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Titre :
Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & frère,1874-1906
Contenu spécifique :
samedi 5 octobre 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire : 1906)
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Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1889-10-05, Collections de BAnQ.

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[" pif té, je itd .6eANNEE QUEBEC, SAMEDI, 5 OCTOBRE 1889 wo, 8 ABONNEMENTS : ANNONCES : Par an (d\u2019avance).\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.cree $1.00 Première insertion.vous .- 10 oUF Payable dans le cours de 'année.$1.50 Autresinsertions.[SR 05 Pour pouvoir discontinuer, il faut payer les arrérages et avertir au moins quinze jours avant l'expiration de l'année, ou bien refuser le journal, Le Canadien, quotid.par an.$5.00 \u201c gemi-g., \u201c .\u2026\u2026\u2026.\u2026.$3.00 L\u2019Evénement, journal populaire.$3.00 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 OE ee Edition Hebdomadaire du CANADIEN Naissances, mariages ou décés.35 Les annonces suivrntes seront inséréét pour UN CENTIN le mot : Demandes d\u2019emploi, demandes de do mestiques ou employes.Annonces pous chambre ou pension, J.ISPRAELT ARTE Fditeur-Propriétaire | { BUREAU : 30, rue de la Fabrique, Québec.QUEBEC, \u2014\u2014mce SAMEDI 5 OCTOBRE 1889 A MES VIEUX LECTEURS Je redeviens propriétaire du Canadien et du Cultivateur.J'ai toujours eu pour Ëe£ux une affection que mes confrères de la presse comprendront.Nous autres, journalistes, nous nous attachons passionnément à ces feuilles volantes qui portent notre pensée au public, aux profanes sur - lesquels nous avons Pillusion d\u2019exercer quelqu\u2019influence.J\u2019ai songé à me retirer de la presse quotidienne, à devenir un écrivain hebdomadaire, grave, rangé.Mon médecin et mes amis m\u2019ont assuré que j'en pourrais mourir.Comme je trouve bonne la vie, j'ai résolu de me faire plus journaliste que jamais, Je ne suis pas vieux, mais j'ai vieilli.J'ai étudié sur nature, sur place, bien des hommes et un certain nombre de choses, d\u2019ai voyagé, j'ai observé, j'ai lu, j'ai quinze années de presse quotidienne.Cela est toujours bien de nature à me servir dans la nouvelle tâche que j\u2019entreprends, Nouvelle en ce sens, que le travail administratif ne m\u2019est pas jusqu\u2019ici dévolu, Les anciens dans le métier professent qu\u2019il est convenable que le directeur d\u2019un journal en soit en même temps le propriétaire, Je les crois, tout en sentant le poids du travail qui découle de cette théorie intéressante.; Je ferai mon possible pour que Île Canadien n\u2019ait pas trop mauvaise mine à côté de ses confrères, ; J.ISRAEL TARTE, \u2014 ns RM.LAURIER Le discours prononcé par M.Lautier à Toronto, ne semble pas avoir avancé les affaires du parti libéral.Nous venons de le lire en entier.Il n\u2019est pas celui d\u2019un chef de parti qui a una politique et des\u2019 idées lui, L\u2019'honoraple député sentait sans doute qu\u2019il n\u2019a pas sur ses amis l\u2019ascendant nécessaire au commandement, Sa harangue est svrtout uno excuse des fautes commises par les libéraux de la|.province de Québec, excuse entremêlée d\u2019inexactitudes historiques et constitutionnelles, LECOLE VETERINAIRE DE QUEBEC Les cours de l\u2019école vétérinaire de Québec vont commencer cette semaine.pour se continuer jusqu\u2019au 15 d'avril.Des changements importants ont été faits au fonctionnement de cette institution afin de la mettre sur le méme pied que les autres écoles de ce genre, Eile a été installée au No 49 rue Des Jardins aux bureaux de M.J.A.Couture médecin vétérinaire, 1ly a un excellent hopital spacieux, bien éclairé, parfaitement ventilé, une salle de dissection, une salle de cours, une pharmacie, laquelle sert de luboratoire pour les élèves, une M.J.A Couture, medecin-vétérinaire, professeur de pathologie interne et externe de matières médicales et chimiques.Il y aura en outre tous les quinze jours des cours publics qui intéresseront non seulement les amateurs de chevaux mais aussi les éleveurs et les cultivateurs, Le sujet et là date de chaque cours public sera aunoncée d\u2019avance.L'école vétérinaire de Québec ainsi que \u2018le Montreal veterinay College\u201d sont sous le patronage du Conseil d\u2019Agriculture de la province de Québec qui surveille par l\u2019entremise de bureaux d\u2019examinateurs, l\u2019admission des élèves à l\u2019étude et à la pratique.Le gouvernement met à la disposition des élèves quinze bourses dont les titulaires peuvent suivre gratuitement tous les cours, Nous espérons sincèrement que nos jeunes compatriotes qui se sentent du goût pour cette science si utile profiteront d\u2019un tel avantage et s\u2019empresseront, étant qualifiés, de faire la deman- \u2018de d\u2019une de ces bourses soit à l\u2019hon.Commissaire de l\u2019Agriculture, soit à M.J.À.Couture.Nous engageons aussi fortement les jeunes gens qui se destinent à l\u2019agriculture de suivre les cours de cette école pendant un an ou deux afin de se mettre \u2018en état de porter les premiers soins à leurs animaux malades en attendant l\u2019arrivée du vétérinaire.Nous disons que ce sera du temps et de l\u2019argent bien placés ; que d\u2019animaux de valeur sont ainsi perdus pour le cuiti- vateur faute d\u2019un peu de connaissance de médecine vétérinaire.Nous sommes informés qu\u2019à l\u2019école vétérinaire de Toronto il y a tous les ans une centaine de fils de cultivateurs qui\u2019 suivent les cours,nullemement pour obte- :nir un dipôme, mais simplement pour être en état de donnner les premiers soins à leurs animaux malades.Il n\u2019y a pas de vétérinaire depuis Trois- Rivières jusqu\u2019en bas, sauf à Québec et à Fraserville ; il n\u2019y a donc pas lieu, pour ceux qui embrassént cotte carrière de craindre l\u2019emcombrement.Nous pensons que chaque société d\u2019agriculture devrait être représentée à l\u2019école vétérinaire par au moins un élève.Nous aurons l\u2019occasion de revenir sur ce sujet.Quoique les cours commencent cette semaine, l\u2019ouverture officielle de l\u2019école vétérinaire n\u2019aura lieu que la semaine prochaine en présence de l\u2019hon.Commissaire de l\u2019Agriculture et des délégués du conseil d\u2019Agriculture.j Nous souhaitons à l\u2019école vétérinaire de Québec tout le succès qu\u2019elle mérite.eam em EIR LE PROCES MORRISON A SHERBROOK L'accusé Rémi Lamontagne, Les avocats de Morrison demandent un délai de deux jours - Adresse du juge Brooks aux jurés Le procés de Donald Morrison est commencé mardi à Sherbrook.Il règne beau- \u201cenup d\u2019excitation dans cette dernière ville, et une foule considérable des citoyens des environs du lac Mégantic sont venus suivre les différente phases de cette célèbre cause.Première séance ! La cour ouvre à 10 heures sous la pré- \u2018sidence des honorables juges Brooks et , Wurtele.MM.L, C.Bélanger, C.Fitzpatrick et O.Desmarais, représentent la couronne, salle d'attente et un salon pour les pro- et MM, John Leonard, J.N.Greens- fesseura, Les élèves passeront toute leur journée à l\u2019école, soit assistant aux cours, soit travaillant à l\u2019hôpital, à la pharmacie, aidant M, Couture dans l\u2019exercice de sa pratique.i Moi ; d\u2019une bonne santé ; il se sert cependant i ., d\u2019une canne quarld il marche à cause de lsa jambe blessée.\u201chields et F.X.Lemieux comparaissent pour la défense.Le prisonnier Morrison paraît jouir Il est nerveux, tout.Le personnel de l\u2019enseignement est,en gardant son sang-froid.comme suit: M.J.À Couture, direc- Lorsque le greffier lui eut donné lecteur M.Nagant, ingénieur chimiste, ture du chef d\u2019accusation porté contre professeur de chimie.M.le docteur I.P.Boulet professeur de histologie et de pathologie générale.M.le docteur D.J.À Simard professeur de physiologie et d\u2019Entozoaires.jlui à propos du meurtre de Lucius J.: Warren, Morrison répondit d\u2019une voix faible qu\u2019il n\u2019était pas coupable.M.Leonard a demandé ensuite de remettre l\u2019audition des témoins à jeudi M.J.D.Duchène, médecin-vétérinaire, parce que les avocats de la défense professeur d'anatomie, comparée.M.P.Cumimings, médecin-vétérinaire, démonstrateur d'anatomie et de maré- ied , | n\u2019avaient pas encore eu le temps de se consulter même.\u2018 M.Fitzpatrick s\u2019opposa à cette de-.[a Me Fi an disonk as10 la Aéfanmes.auaik n\u2019ont pan d\u2019punuans xnge m'Âtan man pnûte.| fonda man À Loseanmalns a eu tout le temps nécessaire de se préparer depuis le mois d\u2019avril, Le juge Brooks, après s\u2019être consulté avec le juge Wurtele, décida que la cause commencerait à être enteudu hier mercredi, Sur motion de M.Fitzpatrick, fe prisonnier est appelé à répondre successivement aux accusations d\u2019avoir incendié la maison d\u2019Auguste Duquette, le 30 mai 1888, et la grange du même individu, le 30 mai 1888.À ces deux accusations, Morrisson a répondu : \u2018* Non coupable.\u201d Le juge Dugas et le grand connétable Bissonnette sont arrivés mardi matin à Sherbrooke et ont arrêté Malcolm McLean pour avoir donné asile à Donald Morris- son pendant que les officiers en loi cherchaient à mettre la main sur l\u2019accusés La maison, la grange et les dépendances de M.Duquette ont été réduites en cendres pendant la nuit de lundi à mardi, Duquette a loué la ferme de Morrisson près du lac Mégantic, et c\u2019est un témoin de la couronne ; aussitôt qu\u2019il a eu tourné Hs orit eu tout le temps possible pour se préparer.Cependant, cette cause étant d\u2019une si'grave, la cour est prête à accorder un neuveau sursis, non pas à vendredi prochaiñ mais jusqu\u2019à demain matin et celà péremptoirement.Je crois que la nouvelle qwe l\u2019on chercherait à suborner le jury est fausse et que la couronne le sait.Cependant, pour empêcher cela et aussi toutestentative à cette fin, je vais faire appeler de suite tous les petits jurés.- Si quelqu\u2019un a fait pareille tenta- (tive de subornation qu\u2019il sache qu\u2019il sera \u2018puni avec toute la rigueur de la loi.Lorsque tous les petits jurés eurent répondu à leurs noms, alors le juge Brooks leur fit l\u2019adresse suivante : ** La cour se refuse à croire que la déclaration du procureur de la conronne soit basée sua des renseignements exacts, au contrairemelle est porté à croire que la couronne a été mal renseignée.\u2018* Vous devez savoir que c\u2019est une cause des plus importautes qui vous sera sou- le dos pour se rendre à Sherbrooke, le\u2019 mise et qu\u2019on a déclaré qu\u2019il serait fait des feu a détruit ses propriétés, Il a perdu tout son bétail.C\u2019est une drôle de coincidence, tout de même, \u2014 Deuxième séance \u2014 Tentative de subordination des jurys, instauces auprès de vous en faveur du prisonnier.\u201c* Je connais plusieurs d\u2019entre vous et je sais que quiconque vous ferait une semblable proposition serait repoussé avec indignation, Cependant je dois vous prévenir afin que vous soyez sur vos gardes contre toutes telles menées qui sont SHERBROOEE, 2 \u2014À l\u2019ouvertare de la Cour du Banc de la Reine ce matin, M.Fitzpatrickk a fait motion que trois des petits jurés qui n\u2019ont pas été présents à la cour couformément au subpoena qu\u2019ils avaient reçu soient condamnés à l\u2019amende.Le tribunal les a condamnés à $5 d\u2019amende pour chaque jour d\u2019absence de la cour.; M.Bélanger a ensuite fait motion que M.Malcolm McLean, maître de poste de Springhill, soit mis en accusation pour avoir hébergé Morrison et amené devant la Cour.McLean a plaidé *\u201cnon coupat*e \u201d $t a demandé que son procès soit fixé à samedi prochain.La Couronne l\u2019a fixé à vendredi, 4 octobre courant.McLean a été mis en liberté en fournissant caution au montant de $500.Par motion de M.Broderick et avec le consentement du procureur de la Couronne, Rémi Lamontagne, qui a été amené devant la cour hier pour le meurtre de Napoléon Michel et a plaidé \u2018\u201cnon coupable\u201d et à demandé à avoir un jury français, Le juge Wurtele a décidé que.Jamon- tagne n'ayant pas demandé ce privilège lors de sa mise en accusation devant la cour, il ne pouvait le faire ensuite, et il a ordonné qu\u2019il ait un jury mixte.M, Bélanger a ensuite demandé que la appelées en drvit \u2018* subornation \u201d et sont punissables à la discrétion de la cour.Je suis tout-à-fait content de savoir que si aucune telle droposition était faite à aucun de vous vous la repousseriez avec indignation, comme étant la plus grave insulte qu\u2019on puisse faire à votre intelligence et à-votre honnêteté.t* Si aueun de vous était ainsi influencé, et après avoir prêté serment rendait un verdiet en conséquence, il se rendrait coupable du plus affreux des crimes, celui du parjure.*¢ Si pareille tentative est faité .c\u2019est notre devoir d\u2019en informer sans délai la couronne ; et celui qui aura fait pareille tentative sera puni sévèrement suivant ls rigueur de la loi, \u201d A Noces d'argent sacerdotales \u2014 La grande manifestation des citoyens de Lévis en l\u2019honneur de leur vénéré \u2018curd, qui célébrait hier le 25e anniversaire de son entrée dans les ordres sacrés, la été magnifipue sous tous les rapports, Nous en avons publié hier le programme, dont tous les détails ont été parfaitement réussis.Voici quelques notes biographiques sur le vénérable prêtre qui a été l\u2019objet de cette belle manifestation : M.l\u2019abbé Antoine Adolphe Gauvreau cause de Lamontagne soit remise au prochain terme, parce que l\u2019un des prirci- paux témoins en faveur de l'accusé avait quitté Wolfestown et qu\u2019on supposait qu\u2019il était aux Etats-Unis, soit au Massachusetts, soit au New-Hampshire.Un affidavit a été lu en cour disant que ce témoin, qui est une femme, reviendrait au pays si le gouvernement de la province de Québec voulait lui donner $1,000, Pour ce même montant l\u2019affidavit disait de plus que le témoin rendrait témoignage dans cette cause.Le grand connétrble a fait rapport à la cour qu\u2019il avait lui-même fait des rechercher pour trouver ce témoin et qu\u2019il avait lieu de croire que l\u2019un de ses frères le cachait afin de l'empêcher de comparaître en cette cause.témoin occulaire du meurtre, M.F, X.Lemieux, l\u2019avocat de la défense en cette cause, demande qu\u2019on lui accorde jusqu\u2019à vendredi pour répondre à cette motion.Sa demande est accordée, M, Greenshields a demandé que le procès de Morrison fut ajourné à vendredi.M.Fitzpatriek a répondu à cette demande de M.Greenshields en disant : \u201c Nous avons le juste motif de croire qu\u2019on cherchera à suborner les jurés en cette cause, Les avocats de l\u2019accusé ne sont pas du tout impliqués dans cette tentative qui sera faite contre les jurés.Cela n'empêche pas que si un nouvel ajournement est accordé, nous n\u2019ayions raison de croire qu\u2019il ÿ aura subornation des jurés.Le juge Brooks a alors dit : Si cette cause n\u2019en était pas une dans laquelle la vie ou la mort du prisonnier serait en jeu, j'insisterais pour qu\u2019elle s\u2019instruise sans délai.Les avocats en cette cause Cette femme est le seul: naquit à St.Germain de Rimouski, le 22 septembre 1841, du mariage de Pierre Gauvreau, notaire, et d\u2019Eiizabeth Du- ; bergée.} Il reçut sa première communion, le 16 juillet 1853, des mains de M.l\u2019abbé Cy- prien Tanguay.Il commença ses études classiques au collège de Ste.Anne, à l\u2019âge de 12 ans, \u2018c\u2019est-à-dire lo 6 octobre 1853, et huit ans \u2018après, le 19 septembre 1861, il revêtait la (soutane, Il fut, durant deux années, régent au {collège Ste.Anne, puis il entra au Grand \"Séminaire de Québec, où il fit des études théologiques brillantes et approfondies, Il entra dans les ordres sacrés du sous- \"diaconat, le 24 septembre 1864, fut fait diacre le lendemain et entrait définitivement dans le sacerdoce, le 2 octobre dela même année, jour de la célébration de Notre-Dame du Rosaire.Il fut ordonné prêtre par Sa Grandeur Mgr Baillargeon, alors archevêque de Québec, dans la cha- petle du collège Ste.Anne, son alwa mater, où il eut le bonheur de célébrer sa première messe.H dit sa deuxième messe au Séminaire de Québec.C\u2019est là qu\u2019il reçut de son archevêque l\u2019ordre d\u2019aller enseigner la parole de Dieu dans les missions lointaines de la Gaspésie.Le jeune prêtre accepta avec plaisir et résignation le début pénible de sa carrière sacerdotale.Docile aux instructions de son supérieur, il part sans tarder et sept jours seulement après son ordination, lo 7 octobre, il disait sa troisième messe sur les bords de la Rivière au Renard, C\u2019est 12 que le jeune prêtre fit sa marque, Aussi l'archevêque de Québec ne a Ai mien le lui confier d\u2019abord la charge d\u2019aumônier de son archevêché, Il sut illustrer sa nouvelle mission par son esprit d\u2019ordre remarquable, ses éminents talents d\u2019administration et partieu- lièrement par la fondation d\u2019une \u2018\u2018 Ecole du soir gratuite pour la jeunesse de Québec,\u201d qui s\u2019ouvrit le 3 décembre 1868.Au commencement de mai de l\u2019année 1870, la cure de St.Nicolas devenant vacante par la mort du curé Baillargeon, frère de l\u2019Archevêque, celui-ci appela M.l\u2019abbé Gauvreau à lui succéder, I arriva à St.Nicolas le 15 mai, 1870, La, il dirigea avec zéle les réparations de l\u2019église qui est maintenant l\u2019un des.plus beaux temples du diocèse du côté sud du fleuve Saint Laurent, A St, Nicolas, comme partout ailleurs, il gagna l'estime et l\u2019affection de tous ses paroissiens ; aussi, grande fut la douleux quand on apprit que le curé Gauvreau, sur l\u2019ordre de son archevêque, devait als ler prendre la direction de la paroisse de Ste.Anne de Beaupré.Arrivé à Ste-Anne, le curé Gauvreau se mit courageusement à l\u2019œuvre.Il y avait beaucoup à faire.L'église, qui était en construction, fut rapidement terminée sous sa direction.Les riches décorations qui ornent maintenant l\u2019intérieur de cette splendide Basilique étaient déjà conçues, quand M.Gauvreau fut interrompu dans l\u2019accomplissement de ses plans pour venir occuper la cure de St-Romuald.Il commença son ministère, à St-Romuald, le 3 octobre 1878.Quatre ans plus tard, il quittait cette dernière paroisse pour venir prendre la succession du regretté Mar Déziel, Le mois de juin 1882, fut une époque de pénible épreuve pour les paroissiens de Lévis qui venaient de faire une perte considérée irréparable dans la personne de Mer J.D.Déziel, Mais l\u2019église toujours sage et judicieuse dans son administration, sut faire un chou digne, dans ls personne du Révd, M.Gauvreau.: Il continua avec un zèle et un intérêt vraiment filial les œuvres commencées par Mgr Déziel et les couronna honorablement.Le 30 mai 1886, le cordinal Taschereau nommait M.Gauvreau théologien du 7e concile.À l\u2019occasion de ses noces d'argent sacerdotales, M.le curé de Lévis à reçu de magnifiques cadeaux.L'adresse que les citoyens lui ont présenté était accompagnée d\u2019un superbe calice en argent massif et doré, puis une somme de $500 en pièce d\u2019or de $10 renfermées dans une splendide DLourse de soie marron à laquelle sont attachés deux anneaux d\u2019or dont l\u2019un porte en inserip- tion : \u2018* Révérend M.Ant.Gauvreau, prêtre \u201d et l\u2019autre : ** A l\u2019occasion de ses noces d\u2019argent, 2 octobre 1889,\u201d Cette bourse qui est d\u2019une grande valeur, est le don de M.L.Ed.Conture.La somme qu\u2019elle contient est le produit des souscriptions des citoyens de Lévis, M.le curé a en outre reçu plusieurs autres cadeaux dont voici quelques-uns : La Vie du Bienheureux Pierre Claver, richement reliée et illustrée, de l'abbé C.O.Gagnon ; Le portrait du fondateur de l\u2019ordre à Frères Maristes, de l\u2019école des Frères \u20ac.Lévis ; Un rosaire monté en argent, de la e périeure de la Congrégntion générale & Montréal ; \u2018 Un bénitier, de deux enfants de l\u2019éce.des frères.Un secrétaire complet d'argent maudf de Mme Léon Roy et sa famille ; Un couteau à papier tu 6 en argent, de M.A.Demers.La vie de St.Antoine de Padoue, de l\u2019abbé L.Gauvreau.Mouvements ministériels Ottawa, 2\u2014Les ministres actuellement en ville sont Sir John Macdonald, Sir Hector Langevin, hon.M.Carling, hon.M.Costigan et hon.M.Foster.Six John Thompson et hon.M.Tupper sont partis pour la Nouvelle-Ecosse hier Vapres-midi, ou ils passeront une dizaine de jours.L\u2019hon, M, Dewdney est ate tendu aujourd\u2019hui ou demain, l\u2019hon.M.Foster partira demain pour le Nouveau- Brunswick, afin d\u2019assister à la conférence de l'église Baptiste libre, dont il est an des membres.La conférence aura lieu à Hampstead, sur la rivière St.Jean.Le ministre des financos visitera cnsuité ses constituants dans le comté de King, NM mn, Pare pm, pn OD MS 2 \u201cLE COLTIVATEUR LES MARCHES DE QUEBEC Nous apporterons, a l'avenir, une at- - tention toute spéciale aux cotes des différents marchés de notre ville.Un rédacteur sera particulièrement chargé de signaler les changements au fur et à mesure qu'ils se produiront.Cette petite revue commerciale, faite tous les samedis ct même deux fois par semaine, sera d\u2019une très grande importance non-seulement pour les citoyens de Québec, mais encore pour tous ceux de la campagne : car on comprend que c'est eur les prix des marchés que les acheteurs et les vendeurs des localités éloi- guées des grands centres commerciaux se fuident généralement pour faire leurs affaires de printemps et d'automne.Si Jes renseignements qui leur sont fournis par la presse sont faux, les acheteurs ou Jes vendeurs qui se fieront aux statis- kiques qu\u2019on leur met sous les yeux, s'em- pressoront de venir faire leurs transactions, comptant d\u2019avance sur un bon marché ; arrivés en ville, ils constateront frvec regret qu\u2019ils ont été trompés, et ils B'en retourneront après avoir fait des dé- nses inutiles et même quelquefois après pvoir essuyé des pertes assez considérables, C\u2019est ce qui est déjà arrivé, du reste.Nous ne voulons pas être la cause de fels désappointements ou de telles pertes, pt voilà pourquoi nous ne négligerons jen pour publier les statistiques les plus ertaines.Nous portons intérét à la grande classe des cultivateurs et nous lui - prouverons en lui indiquant dans notre xevue l\u2019époque la plus favorable à l\u2019écou- Jement de ses produits agricoles sur nos paarchés.Pour cela, les cultivateurs devront suivre attentivement le cours des différouts marchés et ne pas attendre que fa hausse soit sur le point de finir ou que Ja baisse soit sur le point de commencer ur courir vendre leurs marchandises.Il Faut donc qu\u2019ils sachent le moment oppor- un ; C\u2019est au moyen de l\u2019esprit d obser- mation qu\u2019ils parviendront à obtenir la fonnaissance parfaite du cours de hos prarchés./ .; EN MONUMENT PATRIOTIQUE pe \u2014_ Le Les héres de In i i défense nationale On vient de procéder en France à l\u2019i- panguration du monmnent de Ia Défense nationale, élevé sur la place Fontenoy, à Ja mémoire des soldats de terre et de er tués pendant la guerre de 1870-71.