-527-4294) ou des fleurs.Louise Dubé Potvin 1936 - 2022 À l\u2019hôpital Laval (IUCPQ), le mercredi 19 janvier 2022 à l\u2019âge de 85 ans est décédée madame Louise Dubé Potvin, fille de feu Ernest Dubé et de feu Marie-Luce Langis.Elle était l\u2019épouse de feu Dr Pierre Potvin.Elle demeurait à Québec.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, à la Coopérative funéraire des Deux Rives Centre funéraire St-Charles, 1420, boulevard Wilfrid-Hamel, Québec G1N 3Y6 le samedi 26 février 2022, de 13 h à 15 h 45.Une cérémonie commémorative aura lieu au salon le mème jour à 16h.Il y aura diffusion web de la cérémonie, Les parents et ami(e)s qui le désirent pourront visualiser la célébration en appuyant sur le bandeau au bas de l'avis de décès qui se trouve sur le site de la coopérative, section avis de décès.Elle laisse dans le deuil, ses enfants : Aline (Philipe Ranger) et Bernard; ses petits-enfants : Cédrik (Vanessa Fillion), Simon-Pierre (Anne-Marie Belley), Catherine (Frédéric Rousseau), feu Amélie, Jean-Nicolas et Hubert; ses arrière-petits-enfants : Léa-Rose, Emma, Rosalie, Annabelle, Florence et Jacob.Elle était la sœur de : feu Jeanne (feu Jean-Marie Isabel), feu Gaston (Geneviève Lord), feu Yves et feu Marie-Paule; la belle- sœur de : feu Laurent (Colette L\u2019italien), feu Hélène (feu Léonard Morin), feu Denis p.m.é, feu André (Pauline Dupuis) et Robert (Marina Giroux).Elle laisse aussi dans le deuil de nombreux neveux et nièces et leurs enfants; parents et amis.Ses enfants tiennent à remercier les membres du personnel des soins palliatifs de l\u2019IUCPQ et particulièrement Dr Odette Lescelleur, pour les soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Leucan, région de Qébec, site web: www.leucan.qc.ca Louis Marcel Gagnon 1926 - 2022 C\u2019est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de notre père Marcel Gagnon décédé le 10 février 2022 à l\u2019hôpital Saint- François d\u2019Assise, à l\u2019âge de 95 ans.Il était l\u2019époux de feu dame Dora Samuelsen et fils de feu dame Marie-Blanche Bergeron et feu monsieur Louis-Joseph Gagnon.Il demeurait à Québec.Le service religieux sera célébré le jeudi 23 juin 2022 à 10 h 30 en l\u2019église Saint-Rodrigue, 4760, 1ère avenue, Québec G1H 2T4.La famille vous accueillera à l\u2019église à compter de 9 h 30 pour offrir vos condoléances.Il laisse dans le deuil sa compagne Yvette Goupil; ses enfants : Colète (Réal), Pierre (Francine), Michèle (Francine), Thérèse (Pierrot), Camille (Nelson), Claude (Josée Ann) et Van hung (Yu); ses petits-enfants : Pierre-Hugues, Mélanie (Martin), Annie (Éric), Marie-Ève, Virginie (Jean-François), Louis-Mathieu (Marie-Soleil), Daniel (Mélissa), Myriam (Mathew), Dominique, Charles, Alexis, Olivier, Alexis, Félix et Kenny; ses arrière-petits-enfants; son frère Guy (Monique); ses sœurs : Sr.Colette, Jacqueline (feu Gérard), Suzanne (feu Jacques), Madeleine (Rosaire), Claudette (Gabriel) et feu Réjeanne (feu Paul-André) ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille désire remercier le personnel de l\u2019équipe du 5B de l\u2019hôpital Saint-François d\u2019Assise, particulièrement la docteure Jacinthe Lambert pour leur humanisme, leur attitude bienveillante et les bons soins prodigués.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 529-3371 Télécopieur : 418 767-2309 Courriel : info@lepinecloutier.com leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 69 Aline Châteauvert 1923 - 2022 Au Centre d\u2019hébergement Les Jardins du Haut-St- Laurent, le 7 février 2022, est décédée à l\u2019âge de 98 ans, madame Aline Châteauvert, épouse de feu monsieur Léopold Duchesneau.Elle était la fille de feu monsieur Eugène Châteauvert et de feu dame Rosalie Boilard.Elle demeurait à Québec Les membres de la famille recevront les condoléances au Complexe Funéraire Albert Rochette & fils, 350 route 138, Saint-Augustin- de-Desmaures, Québec G3A 1G8 le samedi 26 février 2022 de 9h à 10h45.Les funérailles seront célébrées en présence du corps le même jour, à compter de 11h en l\u2019église de Saint- Augustin-de-Desmaures.Veuillez prendre note que le passeport vaccinal sera exigé pour assister à la célébration à l\u2019église.Elle laisse dans le deuil ses cinq enfants : Gilles (Louise Gagnon), Lise, René (Francine Guay), Roger (Ruth Bédard) et Hélène; ses six petits-enfants : Dominique (Alexandra Soyeux), Simon (Marie-Andrée Leblanc), Mireille, Célia, Monica Langlois (Daniel Laing) et Lorraine; ses neuf arrière-petits-enfants : Julie-Ann, Loïc, Ophélie, Maël, Angélique, Anabelle, Loulia, Éliane et Rose; ses sœurs : Claire (feu Marcel Ampleman) et Yvonne (Claude Bouchard); ses belles-sœurs : Jacqueline Paré (feu Jean-Marie Châteauvert), Rita Breton (feu Gaston Duchesneau), Aline Chouinard (feu Marcel Duchesneau) et Micheline Brousseau (feu Paul-Émile Duchesneau); ses neveux et ses nièces; ses cousins et ses cousines ainsi que de nombreux parents et amis.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du syndrome d\u2019Angelman du Québec https://angelman.ca/fr/faire-un-don/ ou la Fondation HMR pour la recherche sur l\u2019Alzheimer https://www.fondationhmr.ca/fr/donnez/don-en-memoire-de/ La famille tient à remercier le personnel des Jardins du Haut-St-Laurent, pour leur dévouement et les bons soins prodigués.Raynald Emond 1931 - 2022 À l\u2019Hôpital de Montmagny, le 22 janvier 2022 à l\u2019âge de 90 ans est décédé M.Raynald Emond, il a rejoint son épouse Mme Jeannine Caron décédée 8 mois auparavant.Il demeurait à Montmagny.La famille recevra les condoléances à la Résidence funéraire Boulanger, 31 av.de la Fabrique, Montmagny, le samedi 26 février 2022 à compter de 9h.En raison des circonstances actuelles reliées à la pandémie, vous pourrez venir offrir vos condoléances aux membres de la famille, par rotation (Max 50 personnes à la fois à l\u2019intérieur, passeport vaccinal non obligatoire), tout en respectant les mesures d\u2019hygiène et de distanciation physique.Les funérailles avec eucharistie seront célébrées le samedi 26 février à 11h en l\u2019église St- Thomas de Montmagny.Les cendres seront déposées par la suite au columbarium du Mausolée de Montmagny.Il laisse dans le deuil ses enfants : Michel, Diane (Luc Létourneau); ses petits-enfants : Maxime Létourneau (Isabelle Rancourt), Sarah Létourneau (Xavier De Ladurantaye); ses arrière-petits-enfants : William et Emma De Ladurantaye et Simone Létourneau.Il était le frère de : feu Marie-Paule (feu Evariste Mercier), feu Simone, feu Paul-Emile (feu Cécile Gagné), feu Lucien (feu Emérentienne Fournier), feu Raymond (feu Pauline Chalifour), feu Jeanne D\u2019Arc (feu Philippe Couillard, feu Martin Caron), feu Rose-Aimée (feu Hervé Mercier).De la famille Caron, il était le beau-frère de : feu Léo, feu Laurette, Rollande (feu Louis Langis), feu Roger (feu Rolande Bernier), l\u2019abbé Jean-Guy, feu Donald (Lorraine Bouffard), feu Denise (feu Jean-Gilles Gagnon), Louise (Robert Préville).Il laisse également dans le deuil ses neveux et nièces.La famille remercie le personnel de la Résidence Marcelle-Mallet, plus particulièrement Mme Rose-Hélène Caron ainsi que l\u2019abbé Jean-Guy pour leur présence quotidienne.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Fondation de l\u2019Hôtel-Dieu de Montmagny, www.jedonneenligne.org/fondationhdm/DM/ ou à la Résidence Marcelle-Mallet, 91 du Manoir est, Cap St-Ignace, Qc G0R 1H0.Pierre Gélinas 1953 - 2022 À l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le 4 février 2022, à l\u2019âge de 68 ans, est décédé monsieur Pierre Gélinas, fils de feu Léo Gélinas et de feu Mariette Leblanc.Il demeurait à Québec.La famille vous accueillera au Complexe de la Cité 1600, av.Le Gendre, Québec, QC G2G 2W5, le dimanche le 27 février 2022 de 13 h à 15 h.Une liturgie de la Parole suivra à 15 heures en la chapelle du Complexe de la Cité, 1600, av.Le Gendre, Québec.Selon les mesures en vigueur, un maximum de 50 personnes sera permis lors des condoléances.Le port du masque sera obligatoire et la distanciation devra être respectée.Pour ceux qui ne pourront être présents, la famille vous invite à vous joindre à elle virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône « captation des rituels » située sur l\u2019avis de décès du site web : www.lepinecloutier.com Il laisse dans le deuil ses enfants : Marie-Pierre, Isabelle (Yannick Funk) et Luc (Marie-Josée Cyr); ses petits- enfants : Clara, Émile, Jérôme, Maxime, Raphaëlle et Florence, la mère de ses enfants Marie-Claude Côté; ses frères et sœurs : Michel (Maryleine Leroux), Jean-Louis (Hélène Morand), Camille (Michel Gendron), François et Catherine (Alain Ferron); ses nièces Catherine et Dominique Gendron, ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.La famille remercie les membres du personnel soignant du service des soins palliatifs de l\u2019Hôpital de l'Enfant- Jésus.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Parkinson Québec, 560, rue Ontario Est, Montréal (Québec), H2L 0B6, tél.: 514 861-4422, www.parkinsonquebec.ca ATHOS Téléphone : 418 658-1600 Télécopieur : 418 658-2415 Courriel : infocomplexe@athos.ca Madeleine Gingras 1926 - 2022 Au CHUL de Québec, le 13 février 2022, est décédée à l\u2019âge de 95 ans, madame Madeleine Gingras, épouse de feu monsieur Léo Rochette.Elle était la fille de feu monsieur Wilfrid Gingras et de feu dame Germaine Gilbert.Elle a demeuré à Portneuf et résidait depuis quelques mois au Manoir du Verger à Saint-Augustin-de-Desmaures.Les membres de la famille recevront les condoléances au : Complexe Funéraire Albert Rochette & fils, 350 route 138, Saint-Augustin-de- Desmaures, Québec G3A 1G8, le vendredi 25 février 2022 de 9h à 10h45.Les funérailles seront célébrées en présence du corps le même jour, à compter de 11h en l\u2019église de Saint-Augustin-de-Desmaures.Elle laisse dans le deuil ses filles : Jocelyne (Achille Côté) et Louise (Gratien Nolet); sa petite-fille chérie Claudia (Michaël Lagacé); ses adorables arrière- petits-fils : Antoine et Étienne; son frère et ses sœurs : Laurette (feu Léopold Pouliot), Gérard (feu Lucie Robitaille), Colette (feu Gaston Lafleur) et Liliane (feu Guy Tardif); ses neveux et ses nièces; ses cousins et ses cousines ainsi que de nombreux parents et amis.Elle est allée rejoindre son époux feu Léo Rochette; ses frères et ses sœurs : feu Pierre (feu Madeleine Pépin), feu Irène (feu Jacques Soulard), feu Ludovic (feu Marie-Claire Parent), feu Adrienne (feu Gustave Paradis), feu Jeanne-Berthe (feu Lucien Bédard); ses beaux-frères et ses belles-sœurs de la famille Rochette, tous décédés : Marcel (Gemma Rochette), Paul-Émile (Jeannine Matte), Alphonse (Rachel Doré) et Lucien.Pour renseignements : Complexe Funéraire Albert Rochette & Fils Téléphone : 418 878-2980 Courriel : complexe.arochette@gmail.com Site web : www.albertrochette.com Entreprise membre de la Corporation des thanatologues du Québec Hélène Lajoie 1928 - 2022 Au CHU-L\u2019Hôtel-Dieu de Québec, le 13 février 2022, est décédée à l\u2019âge de 93 ans, Mme Hélène Lajoie, fille de feu François Lajoie et de feu Annette Nobert, demeurant à Québec, autrefois de Trois-Rivières.La famille accueillera parents et ami(e)s au au Centre Funéraire Rousseau 3300, boul.des Forges, Trois-Rivières, QC G8Z 1V6, le jeudi 24 février de 18 h à 21 h, et le vendredi 25 février, jour des funérailles, à partir de 9 h.Un service religieux aura lieu le vendredi 25 février à 11 h en la Cathédrale de Trois-Rivières.Suivra l\u2019inhumation au cimetière Saint-Louis.Afin de respecter les mesures imposées par la Santé publique, vous devrez porter un masque et respecter la distanciation physique.Hélène laisse dans le deuil sa sœur Monique Lajoie; ses neveux et ses nièces des familles Lajoie, Allen et René de Cotret; ainsi que ses cousins et cousines et de nombreux ami(e)s.L\u2019ont précédée ses frères, sœurs, beaux-frères et belles-sœurs : François Lajoie (Thérèse Lamothe), Thérèse Lajoie (Louis Allen), Louise Lajoie (Paul René de Cotret), Pierre Lajoie (Huguette Cloutier), Louis Lajoie, Robert Lajoie (Marguerite Aubry), Suzanne Lajoie.La famille désire témoigner sa reconnaissance au personnel de L\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la Fondation Maison Carpe Diem-Centre de ressources Alzheimer (1765, boul.Saint-Louis, Trois-Rivières, QC G8Z 2N7) ou aux Auxiliaires des Pauvres de St-François (425, rue Ste-Angèle, Trois-Rivières, QC G9A 1M3).SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 70 Christine Ouellet Jacques 1924 - 2022 Dans la chaleur de sa maison et entourée de ses onze enfants, le 13 février 2022, à l\u2019âge de 97 ans est décédée madame Christine Ouellet.Elle était l\u2019épouse de feu monsieur Christian Jacques.Elle demeurait à Lévis (arr.St- Romuald).Elle était une véritable force de la nature et une immense source d\u2019inspiration.Merci de nous avoir transmis ta joie de vivre et ton amour inconditionnel pour la vie et envers tous.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Claude (Roch Pomerleau), France (André Leclerc), Joanne, Jean-Pierre, Elizabeth (Horace Gagné), Yves (Julie Tremblay), Dominique (Serge Parent), Alain, Guy (Nathalie Jean), Guylaine (Armand Bujold), François (Isabelle Gauthier); ses 21 petits-enfants et ses 18 arrière-petits-enfants qu\u2019elle aimait tant, ses belles-sœurs : Charlotte Bilodeau (feu Robert Ouellet), Denise Coulombe (feu Augustin Ouellet), Violette Jacques (feu Marcel Deslauriers) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.L\u2019ont précédée ses frères et sœur : feu André (feu Évelyne Villeneuve), feu Gilles (feu Huguette Tardif), feu Thérèse (feu Claude Giroux) et beaux-frères et belles-sœurs de la famille Jacques : feu Paul (feu Rachel Bélinge), feu Anthony (feu Yvette Falardeau), feu Marie (feu André Bergeron), feu Catherine (feu Guy Pelletier) et feu Michèle.La famille désire remercier le Dr Michel Tremblay, les intervenants dévoués du CLSC de St- Romuald et plus particulièrement notre sœur Joanne qui a permis à notre mère de profiter de son chez-soi jusqu\u2019à la fin.