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Titre :
Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & frère,1874-1906
Contenu spécifique :
samedi 12 février 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire : 1906)
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Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1887-02-12, Collections de BAnQ.

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[" * chotait : Ise ANNÉE QUÉBEC, SAMEDI, 12 FEVRIER 1887 Nc.31 ABONNEHENTS : ANNONCES : Par an (d'avance).sans snaaueus \u2026 81.00 Première insertion.10 cts, Payable dans le cours de l\u2019année.$1.50 Autres insertions.eevee 05H i Pour pouvoir discontinuer, il faut payer, les axrérages et avertir au moins quinze jours avant l\u2019expiration de l\u2019annéo, ou bien refuser le journal.+ Le Canadien, quotid.paran.$5.00 | « * semi-q, \u201cLeu \u2026 $3.00 1.Evénemertt, journal populaire.vires $3.00i ti Edition Hebdomadaire du CANADIEN et de L'ÉVÉNEMENT.Naissances, mariages ou décès.25 4 os Les annonces suivrntes seront insérées pour UN GENTIN le mot ?; Demandes d\u2019emploi, demandes de do mestiques ou employes, Annonces poux chambre où pension.| | L.J.DEMERS & FRÈRE, Rditeurs-Propriétaires, | 3 {BUREAU : 30, rue de la Fabrique, Québec.| En RS QUEBEC SAMEEDI, 12 FEVRIER 1887.BELLECHASSE \"(Du Canadien du 5 février) L\u2019Flecteur donne son influence à M.Baillaume Amyot.par M.Pacaud, et M.Pacaud fit un jour une campagne politique contre M.Amyot.Les citoyens de Bellechasse ont conservé ta mémoire de cette lutte épique.Sans \u2018doute aussi, ont-ils gardé les célèbres manifestes que messieurs Amryot et Pacaud lancèrent l\u2019un contre l\u2019autre ! L\u2019Electeur ne pourrait-il pas faire profiter M, Lau- \u2018rier\u2014qui sera dans le comté dimanche, nous assure-t-on, des informations que tontient la circulaire de M.Pacaud sur le dompteur de poulains de Calgary ?ÿ Nous voulons faciliter la tâche de M.Laurier, nous voulons que, s\u2019il descend à Bellechasse, il sache bien pour qui il y voyage.Le petit document suivant Yédifiera sur le compte de l\u2019homme que : Pon cherche à imposer aux libéraux de Bellechasse, qui le repoussent et le répudient.| « Au mois d'août dernier, après son \u2018retour du Nord-Ouest, M.Guillaume * Amyot, dans une acsemblée publique à ** St-Gervais et nussi à St-Magloire, * Mailloux, Buckland,:a déclaré que x ++ Louis Riel était un cho, un misérable \u201cet un renégat.s\u2019est\u2019 sé ¥ gage suivant : 8 Son procés s\u2019ipstruit à Régina : peut- Ta gibet.Mais, \u2018non ! La potence à à été glorifiée cu 37 ** par de Lorimier ! [ * Peut-être Tépandra-t-on son sang ! \u201c Mais, non ! Son\u2019saïg salirait le Nordi Ouest ! | \u201c D 1 * 9.1 4 e lui, je ne m\u2019éecupe pas, qu\u2019on en ;** fasse ce qu\u2019on voudra ! Quant à Ga- ** briel Dumont, ça c\u2019est un brave.** CRORE LABRECQUE, 6\u2018 ALEXANDRE LAINÉ, ** EPHREM AUDETTE.\u201d Nous pourrions ajouter à cette déclaration celles de centaines de citoyens du comté qui l\u2019ont entendu dénoncer Riel faire les éloges les plus pompeux des ministres conservateurs, de Sir John, de Sir A, P.Caron ete.- Nous nous contenterons, pour aujourd\u2019hui, de dire aux libéraux qu\u2019il y à à peine trois mois, M.Amyot déclarait, en présence de plusieurs personnes, à l\u2019un des curés du comté : \u201cJe veux jouer les libéraux, aidez-moi donc, faites-moi élire etc.\u201d \u2018* Vous tenez un langage bien.malhonnête, monsieur,\u201d lui fat vépondu, \u2018et je souhaite da- Qu til fait S endant la dernière élection ?Aux amis de M.Faucher, il chu- * Soyez tranquille \u201d et 4 ceux de M.Langelier: \u2018\u201c ne craignez rien.\u201d Et !il les a trompés tous.! | Les chefs libéraux ne peuvent avoir pour lui ni respect, ni estime.Les électeurs de Bellechasse n\u2019en ont pas non plus.Mais M.Amyot, M.Pelletier menacent de ruer dans la Justice, sile vaillant colonel n\u2019a pas l\u2019appui de M.Laurier.Et les exigences de parti poussent dans les bras d\u2019un homme qui n\u2019a pas sa confiance, M.Laurier.Que M.Laurier cède, s\u2019il cn a la faiblesse ! Il portera devant le pays entier et devant l\u2019histoire politique, le poids de so faute humiliante.Il est des choses qu\u2019un chef de parti ne doit jamais faire ! M.Laurier sait quelle est la position que IM.Amyot occupe en parlement.Il l\u2019a iva, comme celui qui écrit ces lignes, écrasé sous les huées de ses collègues, {pendant qu'un ministre de lu Couronne lui lisait, à sa honte éternelle, les dépê- L\u2019 Electeur est dirigé {ches dans lesquelles il demandait que les volontaires canadiens fussent employés à ; [garder les forts et les provisidns ! Que M.Laurier aille défendre la conduite de M.\u2018 Amyot, son passé, ses actes ! 000 COMPMHENT SE FAËIT-IL L\u2019Electeur est ridicule avec ses colonnes de chiffres dénaturés et torturés.Qui nie, qui songe à nier que notre dette a été augmentée depuis 1867 ?Il faudrait autant soutenir que les enfants ne grandissent pas.Notre pays a grandi, s\u2019est développé, à augmenté ses revenus, ses ressources, construit d'immenses travaux publics pour l\u2019avancement général.Les deux partis politiques ont fait ce qu\u2019ils ont pu dans ce sens.Les deux aussi ont augmenté la dette publique, le gouvernement de M: MeKenzie l\u2019ayant augmentée { d\u2019une manière beaucoup plus rapide que l'administration de SirJohn A.Mcdonald.\u201c Mais ! Si le parti conservateur à si mal servi le pays, comment se fait-il que I\u2019 Electeur donne son concours à M.Amyot, qui a chaudement approuvé de tous temps {la politique financière et fiscale du gouvernement ?ee LES PRUDES DE L'ETENDARD Le caméléon de I Etendard se surpasse.Pour expliquer comme quoi, après avoir voué M.Savary à l\u2019exécration universelle, il lui est maintenant permis de dîner en sa compagnie, il atteste qu\u2019il est sourd de loreille gauche.Pour dire à son monde que M.Mercier est le meilleur chef du meilleur gouvernement, après avoir fait un crune à M.Chapleau, à M.Mousseau- @uvoit- été] soupçonnés de rapports avec lui, il écrit gravenient que le cabinet actuel est la quintescence du.conservatisme.Que ne tenait-il ce langage au début de la dernière campagne provinciale ?Pourquoi at-il répété et répété dans l'Etendard qu\u2019il refusait et refuserait toute alliance avec M.Mercier ?Pourquoi M.Trudel, son digne cousin, a-t-il répudié dans un manifeste fait on sait par qui, \u2018\u201c le libé- *{ralisme des Mercier, des Lengelier, etc.\u201d Pourquoi ?Voilà ce que nous demandons, voilà ce à quoi l\u2019on est incapable de répondre, L\u2019Etendard est passé au camp de la démagogie : les extrêmes se touchent, et les têtes mal équilibrées tombent toujours dans le pétrin où s\u2019agitent les mauvaises passions et les ambitions inassouvies.M.Trudel, qui posait en\u2019 pilier d\u2019évêchés, est aujourd\u2019hui en lutte ouverte avec tous les évêques du pays.M.Frudel, auprès duquel jadis personne n\u2019était trouvé assez conservateur, est l\u2019un des chevaliers les plus zélés de la brigade libérale, dont le porte-voix est la Patrie\u2014la Patrie du franc-maçon Beau- grand comme, disait M.Trudel, Les hommes de bonne foi voient-ils maintenant ce que valent les protestations de ces prudes qui, après avoir jugé le Pape hérétique, lèvent contre l\u2019Epis- copat de leur pays le drapeau de la révolte ?> Mer DE LAVAL S.G.Mgr l\u2019archevêque de Paris vient de publier un mandement concernant la recherche des écrits du \u201c\u2018 serviteur de Dieu Mgr François de Montmorency-La val, évêque de Québec.\u201d Le mandement ordonne à toutes les personnes possédant quelques lettres, opuscules, traités, notes, mémoires et autres œuvres écrites de sa main.ou sous BERTHIER L\u2019organisateur-en-chef dessouseziptions électorales pour le compte des libéraux, M.Bexusoleil, se présente à Berthier, L'Btendard crie que M.Robillard veut acheter le comté | Histoire du voleur qui appelle \u2018\u2018 au feu \u201d pour avoir la chance de pratiquer son métier, ou pour donnez.à ses complices le temps de crochetez la Serrure.M.Robillard n\u2019a pas sollicité la douteuse faveur d\u2019être candidat dans cette élection.Cette tâche lui a été imposée par les électeurs, parmi lesquels un grand nombre de ceux qui se sont séparés de lui durant la récente campagne provinciale.H en est, certes, bien autrement de M.Beausoleil, qui depuis un an tire des ficelles pour se faire agréer et accepter.Qu\u2019a jamais fait M.Beausoleil pour le préféré à un homme qui y a tous ses inté- remplir un mandat de député ?tree LOTBINIÈRE 2e me M.Kennedy, ancien député de Mé gantic, à accepté la candidature à Lotbi- deux langues et est irlandais catholique.C\u2019est un homme intelligent, actif eb capable de faire honneur à une division électorale.La fortune n\u2019a pas toujours {souri aux conservateurs de Lotbinière.Mais c\u2019est par la persévérance que l\u2019on finit par triompher des obstacles et des CHARLEVOIX M.Cimon se présente à Chaïtevoix contre le gouvernement\u2014qu\u2019il a appuyé de tous ses votes jusqu\u2019au dernier jour de la dernière session ! Il à tout approuvé, tout sans reserve ; il est contre tout, tout sans exception.Nous avons hâte de voir quels seront les libéraux qui lui donneront leur appui.Start MAUVAISE FOI de 'ÉFENDARD \u2014\u2014\u2014 Dans son numéro d\u2019avant-hier, l\u2019Eten- dard, par son correspondant québecquois, après avoir dessiné, à grands traits, les profils variés des membres du nouveau cabinet se pâme d\u2019aise devant eux, les déclare des vrais conservateurs, presqu\u2019ennemis du radicalisme, et il termine son esquisse paternelle par ces mots ; \u201c De sorte que, Yadministration actuelle est beaucoup plus conservatrice que la précédente ; car, parmi les anciens ministres, il n\u2019y avait guère que M.Taillon qui eût quelque droit au titre de conservateur.\u2018 Et encore il est, dit-on, ancien libéral et à admis le principe du suffrage eniversel et les erreurs du bill desasiles.\u201d Le jeune seribe qui a écrit ces lignes ignore tout autant notre histoire politique que le nouveau solliciteur-général ignore le droit civil et constitutionnel.Il faut non-seulement être ignorant pour risquer de pareils avancés, mais il faut avoir vécu à une école où la tartufferie enfarinée tient lieu de tout.Et dire que cela est imprimé dans un journal qui résumait ainsi son programme politique à la veille des élections provinciales : \u2018* Quant à M.Mercier, nous n\u2019en voulons pas, il est trop connu.\u201d Quels gont donc les principes de l\u2019Ften- dard ?La possession du pouvoir par M.Mercier est-elle donc pour son rédacteur- sa dictée, de les communiquer à l\u2019archevêché de Paris.;en-chef la sauvegarde de l'Eglise et de 3 YEtat ?comté de Berthier?Pourquoi serait-il ; rêta,.et qui a prouvé ses aptitudes* pour: , P nière.Nous engageons nos amis de cette division à lui donner leur concours chaleureux.M.Kennedy parle\u2019 bien les LA VÉRITÉ M.Amyot dira sans doute h Belle- \u2018chasse que M, Tarte a approuvé les réso- vations qu'il est allé déclamer dans le comté après l'exécution de Riel, Ceci est absolument faux.M.Amyot avait perdu la boule et se démenait comme un forcené, Qui ne l\u2019a vu dans ces moments où de la tête aux talons tout grouille chez lui ?I venait assez souvent à nos bureaux qui avaient servi de centre d\u2019organisation pour les secours aux familles des membres du 9e bataillon.Des amis de M.Amyot supplièrent M.Tarte de tâcher de faire entendre un pou de sens commun au tor- rible colonel qui avait préparé, sous forme de motion, un gâchis en quinze pages! Nous coupâmes, retranchimes, ete., sans pouvoir donner, bien entendu, une couleur passable & cet indigeste document.Et le colonel partit avec son boniment, en jurant bien haut qu\u2019il s\u2019en allait jouer les libéraux.M.Amyot a cité le nom de M.Faucher de St-Maurice.En effet, M.Faucher était présent dans la circonstance, et nous défions M.Amyot d'obtenir de lui une déclaration qui contredise ce que nous venons d\u2019écrire.5 Nos amis de Dorchester donnent à M.le docteur Lesage leur dévouement entier dans la lutte actuelle.Que les divisions, les tiraillements disparaissent devant l\u2019importance d\u2019élire pour la chambre des Communes un homme qui repiésentera l'opinion conservatrice du comté.ee CONSERVATEURS ET GRIFS L\u2019électorat est invité à se prononcer.1 a à opter entre deux régimes : régime conservateur et le régime grit, Le premier représente une politique de progrès, le développement de l'industrie dans le pays, le relèvement du commerce et de l\u2019agriculture et plus de vingt années; de prospérité.Le régime grit ne nous offre, pour tout; bilan, après une épreuve de'cinq années, que le désordre dans nos finances, que l'affaissement du commercé et de l\u2019industrie et une période de gêne qui a forcé des milliers de nos compatriotos à s\u2019ex- pâtrier.Ce qu'a été le Canada sous la domination des conservateurs et sous celle des grits, un simple tableau va nous l\u2019indiquer : le 1875 1885 Admin.libérale Admin, cons.-1 Les importations ont excédé les exportations 411% SAS $45,183,204 19,703,125 viieurdesimpor tations Par tête de la popula- RER 31.60 23.20 Dépots dans les banques : d ÉPATGNES .,2v000 20e.17,210,000 29,217,000 Taux de l\u2019intérèt sur la dette publique, p.\u20ac.3.78 2.80 Milles de chemins defor en opération 4,826 10,150 Passagers voiturés.5,190,416 9,672,509 Tonnes de fret transpor- LÉCHLLL.A presse eue 5,670,836 14,650,271 Nombr © dé burerux de POSTE.022202220000 0 6 4,706 7,084 Nombre de lettres distribués.42,000,000 82,200,000 Mandats d'argent éma- + ps LE PA 6,711,539 10,334,211 Valeur de la propriété achetée par les colons 4,244,573 4,142,866 Ÿ Nombre des nouveaux Colons.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.27,382 79,169 Capitation.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.e 10.83 3.02 LA BETTE PUBLIQUE M.Blake, et en cela il est imité par tous les orateurs ct journaux libéraux, passent leur temps à faire de longs et minutieux calculs au sujet de la dette publique.Cette dette, disent-ils, est égale à une hypothèque de tant de mil- lions prise sur chaque comté d\u2019 Ontario, lee est égale à tant de dollars i nutes durant l\u2019année et il faudrait tel nombre de wagons de chemin de fer pour transporter son équivalent en argent dur, Mais il y a une chose qu\u2019ils oublient de dire au public, c\u2019est que le peuplé du Canada possède l\u2019équivalent de cette dette sous forme de travaux publics, canaux, chemins de fer, ete.Le tableau suivant indique quel est l\u2019actif que l\u2019on doit mettre en regard de la dette : \u201c Canaux.\u2026.-228,543,378 Chemins de fer.99,675,599 Phares et autres ouvrages ma- ritimics.\u2026.8,284, 580 Edifices et autres travaux publics.\u2026.138,147, 218 Le Nord-Ouest.5,366,035 Total.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.$147,908,919 Cet actif s\u2019est accumulé depuis la Con-' fédération.Avant cette date, ont été dépensées pour chemins de fer et canaux, $52,944,175, et pour travaux publics,\u2019 $10,690,917, formant en tout $211,542,- 002 de propriétés que le gouvernement administre au nom du peuple.Après avoir déduit cet actif du montant de la dette publique, un tout petit char contiendrait aisément la balance en argent de la dette ! ! ! NOTES FOLITIQYES Le Morning Herald d\u2019Halifax dit que la majorité de Sir Charles Tupper, à Cumberland, dépassera 1,000 voix, La majorité de l\u2019'hon.MeLolan ne sera guère non plus au-dessous de ce chiffre, pL = Les industriels de Toronto ont tenu une grande assemblée, mardi dernier, iu Queen\u2019s Hall, L\u2019on a discuté les questions du jour puis la résolution suivante a été adoptée : ** Résolu, \u2014 Que cette assemblée d\u2019industriels représentant presque toutes les \"branches d'industrie et toutes les parties de la province d\u2019Ontario enrégistre son opinion unanime que de la continuation de la politique nationale dépend la prospérité du pays; et que sa continuation ne peut être assurée que par le succès du parti conservateur aux élections du 22 février, vn l'incertitude et l'obscurité de la politique du parti libéral.\u201d Les journaux de Montréal annoncent que du moment que M.McShane est devenu ministre il n\u2019a plus le droit de siéger au conseil de ville de Montréal.Une dey clauses de là charte de la ville le défend formellement.ee NOTES GENERALES La Grande-Bretagne, l'Allemagne, le Portugal et les Etats-Unis ont exporté en Afrique l'an dernier 9,000,000 gallons de spiritueux.Une statistique officielle établit que 86,090 familles à New-York dépendent de la charité publique.Le 20 novembre, le premier chemin de fer Decauville, en Chine, à éré inauguré par lo vice-roi de Petchili en personne.La ligne « environ trois kilomètres.La fameuse mine de Mulatos dans l'État de Sonora, Mexique, Vient d\u2019entre vendue pour un million de piastres à une compagnie anglaise, M, G, W.Wicksteed, greffier en loi de la chambre des Communes doit être mis à sn retraite et remplacé par son assistant le Dr Wilson.1\u2019 Economist de Londres publie une statistique d\u2019où il résulte que les fermiers irlandais sont véritablement incapables de payer, comme ils l\u2019affirment.Le prix de vente de leurs produits, céréales, bestiaux, etc., à subi en 1886 une baisse presque aussi \"considérable qu\u2019en 1885, si bien que le rendement de la terre est do- par mi-;denu presque nul. & 3 à Q 3 a SE HR IEEE Grane ea TEE SEE ER EVE 5 REE SE ER A ese seiat ia a % 2 LE CULTIVATEUR S.E.LE CARD.TASCHEREAU , A NEW-YORK Nos lecteurs se rappellent sans doute Ce que nous d'sions dernièrement de la déchéance du révérend M.McGlynn, desservant de l\u2019église St.Etienne de New- York.Nous trouvons aujourd'hui dans un journal de la grande ville américaine quelques notes qui intéresseront nos lec- tours au sujet de ce prêtre et de ce qu\u2019en a dit Son Eminencele cardinal Taschereau.Nous traduisons du Morning Journal *° Le Cardinal Taschereau a été inflexible devant l\u2019armée de reporters qui l\u2019ont assailli de jour et de nuit, depuis qu\u2019il est arrivé en cette ville, pour lui demander ane entrevue.Mais hier, avant de quitter l\u2019église canadiènne-française de St.Jean, Son Eminence a bien voulu confier à un ami intime quelque chose de ce qu\u2019elle pense de la cause de M.McGlynn.** Rien ne pourra m'engager, ni aucun autre évêque, à exposer nos opinions sur l'action probable du St.Siège concernant 1a désobéissance du Dr McGlynn, mais je puis vous dire que ce dernier a grandement compromis sa cause en permettant manifestations malséantes qui ont eu lieu dernièrement à l'église St.Etienne.\u201d * Est-ce que le révérend M.Donnelly restera définitivement desservant de la paroisse ?\u201d * Non, on ne l\u2019y a envoyé que parce .qu\u2019il est très bien connu comme habile financier.Ne savez-vous pas quo la Seaman\u2019s Bank de Wall Street, a une hypo- théque de $135,000 sur I'Eglise ?Le révérend M.Colton a déjà été nommé des- pervant en permanence.Il en a reçu au- jouru\u2019hui même l'information officielle.\u201d \u2018Mais en supposant que les paroissiens Yefuseraiont d\u2019accepter M.Colton pour eur pasteur et contrôleraient la direction de l\u2019église St.Etienne jusqu\u2019à ce que M.McGlynn soit restauré ?\u201d \u201cDans ce cas ila été décidé de remettre la propriété de l'Eslise aux pères Dominicains.\u201d \u201cJe pars pour Rome, a ajouté Son Eminence ; je donnerai sans restriction mon avis à Sa Sainteté sur ce malheureux différend de M.MoGlynn, et quand .fe vous dis que je suis aussi décidément hostile à Henry George et au parti ouvrier ry g P que je l\u2019étais dans le Canada, il y a six mois, vous pouvez facilement deviner quelle attitude j'ai l'intention de prendre.\u201d Nous ne savons jusqu\u2019à quel point ces dires de reporter plus d\u2019une fois éconduit peuvent être autorisés ; mais nous avons voulu les reproduire afin de faire voir combien cette question tient les esprits à New-York, et combien aussi l\u2019on aurait aimé faire causer notre digne archevê- quesur le sujet d\u2019un enseignementetd\u2019une tépression dont il p eut se flatter d\u2019avoir été peut-être le précurseur en Amérique.errs Nene DÉCOUVERTE DE L\u2019AMÉRIQUE Nous avons annoncé il y a quelque temps qu\u2019il était question de célébrer aux Etats-Unis, en 1892, par une exposition internationale, le quatre centième anniversaire de la découverte de l\u2019Amérique.Le sénat de Washington avait voté à ce sujet des résolutions portant qu\u2019un comité congressionnel composé de cing sénateurs et de huit représentants serait chargé d'étudier ce projet et d\u2019en tracer les lignes prineipales.Te comité de la chambre des représentants auquel l\u2019examen de ces résolutions avait été renvoyé, vient de faire, à l\u2019unanimité, un rapport tendant à leur adoption.Le comité dit qu\u2019il répond au désir manifesté par plusieurs nations européennes, par les quinze républiques hispano- rméricaînes et par le peuple américain en général en conseillant de cétébrer digne- mont le quatre centième anniversaire de la découverte de I Amérique par Christophe Colomb.\u2014\u2014\u2014 re Le Daily Citizend'Ottawa reçoitd\u2019excellentes nouvelles du Nouveau-Brunswick.Cette province, dit-il enverra certainement à la chambre des Communes une majorité favorable à Sir Joln.CE CÉLÈBRE TUNNEL On sait qu\u2019aux termes des arrangements faits lors de la Confédération le gouvernement canadien s\u2019est engagé à maintenir des communications régulières entro l\u2019île du Prince-Edouard et la terre ferme.Jusqu\u2019à présent ce service a été fait tant bien que mal au moyen de bateaux-pas- seurs.Ce mode de transport, qui est très difficile du reste, est loin de satisfaire les habitants de l\u2019île.Depuis longtemps ils réclament la construction d\u2019un tunnel sous-marin qui leur donnerait des communications plus faciles.Aujourd\u2019hui ils ont formé une compagnie dont M.le sénateur Howland est le président.Cette compagnie est prête, dit-on, à se charger de la construction de ce tunnel à condition que le gouvernement fédéral s'engage À garantir l\u2019intérêt de 47 sur le coût de.get ouvrage.\u2018M.le sénateur Howland est dns, Je mement à Ottawa afin d'engager.Je: \u2018gouvernement à se rendre aux vœux de la compagnie dont il est le président.Ce monsieur prétend que le plan qu\u2019il suggère serait très économique vu que le coût des travaux à faire ne dépassera | $5,000,000.L'intérêt à 4% représentera seulement $200,000, tandis que le gouvernement paie actuellement ÿ225,000 pour les frais du Neptune et du Northern Light, bateaux qui ne font le service que très imparfaitement.M.Howland, s'appuyant sur les rapports des ingénieurs qui ont été chargés d\u2019étudier ce projet, dit que ce tunnel | n\u2019aura que six milles et demi en longueur.Il ajoute que les recettes des ba- teaux-passeur ne sont que d\u2019à peu près $35 par jour, à peine assez pour payer | l'huile nécessaire au bon entretien de Jeur mécanisme.te NOTES POLITIQUES M.L.Connolly a été choisi comme candidat libéral dans la ville de Sherbrooke, en opposition à M.Hall, M.P.L'adversaire de M.Dupont dans le comté de Bagot sera M.L.C.Bélanger, avocat de Sherbrooke.Ainsi l\u2019a décreté une assemblée de libéraux tenue à St.Liboire le hundi 31 janvier dernier.- Les ennemis les plus invétérés de la \u2018protection sont tenus d\u2019admettre ce fait : c'est que le tarif protecteur a produit une augmentation dans nos exportations et une diminution dans nos importations, à l'avantage du pays.La preuve so trouve dans ce tableau comparatif : 1878.1885.Bêtes à cornes, ; tétes.29,925 143,003 Moutons, tétes.242,989 335,043 ufs, douzaines 5,262,920 11,542,203 Foin, tonnes.17,269 134,938 Fromage, lbs.88,054,294 09,655,367 Le Mail observe avec beaucoup d\u2019apropos que pendant que l\u2019on se lamente dé- mésurément sur la progression de notre dette, les candidats des deux partis n\u2019en persistent pas moins, dans la campagne actuelle, à aiguilonner l\u2019appetit de leurs électeurs en faisant miroiter à leurs yeux la perspective de nouvelles entreprises publiques, Il est évident que la logique fait défaut quelque part: Si les promesses faites doivent être remplies, si le gouvernement doit se charger de toutes les entreprises publiques dont il est question sur les hustings, notre dette se triplera en moins d\u2019un an.Æt cependant les uns et lés au- | tres considèrent que nous en avons assez.Alors, pourquoi demander ou exiger du gouvernement de nouvelles dépenses ?+ En partant pour Trois-Rivières, le jeune et beau Dunois de la Justice, M.L P.Pelletier, a laissé à l\u2019un de ses copains la tâche assez ardue de soigner sa réputation.Celui-ci s\u2019est mis consciencieusement à la besogne.Il débute en appelant tout crânement M.Pelletier un homme de fer ! Jusqu'à ce jour il n\u2019y avait que Bismark qui fut connu sous cette appellation ca- ractéristigne, M.Pelletier en a pris ombrage et il veut partager avec le\u2019 grand chancellier allemand l\u2019honneur d\u2019être'bombardé homme de fer.Ce que c\u2019est que de tre modeste ! L\u2019honorable M.Mercier écrivait, il y à quelques années au sénateur Rosaire Thibaudeau : *\u201c T\u2019abolition du Conseil LégislatiF, ce corps inutile et dangereux, doit être notre principe politique ; ce conseil est notre ennemi et celui de notre pays.\u201d Depuis, M.Mercier a mis ge l\u2019eau dans son vin, La suppression du Conseil Législatif est devenue si pou un principe politique pour Jui, qu'il s\u2019intéresse maintenant à son existence et qu\u2019il s\u2019est empressé, sitôt arrivé au pouvoir, d'enrichir ce corps inutile et dangereux de deux recrues nouvelles qui lui sonf, ntièrement dévoudes.Certaines gazettes libérales ayant jugé à propos de jeter les hauts cris parce qu\u2019il est arrivé à MM.Ross et Taillon de faire quelques nominations avant de descendre du pouvoir, la Minerve engage celles-ci à se montrer plus décentes.Les rouges devraient avoir le courage de reconnaître, dit notre confrère, que le gouvernement Ross-Taillan leur a légué dans le seul département de la justice, pour une trentaine de mille piastres de salaires ! C\u2019est parfaitement exact, mais depuis quand les affamés raisonnent-ils ?ANE NOS PECHERIES L'avantage de garder les conservateurs au pouvoir (Du Moniteur Acadie) Pour les provinces maritimes, la grande affaire, celle qui intéresse directement le -| plus grand nombre, c\u2019est la question des pêcheries.Que nous soyons cultivateurs artisans ou tout autre chose, une pêche heureuse ou une pêche manquée élargit ou restreint notre marché monétaire, suivant le cas, et chacun de nons en ressent directement les effets.La solution des difficultés dont nos pêcheries sont l\u2019objet depuis deux ans intéresse donc intimement tonte la population, et c\u2019est le devoir du peuple canadien de s'assurer les meilleurs moyens qui feront décider la question en sa faveur.La paille penche du côté d\u2019où vient le vent.Les Américains favorisent le parti libéral dans les élections fédérales actuelles.Ce seul fait indique aux pêcheurs et au reste de la population lequel des deux partis politiques ils doivent appuyer afin que le règlement de la question des pêcheries soit favorable au Canada.Dans certaines de nos campagnes, il y a une extrême pénurie de bois.La neige a bouché les chemins qui conduisent à la forêt et par les tempêtes que nous avons il est impossible aux cuitivateurs de battre leur route pour se rendre aux terres boisées.NOS VOISINS La Caroline du Nord Cet état, un des treize originaires, fut découvert en 1584 par lord Raleigh.Les Anglais en firent les premiers colons.Ils s'établirent & Albemarle en 1650.La Caroline du Nord se sépara des Etats-Unis en mai 1861, et fut admise de nouveau dans l\u2019Union américaine en 1868.Cet état couvre une super ficie de 52,250 -milles carrés ; sa longueur est 450 milles, sa largeur de 185 milles.Il couvre 400 milles de côtes, est formé de 96 comtés et contient une superficie de plus de 159;000 milles de marais et de savannes.A Wilmington, la moyenne de la température est en hiver de 460 à 51o, en été de 760 à 800.Il gèle rarement dans la Caroline du-Nord avant le mois de novembre.A Gaston la chute moyenne de la pluie est de 43 pouces.Les morts par la phtisie dans la Caroline du Nord, comptent 1.5 par 1000 de la population.Wilmington est un beau port de mer et une belle ville ; sa population est de 13,446.Raleigh est la capitale de l\u2019état : elle compte une population de 7,790.La ville de Charlotte renferme un hôtel de \"la Monnaie ; sa population est de 4,473.Celle de la ville de New-Berne est de 5,849.En 1860 la Caroline du Nord contenait 75,203 fermes ; en 1880 elle en comptait 157,609.La terre faite a une valeur de $9.77 l\u2019acre ; la terre boisée $5.53.On s'occupe beaucoup d'agriculture dans cet Etat.Le gros de le récolte consiste surtout en tabac et en maïs.Les vergers rapportent une valeur annuelle $900,000.Les principales productions se répartissent ainsi : Goudron et térébentine.$1,758,488 Manille.4,576,148 boiss.Blé.2asssssss0u00 .4,650,000 ¢ Avoine.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.4,632,000 \u201c\u201c Maïs.cas0sess00s .31,479,000 \u201c\u201c Riz.cesevraenann 5,609,191 livres.Tabac.29,048,313 \u201c Les principaux traitements des officiers de la Caroline du Nord se divisent comme suit ; Gouverneur .$3,000 Secrétaire d\u2019Etat.2,000 Trésorier.\u2026.\u2026.\u2026.2,000 Auditeur.1,500 Procureur général.2,000 \u201cSur.de l'Inst.Publique.1,500 Adjudant-général.600 Comm.d'agriculture.1,200 Bibliothécaire .750 Juge en chef .2,500 2 juges.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.2,500 Tl y a aussi quatre percepteurs du revenu de l\u2019Itérieur ayant un traitement de $2,500, à 83,750 et 60 sous-inspecteurs jouissant d'un traitement allant de $300 à 81,700.La Caroline du Nord vient bon premier pour le goudron et la thérébentine ; second comme cuivre ; troisième comme peanuts et tabacs ; quatrième comme riz ; neuvième comme coton.