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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2022-04-30, Collections de BAnQ.

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[" info@ffgg.ulaval.ca UNE CARRIÈRE DURABLE Découvrez nos formations www.ffgg.ulaval.ca Je choisis la forêt, l\u2019environnement et le développement durable du territoire leSoleil samedi 30 avril 2022 1 L\u2019Association forestière des deux rives (AF2R), à la veille du mois de mai, Mois de l\u2019arbre et des forêts, est fière de collaborer avec Le Soleil et de nombreux partenaires afin de vous offrir ce cahier d\u2019information portant sur divers aspects de nos forêts et leur évolution à travers le temps.Bonne lecture ! En collaboration avec : 3 9 11 Les bioproduits forestiers Construire davantage en bois grâce au génie et aux produits d\u2019ici Ces villes qui se couvrent d\u2019arbres PROMOTION LA VITRINE 12 pAges forêt changement en La 2 samedi 30 avril 2022 leSoleil PROMOTION la forêt en changement L\u2019AF2R Acteur de changement pour nos forêts et nos communautés Pour la 15e édition de son cahier spécial, l\u2019Association forestière des deux rives (AF2R) vous présente La forêt en changement.Dans les pages qui suivent, vous découvrirez plusieurs aspects de la forêt et leur évolution à travers le temps, de leur histoire à leurs perspectives d\u2019avenir.Le changement, pour la forêt, n\u2019est pas seulement lié aux changements climatiques.C\u2019est aussi l\u2019évolution de la relation entre la forêt et l\u2019humain, le développement de meilleures pratiques d\u2019aménagement forestier pour la durabilité de la ressource, l\u2019innovation dans le secteur de la transformation du bois et dans l\u2019utilisation de ce matériau, ainsi que l\u2019espoir d\u2019un avenir où nos villes seront vertes et nos forêts riches en biodiversité.L\u2019AF2R est fière de participer à l\u2019évolution de ce secteur et d\u2019être un acteur de changement avec et pour la communauté.Par nos actions en éducation, conservation et verdissement, nous contribuons à la gestion durable des arbres et des forêts pour le maintien de la biodiversité et le bien-être de nos collectivités.Nous croyons et participons à faire du Québec un endroit où les gens profitent des bienfaits des arbres et où la forêt procure une ressource renouvelable et écologique, stimulant l\u2019économie et nous permettant de profiter d\u2019objets et de bâtiments fait d\u2019un matériau écologique, esthétique et chaleureux.Notre travail à l\u2019Association, comme la forêt, est en constant changement.Que ce soit en tant qu\u2019Association forestière Québec-Portneuf (1958), Association forestière Québec métropolitain (1975) ou Association forestière des deux rives (depuis 2010), notre équipe continue à adapter et à développer ses services sur son territoire, qui s\u2019étend sur toute la Capitale- Nationale et les MRC fluviales de la Chaudière-Appalaches.Découvrez l\u2019AF2R, nos projets actuels et à venir en consultant le www.af2r.org et en suivant notre page Facebook et Instagram.PAR L\u2019ASSOCIATION FORESTIÈRE DES DEUX RIVES Bénévole aidant à l\u2019entretien des sentiers au Mont Wright, un parc cogéré par l\u2019AF2R et la municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury.\u2013 Photo : AF2R Plantation d\u2019arbres à l\u2019école Notre-Dame-de-Foy à Québec par l\u2019équipe de l\u2019AF2R.\u2013 Photo : AF2R L\u2019aménagement forestier, est-ce vraiment durable ?L\u2019aménagement forestier, ce n\u2019est pas seulement l\u2019abattage des arbres, c\u2019est aussi la construction de chemins forestiers, le reboisement et l\u2019entretien des sites mal regénérés, le débroussail- lage, la récolte du bois, la répression d\u2019épidémies d\u2019insectes et de maladies, et bien plus encore ! D\u2019HieR à AujouRD\u2019Hui Lors de notre entretien téléphonique, Luc Bouthillier, ingénieur forestier et professeur titulaire de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique à l\u2019Université Laval, se montre optimiste face à l\u2019avenir.De la conférence nationale sur la régénération forestière, en passant par la Loi sur les forêts, le Rapport Brundtland et l\u2019Erreur boréale, jusqu\u2019à l\u2019actuelle Loi sur l\u2019aménagement durable du territoire forestier, il reconnaît que le secteur forestier a su démontrer sa capacité à s\u2019adapter aux changements au fil des années.Par le passé, les travaux forestiers n\u2019ont pas toujours été effectués de manière durable, faute d\u2019un manque de connaissances à l\u2019époque.Cepen dant, depuis 2013, la planification de l\u2019aménagement forestier est la responsabilité du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.Pour assurer une gestion saine et durable des forêts, le Ministère indique aux entreprises forestières les endroits précis où elles peuvent effectuer des travaux d\u2019aménagement forestier, la période, la quantité de bois, ainsi que les essences qui peuvent être récoltées et transformées.Là où iL y A Des ARbRes, iL y A De L\u2019espoiR Tel que le mentionne M.Bouthillier, « [la chose qui m\u2019étonne le plus dans le secteur], c\u2019est, depuis deux ans, la volonté de certains acteurs locaux de vouloir mettre la main à la pâte ».En effet, « cela laisse présager que la forêt fait bel et bien partie de la culture québécoise, y compris pour les Québécois en milieux urbains ».Le bois est l\u2019un des seuls matériaux à pouvoir stocker du carbone, et sa fabrication a une empreinte écologique beaucoup plus faible que la fabrication des matériaux concurrents (métal, acier, etc.).Pour réduire le carbone atmosphérique, nous avons donc avantage à substituer ces matériaux par des produits de la forêt.Cela n\u2019ouvre pas la porte à plus de coupes, mais nous oblige plutôt à mieux réfléchir à la manière de faire pousser les arbres et de les récolter.Aussi, au même titre que notre système de santé ou notre système scolaire, la foresterie est un secteur dans lequel les problèmes se complexifient avec le temps.Les experts se basent sur le régime actuel avec ses problèmes et ses défis, afin de bâtir un nouveau régime, mieux adapté à notre réalité et aux changements climatiques.La foresterie est donc en constante adaptation aux différentes réalités de son temps et, en plus de chercher à s\u2019améliorer, a tout ce qu\u2019il faut pour faire partie de la solution face aux enjeux environnementaux.PAR LAURENCE RICARD, chargée des communications, ForêtCompétences LA FORESTERIE ÉVOLUE. leSoleil samedi 30 avril 2022 3 PROMOTION la forêt en changement Les bioproduits forestiers Au Québec, la forêt offre une panoplie de produits et de services essentiels.De façon globale, elle permet l\u2019accès à un espace de qualité pour les loisirs, la détente et le travail.De son côté, le bois des forêts permet la fabrica­ tion de produits courants essentiels, comme les maté­ riaux de construction, le papier et le carton.Toutefois, c\u2019est à l\u2019échelle des molécules de l\u2019arbre que l\u2019on entre dans l\u2019univers des biopro- duits forestiers.Se distinguant des utilisations traditionnelles du bois, les bioproduits se divisent en deux catégories : les bioproduits issus de la chimie du bois et la bioénergie.Pour les produire, il faut extraire les différentes composantes du bois afin de les utiliser pour leurs multiples propriétés.bioéneRgie FoRestièRe La bioénergie peut être produite à partir de la « biomasse forestière » (voir encadré).Elle est obtenue lorsqu\u2019on brûle de la biomasse forestière dans un poêle ou une chaudière pour chauffer des bâtiments ou alimenter en énergie des usines.La bioénergie peut également servir à faire fonctionner différents types de moteurs.Par exemple, au Québec, des écorces provenant des scieries sont brulées afin de produire de l\u2019énergie utilisée dans la fabrication des pâtes et papiers.Une partie de cette éner gie est aussi transformée pour alimenter le réseau d\u2019Hydro-Québec.Il s\u2019agit d\u2019une des solutions utilisées pour gérer les périodes de pointe où la demande en énergie est plus forte, surtout l\u2019hiver.Les AvAntAges De LA bioéneRgie à bAse De biomAsse FoRestièRe Du Québec Il s\u2019agit d\u2019une forme d\u2019énergie renouvelable et à faible empreinte carbone.Sa matière première est locale, renouvelable et abondante.De plus, lorsque la bioénergie est substituée aux combustibles fossiles ou à des formes d\u2019énergies