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la Fondation de l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), 2700, chemin des Quatre-Bourgeois, 2e étage, bureau Y-2315, Québec (Québec) G1V 0B8 https://fondation-iucpq.org/je- donne/#don_in_memoriam Selon les volontés de la famille, une cérémonie privée à sa mémoire sera célébrée ultérieurement.Elle a été confiée à la maison WILBROD ROBERT « Une maison familiale » 738, avenue Royale, Québec (Beauport) G1E 1Z4 Georges Jean 1932 - 2022 À l\u2019Hôpital Laval (IUCPQ), le 4 février 2022, à l\u2019âge de 89 ans, est décédé entouré des siens, monsieur Georges Jean, époux de madame Madeleine Denis, fils de feu monsieur Clovis Jean et de feu madame Dora Bourassa.Natif de Shawinigan, il demeurait à Québec.La famille vous accueillera à la Maison Gomin Services commémoratifs 2026, boul.René-Lévesque Ouest, Québec QC G1V 2K8 le vendredi 25 février 2022 de 14 h à 17 h, le samedi 26 février de 9h à 10 h 30.Le service religieux sera célébré le samedi 26 février 2022 à 11 h en l\u2019église St-Michel 1600, rue du Cardinal-Persico, Québec.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Madeleine Denis, ses enfants : Sylvie (Lawrence Panasci) et Martin; ses petits- enfants : Karina Panasci, Justin Panasci, Violaine Panasci, Samuel Jean, Sandrine Jean et Tristan Jean ainsi que leurs conjoint(e)s.Il était le frère de feu Marie-Blanche (feu Géronce Bélanger, feu Charles Veillette), feu Henri (feu Lucette Sawyer), feu Louis-Philippe(ptre), feu Roch (feu Gisèle Gauthier), feu Rose-Anna (feu Marc Ménard), feu Adrien (feu Huguette Marier), feu André (Lucille Bédard) et feu Camille (Claire Guillemette).Il laisse également dans le deuil ses sœurs et son frère : Pierrette, Richard (Yvette Beaumier) et Rachel (feu Réjean Filion).Son beau-frère et sa belle-sœur de la famille Denis, Serge (Yvette Turcotte) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s avec lesquels il a passé des moments mémorables et, dans toute sa vivacité d\u2019esprit, qu\u2019il a chéris jusqu\u2019à la fin.La famille tient à remercier l\u2019équipe médicale et le personnel de l\u2019Hôpital Laval (IUCPQ) pour leur dévouement, leur soutien, leur chaleur humaine et les bons soins prodigués.Toutes vos attentions, au jour le jour, ont été grandement appréciées et resteront pour nous un passage marquant.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer 4624, rue Garnier, Montréal, QC, Canada, H2J 3S7, 1-888-mémoire ou à la Fondation des maladies du cœur et de l\u2019AVC 4715, avenue des Replats, bureau 261, Québec, QC G2J 1B8, tél.: 418 682-6387.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 682-5225 Télécopieur : 418 682-6249 Courriel : infowh@lepinecloutier.com Claude Labbé 1942 - 2022 Céline son épouse et ses enfants : Maude, Suzie, Gilbert et Véronique, ont l\u2019immense tristesse de vous annoncer le décès de Claude Labbé.Après une longue et pénible maladie, Claude Labbé, 79 ans, nous a quittés paisiblement le dimanche 9 janvier 2022.Il était le fils de feu Réjeanne Grondin et feu Raymond Labbé.Il demeurait à Québec.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Lépine Cloutier 6450, boul.Henri-Bourassa, Québec G1H 3C1.Le samedi 26 février 2022, de 10h30 à 13h.En raison de la pandémie actuelle, les funérailles se feront dans l\u2019intimité de la famille (sur invitation seulement).Le service religieux sera célébré le samedi 26 février 2022 à 13h30, en l\u2019église St-Charles-Borromée 747, boul.Louis-XIV, Québec.Pour ceux qui ne pourront être présents, la famille vous invite à vous joindre à elle virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône « captation des rituels » située sur l\u2019avis de décès du site web : www.lepinecloutier.com Il laisse dans le deuil ses beaux-fils, belle-fille : Dr Jean Rock Boudreault, Dominique Vicini, Marc- Antoine Reid et Annie Allard; ses petits-enfants adorés : Céliane, Cédric, Lambert ainsi que Laurence; ses sœurs : feu Thérèse Labbé (feu Jean-Luc Vachon), Germaine Labbé (Fernando Grégoire), Catherine Labbé (feu Réal Boucher), Lyse Labbé (Messim Awad) et feu Jacynthe Labbé; son beau-frère et belle-sœur de la famille Groleau : feu Jean-Denis Groleau (Pryscille Bergeron), feu Micheline Groleau ainsi que de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et autres amis.La famille tient à remercier chaleureusement l\u2019équipe formidable de l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec ainsi que le soutien exceptionnel du CLSC La Source Sud et son équipe de soins palliatifs.Claude, tu as été un courageux combattant, que la suite de ton voyage soit douce et paisible.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à www.jedonneenligne.org/fondation-iucpq Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 529-3371 Télécopieur : 418 767-2309 Courriel : info@lepinecloutier.com Huguette Lamy Gilbert 1931 - 2022 À Trois-Rivières, le 2 février 2022, est décédée Mme Huguette Lamy, à l\u2019âge de 90 ans.Vous pourrez vous recueillir avec la famille au Centre Funéraire Rousseau, 3300, boul.des Forges, Trois-Rivières, QC G8Z 1V6, le mardi 1er mars, entre 9 h et 11 h.Afin de respecter les mesures imposées par la Santé publique, vous devrez porter un masque et respecter la distanciation physique.L\u2019inhumation aura lieu au cimetière St-Louis en toute intimité.Elle laisse dans le deuil, ses fils : Jean-François, Renaud et Hugues Gilbert (Martine Labrie); ses sœurs et son beau-frère : Louise et Mireille Lamy (Michel Bronsard); ainsi que ses autres parents et ami(e)s.L\u2019a précédée, sa sœur Yolande Lamy Lesieur.Ses fils et ses sœurs désirent témoigner leur reconnaissance au personnel soignant du Pavillon Rigaud pour leur dévouement envers Mme Lamy au cours des six dernières années.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la Fondation des maladies du cœur et de l\u2019AVC.Soeur Irène Poulin, S.C.S.L.1917 - 2022 À la Maison Louise-Élisabeth de Lévis, le 11 février 2022, à l'âge de 104 ans dont 84 ans de vie religieuse, est décédée Soeur Irène Poulin (en religion Soeur Joseph-de-la-Croix), fille de feu Joseph Poulin et de feu Albertine Paré.Elle était native de Saint-Martin, Beauce, Québec.Elle laisse dans le deuil les membres de sa communauté religieuse, les Soeurs de la Charité de Saint-Louis et leurs personnes associées.Elle était la soeur de feu Yvette (feu Gérard Bélanger), feu Rita, feu Hervé (feu Rachel Pelletier), feu Roger (Réjeanne Lévesque).Elle laisse aussi dans le deuil madame Gilberte Carrier ainsi que plusieurs neveux et nièces et ses ami(e)s.Étant donné la situation actuelle et les mesures de prévention, il est impossible de prévoir une date pour la célébration religieuse.Les coordonnées vous seront données plus tard.Elle a été confiée au Groupe Garneau Thanatologue.leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 71 Benny Lévesque 1930 - 2022 À l\u2019hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière, le 27 janvier 2022, est décédé à l\u2019âge de 91 ans et 5 mois, Benny Lévesque époux de Nicole Gendron.Il était le fils de feu Francis Lévesque et de feu Émérilda Courcy.Il demeurait à La Pocatière et était natif de Saint-Pacôme, Kamouraska.En raison des circonstances reliées à la pandémie une célébration en sa mémoire aura lieu à une date ultérieure.Il laisse dans le deuil son épouse bien-aimée Nicole, ses enfants : Annie (Hugo Trudel), Luc (Rachel Frenette), sa petite-fille Miriam Garon (William Harrisson) et ses petits-enfants par alliance.Il était le frère et le beau-frère de: feu Léo, feu Roland (feu Florence King), feu Fernande, feu Rolande, Carmen, feu Patricia (feu Yvan Bélanger ), feu René (Huguette Chenard), Borromée (Huguette Lemieux); et de la famille Gendron, il était aussi le beau-frère de : feu Antonio (Véronique Giroux), feu Bernard, feu Réal (Françoise Martin), feu Denise (feu Jacques St-Hilaire), feu Guy (Violette Alarie), feu Sr Monique, Jacqueline (feu Pierre Lambert), Colette (feu Jacques St-Hilaire), feu Thérèse (Gaston Gosselin), Raymonde (Gilles Gagnon).Sont aussi affectés par son départ: ses neveux, nièces, cousins, cousines des familles Lévesque et Gendron, ses autres parents et ami(e)s.Un sincère merci aux médecins et au personnel des soins palliatifs de l'hôpital Notre- Dame-de-Fatima de La Pocatière pour leur grand dévouement.Des remerciements particuliers sont adressés au personnel des services préhospitaliers, soit les ambulanciers et les services d\u2019aide à domicile du CLSC et la fondation André Côté pour leur accompagnement réconfortant.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des soins palliatifs André Côté ou à la Fondation de l\u2019hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière.Don en ligne : www.fondationandrecote.ca ou www.fondationhndf.ca Direction funéraire : Thérèse Marcotte (née Gobeil) 1928 - 2022 Au Manoir Gilbert, le 4 février 2022, à l\u2019âge de 93 ans, est décédée dame Thérèse Gobeil, épouse de feu monsieur Jean-Louis Marcotte, fille de feu Lauréat Gobeil et de feu Marie-Blanche Venne.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Lépine Cloutier, 1500, boul.Wilfrid- Hamel, Québec QC G1N 3Y6, le samedi 26 février 2022 de 9 h à 11 h.Une liturgie de la Parole suivra à 11 h en la chapelle du Complexe Hamel, 1500, boul.Hamel Ouest, Québec.Selon les mesures en vigueur, un maximum de 50 personnes sera permis lors des condoléances.Le port du masque sera obligatoire et la distanciation devra être respectée.Pour ceux qui ne pourront être présents, la famille vous invite à vous joindre à elle virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône « captation des rituels » situé sur l\u2019avis de décès du site web : www.lepinecloutier.com Elle laisse dans le deuil ses enfants : Suzanne (Luc Gaulin), Lise (Claude Gauthier), Denis et feu Yves (Manon Langlois); ses petits-enfants : Steve, Pier-Luc et Patrice Gaulin, Rémi (Pascale Lafrenière), Laurence (Marc Babin), feu Gabrielle, Simon (Gabrielle Bouchard) et Philippe Gauthier (Audrey Bombardier), Marie-Soleil et Mathieu Marcotte; ses arrière-petits-enfants : Noah, Estelle et Éliane; sa sœur Madeleine (Jean-Charles Arsenault), ainsi que de nombreux neveux, nièces, cousines, autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier spécialement madame Odette Simard et le personnel du Manoir Gilbert pour les bons soins prodigués à notre mère ces 4 dernières années.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation fibrose kystique Canada, 625, boulevard René-Lévesque Ouest, bur.1105, Montréal (Québec), H3B 1R2, tél.: 514 877-6161, www.fibrosekystique.ca Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 682-5225 Télécopieur : 418 682- 6249 Courriel : infowh@lepinecloutier.com Fabiola Lord Boily 1944 - 2022 À l'Hôtel-Dieu de Lévis, le 11 février 2022, à l'âge de 77 ans, est décédée madame Fabiola Lord Boily, épouse de monsieur Michel Boily, fille de feu monsieur Simon Lord et de feu madame Léa Pelletier.Elle demeurait à Lévis.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants : Stéphane (Caroline Lamothe) et Élaine (Éric Granger); ses petits-enfants : Victor, Joseph et Léanne; ses frères et sœurs : Michel (Marlène), Jean-Luc (Madeleine), Claudette (feu Benoit), Urbain (Diane), Germain (Jacynthe), feu Alain et feu Gaétane; ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Boily : Huguette (feu Jacques), Gaétane (Raymond), Nicole (Pierre), feu Muriel (André), feu Gilles et feu Serge; ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, madame Valérie Marier, mère de Victor et Joseph et plusieurs autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier tout le personnel soignant de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.https://fhdl.ca/ Étant donné la situation qui prévaut, les nouvelles mesures sanitaires limitent à 50 personnes avec rotation possible lors de la période de condoléances.La période de condoléances et la cérémonie se tiendront au Complexe Blais, Gilbert & Turgeon 6100, boulevard Wilfrid-Carrier, Lévis, secteur Desjardins, le samedi 26 février à compter de 15h.Une cérémonie dont l\u2019assistance sera limitée à 50 personnes sera célébrée le même jour à 17h, à la chapelle du complexe.Si vous désirez assister à la cérémonie, nous vous invitons à vous joindre à la famille via notre site www.groupegarneau.com le 17h, en allant consulter son avis de décès et en cliquant sur l\u2019onglet « voir la cérémonie ».Pour renseignements : M.Gilles Masse C\u2019est avec tristesse que nous vous annonçons le décès de Gilles Masse survenu à Longueuil le 2 février 2022 à l\u2019âge de 67 ans.Né à Québec, il était le fils de feu Jeanne Bleau et de feu Georges Masse ainsi que le frère de feu Michel Masse.Gilles était un homme curieux, généreux et rassembleur.Il savait profiter des bonnes choses de la vie et aimait les partager avec ceux qui l\u2019entouraient.Il ne ratait jamais une occasion de dire aux gens qu\u2019il les aimait.Grand voyageur, il a fait le tour du monde plusieurs fois, rapportant avec lui souvenirs et anecdotes.Outre les deux femmes de sa vie, son épouse Diane Pouliot et sa fille Zoé Pouliot-Masse (Jean-Christophe), il laisse dans le deuil son frère André (Estelle), ses belles-sœurs Line (Jacques), France (Guylaine), Doris, Chantale, Johanne, son beau-frère Yves (Manon), sa nièce Geneviève (Mario), ses neveux Jonathan (Sophie) et Simon (Catherine), ses petites-nièces Béatrice et Juliette, son oncle Laval, ses tantes Eileen et Georgette, ainsi que de nombreux amis, cousins et cousines.La famille tiendra une cérémonie lorsque les circonstances le permettront.Tout message peut être transmis àgillesmasse2022@gmail.com.Henri-Paul Ouellet 1937 - 2022 À la Résidence Saint-Antoine de Saint-Romuald, le 1er février 2022 à l\u2019âge de 84 ans et 3 mois, est décédé monsieur Henri-Paul Ouellet, demeurant à Saint-Romuald et autrefois à Rimouski, conjoint de madame Aline Massé, fils de feu Charles Ouellet et de feu Yvette Dubé.Il a travaillé chez Québec-Téléphone.Une cérémonie sera célébrée ultérieurement.Outre sa conjointe Aline, il laisse dans le deuil ses filles : Sylvie (Normand Proulx), Natalie (Martin Beaulieu), Julie (Christian Côté) et Sophie (Martin Dauphinais); ses petits-enfants : Emilie (Olivier), Naomy, Anthony (Chelsey), Anne-Marie, Anna, Maxim et Jérome; ses arrière-petits-fils : Leo Henri et Charles Auguste; les enfants de Normand : Mélanie, Marie-Ève, Vincent et leurs familles, ses frères et sœurs : Benoît (Louise), Thérèse (Jacques), Aline, Carmen, Danielle (Jacques), Hélène (Pierre), feu Jocelyne, Raynald (Ninette), Marcelle (Éric Yves), Pierre (Jeanne-D\u2019Arc) et Anne (Jean Claude); ses beaux- frères et belles-sœurs de la famille Massé; les filles de sa conjointe : Véronique (Afshin), Karine (Alix); ainsi que ses oncles, tantes, neveux, nièces, cousins, cousines et plusieurs amis.