Le peuple-courrier de la Côte-du-Sud, 25 mai 1977, Cahier 2
[" ~ Fi pat cs Es = ss RTS ard es QE A U a 4 ON WN \\ 4 2 a ol = : » ARE, + \u2014_ - } rE [i= Lu D A \\ \\ =X J ;, ès = Verne MEE \\ re] 2 nn ct a = : 3 3 à ANG = = =; x LA Pa = LS im Wl te > LT a a tu Ç Ne A] ba \u20ac i 4 - : = Mg 3 \\ < SR ; 7 EE ry ESE i 2 de Ste-Anne À de La Pocatière WN Ly i EA NEE i= amis \u2014mmcs oer GD mg \u2014\u2014 \u2014 \u2014 on Page 2, Peuple-Courrier-Mercredi 25 mai, 1977, 7 Landr 595 Boul.Hébert, St-Pascal, (Kam), P.Qué.GOL 3Y0 tel: 492-6413 & 492-2069 auto service inc STATUT PROVINCIAL DU BAS-CANAD A, Inno Regni Tertio GULIELM! IV.DEI GRATIA, BRITANNIARUM REGIS.SON EXCELLENCE MATTHEW LORD AYLMER,C.C.13.GOUVERNEUR EN CHEF.Etant lan TROISIEME Session du QUATORZIEME Parlement Provincial du BAS-CANAPA.a Euchee : IMPRIME\" soUS L'auTonite' ou GouTES NEUENT FT PAR ORDRE DE COM ID\" CELLENCE Le Cov.VERNEUR FN CHEF, CONFORMEMENT A L'AGE by Iaptesiest Provincia, PAE JOUN CHARLTON FISHER & WILLIAM XEMBLE, - \u2019 - IMraingi a Des L013 pe La Teors-Evcenieves Moree\u2019 pu Ror Anno Damim, 1935, En hommage à l'oeuvre accomplie par le Collège de Ste-Anne- de-La Pocatiere, Landry Auto Service Inc.reproduit ce document unique: la charte d'incorporation du collège autorisée en 1834.A.D.1334.Anno quarto Gulielmi IV.C.34-35.C A P.XXXV, AcTr pour incorporer le Collège de Sainte Anne de la Pocatière, dans le District de Québec.18e.Mars, 1834.\u2014Présenté pour ln Sanction de Sa Mojemé, et réserré pour la signification du Plaisir de Se Majesté sur icelui.15e.Août, 1834.\u2014Banctionné par be Majesté dans Son Conseil.e Te.Janvier, 1835.\u2014La Sancuon Royale déclarée par Proclamation de Son Excellence le Gouverneur en Chef.U qu\u2019il a été représenté à la Législature do cette Province par le Très Révérend Charles François Painchaud, Prêtre, Fondateur et Supérieur à: Collè,: de Ste.Anne de la Pocatière, et Curé de la dite Paroisse de Ste.Anne de la Focz - tière, dans le District de Québec, qu'il désirerait pour le bien de l\u2019Education en cette Province, que l'établissement de la dite maison fut renéu staile et nerpétue! par une loi d'Incorporation des memibres qui la curmposeront, et d'amortissement cvs biens qu'elle possédera ; Etvû qu\u2019un Acte d'Incorporation et d'amortissement, pour le dit établissement, comme ci-dessus demandé et proposé, serait très avantageux pour le progrès de l'Education en ce Pays :\u2014Qu'\u2019il soit Jone statué par la Très Excellente Majesté du Roi, par ct de l'avis et consentement du Conscil Législatif et de l'Assemblée de la Province du Das Canada, constitués et nasemblés en vertu et sous l'autorité d'un Acte poussé dans le Parlement de la Grande Bretagne, intitulé, \u2018* Acte qui rappelle certaines ** parties d'un Acte passé dans la quatorzième année du règné de Sa Majesté, inti- * tulé, \u201c\u201c Acte qui pourvoit plus efficucement pour le Gouvernement de la Province de ** Québec dars l'Amérique Septentrionaie ;\u201d et qui pourvoit plue amplement pour \u2018* le Gouvernement de la «lite Province :\u201d\"\u2014Et il est statué en vertu de la dite autorité que par le présent Acte il cst érigé ct autorisé au dit lieu de Ste.Anne de la Pocatière et dans la dite maison d'Education, une Corporation légale et politique, sous le nom de \u201c\u2018 Corporation du Crilége de Ste, Anne de la Pocatière.\u201d laquelle Corporation sera composée :\u2014P:emier, de l'Evêque Catholique de Québec, exercant au spirituel une juridiction i:nmédiate sur les Cstholiques Romains du dit District «t de ses Successeurs en office ;-\u2014Dcuxième, du Curé de Ja Paroisse de Ste.Anne de la Paca- tière susdite, nommé par l\u2019Evêque de Quétce tel que eus désigne et ses Surecsteurs en office :\u2014 Troisième, du Principal ou Directeur du dit Cellège nommé par l'Evê.que de Québec coinme susdit, et ses Successeurs en office -\u2014Quatit™ ne, des Curés des Paroisses de Et, Roch des Aulnets, de la Rivière Ouelle, de St.\u2018san Port Joly, de St, Lows de Kamouriska, et de leurs Suceesscurs en office, of la dite \u2018'orpo ration aura une succession perpétuelle, ct pourra avoir un sccau cormamun, avce pouvoir de le changer, altérer, rompre on renouveler, quand et aussi souvent quel le jugern à propos ; que la dite Corpuration aura sous le dit nom plein pouvoir de poursuivre et de répondre, de pluider et de sc défendre, de citer ct d'ester cn jugement, duns toutes les Cours de Judicature qui sont maintenant où avront Tar la saite établies en cette Province : qu\u2019elle aura aussi toute autorité de faire et établir tels et\u2018 autant \u2018le statuts, règles et ordres,qui ne seront en rien contraires aux lois du Pays, qu'elle trouvera être utiles ou nécessaires, tant pour l'Education, la coaduite ef ie gouvernement du dit Collège et de sa Corporation, que ponr la surintencance, administration, avancement et amélioration de tous les biens meubles et immeubles qui appartiendrout ou pourront appartenir à la dite Corporation; qu'elle aura droit d'acquérir, à quelque titry et par quelqu\u2019espèce de contrat légal que ce sit, de pos séder et de retenir pour le dit Collège, sans autre permission ultérieure ou lettres d'amortissement, toutes cspècea de terres, ou de propriétés meubles et immeubles, qui seront ou pourront être vendues, cédées, échangées, données, léguées, vu accordées à la susdite Corporation, aussi bien que de les vendre et aliéner si besoin est, Pourvu toujours, que les rentes, revenus et produits nets, provenant des liens immeubles et acquisitions territoriales de la dite Corporation, ne pourront excéder en aucuns tems la somme annuelle de trois mille livres, monnaie courante de la diie Province du Bas-Canada : ct que la dite Corporation aura aussi la faculté pour la transaction de ses affaires de constituer un ou plusieurs procureurs fondés si elle le Juge à propos, en un mot qu\u2019elle jouira de tous les droits et privilèges dont jouissent les autres corps ou Corporations reconnus par l\u2019état.IT, Pourv toujours, et qu'il soit de plus statué par l'autorité suedite, que tous les biens qui appartiendront en aucuns tems à la dite Corporation, ainsi que les reverus d'iceux, scront en tout tems exclusivement appliqués et appropriés à l'avancement de l'Education dans le dit Collège, et à nul autre objet, institution ou étahlissement quelconque.TI.Et qu'il soit de plus statué par l'autorité susdite, que cet Acte sera pris et considéré comme Acte Public par tous les Juges, Juges de Paix ct Mininires de la justice, et par toutes autres personnes quelconques qui seront tenus d\u2019en prendre connaissance cn jugement, sans qu'il soit besoin de l\u2019alléguer spécistement.IV.Et qu'il soit de plus statué que le présent Acte ne v'étendra pos À affaiblir, diminuer ou éteindre les droits et privilèges de Sa Maiestvennt e1- COUR Borint escinsisement a>pilqué a j'édaretion dare fs dit Caiegs.