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Titre :
Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & frère,1874-1906
Contenu spécifique :
samedi 7 décembre 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire : 1906)
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Références

Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1889-12-07, Collections de BAnQ.

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[" oe Ls beri WE AS i le Len am LD ED £2 aS AR al a + im ir} IGe ANNEE QUEBEC, SAMEDI, 7 DECEMBRE 1889 No.i?ABONNEMENTS : Z ANNONCES: 4 } Première insertion.\u2026.\u2026.- 10 obs £ 4 Autresinsertions.eens 05 Le Canadien, quotid.par an.o $5.00 «\u201d \u201c Par an (d\u2019avance).\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.$1.00 : Payable dans le cours de Yannée.$1.50 - Pour pouvoir discontinuer, il faut payer : les arrérages et avertir au moins quinze fours avant l'expiration de l\u2019année, ou ; bien refuser le journal, - semi-q, \u201c a.$Z.00 x Edition Mebdomadaire du CANADIEN Naissances, mariages ou décés.25 sant Les annonces suivrntes seront inséréés pour UN CENTIN le mot: Demandes d\u2019emploi, demandes de de mestiques ou employes, Annonces pour chambre ou pension, J.ISRAELT ARTE, Editeur-Propriétaire | { BUREAU: 30, rue de la Fabrique, Québec.QUEBEC \u2014 \u2014\u2014 SAMEDI 7 DECEMBRE 1889 LE RESULTAT M.Tessier l\u2019emporte par une centaine de voix, Nos amis ont fait une lutte énergique, extraordinaire.Le sort des armes leur a été défavorable, mais ils peuvent s\u2019en revenir rvec la satisfaction d\u2019avoir fait vaillamrient leur devoir.Le gc avernement appréhendant que la défaite le son candidat aurait une in-,P fluence désastreuse sur les événements futurs ne pouvait se laisser vaincre, et il à cu racours à tous les moyens.Cette élection lui cuûte au-delà de $20,000, Un joli denier, n\u2019est-ce pas ?Et avec cela on à à peine racolé cent voix de majorité, dans un comté immense, où la colonisation a besoin de tant d\u2019argent ! En ontils eu un peu des promesses et des douceurs, ces pauvres colons de Rimouski! Si tout cela ne tourne en farine du diable.M.Mercier disait ces jours derniers que si son candidat n\u2019était pas élu par au moins 400 voix, il considèrerait cela comme une défaite pour son gouvernement.Faites-en votre deuil, M.Mercier ; le sentiment populaire est contre vous, et vous entendrez avant longtemps la grande voix du peuple qui vous criera aux oreilles sa façon de penser sur votre politique - -otre gouvernement, ppm \"Je \u2018ffre officiel de lu majorité de M.Engla' 1a Brome est de 160, \u2014, L Auvien nous apprend que M.Mer vient d\u2019acheter la terre de M.N.N.\u2018tchie, de Sainte-Anne de la Pé- rade._\u2014 La navigation étant close, ld Pacifique Canadien s\u2019est chargé du transport de 25,000 minots de blé américain, de Prescott à D'ontréal.pt M nas Chapais, du Courrier du Cana ira faire une conférence à l\u2019Instit + canadien-frangpis d'Ottawa, le 12 déc.nbre.æ\u2014\u2014.\u2014 Les journaux poussent apparemment avec les frimas comme au temps des fleurs.Voilà on\u2019une feuille du nom de l\u2019Ami du Peuple vient d\u2019éclore à Joliette.Indépendant et hebdomadaire.+.On vrnde de Clinton que Charlotte Edwar =, de Woodstock, a été arrêtée 3ur l'accusation d'avoir empoisontié son premier mari, je 23 mai 1888.L\u2019accusée 2st marice de nouveau a un riche citoyen.- Les étudiants en médecine de l'école NOS CHEVAUX LEUR AMELIORATION Pour améliorer notre race chevaline il faudrait commencer par le commencement, c\u2019est-à-dire exclure de la reproduction tout étalon et toute jument qui ne sont parfaitement sains.Ensuite chaque district devrait s\u2019appliquer à élever une seule classe de chevaux De cette façon le public acheteur finirait par savoir où il pourrait se procurer les chevaux qu\u2019il désire achete.Voudrait-il un cheval de gros trait il saurait qu\u2019il peut se le procurer dans tel (district.