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer, 1040, avenue Belvédère, bureau #214, Québec, téléphone : 418 683-8666, www.cancer.ca.SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 72 Gérald Parent 1937 - 2022 À l'Hôpital St-François d'Assise, le 29 janvier 2022, à l\u2019âge de 85 ans, est décédé monsieur Gérald Parent, conjoint de madame Denise Laplante (feu madame Françoise Pépin).Il demeurait à Québec.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, à la Coopérative funéraire des Deux Rives, Centre funéraire St- Charles, 1420, boulevard Wilfrid-Hamel, Québec G1N 3Y6 Informations : 418 688-2411 Envoi d'un message de sympathie Télécopieur : 418 527-4388 www.coopfuneraire2rives.com le vendredi 25 février 2022 de 10 h à 11 h 30.Une cérémonie d'adieu sera célébrée au salon le même jour de 11 h 30 à 12 h.Étant donné le contexte de la pandémie le tout se fera sur invitation seulement.Seules les personnes adéquatement vaccinées seront admises au salon et pour la cérémonie d\u2019adieu.Merci de votre compréhension.Il laisse dans le deuil ses enfants: Lucie Parent (Christian Jobin) et Gilles Parent; ses petits- enfants: Mallorie et Jérémy et son beau-frère Michel Pépin ainsi que plusieurs amis(es).La famille tient à remercier tout spécialement le personnel de l'Hôpital de Saint-François d'Assise ainsi que celui de la résidence Les Jardins Lebourgneuf pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec, 1040, Belvedère, bureau 312,Québec, (Québec) G1S 3G3 www.societealzheimerdequebec.com Gabrielle Ross Plourde 1930 - 2022 À l\u2019Hôpital St-François d'Assise, le 21 janvier 2022, à l\u2019âge de 91 ans et 11 mois, est décédée madame Gabrielle Ross, épouse de feu monsieur Paul-Aimé Plourde.Elle était la fille de feu dame Maria Croteau et de feu monsieur Charles Ross.Benjamine issue de leur mariage, elle est la dernière à nous quitter des neuf enfants de sa branche familiale.Elle demeurait à Québec.Elle laisse dans le deuil ses enfants Sylvie (Yves Dussault), Chantal (Jules Alain), Fernande (Jacques Topping), Joanne (Christopher Dean), Lina (Pierre Carignan), Line (Johanne Comtois), Réjean (France Vermette) et René (Julie Claveau), ainsi que ses dix-sept petits-enfants, douze arrière-petits-enfants et plusieurs parents et ami(e)s qu\u2019elle a tant chéris.Remerciements spéciaux au personnel soignant de l'Hôpital St-François-d'Assise.Le service religieux sera célébré le samedi 11 juin 2022 à 14 h en l'église St-Benoît-Abbé (3420, Rochambeau (face Château Bonne Entente), Québec).La famille recevra les condoléances à 13 h, une heure avant le service à l\u2019église.L\u2019inhumation se fera au cimetière Notre-Dame-de-Belmont.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de la Maison Michel- Sarrazin, 801, Grande-Allée ouest, bureau 124, Québec, Québec Téléphone: 418 687-6084 Courriel: fondation@michel-sarrazin.ca Site web: www.michel-sarrazin.ca.Des formulaires seront disponibles sur place.André Roy 1942 - 2022 À Longueuil, le 4 février 2022, à l\u2019âge de 79 ans, est décédé monsieur André Roy, époux de Marielle Aubin Roy.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Michel (Lise Richard), Nancy (Guy Garceau) et Suzie (Simon Desjardins); ses petits-enfants Jonathan (Margarita Makarova), Alexandre (Mélina Vanasse), Frédérick, Mallory et Delphine; ses sœurs Rolande (Roger Bernier), Solange (Claude Leclerc), Ginette (Jean Pouliot); ses frères Rémi (Nicole Plante), feu Roméo et Yvon (Fabienne Labbé), sa mère feu Adrienne Therrien, son père feu Maurice Roy, ses belles-sœurs et beaux-frères ainsi que plusieurs parents et amis.La famille recevra les condoléances le vendredi 18 mars 2022 de 9h30 à 11h30 heures, et de 13h30 à 18h de même que le samedi 19 mars de 9h30 à 11h30 au complexe funéraire Yves Légaré de Boucherville, 2750, boul Marie-Victorin Est, Longueuil, Qc J4G 1P5.Les funérailles auront lieu en l\u2019église Ste-Famille de Boucherville à 13h le samedi 19 mars 2022.La famille tient à remercier le personnel de l'Hôpital Pierre-Boucher et de la résidence Caléo de Boucherville pour leur soutien et les bons soins prodigués.Au lieu de fleurs, un don à la Fondation du centre jeunesse de la Montérégie ou la Fondation du CHUM serait apprécié en la mémoire d'André.Robert Marcoux 1933 - 2022 Au Centre d\u2019hébergement Saint-Antoine, le 8 février 2022, à l\u2019âge de 88 ans, est décédé monsieur Robert Marcoux, époux de feu Solange Perreault.Il était le fils de feu Marie-Louise Ferland et de feu Lorenzo Marcoux.Il demeurait à Québec.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Lépine Cloutier 1500, boul.Wilfrid- Hamel Québec - G1N 3Y6, le lundi 21 février 2022, de 19h à 21h, le mardi 22 février 2022, de 8h30 à 10h.Selon les mesures en vigueur, un maximum de 50 personnes avec rotation sera permis lors des condoléances.Le port du masque sera obligatoire et la distanciation devra être respectée.Le service religieux sera célébré le mardi 22 février 2022, à 10h30, en l\u2019église Saint-François-Xavier, 2180, Père-Lelièvre (Duberger) Québec.Il laisse dans le deuil ses trois filles : Nicole (Luc Dutil), Marlène (Michel Rousseau) et Caroline; ses petits-enfants : Steve, Dave, Tommy et leur conjointe; ses arrière- petits-enfants : Médérick, Evan, Sam, Alice, Abygaëlle ainsi que ses frères, sœurs, beaux-frères, belles-sœurs, de nombreux neveux, nièces, parents et amis.La famille tient à remercier le personnel du Centre d\u2019hébergement Saint-Antoine pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec, 305-1040, avenue Belvédère, Québec (Qc) G1S 3G3, 418 527-4294.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 682-5225 Télécopieur : 418 682-6249 Courriel : info@lepinecloutier.com Gabrielle Sinclair 27 décembre 1937 - 10 février 2022 Le 10 février 2022, à l\u2019âge de 84 ans, est décédée madame Gabrielle Sinclair, épouse de feu Gaston Grammond.Elle était la fille de feu Blanche-Alice Plante et feu Armand Sinclair.Depuis quelques années, elle demeurait à Saint-Augustin-de-Desmaures bien qu\u2019elle ait vécu la grande majorité de sa vie à Charlesbourg.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Lépine Cloutier, 6450, boul.Henri-Bourassa, Québec - G1H 3C1, le vendredi 18 mars 2022, de 19h à 21h, le samedi 19 mars 2022, de 10h à 13h.Le service religieux sera célébré le samedi 19 mars 2022, à 13h30, en l\u2019église Saint-Charles-Borromée, 747, boulevard Louis-XIV, Québec.Elle laisse dans le deuil sa fille Chantal Grammond (André Raymond), son fils Pierre Grammond (Geneviève Decaens et aussi Beata Szymanska, mère de ses enfants) et sa fille Line Grammond (Patrice Raby); ses petits-enfants : Nicolas, Charles, Philippe, Emil, Camille et Maxime; ses frères: Benoit (Thérèse Joncas), Léopold (Solange Tremblay), Yvan (Michèle Roy); ses sœurs Rolande et Michèle; ses beaux-frères : Régis Simard, Jacques Plante et ses belles-sœurs : Madeleine Grammond et Jocelyne Chênevert ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et amis.Outre son époux Gaston, elle rejoint son petit-fils Vincent, son frère Jean-Marc, ses sœurs : Claudette et Huguette, sa belle-sœur Aline Grammond, ses beaux-frères : Normand Lavoie, Luc Grammond et Charles Montreuil.Grande amoureuse de la musique, Gaby a fait carrière comme harpiste à l\u2019orchestre symphonique de Québec et ensuite comme enseignante.Tous se rappelleront sa joie de vivre et son bonheur de recevoir chez elle parents et amis.Elle avait aussi un très grand attachement pour sa région natale d\u2019Amqui.Les étés passés au bord du lac ont laissé à tous de merveilleux souvenirs.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation cancer du sein du Québec, 305-279, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Qc) H2X 1Y1, 514 871-1717.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 529-3371 Télécopieur : 418 767-2309 Courriel : info@lepinecloutier.com leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 73 Luc St-Arnault 1940 - 2022 C\u2019est avec grande tristesse que nous vous faisons part du décès de Luc St-Arnault, survenu à Montréal le 5 février 2022, à l\u2019âge de 81 ans.Fils d\u2019Albert St- Arnault et de Louise Thériault.Il laisse dans le deuil son épouse Louise Bigotaud, leur fille Julie St-Arnault, son conjoint Patrick Pellerin ainsi que ses petits-enfants, Eliott et Hubert.Il laisse aussi dans le deuil son frère Renel (Brigitte Roy), les enfants de celui-ci, Isabelle, sa filleule, et Daniel, ses belles- sœurs Pauline Bigotaud (Louis C.Pretty) et Madeleine Bigotaud (François Bélanger), leur fils Nicolas ainsi que plusieurs neveux et nièces.Il était le frère de Gordon, Robert, George, Nancy, Murielle et Claire, antérieurement décédés.Luc St-Arnault a œuvré dans le milieu financier auprès de différentes institutions bancaires, soit la Banque de commerce canadienne impériale, la Banque nationale de Paris et la Banque nationale Westminster.Il a été directeur général des sociétés d'État au ministère des Finances du Québec et a travaillé pour la Société pour l'expansion des exportations.Luc St-Arnault a également été chargé de la présidence de l\u2019Institut des services financiers internationaux et a été directeur général de l\u2019Institut de finance mathématique de Montréal.Il était président du Cercle de la finance internationale de Montréal.Nous perdons un être cher, irremplaçable.Son départ laissera un vide immense mais sa mémoire sera toujours honorée.Luc a été un pilier et une inspiration pour sa famille.C\u2019était un grand amateur de nature et de culture.Il appréciait rire et faire rire.Ceux et celles qui l\u2019ont connu et aimé se souviendront de son esprit vif et indépendant.La famille recevra les condoléances le dimanche 20 mars 2022 au complexe funéraire Mont-Royal, de 12h à 14h.Une cérémonie d\u2019adieu suivra à 14h en la chapelle du cimetière.Ceux qui le désirent peuvent assister à la cérémonie via le site web www.funeraweb.tv Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal au https://fondationicm.org/ Claire Tanguay Fortin 1928 - 2022 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le dimanche 6 février 2022, est décédée à l\u2019âge de 93 ans, madame Claire Tanguay, épouse de feu monsieur Wilfrid Fortin.Elle était la fille de feu Rosario Tanguay et de feu Maria Chabot.Elle demeurait à Lévis et autrefois de Lac-Etchemin.La famille recevra les condoléances à la résidence funéraire Roland Couture & Fils, 231, 2e Avenue, Lac- Etchemin, le samedi 7 mai de 10h à 13h45.Le service religieux sera célébré le samedi 7 mai 2022 à 14h en l\u2019église de Sainte-Germaine-de-Lac-Etchemin et de là au cimetière paroissial.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Rolande (André Dupuis), Gisèle (Jacques Bussière), Gaston, Martine, Pierrette (Raymond Maheux) et Gilles; ses petits-enfants : Dominique Dupuis, Pierre-Michel et Marianne Bussière, Marie-Eve et Vincent Fortin, Marie-Christine, Frédérique et Pier-Anne Lefrançois, Véronique et Julien Maheux ainsi que ses 19 arrière-petits-enfants.Elle était la sœur de feu Abbé Joseph Tanguay, feu Madeleine Tanguay (feu Aimé Rodrigue), feu Alice Tanguay (feu Patrick Rouillard), feu Thérèse Veilleux, Olivette Veilleux (feu Rolland Morissette), Yvette Veilleux (feu Renaldo Cameron), Julien Veilleux (Édith Fillion) et Père Armand Veilleux (Trappiste).De la famille Fortin, elle était la belle-sœur de feu Paul-Émile (feu Bernadette Ouellet), feu Hélène (feu Gaston Cloutier (feu Alida Fortin Cloutier)), feu Marcel (feu Alice Rodrigue), feu Yvette (feu Gérard Dussault), feu Horace (feu Thérèse Beaudoin), feu Laval et Jeanne (feu Donat Nadeau).Elle laisse également dans le deuil Benoît Lefrançois, Roselyne Couture, ses filleuls Richard Rodrigue et Mario Morissette ainsi que plusieurs neveux, nièces, parents et ami(e)s.Un remerciement tout spécial à l\u2019équipe médicale du 4e étage des soins palliatifs de l\u2019Hôtel- Dieu de Lévis pour leurs bons soins.Tout témoignage de sympathie peut se traduire par un don à la Fondation Sanatorium Bégin, 331, Place du Sanatorium, Lac-Etchemin (Québec) G0R 1S0.Pour renseignements : tél.: 418 625-3762 Télécopieur : 418 625-3702 Courriel : couturetfils@sogetel.net Site internet : royetgiguere.com Maison funéraire membre de la Corporation des thanatologues du Québec.André Sauvageau 1943 - 2022 À l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, le 25 janvier 2022, à l\u2019âge de 78 ans et 5 mois, est décédé monsieur André Sauvageau, époux de madame Louise Laplante, fils de feu madame Marguerite Cyr et de feu monsieur Lucien Sauvageau.Il demeurait à Québec.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, à la Coopérative funéraire des Deux Rives Centre funéraire du Plateau, 693, avenue Nérée-Tremblay, Québec G1N 4R8 le samedi 26 février 2022, de 13 h à 15 h en mode déambulatoire jusqu\u2019à un maximum de 50 personnes à la fois dans la salle.Une liturgie de la Parole sera célébrée au salon le même jour à 15 h sur invitation seulement.L\u2019inhumation des cendres se fera au cimetière Notre- Dame-de-Belmont immédiatement après la cérémonie.Outre son épouse Louise Laplante, il laisse dans le deuil ses enfants: Christine (Guy Dubois) et Marie-Josée; ses petites-filles: Gabrielle et Daphné; ses frères et soeurs: Roger, Michel (Sylvia Parnell), Gisèle (Roger Kérouack) et France; ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Laplante: Roger (Francine Blouin), Micheline (Vianney Turgeon) et Robert (Nicole Scott) ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.Un merci spécial à la Résidence Humanitae et à l'unité de soins palliatifs de l'Hôpital de l'Enfant- Jésus pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Centraide Québec et Chaudière- Appalaches.Des formulaires seront disponibles sur place.Liliane (née Martel) Tremblay 1925 - 2022 À l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le 13 février 2022, à l\u2019âge de 96 ans, est décédée dame Liliane Martel, épouse de monsieur Jean Tremblay.Elle demeurait à Québec.Selon ses dernières volontés il n\u2019y aura aucune cérémonie.Elle laisse dans le deuil, outre son époux Jean, ses fils : Louis (Nicole Guénette), Michel (Claire Létourneau) et Pierre (Lucie Royer); ses petits-fils : Éric Tremblay et Yannick Pépin; ses arrière-petits-enfants, ses frères et sœurs : feu Gertrude (feu Gabriel Miller), feu Marguerite (feu Raymond Bourassa), feu Jacqueline (feu Lucien Bourassa), feu Gisèle, Denise (feu Gaston Giguère), feu Thérèse (feu Gilbert Plante), feu Jacques (Dorothy Sheppard), feu Roger, feu Claude (Margie Clapperton), feu André, Michel (Thérèse Gagnon), Monik (feu Gilles Houde), Louise (Gérald Leclerc), Pierre (Louise Kirouac), ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier spécialement le personnel infirmier et le service du CLSC La Source Sud pour les bons soins prodigués durant les cinq dernières années.Un merci à l\u2019unité des soins palliatifs de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019organisme de vote choix.