\"Ce monument est une colossale pyramide en granit de Vire, qui atteint la hauteur d\u2019un quatrième étage et dans la gonstruction de laquelle sont entrés des blcos de granit pesaut 15,000 kilogrammes.Le monument a coûté plus de cent mille francs.C'est sur l\u2019iniative de M, N.le Cordier, président de l\u2019Association fraternolle des auciens combattants de la défense nationale a été ouverte en vue de glorifier collectivement les soldats et les sous-officiers morts durant la guerre fran- po-allemande.Sur l\u2019estradre d'honneur, avaient pris place, à la droite du général Jeannigros, résident du comité de souscription MM.\u2018Massicault, ministre à Tunis et l\u2019amiral Krantz, ministre de la marine, les représentants du gouvernement ; M.Chau- temps et les membres du conseil municipal.A la gauche du général Jeannigros étaient M.Poubelle, préfet de la Seine, les députés et les sénateurs faisant partie de l\u2019Association fraternelle des anciens combattants de la défense nationale et de nombreux officiers de l\u2019armée active et de l'armée territoriale.Au moment où l'on a enlevé le voile Qui recouvrait le monument les musiques du 2de et du 28e régiment do ligne ont joué la Marseillaise, les soldats ont pré- seuté les armes et la foule qui se pressait aux alentours a applaudi avec enthou- Biasmce Les discours ont ensuite commencé.Le général Jeannigros a rappelé eu termes émus les infatigables efforts de ses collaborateurs pour mener à bonne fiv cette œuvre qui perpétuera le souvenir de ceux qui sont tubes obscurément, mais bé- roiquement, Abordaut ensuite un autre sujet, l'orateur a ajouté : **Si la France\u2019 venait à être attaquée, il ne faudrait pas des éparons pour nous pousser, mais des #êènes pour nous retenir.\u201d - EB re eee eee Yentc de chevaux Une vente importante de chevaux aura fieu à Compton, à l\u2019encan, le 8 octobre à 11 h, A.M.L'¢leveur de ces clievaux est M.S.I.Pomroy.L'encanteur est M, À, DdelL STATISTIQUES POSTALES Le rapport annuel du service des :postes, en Angleterre, qui vient d'être publié fait voir-que le personnel du département à la fin de l\u2019année se composait detoute une armée d'employés ; leur nombre était de 59,396, dont 4,054 femmes.En outre, il y avait 50,000 person- les maîtres de postes locaux, ce qui porte à 108,000 personnes le personnel des Postes.Le revenu brut des postes a été l\u2019année dernière de £11,631,930, et le revenu net, déduction faite des dépenses, de £3.199,644.L'année antérieure des profits avaient été de £2,851,340.Comme on le sait sans doute, le service télégraphique dans le Royaume Uni est.sous le contrôle du ministère des Postes.A part les dépêches gratuites et dela presse étrangère, 41,816,611 télégrammes out-été envoyés dans le pays l'an dernier, soit une augmentation de 3,684, 965 sur l\u2019année précédente.La valeur moyenne d\u2019un télégranme æ été quelque peu moindre de huit \u201c\u201cpences.\u201d Le revenu télégraphique de l\u2019année a été de £87,275 audelà des dépenses.Les banques d'épargng du bureau de poste semblent grandir en popularité.Les dépôts l\u2019année dernière ont été de 7,540, 625, s\u2019élevant à £19,052,226, contre précédente, .: On estime que l\u2019année dernière il s\u2019est délivré dans le Royaume Uni 2,362,900, 000 lettres, cartes postales, journaux et cent et une moyenne de 62,77 à chaque personne, Le nombre de lettres enré- gistrées a été de 11,001,075, et l\u2019on porte à 1,559,100,0g0 celui de\u201d lettres gi été délivrés, et à 201,500,000| le nombre de cartes postales, vo, bué à la compétition faite \u201cpar les trains de la malle du matin ;\"près de quarante millions de paquets ont été transportés.adresse les iettres, quand on ne met aucun nom! Pas moins de 28,530 \u2018lettres mot d'adresse, et 1,390 de ces lettres contenaient de l'argent, billets, chèques, des lettres qui ne portaient pas.d'adresse n'a jamais été moins que 25,000 tandis- que le nombre contenant des valeurs a été de 1,390 à 1,686.On a retrouvé environ 58,000 estampilles détachées, ce qui démontre le peu de soins avec lequel on les fixe.Dans ce rapport du directeur général des postes on trouve \u2018toute une mine d\u2019excentricités auxquelles, vraiment, on était loin de s'attendre.Ce sont les colis postaux .qui offrent aux excentriques la plus belle occasion de se signaler.naires trouvées dans ces paquets, le directeur de la poste- cite : un crâne humain, trente grenouilles vertes, un plam- pudding âgé de trois aus, retour d\u2019Australie, out l'on: n'a pu mettre la main snr complaisance ce chef-d'œuvre de'la cuisine britannique ; des tournures, des \u2018perruques pour dames, etc.Dans un seul et même paquet, On à trouvé deux jupons, un corset, un gigot de mouton et du tabac ; dans un autre un lapin farci de deux pipes, de tabac, d\u2019un morceau de lard, le tout enveloppé d\u2019un\u2019 corsage de fomme.Enfin, on a intercepté, comme contraires au règlement, des colis conte- nant un chat, un écureuil, des lézards, dos serpeuts, des coucous, des rats musqués, en un mot, toute une ménagerie vivante, plus des chats et dos chiens crevés.\u2019 Ie paquet le plus extraordinaire que l\u2019on ait voulu confier à la poste est celui qu'y a apporté un Indien.Ce sujet bronzé de la reine voulait réexpédier aux bords du Gange les cendres de son frère, mort à Londres, et dont il avait dûment fait brûler le cadavre.La poste ue vou- | nes dont 16,000 ont été employées part 6,916,327 déyots et £16,535,932 l'année\u2019 paquets, une augmentation de 37 par] sttres qui ont | Les journaux envoyés \u2018par la.poste | semblent avoir diminué, et cela est attri- Les chiffres de la section des lettres.inortes fait voir avec quelle négligence on.ont été mises à la poste.sans le moindre | etc., au montant de £8.700.Durant les.cinq dernières années, le nombre total.Parmi les choses extraordi- |- le destinataire ; ce plum-pudding était en- bon état, dit le rapport qui constate avec.lut se chargor de ce colis qu\u2019à ia condition \u2018que le poids ne dépasserait pas onze livres.Il faut croire que les cendres de l'Indien pesaient plus que cela, car, après s'être renseigné, le pieux frère du miort sortit, ot on ue le revit plus.Commé dernier détail, disons que le nombre da lettres euvoyées et reçues dans le Royaum-Uni est de beaucoup plus considérable que dans n\u2019importe quelle autre partie du monde en prenant pour base la population de chaque pays respectif.\u2014 y \u2018 IR .| ne suflisait pas de demander des millivsa : de §5,000, Ce fait ajoutait beaucoup à à Ottawa, mais qu\u2019il failait aussi penser/l'otieux @233 mesure es aurait dû sufiire couper le bois marchand sur tout lot vendu pour les fins de colonisation et de culture qui est compris dans telle licence, duraut trente mois à dater du billet de location, excepté sur cette partie du lot que le colon est occupé à défricher, et en outre sur une étendue de dix acres, est injuste pour le colon, et très nuisible aux progrès de la colonisation.Il a voté contre.Il a fortement désapprouvé le projet de loi du gouvernement pour l'incorporation des compagnies de chemins de fer par arrêtés du Conseil Exécutif, parce que ce système amoindrit sans raison les pouvoirs législatifs de la législature, qui n\u2019a plus le droit exclusif de donner l'existence légale aux compagnies de chemins de fer.C\u2019était aussi ajouter, sans la moindre nécessité, aux attributions de l\u2019Exécutif ec lui confier un pouvoir dangereux.La loi privant les employés publics du droit de voter aux élections provinciales est odieux.Il l\u2019a combattu de toutes ses forces Les membres du service civil fédéral et provincial sont certainement très qualifiés à exercer le suffrage.Il a considéré que leur enlever leur liberté politique, leur droit de citoyen, serait une des plus, cruelles injures à toute une classe d'hommes qui méritent notre estime, qui sont dévoués au pays, et qui ont droit à notre justice.Il énumère les fautes d\u2019omission du ministère de M.Mercier, en rappelant qu\u2019il n\u2019a pas abrogé la loi pour le paiement de la moitié des frais d\u2019entretien des aliénés par les municipalités\u201d comme il l\u2019avait promis.M.Mercier a également oublié ses engagements au sujet de la contribution municipale dans le district de Québec pour la nouvelle cour de ce district, et au sujet de l'impôt sur les corporations commerciales, Il critique ensuite avec vigueur l'administration du gouvernement et sa désastreuse politique financière, 1! démontre que M, Mercier a manqué à toutes ses promesses au sujet de l'économie et de la dette.En trois ans, les dépenses ont été augmentées de plus de $1,700,000.En deux ans la dette a été augmentée de $4,235,000.L'emprunt de $3,600,000 est épuisé.À la fin de février dernier il n\u2019en restait déjà plus un sou.Le gouvernement vit des dépôts de garanties d'intérêt de trois compagnies de chemins de fer et aussi de lettres de crédit, Il faudra bientôt un nouvel emprunt permanent.M, Mercier a renouvellé l'ère des déficits, à laquelle l\u2019ancien gouvernement avait mis fin, Ils dépasseront 8700,000 en trois ans.Le ministère administre les affaires de la province avec la plus extravagante prodigalité, Un semblable eystème conduira bientôt la province aux plus graves difficultés financières.Il termine par une chaleureuse péroraison, demandant à tous les bons citoyens de s'unir pour mettre fin à la politique désastreuse du gouvernement de M.Mercier.Il remercie cordialement et de tout cœur les électeurs de Montmorency et ceux de Québec et des comtés vuisins, qui se sont réunis pour entendre ce qu\u2019ils ont à dire contre le ministère de M.Mercier.1l remercie également le président et les orateurs qui ont eu la bonté de venir adresser la parole à l\u2019assemblée.Il parle en termes émus do l avenir de prospérité, d'avancement, de grandeur, que, tous ensemble, gouvernants et gouvernés, nous pouvons assurer à notre province, à notre pays, si nous voulons seulement y travailler avec courage, ardeur, intelligence, et patriotisme.M.Desjardins est salué par d\u2019enthousiastes applaudissements.L'hon.M.Flyn.\u2014Le comté de Montmorency a été illustre naguère par son énergie à défendre la suprématie française en ce pays.Il a conservé sa célébrité dans nos luttes politiques.Trois gouverneurs sont sortis de son arène : Messieurs Caron, Cauchon et Angers.Il n'est pas de ceux qui croieut qu\u2019il faut s'exempter de rendre justice a ses adversaires quand ils fout le bien.Par malheur il ne trouve rien de bon à dire du cabinet Mercier.Les électeurs en jugeraient s'ils pouvaient être témoins des discussions qui se font dans la législature, où la lutte se fait entre la justice et la perfidie.Il croit que M.Tardivel était dans le vrai quand il écrivait que M.Mercier est un fléau de Dieu.Le premier devsir d'un gouvernement est de respecte la loi et la constitution.Or, M.Me:cier se moque des lois et est allé jusqu\u2019à voulvir faire intervenir le gouvernement anglais dans le fonctionnement direct de ros institutions.11 dé nonce lu foi qui enlève aux employés publics lear franchise, la loi sur les terres de la Couronne.pour décider ja chambre a la repousser, L'amendergent aux lois consernant les, torres puvliques, qui décrète quo ta pore! sumne niise d'une Liccnare a lu dr de ll accuse le département des terres de \u201cdenner des jobs nombreux, au muyen d\u2019eniremetieurs qui se font payer des commissions.1) dénonce ls conduite du gouvernement qui sans ordre de la cham bre, sans même de mandats spéciaux, donne par douzaines des billets à 6, 12, 18 mois, enlevant ainsi à la législature el à la Couronne leur contrôle constitution nel sur la dépense, afin de masquer o cacher les déficits L'administration, dit il, se signale par de véritables brigandages, Il raconte l\u2019enquête Lockwood dan: laquelle M.Pacaud a touché une forte somme d'argent.À cent cinquante an de distance, dit-il, l'histoire se répète Bigot pilla la colonie eb fut l'une deu cause de sa perte.Il fut condamné à la prison et à des peines infamantes, La cabinet Mercier a adopté les méthodes de ca sinistre personnage et rançonne san merci la province.M, Mercier est un brandon de discorde qui ruine notre crédit et soulève les citoyens les uns contre les autres.Il fait un appel à l'union de tous ceux qui veulent voir réguer ici la paix et l\u2019harmonie.Après lui.M, T.C.Casgrain prononce une harangue vigoureuse et est suivi de messieurs Déchêne, M.P.P., Bouffard, - Chassé et Jolicœur.Un hon nombre d'amis de Québec étaient descendus par ie chemin de fa Québec, Moutmorency et Charlevoix, en compagnie de Sir A.P, Caron.~ Er Marchés de New-York New-York, 1 octobre.Tranquille mais fort, Stocks, Echange Américain.\u2026\u2026.117 Pacifique Canacdien.70 Canada Southern.\u2026.\u2026.54] Delaware and Hudson.153 Delaware and Lakawanna.1474 Lake Shore.105 Northern Pacitic .31 do préférentiels .74 St-Paul 2220022 aa uen cere.72 do préférentielles., 117 St-Paul, Minneapolis et Manitoba.117 Union Pacific.RER ool 0.Western Union.8b Coton, irrégulier ; Uplands 11 ; Orl.11}.Prix anticipés fermes ; oct.10.231 nov.9.97 ; déc.9.94 : janv.9.97.Grains et Provisions Farine ferme ; recettes 22,000 barils ; ventes 12,000 brls ; blé d'hiver, marques inférieures, $2.60 à 3.00 ; sup.à extra $3.10 à 4.45 ; patente 5.25 a 5.20.Farine de seigle calme, $2.90 à 3.25.Blé : ferme ; recettes 89,000 minots, ventes 3200,000 \u2014octobre 864 a 864 ; nov.87ÿ à 871; déc.88% i 88 3/16 ; janv.89} à 89% : février 90} ; mai 93 a 934.Seiglo calme, 5ü a 56.Blé-d\u2019Inde faible ; recettes 179,000 mts, veutes 2720,000 ; No 2 octobro 39} à 394 ; mêlé de l\u2019ouest 384 à 41.Avoine, calme ; recettes 99,000 ints ; ventes 10,000 mts; de l'Etat, 25 x 35; de l\u2019ouest 24 & 35.Lard calme, $12.25 à 12.75, Saindoux, fort ; 6.60.Beurre, ferme ; Beurrerie de l'Etat, 11 à 24 ; crômerie 254 à 263.Fromage très fort, de l\u2019État SZ à 103 ; de choix, 103.Œufs ferme, de l\u2019Etat 24 à 244.Sucre calme: eu poudre et écrasé 8} ; granulé 73.Marché de Chicago Chicago, 1 octubre.Voici les cutes de la clôture : BE \u2014 Déc.823 ; de l\u2019année 811 ; ma Vg.DLé-d'Ixpe.\u2014-Nov.314 ; déc, 51% ; ma 33Èce AVoINE\u2014-Déc.19% ; mai 228, Larp\u2014Nov.9.574 ; de l'année 9.15 janvier 9,274.SAINDOUX.- -Novemb, 5.90 ; de l'année 5.874 ; janvier 5.874.Bas cris.\u2014 Novembre 4.824 ; janvici 4,721, Les cotativns au comptant sont les sui vantes Dlé No 2 du printeinps 50} a 811, Blé roux No 2, 80§ a 814.Dlé-d'Inde No 3, 31c Avoine No 2, 1°13c Lavd, £10.09.Suindoux, 86,10 à 6,124.Bas côtés, 5.00 à 5.00.Epaules séchées ct sulées, 4.354 a 4.50 Cotclettes, 85,00 à 5.624, Recuttes \u2014 Farines 30,000 barils ; lé 73,000 ts; Blé d'Inde, 333,000 nnts ; Avoine 215,000 ints; Seigle 17,000 mts ; Orge, 90,0600 mts, Exportations \u2014 Farines 11,600 barils ; Blé 87,000 mts; Blé-d'Inde 352,000ints ; Avoine 273,000 mts ; Suigle 39,000 mis ; Orge, 36,000 nts, zros ofS THME PRUDRE CLEZRY \u2014 Se vess cartoëte Cog?cit) air de, ~g T JU dep itll ng suri d fi} - Québe de fy TUE, ét = lob, Le Ont 10; cars Hue: à eut 35 vith HF, or 84 Jp all}: #4 - \u2018 i | l\u2019une question d\u2019affaires.Le gouverne- le la chose publigne, de voir s\u2019il est : \u2018e parti sont de trop et plus que déplacés Jachons donc agir en'hointnes sérieuxz La \u2018lle et los autorités provinciales ont vu : jeu dans la ville de Québec, dans la pro- | vassurer si le gouvernement fédéral était LE COLTIVATEUR ~~.fa à CHACUN SES ATTRIBUTIONS \u2014 ney L'entretien entre l\u2019hon.ministre de la milice et le comité de secours, hier, suffit pour mettre sous son vrai jour la position lu gouvernement fédéral dans la malheu- teuse affaire de l\u2019éboulis, Sir Adolphe Ca- on a dit au maire et aux messieurs qui Zaccompagnaient, le\u2018cabinet n\u2019adevantilui lucune réclamation de qui que ce soit au- nn état des pertessubies.À cela, M, Robert WcGrevy,membre du comité,a ajouté que es personnes qui ont fait des pertes n\u2019ont thargé qui que ce soit d\u2019agir en leur nom.Naturellement la première chose à sa- roir est celle-ci : le gouvernement est-il it se consdère-t-il responsable des dom- nages encourus ?la corporation dit oui : sotre ingénieur, M.Baillargé, vous avait wévenu en 1880.Le gouvernement pour- aitrépondre: nous avons fait les tra- \u2018aux indiqués par M.Baillargé-et nous l\u2019avons reçu aucune représentation de nig, Ce qu\u2019il y ade certain c\u2019est que an \u2018ernier M, Baillargé a appelé attention mu mihistre de la milice sur l\u2019état des mu- à ailles de la citadelle, de la Terrasse Duffe-, in et de la rue d\u2019Ambourgès, Le dépar- ement s\u2019est empresséde faire sans retard ès travaux jugés nécessaires, 1 eût pro- édé de la même façon si on lui efit si- maié comme dangereuse la partie du ro- Ler, cause de l\u2019aflfreuse calamité.Voici quélques faits eur lesquels il con- ient de s'arrêter pour juger à leur va- bur les tentatives de coercitions faites entre le gouvernement fédéral par quel: | jues uns de nos confrères.Il s\u2019agit ici aent a le devoir, comme administrateur esponsable.S'il est responsable, il.ne herehera pas 4 éluder sa responsabilité.Jette responsabilité paraît laisser au noins quelque doute, puisque M.Lange- ler à suggéré d\u2019en faire un test case.En ces matières, les appels aux passions ux premiers besoins de la population af- igée.[C'étuit leur-rôle.L'accident à eu ance de Québec.Pour des fins de parti, on intervertit \u2018scilement les rôle y \u201dn vérité.La consti- ation qui trace à chacun ses devoirs et es attributions, est menacée de devenir ne letrre morte dans l\u2019esprt d\u2019un groupe le politiciens.l'AYALANCHE ET LE GOUVERNEMENT Une entrevue a eu lien hier entre les nembres du comité de seceurs et Sir A.?.Caron.Walsh, hon.M.Hearn, les Révd.Love + Richardson, MM, Andrew Thompson, Becket, R.McGreevy, Carbray, Owen Hurphy, Ed.Foley, le sénateur Pelle- jer ct plusicurs membres de la presse itaient présents.Le maire ouvrit la ance en ces termes: L'hon, M.Langelier.\u2014M.le ministre, Le comité de secours des citoyens de Québec, composé des messieurs présents, \"st venu auprès de vous comme membre B1 gouvernement fédéral, dans le but de lisposé à contribuer au soulagement des familles des victimes de l'accident qui tient d\u2019avoir lien sur la rue Champlain par la chute d\u2019une partie du rocher sur equel repusait la partie ouest de la ter- asse Dufferin\u2014familles appartenant à les ouvriers presque tous pauvres.Le wt du comité en venaut vers vous est ssi de s'assurer si l'opinion générale épondue, dans Québes et ailleurs, qu'il appartient au gouvernement fédéral d\u2019in- lemniser les familles frappées, est cor- æcte.Une souscription ne peut être com- uencée avant que les citoyens soient mis a courant des intentions du gouverne- nent fédéral.La contribation\u2018du gouver- acment aura son influence sur cette sous- ription.D'um autre côté le refus du gou- rernement d'intervenir obligera les ci- oyens à y pouvoir eux-mêmes.Nous dé- irons savoir si le gouvernement fédéral est prêt à nous aider\u2014et comme prin- 3ipe\u2014à payer une indemnité, C\u2019est l\u2019impression créée dans le public que le gou- rernement est responsable ec qu\u2019il va prendre les mesures nécéssaires pour suu- lager ces familles.L\u2019hon.M.Langelier, le Père à Sir Adolphe Caron, en réponse exprime sa profonde sympathie pour les familles frappées par ce inalheureux accident, sympathié d\u2019autant plus vive qu'il a toujours porté un intérêt particulier à la population de Québec.Il dit qu\u2019en ce qu\u2019il s\u2019agit de secours de la part des citoyens, il est prêt lui aussi comme citoyen de Québec à contribuer aussi largement que possible dans la mesure dé ses moyens et à favoriser cette souscription, car il considère que ce comité est organisé en vue de donuer aux familles des victimes un secours immédiat.Mais quant à l'au- mise, il ne peut, pour le moment, aller au-dela de la réponse donnée par le gouvernement par l\u2019entremise [du Secrétaire d'Etat au télégramme qui lui a été envoyé par le maire M.Langelier et qu\u2019il s\u2019est empressé de soumettre au Conseil.Maintenant, a-t-il ajouté, je suis, comme ministre de ls Couronne, dans une position à ne pouvoir vous donnerdes conseils sur une question que j'aurai moi- même à juger avec mes collègues, Cependant la réponse.qui vous a été donnée vous indique suffisamment comment faire votre demande au gouvernement et alors le conseil aura des données gur lesquelles il pourra agir et connaîtra ce que le ce- mité désire.M, Langelier.\u2014Je ne sache pas que nous puissions faire une demande.plus pclaire que celle déjà faite, Le gouvernement est propriétaire du roe qui est tombé et \u2018par conséquent responsable des dommages faits et ce que hous voudrions c\u2019est l\u2019expression d'opinion du gouvernement qu\u2019il reconnaît sa respousabilité, et qu\u2019il va faire sa patt dans l'indemnité, due\u2014qu\u2019il est arrivé des circonstances analogues oli le gouvernement a payé les dommages causés, exemples : laffaire Herrington, où un cheval a été tué par la chute de quelques roches, \u2014 Dans: tous les cas, a-t-il ajouté, je n'ai pas consulté le comité, mais nous pourrions, pour Pavenir, faire de cette affaire- ci un test case.Sir A.P! Caron.\u2014 La question de responsabilité est une question légale qui devra être discutée et décidée par le conseil privé, et avant que cette décision ne soit prise, je ne puis, comme ministre, admettre cette responsabilité du gouvernement, M, le maire, qui est avocat et qui connaît la composition d'un Conseil Privé, sait aussi bien que moi qu\u2019il m\u2019est impossible, comme ministre, d\u2019anticiper la décision de cc conseil et'd\u2019engager sat responsabilité, Dans l\u2019affaire de: Hethring- ton, il y a la encore une question légale et je dois décliner l'invitation de discuter ici la similitude dans deux cas.M.O.Murphy.\u2014Est d\u2019opinion que le der aù gouvernement de l\u2019aider dans une \u2018souscription.Il s'agit pas de savoir si le gouvernement admet sa responsabilité dans cette affaire et est prêt à agir en conséquence.\u2018 éloigner du but pour lequel nous avons été nommés.M.Beckett.\u2014 Pourquoi ne pas faire au gouvernenrent une pétition dans laquelle nous lui donnerions, comme information, un état approximatif des dommages dont le gouvernement est responsable parceque l\u2019accident a eu lieu sur uns propriété né- ghgée.Sir A.P.Caron.\u2014Je ne suis pas prêt à admettre les conclusions de M.Beckett.réphdie toute responsabilité de la part du gouvernement en cette matière, mais en autant que je puis le faire, je dis que-la proposition de M.Beckett est rationelle au point de vue de l\u2019objet que se propose le comité.M.R.MeGreevy.\u2014Oui, mais notre action pourrait être désavoué par ceux qui out des réclamations.Coux-là pourront vous dire : donnez-nous des secours par vos souscriptions, mais la question du règlement de nus réclamations avec le gouvernement ou autre nous regarde seulr, M.F.Carbray.