plus polluantes, elle permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre.Elle permet également de faire une utilisation optimale de chaque arbre récolté puisqu\u2019elle donne de la valeur ajoutée aux résidus de bois.Et ce secteur d\u2019activité contribue à la vitalité des communautés qui vivent de la forêt et de son aménagement.biopRoDuits issus De LA cHimie Du bois Le bois a fait son entrée dans les laboratoires.En effet, en extrayant et en transformant les constituants du bois que sont la lignine, la cellulose, les hémicelluloses et les matières extractibles, il est possible d\u2019utiliser leurs propriétés pour créer des produits de consommation plus verts et à valeur ajoutée.En effet, les bioproduits entrent dans la fabrication d\u2019une variété impressionnante de produits dans divers domaines comme la pharmaceutique, l\u2019alimentation, les cosmétiques, l\u2019hygiène, les transports et la plasturgie, et bien d\u2019autres.Que ce soit comme épaississants, texturants ou liants, ces extraits du bois con tiennent la composante essentielle au produit pour qu\u2019il remplisse sa mission.Voici quelques exemples : \u2022 Des extraits de cellulose sont utilisés en alimentation comme additifs pour donner à la crème glacée sa texture lisse, crémeuse et onctueuse; \u2022 La lignine permet de mélanger et de rendre fluides les différents ingrédients qui composent les shampoings; \u2022 Un extrait d\u2019hémicelluloses, au goût presque aussi sucré que le sucre, contribue à prévenir la carie dentaire.On le trouve aussi, notamment, comme substitut dans les gommes à mâcher sans sucre et les dentifrices; \u2022 Une matière extractible de l\u2019épinette noire peut être utilisée pour ses propriétés antimicrobiennes dans la conservation des pommes de terre, en remplacement d\u2019un pesticide populaire nocif pour la santé et l\u2019environnement.C\u2019est une découverte de chercheurs québécois ! pRomesses en sAnté et en enviRonnement ! Chaque découverte liée aux bénéfices que peuvent procurer les bioproduits forestiers, en remplacement d\u2019autres composantes plus polluantes, toxiques ou moins durables, permettra des gains environnementaux non négligeables dont nous serons les premiers à profiter.Et ce n\u2019est que le début : la recherche et le développement présentent des résultats prometteurs dans une panoplie de domaines, dont ceux de l\u2019environnement et de la santé.En matière d\u2019environnement, les changements climatiques nous obligent à modifier la façon dont nous produisons et consommons l\u2019énergie.L\u2019arrivée des biocarbu- rants à base de biomasse forestière, en particulier ceux destinés à l\u2019aviation, pourra être un jalon important dans la « décarbona- tion » du secteur des transports.Dans le domaine de la santé, les gains sont considérables grâce à la découverte des propriétés antiseptiques, antibactériennes, anti- fongiques, anti-inflammatoires, anti oxydantes et anesthésiantes de l\u2019une ou l\u2019autre des composantes du bois.Des recherches plus poussées pour comprendre et mieux utiliser les secrets du bois contre les maladies et les infections, n\u2019est- ce pas prometteur pour l\u2019avenir?*Notez que certains contenus sont tirés des tomes 2 et 3 de la publication « Applications surprenantes du bois » de Formabois.PAR LE MINISTÈRE DES FORÊTS, DE LA FAUNE ET DES PARCS Les constituants du bois Le bois est composé de : \u2022 40 à 50 % de cellulose, un sucre complexe qui forme des fibres et qui peut être transformé en d\u2019autres composés; \u2022 20 à 35 % de lignine, une protéine qui procure au bois sa dureté; \u2022 15 à 20 % d\u2019hémicelluloses, qui lient les fibres de cellulose entre elles; \u2022 2 à 8 % de matières extractibles, ces molécules qui confèrent à l\u2019arbre son odeur et sa couleur.La biomasse forestière Au Québec, elle est constituée de résidus du bois des scieries, comme les sciures, les planures, les copeaux et les écorces, et parfois également de branches.Convertie en bioénergie, elle peut notamment être utilisée à l\u2019état brut ou transformée en granules de bois, en charbon de bois ou en biocarburants.Granules de bois constitués de biomasse forestière pour utilisation dans un appareil de chauffage.\u2013 Photo : Shutterstock ?samedi 30 avril 2022 leSoleil PROMOTION la forêt en changement LA tRAnsFoRmAtion Des FoRêts Depuis Le 19e siècLe un savoir précieux pour préparer l\u2019avenir Les forêts québécoises ont été témoins des profonds changements qui ont boule­ versé le monde au cours des derniers siècles.On sait que le climat a changé avec la transition d\u2019une période rela­ tivement froide, le Petit Âge glaciaire, vers notre époque contemporaine caractérisée par un fort réchauffement des températures.En même temps, la période qui couvre les derniers siècles a aussi été celle de la colonisation européenne et de l\u2019industria­ lisation.L\u2019étude de ces bouleversements passés et de leurs impacts sur les caractéristiques écologiques des forêts peut nous aider à comprendre comment les forêts pourraient se transformer avec les changements climatiques à venir, mais aussi à développer des modes de gestion forestière plus durables.bouLeveRsements pAssés : L\u2019impAct Des HumAins Bien que les modes de gestion du territoire par les peuples autochtones restent malheureusement peu connus, on considère généralement que leurs impacts sur les forêts étaient relativement faibles et localisés.Sans comparaison, la colonisation européenne et l\u2019avènement de l\u2019exploitation industrielle des forêts ont représenté une augmentation considérable des pressions exercées par les sociétés humaines sur les forêts du Québec.Afi n de mieux comprendre ces changements passés, un important domaine de recherches s\u2019est développé au cours des 15 dernières années.étuDieR Les ARcHives D\u2019ARpentAge pouR cARtogRApHieR LA FoRêt D\u2019AntAn Comme les inventaires forestiers gouvernementaux ne sont apparus qu\u2019à partir de la deuxième moitié du 20e siècle, l\u2019étude des changements survenus avant cette période doit se baser sur des sources de données plus anciennes et pour le moins singulières : les archives d\u2019arpentage.À partir de la fi n du 18e siècle, des centaines d\u2019arpenteurs accompagnés de leurs équipes ont sillonné le Québec pour y démarquer les limites des nouveaux cantons ouverts à l\u2019installation des colons.Comme le mandat exigeait aussi de décrire les ressources potentielles pour les futurs habitants, les centaines de carnets de notes laissés par ces arpenteurs foisonnent de renseignements sur les forêts de cette époque.Plusieurs centaines de milliers de listes d\u2019essences d\u2019arbres extraites de ces carnets ont permis de précisément cartographier la composition des forêts du 19e siècle dans le sud du Québec.Cet exercice brosse un portrait de forêts dominées par les essences résineuses : épinettes, sapin, pins, pruche et thuya y étaient les espèces les plus abondantes.Ces essences étaient aussi caractérisées par une croissance lente et une longue durée de vie.Depuis le 19e siècle, les essences feuillues à croissance plus rapide et durée de vie plus courte telles que les érables, les peupliers et le bouleau blanc sont devenues plus abondantes que les conifères autrefois dominants.Un examen plus approfondi a permis de trancher sur les causes de cette transformation : ce sont principalement les activités humaines liées à la colonisation européenne et à l\u2019exploitation industrielle des forêts qui ont provoqué ces changements.En comparaison, les effets des changements climatiques sur la composition des forêts pendant cette période ont été soit minimes, soit complètement indécelables.Des ARbRes pLus jeunes et pLus cHétiFs Une deuxième source de données originale a été extraite des inventaires conduits par des compagnies forestières au début du 20e siècle.Des dizaines de milliers de placettes d\u2019inventaires forestiers réalisées sur le terrain entre 1925 et 1930 ont alors permis de mieux comprendre comment la structure des forêts a changé.Les changements sont frappants : les arbres âgés de gros diamètre représentaient une proportion majeure du volume de total de bois au début du 20e siècle.En comparaison, les forêts actuelles sont caractérisées par un volume total de bois équivalent, mais ce dernier est constitué d\u2019une beaucoup plus forte densité de jeunes arbres de faibles diamètres.peRspectives