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 871-2372 - Télécopieur : 418 767-2309 - Courriel : gsreception@athos.ca Personnalisez vos témoignages de sympathie.Soulignez un 1er anniversaire avec respect.Renseignez-vous au 418 686-3273 N U M É R I Q U E Avec profonde sympathie, nous offrons nos condoléances aux familles éprouvées.SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 74 Marcel Têtu 1926 - 2022 À l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (Hôpital Laval), le 27 janvier 2022, à l\u2019âge de 95 ans, est décédé monsieur Marcel Têtu, époux de madame Berthe Beaudoin.Il était le fils de feu dame Régina Bélanger et de feu monsieur Ubald Têtu.Il était originaire de Montmagny et demeurait à Québec.La famille vous accueillera à la Maison Gomin Services commémoratifs, 2026, boul.René-Lévesque Ouest, Québec - G1V 2K8, le samedi 26 février 2022, de 9h30 à 11h30.Selon ses volontés, il n\u2019y aura pas de célébration funéraire.Selon les mesures en vigueur, un maximum de 50 personnes avec rotation sera permis lors des condoléances.Le port du masque sera obligatoire et la distanciation devra être respectée.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants : Christian (Christine Brais), Bernard (Aline Blais), Daniel (Sarah Desmeules), Chantal (Yves Tourigny), Nathalie (Daniel Michaud); ses petits-enfants : Geneviève, Julie, Marie-Ève, Pierre- Louis, Audrey, Isabelle, Marie-Pier, Véronique, Félix, Jean-Michel, Vincent, Simon, Marie- Philippe, les conjoints, conjointes ainsi que ses six arrière-petits-enfants.Il était le neveu de feu Alma, feu Annette, feu Gabrielle et feu Joseph Bélanger qui l\u2019ont élevé comme leur propre fils.Il était le frère de feu Maurice (feu Ghislaine Casault) et feu Madeleine (feu Rolland Fournier) ainsi que Lise, Gilles et Henriette.De la famille Beaudoin, il était le beau- frère de feu Laurent (feu Madeleine Guérard), feu Thérèse (feu Pierre Faille), Fernand (Thérèse Guérard), feu Denise (feu Lucien Boutet), feu Monique (feu Lucien Côté), Rémi (Louise Morissette), André (Ginette Caron) et Lise.Sans oublier ses nombreux neveux et nièces, cousins et cousines et amis dont son indéfectible ami Yves Fréchette.La famille tient à remercier le personnel de la Résidence Charles-Renauld ainsi que celui des unités de pneumologie et des soins palliatifs de l\u2019IUCPQ (Hôpital Laval) pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec, 10, rue de l\u2019Espinay, Québec (Qc) G1L 3L5, 418 525-4385, à la Fondation de l\u2019IUCPQ, 2700, chemin des Quatre-Bourgeois, Québec (Qc) G1V 0B8, 418 656-4999.ATHOS Téléphone : 418 686-8811 Télécopieur : 418 686-8813 Courriel : infomaison@athos.ca 15ème anniversaire EN SOUVENIR DE LAURENT DUBÉ Le temps ne peut atténuer le souvenir d'un père aimant et généreux.Il y a tant de choses que nous aimerions partager avec toi papa.Tu es chaque jour dans nos pensées.Avec amour, admiration et gratitude, Claude et Julie PIERRE MANTHA 1940 - 1976 Peu importe le temps qui passe, tu es toujours dans nos pensées.Lauraine, Luc et la famille 14ème Anniversaire RÉJEAN CHOUINARD Déjà 14 ans que la vie nous a privés de ta chaleureuse présence avec nous.Les valeurs essentielles que tu nous as inculquées nous aident énormément depuis ton triste départ.Nous pensons à toi à chaque jour.Merci de si bien veiller sur nous de là-haut.À ta douce mémoire une messe anniversaire sera célébrée le dimanche 20 février 2022 à 9h30 en l\u2019église Notre-Dame de Recouvrance à Vanier.Merci à tous ceux et celles qui se joindront à nous pour cette célébration.Ton épouse Solange, tes enfants Martin et Lina 5ème Anniversaire SYLVIE FRAPPIER 1958 - 2017 À la douce mémoire d'une conjointe, d'une mère, d'une sœur ou d'une amie très chère qui nous a quittés le 20 février 2017.Cinq longues années se sont écoulées depuis ton départ précipité pour un monde meilleur.Le temps file mais jamais il n'effacera de nos cœurs ce que tu as représenté pour nous.Ton souvenir est toujours vivant et nous accompagne partout.Avec affection, de nous tous.1er ANNIVERSAIRE À la douce mémoire de JULES LAFORTUNE décédé le 15 février 2021 Un an déjà que nous sommes séparés de toi.Le temps pourra s\u2019enfuir mais il n\u2019effacera jamais de nos cœurs ce que tu as été pour nous tous.Nous pensons souvent à toi et fréquemment ton nom revient sur nos lèvres.Que tous ceux et celles qui l\u2019ont connu et aimé aient une pensée pour lui.Diane, Bernard et Manuel N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E Accédez rapidement à la fiche souhaitée grâce à la fonctionnalité «Rechercher» sur www.necrologie.cn2i.ca leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 75 SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 76 MAG SPORTS Utilisé à toutes les sauces à Vegas, Nicolas Roy est en quête d\u2019un nouveau contrat JONATHAN HUDON jhudon@lequotidien.com À sa deuxième saison complète dans la Ligue nationale, il ne fait plus de doute que Nicolas Roy a sa place au sein du meilleur circuit de hockey au monde.Membre important de la formation des Golden Knights de Vegas, il fait tout en son pouvoir pour signer un nouveau contrat, lui qui pourrait devenir joueur autonome avec restriction en juillet prochain.L\u2019ancien capitaine des Saguenéens de Chicoutimi totalisait 22 points, dont huit buts, en 45 matchs avant le duel de vendredi soir face aux Kings de Los Angeles.Utilisé à toutes les sauces par son entraîneur Peter DeBoer, l\u2019attaquant de 25 ans consolide son utilité, soir après soir.«J\u2019arrivais avec le but d\u2019amener un peu plus d\u2019offensive que par le passé et c\u2019est mission accomplie jusqu\u2019à maintenant, a raconté Nicolas Roy au cours d\u2019une entrevue téléphonique.J\u2019ai eu du temps de glace sur l\u2019avantage numérique et avec les blessés, j\u2019ai bien fait sur un deuxième trio.Somme toute, ça va super bien.» Les blessés ont effectivement fait mal aux Golden Knights depuis le début de la saison.Malgré tout, la formation du Nevada se retrouve au deuxième rang de la division Pacifique de l\u2019association Ouest.Jack Eichel, acquis des Sabres de Buffalo à l\u2019automne, a disputé ses premières minutes avec sa nouvelle équipe, mais Mark Stone est encore sur la touche.Max Pacioretty et William Karlsson ont également raté leur part de matchs.«Notre nombre de victoires n\u2019est pas aussi élevé que si on avait eu tout notre alignement, mais des joueurs ont pu avoir un temps de jeu plus important qu\u2019en temps normal et en général, c\u2019est quand même très acceptable», mentionne Nicolas Roy qui, à l\u2019instar de plusieurs joueurs du circuit Bettman, est passé par le protocole de la COVID-19.Il n\u2019a toutefois ressenti aucun symptôme relié à la maladie.Redoutable joueur de centre durant son stage junior, le patineur originaire d\u2019Amos accomplit différents rôles avec les Golden Knights.Avec le retour des joueurs blessés, il a été muté à l\u2019aile, une position moins naturelle pour lui, mais qui ne l\u2019embête aucunement.« Ils m\u2019ont essayé quelques matchs à l\u2019aile et ils voulaient essayer des choses en compagnie de joueurs plus offensifs, a mis en contexte Roy.C\u2019est certain que je suis plus un joueur de centre, mais ça devrait bien aller.On a un système interchangeable, c\u2019est-à-dire que le premier attaquant qui arrive dans la zone [défensive] prend la position de centre.Ça ne fait pas une grande différence.» Avec 130 matchs derrière la cravate dans la LNH en saison régulière et déjà 39 autres en séries éliminatoires, Nicolas Roy sera admissible à l\u2019arbitrage salarial cet été.À moins qu\u2019il ne signe un nouveau contrat d\u2019ici là, bien sûr.Le #10 de l\u2019équipe de la ville du péché préfère mettre l\u2019accent sur du concret au lieu de se projeter vers l\u2019avenir.«C\u2019est sûr que ça me trotte un peu dans la tête, je suis humain, mais en même temps, je contrôle le produit que j\u2019offre sur la glace et le reste va venir, a philosophé Nicolas Roy.Même si je n\u2019ai pas encore signé, l\u2019organisation me donne des signes et ils me disent qu\u2019ils sont fiers de la façon dont je joue et je travaille.Il reste à voir le salaire, mais ce n\u2019est pas important.Je veux continuer à jouer comme je le fais et on verra par la suite.» Celui qui devient de plus en plus à l\u2019aise sur la grande scène du hockey apprend également à vivre avec les aléas d\u2019un joueur de hockey professionnel.Ceux- ci ne sont certainement pas à plaindre, mais les horaires sont chargés à travers un calendrier de 82 rencontres.Nicolas Roy, installé à Vegas en compagnie de sa copine de longue date qui est elle aussi une Amossoise, s\u2019y fait peu à peu.«Je suis très grand, mais je suis assez mince aussi donc il faut quand même que je m\u2019entraîne plus fort, a élaboré l\u2019athlète de 6\u20194\u2019\u2019 et 205 livres.Même quand j\u2019étais avec les Sags, je voulais toujours m\u2019entraîner un peu plus que les autres pour garder une bonne forme musculaire.Quand tu arrives avec un horaire de 82 matchs, c\u2019est sûr que les matchs reviennent vite et c\u2019est un peu plus difficile de trouver ce temps-là pour s\u2019entraîner, mais tu finis par t\u2019y habituer.» LE CH.ET LES SAGS Difficile de s\u2019entretenir avec Nicolas Roy sans revenir sur les dernières séries éliminatoires, jouées l\u2019été dernier.Pendant qu\u2019une grande partie du Québec vibrait au rythme du Canadien de Montréal avec sa participation à la finale de la Coupe Stanley, Roy et les Golden Knights ont fait les frais de l\u2019équipe Cendrillon en étant éliminés en six matchs, le soir de la fête de la Saint-Jean, au Centre Bell.C\u2019était à une autre époque.«Il y avait quelque chose de spécial c\u2019est sûr et c\u2019est l\u2019fun pour eux de s\u2019être rendus là, mais de notre côté, c\u2019était vraiment un échec, a avoué Nicolas Roy, auteur du but de la victoire en prolongation lors du quatrième match de la série.On avait l\u2019équipe pour se rendre plus loin ou sinon gagner la Coupe.Ça se joue par tellement peu.L\u2019équipe qui travaille un peu plus, qui a un peu plus de chance.Ce fut difficile, mais on est rendus où on est actuellement et on regarde vers l\u2019avant !» L\u2019ancien #55 des Saguenéens n\u2019oublie pas les moments passés avec l\u2019équipe qui l\u2019a vu grandir.Auteur de 261 points en 247matchs de saison régulière et de 35 points en 32 parties de séries durant son stage junior, l\u2019ancien premier choix au total dans la LHJMQ en 2013 s\u2019assure de suivre les plus récents résultats des Sags pendant l\u2019hiver.Il reste également en contact avec l\u2019entraîneur-chef Yanick Jean, à qui il envoie un texto de temps en temps, tout comme Renald Nepton, directeur des opérations hockey.«C\u2019est clair dans mon horaire que je monte à Chicoutimi une fois par année pendant quelques jours ou même une semaine, a confié Nicolas Roy sans hésiter.J\u2019ai été quatre ans dans la même famille de pension et j\u2019ai été tellement proche que c\u2019est comme une deuxième famille pour moi.J\u2019ai eu ben du fun à Chicout\u2019 et ça fait du bien d\u2019y retourner.» LE COUTEAU SUISSE DES KNIGHTS Nicolas Roy occupe un rôle important avec les Golden Knights cette saison.Il totalisait 22 points, dont huit buts, en 45 matchs avant le duel de vendredi soir face aux Kings de Los Angeles.\u2014 PHOTO ARCHIVES AP, JOHN LOCHER leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 77 MAG SPORTS MATTHEW VACHON matthew.vachon@lenouvelliste.qc.ca espace NFL Ç a ne fait qu\u2019une semaine q u e l e s R a m s d e L o s A n g e l e s r è g n e n t s u r la NFL, mais c\u2019est déjà l\u2019heure de se tourner vers les grands dossiers de la saison morte.Pour cette dernière chronique, voici les histoires qui devraient animer l\u2019univers du circuit d\u2019ici le lancement de la campagne 2022.QUE SE PASSERA-T-IL AVEC AARON RODGERS?Ce n\u2019est pas un secret pour personne, le quart-arrière Aaron Rodgers a entretenu une relation acrimonieuse avec la direction des Packers de Green Bay.L\u2019année qui vient de se terminer devait, selon toute vraisemblance, être la dernière de Rodgers avec l\u2019équipe.Cependant, l\u2019immense succès connu en saison régulière semble avoir calmé un peu les choses entre les deux camps.Il est même maintenant envisageable de voir Rodgers de retour au Wisconsin en 2022.Cela dit, ce n\u2019est pas assuré et Rodgers a fait valoir qu\u2019il allait prendre le temps de réfléchir à sa situation.Sur le marché des transferts, Rodgers est le gros poisson à pêcher pour toute équipe n\u2019étant qu\u2019à un quart-arrière d\u2019une considération pour le Super Bowl.Il rapporterait d\u2019ailleurs un sacré pactole aux Packers dans une éventuelle transaction.Cette formation doit également se demander ce qu\u2019elle fera avec son jeune quart-arrière Jordan Love, le prétendu successeur.Si Rodgers devait quitter Green Bay, il y a fort à parier que des équipes comme les Steelers de Pittsburgh et les Broncos de Denver remueront ciel et terre pour mettre le grappin sur lui.LA VALSE DES QUARTS-ARRIÈRES Le premier domino sur le marché des quarts, c\u2019est Rodgers.Une fois que son sort sera décidé, ça amènera un effet papillon à travers la NFL à cette position névralgique.