\u2014J'approuve pleinement l\u2019idée de M.Beckett, mais je crois que ce sont la des questions de détails que le comité maintenant devrait discuter, chez lui, en séauce.Nous voyons assez ee que nous devons faire pour arri- veld au but pratique que nous nous proposons, Hon.M.Hearn\u2014 Dit qu\u2019il profite de l'occasion de cette réunion pour exprimer sa confiance que le gouvernement verra de suite à mettre la vie des gens hors de danger pour l\u2019avenir ; que le gouvernement avait déjà fait beaucoup-dans ce but par le passé mais il y à encore des morceaux de rocher qui menacent de causer da grands malheurs.Sir A.P, Caron prend occasion de ces remarques pour dire qu\u2019il est heureux de constater que M.Hearn admettait que le gouvernement avait dépensé des somines considérables dans Québec pour des travaux militaires et pour protéger la vie des citoyens.Que pour ce qui était, de l'avenir, il ferait comme par le passé pour les travaux de ce genre qui tombcront sous le contrôle de son département.I ajouta qu\u2019il avait donné des instrue- M.A Thompson dit qu'en effet c'est ge qu'il a constaté.tions au major Mayne, un ancien officier ges Ingénieurs Royaux et un des officiers tre partie de la question qui lui est sou- la question des biens des Jésuites, comité n\u2019a pas été chargé de venir deman- | 5 Nous nejdevons pas nous Ce n\u2019est pas à nous a vous aviser.Je les plus compétents comme ingénieur militaire, d\u2019inspeoter minutieusement non.seulement la partie de la terrasse où l\u2019accident est arrivée, mais toute la} terrasse, au point de vue des fortifications et des travaux militaires qui sont sous le contrôle de son département, et c\u2019est à tort que l\u2019on a insinué que le rapport donné par le major Mayne à Sir Fred.Middleton pour information de M.le maire était le seul rapport fait.La vérité est que le rapport du major Mayne est beaucoup plus long, entre dans beaucoup de détails et, ajoute Sir Adolphe, le major Mayne me l\u2019a remis personnellement quand je l\u2019ai rappelé à Ottawa.Le comité remercie Sir Adolphe d\u2019avoir bien voulu le recevoir, puis se retire ensuite.UNE OPINION HARDIE Le Daily World, de Vancouver, Colombie Anglaisé, publie dans sou édition du 14 septembre, un écrit remarquable sur \u201c La Colombie Britannique, y est-il dit, admi- \u2018uistre ses propres affaires locales, et la constitution du Canada donne à Québec les mêmes priviléges.Les habitants de la Colombie ne permettraient pas une heure l'invention de Québec, et ils sont disposés à faire en ce qui regarde Québec ce qu'ils exigeraient que Québec fit s\u2019ils étaient en cause, La question qui est au fond de l'agitation anti-jésuitique est celle-ci : les habitants de Québec ont-ils le droit constitutionnel :de dépenser leur argent comme ils l\u2019entendent ?Et l\u2019auteur continue en faisant observer que le gouverneur Général, les officiers en loi de la Courônne ayan£ \u2018déclaré que la loi incriminée ne constitue pas une injure à la Reine et à son autorité, les auteurs de l'agitation devraient muainte- nant laisser la paix se rétablir.Les Molsons, les Redpaths, les Smiths, les MeIntyres, les Allans, ete, qui ont amassé de colossales fortunes dans la Province de Québec, ont-ils l\u2019air de gens violemment persécutés, demande-t-il 7 A l\u2019argument que les biens dits des J'ésui- étaient destinés aux fins de l\u2019édutation, l'écrivain.répond : \u201cun fidei-commis est une chose détenue par une personne pour le bénéfice d\u2019uneautre.\u201dPourquoi la législature de Québec détenait-elle les biens en question ?Elle les détenait absolument comme chaque dollar du trésor provincial, et les représentants du-peuple avaient sur eux le même contrôle \u2018que sur les autres bien confiés àleur garde.Que vaut, en fin de compte, ce prétendu raisonnement que de l\u2019argent employé pour un objet dans un temps ne doit jamais être employé pour un autre objet dans un autre temps?Le parlement de l\u2019ancien Canada a pris l\u2019argont des réserves du clergé, argent employé à payer le clergé soutenu par l'Etat et en a employé une partie à construire des routeset des ponts, Ceci était acceptable parce que c\u2019était Ontario qui le faisait, mais Québec n\u2019a pas le même privilège.\u201d Le World est le premier journal anglais qui publie un écrit aussi hardi surle sujet.Son avis mérite publicité.CHAMBRE DES NOTAIRES La troisième session du 7e triennat de la Chambre des tiotaires commencera demain à dix heures dans les salles du cabinetrte lecture paroissial, rue Notre- Dame, Montréal.La chambre des notaires ainsi composée : MM, J.E, Girouard, M.P.P., de Drummonville ; D.E.Larue, Ste-Marie de la Beauce ; E, H, Bisson, M.P.P,, de Beauharnois ; J.R.Tartre, Bedford ; S.Dumais, Hébertville, Chicoutimi; P, C.Beauchesne, St-Joseph de Carleton ; J.B.H, Beauregard, d\u2019Iberville ; Oct.N.-E.Boucher, de St-Jean; A.Magnan, Joliette ; S.J.Rivet, l\u2019Assomption ; L- N Gauvrean, Isle Verte; hon.M, Ga- | gnon, Rivière Quelle ; H Hébert, Mont- magny ; À.E.Beaudry, Varennes ; À.À.Brouet, H.Brodie, J.L.Coutlée, L.O.Tètu, C, E.Leclerc, W, Marber et D.E.Papineau, de Montréal ; Ant.Phaneuf, Rigaud ; H.N.Raby, St André Avelin; E.J.Boily, J.A.Charlebois, V.W, Larue, E.G.Meredith, de Québec; E.Panet, St Raymond ; J.E.Roy, Lévis; | L.P.Sirois, G.Tessier, de Québec ; W| H.Chapdelaine, Serel ; V.Gladu, M.P, | P., St François du Lac; J E.L'Arrivée, de Macuider ; J.A.Archamhault, Sher- brouke ; M.E.Bernier, St Hyacinthe ; F Foutaine, St Hughes; Oct.Forget, Terrebonne ; L, Æ, Galipeault, Muski- nongé ; L.A.Lord, Yamachiche ; J.À.| Poirier, St Grégoire, et P.L Hubert, Trois-Rivières.;( Voici la liste des candidats qui se présentent pour la pratique : MM.Duvid Maltais, de Chicoutimi; distriet de Chicoutimi ; Paseal Adélard Longpré, de L\u2019Assomption et Antoine |- Provost, de Joliette, district de Joliette ; Ferdinand Ernest de Varennes, de Québec, district de Québec, et Alfred Wil- brod Abondius Beaumont Joubert, de Terrebonne, district de Terrebonne.Voici les noms des condidats pour l\u2019admission à l\u2019étude : MM.Joseph Alphonse Napoléon Bleau, de Montréal ; Daniel Dauis, de Ste-Justine de Newton ; Joseph Honoré Joannette, de St-Martin ; Louis Michel Lamarre; de Longueuil ; Joseph Napoléon Legault, de St-Michel de Vaudreuil, district de Montréal ; Olivier Cyrille | Fraser Delâge, de Québec, district de Québec ; Philibert Contant, de L\u2019As somption ; Marie Joseph Hector baval- lée, de St-Félix de Valois : Charles Edouard Alexis Rhault, de L\u2019Assomption, district de Joliette ; Louis Joseph P.Gaboury, de St-Césaire, district de St-Hyacinthe ; Marie François Eugène Frenette, de St-Etienne de la Malbaie, district de Saguenay ; Joseph Alphonse Descoteaux, de St-François du Lac, district de Richelieu : et Louis Joseph Nor- mandin, de St-Louis de Gonzague, district de Beauharnois.EE LAC ST-JEAN nna M.le Rédacteur, À la fin du mois dernier, j'ai fait une excursion au Lac St.Jean, en compagnie de mon ami, M.Etienne Laberge, l\u2019un des meilleurs cnltivateurs que nous ayons dans la paroisse de (Ste Foye; et l\u2019impression que nous en avons ressenti pourrait peut-être contribuer à décider quelques-uns de nos vigoureux fils de cultisa- teurs à s'emparer proportionnellemènt du solisi fertilé de cette vallée.La\u2019 paroisse de Ste-Foye, ayant depuis longtemps pris un intérêt.particulier à cette partie importante de notre province, \"M.Laberge et moi étions heureux de constater jusqu\u2019à quel point l\u2019on avait eu raison, Ily a une vingtaine d'années, à peu près, nous formions, sous la sage direc- \u2018tion de notre digne curé, M.FAbbé J, Sasseville, une société de colonisation, dont le but était d\u2019encourager les Jeunes gens à aller s'établir au Lac St4 Jean, et à aider ceux qui, déjà, étaient rendus.Cette société se compose d'environ une trentaine de personnes qui rivalisèrent de zèle et souscrivirent généreusement pour secourir les colons qui répondent à leur appel.Notre président surtout prit une des parts les plus actives pour le succès de l\u2019entreprise, et, aujour- d\u2019hui, beaucoup sont heureux d\u2019avoir suivi les conseils de cet apôtre de ka colonisation, et le remercient de tout cœur, pour l\u2019honnête aisance dont ils jouissent, Nous aimous à dire que la voie que nous avions à suivre présente tout le confort qu\u2019il est possible de désirer sur les lignes de chemin de fer ; et au terminus, c'est-à-dire, à Roberval, les passagers Ont le bététice du choix quant aux | hôtels.Sous peu d'années cette localité éclipsera en importance bien des villes de notre pays, Roberval témoigne grandement de la richesse du sol, parce que, là comme ailleurs, l\u2019industrie et le commerce ne prospèrent qu\u2019en autant que l'agrisulteur peut fournir les matières premières.De Roberval, nous nous sommes rendus à St-Prime où nous devions rencontrer nos colons.Le chemin que nous avons parcouru serpente dans des paroisses qui nous out enchantés ; la récolte arrivant à maturité présentait UJ aspect vraiment grandiose.Ce que nous avous vu pendant ce trajet, et à St.Prime, surpasse de beaucoup, en fait de foin et de grains, tout ce que nous avons pu voir dans les environs de Québec.Nos anciens co-pareissiens nous ont re- gus & bras ouverts, lls étaient aussi particulièrement heureux de nous faire visi- terleurs proprié tés.C\u2019est alors que nous noussommesconvaineu que ces braves jeunes gens, qui nousont laissés depuis-quinze à vingt ans, ont par un travail constant, ajouté à un capital qui ferait certainement envie à beaucoup.de leurs amis qui, dans le même temps préfèrerent s'expatrier aux Etats-Unis.La Providence semble bénir l\u2019œuvre de ceux qui sont assez courageux pour se faire colons : et, avec tous les honimes bien pensant, mon ami et moi formons des vœux pour que les jeunes gens quine peuvent se faire un avenir dans la paroisse qui les a vu naître, aillent s\u2019établir au Lac St.Jean.Jai Yhonneur d\u2019étre, Votre très dévoué.serviteur, J, B.Lécaré, eee ee eee ree Les Piludes Anti-Bilienses du Dr Ed.Morin règient les Rognons, le Foie et les Intestins, au cimetière Woodfield, aprés un servi sent encore se prononcer, 7 LE GENERAL FAIDHERBE \u2014 \\ reuse nouvelle de la mort du générak Faidherbe, grand chancelier de la Légion\u2019 d\u2019 Honneur et une des plus nobles figures.de l'armée françaises | Au milieu des grands désastres de Ta \u2018 mêre-patrie, lors de l\u2019année terrible, i apparut comme une consolation pour } armées françaises, Chargé par Gambett de la conduite de l'armée du Nord, il'sa Une dépêche nous apporte la Sink va de l'invasion toute cette partie du te ritoire français par la victoire de Bapa | me où il fit des prodiges de valeur com soldat et comme tacticien à la téte da quelques mobiles sans souliers, sans pain et sans munitions, t La nation francaise lui avait voué una religion inébranlable et ne sépare jarnais son nom de celui de Chanzy, ce- saureux.tant espéré et si tôt disparu.}- Le général Faidherbe était né en 1818 yet avait fait toute sa carrière aux colod nies, en Algérie et au Sénégal qu'il comp manda si longtemps oi il créa la belle.colonie que la France admire aujourd hpi.patrié envahie, Après la guerre, Ia voix du peup l\u2019appelait aux plus grands honneurs, .devint grand chancelier de l\u2019ordre natios , nal de la Légion d\u2019Honneur et sénateur! C\u2019est de là qu\u2019il partit pour défendre 5 » > néant ce corps dans laquel ne plus qu\u2019une volonté de fer, \u2018 Aux jours de vote solennel, il so fais, sait porter dans son fauteuil au sénat pour déposer son vote dans l\u2019urne et ac complir son mandat ; c'était un spectacle qui ne manquait jamais d\u2019émouvoir toute la Chambre.Il fut le moderne chevalier sans peut, et suns reproche, samort est un deuil pour Les fièvres du Sénégal avait réduit & .i = la France et les amis de la France.ï ie = ECHOS DE LA CATASTROPHE Lundi l\u2019après-midi, quelques amis #étant faits déblayeurs ont mis à découvertt - le cadavre tout déchiqueté et à demi core rompu du jennie Tom Peniberton, Ii à trouvé près de l'endroit où le vieux Kempt l'a été.Une jambe était arrachéd et la tête affreusement broyée.On se rappelle que le pauvre gargon était commissionnaire au magasin de noge veautés Behan frères, et que l\u2019a croyai que dans sa fuite en enteudant l'avaland che il était tombé dans le fleuve et s'était noyé.if Le club de.crosse Shamrock, dont la.défunt faisait partie, s\u2019est chargé des Lu nérailles, qui ont eu lieu hier après-mi 0 à l'église St.Patrice.A Cela porte à 42 le nombre de.cadavr retirés des décombres, et à 45 le nomb total des morts, en comptant les tr biessés décédés à l'hôpital.i Tous les blessés qui sont à l'HôteK Dieu vont de mieux en mieux, moine Mile Cauldwell, qui souffre beaucoup ef sur le sort de laquelle les mi#decins an\u201d Létat.ded blessés qui sont chez leurs parents est: aussi excellent, ; : rem Béplorable accident Un bien pénible accident, qui a plong& dans la désolation une femme et buit \u20ac fants, est arrivé lundi, entre quatre \u20ac cinq heures de l\u2019après-midi, à St.AugasH tin, à quatre lieues environ de cette villed Un brave cultivateur de l\u2019endroit, M: David Gaboury, a été victime d\u2019un accès dent fatal qui n'a eu pour téincin qu\u2019ug de ses petits garçons et que l\u2019on explique de la manière suivante : à M.Gaboury était occupé à faire la ré4 colte deo ses patates, et ayant conduit son tombereau qui en était rempli, près d\u2019u trappe extérieure dounant accès à la cav de sa maison, il fit reculer le véhiculel près de l\u2019ouverture, et comme la charge al été retrouvée intacte, l\u2019on suppose qu\u2019aë moment où, placé derrière la voiture iF s\u2019apprêtait à la faire basculer, il est tome bé à la renverse dans la cave, où il s\u2019est fracturé le crâne sur une pierre.L'enfant qui l\u2019accompagnait ayant dome.né l'alarme, on accourut au secours à malheureux, qui gisait évanoui dans une mare de sang, et on le transporta dans la maison, où il mourut vers uue heure eb demie hier matin.ÿ Cette mort tragique a jetéle deuil danm la paroisse de St.Augustin.\\ Le défunt était le frere de M.Augas« tin Gaboury, président de la Banque Nad tionale.Une enquête de coroner a eu licu hiex après-midi, Css Crise meme £a manufacture de Fraservillé La fabrique de chaussures de Fraser \u2018ville va rouvrir ses portes prochainement; sous la gérance de M.Henri Lortie- autrefois de Québec, Espérons que cette fois celle rencontrera {'encoursgenien qu'elle mérite, Sans nut doute, les au rités mumicipales de l'endroit ne rest ront pas insensibles envers elle, ct elle comprendrent qu\u2019en encourageautlé blissemeat des manufactures clics b vaillent à l\u2019avancement de la ville, 8 A NOS LECTEURS J'ai acquis le 24 du mois dernier le Cul- fivateur et le Canadien,ainsi queles arrérages dûs à ces journaux pour abonnements et annonces, Je vais faire à ces publications des améliorations sérieuses, varier les matières, donner à la rédaction un soin assidu.Toute lettre contenant de l'argent doit être adressée au Canadien ou au Cultivateur selon le cas.La comptabilité et l'administration de ces journaux sont transportées au No.64 rue St Pierre.Nos bureaux y seront ouverts de 8 a.m.jusqu\u2019à 6 h.p.m.La rédaction reste dans l\u2019établissement de M, Le J.Demers et frère, Sem étage, rue de la Fabrique.Heures : de 9 a.m.jusqu\u2019à 6 p.m.et de 8 p.m.jusqu\u2019à 5 a.m.Les annonces urgentes sont reçues le soir aux bureaux de la rédaction.Je.I.TARTE.tines Le Cultivateur contiendra chaque semaine un article sur un sujet intéressant l\u2019agriculture.Le Dr J.À.Couture, si avantageusement connu dans le pays, donnera aux cultivateurs, dans nos colonnes, des conseils pratiques et précieux, ES DANS UN SIECLE \u2014 C\u2019est M.Gladstone qui, de passage à Paris, il y a quelques semaines, disait au cours d\u2019une harangue que dans un siècle la population parlant la langue anglaise se chiffrerait par 600,000,000 aux Etats- Unis.tM.Gladstone peut être dans le vrai, thais ses calculs sont encore bien au-dessous de ceux que les statisticiens en renom ont dressé, Ceux-ci, prenant pour point de départ l'année 1800, estiment que la population des Etats-Unis s\u2019accroît, chaque année, dans la proportion de trois pour cent et qu\u2019à ce compte la population doit doubler en nombre tous les vingt-cinq ans.Le peuple américain comprend actuellement un peu plus de 62,000,000 d\u2019habitants.L'an prochain, il devra atteindre, en vertu des mêmes calculs, 64,000,000.Si cette proportion dans l\u2019augmentation de la population se maintient, disent les mêmes statisticiens, les Etats-Unis compteront 128,000,000 d\u2019âÂmes en 1915, 256, - 000,000 en 1940, 512,000,000 en 1965 et 1,024,000,00&en 1990.Restons-en, pour la comparaison, au demi-siècle qui doit accuser une population de 256,000,000 d\u2019ames, C'est déjà un flot humain fort respectable, et puis on a tout le temps voulu pour se préoccuper du milliard que l\u2019on annonce.Avec 256,000,000 d\u2019habitants, la den- aité de la population des Etats-Unis ne dépasserait pas encore 71 personnes par mille carré.En France, il y a 180 personnes par mille carré et 390 en Angleterre.Ce n\u2019est donc point la place qui fera défaut sur le territoire américain.Un milliard d'hommes s\u2019y trouveront encore à l'aise, si jamais le sol est envahi par une telle masse.Les statisticiens ont aussi porté leurs calouls sur le Canada.L'un d\u2019eux nous promet même quelque chose comme daus les trois cents millions, dans un avenir lointain, il est vrai, puis- qu\u2019à la même époque, les Etats-Unis devront compter quatre fois autant d\u2019habitants que nous.Que ces chiffres portent I'empreinte de l'exagération, cela se peut.Il y a toutefois d'excellentes raisons de croire qu\u2019après un demi-siècle et peut-être avaut, notre population s\u2019accroîtra, par l'immigration surtout, dans une mesure plus considérable qu\u2019aux Etats-Unis.Ce qui nous porte à partager ce senti- vient, disait, l\u2019autre jour, le rédacteur du Globe de Toronto, c'est que nous avons des terres d'une immense étendue qui n'attonudent que des travaillours pour s\u2019en emunrer et les exploiter, Aux Etats-Unis, grand nombre de terres non cultivées et d\u2019une grande étondue sont la propriété de corporations ou saêute de particuliers, et comme ni x les uns ni les autres ne tiennent à s\u2019en départir à des conditions acceptables, les peuples qui émigrent finiront par leur préférer les terres du Canada qui sont relativement à bon marché, Quoiqu\u2019il en soit, il est évident que le Canada suivra la marche progressive dans laquelle est entrée définitivement le peuple américain.L'augmentation de la population ne s\u2019opérera peut-être pas dans des \u2018 condi- tione aussi favorables que veublent .bien le supposer les amateurs de statistiques, mais en admettant seulement\u2014ce, qui n\u2019est pas du tout invraisemblable\u2014 que les 6,000,000 des canadiens-francais de 1890 doublent leur nombre une fois tous les vingt-cing ans, nous arriverions, au bout d\u2019un siécle, & 96,000,000.Malheureusement, nous ne seruns plus- là pour jouir du spectacle d\u2019un pareil développement.E.R.\u2014< UN PROJET DISPENDIEUX La chambre de commerce de Montréal vient de préparer les résolutions suivantes qui seront soumises à une assemblée de délégués de diverses paroisses de la rive sud, le 26 courant, dans la ville de Nicolet : 1.Considérant que les diverses paroisses échelonnées sur la rive sud du fleuve St-Lourent, depuis la paroisse de Laprairie jusqu\u2019à la ville de Lévis et les paroisses avoisinant les susdites paroisses, mais plus particulièrement celles existant sur le territoire entre Lévis et Sorel, sont privées des avantages d\u2019une voie ferrée qui les mettrait en communication directe, rapide et ininterrompue avec Montréal et son grand réseau à l\u2019ouest, et avec Québec et Lévis, et les provinces maritimes par voie du chemin de- fer In- tercolonial, à l\u2019Est.2.Considérant que le succès définitif du chemin de fer de Montréal à Sorel, pour uue partie des dites parroisses, et celui des autres lignes à l\u2019état- de projet ou en voie partielle d\u2019exécution, inspire des doutes sérieux, Co 3.Considérant que le chemin de fer Intercolonial ne couvre pas ses dépenses parce que, à un point vers Lévis, son trafic est absorbé par une ligne qui contrôle les tarifs de fret et de passagers, -depnis Montréal jusqu\u2019à Halifax ; à sävoir la ligne du Grand-Trone, &.Considérant qu\u2019un chemin de fer qui, preuant le terminus présent düù chemin de fer Intercolonial à Lévis, atteindrait Moutréal en passant par les dites paroisses de la rive sud et absorberait le chemin de fer de Montréal et Sorel et les autres lignes projetées ou en voie de construction partielle, pourrait se soutenir par son trafic local, attendu que les paroisses en question renferment une population d\u2019au-dela de 75,000 ames, produisant une valeur exportable d\u2019environ $3,800,000 annuellement.5.Considérant qu\u2019un pareil chemin de fer contribuerait, en formant une communication uniforme comme trunk line entre Montréal et les provinces maritimes, à développer davantage ce riche pays sur son parcours, tout en dégageant le chemin de fer intercolonial d\u2019un contrôle qui est une charge réelle au trésor fédéral.6.Considérant que le chemin de fer in- tercolonial a été projeté et coustruit à l\u2019origine dans le but de relier entre elles toutes les provinces de la confédération et qu\u2019avec son terminus présent il ne remplit pas pleiuement l\u2019objet de sa construction, lequel serait autrement atteint s\u2019il était poussé jusqu\u2019à Montréal.7.Considérant que le prolongement du chemin de fer Itercolonial jusqu\u2019à Montréal le long du St Laurent par la rive Sud ne saurait nuire aux intérêts des voies ferrées construites dans l\u2019intérieur de la Province de Québec, mais serait au contraire une cause nouvelle de développements matériels, 8, Considérant que les paroisses susdites, qui n\u2019ont de communications avec les centres Importants du pays que durant la saison d\u2019été, sont unanimes à réclamer le dit prolongement de l\u2019Intercolonial depuis Lévis jusqu\u2019à Montréal afin de faire cessur les inconvénients qui nuisent à leurs développements ; il soit résolu do prier le gouvernement fédéral Ju Canada de prendre a sa charge la construction d\u2019une voie ferrée depuis le terminus-ac- tuel du chemin de fer Intercolonial à Lé- vis jusqu\u2019à la cité de Montréal, par la Rive Sud du Fleuve St.Laurent, Il y a au moins place à une divergence d\u2019opinions dans plusieurs des allégués de ce document, Dire que ia rive sud est privé de communication avec les centres c\u2019est un peu trop présumer de la facilité avec laquelle certaines gens croient à l\u2019imprimé, Cette partie de la province a été LE CULTIVATEUR sillonnée la première par le Grand Tronc, pendant que le Nord attendait son heure qui a été assez lente à venir, on le sait.Le Lévis et Kenebec, aujourd'hui le Québec Central, est une autre voie ferrée qui dessert une région importante, Il n\u2019est pas possible de s'attendre à ce que toutes les paroisses aient une gare sous leur clocher.Le moins qu\u2019il y ait à faire est de compléter les chemins commencés avant d\u2019en construire de nouveaux para- lèlement.De Montréal à Sorel une voie ferrée a été construite, mise en opération, et parce que, pour des raisons qu\u2019il ne nous convient pas de discuter aujourd\u2019hui elle n\u2019a pas été un succès, on demande au pays un sacrifice de plusieurs millions de piastres.Il faudra, pour convaincre le parlement, d\u2019autres raisons que celles données dans la résolution que nous avons sous les yeux.Le Canadien suivra avec intérêt les phases du projet qui sera sans doute expliqué plus en détail à la réunion du 26 de ce mois, à Nicolet.J.I.T.