\\ oudrait-il un cheval de carosse c'est vers tel autre district qu\u2019il dirigerait ses Se C\u2019est ainsi que l\u2019on fait en France et \u2018en Angleterre et éleveurs, vendeurs et acheteurs se trouvent bien de cet arrangement.Ainsi les cultivateurs des comté de Châteauguay, Huntingden, Beauharnois [pourraient continuer à élever des gros ;chevaux de trait ; ils ont les éléments \u2018qu\u2019il leur faut pour se livrer à la production de cette classe de chevaux, Dans le district de Québec nous ne {devrions jamais essayer d'élever des che- {vaux pesant plus de 1100 livres, Nos trop de neige.Les gros chevaux ne peuvent pas suf- reà notre besugne.voyager un peu vite malgré nos côtes et nos mauvais chemins d\u2019hiver, il nous faut idonc des chevaux suffisamment légers pour se tirer d'affaire et assez forts pour traîner 500 ou 600 livres à une allure de 6 à 8 milles à l\u2019heure.| Elevons donc des chevaux pour usage général, Si vous allez visiter l'établissement du Haras National à Montréal, vous y verrez le cheval qu\u2019il nous faut dans le district de Québec.C\u2019est un normand du plus beau modèle, Un tel cheval fait un très beau carossier, un très beau cheval de selle, un \u2018excellent cheval de trait léger.\u2018Très agile, assez puissant et des formes superbes.Examinez-le avec soin et dites in\u2019en des nouvelles.Il s'appelle Holo- pherne.C\u2019est bien lé type du cheval jqui convient à notre district, J.A.Courure.\u2014\u2014\u2014 On mande d\u2019Halifax que cinq matelots !du steamer Gallina, qui a apporté à Halifax 20,000 sacs de sucre de Hanibourg, se plaignent de inauvais traitements de la part du capitaine.lls n\u2019out eu à man- |ger que trois biscuits par jour, et plu- Isieurs sont tombés malades, L\u2019équipage à logé une plainte devant les autorités.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014.L\u2019hon.N.C, Chapleau, Thon.M.La- coste, 1 hon.M.Ouimet et Mme Ouimet M, Arthur Dansereau et M.John Black de St Jean sont allés à New-York accoimn- pagner le colonel King, Mme King et Mine Chapleau, qui de New-York se rendent aux Bermules, où ils passeront plusieurs semaines.M.Chapleau sera de retour au prochaine.} \u2014\u2014æ\u2014\u2014_ ; : .:$300,000 obtenue l'aunée derniére dans .chemius sont mauvais, montueux, il ya; LE CONGRES La séance d\u2019ouv@asure du congrès des Etats-Unis n\u2019a douné lieu à aucun incident qui mérite une attention spéciale.Comme d'ordinaire, la cérémonie n\u2019a guère été autre chose qu\u2019un spectacle, comme une \u2018\u2018 première \u201d, où a assisté le tout Washington des grandes occasions.la majorité de 166 voix contre 154 données à M, Carlisle, le candidat démocratique.C'était prévu.On pourra lire sur une autre page le Toessage du président qui a été lu hier devant les deux chambres.Ce message touche à des questions fort intéressantes, LES GARDES FORESTIERS Les gardes-forestiers à l\u2019emploi du ouvernement de Québec se sont assemblés à Huil la semaine dernière, à la demande du commissaire des Terres de la Couronue, pour recevoir des ivstructions de M.J.B.Charleston, surintendant des gardes forestiers, relativement aux opérations forestières pendant l'hiver, M.Charleston a signalé l\u2019augmentation de le revenu des Terres de la Couroune, mais a prétendu qu\u2019il y avait encore des Nous aimons a\u2019 commencement de la semaine! négligences auxquelles ik espère que les gardes furestiers mettrout fin.L'adsmai- M.Reed, du Maine, a été élu speaker Autour d\u2019une fosse ! Une action vient d\u2019être intentée contre les messieurs du Séminaire de Saint-Sul- pice, par M.G.Panneton, de Montréal.Cemmie les faits allégués dans cette affaire paraissent d\u2019une nature bien grave, nous publions la version de la poursuite et celle de la défense.Le demandeur poursuit pour $200 de dommages et allègue ce qui suit : Ta DECLARATIONS Il est catholique et propriétaire d\u2019un terrain au cimetière de la Côte des Neiges.Vers le 15 octobre derniers, il inhuma un de ses enfants dans son terrain, Vu l\u2019exiguité du