Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 5 janvier 1889, samedi 5 janvier 1889
[" or 2 = - \u2014 - - a- a» == / obo Je ANNÉE QUEBEC, SAMEDI, 3 JANVIER 1889 1 No.%» ABONNEMHENTS : ANNONCES $: Par an (d'avance).$1.00 Première insertion RS \u2026\u2026\u2026.- 100t8 Payablc dans le cours de l\u2019année.$1.50 Autres insertions.\u2026.ass cena sens 05 Pour pouvoir discontinuer, il faut payer Es arrérages et avertir au moins quinze ours avant l'expiration de l\u2019année, ou vien refuser le journal, 4e Canadien, quotid.par an.$5.00 \u201c * semi-q, \u201c .$3.09 J Evénement, journal populaire.$3.00 > \u2014\u2014\u2014\u2014aE LEU Edition Hebdomadaire du CANADIEN et de D'ÉVÉNEMENT.L.J.DEMERS & FRERE, Editeurs-Propriétaires, } | | { BUREAU : Naissances, mariages ou décès.25 \u201c Les annonces suivrntes seront insérées pour UN CENTIN le mob: Demandes d\u2019emploi, demandes de do mestiques ou employes.Annonces pour chambre ou pension, | La 30, rue de la Fabrique, Québec, QUEBEC SAMEDI, 5 JANVIER 1889 CHRONIQUE DU GOLFE \u2014\u2014 VII QUESTION DES PECHERIES © traité avet les Etats-Unis.\u2014 La con- duito des américains, (Suite) + 2e Qui est responsable des difficultés ac- uellement existantes\u2018?Une étude : entive et impartiale des aits et de la correspondance échangée eure les gouvernements anglais, améri- ain et canadien, convainera tout homme le bonne foi que nos hommes d\u2019Etat ont ait tout ce qui était en leur pouvoir pour river à une solution équitable et hono- able, pour les deux pays, de cette diffici- e question ; Mais toutes leurs avances, oute leur bonne volonté sont venues se leurter à l\u2019obstination de nos voisins.Dès le mois de janvier 1885, le Prési- lent des Etats-Unis, Chester A.Arthur, ançait une proclamation donnant avis que a traité de 1871 ne serait pas renouvelé, nais qu\u2019il expirerait et prendrait fin le pre- nier juillet 1885, Or, le premier juillet 1885, nous étions.»n pleine saison de pôche, et des dom/mayes et des pertes considérables auraient pu résulter, pour les Américains surtout, le la mise en.force immédiate, par le gou- rernoment canadion, des clauses du trai- 16 de 1818, i Quavons-nous fait 2 \"12 En bons voisins, pour conservèr nos re- tions d'amitié avec les États-Unis, nous vons consenti à ce que les pêcheurs amé- ticains continuassent à jouir de nos pê- theries jusqu\u2019au trente décembre 1885, in de donner au Président de la Répu- Mique le temps \u2018\u201c d\u2019amener cette question les pêcheries devant le congrès à sa ses- lion de décembre 1885, et de recomman- ler la nomination d\u2019une commission, dans kquelle les gouvernements des Etats- Jnis et de la Grande-Bretagne seraient lespectivement représentés, ot qui serait thargée de prendre en considération et de #gler, sur une base juste, équitable et lonorabie, toute la question des droits de sèche des deux gouvernements et de leurs itoyens respectifs,sur les côtes des Etats- Unis et de l\u2019Amérique Britannique du Nord, #*x n° N'était-ce pas là une preuve évidente le notre bonne volonté et de notre désir le renouer avec nos voisins des relations zommerciales avantageuses aux deux pays it qui n\u2019ont cessé d\u2019exister que par la fau- e de spéculateurs ambitieux et irraison- tables qui ont peut-être cru, pour un ins- «nt, que nous reculerions devant les me- races d\u2019une population de 60,000,000! Phabitants ?La saison de péche de 1886 arrivait et Sen n\u2019était fait encore.L\u2019on refusait de 10mmer une commission, L\u2019on semblait lire et l\u2019on disait que le Canada ne pou- tait revenir au traité de 1818 qui était ne \u201c* vicille machine \u201d ; que le droit d\u2019a- theter de I'appat, de se ravitailler dans! © ports de mer canadiens, de trans- jorter les cargaisons était acquis aux Lméricains etc, Bref, les Américains ronlaient avoir accès à nos pêcheries et ne fen donner en retour.