À plusieurs endroits dans la ligue, il y a des doutes quant à l\u2019identité de celui qui lancera le ballon l\u2019an prochain.Les Broncos de Denver, les Buccaneers de Tampa Bay, les Steelers de Pittsburgh ou encore les Saints de La Nouvelle-Orléans seront parmi les plus sérieux candidats pour se dénicher un nouveau partant digne de ce nom.Derrière Rodgers, l\u2019autre grosse prise est Russell Wilson chez les Sea- hawks de Seattle.Depuis un moment déjà, des rumeurs entourent son avenir au sein de la formation de l\u2019état de Washington.Les Seahawks, à l\u2019instar de Wilson, viennent de connaître une saison difficile et il est peut-être temps d\u2019un nouveau départ.Ensuite, il y a la situation des quarts-arrières à San Francisco.Au dernier repêchage, les 49ers ont payé une petite fortune pour mettre la main sur le prometteur Trey Lance.Ils ont cependant donné les commandes de l\u2019attaque à Jimmy Garropolo cette année et, encore une fois, il a démontré ses limites lorsque l\u2019enjeu était le plus grand.Les 49ers ont donc un choix à faire et Garropolo pourrait bien quitter la Californie prochainement.Il faudra également regarder du côté de Carson Wentz (Colts), Baker Mayfield (Browns) et Daniel Jones (Giants), eux qui ont causé une large part d\u2019insatisfaction auprès de leur équipe respective.Des équipes comme les Commanders de Washington et les Vikings du Minnesota pourraient aussi envisager des changements à ce poste.DEUX POURSUITES À CONSIDÉRER Tout n\u2019est pas rose dans l\u2019univers de la NFL et les poursuites de Brian Flores et de Jon Grudden, deux entraîneurs à l\u2019amorce de la saison 2021, en sont la preuve.En ce qui concerne Flores, il a déposé une poursuite puisqu\u2019il estime qu\u2019il y a un processus discriminatoire pour les embauches dans les postes aux opérations football.Étant donné que c\u2019est un recours collectif, d\u2019autres personnes pourraient se joindre à la poursuite intentée par Flores.Ce dernier allègue que plusieurs équipes font passer de fausses entrevues à certains candidats afin de respecter la «règle Rooney», elle qui a pour but de favoriser la diversité dans ce sport.Dans le cas de Grudden, qui a remis sa démission en octobre après le dévoilement de ses cour- riels controversés, il poursuit la NFL puisqu\u2019il juge qu\u2019elle a orchestré de façon malicieuse la fin de sa carrière comme entraîneur.Comme il fallait s\u2019y attendre, la NFL a demandé à ce que cette poursuite soit rejetée.Le processus suivra son cours et il sera intéressant de voir comment le tout se terminera.Il est à noter que Grudden et le propriétaire des Raiders, Mark Davis, en sont venus à un arrangement financier concernant les six dernières années du contrat de dix ans évalué à 100 millions de dollars signé par Grudden lors de son embauche.REVOIR LES RÈGLES DE PROLONGATION Ça fait des années que les partisans de football espèrent des règles de prolongation mieux adaptées.Comment se fait-il que l\u2019issue de matchs hautement importants se décide encore sur le lancer d\u2019une pièce de monnaie?Bien souvent, l\u2019autre équipe n\u2019a pas la chance de prendre le ballon en attaque, car, si un touché est marqué par son adversaire, le match prend fin immédiatement.C\u2019est inconcevable que la NFL conserve ce format alors que l\u2019insatisfaction est généralisée.Pour remédier à la situation, les grands décideurs du circuit du commissaire Roger Goodell pourraient notamment s\u2019inspirer de ce qui se fait dans la NCAA où chaque formation a la chance de toucher au ballon.En y allant ainsi, la NFL pourrait éviter beaucoup de controverse.DESHAUN WATSON SERA-T-IL DE RETOUR?Les squelettes dans le placard du quart-arrière des Texans de Houston, Deshaun Watson, l\u2019ont rattrapé alors que plus d\u2019une vingtaine de poursuites au civil pour inconduite sexuelle ont été intentées contre lui.Après une année hors circuit, malgré le caractère odieux des accusations auxquelles il fait toujours face, Watson est pressenti pour retrouver du boulot dans la NFL.Il aurait même une liste de deux équipes où il préférerait être envoyé, soit chez les Buccaneers de Tampa Bay ou les Vikings du Minnesota.C\u2019est sans compter que les Dolphins de Miami ont longuement pensé faire son acquisition l\u2019an dernier avant de se raviser.De leur côté, les Texans ne l\u2019échangeront pas pour une bouchée de pain.Leurs intentions sont claires.Il sera cependant intéressant de voir si un club désespéré acceptera de débourser une fortune pour les services de Watson en plus de perdre une large part de respect dans l\u2019opinion publique en alignant un joueur aussi controversé.Certes, son talent est immense, mais il vient avec un environnement toxique.Ces clubs doivent se demander si le pari en vaut vraiment la peine.En plus de tous ces dossiers, il y aura des transactions monstres, des libérations de contrat étonnantes, des signatures imposantes et, bien entendu, un repêchage fort attendu.Ce n\u2019est pas l\u2019action qui manquera dans le grand cirque de la NFL! Aaron Rodgers a entre les mains une partie des réponses pour la suite des choses dans le marché des quarts-arrières.\u2014 PHOTO AP, DARRYL WEBB UNE SAISON MORTE TOUT SAUF REPOSANTE EN VUE SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 78 MAG SPORTS espace LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com C eux qui ont suivi les compétitions de patinage de vitesse, aux Jeux olympiques, savent ce que signifie le son de la cloche.Le dernier tour commence.Le temps est venu de dépenser toutes les ressources qui restent.Les directeurs généraux des 32 équipes de la Ligue nationale de hockey vont entendre la cloche retentir, en début de semaine prochaine.Il restera alors un mois pour travailler, avant la date limite des transactions.Ça devrait jouer du coude dans les virages.Les clubs acheteurs sont assez nombreux, et plusieurs cherchent la même chose.Ils ont besoin d\u2019aide à la ligne bleue.Les clubs de pointe ont souvent le même problème.Ils n\u2019ont pas une très grande marge de manœuvre sous le plafond salarial.Plusieurs formations seraient disposées à se défaire de leur choix de première ronde lors de l\u2019encan de 2022.Un choix de fin de première ronde, dans un repêchage qui ne s\u2019annonce pas particulièrement riche, ça vaut ce que ça vaut.Nous avons quand même passé les derniers jours à regarder ce qui se passe, un peu partout.Voici, en vrac, quelques informations pertinentes au sujet de ceux qui voudront acheter et de ceux qui se rangeront dans le camp des vendeurs.ACHETEURS : AVALANCHE Parfois, il y a trop de fumée pour qu\u2019il n\u2019y ait pas un tout petit peu de feu.Toutes les rumeurs impliquant Claude Giroux ne peuvent pas être ignorées.L\u2019Avalanche s\u2019est récemment installée au sommet du classement général.C\u2019était inévitable.L\u2019équipe ne perd à peu près jamais en temps réglementaire.Pourquoi donc cibler le meilleur joueur disponible?Le prix à payer pourrait être très élevé?«Nous aimons beaucoup notre équipe, mais notre objectif est de gagner la Coupe Stanley.Si nous pouvons nous améliorer, nous allons le faire», a répondu le directeur général Joe Sakic, en conférence de presse, la semaine dernière.Si ça ne fonctionne pas, pour Giroux, nos collègues de Denver ont l\u2019air de croire que Joe Pavelski pourrait devenir un bon plan B.VENDEURS : FLYERS Il n\u2019y a vraiment pas de fumée sans feu.Les dirigeants des Flyers ont demandé à leurs dépisteurs de suivre de près l\u2019Avalanche et son club-école dans la Ligue américaine, ces dernières semaines.Dans une récente conférence de presse, le chef de direction de Comcast Spectator, la firme qui possède le club de hockey, y est allé d\u2019une déclaration révélatrice.«Je n\u2019ai pas l\u2019impression que nous allons passer les trois, quatre ou cinq prochaines années à nous réorganiser.Si nous travaillons comme il faut, nous serons de retour dans la course l\u2019année prochaine.» Les Flyers n\u2019ont pas besoin d\u2019espoirs ou de choix au repêchage.Ils ont besoin de joueurs qui peuvent les aider dans l\u2019immédiat.ACHETEURS : PANTHERS Si les négociations entre les Flyers et l\u2019Avalanche ne progressent pas, Giroux pourrait-il se retrouver au soleil?«Il faut garder l\u2019esprit ouvert.Parfois, les meilleures transactions sont celles auxquelles nous n\u2019aurions jamais pensé.Des surprises peuvent se produire», a récemment confié leur patron, Bill Zito, à L\u2019Athlétique.Les Panthers vont peut-être d\u2019abord chercher à améliorer leur brigade défensive.Leurs deux meilleurs défenseurs, Aaron Ekblad et MacKenzie Wee- gar, sont droitiers.L\u2019acquisition d\u2019un solide défenseur gaucher pourrait leur permettre de solidifier leur deuxième paire.VENDEURS : COYOTES Le meilleur défenseur gaucher sur le marché se nomme Jakob Chy- chrun.Par un drôle de hasard, il a vu le jour à Boca Raton, en Floride! Au tout début d\u2019une période de reconstruction agressive, il est permis de croire qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019intouchables en Arizona.Chychrun est particulièrement attrayant en raison de son contrat.Il touche un «raisonnable» salaire de 4,6 millions $US par saison.Ça ne changera pas d\u2019ici 2025! Le bon vieux Phil Kessel sera libre comme l\u2019air, l\u2019été prochain.L\u2019ailier droit a quand même récolté une trentaine de points, jusqu\u2019ici, cette saison.ACHETEURS : RANGERS Où seraient les Rangers sans leur gardien?La question a été posée par le New York Post, récemment.Les statistiques nous disent, effectivement, qu\u2019Igor Shesterkin est le joueur par excellence des Blueshirts.Il faut donc avancer de façon prudente, sans prendre de grands risques.Les besoins pressants, à New York, se situent à l\u2019attaque.Le flanc droit manque un peu de punch.Les jeunes Kaapo Kakko et Alexis Lafrenière ne produisent pas au rythme espéré.On ne sait pas trop si le dg Chris Drury aime Kessel.À New York, toutefois, la solution pourrait passer par les gardiens.Alexandar Georgiev n\u2019a pas beaucoup d\u2019opportunités, derrière Shesterkin.VENDEURS : BLACKHAWKS À Chicago, on attend impatiemment l\u2019embauche du nouveau directeur général.Tant que ce n\u2019est pas confirmé, les Blackhawks peuvent difficilement entreprendre leur reconstruction.Marc-André Fleury pourrait être vendu à fort prix, ce printemps.Les gardiens de qualité, sur le marché, ne sont pas trop nombreux.Le vétéran gardien québécois, avec beaucoup de classe, n\u2019a émis qu\u2019un souhait.«Si on m\u2019échange, j\u2019aimerais obtenir une chance de gagner.» Fleury a également dit qu\u2019il a l\u2019intention de poursuivre sa carrière, la saison prochaine.ACHETEURS : CAPITALS Il n\u2019est pas trop difficile d\u2019identifier la source des problèmes, à Washington.Devant le filet, Ilya Samsonov et Vitek Vanecek ne font pas toujours le travail.Il serait facile de parler de Fleury, ici.Sauf que cette drôle d\u2019histoire, impliquant les Golden Knights de Vegas, ne peut être ignorée.Parfois, il y a trop de fumée pour qu\u2019il n\u2019y ait pas un peu de feu.Les rumeurs impliquant Claude Gi- roux ne peuvent pas être ignorées.\u2014 PHOTO AP, DERIK HAMILTON LA CLOCHE VA BIENTÔT SONNER leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 79 MAG SPORTS KATHERINE HARVEY-PINARD La Presse MONTRÉAL \u2014 Les nouveaux visages continuent de s\u2019ajouter chez le Canadien.L\u2019organisation a annoncé vendredi matin avoir embauché Vincent Lecavalier à titre de conseiller spécial aux opérations hockey et Nick Bobrov comme co-directeur du recrutement amateur.Lecavalier rejoint donc Martin St-Louis, son ancien coéquipier de plus de 10 saisons avec le Lightning de Tampa Bay et entraîneur-chef du Tricolore depuis une semaine.Natif de L\u2019Île-Bizard, Lecavalier a connu une grande carrière de 17 campagnes dans la LNH, récoltant 949 points en 1212 matchs avec le Lightning, les Flyers de Philadelphie et les Kings de Los Angeles.Depuis sa retraite en 2016, il n\u2019a occupé officiellement aucun poste pour une équipe de la LNH.Il a fait quelques apparitions publiques dans des évé- nements pour le Lightning, mais simplement à titre d\u2019ancien de l\u2019organisation.Le nom de l\u2019ancienne grande vedette du circuit Bettman faisait partie des rumeurs pour se joindre au Canadien depuis le moment où Kent Hughes est devenu directeur général du CH à la mi-janvier.Il faut dire que le frère de Vincent Lecavalier, Philippe, était l\u2019un des associés de Hughes lorsque ce dernier était agent de joueurs chez Quartexx Management.Vincent a d\u2019ailleurs été l\u2019un des clients les plus marquants de Hughes, totalisant plus de 114 millions de dollars en salaire, selon les chiffres de CapFriendly.Lors de l\u2019arrivée de Hughes avec le Canadien, Lecavalier n\u2019avait pas fermé la porte à la possibilité de rejoindre son «grand ami».«Si Kent m\u2019approche, c\u2019est sûr que je vais y penser parce que c\u2019est un bon chum», avait-il dit dans une entrevue accordée au 91,9 Sports.NICK BOBROV Quant à Nick Bobrov, il a passé les six dernières saisons avec les Rangers de New York à titre de directeur du repêchage européen.Il a aussi occupé ce poste avec les Bruins de Boston de 2001 à 2006.Avec le Canadien, il sera co-direc- teur avec Martin Lapointe, qui assurait l\u2019intérim depuis le congédiement de Trevor Timmins à la fin du mois de novembre.Comme Lecavalier, Bobrov retrouvera à Montréal un ancien collègue, Jeff Gorton, qui a été son directeur général avec les Rangers de New York de 2015 à 2021.Vincent Lecavalier ne s\u2019était pas encore adressé aux médias au moment de mettre sous presse vendredi.Vincent Lecavalier a été engagé à titre de conseiller spécial aux opérations hockey du Canadien.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE LECAVALIER DANS LE GIRON DU CANADIEN 0086972 LES JEUX OLYMPIQUES D\u2019HIVER 2022 Tout sur la course aux médailles ICI SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 80 MAG SPORTS M arie-Philip Poulin a encore fait honneur à son surnom de Sidney Crosby féminin dans la nuit de jeudi.Elle a marqué deux buts, dont celui qui a procuré la médaille d\u2019or à l\u2019équipe féminine canadienne de hockey face aux Américaines aux Olympiques.Marie-Philip Poulin, c\u2019est trois médailles d\u2019or et une médaille d\u2019argent aux Jeux.Trois buts en or dans chacun des triomphes de son équipe.Elle est devenue à Pékin la première \u2014 hommes inclus \u2014 à trouver le fond du filet dans quatre finales olympiques.Un palmarès unique, donc, à seulement 30 ans.Un palmarès qui pourrait s\u2019enrichir dès les prochaines semaines, si elle le souhaite! Parmi l\u2019avalanche de félicitations qui ont déferlé sur la Beauceronne depuis cette victoire en finale, il y avait un texto de Marc-André Ber- geron, des Lions de Trois-Rivières.Bergeron et Poulin se connaissent.Ils ont notamment joué ensemble dans un événement caritatif il y a quelques années.Mais bon, ce n\u2019était pas juste un texto de félicitations comme les autres.Le directeur général des Lions voulait connaître ses plans à court terme pour la suite.Parce qu\u2019il est intéressé à la mettre sous contrat.