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Titre :
Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & frère,1874-1906
Contenu spécifique :
samedi 24 août 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire : 1906)
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Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1889-08-24, Collections de BAnQ.

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[" CT à oc, Tuy \u2014 Laphtt sgh ; (tink Soule fib A l Jape \u2019 I toutes les nouvelles du Canada et ! 20.eiprocité dans le commerce de bois.Se ANNEE QUERRÉ, SAMEDI 26 AVUT 1889 No.54 ABONNEMENTS: Par an (d'avance).$L00 Payable dans le cours de 'année.$1.50 Pour pouvoir discontinuer, il faut payer les arrérages et avertir aù moins quinze jours avant l'expiration de Tannée, ou bien refuser le journal, Le Canadien, quotid.par an.$5.00 \u201c\" \u201c semi-q., \u201c $3.00 L\u2019Evénement, journal populaire.$3.00 vou Edition Mebdomadnire du CANADIEN et de L'ÉVÉNEMENT.ANNONCES: - - - Première insertion.ss\u2026uvseu- 10018 Autres insertions.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.03 Naissances, mariages ou décès.\u2014 + Les annonces suivrntes seront insérées pour UN CENTIN le mot: .i Demandes d'emploi, demandes de do mestiques qu employes, Annonces pour chambre ou pension, L.J.DEMERS & FRERE, Fditeurs-Propriétaires, | { BUREAU: 30, rue de la Fabrique, Québec, QUEBEC SAMEDI 24 AOÛT 1889 \u2014 L'ÉDITION HEBDOMADAIRE \\du \u201c Canadien \u201d est le plus grand journal francais de la Province.Il donne 16 grandes pages de lecture chaque semaine et contient \u2018du monde entier.DERNIER AVIS Comme nous l\u2019avons annoncé, nous avons commencé à disconti- Nnuer tous ceux qui n\u2019ont pas payé leur abonnement d\u2019avance, et au \u201815 d\u2019août nous mettrons les comptes des retardataires en collee- tion.DECISION JUDICIAIRE CONCERNANT LES JOURNAUX lo.Toute personne qui retire réguliè- Tement un journal du bureau de poste, qu'elle ait souscrit ou non, que co jour- Nal soit adressé à son nom ou à celui d\u2019un \u2018autre, est responsable du paiement, Toute personne qui renvoie un journal est tenue de payer les arrérages w\u2019elle doit sur l'abonnement, autrement l'éditeur peut continuer à le lui envoyer Gusqu\u2019à ce qu\u2019elle ait payé.Dans ce cas, Vabonné est tenu de donner, en outre, le \u2018prix de l'abonnement jusqu\u2019au moment \u2018du paiement, qu\u2019il ait retiré ou non le Je journal.30.Tout abonné peut être poursuivi p>ur abonnement dans le district où le journal se publie, lors même qu\u2019il de- tmeurerait à des centaine de lieues de cet \u2018endroit.4o.Les tribunaux ont décidé que le fait de refuser de retirer ün journal du bureau de poste, ou de changer de résidence et de laisser accumuler les numéros à l\u2019ancienne adresse, constituè une présomption et une preuve prima facié d\u2019in- >ntion de fraude.Avis important Beaucoup de nog lecteurs de la campa- gue et des Etats-Unis nous mettent souvent dans l\u2019embarras et s\u2019exposent aux- mêmes à des désagréments, en nous expédiant le prix de leur abonnenmient tantôt en omettant en téte de leur lettre le lieu de leur résidence, tantôt en ne signant pas leur nom au bas de leur communication.Comment veulent-ils que nous puissions daus ces couditions accuser réception de l'argent qu\u2019ils nous expédient ?Cela est absolument impossible, et ¢\u2019est pourquoi nous les prions, tant dans leur intérêt que dans le nôtre, de ne plus commettre d\u2019oubli semblable à l'avenir.Qu'ils veuillent bien dater leurs lettres et les signer avec soin, afiu qu\u2019il n\u2019y ait plus\u2019 d\u2019erreurs entre eux et nous.Nous prions en mênie temps ceux qui déménagent, de nous transmettre exacte- i PITAL Que l\u2019on trouve de l\u2019or tant qu\u2019on en voudra à l\u2019état brut, c\u2019est de l\u2019or sans valeur ; qu\u2019on le broie, qu\u2019on le passe au creuset, qu\u2019on en fasse de la monnaie ou des ornements, on crée par la manipulation, la valeur utile de ce métal.Qu\u2019on prenne une terre, la plus fertile possible, si elle est remplie de broussailles, quand bien même le fond en serait donné gratis, eile est inutile, sans valeur, tant que les broussailles n\u2019ont point disparu, tant que la charrue n\u2019a pas fait le sillon, tant que le semeur n\u2019y a pas jeté le grain.Prenez une peau d'animal, que vaut-elle ?rien à proprement parler pour la société: passez- la chez ie tanneur il [la travaille, il en fait du cuir ; mais le cuir à quoi servirait-il si on ne le travaillait à son tour pour le attelages, etc?Le morceau de pierre brute pris dans la carrière ne coûte rien, ne vaut rion ; donnez lui une proportion conque, taansportez-le, travaillez-le, fa- gonnez-le, transformez-le en bloc de construction, en statue, en moulure, en ogive, etc, par le travail, vous en faites une valeur ; or Ia valeur donnée aux objets de la nature par le travail coustitue lo capital, donc, **pas de travail, pas do capital I\"\u2014C\u2019est la grande loi du monde, loi inévitable, absolue, rigide, dont la négligence produit la ruine quand même.Il n\u2019y a pas à sortir de cette loi.Cependant bien des esprits sont encore scus l'impression en dépit de faits patents, que dans la société, telle que constituée aujourd'hui, on devrait plutôt dire\u2014*\u2018Pas de capital, pas de travail.\u201d \u2014 Le plus tôt on reviendra de.cette erreur, pour la la société, le mieux ce sera.L'agitation, socialiste quise manifeste en Europe, et beaucoup même chez nos voisins américains, les discussions aux congrès ouvriers, qui siégent actuellement à Paris, les prochaines réunions ouvrières à Montréal, nous obligent, pour cette question de la relation entre le travail et le capital qui.nous l\u2019espérons, recevra chez nous, en Canada, une solution paisible, si l\u2019on veut être sages, et surtout patients, Les relations entre le travail et le capital, nous ne savons trop pourquoi, peut-être par suite de l\u2019égoïsme qui fait le fond du tempérammeut de notre pauvre humanité, ont été tellement défigurées que, pour certaines gens, elles ne consistent plus dans une association rationnelle du capital et du travail, mais .!dans l'exploitation de'l\u2019ouvrier par le capitaliste ; erreur grave eb d\u2019autant plus ment leur ancienne st leur nouvelle: adresse.Nous avons reçu ces jours derniers ies montants suivants, dans des lettres datées ! Mis Non signées.les cxpéditeurs voudront bien nous renseigner d\u2019une manière plas complète : Saccarapa, Maine, $1; St-Jean Deschail- lons, $1 en timbres-poste; Ste-Julie de Somerset, $1; Weedon, $1; St-Jérôme de Métabetchouan, lac St-Jean, $1; Matane, 91 ; Envoyez pour un an, $2, (ni adresse ni signature) ; Trois-Rivières, $1 ; Viger, Té- miscounta, $t ; Wells, Hamilton Co, N, Y., $1; Lavase, Oat,, $1.>< Ou déclare à Ottawa qu\u2019on ne connaît rien encore des négociations qui seraient entamées entre le gouvernement impérial et celui des Etats-Unis à propos de la ré- I Philippoteaux, le célèbre panoramiste, l\u2019auteur du Cyclorama \u2018\u2018 Jérusalem pendant le Crucifiement \u201d de la rue Sainte- Catherine, vient de transporter à Paris \u2014aur toile\u2014les chutes du Niagara, dangereuse qu\u2019e le est propre à exciter ! des convoitises illégitimes et à faire naître les runcunes entre gens vivant sous le g ciel.Il n\u2019y a qu\u2019un mur bien léger, une distinction facile & saisir entre le patron et \u2018ouvrier : c\u2019est le capital.Le patron est selon le cas'un travailleur qui, à ses risques et périls entreprend un travail quelconques avec des valeurs qu\u2019ils s\u2019est procurées, soit par son travail ou par emprunt.L'ouvrier est un travailleur qui reçoit sur les capitaux du patron un prix stipulé, pour exécuter un ouvrage quelconque.Le patron passe à la consommation ses produits résultant du travail de l\u2019ouvrier et de l\u2019emploi raisonné de gon capital ; Pouvrier, lui, vend son travail au patron.En these générale, le prix du travail est moinssujet aux fluctuations que le prix des produits du travail.Aujourd'hui le capitaliste fait un gain, demain il le perdra.Il est à la merci du consommateur.Or PAS DE TRAVAIL, PAS DE CA- convertir en chaussures, en courroies, en | raison d\u2019actualité à toucher aujourd\u2019hui à, le consommateur, c'est tout le monde : et à mesure des besoins.IL; devient donc impossible, ou à peu près que le salaire des ouvriers suive les variations des prix de consommation.réprésente pour vinei dire, une moyenne entre les extrêmes de la hausse et de la la baisse, est une sorte d\u2019assuraiice contre tre les éventualités produites par le plus on moins de demandes pour la consommation.Pour être moins sujet à variation que ze produit du travail, le prix du travail n\u2019en est pas pour cela absolument stable ; le vouloir, serait prétendre à une impossibilité matérielle.Le travail, in- trinséquement parlant, étant ue valeur il doit comme toute valeur se.ressentir du niveau plus ou moins élevé de l\u2019offre et de la demande.Plus les capitaux sont abondaüts dans un pays, plus l\u2019industrio s'y développe, plus cette industrie exige de talents gpé- claux, plus aussi les salaires sont élevés.De fait, la plus grands partie de la sc- ciété, se compose de salariés Ouvriers, domestiques, fonctionnaires, publics, employés à divers degrés, avocats, notaires, musiciens, instituteurs, etc, otcf, tous ces noms représentent la rémunération reçue en échange d\u2019un service, du tragail personnel et non d'un produit madËriel résultant de l\u2019action combinée du\u2019 travail et du capital, Ainsi on achète le travail comme on achète le produit du travail 3 de là les nombreux doints .d\u2019analogie dans la ma- travail\u2019 obéissant à Ia loi de la demande et de l\u2019offre, Ii existe cependant une différence importante.On tend à acheter les produits au prix qu\u2019ils coûtent et la concurrence rapproche le prix de vente du prix de revient ; ce qui est un bien pour le consommateur.Le travail tend à se vendre au prix valant c\u2019est-à-dire, obtenir une récompense en rapport avec l'utilité qu\u2019il procure.Ce qui est encore une chose juste.D'un côté l\u2019ouvrier donne son travail, à loyer, c'estce que tre le patron accepte ce travail à\u2018loyer moyennant un prix stipulé qu\u2019on nomme le salaire.On a prétendu bien souvent que le salariat était un mode d\u2019exploitation du travail par le capital.Sans le travail, le [capital ne peut rien, sans le capital, ie travail rendu à un certain point de production, devient infécond, son action se fixe dans un certain horizon limité, et sem œuvre h\u2019avance que tres lentement ; travail est d\u2019autant plus fécond que le .capital est abondant.Le salariat est un contrat libre.En théorie, l\u2019ouvrier ne, peut pas plus dire qu\u2019il est exploité par son patron, que le patron lui-même, ne son fournisseur de gros, l'acheteur du marchand, est préférable.Peut-on empêcher qui veut l\u2019être capitaliste, peut-on empêcher Aussi l\u2019ouvrier doit-il s\u2019efforcer de devenir capitaliste en épargnant.Celui qui possède un capital n\u2019est pas toujours en mesure de l\u2019utiliser avantageusement.Il peut le prêter à d\u2019autres et demeurer salarié, C\u2019est Un cas qui se rencontre très fréquemment ; ce qui ne nuit en rien à la légitimité du louage du travail.Le taux du salaire à sa valeur ; mais cette valeur comme celle des produits ne saurait être établie que par un débat entre celui qui offre et colni qui demande, éyagé de touts infueres di- Les pations ont doux débat iihre, à recte où isdirecte.l\u2019ouvrier, le capitaliste, l'agriculteur, qui consomment lo produit da travail, au fur Le salaire qui, nière dont le travail et, les produits du l\u2019on appelle le louage du travail ; de l'au- |: avantages ; un capital qui leur permet d\u2019atténucr le chômage ; ils sont comparativement moins nombreux que les ouvriers ; par suite, soit quid y ait entre eux embente directe, soit qu'il y ait seu- lement-désir de la part de chacun d\u2019eux de ne pus surélever les salaires dans leur profes, ils jouent ensemble le rôle que jouent sur un marché quelconque un petit nombre d\u2019acheteurs et un grand nombre de vendeurs.Seul, isolé, un ouvrier qui n\u2019est pas doué d\u2019un talent excepticzael, ne peut en général, qu\u2019accepter le prix dufmarché établi par conventions antérieures à son offre, soit tacites, soit explicites.Il ne peut donc faire valoir des prétentions à |» une augmentation que dans les circons tances où le travail de sa profcesion est plus recherché.Réunis, les ouvriers, concertant leur demande d'augmentation et leur refus de recontinuer le travail si l'augmentation n\u2019est pas accordée, disposent d\u2019une force capable de contrebalancer celle des patrons, Cette force se nomme la coalition.La coalition est un droit qui dérive de la liberté du travail, c\u2019est-à-dire de la liberté d'offrir son travail à prix déterminé, se travailler ou non, de conseiller à un \u2018camarade dans un intérêt commun, de cesser de tr ravailler, excepté à des conditions déterminées ; ; c\u2019est une manière d\u2019exercer la liberté.individuelle.Là où la coalition perd son caractère de légitimité, c\u2019est lorsqu'elle use de moyens violents pour arriver à ges fins, eb particulièrement en arrêtant violemment la concurrence par lo travail d\u2019autrui.La violence entraîne toujours dans ce cas, l\u2019appauvrissement de l\u2019industrie et par suite l\u2019abaissement des salaives, C\u2019est mal comprendre les principes de la coalition, que de prétendre asservir par la force .la liberté d\u2019une catégoria d\u2019individus aux résolutions d'une autr catégorie.\u2018\u2018 Se coalise qui veuf, * travaille qui veut, s\u2019abstient qui veut.\u201d T1 n\u2019est pas aisé de bien faire apprécier, cette maxime par de grandes réunions d'hommes ; cependant il est à espérer que, à mesure que l\u2019instruction se répandra parmi nos classes ouvrières, elle sera imieux comprise et que la concorde et prospérité qui en est la conséquence résulteront de son application raisonnée et continuelle.\u2014\u2014\" ÇA ET LA Le gouvernement de Québec à accordé 1 $500 qui seront distribuées en prix aux ! courses qui sont commencées hier à l\u2019hippodrome.C\u2019est à titre d\u2019ercouragement ot pour engager les cultivateurs à améliorer la \u2018race chevaliue que le gouvernement, par l'intermédiaire de hon.HZ, Rhodes, a peut le dire de la banque, le détaillant de accordé cet octroi.On a fait la même chose à Montreal et il est entendu que cette subvention se Sans doute la position du capitaliste répètera chaque aunée, n'a On vient cd'inaugurer à Eschenberg, l\u2019épargne qui est la source du capital ?petite hauteur des environs de Winther- berg, en Suisse, une \u2018\u2018tour Eiffel\u201d de 100 pieds de haut.La vue au somwmet de cette tour, s\u2019étend sur toutes les hautes Alpes, du Pilate au Sæntis, Par le beau temps on voit une partie du lac de Constance.L\u2019escalier se compose de 146 marches Cette tour cst construite en fer, La hauteur de l\u2019Eschenberg audessus de la mer étant de 595 mètres et celle de la tour étant do 30 mètres, celle-ci est plus élevée quo la tour Eiffel, dont lo sommet n'atteint pus 563.3 {ives an-dea- sna du niveau de ia meg ta donné lieu à la rumeur que le : La France est en retard de 63 mètres sur la Suisse * +, N est question, à Rome, d\u2019une action spéciale à concerter entre l\u2019Italie et le Portugal afin de l\u2019opposer au mouvement anti-italien qui se manifesterait dans la péninsule ibérique le jour où le Papa irait y chercher refuge.On profterait cé que de la prochaine venue en Italie du duc de Bretagne qui vient de représenter à Turin la famille royale de Portugal au baptême du fils du duc d\u2019Aostes : ¥ F4 La Pall Mall Gazette, de Londres, rapporte que sir Morell Mackensie travaille à un nouveau livre intitulé: Six mois dé résidence à la cour du prince impérial ef l\u2019empereur d'Allemagne, Cet ouvrage à cause des révélations qu\u2019il contiendra ne sera pas publié tant que vivra lar veuve de l\u2019empeur Frédéric.a L'impératrice n\u2019étant âgée que de 49 ans, il est à supposer que le nouveau lis vre tardera à faire son apparition, Fy .ly Tout fait supposer que la conférence intercoloniale relativement à ln fédéra< tion impériale n\u2019aura pas lieu cette année, parce que les premiers ministres des diverses colonies ne peuvent pas facilement, abandonner leurs importantes fonctions l\u2019approche ou pendant la session des par lements.Cetto fameuse conférence, suggérée sans doute avec la meilleure inten< tion du monde par Sir Chas Tupper, réud contre bien des délais et bien Ces revers Il faut avouer aussi que lord Salisbury! ne l\u2019a pas ménagéo.