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Titre :
Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & frère,1874-1906
Contenu spécifique :
samedi 21 février 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire : 1906)
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Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1885-02-21, Collections de BAnQ.

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[" rr AMEDI 21 EDEN SET FTI) ABONNEMENT ANNONC:S Par an (d'avance).$1.00 Première insertion.P0.10 Payable dans le cours de lannée.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.S1.50 Pour pouvoir discontinuer, il faut payer les arrérages et avertir au moins quinze jours avant l\u2019expiration de l\u2019année, ou bien refusor e journal.Le Canadien, quot., par sn.45.00 6 semi, « $3.00 L'Evénement, journel populaire.$3 Edition Hebdomadaire du CANADIEN oft de J'EVENEMENT.Auires insertivnS.0.05 Naissance, mariage ou décès 0.25 es annonces suivantes ser-nt insérées pour UN CENTIN le mot: Demandes d\u2019emptoi\u2014 Demandes de domestiques ou employés.Annonces pour chambre ou pension.L.J.DEMERS & FRERE, Haitours-Propriétaires, | {Bursao : 80.rue de la Fabrique, Québec Ottawa, 10 février.M.Daly, député d\u2019Halifax, sera nommé aujourd\u2019hui député-orateur de Nos amis avaient d\u2019abord songé à réclamer cette position, mais après s'être consultés ils ont décidé qu\u2019il vaut mieux ne pas insister pour obtenir une charge qui, tout en étant honorable, est une charge de la chambre des communes.second ordre, On assure que M, Kirkpatrick, l\u2019orateur actuel, serait fait ministre après la session et qu\u2019alors uue combinaison aurait lieu dans laquelle les droits de notre province à la présidence de l\u2019une des deux chambres serait connue, Lesipétitions abondent pour) demander la passation d\u2019une loi prohibitive de la vente des boissons euivrantes.Il'est clair que le mouvement vers la tempérance s\u2019accentue et que bientôt il sera temps de poser la question au corps électoral.Les lecteurs du Cmmadien savent cè que nous pensons sur ce sujet : l\u2019ivrognerie est sans contredit l\u2019une des plaies les plus\u201cprofondes que nous avons à guérir.L'an dernier, c\u2019est en vain que tous coux qui avaient des yeux pour voir, ont insisté your que notre députation réclamit avce instance les droits du district de Québec.Parceque nous exposions ces droits, nous fâmes dénoncés comme des traîtes, des intrigants etc, Quel beau zèle font aujourd\u2019hui ceux là-même qui nous injuriaient ! Unis pour l\u2019injure, ils nc le sont pas trop sur les moyens à prendro pour sauver leur popularité.Si vous saviez comme il s\u2019en passe de bonnes ! Je connais de nos hauts castors qui, à Québec, sont en faveur du pont, ek qui, une fois rendus à Ottawa, assurent que le pont est une affaire très secondaire.L'article du Jofrnal des Trois-Riviè- res demanlant, en somme, l\u2019expulsion de l\u2019élément laïque du conseil de l\u2019éducation, est commenté dans les termes les plus sévères dans le {cercles politiques.Il ne faut pas, cependant, donner trop d\u2019importance à ces exagérations et surtout à ces cxagérés qui péchent aussi souvent contre la logique que contre le bon ordre dans la société religieuse.C'est ainsi, par exemple, qu\u2019ils font les cent coups en faveur de l\u2019école laïque de Victoria contre l'Université-Laval, placée par Rome sous ic contrôle des Evêques-\u2014l\u2019Univergté-Laval que le St.Siége\u2018a ordonné à chacun de nous de favoriser et d\u2019aider, \u2018en vertu de la sainte obéissance.\u201d ?Si on en juge par les commoncements, le comité sur la loi de faillite \u201c aura du fil à tordre.\u201d Après avoir élu M.Abbott leur président, les membres qui composent \u201c le comité ont exprimé leur avis, les uns voulant avoir de nouvelles informations, lesfautres de nouveaux pouvoirs, les uns favorables à une loi de, banqueroute, + les autres croyant qua les lois actuelles suffisent.Lie comité estajourné à demain.Dans l\u2019intervalle M.Abbott aura une entrevue avec Sir John pour avoir son opinion sur l\u2019opportunité de donner des pouvoirs plus considérables au comité qui, aujourd\u2019hui, ne semble avoir d'autre mission que de décider si, oui ou non, il est nécessaire de préparer unc législation concernant les rapports entre créanciers et débiteurs.L'impression est que le projet de M.Curran subira plusieurs modifications et qu\u2019entr'autres choses il y sera inséré une clause pourvoyant à la décharge des faillis.Le comité renferme dans ses cadres, des hommes d\u2019une grande valeur, et il y a lieu d\u2019espérer qu'il fera un travail sérieux et utile.Comme je vous l\u2019ai dit, il est présidé.par l\u2019hon.M.Abbott, auteur lui-même d\u2019une loi de banqueroute.Il est l\u2019un das hommes les plus versés \u2018dans la rédaction des bills, correspondances de chemin de fer ete.Il 2 eu la main dans la plupart des grandes opérations qui se sont faites dans le pays depuis vingt ans, Il est, à cette heure, l\u2019aviseur du syndicat du Pacifique.C\u2019est un habile, Ottowa, 11 février.La motion de M.Casgrain, déclarant qu\u2019il est opportun de pourvoir à une meilleure inspection des banques, a donné lieu à un débat intéressant, M.Casgrain a cité de nombreux exemples pour prouver que les retours mensucls faits par les banques sont souvent faux.Les banques sont des institutions publiques, elles reçoivent les épargnes des veuves,\" des orphelinz, et par la faute des directeurs, il arrive fréquemment qu\u2019elles jettent la ruine dans les familles.Le député de l\u2019Islet assure que des directeurs de banques se font payer de fortes.commissions pour mettre leurs noms sur des billets, qu'ils escomptent à leur institutios.Le ministre des finances ne sait pas comment il est possible de faire fone- tionuer sur système d'\u2019inspeetion, les Inspecteurs ne pouvaient pas juger de la valeur du papier escompté dans cha-, que institution, et le fait seul d'envoyer l\u2019inspecteur dans telle ou telle banque suffirait pour affecter le crédit des plus solides institutions, M.Ives dit qu\u2019il faudrait obliger les banques a réaliser sans délai les propriétés foncières dont elles restent en possession.L\u2019hon.M.Blake est d\u2019opinion qu\u2019il se pratique de grandes fraudes et qu\u2019i est de la plus haute importance que la loi criminelle soit amendée et mise en Jorce de manièro a atteindre sans merci les directeurs et officiers de banques qui trompent le public par des rapports faux.Sir John dit qu\u2019il faut que les rapports des banques soient inspectés avec grand soin, mais il est d'opinion qu\u2019il y aurait les plus grandes difficultés à faire fonctionner un systèm: d\u2019inspection.Sir Richard Cartwright cst aussi deo cet avis ct il suggère que des moyens soient pris pour extrader les coupables, Ce sujet important sera, je crois, dis- outé dé nouveau.Février 1885.L'article du Herald d'hier doit rendre, plus ou moins, la penséo des magnats du Pacifique.Il propose l\u2019achat du chemin de fer du Nord par la province de Québec, l\u2019établissement d\u2019une traverse à Québec, la construction de la ligne d\u2019Edmanston à Fraserville.Voilà pour ce qui nous regarde plus spécialement.Quand aux demandes du Pacifique, elles consisteraïent, d\u2019après le Herald, à faire reprendre par la Puissance, au taux de deux piastres l\u2019acre, les terres publiques que nous avons données à la compagnie, Comme je l'ai dit à la salle de musique : Le Grand-Tronc consentira-t-il à vendre le chemin du Nord, le cabinet voudra-t-il l\u2019acheter ?Ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019a encore, je pense, exprimé son assentiment, et les gros mots du Herald à Pégard du Grand-Tronc ne sont peut être pas très propres à amener une en tente, En achetant le chemin du Nord le Grand-Trone exerçait un droit certain.Le Pacifique avait pleine liberté d\u2019en faire alors l'acquisition : s\u2019il ne l\u2019a pas fait, c\u2019est qu\u2019il no le voulait pas.Et depuis que le Grand-Tronc a lc contrôle de la voie, le Pacifique ne s'est pas prévalé des droits de parcours que les contrats lui donnent indiscutablement.Mais, tout ceci est de l\u2019histoire du passé.Que peut-il être fait maintenant pour réparer les fautes déplorables commises par quelques-uns de nos députés pendant la dernière session, alavs.que, grâce à des circonstances diverses, nous aurions pu faire notre position si enviable ?11 est parfaitement impossible de reprendre tout le terrain perdu.\u201d Il y a lieu d\u2019espérer, toutefois, que nous améliorerons rotre sort dans unc certaine mesure, en dépit des multiples embarras à surmonter, a Ottawa, 13 février, Si vous me demandez ce qui se passe, je vous réponds que je n\u2019en sais pas grande chose.Seulement, M.Beaubien est ici pour prendre les intérêts de Québec : je vous parle de M.Beaubien, député d\u2019Hochelaga, vous comprenez ! C\u2019est home qui veut nous enrichir, nous envoyer la prospérité.par une ligne nouvelle de chemin de fer, la fameuse ligne du Nord.Dormez heureux, mes amis de Québec, M.Beaubien veille sur vous ! Badinage à part, M.Beaubien, l\u2019E- tendard et leurs alliés vont recommencer la comédie de l\u2019an dernier, faire tout en leur pouvoir pour empêcher un arrangement par lequel le Pacifique se rendrait à Québec par le\u201cchemin du Nord, parceque M.SénécsIa des débentures.- Le numére huit\u2014c'ost la salle de comité des conservateurs frangais\u2014a été assailli hier par M.Blake, à propos d'une demande de renseignements sur le Pacifique.C'est singulier, mais je trouve que le chef de l\u2019opyosition, s'il a parlé dloquemment, n\u2019a pas fait preuve d\u2019adresse.Le numéro huit a donné parfois dc grands exemples de fermeté et d'indépendance, Il a réclamé justice mandait.C\u2019est un numéro patriotique, le numéro huit ! Et la Maison bleue, cette chère ct vaillante Maison bleue, qu\u2019avait M- Blake à la dénoncer ?Il n\u2019a jamais, lui-même, défendu M.Letellier, et il ne le fera jamais.Son opinion est ce qu\u2019était celle de la \u2018\u2018 Maison bleue, \u201d\u2019 savoir que l\u2019acte du défunt lieutenant-gouver- neur était illégal, contraire à l\u2019esprit de la constitution et condamnable.L\u2019hon.M, Chapleau a fait preuve de sens politique et de courage en défendant la \u201c Maison Bleue \u201d et le numéro huit\u2014c\u2019est-à-dire l\u2019affirmation énergi que de nos droits en deux circonstances mémorables.Le secrétaire d'état a été beaucoup applaudi, C\u2019est un rival digne de M.Blake.Attendez-vous à des passes- d\u2019armes émouvantes entro ces deux hommes, éloquents tous deux comme peu savent l'être.M.Ouimet, dont nos lecteurs connaissent depuis longtemps la vaillance et le ferme dévouement au Bas-Canada, a revendiqué pour nos amis la part de mérite à laquelle ils ont droit pour leurs efforts de la session dernière.* Nous avons, a-til dit, demandé justice, la tête haute, comme des hom mes doivent le faire : nous avons fait ce que la province a droit d'attendre de députés indépendants.Et si lesamis de l\u2019hon.chef de l\u2019opposition ont perdu la confiance de leur province, c\u2019est pour n\u2019avoir pas montré la même fermeté.\u201d Le comité des comptes-publics a de la besogne taillée devant lai.M.Somer- ville, Holton ont demandé hier la production d\u2019une masse de documents, pièces justificatives à propos de l\u2019Intercolonial du Pacifique, du service des malles sur le chemin de fer, sur l\u2019émigration etc.M, Rykert est président de ce comité.M.Ives préside aux bills privés et M.Abott au comité des.banques et gommerces.\u2018 Ottawa, 13 février.Le Journal des Trois-Rivières fait le sorupuleux, à propos de la nomination de M.Claimow, à un siége au sénat, M, Claimow est orangiste, et le Journal n\u2019aime pas les orangistes, c'est connu.Toutefois, il donne son appui à Sir John et au gouvernement dont il est le chef.Voyez la contradiction\u2014disons l\u2019hypocrisie, c\u2019est le mot juste.Tl est partisan de Sir John, qui est premier-minis- tre du Canada, mais il se voile la figure, parceque M.Claimow est fait sénateur.Le Journal donne son concours au cabinet de Sir John, mais il déclare, que, c\u2019est une honte de voir un pays gouverné par un premier-ministre qui est sous le contrôle des sociétés secrètes, Voilà comme ces gens-là savent se conircdire.pour le triomphe des bons principes, La véritable position, cst que, placés comme nous le sommes au milieu de races ct de croyances diverses, il faut laisser à chacun son culte, à £a foi religieuse, il faut se respecter les uns et les autres, pratiquer la tolérance envers tous.Restons fidèles à nos institutions, défendons-les si elles sont attaquées : ne provoquons personne.M.Claimow est protestant : qu\u2019il soit et il a obtenu beaucoup de ce qu\u2019il de- rouler de la plus belle notre faute, ni notre affaire.Le gouvernement lui a donné un siége au sénat, non parcequ\u2019il est orangiste, mais par- cequ\u2019il a toujours été l\u2019un des conservateurs les plus dévoués du pays.Dans la mauvaise comme dans la bonne fer- tune, sa fidélité ne s\u2019est jamais démentie.Tous les cancidats catholiques du parti ont reçu de \u2018ai un anpui généreux, loyal, désintéressé.Il les a aidés, même contre des protestants, comme M.McDougall, par exemple, qu'il a combattu à outrance.Le Journal, en dénonçant la nomination de M.Claimow, dénonce les ministres de notre province\u2014Sir Hector Langevin en tête\u2014 qui ont consenti à cet acte politique.On sait ce que veulent dire ces protestations, ces protêts : question d'en imposer aux naifs ! S\u2019il en était autrement, comment le Journal, I Etendard, qui crient sans cesse à la franc-maçonnerie, pourraient-ils se dispenser de combattre le gouvernement de Sir John A.McDonald, dont le chef est connu, dans la Puissance entière, comme un membre des loges ?Farceurs ! Québec, 12 févri 85.M.le rédacteur de l\u2019Evénement, Je suis bien aise que les castors travaillent à réparer les bévues dont ils se sont rendues coupables l\u2019an passé.Ils sont la cause de la politique insensée, désastreuse de la session dernière.Se voyant coulés à tout jamais, ils se trémoussent.C\u2019est naturel.Mais ils ne feront oublier à personne que leur conduite 2 mis en danger, compromis les intérôts de la ville et du district.Ils sont oblivés d\u2019avouer qu\u2019ils se sont fait façon et de revi- nir à tout co au'\u2019ils dénongaient.Suivez leurs mouvements aveo attention : ils font du tapage, n\u2019est-ce pas, aujourd\u2019hui ?Eh bien, moi, je vous dis qu\u2019ils vous trompent encore une fois sur plusieurs sujets, sur l\u2019affaire du pont, entre autres.Pour dire tout ce que je pense, \u201c ils blaguent le service.\u201d : Votre serviteur.JEAN Louis.ee mme Les canadiens-francais de Fall-Ziver., Nos compatriotes de Fall-River ont été, à bon droit, mécontents d\u2019un écrit publié dans le Cultivateur du 7 février, intitulé \u2018\u201c Scène tumultueuse dans une église.\u201d\u2019 Nous regrettons infiniment que cet article, emprunté à un autre journal, ait paru dans nos colonnes, Les canadicus-francais de Fall-River sont traîtés par Mer, Hendriken, d\u2019uno manière injuste et sans précédent dans l\u2019histoire de l\u2019Eglise.Nous n\u2019avons pas de doute que la cour de Rome leur rendra justice.Tous les hommes sans préjugés sont aveo UX.vus 10 12 Comme tous les produits dont le mérite à été consacré par lu voguce, le Fer Bravais est imité et contrefait.Pour éviter toute erreur de provenance, nous recommandons d\u2019exiger sur l'éti- \u2018quette de chaque flacon la signature franc-maçon, orangiste eto,, ça n\u2019est ni |B.Bravats, imprimée en rouge. no LE CULrI1VATEUR LES ASILES \u2014 Nous apprenons que le gouvernement de Québec a l'intention d\u2019opérer des réformes dans le service médical des asiles, les médecins visiteurs recevraient plus de pouvoirs et présideraient au traitement des patients.Il va de soi que le gouvernement ne peut espérer obtenir les services, tout le temps, de ces médecins sans leur donner un saluire proportionné à l\u2019importance de leur tâche.Car exiger d\u2019eux qu'tis abandonment leur clientèle pour rester avec un salaire insuffisant qu\u2019ils ont aujourd\u2019hui, ce serait faire le jeu des propriétaires d\u2019asiles qui ne désirent rien tant que d\u2019éloigner, par un moyen ou un autre, tous ceux qui, en faisant leur devoir envers le public, les gènent dans l'exploitation de leur industrie.Nous prions donc le cabinet Ross d'être sur ses gardes, Toute réforme, faite de bonne foi, sera accueillie avec satisfaction, avec reconnaissance, de même que toute tentation, de la part des asiles, de tromper l\u2019opinion sera jugés avec une légitime sévérité.i Le temps est passé où des certificats de circonstances comme celui donné, il y a quelques jours par M, Bolduc, pouvaient rassurer le public et l\u2019empêcher d'exiger que la lumière se fasse, que justice ait lieu, M.Bolduc a des devoirs religieux à accomplir à l\u2019asile de Beauport : là se bornent sa mission et aussi ses responsabilités.Se re La presse et les gouvernements ms 2 am Les organes de opposition vouent aux gémonies le gouvernement à propos des impressions données aux journaux ministériels.; Il n\u2019y a aucun doute que, avec tous les régimes, 1l se glisse de graves abus au sujet des impressions.Le moyen le plus sûr d\u2019y mettre fin serait de donner, per soumission, au même entrepreneur toutes les impressions de quelque nature quelles soient.Une sérieuse économie serait opérée, et cela contriburait à élever le niveau de la presse.Il n\u2019y s, de la part d\u2019un journal, rien de repréhensible dans l'acception du patronage d\u2019un gouvernement dont il appuie la politique.Le mal consiste dans le sacrifice de ses opinions pour obtenir ou conserver ce patronage.Il est absolument certain que si tontes Jes impressions, à Québec, à wa, se faisaient par contrat, l\u2019intérêt public y gagnerait, tant sous le rapport de l\u2019économie que sous le rapport de l'indépendance de la presse.Et les organisations de parti n\u2019y perdraient rien : elles seraient représentées par un moindrs nombre de journaux, mais plus dignement.Il est notoire que certains journaux sont publiés dans le but nuique d\u2019avoir du patronage : ceux-là sont toujours du côté du gouvernement, quel- qu\u2019il soit.\u2014\u2014>\u2014 (Mid- dlesex), Cartwright, Casey, Casgrain, Catudal, Charlton, Cockburn, De St-Gcorges, Edgar.Fairbank, Fisher, Fleming.Geoffrion, Gil - mor, Gunn, Harley, Inues, Irvine, Jackson.King, Kirk, Landerkin, Laurier, Lister, Livingstone, Mackenzie, McCraney, Mclsaac, McMullen, Mills, Mulock, Paterson (Brant), Platt, Roy, Rinfret, Robertson (Shelburne), Somerville (Brant), Somerville (Bruze), Springer, Sutherland (Osford), Thompson, Trow, Vail, Watson, Wilson, Yeo.\u201454.M.Massue donne avis que lundi prochain il demandera un état de toutes les propriétés, îles et autres terrains, bâtis et non bâtis, appartenant au gouvernement fédéral, situés daus les limites du comté de Richelieu; les noms de ceux qui occupent les dites propriétés comme locataires ou à quelque autro titre que ce soit; le temps pour lcquel ces propriétés sont louées, le mortant annuel des loyers et les arrérages, s\u2019il y en a, dûs sur chacune des dites propriétés jusqu\u2019au ler janvier 1885.M.MITCHELL donne avis que lundi prochain il demandera copie du doeu- ment ou acte renfermant l\u2019assurance donnée par la Compagnie du Grand- Tronc au gouvernement le ou vers le 17 avril dernier tel que déclaré ce jour de son siége en cette chambre par le très hon.Sir John A.MacDonald à l\u2019effet que la dite compagnie mettrait de côté une somme d'un million de livres sterling dans le but de poser une double voie sur la ligne de la dite compagnie entre Montréal et Toroato.Aussi copie du rapport fait au sujet de la dénégation de la dite assurance, et des assertions que l\u2019on prétend avoir été faites à ce sujet par Sir Heary Tyler, président de la dite compagnie, à l\u2019assemblée de la compagnie tenue à Londres, en Angleterre, peu de temps après la dite déclaration, et copie de toute correspondance échangée entre le gouvernement et aucun officier de la dite compagnie touchant la dite assurance.Srr RicHARD CARTWRIGHT donne avis que lundi prochain il fera l\u2019interpellation suivante : lo.Quel est le total des sommes avancées au gouvernement par des maisons de banque ou autres en Angleterre, au Canada ou ailleurs jusqu\u2019à la date de l\u2019interpellation ; 20.Par qui ces sommes ont-elles été avancées ; 30.À quel taux d\u2019intérêt dans chaque cas.A six heures la chambre s\u2019ajourne.OrTAwA, 16 février.Après lecture et présentation de pétitions.En réponse 3 Siz RicHARD Cart.WRIGHT, Sir LEoNArD TILLEY dit que l'on peut voir par les rapports soumis à la chambre le total des sommes avancées au gouvernement par des banques cn Angleterre et en Canada, sur ces sommes $2,000,000 ont été avancées par le Banque de Montréal.Quant au taux d\u2019intérêt, le gouvernement ne croit pas qu\u2019il soit dans l'intérêt du pays de le faire connaître.En réponse à Sir R.CARTWRIGHT, L\u2019hon.M.PorE dit que le nombre total de colons que l\u2019on suppose établis en Canada pendant 1884, a été de 103,- 382; que sur ce nombre 20,729 sont supposés s\u2019être établis dans le Manitoba et 9,406 dans les territoires du Nord- Ouest.En réponse à M.HArr, demandant si des changements ont été faits dans l'administration de la commission géolo- \u2014 3 Âge il la! 2, Lj li re ur Cm emer mea a ae rep an nt an Ate gique du Canada, tel que recommandé par le comité spécial nommé à cet effet par la Chambre des Communes au cours de la dernidre session, SIR JOHN répond que le rapport du comité sera mis devant la Chambre prochainement et que ls question sera discutée alors.Ein réponse à M, MiuLs, Sir JOIN dit que le gouvernement n\u2019a pas accordé des fonds de bois dans les limites des territoires concédés à la province d\u2019Ontario par le conseil judiciaire depuis que son rapport a été sanctionné par Sa Majesté et que le gouvernement défendra les droits que les sauvages pourraient avoir sur les terres.En réponse à M.MiL.s, SIR JOHN dit que le gouvernement ne s\u2019est pas opposé à la limite d'Ontario au nord et à l\u2019ouest telle que définie par un ordre en conseil de Sa Majesté et le rapport du comité judiciaire ; et quant à accepter la rivière Albany à partir du point cst de la limite nord, telle que définie par l\u2019ordre en conseil impérial et coulant à l\u2019est jusqu\u2019à la Baie d\u2019Hudson et se dirigeant ensuite vers l\u2019est le long de la Baie jusqu\u2019à ce qu\u2019elle atteigne la ligne la ligne tirée franc nord à partir du lac Témiscamingue jusqu\u2019à la Baie d'Hudson.C'est là une question À considérer.La chambre adopte ensuite la résolution suivante proposée par M.Orton : Qu'il est expédient de présenter un bill pour donner aux -agriculteurs et autres personnes en Canada plus de facilités pour faire affaire dans les banques.Après une courte discussion M.rton présente son bill, La chambre adopte ensuite les avis de motion suivants : M.SOMERVILLE (Brant), relevé détaillé avec dates des dépenses encourues par les divers membres du gouvernement et toute autre personne ou per sonnes au service du gouvernement envoyés en Angleterre ou ailleurs de la part du gouvernement depuis le 28 janvier l'IS4 jusqu\u2019à cette date.| M.PATTERSON (Essex)\u2014Etat faisant connaître la nature du service postal sur le chemin de fer du Sud du Janada entre Essex Centre et Amherst- burg, ete, Plus cing demandes différentes de documents par M.Casey sur le chemin de fer du Pacifique.Ù M.Casey fait un discours à chacune + + .de ses demandes, et à six heures la chambre s\u2019ajourne.erm i sem I a MASSACRES EN COREE Le North China Daily News donne les renseignements suivants touchant les événements sanglants qui se sont produits à Séoul, en Corée.\" Un grand dîner avait lieu dans le nouvel hôtel des postes japonaises, dont on fétait inauguration, Parmi les invités figuraicnt les ministres coréens, le ministre des Etats-Unis, le consul général anglais, M.de Mœllendorf et plusieurs autres personnages.Le ministre du Japon était absent, et il n\u2019y avait pas de Chinois.Tout alla bien jusqu\u2019à dix heures du soir.À ce mo- ment-là, un étranger vint dire que le feu s'était déclaré près de l'hôtel.Un prince coréen nommé Ming sortit avec deux de ses officiers pour voir ce dont il s'agissait.Il n\u2019avait pas plutôt mis le pied dehors, qu\u2019il fût attaqué et grièvement blessé à coups de sabre.Le prince avait reçu sept blessures, Il se mit à chanceler et tourna de côté et d\u2019autre afin d\u2019éviter es ennemis.M.de Mocllendorf accourut et reçut le prince dans ses bras.Un des officiers avait été également blessé, et les assassins s'étaient enfuis.Les invités s\u2019éloignèrent, laissant le prince seul avec M.de Mollendorft.Deux ou trois étrangers qui se trouvaient chez M.de Mællendorff ayant été prévenus par lui, prirent des armes et allèrent au secours du pripce Ming, qu\u2019ils réussirent à emmener, sans danger, deil\u2019hôtel des postes.On pense que le prince, dont les blessures sont graves, pourra cependant être sauvé.Tandis que le prince Ming était chez M.de Mœllendorff, le ministre de la guerre reçut l\u2019ordre de se rendre chez le roi, ll se rendit au palais cb fut attaqué après l\u2019entrevue, en tra- | eurent enecre à lutter tontre les Curéeus.fH CULTIVATEUR a+ er etter ern mm He A Mt +p oat ee een mean art wt vorsant la seconde chambre du roi, par quelques personnes qui le massacrèrent, Dans le courant de la nuit, sept chefs de département furent également tués.Pendant qu\u2019on se livrait à ce massacre on forma un nouveau cabinet ayant à sa tête Kim-o-Kim, ancien ministre de Corée à Tokio.Gn publia dan- la ma- tiné une circulaire contenaut les noms des nouveaux ministres ; mais, le soir, il y eut un nouveau massacre ; tous les membres du nouveau cabinet furent tués, à l\u2019exeption de trois, qui s\u2019échappèrent avec les troupes japonaises.Le second cabinet étais favorable aux Japonais ; le premier était pour les Chinois.On dit que se sont les Coréens eux-mêmes qui massacrèrent ls second cabinet, parce qu\u2019ils n\u2019aimaient pas les Japocats et parce qu'ils supposaieut que les Japorais avaient tué les sept membres du premier cabinet.Kim-o-Kim figure parmi ceux qui échappèrent au massacre ; il se rendit à Chemulpo avec les Japonais, quand ils quittèrent Séoul.L\u2019effusion du sang ne se borna pas à ces assassinats.Une lutte s'engagea, à la porte du palais du roi, eutre les troupes japonaises.Cette lutte dura de cinq heures de l'après-midi à trois heures du matin.Les Japonais, qui n'étaient pas en nombre, se retirerct fiva- lement à la légation du Japon, où ils Ils se retirèrent ensuite à Chermulpo.Les opinions sont partagées en ce qui concerne les causes des assassin»ts ei- dessus mentionnés.Il est inexact que le roi de Corée ait eté tué.PE Aime oe TEMOIGNAGE HONORABLE.Nous lisons l\u2019article guivant dans le Moniteur de Rome : \u201c On nous éerit du Canada que Mgr \u201c Moreau, évêque de St.Hyacinthe, \u2018\u2018 vient d'entreprendre un mouvement \u201c qui concorde éminemment avec les vues exprimées par le St.Père.\u201d \u201cPour développer le goût des fortes \u201c études parmi les jeunes ecclésiasti- *\u201c ques, et procurer à bon nombre d\u2019en- \u201c tre eux l'avantage de venir suivre les \u201c cours dvs séminaires romains, il a \u2018* conçu le dessein d'appeler le clergé et \u201c les fidèles de son diocèse, à la fonda- \u201c tion de bourses, en faveur des aspi- \u2018\u2018 rants au sacerdoce.\u201d\u2019 \u2018 Sa parole chxleureuse ne peut man- \u201c quer de recevoir un accueil favorable.* La province de Québec, qui est ls Ca- \u2018\u2018 pada français, est une terre singulière- \u2018\u201c ment préparée pour entendre les appels *\u201c de cette nature.Dans ce pays resté si \u201c catholique, en effet, la haute éduca- \u2018* tion, celle qui prépare les recrues pour \u2018les classes dirigeantes de la société, \u2018\u2018 est uniquement donnée par le clergé.\u2018\u2018 Eit le gouvernement protégé cet ordre \u2018* de choses, accorde volontiers ses sub- \u20ac\u2018 sides à toutes ces institutions dirigées \u2018\u2018 par des prêtres, eù n\u2019a pas encore que \u2018\u2018 nous sachions, exprimé de regret, sur \u201cle fait qu\u2019il n\u2019y à pas un seul collége \u201c\u2018 catholique, tenu par des laïques, dans \u2018* toute l'étendue de sa jurisdiction.\u201d \u201c On comprend que dans des condi- \u201c tions semblables, l'évêqus de Sainu \u2018* Hyacinthe, qui a déjà taut fait pour \u201cla réalisation des vues du St.Père, \u201c dans l'éducation de la jeunesse, et \u201c qui, d\u2019ailleurs est vénéré par ious ses \u2018\u201c diocégaius, ait le légitime espoir de \u2018\u2018 mener à bonne fin cette lonanie entro- \u2018* prise.Voilà un témoignage très-flatteur et pour Mgr Moreau et pour attitude si catholique de notre gouvernement provincial.Certes, quaud un journal autorisé, comme le Moniteur de Kome, se donne la peine de faire l'éloxe de notre système d'éducation, c\u2019est bien de nature à faire oublier les notes discordantes de certains journalistes canadiens qui nous prophétisent les plus épouvantables catastrophes.Le Moniteur de Rome considère comme un avantage le fait qu\u2019un certain nombre de jeunes lévites puissent étudier la science sacrée au centre même de la catholicité.Quoiqu\u2019on endise, en certaines localités, il nous semble que le Moniteur tient un langage fort raisonnable.S'il y avait des inconvénients ] ; pourquoi les Souverains Pontifes se si grands à faire à Rome des études! Quelle repose sur un pilotis très dispen- sont toujours montrés favorables au mouvement des évêques qui dirigent, autant que possible, leurs esclésiasti- ques vers la ville éternelle.Remarquons enipassant, que l'opinion du Moniteur de Rome est d'un très grand poids.Nous sommes loin d\u2019ap\u201d plaudir, par conséquent, aux efforts de ceux qui ont cherch \u2018à déprécier cette feuille en l\u2019accusant de libéralisme, C'est Mgr Gallimberti, prélat éminent de la cour romuine qui dirige le Moniteur de Rome, regardé à bon droit comme l'organe semi-officiel du Vatican dont il reçoit une subvention.Nous oublious de mentionner que Mgr Gallimberti réside au Vatican.N.B.