£ ie peti, Fécr-vn Sar drove inl Grovoney of J ayes, J le plus dynamique à l'est de Québec TL Peuple-Courrier-Mercredi 25 mai 1977 _\u2014 Le Collège de Ste-Anne: un défi.une épopée Implacable est la dure réalité qui frappe jour après jour la société québécoise.Les grands centres que sont Montréal, Québec, Trois-Rivières connaissent un certain essor mais celui-ci doit s\u2019harmoniser, ou, a tout le moins, cet essor est périodiquement pondéré par le besoin de vivre avec la volonté des dirigeants civils en ce premier quart du X1Xe siècle.Le Traité de Paris de 1763 qui sanctionne la puissance britannique sur le continent nord-américain est encore récmnt en cette année de 1823 alors que germe dans l\u2018esprit de M.Charles-François Painchaud, prêtre de son état, l\u2019idée d'établir un collège dans Kamouraska.Les nouveaux dirigeants anglais tentaient depuis 60 ans d\u2019affermir leur autorité sur une population dont l\u2019autorité civile se méfiait au gré de celui qui détenait le pouvoir.La vérité simple, voire même banale, débouche sur une constatation pitoyable: hors Québec, Montréal, et Trois- Rivières à un degré différent, la société québécoise était désorganisée.Sans structures, elle se trouvail à la merci d\u2019initiatives malheureuses que, seul, son clergé était capable d\u2019affronter parce qu'il était instruit.A La Pocatière, comme dans tout Kamouraska et ailleurs en province, la population était pauvre, vivait sans argent sur la base du troc au plan du commerce et sans moyen de communication, c\u2019est-à-dire sans route si ce n\u2019est des sentiers que parcourent, hasardeux, ceux qui assument la poste.En 1827, La Pocatière a moins de 2000 habitants.M.Charles-François Painchaud, né à I'lle-aux-Grues voit cette population complétement démunie, se dresse contre cette situation, et dans un effort pour apporter un début de redressement lance l\u2019idée d'un collège dès 1823.Aux débats qu'elle suscite, cette idée fait son chemin et aboutit en 1827 à la création du Collège de Ste-Anne-de-La Pocatière.L'idée est audacieuse.Les deux écoles les plus proches sont le Séminaire de Québec fondé par Mgr.de Laval le 26 mars 1663 et le Collège de Nicolet fondé en 1801.Audacieuse par sa réalisation puisque sa concrétisation s\u2019opposait au système d'éducation de l'époque, l\u2019Institution Royale pour l'avancement des sciences, loi décrétée en 1801.Le clergé catholique vit dans cette loi une menace d\u2019asseinitation et de protes- tantisation et opposa presque partout de la résistance à l\u2019Institution Royale de sorte que peu de paroisses françaises se prévalurent des avantages offerts par cette loi, douze au maximum par toute la province dont les villages suivants: Rivière-Ouelle, St- Roch-des-Aulnaies, La Pocatière et St-Jean Port-Joli.C\u2019est dans ce contexte difficile à imaginer de nos jours que M.Pain- chaud poursuit son oeuvre.Il y croit fermement, ardemment.Et il a raison.Dans toute la province de Québec, l\u2019analphabétisme sévit de façon alarmante.Ainsi en 1827, année de la fondation du collège 78,000 personnes sur 87,000 signèrent d'une croix la requête contre le régime Dalhousie.L'ouverture des classes a lieu le ler octobre 1829 après deux années de travail ardu par messieurs François Richard et Antonin Gagnon.La construction du collège prit deux années.La pierre était transportée de Charlevoix par goélette.La première année, le Collège accueille 30 élèves auxquels viennent s'ajouter 18 autres au cours de l\u2019année.La fréquentation scolaire est basse même si les besoins sont patents et que le taux élevé de natalité génère une clientèle théoriquement énorme.11 demeure que les moyens qui s'offrent à M.Painchaud sont sans proportion avec la tâche qu'il s\u2019est fixé.En un mot, M.Painchaud doit tout effectuer avec deux fois rien.La scolarisation est en soi un phénomène marginal, presqu'\u2019inconnu, chez les hommes surtout.Il en est de même pour l\u2019argent qui apparaît rarement dans les transactions.Situation difficile, presqu\u2019impossible même que celle où se trouve l'abbé Charles-François Painchaud qui, avec sa seule bonne volonté et son pouvoir de persuasion doit assumer les lourdes responsabilités de faire fonctionner un collège alors que le personnel sur lequel il s\u2019appuyait au départ quitte pour des perspectives monétaires plus prometteuses.Effectivement, Julien Saillant sur qui il comptait s\u2019expatrie vers St- Alexis-de-la-Grande Baie sur le Sague- nay.De sorte que M.Painchaud se voit privé des laics qui devaient être ses fidèles collaborateurs.Mais la Providence ne laisse jamais solitaire celui qui a besoin d'elle.Ainsi Mgr.Panet lui envoie un jeune homme récemment nommé vicaire à Rivière-Ouelle: François Pilote qui fait son arrivée au Collège le 30 décembre 1836, quatorze mois avant la mort de M.Painchaud.Le collège existe depuis dix ans déjà et les difficultés sont toujours là, omniprésentes.Elles procèdent de cette aventure qu'est l'établissement d'un collège, dans des conditions incompatibles avec les possibilités économiques du milieu.|| devient donc évident qu'il faut agir sur le cours de l\u2019activité économique régionale et influer en même temps sur la mentalité de la population pour pouvoir amorcer une réforme susceptible de corriger la situation générale du collège.Issu d\u2019une famille terrienne, François Pilote ne peut manquer de constater la similitude des situations à St-Antoine- de-Tilly dans Lotbinière d\u2019où il est originaire et dans Kamouraska.L'évidence de situations désastreuses créées par l'absence quasi-totale d'argent en milieu rural suscite chez cet homme étonnamment perspicace une volonté de vaincre contre vents et marées alors que chez tous elle engendre la résignation stagnante devant le fait accompli érigé en système.Aussi le travail de François Pilote apparaît rapidement comme une révolte à l'endroit du système.Face à la société québécoise, cet homme brillant est doté d'une vision de cinquante et cent ans en avance sur son époque.Considérée dans le cadre rigide d\u2019une société terriblement conventionnelle et repliée sur elle-même, l\u2019action de François Pilote est géniale, presque révolutionnaire.Son départ précipité par les opposants à sa vision ses choses et ses méthodes de travail, aggrave une situation que lui seul pourrait résoudre.Cependant, l\u2018institution continue à se développer.La Providence veille et, chaque fois que des épreuves difficiles s\u2019annoncent, la gravité de celles-ci s'atténue.Ainsi en est-il du désastreux incendie en 1920 qui a vu le collège prendre une expansion considérable en accueillant plus de 600 élèves par la suite.Et c\u2019est ainsi que depuis 150 ans, le Collège de Ste-Anne-de-La Pocatière apporte sa contribution au développement de la région.Page 3 -\u2014 PS ES - Page 4 :: Peuple-Courrier-Mercredi 23 mai 1977 Le Collège de Ste-Anne à ses débuts \u2014 1827.La pierre pour sa construction provenait de la Rive-Nord.Le cours classique De choses et d\u2019autres -Autre temps, autres moeurs.De tout temps, les élèves ont trouvé rigoureuse et sévère la discipline érigée en système.-Pourtant, celle d\u2018autrefois comparée à celle d\u2019aujourd\u2019hui ne souffre pas de comparaison.-Celle d\u2019aujourd\u2019hui se résume à quelques contraintes qui, si elles eussent été appliquées autrefois, auraient fait figure de révolution.-Néanmoins, une contrainte étant indésirable par nature demeure une denrée difficile à accepter de bon coeur par les temps qui courent.-Le Collège de Ste-Anne accepte les élèves agés de 17 ans et plus et qui satisfont aux profils d'admission tracés par les autorités.-Le Collège offre à ses élèves un encadrement et un système qui favorise le travail autonome soit au plan des études soit par le truchement des devoirs.-Le Collège met à la disposition de ses élèves un équipement d\u2019audio-visuel qui vient jouer un rôle complémentaire efficace dans l\u2019enseignement.-Les élèves bénéficient d\u2019un équipement élaboré et complet pour l\u2019activité sportive et para-scolaire.-Le Collège demeure en tout temps à la disposition de ses élèves.Cela fait partie de son travail et il tient à ce qu\u2019il en soit ainsi.Pour comprendre les raisons qui ont amené les fondateurs du Collège à dispenser le cours classique à la Pocatière en 1827, il faut interroger l'Histoire.Et qui, mieux que M.François Gagnon, prêtre et historien du Collège, peut replacer l\u2018affaire dans son véritable contexte.