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Titre :
Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & frère,1874-1906
Contenu spécifique :
samedi 28 mars 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire : 1906)
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Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1885-03-28, Collections de BAnQ.

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[" ADONNEMENTS Par an (d'avance).$1.00 Payable dans le cours de lannéo.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.$1.50 Pour pouvoir discontinuer, il faut payer les arrérages et avertir au moins quinze jours avant l\u2019expi- f ration de l\u2019année, ou bien refuser e journal.Le Canadien, quot., par an.\u2026 $5.00 \u201c semi, « $3.00 L'Evénement, journal populaire.$3 Rdition Hebdomadaire du CANADIEN et de J'EVENEMENT.ANNONCES Première inserfion.$0.10 Autres insertions.0.05 Naissance, mariage ou décès 0.25 Les annonces suivantes seront insérées pour UN CENTIN le mot : Demandes d\u2019emploi\u2014 Demandes de domestiques ou eraployés.Annonces pour chambre ou pension.x L.J.DEMERS & FRERE, QU EB IK SAMEDI, 28 MARS 1885, worm\u2014\u2014\u2014\u2014c.EN GARDE On mous apprend qu\u2019un étranger, cherche à collecter et à solliciter des abonnements à Lorette et à la Petite Rivière pour VEVENEMENT et le CULTIVATEUR, en se donnant comme notre agent, Nous mettons nos abonnés et le public en garde.L.J.DEMERS & FRERE.DROLE DE DEPUTE Tout Québec\u2014 sans distinotion de parti\u2014vient d\u2019envoyer à Ottawa une députation pour engager le gouvernement fédéral à acheter le chemin de fer du Nord.Il paraît que Québec a tort, tout-à- fait tort.C\u2019est M.Beaubien, député d'Hochelaga, qui s\u2019est chargé de nous l'apprendre.M.Beaubien ne veut pas que le chemin passe antre les mains du Pacifique.Son seul souhait est que la clause huit \u2014vous entendez, la clause huit\u2014soit exécutée.La clause huit a trait aux arrangements de parcours.M.Beaubien est certain que la prospérité de Québec est là, dans la clause qu\u2019il a lue et relue, commentée et\u2026 approuvée.Ce député a des côtés drôles.Nos lecteurs ont intérêt à les connaître.Il a voté, parlé pour la division du chemin du Nord en deux parties, pour la vente de la section Ouest, c\u2019est-à-dire pour ce à quoi Québec faisait la plus vive opposition.On sait aussi qu\u2019il eût été prêt à voter pour la vente de la section-est, si seulement le syndicat Sénécal eût voulu être plus coulant à son égard.Il vota contre la vente : quelqu\u2019aient été ses motifs, le fait est là : il déclara que cette vente \u2018serait la ruine de la province et surtout de Québec, Aujourd\u2019hui, la vente est devenue la meilleure des choses : il n\u2019y faut pas toucher : la close huit contient dans ses flanes notre fortune, notre progrès ! Pourquoi alors vous êtes-vous opposé à la vente, M.le député ?La vente comportait la clause huit alors comme aujourd\u2019hui, n\u2019est-il pas vrai ?Tenez, la vérité vraie est que vous avez l\u2019air louche en diable avec tout cet intérêt que vous portez soudainement à Québec, où vous n\u2019avez rien et pas même d\u2019amis, Nos délégués arrivent d'Ottawa où ils ont demandé une chose entr\u201d autres : l\u2019achat du chemin.Et vous\u2014vous qui, nous vous le répétons, ne représentez ici rien de rien\u2014 vous cherchez à détruire l\u2019effet produit auprès du gouvernement en notre faveur ! Et que proposez-vous ?Que le gouvernement de Québec s'empare du chemin, qu\u2019il en prenne possession sans cérémonie, à la bonne franquette, du jour au lendemain.Si ça n\u2019est pas là la Hditours -Propriétaires, } plus belle sottise qui ait été dite dans une assemblée délibérante, nous déela- rons ne pas savoir ce que c'est que le sens commun, caen OT rr Le La langue francaise an Parlement Les habitués des séances de notre parlement provinoial, s\u2019ils aiment un tant soit peu la langue française, ont dû être satisfaits des efforts sérieux de M.Wiirtele pour épurer le langage officiel parlementaire, qui laisse tant à désirer.{Jit qu\u2019on remarque bien que nous ne donnons pas dans l\u2019exagération.Voici la preuve que nous avons raison de nous exprimer de la sorte.Parlant du règlement de la Chambre des Communes du Canada, l\u2019écrivain que je cite dit: \u201c Lies règles, ordres et règlements de la Chambre des Communes du Canada, contiennent de nombreuses prescriptions disciplinaires ; j'en copie les principales du texte français, sans même en modifier la rédaction fort souvent défectueuse.\u201d Ce qui est vrai pour cette rédaction, l\u2019est exactement pour celle du règlement de la Chambre à Québec, Or, cette appréciation qui n\u2019est pas de nature à nous flatter, est faite par M.Auguste Reynaert, docteur en droit, docteur en philosophie et lettres, membre et ancien secrétaire de la Chambre des représentants de Belgique, auteur d\u2019un ouvrage excessivement instructif, intitulé Histoire de la discipline parlementaire.Ainsi ce n\u2019est pas le premier venu qui trouve que la rédaction de notre règlement est fort souvent défectueuse.Il y a donc beaucoup à faire pour donner ici à la langue fran- gaise la justice à laquelle elle a droit.Il y a dans notre Législature plusieurs écrivains distingués qui doivent être les premiers à seconder M.le président Wiirtele dans le travail considérable qu'il a entrepris.Grâce à l'initiative présidentielle, nous espérons que bientôt on n\u2019entendra plus une bonne partie de ces expressions qui sont ni anglaises ni françaises.Pour notre part, nous sommes heureux de voir qu\u2019en hauts lieux, on a enfin compris la nécessité de réformer ce langage impossible.Cette campagne a été courageusement poursuivie dans la presse par plusieurs écrivains et le Canadien n'a jamais été le dernier à faire le coup de feu.Aujourd'hui ce travail porte ses fruits, M.Würtele a été en France.Là il a dû, pour la négociation d\u2019un emprunt, soumettre certains des documents officiels à des gens instruits, L'initiative qu\u2019il prend aujourd\u2019hui n\u2019est peut-être pas étrangère aux réflexions qui l'ont amené à faire les observations qu\u2019il a entendues touchant le langage officiel prétendu français dont nous nous servons ici.Car on nous jugerait bien mal si on ne prenait que la rédaction des documents officiels de toutes sortes pour apprécier la manière dont nous avons conservé la langue de nos pères, L\u2019hon.juge Loranger a accompli un travail herculéen en éloignant une foule d\u2019expressions ou de tournures invraisemblables dans la Refonte des statuts, C\u2019est là encore pour l\u2019éminent juge un nouveau titre à la reconnaissance de ses concitoyens.Il faut cependant rendre justice aux fonctionnaires de l\u2019Assemblée et du travail en disant que la plupart d\u2019entre eux sont les premiers à déplorer le système qui a pris de si profondes racines, mais ils sont victimes de la routine.L'indifférence en hauts lieux, un entêtement ailleurs, la routine partout, voilà ce qui a empêché toute amélioration dans la rédaction des documents qui émanent de sources officielles, Il y a lieu d'espérer que cet état de choses a fait son temps et que par suite de l\u2019heureuse initiative d\u2019un précédent, qui n\u2019est pas Canadien-français, nous alions voir s\u2019opérer des réformes sérieuses et durables.Il ne faut pas oublier que les deux langues, \u2014le français et l\u2019anglais\u2014sont absolument sur le même pied, sont également officielles, dans notre pays.Nous devrions dons commencer par faire du) bon français sans s'occuper de la formule anglaise, laissant à nos concitoyens le soin d\u2019écorcher leur langue s\u2019ils veulent traduire littéralement la rédaction française.Or jusqu'ici c\u2019est tout le contraire que nous avons pris pour habitude.Pourquoi ne pas user d\u2019un droit que personne ne songe ou ne pourrait songer à nous contester.La question de la conservation \u2018de la langue française aussi pure que possible est plus considérable qu\u2019on ne le suppose, à moins qu\u2019on veuille créer un langage à part, qui sera ni anglais ni français, et sans raison d'être, mais un mélange plus ou moins discordant de ces deux idiomes.En Europe, on a vu des gouvernements ne pas craindre ds soumettre toute la rédaction des lois de leur pays à un examen minutiouz de la part de spécialistes, afin d\u2019en faire disparaître les expressions étrangères, et cela dans lo but de conserver intâcte le véritable idiome national.LETTRE D'OTTAWA \u2018OrrAwA, 19 miars, Je viens de 5; Sir John rassembler ses disciples : il a eu caucus, ce matin, voyez-vous : et! un caucus c\u2019est la réunion des fidèles sous la houlette des pasteurs, pour l\u2019affermissement de la foi des faibles et ia confirmation en grâce des croyants.Donc, à l\u2019heure où jo vous écris, les ministériels sont en caucus : Sir John leur adresse la# parole.Il est en belle humeur, souriant, jeune.oni jeune malgré ses soixante et dix ans.Il est vraiment merÿglleux, ce vétéran de notre politiquet* 1l n\u2019a guère ÿ#ménagé sa vie, chacun le sait.Eh bi, malgré son âge, il tient tête enc pe à la jeune génération sous le rapporg du travail, des veilles, des fatigues de l\u2019existence parlemen- mentaire.Sa santé, qui pendant un temps a semblé faire défaut, lui est tout-à-fait revenue.Il sort de ls chambre des Communes à une heure, à deux heures du matin : le lendemain il vous arrive frais et pimpant, court d\u2019un comité à l\u2019autre, reçoit dix députations etc.C'est une organisation à part, ere TE ame TEE pleine de ressources, capable de plier de résister, mais qui ne rompt pas.Sir John est le plus grand opportuniste que la politique canadienne a produit.Bien différent est M, Blake, son supérieur en\u2019éloquence, mais son inférieur en habileté, en diplomatie, en stratégie.Nous étions hier soir un groupe de conservateurs dans l\u2019une des chambres du Russell.Nous y avons décidé, réglé l\u2019avenir des partis.La question posée était: \u2018\u201c Que ferions-nous demain si Sir John disparaissait de la scène ?\u201d \u2018Nous sommes tombés d'accord sur une solution.En arrivant chez moi\u2014à deux heures du matin\u2014j'ai couché sur le papier la résumé de nos délibérations afin qu\u2019un jour je puisse voir de mes yeux jusqu\u2019à quel point nous avons eu tort ou raison dans nos prévisions.Le parti conservateur du Haut-Canada était représenté à otre conclave.~\u2014 Je n\u2019airi de nouveau à vous dire, Vos délégués se portent et se comportent bien, à p quelques-uns qui s\u2019ex citent un peu fort.Ayons confiance que tout Va se règler pour le mieux.Naturellement, il y aura des cspérances trompées, des promesses qui ne seront pas exécutées.Nous avons perdu une année et des chances qui ne se présentent pas chaque fois que l\u2019on en a besoin, Cependant avec du calme, du bon sens, nous referons, nous améliorerons notre situation.pe certe ES sm LEVIS.Les deux candidats à l\u2019élection actuelle du comté de Lévis, sont Messieurs Bolleau, ex-députs, et M.le docteur Guay.Ils ont tous deux parlé hier à Notre-Dame et & St.Joseph.M.Belleau se présente tel qu\u2019il est et M.Guay comme indépendant.Plusieurs des plus importants conservateurs du comté de Lévis sont hostiles À la candidature de M.Belleau et disent à qui veut les entendre qu'il s'impose au parti et fait preuve, dans cette circonstance, de l\u2019entêtement irréfléchi qui a caractérisé sa conduite pendant la contestation, Les conservateurs eussent donné leur concours unanime à M.Chabot, à M.Carrier, à M.Darveau.M.L, N.Carrier est l'officier «appor teur pour Lévis ou l\u2019appel nominal aura lieu le trente courant.LOI À FAIRE L'autre jour, en assistant à la conférence de M.Caouette, à l\u2019Union Commerciale nous nous demandions en vertu de quelle exception ges membres avaient pu s\u2019y rendre.On sait que l\u2019Union est composée de commis.Leur soirée libre repose absolument sur une convention de fermer à bonne beure, convention qui se fait entre marchand, d'une ville, d'un quartier ou même d\u2019une seule rue.Qu\u2019un seul de ces marchands refase de la signer et voilà une trentaine, une centaine de commis privés de leurs soirée libre.Nous nous sommes souvent demandé s\u2019il ne fallait point en agir vis-à-vis des AIT IE {purmau : 30, rue de la Fabrique, Québec commis comme on le fait pour les employés de manufacture, c\u2019est-à-dire règlémenter la durée du travail dans les magasins par une législation analogue et ne plus laisser entre les mains d\u2019un ou deux marchand de mauvaise volonté le sort de toute pue classe aussi importante et instruite que celle des commis.N'est-ce pas une loi à faire ?Que de législation faite ou amendée qui n\u2019a pas cette valeur et cette opportunité ! Comme nous avons l'intention de traiter la chose au long plus tard, nous voulons aujourd\u2019hui nous contenter de donner comme très puérile la crainte de quelques marchands que le commerce nie se ressente de la fermeture à bonne heure.Les Etats-Unis où l'on fait des affaires comme il est donné à peu de pays d\u2019en faire, est pourtant le pays où l\u2019on ferme les magasins, boutiques le plus à bonne heure.Et ce qui est assez remax- quable c\u2019est que le samedi cette fermeture ge fait encore plus tôt que toute autre jour.\u201cPour finir, nous répéterons ce qui a été dit des centaines de fois : une telle législation serait aussi favorable aux - marchands qu\u2019à leurs commis, ra TA aT.rer PETITES NOTES (Du Moniteur du Commerce) \u2014\u2014 ns * EXPOSITION D'ANVERS M.8.C.Stevenson, secrétaire du conseil des arts et manufactures de Montréal, est allé à Québec pour y rencontrer les personnes qui sc proço- sent d\u2019envoyer quelques produits à l'exposition d\u2019Anvers.SUCRE D'ÉRABLE .Les cultivatours préparent en ce moment leurs sucreries d\u2019érable : ils y font l\u2019installation des ustensilles nécessaires.On est généralement d\u2019opinion que la récolte sera abondante cette année.M, Zéphirin Blanchard, de St Hyacinthe, a entaillé à l\u2019heure quil est 400 érables.Déjà il a fait quelques livres de beau sucre, Cette industrie ess ane grande source de revenu dans plusieurs districts de la province.On parle d\u2019 établir sur l\u2019île de Montréal de petits chemins de fer qui relieraient la ville avec toutes les localités peu éloignées et qui sont le rendez-vous de tant de familles durant l\u2019été, comme Saint-Laurent, le Saut-au-Récollet, la Rivière des Prairies, le Bout de l\u2019Ile, cte.Ces voics ferrées comprendraient une ligne qui conduirait au pare de la montagne.On a prétendu que le corps d\u2019expédition des canotiers canadiens en Egypte se composait en grande partie d\u2019hommes sans expérience et incapables, Bien que,les rapports et les témoignages de lord Wolseiley fussent absolument au contraire, lord Lnsdowne, gouverneur- général du Canada, a demandé des ren- scignements officiels à Londres eur ce sujet, et on lui a répondu que virgt- sept hommes seulement sur près de quatre cents avaient été considérés comme incompétents.Tous les autres ont rendu d\u2019excellents services et mérité la reconnaissance des autorités anglaises, M.Edmond Larcan, déjà bien conau daus le monde littérarre, vient de publier un Code Civil édité par M.À, Pénard de Montréal et mis en vents dans les diverges librairies du pays. NOS REMERCIEMENTS Le Courricr du Canada ne saurait se consoler des conférences de M.Sa- vary; et dans sa \u2018douleur, sa grotte, tout au rebours de celle de Calypso, retentit de son chant.Ce mest pas nous qui le lui faisons dire.TI se plaint avec une mélancoiie visibie d\u2019être obligé de renouveler le même thème tous les huit jours; et il reconnaît avec smer- tuame que lorsqu'il parle sur ce thème cela fait à peu près le même effet que s'il chantait.Pro pudor ! Le Courrier avait déclaré il y a quelques semaines que si notze collaborateur devenait une aféruction, ce serait à se voiler ia face; et l\u2019Evénement d'avant-hier, reprenant son propre langage, annonce los conférences de M.Savary corume une attraction pour le publie québec- quois, Au fond, il y a là-dedans quelque chose d\u2019éminemmient triste.C\u2019est de penser qu\u2019un homme de l'importance de M, Chapais a prononcé ex cathedra ane excommunication majeure et que le public, paraissant dénier à M.Chapais le don de l\u2019infaillibilité, ne tient aucun compte de son excommunication.Des députés, des juger, des ministres ont donné à M.Savary des témoignages de sympathic personnelle; et M.Chapais qui avait décrété, à part lui, que cela ne serait pas, est en train de penser que lo respeet s\u2019en va, puisque ses conseils ne sont pas suivis.Nous aurions beaucoup à dire sur le ton malséant de la polémique du Courrier du Canadæ et sur les faussetés involontaires on non qu\u2019il joint d\u2019ordinaire à ses diatribes, Mais il se plaint trop douloureusement, pour que de notre côté nous songions à nous plaindre ; et nous préférons lui adresser l\u2019expression de notre profonde gratitude, Cutte gratitude est sincère ; car M.Savary doit à la gent castor, à M.Chapeis et à ses congénères la meilleure part de la situation qu\u2019il est en train de se faire dans ce pays.Ce n\u2019est pas à lui qu\u2019on reprochera d\u2019avoir recherché ie bruit et le scandale, Depuis cinq mois il vivait tranquille et ignoré, sans chercher à se répandre dans le monde, en écrivant modestement des articles sans signature ou signés d\u2019un nom de plume, lorsqu\u2019il a plu aux journaux castors de eva] nada recommande de ne pas s\u2019y rendre.Voila pourquoi le Courrier du Canada est triste et pourquoi, quelque envie qu\u2019il ait de nous fâcher, nous ne pouvons pas nous mettre en colère, et nous préférons nous en tenir au style des remeroîtuents.Nous avons de bons amis et par suroroit nous possédons des ennemis utiles.M, Savary qui avait ses raisons pour ne pas rechercher le bruit, aurait sans doute préféré que ce brait ne se fit pas.Maintenant qu\u2019il a été fait, nous ne pouvons que prier ceux qui lui veulent du mal de continuer; et nous saisissons avec plaisir l\u2019occasion que nous offre le Courrier du Canada pour dire notre sentiment intime sur une querelle à laquelle nous n\u2019aimons pas à nous mêler et sur des injures auxquelles nous avons pris l'habitude de ne pas répondre.L\u2019ALLEMAGNE, L\u2019ANGLETERRE ET LA FRANCE \u2014\u2014\u2014 Nous publions plus loin deux documents qui sont de nature à jeter une vive lueur sur les relations diplomatiques de l\u2019Europe.Il s\u2019agit d\u2019une dépêche du Blue Book relative aux relations de l\u2019Angleterre et de l\u2019Allemagne, et d\u2019un discours prononcé au Reichstag par M.de Bismarck sur le même sujet.Oa ne comprend pas très bien pourquoi le gouvernement anglais a jugé bon de publier dans le Blue Book cette dépêche qui n\u2019est pas à l\u2019avantage de la diplomatie anglaise et dont le moindre tort est de divulguer des conversations auxquelles le chancelier avait évidemment l\u2019intention de garder un caractère confidentiel.Il est possible, il est probable même que Lord Granville a pensé que cette publication serait de nature à contrarier le gouvernement français.L'opinion publique en France n\u2019aime pas qu\u2019on précise la nature nouvelle des rapports de la République française avec l\u2019Allemagne.À ce point de vue, c\u2019était, au moins en apparence, faire coup double que de porter à la connais- ance de l\u2019Europe des déclarations émanées de Bismarck lui-même sur l\u2019intimité de l\u2019accord franco-allemand ; et en même temps de faire savoir à la France que cet accord n\u2019était intervenu entre se faire les complices de manœuvres) l\u2019Allemagne et elle qu\u2019au refus de l\u2019An- eutamées dans un but inavouable, et de créer une polémique autour de son nom.À partir de ce moment là, M.Savary a compté du jour au lendemain de nombreux amis, parmi des hommes qu\u2019il ne connaissait pas la veille.En le jetant, malgré lui, dans la discussion puvlique, on lui a attiré des témoignages de sympathie spontanée qui étaient dûs pour la plus grande part à la façon indécente dont certaines personnes avaient violé à son égard l'hospitalité canadienne.Sur beaucoup de points aussi, la mesure était comble.M.Savary a été, sans le savoir et sans le vouloir, l\u2019occasion d\u2019une réaction de l\u2019opinion contre la tyrannie et le pharisaïsme d\u2019un tas d\u2019hypocrites qui ont fait trop longtemps de l\u2019intimidation, de la délation et de la calomnie un système politique.Les sympathies qu\u2019il recueille sont on raison directe des injures que lui disent certaines gens; et s\u2019il visait à faire de la réclame ; si, au lieu de chercher à gagner utilement sa vie, cn travaillant à répandre parmi nous des connaissances littéraires qui ne peuvent que nous être grandement utiles, il visait à se jeter dans la lutte des partis où l\u2019on cherche à l\u2019entraîner, la meilleure forme de publicité qu\u2019il pourrait adopter, pour appeler sûrement à ses conférences un plus grand nombre d\u2019auditeurs, serait de faire imprimer à titre gleterre de contracter par préférence au gouvernement français un accord semblable.Il paraît, en effet, que dans ses plans colonisateurs, M.de Bismarck avait songé à s\u2019assurer sinon le concours, du moins la bonne volonté tacite de l\u2019Angleterre.L\u2019Angleterre a décliné ses offres ou feint de ne les pas comprendre.C\u2019est sans doute ce qu\u2019attendait le chancelier pour adresser les mêmes offres au gouvernement français, Il avait, il faut le dire, d\u2019excellentes raisons pour suivre cette ligne de conduite.Par le fait de la situation que l\u2019Angleterre a prise et que la presse anglaise a prise plus encore que son gouvernement, toute extension d\u2019une nation quelconque dans le monde est considérée comme une défaite anglaise, Au moment où l\u2019Allemagne était décidée à entreprendre une politique colonisatrice et où, par ce seul fait, elle se mettait en opposition avec la politique anglaise, il était naturel et jusqu\u2019à un certain point nécessaire qu\u2019elle s\u2019adressât au grand pays dont les intérêts sont identiques avec les siens sur ce point spécial.La France est, de toutes les nations Européennes, celle qui a le plus de raisons pour protester contre cette idée que tous les territoires vacants appartiennent de plein droit à l\u2019Angleterre.Une ligue de la nature de celle que M.de Bismarck voulait de programme, que le Courrier du Ca- fonder devait nécessairement avoir le gouvernement français pour adhérent.Que dans la forme, M.de Bismarok ait oru devoir demander à l\u2019Angleterre, avant de passer outre, si elle était disposée à renoncer en faveur\u2018 de l\u2019Allemagne à son exolusivisme traditionnel, la chose importe assez peu.La demande était naturelle et la réponse était prévue, L'Angleterre qui est à la phase de la résignation, vis-à-vis des annexions allemandes, n\u2019en est pas encore à celle du consentement donné de bonne grâce.Nous ne voyons pas en quoi la France pourrait se susceptibiliser de de qu\u2019avant fatalité de la situation, M.de Bismarck ait commencé par s'assurer qu\u2019il y avait lieu à accord, c\u2019est-à-dire qu'il y avait résistance de la part de la puissance contre laquelle il s\u2019agit de luttær, au nom de la liberté de colonisation des autres peuples.Le ton des documents que nous publions ci-dessous, la désinvolture avec laquelle M.de Bismarck a répondu au mouvement de retour de l\u2019Angleterre qu\u2019il était trop tard, l\u2019apreté avec laquelle il s\u2019est exprimé au Reichstag sur la publication de ces pourparlers et sur la politique anglaise en Egypte indiquent suffisamment qu\u2019il existe entre l\u2019Allemagne et le cabinet de St James plus qu\u2019un refroidissement, et que ce sont deux \u2018politiques contraires qui se poursuivent de part et d\u2019autre, La France sans doute aurait tort de compter sur la perpétuité et même sur l\u2019absolue sincérité du bon vouloir de l\u2019Allemagne.Mais l\u2019Angleterre doit compter avec le mauvais vouloir de M, de Bismarck, Telle est la moralité de la comédie diplomatique qui se joue depuis plus de six mois et sur laquelle ces derniers documents viennent de donner des éclairoissements qui n\u2019avaient rien d\u2019inattendu, mais qui n\u2019en ont pas moins d'importance et d\u2019intérêt, eet Une troisieme opinion.UN PRINCIPE IMPORTANT.Il faut pcser en principe ceei, c\u2019est que Dieu ayant tout fait pour sa gloire doit être et est toujours le maître, même et surtout quand il paraît ne pas l\u2019être ; or chez les peuples qui semblent au premier abord les plus dévoyés, comme chez ceux qui n\u2019ont pas encore perdu la foi, le- événements grands et petits se rattachent tous, par un lien invisible, à des lois précises qui n\u2019excluent pas une certaine liberté, mais qui cependant la limitent de telle sorte qu\u2019elle n\u2019est jamais entière.La prescience divine qui est un dogme catholique, ne saurait s\u2019expliquer autrement.Pour qu\u2019on puisse admettre ce dogme, pour qu\u2019il soit possible à Dieu de connaître par avance tous les événe.ments, il faut qu\u2019il ait la maïn partout, il faut que les actions les plus communes aient un côté surnaturel, diabolique ou divin, qui nous échappe, une liaison mystérieuse et cachée qui se rattachent les uns aux autres, pour l\u2019exécution du même plan, les faits en apparence les plus disparates ; il faut que la liberté de l\u2019homme ne soit pas absolue et qu\u2019à un moment donné elle puisse être entravée plus ou moins complètement et, de fait, elle l\u2019en est par les lois justes ou injustes qui la modifient ou même la suppriment.Non la liberté n\u2019est pas absolue et c\u2019est parceque la liberté de l\u2019homme est limitée en mille manières que la responsabilité de chaoun de nous est fort difficile à établir ; mais elle est toujours grande pour les peuples vraiment libres que Dieu a protégée d\u2019une manière plus spéciale, et pour savoir si la sanction du droit divin existe et ce qu\u2019elle est, c\u2019est là qu\u2019il faut aller l\u2019étu- de lui proposer un accord qui était dans la | dier, chez ces peuples prévilégiésgqui sont, pour ainsi dire, comme l\u2019âme de l\u2019humanité, à ces heures décisives de l\u2019histoire où Dieu lui-même apparaît sur le champs de bataille, ou ses différents personnages qui se trouvent en présence sont moins des hommes que des principes ; cù la Providence met en face les uns des autres, pour s\u2019aider et s\u2019éclairer mutuellement ; les peuples qui ont souffert et ceux qui n'ont pas encore souffert ; ceux qui ont la foi, mais qui n\u2019ont pas, au même degré, la science et l'expérience, UN DU PUBLIC.NoTE DE LA REDACTION, \u2014 Nous n'avons pas besoin de dire à nos lecteurs qu\u2019en donnant l'hospitalité dans nos colonnes à l\u2019expression d'une troisième opinion, nous n\u2019entendons pas en prendre la responsabilité et nous nous réservons de résumer le débat.Qes réflexions qui vont d'elles mêmes, nous paraissent opportunes, à formuler aujourd\u2019hui en face d\u2019une thèse sur le bre arbitre qui nous semble fort osée, au moins dans les termes, Le problême de la conciliation de la Providence et de la prescience divines avee la liberté et de la responsabilité de l'homme est uu des plus délicats qui puissent Être soulevés, Les plus yrands ont failli échouer sur cet écueil.Les Jansenistes s\u2019y sont brisés ; et sur cette matière le plus sage, est d'avouer notre impuissance en disant avec Bossuet que, lorsque nous affirmons à la fois la providence et la liberté humaine, nous sommes bien certains \u201c de tenir les deux bouts de la chaîne \u201d quoique \u201c\u2018gans apercevoir clairement par où ils se réunissent.\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014-@am\u2014 I\u2019Allemagne et le Blue Book Le Blue Book récemment commusi- qué au Parlement anglais contient un rapport de sir Edward Malet, en date du 24 janvier dernier, qui est peut- être, en ce qui regarde la France, le document le plus important qui ait été publié depuis la guerre de 1870-1871, En voici la traduction : \u201c\u2018 Après avoir parlé des annexions alle- maudes en Nouvelle-Guinée, qu\u2019il était, dit-il, en droit de faire, M.de Bismarck m\u2019a dit qu\u2019afin de me montrer combien nos relations étaient différentes, il y a seulement un an, et jusqu\u2019à quel point il avait désiré le maintien des bonnes relations qui subsistaient alors, il me lirait une dépêche qu\u2019il avait adressée au comte Münster le 5 mai dernier.\u201cIl ne peut pas faire autrement que de croire que le gouvernement de Sa Majesté n\u2019a pas su du tout se rendre compte de l'importance que son gouver- ment attachait à la question coloniale, car il ne peut pas supposer que, si Votre Seigneurie s\u2019en était rendu compte, les vexations successives auxquelles l\u2019Allemagne a été en butte n\u2019eussent pas été évitées, \u201c\u201c Cette dépêche du 5 mai au comte Miinster était très remarquable.\u2018\u2018 Elle signalait la\u2018grande importance que le prince attachait à la question coloniale, et aussi à l\u2019amitié entre l\u2019AI- lemagne et l\u2019Angleterre.¢ Elle faisait ressortir qu\u2019au commencement des entreprises coloniales allemandes l'Angleterre pouvait rendre à l\u2019Allemagne des services signalés, et qu'en récompense de ces services l\u2019Alle- mague ferait de son mieux pour appuyer \u2019Auglnterre dans des questions affectant ses intérêts plus immédiats.Il appuyait ces considérations d\u2019arguments destinés à montrer les avantages réciproques qui résulteraient d\u2019une pareille entente.\u201c Enfin il chargeait le comte Münster de dire que dans le cas où cette entente ne pourrait s\u2019effectuer, l\u2019Allemagne de manderait à la France l'assistance qu\u2019elle n\u2019aurait pu réussir d'obtenir de l\u2019Angleterre, et qu\u2019elle se rapprocherait 'elle ur les mêmes bases qu\u2019elle pro- posait en ce moment à l\u2019Angleterre : css 7 effected the result would be that Germany would seele from France the assistance which she had failed to obtain from England, and would draw\u2019 closer to her on the same lines on which she now endeavoured to meet England, \u2018\u201c Cette dépéche était longue, et le prince me l\u2019a lue en allemand, mais les lignes oi-dessus en représentent:le sens général.\u2018 Le prince de Bismarck m\u2019a dit ensuite que, n\u2019ayant pas été satisfait du résultat, et attribuant cela en partie à ce que l\u2019ambassadeur n\u2019aurait pas exposé la question avec assez de précision, il avait envoyé son fils, le comte Herbert de Bismarck, en Angleterre, dans l\u2019espoir qu\u2019il pourrait réussir où le comte Münaster avait échoué ; mais qu\u2019il n\u2019avait, malheureusement, réussi qu\u2019à obtenir ces vagues assurances générales de bienveillance qui étaient de peu de valeur en présence des faits qui s'étaient passés depuis, \u201c Le prince m\u2019a lu alors la minute d\u2019une dépêche qu\u2019il eovoie en ce moment au comte Minster, dans laquelle il relève une remarque que Son Excel- lerce attribue a Votre Seigneurie, dans un rapport sur la question égyptienne, à savoir que, par suite de l\u2019attitude de l\u2019Allemagne dans la question coloniale, il est difficile À Votre Seigneurie de se montrer conciliante sur d\u2019autres points.\u201c Le prince est ensuite revenu à ce qu\u2019il a appelé notre système de fermer les terres (our closing up system), et il a mentionné le pays des Zoulous, en faisant observer que les Boërs invoquaient une cession faite par le roi Panda en 1840.\u201c Dai répondu que je craignais que la bonne foi du prince n\u2019eâût été surprise, attendu qu\u2019il n\u2019existait à cette époque aucun État du Transvaal, et que les seuls Boérs qui auraient pu obtenir une cession de territoire, à supposer qu\u2019il en existât une, étaient nos sujets.* Le prince a répliqué que ce n\u2019était pas là une question qui pât être tranchée par un procès, \u201c J'ai dit alors au prince que la situation tout entière éteit sans aueun doute très peu satisfaisante, et que j'en éprouvais un vif chagrin, attendu que j'avais espéré et que je m'étais efforcé, conformément aux instructions reçues de Votre Seigneurie, d'amener une entente plus cordiale entre les deux puis- Sances ; que je savais que ce n\u2019avait jamais été l'intention du gouvernement de Sa Majesté de contrarier les aspirations coloniales de l\u2019Allemagne, et que notre conduite, selon moi, avait à maintes reprises prouvé qu\u2019elles étaient nos dispositions à ce sujet.Mais j'ai dit qu\u2019il nous serait impossible d\u2019agir de façon à satisfaire ses désirs, même où il nous était facile de le faire, à moins de savoir quels étaient ces désirs, et je l\u2019ai, en conséquence, prlé de me dire ce qu\u2019il voulait maintenant, en ce moment, Etait-ce les régions de la Nou- velle-Guinée que nous annexons actuellement ?Etait-ce le Zoulouland ?J'ai dit qu\u2019il valait mieux connaître ses désirs, quels qu\u2019ils pussent être, que d\u2019agir mutuellement dans les ténèbres et de nous heurter par suite l\u2019un contre.l\u2019autre.| \u201c Le prince a répondu que l\u2019accord survenu avec la France, à la suite de la.non-réussito des négociations avec nous, lui enlevait le pouvoir de reprendre la question, comme elle nous avait été présentée en mal.\u201c The Prince replied that the understanding which he had arrived at with France in consequence of his failure to come to one with us, put it out of his power to take up the question now, as he had expounded it to us in May.