> EN FRANCE Le résultat des dernières élections en France ne laisse pas de doute que, pour le moment du moins, l'opinion publique ne veut pas de change&eut constitutionnel.Le régime républicain est accepté, et les partis feraient bien de tenir compte de ce courant d'idées.Le général Boulanger a menacé pendant quelques mois le gouvernement plutôt que le système actuel.- Il semble certain que sa déroute est complète et finale.La république n\u2019a en soi rien de repréhensible.Nous sommes ici en véritable république.Ce qu\u2019il faut en France c\u2019est la décentralisation des poüvoirs, l'extension des \u2018libertés ad- ministives dont nous jouissons, La réforme du système municipal est bien à désirer.Le préfet, le maire sont sous le contrôle et la main de l'Etat, du ministère.La base du vrai régime parlementaire est, chez nous, dans les institutions muisicipal#s, où l\u2019on se forme à l'exercice du droit de suffrage, à la discussion des.affaires publiques, etc, à l\u2019appréciation exacte de l'importance du droit de suffrage.L'union de l\u2019université Laval et de l\u2019école Victoria de Montréal est un fait accompli : tous les détails en sont réglés et acceptés de part et d\u2019autre.Il ne restera désormais de Victoria et la faculté*de médecine de Laval à Montréal qu\u2019un seul corps enseignant, composé de tous les professeurs des deux universités.Les chaires ont été dévisées à l\u2019amiable entre les professeurseux-mêmes et il se peut qu\u2019il y ait encore quelques changements vu que quelques professeurs sont en ce moment en Europe.Les cours s\u2019ouvriront le 9 du courant, dans la grande salle de l\u2019Hôtel-Dieu et se continueront dans l\u2019édifice occupé jusqu'ici par l\u2019école Victoria.La presse de Montréal félicite vivement M.l\u2019abbé Collin, M.l\u2019abbé Proulx et les professeurs des deux universités, qui ont contribué à l\u2019accomplissement d\u2019un événement aussi heureux.Une grande démonstration aura lieu à l'Eglise Notre Dame, Montréal, le 13 courant pour célébrer la fusion des deux Universités.> pr Là Le comité chargé de prélever des sous, criptions pour couvrir les frais de la défense dans le procès de Morrisson a déjà réuni une couple de mille piastres.A propos de ce procès qui promet d\u2019uc- cuper une page importante dans nos annales judiciaires, une dépêche au Sfar dit que l\u2019on remarque beaucoup à Sherbrooke que les défenseurs de Morrisson sont tous des avocats libéraux.Un autre fait que l\u2019on considère comme singulier, c\u2019est que tous ceux qui ont été arrêtés pour avoir donné refuge à Morrisson sont des libéraux, Il parait que des mandats d'arrestation avaient été émanés contre plusieurs autres citoyens, mais qu\u2019ils n\u2019ont pas été exécutés parce quo les gens en cause étaient libéraux er Une dépêche de Calgary au Nord- Ouest, dit que cette ville est actuellement infestée de voleurs, PROCÈS DE MORRISON SHERKROOKE, 3\u2014ÀA l'ouverture de la cour, M.Greenshields, au nom de Morrison, a retiré sa demande pour un jury mixte et a déclaré que le prisonnier était prêt à subir son procès devant un jury entièrement composé de jurés parlant l\u2019anglais.M.Fitzpatrick,au nom de la couronne, covsentitja ce qu'un jury anglais soit nommé.La cour, en accordant la demande de M.Greenshieids, déclara que c'était acte de prudence de la \u2018part de la défense d\u2019agir comme elle venait de le faire.Donald McLean fut ensuite amené devant le tribunal et mis en accusation pour avoir fait feu sur John et Murdoch Smith, le 4 mai dernier, avec intention de de meurtre ou de causer des blessures corporelles graves, McLean plaida \u2018non coupable \u201d e son procès fut fixé à samedi prochain.La couronne n\u2019a pas fuit d\u2019objection à l\u2019admettre à caution.Vint ensuite le tour de Rémi Lamon- tagne qui fut mis en acccusation pour avoir incendié la maison de Michel.Le greffier lut alors l\u2019acte d'accusation.Le juge Wurtele et M.Bélanger l'aidèrent à en faire la traduction.Morrison fut mis en accusation pour avoir fait feu sur James McMahon et Pierre Leroyer avec intention de meur tre ou de leur causer des blussures corporelles graves, le 21 avril dernier, 1! plaida \u2018* non coupable \u201d et son procès snr ce chef fut fixé à lundi prochain.Puis vint ensuite le procès de Morrison pour meurtre qui commença, M.Greenshields fit alors motion que tous les témoins de la Couronne passent exclxs de la salle de la cour.La cour fit ensuite comprendre aux témoins la nécessité pour eux de ne révéler à qui que ce soit quel serait le témoignage qu\u2019ils rendraient en cette affaire ; et que cola était de la plus haute importance.La désense n\u2019a fait appeler que les témoins dont les noms suivent: Norman McDonald, John McLeod, Reynold McMurray, J.R.McAuly, J.K.Murray, Charles E.Braddvck, Malcol Ma.thieson, J.B.McDonald, Donald Stewart et Pat McKenny.Ensuite les témoins furent retirés de la cour et enfermés dans une chanrbre pour eux réservéo.C\u2019est alors que commença la tâche difficile du choix du jury ; tâche qui a duré une heure et demie.Les jurés suivants ont été finalement assermentés : R.M.Turner, Henry Aikins, Alfred F.Curtis, William Work, John J.Heard, John W, Horn, Edgar Humes, Irwin Slack, James Mills, John R.Voyer, Camille S.Milatte et Thomas Largwaid.La défense n\u2019a recusé que 15 jurés, pendant que la Couronne en a mis 14 de côté.M.Bélanger a ensuite fait l\u2019adresse aux jurés au nom de la couronne et après les témoins suivants ont été entendus : Le coroner Woodward, le docteur Mil- lette, M.Pope, hôtellier, lac Mégantic ; Georges C.Moye, percepteur des douanes, Maine, et Thomas Miller, Lowell- town, Maine.~~ Militaires américains en visite à Montréal Ils sont l\u2019objet d'uno chaleureuse récop- tion Une foule immense encombrait la gare Bonaventure ce matin, pour être témoin de l\u2019arrivée des visiteurs iilitaires venant du Connecticut, Le train arriva en temps et quelques minutes apres 10 be a.me, le premier régiment des Gardes Nationales du Connecticut, au nombre do 448 hommnies, avec une fanfare de 24 instruments, débarque et fut reçu par un comité civique ct militaire, Dès qu\u2019ils furent débarqués, le maire Grenier, au nom de la ville, leur souhaita la bieuve- nue.Le sénateur Howley répondit au maire Grenier et dit que bien que les visiteurs américains vinssent au Canada sous l\u2019accoutrement militaire, cependant leur mission était des plus pacifiques.Il a ensuite exprimé l'espcir qu'il n\u2019y eût jamais de troubles sérieux entre les deux pays.Le régiment se forma alors en ligne ct se rendit aux casernes des crrabiniers.Là des discours furent prononcées par les lieutenants coloncls Mattice, Stevenson, Murray, Turnbull, le major Radiger et I'échevin Cunningham, Tous furent des plus chaleureuseinent applaudis.La régiment se rendlt ensuite au Windsor où un lunch leur fut servi, Pendant que les hommes se rendaient aux casernes des carabiniers, lo gouverneur Buckley, le sénateur Howley et d'autres visiteurs restèrent au Windsor, La l'ex- maire Beaugrand leur souhaita la bienvenue aunom des citoyens canadiens-fran- cais, et exprima Vespoir que sous peu le Canada et les Etats-Unis ne furmeraient qu\u2019un seul pays DR.RADWAY\u2019S SARSAPARILLIAN RESOLVENT Le plus grand purificateur du sang Pour la Guérison de toutes les Maladie: Chroniques Rhumatisme 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observez les directions, et vous serez guéri.Condamné depuis 18 ans Massin, P.O.Gray, Co., Ont, Déc.1888, -ER, RADWAY.\u2014Ma mère était condamnée par son médecin comme incurable depuis 18 ans elle souffrait de dyspepsie.Lille à pris six bouteilles de votre \u2018\u2019Itésolvent,\u201d elle à été guéri et se porte encore tré -bien.0BERT MCGREGOR, Dyspepsie avec Palpitation Black River, N.S.\u2014 DR Ranway.\u2014 Cher monsieur, J'ai été malade de dyspepsie pen: dant quatre ans ; je souffrais de plus do la palpitation de cœur 3 J'ai pris des pilules ct de votre \u2018\u201c* Résolvent\u201d et j'ai été guéri, A.P, BARRY, Dyspepsie de vicille date DR Ranway.\u2014Je souffrais depuis plusiourt années de eyspepsic ct de maladie dufoio.J'ai fait usag dc vos pilules et de votre * Résolvant\u201d ct j'ai été parfaitement gucri, C'est la meilleur médecine que j'ai jamais prise dang ma vie, WILLIAM NOONAN.84 Adressez-vous 4 Radway & Co., 419, rue St-Jacques, Montréal, pour avoir led livres avis, AU PUBLIC Assurez-vous, quand vous demanderez lot remèdes de Radway, sile nom \u201citadway,\u201d eal bien sur ce quo vous achetez Agents demandes partout Cet affre est bon pour % jours, et A nous le tesons afin d'avoir de bons M agents qui introduiront nos montres IR et afin de nous | rotéger contre les # péculateurs et marcha.ds qui ordon- J À nersient de fortes quantiié Ms VOUons que :haque personne coupe cette dd annonce et nous l'envoie avec «on ordre MP : engaeant à essayer de faire des veu- SSsUe tes pour nous avec l'insnense catslogue Fe que nous envoyons gratis avec charjue eo tnontre.Sur rêce de 55.en Une bres, comme i de bonne foi, | ty, NOUS VOLS CT al, 12 mentre pas A express C.O, D.sujet à votre 2X AY A cxamen, Sitoutest sti faisant EN ct tel que représenté, vous es pourrez payer Li difference, LA $5.77 et garder la incntre, =i autrement vous ne payca 108) rien.1e burtior est garam tien Orosd solide, un mé tal guine peut être recome nu de l'or que par des experts; 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statistiques pour toute la classe commerciale, Dans le moment le marché est assez actif, et il fera certainement de bonnes affaires dans tout le cours du mois, parce que c'est généralement l\u2019époque que choisissent les négociants de la campagne pour monter teurs assortiments d\u2019hiver.Il y aura sans doute plus de transactions que l\u2019année dernière, et les paiements se feront aussi plus régulièrement, à cause de l'abondante récolte que nous avons eue EPICERIES Tues: $ boîte et coddy Japon, Comm a moyen, 1b.0.12} @ 0.18 : Bon moyen a fin.0.20 @ 0.30 \u201c Fin àchoisi.\u2026.« 0.40 @ 0.45 Young Hyson, commun à bon.0.13 @ 0.25 + 66 fina t.fin.0.40 @ 0.50 Gunpowder, commun 4 moyen.0.15 @ 0.20 \u201c \u201c on fin.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.0.30 @ 0.35 ou tros fin .50 @ 0.60 fmpérial, Medium à bon.@ 0.30 te fin 4 trésfin.@ 0,45 Twaukay, commun à bOn.\u2026.\u2026.oeeene Dolong.\u2026.\u2026.\u2026.ves @ 0.25 Congou, commun.@ 0.15 oe bon commu @ 0.20 sé bon à très fin @ 0.60 @ 0.20 @ 0.35 @ 0.50 poussiére.fa és .ocha\u2014Ajoutez 6c pour rotis- sage et la mouture.0.30 HAVE.concu 0a000 an0vacse vers.0.25 Maracaibo, .crirerenieenass 0.22 Jamaïque.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.heresies 0.21 Sucres\u2014Boucauts et quarts\u2014 Jaune raffiné.0.068 @ 0.07 Lumps, qts.\u2026.\u2026\u2026.0.08% Granulé.asasasenecs 0.08% Melasses\u2014 J Barbades tonne\u2014gallon.0.45 é tierce Cine \u2026 0.46 \u201c quart Le 0.47 Porto RiCO.\u2026.\u2026\u2026\u2026.sarcsveuves 0.00 Antigua.\u2026\u2026.0.00 Erinidad.\u2026.\u2026\u2026\u2026.avan svana es .0.00 CONSERVES Homards, par caisse.6.25 @ 6.60 Bardines, ss 1 botite.7.25 @ 10.00 Maquereau us CINS QUI EMPLOIENT LA AU CHLORHYDRO-PHOSPHATE DE CHAUX CRÉOSOTÉ La considèrent comme le remède le plus sûr et efficace contre les (MALADIES DE POITRINE) PHTHISIE, BRONCHITES CHRONIQUES, TOUX ANCIENNES et OPINRIATRES à En Vente chez L.PAUTAUBERGE y 22, ruo Julos César, PARIS.Dépôts à Québec : Ed.MORIN & (** et dans toutes les 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OUTRIMONT, PRÈS MONTRÉAL \"Eh TERE, 19.1.Fak FAKIS 18 déc.1888\u20141a c-cl | PRL GPR WR - mecs Lo Po Shree met ora: HRSA ART Ry ~~ 13 PETITE CHRONIQUE La statue de Wolfe Je rencontre l\u2019autre jour un ami qui w\u2019aborde sans façons et me dit : \u2014Eh bien ! avez-vous vu le ** général Wolfe \u201d ?\u2014Que voulez vous dire par là ?\u2014Oui, la statue du brave général anglais, de l\u2019illustre rival de Montcalm, perchée depuis plus d\u2019un siècle, dans toute sa majesté, sur les hauteurs de l'édifice qui borde l\u2019encuignure de la rue St.Jean et du Palais.\u2014 Ah ! cette fois, répondis-je, je commence à comprendre.Eh apres, que lui fait-on a cette statue ?\u2014Ce qu'on lui fait ! L\u2019intelligent gérant de la compagnie de téléphone Bell qui a acquis la propriété que je viens de vous désigner, M.Dauphin, probablement humilié de l\u2019état délabré dans lequel il a trouvé le \u2018* général Wolfe \u201d, le fait habiller en neuf de pied en cap.Entre nous, ce n\u2019était pas sans besoin.Les longs hivers passés daus sa \u2018niche, les fougueux oragans qu\u2019il a essuyés, nous l\u2019avaient rendu complètement méconnaissable.Et avec ça que sa toilette était fliantrement chiffonnée.J'ai même remarqué qu\u2019il avait perdu,non à la bataille, mais sous Veffort d'une avalanche de neige, l\u2019une de ses élégantes bottes à l'écuyère.Ça n\u2019y paraît plus aujourd\u2019hui.Le géuéral est chaussé en neuf et sa belle tunique rouge à repris la fraîcheur et le coloris des anciens jours On a même rafistulé du tout au tout sa belle ceinture blanche à laquelle se trouve -pendue sa baïannette ev qui était notamment fanée.par Vusore et les outrages du temps.* ++ Mon interlocuteur me laissa sur ces entrefaites, et, la curiosité aidant, j'allai à mon tour payer une visite au ** général \u2018Wolfe \u201d pour me rendre compte de la mine qu\u2019il faisait dans ses anciens atours renouvelds, Je n\u2019eus pas de peine à reconnaître que la métamorphose était complète.Mon ** général \u201d était brillant, plus brillant que je ne l\u2019avais jamais vu.Un bon faiseur, sur les ordres de M.Dauphin, lui avait rendu toute sa toilette primitive.J'en éprouvai du contentement comme en éprouveront tous ceux qui s\u2019intéressent à la conservation des \u2018vieilles reliques d'antan, et, si j'avais rencontré M.Dauphin, je l'aurais sûrement remercié d'avoir songé à restauré cette statue.x La statue de Wolfe n\u2019est pas ce qu\u2019un vain peuple pense.Il y a toute une histoire qui serattache à son souvenir.M.J.M.Lemoine nous l\u2019a racontée au long, jadis, dans son Picturesque Canada et je me permets de la rééditer ici pour la nouvelle génération.Cette statuo est l\u2019œuvre de deux sculpteurs de Québec, les frères Cholette.Elle fut sculptée, paraît-il, en 1771, sur la demande de George Hipps, boucher de Québec et fidèle et loyaÏ sujet britannique.I] est assez diflicile de dire si cette efli- gie du héros des plaines d\u2019Abraham reproduit fidèlement ses traits ; en tous cas, elle paraît avoir été travaillée avec soin par les artistes qui s\u2019en chargèrent et est conforme, du côté de la ressemblance, aux portraits de Wolfe que l\u2019on a mis en circulation, 11 semble également bien établi que la niche où a trôué si longtemps lc général Wolfe était occupée, avant lui, sous le régime français, par une autre statue : celle de Saint Jean-Baptiste, Après la conquête, le propriétaire de la maison où s'élevait cette statue, craignant sans doute que les nouveaux conquérants ne refpectassent suffisamment la statue du vénérable patron des canadiens-francais, la descendit pieusement de son piédestal et l\u2019envoya à l\u2019Hôpital-Général.Ici, on lui donna une place fort honorable.On la fixa dans une niche, à l'entrée principale de la communauté, et elie occupa cette position de nombreuses run ées.Je ne sauruis dire ce qu'elle est devenue.Lo général Wolfe prit donc, sous le cégime de nos nouveaux maîtres, la place de Ja statue de St-Jean-Baptiste.Pendant plus d'un quart de siècle, il ne lui arriva rien d\u2019insulite, maia en 1838, des inauvais plaisants lui tirent subir un déménagement qui ne dut pas être du goût de son propriétaire et qui indigna, parait-1l, les québecois qui étaient sincè- vement attachés à cette relique déjà an- sienne, Ces mauvais plaisants étaient tout simplement des mateluts en goguette de l\u2019une des frégates de Sa Majesté britannique, l\u2019Incoustant,atrivée depuis peu cu rade de Québec, Ces facétieux marinæqui étaient allés boire une chopine à l\u2019ancien hôtel Albion \u2014situér à quelques pas de la mäizon où se dressait la statue de Wolfo\u2014 crurent accomplir un expluit considérable, avant de ve disperser, en enlevant clandestinement, h la tombce de la uuit, le génera!, lour -\u2014\u2014\u2014 L'histoire intime n\u2019a jamais révelé les noms de ces \u2018\u201cperfides\u201d escamoteurs, mais ce que M.Lemoine assure, c\u2019est que la statue du général fit un voyage de long cours.Elle fut proimenée successivement de Québec à Halifax, d\u2019Hali\u2018ax aux Bermudes et de là à Portsmouth, en Angleterre ! Le vieux Québec ne s\u2019émut pas plus qu\u2019il ne fallait, mais tout de æême l\u2019on trouva étrange cette disparition.On cherchait encore à se l\u2019expliquer, lorsque le printemps suivant, l\u2019un des vaisseaux de la flotte anglaise débarqua sur nos rives une longue caisse à l\u2019adresse du maire de Québec.La boîte fut ouverte et Pon eut la satisfaction d\u2019y trouver, conservée dans toute son intécrité, la statue du général anglais, l\u2019Inconstant, dégrisés et pris de remords, ne jugèrent pas prudent de garder plus longtemps en leur possession un \u2018dépôt aussi encombrant que celui-là et dont ils n'auraient pu d\u2019ailleurs justifier convenablement la provenance devant les autorités de leur pays.Quoiqu\u2019il en soit, la statue de Wolfe nous revint après avoir traversé les mers et reprit sa place habituelle, ou plutôt on Yinstalla dans une fenêtre au quatrième étage de la maison, pour la mettre dorénavant à l\u2019abri des coups de mains et des rôdeurs nocturnes.Elle n\u2019a pas bougé depuis cette date et ses nouveaux propriétaires ne paraissent pas vouloir la déménager de sitôt, car ils ont déjà refusé un bon nombre d\u2019offres qui leur ont été faites de céder cette statuo, moyennant une prime alléchante.BEAUSÉJOUR, \u2014 chidiocèse de Québec en septembre 1853 Cures 1.Le rév.M.Philéas Lessard, transféré de la cure de Notre-Dame de la Garde, cité de Québec, à celle de St, Romuald.BN 2.Les rév.M.Charles Philippe Richard, du vicariat de Ste, Louise à la cure de Notre-Dame de la Garde.3.Le rév.M.Arthur Belleau, de la cure de St.Pierre-Baptiste à celle de St, Vital de Lambton.4.Le rév.M.François-Xavier Bélan- ger, du chapelinat de l\u2019Hospice de la Charité à la cure de St.Augustin.0.Le rév.M.Arthur Bouchard, à la cure de St.Pierre-Baptiste.6.Le rév.M.Joseph Valin, du vicariat de Fraserville à la nouvelle cure de St, Méthode d\u2019Adstock, dans le comté de Beauce.7.Le rév.M.Joseph Honoré Fré- chette, du vicariat de St.François de Laval.: 8.Le rév.M.Onésiphore Cantin, du vicariat do l\u2019Islet à la nouvelle cure de St.Damase, dans le comté de l\u2019Islet.9, Le rév.M.Siméon Jolicœur, du vicariat de St.Thomas à la nouvelle cure de N.-D, du St.Rosaire avec la mission de St.Apolline, Ficaires Le rév.M.Etienne-Olivier Corriveau, du vicariat de St-André de Kamouraska à celui de St-Joseph de Lévis, Le rév.M.Augustin Vézina, du vicariat de Coaticook (D de Sherbrooke) à celui de St-Basile de Portneuf, Le rév.M.Alphonse Talbot, du vicariat de St-Augustin à celui de St-Thomas de Montmagny.Le rév.M.F.X.Couture, de la Mission de Nataskouan (Préfecture À postoli- que) au vicariat de Ste-Julie.Le rév.M.Clément Lévesque, du vicariat de Kamonraska à celui de Ste- Croixe Le rév.M.Thomas Marcoux, du vica- riut de Roberval, Lac St-Jean, à celui de Kamouraska.: Le rév.M.Louis Joseph Garon, du vicariat de St-Ephrem à celui deSt- André de Kamouraska.Le rév.M.F.Casgrain, du vicariat de St-François de Montmagny.Le rév, M.Aurélien Angers du vicariat de Ste.Croix à celui de St.Augustin.Le rév.M, Ulric East, du vicariat de Ste.Julie à celui de St.Gervais.qd Le rév, M.L.M.À.Bacon,du vicariat de St.Gervais à celui de I'Islet, Le rév.M.Rosario Morissette du vicariut de St.Thomas i celui de St.Charles.Le rév.M.Jos.Benjamin Levasseur, du collège Bourget, diocèse de Montréal, au vicariat de Fraserville.Le rév.M.Jos.Fénélon Gagnon, au vicariat de Lotbinière.Le rév.M.Charles Langlais,au vicariat de St.Victor de Tring, Chopelain Le 1° 52% Hdalhin Godhout, de la cur: os 4 chapehinat de Pho Coan chee, >}.: y oceldn i du > ; + x 1l faut supposer que les matelots de\u2019 Changements ecclésiastiques dans l\u2019aï.Montmagny à la cure de Ste, Brigitte de LE CULTIVATEUR Au Séminaire de Québec Les révs MM.Peter Michael O'Leary, Aldéric Boilard ot Théodore Mercier.Au collège de Ste, Anne Le rév.M.Jos George Goudreau.Au collège de Lévis Le rév.M.Chs Onésime Cloutier.Au diocèse dé Chicoutimi Le rév.M.Alphonse Bourassa, au vicariat de Roberval, À la Préfecture Apostolique du Golfe St.Lawient Les révs MM.Pierre Ouellet et Abraham Vaillancourt.Aux Etats-Unis Les révs MM.J.N, A.Genest et Th.Giguère.Les révsa MM, N.M.Huot, curé de St.Vital de Lambton, L.E.Grondin, curé de St.Augustin et Joseph Richard, préfet des études du collège de Ste.Anne, se retirent du ministère pour cause de santé, \u2014# LE DÉSASTRE Fin de l\u2019enquête et verdict M.le coroner Belleau à terminé samedi après-midi son enquête sur les circons- tauces qui se rattachent à la mort des victimes de la catastrophe de la rue Champlain.Voici le verdict du jury : ** Que Richard, Leahey a été trouvé tué le 20 septembre courant et que sa mort a été occasionnée par des blessures et la fracture de la portion supérieure de la colonne vertébrale produite par une avalanche d\u2019une portion du cap vis-à-vis des résidences au côté est occupées par Frederic Carlson et du côté ouest par Thomas Farrell.De plus les jurés sunt d'opinion que d\u2019après les témoignages que plusieurs personnes dont les noms sont mentionnés daus l\u2019enquête ont été trouvés sous les débris ; \u2018Que la mort de Richard Leahey et de ces personnes est due à la négligence grossière et coupable des autorités fédérales en n& prenant pas les précautions nécessaires et opportunes et en ne construisant pas les appuis recommandées aux dites autorités par le rapport de l\u2019ingénieur de la cité en 1880 ; \u2018* Qu\u2019an nommé Kempt a été retiré vivant de ces débris le matin du 24 courant et qu'il est inort le même soir et que sa mort est due à la négligence grossière des autorités municipeles en ne procurant pas et en ne\u2019 fournissaut pas les outils nécessaires pour l\u2019en retirer, et, de plus, ils ajoutent que plusiedrs vies auraient été sauvées si ces outils avaient été fournis; Ils ajoutent aussi que pour cette raison trop de temps a été perdu à retirer les * morts, \u201d\u2019 On peut ajouter que ce verdict fait grand bruit et donne lieu aux commen- | taires.Samedi soir vers onze heures, une trés grosse pierre s\u2019est détachée du rocher qui domine le pied de la Côte Lamontagne et est tombée en bas, renversant le mur qui longe le cap.re INTERESSANT PHENOMENE D'ELECERICITE \u2014\u2014\u2014 I s\u2019est produit, le soir de l\u2019éboulement de la rue Champlain, un assez curieux phénomène qui est passé inaperçu dans l\u2019émoi général.Entre autres fils électrignes tendus au pied du rocher se trouvaient ceux du télégraphe d\u2019alarmes.Comme on peut le penser, la rupture du fil a été instantanée, et le télégraphiste alors de service, M.Bégin en a été averti par un violent coup de marteau sur le timbre spécialement préposé à ces surtes d'accidents.Pour se rendre compte de ce désarroi imprévu,le télégraphiste courut à son relai qui indiquait en effet le circuit ouvert : mais en ajustant l'instrument, il ne tarda pas à s\u2019apercevoir qu\u2019il restait encore un courant continu, très faible cependant, Au même instant.il recevait l'alarme qu\u2019on sonnait à la boîte 23, voisine de la catastrophe, pour appeler les pompiers.Le feu s'était, comme on le sait, déclaré dans les ruines.Voici ce qui était arrivé : La rupture des fils avait été complète, et les deux extrémités disjointes étaient disparue sous une masse énorme de quartiers de roc et de terre, Mais, chose étonnante, il s\u2019était formé ce qu\u2019on appelle un courant terrestre, tres affaibli sans doute, mais encore assez sensible pour quo lai main habile du télégraphiste pat 'utiliser pour la transmission d\u2019une alarme qui a permis aux pompiers d\u2019ètre les premiers à arriver sur la scène du désastre sans compter une foule do citoyens qui, sans cette alarme, n\u2019'anraient pas été la pour retirer les blessés des décombres.En sorte que l\u2019on peut dire que le télégraphe d'alarme, grâce à l'habileté de ses opérateurs et à la délicatesse de ses appareils, a sauvé la vie de bien du monde ceite nuit-là SCROFULES.Les Scrofules et tontes les maladies scro fuleuses, telles que Ulcères, Plaies, Éryes pèles, Eczéma, Fustules, Impétige, Fu meurs, Charbon, Furonclies, Ctens, et Eruptions de la Peau, sont le réenttat direct de l\u2019impureté du sang.Depuis plus de guarante ans Ia SAILSEPA- RRILLE D'AYER est reconnte comme l\u2019agent 's plus puissant pour le purifier.Elle délivre le système de toute humeur mialsaine, eurichit et fortifie le sang, expulse tonte trace de traitement mercuriel, se montre en un mot l'ennemi redoutable et irrésistible de toutes les maladies scrofuleuses, Arg a Une Guérison Récente d'Ulcères J Fos Scrofuieux.