\u2018\u2019La fondation de notre collège, rappelle M.Gagnon dans son livres récent \u201cL'Alma Mater\u2019\u2019, fut le fruit d\u2019un idéal et d\u2019une nécessité.D'une nécessité, à cause du nombre impressionnant d'\u2019illé- trés dans cette région du Bas St-Lau- rent, et d'un idéal catholique et français, face qu piège que nous tendait notre vainqueur.En 1801, celui-ci avait offert l\u2018Institution Royale à une population ignorante et peu avertie.Espèce de Conseil de VInstruction Publique, le gouvernement en nommait les membres dont le président était l'évêque anglican.\u201d Ce conseil engageait ses professeurs, choisissait ses livres, arrétait ses programmes.Les rcofesseurs étaient pour la plrzart des jeunes ministres protestants ou des aspirants à ce ministère.Or, la province comptait 90% de Canadiens-Français catholiques.\u201d\u2019 \u201cMgr Plessis, combattit courageusement cette organisation destinée a nous angliciser et à nous protestantiser.Dans notre région, l\u2019Institution Royale avait pris racine: il y avait une de ces écoles à St-Roch des Aulnaies, une à Ste-Anne, une à Rivière-Ouelle et une à Kamouraska.Il n\u2019est pas besoin d'en dire plus pour faire comprendre l\u2019attitude de M.Painchaud et de la population, à l\u2019époque de la fondation du collège.\u201d L'instauration du cours classique devait se heurter à deux difficultés majeures: un manque de professeurs et une pénurie quasi totale de manuels.\u2018Au début du XIXe siècle, les relations avec la France étaient difficiles et les auteurs canadiens-français rarissimes.\u2018\u2019Les étudiants copiaient les rares exemplaires que possédaient le collège, et les professeurs écrivaient eux-mêmes les manuscrits nécessaires à leur enseignement.Aux Archives du collège, nous possédons quelques uns de ces manuscrits.Ce sont nos ineuna- bles.\u201d (Opys-déjà cité, p.227 et 228).\u2018\u2019Faire son cours classique\u2019\u2019 est une expression qui fait déjà partie du vocabulaire de l'imparfait; il se conjugue au passé, parce que le cours classique est disparu avec la reforme du système d'enseignement.Mais à une époque où aucun système d'éducation intégré et valable n\u2019existait dans la province, l'introduction du cours classique était une initiative de très grande valeur.Bien qu'il s'adressât à une minorité d'étudiants, le cours classique a formé pendant plus de deux cents ans - et à vrai dire depuis toujours jusqu\u2019à il y a une dizaine d\u2019années seulement - les cadres qui ont permis à notre société de se donner des structures dont elle n'aurait pu autrement se doter.Et les lacunes qu\u2019on lui a imputé dans les dernières années de son existence étaient probablement moins dûes à la nature même du cours classique qu\u2018aux carences d\u2019un secteur public qui manquait de cohérence, phénomène qui, par ailleurs, se trouvait fortement accentué par les disparités régionales.Pros me La bibliothèque du Collège én 1881.Cette bibliothèque était malheureusement entièrement détruite lors de Vincendie de 1920.w eu \u2014 Sum A FATE - \" i j is Placé dans le contexte du début du X1Xe siècle, l\u2019enseignement du cours classique était le seul enseignement complet qui pouvait se donner alors qu'il n\u2019y avait aucun autre possible de même niveau.De plus, n\u2019eÔût été de l'audace et de la tenacité de prêtres qui pensaient à tout sauf à eux-mêmes, on peut se demander si une région comme celle de Kamouraska aurait encore aujourd\u2019hui la vigueur qu\u2019elle sait manifester bien que les conditions de son existence soient parfois difficiles.Pendant 25 ans, de 1827 à 1852, le Collège de Ste-Anne dut se débrouiller seul, concevant ses programmes for- manf son propre corps enseignant, avec sa discipline, et tous les problèmes administratifs qu\u2019une semblable initiative génère généreusement.La fondation de l\u2019Université Laval en 1852 devait modifier le cours de l\u2019histoire du Collège de Ste-Anne, comme celle de toutes les autres institutions semblables nées pendant le siècle dernier comme dans la première + 5 hp i 4 | il ie pi I! tes ca > vx rex ma Joint Yoyo ve ii LI al DO CITT très complète partie de notre époque.Ainsi, l\u2019affiliation du collége a Laval en 1863 ne pouvait qu\u2019exercer une influence considérable sur le programme des études, en lui fournissant un cadre de travail orienté vers des études supérieures.Avec le tournant du siècle, l\u2018enracinement du collège dans son milieu se manifestait de plus en plus.L'incendie désastreux de 1920 remettait en cause l\u2019éducation de 644 élèves mais ne freina pas pour autant le cours classique.Le Collège de Ste-Anne a su démontrer tout au cours de son existence une étonnante souplesse pour s'adapter aux situations nouvelles.Aussi, aujourd\u2019hui comme par le passé, le Collège de Ste-Anne apporte dans la société contemporaine sa contribution humble et modeste pour un mieux-être qui reste à définir.root yr 3 pour l\u2019époque.Elle fut + .1, oor 2 1 0 : Peuplé-CourriertMercredf25 imai1977 \u2018 Page .Réalités d'hier\u2026 Nouvelles perspectives.Lorsqu'une institution ou un organisme a parcouru une étape importante, on est porté à faire une pause, à considérer le chemin parcouru, puis à regarder en avant afin de voir ce que sera l'avenir.Le Collège de Sainte-Anne-de-La Pocatière souligne son 150 ième anniversaire en ce mois de mai 1977.Le bilan de ses réalisations est certainement impressionnant; quant au rôle qu'il devra jouer dans l'avenir, on pgut le pressentir, on peut en avoir au moins une idée, à la lumière de son champ d'action actuel.Pourquoi ce College a-t-il été fondé?|| a été fondé pour lutter contre l'analphabétisme et autres formes d'ignorance, mais surtout pour faire avancer l'éducation dans la région de la - Côte-du-Sud.Depuis longtemps, les Canadiens-Français avaient besoin de chefs autres que leurs curés; mais maintenant, ils ne peuvent plus s\u2019en passer.L'acte de 1791 avait créé deux provinces et chacune d'elles avait, entre autres, sa Chambre d'Assemblée où les représentants du peuple devaient voter les lois.Dans la province du Bas-Canada le premier parlement réunit 35 députés de langue française et 15 de langue anglaise.Et on réalisa vite que la minorité anglaise ne pouvait supporter d'être gouvernée par une majorité de Canadiens-Français qu\u2019elle dédaignait; ce à quoi notre peuple était sensible.C\u2019est donc pour former des chefs instruits et dynamiques de langue française que la province s\u2019est donné, sous l'impulsion de l'évêque de Québec, le Séminaire de Nicolet en 1803, celui de St-Hyacinthe en 1811, celui de Sainte-Thérèse en 1825, le Collège de Sainte-Anne-de-La Pocatière en 1827 et d'autres par la suite.Les institutions que nos ancêtres mettaient ainsi sur pied, à coup de lourds sacrifices, devaient aussi former des prêtres en nombre suffisant pour que ceux-ci puissent prendre et garder en main l\u2019enseignement de niveau secondaire, de façon à conserver l'identité de notre peupie et à contrer les efforts faits par les écoles de l\u2019Institution Royale, écoles publiques où l'accès était gratuit, mais où les professeurs aussi bien que les programmes propageaient la langue anglaise et la religion protestante.Selon ses biographes, le curé Charles-François Painchaud laissa une grande oeuvre religieuse et patriotique: \u2018\u2019Architecte divin, il a construit pour la religion et la patrie\u201d.Mais pour parvenir à Un tel but, il @ fallu non seulement construire une institution convenablement équipée et constituer une équipe d'éducateurs compétents, mais il était nécessaire de donner à cette institution une garantie de stabilité, uñe existence légale et les administrateurs nécessaires.Monsieur Painchaud dut mener cette entreprise à bonne fin.