D\u2019AveniR : L\u2019AménAgement DuRAbLe De nos FoRêts Ces nouvelles connaissances ouvrent des perspectives pour mieux appréhender l\u2019avenir de nos forêts.Premièrement, ces recher ches ont montré que les forêts ont été principalement transformées par l\u2019exploitation forestière et les autres activités humaines, alors que l\u2019augmentation des températures depuis le 19e siècle n\u2019a eu que peu d\u2019effets.Autrement dit, les forêts n\u2019ont pas encore eu le temps de s\u2019adapter au réchauffement climatique du 20e siècle, ce qui n\u2019augure rien de bon avec les augmentations de température encore plus rapides et intenses prévues pour les prochaines décennies.Dans ce contexte, ces recherches offrent également un cadre de réfé rence pour aménager les forêts tout en visant à restaurer certaines de leurs caractéristiques écologiques détériorées au cours des nombreuses décennies d\u2019exploitation.Le premier objectif est de rétablir une plus grande proportion d\u2019essences résineuses à durée de vie longue dans le couvert forestier, de manière à éviter que les forêts ne soient dominées que par un petit nombre d\u2019espèces adaptées aux activités humaines.Cependant, les essences devront être judicieusement choisies de manière à être adaptées aux changements climatiques prévus pour l\u2019avenir.Deuxièmement, il est essentiel que l\u2019aménagement forestier du 21e siècle vise à maintenir une plus grande proportion d\u2019arbres âgés et de larges diamètres dans les forêts.Prises dans leur ensemble, de telles mesures permettront de maintenir la biodiversité associée à nos forêts tout en garantissant un approvisionnement en ressources forestières de qualité pour les générations futures.PAR VICTOR DANNEYROLLES, Département de Géomatique appliquée, Université de Sherbrooke ET DOMINIQUE ARSENEAULT, Département de biologie, chimie et géographie, Université du Québec à Rimouski Camp d\u2019arpenteurs dans la région de Matane en 1869.\u2013 Photo : F.X.Labelle/ Bibliothèque et Archives Canada/C- 17695.Cartes comparant la distribution et l\u2019abondance relative des épinettes et des érables entre le 19e siècle et le 21e siècle.\u2013 Photo : Laboratoire de Dominique Arseneault, UQAR Ces reCher Ches ont montré que Les forêts ont été prinCipALement trAnsformées pAr L\u2019expLoitAtion forestiÈre et Les Autres ACtiVités humAines ALors que L\u2019Augmen tA tion des tempérAtures depuis Le 19e siÈCLe n\u2019A eu que peu d\u2019effets. leSoleil samedi 30 avril 2022 5 PROMOTION la forêt en changement LA DRAve Voyager dans le passé pour prédire la forêt de l\u2019avenir La forêt boréale est le deux iè me plus grand biome terrestre au monde, couvrant environ 25 % de la forêt mondiale avec ses 14 millions de km2.Actuel lement, les deux tiers de cette surface sont exploi­ tés pour produire 37% du bois mondial, faisant de l\u2019exploi­ tation forestière un moteur économique central des pays boréaux, dont le Québec.Malheureusement, les changements climatiques aggravent les perturbations naturelles de cet écosystème en augmentant notamment la fréquence et la sévérité des incendies de forêt, des épidémies d\u2019insectes et des chablis (arbres déracinés ou rompus), ce qui aura des conséquences tant sur l\u2019écologie forestière que sur l\u2019économie de ces régions.En retraçant la réaction des forêts face aux perturbations du passé, nous pouvons mieux prévoir les réactions futures de la forêt face à l\u2019aggravement de ces perturbations et mieux nous y préparer.étuDieR L\u2019HistoiRe Des peRtuRbAtions : un DéFi Reconstruire l\u2019historique des perturbations naturelles et anthropiques (d\u2019origine humaine) des forêts ainsi que leurs impacts est toujours un grand défi au niveau technique et scientifique.Les approches dendro- chronologiques (étude des cernes de croissance) font partie des principaux outils utilisés pour reconstruire les régimes de perturbations naturelles et les interactions avec le vivant et le non-vivant du passé.Malgré le fait que le feu, les épidémies d\u2019insectes et les chablis soient les trois perturbations principales affectant la composition des forêts boréales québécoises, la recherche dendro chro no logique est limitée encore aujourd\u2019hui.La principale raison de ce manque de recherche est la difficulté de trouver des échantillons capables de remonter suffisamment loin dans le temps.En effet, une grande partie des forêts primaires a été coupée au cours des deux derniers siècles et la perspective historique est, de plus, limitée par la durée de vie des arbres.tRouveR Du vieux bois pouR étuDieR LA FoRêt pRéinDustRieLLe Afin de remonter le temps, l\u2019échantillonnage de poutres en bois provenant d\u2019anciens bâtiments est une option très intéressante dans différents pays.Toutefois, le territoire a été colonisé très récemment au Québec, rendant impossible la reconstruction de longues séries temporelles à partir des bâtiments québécois.Une autre option pour les études dendrochronologiques est le bois submergé dans le fond de nos lacs depuis de longues périodes, mais ces échantillons sont difficiles et coûteux à collecter.Les études utilisant ce bois ont donc un nombre d\u2019échantillons souvent très faible, ce qui empêche de fournir des résultats fiables sur la reconstruction des régimes de perturbations naturelles.Le bois De DRAve comme témoins Du pAssé Au 19e siècle, la foresterie avait pour principal objectif d\u2019extraire le bois de la forêt et de le transporter sur son site de transformation.Les billes de bois extraites par l\u2019industrie forestière en Abitibi-Témiscamingue et dans de nombreuses autres régions du monde étaient initialement transportées par les cours d\u2019eau à cause du manque d\u2019infrastructures, une technique d\u2019acheminement appelée la drave.Les coupes forestières ainsi que la drave ont alors fortement modifié les paysages boréaux et tempérés.L\u2019un a transformé les forêts, l\u2019autre a profondément modifié les rivières et les lacs par la construction de barrages et par l\u2019excavation de sédiments et des berges pour rendre les cours d\u2019eau plus rectilignes.Durant cette période, un nombre important des billes de bois transportées se sont retrouvées au fond des lacs utilisés par la drave, et s\u2019y trouvent toujours aujourd\u2019hui.Le bois de drave pourrait donc être une solution au problème d\u2019échantillons de bois submergé.Ces arbres enfouis au fond des lacs depuis l\u2019époque de la drave offrent une occasion unique de fournir un nombre important d\u2019échantillons essentiels à la reconstruction des perturbations forestières et de l\u2019état de notre forêt préindustrielle.L\u2019étude de ce bois par dendrochro- nologie permettra de mieux comprendre comment les écosystèmes forestiers réagiront face au plus grand défi de l\u2019humanité : les changements climatiques.étuDieR Le bois De DRAve pouR nous pRépAReR Au FutuR C\u2019est dans ce contexte que l\u2019équipe du Groupe de recherche en écologie de la MRC Abitibi (GREMA) commence cette année un projet de recherche qui vise à analyser plusieurs milliers d\u2019échantillons de bois de drave.Ceux-ci ont été prélevés sur des arbres submergés dans les cours d\u2019eau de l\u2019Abitibi- Témiscamingue et de la Mauricie, deux régions fortement touchées par la drave.Ces échantillons permettront pour la première fois de reconstituer un portrait de la forêt préindustrielle avant qu\u2019elle ne soit modifiée par l\u2019homme.Ils permettront également de retracer la dynamique du régime de perturbation naturelle du passé pour mieux comprendre le fonctionnement des forêts du Québec, mais aussi pour estimer l\u2019impact que la drave a eu sur nos écosystèmes.Ce projet apportera donc de précieuses informations sur les impacts de la foresterie sur le paysage forestier, sur les peuplements forestiers originels, sur les perturbations anthropiques et naturelles du passé.Ces données permettront d\u2019émettre les recommandations nécessaires à la gestion durable de la forêt québécoise dans des conditions d\u2019exploitation et de changements climatiques futurs.PAR MIGUEL MONTORO GIRONA, JULIE-PASCALE LABRECQUE-FOY, AMÉLIE BERGERON, CRISTIANO VIEIRA, MARC-ANDRÉ GEMME, FABIO GENNARETTI, ET GUILLAUME GROSBOIS, GREMA, Université du Québec en Abitibi- Témiscamingue Miguel Montoro Girona en train d\u2019examiner les échantillons de bois de drave après l\u2019extraction des billes au Témiscamingue, été 2021.