= \u201cIl y à quelques mois, j'étais afiigé d\u2019altères serofuleux aux jainbes.Elles étaient entides et enflamées, et les plaies déchar- aient des quantités do matières putrides.J\u2019cmployai sans succès une grande variété de remèdes.En dernier ressort j'eus recours à la SALSEPAREKILLE D\u2019AYER \u20act le résultat obtenu fut des plus satisfaisants, mes ulcères ont disparu, et ma santé s\u2019est grandement aniéliorée.Je vous suis très reconnaissant pour le bien que votre médecine ma fait.de suis, avec respect, : } \u2019 \u201cMBs.AXN O'BRIAN?148 Sullivan St., New York, 24 Juin, 1882.pe ' EF Toutes les personnes intéresséeg sont invitées à se rendre chez Madame O'Krian.L'écrivain bien connu da Boston Herald, Mz.B.W.Barr, de Rochester, N./T., écrit en date du 7 Juin, 1882: \u201c Souffrant cruellement de l\u2019Eczéma pendant des années, et ne pouvant trouver de soulagement dans aucun remède, je me servis de la SALSEPAREILLE D\u2019AYER, et au bout de trois mois j'obtins une guérison complète.dJe la considère comme un remède très précieux pour toutes les maladies du sang.\u201d La Salsepareille d'Ayer stimnle et règle l'ac'fon des organes digestifs et assimulatifs, renouvelle et fortifie les forces vitales, et guérit promptement les Mhumatismes, la Névralgie, la Goutte Rhumatismale, les Catarrhes, la Dé- dilité Générale, et toutes les maladies produites par un sang appauvri et cor rumpu, et par uue vitalité atfaiblie.Elle est incontestablement le remède le plus économique, tant par la force concentrée que par l\u2019énergie puissante qu'elle exerce sur la maladie, «Perd Ef gm - PRÉPARÉE PAR LE : a Dr.§.C.Ayer&Co., Lowell,Mass.En vente dans toutes les Pharmacies ; prix 5j, six flacons pour $5.Etna PERSIENNE LOTION dc TRADE - gARK va Sour blanchir le teint, lui rendre on conserve sa couleur de rose, faire disparaitre les rous scurs, le masque et autres taches de la peau La LOTION PERSTENNE est une prépara on sérieuse, unique en son genre.C\u2019est un véri \u2018able REMÈDE pour la peau.Ce nest pas un soudre blanche, délayée dans de leant ou d \u2018essence, La Lotion Persienne, au contraire 38t Une préparation médicinaic, transparente © impide comme de l\u2019euite \u201c Lorsque la peau est drunie par le soleil, 1.Lotion Persienne lui rend \u2018promptement s: \u2018raicheur et son teint rose, en ajoutant un suillérée tous Jes matins à l\u2019eau pour se laver.La Lotion Persienne se vend dans toutes le jonnes pharmacies de la Puissance, cn Louteille le50 cents.Méfiez-vous des contrefaçons.S.LACHANCE, PROPRIETAIRE, \u2018538 & 1540 Rue Ste-Catherine, Montreai xeursions pour les cultivateurs Afin de permettre aux Cultivateurs, (e autres qui ont l'intention de s'établir) d visiter le district du Lac Saint-Jeau pendant la saison des récoltes, les taux réduits suivants seront en force tous les jours jusqu\u2019au 31 octobre inclusivement sur le chemin de fer Québec et Lac Saint- Jean, pour passage de seconde classe, des stations suivantesà Roberval, lac Saint- Jean, et retour.Entre St-Ambroise et Ste-Cathe- rine, inclusivement.$2.00 Entre Bourg Louis et Rivière-à- Pierre, inclusivement.$1.50 Et de Québec, sur présentation d\u2019un certificat de l\u2019assist.-com- - missaire de l\u2019agriculture et de la colonisation.2.30 Les billets seront bons pour revenir daus l'espace d\u2019un mois de la date de l\u2019émission, bet esses oe J.G, Scerr.Sec.& Lérant cult, 6f ALEX.Harpy, A.G.&P Quebec, 5 Septembre 1889.| Srands TTRACTION SANS PRECEDERT, PLUS DY MILLION DISTRIRMI LA Fe e £5 23 a.Compagnie de la Loterie de l\u2019Etai de la Louisiane Incorparée en 1868 pour 25 ans par ia Législg ture pour des fins d'éducation et de charit avec un capital de $1,000,000, auquelila ¢ ajouté depuis un fonds dc réserve da plus de $500,000.Les grands tirages ont lieu semi-ard nuellement, (juin et décembre) et ses tirages à un soul numéro se font à chacun des autres dix mois de l'annéa et cela se passe en public, à l'Académie de Musique, Nouvelle-Orléans, Le.Renomrmée depuis 20 ans pour l'intégrité de ses tirages et le prompt paiement des prix dont voici l'attestation : Nous certifions par les présentes que nous surveillons les arrangements faits pour ic tirages inensuels et trimestriels de la Com pagnie de la Loterie de l'Etat de la Louisiane que nous gérons et controlons personacilement les tirages eux-mémes, et que letout est com duit avec honnétcté.franchise et avec bonkeur Pour tous les intéressés ; nous autosisons la compagnie à se servir de ce eertificat avec un Tac-sinile de nos signatures attaches dans nee Innonces Nons soussignés, Banquicrs et Banques ierons tous prix gagnés à la Lotcrie de Etat de la Louisiane qui seront présentés à nos comptoirs, J.H.WALMSLEY, Prés.Lonisiana National Bk PIRRRE LANAUX, Prés.State Nationai Bk.A.BAa1.nwrn, Prés, New Orlcans National Bk, > | CARL KounN.Prés, Union Nationat Bk.TTRAGE EXTRAORDINAIRE À l'Académie de Musique Nouvelle Orléans MARDI, le 15 OCTOBRE 1889 PRIX CAPITAL $360,600 100,809 billets de S20; Demi billet $10; Quart de Billet $5; Dixièmea de Billet $3.Vingtième de Billet S1, LISTE DES PRIX 1 PRIX CAPITAL DE $300,000.$.00.000 1 GRAND PRIX DE 100,000.100,000 1GRAND PRIX DE 30,000.50,008.1 GRAND PRIX DE 25,000.25,000 2 GRANDS PRIX DB 10,000.20,008 PRIX DE 5,000.25,000 25 PRIX LE 1,000.25,005 108 «o 500.50,000 200 do 300.6,000 550 do - 200.100,000 PRIX APPROXIMATIFS 100 PRIX APPROXIMATIFS LE $500.50.000 199 do do 30.30.008 109 da do 200.20,000: PRIX TERMINALS 999 PRIX DR $100.£9,900: 999 PRIX LE 100.99,900 3,134 Prix, $'6levanta.$1,054,806 Nora.\u2014Les billets qui remportent des prix capitaux n\u2019ont pas droit aux prix à terme.AGENTS DEMANDES 43 Pour les tanx de club, ou pour toute information désirée, écrivez Hsiblement aux soussignés, faisant connaître clairement votre résidence avec l\u2019état, comté, la rue ct le numéro.On s\u2019assurera une réponse par la malic plus rapide en insérant dans votre lettre une caye- loppe portant votre adresse tout au long, IMPORTANT Adressc M.A DAUPHIN, Nouvelle-Orléans, Las ou à M.A.DAUPHIN, Washington, D.C.Par lettre ordinaire contenant Mandate d'argent émis par tonles les compagnies d'lox- press, bourse de New-York, traite ou mandat- posie.Nous payons les charges sur l'argent courant qui nous esl envoyé par express ep sommes de $5 et plus.Adresses les Lettres Envegistrees contenant FArgent a In NEW ORLEANS NATIONAL BANK, Now Orlcans, La.RAPPELEZ-VOUS Bie le palement de tous les prix est GARANTI PAR QUATRE BANQUES NATIONALES de la Nouvelle-Orléans et gue les billets sont sigués par le président d'une de ces institution dont les droit: sont gu- rantis par une charte ct reconnus parles plus Lbautes cours ; défiez-vous par conséquent de toutes les imitations ou ufluires anon) mes, UNE PIASTRE cst le prix de la plus petile artic ou fraction d'un billet EIS PAR OUS pour n'iinporte qnel tirage.foul ce qui pourrait étre o:fert en notre nom pour Mmoinsd'une aiastrescrait une escro(uerie, Plus de Dyspepsie On veut A tout prix se deberrasser de cetle terrible inaladie, que l'on appelle dyspupzie, mais on ne prend pas les moyens pour la détruire.Vous tous qui chnnalssez co que l'on endure en ne pouvant discrer les vivres que vous absorbez, rendez-vous chez J.3.P.Raci- cot, et vous tronverez la des Remedes Sauvae yes, faits avec des Herbc- et des Racines qui vous guériront sûrement tout cn vaquantà vos occupations, Demandez toujours lcs\u2018\u2018irontles Royalcs de J, E.P.Rucicot,\u201d C'est lc incilieur remede ponvant quérirla dyspepsir.ÆAyce une bouteiile de ces ce'ébres gouttes, Sous mangerez i Votre aise \u20ac: vous n\u2018aurez plus a \u2018raindre les surprises de la maladie.M.Racicot à aussh beaucoup d\u2019auires remedes pour tuutes les maladics.N'oubliez pas l'adresse, J.E.P.RACICOT sr Rue St, Joseph, St.Rech A Montreal, ces reinedey se trouven: an No.1349, rue Notre-Dame, a sherigook., a, 8, rue du i\u2019ont.Au fet == = ~~ à si =z FEAREsE £5= go ie at se = i \\ Ten = \\ secret de Lusabran A A I j is DEUXIEME PARTIE Ld Ah ! Berthe ne parlait-elle pas d\u2019un Dieu jaloux quichâtie et se venge ?Le æœur de l'enfant palpitait, mais elle ne pleurait pas.; ! Yvane tourna contre le mur son petit wisage rigide et elle s\u2019endormit sans avoir fait sa prière.* Quand Yvane et Naloue eurent aban- fonué la chambre, la comtesse dit à son guari : ! \u2014Cet enfant est bien jeune pour aller n pension.\u2014Vous aimerez peut-être mieux Ia garderici?L'aspect sous lequel elle ous a révélé son caractère vous dispose gn sa faveur ?Je me permettrai fle ne point partager votre bien- eillante opinion.Votre protégée n'en- fre point au couvent pour quelques années, mais bel et bien pour y passer sa yie.1 \u2014Je n'ai pas cru que vous parliez sé- Fieusement tout à l\u2019heure.\u2014Je ne savais pas que l\u2019amour de la plaisanterie formât le fond de mon carac- ère.: \u2014Comment pouvez-vous prévenir que telle sera sa vocation.\u2014Quelle rémarque puérile ! Quand pn Laura élevée dans ce but défini, uni- gue, comment voulez-vous qu\u2019elle désire autre chose ?Si je ne craignais de blesser vos susceptibilités religieuses toujours en éveil, je vous dirais qu'une telle vocation saudra bien celles qui se déclcrent tous jes jours, Les susceptibilitésauxquellesil était fait allusion n'avaient point en cet instant la pigilance pleine d\u2019acrimonie qui leur était \u2018attribuée, car on ne peut supposer fue l\u2019habile restriction du comte eût puffi à les endormir.En tout cas, elles ne protestérent pas et M.de Lusa- Pran, entièrement satisfait des ménagements extrémes dont il entourait les su- erstitions de sa femme, continua, { \u2014Du reste, c\u2019est'la seule voie qui lui poît ouverte, d\u2019abord en raison de sa paus preté et puis.à cause de ses parents, f IMhésitait \u2018 Fegar de la petite Yvane, ses yeux rem- lis d'un brûlant courroux qui s'étaient evés vers lui.Pent-être entendait-il -\u2018gette bouche d\u2019enfant lui jeter un démen- pid la face.10005 Il poursuivit.\u201411 faut pour l'honneur du nom, que cette bouche de la famille s'éteigne dans \u2018Kobscurité.Jusqu'ici, le monde n\u2019a ja- Taais rien su des faits que vous connaissez.Bi l'on a appris que la mère de cette eu- faut avait violé des sermants sacrés, personne ne s'est douté que son mari mon frère Foulques avait trahi son pays.Mais \u2018une révélation pourrait se produire, Ma résolution épargnera autant d\u2019humiliations et de honte à cette enfant qu\u2019à nous- même.Il est entendu que vons ne vous joccupcrez pas d\u2019elle durant les courts \u2018instants qu\u2019elle passera au château.Il est inutile qn\u2019elle emporte d\u2019ici des souvenirs qui pourraient la troubler derrière les grilles de son couvent.; \u2014Oui, répondit la voix mesurée de la comtesse, moirs elle connaîtra les hommes, moins elle s\u2019attachera au monde, urieux cela vaudra pour son bonheur présent et son salut éternel.Le comte lança un coup d\u2019œil soupçonneux sur sa femme.Cette réponse était bien d'accord avec ce qu\u2019il venait de dire; qu\u2019y avait-il là pour lui déplaire ?TI la considéra un instant, mais il aurait été plus facile de le lire sur le visage de pierre d\u2019un sphinx que dans les yeux de cette femme, Il se détourna.\u2014 Vous pouvez faire servir le diner.Mme de Lusabran ne parut pas euten- dre.Son regard était magnifiquement attiré vers une porte qu\u2019on venait d\u2019ouvrir.Voilk Foulques, fit le comte, sans faire un mouvement pour aller au-devant de son fils.Dans la chambre, s\u2019avançait la tête haute, un adolescent déjà fort et droit comme un jeune chêne.Son visage pile comme celui de sa mère, était étrangement éclairé par deux yeux noirs profonds Mais sous son air impassible, l'héritier de Lusabran semblait voiler l\u2019une de ces fières et sauvages natures que l\u2019éducation t'attcint jamais qu\u2019à la surface.Des passions violentes et une puissante intel- Ugence perdent prématurément de telles ames par\u201d l'orgueil, si elles ne s'assujettissent au joug de la religion, joug divin et bien doux, dit l\u2019Ecriture, mais si lourd aux cœurs insouniis qui veulent y happer.i Cétait le digne fils de Bernard de Lu- gabran, cet enfant qui ne jonait jamais, jui n'avait jamais confié sa pensée à per- gonne.Le com:e en était fier et, autour de lui.ondisait : Pauvre enfant | Il n\u2019a- Peut-être se rappelait-il le connu niladouceurdescaresses, niles jours de l'enfance ; depuis qu\u2019il savait raisonner, il appliquait toutes les ressources de sa volonté à se vaincre : il, s'efforcait de devenir ce que son père nommait un homme, Mais il était douteux que Foulques atteignit jamais Fidéal de son père.Foulques était un violent.On l'avait vu parfois chanceler et rester longtemps pile, haletant et anéanti tant l'avait brisé l\u2019effort qu\u2019il dovait faire pour maîtriser sa colère, La main du comte serait-elle assez forte pour le dompter ?Peut-être lui était-il réservé de mériter ce nom de Fonlques le Vengeur souvenir de l'aïeul dont 1l était le vivant portrait: pout-être vengerait-il toute cette famille asservie, toutes ces âmes que la volonté implacable du comte avait courbées, Mais quel fût son rôle ici-bas, il devait le jouer avec une ardeur terrible, L'éducation puritaine qui lui était donnée lui enseignait à mépriser les vanités du luxe, et ce descendant d\u2019une noble famille portait de simples vêtements taillés dans un drap grossier, sous lesquels ressortait sa taille élancée.\u2014 Bonjour, mon père dit-il, en s'arrê- |.tant devant le comte.M.de Lusabran passa la main dans la chevelure qui retombai3 sur le front pensif de son fils, \u2014 As-tu travaillé ?demanda-t-il \u2014Oui, mon père.\u2014 Beaucoup ?\u2014 Beaucoup.; \u2014C'est bien, mettons-nous à table, Et, sans autres effusions, la famille de Lasabran prit en commun le repas du soir, pendant que, là-haut, dans la chambre blanche, dormait d\u2019un sommeil fiévreux et plein de terreur l\u2019orpheline à laquelle nul ne pensait, vii Le lendemain à une heure matinale tout était disposé pour le départ de Foulques dont les vacances finissaient le jour même.Los châtelams étaient debout sur le perron, la comtesse était anssi calme que son mari, Ils attendaient Foulques qui était à la verrerie, : de Lusabran : son départ était peut-être la cause de sa tristesse, ses épais soucils se fronçaient pendant qu\u2019il regardait la demeure paternellle dont il lui fallait s\u2019éloigner pour des mois ; mais, depuis son enfauce Foulques était toujours triste et il n\u2019en avait jamais dit la raison à personne.Il n\u2019était plus qu\u2019à une faible distance du château lorsqu\u2019il s'arrêta.Ala \u2018fénêtre de la grande-tourêlle, une petite | fille éteit accoudée ; un flot de boucles couvrait sa tête inelinée et ses yeux avaient une expression qui frappa F'oul- ques lui-même.Mais l\u2019enfant disparut et, peu après, le jeune comte avait rejoint ses parents \u201cpour leur adresser ses adieux.Le Quand il oùt écouté les avis et les observations.de son père, il se retourna vers Mme de Lusabran, \"Elle lui tendit une main qu\u2019il baisa longuement.Puis il monta à cheval et fut bientôt hors de vue.La comtesse avait conservé toute sa di- guité et sa.main ne tremblait pas quand elle l'appupa sur le bras de son mari pour remonter le perron.Naloue traversait le vestibule.; \u2014Préparez la petite fille qu\u2019on vous a confiée, dit M, de Lusabran ; je l'emmène dans quelques minutes.Il s\u2019éloigna.La comtesse traversa le parloir d\u2019un pas ferme ct elle pénétra dans une chambre aux lourdes draperies de velours violet persemées de fleurons d'or.Un Christ d\u2019hébéne surmoutait I'antique prie-Dieu de bois sculpté sur lequel Mme de Lusabran tomba à geuoux.La fière comtesse cacha son visage dans ses mains et resta affaissée, perdue dans sa muette oraison, On lui enlevait son fils, elle ne devait pas se plaindre.Mais elle était chrétienne et elle ne pouvait que prier et pleurer devant son Dieu.Quand Mme de Lusabran ragagna la cour, une voiture s\u2019y trouvait déjà tout attelée.Le comte donnait des ordres à son valet de pied, et un peu en arrière, Naloue tenait Yvane par la main.L\u2019enfant avait repris ses vêtements le voyage et sous son capuchon\u2019 noir, on n\u2019apercevait que deux grands yeux brillants, \u2014 Connaissez-vous quelqu\u2019un a I'Ab- baye-Dieu ?demanda le comte à sa femme.\u2014Je vais souvent à la chapelle et j'entends parler quelquefois de la communauté ; Mlle Narrey, la sœur de votre médecin, a fait son éducation chez les religieuses de Saint-Sébalde ; elle n\u2019a que des louanges pour cet établissement, \u2014Ce n\u2019est point précisément cette raison, si importante qu\u2019elle soit à vos yeux, qui m'a décidé à placer l\u2019enfant chez les Sébaldines.J'ai connu autrefois dans le monde la supérieure actuelle ; c\u2019est une femme do grand mérite et de haute noblesse ; mieux qu\u2019une autre ellle comprendra mes raisons.Enfant, venez sa- luer Mme de Lusabran et mettons-nous en route, \u2019 Foulques parcoursit, en effet, la route | LE CULTIVATEUR Mais Yvane s\u2019écarta de sa tante.Na- loue baisa la joue de la petite fille et l\u2019installa dans le coupé, le comte monta à son tour.Quand la voiture se mit en marche, Yvane se pencha à la portière, ella regarda Naloue comme pourimplorer son aide, mais la vieille .domestique lui envoyait seulement un signe d'adieu : l\u2019en- faut s\u2019enfonça à sa place et se tut durant tout le trajet.Elle vit bientôt se dres- serà l'horizon les murailles hautes et nues d\u2019un édifice, C\u2019était derrière ces murs qu\u2019elle devait passer son existence tout entière.Mon Dieu ! serait-ce donc bien long ?Combien d'années ?.Combien de brûlants étés et de lugubres hivers ?Toute son existence.La vie ap- raissait interminable à ce cœur d'enfant.La voiture s'arrêta devant une porte massive, M, de Lusabran descendit et adressa quelques mots à .une sœur tou- rive dont on apercevait le visage jaune derrière l'étroit guichet.\u2014 Pardon, monsieur.répondit-elle avec embarras, je puis vous faire entrer au parloir avec tout le monde, \u2014Je ne veux pas aller au parloir, répondit le comte péremptoirement, je veux parler en particulier à Mme la supérieure, : \u2014Mais à I'Abbaye.Dien, les femmes peuvent seules ontretenir notre Mère en paiti:ulier.: oe \u2014La règle doit avoir des exceptions.\u2014Je crois, dit la bonne sœur en hésitant, que notre Mère possède un droit de ce genrô, mais, à mn connaissance, elle n\u2019en a jamais usé.Il serait préférable d'obtenir une autorisrtion de l'évêque.\u2014Ah ! j'espère bien qu'on pourra s\u2019en passer, car je n\u2019ai pas le temps de l\u2019attendre.Je suis le comte de Lusabran.Si je n'étais connu, je ne me permettrais pas d'insister ; voulez-vous faire parvertir ceci à Mme la supérieure ?\u2014Et il tendit à la religieuse nue carte sur laquelle il venait de tracer quelques mots, L'hésitation de la tourière diminua en entendant un\u2019 nom universellement respecté dans le pays, La comtesse de Lusabran était une des bienfaitrices de l\u2019Abbaye-Dieu, \u2014Je me charge volontiers de votre message, répondit-elle.Vous excuserez la sévérité de nos règlements, notre isolement la justifie.Où désirez-vous attendre la réponse de notre Mère ?\u2014dJe désire être seul.To \u2014Le parloir est encombré - par les fa milles qui ramènent leurs enfants; les vacances de Noël étant finies.Vous préférez alors eutrer ici un instant, - M.de Lusabran et sa nièce pénétrè- réut dans la cour et suivirent la sœur dans sa loge, _ Cette chambre était pauvre, d\u2019une irréprochable propreté.\u201d Sur la table de bois blanc, un tricot dé grosse laine, un chapelet et un livre d'heures trahissaient les occupations de la tourière durant les instant de répit que lui laissait son service.Le feu ronflait dans le petit poële de fonte et, par les vitres claires, on-aperce- vait la cour déserte où quelques arbres ployaient sous le poids du givre.Le comte, intimement persuadé qu\u2019au couvent la règle n'existait que pour la forme, commençait & maugréer contre.tant d\u2019intolérance, Lia viellle sœur ne! tarda pourtant pas béaucoup à revenir, \u2014J'apporte la permission demandée,-| dit-elle.Ma Mère juge à propos de vous l\u2019accorder tout de suite.Veuillez me suivre dans le parloir particulier où notre Mère vous recevra.M.de Lusabran, sortit avec elle, tout en se disant qu\u2019il lui serait bien agréable de trouver à sa verrerie la soumission et la discipline qui régnaient à l\u2019Abbaye- Diev, Mais il pouvait voir aussi que, si la rigueur était grande, une loi intelli- geute permettait de pourvoir aux situa- tuations urgentes, Pour la première fois desa vie,,il pensait que les couvents avaient du bon et qu'ils allaient le débarrasser d\u2019une charge importune, Le parloir particulier était une pièce froide et nue, sans aucune apparence de grille.Yvane regarda avec effroi autour d'elle, puis s'approcha du comte, posa la main sur son bras et dit : \u2014Vousg n\u2019allez pas me laisser ici, monsieur ?