«J\u2019ai joué avec elle, je sais ce qu\u2019elle est capable de faire.J\u2019ai vu comme tout le monde ce qu\u2019elle a encore offert comme performance aux Olympiques.Je pense qu\u2019elle pourrait tenir son bout avec nous.Par contre, je ne sais pas ce qui l\u2019attend.A-t-elle un autre engagement?Est-ce que le hockey professionnel l\u2019intéresse?A-t-elle envie de relever ce genre de défi?Ces réponses lui appartiennent.Moi, de mon bord, tout ce que je peux faire, c\u2019est de lui faire connaître notre intérêt.Si c\u2019est mutuel, ça pourrait aller assez vite!» En Amérique du Nord, ce serait une première chez les pros.Dans le junior, c\u2019est à Trois- Rivières que Manon Rhéaume avait défoncé cette barrière en 1991.D\u2019autres ont suivi entre les poteaux, notamment Charline Labonté et plus récemment, Ève Gascon en matchs préparatoires.Rhéaume a évidemment participé par la suite à un match préparatoire du Lightning de Tampa Bay.D\u2019autres gardiennes ont évolué chez les pros depuis.En attaque ou en défense, on attend toutefois encore celle qui marquera l\u2019histoire, comme Hayley Wickenheiser en Europe, elle qui avait tenté sa chance en troisième division, en Finlande, en 2003 et 2004.La dernière fois que Marie-Philip Poulin a évolué avec les garçons, c\u2019était dans le midget Espoir.Elle avait terminé parmi les meilleurs pointeurs de son équipe.L es Tigres de Victor iavi l le l\u2019avaient ensuite invitée à leur camp d\u2019entraînement, offre refusée sur-le-champ par ses parents puisqu\u2019elle se préparait pour Boston University dans la NCAA.Les Cobras de Terrebonne ont eux aussi tenté leur chance par la suite.Les discussions ont été un peu plus longues, mais en fin de compte, l\u2019adolescente avait gardé son plan.Dur de dire qu\u2019elle s\u2019est trompée de route.Elle est devenue la plus grande de son sport! Juste ça! Et elle a encore faim.La preuve, elle a déjà annoncé qu\u2019elle était partante pour un autre cycle olympique.Pourrait-elle être tentée par un détour chez les pros d\u2019ici la fin de la saison avant de retourner avec ses coéquipières?Seule Marie-Phi- lip peut répondre.Les avis sur le calibre du hockey féminin sont partagés.Les matchs Canada-États-Unis ont beau être endiablés, ils ne font pas oublier que la formation canadienne perd ses matchs de préparation contre le midget AAA.Les filles sont rapides.Elles sont structurées.Mais la force brute, pour l\u2019explosion, les tirs, les bagarres un contre un, ne peut rivaliser avec celle des hommes.Poulin est toutefois la meilleure de son clan.Si une fille mérite une opportunité comme celle-là, c\u2019est bien elle.Pour les Lions aussi, ça pourrait être bénéfique.Aucune organisation professionnelle ne crache sur de la visibilité.Pariez qu\u2019il y aurait salle comble pour ses débuts dans le club-école du Canadien de Montréal! Bergeron assure toutefois qu\u2019il s\u2019intéresse à Poulin pour ses qualités de hockeyeuse, pas pour vendre des billets.Son rayon, c\u2019est de monter un club compétitif.Les ventes, il laisse ça à Mark Weightman.«C\u2019est la meilleure de son sport.Elle a gagné tout ce qu\u2019elle pouvait gagner chez les filles.Elle est au sommet de son art.Je pense que tout le monde se demande jusqu\u2019où elle pourrait aller chez les hommes.Si elle se montre intéressée, on va bien faire les choses.On va lui permettre de pratiquer, de se sentir à l\u2019aise avant d\u2019être envoyée dans la mêlée.On a toujours dit qu\u2019on était là pour donner des opportunités\u2026» Avant de se pointer en Finlande, Hayley Wickenheiser avait refusé une offre des Cyclones de Cincinnati dans la ECHL.Faut quand même dire qu\u2019à l\u2019époque, cette ligue était davantage \u2014 soyons polis \u2014 folklorique.De nos jours, la ECHL est perçue comme un vrai échelon de la pyramide qui mène à la LNH.Il sera intéressant de voir si, dans les prochains jours, Poulin aura davantage d\u2019intérêt que Wicken- heiser.«Je ne peux répondre à cette question pour le moment», expliquait Olivier Fortier, qui la conseille chez Momentum.«Elle vient tout juste de gagner la médaille d\u2019or, on va la laisser fêter un peu.C\u2019est un peu précipité de parler de ce qui pourrait s\u2019en venir pour elle.Elle doit revenir au pays le 21 février puis, à ce que je sache, ce sont des vacances méritées qui l\u2019attendent à court terme.» À moins que le texto de Bergeron ait piqué sa curiosité\u2026 LES LIONS RÊVENT À MARIE-PHILIP POULIN STEVE TURCOTTE CHRONIQUE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca Marie-Philip Poulin a de nouveau joué les héros aux Jeux olympiques de Pékin.\u2014 PHOTO AFP, GABRIEL BOUYS leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 81 MAG SPORTS MIKAËL LALANCETTE mlalancette@lesoleil.com Avant de devenir recruteur pour les Blues de St.Louis, le Québécois Michel Picard a connu une belle carrière de joueur dans le hockey professionnel.Le natif de Beauport a joué 171 matchs dans la LNH et a posé ses valises un peu partout sur le continent.Samedi, l\u2019équipe la plus marquante de cette belle épopée, les Griffins de Grand Rapids dans la Ligue américaine, retirera son numéro 7 au Michigan, un honneur aussi flatteur qu\u2019inattendu.Picard, qui dit avoir passé sa carrière «dans l\u2019ombre», jure ne l\u2019avoir jamais vu venir.«Ils m\u2019ont caché ça un peu, raconte-t-il en riant.En octobre, le responsable de la radio du club, Bob Kaser, m\u2019a contacté pour avoir une entrevue dans le cadre des 25 ans de l\u2019équipe.Puis, soudainement, mon ancien capitaine et ami, Travis Richards, est apparu dans le Zoom et m\u2019a annoncé qu\u2019ils retireraient mon chandail.C\u2019était un beau moment.Je n\u2019aurais jamais pensé que ça m\u2019arriverait un jour!» LE SIGNE DU DESTIN Rien ne destinait Michel Picard à jouer à Grand Rapids.Avant de se joindre à l\u2019équipe de la Ligue internationale en 1996, l\u2019ancien attaquant des Draveurs de Trois- Rivières avait fait son petit bonhomme de chemin dans la LNH, mais aussi dans la Ligue américaine et dans la Ligue internationale.Son séjour au sein de l\u2019organisation des Sénateurs d\u2019Ottawa a été déterminant.Pendant deux ans, de 1994 à 1996, Picard a joué pour leur club-école dans la Ligue américaine, à l\u2019Île-du-Prince-Édouard.L\u2019attaquant de 5 pieds 11 pouces y a fait une rencontre marquante : l\u2019entraîneur Dave Allison, avec qui il a développé une bonne relation.«Quand je suis parti, je lui ai dit : \u201cSi jamais tu te cherches un ailier gauche un jour, je vais jouer pour toi n\u2019importe où!\u201d», s\u2019est rappelé Picard plus tôt cette semaine.Le choix de neuvième tour des Whalers d\u2019Hartford en 1989 a ensuite mis le cap sur la Suède, mais l\u2019aventure à Götaland n\u2019a duré que trois parties.L\u2019attaquant de 27 ans jouait peu et a voulu changer d\u2019air.Coup de chance, Dave Allison, qui a dirigé les Sénateurs d\u2019Ottawa en 1995-96, a été nommé entraî- neur-chef des Griffins de Grand Rapids à une semaine du début de la saison dans la Ligue internationale.Michel Picard n\u2019a fait ni une ni deux.«Je l\u2019ai appelé et je lui ai demandé : \u201cEst-ce que tu te cherches un ailier gauche?\u201d Il m\u2019a répondu : \u201cOui, viens t\u2019en, c\u2019est sûr qu\u2019on te prend!\u201d» À Grand Rapids, Picard a trouvé le bonheur qu\u2019il cherchait, même si le club n\u2019avait pas d\u2019affiliation avec la LNH.Il a aussi retrouvé les frères Nelson, Jeff et Todd, avec qui il avait remporté la coupe Calder à Portland, le club-école des Capitals de Washington depuis 1993.«J\u2019ai embarqué et le reste, c\u2019est de l\u2019histoire», sourit-il en replongeant dans ses souvenirs.UNE VRAIE FAMILLE L\u2019ancien attaquant des Gouverneurs de Sainte-Foy ne conserve que de bons souvenirs de ses six saisons passées avec les Griffins, avec lesquels il a terminé premier pointeur à cinq reprises.«Tu arrivais à l\u2019aréna et c\u2019était le fun, se souvient-il.Tout le monde était fin, c\u2019était une grande famille.L\u2019ambiance, la ville, les partisans, les propriétaires [encore les mêmes 25 ans plus tard], c\u2019était vraiment spécial.Je n\u2019ai jamais vu ça ailleurs.» Il a développé des amitiés qui ont traversé l\u2019épreuve du temps.C\u2019est le cas de l\u2019ex-défenseur Travis Richards, meneur pour le nombre de matchs joués dans l\u2019histoire du club.Les femmes et les enfants des deux hockeyeurs ont eux aussi développé une amitié sincère.Michel Picard pense aussi à Myron Molotky, un fidèle de l\u2019Aré- na Van Andel et propriétaire d\u2019un concessionnaire de voitures à Grand Rapids.«Un jour, il est venu me voir et il m\u2019a dit : \u201cSi tu marques 50 buts, je te donne un char.\u201d J\u2019en ai finalement marqué 46 cette année- là.J\u2019ai raté ma shot par quatre!» s\u2019es- claffe Picard, qui compte toujours l\u2019homme parmi ses bons amis.Les deux fils de Michel Picard, Raphaël et Frédérick, ont étudié dans la deuxième ville du Michigan.Le premier y est même né.On pourrait continuer comme ça encore longtemps.«Quand ils m\u2019ont annoncé le retrait de mon chandail, je me suis dit : \u201cCool, je vais retourner voir mes chums!\u201d Après ça, tu te mets à réfléchir et tu réalises que tu en as peut-être fait un peu plus pour la ville que tu pensais.Comme joueur, mais aussi comme personne.» Pandémie de COVID-19 oblige, les parents et les trois frères de Michel ne seront malheureusement pas à Grand Rapids samedi.Ils pourront suivre la cérémonie grâce à la technologie vidéo.Sera-t-il émotif?L\u2019homme au tempérament réservé ne sait pas comment il va réagir.«Tout ce que je sais, c\u2019est que j\u2019ai trois minutes pour parler à la foule.Je ne sais rien d\u2019autre.Ils m\u2019ont tout caché ça!» conclut fébrilement celui qui est passé par Hartford, San Jose, Ottawa, St.Louis.Edmonton et Philadelphie dans la Ligue nationale de hockey.158 buts (1er) 222 passes (1er) 380 points (1er) 364 matchs (4e) 26 buts gagnants (1er) UN MENEUR CHEZ LES GRIFFINS DE GRAND RAPIDS Michel Picard a trouvé le bonheur du côté de Grand Rapids où il a joué six saisons.\u2014 PHOTO MARK NEWMAN/GRAND RAPIDS GRIFFINS MICHEL PICARD L\u2019IMMORTEL GRIFFIN SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 82 MAG SPORTS SAMEDI 19 FÉVRIER 202 leSoleil JEUX DE PÉKIN 82 IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com LE SOLEIL À PÉKIN PÉKIN \u2014 Après avoir terminé au pied du podium sur sa distance fétiche de 500 m la semaine dernière, le patineur de vitesse Laurent Dubreuil a remporté l\u2019argent sur 1000 m vendredi aux Jeux olympiques de Pékin avec un chrono de 1:08.32, quatre dixième de seconde derrière le Néerlandais Tomas Krol.Ça a été difficile d\u2019avoir du plaisir dans les derniers six jours, mais là, je vais en avoir pour le reste de l\u2019année!» a déclaré l\u2019athlète de Lévis aux médias, ajoutant qu\u2019il avait patiné «libre d\u2019attentes», lui qui n\u2019avait pas caché sa très grande déception après sa quatrième place sur 500 m.«C\u2019est fou! Si tu m\u2019avais dit que j\u2019allais gagner une seule médaille, je n\u2019aurais jamais pensé que ce serait sur cette distance.C\u2019est un de mes meilleurs moments.Je n\u2019y croyais pas quand j\u2019ai traversé la ligne d\u2019arrivée.» UNE PENSÉE POUR ROSE Sur le podium, Dubreuil a fait le chiffre 2 avec ses doigts avant de dire à sa fille Rose qu\u2019il l\u2019aimait.Le chiffre préféré de Rose, c\u2019est son âge, aura porté chance à son père puisque c\u2019est à sa deuxième course des Jeux qu\u2019il a finalement remporté une médaille olympique.«Ma fille a deux ans et on a essayé de lui faire comprendre sans succès que papa voulait finir numéro un, pas deux! Maintenant, quand elle va me dire que papa est le meilleur parce qu\u2019il est deuxième, je vais être d\u2019accord avec elle», a expliqué Dubreuil en riant.Il faut dire que Dubreuil avait refusé l\u2019invitation de parler à sa famille à distance après la course parce qu\u2019il ne s\u2019attendait pas à gagner une médaille à cette épreuve qui n\u2019est pas sa meilleure.«Avoir su que je gagnerais une médaille, j\u2019aurais dit oui.Mais je sais que je vais leur parler plus tard aujourd\u2019hui», a-t-il lancé, tout sourire.BON RYTHME Dubreuil avait explosé de joie après avoir traversé le fil d\u2019arrivée.Quand il s\u2019est élancé en même temps que le Néerlandais Kai Ver- bij, champion du monde en titre, la marque à battre était le 1:07.92 de Krol alors que le 1:08.56 du Polonais Piotr Michalski donnait accès au bronze.Dubreuil a poussé Michalski hors du podium et sa performance a fait que le Norvégien Haavard Holmefjord Lorent- zen a dû se contenter du bronze.À plus de la moitié de la course, Dubreuil avait même un meilleur rythme que Krol.«Je le savais, parce que j\u2019ai la mauvaise habitude de regarder l\u2019écran géant, qui est bas et qui est énorme.Je me suis dit : \u201cOh boy! Ça se peut!\u201d J\u2019y croyais, mais en même temps, je sais que Krol est champion du monde sur 1500 m et qu\u2019il est très fort dans les derniers mètres alors que moi, je n\u2019ai plus autant de jambes en fin de parcours.Je me suis dit que je devais garder ma technique et ma concentration jusqu\u2019à la fin.» Verbij a dû se relever dans la dernière portion de la course afin de laisser passer Dubreuil, qui était en avance.«Je le remercie de l\u2019avoir fait, ça démontre beaucoup de classe de sa part.Mon plan au départ était d\u2019arriver derrière lui, de le prendre comme cible et de profiter de l\u2019aspiration pour les derniers 100 m.Pour moi, c\u2019était la paire parfaite, mais en même temps, qu\u2019il doive me laisser passer montre que j\u2019avais vraiment une bonne course», a analysé Dubreuil.