** II est trop tard,le monde a trop mar- )hé \u201d disait un des journaux américains es plus en vuc.\u2014 * pour que l\u2019on puisse wsjourd'hui faire une sérivuse affaire du vieux traité de 1818 que les pêcheurs de Gloucester dénoncent comme une vialation de leurs droits, et une convention, qu'il faut rescinder à tout prix et à tout hasard.\u201d Alors nous avons été forcés d\u2019affirmer des droits qui nous étaient garantis par les traités ; il nous a fallu montrer aux pêcheurs de Gloucester et aux politiciens qui soutenaient leurs préteutions, que, malgré nos bonnes dispositions, nous saurions cependant défendre fermement notre propriété contre leurs tentatives d\u2019empiètement ; et la saisie de ceux de leurs bateaux pêcheurs qui ont voulu dépasser la limite qui leur était assignée, a dû leur faire comprendre que nous étions décidés à nous faire respecter, Naturellement, les propriétaires des bateaux saisis ont erié à la persécution, et il s\u2019est même trouvé des Canadiens pour dire que nous allions trop loin dans l\u2019application de la loi ; mais, Dieu merci, nos gouvernants ont tenu ferme, et les criailleries, d\u2019où qu\u2019elles vinssent, ne les- ont pas empêchés de faire leur devoir et de protéger énergiquement nos intérêts maritimes menacée, Nos voisins ont alors compris que leurs airs de matamores ne nous en imposeraient pas, eb des commissaires ont été nominés.Ces commissaires ont siégé à Washington en 1888.Le résultat de leurs travaux est connu.- \u2018Un traité équitable, honorable pour chacune des parties contractantes a été-si- gué à Washington en février 1888, ratifié par le Parlement canadien au mois d\u2019avril de la même année, mais rejeté par le Sénat améticain par un vote de parti ayant peu de rapport avec le mérite de la cause, Frais dont l\u2019intention était de nuire à l'administration démocratique.Dans un but de parti, pour porter un coup au candidat des démocrates à l\u2019élection présidentielle, les républicains ont préféré courir tous les risques qui peuvent surgir de la continuation de la querelle entre les Etats-Unis et le Canada plutôt que de ratifier un des actes politiques du Président Cleveland.Je m'explique facilement que les Américains n\u2019aiment pas le traité de 1818.Je comprends sang peine qu\u2019ils voudraient faire disparaître \u201c\u2018 cette vieil'e machine \u201d.Lorsqu\u2019ils ont consenti à signer ce traité, leurs propres pêcheries leur suffisaient.Ils ne prévoyaient pas les changements survenus depuis cette époque dans le mode d\u2019exploitation des pêcheries maritimes ; ils ne prévoyaient pas les progrès tairs par la Confédération canadienne et le développement si rapide de ses voies de communication ; ils ne prévoyaient pas surtoux, et ils ne pouvaient prévoir les migrations du poisson qui, en 1818, fréquentait de préférence les côtes du Labrador.xx Les Américains chargés de négocier le traité de 1818 étaient convaincus, d\u2019après | des renseignements obtenus de leurs propres pêcheurs, que le Labrador et les Iles ; de la Madeleine étaient les meilleurs endroits de pêche de toute l\u2019Amérique du Nord, et ils ont bien volontairement abandonné pour toujours le droit de pêcher sur aucune autre partie de nos côtes.Ce ;sont même les négociateurs américains