\u2014 Nous avons pris des informations et nous n'avons pas pu constater si le Journal de Rome est placé dans des conditions aussi avants euses Nour refléter, avec une égale fidélité, les idées du Vatican.rame ra rm La construction de l\u2019église de Saint-Basile Saint-Basile, 14 février 1885.M.le Rédacteur, Dans l\u2019Evénement du 8 février M.David Ouellet à voulu ressuseiter cette malheureuse affaire de Saint-Basile gri est son cauchemar.Une réponse courte pour clore cette discussion.M.D.Ouellet est architecte ; position privilégiée qui lui permet de bâtir des églises ; mais cette position ne l\u2019autorise pas à employer mille petites perfidies pour rétablir sa réputation cofapro- mise, C\u2019est un jeu malhonnête dont ge plaignent vivement les syndies de Saint- Basile.Afin de voiler au public les consé- uences fatales de sa négligeance M, uellet vient nous dire : \u2018* Soyons honnêtes.\u201d Plt à Dieu que vous cussiez tenu un peu plus à la pratique de catte vertu dans vos rapports avec les syndies de Saint-Basile.M.D.Ouellet se rappelle qu\u2019il a déposé dans l\u2019eau les premières assises de l\u2019église de Saint-Basile.Et cette eau dont le niveau s\u2019est parfuis élevé jusqu\u2019à une hauteur de près de deux pieds en dedans des murs, et qui y a séjourné pendant plus de 18 mois, en quantité plus ou moins grande, a dû être quelque chose que M, Ouellet a dû constater dans'ses courtes et rares visites qu\u2019il faisait à Saint-Basile, Pourquoi donc M, Ouellet, qui était responsable à la paroisse pour une entreprise de $20,000, qui vers la fin d\u2019avril dernier et à chaque visite subséquente constatait que les murs de son église se lézardaient, inclinuient à droite et à gauche, a-t-il pu cacher à la paroisse la cause du danger qui mena- gait otre église ?Etait-c« au nom de l\u2019honnêteté qu\u2019il devait agir de telle sorte ?À plusieurs reprises ls conducteur des travaux a informé M.Ouellet que les murs enfongaient parce que le terrain était incapable de supporter une plus grande pesanteur, qu\u2019a fait M.Quellet ?a-t-il fait arrêter les travaux ?Quand M.Ouellet à voulu faire quelques légers changements dans l\u2019exécution des plans, il a su trouver les syn- dies, leur communiquer ses intentions et volontés, et toujours il les a trouvés bien disposés, et n\u2019a jamais de leur part éprouvé aucune contradiction.Or, sur cette question de drainage, pourquoi n\u2019a-til pas rappelé aux syndics leurs obligations ?pourquoi ne les a-b ils pas forcé à\u2019 exécuter ces travaux comme c\u2019était gon droit et devoir de le faire ?Pourquoi a-t-il attendu au 28 août 1884, alors que la maçonnerie était terminée pour parler de drainage ?Etait-ce par excès d\u2019honnêteté qu\u2019il en agissait ainsi ?Un jour M, Ouellet voulant se décharger de sa responsabilité sur les syndics, leur dit : Messieurs votre église repose sur \u2018un terrain analogue à celui de la Riviére-Ouelle, or l\u2019église de la Rivière- Ouelle ne travaillé pas, elle est très solide, Donc l\u2019église de St.Basile qui se trouve dans des conditions identiques devra être très solide.Cependant M.Ouellet savait que l\u2019église de la Rivière- à était bâtie dans la vase et c'est pour cela que notre église tombe en ruine.M, Ouellet parait surpris de ce que les syndics ont exécuté ses ordres du 28 août, tout en protestant.Sachez M.Ouellet, qu\u2019en faisant drainer le terrain sur lequel était élevée leur église les syndics n\u2019avaient d\u2019autres but que de sauver d\u2019une ruine complète une bâtisse qui leur coûtait déjà plus de $I6,000 et parce qu\u2019ils savaient que vos biens étant en sureté votre resposabilité était illusoire.* Par votre incurie, votre négligence, M.Ouellet, nous allons être obligés de dépenser plusieurs milliers de piastres pour rebâtir une église qui nous a coûté tant de sacrifices.Merci, M.Ouellet.Dans vos nouvelles entreprises puissiez vous être plus heureux et aussi moins injuste envers ceux qui vous conficront la surveillance de leurs travaux.Uzric COLLET, Président des syndics.mms me cor ATR Proces de la femme Dudley.Yeuselt Dudley a comparu hier matin, devant le tribunal de New-York, Rossa n\u2019était pas en cour.Le procureur du gouvernement n\u2019a pas voulu faire venir Rossa parce que l\u2019excitation centre les dynamitards étant si grande, il craignait qu'il y eutdes désordres.L\u2019ex-juge Fullerton et 'avocat Butts ont comparu pour Mme Dudley.Cette dernière avait l\u2019air ferme.Elle se tenait près de ses avocats et semblait porter peu d'attention aux témoins, La cour a ordonné à la prisonnière de comparaître devant un grand jury sous peine d\u2019un cautionnement de $3000 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014l> Lettre pastorale.On a lu dimanche une lettre pastorale de Monseigneur Lynch dans toutes les églises catholiques de Toronto.Sa Grandeur parle dans cette lettre de la spoliation par le gouvernement italien des biens de la propagande à Rome et demande le généreux concours de fidèles ontre cet empiètement.Er Élevage des veaux Lee bétail à cornes est la base la plus solide de l\u2019agriculture.Ce principe posé, il importe d\u2019apporter à l'élevage des veaux, le plus grand soin : 11 y a plusieurs manières de traiter les veaux ; on peut les laisger avec leur mère ou on les fait boire au baquet.Quelque mode ou procédé que l\u2019on adopte, on doit se garder de jeter le premier lait de la mère ; c\u2019est dans toutes les femelles l\u2019aliment le plus convenable au nouveau-né.La Providence l\u2019a préparé exprès pour lui.Îl est reconnu que le premier lait est purgatif,et ce purgatif est nécessaire pour l\u2019expulsion des matières fécales contenues dans les intestins des nouveaux-nés.Dans tous les endroits où l\u2019élève du bétail est le mieux entendu, on fait boire les veaux au seau, Cette méthode exige plus de soins, mais elle est préférable.Les veaux élevés ainsi coûtent béaucoup moins ; on peut insensible- «ent modifier \u2018leur nouriture, on les sèvre sans accidents, et sans qu\u2019il en résulte d'arrêt dans leur croissance, Trois systèmes principaux partagent les partisans de cette dernière méthode.Les uns emploient le lait seul et à fortes doses.lies autres mélangent avec le lait diverses substances farineuses ; on lui donne des œufs pour auxiliaires, D\u2019autres enfin emploient un procédé qui parait concilier les justes exigences de la boucherie avec une épargne raisonnée au lait ou d\u2019autres aliments comparativement plus chers, nous voulons parler de la longe où infusion de foin.Voici corament se prépare cette infusion, et quel en est l\u2019emploi, Dans un sceau de quinze pintes, on verse sur une livre de foin sec, 10 pintes d\u2019eau bouillante ; on couvre le vase, et lorsque, par le refroidissement, elle est arrivée à l\u2019état de tiédeur, c\u2019est- à-dire à la température du lait au moment où on le trait, elle est administrée au veau, à son vingtième jour environ, et jusque là alimenté avec le lait de ça mère, on prenant les précautions suivanges : théologiques, on ne comprendrait pas dieux, tandis que celle de St.Basile Si 'animal consomme cinq pintes, le ajoutor une piute d\u2019infusion à chaque repas, en diminuant un peu la quantité de lais, de telle sorte que, au quarantième jour, l'élève consomme une boisson quotidienne dont le quart est de lait at les trois quarts d'infusion.\u2018À.cette époque on commence à introduire deux livres euviron de farine dans le brenvage, et on conduit l\u2019animal jusqu\u2019à deux mois, en augmentant chaque jour la dose de farine et d'infusion et en diminuant celle de lait, de telle sorte qu\u2019on arrive à retrancher, entièrement ce dernier.On congoit que l'infusion faible en commençant, peut, à mesure que l\u2019estomac du veau s\u2019y habitue, devenir plus fort, et qu\u2019on doit arriver à employer deux livres de foin pour la même quantité d\u2019eau.Ici, la dépense n\u2019est pas un obstacle, et d\u2019ailleurs le foin soumis à l\u2019infusion n\u2019est pas perdu, puisque l\u2019es- mac des gros animaux soit encore y trouver des parties nutritives.Enfin l\u2019infusion du foin doit être tenté partout où le lait a du prix, comme dans le voisinage des villes, où dans les localités où il y a des \u201cfromageries.De Ia Gazette Officielle \u2014 Nominations.Son Honneur le lieutenant-gouver- neur en conseil à fait les nominations suivantes : Juges de paix Henri Kavanagh, de la cité de Montréal, inspecteur des Douanes, avec juridiction sur toute la province.Elzéar Déry, Recordur de la cité de Québec, et Edward Foley, greffier avec juridiction sur le district de Québec.Commissaires d'écoles Comté de Chicoutimi, canton Nor- mandin,\u2014M.Joseph Lacasse, en remplacement de M.Octave Boutin.Coupes de bois Conformément aux dispositions de l\u2019acte 36 Victoria, chapitre 9, un certain nombre de coupes de bois, agences d'Ottawa, seront mises à l\u2019enchère dans la salle de vente du département des Terres de la Couronne, en cette ville, Mercredi, le 25 février, à 10.30 h.a, m.Réduction de capital La \u201cThe De Lery Gold Mining Company \u201d demandera à la législature de Québec, à sa prochaine session, la passation d\u2019un acte spécial, dans le but d\u2019étendre et de définir ses pouvoirs ct d'obtenir l\u2019autorisation de diminuer son capital en annulant le common stock de la dite compagnie et pour telles autres fins qui peuvent être nécessaire pour maintenir l\u2019existence et assurer les opérations dela dite compagnie.Demandes de constitution légale.Les compagnies et sociétés dont les noms suivent demanderont, à la prochaine session des actes de constitution légale, savoir : L'Association Agricole des cantons de l'Est ; Le chapitre de la Cathédrais des Trois-Rivières ; Les Révérendes Sœurs Pagé, sapé- rieure, Quesnel, assistante, Beanchamp et autres, de la communauté des \u201c\u201c Religieuses Sœurs Hospitalières de Saint- Joseph de l\u2019Hôtel-Divu d\u2019Arthabaska- ville ; La \u201c Société des marchands détail- leurs de nouveautés de la province de Québec ; Le club de raquettes le \u201c Canadien de Montréal.\u201d Cour Criminelle, Kamouraska.Lies termes de la Cour Criminelle de Kamouraska sont fixés à l\u2019avenir au 15 janvier ct 5 juillet de chaque année.et \u2014 La tempête aux Etats-Unis Dommages considérables New-York, 17.\u2014La tempête qui a passé sur notre ville hier a causé des dommages considérables.Les dommages aux édifices ete, sur l\u2019île de Coney, s'élèvent à au moins $40,000,00.Denvers, 17\u2014 Durant la tempête d\u2019hier, plusieurs maisons ont été sérieusement endommagées, les toits en ont été enlevés, Plusieurs vitrines et chassis ont été brisés par la force du vent.Les dommages{s\u2019élèveront à pusreusi matin,et autant le soir, on commence à milliers de piastres, LE CULTIVATEUR pie a NOS POISSONS DES CYPRINS Gos) \u2014 LA CATASTOME DORE 0vulyo \u2014\u2014\u2014 LA CARPE DE FRANCE Nous allons étonner plus d\u2019un de nos lecteurs, en disant que la Carpe n\u2019habite pas et n\u2019a jamais habité les eaux de la Province de Québec non plus que celle du Canada.+ cependant, nous ne disons que la vérité.Quoi ! cette belle Carpe de France, aux reflsts dorés, aux nageoires de pourpre, que le soleil de mai fait étinceler sous la vague tourmentée des rapides comme un poisson de fau n\u2019est pas une Carpe ?À notre grand regret nous vous affirmons, que la Carpe de Fr rmce (du Canada), si abondante au printemps, dans les eaux du fleuve Saint-Laurent et de ses tributaires, au-dessus de la ville de Québce est le Catastôme doré, cousin germain de la Carpe.La vraie Carpe aun facies tout particulier, trapu, vigoureux, écailles grandes bronzées ou vert foncé sur le dos, dorées sur les flanes,.argentées sur le ventre.Dos arqué ; ligne latérale de 48 points noirs, dorsale unique de 21, 22 ou 24 rayons: quatre barbillons à la mâchoire supérieure.Les parties osseuses du squelette de ce poisson sont un nombre considérable, car on en compte ,4,386, Tête forte, grosse et obtuse, yeux petits.Originaire du milieu de l\u2019Europe, la Carpe peuple la plupart des rivières et des lacs de l\u2019ancien continent ; elle vit dans les eaux tranquilles où elle atteint jusqu\u2019à 3 pieds et 8 pouces de long ; elle s'élève facilement dans les rivières et les étangs et est généralement de bon goût.\u2018 Il existe en France d\u2019autres vhriétés de Carpes\u2014comme la Carpe à Cuir, \u2014 qui est entièrement privée d\u2019écailles, la Carpe à miroir, remarquable par deux rangées de grandes écailles, distribuées régulièrement sur les côtés et sur le dos ; ces écailles très grandes sont striées ct comme rayonnées, couleur jaune bordée de brun.Se détachent facilement : le Carpeau de la Saône qui diffère dela Carpe commune par un aplatissement remarquable de l\u2019abdom«n qui la rapproche de la Brême.Le Catastôme doré du Canada n\u2019a pas de barbillons, a le dos moins arqué que la Carpe, la bouche plus petite, en suçoir et fortement caronculée mais il atteint la même taille que sa consine d\u2019Europe, Nous en avons fréquemment capturé, du poids de douze à quinze livres, et de plus de trois pieds de longueur, Nous ne saurions dire s\u2019il arrive à une égale longévité, ni s\u2019il est susceptible de s'aprivoiser comme les Carpes de France.A Fontainebleau, il y a des Carpes familière qui viennent manger dans la main des enfants, qui ont su gagner leur affection.À dire vrai, celles-]à ont eu le temps d\u2019acquérir des connaissances puisqu'elles ont plus de trois cents ans d'existence ; elles sont nées vers l\u2019époque de la découverte da Canada.Ü] y a quelques années la vraie Carpe fut introduite chez nos voisins, dans les Etats de la Nouvelle-Augleterre,où elle à très bien réussi, Nous devrions tenter d\u2019en faire autant, ce qui nous serait fa- 2ile vu la faible distance qui sépare nos eaux de celles de ces pays limitraphes.La Carpe se trouverait on ne peut mieux dans les eaux pures ct profondos du fleuve Saint-Lourent et de ses tributaires, Que de lacs stériles où peuplés de poissons de rebut pourraient être forti- lisés avec profit en y apportant du frai ou des alevins de Carpe.Ce poisson robuste se fait à toutes les Caux, aux caUXx vaseuses, marécageuses mêmes, li y engraisse tout aussi bien et peut-être mieux que dans les eaux limpides.Oh ! par exemple il va saves dive que la chair se ressent du milieu où a vécu l\u2019animal, mais pour lui faire perdre le goût de vase il suffit de le faire dégorger, pendant huit jours dans une eau vive, et il sort de ce bain généreux avec une chair blanche ct de bon goût.Les fermiers d\u2019Ontario un peu à l'aise, cultivent chacun d\u2019eux sur leur propriété, dans les lacs, des étangs formés par le barrage d\u2019un ruisseau, ct même dans des bassins de dix à douze pieds carrés, de cinq à six pieds de profondeur, une Carpe dite \u2018\u2018 Carpe Allemande \u2019\u2019 d\u2019une croissance très rapide.Elle atteint en deux ans le poids de deux à quatres livres et figure pour une valeur importante dans l'alimentation de la famille.Nos habitants, les catholiques surtout, qui comptent dans l\u2019année, plus de cent jours maigres, d\u2019obligation, auraient tout à gagner par l\u2019élève de ce poisson, qu\u2019on dit fort bon à manger et qui ne coûte rien ou presque rien à produire.Lélan devrait partir de nos établissemonts de pisculture, \u201c Corps suboylindrique, allongé, arrondi en avant de la nageoire dorsale, écailles moyennes en avant, plus larges sur les côtés et en arrière : yeux oblongs, bouche en suçoir et très protractile, ligne latérale semblant être la continuation d\u2019une série de porcs, très prononcés sur la tête.Têto d\u2019un brun vnrdâtre, joues d\u2019un jaune bronzé, avcce teintes roses ct reflets métalliques sur les côtés, souvent une teinte dorée s'étendant jusque sous l'abdomen, Pectorales, anale et ventrales teintes d\u2019orange, \u201ciris varié de brun et de blanc,\u201d telle est la description que fait l\u2019abbé Provancher du poisson que nous appelons improprement \u201cCarpe de France\u201d ct qui doit s'appeler \u2018 Catastome doré.\u201d Hélas ! voilà un nom scientifique, qui, j'ai tout lieu de le craindre, ne fera pas fortune parmi nous.Allez donc convaincre le peuplo que la Carpe est un catastôme ! Il va plutôt croire que vous vous moquez de lui.Sa Carpe lui est chère autant que le nom générique de Sucl:er l\u2019est aux anglais et tous deux resteront dans leur vocabulaire.Dès que la débâcle des glaces est faite, que le solei] de mai pénètre les eaux de ses rayons, le Catastôme quitte les profondeurs vaseuses où il s\u2019est blotti durant l\u2019hiver, et se rapproche des ri- rable où déposer ses œufs et les féconder.Il recherche à cet effet, les petites rivières, les cours d\u2019eau paisibles ct bien ombragés.Dans sa route, il franchira des chutes de cinq à six pieds avec autant d\u2019adresse et de persévérance que la Truite.Il s\u2019avance en bataillons serrés, mêlé aux catastômes blancs plus nombreux, côtoyant les rives.Nous en avons vu des processions de plusieurs milles de longueur, sur une largeur de trente à quarante pieds, à triple et quadruple rangs d'épaisseur suivre les rives des Cascades et du Buisson, au-dessus du lac Saint-Louis, et cette migration durait sans interruption, dix, quinze jours et quelquefois d'avantage.On en prend alors d'énormes quantités à la senne, à la nasse ch au vervaux, Les brochets en font un carnage effrayant.Le Catastôme doré mord à la ligne appâtée d\u2019un ver rouge.C\u2019est au eoleil couchant, par un temps calme, et après une journée tiède qu\u2019on réussit le mieux.S\u2019il y a apparence de pluie, et qu\u2019il en tembe même quelques grains son appétit augmente et l\u2019on en fait des pêches merveilleuses.A Beauharnois, les habitants de la côte dédaiguent le Catastôme, à cause de ses nombreuses arrêtes : imais les gens éloignés du fleuve viennent en faire des provisions au printemps, qui leur durent toute l\u2019année.Ils se rendent de préférence au Buisson, où ils peuvent en remplir quinze, vingt et trente barile dans une journée, Comme les eaux sont encore froides et les journées fraîches, ils les emportent tout ronds jusque chez eux où ils les préparent et les salent comme il leur convient le mieux, Il s\u2019eu prend ainsi des quantités énormes qui ne Égurent jamais dans nos statistiques de pêches.\u2019 Le Catastôme est peu vorace, mais il se nourrit du frai d\u2019autres poissons, d'insectes et de beaucoup de substances animales et végétales qu\u2019il trouve dans la vase où il établit sun domicile\u2014aussi- tôt après la saison de ses amours, Le Catastôme doré dit Carpe de France n\u2019existe pas dans le fleuve Saint- Laurent au-dessous de Québec.I y est remplacé par le Catastôme Boston- nien, de taille inférieure, et par le Meunier, que les pêcheurs de Montréal appellent dédeigaeusement \u2018\u201c la Carpe à cochon.L\u2019esche la plus généralement em- ployée pour pêcher le Catastôme est le lombric ou ver rouge commun.On les vages pour y trouver un endroit favo-| rend plus appétissants en les arrosant d\u2019une composition faite avec.Musc.2 grammes.Huile d\u2019aspic.Quelques gouttes.Momie.2 grammes.Camphre .2 grammes.On doit avoir soin de conserver les vers, huit jours, sans nourriture.On les laisse ensuite passer une nuit dans du son humide ; le lendemain,ils sont rebondis et pleins, et le Catastôme en est très friand.Le nombre des œufs du catastôme doit varier de 200 à 506,000.La Carpe de Boston.\u2014 The white Sucker.\u2014 Catastoma Bostoniensis.Exactement la même forme que le Catastôme doré, Carpe de France : longueur: de douze à quinze pouces: très abondant dans le fleuve Saint-Laurent et ses tributaires.\u201c Dos d\u2019un brun clair, côtes rougeÂtres avec reflets métalliques : opereules dorés.Tête brun olive, en dessus, blanche en dessous : pupilles noires, iris dorée.candale brunes : cette dernière plus foncée.La dorsale est quadrangulaire et s'élève vers le milieu du corps: elle a Ventrales au-dessous du mvlieu de la dorsale, aussi hautes que les pectorales Anale arrondie, lorsqu'elle est étendue, ses deux premiers rayons simples.La rayons articulés.catastôme doré dont il partage l'habitat, prendre à la ligne.de Montmagny et du Cap Saint-Igdace, giale : cher).À.N.MonTrETIT.(A continuer.) el \u2014 COURRIER DE LA MOD que pour faire plaisir aux parents.marie parfaitement avec toutes les étof- avec plis derrière.moyenne grandeur sc rattache au collet ; que pour le col et les parements.Le velours, pour les enfants n\u2019est pas de mode cette année, le drap, mais en belle qualité, doit seui être employé ; les boutons peuvent être d\u2019un matériel brillant surtout pour les formes croisées sur la poitrine.Jia forme carrick, malgré con élégance et son utilité, n'est pas aussi fashiona!le que la forme droite ; mais en raison de son confortable, je la pré- fêre de beaucoup aux formes nouvelles, Je la conseillerai tout en drap avec péle- rine drapée ct manches de.\u2026i-collantes ; bien ajustée elle est très chaude et de plus, étant tout cn drap, aus garniture pour aiusi dire, elle est excessivement durable.Quant aux robes et aux costumes, il n\u2019ont subi aucune rectification cette saison, ce qui prouve qu\u2019il est plus difi- cile de créer du nouveau pour les enfants que pour les parents ; cependant pour les bébés au-dessous de quatre ans je signalerai une nouveauté, consistant en une pelisse courte, genre blouse avec une pélerine.Cette forme peut se faire en soie ou en étoffa de laine.Garnitures : cols, parements et bandes en peluche ou en velours, Mais la robe ou le costume par excellence, pour les jeunes enfants, ple de forme, sans garniture, poignets |pourraient, si vous n\u2019y prenez garde, se |au feu ; et col en guipure ; ce dernier formant presque pélerine.Les pectorales, ventrales ct anale, d\u2019un jaune rougeÂtre ; dorsale et 13 rayons, les premiers simples.Pectorales en arrière de l'angle de l\u2019opercule.caudale est échancrée en lune avec les Ce poisson a les mêmes mœurs que le On emploie les tiêmes esches pour le Cependant 3l est plus nombreux ct plus répandu: On le trouve jusque dans les caux sauwtres au-dessous de Québce.Formuls ptéry- D.13; P.18; V.10; A.9; C.15, Divers auteurs donnent à cette carpe le nom de cataztomus pallidus (Provan- Je n\u2019aime pas beaucoup 3 m\u2019occuper des modes pour enfants.Modes, enfants ces deux mots vont mai ensemble ; l\u2019enfant est si charmant fau naturel que toutes les modes possibles ne peuvent que lui ôter de sa grâce ct de son amabilité.Pourtant ces modes existent et mon devoir cst d\u2019en parler, ne scrait-ce La majorité des pardessus d\u2019hiver, pour enfants sont garnis de fourrure, principalement de chinchilla, qui se fes, drap ou velours, de couleurs sombres.Les formes les plus nouvelles sont toutes du genre paletot, droites devant Une pélerine de le tout est garni, sur le levant et au bord, de fourrure, ainsi que le collet \u2018et les manches.Lorsque la torme adoptée est croisée, la fourrure n\u2019est employée ! | Aujourd\u2019hui, on fait plus que jamais danser les enfants ; cette coutume a du bon, elle égaie la monotonic des jours d\u2019hiver et habitue la jeunesse à se surveiller et à ge tenir dans le monde.Pour les jeunes filles, une forme simple, peu chargée de garnitures et de tissu léger convient avant tout ; faire des folies ct dépenser beaucoup d\u2019argent cst inutile.Ce qu'il faut surtout, c\u2019est de ne pas gâter la joie des jeunes étourdies par des recommandations sévères ni par des gronderies importunes s'ils déchirent une dentelle ou s\u2019ils renversent vn verre de sirop sur leur robe, Le blanc est ce qui leur va le mieux ; c'est aussi ce qui se nettoie le plus facilement.En satin, cn foulard, en cachemire, selon le genre de la toilette, on peut composer d\u2019adorables costumes, Une dentelle imitation les garnira parfaitement.Le bas de soie blane, le soulier de satin, sont de rigueur si Ja robe est en soie ; autrement, la bottine de chevreau doré suffit par faitement.L\u2019habillements des petits garçons est souvent plus difficile à combiner.Jusqu\u2019à sept aus, la blouse de velours avec Je pantalon pareil et le grand col de dentelle dont je viens déjà de parler, sont encore ce que l\u2019on peut voir de plus seyant ; passé cet âge, ii faut prendre le drap et le col uni en toile fine.Ce qu\u2019il faut surtout rechercher dans jours.Le naturel, qui n\u2019apprécie le naturel! ment naturelle est aussi difficile contrer qu'elle est aimable.Cela tient, viesdames, a cette cause, à ce mobile d'un trop grand nombre de nos actions : la vanité.Nous voulons plaire.C\u2019est un sentiment naturel, et, dans de certaines limites, légitime.Nous ressentons, en effet, un besoin inné de sympathie et d'affection, eh nous nous portons naturellement au-devant de cette sympathie, nous cherchons à la faire naître, à l\u2019iuspirer.Pour cela, nous voulons paraître dans notre meilleure tion essentielle de cette sympathie que dames, il est une chose indispensable, encore pour plaire ; c\u2019est de s\u2019oublier soi-même.\u2014Oeux dont nous recherchons le suffrage ont, eux aussi leur dose de vanité et de personnalité, Il ne peut leur convenir de s\u2019en tenir au rôle d\u2019admirateurs, et ils démélent fort vite la part que s\u2019attribue notre amour-propre dans ce désir de plaire.Or, rien ne nous parait plus laid que de voir nos défauts chez autrui.Nous sommes peut- être vaniteux.affectés ; mais nous ne pouvous souffrir la vanité, la prétention, l'affectation chez les autres.Pour centaines de personnes, l\u2019affec- lation est devenue si habituelle que c\u2019est un travail d'acquérir le naturel, Acquérir le naturel ! voilà, certes, deux mots qui jurent cusemble, car enfin, le naturel, qui est ou qui était primitivement notre manière d\u2019être essentielle, devait être tout acquis.Hélas ! combien de nous l\u2019ont perdu, défiguré, torturé, au point de ne pouvoir plus se mouvoir, parler, rire sans minauderie.Je suis sûre, mesdames, d\u2019après ce que vous pouvez, pour la plupart, être rangées dans la catégorie point nombreuse hélas ! des femmes sérieuses et sensées qui, n\u2019attachant point un prix exagéré aux succès mondains, se trouvent par là même dans les meilleures sonditions pour être trouvées aimables, Mais laissez-moi, en vous signalant un défaut si répandu, réveiller votre vigilance au sujet des chères petites filles laisser gagner par la contagion.Veillez, oh ! veillez à ce que vos enfants soient l\u2019habillement des enfants, c\u2019est de ne pas cn faire des poupées, raides et sans grâce, c\u2019est de leur conserver, sous le costume habillé, leur naturel de tous les TI est si rare, cependant, l'affectation, la prétention sont si bien devenues une seconde nature, qu\u2019on considère comme tne quulité une manièro d\u2019être dont personne ne devrait s\u2019écarter.Etre soi, ne point tourmenter son extérieur, ne pas forcer ses manières, ne pas se donner de peine pour marcher, parler, saluer sourire d\u2019une certaine façon, est, ce semble, infinément plus commode que de violenter au point de paraître autre que nous sommes.Cependant, chacun convierdra qu\u2019une personne parfaite- à ren- naturelles.Reprenez sévèrement cn elle cos tendances précoces à imiter certaines grandes personnes, ces minauderies dans dans le langage, les regards et le parler dont quelques mères ont la faiblesse de g'amuser.Etouffez dans son germe la vanité naissante, réprimez ce désir ine- tinetif de soi, poursuivez impitoyablement toute trace d'affectation.Le plus grand charme de l\u2019enfant c\u2019est le naturel.Le naturel nous p'aît d'ailleurs à tout Âge, ct savez-vous pourquoi ?Il est la vérité, que nous trouvons toujours belle, et il est aussi l\u2019indice d\u2019une grande sincérité, d\u2019une grande loyauté de carac- tére, Faut-il conclure de tout ceci que nous devons être naturels jusqu\u2019à la rudesse, le sans-gêne, et ne pas soumettre nos manières aux lois de la bonne éducation ?Non certes, je ne prétends rien de si absurde.De même que la franchise ne consiste pas à dire des choses désagréables, le naturel ne consiste pas dans un laisser-aller de mauvaise compagnie, Parce qu\u2019on ne torture pas les branches d\u2019un arbre pour les faire \u2018croître en spirale ou s\u2019étaler en éventail, cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas l\u2019émonder avec modération et réprimer ses pousses désordonnées.Mais la politesse la plus exacte peut s\u2019accorder avec le naturel.En résumé, Mesdames, il suffit, paur être naturel, de ne pas penser à soi ni à l\u2019effet qu\u2019on peut produire, Et pour cela, pensons aux autres, ocou- pons-mous beaucoup d\u2019eux.Je vous garantis le résultat.Me voilà loin de ma chronique de mode et je m\u2019empresse d\u2019y revenir, afin de donner quelques explications sur les costumes de mode.Le ler appelé costume Bertrand, pour petit gargon de 6 4 8 ans peut être fait en toute étoffe de laine, drap ou flanelle et ne demande, pour la taille moyenne, que quatre vergeset un quart d\u2019étoffe en 27 pouces de large.Le second en Ulster Colombia peut convenir aux jeunes garçons de 8 à 12 ans et demande pour la taille moyenne, À verges d\u2019étoffs en 27 pouces de large.La robe Lila, est une charmante robe, en étoffs pouvant être lavée, et 12316 ans.Pour une jeune fille de douze ans, il pouvant convenir à toute jeune fille de - faudra 9 verges et trois-quarts d\u2019étoffe en 24 pouces de large, trois huitièmes de verge d'étoffe brodée, cn pièce, suffiront pour le patron du corsage ct dix verges et un quart de bandes brodées- garniront ie col, les poignets et les.valants.a Les Bostoniennes jour, faire montre de notre esprit, nous parer de grâce, raffiner nos manières, et nous attachons une importance cxa- gérée à mille riens, oubliant la condi- nous désirons inspirer.En effet, Mes.non-seulement pour se faire aimer, mais Un observateur de Boston écrä au Times de Kansas City que des lunettes, des chaussures sans talons et des.voi- Îtetes bleues à la Pluton ne sont plus les caractéristiques des femmes de Bos ton d'aujourd'hui.Il serait plus exact de les comparer à des solutions de coquetterie française dans les moules rectangulaires, Dieu! au\u2019elles sont fleuct- tes les Bostoniennes | Mais il y a des exceptions, et le correspondant regrette l\u2019inhabilité de sa plume à peindre quelques-unes de ces jeunes puritaines qu\u2019on rencontre parfois l\u2019après-midi, quand le temps est beau, dans Commonweath avenue et Beacon street.Elles sont incomparables.Leur type ne se voit pas ailleurs, ni parmi les femmes au teint merveilleux de Frisco, \u201d ni parmi les beautés au visage rond et aux yeux noirs de Baltimore, ni parmi les alertes et gracieuses newyorkaises.Les Bosto- niennés dont il est ici question ont des cheveux qui semble un tissu de sable et.et de rayon de soleil, un teint clair et rose qui fait penser à une fraise posée dans un lis, le nez et la bouche bien faits, le front bas des Grecques, les épaules arrondies des Anglaises, la cambrure et les allures d\u2019un athlète.Elles montent à cheval, jouent au tennis, nagent, tirent du pistolet, ct dans tous ces exercices elles semblent enveloppées: d\u2019une atmosphère spéciale de grâce et santé qui réjouit les yeux et réchauffe le cœur.Comme toutes les filles d\u2019Eve elles flirtent, mais mêmes dans leurs.flixtations elles apportent un mélange charmant d\u2019intelligence et de bonne foi inconnu de curs œurs, rem Occasion unique A céder pour $70 un COFFRE-FORT est toujours cn velveteen, sim-|quifgrandissent sous vos yeux et qui/en très bon état.Ce coffre-fort a passé valeurs, livres, etc, tout a été épargné.S\u2019adresser au bureau du Canadien. ta feng Là Nie Wen I 2 diy, i ty Ie hy.pf.Titaw Si | tJ.hy, 8, ve va Suite de Ter ain lé sr Mag i 36 if ei fe 1 C8 78 = NOS VOYAGEURS CANADIENS.QUINZIÈME LETTRE, Au jour de l'an \u2014 Condamné à la prison pour avoir ouvert une caisse do fromage \u2014 Pas de lorgnon en campagne.