\u201d \u2018 Cette longue conversation s'est terminée par la déclaration du prince, qu\u2019il avait tenu à m'\u2019expliquer la suite de circonstances qui avait précédé la phasc actuelle des relations politiques entre les deux pays, circonstances qu\u2019il était assuré que je devais regretter autant que lui-même.\u201d Be&-Des demandes réitérées ont engagé les propriétaires du composé végétal de Lydia E.Pinkham, d\u2019adresser par la malle à plusieurs femmes, leurs correspondants, le portrait de Madame Pinkham, Maintenant on voit attaché à la muraille d\u2019un grand nombre de maisons le portrait de cette femme du Massachusetts, qui a toutes les qualités \u201c And it then proceeded to instruct Count Minster ¢ say if it could not be d\u2019ne mère, et qui a tant fait pour les emmes.I à EF FR ESS CAS roa 2 @ mE tb.cr LE CULTIVATEUR 3 Un discours de M.de Bismarek Voici les principaux extraits du discours prononcé le 2 mars dernier par M.de Bismarck devant le Reichstag sur l\u2019incident provoquée par ia publiea- tion du blue book anglais.\u201cLa résistance qu\u2019oppose le Reish- stag aux tentatives coloniales donne à l\u2019étranger lo courage de créer des embarras à la politique allemande.On serait tenté de croire à une allianes de l'opposition avec l'étranger contre le gouvernement ; ce qui prouve qu\u2019il se produit des machinations étrangères, c\u2019est que des lettres de chefs australiens à l\u2019empereur ont éié publiées en Angleterre avant d'être connues ici, de même aue des entretiens confidentiels de nos agents, Ce sont 13 aussi des preuves de la mauvaise humeur anglaise que je n\u2019estime pas justifier,et que je ne puis que déplorer.Lord Derby a dit injustement que nous demandons que l'Angleterre æbdiquât toute liberté d\u2019action en matière coloniale.Et de même lord Gran- ville à récemment exprimé la supposition que notre désaccord venait de ce qu\u2019un conseil que j'avais donné sur la politique égyptienne n\u2019avait pas été suivi, Tol n\u2019est pas le cas.Je ne puis pas reconnaître avoir donné le conseil dont il s\u2019agit.Lord Granville se trompe lors qu\u2019il croit que mon conseil était de prendre l\u2019Esypte.C\u2019est là une erreur absolue qui m\u2019oblige à tenir un langage plus explicite que Je n\u2019en ai l\u2019habitude.Tout le monde sait ici que les relations diplomatiques avec le cabinet anglais se poursuivent principalement sous forme de notes, dont le texte est envoyé ici et m\u2019est communiqué par l'ambassadeur anglais.C\u2019est donc, en somme, une correspondance écrite à laquelle il est impossible de rien changer ct dans laquelle l\u2019ambassadeur n\u2019est qu\u2019an intermédiaire.De cette manière, toute notre diplomatie, si dispendieuse, devient inutile et mon collègue M, Stephan, directeur général des postes, pourrait s\u2019en charger, (rires).Je préfère communiquer oralement.Il faut connaître bien à fond une cour et une politique étrangère pour calculer avec certitude les effets de communications écrites, Depuis l\u2019été dernier, nous avons regu de I'Angleterre cent vingt huit notes qui forment un total de sept cents pages : en vingt trois ans, nous n\u2019en avons pas reçu autant de toutes les autres puissances ensemble, (rires) Ensuite par ce procédé de correspondance, on s'expose à se préoccuper de l'effet à produire sur le Parlement plus que de celui qui doit être exercé sur le gouvernement auquel on s'adresse, Pour ce qui est des documents publiés à mon grand étonnement, et du dernier discours do lord Granville, je ferai remarquer que je n\u2019ai pas l'habitude de donner des conseils aux gouvernements étrangers, es que je v\u2019enai donné à auoun sur l'Egypte.J'ai été sollicité plusieurs fois de le faire tant par mon ancien ami personnel et politique feu lord Amphtill, de la part de son gouvernement, que par notre ambassadeur à Londres.Dons les deux cas, on me demandait si j'étais disposé à donner au gouvernement anglais un conseil sur ce qu'il devait faire en Egypte.(Ecou- tez !) J\u2019ai toujours répondu pour la dernière foisen septembre 1882, que comme ministre de l\u2019empire allemand, je devais m\u2019abstenir de donner un tel conseil au gouvernement anglais, parce que le donner, ce serait assumer une certaine responsabilité.Alors, on m'a demandé si je pouvais au moins exprimer une opinion.J'ai répoudu que si j'étais un simple dilettante de la politique anglaise où ei j'étais moi-même ministre anglais, je.ne conseillerais jamais au cabinet de Londres d\u2019annexer l'Egypte, mais bien de prendre, en Egypte, une position intermédiaire entre l\u2019Inde et l\u2019Angleterre pour protéger les intérêts britanniques ; j'ai ajouté que je rechercherais la médiation du sultan, et que les intérêts des bondholders et des autres créanciers me pembleraient bien gardés, s\u2019ils étaient réunis, sous la dépendan.F du sultan, à une administration anglaise.Par ce moyen, les anglais éviteraient ds provoquer la rivalité de la France.Que si les anglais voulaient annexer l\u2019Egypte nous ne les cn empô- cherions pas, Nous tenons plus à l\u2019amitié de l\u2019Angleterre qu\u2019au sort de l'Egypte.Mais j'ai pensé que, par l\u2019annexion, l\u2019Angleterre se placerait dans une situation très-difficile vis-à-vis des quatre puissances européennes ct du _mahométisme, ct quelle diminuerait son embarras en plagant son établissement en Egypte sous la protection du sultan, Je faisais remarquer encore qu\u2019en France l\u2019opinion publique consentirait peut-être à l\u2019annexion, mais qu\u2019il subsisterait quelque mauvaise humeur et quelque mécontentement, \u201cJe dois donner ces explications pour répondre à l\u2019accusation d\u2019avoir cherché depuis quelques années par des promesses menteuses, à détourner le gouvernement anglais des sentiers de la vertu, (rires.) Je me suis borné à dire ce que je ferais où j'étais ministre anglais, ce qu\u2019heureusement pour moi je ne suis pas, je l\u2019ai fait dans ce sentiment que, là aussi je pouvais travailler au seul but que je poursuis: le maintien de la paix en Europe (bravo).Si j'ai donné au gouvernement anglais des conseils de modération\u2014-et je crois pouvoir dire que si on les avait suivis on aurait évité bien des embarrag qui se sont produits depuis-\u2014j'espère que mes déclarations ne feront que contribuer à calmer en Angleterre la mauvaise humeur plus apparente que réelie soulevée contre nous ; car, quand on a des motifs de mauvaise humeur, on aime mieux les chercher chez les autres que chez soi-même ; mais I\u2019 Angleterre ge trompe si elle voit un danger pour ses colonies dans nos modestes tentatives coloniales à Cameron, dans la Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Bretagne et aux îles Fidji.\u201d FORMOSE Nous sommes heureux d\u2019offrir à nos lecteurs une très curieuse lettre datée de Formose : Tameui, 17 janvier 1885, Je vous ai écrit, il y à environ trois semaines, pour vous donner quelques détails sur notre situation à Kelung et à Tamsui.Vous avez pu voir à quelle extrémité en étaient arrivés l\u2019infanterie de marine et les 1,800 hommes envoyés de Saïgon et du Tonkin.Le 5 ou 6 janvier, sont arrivés les 800 \u201c zéphyrs\u201d qui ont pu à peine combler les vides, Le choléra, qui a sévi pendant quelques jours, est maintenant éteint et la situation sanitaire est améliorée.Les assassinats sont encore malheureusement très nombreux.Il y a quinze jours encore, on trouvait les cadavres, sans tête, de deux mécaniciens et d\u2019un soldat, tués ensemble en pleine villeZ de Ke- lung, que nos hommes occupent cependant.Je n\u2019ai pas besoin d\u2019ajouter qu\u2019il est dangereux de se promener seul: on risque d\u2019être taé par ces rôdeurs ayant Pair de colies inoffensifs, qui, quand ils voient que personne ne les surveille, VOUS massaorent et disparaissent avec votre tête, Ces assassinats, très fréquents surtout sur les hommes isolés, le deviennent moins, car on a brûlé es détruit la moitié de la ville et depuis l\u2019arrivée des 800 hommes on a établi des postes supplémentaires, Il est arrivé une triste aventure à ces pauvres \u2018\u2018 zéphyrs \u201d.Ils étaient venus ici aveo l\u2019idée préconçue et générale en France que les Chinois ne demandent qu\u2019à être traités avec mépris et sont à peine dignes du manche à hrlaïi.Quelques-uns se trouvaient occupés à débroussailler devant un fort, sous la garde d\u2019une escouade armée, Ils apergoivent à quelque distance un superbe pavillon chinois.Les voilà qui, laissant là leur travail, saisissent leurs fusils et partent comme des fous, au nombre de 12, pour enlever le pavillon.Ils arrivent environ à 60 mètres, lorsqu\u2019une décharge des Chinois en couche la moitié par terre.Du fort une compagnie part immédiatement ; attaquée vigoureusement, menacée de se faire écharper, on en envoie une seconde.L'action allait devenir générale, quand les deux compagnies ont pu enfin se retirer, en rapportant 19 morts et 25 blessés gravement.Un \u201c zéphyr \u201d seul à été pris par les Chinois, qui de leur côté n\u2019ont perdu presque personne, Ils étaient très bien abrités par leurs retranchements.Ils se sont contentés de repousser l'attaque sans quitter leurs abris, ce qui explique qu'ils n\u2019aient enlevé qu\u2019un homme et perdu que peu de monde, On annonce l\u2019arrivée de 1,000 hommes tons pour le 19 ou le 20 janvier : on espérait que ce renfort serait plus nombreux, Si tout d\u2019abord avec les 3,600 hommes envoyés à F'ormose on avait attaqué à la fois Kelung et.Tamsui, nous serions maîtres du nord de l\u2019île ; mais ce système d'envoi de troupes par fractions ne produira jamais de résultat, Pour être complètement raaîtres du nord de Formose, il nous faut absolument Tam- sui, qui est la clef des opérations chinoises, Mille hommes pour prendr3 et occuper Tamsui ne sont pas suffisants, d\u2019autant plus qu\u2019il faudra aussi occuper San-Ho et Twn-tu-tio ; mais ces deux points sont d\u2019une importance secondaire.A Twn-tu-tio surtout on peut croire que la situation des Chinois, pris entre deux feux, serait très difficilement tenable, Lz colonel Duchesne a, dit-on, I'intention de ne rien faire contre Tamsui, faute de troupes suffisantes, et il déplore la situation ri nous est faite.Tout ce qu\u2019il pourra tenter, ce sera de prendre les mines do charbon ou d\u2019occuper Pékao.Il est presque sûr que d\u2019iei à peu de temps vous apprendrez l\u2019oceupa- tion des mines, Tout cela ne nous avance pas, Il faut 7,000 hommes pour le nord de l\u2019île et au moins 10,000 pour prendre l'Île entière ; mais encore ne faut-il pas envoyer les hommes par fractions.Ce qui arrive ici, à Kelung, bien loin d\u2019amener les chinois à composition, ne fait que les encourager dans leur résistance, lis voient que non seulement ils nous tieinent en échec, mais même qu\u2019ils nous battent de temps en temps, résultat qu\u2019ils n\u2019espéraïent pas sans doute.Vous êtes loin de savoir ce qui se passe, L\u2019'amiral Lespès a été mécontent de la façon dont la dépêche sur la prise de Kelung à été tronquée dans le compte rendu des journaux.Il en sera de même pour l\u2019affaire de Tamsui\u2026On lit dans le Z'emps : \u201c Après le bombardement, les compagnies de débarquement mises à terre font sauter les pièces du fort.Dans cette opération nous avons eu deux hommes tués et sept blessés.\u201d D'abord le seul fort sérieux.La Ga- lissonnière, étoit en feu ; on ne pouvait eu approcher à cause des explosions de poudrières, Le feu y est resté intense pendant plus d\u2019une semaine.Ce n\u2019est que douze jours après que l\u2019on a pu y entrer et faire sauter les pièces.Le 5 aw matin, on fit sauter trois couleuvri- nes daus le petit fortin appelé depuis fort Villars, Le bombardement avait lieu le 5 août ; le débarquement s\u2019effec- buait à 9 heures du mat n.L'ordre du gouvernement était d\u2019oc- euper les mines de charbon, que nous n'avons pu prendre avec 250 hommes du Bayard et du Villars, L\u2019amiral Lespès, comprenant le danger, se con- teuta de faire occuper une hauteur rommée point À avec les compagnies.Le canon des bateaux le protégeait en partie.Pendant la journée on fit quelques fortifications et quelques abris contre la pluie, et la nuit se passa bien.Le lendemain 6, les travaux continuê- rent, mais le soir aucun Chinois ne s\u2019é- taït montré, Une escouade qui poussait une reconnaissance du côté de Yamen tomba sur un groupe de Chinois qui ouvrit un feu terrible.Alors de tous côtés on voit surgir des masses de Chinois; on en voyait des groupes jusque sur les hauteurs à 6 kilomètres de là.Tous se dirigent sur le point À ; il y en avait plus de 2,000.Nos hommes résistent quelque temps, mais le fou rapide des kropatcheks ne parvient pas à éteindre celui des Chinois, qui devient de plus en plus nourri et rapproché, La panique commence alors; impossible de 'arréter.Le commandant Martin résiste encore quelques minutes avec une quarantaine d'hommes, Il faut partir en toute hâte; pour comble de malheur, on ne parvient pas à arracher le pavillon, trop solidement fixé en terre, Impozsible de couper la hampe, qui est un gros bambou, Les Chinois blessent l\u2019homme qui cherchait à l\u2019enlever et finissent par s\u2019emparer du pavillon en même temps que d\u2019un grand gabier noïnmé Coatanca, auquel ils ont coupé la tête; mais je crois qu\u2019il était mory auparavant, ayant regu deux balles; ils ont trouvé dans nos tentes des malles, des effets, de l\u2019argent et des provisions de toute sorte.Le canon des bateaux lesa empêchés de venir plus loin, sans quoi la déroute était complète, lo point À pendant la nuit et de massa- erer nos hommes, Us n\u2019avaient pas eu le temps de prendre leurs positions, quand la fusillade leur a fait heureusement entamer l\u2019action.La nuit, tout le monde y restait.La morale de tout ceci, c\u2019est que les Chinois ne sont pas à dédaigner et que les moyens employés jusqu\u2019isi pour les vaincre ne peuvent donner d\u2019autres résultats que de compromettre notre prestige et d\u2019immobiliser une flotte considérable.Qu\u2019on abandonne Formose ou qu\u2019on envoie assez de troupes pour agir ! sa GRO rom Er am Le duc de Broglie Le Moniteur Universel public sur M, le duc de Broglie à l\u2019occasion de la récente défaite au Sénat, une étude anonyme qu\u2019il dit lui être adressée par un de ses amis du parlement et qui est dûe en réalité à la plume de M.O, de Vallée, sénateur inamovible, Voici les principaux passages de cette étude qui a pour but de faire connaître et apprécier un homme politique considérable qui a semé autour de lui beaucoup de haînes et dont l'aventure du 16 mai a compromis la renommée, mais qui n\u2019en est pas moins le véritable chet du parti conservateur et | homme d\u2019Etat le plus éminent de la France contemporaine : La foule ne connaît pas le duc de Broglie.Il n\u2019est pas fait pour elle pas plus qu\u2019elle n\u2019est faite pour lui.8j] avait dû s\u2019a iresser à elle pour conquérir la célébrité, il ne*laurait même pas tenté.Son nom, la dignité de son esprit, la fierté de son caractère, les principes et les ezemples qui lui avaient été donnés, tout l\u2019éloignait de ce théâtre en plein vent où bien des hommes médiocres ont paru de grands acteurs et ont obtenu en quelques heures des succès qui étonnaient les gens de goût sans surprendre les gens d\u2019esprit.Non, ce n\u2019est pas là qu\u2019il a cherché sa puissance ; il était à la fois trop digne et trop sinsère pour se mettre aux pieds de ce nouveau et désagréable tyran.Il a fait mieux et plus.Il a donné à ses belles facultés an admirable essor, il a puisé dans l\u2019étude une grande force et un grand éclat d'esprit.Sans doute il ne s'était pas préparé à la mêlée dans laquelle nous vivons et il ne s'attendait pas à figurer dans une cohue plus que démocratique.Il ne soupçonnait pas que, dans cette France, autrefois pleine d\u2019urbanité, où rien de grand ne se faisait sans politesse, on en arriverait à préférer les cris aux paroles, les violences à la bonne tenue, les déclamations à l\u2019éloquence, et le bruit des médiocrités à la voix des hommes supérieurs.Je suis même porté à croire qu\u2019il a en horreur toutes les bassesses démocratiques et il n\u2019est pas le seul; il n\u2019en est pas moins l\u2019un des meilleurs citoyens de son pays, l\u2019un de ceux qui l\u2019honorent le plus et qui pourraient lui rendre, si la pyramide était remise sur sa base, les plus éclatants services.\u2019 Si le peuple était juste, et il le serait si on le laissait à lui-même, il aurait pour le duc de Broglie autant d\u2019estime que de respect, autant de sympathie que de déférenoe.Il verrait en lui ce qui y est réellement : un homme qui a grandi dans le travail, qui a ajouté à l\u2019éclat de son nom, qui a araassé les plus fortes provisions de savoir et de talent pour le service de son pays.Comparez cette vie, comparez 66 ira vail, comparez cette supériorité natu- relic et acquise à ce charlatanisme qui prévaut un pou partout, et vous secsirez quelle est la valeur intellectuelle ct morale de cet homme qui n\u2019est pas populaire au sens abaissé de ce mot.Ml nè nous appartient pas de parler de l\u2019homme privé.Les défauts qu\u2019on lui trouve viennent de l\u2019envie et de l\u2019injustice.Il y à un trait qui éclate aux yeux de tous ceux qui lout approché, c'est une admirable loyauté et, quoi qu\u2019on en dise, il ne fait sentir sa supériorité que par elle-même.Il n\u2019est ni superbe, ni envieux, ni malveillaut.Il a, cela est vrai, de la dirnité jusque dans l\u2019affection.Quant à l\u2019homme public, il à les plus hautes qualités, Il sait presque tout ; il Le plan des Ohinois était d\u2019entourer! parle admirablement ; ses discours sont! ! des œuvres, non qu\u2019il se complaiss dans des recherches littéraires ou dans des effets oratoires, mais parce qu\u2019il épuise un sujet es qu\u2019il parle naturellement la belle et forte langue qui lui est familière.C\u2019est un des premiers, si ce n\u2019est pas le premier de nos écrivains, il suffit, pour s\u2019en convaincre, de lire ses deux volumes.Je no le compare pas à M.Thiers, qui n\u2019a rien de commun aves lui que la clarté.Il est plus souple, plus varié, moins degmatique et beaucoup plus agréable que M.Guizot, il à plus de nuances et moins de convenu que M.Mignet, La Retraite de Prague est un chef-d'œuvre.Voltaire n\u2019a \u201cjamais été traité avec plus de justice, d\u2019éloquence, de patriotique émotion et en même temps avec plus de décence littéraire.Ein outre, et ceci est du fond, les événements sont jugés dans ce livre avec Une rare sagacité, en ministre qui eût peut-être déjoué les finesses immorales et les duplicités du roi de Prusse, On dit beaucoup, parmi ses adversaires, qu\u2019il y a une lacune dans ce remarquable esprit, qu\u2019il n\u2019a pas le- goût de l\u2019action, qu\u2019il pense que toutes les ques'ions peuvent et doivent se résoudre par une discussion éloquente, que sa jeunesse a été élevée dans ces idées et que son âge mûr l\u2019y a confirmé, Quand cela serait, en quoi l\u2019homme d'Etat serait-il diminué?Les plus grands ministres de l'Angleterre n\u2019ont aimé et n\u2019ont pratiqué que l\u2019action parlementaire, et par cette action ils ont créé et conduit les plus grands événe- ments.Mais si on veut dire que le duc de Broglie hésite devant une responsabilité et fuit devant un péril, rien n\u2019est plus injuste, ni plus faux.Il a un courage simple et naturel ; les attaques et les injures le trouvent au-dessus d\u2019elles, et il serait devant le danger aussi ferme qu'à la tribune, Celui qui écrit ces lignes est un admirateur passionné de l\u2019action, mais il y a d\u2019autres actions que les actions militaires, et la résolution de l\u2019esprit vaut souveat une épée.PROMOTION (De l\u2019Ævénement) Il est question dans le moment, que la position de directeur des magasins militaires de la Puissance, doit être bientôt vacante, par la promotion du présent directeur, M.le Lieut.-Col.Mac- pherson, Sur ceci, nous aimons à attirer l\u2019attention de l\u2019hon.ministre de la Milice et dela Défence sur les droits acquis par un de nos citoyens le Lieut-Col Forrest, Le Col.Forrest à eu l'occasion d'obtenir plus d\u2019expérience dans cette branche que tout autre en sa qualité de surintendant des magasins militaires pour le septième district, depuis 1879.Il à eu a recevoir et à expédier aux autres districts militaires de la Puissance tous les effets de guorre importés de l\u2019étranger, principalement d\u2019Angleterre, et toutes les amunitions manufacturées à la seule manufacture de cartouche de Québec, etc.Le Col.fat un des premicrs à l\u2019oceu- per de la formation de notre.corps de la défence volontaire.Il forma le premier corps de cavalerie à Lévis sur la côte sud dans le district militaire de Québec ce, en 1861, lorsque la milice n\u2019était pas du tout populaire, I fut attaché à l\u2019état-major permanent en qualité de paie-maître pour le septième district militaire en 1866 et comme surintendazt de magsin militaire en 1879, dont il remplit les deux fonctions actuellement, Xstre distriet recevant et distribuant aux autres districts de la Puissance tous les effets de guerre importés et manufacturés, le Col.Forrest a du acquérir toute l\u2019expériense qui'est requise pour ocauper la position à laquelle il a droit, Depuis 14 ans il est resté dans le statu- quo, sans promotion, quoique ses confrères ont cu de l\u2019avancement.Nous ne voulons pas dire qu'il y rit eu de la faute de personne, il n\u2019y à pas eu d'occasion.Mais aujourd'hui s\u2019il y a une vacance dans ce département, nous réclamons avec droit que justice soit rendue & notre citoyen ct à notre district.© 4 Parlement Local Séance du 17.Comme on s\u2019y attendait, la Chambre n\u2019a siégé que quelques minutes pour ajourner en l'honneur de la fête nationale irlandaise.Les hon.MM, Lynch et Mercier ont prononcé de vrais beaux discours sur l'Irlande, son passé, son présent et son avenir.Les Comptes publics ont été déposés, tel que promis, sur le bureau de la Chambre, Séance du 18.Cette séance s\u2019ouvre par le décôt des propositions de lois suivantes : Acte pour amender l'acte concernant les voitures d'hiver dans certains com- és.Acte pour amender l'article 494 du Code de Procédure Civil du Bas- Canada.Acte pour faciliter, en cette province, la formation de clubs pour la protection dû poisson et du gibier.Acte pour amender le Uode de Procédure Civile en ce qui concerne la juridiction des commissaires, A l'article Avis de Motion : M.Stephens demande une commission pour s\u2019enquérir de la vente, ete, do Q.M O.et 0.Par le même, une liste des livres acue-| tés pour la Bibliothèque du Parlement par C.A.Dansereau, Par le même, les détails et noms des personnes auxquelles certaines sommes unt été payées par C.L.DeBellefeuille | pour l'acquisition de terrain pour le chemin de fir Q.M.O.et O.Par le même, les détails et noms des parties auxquelles certaines sommes ont été payées par L.À.Sénécal, à-compte de la construction du chemin de fer Q.M.O.et O.Par le méme, montant total payé par le gouvernement pour les embranchements de Berthier et de Joliette, du chemin de fer Q.M.O.et O., ete.Par le même, état des montants payés, depuis 1875, pour pierre pour être cassée par les détenus de la prison de Montréal.Parle même, la correspondance et documents concernant le paiement de $16,800 à messieurs Bourgouin et La- montagne, pour droit de passage, le ou vers le 18 novembre 1881.Puis M, Poupore ayant attiré l\u2019attention de la chambre sur un article du Daily Sun d'Ottawa où le gouvernement de Québec est durement traité à propos du traitement qu\u2019il fait subir aux colons de la province, MM.Lynch, Stephens, Duhamel et Gagnon, prennent la parole et l\u2019on finit par acquicscer à la demande du président qui désire étudier le cas.Seconde lecture des mesures suivantes : Pour autoriser la vente d'une propriété substituée en vertu d\u2019un acte de donation de feu Léon Robert.Pour incorporer l\u2019Hôtel-Dieu Saint- Valier, à Chicoutimi.Pour incorporer la société des marchands détailleurs de nouveautés de la province de Québec.Pour incorporer l\u2019Union Saint-Joseph de Saint-Charles Barromée de Charles- bourg.Pour amender l\u2019acte 42-43 Vict., chap.43, et accordant de nouveaux pouvoirs & la corporation du village de la côte Saint-Antoine.Pour incorporer l\u2019Union Saint-Joseph de St, Jean-Baptiste de Québec.Pour autoriser le Barreau de la province de Québes à admettre après examen, Henri Arsène Germain, au nombre de ses membres, A Vartic.e 36 des ordres du gouvernement qui se lit comme suit : Chambre en comité pour prendre en considération certaines résolutions relatives aux dépeuses de la commission chargée de faire une enquête concernant le chemin de fer de Q.M.O.et O., l\u2019hon.M.Taillon dit que le gouvernement a été assez heureux, car il a pu s'assurer des services d\u2019un juge, ce qui rendra l\u2019enquête moins coùteuse.Après quelque discussion sur des matières ancdines, la séance est levée.Séance du 19 mars, Une partie de la séance d\u2019aujourd\u2019hui a été consacrée aux résolutions concernant le subside accordé par le gouvernement fédéral au chemin de fer Q.M.O.et O.Elles ont été présentées par annees: 9 ma Gauss == = développé leur contenu dans un discours d\u2019une demi-heure à peu près, \u201cTl est, a-t-il dit en résumé, du devoir du gouvernement fédéral d\u2019accorder à la province de Québec ies justes réclamations qu\u2019elle présente pour porter à $12,000 par mille le subside fédéral, qui n\u2019est que de $6,000.\u201c Ces réclamations méritent l\u2019attention des autorités fédérales; le peuple la province de Québec a assez fait pour les autres provinces; il s\u2019est assez sacrifié quand on le lui a demandé ; il a assez fait sa part dans tout ce qui a concerné les grands intérêts de la Confédération, que le temps est arrivé d\u2019obtenir aujourd\u2019hui ce qui est demandé par les présentes réclamations.\u201d M.Owens, député d'Argenteuil, et M.Rinfret, député de Québec Centre, ont fait à peu près les mêmes remarques.Comme vous pouvez le constater, les députés veulent obtenir justice des autorités fédérales; ils réclament après tout que ce qui leur est dû et ce serait certainement un acte injuste que de ne pas faire droit à leurs justes réclamations, I] est certain a\u2018e ces résolutions seront adoptées l'unanimité de la chambre ef ses auront un acoueil favorable A .awa ; c\u2019est ce que nous espérons en toute justice.Le commissaire des chemins de fer a pria la parole sur ces résolutions et a appuyé sur la nécessité qui incombe au \u2018gouvernement fédéral d\u2019accorder ce que demande la Province de Québec.La chambre s\u2019est ensuite formée un comité pour amender le chapitre 15 des Statuts refondus pour le Bas-Canada relativement aux divisions Ouëst et Centre de la cité de Montréal pour les fios de la représentation dans l\u2019Assemblée Législative.Le but de cet amendement est d\u2019ajouter le quartier Sainte-Anne à la division Centre afin de repartir les votes d'une manière équitable, Dans l\u2019état actuel Montréal-Centre n\u2019a que 1800 voteurs tandis que Montréal-Ouest a 16,000 voteurs.| Le changement dont il est question aura pour effet de faire que Montréal aura les mêmes divisions pour la représentation au local qu\u2019au fédéral.Le projet de loi a subi une seconde lecture et la troisième aura lieu demain.La chambre s\u2019est ajournée à 6 heures, Vendredi, 20 mars, Après les affaires do routine, M, POULIN produit un bill intitulé : Acte pour annexer certaine partie de la municipalité de la paroisse de St- Damase, dans le comté de St-Hyacin- the, à la municipalité de la paroisse de St-Jean-Baptiste, dans le comté de Rou- ville, pour les fins municipales, scolaires, judiciaires, électorales et d\u2019enregistrement.\u201c La troisième lecture du bill produit par l'hon, procureur-général pour amender le chapitre 75 des statuts refondus pour le Bas-Canada, relativement aux ivisions Ouest et Centre de la cité de Montréal, pour les fins de la représentation dans l\u2019Assemblée législative, donne encore lieu aux députés de Montréal- Centre et de Montréal-Ouest de faire des discours dont ils ont seuls le monopole.La motion est ensuite adoptée sur division.Ein réponse à M.Stephens au sujet de la seconde lecture du bill pour protéger la vie et la santé des personnes employées dans les manufactures, l\u2019hon.M.Taillon dit qu'il se propose de soumettre son bill aux sociétés manufacturières, Il ajoute que la présente mesure n\u2019est pas pour définir la responsabilité civile du patrou à l\u2019égard des accidents qui arrivent à ses employés, mais pour \u2018prévenir ces accidents, entourer les ouvriers de moyens protecteurs et empêcher les enfants au-dessous de 12 ans d'aller empoisonner ou user leur jeune existence dans,les manufactures au lieu de développer leur intelligence et nourrir leur cœur dans les écoles.L'hon.M.Joly, M.Gagron, l\u2019hon.M.Marchand interpellent le procureur- général qui donne de nouvelles explications.La chambre se compose ensuite en comité général pour considérer certaines résolutions concernant la nomination de certains officiers chargés de voir à la protection de ia vie et de la santé des personnes employées dans les manufao- I LE CULTIV ATEUR } M.Asselin, député de Rimouski, et il a| L'hon.M.LyncH demande la seconde lecture de son bill pour faciliter, en cette province, la formation de clubs pour la protection du poisson et du gibier, et en explique la nature.L\u2019hon.M.TAILLON propose ensuite la seconde lecture au bill relatif aux dépenses de la commission chargée de faire une enquête concernant le chemin de fer de Québec, Montréal, Ottawa et Occidental.- À ce sujet l\u2019honorable chef de l\u2019opposition dit qu\u2019il serait juste de définir exactement les devoirs des commissaires avant de leur voter des sommes d\u2019argent.Il se déclare énergiquement en faveur d\u2019une enquête, mais contre celle telle que constituée maintenant ; il est bien évident que nous n\u2019avons pas besoin d\u2019une enquête pour faire faire une reddition complète des comptos par l\u2019ancien administrateur du chemin de fer du Nord.L'orateur-n\u2019a pas foi dans les bons résultats de la commission nommée pour s\u2019enquérir des faits relatifs à la vente et à l'administration du dit chemin de fer.Cette commission n\u2019offre aucune garantie.L'hon.juge Routhier est un excellent juge, un littérateur émérite, mais, à défaut de pratique, incompétent dans les affaires de chemins de fer ; il lui faudra donc avoir recours à des employés compétents qui très probablement feront en sorte que cette enquête se termine au plus tôt.De deux choses l\u2019une ; ou la chambre veut une enquête ou olle n\u2019en veut pas, Si elle en veut une sérieuse qu\u2019elle trouve les moyens de la faire, sinon qu\u2019il n\u2019y en ait point.Le pays n\u2019a pas besoin d\u2019une comédie, le public est blasé des farces que le gouvernement fait depuis longtemps.L\u2019hon.M, TAILLON passe en revue les remarques du chef de l\u2019opposition.On dit qu\u2019une enquête n\u2019est pas nécessaire pour l\u2019audition des comptes, Pourquoi l\u2019opposition la demandait-elle, cette enquête, à la dernière session ?Le gouvernement à déjà déclaré pourquoi il avait choisi une commission royale pour faire une enquête sur l\u2019affaire du chemin de fer.Une pareille enquête ne pout se terminer durant une session, être pratiquement faite devant un comité de la chambre.L\u2019hon.chef de l\u2019opposition ne veut pas être complice de l\u2019enquête qu\u2019il dit être une farce.Après avoir demandé cette enquête à grand cris, nos adversaires préparent l\u2019opinion publique à ne point en accepter les décisions.Le gouvernement a fait son devoir et le public à les meilleurs garanties que l\u2019enquête sera bien faite, L\u2019hon, M.JoLy défend la conduite de l'opposition, et M.Déchône dit que l'expérience prouve que des enquêtes comme celles qui ont déjà été faites sur des faits d'administration publique, sont nulles, sans résultat pratique.On crie que le trésor est vide, pourquoi le creuser d'avantage, sachant d'avance que l'intérêt public n\u2019en gagnera rien ?L'\u2019orateur s'oppose énergiquement au bill actuel dans sa forme ; il ne reconnaît pas, en autant que la députation est concernée dans l'enquête, à un juge des tribunaux civils le droit de juger sa conduite en chambre\u2014un député ne doit rendre compte de ses actes qu\u2019au comté qu\u2019il représente et au pays dont il a en mains les intérêts.L\u2019hon.M.FLYNN parle durant quelques minutes et, advenant 6 hrs, la séance est levée.Séance du soir.La discussion se continue sur le même sujet.Elle est assez animée.Après M.Gagnon, qui dans un long discours fait tout son possible pour mettre le gouvernement dans une mauvaise position, l'hon, M.Taillon parle dans les termes les plus énergiques et répond victorieusement, entouré des applaudissements répétés de la droite, aux acousations du député de Kamouraska contre le gouvernement.MM.Watts, Poupore, l\u2019hon, M.Flynn discourent successivement, puis, en réponse à l\u2019hon.M, Marchand, qui à l'instar du député de Kamouraska a démandé si la commission s\u2019occupera des accusations portées par M.Tarte contre le gouvernement lors de la vente du chemin de fer du Nord, l\u2019hon.procureur général dit que le gouvernement tures.