\u2013 Photo : Guillaume Grosbois, GREMA, UQAT 6 samedi 30 avril 2022 leSoleil PROMOTION la forêt en changement La cueillette sauvage pour mieux s\u2019adapter au changement La plupart des Québécois ont cette chance unique dans le monde d\u2019avoir accès à une forêt à proximité pour se res­ sourcer.Marcher en nature nous permet notamment de ralentir et de nous accorder au rythme plus lent de la forêt.Comparée à nos vies urbaines frénétiques, la vie des forêts nous semble au ralenti.Comme si le temps s\u2019y était arrêté et que se répétaient les mêmes phénomènes et comportements depuis la nuit des temps.Mais c\u2019est se tromper que de percevoir les écosystèmes forestiers comme fixes et figés, autant en est-il de la relation entre les humains et les forêts.peRcevoiR Le cHAngement DAns LA nAtuRe Qui nous entouRe Ce que l\u2019on appelle la succession forestière est cette constante transformation qu\u2019effectue la forêt afin de s\u2019adapter aux conditions changeantes.Aujourd\u2019hui, nous vivons à une époque où ces conditions s\u2019accélèrent.Par les changements climatiques bien sûr, mais aussi les espèces végétales inva- sives et les insectes exotiques qui, n\u2019ayant pas coévolué avec nos écosystèmes, n\u2019ont pas de compétition naturelle.Ils changent donc de manière irréversible les communautés végétales et animales qui nous entourent.Les scientifiques qui étudient ces questions \u2013 et ceux parmi les citoyens qui portent attention à la nature autour d\u2019eux \u2013 sont bien conscients des transformations qui s\u2019opèrent.Que ce soit les frênes et les hêtres qui meurent en masse, les sécheresses d\u2019été plus longues et plus fréquentes ou le nerprun qui envahit les sous-bois, il peut être angoissant de réaliser que nous vivons une ère de grand bouleversement.LA cueiLLette sAuvAge pouR mieux compRenDRe LA nAtuRe et LA pRotégeR À tous ceux qui réalisent ainsi l\u2019ampleur de la situation, j\u2019aimerais leur dire de ne pas baisser les bras.Bien que nos moyens individuels pour arrêter ou même ralentir ces changements soient limités en tant que citoyens, nous pouvons toutefois nous éduquer à l\u2019adaptation que ces changements demandent.Il est du devoir de notre génération que d\u2019apprendre à mieux connaître et interagir avec ces nouveaux écosystèmes et à tenter de trouver des moyens d\u2019intervention qui soient bénéfiques pour la nature et pour l\u2019humain.La cueillette sauvage est en ce sens l\u2019une des meilleures activités nous permettant de créer ce lien qui nous guidera dans l\u2019adaptation future.En effet, le fait d\u2019aller cueillir plantes et champignons pour notre garde-manger ou notre pharmacie est l\u2019une des meilleures façons d\u2019apprendre à mieux connaître nos écosystèmes.La redécouverte de la cueillette sauvage et sa popularité croissante auprès d\u2019un public averti participent à tisser un lien plus profond entre les habitants du Québec et leurs forêts.Lorsqu\u2019un citoyen s\u2019intéresse ou s\u2019initie à la cueillette sauvage, il prend alors conscience des richesses et de l\u2019importance de nos écosystèmes et est alors plus enclin à vouloir les protéger.De plus, il ne faut pas négliger l\u2019apport que la cueillette peut avoir sur la santé et le bien-être de chacun, non seulement par l\u2019activité physique qu\u2019elle procure, mais aussi par des apports nutritionnels qui sont d\u2019une richesse inégalée.tout sAvoiR suR LA cueiLLette sAuvAge Pour découvrir cette activité qui semble si simple, il ne s\u2019agit pas uniquement de lire un livre d\u2019introduction sur les plantes et mâchouiller tout ce qui nous tombe sous la main.Pour seulement effleurer la question, il faut être curieux de botanique, de biologie, d\u2019écologie, de mycologie.et surtout d\u2019histoire qui nous renseigne sur l\u2019utilisation que les humains ont faite de ces plantes, en particulier les autochtones.En effet, certains premiers colons ont hérité de ce savoir par leur interaction avec les Premières Nations.Jacques Cartier et ses compagnons n\u2019auraient pas pu survivre sans ce savoir.Ensuite, la répartition de ces connaissances dans la population euroquébécoise qui colonisa la plaine du Saint- Laurent est un angle mort de notre histoire.Ici et là, on peut encore entendre l\u2019histoire d\u2019un héritage matrimonial où nos grand-mères faisaient des confitures de « berries » qui, selon la région, étaient cuisinées à partir de quatre-temps, de maïanthème du Canada, de cerises à grappes, de pimbina, de fraises sauvages.Aujourd\u2019hui, avec l\u2019importance du développement durable, le souci de se nourrir sainement et de façon respectueuse de l\u2019environnement et l\u2019envie de retourner à un mode de vie plus près de la nature, les gens ont à nouveau un intérêt pour les produits du terroir et l\u2019approvisionnement local.On souhaite se reconnecter à notre histoire et à notre terre, et la cueillette sauvage accomplit à merveille cette mission.Le mARcHé gRAnDissAnt Des pRoDuits FoRestieRs non Ligneux Cependant, partir explorer le territoire afin de s\u2019approvisionner en « forestibles » n\u2019est pas accessible à tous.Pour ce faire, nous avons la chance de compter sur des éco- entrepreneurs respectueux de la ressource qui amènent ces saveurs dans les assiettes des ménages et participent à la conservation de leur terroir.Ceux qui font de la cueillette ou de la culture de ces ressources leur gagne-pain en sont aussi, la plupart du temps, les plus ardents protecteurs.L\u2019Association pour la commercialisation des produits forestiers non ligneux (ACPFNL) travaille à la diffusion de bonnes pratiques de cueillette sauvage et soutient les initiatives d\u2019agroforesterie qui, nous l\u2019espérons, feront multiplier les opportunités de remplir nos paniers de cueillette aux quatre coins du territoire.Et cela même dans les changements que nous vivons.Contactez-nous pour toute information concernant le monde fabuleux de la cueillette sauvage ! PAR SAM CHAIB, ACPFNL La cueillette implique aussi des risques ! Assurez-vous de connaître les espèces toxiques en premier lieu, comme cette amanite vireuse.\u2013 Photo : Mycoquébec Même dans les écosystèmes les plus dégradés se trouvent des merveilles.La morille, par exemple, pousse après des feux de forêt d\u2019envergure.\u2013 Photo : Creative commons Plusieurs plantes invasives sont comestibles.Les pousses de renouée du Japon appelés asperges de Pan font d\u2019excellents légumes printaniers.\u2013 Photo : AFA Sommets leSoleil samedi 30 avril 2022 7 PROMOTION la forêt en changement La forêt privée, une richesse collective La forêt privée est la forêt qui entoure les villes et villages.Elle représente 17 % de toutes les forêts productives au Québec.Elle n\u2019appartient pas à l\u2019État, mais à un agriculteur, un ouvrier, un professionnel ou un retraité.Ce territoire forestier privé est détenu en petites parcelles par 133 700 individus, familles, petites entreprises et grandes corporations.Certains sont des producteurs fores tiers de longue date, fiers des billots qu\u2019ils coupent année après année, souvent depuis des générations.D\u2019autres sont des amants de la nature, qui trouvent leur bonheur à posséder un petit coin de forêt.D\u2019autres encore sont des héritiers, profondément attachés à un patrimoine de leur histoire familiale.Beaucoup sont un peu de tout cela à la fois ! poRtRAit Des FoRêts pRivées Au Québec La grande majorité des propriétaires de forêts privées ne possèdent que des petits domaines.La plupart mesurent moins d\u2019une cinquantaine d\u2019hectares \u2014 le fameux terrain de football, qui sert d\u2019étalon de superficie, mesure un peu plus d\u2019un demi- hectare.La durée de possession de ces lots boisés est très souvent de plus de 20 ans et le mode d\u2019acquisition du premier lot boisé est principalement le transfert d\u2019un membre de la famille.Leur localisation est à proximité des milieux de vie, la distance entre le boisé et le lieu de résidence du propriétaire est de moins de 1 km dans plus de 50 % des cas.Entre janvier et décembre 2021, les producteurs forestiers visés par les 13 plans conjoints de producteurs de bois du Québec ont mis en marché environ 6,7 millions de mètres cubes (m3) de bois, toutes essences confondues.Quelque 78 % des livraisons de bois en provenance de la forêt privée ont été destinées aux usines de sciage, 11 % aux usines de pâtes et papiers et 11 % aux usines de panneaux et autres utilisations.Ces volumes ne tiennent pas compte de la récolte de bois de chauffage estimée à 1,8 M m3 chaque année.Ne soyez pas inquiet de la capacité de production de la forêt privée, car plus de 2 millions de mètres cubes de bois rond sont toujours disponibles annuellement pour la vente.La valeur des livraisons de bois rond en provenance de la forêt privée s\u2019élève à 475 millions de dollars.Cette proportion de bois récolté en forêt privée contribue à 21 % des approvisionnements de bois rond de l\u2019industrie forestière au Québec.Le portrait économique des activités sylvicoles en forêt privée permet de recenser 20 206 emplois et un chiffre d\u2019affaires de 4,3 milliards de dollars de la forêt à l\u2019usine de 1re et 2e transformation du bois.impActs De LA Récente HAusse Des pRix  Malgré ces chiffres bien impressionnants, un fait demeure : la récolte de bois doit présenter une opportunité financière suffisamment lucrative pour rémunérer le travail du producteur et de ses sous-traitants.Selon le président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), M. Pierre-Maurice Gagnon, « le prix offert pour le bois rond des producteurs n\u2019a pas augmenté du tout dans la majorité des régions du Québec malgré la hausse fulgurante du prix des produits de construction en bois.Cela crée de l\u2019insatisfaction chez plusieurs producteurs forestiers qui voient en contrepartie leurs coûts d\u2019exploitation augmenter.Il faut trouver des solutions pour rémunérer équitablement l\u2019ensemble des acteurs de la filière si on désire exploiter tout le potentiel des forêts privées.Cela permettra d\u2019accroître les volumes de bois produits puis transformés au Québec et ainsi pallier en partie la pénurie de matériaux en bois qui se dessine ».Le site Web prixbois.ca permet de comparer facilement l\u2019offre des acheteurs pour votre bois.LA vALeuR écoLogiQue Des FoRêts pRivées La mise en valeur des forêts privées permet aux propriétaires forestiers de jouer un rôle clé, d\u2019accroître la richesse collective tout en contribuant activement à la lutte aux changements climatiques.En plus de la captation de carbone atmosphérique par les forêts, la transformation du bois récolté par les producteurs permet de séquestrer du carbone sur de longues périodes.Les forêts privées sont généralement situées sur des terres fertiles bénéficiant d\u2019un climat plus clément.La réalisation de travaux sylvicoles incluant les plantations réduit la vulnérabilité des forêts aux épidémies d\u2019insectes et aux incendies, et augmentent les volumes de carbone séquestrés dans les peuplements forestiers aménagés.La récolte et la transformation du bois en produits forestiers durables à faible empreinte carbone permettent aussi d\u2019emmagasiner du carbone sur le long terme.De plus, si ces produits du bois remplacent des matériaux présentant un bilan carbone moins intéressant, comme le béton, l\u2019aluminium, l\u2019acier ou le plastique, l\u2019effet est doublé.Ces forêts que vous avez sous les yeux, elles sont saines, productives et gérées depuis des décennies par des forestiers privés fiers d\u2019en prendre soin ! Source : Fédération des producteurs forestiers du Québec.La forêt privée chiffrée, 2021, révisée juillet 2021, 36 pages.PAR CAROLINE HOUDE, ing.f., directrice adjointe à la foresterie, Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec 5185, rue Rideau, Québec 418 872-0770 \u2022 www.spfrq.qc.ca Au service des forestiers privés et fier de leur appui La forêt privée de la grande région de Québec, c\u2019est : \u2022 14 500 propriétaires forestiers; \u2022 940 000 hectares de forêts privées; \u2022 909 500 mètres cubes solides de bois récoltés en 2021; \u2022 52 millions de dollars de ventes aux usines de transformation; \u2022 65 usines de transformation; \u2022 4 600 emplois associés aux activités sylvicoles en forêts privées excluant la transfor­ mation du bois.Ces forêts priVées que Vous AVez sous Les yeux, eLLes sont en sAnté ! Photo : SPFRQ 8 samedi 30 avril 2022 leSoleil PROMOTION la forêt en changement Le DéveLoppement DuRAbLe un choix de carrière en pleine expansion L\u2019aménagement durable du territoire constitue un défi où plusieurs enjeux doivent être pris en compte.Ce processus complexe vise à assurer un développement territorial qui respecte trois principes fon­ damentaux : l\u2019environnement, le bien­être de la société et le développement économique.L\u2019essor de ce domaine a contribué à la création de nouvelles formations et permet plusieurs possibilités de carrière touchant à divers secteurs dont la foresterie, mais aussi le milieu municipal, les organismes de santé publique, le secteur hôtelier et les industries manufacturières pour n\u2019en nommer que quelques-uns.Le secteuR FoRestieR, un miLieu RempLi De DéFis Dans le secteur forestier, les trois fondements du développement durable sont présents et se confrontent parfois à tous les niveaux.Que ce soit la prise en compte des aspects environnementaux, l\u2019acceptabilité sociale des interventions, l\u2019optimisation des retombées économiques, les trois volets sont indissociables et comportent plusieurs défis pour arriver à un équilibre permettant une gestion durable des forêts.Le baccalauréat en aménagement et environnement forestiers et celui en opérations forestières sont les deux principales formations offertes permettant de devenir ingé nieur forestier.Ces professionnels sont responsables de la confection des plans d\u2019aménagement forestier durable.Plusieurs des diplômés en génie forestier travaillent à différents niveaux et interviennent de plusieurs façons en développement durable.Certains évoluent pour des organismes de gestion faunique comme les Zecs, pourvoiries ou réserves fauniques.Ils contribuent alors à apporter des solutions permettant des choix d\u2019aménagement répondant aux besoins des habitats fauniques ou une meilleure intégration visuelle dans le paysage.Certains professionnels agissent aussi dans le domaine de la foresterie urbaine pour la gestion des arbres de rue.Ils effectuent entre autres le suivi des maladies ou insectes pouvant affecter les arbres et ainsi assurent la protection des arbres et boisés ou encore prennent part à la végétalisation du territoire par la plantation d\u2019arbres.Que ce soit pour la mise en place de la certification environnementale, le suivi de la chaîne de traçabilité, le respect des normes d\u2019intervention et de la réglementation ou la gestion d\u2019aires protégées, les défis sont nombreux dans le milieu forestier.Le DéveLoppement DuRAbLe, Au cœuR De nombReux secteuRs  En plus du domaine forestier, les principes du développement durable sont intégrés dans plusieurs autres sphères d\u2019activités.De nouvelles pratiques de planification et d\u2019action se développent dans les collectivités, à différentes échelles territoriales, en fonction des principes du développement durable.Pour répondre aux nombreux besoins en matière de main- d\u2019œuvre en développement durable, un nouveau baccalauréat en développement durable du territoire a été créé à l\u2019Université Laval.Ce baccalauréat permet de former des professionnels en mesure de participer, de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies de développement durable qui tiennent compte tout autant des aspects fondamentaux de l\u2019aménagement du territoire que des besoins des communautés auxquelles il s\u2019adresse.Les principes, les concepts et les méthodes propres aux disciplines du développement durable et du territoire y sont étudiés (sociologie, économie, environnement, science politique, droit foncier, aménagement, géographie, foresterie, agriculture, etc.).La Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l\u2019Université Laval offre aussi, depuis quelques années, un certificat en développement durable pouvant être suivi entièrement à distance ou en classe.Les cours touchent à des domaines aussi variés que la responsabilité sociale des entreprises, les changements climatiques, le tourisme durable, le patrimoine, les enjeux éthiques, les politiques, l\u2019économie de l\u2019environnement, l\u2019aménagement durable, etc.La formation idéale pour les professionnels qui désirent se perfectionner à distance ! Les peRspectives De cARRièRe en DéveLoppement DuRAbLe Les besoins de spécialistes dans ce domaine sont grands et les