|! a donc \u2018\u2019représenté à la législature\u2019\u2019 de la Province du Bas-Canada qu'il désirait pour le bien de l'Education en cettre Province, \u2018\u2019que l'établissement de la dite maison fut rendu stable et perpétuel par une loi d\u2019incorporation des membres qui la composeront, et d\u2019amortissement des biens qu\u2019elle possédera\u2019\u2019.L'acte pour incorporer le Collège de Sainte-Anne-de-La Pocatière a été sanctionné par Sa Majesté dans Son conseil, le 15 août 1834.En particulier, cet acte précise: \u2018\u2019Pourvü toujours, et qu\u2019il soit de plus statué par l\u2019autorité susdite, que fous les biens qui appartiendront en aucuns tems à la dite Corporation, ainsi que les revenus d'iceux, seront en tout tems exclusivement appliqués et appropriés à l'avancement de l'éducation dans le dit Collège, et à nul autre objet, institution ou établissement quelconque\u201d.Il y a moyen ici de répondre aux personnes qui demandent à qui appartient le Collège et tous les biens du Collège.Les biens appartiennent aux membres de la Corporation qui ont le devoir de les administrer.Ces administrateurs pris individuellement ne sauraient toutefois s'approprier les biens du Collège puisque, en tout temps, ceux-ci devront être exclusivement appliqués à l'éducation dans le dit Collège.L'éducation, le Collège s\u2019y est donné sans relâche et, aujourd\u2019hui, en cet important Jubilé, il peut faire voir un bilan impressionnant.Fondé pour apporter l'instruction et l'éducation à la population de la Côte-du-Sud, il n\u2019a pas tardé à ouvrir un cours commercial bilingue: la région en avait un grand besoin.Le programme dispensé était apparenté à celui du Collège des Jésuites de Georgetown.Plus tard, en 1859, fut mis au point le cours agricole et la première école d'agriculture ouvrit ses portes.L'humble école du début devait se développer au point de donner naissance à la Faculté d'Agriculture, en 1940.C'est l\u2019Ecole d'Agriculture qui a fait connaître Sainte-Anne-de-La Pocatiére et aussi\u2018le Québec; en 1867, à l'Exposition universelle de Paris.De la même façon, ce sont probablement nos diplômés en Agronomie qui ont contribué le plus à la réputation de Sainte-Anne-de-La Pocatière à travers le Canada aussi bien qu\u2019à l\u2018étranger.Mais ce n\u2019est pas tout.|! faut souligner que le Collège fut affilié a l'Université Laval de 1863 à 1970.Durant tout ce temps, il a dispensé les programmes de la Faculté des Arts.Au moyen de ce programme d'enseignement général, il a préparé bien des groupes d'étudiants aux études supérieures ou à toute forme de spécialisation.Ce cours fondamental, ou cours classique, se voulait excellent et à ceux qui réussissaient l\u2018examen de la Faculté, on conférait le baccalauréat des Arts.Le Collège n'a pas oublié cette belle époque, ni les milliers de bacheliers qui prennent rang parmi ses anciens élèves.Enfin, il convient de mentionner aussi que plusieurs séminaristes ont poursuivi des études théologiques au Collège; et cela dès les années 1830.En même temps que leurs études théologiques, ils accomplissaient une tâche en éducation.En 1871, l\u2019Université Laval donnait au Collège la reconnaissance officielle pour cet enseignement; toutefois ce régime prit fin en l\u2019année 1933.XkXXX Après la deuxième guerre mondiale, les institutions classiques du Québec étaient devenues insuffisantes et, d'autre part, un fort mouvement était amorcé en vue de changements importants dans les programmes.Aussi, les trente dernières années nous ont apporté des changements appréciables.Pour permettre de plus nombreuses inscriptions aux études classiques, le Collège abandonne l\u2019enseignement commercial en 1947.Peu de temps après, il mettait sur pied un comité d'étude chargé d'envisager un projet d'agrandissement des bâtiments.De 1952 à 1960, ce projet fit tranquillement son chemin, en passant par une souscription qui fut lancée en 1953.Enfin, de 1960 à 1964, on construisit la Phase 1, c'est-à-dire une importante aile de services, et la Phase 11 qui contient principalement des locaux scolaires, des bureaux de professeurs et une Résidence d'étudiants.Vers 1965, le Collège de Sainte-Anne-de-La Pocatière est le mieux équipé de tous les Collèges affiliés à l\u2019Université Laval.Mais, entre temps, le Québec s'est engagé dans une vigoureuse réforme en éducation.Le cours de huit ans a été sectionné et les Collèges d\u2019enseignement général et professionnel ont été constitués.C\u2019est maintenant cinq ans de secondaire et deux ou trois ans de Collégial selon que l'étudiant s'oriente vers l'Université ou vers le marché du travail.Depuis 1969, le Collège de Sainte-Anne dispense les cinq années de secondaire seulement et le CEGEP de La Pocatière prend la relève du côté de l\u2019enseignement de niveau collégial.À ces niveaux, la Faculté des Arts a cessé ses activités et tous les programmes et toutes les directives pédagogiques émanent maintenant du Ministère de l'Education.Notre clientèle étudiante comptait, au 30 septembre 1976, 617 élèves dont 384 garçons et 233 filles.Parmi eux, 272 étaient pensionnaires, 238 voyageaient matin et soir par autobus scolaires et 107 étaient des externes ayant résidence en la Ville de La Pocatière.Notre résidence pour garçons est toujours à l'intérieur des locaux du Collège et celle des filles est située sur la 5Sième avenue, en ville.Ce sont les Commissions scolaires régionales qui assurent le transport scolaire quotidien des voyageurs; notre institution est située sur le territoire de la Commission régionale Pascal-Taché (Montmagny) et non loin du territoire de la Commission régionale du Grand-Portage (Rivière-du-Loup.Enfin, le Collège est toujours une maison d'éducation.|| pense pouvoir donner une bonne formation à l'adolescent de 1977.A cette fin, le Collège recherchera l'épanouissement normal de toutes les facultés des étudiants, leur ouverture au monde d\u2019aujourd\u2019hui, particulièrement à leur milieu culturel et social.Le Collège s'affirme comme une institution confessionnelle et catholique et il attache une importance particulière aux valeurs chrétiennes.|! reste donc fidèle à l'idéal déjà défini par son fondateur.\u2018Un homme élevé comme nous l\u2019entendons sera bon partout, rendra de grands services partout, sera accueilli et respecté partout.C\u2019est donc l'homme que nous voudrions former.\u201d (Manifeste de l\u2019abbé C.-F.Painchaud, 1828).; J.-A.ANCTIL, ptre ; et Recteur Eo J ee Page 6 Peuple-Courrier-Mercredi 25 mai 1977 Le Collège de 1842 à 1856.Le collège a à peine 20 ans que déjà il impose par ses dimensions.\u2019 Avec les compliments de hylan Porting, Le cours commercial Dans son volume \u201cL'Alma Mater\u201d publie en 1976, l'historien du Collège, l'abbe François Gagnon explique ainsi les raisons qui ont amené la Direction du College a donner le cours commercial aux eleves: \u2018L'ouverture du college avait attiré l'attention sur le sous-developpement et l\u2019immobilisme de notre region.Le manque total de moyen de transport, le bas niveau de l'instruction, l'ignorance de la langue anglaise, de tout principe de comptabi- it*e et de tenue de livres paralysaient le progres economique et faisaient avorter les tentatives commerciales.De cet etat de chose jaillit naturellement l\u2019idee d'un cours commercial\u201d.(L'Alma Mater\u2019\u2019 par l\u2019abbe François Gagnon, p.220; 1976) lI ne fait aucun doute que cette idée fit l'unanimité au sein de la population locale.Les recherches effectuées par I\u2019'abbé Frangois Gagnon, I'aménent a conclure: \u201cLe projet révélé au public rencontra l\u2019assentiment même l\u2019encouragement des autorités ecclésiastiques et des hommes d'affaires de notre province.Et ceci favorisait une souscription et un emprunt.On décida une deuxième construction, qui serait l'aile Mailloux.