«Je vais prendre le temps d\u2019aller remercier Kai personnellement parce que je sais ce qu\u2019il a vécu, je sais ce que c\u2019est que d\u2019être champion du monde et ne pas remporter de médaille», a-t-il ajouté en faisant référence à son expérience sur 500 m.INSPIRÉ PAR JANSEN Dubreuil a également dit avoir été inspiré par l\u2019Américain Dan Jansen, champion du monde sur 500 m, mais qui a gagné sa première médaille olympique lors de sa dernière course en 1994 à Lille- hammer\u2026 sur 1000 m.«Oui, pour moi Dan a été une inspiration pour avoir remporté l\u2019or à la dernière course de sa carrière.Il m\u2019a même texté pour m\u2019encourager et me dire que je pouvais y arriver», a-t-il souligné, ajoutant qu\u2019il avait confiance en ses chances puisqu\u2019il avait remporté le bronze sur 1000 m aux championnats du monde il y a deux ans après avoir terminé sixième sur sa distance fétiche.«Moi, je n\u2019ai pas besoin d\u2019une grosse médaille dans la vie pour être heureux, mais en même temps, je suis très compétitif et s\u2019il y a un endroit où tu souhaites encore plus une médaille, c\u2019est bien les Jeux olympiques», a-t-il poursuivi.À L\u2019AISE COMME NÉGLIGÉ Avouant qu\u2019il était encore déçu de sa quatrième place sur 500 m, Dubreuil a cependant indiqué qu\u2019il préférait beaucoup être le négligé que le favori avant une course.«Quand tu es le favori et que tu gagnes, tu es seulement soulagé alors que quand tu es le négligé et que tu gagnes, tu es carrément heureux», résume-t-il.«Je crois toujours que je suis meilleur sur 500 m, mais maintenant je L\u2019ARGENT REDONNE LE SOURIRE À LAURENT DUBREUIL «Ça m\u2019a pris beaucoup de détermination et de travail pour me rendre où je suis sur 1000 m et ça, ça me rend très heureux» \u2014 Laurent Dubreuil leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 83 MAG SPORTS me dis que si ça ne fonctionne pas, je suis capable de courir le 1000 m.Ça a été mon état d\u2019esprit au cours des deux dernières saisons.Ce dont je suis le plus fier dans ma carrière, c\u2019est d\u2019avoir réussi à prendre du recul.Avant, c\u2019était le 500 m ou rien.Ça m\u2019a pris beaucoup de détermination et de travail pour me rendre où je suis sur 1000 m et ça, ça me rend très heureux.» Antoine Gélinas-Beaulieu, natif de Sherbrooke, mais résidant à Québec depuis plusieurs années, a réalisé un chrono de 1:10.07, remportant sa course contre l\u2019Allemand Joel Duf- ter et terminant en 22e position.L\u2019autre Canadien, Connor Howe, de Canmore, a franchi la distance en 1:08.97, bon pour la douzième place.leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 20 2 JEUX DE PÉKIN 83 MIKAËL LALANCETTE mlalancette@lesoleil.om Quand ils l\u2019ont vu exploser lors des premiers 200 et 600 mètres, les proches de Laurent Dubreuil ont tout de suite su que quelque chose de magique était en train de se produire sous leurs yeux.Les partisans du patineur de Lévis réunis au Centre de glaces Intact Assurance de Québec ont explosé de joie à la conclusion de l\u2019épreuve olympique du 1000 m, où Dubreuil s\u2019est décoré d\u2019argent.Son père Robert, aussi le directeur général de la Fédération québécoise de patinage de vitesse depuis 30 ans, sautait dans les airs et applaudissait l\u2019exploit de son fils.Le paternel, qui ne savait plus où donner de la tête, a vu le «vrai Laurent» patiner aux petites heures du matin vendredi.«Très, très fatigué, a réagi le principal intéressé lorsqu\u2019on lui a demandé ses premières impressions.Ç\u2019a été difficile après le 500 m et ça démontre sa force de caractère.C\u2019est une émotion de joie et on est tellement heureux pour lui.Ça ne pouvait pas mieux finir ses Jeux.» UNE COURSE «EXCEPTIONNELLE» La performance de vendredi est venue mettre un baume après la quatrième place \u2014 à trois minuscules centièmes du podium \u2014 de samedi dernier.«Ce qui nous importait, comme parents, c\u2019était qu\u2019il soit content de sa course et la dernière fois, il ne l\u2019était pas, ajoute le patriarche de la famille Dubreuil.Le résultat, c\u2019est une chose, mais s\u2019il y a trois superstars qui ont une course exceptionnelle devant toi, il faut que tu l\u2019acceptes.Là, c\u2019est lui qui a connu une course exceptionnelle.» Peu importe l\u2019issue du 1000 m, l\u2019athlète de 29 ans aurait continué à patiner, assure Robert Dubreuil.Le quotidien du Québécois sera toutefois bien différent dans les prochains mois et prochaines années.«Ça aurait été un long quatre ans à se dire : \u201cÀ 33 ans, est- ce que je vais avoir encore la même opportunité d\u2019être à mon sommet aux prochains Jeux?\u201d reconnaît le papa.On le connaît, il va viser encore plus haut, mais oui, c\u2019est un soulagement.» SOUFFLÉ PAR SA PERFORMANCE Juste devant Robert, son autre fils, Daniel Dubreuil, peinait à croire ce qui venait d\u2019arriver sur l\u2019Ovale national de patinage de vitesse de Pékin.Fin connaisseur, le jeune frère du médaillé d\u2019argent avait le souffle coupé quelques minutes après les prouesses de son frère, qui a patiné avec «cœur» et «passion».« M é c h a n t e c o u r s e , c \u2019e s t incroyable! s\u2019est exclamé l\u2019entraîneur du Club de patinage de vitesse de Lévis.La chose qui m\u2019impressionne le plus, c\u2019est qu\u2019il se soit reviré de bord, cinq jours après la défaite crève-cœur du 500 m, dans une distance où il n\u2019est pas aussi à l\u2019aise.Son 600 mètres [40,82 s] était incroyable.S\u2019il avait patiné comme ça au 500 m, il aurait gagné.» La blessure au dos subie par Laurent à l\u2019entraînement lundi n\u2019a jamais semblé ennuyer la fusée québécoise.«Il a eu de bons traitements de physio, faut croire, parce que ça n\u2019a pas paru sur la glace», a souri Daniel Dubreuil.Le champion du monde du 500 m a connu la «meilleure course de sa vie au 1000 m», persiste à croire son frère.«Il avait déjà fait des 600 m aussi impressionnants, mais d\u2019habitude, il avait quelqu\u2019un pour lui couper le vent dans le dernier droit opposé, remarque Daniel.Pas cette fois.Il a quand même été capable de faire un bon dernier tour.» Impression partagée par Robert Dubreuil, qui a terminé 4e aux Jeux olympiques de 1988 en patinage de vitesse sur courte piste.«On savait qu\u2019il serait premier au 600 mètres, mais pas par autant, note-t-il.Il a tellement été fort que le Hollandais [Kai Verbij] a été pris dans le croisement.On est tellement heureux pour lui, vraiment.» UNE DÉCHARGE D\u2019ÉMOTION La sœur du Lévisien, Anna-Belle Dubreuil, avait le cœur serré quelques minutes après la fin de la course.Lorsqu\u2019elle a partagé ses réactions au Soleil, des larmes de joie et de fierté menaçaient de couler sur ses joues.«Je suis tellement contente pour lui.On y rêvait et on est fiers, parce qu\u2019il y a tellement de travail derrière ça.» Au retour de Dubreuil, les retrouvailles promettent d\u2019être fertiles en émotions.«C\u2019est sûr que je vais être vraiment émotive pour lui, a promis Anna-Belle.J\u2019en avais pleuré une shot après le 500 m.Je n\u2019ai pas beaucoup de mots en ce moment, je suis juste tellement contente.J\u2019ai hâte de le serrer dans mes bras.» Les Dubreuil, qui ont célébré au champagne vendredi matin, devront attendre quelques semaines car leur patineur préféré prendra le chemin de Hamar, en Norvège, où auront lieu les prochains Championnats du monde (2 au 5 mars), avant de mettre le cap sur Heerenveen, aux Pays-Bas, ville hôtesse de la dernière Coupe du monde (11 et 12 mars) de la saison.DES RETOMBÉES POUR LE QUÉBEC Ex-olympien et ami de longue date de la famille Dubreuil, Benoît Lamarche était envahi par l\u2019émotion lui aussi en racontant la conversation qu\u2019il venait d\u2019avoir avec l\u2019entraîneur de Laurent, Gre- gor Jelonek.«Après le 500 m, il m\u2019avait dit : \u201cC\u2019était la première fois que je me bats avec un de mes athlètes pour une médaille.Je suis fier de ça, on était dans la game.\u201d Là, il vient de m\u2019appeler et m\u2019a dit : \u201cOn l\u2019a eu.\u201d» a raconté Lamarche avec des sanglots dans la voix.Le père de la patineuse Béatrice Lamarche a pu poursuivre après une bonne respiration.«Pour le patin, c\u2019est écœurant.Il faut croire que je vieillis, je suis de plus en plus émotif pour ces affaires-là.Je pense à Laurent, mais aussi à Gregor.Il a tellement mis de temps là-dedans.C\u2019est un duo écœu- rant, on n\u2019a pas fini de les voir aller!» a prédit Lamarche.Ce dernier était ravi de voir des jeunes regarder la course en patinant.«C\u2019est un symbole, avec la pandémie, d\u2019être une centaine dans un centre de glace neuf.C\u2019est beau.Tu vas pouvoir raconter une belle histoire avec ça!» Cette belle histoire, c\u2019est celle de Laurent Dubreuil, médaillé olympique pour l\u2019éternité.DES PROCHES AUX ANGES PÉKIN \u2014 Après avoir remporté sa première médaille olympique, Laurent Dubreuil a eu une pensée pour Gaétan Boucher, le dernier Québécois à avoir remporté une médaille individuelle sur longue piste, et pour le patineur de vitesse sur courte piste Charles Hamelin, qui vient de terminer sa carrière olympique en remportant l\u2019or au relais 5000 m.«Je sais qu\u2019il y a aussi eu Mathieu Giroux dans l\u2019équipe de poursuite en 2010 et Valérie Maltais au relais 3000 m en 2014, mais pour les médailles individuelles, il faut effectivement remonter à Gaétan en 1984», indique le patineur de 29 ans en faisant référence aux Jeux de Sarajevo, où Boucher avait gagné l\u2019or sur 1500 m et 1000 m ainsi que le bronze sur 500 m.«Je ne veux pas me comparer avec Gaétan, car je n\u2019ai qu\u2019une médaille d\u2019argent et Gaétan en a deux en or, une en argent et une en bronze.Mes parents [les olympiens Robert Dubreuil et Ariane Loignon] m\u2019ont beaucoup parlé de tout ce que Gaétan avait accompli, de comment il avait été important pour notre sport», poursuit-il.De plus, Dubreuil a assuré que le Québec n\u2019aurait plus à attendre presque 40 ans pour remporter une autre médaille olympique sur longue piste.«Parce que finalement, les athlètes ont maintenant tout ce qu\u2019il faut ici à Québec pour s\u2019entraîner», ajoute-t-il à propos du Centre de glaces Intact Assurance.« M a i n t e n a n t q u e j \u2019a i u n e médaille, moi, il ne me manque plus rien.Tout ce que je vais faire à partir de maintenant va être un bonus.Et j\u2019espère avoir une longue carrière comme Charles Hamelin», a-t-il déclaré en parlant de l\u2019athlète de 37 ans qui prendra sa retraite après la présente saison.«Non pas que je me compare avec Charles non plus», a-t-il tenu à préciser en terminant, rappelant qu\u2019Hamelin avait rapporté six médailles de cinq Jeux olympiques.IAN BUSSIÈRES DES PENSÉES POUR BOUCHER ET HAMELIN Les partisans de Laurent Dubreuil ont explosé de joie à la conclusion de l\u2019épreuve du 1000 m.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE Laurent Dubreuil savourant sa deuxième place au 1000 m, vendredi à Pékin.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, PAUL CHIASSON SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil JEUX DE PÉKIN 84 Après près de trois semaines aux Jeux olympiques de Pékin, on constate vite qu\u2019il y a dans la bulle olympique plusieurs choses qu\u2019on ne s\u2019attendait pas nécessairement d\u2019y retrouver mais, aussi, qu\u2019il y manque plusieurs produits dont on aurait aimé pouvoir profiter un peu.Voici un petit retour sur ce qu\u2019il y a et ce qu\u2019il n\u2019y a pas dans la «boucle fermée» des Jeux.IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com LE SOLEIL À PÉKIN CE QU\u2019IL Y A \u203a DE L\u2019EAU EMBOUTEILLÉE En entrant dans la chambre d\u2019hôtel, on constate six grosses cruches de quatre litres d\u2019eau de source Nongfu.On comprend alors qu\u2019il vaut mieux ne pas boire l\u2019eau du robinet à Pékin.C\u2019est que l\u2019eau n\u2019est pas bien filtrée, stérilisée ou purifiée et qu\u2019elle peut contenir des contaminants comme des sédiments, de la rouille, des bactéries, des virus ou des métaux lourds.Que beurk! On dit qu\u2019on peut quand même l\u2019utiliser pour se laver les dents.Après avoir attrapé un virus inconnu à Haïti en 2010, je n\u2019ai pas pris de chance.Faut bien utiliser ces cruches d\u2019eau de source.\u203a DES ROBOTS Dans l\u2019hôtel comme dans le centre des médias, on peut voir des robots qui purifient l\u2019air ou passent le balai.Pour en mettre plein la vue aux visiteurs olympiques, le comité organisateur a même installé dans la cafétéria du centre des médias des robots qui fabriquent les hamburgers, cuisent et servent les frites et les rouleaux de printemps ou vous apportent votre assiette de riz à votre table.Pas nécessairement plus rapide ni plus efficace, mais ça attire l\u2019attention et on dit que ça fait un tabac sur les réseaux sociaux.\u203a DES CABINES DE REPOS Toujours dans le centre des médias, on retrouve des cabines contenant un lit et qui s\u2019ouvrent avec un code QR.Ces lits s\u2019ajustent avec une télécommande et possèdent même un mode «zéro gravité».On n\u2019y est pas en apesanteur, mais la fonction prétend amener le corps à se détendre davantage.Certains y dorment, d\u2019autres y vont pour travailler loin de la cohue.Le seul hic, ces cabines sont vitrées et tout le monde peut vous regarder dormir ou tapocher sur votre clavier.Un peu comme au zoo.\u203a DU COKE AU GINGEMBRE Mais qu\u2019est-ce que c\u2019est que ce breuvage orné du logo chinois de Coke et gardé avec les cafés dans la section «chaud» des réfrigérateurs?Il s\u2019agit du Coke Gingembre et celui- ci se boit effectivement chaud.Pas tablette, mais pas bouillant non plus.Le produit a été lancé en 2020 pour le marché chinois.On raconte que les Chinois adorent leur Coke chaud et que certains le font même chauffer avant de le boire.Même si je préfère mon Coke «ben frette», je n\u2019ai pas pu m\u2019empêcher d\u2019essayer.Et vous savez quoi?C\u2019est délicieux.