\u2019 Cet état compte 3,802 industries différentes ; 1,313 moulins à farine ; 776 moulins à scie.Les huîtres dennent-une valeur annuelle de $60,000.La péche oceupe 3,000 embarcations et la valeur du cuivre extrait est de $1,640,000 en moyenne par année.La Caroline du Nord a droit à 60 sénateurs et à 120 députés.Ils ont un traitement de $4 par jour et 10 cents par mille de frais de route.Ils sont élus tous les deux ans.La durée de la session ne peut dépasser 60 jours.Il ya dans cet état 294,750 voteurs ; ils se divisent ainsi : Blancs nés dans l\u2019état.187,637 Blancs étrangers.2,095 Mulâtres .\u2026.\u2026.\u2026.105,018 Les forçats n\u2019ont pas le droit de voter.Le total de la population de la Caroline du Nord est de 1,399,750 ainsi repartie : Population masculine 687,908 \u201c féminine.711,842 Nés dans l'Etat .1,396,008 Etrangers.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026 3,742 Blancs.\u2026\u2026\u2026.\u2026.867,242 Mulâtres.\u2026.531,278 Indiens .Crease 1,230 En 1860, il y avait 381,059 esclaves, Ce n\u2019est qu\u2019en 1840\" qu\u2019on instella le système d\u2019Instruction Publique dans la Claroline du Nord.A présent on compte dans cet état 2,000 écoles.L'âge des élèves varie de 6 à 21 ans.Le taux légal de l\u2019intérêt est de 6%,par convention spéciale il est de 8%.L'usure perd tout droit à l\u2019intérêt, LES POELES RUSSES \u2014 Un de nos correspondants nous écrit : C'est en 1880 que feu le général Smolens- ki, officier noble dans l\u2019armée polonaise et banni de sa patrie malheureuse par le gouvernement russe, arriva à Québec.Il lavait l'intention d'introduire les poêles russes en Canada ; ces poêles si bien adaptés au vigoureux climat du pays.Il s\u2019associa avec feu MM.Balzaretti, juge Bacquet et N.E.Faucher de Saint- Maurice.Ils s\u2019engagèrent à l\u2019aider de leurs moyens et de leur influence.L\u2019entreprise promettait les plus beaux succès.Grice aux démarches faites par les asssociés, on obtint de placer dix poêles aux casernes des jésuites avec pro- mosse, après épreuve favorable, d\u2019en bâtir ® dans tous les établissements militaires la ville.Ceci, au début, promettait à les plus beaux résultats.On en bâti aussi deux à la banque de Montréal ; ils étaient en forme de tours et avaient un aspect magnifique.Le général Smolenski qui malheureuse ment ne possédait que des connaissances théroriques, avait ameng avec lui des ouvriers pratiques de son pays.Ces gens, soit par ighorance de leur métier, soit par conspiration, soit par jalousie contre leur maître, ce dont ile ont été accusés, ont fait manquer l\u2019affaire.Ils avaient bâti les conduits de la fumée de manière à les empêcher de tirer, il les avait bouchées de part en part avec des briques, etc, etc., ce qui nécessita la démolition des poêles, causa des pertes considérables aux associés et fit tomber l\u2019entreprise.M.Smolenski, à qui son état de santé ne permettait pas de subir de plus grandes épreuves abandonna-Québec de décou- ragemept, et l\u2019auteur de ces lignes n\u2019a jamais entendu parler de lui depuis, que par le Canadien, Avec les matériaux qui restaient, et après avoir découvert les défectuosités ct la supercherie des ouvriers polonais, not maçons canadiens ont bâti quelques poêles qui fonctionnent très bien, entr'autres, chez M.Balearetti, M.Baquet, M.le [notaire Tessier, faubourg St Jean.Ce dernier donne encore satisfaction aujour- d\u2019hui, si je ne me trompe pas.Tant qu\u2019aux poêles de la Basilique, ils ne sont pas bâtis d\u2019après le système russe.Ts ont été érigés par feu M.Fortier, maçon.Ils contiennent des poôles en fonte dans l\u2019intérieur, ils n\u2019ont de russe que les tuiles, ce qui ne les empêche pas de fonctionner très bien, depuis bien des années et de donner beaucoup de chaleur.eme eee NOMBRE D\u2019'ÉLECTEURS Des districts électoraux de Ia Province de Québec 1887 1882 Argenteuil.2,809 2,312 Bagot.RARE .4,350 3,673 Beauce.os 5,849 4,729 Beauharnois.3,450 2,067 Bellechasse.3,166 2,742 Berthier.3,790 3,161 Bonaventure.cee 3,084 2,951 à Brome.:.are 3,590 3,383 Chambly.\u201ces 2,731 2,221 Champlain.4,570 | 3,588 Charlevoix.3,713 2,627 Chateauguay.0 3,108 2,572 Chicoutimiet 4,13 a Saguenay.641 4,772 3,902 Compton.5,842 4,231 | Dorchester.3,720 2,899 Drummondet 4,246 Arthabaska.(4,043) 8294 6,185.Gaspé.Ceres .3,545 2,988 Hochelaga.\u2026\u2026\u2026.12,283 8,000 Huntingdon.vee 3,470 2,614 Iberville.2,482 2,093 Jacques-Cartier.2,833\" 2,389 Joliette.\u2026.\u2026.4,330 3,292 Kamoyraska.3,545 |.3,001 Laprairie.\u201cee 2,222 1,606 I, Assomption.2,957 2,977 Laval.vec nsauns 1,800 1,445 Lévis.sa.5,305 4,876 L'Islet.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.3,006 2,246 Lotbiniére.3,366 3,244: Maskinongé.2,814 2,652 Mégantic.oe 4,128 3,357 Missisquoi.4,626 4,055 Montcalm.vee 2,758 2,646 Montmagny.e 2,464 2,214 Montmorency.2,166 1,817 Montréal, Centre.8,360 7,322 Montréal, Est.15,353 11,676 Montréal, Ouest.10,190 8,510 Napierville.2,062 1,903 Nicolet.5,189 5,578 Ottawa (Combé).9,279 7,165 Pontiac.4,219 3,498 Portiieuf.ve 4,747 3,775 Québec, Centre.2,699 2,490 Québec, Est.coe 5,782 4,458 Québec, Quest.,.2,152 1,934 Québec, (Comté).3,790 3,133 Richelieu.\u2026.4,267 8,383 Richmond et W olfe(Q) 2,818 4,340 Rimouski.5,040 4,879 Rouville.3,715 3,105 Saint-Hyacinthe .4,166 3,748 Saint-Jean.2,225 2,208 Saint-Maurice.2,328 2,049 Shefford.vee 5,118 4,556 Shecbrooke.oa.2,717 2,18¢ Soulanges.2,116 Stanstead.4,541 3,46C Témiscouata.4,586 2,640 Terrehonne.4,380 3,516 Trois-Rividres.1,558 1,388 Deux Montagnes.2,803 2,327 Vaudreuil.ve 2.594 2,241 Verchères.\u2026\u2026.2,643 2,158 \u2018Yamaska.cours 3,413 2,668 } it ae fi ; nes ng ge Li Jn me aps dm ie.i Be fi ard BRT sg! =.LE CULTIVATEUR 8 oi À 5 Fresnes Lt .| i ¢ NOUVELLES POLITIQUES plus grande largeur est de 210 milles.Un juge en \u201cchef de l\u2019une de îles bri- d\u2019un ajournement pur et simple.Il avait SON EMINENCE LE CARDINAL tay, Elle couvre 200 milles de côtes.Ses plus tanniques des Indes Occidentales, qui est & 5% droite les honorables MM.Mercier, a | M.N.A.Landry, de Bathurst, s'est \"ty F [décidé à se porter candidat fédéral dans , | Gloucester, N.B.\u201cces À M.Burns, dit le Moniteur Acadien, vf ja été un député vaillant et profitable \u201cle f [pour son comté, mais cela ne doit pas \u2019 | Inous faire perdre de vue que la po- \u2018inf |pulation de Gloucester est aux trois oi \u2018quarts française et que sa représentation m q g ! \u2018Im pf| \u2018à la chambre des communes revient de tg, \\droit à un acadien.ie, WJ * lug : ej, ~ A une assemblée des acadiens de l\u2019île \u201ciy, Madane, tenue à Arichat, le 19 junvier, eut idans le but de considérer s\u2019il serait judi- po [cieux de mettre un français en nomina- k Yn jon comme candidat, aux prochaines élections fédérale, le capt.Simon P.Léblanc ly |æ été choisi comme candidat des acadiens.ls gr.Il se déclara conservateur indépendant, God + en M.McCallum, ancien député conserva- qe du comté de Monck, Ont, vient d\u2019être À nommé sénateur.C\u2019était le dernier des Si, | \\sièges consacrés au sénat pour la province Lu :d\u2019Ontario.wl -_ va, no ; A | ud // Une dépêche de St.Jean annonce que dé M, Bourrassa, l\u2019ancien député libéral, ny, ; Jorigue de nouveau les suffrages.Un cer- ln Fain nombre de libéraux mécontents ont na | \u2018essayé de.lui faire de l'opposition mais L'affaire a raté.Ë M.Arpin qui fut l'adversaire de M.\u2018ne i i Bourrassa en 1882 et qui prit une majo- MI Sorité de 54 voix daes sa ville natale, va Fil Être demandé de faire la lutte de nouveau pis en et une réquisition dans Lacolle est déjà fe me signée par 385 électeurs.M.Arpin ost il rd protectionniste-indépendant.bi de + chaleur ; tre M.Gagnon à Kamouraska durant les dernières élections, se portera de nou- yeau candidat à l'élection devenue néces- Pro saire à cause de l'acceptation d\u2019un porte- A feuille par son vainqueur.; rase\" LE - a - SOURD D'UNE ORFILLE 479 | \u2014_ 2 L'honorable sénateur François Xavier Un \u2018Anselme Trudel, Directeur de l\u2019Etendard, 9% s'excuse comme suit d\u2019avoir mangé à la i% {même table que M.Savary : a A | | \u201c Il est de fait qu\u2019un matin, descen- 2 i dant pour prendre son déjeuner, il fut si placé, par l\u2019un des garçons de l'hôtel, à Li une table où se trouvaient quelques-unes 995 de ses connaissances de Montréal.yobs (6 ; i On causa comme c\u2019est l\u2019usage.Notre ny.{Directeur remarqua que son voisin de IME \u2018droite avait Vaccent français, était un 18 homme fort {instruit et paraissait bien informé sur les affaires canadiennes.198 +\u201c Après le départ de ce dernier, il s\u2019in- 5WF.forma qui il était.Un avocat de Montréal 35H | lui dit que c\u2019était M.Savary.Notre direc- JK teur ne I'avait jamais vu auparavant.On 38 lui avait décliné le nom de ce monsieur 32% -avec celui de quatre autres, mais notre se directeur qui, à ses mille défauts que l\u2019on 18 |.proclame tous les jours, joint celui d\u2019être Wn sourd de l\u2019orcille gauche, n\u2019avait pas LR saisi ce nom célèbre.5 | ÿ * Voilà toute la négociation.\u201d 9,94 : .3 Lorsqu\u2019il allait cascader aux Folies Ber- y La .> .- 35 gères, il était sourd de l'oreille droité, car sy il n\u2019avait pas saisi l'adresse qui avait été 5 donnée au cocher.\u2014Le Monde.af i ui SIR JOHN MACDONALD free - uy ¢ Sir John A.Macdonald, qui pose sa i ; candidature à Kingston, a représenté ik cette ville en 1849, lors de son centrée i} dans la vie publique.Il était âgé de 29 \u2018ok ans, et fut nommé receveur-général.ei Kingston fut représentée par lui pendant in | S4 années censécutives, jusqu\u2019en 1878, } a | alors qu\u2019il fut défait par une majorité de he 144 voix.= he NOS VOISINS + 43 a 48 La Caroline du Sud.JF Cette province fub érigée en 1663 par LE Charles II, roi d\u2019Angleterre, qui lui pi \u2018donna son nom.Elle fut un de treize i Ftats originaires, les Anglais en furent it .Jes premiers colons.lls s'établirent & 9,94 Port Royal en 1670.La Caroline du ; Bud se sépara de l\u2019Union Américaine au 34 mois de novembre 1880 et y fut admise A \u2018de nouveau au mois de juin 1868.En 3a 11832 et 1833 elle fit une insurrection, 13, proimptement reprimée par le président a Jackson.13 La Caroline du Sud couvre une super- 1 \u2018ficie de 30,170 milles carrés.Sa plus J ovande longueur est de 275 milles, sa « iM.Desjardins, quia fait Ia lutte con- | grandes rividres sont la Savannah, le grand Pee Dee, le Santee ct Edisto.Trente-quatre comtés forment cet État.En été la température moyenne 2 Charleston est de 79° à 83° ; en hiver elle est de 50\u201d 4 54°.La chûte moyenne de la pluic est de 43 pouces.Il gèle rarement dans cet Etat.La ville de Aiken est très recherchée par les phtisiques.Charleston fut fondée en 1680.C\u2019est la plus grande ville de l'Etat.Sa population est de 49,984.C\u2019est un port d\u2019entrée.Il y a dans cette ville un évêque catholique.Charleston, Beaufort et Georgetown sont les districts douaniers de la Caroline du Sud.Cet Etat a été le premier à se servir des locomotives américaines ; ceci sc passait en 1830.Le ler janvier 1586, il y avait dans la Caroline du Sud 1,693 milles de chemins de fer.En 1869, la Caroline du Sud comptait 33,171 fermes; en 1870, elle en avait 51,889 eten 1880, 93,864.La terre faite a une valeur de $6.24 l\u2019acre ; la terre boisée, une valeur de $8.04 I'acre.Les traitements des principaux officiers de cet Etat se repartissent ainsi : Gouverneur.\u2026.\u2026.$3,500 Licutenant-gouverneur.1,000 Sécrétaire d'Etat.2,100 Trésorier.0.2,100 Contrôleur-général.\u2026.2,100 Procureur-général.2,100 Surintendant de l'instruction publique.\u2026.\u2026.\u2026.2,100 Commissaire d\u2019agriculture.2,100 Adjutant-général.1,500 Juge-en-chef.4,000 Greffier de la Cour Supérieure.1,000 Juge de district.83,500 Percepteur du revenu de l'inté- TÏCUY.LL 2200210002 ss 0 men + 3,250 La Caroline du Sud possede 720 mou- linsäfarine.Elle a vendu l\u2019an dernier\u2014 Bois.$2,031,507 Goudron et thérébentine.1,803,206 Huîtres.0040.00000000 20,000 Pêches de mer, lacset rivières 192,482 Cet Etat vient bon premier pour ses phosphates : l\u2019an dernier il en a vendu 382,077 tonneaux, qui représentent une valeur de $1,992,462.Il y a des mines d\u2019or dans les comtés d\u2019Abhevillo, d\u2019Edgeville et d'Union.On trouve de très beaux marbres dans les comtés de Spartanburgh et de Lawrence.La population totale de la Caroline du Sud est de 995,577, ainsi divisée : Population masculine.490,408 6 féminine.505,169 Nés dans l\u2019Etat.987,891 Etrangers.7,686 Blaucs.391,105 Mulâtres.604,332 Chinois.9 Indiens.151 En 1860, il y avait dans cet Etat 402,- 406 esclaves., j La Caroline du Sud a droit à 85 sénateurs et à 124 députés.Les sénateurs siègent peudant quatre ans, les députés pendant deux ans.Ils ont un traitement de $b par jour et LO cents par mille comme frais de route.Les voteurs sont au nombre de 205,- 789.Ils se divisent ainsi : Blancs nés dansl\u2019Etat.89,910 Blancs étrangers.3,590 Les fous, les pauvres, les forçats, l\u2019armée des Etats-Unis eb les duellistes n\u2019ont pas le droit de vote.La Caroline du Sud a neuf colléges : 262,279 élèves fréquentent les écoles publiques : leur âge varie de 6ans à 16 ans.Le taux légal de l'intérêt est de 7%.Par convention particulière l\u2019usure est permise.Ie treme.L\u2019'ONCLE SAM ET JOHN BULL La dépêche suivante a été adressée de Montréal au New-York Herald : Montréal, 31 janvier 1887.L\u2019émoi du moment à Montréal est la possibilité de difficultés prochaines avec les Etats-Unis au sujet des pêcheries.On en parle partout.Une dépêche particulière reçue aujourd\u2019hui par un personnage influent annonce que des vaisseaux de guerre britanniques quitteront Portsmouth pour Halifax durant la deuxième semaine de février.La flotte de l\u2019Amérique du Nord comprendra, dit-on, trois canonnières et un plus grand vaisseau, probablement l Azin- court.Cette action de l'Angleterre, d'envoyer ainsi des vaisseaux de guerre, est généralement condamnée, et les uitra loyalistes même croient que cette mesure est imprudente et prématurée.Bien qu\u2019ils n\u2019attachent aucune signification à cette action du gouvernement britannique, l\u2019opinion dominante est que les américains s\u2019en montreront indignés, et il en résulte qu'un règlement amical | de ce différend cest devenu plus difficile.actuellement à Montréal, à exprimé cette opinion, aujourd\u2019hui, au correspondant du Herald.\u2018 Une armée américaine de 109,000 hommes, a-t-il ajouté, pourrait annexer le Canada demain matin, avant le déjeuner mais Angleterre pourrait bien bombarder leurs villes, ports de mer, de telle façon que leurs autres villes ne vaudraient plus, avant longtemps, la peine d'être prises, et les américains crieraiont bientôt merci, assez.Si les américains viennent ici, nous pourrons les combattre sur notre territoire, et nous les logerons confortablement durant leur séjour.\u201d Il n\u2019y aura aucune action de la part du gouvernement, concernant cette question, d\u2019ici aux élections générales, qui auront' lieu le 22 février.Sir Alexander Camp-\u2018 bell, qui a été nommé commissaire en Angleterre, a reçu, dit-on, instruction de\u201d presser le règlement à l'amiable de cettë difficulté.Je détache ce qui suit du rapport de Sir Frédéric Middleton, commandant des forces canadiennes, présenté à la fin de lannée dernière à Sir Adolphe Caron, ministre de la guerre ; c'est sous le titre : ** Force disponible pour la guerre.\u201d .\u2018* S'il s'élève en Europe des troubles où la Grande-Bretagne est impliquée, et par conséquent aussi ses colonies, le Canada, possédant un appoint peu considérable mais appréciable de troupes régulières, avec le reste de sa milice bien exercée et bien orgrnisée, n'aurait aucune difficulté à fournir un contingent, disons, de dix ou quinze mille hommes, qui, j'ose le dire, ne le cèderaient en rien à aucun soldat de l\u2019univers, en tenant en réserve à peu près le double de ce nombre qui, en queläwes mois, serait prèt à rallier la première ligne, s\u2019il en était nécessaire.Je ne suis aucunement porté à :manque de confiance dans les régigrents ruraux.Il n\u2019y a pas ce doute que de la-ma- nière que vont les exercices militaires, les régiments des villes auront l'avantage sur les régiments de la campagne pour plusieurs raisons, mais les sujet de ces derniers sont peut-étre supéricurs aux premiers et demandent plus de soin dans 185 exercices que l\u2019on peut lgur en donner avecle système actuel.\u201d 7 Il y a au Canada deux nianufactures de cartouches, anpartenant au gouvernement et qui peuvent fournir dix fois la quantité de munition que les troupes disponi- blesdes volontaires pourraiont employer.\u201d et NOUVEAU DECRET DE ROME.Une dépêche de Montréal nous annonce que par un décret spécial de Rome, Mer Fabre, archevêque de hlontréal, vient d\u2019être nommé Vice-Chancelier\u2019 de FUniversité Laval.3a Grandeur annoncera sous peu, par une lettre circulaire, cette heureuse nouvelle au clergé de son diocèse.Le Séminaire de St.Sulpice s'occupe actuellement à chercher des professeurs pour la faculté des lettres et des arts.Les MM.de St.Sulpice ont accepté ces chaires d\u2019enseignement.Il n\u2019y à pas de doute qu\u2019ils rempliront cette charge avec grand honneur.On dit même que les professeurs feront, aux frais du Séminaire, des études spéciales aux grandes universités d'Europe pour les rendre plus aptes à atteindre la hauteur de leur mission, srr Ener A LA CHAMBRE Ajournement au 18 mars 2 février 1887.Quelques dames au Conseil et dans lv salle de délibérations de l\u2019Assemblée Législative.À trois heures, M.le président prend son siége, et de suite les trois coups règle- mentaires sont frappés par M.l'huissier de la Verge Noire, qui demandait admission afin de faire part à l\u2019Assemblée Législative d\u2019un message du conseil, Peu de députés étaient présents ; à peine douze ministériels et une vingtaine de conservateurs.Se rendant à l\u2019ordre de Son Honneur le Lieutenant Gouverneur, les députés se rendent au Consuil.L'hon.M.Masson était en habit de ville, vu qu'il s\u2019agissa:b Peu de monde hier au Palais Législatif.Joss et McShane, et à sa gauche les honorables MM.Shehyn, Gagnon, Duha- mel et Turcotte.Les deux aides-de-camp, MM.Garneau ot Sheppard, accompagnaient Son Honneur.lly avait aussi bon nombre d\u2019officiers présents.L\u2019hon.M.Boucher de In Bruère, président du Conseil, annonce qu\u2019il a reçu ordre de Son Honneur d'informer la Chambre que vu les vacances causées dans l\u2019Assemblée Législative par l\u2019acceptation de portefeuilles de ministres par certains députés, les chambres devrontêtre ajournées afin que ces messieurs aient le temps de se représenter devant leurs électeurs.Les députés étant de retour à leurs siéges, l\u2019hon.M.T'urcotte, en français, eb M.Murphy, en anglais, annoncent que le ministère Taillon a résigné meréredi 16.27 janvier, ct que lé ministère Mercier.est au complet.= « 2 .», ,Ges messieurs lisent la liste des noms dés nouveaux ministres.L'hon.M.Turcorts, appuyé par l\u2019hon.KE, LyNcH, propose que la Chambre gajourne jusqu'au 16 mars prochain.| L\u2019hon.M.Læncx dit désirer corriger.une inexactitude faite par MM.Turcotte et Murphy.Ces messieurs font erreur quand ils «lisent que le ministère Taillon à résigné un mercredi, c\u2019est jeudi qu\u2019il aurait fallu dire, En conséquence la correction nécessaire afin de rétablir les faits est faite.L\u2019hon.M.LyNcH explique ensuite que si c\u2019est à lui qu\u2019est dévolu le devoir de seconder Vajournement, cela est dû au fait que l'hon.M.Taillon est-indisposé 11 est ensuite résolu que la règle 49 des procédures de la Chambre soit mise en force, règle qui concerne la présentation des pétitions et bills privés.Sur motion de l\u2019hon.M.TurcorTe, appuyé par M.Murruy, la Chambre donne ordre à M.l\u2019Orateur d\u2019émettre les brefs nécessaires aux élections dans les comtés de Kamouraska, de Saint-Hya- cinthe, d\u2019Iberville, Montréal Centre et de Québec-Est, comtés ouverts vu que leurs députés ontaccepté des portefeuilles de ministres.Après la présentation de quelques ran- ports concernant la position financière de quelques institutions de charité qui re- goivent des subsides du gouvernement, da Chambre s\u2019ajourne jusqu\u2019au 16 mars.= \u2014\u2014 ere ee LAC ST-JEAN Monsieur le Rédacteur, Le Réveil du Saguenay, dans son numéro du 20 janvier, avait un paragraphe pour annoncer que le chomin.de voiture reliant St-Jérôme à la ligne du chemin de fer du Lac St Jean était en très bon état, et qu\u2019on en faisait le parcours en trois quarts de jours.Les prôneurs du terminus à St-Jérôme ont fait, depuis près de deux mois, en faveur de ce chemin, une réclame peu judicieuse et d'autant moins mérité que le chemin n\u2019a jamais été praticable.Dans l'intention des habitants de St-Jérôme et de leurs auxiliaires, ce chemin était un hameçon qu\u2019il faillait construire à la hâte pour aller pêcher le terminus, mais on a fait trop de bruit : le gibier (la compa- guie) a senti le vide et n\u2019a pas mordu.Loin d\u2019être ce que le Héveil et.toutes les cymbales du Bas en disent, le chemin ger très grand pour ceux qui s\u2019y aventurent.Je cite Je fait de M.St-Hilaire, notre député à l\u2019Assemblée législative.M.St-Hilaire, se rendant a Québec, a n\u2019a pu en sortir que le-samedi.suivant, C'est-à-dire quatre jours après.Vous croyez peut-être qu\u2019il a débouché au chemin de fer, pas du tout; il a été.obligé de retourner sur ses pas et de revenir à Saïint-Jérôme.Quatre jours à lutter-con- tre le froid et toutes sortes-d\u2019obstacles, .> ah 'épinctte dans le mois de janvier, Pen- réclame.Cela prouve, M.le Rédacteur, que les ont, pour soutenir leur cause, fait avec ce chemin du pur humbug.Cela prouve en- ploieront seront entachés du même vice, Ab uno disce omnes, CHARLES.Québec, 28 janvier 1887.ge 00 Nouveau médecin à Lévis Le Dr James Pelletier, d¢ Ste \u2018Anne de la\u2018Pérade, cst venu se fixerd Lévis pour y pratiquer comme-médecin.de St Jérôme est un danger, eb un dan-, pris ce chemin mardi le 18 courant, et dant ce tomps, le Reveil imprimait-sa- partisans du terminus à Saint-Jérôme TASCHEREAU Nous empruntons ce qui suit à un journal américain + Taschereau, et le cardinal-archevêque de Baltimore, Mgr Gibbons, se rendant à Rome pour recevoir leurs chapeaux, -de da main du Pape, au prochain consistoirg, | se sont embarqués samedi matin à bord| du paquebot de la compagnie générale! transatlantique La Bourgogne.Les deux' cardinaux ont été accompagnés au dock, de la compagnie générale transatlantique.par Mer Corrigan, archevêque de Neyw-| \u201cYork, ot plusieurs membres éminents du; clergé.Un grand nombre de bouquets avaient élé envoyés aux deux prélats et leurs cabines étaient remplies de ffeurs\u201d Le cardinal Taschereau, qui était arrivé] dès jeudi à New-York, a célébré la-megse: vendredi matin à l\u2019église St Jean-Baptiste des Canadiens, dans la 76e rue Est, oha eu lieu ensuite une réception à laquelle assistait une trés grande partie de la co-! lonie Canadienne-frangsise.L'église avait; été décorée avec beaucoup de goût, de fleurs et verdure ; c'était la première foi depuis sa fondation, qu\u2019un cardinal y dif sait la messe.À la fin de cette cérémente;\u2018 M.Léon Bossue dit Lyonnais a lu une! adresse au cardinal, au nom de tous les paroissiens, et Mar Taschereau y a répon- \u2018du en français, en remerciant les Cana- diens-français de la chaleureuse réception qu\u2019ils lui faisaient.Les personnes présentes ont été ensuite présentées individuellement au-prélat qui leur à donné sa bénédiction et sonanneau à baiser.Au sortir de l\u2019église de Saint- Jean-Baptiste des Canadiens, le cardinal-i archevêque de Québec s\u2019est rendu à l\u2019académie des sœurs de Notre-Dame, dans Lexington avenue, près de la 79e-rue, où l\u2019attendait une réception non moins cha\u201d leureuse.Deux adresses lui ont éfé lues, \u2019une en français, l\u2019autre en anglais, par les jeunes élèves que le cardinal a félicitées ensuite de leurs progrès et de leur, bonne tenue, Mgr T'aschereau, accompa\u201d gné par la sœur supérieure, a visité Féta- blissement dans tous ses détails, chaleu : reusement complimenté les bonnes zœur4 et s'est retiré après avoir béni, avec ld cérémonial habituel, la nouvelle maisog des sœurs de Notre-Dame, où elles ne sont installées que depuis quelques semaines.Le cardinal-archevéque de Québec, 5 LA MISÉRE À LONDRES On vient de publier, sur le développe ment croissant de la misère de Londres, des renseignements fort instructifs.Le nombre des indigents s\u2019est élevé; dans la capitale anglaise, pendant'la -Sè- conde semaine de décembre, au chiffre de 95,994, dépassant de 1,885 le chiffre cons; tats dans la semaine correspondante \u2018de 1885 et de 3,144 celui de 1884.Ce sont là des chiffres officicls, extraits des statistiques dressées par les établissements de secours : quelque navrants qu\u2019ils alent paru, ils peuvent être encore bien au-dessous de la vérité.Là vivent, si mourir lentement defäim c\u2019est vivre, là grouiilent dans un dénüe; ment sans nom HUIT CENT MILLE MAL: REUREUX dont la plupart ne connaissent aucun métier eb n\u2019en peuvent apprendre aucun.Quelques-uns cependant travaillent de loin en loin ; ils ramassent au jour le jour, comme et quand ils peuvent; \u2018toutes les occasions qui se présentent à eux de gagner quelques sous, dans les rues, sur les quais, dans les docks, i.+** Et pourtant 1\u2019Angleterre regorgd de richesses.Elle s\u2019assimile la substaricd de vinat nations dont l'industrie -gigan- tesque suffirait à la consommation dine :grande partie du globe.Que fait-elle dona de son or ?La charité anglaise verse des sommes énormes pour ses institutions publiques de bienfaisance ; tout cela \"passe à nowrir quelques milliers de pauvres embrigadés, toujours les mêmes, d\u2019une santé de fer, qui, recommandés paz les ministres du culte, envahissent les work:houses.Le reste croupit dans la plus grande indigence.4 7, Où que vous ulliez à Londres, quelque opulent que soit le quartier où vous dirigez-vos investigations, à chaque fpas vous y rencontrez la misère sordide : et plusieurs nuits passés à Fabri d\u2019une: elle s\u2019étale par plaques, au milieu dela cité où, chaque jour, les grands négociants \u2018brassent les millions, parmi Jes {splendides coristruciions de Covent-Gar- \u2018den, à l\u2019ombre des riches hôtels de Beloravia.Mais pour se faire une idée exacte du paupérisme londonien, pour mesurer l\u2019intensité du mal que déchaîne sur la mé- ;tropole britannique l'excessive concentra- core qu'il est possible que les autres! tion dos capitaux entre les mains d'üne moyens qu\u2019ils ont employés et qu\u2019ils em-, \u2018aristocratio avide, il faut aller étucierda misère dans son véritabla quartier géné: ral, dans la partie orientale de ln ville, désignée sous le-nom d\u2019East-End.pren Pagilat New-York, 3.\u2014Dans une partie de boxe en 3 rondes ct.pour un cnjeù de 8200, Poyle et Hayes se sont battus.Doyle qui pbse 212 livres a terrassé -sofi; adverssire Hayes, posant que 196 livéét, | 4 vit pi fenestra TES LE CULTIVATEUR AMYOT vs TARTE - DEMERS ADRESSE DE L'HON.JUGE CASAULT Rapport sténographique { Suite.} Eh bien ! si c\u2019est là ce qu\u2019on fait ordinairement dans la milice, je ne puis pas dire qu\u2019on y fait quelque chose de bien irrégulier.Car si j'étais officier devant faire mon service monté, que je me fus assuré un cheval pour faire le service, mais que je ne l\u2019eimploierais pas quand le service peut se faire à pied, je ne croirais pas manquer en chargeant le cheval au gouvernement ; car, encore une fois, il n\u2019est pas nécessaire que je l\u2019aie toujours per la bride et il suffit qu\u2019il soit toujours à ma disposition pour les besoins du service.Or si c\u2019est là ce qui a été fait et si on à chargé l\u2019alouance et la nourriture des chevaux dans des cas semblables, je ne puis pas dire que l\u2019on ait fait une bien mauvaise action.J'avoue que ceux qui ont chargé l\u2019allouance pour les chevaux sous ces circonstances ne me paraissent pas avoirfait grand mal, Hs n'ont pas violé la loi parce qu\u2019ils ont là, ou parce que l\u2019on tient prét pour eux un cheval pour le service.Et quoiqu\u2019ils ne paient pas pour ce cheval une somme égale à celles qu\u2019ils reçoivent du gouvernement, ils n\u2019ont pas moins droit à cette dernière.Car les reglements ne disent pas aux officiers qui doivent être montés : quand vous aurez an cheval, vous serez obligé de payer abso- solument le prix que vous recevrez, mais simplement : vous devrez en avoir un pour réclamer l'allonance.Si, étant officier, je puis avoir un cheval pour trente sous par jour, j'aurai le droit de charger au gouvernement $1.00.Le prix qu'il me coûte n\u2019est pas l'affaire du gouvernement, | mais la mienne.Je me suis procuré un cheval pour le service; quelque soit le prix que j'aie payé pour le loyer de ce cheval, du moment que je l'avais à ma disposition pour les besoins du service, j'ai le droit de retirer du gouvernement le prix par jour qu\u2019il alloue & celui qui fait le service monté.Ainsi, vous voyez que les exemples qu'a cités le lieutenant-colonel Roy ne sont pas applicables au cas qui nous oc- coupe et où l'accusation est que, quoiqu\u2019en n'ait pas eu de chevaux, on a, au mépris des règlements qui le défendent, chargé \u20acb on s\u2019est fait payer l\u2019allouanes et leur - Dourriture comme si on en avait réellement eu un.Et s\u2019ils l\u2019étaient, ils ne tendraient qu\u2019à établir que dans la milice canadienne il se fait des choses sales, et gue des gens qui se prétendent respectables chargent au gouvernement des sommes auxquelles ils n\u2019ont pas droit, Mais, encore une fois, an n\u2019a pas établi cela dans cette cause, Je ne vois pas que le lieutenant-colonel Roy, dans ce qu\u2019il a dit ait justifié la charge qui a été faite dans cette occasion et que le défendeur mentionne dans sa défense.Je crois devoir répéter que co n\u2019est pas dans les journaux produits mais dans un les plaidoyers de M.Tarte, un des défendeurs, que cette charge et cette réception d'allouances pour chevaux que l\u2019on n'avait pas est spécialement alléguée comme étant une autre des irrégularités, et une très grave, qui a été commise par le demandeur dans cette campagne du Nord-Ouest.Eh kien ! MM., après les explications que je vous ai données ce sera à vous de dire, en réponse à cette question, si réellement ce qu\u2019elle comporte a été fait ou ve la pas été.Après la preuve qui a été faite devant vous, après la preuve qu\u2019on à essayé de faire pour établir que ce n\u2019avait pas été payé, après la preuve faite par des témoins qui sont venus, les pay- lists en mains, pour montrer que ça avait été payé, après la preuve qu\u2019a faite le major Guy montrant, les documents en mains, que le paie-maître n\u2019avait rendu compte que de la balance d'argent que je vous ai indiquée, ce sera à vous de dire, si ce montant a été reçu par ceux qui paraissaient l'aveir requ.Si vous croyez ce que dit le major Guy, et ce qui paraît par les documents qu\u2019il avait en mains, vous devez répondre eui ; mais, comme le| montant mantiooné dans la question est de $240.00 tandis que le montant qu\u2019établissent les pay-lists, n\u2019est que de $209.22, vous ne devez pas dire simple- | ment oui en répondant à cette question, mais au lieu de lasomme mentionnée dans la question et qui est plus forte que celle qui a été réellement reçue, vous devez, si vous répondez oui, ajouter quo la somme ainsi payée ct reçue est de 209.25 et non de $240.25.25e question.