\u201d (M.François Gagnon, \u2018\u201cL\u2019 Alma Mater\u2019\u2019, 1976, P.220).Il n'est pas besoin de démonstrations supplémentaires pour justifier la pertinence de vues de M.Francois Pilote, initiateur de cours commercial.En instaurant un cours commercial, le successeur du fondateur du Collège de Ste-Anne-de-La Pocatière faisait preuve d'une acuité de vision qui le plaçait bien avant son temps.C\u2019est d'ailleurs cette perspicacité intellectuelle qui allait lui susciter de nombreuses difficultés au cours d'une carrière mouvementée pendant laquelle peu nombreux furent ceux qui pouvaient suivre l\u2019envergure de son esprit.L'initiative de La Pocatière fut suivie par de nombreuses autres institutions partout dans la province.Dans la deuxième moitié du X1Xe siècle, l'enseignement dit commercial a été développé par les communautés religieuses de frères enseignants: Plusieurs collèges classiques ont donné le cours commercial pour se concentrer sur le cours classique par la suite et cela, principalement après la fondation de l\u2019Université Laval en 1852 ei l'établissement de la Faculté des Arts à laquelle tous les collèges classiques étaient affiliés après quelques années: Le sens social de M.François Pilote ne devait pas s'arrêter à l'établissement du cours commercial.Hommages au collège LIBRAIRIE Uy EAR FORTIN Fournitures scolaires et commerciales Service de photocopies Livre de comptabilité 414, 4ième Avenue, La Pocatière 856-3441 Typographie © Lithographie (offset) Impression de tous genres ® Photocopie Agent de : MOORE BUSINESS FORM C.P.639 Tél: (418) 856-2324 906, 4e Avenue, LA POCATIERE, Kam., GOR 1Z0 \\ Pour faire bonne impression et 856-2325 | e Meilleure voeux pour votre 5Oième annivergaite de la part de © e la caisse d'établissement B 1 > des Blleghonys La Pocatiere Tél.856-3263 Hommages et reconnaissance à une institution qui dessert le diocèse NZ + La Société St-Jean Baptiste du diocese de Ste-Anne de La Pocatiere SIEGE SOCIAL 400, 3ième Rue, La Pocatière or mw pn mm MN IA PN IR Ay pe RAC PRET STAPS Hr, RCT (kp 25 Hann eb need) Sigua « ape Peuple-Courrier-Mercredi 25 mai 1977 Le cours agricole Trois ans a peine aprés 1842, M.Pilote lance l\u2019idée de l\u2019enseignement agricole au sein d\u2019une école spécialisée.En 1859, l\u2019école d\u2019agriculture débutait.Pendant les quatorze ans qui s'écoulent entre 1845 et 1859, M.Pilote, étudie, se renseigne, collige de l\u2019information.Cet homme énergique sait se concilier l'ouverture d'esprit des biens nantis et des pouvoirs publics.Il se rend lui-même en Europe.en 1859 pour visiter les écoles de Grignon et de Grand-Jouan, l\u2019Institut agricole de Beauvais, la colonie agricole de Met- tray, les fermes écoles Trois-Croix, Trécesson, Puilboreau, Menil, St-Fir- min, St Gildas, ainsi que plusieurs autres.Les cours débutent en 1859.François Pilote se rend compte une fois de plus qu'il lui faudra vaincre la résistance du milieu.Comment convaincre la population qu\u2019il faille étudier l\u2019agriculture pour cultiver une terre que les hivers longs et rigoureux rendent inhospitalières.Comment inciter les agriculteurs à produire plus alors que l'argent fait cruellement défaut dans le milieu.Les situations qui semblent inexorables provoquent chez les peuples un état d\u2019apathie peu propice aux changements ef aux idées nouvelles.C'est le propre des hommes de génie de réagir.Aussi, le départ de l\u2019école d'agriculture est malaisé.Les classes sont presque vides.Pourtant, pendant cette période, il se produit des évènements annonciateurs de changements.L'Université Laval est fondée en 1852.En 1859, année de la fondation de l\u2019école d'agriculture, le chemin de fer traverse la région reliant ainsi Kamou- raska au reste de la province.Des communications plus faciles modifient toujours le comportement des collectivités.De fait, l'inauguration du chemin de fer Grand Tronc se fit le 17 octobre 1859, soit sept jours après que Mgr Baillargeon eut béni la nouvelle école d'agriculture le 10 octobre 1859.Afin d'amenuiser la résistance de la population à l'endroit de la nouvelle Ecole d'Agriculture, M.Emile Dumais un professeur laic de cette école fonde \"La Gazette des Campagnes\u201d.Les deux premiers numéros sont imprimés à Québec en 1861.\u2018La Gazette des Campagnes\u2018 était un journal régional.Après les premiers numéros, M.Firmin Proulx en devint le propriétaire - gérant par suite du départ de M.Dumais pour Québec.Le ler juin 1862, le courrier est distribué pour la première fois par train.Bien que le départ de l\u2019Ecole d'Agriculture ait été difficile, son influence s'est révélée énorme, sans proportions avec ses origines modestes.Dans l\u2019esprit des fondateurs de l\u2019École d'Agriculture, il s'agissait d\u2019abord de former des cultivateurs modèles.La ferme modèle du Collège devait se révéler un instrument de travail précieux.L'exemple qu\u2019elle donnait ne pouvait manquer d'attirer l'attention sur elle, d'autant plus qu'elle s'agrandissait avec les années: 145 arpents en 1859 et 500 en 1918.L'Ecole d'Agriculture du Coliège Ste-Anne de La Pocatière prit presque 50 ans pour s'imposer.C'est dire l'importance des changements qui devaient s\u2019opérer au sein de la société, mais le temps fait toujours son oeuvre.En 1909, on célébra les Fêtes du Cinquantenaire de l\u2019Ecole.Devant le succès remporté, les autorités gouvernementales décidèrent la construction d\u2019édifices nouveaux, de sorte qu\u2019on peut affirmer que 1909 marque une étape décisive et que c\u2019est à cette époque que remonte la véritable fondation de l\u2018Ecole d'Agriculture.Le mouvement était solidement ancré.On dénombre 125 élèves à l\u2019inscription de 1918.L'Ecole d'Agriculture a été affiliée à la Faculté des Arts de l'Université Laval le 30 janvier 1912 et annexée à la Faculté des Sciences le 6 décembre 1937.Par une loi spéciale en date du 7 mars 1924, le gouvernement de la province de Québec autorisait l\u2019érection de la Corporation de l'Ecole Supérieure d'Agriculture.L'Ecole d\u2019Agriculture est aussi à l\u2019origine de l'Ecole supérieure des Pêcheries en 1938 après entente avec le ministère des Pêcheries de Québec.Peu après, le ministère des Mines et des Pêcheries chargeait l'Ecole des Pêcheries d'organiser un service social 1ère année.économique dans le but de promouvoir la coopération chez les pêcheurs de la province.Enfin, le 6 avril 1940, l'Ecole d\u2019Agriculture est élevée au rang de Faculté d'Agriculture par le Conseil de l\u2019Université Laval avec un statut lui permettant de préparer maîtrise et doctorat.L'Université Laval rapatria sur son campus l'Ecole d'Agriculture qui était devenu sa Faculté d'Agriculture.Aussi le gouvernement acheta du collège le 18 mai 1962 l\u2019Ecole d'Agriculture, les terres et bâtiments.Mais l\u2019enseignement agricole est demeuré à La Pocatière.Depuis 1962, La Pocatière abrite l\u2019Institut de Technologie Agricole \u2014 ITA, On y dispense un cours terminal de niveau post-secondaire se situant entre le cours agronomique et le cours professionnel.L'Institut de Technologie Agricole relève du Ministère de l\u2019Agriculture.Près de 300 élèves s\u2019y inscrivent chaque année.KAMOURASKA, (Bas-Canada,) Ter Novembre 1S61.Page 7 M.François Pilote, a eu l\u2018idée géniale d\u2018instituer un cours agricole, le premier en Amérique du Nord.Numéro 1.GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Cultivateur et du Colon.ABONNEMENT: CANADA \u2014 3s.Od, pavalie nuvi.ablement d'avance partiers.ETRANGER ts 34.CAfranchir y ANNONCES: Première Insertion Tet- du Line, Tisertions Subgeguentes 2 + Xl Por annonces