\u2019 ww + D'après un relevé des condamnationt portées en 1793, on a compté 18,613\" personnes guillotinées ; or, sur ces 18,613 personnes il & seulement 1,278 nobles, 1,135 prêtres, Z5G religieuses ; io reste sont des bourgeois ut des bourge-ses (car les femmes sont aussi frappées c£ même, on a frappé des enfants); ce sont des commerçants, des industriels, des profes-' seurs, des ouvriers, des paysans, cte, xs M.Drake, C.R., de Victoria, vient d\u2019être nommé juge de la cour suprême de la Colombie Anglaise en remplacement de\u2019 feu lu juge Gray.M.Drake a joué un rôle important! dans la Colombie, ayant fait partie du gouvernement.Aux élections provin-! ciales de 1886, il abandcuna la politique! pour se livrer à l\u2019exercice de sa profession, II a agi depuis comme ageut du département de la justice dans la Colombie D'après toutes leg apparences, le gouvernement fédéral vient de faire une hez- reusa nomination.xs La uote suivante a paru dans à journal d\u2019Anglerer au ) graed) Il y a tout lieu de \u2018eroire que lo reiæs fera d\u2019ici à quelque tempe, un long vopa: go sur mor, À plusieurs reprises, les médecins ont conseillé ce voyage à Sa Majesté dans l'intérêt desn santé.Ona proposé l\u2019Amérique cemmo but, mais il: est plus probable quo la reine ira aux Indes, Tout de même, il n\u2019y a encore rien dé décidé à cet égard.Lo nrojet est à l\u2019étude Sa Majesté à favorathLement accueilli l'avis des médecins, ot c'est cho- h peu près certaine qu'llle va faire un long voyage sur mer.C\u2019est probablement ectte nouvelle gal! toina de-! vait visiter le Canada.asm 100 L'Étendard reproduit de la Vcrité une lettre de Mgr Justin Febvre dans laquelle Myr Dupanloup est malurené. i 2 \u2014__\u2014_\u2014\u2014 AU PAYS DES OUANANICHS Amis lecteurs, avez-vous jamais visité Yo psysuwve vügnanichs ?(1) Non, me dites-vous, nous réservons : éette agréable excursion, dent le Juge Routhier a dit tant de bien, pour Ta vacan- | « æ6 de juillet ou d\u2019août.\u201d =! Fort bien, messieurs : moi, j'en arrive et j'ai mon mot à dire sur cette merveil- douse contrée, D'abord, sachez que je n\u2019y suis pas allé Évangéliser les Montagnais, comme l'ont \u201c £ait Dequen, Dablon, Crépieuil, Albanel.h non ! mais simplement pour \u2018\u201c voir le ys, ses plantes, ses arbres,ses oiseaux, \u2018es poissons, \u2014un peu comme l\u2019a fait, au sidcle dernier, André Michaux, le bota- iste français.Je vous entends vous rier \u201cIl mous est facile de nous rensei- r sur les travaux apostoliques de ces évoués m'ssionnaires : besoin n\u2019est que e relire les Relations des Jésuites, pour 647, 1652, 1653, 1661, 1672 : mais les æplorations boréales du savant botaniste rançais Michaux, vdilà du neuf pour la rande majorité d\u2019entre-nous Nous vous coutons, -Eh bien ! Messieurs : ii m\u2019a été donné le faire ce que Dequen, Dablon, Crépieuil, Ibanel, n\u2019ont pas même rêvé.J'ai ex- loré, en steamer, les chutes de la rivière istassini, avec quelques amis, le 17 mai lernier | ;.\u2014Vous riez ?\u201c* C'est impossible, dites vous, de faire l\u2019ascension.du rapide et tueux cours de la Mistassini en\u2019 stea- er.\u201d \u2014Soit! pendant les mois chauds ou gla- 3és de \"année, mais non pas an joli mois ¢ mai, lorsque la crue printaniere des aux du lac St.Jean et de ses nombreux ributaires atteint vingt pieds à pic, pour- u que le steamer ait un faible tirant d\u2019eau : «t c'était le cas pour le coquet va- .pour / - bonkæ, lancé par la Compagnie -Andus:.+, (Lake St-John trading and 1 0,) et subventionné par le vend, pour faciliter la commu- Ricatin:: vntre les diverses paroisses éche- onnéus +.lx berge du beau lac, \u2018Vois À s-vous jamais.rendu compte e celie {va incognitg\u2014ce, mystérieux $ Roy-«uivr de Saguenay \u201d de Jacques- articr- rette \u201cProvince de Saguenay \u201d e Roberval, en 1543, peuplé maintenant Je 40,000 colons, un grande partie grâce l'énergique initiative du Révd.Messire Hébert, pour ainsi dire lo re-découvreur u lac Saint-Jean, il y a près de quarante ing ans, Vous savez sans doute qu\u2019il a égué son nom à la florissante paroisse 'Hébertville.{ Réalisez-vous que sur les plages de cette | La ande mer du Nord, le lac St-Jean, dé- ouverte le 15 juillet 1647 par le bon père Dequen, explorée en 1828 par l\u2019arpen- Leur-général Joseph Bouchette, aidé du - Félèbre Andrew Stuart, le père du juge nt chef Sir Andrew Stuart, dix paroisses our vues d\u2019églises, d'hôtels, de couvents, R'écoles, gont groupées, savoir : Sait-Gédéon de Grandmont, Saint-Joseph d\u2019Alma, Saint-Cœur de Marie (Mistouh) Saint-Méthode, Saint-Félicien, la perle des paroisses du Lac Saint-Prime, Notre-Dame de Roberval, Saint-Louis de Chambord (doux nom pour les Légitimistes) Saint-Henri de Peribonka.Baint-Jérôme.Avez-vous jamais réfléchi que sans la Foie ferrée du Québec au lac Saint-J ean, 40,000 hardis colons de cette fertile \u2018vallée, faute de débouché pour leurs pro- \u201c Ruits agricoles, eussent été, tôt ou tard, Jorcés de déguerpir et d'abandonner aux Jariboux les sillonsarrosés de leurs sueurs, fles champs fertilles assez vastes pour ali- Menter uno population de 200,000 âmes ?: Grâce au nouveau chemin de fer et à tos embranchements déjà avancés, Qué- Vec eb Trois-Rivières auront sous peu, jomme Montréal et Toronto, un back puniry : un Vaste territoire à leur porte pour y écouler les denrées de leur com- = AC) OUA-NA-NICTT en Montagnais * petit sau- on \"\u2014 me dit Mr Ernest Gagnon.P'agréable niqueur de ce poisson.dans la \u2018\u201c REVUK INTERNATIONALE,\u201d de France, mense at les produits de leurs industriels.Le lac St-Jean, sis dans la latitude Nord 480 ef la longitude Ouest 720, es long de 30 milles, et a 56 milles de largeur : presque rond de forme, fort, profond au milieu, mais plat sur ses bords, d\u2019où lui vient son nom Montagnais Pi- ceouagami.1l occupe une aire de 700 miles 300 pieds audessus du niveau du fleuve St- Laurent, et reçoit le tribut de (1) dix- ueuf rivières,dont huit fort considérables.La plus grande est la rivière Péribonka ; (2) on lui donne un parcours de 400 milles.Puis la Mistassini (3), l\u2019Ashuapmou- chouan.Si le cadre de ce récit le perriiëttait, j\u2019ai- merak à vous décrire la merveilleuse pê- che de oua-na-nichs qui se fit êt'ma pré- | sence, à la Grande Décharge dl\" lac, station de pêche de M.W.Griffith: de Québec, sur l\u2019île d\u2019Alma, aussi bierf \u2018que l\u2019abondante capture de truites aux lac Edouard, Kiskissink, Batissal, Rognons, par les membres des treize (4) clubs de péche organisés dans ces régions, Mais je m'aperçois que je ne vous ai dit mot de l\u2019infatigable botaniste français André Michaux, leques, en canot d'écorte, explorait, le 22 août 1782,la rivière Mistassini ; si vous me demandez sur quoi je me fonde pour préciser la date, je vous renverrai à cette partie de son journal échappé au naufrage et qui vient d\u2019être traduit en anglais et publié sous les auspices de l\u2019American Philosophical Societys (5) de Philadelphie, Mass, aidé de John H.Bed.\u2019 field, de Philadelphie.} En 1824, Francois André Michaux, fils d\u2019Antoine, et son compagnon dans ses explorations scientifiques en Amérique, présenta à cette société la portion du journal de son père,échappé au naufrage, sur les côtes de la Hollande, qui -faitlit coûter la vie à ce dernier.Ce prétieux document couvre la période 1787-1796.KL semble avoir été relégué dans l\u2019oubli pendant 60 ans, d'où les notes sur : André Michaux, par le regretté abbé Brunet, semblent l'avoir tiré, il y a quelques vingt ans : un ami m\u2019a \u2018passé un exemplaire de cette rarissime brochure, et voilà.Je suis redevable à M.B.A.Scott, de Roberval, le gérant de la \u2018comgagnie in.-dustrielle, pour la note suivante : © \u2018Rivers flowing into Lake St-Johrt.Commencing ncar Little Discharge, outside of Lake.i Names of rivers.Length.Navigable?Boudreault.3 miles .No.Grandmont.10 * No Cushvagan or Belle 2 Riviére.3 « No - Cushpaganishe .30 * \u2018No ; Metabetchouan.80 \u201c 1m, Good Harbor Au Foin.100 No \u2026 Quiatchouan.30 No Quiatchouanishe .50 ** No Chasse.fee 86 No Iroquoia.40 « No Ashuapmouchouan.t50 \u2018\u201c\u201c to S.Félicien, 10m, Tiquabe.qeuecs 5o < Mistassini.300 © tolstfalls 20° La Savane .8.¢ No Willie.8 No Petit Peribonka.100 * to Ist falls 9\u201c Grand Peribonka .40u \u201c do.\" 18% Cochon .15 « Ne La Pipe.\u2026.8g No André Michaux naquit à Satory, \u2018près Versailles, le 7 Mars 1746 : son père était chargé de l'exploitation d\u2019une fermé roya- |, les.En 1769, il épousa Cécile Clape, fille d\u2019un riche fermier de la Beauce, laquelle expirait l'année suivante en donnant naissance à un fils : François André Michaux plus tard l'historien des arbres de J\u2019Amérique.Le chagrin de cette perte lui fit rechercher des distractions dans les voyages.Ayant eu le bonheur de faire connaissance avec le botaniste Bernard de Jussieu, qui alors surveillait les jardins du Tria- non, il passa quelque temps avec lui ; \u2018plus tard, il fut attaché au Musée de Paris,où il acquit des connaissance étendues en botanique.Ce fut vers ce temps que André Mi- chaux fit son premier voyage en Angleterre, où il étudia, les collection de plantes,et la méthode anglaise d'horticulture.Eu 1778, il fut invité à se joindre à un parti de savants botanistes, parmi lesquels l\u2019on comptait Lamarek et Thouin, dans le but d'explorer et de collectionuer dans les montagnes de l\u2019Amérique.M chaux quittait Paris en 1782, cn route pour Alep et Bagdad, comme botaniste, en compagnie du consul français Rus- seau, pour se rendre et explorer aux frais de l'Etat, en Perse.Après avoir échappé, comme par miracle, à la mort dont les Arabes le menacèrent, grâce aux démarches du consul an- {4 Lac Plat\u20262, La Rivière Curieuse.\u20143 *\u2018 oui l'on guotte I'orignal\u201d en langue Montagnaise.+5) Proceedings uf the Amorican Philosophi- ct VAociety, Vol.XX VI, No 129, :\u201d ÆE COLTIVAZEUR glais, à Bassora, lequel paya ss rançon et le mit en fonds pour continuer sesrecher- ches dans I'lspaham, Michaux revint à Paris, en 1785, possesseur d\u2019un riche ber- \u2018bier, et d'une abondante collection de graines de plantes.dévoré d\u2019ardeur pour la science.; Le gouveruement français, désireux de rassembler dans les plantations du roi les arbres les plus précieux del\u2019est de l\u2019Amérique septentrionale, confia à Michaux cette délicate mission.On le chargea d'explorer le territoire des Etats-Unis, de collectionner les grains, des arbres et des plantes, d\u2019établir près de New-York une pépinière pour leur culture ; puis, de transmettre ces arbres et ses plantes pour être repiqués et replantés en France, au parc de Rambouil- let.Michaux devait, en ontre, expédier en France les espèces ailées d'Amérique, propres à être propagées daus les nouvelles plañtations européennes.Accompagné de son fils François André âgé de 15 ans, Michaux père débarquait à New-York en octobze 1785, Il y passa deux années, et y établit une pépinière dont il ne reste aucune trace maintenant: _ Après avoir collectionné dans les états du Sud, le Jersey, la Pensylvanie, le Maryland, Michaux expédia à Paris, à l\u2019expiration de la première année, deux colis de graines, 5,000 bontures d'arbres et un nombre de perdrix vivantes, pour les acclimater en France.Ce fut en 1786 que le botaniste français fit sa première visite à la Coroline du Sud.Son journal contient l\u2019itinéraire de sa périlleuse course de la Baie d\u2019Hudson \u2018à la Floride, et des îles Bahamas aux rives du Mississipi.Ce fut comme résultat de ses fractueu- ses découvertes que le laborieux savant séumit à l\u2019american philosophical society un plan pour explorer la région qui s\u2019étend au-delà du Mississipi.Ce hardi projet fut bien accueilli : une souscription fut ouvérte et produisit en peu de temps $5.000 destinées à la réalisation de cette loborieuse entreprise.Au moment de se mettre en route, il reçut In.visite de l\u2019ambassadeux de la France,:récemment arrivé à New-York, le priant de-se charger d\u2019une mission au Kentucky, découlant des relations de la France vec l'Espagne, relativement à la vente de la Louisiane.- 7 Pius tard ses découvertes, à la suite de cette.mission diplomatique, servirent à suggérer au président Jefferson l\u2019idée de la première expédition\u2019 transcontinentale -aux rives de l\u2019Océaù Pacifique.Michaux rendit.de précieux services {aux Etats-Unis, en y introduisant la culture d'une foule de plantes tropicales ou \u2018étrangères.PIE A D quittait'Charlston le 13 août 1796, pour la France, après avoir exploré nos | régions boréales-jusqu\u2019au lac Mistassini, | dont il fit vite intéressante description.Le vaisseau qui rapportait en France, | ses notes et ses trésors forestiers fut sailli d\u2019une furieuse tempête : l\u2019équipæge et les passages se lièrent à des épaves : Michaux tarit, plus mort que vif, 4 Eg?mont sur les côtes de la Hollande, attaché à une planche; les flots engloutirent une partie de son précieux journal: lin- fatigable savant, 4 force de soins, recou - | vra peu & peu la connaissance.Il faisait, en 1800, partie de l\u2019expédition scientifique envoyée à T'énériffe, sous Baudin, Ayant persisté à continuer ses recherches parmi les miasmes de l\u2019île Madagaz- car, il y succomba à un accès de fièvre, en novembre 1802, victime de son amour pour la botanique, à lagnelle il avait consacré son existence entière, Roberval, mai, 1889.Le 17 mai dernier, j'acceptai, avec reconnaissance, l'offre que me fit M.B.A.Scott de Roberval, de l\u2019accompagner avec quelques amis, à bord du nouveau vapeur \u201cPeribonka, dans un voyage d'exploration aux chutes de la rivière Mistassini, un des principaux affluents du lac Saint- Jean.Jamais encore vapeur n'avait osé franchir les vingt milles qui séparent ces pittoresques cascades de l'embouchure de la Mistassini, laquelle, à sa bouche, est deux fois aussi large que le Saint Laurent devant Québec.Deux petits steamers spécialement construits pour le lac\u2014le \u2018\u2018Peribonka\u201d et le *\u2018\u201cSampson,\u201d \u2014 sillounent l\u2019onde de cette solitude boréale.