\u2014Une charge pour solde ct nourriture de chevaux que n\u2019ont pas eu les officiers était-elle usuelle et régulière, connaissance de cause, autorisé ou approuvé ceile mentionnée dans la question précédente ?d'avoue que je ne vous aurais pas soumis au moins la prenritre partie de cette question si j'avais eu, quand j'ai rédigé ces questions, la connaissance que j'ai aujourd\u2019hui de la loi militaire.Voici comment cela est arrivé : les juges, d\u2019ordinaire, ne conhaissent pas beaucoup la lui militaire et je vous avoue que je n\u2019étais pas une exception à cette règle, je vous avoue aussi que je n\u2019aimais pas plus l\u2019étudier que de siéger dans un procès comme celui-ci qui est un des plus désagréables | dont Un juge puisse avoir à s'occuper.g Le juge est obligé de rédiger les questions qui doivent être soumises au jury sur la production seulenrent des papiers, des documents qui sont ce qu\u2019on appellg lo dossier ; l\u2019action, là défense et la réponsd faite à la défense.Ces trois documents se trouvaient dans le dossier en cette cause.Chacune des parties soumet au juge les questions qu\u2019elle eroit devoir être soumises au jury et le juge rédige celles qu\u2019il croit dovoir l\u2019âtre en les faisant aussi simples et aussi clairos que possible.C\u2019est ce que j'ai essayé de faire.Dans les quelqués jours qui m\u2019étaient donnés pour me mettre au fait do la loi que l\u2019on ne m'avait ni indiquée ni citée, il m\u2019a fallu d\u2019abord me procurer les livres nécessaires pour étudier des lois qui forment trois volumes, lois que je ne connaissais pas du tout et que je n\u2019avais jamais eu occasion d\u2019étudier, car je n'ai jamais été militaire.D'abord, je n\u2019avais pas joint cette question aux autres ; mais, sur la suggestion que m\u2019a été faite le demandeur qu'elle le devrait.J\u2019ai hésité un peu, je n'avais plus les livres que j'avais obtenus du commandant du district de Québec; mais jai mieux aimé vous soumettre une question illégale que de courir risque de fermer la porte, pour une des parties, à l'obtention de la justice.Mais comme je vous lai dit, cotte première partie do la question n\u2019aurait pas dû être mise, d\u2019abord parce que c'est une question de droit et qu\u2019il n\u2019est pas d'usage ni d'abus qui puisse em- que la loi ne soit pas la loi ou qu\u2019on ne \u2018soit pas obligé d'observer la loi parce que d\u2019autres Font violée.Maintenant MM., cette question se | compose de deux membres.On vous demande dans le premier : Une charge pour solde et nourriture de chevaux que n\u2019ont pas eu les officiers était-elle usuelle et régulière ?et dans le second on dit: le département de la milice a-t-il, en connaissance de cause, autorisé ou approuvé les charges mentionnées dans ces comptes, eu d\u2019autres termes, le gouvernement, sachant qu\u2019on n\u2019avait pas de chevaux, a-t-il accordé cette somme et l'a-t-il payée ?Je vous ai lu ce que réglait la loi.Je vous ai dit qu\u2019elle refusait de charger au gouvernement pour les allouances pour des chevaux et pour leur nourriture quand on était obligé d\u2019avoir un cheval et qu\u2019on n\u2019en avait pas.Je crois vous avoir suffissmment démontré, à la question précédente, que le cas qu\u2019un des témoins à cité pour établir un usage contraire ne l\u2019établissait pas.Je dois ajouter que l'usage de faire des charges dans des cas semblables, s\u2019il existait, ne serait qu\u2019un abus, ce ne serait qu\u2019un usage blâmable qui n\u2019'éxcuserait pas ce qu\u2019on prétend avoir été fait par le Demandeur.Cet usage ne peut pas changer la loi et faire que, lorsque la loi dit : vous me chargerez pas telle chose, qu\u2019on puisse la charger et la faire payer.Vous devez par eansé- quent, à la première partie de cette ques- et le département de la milicea-t-il, en| pêcher la loi d\u2019avoir son cours et faire tion, répondre non.C'est la loi, La seconde partie : le département de la milice a-t-il, en connaissance de cause, autorisé ou approuvé la charge mentionnée dans la question précédente, est une question de fait.Vous devrez dire si le gouvernement a approuvé cette charge et l'a payée en connaissance de cause.Vous devez peser attentivement la preuve qui a été faite pour découvrir si le gouvernement a approuvé, en connaissance de cause, le paiement des sommes qu\u2019il demande aujourd'hui aux officiers de remettre.Eh bien ! MM.quelle preuve avez- vous d\u2019une approbation de la charge et d'un paiement par le département de la nilice en connaissance de cause ?Vous devez comprendre vous-mêmes quelles complications d'affaires il devait y avoir au département de la milice-lorsqu\u2019il y avait deux corps d'armée on campagne, lorsqu'il y avait des scouts partout, lorsque tout le Nord-Quest était sillonné de volontaires, de scouts, de cow-boys, de voiturages et de transportsà l'emploi du gouvernement qui devait, en outre, se procurer des fournitures de toutes espèces dont il avait besoin pour le service des troupes.Avec ectte multitude de comptes de toutes sortes on conçoit qu'il a fallu quelque temps pour s'apercevoir des charges qui auraient été faites au 9ème bataillon pour chevaux que l\u2019on n'avait pas.Les pay-Hists paraissaient régulières et elles étaient signées par le paie-maître, le major\u2018DugalYni était depuis longtemps dans la milice et certifiées par le Ît.-col.commandant.Ce n\u2019est que lorsqu'on s'est rappelé que de fait les chevaux n'avaient pas été fournis par les officiers du 9ème que l\u2019on a objecté à cette charge et alors on leur a dit : vous n\u2019avez pas droit à cela.Et dans les comptes du département on leur charge cette somme comme ayant été reque par eux sans qu\u2019ils y eussent droit.Le fait qu\u2019ils sont appelés à rendre compte de la somme qu\u2019ils ont ainsi reçue ne change pas la position relativement à cette charge il n\u2019en laisse pas moins acquis le fait, s\u2019il existe, qu\u2019ils ont demandé et reçu ce qu\u2019ils n\u2019avaient pas droit de charger et qu'ils ont violé la loi en le chargeant.° Je viis vous donner un exemple : Supposons que vous doyez en comptes ouverts avec moi ; que vous m'ayez chargé des choses que vous prétendiez avoir fournies à quelqu'un pour moi et que je vous les aie payées, croyant que vous les aviez fournies ; mais que, plus tard, j'ai découvert que vous n\u2019aviez pas réellement livré ce que vous m'avez chargé et fait payer, croyez-vous que le paiement que j'aurais fait d'abord l\u2019aurait été en connaissance de cause ?croyez-vous qu\u2019il pourrait être supposé une approbation suffisante de la charge pour la faire régulière et m\u2019empêcher de recouvrer ce que j'aurais payé ?Si vous eroyez que le département de la milice a aj rouvé ces charges pour chevaux qui n\u2019existaient pas, vous devez répondre oui à la seconde partie de la question , mais si, au contraire, la preuve qui a été faite et les explications que je vous ai données, vous ont convaincus que le département de la milice n\u2019a pas en connaissance de cause, approuvé cette charge-là, vous serez obligés de le dire et\u2018 vous répondrez alors non à toute la question.Rappelez-vous que la première partie de la question en est une à laquelle vous n\u2019êtes pas appelés à répondre et quant à la seconde vous aurez à choisir entre oui ou non.26e question.\u2014 Le demandeur a-t-il, pendant l\u2019expédition du dit bataillon au Nord-Ouest, obtenu et reçu du département de la milice, pour l\u2019usage du dit bataillon, cinq pistolets (Colt revolvers), cing carabines Snider et cing selles mexicaines qui n\u2019ont pas été remis depuis et qui valaient $400 ?Disons de suite que quant à la valeur elle n\u2019est pas prouvée.Je dois encore ici vous référer à la loi, car toutes ces questions ou presque toutes sont des questions qui en comprennent une de droit et aussi une de fait.Voici quelle est la loi.Elle est sévère, mais enfin il y a un proverbe que vous connaissez tous et qui dit : Tel qu'on fait son lit on se couche.Et.si on ge fait un lit de commandant et qu'on s'y couche, ou s\u2019oblige à souffrir les épines qui pourraient s\u2019y trouver.La loi, et les Quecn\u2019s Regulations, font le commandant du bataillon responsable de tous les effets reçus par son bataillon, et l\u2019oblige à les rendre.Cette règle de la loi est écrite et répétée à plusieurs endroits dans le statut et elle est aussi dans les règlements de la Reine, dans les règlements de la milice canadienne, où il est dit absolument la même chose, Le statut même qui crée la milice dit expressement que le commandant est responsable des articles fournis à son bataillon.Ainsi, vous voyez que quant à la responsabilité du commandant d\u2019un bataillon pour los armes et autres effets livrés au bataillon, elle est décrétée par trois lois différentes.Mais on trouve dans les règlements de la milice une autre règle qui va plus loin encore.Il y est dit que le département de la milice pourra recouvrer da commandant du bataillon, sur poursuite, la valeur de tous les articles fournis à son bataillon qui n\u2019auront pas été rendus.Vous voyez que c\u2019est une loi dure, mais c\u2019est là la responsabilité qu\u2019elle fait au commandant d\u2019un bataillon ; et elle le répète à plusieurs reprises.Le statut qui crée la milice canadienne etles règlements de lx milice et les \u2018\u2018 Queen's Regulations\u201d, qui sont tousdeux autant la toi que le statut, disent tous que le commandant du bataillon est responsable des effets fourmris par le gouvernement à son bataillon et qu\u2019il doit en rendre compte.Les règlements de la milice vont même plus loin, et disent que, s\u2019il n\u2019en rend pas compte, il pourra être poursuivi par le département de la milice et être condamné à payer la valeur de tous les articles qui n'auront pas été rendus.Mais la toi dit aussi que lui-même a une action directe contre ceux de ses officiers dont la compagnie à reçu des effets qu\u2019elle n\u2019a pas remis, c\u2019est-à-dire, qu\u2019il a lui-même -une action contre eux pour les forcer à payer.Ainsi, si les effets fournis à n\u2019importe quel homme de son bataillon, n\u2019ont pas été remis, le département de la milice a une action directe contre le commandant pour l\u2019obliger de les payer.C\u2019est là Ia responsabilité qui incombait au denmn- deur, la responsabilité que lui faisait la loi.On a prouvé devant vous qu\u2019il avait signé des -réquisitions pour douze carabines Snider, pour cing Colt revolvers et pour douze selles \u2014la question ne parle que de cinq selles.J\u2019allais oublier une partie importante de la loi et qui est encore dans les réglements de la milice canadienne.1 Ily est dit gue I'officier commandant un corps doit, au retour de ce corps du service actif, remettre dans l'arsenal tous les effets, c\u2019est-à-dire, tout ce qu\u2019il a reçu pour le service de son bataillon, tous les articles qui sont propriété publique tels que havre-sacs, etc., et qu'il doit en même temps transmettre au commandant du district militaire où il arrive une liste de tous ceux qu\u2019il remet, mentionnant ceux qui restent et ceux qui ont disparu et la cause de leur disparution.Ainsi le demandeur devait non-seulement les re- mettre-\u2014non-seulement il y avait une action pour le forcer à les remettre-\u2014mais il devait, en outre, adresser au commandant du district militaire, ici, à Québec, en y arrivant, la liste de ceux qu\u2019il avait remis et qu'il devait remettre à l\u2019arsenal et la liste de ceux qui manquaient et dire pourquoi ils manquaient.Si le demandeur s'est acquitté de ee devoir que la loi lui imposait, il ne l'a pas prouvé devant vous, et, par conséquent, la présomption est qu\u2019il ne l\u2019a pas fait, sans quoi on lui aurait donné un \u2018eertificat montrant qu'il les avait remis, et s\u2019il avait pu produire ce certificat il n\u2019aurait pas manqué de le faire.Bien plus, Messieurs, il est prouvé que lorsque le Canadien a écrit les artieles en question, il y avait, à l\u2019exception des selles, beaucoup plus d\u2019effets que ceux mentionnés dans la question qui n\u2019avaient pas été remis ou rendus quoique reçus pendant la campagne et qui ne Pont été que longtemps après, plusieurs mois après.Vous avez lu ces listes, c\u2019est-à-dire on vous les a lues.Les articles du Canadien ont été éerits en février 1886\u2014-et ce n\u2019est que le et après le 3 de mars 1886 qu'ont été rendues les longues carabines, les Pa Colt-revolvers et un beaucoup plus grag nombre d\u2019effets, parmi eux des capots u buffle, savoir le 13, le 19 et le 23 mars le 7 ct 1L avril et le 28 mai même annét 1886.Tl est en preuve que ce n\u2019est qu'aprèà que le Canadien et l'Evénement ont pu blié ces accusations contre le demandew que ces effets ont été remis.Et ils l'on été par les officiers du corps, car je doù dire, à la louange du lieutenant-colone Ainyot, qu'il avait remis sa selle long temps auparavant, dès le mois d'octobr« 1885.Mais n'oubliez pas Messieurs, en core une fois, qu'il était responsable di tous les articles que les officiers avaien en mains et qu'ils n'avaient pas remis On lui a même demandé, dans le mois 4 septembre 1885 des informations quan aux cffets reçus et qui n\u2019avaient pas éfi remis et il n\u2019a pas été capable de dir quels étaient les effets qu\u2019il avait demandés et reçus.Vous avez la preuve que cinq Colt-re volvers et douze carabines Snider n'a vaient pas eté rendus à l'époque où le Canadien et l'Evénement ont publié le: articles en question, et c\u2019est ce qui vow est demandé.Deux d\u2019entre eux n\u2019ont même été rendus qu'après que l\u2019action er cette cause a été intentée.Ce que voui avez à répondre à cette question, c'esi que si un tel état de choses existait, quant les articles en question ont été écrits, s vous croyez que ce qui ÿ est dit quanc aux effets fournis au 9e bataillon qui n\u2019a vaient pas été remis est Vrai, vous nu pouvez pas dire que c'est faux.Mainte nant je dois vous dire pour les selles qu\u2019i n'y en a qu\u2019une qui paraît ne pas avoi été rendue.Jo ne dis pas qu\u2019il n'y à avait pas d'autres, mais on n\u2019a prouvé qui pour une, qu'elle n\u2019avait pas été rendue C\u2019est celle du lieutenant-colonel Evantu rel qui nous dit qu\u2019il l\u2019a troquée chez us sellier pour certaines choses dout il avai besoin.Celle-lk n\u2019a pas été rendue, mai \u2018 vendue.Ainsi donc votre réponse à cette ques tion, si vous êtes satisfaits de la preuv qui a été faite, doit être qu\u2019il manquai les Colt-revolvers et les carabines men tionnés dans la question inais qu\u2019il m mañquait qu'une selle les autres parais sant avoir été rendues.27e question : Au retour du dit batail lon du Nord-Ouest, le Demandeur Jui a-t il fait faire un pélerinage a St.Michel dans le comté de Bellechasse ?et a-t-i fait payer par lacaisse du bataillon la déboursés qu'a occasionnés ce pélerinage : Je ne vous retiendrai pas longtemps là dessus.Tout le monde et le demandew: lui-même admettent qu\u2019après son retour, il a fait faire un pèlerinage à son batailloi à StMichel, dans le comté de Bellechasse et qu\u2019il a payé ce qu\u2019a coûté ce pélerinag à même la caisse du bataillon.Quant à ceci je puis vous dire, comme j'ai fai pour les premières questions, que vou pourrez répondre oui, car tout le mondi s\u2019accorde.Mais dans la question suivant il y a quelque chose soumis à votre déli bération et à votre décision.C'est L vingt-huitième question, ' 28e question.\u2014Le demandeur usait-i de son autorité légitime et discrétionnain en ordonnant ce pèlerinage et ce paie ment ?Je ne suis pas prêt à dire\u2014et je l\u2019a cherché, dans les règlements\u2014que le ca lonel n\u2019avait pas le droit d\u2019ordonner c pèlerinage ; mais je crois que, ses soldat étant en service actif et n\u2019ayant pa encore été licenciés, il avait le droit d leur commander ce voyage.Il pouvai tout aussi bien leur commander un voya ge pour faire un pèlerinage que pou toute autre chose.Et remarquez bier MM.qu\u2019il s\u2019agit ici non pas d'une quet tion religieuse, non pas d\u2019une questio da piété mais d'une question de loi.RH comme je vous l'ai déjà dit, la loi est re présentée comme ayant les yeux bandé parce qu\u2019elle ne peut être mue par aucu de ces seutiments de dévouement, d\u2019am tié, de faveur, de sympathie ou même d piété et de dévotion qui peuvent que quefois guider les hommes.Ainsi, loi même qu\u2019on aurait fait une chose pour ! plus grande gloire de Dieu, si on n\u2019avai pas droit de la faire, vous devez le dire Je dis cela pour que vous bannissiez !_ considération de tout ce qu\u2019il pouvais; Colbte it gly ty } pub le Ql yy IX t'ont tion er 18 You i, Ce i ay fri, i qua Qui n'a FOUS Dr Mate les qu M3 870} Tra ouréqu Tenn Traut shy land le, Wal te ques ; pre al 5 i qin is à bats iat del ati fin ln TI ap mardet lou gil pass fernag Junk i ja fii ne vou pond iva ed LE CULTIVATEUR - 8 oir de louable dans ce pèlerinage, Ce I 9 a > \u2018 - : 3 Pru'on vous demande n\u2019est-ce pas si, en : prdonnant ce pèlerinage, il a fait une ac- ion louable; mais s2 en l\u2019ordonnant, ainsi liu: son paiement à même la caisse du bataillon, le demandeur usait d\u2019une auto- ité légitime et discrétionnaire.Quant au aiement il a été prouvé qu\u2019il avait été ait à même la caisse du bataillon.Il a ussi été prouvé devant vous que la caisse u bataillon appartenait non pas au.colonel, mais qu\u2019elle appartenait à lui et kux officiers et que pas plus le Lieutenant ol.que le dernier des officiers n\u2019avaient e droit d\u2019y mettre la main, même pour aire la meilleure action possible, quand même ça aurait été pour sauver un malheureux ; car, même dans ce cas, ce n\u2019eût pas été faire une bonne action.Si j'ai en ains de l'argent qui vous appartient et ue je le prenne pour sauver un malheu- eux qui est dans la misère, ou pour faire lire des messes, cet argent vous apparient et je ne ferais pas une action agréable à Dieu, en en disposant de ces ma- hières.| Quant au voyage, comme je viens de e dire, vous n\u2019avez pas à vous en oceu- per.Jecrois que le demandeur avait roit de l\u2019ordonner et je crois que vous pourrez dire qu\u2019il avait ce droit.Si je Mme trompe en vous disant cela, les paries, le défendeur, ont le droit de deman- ler que je mette par écrit cette partie du ésumé que je fais, de la soumettre à es confrères juges qui décideront si \u2019avais tort ou raison.Mais avait-il le roit de prendre, pour payer ce pèleri- mage, l\u2019argent qui était dans la\u2019 caisse ?On a prouvé que la caisse appartenait bux officiers, et que le colonel n\u2019en est que le dépositaire et que l\u2019application des fonds de cette caisse doit se faire du con- kentement de tous les officiers.Il paraît ci que le lieutenant-colonel a pris l\u2019arpent, qu\u2019il a payé les dépenses du pèleri- Mage et que, après les avoir ainsi payées, s\u2019est agi pour les officiers de confirmer se qui avait été fait.Et alors ils ont fait ge que tous autres auraient fait, ils ont dit: Eh bien ! c\u2019est fait, on espère que pa ne reviendra plus.lls ne l'ont pas irectement approuvé comme ayant été ait par quelqu'un qui avait droit de le.faire ; mais ils ont dit : puisque c\u2019est fait, bn ne dira rien.On à dit, pour excuser ce paiement, qu\u2019on s'attendait que le comité des- ci- boyens paierait les dépenses de ce pèlerinage.Eh bien ! avant d\u2019encourir ces dépenses on aurait dû-s'en* enquérir ; et il appert par la déposition d'un témoin, st d\u2019un témoin de la demande, que l\u2019on savait, avant le départ pour le pèlerinage, que le comité ne voulait pas donner d\u2019argent pour cet objet.Cela se comprend.Le comité n\u2019étant pas composé que de patholiques, il comprenait aussi des protestants qui avaient largement contribué au fonds pour ln réception des membres du bataillon et qui ne trouvaient pas que s'était un bon emploi de l'argent.Comme il n\u2019est pas d'usage dans leur religion de Eaire des pèlerinages, ils ont dit : l'argent n'a pas été donné pour cela, il a été donné pour la réception du bataillon et non pas pour faire un pèlerinage.Le demandeur devait s\u2019en assurer avant de partir et s\u2019il ne s'en était pas assuré avant de partir, il aurait dû, avant de payer, consulter les ofliciers et obtenir leur consentement.Il & payé sans les consulter et il a chargé cela A la caisse du bataillon.Mais il y a une autre circonstance c'est que ce pique-nique, comme l'appelle un des officiers, n'a pas été seulement pour les soldats, mais \u2014 j'en ai pris spécialement note \u2014 pour leurs femmes et leurs amis.Si, dans tous les cas, il pouvait y avoir une excuse d'avoir payé la nourriture des soldats dans ce pèlerinage, il n\u2019était pas nécessaire de faire payer la nourriture de leurs femmesetde leurs amis à même les fonds qui appartenaient au bataillon et qui étaient destinés à son service et non pas à faire faire des promenades aux femmes et aux amis de ses membres, Remarquez encore une fois que c\u2019étaient les femmes et les amis des seldats aussi bien que des officiers.Il y à eu plusieurs officiers qui n\u2019y ont pas été dans le bateau.Un nous dit qu\u2019il s\u2019est rendu à St-Michel J avec un autre, à cheval.Quant au bateau qui a transporté les hommes, il n\u2019a rien coûté.Le colonel Amyot s\u2019en est procuré un pour rien.La seule chose qui ait été payée à même ce fonds est la nourriture des personnes qui ont fait le pèlerinage.Le lieut.-colonel a demandé lui-même au capitaine Garneau si ce n\u2019était pas lui, Garneau, qui commandait le pèlerinage, et celui-ci a répondu qu\u2019il commandait le pèlerinage et que le lieut.-colonel Amyot n\u2019y était pas.Il parait être descendu dans un autre bateau.Vous devez peser toutes ces circonstances pour répondre à cette question qui en comprend deux : D'abord le lieut.- colonel pouvait-il ordonner ce pèlerinage ?Quant au pèlerinage des hommes, certainement il pouvait le commander.Je vous ai dit que je n\u2019avais pas été capable de trouver dans la loi qu\u2019il n\u2019avait pas ce droit ni qu\u2019il l'avait; mais prenez ma direction sur cette question de droit et dites qu\u2019il en avait le pouvoir.Mais quant au paiement, avait-il droit de prendre dans la caisse du bataillon, sans le consentement préalable des officiers, la somme requise pour solder ce qu'il a fallu payer\u2014car encore une fois le bateau n\u2019a rien coûté.À cela Messieurs, vous répondrez, d\u2019après la preuve qui a été faite devant vous, qu\u2019il avait le droit ou qu\u2019il ne avait pas.On vous demande ceci ; Le demandeur usait-il de son autorité légitime et discrétionnaire en ordonnant ce pèlerinage et ce paiement ?Vous réordonnant le pèlerinage.Mais quant au paiement vous serez guidés par la preuve «qui a été faite et les explications que je vous ai données, et vous direz si, quand il à payé les dépenses de ce pèlerinage, il avait ou n\u2019avait pas le droit.de prendre l\u2019argent dans la caisse du bataillon pour les payer.29c question: Le demandeur a-t-il, pendant l'expédition du dit bataillon au Nord-Ouest, permis ou laissé faire des encans publics, dans le camp, par des membres du dit bataillon ?~ MM.vous ne pouvez pas avoir de doute qu\u2019il a été fait un encan au moins puisque celui qui l\u2019a fait est venu vous le dire lui- même.Quant à cela il n\u2019y à pas de doute.Mais le demandeur, en réplique; à prouvé \u2018une circonstance gui, suivant oi, le disculpe entièrement, s'il y avait quelque culpabilité dans cet encan, Le demandeur a prouvé qu\u2019il n'en a pas eu connaissance et qu'il n\u2019était pas laque l\u2019encan ait été illégal, Tl ne s'agit pas de celui qui l\u2019a fait, il s\u2019agit du demandeur en cette cause, i s\u2019agit du lieutenant- colonel Amyot.On l\u2019autcusé d\u2019avoir laissé faire des encans dans le camp à sa connaissance.ll en a été fait dans le camp, mais il n\u2019en a pas eu connaissance, et c'est la réponse que vous devez faire si vous croyez les témoins qui prouvent de manière à ne pas vous permettre d'en douter (qu\u2019il n\u2019en à pas eu connaissance, et qu'il n\u2019était pas dans le camp quand cela s\u2019est fait, 30e question.\u2014 Pendant ln dite expédition au Nord-Ouest, le demandeur a-t- martiale, qu'il savait n'être pas nécessaire et ne devoir pas y être tenue, fait avec un nombre considérable d'officiers et des hommes du dit bataillon auxquels il commandait un voyage au lieu appelé Blc- Leod qui a coûté plus de 8400.00 ?Je vous dirai pour cette question ce que je vous ai dit pour une question précédente, que quant à la somme que le voyage a coûté elle n'est pas prouvée et, par conséquent, en réponse à cette partie vous somme, Vous direz, s'il a fait ce que demande la question.Mais vous devrez dans tous les cas, dire que le voût du voyage n\u2019est pas prouvé, 11 se présente ici une question de droit.Ce qui # était passé à MeLeod, d\u2019après la preuve, était qu\u2019un caporal faisant les fonctions de sergent avait frappé un officier, son supérieur.La loi fait une distinction entre le soldat ou le sergent ou l\u2019officier inférieur même qui frappe son supérieur dans l\u2019ex- sen supérieur lorsque celui-ci n\u2019est pas dans l'exereice de ses devoirs.Pour le premier cas ou pour celui où un soldat ou un officier inférieur frappe son officier pondrez qu\u2019il- usait de son autorité en\u2019 Aussi, quant à cet question, en supposant | il, suos prétexte d\u2019y aller tenir une cour, n6 pourrez mentionner aucune ercice de son devoir ct celui qui frappe supérieur pendant que l'officier supérieur est dans l'exercice de ses devoirs, la peine est la mort.La cour peut néanmoins tempérer cetté sentenée, donner une peine moins forte, mais la loi permet à In cour de condamner à mort celui qui à frappé son officier supérieur lorsque cet officier était dans l'exercice de son devoir.Lersqu\u2019il a frappé son officier supérieur quand cet officier supérieur n\u2019était pas dans l\u2019exercice de son devoir, la punition est le penal servitude.C\u2019est une loi impériale, et je ne puis pas traduire ces mots autrement que par \u2018\u2018la détention aux travaux forcés pour la vie.\u201d Enfin j'en fais la meilleure traduction possible.C\u2019est la signification des mots : He may be condemned to penal servitude.\u201d La\u2019 punition peut aussi être faite moins forte par le tribunal.Comme vous voyez, il y avait un soldat, sergent ou caporal, qui avait frappé.son officier.Le:soidat, sergent ou caporal qui avait frappé l\u2019oficier était passible de la peine de mort si l\u2019offi- eier était dans l'exercice de son devoir et il était passible de l\u2019emprisonnement pour la vie aux travaux forcés si l\u2019officier n\u2019était pas dans l\u2019exercice de son devoir.J'avoue qu\u2019après avoir donné à la preuve toute l'attention possible je n\u2019ai pas pu trouver si l'officier qui a été frappé était dans l'exercice de son devoir.Ça peut se trouver dans les notes du sténographe ;-\u2014mais vous savez que Ces messieurs ont des signes qu\u2019ils comprennent, mais qui sont des hiéreglyphes pour ceux qui ne savent pas la sténographie et pour le trouver il m\u2019eut fallu faire relire toute l\u2019enquête.Vous donnerez le bénéfice du doute ; vous supposerez que l\u2019offense est la moins grave des deux, et que l\u2019oflicier : n\u2019était pas dans l\u2019exercice de son devoir.Alors la peine était la détention pour Ia vie aux travaux forcés, ou, pour.me servir de l\u2019expression anglaise, le PENAL SERVI- | TUDE qui, suivant moi, ne veut pas dire autre chose.Eh bien, MM., pour l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux offenses, il n'y a absolument qu\u2019une general court martial, qu\u2019une cour martiale générale qui puisse connaître de l\u2019icçusation et punir le coupable de l\u2019une ou l\u2019autre.Et pette cour martiale gériéralo ne peut être réunie (convened) que par la Reine ou par la personne à qui la Reine en confère directement le pouvoir.Ainsi, comme vous le voyez, il n\u2019y avait absolument que la personne qui était autorisée dans la campagne du Nord- Ouest à réunir cette cour martiale générale qui pouvait ordonner qu\u2019elle fut tenue et la réunir.nes que le commandant en chef n\u2019avait ce pouvoir, et si quelqu\u2019un a McLeod avait connu une offense dont le procès devait être fait par une cour martiale générale, tout ce qu\u2019avait à faire l\u2019officier qui commandait au détachement de MeLeod était de rapporter ce qui avait eu lieu au lieutenant colonel Amyot et pour le colonel Amyot de rapporter le fait au général Middleton et lui demander ce gn\u2019il devait faire.Alors le général Middleton aurait pu ordonner la réunion d\u2019une cour martiale générale, mais personne autre ne pouvait le faire.C\u2019est la loi militaire.Je dois vous dire aussi\u2014le général Middleton vous l\u2019a dit déjà et il n'avait pas besoin de vous le dire car c\u2019est dans la loi, à laquelle je n\u2019avais pas, sur ce point, lorsqu'il a été examiné, prêté une attention spéciale, mais que j'ai examiné depuis et où j'ai trouvé un article à cet effet, \u2014 que les offenses de la gravité que je viens de vous mentionner peuvent aussi, dans certains cas, être connues et ls personne qui est coupable être traduite ou subir son procès devant ce qu\u2019on appelle une cour martiale sommaire.Mais cette cour martiale sommiaire ne doit avoir lieu que dans des cas exceptionnels.Le général Middleton vous en à mentionné un, et il dit qu\u2019il n\u2019en con- nait pas d'autre : c\u2019est celui où le régiment est en révolte eb où on est obligé de faire un exemple tout de suite pour faire rentrer les soldats dans le devoir\u2014 alors Ia loi dit que la cour martiale peut être tenue par deux officiers de n'importe quel rang tandis qu\u2019une cour martiale générale ne doit être réunie que par un officier beaucoup au-dessus du rang qu\u2019occupait le lieut.