terrain, il demanda que le corps de cet enfant futenterré immédiatement au-dessus de l\u2019inhumation déjà faite d\u2019un de ses enfants, ce qui fut accordé, mais les fussoyeurs firent observer qu\u2019il faudrait exhumer le vieux cercueil pour creuser encore afin de le mettre à une plus grande profondeur.Le jour de l\u2019inhumation il s\u2019enquit au surintendant du cimetière si la fosse avait été creusée suivant les conventions, ce qu\u2019aftirma ce dernier, ajoutant que lors de l\u2019exhumation du corps du premier enfant du demandeur, le double cercueil avait été trouvé tellement pourri qu\u2019il avait dû être mis de côté, mais que celui LA GRANDE EXPOSITION La session du congrès de Washington est ouverte, et une de ses première préoccupations sera sans doute de déterminer le site de la future exposition universelles On a déjà dit\u2014et on peut le croire\u2014 que la question allait se compliquer devant le parlement de toutes sortes de considération d\u2019intérêt local.Chaque ville est intéressée en effet à défondre la position, et n\u2019épargnera ni délégations, ni représentations pour faire accepter ses prétentions, En atcendant que-le congrès ait prononcé, des souscriptions publiques ont.été ouvertes à New-York, à Chicago et à St.Louis, pour constituer un fonds dg garantie destiné à témoigner de la ferma volonté des citoyens d\u2019entroprendre l\u2019ex# position.A New-York, le minimum en a été fixé à cinq millions de piastres, A Chis cago, les listes se chiffrent par six à sept millions et à St.Louis à peu près le: même montant, renfermant immédiatement la dépouille mortelle du premier enfant était encore intact, qu\u2019il avait été placé en terre et que le dernier corps serait déposé au-| dessus.Arrivé au cimetière, le deman- \u2018deur aurait fait repéter aux fossoyeurs nistration des Terres de la Couronue,.a-t- il dit, n\u2019a pas de caractère politique et tout employé du ministre est tenu de! faire sun devoir, sans crainte ni faveur, sans qu\u2019il puisse compter sur la protee- tion de ses amis politiques s\u2019il néglige que le cercueil du premier enfant était encore en dessous.Un journal observe toutefois que ces souscriptions ne sont pas des apports effectifs, mais des promesses de versements qu\u2019il serait probablement difficile de réaliser en totalité.i Il est permis de croire cependant que celle des trois villes qui sera choisie par le congres trouvera sans trop de difficultés Se doutant qu\u2019on le trompait, il s\u2019as- |les capitaux nécessaires pour l\u2019expositions sura par lui-même de la chose, il sonda le terrain de la fosse encore ouverte et se convainquit qu\u2019il n\u2019y avait plus rien Victoria opt célébré bruyamment lundi | .Jans les rues de Montréal Ia suspension\u2019 Une somme de 860.000,000 duit être des négociations entre Laval et Victoria.dépeusée à Chicago pour la construction Hs ont crié en face de l\u2019université Laval : ** Pas de prétraille ! \u201d M.P.Sulte écrit- dans le Canada qu\u2019il serait à désirer que lejgouvernement de Québec fit imprimer une Édition ca-\u2019 nadienne des Voyages de Jacques Cartier au Canada, avec des annotations faites avec suine J D'après le dernier rapport des postes des Etats-Unis, le service de l\u2019année finissant avec le mois de juin 1889 se chif- ire par un déficit de $7,900,900.Le maître général des postes suggère de suivre les systèmes postaux anglais et tanadien des caisses d\u2019épargnes.