qui ont proposé cet arrangement, Aujourd\u2019hui, leurs pêcheries sont épuisées.Ils ne peuvent trouver en assez grande abondance, chez eux, certains poissons dont ils ont besoin pour alimenter leurs marchés, et ils ne peuvent avantageusement fairg la péche de la morue et autres sans venir chercher chez nous l\u2019ap- \u2018pât néceasaire à l\u2019exploitation de cette industrie.Et, malheureusement pour ces pauvres yankees, le poisson, qui ne craint pas de\u2018 les froisser, a abandonné le Labradex\u2019 pour venir prendre ses-ébats le long des côtes de la Nouvelle-Ecosse et ailleurs, Il est done bien facile de comprendre l\u2019ardent désir des pécheurs américains de renverser la barrière qu\u2019ils ont eux-même | élevée, de venir jeter leurs filets dans nos baies poissonneuses, ou, à défaut, de pouvoir au moins acheter dela boitte de notre population maritime.Ces messieurs aimeraient bien à avoir, à proximité, «des meilleurs fonds de pêche, une source d\u2019approvisionnment toujours prête et presque inépuisable.Il leur serait avantageux, sans doute, de décharger leurs cargaisons dans nos ports de mer, et de se servir de nos voies ferrées pour transporter chez eux le produit de leur travail et sauver ainsi un temps précieux, Ne.pouvoir profiter de tous ces avantages est, je le conçois, très préjudiciable à leurs intérêts, mais nous n\u2019existons pas, comme peuple, exclusivement pour faire les affaires de nos voisins, je suppose, et, tout naturellement, si nous doutions, nous votlons recevoir, \u2014J\u2019atdu et j'aientendu dire assez son- vent : .Le gouvernement devait maintenir ses droits, mais il a été trop loin et il a froissé nus voisins par une application trop sévère de la loi.\u2014 L'action énergique da gouvernement du jour dans l'affirmation\u2018 des droits du Canada, a été même (à seule accusation sérieuse quela presse oppositiomiiste et les chefs de l\u2019opposition à Ottawa.ont portée contre l\u2019administration conservatrice, en rapport avec cette question des pêcheries, Mais cette accusation me paraît plutôt| avoir été un pis-aller qu\u2019autre chose ; car même sur ce point, il n\u2019y a pas eu unanimité d\u2019opinion parmi\u2019les adversaires du gouvernement de Sir John.A MacDonald.Ainsi, à propos d\u2019un discours prononcé par \u2018 À.Laurier à St-Thomas, il n\u2019y à pas longtemps, le Globe, le premier organe libéral lu pays, écrivait ce qui suit : \u2018\u201c Jusqu\u2019à ce que M, Laurier ait réfuté l\u2019argument par lequel nous avons soutenu lier cette opinion, nous devons, avec toute déférence et bon vouloir à son égard, maintenir qu\u2019il a tort de prétendre que la politique du Canada dans la question des pècheries a été hostile aux Etats- Unis.Sans doute, cette politique, comme dil dit, a été vexatuire pour les Américains, mais quel choix laissaient-ils au Ganaua autre que celui de la stricte pro- tectivu de ses droits, suivant son interprétation de la convention de 1818.Ils ont refusé de négocier, quoique nous leur ayons donné en 1885 une saison de pêche libre afin de leur prouver notre esprit amical, *\u201c 1: est vrai que plusieurs officiers du uvernement ont été parfois très prompts faire des saisies, lorsqu\u2019ils auraient pu judicieusement fermer les yeux, Mais notre gouvernement était, réellement forcé par l\u2019attitudo agressive des américains de donner des ordres pour maintenir dans son intégrité la position canadienne.Tout cela se tenait.Personne w\u2019accusera le ;rtobe de souhaiter défendre l\u2019administration de John m.wlacdonald, Mais nous avons approuvé d\u2019une manière générale sa politique de pêcheries comme étant imposée au Canada par l\u2019attitude américaine et nous pensons encore que les libéraux, s\u2019ils eussent été au pouvoir à Ottawa, auraient été forcés d\u2019adopter une ligne de conduite presque identique.