\u2014Si ! \u2014dJe ne veux pas y rester, dit-elle ; emmenez-moi ! Il fit un signe négatif.; \u2014Je ne veux pas, répétait la petite fille, \u2014Là n\u2019est pas la question, Mais déjà la porte s'était ouverte.Elle livra passage à une femme de haute taille, à l'air noble et majestueux.M, de Lusabran la salua avec une sorte d\u2019émotions La dernière fois qu\u2019il l'avait vue, c\u2019é tait dans un bal splendide, au milieu des lumières, des parfums et des fleurs.Les femmes dans leurs toilettes claires étaient comme des fleurs vivantes L'orchestre jouait une de ces valses à la fois mélancoliques et enivrantes qui bercent les danseurs.Et cette femme qui portait aujourd\u2019hui la robe des Sébaldines souriait alors tristement et suivait d\u2019un regard pensif la foule qui tourbillonnait autour d'elle, Aujourd'hui ses traits flétris par les austérités, rayonnaient d\u2019une joie que nul ne pouvait lui ravir, Aujour- d\u2019hui qu'il ne lui restait plus rien de son opulence, rien de son éblouissante Beauté son front calme se penchaitfsous le voile et ses mains secroisaient sur un cœur à jamais paisible et détaché des choses de} la terres.Elle s\u2019avança pres du comte et répondit à son salut avec une simplicité de grandeur, Le comte dont l'œil clairvoyant avait découvert la femme de haut \u2018mérite sous ce pauvre habit de religieuse la remercia respectueusement d\u2019avoir fait fléchir en sa faveur I'nne des premières règles du couvent, Elle sourit : \u2014Vous vous méprenez ; aucune règle ne fléchit chez nous.J'ai usé d\u2019un droit qui m'est concédé par l'évêque dans toutes les circonstances importantes Vous m'avez assuré que celle qui vous amène était de co nombre, _Asseyez-vous, monsieur.Ello se tourna vers Yvane et regarda cett blonde enfant aux allures arissocra- tiques, aux cheveux d\u2019or pâlo qui bouclaient sur sa robe de serge noire.\u2014Cet enfant est sans doute votre fille, monsieur ?Hfit un geste énergique de dénégation et, prenant un siège, il se rapprocha de la supérieure et lui parla a voix basse.Klle l\u2019écoutait immobile, les yeux baissés les mains jointes sur ses genoux, La petite Yvane était acchudée à la fenêtre.De la, elle contemplait le jardin du cou- veut ; les ébats d\u2019une troupe de grands Oiseaux noirs au vol inégal et lourd l\u2019intéressèrent un instant.Où donc en avait-elle déjà vu de semblable ?Ah ! c'était dans cet autre jardin où lon avait enterré sa mère.Sa mère.Ele fris- sonta Comme les pauvres branches auraient froid si Dieu ne leur mettait un manteau do neige, Ah ! qu'avait son oncle pour élever tout à coup la voix ?Cette grande dame venait de se fâcher bien sûr, Et la petite fille prêta une oreille attentive à la conversation.\u2014Je sais bien, s\u2019écria M.de Lusabran que vous ne pouvez me faire connaître sa vocation dix ans d'avance.Ce n'est pas ce que je demande.Je veux qu\u2019on ne soulève pas d'obstacles chimérique.Comme je le disais hier à la comtesse quelle autro vocation pourrä-t-elle avoir quand, on l\u2019aura élevée dans cette seule idée, quand dés Penfance, on aura placé devant ses yeux ce but et rien que ce but ?Laissez donc aller les choses.Si vous n y mettez pas d\u2019entrare, elle suivra tout naturellement cefte voie.Je ne croyais pas qu'il y efit en France une maison religieuse où l'entrée de Mlle de Lusabran dans de toiles conditions souffrit la moindre difficulté.La religieuse n\u2019ignorait pas que l'homme qui lui parlait nourrissait contre l'H- glise les plus iniques préjugés.Elle répondit simplement : \u2014 Vous vous êtes trompé, monsieur, voila tout, Ilyeut un moment de silence, reprit : \u2014Cette enfant n'a pas de famille, - \u2014Vous ne pouvons lui en tenir que si Dieu l'appelle ici.Nous n'admettons au nombre de nos religieuses que celles qui y viennent de leur propre gré.Toutes nos filles ont su \u2018ce qu\u2019elles faisaient en venant ici, \u2014Le savaient-elles ?Permettes-moi de croire que vous en doutez autant que moi, La religieuse se redressa un peu et, une fois encore, M.de Lusabran put voir qu\u2019il s'était trompé, Maisdéjà les paupières de la Sébaldine s\u2019abaissaient sur ses yeux qui durant l\u2019espace d\u2019une seconde avaient étincelé, et sur ses lèvres errait le même sourire qu\u2019elle avait eu jadis au milieu du tumulte des fates, \u2014Alors vous voudriez me donner à entendre, dit M, de Lusabran, que toutes les religieuses que compte votre maison y ont été amenées par leur vocation.\u2014Oui, monsieur, j'oserai le dire, autant toutefois qu\u2019on peut connaître les replis du cœur humain, ajouta-t-elle humblement.| \u2014Et qu\u2019il n'y a permi elles aucune victime du fanatisme ?Lia religieuse répondit comme une personne qui a placé trop haut sa gloire pour qu\u2019une insinuation calomnieuse puisse Vatteindre : \u2018\u2014S\u2019il y a des victimes de ce que vous appelez leur propre fanatisme, je ne le sais pas.Leur erreur peut avoir échappé à nos faibles lumières, cependant, je ne crois pas qu'elle eût échappé à la lumière qui nous vient d\u2019en haut ; ce que je puis vous affirmer, monsieur le comte, c\u2019est que, dans mes nombreuses filles, pas une seule n'est la victime d\u2019un intérêt matériel, La leçon était dure, mais les lèvres qui l\u2019avaient prononcée semblaient si saintes.mème anx yeux du sceptique, qu'il ne se révolta pas.\u2014Enfin, s\u2019écria-t-il, il n'y a que cette voie qui puisse s'ouvrir devant ma nièce ; si vousla lui fermez, que deviendra-t- elle ?\u2014Ne pouvez-vous pas la garder vous- même f dit la supérieure avec patience.Sa reconnaissance sera la compensation de vos sacrifices.Il lieu 13 \u2018 \u2014Sa reconnaissanca ! répéta le comte avec une sombre ironie, Et pourquoi pas son affection ?\u2014Oui, pourquoi pas, en effet ?fit gravement la religieuse, la tendrésse de ceux qui nous entourent n\u2019est clle pas notre pain quotidien ?\u2014Excusez-moi, madame, nos vues dif- fbrent étrangement.Mon expérience m\u2019enseigne qu'il n\u2019est pas un seul objet de notre affection qui ne nous cause mille tourments.A ines yeux, ce serait l'idéal de détruire ces entraves qui nous arrêtent à chaque pas.Je suis loin, vous\u2019 voyez, de vouloir m\u2019en créer des nouvelles, Si un pouvoir impitoyablo nous oblige à vivres nous devons au moins nous niet- tre à l\u2019abri de ce qui augmente notre mis sere, \u2014Yous ne sentez pas que vous &tes injuste ?\u2014\u2014 Ah ?oui, injuste, répondit \u2018amèrement le comte, oubliant tout dans la pensée qui l\u2019emportait Ja suis envers la vie, n'est-ce pas?Ce n\u2019est pas'elle qui l\u2019æ été pour moi.Elle s'est montrée une mère ai tendre.No devrais-je pas me déclarer satisfait ?Ah si les hommes savaient seulement com- - bien je suis rassasié.Si c'est Dieu qui a rempli ma coupe, je dovrais le remercier à gonoox, car il l\u2019a fait eniveante ; il n\u2019y à pas ce jour où je ne souhaite de n\u2019avoir jamais véeu !.\u2026.La supérieure le regarda une mibute avec une pitié profonde ; sans doute, elle le vit au delà de toute remontrance et da toute consolation, car elie dit simplement : \u2014\u2014Nous parlions de l'enfant.-\u2014-Oui, vous voulez que je la garde, c'est impossible.J'ai déjà fait beaucoup en l\u2019amenant ici : si elle n\u2019avait eu que moi au monde, je n'aurais jamais consenti à me charger de cette mission.Elle n\u2019a aucnne fortune ; avec un fom comme le sien, il en faut, il en faut beaucoup.\u2014N\u2019en possédez-vous pas beaucoup, monsieur le comte ?\u2014Ah ! mais paardon, répondit-il avec irritation, ce n'est pas du tout la même chose.\u2014Ti me semble, dit la religiense aves un effort pour réunir ses pensées, il .me semble qu'autrefois.quand j'étais dans le monde.j'ontendais parler de la générosité des Lusabran.\u2014Ce n'est point une affaire de générosité, c'est une obligation d'honneur qui uous force à cacher pour jamais cette enfant à l'ombre du cloître.Si le passé de ses parents était révélé, il suflirait à nous couvrir de honte.Vos tentatives de refus m'obligent à vous laisser entrevoircea pénibles faits.Quand ces raisons eb d\u2019autres plus personnelles n'exisleraient pas, je ne pourrais lui donner ce qu\u2019exigo son rang.Avec un nom comms ie sien, il faut une-dot princière, et j'ai un fils \u2014Elle peut vouloir travailler, \u2014Mais comprenez-moi, enfin, je vous en supplie ; sa position l'empêche d\u2019exercer aucune fonction, de même qu'elle lui interdit la médiocrité, Si Mlle de Lusa- bran voulait déchoir, mon devoir serait de m'interposer ; le nom de cette enfant m\u2019appartient et je dois le léguer à mon fils.Madame, je vousen ai dit assez pour que vous deviniez la vérité, vous surtout qu\u2019on à dû instruire des obligations inhérentes à un grand nom, \u2014Il n'y a qu\u2019une même loi pour les nobles et pour les pauvres ; pour tous existent seulement la voie du mal et celle du bien.Je ne prendrai jamais de chemins détournés.N'\u2019insistez pas.Oui, vous m'en avez dit assez pour me faire entrevoir vos mobiles, mais vous m'en avez trop dit pour que je puisse repousser cet-enfant eb vous abandonner son.sort.Je m'engage à la garder comme pensionnnaire, à lui créer une place dans les rangs des autres enfants qu'on nous donne à aimer, à instruire ; je prometf cela, avec l\u2019aide de Dieu, je le forai, mais je ne ferai rien de plus ?Monsieur le comte, j'espère que vous m'avez comprizg je vous dis nettement ma façon de voir il ne reste entre nous ni sous-entendu mé arrière-pensée ; je refuse absolument d'entrer dans vos projets, Mais j'acce te l\u2019enfant au même titre que les vrais cents pensionnaires qui jouent travaillez et prient sous nos yeux.\u2014 Ainsi, fit le comte avec use sourde colère, les motifs quo jo vous expose vous laissent insensible ?Ils na vous touchent pas, vous, madame, qui deviez les pénétrer mieux que personne, vous qui portez un nom glorieux d'illustres armoiries ?La religieuse répondit : \u2014Je m'appelle Mère dela Rédemption, je suis la pauvre servante du Christ et voilà mon blasen, Elle souleva sa lourde croix d'\u2019ar< gent, \u2014Mais, madame, rappelez-vous ce que vous avez été.\u2014Je me rappelle murmura-t elle, je me rappelle que ces vanités ont existé pour moi.J'ai été fière de descendre des preux.Que Dieu me pardonne si je n\u2019ai pas pleuré bien des années ce péché d\u2019orgueil.J'ai entendu dire aussi des choses telles que vous en exprimez, mais mon cœurles a toujours repoussées, ot aucun souvenir ng m\u2019autorise à faire cq = \u201c LE CULTIVATEUR & que vous exigez de moi, ma conscience me le défend : je ne le ferai pas ! .Et pourtant vous qui admettez la possibilité d\u2019une rédemption de l\u2019âme coupable par les prières de l\u2019innocence, vous ne permettez pasfaux prières de l\u2019enfant d\u2019accomplir le miracle auquel vous croyez ?La sainteté de sa vie peut racheter les fautes de sa mère.Il s\u2019arrêta et tous deux regardèrent avec trouble la petite Yvane qui s\u2019approchait lentement.Toutes les discussions étaient vaines, tous les scrupules puérils ; les paroles que venait de prononcer le comte avaient décidé de la vie de l\u2019enfant.Yvaneavait entendu ; une lueur rapide venait de lui montrer un devoir et sa nature généreuse, mûrit par la douleur, l'embrassait aussitôt.Elle avait entendu, elle avait compris.elle pouvait, par l\u2019offrande d\u2019elle-même anéantir la malédiction qui pesait sur sa mère.Si elle restait ici, dans ce sombre lieu sans soleil et sans joie, ga mère pourrait entrer au ciel ; et, talme, résolue, Ywane s\u2019était levée pour accomplir le sacrifice.D\u2019un ton solennel, comme si son âme innocente eût compris l\u2019étendue de ce qu\u2019elle donnait, elle murmura : \u2014Je veux être religieuse ! Quand le comte l\u2019entendit parler ainsi en promenant ses yeux épouvantés autour d\u2019elle, il sentit que la flamme héroïque de son sang vivait en cette frôle créature.Il eut comme un frisson d\u2019enthou- giasme, Puis elle se rappela qui elle était.Mais il vit, à travers les années, qu\u2019il aurait une prise puissante avec cette ime fière et que ce que les scrupules de religieuses l\u2019empêcheraient d\u2019accomplir, il le ferait, lui, en s'adressant à l\u2019enfant.Yvane était retournée à sa place.\u2014 Vous voyez, fit enfin le comte en se tournant vers la religieuse.\u2014Je verrai ce qu'elle me répondra dans dix ans, dit Mère de la Rédemption d\u2019une voix qui tremblait encore de l\u2019émotion que venait de lui causer l\u2019enfant.Mais le comte voyait assuré le triomphe de son plan.Il prit congé de la supérieure et s\u2019éloigna sans adresser à sa pièce un seul mot d'adieu.La supérieure revint avec sa nouvelle fille ; elle la prit par Ja main et la regarda avec bonté ; mais le cœur de la petite Yvane était furmé et l\u2019enfant se détourna.\u2014Venez avec moi, {dit la religieuse, je veux vous mcneï vers de joyeuses tompagnes qui surunt des sœurs pour yous.' \u2014Dieu n\u2019a pas voulu me donner la petite sœur autrefois, quand je lui demandais tous les jours, dit Yvane d\u2019un air révolté, je n\u2019en ai plus besoin maintenant.; Avec cette intuition rapide que Dieu donne aux âmes qui vivent en commau- nion avec lui, la supérieure vit qu\u2019un secret pesait sur cette jeune âme, Mais elle entraîna Yvane sans rien ajouter.Elles-entrèrent dans une salle immense où s\u2019ébattaient des enfants de tout âge.À l'approche de la supérieure, le calme se rétablit par enchantement, \u2014Toutes les classes sont bien ici ?de- manda-t-olle à l\u2019une des religieuses surveillantes, \u2014Oui, ma chère Mère.\u2014Faites prendre les rangs Cette petite fille sera sous les ordres de sœur Em- meline.Veuillez lui mettre une écharpe et la conduire à sa place.Les élèves des différentes classes se groupèrent aussitôt suivant la couleur de leurs ceintures et s\u2019installèrent en bon ordre sur les gradins.Yvane passa ses doigts sup le grand cordon rouge qui traversait sa poitrine et dit : \u2014I] faut m\u2019enlever cela.-\u2014Pourquoi mon enfant ?\u2014Je ne duis pas le mettre, répondit- elle gravement, parse que je suis en douil.Une religieuse commença l\u2019appel au milieu du silence.Quand elle dit : **Yvane de Lusabran |\u201d tous les yeux se tournèrent vers le coin de la salle où venait de se lever une petite fille vêtue de noir.Ce num était le plus noble parmi ceux des nobles pensionnaires de l\u2019Ab- baye-Dieu.Le soir, tous les élèves s\u2019endormirent sous leurs rideaux de mousseline Mais il y avait dans le grand dortoir sombre une enfant qui ne dormait pas.Yvane se blottissait dans son lit comme un pauvre oiseau effrayé.Elle sentit une impression de froid à son cou ; elle y porta la main ; son collier lui manquait, Hélas ! toutes ses joies avaient été brisées par une main brutale et toutes les perles précieuses de son enfance; avaient ainsi glissé de leur fil, Au dehors, le vent soufffait dans les hautes futaies du parc, une pluie torrentielle battait les vitres et, de la chapelle souterraine, montait le vague murmure des novices qui récitaient l'office de nuit.FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE DEUXIEME PARTIE i.Les années se sont écoulées, semant sur la terre leur part de joies et de maux.Elles ont été, pour les uns, le temps d\u2019épreuve que Dieu place dans la vie de chacun ; d\u2019autres ont vu s\u2019alléger leurs peines.Mais tous, pauvres ou riches,ftris- tes où joyeux, croyants ou infidèles, tous les hommes se sont vus entraïnés à pas rapides vers la fin qu\u2019ils ne peuvent fuir, vers l\u2019heure qui les rendra à la poussière dont la main du \u2018Fout-Puissant les a ti- Tés.Heureux alors ceux qui, durant les jours envolés, ont surmonté la tentation, dompté en eux l\u2019esprit rebelle eb élevé leur cœur en haut ; heureux et seuls bienheureux,\u2014qu\u2019ils habitent le château le couvent ou la chaumière,\u2014ceux qui ont marché dans la voio droite qui conduit à Dieu !.1 11 est midi, et le soleil pénètre à flots dans une cellule de l\u2019Abbaye-Dieu.Là, sur sa dure couchette, une novice est étendue sans mouvement, presque sans connaissance, Son attitude affaissée, la pâleur de son visage révèlent la langueur qui consume ce jeune être si faible et si beau.Ses mains retombent inertes et sa poitrine se soulève haletante dans l\u2019atmosphère embrasée.Sous les plis de sa Toge rogneuse, ses pieds s\u2019allongent sillonnés de meurtrissures.La courroie de ces scandales qui gisent à terre a laissé là son empreinte.La téte de la jeune fille se renverse en arrière dans un mouvement d\u2019inexprimable lassitude.C\u2019est Yvane de Lusabran, c\u2019est la fille des nobles comte que nous retrouvons ainsi abattue par le découragement et la maladie.Son doux visage n\u2019a point changé depuis le jour où, fière et mélancolique enfant, elle a vu son bonheur dispersé.De même qu\u2019alurs, ses cheveux en boucles courtes et épaisses voilent son front et ses yeux bleus ont conservé l\u2019expression de la souffrance.À travers l\u2019étroite fenêtre, ses grands yeux se fixent sur la campagne aride et cortemplent la lande solitaire que, du matin au soir, le soleil calcine.Là-bas, Lusabran.Là-bas\u2014plus loin encore\u2014 c\u2019est la vaste forêt, la forêt, frais asile de paix et de silence, la forêt avec ses fougères, ses insectes bourdonnants, ses oiseaux et ses fleurs, Oh ! si pendant quelques heures seulement Yvane pouvait y être transportée si, bercée par le bruissement des feuilles et par le chant des oiseaux, elle pouvait appuyer sa tête sur la mousse des talus et s'endormir d\u2019un sommeil sansrêve et sans réveil !.Arrière.visions de soleil et de liberté | Arrière vous êtes coupables.Sa cellule est le seul horizon terrestre que la novice envisage sans danger pour son âme ; c\u2019est ici qu\u2019Yvane doit vivre, c\u2019est entre ces murs qu\u2019elle passera dans les bras cléments de la mort.Le Christ recevra son dernier soupir et, à travers cette grille, son dernier regard se fixera sur le ciel.Son jeune corps sera couché sous ces ifs dont elle aperçoit la cime dorée chaque matin par le soleil levant Pourvu que l\u2019on dorme en paix, qu'importe le lieu du repos ! Le repos et l'oubli ! Mais c\u2019est ce que l\u2019orpheline avait cherché sans cesse et toujours en vain durant les années qui venaient de s\u2019enfuir.La vie sainte n\u2019avait point guéri ce cœur blessé et Yvane était restée pleine d\u2019une farouche défiance depuis le coup terrible qu\u2019elle avait reçu dans son amour pour sa mère.Elle avait vécu toujours isolée au milieu de l\u2019essaim joyeux des compagues.Elle ne parlait jamais des parents qu\u2019elle avait perdus.Mais cette ombre avait pour toujours obscurci sa jeunesse : nul ne connaissait les larmes qu\u2019elle versait sur les fautes de sa mère.La justice des hommes condamnait la morte : elle, la fille de l\u2019accusée, ne s\u2019attacherait jamais & aucun être humain, Elle vivrait avec ce souvenir amer et brûlant d\u2019une mortelle offense que sa mère avait faite à Dieu et elle prierait toute sa vie pour que Dieu pardonnât à la femme coupable qu\u2019elle aimait au delà de la mort.Mais elle aurait voulu s\u2019en aller.ne plus voir ce château dont les tours se profilant a horizon, pesaient sur sa vie.Son cœur s\u2019envolait loin des murs et des grilles, elle aurait voulu servir Dieu ailleurs.Mais elle avait prononcé un sermont qui lui fermait la bouche.Ce vœu solennel, c'était le comte de Lusa- sabran qui le lui avait arraché.Jusqu'a sa scizieme année, Yvane n\u2019avait plus entendu parler des habitants du château.A cette époque elle en vint à su demander si elle n\u2019avait pas rêve leur existence et si cette soirée écrite en traits de feu dans son âme, n\u2019était point un effet de son imagination.\u2014 Cependant un jour, on la prévint que son oncle js demandait au par- cette masse grise, c\u2019est le château del \u2014Dois-je solliciter de notre Mère la permission de vous faire passer la grille ?demanda la sœur, pensant que cette visite devait combler de joie la jeune pensionnaire.Yvane refusa.On lui fit revêtir à la hâte la grande mante et le voile bleu qui composent l'uniforme du parloir.À travers les b+rreaux, M.de Lusa- bran regarda sa nièce s\u2019approcher dans son antique costume.Quand on voit des enfants entrer, graves et posées, sous ce vêtement archaïque, l\u2019esprit se reporte à plusieurs siècles en arrière, dans un âge calme, sévère et plein de foi.Le cœur d\u2019Yvane battait avec violence.Une espérance traversait son esprit.Son oncle venait peut-être lui dire qu'il s'était trompé, que sa mère n\u2019était pas coupable des fautes qu\u2019il lui avait imputées, et, ce cœur de fer s\u2019étans amoli, il allait lui proposer de décider elle-même de son avenir.Mais ses illusions se dissipèrent bientôt, À peine eut-elle balbutié quelques mots de ses désirs qu\u2019il l\u2019arrêta net avec cetté réponse : \u2014 Vous êtes ici pour votre vie ; vous .n\u2019en sortirez jamais.Yvane se sentit défaillir.Elle \"voulut lutter contre cette résolution ; elle pria, supplia même, mais en vain.M.de Lu- sabran lui répondit par ces seuls mots : \u2014Vous êtes pauvres \u2014 Mais je travailleerai ! s\u2019écria-t-clle.Alors ce fut lui qui s\u2019indigna, \u2014Donner suite à un semblable projet, ce gerait abdiquer votre noblesse.Et elle se tut, car l\u2019amour et le respect du nom étaient enracinés chez elle, 1! avait bien découvert l\u2019arme dont il pouvait se servir et il la maniait avec habileté Dureste, il en avait une autre en réserve plus redoutable encore, il savait qu\u2019il briserait ainsi toute résistance.Le.sujet brûlait les lèvres d\u2019Yvane, mais elle ne voulait pas l\u2019aborder.11 commença à lui dire tout bas que l'accès du monde lui était interdit et que par une envie d\u2019austérité, elle devait effacer la tache qu'on avait mise & son nom.Elle murmurait avec douleur: \u2014Ainsi, tout est donc bien vrai ?Je répéta-t-elle.11 regarda une minute le visage suppliant qui s\u2019appuyait à la grille, \u2014Je n\u2019avais pas rêvé ?\u2014Non, répondit-il d\u2019un air sombre, Il reprit : \u2014 Votre mére.La pauvre pensionnaire timile se redressa en s\u2019écriant : \u2014Je vous défends de parler de ma mère | \u2014Je vois que je n\u2019ai pas besoin d\u2019en parler pour être compris.\u2014Oh ! non, fit-elle en sanglotaut amè- ment, je n\u2019aï:pas oublié, \u2014Moi non plus.