\u2018a nommé une commission royale qui r remplira ses obligations ; le gouvernement ne se croit point tenu d\u2019intervenir dans l\u2019exercice des prérogatives de la commission.M, Wire fais son maiden speeck.Il degpande une enquête sérieuse sur l\u2019affaire du chemin de fer du Nord.M.Rosinoux dit que le gouvernement à tort dc ne pas signifier à la commission royale les faits sur lesquels elle dovra agir, M, AssELIN s'étonne de ce que l\u2019opposition s\u2019acharne à la Commission qui a été faite à sa demande.La discussion terminée, la seconde lecture du bill a lieu ; ce bill sera soumis lundi à un comité général \u2018de la Chambre.L'hon.M.BEAUBIEN demande cn- suite un ordre de la Chambre pour correspondances entre le gouvernement et les compagnies du Pacifique et de la Rive Nord, sur l\u2019exéeution des conditions de l\u2019acte de vente de la section Est, L'hon.Commissaire des chemins de far produit cette correspondance.M.SAWyER demande ensuite, en l\u2019appuyant de quelques remarques, un état relatif au remboursement des sommes prêtées aux colons des cantons de Ditton, Chesham et Emberton.La Chambre s\u2019ajogrna à 11.15 hrs.Séance du 23 mars.Après les affaires de routine, M.Gagnon soumet un bill intitulé \u201c Acte concernant les charges de shérif, proto- notaire de la Cour Supérieure et régis- trateur en cette province.\u201d Deux bills sont aussi soumis par M.Watts, lo.\u2018\u201c Acte pour diviser le district électoral de Drummond et Artha- baska en deux districts électoraux ; 20.\u201c Acte amendant la loi concernant la preuve en-matière civile.\u201d Les interpellations étant à l\u2019ordre du jour, M, Faucher, de St-Maurice demande si c\u2019était l\u2019intention du gouvernement de s'entendre avec la Société Littéraire et Historique de Québec pour faire publier les manuscrits originaux déposés par feu George B.Fari- bault, dans la bibliothèque de la société, et qui sont de la plus haute importance pour notre histoire.L\u2019hon.M.BLANCHEt répond que le gouvernement s'occupe de la question dans le moment.M.FAUCHER DE ST-MAURICE demande aussi si c'est l'intention du gouvernement de faire le relevé des lignes du canton de Daaquam, comté de Belle- chasse.On répond : Oui.M.GAGNON demande à quelle date lee dépôt fait entre les mains du tréscrier, par l\u2019Associatien Mutuelle de Prévoyance du Canada, a-til été porté à $15,000 ?Réponse.- Les paiements farent commencés eu septembre 1883 et terminés en décembre 1884, M.GAGNON\u2014Les sommes suivantes savoir: $2,200.25 a4 Louis Tellier, $2,757 à A.A.Stevenson, et $800 à Gaspard Drolet, ont-elles été payées pour leurs services comme membres de la commission dite du Service Civil ?On répond : Oui.M.Gacnon\u2014Le département du trésor s\u2019est-il conformé, l\u2019année dernière (1883, 1884), à la suggestion suivante de l'auditeur, qui se trouve à la page IV des comptes publics : \u201c Tous les crédits votés par la législature, s\u2019ils ne sont pas dépensés dans le cours de l\u2019exercice pour lequel ils ont été votés, devraient revenir au trésor le 30 juin de chaque année, tel que prescrit par l\u2019acte 31 Viet., chap.9, sect.26.\u201d On répond : Oui, L\u2019hon, M.BEAUBIEN, vu l\u2019analogie de son interpellation et la motion de Thon, M.Garneau, demande en l\u2019ab- gence de ce dernier, toutes correspondances touchant l\u2019exéoution de toutes les conditions que le syndicat s\u2019est chargé d'exécuter en vertu du contrat de vente de la section-Est du chemin de fer du Nord.Puis, pour accompagnement, il s\u2019a- vertue à faire un discours long, très long et fatiguant pour la chambre.Après une satyre contre l'hon.M.Chapleau, l\u2019orateur veut faire croire au gouvernement qu\u2019il a droit de s'emparer À cute pas la clause 8idme de l\u2019acte de: vente à l\u2019égard du Pacifique.Il veut la construction du fameux chemin du grand Nord, afin de ne point- déloger le Grand-Tronc et faire arriver le Pacifique à Québec.M.CARBRAY n\u2019a pas confiance dans le résultat d\u2019un mouvement pour forcer l\u2019exécution de la S8ième clause du contrat de la vente du chemin de fer du Nord, parce qu\u2019il est humainement impossible pour deux compagnies rivalles de faire cirouler leurs trains avec harmonie.D\u2019un conflit perpétuel il ne résultera rien de bon pour Québec.L\u2019orateur regarde avec faveur le projet de la construction du chemin du grand Nord, ne voulant pas chasser le Grand-Trone de Québec.Dr RINFRET s'oppose à la construction du Grand-Nord, mais il espère que la 8me clause aura son exécution.L'hon.M.FLYNN dit que la question actuellement débattue est importante au point de Wie du gouvernement, abstraction faite de toutes autres considérations.Au cas d\u2019un conflit entre les compagnies du Pacifique et du Grand- Trone, au sujet du tarif, le ministre fédéral des chemins de fer a à décider, L\u2019honorable commissaire des chemins de fer donne les prétentions respectives des deux compagnies à l\u2019égard de la 8me clause du contrat de vente du chemin du Nord et déclare que le gouvernement à l'intention de mettre à exécution toutes les clauses de ce contrat.M.RicHARD est d\u2019opinion que les intérêts particuliers mettent souvent le pied sur l\u2019intérêt général, et, en conséquence, s'oppose à l'achat, par le gouvernement fédéral, de la partie du chemin de fer du Nord, entre Montréal et «Québec, et espère que l\u2019on fera tout le sérieux possible pour la construction du chemin du Grand-Nord.M.OWENS se prononce contre la cons: truction d\u2019une nouvelle ligne et de- wande l\u2019exécution des clauses du contrat de vente du chemin de fer du Nord.L'hon.M, BEAUBIEN trouve moyen: de placer une nouvelle protestation\u2019 contre l'administration du chemin de fer du.Nord at veut absolument forcer le gouvernement à reprendre ce chemin sans aucun procédé sommaire.La motion est adoptée.M.FaucHER DE ST-MAURICE demande copie du catalogue des documents, livres manusorits, etc, déposés au département du régistraire de la province de Québec, et accompagne cette demande de remarques bien senties sur les bibliophiles qui travaillent à constituer l\u2019histoire de notre passé.L\u2019orateur paye un tribut d\u2019éloges à l\u2019hon.secrétaire provincial pour la collection et publication des manuscrits de la Nouvelle France.L\u2019hon, M, MARCHAND parle dans le même sens du député de Bellechasse et et dit qu\u2019il est du devoir du gouvernement de'faire imprimer les documents demandés, L\u2019hon, M.BLANCHET déclare que le 4e volume de la collection des manus- orits, sera bientôt livré à la publication.M.GAGNON demande une liste alpha bétique des régistrateurs de la province et, après la seconde lecture de quelques bills, la chambre fut ajournée à 3 hrs, cet après-midi.La consomption guérie Un vieux médecin retiré, ayant reçu d\u2019un missionnaire des Indes Orientales la formule d\u2019un remède simple et végétal pour la guérison rapide et permanente de la Consomption, la Bronchite, le catarrhe, l\u2019asthme et toutes les affections des poumons et de la gorge, et qui guérit rapidement la Débilité Nerveuse et toutes les maladies nerveuses ; après avoir éprouvé ses remarquables effets curatifs dans des milliers de cas, trouve que c\u2019est son devoir de le faire connaître aux malades.Poussé par le désir de soulager les souffrances de l\u2019hn- manité j'enverrai gratis à ceux qui le désirent, cette recette en Allemand, Français ou Anglais, avec instruction pour la préparer et employer.Expédié par la poste si ou adresse avec un timbre, nommant ce journal, W.À.NoYEs, 149, Powers Block, Kochester, N.-Y.de la partie-est du chemin de fer du Nord dont la compagaie actuelle n\u2019exé- 8 nov.1884\u201419fp m 3051 r LE CULTIVATEUR 5 muds ee ra D or TTT mm mem = oe \u2014 mm a» - Parlement Fédéral CHAMBRE DES COMMUNES OrrAwa, 18 mars.culture que le propriétaire du brevet ne s\u2019est pas conformé à la loi; c\u2019est une simple question de faits et il n\u2019est pas Lecture et présentation de pétitions.nécessaire d\u2019aller devant la Cour Su- En réponse à Sir R.CARTWRIGHT, Sir LEonARD TrpLEy dit que le montant total des articles de provenance canadienne exportés depuis le 1er juillet 1884 jusqu\u2019au ler mars 1885, est de $56,347,281, et le montant total des mêmes articles depuis le ler juillet 1883 jusqu\u2019au ler mars 1884, est de $56,- 861,122.prême pour cela ni de payer de gros honoraires à des avocats.La loi actuelle est une protection pour le pauvre et favorise beaucoup en même temps l\u2019industrie canadienne.Cette loi très sage a eu pour effet de briser un monopole odieux, celui de la compagnie de Téléphone Bell ; et c\u2019est dans l\u2019intérêt de cette compagnie que M.McCarthy propose son bill.La décision du mi- M.CAMERON (d\u2019Inverness) présente |nistre de l\u2019agriculture, donnée en jan- ensuite la résolution suivante et la dis-|vier dernier, dans la cause de la compa- cute jusqu\u2019à six heures.gnie de Téléphone de Bell, a donné \u201c Résolution concernant la situation [satisfaction dans tout le pays ; des déci- du Cap Breton et déclarant qu\u2019il alsions analogues rendues précédemment droit aux mêmes avantages que ceux|par M, Taché, le député-ministre de accordés à l\u2019île du Prince-Edouard sous |l\u2019agriculture, ont été maintenues dans le rapport des facilités requises pour [toutes les cours du pays.développer ses diverses industries.\u201d SEANCE DU SOIR.M.MuLooK approuve la position prise par M.Colby.M.PoOPE maintient que la loi ac- La Chambre adopte en troisième lee- tuelle est excellente.ture les deux bills suivants : Acte à l'effet d'amender dè nouveau M, Wuarre (de Hastings) propose le la loi de la preuve dans les causes eri-|Tenvoi du bill de M.McCarthy à six minelles ; Acte à l\u2019effet d\u2019étendre la juridiction de la cour maritime d\u2019Ontario.: La Chambre reprend ensuite la dis- avec la décicion finale du ministre de l\u2019agriculture est exceilente, mais qu'il gerait peut être bon d'apporter à la loi un amendement permettant au ministre de l\u2019agriculture d'examiner les témoins sous serment.cussion sur la motion Wilson, pour une adresse demandant copies des pétitions du Conseil du comté de linge demandant une mesure générale pour le soulagement des municipalités d'Ontario qui ont donné de l\u2019aide aux chemins de mois, Sir JOHN dit que la dis,csition actuelle de la loi des brevets en rapport M.McCARTHY dit qu\u2019il consent a fer déclarés d\u2019utilité publique pour la|retiré son bill dans l\u2019espérance que le Puissance, eto.ouvernement proposera une mesure sur MM.McCarLux et WILsoN parlent|le même sujet.sur le sujet et la motion est adoptée.Le bill est retiré et a onze heures la Le bill de M.CURRAN concernant la chambre s'ajourne.répartition équitable des biens des faillies est lu une seconde fois ct renvoyé au comité spécial chargé de préparer un acte de faillite.Ottawa, 19 mars.Lecture et présentation de pétitions.L'hon.M.CHAPLEAU présente un bill pour amender les actes concerrant M.CHARLTON ptopose la seconde le département du Secrétaire d\u2019Etat, lecture de son bill à l\u2019effet de pourvoir Sir LEONARD TILLEY présente un à la punition de la séduction et autres bill à l\u2019effet de modifier la composition offenses semblables, et 1l en explique les du bureau de la Trésorerie, différentes clauses, Le bill est lu une seconde fois.M.ORTON propose la seconde lecture de son bill pour donner aux agriculteurs plus de facilités pour faire des affaires de banque et des emprunts.Adopté.M.MoCARTHY propose la seconde lecture de son bill pour amender l\u2019acte concernant les brevets de 1872.Par ce bill M.McCarthy demande que la décision du ministre de l\u2019agriculture ou de son département ne sera pas finale tel que le veut le premier paragraphe de la clause 28 de l\u2019acte des brevets d\u2019invention de 1872, Cette clause 28 dit que tout brevet sera nul aprés deux ans si le propriétaire d\u2019un brevet n\u2019en a pas -sommencé l\u2019exploitation pendant cette pérlode de manière à permettre à toute personne qui désir faire usage de la chose brevetée, de se la procuré ou de la faire faire à un prix raisonnable à une manufacture en Canada.Il est aussi dit que le brevet sera nul si au bout de douze mois, après qu\u2019il aura été concédé, le propriétaire du brevet continue a importer l\u2019invention brevetée au lieu de la manufacturer en Canada, et s\u2019il s\u2019élève quelques contestations au sujet de savoir si un brevet n'a pas été pris en vertu des dispositions de cette clause, le différend sera réglé par le ministre de l\u2019agriculture ou son assistant, et leur décision sera finaie.M.McCarthy, par son bill, ne veut pas que cette décision soit finale, mais qu\u2019appel pourra être interjeté à la Cour Suprême, Il donne pour raison qu\u2019une décision donnée par des juges devant lesquels auront été assermentés sera acceptée plus facilement que la décision finale donnée par un homme lié à la «politique ou par le député-ministre.M.CorBr réplique à M.MeUarthy.Il dit que la clause 28 de l\u2019acte des \u2018brevets est excellente ; elle est une pro- teotion contre le monopole des grandes compagnies ou propriétaires de brevets En réponse à l\u2019hon.M.BLAKE, L\u2019hon.M.CHAPLEAU dit que le rapport de la Commission Chinoise est exact en ce qui a rapport à la phrase suivante prononcée par le président de la Commission : \u201cJe n\u2019ai plus qu\u2019à ajouter que c'est l\u2019intention du gouvernement de présenter des mesures législatives à la prochaine session.\u201d En réponse 3 I'hon.M.BLAKE, L\u2019hon.M.Pore dit quo l\u2019entrepre- peur qui a construit la section du gouvernement sur le chemin de fer du Pa- n'y a pas encore trés longtemps dans cifique, dans la Colombie Anglaise, s\u2019en sert pour le transport de son matériel de construction et aussi, dit-on, pour le transport des voyageurs et des marchandises, mais cette exploitation ne résulte pas d\u2019un arrangement avec le gouvernement et celui-ci ne connaît pas le tarif|ldu être mieux informé, car Montréal M.CASEY reprend la discussion sur le budget.Il trouve que la politique nationale n\u2019a pas répondu à l\u2019attente de ceux qui l\u2019ont inaugurée.Les cultivateurs ont consenti à l\u2019accepter dans|318 maisons nouvelles dont cinq entre- l\u2019espérance de voir augmenter le prix de leurs produits ; mais aujourd\u2019hui ils|sins représentant une valeur total de s\u2019aperçoivent qu\u2019ils ont été trompés.La politique du gouvernement au sujet|dont 4 écoles et église, 7 entrepôts, 9 du Pacifique a aussi fait fiasco.Le|fabriques et 24 magasins, Mail et la Gazette admettent aujour- d\u2019hui que la compagnie du Pacifique ne |merce dit que la dépression n\u2019a pas fait peut plus continuer ges opérations, enide ravages à Montréal aussi grands dépit des millions qui lui ont été accor-[qu\u2019en Angleterre et aux Etats-Unis; dés.M.Casey termine en disant que|l\u2019automne dernier M.Cartwright disait le jour approche où le peuple portera|devant le Young Men's Club de Mont- les libéraux au pouvoir.M.SrArrs, de Halifax, se lève pour lle pays avait fait des progrès réels et répliquer à M.Casey.À six heures la séance est levée.Orrawa, 20 mars.Drscours DE M, T asst M.l\u2019Orateur.\u2014 En enteadant la gau-|bles pour le printemps.II en est de che se lamenter sur les malheurs du|même pour les filatures de coton du pays, forme des prophèties découra-|pays qui vont reprendre leur activité emandé si nous|des années précédentes, mais s\u2019il y à eu si le propriétaire du brevet ne s\u2019est pas Eh bien M.l\u2019Orateur, depuis plu- conformé à la clause 28, Et tout ce\\sieurs jours nous entendons la gauche qu'il & à faire s\u2019il y a contestation, c\u2019est|ne parler\u2019que de banqueroute, d\u2019expa- e prouver devant le ministre de l\u2019agri-|triation et lamentations, Le discours du député de Lotbinière est tout une requisition, et il peut se résumer en trois propositions: lo.La protection est nuisible au pays.2o Nos dépenses et notre dette augmentent rapidement.30 Le chemin de fer du pacifique se bâtit trop rapidement.Est- il bien vrai que la protection ait été pour le Canada une cause de misère et d\u2019embarras financier comme le dit la gauche, Les manufacturiers, les capitalistes, les ouvriers et les agriculteurs ont tous répondu que non, et en deux circonstances en 1878 et 1882, ils ont approuvé le principe de la protection a propos de la crise prétendue, comparons la situation du pays en 1878 et 1884, En 1848 les ouvriers manquèrent d'ouvrage, la misère et la désolation régnaient dans la ville d\u2019Ottaws, et je n\u2019oublierai jamais ce triste tableau.La cause en est que notre marche étaient aux mains des Etats-Unis, et le ministre des finances d'alors, Sir Richard Cartwright ne pouvait s\u2019errpêcher d'admettre que le Canada était une marche à sacrifice pour les Etats-Unis 2 Je sais que pour expliquer ces} malheurs financiers, l'honorable M.Mac- Kenzie disait il y a deux ans, à Gree- nock, en Ecosse, que cela était dû à une succession de mauvaises récoltes.Mais M.MacKenzie peut ôtre confondu, contredit par les discours du trône, qu\u2019il mettait dans la bouche du ouverneur-général en 1875-1876 et Tor 8, qui remercient la Providence des bonnes récoltes accordées au pays.Si je me rappelle bien, l\u2019industrie était tellement dans la détresse que l\u2019on ne voyait plus que les Soup Kilchen et les syndics officiels faire de bonnes affaires, les conservateurs ont alors proposé un remède, celui de la politique nationale et leur proposition a été acceptée par tout le pays.En 1878 et en 1882, le tarif protecteur a été 1atifié et approuvé à de fortes majorités, et depuis ce temps la gauche n\u2019a pas fait beaucoup de conquêtes par les élections partielles qui sont survenues depuis, le parti conservateur n\u2019a pas été affaibli.} lia politique protectioniste a eu pour effect de favoriser l\u2019industrie, Le nombre des manufactures a été augmenté, en cinq années, de 595, celui des onvriers de 34,000, les gages augmentés, de $10,000,000, la production industrielle de $52,000,000 et le capital engagé de $29,000,000, M.Riafret a mentionné quelques villes.comme souffrant de la crise, mais il n\u2019a pas parlé de Toronto peut être, parce que son chef, le chef de l\u2019opposition a fait exception pour cette ville, il un grand discours qu\u2019il y prononçait.Le Giobe de son côté, donnait en décembre 1884, des chiffres éloquents, touchant Pacoroissement du commerce et de la population de Toronto, mais M.Rin- fret a parlé de Montréal, et il aurait N\u2019a pas progressé aussi rapidement l\u2019an dernier que les années précédentes, il n\u2019en est pas moins vrai que le progrès y a été considérable, rapide et substantiel.En 1884 il se construisait à Montréal pôts, quatre manufactures et 24 maga- $10,000,000.En 1883, 210 maisons Le rapport de la chambre de com- réal que depuis les 17 dernières années extraordinaires surtout à Montréal dont les citoyens ont fait preuve de beaucoup d\u2019énergie.Il est vrai que le commerce de grain a diminué un peu l\u2019année dernière, mais les apparences gont favora- ville qui augmentaitile plus rapidement [maisons vacantes il y a quelqnes années sur la route direote du commerce, EE me nm 1 0 D he Care SA p= 4 vraie, eu 1878, mais aujourd\u2019hui il n\u2019en est plus ainsi; l\u2019an dernier la popula- âmes, c\u2019est-à-dire 30 070 d\u2019âmes.Maintenant un bon moyen de constater la misèro dans une ville c\u2019est le montant de remises de taxe qui a été de $2,000 moindre l\u2019an dernier que:l\u2019année précé dente au 26 décombre 1884.Même le Free Press disait qu\u2019Ottawa était la de toute la \u2018confédération ; toutes les sont maintenant remplies, et il s\u2019ex construit des nouvelles en grand nembre tous les ans, T1 est vrai que le Free Press attribue voirs d\u2019eau des Chaudières; mais les Chaudières étésient au même endroit ent 1877 et 1870 et n\u2019ont pas empêché la | misère, Le Free Press ajoute aussi quef Ottawa est le.centre d\u2019un réseau del chemins de fer importants qui la place.Quant à la situation agricole du pays, personne ne conteste aujourd\u2019hui qu\u2019elle | ne soit prospère, pas même l\u2019hon.député d'Elgin, M.Casey ; l\u2019usure, la plaie de nos campagnes, est aujourd\u2019hui disparue.Les rapports des sociétés de prêt d\u2019Ontario en font foi, Plusieurs de ces sociétés ont placé deux à trois millions de piastres chacune, et toutes disent qu\u2019elles ont fait peu ou presque Res de pertes l\u2019an dernier, excellent in- ice de la prospérité agricole du pays.On a parlé des faillites mais le chiffre | en est bien moins considérable que dans aucune année de l\u2019administration Mac- Kenzie.En 1884, la valeur des faillites était de dix-huit millions de piastres contre vingt-huitjmillions enj1875.De 1876 4 1879, il y a eu neuf mille faillites, représentant une valeur de cent trente-trois millions de piastres, et de 1879 à 1884 il n\u2019y en a eu que cing mille représentant cinquante-sept millions.Pendant 'administration; MacKenzie, on ne protégerit queile pétrole; la raison en est peut-être que le comté de Lambton, le comté de l\u2019hon.premier ministre,M.MacKenzie, contenait un grand nombre de puits de pétrole, M.Tassé montre ensuite les effets bienfaisants de la protection par l\u2019augmentation des dépôts dans les caisses d\u2019épargnes et le changement des déficits libéraux en surplus annuels.Jamais les articles nécessaires à la vie n\u2019ont été à aussi bon marché qu'aujourd'hui, ce qui devrait satisfaire les libéraux, les partisans dz la vie à bon marché, Comme preuve de l\u2019accroissement de la richesse du pays, voici le relevé des banques de 1878 à 1885.Ce relevé: montre une augmentation considérable : la banque de Montréal 47161 en 1878 est 4 193 en 1885; la banque Molson, 92 en 1878 est à 114 en 1885; la banque Toronto à 136 en 18783, est à 182 en 1885 ; la banque des Marchands à 63 en 1878, est à 111 en 1885, Les sociétés de construction aceusent une augmentation considérable - dans lours stocks, M.Rinfret, qui s\u2019est Edéolaré opposé à la protection agricole, n\u2019est pas en cela d'accord aves son chef, l'hon.M, Joly qui, en 1876, disait que ses amis ayant abandonné leur programme protectionniste de 1871, lui ne l\u2019aveit pas renié.M.Joly disait alors que le plus cher nous payons, le mieux c\u2019ett pour nous, pourvu que l\u2019ouvrier travaille et ait de l\u2019argent pour payer.M.Laurier lui même, il n\u2019y.a pas encore très longtemps, en 1871, se prononcait dans la Législature de Québec, en faveur du principe protectionniste de l\u2019industrie nationale, ét plus tard, le 22 mars 1877, M.Laurier répétait à peu près les mêmes propositions.L\u2019hon.M.Pelletier, au Sénat, se plaignait du manque d'encouragement aux manufactures ; aussi sous le régime de M.MacKenzie les manufactures et les raffineries élaient fermées, En 1876 M.Jones se plaignait aussi du manque de protection pour les raffineries de sucre, et il demandait l\u2019imposition d\u2019un droit égal au draw backs accordé par les Etats-Unis.Sans cela, disait-il, le commerce de sucre avec les cet accroissement aux magnifiques pou-f a proces | Patrie, voulant se faire élevé dans L- comté de Lévis, disait que son chef, M.tion d'Ottawa a augmenté de 3.146] Blake, ne violerait*pas la politique national.M.Rinfret s\u2019est lamenté sur l'augmentation de la dette du Canada, mais il n\u2019a pas dit que chaq'e sou de la dette cst représerté par des travaux «t des améliorations qui font du Canada jun grand pays.Dien que M.De Moli- nari n\u2019est pas du même avis qu: le parti libéral, il dit que la dette du Canada estjreprésentée par un reseau de chemins de fer ct des canaux magnifique, et que ce pays cst un des pays les moins 'taxés du monde, L\u2019augmentation do plus cent millions dans la dette depuis 1869 se divise comme suit : Paiement des dettes pro- vinoiales.$27,000,000 Construction du Pacifique 45,000,000 \u2018Construction de I'Interco- \u2018 lonial.cococeninininn.27,000,000 Construction der canaux.31,000,000 Et sur les cents\u2019trente-cinq million + d\u2019augmentation*de la dette, 29 millions ont été payés à'même le revenue du Canada.M.Tasséjdit qu\u2019il n'est pas du'n.éme avis que M.Rinfret, lequel trouve que le chemin de fer du Pacifique ce fait trop vite, car plus vite nous aurons le chemin du*Pacifique, le mieux ce sera pour le développemunt rapide du pays.Au sujet du chemin\u201dde fer du Pacifique, M.Tassé, flétrit ici l\u2019attaque injuste faite contre, le regretté Sir George Etienne Cartier, par M.Cas- grain, dans son livre, la vie de Letellier.our \u2018prouver que les libéraux eux- mêmes étaient en faveur de la construction rapide du Pacifique.M.'Tassé cite le discours de M.MacKenzie en 1878 et les\u2018articles du Globe, M.Rinfret \u2018a parlé l\u2019autre jour du programme du parti libéral, mais il ne 'a pas fait connaître, et les membres de ce parti ne le connaissent pas eux- mêmes; le London Advertiser demandait avant la session à ses chefs de définir leur \"programme; le Witness se plaignait aussi du manque d\u2019unité de vues dans le parti libéral sur un programme commun.Les régiments pro- vinciaux-ne reconnaissent pss l'autorité du chef fédéral et chacun a son programme particulier.Lors eu grand banquet libéral donné à Montréal il y à quelques mois à peine, M.Laurier regrettait que la cause de l\u2019indépendance n\u2019eut pas de plus nombreux partisans, et il disait que la po- ulation; ne méritait pas d\u2019avoir son indépendance parce qu\u2019elle manquait de patriotisme.M.Tassé termine en exprimant la conviction que le pays saura r-entir cette injure et qu\u2019il continuera à appuyer la politique nationale :t à maintenir les libéraux dans l'opposition.La Chanibre s'sjourue à 12.15, A travers la Gazette Ofiriells d Ot- taws : Une proclamation dielarant qu: loa magistrats stipendizives du Nord-Ouvrt form: rout une cour *yaut jaridiotion dans les causes de falilimes de banques et de compagnies.Les prochains examens du service civil auront lieu le 12 mai dans toutes les parties du Canada, à l'exception de la Colombie Britannique, où ils auront lieu le 26 mai.Les applications devront être produites le ou avant le 15 avril.La nomination de M.Andrews comme juge de la Cour Supérieure de la province de Québec est gazettée.Les exportations pour le mois de féarier, représentent une valeur de $3,142,394, contre $3,044,000 pour le même mois \"an dernier.D\u2019après l\u2019état révisé du Revenu de l\u2019Intérienr il appert que le total du revenu de l'aise perçu pendant le mois de février deruier a été de $375,466 et de toutes sources de $378,638.Emulsion de Scott D'HUILE DE FOIE DR MORUB PURE AVEC HYTF- PHOSPHITES, Est Jun goût très agréable et très efficace dans les maladies de dépérissement.«qui ne veulent pas fabriquer leurs in- n\u2019assistions pas à une séance de l\u2019as-|diminution dans l\u2019industrie cotonnière, Indes va disparaitre Per Jamais, La ventions du Canada ni en faire profiter |semblée constituante de France qui l\u2019industrie de la construction des ponts, protection que les libéraux n'ont pas \u2018Le Dr CT.Broussr, de Rochester, N-Y, » le public en général à un prix raison-|voulait imposer la contribution oné-|des instruments oratoires a augment | voulu accorder a me Ew de sucre, | ait: « Après avoir fait mange avec avantage jé nable ; elle permet aux Canadiens qui|reuse du quart, séance à laquelle un |considérablement, L\u2019hon, député do|les conservateurs l'ont donnée et le ré.|pour mol: de J : 1 .«2 .3 is fait un plaisir de ls recommander, y seraient capables de fabriquor une in-|grand tribun,disait : la banqueroute est [Digby a dit que la ville d'Ottawa souf-|sultat a été magnifique pour le Canada.depuis, dans les à érents us do maladie do Un autre chef du parti libéral, M.!dépérissement pour lergnelles elle est pres © vention dont ils voient le modèle à Ot-[à nos portes, et pendant ce temps là|frait de la dépression que les ouvriers y taws, d'en entreprendre l\u2019exploitation vous délibéré.étaient sans travail.La chose était RE EE EEE Fréchette, aujourd'hui rédacteur de la crite.\u201d LE CULTIVATEUR À L'INSTITUT CANABIEN M, Obalsky à fait hier soir sur les richesses minières de la province de Québec, une conférence des plus intéressantes et des plus instructives, M.Obalsky est ua ingénieur de premier mérite dont l\u2019éloge n\u2019est pas à faire, Il n\u2019est pas tout-à-fait un orateur, ce qui n\u2019est pas son métier naturel ; mais outre une véritable faculté d\u2019élocution et une pureté de style à laquelle nous devons rendre hommage ; il a, à nos yeux, ua rare mérite.Il ne dit pas de phrases toutes faites, il ne se pale point de lieux communs, Il parle très bien et très pertinemment de chôses qa\u2019il sait ; et parlant des choses qu'il wait, il donne au public des renseignements précieux sur une question qui a peut-être été trop insuffisamment étudiée jusqu'ici, celle des ressources minières de notre pays.M.Obalsky qui n\u2019est pas un hâbleur n\u2019est pas non plus un rêveur.C\u2019est un ingénieur des mines qui sait très bien ce que valent les richesses minières ; mais qui no cherche point à persuader au public que ces richesses lui offrent un Pactale et qui sait que leur valeur est intimement liée au développement économique du pays, dans lequel elles se trouvent.Il nous l\u2019a dit, hier soir, avec beaucoup de raison ; telles mines, qui ruineraient actuellement leurs ex- ploitateurs s\u2019il fallait exporter en Europe le minerai extrait, deviendront dans l\u2019avenir une source de fortune lorsque la population du pays ne sera développée et lorsque la consommation intérieure sera appelée à en tirer profit.Nos mines sont pour nous une question d'avenir.Ce n'est pas uno raison pour les dédaigner, un pays cst heureuz lorsqu\u2019à côté du présent, il peut compter sur la Providence et se dire qu\u2019elle a sourvu à ses destinées futures, en lui issurant sous forme de matières pre- nières, toutes les richesses que pourront omporter plus tard ses destinées crois- antes, Il est dit dans l\u2019opéra de Robegé- le Diable : L'or est une chimère, Sachons nous en servir! .M.Obalsky n\u2019est pas d\u2019avis que l\u2019or >it une chimère, En sa qualité d\u2019éco- onriste distingué, il est d\u2019avis qu\u2019il faut wvoir s\u2019en servir.Mais en sa qualité \u2018ingénieur des mines, il est surtout \u2018avis qu\u2019il faut savoir l\u2019extraire ; et édaignant de se jeter dans le mirage, n\u2019à pas craint d\u2019expliquer à ses audi- \u2018ur que si l\u2019or n\u2019est pas une chimère, est rarement une fortune.Beaucoup : mines, dont les actions ont été émises : Kurope, pourraient témoigner de la irité de cet aphorisme.Fort heureusement, notre province ssède mieux que l'or: et a défaut du inquant, elle a le solide.Elle à le ivre, le fer, le plomb.Elle a les erres de constructions.Bille à surtout : phosphatos et l'amiante, Lus yhosphates qui sont d\u2019une con- wmation générale contiennent l\u2019al:- mt nécessaire à l'homme, aux ani «az.lis servent surtous à engraisser terre, mais rien ne se consomme, rien se perd, tout se retrouve dans la Ce qui a été fourni à la terre, ours à la plante \u20act passe à l\u2019éple ; et LATE.brin d'herbe sacré qui nous donns le [pain 5 passer dans l'organisme humain ce : la terre a regu pour le livrer à mme et pour alimenter la vie en vant :es décrets de la Providence, l'amiante c'est le million, a dit un nos plus spirituels compatriotes.te matière d\u2019un usage nouveau, que ve sol fournit par quantités inépui- ls, est appelée à réxénérer ct à trans- car former de nombreuses industries, Elle consomme la fin du moyen âge.Avec elle, la famsuse épreuve du feu, qui était la procédure juridique de nos pères, devient un jeu d\u2019enfant; car elle a réalisé le problême de l'incombustible, Si le Docteur Faust vivait encore de nos jours, M.Montpetit se chargerait de lui offrir des prodiges qui, pour n\u2019avoir supérieurs à ceux qui, d la légende allemande, permettaient au diable de se donner des airs conquérants.L\u2019amiante sert déjà dans la construction des machines, Ælle joue un rôle important comme corps isolant dans la pratique de l'électricité.Demain, elle sera appliquée aux textiles.Le roi Coton sera détrôné et la soie elle-même cessera de jouir de la renommée qui rend les puis- sancés civilisées tributaires de la Chine, L\u2019amiante, c\u2019est le million, ot le Canada, c\u2019est l\u2019amiante ! L'heure avancée ne nous permet pas de suivre l\u2019éminent conférencier dans les détails techniques qu\u2019il a donné à ses auditeurs, ni d'étudier à fond les chif- table intérêt, qui démontrent combien de richesses notre sol renferme.Bornons-nous à le remercier d'avoir jeté une vive lumière sur une question des plus intéressantes qui ne peut être résolue 3 l'heure présente, mais que l\u2019avenir est chargée de développer.Le nombreux auditoire qui assistait.