\u2019 Un ciel sans nuage\u2014une atmosphère tiède, vaporeuse comme en juillet\u2014d\u2019agréables (1) compagnons de route\u2014des paysages grandioses \u2014l\u2019attrait de voir l\u2019inconnu : tout conspirait à prêter du charme à notre aventureuse expédition dans le grand nord.Après avoir doublé l'Ile aux Coulœu- vres et l'Ile à Ménard en face de Roberval, le *\u201cPeribonka\u201d eut bientôt tourné le (I) Ré+d, M.Lizotte, enré de Roberval, M.Ménard.AM.Chs, A.Scott de Québec, B.A Scott de Roberval pau = > \u2014 dos aux rives historiques de cette grande mer du nord, aillonnée par le canot d\u2019écorce de Dequen, de Dablon, de Crépieuil d\u2019Albanel, Bientôt la diminutive église paroissiale et le vaste hôtel nous semblèrent des points presqu\u2019imperceptibles sur \u201chorizon ; nous approchions de la fameuse et ancienne mission Montagnaise de la Pointe Bleue.Nous cinglémes vers I'entrée de la rivière \u2018\u2018Peribonka,\u201d où nous avions à déposer des hommes de chantier, puis le bateau prit le large.Notre beau et chaud soleil, notre atmosphère diaphane du départ, nous quittèrent ici.Quelques instants plus tard, le bateau commença à subir un fort tangage ; des nuages noirs se grou- pèvent au-dessus de nos têtes, le vent se mit de la partie : les nuages, de noirs devinrent pourpres, cuivres, bleus- foncé : un éclair bien vif serpenta dans la nue; un tonnerre lointain se fit entendrs: su même instant un vol nombreux de canards sauvages, inquiétés par le désordre des éléments, s'éleva de l'onde en poussant des cris plaintifs, portés loin de nous vers l\u2019est, sur l\u2019aile des vents, *\u201cVoyez-vous me dit le capitaine, un alerte gaillard de Lévis, du nom de Barras, voyez vous comme le nord se graisse et ces bandelettes \u2018perpendiculaires, là ce sont des pieds de vent, et nous allons avoir un squall 1\" Ayant fait le tour de la pointe à l\u2019embouchure de la Mistassini, nous filions douze milles à l'heure vers nos fameuses chutes, loréqu\u2019en doublant l'extrémité d\u2019une Île presque submergée par la crue printanmière des eaux, le vapeur se trouva comme bloqué par un banc de brume.Zing ! Zing ! la sonnette du pilote et le \u201c\u2018Peribonka perdant sa vitesse se laissa décriver au courant : l\u2019engin fut stoppé ; on fit jour la sonde ! une brasse et demie.\"Ce fut une série de rayons dorés du soleil couchant, accompagné de chaque quart d'heure de grains de pluie, de brume, d\u2019éclairs vifs et do tonnerre lointain, : Bientôt les ténèbres descendirent des monts vieux comme le monde qui nous abritaient : le capitaine, après mure ton- siltation avec son pilote spécial, un vieux forestier, vit que la noirceur, la brume croissante, et surtout les dangers de navigation dans un fleuve inconnu, étaient de nature à nous rendre prudents, \u2018\u201cJetons l'ancre et attendons le point du jour\u201d dit-il avant de s'aventurer parmi les bancs de sables et les cayes\u201d Mais le contre-maître dit qu\u2019il pouvait sauter à terre et assujettir le steamer à la rive, en faisant un nœud avec une amarre à un chicot voisin, près d\u2019une clairière.Ce qui fut fait : on ouvrit la soupape pour laisser épuiser la vapeur.L'on se croyait dans une impénétrable solitude forestière connue de quelgnes rares trapeurs scyle- ment, lorsque tout à coup se fit entendre la détonation d\u2019une arme à feu.\u2018Ou sommes-nous donc, tel fut le cri général.Pendant une éclaircie de la brume, nous remarquons à vingt pas de la rive une hutte de blicheron sur la lisière d\u2019un champ cultivé : au même instant un homme armé d\u2019un fusil, et une femme, suivi d\u2019un escadron de bambins en costume léger, frais peu dispendieux, accourut vers le rivage, jetant de hauts cris.*\u2018Comment vous portez-vous, monsieur Lalancette, 8\u2019écria notre Palinure improvisé ?et vous Madame Lalancette et tous vos jeunes Lalancettes ?Le clan Lalancette, après s'être remis de son premier ébahissement à l\u2019aspect du monstre marin, dont la voix aigre avait retenti pour la première fois dans son sauvage domaine.nous invita a visiter son modeste logis ; ce qui eut lieu.Monsieur Lalancette père, était un assez bon type du trappeur canadien tranformé à la morte saison de la chasse en labou- (reur et en colon.La civilisation n'avait qu\u2019un attrait secondaire pour lui: il avait dans sa jeunesse des steamers ot des chemins de fer\u201d ça pouvait être utile, mais ça eftrayait le gibier\u201d.ll était venu défri- mencé, et s\u2019il parvenait à Mistassini, il irait s'établir plus loin.\u201d Nous lui fimes subir un examen mina- tieux sur les diverses espèces de gibier, d'animaux sauvages, de poissons indigo- nes au pays Madame Lalancette nous raconta comme quoi on drôle de Bostonnais (le Professeur Julian Clifford Jaynes, de Harvard College) était, avec deux jeunes gens, venu pécher, le wa-na-nich, au pied des chutes de la Mlistassini,\u2014qu'il en avait tant pris que, lassé, il les remettait tous vivants dans la rivière, que le savant homme, qui avait failli se noyer en descendant un rapide, rôtissait des grenouilles pour ses repas, qu\u2019il était mô- me friaud de chair de corneilles auxquelles il enlevait la peau avant de les mettre à la broche, saupoudrant son récit d\u2019une piquante anecdote à' propos du professeur où nn gros wa-wa-ron figurait somme pièce de résistance, Nos questions à M.et Madame Lalan- cette épuisées, sur le climat, les arbres, les oiseaux, les bêtes sauvages (sans oublier l\u2019histoire d\u2019un carcajou pris au piège, par Lanlancette Sr) nous gagnâmes la cabine du \u2018\u2018Peribonka\u201d pour y dérober quelques quarts d'heure de sommeil Dès l'aube, le sifflet du vapeur aunon- ça le départ ; une heure et demie plus tard nous entendions gronder la cataracte | de la Mistassini, ou mieux les trois saults sans toutefois les voir ; nous étions entourés de flocons d\u2019écume ; deux petites Îles verdoyantes aux rives rôcailleuses et escarpées nous dérobaient la vue de l'ob- set convoité.\u201c\u2018Halte-là !\u201d s'écria le capitaine au ti- manier, et là clochette règlementaire onna.Le vapeur était de force à remonter lo rapide ; mais le point capital était de redescendre sans se heurter sur les cayes et les pointes de roche semées sur Ia rive.Nous avions donc affronté la brume, jes vents, la grosse mer, les éclairs, le tounerre, sans résultat tangible : nous entendions la chute.La Cyclope, mugissait dans son antre ; mais deux îles enchantées le: dérobaient aux regards des raertels On convoqua à la hâte un conseil, où l'on fit valoir l\u2019excessive erue des eaux.\u2018\u2018Lesteamer tiraitau plus quarante pouces d\u2019eau, les eaux avaient monté d'au moins quinze pieds, \u201d\u2014et mille autre propos.Chacun d'alléguer les raisons les plus plausibles : *\u201cl'existence nous serait intolérable si nous revenions aux pays civilisés sans avoir contemplé la mugissante cataracte où Mi.chaux avait botanisé au siècle dernier.\u201d Consterné de notre persistance et de notre audace, le Palinure dit au capitaine.\u201d *\u2018\u2018Gréez la barre du gouvernail, au cas où la roue manque : nous allons nous risquer.\u201d La clochette s\u2019agita : le *\u2018Péribon- ka, comme un noble coursier, prit le mors aux dents, s'élança parmi les flots d\u2019écume, escalada sans broncher le rapide, se creusa un profond sillon.Dans un crac, nous doublâmes les deux iles, et nous contemplions tout ébahis de notre témérité, la chute qui n\u2019a jamais été vue du tillac d\u2019un vapeur.Trois coups de sifflet éveillèrent des échos qui durent se prolonger de pic en pic, jusqu\u2019aux rives glacées de la Baie d'Hudson : mais il était écrit : Ne plus ultra.\u201cVire de bord, s'écrie notre Palinure.et \u201c\u2018Péribonka,\u201d leste comme une mouette se laisse choir, et franchit en redescendant le rapide écumeux et u.ugissant.Une heure et demie plus tard, par unc matinée radieuse, nous nous installions à la table d'hôte de la grande hôtellerie, en présence d\u2019un superbe tva-na-nich cuit à point : telle mon excursion au pays des wa-na-nich, le 17 mai dernier.J.M.LEMnise.Québec, ler juillet 1889.6-2 Le tres-révd DM.Millier (Hilaire), vi- caire-général du diocése de Saint-Hya- cinthe et chanoine du Chapitre de la cathédrale du même diocèse, décédé le 13 août courant, était membre de la société d'une muesse, section provinciale.C.A.Manors, Pure.C.S.Secrétaire.cher un petit lot, sur la Mistassini, dès que le chemin de M.Beemer fut com- Archevêché de Québec, 16 août 1889, EN sd sp \u201ca ii fra Fler fai Hé l'en & Un qe Uti Mn 83 Prop Wty fon 1 dé ni] dng 4 pel les ds Loh fit ag | leant: mont: at dere le eos sur b i brome, Alin, sos I, ot rit tr pil dn 200 00 str ps qu : avalent elt | ger : Pen 0 2 soif oon- ou germ, de D ak we OS ES Pinal pts ; d'écur de, # ju CE eu poli 8 témé- we 4 afl # pr as i fat jo | move L \u2018 fos gob af uae mi i it sde © april OA aus LETTRES DE VOYAGE TIM Paris, 5 août 1889.Les événements les plus importants de la dernière semaine ont été l\u2019écrasement du général Boulanger aux élections pour lefrenouvellement des Conseils Généraux ; l\u2019arrivée, le séjour et le départ du roi de Grèce, Georges I ; la présence du shah de Perse à Paris et les fêtes merveilleuses que l\u2019on a organisées en son honneur ; enfin la translation au Panthéon des cendres de Carnot, Marceau, La Tour d\u2019Auvergne et Baudin, Je n\u2019épiloguerai pas sur la défaite de Boulanger.Le télégraphe vous a naturellement renseignés sur tous les détails de cette déroute en règle du brav\u2019général, x\u2018 .Le séjour du roi de Grèce à Paris a passé presqu\u2019inaperqu.Chacun savait ici que ies chambres grecques avaient un peu forcé la main à leur souverain et qu\u2019il avait reçu le mandat officiel et officieux de se rendre à Paris, pendant l\u2019Exposition.Les Grecs n\u2019entendent pas à rire - sur le sujet de leurs sympathies pour la France qu'ils aiment ct qu\u2019ils vénèrent comme une grande sœur, et bien que la plupart des souverains se soieut sabstenus de prendre une part officielle à Exposition, les peuples y sont accourus en foule.Tant pis pour les monarques , et tant mieux pour les peuples, car l\u2019exposition de 1889 restera dans l\u2019histoire comme la plus grandiose expression du \u2018progrès et de la civilisation.| Le shah de Perse, qui fait actuellement fureur ici, a été l\u2019objet des plus grands égards de la part du gouvernement.La réception qu\u2019on lui a faite et les fêtes qu\u2019on a organisées en son honneur étaient dignes de ce monarque oriental qui arrivait en droite ligne du pays des Mille et une nuits.J\u2019ai eu l\u2019honneur d'assister aux fêtes de la Présidence, des ministres des \u2018Affaires étrangères, de l'Intérieur et de la Marine et cela n\u2019a été qu\u2019une suite \u2018ininterrompue de soirées ravissantes, Les lecteurs du Canadien apprendront probablement avec intérêt que le nonce apostolique auprès du gouvernement fran-| çais, suit régulièrement toutes ces fêtes, et que sa présence a été fort remarquée chez M.Carnot, chez M, Spuller, au quai d\u2019Orsay et chez le président du conseil, M.Tirard.L\u2019hospitalité officielle, en France, est d'ailleurs proverbiale, et les invitations, tout en étant limitées par la grandeur des palais, sont libéralement distribuées par l\u2019entremise des ministres et des ambassadeurs des diverses nations.xs Hier, 4 août a eu lieu avec la plus grande solennité, la translation des cendres de Lazare Carnot, ministre de la \u2018guerre sous la première république, l\u2019organisateur de la victoire, grand'père du président actuel, mort en exil à Magde- bourg, en Allemagne, en 1823 ; de Marceau, général en chef à 27 ans, et tué à l'ennemi en 1796 : de La Tour-d\u2019Auver- gue, premier grenadier Je France, tué à l\u2019ennemi, en Bavière, en 1800 ; enfin de Baudin, représeutaut du peuple, tué sur les barricades en 1851, eu combattant contre le coup d'Etat de Napoléon 111.Les cérémonies ont été fort imposantes, et en présence d\u2019une foule immense \u201cet- de toutes les troupes de la garnison de Paris, M.Tirard, président du conseil, et M.Maze, sénateur, ont prononcé des discours patriotiques, rappelant le passé glorieux des grands morts dont on honorait la mémoire.Sur les pierres qui ferment l'entrée des cavcaux on a placé les inscriptions suivantes : LAZARE CARNOT Né le 13 mai 1753 à Nolay (Côte d\u2019Or), Mort en exilà Magdebourg, le 2 août, 1823.Transféré au Panthéon le 4 août 1889, (Loi du ler juillet 1889.) MARCEAU (François-Sévérin) Général des Armées de la République Né à Chartres, (Eure-et-Loire), le ler \u2018 mars 1769 Tué à ennemi à Altenkirchen (Prusse - SALE CULTIVATEUR rhénane), le 23 septembre 1796 LA TOUR D'AUVERGNE (Théophile Malot Corret de) Premier grenadier des armées de la ; République, Né à Carhaix (Finistère), le 23 novembre 1743.Tué à l\u2019ennemi à Oberhausen (Bavière), \u201c27 juin 1800 BAUDIN (Jean- Baptiste- Alphonse- Victor) Représentant le peuple Né à Nantua, (Ain), le 23 octobre 1811.Tué à Paris pour la défense du droit le 3 décembre 1851 #*x Après avoir disposé des événements les plus importants du jour en dehors de l\u2019exposition qui est toujours la grande actualité, nous allons reprendre notre visite au Champ de Mars en passant par le palais du Trocadéro, Si on se place dans le palais du Troca- déro, en regardant le Champ de Mars, on voit g\u2019étendive, & droite et a gauche de la grande salle de concert, qui occupe le centre du monument, des galeries circulaires doublées d\u2019un portique.C\u2019est dans les galeries du bras gauche que sont exposées les ubjets d\u2019arts, les galeries de gauche étant réservées d\u2019une façon permanente au Musée des moulages des monuments français, création nouvelle, dépendant de la section des monuments historiques.On a réalisé là cette merveille de transporter dans leur vraie grandeur, sous les yeux du public, des fragments colossaux des plus admirables monuments de la France : le Cloître de St- Trophyme, le Portail de la cathédrale de Chartrss, Veselay, etc., tout le passé monumental du moyen Âge, de la renaissance, et des périodes les plus récentes.Une heure passée dans ce musée équivaut à un voyage du nord au midi de la patrie française.L'exposition de l\u2019orfèvrerie et des Arts Mineurs occupe dans la galerie, & droite, trois travées séparées par des cloisons originales, qui ne sont rien moins que le Portrait de Saint-Maclou et la fameuse Tour de l\u2019Horloge de Rouen.On a besoin, pour cette exhibition, le prêt des trésors religieux des grandes cathédrales françaises, et c\u2019est avec le plus vif sentiment de satisfaction, que j'ai constaté que les cardinaux, archevêques et prélats de France, n\u2019ont pas épousé, en cette circonstance, les rancunes d\u2019une certaine classe de la société française, que la date choisie pour l\u2019exposition du centenaire avait éloignée de l\u2019idée d\u2019en favoriser le succès ; on compte les dignitaires les plus élevés de l\u2019Eglise Française dans le sein du comité d\u2019organisation.Nous avons ici sous les yeux, les trésors les plus célèbres des anciennes abbayes françaises et ceux des grandes cathédrales, c\u2019est assez de nommer Sens, Reims, Chartres, Bayeux, etc.À eôté des émaux bysantins, des crédences, des ostensoirs, des patènes et des baisers de paix, des crosses, des mitres, des encensoirs, des reliquaires prodigieux, des châsses célèbres, qui ne sont visibles qu\u2019ane ou deux fuis par an, & l\u2019éclat des cierges, dans les fêtes privilégiées, et qui, le reste de l\u2019année, cachés à tous les yeux, sont l\u2019objet d\u2019un soin jaloux dans les salles capitulaires, on voit quelques spéci- meus de l\u2019orfèvrerie civile, restes assez rares des merveilles des dressoirs français, échappés à la fonte dont Louis XIV avait donné l\u2019exemple à tous les grands seigneurs de Versailles, quand, après les brillantes années de son règne, la coalition contre la France menaçait les frontières et vidait le trésor public.C\u2019est Guide en mains qu\u2019il faut suivre toutes ces merveilles dont la nomenclature seule suffirait pour remplir les colonnes du Canadien, pendant un mois au moins.Tout en empruntant au guide officiel ce que je considère de plus important, je suis forcé de généraliser et de passer outre, pour une foule de détails qui deviendraient obscurs pour ne pas dire incompréhensibles.Car, je le répète, c\u2019est tout un monde\u2014excepté le Canada et Allemagne, bien entendu\u2014que nous avons sous les yeux.Les autorités de Berlin, d\u2019Ottawa et de \u2018Québec ont probablement eu peur\u2019 d\u2019ex- { primer des sympathies frangaises, en se tenant systématiquement à l\u2019écart, C\u2019est devant le palais du Trocadéro que | l\u2019exposition d\u2019arboriculture et d\u2019agriculture a été installée.Ily a là dè tout, plantes de serre, plantes de jardins, rarbres fruitiers, légumes, et tout cela, en massifs, en corbeilles, en haies, én espaliers, en plates-bandes, descend les pentes jusqu\u2019à la Seine.Au bout du pont de l\u2019Alma, jusqu\u2019au bassin, à droite et à gauche, sont disposés des rosiers de toute espèce : il \u2018n\u2019y en a pas moins de 4.500 et le coup d\u2019œil est véritablement féérique quand tout cela est fleuri.