\u2014Taisez-vous ! taisez-vous | \u2014Je me tairai, mais vous voyez ce que vous avez à faire.Et elle courba la tête, soumise à tout acceptant tout, terrassée par le destin qui la demandait si tôt en holocauste, Il lui expliqua que son devoir était au couvent, qu\u2019elle devait l\u2019accomplir quoi- qu\u2019il pût lui en coûter.Elle parla faiblement de ses scrupules à embrasser un état ponr lequel elle ne se sentait pas de vocation.- Il répondit : or \u2014Sous prétexte que la vocation vous manque pour supporter le fardeau, re- pousseriez-vous dans le monde une vie pénible que vous imposeraient à la foi votre conscience et votre condition ?Il ui refusa encore d\u2019être maîtresse enseignante plutôt qu\u2019adoratrice.Elle ne put même pas obtenir de continuer un an encore ses études; il voulut qu\u2019elle les interrompit sans délai.Yvane consentit à tout, fit les promesses qu\u2019il-exigeait d\u2019elle et se laissa charger de lourdes chaînes sous lesquelle elle plia tout d\u2019abord.Car Dieu punit les téméraires qui prétendens à la vie parfaite quand sa volonté ne Jes y a point appelés.Yvane péchait par aveuglement, par ignorance ; elle suivait la voie où une main impitoyable l'avait jetée.Le même soir, M.de Lusabran eut un court entretien avec Mère Maguerite, la nouvelle supérieure de l\u2019Abbaye-Diev, Il lui annonça que sa mère voulait prendre le voile La communauté s\u2019assembla aiusi qu\u2019il est d'usage, et, à la question solennelle de ses vénérables Mères, Yva- ne se leva et répondit : \u2014Oui, je le veux ! Sa voix fit tressaillir les assistants._ Il leur gembla que les jeunes martyrs, auxquels on demandait une dernière fois s'ils étaient chrétiens, devaient repondre ainsi, avant qu'on ies conduisit à la mort, On lui mit lo sis des postulantes ; bientôt après efle état novice, La jeune fille accomplit saintement son sacrifice, sans jeter un regard de regret en arrière.Elle s\u2019engagea avec hé- roisme dans le sentier semés d\u2019épines qu\u2019on lui disait celui du bien.Elle voulait toujours être à genoux, toujours en prières pour que ses larmes rachetassent l\u2019ame égarée de sa mère.Elle renonça à loir, l'étude qui, après Dieu, avait été sa conn'avais pas rêvé !.Je n\u2019avais pas rêvé?solation, aspirations, elle chassa de sa pensée tout ce qui aurait pu la détourner des devoirs de la vie monastipue.De ce jour, son existence fut un combat acharné, sans trêve ni repos, lutte terrible d\u2019où son âme sortit victorieuse ,mais son corps brisé, Depuis plusieurs mois, la jeune fille languissait ; il était triste de voir cette blonde tête de dix-huit ans s\u2019incliner chaque jour avec une lassitude plus grande.Parfois elle se demandait qu\u2019elle force au monde pourrait la racheter à cette vie, qui, pour elle, n\u2019était qu\u2019un fardeau.Attiréeinvinciblement en haut par une force mystérieuse, elle soupirait après les joies célestes que sa foi lui permettait d'entrevoir.Dieu avait pris en pitié cette pauvre âme déçue qui se jetait dans son sein ; il ne la repoussait plus et elle trouvait en Lui ses seuls instants de paix.Quand la maladie lui laissait un répit, elle chassait avec force toutes les pensées étrangères à son salut, Mais à l\u2019heure où nous la retrouvons, l\u2019abattement s\u2019est emparé d'elle et de ses lèvres décolorées s'échappe un faible gémissement comme celui d\u2019un enfant malade qui se plaint à sa mère.A cemoment un coup léger frappé contre la porte la fit sortir de sa torpeur.\u2014 Entrez ! murmura-t-elle.La porte tourna sur ses gonds, et, dans l\u2019entrebâillement, s\u2019encadra une aimable figure rose enfouise sous la coiffe des sœurs converses, et une voix fraîche s\u2019écria : \u2014C'est moi ! Etes-vous bien certaine de n\u2019être point en oraicon, ma sœur ?\u2014Trop certaine, dit Yvane en rougissant.Une jeune sœur aux mouvement alertes, au regard souriant, fit son apparition dans la cellule, \u2014Oh ! mon Dieu, dit-elle en joignant les mains, vous avez été encore malade ! Yvane se souleva vivement.\u2014Non, non dit-elle, je n'ai pas de courage, voilà tout.\u2014Ma chère sœur pas courageuse ?Oh ! c\u2019est mal de le dire.elle est trop.Elle a voulu travailler à de rudes ouvrages qui ne conviennent pas à une pauvre malade ; elle a balayé la chapelle, je suis sûre.et sans s'apercevoir que le manche grossier du balai faisait saigner ses mains délicates.Et sœur Marthe prit la main d'Yvane et la baisa, Yvane confuse se retira.\u2014 Savez-vous que je viens vous chercher ?reprit sœur Marthe.Mile Narrey est au parloir et notre révérende maîtrese se des novices vous permet de consacrer toute l\u2019heure de la récréation à votre bonne visiteuse.Venez, Mais non, attendez, fit-elle en apercevant les sandales.Elle s\u2019agenouilla à terre et se mit en devoir de les passer aux pieds d\u2019Ÿvane malgré la résistance de la jeune fille, \u2014Non, chère Sœur répétait celle-ci, je ne puis souffrir.Mais la petite sœur Marthe ne se laissa pas arrêter et elle poursuivitson œuvre tout en causant de plus belle ; elle mettait à profit sa récréation pour donner libre cours à cette gaieté innocente qui s\u2019épanouit à l\u2019ombre du cloître, \u2014-\u2014fleur précieuse que le squffie du monde ne laisse pas éclore.\u2014Jésus ! comme ses petits pieds sont meurtris.llsno peuvent supporter une telle chaussure.ll faudra que notre Mère vous interdise d\u2019en porter.C\u2019est d\u2019autant plus facile que les sandales ne sont pas prescrites par le règlement; nous en avons dans cette maison par suite d\u2019un vœu que fit la bienheureuse Josèphe d\u2019Elibelle, notre fondatrice, en l\u2019année.Seigneur, en quelle année ?L'aurais-je déjà oublié ?Notre Mère Anne- Marie me l\u2019a pourtant appris.N\u2019est-ce pas que notre Mère est une grande sainte ?.Elle est savante m\u2019a-t-on dit, comme les hommes célèbres de Paris, auxquels on donne des palmes et des couronnes.et elle est plus humble qu\u2019aucune de nous, Elle nous servirait à genoux si on voulait le lui permettre.Elle me disait, il n\u2019y a pas longtemps, combien elle souffrait, cet hiver, de voir vos pauvres pieds saignants de froid, \u2014et elle n\u2019était pas la seule à vous plaindre, bien slr.\u2014Chère petite sœur, vous êtes trop boune.\u2014 Moi, bonne ?s\u2019écria sœur Marthe avec une indignation profonde.Vous n\u2019y pensez pas?ou vous ne me connaissez uère.Est-ce que, par hasard, je mettrais l'hypocrisie, au nombre de mes défauts ?Je recommanderai à Mère Madeleine de me surveiller là-dessus.Doi, bonne ?.répétait-elle avec une ironie qui fit sourire Yvane.Mais c'est qu\u2019au contraire, quand je compte mes imperfections, j'en trouve toujours davantage .\u2026.Oh ! je sais bien que je suis coupable !\u2014Et la petite sœur eut un gros soupir de componction.\u2014 Pensez donc, Dieu est si bon pour moi !.Et nos Elie tenta d'étouffer toutes ses : Mères ?De quelle voix douce elles me disent : Ma chère bonue sœur.Moi, leur sœur ÿ Moi, pauvre paysanne qui gardais les brebis, moi, qui courais pie nus dans les prés !.Je ne savais mêt pas lire et sœur Anne-Marie, celle q sait tout, m\u2019a appris.Chacun mépt sait au village la pauvre pastouro qui 1 possédait rien.Les méchants nn chassaient chez nous : et ici, tous 1 Méres m\u2019ont aimée.Je n\u2019avais 4 monde qu'un vieux chapelet & gros\u2019graif de verre, je l'égrenais souvent, et jo! disais de tout mon coeur.Jo faisais à! Vierge des couronnes de marguerites ¢ boutons d'or, je récitais des Ave Mat au pieds de toutes les crois des chemins ( puis, je pleurais quand j'entendais lç cloches de l\u2019abbaye sonner vêpres ou n£ tines.Je sentais bien que} Dieu m'\u2019af pelait à Lui, mais je n'\u2019osais pas.mes larmes coulaient.Uno nuit où la voix de mon Seignet me semblait si douce et si forte, et tendre, je me suis levée de mon lit bruyère sèche, j'ai répondu en joigant ld mains : Mon Maître, me voici | Mc moutons pouvaient se passer de moi, il avait l\u2019autre pastoure.J'ai embrassé grande brebis blanche qui m'aimait, jt pris mon chapelet à mon bras, et pie nus, je suis partie.\u2014J\u2019entendais la-bg dans la nuit, mes agneaux qui bôlaient ( l\u2019étable, mais je ne me retournais pas.= C\u2019était I'été, La lune brillait doucemer les champs sentaient l'herbe coupée et le rossignols chantaient dans les taillis de À Sirette ; il y avait des grillons dans 1 foins.La poussière de la route était ti de et bonne sous mes pas, les act cias tombaient en longues grappes qu sentaient doux.J'ai cucilli une brassd de lilas blanc pour la grande Vierge d\u2019od \u2014Et voilà qu\u2019au gué des Loups, mot pauvre agneau m'a rejointe ; il était{ à moi, je l\u2019avais gagné par tout mon tre vail de l\u2019hiver, je n'ai pas eu le coura de le chasser.\u2014J\u2019ai traversé les bois sapin et le Ruisseau des Rabianes en say tant sur les pierres ; l\u2019eau coulait touf claire, toute belle sous la lune, e3 les p£ querettes paraissaient dormir, Les my( sotis et aussi la pauvre bergère qui s\u2019e allait vers Dieu.En se penchant su l\u2019eau, on croyait voir passer des forme blanches sous les roches.Et moi je mai chais, je marchais, comme si j'étais port par les anges, À minuit j'étais à la p te de notre abbaye.Je me suis = sur la pierre jusqu\u2019au matin.Je pleur de joie, je priais Dieu, je ne demandal qu\u2019à rester là, c'était assez beau pour mal Mais à l\u2019aurore, les sœurs ont ouvert.l\u2019innocente et à son agneau bêlant ; ellé m'ont reçue comme l\u2019envoyée du cie elles m'ont mise au rang des financiée ¢ bientôt moi, moi ! je serai l'épouse à mon Dieu, parce qu\u2019il a aimé les pa vres et les simples.Je ne puis penser | cette nuie bénie sans que mon cœur & brise d\u2019amour pour Dieu qui m\u2019a mend ici, Des larmes glissaient sur les joues rd ses de sœur Marthe, Yvane écoutait ce naïf récit, la têt appuyée sur sa main.Elle voyaitÏ bergère venir par cette nuit d\u2019été sou les acacias qui sentaient si doux, Elle Ï voyait s\u2019avancer, menue et légère les ché veux au vent sous sa coiffe d\u2019indienna sos yeux rayonnants, lovés vers le cid Ah | Yvane n\u2019était pas venue à Dieu pa cette voie.Elle contemplait avec reg pect la petite paysaune transfigurée pa Ia foi et par la pureté de sa vie, empreir te soudain d\u2019une mnoblesse inconscientf dont Dieu donne le sceau i ses plushum bles élues.\u2014Ah ! reprit sœur Marthe au bou d\u2019un instant je vous plains d\u2019être malade Vous ne pouvez jouir de votre bonheu et mon Dieu ! l\u2019on est si heureux ici, 7 toujours une chanson dans le cœur.H las ! elle me vient souvent sur les lèvre à l\u2019heure où je devrais être silencieuse { c\u2019est un scandale ! Puis, avec sa vivacité de manière ad coutumée, elle s\u2019interrompit, releva k tête et dit d\u2019un ton plein de mystère : Connaissez - vous la grande nou velle ?., \u2014Non ma sœur.\u2014Ce n\u2019est pas trés sûr, mais, dans J couloirs on chuchotait que monseigne était ici.lci |! Jugez donc.\u2026.non seulement lni, mais encore le met cin et un autre monsieur qui n\u2019a pas I'a{ très pieux et qui ressemble Gtounammerf à Pilate.Vous savez?Pilate, du grand tableau de la sacristie.Personue ne Ë connaît.C'est-à-dire que la sœur tou rière en sait long, mais elle ne peut rie( raconter.Il sont tous dans le parloi libre, monseigneur ayant sans dout accordé toutes les permissions dés rables.\u2014 Vraiment ?dit avec indifférena Yvane à laquelle la ressemblance étoit nante de Pilate ne rappelait rien.Ils\u2019 git de quelque postulante.\u2014Peut-être bien, ma chère enfant J\u2019ai fini ; maintenant que je vous coiffé et vous voilà prête.- La novice se leva et suivit la petit sœur d\u2019un pas tout chancelant.Mlle Narrey, vers laquelle Yvane s rendait en cet instant, était une ancien élève de l\u2019Abbaye - Dieu ; elle] y ava fait toute son éducation et quittait so vent Martre sa résidence habituelle, po venir passer quelques jours dans la pe gible retraite de Saint-Sébalde, La bed BB Sa = = =-@ == ZEBEZED toy 1 ig 1 x \u201c8 je Lai, Netty, Tey tige | gy I Hoy Sting its, a tn ig | Pinot En mi, : brag | wat, {| \\ & vie 29 iy big as Ise Oucemer pie) it de] ds le ét ls a Tes gf 1 br and IB my 1 iy Dot ou 3 bat 6e a ton les Lism ql 5 Chant 3 fon jen ais pe bp i Tien sand pourra ores if) elf duc aids pot { lam pense Lal panied us it hi wp { dé si , Dil ld indé ] Je W Dien soc M ures ent ood li lpg rd ie git ree tar he va! ; es #P) LE CULTIVATEUR ne demoiselle était la sœur du médecin de Lusabran, et cette circonstance l'avait raise aûtrefois en rapport avec la famille '@'Y rane, | \u201c La première fois qu'elle vit Yvane prendre place parmi les postulantes, elle | fut frappée de sa beauté et de sa tristesse.Sans connaître son nom, elle voulut {ui parler.\u2018Quelques mois plus tôt elle ne l'aurait pas pu.Mère de la Réderp- tion, qui gouvernait le petit royaume des Sébaldines iuterdissait tout rapport entre les novices et les personnes du monde qui venait faire la retraite au couvent.| Mais peu avant qu Yvane eût commencé son neviciat, Mère de la Rédemption était morte.Un soir d\u2019été on l'avait trouvée étendue sur les dalles de la chapelle.Les rayons du soleil couchant passaut à travers les vitraux, mettaient un nimbe glorieux à sa pâle figure.Sa vie était enrolée dans l\u2019extase d\u2019une adoration.Les grands lits du jardin; embaumaient l'air avec le parfum des fleurs qui s\u2019épanonissaient pour la -Féte Dieu, Ses filles éplorées l\u2019emportèrent: le corps fie la servante du Christ reposa tout un jour sur une couche junchée de lis, resplendissante de la clartéfdes ciorges.ame était partie vers la gloire éter- elle.- { 1, Mère Marguerite qui lui succéda, sut la remplacer et adoucir les regrets que ette fomme remarquable laissait à ses Îles.La nouvelle supérieure était d\u2019une pature ferme et tendre qui convenait à la mission dont les suffrages de son ordre 'avaient chargée.Elle s\u2019attacha à sa plus jeune novice, à cette douce et belle pnfant qui n\u2019avait qu\u2019elle pour sa mère et qu'aucun lieu d'affection, sinon de paren- #6, ne rattachait au monde.Et puis, \u2018gnand, parfois le soir, elles se prome- \u2018paient toutes deux sur la terrasse ombra- \u2018gée de grenadiers, les yeux rêveurs d\u2019Y- \u2018ane s0 fixaient sur le lointain \u2018avec une expression qui faisaient frissonner fa wiellle religieuse ; alors un douts singulier passait dans cet esprit auquel Dieu accordait ses lumibres.Lorsqu\u2019Yvane commença à souffrir, elle l\u2019entoura de soins maternels et, dans un but qu\u2019elle ne fit pas connaître, la mit en relation avec Mile Narrey qui, dès lors multiplia ses visites.Yvane ne tarda pas à sentit sa sympathie s\u2019eveiller pour l'excellente demoiselle et elle comptait «ù nombre ses meilleurs instants ceux qu\u2019elles passaient ensemble.\u201c+ Après avoir traversé de grands corridors, Yvane et sa- compagne- se trouvb- \u2018rent devant la\u2019 porte du parloir.Sœur \u2018Marthe ouvrit et la jeune fille entra.! Mlle Narrey attendait, assise auprès de Aa fenêtre ; le jour tombait sur son visa: \u2018ge ; elle paraissait depuis plnsieurs année, avoir dépasséla jeunesse; toute sa per- \u201csonne éffrait.un onsemble attrayant d'intelligence et de simplicité.Elle se leva au bruit des pas sur le parquet ct marcha devant d\u2019Yvane qui n\u2019avait plus la force d\u2019avancer : \u2014Toujours faible, ma chère enfant ?dit-elle en ia soutenant jusque vèrs un siège.Votre main est brûlante de fièvre, Que Dieu nous vienne en aide ! \u2014-C'est la chaleur qui mo fatigue un peu ; le soir, je suis plus forte.Vous êtes bonne.d\u2019avoir bravé le soleil pour | venir me voir, \u2014Ma chère enfant, c\u2019est une chose Lien grave qui m'appelle ici.\u2014 Yvane, ne devitez-vous pas qu'il s'agit de vous ! ; \u2014De moi ?Oh Jeanne !.\u2014Oui, Vous voilà toute saisie.Vous rappelez-vous l'attention que Monseigneur Vous à témoignée dans sa dernière visite ?\u2014Oai, dit Yvane d\u2019unair pensif, je me le rappelle, \u2014h bien, c\u2019est lui quia convoqué aujourd'hui votre oncle et le vieux médecin du couvent pour décider du sort de la jeune princesse que voici.Elle se pencha et baisa la joue d\u2019Yrane et, sentant la jeune fille trembler d\u2019émotion, elle ajouta gaiement : \u2014\u2014 Voyons, soyez calme, ma sœyr.Votre chère Mère viendra bientôt nous annoncer le résultat de l\u2019entretien, elle me Va promis, D'ici, là occupons - nous f'autre chose pour écarter l\u2019impatience.Elle appuya la tête d\u2019Yvane sur son épaule et se mit à lui parler des petits évévement de l\u2019Abbaye-Dieu.La sainteté de telle ou teile religteuse, les réparations projetées pour l'autel de Sainte- Anne, l'angélique naïveté de sœur Marthe faisaient tous les traits de cette causerie.Mlle Narrey avait l\u2019habitude de distraire ainsi la jeuve fille d\u2019un accablement qu\u2019elle attribuait à lamaladie.Cependant ses efforts ne furent pas couronnés, cette fois, de leur succès habituel.Yvane était inquiète, préoccupée, et malgré elle, prêtait une oreille anxieuse au bruit de voix lointain qui venait de l\u2019autre partoir, I La, en effet, depuis d'une heure se { moursuivait une sérieuse discussion, L'é- | exclusive.vêque, grand vieillard à l'air ascétique et plein de noblesse, parlait au médecin qui L'oncle d\u2019Yvane avait peu changé.La gnait sur son visage ; quelques fils blancs était sillonué de rides plus profondes ; c'était la seule trace extérieure que lui laissé le passage des années.\u2014-Résumez, je vous prie, votre coneul- tation, monsieur le docteur, disait l'évêque d\u2019une voix douce et basse que l\u2019âge faisait trembler un peu.Le vieux médecin répondit : \u2014Je n\u2019exagère rien quand j'affirme à Votre Grandeur qu\u2019un séjour plus prolongé ici sera funeste à cette jeune fille.Sa faiblesse s'accroît avec une rapidité effrayante ; si l'on supprimait en sa faveur'toutes les austérités de la vie reli- Zieuse, cela ne suffirait pas et je devrais, quand même prédire un dénouemeqt fatal.Il iui faut, tout, tout d\u2019abord £a Hi- borté, le grand air, puis des distractions pour détourner son esprit des idées qui l'absorbeut, je crois, d'ung façon trop Quelques mois d\u2019une existen - ce confortable suffiront à la rétablir.je l'espère.Mais il est urgent de l\u2019éloigner,.Et, surun signe de la supérieure, le vieux médecin sortit après avoir adressé un salut à l\u2019évêque ?\u2014-Vous avez entendu, monsieur de Lusabran ?dit le prélat.- \u2014J'ai entendu, monseigneur, répondit le comte d'un air soucieux.-Mais ne pourrait-on transporter Mlle de Lusabran dans une autre maison de l\u2019ordre, sous un climat plus doux.?Que Votre Grandeur me pardonne cette odservation, je trouve qu\u2019il est de la dernière imprudence de faire connaître à cette jeune fille une vie qui ne lui est point destinée.-\u2014 Et, justement, monsieur, voilà ce que je désire ; je veux éprouver une vocation qui, je l\u2019avoua, m'inspire des doutes sérieux, doutes que partage Mme la supérieure, malgré la ferveur de cette enfant.Prenez votre nièce chez vous six mols ou un an, faite-lui partager toute votre manière de vivre, Si au bout du temps fixé, elle revient frapper à notre porte, j'autoriserai Mère Marguerite à la recevoir, et je serai prêt à lui J faire prononcer ses vœux, - \u2014 Je ne croyais pas qu'il.{it si difficile à une fille de bonne maison de prendre le voile, dit le comte, qui ne pouvait plus dissimuler son mécontement.L'expérience que vous faites aujour- d\u2019hui, monsieur le comte, dit l\u2019évêque avec une nuance de sévérité, vous ensoi- gnera à moins vous fier aux légendes populaires qui représente le couvant comme autant de pièges destinés à arracher les enfants à leurs familles.M, de Lusabran ne répondit pas.\u2014Elle n'aurait pas atteint la fin de l'épreuve redoutable du noviéiat sans que nous soyions fixés, croyez-le, poursuivit le prélat ; mais sa santé nous ordonne de -changer la forme de cette épreave.Nous avons vu des âmes se- tromper.elles-mêmes, nous n\u2019en avons jamais trompé, Notre role est de les éclairer, et.si vous connaissicz les précautions qui sont prises vous avoueriez que, dans la mesure de la prévoyance humaine, une telle erreur est \u2014Et quoi douc, mademoiselle ?., | Presque impossible chez nous.\u2014 Enfin, pourquoi l'exclure ?S\u2019est-elle plainte ?7 \u2014Jamais, \u2014DMais alors, si elle veut rester, vous ne pouvez la renvoyer de force.\u2014EÉlile est héroïque.Quelque chose comme un fugitif éclair de fierté passa sur le visage du comte.\u2014C\u2019est une Lusabran, murmura-t-il.\u2014C'est avant tout une chrétienne, monsieur.Le comte parut réfléchir, et, après un long silence, il reprit: \u2014Je ne puis que me soumettre aux décisions de Votre Grandeur, Et portant, si elle savait à quel point il m\u2019est pénibre de recevoir sous mon toib la jeune fille de.cette jeune fille ; enfin.J'accepte ce que m'impose la force des circonstances,jinais cesjcirconstances vont de ma propre volonté, Ma nièce trouvera à la maison les soins que réclame son état.Quand aux distractions qui lui sont 1ié- cessaires je crois devoir vous prévenir, qu\u2019elles manqueront chez moi.J'habite seul le château avec la comtesse, qui mène elle-même la vie la plus retirée, \u2014Je ne demande pas l'impossible : accomplissez votre devoir, monsieur, Dieu fera le reste, répondit l'évêque en fixant son regard tranquille et clair sur les yeux du comte, Sur cette parole, Monseigneur se leva et redressant sa haute taille courbée, il se dirigea vers la portes M.de Lusabran et la supérieure l\u2019accompagnèrent jusqu\u2019à sa voiture qui stationnait dans une arrière-cour pour ne point attirer l\u2019attention.\u2014Désirez-vous vuir votre nièce ?monsieur de Lusabran ?dit alors l\u2019évêque avec bonté.\u2014Non, monseigneur, répondit le comte d'un ton glacial, Le prélat monta en voiture, \u2014Une femme de confiance viondra debout devæat lui, l\u2019écoutaït dans une respectueuse attitude ; auprès de la su-) périeure se tenait le comte de Lusabran, | même expression froide et bautaine ré-| argentaient sa chevelure, et son front! | changer vos platis d'avenir.\u2014Non, madernoiselle, répondit Yvane, | À prendre demain Mlle de Lusabran, ajouta le comte en s'adressant à la supérieure | \u2018cette personne sera munie d\u2019une lettre\u2018 qui dégagera votre responsabilité, Les compliments d'adieu échangés, Ie: coupé de Sa Grandeur s\u2019éloigna d\u2019une al- direction, M, de Lusabran selaissa em-' porter par son cheval au galop.visiteurs, la supérieure rejoignit Mile Narrey dont elle devinait l'impatierice, Lorsqu\u2019elle pénétra dans le petit parloir, Yvane se leva et vint suivant la coutume s\u2019incfiner devant sa Mère ot lui baïser la main.La supérieure se pencha vers la jeune fille et lui dit : -\u2014Vous allez nous quitter, mon enfant.\u2014Quoi ?serait-il vrai, ma Mère ?s\u2019écria Mile Narrey.On a décidé.\u2014 Que MHe de.Lusabran passerait au moins six mois chez son oncle pour y affermir à la fois sa santé et sa vocation.La jeune fille se rejeta en arrière.