à la conférence de M.Obalsky ne lui a pas ménagé ses applaudissements.Les nôtres y ajouteraient peu.Nous aimons mieux lui exprimer notre gratitude pour le service qu\u2019il nous a rendu en nous faisant connaître nos richesses locales et en traitant avec une rare compétence une question dans laquelle la science et le patriotisme canadien se confondent.LES CORFERTNCES Di M, PABRT, M.Hector Fabre, dit le Puris- Canada, a commencé par Cambrai la première série de conférences qu\u2019il doit donner sur le Canada dans les villes du Nord de la France.Aprés avoir parlé dimanche 22 à Cambrai, il a parié le lendemain lundi à Fourmics, mardi 3 Saint-Quentin, jeudi à Laon, samedi à Valenciennes, enfin, dimanche ler mars, à Charleville.Il a reçu partout l'accueil le plus cordial ; partout il a pu voir que le Canada excite, en province comme à Paris, le plus vif intérêt, Les journaux des diverses villes que M.Fabre a visitées publient des comptes-rendus fort aimables de la conférence, Nous ne saurions mieux faire, pour donner à nos lecteurs une idée exacte des sentiments si favorables au Canada que notre Directeur a trouvés sur son passage, que de reproduire des extraits de ces comptes-rendus, Nous empruntons au Libéral de Cambrai la relation de la conférence faite dans ia grande salle de l\u2019Hôtel-de-Ville : \u201cM, Hector Fabre, commissaire général du gouvernement canadien à Paris a donné dimanche, dans la salle des cérémonies de l'Hôtel-de-ville, la conférence que nous avions annoncée.M, Rigaux, principal du Collège communal, souhaite, au nom de l\u2019assistance, la bienvenue au conférencier, Cette as istance est très nombreuse, plus nombreuse encore que de coutume.M, Hector Fabre a pris pour sujet LE CANADA.Il remercie d\u2019abord M, Rigaux des bienveillantes paroles qu\u2019il a prononcées a son égard, paroles qui s'adressent, dit-il, beaucoup moins à sa personne qu\u2019à un Français d\u2019origine.On sait, en effet, que le Canada appartenait jadis à la France.Jacques Cartier en prit possession, il y a plusieurs siècles, au nom de François ler l\u2019appela Nouvelle-France, Champlainiet en fit une importante colonie au XVIIe siècle, La France conserva le Canada jusqu\u2019en 1761, époque où il fut cédé à l\u2019Angleterre, M.Fabre expose les mœurs des populations canadi.nnes, Après plus d\u2019un siècle, depuis la rien de surnaturel), seraient infiniment fres statistiques empreints d\u2019un véri-: perte du Canada pour la France, la plupart de ses habitants ont gardé les mœurs françaises et parlent le français de préférence à l\u2019anglais.Mais au contact des Anglais, les Français se sont assagis, leur esprit est devenu plus pratique ; aussi, tandis que la France, depuis 1761, a traversé des révolutions nombreuses, aucune révolution n\u2019a troublé le Canada Les Canadiens, loin de critiquer amèrement chacun des actes de leur gouvernement, reconnaissent volontiers que lart de gouverner est essentiellement difficile.On a même vu parfois les Canadiens refuser des libertés qui leur était offertes par leurs gouvernants.L'agriculture est fort en honneur au Canada.Le sol y cst, du reste, d\u2019une étonnante fertilité ; ii produit du maïs en abondance et les fruits les plus savoureux.Des plaines immenses sont encore incultes, et la colonisation n\u2019y est même pas commencée.Le peuple canadien est pourtant fort prolifique, Il n\u2019est pas de fandlle qui n\u2019ait moins de 8 ou 1C enfants: le nombre de ceux-ci s\u2019élève parfois à 25 ou 30.On ignore au Canada ce quest une dot ; tous les mariages s\u2019y font par inclination.Le divorce existe là-bas, mais il est rarement appliqué ; à peine quelques cas de divorce ge produisent chaque année.Les Canadiens ont conservé, en même temps que des xuœurs très pures, un véritable esprit d'unin dans la famille.Le costume des Canadiens «st celui des Français.Ils s\u2019habillent avec la même recherche que ces derniers.Leurs mœurs sont absolument hospitalières.Ils accueillent surtout avec une très grande bonté les Français, les prier 6 de se fixer au milieu d\u2019eux, et 81 nos com- patriotesne sont pas mariés, ils leur offrent tout de suite la main d'une Canadienne \u2018\u2018 sans dot, \u201d L'amour des Canadiens pour les Français s'est surtout révélé cn 1870, À peine ils pouvaient croire alors à nos désastres ; leurs journaux étaient obligés de faire une partie de la orucile vérité.Quand la défaite de Sedan fut enfin connue, que la déroute de nos troupes ne fut plus sujette au doute, ce fut dans un certain nombre de villes du Canada le motif d\u2019un moine abattement.° Le Parlement canadien qui compte 211 représentants n\u2019a pus moins de 55 députés français.Un grand nombre des fonctionnaires sont également Français.En quelques endroits du Canada, qui, depuis 1867, forme avec la Nou- velle-Ecosse, le Nouveau-Brunswiek, le Manitoba et quelques autres régions, la confédération canadienne, la langue anglaise est surtout usitée.Mais la langue française n\u2019en est pas moins ehérie partout, même où elle est ignorée, Un jour, un Français, membre du Parlement, se trouvant dans une assemblée qui parlait seulement l\u2019anglais,prononça un diccours en français.On ne le comprit pas, mais on ne l\u2019applaudit pas moins à tout rompre.Si le drapeau français ne flotte plus au Canada, notre esprit y règne done toujours très vivace.Le pavillon anglais, depuis plus d\u2019un siècle, y a remplacé le uÔtre ; mais l\u2019Angleterre n\u2019exerce sur le Canada qu\u2019une apparente suzeraineté.En réalité, le Canada est absolument indépendant.Son parlement, ses fone- tionnaires sont indépendants.Les produits anglais sont frappés à leur entrée au Canada des mêmes droits de douane que ceux de toutes autres nations, A force de tenacité les Canadiens ont conquis leur complète liberté.Grâce à sa fécondité, la population canadienne a doublé pendant les 28 dernières années.Le Canadien est honoré, d\u2019ailleurs, d\u2019avoir beaucoup d\u2019enfants.M.Fabre a même cité un candidat à la députation, qui s\u2019était va refuser les suffrages de ses concitoyens parce qu'il n\u2019avait pas d'enfants, \u201c Nous voulons, lui disaient ces derniers, que nos députés préparent l'avenir de nos enfants, Quel souci aurez-vous de cet aven°T, si vous n\u2019en avez pas, vous 1\u201d Ce candidat n\u2019obtint que quelques voix, Le conférencier nous a aussi parlé du climat du Canada, Ce climat est très froid pendant touie la saison d\u2019hiver.Huit ou dix pieds de neige couvrent alors le sol à perte de vue pendant plusieurs mois.Souvent la température descend à 15 degrés au- dessous de zéro.Mais le climat est pourtant très salubre, car le froid est exempt d'humidité, et les Canadiens le recherchent, loin de le fuir.Ils même pour dicton que : \u201c Qui aime son pays n\u2019y à jamais froid, \u201d Le printemps et l\u2019été rendent, d\u2019ailleurs, le séjour du Canada délicieux, et la terre récompense alors, par d\u2019abondantes moissons, le travail du laboureur.Québec est la capitale du PBas- Canada.La ville est bien fortifiée et compte plus de 60,000 habitants, dont les deux tiers sont Français.Elle & pour rivale Montréal, ville peuplée de 150,- 000 habitants, et qui est le plus grand entrepôt de commerce du Canada.À Montréal, se dresse chaque année pendant l\u2019hiver un immense palais de glace, dans lequel on voit les premiers patineurs du monde.Quelques-uns d\u2019entre eux sont allés, en patinant, de Montréal à Québec, parcourant ainsi sur la glace, sans presque prendre de repos, une distance de plus de GO lieues, \u2014A Montréal, on voit aussi pendant rois ou quatre mois de l\u2019hiver un chemin de fer, établi sur la glace, sur une longueur de 6 kilomètres.M.Fabre a, pendant une heure et demie, intéressé son nombreux public par l\u2019exposé des mœurs et des ressources du Canada, semant son récit d\u2019amusantes anecdotes, recueillant souvent les applandissements de l\u2019assemblée.Nous omettons nécessairement une partie des faits qu\u2019il à narrés.\u201d M, Fabre a terminé la séance par des projections à la lumière oxhydrique, Tl a fait défiler sous les yeux des assistants un très grand nombre de vues, dont nous citerons quelques-unes: une vue du port de Québec, lequel peut contenir 100 vaisseaux de ligne, une vuc du port de Montréal, du palais de glace de Montréal, et de sa galle de patinage ; une vue de la cascade de Montmoreney, haute de 77 mètres ; une vue de la cataracte de Niagara, une vue d'une ferme modèle au Manitoba, ete.Enfin, M.Rigaux a remercié M.Fa- bre de la contérence qu\u2019il venait de faire; des remerciements étaient biens dus au mérite du sympathique conférencier, qui représente dignement le Canada auprès du gouvernement français depuis quelques années déjà, et quiest venu en France avec la mission de regserrer les liens d'union qui exis- ent entre son pays et le nôtre.La séanoe a été ensuite levée.\u201d gfe CORRESPONDANCE M.LE RÉDACTEUR, A une assemblée du bureau de direction de la corporation des Pilotes liven- ciés pour le Hâvre de Québec, et au- dessous, tenue au lieu erdinaire de ses séances le 18 mars courant, sous la présidence de Nestor Lachance, Eer., la question du terminus d\u2019été de la Compagnie du Pacifique Canadien, a été prise en sérieuse considération, Cette question intéressant toute la province de Québec, les Pilotes ont cru de leur devrir d\u2019élever la voix et de se prononcer, MX aussi, sur cette question vitale pour 1a province de Québec et en particulier pour l'avenir de la cité de Québec.Tous les memires du Bureau sont unanimes à reconnaîtr.pour les raisons suivantes, que le terminus d\u2019été doit, de fait, être à Québec ; Le chemin du Pacifique Canadien, étant une ligne exclusivement canadienne, construite avec de l\u2019argent canadien, doit être localisé sur le territoire canadien.Qu\u2019il a été solennellement promis que le terminus d'été serait à Québec; que ces dites promesses ont été à diverses reprises formulées ct renouvelées, et surtout lors de la dernière session du parlement fédéral à Ottawa : Que le pont projeté sur le St-Laurent à Québec est le complément de ce terminus et vu qu\u2019il est néceseaire de relier et connecter les différentes voies ferrées de la rive Sud du fleuve avec le chemin de fer du Nord; qu\u2019ainsi le fameux bassin Louise, en voie de parachévement, serait de suite efficacement utilisé, Les pilotes constatent qu\u2019aveo le pont de glace au Cap Rouge, les vapeurs pourraient et devraient se rendre à Québec même un mois plus à borne heure le printemps.Les avantages de pouvoir obtenir leur chargement de suite dans les docce à Québec, ces vaisseaux pourraient faire leurs voyages plus rapidement.Don tout le haut commerce y gagnerait, Les membres de la corporation des pilotes espèrent que le gouvernement fédéral fera justice à la demande de la Province de Québec.A.RENAUD, See.protm, Ee MORT D\u2019UNE RELIGIEUSE (De Y Echo de Fourvière.) La Congrégation de Jésus-Marie vient de faire une perte bien douloureuse en la personne de sa Supérieure générale, Très hévérende Mère Marie Saint Pothin.Née le 7 juillet 1806, à Rive-de-Gier (Loire), d\u2019une famille très honorable, dans laquelle la pratique des vertus chrétiennes était héré- ditair , elle entra, à l\u2019âge de vingt ans, au no iciat de la Congrégation, établi à Fourvière.Une de ses sœurs l\u2019avait déjà précédée dans cette maison, Immé- diatemsnt après sa profession, qui eut lieu le 23 mai 1830, elle fut envoyée, comme maîtresse de classe, au pensionnat du Puy-en-Velay, que les Religieuses de Jésus-Marie possédaient déja à cette époque.Là comme partout où elle se trouva dans la suite, elle se fit remarquer par la pratique de toutes les vertus religieuses.Sa bonté lui gagnait tous les cœurs.Rappelée à la Maison Mère, quelques années après, elle fut d\u2019abord supérieure de la Providence de jeunes filles que la Congrégation avait alors à Fourvière, et que des circonstances indépendantes de sa volonté ont fait abandonner, puis maîtresse des novices, En 1849, Mère Saint-Pothin alla fonder à Saint-André-de-Palomar, près de Barcelone, en Espagne, un pensionnat ét des écoles pour les jeunes filles pauvres, Dieu bénit ses tzavaux bien au delà de ses espérances, et maintenant la province d\u2019Espagne compte quatre maisons très florissantes, Appelée de nouveau à la Maison Mère, elle quitta, après dix années, non sans regret, mais avec courage et par obélssance ses chères maisons d\u2019Espagne et vint donner aux novices les cunseils de son expérience et à toutes ses sœurs l\u2019exemple de ses vertus, En 1867, elle est nommée Supérieure générale de la Congrégation.Son zèle, son intelligence, sa prudence, son activité, son énergie se trouvent constamment à la hauteur de ses fonctions, Elle ge rend compte par elle-même de ce que réclament, pour leur bien et la gloire de Dieu, les maisons d\u2019Angleterre, des Etats-Unis, du Canada et les onze maisons de la mission des Indes, Le 23 mai 1880, ne pouvant plus résister aux nombreuses instances qui lui sont faites, elle célèbre ses noces d\u2019or.Les prières les plus fervantes de la Congrégation, de toutes les personnes qui la connaissent, la vénèrent et l\u2019aiment, demandent pour elle, au Seigneur, de nombreuses années de vie.Hélas | Dieu n\u2019a accordé que quatre ans et quelques mois.Il a compté les épis d'or que la vénérée Mère a cueillis, ils les a trouvés assez nombreux, assez beaux ; il a voulu une sainte de plus dans son ciel.Vendredi 13 février, Mère Saint-Po- thin ne put, comme elle l\u2019avait fait la veille, comme elle le faisait tous les jours, se rendre à la chapelle à cing heures pour la méditation du matin, La maladie n\u2019est point caractérisée et déjà l\u2019inquiétude est dans tous les cœurs.Le samedi, à cinq heures du soir, elle reçoit les derniers sacrements, et le dimanche, à neuf heures, Dieu lui disait Veni, sponsa mea, et elle s\u2019éteignait doucement, dans sa cinquante-huitième année de vie religieuse, après avoir gouverné la Congrégation, comme Supérieure générale, pendant 18 ans, Son Eminence le Cardigal, notre vénéré archevéque, qui la connaissait depuis de longues années (les Religieuses de Jésus-Marie ont une maison dans le diocèse de Saint-Di6), apprenait en même temps, vers le soir, sa mort et sa maladie.Le lendemain matin, Monseigneur célébrait la sainte messe pour le repos de son âme, et à neuf heures il venait prier auprès du corps de la vénérée Mère, et puisait dans son cœur si paternel des paroles de consolation qui ne s\u2019oublieront jamais. Se Ty > oS AE aa = 2e 5 us A, 3 => + it LA SAINT-PATRICE Nos concitoyens d\u2019origine irlandaise ont eu une des plus belles journées ur la célébration de leur fête nationale la St-Patrice.Le soleil radieux invitait à la réjouissance.Un seul inconvénient, la température froide, n\u2019avait pas ralenti le zèle des enfants de la verte Erin.Un grand nombre d\u2019entre eux étaient venu par voies ferrées pour assister à la cél-s bration de la fête nationale.Aussi é rocession était très nombreure ct zré sentait un magaifique coup d\u2019œil.Elle s\u2019est formée sur la place du marché Champlain et à 9 heures et demie elle défilait, drapeaux et bannières déployés, par la rue St-Pierre, montant la côte dé la Montagne et s\u2019arrêtait devant l\u2019archevêché pour saluer Sa Grandeur Mgr Taschereau, qui a reçu les officiers de la société St-Patrice sous le péristyle du palais archiépiscopal et a répondu par de chaleureuses paroles à l\u2019adresse qui lui a été présentée au nom de la population irlandaise, Voici le programme de la marche.Patrice Lewis, grand maréchal, à cheval ; Bande de la brigade du feu; les fils de St.Patrice ; bande de la société St.Joseph, Havre aux Diamants ; les enfants de la Sainte-Famille; société d\u2019 Abstinence totale ; bande de la Ligue Nationale irlandaise ; un frish Piper ; les jeunes filles de la Sainte-Famille bande St.Joseph ; les élèves du Petit géminaire de Québec ; la société Nationale Irlandaise ; une bande ; les membres du clergé irlandais et les frères de la doctrine chrétienne.La procession rendue à l\u2019église, la messe commença à dix heures, Le Révd.Père S.O\u2019Ryan officiait assisté des Rvds.Pères Burke, comme diacre et Healy comme sous-diacre, Les maîtres des cérémonies étaient les révérends MM.Braddley et Egan, Sa Grandeur Monseigneur l\u2019Archevêque de Québec était aussi présent à la messe.Il était assisté des Rrds.MM.Drolet et Bonneau.On remarquait au chœur un grand nombre de membres du clergé, lntre autres, les Rvds.MM.C.Sasseville, Louis Paquet, A.E.Maguire, H.Bouffard, Bernier, Paquet de Ste-Pé- tronnille, Audet, O.Leary eto.Son honneur le lieutenant-gouver- peur Li, R.Masson, et son aide-de- camp, les bons, J.J.Ross, premier- ministre et E.J.Flynn, ministre des chemins de fer, assistaient aussi à la messe.L\u2019hon.M.Blanchet n\u2019a pu =ssister a la fête par suite d\u2019une indisposition qui le retient à sa deméure.Le sermon a été donné par le Rvd.père McCarthy, C.SS.R.La partie musicale n\u2019a rien laissé à désirer.On a chanté la messe pascale de Lambillotte.Voici le programme : : Kyrie\u2014Soli par Mlle O'Mally ct Richard Timmons.Au Gloria.\u2014Duo par Delle Walsh et Madame Vallerand.Gratias agimus.\u2014 Duo par Delle Maguire et Madame Vallerand.Dominus Deus, \u2014 Solo par Delle O\u2019Mally.Quoniam.\u2014 Solo par M.R, Timmons.Credo.\u2014Et Incarnatus est\u2014Solo par Delle Maguire.Crucifizus.~Solo par M, R, Tim- mons.Agnus Det, \u2014Soli par M, J.J.Tim- mons et Mad, Vallerand et P.E.Lane.Epitre.\u2014 Ave Verum de Vincent Wallace par Delles Jessey Martin et Maguire.Offertoire.\u2014Salutation Angéliquede Gounod, par Dile.Maguire avec accompagnement d\u2019orgue et de piano par Madame Mahony et de violon par MA.Gaboury.M.Adolphe Hamel tenait l\u2019orgue et M.Clovis Fecteau agissait comme maître de chapelle.L'église avait été décorée avec un goût exquis.Après la messe terminée a midi, la procession s\u2019est formée de nouveau et a défilé par les rues MacMahon, Ste.Anne, Parloir, St.Louis, jusqu\u2019à lhôtel de ville.La, la procession a fait halte ¢t M.Mathew Hearn a présenté une adresse au nom de la société Nationale Irlandaise à Son Honneur le maire qui répondit en termes très sympathiques.Plusieurs conseillers étaient présents.La procession s\u2019est ensuite rendue aux bâtisses du parlement où, x | à l'hôtel du gouvernement, une adresse\u2019 5.Sur quel marché vendre la laine et fut présentée par le président de la So- & quel prix?ciété Nationale Irlandaise au lieutenant | 6.Comment construire les silos ?gouverneur.L'hon M.Masson fat des: \"7.Quelle méthode détaillée pour pré- plus heureux dans sa réponse qui fut parer le fourrage usité ?applaudie à plusieurs reprises.Après UN ABONNÉ.cela, la procession défila dans les rues rer tr rm LE CULIIVATRUR | 7 ' t-Augustin, Artillery St-Jean et continua 3 parader dans les principales rues de St-Roch, de la Basse-Ville, ete.Somme toute, nos concitoyens d'origine irlandaise peuvent être fiers de la célébration de leur fête nationale.ee ee ec ee CE LE MOUTON M.le rédacteur, J'ai la avec beaucoup d\u2019attention, dans un des derniers numéros du Cultivateur, un écrit de M.Vannier sur l\u2019élevage du mouton et comme ce genre -d\u2019ocoupation me plairait si j'y trouvais mon profit, j'aimerais à avoir autant d\u2019information que possible.Disons d\u2019abord que j'habite une lvca- lité bien convenable À l'élevage des moutons et comprenant toutes les eon- ditions décrites par votre correspondant : Terres à bas prix, bon sol, capable de produire d\u2019excellentes prairies et de bons paturages ; situation géographique élevée, sur Ja hauteur des terres; bois de construction en abondance et à proximité d\u2019un moulin à ccie.Eh! bien, malgré tous ces avantages, je n\u2019ose me risquer dans l\u2019entreprise vantée par M.Vannier, parce que mes calculs sont loin d\u2019atteindre les résultats promis par ce monsieur.Je suppose une terre préparée pour nourrir 300 brebis.D'après M.Vannier, il faut cent arpents en culture, dont quarante en foin, quarante en pacage et vingt pour le grain et les plantes- racines.La valeur des travaux pour la récolte du foin étant de deux piastres l\u2019arpent, amène une dépense de $80 pour les quarante arpents ; la culture de vingt arpents à la charrue, à raison de $6 l\u2019arpent, y compris la semence, coûtera $120.Voila done deux cents piastres pour la production de la nourriture des 300 brebis, sans compter les intérêts annuels sur l'argent déboursé pour l\u2019achat ou le défrichement d\u2019une terre de 100 arpents en culture, sans compter les intérêts annuels sur ls valeur des 300 brebis, des instruments d\u2019agriculture, d\u2019un ou de deux chevaux et conséquemment les éomptes du charron, du sellier et du forgeron ; sans compter l\u2019entretien des clôtures, le temps -m- ployé à suigner ce nombreux troupeau et une foule d\u2019autres dépenses indispensables qui contribuent à rogner les revenus.Ces dépenses que je viens d\u2019énumérer porteraient à $400 le montant annuel à débourser, Pour faire face à cette dépense et faire des bénéfices, j'aurais le produit de 300 krebis.D'après M.Vannier, je dois compter annuellement sur plus de 300 agne-ux, parce qu'un certain nombre de brebis donnent un double fruit.J\u2019admettrai cette production de 300 agneaux par année, sans faire la part des accidents, les maladies, des épidémies, des animaux carnassiers et des voleurs de moutons qui se trouvent nn peu partout.Le prix des agneaux étant ici de deux piastres par tête, mes 300 agreaux me donneraient donc $600.La toison de 300 brebis à 3 lbs, en moyenne par tête, produirait 900 ibs de laine brute à 20 cts la livre, soit $180.En tout $780 ; déduisant les $400 de dépenses, j'arrive à un bénéfice net de $380 pour les 300 brebis exploitées ; c\u2019est à dire $1.26 par tête, ce qui serait loin d\u2019être encourageant pour faire face au manvais côté de la médaille.Tels sont les calculs que nous faisons ici : caleuls basés sur l\u2019expérience et qui empêchent l\u2019exploitation des moutons sur une grande échelle.Cela ne signifie pourtant pas que nous ferions la sourde oreille aux bonnes suggestions ; au contraire, pour ma part, je n\u2019attends qu\u2019une réponse satisfaisante de M.Vannier ou de toutes autre personne compétente pour me mettre à l\u2019œuvre, Pour cela, il me faudrait une réponse aux informations suivantes : 1.Quelle espèce de moutons il faut se procurer ?2.Où se procurer ces moutons ?3.Le prix auquel on peut se procurer ces moutons ?4, Sur quel marché vendre les moutons et à quel prix ?SALUT, PRINTEMPS! Salut, Printemps !\u2014Tu viens encore Apporter à l'humanité, Dorx comme à ta première aurore, Les biens de ta fécondité.Ton front porte cent mille années, Et, comme à tes premiers instants, Tu souris aux belles journées Charmant toujours !.Salut, Printemps ! Salut, Printemps Que ta jeunesse Console ceux{qui vont mourir : Que dans ta fleur on reconnaisse La fleur du ciel prête à s\u2019ouvrir ! Pour le vieillard, l'enfant qui tombe Hélas ! à ses premiers instants, Rayonne à l\u2019ombre de leur tombe Jeune toujours !.Salut, Printemps! Salut Printemps ! Sême ta route De tous tes dons, et que chacun, Le croyant et celui qui doute, Prenne son fruit ou son parfum.A la vieille humanité donne Bon comme à tes premiers instants, Aux ingrats, comme Dieu pardonne, Clément toujours !.Salut, Printemps.Salut, Printemps |\u2014Quand ma journée Sera finie, oh ! quelquefois, Sur ma tombe de fleurs ornée, Viens me sourire aux plus beaux mois Mon pauvre cœur mort sans jeunesse, Pourrate dire à ces\u2018instants, Mais sans oublier la tristesse Qui le tûra : Salut, Printemps !.F.RuaNT.Les chretiens en Chine Les Missions catholiques publient une lettre du Père Chareyre, administrateur du district de Kieou-l4-Pin, frontière du SzeTchuen, dans iaquelle ce missionnaire rend compte du pillage de son église et du massacre d\u2019un grand nombre de catéchistes indigènes.Les mandarins sont non seulement restés indifférents, mais ils paraissent avoir été les complices de ces attentats.En effet, ils savaient que la nission allait être attaquée et, dit le Père Cha- reye, afin de le tromper, ils sont venus l\u2019avertir qu\u2019il ne s\u2019agissaint de trouver quelques centaines de taëls pour les distribuer aux neuf ou dix chefs de brigands qui ne demandaient qu\u2019à traiter à l'amiable.Malgré leurs assurances, le missionnaire engagea ses ouailles à quitter la ville, et lui-même s\u2019évada de nuit, avec dix hommes dévoués, en escaladaut les remparts malgré la surveillance qu\u2019on y exergait: \u201c Nous n'avions pas fait trois ly, écrivait-il, à travers des chemins détournés, que nous voyions brûler la maison d\u2019un chrétien nommé Nien.Peu de temps après, nous entendons un tumulte épouvantable sur les remparts, parcourus en tour sens par des hommes armés de torches.À un coup de canon dirigé sur le Kintang succôde une immense clameur : bientôt la façade extérieure de ma maison, des deux écoles, d\u2019une autre maison chrétienne, apparaît en flammes.Tout a été pillé, consumé, et ce qui dépendait de l\u2019église et ce qui était la propriété des chrétiens, En ville et à la campagne, on a tué, sacsagé, brûlé ce qui appartenait aux néophytes.\u201d exploits dans la campagne, passant au fil de l\u2019épée tous les chrétions, hommes, femmes et enfants, qui refusaient d\u2019apostasier.D\u2019après les rumeurs, quelques centaines de victimes seraient tombées sous leurs coups.Le Père Cha- reyre affirme que, d\u2019après les pièces qui lui ont été communiquées, cette persécution est l\u2019œuvre des mandarins locaux et du vice-roi de la province, qui a envoyé un ordre secret d\u2019exterminer tous les chrétiens et de tuer les missionnaires français, On voit comment les ordres de la cour de Pékin sont exécutés par ses | plus hauts fonctionnaires.Ce n\u2019est pas \\par crainte d\u2019une invasion française qu\u2019ils se sont livrés aux actes de bar- |barie que nous signalons, car le Sze- Tehuen est une des provinces chinoises les plus éloignées du littoral, Les soldats ont continué leurs tristes | Arrache pierres et Bouchen Aiguiseur de Faulx, Brouettes, Charrues Dulky, Cremeirs, Coupe légumes, Faneuses pour étendre le foin, Herges rotatoires, Presses à foin, Bateaux à cheval améliorés, Scmoirs à graines de jardin, Semoirs à la volée, iDO1, RUE 21 fév 1885-\u201428 sep A BON HARC a = .- No 268, RUE SAINT-JOSEPH, 21 fév 1885 \u2014Hcl 118 HET Cette torre est située à 15 arpunta de l\u2019église, G des moulins à farine et à scie, à 12 d\u2019une fromagerie et & 104 des chars.Catte terre eat d'unv bonne qualité ; elie contient 2 arpents de front sur 30 de pr fondeur, pas de perte, très bien renclos d'an bout à l\u2019autre, avec grange ot étable do 102 pie.s de long, une maison de 34 x 36 et autres dépendances.Bonne eau à la maison et à l\u2019étable qui n\u2019a jamais manqué, Je vendrai d\u2019ici au 8 mai pour R250 piastres.J.L.GRAMMONT, St-Narcisse, Comté de Champlain 14 mars 1885-\u20141m 50 Te Gt Arrache patates ties plus modernes, Arrosoirs ou distributeurs d\u2019engrais liquide, Bouleverssurs à deux chevaux, Fourneaux agricoles de 30 à 75 gallons, Godendard et Machine à scier les bâches, Belle Terre à Vendre( Ge QUI DÉSIRENT SE PROCURER LES INSTRUMENTS LES MIEUX ADAPTES POUR LA CULTURE DE CE DISTRICT, ILS TROUVERONT LES ARTICLES SUIVANTS : Barattos de toutes grandeurs, Charrues de fonte durcie et trempéa, \u2018 Charrues d\u2019acier les meilleurs modèles, Charrues sous-sol, Charrues tournante en versoir mobile pour côteaux, Charzues à double versoir pour binage, Cribles ordinaires et Cribles séparateurs, Cultivateurs assortis avec sarcleurs et renchausseurs, Faucheuses pour un et doux chevaux améliorées, Herses carré ponr un et deux chevaux, Herces améliorées à charnière, Hous et Cullivateur à roues; Houe à la main, Hache-paille (assortis) s'aiguisant lui-même, Leviers pour graisser les roues de voitures, Laveuses mécaniques (assorties), Moissonneuses les plus améliorées, Machines à battre, système Gray, pour un et deux chevaux, Scies ronde s\u2019adoptant à 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eux, à moins toutes fois qu\u2019il y eut une raison extraordinaire pour la marche des troupes russes comme par exemple un> avance sur Penjdeh.Des ordres formelles ont été adressés au commandant des russes d\u2019user de tous les moyens possibles pour prévenir un conflit.Ces ordres seront renouvelées d\u2019après De Giers, On a posé une foule de questions à Gladstone au sujet de cette dépêche, mais il a refusé d\u2019y répondre.En réponse à la question s\u2019il est vrai qu\u2019en décembre dernier les russes ont refusé de se retirer des positions qu\u2019ils oceupaient au delà de Sarakhs, en dépit des demandes de l\u2019Angleterre, Gladstone a dit qu\u2019à la vérité cette demande avait été oubliée.Des rires ironiques ont accueilli cette réponse du premier ministre.ST-PETERSBOURG, 17.-On annonce que le nombre des troupes russes dans la Russie d\u2019Asie est de trente mille et qu\u2019elles sont répandues sur une grande étendue, Munitions Londres, 18\u2014Le gouvernement de Calcutta va faire cadeau à l\u2019émir d\u2019Afghanistan d\u2019une batterie de pièces de montagne, d\u2019une batterie de gros canons et de 5,000 fusils Sniders avec 250 cartouches pour chagne fusil.Le Times dit croire que le général Komaroff s\u2019est rendu d\u2019Askabad sur le territoire en litige et il ajoute : \u2018\u201c Si on laisse la Russie s'emparer par ruse de ce territoire nous aurons la guerre un peu plus tard aveo l\u2019émir d\u2019Afghanistan, qui sera dégoûité de notre folie, et avce la Russie qui tirera le plus grand avantage des bonnes dispositions qu\u2019elle vient de prendre.\u201d .CaLcurTA, 13S\u2014L'Emir de l\u2019Afghanistan est parti de Cabul le 12 du coz- rant pour se rendre aux Indes.La comte Dufferin partira lundi pour aller le rencontrer, Le gouvernement se pâte de faire des préparatifu pur envoyer 30 000 hommes à la frontière aussitôt que l\u2019ordre en sera donné, LoxprEs, 18\u2014O0n dit que les troupes russes ont dépassé de beaucoup la ligne des avant-postes à Zenefiear, Akrobat et Pulikisti et que le général Komaroff a campé au confluent.des rivières Kushk et Murghab.Fertifications-\u2014l\u2019armée Afgha- ne\u2014Unu empre né Londres, 20,\u2014L\u2019émir d\u2019Afghamis- tan propose de fortifier toute la frontière nord et que le chiffre de l\u2019armée afghane soit porté à 50,000 hommes.La chambre des Communes a accepté la résolution en faveur de la présentation d\u2019un projet de lci autorisant l\u2019emprunt en Angleterre de 10,400,000 louis pour la construction de voies ferrées dans l'Inde et dans le sud de l\u2019Afrique.LONDRES, 21.\u2014L'\u2019amirauté a complété les préparatifs pour l\u2019envoi d\u2019une flotte nombreuse et puissanae dans la Mer Baltique quelques ours après qu\u2019un conflit de guerre aura éclaté entre Ja Grande Bretagne et la Russie.Degiers & promis officiellement que Penjeseh ne serait pas occupée par les russes si les afghans retirent leur garnison.Le général L&fmsden a informé ie gouvernement du fait qne les commandants russes fomeutent la rébellion à Penjedeh, ce qui pourrais fouruir un prétexte pour l\u2019annexion.La siluation Loudres, 23, \u2014 Lord Fitzmaurice, sous secrétaire des gifaires étrangères, a admis que la crsic anglo russe actuelle était serieuse, ll entretient cependant l\u2019espoir que les efforts diplomatiques auront pour bffes d'éviter un conflit, 30,007 Tuominen Calcaita, 23.11 y a actuellement ie - atid soldats pour mettre fin pour toujours aux menaces de la Russie, On se propose d'envoyer 25,000 hommes à Piskin, tandis que le temps froid le permet.Lie général Robert en sera le commandant et le due de Connaught et le général MacPherson agiront comme généraux de divisions.On croit que l\u2019Angleterre enverra 10,000 hommes comme augmentation permanente des garnisons de l\u2019Inde, Varna, 23.\u2014La Russie et la Porte sont actuellement à négocier un traité de neutralité, pour le cas où il adviendrait une guerre entre l\u2019Angleterre et la Russie, La prochaine entrorue Londres, 23.\u2014 On attache une très grand intérêt à la prochaine entrevue qui aura lieu entre l\u2019émir de l\u2019Afghanistan et Lord Dufferin, au sujet de la question afghane.On s'attend que tette entrevue aura des conséquences très importantes pour la situation actuelle.L\u2019entrevue devra avoir lieu à Rawal Pindi, une des villes de Punjah, au nord ouest de l'Inde.Cette ville se trouve à moins de cent milles de la froutière afghane indienne.D\u2019après la coutume en Orient, chacun des deux potentats, l\u2019émir et Lord Dufferin, le vice-roi des Indes, sera accompagné d\u2019une escorte de quelques mille soldats.Les journaux russes dont l'attitude est belliqueuse déclarent que cette entrevue sera une démonstration militaire hostile faite sur la frontière russe.Cette prétention est insoutenable, parceque la rencontre aura lieu dans l'Inde même, sur un sol apparterant aux anglais et à plusieurs centaines de milles de la frontière sud pour laquelle la Russie n\u2019a jamais eu de prétenticns.Il est cependant certain que la Russie verra d'un œil jaloux les relations d\u2019amitié s\u2019augmenter entre l\u2019Angleterre et I\u2019 Afghanistan, On dit aussi que le baron de Stael, ambassadeur russe à Londres, voit d\u2019un mauvais œil les sommes considérables d\u2019argent et de matériel de guerre que l\u2019Angleterre a, tout dernièrement, fournies à l\u2019émir de l'Afghanistan.LA SITUATION S'AGGRAVE Des rumeurs de guerre continuent à circuler VALCUTTA, 23.\u2014Le comte Dufferin, vice-roi des Indes est parti de Raval pend pour assister à une conférence avec l\u2019émir de l\u2019Afghanistan au_ sujet de la frontière contestée.LoNprEs, 23.\u2014 À la chambre ce soir, lord Fitzmaurice a dit.en réponse & Sir Hy.Wolff, que I'entente anglo-russe au sujet de la frontière russo-afghane n\u2019a pas été consignée dans un document spécial, Wolf a alors demandé : Est ce ue la question de paix ou de guerre épend de l'assurance donnée par la Russie ?A cette question l'itzmaurice n\u2019a pas répondu, et les conservateurs onb applaudi avec ironie.