-colonel Amyot, et qu\u2019elle doit être présidéo par un officier d\u2019état- Pas d\u2019autres person- major (field officer) excepté dans certains cas particuliers qu\u2019il est inutile d\u2019énumérer.Le lieut.-colonel Amyot n'avait pouvait connaitre de l\u2019offense qui avait été commise.11 peut être difficile pour un homme qui est appelé à commander un bataillon de connaitre la loi, mais ça barreau de Québec.11 était plus facile pour lui de connaître la loi que pour un autre ; mais, avocat ou non, c\u2019est le devoir de l'officier commandant au bataillon de la connaitre, et il n\u2019est pas excusable si, ne l'ayant pas connue, il a fait faire un voyage parfaitement inutile pour tenir ung cour martiale quand il ne pouvait droit de la réunir.Et je vous avoue que \u2018ce que j'aurais fait, et ce que vous auriez probablemont fait vous bussi, aurait été, avant de partir pour McLeod avec un aussi grand nombred\u2019officiers,\u2014il yenavait sept \u2014pour aller de Calgarry & McLeod \u2014une distance, que les uns ont dit être de 1101 les autres de I20 milles, à tæavers la prairie, aurait cté, au moins, d\u2019ourvriT ui livre pour y voir si je pouvais la faire tenir.\u2026\u2014Æt n\u2019allez pas croire que c'est difficile & trouver, il y à un index à la fin du livre où l'on trouve courts martial, cours marticles, et là se trouve l\u2019énumération de tous les cas où l\u2019on peut tenir une cour martiale, qui doit la réunir, comment elle peut être formée cb les offenses dont elle peut connaître.C'était 14 le devoir du licutenant colonel du bataillon et ce qu\u2019il aurait dû faire avant de partir s\u2019il no le savait pas auparavant, | S'il ne connaissait pas ses devoirs militai- ves avant de partir, avant, de laisser Calgarry pour Mcleod, il aurait df ouvrir son livre et voir s\u2019il pouvait tenir une cour martiale pour l'offense qui y avait été commise.Ceci est une question de droit et, encore une fois, c\u2019est de moi que vous devez l\u2019apprendre.Si on croit que je me trompe, on demandera comme je vous lal déjà dit, que je mette mon résumé par écrit et mes confrères juges diront que j'ai eu tort.Mais vous auriez tort vous-mêmes si vous ne preniez pas la oi pour être ce que je vous la dis.Il paraît que l'accusé n'avait pas signé d'engagement et qu\u2019il n\u2019était pas soldat.Dans ce cas, il pouvait, comme il prétend Pavoir fait, objecter au demandeur qu'il n\u2019avait pus le droit de le traduire devant une cour martiale.Mais le demandeur ignorait cette circonstance à son départ, il ne l'a appris qu\u2019à MeLeod.Aussi n\u2019est- ce pas sur ce fait que vous devez baser votre réponse.Mais sur celui qu\u2019il n'avait ni le droit, ni l'autorité de créer ou réunir une cour martiale, pour juger d'une offense de la nature de celle qu\u2019on lui avait rapportée comme ayant été commite.Le demandeur dit qu\u2019il a fait le voyage de Calgarry à MeLeod pour quatre motifs : le premier pour faire l'inspection de la partie de son bataillon qui était là ; lo second pour tenir une cour martiale.Il n'avait pas besoin d'y aller pour cette cour.Il devait savoir qu\u2019il n\u2019avait pas droit de tenir une semblable cour pour une semblable offense, et que, sous ce rapport, le voyage était parfaitement inutile.11 a ajouté dans sa déposition comme témoin, deux autres motifs qui ne sont | pas mentionnés dans ses réponses à la défense.Il n\u2019en a, dans celles-ci, allégué que deux.Les deux autres indiqués lorsqu'il a été examiné comme témoin, devant la cour, sont, l\u2019un, qu\u2019on lui avait écrit de MeLeod qu\u2019il n'y avait pas de médecin pour les soldats et que, n\u2019ayant \u2018pas besoin de celui qui était attaché à la partie du bataillon qui se trouvait à Cal- garry, ily a amené le Dr Deblois ; et Pautre, le transport et la distribution aux soldats qui éiaient & McLeod des choses que les dames de Québec et de Montréal avaient envoyées pour le Ye bataillon.Hy aun de ces quatre motifs qui me paraît bon quant à son voyage à lui- même, c\u2019est l'inspection de son bataillorr, Son bataillon était divisé en trois parties principales et une d'elles divisée en trois encore.Cela faisait cing détachements.ll pouvait aller visiter ces différents détachements et en faire l\u2019inspec tion.Ainsi, pour l'une des quatre raisons qu\u2019il a donnéez à Melæod, celle qu\u2019il a pas la faire tenir et qu\u2019il n\u2019avait pas le | pas le droit de réunir la cour martiale qui\u201d devait l'être moins dans ce cas-ci, où le commandant était un avocat distingué du laissé Calgarry pour aller faire la visite du détachement de son bataillon qui était là, est bonne: il avait ce droit et vous ne pouvez pas le blàâmer d\u2019avoir lui- même fait ce voyage.Quant au besoin d\u2019un médecin à MeLeod, s\u2019il existait, il fallait en envoyer un, mais il n\u2019était pas nécessaire, pour cela, que le lient, -colonel et six officiers allassent le mener à MeLeod, Ainsi cette raison ne vaut rien, L\u2019autre raison, celle qu\u2019il y avait différentes choses que les dames de Montréal et de Québec avaient envoyées pour le bataillon et qu\u2019une partie du bataillon étant à MeLecä il fallait y faire la distribution de ces choses, ne vaut rien non plus On devait envoyer ces choses par un messager ou par les voitu- Tiers qui faisaient les transports ordinaires.La présence du quartier-maitre du bataillon n\u2019était certainement pas nécessaire, celui qui en remplissait les fone- tions à MeLeod, qui y distribuait les rations et autres effets, pouvait distribuer ces choses là : ainsi donc il n\u2019y a absolument qu\u2019une des raisons qui soit bonne.Le lieut.-colonel ne pouvait pas y tenir une cour martiale et il devais ie savoir.Si le chirurgien y était nécessaire, il.devait l\u2019y envoyer, mais cette nécessité n'est pas une excuse pour lui d\u2019y avoir amené les autres officiers.Il y à amené, outre le chirurgien et le quartier - maître, le lientenant - colonel Trvanturel, le capitaine Pinault, le capitaine Fages, le lieutenant Shehyn et le lieutenant Pelletier.Lo lieutenant-colonel Amyot, dans soh témoignage, avait d\u2019abord mentionné le capitaine Levasseur, mais il s\u2019est depuis corrigé et a retranché ce nom.Un autre témoin, soit le lieutenant-colonel Roy ou le Dr.Do Blois\u2014 l\u2019un d eux, mais je ne puis présentement de ménmioire dire positivement lequel, dit que le capitaine Levasseur n\u2019y était pas ; ce qui est aussi juré par un autre témoin.D'un autre côté deux témoins disent qu\u2019il y était.Vous devez donner au demandeur le bénéfice du doute que peut soulever cette différence dans les témoignages, et prendre comme admis que le capitaine Levasseur n\u2019y était pis.Mais le demandeur nous dit lui-même, qu\u2019il avait amené les autres, au nombre de cing sans compter le Dr De Blois et ie quartier-maître Talbot.Sur les cing officiers il a aussi admis sous serment qu'il n\u2019y en avait absolument que deux qui pouvaient siéger dans une cour martiale en supposant qu\u2019il aurait eu droit d\u2019en tenir une, Or, pourquoi a-t-il amené les autresf Pourquoi a-t-il amené là ces cing officien qui ne ponvaient servir à rien du tout, | puis qu\u2019il ne pouvait y être tenu de coux martiale.ll en à emmené cinq, et biem six en comptant le quartier-maître.Quant à celui-ci ce ne pouvait être que poux distribuer les effets envoyés par les dames de Montréal et de Québec.Mais, encore une fois, n\u2019était-ce pas là une partie des devoirs de celui qui rent plissait les fonctions de quartier-maître à Mcleod ?qui était là pour distribuer les rations et les effets.Il n\u2019était, par consé quent, pas nécessaire d'amener le capi taine Talbot pour distribuer les chose que les dames de Montréal eb de Québec avaient envoyées pour le bataillon.D\u2019où il suit que le demandeur a amené de Cab garry à MeLeod six officiers qu\u2019il n'avait pas le droit d'amener et qu\u2019il n'aurait pat dû amener, et qu\u2019il a fait inutilement encourir au gouvernement les dépenses dé ce voyage.On vous demande si, sou prétexte d\u2019aller tenir une cour martiale à McLeod, il v'est rendu la avec un grand nombre d'hommes, d\u2019ofliciers et de sol dats ?Quant aux soidats il paraît n'y avoit eu qu\u2019un soldat et un sergent, ce qui né vaut guère la peine de s\u2019en occapar.Il y avait & transporter les choses que les dames de Québec et de Montréal avaient données, et que l'on ait amené un soldat et un sergent pour veiller sur ces articles, et en prendre soin, n'est pas chose bien blämable.Le li-colonel voyageait pour l'inspection de son bataillon, il avait droit d\u2019avoir son ordertky\u2014un orderly est un soldat qui sert de domestique\u2014mais il a nmené le quartier-maître Talbot et lez autres officiers déjà nommés, quand ils n'y étaicnt pas requis, Ils ne devaient pag y allar.11 leur a fait faire co veyage sous prétexte de teniv une Cour Martiale qui a SRR TRE TTS SRR LE CULTIVATEUR ne pouvait pas l'être, ce qui comprend une question de fait qui est admise, et une de droit.:( Je vous relirai de nouveau la question : Pendant la dite expédition du Nord- Ouest, le demandeur a-t-il, sous prétexte d\u2019y aller tenir une cour martiale qu\u2019il savait n\u2019êôtre pas nécessaire et ne devoir pas être tenue, fait avec un nombre considérable d'officiers et des hommes du dit bataillon auxquels il le commanda, un voyage au lieu appslé McLeod, qui a coûté plus de $400 ?Je pense qu\u2019à la première partie vous devez répondre qu\u2019il a fait ce voyage pour inspecter son détachement, parceque s\u2019est la vérité.II l\u2019a dit sous son serment, et de fait il devait faire cette inspection dans un temps quelconque.Il l\u2019a faite dans ce temps-là et il n\u2019y a pas plus de mal à cela que-s\u2019il l\u2019eût fait auparavant ou plus tard.Mais vous ne rendriez pas justice aux parties si vous disiez simplement qu'il a fait ce voyage pour Inspecter son bataillon et pour tenir une sour martiale, qui ne pouvait pas y être ienue ; vous devez ajouter qu\u2019il savait qu'il ne pouvait.pas y tenir une cour martiale, où qu\u2019il devait le savoir, ou qu\u2019il ne le \u2018savait pas.Après ce que je vous ai expliqué, vous choisirez entre l\u2019une ou l\u2019autre de ces trois expressions.Et si vous dites qu'il l\u2019ignorait, vous êtes obligés de dire qu'il ignorait ce qu'il était 9bligé de savoir.On vous demande, dans la question, s\u2019il avait amené un grand nombre d\u2019officiers et de soldats.D'après la preuve qui a été faite, la réponso à cette question sera plus simple.J\u2019ai une autre explication à vous donner quant à cette réponse.Les officiers qui ont été amenés, à l'exception du Dr.DeBlois, l\u2019ont été sans nécessité : c\u2019est lk une question de droit ; var le demandeur admet qu\u2019il les à amenés pour tenir une cour martiale, et, d\u2019après la loi, il n'en pouvait pas réunir une.De plus, il admet sous son serment, qu\u2019il n\u2019y en avait que deux qui pou- vaieut siéger dans une cour martiale ré- gimeninire, qui était la seule qu\u2019il aurait pu tenir.Vous devrez donc dire qu\u2019il a fait ce voyage pour inspecter un détachcment de son kstaillon qui était 4 McLeod ; mais qu'il ne pouvait pas y tenir une cour inartiale et qu\u2019il le savait, ou qu\u2019il ne le savait pas, et que la loi lui faisait une obligation de le savoir.Etant duns cette obligation, il est présumé l'avoir su: et s'il ne l\u2019a pas su, il est en faute.Vous devrez donc, en même temps, ajouter que les officiers qu\u2019il a amenés avec lui, à part le Dr.DeBlois, l\u2019ont été sans nécessité.Je laisse à votre choix de dire s'il le savait ou s\u2019il ne le savait pas, vous devez ajouter que, s\u2019il l\u2019ivnorait, il aurait dû le savoir, car il n'aurait pas dû prendre le commandement du bataillon s\u2019il ne savait pas ou ne connaissait pas le devoir de cette charge, et dans ce cas il serait aussi coupable que, si l'ayant connu, il l\u2019eut ænfreint volontairement son devoir sous ce rapport.Si vous êtes obligés de con- näître quelque chose et que vous ne vous donniez pas la peine de l\u2019apprendre, je vous demande si vous n\u2019êtes pas coupables devant Dieu ct devant les hommes ?3Ime question.Après le retour du dit bataillon à Québec de sa dite expédition du Nord-Ouest, l'autel portatif qu\u2019y avait-apporté le chapelain du dit bataillon at-il, après avoir été longtemps égaré et que le demandeur eût nié en avoir eu connaissance, été retrouvé en la possession du dit demandeur ?La preûve a établi qu\u2019un chapelain avait aécompagné le bataillon.Ce chapelain était un chapelain catholique, un prêtre catholique.Le bataillon était composé de \u2018catholiques ct le chapelain aurait pas pu exercer son ministère s\u2019il D\u2019avait pas apporté un autel pour dire la messe, afin qu\u2019on puisse dire la messe dessus.On s\u2019est done adressé à l\u2019évêché et on a obtenu cet autel, qu\u2019on appelle un autel portatif, pour les besoins du régiment, pour les besoins de l\u2019aumônier du régiment qui devait-dire la messe et donner la communion.Il n\u2019aurait pas pu dire Ja messe s\u2019il ne l\u2019eût pas apporté, ?Vous savez que ces autels sont ., : de petites pierres consacrées par l\u2019évêque : 3 L\u2019autel, comme on l'a établi et comme vous l\u2019a dit le demandeur lui-même, était, pour le bataillon, un précieux souvenir de la campagne qu\u2019il avait faite.Le lieutenant-colonel aurait désiré le garder.Iln\u2019yarien de malàcela.Il aurait aimé, probablement ainsi que les autres officiers, le garder au bataillon comme souvenir de la campagne qu'ils avaient faite.A l\u2019arrivée au Palais, à Québec, la boîte contenant cet autel était avec les autres boîtes des officiers.Le capitaine farneau, qui nous a dit qu\u2019on l\u2019appelait le bedeau, quoique le révérend M.Faguy dise qu\u2019il ne l\u2019était pas réellement\u2014mais on sait que dans un régiment il suffit qu\u2019un de ses membres serve la messe une fois pour qu\u2019on l\u2019appelle le bedeau\u2014le capitaine Garneau, dis-je, qui n\u2019était pas réellement le bedeau, mais qui avait eu plus à faire que tout' autre dans le régiment avec le prêtre quand il disait la messe, que le capitaine avait servie, et avec l'autel en question qu\u2019il préparait pour que le prêtre y dit la messe, a cru qu\u2019il devait prendre charge de cet autel plutôt qu\u2019un autre et parce qu\u2019il avait pris charge des effets de M.Faguy lui-même ; et à la station il prit une vpi- ture qui était là pour transporter les effets.Il y mit la boîte qui lui appartenait, celle appartenant à M.Faguy et celle contenant l'autel en question.Il est prouvé qu\u2019il réside sur la rue St.Jean eb que le charretier devait passer chez lui avant de se rendre au presbytère où allait le révérend M.Fagug.Lorsque le char- relier est arrivé chez le capitaine Gar- neau, l\u2019autel était parti.Le capitaine Garneau dit qu\u2019il est de snite redescendu & la station pour voir ce qu'il était advenu, mais qu\u2019il n\u2019a pas pu le découvrir ; que, quelque temps après, il a demandé au demandeur s\u2019il savait ce qu'était advenu de l\u2019autel, et que ce dernier lui a répondu qu\u2019il ne le savait pas.Quinze jours ou trois semaines plus tard, le demandeur paraît avoir dit que l'autel était chez lui, \u2018 L\u2019autel était de fait disparu de la voiture oll le capitaine Garneau jure qu'il l'avait mis.Et, en effet, il est établi dans la cause, par le capitaine Pennée, beau-frère du demandeur, que lui, le capitaine Pennée, a pris l'autel dans la voiture et qu'il l\u2019a fait transporter chez le demandeur, dont la famille étaita l\u2019Ile d'Orléans, et qui n\u2019habitait pas sa maison dans le temps, et que l\u2019autel a été déposé dans une chambre du rez-de-chaussée où, de fait, il a été trouvé.11 n'y a pas de doute, par conséquent, que l'autel a été écarté pendant quelque temps ; mais le doute est de savoir si le demandeur savait où il était, et si, quand il a dit qu\u2019il ne le savait pas, il a fait un mensonge.Il est possikhle de croire, et il peut paraître plausible, comme l'a dit la défense, que lo câpitaine Pennée n\u2019a pas été prendre cet autel dans la voiture où il était sans l\u2019ordre de quelqu'un, de son supérieur, on sans connaître l'intention de son supérieur à ce sujet, et ce supérieur c\u2019était le demandeur ; mais cela n\u2019a pas été prouvé dans la cause.H n\u2019est pas prouvé, comme on l\u2019a prétendu, qu\u2019il a dû agir d\u2019après les ordres du demandeur.Et vous ne pouvez pas, à moins que les circonstances ne scient telles que vous ne le voyiez aussi bien que si on l\u2019avait juré, et qu\u2019elles soient telles qu\u2019elles ne vous permettent pas de supposer autre chose, vous ne pouvez pas mettre à la charge du demandeur time faute qui n\u2019est pas clairement établie ou- que los \u2018circonstances n\u2019établissent pas: clairement contre lui, Or, il n\u2019y a rien qu\u2019un doute, un soupçon possible, qu'il! ait dit à M, Pennée de mettre l'autel chez lui, et un soupçon ne sufit pas pour répondre à cette question de manière, je ne dirai pas à insximiner, car il n'y a pas de crime là-dedans, mais & jeter un blame sur le demandeur.Il a été prouvé par M.Pennée qu\u2019il a misl'autel dans le rez- de-chaussée dè la maison du demandeur, qui ne l\u2019habitait pas parce que sa famille èteis à I'Tle d'Orléans.Il me paraît que, & cette question, vous devez répondre que l\u2019autel avait été déposé chez lo demandeur en sor absence, qu\u2019on n\u2019a pas su pendant quelque temps où il était, mais | ques jours, mais que cela résulte du fait .mandeur sans sa connaissance.que le demandour l\u2019ayant trouvé chez lui l'a rendu.Pour répondre autrement, il faut que vous supposieFque c\u2019est bien le demandeur qui avait donné l\u2019ordre à M.Pennée de la déposer chez lui, et que c\u2019est, à sa demande, que M.Pennée l\u2019a ôté de la voiture et l\u2019a mis chez lui.Vous ne pouvez pas asseoir votre verdict sur ce point sur le fait seul que M.Pennée a pris l'autel dans la voiture et l\u2019a porté chez le demandeur.C\u2019est à vous de décider ce que vous répondrez.Jc viens de vous dire bien franchement ce que je répondrais, mol.Vous pouvez dire que l\u2019autel avait été, de fait, égaré pendant quel- qu\u2019il avait été mis dans la maison du de- Mais si vous croyez, ce qui me paraît difficile, que cet autel avait été porté là àsa connaissance, ce sera à vous de le dire en réponse à cette question.32me question.À une élection parlementaire dans le comté de Portneuf entre Isidore Noël-RBelleau et Esdras Alfred de St.George, tous deux écuyers, avocats, le dit demandeur s'est-il, outre scs frais de voyage, fait payer par le dit Isidore Noël Belleau et ses agents $150 pour discours prononcés par lui en faveur et au soutien de la candidature du dit Isi« dore Noël Belleau ?Sur ce fait-là on a fait la preuve que je vais vous mentionner, eb ce sera à vous de décider si cette preuve est suffisante.M.Belleau, amené dans la boîte, vous dit que ce n\u2019est pas lui qui a payé cette somme au demandeur, ct, par conséquent, il ne peut pas, par lui-même, par son propre témoignage, vous déposer que cet argent a été payé.Ildit aussi qu'il en a accusé le demandeur dans une correspondance qui à paru dans le Canadien en 1883 et à laquelle le demandeur n\u2019a pas répondu.Ceci n\u2019établirait pas que le demandeur a reçu les $150.Sil'on était obligé de répondre à toutes les accusations qui sont portées contre soi dans les journaux, et si son silence en établissait la vérité, il y a des hommes qui devraient avoir toujours la plume à la main pour se défendre contre les attaques \"doit ils sont l\u2019objet, Il ya beaucoup de personnes qui ne daignent pas répondre à ces articles de journaux, et je vous avoue que je crois qu'elles font bien.Le fait que M.Amyot n\u2019a pas répondu à une correspondance, publiée sous la signature de M.Belleau, l\u2019accusant d\u2019avoir reçu $150 pour doux discours faits pour celui-ci ne prouve pas cette accusation : Ia preuve de la réception de cette somme ne résulte pas de ce que M.Amyot n'a pas répondu dans les journaux à l\u2019accusation ainsi portée contre lui; mais il y a ceci de plus, et on y a attiré votre attention.M, Belleau dit que, dans une autre circonstance, il a accusé M.Amyot de ce fait devant un grand nombre d\u2019avocats et que, au lieu de le nier, de dire | que ce n\u2019était pas le cas, M.Amyot lui a répondu: \u201cPeux-tu jurer que tu m'as donné l'argent ?\u201d età cola M.Belleau dit qu'il a répondu: \u201c\u201cJe ne jurerai pas que je Vai donné l'argent : ce n'est pas moi qui te l\u2019ai donné ; mais peux-tu jurer, toi, que tu ne l'as pas reçu!\u201d et que le demandeur n\u2019a pas répondu.Il y à même des cas\u2019 où le silence de la personne & laquelle on s'adresse équivaut à une admission.Ainsi, par exemple, si en vous présentant un compte je vous en demande le paiement et que je vous dise : \u201cTu me dois tant, veux-tu me payer?\u2019 eb \u2018que vous ne répondiez rien du tout, votre silence équivaut à une reconnaissance que vous me devez ce que je vous demande, mals, d'un autre côté, je ne suis pas prêt à vous dire que cette absence de réponse 4 la question posée par M.Belleau au demandeur en cette cause : \u201cPeux-tu jurer que tu ne l'as pas recu f\u201d était une admission qu'il avait reçu cette somme pour les discours pour lesquels on lui disait qu'il l\u2019avait reçue.Il arrive quelquefois, comme je viens de vous le dire, que le silence d\u2019une partie peut être considéré comme preuve snffisante.Mais, comme n\u2019a pas manqué de vous le dire l\u2019avocat du demandeur, quand celui que M, Belleau prétendait avoir payé l'argent t l\u2019avait payé, rien n\u2019était plus facile que de le faire venir en Cour pour le dire devant vous.Vous devez bien peser ces circonstances, et je ne rendrais pas justice au demandeur si je ne vous disais pas qu\u2019elles doivent sérieusement peser dans votre esprit.Si vous croyez qu'on aurait dit faire cela pour obtenir la preuve que le paiement avait été fait, vous devez dire que le paiement n'est pas prouvé.Si, d'un autre côté, vous croyez que le silence du demandeur lorsque M.Belleau lui à posé la question : \u2018\u2018\u201cVeux-tu donner ton affidavib que tu n\u2019as pas reçu l\u2019argent?\u201d peut contrebalancer l\u2019absence d\u2019une preuve meilleure que l\u2019on pouvait faire mais que l\u2019on n\u2019a pas faite, vous devrez dire alors qu\u2019il a reçu l'argent, Vous avez entendu déjà l'expression de mon opinion.Elle m\u2019a échappé pendant le procès, et vous savez ce que je pense moi-même de la preuve faite.Je n'aurais peut-être pas dû le dire dans le moment ; mais il me semblait que la preuve n\u2019était pas suflisante.Quand on avait sous la main une personne qui.pouvait faire du fait une preuve complète, que personne n'aurait pu révoquer en doute, on aurait du la faire venir si, récllement on était convaincu que la chse existât.Vous ne devrez pas juger ce fait ni les autres sur ce que vous pouvez avoir entendu en dehors de la cause quelque soit la personne de qui vous le tenez, car vous avez fait serment de rendre un verdict et de répondre aux questions d\u2019après la preuve qui a été faite dans cette cause devant vous agissant comme jurés assermentés et d\u2019après aucune autre.C'est à vous de dire si vous croyez que le fait que le demandeur n'a pas répondu à la question que lui a posée M.Belleau était une admission qu'il avait reçu l'argent ; si, en l'absence d\u2019une preuve qui eut pu l\u2019établir d\u2019une manière complète, vous croyez qu\u2019il y a un doute ce sera à vous de décider la question si le demandeur a ou n\u2019a pas reçu l'argent.Je vous laisse le choix entre les deux réponses ; mais je crois que je vous ai indiqué d'nne manière assez claire le choix que vous devrez faire.Il y avait, a-t-on dit, un grand nombre d\u2019avocats au Greffe de la Cour Supérieure lorsque M.Belleau à accusé le demandeur de s'être fait payer cette somme et qui ont du entendre ce qu'on prétend être une admission de la part du demandeur.Pourquoi n\u2019en a-t-on pas fait entendre un autre, ce qui était bien facile.Il n'y a pas de doute que M.Belleau l\u2019a dit de la meilleure foi du monde.Mais un homme peut se tromper quant à ce qu\u2019il a entendu, deux se trompent plus difficilement.Et l\u2019accusation est réellement si sérieuse qu\u2019eu ne peut pas la supposer vraie sans une plus forte preuve qui pouvait résulter, soit en prouvant par celui qui l\u2019a fait, le paiement au demandeur de $150.00 reçues par lui pour deux discours, ou encore, par au moins, une autre des personnes présentes la réalité de l'admission résultant du silence de la partie.Quand je dis que cette accusation était sérieuse je ne veux pas laisser entendre que M.Amyot ne pouvait pas, absolument parlant, se faire payer ses discours politiques, mais c\u2019est peu usuel dans la vie publique et dans les mœurs politiques de so faire payer des discours, c'est même regardé comme quelque chose de peu honorable.Je vous avoue que, quant à la réponse que l\u2019on m\u2019a suggérée avoir été faite par le demandeur à M.Belleau et qui détruirait toute présomption pouvant résulter de son silence, savoir celle qu'il aurait ré- poudu \u2018\u2018tu n\u2019es pas sérieux\u201d à la question : \u2018* peux-tu jurer que tu ne l\u2019as pas reçu.\u201d J'ai cru comprendre quecette réponse avait été donnée lorsque M.Belleau avait accusé le demandeur la première fois.Enfin, vous avez entendu la preuve, et, ai elle vous laisse un doute, vous devez en donner le bénéfice au demandeur.Mais répondre à cette question, d'entrer dans toutes ces consiclérations.; 33ème question.Les faits ci-dessus relatés dont vous avez constaté l'existence étaient-ils connus du public lors de la publication dans le Canadien et I' Bvénement des écrits dont le demandeur se plaint dans son action ?Sur cette question Th, està deux pas de la Cour, si réellement il Messieurs, on a examiné un bon nombre it je ne crois pas qu\u2019il soit nécessaire, pour de témoins.Ily aun témoin pour lu d'eux qui vaut mieux que tous les autres: c\u2019est le journal même qui contenait le accusations quant à l'affaire des $150.00 Si elle avait déjà été publiée dans ur journal, elle devait être connue du pu blic.Pour ce fait là la preuve me paraît quant à la connaissance que pouvait e1 avoir le public, aussi forte qu\u2019il était pos sible de la faire.Vous avez entendu aussi un bon nom bre de témoins qui ont déposé que des rw meurs circulaient quant à plusieurs de: autres faits qui sont mentionnés dans I Canadien et l\u2019Fvénement avant qu\u2019ils y aient été relatés.Sur ceci rappelez-vou ce qui a été prouvé.ily a des témoins qui vous ont dit que des rumeurs sur tel et tel fait, d'autre: sur tel ou tel autre étaient connues, Mait il reste acquis, que ces rumeurs, si elle: étaient connues, ne l\u2019étaient pas du public en général.Elle ne circulaient pas autan\u2019 dans le public qui ont cireulé les journaux qui les ont répétées.Par conséquent, cet rumeurs ne disculperaient pas les jour naux d\u2019avoir répété ce qui n\u2019était jusque là que des rumeurs.Il est bien vrai que, quand des rumeurs eirculent déjà, quand on ne répand que ce qui se disait aupa- vant, la responsabilité n\u2019est pas aussi grande que quand on origine soi-même le: rumeurs.C\u2019est la une question de droit quand un homme ne fait que répéter sans malice ce qui se dit généralement partout le monde, il ne commet pas d'offense.Mais, s\u2019il l\u2019apprend à quelqu\u2019un qu ne le connaissait pas auparavant il esl aussi coupable que s\u2019il l'avait originé lui- même, à moins qu\u2019il ne soit nécessair« de le faire connaître, ce qui peut être dan certains cas.Ce qui vous est acquis par la preuvi qui a été faite devant vous c\u2019est que ce: faits là ont, dans tous les cas, été répan: dus dans des endroits où ils n\u2019étaient pa connus auparavant.Des témoins vous le disent expressé ment.Ils vous disent : je ne reste pas à Qué bec, j'ai servi dans le 9e bataillon, et je suis retourné chez nous tout de suite après la campagne, eb j'y suis retourné depuis ce temps là ; et; quand j'y suis allé d'a bord, on ne connaissait pas ces faits là, mais quand j'y suis retourné on les con naissait ot on se demandait si c\u2019était vrai ce qu'il y avait dang ces journaux dont les propriétaires sont poursuivis aujour d\u2019hui devant vous.Ainsi, c\u2019est à vous de dire, s'ils étaien! connus, quelle était la connaissance qu'or en avait, si cette connaissance était générale ou si elle était limitée.On vous de mande ceci : Les faits relatés ci-dessus; tous les faits dont il a été question étaient ils connus du public lors de la publication des accusations et des écrits dont le de mandeur se plaint ?' Il y en a certainement qui l\u2019étaient, vous ne pouvez pas avoir de doute ; ains' par exemple, celle que comportait la cor respoudance sous la signature de M.Bel.leau.Mais celles dont vous aurez cons taté la vérité l'étaient-elles ?C'est à cela que vous devez répondre.Vous vous rap pelez la preuve qui a été faite de part et d\u2019autre ; celle qu'on a faite par certain témoins que ces rumeurs circulaient, celle qu\u2019on a faite plus tard par d\u2019autres témoins que, à certains endroits au moins, ces rumeurs ne circulaient pas et qu\u2019on ne connaissait pas ces faits Avant d'en avoir pris communication dans les journaux, La-réponse à cette question devra êtra facile, tout à fait facile.11 me semble que vous pouvez sans difficulté répondre à cette question, et ajouter, si, vous lé croyez vrai, que ces faits ou quelquess uns d'eux étaient ou n'étaient pas cone nus du public en général.Je suis obligd de vous rappeler la preuve et do vous expliquer ce qu'elle contient.Or, d'après la preuve qui a été faite devant vous, il n\u2019est pas établi que tout le monde qui a vu ces choses-là dans les deux journaux en question les connaissait auparavant.Sde question.Les dits écrits étaient-ils, sous les circonstances, faux, mensongers et malicieux ?Les écrits en question contiennent onze accusations différentes et unc qui a été ajoutés par In défense, ce qui ne fait à = ily frog i le By \u201cqu te Hi ds di fag, lig i jar qu le lg Wa le ot tog Qu al mn an di, an ie = ng LE CULTIVATEUR 7 | roprement parler que douze.Il y a bien elle des rumeurs existantes dans le camp uant à la participation du demandeur ans les ventes de boisson et de tabac qui L\u2019y sont faites, mais je crois qu\u2019elle ne ait qu'une avec celle du trafic de tabac pt de boissons, et qu\u2019elle n\u2019accuse pas for- iellement le demandeur.Au reste, messieurs, qu\u2019il y en ait douze ou treize ne peut pas influencer votre réponse à ette question, ni la changer.Si, dans les éponses que vous aurez données à quel- Quues-unes des questions qui vous ont été osées, il y en a où vous aurez déclaré que les faits sont vrais vous ne pourrez pas dire, en réponse à celle-ci, que ces faits sont mensongers.Ainsi la réponse à Jrette question dépend des réponses que ]vous avez données aux questions qui pré- \u2018Jsèdent.Ainsi rappelez-vous bien, quand vous ronsidérerez cette question qu\u2019il vous faudra examiner les réponses que vous Jxurez données aux autres et que, si dans vos réponses aux autres, vous avez admis la vérité de certaines des choses qui ont été dites dans les journaux en question, vous devez en excepter celle-là, si vous Jrépondez que les autres sont fausses et mensongères.Vous ne pourrez appliquer tes deux épithètes qu'à ceux des faits mentionnés dans les questions précédentes que vous aurez dit n\u2019être pas vrais, ou ÿ n\u2019être pas prourés.