À côté do ces massifs, de grandes tentes à rayures blancheset rouges et montant presque jusqu'au palais, abritent{les instruments, couteaux, serpes, râteaux, ete., en général toute l\u2019industrie+ horticole.En longeant la Seine, c\u2019est, à gauche, l\u2019exposition des arbres fruitiers.ls sont là tous, pêchers, pommiers, poiriers, amendiers, figuiers, abricotiers, Tous ces arbres sont travaillés, dirigés, lenrs branches guidées par des fils de fer.L'on a donné à quelques-uns d\u2019entre eux des formes bizarres et tourmentées.D\u2019autres affectent la forme de figures géométriques, des cônes ou des pyramides.À droite, l\u2019exposition des légumes : petits pois, haricots, asperges.Il y a aussi une importante collection de fraisiers, Cela forme un petit jardin semblable à ceux des maraîchers que l\u2019on voit aux environs de Paris.On a même appliqué là le systèmed\u2019irrigation essayéà Gennevilliers.Ce sont des vannes que l\u2019on ouvre : l\u2019eau des égoûts de la ville monte, se répand, suit les rigoles, entourant les plates- bandes et les carrés de légumes, de sorte que chacun de ces carrés se trouvent transformé en un petit îlot où s\u2019infiltrent | -: les eaux qui servent d'engrais et fécon-| : dent le sol, xx L'exposition horticole du Japon, de la Hollande et du grand duché de Luxem: | bourg sont fort remarquées aussi bien que le pavillon du ministère des Travaux Publics et le pavillon des forêts qui contient toutes les essences qui .croissent en France.Il faudrait tout uh volume pour faire justice à tout cela, mais je.m\u2019aperçois que cette lettre est assez longue ; et je dois avouer d\u2019ailleurs, que les visites faites régulièrement à l\u2019exposition sont très fatigantes et que l\u2019on revient\u2019 de là l\u2019esprit émerveillé, si vous voulez, mais | le corps absolument affaissé et que c\u2019est même un travail assez difficile que de rassembler ses idées, dans ces conditions-là, pour en faire un récit qui soit intelligible et intéressant.#7 Au moment de fermer cette lettre, j'apprends la mort du célèbre révolutionnaire Félix Pyat, député des Boushes- du-Rhône, Né en 1810, à Vierzon, Félix Pyat gembla, dès sa jeunesse, prendre à tâche de faire mentir le proverbe : \u2018* Tel père, tel fils.\u201d L\u2019auteur de ses jours, Un avocat de Vierzon, était, en effet, un royaliste ardent, tandis que le jeune Pyat se fit remarquer dès l\u2019âge de seize ans par ses idées avancées.Il a passé par toutes les phases du socialisme le plus échevelé et fut condamné mort par sa participation à la Commune.L\u2019amnistie générale du 14 juillet 1880 lui permit de rentrer en France, où il a vécu depuis dans une obscurité relative, Félix Pyat laisse un assez grand nombre d'œuvres dramatiques ; outre le Chiffonnier de Paris, qui est universellement connu, je ne citerai que les Deux Serruriers dont la vogue fut immense, et l'Homme de peine, joué il y a quelques années à l\u2019Ambigue Reste à savoir si son enterrement va donner aux Communards l\u2019occasion de faire une manifestation politique.Vous l\u2019aurez appris depuis longtemps par le télégraphe lorsque cette lettre sera publiée à Québec.H.BEAucRAND.Moutarde extra DIJO A.BIZOUARD rpatation uaivezmile es NOS NATIONAUX AU MANITOBA , (De l\u2019Evénement.) Ilne faut pas être trop surpris de ce qui arrive au Manitoba.C\u2019est en vertu du droit du plus fort que l\u2019on décrète dans la province sœur l\u2019abolition de la langue française comme langue officielle.Aussi longtemps que notre population, à raison de son expansion, a pu contrebalancer l\u2019influence des éléments hétérogènes qui s'accumulent chaque année dans cette partie du pays, il n\u2019a jamais été question de toucher à un privilège dont l\u2019exercice était garanti à nos natio- Maux par la constitution, ij, Aujourd\u2019hui que nous sommes débordés, dépassés par l\u2019immigration des autres provinces, il n\u2019y a plus de constitution, qui ne tienne devant le désir ou la volonté des nouveaux venus, et l\u2019on parle librement de supprimer, sans autre forme de procès, une langue qui n\u2019est plus parlée que de la minorité.Voici\u2014pour être plus explicite et plus complet \u2014quel est l\u2019état actuel de la population au Manitoba, par erigines, d\u2019après le recensement de 1885-86 : 6,821 Canadiens-frangais, 4,369 Métis francais.11,180 de langue française.D'un autre côté, il y a : 25,949 d\u2019origine anglaise.3,597 Métis anglais.21,180 d\u2019origine irlandaise, 25,676 d\u2019origine écossaise.76,610 de langue anglaise.Il y a en plus: 11,082 Allemands, mennonites.5,570 Sauvages.2,468 Islandais.564 Scandinaves.244 Hollandais.381 Russes Et quelques autres étrangers.Portant à 20,840 le total de ceux qui ne parlent ni anglais ni français.Au point de vue de la religion, il y a : 14,651 catholiques, 87,793 protestants.543 juifs, 45 sans religion, 5,619 religion inconnue.En résumé, nous n\u2019appartenons plus qu\u2019à l\u2019infime minorité de la population, eb c\u2019est là la raison qui détermine la politique de proscription du gouvernement Grenway.Quel tintamarre ne ferait-on pas dans la province de Québec ai, un jour ou l\u2019autre, nous autorisant de l\u2019exemple du gouvernement manitobain, nous allions proscrire de nos délibérations parlementaires la langue anglaise qui n\u2019est parlée que -par un septième de la population ?On crierait au despotisme, à la tyrannie, et cependant l\u2019on est en train de créer là- bas, dans une province voisine, un précé- dent qui justifierait une action analogue de la part de la province de Québec.Un journal de Québec, I' Electeur, semble se refuser à croiro que le premier- ministre Greenway consente jamais à en arriver à cette extrémité, a décréter la suppression de la langue française.Les déclarations de ses collègues sont pourtant assez explicites pour ne pas entretenir l\u2019ombre d\u2019un doute sur les intentions du gouvernement manitobain.Et comment supposer d\u2019un autre côté que le seul membre représentant la race française dans ce cabinet, l\u2019honorable M.Prendergast, eut donné sa démission, s\u2019il n\u2019était avéré que la proscriptionde la langue française n\u2019entrat dans le plan de campagne du gouvernement.Ce sont là autant d\u2019indices irrécusables qui nous empêchent, jusqu\u2019à nouvel ordre, de partager l\u2019optimisme de l\u2019E- lecteur, rl COLOMBIE ANGLAISE Victoria, 16\u2014Au Conseil-de-Ville hier, le réglement pour venir en aide ala construction d\u2019un chemin de fer traversier entre la ville de Victoria et la terre ferme, a été perdu par une majorité de 57 votes.Le règlement garantissant un intérêt de $500,000, de débentures à 4 pour cent, a été adopté par 3 voix de majorité.PHOSPHATINE FALIERES., Allent¢ Flint \"3 \u2014\u2014 BOULANGER CONDAI:NE Les détails qui nous sont parvenus sur le dénouement du procès Boula:iger sont \u2018encore incomplets ; ils sont suflizants cependant pour nous en faire apprécier la portée politique ; c\u2019est tout ce y'1i importe quant à présent.Il s\u2019agissait lo désarmer par un acte de justice une faction qui puisait sa force dans le prestige d\u2019un homme coupable d\u2019actes qu\u2019il fallait dévoiler pour lui enlever cette puissance factice, aussi dangereuse: pour l'Etat qu\u2019immoral en elle-même.Ce but est atteint, c\u2019est l\u2019essentiel.M.Boulanger est dépouillé de, sa facetté de nuire et a cessé d\u2019être un personnage politique.L'acte d'accusation sur les conclusions duquel avait à se prononcer la haute cour de justice comportait trois chefs distinetsz complot tendant à changer la forme du: gouvernement ; attentat contre la sûreté de l'Etat; détournement de fonds-publics.La cour de justice avait d\u2019abord à statuer sur sa compétence ; il n\u2019y avait pas de: doute au sujet des deux premiers chefs d'accusation, de caractère purement poli-' tique; mais la cour pouvait se déclarer incompétente pour statuer sur le troisième, : affectant un crime de droit commun et qui, l\u2019inculpé appartenant à l\u2019armée, pouvait être déféré à un conseil de\u2018 guerre.Mais la haute cour a retenu la triple accusation, et en a fait une cause connexe it laquelle elle a appliqué une seule pénalité ; elle a condamné l\u2019accusé à la dépor-' tation daus une enceinte fortifiée.Cette procédure est facile à expliquer.11 est de règle absolue, en matière cri-: minelle, qu\u2019un accusé ne pent pas être poursuivi concurremment devant deux juridictions différentes; c\u2019est toujours de-i vant la juridiction qui peut prononcer la -peine la plus forte qu\u2019il est d\u2019abord cité.| Or, des deux juridictions dont il était jus-« ticiable, la haute cour de justice.pour lei crime de complot et d\u2019attentat contre la sûreté de l\u2019Etat, et le conseil de guerre{ pour faits de concussion et de vol, la pre-| mière était celle qui pouvait prononcer lai peine la plus élevée, puisqu\u2019elle pouvaiti le condamner à la déportation dans unet enceinte fortifiée, qui est la pei::e la plus; grave après la mort.Le conseil \u201cu guerre: n\u2019aurait pu prononcer que la |-sine des l'emprisonnement ou des travaux publics, Il était donc naturel de défiver tout d\u2019abord M.Boulanger à la juridistion lai plus haute, sauf à procéder ensuite éventuellement par la voie du conseil des guerre.Mais la haute cour n\u2019a pas jugés utile de diviser la cause ; elle s\u2019est bornée: à prononcer la culpabilité sur le troisièmes chef d\u2019accusation, la peine la plus faible: se confondant avec la plus forte, - La conséquence juridique de cette dé-{ cision atteint M.Boulanger : en tout cel qui est nécessaire pour les fins do la jus-{ tice, Etant contumace, la pénalité e elle-même importe peu puisqu'elle es) purement nominale et qu'il n\u2019est pas Ii pour la subir, Il est frappé d\u2019iucapacité civique, et il ne peut être relevé de cette incapacité qu\u2019en réclamant la revision dus jugement et en se constituant prisonnier.La cause alors se représenterait sous la double forme qu\u2019elle a affectée dans le premier procès ; mais alors aussi elle pourrait être disjointe pour être jugée sépurément si cela était nécess:.re, Avis aux mères Le sirop calmant de Mme Winslow devrait toujours être en usage pour la dentition des enfants.Il soulage l\u2019enfant, assouplit les gencives, adoucit les douleurs, guérit les coliques ; c\u2019est ce meilleur remède pour la diarrhée.Vingt-cinq centins In bouteille.LE REMEDE DU PERE FVIATHIEU ! a ERS ; ¢ Groen 5 .L'ANTIDOTE DE L'Atc0OL ENFIN TROUVE ENCORE UNE DECOUVERTE! 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de la population qui de- Puis un siècle à fait des progrès fabuleux let par l'augmentation de la fortune pu- fblique qui est en train de dépasser celle \u2018des plus riches états de l'Europe.Que l\u2019on se rappelle seulement qu\u2019en 850, la fortune des Etats-Unis n\u2019était que de 42,150,000 de francs tandis que celle de la Grande Bretagne était estimée B® 112,500,000,000.Trente années ont uffi pour intervertir les rôles.En 1884, la fortune de l'Angleterre tait évaluée à 225 milliards, et celle des tats-Unis à 275 milliards sur lesquels es manufactures américaines représen- ilhards, soit à peu près la moitié de ce ue valent toutes les manufactures euro- dennes réunies, lesquelles atteignent le hiffre de soixante- cinq milliards de rancs.© Si on admet que la fortune de la France st d'environ 200 milliards et celle de \"Allemagne de 125 milliards, on voit que es Etats-Unis sont, dès à présent, le pays e plus riche du monde entier.Malgré leg immenses sacrifices faits Pendant la guerre de Sécession, les Etats- nis sont le pays du monde qui a la si- Kustion financière la plus prospère.Alors que les Etats-Unis, en dix ans, ont amorti © milliards 650 millions de leur dette, et que, dans une autre décade, ils l\u2019auront complètement éteinte, les.différents états de l'Europe doivent encore 117 milliards.de francs | Les intérêts de cette dette écrasante se chiffrent annuellement par quatre ou cing milliards à prélever sur le ravail des nations européennes, \u201c Pour rendre la comparaison plus sai- Fissante encore, prenons seulement la France et l'Angleterre, dont la population unie excède à peine d\u2019un quart celle Ke l\u2019Union américaine, ( La France et l\u2019Angleterre paient tous des ans un milliard 57 millions pour l\u2019intérêt de leur dette, ct un milliard 705 millions pour leur armée et leur flotte ; piles entretiennent sous les drapeaux d 30,000 hoinmes vilides, et, en évaluant peulcment a 500 francs par an le travail possible de chacun de ces hommes, cela eprésente encore une perte sèche de 865 millions ; de telle sorte qu\u2019on ne peut pas évaluer à muins de 3 milliards 107 mil- Rions les cliges actuelles résultant, pour es deux nattons seulément, des services de la guerre et de la marine, El bien ! \u2018ext dépit d\u2019un énorme ämor- issement, les Etats-Unis ne dépensent actuellement pour ces trois services, que ÿ 62 millions et demi.C'est-à-dire que le oût de ces trois services, pour la France et l\u2019Angleterre seules, se chiffrent an- uellement par une somme de deux mil- Riards 345 millions à l\u2019avantage du sys- ème américain !.Si l\u2019on compte par ête, on trouve que ce régime coûte à la rance et à l\u2019Angleterre 53 francs 75 entimes par habitant, ou 268 francs 75 kcentimes par famille de cinq personnes alors que la dépense des Etats-Unis n\u2019est que de treize francs par tête et de 65 Krancs par famille !.Ajoutons que les Mtats-Unis pourraient bien plus aisément porter l\u2019écrasant fardeau qui pèse sur les Contribuables anglais, français et italiens ccablés en outre par les charges locales.Si l\u2019état des choses ne change pas à ref délai, il faut donc s\u2019attendre à une écadence rapide des nations européen- es, dans leur puissance productive et eur prospérité comparée à celle des tats-Unis.: \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014et>_pe ENCORE UNE BONNE NOTE 3 L'L'inlerpréte, organe libéral, publie © qui suit au sujet du non-désaveu : Nous disions tout récemment que l\u2019es- rit de parti ne nous ferait jamais faire e polique inique.Nous gardons avec rgucil le privilège de pouvoir apprécier n acte de courage fait par Sir John A.acdonald aussi librement que nous en- osserions une bonne mesure de M.Lau- ier, Ainsi, pourquoi s'étonner en certains ieux de nous voir écrire que la position prise par le gouvernement fédéral sur ln question des Jésuites, dans la chambre Co Communes, était une position coura- euse et dont il fallait honnêtement lui tenir compte.Défenseur avant Seut de la cause relieuse et nationale dans Uzatario, nous vions à la justice et à notre consciegna de le p-zlamer.