\u203a DES CONDOMS En arrivant dans la chambre d\u2019hôtel, cinq paquets de condoms disposés sur la table, et ce même si les règles qui sont données aux participants aux Jeux olympiques interdisent d\u2019inviter qui que ce soit dans nos chambres.Après une recherche approfondie, on apprend que le gouvernement chinois oblige les établissements hôteliers de Pékin à fournir gratuitement des prophylactiques depuis qu\u2019une hausse de 54 % des cas de sida a été notée dans la capitale dans les 10 premiers mois de 2007, juste avant les premiers Jeux de Pékin.CHRONIQUES PÉKINOISES CE QU\u2019IL Y A ET CE QU\u2019IL N\u2019Y A PAS DANS LA BULLE OLYMPIQUE \u203a DES FENÊTRES OUVERTES C\u2019est l\u2019hiver et il fait froid.Alors pourquoi diable, quand vous rentrez à l\u2019hôtel, la femme de chambre a-t-elle laissé toutes les fenêtres ouvertes?C\u2019est simple, pour faire de l\u2019aération en cette période de pandémie de COVID-19.Le ministère de l\u2019Éducation applique d\u2019ailleurs la même recette avec plus ou moins de succès dans les écoles québécoises.\u203a DES CÂBLES ETHERNET Alors que toute l\u2019Amérique ne jure plus que par le wi-fi, les câbles Ethernet sont encore présents partout dans les installations olympiques chinoises et permettent une connexion Internet optimale.On donne même des adaptateurs aux médias pour les brancher aux ordinateurs modernes! \u203a DES APPAREILS DE DÉSINFECTION À l\u2019hôtel ou dans les bâtiments olympiques, vous verrez régulièrement passer des employés vêtus de combinaisons qui ont l\u2019air de scaphandres se promener avec une petite citerne au bout duquel est fixé un boyau.C\u2019est l\u2019heure de la désinfection des lieux, l\u2019un des moyens qui sont pris pour éviter une éclosion de COVID-19 dans la bulle olympique.\u203a LE PRÉNOM Oui, oui CE prénom-là, celui de la pièce de théâtre et du film de Mathieu Delaporte et Alexandre de La Patellière.Un fabricant chinois commercialise en effet des shampoings, revitalisants et savons pour le corps sous la «sympathique» marque de commerce «Adolph» avec un logo plutôt ambigu.Pas sûr que ça remporterait beaucoup de succès en occident.Comme diraient les Anglais, «only in China»! CE QU\u2019IL N\u2019Y A PAS \u203a LE MUR DE FEU La «grande muraille de feu» qui empêche les Chinois d\u2019avoir accès à des sites comme Google, Twitter, Facebook, Wikipedia et combien d\u2019autres a été exceptionnellement ouverte par le gouvernement chinois durant les Jeux olympiques.Du moins dans les centres des médias, au village olympique et sur les sites de compétition, afin de permettre aux journalistes de travailler et aux athlètes d\u2019avoir accès à leurs réseaux sociaux.À l\u2019hôtel, à l\u2019exception du hall principal, il faut cependant utiliser un réseau privé virtuel (un VPN) pour y accéder.\u203a INTERNET Internet est bien sûr présent en Chine, mais la stabilité du réseau hors bâtiment olympique est pour le moins douteuse.Naviguer sur Internet en période de forte utilisation est presque impossible et on est chanceux si on peut envoyer des courriels de notre chambre d\u2019hôtel.Vous croyez que votre connexion Internet est instable?Vous n\u2019avez pas vu celles de la Chine.\u203a DE LA NEIGE Au début de la semaine, on faisait grand état du fait qu\u2019il avait neigé sur Pékin.C\u2019est qu\u2019il n\u2019était pas encore tombé de neige lors de ces Jeux d\u2019hiver.D\u2019ailleurs, le mince tapis blanc a vite fondu et n\u2019est plus là au moment d\u2019écrire ces lignes.C\u2019est pour ça que l\u2019organisation a fabriqué des tonnes de neige artificielle pour les Jeux.Un avantage : on peut laisser ses bottes de côté et aller sans problème sur certains sites de compétition en espadrilles les journées où il ne fait pas trop froid.\u203a DES BOISSONS ÉNERGISANTES Les journées de travail sont longues et les nuits sont courtes durant les Jeux olympiques, n\u2019importe quel journaliste ayant travaillé sous les anneaux vous le dira.Un petit Red Bull, Nos ou Monster pour commencer la journée après une petite nuit de trois heures de sommeil?Que nenni! Aucune trace de boisson énergisante dans la boucle fermée! On comprend que Coca-Cola est un partenaire majeur des Jeux et que seuls ses produits sont distribués sur place.Mais aux dernières nouvelles, Coca- Cola avait quelques breuvages énergisants dans son portefeuille de produits.Pourquoi n\u2019ont-ils pas traversé la bulle olympique?Mystère! \u203a DES PELUCHES DE BING DWEN DWEN La mascotte des Jeux d\u2019hiver de Pékin, un panda recouvert d\u2019une «coquille de glace» nommé Bing Dwen Dwen, est tellement populaire que les gens font la queue toute la journée devant la boutique officielle des Jeux pour s\u2019en procurer.À un point tel que l\u2019organisation est en rupture de stock et a dû demander à ses fournisseurs d\u2019augmenter la cadence pour fournir à la demande.On a aussi dû fixer une limite d\u2019une seule peluche par détenteur d\u2019accréditation pour éviter que ne se répète la frénésie de l\u2019époque des fameuses poupées Bout d\u2019chou! \u203a LA MARQUE DES TOILETTES En se promenant dans les toilettes des Jeux, on constate avec surprise que du gros ruban gommé gris a été apposé sur la marque du fabricant de tous les goguenots, pissotières et lavabos! Le fabricant, c\u2019est l\u2019entreprise japonaise Toto (je le sais, j\u2019ai triché et j\u2019ai soulevé le ruban gommé pour voir).Toto était pourtant le «partenaire officiel» et le fournisseur officiel des toilettes et de la plomberie des Jeux de Tokyo l\u2019été dernier.On comprendra que l\u2019entente ratifiée avec Tokyo n\u2019a pas été reconduite avec Pékin.L\u2019organisation avait cependant quand même besoin de toilettes, mais aura décidé de cacher la marque de commerce du fabricant à défaut de s\u2019être entendu avec lui pour une commandite.leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 JEUX DE PÉKIN 85 P H O T O S I A N B U S S I È R E S SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil JEUX DE PÉKIN 86 IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com LE SOLEIL À PÉKIN Moins impressionnante que le record de 29 médailles à PyeongChang en 2018 ou que les 14 médailles d\u2019or remportées à Vancouver en 2010, la récolte canadienne à Pékin, soit 24 médailles dont quatre en or, figure tout de même parmi les cinq meilleures de l\u2019histoire.Et les athlètes québécois ont joué un grand rôle dans cette performance.D\u2019autres médailles pourraient s\u2019ajouter samedi avec l\u2019épreuve du départ de masse en patinage de vitesse à laquelle Ivanie Blondin participera chez les femmes et l\u2019épreuve de la demi-lune en ski acrobatique masculin.Au moment d\u2019écrire ces lignes, le Canada était au troisième rang des pays pour le nombre total de médailles, devant les 22 médailles de l\u2019Allemangne, les 21 médailles des États-Unis et derrière les 27 du «Comité olympique russe» et les 34 de la Norvège.Le Canada est cependant dixième pour les médailles d\u2019or avec quatre, à égalité avec la France.La Norvège domine également cette catégorie avec 15 médailles d\u2019or.LA MOITIÉ Si on exclut la médaille d\u2019or en hockey féminin et celle en poursuite féminine en patinage de vitesse, des équipes dont font partie des Québécois, mais qui sont majoritairement composées d\u2019athlètes d\u2019autres provinces, les athlètes de la Belle Province sont responsables de la moitié des 24 médailles remportées par le Canada, dont la première médaille québécoise, l\u2019argent du skieur acrobatique Mikaël Kingsbury à l\u2019épreuve des bosses.C e t o t a l i n c l u t d e u x d e s médailles d\u2019or, celle du plan- chiste Maxence Parrot en slopes- tyle et celle au relais masculin 5000 m sur courte piste où les cinq patineurs, Charles Hamelin, Steven Dubois, gagnant de trois médailles, Pascal Dion, Jordan Pierre-Gilles et Maxime Laoun, sont originaires du Québec.Nul besoin donc de ressortir des boules à mites l\u2019éphémère «lys d\u2019or», qui soulignait bien maladroitement les performances des athlètes du Québec, puisque ceux- ci savent très bien tirer leur épingle du jeu aux Olympiques.AUTRES PROVINCES L e s at h l è te s o nt a r i e n s s o nt pour leur part responsables de cinq médailles.La patineuse de vitesse Isabelle Weidemann en ramène trois de Pékin, dont l\u2019or à la poursuite avec sa coéquipière ontarienne Ivanie Blondin et la Québécoise Valérie Maltais.Le skieur James Crawford a remporté le bronze au combiné et la skieuse acrobatique Rachael Karker a décroché le bronze à la demi-lune.La planchiste Meryeta O\u2019dine a participé à deux des quatre m é d a i l l e s d e l a C o l o m b i e - Britannique, le bronze en snow- boardcross et en snowboardcross par équipe mixte, qu\u2019elle partage ave c Él iot Grondin, de Sainte-Marie de Beauce, qui a aussi décroché l\u2019argent en snowboardcross.Les autres médaillées de Colombie- Britannique sont Marielle Thompson, qui a remporté l\u2019argent à l\u2019épreuve du ski cross, et la skieuse acrobatique Cassie Sharpe, médaillée d\u2019argent à la demi-lune.L\u2019Alberta revendique aussi deux médailles, le bronze de Christine de Bruin à l\u2019épreuve féminine du monobob en bobsleigh et la surprenante médaille de bronze en saut à ski à l\u2019épreuve par équipe mixte sur tremplin normal.Trois des membres de l\u2019équipe (Alexandria Loutitt, Matthew Soukup et Abigail Strate) sont Albertains alors que Mackenzie Boyd- Clowes est Ontarien.Quant à la Saskatchewan, elle ne compte qu\u2019un seul médaillé cette année, le planchiste Mark McMor- ris, qui a décroché le bronze en slopestyle.Grâce à l\u2019équipe nationale de curling masculin médaillée de bronze, dont seulement Brett Gallant n\u2019est pas originaire de Terre-Neuve (Gallant est natif de l\u2019Île-du-Prince-Édouard), la dixième province peut aussi revendiquer une médaille.Toutes les autres provinces seront rentrées bredouilles des Jeux olympiques.LE CANADA FAIT BONNE FIGURE GRÂCE AUX ATHLÈTES QUÉBÉCOIS Maxence Parrot a remporté l\u2019or en slopestyle.P H O T O L A P R E S S E C A N A D I E N N E , P A U L C H I A S S O N Éliot Grondin a décroché l\u2019argent en snowboardcross.P H O T O A F P , T O B I A S S C H W A R Z leSoleil SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 JEUX DE PÉKIN 87 POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB COMME TURIN En terme de total de médailles, la performance des athlètes canadiens à Pékin se situe à égalité avec les 24 médailles de Turin en 2006 et devant les 17 de Salt Lake City en 2002.Pour ce qui est de la récolte de médailles d\u2019or canadiennes, Pékin pointe au septième rang, derrière les six médailles d\u2019or de Nagano en 1998, mais devant les trois ramenées d\u2019Albertville en 1994.Pour ce qui est des athlètes des régions de Québec, Charlevoix et Chaudière-Appalaches, Éliot Grondin revient au Québec avec deux médailles au cou, Laurent Dubreuil ramène l\u2019argent de l\u2019épreuve de 1000 m en patinage de vitesse alors que les skieurs acrobatiques Lewis Irving et Miha Fontaine ont participé à la médaille de bronze à l\u2019épreuve mixte des sauts par équipe avec la Sherbrookoise Marion Thénault, sans oublier l\u2019attaquante Marie-Philip Poulin et la gardienne Ann-Renée Des- biens qui font partie de l\u2019équipe féminine médaillée d\u2019or en hockey sur glace.P H O T O L A P R E S S E C A N A D I E N N E , P A U L C H I A S S O N P H O T O L A P R E S S E C A N A D I E N N E , P A U L C H I A S S O N Laurent Dubreuil ramène l\u2019argent à l\u2019épreuve de 1000 m en patinage de vitesse.Miha Fontaine a gagné la médaille de bronze à l\u2019épreuve mixte des sauts par équipe en ski acrobatique.P H O T O L A P R E S S E C A N A D I E N N E , S E A N K I L P A T R I C K P H O T O A F P , W A N G Z H A O Valérie Maltais a remporté l\u2019or à l\u2019épreuve de pour suite par équipe, en patinage de vitesse longue piste.L\u2019équipe masculine a remporté l\u2019or au relais 5000 m, avec entre autres Charles Hamelin (à droite).Ann-Renée Desbiens a remporté la médaille d\u2019or en hockey féminin.P H O T O A F P , G A B R I E L B O U Y S P H O T O L A P R E S S E C A N A D I E N N E , P A U L C H I A S S O N SAMEDI 19 FÉVRIER 2022 leSoleil 152 0086483 Chez nous, c\u2019est Subaru.LA NOUVELLE OUTBACK 2022 Vos concessionnaires Subaru du Québec DESJARDINS SUBARU 999, avenue Galibois Québec 418 681-6000 OPTION SUBARU 1900, avenue Jules-Verne Québec 418 648-9518 LÉVIS SUBARU 4980, boul.Guillaume-Couture Lévis 418 833-1960 quebecsubaru.ca * La prime «Vive l\u2019hiver » équivaut à un rabais de 1% sur le taux de ?nancement offert à l\u2019achat ou à la location.Le rabais a été appliqué au paiement hebdomadaire annoncé.La prime ne s\u2019applique qu\u2019au ?nancement à l\u2019achat ou à la location de certains modèles 2022 sélectionnés, sur approbation de crédit des Services Financiers Subaru TCCI.Des conditions s\u2019appliquent.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.L\u2019offre est valide jusqu\u2019au 1er mars 2022.** L\u2019offre de location s\u2019applique au modèle illustré, la Outback 2.5i Commodité 2022 (ND2 CP), à transmission automatique, dont le prix de détail suggéré est de 33427$ (taxes en sus).L\u2019offre de location comprend 208 paiements de 92$ (taxes en sus) par semaine pour un terme de 48 mois avec 1000$ en comptant initial.Le premier paiement de 92$ est requis à la signature du contrat.Le montant total exigé avant le début de la location est de 1255,53$ (taxes incluses).La location est basée sur une allocation annuelle de 20000 km.Des frais de 0,10$/km seront facturés pour les kilomètres excédentaires.Les frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais de transport et de préparation, les droits spéci?ques sur les pneus neufs et les frais d\u2019administration sont inclus.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.L\u2019offre et les spéci?cations techniques peuvent changer sans préavis.Le ?nancement est offert sous réserve de l\u2019approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.L\u2019offre est en vigueur jusqu\u2019au 28 février 2022.Certaines conditions s\u2019appliquent.1.EyeSightMD est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019ef?cacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Outback et Subaru sont des marques déposées.Avec un acompte de 1000$.Montant total exigé avant le début de la location : 1255,53$ (taxes incluses).Location basée sur une allocation annuelle de 20000 km avec kilométrage additionnel de 0,10$ le km.Prix de détail suggéré de 33427$ Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus.208 paiements à partir de 92$** par semaine taxes en sus Location de 48 mois 1 2 à prise constante Chez nous, on garde notre cœur d\u2019enfant."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.