\u201d Ces lignes écrites par l'organe en chef des libéraux canadiens n\u2019ont pas besoin de commentaires, D'ailleurs fallait-il done aborder MM.les Yankees le chapeau sous le bras et gantés de frais ?Depuis quand les contrebandiers ont- ils cessé de se plaindre des gendarmes ?En dépit des avertissements nombreux qu\u2019ils avaient reçus et de leur gouverne- baies, et tenant au capitaine et à l\u2019équi- täché, de vous déranger, mais je suis for- pêcheurs américains s\u2019obstinent à venir pêcher dans les eaux canadiennes, s\u2019obs- sément à braver nos défenses et à empiéter sur notre propriété ; et de crainte de les froisser il faudra les laisser faire ! | Allons donc ! Il faut que le sens politique ait fait perdre le sens commun à ceux qui raisonnent ainsi ; et j'ai trop d'estime et de respect pour ceux qui conduisent la loyale opposition de Sa Ma- Jesté la Reine Victoria & la Chambre des Communes du Canada, pour ne pas croire qu\u2019ils auraient suivi, sous les mêmes circonstances, la même ligne de conduite que ceux dont ils critiquent les actes.J'en suis convaincu, ils auraient tenu aussi ferme et aussi haut l\u2019honneur national et le drapeau canadien.Æst modus in rebus.\u2014Je le sais bien.Mais j'aimerais bien à savoir quel autre moyen il y avait de protéger nos pêcheries que de s\u2019emparer des bateaux pê- cheurs pris en flagrant délit de braconnage.Se représente-t-on les commandants d'un de nos croiseurs garde-pêches abordant une goëlette américaine occupée à prendre du maquereau dans une de nos page de la goëlette le petit discours suivant : ** Messieurs, veuillez m\u2019excuser.désuis fâché, très faché, excessivement cé de vous faire observer que vous pê- chez dans les eaux canadiennes.Je ne voudrais pns vous froisser, iessieurs, oh loin de moi, cette idée, mais vous me feriez bien plaisir en vous éloignant un peu si cela ne vous faisait aucun tort.Et ainsi de suite pendant une demi- heure.\u2014Mais, me dira-t-on, il y avait tant de moyens de régler cette affaire : la réciprocité illimitée, l\u2019union commerciale, l\u2019annexion, etc, etc.\u2014 Oui, oui ; il y avait même un moyen bien plus simple que tout cela : c'était d'abandonner nos pêcheries aux Américains ; et à toutes leurs prétentions répondre invariablement : Brigadiers, vous avez raison, Je ne veux pas aborder ces questions de réciprocité illimitée et d\u2019union commerciale ; car avant de discuter les avantages que nous en retirerions, il ferait bon savoir si les Américains en veulent, 11 y a toujours deux parties & un marché quel qu\u2019il soit, et il faut que les deux parties s'accordent sur tous les points de l\u2019arrangement à intervenir pour qu\u2019il y ait marché conclu, Or, jusqu\u2019à présent, il me semble que toute la bonne volonté est d\u2019un côté, et je serais même tenté de reprocher à notre gouvernement d\u2019être allé trop loin dans la voie des concessions, Avant que la commission de Washington eut commencé à siéger, Sir Charles Tupper a fait des avances au secrétaire d\u2019Etat américain, M.Bayard.La cor- respoudance officielle est là pour prouver que les commissaires anglais et canadiens étaient disposés à adopter pour base de règlement de la question des pêcheries, une réciprocité commerciale aussi étendue que les intérêts du Dominion pouvaient le