À la chambre des lords, Granville a dit qu\u2019il était désirable que le gouvernement tout en adhérant fermement à la politique qu\u2019exigent les obligations de l\u2019Angleterre, ne manquerait aucune chance d\u2019en arriver à une entente amicale avec la Russie.ST-PAETERSBOURG, 23\u2014-Les russes résidant ea Angleterre écrivent qu\u2019ils se préparent à partir parce qu\u2019ils s\u2019at- tendeut à une rupture de la paix, Lonpres, 23.\u2014L\u2019alarme sur les rumeurs de guerre avec la Russie, a recommencé à l\u2019échange, grâce à la nouvelle des préparatifs qui se font aux Indes pour envoyer des troupes à Herat.Un journal russe dit que I\u2019 Angleterre est prête à donner à la Russie Perjdeh, Taimenes et Bulet, mais qu\u2019elle désire garder Herat à tout prix, afin de se couserver une route de la Mer Cas- pienne aux Indes.Une dépêche de Guelan datée du 17 mers dit que les russes s\u2019assemblent près de Herat.On a pris des mesures dans l'Inde 56,00 hommes prêts pour le service à toute évontualité.Les auto-: rités militeires ici orojent qu\u2019elles pour.valent, sans le secours de l'Angleterre, ixpousser toute attaque faite contre\u2019 Hérat, Elles erciens cependant que l\u2019Angleterre devrait envoyer assez de- pour la défense de cette place.La bataitie d'hier Korti, 23 \u2014Le général Wolseley et son personnel se rendront à Dongola, mardi prochain.Souakim, 23\u2014L'ennemi à la bataille d\u2019hier soir était au nombre de 4,000.Ils ont fait preuve d\u2019un courage vraiment fanatique, On les a vus, à plusieurs reprises, courir à une mort certaine, Des centaines de morts et de blessés gisent sur le champ de bataille.Après uns lutte acharnée, l\u2019ennemi s\u2019est retiré ; mais il n\u2019avait pas essuyé ce qu\u2019on peut appeler une défaite.On croit que les pertes de l\u2019ennemi sont de 800 hommes, Les anglais, mais plus particulièrement les marins, se sont admirablement con duits.Des bandes de scheicks, avec un courage de désespérés et bannières en tête, firent une attaque contre les marins avant que ces derniers eussent eu le temps de se reformer.Ils re réussirent cependant pas à rompre la ligne des marins, Les scheiks combattirent jusqu\u2019au bout et perdirent leurs bannières qui furent prises par les marins anglais, GUERRE D'EGYPTE SUAKIM, 17\u2014Des espions racontent que des messagers arabes sont arrivés au camp d'Osman Digna et ont annoncé la nouvelle de la chute de Kassala.Gardes d\u2019avant postes Souakim, 19.\u2014Les régiments Berkshire et Surrey et le contingent indien formeront une garde d\u2019avant postes vendredi prochain.Le régiment de Shropshire fera garnison à Souakim.Le général Graham conseillera à Osman Digna de se soumettre et d\u2019empêcher ainsi qu\u2019il y ait du sang versé.Renforts Korti, 19.\u2014On dit que des renforts évalués à vingt-cinq pour cent du nombre de l\u2019armée actuelle seront nécessaires avant l\u2019automne ptochain vu les nombreux cas de maladies et de décès qui surviendront par l\u2019effet de la chaleur, Les conducteurs de chameaux refusent de demeurer ici.La navigation du Nil est très difficile et Je transport des blesgés est très ennuyeuz.SUAKIM, 19\u2014Toute la force disponible est partie à sept heures ce matin avec des rations pour plusieurs jours et cent cartouches pour chaque homme.Ces troupes ne sont actuellement qu\u2019à trois milles d\u2019Hasheen.La cavalerie a été envoyée en avait eb on s'attend à une bataille, Le général Graham a passé en revue toutes les troupes oc matin, à l\u2019exception des régiments Shropshire, Berkshire et Surrey.On a vu cing cents ennemis sur les collines près d\u2019Hasheen.La cavalcrie, l\u2019infanterie à cheval et l\u2019infanteric indigène ont été envoyées à leur rencontre pendant que les gardes agissaient comme réserves.L\u2019ennemi a retraité.La tête de la colonne anglaiss est maintenant près d\u2019Hasheen,.Sva&æiIM, 19, 2 h, p.m.\u2014L'infanterie montée et les éclaireurs se sont avancés jusqu\u2019au pied des collines d\u2019Hasheen ; ils étaient appuyés par le corps principal, qui marchait à 600 vergos derrière eux, Les éclaireurs se rendirent au sommet des collines et découvrirent les arabes dans la vallée, Ces derniers se retirèrent, à l\u2019exception d\u2019une cinquantaine d\u2019entr\u2019eux qui restèrent en vue.La tribu des Hadendowas apparut subitement et fondit sur les anglais, Le capitaine Birch regut alors une blessure à l\u2019épaule.Les arabes se rendirent jusqu\u2019à une distance do 10 verges des lignes anglaises avant qu\u2019on n\u2019ouvrit le feu sur eux.L\u2019ennemi riposta de suite.Trois hommes d\u2019infanterie ainsi que plusieurs Hadendowas furent blessés.Quatre hommes d'infanterie ont été tués, en y comprenant le lieutenant O'Connor dont le cheval fat tué sous lui.Le but de cette reconnaissance étant atteint, les anglais se retirèrent, L'\u2019infanterie et les gardes furent laissés à mi-chemin entre Suakim et les collines de Hasheen.Un grand nombre dè prisonniers ont été faits par le contingent indigène.On s\u2019est assuré par cette reconnaissance que les arabes étaient en nombre considérable sur la longueur des collines heures demain matin avant de partir pour Tamaï où l\u2019on attend qu'une bataille sera livrée.Le général Graham dans une lettre adressée à Osman Digna, déclare que l\u2019Angleterre respecte toutes les religions et désire l\u2019amitié des tribus arabes.Il conseille aux scheiks de se soumettre immédiatement et de s\u2019en remettre à l\u2019indulgence de l\u2019Angleterre, sinon il menace de détruire leurs propriétés, LE CAIRE, 19.\u2014Les partisans du muahdi déclarent que les communications de Wolseley avec le Caire seront interrompues avant que l\u2019été soit avancé.SUAKIM, 19, 11 p.m.\u2014 Des espions annoncent que Osman Digna se prépare à livrer bataille entre Tamaï et Toura- nich.On dit qu\u2019il y a là sept à dix mille arabes rassemblés.Le lieutenant O'Connor n\u2019a pas été tué ainsi qu\u2019on l\u2019a annoncé.Korrt, 19\u2014Le général Wolseley et le général Buller sont revenus de Korti.Le chef de la tribu Shakigeh s\u2019est soumis aux anglais, Uonvention Egyptienne Londres, 20.\u2014Le protocale de la convention relative aux finances égyptiennes dit que si après tro's années l\u2019armée anglaise n\u2019est pas retirée de l'Egypte, les puissances commerciales européennes décidéront alors la durée de l\u2019occupation, Les anglais en Afrique Sarnoz, 20.\u2014Dea avis reçus disent que les allemands ont arboré le pavillon allemand à Apia, le roi ayant rompu l'engagement qu\u2019il avait conclu avec le consul allemand.Une nouvelle sortie taines construstions en différents points.Le régiment Berkshire et les marins seront laissés en garnison et le reste de l\u2019armée retournera à Suakim.SUAKIM, 22\u2014Un détachement de troupes britanniques et une compagnie d\u2019infanterie des Indes ont été surpris aujourd\u2019hui à trois mille sud-ouest de Suakim par des arabes qui s\u2019étaient assemblés et cachés dans les défilés d\u2019Hasheen.Les anglais ont formé le carré aussi promptement que possible, mais les chameaux et les chevaux cffrayés se ruèrent sur le carré et y jetèrent la confusion.Les arabes en ont profité pour rompre les lignes anglaises, Mais pendant ce temqs les marins et le régiment de Berthshire ont dirigé sur l\u2019ennemi un feu bien nourri qui a un instant compromis la victoire des arabes.Le général Graham annoncent que les anglais ont perdu 22- hommes et 33 parmi lesquels plusieurs officiers ont été blessés.SUAKIM, 22 \u2014On dit que 1:8 pertes des anglais à la dernière bataille sont de 52 tués et 85 blessés, Le général McNeil dit que les arabes étaient au nombre de plusieurs milliers.On blâme MeNeil de ne pas avoir pris de précautions contre ces surprises de l\u2019ennemi, LomprEs, 22\u2014 On nous apprend de Massouah que les rebelles ont attaqué Kassola mais ont été repoussés, Le gouverneur de Kassola dit qu\u2019il peut résister encore quelque temps et qu\u2019il brûlera la ville plutôt que de se rendre.LES PERTES DES ARABES À LA DERNIERE BATAILLE Souakim, 20.\u2014 Au jour, ce matin, les Anglais ont fait une nouvelle sortie dans la même direction qu\u2019hier.Ils avaient des rations pour deux jours et 23,000 gallons d\u2019eau.Ils ont aussi six canons Gardner.Une bataille est imminente, La petite vérole Caire, 20.\u2014 Plus de cinquante personnes sont atteintes ici de la petite vérole.On croit que la diffamation de cette épidémie est arrêtée \u2018 Le camp des anglais Korti, 21.~Le camp des anglais pour l\u2019été prochain sera établi un peu lus bas que la rivière déchargeant de orti, La prise de Khartoum Un messager venant d\u2019'Omdurman dit que Gordon avait tué trois rébelles avant de tomber lui-même percé d\u2019une épée.Le Mahdi s\u2019est approprié pour son usage personnel tout l'argent qu\u2019il a pu trouver à Khartoum.Le scheick Salabat a massé six mille homm»>s, en grande partie des Abyssi- miens, à Gedarif pour faire de l\u2019opposition au Mahdi, Provisions Chicago, 21.-~MM.Armour et Cie, de cette ville, ont reçu l\u2019ordre du gouvernement anglais pour la fourniture de cinq millions de boîtes de viande pour l\u2019armée en Egypte, MM, Armour et Cie ont donné ordre pour l\u2019achat de 70,000 animaux pour mettre à exéeution leur contrat, SouaxIM, 21.\u2014Le général Graham a reçu un appareil nécessaire pour l\u2019approvisionnement d\u2019eau de l\u2019armée lorsqu\u2019elle sera en marche pour Berber, Il partira mardi prochain afin de se mettre en marche pour s'emparer du pays afin d'assurer la construction d\u2019un chemin de fer entre Souakim et Berber.Korri, 21.\u2014Le mudir de Dongola reçoit actuellement les adhésions de plusieurs arabes amis dacs sa marche \u2018d\u2019ascension du Nil, Ln Carre, 21\u2014Les amis de Zobehr Pasha menacent de tuer le Khédive pour ce qu\u2019ils appelient sa trahison à son pays.Rome, 21 \u2014 La quatrième flottille italienne qui doit bientôt lever l\u2019ancre pour la mer Rouge, se compose des cing meilleurs bateaux-torpilleurs de la marine italienne.SUAKIM, 21\u2014Les anglais ont perdu 21 tués dans l\u2019engagement d\u2019hier, dont 17 indiens, et 24 blessés dont 14 sont aussi des indieus.et qu\u2019ils s\u2019y massaient continuellement.avaient Évacuées.Dès que les anglais se furent retirés | de Hasheen, les rebelles se hâtèrent.d'occuper de nouveau les positions qu\u2019ils sur les collines environnantes et les ont i \u2018dispersés.Toute la force doit s'avancer L\u2019armée britannique paradora à six Ce matin les troupes à Hasheen ont tiré des obus parmi les rebelles massés Ee gen.Graham s\u2019avance sur Tamai UNE NOUVELLE BATAILLE EST IMMINENTE SOUAKIM, 23.\u201411 y aura ce soir marche générale sur Tawai par le général Graham.Les ennemis augmentent en\u201cgrand nombre.La chaleur est insupportable.Il y a 250 malades.Les blessés partent pour l\u2019Angleterre aujourd\u2019hui.Des rapports officiels disent que les pertes des Arabes à la bataille d\u2019hier sont de 1000.Osman Digna a 25,000 hommes à Tamai.On s\u2019attend que le général Graham attaquera Osman Digna demain.La bataille sera chaude et cer- taimement plus meurtrière que celle d\u2019hier.Les positions des anglais sur le chemin de Suakim à Tamaï sont bien gar- dées- Les arabees admettent qu\u2019ils ont perdu trois mille hommes à la bataille de dimanche dernier.SUAKIM, 23\u2014Le général Graham \u2018commencé ce soir à faire avancer toute son armée de Suakim vers Tamaï, La troupe du général MoNeil a quitté la scène du combat d\u2019hier et s\u2019est avancée à un mille du côté de Tamaï où un nouveau retranchement a été construit, L\u2019ennemi ne s\u2019y est pas opposé.On a trouvé qu\u2019il était impossible de camper près du champ de bataille à cause des cadavres des ennemis et des chameaux qui sont déjà en putréfaction, Au point du jour demain Graham reprendra ça marche, KorT1, 23\u2014Wolseley a ordonné d\u2019é- vaouer Korti.La fièvre typhoïde et la dyssenterie augmentent parmi les troupes.La chaleur est intense.L\u2019armée s\u2019avancera jusqu\u2019aux lignes de retranchements à Debbeh et Dongola.LonprEs, 23\u2014Le général Graham télégraphie que McNeil n'est pas à blâmer pour l\u2019action d\u2019hier.Il a fait ce qu\u2019il y avait de mieux à faire dans la circonstance, Jl ajoute que bien que les rebelles aient eu quelques succès temporaires, ils ont néanmoins éprouvé des pertes sérieuses.On a compté près de 1000 cadavres d\u2019arabes sur le champ de bataille hier.Une dépêche de Sua- kim nous apprend que les anglais y ont perdu sept officiers et 63 soldats.Hâtez-vous ! C\u2019est principalement à cette saison de l\u2019année, que les personnes atteintes de maladies des voies respiratoires, souffrent le plus.C\u2019est pourquoi elles ne devraient pas négliger de faire usage du Sothérion, qui estun remède mer- demain au point du jour pour faire cer- voilleux pour ces sortes d\u2019affections, a» 24 fa tu EP wi ui Tu y M bé En 0 w % bi sud Re \u2014 LE CULTIV ATEUR 9 GUERRE pe CHINE Paris, 17,- Le Matin dit que l\u2019Allemagne exercera son intervention pour régler le différend franco-chinois, Paris, 18,\u2014Le journal La Liberté dit que la France est prête à abandonner sa réclamation contre la Chine, si cette dernière veut mettre à exécution le traité de Tientsin.LONDRES, 18,\u2014Le correspondant du Times dit qu'il y à apparence que la Chine en viendra bientôt à une entente avec la France.Le Daily News apprend que Sir Robert Hast, inspecteur général des Araanes en Chine et le ministre russe s'efforcent de rétablir la paix entre la la France et la Chine.Ee coût de [a guerre Shanghaï, 19.\u2014On dit que la guerre avec la Francs a déjà coûté aux Chi- rois soixante millions de taels.Læ marche des français Hong Kong, 23.\u2014Les Français ne peuvent continuer leur marche au-delà de Langson.Le pays est dévasté et il est très d'\u2019ifficile d\u2019obtenir des provisions, Les chinois harassent continuellement les français.On dit que ces derniers ont perdu 900 hommes à Thuyenquen.à rs ar RE mem La revoite a Panama Panama, 17-\u2014Les rebelles se sont retirés à Buenavista.Les vaisscaux britanniques ont débarqué hier 75 hommes et des canons pour protéger la propriété, Le commerce est complètement arrêté aujourd\u2019hui ct il règne une grande excitation parce qu\u2019on s'attend à une seconde attaque.New-York, 17.\u2014 lues rebelles se sont retirés de la ville de Panama et la tévo- lution est appaisée.Panama, 17.\u2014 Des avis regus de l\u2019intérieur de Ja Colombie disent que la révolution continue toujours et qu\u2019un grand nombre d\u2019hommes ont été masga- crées, EE rte ES Explosion dans une Fine Ernviron 260 minours ont été ensevelis sous les decombres BERLIN, 18\u2014 Deux cent dix-sept mineurs on été ensevelis dans une mine où il y a eu une explosion de feu grisou à Camphausen, près de Saarbruck, ce matin.Tard cette après-midi, on n\u2019avait encore sauvé que dix-sept d\u2019entre eux.On croit les autres asphyxiés, Plus tard.\u2014Les dernières nouvelles nous apprennent que 98 cadavres ont été retrouvés.Il reste encore 102 personnes dans la mine et l\u2019on croit qu\u2019elles sont toutes mortes, On n\u2019a réussi à sauver que trente personnes.rer \u2018INCENDIES Trenton N, J.21.\u2014Une grande partie des bâtisses du capitol a été incendiée de bonne heure ce matin.Le feu n\u2019est pas encore éteint.Les pertes seront énormes.La chambre de l\u2019échiquier renfermant les archives des cours de YEtat et autres documents précieux a été consumée par le feu, Trenton, 21\u2014A trois heures ce matin on a entendu deux explosions dans le bureau du quartier-maître général, au coin nord-ouest, Le feu se déclara bientôt après.En dix minutes tout l\u2019appartement était réduit en cendres.Les flammes se répandirent ensuite rrpide- ment dans la bâtisse et gagnèrent les bureaux du greffier en chancellerie, De là le feu se communiqua au musée de géologie, À sept heures le feu était fini.Les voutes du greffier en chancellerie n\u2019ont pas été consumées, comme on l\u2019a prétendu d\u2019abord, mais elles doivent être beaucoup endommagées par l\u2019eau.Plus tard.\u2014 Lies pertes occasionnées par l\u2019incendie s\u2019élèveront à pas moins de $100,000, La partic détruite se trouve être la façade de l\u2019ancienne maison d\u2019Etat érigée en 1795.On y avait fait certains changements en 1748.Les explosions dans les appartements du quartier-maître semblent avoir été causés par du gaz renfermé auquel les flammes se sont communiquées.Boston, 21\u2014Les magarins de la raffinerie continentale ont été incendiés ce matin.Lies pertes sont de $100,000.Boston, 21\u2014Le montant des pertes causées par l\u2019incendie d'hier soir aux usines de la Boston Machines Co.est de $250,000.Au nombre des machines détruites est, dit-on, un tour le plus considérable du pays.\u2014\u2014\u2014\u2014\"e-\u2014\u2014 Un double assassinat \u2014 Tragedie dans un wagon de chemin de fer DusLrN, 18\u2014Sur le chemin de fer Corhand Island, on a trouvé aujour- d\u2019hui les cadavres de deux horames horriblement déchirés et mutilés par des blessures à coups de couteaux.On avait placé les deux cadavres en travers de la voie, Ils étaient complètement méconnaissable, Il y a dû y avoir lutte terrible.Cette horrible tragédie est encore un mystère.La police croit que ces deux hommes étaient de passage sur un des trains de cette voie et u\u2019on les a assassinés pour les voler.es meurtriers devaient être dans le même compartiment qu\u2019eux et ils'ont jeté leurs victimes hors du train, une fois le meurtre accompli, Les détectifs font des recherches pour découvrir les meurtriers.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014__\"\"> Accidents sur l\u2019Intercolonial Campbellton, N.-B., 23 mars.Nous avons reçu hier l\u2019après-midi une dépêche spéciale de Campbellton, N.B., vous annonçant qu\u2019un accident était arrivé le matin, sur l\u2019Intercolonial, près la station Assametquaghan.La voie étant toute couverte de neige, on avait envoyé en avant du train régulier une charrue.La voie étant trop bloquée, ce train dérailla et tomba dans la rivière, Un chauffeur nommé Levesque fat tus.Nous aurons probablement demain de plus amples détails.Samedi après-midi, un télégramme de Belledune, N.B., nous apprenait que sur le méme chemin encore, sept trains, comprenant l\u2019express de jeudi et de vendredi, étaient bloqués par la neige.Dernières dépêches.Le chemin n\u2019est pas encore déblayé, etil n\u2019y a aucune apparence qu\u2019il le sera aujourd\u2019hui, Toute communication est interrompue, et très probablement vous n'aurez point de malle avant une couple de jours.trame COURRIER DE LA MODE Le froid ne veut pas nous quitter, et nos toilettes sont et seront pour quelque temps encore, celles de l\u2019hivor.Ces froids prolongés amènent avec eux, des malaises et des maladies qui nous obligeront de conserver plus longtemps nos fourrures et nos lainages, même après que le printemps aura fait son apparition, Grâce à ce prolongement de la saison rigoureuse, je puis répondre de nouveau à la personne qui, après m'avoir demandé quelques renseignements sur les fleurs, m\u2019en demandent aujourd\u2019hui sur sur les plumes.Pourtant, malgré tout le plaisir que j'ai à répondre aux questions qu'on me pose, je désircrais faire comprendre que ce courrier n\u2019est pas absolument un cours industriel, et, qu\u2019en temps ordi naire, je serai forcée de renvoyer à mes collègues, beaucoup plus aptes que moi dans ces matières, toute question indus- r ielle.J'ai répondu quant aux fleurs, et je répondrai quant aux plumes, parce qu\u2019il y a là des questions très importan*es pour la femme.Ces deux industries pourraient être considérablement développées chez nous et donner de l\u2019ouvrage à de nombreuses ouvrières, De plus, nos fermières pourraient se faire un très beau revenu, sans peine et sens travail, en prenant le soin de trier et de réserver toutes les plumes des volailles, utilisées pour l\u2019ornementation des chapeaux.Plus que le papillon de la fable l\u2019oiseau a payé chèrement la beauté dont la nature l\u2019a doté; de tout temps ses plumes ont servi à la parure des êtres humains.Ce serait pourtant une grave erreur de croire que là femme à été la première à dépouiller la gente ailée à son profit ; longtemps avant elle, l\u2019homme surtout l\u2019homme de guerre, s\u2019était paré de plumes.Sans remonter aux Romains ou aux Grecs, nous trouvons, plus près de nous Henri IV ef son panache blanc, Quand aux trois plumes d\u2019autruche, avec la devise Ich dien (Je sers), constituant le blason des Princes de Galles, elles ent été ramassées par le Prince Noir sur le champ de bataille de Crécy, et adopté par lui en souvenir de celui qui les portait, l\u2019héroïque aveugle Jean de Luxembourg, roi de Bohême, tombé en combattant dans les rangs français.À tout seigneur tout honneur ; je commencerai donc par parler des plumes d\u2019autruches ; ce sont du reste, au point de vue de la valeur intrinséque et de l'importance, celles qui offrent le plus d\u2019intérêt.Les grands marchés de plumes d\u2019autruche brutes, sont Londres ct Paris.Les plumes arrivent, sur ces places, d'Egypte, du Sénégal, du Cap de Bonne Espérances, des Indes.Depuis quelques années les Boers, en Afrique, et les Américains sur la côte du Pacifique, se sont livrés à l\u2019élevage de l\u2019autruche domestique.Les plumes dites domesti - ques, ne sont pas aussi belles que les plumes sauvages, les côtes en sont plus grosses et les duvets moins soyeux.Leur bon marché seul en assure la vente.Les plumet, quoique d\u2019une apparence à peu près uviforme, ont certaines particularités qui font reconnaître leur lieu d\u2019origine à l\u2019acheteur le moins expert.Chaque pays offre certaines qualités utilisées par la fabrication pour produire un effet déterminé.Les plumes d\u2019E- gypte, par exemple, donnent à la teinture un noir moins intense mais \u2018plus brillant que celles du Cap : par contre le duvet de ces dernières est plus beau.Les blanes d\u2019Egypte sont plus purs que ceux des autres pays, malheureusement le sable du désert en use les extrémités, ete.Les plumes d\u2019autruches sont divisées en trois classes ; les longues proviennent des ailles et fournissent les plumes amazones; ces longues, pour les plumes blanches, sont suivant les qualités sub-divisées en première, seconde et tierce ; les bouts de queues, et les plumes du corps sont classées suivant la taille en moyennes et en petites, Le travail est identique pour les trois classes, Lies plumes arrivent en bottes, ficelées et chargées d\u2019impuretés de toute nature, mises pour la plupart par la main des marchands.L'huile, le sable, cie, sont ajoutés, pour faire poids, aux corps étrangers qui s\u2019attachent naturellement après l\u2019animal.Le premier soin est donc de purifier et de dégraisser la plume; pour celaÿles plumes sont attachées 3 par 3, en cordons, par un nœud spécial, cette première opération s\u2019appello l\u2019enfilage.Une fois enfilées elles sont livrées au dégraisseur.Les plumes parfaitement lavées sont ensuite teintes.Les procédés de teinture sont à peu de chose près les mêmes que ceux employés dans la teinture de la soie.À la teinture, le duvet se contracte et tend à prendre une position perpendiculaire au brin, ce qui enlève toute la beauté de la plume.Pour forcer le duvet à reprendre sa position \u2018horizontale on passe la plume dans une eau amidonnée, puis on la sèche dans une chambre étuve, et pour assouplir le brin autant que pour le \u2018sécher rapidement, on tape à tour de bras le paquet de plumes sur une table en bois.La beauté de la plume, son brillant et la richesse d\u2019aspect de son duvet dépendent en grande partie de cette dernière opération.Les plumes blanches proviennent de l\u2019autruche mêle, dont les plumes du corps sont noires, et qui ne porte que quelques plumes blanches aux ailes et au panache de la queue; les grises proviennent des femelles.lies blanches sont donc rares, cz qui en explique la chèreté.Anciennement on ne pouvait teindre que les plumes blanches et les femelles d\u2019un gris olair ; mais depuis une quinzaine d'années un inventeur parisien a trouvé le moyen de décolorer les plumes grises et de les rendre assez blanches pour en permettre la teinture, Plusieurs procédés au chlore ont été employés, mais le plus pratique et le moins dangereux, consiste à tremper les plumes dans un eau légèrement acidulée (acide sulfurique ou nitrique) contenant du bichromate de potasse en dissolution.Ce procédé était du reste celui employé par Clarke pour la décoloration des graisses animales, Les plumes dégradées, c'est le nom commercial, peuvent prendre toutes les couleurs, néanmoins comme le brin en a été énervé, elles sont quelque fois détruites par les bains tinctoriaux, si on ne prend de grandes précautions.La plume une fois teinte passe de l\u2019atelier des hommes dans celui des femmes.La première opération que lui fait subir l\u2019ouvrière est celle du parage.Elle consiste à couper et à diminuer la face intérieure de la côte, afin de la rendre plus souple et aussi de lz rendre plane, au cas où la plume devrait être doublée.On double une plume lorsque le duvet en est trop maigre ou lorsque par suite d\u2019un accident quelconque elle présente des trous ou des défauts.Ce travail est fait par une ouvrière, nommée l\u2019assortisseuse, c\u2019est en grande partie d\u2019elle que dépend le bénéfice du patron, elle doit produire avec des plumes détériorées, des plumes d\u2019une apparence parfaite avec le moins de marchandises et de travail possible.À l\u2019une, elle enlèvera la tête qui ne sent plus qu\u2019unemas- se de fils, pour la remplacer par la tête d\u2019une autre plume dont le pied aura été abimé, à l\u2019autre elle remettra un côté, ete.C\u2019est elle aussi qui assortit les plumes moyennes et petites qui doivent être cousues pour former des panaches et des amazones d\u2019une longueur déterminée.Généralement elle prend une plume de mauvaise qualité, mais ayant a longueur de la plume définitive, sur cette base elle vient poser des petites plumes qu\u2019elle a coupées, taillées, rognées et parées, dessus et dessous jusqu\u2019à ce qu\u2019elle arrive à produire la longueur et l\u2019épaisseur désirées, L'\u2019assor- tisseuse passe la plume préparée à la couseuse qui à son tour la livre cousue à la fris>use.La frisure Rest obtenue en soumettant au préambule la plume à l\u2019action d\u2019un jet de vapeur qui en vuvre le duvet et, en passant ensuite le brin entre lo pouce et un couteau à lame non tranchante, l\u2019opération est très simple et peut s\u2019apprendre rapidement, néanmoins il y à un tour de main qu\u2019il faut ssisic et qu'on ne peut montrer.Au une bonne friseuse, elle ne le deviendra jamais, La série d\u2019opérations que je viens de décrire s'applique également aux plumes commercialement appelées plumes de vautour.Je dis commercialement, car cette plume n\u2019est nullement fournie par l\u2019oiseau de proie dont elle ports le nom.Elle provient d\u2019une espèce d\u2019autruche vivant dans l\u2019Amérique du Sud, c\u2019est de Buenos-Ayres et Montevideo que les cargaisons de plume de cette nature sont expédiées.L'\u2019autruche d\u2019Amérique est grise, les mâles se distinguant des femelles par une plus grande proportion do blanc.Chez les mâles le corps est blanc et cette plume du corps appelée petit vautour est très peu employée par les plumassiers, elle est très recherchée par les fleuristes qui en font des fleurs, des feuilles et des herbes.Les plumes longues sont blau- ches au pied et grises à la tête, elles subissent avant tout travail une opération appelée ététage qui consiste à séparer la partie grise de la blanche, cette dernière est vendue aux plumassiers, quand à ls première elle sert à faire des plumeaux, En dehors des plumes d\u2019autruche et de vautour, toutes les autres plumes sont appelées plumes de fantaisie.Les matériaux formant ces fantaisies sont fournis par les ciseaux de toutes espèces.Les uns sont communs et vivent sous notre climat, tels que les oies, les coqs, les canards, les poules, les pigeons, les perdrix, etc, les autres habitent les climats chauds et acquièrent un prix relativement plus élevé par suite de leur rareté, tels sont, le marabou, l\u2019aigrette, le lophrophor, l'oiseau mouche, le héron argenté, eto.La fabrication de la plume de fantaisie est une branche complètement séparée, qui demande un apprentissage très long, et dont les ouvrières doivent être plus habiles que celles travaillant les plumes d\u2019autruche, Pour se convaincre de cela il suffit d\u2019examiner la bout d\u2019un mois si l\u2019ouvrière n\u2019est pas| \u2014 verra que les plumes sont collées une par une, que les perles, paillons, sn- neaux de plumes, etc, sont également collés et que tout cela est fait avec uno régularité et une netteté parfaites.Je viens de dire que les plumes de fantaisie prenalent une grande partie de leurs matériaux sur les oiseaux qui vivaient autour de nous.Le Canada pourrait dans cette ligne se faire une source de revenus qui à ce jour est complètement ignorée et perdue pour lui.Pourquoi nos habitants au lieu de jeter les plumes inutiles à la literie ne les conserveraient-ils pas, pour les vendre à des marchands de leur district.Les plumes de la queue et du col des coqs ont une grande valeur, ainsi que certaines plumes du corps, tant celles des poules que celles des coqs ; presque toute les plumes des pigeons, corps et ailes, sont employées ; les plumes brillantes des canards sont très recherchées, les plumes de tous les oiseaux sauvages et de proie sont utilisées.Enfin les oles et les dindes fournissent des plumes appelées faux marabouts, qui sont toujours en demande sur les marchés européens.Pâques venue, nous verrons se réaliser bien des projets ébauchés pendant l\u2019hiver dernier et c\u2019est à ce titre que je crois devoir être agréable à certaines de mes lectrices en donnant les toilettes représentées dans ce numéro.La toilette Euphrasia, combinaison de zatin, blanc crême, de velours frappé et de dentelle portugaise est de la dernière mode.Le corsage et la traîne sont en satin ; le gilet et les panneaux de la jupe sont en velours.Le gilet est garni en jabot, d\u2019une dentelle portugaise ; et plusieurs rangs de fleurs d\u2019oranger sont placés en hauteur depuis la pointe jusqu\u2019au col du gilet ; les bords du corsage sont garnis de dentelle portugaise posée à plat.Les manches se terminent par une garniture de dentelle serrée de rubans assortis au satin, La jupe de dessous est garnie d\u2019un pouf étroit en satin froncé.Le voile, en tulle non ourlé, est attaché, au sommet de la tête, par une demi-couronne de fleurs d\u2019orangers, La toilette de réception est une combinaison d\u2019un corsage Orinda et d\u2019une double jupe Vestigia.Ce costume tel que représenté est fait en velours et en satin assorti de couleur.A) te EE K és INTRIFUGE LAVAL UK INSTRUMENTS de Paterson § Frère : Charrues d\u2019acier, Charrues à siéges, Charrues À un cheval, Charrues à 2 et 3 oreilles, Herseg et Cultivateurs à dents à ressorts, Faucheuses à un cheval et à 2 chevaux, Moisson- neuser, Lieuses, Rateaux, Hache-paille, Concasseurs, etc.INSTRUMENTS de la Compagnie Manufacturière Maney : Faucheuses, Toronto ; Ra- teaux,fetc.Charrues écossaises toutes de fer, Charrues de Lamoureux, Charrues tourne-oreille pour côtes, Herses carrées montant en bois, Herses toutes de fer, Herses-grubblers de fer, Boule- verseurs à roues pour 2 chevaux, Cultivateurs, Sarclours et Renchausseurs, Crochets défricheurs, Arrache-souches et pierres, Semoirs de Vessot, Moulins à beurre, et Ma- laxeurz, Chargeurs de foin, T'ombereaux à étendre le fumier, Machines à battre, Cribles vanneurs et séparateurs, Machine à moudre de Vessot, Ustensiles de beurrerie et engins à vapeur, sur commande, etc, Assertiment de pièces de réparations pour instruments ci-dessus nommés, pour ceux de la maison Beauchemin & Fils, pour faucheuses Bus- keyer, etc.Dents de faucheuses, une spécialité.Seuls représentants à Québec dè la maicon Patterson & Frère, et dela Compagnie manufacturière Massey.LEFRANCOIS & THIBOUTOT, No 110, rue Si-Paul, première fantaisie de plumes venue, on QUEBEC. 