\u2014_\u2014 ee Le vapevr Powerful, échoué sur l\u2019île Ronde, garde sa fournaise allumée afin d\u2019empôêcher l\u2019eau de geler dans ses tuyaux.Lorsque l\u2019eau sera assez haute on le mettra à flot et ou essaiera de le descendre aux Îles de Boucherville.S'il y a trop de glaces il devra prendre ses quartiers d\u2019hi- vér en arrière de l\u2019île Ste-Hélène, près du quai du club de natatiou.d\u2019un système de drainage.La somme est énorme, mais elle mon- {tre une fois de plus quelles idées larges \u2018possède la métropole de l'Ouest, qui a dans le futur'unie confiance sans bornes.Le peuple américain comprenant que la santé publique et la prospérité de la cité exigent un système perfectionné de drainage, ue se laisse jamais arrêter par un sacrifice d'argent, celui-ci fut-il onéreux.t - Ailez acheter les différentes graines ont vous aurez besoin chez le Dr Ed.Morin & Cie, 314 rue St.Jean, 32-34 rue St.Pierre.Diphtérie M, le Dr L.N.Fortin vient de perdre son deuxième enfant dans l\u2019espace de doux jours et demi.Elle s\u2019appelait Marie-Jeanne-Béatrice et était âgée de 34 ans ; elle est décédée le ler décembre à 3heuresa.m.et a été inhumée le même jour à 3 heures p.m.Nous offrons nos sympathies à la famille Rimouski, 4\u2014Tessier est élu par 75 voix.Plus tard.\u2014La majorité de M.Tessier est de 178.Wiswirec, 4 \u2014Le chemin de fer du Nord Ouest Central, mande un bonus de 830,000 pour l\u2019aider à la construction d\u2019un pont sur l\u2019Assini- boine à Brandon, Cette dernière ville est favorable à ce bonus cependant il est fort peu probable qu\u2019elle est le pouvoir de l\u2019'accorder, Les excursionistes du conseil de ville de Montréal arriveront ici demain et y passeront une journée.Un lunch leur sera servi par les autorités municipales.300 immigrants aont arrivés en cette ville en novembre dernier.Le foin se vend 810 | nr.Le aflligéa.est coté de 60 à 75 ceu*.\u2026s, de Brandon, de-| l\u2019accomplissement de ses fonctions, \u2018du cercueil ; il découvrit aussi certains oe - ossements et notamment une partie du ELECTION DE RIMOUSKI crâne de son premier enfant, le tout dis-: _\u2014 simulé dans les parvis inférieures de la ML Tessier élu par une ceñtaine de voix dite fosse, EY \u2014_ On lui dit que les deux cercueils.de la Rimouski, 4 déc.Voici, aussi exacte-| première inhumation étaient pourris et ;ment que possib e, le résultat de l\u2019élec- qu'on les avait jetés sur la voie.tion qui a eu iieu aujourd\u2019hui entre M.! Que le bois de ces dits cercueils n\u2019était - Asselin, conservateur, et M.Tessier, li- pas pourri comme on l\u2019a prétendu etl\u2019eût- béral : ., (il été, que personne n\u2019avait été autorisé à Tessier Asselin l\u2019enlever: St, Mathieu.RR £1 Que cette conduite est une violation St.Simon.\u2026.\u2026.\u2026.égaux.flagrante de la propriété et attentatoire St.Fabien.oo.87 en tous points aux droits sacrés des ci- Bie.0015500010 1 toyens.; St.Valerien.vee 1 \u201cDEFENSE * * > .Bima (oil ).EE 2 ; MM.Loranger, Beaudin eb Cardinal, (paroisse).53 jchargés de la défense, plaident que rien Ste.Blandine._\u2026 93 {n\u2019a été fait dans cette affaire contraire- Neigotte.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 4 {ment aux règlements du bureau de santé Pointe aa Pore.g jet ducimetière.M.Panneton aurait de St.Anaclet._\u2026 9g {plus reconnu que les deux premiers cer- Ste.Luce.3 cueils étaient pourris et aurait déposé St.Donat.UC lui-même les ossements dans le nouveau St.Gabriel.i 4 cercueil.Selon les ; règlements, les Ste.Flavie .Ce ¢ |fossoyeurs auraient brûlé les morceaux so pourris.Ry PUS 8 6 Quant à la question de violation de Ste.Angèle \u202611111 Li 34 propriété, il wy aur it plus de doute St.Moise.over.23 depuis l'affaire Guibord : les marguilliers St.Octave.Co \u2026 90 ont droit de faire tous les règlements MecNider (Sandy Bay).35 A Ca os, .St.Damase.on.ARE | , Ce procès, qui aura un certain reten- St.Ulric.LL.42 tissement, offre un grand intérêt à toute Matane.verre.28 la population.Canton Tessier .A.15 Ste.Félicité .19 Une traversée orageuse Dalibert.