permettre.N\u2019ont-ils pas essuyé un refus ?Bref ! pour tout homme non préjugé il est évident que le gouvernement canadien, pour en venir à un règlement équitable et honorable de cette question des pêcheries, a fait preuve de beaucoup de bonne volonté, et a manifesté, à maintes reprises, son désir d\u2019en venir a unc entente ; et si cette question est encore pendante aujourd\u2019hui, la faute en est évidemment à nos voisins qui voudraient bien recevoir mais ne rien donner en échange.ment et du gouvernement canadien, les RaouL.LA GUERRE DANS LA TELE GRAPHIE La zizanie règne dans le camp de la compagnie du télégraphe Great North Western.On dirait que le monopole exercé par cette compagnie au Canada depuis quelques années commence à \u201cPeser sur les épaules de ses actioniairés, On sait que la Great North Western dst une compagnie américaine qui est venue planter sa tente eur le sol canadien, il y à environ sept ans, et qu\u2019elle s\u2019est fusionnée avec les compagnies du Dominion et de Montréal avec l\u2019obligation de payer un dividende annuel de 8 pour cent aux actionnaires de la dernière compagnie, et un dividende de 6 pour cent aux actionnaires de Ja première.Aujourd\u2019hui la Great North Western prétend n\u2019être plus en état de payer un dividende aussi élevé, et c\u2019est pour opérer une réduction que M.Wiman est venu dernièrement à Montréal.Il a déclaré à des journalistes que la compagnie, dont il est le président, avait décidé de réduire le dividende de la Montreal Co, à 6 pour cent et celui de la Dominion à 5 pour cent et que les tribunaux seront chargés de se prononcer sur cette grave question.Dans le cas où la Great North Western ne pourrait pas obtenir une réduction du dividende: de la Montreal Co., elle ouvrira de nouveaux bureaux à Montréal et prendra le contrôle de la compagnie Canada Mutual, Nous sommes un peu surpris de cette conduite étrange de la Great North Western ; car, après le monopole qu\u2019elle a exercé depuis qu\u2019elle fait affaires au pays, ses revenus doivent être considérables et ses finances des plus prospères.Pourquoi vient-elle aujourd\u2019hui imposer une réduction de dividendes aux actionnaires canadiens des compagnies de Montréal et du Dominion, elle qui n\u2019a jamais voulu consentir à une réduction des taux pour l\u2019expédition des messages ?Au contraire, cette compagnie a toujours fait la sourde oreille quand la presse lui a demandé une réductien et elle a même augmenté ges taux d\u2019une manière onéreuse.Puisque la Great North Western ge mentre mesquine aujourd\u2019hui envers let compagnies canadienues, que celles-ci lui donnent donc congé et qu\u2019elles s\u2019allient ensuite à la compagnie du Pacifique.Cette nouvelle fusion est très praticable et peut faire une rude concurrence & la compagnie américaine ; car, une fois que le cable sous-marin sera posé entre Vancouver et l\u2019Australie, la compagnie du Pacifique aura des communications plus étendues que la Great North Western el pourra lutter avantageusement avec cette dernière.Ce projet est très réalisable, et sa mise à exécution nous fera plus de bien que nous en a fait la compagnie américaine depuis qu\u2019elle a acheté le mo- nopule de nos lignes télégraphiques.Nous appelons l'attention de nos ministres fédéraux qui représentent le dis trict de Québer à Ottawa sur les agisse ments de la Great North Western.Sachant qu\u2019ils ne néglisent rien pour promouvoir les intérêts du pays et en particulier de notre province, nous ne doutons pas qu\u2019ils travailleront, lorsque cette compagnie demandera au parlement une nouvelle législation, à ce que les compagnies canadiennes soient traitées d\u2019une manière équitable, La question est cer- tairement des plus importantes ct mérite la plus sérieuse considération de nos gouvernants, Irene Les défenses de l'Italie Rome, 27.