allons terne, conditions Libetales, Sida coerre est le detnocre raison des pens Loge sens du eet ples l'Agriculture dont en etre La Pret ene PRIE HU PARAISSANT TOUS LES QUINZE JOURS.AVIS.Pais et ada bien raison.Chest pre cela mn peste gue Got dou ; , : \\races el de journaux, fout estonables d'ialleurs et contenant de Jusqu'au premier de Janvier, toute personne qui > } .bonnes vlees passent par dessus or ete sane gull dade Jos aed nous enverra quatre abonnements, recevra le cinquient | .; eT A passage, ayatis.Le sec r \u201csera cnvoye * : : \u2019 .grat Le second numéro ne sera cn QUE QUE CUS Une trouve Ta-dedans nt mpte pour l\u2019enseignement sur des ics.Loin de lui l\u2019idée de retenir les :rvices de clercs pour la raison bien mple que le nombre de prêtres oeuvrant dans le diocèse est terriblement insuffisant pour la tâche à accomplir.Mais la Providence, dans sa sagesse, avait prévue que les choses devaient se passer autrement.Aussi, M.Painchaud se rend à l'évidence: Julien Saillant, qui avait commencé à donner les premiers éléments du cours classique aux premiers arrivants du Collège pendant sa construction renonce à cette carrière peu rémunératrice au profit d\u2019une situation plus prometteuse à St-Alexis- de-la- Grande Baie, sur la rivière Saguenay.Le Saguenay Lac St-Jean en est alors au début de la colonisation et l\u2019appât du mystère exerce la fascination que procure l'inconnu.Charles François Painchaud se tourne vers son évêque pour lui demander assistance.Mgr Panet est conscient des difficultés que devra rencontrer M.Painchaud.Inquiet des problèmes financiers de l'institution, l\u2019Evêque de Québec accorde tout de même des séminaristes à M.Painchaud.Ces séminaristes se voient confier des tâches qui vont de l\u2019enseignement à la surveillance des élèves.Cependant, force leur est de continuer leurs études théologiques.Et pour éviter des voyages trop fréquents entre Québec et Montréal, on prend la décision de décerner en même temps le cours de théologie aux professeurs et le cours classique aux élèves.C\u2019est ainsi que toutes les tâches au collège ont été assumées par des séminaristes pendant plus de 100 ans.Objectifs poursuivis par le Collège Le collège de Ste-Anne de la Pocatière se définit comme un milieu éducatif, confessionnel catholique, ouvert aux adolescents des deux sexes, milieu où ils peuvent développer tout leur être sur les plans physique, spirituel, intellectuel, affectif et social.Explication des termes: 1] Milieu éducatif: un ensemble cohérent constitué principalement d'une école et d\u2019une résidence, soutenue par de multiples services, assurés par un groupe d'animateurs inspirés d\u2019une intention éducative.2] Confessionnel catholique: sur le plan institutionnel, le Collège s\u2019est déjà défini comme une école catholique et en a avisé les parents; en ce faisant, l'institution n\u2019a fait que ratifier et exprimer une réalité de sa vie quotidienne à travers son histoire.Le Collège dispose de chapelles, d\u2019oratoires pour fins du culte; son programme a toujours comporté des cours obligatoires d'enseignement religieux; la présence d\u2019une équipe de prêtres en fournit un témoignage vivant: l'animation pastorale, oeuvre des prêtres et des laics, tente de rejoindre tout le personnel et particulièrement les étudiants.Des mouvements de jeunes aident à traduire cette réflexion chrétienne en engagements quotidiens.Sur le plan juridique, le Collège se conformera aux orientations qui lui seront proposées par le Comité Catholique.3] Sur la plan physique: l\u2019Institution permet un développement sain et harmonieux du corps par des activités sportives variées et des cours d'éducation physique, susceptibles de créer chez l'adolescent un état de vigueur physique et morale nécessaire aux tâches qui l\u2019attendent.4] Sur le plan intellectuel: un programme d'enseignement général, une équipe de professeurs compétents et expérimentés, un centre de documentation imposant (bibliothèque, audio-visuel, archives, etc.), constituent des moyens adéquats pour développer toutes les facettes de l'intelligence, permettant l'acquisition d\u2019un ensemble organisé et ouvert de connaissances et assurent une diversité de méthode de pensée.5] Sur la plan affectif et social: la présence des filles et des garçons améliore la qualité des relations humaines.L'\u2019attention discrète des éducateurs les initie, par des choix répétés, à l'usage de la liberté, les guide dans la formation de leur conscience morale, les préparant ainsi à la prise en charge des responsabilités qui bientôt seront leurs.Comme l\u2019affectivité trouve souvent son expression dans la réalisation d'oeuvres personnelles, le Collège permet à l\u2019étudiant de se prolonger, de s'\u2019extérioriser dans des activités socio-culturelles et parascolaires nombreuses et variées, entre autres, l'art de communiquer par la parole et l'écrit dans une langue la plus parfaite possible.Hommage au College, du.DR.JEAN DUMAIS 204, 2e Avenue, La Pocatière Tél.856-2831 Br Gérard Dallaire 902, 1ère Rue, La Pocatière Tél.: 856-1332 DR CHARLES - ANDRÉ DIONNE CHIRURGIEN - DENTISTE DU LUNDI AU VENDREDI > Centre MEDICAL 1014, 6eme Avenue La PoOCATIÈRE.Heures oe Bureau: 9H AM A 12H AM \u2014 - Tél.: Bur.: 856-1818 Rés.: 856-1250 2H.P.M, À 5H.PM, Is _/ Tél.: 856-1869 D, Gaston Pelletier M.D.1200, Gième Avenue, La Pocatière TAeT VR #27 80 a0 28 4 \"V4; Ta OU V +405 0 y - IEE FY FEN EEN EE ENA ENN EWI NE NN 06000 801 DN ' CR .& Peuplé-Courrlér-Mércrèëi 25 mat 1977\u201d S\u2019intégrer dans les structures actuelles.Par Vinfluence qu'il a exercé au sein de la population, le Collège de Ste-Anne de La Pocatière a contribué puissamment à orienter la société québécoise vers de nouveaux défis, particulièrement dans le domaine agricole.Et aujourd\u2019hui, comme par le passé, le collège est en mesure d\u2018assumer les responsabilités que la société voudra bien lui confier.De la part de P.MARCHAND C.ROBITAILLE PHARMACIENS 298 Rue Lafontaine, Rivière du Loup 1000, 6ieme Avenue, La Pocatiére * 856-3744 @ à © 862-7042 @ Avec les compliments de LE PFOCOCIAPFE: 614, 4ième Avenue, La Pocatière Tél.: 856-1262 L'adoption du \u2018\u2018\u2019Bill 60°\u2019 en août 1964 allait avoir sur l'éducation des effets controversés Cette loi instituait un ministère de l\u2018Education et un Conseil supérieur de l'Education; le Conseil supérieur de l'Education est un organisme consultafif formé de 24 membres, de quatre commissions d'études permanentes et de deux comités confessionnels.De par l\u2019'esprit de la loi, il est l'interlocuteur privilégié du Ministère.Le Ministère quant à lui, administre les lois et règlements qui touchent à d\u2019éducation.De 1958 à 1968, le gouvernement provincial s\u2019est attaché à la réforme des structures du système d\u2019éducation.