possibilités sont multiples.De nombreuses organisations publiques et privées sont actuellement engagées dans des démarches de développement durable qui se traduisent généralement par une demande de travailleurs qualifiés en la matière, tout particulièrement du côté des organisations publiques.De plus en plus de postes de conseillers en développement durable apparaissent dans des organismes de santé publique, des ministères, des municipalités, des MRC, des entreprises privées, des organismes environnementaux et même des entreprises hôtelières.C\u2019est un domaine en pleine effervescence ! Exemples de tâches pour ces diplômés : \u2022 Conseiller des spécialistes, des élus, des preneurs de décisions et la population sur des enjeux en déve loppement durable du territoire; \u2022 Participer à la conception et à la mise en œuvre d\u2019une stratégie de développement durable en tenant compte des aspects fondamentaux de l\u2019aménagement du territoire, du potentiel des organisations et des besoins des communautés; \u2022 Accompagner les administrations publiques et les entreprises privées dans la résolution de problématiques du développement durable du territoire.Les entreprises privées et les organisations publiques doivent maintenant prendre en compte les attentes de la société sur le plan du développement durable et adapter leurs pratiques en conséquence.Ainsi, les employeurs ont de plus en plus besoin de professionnels ayant une formation en développement durable afin de prendre en compte cette nouvelle dimension sociale et d\u2019améliorer la performance de leur organisation à ce chapitre.En savoir plus sur ces formations : www.ffgg.ulaval.ca/programmes- etudes Pour information : info@ffgg.ulaval.ca PAR VÉRONIQUE AUDET, ing.f., responsable de promotion et d\u2019information sur les études, Université Laval « Grâce aux 12 pépinières forestières privées, près de 100 millions de plants forestiers sont livrés chaque année dans le cadre du programme de reboisement des forêts publiques et privées du Québec.Grâce à la qualité et la diversité des produits cultivés par nos membres, les plants s\u2019intègrent naturellement à notre écosystème.» La foresterie urbaine : au cœur des défis de développement durable du territoire.\u2013 Photo : Martine Lapointe, FFGG, ULAVAL Étudiants en génie forestier lors d\u2019une formation pratique en écologie et sylviculture.\u2013 Photo : Martine Lapointe, FFGG, ULAVAL leSoleil samedi 30 avril 2022 9 PROMOTION la forêt en changement Construire davantage en bois grâce au génie et aux produits d\u2019ici Une part considérable de l\u2019impact environnemental d\u2019un bâtiment est déterminée dès sa construction, par les matériaux que l\u2019on choisit d\u2019utiliser.En recourant au bois, matériau renouvelable par excellence, on parvient à réduire cette empreinte écologique.Propulsée par ses avantages environne­ mentaux, mais aussi par son attrait esthétique, la cons­ truction en bois a le vent dans les voiles au Québec et partout dans le monde.bâtiments en bois : pLus HAuts, pLus soLiDes, pLus nombReux On cherche ainsi à utiliser du bois pour construire le plus grand nombre de bâtiments possible.Au Québec, la quasi-totalité des maisons unifamiliales en est déjà composée.Par contre, le système de construction utilisé dans celles- ci, qu\u2019on appelle l\u2019ossature légère, a ses limites.On ne peut actuellement l\u2019utiliser que pour la cons- truc tion de bâtiments de six étages ou moins.Pour bâtir plus haut, ou pour construire des immeubles industriels, institutionnels et commerciaux qui devront répondre à des besoins différents, il faut recourir à d\u2019autres systèmes constructifs en bois.Ces types de bâtiments sont encore souvent construits à partir d\u2019acier ou de béton, bien que dans de nombreux cas, le bois est un matériau totalement approprié ! Parmi les autres systèmes constructifs en bois, on peut nommer la construction à poteaux-poutres et la construction en panneaux massifs.Dans le premier cas, on remplace la multitude de montants qui composent les murs du système à ossature légère par un nombre réduit de colonnes ou de poteaux, placés verticalement et qui soutiennent les poutres sur lesquelles reposent l\u2019étage supérieur ou le toit.La construction en panneaux massifs utilise quant à elle des panneaux de bois pour former les murs et les planchers et qui assurent par eux-mêmes la résistance de la structure.Ces systèmes peuvent aussi être combinés et utilisés dans des constructions hybrides.Le mAtéRiAu bois Repensé Il existe aujourd\u2019hui une grande variété de produits d\u2019ingénierie structuraux destinés à la construction et fabriqués au Québec.Des entreprises d\u2019ici ont développé une expertise considérable en la matière, parvenant à concevoir, à partir du bois récolté dans nos forêts, des produits novateurs utilisés dans des bâtiments de tous gabarits !  Parmi les plus connus, mentionnons le bois lamellé-collé et le bois lamellé-croisé.Le premier est utilisé pour la fabrication de poteaux et de poutres, alors que le second est utilisé sous la forme de panneaux massifs.Le bois lamellé-collé est composé de lamelles de bois, constituées elles-mêmes de pièces de bois de construction jointées pour obtenir la longueur désirée à l\u2019aide d\u2019adhésifs structuraux.Ces lamelles sont par la suite empilées les unes par-dessus les autres et assemblées, toujours à l\u2019aide d\u2019adhésifs, pour obtenir la dimension finale de l\u2019élément structural.Le bois lamellé-collé peut aussi être cintré pour former de grandes arches que l\u2019on utilise pour la construction de stades sportifs.Quant au bois lamellé-croisé, communément appelé CLT, il convient parfaitement aux immeubles de hauteur moyenne.Les panneaux sont fabriqués en empilant, perpendiculairement, plusieurs couches de bois de construction.comment peut-on gARAntiR LA RésistAnce De teLs pRoDuits ?C\u2019est ici que toute l\u2019ingéniosité humaine entre en jeu.La variabilité naturelle du bois est prise en compte par des normes et des calculs dérivés d\u2019essais de résistance mécanique.Les produits d\u2019ingénierie structuraux nécessitent en général que le bois utilisé subisse un classement préalable lors duquel on identifie les défauts qui y sont présents, comme les nœuds et l\u2019angle du fil.Pour encore plus de précision, on mesure aussi sa rigidité, soit la force nécessaire pour déformer la pièce de bois.Des essais de résistance réalisés sur une grande quantité d\u2019échantillons ont permis de relier directement la rigidité à la résistance.Ainsi, en se basant sur les relations établies entre les défauts présents dans le bois, sa rigidité et sa résistance, on peut calculer la charge que pourra supporter le produit fabriqué sans avoir à l\u2019endommager ! Grâce à ces procédés, on détermine quelles pièces peuvent être utilisées et aussi à quel endroit.Des normes de fabrication, basées sur des essais mécaniques et des calculs, proposent en quelque sorte des recettes pour assembler les différents composants du produit de façon à obtenir la résistance visée.En usine, des essais de contrôle qualité sont réalisés à différentes étapes de la production pour s\u2019assurer que les éléments fabriqués répondent aux normes.De cette façon, on obtient des produits d\u2019une grande résistance et qui seront sécuritaires pour les occupants ! Le plus incroyable dans tout cela, c\u2019est que la fabrication de ces produits d\u2019ingénierie permet d\u2019utiliser encore plus rationnellement la matière première venant de nos forêts.Mais il s\u2019agit ici d\u2019une autre histoire qui fera l\u2019objet d\u2019un prochain article ! Cet article est tiré du site Web uneforetdepossibilites.com.PAR ALEXANDRE MORIN BERNARD, Ingénieur forestier et détenteur d\u2019une maîtrise en génie du bois et des matériaux biosourcés, Université Laval Construction d\u2019un bâtiment utilisant le système de panneaux massifs en bois lamellé- croisé.\u2013 Photo : Stéphane Groleau Le stade Telus à l\u2019Université Laval est construit d\u2019arches en bois lamellé-collé.\u2013 Photo : Véronique Audet Construction d\u2019un bâtiment utilisant le système poteaux-poutres en bois lamellé-collé.