\u2014Le sénat, sujourd\u2019hui, & approuvé sans débat les crédit additionnels pour les défenses de l\u2019Italie, ~N .LE CULTIVATEER AU JOUR LE JOUR La Presse dit\u201dque l\u2019élection de l'As- gomption vd \u2018être immédiatement contestée.! L\u2019hon.M.Mereier a envoyé une ma- gnitique couronne de fleurs pour être dé- Posée sur le cercueil de T.S.Brown, le vieux patriote de 1837-38.M.le Dr Auguste Hamel s\u2019embarquera \u2018Te 15 janvier pour revenir au Canada, 11 sers à Québec vers le-25.11 nous fait plaisir de pouvoir annon- vez à nos lecteurs que.l\u2019ex-lieukemant- gouverneur Robitaille, qui a été si gravement malade, est maintenant parfaitement rétabli.+ .La Commission du Travail se réunirs Ottawa le 9 jauvier afin de: préparez son rapport qui sera soumis au parlement.+ Nous regrettôons d'apprendre la mort fe Mme Carroll, sœur de Mme juge ~ Wiirtele, décédée à Brooklyn, lundi, + Samedi deruier, M.Gladstone, le chef - Nbéral anglais, a célébré le 79 anniver- taire de sa nsissance, I est né le 29 décembre 1809.Le Dr Gen.St:wart jr, président de \u2018là société historique eb littéraire de \u201cQuébec, à été élu unanimement membre de la société historique de Dallas, Texas, : + L'honorable J.A.Chapleau,- secrétaire \u201c d'Etat, est à Paris où il subira prochaine- | ment une nouvelle opération.Il espère qu'après dix ou quinze jours de repos, il pourra revenir au Canada à teinps pour, assister à l\u2019ouvérture de la session, ror Les membres du comité exéeutif de la ehambre de commerce ont eu la semaine | dernière tue entrevue avee Sir.Hector\u2019 \u201cLangevin out le prier de demander au gouver- .vut fédéral de: construire un._Élévate: pou le-grain sur la jetée Louise ou bier {aire une avanee à la chambre : Mecon: uree pour réalizer ce projet, Sir l'uctor Langevin a, répondu \u2018qu\u2019il! prendi.\u2026:: cvttc question sous sa plus sé- .ThouBe cri CLALLONL | ) - a LES ANGLAIS QUI RECULENT Tout le we le est instruit du phénomène qui.se produit depuis trente ans flans les Cautous de l\u2019Est, d\u2019abord côlo- nisés par les Ar: slais et les Ecossais ; au- jourd\u2019hui aux.trois quarts peuplés de Ca- nadiens-français.Les Anglais reculent devant l\u2019élément français, plus fort, plus vivace, plus puissant que l\u2019élément anglais.C\u2019est la conquête pacifique du sol au bénéfice de nutre race.Ur, on s\u2019est alarmé depuis quelque temps à la nouvelle que les Anglais des Cantous de l\u2019Est reculent vers les Etats-Unis.M.A.J.MeMillan, commissaire d\u2019é migration de la province de Manitoba dans Ontario, est aujourd\u2019hui à Montréal.11 sa rend dans les Cantons de l\u2019Est afin de contrôler l\u2019exactitude de ce renscigue- ment.S'il est vrai que les colons de langue anglaise se réfugient aux Etats-Unis, te gouvernement de Manitoba enverra, dit-on, ut: agent d'immigration dans ces cantons pour s\u2019efforcer d\u2019enrayer ce mouvement d\u2019émigration.Ae LES RANCHES DU NORD-OUEST Nous lisous dans la Minerve : Une dépêche d'Ottawa nous apprend que le ministre de l\u2019intérieur vient de résilier des baux de ranches couvrant une étendue de 700,000 acres de terre.On sait que ces ranches se trouvent dans la région d\u2019Alberta, au bas des Montagnes- Rocheuses.Lorsque le gouvernement décida de livrer ces riches pâturages à l'industrie