| Quant aux autres je n\u2019ai pas besoin de vous dire que ce serait vous contredire vous-mêmes si, ayant trouvé que quelques- uns de ces faits étaient vrais, vous auriez répondu qu\u2019ils l\u2019étaient, et que vous vien- à driez dire en réponse à cette dernière question qu\u2019ils sont tous faux et mensongers.Cette contradiction résulterait do te que au sujet des mêmes écrits vous Hiriez dans une place qu\u2019ils sont vrais et dans l\u2019autre qu\u2019ils ne sont pas vrais.Mais il faut bien prendre garde et n'ex- zepter que ceux des fails sur lesquels vous aurez déjà répondu qu\u2019ils étaient vrais.Quant à ceux-là vous devrez dans votre réponse à la présente question dire : Par nes réponses à telle et telle question (en les indiquant) il paraît que ce qui y est dit est Vrai, mais les autres faits sont faux et mensongers.Voici pour une partie de la question.Mais elle contient une autre partie excessivement importante et qui w\u2019oblige & vous donner quelques expli- sations sur la loi quant à la liberté de la | prosse.Dans tous les gouvernements représentatifs, comme le nôtre, la presse jouit une liberté qu\u2019on ne lui reconnait pas ailleurs.Les institutions représentatives requérant le choix par le peuple des per- gonnes qui le représentent dans le gouvernement et dans l'administration des affaires publiques à tous leurs degrés, le peuple a droit de connaître la conduite de ses serviteurs pour la contrôler autant qu\u2019il le lui est permis par le choix qu'il en fait directement ou qu\u2019en font, pour lui, ceux qui le représentent, comme aussi dos qualités el des aptitudes de ceux qui veulent le devenir, Tout ce qui appar- bient au service public, quelqu\u2019en soit l'im portance, l\u2019intéresse.Il doit donc en être informé ; et il ne peut l\u2019être que par la presse.La mission de la presse est, par conséquent, de s'occuper de tout ce qui a apport au service public, d'y attirer faitention de faire connaître, de commenter ot même de critiquer les actes publics de tous.Mais il lui faub n\u2019êtro mi maligne, ni menteuse ; car, alors, elle n'est plus dans son rôle, et elle ne mérite lus la protection qu\u2019elle réclame.On n prétendu, et des personnes l\u2019ont même dit Mans la boîte des témoins, quo le demandeur s\u2019il a péché, c\u2019est-à-dire, s\u2019il s'est d'ompé, s\u2019il a fait quelque chose qu'il ne devait pas faire, s\u2019il a fait quelque chose que son devoir ne lui permettait pas de Fare, n'en était responsable qu'à l'auto- hité militaire.Mais il était membre du p rlement et lieutenant-colonel d\u2019un bataillon.Il remplissait donc deux fonctions publiques et, par conséquent, le public avait intérêt dans l\u2019exercice des devoirs qu\u2019il remplissait ainsi.Car il était officier public et comme membre du parlement, ab comme lieutenant-colonel commandant un bataillon.Le public avait droit d\u2019être wformné de la manière dont il s'était ac- quitté de ses devoirs, non-seulement comme membre du Parlement, mais même comme commandant du bataillon ; car, s\u2019il s\u2019était montré incapable de commander un bataillon, si, par ses actes, il s\u2019était rendu indigne du commandement, le public avait droit de le savoir comme il avait droit de savoir s\u2019il s\u2019était rendu indigne d\u2019être membre du parlement.Le public était intéressé à le savoir eb avait droit de le savoir.La presse pouvait le lui dire, C\u2019est là la liberté dont elle jouit.Chaque fois qu homme public, remplissant un office public, Fait quelque chose qui n\u2019est pas bien, le public a droit de le savoir et les journaux ont droit de le dire.Ils ont droit de dire aussi tous ce qu'il fait de bien, mais c'est ce qui les préoccupe généralement le moins.Je ne vous parle dans le moment que de ce qu'un homme publie fait de blâmable dans l'exercice de son devoir public.On a, dans la boîte des témoins, été jusqu\u2019à prétendre, comme jo viens de le dire, que le demandeur n\u2019était responsable qu'à l\u2019autorité militaire.Eh bien ! messieurs, c\u2019est certainement là une fausse doctrine, je dirai même une doctrine dangereuse.Nos milices nous appartiennent, Nos milices sont chargées de remplir an devoir qui incombe à l'Etat et à ses citoyens.Nous les payons, Elles ne sont pas toujours payées, mais lorsqu\u2019elles sont appelées à l\u2019exercice de leurs devoirs, elles sont payées des deniers de l'Etat.Elles sont payées, par conséquent, par le public et le public a droit de savoir, par la presse, la conduite de tous, jusqu\u2019au dernier soldat, car tous sont des hommes publics remplissant un devoir public.Le public a droit de savoir comment chacun d'eux s\u2019acquitte de son devoir et les journaux ont droit de le dire.Mais leur droit se borne à mentionner avec vérité les actes blämables dont les hommes.publics se sont rendus coupables, et aussi, comme je viens de le dire, les actes qui leur méritent des louanges.\u2019 Quant aux actes blâmables les journalistes doivent les mentionner d\u2019une manière et dans un style qui montrent qu\u2019ils n\u2019ayaient exi vue que le- bien public et qu'ils n\u2019ont pas été mus ou poussés par des motifs de vengeances personnelles.Js ont droit de mentionner leurs actes publics, de les commenter, de les critiquer même, oni de critiquer la conduite de ceux qui font ces actes publics et aussi de leur donner la louange comme le blame qu\u2019ils méritent, pourvu que cela soit fait dans un style, dans des écrits qui n\u2019indiquent pas de malice, pourvu que cela soit fait dans des articles qui indiquent qu'on n\u2019était mu que par le désir de eervir le public et non pas par le désir de servir sa passion ou sa vengeance.Voilà quelle est la liberté de la presse, Et ce que je viens de vous dire est sanctionné par les libertés dont nous jouissons dans notre pays.Dans les pays qui n'ont pas de gouvernement représentatif, on ne connait pas cette grande règle de la liberté de la presse.Mais la liberté de la presse ne doit pas, plus ici qu'ailleurs, dégenérer en licence.Tant qu'elle est dans le vrai, tant qu\u2019elle s'occupe de ce qui intéresse le public, la presse peut mentionner et faire connaître les actes des hommes publics, les commenter et même les eriti- quer ; mais elle ne doit pas accuser les hommes publics d'actes blâmables dons ils no sont pas coupables.Elle a ce droit de commenter et de condamnor les axes qui méritent repréhension ; mais elle ne peut pas lo faire dans des termes où un style qui indiquent que les journalistes sont mus plutôt par la haine es la vengeance que par le désir de servir le public et qu\u2019ils ont bien plus à cœur d'injurier et d'offenser que de prendre et de défendre l'intérêt publie qui doit seul les guider.Vous avez, messieurs, entendu la preuve qui a été faite devant vous ; vous avez entendu la lecture des articles des journaux dont on se plaint de part et d'autre \u2014 et remarquez bien que ce que je vous dis s'applique aux deux parties, aussi bien aux écrits contenus dans la Justice et dont le défendeur Tarte se plaint qu'à ceux qui, dans !e Canadien et l\u2019Hrene- par le demandeur \u2014vous avez entendu la lecture des parties incriminées de ces trois journaux.Si vous trouvez qu\u2019il n\u2019y a 1h sur les actes publics des parties qu\u2019un commentaire, écrit sans malice, et sans désir de nuire, si vous trouvez que l\u2019auteur des articles n\u2019était mu et n\u2019agissait que dans l\u2019intérêt public dans le but de le servir en ne faisant connaître les abus que pour empêcher qu\u2019ils ne se reproduisent, il doit être absous, s\u2019il à respecté la vérité, car si l'écrit était faux il ne peut pas avoir eu l'intérêt ni le bien public pour objet, et il n\u2019est, pour cette raison, jamais permis à un journaliste d\u2019accuser quelqu\u2019un de fautes qu\u2019il n\u2019a pas commises, Il ne peut pas dans ce cas, se re- | trancher derrière la liberté de la presse.Le public ne peut avoir d'intérêt que dans\u2019 ce qui est vrai.L'écrivain n\u2019est libéré de tout recours qu\u2019à la condition d\u2019abord que ce qu'il a écrit soit vrai, et,\u2018 qu\u2019ensuite, que co soit écrit dans un style qui fasse connaître au public qu\u2019il n\u2019est mu que par le désir de le servir et par aucune autre considération.Ainsi donc, si vous êtes d\u2019avis que le ton des articles transcrits dans l\u2019action, et qui ont été publiés dans le Canadien et l'Evénement, et la manière dont ils sont écrits et les remarques qui les accompagnent indiquent, même pour ceux qui sont vrais, qu\u2019ils ont été dictés non par le désir de servir le public mais par celui de nuire, vous devrez dire que ces écrits, même coux qui sont vrais, sont malicieux.Et, dans ce cas, s'il y a de la, malice dans ces écrits, s'ils ont été inspirés par le désir de nuire plutôt que par celui de servir le public, quelle que soit la liberté de la presse, le journaliste dans ce cas, n\u2019a pas rempli le rôle respectable, le rôle remarquable qu\u2019il doit jouer dans la société.Il ne s\u2019est pas acquitté de ses devoirs envers elle\u2014et remarquez que par la société j'entends tout le monde.Dans certaines classes sociales on croit que quand on parle de la société on ne veut parler que de ce qu\u2019on appelle les messieurs\u2014c'est le plus souvent uno erreur; mais par la société j'entends la société toute entière et qui comprend le plus pauvro misérable dans.la vie aussi bien que l\u2019homme le plus haus placé dans l'Etat.Encore une fois il faut, pour que le journaliste soit à l\u2019abri de tout recours en justice, que ses écrits ne lui aient été dictés parle désir de servir ses concitoyens eb non par des idées ou des pro- pensités malicieuses.Je me suis déjà répété trop souvent pour insister davantage.Si mémo, pour les articles que vous avez entendu lire, et qui contiennent des vérités que l\u2019un aurait pu écrire, que l'on aurait pu mentionner au publie, que l\u2019on aurait pu blâmer et même biémer vertement sans y mettre de la rancune, si vous considérez, si vous êtes d'avis, que ces écrits n\u2019ont été dictés que par la malice ou la haine ou la rancune, vous devrez dire non-seu- lement qu\u2019une partie de ces articles est fausse eb malicieuse, mais vous devrez dire de plus qu\u2019ils sont tous malicieux.Quant & ce point de la cause\u2014et c\u2019est un des plus importants, \u2014je ne puis que vous expliquer ce qui fait qu'un écrit, est ou n\u2019est pas malicieux, Üe sera à vous, après avoir pris communication des articles de journaux que vous avez entendu lire, après avoir réfléchi et délibéré ensemble, de dire si ces articles ont été dictés par la malice ou s'ils n\u2019ont été dictés que par ie désir de servir le publie.Dans le premier cas, vous devez dire qu\u2019ils étaient malicieux, danslesecond qu\u2019ils ne l\u2019étaient pas.Je parle là de tous ceux que vous aurez trouvés vrais.Quant à ceux, au contraire, que vous aurez trouvés faux, quelque excuse que l'on puisse inroquer, rappelez-vous que la presse n\u2019est excusable quand cilè blesse que loraqu\u2019elle dit la vérité et ne l'intérêt publie exige qu\u2019elle soit connue.Toute autre cxcuse ne vaut rien.On ne peut pas fairo que ce qui est malicieux soib bon, Ca reste malizieux queile que soit la raison que l'on ait pu avoir de l'écrire.35ime question.Te dersandeur a-t-il, à raison des dits écriss, souffert des dommages Ÿ } ment, font lo sujet de là poursuite portés {compensation complète des dommages nombreux, trop nombreux témoins, qu\u2019a fait entendre le demandeur relativement aux dommages qu\u2019ont pu lui causer les écrits dont il se plaint.- Des témoins nous ont dit que si ce que contenait les écrits était vrai, ils le croiraient un voleur et ils ont fait allusion, pour exprimer cette opinion, à des faits spéciaux mentionnés dans les dits écrits en question.Si vous êtes d\u2019opinion que les faits spéciaux qu\u2019ils ont indiqués sont prouvés être vrais, et que les écrits qui les contiennent ont été publiés sans malice, vous ne pouvez pas dire que les écrits lui ont causé des dommages, cat, alors, ce serait la conduite même du demandeur qui lui aurait mérité le tort qu\u2019en aurait pu souffrir sa réputation.Mais, &i vous ne les \u201cavez trouvés vrais, s\u2019il en est que vous aurez prononcé faux et mensongers, vous \u2018devez, quanb à eux, dire s\u2019ils ont causé des dommages au demandeur.Eb jo dis la même chose quant à ceux quo vous avez trouvé vrais mais malicieux.Vous ne devez pas perdre de vue que les dommages des dits écrits peuvent être à la réputation privée et à la réputation du demandeur comme homme public, et que, dans l'appréciation des dommages qu\u2019il a pu souffrir, vous devez vous occuper de sa réputation sous ces deux rapports.Votre réponse à cette question dépend entièrement de celles que vous aurez données aux questions précédentes.Elle ne requiert pas de bien longues explications.Si ce que le défendeur Tarte a écrit ne dépasse pas les bornes assignées à la liberté de la presse par les règles que je vous ai indiquées en vous parlant de la question précédente, vous ne pouvez pas dire que ces écrits ont fait souffrir des dommages au demandeur ; mais ceux que vous avez trouvés faux, mensongers ou malicieux, sont sortis de ces limites et, pour eux, vous devez, après vous Être rappelés la preuve q\u2019ua faite le demandeur À ce sujet, dire zi ces écrits lui ont fait sonffrir des dommages.Vous n\u2019êtes pas, par cette question, appelés à établir le montant des dommages, il vous suffit, par conséquent, de trouver que le demandeur en à souffert pour y répondre afirmativement, Je passe maintenant à la 36me question, Iln'y en a pas plus que trois; mais, des trois, celle-ci est la plus importante en ce que c'est celle qui sert à décider les deux autres.36me question.\u2018\u2018Les écrits publiés dans la Justice et dont se plaint le dit défendeur, Israël Tarte, par sa défense, sont-ils faux, mensongers et malicieux ?et sont-ils pour le dit Israël Tarte une que les écrits publiés dans le Canadien et lÆvénement ont pu causer au demandeur ?\u201d Messieurs, quant aux écrits qui ont été publiés dans la Justice on n\u2019a pas même essayé d\u2019en prouver la vérité; et, par conséquent, ces écrits sonb faux et ils sont mensongers.ll est possible qu\u2019ils soient vrais, mais vous devez juger d\u2019après la preuve qui a été faite devant vous.Et non-seulement on n\u2019a pas fait la preuve qu\u2019ils étaient vrais, mais, comme je viens de le dive, on n\u2019a pas même essayé do la faire.J'ai dit qu\u2019il est possible qu\u2019ils soient vrais.Je regrette de m'être servi de cette expression, quiaurait l'air d\u2019excuser des écrits aussi extravacants.11 paraît que la Justice, qui est un papier\u201cpublié ici, à Québee, un ou deux numéros après sa création, à attaqué, comme vous l'avez vu par les articles qui vous ont été lus, le défendeur de la manière la plus outrageante possible.Je repbte cotte expression, car je n\u2019en puis pas trou- rerde meilleure.On l'y a accusé d'avoir vendu sa personne et sa plume, et on à répété, et répété de nouvenu, dans différents articles, ces accusations que l\u2019on a présentées sous différentes couleurs plus mauvaises les unes quo les autres.I! n'ya pour un journaliste rien de plus outrageant que vetie accusation.Un journaliste ne peut gamer sa vie que par la confianco qu'ius- pire son journal ; eb lui dire: vous ct votre journal vous êtes vendus, votre plums est veulue eb vous êtes vendu vous-mêrse, flail accusation qui pouvait plus de tort dans sa réputation et dans ses biens.Ces accusations n\u2019ont pas paru qu\u2019une fois dans la Justice, elles n\u2019y ont pas été reproduites que trois fois dans trois numéros différents, on les à continuées ensuite, Le premier numéro de la Justice avait paru le 20 jauvier et c\u2019est le 21 qu\u2019elle portait la première fois cette aceu- sation.Ily a un cachet en cire sur le premier des numéros produits de ce journal, qui, en le couvrant, ne me permit pas de constater si c\u2019est le second ou le troisième numéro, mais, en reférant aux numéros subséquents, je m'aperçois que ce n\u2019est pas plus que le troisième ou le qua- trieme numéro.J'aurais pu le faire constater avec plus de précision, mais ce n\u2019était pas nécessaire pour les fins de la cause.Dans la Justice du 21, dans celle du 22, et dans celle du 23, trois numéros successifs, on accuse le défendeur des choses les plus sérieuses contre l\u2019honneur d\u2019un homme et son honnêteté.Ces attaques sont destinées à détruire toute la confiance qui pouvait être reposée dans lui et dans le journal dont il était le directeur politique.Il y en avait aussi d'autres.On a continué après les 21, 22 et 23 janvier.Le numéro du 27 de ce mois contenait encore les mêmes accusations avec variance de termes et d\u2019expressions.On les y présentait tantôt sous un jour, et tantôt sous un autre que la veille, pour tâcher de faire plus d\u2019impression et de mieux\u2014si je puis m\u2019exprimer ainsi, \u2014les pousser dans l'esprit des gens qui les lisxient.Le premier article qu\u2019on lit, on n'y fait pas, quelquefois, grande attention, mais quand uno chose est répétée, répétée et répétée encore, elle finit par faire impression, Un des avocats vous a dit, hier, que à force de répéter une chose fausse on finissait par la croire soi-même.Ceux qui lisaient ces accusations continuellement répétées dans la Justice ont-ils, à plus forte saison, pu finir par les croire.On a prouvé qui avait écrit les articles ; mais il y en a eu encore d'autres, en date du 11, du 17 et du 18 février, dont on n\u2019a pas établi les auteurs, et tous répètent les mêmes accusations.Le 11 février, on y ajoutait que le défendeur était un homme hypocrite et de mauvaise foi, en l'accusant encore de vénalité, ce qui signifie qu\u2019il s'était vendu.Dans Ie numéro du 17, on l\u2019accuse de fourberie, d\u2019audace, de perfidie, de manque da loyauté et de manque de sentiments d'honneur, on l\u2019accuse d\u2019appartenir à ung gent vénale, et d\u2019être vendu corps et âma à l'orangisme.Dans celui du 18 février, on l'aceuse encore de vénalité et de maus vaise foi.[ Ce sont là les accusations atroces qua Pon trouve dans ce journal contre le défendeur.Le défendeur se plaint que le demandeur était l\u2019auteur de ces articles.Il na l'a pas prouvé, mais le demandeur, qui s'est donné le trouble d'établir, par eclui qui les à écrits, qu\u2019il n\u2019était pas l\u2019auteur des quatre premiers articles, n\u2019a rien prouvé quant aux autres.Cela ne veut pas dire, néanmoins, qu\u2019il en sois l\u2019auteur, Ceci m'appelle à vous donner quelques explications d'autant plns nécessaires qu\u2019elles s'appliquent aussi bien au desnan- deur, le lieutenant-colonel Amyot, qu\u2019aux deux défendeurs, les messieurs Demers, et veillez bien les remarquer.En supposant môme que le lieutenant-colone} Amyot n'eut écrit aucun des articles parus dans la Justice, qui attaguaiont le défendeur et l\u2019injuriaient, il en était un des pro- priétairos et était, par lh-même, responsable de ce qui y était imprimé.Quant un journal appartient à plusieurs propriétaires la faute no se partage pas entre eux : ily a solidarité complète, et on entend par soiidarité que chacun d'eux esb responsable comme s\u2019ii n\u2019y en avait qu\u2019un seul.Le propriétaire d\u2019un journal qui publie ce qu\u2019on appelle un libelle, qui publie un article qui routient des accuea- tions fausses contre une personne est coupable comme s\u2019:1 l'avait écrit lui- même.Cetto règle je vous la ferai mieux comprendre par un exemple.Vous avez, rneasleurs, eutenda les a le plus biexser je défarrdeur ct Jui fairs ls + (A suivre, ) LE CULTIVATEUR CHIFFRES INDISCUTABLES.Toutes les barres et contre-barres de Ÿ Flecteur ne changeront en rien le chiffre véel de la dette et la responsabilité de chacun des partis dans l'accroissement de nos obligations, Notre dette a été contractée pour des fins d'améliorations publiques, pour construction de chemins de fer, canaux, quais, hâvres, ete.On peut dire que l& seul argent qui n\u2019ait pas rapporté de profits est celui que nous avons épenséà supprimer la rébellion fomentée et organisée par Riel, L'augmentation totale de la dette, à l'exclusion des allocations faites aux provinces, a été de 1807 à 1885, de $93,- 048,483.Sur cc montant les libéraux sont responsables de $39,156,104, et les congervateurs de $53,892,889.Les conservateurs.pendant cetle période, ont été au pouvoir treize ans et les libéraux cinq.Les conservateurs ont donc augmenté la detto de $4,145,606 par année, pendant que les libéraux l'ont augmentée de #7,851,220 ! Nous défions qui que ce soit de prouver Uinexactitude de ces chiffres.Ajoutons que l\u2019intérêt de la dette est aujourd\u2019hui de trois cents et demi moindre par tête qu'il l'était en 1878-79.C'est- à-dire que notre prospérité, notre population ont augmenté plus qu\u2019en proportion de nos obligations.La charge de l'intérêt a diminué, et cependant nous avons construit le Pacifique.Sous le révime libéral les emprunts passaient, en partie, pour combler les déficits qui augmentaient d'année en année, pendant que l'industrie et les manufactures dépérissaient, pendant que notre pays était sans activité et sans travail.Il faut être d\u2019une insigne mauvaise foi pour comparer les dépenses de 1867 à telles de 1887.En 1867 notre population était de 3,331,000.En 1887 elle est de 5,000,000.En 1867 nous étions quatre provinces.En 1887 nous sommes sept provinces.En 1867 Pétendue de notre pays était de 338,000 milles carrés.En 1887 clle est de 3,438,000 milles.Il on coûte plus pour administrer un pays de cing millions d'habitants qu\u2019un pays do trois millions.Il en coûte pins pour administrer trois millions d'acres de terre que trois cent trente mille.Mais les revenus sont plus considérables et augmentent en proportion des dépenses quand les choses sont bien diri- bes, Il faut plus d'argent et de travail pour cultiver cent arpents de terre que cinquante.Mais la récolte, les profits sont plus grands.Puisque l'Electeur veut parler de chiffres, qu'il nie donc les faits suivants.En 1874 et 1878 le gouvernement libéral de M.McKenzie lança deux emprunts s\u2019élevant à $31,633,333 et perdit 83,568, - 563, ou environ 11.28 pour cent! Tant notre crédit était démoralisé, amoindri par la direction imprudente des affaires.En 1885, le gouvernement conservateur a lancé un emprunt de $31,356,595 st n\u2019a perdu qu\u2019une somme de $425,944 ! Notre crédit s\u2019est donc relevé à un degré inconnu jusqu'ici, inconnu surtout des libéraux qui, au lieu de travailler à développer nos ressources durant leur passage au pouvoir, n\u2019ont faib que tâtonner et donner des preuves de leur inca- pneité, 00000 res L'Honorable M.Gérin, conseiller législatif, est mourant, em re Rp crea HUSES SANTONES Nous apprenons avec joie que M.le uotaire Chas.Gauvreau, de l'Isle Vorse, vient d\u2019être reçu inembre honoraire de l'Académie des en France.M.Gauvreau est nn jeune littérateur qui n\u2019a pas laissé étouffer en Ini, par la prose des minutes ot du droit civil, le fou sacré dont il a reçu un précieux dépôt, Nous prions notre ami d\u2019agréer nos vlus sincères félicitations, muses Santones, TROIS ANS APRÈS.L'\u2019Étendard à pris trois ans pour opérer le changement dé front qui est aujour- d\u2019hui terminé.Nous avons publié son programme, I y denonçait le parti libéral du Bas Canada et déclarait que le parti conservateur était la sauvegards de nos droits les plus chers.Quand M.Mousseau arriva au pouvoir à Québec, M.Trudel resta assez calme.Il n'avait pas encore perdu lespoir d'obtenir, dans le cabinet de Sir John A.MacDonald, la plaggêà laquelle il se croyait désigné par ses hautes vertus civiques.À mesure \u2018ue cet ospoir diminua, il devint grincheux ct incommode.qu'il porta contre M.Mousseau fut d\u2019avoir reçu, dans son élection, l'appui des libéraux.11 s\u2019écriait : \u201c Tout le monde sait que l'an dernier, M.Mousseau n\u2019a réussi à escamoter le mandat de Jacques-Cartier qu'au moyen d'un double jeu et d\u2019une infamie.\u2018* la trahi son parti en faisant une alliance secrète avec les libéraux.Ce n\u2019est qu\u2019au moyen de cette trahison qu\u2019il a pu battre un conservateur, M.Deca- rie.\u201d A propos de l'élection de Laval, il fulminait : \u201c* Nous défions la Minerre de produire ten mot de preuve à l'appui de son assertion quo les honorables MM.Bellerose, Trudel, Beaubien, M.Bastien ou autres conservateurs qui soutiennent la candidature du Dr.Gaboury, aient fait une alliance quelconque avec les libéraux.\u201d Ces protestations indignées sont intéressantes à cette heure, mises sous los regards dela province qui voit M.Trudel donner son appui entier, ardent, au parti Libéral, à tous les candidats libéraux, au gouvernement libéral de M.Mercier.Mais ! alors, il ne fallait\u2019 pas effaroucher les conservateurs nails et conflants qui croyeient en D.Trudel, il fallait tromper lentement, à potite dose, la portion du clergé qui jugeait utile existence d'un journal comune I'Efenderd.Trois ans après, ils peuvent voir M.Trudel et l\u2019Htendard au service de la cause ct des idées libérales dans ce pays.M.Trudel se défendait d'une manière spéciale, en ce temps, d'être l'ullié de M.Mercier.*\u2018 Nous avons, à quatre ou cing reprises, défié la Minerve de prouver son insidieuse calomnie que l'Htendard s'était coälisé avec les libéraux.Ceux qui lisent l'organe cliquard ont pu constater quelle fourberie ellà a déployée dans ses aflir- mations, répétées sous diverses formes, de cette indigne fausseté.Ainsi, lundi dernier, elle affirmait avec son audace ordinaire que l'Étendard était livré corps et, âme à M.Mercier.** Mercredi, elle ajoutait sans plus de vergogne : ** Nous le répétons, si l\u2019Etendard pousse la haine et la vengeance jusqu'au point de vouloir livrer la province à M.Mercier et À ses associés, il est bon que tous ses amis le sachent.\u201d \u2018\u201c Et plus loin, elle disait encore : ** Cette alliance s\u2019est faite au grand jour, au scandale des véritables conservateurs.\u201d \u201cQue nous la motions au défi de citer un mot pour excuser une accusation aussi malhonnête, elle ne répondra pas, mais elle contiendra dès le lendemain une nouvelle indignité et continuera son brigandage de plume.\u201d Rien n\u2019insultait M.Trudel comme de s'entendre dire qu'il était l\u2019allié de M, Mercier.Il appelaitoette accusation \u2018\u201cune indigne fausseté,\u201d un acte \u2018\u201c malhonnête, une fourberie.\u201d En 1887 M.Mercier est premier-mi- nistre, M, Trudel a fait l'impossible pour l'aider à prendre le pouvoir ct il n\u2019épargne rien pour prouver qu\u2019il estle meilleur des consorvateurs ! \u2014 rm cement L''Ælecleur se vante de ce qu\u2019il sorait fort en peino de prouver quand il écrit que la majorité du clergé de notre dis- taict est sympathique à la cause libérale belle que définie et exposée en ce mo- q Mais il pro-} testait de son conscrvatisme en termes | violents, et la plus constante accusation (- | Llivères : \u2018ment.Le contraire est absclument vrais | Le mouvement dit national, déclaré dan- | [gereux par l\u2019Episcopat toub entior, no * gaurais of , Hello\u2014inférieurs 2 la place qu'ils oceu- : seront évrasés par leurs ceuvres.Les, recevuir le concours d\u2019hom- i .i .