|! fallait aussi à l\u2019Etat s'attaquer à la réforme pédagogique, tâche beaucoup plus difficile que celle de la réforme des structures.Ces transformations du système d'enseignement ne pouvaient s\u2019effectuer sans remettre en question l\u2019existence même des institutions privées.De fait, si l\u2019État doit d\u2019abord subvenir au bien-être général du secteur public, il n\u2019en reste pas moins que l'expérience a prouvé que le secteur privé a aussi sa place dans un système équilibré; il est tout aussi véridique d'affirmer que beaucoup de difficultés soulevées au cours des dix dernières années provenaient autant de conceptions et de spéculations théoriques que de la réalité de systèmes parallèles que les étudiants et étudiantes sont à mille lieux de contester l\u2019un par opposition à l\u2019autre.Et si la frénésie entraînée par les premiers mouvements de la réforme de l\u2019enseignement a pu remettre en cause l'existence des institutions privées, le cours de l\u2019histoire a permis d\u2019éluder la charge émotive attachée à la question pour retenir l'importance véritable des institutions en place, »qu'elles soient privées ou publiaues.Un système d'éducation n'a de sens que dans la mesure où il est orienté vers le développement optimum de l'enfant, de la maternelle au cours terminal.Toute institution d\u2019enseignement n\u2019a de réalité et de nécessité que celle permettant à un être humain à l\u2019âge de la scolarisation de pouvoir s'épanouir harmonieusement en vue d\u2019être un actif dans la société pour laquelle il est formé, intellectuellement, moralement, professionnelle- Pägé : 9 ment.Un système d'enseignement, c'est avant tout un cadre; l\u2019institution d'enseignement, c'est le moyen d\u2019action qui permet au sujet de prendre conscience de ses propres capacités et de celle des autres.C\u2019est dans ce contexte que le Collège de Ste-Anne de la Pocatière situe son action.L'usage de 150 années d'histoire confère à une institution un pouvoir d'attraction contre lequel il devient illusoire d\u2019opposer une absence de réalisme.Le réalisme, c\u2019est un Charles-Fran- çois Painchaud, incapable d'accepter l'état d\u2019analphabétisme de ses concitoyens; c\u2019est aussi l'envergure d\u2019un François Pilote doté d\u2019une acuité de vision qui se situe 100 ans en avant de son temps; le réalisme, c\u2019est un Auguste Boulet qui fut le véritable bâtisseur du Collège.Le réalisme, c'est la capacité d'adaptation aux situations normales dont ont fait preuve ceux qui ont assumé la lourde tâche de diriger une institution qui s\u2019est toujours imposée comme une gageure vec la vie.Le réalisme, c\u2019est pouvoir s\u2018intégrer aux évènements en oubliant ce que l\u2019on est pour être à la disposition de ceux pour qui l\u2019on vit.La réalité, c'est le Collège de Ste-Anne, intégré au réseau d\u2019enseignement contemporain, accueillant plus de 600 élèves dont 272 pensionnaires, 195 garçons et 77 filles.Le Collège de Ste-Anne, c'est 150 ans d'histoire écrite de luttes et de succès qui ont forgé une tradition sur laquelle s'appuient les générations actuelles pour ingérer les programmes conçus par le Ministère de l'Education.Le Collège emploie 41 professeurs, 11 clercs, 24 laics, 6 femmes; sur ce nombre, 12 professeurs sont à temps partiel.À ceux-ci, il faut ajouter le personnel de soutien et celui attaché aux services aux étudiants.Le bassin d'alimentation naturel du Collège se situe dans la région de Montmagny, Kamouraska, Témis- couata, mais des élèves viennent -traditionnellement aussi de régions plus éloignées, par exemple des Maritimes et de Pontiac, aux frontières de l'Ontario.Avec les compliments de 312, 4e Avenue La Pocatière 856-1492 \\ TEE Avec les hommages de Maurice Bourgault Automobile Inc.Chrysler * Plymouth * Volaré * Colt Le Baron * Camions \u201cDodge\u201d Maurice Bourgault, prés.LA POCATIERE 1 Page 10 Peuple-Courrier-Mercredi 25 mai 1977 CETGEP de La \u201cPocatière Le personnel du CEGEP de La Pocatière est heureux de s'associer à la célébration du 150e anniversaire du Collège de Ste-Anne.Un 150e anniversaire est une victoire impressionnante sur le temps et sur l\u2019histoire.Seules les institutions fortes et profondément accordées à la vie de leur milieu peuvent accéder à une telle victoire.Le Collège de Ste-Anne a non seulement engendré la lumière dans les esprits de plusieurs générations depuis 150 ans, mais il a aussi permis à des institutions plus récentes de participer activement au développement culturel du milieu.A ce titre, le CEGEP de La Pocatière s'associe à tous les anciens du College de Ste-Anne pour témoigner de l'oeuvre admirable d\u2019une institution qui mérite respect et admiration.Collège d'Enseignement Général Et Professionnel, La Pocatière Tel.856- Avec les compliments de Garon, Bérubé, Dumais Inc.COURTIER ASSURANCES GENERALES 900, 2ième Rue, La Pocatière Tel.: 856-2377 J (418) 856-2868 RENE CHAMARD BA.LLL AVOCAT 704, 4ième Avenue, La Pocatière (Edifice Lebel) Bière froide - MERCIER DÉPANNEUR ENR.(Epicerie Licenciée) Viandes congelées - Fruits et Légumes frais - Ouvert de: 8h.am.a 23 h.p.m.Livraison Route 230 Est, LA POCATIERE, Gaston Mercier, prop.Tél.: 856-2075 / 1>0 150 150 156 156 156 150 ce ET PT 7 Jet a 2 wh Es Fh 2 + PT FI RE 5 4 eus 5 orm BEC ny 4 + i; 4.8 4; AB v Les Galeries La Pocatière > Peuple-Courrier-Mercredi 25 mai 1977 Page 11 Que l\u2019avenir réserve ca encore beaucoup 2 de succés es au Collège (= de Ste-Anne VS INDUSTRIES | LISLET Inc.Ville de L\u2019Islet P.Q.HE ES gy Be mo IT 2 fe ta 4 \u20ac .Pee :\"R4 # a 3 WL Tous les marchands des Galeries La Pocatière 150 sont heureux de se joindhe 56 au Collège de Ste-Anne de La Pocatiète pour fêter le 150ième anniversaire de sa fondation.150 150 i50 150 750 156 150 150 150 150 150 150 Page 12 Peuple-Courrier-Mercredi 25 mai 1977 : - LE : wom ; \u201c °C a \u2019 bai Diane vs Wen AT ve 2 NET = I Rn APE IS 8 gi: + .; valet + _ .- .- \u2018 a Lo È : 3 \u201cie ha Jr \u2018 : A Ja i \u20ac i .x ape be ES past A RE ANT On LAN SS Seal Ls Hi ce (A hin due ae 0e \u2014 ce.Ad 4 LUE, sk Ae voinhatiort Leo ellie be Lies ous rclaire À À Ame Me va Zins Zod a À re Ae L PPealire, be pe re fret de anid Qe rit \u20ac a À CTL nant pr aq À ER patine (vedas aralalor ec ro pe Cet ~ = ir NH eT ek Ve Pr HUE di roti ») 0 Polis 4 etecccr del a 7 Cicdrk: M LLy TT Vice ee fard Gt Mefotiort Cult LA A LEE, fan, AN nl Arnall Binks spore Fay, \u201canni Rain, Atfphonee Bird | SERVICE DE L'EPAR( Gr doradvne du Q x at \"Fd Date Folio Reçu Payé Balauce Date Folio a\" 1912 - 20 709 SU IC Eu » \u201c20 oer: 152%) Zi 1, \u201d MF sis Jog G10) 27 30 i Win no 4h\u201d - 177%) 100 whirl 4 / 180 Je pe?7 3 130 bof re j 45 Jul pte ae fl 4 J \u201c7 rel +» \u2018 a Ae (17 Mai UC TC Jets IF fo AY SERVICE DES PRETS Ceti \u201ca pan 17 Lu J IV Date Folio Montant prêté Intérêt Ruiises B #7 #00 \u2014- 4 AT Cob mr a IANA Le cath eas Se EE nn PR \u2014 AA YT 5 JH 1 \u2014 344 \u2019 7 i ; IAE 890 = A eH da.&ra >> Ot Ae (rede À 48 A wd Patents Î Aharhos Mn ras dir.frat Aven ot Josifh Ÿ Minis TA FL ce Chr tad tar ot wo A Sag eddie ONAN AE Berroa au , 2 le Ae MU Arid Peur A Bhi py gh by REE LEAS Teh ha A 1'occasion du 150e anniversaire de fo Sainte-Anne-de-la-Pocatière, la Caisse populair à tous les prêtres, professeurs laïcs et employ oeuvré ou oeuvrent encore dans cette maison d nous joignons à tous les anciens pour dire tout ces rendus par le Collège.Fee l'uuti A .A Ga 4 Let 4% ad (1 Aou face Fendi dus t A Ff cil irs eabialoore 4 da Léenr HV Actaire_ a Are de Los Heady Leer Ao mairie fan, 7 > 1h id tend Saige a nel don frémadde Loner Lo arrestee | aed Drap de Sager er 0, Bi » jar Apereri- Tolls Plusieurs d'entre eux ont été sociétair certains travaillent encore dans le Mouvement D permettons de mentionner le nom de Monsieur Guy de notre ville et ancien sociétaire de notre Ca président de l'Union régionale de Montréa! des Ca jardins.Hommage à tous les anciens de la part d Caisse populaire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière ya 7 mot TE Ao ih rors a Pa ra Ocho MN re reel Le Bureau de g La Commission La Commission it.* A Caisse pn, de Ste-Anne L La 308, AEME AVENUE, CP 347, LA POCATIERE, KAMOURASKA QUE.- COR 1720 + prend pas uw 0° x AEE REN i EY TR STII) A) PENDS art g we Rabies, ae ibe éme y a PUNE A rs te de Sa aay Cs 18 441\u20ac A 5 \" Peuple-Courrier-Mercredi 25 mai 1977 Page 13 \"La Caisse populaire de Ste-Anne de La Pocallere 1913-1877 L- Go Se la Coirse P.pulse LA CAISSE POPULAIRE DE de Stv-Anzs de la Pocatière, Société coopérative régie par la Loi des Syndicats de Québec.EPARGNE Tri - Folio ecu 4 (pac | ; FONDÉE DA __ Ja Jar.