de l'élevage des animaux, nombre de demandes lui furent adressées, plusieurs par de simples spéculateurs, Le prix du bail a terme\u2014vingt-et-un ans\u2014 fut d\u2019abord fixéà un centin l\u2019acre, et le locataire était obligé, entre autres ohoses, de mettre au moins un animal sur chaque dizaine d\u2019acres.En 1882, 1883 et 1884 il fut importé beaucoup de chevaux et de bêtes à cornes d'excellente race du Montana et de l\u2019Oregon.Pour favoriser les éleveurs, le gou- veruement permettait l'importation en franchise ; il exigcait seulement que les animaux ne fussent vendus que deux ans après leur importation.En 1885, les ranches d'Alborta ne agmamtaieut pas moins de cinquante à soixante mille chevaux, bêtes à cornes, moutons, etc.L'exploitation pagyait, car ces troupeaux d'animaux ne coûtaieut guère plus, dit- an, gue $28 par téte, et les bowvillons âgés de trois ans se vendaient alors de $67 a $70.: ; Mais les prix ne tardèrent pas à baisser par suite de la concurrence du Mon- Jana.Nos éleveurs ayant fait des repré sentations au gouvernement, celui-ci prohiba l\u2019importation en franchise, et imposa le droit de 20 cent.A peu près dans le même temps les colons se plaignaient de l\u2019accaparement du sol par les ranchmen.L'honorable M.Thomas White, ministre de l'intérieur à cétte époque, crut, en conségnenze, devoir modifier les règts- ments qui avaient prévalu jusque-là: \u2018F éleva à deux centins l\u2019acre, le prix da 18- cation, et obligea les spéculateurs, , édit qui n\u2019avaient pas le nombre d'animaux requis a signer un nouveau bail aux nouvelles conditions, sous peine d'annulation du premier.Il permit en outre aux co- lona de s'établir sur les terrains qui Seraient ainsi loués plus tard, en se confor- want a la loi genérale, sans être tenus d'en demander permission aux locataires.La grande majorité des intéressés, cotons et ranchmen parurent satisfaits de la politique de M.White.Un arrêté du Conseil vient, cependant, de soulever quelques récriminations.Il paraît que les autorités anglaises auraient menacé d\u2019exclure de leurs marchés le bétail canadien, si l'on n\u2019établissait pas une quarantaine de trois mois tout le long de la frontière américaine.Le gouvernement a pensé qu'il ne devait pas hésiter, dans les eirconstañces, à protéger notre commierce, eu imposant à I'impertation des animaux du Montana, les restrictions jugées nécessaires par l\u2019Angleterre.Il est possible que les intérêts de certains particuliers du Nord-Ouest en souffrent ; muaisle bien publie doit évidemment l'emporter.ACCUSE DE FAUX | Un-jeune homme arrêté pour avoir forgé: 4 un billet promissoire i : Vendredi après-midi, un jeune homme nommé Charles F.McIntosh, employ aux bureaux de la compagnie de teinturé- rie et de produits chimiques du Canada, No, 17 rue Suint-Pierre., Montréal, a Été: ärrôté par le grand connétable Bisson- \u2018nette, sous accusation de faux.\u2018I paraît que l\u2019accusé a forgé le nom d'un marchand de chaussures en gros bien connu aûr un billet promissoire de $769.- 82 qui a été escompté à la banque de Montréal.Le billet était échu, la banque potifia le faisour qui arriva à leurs \u2018hu- reaux bien étonné et déclara qu\u2019il n'avait.jamais signé le billet en question.Ce fut alors qu\u2019après certaines recherches qui firent découvrir la culpabilité de l'accusé, M.C.D.Dean un des comptables de la banque vint déposer .une plainte contre Meclntosh, ; D'après ce que nous avons pu savoir, ce dernier ne serait que l\u2019iustrument d\u2019autres personnes qui ont profité du talent calligraphique du jeune