\u2013 Photo : Joël Sirard 10 samedi 30 avril 2022 leSoleil PROMOTION la forêt en changement L\u2019arbre enseignant Les bienfaits de l\u2019éducation en plein air et de la recon­ nexion des jeunes à la nature sont largement reconnus.Enseigner dehors procure une bouffée d\u2019air frais chez petits et grands en plus de rendre les apprentissages dynamiques, significatifs et ancrés dans le milieu.Le tout à l\u2019air libre et sous une lumière naturelle, source de bien­être.Apprendre de son environnement permet à l\u2019élève d\u2019accroître ses aptitudes et compétences essentielles à sa réussite éducative, comme la persévérance, la curiosité, la créativité et la collaboration.Découvrir son milieu et s\u2019y connecter lui donne l\u2019opportunité de développer son identité, sa vision du monde, d\u2019approfondir sa relation à soi, à l\u2019autre, à l\u2019environnement et à sa communauté.L\u2019éducation en plein air amène souvent les élèves à s\u2019impliquer dans leur collectivité.Par exemple par la plantation d\u2019arbres, le nettoyage d\u2019un cours d\u2019eau, le jardinage communautaire ou l\u2019entretien d\u2019un sentier.LA pLAce Des ARbRes en éDucAtion en pLein AiR Les arbres jouent un rôle de premier plan en éducation en plein air.Arrivés bien avant les humains sur la terre (il y a environ 350 millions d\u2019années), ils sont des êtres sensibles et intelligents qui vivent en collectivité selon les dernières découvertes à leur égard.Les arbres s\u2019écoutent, s\u2019entraident et vivent en accord les uns avec les autres.Ainsi, la science a démontré qu\u2019ils sont plus altruistes que compétitifs.Sachant cela, on a tout à gagner à mieux connaître ces généreux pourvoyeurs.Ils nous offrent de la nourriture et des médicaments en abondance en plus de créer des milieux de vie qui favorisent la biodiversité.Tels des grands frères ou des grandes sœurs, les arbres prennent soin des jeunes en toutes saisons.Ils offrent de l\u2019ombre, de la fraîcheur et abritent du vent comme de la neige.Ils procurent donc des lieux de rassemblement agréables et chaleureux.Plus encore, ils laissent les jeunes jouer dans leurs feuilles, grimper à leurs branches, sentir leurs fleurs et goûter leurs fruits.Aussi, il n\u2019est pas rare que des jeunes développent un lien d\u2019attachement avec eux et leur partagent leurs peines, leurs rêves ou leurs secrets.Enfin, les arbres nous procurent de l\u2019oxygène, stimulent nos sens et cultivent notre émerveillement.AppRenDRe Avec Les ARbRes Les arbres s\u2019avèrent aussi être de précieux enseignants.Le contact avec eux favorise le développement global et permet de multiples appren tissages.Chez les jeunes, il encourage le jeu libre et créatif ainsi que la prise de risques.En sciences, les arbres permettent d\u2019aborder des notions telles que les besoins des végétaux, le climat, les écosystèmes, la biodiversité ou encore le cycle de vie d\u2019une espèce.En histoire, les arbres peuvent servir de repères culturels.Par exemple, l\u2019utilisation du bouleau pour construire des canots chez les Premières Nations, la fabrication du sirop d\u2019érable, l\u2019utilisation du pin blanc dans les chantiers navals ou la fabrication de médicaments.En arts, les formes et couleurs des arbres permettent entre autres de pratiquer la perspective ou encore les effets de style.À l\u2019ombre des arbres, les élèves peuvent apprécier une lecture ou se laisser inspirer pour écrire des histoires en français.En mathématique, les plus jeunes classeront des branches de la plus petite à la plus longue, tandis que les plus grands mesureront la distance entre deux arbres ou la circonférence d\u2019un tronc.En éducation physique, on fera une randonnée en raquettes dans le bois, on utilisera les arbres pour apprendre à construire un abri, faire un feu ou encore y attacher une slackline.soigneR notRe ReLAtion Avec Les ARbRes Dans un monde où tout va vite, les arbres offrent une présence stable et rassurante.Un contact régulier auprès d\u2019eux aide les jeunes à se recentrer et leur apprend à ralentir, à écouter, à ressentir\u2026 Bref, à se connecter au moment présent, au rythme des saisons et de la nature.Pour toutes ces raisons, les arbres offrent un environnement favorable à l\u2019apprentissage de la gestion des émotions et du développement de relations saines.Les perspectives autochtones nous invitent à porter un regard rempli de respect et de gratitude sur le monde végétal qui nous entoure.Elles nous invitent à prendre conscience de notre relation d\u2019interdépendance avec la nature.En effet, les arbres nous donnent tout : abris, matériaux, oxygène, nourriture, médicaments, plaisir, etc.En retour, comment leur exprimons- nous notre reconnaissance pour ces cadeaux ?L\u2019éducation en plein air aide les jeunes à réaliser que nous faisons partie intégrante d\u2019un tout.Dès lors, tous les soins attentifs que l\u2019on porte aux arbres et à la nature, c\u2019est à l\u2019égard de nous- mêmes que nous les portons.  s\u2019entouReR D\u2019enseignAnts Planter des arbres dans sa cour d\u2019école ou sa communauté, c\u2019est comme accueillir de nouveaux enseignants.Ils parlent une langue différente, mais lorsqu\u2019on apprend à les écouter, ils ont beaucoup à nous transmettre.Pour toutes ces raisons, l\u2019invitation est lancée de planter une grande variété d\u2019arbres dans les cours d\u2019école et aux abords de celles-ci.Et pourquoi pas des arbres fruitiers pour accompagner les enfants sur le chemin de l\u2019école ?Leur présence multiplie les possibilités d\u2019apprentissage et ravit nos sens.On serait fou de s\u2019en passer ! PAR JULIE MOFFET, coordonnatrice du projet Enseigner dehors ET ANOUk BRETON, conseillère en enseignement extérieur Fondation Monique-Fitz-Back Les élèves de Karine Landry, de l\u2019école Saint-Nom-de-Jésus, profitent régulièrement du boisé à proximité de l\u2019école pour jouer et apprendre.\u2013 Photo : Karine Landry Consultant en arboriCulture : Professionnel de la santé et des soins destinés aux arbres d\u2019ornement 1200, rue de Bourges Québec (Québec) G1H 1N3 Tél./Fax : 418 624-2775 lamontagnearbre@videotron.ca www.lamontagneconsultants.com Des élèves de l\u2019école St-Paul-Apôtre en classe extérieure dans un parc de l\u2019arrondissement de la Cité-Limoilou.\u2013 Photo: Geneviève Gendron Les Arbres LAissent Les jeunes jouer dAns Leurs feuiLLes, grimper à Leurs brAnChes, sentir Leurs fLeurs et goûter Leurs fruits. leSoleil samedi 30 avril 2022 11 PROMOTION la forêt en changement Ces villes qui se couvrent d\u2019arbres À ce jour, les bienfaits des arbres ont été prouvés, tant pour la santé physique et mentale des gens que pour l\u2019amélioration de l\u2019environne­ ment en ville, en rafraichissant l\u2019air ambiant par exemple ou en filtrant de l\u2019air.Le bien-être et la protection de l\u2019environnement étant des sujets en vogue, pas étonnant que les maires redoublent d\u2019efforts pour verdir leur ville et préserver leur canopée ! Voici donc quelques projets présentant l\u2019avancée de diverses villes du monde en termes de verdissement urbain.Ce n\u2019est pas une compétition, mais\u2026 mesuReR et compAReR Les cAnopées Des gRAnDes viLLes Avec tReepeDiA Le « laboratoire de la ville sensée » du Massachusetts Institute of Technology (MIT), en collaboration avec le Forum économique mondial, a créé un index mesurant le couvert de canopée de plusieurs villes dans le monde tout en tenant compte de la densité de la population locale.Ainsi, au Canada, nous apprenons que Montréal est recouverte de 25,5 % de canopée alors que Toronto en est recouverte de 19,5 %, pour des densités de population très semblables de 3889 et 4150 personnes par km2 respectivement.Vancouver, malgré une plus forte concentration de population, soit 5249 personnes par km2, est tout de même la plus verte avec 25,9 % de son territoire recouvert d\u2019arbres.À l\u2019international, Montréal se compare en termes de canopée avec la ville de Cambridge au Royaume-Uni (6586 pers./km2) ou Johannesburg (2600 pers./km2).De son côté, Los Angeles, qui a une densité de population un peu plus faible que Montréal, n\u2019a pourtant que 15,2 % de son territoire recouvert de canopée.Par ailleurs, les grandes villes qui auraient besoin d\u2019un coup de verdissement sont, par exemple, Paris, avec un couvert de canopée de seulement 8,8 %, et New York avec 13,5 %.Il faut toutefois noter que ces villes accueillent un nombre impressionnant de 21 000 et 10 831 personnes par km2 respectivement.