\u2014 Médecin à l'hôpital.C\u2019est du haut d\u2019une pyramide de sable, dans le Soudan, que je salue le soleil de 1885 ! À moitié endormi, je regardais arriver l\u2019aube matinale qui glissait son pied léger sur les traces que-la lune semblait avoir laissées sur le sable, quand je fus tiré de ma réverie par un voix amie : \u2014\u2018 Sergent, en grillons nous une?J'entr'ouvris entièrement les croisées de mon individu, et je répondis à tout hasard : griller quoi ?\u2014Et pardieu ! Une sèche, tout comme au Boule Micke.Cette dernière expression me rappela ma vie d'étudiant, et je reconnus - le chapelain protestant qui venait m'\u2019offrir une cigarette.Nous la grillâmes, toutefois moins les Chinois que nous aurions voulu prendre chez la Mère Moreau ou les verts perroquets que, dans l\u2019heureux temps, les perruches ébouriffées de l\u2019établissement nous servaient.Je me sBuviens d\u2019une de ces charmantes perruches blondes, aussi effrontées que babillardes, qui absorba un jour douze chinois, Quelles gloutonnes que ves charmantes perruches de la Mère Moreau et quels doux souvenirs tout cela me rappelle I.Je crois que si le gouvernement français envoyait toutes ces dévoreuses de chinois dans la Céleste Empire que ce sernit moins onéreux pour la France.\u2014Ce n\u2019est pas tout, répondis-je, buvons à la nouvelle année.\u2014 Comment ?me dit-il.C\u2019est bien simple, dis-je.Voilà comme j'ai un amour très prononcé pour les toast, j'ai gardé une ration de rhum depuis huit jours, et nous allons la boire à la prospérité de la France, de l\u2019Angleterre et du Canada\u2026 Trois dans un\u2026 Ce qui fut fait.Nous eûmes juste do quoi remplir une dent creuse, mais nos cœurs débordaient de vœux, de souhaits, et nous étions heureux.je ne sais si chacun a la mêmë@\" confiance que moi dans les foasts, mais j'y ai une con- flance aveugle.Je n\u2019en veux pour preuve que les millions de toast qu'on porte journellement à 8.M.la Reine d\u2019Angleterre, et j'ai la certitude que c\u2019est là la cause de son long ct prospère régue, Vous, lecteurs, honneur aux hydroghobes et à leur illustre Pasteur, et honneur aux hydromanes; les premiers ont le cœur chaud comme le champagne ; les seconds sont froids comme glace, Quoique bien commencée, cette journée est parsemée pour moi d\u2019incidents.Le premier qui m\u2019'arrive est ce'ni-oi, Avisant un beau bagsin neuf, à peu près semblable a ceux dont on se sert pour faire la toilette des nouveaux nés, je m\u2019en empare et je procède à ma quotidienne ablution \u2014Mécréant ! s\u2019écrie un soldat anglais, il se lave dans le moule à pudding.En effet, c'était le vase traditionnel dans lequel l\u2019Angleterre fait cuire un met national, et mon sacrilège bien involontaire m\u2019aurait fait faire un mauvais parti, si le fameux pudding ne s'était tourné en eau de boudins.on avait bien envoyé les \u201c moules, mais rien pour faire l\u2019indigeste masse pâteuse.De dépit, mon soldat, un Irlandais, s\u2019est lavé les pieds dans le moule.\u2026 C\u2019est ce qu\u2019on peut appeler mettre les pieds dans le plat.Ensuite, l¢ colonel du 18th Royal Irish, un vieux dur à cuire, À la figure rocheuse comme un morceau de granit, s'étant écrasé le doigt la veille, avait été pansé par un assistant chirurgien.l'urieux de n'être pas guéri le lendemain, il fait demander le /renchman.C'était moi,\u2014\u201c Guéris- moi tout de suite, me dit-il impérativement, \u201d\u2019 C\u2019est correct, dis-je.Et prenant un couteau, je coupai profondément la peau et les chairs mortes.Le vieux soldat fit la grimace, et pour me remercier il m\u2019envoya chez le diable.Ceux qui l\u2019entendirent crurent qu\u2019il m'aurait fait un mauvais parti, car son régiment étant composé de sacripants au cœur de lions, il mène tout très militairement.Somme toute c\u2019est un s2- breur, un casseur, un buveur et un bon cœur.* x x Tout ici devient très militaire, même pour nos voyageurs.L'un des nôtres vient d\u2019être condamné à trois mois de prison, par cour martiale, pour avoir ouvert une caisse de fromages, Ce même crime est puni, de cinq ans de travaux forcés pour les militaires.Chez ces derniers, les cas sont nombreux.Si je relate le fait concernant notre voyageur, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a réellement pas eu crime.Jugez-en.Souvent, trop souvent après un rude travail, ils n\u2019ont rien à manger ou à boire, même au prix de leur argent, ot naturellement \u201c ventre affamé n\u2019a pas d'oreilles.\u201d Cette partie de l'expédition laisse beaucoup à désirer quant à la fouruitu- re des vivres.Nos gars vous en diront plus long que moi à co sujét.Je crois que si on leur avait donné l\u2019autorisation de porter avec eux quelques vivres et comforts, tout comme messieurs les officiers anglais,\u2014il y en a qui portent avee eux un stock considérable de provisions de bouche, liguide et solide\u2014 que tout aurait été pour le mieux et que beaucoup d\u2019entr\u2019eux seraieut restés ici au lien de demander à hauts sris à rentrer.Ha effet, pourquoi dans wae expédition comme celle-ci y at-il des favorisés, et pourquoi ne sonmet- trait-on pas messieurs les officiers à un poids déterminé et strictement surveillé pour leurs bagages ?T1 est vraiment ridicule d\u2019en voir qui portent des repas de Lucullus dans leurs caisses.lit cela en plein Soudan.Nous y revicndrous.Non au Soudan, mais à cette question.xO » Pour moi qui-suis bien nouveau en matière d\u2019économie et d'expédition, j'ai \u2018recueilli un tas de notes privées que je ne désire pas livrer actuellement à la publicité et dont je ferai profiter qui de droit en temps et lieu, c\u2019est-à-dire cette pauvre bête de somme \u2018patriotique qui s\u2019appelle : le soldat ! Il n\u2019est peut être pas bon de porter lorgnon en campagne, mais cela préserve la vue ct fais entrevoir de nouvelle vues.Le mien a beaucoup prêté A rire & un gavroche égyptien qui n\u2019en avait probablement jamais vu, Apper- cevant cet appareil sur mon appendice nasal, il forma lui-même un lorgnon au moyen de son pouce et de son index fermé, et me- regardant an travers il fut cherché quelques uns de ses compagnons poar venir contempler la bête curieuse.Mon chef de service qui porte monocle, lui, me tournait le dos.Un gamin égyptien le voyant avec son unique vitre fit un monocle de son pouce ct de son index, tout comme l\u2019autre avait fait un binocle, et riant et grimaçant, tous ces moutards s\u2019amusèrent de nous, ne comprenant probablement pas comment il se faisait que deux hommes eussent sept yeux / Comme j'adore les enfants, qu\u2019ils soient blancs, roses où noirs, je jettal une poignée de biscuits à tous ces marmots qui «\u2019enfuirent en grignotent, x .L\u2019incident le plus désagréable qui soit arrivé le jour du premier de l\u2019an et depuis le commencement de la campagne est celui-ci.Précédemment tous ces anniversaires me sont fatals.Il y a quelques années, j'assistais deux médecins dans une opération chirurgicale nouvelle et délicate, alors qu\u2019on m\u2019attendait pour diner.Je suai sang et eau trois bonnes heures.Cette année, en plein Soudan, je me rouve encore à l'Hôpital.Non pour moi, mais pour les autres.Parti d\u2019Ambignol, après le toast mentionné plus hant, nous voguions paisiblement sur le Nil, quand, avant-midi, un offi- cler supérieur se sent pris de douleurs peu agréables, dans le soubassement de son être.C'était la seconde attaque du real de ce pays qu\u2019il subissait.Comme il ne faut pas plaisanter avec cet ennemi interne qui fait cependant de violentes et éclatantes sorties, j'eus l\u2019honneur d\u2019être détaché pour rester à l'hôpital de Tan- gour pour soigner l'officier.Grand honneur pour moi, mais honneur dont je me serais bien passé, Enfin, me voilà donc à l'hôpital, et j'ai le bonheur de faire mon dîner en présence d\u2019un dys- sentérique, et sur une table.de dissection.Agrément du métier ! Je ne vous dirai pas ce que je me suis tais de bile, de mauvais sang durant les huit jours que je suis resté là\u2026 J\u2019en ai été \u2018au fond de la chambre, sur le mur'taire, Arthur Gillemette ; Secrétaire re rares tuba SA SATS en LE CULTIVATSU à malade moi-même, uniquement pour avoir des sorties.de distraction.Enfin, j'en suis parti hier comme ce retard du devoir obligatoire me fait manquer le dernier convoi qui va près de Khartoum ; comme l\u2019expédition, dit- on, est finie avant d\u2019être commencée ; comme la majeure partie de nos voyageurs canadiens rentrent, jo vais recevoir l\u2019ordre de revenir avec eux, ct nous rentrerons dans nos pénates sur l'air d\u2019une chanson que j'ai intitulée : « Jaime la fricassée, Et j'a de l'Afrique assez ! \u201d GASTON P, LABAT.Soudan, 10 janvier 1885, L'OMBRH I] m'arriva dans ma visgtième au- née, uve aventure extraordinaire.Mon pére m\u2019ayant envoyé dans le Bas-Maine pour règler une affaire de famille, je partis un après-midi de la jolie petite ville d\u2019Ernée pour aller, à septlieues de 13, visiter dans la pauvre paroisse de St Jean la maison, maintenant déserte, qui abrita pendant plus de deux cents ans ma famille paternelle.Ou entrait ca décembre.Il neigeais depuis le matin.La route, qui cheminait entre les haies vives, était défoncée en beaucoup d\u2019endroits, et nous avions grand\u2019peine, mon cheval et moi, à éviter les fondrières.Mais à ving ou six kilomètres de St Jean, je la trouvai moins mauvaise, et malgré un vent furieux qui se leva et la neige qui me cinglait le visage, je pris le galop.Les arbres qui bordaient la route fuyaient à mes côtés comme des ombres difformes et douloureuses dans la nuit.Ils étaient horribles ces arbres noirs, la tête coupée, couverts do tumeurs et de plaies, les bras tordns.Ces arbres, que lesfpaysants du Bas-Maine nomment des émousses, me faisaient une sorte de peur à cause de ce qu\u2019un vicaire de St Marcel-d\u2019Ernée m'avait conté la veille.Un de-ces arbres, m'avait dit le vicaire, un de ces vieux mutilés du Bocage, un châtaignier étêté depuis plus de deux cents ans et creux comme une tour fut fendu par la foudre le 24 février 1849.Alors, à travers la fente, on vit dedans un squelette d'homme qui se tenait tout debout, ayant à son côté un fusil et un chapelet.Sur une montre trouvée au pied de cet homme, on lut le nom de Claude Nozière.Ce Claude, grand\u2019oncle de mon père, fui en son vivant contrebandier et brigand.En 1794, il prit part 4 la chonannerie, dans la bande de Treton, dit Jambe-d\u2019Argent.Blessé grièvement, poursuivi, traqué par les bleus, il alla se cacher et mourir dans le creu d\u2019up émousse.Ni amis, ni ennemis, ne surent ce qu\u2019il était devenu ; ct c\u2019est un dewi-siècle après sa mort que le vieux chouan fut exhumé per un coup de tonnerre.Je songeais à lui en voyant fuir les émousses des deux côtés du chemin, et j\u2019allongeais l\u2019allure de mon cheval, Il était nuit noire quand j'arrivai à Saint- Jean.J\u2019entrai dans l'auberge dont l\u2019enseigne faisait grincer tristement sa chaîne au vent, dans l\u2019ombre.Et après avoir conduit moi-même mon cheval à l\u2019écurie, j'entrai dans la salle basse et me jetai dans un vieux fauteuil à oreilles, au coïn de la cheminée.Tandis que je me réchauffais ainsi, je pus voir, à la clarté de la flamme, le visage de mon hôtesse.(était celui d\u2019une horrible vieille, Sur sa face, déjà couverte d\u2019un peu de terre, on ne voyait qu\u2019un nez rongé et des yeux morts dans des paupières sanglantes, Elle m'examinait avec défiance, comme un étranger.C\u2019est pourquoi je lui dis pour la rassurer mon nom, qu\u2019elle devait bien connaître.Elle répondit, en secouant la tête, qu'il n\u2019y avait plus de Nozière.Pourtant elle voulut bien m\u2019apprêter à souper.Elle | jeta un fagot dans l\u2019âtre et sortit.J'étais triste et las, et tourmenté d\u2019une angoisse indicible.Des images sombres et violentes venaient m\u2019assaillir.Je m\u2019assoupis un moment, mais dans mon demi-sommeil je continuai d\u2019entendre dans la trémie les gémissements i blanchi à la chaux, une ombre qui me fit tressaillir ; c'était, à n\u2019en point douter, l'ombre d\u2019une jeune fille.Le profil en était si doux, si pur et si charmant, que je sentis en le voyant toute ma fatigue et toute ma tristesse se fondre en un sentiment délicieux d\u2019admiratiun.Je la contemplai, ce me semble, pendant une minute ; il se peut toutefois que mon ravissement ait été plus ou moins long.Je n\u2019ai aucun moyen d\u2019en estimer la véritable\u201ddurée.Je tournai ensuite la tête pour voir celle qui faisait une si belle ombre.Il n\u2019y avait personne dans la chambre.personne que la viciile cabarctière occupée à mettre une rappe blancho sur la table.De nouveau je regardai le mur : l\u2019orabre n\u2019y était plus.Al:re, quelque chose comme une peine d\u2019amour me prit au cœur eb je mme désespérai à la pensée de la perte que je venais de faire.Ju réfléchis quelques instants, avec uuc entière lucidité, puis : \u2014«lLa mère ! dis-je, la mère ! qui donc était là, tout à l\u2019heure ?Mon hôtesse, surprise, me dit qu\u2019elle n'avait vu personne.Je courus à la porte.La neige, qui tombait abondamment, couvrait le vol et aucun pas n\u2019était marqué dans la neige.NTE ret R a point une femme dans la maison ?Elle répondit qu'il n\u2019y avait qu\u2019elle.P q y qu etre cn CP \u2014\u2014Mais cette ombre ?m\u2019écriai-je.j'avais vu l\u2019ombre.montrant du doigt la placa : \u2014Eile était là.là vous dis-je.bles yeux sans regards, puis : êtes bien un Nozière.Pierre et René.avec la femme du boulanger.et un chapelet ?âme avec une femme.vers le mur où j'avais vu l\u2019ombre.Oh je l\u2019avais bien vue ! deile.Le lendemain je visitai la maison dé serte où naquit mon père ; mais je n\u2019ap jeune fille dont j'avais vu l\u2019ombre.dont je sors, et si l'Ombre héréditaire ANATOLE FRANCE.pr ee een wn Nes compatriotes aux Etats-Unis sous le nom de Cercle Dramatique e Littéraire des Canadiens de Salem, mes bottes les cendres du foyer, Quand au bout de quelques minutes, je rouvris les yeux, je vis ce que je ina; \u2014Lia mère ! vous êtes sûre qu\u2019il n\u2019y Elle se tut, Alors, je m'\u2019efforçai de déterminer d\u2019après les principes d\u2019une t exacte physique la place du corps dont|sorte qu'il sera tout-à-fait impossible Je caleulai dans mon esprit ; puis, La vieille s\u2019approcha, une chandelle à la main, et arrêta sur moi ses borri- \u2014Je vois à cette heure, dit-elle, que vous ne me trompez pas et que vous Seriez - vous le fils à Jean, le docteur de Paris ?Je l\u2019ai vu tout petit, et j'ai connu son père et ses deux oncles, les gars Claude, ls voyaient à cette place une femme que personne ne voyait.Îl faut croire que c\u2019est une punition de Dicu sur toute la famille pour la faute de Claude chouan, qui perdit son :Âme \u2014Parloz-vous, lui dis-je, de Claude, dont le squelette fut trouvé dans le tronc creux d\u2019un émousse, avec un fuel \u2014Mon jeune monsieur, le chayelet ne lui servit de rien.Il avait perdu son La vieille ne ra\u2019en dit dit pas davan- taxe.Je pus à peine goûter le pain, les œufz, le lard et le cidre qu\u2019olle me servit.Mes yeux sc tournaient sans cesse Elle était fine et plus nette qu\u2019uà ombre produite ordinairement par la clarté tremblante de l\u2019âtre et la flamme fameuse d\u2019une chau- pris rien qui pût me faire connaître la qui hantaït nos aïeux farouches et mystiques, ne s\u2019est pas montrée avec une grâce nouvelle à leur enfant rêveur.Ai- je vu, dans l\u2019auberge de Saint-Jean, le démon familier de la maison de Nozière ?Nos compatriotes établisà Salem, Mass, viennent de fonder une société |tivateur au Château-Richer.trésorier, Ernest Pineau ; Secrétaire- correspondant, Gaspard Dion.Commissaire-ordonnateur, Louis Pi- nault.Bibliothécaire, Claus Lebel ; Directeur dramatique ; Assistant-directeur, Hlzéar Emond.merrell \u2014\u2014\u2014\u2014 [incendie d'un Gampement, LES QUATRE VICTIMES NOUVEAUX DÉTAILS.Voici les nouveaux détails qu'il nous a été possible de nous pro- eurer hier, au sujet de l\u2019ineendie d\u2019un campement dans lequel quatre ouvriers ont perdu la vie, sur le chemin de fer du Lac St Jean.M.J.À.Carpenter, l\u2019un des employés de M.Beemer, qui se rendait lundi matin à la Rivière Noire, est arrivé au campement en question, qu\u2019il a trouvé réduit en cendres.Les débris fumaient encore, ce qui indiquait que l\u2019incondie avait eu lieu dans la nuit préoédente.Disons ici que ces campements consistent en de petites huttes de dix pieds sur six.En remuant les cendres, M, Carpenter a découvert les restes absolument carbonisés des quatre victimes.Ces restes n\u2019avaient plus aucune forme humaine ni presque de consistance, de de les identifier.Après avoir fait cette découverte, l\u2019employé est allé chercher de l\u2019aide.La triste dépouille des quatre malheureux a été placée dans une boîte qui a été installée sur une traîne, et l\u2019on s\u2019est mis en route pour le lac Simon.La tempête n\u2019a pas permis de s\u2019y rendre avant mercredi, \u2019 Ii sera très difficile, pour ne pas dire impossible, de découvrir comment ce terrible holocauste a eu lieu, attendu que personne n\u2019en a probablement été témoin.Les infortunés ont-ils été d'abord rendus insensibles par l\u2019asphyxie, et les flammes lcs ont-elles dévorés ensuite ?ou bien leur mort a-telle été précédée de quelque sombre drame dont il sera impossible de percer le voile ?Mystère ! En attendant, tous les campements ont été visités afin de connaître les noms des quatre ouvriers qui manqueraient à l'appel et qui seraient nécessairement ceux des victimes.Mais ce qu'on ne saura jamais, c\u2019est l\u2019identité de chacune d\u2019elles en parciculier, car les quatre dépouilles n\u2019en forment plus qu\u2019une seule, Les noms des victimes ! Une dépêche spéciale que nous zvons -{regue la nuit dernière, nous informe que les restes des quatre victimes de cette pénible catastrophe sont arrivés à minuit à St.Raymond, et que leurs -[noms sont : François-Xavier Asselin, dc St Sauveur de Québec; Joseph Simard et Joseph Morency, de 3t Fer- réol, comté de Montmorency, et William Aujourd\u2019hui encore, je ne sais s\u2019il faut Johnson, de la Nouvelle-Ecosse.en croire la vieille cabaratière, je ne _ ; sais si quelque fantôme visitait, dans|part cet après-midi pour Ssint-Ray- l\u2019âpre solitude du Bocage, les paysans|mond, où il tiendra l'enquête.En conséquence.le coroner Belleau > NOUVEAUX DÉTAILS François-Xavier Asselin, dont le nom figure parmi ceux des malheureux qui ont été brûlés vifs sur le chemin de fer du lac Saint-Jeaa, laisse une famille qui demeure 75 rue Arago et qui se compose de.la mère et de deux filles dont l\u2019autre d\u2019environ quatre ans.Le défunt était un homme laborieux et sobre, Âré d\u2019une cinquantaine d'années et qui demeurait à la ville depuis trois ans seulement.Il était avant cela cult| Au commencement de janvier, il avait été sur le point de partir pour Ce Cercle a pour but de fournir à ses |trav:iller sur le Pacifique, mais il avait membres une salle de lecture et d\u2019amu-|préféré ensuite s'engager sur le chemin sement, et de préparer des soirées Dra-|de fer du lac St.Jean.Sa famille n'en E matiques.Los officiers ci-dessous ont été|a pas eu de nouvelles depuis.du vent dont les rafales soulevaiont sur : élus pour le premier cemestre.Sa femme, qui a appris la catastro- Chapelain, M.l'abbé F.X.L Vézi-|phe par les journaux, a eu jeudi soir un Président, Pierre Pelletier; Vice-|vague pressentiment du malheur qui prés, Arthur Bérubé ; Seorétare-archi-{lui était arrivé, car elle est allée s\u2019infor- n\u2019oublierai jaznais, jo vis distinotement, ; Viste, Octave Perron ; Assistant-sécré-!mer si on avait appris les nems des quatre victimes.l\u2019une âgée d\u2019une vingtaine d\u2019années e& Site FES SRT LE CULTIVATEUR oon GUERRE d'EGYPTE TRAHISON DES PILOTES Les pressentiments de Gordon Wolseley et ses troupes se di- r geront sur Berber \u2014\u2014 M.DELESSEPS Ne CROIT PAS AU SUCCES DE EXPEDITION.Une Nouvelle Bataille \u2014\u2014 DEFAITE DES REBELLES Le géneraï Earl faut tué em conduisant l\u2019attaque Ux GRAND NOMBRE D\u2019ENNEMIS ONT ETE MASSACRES Korti.11.\u2014Les deux steamers du colonel Wilson, ont été naufragés par le fait de la trahison des deux pilotes qui en avaient la charge.Tous deux seront soumis au jugement d\u2019une cour martiale.Londres, 11.\u2014 Les ministres sont actuellement en conseil.Le général Wolseley télégraphie que les espions envoyés par lui à Khartoum sont revenus, Ils confirment la nouvelle annonçant la mort de Gordon, et aussi des atrocités commises dans la même ville par les soldats du Madhi.Le journal le News dit que le siècle de la chevalerie renaît avec l\u2019histoire du général Gordon.Tous s'accordent à regretter a mort d'un général comme Gordon.Paris, 11.-\u2014 Je Figaro dit que le ministre de la guerre du Makci cst M.Veret qui fut autrefois capitaine dans l\u2019armé« française, Il fut s'unir au Mahdi en 1882.C\u2019est lui qui enseigna aux arabes la manière de défaire des carrés d\u2019armées lorsqu\u2019ils étaient formés par des troupes en bataille.CONSTANTINOPLE, 11 fêv.\u2014On a fait défense aux journaux de publier aucun compte-rendu au sujet des affaires du Soudan ou de faire des commentaires sur la situation actuelle, LoNDRES, 11.- Avant de partir pour remplir ça mission au Soudan, Gordon à dit à un de ses amis personnels qu\u2019il pressentaient qu\u2019il ne reviendrait jamais de Khartoum.Il a ajouté que ce pressentiment l\u2019obsédait sans qu\u2019il pût s\u2019y tromper et il lui était impossible de le surmonter.Il a été durant toute sa vie gous le coup des pressentiments.Durant sa carrière militaire en Chine ils l\u2019ont constamment guidé, mais même dans les moments critiques de cette période remplie pour lui d'incidents, ils ne s\u2019étaient jamais faits aussi importuns, Le cabinet a approuvé l\u2019idée de Wol- seley de marcher au plustôt sur Berber.Un chemin de fer sera construit jusqu\u2019à Oriab à 130 milles à l\u2019ouest de Suakim, et l\u2019on y établira un camp retranché avec un dépôt central de munitions.En quittant Oriab, les troupes se portera à marche forcée sur Berber.On calcule que l\u2019expédition partira dans la troisième semaine de mars.Oriab est un oasis sur la route de Suakim à ier- ber, il y a de bons paturages et beaucoup d\u2019eau.Wolseley télégraphie qu\u2019il n\u2019a phs reçu d\u2019autres nouvelles authentiques que celles apportées à Korti par le colonel Wilson, Le contingent de l\u2019armée indienne envoyée au Soudan est de 3,000 hommes.L'expédition est attendue à Suakim dans trois semaines.Le gouvernement a accepté les services d\u2019un certain nombre d\u2019officiers de la milice volontaire et de celle de réserve, Paris, 11- De Jesseps croit que l'expédition anglaise au Soudan me rénssira pas ; elle pourra se rendre pout- être à Khartoum, mais les Soudanois ne se soumettront pas et si ce n\u2019est en y allant, du moins en revenant les anglais deviendront la nroie de centaines de; mille fanatiques qui sont prète à mourir pour ie mahdi.Lonpres, 11\u2014Le correspondant du Standard qui suit le bataillon du général Earl envoie la dépêche suivante qui est datée de l\u2019Ile Dulka, mardi.\u201c\u201c Les troupes britanniques sont allées attaquer l\u2019ennemi qui occupait une forte position sur une place élevée.Après quelques escarmouches l'ennemi fut complètement cern4, mais voyant qu'il était impossible de le déloger ainsi de sa position, le général commanda la charge et il fut tué en conduisant l\u2019attaque.\u201c Le Blackwatch regiment s\u2019est emparé de la place à la pointe de la bayon- nette.\u201c La cavalerio a pris possession du camp ennemi.\u201c\u2018 Après la mort du général Earl, le général Brac-Kembury a pris le commandement et a commandé l'assaut contre le reste des postes ennemis, \u201c Lies troupes s\u2019y sont portées promptement, ont fait une attaque superbe et se sont emparées de toutes les positions des rebelles.\u201c La bataille a duré cinq heures.\u201cIl a été fait un grand massacre d\u2019ennemis, cenx qui survivent doivent leur salut à ce qu\u2019ils ont traversé la rivière à la nage.\u201c À minuit le gouvernement n\u2019avait pas encore reçu d\u2019information officielle pour confirmer la nouvelle de la mort de Gordon.\u201c Les journaux curopéens déplorent la mort du général Gordon comme un malheur international.LONDRES, 12 fév, 2 a.m.\u2014Une nouvelle information touchant la mort du général Earl et datée de Korti, nous apprend que le général a été tué hier et que la bataille a eu lieu à quelques milles au-dessus de l\u2019île Dulka, à un endroit que les Arabes avaient fortifié et qui commandait un défilé.Dès que les Anglais s\u2019y engagèrent ile furent assaillls par un feu bien dirigé, mais comme ils n'avaient pas d\u2019ar- tilierie, ils durent donner l\u2019assaut.ct prendre la pluce à la baïonnette.Tout ce qui restait alors à prendre était un fort eur le bord de la rivière, les anglais s\u2019y portèrent mais ils furent accueillis par une fusillade des plus précises venant des retranchements qui formaient le fort arabe, et plusieurs des assaillants furent tués.Le général Earl conduisit encore ses hommes à l'assaut et se porta lui-même en tête de la colonne, mais il fat tué durant l'attaque, Le fort fat pris immédiatement, mais il coûta cher, car outre le général Earl trois officiers et huit soldats ont été tués et 35 blessés.Sir Samuel Baker écrit qu\u2019ilÿ croit que Khartoum a été prise lors de la bataille d\u2019Abuklea et de Gakdul.Il dit que la trahison qui a causé cette perte a originé parmi les marchands qui étant complètement ruinés par la politique d\u2019abanfon de I\u2019 Angleterre ont cherché la protection du mahdi.Le général Graham a été nommé commandant de l'expédition de Suakim.New-York, 12\u2014Le Times de Lon dres dit que l\u2019activité et l\u2019excitation dans les cercles militaires sont immenses, Il y a deux sujets qu donnent lieu à une critique sérieuse su.l\u2019avenir sombre de la prochaine campagne qui aura lieu l\u2019été prochain.: Une campagne d\u2019été, dit-on, promet des pertes sérieuses vu la nature du climat en Egypte.On regrette encore que le général Robert victime d\u2019une certaine parti- sanerie des membres du cabinet, ait été privé du commandement et qu\u2019on ait nommé pour le remplacer le général Graham.La nomination de général Robert inspirait la confiance général.On connait que le général Wolseley a accepté certaines conditions qui lui ont été imposées par le cabinet et qu\u2019il croit lui-même être dangereuses parce qu\u2019elles ont empêché le choix du général Robert pour la première expédition.Il n\u2019y à pas de doute que les quatre cinquième de la population en Angleterre insiste à outrance pour qu\u2019on massacre, à tout prix, le Mahdi.Liverpool, 12\u2014-Goschen M.I\u2019, dans un discours ici hier soir, a fait allusion à l\u2019attitude des puissances européennes au sujet de la guerre d'Egypte.Il a ! appuyé sur le fait que l\u2019Angleterre ne ! devait pas être opprimée.\u201c\u201c Augmentons, dit-il, si cela est né- ?cessaire le chiffre de notre armée en » Egypte jusqu\u2019à celui de 20,000 hemmes, Qu'on apprenne aux autres puissances que si nous voulons y porter attention nous ne commettrons pas do maladres- ges.\u201d La bataille de l'Ile Dulka NOUVEAUX DETAILS SUR LA VICTOIRE DES ANGLAIS Ex Fuéte a été achzarmée des deux cotés Les Avabes ont perde 600 hommes ei plusieurs de leurs chefs Une Proclamation du Malkhdi annoncant à ses fidèles Ia prise de Khartoum LoNDRES, 12.