Mcintosh depuis assez longtemps.On est en train de faire des recherches a la banque ou l\u2019on croit qu\u2019il existe encore, plusieurs billets pour d\u2019assez forts montants que la banque aurait escomptés.Ayaut entendu dire que l\u2019un des co-ae- cusés était à Upton, P.Q., le député connétable Champagne s\u2019y rendit hier soir, mais constata que l'individu qu\u2019il cherchait était parti de là et on croit qu\u2019il à traversé les lignes.En attendant McIntosh a été renvoyé en prison.L'enquête se continue.LA MAIRIE DE NEW-YORK Le terme des fonctions de M.Hewitt, maire dela ville de New-York, expire aujourd\u2019hui, à minuit ; mais il ne transmet son poste à son successeur, M.Grant, que le mardi, a midi.Dans l'intervalle, la municipalité est virtuellement sans chef officiel.M.Grant a nommé pour son secrétaire particulier M.Thumas Grain, qui a fait une visite hier au secrétaire do M.Hewitt, et-en a reçu des instructions sur le service du bureau.M.Grant a aussi désigné M.Dominick J.Farrell pour son chef de cabinet en remplacement de M.Edward Taggard.Le nouveau titulaire se rendra au City Hall mardi, quelques minutes après midi, pour prendre officiellement possession de son poste.DISTINCTION M.l'abbé E.Blanchard, curé des Canadiens - Français, de Malone, N.-Y., vient d'être nommé avec l\u2019assentiment de son évêque, chapelaiu honoraire de la Sainte Maison de Lorette, en Italie.Les chapelains ont le privilège de porter la rappa avec ruchet et une croix dans laquelle est la médaille de la Sainte Maisen avac cordon noir de soie.M.l'abbé Blanchard n accepté oe titre, qui lui à été offert spontanément, dans le but de faire honneur à ses compatriotes des Etats-Unis, 4 TRAGEDIE DOMESTIQUE Un mari\u2019 trompé tue sa femme et blesse le séducteur, puis il se livre à 1a jastice Un meurtre horrible a été commis a Montréal hier matin.Voici dams quelles circonstances : \u2019 Deux amis, nommés Finger et Benson, passèrent la nuit de samedi à dimanche à courir les hôtels et les restaurants tout en prenant ici et la de copieuses libations.Vers 3 heures du matin, Benson est rentré chez lui au No, 1208, rue St-Jac- ques-ouest.Sachant que Finger demeurait loin, Benson l\u2019a invité à coucher chez lui.Finger a accepté.Tous deux avaient \u2018à ce moment la tête passablement \u2018échauffée.Benson qui était fatigué s\u2019est l'éotché sur ün-sofa voisin de sa chambre \u2018à coucher et s'est endormi profondé- -ment, i Finger a profité, parait-il, du sommeil de son ami pour aller faire des propositions plus ou:moins avouables à sa fem- | me, propositions qui ont été acceptées.Unie heure plus tard, Benson les a pris en flagrant-délit tous deux.Fou de rage et excité par la boisson, il a saisiun revolver et a tué sa femme, puis rechargent sun arme, a tiré sur son Luni, qu'il a blessé mortellement, Quelques minutes après, Benson est allé se livrer à la police.Le cadavre de la femme Benson a été transperté à la morgue, Finger est a I'hopitak Cette triste affaire fait le sujet de toutes les conversations, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2018se M.Cleveland et ses visiteurs La réception ordinaire du président à la Maison Blanche à été égayée par deux petits incidents qui ont eu le don de dérider le visage généralement grave de M.Cleveland.Le président venait de prendre congé d'une délégation des instituteurs de Brooklyn, lorsqu'il a vu s\u2019avan- Lewison ol Bd Manchester N Ap Is) Muteque d de Vino see fiv fe) Là Is fits , A l'églisey 1 Lames {Cham rh 8 2 6 008 ont L.pit [2
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