10 FAITS DIVERS Préfectoral M.William De Léry, maire de St, François, a été réélu pour la huitième fois, préfet du comté de Beauce, Seize aires assistaient àla séance du conseil.C\u2019est M.Richard Lessard, maire de St.Pierre de Broughton, qui a proposé M.de Léry à la préfecture, M.Lessard fait partie du comseil de Broughton depuis 27 ans, Incinéré dans son cerceucil Le crematorium do Lancaster, Penn sylvanie, a fonctionné samedi pour la sixième fois et reduit en cendres les restes de M.Newburry Aills, de Chicago.Natif de New-York, M, Hills : était parti pour l'Ouest vers 1840 et avait gagné une fortune considérable dans le commerce à Chicago.Après s\u2019être retiré des affaires, il entreprit le tour du monde en 1572.Aux Indes il vit les Hindous brûler leurs morts sur le bords du Gange, et l\u2019impression que lui causa ce spectacle ne s\u2019effaça jamais de sa mémoire et fit de lui un partisan du système de la crémation.De retour chez lui, il exprima plusieurs fois à ses amis, et particulièrement pendant sa dernière malacir, le désir d\u2019être brûlé après sa mort.M, Aills est décédé en sa résidence à Chicago en juin 1884, Sa famille, désireuse d'accomplir ges volontés, a fait embaumé le corps ct l\u2019a mis dans un cercueil de zinc, qui a été placé dans un caveau du cimetière d\u2019Oakwood, en attendant la construction projeté d\u2019un crematorium à Chicago, L\u2019exécution du projet ayant été ajournée, il a été déoi- dé d\u2019incinérer les restes de M.Hills à Lancaster.Le cercueil scellé contenant le corps embaumé est arrivé dans cette ville samedi, accompagné du fils et du beau-frère du défunt, il a été placé immédiatement dans l\u2019appareil, qui chauffait depuis la veille, Le zinc a été volatilisé et s\u2019est échappé de la cornue, et l\u2019incinération du corps a été parfaite.Après le refroidissement du cremato- riam los cendres ont été recueillies dans une urne, et les parents ont remporté ces reliques à Chicago hier soir, Ea dentiste de Macon Nous lisons dans le Telegraph de Macon, Georgie : \u201c Hier un campagnard s\u2019est hissé dans la voiture d\u2019une dentiste qui depuis plusieurs jours opère en public sur notre principale place avec une habileté dont les spectateurs sont émerveillés.Le rustre désirait se faire extirper une molaire qui lui faisait mal, Elle l\u2019a prié de lui indiquer la coupable, et il a mis le doigt un peu au hasard sur une dent de côté, Il était trop ivre pour se soucier beaucoup d\u2019avoir telle dent extraite plutôt que telle autre.Tous ceux qui ont vu notre dentiste à l\u2019œuvre savent qu\u2019elle enlève les dents comme on prend les grains d\u2019un épi de maïs, sans avoir Pair d\u2019y teucher et sans douleur.Un éslair d\u2019acier a brillé au soleil, et le campagnard a crié: \u201c Qu'\u2019attendez- vous pour la tirer ?La jeune femme a souri, hausge les épaules, et luia montré la molaire qu\u2019elle lui avait extraite sans qu\u2019il s\u2019en doutât, L\u2019opération avait été faite ei vite, si délicatement, avait causé un chatouillement si agréable au palais du patient, qu\u2019il s\u2019est renversé sur le siége de la voiture en criant : \u201cToutes ! toutes !\u201d Et il est resté immobile, la bouche ouverte comme un four, La dentiste a fait quel- quas mouvements rapides comme la foudre, le solcil a vu briller une autre série d\u2019éclairs d'acier, et le campagnard s\u2019est trouvé un candidat perpétuel aux aliments liquides, Il ne risquera jamais d\u2019avaler ma fourchette, car il n\u2019aura plus besoin de cet instrument.Il s\u2019est retiré apparemment satisfait, remportant toutes ses dents dans sa poche,\u201d \u2014 Un drame dans une forêt Nous trouvons dans les journaux russes le récit d\u2019un des drames les plus étranges et les plus po1gnants qu\u2019on ait jamais vu se produire et qui n\u2019a pas coûté la vie à moins de cinq personnes.La scène se passe près du village d'Olchauka, gouvernement de Koursk (Russie).Le garde forestier d\u2019Olchauka, habitant avec sa femme et ses deux enfants la lisière de la forêt, rencontra il y a quelques jours un paysan, apparemment transi de froid, qui lui demanda de lui per LE CULTIVATEUR pres re F indiquer dans le voisinage une habitation où il pût aller se réchauffer.Le garde forestier, très hrave homme, indiqua sa propre chaumière située à peu de distance.L'inconnu s\u2019y dirigea.Après y avoir bien bu, bien mangé, il somma brusque- quement la femme du garde forestier de lui donner de l'argent.La malheureuse, voyant à qui elle avait affaire, eut peur ; elle saisit le premier prétexte venu pour quitter la pièce, et laissant ses deux enfants seuls avec le paysan, elle monta à son grenier et de là sur le toit, avec l\u2019espoir de voir passer sur la grand\u2019route quelqu\u2019un qu\u2019elle pût appeler à son secours.Deux fonctionnaires de la commune d\u2019Olchauka passaient précisément.À force de crier et de gesticuler, la femme réussit à attirer leur attention.Un des pleux fonotionnaires pénétra aussitôt dans la chaumière pour demander la cause de ces cris de détresse, mais à peine eut-il franchi le seuil de l\u2019habitation qu\u2019un coup de couteau l\u2019atteignait en plein cœur, Il avait été frappé par l'inconnu suspect qui en était ainsi à son troisième assassinat, car il venait d\u2019égorger les deux enfants pendant l\u2019ab- gence de leur mère, Le drame ne devait pas finir là.Au bout d\u2019une demi-heure d\u2019attente, celui des deux fonctionnaires qui était resté sur la grand\u2019route, commença à s\u2019inquiéter de son compagnon qu\u2019il ne voyait pas revenir, Ayant pénétré à son tour dans la chaumière, il vit le cadavre de son camarade étendu sur le plancher.Mais il n\u2019était pas revenu de ça stupeur que lui aussi se trouva aux prises avec l'assassin.Celui-ci, caché derrière la porte, frappa en effet le nouveau venu d\u2019un coup de couteau à la joue.La blessure n\u2019était heureusement pas mortelle.Le fonctionnaire se rua sur son assaillant et après une lutte terrihle réussit à lui asséner un coup de sabre qui fit une large entaille dans le\u2018cou du misérable.C\u2019est ici que cette horrible affaire atteint des proportions profondément tragiques.Le garde forestier entre tout à coup chez lui.Il se heurte aux cadavres de ses deux enfants.Il voit, luttant corps à corps, deux hommes dont l\u2019un, blessé à la gorge, est le paysan qu\u2019il a rencontré tout à l\u2019heure et qui lui doit l'hospitalité ; l\u2019autre un fonctionnaire qu'il ne connaît pas.Nul doute l\u2019assassin de ces enfants, c\u2019est ce fonetionnaire qui paraît avoir le dessus dans la lutte, Le garde forestier, éparé par cette méprise, gaisit son fasil, met en joue le fonotionnaîire et le tue net, pendant que le véritable assassin, terriblement blessé, rend également le dernier soupir.On a peine à croire à la réalité d\u2019un pareil récit.Mais c\u2019est son invraisemblance même qui le rend vraisemblable.Le plus hardi romancier n\u2019anrait pas inventé cela.Un caërvre bouilli On télégraphie de Dayton, Ohio.\u201c\u2018 Un étudiant en médecine da collège de Cincinnati, en ce moment chez ses parents à Dayton, a reçu l\u2019autre soir la visite inattendue d\u2019un coroner ct de deux policemen, venant faire une investigation sur le bruit répandu daxs le quartier qu\u2019il faisait bouillir un homme.Des enfants, ayant vu sortir de la fumée de la cour du fond, ont eu la curiosité de regarder à travers une fente de la clôture et ont constaté avec horreur qu'au dessus d\u2019un grand feu était suspendu un immense chaudron dans lequel cuisait le corps d\u2019un vieillard dont la tête et les pieds dépassaient un peu les bords du chaudron.Les enfants ont couru conter l\u2019histoire à tout venant, et bientôt toute la rue a été en émoi.Le coroner et les policemen ont trouvé l'étudiant très occupé à entretenir le feu sous la vaste marmite dans laquelle il préparait un corps humain pour être monté en squelette, Il a expliqué qu\u2019il avait regu \u201c le sujet \u201d du collège dans les voies ordinaires et qu\u2019il se livrait à une occupation légitime, Lies visiteurs se sont excusés et retirés, et l'étudiant s\u2019est remis à attiser tranquillement son feu.\u201d Nouvelles de Berthier On écrit de Berthier, en haut.\u2026\u201c La maladie chez les enfants n\u2019a jamais été si générale qu\u2019elle l\u2019a été cet hiver.Le mal est général et dans toutes les paroisses environnantes à St-Ber- thélémy, à Makinongé, à St-Gabriel ete, jeto, partout les parents ge plaignent, les pepe reprmees me enfants se lamentent, Les uns sont fati-, gués de souffrir, les autres de veiller En effet, si tout le monde est sur pied quand il y a un malade dans la famille, que ne souffre-t-on pas quand il s\u2019y en trouve trois, quatre, et même cinq à la fois.Par suite, la mortalité est grande dans quelques paroisses, Un autre fléau qui vient éprouver nos campagnards, c\u2019est la rareté de l\u2019eau, Il faut, et dans cela bien des villages, la charroyer du fleuve même pour le bétail.Le gros froid que nous subissons en ce mois de mars, fait appréhender que la sécheresse sera prolongée.Le fourrage aussi se fait rare dans nos campagnes déjà même plusieurs cultivateurs sont à bout et doivent acheter des pro- visons pour leur bestiaux.\u2018A l\u2019automne, on demandait gros prix pour les animaux gras, On a refusé de vendre ; on comptait sur des moments plus propices.La baisse est survenue, les bouchers n\u2019ont pas voulu acheter, les animaux sont restés dans l\u2019étable et ont mangé le fourrage puis : vencrecne Adieu ! veau, vache, etc.\u201cLes requêtes demandant à la législature que le terminus du chemin de fer soit arrêté à Québec ou dans les environs, se signent dans nos paroisses, aveo le plus grand enthousiasme, Ce serait grand malheur sile bon peuple éprouvait déception ! Nos gens des campagnes ont grand espoir dans l\u2019omnipotence de nos législatures, Si le peuple est frustré dans son attente, on devra craindre la réaction.\u201d Election d\u2019officiers À une assemblée des membres de l\u2019Union St.Joseph de Berlin, Platts., tenue le 8 mars, on a procédé à l\u2019élection des officiers.Les messieurs dont les noms suivent ont été élus : Chapelain.\u2014Rév.E.J.Walsh, Président.\u2014George Fournier, réélu.Vice-président.\u2014 Charles Labrèque et William Dubois, Sec.-Arch.\u2014 Louis Olivier, réélu.Ass.-Sec.-Arch.\u2014Vital Morel.Sec.-Corr.\u2014Gédéon Dubois.Seo.-Trés.\u2014 Pierre Larochelle, réélu, Collecteur-Trés, \u2014 Nap.Marchand, réélu.Assistant.Edouard Toussaint.Comm,-Ordonn,\u2014Frangois Dubé, Asst.-Ordonn.\u2014 Dorique Belliveau, Comité d\u2019enquêtes, \u2014 Alfred Coulombe, Adolphe Coulombe, Charles Fec- teau, Louis Rodrick et Alfred Masse, Par ordre, GÉDÉON DUBo1s, Sec.-Corr.Compatriotes rapatries Une dizaine de familles canadiennes- françaises de Cohoes, N.Y., sont de retour au pays.Dans une conversation qu\u2019un reporter a eu avec ces compatriotes rapatriés, il a appris d\u2019eux qu\u2019ils seraient suivis d\u2019un grand nombre d\u2019autres familles canadiennes, qui reviennent au pays, convaineus qu\u2019elles sont, que l\u2019ouvrage est plus abondant et rémunérateur ici qu\u2019aux Etats-Unis, \u2014 Societe St-Jean-Baptiste Les élections annuelles des officiers de la société, de Chicoutimi, ont eu lieu dimanche dernier.Pré.-hon.Mgr Dominique Racine ; Pré.-actif : M.le Dr C.A.C.Lacombe, en remplacement de M.J.À.Gagné, M.P.; Ass,-pré.M.M.Caron, réélu ; ler V.-pré.M, P.A.Guay, en remplacement de M.F.-X.Gosselin ; 2ème V.-pré.M.J.B.Godin, en remplacement de M.O.Lachance, décédé ; Tré, M.Edouard Savard; Ass.-tré.M.J.A.Claveau ; Sec.-arch.M.le Dr L.E.Beauchamp ; Ass.-sec.-arch : M.Henry Bergeron; Com.-ordon, M.J.D.Guay, M.O.Bossé et A.Bossé ; Membres du comité de Régie : M.l'abbé Lemieux, MM.J.A.Gagné, D.Tessier, A.A, Hudon, F.X, Gosselin, P.H.Boily, L.Guay, T.Boily, E.Lemieux J.-B.Petit, Bucher Lemieux.Detrousseurs Un genre nouveau de © pickpocke- tage \u201d\u2019 est signalé à Paris, Il consiste, paraît-il, à envoyer dans es jambes de la victime désignée un okjet quelconque, destiné à lui faire perdre l\u2019équilibre dans les bras d\u2019un complice qui profite de cette embrassade forcée pour fouiller à loisir les poches à proximité, Le truc est d\u2019au- tant plus ingénieux que, la plupart du compare Pme temps, le voleur reçoit les plus chauds remerciements du volé pour l'assistance qu\u2019il vient de lui prêter\u2026avec usure.Ne pourrait-on dénommer ces aimable industrielles des escrocs en jambes ?i es comètfes Nous aurons trois comètes cette année.C\u2019est bien peu, quand on songe aux années précédentes.Ce sera d\u2019abord celle qui porte le nom d'Encke, qui accomplit sa révolution en un peu moins de 1,200 jours.En avril, l\u2019une des comètes périodiques de Tempel atteindra son périhélie.Enfin vers le mois de juillet ou août, l\u2019époque n\u2019est pas encore déterminée, nous verrons une troisième comète périodique, celle qui fut découverte à Cambridge, en 1858, par l\u2019astronôme Tuttle.Le commodore Vanderbilt .On lira aves curiosité quelques détails sur les commencements de Vanderbilt.Il était d\u2019abord£petit employé, il conduisait un bateau, qui faisait le service entre New York et la rivière \u2018\u2018 Raritan par les Narrows.\u201d\u201d Dans ce temps là, New Brunswick était un point assez important, Mme fVanderbilt eut l\u2019idée d\u2019établir un petit hôtel ou restau- raut, qu\u2019elle dirigerait pendantique son mari conduirait son bateau, Elle établit, en effet, son restaurant qu\u2019elle appela Ballona Hall, tout \"près du canal, un peu au-dessous de Brunswick, Elle y réussit et gagna de l\u2019argent.Un jour Cornelins vint à elle, d\u2019assez mauvaise humeur ; il voulait acheter un bateau à vapeur, et n'avait pas assez d'argent pour en faire l\u2019acquisition ; Mme Vanderbilt lui demanda ce que cela coûterait, Cornelius le lui dit, Elle ne répondit pas, alla à son armoire, et, tirant quelques vieux bas, pleins de pièces d\u2019argent ; voilà, dit-elle, vois s\u2019il ÿ en a assez.Vanderbilt prit l\u2019argent, fit son emplette et c\u2019est de là que date sa rapide fortune, qu\u2019il amassa en économisant.Il disait, sans gesse, à ses enfants : \u201c Soyez économes, vivez petitement, et vous réussirez, vous deviendrez puissants.\u201d.Le roman d\u2019an assassin La cour d'assises de la Charente vient d\u2019avoir à juger une affaire assez romanesque et qui surexcitait vivement la curiosité publique.Le côté mondain du procès avait attiré à l\u2019audience une nombreuse assistance ; le procès offrait ce double attrait, assez rare : la complicité d\u2019une femme et le voyage d\u2019amoureux, au lendemain du crime, sous le ciel pur de l\u2019Italie, Le 20 avril dernier, deux vieux rentiers d\u2019Angouléme, M.et Mme For- geaud, étaient assassinés chez eux, On pénétra dans leur maison de la rue des Boissières, où ils avaient vécu fort isolés et où on les trouva tous deux sans vie ; le meurtre devait remonter à plusieurs jours, Mme Forgeaud baignait dans son sang, la gorge ouverte, le corps recouvert d\u2019une housse de fauteuil.M.For- |geaud, qui était paralysé et ne se levait plus guère, gisait dans son lit.Les assassins, après avoir attaché son seul bras valide à une roulette du lit, avaient dû asphyxier le vieillard en lui appliquant la main sur la bouche, On retira du foyer un rasoir à demi carbonisé, mais sur le manche duquel se voyaient encore des traces sanglantes, La maison avait été mise au pillage.Les époux Forgeaud passaient pour riches, Ils possédaient, notamment, 30,000 francs placés sur l\u2019Etat : titres, bijoux, argent, tout avait disparu.Les soupçons ne s\u2019égarèrent pas : l\u2019année précédente, Forgeaud avait recueilli un neveu, Pierre, qui végétait à Bordeaux, et qu\u2019il avait appelé auprès de lui pour aider sa femme à tenir la maison, .Les deux vieillards adoraient ce gar- gon, ils voulaient lui laisser leur fortune.Pierre Forgeaud eût pu attendre patiemment la mort des deux braves gens qui l\u2019avaient tiré de la misère.Une femme survint, qui s\u2019emparra de son esprit et qui fit de lui un assassin parce qu\u2019elle n\u2019était pas l\u2019héritière, et parce qu\u2019il lui fallait le lien d\u2019un crime commis en commun pour s'assurer la possession da l\u2019homme et de la fortune.C\u2019était une couturière, la femme, Elle séparée de corps, et habituée de la maison Forgeaud.C\u2019est chez les vieux époux qu'elle connut Pierre, qu\u2019elle de- = - vint sa maîtresse,et l\u2019assassinat conïcida avec la disparition des deux amants, Pierre tua son oncle sa tante, il les vola puis s\u2019enfuit avec sa belle, Pendant six mois, les recherches furent infructueuses.Enfin au mois de novembre dernier, le parquet d\u2019Angoulême apprit qu\u2019un banquier de Milan, M.Lonati, avait acheté 25,000 francs de rente française portant les numéros des valeurs volées chez M.et Mme For- geaud.On rechercha les vendeurs, et c\u2019est ici que se dessine le côté romaues- que du procès.Pierre Forgeaud ct la femme Elie avaient changé de nom, de nationalité, d\u2019état social.Le crime commis, la maison d\u2019Angoulôme pillée, ils étaient partis par le premier train, ils avuient gagné la Suisse, puis la Haute-Italie et, sous le nom de Charles et Eva de Chas- tellas, ils habitaient une villa ravissante au bord du lac de Côme, à quelque distance de Bélagio.Les deux complices menaient la vie élégante et joyeuse.Ils se donnaient et on les prenait pour de jeunes/mariés portugais, L'été, ils avaient reçu nombreuse société dans leur résidence pleine de fleurs et de verdure ; l'automne venu, ils étaient allés chasser le chamois en Suisse, et on les avait vus revenir, au mois de novembre, surchar- gës de trophées cynégétiques, M.Charles de Chastellas avait un valet de cham- brs polyglotte ; Madame, une soubrette interprète et un piano, bien qu\u2019elle fût aussi innocente de la musique que de l\u2019orthographe.Quand ils eurent dissipé l\u2019argent comptant, il fallut bien vendre les valeurs, et c\u2019est ce qui les perdit, Un jour la gendarmerie italienne vint sonner discrètement à la grille de la jolie villa de Bellagio, M.de Chastel- las ne s\u2019émut point à la vue des uniformes, et il répondait avec aplomb que Pierre Forgeaud lui était inconnu quand un coup de feu retentit.Mme de Chas.tellas, de son boudoir, avait entrevu les chapeaux à deux cornes, et plutôt que de retourner jouer le cinquième acte du drame devant les juges de sa patrie, elle coupait court à la pièce cz essayant d\u2019un dénouement tragique et précipité.On l\u2019a sauvée, on l\u2019a extradée, et c\u2019est dans ces conditions que, redevenue la femme Elie, elle comparaissait devant la cour d\u2019assiges de la Charente aux côtés de Pierre Forgeaud.Les deux amants se défendent assez | sottement en racontant l\u2019histoire ridieule d\u2019un inconnu qui leur aurait remis l\u2019argent des vieillards assassinés, argent qu\u2019ils auraient pris tout naivement et gans penser à mal, Les jurés n\u2019ont pas cru que c'\u2019était arrivé, comme aurait dit, dans son langage plein de distinction, Mme de Chas- tellas, Pierre Forgeaud a été condamné à mort et sa maîtresse aux travaux forcés à perpétuité.C'est la fin de leur lune de miel.Scandale pendant tn mariage Une scène scandaleuse est venu troubler dernièrement un mariage dans le quartier Ménilmontant, Dans la matinée, trois landaus s\u2019arrêtaient devant l\u2019église de la rue Julien-Lacroix.Da premier descendit une jeune et ravissante petite brune, toute vêtue de blanc le teint un peu pâli par l\u2019émotion que crée habituellement ce genre de cérémonie, Sur la tête de la jeune femme, la classique couronne de fleurs d\u2019oranger, Cependant les parents, les témoins et le fiancé sortent à leur tour des voitures, et le cortège va bientôt pénétrer dans l'église quand on voit accourir tout à coup un grand jeune homme, de mise élégante, mais dont les traits bouleversés et le visage pourpre montre l\u2019exaspération.Tout à coup il s'approche de la jeunc mariée et, dans un mouvement d\u2019indignation, il lui arrache sa couronne d'oranger qu\u2019il jette sur le trottoir et la piétine ensuite, On juge de la stupeur que causa parmi les parents et les amis cette agression aussi brutale qu\u2019imprévue.Cependant le jeune homme fut vigoureusement empoigné par les personnes présentes et remis entre les mains des agents, qui le conduisirent au poste voisin, C\u2019est le dépit de n\u2019avoir pu épouser cette jeune femme, dont il était éperdument amoureux, qui l\u2019avait, paraît-il poussé à cette scène regrettable, 1 ors ; , sl jut ; de art gg du 15 posté Le Ç gas whs i onal.i celui Robert, Dr Iii irl p la co fer eat 2 Les drames de l\u2019ivrognerie | Presque tous les ans à pareille épo- l'intérêt de ses enfants, et que ce n\u2019est ue, l\u2019abus des spiritueux fait dans|AU2 Parce que Bayotte ameutait le pu- ptre ville un certain nombre de vioti-| Pie qu'il avait tiré.M Ba tes.Nous en avons déjà enregistré plu-| , Dans 1 après- midi, me Bayotte jeurs à l\u2019heure qu\u2019il est, et il y en a ou ?256 rendue à l'hôpital Beavjon pour he nouvelle hier matin, mais il s\u2019en est YOir son mari, avec un employé de la lu de bien peu quiln\u2019y en ait eu deus, maison Van Bezels, mais Bayotte, vu la Dans la nuit, il y a ea noce en gravité de son état, n\u2019a pu lui parler.bgle à l\u2019auberge Guillette, rue Made- Les magistrats instructeurs se sont ren- I Man: - A ne, faubourg St-Jean, ct comme la dus à l'hôpital pour faire une enquête, apart du temps, cela s\u2019est terminé par 22319 Bayotte a refusé formellement de e bagarre.Un nommé Charles Robert dire où était Mme Quinet.Bi à cumulé autrefois les métiers de : \u2014 ; mturier en fourrures et de peintre en Le chien du contrebandier iments, a été misàla porte après| Une chasse des plus émouvantes vient bir été rossé d\u2019importance.d\u2019avoir lieu dans un des bois qui avoi- ua police l\u2019a ramassé un peu plus/sinent Fourmies, Un de ces petits chiens \u2018A dormant sur le trottoir et l\u2019a con-lque certains individus emploient pour lit au poste No.7, à la tête de l\u2019esca-|faire la contrebande du tabac venait de r de la rue de la Couronne.Vers sept déboucher du bois, près de la route.Le uses du matin, Robert a été transféré |nez au vent et la patte levée, l\u2019intelli- poste central, rue Ste.Ursule, où il|gent animal, en éveil, semblait avoir p pas tardé à être pris de congestion |éventé un douanier en embuscade, Son Imonaire.flair et son instinet ne l'avaient pas Le Dr.Deblois qui a été mandé, altrompé ; aussi, sûr du fait, il détala à jayé de rétablir la respiration, mais |toute vitesse, ayant à ses trouces un de n\u2019y a fait eble malade a expiré |ces grands eb féroces chiens de doua- henre plu\u201c tard.Le cadavre a été|niers, nsporté 4 la Morgue, oli le coroner] Malgré le collier de tabac qui lui Îleau tiendra une enquête ce matin.|entourait le cou, la pauvre bête conser- Le défunt était âgé de près de cin-[vait une assez grande avance, lorsqu'un pnte ans, ; second chien de douanier lui coupa le Vers 1,30 heure hier après-midi, le!chemin, Aussitôt, le petit animal fit un éphone de l'hôtel St.Louis a informé [crochet et grâce à son agilité, aurait police, que deux individus gisaient |peut-être fini par échapper à ses pour- ps-morts près de là, suivants, lorsqu\u2019il eut la malencontreuse Dix minutes après ils étaient rendus|idée de se jeter dans un de ces grands poste central.Co sont les nommés!étangs qui se trouvent daus ces bois.jalen et Ritohford.On a dû faire! Malheureusement, les herbes ayant I celui-ci ce qu\u2019on avait fait le matin |entravé ses mouvements, un de ses terr Robert.ribleg ennemis l\u2019atteignit et, d\u2019un coup ie Dr Deblois a réusssi cette fois à|de sa puissante mâchoire, lui enleva la iblir la respiration et à faire dispa-| moitié de la tête.re la congestion qui commençait à| Ainsi finit cette chasse, moins rare per cet individu.qu\u2019on ne le croit sur les frontières de _ Belgique, Poète incompris | Hier, & sept heures du matin, un drame, qui a produit une très vivelindividu, paraissant âgé de quarante ion, s\u2019est passé le D mars au matin [ans environ, s\u2019est jeté dans la Seine, hrs, boulevard Haussman, près du pont des Arts.Retiré aussitôt .le.docteur Quinet, sujet beige, | par les deux frères Hennebuis, mariniers de 4G ans, établi depuis longtemps|à bord du bateau l\u2019archimède, il a été 1K, près Charleroi, où il occupe une [transporté au poste de secours voisin.de situation, marié, père de six! Dans une des poches de son palotot, pts, avait reçu dans son intérieur|on à trouvé la pièce de vers suivante, e ses voisins nommé Bayotte, agent] qui ne rappelle, hélas ! que de fort loin fbires, également marié etpère delles adieux à la vie de Gilbert ou ceux enfants, Bayotte ne tarda pas à! d\u2019Kscousse ou de Lebres : r des relations coupables avec Mme et, malheureux docteur fut naturelle- le dernier à s\u2019apercevoir de la co- e qui se jouait à ges dépens et dont le monde plaisantait.Lorsqu\u2019i t son malheur, il fit une scène ter- à sa femme, qui abandonna le pile conjugal et partit sans indi- le lieu de sa retraite, yotte, qui avait une mauvaise ation comme financier, et qui a la police correctionnelle, à laquelle irame boulevard Hsuss- mar Je dispose librement de ma vie N'ayant aucun souci Que celui de l'ennui Je me nomme Gastro Antony C\u2019est pourquoi je me donne ce Lit Malgré toutes les tentatives faites pour le rappeler à la vie, ce malheureux a csombé,.Véêtures Une imposante cérémonie religieuse a eu lieu mercredi à l\u2019Hôpital du Sacré- ; : i ésidée par M.le urait pas pu échanne \u201cinter.Our.Elle était prés D ba da de ses Pan ra grand vicaire Cyrille Légaré.Deux ÿ à six mois, avec sù femme et|Jeunes filles ont prononcé leurs derniers pants pour venir à Paris vœux et deux autres ont pris le saint =, .i pa habit.Les noms des premières sont gré son départ, les bruits ficheux ; ; _ turaiens sur Mme Quinet continuè- Mile Clarida Turcotte, de St-Anselme, 3 ; eligi -Pi 5 Mlle be fi ; vant [CD religion sœur St-Pierre, et \u2018 inalement lo Dr Quint eroyant Olive Simard, de la paroisse St-Fran- Fe: arrivait à Paris pour avoir des gois-Xavier, (Petite ph ère), en reli- - .- o tions aveo Jui et savoir où de- gion seeur Ste argon C.: fit sa volage moitié.Les deux postulantes se nommen hant que Bayotte travaillait chez Mile Alma Allard, de Se-Rooh de Qué fn Bezels, courtier en farines, bou- be, of re Mario âquet, de Dt- Haussman, il l\u2019attendit devant |**9N0TÉ de Deny.Legaré fai e, le matin, à neuf heures, Au| M- le grand vicaire Logaré a taf, ht où Bayotte arrivait au maga-[en \u2018cette ciconstance, une touchante 2 jl\u2019apercut, et, comme Quinet l\u2019a- allocution.penacé plusieurs fois de lui casser ins, il prit peur et se mit à crier : Au secours ! à l\u2019assassin ! Les personnes dont les noms suivent public s\u2019amasss, et le docteur [étaient invitées & diner 3 Spencer Wood, 1, affolé, sauta à la gorge deljeudi soir: te.La foule vouldt s\u2019interposer.! Les hon, conseillers législatifs Thos .le malheureux perdant complè-|Wood, J.L.Beaudry, B.Gérin, Lb la tête, sortit de sa poche un| Archambault, J.À.Dorion, J.G.La- er chargé de six coups et fit feu.violette, Dr LaRue, Champagne, Mé- yotte, atteint à la tête, au dessus{thot, E, Rémillard et Mme Rémillard, reille gauche, tomba baïgné dans|l\u2019hon, J.S.C.Wiirtele, président de ne ; il fut relevé par des passanta|l\u2019Assemblée Législative et Mme Wür- Diner 4 Spencer Wood qu\u2019il voulait ramener au pays dans|'Thos Chapais, M.et Mme À, F, M.LE CULTIVATEUR D\u2019Eschambault, M.A.Davis, surintendant du chemin de fer du Nord, I'hon.T.J.J.Loranger, Miles Burroughs, M.le Dr Roy, Mme et Mlle Roy, le major ct Mme Lindsay, M.G.T.Cary, le capt.Sheppard, À.D.C., le licut.Garneau, A.D, C., M.Bernier, L'OCTROI Dk TERRI DU CHEMIN DE PER PACIFIQUE CANANTEN Cousiste en Terres les plus belles pour le Blé, Prairies, Paturages qu'il soit possible de trouver dans le Manitoba et les Terres du Nard-Ouest.\u2014\u2014\u201410-0; Ces terres sont à très bas prix, à peu de die- tance du chemin de fer et parfaitement convenables pour CULTURE VARIÉE, Pêle- vaga de be-tiaux, produits de forme, efc.On peut acheter ces terres Aves on sans enltüre, au choix de l\u2019achetetr, Les prix sont de $2,80 lacre en montant avec ou sans défrichements à faire et cela à des conditions faciles, et après examen fait par les Examinateurs des terres de la Compagnie.Lorsque la vento est faite à Ia condition de cultiver, UN IRABAES de la moitié du prix de vente est accordé pour la partie de terre cultivée.TFRMES DE PAIEMENTS : Ils peuvent être faits en plein au moments de la vente ou en six versements avec intérêt.On yeut obtenir des débentures d'octroi de terre de la Banque de Montréal ou de ses agences et ces débentures seront accoptées à 10 pour cent de prime de leur valeur au pair.On peut obtenir dos brochures, mappes, etc, en s'adressent au soussigné et aussi à M, John MeTavish, commissaire de terre de Winnipeg, et auquel toutes demandes relatives aux prix, conditions de vente, description des terres, etc., doivent Étre adresgées.Par ordre du Bureau CHARLES DRINKWATER, Secrétaire.6 mars, 1885.\u20144m 31 s.ce TERRE A VENDRE UNE TERRE DE DEUX ARPENTS DE FRONT SUR 26 DE LONGUEUR, eu face de l\u2019église de St-Louis de Mêtabetchouan, Lac St-Jean, sans perte, avcc une maison de 49 pieds de front sur 29 de large, grange, din.Conditions avantageuses.JOB BILODEAU, ® St-Louis de Métabetchouan 19 fév 1825\u2014c e \u20ac 174 société avantageuse.Poux informations, s'adresser par lettre à A.EB., au Bureau de ce journal.18 fév 1885\u20146fc-2f8 C 37 Graine de Negondo (ERABLE GIGUERE.) 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DE La SOLUTION ENTI-HERVEUSE \u20ac ai MALADIES |Leroyenn NERVEUSES | PARIS, 7, Boulevard Denain, 7, PARIS ?PHARMACIE DUREL Dépôt dans ins principales Pharmacies du CANADA.ne 5 2 LD 000 MOE ERAT C8 AEN A 7 Ey A (7 AP CO Ri 5 NA 5 I 0 SP VEN PE EST FT ANNE de EEE je ELSE HU Sl DU BI SUN AUD BNI ED Le hy 2 DEF \u201d 328 em des Es à O5 = z £12 a Ré f 3 B vi gh f #25 be f i ir?: i E à Àd M A o 3 j CE iN tes UP Cas date a i CEX THAT CELLOR TORGHE ARYELLE 2 : > wii 1 ¥ FF kad Vie 4 RER + & Préparé par PAUL GAGE, Phies eon) Proje.4 5 .! 459 , ; ay a Yaction de lÉLAIR GHILUE \u20ac 110 | 29 btenfaisante.Connue Pardqub:l, 1 es jé ésb en même temps que vehi ELE aie oe | i ; &3 corrige toules les scoréii = dre de lin | ono ewe d'aucune ce $, £3 Une expérien de plus GE GNITROEE Ive an htueniré que TA: É 2 était d\u2019une efigncité incontestable contre Ci \u20ac es 6 FIÈVRES ÉPIDÉMIQUES, DYSSENTE- PS.QHDLÉTA.AFFECTDES œupiTius 8 à &3 ct en général comme GÉDUPATIT dans toutes les MAT ADTRS COITOEETE TT ; ; Ç RI Cas ; ia Es Les Pilules d'Extrait d\u2019Witadr dit Bis disrttasé confnemnent se 0 ES é 8 petit volume, boules les propriétés Lowl=piry nies ef dpi) ces go ire à 7 3 Dlles conviennent surtout à la clusse ouvrière, à laquetle gites ecuteni Lu Gé 633 LÉ ; 20 : e39 penses considérables des multatyes et Les pertes de (omnis.Dépôt à Québre D' Ed, MORIN & Gle, Phuarmacion-Chimisto, TL4 roe He Jews 2 , A SD E25 20 ELE ON TR I ORB, ETT ON AT AR AFD EU, £6 AT PENA = JER AD Tp OT (052 40 AE DRE (Fath Nas 5 NPN FE A 2 NA AIA PN FN NPN] A SAN PAIN SIN TLL oP ES D UPS VIDE EU GG ES A UD SE A NF SG ay EF 0 I in i CP GRE Oa INSET ARE Mit Re .ape La EEE HUILE DE FOIE la livre.Expédié franco.C.SYLVESTRE, St-Barthélemy, Comté de Berthior.24 août 1884-\u20146mel TTC PE ER A EE HÉDAILLES d'\u2019OR ot ARGENT 44 Paris, aux Expositions de 1885 ot de 1879.ÿ BET EIR EES ORY DES PAR LES DRAGLES GAIMAUD © ar] ass) Fe Lee BIE, & Pero PTET ; AE i.4 _ 3 & qe Eoitiors 5 = 4, ic PR fe = L'evre-Zirgotées : Le Appruuvées par plusicars Sociétés de Médecine \u20ac ë de Francs si de l'Etranger ai 2 Employées depuals ples de 30 ans dans les Hôpitaux, Astles, Coionise péniton- Es 1 tigires, avec va sucous Constant, dans ies i= 4 Affections Chiorotiques ob Anémiques da touts i 8; nature, psporté à l'hôpital Beaujon, dans|tele, MM.les députés Nantel, Félix + alarmant, | meurtrier a été immédiatement/St-Maurice et Mme Faucher de Si-| né et remis entre les mains des|Maurice, F.X.Lemieux et Mme Le-| | mieux, Ernest Gagnon et Mme Gagnon, ! dosteur Quinoh » déclaré de la Sawyer, G.W.Stephens, P.E, LeBlanc, | re la plus formelle qu\u2019il était venu {I\u2019hon.A.Turcotte, hon.L.Beaubien, ations avec Bayotte, et dans le'E.Robidoux, I'bon, I.Thibaudeau, ! at de savoir où était sa femme, M.et Mme Alph.Pouliot, M.et Mme | Carbray et Mme Carbray, Faucher de! Ë is uniquement pour avoir des| MM.les députés Boyer, W.Owens, d.| Ë Faâiez Conutevrs, ls BY OHOUVELLE MÉSIONTION PRÉCIEURE ET UNIQUE SE = FOUR OA GUERISOW DRE vd CUNOONPINENCES d'URINES BS ann ~ veute so gros, à Postiors (Frenco), Bl EiCwer MM, ORIMAUD Fins à C+ (3 = 19, rue Bencenna, 13 5 ES i} - = - i SO Lipastisires à Québos : Pr ES.BORIS et 0 È ; 314, vas Saint-Jean, Bis i 2% AT Las TONTRS LEA PAINCIPALED OHARMACIBA 3 ) PSE EEE Re fede-Forrée on Quiaquiaa ot aux Écerces d'Oranges Azaver Ce précieux médicament, fruit des longs travaux où des pormévirantes études du Dactewr DYSOEE, réunit sous uno seuls forme l'Euilo de | Pole de Moree, lo Fer, lo Quineuina, ot lo Sivep d'Éosrees wPérangor £mères Les éléments qui entrent Gans ls COMpOSIMION de c9 produxs arp querxs sufisammens son immense succès et l'augmentation constants de zr owusommation prouve on ne peut mieux qu'il est pourvu de 3) Loutes en qualités nécessalres pour guérir l'Auéreie, la Chiorose, les à Maladies de Poitrine, les Bronchiies.Bhwases, Cahigrees, 1a PRERIISE @ Lx Loutes les A fuctions Serofulesses.5 à Les Médocinn les plus éminents recommandent tent j partioulièrament ce médicament, d'une cdeur agréeble, ; sans mauvais goût et dont l'usage est facile, fnrernomigän Dépét général à Paris : D DUCOUX, 209, rus 2i-Deris st dans fondes Len Principaiss Fharmaciss da Crisdm Ste APÉRITIFS, STOMACHIQUES, PURGATIFS & DÉPURATIFS # % Ils guérissent et préviennent les maladies qui se rattachent à # % l'ENGORGEMENT des INTESTINS, telles que : Brangare » Kdappétit, Migraine, Constipation, Amnas de Bile, 2 J} Congestions du Foie, du Poumon et du Cerveau, ob.TRES IMITÉS ET CONTREFAITS Exiger l'étiquette ci-jointe en 4 couleurs, avec le mot VÉRITABLES a A* 5@la1/2 boîte (50 grains) \u20148 fr.la boîte (105 grains )\u2014KOTIG dans chaquo boîte pa À Québec : Pharmacie de H.MXORIN, et les bonnes Pharmacies EN VEN TE DANS TOUTES LES PHARMACIES Dépot chez le Dr Edouard Morin & Cie.314, RUE ET FAUBOURG ST-JEAN.Te ra ss 12 LE CULTIVATEUR AGRICULTUR © Aux lecteurs Nous reproduisons l\u2019article : Berê- meuses de lait, qui est rempli defautes typographiques, tellement nombreuses que le sens n\u2019est pas saisissable, Tcrémeusts de Iait Nous trouvons dans un journal américain dévoué aux intérêts de la laiterie, un'document qui,au point où en sont rendues les études sur la question de l\u2019écrémage centrifuge, mérite plus qu\u2019une simple mention.Ce document, c\u2019est le rapport des juges appelés à se prononcer sur la valeur de différentes machines centrifuges, à la grande exposition de produits et d'appareils de laiterie, tenue à Londres, (Angleterre) en décembre dernier, Nos lecteurs devront nous savoir bon gré de le leur faire connaître.Il a d\u2019abord été publié par l\u2019Agricultural Gazette, un des pricipaux journaux agricoles du monde.Nous donnons en substance les parties les plus intéressantes.Après délibération, les juges décidèrent de s'arrêter aux points suivants dans lonr étude comparative : 1.Construction (comprenant simplicité de forme, facilité de nettoyage, de vidange cb de huilage.) 