\u2014Le général Wolseley télégraphie de Korti, corame suit : Le général Brackenbury qui a pris le commandement de l\u2019armée remontait le Nil lorsque le général Earle a été tué.Il a envoyé de Dulka, à peu près 70 milles plus haut que Merawi, les détails suivants de la bataille.Le pian, dit-il, en fut bien organisé et merveilleusement ex\u2018cuté.Nous espérons que cette bataille aura pour effet d\u2019ouvrir la route de Berber saus qu\u2019il soit nécessaire de faire de nouveaux combats.Les rebelles oceu- pent un poste en a:rière des montagnes sur le bord de la rivière.Six compagnies du régiment Black Watch et six compagnies du régiment South Stafford- shire entourèrent complètement les retranchements de l\u2019ennemi, Ii fut attaqué par derrière.L'enuermai n\u2019était pas en nombre très considérable mais il se trouvait dans une position extrêmement forte et d\u2019un accès très difficile.L\u2019en- nemf a fait preuve de beaucoup de bravoure.Les comyagnics du Black Watch ouvrirent les premières le feu sur Vennemi, Celui-ci riposta vigoureusement.Après avoir soutenu le premier feu les troupes auglaises se mirent en frais de déloger l\u2019ennemi de sa position par une fusillade bien nourrie.Le général Earle était au pre- inier rang.Il fat tué juste au moment où les troupes anglaises attcignaient le premier retrancuement.Cest alors que les six compagnies du Staffordshire firent l\u2019attaque du retranchement le plus élevé, Il était des plus difficiles à atteindre.C\u2019est dans cette bataille, que le vaillant général Barle fut tué.Le 19e Hussards s'empara du camp conemi, Notre succès fut complet.Dix solda%s ennemis furent faits prisonniers, Les pertes des rebelles sont considérables et leurs morts laissés sur le champ de hataille sont nombreux, surtout à l\u2019endroit où ils essayèrent de se faire un passage à travers nos rangs.En sus du général Earle qui fut tué quatre officiers ct 42 soldats dans les rangs anglais ont été blessés.On les a transportés à File Dulka: .\u201cJe continuerai, (dit la dépéehe) 2 m\u2019avapcer au jour.Je tâcherai de mettre à exécution vos instructions, Korr:, 12\u2014Le correspondant de l\u2019agence Reuter a été gravement blessé dans la bataille de mardi dernier.Le capitaine W.H.Gordon, des fu- silliers Welch, le correspondant du Manchester Guardian manquent à l'appel.La dernière fois qu'on les a vus a été le seize janvier dernier sur la route de Gakdul.: LonprEs, 12.\u2014-Voisi les nouveaux détails fournis par le correspondant du Standard sur la prise de Birti par le général Earle.Après que l\u2019armée an glaise eut complètement entouré lo poste ennemi, mar li matin, le général Earle, donna ordre au régiment Black Watch d\u2019attaquer le poste ennemi avec la baïonnette au bout de la carabine.Le régiment obéit de suite à cet ordre.Lorsqu'on faisait ainsi l\u2019attaque deux compagnies du régiment South Stafford- shire furent dirigées pour s\u2019emparer d'une élévation où se trouvaient les ennemis, Les carabiniers arabes la défendaient chaleurousement.L'ennemi disputa le terrain pouce par pouce.Enfin les deux compagnies du régiment Staf- fordshire parvinrent à l\u2019en chasser.Les arabes qui ont pris part à cette bataille appartenaient aux tribus Mas- sir et Rabatal.Ils avaient avec eux un certain nombre de derviches de Berber.Il est impossible de dire quel était le nombre des soldats de l\u2019armée ennemie car elle occupait une grande étendue de terrain.Le chef des arabes qui était de Berber et plusieurs émirs ont été tués.Le nombre de ceux qui se sont sauvés du champ de bataille est très peu considérable.La moitié du bataillon du régiment de Blach Watch gardera le poste autrefois occupé par l\u2019ennemi.On a transporté les blessés au camp et on leur a donné tous les secours possibles.La principale partie de nos troupes s\u2019avancera mercredi quelques milles plus loin en remontant le Nil.On a trouvé les canons que le général Stewart avait recueillis lorsqu\u2019il fut forcé d\u2019abandonner le steamer Alias.Ils étaient cachés à Birti.Une dépêche en date du 12 février dit que 600 arabes ont été tués dans la bataille qui a eu lieu à l\u2019île Dulka.La copie officielle d'un document adressé aux fidèles par le Mahdi, a été trouvée dans le camp abandonné des arabes près de l\u2019île Dulka.Ce document est sous forme de lettre et annonce que le Prophète a pris Khartoum d\u2019assaut, le 26 janvier, qu\u2019il a tué le traître Gordon et capturé ses steamers.Le document se termine par ces mots: Louanges à Dieu ! : Brockenbury télégraphie de Kerbekan en date du 11 février que la traduction d\u2019un document arabe a été trouvée dans le camp des rebelles, mardi, Ce document émane du gouverneur de Berber et est adressé à ses fidèles partisans.Il commence ainsi : \u201c Au fom de Dieu.\u201d etc, et continue: * Aujourd\u2019hui aprés la priére du midi j'ai reçu une lettre du fidèle Khalife Eden Mohammed par laquelle il m'apprend que Khartoum a été prise lundi le neuf Rabi, (26 janvier) de la manière suivante: Le mahdi a prié et bénit ses troupes qui se sont alors portées vers les fortifications, sont entrées dans Khartoum en moins d\u2019un quart d'heure, ont tué le traître Gordon et capturé ses steamers.Dieu a couvert le prophète de gloire, soyez donc reconnaissants et remerciez-le pour son inexprimable bonté.\u201d LONDRES, 12\u2014Il y à eu conseil de guerre à midi aujourd\u2019hui.Le duc de Cambridge le présidait.Les officiers qui ont été choisis pour la nouvelle expédition étaient présents, La reine et le duo de Cambridge feront la revue des gardes avant leur départ pour l'Egypte.Wolseley télégraphie dé nouveau qu\u2019aucuns détails sur lesquels ont puisse reposer confiance n\u2019ont encore été reçus sur le sort du général Gordon, Il assure au ministère que tous les détails envoyés aux journæux sont basés sur des rumeurs recueillies par le détachement du général Wilson à leur retour du bas du Nil.Le Mudir de Dongola et tous les naturels des alentours de Dongola, persistent à croire que Khartoum n\u2019est pas tombée encore au pouvoir des rebelles.Le général Wilson est cependant positif à dire qu\u2019il peut y avoir peu de doute et même qu\u2019il n\u2019y en a pas du tout sur ce point.Le général Wolseley espère recevoir dans peu de jours des détails particn- liers et sur lesquels on puisse se baser relativement à la situation à Khartoum, Ces nouvelles viendront d\u2019espione de confiance.Le général Wolseley croit qu\u2019il n\u2019y aura pas de nouvelles batailles sur le Nil, tant que Brackeubury ne sera pas arrivé à Berber.LONDRES, 12.\u2014On dit que le gén ral Graham a conseillé aujourd\u2019hui,a_ conseil de guerre, de faire partir l\u2019expé dition de Suakim sans attendre la construction d\u2019un chemin de fer.Wolseley a ordonné au colone! Buller commandant à Gubat d\u2019envoyer un steamer sur le Nil, en reconnaissance dans la région de Khartoum.Des espions ont quitté Gokdul lundi pour Omdurman afin de s\u2019assurer jdu sort de Gordon.La rumeur vient de Korti que Buller à attaqué mardi les arabes retranchés à Metemneh et a pris d'assaut leur position.Cette nouvelle n\u2019a pas reçu de confirmation officielle.NaPLESs, 12.\u2014 Deux transports contenant la seconde expédition à la Mer Rouge sont partis aujourd\u2019hui.Les troupes ont été l\u2019objet d\u2019unc ovation avant leur départ.Korrr, 12\u2014Un convoi de blessés est arrivé de Gakdul aujourd'hui, Ilya neuf officiers et 39 soldats.LoNDRES, 12\u2014On reçoit de ia Nou- elle Galles du Sud l\u2019offre d\u2019envoyer 00 fantassins et deux batteries d\u2019artil- ris au Soudan, d\u2019ici à un mois.H\u2019enrolement des solda s pour l\u2019Hgeypte Projet de chemin de fer entre Suakim et Berber Le gén.Stewart et les autres biessés sont rétablis \u2014 Nes Voyageurs Canadiens Leur départ d'Alexandrie.\u2014 Dépêches de Wolseley les complimentant.LE JOURNAL ET LES LETTRES DE GORDON LoNDRES, 13 fév.\u2014On a décidé de ne rien faire pour le moment relativement à l\u2019enrôlement de réserves pour l\u2019armée d'Heypte.On attendra la réunion du Parlement.A propos des renforts qui doivent être envoyés là-bas, se présente la question de savoir où ces renforts seront pris; les volontaires sont aptes pour le service intérieur, mais pour le service actif, ils sont plutôt nuisibles.On propose de lever trois ou quatre régiments qui seraient pris dans la force constabu- laire irlandaise, Cette force est composée d\u2019environ 13,000 hommes, admirablement disciplinés et d'une intelligence supérieure.Sur ce nombre on pourrait prendre 3000 \u2018hommes pour le service actif au Soudan ; ce serait un régiment d\u2019élite.Des révélations importantes ont été faites au sujet de l\u2019état de l\u2019armée en Egypte.On assure qu\u2019au commencement de cette année, plusieurs régiments de ligne, qu\u2019on donnait comme complets, étaient à court de quelques centaines de soldats.Après examen, on a découvert que 22 régiments se trouvaient dans ce cas.On chercha à remplir ces lacunes au moyen des cuisiniers, domestiques et autres serviteurs des camps.Le projet de construire un chemiu de fer entre Suakim ct Berber est remis en vigueur, Il est absolument nécessaire de construire cette ligne si l\u2019on veut expédier des troupes de renforts dans cette direction.Plusieurs compagnies de chemins de fer ont offert de construire cette voie ferrée.Certains entrepreneurs offrent de construire une seule ligne, avec lignes d\u2019évitement, réservoirs d\u2019eau, et dont les trains cireuleraient à une vitesse de 20 milles à l\u2019heure.LonprEs, 13\u2014Le général Wolseley télégraphie que 29 des soldats blossés aux puits de Gokdul sont maintenant païfaitement guéris de leurs blessures.Le général Stewart se rétablit promptement de même que les autres blessés.Le journal du général Gordon à Khartoum contenant des- entrées jusqu\u2019à la date du 10 décembre 1884 a été, dit-on, remis au gouvernement.LonprEes, 13.\u2014Le marquis de Har- thington conseille d'accepter les offres du Canada et de la Nouvelle Galles, d'envoyer des troupes au Soudan.Le duc de Carabridge et les autorités du ministère de la œuerre s'opposent à cette proposition.La question scra référée au cabinet.Les voyageurs canadiens au Nil s\u2019embarquent aujourd\u2019hui à Alexandrie sur le steamer Poorah, pour Queen- stown, où ils prendront le steamor Hanorrian qui les conduira au Canada.Ils arriveront à Québec durant la première semaine de mars.Les dépêches de Wolseley complimentent les canadiens pour les services qu\u2019ils ont rendus, Un syndicat formé à Londres offre de construire un chemin de fer de Sua- kim à Berber, avec des bâtisses de dis- tanee en distance d\u2019où l\u2019on pourra surveiller la ligne, Korr1, 13.\u2014Le colonel Buller attaquera probablement Metemmeh dimanche prochain.Les rebelles re paraissent point dé- \u2014\u2014 ro Un qu el; a mr | Le Gi ie va se vs se | Le { i I] ie AR a ~ i cidés à prendre une position agressive.Lonpres, 13.\u2014Les journaux conservateurs accusent le gouvernement d\u2019avoir supprimé le journal et les lettres de Gordon où ce dernier déclare qu\u2019il a renvoyé le colonel Stewart de Khartowm afin de lui sauver la vie, voulant être trouvé seul en cette ville et parce qn\u2019il savait que le secours lui arriverait à temps pour le sauver lui-même.Quand le parlement s\u2019assemblera on demandera que toutes les dépêches relatives à la campagne du Soudan soient produites.\u201c Korrr, 13\u2014On s'attend À ce qu\u2019une attaque sera faite sur Metemneh dimanche prochain.On dit qu\u2019une partie des troupes du Mahdi a quitté Khartoum pour Kassola dans le but supposé de rencontrer les italiens.Les autorités de la Nouvelle Galles du sud ont offert de payer les dépenses de l\u2019armée australienne qui serait envoyée au Soudan.Lonpres, 13 \u2014 Les mémoires de Subehr pasha écrits par le général Gordon ont été traduits en langue Arabe pour être mis en circulation parmi les soudanais, LE CAIRE, 13\u2014Un journal arabe dit que le Mahdi a l\u2019intention de sc faire proclamer roi de Nubie après s'être emparé de Shendy.LONDRES, 13\u2014On croit qu\u2019Osman Digna à 12,000 hommes près de Tamaï, La revue des renforts Londres, 14.\u2014Le duc de Cambridge fais aujourd\u2019hui la revue das troupes «qui ont reçu ordre de partir pour l\u2019E- «ypte- Il a déclaré qu\u2019elles étaiet tout à fait aptes au service actif.Courriers de Klhartowm - Korti, 14\u2014 Les courriers sont arrivés de Khartoum.Leur voyage a dr-( six jours, On ne sait pas encore quelles nouvelles ils apportent.Une autre dépêche de Korti dit que \u2018les courriers venus de Khartoum disent ignorer complètement la prise de Khartoum ebla mort de Gordon.Le mudir de Dongola refuse de croire \u2018à la nouvelle de la prise de Khartoum, Les autorités ici prétendent que ce que disent les courriers ne repose pas sur des données certaines.SovAKIM, 14\u2014Des espions rapportent une réunion considérable de la tribu Hovel au sud de Tamai.Les soldats du Mahdi connaissent les détails des victoires des Anglais à Abuklea et Gubat, Ils considèrent ces zuccès comme de peu d\u2019importance si on les met en comparaison de la prise de Khartoum par le Prophète.La.nouvelle de ce succès est répandu partout et les Arabes s\u2019en réjouissent fort.Romx, 14\u2014Des dépêch:s de Mas souah disent que la situation s\u2019y est grandement améliorée depuis l\u2019occupation de l\u2019Italie Le commandant a vegu instruction de disperser les bandes de maraudeurs envoyées par le Mahdi pour s\u2019emparer de Massouah.LE Carre, 14\u2014On dit que le prince Hassan a été noramé gouverneur-géné- ral du Soudan.LonprEs, 14\u2014Le général Graham partira pour Suakim le 18 courant avec une entière discrétion quant au temps que l'expédition devra prendre pour se rendre à Berber.On dit que Graham a l\u2019intention de se rendre à marches forcées de Suakitu à Berber.Graham croit qu\u2019il peut atteindre Berber en 20 jours.Ü faut 30 jours pour faire cette course à une armée qui y mettrait le temps ordinaire.Au conseil de guerre aujourd\u2019hui, il a été décidé d\u2019augmenter jusqu\u2019à 3,500 l\u2019effectif de l\u2019armée des indes envoyée au Soudan afin de porter à 11,500 l\u2019armée de Graham, .: Le conseil a aussi décidé de remettre sous considération la décision préalable du ministère de la guerre, déclinant les offres des colonies de coopérer militairement.Il parait maintenant certain que les anglais attaqueront Metemneh demain.La nouvelle du résultat sera reçue à Korti probablement mardi.L\u2019emploi que Wolseley doit faire des troupes qui se trouvent actuellement à Gubat sous le commandement du colonel Buller dépend du résultat de l'attaque de demain.La Army and Navy Gazette s'alarme de la position des troupes à Guhat.Elle dit que \u201cles troupes ne peuvent retrai- LE CULTIV ATEUR ter ni à travers le désert, ni par le Nil.Elles sont forcées de se retrancher où elles se trouvent, restant sur la défensive jusqu\u2019à ce qu\u2019on vienne les secourir.Des troupes d\u2019arabes de Khartoum se jetteront probablement entre Gubat et Gakdul, s\u2019empareront de cette dernière place et attaqueront peut-être Korii elle-même.La nouvelle annonçant que les troupes du Mahdi s\u2019avancent pour attacuer Kassala a conduit à renouveler les négociations avec l'Italie pour l\u2019envoi d\u2019une armée italicone au secours de la garnison de Kassala.Le gouvernement a décidé d\u2019ascopter les troupes de la Nouvelle Galle du sud qui veulent prendre part à \u2019a campagne du Soudan, Romx, 15\u2014Une dépêche de la Baie Assali dit que les naturels Somahi se sont révoltés contre le gouvernement égyptien, à Harar, territoire important de la région Somahi, annexée par l\u2019E- gypte durant le règne d\u2019Ismaïl pasha.Les colons et les marchands italiens ont demandé protection au gouvernement italien, LoNDRES, 15\u2014Le général Graham et son armée partent samedi pour le Caire.Après consultation avec les généraux Stephenson, Dolmer et autres officiers, au Caire, il partira pour Suakim.L\u2019on s\u2019attend à ce que les troupes arriveront à Berber le 25 avril.Ismaël Pasha, ex-Kédive d\u2019Egypte est à Londres et intrigue avec les promoteurs du projet qui a pour objet sa réinstallation sur le trône de Khédive.Ses partisans disent que l\u2019Autriche et l\u2019Italie se prononcent pour la déposition de Tewfik et la restauration d\u2019Ismaël.On dit que l\u2019Angleterre a pris en considération le projet de nommer \u2018Ismail viceroi de Nubi et retenir Tewfik comme vice-roi de la Haute et de la Basse Egypte.LE Carre, 15 fév.\u2014A la demande de Wolseley, Hassan Bey, le frère du Khédive a pris le commandement des troupes égyptiennes dans le Soudan.\u20ac ontingent indien Caleuta, 16.\u2014 La presse anglo- indienne et du pays se montre tout-à- fait loyale dans ses commentaires au sujet des événements du Soudan.Plu- sieures opinions différentes sont cependant exprimées quant à ce qui regarde l\u2019envoi d\u2019un contingent indien en Egypte.La presse est cependant unanime à se déclarer contre toute imposition à la Chine pour la dépense de la campagne.Il est rumeur que le contingent indien servira de garnison à Souakim.Plusieurs officiers indiens et maho métans ont adressé unefrequête au gouvernement le priant d'envoyer leurs corps d\u2019armée au Soudan.Lonpres, 16 ~ Lie gouvernement de l\u2019Australie méridionale fournira à ses propres dépens 250 volontaires pour renforcer l\u2019armée du Soudan, Le général Brackenbury conservera le commandement de la division du générale Earle, Quatre mille hommes de troupes égyptiennes sont postés entre Assouan et Dongola.L\u2019armée de Hassan Bey rejoindra l\u2019armaée anglaise à Korti.On vient de recevoir à Londres la nouvelle d\u2019une révolte des arabes à Yemen.Ils ont massacré les garnisons des avant-postes tures.Le gouverneur de Sana à réuni les 2,500 turcs qui restent et a demandé à la Porte un renfort de quatre mille hommes.Les insurgés ont été soudoyés par es émissaires du Mahdi qui se prépare faire une attaque.GUERRE pe CHINE Paris, 14\u2014 Le général Delisle, après s'être emparé de Langson, marchera sur Canton.Paris, 15 fév.\u2014Un télégrarame officiel du général De Lisle dit que le pavillon français flotte sur Langson.La partie chinoise de Kulua a aussi été capturée.Les chinois ont été mis en faite après un combat violent, Plus tard\u2014L\u2019occupation de Langson par les français a eu lieu le 13 février et a été suivie de celle de lkulua.Brruin, 15.\u2014 L'avis publié par les autorités militaires françaises, déclarant leur droit et leur intention de faire des perquisitions sur les vaisseaux qui donnent dans les eaux de la Chine, a\u2019 d\u2019autres ports allemands, des vaisseaux chargés de munitions pour la Chine.Tous les ordres ont été transferrés aux propiiétaires de ravires de Londres et de Liverpool qui sonb prêts à prendre le isque.ser re marre ira AFFAIRE ROSSÉ New-York, 11.\u2014Lueille Ysult Dudley, a été amenée devant la Cour Suprême, aujourd\u2019hui, sur bref d\u2019Habeas Corpus.On voulait obtenir son élargissement.Le juge a dit qu\u2019il ne voulait pas intervenir dans cette affaire avec la décision prise par le magistrat de police.Le bref d\u2019Habeas Cotpus a été renvoyé et Madame Dudley renvoyée en prison.L'avocat de Madame Dudley s\u2019adressera immédiatement au Juge de police pour obtenir sa misc en liberté.cose.= Les Dynamitards DECOUVERTE D'UN DEPOT DE DYNAMITE LoxpgEs, 11.- L'attention de la police a été attirée il y a quelque temps sur les agissements d'un homme suspect qu\u2019on supposait être un américain et qui Pp avant les explosions de la Tour de Londres avait loué une maison pur Harrow Road.Il établit une librairie au premier étage de c:tte maison, On n\u2019a pas revu cet individu depuis l\u2019époque des explosions.La police est entrée hier soir dans le magasin tenu par cet homme et y a trouvé une quantité considérable de dynamite qu\u2019elle ja enlevée et remise à l\u2019inspceteur des matières explosives.Lorsqu\u2019on a opéré la saisie de ce magasin, il Ctait en la fossession d\u2019un homme ayant l\u2019ap- parende d\u2019un américain.Il en a l'accent, .Lonpres, 11 février.\u2014 Le détective Roper, qui a juré avoir va Cunningham et Burton ensemble, dans IMigl Street, a reçu une lettre dans laquelle on le menace de mort.Lies personnes qui occupaient le magasin de papeterie où l\u2019on & trouvé de la dynamite hier soir, ont déserté la place parce qu\u2019elles devaient des arrérages de loyer, et la dynamite a été miso là par des personnes qui y sont entrées avé cffraction.VICRHDIP 7 PESTES $6,000 \u2014\u2014 Ottawa, 13 La salle de récréation du Collége d'Ottawa a été complètement consumé par les flainmes aujourd\u2019hui.La cause de cet incendie n\u2019est pas encore connue, mais pn croit qu\u2019il est dû à la négligence/ des musiciens qui la veille au soir, avait eu unerépétition à cette salle.Lé feu a éclaté, à cing heures.On en ignore l\u2019origine.Quarante instruments de musique ont été détruits, ainsi qu\u2019un piano.Les pertes sont de $6,000.Il ya pour $1000 d\u2019assurance sur le gymnase et $100 sur les déeors du théâtre.L\u2019eau ayant manqué pendant vinet minutes, l\u2019édifice a été détruit de fond en comble.La salle de récréation du collége d\u2019Ottawa avait un cachet tout particulier, Il y avait là un gymnake très complet, tel qu\u2019on en voit rarement dans le pays.Lia bâtisse comptait enviton 150 pieds de long sur 60 de large, lé tout divisé en deux grands départements dont l\u2019un pour les petits et l\u2019autre pour les grands, Une des salles était consagrée au gymnase, lequel était composé\\ de trapèzes, barres horizontales, échelles chinoises, altères et autres ; utie autre salle était consacrée aux exercices de hoxe, Il y avait aussi des départements spéciaux pour placer les joux dé \u2018\u2018 Lacrosse, \u201d\u2019 \u201c Base-ball, \u201d \u201c Foot-ball \u201d aînsi que les raquettes du club \u201c Le Castor \u201d eb les traines sauvages de la glissoire russe érigée dans la cour du collége.On regretteza beaucoup les décors du théâtre qui étaient très riches et très coûteux, ainsi que les costumes pour les acteurs.Le laboratoire de chimie qui se trouvait dans une petite bâtisse adjacente et aussi devenue la proie des flammes C\u2019est là que se réunissafent chaque semaine les membres de la société mnéralogique d\u2019Ottawa.Cet édi- empêché de partir de\u201c Hambourg ot! LA PREDICTION iy PERE ANSENIE \u2014 a ~-Messieurs, nous dit gravement le père Anselme, en posant son fusil le long de la haute cheminée, je crains bien que vous ne puissiez chasser demain.\u2014Et pourquoi dons ça ?dit Jac- ues, \u2014Mais parce qu\u2019il neigera probablement cette nuit.Je gens ça au mollet où il m\u2019est resté une balle.\u2014Bh bien ! ce scrait drôle ! continua mon compagnon ordinaire.Etre venu s\u2019exiler dans ce trou de Bourgogne pour y tuer un tas de bêtes, eb être obligé d\u2019y passer son temps à faire des écartés comme dans une auberge ! En voilà une loi ridicule ! Mais tu ne t'indignes pas, toi ! Ma parole, rien ne te faitet on dirait que tu es en bois.\u2014Qa, malheureusement non, me con- tentalje de lui répondre ; et je repris ma rêverie.La neige ! La nature tout entière en robe de fiancée | Le sang des lis imma- lés coulant à flot sur toutes les choses ! Les collines en marbre comme les ruines d\u2019un temple ! Les arbres pareils à d\u2019admirables sucreries, un coup de vent dispersant la boîte à poudre de riz de Cybele.Je ne puis dire ce que cette vision de candeur me met de beaux rêves dans l'esprit, Et puis, moi, je me fichais pas mal de la chasse! j'étais amoureux.\u2014 Bonsoir, messieurs, dit le père Anselme.Mais, si demain, avant le jour, vous apercevez Je sol tous enfariné, pas besoin de vous lever.Il suffit que les pas des chevreuils soient visibles sur les gazons pour qu\u2019on risque un bon procès- verbal à les vouloir tirer.Et le vicux garde sc mit en mesure de regagner sa petite maison sise à l'autre bout de la propriété.Pour achever la potographie des lieux, laquelle cat essentielle en ce récit, j'ajou- teral que Jacques logeait dans un pavillon posé à un angle du pare faisant face à la masure d\u2019Ansclme, tandis que moi j\u2019occupais deux pièces dans le rez- de-chaussée du château.Ainsi l\u2019avait décidé notre hôte, le comte Lorenzo Pippi, noble italien qui avait choisi les environs de Pomard pour seconde patrie.Nous fimes quelques tours dans les allées, Jacques ct moi, avant de regagner nos domiciles respectifs ; histoire de fumer ensemble une dernière cigarette.Le sable craquait sous nos pas.Le cicl était cotonneux sans profondeur, Le père Anselme pouvait bien avoir raison.\u2014Que penses-tu de Hlariette ?me dit mon camarade à brûle-pourpoint.J\u2019eus un tressaillement.Mariette était la fille du père Anselme.\u2014Je la trouve adorable, répondis-je d\u2019un air que je voulais rendre indiffé- rent.\u2014Oh ! elle a les plus jolis yeux du monde, mais inutile de lui faire la cour.\u2014Parfaitement inutile son père étant un vieux militaire de haute fatale.\u2014Bonsoir ! \u2014Bonne nait ! Et quand je n\u2019entendis plus Ja marche de mon compagnon sur la terre gelée, je pensai, en moi-même : jamais je ne l'aurais cru ei Jobard ?Eh bien oui, c\u2019est de Mariette que j'étais amoureux, amourcux comme une bête, amoureux heureux d\u2019ailleurs ; car sa visite m\u2019était commane, Elle vonait furtivement.Quand la dernière fois elle fut partie deux heures plus tard je m\u2019en fus à la croisée, je poussai un cri de joie.La neige ! il avait neigé toute la nuit, comme le père Anselme l\u2019auait prévu.C\u2019est Jacques qui devait faire un nez, Pan ! une idée subite, douloureuse, épouvantable s\u2019en vint couper en deux ma joie.Unc inquiétude, vous dis-je une angoisse intolérable.Jugez - en plutôt et voyez si la réflexion qui m\u2019était venue n\u2019était pas pour terrifier un galant horame.Si les pas des animaux se reconnaissent aisément sur la neige il en est absolument de même des pas des personnes.Les petits pieds de Mariette, avaient dû laisser jusqu\u2019au seuil de son père, leur empreinte accusatrice.Anselme, toujours à la piste n\u2019avait qu\u2019à suivre comme le petit Poucet, la route ainsi tracée pour découvrir le tour! Mariette était perdue !.Oh! fice a éé construit il y a 7 ou 8 ans, ! mais je ne souffrirais pas cela! Perdu 9 = core une heuro devant moi avant que personne fût levé.Je referais le même chemin en effaçant partout.les traces maudites, en rebeuchant, s'il le fallait les trous creusés par son petit talon.Et je m\u2019habillai comme un fou pour commencer immédiatement ce travail réparateur.' Un instänt après j'étais dans le parc.Ah! j'avais eu du flair! Ils étaient bien là nettement écrits ses pas;le temps pressait, il faisait un froid de chien, La meilleure posture pour cetie besogne était de se mettre à genoux.(ext celle que je pris, ct s\u2019est en marchant, à quatre pattes, lourdement comme un éléphant, que je commençai ma tâche, égalisant le sol partout où Mariette avait laissé empreinte.Ça n'allait pas vite, mais c'était consciencieusoment fait.Ma route était toute tracée devant moi.Je n\u2019avais qu\u2019à me laisser guider sans m\u2019inquiéter où j'allais Elle me conduirait certainement à la maison d\u2019Anselnie ! Ah! mon Dieu! ce glissement indiqué sur la terre! Deux longs traits plus larges.deux petites mains s\u2019ouvrant comme des pattes de merle ! Là Mariette avait glissé et était tombée ! Ciel! la fleur que je lui avais donnéo cn partant, elle l'avait laissée là dans cette neige bouleversée ! Faillait-il qu\u2019elle fût assez pressée do se relever ! de pris pieusement la rose ct la cachai.Ouf ! ouf 1 toujours à quatre pattes ; c\u2019est fatiguant tout de même ! Si je relevais un peu la tête, ce n\u2019était que pour m'\u2019étirer le cou que j'ai horriblement contracté et douloureux, Non ! non ! à ta Desogne, lâche ! L'heure fuit ct Anselme va se lever.Le salut de Marictfe tient peut-être au bon emploi d\u2019une minnte.Vite ! vite ! les yeux sur la torro ct rebouche, mon garçon !\u2026.Enfin, ça avance.Je ne sais pas où je suis, mais ça ne doit plus être loin : Bon courage !