| Neg _Monsfaire un pendant à notre rtiole précédent en proclamant avec un courage, que la rebuffade que Sir Bohn vient de mettre dans la bouche du ouverneur-général, en réponse à la délé- ation de toutes les loges demandant le ésaveu du kill des Jésuites, cst encore pour lui une excellente note entent une valeur de près de vingt-huit 4 Là SOCIETE PE GEOGRAPHIE Nous venons de jeter un coup d'œil sur ie dernier annuaire de la Société de géographie de Québec.cet annuaire, qui embrasse les travaux de quatre aunées consécutives.On y trouve des renseignements inédits sur le lae Mistassini, une dissertation sur les premières terres apergues par Jean Cabot dans le Nouveau-Mande ; un intéressant article sur les Sauvages de la rivière du Cuivre, leurs mœura, leurs habitudes et leur langue ; des notes sur le Labrador canodien, et sur le pays entre le St-Laurent et I'Etat du Maine au sud de Québec ; une étude sur les vues primitives de l'Amérique du Nord ; plusieurs documents sur là question de la navigation d'hiver du Saint-Laurent ; un'etsai sur Belle-Isle, etc ur Bref, ce bulletin de notre société de géographie est exceptionnellement instructif et intéressant.Il a été compilé, rédigé, corrigé et agencé par M.N: Le: asseur, l\u2019un des vice-présidents de Ja société de géographie, avec l\u2019aide de M.Tims, secrétaire de la même société.Il serait à souhaiter que la société de géographie trouva les ressources suffisantes pour publier plus régulièrement un bulletin de ses travaux.Un jeune pays comme le nôtre ne doit rierr négliger pour être connu du dehors, et l'un des meilleurs modes de propagande, l\u2019un des livres les plus autorisés et acceptés avec le plus de confiance par les savants et les voyageurs do tous les pays, c'est encore le bulletin des sociétés de géographies.Le jour où nos gouvernements pourront aider plus efficacement de leurs.deniers une société qui & nécessairement besoin plus qued\u2019unencouragement platonique pour étendre le cercle de sestopéra- tions et communiquer ses travaux scientifiques à l\u2019étranger, ils auront rendu au pays un grand service, et accompli en même temps une véritable œuvre patriotique., rm TRENTE ET TRIESTE - \u2014 | Nous lisons dans le Monde de Paris: L'Autriche ne peut guère se féliciter des bons procédés de son alliée, l\u2019Italie.Depuis que Ia coupable (connivence de Napoléon III a permis à cette dernière de faire valoir ses prétendus droits -sur les fütats où se rencontretrient soit- les mêmes institutions,soit la même langue, M.Crispi ne prend même pas la peine \u2018de le dissimuler vis-à-vis de l'Autriche.titué à Rome par quelques fanatiques de l\u2019irrédentisme, croyez-vous que c\u2019était| parce que ce comité s'attaquait au droit international et visait par ses statuts et son but l'intégrité d\u2019une nation amie ?Pas le moins du monde, il ne songe pas à donner satisfaction à l\u2019Autriche, en basant son décret de dissolution sur la violation du droit international, dont le Comité de Trente et de Trisete s'est rendu coupable ; s\u2019il intervient, c\u2019est surtout parce que ce comité \u2018\u2018 tend à usurper les pouvoirs que l\u2019article 5 de la Censtitu- tion réserve exclusivement au roi \u201d, et encore parce que ses intempérances risquent de compremettre les intérêts de l'Italie.Voilà l'Autriche avertie ; quand elle aura, au profit des Allemands et des Îta- liens, versé le sang de ses enfants sur les champs de bataille et épuisé les quelques ressources que la rapacité de certains financiers a bien voulu lui laisser encore, el\u2019e pourra continuer la série des sacrifices par la cession de Trente et de Trisete.Les alliés trouveront cela tout à fait naturel et qui sait si la chancellerie de Berlin ne voudra pas encore simplifier l'administration de son voisin autrichien en lui enlevant du même coup les proviuces allemandes, 1l est connu qu\u2019il existe au parlement autrichien une fraction irrédentiste allemande et que déjà une fois ou l\u2019autre il lai est arrivé de laisser voir ouvertement sa sympathie pour un empire placé sous l'hégémonie de la Prusse, L\u2019Autriche, par suite d\u2019une fatalité, sem- ble-t-il, est destinée à jouer perpétuellement le rôle du chat qui tire les marrons du feu ; la triple alliance n'y chaugera rien, Ce qui étonne, c'est le manque de clairvoyance à Vienne.Les tendances des Italiens sont parfaitement connues, le comte de Cavour les indiquait nettement déjà et son lit de mort encore disait : \u2018* Je ne veux aucun mal a Garibaldi, il veut aller à Rome et à Venise, et moi aussi, personne n\u2019est plus pressé que nous.Auaut à l'Italie et au Tyrol, c'est autre chose.Ce sera pour une autre génération, Cette autre génération est arrivée et eHe continue fidèlement la déloyale politique de Cavour.Les pr stations hypocrites ne lui coûtent pas, elle met en jeu toute son habileté diplomatique pour cacher ses desseins, mais c'est.en vain.De temps en temps quelques agents mal avisés pro- voquent trop ourertamenty; on les blame C'est tout un: volumineux recueil que | son ambition ne connaît pas de bornes.| Ainsi, quand ces jours derniers il a dis-{ sous le Comité de Trente et TFrisete, cons- - on édicte contre eux des mesures sévères, quitte à les favoriser sous main et à payer leur zèle.Ces procédés-la ne trompent guère que ceux qui veulent bien se laisser tremper.Il semblerait tout naturel que I'Autriche, menacée de tous eôtés, se tournât vers une puissance qui, par la force même des éhuses, doit être son allée.La France à en commun avec elle tant d\u2019intérêts que cette politique s\u2019impose.Om verra peut-être un jour à Vienne que la que irréparable.Ce sera quand les principes de l\u2019irrédentisme, de cette politique absurde des nationalités et des races,tant de feis dénodcés comme une source de troubles perpétuels, auront reçu une plus ample consécrrtion des faits, et que le droit aura été plus que jamais primé par la force ! ; .PE» LE CONSUL AMERICAIN A OTTAWA On annonce de Washington la namina- tion du mari de la sœur de la femme du vice-président Merton au poste de consul général des Etats-Unis à Ottawa Cette nomination fait quelque bruit dans la capitale, dit le Courrier des Blats- Unis, Le consulat général d'Ottawa est d\u2019une importance de premier ordre.C\u2019est plus encore un poste diplomatique qu'un poste consulaire, et dans le moment actuel les difficultés soulevées par la question des pêcheries de l'Atlantique, les saisies de la mer de Behring, et les complications des chemins de fer, exigent de la part du représentant des Etats-Unis beaucoup de tact et d\u2019habilité.Quoique nominalement subordonné du conseil général siégeant à Montréal, il est en relations directes avec le gouvernement d\u2019Ottawa, et l\u2019intermédiaire obligé des autorités des Etats-Unis avec celles du Dominion, + Or, on fait remarquer que le nouveau \u201cféonsul, M.Lay, n\u2019a aucune expérience diplomatique ; il a été dans les affaires à Savannah, à New-York, puis, dans les cinq dernières années, à Washington ; mais il n\u2019a jamais occupé un emploi public, et il n'a jamais montré d\u2019aptitudes spéciales qui le rendent propre à un service d\u2019une'riature aussi délicate, De la chicane dans le temple Le pasteur se fait briser le nez INDIANAPOLIS, IND., 14.\u2014 La congrégation toute entière de l\u2019église baptiste de Mount Zion a comparu en cour hier pour s'être livrée à une bataille générale dans le temple même.Le trouble existait depuis quelque temps parmi les fidèles à propos du pasteur, le Rév.M.Morton ; comme il arrive toujours, ce dernier avait des amis et des ennemis.Ils étaient partagés à peu près également, paraît-il.Ce- peudant, sur l\u2019ordre des syndics des synodes, il fut renfermé dans l\u2019église ; cette action provoqua des menaces de violence de la part des amis du pasteur, mais afin de rétablir la paix parmi la société des fidèles, M.Morton fut invité à démissionner et à déguerpir.Le rév.Williams fut conduit à l\u2019église pour conduire le service en qualité de successeur de Morton.L'un des diacres se leva et déclara qu\u2019il ne monterait pas dans la chaire.Williams répliqua qu\u2019il était I pour prêcher l'évangile et qu\u2019il se proposait de le faire quand bien même il aurait à lutter.Sur ce, la môlée éclata.Le pasteur eut le nez aplati et réduit en charpie ; la bataille fut si générale qu\u2019un grand nombre de fidèles eurent la figure affreusement mutilée, Ils avaient bonne miue lorsqu\u2019ils parurent devant le tribu- nel où ils s'accusèrent mutucllement d'assaut et batterie.Ee.EN AUTRICHE-HONGRIE Le rendemont des rceoltes moindre que la consommation WasHineToN, 14\u2014Un état approximatif de la récolte dans l\u2019Autriche-Hon- l'Etat par le consul général Goldschmidt, de Vienue.L'Autriche aura une récolte Hongrie environ 90,000,000 de minots.La consommation habituelle est de 155 millions de boisseaux, et le rendement approximatif de 1889 est de 140 millions de minots.De sorte qu\u2019il n\u2019y aurs beaucoup de blé exporté de l'Autriche- Hongrie cette année.- Noyade Haurrax, 14.\u2014Freddé Woods, âgé de 13 aus, s'est moyé à Charlottetown, samedi soir, pendant qu'il se baignait ; il fut pris de crampes et disparut sous l\u2019eau, triple alliance aura été une faute politi- ri été envoyé au département de Ble 8 y pu ; {certain nombre de villes où il fera des moyenne de 50,000,000 de minots, et lal LA FRIPLE ALLIANCE Heureux effets de l'adhésion de l\u2019Angleterre Entente avee Ia Turquie pour le règle- | , Mont de Ia question orétolse Bismark veut faire entrer l'Espagne dans 1a coalition des puissances BERLIN, 14.\u2014Au nombre des premiers | résultats heureux de l\u2019adhésion de l\u2019Angleterre à la triple alliance il faut signaler la cessation des préparatifs de guerre de la Serbie et de la Bulgarie et la suspension simultanée de l\u2019insurrection crétoise.La rapidité avec laquelle l'Angleterre, l'Allemagne, l\u2019Autriche et l'Italie ont re- pondu à la Grèce qu\u2019elle n'avait pas le droit d\u2019intervenir en Crète est le résultas d\u2019une entente préalable avec la Turquie en ce qui concerne la question d'Orient.La Porte vient d\u2019envoyer aux puissances une circulaire dans laquelle elle répudie les accusations conteuues dans la commutication grecque et d'après laquelle la mauvaise administration des autorités turques serait la seule cause de l'insurrection crétoise.Elle affirme au contraire que les réformes demandées par les chrétiens ont été bénévolement accordées et et que le peuple resterait tranquille s\u2019il n\u2019était pas poussé au désordre par les agitateurs grecs.Les puissances qui font partie de la triple alliance ont l'intention, pour remédier à la situation de la Crète, d'obtenir du sultan la nomination d\u2019un gouverneur chrétien et la création d'un conseil qui serait composé de chrétiens et de musulmans élus par le peuple.Le Journal de Saint-Pétersbourg publie un article oflicieux dans lequel il avoue que la promptitude de la décision des puissances a empêché à l'agitation de prendre des proportions qui auraient menacé la paix de l\u2019Europe et que la suspension de l'appel des réserves en Serbie est due à l\u2019influence de la ligue de paix du prince de Bismark.Ces succès diplomatiques font espérer au chancelier allemand qu\u2019il parviendra à entraîner l'Espagne dans l'alliance des puissances centrales.Le gouvernement italien, ayant avec l'Espague des relations plus cordiales que le gouvernement allemand, a été chargé de conduire les négociations à Madrid et d\u2019y envoyer comme agent spécial M.Cialdini Si M.Cial- dini parvient à conclure un arrangement semblable à celui avec l'Angleterre le prince de Bismark.aura entouré la France d\u2019un cercle de puissances hostiles j à une guerre de revanche et assuré une paix permanénte qui pormettra peut-être d\u2019opérer la réduction des armements.L'intention de l'empereur Guillaume et de l\u2019impératrice d'aller à Madrid, quoique démentie par quelques journaux espagnols, se réaliscra si l'Espagne consent à entrer dans la ligue Le séjour de l'empereur Guillaume en Angleterre a eu pour résultat de réconcilier complètement les deux familles royales, St-PETERSBOURG, 14.\u2014Le Norae Vre- mya, dans un article inspiré, dit : \u2018\u201c Les puissances à l'extérieur sentiront fortement atteintes lorsque la triple alliance aura atteint son objet véritable,la guerre.\u201d LA FEMME MAYBRICK Grande assemblée en faveur d'une com- musation de la sentence\u2014Desespoir de 1a malheureuse.LoNDRES, 14.\u2014 Une réunion pour s\u2019occuper de l'affaire de la femme Maybrick a eu lieu à Curran Streen hier.Une résolution a été adoptée relativement à la demande de sursis de la sentence contre la femme Maybrick.Un grand nombre de personnes assistaient à cette réunion.Le juge Stephen à eu une entrevue très longue hier avec le secrétaire d'Etat M.Mathews a propos de cette affaire On dit qu\u2019à «tte entrevue M.Mathews a maintenu la justice de la sentence rendue et que le juge Stephen a partagé l\u2019opinion du secrétaire d'Etat.Mine Maybrick est dans un état de grande prostration.Elle passe presque tout son temps à appeler ses enfants et à pleurer.Le chapelain de la prison console autant que possible I'accusée, qui semble accueillir avec bonheur les sollicitudes du ministre.Voyage de Gladstone Londres, 14\u2014M.Gladstone ira prochainement en yacht dans l\u2019ouest de l'E- cosse.Durant lo voyage, il visitera un discours politiques, Une préface du Comte de Paris Paris, 14\u2014Le Soleil publie aujourd hui la préface que le comte de Paris a écrite pour le premier volume des lettres de son père, le duc d'Orléans Le langage du comte de Paris est velui d'un fils qui chérit ls mémoire de son père.Certains passages de cette préface ont le caractère d'un manifeste politique, Le duc d'Orléans, dit le comte de Paris, désirait devenir le serviteur exclusif et passionné de la révolution bien qu'il fât un prince catholique, Mert subite Le 8 août courant, mourait subitement au Lac Noir, M.Télesphore Dubois, u; des conseillers de Saint-Ferdinand d'He ifax.En vétéran de IS12 Saint - Ferdinand d\u2019Halifax voyaïl jeudi dernier, un de nos anciens brave de 1812 disparaître de la acèae de c monde, M.Joseph Côte dit Forgeron.} était âgé de 93 ans.Le premier juille dernier, M.Chas W.Campbell et le ne taire de l'endroit lui ont rendu visite, \u20ac le pauvre trisaïeul faisait encore ses mou vements militaires en leur présence.Quand il entendit prononcer le nom d Salaberry, il s\u2019est écrié: Oh ! l'homme l\u2019homme, c\u2019en était un bon canayew celui-là ne s\u2019amusait pas à bavarder, / tapait dur et dru.A son commandomen on aurait décousu autant d\u2019Américain qu\u2019il nous l'aurait dit, Il ajouta: **J'es père aller lui donner une bonne poigné de main bientôt.\u201d ,\u2018 Juste protestation On fait signer, en ce moment, une ra quête des contribuables et charretiers d cette ville, demandant la protection de E police pour empêcher les gardiens de k barrière du pont Dorchester d'exiger de péages qui ne sont pes imposés par la loi.lorsqu'ils se rendent à la gare du chemuü de fer Québec, Montmorency et Charte voix, dans le village de Heddieyville.Accident ; oo uous éorit de Rockland, Cantons à \"Est : Un horrible accident est arrivé lund après-midi, aux carrières d\u2019ardoises d New-Rockland.Un des ouvriers nom Fred.Laçombe a été pris dans une rou d\u2019engrenage et immédiatement coupé \u20ac pièces.Le défunt était âgé d'environ 60 ans a laisse une veuve et plusieurs enfants.A Saint-Sauveur La reconstruction dn quartier incendi à St-Sauveur se pousuit avec un redou blement d'activité depuis quelques jours L'on sent l\u2019approche de l\u2019autoimne/et loi se hâte à bâtir affn de s\u2019abriter sous w toit convenable.Don peut diro qu\u2019à l'heure qu\u2019il es plus de la moitié des maisons sont re construites ou en voie de l\u2019être.On peu ajouter qu\u2019en général on construit beau coup mieux qu'auparavant, et que la propriétés auront une plus grande va leur.Sur la rue St-Valier spécialement ilse construit des magasius beaucou) plus spacieux, et de jolies résidences.1 y aaussi anrélioration dans lea autre rues.La plupart des maisons reconatruite en bois seront lambrissées en briques a dehors Quelques propriétaires construisen eux-mêmes leurs maisons le soir apra leur journée de travail ct on leur a por mis de travailler le dimanche, ce qu\u2019il font dans l'après-midi, avéc les amis qu leur donnent ce qu\u2019on appelle des corvéue L'annexion de Saint-Sauveur à la cit y devient de plus en plus populaire, ca chacun veut une plus grande sûreté pou les propriétés, sûreté qui n\u2019existera qu quand Suint-Sauveur sera pourvu d\u2019u: aqueduc.