2, Analyse du lait écrémé, 3.Asalyse de la crême.4, Qualité de la crême.5.Température du lait pendant l\u2019é-| crémage.6.l'emps nécessaire pour écrémer une quantité donnée, 7.Qualité de lait requise pour faire fonctionner le séparateur.8, Prix de la machine, y compris le mouvement iutermédiaire, 9.Coût de l'installation.10.Révolutions, 11.Sûreté, 12.Avantage de faire écouler le lait écrémé ct la crême à un niveau plus ou moins élevé.13.Adaptation à un manège (horsepower.) 14, Mouvement intermédiaire, \u2014sim- plicité de construction, facilité de mise en marche, ct d'arrêt, et toute disposition permettant de neutraliser l\u2019effet que peut avoir sur la vitesse le ralentis- ment du cheval.15.Force motrice nécessaire pour le fonctionnement de chaque machine.Une copie de ce programme fut communiqué aux exposants avant le concours.À l'égard du dernier point, les autorités de l'exposition dispensèrent les juges d\u2019y appliquer leur attention, D\u2019un autre côté, ils auraient voulu se rendre compte du poids du lait écrémé et de la crême, mais l\u2019intendant étant absent, il fallut passer outre.MACHINES EXPOSÉES À ce concours il y avait quatre centrifuges : trois danois, exhibés par la Alesbury Dairy Cy, et un De Laval, exhibé par la maison D.Hald & Cie, Les machines danoises ne différaient entre elles que sous le rapport des dimensions.Aussi, pour plus de clarté, sera-t-il préférable de les désigner par les lettres A, B, et C, A, étant supposé être la plus volumineuse, Ü, la moyenne, et C, la plus petite.PREMIER POINT 1, Au sujet de la torme et des opérations du nettoyage, du vidange et du Luilage, le Laval à paru, sans contredit, supérieur aux autres appareils du même genre.Les juges ayant ordonné le vidange du centrifage Laval, un homme enleva aisément la turbine et en versa le contenu dans un seau.L'opération ne dura que quelques minutes.Pour la machine B, il failut d\u2019abord, faire sortir le lait au moyen d\u2019un siphon ; puis le dévissage, desserrage des pièces d\u2019ajustement, et le déplacement du tambour, parurent exiger le travail de deux ou trois/hommes.À la bage de la turbine se trouvait une ouverture, fermée à l\u2019aide d\u2019un tampon conique, On dût sortir celui-ci à coups de marteau, afin de faire écouler le lait resté dans le tambour eprès que le siphon eut extrait tout oe qu\u2019il était capable d\u2019extraire, Lorsque la turbine était en place, grande paraissait la difficulté d\u2019atteindre ce bouchon, Ces remarques s\u2019appliquent indistinctement aux trois centrifuges danois, vu la DEUXIÈME POINT Ordre fut donné de fournir a chaque machine 400 lbs de lait doux, du contenu d\u2019un réservoir spécial.La masse liquide devait être remuée au préalable, dans le but d\u2019obtenir l\u2019uuiformité des parts.Contrairement à leur volonté, les juges ne réussirent pas toujours à essayer en même tempg, les quatre appareils écrémeurs.La première journée de l\u2019exposition, deux centrifuges seulement \u2014 le Laval et le danois B \u2014 reçurent la quantité de lait voulue.Les autres machines ne furent servies que le lendemain, Cause de ce retard, l\u2019absence de l\u2019intendant, La température du lait, dans le grand réservoir, était de 56 dégrés.Dans le tableau suivant se trouve indiqué d\u2019une manière clair et concise le résultat des investigations par rapport À chaque machine.Si tous les détails de l\u2019analyse Le sont pas inolus, c\u2019est que les éléments du beurre, les matières grasses, semblent être, pour le moment, les seules dignes d\u2019intérêt : Révolutions requises ss 2 3 par minuto .cat Nombre de révolutions 38 S 2 3 1 CI a < atteint par minute.Jae PriX.000000000000000| R TTPO Quantité de lait néces-] à 4223 5 saire pour faire fonc-| ¥ ooo tionner le séparateur.| 5 \u2014 © 3 2 = Temps exigé pour êcre- # oe eo 9 mer 400 1bs.| 9 VSMO 3 vai * = = > u = Température du lait © 0 cq 8 pendant l'écremage.| ® © ® wo r~ = A 2 .Q Matière grasce oubeurre do 15 \u20ac 9 5 dans la crême du mot =z séparateur .229 > 3 Matière grasse dans le \u2014 ae 4 lait écrémé du sépa- Brno 2 L117 JPN AN \u2014 a 2 2 + \u2014 Matière grasse dans le ange 2 lait doux fourni.IRIN, = Ë 33 ZA ordinaire.9 his, es\u2019 chiens n\u2019étaient pas encore lancés.[faisaient croire ses compagnons d\u2019étu dun sans force, Il refusa de se battre avec Parmi t .des Ao a Le diet sieur d\u2019Angouléme et le] Tout àcoup l\u2019animal, que la vne desides et de plaisirs, et lui faisaient croire su; vous, et s\u2019il refuse, le frapperez-vous ! armi tous ces princes des âges Pr@-|u dict Jeune Advent laschai : dait furi i à lui-mé une fois sur le trône 1 fh , Se, cédents, l\u2019économe et simple Louis XII ureux laschaient|spectateurs rendait furieux, aperçoit un lul-même, qu'une fois sur le trône il qui b \u2014Je veux qu\u2019il meure ! rangé > égulier, une fois son feu de j eu| < des pants de retz, et toute manière deg passage près du bahu, +} |réaliserait tout son idéal chevalerer- wi \u2014 Vous ne l\u2019assassinerez pas ! nesse \u2018jeté de mœurs bourgeoises, de \u201c harnois, pour prendre les cerfs et les| Il se précipite, brise le bahut, et pé-|que.\u2014Je le forcerai & se battre ! bon sens et de bon cœur, les affaires du |.Brosses et méchantes bestes sauvages|nètre dans l'escalier qu\u2019il gravit.François avait douze ans lorsqu\u2019a- sd qi \u2014Vous n\u2019en aurez pas la force | dehors à part, mais sans éclat d\u2019esprit \u201c\u201c des bois.\u201d ; oo Les spectateurs de la première gale- bandonuant Amboiss (le 3 août 1508), wp De Maillé ouvrit un papier froissé| \"de physiono mie médiocre : Charles| François, quoique bien jeune enfant, |ric furent saisis de frayeur.il partit pour Paris afin d'être homme get du il tenait dans sa main gauche.VIII, dé petite mine et de petit enten-Jétait d\u2019une force corporelle tellement| \u2018\u2018 lls se essaient de rezculer, mais il|de cour.fil \u2014 Mais, tenez ! s\u2019éoria-t-il, lisez done, dement incapable de comprendre des grande qu\u2019il jouait à la grosse boule|\u201c ne le peuvent, pour la presse qui y Le 22 mai 1506, François avait été hm | eb vous me direz ensuite si les forces pensées trop grandes pour sa faible contre le Jeune Adventureuz, son ainé| estoit si grande dans cette galerle.fiancé avec le prinossse Claude, fille de mix | peuvent me faire défaut.tête ; puis, le sombre et ironique Louis de quatre ans, et Brion, avec lequel ily| \u201c Les ungs se prindrent à monter sur Louis XII.- ; Lustupin prit le papier et, à la lueur avait la même différence d'âge.« Pacoudofier des galeries ct embras-| Nommé dus de Valois, le Dauphin fh ile du roi ur à pire ole p i \u201c naissante du crépuscule, il lut ces quelques mots.\u201c Ne cherchez plus à me voir ! \u201c Qubliez-mot ! « Ne m'atmez plus! \u201c Cette nuit, sur l\u2019ordre de mon pé- j'ai épousé M.de \u201c Céranon, \u201c Adieu \u201d \u2014Et après cela, je n\u2019aurai pas la force de tuer cet homme ! s\u2019écria de Maillé.\u2014Il faut qu'il vive! \u2014Pourquoi ?\u2014Parce que j'ai besoin de sa vie durant quelques jours encore.\u2014Eit que m\u2019inporte ! \u2014I1 m'importe, à moi ! \u2014Je ne puis attendre ! Lustupin fit un geste, et saisissant les mains de Maillé : Vous voulez être vengé ?dit-il, \u2014Oh oui ! je le veux ! s\u2019écria le comte.\u2014Bh bien ! vous le serez ! Ah ! cruellement, je vous le juro, mais il vous faut attendre ! \u2014Je ne ne puis ! je souffre trop ! \u2014I] y en a qui ont souffert plus que vous, et qui ont attendu ! \u2014C'\u2019est impossible ! \u2014En voulez-vous les preuves ?Et se jetant en arrière, Lustupin fit entendre un sifflet aigu.Un homme, enveloppé dans les plis d\u2019un grand manteau, apparut soudain.\u2014Engilbert ! dit Lustupin, dis à M.de Maillé ce que le baron de Céranon vi- XI, systématiquement trivial ; plus loin déjà, dans la brume du passé, les premiers Valois illettrés et fastueux, aves leur pompe féodale, contre laquelle réagit Louis XI, parmi tout ce monde disparu, pas une figure à laquelle on puisse comparer le nouveau monarque, celui qui allait être le jeune roi de la Renaissance, Il y eut dans cette éclatante apparition une combinaison de l\u2019antiquité et de la chevalerie, pareille à la fusion de l\u2019art du moyen âge et de l\u2019art antique sur les monuments de ce temps.C\u2019est comme une fleur étrange et splendide qui ne se verra qu\u2019une fois.Ni avant, ni après on n\u2019aura eu per- mi nous l\u2019idée d\u2019une si élégante créature, non pas que cette élégance soit son domaine exclusif: les hommes élevés comme lui et de sa génération sont comme des figures détachées des toiles de Raphaël et du Titien, artistes et modèles réagissant les uns sur les autres, mais François semble le premier entre cette race olympienne, François avait deux ans lorsqu\u2019il perdit son père, en 1496, Elevé par les soins de sa mère, qui l\u2019adorait, il était allé, sur l\u2019ordre du roi Louis XIT, habiter le château d\u2019Am- boise avec elle, la princesse Louise, et sa sœur Marguerite de Valois.Le roi lui avait donné pour précepteur en chef le maréchal de Gié, qu\u2019il avait nommé capitaine-commandant du château d\u2019Amboise.Ce fut en ce temps-là (cn 1500) que Or, ce jeu de la boule, \u201c qui est un ¢ jeu d'Ttalie, non accoustumé par de \u201c ga, qui est aussi grosse qu\u2019un tonneau \u201c plein de vent, et se joue avec un bra- \u201c celet d\u2019airain bien feultreux, avec des \u201c corroyes de cuir, et s\u2019étend depuis le \u201c coude jusques au bout du poing, avee \u201c dans la main, \u201c grande et énorme puissance, \u201d core à bâtir les uns assiégés, les autres assiégeants vent do bien battus et bien frottés.sez proprement pour qu\u2019un jour que M alla tout affolé.avait donnée.t'a fait souffrir.le roi plaça auprès de François d\u2019An-: dans son Journal d\u2019Ambotse : \u2018\u2018 une poignée d\u2019estain qui se tient de- \u201c Fit est un jeu fort plaisant à ceux \u201c qui s\u2019en sçavent aider, duquel le dict \u2018\u2018 seigneur François d\u2019Angoulême jouait \u201c\u201c merveilleuse bien plus qu'homme que \u201c\u201c j'ai veu de son temps ; car il estait \u201c grand et faict pour le faire, car ce \u201c jeu demande grande adresse et bien François et ses amis s\u2019amusaient en- des petitg châteaux, des bastilles, et ils s\u2019assaillait tour à tour, avec un tel entrain, qu\u2019il y en avait sou- Les jeux prirent des proportions telles, qu\u2019on se servit d\u2019épées et d'armes offensives et défensives, armes courtoi- es, il est vrai, mais enfin tailladant as- de Vendôme assistant à ce jeux, 1] s\u2019en C'est au milieu de ces jeux que le comte d'Angoulême fut, à l\u2019âge de six ans,emportée par\u2018une hacquenéej que le maréchal de Ci, son gouverneur, lui Voici comme la princesse Louise de Savoie raconte elle-même cet accident fit ses premières armes à dix-huit ans, en Navarre, guidé var les conseils de La Palisse.{était en 1512, En 1513, il avait commandé l\u2019armée ds Picardie, puis la paix était venue.Le 18 mai 1415, son mariage avec la princesse Claude fat authentiquement \u201c\u201c soient les piliers, se tenant à califour- \u201c chon pour se jeter dans la cour, si be- \u201c soing grand eust absolument esté.\u201c Et ne se fault poinct esmerveiller \u201c si on y devait avoir peur, car ils n\u2019a- \u201c voient nuls bastons prospices à culx \u201c deffendre du\u2019une si cruelle beste, avec- \u201c que ce que l\u2019ung eust empesché l\u2019aul- tre.\u201d célébré.Toutefois, le sanglier ne s\u2019occupa pas| Le ler janvier 1514, François ler d\u2019eux.était proclamé roi de France.À la tristesse succéda la joie.Cet événement au trône excitait d\u2019iri- menses espérances parmi les Français toujours avides de nouveautés, et enau- yés d\u2019ailleurs d\u2019un roi vieux, uvaro, dont les vertus étaient ssns éslat.et dont les défauts avaient quelgus chose de mesquin et de triste.La France semblait rajeunir aveu son jeune et brillant successeur.C\u2019est à cetto époque plore l\u2019histoire que nous reprenoas ace rC- cit.C\u2019est à l\u2019ouverture du règne de François ler qu'à liou le dénoûment de cofts histoire.Montant rapidement les dégrés, il courut droit vers l\u2019endroit où se tenait le prince François d\u2019Angoulême.La porte de la chambpe de la princesse Louise était ouverte : rien n\u2019était donc plus facile de se mettre à l\u2019abri.Mais François se mit a rire, et, ordonnant à tous ceux qui étaient là, hommes et femmes, de se placer derrière lui, il attendit.Je veux voir ce que le sanglier tentera contre moi ! dit-il.Les princesses étaient en proie à une frayeur extrême, et plusieurs gentilshommes voulurent s\u2019interposer, mais François ordonna à chacun de ne pas bougé avec une autorité telle, qu\u2019on lui obéit pascivement.Le sanglier s\u2019avança lentement, mais farieux, la gueule pleine d\u2019écume, faisant craquer ses mâchoires avec des ac- compaguements effroyables.La place était libre, François était seul, à dix pas en avant de la foule, en face du sanglier.François tira froidement son épée.Le sanglior était à deux toises.3 de L Les Borps pu Ruin Pressée à gauche par la :ivière la Nahe, à droite par les eaux trmuleneu- euses du fleuve, Bingen, la piisor ville, ge développa en forme de triang!o autour d'une cglise gothique, adosséo à une citadelle romaine.| 14 LE CULTIVATEUR \u201c\u201c Du côté de Mayence, dit Victor ¢ Hugo, rayonne, étincelle et verdoie \u201c la fameuse pleine Paradis, qui ouvre \u201c le Rheingau.\u201c Du côté de Coblentz, les sombres \u2018\u2018 montagnes de Leyen froncent le sour- \u201coil, ?Bingen, qui appartenait alors à l\u2019archevêque de Mayence ct de Trèves, est d\u2019origine romaine.Son pont sur la Nahe, nommé encore aujourd\u2019hui le pont de Drusus, avait été bâti sur l\u2019ancien pont romain que les Treviri avaient refversée en 70, par l\u2019archevêque Wiligis au dixièms siècle, puis détruit et rebâti au quatorzième siècle.En 1302, une colonies de marchands lombards d\u2019Asti ( en Piémont ), était venue s'établir à Bingen, et avait contribué à la richesse de la ville.En 1350, elle avait résisté à l\u2019empe- pereur Albert.En 1515, Bingen était toujours puissante.Alors elle n\u2019avait pas l\u2019aspect d\u2019ancienneté qu\u2019elle a aujourd\u2019hui, mais elle avait un cachet de ville forte, Rien n\u2019est plus charmant, plus pittoresque et en même temps plus sauvage que cette partie des bords du Rhin.De Bingen à Coblentz, le Rhin est pris entre deux chaînes de montagnes, De Mayence à Bingen, il roule dans tous sa largeur, étalant ses eaux vertes, que rien ne limite et que parsèment des flots d'îles et d'Îlots, De Mayence à Bingen, il coule de l\u2019est à l\u2019ouest.A Bingen, il fait un coude bru que et s\u2019élanse vers le nord.C\u2019est ce coude, et la cause de ce coude, qui fait de Bingen l\u2019une des villes les plus pitoresques de l\u2019Allemagne.C\u2019est en arrivant à Bingen, le Rhin à rencontré une chaînes de hautes montagnes, Alors il s\u2019est froyé un passage, se précipitant au milieu de ces rochers.Se rétrécissant et s\u2019appronfondissant pour se donner pius de forces, il s\u2019est rué en avent, lâchant de ses vagues furieuse la base du Tannus et heurtant le pied de Hundsnick.Alors il continue ça route,\u2019 tournant, entourant les montagnes, roulant comme un immence torrent.Bingen, placé sur la rive gauche, se dresse précisément à l'endroit où le Rhin, faisant \u2018un coude brusque, dessine, avec la chaîne du Tannus, un triangle dont elle est la tête.La ville descend en amphithéâtre sur une colline.Un grand château, le Klopp ( aujour- d\u2019hui en ruines ),le dominait alors, C\u2019était le château des maîtres souverains, C'était dans ce château qu\u2019en 1105, les fils de l'empereur Henri IV enfermèrent leur malheureux père, contre lequel ils s\u2019étaient indignement révoltés, Ce château, qui s\u2019élevait sur la cime du Hundsnïck, sur la rive gauche, avait pour vis-à-vis un autre castel féodal.Ce castel sc nommait Æhrenfels.Tout hérissé de tourelles, il dominait les deux grands bras du fleuve.Puis comme un trait d\u2019union entre ces deux châteaux et dans l\u2019endroit le plus rétréci du fleuve, se dresse, au centre des caux qui se ruent sur lui avec des flots d\u2019écume, un bloc de quartz formant îlot, Cet îlot était entouré d\u2019un grand mur crénelé et n\u2019avait qu\u2019une seule porte.Il n\u2019était absolument abordable que par l\u2019endroit où était pratiquée cette porte.La muraille était auras du rocher, ct le rocher s\u2019enfonçait à pie dans le Rhin.Au milieu de l'Îlot se dressait une tour, ronde, crénelée, bâtie sur le mo- déle des tours du moyen age.Ainsi placée, la tour, dans l\u2019ilot, était maîtresse du Rhin.Elle s\u2019élevait précisément au centre du coude, et derrière elle, c\u2019est- à-dire à gauche, il y avait un banc de brisants tellement aigus qu\u2019un bateau ne pouvait y passer.Cette digue rocheuse, ge prolongeant vers le nord, était telle, qu'il avait fallu creusus Lu cxbal artificiel, par lequel passent aujourd\u2019hui les bateaux à vapeur, et qui se nomme le Bingenloch ( tour de Bingen).C\u2019est dans cette partie de l\u2019Allema- Rhin dans cette magnifique forêt de Niederwald, appelée la forêt intérieure.Il est dix heures du matin.LI LE Rain.\u2018\u2018 Le Rhin réunit tout, a dit Victor Hugo, Le Rhin est rapide comme le Rhône, large comme la Loire, encaissé comme la Meuse, tortueux comme la Seine, limpide et vert comme la Saône, historique comme le Tibre, royal comme le Danube,\u201c mystérieux comme le Nil, pailleté d\u2019or comme un flenve d\u2019Amérique, couvert de fables et de fantômes, comme un fleuve d\u2019Asie, \u201d Les poètes allemands appellent souvent le Rhin, le Æhin ou le roi Rhin, \u2018 Doit-on s'étonner, se demande un écrivain allemand, qu\u2019on désigne sous de pareils noms an fleuve qui rappelle tant de victoires et de défaites de Ro- mainset des barbares, tant d\u2019exploits chevaleresques dans lestemps féodaux, tant de conciles ecclésiastiques, tant de guerres et de négociations de paix dans les temps modernes, tant de couronne- ments de ces empereurs dont la dépouille mortelle repose à son côté, tant de rois fameux et tant d\u2019illustres capitaines, \u201d L'histoire même succincte du Rhin, remplirait plus d\u2019un volume, car c\u2019est l\u2019histoire d\u2019une partie de l\u2019Europe, l\u2019histoire des grands règnes, Charlemagne, Louis XIV, Napoléon ont trempé dans le Rhin leurs pieds victorieux, éclaboussant l\u2019Europe entià- re.Mais si le Rhin est beau depuis sa source jusqu\u2019à son embouchure, si durant ces 1.300 kilomètres de navigation il est majestueux, puissant, terrible, il n\u2019est véritablement essenciellement pittoresque que d\u2019OEstrich à Coblentz, Mais dans cette partie de son cours, le fleuve aun caractère qui:n\u2019appartient qu\u2019à lui.D\u2019OEstrich à Coblentz, le Rhin coule entre des montagnes d\u2019une hauteur à peu près égale, et toutes couronnées de vieux castels qui se succèdent, sans la moindre interruption, le long des deux rives, Il n\u2019existe pas une seule montagne privée de son antique manoir.Aujourd'hui ces châteaux, ces schloss sont devenus ruines, et le temps écoulé a consacré leur grandeur.Aujourd'hui ce sont les restes des demeures des grands seigneurs.Jadis, alors qu\u2019ils étaient dans leur splendeur, des châteaux princiers étaient tout simplement des repaires de ces seigneurs chefs de bandits, qui avaient pour unique occupation de détrousser les passants ou de leur faire payer un tribut.Au moyen âge on ne comptait pas moins de trente-deux péages différents de Bingen, a Coblentz.On pense si la navigation et les voyages revenaient chers ! Si cher méme que Rodolphe de Ha- lesburg, au treizième siècle, entreprit la guerre contre les seigneurs du Rhin et détruisit plusieurs chateaux pour diminuer les droits de péage.Encore ne réussit-il que bien peu.Pour affranchir le pays, il ne fallut rien moins longtemps plus tard, que la ligne complète des visles du Rhin qui s'associèrent ensembe et organisèrent une puissance redoutable.Elles parvinrent ainsi à mettre un terme aux exactions et aux vols des possesseurs des grands châteaux, La Tour maudite n\u2019était pas ct n\u2019est pas encore le seul monument construit au milieu du fleuve et le dominant.Il y a encore la Pfatz ou le Pfatz- grabenstien (ce qui traduit littéralement veut dire rocker du trou palatin).Ceite expression, au reste, justifie parfaitement le lieu qu\u2019elle qualifie et est justifiée par lui.Quand après avoir quitté Bingen, on descend le fleuve, et qu\u2019on a passé entre Falkenburg, Sonneck, Lorckh et Bacha- rah, on atteint un endroit où le fleuve est encore extrêmement resserré aujour- d\u2019hui, mais c\u2019était bien davantage autrefois.Après Bacharuhk, le Rhin s\u2019engouffrait dans un entonnoir do rochers avec un flot d\u2019écume et de bruits sourds dignes de l\u2019Océsn.gne que nous prions le lecteur pe nous Suivre.Nous sommes sur la rive gauche du Wilde Gefælrt.Ce mauvais passage était appelé le travaux successifs des ingénieurs français ct prussiens).Au Wilde Gefæhrt, le fleuve se jette à droite, décrivant une courbe à l\u2019extrémité de laquelle est la ville de Caub.Ein face de cette ville, au centre du Rhin, un gros flot rocheux.C'est le Pfumgrabenstein.Sur cet îlot l\u2019empereur Louis.le-Ba- varois avait fait construire an château au quatorzième siècle.Ce château flanqué de tourelles, avec ses grandes tours, ses clochetons, ses murailles, ses portes basses à fleur d\u2019eau est une véritable citadelle aquatique.Commandant absolument le fleuve, à droite et à gauche, il était pourvu d\u2019une garnison qui faisait payer droit de passage à tous les bateaux, barques et nacelles, tous et toutes, même les embarcations, allant seulement de Ba- charak à Caub et de Caub à Bacharah, Et maintenant revenons à Bingen, l\u2019ancienne ville romaine, revenons au Rudesheimschloss, que, dans son admirable livre, le Rhin, Victor Hugo décrit si pittoresquement dans son état actuel, revenons à Rudesheim-Brcmser, l\u2019ancionne d>meure du père de la belle Giselle.L'admirable manoir que ce donjon carré.Des \u201ccaves: romaines, des murailles romaines, une salle de chevaliers dont la table est éclairé d\u2019une lampe fleuronnée pareille à celle du tombeau de Charlemagne, des vitraux de la Renaissance, des lanternes de fer du treizième siècle accrochées au mur, d\u2019étroits escaliers à vis, des oubliettes dont l\u2019abîme effraye, des urnes gépulerales rangées dans une espèce d\u2019ossusire, tout un ensemble de choses roires ct terribles, au sommet duquel s'épanouit une énorme touffe de verdure et de fleurs, d\u2019où l\u2019on contemple les magrificences du Rhin, Il y a des allées dans ce monstrueux bouquet et l\u2019on s\u2019y promène.De loin c\u2019est un courozne, de près c'est un jardin- .A l\u2019époque où remonte ce récit, 1 Rudesheimschloss était dans toute sa pcétique beauté, dans toute sa force, dens touts sa vigueur, Rudesheim, Ehrenfels, Bingen, sont les trois points du triangle formé par le courbe rapide du Rhin.Bingen est la tête, le sommet, Eh- renfels ct Rudesheim les deux points extrêmes de la base.La tour maudite était au centre.LIT CATHERINE On était en juillet, la chaleur était forte, le soleil radicux.Un homme jeune ezcore et une jeune femme suivalent, au pas de leurs chevaux, la route de Creuznach à Bingen.Le joune homme était beau cavalier et richement vêtu.La jeune femme était ravissante de grâce et d\u2019élégance.Tous deux causaient en échangeant de douz regards et de plus doux sourires.\u2014Eh bien ! Catherine, es-tu heureu- re ?disait le cavalier, \u201c \u2014 Autant, Aymeric, qu\u2019on peut l\u2019être sur la terre ! répondis la jeune femme.\u2014Tu m\u2019aimes ?\u2014-De toute mon âme ! \u2014 Et moi, je t\u2019adore à donner ma vie éternelle pour tc voir toujours aussi souriante.\u2014Oh ! le beau pays, Aymeric, que celui que Lous visitons, \u2014Iit que nous visiterons souvent, Catherine, puisque le duc de Lorraine nous enverra tous les ans auprès de gon cousin, le comte de Hesse.\u2014Eit mon père viendra nous rejoindre à Mayence.\u2014Oui, nous reviendrons ensemble à Paris.\u2014 Oh ! que ce seza bon ! Comme la vie est belle quand on est heureux, Hélas! gni m\u2019eût dit il y a deux ans que nous serions tous deux sur cette route ?\u2014H y a deux ans | dit Aymeric avec un soupir.Puis, après un silence : \u2014Ne parlons plus de cela, Catherine, reprit-il, car je n'ai qu'ul regret.- Lequel ?\u2014 C'est que ce misérable.qui voulait faire ton malheur, ne soit pas mort de ma main, \u2014Aymeric ! \u2014dJ\u2019aurais voulu le frapper.(Ta été élargi et creusé par les \u2014Celui qui l\u2019a tué, Aymerie, avait aussi droit de vengeance, car il avait cruellement souffert, \u2014Oui.pauvre Engilbert, Il est retourné à Bercelonnette.\u2014 Oui, avec Claudine.\u2014Eit ce M.de Lustupin ?\u2014 Hélas ! Catherine, je n\u2019ai plus entendu parlé de lui depuis deux ans.\u2014Qu'\u2019est-il devenu ?\u2014On l\u2019ignore.-\u2014dJe l\u2019ai cherché partout, car c\u2019était un ami véritable, celui-là, et je n\u2019ai pu le rencontrer, ni avoir de ses nouvelles, Ils venaient d\u2019atteindre le sommet d\u2019un côteau, et le magnifique paysage du Rhin se déroulait sous leurs yeux.\u2014Âh ! dit Crtherine avec admiration, que c\u2019est beau.-\u2014Oui, dit Aymeric c\u2019est bien beau, \u2014Je voudrais connaître les noms de ces châteaux, \u2014Eh bien ! c'est facile.Voild un habitant du pays qui passe.Je vais l\u2019appeler, hé ! hé ! mon ami.Un paysan s\u2019approcha.-\u2014 Vous connaissez ce pays ?\u2014Oh oui ! monsieur répondit le paysan.\u2014Comment vous appelez-vous ?\u2014Wilhem, des renseignements sur ce que nous voyons.\u2014A vos ordres.\u2014Quelle est cette vetitite ville, là, au- dessous de nous, ?\u2014 C'est Bingen.\u2014Ah | Et ce chateau, 13, en face ?\u2014C\u2019est Ehrenfels.\u2014Et cet autre ?C\u2019est Rudesheim.\u2014On dirait qu\u2019il cst en ruines | dit Catherine.\u2014Oui, madame, il cst abandonné, A qui estil ?A personne.À qui était-il ?À un seigneur de Mayence, celui que Dieu a puni quand il voulait nous faire tous souffrir.\u2014 Comment ?\u2014I! avait pris tous les blés du pays pour nous faire mourir de faim, \u2014En vérité ?\u2014Oui, madame ! \u2014 Et comment se nommait ce seigneur qui entendait si mal ses devoirs ?Hatto.\u2014Eit il est mort ?\u2014 Oui, ~=Quand cela ?11 y a deux ans, \u2014Dans ce château.\u2014Non, dans cette tour.\u2014Cette tour noire et tout démantelée qui se dresse au milien du Rhin ?\u2014Oui.\u2014C'est là qu\u2019il est mort ?\u2014C\u2019est là qu\u2019il a été puni.Il avait enfermé tous les grains dans cette tour pour nous faire mourir de faim, mais ls nuit où il avait placé le dernier sac, Dieu l\u2019a frappé, Il y eut un orage affreux ! Le Rhin s\u2019est soulevé, la terre a tremblé et elle a fait tomber une partie de la tour, le tonnerre a brûlé ce qui était resté debout, -\u2014Oh ! mon Dieu ! \u2014Mais ce n\u2019est pas tout | \u2014Quoi donc ?\u2014 Les rats du pays et des villes voisines se sont réunis attirés par l\u2019odeur du blé.Ils ont traversée le Khin ct en une nuit ils ont tout dévoré, même le cadavre, \u2014\u2014Bainte vierge | dit Catherine en se signant, c\u2019est vrai ?\u2014Si vrai, madame, que depuis ce jour, et il y a deux ans de cela, on n\u2019appelle plus la tour que la Tour AUX Rats, \u2014Et il n\u2019est rien resté de ce que contenait cette tour ?demanda Ayme- ric, .\u2014Rien qu\u2019un petit sac de cuir que j'ai trouvé après que les rats ont eu tout mangé, \u2014\u2014Et que contenait ce sac ?\u2014 Je l\u2019ai toujours.\u2014Vous l\u2019avez, dit Catherine, pour- rais-je le voir ?\u2014Oh ! c\u2019est facile ! le voici.Le paysan tira de sa poche un petit sac qu\u2019il présenta à Catherine.Elle le prit et l\u2019ouvrit.\u2014 Voilà le parisis, dit-elle.\u2014Eit le papier ?ajouta Aymeric.Il le prit et l\u2019ouvrit.\u2014Oh ! fitil en pâlissant, \u2014Quoi douc ?demanda Catherine.\u2014Cette lettre est de Lustupin, \u2014Eh bien ! Wilhem, donnez-nous | \u2014Vois la signature, Martin Sambuc le Bayle, sire de Lustupin.\u2014C\u2019est vrai.\u2014Et que dit-il dans sa lettre ?\u2014Bcoute ! Aymeric se mit lire : \u201c Que celui qui trouvera ce sac contenant un parisis et ce papier, s\u2019il est bon chrétien, porte le sac et le parisis sur l'autel de la Vierge, et qu'il prie quatre jours sur ce sac et sur ce parisis, en disant : \u201c Mon Dieu ! ayez pitié de Sabine Demandols, \u201d \u2014Ily a cela ?\u2014Oui.-\u2014Oh ! j'accomplirai ce rœu ! Etse tournant vers Wilhem, Catherine lui jeta un sac contenant de lor, \u2014-Prends le mien cn échange du tien, dit-il, \u2014Cathorine, dit Aymeric, il se fait tard.Descendons à la ville, et puisque Lustupin est mort dans cet endroit, nous irons prier pour luien nous agenouillant sur les ruines de la TOUR AUX Rats | FIN, - ee A E\u2019oigmon L'orignon est le nom vulgaire de l\u2019allium cepa, Il est, sans contredit, la plus importante des espèces d\u2019ail, et il doit être mis bien au-dessus de l\u2019échs- lotte, de la ciboule et de la ciboulette.Un remède populaire fréquemment employé dans les familles en Angleterrre contre les clous, on wue de hater leur maturité, consiste à prendre un oignon rôti, à le couper par moitié, d\u2019enlever un peu du centre et à l\u2019appliquer ensuite sur le clou.Quand l\u2019oignon a été bien cuit, on peut en faire un cataplasme émollient, la coction lui enlevant tous es principes irritants, Mais il faut que la coction soit complète, car si on se contente de le faire griller, l\u2019huile volatile dere ne s'échappe pas, du moins complètement, celle qui reste devient empyren- watique, et ainsi l\u2019oignon est rendu plus irritant.Il faut done bien se garder de manger des oignons qu\u2019on aurait seulement fait griller dans la poèle, si on ne veut pas rendre l\u2019estomac malade ; les oignons grillés doivent toujours être soumis après à l\u2019ébulition, On lui a longtemps attribué une grande vertu contre la surdité et les douleurs d\u2019oreilles, Le docteur Berthe- rand affirme que les Arabes le pilent dans l'huile et obtiennent ainsi un sue que l\u2019en introduit avec succès dans le conduit auditif pour guérir une otite chronique et la surdité.Ce qui est vrai, c\u2019est qu\u2019un petit oignon cuit, mis dans l'oreille, est, au moins, adoucissant.D'après Galien et l\u2019école de Salerne, il convient surtout aux gens apathiques : Le bon Galien dit que Yoignon Aux cholériques n'est pas bon ; Mais il croit mieux qu\u2019an héritique Qu\u2019il aide fort au flegmatique.