\u2026 Dieu sois loué ! une marche où je me heurte presque! Je suis arrivé au seuil du garde! Jo me relève, et v'lan ! @ demeure terrifié, béant, anéanti.J'étais cn plein devant le pavillon de Jacques | Mariette était entrée chez mon ami avant de rentrer chez son papa ! Dans un premier mouvement de rage, je voulus jeter la rose ramassée à 1erre terre et la foulcr aux pieds.Mais non ! Ce que nous aimons, ces riens qui sont pourtant des souvenirs, c\u2019est le parfam des illusions mortes ! Je rentrai chez moi bêtement fâché de ma sottise.Il fut impossible de chasser de la journée, le père Anseime nous l\u2019avait prédit.A 0 EE Un piénmomène Les habitants de Rimouski viennent d\u2019être témoins d\u2019un phénomène assez extraordinaire.C\u2019était dans l\u2019après-midi de mardi, le temps était doux, le vent soufflait du sud ; il neigeait.Tout à coup un immen- ce éclair sillonne les nuées et un grand coup de tonnerre se fait catendre.Un orage de grèle éclate, puis lc temps se remet au beau.Trois heures plus tard, c\u2019est-à-dire vers sept heures et demie du soir, lo même phénomène s\u2019est reproduit.On a encore entendu le bruit de la foudre ct vu quatre ou cinq éclairs rapides et brillants.Lia température n\u2019a jamais été plus capricieuse que durant les vingt-quatre heures qui ont précédé cet étrango phénomène.On a observé cinq ou six changements.Le froid, la neige, le doux temps, enfin il ne manquait que la pluic pour nous donner la tempéra- ure des quatre saisons de l\u2019année, Fête patronale Il y à cu une belle fête à l'Islet, lo 27 janvier dernier, le jour de la Saint- Chrysostôme, fête patronale da révérend Frère directeur des Frères de l\u2019endroit.On a béni une eloche de 164 livres, destinée à la sonnerie de l\u2019horloge exté- ricure que le Frère Chrysostôme a installée à l\u2019école.C\u2019est M.l\u2019abbé Delâze, âgé de 80 aus, qui a fait le sermon, La cérémonies a été suivie, d\u2019ua banquet dars la grande galle de l\u2019école.Lo Hrère Chrysostôme se consacre à l\u2019enseignement depuis 27 ans.L'école des Frères existe à l\u2019Islet depuis 33 ans.Le provincial des Frèros, ls frère pour moi, la suave créature.J'avais en- Reticius,assistait à la fête. 10 LE CULTIVATEUR FAITS DIVERS Les explosions du Pariement On dit qu\u2019une photographie expédiée ici par la police de New-York, a été identifiée par Mme Nolin, de Lévis, comme étant celle d\u2019un des quatre individus à mine suspecte qui sont passés chez elle avant les explosions de dynamite qui ont eu lieu l\u2019été dernier au Parlement.D'après cela, les autorités sont portées à croire que les limiers américains sont enfin sur la trace des coupables.Accident d\u2019arme à feu On mande de St Hilaire, que M.Arthur Noiseux a failli se faire tuer mercredi en voulant abattre une poule d\u2019un coup de fusil.Il avait mal chargé calui-ei, eb la charge ayant porté en arrière, la balle luia presque arraché l'œil droit.Sa blessure est très grave, mais on ne désespère pas de ses jours.Les domestiques Paris est inondé depuis une quinzaine, d\u2019une sorte de complainte, fabriquée par qnelque serviteur de méchante humeur.C'est le Lamento des domestiques, on Vers ! ; Maus les maisons cn sont pleines : ca arrive par la poste, est déposé dans les lors des concierges, distribué aux \u2018portes des grands fournisseurs, aux Halles, dans les marchés.L'office de la cuisine sont dans la joie: ils on trouvé leur poète.D'abord un simple-quatrain d\u2019entrée en matière : Les dornestiq's c\u2019est les victimes Qu'est opprimé's par un chacun, C'est pourtant pas l\u2019dernier des crimes D'être Pserviteur ed\u2019 quelqu'un.Puis ce Frontin détaille les ennuis du métier.Le ton s\u2019élève : Des gants d'coton, jamais d'moustache Jusqu'à c'qu'ils rentrent, faut êt debout ! Si l'on découch\u2019 pour peu.qu\u2019ça s\u2019sache, Tls vous trait\u2019 comme un rien du tout.On sS'môfie d'rous s\u2019il manqu\u2019 quéqu\u2019 [chose Tout est sous clef, même un cur-dent.Revanche, et retour des choses d'ici- bas.Ils cach'nt leurs lett\u20193 et l\u2019eau d\u2019Cologne: On s'venge en crachant dans les plats.Faut fair\u2019 leurs lite, en v'la de la b\u2019sogne! Moi, j'coll' des poux dans les mat'las Excellentes natures, les domestiques ! Les boxeuses Un match est arrangé entre Annic Lewis, dite la slasher de Cleveland, ct Hattie Stewart.Les enjeux de $500 de chaque côté, sont déjà entre les mains de Michard Fox, choisi pour stakeholder, ct ces dames se mesureront à la Nouvelle-Orléans le jour anniversaire de la naissance de Washington.Annie Lewis, native d\u2019Elmira, est une belle femme de 28 ans, qui'a déjà boxé contre une quantité de personnes de son sexe eb contre uno demi-douzaine d'hommes, sans jamais avoir été battue.Elle passe pour posséder à fond la science de la boxe, qu\u2019elle pratique d\u2019après le système de Mace.Hattie Stewart est une fille de 23 ans, douée d\u2019un très joli visage et de biceps d\u2019une solidité remarquable, Native de la Virginie, elle habite New-York, et comme boxeuse elle est de l\u2019école de Wagner.' Le prochain événement de la Nou- velle-Orléans excite le plus grand inté- rét dans le monde des sportsmen.On dit que des paris importants sont déjà engagés.\u2019 Capitaine et conducteur Le capitaine Ramsey, du 20 régiment d'artillerie, commandant la garnison de Fort MeHenry, est allé l\u2019autre jour avec sa femme faire des visites à Baltimore.Pour retourner au fort il a pris un car au coin du Calvert street.Mme Ramsey est monté la première en voiture et le conducteur a donné le signal du départ.Le capitaine, qui n\u2019avait encore qu\u2019un pied sur la plate- forme, a été renversé par (la secousse dans la rue boueuse, et comme il Tse cramponnait d\u2019une main au frein placé à l'arrière de la plateforme il a été traîné sur une vingtaine de pieds de distance.Il s\u2019est relevé ensuite, avec l\u2019aide de témoins ds l\u2019accident, couvert de boue des pieds à la tête, il est entré dans le car et s\u2019est assis près de sa femme sans desserrer les lèvres, Quelques instants plus tard, le capitaine I s\u2019est levé soudain, et s\u2019approchant du conducteur.nommé Charles Plummer, illuia asséné un coup do poing au milieu du visage.Le conducteur a arrêté le car, appelé un policeman et porté plainte contre le capitaine, qui a été mené à la station centrale de police, où sa femme l\u2019a accompagné.Après explications le prisonnier a été élargi sur parole pour attendre son jugement.Rimes académiques La récente élection de l\u2019Académie aura eu son contre-coup sur la poésie française.Un chercheur a cu la patience de réunir dans un huitain en rimes masculines les noms des quarante immortels, Qu\u2019on se hâte de les apprendre pendant que la liste cst encore au complet.Coppée, Olivier, l'aine, Augier, Pasteur, Caro De Noailles, Perraud, du Camp, Bertrand [ Hugo, Lemoine, de Mazade, About, Dumas, Doucet, Duruy, Sardou, Falloux, Renan, Lessepe, [Rouseet, Mézières, de Broglie, Aumale, Palleron, Labiche, Viel-Castel, Halôvy, J.Simon, Prudhomme, Legouvé, Rousse, Nisard, Pas- [quier, Cherbuliez, Cuvillier-Fleury, Fenillet, Mar- [mier.Le rimes ne sont peut-être pas millionnaires, mais ce n\u2019est ni Victor Hugo ni Coppée qui les ont commiscs, Dez maraudeurs Nous lisons dang la Gazette de Jo- liette : La paisible paroisse de Saint-Charles Borromée vient d\u2019être visitée par deux individus qui, si ils n\u2019ignorent pas l\u2019obligation qu\u2019il y a pour tout homme sur la terre de respecter le bien d\u2019autrui en font bien peu de cas.Dans la nuit du 3 février courant, M, Francis Trudeau ct eon épouse, au retour d\u2019une promenade, en entrant chez eux aperçurent dans la cour deux individus qui s\u2019enfuirent à toutes jambes à leur vue.(Jette maniére un peu trop rapide de détaler fit naître un soupçon qui fut bientôt confirmé.La porte de la laiterie située à quelques pas de la maison était enfoncée ct en y faisant l'inventaire, on y découvrit la disparition d\u2019une cruche de deux gallons remplie de sirop d\u2019érable et divers autres articles.D\u2019après ce qu\u2019on apprit le lendemain, il est clair que les maraudeurs, quand ils ont été ainsi gurpris cn étaient pas à leur premier exploit de la nuit.Ils avaient d\u2019abord été chez M.Gilbert Bonin et ne lui avait rien laissé du contenu de sa laiterie où il y avait grande quantité de provisions de toutes sortes: beurre, lard, bœuf, etc, etc.Ils étaient ensuite arrêtés chez le voisin mais ils y furent paraît-il, dérangé dans leurs opérations.Ce n\u2019est qu\u2019à la suite de ces deux tentatives dont la première a trop bien réussi par malheur, qu\u2019ils se sont décidés apparemment à pousser une reconnaissance jusque chez M.F.Trudeau, Ils devaient être en voiture et ce doivent être des étrangers, car, se dit- on, ces vols sont trop audacieux pour mettre en soupçon quelqu'un de la localité ou des environs.Meurtrier enfumé par un shérif Une dépêche de Seattle, territoire de Washington, dit que l'île Shaw, comté de San Juan, a été le théâtre d\u2019une barbare et honteuse tragédie.Un nommé James Barker était allé chasser sur cette île et n'ayant pas reparu de dix jours, le shérif du comté, John Kelly, est parti à sa recherche à la tête d\u2019un détachement de citoyens.Il y avait sur l\u2019île Shaw une cabane habitée par un shérif et à ses hommes la permission d\u2019entrer chez lui ou de boire de l\u2019eau de son puits, le shérif s\u2019est procuré un mandat pour son arrestation comme étant atteint de démence, et il a embusqué son monde autour de la cabane.Bientôt on à vu le solitaire en sortir, traînant un cadavre qui a été reconnu pour celui de Barker.Parks est rentré ensuite chez lui, et les hommes en embuscade ont continué leur faction pendant trois jours sans qu\u2019il redonnât signe de vie.Enfin un nommé Wilbur Wilson a offert d'aller visiter la cabane.Il en a trouvé la porte ouverte, et à peine avait-il mis le pied sur le seuil que l\u2019ocou- solitaire excentrique du nom de Hugh|d Parks.Cet individu ayant refusé aujP d'en finir sans risque avec le maniaque était do 'enfumer et de le brûler.Une meule de foin a été arrosé de pétrole, roulée devant la porte de la cabane et allumée.La masure a été vite dévorée par les flammes, ct les restes carbonisés de Hugh Parks ent été découverts dans les décombres, Pillards officiels On télégraphie de Frankfort, Kentucky : \u201cUn examen sommaire des documents de l\u2019Etat du Kentucky prouve clairement qu\u2019un systèmo de vols sous couvert légal a été pratiqué depuis quinze aus.Le montant volé doit être de près de deux millions de dollars.Il n\u2019est pas facile de découvrir les détails des moyens employés par les pillards pour s'approprier les dépouilles, mais l\u2019examen des chiffres démontre péremptoirement l\u2019existence d\u2019un déficit énorme, Dans le seul département des poursuites criminelles les détournements sc sont élevés au moins à un million en quinze ans, Sur le fonds pour l\u2019entretien des idiots il a été volé cnuiron $500,000, et il faudra sans doute ajouter $500,600 pour les fraudes dans les autres dépenses, qui n\u2019ont pas encore été vérifiées de près.L'argent est allé le plus souvent favorisés par la législature.\u201d Ea corde de Bazaine Nous avons à parler d\u2019une curicuse vente : censé s\u2019être évadé de sa prison de file Sainte-Marguerite.le tribunal de Grasse à l\u2019occasion de adjugée pour le prix de 400 francs au dernier et plus offrant enchérisseur, M.Hugues aîné, négociant parfumeur à M dans son musée de Ibosc (près Grasse).Dernièrement un riche Espagnol est venu offrir à M.Hugues, pour l\u2019achat de cette relique, une somme considérable qu'il a refasée.Voilà une corde qui, avec une pareille veine, aurait bien dû être celle d\u2019un pendu ! C\u2019est regrettable pour la patrie si indignement trahie ! Mais aujour- d\u2019hui, s\u2019il est avéré que le traître Bazaine ne mérite pas la corde pour le pendre, celle qu\u2019il ne mériterait pas surtout c\u2019est bien celle que garde si pre- cieusement M, Hugups dans son château de Malbose./ fr Elections municipales Le 14 janvier dernier, à une assem- biée des élcctéurs de la municipalité de Saint-Roch des Aulnaies, Octave Mi- ville Déchéne, éer, et M.Prospère Lita- lien, ont été réélus conecillers, et Michel Francœur, éer, a été élu en remplacement de ME.Auguste Pelletier, qui s\u2019est retiré.Le 2 du courant le conseil de la même municipalité se réunissait pour faire l\u2019élection d\u2019un maire, et Michel Fran- cœur, écr, ci-devant marchand, a été proclamé élu en remplacement de Odilon Pelletier, éor.Renseignements demandés Le maire de Montréal a reçu une lettre de Toronto disant qu\u2019un Français nommé Olivier Paquette, est mort de paralysie en cette ville il ya six semaines, mais comme il a été privé de la parole dès la première attaque, il a été impossible d'avoir aucun renseignement sur sa famille.Il a dit, avant sa maladie, qu\u2019il avait habité la province de Québec pendant uinze ou vingt ans, mais sans désigner récisément l\u2019endroit.Il laisse certaines propriétés à T'o- ronto et l\u2019on cherche ses héritiers.Singulier décès On rapporte qu\u2019un veuf de St.Nicolas, frisant la soizantaine, vient de mourir d\u2019une manière bien inattendue.Il courtisait une fille d\u2019une trentaine d'années, qu'il devait épouser, mardi dernier.La veille, il jevenais d\u2019une visite chez sa fiancée, lorsqu\u2019étant descendu de voiture, son theval prit le mors aux dents, et il fut obligé de courir une certaine distance pour l\u2019arrêter.Cette course l\u2019a telement fatigué que rendu chez lui il est jombé malade pant du logis l\u2019a té du coup de feu.À cette vue, le shérif a décidé que le seul et est mort le jour mêm4 qu\u2019il devait eonvoler en secondes noce à des \u2018\u2018 rings \u201d\u201d de comté et de district Il s\u2019agit de la corde par laquelle l\u2019ex- maréchal Bazaine s\u2019est évadé ou est Après le procès qui sc déroula devant cette évasion, la fameuse corde fut Grasse, qui la déposa spneusoment Mairie M.Alector Dufour a été réélu maire de la paroisse de la Malbaie.La neige Il en est tombé, il en tombera encore, mais, combien en tombera-t-il ?Je n'en sais rien, ni vous non plus, Elle tombe cependant bien réguliére- ment, et il n\u2019en tombe qu\u2019une certaine quantité, car il n\u2019y en a qu\u2019une certaine quantité à tomber et qui doit tomber.On me mande d\u2019Europe qu\u2019en Russie la neige est beaucoup plus abondante que jamais, qu\u2019elle « chassé les loups jusqu\u2019en Grèce, que dans les Alpes les avalanches y sont fréquentes et monstrueuses, qu\u2019elles ont enseveli des villages entiers; que dans les provinces Basques, il y en a 7 pieds de hauteur.En Espagne, cn France, un peu partout, on s\u2019écrie : asrez y a, si trop n'y a, la fin du monde arrive.Sur la ueige on a dit de bien jolies choses, les poètes nous ont aussi dit quelle était blanche, c\u2019est un peu comme des roses, les grecs et les latins en on dit de belles choses avec véhémence, mais on n\u2019a su que les répéter sans y rien ajouter de nouveau.En France elle est même la reine de mai, quoiqu\u2019elle ne fleurisse qu\u2019en juin.Que ne puis-je né poète ! j'aurais du moins, chers lecteurs, le droit de vous dire sérieusement des absurdités, je pourrais me laisser croître les cheveux, me permettre toutes licences, m\u2019oublier dans ma prose en vous parlant de la gent par-ici ct de la gent par-là, je pourrais devenir lauréat, vous donner en empruntant de charmantes petites choses sur la neige : Il fait froid, la neige tombe ct la terre est glacée, et je n\u2019ai rien pour mc couvrir ! Que ne puis-je à cela ajouter un peu du mien, nous sommes ici, loin de la France, vous n\u2019accepteriez pas ceci pour du réchauffé ; je protesterais, un poète sans audace, n\u2019est plus un poète.Oh mon père et ma mère, que je vous en veux d\u2019avoir ainsi négligé mon éducation ! Revenons à nos moutons, bergére.De 1874 à 1884 voici, chers lecteurs, combien vous avez eu de neige en Nou- velle-Ecosse et à Montréal : 1874-34, 1874-84 Montréal.Nouv.-Ecosse.Janvier.29.2 pes.26.2 pes Février.179 « 268 \u201c Mars.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.27,0 « 16.0 « Avril.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.69 « 71 Mai.02 « 03 « Juin.eerie 0.0 « 0.0 = Juillete.0.0 « 00 © Août.0.0 \u201c 00 « Septembre.0.0 0.0 ¢ Octobre.0.9 « 07 « Novembre.10.1 a Décembre.23.9 * 17,1 \u201c Total annuel 116,1 101,9 Par année, neuf pieds huit pouces et un peu plus, est-ce assez pour satisfaire vos humbles désirs ?E.DEST.GILES, Endormie depuis un an On écrit de Trenelles (Aisne) : Un fait assez rare de catalepsie préoccupe vivement tous les médecins des environs.Il y'a bientôt un an que la femme Marguerite Bouyenval a été prise d\u2019uu sommeil cataleptique qui dure encore aujourd\u2019hui.Pendant ce long espace de temps, et quoiqu\u2019on ne puisse introduire dans l\u2019estomac que quelques gouttes de bouillon chaque jour, les traits de la patiente ne se sont pas sensiblement altérés, Peurs et antipathies Henri LIT ne pouvait demeurer seul dans une chambre où il y avait un chat.Le duc d\u2019Epernon s\u2019évanouissait à la vue d\u2019un levraut.Le maréchal d\u2019Albret se trouvait mal au milieu d\u2019un repas vi arrivait qu\u2019on servit un cochon de ait.Vladislas, roi de Pologne, se troublait et prenait la fuite quand il voyait des pommes, Érasme ne pouvait sentir le poisson sans en avoir là fièvre.Scaliger frissonnait de tout son corps en voyant du cresson.Le chancelier Bacon tombait en défaillance lorsqu'il y avait éclipse de lune.Bayle avait des convulsions lorsqu\u2019il entendait le bruit que fait l\u2019eau en s\u2019échappant d\u2019un robinet, ete, On n\u2019en finirait pas de citer des noms de personnes, d\u2019un caractère ferme d\u2019ailleurs, et qui s\u2019effrayent et souffrent en voyant certains insectes, certaines bêtes, des araignées, des vipères, comme aussi certaines autres s\u2019énervent à entendre le grincement d\u2019un couteeu sur le bouchon de liége ou le cri d\u2019un verre sur lequel on fait glisser le doigt, etc.Banc d\u2019Œuvre M.Paschal Martin, a été élu marguillier de la paroisse du Bic, en remplacement de M.Parent.Nos compatriotes à l\u2019étranger Quelques Canadiens de Showhegan, Maine, vivement pénétrés des avantages d\u2019une association, afin d\u2019unir par une amitié plus étroite tous leurs compa triotes, ont fondé une société de bien faisance dont voici les officiers.Chapelain, M, l\u2019abbé Edouard Généreux ; président, Godfroi Gilbert; vice- président, François Bérubé ; second vice-président, François Morin ; secré- taire-archiviste, J.T, Thivierge ; gecré- taire-correspondant, À.Thivierge ; tré- ordonnateur, Jos.Chartier ; comité d'enquête, Garpard Baudette, Jean Paradis, Napoléon Fournier ; comité de visite, P.T.Falardeau, O.Guérin et G.Palmerlust.Les fous et le mal de me Le Journal de Médecine &\u2019 Alger rapporte qu\u2019une dame, gardienne en chef de l\u2019hospice central des aliénés de l\u2019Algérie, était chargée, quatre fois par an, de conduire d\u2019Alger à Aix un convoi de fous.Un médecin lui ayant demandé comment se comportaient les fous vis à vis du mal de mer, elle lui a répondu qu\u2019ils ne l'avaient jamais.\u201c Par tous les temps, et j'en ai vu d\u2019atroces, a-t-elle ajouté, alors que tout le monde était malade, moi comme les autres, mes fous étaient calmes, tranquilles, mangeant bien et nc disant mot.Mais pas plutôt débarqués à Marseille, les voilà qui recommençaient leurs cris et leurs ébats.\u201d Le journal algérien part de là pour émettre l\u2019idée suivante : Si une traver- gée de trente heures est une cause d\u2019accalmie pour les aliénés, que produirait sur eux une navigation de trente jours et plus ?Pourquoi n\u2019établirait on pas des stations sanitaires sur des pontons arrimés au large.Le fait allégué par l\u2019ex-gardienne des fous est-il bien certain ?C\u2019est la première fois que nous le voyons mentionné et cependant les chirurgiens de marine ne sont pas sans avoir eu à leur bord des aliénés, Si réellement ils possèdent une immunité à l'égard du mal de mer, même pendant les traversées les plus pénibles, il y aurait là certainement matière à des études, au point de vue de l\u2019étiologie du mal de mer.Age patriarchal Une centenaire vient de mourir à St, Jean Isle d\u2019Orléans.Mme Marie Cam pagna, veuve Jean Lachance, était née à St.François Isle d'Orléans, le 19 mars 1785, de sorte qu\u2019elle est morte l\u2019âge de 99 ans 10 mois et 21 jours.Incendie à l\u2019église St.Hilaire À l'issue des vêpres, dimanche dernier, l'église de St.Hilaire a failli devenir la proie des flammes.Un des enfants de chœur avait eu l\u2019imprudence de déposer l\u2019encensoir dans une des armoires de la sacristie, sans en enlever les cendres encore chaudes, et le feu ge communiqua à des linges déposés dans cette armoire et de là aux boiseries M.Bruce Campbell, s\u2019adonnant à passer, aperçut les flammes qui sortaient de la cheminée.Il donna aussitôt l\u2019alarme, et, avec l\u2019aide du curé et de quelques autres personnes, parvint à éteindre ce commencement d\u2019incondie avec beaucoup de difficulté, Les armoires de la sacristie sont presque complètement détruites, L\u2019Emulsion de Scott D'HUILE DE FOIE DE MORUE PURE AVEO HYP- PHOSPHITES, Est d'un goût très agréable et très efficace dans les maladies de dépérissement.dit: \u201c Après avoir fait Usage avec avantage pour moi-même de l'Emulsion de Scott, je me suis fait un plaisir de la recommander, depuis, dans les différents cas de maladie de dépérissement pour lesquelles elle est pres- crite.\u201d sorier, J.T.Thivierge ; commissaire- Le Dr O.'F.BronseR, \u2018de Rochester, N-Y, 4 ç Ma Gé 4 be, Ti + st \"0, yy, Ri sem Ra isa, ne Comp dnb, + tm Mt dé me { dp 4 De en clé À té dl, fil Jara LD tot a dog a Bf ol it ik li, B Un Tf OL ls autre canqul: mot.Ji: ells, As ers de à por Tue fra: ued rou Tee alle of i ant > deme s bre A de marie ond dé dent Ua J dome 5 li aisément pt de VIE Une explosion de mine 13 pertes de vies New-Glasgow, N.E.13 \u2014Lec comté de Pictou a été encore uns fois le théâtre d\u2019une explosion dans une mine de charbon.Les pertes de vie et la destruction de propriété par cette dernière explosion ne sont à comparer avec celles de l\u2019explosion de la rivière Drummond en 1875 dans lapuelle il y avait eu 66 ertes de vie, ni à celle de la mine de Albion en 1880 qui causa la mort de 44 mineurs.Cette fois la catastrophe a cu lieu dans la mine de Vale, qui, comme celle de Drummond, a pour propriétaires des capitalistes de Montréal.Elle a été produite par une explosion spontanée de gaz.Depuis très longtemps on remarquait aucun développement de gaz dans la mine Vale.Ce fait avait mis les mineurs dans une fausse sécurité.Ils considéraient comme ridicule l\u2019idée de travailler avec des lampes de sûreté.Aussi n'employaient-ils que des lampes ordinaires, Uette mine donnait de l'emploi à 400 hommes et produisait journalière- ment 400 tonneaux de charbon.La plus grande partie des mineurs travaillaient dans un puits à une profondeur de 2,200 pieds de la surface du sol.Une demie heurc après que 20 mineurs pour le service de nuit furent descendus dans la mine, une explosion formidable eut lieu, détruisant presque tout dans le sous-sol de la mine, Six hommes qui travaillaient à l\u2019endroit même où l\u2019explosion à originé ont 616 tués raides ; sept autres, à trois quarts de mille de distance des premiers ont aussi été tués.Sept autres ont reçu des blessures graves.Il n\u2019y a que deux wineurs qui n\u2019ont pas été blessés.Les victimes laissent veuves et vingt- neuf orphlins.Une enquête sera tenue, INCENDIE d'un ASILE 28 PERTES DE VIES Philadelphie, 13.\u2014A 9 benres hier soir, le feu s\u2019est déclaré dans le département des aliénés du County Alms House qui se trouve dans la partie ouest de la ville.Les flammes se répandirent avec une grande rapidité.Sur 300 internés qu\u2019il y avait dans l'asile, 28 ont été brulés à mort.A onze heures l'incendie faisait des ravages alarmants.On prétend que 40 des aliénés les plus furieux ont péri dans les flamaies.On croit que cette rumeur est authentique.Ce n\u2019est qu\u2019à deux -heures ce matin que les pompiers sont devenus maîtres de incendie.On est parvenu à sauver les propriétés voisines.À une heure ce matin, une infirmè- re essaya de pénétrer dans la bâtisse en flammes pour y sauver deux personnes qui s\u2019y trouvaient.Les pompiers l\u2019arrêtèrent et se mirent à faire des recherches ; mais sans succès.Ces deux femmes n\u2019ont pu être trouvées.L\u2019eau a fait presque complètement défaut.Dans la partie sud-est de la bytisse 150 malades et une demi douzaine d\u2019enfants imbéciles se trouvaient dans le rez-de-chaussée.Vers onze heures, le surintendant Smith pénétra dans la cour de l\u2019asile et - donna ordre de sauver les patients.Le feü a originé dans une chambre \u2018dont on se servait au bescin comme sécherie pour les lits et les vêtements, Il y a trois semaines le fen se déclara dans cette chambre, mais on parvint à d\u2019éteindre avant qu\u2019il eut causé des pertes sérieuses.Comme il n\u2019y ani poêle ni feu dans cette chambre et qu\u2019on n\u2019y a pasvu aucun patient s\u2019y rendre, on attribue ce feu à une combustion spontanée qui se serait déclarée dans de vieux vêtements.Le nombre total des internés de cet asile était de 676.Sur ce nombre, on sait maintenant que 28 ont péri.On affirme cependant qu\u2019il y a 75 internés non encore retrouvés.3 hrs p.m.\u2014Ce matin on a retrouvé deux cadavres complètement caloinés.Ils sont complètement méconnaissables.On voit une foule d\u2019ossements dans les débris.On croit maintenant que 28 des internés sont péris.étaient enfermés à clef dans les cellules au troisième étage ct on a pu aller les : sauver, On a retiré de ces cellules huit d\u2019entre eux qui étaient morts.Il semble ne pas y avoir de doute que tous sont péris.Durant la nuit, on a trouvé nn grand nombre d\u2019aliénés errant dans le voisinage de l\u2019asile.Ils étaient dans un état presque complet de nudité.Il leur était complètement impossible de se rendre compte de la position où ils se trouvaient.Quolques-uns d\u2019entre eux demandaient aux personnes qui s\u2019en emparaient de ne pas les jetter dans la rivière.Un d\u2019eux, avec un avec menotte autour du poignet, descendait la rue de l'asile frappant à droite et à gauche sur les personne qui s\u2019y trouvaient ct riant beaucoup.On fat obligé de le terrasser pour s\u2019en rendre maître.Un autre fou & causé une véritable panique dans les chars en y sautant tout À coup, dans un état de demi nudité, et la figure tout noircie par la fumée.\u2014\u2014____ Dans l\u2019embarras Un Philadelphien entreprenant qui vridre ct partait avec elle pour Chicago, s'est trouvé nez à nez, À la gare, un joli bébé de six mois, en disant : enlevait, l\u2019autre jour, une jeune ou- avec sa femme légitime qui a déposé gentiment dans les bras de la donzelle LE CULTIV ATEUR à \u20acssaver à fairo disparaître les maux de tête, ou les douleurs du corps, et autres symp- ômes, il vaudrait mieux aUer tout droit aux reine, la source de presque toutes les douleurs\u201d \u2014% Donc, ceci est ce que vouliez dire, lors- «ue la moitié des décès qui arrivent est causés par la maladie de Bright, Docteur ?\u201d \u2014# Précisément.Des raiîlliers de décès affligent le public tous les jours, ot ces décès sont causés par la maladie de Bright sous différentes formes.Cette maladie est un b ydre, stupeur chaque personne qui les a, Je me sou- avaient déclarées comme ayant été causées par la paralysie, l'apoplexie, la maladie de cœur, la pneumonie, Ja malaria, et qui je le vois, n'étaient rien autre clicse que In maladie de Bright.\u201d \u2014« Est-ce que ces maladies sont de simples symptômes ?Chacune d'elles, et elles auraient pu être guéries comme je l'ai été moi-même par Je mêëme remède.Je tiens les yeux ouverts sur cette maladie, et je pense aider aux autres en faisant voir les faits et le dunger probable qui les menace.decine de la Nouvelle-Orléans, donnait devant ses élèves une conférence sur la maladie de Bright.Il avait divers fluides soumis à mn examen minntieux au moyen du microscope et faisait les indications par lesquelles l'on reconnait la maladie de Drignt.Mainie- nant, messiours, dit-il, je vous miontrerai qu\u2019elles apparaissent dans un étai de ranté parfaite.Et il soumit sont uiîne à Panatyse.Comme il surveillait les résultats, il devint tout-à-coup t'ès faible et 11 dit d'une voix tremblante : © Messieurs, jo viens de faire une triste découverte: J'ai In maladie de Bright\u201d Et en moins d\u2019une année il était et chacun de'ses symptômes devrait frapper de 4 viens de centaines morts que les médecins \u20ac \u201c Un médecin éminent d\u2019une école de mé-| & \u201c Miss, puisque vous prenez le papa, preuez aussi l\u2019enfant ! \u201d Le papa court encore\u2026 et la demoiselle est retournée désillusionnée à l\u2019atelier d\u2019où il l\u2019avait extraite.Km r@-Des demandes réitérées ont en- gag6 les propriétaires du composé végétal de Lydia E.Pinkham, d\u2019adresser par la malle à plusieurs femmes, leurs correspondants, le portrait de Madame Pinkham.Maintenant on voit attaché à la muraille d'un grand nombre de maisons le portrait de cette femme du mort.Les moindres indications d\u2019une maladie des reins devraient frapper touts personne de terreur\u201d \u2014 Vous connaissez le cas du De Henion ?\u2014# Qui, j'ai lu ct entendu parier à progos de ce cas\u201d \u2014\u201c T1 est étonnant, n\u2019est-ce pas ?\u201d \u2014¢ Pag plus que plusieurs autres qui ont êt guéris par le même remède.\u201d \u2014\u2014 Vous pensez qua la maladie de Bright peut être gnérie ?\u20146 Je sais qu\u2019elle peut être gnûcde par ma propre expêrienca et par celle de plusieurs prreonnes qui avaient été condamnées par leur médecins et leurs amis.\u2014 Un cag terrible.J'étais dans un éclat emmes.mms tire Ps + quable rapport d'un médecin.Massachusetts, qui a toutes les qualités d\u2019une mère, et qui a tant fait pour les EXCITATION A ROCHESTER | * .\u2018 Grande excitation causée par le remur- je découvris que je souffrais des reins, je gardai quelque espérance et mes médecins aussi.J'ai appris depuis qu'un des médecins de la ville, ine désignant dans la rue à un de ses amis, dit : \u201c Voici un homme qui sera mort dans un an,\u201d aurait dit vrai, si je nersse pas emrloyé le de torpeur déplorable et incapable de tonti# travail, maïs j'ignorais cs que j'avais.Quaud! 2 Je crois que ce médecin | remède connu sous le nom da * Warners B L'article publié dans les colfanes du Démocrate de Rochester, N.Y,a été ici comme ailleurs, l'objet de nombreux commentaires ; apparemment il a causé plus d\u2019excitation à Rochester, comme le prouve ce qui suit : Le Dr J.B.Henion, qui est vien connu non-seulement à Rochester, mais dans j.res- que toutes les parties de l\u2019Amérique, à envoyé à ce journal.Il y a quelques jours, un article.qui a été publié, donnant des détails d\u2019un cas qui semblait être rien autre chose que la mort.Il serait impossible d\u2019énumérer les noms des personnes qui sont allées voir le Dectour relativement à l\u2019article en question, mais elles ont été si nombreuses qu'on a cru devoir faire sur le sujet un article éditorial.A ce propos, un représentant de ce journal s'est adressé au docteur Henion, à sa résidence, sur 1a rue Andrew, et voici les paroles qu\u2019ils ont échangées : « Votre article, docteur, a créé beaucoup d\u2019émotion.Est-ce que les détails que vous avez donnés sur le terrible état où vous étiez et la manière dont vous vous êtes sauvé sont tels que vous les avez donnés.Chacun des détails sont absolument vrais.Je suis devenu insensiblement si faible en négligeant les premiers symptômes, que je ne m\u2019apercevais pas que j'étais malade.Il est vrai que j'avais de fréquents maux Ce tête.Je me sentais presque Safe Cure.\u201d Le docteur 55.À.Latimore, quoique occupé constamment au bureau de santé de l'Etat dont il est +n analyseur, a répondu avec courtoisie aux questions qui lui ent été postes.\u2014\u201c Avez-vous, Docteur, analysé dans le cas de M.H.M, Warnes, il y à trois ans ?\u2014# Oui, monsieur.-\u2014 Qu'est-ce que l\u2019analyse a démontré ?-\u2014+ Une maladie sériense dos reins.« Pensez-vous que M.Warner pouvait être guéri ?\u201d \u2014% Non, monsieur, je ne pensais pas que} ps cela fat possible.\u201d \u2014\u2014\u201c Connaissez-vous quelque those du remède qui l'a guéri ?\u201d \u2014 Qui, Je l'ai analysé, et je Val trouvé pur et sans effets.