\u2014\u2014}}\u2014e\u2014\u2014\u2014 Profession religieuse Hier matin, à l'église du Bon Pasteur à cette ville, Mgr M.E.Méthot, du Séimi naire de Québec, Prélat Domestique d Sa Sainteté, a reçu les vœux des Sœur.couverses Henriette Noël, en religiot Marie de Ste.Agathe, de la paroisse d St Apollinaire : Alvine Poulin.en reli gion Marie de St.Théouphile, do la pe roisse de St.Georges (Beauce), et Eliz Gingras, en religion Marie de Ste.Mar tine, de la paroisse de St.Raymond.M I'abbé H.Lessard, vicuire à St.Jean Baptiste, a fait avec éloquence, le serma de circonstance, Mercredi, Mlles Mary Ellen Short, e religion Sœur Marie du Précieux Sang d'Ottawa, Marie Léocadie Trottier, ci religion Sœur Marie du Bon Conseil, di Clamplain ; Marie Amélie Durand, et religion Sœur Marie de St.Olivier, d Champlain ; Marie Zélia Coté, en religiot Sœur Marie de Ste.Mathilde, des Gron dines ; Marie Philomène Verret, en reli gion Sœur Murie Auxiliatrice, de St.Am broise, postulantes de chœur ; et Mari, Alain, en religion Sœur Marie de Ste Aglaé, de la Pointe-aux-Trembles ; Ma rie Brigitte Gingras, en religion Sœu Marie de Ste.Angélique, de St.Ray mond, et Delphine Boucher, en religio: Sœur Marie de Ste.Mélanie, postulante converses, ont regu le saint habit de L Congrégation des servantes du cœur Im maculé de Marie de l'asile du Bon Pas teur de Québec.Combustion spentanée Le feu a pris spontanément dans \u2018u.amas considérable de charbon apparte pant au chemin de fer Québec et lac St Jean, près de la gare du C.P.R., et ils été éteint sans le secours des pompiers, , ery then nd} et dy hi | day Chery ly Mog é fd 03s Doma de roy 0 Vang risen ne «pal qui js qu vine ly ct re ê pui 4 qu | d'u bff LA MEILLEURE ROUTE POER LES AMERICAINS \u2014\u2014 Il est question actuellement dans la presse de New-York d'ouvrir entre New- York et le lac Ontario un passage aux vaisseaux océaniques.La Press de Troy a suggéré une route par le St Laurent, le lac Champlain et la rivière Hudson, mais ce projet, trop loug, trop coûteux et exigeant sur le ter- toire canadien des dépenses considéra- des difficiles à rencontrer, fut vite mis de côté et abandonné comme impraticable, L'Oswego Palladiwm propose, lui, une route par vois d\u2019Oswego, de Syracuse et du canal Eré.Voici ce qu\u2019il dit : \u201c* L'eau de ce canal est fournie par trois rivières qui ne manquent jamais \u2014 la Seneca, I'Onéida et l\u2019Oswego, \u2014de sorte qu\u2019au cas où cette grande] route xerait élarvie il n\u2019y aurait pas de danger le manquer d\u2019eau.C'est la méme chose pour l'Erie à l\u2019est de Syracuse.Ainsi, abondance d\u2019eau pour tous navires, De plus, Oswego possède un magnifique port, tapable de contenir les plus gros vaisseaux et où un brise-lames d\u2019un mille ou plus de longueur assure un refuge sûr contre les tempêtes.Les vaisseaux se rendant à l\u2019est avec des cargaisons de grain ou autres produits pourront entrer dans le canal ici trois ou quatre jours plus vite qu\u2019ils atteindraient le lac Champlain, et en revenant ils ne seraient qu\u2019à un jour de marche da canal Welland, évitant par là un remorquage long, dan- pereux et dispendieux dans le St-Lau- rent, ce qui mangerait la moitië& a Lied os i S Dell §55 = ÉCRIS 9 get eo = - E 66H S488 Ce nest pag un Tabac, Poudre ou Liquide.Prix 50a et $1.00.Si vous re le trouvez pas chez votre Pharma cien, 11 vous sera envoyé, tort payé, sur réception du prix.Adressez, FULFORD & CO.Brockvlile.Ont \u2014_ LES EVEQUES DE QUEBEC Nous avons déjà signalé l\u2019apparition le ce livre impatiemment attendu par tous ceux qui s'intéressent à nos annales seclésiastiques.On nous permettra au- jourd\u2019hui d\u2019insister -davantage sur son mportance, sur son utilité et surtout sur a lacune qu\u2019il tend à combler.Comme l\u2019observe judicieusement l\u2019au- eur\u2014Mgr Henri Têtu.camérier secret le S.S.Léon XITL et aumônier de l\u2019ar- hevêché de Québec\u2014 l\u2019histoire de l\u2019église lu Canada est encore à écrire.Elle le sera, il n\u2019y a aucun doute, mais en atten- lant, Mgr Tôtu peut se prévaloir du mé- tite d'avoir préparé les voies À cet histo- - fen futur, en nous donnant ses excellen- ies notices biographiques des dignes pré- ats qui ont occupé le premier siège épis- opal du Canada, depuis Mgr de Laval uien à été le fondateur jusqu\u2019à Son Eminence le cardinal Taschereau.Après avoir lu ces biographies, écrites ivec soin et avec uu grand respect de la rérité historique, le premier sentiment lont on se sent pénétré, c\u2019est un senti- nent d'admiration et de vénération pour joutes ces gloires épiscopales qui depuis loux siècles out dirigé l\u2019église du Canada ec tant de sagesse et l\u2019ont illustré par lant de vertus.Nous avons lu et relu surtout avec ane douce émotion la vie de ce digne et saint évêque que notre génération a sonnu et aimé d\u2019un amour filial, Mgr Baillargeon.Sous la plume de Mgr Têtu.lo regretté Mgr de Tloa nous apparaît tel que nous l\u2019avons toujours connu, tel que nous l\u2019avons toujours aimé : humble et tharitable jusqu\u2019à la prodigalité.Les quelques pages consacrées à S.E.le cardinal Taschefeau qui occupe avec tant de distinction le premier trône épis- topal du Canada, nous permettent égale- metit de suisir dans sén ensemble la laborieuse carrière de notre illustre archevêque et nous rappellent les nombreuses st importar.tes œuvres dont il a été l\u2019ini- hateur.Bref, c\u2019est tout un volume édifiant et instructif que ce livre consacré à évoquer le souvenir des vénérés pasteurs de l\u2019é- rlise de Québec.On y apprend\u2014comme Je dit si bien Mgr Tétu\u2014quelle large et rr cleuse part appartient aux évéques de Duébec dans les événements les plus importants de notre histoire.Ce livre est en vente chez Hardy, libraire.M, NED Docteur en théologie Une lettre de Rome annonce que M.fabbé Auguste Taschereau, fils de hon.juge Taschereau de la Cour Supérieure, à aubi le 29 juillet ses examens pour le foctorat en théulogie et à obtenu son di- plônmie avec distinction.Il y à six ans que l'abbé l'aschereau est à Rome, et il est à présent docteur en philosophie, docteur in St-Thomas d'Aquin, et docteur en ihéologie.L'abbé 'Taschereau fera un royage en Terre-Sainte à l\u2019automne, et passera une année de plus à Rome, pour itudier le droit canon, après quoi il re- riendia se fixer au Canada.EAH BP Ea propagande chiniquiste Unie chicane de fenimes, qui s\u2019est déroulée devaut le recorder de Montréal, au jet d'un pot d'eau, à dévoilé de graves lissensions religieuses entre deux voisines de la rue St-Louis.L'accusée, une Ré): commère canadienne, qui ne parle pas le langage de Fénélon, fut appglée à ie disc/iper devant le tribunal.Ælle ripusta en disant qu\u2019elle était la victime le la plaignante, une fumande, qui, dit- slle, est une \u2018* suisse.\u201d Elle m\u2019en veut, poursuit-elle, parce jue je suis catholique et qu\u2019elle n\u2019a pu ne faire apostasier.Elle est niariée à un shiviquiste et elle veut me mettre dans a religion de Chiniquy, ce mauvais prê- ire que vous connaissez.Cette femme catholique a eu la chance l\u2019être acquittée, faute de preuve contre tlle.Le boom d'Oklahoma Est une occasion de courir après l\u2019in- »nnu ce qui.est justement contraire au »oom dont jouit le Burdock Blood Biters.Ceux qui achètent cette médecine sbtiennent quelque chose de certain, de positif\u2014un remède sans pareil pour toutes es maladies de l\u2019estomac, le foie, les in- iam, dre rognons ct le sang.UN INCENDIAT Plusieurs persennes périssént dans les flammes NEw-YorK, 20.\u2014De bonne heure hier matin le feu s\u2019est déclaré dans la cuisine du restaurant No 305, 7e avenue, et neuf personnes ont péri dans les flammes.Treize familles habitaient cette maison.Les effets de ménage n\u2019ont pas été sérieusement endommagés.Les pertes sont de plus de $10,000, Le | propriétaire de l'hôtel, le cuisinier et un commis ont été arrêtés sous soupçon d\u2019in- cendiat.\u2014\u2014 ACCIDENT DE CHEMIN DE FER Un train à passagers fait un terrible plongeon.\u2014 On porte à 20 1e nombre des pertes de vie.Scranton, PEN., 21.\u2014On rapporte de Big Flats qu\u2019une terrible catastrophe de chemin de fer a eu lieu, sur la voie Erié, entre Waverley et Elmira.En autant que l\u2019on connaît de l\u2019accident, le train de fret de Lehigh Valley qui a été brisé était suivi de près par deux sections du train de l\u2019Erie Ce dernier train chargé de passagers allait à une vitesse de 40 milles à l\u2019heure.Le feu vint s'ajouter aux horreurs de la situation et plusieurs passagers qui auraient échappé à la catastrophe furent brûlés à mort.On porte à 20 le nombre des pertes de vie, mais cette évaluation est hâtive eb de nouveaux détails viendront probablement augmenter le nombre des victimes.BULLETIN DES INCENDIES Terribie explosion\u2014309 quarts d\u2019huiie en feu-\u20143,009,000 de pieds de bois incendiés, etc, Prrissura, Pznn., 21.\u2014Une terrible explosion à la raffinerie de gazoline de A.D.Miller & Fils, a eu lieu à 3 heures ce matin, L'explosion a mis le feu à 300 quarts d\u2019huile, au département de la ton- uellerie et à d'autres bâtisses qui ont été complètement consumées.Les pertes sont de 225,000.L'ingénieur et le gardien de l\u2019établissement ont été lancées à des distances considérables par la force de l'explosion et très gravement blessés.On ne connaît pas la cause de cette catastrophe.ToNAWANDA, N.Y., 21.\u2014A une heure hier matin un violent orage de tonnerre sévissait et l'on croit que la foudre a mis le feu aux chantiers de bois de B.et J.Soldkin.3,000,000 de pieds de bois ont été consumés et les pertes sont de $70,000 Les assurances sont de $50,000.Farz River, Mass., 21.\u2014 Hier après- midi-le feu s\u2019est-déclaré dans la sècherie \u2018de\u2018la buanderie de cette ville, Un quart d\u2019heure après le toit croulait.La bâtisse entière a été consumée, Les employés lont paru belle, Cette buanderie était la plus considérable de la Nouvelle-An- gleterre.Les pertes sont de 825,000.EN ALSACE-LORRAINE L'empereur Guillaume a Strasbourg.\u2014 Réception sympathique.SrR4sBoura, 21.\u2014 L'empereur et l\u2019impératrice sont arrivés en cette ville hier.Îls ont été reçus par le prince Von Ho- heulohe, Herr Von Puttkammer et autres officiers.L'empereur à fait la revue de la garde d'honneur, et peu après il a fait route pour le palais, escorté par un détachement de soldats.La route qu'il a suivie était bordée par une foule sympathique et enthousiaste.L'empereur a donné une réception aux officiers civils et militaires, .pe Famine à Monténégro Loxpres, 21.\u2014Une dépêche de Mon- ténégro annonce que la famine se fait sentir dans cet endroit, à cause de la mauvaise récolte : de plus une maladie épidémique fait de grands ravages parmi la population.\u2014- Max O'Rell va faire une seconde tournée de conférences en Amérique.Pr Noces d\u2019or La paroisse de Carlton était en liesse le 14 du courant ; deux des plus vieux habitants, M.Jean Lefebvre, âgé de 72 abs et Mme Caroline Landry Lefebvre, son épouse, âgée de 67 ans, venaient au pied de l'autel renouveler le serment de fidélité qu\u2019ils s\u2019étaient donné cinquante ans auparavant Assistalent à cette cérémonie, en outre de la grande majorité de la paroisse, quatre des filles de l'heureux couple, aujourd\u2019hui religieuses : Sœur Marie de l\u2019Incarnation, Sœur Marie de la Merci, Sœur Marie du Précieux Sang et Sr Marie de l\u2019Eucharistie, toutes quatre sœurs de la Charité à Québec.Elles étaient accompagnées de la Révde Mère Marie du Sacré-Cœur, Supérieure générale et des deux respectables doyennes de la communauté.12 petits-enfants figuraient aussi comme garçons et filles d'honneur, puis venait la nombreuse famille composée de 16 enfants, 45 petits- enfants et un arriére-petit-fils.La messe chantée par Monseigneur Guay, curé de Restigouche, était servie par quatre de ges petits-enfants, Chronique religieuse Mardi a commencé la retraite des anciennes élèves du couvent de Jésus Marie de Sillery.Elle est préchée par le R.P.Hamond, 8.J.\u2014Dimanche, 8 septembre prochain, les membres de l'association des Forestiers de St.Romuald, St.David et Lévis, feront leur pèlerinage au sanctuaire de la bonne Ste.Anne.- Les orphelines en liesse Lundi, les Sœurs de la Charité ont conduit une centaine de petites filles de l\u2019or- pheliuat qu\u2019elles dirigent en si excellentes mères à Québec, en promenade à St.Charles de Belléchasse.M.J.R.Macdonald, surintendant de Sœurs.ont passé une agréable journée, car chacun dans la paroisse s\u2019est efforcé de leur faire une réception aimable.Il n\u2019est pas jusqu\u2019à la fanfare de St-Charles qui n'ait contribué à l\u2019amusement des orphelines, qui sont revenues charmées de leur pique- nique.Couronnée ou non couronnée La tête de toute personne souffrant de constipation, de bile ou dyspepsie est un refuge pour le mal de téte, En régularisant les intestins, en agitant le fuie, en améliorant Ja digestion et en purifiant le sang, les amers Burdock Blood Bitters on obstiné qu\u2019il soit.Enquête de coroner M.le coroner Belleau a tenu hier matin à la résidence du père du défunt, rue St.Joseph, où il avait été transporté, une enquête sur le corps de Joseph Tranquille,mort subitement mardi l'après-midi pendant les courses sur l\u2019hippodrome St, Charles.Voici ce qui ressort des dépositions.Tranquille était autrefois cocher de place et en dernier lieu il tenait une petite auberge, rue Grant, Il ne faisait Jamais usage de spiritueux, mais il n\u2019en était pas moins malade d\u2019épuisement, quoiqu'il n\u2019y parut guère, et samedi il avait eu une hémorragie à la suite de laquelle le médecin lui prescrivit du repos et de l'huile de foie de morue.Cela lui avait de nouveau été recommandé mardi matin, mais dans la journée il vit ses amis et il résolut malgré les instances de l\u2019un d\u2019eux, de les accompagner aux courses.2 : A cinq heures, on voulut lui faire laisser le terrain, mais il persista à rester, et un instaut après il intervint dans une querelle où l\u2019un de ses amis était engagé.C'est probablement à ce momeut que l'hémorragie se déclara, car aussitôt après il se plaignit d'un grand malaise dans l\u2019estomac, et lorsque vers six heures l\u2019hémorragie se manifesta violemment à l\u2019extérieur, il y avait dans le sang des caillots noirs.C\u2019est le Dr Bolduc, de Beauport, qui a fait l'examen du corps, et les jurés ont rendu un verdict de * mort d\u2019'hémorragie pulmonaire.\u201d CL Le défunt était 4gé d\u2019environ 35 ans et célibataire.Stir et digne de confiance Je recommande fortement l\u2019Extrait de Framboisier Sauvage du Dr Fowler pour guérir le choléra, le choléra morbus, les coliques et crampes, la diarrhée, dyssen- terie et toutes les indispositions dont on souffre l\u2019été.C\u2019est un remède sûr et certain\u2019 pour les enfants comme pour les vieilles personnes, Miss Hrrov BNECKENBRIDGE, Heyworth, Québec L\u2019orgue de Notre-Dame M.Casavant, de St-Hyacinthe, qui a l\u2019entreprise de la construction du nouvel orgue de Notre-Dame de Montréal, dit que l'instrument gigantesque progresse rapidement et sera probablement terminé l\u2019été prochain, quoiqu'il ne soit obligé de le livrer qu\u2019en 1891.; Ce sera l\u2019orgue le plus puissant du Ca- plus que l\u2019ancien.Le prix du contrat est de $25,000, mais avec les extras le coût montera à environ $30,000.-\u2014 Personnel \u2014Le gouverneur-général, Lady Stanley de Preston et leur suite, quitteront Québec dans une quinzaine de jours, Ils na passeront que deux jours à Ottawa, et partiront ensuite pour la Colombie Au- glaise.l'Intercolonial, avec l\u2019agrément de Sir |- i Hector Langevin, avait bien voulu met.