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.e 15 Romieu .2.1000000000 12 Le steamer Ztruria,de la ligne Cunard, \u2014\u2026 \u2014\u2014 (arrivé mardi matin à New-York,avec 444 391 248 |passagers, a eu une traversée fort ora- 248 geuse.Parti de Liverpool le 24 novem- _\u2014 bre, l\u2019Ætruria a été retenu pendant plu- Majorité pour Tessier.143 sicurs heures & Queenstown par un épais brouillard, les chauffeurs ont profité de l\u2019occasion pour soulever toute sorte de ldifficultés.Après avoir quitté Queens- town, le paquebot a rencontré un temps menaçant, puis toute une série de tempêtes qui a duré quatre jours consécutifs, avec violents coups de vents de l\u2019ouest et \u2018une mer très grosse.Le 20, un passager ; d\u2019entrepont, un Irlandais nommé Patrick l Hayes, âgé de trente-trois ans, se prome- ;nait sur le pont, lorsqu'il a été renversé ,et tué sur le coup par une lame gigantesque Le corps de cet infortuné a été mis, l\u2019après-midi, dans un sac et jeté à la mer javec le triste cérémonial habituel Le service funèbre a été célébré par Mgr O'Reilly, archevêque de Troy, qui se trouvait parmi les passagers de cabine.J Max O'Rell, le célèbre conférencier blé franço-anglais, sera à Ottawa le 6 février 1890.LES ECOLES SEPAREES Il y a seize ans en Angleterre, dit le Manitoba, og, avait essayé de créer des écoles neutre semblables aux écoles communales de France, où il est interdit d\u2019enseigner la religion, de parler de ses dogmes.4 Comme les Anglais sont hommes de.sens et très'observateurs, ils se sont vite: aperçus du mal que telles-écoles peuvent faire à un pays.Le gouvernement a institué une commission pour étudier cette grave question, Au rebours de ce qui se passe ordinairement en France, il y a appelé des hommes de tous les partis et même de toutes les conditions, des ouvriers aussi bien que des avocats et des pharmaciens.Cette commussion a tenu cent séances, Elle a déclaré, d'après tous les renseignements qu\u2019elle a recueillis : 1.Que presque tous les paronts veus lent que l'instruction religieuse suit donnée à leurs enfants : 2.Que l\u2019enseignement donné le dimanche seulement n\u2019est point suffisant pour former une conscience chrétienne ; 3.Que la meilleure condition pour former un honnête homme, un homme moral, c\u2019est la connaissance de la religion enseignée par Notre - Seigneur Jésus- Christ.C\u2019est de cette commission dont Mar Taché a parlé dans sa première lettre sur la question des écoles.LE CHEMIN DE FER DE TEMISs COUATA L\u2019assembiée générale annuelle dea actionnaires du chemin de fer Témiscouata a eu lieu mardi à la Rivière du Loup.Lea messieurs suivants ont été élus directeurs pour l\u2019année prochaine : MM.John J.McDouald, Hector Ce meron, C R., honorable George Irving Dr Grandbois, M.P., Wm, McCarthy, J.I.Tarte et R.Ryan.La nomination de M.Th.Crockett au poste de surintendant général a été con= firmée.À une assemblée des nouveaux directeurs, M.W, J.McDonald a été élu président, et M.Hector Cameron, vices président.ered \" i sw\u201d Ww | a P.TITES NOTES \u2014L'honorable M.Martin, procureur général du Manitoba, a un nouvgau projet en vae : I'union du Manitoba et du Nord- Ouest, \u2014Les dernières nouvelles reques des honorables MM.Shehyn et Garneau annonçaient le départ de celui-ci pour la Bolgique, et le retour des deux ministres pour Noël, \u2014Deux canards viennent de prendre leur vol dans la presse : Le premier nous annonce que l\u2019Empereur Guillaume, ayant visité à peu près tous les pays de l\u2019Europe, comte venir bientôt en Amérique.Le second canard noue dit que d\u2019aprés Monsignor Lacerda (?), ce serait M.Blaine qui serait au fond de la révolution dont le général Fonseca a été le héros et Dom Pedro, la victime.Un nombre considérable de nouvelles z0mpagnies s'adressent au parlement du Canada pour obtenir leur incorporation, Le Rév.Père Thomas Gauvreau, dominicain d'Ottawa, vient d\u2019être nommé Prieur du monastère de St Hyacinthe.L'Académie française S a couronné Pouvrage du baron Etienne Hulot: De l\u2019 Atlantique au Pacifique.Le vaisseau de pêche américain David & Adams, qui a été, on s\u2019en rappelle, saisi et condamné, sera vendu par le greffier de la cour de vice-amirauté le 16 du courant.La compagnie Allan a donné avis d\u2019ap- sel au Conseil Privé du jugement rendu var Son Honneur le jugé lrvine dans la cause de collision entre le Polynesian et le Cynthio Le cautionnement voulu, £300 sterlings, a été fourni lundi.Les plaidoieries