\u201d \u2018 Nous publions les rapports ci-dessus à propos de l'excitation qu'a créée la publication de l\u2019article du Dr Henion.Le docteur a été guéri il y a quatre ans, et il est bien et exerce tous les jours ça profession.La position du Dr Henion, de M.Warner et du Dr Lattimore les mettent au-dessus de tout soupçon d\u2019impartialité.L'expérience du Dr Henion démontre que la maladie de Bright est une des maladies les plus dangereuses, qu\u2019elle est excessivement commune, et qu\u2019elle peut être guérie.uv AIO EE SES EATS aL toujours fatigué.Une journée je ne pouvais mac était en mauvais ordre, mais je croyais peu parlé, mais dès qu\u2019il a su que les infor-| Ç Voyez le nombre d'hommes éminents qu\u2019elle mentation de la maladie a été arrêtée et J'attribue cela à l'usage général de mon remède.\u201d -\u2014\u2014\u201c Pensez-vous que beaucoup de personnes ont aujourd\u2019hui cette maladie eans le savoir, M.Warner ?Un certain nombre ce fons furieux \u2014 Nous ne devrions pas perdre de temps AR re Z Gé .: ; ; RI ES Ep manger et le jour suivant j'avais un appétit me DEN hes Re vorace ; jo sentais des douleurs et mon esto- i MÉDAILLES d'OR et d ARGENT Parts, eux Expositions de 1865 et do 1878.que ces douleurs n'avaient rien d\u2019alarmant.} mee + an = La profession médicale à longtemps traité 5 ACT FRISCO A des symptômes pour les maladies, et il est is is pus Pa 8 temps que cela cesse.Les symptômes que] disrsnmyymanens HIP 2 je viens de signaler où toute irzitation des COCO RAn0ES d' irae a canaux urinaires indiquent l\u2019approche de la 2) Bi maladie des reins mieux que la toux indiqus ; a né 2 LES PERTE ë l'approche de la consomption.Nous ne trai-| #1 1412 A M6 DEA ! à tons pas la toux, mais essayons d'aider aux 5 0 f A G Ë k ne G fat i A i il = POnIACUE à ; à \u2018 &1 ds Poitiers .Warner a reçu des visiteurs à son éta-| £2} : ] x v A blissement, rue St-Paul Nord.D'abord il a J E'erro-Ar go thes à .; Pan bo Approuvées par plusieurs Sociétés de Médacins ti wy ROUVELLE MÉDIGATION PRÉCIEUSS ET UNIQUE ¥ ÉiCuz7z MP.GRIMAUD Fire à Ovi =} dagooltaires à Québee : D Ed.MORIE ot 6 | mations qu'on voulait avoir se rapportaient Ri de France et de l'Etranger i à la maladie de Bright ila parlé très ouverte-| Li Ixaployées depuis pres de 39 ans [J ment : = dans les Hépitaur, Asilos, Colonies péniten- fi « Il est vrai que la maladie de Bright a N tinires, wvec un sucoèa eonstaus, daus bes augmenté considérablement, et nous consta- Ei Agections Chivrotiques eb Anémiguer Ga touts 5 tons par les statistiques que de 1870 à 1880 h \u201cPâtes Couleurs.son accroissement à été de 250 pour cent.| £! Ë \"OUR LA GUÉRISON DIB a moissonnés, Everett, Sumner, Chase, Wil-| £3.MIRE RATIO (PP Ë son, Carpenter, l\u2019évêque Havén, Folger, Cal- INCONTINE I / Gus d'URINE Ë fax et autres.Récemment, toutefois, l'aug- = Vente en gros, à Poitiers (Francs), 8 18, rue Boncenns, 19 vs 314, rue Smnt-Jean, 314 MMEDIRS es on ie i CONVULSIONS HYSTÉRIE MALADIES NERVEUSES | 0 R L'action de ELIXIR GUILLIE est toujours bienfaisante, Comme Purgatif, il est tonique en même temps que rafraichissant ; il aide et corrige toutes les secrétions et donne de la 8 B Une expérience de plus de soixante années a démontré que l'Éfixir Guillié était d\u2019une efficacité incontestable contre toutes les FIEVRES EPIDEMIQUES, DYSSENTERIES, CHOLERA, AFFECTIONS GOUTTEUSES et en général comme dépuratif dans toutes les MALADIES CONGCESTIVES.Les Pilules & Extrait d'Étixir petit volume, toutes les propricdtés toni-purgatives et dépurativesde cet Elidir.Elles conviennent surtout à la classe ouvrière, à laquelle elles évitent les dépenses considérables des maladies et les pertes de temps.Dépôt à Quebec : D' Ed.MORIN & C', Pharmacien-Chimiste, 314, rue St-Jean.USER A RAS RER RASE Bépôt dans les principales Pharmacies do CA Guérison souvent! 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co ne fut que quelques minutes plus tard que lis flammes farent apergues sortans par plusieurs issues de la bâtisse, complètement construite en bois.Aussitôt que l\u2019alarme eût été donnée les hommes de la brigade du feu se rendirent sur les lieux mais malgré uno activité eb une énergie qui ne se ralenti pas un seul instant, ilsne purent réussir à préserver la bâtiese.Une foule :mmense s'était rendue sur les lieux du sinistre.On eut beaucoup de difficultés à empêcher le fou de se communiquer à la bâtisse avoisinante occupée par M.Lari- vière comme entrepôt de tombes el de corbillards, ins percos subies par M, Beaudry sont lurk considérables, attendu quo les assarances n\u2019étrient que de $1,200.Un lot de 25,000 cigares à être livrées a Été aussi consumé entièrement.Les timbres sux ces cigares représentaient une valeur de $75.Comme il arrive ordinairement en c:z occasions, il y eut bon nombre de rapines ct plus d\u2019un petit gamin se pavarait en humant un délicieux cigare.Les livres n\u2019ont pu être sauvés ce qui augmente cncore là perte de M.Beaudry.L'origine du feu, jusqu\u2019à présent est restée inconnue.On nous assure que toutes les précautions habituelles avaient été prises avant la fermeture de l'établissement vendredi Soir, Cet incendie prive d\u2019ouvrage un bon nombre de personnes car près de ein- quante employés y trouvaient journellement du travail.Nous espérons que cette manufacture sera de nouveau ouverte avant peu car, réellement, ce serait une perte véritable pour notre ville qui n\u2019en possède déjà pas trop.En terminant nous félicitons M.le chef de police et les hommes de la brigado du feu sur le travail énergique qu\u2019ils n\u2019ont pas ménagé en celte occasion.ARETE £27 sans Ea faute au Vermouiih Il est difficile de moins se ressembler que Darbois ct Minard, les deux garçons épiciers qui comparaissent, en police correctionnelle, sous la prévention de coups et blessures sur la personne d\u2019un conducteur.Darbois est un bon gros garçon joufflu, avec des petits yeux qui font songer au compagnon de Saint Antoine, Minard, au contraire,a une tête de chafouin, la fgure osseuse, les jambes maigres, et avec cela le parler traînard du voyou de Paris, tandis que Darbois fait sonner les 7 comme un élève du Conservatoire, classe de la tragédie.Un seul poins d\u2019analogie est à signaler entre les deux garçons épiciers.Ils ont tous deux un penchant qui tient de l\u2019idolâtrie pour le vermouth.C\u2019est même le vermouth qui est la cause initiale de - leur comparution devant la justice de leur pays, ainsi que les débats vont l\u2019établir : M, le président (s'adressant à Deté- vard, conducteur d\u2019omnibus, )\u2014Témoin, vous avez déclaré à l\u2019instruction que les deux prévenus ont causé dans votre omnibus un véritable scandale, dimanche dernier ?Le témoin.\u2014Un \u201cescandale ! \u201d mon- siour le président c\u2019était bien plus pire qu\u2019un escandale ! Je n\u2019ai jamais rien va de plus mufle, sauf?votre respect (hilarité dans l\u2019auditoire), que ces deux messieurs.Ils étaient saouls, sauf votre respect, comme la bourrique à Robespierre.Et ils chantaient des choses que je ue redirais pas devant ma | femme si j'en avais.Même qu\u2019ils faisaient des plaisanéeries sur la ligne de monsieur le tais un peu \u201c parrti, \u201d siev \u201cprris un « président.\u201d J'avais \u2018 vermouth.\u201d\u2019 Le président à Minard.\u2014O'\u2019est sur vous que retombont les charges prinei- pales de la prévention.Non content d\u2019avoir chanté des chansons non équivoques et tenu des propos d\u2019une révoltante obscénité, vous avez tiré de votre poche des haricots crus que vous aviez sans \u2018 doute pris dans la boutique de votre patron, et vous les avez lançés sur les passants.Un d\u2019eux a été grièvement blessé à l\u2019œil.Minard (avec un accent déplorable.) \u2014Eist-ce que je l\u2019ai fait \u201cesprés\u201d, moi, voyons.Le conducteur \u2014Maiheur! I dit qu\u2019il ne l\u2019a pas fait csprès.Eh bien, est-ce qu\u2019il était done somnambule quand il ma fichu une \u201c beigne \u201d\u2019 sur le nez au lieu de me passer ses trois sous.M.le président (au témoin).\u2014 Expli- quez-vous sur les scènes de pugilat qui ont ensanglanté l\u2019omnibus, Le conducteur.\u2014C\u2019est bien simple, monsieur le président, Attiré par les plaintes des voyageurs, j'ai monté l\u2019es- calie- et j'ai vu monsieur (désignant Darbois) qui avait eu le toupet de s\u2019asseoir sur une grosse dame, sa voisine.Se tournant vers l\u2019auditoiro : C\u2019est pas la peine de laisser monter les dames sur I'impériale, si on s'asseoit dessus.Darbois \u2014Elle était si\u2018 grosse, cette dame, qu\u2019elle \u201c débordait, \u201d\u2019 Des femmes comme ça, ça \u2018\u2018 devrait '\u2019 payer deux places.Minard.\u2014Es puis clle m'avait appelé puceron.\u2019 Le conducteur.\u2014Parce que vous lui aviez fait respirer un cornet de poivre, en lui disant que c'était upe nouvelle poudre de riz à la cannelle.Enfin, monsieur le président, ces deux pas grand chose m'ont bousculé, frappé dans l\u2019escalier de l\u2019omnibus et si nous n\u2019étions pas arrivés à \u201c l\u2019estation, ™ je crois qu\u2019ils m\u2019auraient mis en marmelade.(Se tournant vers l\u2019auditoire.) Si j'étais sénateur, je ferais une loi contre les pochards qui montent en omnibus.Darbois.\u2014C'est la faute au vermouth.Minard.\u2014La première fois que je voudrai me piquer le nez je prendrai de l\u2019absinthe.M.le président.\u2014 En attendant, vous allez passer quelques jours dans un endroit où vous ne prendrez que de l\u2019eau claire.Darbois et Minard sont condamnés à cinq jours de prison.25 ws Les boucles d\u2019oreilles Si, depuis les teraps les plus reculés, et dans tous les pays du monde, disent les partisans convaincus de ces bijoux, on a toujours vu des boucles appendues aux oreilles des femmes, c\u2019est assurément par suite d\u2019un certain besoin inné, contre lequel on ne doit pas s\u2019élever.Il faut donc admettre \u2014l\u2019usage faisant loi \u2014cst élégant bijou, ornement tout naturel de l'oreille d\u2019une femme.Les arguments en faveur de cette parure sont bien pauvres, n\u2019est-ce pas ?Voyons, maintenant, si ceux qui sont contre ont plus de valeur.Avez-vous, madame, une oreille bien faite, ou, au contraire, laide ou mal ourlée ?Eh bien ! dans l\u2019un ou l\u2019autre cas, les boucles d'oreilles vous son inutiles.Il n\u2019y à rien de plus joli qu\u2019une oreille bien faite ; celle-ci est loin d\u2019être alors une beauté banale.Or, coroyez- vous la rendre;plus jolie en y suspendant des bijoux ?Si vous le croyez, vous êtes dans l'erreur, puisque, huit fois sur dix, les boucles déchirent le lobule, et Poreille ge trouve ainsi enlaidig.\u2014Bon ! nous dites-vous, nous l\u2019admettons pour les femmes qui ont une oreille bien faite.Nous comprenons à merveille qu\u2019elles ne mettent pas de bijoux.Tout le monde sait que la Vérité est plus belle sans voile qu\u2019avec un voile, Mais les femmes qui n\u2019ont pas Îes oreilles jolies, qui les ont laides, si vous voulez, pourquoi ne mettraient- elles pas de beaux brillants ?\u2014Mais parce qu\u2019en agissant ainsi, elles attachent à leurs oreilles une lanterne qui éclaire cette laideur qu\u2019elles tiennent tant à cacher.Le bijou attire, en effet, les regards, et l\u2019on voit les d@- l\u2019omnibus en demandant si c\u2019est la ligne |fauts qu\u2019on a tant intérêt à dissimuler.| À, la ligne B et quelle est la lettre qui Mais ce n\u2019est pas là le seul inconvé- conduit au Trône.(S\u2019arrêtant.) Mon-[nient des boucles d\u2019oreilles ; nous avons, sieur le président m\u2019a compris, comme médecin et hygiéniste, bien d\u2019au- Darbois (faisant sonner les r)\u2014J\u2019é6-!tres choses à lui reprocher.D'abord, il faut trouer les oreilles ; ce n\u2019est pas là une grande opération, mais c'est une opération tout de même, et elle peut avoir quelquefois des conséquences sérieuses : éruptions, boutons divers \u2018ulcérations, crevasses, cicatrices consécutives, ete.Du reste, les oreilles fontgénéralement endommagées chez les personnes faibles, lymphatiques, scrofuleuses, celles chez quila plus légère écorchure dégénère aussitôt en plaic.Les femmes \u2018sujettes aux érysipèles voient souvent cette maladie apparaître à la snite de \u2018l\u2019irritation déterminée par l'anneau.Les boutons'ont aussi leurs inconvénients.Il y a quelques années, M.de Saint-Germain soiguait une jeune fille chez laquelle une inflammation s\u2019était déclarée autour des boucles d\u2019oreilles ; les tissus s\u2019étaient\u201dgonflés, et le ;brillant d'un côté, l\u2019écrou ade l'autre, avaient disparu depuis quatre ou cing jours au milieu des tissus du lobule.«a Il fallut{faireune; bonne incision au bistouri pour pouvoir tout extraire.{La jeune fille guérit, mais il est utile de retenir qu\u2019il peut, dans certains cas, survenir des accidents assez graves.Que devons-nous conclure de tout cela ?C\u2019est que les\u2018raisons contre l\u2019emportent de beaucoup sur les raisons pour ; que, par conséquent, nous don- pons le conseil aux mères de re pas faire percer les oreillesŸdeSleurs filles.Maintenant, comme nous avons promis de contenter tout le monde, et comme nous le pouvons aisément, nous ajoutons: Si la coquetterie l'emporte sur la prudence, si, surtout, le tempérament est bon, est sain ; comme, après tout, les accidents ne deviennent généralement sérieux et graves que lorsque les pendants d\u2019oreilles sont beaucoup trop Jourds, eh hien ! faites percer vos vreilles, mais n\u2019y attachez que des boucles excessivement légères, car plus elles seront légères, meilleures elles seront.Dr H.Vicouroux.Lies poissons et les pêcheurs de Ia Chine Quatre cents millions d'hommes à nourrir ! Aussi, aucune des ressources qu'\u2019offrent la terre et les eaux n\u2019est négligée dans cet immense empire du Milieu où le drapeau de la France est engagé en ce moment.Ce que donnent les eaux dela Chine est incalculable et rien n\u2019est aussi pittoresque et instrue- tif à la fois que le tableau tracé par la Revue scientifique : \u201c Partout ol la quantité d\u2019eau le permet, sur les innombrables fleuves et canaux qui arrosent la Chine et sur ses 4,000 kilomètres de côtes maritimes, on voit aller et venir des flottes entières d\u2019embarcations de toutes les tailles et de toutes formes depuis la lourde jonque capable de porter 1,000 tonnes de marchandises jusqu\u2019au léger sampang appelé par les indigènes \u2018\u201c bateau de pied, \u201d qui peut faire jusqu\u2019a 40 lieues par our.Cette grande activité de la vie maritime dans le bassin de la me Jaune doit bien vraisemblablement e* partie son origine à l\u2019heureuse disposn tion du lit des fleuves et rivières chinoi- qui les rend éminemment propices à is navigation, ainsi qu\u2019au profil découpé de ses rives maritimes qui fournissent aux marins de bons et nombreux refuges dans les mauvais temps.Puis, elle reconnaît aussi pour cause l\u2019intensité extrême de la vie dans toutes ses régions depuis les plus froides jusqu\u2019aux plus chaudes.Il n\u2019est point, en effet, de pays au monde où les eaux soient aussi peuplées par des êtres vivants que la Chine.Partout où il y a un peu d\u2019eau, aussitôt des êtres organisés y croissent et s\u2019y multiplient, \u201d\u2019 Un jour en se promenant dans le dé: dale de ruelles qui forment le faubourg sud de Canton, l\u2019écrivain de la Revue scientifique s'arrêta devant une boutique de brocanteur des plus originales, \u2018 Parmi ces épaves de la vie domestique, j'aperçus une de ces planchettes de bois brun, dont l'aspect est bien connu des bibliophiles qui bouquinent dans les parages de la mer Jaune.Elle recouvrait un gros volume d\u2019un format petit in-folio.Je soulevai la planchette et je découvris un album dont les feuilles, pliées comme les lames d\u2019un paravent représentaient les principaux poissons du littoral sud du Céleste Empire, \u201c La seconde des cinquante-deux planches de cet antique album représentait un requin \u201c mangeur d'oiseau.\u201d Pour arriver à satisfaire sa gourmandise, ce requin se couche sur l\u2019eau en faisant le mort ; les ciseaux de mer, pris au piège, viennent se poser sur ce qu\u2019ils croient n\u2019être qu\u2019une carcasse qui va .leur servir à faire un festin.Dès qu'un nombre d'oiseau, suffisant pour lui permettre de faire un bon souper, se trouvent réunis sur son ventre, maf- tre requin commence à enfoncer lentement son corps dans l\u2019eau, en commençant par la queue, afin de forcer ses victimes à se masger sur &a tête, dans les environs de sa bouche ; puis, au moment propice, il ouvre cette dernière et avale ses proies.L\u2019habileté avec laquelle il s\u2019y prend pour exécuter ces ma- nœuvres fort dangereuses pour la gent volatille cest véritablement si merveilleuse, que l\u2019admiration m\u2019empêche de plaindre ses innccentes viotimes.\u201d oe bk SATE + GAR om Un corbeaan parleur Un correspondant de Washington écrit au Chronicle d\u2019Augusta (Etats- Unis) : Le général Wede Hampton m'\u2019informe qu\u2019il avait sur sa plantation du Mississipi un corbeau qui savait rire et parler.11 disait : Hello ! How are you ?et d\u2019autres phrases semblables.Un matin, des centaines de corbeaux g'abattent sur un arbre de la plantation, apparemment pour tenir une conférence.L'oiseau savant vint se poser soudain sur une branche du même arbre ebse mit à saluer la société en croassant : Hello ! How are you ?Ses frères sauvages s\u2019entre-regardè- rent comme pour demander le mot de ce prodige inquiétant, puis s\u2019envolèrent ensemble à tire d\u2019aile, plus effrayés que si l\u2019on avait déchargé wun obusier de montagne au miliex d\u2019eux, Le général avait l\u2019intention d'envoyer le corbeau parlant à l\u2019exposition de la Nouvelle-Orléans, mais il a mystérieusement disparu depuis quelques jours, et l\u2019on soupçonne les autres corbeaux de l'avoir tué comme atteint et convaincu de sorcellerie.i wom en ER chass: anx infidèles Les Episcopaliens de New-Pork viennent d'organiser, à l'exemple de ceux de Londres, une Association dite de \u201cla Croix Blanche \u201d et dont le but de faire une @oisade en règle contre les maris et les femmes qui se permettent des accroes à la fidélité conjugale.On ne dit pas si ces nouveaux Croisés travaillent À prix réduit ; mais ce qui est clair, c\u2019est que ce n\u2019est pas l\u2019ouvrage qui leur manquera dans la \u2018\u2018 sainte \u201d ville de New-York.Bulletin Commercial.MARCHE DE QUÉBEC.GIBIERS Québec, 20 février 1885.Perdrix desavane, au couple 0 50 a 0 60 Oies, par couple.1 20 a 3 00 Outardes, do arenes .000 a 000 Cailles do tees esas 050 a 000 LEGUMES, Patates, par minot.040 a 0 503 Carrottes do +00 040 a 0 50% Do parbaril.120 a 150 Panets, le minot.0 50 a 0 60 Do la douzaine.0 20 a 0 30 Navets, par micot.0 30 a 0 50 Betieraves, par minot.0 40 a 0 50 Oignons, par baril.2 50 a 3 00 Celeris, par douzaine .0 40 a 0 75 Do vparpied.005 a 0 10 Tomates par douzaina., 0 00 a 0 00 Do: par minot.0 00 a 0 00 Poireau par paquet,.0 01 a 0 01 Choux par 100.4 00 a 600 la pommo.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.005 n 008 Do do la douzaine.0 40 a 0 60 Choux rouges, la pi¢ce.0 05 a 0 10 Do la douzaine.9 50 a 0 75 Choux frisés, lu pièce.0 05 a 0 10 Persil, la douzaine.015 a 0 20 Choux-fleur, la pi¢ce.0 00 a 0 00 do la douzaine.0 00 a © 00 Choux de Bruxelles, la pce 0 08 a 0 10 FRUITS.Pommes, par baril.2 50 a 4 00 Pommes d'amour de Montréal, par baril.0 00 a 0 00 Do par gallon.0 00 a 0 00 Raisin bleu, au panier.0 00 a 0 00 Do la livre.,.0 00 a 0 00 Raisin Vert, la livre,.0 25 a 0 25 Oranges, par boite.6 50 a 7 00 Do par douzaine .0 20 a 0 25 Citrons, par caisge.6 00 a 6 00 Do par boite.4 50 a 5 50 Do par douzaine .0 20 a 0 20 Atacas, par gallon.o0 0 70 a 0 80 Duchesses, par barit.10 00 n 12 00 Do ladouzaine.0 50 a 0 60 Poires de Californie, la boîte 6 50 a 7 00 Dattes par livre.005 a 0 08 FARINES.Patento.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.450 50 Supérieure Extra.4 30 50 Extra .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026., 415 3) Forte à boulanger.4 80 00 Extra du Printemps.00 10 Superne.\u2026.Fine.sovsesevase.Midlings.\u2026.\u2026.\u2026.Pollards.Farine d'avoine.,.Parine en poche reve sess = © 595 EPOPIPRIDE ED 53 Ut D Wo Wo G2 ab Ln phe i OD ow 6h \u201c20 af FUI ad \u201caf aly $1) #86 8 12 di à 46 \u201c Les s05 ab 259 21% 814) s 018 31% a 016 s 01H 301 pil 8310 3108 511 sil 61700 125 00 s 6 00 5 6 00 3 175 1 3 500 150 y 10 il in - F ToT Frvirreton bu CULTIVATEUR 3 LE n (Suite) Barba secoua la tête.\u2014Enchantée ! enchantée !dit-elic.Je voudrais bien en être aussi sûre que vous, Maïs ce mariage ne devait pas avoir lieu que dans un mois, pourquoi donc l\u2019avancer zinsi ?\u2014Céranon le désire .\u2014-Pourquoi ?Lespars se rapprocha de Barba : \u2014Heoute, Barba, dit-il, tu es une excellente personne, il y a longtemps que je te connais.j'ai confiance en toi.\u2014Oh ! dit Barba, vous pouvez bien avoir confiance en moi, monsieur, car je vous aime au point que je me ferais couper en morceaux pour vous faire plaisir.\u2014\u2014Je n\u2019en demande pas tant, répondit Lespars en souriant, je demande au contraire que tu vives longtemps pour que nous t\u2019ayons toujours'près de nous, \u2014-Ah ! monsieur est bien bon.\u2014\u2014Tu as élevé ma fille et tu as été pour elle une seconde mère\u2026 \u2014Oh ! Seigneur mon Dieu, je.\u2014 Mais laissez-moi parler ! Barba, tu m'\u2019interromps toujours.\u2014\u2014J\u2019écoute monsieur ! je mc coudrai la bouche si vous voulez.\u2014 Comme tu as été une seconde mère pour ma fille, Barba, comme elle t'aime, elle, autant que tu l\u2019aimes, toi, je dois to parler corame je vais le faire.Le conseiller parut réfléchir durant quelques intants.Il s'était assis sur une chaise devant le grand feu qui brûlait dans l\u2019immeuse cheminée.T1 avait les jambes croisées l\u2019une sur l\u2019autre._ Barba s\u2019était rapprochée et elle ouvrait de grands yeux pour mieux voir son cher maître, et elle demcurait attentive comme quelqu'un qui ne veux rien perdre de ce qu\u2019on va lui dire.\u2014II y a quelques temps, alors que jc suis allé en Lorraine, reprit le conseiller, je me suis fait un reproche.Catherine n\u2019a que moi, or, si j'étais mort là- bas, ou en route, par suite de quelqu\u2019événement, que serait devenme ma fille ?; \u2014Et moi, dit Barba.Si un malheur si grand lui était arrivé, est-ce que vous croyez que je l\u2019auraës abandonnée cette bonne et chère Catherine ?\u2014Je sais bien que tu serais restés près d\u2019elle, Barba, mais qu\u2019eussiez-vous fait toutes les deux ?\u2014Dam | je ne sais pas ! \u2014Je n'ai, hélas ! que quelques écono- mics bien petites à laisser à mon enfant.Je n\u2019ai que le revenu de mes places.Or, moi mort que deviendrait Catherine ?Une jeune fille de famille noble seule au monde, sans parents, sans appui.Jamais jusqu'alors je n\u2019avais quitté ma fille, et l\u2019existence de Catherine me semblait tellement liée à la mienne que je n\u2019avais pas eu cette pensée.Lors de ce voyage cette pensée naquit de la séparation, ' Elle nyapparat lumineuse, je le répè- to : si j\u2019étaïs mort par suite d\u2019un acei- dent ou d\u2019un crime, quel remords n\u2019eût pas été le mien en rendant le dernier soupir et en songeant que Catherine allait demeurer seule, plongée dans la misère.\u2014Et cette pensée vous vient d\u2019elle- même, comme cela, sans motif ?~~Qui et non.Ce fut l\u2019acte concer- rant ma nomination qui me la fit naître.\u2014Comment, monsieur.On parlait de Catherine dans cet acte ?\u2014Indirectement, mais il était question d\u2019elle.Aux termes de mon brevet de souverain maître ct inquisiteur gé- méral des eaux et forêts de monseigneur de Guise dans son duché de Lorraine, je laisse cette charge et ses revenus à Catherine.\u2014Oui, oui, je sais.\u2014C'\u2019est en songeant à cette clause que je sentis naître en moi la pensée dont je te rarlais.lui, que je suis redevable de ces heureux événements.Il me reçut avec un amical empressement.Tl-me demanda si mon voyage avait été bon, si j'étais content.Je répondis en le remerciant avec effusion.Alors j'étais loin, bien loin de supposer ce qui devait être.Qui m\u2019ent dit que l\u2019ami intime du due de Lorraine songeait à ma fille, m\u2019eût paru faire une plaisanterie de mauvais goût.Aussi abordai-je la question relative à Catherine avec uve franchise sincère : \u201c Ce qui m'a touché le plus, lui dis-je, dans votre délicate et généreuse action, c\u2019est que vous avez songé à Catherine, Céranon me regarda en souriant : \u2018\u2018 \u2014 En vérité ?dit-il, « \u2014 Oui ! repris-je, vous lui assurez non-seulement une dot, mais une fortune dans l'avenir, Alors je racontai à Céranon, dans l\u2019épanchement de mon cœur, la pensée qui m'était venue.¢ .\u2014Comprenez-voug, cher ami, lui dis-je, si j'étais mort ! Que serait devenue Catherine ?« \u2014 Qui, me dit-il, une jeune fille, belle et séduisante comme la vôtre, ne peut demeurer seule sans une main ferme pour la protéger et pour écarter ceux qui voudraient lui faire suivre une (voie mauvaise, « _\u2014Enfin je suis venu sain et sauf, mais cette pensée me tourmente encore, \u201c \u2014IJl ya un moyen de vous tranquilliser, reprit Céranon en souriant.+ \u2014 Lequel ?** Placez près de Catherine un protecteur naturel, et comme elle n\u2019a pas de père, donnez-lui un mari.\u201c Un mari ! dis-je, Où le trouve r?« \u2014(h! c\u2019est facile.Mademoiselle Catherine est jeune, jolie, instruite, aimable et spirituelle.Elle est de bonne famille et votre position est belle, sans compter ce qu\u2019elle peut devenir, Un mari se rencontrera vite.« \u2014Oui, mais il me faut des garantis de bonheur pour Catherine.Céranon me regarda encore : \u201c \u2014Qu\u2019entendez-vous par là ?me demanda-t-il.\u201c .J\u2019entends que je voudrais trouver pour gendre un homme qui ne fût plus assez jeune pour m'\u2019inspirer d\u2019inquiétude, ni trop vieux pour inspirer des regrets à Catherine.Je le voudrais galant, aimable, instruit\u2026 ¢ \u2014Homme de guerre ?** \u2014Oui,mais je voudrais qu\u2019en même temps il s\u2019occupât de fonctions diplomatiques, \u2018je m\u2019entendrais mieux avec lui, et ma fille aurait alors une existence moins troublée et plus heureuse, Céranon m'avait écouté.11 se leva vivement, il marcha dans la salle, puis il revint vers moi : \u201c Mon cher monsieur de Lespars, dit-il en me prenant la main, croyez- vous que je suis trop vieux pour songer à me marier ?«\u201c _ Allons done ! dis-je en souriant et sans comprendre encore, trop vieux, vous | Mais vous avez quarante aus à peine.\u2014 Quarante ans ! me dit-il, J\u2019en ai près de cinquante, mais si j'ai près de cinquante ans d\u2019âge et de corps, j'en ai trente de cœur car je n\u2019ai jamais aimé, ujouta-t-il avec un accent qui me causa une émotian subite.Je suis homme de guerre, mais je suis instruit et plus diplomate encore qu\u2019officier, je vous promets d\u2019être galant ct aimable, voulez- vous de moi pour gendre ?En entendant ces paroles, poursuivit le conseiller, je crus à une plaisanterie et je n\u2019osai répondre.Mais Céranon se montre sérieux, et bientôt le doute ne fut plus permis, Alors la joie inonda mon âme.Tu te rappelles ce qui s'est passé, Barba ?Il avait été convenu que nous ne préviendrions Catherine, du consentement de laquelle j'étais certain, car elle ne pouvait rien rêver d\u2019aussi beau, que le jour où le barron enverrait son cadeau de fiançailles.\u2014 Oui, oui, dit la vieille gouvernante je me rappelle ce jour là.\u2014 Le mariage a été fixé pour le 15 du mois de janvier.\u2014Mais vous dites dans huit jours monsieur, ct nous sommes le 21 décembre.\u2014C\u2019ebt Céranon, qui, ce matin mê- A mon retour, tu te rappelles, j'allai tout aussitôt remercier le baron de Cé- me, m\u2019a écrit pour me dire qu\u2019il fallait LE CULTIVATEUR entraver l\u2019union et la faire reculer indéfiniment.- Je comprends.\u2014Et puis, Céranon est pressé, \u2014 (a sc comprend encore.\u2014Pourquoi ?\u2014Dame ! à son âge.Son âge! son âge ! \u2014Oui! son âge\u2026 \u2014Il est plus jeune que moi.\u2014Pas de beaucoup ! & \u2014Suffisamment, néanmoins, pour faire un bon mari, -Oh ! oh !.\u2026 Le conseiller regarda la gouvernante.\u2014Tudis ?\u2014Rien! Nous verrons ! répondit Barba en grommelant.\u2014D'\u2019ailleurs, reprit le conseiller, ce mariage presse.Il a été annoncé officiellement à tous mes amis, il ne faut pas, pour ma fille elle-même, qu\u2019il soit ajourné.\u2014Q\u2019est vrai | dit Barba.\u2014Bt maintenant, ma bosne Barba, continua le conseilleren changeant de toa, sije t'ai raconte toub cela, ce n\u2019est pas pour te narrer une histoire, mais c\u2019est que, tant que O-therine ne sera pas matiée, il n\u2019y a que toi eb moi près d\u2019elle.Or, je ne sais pourquoi, mais cette pensée que je puis mourir ne m'\u2019abandonne plus, et si je viens à quitter ce monde avant que ma fille ne soit madame de Céranon, au moins tu sauras tout, ct tu soras à même de me remplacer près d'elle.\u2014Oui, mon bon seigneur, oùi, dit Barba, vous savez bien que je vous sais dévouée, à vous ct à Catherine, mais voulez-vous que je vous parle franc ?\u2014 Sans doute, Barba ! \u2014Hh bien ! notre chère demoiselle est-elle bien contente de cc mariage ?\u2014(Comment ! si elle est contente ?\u2014Oui ! ; \u2014Mais elle cst enchantée ! \u2014 (est drole, dit Barba, je ne sais pas pourquoi, mais il me semble qu\u2019elle, cst toute trisve de vous quitter.Triste, oui, mais peinée.\u2026 non! D'ailleurs, en admenttant que Catherine ne ressente pas pour Céranoa un amour passionné, elle ne sera pas moins la plus houreuse des femmes.Quelle position, je ne dirai yas plus brillante, mais aussi brillante cussé-je pu désirer | trouver pour elle ?\u2014Jene dis pes le contraire, mou- sieur.\u2014 Céranon à un avenie spiondide\u2026.admirable.+ : d\u2019étoffes, toutes les dentelles ct tous les ! résolu, TE.F l'entendre, il y a là dedans quelque chose qui ne me semble pas tout naturel, et que je voudrais bien savoir\u2026 \u2014Et, reprit le père de Catherine, le mariage aura lieu dans huit jours, le 29 décembre, tout de suite après les fêtes de Noël, entends-tu ?Le grand repas sera donné ici, dans cette pièce, Voyons ma bonne Barba, occupons-nous de ce que nous ferons, et rendous-nous compte si nos convives peuvent tenir ici\u2026 Mais parle donc.