|.tre un char spécial à la disposition des} Inutile de dire que les chères petites chasse le mal de tête, quelque sérieux et | nada.ll aura 45 jeux, c'est-à-dire 50 de- Pectoral-Cerise ,d'Ayer.if se\" T1 n\u2019y à pas de maladies aussi perfides dans leurs attaques que celles qui affectent la gorge et les poumons ; et aucune qui ne soit aussi négligée par la majorité des malades.Cependant une toux où un rhume ordinaire négligé n\u2019est souvent que le commencement d'une maladie mortelle.Le PECTORAI- CERISE a prouvé son efficacité par une lutte triomphante de quarante \u2018années contre les maladies de la gorge et des poumons ; l\u2019important est de s\u2019en servir à temps.LS Toux persistante guérie.\u201cEn 1857 je pris un gros rhume de poitrine, \u2018Une violente toux s\u2019en suivit et je passai de longues nuits sanssommeil.Jefus condamné par les médecins.En dernier ressort, j\u2019es Bayai du PECTORAL-CERISE D\u2019AYER, et bientôt après, mes poumons se dégagèrent, le sommeil, si nécessaire à la réparation des forces, me revint.Par un usage continu du PECTORAL j'ai obtenu une guérison complète et radicale.d\u2019ai à présent 62 ans, je suis tobuste et vigoureux, et c\u2019est à votre PEC.TORAL-CERISE que je le dois; je puis dire en toute sincérité qu\u2019il m\u2019a sauvs ia vie.HORACE FAIRBROTHER.\u201d Rockingham, Vt., 15 Juillet, 1882, 3 Croup \u2014 Ecoutez une Mare, \u201cPendant un séjour à la campagne, l'hiver dernier, mon petit garçon, âgé de trois ans, fut atteint du croup ; sa respiration devint si pénible qu\u2019il semblait près de mourir, il étouffait, uelqu\u2019an- dans la famille suggéra l'emploi du PECTORAL-CERISE D\u2019AYER, dont il y avait toujours un flacon dans la maison.Nous essayames à faibles doses, souvent répétées, et à notre grand joie, en moins d\u2019une demi-heure, le petit malade respirait librement.Le docteur nous assura que le Prc- TORAL-CERISE avait sauvé la vie de mon chéri.Jugez de ma gratitude?A vous sincèrement, Ç Mrs.EMMA GEDNEY.\" 159 West 125th St., New York, 16 Mai, 1882, Bronchites.7 Je souffrais depuis buitansdes Bronchitess en vain j'avais «essayé de tous-les.remèdes possibles, quand l\u2019idée me'vint-d'essayer \u201816 ECTORAL-CERISE D\u2019AYER, une bonne inspiration, comme vous voyez, puisque je suis juéri.8 JOSEPII WALDEN,\u201d Byhalia, Miss,, 5 Avril, 1582, Il n\u2019existe pas de cas où une affection de la gorge ou des poumons ne puisse être grandement sonlagée par l\u2019emploi du PFECTORAL- CERISE D\u2019AVER.La guérison est certaiue quand 1a maladie est prise & temps.PRÉPARÉE PAR Dr.J.C.Ayer& Co.,Lowell,Mase, Venda par tous les drognistes, BI-DIGESTIF DE CHASSAI DIGESTIONS DIFFICILES MAUX D'ESTOMAC PERTE DE L\u2019APPÉTIT DES FORCES, etc.PARIS, 6, avenue Victoria, 6, PARIS ET TOUTES PHARMACIES (ES AMERS INDIGENES Le plus économique en méme temps que le plus efficace tonique stomachique et digestif.Les AMERS INDIGENES doivent leur popu- arité aux plus importantes qualités que peul svoir une préparation médicinale ; une efficacité pujours certaine, l\u2019absence de tout principe langereux, et la modicité du prix.Les AMERS INDIGENES sont unc combinai.ton préparée dans des proportions rigoureuses l\u2019un grand nombre de racines et d\u2019écorces le: Was précieuses par leurs vertus médicinales oniques, stomachiques, digestives et carmina- ives, Les MAux DE TÊTE, ÉTOURDISSEMENT, NAUSÉEA MALAISE GÉNÉRAL, sont le plus souvent la suite le dérangement de l\u2019estomae, et dans ce one, le: AMERS INDIGENES ne manquent jamais d\u2019ap- jorter un soulagement prompt, et le plus sou rent, une guérison certaine.Les AMERS INDIGENES se vendent en dé wil dans toutes les bonnes pharmacies do le Puissance, en boîtes de 25 cts.seulement, conte- tant ce qu\u2019il faut pour 3 ou & bouteilles de : lemiards.'S.LACHARCE, ye, PROPRIE TAIRE, 538 £7 1040 RUE STE-CATHERINE MONTREAL.Agents-à Québec : Dr ED, MORIN & Cie.F@ ioutarde extra TTRACTION SANS PRECEDENT PLUS D'UN MILLION DISTRIBUE Compagnie de la Loterie de la Louisiane Incorporée en 15868 pour 25 ans par la Légisia- ture pour des fins d'éducation et de charité avec un capital de $1,000,000, auquel il a été ajouté depuis un fonds de réserve de plus de $500,000.Les grands tirages ont lieu semi-an- nuellement, (juin et décembre) et ses grands tirages à un seul numéro se font à chacan des autres dix mois de l\u2019année.et Cela se passe en vublic, à l\u2019Académie do Musique, Nouvelle-Orléans, Le.Renommée depuis 20 ans pour l'intégrité de ses tirages eb le prompt paiement des prix dont voici l'attestation : Nous certifions par les présentes que nous surveillons les arrangements faits pour les tirages mensuels et trimestriels de la Compagnie de la Loterie de ?Etat de la Louisiane que nous gérons et controlons personnellement es tirages eux-mêmes, et que le tout est con- duil avec honnéteté, franchise et avec bonheur pour tous les intéressés ; nous autorisons la compagnie à se servir de ce eertificat avec un 1ac-stmile de nos signatures attachés dans nos annonces e l'Etat Commissaires Nons soussignés, Banguiers el Banques aierons tous prix gagnés à la Loterie da *Ftat de la Loniisiane qui seront présentés à nos comptoirs.J.H.WALMSLEY, Prés.Louisiana National Bk PIERRE LANAUX,.Prés.StatciNational Bk.A.BALDWIN, Prés, New Orleans National Ble.CARL KOHN.Prés.Union National Bk.TIRAGE EXTRAORDINAIRE A l'Académie de Musique Nouvelle Orléans MARDI, le 10 SEPTEMBRE 1889 PRIX CAPITAL $396,000 100,000 billets de $20; Demi billet $10¢ Quart de Billet $5; Dixiéme de Billet $2.Vingtième de Billet $1, LISTE DES PRIX 1 PRIX CAPITAL DE $300,000.$300,008 1 GRAND PRIX DE 100,000.100,904 1GRAND PRIX DE 50,000.50,004 1 GRAND PRIX DE 5,000.004 2 GRANDS PRIX DE 10,600.20,004 5PRIX DE 5000.25,008 25 PRIX DE ,000.25,006 190 do 500.:.50, 200 do 300.60,00¢ 560 do 200.100,00¢ PRIX APPROXIMATIFS 100 PRIX APPROXIMATIFS DE $500.00\u20ac 100 o 300.30,00\u20ac 100 do do 200.006 PRIX TERMINALS 999 FRIX DE $100.$99,90¢ 999 PRIX DE 100.99,90¢ 3,134 Prix, S\u2019élevant à.$1,054,80¢ Nora.-Les billets qui remportent des prix capitaux n'ont pas droit aux prix à terme.AGENTS DEMANDES Ar Pour les taux de club, om pour toute information désirée, écrivez Ilsiblement aux soussignés, faisant connaître clairement votre résidence avec l\u2019état, comté, la rue et le numéro.On s\u2019assurera une réponse par la malle plu rapide en insérant dans votre lettre une enveloppe portant votre adresse tout au long.IMPORTANT Adresse M.A.DAUPHIN Nouvelle-Oric¢ans, La oua M.A DAUPHIN, - Washington, D.C.Par lettre ordinaire contenant Mandats \u2019argent émis par toutes les compagnies d\u2019Iüxe press, bourse de New-York, traite ou mandat- poste.Nous payons les charges sur l\u2019argent courant qui nous est envoyé par express cn sommics de'$5 ot plus.Adressez les Lettres Enregistrees contenant l'Argent a là NEW ORLEANS NATIONAL BANK, New Oricans, Li, RAPPELEZ-VOUS quele paiement de tous les puix est GARANTI PAR QUATER BANQUES NATIONALES de la Nouvelle-Orléans et que les billets sont signés par le président d'une de ces institution dont les droits sont gas rantis par une charte et reconnus parles plug hautes cours ; défiez-vous par conséquent da toutes les imitations ou aftaires anonymes UNÉ PIASTRE cst le prix do la plus petite partie ou fraction d\u2019un billet EMIS PAS NOUS pour n'importe qhel tirage.Tout &@ qui pourrait être oxort cn no non pots moins d\u2019une piastre seruit uno escroquerie.Toole Vétérinairs de Tmébec Les cours de médecine vétérinaire commons ceront le TROIS OCTOBRE prochain.| L'enseignement vétérinaire dure trois années.Le prix est de $50 par année payablo d'avance.\u2019 .Le gouvernement mot à la disposition des élèves des bourses dont les titulaires neuvent suivre tous les cours gratuitemont.Pour toutes informations, s'adresser à J.A, COUTURE, M.?.Dircetery, 49 rue Des Jardins, Québizce 15 aout 12889.\u2014c,c) 2m A / Aen a \u2014 Ceux qui ont acheté des biileis sur Ia rafie d'une harmonium, à Ste-Rese du Dégelée ot qui désivent les tirer porzonnellemant, sont se A DIDOUAR ziplatha zairerzelle vriks de se rendre JEUDI, le 5 septembre, à la +larésidence de M, Onéziine Burnout de la dite | paroisse, où lo tirage aura lieu. 10 LE GENERAL BOULANGER Sa réponse + Ayant pu prendre connaissance du réquisitoire du procureur-général, grâce à la publication anticipée qui en a été faite, le généext Boulanger y oppose, en reprenant chasun des points du\u2019 réquisitoire, une réponse aussi étendue que catégorique, dernier courrier de Ja malle nous ayant apporté ce document, nous en détachons pour notre public les passages les plus saillants : AU PEUPLE MON SEUL JUGE Je m'adresse à tous'les honorables gens et non aux juges de la haute cour, dont je ne reconnais ni la compétence ni l\u2019impartialité.Si même ce tribunal d\u2019exception, dont toute la France sait par avance quel sera l\u2019arrêt, ce tribunal politique chargé de condamner son adversaire, ce tribunal dont la sentence ne peut être qu\u2019inique et odieuse, s\u2019étaib contenté de relever contre moi ce prétendu crime d\u2019attentat dont le mépris public a déjà fait justice, je me serais tu, laissant aù pays le soin de juger mes juges Mais, s\u2019apercevant du ridicule de l\u2019accusation qu\u2019il portait, ne pouvant même fournir à son appui l\u2019ombre d\u2019une preuve, M.Quesnay de Beaurepaire, le valet qu\u2019on est allé chercher pour faire cette besogne, au refus des 1nagistrats, a essayé d\u2019un moyen habile pour tromper Popinion, ; .Obligé de masquer le vide de son argumentation, ne pouvant méme maintenir la plupart des inventions sur lesquelles il avait basé la demande-de poursuites déposée sur le bureau de la Chambre, obligé, par exemple de ne plus même parler dans son nouveau réquisitoire de ce voyage aux Etats-Unis dans lequel, tout d\u2019abord, il m\u2019accusait d\u2019avoir commencé à préparer mon complot, le\u2019 procureur-gé- néral d'aventure qui fait.lea affaires de M.Thévenet a voulu venger ses maîtres, que la France tout entière accuse de n\u2019s- tre que des voleurs, et il a tenté de faire croire au\u2019 pays que je ne valais pas mieux qu\u2019eux.C\u2019est ainsi qu'avec un cynisme inconnu jusqu'ici chez un magistrat français, ce romancier sans talent a imaginé le roman qu\u2019il prétend être un document judiciaire.Attaqué cette fois dans mon honneur de soldat, daris mon honneur d\u2019honnête homme, je ne pouvais plus me :taire.; je devais à mes'amis, à-moi-même; de çon- fondre les calomnies et les calommiateurs \u2014ce qui d'ailleurs, maintenant, n\u2019est pas diflicile.En effet, un heureux hasard a mis en- tro les mains de mes amis tout le dossier de la Haute-Cour, et a dérangé les plans de M.de Beaurepaire.: Sans ce hasard, il m\u2019eût été impossible de répondre à des accusations que j'ignorais absolumént, dont même je D\u2019aurais pu jamais deviner l\u2019origine, car jamais il ne me serait venu à la pensée qu\u2019un magistrat quelconque, fût-il le plus indigne, eût l\u2019audace d'appuyer son réquisitoire calomnieux que sur les préten- tendues révélations d\u2019un agent secret brû- 16 depuis longtemps, et les accusations d\u2019un escroc dont M.Constans a publiquement avoué avoir payé 7,000 francs la déposition, Car, il n\u2019y n quo cela dans l\u2019œuvre de M, le procureur-général ; toutes les autres dépositions, les dépositions des hon- nites gens, qui confondent les calomnies de l\u2019escroc et de l'agent secret, cet étonnant magistrat semble les oubler.Il espérait sans doute que, ignorant les accusations, je ne pourrais y répondre avant les débats de la Haute-Cour ; il comptait que, le passé de l\u2019escroc Buret étaut inconnu, il aurait, avec cette déposition à sensation, un effet d'audience.I! ne pouvait se dduter que M.Coustans avouerait avoir payé la déposition de ce faux témoin.H se disait : * On parviendra sans doute à découvrir par la suite, la vérité, mais après le jugement, après la condamnation, et le coup sera porté, | On pourra dire partout que le général Boulanger a été convaineu de concussion et qu'il n\u2019a même pas osé se défendre ! Mais les criminels les plus hubiles ne savent pas tout prévoir, M.Quesnay de Beaurepaire n'avait pa3 prévu que son dossier toumberait entre les mains de mes amis avant l'audience ; et muintenant, que la Haute-Cour fasse sa Desoyne, qu\u2019elle rende un jugement déjà tout rédigé : toute ln France saura par avauce Bvec quelles preuves, avec quels documents falsitiés, avec (juels témoins payés 50 joucra cette prodige de justice ! FRÉTENDUFS SUBVENTIONS J'arrive maintenant & la partie la plus méprisable de votre œuvre, monsieur lo rocureur général, attendu que non seu- ement cette fois vous altérez la vérité, mais encore vous im\u2019obligez à révéler sur l'emploi des fonds secrets ce qui devrait rester ignoré \u2014car c'est peut-être au ministère de la querre seul que les fonds sema \u2014t Votre réquisitoire prétend que j'ai donné 242,693 francs de subvention à la presse.Nouveau mensonge.Les journaux subventionnés l\u2019étaient par le mi- niatre de l'intérieur ou le ministre des affaires étrangères, et.non par moi, Il serait étrange, d\u2019ailleurs, qu\u2019ayant fait un si mauvais usage des fonds secrets, je sois le seul ministre qui en ait fait tenir une comptabilité exacte.Il saute aux yeux des plus naïfs.que, si j'avais eu quelque chose à cacher, j'aurais brûlé cette comptabilité, comme c\u2019était mon droit, et que vous ne l'eussiez pas retrouvée chez M.Reichert.Non, monsieur de Beaurepaire, je n\u2019ai pas donné une seule subvention ayant un caractère politique pendant que j'étais au ministère de la guerre.Oui, j'ai cru né- mon service de renseignements comme il ne l'avait jamais été, et si mon patriotisme n\u2019était plus fort même que l'intérêt de ma défense, je pourrais dire entre quels hommes et moi étaient intermédiaires les personnes\u2014souvent des journalistes \u2014 dont vous avez retrouvé les noms ou les initiales.J'ai l\u2019orgueil d\u2019avoir fait à cette époque tout mon devoir et de l\u2019avoir bien fait, - Faites donc cette enquête si vous l\u2019osez! Faites venir ces intermédiaires et racontez à toute l\u2019Europe quels étaient nos agents même dans les salons de Berlin ou de Rome ! Mais vous ne l'oserez, parce que vous savez bien que le pays vous punirait de la peine des traîtres ! DÉTOURNEMENTS ! \u201cVous dites : \u201c\u201c À la veille de son départ, n\u2019étant plus ministre, il.s\u2019est emparé d'une soimme de 30,000 francs et l\u2019a détournée.\u201d Cette fois, il s\u2019agit des fonds secrets.Il est exact que, la veille de mon départ, M.lintendant Reichert m\u2019a remis une somme de 30,000 francs en me rendant restait de la mensualité des fonds secrets.Vous dites que je l\u2019ai détournée ?Voici le reçu qui établit ce que j'en ai fait : ** Reçu de M, le général Boulanger la somme de 32,000 fr, (trente deux mille francs), pour les diverses missions que j'ai remplies, pour les comptes du mninis- tère de la guerre, en Allemagne et en Belgique.*\u2018* Paris, le 31 mai 1887.** AL DE MoNDI0n.\u201d La personne qui l\u2019a signé avait été mon -ageut ; elle avait rendu de grands services, que mon devoir est de taire\u2014à moins que vous nc me forciez à les dire.\u2019 Je lui devais cette somme, la France la lui devait ; je la lui ai payée.On:remarquera même qu'elle dépasse de 2,000 fr.celle qui me fut apportée par M.Reichert.En toute autre circonstance, j'eusse dit à mon successeur : ** Je dois 32,000 fr.sur les fonds secrets, il ne reste que 30,000 fr.; veuillez payer les 2,000 qui maauquent sur votre prochaine mensualité.