= snes qui sont les promiers gardiens de l\u2019ordre et de la loi.Ce que le Canadien a dit \u2014 et il n\u2019a pas dit autre chose \u2014 c\u2019est que ceux des membres du clergé qui se sont laissés, pendant un temps, tromper par l\u2019Eiendard, ne tarderaient pas à constater l'erreur que leur a fait commettre leur excès de confiance dans un \u2018homme égaré par le dépit.Et l\u2019Hlecteur, et M.Mercier ont dit plus et pis que nous.M.Mercier ! Faut- il que nous publiions les philippiques éloquentes qu\u2019il a adressées en parlement à l'école de l'Ftendard ?11 doit, en fin de compte, joliment s'amuser de se voir le chef et le pasteur du Grand-Vicaire ! (CONTE DE CHAMPLAIN Nous lisons dans le Journal des Trois- Une nombreuse députation des électeurs du comté de Champlain s\u2019est adressée samedi a Mgr l\u2019évêque des Trois- Rivières pour lui demander ce qu'il pensait de la candidature de M.H.Montplaisir, ancien député fédéral de ce comté, proposée par un très grand nombre d\u2019électeurs pour la prochaine élection et si Sa Grandeur croyait que le comté ferait bien de l\u2019élire de nouveau pour le parlement d'Ottawa, On nous dit que Sa Grandeur a, entr'au- tros choses, répondu en substance ce qui suit : ** Ce n'est pas à nous à choisir les can didats qui doivent briguer les suffrages d'un comté ; ce devoir incombe aux ** électeurs et ils doivent le reinplir avec prudence ct au meilleur de leur conscience.Notre rôle en cela est analogue à celui de la boussole dans un vaisseau : \u201c* elle dirige sûrement sans gêner la li- *\u2018 berté de personne.Nous devons de \u2018\u2018inème, indiquer la route à suivre à ceux \u201cqui vienneut nous consulter, surtout dans les temps agités que nous traversons ou les passions politiques surrexi- tées imprudemment par tue presse exagérée, ont soulevé une tempête qui trouble même quelques-uns des meilleurs esprits, *\u201c Je vous dirai donc que j'ai toujours trouvé dans M.H.Montplaisir, votre ancien député, un cituyen honnête et intelligent, un chrétien sincère et pratiquant et un député prudent et consciencieux.\u2018* }in conséquence, je suis d'avis que les électeurs du comté de Champlain agiraient sagenient en lui confiant do nouveau le mandat de député parlement fédéral cte., ete, \u201d \u201c < © - [13 \u201c 64 \u201c « \u201c [13 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LES PETITS GRANDS HOMMES A défaut des grands hommes, nous sommes affiigés de petits hommes.De petits hommes qu\u2019hier encore l\u2019obscurité enveloppait de ses plus épaisses ct qui ne se connaissaient entre cux que par leur jactance, leur dévergondage et un désir immodéré de devenir quelque ciose.\"Un accident les a fait surgir des rangs de la foule quine leur portait aucune attention.Sans passé, sans expérience,sans valeur, ils doivent uniquement à uno crise politique, les uns, d\u2019avoir pu se grimper au ministère, les autres de s'être accaparé les postes les plus lucratifs eb quelques-uns d\u2019en être arrivés à se mesurer avec les hommes les plus distingués du pays, avec les plus fortes tètes du parti.Bouflis d'oreueil et d'ambition, deux a trois de ces petits grands hommes s\u2019en vont aujourd\u2019hui promenant en tous lieux leur insolente audace et leur insignifiance.Four les applaudir et leur donner contenance, ils rencontrent des badauds qu\u2019ils étourdissent en battant de la grosse caisse et ils ne se rendent pus compte que leur importance éphémière est empruntée à une circonstance toute fortuite.Leur conflance-et c\u2019est là ce qui nous console-n'est point partagée par l\u2019oni- nion publique, suffisamment lassée de leur sotte outrecuidance.hacun le sent, les petits grands hommes qui s\u2019agitent présentement à la surface de notre monde politique sont de purs fantômes destinés à s\u2019évanouir.Ils ont beau faire, ils apparaîtront toujours\u2014 pour nous servir de l'expression d'Ernezt ténèbres, pent et au-résultat qu\u2019ils ont obtern.Ils Quand ces œuvres soront finies, leurs auteurs rentreront duns deur fusiguitinoce propre.| L'accident qui nous les avait apportés les remportera ; l\u2019occasion d'être une fois passée, ces hommes là ne seront plus NOUVELLES POLITIQUES TU y a trois libéraux sur les rangs à Huron-Sud.M.Joseph Turcotte s'est efacé à Montmorency en faveur de M.Charles Lan- galier, ®.bulletin de présentation de l'honorable M.Royal est signé par S.G.Mgr Tacké, archevêque de Manitoba.Les journaux libéraux de la Nouvelle- Ecosse publient le discours de l'hou.M.Blake, sauf la partie qui a trait au tarif.Cu Là Electeur annonce que M.Roy, arpenteur de cette ville, esb allé poser sa candidature & Bonaventure.M.Martin, joune avocat de cette ville, ne se fait pas d'illusion dans la Justice sur la magnifique veste qu\u2019il a remportée de Beauport, L'honoralle M.Mercior est allé visiter ses électeurs samedi dernier.Le toaire Desaulles lui à lu uno adresse de félicitations: + Le Juurnal des Trois-Rivières dit que le Dr Coulombe continue avec succès la campagne conservatrice dans le comté de Maskinoncé sv + La lutte se poursuit avec vigueur dans le comté de Richelieu.Toutes les chances paraissent être en faveur de M, le capitaine Labelle.M.N.Charbonneau publie un mani- Teste dans la Patrie pour annoncer qu'il entreprend la lutte de Jacques-Cartier, contre M.Girouard, conservateur-natio- nal.M.Charbonneau se présente libéral.Voilà un échantillon de la sinedrité libérale ! + Aussitét après l'adoption de l'adresse on réponse au discours du trône, l'Assem- hlée Législative d\u2019Ontario se prorogera jusqu\u2019apres les élections fédérales afin de permettre aux dépulés de prendre part à ki campagne, On sait que les chambres se mardi prochain le 10, M.L.L.Duplessis, DL.P.P., a posé sa candidature pour la chambre fédérale dans le comté de St-Maurice.Son adversaire est M, Lord.me ee se mnt BIBLIOGRAPHIE Nous sommes en retard avec ceux qui ont bien voulu nous envoyer leurs travaux.Mentionnons brièvement : To.Mémoires de Myr.Brumauld de Beauregard, évêque d'Orleuns, chanoine du chapitre royal de St.Denis, précédés de sa vie et orné d'un portrait.Cet œuvre magistral a été recueilli et mis en ordre par le nevei de ce grand évêque, digne prédécesseur de Mgr.Morbet, Ce travail a été fait par son neveu M.de Curzon, père de mes amis MM.de Curzon, établis maintenant à Notre-Dazne du Rosaire, comté de Mont- magny.La vie de Mer.de Beauregard a été dans toute la force du terme celle du Confesseur de la fol.Traqué comme un fauve sous la Terreur, émissaire des royalistes auprès de Charette, préchant contre le serment constitublonnel des prêtres, dans les prisons, disant furtivement la messe à minuit, dans les landes de Bretagne ou dans les chemins creux de la Vendée, menacé vingt fois de la mort, déporté à Cayenne, tour-à-tour exaité, bafoué, soupçonné of humilié comme son maître le Christ, le vrand.évêque d'Orléans a su trouver dans la personne de son neveu un digne pané- *ayriste.Ce livre, écrit dans un beau style, cst un I\u2019 de ceux qui devrait se trouver dans t bibliothèque catholique du Canada.i IIo.Montcalm devant la postérité, étude historique, par Edmond Falgairole, avocat* à la cour d\u2019appel de Paris.Voilà encore un qui restera.Le lecteur y trouvera des détails inédits sur les origines de la famille de Montcalm, sur la terre de Caudiac, sur l'enfance du général, ses goûts littéraires, sa tenue dans les assemblées civiles et militaires, ses vastes connaissances cb'ses débuts dans l\u2019armée.Ardent admirateur de Montcalm, et avec raison, M.Falgairole ne rend peut- être pas assez justice à M, de Vaudreuil.Kn étudiant quelques documents du temps qui ont dû Ini échapper, il reviendra sur certaines de ses conclusions.- Montcalm devaut la postérité, mérite d'être placé à côté du beau livre que M.de Bonnechose a écrit sur le grand-guer- rier canadien, livre que l'Académie française a couronné.Nos remerciements à BM.Falgairole pour l'envoi de eon travail.Désormais, quand les canadicus-fran- çais verront le nom de ce sympathique écrivain, ils pourrons se dire qu\u2019ils comptent en France un ani de plus.\u2014 LA CRISE EUROPÉENNE UN ARTICLE DE P.DE CASSAGNAGC Paris, 8&\u2014La panique financière tond à se calmer, mais l'émotion est toujours vive, malgré les assurances évasives données par M.de Bismark à M.Herbette, ambassadeur de France à Berlin.M.Paul de Cassagnac a produit una vive sensation en publiant dans son journal, Vdutoritd, un article par lequel il adjure le général Boulanger de donner sa démission de ministre de la guerre.\u2018* Votre départ volontaire et spontané, écrit M.Paul de Cassagnac, nous mettra en présence de ce qui réellement nous menace, en montrant que nous sommes décidés à faire tout ce qui est humainement possible pour maintenir la paix.Si.nous constatons que votre nom était seulement le motif d\u2019une querelle gratu te et: malhonnête, alors toute la France vous: suivra pour vaincre ou mourir sous la drapeau de la patrie.\u201d i Ce plan de M.de Cassagnac était très discuté aujourd\u2019hui dans les, couloirs de la chanibre des députés.Tous les journaux parisiens protestent contre une suggestion qu\u2019ils jugent indigne de la France.! M.Ranc, dans la République française, déclare que le cœur de la majorité dea Français bondira de colére à la pensée- que le ministre de la guerre devrait dis-, paraitre parce qu'il déplait al\u2019 Allemagne.La note dominante de esprit public est, donnée par le National : i \u2018* Notre meilleure chance d'éviter la guerre, dit ce journal, c'est de conserver: notre calme, ct d\u2019augmenter nos forces: | défensives.Conservons un ministre aimé: des soldats eb dont le départ serait une\u2019 \u2018concession honteuse faite à DE.de Bis- wark.Assistons en spectateurs aux affaires électurales d'Allemagne, et restons maîtres chez nous.Ni fuiblesse, ni jactance, tel doit être notre inot d'ordre.\u201d Les pertes causées par la baisso de la rente et des autres valeurs françaises depuis le commencenient de janvier sont évaluées à un milliard de francs.\u2014# FAUX RENSEIGNEMENTS L\u2019 Electeur tire partie des choses ous rieuses que dit le Morning Chronicle A propos de la députation conservatrice de la Législature.Nous ne lui contestons pas ce droit, mais nous savons, tout le monde sait, que les informations du Chronicle sont absolument fausses.Nous mettons l\u2019un et l\u2019autre de ces journaux en demeure de donner les noms des députés qui ont fait des ouvertures à M.Mercier.L'opposition restera intacte et compacte, déterminée à prendre sa revanche des défections qui ont donné le pouvoir à M.Mercier.Ceux qui, élus pour appuyer le parti conservateur ont Init le plongeon devant le soleil levant, auront bientôt à rendre compte de leur conduite à leurs électeurs.Lé vieux proverbe qui dit que *\u201c la tricherie revient toujours à son maîs tre \u201d verra une fois de plus sw confirmation.* LA QUESTION RIE Dans son magnifique manifeste aux électeurs de Terrebonne, l'honorable M, Chapleau revient sur la question qui a passionné l'opinion publique en ces derniers temps et cite les lettres de Mgr Taché et de Mer Laflèche : Je ne croirais pas, non plus, devoir re- venir sur la question de Riel, si la récen-, Sa nd roue no te un or el ÿ un le th i 7 id We D jé publication de documents importants e me faisait un devoir de vous fournir es preuves qui- justifient ma conduite.eux évêques que vous connaissez bien, a Grandeur Mgr Lafièche et Sa Gran- cur Mgr Taché, tous deux apôtres, à dif- érentes époques, dans le Nord-Ouest et onnaissant à fonds la question des Métis u'ils aiment de tout leur cœur, onb eu e courage, en face du torrent de calom- Prices et de persécutions déchaînées contre le gouvernement d'Ottawa, de dénoncer {ces oxagérations et de déclarer dangereux Je mouvement trop violemment et_impru- emment soulevé par les passions politiques, Ces prélats vénérés prétendent que le re- Inède aux maux dont on peut se plaindre ans le Nord-Ouest m'est pas dans le renversement des ministères, et que dans le kours de l'année dernière les réparations [dia faites et Lu justice rendue aux Afétis ont rétabli la tranquillité et la confiance pans cette région, Îls vont jusqu\u2019à dire que c'eût été une faute de renverser le ouvernement qui serait plus tôt prêt à fire le bien que d'autres qui n'ont pas les Êmes données, gg CHEZ EN MORT ~ \u2014_\u2014 { Je venais de rêndre le dernier soupir.Privé depuis longtemps des douces ffections de la famille, je n'avais autour e mon chevet que quelques parents éloi- nés accourus en toute hâte pour me fermer les yeux ct recueillir mon héritage puis des amis et des valets, Le docteur Strapulet, avec son grand corps efflanqué qui se balançait dans les basques d'un habit serré, se tenait à quelques pas de mon lit, humant avec calme une prise de tabac.Le bon docteur paraissait préoccupé et tout inquiet.Oh ! ne croyez nul'ement que ce soit à cause de ma mort\u2014à laquelle il participa bien un peu\u2014mais si sa personne était là, son esprit était ailleurs TI songcait sans doute à sa nouvelle combinaison financière qui devait lui rapporter de gros bénéfices.Car ceb excellent homme pratiquait ce précepte asses universellement répandu : Chacun pour soi, Dicu pour tous ; et, s'il laissait parfois mourir ses malades, il avait bien soin de me jamais laisser péricliter ses intérêts, Ce bon docteur : Quoi qu'il en soit, des que je fus mort, lo docteur Strapuleb s\u2019approcha de mon lit et, après avoir promené autour de mes paupières une allumette enflammée, il se tourna vers l'assistancé et dit d'une voix grave et solennelle : \u2014C'est fini.le moribond n\u2019est plus.Et un soupir s'échappa de sa poitrine, soupir exprimant clairement ceci : \u2014 Maintenant, j'en suis \u2018débarrassé.Je vais donc pouvoir m\u2019en aller.Le silence qui avait duré tout le temps de mon agonie fit bientôt place à des chuchotements précipités.Toutes les voix fonctionnant à la fois formaient une cacophonie qu\u2019eût enviée Wagner.Cela ne m'empêcha pas néanmoins de saisir quelques réparties.Hlalgré le bruit, j'entendis distinote- ment un des assistants s\u2019écrier avec satisfaction ; \u2014Entn ! Je ne pus reconnaître si c'était la voix d'un parent ou d\u2019un ami, mais à coup sûr c'était celles d'un intéressé, Un autre se mit à bailler et à se frotter les mains, comme cela arrive lorsqu'on approche de la fin d'une longue contrainte, Un troisième prétexta une grande étmo- verre de vin \u2018chaud.Une jeune.femme crut nécessaire d\u2019avoir une attaque de nerfs.Cela lui servit de prétexte pour se laisser tomber dans les bras d'un jeune homme, qui, je dois l'avouer, lui prodigua les soins les plus f empressés.Mon valet de chambre, un brave et digne garçon, je vous assure, chercha dans toutes ses pochesun mouchoir pour se donner uno contenance ; mais, ne l'ayant pas trouvé, il se tourna dans l\u2019embrasure d\u2019une fenêtre et dissimula des sanglots linaginaires sous un sourire hypocrite.La plupart des messieurs allèrent sur le balcon fumer une cigarette, tout en devisant sur mes défauts et se plaisant à rappoler les circonstances où je n\u2019avais pa les obliger.Quant aux dames, elles tinrent un conciliabule très important pour s'entendre sur lu manièred'accommoderle deuil avec les exigences de la mode.d\u2019oubliais encore cette exclamation par- | tie du cœur et exprimée spontanéisent por mon ami Victor : \u2014Pauvre garçon, dit-il tristement cn me regardant, je ne pourrai plus lui emprunter d'argent.Le visage de tous ces gens-là avait abandonné peu à peu l\u2019air lugubre qu'ils s\u2019é- - taient fait pour la circonstaifte.La bienséance, il est vrai, les obliceait encore à un certain décorum, mais une figure suffi- samuient était tout ce qu\u2019il fallut, Ma main pendait en dehors du lit et malgré moi mes doigts se crispaient en voyant l'hypocrisie de tous ces gens qui, pendunt mon Vivant, m'\u2019avaient fait les plus belles protestations, .Tout à coup tion pour demander à un domestique un LE CULTIVATEUR je sentis une sensation chaude et humide.A ce contact, j'éprouvai une joie consolatrice bien suffisaute pour me faire oublier l\u2019ingratitude des hommes.C\u2019était mon chien qui, inquiet de mon silence et de mon immobilité, me léchait la main.La pauvre bête venait une fois de plus me prouver son dévouement.En sentant le froid glacial de ma main, en voyant mon indifférence à ses caresses, le pauvre animal se mit à me lécher de plus belle et à pousser de lugubres hurlements.[1 avait compris qu\u2019il n'avait plus de maître.Montmagny .Landry .Choquette, Montmorency .Valin.»Turcotte.Montréal-Ouest.Smith.Ward, Montréal-Est.COUrsol.s.r\u2026ssero0caciau00 Montréal-C'tre .Curran.\u2026.Cloran.Napierville.ss _\u2026.++00 Ste Maris Nicolet.Gaudet.\u2026.\u2026.ssesasss ss onu sen uns Ottawa (C).Wright.Papincau.Pontiac.Bryson.\u2026.\u2026.BMeQuaig.Portneuf.Duchesnay,.St-Georges.Québec-Fst.Robitaille.Laurier, Québec-Centre.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.Langelièr.Québec-Oucst.MeGreevy.M.Hearn.Québec (comté).Caron.Martin.\u2018\\Sullivan, R'mond-Woife.Tves.s.arersressense.ceus Richelieu.Labelle .Ladouceur.Rimouski.Taché .Fiset, cosa r Van cocon Rouville.Gigault (I}.St-Hyacinthe.7Tellier.Bernier.x # St-Jean.Molleur.Bourassa.; ., t-Maurice.F.Desauiniers.Lord.Peu i peu ma chambre devint déserteffhefford .Savaria.Auger, Chacun s\u2019éloigna sans bruit, sous prétexte Sherbrooke.Hall.Connolly.> it à ; Soulanges.Bain.Dr Mousseau, que mon corps commençait se déconpo- Lalonde.ser, \u2014Àl n\u2019y avait pas une demi-heure que j'étais mort pourtant |\u2014mais il y a des gens qui savent toujours trouver des motifs pbur servir leur égoïsme.Quelques personnes.connaissant mieux l\u2019art de l'hypocrisie, trouvèrent une antre raison.Elles prétendirent que par convenance, il ne fallait pas faire de bruis dans la chambre d\u2019un mort.En résumé, tous les assistants \u2014j'allais dire tous les convives\u2014se dispersérent dans mes appartements.Quelques moments après, à en juger par leurs éclats de rire, ils durent certainemens oublier ue je n\u2019étais plus de ce monde.Mon intendant, qui était façonné à mes habitudes et à mes prodigalités, avait fait préparer un goûter des plus suceulents : des viandes froides parées et assorties avec ce raffinement auquel j'avais toujours tenu, des friandises variées, des vins délicats.\u2026 Cet assortiment gastronomique était plus que suffisant pour faire oublier la triste circonstance qui avait réuni les assistants.et puis, lorsque l'estomac cst satisfait, le cœur supporte mieux le chagrin.C'est la du moins mon priucipe souvent mis en pratique.Pendant que l'honorable société faisait honneur au festin, je demeurai seul.On avait ordonné à deux domestiques de monter pour me garder, mais ceux-ci avaient remis, avec juste raison cette en- nuyeusé besogue à la fin de leur repas.H régna pendant quelques rhoments autour de moi un profond silence, troublé seulement par le cliquetis des fourchettes.et le choc de verres qui arvivaient jusqu\u2019à moi comme un écho lointain.x*% Soudain je tressaillis.Un léger bruit attira mon attention : c'était comme celui que produit Je frôlement d\u2019une étoffe, On eût dit qu\u2019une personue s'avancait doucement, cherchant à étouffer le bruit de ses pas.J\u2019entendis bientôt, tout proche de moi, un sanglot.En même temps, je sentis deux bras m'enlacer et deux lèvres brülantes se poser sur mon front glacé.i Cette étreinte dura quelques secondes ; j'aurais voulu qu\u2019elle no finit jamais !.J'étais si heureux de sentir tomber sur mon visage des larmes de regret et de doux souvenirs.C'était Marthe ! Marthe dont j'avais dédaigné l'amour.Elle m'avait aimé eu silence ; son cœur était sincère.et moi, j'avais vécu auprès d'elle, indifférent à son affection qui eût fait mon bonheur.J'avais aimé des drôlesses sans cœur eb j'ignorais posséder auprès de moi un trésor d'amour.Pourquoi Marthe fut-clle toujours st réservée?.an En ce moment, un rayon de soleil pénétra dans ma chambre ; j'ouvris les yeux et mon rôve se trouva interrompu.Mon chien était couché auprès de mon lit, à sa place habituelle.Dans la pièce voisine, une voix douce roucoulait une romance d'amour.C'é \u201cla voix de Marthe !.FERDINAND HOLE, LES ÉLECTIONS FÉDÉRALES.Les Candidats.QUEBEC.Gouvernement Opposition.Argenteuil.,.Wilson.Meikle.Pupont.Belanger.2 ; Poirier.Dulac.Beauharnois.,.Pelleticr.Bergeron.Bellechasse.Belleau.Amyot.Berthier.Robillard \u2026 .Beausoleil.Bonaventure.Riopel.ooviiiiie iii, Brome.Burned.Fisher, Chambly.Jodoin.Préfontaine.Champlain.Mailhiot.Trudel.Charlevoix .Clément.Cimon.Chateauguay.Quinn.Holton.Chicou &saz.Gagné.\u2026.P.Couture, Compton.Pope.Munro.Dorchester.Lesage.Duchesnay.Drumm & Arth.Pepin.Javergne, Gaspé.Fortin.Dr Pidge.Hochclaga.Desjardins.Lanctôt.Huntingdon.casses Scriver.Iberville.«wee.Béchard.Jac.-Cartier.\u2026 .X +.Charbonneau.Jolicite.Guilbauit.Beaupré.Kamouragka.Blondeau.Dessaint.Laprairie.Tassé.Doyon.L'Assomption .Finrteau.«Bourgoin.Laval.Quimet (Col).Cuimet.Lévis,.Darveal.Dr Guay.Lilslet .Bélanger.Casgrain.Lotbiniére.Kennedy .Riufret.Maskinengé .Conlombe.Desaulniers, Meganbic.oo.Larase.Turcotte.Missisquoi.Puïeor.\u2026.Olayes et MNoutenlm ,.,.U Stangtead.Colby .Rider.Témiscouata.Grandbois.Pouliot.Terrebonne.,.Chapleau.Thériens Trois-Rivieres.Langevin.Pelletier.2 Montagnes.Daoust.Marcil, Vaudreuil.MoMillan.\u20260.0\u202601\u20260ouvs Verchéres.Geoffrion ,.Brillon.Yamaska.Vanasse .Mignault.ONTARIO.Addington.Bell.Shibley, Algoma.Dawson.Burke, Bothwel.Mitchell,.Mills Brant Nord.Curry.-Soemmerrille.Brant Suds.Cockshutt.Paterson.Brockville .Comstock, Bruce Nord, .Bonnar, Bruce Quest.Scott,.Blake.Bruce Est ilo, Wells, Cardwell.Newlove, Caricton.J.McDonald o.oo cssasane Cornwallet .Stormont.Bergin.Dundas.Hickey .Johnston.Durham Est.Waid.\u20260\u20260\u2026 ssaccuou0» Durham Ouest.Blackstock .Blake.Elein Est.Ermatinger.Wilson, .Casey.Iilgin Ouest.Creer.; .Brien.Essex Sud.w.Wigle.Essex Nord.Patters .Cleary.Frontenac.Kirkpatriek.[OUT Glengzary .Maemaster.Purcel.Grenville 3.Shanly.McDougall, Grey Sud.r.Jamieson .Landerkin, Grey Est.Soroule.Gilray.Grey Nord.Masson.Allen, Haldimand .Neclen.Colter.Haiton.Henderson.,.Waldie, Hamilton.,.McKay.Burns, Hamilton.Brown.Walters, Hastings Ouest.A.Robertson.Frost.fastings Est.Jhon White.Lrvdett Hastings Nord.Bowell.Gba senc er save su000 Huron Ouest.Porter .\u2026.M.C.Cameron.Huron Est.Farrow.Macdonald.Huron Sud.McbMillan.Kent.Smyth.Campbell, Kingston.Macdonald \u2026.Gunn.Lambton Quest.Lister.Lambton Est.Moncreiff.Fairbank, Lanark Nord.Jamieson.McDonell, Lanark Sud.Haggart.J e 0 wears N.Leeds et G.Ferguson.eves LeedsSud.Taylor.Rritton, Lennox.Wilson,.Aflison.Lincoln .Rrkert.Pattison.Elyman, Jackson.Shipply.Camcron.London.Caring.\u2026.Middlesex Est.MceMilian.Middlesox NordCoughlin IiddiesexOuestRoonie.Middlesex Sud.Armstrong.Monek.Borle.McCatlun, Muskoka .O'Brien.bMfeMurrieh.Norfolk Sud.Tisdale.J, Jackson.Norfolk Nord.Sinclair.Charlton.\" North'berland OGuillet.\u2026.Dnmbie.Notth'berland ECocthrane :.!AfhHotry.Ontario Nord.Madill.Gorkburn, Ontario Sud.Smith.Dr.Rae.OntarioOuest.Miller.Edgar.Ottawa .Perley .Mcintyre.Ottawa.tobillard.St Jean.Oxford Nord.sn Sutherland.Oxford Sud.Cerin ene Cartwright, Peel.ol MeCulla.Fieming.Perth Nord.Tigsson.Heppler.Perth Sud.Sharpe.Trow.Peterboro QuestStovenson.Cox.Petorboro Est.Burnhaimn.Lang.Prescott.Labrosse.Proulx Prince Edward.Clapp.Platt.Renfrew Nord.While.Finlay.Renfrew Sud.Ferguson.Campbell.AVE) ) Meclutosh.Edwards, Simeone Nord.McCarthy .Anglin.SimeoeiSud.Tywohitt «.Simecoc Iist.Quinn.C Toronto Quest.Denison.Toronto Centre.Cockburn.Toronto Est.Small.ovveve iii iin Victoria Sud.Budopeth .J.ovonsborouth Victoria Nord.Cancron.Barron.Waterloo Nerd,Kranz.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026 .Harvie.Waterloo gud.Cowan.Livingstone.Welland.Ferguson.Conlon.Wellingten N.Gordon.McMullen.Wellington C.Qrton .Semple.Vellington S.Goldre.,.Innes.Wentworth N.Townsend.Bain, Wentworth 8S.Carpenter .Russell.York Nord.Tyrwhitt .Mulock, | York Hst.Boultee.Blackenzie, A.YorkOuest.Wallace.Lynd.NOUVELLE ECOSSE.Annapolis.Mills.Ray, Antigonish .Thompson.McGillivray.Colchester.McLelan.c.coon Cumberland.Tupper.Pipes, Cap Breton.; McDougall.McKay.MeKçen.Slaitery.Digby-.Campbell .Vail, Guysboro.ssesoorss00000000 Kirk, Halifax.Kenny.Jones, Stairs.Fuller.Hants.Putpam.Curry.Inverness.Cameron.McDonnell, Kings.Woodworth.Borden.Lunenberg.Kaulbach.Elsenhauer.Pictou .§Bell.ooo irene.Cees ves McDougall.Drummond, Ind } .Mack.Forbes, Richmond .Paint.Leblanc.Flynn.Shelburne.Laurie.Robertson, Victoria.McDonald, Ind.Yarmouth .Kinney .Lovitt, NOUVEAU BRUNSWICK, Albert.:Weldon.Rogers.Carjeton .\u2026\u2026.Vincé.Male.Charlotte.Chipman.Gilmore.Gloucester.Burns.McManus, Landry, Ind.Kent.veo Landry.McInerney vannes FOStEN.McCready, Domrille, Northumberla\u2019d Adams.Mitcheli, ~ Queens.,.Baird .King.Ristigouche,.MofTat.Haddow, Sunbury .Wilmot.Burpec.St.Jean Cité © srett Weld rat Everett.eldon.Comté.MeLeod.!!!S, Kinner.St Jean Cité.Barker.Jellis, Vietoria.Costigan.Westmoreland, Weod.York .cou Temple.Queen's.Emmerson.coon Gl BL Gregory, IL): PRINCE EDOUARD, Rings .\u2026\u2026.\u2026.$A C, MeDo- nald.McIntyre.Kings.Muttart.Dr Robertson, Prince.Hackett.Yeo.Prauee.on Lefurgy eo S0 BL Perey, \u2018aperçu.Queens.,.Ferguson.Davies.Queens.Campbell.,.Welsh, TERRITOIRES DU NORD-OUEST, Assiniboia Est.Perley .\u2026.\u2026.1\u2026sezesreusrescnves AssiniboiaOuest { Hob.Davin.\u2019 Dickie, Alberta .Strange (De.ivr vesvsiioronaraee Saskatchewan.McDowell .Laird, MANITOBA.Lisgar.\u2026.\u2026.Ro0s8.McArthur, Marquette.Boulton.Watson.Provencher.oyal.verses en Clark, Selkirk.Daly .Christie, WinnipeZ.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026sssoo McArthur (1) CANDIDATS OUVRIERS, Toronto.E E Sheppard, A.F.Jury et A.W.Wright.Cercle agricole et Littéraire Le 26 du courant, les défessieurs dont les noms suivent ont été élus officiers du cercle agricole et littéraire des Eboule- ments : Prés.-Honoraire.\u2014Cléophe Côté, écr., et À.D.Lepage, écr., M, D, Vice-Prés.-Honoraire.\u2014J.E.de Gagné, écr., et Arsène Tremblay, écr.Président-Actif.\u2014J.A.Tremblay, écr.N.P.Vice-Prés.-Actif.\u2014Chs.Elie Tremblay, écr., et Jules Clément, écr.Secrétaire.\u2014 Jean L.Côte, C.A.Asst, -Secrétaire.\u2014 George Dufour, étudiant.Trésorier.\u2014dJ'ules de Gagné, C.A.Comité de régie.\u2014 Abel Girard, Médé- rie Bouchard, écr., Arsène Godrault, écr., Adolphe Tremblay, Alexis.Gardien de salle.\u2014 Joseph Tremblay.M.©.Côté, fromager, donnera mardi, une conférence sur l'industrie laiffère.Incendie d\u2019une école Quatre petites filles brûlées Un terrible accident est arrivé dans la nuit de mardi à mercredi, à Ste Monique, comté des Deux-Montagnes, Le feu a pris mardi soir à l'école du village qui a été complètement consumée |, dans lu nuit saus que personne s'en soit La maîtresse d'école était absente.\u2018 Des passants remarquérent la chose le matin et on se rendit sur le théâtre du désastre.L'école n\u2019était plus qu'un monceau de ruines.\u201c Par une terrible fatalité, quatre petites filles avaient couché dans l\u2019école et ont péri dans les flammes.Trois d'entre elles, Âgées de 10, 11 et 12 ans, sont les enfants d'Ambroise Gravel de cette paroisse et l'autre est la fille de Joseph Forget.Ou n'a trouvé que des débris informes de ces pauvres enfants et des os calcinés.C'est un spectacle épouvantable.Ti règne à Ste Monique une grande agitalion.L'école était conatruite nouvellement.On ignore l'orisine du désastre.Capitre d'un caribou Chose qui est excossivement rare, MM.Robert Guay et Jean Martel, de la Baie St.Paul, ont capturé un magnifique caribou qui est plein de vigueur.Co splendide animal peut être vu à Phôtel de Québec, rue St, Paul, où il est à vendre, Bigame ot déserteur Hamilton, 26.\u2014Une triste affaire vient d\u2019être mise en lumière ici L.Whiting, agent pour une maison importance de manufacturiers d\u2019orgues, se marin en 1880 à Sainte-Catherine, avec une demoiselle Temple et il amens sa femmo en cette ville.ll se rendit plus tard & Renfrew pour y faire des affaires eb sa femme n'entendit plus parler de lui quelque temps.On apprit récemment, que le B janvier il avait épousé une demoiselle Nellie Villeneuve du Fort Coulonge, à environ quarante milles de Renfrew.Le chef de pclice télégraphia aussitôt pour ordonner son arrestäbion, mais il était trop tard.Le bisame avait disparu eb est supposé parti pour les Etats-Unis.Sa femme avait en lui la plus grande confiance.Elle ne croit pas que Whiting ait quitré lo Canada.Fen! Fent Feu?! Ayant fait des arrangements satisfai- gants avec les assurances, j'ai commencé lundi la vente sans réserve de mon stock de $35,000 de marchandises sèches endommagées par l\u2019eau, le feu et In fumée.J'invite mes nombreuses pratiques ct le public en général à venir voir les grands sacrifices que j'ai faits ; je vendrai d des marchandises à 50 pour cent de réduction, pendant tout le mois de.février.Quon xe manque pas de profiter de cette chance d'acheter des effets de première qualité à aussi bon marché, Etoffe à robe valant 15c.pour 8 et 10c.Coton jaune endommagé 50e.la pièce.Coton jaune double largeur 10e la verge.Couvrepied pour 5ûc.Chemise en flanello valant $1.25 pour The.Eufir une réduction sur toutes les mau- chandises telles que : Twecds, Meltons, Serges, Ceathings, Draps de dame, etc.Chez P.C.D'Acrou, Echos Une assemblée des principaux citoyens de l'arrondissement de St Roch-nord, à eu lieu samedi soir à la maison d\u2019école de la Petite-Rivière, avoisinant la manufacture de vinaigre, convoquée par C.& A.Robitaille, ou ils ont fortement engagé les fermiers des alentours à cultiver les végétaux qui entrent dans la confection de leurs conserves marinades.Leur intention est d'agrandir cette branche de leur commerce et ils désirent que l'argent payé pour toute matière fermière soit plutôt dépensé à Québec qu'ailleurs.A la prochaine sairon ils se proposent d\u2019employer au-delà de cent personnes à cette branche d\u2019industrie seulement.La probabilité est qu\u2019un plus grand nombre sera employé vu l\u2019augmentation graduelle des affaires dans cette ligne.11 y aura dans d\u2019autres localités des assemblées où les Messieurs Robitaille feront connaître les avantages de cultiver ces végétaux sur une grande échelle dans les environs de Québec, leur.donnant un marché ouvert pour\u2019 des quantité assez considérables.A l'avantage des clients S'il est une chose dont ou doive savoir gré au marchand, c\u2019est bien d\u2019être attentif à faire bénéficier ses pratiques dos avantages qui se présentent.A ce titre, la populaire pharmacie F.E.Gauvreau & Frères, faubourg St Jean, s\u2019est Écquis un drdit de plus à la reconnaissance des familles qui la fréquentent, en se procurant une quantité considérable du remède Hob-Bonhomme ou ( Rob-Bonuin), encora peu connu ici, mais d'une valeur si grande pour les souffrances provenant du froid, que MM.Gauvreau croient n'encourir aucun risque en important ceb article.MARFAGE.Roy-Marr.