\u2014 Mais oui, monsieur, répondit Ber- ba.Je vous répète qu\u2019ils y tiendront.\u2014\u2014Soixante, tu sais ! \u2014Qui, monsieur.\u2014Ah 1 dit le conseiller avec un eri de joie.Voici Catherine.Effectivement, la portière de tapisserie venait d\u2019être soulevée par une main mignonne, et Catherine se glissait dans la salle.La jeune fille était un peu pâle, elle avait le visage amaigri, par la fatigue morale, mais ses yeux brillaient d\u2019un éclat extraordinaire.Le conseiller était allé vivement à elle, et il l\u2019embrassait tendrement.Barba regarda Catherine avec une graude attention.Catherine se dégagea doucement.\u2014-Mon père, dit-elle, tout ce que M.de Céranon m\u2019a envoyé pour cadeau des fiançailles est dans ma chambre, n\u2019est-ce pas ?\u2014Oui, mon cnfant, répondit le con- seilier en riant.Sois tranquillo ! Je n\u2019ai rien distrait, ni rien omis, ni rien caché, tu as tout ! \u2014\u2014Alors, mon père, repris Catherine avec un accent très-ferme, jo vicns de replir ot de remettre dans le grand coîïre de bois sculpté toutes les pièces bijoux.; Le conseiller regarda sa fille avec une grande expression d\u2019étonnement.-\u2014Pourquoi as-tu replié les étoffes ct resserré tout dans la grande caisse ?de- manda-t-il.\u2014 Pour que vous puissiez tout faire renvoyé sur l\u2019heurc à M.Céranon.\u2014Hein ?fit le congeiller stupéfait.\u2014 Comment ?s\u2019écria Barba en courant vers Catherine.La jeune fille paraissait froidement calme, comme quelqu\u2019un parfaitement \u2014Mais pourquoi ?s\u2019écrièrent à la fois le conseiller et Barbs.\u2014\u2026 Parce que jo ne veux pus me marier, répondit Catherin».\u2014 C\u2019est vrai.TI peut devenir maréchal de Fran-| ce, ministre, ambassadeur, avec unc) protection comme celle du duc de Lor-; raine, et de Duprat l\u2019ami de la princesse Louise.D'ailleurs n\u2019est-il pas attaché au service de la princesse ?\u2014Je sais bien, dit Barba, cà c\u2019est précisément tout cela qui me fait un bien drôle d\u2019effet\u2026 je le répète.\u2014Tout cela, quoi ?\u2014 Voyez vous, mon bon maitre, il ne faut pas me fâcher, mais quand je vois un homme dans la brillante position de M.Céranon, pas jeune il est vrai, mais encore beau chevalier et avec une position que bien des grands séigneurs envieraient, un homme qui pourrait faire un\u2019 mariage fort riche et fort avantageux, quand je le vois venir épouser Catherine, ça me semble bien étonnant, \u2014 Pourquoi ?\u2014(Catherize n'a pas de fortune, vous le dîtés vous-même, monsieur.\u2014Mais ma position e® fort belie.-\u2014\u2014Megintenant oui, mais c\u2019est M.de Céranon qui vous a servi, monsieur le conseiller.Pourquoi vous a-til servi comme cela ?~\u2014Mais, dit Lespars avec un peu d\u2019embarras, parce que c'était juste ! Barba fit un mouvement d\u2019épaule in- diquart que cette raison ne lui paraissait pas des meilleures.\u2014 Enfin, reprit Barba, je le dis enco- ro: tout eels cos sien arôle.i -Catherine | Catherine! walg, mon XVII LE REFUS.Un grand silence avait suivi la ré- ponso tfoudroyante de la jeune fille.Le conseiller àe Lespors était 1mmo- bile et comme changé cn statue.Barba ne quittait pas des yeux Catherine.\u2014 Catherine, dit ie conseiller au Parlement, en se remettant un peu, e'est une plaisanterie que tu fais là, n\u2019est-ce pas, mon enfant ?\u2014Non, mon père, je parle très-sérieu- semont, répondrt la jeune fille.Comment ?\u2014Je ne veux pas me marier.-\u2014Mais\u2026 : \u2014Mon père ! s\u2019écria Catherine en se jetant au cou du conseiller, je suis heureuse comme je suis, pourquoi échanger ce bonheur du présent contre un avenir dont je suis pas certaine\u2026 je l\u2019avoue\u2026 \u2014Que dis-tu ?Je dis.qu'il me semble.que je suis sûre que je ne serai pas heureuse en contractant cetto union.Dieu ! que dis-tu donc, mon «enfant ?-Ce que je pense ! \u2014'Tu te trompes ! \u2014\u2014Quelque chose me dit que non.Allons donc ! c\u2019est un enfantillage ! Tu ne sais ce que tu dis ! \u2014-Oomment ! Tu trouve drôle le baron de Céranon aime ma fille ?dit Lespars aves un ton de réprobation.\u2014Vous a-t-il fait du bien parce qu\u2019il rinc après vous avoir fait du bien ?\u2014J¢ ne sais pas, mais ce qu\u2019il y a de certain, c\u2019est que le baron de Céra- non s\u2019est montré pour moi uo ami sincère, et qu\u2019il adore ma fille.Done, je suis heureux, très heureux de cette therine est aussi heureuse que moi.avancer l'époque.Le roi ge mourtet les: \u2014Hum ! fit Barba en se parlant en ranon, oar cc n'est pas au duc, mais à fêtes d\u2019un nouvel avénement pourraient clle-même, sans que M, de Lespars pût 3 \\ que: aimait votre fille, ou a-t-il aimé Cathe- | union arrêtée, et je suis sûr que Ca-' \u2014Pardonnez-moi, mon père | Catherine ! : i -Ne me contraignez pas à celbe i union, je vous cn prie.; \u2014Mais c\u2019est impossible ! Il faut que i tu épouse Céranon, et tu l'épouseras.Cependant, dit Barba, si Catherine *eraint d'être malheureuse, pouvez-vous | la contraindre ?! Le conseiller était très agité ; il al- { lait, venait, paraissent cn proie à une \u2018sorte d\u2019accès nerveux.* Enfin, il revint brusquement près de t Catherine, eb attirant à lus un siége : | \u2014Voyons, mon enfant, dit-il en s\u2019as- a 13 de me dire m'a tellement surpris, que je ne sais plus où nous en sommes, Tu me dis que tu ne veux pad épouser M.de Céranon ?\u2014Oui, mon père, répondit Catherine avec le ton ferme d\u2019un parti pris.\u2014Pourquoi ?\u2014 Parce que je nc crains de nc pas être heureuse en devenant sa femme, \u2014Cependant, Céranon a de belles «6 brillantes qualités.D'abord, il n'est pas bien vieux.À peine cinquante sns\u2026 \u2014Mon père, je ne parie pas de son ge.\u2014J1 est fort bien élevé, instruit, savant distingué même\u2026 -Je le reconnais.-\u2014\u2014Il est plutôt bien que mal.\u2014dJe le trouvs très-bisn, mon père.\u2014Îl a une position aussi belle qu\u2019une fomme, dans ta situation, puisse rêver, -\u2014Plus belle même.11 se montre aimable, emproseé, galant auprès de toi, tu l\u2019avousras ?- Oui, mon père.\u2014\u2014Enfin, il t'aime 7.\u2014C\u2019est possible.\u2014Alors pourquoi ic repousser ?-\u2014\u2014Mon père, eu faisant ce que je fais, j'agis suivant ma conscience.Pourquoi épouserais-ie M.de Céranca ?Je l'esti- £24 me, mais je no ressens aucun amour pour lui.\u2014Mon Dieu, cela viendras ! dit le conseiller avec ce ton du bonhomie particulier à tous les pères en telle circonstance.\u2014dJ'o Ac crois pas, mon père.Dail leurs, là n\u2019est pas la question, Je vous aime, mon père ; ici, près de vous, avec Barba, je suis aussi heureuse que je puisse désirer l'être.Ce bonheur me suffit, je n'en rêve pas d'autre.Dans cette union projetée, je vois un changement complet d\u2019existence.J\u2019ai peur.Une voix intérienre mo dit que si je vous quitte, mon père, toutes mes années de bonhcur seront passées et ne reviendroat plus.\u2014Catherine ! dit le conseiller très ému et en attiraut à lui sa fille.\u2014Vouiez-vous done mc chasser d\u2019ici ?dit la jeune fille d\u2019une voix câlins ct en entourant le coz de son père comme un enfant gâté qui demande des caresses.Barba \u2018s\u2019agenouilla près du consetiler et prenant les maiss de Catherine, clic les baisa : \u2014Qui est-ce done qui l'aimerait mieux que nous, cut ange-dà ?dit-elle.\u2014 Laissez-moi près de vous, mon père, je ne vous quitterai jamais ! disait Catherine en cembrassænt le conseiller avee une tendress: caressante.-\u2014Mon Dieu, chère enfant, dit M.de Lespars, si je te marie, Co n\u2019est pas pour faire mon bonheur, c\u2019est uniquement pour faire le tien.- Mon bonheur est ici, \u2014Mais.\u2026 \u2014Seriez-vous heureux do séparer jamais de moi, dites ?\u2014Mon enfant, mais n\u2019es-tu done pas tout ce que Faime sur cette terre ?\u2014 Alors, poury4uoi ne TOUS détrsire notre bonheur, mon père ?Nous sommes tous heureux ainsi, restons comme nous sommes, c\u2019est le plus sage.\u2014-Mais, mon enfant, ma chère Oa- therine, pourquoi n\u2019avoir pus parlé plus tôt ?; \u2014Le pouvais-jo Ÿ?es mariage a été convenu entre vous et M.do Céranon sans que j'en cusse Gonna n\u2019ai appris voire détermination, mos père, que le jour ol jai regu les cadeaux des fiançailles.Cette nouvelle m'a fort surprise.pouvais-je répondre ?Bien, avant voir réfléchi, Votre bonheur paraissait si vrend, votre confiance en l'avenir ei éterdue, que je craignis, cn vous exprimant ce que je ressentais, de porter lc deuil dans votre âme, Je fis tout pour m\u2019habituer À l'idéo de ce mariage.J employal tous los raisonnements, je vous le jure, pour vaiz- ere mon autipathie\u2026 Mais je ne puis fair, plus, mon père.Ma conviction cst profondénænt cnraci- néc dans mon cœur.Je suis cartalne d'être malhsar en devenant lu fomme de M.Céranca.\u2026.Jaiattendu jusqu'au dernier momr nt pour parler.st je vous parle matnie- nant qu'il cn cst temps encors.\u2014Il en est temps, 1 en cob temps | répéta M.de Lospars avec une agitation fébriie.Mais non! malheureuso- ment il n\u2019est plus Lemps ! Cin Que d\u2019a- 2130 | seyant, expliquons-nous.Ce que tu viens |\" Drailleurs, que dira le monde ?ne 14 LE CULTIV ATEUR sait-on pas que tu vas épouser le baron le conseiller en saisissant Catherine et de Céranon ! \u2014Oh ! dit Barba.Quant à cela, on dira ce qu\u2019on voudra.Pourvu que Catherine ne soit pas malheureuse, c\u2019est tout ee qu'il faut.\u2014Et puis, que pouvez-vous craindre qu\u2019on dise ?Catherine est la vertu _même, et chacun n\u2019a pour elle que respect et vénération.\u2014Mais, dit encore le conseiller, dc Céranon nous accuscra d\u2019ingratitude ; \u2014Comment ?dit Catherine: avec hauteur.~\u2014Aprés ce qu'il a fait pour nous.\u2014Oh ! reprit la jeune fille.Avait-il donc mis des conditions à son obligence ?\u2014Non pas, j'ai réfléchi aussi à ce que vous me dites-là, ct voici le résonnement que je me suis tenu.De deux chose l\u2019une : ou M.de Céra- non, en vous servant auprès du duc de Lorraine, l\u2019a fait par esprit de justice, ou il n\u2019a agi ainsi que pour vous attacher à lui dans l\u2019espoir de me séduire un jour.S'il a agit pour vous être personnellement agréable, mon père, votre affection et ma reconnaissance lui sont acquises, et bien que je ne l'épouse pas, nous n\u2019en serons pas moins pour lui des amies sincères ct dévouds, Si, au contraire, il n\u2019a cherché à vous être utile que dans l'intention de demander ma main, ce qu'il a à faire est bien simple.Rendez-lui tout ce qu\u2019il vous a fait obtenir, ou disposez de tout cela en faveur de qui i] lui plaira.\u2014 Mais, mon enfant, ta position.\u2014S'il ne s\u2019agit que de ma position, mon père, je ne me plaindrai pas si elle * edevient ce qu\u2019elle à toujours été, car, v bien prendre, il n\u2019y a que deux mois que notre position est changée, et cette place de maître des Eaux et Forêts, vous ne l\u2019exercerez, mon père, qu\u2019à partir de ler janvier.Donc, si privation il doit y avoir, cette privation ne scra pas grande, vous l\u2019avourez ?\u2014C'est vrai, dit Barba.\u2014Alors, tu seras dozc.bien malheureuse ?demanda le conseiller.\u2014dJ\u2019en suis sûre.\u2014Mris si tu te trompais.\u2026 \u2014dJ'ai foi dans mes pressentiment:.\u2014Mais il faut réfléchir.\u2014J'ai réfléchi, mon père.\u2014Mais.\u2026 mais, reprit M.de Lespars poussé à bout, quel motif donné au baron.\u2014Que je ne veux pas me marier.\u2014Ce n'en est pas un.\u2014Cependant\u2026 \u2014\u2014Non ! non ! c\u2019estimpossible\u2026 \u2014Voulez-vous que je lui parle moi- même ?\u2014Ce ne serait pas convenable.\u2014Oh ! dit Barba, il y aurait bien un moyen.\u2014Lequel ?demanda vivement Catherine.\u2014Un ajournement.-\u2014Comment ?\u2014Au lieu de rompre tout de suite, brusquement, on pourrait trouver un mmoyen de reculer indéfiniment.\u2014Si cela doit être, dit le conseiller en soupirant, il vaudrait mieux trouver une façon douce de dénouer.Barba se tourna vers le conseiller : -M, de Céranon à écrit ce matin pour demander que l\u2019époque du mariage fût avancée ?dit-elle.\u2014Oui, répondit Lespars.\u2014À cause de l\u2019état du roi ?.\u2014Oui, \u2014Eh bien ! monsieur, gi on remettait d\u2019abord le mariage après la mort de Sa Majesté, ce serait plus commode.Cela donucrait toujours le temps de la réflexion.\u2014Sans doute, mais comment reculer ?.\u2014Di mademoiselle était malade, par exemple, le mariage serait reculé ?\u2014Oui, \u2014\u2014Eh bien ! elle sera malade ! dit Barba en souriant finement.\u2014Mais.\u2014Oui ! oui ! dit Catherine, de cette manière, mon père, vous pourrez vous dégager, sans crainte de blesser M.de Céranon.-\u2014\u2014Mon Dieu ! mon Dieu ! dit le con- seller très-tourmenté.Que faire ?-\u2014Üo qui vb convenu, mon père.\u2014A moins, dit Barba, que vous ne vouliez prendre sur vous la responsabilité du malheur que redoute Catherine.Que diricz-vous 51 votre fille était un jour malheureuse ?\u2014Malheureuse, elle ! ma fille ! s\u2019écria | en la pressant sur son cœur avec une expression de grande tendresse.Enre moment, Jean écarta doucement la portière et passa la tête : \u2014 M, le baron de Céranon demande voir ?dit-il.\u2014Le baron ! répéta Lespars en tres- saiilant, Catherive regarda son père, et tournant la tête vers Jean : -\u2014Oui, dit-elle.Priez M, de Céranon de monter !\u2026 Jean disparut.\u2014 Mais que dire ?balbutia le conseiller très-troublé et très-intimidé.\u2014 Que mademoiselle est malade ! dit Barba.Ça lui évitera de le recevoir, et cela préparera tout.\u2014Mon père ! dit Catherine en embrassant le conseiller, mon bonheur est dans vos mains.Et elle sortit vivement avcc Barba.XVIII La vor, De Céranon poctait un.costumes ¢lé- gant de coupe, un vrai costume d\u2019homme de cour.Le frère de la jolie Yolande n\u2019était presque pas changé depuis vingt ans cependant que nous l\u2019avons rencontré dans les Alpes lors du mariage de mademoiselle d\u2019Auriac avec le comte de Saint-Allos.Froid, impassible, calme, le regard voilé et pénétrant, l'aspect imrosant, la bouche aux lèvres pâles, le baron de Céranon avait la démarche grave de l\u2019homme certain de sa valeur.En pénétrant dans la salle, il vit au premier coup d\u2019œil l\u2019état de trouble dans lequel était le conseiller, puis son regard se porta sur l\u2019extrémité de la portière de la tapisserie sous laquelle venait de passer Catherine et qui n\u20192- vait pas repris son immobilité absolue.Le coneeiller, faisant des offorts surhumains pour çc dominer, s\u2019avanga vers le baron.\u2014 Cher ami, dit-il en lui serrant les mains, Que je suis done heureux de vous voir.A entendre le son de voix du con£ciller, sans en comprendre les paroles, on eût dit qu\u2019au lieu de faire un compliment de bon accueil, il larmoyait un compliment de condolésnce.\u2014Et mademoiselle Catherine ?demanda le baron de Céranon, Lespars devint vert, puis jaune, puis rosé.\u2014dJe.mais.balbutia-t-ii, Elle.est.je crois.malade.car.vous comprenez\u2026 \u2014Malade ?Comment ! mademoiselle Catherine est malade ct vous ne me faisiez pas prévenir | mais c\u2019est fort mal, cela, mon ami, \u2014Mon cher baron !.\u2014Qu\u2019a-t-elle ?\u2014Mais.je ne sais pas.rien.ce n\u2019est rien.\u2014Vous dites qu\u2019elle est malade ?\u2014Oui ! elle est indisposé.souffrante.\u2014 Ah ! dit de Céranon, cette indisposition lui a pris ce matin.\u2014Oui\u2026 ; \u2014Ce n\u2019est pourtant pas le suite de l\u2019émotion causée par l'exécution d\u2019hier, car je crois qu\u2019elle n\u2019a pas assisté à cette exécution ?\u2014Non, effectivement.\u2014Vous evez regu ma lettre ?-\u2014Oui\u2026 oui.Je crois, balbutia le malheureux conseiller dont l\u2019embarras allait croissant et prenait des proportions pénibles.Toute sa timidité inquiète lui était revenue, Il changeait à chaque instant de couleur et de visage.\u2014 Es vous avez communiqué cette lettre à mademoiselle Catherine 2.\u2014Non.non.\u2014Comment non ?\u2014C'est-à-dire\u2026 oui.\u2014\u2014Et qu\u2019a-t-elle dit ?Que.que.\u2014Elle consent, n\u2019est-ce pas, à avancer le jour de notre union ?\u2014-Mais.elle est malade.\u2014Indisposée.Ce n\u2019est rien, m'avez- vous dit.\u2014Oui\u2026 cependant\u2026 De Céranon se renversa sur le dossier de son siégo en croisant ses jawbes l\u2019une sur l\u2019autre, \u2014Mou cher monsieur de Lespurs, dit-il froidement, il faut absolument si monsieur le conseiller peut le rece-| proportions effrayantes.puis pour un autre motif.\u2014Un autre motif ?-\u2014Beaucoup plus grave ! mot, duc conseiller devint fort pâle : ve.Céranon fit un signe de tête affirma- au spasme, Le baron paraissait ne pas remarquer le moins du monde cet état de son interlocuteur.Il le regardait cependant, et il le regardait même avec nne fizité qui augmentait l\u2019embarras de M.de Lespars.Le conseiller fit un effort.\u2014Qucl.quel.quel.manda-t-il, \u2014Le motif dont je vous parle, ct qui est firt grave, je le répète, dit de Céra- zon, vous conserne personnellement.\u2014 Qu'est-ce donc ?\u2014Un rapport à été faitce matin à M.le président Duprat.\u2014Sur qui ?\u2014Sur vous, \"\u2014Ah ! mon Dieu, sur moi.\u2014Oui.\u2014Un rapport ?-\u2014 Fort long.\u2014Ce n\u2019est pas possible ! Cela est, -\u2014Mais pourquoi ?\u2014Vous voulez le savoir ?\u2014Oui.\u2014de vais vous le dire.ou plutôt non, Je vais vous le donner à lire\u2026 Tenez, le voici, Céranon avait pris dans la poche de son pourpoint un papier qu\u2019il présentait au conseiller.Le conseiller reçut le papier et le déplia d\u2019une main vacillante, Un rapport ! murmurait-il.Qu\u2019ai- je done fait ?\u2014Lisez, vons le saurez, Le conseiller se penchz cn avant et se mit à lire.Son visage devint cramoisi.\u2014 Ah! s\u2019écria-t-il en froissant le pa- picr, ce n\u2019est pas vrai.\u2014 Malheureusement si ! non.- Comment ! Jal rreueilli hier soir, chez znoi, deux cnnemis de in princesse Louise ?\u2014Oui.- Mais ccla n\u2019est pas ! Je vous affirme que cela est.\u2014Non ! Si ! - Cependant, On n'entre pas chez moi sans que je le sache, monsieur le karen.\u201411 parait que si.\u2014 Oh ! \u2014Si ce n\u2019est pas vous qui avez recueilli deux ennemis de la princesse Louise, si ce n\u2019est pas vous qui les avez soustraits à la vengeance du peuple, ce sont ceux qui habitent chez vous : c\u2019est mademoiselle Catherine, Svotre fille, c\u2019est Barba, c\u2019est Jean, \u2014Mon Dieu ! je veux savoic\u2026 Le conseiller s\u2019était précipité vers la porte.Le baron l\u2019arrêta : ~-Inutile! ditil.Ce rapport est exact.Ce qulil y 2 de pis, c\u2019est que ces deux hommes ne sont pas seulement deux ennemis dela princesse, cc sont encorc deux gentilshommes attachés à la maison du priice de Bourbon ! \u2014\u2014Oh ! fit le conseiller en joignant les mains avec un geste de désespoir.\u2014Si ce rapport, fait un serviteur du président, avait été remis àFla princesse au lieu d\u2019être remis à moi, s\u2019il était tombé cntre les mains de madame Loui- ge.\u2014Miséricorde ! \u2014\u2014Vous, attaché à la maison du due do Lorraine, vous, son maître des Eaux et Forêts de la Lorraine, secourir deux des ennemis de la princesse, deux serviteurs du prince de Bourbon! Vous, den- ner asile à ces deux hommes ! Ne con- naissez-vous pas la loi! N\u2019est-elle pas précise ?Tout sujet du roi recevant ou receuillant des ennemis du roi, est passible d\u2019Âtre brûlé vif.Le conseiller courba la tête.Par bonheur, continua Céranon, ve rapport « été déposé sur mon bureau.Le présidont même ne sait rien.il ne motif ?de- dit Céra- que mademoiselle Catherine, se guérisse, ! car il faut quo notre mariage soit.célé-! bré dans huit jours.l\u2019a pas vu.\u2014Étil ne saura rien, ,n\u2019est-ce pas ?\u2014\u2014A cause de l\u2019état du roi ?dit le] (conseiller dont la torture prenait des \u2014À cause de l\u2019état du roi.oui, et De Céranon appuya sur le dernier | \u2014\u2014Plus grave ! dit-il.Un motif gra- tif.L\u2019agitation du conseiller tournait ?quante; ans, mais il cn paraissait & pei- TE © \u2014 Peut-être ! ~ Comment ! Il peut savoir ?.il le refaire en double, ct si Duprat savait, vous ie connaissez, il serait inexorable.\u20140Oh ! mon Dieu ! \u2014La uon-condamnation du prince, lors de son procès, a rendu le Parlement suspect.On serait impitoyable, je le répète ! \u2014Mon Dieu! mon Dieu! prenez pitié do moi ! dit le conseiller en se levant, car il comprenait que le baron de Céranon disait vrai.\u2014La situation est grave, reprit Cé- ranon, c\u2019est pourquoi je vous disais qu\u2019il fallait presser mon mariage avec Catherine, c\u2019est pour cela même que je vous ai écrit.Catherine ma femue, vous n\u2019avez plus rien à craindre, car mon beau-père ne saurait être l'ennemi de la princesse Louise.- C'est vrai ! dit le conseiller.-\u2014Donc, vous le voyez, il faut que dans,huit jours ce mariage se fasse.\u2026 \u2014Il se fera, dit une voix ferme- Catherine, soulevant la portière, s\u2019avançait lentement dans la salle.Elle était pile, mais une expression de résolution étrange se lisait sur son visage.XIX DurPRrAT.Le président Duprat était assis devant une énorme table en chaîne seulp- tée, toute surchargée de papiers, de livres, de grands parchemins garnis de SCeaux, Sur cette table étaient encore un encrier volumineux, des plumes, de gros bâtons de cire de différentes couleurs et des cachets armoriés.La salle était vaste : clle avait ses murailles garnies de tapisseries et un plafond de bois sculpté et peint.De hauts bahuts se dressaient le long des murailles.Deux grands corps de bibliothèques étaient placésen face d\u2019une énorme cheminée, dans laquellle brillait un grand feu.C\u2019était le matin de Noël: il était sept heures et demie.Le jour commen.galt à peine à se lever, éclairait vaguement la pièce, et les rayons du soleil, qui essayaient on vain de percer le voile du brouillard,/combattaient mal ceux de deux grands candélabres chargés de cierges de cire posés sur la table.Ces cierges, aux trois quarts consumés, indiquait que le président avait dû passer la nuit au travail.Et, cependant, il ne paraissait nullement fatigué\u2019 ;S\u2019il était immobile sur son siége, il ne dormait pas, il réfléchissait, ¢ Le président Duprat avait alors cin- ne quarante.De grande taille, bien pris, il avait es allures d\u2019un beau cavalier plutôt que celles d\u2019un magistrat.\u201cIl étaitde très- bonne grâce et belle façon, dit un écrivain de son temps, et d\u2019un très-belle entregent, parlant trds-bicn et trés- éloquemment de toutes choses, aussi bien des mondaines que des divines, \u201d Plus loin, le même écrivain ajoute : \u2018 Il était fort religieux, mais pourtant le.tenait-on pour fort eaché et hypocrite en sa religion.\u201d Puis, pius loin encore : \u201c Il avait que qu\u2019iltétait.\u201d (Effectivement Du- prat veuf, devint cardinal, ) Esprit ambitieux, ardu, subtil, émi- nement doué de ces qualités négatives qui font les grands politiques, \u2018le président complétait parfaitement cet entourage qu\u2019avait su se faire la princesse Louise, la mère du dauphin de France._ Antoine Duprat était né à Issoire (Auvergne), le 17 janvier 1463, Attaché d\u2019abord à une abbaye de bénédictions, il termina son éducation sous le patronage ct la direction de l\u2019archevêque Boyer, son parent.Grâce à ce prélat, le jeune Duprat, nommé d\u2019abord lieutenant du bailliage de Montferrand, devint successivement avocat du roi à Toulouse, maître des requêtes de l'hôtel de Louis XII et un des présidents du parlement de Paris.Enfin, la première présidence de ce corps lui fat déférée par la protection de Louise de Savoie.Blic sut reconnaître en lui un magistrat supérieur et celle voulut l\u2019attacher aux intérêts de son fils.dit Lespars d\u2019une voix suppliante.\u2014 Celui qui a fait ce rapport ne peut- l'âme fort barbouillée, tout ccclésiasti-|.Pr servit les espérances ct l'avenir de cc jeune prince.\u2014Ce fut Jui qui représénta au cardinal d\u2019Amboise le danger d'unir madame Claude à Charles d\u2019Autriche, avec des droits sur Milan ct sur Gênes, et avec l\u2019administration de plusieurs belles provinces de France.Ami de la princesse Louise de Savoie et conséquemment ennemi de la maison de Bourbon, ambitieux, calme, froid, implacable, Duprat attendait avec impatience deux morts, La mort de Louis XIT.La mort de sa femme, à lui.La mort du roi, en donnant au dauphin la royauté et par conséquent la puissance à la princesse Louise devait transmettre cette puissance au président, La mort de sa femme lui permettrait d\u2019entrer dans les saints ordres et de rc- cevoir un jour ce titre de cardinal qu\u2019il avait toujour rêvé, Aussi, depuis la maladic qui couchait Louis XII sur un lit de mort.Duprat sentait-il l'espérance renaître en lui plus vivace.duo de Lorraine, Antoine, dit le Bon.Ce duc de Lorraine avait alors vingt- six ans.\u2019 Il était né à Bar-le-Duc le 4 juin 1489, Fils du duc Réné II et de Philippine de Gueldre, il avait été, à l'âge de douze ans, amené en France.Louis XII l\u2019avait pris en grande et haute amitié, Il l\u2019emmena avec lui en Italie.Antoine fit avec le roi de France les campagnes de 1505 à 1507, dans les Milanais et contre les Génois.En 1508 la mort du duc Réné, son père, auquel il succédait, le fit revenir en Lorraine.Sa mère voulait retenir le pouvoir comme regente et l\u2019éloigner du bû- cher, mais les Etats de Lorraine déclarèrent Antoine majeur.Alors il retourna près de Louis XII et l\u2019accompagnant à la guerre il prit une part glorieuse à la bataille d\u2019Agna- del.Une maladie se déclarant tout à coup, au ietour de la campagne, le forga de revenir dans ses Etats, Là,il s\u2019appliqua surtout à faire fleurir la paix, réformant la justice et tenant lui même les assises des Grands- Jours à Saint-Michel.En 1514, au commencement de l\u2019année, il était revenu à Paris.Là, 1l avait trouvé la cour divisée et il étant demeuré hésitant jusqu'au moment où la princesse Louise était parvenue à dominer son esprit.Le duc Antoine était puissant, son alliance était importante, la princesse avait donc tout fait pour demeurer cn bonnes relations avec lui.C'était d\u2019après les conseils de Duprat qu\u2019elle avait agi.Duprat, adroit, intelligent, profond, s\u2019était mis au mieux avec un gentilhomme, ami du duc de Lorraine, Ce gentilhomme était le baron de Céranon.Sans doute, Céranon et Duprat s\u2019étaient merveilleusement compris et cn- tendus, car bieniôt ils furent intimes, Duprat, devenu le confident et le con seiller du duc de Lorraine, vint loger à son hôtel.C\u2019est là où nous le trouvons.À cette époque, ainsi que je l\u2019ai dit, la France était dans Jun état d\u2019inquiétude et d\u2019anxiété pénibles.Le roi, malade, épuisé, avait remis la direction des affaires aux gens dévoués à l\u2019Angleterre, c\u2019est-à-dire au prince de Bourbon, qui, prétendait-on, espérait, après la mort du roi, épouser la reine et usurper le trône.Vrai ou non, ce bruit s'était répandu avec acharnement.Le roi Louis XIT, en épousant Maric d'Angleterre, la cour d\u2019Henri VITI, s\u2019était engagé à payer, pendant dix ans, à son beau-frère, une rente annuelle de cent mille écus.Le peuple, épuisé, par la guerre, avait gémi sous le poids de ce cruel impôt.Durant lu seconde moitié de l\u2019année, les plaintes et les réclamations allaient croissant.Octobre et novembre se passèrent, mais un régime de gouvernement, qui froissait tant d\u2019intérêts et soulevait do si puissantes inimitiés, ne pouvait marcher longtemps sans résistance ct sans obstacles, Nul, \u2018en effet, mieux que Duprat ne Les masges, encore patientes & la vé.Duprat s\u2019était lié intimement avec lc\u2019 AT a Ji 5 qu wll y que f in ÿ siden ou te its] ta Un cn dun ' Js Lil: { I.yyy lt py à plus sec h.JR, ag.in di ing 0: gi de rité, étaient affectionnées au Père du peuple, mais elles souffraient cruellement, et surtout dans les campagnes, où les exactions de tout genre les épuisaient impitoyablement, Dans l'Histoire du Parilmeent de Normandie (t.11, p.277), il est dit qu\u2019une foule de villages étaient désertés par leurs babitants, qui, ne pouvant payerfla dime ou l'impôt, se faisaient vagabonds.Les curés même désertaient pour échapper aux décimes royales et à l'impôt des clochers.Une mesure entr\u2019autres ( celle-là était injuste ) fiterier haut contre le Roi, :Ce fat la rupture pure et simple des engagements de l\u2019Etat avec les banquiers, ce qui tua le crédit.La masse flottante des mécontents de toute origine continua donc à se condenser.Elle avait pour cexitant ct pour ralliement yces dissidences politiques qui servent de prétexte aux uns et qui font la force des autres.Des écrits, semésen divers lieux et répandus à Paris en profusion, réclamaient avec force la libre assemblée des Etats-généraux, Le nom redouté des Etats-généraux, et les velléités chostiles de la princesse Louise, qu\u2019excitaient les Montmorency, les Dupratet les Lorrains \u2018commençait AMinqniétergla cour et la reine{Marie qui avait pour ami le prince de Bourbon.Saus doute, c\u2019étaient les réflexions que faisait naître cette situation politique qui assombrissaient le front du président Duprat ce matin du jour de Noël où nous pénétrons dans l\u2019hôtel de Lorraine.J1 y avait longtemps qu\u2019il demeurait immobile et silencieux.Enfin, il étendit les bras et les raidissant en appuyant la paume de la main sur le bord de la table, il imprima un mouvement rétrograde à son fauteuil - dont le dossier se pencha en arrière.11 se leva et il releva, en les ramenant, les plis de sa robe rouge garnie d\u2019hermine, Maintenant ces plis dans sa main droite, il enserra son menton dans les doigts de sa main gauche, comprimant le bas des joues entre l\u2019endex et le pouce.= Il demeura immobile, la tête légèrement inclinée, dans une pose essentiellement méditative.Ainsi, placé, cet homme était réellement beau et imposant à contemplér.Il avait la face osseuse et maigre.Son front était élevé et sa chevelure blonde, rejetée en arrière, dessinait des pointes parfaitement accusées.Le toquet de velours, recouvrant le sommet de la tête, maintenant :cette chevelure de nature bouclée, Le nez était droit, l\u2019arcadb'sourcilliè- ro énergiquement tracée, l'œil d\u2019un gris bleu avec des reflets fauves;dans le regard, n\u2019était jamais qu\u2019à demi ouvert, La bouche était parfaite, et les'lèvres très fines.Le président ne portait pas la barbe.Intelligence, astuce, finesse, fermeté et orgueil, se lisaient sur cette physionomie qui ne cherchait pas à voiler ses expressions.