\u2018Senti quelques instants, ou reniflé à plusieurs reprises, le sue peut arrêter les nausées.Mâché tout cru, il active la sécrétion de la salive et neutralise l\u2019action des poisons qui peuveut se trouver dans l\u2019estomac.Il parait que si l\u2019on préndgles bulbes pilés et qu\u2019on s\u2019en frictionne la figure, les taches de rousseur disparaissent rapidement.L'école de Salerne va encore plus loin : \u2019 Asclépius dit que le vin A Vestomac n'est pas plus sain ; Et qu\u2019il donne teint au visage Pareil à l'œil d\u2019un jeune page, Et qu\u2019homme laid rend aussi beau Que l'est un jeune jouvement.Réduit en poudre très fine et disséminé dans les cheveux, il en arrête la chute : Si par hasard le poil vous tombe \u2018Avant qu\u2019estre mis dans la tombe, L\u2019oignon pilé vous le rendra, Ou l\u2019eschole menti aura.Trituré cru avec du sel, il déterge les ulcères de mauvaise nature.Rôti avec de la graisse, il peut être de quelque utilité pour dissiper les hémor- rhoïdes.Enfin son suc employé en collyre peut guérir l'épiphora, cette maladie qui fait que les larmes coulent constamment sur la joue, \u2014 (Le Mescha- \u2014Du sire de Lustupin ! cébé.) , fos i re dd sa li ave etd li dar TA hone une Tobe! reads Jt Qh I fii nero duc SU ie, bien rite | le; ata ; lope : prose lea Le près et ee TES mo kj ot, tan a eg don jetant à prlénion de mme la pe partie sve lind tue tnt ul fete, Le Hat \u201ctea RUN my fa wy Doit oy a - & > M iy Sy tn (as su, 2h a fis Uri Sg n Un ime Gels Darke ple ma dans le pie TH : dus re au\u201d ya v FrvirLEToN DU CULTIVATEUR.1 aide Champ 1 Le LE DÉLIT Il était environ cinq heures du soir, quand le père Tabouret, garde champêtre asgermenté de la commune de Saint- Gilles, canton de Dourdon, sortit de la maïsonnette qu\u2019il occupait à l\u2019extrémité du village, pour faire sa tournée officielle, Tabouret qui n\u2019avait guère plus de quarante-cinq ans, était un ancien sous- officier de l\u2019armée d\u2019Afrique.Blessé à la jambe dans une escarmouche, il avait dû quitter le service, et avait obtenu pour retraite la place de garde champêtre à Saint-Gilles.Il boitait légèrement, ce qui ne l\u2019empêchait pas de faire au besoin, vingt ou trente kilomètres chaque jour dans l\u2019exercice de ses fonctions.Il avait des allures décidées, une poigne solide, et quand sa figure brune et hâlée, qui conservait la moustache militaire, venait à s\u2019animer on devinait, à l\u2019éclat de ses yeux gris, qu\u2019il pouvait être imprudent de le pousser à bout.Toutefois ses manières menaçantes n\u2019étaient pas ordinaires chez Tabouret, et d'habitude son visage conservait sa placidité et sa bonhomie.Depuis son arrivée dans le département de Seine- et-Oise, il s\u2019était marié, et l\u2019ancien soldat d'Afrique avait pris des allures bourgeoises, Tous les deux sa femme une robuste paysanne des environs, le rendait père d\u2019un enfant, et il en avait déjà trois, En dehors de ses tournées, il était rare que les gens de la commune ne le rencontrassent pas avec un ou deux de ses marmots mal débarbouillés, sur les bras, et il ne devait pas paraître 1hbien redoutable aux maraudeurs.Il était pauvre, la commune ne lui accordant que de maigres appointements la prime qu\u2019on lui allouait pour ces procès-verbaux, ne pouvait guère améliorer sa position, Il faisait rarement des procès-verbaux, et se contentait de orier contre les délinquants, sans donner suite à ses menaces.Aussi, son équipement, le jour où il commençait sa tournée, n\u2019avait-il rien de de bien majestueux, Le garde champêtre, tout en fredonnant une chanson de troupier et en jetant à droite et à gauche le coup d\u2019œil professionnel, se dirigea vers une sorte de monticule, assez élevé au milieu de la plaine, d\u2019où la vue s\u2019étendait sur une partie de la commune dont il avait la surveillance.Ce monticule, isolé au milieu des champs et des bouquets de bois, était lui-même hérissé dt broussailles, et couronné de quelques murs en ruines dont nul dans le pays n\u2019eût pu dire l\u2019origine.Le tout formait une espèce d\u2019observatoire, que Tabouret appelait son ** reverbère \u2019\u2019 c\u2019est belvédère sans doute qu\u2019il voulait dire.Arrivé au sommet, à travers les touffes d'orties et de ronces, il s'installa sur une pierre moussue qui en formait le point culminant.Alors, tirant de sa poche une pipe courte et noire, qu\u2019il alluma avec un bout d\u2019amadou, il se tourna successivement vers les divers points de l\u2019horizon, comme s\u2019il eût voulu observer le paysage en détail.Tout en lançant à la brise des bouffées de tabac, il fouilla de son regard perçant chaque recoin de cette vaste étendue ; puis comme s\u2019il avait, dans ses promenades solitaires, ladmanie de se parler à lui-même, il dit à voix haute : \u2014 Allons ! rien de nouveau, Tout est dans l\u2019ordre.Faut voir à présent si je ne trouverai pas d\u2019ouvrage du côté de Saint-Gilles.Il y à des plaintês, et il s\u2019agit de tirer au clair ces plaintes-là.D\u2019abord et d\u2019un, ajouta-t-il ca comptant sur ses doigts, il y & les poules de la mère Fonblanc qui vont ravager le jardin du maître d\u2019école.Secundo, les enfants de la veuve Pitois se permettent de couper chaque jour un fagot dans la remise des Echelards.Enfin la vache du père Grandin a mangé la moitié de la haie des frères Boisset, il s'agit de ne pas s\u2019emberlificoter dans les feux de 1 fit disparaître, encore toute toute brûlante, dans une poche de sa boluse.Néanmoins, avant de se remettre en marche, il jeta un dernier regard circulaire sur la plaine.Il demeura tout à coup immobile, et ses yeux se fixèrent sur un passant, qui venait de prendre un sentier, à moins de cinquante pas de lui.Ce passant lui était pourtant inconnu ; c\u2019était un jeune homme, d\u2019extérieur distingué, qui marchait d\u2019un pas vif,et alerte.Tabouret, avec sa vue perçante, remarqua qu'il avait une fort belle figure, et qu\u2019une fine moustache noire relevait l\u2019expression mâle de ses traits.L\u2019inconnu, après un moment d\u2019hési- sition, \u2018s'était engagé dans le sentier, fréquenté seulement par les gens du pays, eb s\u2019éloigna rapidement, \u2014Tiens ! tiens ! reprit le garde, d\u2019où diable sort ce beau monsieur-là ct ou va-t-il par le sentier des Cailles.?Ce sentier ne conduit qu\u2019à la porte du jardin, au château de la comtesse.S'il se rend au château, pourquoi ne prend-il pas par la grande route et ne va-til pas sonner à la grille ?Ce paroissien-là pourrait bien n\u2019être pas toujours vêtu d\u2019un paletot d\u2019un chapeau rond ; il y a dans sa tournure, comme dans sa figure quelque chose de militaire, Mais cela ne me regarde pas, Du moment qu\u2019il ne commet pas de délit, ça ne conserne pas mon service.C\u2019est égal.Je ne serais pas fâcher de savoir où il va et ce qui l\u2019amène ici.Faut toujours voir ! Il descendit sans bruit de son © réverbère \u2019\u2019 et se mit à suivre le passant de loin, en se dissimulant du mieux pos- gible derrière les haies.L\u2019inconnu ne semblait pas se douter de cet espionnage et ne rétournait même pas la tête.Il continuait de marcher vers les jardins champêtre avait appelée \u2018\u2018 le château de la comtesse \u201d.À mesure qu\u2019il en approchait, son pas se ralentissait; il regardait attentivement autour de lui, comme si les localités ne lui eussent pas étéfamilières.Enfin, il fit halte et parut réfléchir comme un homme embarrassé, Il était devant le mur du jardin ; ce mur, haut de deux ou trois mètres, soutenait une terrasse ombragée de tilleuls et garnie de bancs rustiques, de laquelle on devait avoir une vue magnifique sur les environs.Le sentier s\u2019arrêtait juste devant une porte, solide et soigneusement olose, située à l\u2019angle du mur, et qui ne semblait pas être d\u2019un fréquent Usage.; Personne sur Ia terrasse ; aucun pruit dans le jardin.Après s'être retourné à droite et à gauche, le jeune homme se mit à tousser et élever peu à peu le diapason de sa toux, Soudain, d\u2019un kiosque de la terrasse s\u2019élança une belle et grande jeune fille, coiffée seulement de ses cheveux bruns qui encadraient son visage d\u2019une pureté angélique.Elle était vêtue d\u2019une robe claire, dessinant ses délicieux contours, et elle tenait à la main un livre, que sans doute elle avait fermé quand la toux s\u2019était élevée au milieu du silence.Le sourire sur les lèvres, elle se pencha au-dessus du parapet et adressa quelques mots au jeune homme, puis elle lui indiqua de la main un champ de bléau bord du sentier et disparut.Le garde champêtre, de l\u2019endroit où il se trouvait, ne pouvait voir la terrasse, et il était trop loin pour entendre ce que l\u2019on venait de dire, Ce- pexdant il continua d'avancer avec précaution, et marmotta en clignant des yeux : \u2014 Hum ! tout cela sent diablement l\u2019amourette ! Cette madame la comtesse a une fille de chambre qui est gentille à croquer, Allons ! faut pas être trop dur pour les amoureux, On a été jeune, que diable ! on ne dira rien.Pas moins, voyons encore | Pour être indulgent à la jeunesse, on n\u2019en est pas moins curieux, L\u2019inconnu s\u2019était éclipsé un moment ; Tabouret le eroyait dans le jardin, quand il le vit traverser la route et pénétrer dans le champ de blé, dont les grands épis ondulant au souffle du vent se refermèrent derrière lui.\u2014Oh ! ça, par exemple, c\u2019est contraire à loi, dit-il avec stupéfaction : en\u2019 trer ainsi dans les moissons et causer des dégâts ! Voilà un gaillard qui en prend à son aise ! Il n\u2019était pas au bout de ses étonnements.La porte du jardin s\u2019ouvrit sans bruit ; la demoiselle de la terratse, toute rose et frémissante, se montra sur le seuil.Elle jeta rapidement un regard à file ! Il secoua les cendres de sa pipe ct la LE CULTIVATEUR { qui, du reste, était à demi caché derrière un tronc d\u2019arbe.Rassurée sans doute par Vapparente solitude, elle traversa le chemin, vive comme une gazelle ; et soulevant légèrement sa longue jupe, courut vers le champ, où elle disparut à son tour.Le garde champêtre ne riait plus.\u2014 Tonnerre ! reprit-il qui se serait atteudu à pareille chose ! C\u2019est pas possible, j'ai la berlue, quoi, Mlle Adrienne d\u2019Ancival, la propre nièce de l\u2019héritière de la comtesse de Coville ! Après ça, on disait qu\u2019elle devait se marier avec son futur ?Que dois-je faire ?Comme il restait immobile au milieu du sentier, il sentit une main nn peu lourde se poser sur son épaule, II se retourna brusquement, comme \u2018pour se mettre sur la défensive ; mais, À peine eÂt-il envisagé le survenant qu\u2019il ota sa casquette et dit ave: un accent de respect: \u2014Quoi! monsieur, le maire, c\u2019est vous ?L'autre posa un doigt sur sa bouche afin de lui faire comprendre la nécessité de parler bas, Le nouveau venu était un des plus riches propriétaires des environs.Il habitait ordidairement Paris, et l\u2019on prétendait qu\u2019il y avait gagné une fortune, dans des spéculations asgez peu honorables ; mais il résidait une partie de l\u2019année, à sa villa de Saint Gilles, superbe habitation où il recevait assez souvent une tapageuse société parisienne.Au physique c\u2019était un homme de quarante ans, bellâtre, à barbe blonde bien soignée.Il avait ce regard fixe et profond des regard qui, dit-on, exerce une fascination irrésistible sur certaines personnes nerveuses.Habi- de cette belle habitation que le garde\u201ctmé à la vie des cercles, des théâtres, des affaires, il était resté gar- gon et longtemps il avait semblé n\u2019avoir aucun goût pour les paisibles et douces émotions de famille.Depuis quelques mois seulement, M.Camille Gauthier (c'était son nom) témoignait des velléités de se créer une existence nouvelle.Il s\u2019était fait nommer maire de Saint Gilles, peut-être par ambition politique.Enfin, on assurait qu\u2019il songeait sérieusement à terminer ss vie de garçon et d\u2019ancien beau par un \u2018mariage, \u2014Tabouret, dit-il à voix basse mais d\u2019un ton sévère, pourquoi ne remplissez- vous pas votre devoir ?Ily a là, conti- nua-t-il en désignant le champ de blé, des gens qui sont en contrevention, qu\u2019attendez-vous \u2018pour leur déelarer procès-verbal ?\u2014Quoi ! monsieur le maire, vous avez, vous avez vu ?\u2014Plus bas.Tout à l'heure, en me promenant autour de mes propriétés, j'ai vu deux personnes entrer dans ce champ qui m\u2019appartient et où elles sont encore, Comme propriétaire je vous requiers, comme maire de la commune et votre chef immédiat, je vous ordonne de vous acquitter de vos fonctions.Dressez procès-verbal à\u2026 ces personnes, \u2014Mais, monsieur le maire, c\u2019est que e.\u2014Faites vite, vous disje.\u2014Mais, monsieur, reprit le garde champêtre avec anxiété, songez donc ! ce sera un scandale énorme, et il pourra m'en coûter cher à moi.Il s\u2019agit seulement d\u2019une petite amourette, et, vous connaissez bien cela.\u2014T'aisez-vous, et obéissez, Sinon, avant vingt-quatre heures, vous serez destitué, À cette menace, l\u2019œil de l\u2019ancien soldat s'enflamma, mais cette flamme s\u2019éteignit aussitôt, L\u2019humble fonctionnaire entrevit d\u2019un coup les conséquences d\u2019ure pareille menace, sa ruine, sa déconsidération, la misère pour sa femme et ses enfants, Il reprit pourtant, avec une sorte de désespoir : \u2014Sans doute, monsieur le maire, vous n\u2019avez pas reconnu la demoiselle, Quant à l\u2019autre particalier, je ne m\u2019en soucie guère, comme bien vous le pensez ; mais Mlle d\u2019Ancival, qui est si aimée dans le pays.\u2014Tout cela ne vous regarde pas, interrompit Gauthier ; je vous somme d\u2019exercer votre ministère.Cette fois, la résistance devenait impossible.Evidemment Gauthier avait des motifs pour demeurer impitoyable, Le garde baissa la tête ct, enfonçant sa casquette sur son front, et se mit en devoir d'entrer dans le champ de blé, droite ct gauche, et, dans sa préoipita- tion, elle ne remarqua pas Tabouret où l\u2019on entendait un murmure de voix, \u2014A la bonne heure ! et ne vous mon- un monsieur, Ensuite c\u2019est peut-être | trez pas trop bon enfant, vous comprenez ! D'ailleurs, je reste là pour vous surveiller, et pour servir de témoin, en cas de nécessité.Si vous bronchez, malheur à vous ! En même temps, le maire alla se poster derrière un buisson, de manière à voir et à entendre ce qui allait se pas- passer.Le garde champêtre se dirigea vers le champ.Il y pénétra en faisant grand bruit, comme pour donner l'éveil aux amoureux et les décider à opérer une prompte retraite.TI LE PROCES-VERBAL Les bonnes intentions de Tabouret devaient être sans résultat, ct les soi- disant amoureux ne songeaient guère à en tenir compte.Lejgarde n\u2019eût pas de peine à suivre la route qu\u2019ils avaient prise- Deux sillons avaient été tracés dans les blés avec une insouciance qui trahissait une ignorance absolue des droits rurales ; réellement, les dégâts pouvaient justifier le mécontentement d\u2019un propriétaire grincheux.Le garde champêtre atteignit donc sans difficulté l\u2019endroit où les dévastateurs avaient fait halte.Craignant d\u2019être aperçus, ils s\u2019étaiont assis l\u2019un à côté de l\u2019autre et causaient à demi-voix.L\u2019inconnu tenait la main de Mlle d\u2019Ancival, mais hâtons-nous de dire que, malgré le mystère de la gitua- tion, rien ne justifiait certaines suppositions fâcheuses du garde et de Gauthier, Une expression triste se voyait sur leurs visages, et une larme roulait sur les joues fraîches de la jeune fille.Tout les deux prenaient un tel intérêt à leur entretien qu\u2019il fallut que Tabouret se dressât devant eux et fit entendre sa voix pour abtirer leur attention.Us se relovèrent avec vivacité, L\u2019inconnu frongait le soureil et agitait convulsivement le stick léger qu\u2019il tenait à la main, comme s\u2019il méditait de faire un mauvais parti à l\u2019intrus, Adrienne était confuse : peut-être soupçonnait - elle, pour la première fois, combien sa présence en pareil endroit et dans \u2018les circonstances actuelles, pcuvait donner Îleu à des interprétations malveillantes.~ Jit bien | ne vous génez pas ! s\u2019écria Tabouret, piétiner ainsi un champ de blé confié à ma garde, et le blé de M.le maire, encore ! Il y à flagrant délit.Je vous déclare procès-verbal, Mlle Adrienne d\u2019Ancival ne comprenait pas bien la portée de ces paroles ; mais le jeune homme, si peu expérimenté qu\u2019il fût lui-même en semblable manière, sentit les terribles couséquences que l'acte annoncé pouvait avoir pour sa compagne et pour lui.Il abaissa sa canne et dit avec douceur : \u2014 Allons ! allons ! camarade, pas tant de bruit, Voilà une belle histoire, à propos de quelques épis écrasés par mégarde.Prenez ce-ci, pour boire à ma santé, et aussi pour indemniser le propriétaire de ce champ, si votre responsabilité se trouvait compromise.Il avait tiré de son porte-monnaie deux pièces d\u2019or, qu'il présentait au garde champêtre, Ce moyen, si souvent efficace en cas pareil, manqua absolument son effet, \u2014Je ne mange pas de ce pain-là, répliqua Tabouret d\u2019un ton bourru, si je consignais dans l\u2019acte cette tentative de corruption, ce serait contre vous une circonstance aggravante.Procès-verbal, vous dis-je.Maintenant poursuivit-il en tirant de sa poche un vieux carnet tout usé et un crayon, je vais prendre votre nom à tous deux.Je connais celui de Mlle d\u2019Ancival, ici présente ; mais le vôtue, mon beau monsieur, il faut me le dire.Et, vous savez, pas de tricherie ! Je veux votre nom vrai, vos qualités et votre demeure.Si vousKessayiez de me tromper, ça deviendrait vilain, je vous cn avertis.Les deux jeunes gens se regardaient avec inquiétude.L\u2019inconnu semblait éprouver une violente envie de basculer Tabouret et de prendre la fuite ; mais c\u2019eût été laisser sa compagne livrée seule aux conséquences de l'événement, et il avait surtout à cœur de la sauvegarder.\u2014Mon Dieu ! monsieuo le garde, dit Adrienne d\u2019une voix tremblante, je ne me rends pas bien compte du mal que j'ai pu faire.J'avais vu, du haut de la terrasse du jardin, quelques fleurs sau- vages dans ce blé et la fantaisie m\u2019est 15 venue de cescendre les cueillir.J'ivnore comme il est rrrivé.\u2014Bien, mademoiselle, cn écrira cette explication.Mais vous, monsieur, con- tinua-t-il en se touenant vers l\u2019iaconnu.ce n\u2019était pas, faut croire, pour cueillir des bluets dans le champs de M.le maire que vous y êtes entré ?Le jeune homme éprouvait toujours la tentation de sauter sul le garde, ct de se délivrer par un coup de force.Il dit à Adrienne : \u2014Je vous en conjure, piademoiselle, retirez-vous et laissez-mei m\u2019arranger avec cet homme, qui n\u2019est peut-être pas aussi mauvais qu\u2019il veut le paraître.II entendra raison, j'en sus certain.Rentrez, je vous en prie.Adrienne était pâle et tremblante.Tabouret finit par ressertir quelque pitié pour cette belle enfant, qui, malgré les apparences, rryonnait d\u2019innocence et de candeur, \u2014 Oui, oui, mademoiselle peut ren- trèr, dit-il en baissant la voix et en jetant un coup d\u2019œil derrière lui ; vous, monsieur, c\u2019est une autre histoire eb il importe que nous n.us connaïssions mieux, Ensuite, poursuivit-il en parlant plus bas encore, si vous voulez prendre seul le responsabilité du délit, peut-être y aura-t-il moyen de se mettre d\u2019accord, Je ne tiens pas, moi, 3 chagriner cette bonne demoiselle, et il ne serait aucunement question d\u2019eile dans le procès- verbal ; on vous compterait toute l\u2019affaire sur le dos.\u2014Oh ! faites ccia, mon brave homme répliqua l\u2019inconnu avec chaleur ; oui, que je sois seul responsable.Mais, de grêce, que le nom de mademoiselle ne soit pas prononcé, ~ 31 la chose est possibje, je ne demande pas mieux que c\u2019éviter les commérage.Seulement, vous allez me prou- uui vous êtes, selon la loi, st me suivre au besoin chez M, le maire, \u2014 J'irai où l\u2019on voudra, je ferai ve que l\u2019on exigera, Seulement, par pitié, Adrienne, ne restez pas ici davantage.\u2014Æhk bien ! je pars, dit Mile d\u2019An- cival, toute troublée ; mais, vous, songez bien, réfléchissez.Sur un nouveau signe signe suppliant du jeunc homme, elle allait décidément s\u2019éjoigner ; une voix irritée se fit entendre à quelques pas.\u2014Que diable se prsse-t-il ?ditla voix irritée, qui se permet de saccsger ainsi mes moissons ?Parbleu ! nous allons voir.(A continuer) \u2014\u2014\u2014 Un loup dans tne écurie [4 Un fait assez ouricux vient de se passer à Saint Pierremont (Ardennes).Hier, dans l\u2019après midi, la femme d\u2019un propriétaire de cette commune entendit de sa inaisen d'habitation un tapage infernal qui partait de son écurie, placée à côté et d\u2019où les poules s\u2019enfuiaient effarées, voletant, caquettant d\u2019une façon inaccoutumée, Accompagnée d\u2019un voisin, Mme G\u2026.s\u2019empressa d\u2019accourir à l\u2019écurie afin ds reconnaître la cause de tout ce bruit.Ils aperçurent, blotti dans un coin obs- eur, un animal qu\u2019ils priren tout d\u2019abord pour un chier et qu\u2019ils voulurent faire déguerpir en lui administrant quelques coups de pied ; comine 1! mettait de la mauvaise volonté à s\u2019exécuter, le voisin le prit par une patte cet le traîna dehors.Mais qu\u2019on juge de se stupéfaction en reconnaissant qu\u2019il avait affaire, non pas à l\u2019inoffensive quadrupède ami de l\u2019homme, mais bien à un louq de forte taille.On essaya de le mettre à la porte à coups de pieds ; mais le loup saisissant avee ges crocs l\u2019un des sabots de son adversaire, imprima à notre homme de si violentes secousees, que ce n\u2019est qu\u2019à grand\u2019peine qu'il parvint à cs-server son équilibre foriement menacé.Ce jeu |commençait à devenir dangereux.Heureurement survint une troisième personne qui, armée d\u2019une fourche, fit lâcher prise æu loup, ct l\u2019abatti au fond de l'écurie où 1 s'était de nouveau réfugié.\u2014\u2014ee pe + eee K@\" Aucun effort n\u2019a été fait pou: répandre au loin, en dehors dc l\u2019Amérir que, le Composé Végétadle de ydia FE, Pinkham, Déjà cependant des dernan- des considérables des différentes parties du monde ; ce qui démontre que c:tte médecine prend do l\u2019extention ; elle st déjà connue en Chine, 16 LE CULTIVATEUR NAISSANCE BouLANGER.\u2014Ce matin, la damo du capitaine T.L.Boulanger, un fils.FRASER.\u2014En cette ville, la Dame de M.F.À.Fraser, un garçon.ec a CN 2 ; RE EET PE DEVEAU, - 2 Trois-Rivières, le 14 courant, est décédé sieur Joseph Deveau, peintre, à l\u2019âge de 56 ans.Le défunt laisse pour déplorer sa perte une épouse et des enfants qui regretteront toujours la perte irréparable qu\u2019ils viennent de faire.M.Deveau était l\u2019un de nos citoyens quiavait su s\u2019attirer l\u2019estime de tous par ses,affables qualités, Nous sympathisons avec la famille dans son afflistion.LAMOTHE.-\u2014AÂ St-Sauveur, le 15 du courant, à l\u2019âge de 59 ans, Madame Marie Joséphine Lacombe, épouse de M.Joseph Moïse Lamothe, ROULEAU\u2014À Ottawa, le 18 du courant, Madame F, Rouleau, Greffier- Adjoint de la Chambre des Communes, un fils.ec BRASSARD, \u2014 À St-Dominique de Jonquières, le 15 courant, Madame Joseph Bragsard, junior, une fille.DrouiN.\u2014A Champlain, 10 mars, à l\u2019âge de 73 ans, à la résidence de son gendre, M.Rémi Lacroix, Madame Marie Dusseault, épouse de fou Sieur François Drouin autrefois de Québec.Bouczarnp.\u2014À Deschambault le dix- sept courant à l\u2019âge de soixante-quinze ans six mois, monsieur Isaïe Bouchard, est décédé après quelques heures seulement de maladie.PrirIiProN prr PicARD.\u2014A Oconto City, Wisconsin, ls 10 du courant, à l\u2019âge de 54 ans, Madame Zoé Philippon dit Picard, épouse de Sieur François Lizotte.Elle était autrefois de Québec.V AILLANCOURT.\u2014 Ce matin, à l\u2019âge de peut mois et seize jours, Marie Belzemire Alfeda, enfant bien aimée d\u2019Alexandre Vaillancourt, épicier.Dusors.\u2014 Le 11 du courant est déeédé a Faribault, Mimesota, M.Michel Dubois, à l\u2019âge de 77 ans 6 nois et 11 jours, il était natif de St.Nicolas, Province de Québec.MoNDARD.Le 19 du courant, à l'âge de 7 mois, Joseph William Alfred, enfant de M.Thomas Mondard, briquetier.LAPRISE.-\u2014 Vendredi, à l\u2019Hospice des Sœurs de la Charité, à l\u2019âge avancé de 88 ans, Dame Marie Louise Rodrigue, veuve de Sieur Joseph Laprise.Dvaas,\u2014Hier, est mort à St.Roch, à l\u2019âge de 27 aus, M.Achille Dugas, marchand de machines à coudre.Côré\u2014A St.Pierre, Isle d'Orléans, le 22 du courant, Sieur J.B.Côté, menuisier, à l\u2019âge de soixante-dix-sept ans.PrLanTE.\u2014A 35.Roch, le 21 du courant, à l\u2019âge de 63 ans et 6 mois, Madame Emilie Godbout, épouse de Pierre Plante.Condol À uno assemblée des citoyens de la ville de Chicoutimi, tenue à la salle des séances du conseil le 18 mars dernier, sous la présidence de M.Michel Caron, les résolutions suivantes ont été proposées et adoptées unanimement.Proposé par MM.Méron Trembla et David Tessier, secondé par MM.Si- méon Fortin et Télesphore Boily : Que les citoyens de la ville de Chi- coutimi ont appris avec gregret la mort de J.G.Scott, écr, arrivée à Québec, ls 14 du présent mois.Proposé par MM.J, B.Petit get J.À.Claveau, sccondé par MM.Louis Guay et le Dr Lacombe : Que les citoyens de Chicoutimi ont perdu en la personne de J.G.Soot, éer., un concitoyen toujours prêt à s\u2019associer aux entreprises propre à promouvoir le développement de leur ville et gui à aidé de sa persoune et de sa bourse leurs œuvres soit charitables ou reli- gieuscs.Proposé par MM.Boily et Wilfrid Godin, secondé par MM, Hubert Delis- le ct W.Warren: Que les citoyens présentent leurs sym- et qu\u2019ils partagent sa douleur dans le malheur qui vient de la frapper.Proposé par MM.P.A.Guay et M.O.Bossé, secondé par MM.J, D.Guay et Jean Vézina : Que copie des présentes résolution soit adressée à la famille.Proposé par MM.Dr Lacomke et Frs St Pierre, secondé par MM.Jean Fortin et Jos.Duguay : , Qu\u2019une copie des prégentes résolutions soit transmise pour insertion aux papiers nouvelles Le Canadien, le Morning Chronicle, l\u2019Electeur et l\u2019Echo des Laurentides.À une assemblée du club des Patineurs de Chicoutimi, présidée par M.David Tessier, la résolution suivante a été proposée et adoptée unanimement : Proposé par MM.P.A.Guay, Dr Lacombe et M.O.Bossé, sccondé par MM.Wilfrid Godin, W, Warren et Ls Guay : (10,) Que c\u2019est avec un vif regret que les membres du club des Patineurs de Chicoutimi ont appris la mort de JG.Scott, éer, qu\u2019ils ont perdu en lui un des fondateurs de ce club et un de ses membres les plus dévoués.(20.) Que les membres de ce club présentent leurs sympathies à la famille du regretté défunt et qu\u2019ils partagent sa douleur dans le malheur qui vient de la frapper.- (80.) Qu'une copie \u2018de la présente résolution soit adressée à la famille et aux papiers nouvelles, le Canadien, le Morning Chronicle, I\u2019 Electeur et I\u2019 Echo des Laurentides.iT WECETARLE DE LYDIA E PINKHAN EST VB REMEDE Li ATAIE Pour toutes ces maladie doulourstrsnce ot cette faiblesse qui 25 renceuirers.si commansément Caez ssoar- mctiteur Ce remède guérit complètement les maladies de femme de la pire espèee, ainsi en trautres toutes les maladies de l\u2019Ovaire l'Inflammation et l\u2019Ulcération, la Chûâte et le Déplacement, la faiblesse épinale qui en résulte et ce remède est fait d\u2019une manière toute partieulière pour pourvoir aux accidents qui régultent du retour de l\u2019âge, chez les femmes.Il détruit et expédie du système les tumeurs qui ne se forment à l'utérus quand, elles en sont à leur premier dégré de développement.La tendanee que l'on peut avoir pour les humeurs se trouve promptement prévenue dès que l\u2019on en fait usage.Il prévient les défaillanees, la tendance à à la dégénérescence graisseuse, la flatuosité détruit le goût pernicicux que l\u2019on peut avoir pris pour l'alcoolisme, et guérit la faiblesse de l'estomac.Il guérit l'Hydropisie, le mal de tête, la prostration nerveuse, la débilité générale, le Dépression, et l\u2019Indigestion.L'affaisecment, qui finit par causer des souffrances de toute espèce, au reins est toujours guéri d'une manière permanente au moyen de ce remède, En tout temps et en toutes circonstances J d'agir d'accord avec les lois qui régissent le système chez la femme.B@ Ce remède n\u2019a d'autre objet que celui de soulager la maladie et fait-il réellement ce qu\u2019il promet.des milliers de femmes peuvent vous répondre là-dessus et lui rendre un excellent témoignage.Ce remède n\u2019a pas de 1ival pour la guérison des maladies de rognons chez l\u2019an comme chez l\u2019autre sexe.Le Composé Végétal de I'ydia E.Pinkham $1.00.Six bouteilles pour $5.00.En vente chez tous les pharmaciens.Expédié par la malle, frais de port payés, sous la forme de pilules ou de losanges sur réception du prix ci-dessus.Le Guide de Santé de Madame Pinkham sera expédié par la malle gratuitement, à toutes les dames qui enverront le timbre nécessaire.Les lettres cout reçues d\u2019une manière confidentielle et ou y réponde même.Pas une seule famille ne devrait ge passer des Pilules pour le foie de Lydia I.Pink- ham.Elles guérissent la consomption, l'excès le mde et la torpeur du foie.Vinpt-cinq cents pathies à la famille du regretté défunt, |la boîte.LL est préparé chez Lynn, Mass.Prix de vente ; } Grande C MINÉE PAR LA PEREE.TOUTE DIRECTION.LEE SES La peau chaude et sèches ?Des sensations de brûlureg ?Des engorgements de jointures ?Des sensations de malaise ?Des urines troublées et chargées de dépôts couleur de brique ?Des accidités de l'estomac et des dculeuxs reiuales ?Des crampos névralgiques ?Des douleurs étranges des intestins ?Une sensation de malaise iraccoutumée ?Respiration gênée et des douleurs pleuri tiques ?Douleurs semi-craniennes et migraine ?De fréquentes attaques d\u2019hypocondrie 7 Palpitation et serrements de cœur ?Douleurs dans l'abdomen et les tubes urinifères ?Douleurs rhumatimales atroces et de névralgie ?M nque d'appétit, dembonpoint de force ?Constipations et dérangements des \u2018intestins ?Assoupissements durant le jour de sommeil la nuit ?Pile urine et jet pénible v\u2019urine foncée ?Fièvre et bruloments partils de \u2018la peau ?ALORS VOUS À La Maladie de Rognons de Bright Les symptômes ci-dessus mentionnés ne se dévelop; ent pas avec ordre ; mais apparaissent et disparaissent alternativement jusqu\u2019à ce que la maladie se soit affermie dans l\u2019économie animale.Le sang empoisonné + des reins affaïblit le système nerveux et alors surviennect la pneumonie, la diarrhé, l\u2019anê- mie, les affections du cœur, lapoplexie, la paralysio, les convulsions et enûn une mort inévitable.Cette épouvantable maladie est loin d\u2019être rare.Elie est une maladie qui se rencontre tous les jours et cause plus de ravages qu\u2019au cune autre maladie.Elle doit êtra traitée à temps, sinon elle finira par être inguérissable.Ne la négligez pas.Le Warner's Safe Cure aguéri des milliers de cas de la pire espèce et vous guérira si vous l'employez d\u2019après les directions fournies.C\u2019est le seul spécifique si univergellement répandue pour la WALADLE db BRIGHT En vente à la Nouvelle Pharmacie Mac- KAY & Cio, 42, rus de la Fabrique, Québec Canada.TEE EE pertes ompetition pour Citrouilles | S PR A être offerts par la Compagnie Grande Union, 95, rue St-Joseph, St-Roch, Québec, pour toute Citrouille récoltée au Canada, par les graines que nous donnerons Gratis au Magasin ST pa ler PRIX, 25 EN ARGENT \u201cæa DONNÉ POUR LA PLUS GROSSE CITROUILLE, RÉCOLTÉE PAR N0S GRAINES.LA GROSSEUR DEVANT TRE DETER- 2me PRIX, un Habillement de $15.DONNE POUR LA CITROUILLE RECOLTE PAR NOS GRAINES QUi MESURERA LE PLUS EN CIRCON ERENCE, DANS QUEBEC 0X0 que nous donnons.graines, etc, etc.X 38me PRIX, un Habillement de $10.Donné pour la Citrouille la plus symétrique récoltée par les graines âme PRIX, un Habillement de $6.Donné pour la Citrouille, la plus mal faite et ozginale, récoltée par les graines que nous donnons.5m> PRIX, un Habillement de $5.Donné pour la Citrouille la plus petite et la plus neuve par nos CONDITIONS.\u2014 Les Citrouilles devront être délivrées à la Cie Grande Union, à Québec, du ler au 10 octobre, sans frais.Un comité sera nommé pour la distribution des prix, le 10 octobre.Toutes les Citrouilles envoyées seront la propriété de la GRANDE UNION, que les compétiteurs reçoivent ou non des prix.Chaque compétiteur devra accompagner son envoi de la circulaire inclu dans les paquets de graines que nous donnerons, avec son adresse et son nom.P.S.\u2014Nous avons fourni à nos pratiques et autres, et à nos magasins de Toronto et Hamilton, Ont., de graines do nos Citrouilles (géantes) et parmi celles qui nous ont été envoyées, il y en évait qui pesaient 375 livres, et d\u2019autres qui mesuraient 6 pieds 5 pouces de circonférence.QU'ON SE LE DISE.DE DCONDRES.BIERE DE CAREME Zo Pendant le Carème, j'attire toute l'attention du public sur l'usage de l'excellente RE ET PORTER de la magnifique Brasserie de JOHN LABATT, qui ne cède en rien à la plus importante brasserie de l\u2019Amérique entière.Cette bière est apéritive, fortifiante stomachique et très agréable à boire.Les nombreux certificats des professeurs de chimie l'attestent et les premiers prix, diplômes et médailles d'or remportés aux grandes Expositions Universelles de Philadelplie, Australie, Paris en 1878, (LA SEULE BIERE CANADIENNE quia remporté les premiers prix à cette Exposition) en sont la prouve.Des juges compétents et les connaisseurs déclarent que cette célèbre bière Labatt est supérieure en pureté et en qualité à toute autre en Canada, et même prétendent qu\u2019elle peut être ccemparés avantageusement à toute Bière et Porter importés.Faites-en Vessai, demandez à vos épiciers LA CELEBRE BIERE ET PORTER LABATT.N'en prenez pas d\u2019autres.N.Y.MONTREUIL - \u2014 - 179, Rue ST-PAUL, Quebec.28 fév 1835\u20148-c-c Défiez-vous des substitutions.' SEUL AGENT, Will be mailed R to all applicants and to customers of last Hing orderingit.It contains illustrations, prices, descriptions and directions for Lanting all \u2018Vegetable and Flower SEEDS, BULBS, etc.D.I.FERRY & C0.Simson, ontario.DETROIT, Michigan, Terres a Vendre UNE MAGNIFIQUE TERRE de 5 arpents sur 28 de profondeur, située au Nord- Est du 11e lot du 8e rang, paroisse de Ste- Anastasie de Nelson, ainsi quer maisons grange et autres dépendances.AUSSI-\u2014Une belle terre de 3 arpents de front sur 40 de profondeur, située au premier rang de la paroïsse de St-Nicholas, sur le bord du fleuve, avec une magnifique grève.Il y a aussi une bonne grange et une maison confortable.Conditions faciles.adresser à HONORE DEMERS, 21, Marché Finlay, Basse-Ylile, Québec 14 mars 1885\u20143f 6 cl 35 | Res je | Mlle DES SOUMISSIONS adressées au Maître Général des Postes seront reçues à Ottawa jusqu\u2019à MIDI, le 10 AVRIL PROCHAIN pour le transport des Malles de Sa Majesté, gous les conditions d'un CONTRAT POUR un TERME DE QUATRE ANNEES, DEUX FOIS PAR MOIS, aller et retour, entre Rimouski et la Côte Nord, entre Bersimis et Moisie, à partir de l'ouverture de ia Laviga- tion de 1885.Le transport se fera en vaisseau à voile bien équipé, et sujet à l'approbation du Mai- tre Général des Postes en tout temps.Des avis imprimés contenant des renseignements plus détaillés au sujet des conditions du Contrat projeté seront en vue aux Bureaux de Poste de Bersimis, Eimouski, Quai de Rimouski, Father Pcint, Sainte- Flavie, Matane et au Bureau du soussigné, où l\u2019on pourra aussi se procurer des formules de soumission.A.G.SHEPPARD, Inspecteur des Postes Bureau de l'Inspecteur des Postes, Québec, 7 mars 1885.16 mars 1885\u2014ce 1 cl 53 | = SE = "]
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