\u201d Lo Mais mes relations avec le général Ferron étaient telles, que je préférais prendre 2,000 fr.dans ma bourse et ne rien dire.Je crois, monsie#r le procureur général, que j'ai établi mes ceæptes d\u2019une façon suffisamment précise ; je souhaite à votre ami, à votre complice M.Constans, de pouvoir tenir une comptabilité aussi exacte de ses fonds secrets.Vous me reprochez ensuite d'avoir versé 60,000 francs à un notaire, d\u2019avoir payé les dettes de mon père.Mais, si je ne l'avais fait, comment traîteriez-vons un homme qui avait été près de deux ans commandant en chef en Tunisie, huit mois ministre ; qui, par conséquent, pendant près de les situations les plus rétribuées de l\u2019armée.et qui aurait eu assez peu de souci de son nom pour négliger les dettes de son père ! i Il est faux que j'aie remis six mille jfraucs à un agent.Nummez donc cet : agent, que je le confonde.; M est égalemens faux que j'aie fait ! meubler deux appartements en ville.Où | sont ces appartements, que je ne connais pas ?A qui ai-je damné l\u2019ordre de les { meubler ?} LE FUSIL LEBEL i ! Il y a même dans votre œuvre quelque | chose de plus vil encore.; Il reste une question que vous n\u2019avez- ! pas osé aborder, une accusation mal défi- i nie que vous n\u2019avez pas osé mettre dans votre acte d'accusation, mais que je | relève parce que je la trouve implicite- ; ment contenue daus la partie du dossier ide la Haute-Cour que j'ai là sous les ! yeux.Au mois d'octobre 1886, j'envoyai aux : Etats-Unis une mission composée de trois officiers d'artillerie, afin d'acheter tout un outillage, que ne .pouvais trouver ni | en France, ni dans les pays voisins, pour i pouvoir hâter la fabrication du nouveau ! fusil, du fusil Lebel.Jo n'ai pas besoin\u2019 | d'ajouter à quel puint il était urgent de erets out leur raison d'être,à la condition, | hater cette fabrication.bien entendu, que leur emploi demeure | jaconna, Après de longs amtretiene avec le colonel Cras, directeur des manufactures cessaire, à une heure grave, d\u2019organiser- ses comptes; cette somme était ce qui | quatre années avait occupé | LE CULTIVATEUR d\u2019armes, désespéré de ne pouvoir trouver en Europe l'outillage nécessaire, car les maisons françaises ou étrangères me de- maændgient vue année pour me le procurer, je me souvins qu\u2019en 1881, chargé par le gouvernement français d'une mission aux Etats-Unis, j'avais visité des usines gigantesques, ayant un matériel immense tout prêt à fabriquer, au premier ordre, utre réserve d'armes formidable.Je décidai d'envoyer acheter pour plusieurs millions de ces machines ; l\u2019opération réussit complètement, et c\u2019est grâce à elle que nous pfimes preudre une Avance d'une année sur les autres pays d'Europe, pour la fabrication du fusil de petit calibre.Eh bien ! vous avez fait venir devant la commission des Neuf le colonel Gras, le général Mathieu, aujourd'hui directeur du même service.J'ai là, sous les yeux, toutes leurs dépositions, M.Merlin, votre \u2018aide, 18s a interrogés minutieusement sur tous les détails de cette affaire ; il n\u2019a osé, dans ses interrogations, poser contre moi aucune accusation précise ; mais j'y déméle je ne sais quelle intention malsaine de rechercher s\u2019il ne serait pas possible de faire croire qu\u2019en accomplissant cet acte de patriotisme, j'avais touché une commission des fabricants américains ! Vous auriez bien voulu enlever dé votre dossier toutes ces dépositions, qui prouvent l\u2019infamio de votre œuvre et les mobiles répugnants auxquels vous obéissez.Vous n\u2019avez pas osé commettre cette illégalité, mais vous n\u2019avez pas usé non plus mettre cette accusation dans votre réquisitoire.vous dis : ** De quelle fange êtes-vous donc pétris, vous et les vôtres, pour que vous imaginiez que, derrière toute chose, il y a une malhonnêteté ; pour que vous pensiez qu\u2019un homme\u2018ayant la responsabilité de la défense nationale ne puisse faire un acte utile à la patrie, sans avoir derrière la tête une pensée de lucra ignoble ?.LA JUSTICE DU PEUPLE Mes.adversaires, qui s\u2019intitalent mes juges, me condammeront demain ; mais, vous et vos maîtres, les honnêtes gens, qui sont.l'immense majorité dans notre chère patrie, vous.ont déjà jugés et con- daranés.Ca : Notre magistrature française a la plus belle histoire qui soit au monde : c\u2019est en vain qu\u2019on chercherait dans son passé un magistrat ayant fait un métier semblable au vôtre.- +18 .La réponse que je fais & vos calomnies, je Taidit en commencant, je le répète ncore, ce n\u2019est pas à mes soi-disant juges que je l'adresse, c\u2019est À tous mes concitoyens, à tous les Français' honnêtes et patriotes, car c'est de leur verdict seul que j'ai souci, et.ce.verdict, ils le ren- drout bientôt, quand leurs bulletins de vote condamneront vous, les juges que vous m'avez donnés, et ves inaîtres qui vous ont fait faire votre vilaine besogne ! Car vous ne le savez peut-être pas, 6 magistrat mal renseigné, minis le plus grand reproche que m'\u2019adressent certains de mes amis, parfois\u2019 trop ardents, c\u2019est mon respect absolu de la légalité, consacrée par les suffréges du peuple.Oui, moi que vous accusez d\u2019attentat, j'estime que le bulletin de vote est la seule arme qu\u2019il soit permis désormais d\u2019employer, et, si le suffrage universel a eu déjà si souvent confiance moi, c\u2019est qu'il sait quelle confiance j'ai en lui.C\u2019est à lui que j'en appelle de vos calomnies, que j'ai confondues, et de la parodie de justice qui va se jouer.J'en appelle de l\u2019iniquité des parlementaires à la justice du peuple ! GÉNÉRAL BOULANGER, Londres, le 5 août 1889, \u2014 LA PRESSE D\u2019'ONTARIO Le Markham Economist, d\u2019Ontario, se livre à de longs commentaires, comme la plupart de nos confrères du Haut-Canada, sur la dernière visite à Québec.Son article se termine ainai : Tout ce que nous pouvons ajouter c\u2019est que la presse locale, les autorités civiques et les membres du gouvernement local s'étaient associés pour nous témoigner les attentions les plus assilues et nous donner une réception qui a été vraiment princière.Nous garderons toujours avec bonheur le souvenir de Québec, * x Le chroniqueur du Daily Times, d\u2019O- rillia, a été merveillé des beautés de la route que traverse le cheriin de fer In- tercolonial.Cela lui fournit l\u2019occasion de parler de nos églises et de nos fermes : Le chemin de fer Intercolonial, de Moncton à Québec, traverse une contrée vraiment pittoresque.Nous y voyons une délicieuse variété de champs fertiles, et de rochers abrupts.Le chemin passe sur la vallée de la jolie rivière Metapedia, l\u2019espace de quatre milles : d'un côté noua voyons la rivière, et de l\u2019autre, des ro- chers recourvertarl'ane épaisse forêt, I Eh bien ! moi, je- la reprends et je n\u2019est pas de plus beau spectacle qui se soit offert à notre vue pendant tout notre voyage.Le chemin de fer passe presqu\u2019en eri- tier sur les rives du beau St.Laurent, dont les rives ferment une chaîne de montagne.GA et 1h nous veyons des onps où se forme des coul(es très élevées,sur le sommet desquelles se dresse une croix blanche, qui nous avertit que nous sommes daus la province de Québec De jolies villages sout échelonnés le long du chemin de fer : chacun d'eux a son église, et ses maisons blanches,toutes groupées autour.Les fermes sont toutes très grandes et très fertiles ; mais nous avons rnalheureu- sentent constaté qu\u2019on y laisse pousser beaucoup trop de petits arbrisseaux jaunes.Les habitants de cette partie du pays semblent à aise quoiqu'ils ne soieut certainement pas riches Ils nous ont paru comme nos fermiers d\u2019Ontario,c\u2019est- à-dire loin de la banqueroute.Leur manière de vivre est très simple, et très peu dispendieuse, Quoique le Québecquois soit tenu de donner une certaine partie de ses revenus à l\u2019église, il n\u2019y a pas cependant de loi à ce sujet ; il a toujours la liberté de laisser sa congrégation quand bon lui semble.Aussi longtemps qu\u2019il appartient à une église, il me semble parfaitement juste qu\u2019il soit tenu de contribuer à l'entretien de cette église.A ce propos, les Anglicans, les Méthodistes, les Presbytériens, et tous les protestants en général, paient à leur église, un montant deux fois plus fort que celui payé par les Canadiens-français au curé.J'ai appris de bien jolies choses pendant mon voyage à Québec ; celle-ci en est une, xx Le Christian Guardian rédigé par le Dr Dewart, président de l'Association de la presse d\u2019Ontario, communique à son tour ses impressions.Voici en quels termes il parle de la récaption qui a été faite à la presse d'Ontario : Mais ce qui nous a surtout fait plaisir c\u2019est l\u2019accueil bienveillant et.cordial de nos confrères de la presse de Québec et des représentants de la ville.Ils voulaient nous faire sentir que ni la récente discussion anti-jésuitique, ni les remarques disgracieuses publiées de temps à autre sur les Canadiens-français, n\u2019avaient changé leurs sentiments à l'égard de leurs confreres d\u2019Outario.\u2026.eee s.0000000000 Nous avons raison de.croire que ces relations cordiales avec les représentants de la ville et de la province de Québec ont produit une impression favorable sur les visiteurs d'Ontario, Il ne m\u2019appartient pas de dire si cette bonne impression a été mutuelle.De telles réunions servent certainement à promouvoir la boune entente et à faire disparaître les préjugés Autre chose est de juger les gens par des rapports incomplets et iu- justes et de les rencontrer face à face dans une réunion sociale.Je mentionnerai ici certaines choses que j'ai remarquées dans nos relations avec les Québec- quois Tout indiquait que leur accueil bienveillaut était sincère, et que nos amis de Québec reconnaissaient dans les gens d\u2019Ontario leurs compagnons de travail dans l\u2019œuvre de l\u2019édification des destinées du Canada, FUNERAILLES DE M, J.B.DU- PUIS M.Je B.Dupuis, du village des Aul- naies, que la mort vient d\u2019eulever à l\u2019affection des siens et à l\u2019estirne de ses concitoyens était l\u2019un de ces hommes dont l'exemple ne peut!trop souvent être proposé pour modèle aux jeunes gens qui veulent parvenir.A douze aus il laissait le toit paternel pour aller au loin gagner sa vie et trouver en même temps les moyens nécessaires pour pourvoir & in vie de aa mère qu'il laissait dans une grande gêne.La séparation fut cruelle Un moment, ra- contait-il lui-même, il fut sur le point de se découragerj; mais la pensée de sa mère lui fit renouveler son sacrifice.Sa piété, sa probité, son amour du travail et de l'ordre lui acquitent la haute considération des hommes les plus tvar- quants d\u2019alors.C'est ainsi que par ses seules ressources ob sans aucun de ces coups du hasard qui, en un moment, tirent un home de la pauvreté pour le combler des biens de ia fortune, il aut graduellement s\u2019acquérir une aisance à laquelle atteignent peu de personnes dans nos campagnes.£a foi et sa piété étaient remarquables et se manifestaient dans chacune de ses actions, Son zèle pour le culte divin peut se lire sur chacun des éditices cousa- crés à oette fin.L'église, !e presbytère, le cimetière, l'orgue et les tabernacles dont les paroissiens de St-Roch s'enorgueillissent à bon droit disent éloquem- iment sa générosité et sa sagesse, L'une des chapelles latérales de l'église do St- Roch des Aulnaies, est due a sa munificence.Et que d'autres poroisses il a combié de ses largesses.Celui qui n\u2019a pas été à même de jouir \u2014\u2014\u2014 du charme de la conversation de cet a mable vieillard, d'apprécier ses maniarg affables et de connaître cette exquise uf banité qui le distinguait n'a pas véritable ment connu M.Dupuis, Aussi jouissail il de l\u2019affection et de l'estime la plus uni verselle, estime que ses nombreux tenaient à nraaquer hautement en asaif tant en foule à ses funérailles, Malgré une température des plus défi vorables une foule nombreuse était aq courue de St-Rocl et des paroisses envi ronnantes, et les trains de passage étaient remplis des amis plus éloig Le deuil étart conduit par les quatre fil du défant : le rév.J.F.Dupuis, du col lège de Lévis ; MM.Auguste Dupuic Luc Dupuis, Jules Dupuis ; MM.P.G Verreault, notaire, et A.Fafard, gendre du défunt.La levée du corps fut faite par le réy M.R.Casgrain, curé de Sillery ; MZ H.Têtu chanta le service, assisté du ré M.Carrier, du collège de Lévis, com diacre, et du rév.M.Miville, du collège Ste-Anne, comme sous-diacre.Le réw M.Fafard, curé de St-Joseph de Lévi ofliciait à l\u2019absoute.Un clergé nombreux assistait au chœur, Les porteurs de coins du poêle étaient l\u2019hon.E, Dionn conseiller législatif ; l\u2019hon.C.A, Gagnon, secrétaire provincial ; P.Casgrain, M.P., C.N.Bernatchez, P.Le rév.M.Dionne présidait à l\u2019ur et le chant, sous Ia direction du rév.Ww L.O.Tremblay et Jos.Tremblay, I.C4 a été fort bien rendu, L\u2019église était ma gnifiquement drapée de noir., Vu l\u2019espace considérable déjà employt il nous est inpossible de donner ici 1 noms des personnes distinguées venu des villes et des paroisses avoisinantes Ce dernier hommage rendu au défunt of cette marque de sympathie donnée à K famille n\u2019en sont pas moins bien appré ciés par qui de droit, La prière nous unit à celui que nou pleurons ; nos larmes nous unissent À ceux avec qui nous pleurona, \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Querelle fatale entre bâcherom Un homme tué Mercredi, le 14 août, 200 hommes d( chantiers, à l\u2019emploi de M.E.B.Eddy arrivèrent au petit village de Made wask situé sur le chemin de fer de Kingston Pembrooke, à peu près à 14 milles de Renfrew, Parmi ces voyageurs se trouvaient Fen, guson et McLaughlin, apparemment dq vieux amis, qui s\u2019amusèrent À boire dà hleur arrivée et furent bientôt ivres.Ferguson se conduisait en véritablq brute.Il attaquait tous ceux qu'il rem contrait, et, étant un homme fort, fit Aans le village beaucoup de dégats.Dans l'après-midi il lui prit fantaisie de se bat: tre avec son ami McLaughlin mais celui ci craignant Ferguson réussit à s\u2019esquives uon pas sans avoir regu plusieurs blessus res a la figure, Une heure ou deux après, Ferguson rencontra McLaughlin sur la galerie de l'hôtel Burns, le frappa sur la tête et lé tendit par terre.Celui-ci exaspéré el craignant pour sa vie fit jouer son revolver et la balle atteignit au bas ventre Ferguson qui expira quelques heureg apres, Aprés ce coup fatal McLaughlin des manda a ceux qui Uentouraient ce qu\u2019il y avait de mieux a faire.On lui conseilla de se livrer mais de se rendre d'abord à High Falls où demeurent sa femme ct seq deux enfants.Les témoins coulaires de cette malheus reuse affaire disent que McLaughlin a tud Ferguson à son corps défendant.! Ferguson est âgé de 27 ans et M Lauglin 22 ans.! À l'enquête du coroner, les jurés on rendu le verdict suivant : ** Que Robe Ferguson est mort des suites d\u2019un coug de pistolet tiré par Edward McLaughling que nous déclarons en conséquence cou pable d\u2019homicide involontaire au trois sième degré.\u201d Recensement M.le curé Gauvreau, de Lévis, 3 dunnd dimanche en chaire, les informations suis vantes, au sujet du recensement fait dant la ville, la semaine dernière.Il y a actuellement à Lévis, 1481 fa milles catholiques, 5439 commusiants, 2082 non-communiants, en tout 7514 cas tholiques.Il y & de plus 248 protestants, formant 45 familles, et si l\u2019on tient compte de tous ceux qui restent dans lea différentes communautés, ls population actuelle de la ville du Lévis, s'élève à 8518 ames, Lévis compte cette année, 7 familles de plus que l'aunée dernière, ESP RIT faut de mémoire.le ee u travail et dos affaires sont les Symptôines de la Débilité Nerveuse, généralement accompa- née de Faiblease Béminnic et d\u2019'Impuissance, fes conséquences nécessaires sont la Phthisig et la Mort.\u2018Le Remède Spécifique dc Lane est une préparation précieuse pour (a gucrison radicale de tontes les maladies nerveusca En vente à une piastre le paquet.On l'envoie franc de port a toat adresse.THE LANE MEDECINE CO, MONTREAL, &# Les juunes gens devraient iire l'Kssni du Dr Lane \u2018 Maladies Nerveusea \u201d envoyé {rang : da Porta toute ad uillety | Bj pent ve sé i bonne 0e; wi ti; mnvet pion fesse mal: là ai Le: due.quelqu core Es Une proc or Jo ibs quil toute Les parte Dimt VE = \u2014\"< >
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