À l\u2019opposé, Singapour impressionne avec son 29,3 % de canopée, malgré une densité élevée de population de 7797 personnes par km2.LA ceRtiFicAtion « tRee cities oF tHe woRLD » pAR Les nAtions unies Afin d\u2019encourager les villes à se couvrir de verdure, le programme de la fondation Arbor Day ainsi que de l\u2019Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture ont créé une certification, le « Tree cities of the world », soit les « Villes-arbres du monde ».Ils ont choisi cinq critères d\u2019admissibilité.La ville doit donc : prendre la responsabilité officielle du soin des arbres; créer des lois pour assurer son engagement; effectuer des inventaires et entretenir ses arbres; tenir un budget alloués aux arbres; offrir annuellement une fête des arbres à ses citoyens ! Au Canada, 15 villes sont certifiées, ce qui en fait un des pays avec le plus de villes reconnues par ce programme, avec un total de 314 225 arbres plantés enregistrés.Le projet est populaire en Amérique du Nord et en Europe, mais aussi ailleurs.Une ville en Russie, Krasnoyarsk, a planté 11 324 arbres; Auckland en Nouvelle-Zélande impressionne avec une plantation de 657 000 arbres; et Hyderabad en Inde surprend avec un incroyable 24 millions d\u2019arbres plantés ! Petite ou grande, chaque ville contribue selon ses moyens à verdir son environnement afin d\u2019offrir un meilleur milieu de vie à ses citoyens.Cette certification permet une reconnaissance mondiale qui rend fiers et encourage les preneurs de décisions à redoubler d\u2019efforts pour la plantation et l\u2019entretien de leurs arbres.Le pLAn Du cAnADA : pLAnteR 2 miLLiARDs D\u2019ARbRes Au Canada, on reconnaît les bienfaits des arbres tant au niveau écologique qu\u2019humain.Pour augmenter le couvert d\u2019arbres au pays, le gouvernement a lancé en 2021 un projet de grande envergure : planter 2 milliards d\u2019arbres sur une période de 10 ans.On espère ainsi pouvoir séquestrer plus de carbone, conserver des forêts riches en biodiver- sité et résilientes face aux changements climatiques et améliorer le bien-être des communautés.Des organismes de partout au pays peuvent contribuer à accomplir cette mission en offrant leurs services.À l\u2019Association forestière des deux rives, le verdissement de nos collectivités faisant partie de nos principaux objectifs, nous nous sommes bien sûr portés volontaires.Nous espérons ainsi, aux côtés de compatriotes et d\u2019amis, participer à ce projet national qui rejoint nos valeurs et nos idéaux.Et vous, souhaitez-vous vivre dans une ville plus verte ?PAR SARAH LEDUC, Chargée de projet en éducation et événement, Association forestière des deux rives UN ARBRE DANS MA COUR! Journée de distribution d\u2019arbres C\u2019EST GRATUIT Profitez du printemps pour embellir votre cour et verdir votre ville! Le samedi 7 mai, de 8 h 30 à 11 h Points de distribution : ville.quebec.qc.ca/plantation Singapour, malgré sa très grande densité de population, est l\u2019une des villes les plus vertes avec près de 30 % de son territoire couvert d\u2019arbres.\u2013 Photo : Nos Nguyen Des personnalités de la ville de Hyderabad participent au défi national « Green India Challenge » par la plantation d\u2019arbres afin de restaurer la forêt indienne.\u2013 Photo : Talangana Today 12 samedi 30 avril 2022 leSoleil PROMOTION la forêt en changement La traditionnelle fête québécoise des arbres célèbre ses 140 ans ! En cette année 2022, le Mois de l\u2019arbre et des forêts célè­ bre son 140e anniversaire ! En effet, c\u2019est en 1882 qu\u2019a été instaurée la tradition québé­ coise de célébrer les arbres dans toute la province.Le 27 mai 1882, plus exactement, le lieutenant-gouverneur de l\u2019époque, l\u2019Honorable Théodore Robitaille, proclamait dans la Loi sur les terres et forêts « qu\u2019un jour sera observé comme le jour de la fête des arbres pour la plantation des arbres forestiers ».Si l\u2019idée de réserver une journée de l\u2019année pour honorer les arbres existait déjà aux États-Unis, c\u2019était alors une première au Canada.Pour la petite histoire, remercions Sir Henri de Lotbinière, homme politique et grand propriétaire forestier à cette époque, qui en a été l\u2019inspirateur ! Au fil du temps, cet événement prendra graduellement de l\u2019importance.En 1925, la proclamation est bonifiée pour allonger la durée qui passe à « un ou plusieurs jours désignés sous le nom de Fête des arbres ».Puis, en 1974 apparaît, dans la Loi sur les terres et forêts de l\u2019époque, l\u2019article de loi qui précise que la première semaine complète du mois de mai de chaque année est instituée Semaine de l\u2019arbre et de la forêt.Le but en est également précisé : promouvoir la conservation de la forêt.En 1979, pour tenir compte des disparités régionales en matière de climat et faciliter la tenue des activités, l\u2019événement est repoussé au dernier dimanche de mai de chaque année.C\u2019est en 2001 que la Semaine de l\u2019arbre et des forêts devient un mois complet de célébrations.Il est alors précisé dans la Loi que « mai est le Mois de l\u2019arbre et des forêts (MAF) » au Québec.Finale ment, lors de l\u2019adoption de la nouvelle Loi sur l\u2019aménagement durable du territoire forestier en 2010, le but de l\u2019événement est orienté vers la promotion de l\u2019aménagement durable des forêts.Le MAF contribue ainsi à faire réaliser l\u2019importance de cette ressource dans toutes les sphères de notre vie quotidienne, que ce soit pour notre travail ou nos loisirs, ou encore par l\u2019utilisation des milliers de produits dérivés des arbres.Festivités et pARtenAiRes DiveRsiFiés Déjà, à la création de l\u2019événement, les activités de plantation d\u2019arbres lancées par la classe politique étaient réalisées en collaboration avec le milieu scolaire.Vers 1940, l\u2019Association forestière québécoise et le mouvement 4H deviendront d\u2019importants partenaires du gouvernement dans l\u2019organisation et le déploiement des festivités à l\u2019échelle de la province.Jusque dans les années 80, tout partenaire forestier du Québec est de l\u2019événement, comme en témoigne la panoplie de logos organisationnels sur les affiches de l\u2019époque.En 2022, à son 140e anniversaire, le MAF se porte très bien.Événement à grand déploiement, il compte chaque année près d\u2019un millier d\u2019activités publiques se déroulant sur un mois dans tout le Québec, organisées par un groupe de partenaires motivés composé de municipalités, d\u2019écoles et d\u2019organismes communautaires.Le MAF est géré en étroite collaboration avec les associations forestières régionales.Quelque 700 000 arbres, fournis gracieusement par le MFFP, assurent une importante participation à chaque activité éducative.En 2022, le MAF est encore l\u2019événement social le plus important mis sur pied par le gouvernement du Québec ! PAR LE MINISTÈRE DES FORÊTS, DE LA FAUNE ET DES PARCS Transcontinental, fier partenaire du cahier La forêt en changement Photo : Association forestière du sud du Québec venez céLébReR et DécouvRiR notRe FoRêt Le 5 juin ! festiforêt à Lac-beauport L\u2019Association forestière des deux rives (AF2R) et ses partenaires invitent tous les amoureux de la forêt, petits et grands, à participer au tout premier FestiForêt qui aura lieu le dimanche 5 juin, de 10 h à 16 h, au centre de plein air Le Saisonnier de Lac­Beauport.Au programme de cette journée festive et gratuite : des mini-confé- rences, des kiosques d\u2019exposition, des démonstrations, des sorties guidées thématiques en nature, un rallye éducatif en boisé, des tirages et des animations pour toute la famille.Tout cela accompagné d\u2019un coin casse-croûte thématique ! De plus, l\u2019AF2R proposera à tous les visiteurs de repartir avec un petit plant d\u2019arbre d\u2019espèce indigène, offert gratuitement par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).Notez que la fête aura lieu beau temps comme mauvais temps grâce aux installations couvertes du Saisonnier.Bien entendu, toutes les activités seront réalisées dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.L\u2019AF2R remercie sincèrement le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, la municipalité de Lac-Beauport et la MRC de La Jacques-Cartier, ses partenaires majeurs, ainsi que CCAP et tous les collaborateurs qui prennent part au FestiForêt.Découvrez la programmation complète au www.festiforet.com et en suivant les publications de l\u2019AF2R sur sa page Facebook et Instagram.C\u2019est un rendez-vous ! "]
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