\u2014 Mercredi, le 9 février, M.Pierre Roy, de St.Anaclet, conduisait à l'autel Mlle Alma Matt, de Rimouski.La cérémonie eut lieu dans la chapelle du couvent des Sœurs de la Chasité.Le mariage fut béni par le Révd.M.R.Bilodeau curé de St.Anaclet.Les nouveaux époux se reudirent à la station où ils prirent le train express pour Québec.Des vœux pour leur bonheur.PEL DE Te AO De ER VÉCES Coré, \u2014 Aux Grondines, le 50 janvier, à l'âge de 2 ans 8 mois, Marie Georgiana Cécile enfant de Jos.G.Côté, marchand, c\u2019est là troisième enfant que la mort ens lève À cette \u2018famille dans l\u2019espace de 13 jours.Drorer.\u2014A St-Roch, le 3 courant, Sieur George Arthur Drolet, fils ainé da George Drolet, épicier, & l'âge de 20 ang et 9 mois.Parav.\u2014-À St.Roch de Québee, von- dredi le 4 courant, cët décédée à l'âre de 28 ans et 8 mois, Dame Amolin Côté, épouse de Sieur Edmond Patry.CoxNoLLY.\u2014- Noyé accidentellement, samedi matin, au quai du Grand-Trone, M.James Connolly, âgé de 22 ans.BELANGER \u2014 Lundi après-midi, le 31 janvier, à St-Josenh de Lévis, après une longue ct douloureuse maladic soufferte avec une résignation vraiment chrétienne, M.George Bélanger, époux de madame Philomène Gagnon, à l'âge de 52 uns et un mois, MORISSETTE.\u2014A 12 heures p.m., le let février, ost décédée Marie Malvinn Léa, âgée de 9 ans, enfant de Honoré Morise sotte, employé de postes do Quebec, Massox.\u2014Le 31 janvier, & l'âge de 38 ans, dame Fiset, épouse de fSieur Jean Masson.Racing\u2014Lundi, le 31 janvier, est dés cédée à l'Hôpita! Général, à l'âge de 76 ans, Dame Marceline Blouin, veuve de Christophe Racine.Duourx.\u2014A St, Roch de Quebec, le ?du courant, à l\u2019âge de 13 mois ct 14 jours, Marie Emilie Albertina, enfant b'eu-aimé de Sicur Eizéar Drouin, confiseur.re Borpernav, \u2014À la Basse-Ville, le 5 du courant, à l'âge de cinquanre ans, Dame Maric-Marceline Croteau, épousa de Camélion Bordeleau.Elle laisse pour déplorer sa perte un époux et cinq on- I es PIRI TREE Rs Mea WHIPS SEEDS ARE THE BEST: | Fiiusirated Catalogue for BOUT Contalning description and prices of the ment, il lui jeta la main sur l\u2019épaule en s\u2019écriant : \u2014Voici l'heure de la justice ! Monsieur, ajouta-t-il, en désignant le commissaire de police, vient vous arrêter.La femme ouvrit les yeux, regarda autour d'elle avec l\u2019étonnement d\u2019une per- : p sonne que l\u2019on réveille brusquement, et ne formula pas un mot pour sa défense.\u2014Je ne m'\u2019étais pas trompé ! se dit Jean Bayard, et, se tournant vers le commissaire : \u2018 \u2014 Vous voyez bien qu\u2019elle est coupable.\u2014Coupable de quoi ?\u2014Mais.d\u2019avoir tué son mari! J'en al mangé ce soir un morceau.\u2014Ftes-vous bien sûr de ce que vous avancez ?\u2014 Voici la pièce de conviction, ce bouton ! ; \u2014C\u2019est vrai, fit le commissaire, vous avez la preuve du crime, Alors tant pis pour vous.Cette femme est ma sœur ; et, puisque vous connaissez son terrible secret, il faut que vous disparaissiez \u2014 Oui, appuya l\u2019hôtesse, avec un épou- : vantable sourire, nous empêcherons ce bavard de parler.Il y a d\u2019abord un mois que mon pauvre Eugène a été salé ; il ne m'\u2019en reste bientôt plus ; monsieur le remplacera.Jean devint livide de terreur.pas la force de tenter un mouvement pour sé déféndre, de jeter un cri d'appel.Les deux complices se précipitèrent contre lui, le Fusrrersèrent sur une table I n\u2019eut | et, avec une rapidité si vertigineuse qu'il | n\u2019eut pas le temps de se sentir mourir, il fut dépouillé de ses vêtements, égorgé, découpé, féndu, assaisonné, démembré, empllé par morceaux dans une tonne.\u2014 Maintenant, les saucisses ! dit la commissaire.Aussitôt, de son sang et du meilleur de sa rate hachée avec rage, ils composèd- rent une mixture qu\u2019ils introduisirent dans un boyau, puis ils prirent une ficelle et se mirent en devoir de lier la tête de la saucisse.Ce fut une terrible sensation.Le nœud serrait, serrait.Jean Bayard se le sentait entrer dans les chairs, il étranglait.Il se réveillk en poussant un cri C\u2019était sur les deux bouts de sa cravate qu\u2019il tirait à s\u2019étrangler.Il eut de la peine à se dégager le cou.Peu s\u2019en fallait qu'il n\u2019eût été asphyxié, A sen cri, la petite servante accourut : \u2014Vous en voulez encore ?fit-elle aveq un éclat de rire du coté des chopes et des assiettes vides, \u2014Non ! non ! répondit-il, en se levant et en respirant de toutes ses forces pour ramener de l'air dans le poumon ; j'en ai assez! Une chambre à coucher,si vous avez une chambre libre, AFFAIRE GRAVE Aznullation d\u2019un testament fait à Beau harnois ! Un jugement dont les conséquences pouvent être très graves, a été rendu lunt di matin parlacourde Révision à Montréal: L'affaire s\u2019est passée dans le district judi- | ciaire de Beauharnois.Il s\u2019agit du testa- | ment d\u2019un nommé Pierre Primeau, fait devant le notaire Léonard et deux témoins, |1e20 mars 1880.En vertu decetacte,le père Primeau aurait, on mourant, institué s0 fils, Pierre Primeau, légataire universel de tous ses biens, meubles et immeubles; Les autres enfants s\u2019inscrivirent en faux.Les demandeurs prétendent que le testament a été fait après la mort du testateur et sur des notes et instructions données au notaire longtemps auparavant.Ce dernier, apprenant la mort de son pèra Primeau, pour cacher sa négligence, sd serait servi de la clôture d\u2019un testament fait par un homme Pierre Leduc, le 27 septembre 1877, où MM.Paré et Long- pré avaient signé comme témoins Le nom de Primean aurait été écrit pardessug celui de Léduc, et cette clôture aurait été accolde aux deux feuilles de papier con- | tenant le testament en question.Ce qui rend l'irrégularité évidente, c\u2019est qu\u2019une copie produite diffère beau: coup de l'original.Le testament, disait l'honorale juge r Loranger, au nom de ses confrères, coms porte un faux à sa face même.Les chiffres du numéro du testament avaient été grattés et remplacés par d\u2019autres.Un expert en écriture, M.Edward, la déclaré que l'encre dilférait beaucoup.sur le testament et le merçeau greffé.Le notaire expliquait cette différence d\u2019encre, en disant qu\u2019il aurait brassé son encre pour clore le testament ; ce qui l'aurait rendue claire.** Puérile raison pour un homme de sa position, dit la cour.Le notaire dit qu\u2019il a écrit le nom Leduc par erreur.Ce n\u2019est pas une erreur : ce sont de ces erreurs que la loi qualifie de faux.Le testament est un acte solennel et jun des plus importants de la vie ; la loi l'entoure de toutes les précautions et exige des formalités rigoureuses et quand un notaire est appelé à recevoir les dernières volontés d\u2019un homme il connait l'importance de son devoir.Hi peut lui arriver de commettre des erreurs dans la forme, mais on ne convaincra jamais aucun homme de quel- qu\u2019intelligence, qu\u2019un notaire doué lui- même de quelque savoir, puisse aller si loin que de commettre l\u2019erreur de substituer le nom d'un testateur à un autre.Pierre Leduc avait fait son testament le 27 septembre 1277.Les témoins étaient Longpré et Paré, les mémes que ceux dont le nom apparait sur le testament incriminé.Ce testament n'a pas servi.Il est resté entre les mains du notaire, qui l\u2019a pris pour réparer l'erreur commise en n\u2019exécutant pas les instructions de Pierre Primcau à l\u2019époque qu\u2019il l\u2019a reçu.Le témoin Paré qui aurait signé le testament de Primeau n\u2019a jamais vu le tests- teur, qui était bien reconuaissable, puas- que Primeau avait un bec-de-lièvre.Un point compromettant pour le notaire, c\u2019est qu\u2019il dit ne pas se rappeler avoir avoué à l'avocat des demandeurs que le testament avait été fait après la mort du testateur.* Nous n'avons aucnn doute, déclare l'honorable juge, que le testament en question n\u2019a pas été écrit, ni dicté à la date qu\u2019il porte ct l\u2019action doit être maintenue.Le jugement de la cour supérieure est en conséquence renversé.etl eee Officier-rapporteur M.W.J.Miller, avocat, a été nommé officier rapporteur pour l\u2019élection de l'hon.M.Shohyn dans Québec-Est, le 19 du courant, comme trésexiez provincial iz LE CULTIVATEUR Frvirteron vv CULTIVATEUR Le Naufrage de Lianor Avez-vous donc plus de modestie et de patience.Je suis le jeunc de ceux qui donnent leur avis au conseil, et je me soumetirai a Uavis général ; comme vous seul je lutterai au nom de la raison.Quoi ! vous avez refusé d'attendre de chez Ou- gli-Ougli les marchands Sofala, sous prétexte que ce roi ne vous inspirait pas de confiance, et tout à coup Vous vous sentez près de Kouma dans une sécurité absolue ?Mais ce nègre vous trompe ! Si vous vous flez à lui, c\u2019en est fait de nous ! cruauté froide de son sourire.Passons- nous de vivres, privons-nous de repos, marchons dans les sables jusqu\u2019aux ge- moux s\u2019il le faut, mais fuyons ce village dont le séjour nous serait funeste.Lianor et Savitri partagenient les craintes de Pantalcone ; fray José exprima à Sepulvéda les mêmes appréhensions ; celui-ci persista dans son obstination, et finit par entraîner avec lui la majorité de Ses COMPAgNons.La perspective de rester quelques jours dans ce village qui pour eux était un véritable oasis, fit faire toute prudence.Les armes furent remises au roi, Lianor, Sépulvéda, Pantaleone et Savitri recu- Tent l\u2019hospitalité dans le palais ou plutôt dans l\u2019enceinte du palais, car il ne leur fut'attribué pour y séjourner qu'une case étroite moublée de quelques nattes.| Pendant qu\u2019ils s\u2019y installaient, les compagnons de Sépulvéda s'attendaient sui- ant la promesse qui leur avait été faite à partager le logis des naturels, et à rece- [voir des vivres en abondance, moyennant une rétribution suffisante.Mais à peine Jeur distribua-t-on un peu de farine etde fait.Des toits en ruines leur fnrent dé- \u2018signés pour demeure, et les nègres ré- \u2018pondirent à leurs plaintes par leurs brutalités si grandes qu\u2019ils comprirent que la Tésignation leur sauverait seule la vie.Pendant ce temps Sépulvéda voyant qu\u2019on traitait avec tant de barbarie ceux qu\u2019on avait promis d'accueillir en frères, commença à comprendre quelle faute il venait de commettre ; il s\u2019en irrita d\u2019autant plus que l'interprète du roi vint prier Lianor et Savitri de venir se mêler aux femmes du souverain, et partager le concert et la danse qui suivait le festin.; Lianor et Savitri se rejetérent au fond de:k salle.==Pantaleone ! cria Savitri.| Lois tranquille, mon stylet me reste ! répondit le jeune homme.Sépulvéda n\u2019avait ,plus 'd\u2019armes, lui! -et il mordit ses poings de rage., Le roi n\u2019insista pas.* Quelque triste et insuffisante que fût cet hospitalité, cependant les naufragés demeurèrent huit Jours dans ce village.Les enfants y trouvaient des fruits et du lait ; les hommes de l\u2019eau fraîche.Si dures que furent les femmes, quelques-unes, pendant les absences de-leurs maris apportaient du poisson ou un morceau de viande aux malheureux.Les blessures \u2018de leurs pieds que déchiraientet brûlaient un sable mêlée de coquilles tranchantes, \u2018se cicatrisaient, On pouvait partir, es Pantaleone avertit Sépulvéda de l\u2019impatience de ses compagnons.: Celui-ci fit demander au monarque les armes qui lui avaient confiées.I Mais alors le roi nègre leva le masque.\u2018Au lieu d\u2019accuelllir Ia juste réclamation.des naufragés, il se répandit contre eux.\u2018eninjureset en menaces ;la peuplade\u2019 raies dei ser les malheureux du village où Sépul- véda s\u2019était obstiné à rester.* Exaspérés par cette mauvaise foi, comprenant à quels dangers ils allaient se trouver livrés, quelques Portugais essayè- \u2018\u2019ront une résistance sans résultat possible.Ils brisèrent des branches et entambè- rent une lutte avec les naturels.\u201d Quatre naufragés restèrent mots surla place, tandis que leurs compagnons s\u2019enfuyaient épouvantés sous la grêle de flèches qui: pleuvaient sur eux.XXV LA TOMBE DI SAELR, ; x18 mavchaient plus déecouragés ae jamais.Lo lutte qui 8\u2019était 6tablie entre ; Sépulvéda et Pantaleone semaitune di- â ;vislon mêlée de crainte.Sans doute l\u2019an- 2 jcien gouÿerneur de Diu possédait une grande somme d\u2019énergic ; depuis longtemps il commandait à des-hommes ac- \\coubumés & braver tous les périls, et ja- 3 imais.il n'avait donné lieu de le soupçon - 2 mer de faiblesse.Mais le terrible naufrage 3 \u2018qui le jeta avec ses six cents compagnons sur lecap du Désespoir, il avait bien changé.Le sentiment que ses crînres at- itiraient-sur lui etsur les passagers du - mMavire les malheurs qui se succédaient, Juÿôtait la lucidité de son jugement, H Etudiez la fourkerie de son regard, las\u2019arma de lances et de massues pour chas-: souffrait trop pour rester clairvoyant.Sa confession de lassasginat de Luiz Fal- gam jaillit de son âme bourrelée de remords dans un moment de suprême angoisse et de profonde horreur de lui-même.Il aurait souhaité à la fois un ana- thême de pardon de Dieu.Mais ceux entre les mains de qui Sépulvéda remettait so, cause le laissaient vivre, le jugeant plus châtié par le mépris publie qu\u2019il ne l'eût été par un coup de hache.Il venait ! Etait-ce vivre que de songer avec quel sentiment de répulsion involontaire Lia- nor devait regarder l\u2019homme à qui son père l'avait unie ! Etait-ce vivre que de ne plus oser poser ses lèvres désséchées sur le front de ses cnfants agononi- sants.Ilallait maintenant en avant de lacara- vane, s\u2019isolant de sa femme et de Panta- leone ; il s'obstinait à rester seul, face à face avec le spectre qui le hantait eb qui te toujours la même, tracée sar le sable par des pieds saignants, Atteindrait-il son but ?À tant de fautes commises ne venait-il pas d\u2019en joindre une nouvelle # Depuis que les naufragés avaient quitté le village d\u2019Ougli-Ougli, que de malheurs avaient fondu sur eux.De quels périls ne se trauvaient-ils pas menacés.Contre les fauves et les hommes, il ne leur restait pour se défendre que des bras affaiblis et saignants.Comme la plupart de ses compagnons, Sépulvda avaib cassé dans le bois une forte branche d'arbre insuffisante pour soutenir une lutte inégale avec les bêtes ou les nègres.À travers ce désert dont rien ne semblait avoir marqué les limites, Sépulvéda allait, comme si le glaive de l'ange von- geur lui eut piqué les reins, Fray José fut le seul qui eut assez de pitié de lui pour s'approcher et lui parler tour à tour de repentir et d\u2019espérance.Le moine se méprenait point sur les sentiments du gouverneur de Diu.Cette âme hautaine avait reçu un coup de foudre, mais elle ne s\u2019humiliait pas encore sous la main de Dieu.Sépulvéda avait plutôt crié que confessé son crime.Il demeurait dur à l\u2019égard de ceux qui le suivaient, et prétendait exercer son commandement avec le même despotisme qu'avant l\u2019heu- où il dit devant tous : \u2014Je suis un misérable, jugez-moi ! Un abîme restait dans co cœur.La terreur un moment l'avait jeté à terre, la miséricorde de ses compagnons Îc fit se redresser.Peut-être regrettait-il de s'être amoindri par son aveu.\u2014Mon frère, lui fray José, de cette voix douce et profonde qui remuait eb changeait si complètement les cœurs ; mon frère, Dieu demande de vous un regret plus sincère.Au prix d\u2019une contrition absolu il vous promet un pardon sans limites.Mais l'humilité devait remplacer l\u2019orguoil, et vous devez vous estimer ici le dernier de tous.Vous nous avez per- \u2018dus une fois, et votre obstination nous met de nouveau en danger de perdre la vie.Démettez-vous d\u2019un pouvoir que l\u2019agitation de votre esprit ne permet pas d\u2019exercer.N\u2019est-ce point assez de songer à votre 4me, et de toucher le cœur de votre compagne par les regrets amers du crime que vous avez commis.Oh ! je le sais, dona Lianor est une sainte.Elle vous pardonne de l\u2019avoir séparée de l\u2019homme dont elle reçut les promesses, et de Hl\u2019avoir indignement trompée.\u2014L\u2019ai-je trompée en lui disant que je ll'aime ! ; \u2014Eh qu\u2019importe, fit le prête.Vous l\u2019avez aimée la menace aux lèvres et le poi- -gnard à la main ; abusant de la faiblesse de son père, vous lui avez arraché un consentement qui devint un ordre pour cette infortunée.Ah ! devant Dieu qui juge les Ames, elle ne vous eut jamais choisi librement.Et quelle douceur s\u2019estelle pliée sousun joug dont elle avait peur ! Jamais un mot cruel n\u2019a passé ses lèvres.Vous avez avoué votre crime, elle est restée lu même pour vous.Que ne doit-elle point souffrir cependant ! \u2018Elle si pure, si juste ! Elle pris, elle pleure, elle demanda grâce pour vous, |sans que cette grâce vous l'imploriez vous même.\u2014Vous avez raison, répondit Sépulvé- .| da, j'aitrouvée plus facile d\u2019avouer mon.crime que de m\u2019en repentir.Ce que je vais vous révéler est horrible, et enten- quel abîfe j'ai roulé.Je ne mc répens pas d\u2019avoir brisé l'obstacle quise trouvait entre moi eb celle qui est devenue ma femme.Ne pouvait obtenir Lianor qu\u2019aux prix d\u2019un crime, je commettrais encore ce crime ! Je ne me sens pas de Tegret ; mon orgueil n\u2019est pas brisé.Eu avouant le passé, j'ai cédé à une sorte d\u2019instinet ;-mais la douleur -profonde d\u2019avoir tué \u2018Halçam, je ne l\u2019ai pas, mon père.Puisque la mort de Luiz pouvait seule me donner Lianor, Luiz devait mourir.\u2014Taisez-vous ! s\u2019écria le prêtre effrayé, taisez-vous ! \u2014-Pourquoi me taire, puisque vous lisez dans mon-4me.\u2014Ne craignez-vous point d'attirer sur -vous les châtiinents du ciel ?-\u2014Ët que peùtil m'\u2019arriver de pire ! du doigt lui montrait une route, une rou- |.dez-moi pourtant ct jugez au fond de Nous sommes à poine couverts de lambeaux ; la main et la soif assaillent ; nous ignorons quand il nous sera possible d\u2019obtenir un établissement européen ; les morts sèment leurs ossements sur la route, et traçant le chemin de notre caravane.Dieu ne faitrièn de plus ! rien de plus ! \u2018 \u2014Vous n'avez aimé qu'un ttre aumon- de, c\u2019est dans cet être que Dieu vous chatiera ! \u2014 Lianor fit Sépulvéda avee un rugissement.-\u2014Peut-être ! dit fray José d\u2019une voix sombre.\u2014 Non, pas elle ! Tous, si Dieu les demande, tous avec moi ! Mais Liancr ! vous avez dit, elle estla pureté, la grice, loi ! Dien la garde pour nos deux anges ! Le prêtre ne répondit rien ; il contem-\u2019 pla Sépulvéda avec l'expression d\u2019une pitié profonde.\u2014Lianor être frappée, reprit Sépuiré- da, pour des crimes qui ne sont pas les siens ! Est-ce que cela se peut ?Serait-ce la justice ?\u2014N'ul de nous n\u2019a le droit de demander des comptes au Seigneur, senhor.De tout temps, en expiation des fautes commises il a demandé des victimes ; les plus pures lui ont toujours paru les plus agréables.Pour atteindre à votre cœur, ce cœur rébelle au véritable repentir, tremblez qu\u2019il use de tout les moyens dont il dispose.Ou plutôt, Sépulvéda, humi- liez-vous franchement devant lui.L\u2019horreur du crime commis semble vous échapper en partie.L'homme s\u2019est accusé que le chrétien implore sa grâce.Au tribunal divin vous pouvez encore être absous .\u2014Ah ! répondit le gouverneur de Diu, n\u2019est-ce point pour moi une expiation suffisante que de voir souffrir Lianor depuis près de six miois ! Pensez-vous que je ne comprends point jusqu\u2019à quel point ses forces sont épuisées.Ne pâlit-elle pas chaque jour davantages ?Et chaque ne mo semble-t-il pas qu\u2019il me regarde avec plus de tristesse ?Je suis puni, croyez-le ! cruellement puni ! Et quittant fray José, Sépulvéda re- -joignait Lianor qui marchait près de Pan- taleone de Sà.On est au milieu du jour, un jour brûlant.Le sable brûle les yeux ; pas un souffle rafraichit l'air embrasé.Au loin s'étend la forêt, sombre, imenaçante, cachant des fauves dans ses repaires, dez nids de serpends dans les herbes, présentant partout un danger renaissant.Cent fois les malheureux ont tenté d\u2019y cher- chercher des fruits ou des racines ; mais ils redoutent que ces fruits Âcres contiennent de dangercux poisons.Que fe- ront-ils, d\u2019ailleurs, si un singe gigantesque brandit sur eux une longue massue, si un reptile se dresse en sifflant ?Comment lutter contre les fauves qui chaque soir errent autour du cainpement ?Il faut sous peine de voir grandir à toute heure le danger, rester dans cette zone de lumière aveuglante qui permet du' moins de voir venir l\u2019ennemi, Mais ce qui les protège les dénonce.Ce groupe lamentable est le point de mire de voleurs du désert , des Cafres sauvages adorateurs de fétiches, aussi bien que les Maures pillards, Ils se tiennent en colonne serrée ; leur force unique est celle du nombre.Mais cent hommes affamés, épuisés, en valent- ils dix jouissant de toute leur énergie ?Dès qu\u2019un tourhillon de sable s'élève à Thorizon les malheureux s\u2019épouvantent.Chaque rocher qui se dresse au bord de la mer leur cachent des ennemis.Ils marchent sans relâche'dans ce désert de sable, reorettant les montagnes abruptes, les torrents, les marais qu\u2019ils traversèrent lorsqu'ils cherchaient les bords du Spiri- tu-Santo.Au moment où le soleil est le plus brûlant, et tandis que les naufragés propo- saicnt-de faire halte sur la lisière du bois assez proche, une troupe:de Maures en débouche brusquément.Dès qu\u2019ils aperçoivent l\u2019ennemi, les naufragés se serrent les uns contre les autres, dans le vain espoir d\u2019opposer quelque résistance.Les Maures sontarmés.Us s\u2019élencè- rent sur lez malheureux en poussant des cris rauques.Co n\u2019estpas à leur existence qu\u2019ils en veulent.Que feraient-ils comme esclaves de ces êtres liâves, affamés se traînant à peine 7?Non, ce qu\u2019ils convoitent, ce sont les misérables àvête- ments couvrant les malheureux.Ils vont se disposer les dernières guenilles échappées au naufrage et à une marche de six mois sur la côte-africaine.oo Les hommes résistent, emportés par un sentiment de bravoure ; les femmes se montrent plus courageuses encore ; c\u2019est leur pudeur qu\u2019elles défendent.Ces lambeaux, ces morceaux de toile, ell&les estiment plus que la vie ! So Mais que peuvent faire les naufragés contre les Maures ?Ceux-ciles jettent- à terre, les meurtrisseñt de coups, arrachent leurs vétements,.et les abandonnent brisés et ensanglantés:sur le sable.Savitri et Lianor étroitement serrées dans les bras I'une-de Yautre, invoquant en.pleurant-Yaide du ciel.La veuve du rajah, bien qu\u2019elle ne soit pas encore chrétienne, sait le nom de Celui qu\u2019invoque son amie.C\u2019està lui qu\u2019elle adresse Quatre Maures se sont précipités sur Lianor de Sh.Epouvantée, les bras croisés sur sa poitrine, elle cssaie de résister, et de reprendre à, son tour les lambeaux qu\u2019on lui dispute.Quand elle comprend qu\u2019elle ne sera pas la plus forte, la crainte de sc voir exposée nue aux regards de ses compagnons l\u2019effraie plus que la crainte de la mort.Elle ne lutte plus pour vaincre ; elle s\u2019effraie seulement d\u2019exciter la colères des Maures de telle sorte qu\u2019ils la tuent d\u2019un coup de leurs poignards.Elle invoque letrépas à grands cris, et peut-être va-t-elle l\u2019obtenir quaud Sépuivéda parvient à la rejoindre, et l\u2019arrache elle des mains des bandits.La malheureuse s\u2019assied à terre, répand comme un voile autour de son corps ses admirables cheveux noirs.Elle serre dans ses bras ses petits enfants et sauglote Elle sent cette fois que c\u2019en est fait de sa vie, et qu\u2019elle ne tentera même plus de cette place fatale.À.peine les DIaures se sont-ils éloignés que Pantaleone de Sà court vers le bois il en revint une heure plus tard les bras chargés de larges feuilles et de longues herbes.Il on présente une partie à Savi- tri qui roule ces feuillages autour de son.corps, puis, tremblante comme une Eve surprise, rejoint Lianor qu\u2019entourent ses fidèles esclaves, Lalli et Tolla.Sépulveda semble anéanti.Le souvenir des paroles de fray José lui revint à la mémoire.Oui, c\u2019est sur Lianor plus encore que sur lui que tombe le châtiment céleste.Son premier regard sur cette ravissante créature a été un irréparable malheur.De la reine de la côte de Canara, il fait cette femme qui pleure le front enseve- di dans ses mains, en se faisant un bouclier des corps frêles de ses enfants.De la belle et triomphante fille du vice-roi/il à fait-cette naufragée.Lianor jusque-là si forte se sent frappée au cœur.Parrespect pour cette grande misère, les hommes se sont éloignés.L'infortunée n\u2019a plus auprès d\u2019elle que ces enfants et ses femmes de service.Elles fondent en larmes, moins à la-pensée du sort qui leur cst réservé que sur la destinée de leur maîtresse.Que vont devenir les aventuriers ?Sur la rive les coquillages manquent.Les fauves peuvent venir, ils trouveront dés proics faciles, Pantaleone essaie de relever le courage dé ses compagnons; fray José leur donne l'exemple d\u2019une résignation admirable.Comme s'il voulait indiquer qu\u2019où se dresse la divine image du Sauveur l\u2019espoir est encore possible, mais André Vasco qui, en voyant-accourir les Maures à pris soin d\u2019entrer sa bannière, l\u2019élève de nouveau dans le désert.Mais c\u2019en est fait ; les paroles des plus énergiques restent saps écho.La nuit seule apporte quelques consolations aux malheureux ; la nuit qui enveloppe de son voile épais leur triste nudité.Liancr ne connaîtra plus le sommeil.Pressée dans les bras de Savitri elle pleure sans bruit, mais elle ne cessera plus de pleurer.Elle ne regrette pas la vie qui, après Iui avoir donné une heureuse et brillante jeunesse, a brisé l\u2019un après l\u2019autre ses rêves ; mais ses enfants, ces anges d'amour et d\u2019innocence à qui elle dut la force de soutenir la lutte de l'existence, et dont les baisers la consolèrent d\u2019avoir vu Falçam sur son lit de mort, et d\u2019avoir courbé le front sous la volonté de son père.Eux aussi versent des larmes.Ils la couvrent de caresses, en demandant à manger.Elle n\u2019a rien ! rien ! \u2019 À l\u2019aube les hommes valides affrontent.les dangers de forêt.L\u2019un deux rapporte un fruit gâté tombé dans la saison précédente au pied d\u2019un arbre.Ill\u2019offre à Aianor qui le partage entre ses enfants.fille se contente de mâcher un feuille tarbre qui donne à sa bouche une sorte de fraicheur.Quand un souffle do vent agite ses cheveux, elle les ramène sur sa poitrine pleine de terreur et d\u2019angoisse.Elle a résisté à toutes les épreuves : Trois jours se passent et trois nuits leur succèdent.- Lianor appelle Sépulvéda, Pantaleone et le moine.\u2014 Dieu m'\u2019a laissé encore quelques heures de vie, je veux les \u201cpasser en paix Creusez ma tombe dans le sable.Vous m\u2019y coucherai vivante Sépulvéda et Pantaleone obéissent.Ils creusent à l\u2019aide de leurs mains une excavation dans laquelle Lianor entre jusqu\u2019à mi-corps.Elle garde ses petits enfants dans ses bras, elle les couvre de baisers et de larmes.Pendant un moment fray José demeure seul près de la tombe de sable.\u2014Mon père, lui dit l\u2019héroïque créature, dites-moi que Dieu vous pardonnera.Peut-être n\u2019ai-je point accepté de sa main les-terribles douleurs qu\u2019il m\u2019a envoyées.Peut-être ai-je laissé deviner à mon mari que je me souvenais d\u2019avoir obéi à mon père, en l\u2019acceptant pour époux.Mais surtout, depuis que la véfité m\u2019est connue, depuis que je sais qu\u2019il fit assassinez Falçam, peut-être ai- jé manquée de miséricorde.Pardonnez- des vœux et demande grâce.moi cette faute au nom du Sauveur Jé- \u201c| 7 - } 3 / sus.Jeme 1épens, et j'accepte ( lé expiation de mon cruel martyre.a © \u2014Dien vous sera indulgent, ma fille, \u201cJS v répondit le prêtre.Les révoltes involontaires de votre cœur ne vous ont poini at empéchée de remplir votre devoir.Témoin de Votre vie et guide de votre cons: cicnce, j'ai suivi par jour, heure par heu: < re votre combat.Je vous l\u2019affirine au wl: nom de l'autorité que je tiens du cicl le même ; Dieu vous ouvre les bras pour dé vous recevoir dans son sein.a Les yeux de Lianor se remplissent de # #° larmes, elle joint les doigts avec une ex« i pression sublime de prière ; la main du al moine s'étend sur son front, ct durant Li quelques minutes elle demeure perdue il dans le sentiment d\u2019une paix infinie.gi Le calme du martyre accepté descen- fu dait en elle.L Quand elle sortit de l'absorption pro: i: -fonde dans laquelle les grands mystères 9 religieux, Lianor tourna la téte du cot wif où se trouvaient ses enfants.fo Savitri les lui apporta.Ji La veuve du rajah s\u2019agenouilla près de ms la tombe de sable dans laquel était cou- maïs chée son amie, tandis que Tolla et Lalli Que etles esclaves se tenaient à ses pieds.pis Toutes fixaient sur Lianor les regarda sl dans lesquels l\u2019admiration le disputaient Ii: à la douleur.y Sans doute la fraîcheur de son visags avait pâli, les contours purs de ce ravis\u2018 sant visage s'étaient altérés, mais, mais ré elle gardait les lignes superbes du front; Le: la grâce attendrie des lèvres, l\u2019oxpres- shal sion de ses grands yeux noirs.Jamaid Gm -elle ne parut plus grande et plus belle que réduite à cette excès de misère.Ses compagnons d\u2019infortune étaient tentés de § l\u2019invoquer comme une sainte.\u201d : I Elle prit les mains de Ssvitri ses deux À petits anges, et les serra passionnément | sur sa poitrine.- Hélas ! le souffle même allait leur manquer.Leurs prunelles se ternissaient, de leurs lèvres s\u2019échappaient des soupirs si faïbles que chacun d\u2019eux semblait des | he voir &tre le dernier.Les petits bras man.§ pu quaient de forces pour lui rendre ses ca« à J resses.À fm En présence de l\u2019exeès de souffrance de | a ses enfants, ellle fut prise d\u2019une accès de je désespoir.