\u2014Pas cela, gémit-elle en-fixant sur la religieuse des yeux.pleits d'effroi, oh 1 pas cela, je vous en prie, \u2014Je comprends, mon enfant, votre regret de quitter cet asile, mais songez Dieu vous appelle maintenant à lui.Ne) résistez pas.Il le faut, ma fille, monsei-: gneur et M.votre oncle ont formellement décidé, - possible ! s\u2019écria Yvane, je ne veux pas aller là-bas, j'y ai trop souffert.Et puis, à mon retour, il me faudra donc recommencer Ÿ Où en prendrai-je la force ?La supérieure parla d'une voix conse- lante, mais en vain ; cle finit par s\u2019éloigner, laisgant 4 Mlle Narrey le soin d\u2019apaiser sa pauvre novice.\" Mlle Jeanne était un peu effrayée de tout ce désespoir.\u2014 Enfant calmez-vous, répétait - elle avec inquiétude, Qu\u2019y a-t-il là qui puisse vous bouleverser 2 Mais, vous serez heureuse dans ce beau château.Vous penserez un peu À moi, n\u2019est-il pas vrai ?à moi qui vais trouver le couvent bien vide quand vous n'y serez plus.Le temps passera plus vite pour vous que -pour votre votre vieille amie.Voyons, ne nous quittons point avec des larmes.Souriez encore une fois, ma chérie avant que je vous dise-adieu.\u2014Ne me quittez pas, murmura Yvane qui semblait se remettre.Quelle opinion emporteriez-vous de moi, après m'avoir vu si peu raisonnable ?Ma faiblesse me reud incapable de-maîtriser les moindres émotions.Je suis honteuse de moi-même, ajouta-t-cile en essayant de sourire.Je vous en prie, restez un peu.\u2019 \u2014Je resterai, car j'ai bien des choses 4 vous\u2019 dire.ds Lo ' \u2014Sur quoi, mademoiselle ?| \u2014BSur quoi %gMuüis singulière enfant, sur la nouvelle vie gui vous attend.Yvane eut an geste d'indifférence.\u2014Une vie d&'six mois, Qu'est-ce que cela ?i Le | \u2014Etsice temps allait sufffre pour, i rien ne peut les changer; 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il obtint un jugement déclarant qu\u2019il sera et demourera séparé de corps et d'\u2019abitation de la défenderesse son épouse, celle-ci étant de plus déclarée déchue du droit d\u2019exiger les dons etavanta- ges qui lui ont été faits par son contrat de mariage fait et passé à St.Charles le 15 octobre 1876 devant Mtre S, W, La- rue, Notaire, chaque partie payant ses frais.Ce jugement a été par le Protono- taire affiché dans la Greffe du Tribunal qui a rendule dit jugement le 20 Mai 1889.Les avocats du demandeur donnent dans leur factum les raisons du présent appel ; nous les résumons comme suit : L\u2019appelant en cette cause, nonobstant le succès partiel obtenu en cour de première instance, a cru devoir s\u2019adresser au plus haut tribunal de cette Province, pour obtenir la solution d\u2019une question de droit dont le résultat heureux ne lui sera pas exclusivement favorable mais rejailli- lera sur toute la société qui y a un intérêt de premier ordres C\u2019est le double but du présent appel.L\u2019appelent, commun en biens, a poursuivi l\u2019intimée sun épouse, en séparation de corps, L\u2019intimée a nié les faits allégués, mais la preuve faite par l\u2019appelant a été complete, Par son jugement, la cour inférieure a déclaré l\u2019intimée coupable de l\u2019offense dont elle était accusée, et accordé la séparation de corps et déclaré que l\u2019intimée était déchue du droit d'exiger les dons et avantages matrimoniaux lui résultant du contrat de mariage passé entre les parties, puis a condamné chaque partie à payer ses frais.Par les conclusions de leur action, les avocats du demandeur demandaient en outre que l\u2019intimée fut \u2018déclarée déchue de tous les droits et avantages pouvant- lui réeulter tant de son contrat de mariage que de la communauté existant entre elle et l\u2019appelant ainsi que du droit de poursuivre ie partage de la dite communauté, de tout avec dépens, La cour inférieure ayant rejeté cette partie de leurs conclusions, ils soumettent au tribunal actuel qu\u2019ils ont droit à toutes les conclusions de leur action, et demandent que le jugement soit réformé dans le sens des conclusions prises par l\u2019Appelant dans son factum.que c\u2019est un droit que la loi eb la jurisprudence ont reconnu et appliqué, que la justice l\u2019exige et que l\u2019intérêt de la société, de l\u2019ordre public et de la morale défend l\u2019application du principe contraire, L'intimée; dans son jfactum, répond aux questions de droit soulevées par l\u2019appelant et dit que la cour d\u2019Appel n\u2019a jamais troublé les jugements des cours inférieures, ponr des questions de frais, et qu\u2019elle s'est souvent prononcéo daus ce sujet, L\u2019intimé demande donc la confirmation de la partie attaquée du jugement de la cour inférieure, et le renvoi de l\u2019appel, avec dépens.: MM.Vallée ct Gosselin occupent pour l\u2019appelant, et M.F.X.Lemieux pour l\u2019intimée.Cie d\u2019Assurance de Montmagny vs Couture Au commencement de novembre 1888, la Banque Nationalo était porteur d'un billet promissoire par lequel la Compagnie d'Assurance Mutuelle contre le feu do Montmagny promettait de payer à l\u2019ordre de Jcan Boucher une somme de 81100, pour valeur reçue.Ce billet était signé par Jean Boucher connne vice-président ct James Oliva comme secrétaire- trésorier gérant de la dite compagnie et endossé par Jean Boucher individuellement.Le 12 novembre de In même année, la Banque Nationale institua une action en recouvrement du montant du dit billet promissoire et des frais de protet contre l'intimé en sa qualité d\u2019exécuteur-testa- mentaire du dit Jean Boucher décédé.Le 29 novembre, même année.l\u2019intimé prit une action en garantie contre l\u2019appelante pour se faire garantir et indemniser de toutes condamnations qui pourraient intervonir contre lui en raison du dit billet promissoire.Outre les allégations ordinaires d\u2019une demande de cette nature, l'intimé alléguait que Boucher avait endossé le dit billet promissoiro pour rendre service & la défenderesse en garantie (appelante) dont il était un des directeurs et Ils disent! L'\u2019appelante à répondu à la demande en garantie par une défense au fonds et fait, et une exception péremptoire en droit perpétuelle alléguant qu\u2019elle n\u2019a jamais autorisé son secrétaire ni son président à consentir et signer pour elle le dit billet promissoire, qu\u2019elle reçut aucune valeur ou aucune considération pour le dit billet ainsi mis en circulation et émis en son nom eb n\u2019en a nullement profité, etc La compagnie d'assurance de Montma- gny perdit en cour inférieure.De là l\u2019appel actuel.L'avocat de l\u2019appelante qui était défen- dresse en garantie devant la cour supérieure, M.J.Bender allègue avec instance dans son factum que M, J.Boucher n\u2019avait pas un mandat tacite dans le temps, pour faire les affaires de la Compagnie, mais qu\u2019au contraire il les a faites malgré sa défense, c\u2019est-à-dire la défense de son président qu\u2019elle avait spécialement chargé de pourvoir aux ponds, Il ne reste plus ajoute l\u2019avocat de l\u2019appelante qu\u2019à savoir quels droits peut avoir contre nous un negorum gestor, pour avoir fait notre affaire malgré nos défenses sans profit pour nous, bien plus, à notre détriment.Et quels droits il peut avoir de s\u2019intituler notre chargé d\u2019affaires et \u2018de nous poursuivreen recouvrement d'avance sans nous rendre compte de ses opérations par Une action en reddition de compte.L\u2019appelante conclut donc à ce que ce jugement de première instance soit cassé et l\u2019action en garantie renvoyée avec dépens.- MM.Montambault, Langelier, T ange- lier et Taschereau occupent pour l\u2019:1.tiusé La cause a été prise en délibéré, Langis vs Frost et al, Il s\u2019agit ici d\u2019une difficulté provenant de l\u2019achat d\u2019une moissonneuse-lieuse vendue par MM.Frost & Wood, manufacturiers d'instruments aratoires, à M.Ferdinand Langis, de Ste-Luce, comté de Rimouski, Cette moissonneuse fut vendue au prix de $195, payabable en trois versements de $65.00, le premier de janvier de chaque année.$130 étaient échues lors de l'institution de la présente action, L'affaire fut{portée en cour Supérieure, et M.le juge Caron, qui présidait le tribunal, décida comme suit : Attendu que les demandeurs réclament cent trente piastres pour partie du prix d\u2019une moissonneuse-lieuse vendue par|.eux et livrée au défendeur ; attendu que le défendeur a plaidé qu\u2019il avait \u2018reçu eette machine à l\u2019essai, qu\u2019il n\u2019en avait pas été satisfait ; considérant que les demandeurs ont prouvé les allégations essentielles de leur déclaration, et notamment la vente et livraison de la dite machine, ce que lo défendeur admet dans sa lettre du 19 avril 1888 ; considérant que si elle ne liait pas bien, c'était en partie dû à ce que les chevaux ne s\u2019accordaient pas assez, et aussi parce qu\u2019une exposition trop longue au mauvais temps en avait rouillé les mouvements ; considérant que le défendeur a gardé ,cette machine trop de temps avant d\u2019avertir l\u2019agent qu\u2019elle ne lui convenait pas ; considérant que les défenses du défendeur| ne sont pas fondées ; renvoie les dites défenses et condamne le défendeur à payer aux demandeurs la somme de $130 avec intérêt du 21 janvier dernier (1889) avec dépens distraits 3 MM.Dionne et Tessier, procureurs des demandeurs.L'action des intimés était pour unmon- tant de $130.00 pour deux versements dus sur lo prix de vente d\u2019une moison- neuse qu\u2019il disait avoir vendue et livrée au défendeur appelant, À cette action l\u2019appelant a plaidé par une défense au fonds en faits et par une exception dans laquelle il alléguait qu\u2019il avait convenu d\u2019acheter des intimés par l\u2019entremise de leur agent, M.Auguste Parent, de la paroisse de Notre-Dame du Sacré-Cœur, une moisonneuse-lieuse si clle fonctionnait bien et faisait de bon ouvrage ; Que lors de l\u2019envoi de la dite moi- sonneuse, l\u2019agent susnommé des intimés, et une autre personne envoyée par eux, sont descendus chez lui pour monter et mettre la dite moisonneuse en opération, mais qu\u2019ils n\u2019ont pu réussir ; qu\u2019à la demande des intimés, il a consenti à faire, dans le même automne, de nouvelles tentatives pour faire fonctionner cette moi- sonneuse, mais qu\u2019il n\u2019a pu réussir, et qu\u2019il a informé les dits intimés ; qu\u2019alors il a avorti les intimés qu\u2019il ne garderait pas cet instrument, et leur a demandé où il devait le mettre ; que dans le cours de l\u2019automne suivant les intiinés ont encore envoyé uno personne pour essayer de faire fonctionner cette moisonneuse, mais qu\u2019elle n\u2019a pu réussir et qu\u2019alors M.Parent l'agent des intimés lui a dit de laisser l\u2019instrument à l\u2019endroit où il avait été essayé en dernier lieu, et qu\u2019il lui écrirait pour lui dire où l\u2019envoyer, que ne recevant pas de réponse, il a expédié au mois de novembre dernier (1888), cet instrument à l'adresse de l'agent des dits intimés, et que ces derniers ont été informés ; présidont, et que les deniers provenant ! que la moisonneuse ex question ne peut de l\u2019escompte ont été touchés par la dé- ; fonctionner de manière à lui être utile et fenderesse en garantie, sans que le dit, qu'il ne peut être condamné à en payer Jean Boucher en ait retiré aucuns profits le prix.ui valeur, LE CULTIVATEUR no s\u2019agit que d\u2019une simple question de faits ; que leur agent après livraison de la moisonneuse, a été près d\u2019un mois sans entendre parler de l'instrument, bien que durant ce laps de temps l\u2019appelant et lui aient fait un voyage ensemble à Québec, dans le cours duquel Langis ne s\u2019est plaint, en aucune manière, de la moisonneuse ; au contraire, il a facilement exprimé le désir de la garder, en allant acheter à l\u2019établissement des intimés des boules de fil à l'usage de ces moisonneuses, et ce n\u2019est qu'après la demande de signer les billets que l\u2019appelant a écrit à Parent pour se plaindre de cet instruments MM.Frost & Wood ayant réussi en cour de première instance, M, Langis est venu en appel.MM.Asselin & Bernier occupent pour l'appelant et MM.Dionne & Tessier pour les intimés.Hier l\u2019après-midi, ont été plaidées et prises en délibéré les causes de Pipe vs la corporation de la 2e division du comté de Ri- mouski et al., et de Gagné et vir vs J, B.Danjon, esqualité, Dans la première, M.Drapeau occupait pour l\u2019appelant et MM.Asselin & Bernier pour l\u2019intimé ; dans la seconde, M.Asselin représentait les appelants, et M, Pouliot I'intimé, Nous continuerons demain à repasser sommairement les causes qui font les frais du terme actuel.rm Un autre éboulis Une maison presqué démolie Un éboulis qui n\u2019a pas eu de conséquences graves s\u2019est produit la nuit dernière vis-à-vis la troisième maison du côté ouest de la rue Petit Champlain.Une immense roche partie d\u2019une grande hauteur est venue s\u2019abattre avec fracas sur le toit de cette maison appartenant à un M.Gallagher.Tout un coin du toit et du carré de cette bâtisse a été complètement démoli, Heureusement il n\u2019y a pas eu d\u2019accident de personne, car la maison qui était une vieille masure en pierre n\u2019était pas habitée, au moment de l'accident, Les dommages s'élèvent à une couple de cents piustres : Ce nouvel éhoulis est de nature à plonger dans Feflroi et la consternation les gens qui habitent le long.du cap et dont les maisons sont plus ou moins exposées au danger d\u2019être enfoui sous de nouvelles avalanches de roc.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 - Le mois du resaire .Mardi soir a eu lieu à la Basilique l\u2019ouverture du mois du Rosaire, qui est célébré dans toutes les églises et missions de Yunivers sur recommandation du Saint- | Père pourle triomphe de l\u2019Eglise, Outre les indulgepges déjà accordées à la récitation du chapelet et des litanies, le Souverain Pontife accorde une indulgence de sept ans eb sept quarantaine à | tous ceux qui auront assisté à ces pieux exercices publics et y auront prié scloii ses intentions.Ceux qui auront été légitimement empêchés d\u2019y assister gagneront les mêmes indulgences en récitant privément ces mêmes prières aux mêmes intentions.Tia bénédiction du Saint-Sacrement a été donnée par M.l\u2019abbé Têtu, vicaire à |.la Basilique ; Son Eminence assistait au chœur.RU Malgré la mauvaise température, la foule des fidèles était nombreuse.- La statistique des grèves La Statistique générale de la France contient une étude intéressante sur les grèves, embrassant une période de onze années de 1874 à 1885, D\u2019après cette statistique, les causes les plus fréquentes des grèves sont les demandes d'augmentation des salaires et la réduction des heures du travail d\u2019une part, les diminutions des salaires d\u2019autre part, et ensuite les différents griefs des ouvriers relativement à certaines conditions du travail.Ainsi, sur 813 grèves signalées, il y en avait 364 qui ont eu pour causes la demande d\u2019une augmentation de salaire, 182 la diminution de salaire, 93 divers griefs conceruant les conditions du travail, et 46 la demande de réduction des heures de travails Il y a encore plusieurs causes des grèves, entre autres la demande de renvoi d\u2019un dirocteur, ingénieur, employés, surveillants, contremaîtres; qui a occasionné 41 grèves, la réduction des heures de travail imposée par les patrons, et le refus de travailler le dimanche, Exprimé en pour cent, les grèves ont été causées pour 447, par une demande d\u2019augmentation de salaire, pour 22% par une diminution de salaire, pour 11% par divers griefs non spéchés concernant les conditions du travail, pour 3% par une demande de renvoi d\u2019un supérieur et pour 14,40/0 par autres causes.Employez-le Le Vin au Quinquina ferrugineux du Dr Ed.Morin, est l'heureuse association des plus actifs médicaments pour donner la vie à vos organes et en activer les fonctions, En vente dans toutes les phar- De leur côté, les iutimés disent au\u2019il! maciez | blissernent ; mademoiselle Cauldwell elle- _ 1 Nouvelles des cantons de l\u2019Ést \u2014A St-Théodore d\u2019Acton, le 22 du courant, Damo Philomène Tétreau, veuve de sieur P.Bouchard, et Dame Adé- lia Bouchard, épouse de sieur Emilien Gervais ont abjuuré la protestanisme et ont embrassé la foi catholique.Dimanche prochain, 29 du courant, sieur Emi- lidn Gervais fera abjuration du protantis- tismme et entrera dans le sein de l'Eglise catholique, \u2014Dendi, le 23 du courant, le coroner Woodward a tenu une enquête sur la mort de Robert French, fernner, de cette localité, décédé subitement le 21 à sa résidence.Le défunt avait été dehors dans la forêt, pendant toute la journée par un mauvais temps de pluie, et il n\u2019a plus vécu qu\u2019une heure après être rentré chez lui sur le soir.Le jury a attribué sa mort & une conjestion cérébrale, Ii était âgé de 54 ans.\u2014L'\u2019exposition de la société.d\u2019agrieul- ture du comté de Shefford aurait été un grand succès sans le mauvais temps qui n\u2019a guère cessé, surtout pendant le premier jour.Toutes les entrées ont été au- dessus de la moyenne.On pent faire une mention spéciale des cochons et des moutons qui étaient en grand nombre et de races choisies.Le bétail était aussi bien représenté.Les pommes de terre, cette année, sont de médiocre qualité tandis pue les lugumes sont ce qu\u2019il y a de plus beau.Le blé d\u2019Inde, le blé, l\u2019avoine et le beurre étaient bien représentés de même que le miel et le sucre d\u2019érable.Les eourses ent eu lieu le second jour et comme le temps était meilleur que la veille, il y avait beaucoup plus de monde sur les lieux.Noces d'or Hier matin, avait lieu à neuf heures, à l\u2019église St.Jean-Baptiste, une imposante cérémonie.Les parents et les nombreux amis de M.et Mme Georges Trudel, messager à l\u2019Assemblée législative, avaient bien voulu se juindre à cet aimable et estimé couple pour la célébration de leurs noces d'or.La bénédiction a été donnée par M.l\u2019abbé Plamondon, qui a aussi rendu hommage aux-nobles qualités de ceux qui étaient l\u2019objet de cette démonstratione Dans sa touchante allocution, M.le curé a dit que ce jour était une date mémorable pour lui ; qu\u2019aujourd\u2019hui même c\u2019était son 36e anniversaire de prêtrise.\u2014Ce que je demande à Dieu, tous les jours, a-t-il ajouté, c\u2019est de pouvoir fêter moi aussi mes noces d\u2019or, date qui me permettra peut-être de voir les travaux de notre temple sacré, complètement terminés, M.Hébert s\u2019était chargé de la partle musicale.Il yaeu chant et plusieurs morceaux de musique très bien exécutés, Après la cérémonie religieuse, la famille s\u2019est rendue au domicile des mariés, où elle a passé une agréable journée.La famille de M.et Mme Trudel se compose de six enfants et dix petits-enfants, Nous souhaitons au respectable couple de vivre assez longtemps pour célébrer ses noces de diamant.\u2014( Communiqué.) Les blessés Tous lee blessés sortis des ruines de la rue Champlain et qui ont été transportés à PHôtel-Dieu sont en pleine voie de réta- même est hors de danger de mort.Le sauteur Peynaud IA ze tue en sautant d\u2019une tour à Tronton Une dépêche spéciale de Trenton N.Y.annonce que le fameux Baptiste Peynaud qui a failii se casser le cou a Montréal s\u2019est enfin tué mardi en sautant d\u2019une tour à Trenton, Le fatal accident a eu lieu sur les terrains de l\u2019exposion où plus de 7,000 personne s\u2019étaient rassemblées pour voir ce spectacle émouvant.Tous les yeux étaient fixés sur lui quand il monta dans la tour pour accomplir sen périlleux saut.Aarrivé au sommet il se reposa quelque peu, puis fit ie plongeon : il descendit avec une vitesse vertigineuse et en arrivant près du filet il imprima & son corps une secousse si violente que le filet se brisa, Sa mort fut instantanée.\u2014\u2014_\u2014_\u2014_, Chemin de Hontinorency et Char levoix Les recettes de cette nouvelle voie ferrée sont de plus en plus considérables Quand le pont sur la riere St-Charles sera construit, elles augmenteront davantage encore.Les résidents de l\u2019Ange-Gardien et du Château-Richer doivent s\u2019adresser à la compagnie pour en obtenir, si possible, une gare \u2018\u2018 volante \u201d entre ces deux paroisses.Bon avis Pour étre en bonne santé et plein de vie, il faut porter attention à sa diète, bien dormir et régler les intestins, la bile et le sang au moyen de Burdock Blood Bitters.Ils sont un remeéde sir contre les maladies bilicuses, la dyspepsie, toutes les humeurs du sang, les scrofules et tous les affaiblissemeuts du systéme humain, i er CHEMIN DE FER Québec, Montmorency ET CHARLEVOIX Ouvert an Trafic le Samedi, 10 Aoû Les trains quittent Hedleyville our Ste.Anne &.7,30 A.M.et 650 P., M Quittent Ste-Anne pour Hedleyville Bivveererrononrnrnnans 5.15 A.M, et 3.00 P.M TRAINS DU DIMANCHE Quittent Ste-Anne à.5.00 A.M.ot 4.00 P.M Quittent Hedleyville.7.45 A.M.et 6.00 P, A Les trains spéciaux dc pélérinages des manches continueront à circuler comme suit Départ de Hedleyville à 6.00 À.M.et 1.30 P, M Départ de Ste-Anno à 11.30 À, M.\u2014 En attendant l'arrivée des chars de premiès classe, qu'on attend de jour en jour, on vends seulement des billets de seconde classe.Pour les taux spéciaux du fret et des passe £ers, s'adresser au surintendant.G.S, CRESSM AN, W.R.RUSSELL, Géram{ Surintendant, 30 sept.1889.Chemin de Fa | Témiscouait [ Le chemin de fer de Témiscouata donne ag cès au Lac Témiscouata ct à la rivière Made waska qui sont les deux endroîts les plus chaz mants et les plus riches pour la pêche, de tou le Dominioo.Raccordements avec les voies ferrés Grand Tronc et Intercolonial.Route la plus courte la meilleure pour tous les endroits dans la pat tie nord du Nouveau Brunswick vid le chemif de fer du Nouveau Brunswick, ITINERAIRE D'ETE Départ Arrivé Rivière-du-Lonp.\u2026.130pm St-Modcste.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.asscsseuss 1.58 \u201c\u201c St-François.eee 2,23 \u2018* St-Honoré.\u2026 2.58 < St-Louis.3.20 Fort Ingalls 3.50 \u2018* « Notre-Dame du Lac.4,15 \u201c Ste-RO3® .\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.u 4.40 ** Otterburn.ccceeeiiiniiiannen, 4.52 St-JACQUES.L.a0 ce encn cu c0000- 519 \u201c Edmundston.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.544pr 28 septembre.REMEDE DU DR.SEY © GRAND REMEDE FRANCAIS contx la Dyspepsic, lcs Affections Dilieuses, 4 Constipation, et toutes les Maladies d U Estomac, du Foie, et des Intestins.Lo REMEDE DU Dr.SEF cest un compo .es aromatiques les plus purs, qui stimule le onetions digestives et qui loin d\u2019affaiblircomm 2 plapart des médicaments, tonifie au contrais t vivifie.De plus, il contient une substance qui arf irectement sur les intestins, do sorto qu\u201d etites doses il prévient ct guérit In constipatiox t à doses plus élovées, il agit comme un de urgatifs les plus efficaces.\u2018 Chose importante à noter, le REMEDE Di dr.SÆY pout être pris à n\u2019importe quelles dosç ans déranger les habitudes et le régime de celd ui le prend.Fendu par les Pharmaciens, 81.00 la bou S.LACHANCE, PROPRIETAIRE, 538 & 1540 Rue Ste-Catherine, Montrea Agents à Québec: Dr ED, MORIN & Cie LA CLEF DE LA SANTE.a à * Ouvre toutes les avenues obstruées det Intestins, des Bognons et du Foie, em levant graduellement sans affaiblir le eys tème, toutes les impuretés et mauvaises humeurs des secrétions ; 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