| [418 75\u20ac ANNÉE SOCIALE [13 Avpleale) > À : Érruation au 37 Tue LE PTT TT ; Cet état donne le total actuel de chaque compte depuis commencement de l'année sociale jusqu'à la date inscrite.y 70 7 7%?°PA ACTIF : SEE Ce CN passe @ais 786 790004 &- le ss = ,Ç i Portefeuille (ou Prats).uns wuens vers.by 250 |\\f@icapitat social.||.JULY vd LL re _\u2026 Encaisse.Lecce Le NUON 715 SÂl|pargne 11 11.Les LIFE.Jekid H 3 Intérêt sur Bpargne.|.Mont 1100000 cll Total de actif.weno.fees le] 515s Total du Passit 2 NN A GHU 3 Dépenses.eee endl nee { WD IBeneices.22 1 M ol _\u2026 \u2018 Taxe entrée .co Ge 4 PRETS 3/ Ponds de Réserve .|| .cl nee .i ve by jE Tir Ponds de Prévoyance.|| .| 120 ue es È pe EN Surplus .cee eed es à Remises Balauces Durée Echéance To So POP M Lo ere = \u2014 pe leche rule A TOTAL .# /4 76 193 TOTAL.I / J6 8 à : MOUVEMENT GENERAL AU 3/ Cet état donne le total de toutes les recettes et de tous les paiemen jusqu\u2019 \"à la date i faits depuis le conimencement de l'existence de la Caisse crite.EN RENTREES: EN EMPLOIS ; E 7\u2019.PE \u2014 rT = = = \u2014 \u2014 .: Capital Social .\u2026.\u2019 24.AA PU oe Retraits sur Capital social Cee La Lee A ; i E 3 Epargne .RIF & (Retraits sur Epargne .LL ee D k Remises au Portefeuille.Jj.1.«.«co.-|[|Portefeuille (ou prêts) Ce eee 799 .JO 1 ) Taxe d'entrée .-.|| _0G 10 Ce kK: - 3 | ) § i Eo Bénéfices == = ce eee] \u2019 E Bees Etant représentés par: F Intérêt sur Epargne.j| 00 g .- I KO intérêt sur Epargne.; Boni.!.Boni \u2026 ce Lo.Cee iq F Dépenses totales.0} ./ / .oy ee .AliDépenses totales ./ - LD .- Fonds de Réserve.PA ee .|{|Encaisse .LL.LL co JL 5 5 ; À ire de fondation du Collège de PS 1 3 populaire veut rendre hommage Fonds de Prévoyance.[{ .RU | FP, Ju.à j et employés de soutien qui ont .F maison d'enseignement.Nous Surplus .oon Balance dans l'Encaisse ire tout le bien et les servi- actuel .:10 2.sociétaires de notre Caisse; GRAND TOTAL .$ GRAND TOTAL # uvement.Desjardins.Nous nous : me sieur Guy Bernier, originaire Nognbre des sociétaires.notre Caisse, qui est devenu éal des Caisses populaires Des- la part des trois comités de la Pocatière.ireau de direction mmission de surveillance mmission pe crédit ; \u201cLa Caisic populaire de Ste-FHnne de La.\u201cPocatière.j ' 308, 4ÈME AVENUE, cp.547, LA POCATIÈRE, (KAMOURASKA), QUE.\u2014 GOR 120 Lu lad TIN a 2 ee ad .\u2026. \u2018SAW a 2-0\"u+e Page 14 Peuple-Courrier-Mercredi 25 mai 1977 Incendie du Collège Ste-Anne Ste-Anne de la Pocatière, 16 déc.1920.- Le College de Ste-Anne de la Pocatière a été détruit aux deux- tiers par un violent incendie, qui a éclaté hier matin, à l\u2019étage supérieur de la bâtisse-est de cet immense établissement, ravageant tout sur son passage, jusqu'à ce qu'il rencontra la résistance victorieuse de l\u2018aile nouvelle, construction moderne à l\u2018épreuve du feu, qui n\u2018a été que légèrement endommagée par l\u2018eau et la fumée.Son personnel, de près de 700 prêtres, eilèves et domestiques est sain et saut.Les pertes matérielles sont lourdes, mais elles ne sont pas aggravees par des accidents de personnes.Les effets personnels des ecoliers ont tous éte sauvés du sinistre et ceux des prêtres l\u2018\u2019ont eté aussi en grande partie.C\u2019est dire que l'épreuve a ete supportée avec courage, dès le debut de cette dure conflagration, et qu'il n'y a pas eu l\u2019'ombre d'une panique.Ces faits sont d'autant plus remarquables que le feu a eté découvert vers cinq heures du matin, au moment où la communauté presque toute entière était encore plongée dans un paisible sommeil.L'alarme à éte donnée, peu après 5 heures, une fumée opaque commençant à se dégager d\u2019un plancher de l\u2019étage supérieur du bloc de l\u2019est.On ne connait pas l\u2019origine de l\u2019incendie, mais l\u2019on croit que les flammes couvaient déjà depuis quelque temps entre deux étages lorsqu\u2019elles ant commencé a percer.Une demi- neure apres, professeurs et écoliers, avec leurs effets personnels, étaient a l\u2019abri, mais toute la veielle partie du collège flambait en un immense brasier.Le personnel enseignant, avec le curé de la paroisse, M.l\u2018abbé Edouard Martin, et ses dévoués paroissiens luttaient avec énergie contre l\u2018\u2019élement destructeur.On avait appelé, par téléphone, le secours des pompiers et des appareils de Lévis, mais, bien que M.le maire Laflamme eut donné des ordres pour les dépêher immédiatement, par train spécail, on ne pouvait commenter sur leur arrivée avant 10.45 de l\u2018avant-midi.Un léger vent d\u2018\u2019est soufflait ce qui protégeait parfaitement le village avec son église neuve, son couvent et ses constructions serrées les unes sur les autres.L'Institut agricole de Ste-Anne, situé sur l\u2019autre versant de la montagne qui sert s\u2019assises au collège classique, n\u2019était aucunement menacé.A 9 heures, le seul espoir des pompiers volontaires était de sauver du désastre les constructions neuves du collège.Elles étaient assaillies violemment par des vagues de feu, mais elles résistaient superbement.A 11 heures, le chef Marsan avec une demi-douzaine d\u2019hommes de la brigade de Lévis, arrivait sur le théâtre de l\u2019incendie.Une pompe à vapeur fut immédiatement mise en fonction et des jets puissants apaisèrent bientôt la violence des flammes.Dès ce moment, on était certain de sauver l\u2019aile nouvelle du collège et son mobilier, mais les cinq autres bâtisses étaient une perte totale.Les corps de logis ravagés avaient noms: l\u2019Aile Painchaud, Bsfié en C\u2019est toute la partie la plus ancienne du Collège qui a été détruite par l\u2019incendie.Seules les constructions récentes édifiées par les bons soins de Mgr.Auguste Boulet ont été épargnées.L'alarme a été donnée peu après 5 heures.Personne n\u2019a été blessé mais le feu a brûlé des trésors inestimables.vu.1827, par le curé fondateur; l\u2019Aile Mailloux, qui date de 1842, et qui était le coeur de l'édifice; derrière ce bâtiment principal, surmonté d\u2019un dôme élevé, une construction aussi tres vieille se prolongeait, celle des bureaux de la procure et les anciens quartiers des prêtres-pro- fesseurs ; l\u2019Aile Pilote, qui s\u2018appelait autrefois le cours anglais, dont la construction remonte à 1856; l\u2018\u2019Aile Pelletier [ou l\u2019Aile St-Antoine], bâtie en 1901.C\u2019est à l\u2019étage supérieur de ce dernier immeuble que le feu a été découvert.Avec une initiative et un ordre admirable, en même temps que des équipes nombreuses d'hommes luttaient contre l'incendie, les supe- rieurs du college organisaient le départ des élèves, par contingents.Chaque convoide l\u2019Intercolonial qui passait emporta vers leurs foyers des groupes d\u2019\u2018écoliers, attristés d'avoir à quitter leur maison dans des circonstances si tragiques.La plupart des collégiens de la province de Québec sont partis dès hier.On leur a fourni ce dont ils avaient besoin pour entreprendre ce voyage imprévu.lis sont presque tous rendus a destination et toute inquiétude a été épargnée aux parents, qui les ont reçus avant de savoir que le collège était en feu.Les pertes sont lourdes, mais partiellement couvertes par les assurances.On entreprendra immédiatement la reconstruction des édifices détruits, dont les murs sont trop endommagés, pour être encore utilisés.Les dommages sont impossibles à réaliser, parce qu\u2019il n\u2019y avait pas de prix pour certains trésors de cette vieille maison d'enseignement.Sa bibliothèque de plus de 40,000 volumes, un musée d\u2019une valeur historique et scientifique considérable, une collection de peintures et de gravures, anciennes sont \u2018er cendres-Ces choses-ne-se-
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