| k \u2014Je ne veux pas qu\u2019ils meurent ! ke! Puis se tournant vers Sépnlvéda, elle veut lui fit signe de s'approcher d'elle, ais \u2014J\u2019accepte tout ! lui dit-elle, je suis fn résignée ! Jamais je ne quitterai ce dé\u2018 les, sert que pour aller vers mon Dieu.Mais RE je ne puis vouloir mes enfants partagent Le.ma triste destinée.Défends-les contr 8 1: la mort, sauve-les ! Dieu le sait, je tal Ta pardonné en chrétienne ; si tu sauves de.mes enfants, je ferai plus ; mon suprême à bi: adicu seraune bénédiction pour toi Jou.BR ye blierai les faustes, je t'accordetai una | ee tendresse que je ne tedonnaijamais | Æ bls Saüve-les\u2019 ! sauve-les ! | À eu Les lèvres de Sepulvéda efleurèrent le # te visage de Lianor.M te \u2014Tu oublieras tout ?Tout.jusquala R mort de Falgam.a \u2014Ovisitu préserves mes filsde la JB pw mort ! La Sépulvéda prit un des enfants dans ses bide bras et courut du côté du bois.Il venait x subitement de retrouver ses forces.Par« be venue à Ip lisière de la forêt, il chercha § ®» aux arbres des fruits, des baies aux ar- § = \u2018butres.priant Dieu, plsurant, lui hi demandant grâce au nom de I'étre char- M Bs mant qui se mourait dans ses bras.1 4 4 \u2014Rien ! rien s\u2019écria-t-il enfin avec dé- ÿ lu; sespoir.We: Déçu, sans cesse il recommençait des recherches infrucueuses, tantôt il poussait des sourds cris d'angoisse, tantôt une ardente prière s\u2019échappait de ses lèvres J \u2014Mon Dieu, disait-il, l\u2019enfant est ip- nocent des crime du père.Châtiez-moi hé selon votre justice, et redoublez vos : coups si vous ne me jugez poin® assez MW wu; puni, maisne m'infliger pas le supplice M$ de les voir mourir.No Il ne comprenait pas que Dieu frap- nent pait sur son cœur a coup redoublés pour Dre en faire jaillir un repentir plus intense.ny Sans doute ni Lianor ni ses enfants n\u2019étaient compiices de ses crimes ; mais par They une loi mystérieuse de la Providence, les lg innocents portent souvent le fardeau des X Ye coupables.an C\u2019est l\u2019héritage du Golgotha transmis ol à travers les siècles.Depuis l\u2019origine du ÿ * monde le sacrifice est devenu une loi.La Bu pure victime paie pour le criminel.Les Ted vertüs des uns lavent les faiblesses des de autres.Il nous arrive souvent de nous | wa demander pourquoi une créature qua M nous savons loyale, pure et grande sg lu i trouve accablée de maux physiques et ne de douleurs morales ?La justice de Dieu \"it, justice mêlée de miséricorde la tient yg sous main, etlui fait expier par des wy), voies adorables, ses crimes qu\u2019elle n\u2019a pas ty commis.La pureté de la viétime cfacae § | plus vite les fautes qu\u2019elle est chargée En d\u2019expier.tay, A travers lessiècles dans chaque géné« Man, ; .>: , : pill ration et chaque famille, sl I'on fouillait En au fond, on trouverait la créature vouée à ee à l\u2019expiation, Ces victimes ne se plaignent @ÿ + ; point.Dieu les marqua pour lui ; il let Ty appelle ; elles le suivent à travers uu \u201ci chemin sanglant.: A Lianor, âme si droite, si grande souf a frait pour Sépulvéda et par lui - % LE CULTIVATEUR 15 NS pre : ite Les douleurs de cette créature qu\u2019il de la mort, leg yeux grands ouverts con- bonheur, ct combien j\u2019estime complète la les secours que la jeune femmeleur dis- les sentiments qu\u2019éprouvent les malheu \u2026\u2026 À avait aimée jusqu\u2019au crime formaient | tinuant à fixer le ciel.félicité dont je jouis ! tribuait avec une générosité admirable.reux en recevant un semblable accueil.U fj, & [pour lui an châtiment sans nom.| Sépulvéda sejetasur le corps de sa| \u2014N'\u2019as-tu donc jamais souhaité rentrer C\u2019étaient pour la plupart de beaux en-| On ne paut sans dangers leur offrir un Ril, Quand il la voyait souffrir, il se savait femme.Fou de désespoir, il s\u2019étendit sur dans la vie civilisée ?fants du village venaient demander les|repas substanticl ; des vins, des fruits 4 non l\u2019auteur de cette souffrance.Il comparait la fosse à ses côtés comme s\u2019il voulait as- \u2014Non, répondit Miriam, j'ai trop souf- secours que la jenne femme leur distri- soulageant d\u2019abord leur faim ; puis quand iy la vie qui lui avait faite à celle qui eût pirer sa dernière haleine, et mourir du fort.oo buaient avec une générosité admirable.ils ont pris un peu de repos un bain ra- ON été son partage si elle avait épousé le ca- trépas qui venait de le frapper.À ces| \u2014Mais tu ne souffrirais plus, s\u2019écria C\u2019étaient pour la plupart de beaux en- fraîchit leurs membres brisés.Ils tom- Seah Wg gy ain dy pitaine Falçam, et il se maudissait.\u2014 Pendant des heures entitres, Sépul- véda fouilla la forét, comptant toujours qu\u2019il trouverait de quoi à apaiser la faim de l\u2019enfant qu\u2019il tenait dans ses bras.Il ensanglantait ses mains en s\u2019accrochant auxarbres épineux, il labourait sa poitrine avec ses ongles, en répétant le nom appels désespérés, à l'expression de cette violente douleur répondirent les sanglots des femmes agenouillées auxquels se mêlait la voix grave de fray Joséappelant la paix éternelle pour cette âme délivrée.Dès que les conseils du moine eurent rendu un pet de calme à Sépulvéda, il fit signe à ses compagnons, et Pantaleone, André Vasco et les plus robustes de cette Diniz en saisissant les mains de sa femme.Nul ne saurait en Portugal que la compagne de Sampayo était la fille du juif Phinée, et si le hasard le révélait, maître François, cet admirable apôtre que l'Eglise mettËa quelque joursur ses autels, serait là pour apprendre tous ce quo fait ton dévouement à mon égard, ta généro- fants d\u2019un noir d\u2019ébène, aux regards vifs, au sourire éclairé par des dents blanches.Ils parlaient le Portugais avec un accent naïf qui en doublait le charme.Maître François les instruisait lui-même, et plus tard il devait devait les mener dans une de ces grandes écoles où ils réunissait des adolescents parlant tous les idiomes des bent alors dans un lourd sommeil ressemblant à la torpeur qui précède la mort.Tandis qu\u2019il s\u2019y abandonnent avec la sécurité que l\u2019on trouve sous un toit ami, Diniz Sampayo court au comptoir chercher les objets indispensables.Il choisit des vêtements pour tous, fait déposez quelques-uns des siens dans la chambre amy de Lianor daus un sanglot désespéré.| | ; sité pour la colonie.Il dirait comment ga- côtes africaines ou asiastiques.Ils révé-{|où viennent de s'endormir Satyavan, Tory Le jour baissait ; la nuit allait venir ; troupe infortunée achevèrent de combler |gnée lentement à la fois chrétienne, tu leralt à leurs frères ignorants les mystères | fray J'osé et André Vasco ; pendant ce ly, il fallait songer & rejoindre ses compa-|la fosse.demandas le baptéme deux mois après de leur cœur.en leur apprenant dans la {temps Miriam songe à Savitri à Tolla.gy, gnons.Dans le bois allaient s\u2019éveiller les Tour à tour disparurent sous une cou- notre arrivée sur cette côte, et comment | langue maternelle les merveilles de la re- Lælli et ses autres compagnons sont res- fauves.- che de sable, les bras de Lianor, sa poi- il te baptisa avant de te donner à moi |ligion chrétienne.Les uns racontaient à tées le long de cette route effrayante s\u2019é- in mn _ Mais revenir sang avoir rien trouvé, trine, son merveilleux, visage voilé de ses pour femme.Ce nest pas tout, Mi- | Miriam dans quelle pénurie se trouvait tendant du cap du Désespoir à la station Using rien ! ; longs cheveux ; et quand ce lugubre tra- riam ;jai voulu que si la Providence leur mère ; les autres demandaient un portugaise où ils viennent d'arriver.fy Sépulvéda tomba épuisé sur le sol, et vail fut achevé, c\u2019est à peine si, sur la nous ramenait dans ma patrie, tu pusses remède pour le père atteint de violentes| Après avoirrempli ces premiers de- rapprocha de son visage lo visage de l\u2019en- plage d\u2019une informité lugubre, un léger y entrer le front haut.Lors du départ du | douleurs.Ceux qui n\u2019imploraient aucun voirs Diniz rejoint Miriam.Ils ne savent \u201cfant, renflement du sol révélait qu\u2019ûne des plus dernier missionnaire fray Juan, je lui ai [secours cherchaïent avec une caresse la |rien encore des horribles malheurs de Fr de H colla ses lèvres brûlantes sur les 1d- belles et des plus charmantes créature de remis une supplique adressée au roi con- main blanche de Miriam.leurs hôtes, maisils en devinentune partie.dom vres du pauvre petit être ; elles ne lui Dieu y reposait à jamais.tenant le récit de mesaventures qui se L'attendrissement gagnait la femme} Jamais pourtant ils eussent imaginé des ou rendirent pas son baiser.On dressa une croix de bois sur la fosse, trouvèrent mêlées à de si sombres tragé- | de Diniz, elle baisait au front ces êtres évenements aussi terribles que ceux qui pi, Quelque chose de faible l\u2019ofleura : puis de nouveau les naufragés s agenouil- dies.Je lui racontais l'assassinat de Luiz ignorants, affectueux et doux ; elle pro- les ont frappés., i Non moins qu'un souffie.Venfant agita |lèrent pour prier et pleurer.Falçam, mon emprisonnement ; il apprit diguaitjl\u2019or pour recueillirdes bénédiction.Le cœur gonflé d\u2019attendrissement, les sent ges petits bras puis-il demeura immobile.11 était mort.Mort ! Qu\u2019allait faire Sépulvéda ?Que Durant plusieurs heures, comme hébété par son désespoir, Séputvéda demeura sur la tombo-de sa femme ; enfin se le- en même temps que je te devais la : vie, et quel emploi tu fais sur cette côte, des richesses de ton père.Au prix du mal Semblable à une volée d'oiseaux les petits Ethiopiens s'éloignérent de la maison hospitalière de Diniz Sampayo, et yeux remplis de larmes, ils se jettent dans les bras l\u2019un de l'autre.Le bonheur sans nuage dont ils jouissent depuis plu- À tie M Rf Tépondrait-il à Lianor ?Lui remettrait- vant avec un mouvement brusque et sai- souffert et du bien accompli, je lui de-|longtemps encore Miriam entendirent | sieurs années, loin d\u2019avoir endurci leur 5 mi il le cadavre de son fils ?Oscrait-il effron- sissant son dernier enfant qui reposait mande mon approbation à mon mariage leurs rires et leurs exclamations de joie.cœur, le rend plus pitoyable et doux.! font ter ses larmes ?dans les bras de Savitri, il s'enfuit du|.Sile roi Jean IL me refuse, le 'Tout-à-coup il lui sembla que ces cris L épreuve qu is traversèrent n\u2019a servi res Le malheureux demeura quelque temps côté de la forêt, en poussant des cris coin- Portugal nous restera ferme, eb nous nous changeaient de nature.Un tumulte résul- qu\u2019à développer davantage en eux la oi absorbé par ce sinistse problème.L'idée me un insensé.résignerons à mourir sur la côte que nous | tant de l\u2019agglomération d un grand nom- | charité, cette fleur divine du christianis- s ble de ne plus revoir Lianor et de s enfoncer ; habitons.Si le souverain me promet de bre d'hommes' arriva jusqu'à elle, Diniz me qui s\u2019épanouit sous la rosée du Calvai- ne plus avant dans la forêt lui traversa Yes- XXVI me rendre les honneurs auzquels me don- crut distinguer des acclamations d'étonne- re.Ils pleurent dans les bras I'un del'au- mig fr Prt ; ; ne droit ma naissance, je te supplierai de ment, puis de pitié, et comme long san- | tre, de pitié pour les infortunés, et aus- l Avant une heure il était certain de ASILE consentir à me suivre.glot d\u2019une troupe agonissante.si de souvenir.+ de tomber sous la dent des bêtes féraces.\u2014Je pourrais te répondre quo je te| Peut-être allait-il courir du côté-d\u2019où| La vue de Pantaleone et de Savitri Mais ce = nit une lâcheté nouvelle.Le petit village semblait rire an soleil: dois obéissance, dit Miriam avec un sou- provenait ce brüit, quand une partie des | rappelle à Diniz Sampayo Luiz Falçam, nément ., i À l\u2019aide d'une branche d\u2019arbre il creu- 3 leu ent, sa une fosse.Hélas |! il la fallait bien petite pour ce corps d'enfant.Ensuite Sé- puivéda arracha une brassée de liane Tout autour de la baie gracicusement arrondie s\u2019élevait des cabanes que des arbres gigantesques ombrageaient d'un parasol de verdure.Chaque cour se trouvait rire, mais je serai plus franche,et tu connaîtras le fond de mapensée.J'aime mon pays pour le repos que je lui dois, pour le calme qu'il nous a donné.Depuis que | enfants reparut en répétant : \u2014Des blancs ! des blancs ! blancs ! En effet, si les voyagenrsarrivaient du pauvres | et la présence de la veuve du rajah à demi morte de fatigue et de misère, évoque devant ses jeux une vision, celle da Lianor étincelante de beauté et de jeu- pr | fleuries, et forma le suaire de l\u2019innnocent, entourée de jardin donnant souvent sur | j'y demeure je n\u2019ai connu que la joie, en- côté de la terre, ce no pouvait être que nesse.wo le coucha dans.cette tombe, comme il eût le même arbuste des fruits et des fleurs.tendu que des bénédictions sur mon pas- des malheüreux qui jetés par la tempête Dinizet Miriam s\u2019atmaient assez pour a fait dans sen berceau.Quelques animaux domestiques ajoutaient sage.\u2019 sur les rivages du Natal, venaient & tra- comprendre, et le baiser que dépose le 8 ; ie de asd pair 1, ig Tagen contre iota | sure andl i Ole ung Jy mii | |} ; man la oy sus 8 Liss went De 5 Vals so @° iy al i ll came pout a qu lt Il tomba sur les deux genoux en se frappant la poitrine : ; \u2014 Est-ce assez, mon Dieu, demanda-t- al, est-ce assez ?De* bruits soûrds s\u2019élevaient derrière lui.Des rauquements loins et des rugissements étouffés lui arrivaient par inter- vailes La chasse des fauves commençait, Sépulvéda s'enfuit du bois, et.regagna les sables.Au loin 1l aperçut les feux des veilleurs destinésà éloigner les tigres.Æl se dirigea avec les efforts d\u2019un condam- Né se rendant au supplice.L\u2019angoisse de Lianor ne saurait se dé- erire.Depuis que son mari était parti, elle ne cessait de demander à Pantaleanc'et À André Vasco s'ils ne le voyaient point revenir.Lorsque ceux-ci le Teconnurent de loin, elle essaya de se retourner dans sa tombe de sable ; mais elle ne le put, et demeura anxieuse, les yeux closafin de mieux percevoir les bruits lointains et d\u2019écouter si Sépulvéda ne lui envoyait point une parole d\u2019espérance.Il arriva près d'elle, morne, les bras tombants.Seul ! tu es seul ! s\u2019écria-t-elle.Sans rien ajouter, elle pressa plus fort sur son cœur son dernier enfant, \u2014 Nous mourrons ensemble, dit-elle.Puis tournant ses yeux gonflés de lar- \u2018mes sur les compagnons de ses misères : \u2014Quittez-moi, leur dit-elle; en veillant près de cette tombe où'je suis ensevelie par avance, vous perdez vos dernières forces, Elle vous servirait pour gagner an village d\u2019Ethiopie.Vous ne sauriez me sauver, j'en ai la certitude ?N\u2019augmentez pasle nombre des victimes.Quand vous vous trouverez plus tard en Portugal, vous ferez célébrer des messes pour Lianor de Sà.Pantaleone, je t'en conjure, sauve Savitri que tu aimes, Sa- vitri ma sœur ! Nul ne doit mourir pour mon service.Mes forces déclinent rapidement ; avant le soir de demain je serai morte.Partez ! Non seulement je vous pardonnerai de me quitter, mais je à la grâce du paysage.Une rivière d\u2019un bleu transparant sur les rives do.laquelle s'étaient réunies des femmes appartenant pour la plupart à la race noire pê- chaient, chantaient ou tressaient des couronnes de couleurs vives destinées à orner leur chevelure.Au centre du village une habitation entourée d\u2019une palissade de troncs d\u2019arbres, armée de deux petits obusiers accroupis gur les marches d\u2019un perron, et surmonté d\u2019un pavillon portugais, était le centre des transaction commerciales.Le roi Jean III, qui possédait un comptoir sur cette partie de la côte, n\u2019y avait point encore de forteresse, A peude distance de cette habitation | s'élevait une église de bois, dont l'humble clocher apprenait à tous que la civi- lisat-on avait pris passession de cette terre au nom du Seigneur comme au nom du roi.Puis, comme sielle avait recherché la double protection des européens et des prêtres, une demeure modeste, mais d\u2019une charmante élégance s'élevait en cet endroit.La façade de la maison disparaissait sous des rideaux de verdure.Les plantes débordaient du \u2018toit, jetant partout lagrice de leurs fleurs et le découpage de leurs feuilles, Par la porte ent\u2019rouverte on pouvait distinguer les meubles élégants de cette habitation.Tout le luxe Européen | s\u2019y trouvait réuni.Des rideaux se drapaient aux fenêtres ; des tapis couvraient lestables ; des sièges commodes semblaient disposer pour le repos.Dans chaque angle s\u2019épanouissaient des bouquets aux nuances éclatantes ; eb sur un support curieusement sculpté une vierge émaillée ct d\u2019un travail précieux paraissait bénir le bonheur des hôtes de cette maison.En ce moment nul bruit se faisait entendre ; on eût dit qu\u2019elle était vide ; il ne lui manquait pourtant qu\u2019une seule grâce, celle de la présence d\u2019une femme.Une porte dissimulée par une portière roula doucement sur ses gonds, et une La fille de Phindele juif opulent et avare, souffrait plus d\u2019une fois du dédain qu\u2019on lui témoignait.J'ai l'âme fière, tu le sais, mon Diniz.Icil\u2019ombre des arbres, m\u2019a été douce, et je me suis prise à éhar- mer les êtres ignorants et doux dont je suis entourée.Mes richesses ont fait de moi la reine du pays, comme la belle Lianor de Sh fut jadis reine de Canara.Jai appris des missionnaires qui m'ont instruite, de maître François qui m\u2019a baptisée, la pitié tendre et l'ardente cha- rit La vue des malheureux noirs vivant sur cette côte, m'a fait comprendre la valeur de l'or, grâce auquel la civilisation et la foi les viennent trouver.Non, jamais jene me suis demandé si je m\u2019estimerais plus heureuse en Europe, parce que j'ai la conviction que j'y serais moins utile ; mais souvent, bien souvent, j'ai songé que tu devais regretter la Lusi- tanie et quand je t'apercovais debont sur la pointe avancée du cap qui domine notre baie, les yeux fixés sur l'horizon, je comprenais que tu cherchais des yeux le navire qui t'ambnerait un jour.Ne son- go donc pas à moi dans tes projets.Je serai heureuse partout ou tu iras.\u2014dJ'attends prochainement le navire ui doit ramener ici le père Juan, répon- dità Miriam Diniz Sampayo ; il nous donnera de nouveaux aides pour notre mission ; s'il m\u2019apporte ce que j'attends de la justice et de la grâce du roi, je te conduirai vers mon père.\u2014Moi, Miriam la juive ! la fille de Phinée ! @ © .ss a.\u2014Oui, Miriam qui, comprenant quelle raison puissante me portait à retrouver les assassins de Luiz,consentit à me venir en aide.Miriam qui me livra la chaine et le poignard du misérable ; Miriam qui venait de découvrir la demoure de l'indien [arima, quand je fus saisi, accusé, et jeté dans les Masmoras.Qui m\u2019en arracha ?qui fut ma libératrice et mon bon ange ?Toi, Ah ! je te vois encore sur le pont du navire où l\u2019on m'avait conduit avec ton père, te jetant dans ses bras, le vers des difficultés inouïes implorer les secours de leurs de leurs frères, et attendre dans le petit établissement où Diniz s\u2019était fixé, l\u2019arrivée d\u2019un navire pouvant les prendre à son bord et les ramener dans leur patrie.Diniz avait trop souffert pour ne point se montrer pitoyable ; il scrra les mains de Miriam qui répondit au désir exprimé par son regard avec un seul mot : \u2014Amène-les ici ! Mais Diniz eut à peine le temps de fni- re quelques pas au-devant de la colonne de malheureux qui s\u2019avançaient entre les rangs pressés des habitants du village accourus pour les voir.Jamais plus doulereux spectacle ne frappa les regards.Des hommes couverts de tuniques de feuilles, maigres, pâles, les yeux brillant de fièvre, escortaient une litière sur la- gnelle était couchée une jeune femme agonisante.Pas une plainte ne s\u2019échappait des lèvres c'esséchées des infortunés ; quelques-uns s'appuyaient sur les bras des noirs, ; l\u2019un deux s\u2019était laissé tomber dépuisement sur le sol et ne paraissait plus donner signe de vie.Leurs yeux gardaient l\u2019expression hagarde des hommes qui ont contemplé des scènes terribles ; les muscles de leurs membres paraissaient seuls sous la peau ; la chair semblait pour ainsi dire avoir disparu.Leurs visages, leurs dos, leurs bras se trouvaient bronzés par un implacable soleil ; leurs pieds conpés par les pierres et les coquilles tranchantes saignaient et laissaient une rouge empreinte sur le sable.Ils ne pleuraient pas, ils ne demandaient rien ; peut-être ne gardaient- ils plus la force d'espérer.\u2014.ÂAh ! pauvres gens ! pauvres gens ! s'écria Diniz en s\u2019avangant vers les malheureux.Tout à coup il s\u2019arrête ; son regard rencontre l\u2019éclair affaibli de deux prunelles dont l\u2019expression lui causa une émotion soudaine.Ces yeux il les connaît ; ces yeux il les a vus étincelants de joie et de jeune homme sur les cheveux noirs de la belle créature.Lui aussi apprend combien il est touché de le voir prendre une partsi com- plèto à tout ce qui l\u2019émeut et lui déchira le cœur.Pantaleone sortit le premier de son lourd sommeil.Au pied de son lit il trouva l\u2019esclava chargé par Sampayo de veiller sur ses besoins et de rester à sou service.Avec un zèle intelligent, Antanio s\u2019occupa de rendre au jeune homme les soins qui lui étaient nécessaires.Il abattit la barbe inenlte tombant gur sa poitrine bronzée il conpa sa longue chevelure, le parfuma, lui passa un habit léger da sois de Chine, puis avec vn sourire naif il eut Pair d\u2019admirer -1a beauté du jeune homme.A peine les naufragés furent-ils arrivés au village, que Diniz s\u2019empressa de faire prévenir maître François.Celui-ci accou rut, et voyant ces pauvres gens abattus parun sommeil do plomb, il défendit qu\u2019on les éveillàt, et se contenta de bénix de loin, Un quart d'heure plus tard il falsait remettre pour fray José la meilleure de ces pauvres robes rapiéciées et une paird de chaussures.Comme les vrais apôtres il avait épousé la pauvreté.À son réveil le moine trouva ce fraternel souvenir, et des larmes de joie roulèrent sur son visage, au moment oùsil passa le vêtement de laine que l\u2019Eglise avait béni et qu\u2019avaii sanctifié maître François.Tandis que Vasco Pantaleone et fray José ressentaient la joie profonde à se re- vétir d\u2019habits européens.Miriam s\u2019oceu- pait elle-même de Savitri.La faiblesse de l\u2019infortunée était si grande qu\u2019il lui eût été impossible de s'habiller seule, Elle paraissait ne garder qu\u2019un sonffle de vie, 11 ne pouvait venir à l'esprit de Mfriam de lui choisir une robe et un corsage ajusté suivantla mode du te.nps ; ce corps frêle n\u2019aurait pu en souflrir les du res lames d'acier : elle se contenta de ; .re > ne vous moans io.ons rons forme svelte émergea de l'ombre ; pres- couvrant de caresses.Tua me regs rdais à fierté.| oo disposer sour elle, une tunique tres sou- ap erdrez sans réussir à me garder la vie que au même moment un homme appa- pcine.Une chaste rougeur couvrait ton 11 craint de se tromper, Iln\u2019ose pro- ple, en tissus japonais d\u2019une grâce étran- ol F épondirent à Li garacr a | rut sur le seuil, front tes yeux se baissaient devant les noncerle nom qui monte à ses lèvres.ge étrange et d\u2019un ton inimitable.Dazs qd glo des on a Lianor, par des San-| I} courut à la jeune femme et lui en- miens.la madone d\u2019émail semblait nous La puissante d\u2019une amitié chère et l'a- cette robe couleur orange sur laquelle se \u2019 n leva des bras les fleurs qu\u2019elle venait de protéger encore, eb ton père, si occupé | veugle.Ce ne peut être là le compagnon trouvaient represettés à la fois des vases sol Autour de sa tombe les naufragés Se cueillir.qu\u2019il fûtà son culte, paraissait.ressentir de sa jeunesse, le brillant fidalgo qui me- de fleurs et des dragons d\u2019or.Savitri go dt groupèrent, et fray José récita les priè-| _\u2014D\u2019où viens-tu Diniz ?demanda celle- une sorte de tendresse.Trop de dou- nait joyeuse vie à Goa, et que le vice-roi avec ses longs cheveux nattés sans bijoux res del'ogonie.ci en souriant.leuravaient torturé cet être si faible ; chérissait comme son propre fils.Maïs |sans guirlandes, eut le charme d\u2019une La , Le grand et terrible spectacle que ce-! J'ai ramené maître François à la ca- {nous l\u2019enterrâmes ensemble sur la grève ce n'est point lui, pourqeui le cœur de | fleur ravissante que le givrea frappse, de lui-là bane qu\u2019il habite.Votre course a été lon- et le même soir je te conduisis aux pieds Dinix bat-il avee cette violence ?Pourquoi Deux esclaves la descendirent sur leurs ous Près de cette mourante la religion gue.de maître François.Mon père, saura des larmes lui montent-elles aux yeux ?bras dans la salle à manger, eb Tolla se veillait encore, apaisant les douleurs, pu rifiant les suprémes regards qu'elle pouvait donner i la terre.Savitri les lèvres pressées sur une de ses mains, pleurait sans bruits ; Sépulvéda prosterné lui de mandait grâce.La jeune femme retrouva avant l\u2019heure suprême de l\u2019agonie un calme surhu main, adressa un adieu résigné à ses compagnons d\u2019infortune, puis levant les bras vers le ciel, elle fit comprendre aux naufragés qu'ils ne pouvaient attendre leur sa- tut que de Dieu.: Une dernière fois ses lèvres baisèrent le front de son enfant , puis se laissant retomber en arrière, tout enveloppée de ses longs cheveux noirs, elle demeura immobile, le front couverts des pâleurs droit ire \u2014Et fructueuse ?demanda Miriam, \u2014Juges-en Maitre Françoisa réconcilié avec le ciel deux noirs avonisants ; il a béni la tombe d\u2019un ancêtre, et nous venons d\u2019augmenter de deux écolier nouveaux notre orphelinat.\u2014C'\u2019est bien, fit Miriam, oui, la journée est bonne.Depuis qne nous avons aboxdé sur cette plage jamais le soleil ne s\u2019est couché sans que nous puissions nous dire : \u201c\u2018 J\u2019ai accompli une œuvre utile, \u201d \u2014C\u2019est à toi seule qu\u2019on le doit ! s\u2019écria Diniz.\u2014A moi ! répondit Miriam.Non ! Non ! Je me rends compte maintement de ce que j'etais jadis : une pauvre juive ignorante, ebn\u2019ayant quo des instincts de ! quel cet inalntenaub mon tout cela, Miriam, et ses bras to seront ront ouverts comme à moi, car je te dois tout ! Celui qui avaitattenté à ma liberté aurait pris ma vie .\u2014Quel châtiment le ciel réserve-t-il à cet homme Ÿ demanda Miriam.\u2014Un horrible supplice, sans doute, même en ce monde.J\u2019ai appris qu\u2019après avoir épousé Lianor il était retourné à la citadelle de Diu ; mais la justice du Seigneur, si parfois elle se fait attendre, ne manque jamais d'atteindre les coupables, et parût-elle les oublier en ce monde, clle n\u2019en serait encore que plus à redouter.\u2014 Pauvre Lianor ! murmura Miriam.En ce moment un murmure de voix on- fantines et joycuses se fit entendre, les enfants du village venaient demanter Sice n\u2019est point lui le voyageur qu\u2019il croit reconnaître, fait-il en trébuchant un pas vers Diniz et murmura-t-il d\u2019une voix expirante : \u2014Sampayo ! Samparo ! Un cri lui répond : \u2014Pauntalcone.Diniz serre le jeune homme dans ses bras, tandis que les sorvantes et les serviteurs de Miriam étendant des nattes sous l\u2019auvent de la cour, invitant les malheureux à s'y reposer, leur présentent des boissons réconfortantes, pendant que Miriam achève de faire disposer une vaste salle garnie de matelas de coton, afin d\u2019abriter les naufragés.Des mots entreconpñs, des gestes reconnus quelques pleurs poignent seuls coucha à ses pieds.Peu à peu les autres naufragés y entrèrent à leur tour.Ils venaient de subir une semblable métamorphose.Quand les Européens aperçurent la grande madone d\u2019émail apporté de Goa par Mirirm ils tombèrent à genoux, les bras tendus vers elle, en poussant des sanglots et en balbutiant des prières.Derrière cetto divine image André Vasco alla suspendre la bannière de soie rouge sur laquelle se détachait l\u2019image du Sauveur.Seule relique sauvée du grand naufrage ; image sacrée qui pour eux changea tant de fois on autels les rochers du Natal, en pavillon d\u2019asile la tenta dressée gur les sables brûlants, 16 LE CULTIVATEUR | Un traitement précieux Un refroidissement subit, ou le froid enduré longtemps, produit : lo les irritations, rhumes, bronchites, toux ; 20 les douleurs, névralgies, rhumatismes, coliques ; 3o les inflammations, pleurésie, péritonite, inflammation d\u2019intestins, etc.Les cris et le manque de sommeil d\u2019un enfant cruel ne sont rien autre chose qu\u2019un de ces effets du froid.Le plus court moyen de prévenir ces funestes effets, ou d\u2019y mettre fin, c\u2019est de prendre le Rob- Bonhomme, le grand remède contre le froid, le grand calmant, le grand réchauf- | fant.Le Rob-Bonhomane, en réchauffant, déracine les dangereux effets du froid, et calme toute souffrance.Incomparable pour les enfants cruels, | Avis aux mères.Le sirop calmant de Mme Winslow devrait toujours être administré aux enfants qui sont dans la période de la dentition.Ce sirop calme Yenfant, amollit les gencives, fait cesser les douleurs, fait disparaître toutes les coliques et est le meilleur remède pour la diarrhée.\u2014 Vingt centins la bouteille.Carte A tous ceux qui souffrent de la débilité nerveuse et de la faiblesse générale, etc, causés par des erreurs et des imprudences do jeunesse, j'enverrai gratis un remède qui vous guérira.Ce grand remède a été découvert par un missionnaire dans Y Amérique du Sud.Envoyez une enveloppe adressée à vous même au Révd.Joseph T.Inman, Station du New-York City.\u2014 12m.c: e.\u2014\u2014 Un emploi de représentant est offert dans chaque ville pour la vente à crédit des obligations à Lots des villes de Paris, Marseille, Lyon, du crédit-fon- cier de France, etc., payables 5, 10, 20 gt 50 francs par mois.Ecrire à M, le secrétaire de la Casse GÉNÉRALE D\u2019'EPAR &NE et de CRÉDIT, société constitutuée le 4 mai 1881, 116, Place Lafayette, 116, à Paris, i LA CONSOMPTION GUERIE ps Un viéux médécin retiré ayant reçu d'un mis- = sionnaire des Indes Orientales là formule d\u2019un i remède simple ct végétal pour la guérison raide et pormanente de la Consomption, la æ Bronchite, la Catarrhe, PAsthme et toutes les- is affections des Poumons et dela Gorge, et qui guérit radicalement la Débilité Nerveuse et toutes les Maladies Nerveuses; 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