(Le président, étant seul, était certain de n\u2019dtre ni vu, ni espionné.À se mit à marcher lentement, parcourant doucement la salle, puis s\u2019arrêtant et relevant la tête : \u2014 Que pense cette femme ?se dit-il.Quel rôle jJoue-t elle en étant notre ami.Il reprit sa promenade, le front chargé do nuages plus épais : ~ Si elle est en correspondance avec ies Bourbons, ét avec Henri VIII, elle est adroite, car je ne sais rien et cependant.je dois tout savoir.#1] revnt vers la grande table, et dear +\" tant des fouilles manuscrites, il prit quelques papiers qu\u2019il consulta attentivement.Le président haussa les épaules : \u2014Méchant Sire, que ce roi Henri VIII! Quels moyens voulait-il employer ?Elle a refusé.Elle elt dû accepter, traiter avec lui en nous prévenant et arriver aussi à connaître tous les rouages de cette intrigue.Mais elle n\u2019a pas voulu ! Elle a refusé.Elle se tient à l\u2019écart de tout et nous laisse faire.Elle ! Tl reprit sa promenade qu'il avait interrompue.\u2014Semblançay prétend qu'elle est d\u2019une nature soumise et douce\u2026 N'estelle pas plutôt astuciouse :et patiente ?» Le président s\u2019était encore rapproché de la table où il fouillait ses papiers : \u2014La princesse Louise est au mieux aveo nous, reprit-il, et cependant olle « fait bonne mine aux Bourbons ! Elle écritau roi d\u2019Angleterre ! Jouc-t-elle dons jeu double ?Le président se laissa tomber dans son fauteuil et il demeura silencieux, es sourcils eontractés et l\u2019air menaçant, XX L'HOTEL DE LA RUE DU PARADIS Le brouillard commengait 4 se dissiper, et le soleil faisait glisser ses pales rayons jusque sur le pavé \u2018fangeux dela vieille rue du Temple qui déjà portait ce nom, car le Temple était vieux.C\u2019était le premier hôtel des Templiers dont il ne restait plus que la tour du Pot- au-Diable, Des Templiers ayant bâti plus tard leur temple là où est aujourd\u2019hui l\u2019emplacement qui en a conservé le nom, l\u2019ancienne rue du Temple avait été baptisée rue Vieille ou Vieille rue.C\u2019était dans cette vicille rue du Temple que s\u2019élevait l'hôtel de Lorraine, que bordait au nord la rue des Quatre- Vils-Aymon, au midi celle de Paradis, et à l\u2019ouest la rue de Lorraine, devenue depuis la rue de Guise et ensuite la rue du Chaume.Comme on le voit, l\u2019hôtel de Lorraine occupait précisément l\u2019emplacement qu\u2019occupent aujourd\u2019hui l'imprimerie impériale et l'hôtel des Archives, et cette belle entrée gothique qui existe encore sur la rue du Chaume était jadis une des entrées de l'hôtel sur la rue de Lorraine.\u2019 Plus tard la famille de Soubise acheta cet hotel, et le roi des danseuses de l\u2019Opéra, le protégé et le protecteur de mademoiselle Guimard, se prélassa dans les jardins où avaient été dressés les plans de la Ligne, En 1514, l\u2019hôtel avait sa façade et son entrée principale sur la rue de Paradis : deux autres entrées sur la rue de Lorraine, et une aile se prolongeait jusqu\u2019à la rue Vieille du Temple.Le reste était en jardins.C\u2019était à l\u2019extrémité de cette aile, qu\u2019habitait le président.Il s\u2019était levé et, s\u2019approchant de la fenêtre, il appuya son front contre les vitraux que le froid recouvrait au dehors d\u2019une croûte de glace.Il regarda longtemps le terrain à demi sec de la rue, puisil se retourna, il revint vers la table et prenant un petit marteau, placé près de l\u2019encrier, il frappa sur un timbre, Le son résonna clair et perçant.- Presqu\u2019aussitôt une porte s\u2019ouvrit et un homme revêtu d\u2019uno sorte de livrée, aux couleurs unies et sombres, se présenta sans entrer : \u2014 Monsieur le duc est-il réveillé ?demanda le président.-\u2014 Monseigneur n\u2019a pas encore appelé ! répondit l\u2019homme en s\u2019inclinant, \u2014Dès qu\u2019il aura procédé & son lever, vous lui direz que je demande à le voir.\u2014Faudra-t-il avertir président ?\u2014 Oui.L'homme s\u2019inclina et fit un pas en arrière pour se retirer, mais le président le retint du geste : \u2014Où est M, de Céranon ?demanda- t-il, \u2014M.le secrétaire travaille sans doute, car il y a de la lumière dans mon cabinet, \u2014Dites-lui qu\u2019il vienne ! L\u2019aomme sortit.Le président reprit sa promenade et son monologue : \u2014Mère d'un futur roi, Louise à supporté durant de longues années, cans plaintes, la longue faveur d\u2019Anne de Bretägne.Si elle s\u2019est alliée à nous, n\u2019est-ce pas pour écraser d\u2019abord le parti anglais ?Un coup discret fut frappé : \u2014Entrez | dit le président.La porte s'ouvrit.Céranon franchit le seuil avec une liasse de épapiers sous le bras.11 s\u2019inclina profondément.~ Votre travail est-il terminé, maître ?demanda le président.\u2014 Oui, répondit le secrétairo, et vous serez, je l\u2019espère, satisfait.Céranon posa ses papiers sur la table.Il en prit un, l\u2019ouvrit, et le présenta au président.C'était un grand cahier de parchemin, couvert d\u2019une haute écriture, avec ses feuilles attachées par des rubans de soie et scellé do quatre énormes cachets armoriés, Le premier, sur cire blanche, était le monsieur lc sceau de France.Lie président avait pris le cahier : Ii LE CULTIVATEUR le parcourut attentivement et rapidement, ct il regarda la dernière feuille portant plusieurs signatures, en tête desquelles était une grande croix tracée en noir, par une main qui avait 6té évi- demmont tremblante.Los regards du président lancèrent un double éclair, et sa physionomie, d\u2019ordinaire impassible, s\u2019anima d\u2019une expression de satisfaction joyeuse.\u2014Ah | dit-il avec éclat, enfin ! Puis après un silence : - \u2014 Quand cet acte est-il revenu ?demanda-t-til en changeant de ton, ct en reprenant son accent froid et incisif.\u2014Oette nuit à quatre heures, répondit le secrétaire du duc de Lorraine, par un courrier de Son Altesse.Le due de Bourbon a signé ! \u201411 le fallait ! \u2014Avujourd\u2019hui même cet acte de résignation à la charge de grand maître de France, en faveur du duc Antoine de Lorraine sera remis au roi.\u2014En compensation, le bâton de maréchal sera envoyé à Robert Stuart d\u2019Aubigné.\u2014Et le gouvernement de Picardie ?\u2014Le général des finances de Sem- anblçay y a renoncé, \u2014 Cette renonciation est signée ?\u2014Voici l\u2019acte.-On expédiera aujourd\u2019hui sa nomination au maréchal de Brissac, Elle est faite.\u2014\"Très-bien.\u2014Puis il y a encore un autre acte qui n\u2019est pas moins important.Et Céranon présenta un troisième cahier de parchemin au président.\u2014Ah ! dit-il, la donation du château de Riverac-sur-Cher faite par la duchesse de Rieux, en faveur de la princesse Louise de Savoie.\u2014Faudra-ti] faire expédier à la duchesse un reçu de cette donation ?\u2014Sans doute.Le président lisait attentivement ces derniers parchemins qu\u2019il n'avait fait d\u2019abopd que parcourir.; ! dit'il, voici une restitution qui fera sourire de joie la princesse.\u2014Ce sera une consolation pour la reine Marie, dit Céranon en souriant malicieusement.- Et est-ce tout?demanda le président après un silence.\u2014\u2014Non.\u2014Qu'\u2019y a-t-il encore ?-\u2014Des nouvelles do Vendôme.\u2014Ah! ah ! fit le président en fermant à demi ses paupières, ainsi qu\u2019il en avait l'habitude, pour faire glisser son regard, en le voilant, à travers ces cils.Zh bien ?~~ Ce que vous avez prédit et prévu eat arrivé.\u2014En tous points ?\u2014-Absolument.\u2014Vous avez les dépêches ?\u2014Les voici.Céranon pris des papiers, et les réunissant, il présenta au président un paquet volumineux.\u2014Ah ! dit le président, ce serait trop long à lire maintenant.- Monsieur veut-il que je lui évite cette peine ?\u2014Sans doute, baron, Pites-moi ce que renferment les dépêches, et vous me lirez les principaux documents, Le président attira à lui son fauteuil et se plaça devant la table.\u2014\u2014Âsseyez-vous, maître ! dit-il au secrétaire du duc de Lorraine.Céranon obéit en se plaçant à respectueuse distance : \u2014I1 y a eu réunion secrète à Vendôme, dit-il.Sous prétexte d\u2019aller visiter le due de Bourbon qui vient à.Paris, beaucoup s\u2019était donné rendez-vous là, T1 y avait le duc de Lonqueville, Stuart d\u2019Aubigné, Jcan Olivier, le maréchal de Trivulce,.le cardinal de Chastillon et Mazères, et Chiray, ct Mesnil et d\u2019autres dont les noms sont là.\u2014Etle général des finances ?\u2014Îl n\u2019y était pas, mais il avait envoyé son secrétaire Dardois pour le représenter, \u2014 Que fit-on ?On délibéra sur l\u2019état présent des affaires, et l\u2019on présenta nettement deux questions à discuter.Ce fut Dardois qui les posa, mais successivement, -\u2014Au nom du prince ?\u2014Oui, monsieur le président.Tout en parlant, Céranon feuilletait et consultrit ses papiers : La première fut celle-ci, reprit le secrétaire : Faut-il ôter l\u2019administration à madame Louise! de Savoie, aussitôt après la mort du roi ?Le président sourit : \u2014On répondit oui à l'unanimité ?demanda-til.\u2014Oui.\u2014-Cela ne m'étonne pas, et la question qu\u2019ils se posaient était inutile.\u2014-lia seconde fut : quels moyens à emyloyer ?Aussitôt le cardinal de Chastillon prit la parole : \u201c La force ouverte, s\u2019écria-t-il, une rupture éclatante, des armes, des soldats ! Commencer par des plaintes, c\u2019est sonner la\u2019trompette avant l\u2019assaut, Prez- sons, frappons et agissons rapidement ! Qu\u2019avec le nouveau règne nous tenions la puissance;! \u201d\u2019 ~~ Cet homme est fou ! dent.\u2014Ses paroles ont produit de l\u2019effet, continua Céranon, mais le duc de Lon- gueville a dit, lui, qu\u2019il ne fallait rien précipiter.Il a ajouté que le roi était majeur ct maître de choisir ses ministres.Qu\u2019en combattant ouvertement la princesse Louise, on serait accusé de combattre le rgi, et déclaré traîtres et rebelles.\u2018\u201c Ne nous pressons pas, a-t-il ajouté, marchons prudemment, tentons toute espèce de négociations avant d\u2019en arriver aux moyens extrêmes, \u201d \u2014\u2014Après un long débat, la proposi- tiona été adoptée.Il a été résolu que le duc do Bourbon partirait pour Paris, qu\u2019il parlerait au dauphin, qu\u2019il le convaincrait, qu\u2019il s\u2019entendrait avec madame de Châteaubriand et qu\u2019il solliciterait enfin, pour lui et les siens, une vars importante dans les afiaires des gouvernements nouveaux et des pensions.\u2014Einsuite ?\u2014L'assemblée s\u2019e:t séparée.Le duc de Lonqueville, Stuart, et d\u2019autres seigneurs sont rentrés à Paris, et hier soir est arrivé le prince de Bourbon qui doit aujourd\u2019hui même parler au dauphin François, Le président réfléchissait : \u2014Ces renseignements sont exacts ?dit-il.\u2014 Parfaitement exacts ! répondit Cé- ranon, -~Vous êtes sûr des hommes que vous avez envoyés là-bas ?- J\u2019en réponds tête pour tête.\u2014Bien, maître Céranon, vous êtes ua habile homme ! Céranon s\u2019inclina.En ce moment, on entendit un grand bruit de chevaux et de piétons qui retentissait, provenant de la cour d\u2019honneur de l\u2019hôtel de Lorraine.XXI dit le prési- LE MARCHÉ.\u2014Ah ! dit le président, c\u2019est la noblesse de France qui vient re presser ici, pour assister au lever du due de Lorraine avant d'aller au lever du roi ! Puis, se tournant vers Céranon : Vous allez voir le duc ?dit-il.\u2014-Oui, monsieur.\u201d \u2014 Laissez ici ces papiers et ces parchemins, je les remettrai moi-même au duc.Céranon fit un sigue respectueusc- ment affirmatif.Il y a cuun moment de silence : \u2014Maitre ! reprit le président.Cérandn leva les yeux : \u2014Vous savez que j'ai confiance en vous ?reprit le président.\u2014dJe le sais, monsieur le président ! répondit le secrétaire avec une intonation qui fit sourire finement le célèbre Duprat.\u2014dJ\u2019aime votre façon d\u2019agir et la précision nette de vos réponses.Vous êtes l\u2019homme qu\u2019il me fallait, aussi, bien que secrétaire du duc, travaillez- vous plus avec moi qu\u2019aves lui ! \u2014-Vos paroles me rendent fier.\u2014\u2014Elles expriment ma pensée, voilà tout.Bref, je vous comprends et vous me comprenez.Nous nous entendons, ce qui est énorme ! Il y a en vous l\u2019étoffe d\u2019un homme politique.Puis après un nouveau silence : -\u2014Baron de Céranon, reprit le prés: Cenc, que diriez-vous si, à votre place de maître des requêtes, on adjoignait celle de conseiller derobe courte 7.Seriez-vous aise de siéger au grand conseil du roi ?\u2014Ce serait le comble de mes désirs.\u2014 I dépend de vous que ces désirs \u2018soient comblés, Céranon interrogea le président du regard : \u2014Nous avons parlé souvent, dans nos conférences, de la princesse Louice.«Qui, monsieur le président, 15 prepare \u2014Je voudrais savoir heure par hou- re, minute pareminute, ce que fait la princesse, qui elle voit, ce qu\u2019elle écoute, ce qu'elle dit.Enfin, je voudrais que ses pensées secrètes na fussent même pas à elle.Céranon avait écouté avce unc attention{profonde : \u2014-Votre révérence me permet-elle de m'absenter durant quelques instants ?dit-il.\u2014Oui ! dit le président, Céranon se dirigea versia porte : -\u2014Où allez-vous ?demanda le président, « Chercher la réponte que je dois faire à ce que vous m\u2019avez dit.\u2014 Allez ! j'attends ! Céranon sortit vivement, Le président demeura à la même pla ce sans faire un mouvement.Quelques minutes à peine s\u2019écoulèrent.Le secrétaire rentra.Il tenait A la main un mince cahier de papier.\u2014Lisez, monsieur le président, dit il avec un ton assuré, Duprat prit le cahier.Il le déplia, le parcourut rapidement.Sa physionomie, d'ordinaire impassible, exprimait un sentiment d\u2019étonnement profond.Il se pencha pour lire avcc une attention nlus grande, Redressant la tête, il regarda fixement Céranon, qui soutint le poids de ce regard avec une calme sévère.\u2014 Baron, dit le président, aimez-vous le bûcher que l'on dresse gi gouvent sur la place de Grève ?\u2014Oui, répondit le secrétaire, quand on y brûle des ennemis du roi, \u2014Celui qui me trahirait, baron, y monterait sans jugement ! \u2014Je le crois, monsieur.Le président parut profondément réfléchir, puis levant le papier qu\u2019il tenait entre ses doigts.\u2014Tu poux me donner une note semblable à celle-ci tous les jours ?-\u2014Chaque matin, à votre levé, répondit Céranon, \u2014Ët tu me réponds de l'exactitude de ces rapports ?- Sur le salut de mon âme.\u2014De qui les tiens-tu ?Le président s\u2019était levé pour se rapprocher de Céranon, - Monsieur, répondit le maître des requêtes, si vous voulez, chaque matin, avoir une note semblable à celle-ci, il ne faut pas exiger que je réponde à votre question.\u2014Pourquoi ?\u2014Parce que si ce scerct cessait d\u2019ê- tre à moi seu), je n\u2019aurais plug, \u2018je ne pourrais plus avoir autant de confiance dana les renseignements donnés, Le président sccoua la tête.\u2014C\u2019est vrai! dit-il.Gardez votre secret.maître.Donc, chaque matin, j'aurai cette note détaillée ?\u2014Ohaque matia.Alors baron de Céranon, vous êtes conseiller de robe courte près le grand conseil du roi ! Demain, je vous ferez prêter serment.Céranon prit la main que lui tendait le président et il la baisa respectueusement.\u2014Et maintenant, reprit le piésident, maintenant que nous traitcrons plus particulièrement ensemble les affaires de l\u2019État, il est des secrets qui doivent être à nous deux seuls ! \u201c Le due de Lorraine ignore cette assemblée qui vient d\u2019avoir lieu à Vendôme.\u201c T1 est inutile qu\u2019il la connaisse, \u201c Le ducest violent, einporté, il se laisserait aller, en présence du prince de Bourbon, à des reproches qu'il faut éviter.\u201c Donnons sécurité pleine et entière À ces gens qui veulent agir contre nous, \u201c Qu'ils ne sachent pas (ue Lous connaissons leurs secrets.Qu'ils agissent, au contraire |.Et nous, veillons !.\u2026 \u201d \u2014Monsieur le président sera obéi.-\u2014Allez au lever du duc.Céranon, et revenez ici dans une heure.Nous aurons à travailler.Le baron s\u2019inelina ct fit un arrière.\u2014 J'ai fait prévenir le dus que je désirais lui parler, ajouta le président vous lui direz qu'assitôt qu\u2019il sera libre qu\u2019il vienne ! Céranon s'inclina cucore plus profva- dément, et il sortit.Si cet homme était fidèle, dit ic président en froissant le papier qu'il tonait, Il mourrait sans pouvoir crier : * tas Cn 1 FS merei !.Mais non! pourquoi trahi- 16 LE CULTIVATEUR rait-il ?Son intérêt n\u2019est-il pas d\u2019être dévoué.+ Puis changeannt de ton et suivant un autre cours de pensée : \u2014 Le duc de Lorraine ne s'attend pas à co que je vais lui apprendre, dit- il, XXII 1.8 SECRETAIRE DU DUC Kn quittant Vappertement du président, Uéranon prit un long corridor qui rattachait l'aile au corps principal du grand bâtiment.Di marchait d\u2019un pas ferme et rapide.Sa physionomie, toujours impassible et impénétrable, ne laissait pas deviner ce que ressentait son esprit après cette conversation qu\u2019il venait d\u2019avoir avec le président Duprat.Un grand bruit, bruit incessant, montait jusqu\u2019s lui.(était celui des courtisans du due, tous aussi nombreux que ceux du roi et qui, se pressant dans les salles d\u2019attente, sc dispotaient à assister au lever du jeune prince.Céranon no descendit pas dans les appartements du duc de Lorraine.Gravissant les marches d\u2019un escalier pratiqué à gauche dans la galerie, il at.ieignit l\u2019étage supérieur.Un valet était assis sur une banquette dans une pièce, sans porte, servant d\u2019antichambre : \u2014Rodrigue | dis Céracon.Lo valet, qui s\u2019était levé vivement en voyant le secrétaire du due, fit un pas en avant ; Céranon désigna de la main uno porte pratiquée à droite.\u2014I1 est là ?dit-il.\u2014Oui, 12onsicur ! répondit Rodrigue, .\u20141I1 y a longtemps qu\u2019il est arrivé ?~-Cing minutes à peine.\u2014\u2014Bien ! Céranon yosa \u2018a main sur ia clef de la serrure de ja porte : \u2014Tu ne me dérangeras absolument, t-il, que sur ua ordre de monseigueur le duc, ou de M.le président Duprat.-Qui, mensicer.: \u2014Ah ! envoie cependant quelqu\u2019un dans la salle d\u2019attente pour s'informer si M.le conseiller de\"Lespars assiste au lever de monseigneur.Dans ce cas tu me préviendras aussitôt.\u2014Et si M.ie consciller n\u2019y ext pas.\u2014\"u me lo diras quand je sortirai, Céranon tourna la clef, ouvrit laÿpor- te et entra.La pièce dans laqueile 11 pénétra était de moyenne dimension et meublée sans ua grand luxe, Un homme était assis sur un escateau devant le feu de la cheminée, présentant alternativement à la flamme chacune de ses jambes.Oct homm°, c'était Evroia Laligne, le conducteur de bateaux, colui que nous avons vu, sur la place de Grève, assistant au supplice, En voyart entrer Céranon, ii le salua.\u2014Eh bien ?dit Céranon.J'ai des nouvelles ! répondit Fvroin avec un sourire de satisfaction.\u2014Bonnes ?mauvaises ?\u2014Hein ! hein ! Cela dépend.\u2014Enfin qnel est cet homme ?\u2014Un échappé de la prison de Grenoble.\u2014Xt qui sc nomme ?\u2014À Paris, Lustupin.Et en province ?-\u2014On ne sais pas.Ah ! ah ! fit Céranon.Pais se parlant à luimême, \u2014Bulbach m'a dit vrai cette nuit quand je l\u2019ai rencontré murmura-t-il, Relevant les yeux sur XÆvroin : \u2014Ta Pas vu ?lui dit il.\u2014Oui.\u2014-Quand ?\u2014\u2014Jjua nuit dernière, \u2014Où cela ?\u2014Au cabareci des Z'rois-Poissons, daus la rue Montmartre.-\u2014Que faisait-il ?-\u2014Tl buvait avce les camarades, \u2014 Quels camarades ! -\u2014Xh ! vous savez bien! Des amis de la potite flatube ! Thomas pied de Bœuf, Gitex 1» T.qu\u201d, Simon Cocqueville et d\u2019autres, -Üclai dont tu parles était aves ces gens ?\u2014Oui, \u2014Tu en es sûr ?-\u2014Je l\u2019ai va comme je vous vois, et je lui ai parlé comme je vous parle.\u2014Mais que fait-il là ?- Je vous l\u2019ai dit, il boit avec les camarades, hommes et femmes.Mais ces camarades sont des gens de la cour des Miracles ! \u2014La plupart, oui.\u2014Et M.de Lustupin va avec eux ?\u2014Mais oui.Céranon paraissait très étonné.\u2014 Qu'est-ce que cela veut dire ?se demanda-t-il, -\u2014Puis s\u2019adressant à Evroin : \u2014Ta n\u2019as pas d\u2019autre renseignement à me donner ?\u2014-Aucun autre, répondit Evroin.Tout ce que j'ai pu savoir c\u2019est que ce monsieur qui se nomme, à Paris, Lus- tupin, était autrefois un berger.Maintenant il vient de la prisonïde Grenoble, il ne n\u2019en cache pas.Mais que fait-il, ou que vout-il faire ?je n\u2019en sais rien.Céranon prit une petite escarcelle piacée dans une poche de son pourpoint ët l\u2019ouvrant : \u2014Tiens, dit-il à Evroin en lui pré- gentant un écu d'argent, {quand tu m\u2019auras dit co que M.de Lustugin fait et veut faire, je t'en donnerai trois fois autant.{A continuer.) HAISSARCE CoTÉ-\u2014Æin cetto ville,, ce matin, la dame de M.Michel Côté, une fille.Royer.\u2014 À Ste-Maric de la Beauce, Madame Louis S.Royer, une fille.MARRIAGES MAHEUX-CYR-\u2014 À Beauport, le 9 février dernier, par le Révérend M.Verret, vicaire, François-Bdouard Ma- heux, écuier, juge de paix, conduisait à l\u2019autel Madame veuve Edouard Cyr.Nos meilleurs souhaits, Donr£-PAuzau\u2014Le 10 février 1884, à Saint-Sauveur, M.Wilfrid Doré, employé de la maison Garneau & Frère, conduisait à l\u2019aute] Mile Marie Clara Pagcau, filie de M.F.-X, Pagesu, maî- tre-boulanger.L\u2019heureux couple est parti pour un voyage de noces, Nos meilleurs souhaits, BouczarD-MENARD,\u2014 Le 9 tévrier M.Thomas Bouchard conduisait à l\u2019autel Dile Marie Agnés Menard.La bénediction a été donnée par le Révd.52.Gosselin, curé de St-Roch.L\u2019heureux couple est parti pour un voyage.Nos meilleurs souhaits les ac- compagrent.GUIMONT-CoTÉ.-\u2014Le 10 du courant, à l'église St Sauveur, M.Joseph Gui- mont conduisait à l\u2019hôtel mademoiselle Marie-Avrore-Fabiola Côté.La bénédiction nuptiale a été donnée par le Révérend M.P.Mayeur, O.M.I.Nos meilleurs souhaits à l\u2019heureux couple.BÉ£LAND-LAsorx.\u2014 A Trois-Rivières le 11 courant, M.T'élesphore Bélané, de Louise-Vills, conduisait à l\u2019hôtel demoiselle Serge Gérin-Lajoie, fille de Gerin-Lajoie, liçuier, entrepreneur.La bénédiction nuptiale a été donnéc par M.lc Chanoine Cloutier, Nos souhaits de bonheur au nouveau couple.CARON-DÉSAULNIERS \u2014 À Louiseville, le 9 du courant, M.Hector Caron, marchand, de St Léon, fils de George Caron, éer., ex M.P., conduisait à l\u2019autel Mile Florella Désaulniers, fille de MA.L.Désaulniers, écr.M.P.La béné- Révd.Chs Olivier Caron, chanoine, oncle du marié.L\u2019heurcux couple a immédiatement laissé Liouiseville pour un voyage de noces aux Etats-Unis et à Ottawa.MORRISSETTE-SYLVAIN.\u2014 À Montréal le 24 janvier, à l\u2019église Saint- Joseph, par M.l\u2019abbé Leclaire, M.Alphonse Morissette, de Chicago, a Delle Kmma-Délia Sylvain, nièce du capitaine Sylvain, do Montréal.L'heureux couple est parti après quelques jours pour leur demeure à Uhicago.¢ RAYMOND-MORRIER, - À St Mathias lo 3 du courant, M.Moïse Raymond, écr, cultivateur de Chambly, conduisait à l\u2019actel mademoiselle M.Anna Mor- irer, troisième fille de M.Charles Morrier, écs cultivateur de St Mathias, dia bénédiction nuptiale a été donnée par le Révd M.I.Gaboury, curé de St Hlathias.# Nos meilleurs souhaits à l\u2019heureux couple, diction nuptiale a été donnée par le très |\u2018 DECES GIROUX.- A St Jean Chrysostome, lundi le 9 courant, à l\u2019âge de 67 ans et un mois, Pierre Giroux, Ecr., ancien Préfet du comté de Lévis.Lanraoque\u2014Le 10 du courant est décédé au faubourg Saint-Jean, à l\u2019âge de 26 ans et demi, M, Louis Labrecque, barbier.PARÉ.\u2014A St Isidore, Beauce, le 30 Janvier 1885, sieur Amable Paré, marchand, autrefois aussi marchand de Qué bec, à l\u2019âge de 83 ans ct 4 mois.JOLIVET.\u2014A St-Sauveur, le 5 février courant, après une maladie soufferte avec la résignation d\u2019une vraie chrétienne, Demoiselle Marie-Albertine- Joséphine Jolivet, fille de M.Elzéar Jolivet, à l\u2019âge de 15 ans.Drouin, Le 10 février courant, à l\u2019âge de cinq mois, François-Xavier- Albert, fils de F,X.Drouin, avocat.GacnoN\u2014 À Saint-Sauvour-de Qué bec, chez son gendre, M, Edouard Rou- thier, le 11 du courant, M.Benjamin Gagnon, âgé de 82 ans, Il sera inhumé samedi matin, à Saint-Nicolas.Tarn \u2014Le 12 du courant, à l\u2019âge 34 ans et 4 mois, madame Marie Mal- vina Doyer, épouse de M.Elie Tapin.RouTHIER.\u2014A Saict Sauveur, cs matin, à l\u2019âge de 22 ans et 6 mois, M.Charles Joseph Routhicr, typographe, après 9 jours de maladie sculement.Giavère\u2014Le 13 du courant, à l\u2019âge de 13 ans, 7 mois et neuf jours, après une courte maladie soufferte avec la rési-nation d\u2019une vraie chrétienne, Mademoiselle Marie - Adée - Mathilda Gi- guère, fille de M.Cyrille Giguère, com- mertant, Roouerre.\u2014 Hier, le 13 février, à à l\u2019âge de 5 ans, Marie Emilio Léon- tine, enfant de Monsieur Théophile Rochette.: Duquer.Hier metia Marie Blond âgée de 18 jours, enfant de Cyr.Duquet, écr.L'inhumation aura lieu aujour- d'hui mardi, à 4 heures.ES SEE RES TE ER Le révérend M.Guilmet ancien curé de Sainte Luse, diocèse de Saint-Germain do Rimouski, décédé à l\u2019Isle« le 15 du courant, appartenait à la socicr- d\u2019une messe, Fuction provinciale.' C.A.Marors, ptre, Secrétaire.Archevêché de Quegue, 17 fév.1885.B@\" Aucun cffort n\u2019a été fait pour répandre au loin, en dehors de l\u2019Amérir que, le Composé Végétable de .ydia E, Pinkhem.Déjà cependant des demandes considérables des différentes parties du monde ; ce qui démontre que cette médecine prend de l\u2019extestion ; ells est déjà conute en Chizse.Sects ot da Vege ara a ony nisions, \u201crue! de Lote, I ryena, du bo sur l'hystérir trans sla rostration ner- iritueux où du = a £ JEUxC sit J tabau, Vins >ion mentale, le ramoiliss : conduisant à k folie et pu 3 à lu AED } 6ù à la mort, là zilité, l'incaps es pertes involon- tairen vi sy aunées par l'abus moral ou plhysicne.- Chaque dolte contient le traltement d'u ai0te.ne plastre par boîte, su six bod x - cints piastres; expédition par la mai# ii Tteptizn du prix.: * SSORE QUE SIX BOITES gudrironl ra gorte wed cas.Toula commande accorpognée ui ia SOMME ae cing tastres pour aan boîtes soya remplie et nous { joindrous notre gavantio éorite du remettre fargent à l'achoteux si le remède ne le guérit 398.En vente à (nébec chez Je de VELDOY.aimiste et Drogmiste, seul agen, 142, Tne Be fosenn S000 Ue ARCOMPENSE > viciilesse sité chez 18 NOUR palerons by am nee ciadasa (2 POUF LOIS oa Cas, de maladie du tot du naux de Sle, indigestions et cons nous ne Uurrons pas guérir aveu le égétalet e West pour la \"le, Iorsytiu les divestion: auront élé suivies Ja le .Tilles sont puve ment végétales \u20ac cu manaueut Jamais di Aonner satisfaction \u201cMes ertent une enve lopps de sucre.1 rnb 1 Rs contengai 5 pilules, 2 cents.bo.vow © chew tous los pher Mnaciens.Défies-virot un imitations et con tremgpons, Les pliniss authentiques n6 sont fabriquées que pr; DOMN © WEST Æ CTER., \u201cLes fabricanta 4e Pllnio \u201d Chicago ef Toronto, 83, Rue Xing, Potits paquets d\u2019essat 66163 gratuitement par Ir malle sur ress 3 \u2018Ken d\u2019un Umbre de 7 ota, Bet de Chaux de Wilbor n\u2019a pas l'odeur nauséa- No 268, RUE SAINT-JOSEPH, SAINT-ROCH.| avoir sa provision de Thé.N'oubliez pas que 4 octobre 188&\u2014I1fps B cl par cent plus bas qu'ailleurs, RUE Htabli depuis 1878 RUE ET FAUBOURG SATHT-JEAN.No 206, J.B.ROUSSEAU.\u2014-\u2014000 Pour vos provisions d'automne, n'oubliez pas de vous rendre au Magasin de Thé.L avantages y sont sans égales, vous y achetez le thé au détail pour le prix du gros etd plus vous y recevez un magnifique présent d'utilité et de goût.Le Magasin de Thé J.B.Rousseau se recommande de lui-même, il suffit de voir la foule qui patronise cet établissement pour se convaincre que c\u2019est là qu\u2019il faut aller pour c\u2019est à L'ENSEIGNE DU CHINOIS.No 268, Rue ST-JOSEPH, ST-ROCH et 206, Rue ct FAUBOURG ST-JEAN Le Grand Magasin Populaire de Québec Messieurs tes cultivateurs sont respectueusement \u2018priés do visiter ce grand magasin lorsqu\u2019ils seront de passage à Québec.L\u2019assortiment est toujours des plus complets et les prix sont gorantis DA N\u2019OUBLIEZ-PAS L\u2019ADRESSE : SAINT-JOSEPH, VIS-A-VIS L'EGLISE*SAINT - ROCH.ARCANE i PURE COD LIVER] 1 AND LIME.Aux Pulmonaires.\u2014 Na LAISSEZ PAS CEUX QUI LANGUISSENT sous les terribles froids de notre climat, par suite de désordres pulmonaires et même de véritable consomption, désespérer en aucune manière.Il y a un remède sûr et sans danger, et qui est d\u2019un usage facile.\u201c Le Composé d'Huile de Foie de Morue bonde de l'huile telle que prise jusqu'ici ; mais grâce au phosphate de chaux il possède des propriétés émollientes qui rendent l'huile doublement efilcace.Nous pouvons produire des certificats remarquables de son efficacité.En vente chez A.B.Wizzor, chimiste, Boson, ct chez tous les pharmaciens.Vigueur Française du Dr La fieu pour ta Hows fase \u2014 Fait pousser la barbe sur à la flgure la plus unie en 20 jours, où argent remis.Ne manque jamais.Envoyé sur réception de 50 cts, argent ou timbres.Demandez la cireulaire.Méfiez-vous des imitations.Aucun autre véritable.Adressez : T, W.SAX, Boîte 22, Warsaw, IND, U.S 1 juillet 1884 \u2014 6m.cl.770 + tf i |] Ë | f = Ecremeuse de Lait de Laval, ni Machine a Moudre les zrrins DE VESSOT POUR LES BESTIAUX ET LES PORCS, avec aplatisseur.\u2014Force motrice convenaîle : de 2 à 6 chevaux.Révolutions des meulés : de 800 à 1200 à là minute.Capacité de débit : de 8 à 25 minots à l'heure, suivant la force du moteur et le degré de finesse de la farine.Poids, 400 livres.r ix, $75.© £F - .Assortiment général de machines agricoles, + ache-Paille, Machines à battre, Barattes de nch, Centrifuge de Laval, Presse à foin rick, Cribles Vanneurs et Separateurs LEFRANCOIS & THIBOUTOT, No ii0, rue St-Paui.QUEBEC.sgondo (ERABLE GIGUERE.) 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