dans l'affaire d\u2019Alfred Bertin accusé d\u2019avoir fraudé le département des douanes, se sont terminées vendredi matin en cour criminelle à Montréal.M, le juge Cross rendra sa décision le 16 décembre.L\u2019Achavin Rolland, président de la compagnie du chemin de Montréal et Occi- uv , ost allé à St-Jérôme, où il à réglé à l\u2019aminble avec les propriétaires de terrain pour le droit do passage sur une distance de cinq milles pour environ £5,000 On mande de Montréal que le Dr Gué- rin a donné sa démission comme professeur de la faculté de médecine Laval- Victoria et qu\u2019il sera remplacé par le Dr Beausoleil, sur les instances de la grande majorité des élèves de Victoria.Grand jour de fête lundi dernier pour les étudiants vétérinaires de Montréal.Dans l'après-midi leurs professeurs feront une promenade dans la ville, se rendront k Lachine, puis auront leur bauquet à huit heures ce soir au Balmoral, Il a été impossible, paraît-il, de mettre an opération cet été la sirène à vapeur sur lo cap Norman, dans le détroit de Belle-Isle.Ce sifflet d'alarme ne fone- tionnera peut-être pas avant le mois de juillet prochain.Pourquoi tous ces retards ?Les pharmaciens de Halifax se sont coalisés pour tuer une jenue société qui vient d\u2019ouvrir un établissement d'articles de médecine et de parfumerie.Les prix ont été baissés en deçà du prix du gros.Quelle superbe chance pour les dudes et les crevés ! La Cazetle invite l'association des Droits Egaux à pousser une pointe dans le comité de Stanstead ou l'hou.M.Colby se fer, réélire prochainement.C\u2019est là que !- mouvement organisé par MM.Das «is et GW.Stephens serait reçu propretent ! Le département de la justice à Ottawa a tran.mis au procureur général à Québec des papiers reçus du gouvernement impérinl demandant la restitution aux eréanc.ers anglais de quelques centaines de mis piastres qui ont été enlevées à Layt- .fugitif anglais défalcatoire, AT \u201c Îphe Lemieux, autrefois de la Pat, \u2018t vendredi soir au club natio- nat ! + \u2018ul, une très jolie conférence sur *.Laurier.En terminaut, il a exp > l'espoir que bientôt la puissance - 1 Canada aura M.Laurier comme premier ministre, ) L'espérance est le soutien de la vie ! Le comité des finances de Montréal est décide de faire un example dans le cas de Vhussisr Bolduc, Un détective est ac- uellement à la recherche du voleur et sil le pire dans une ville de la république voisine.il a instruction de prendre mumédiatement la procédure nécessaire pour son extradition, Le dernier numéro de la Gazette du Canada eoutient les nominations suivantes : L.A.Cattelier,sous secrétaire d\u2019Etat, en remplacement de M.Granh Powell, mis a sa rente ; Joseph Pope, secrétaire privé de Sir John, comme assistant grefier lu conseil privé en remplacement de M.Beaudry, décédé ; M.Alex.Clark, de Grand Manan est nommé sous inspecteur les douanes.LA QUESTION DU TONKIN \u2014 Cette fameuse affaire du Tonkin.préoccupe l\u2019opinion publique en Europe d\u2019une manière de plus en plus intense.Nos lecteurs ont pu constater par nos dépêches qu\u2019il s\u2019agit iei d\u2019une question brulante et du plus haut intérêt : mais nous croyons qu\u2019il a été difficile, pour ne pas dire impossible, à la majorité d\u2019entre eux de saisir bien clairement le point culminant de la situation.C\u2019est pour cette raison que nous croyons rendre service à nos abonnés en leur donnant au- jourd\u2019hui un aperçu général et précis de cette question qui intéresse grandement la France, notre ancienne mère-patrie.#7 Pour bien la comprendre, il convient do remarquer que Vaffaire du Tonquin se présente sous deux aspects bien distincts : au point de vue historique et au point de vue politique.Il est assez difficile d\u2019abord de donner exactement les mobiles qui ont déterminé à l\u2019origine, l\u2019action de la France en Indo- Chine.Au nombre des causes premières on doit ranger raisonnablement la préoccupation pour la maison des Bourbons de chercher en Asie même une compen- (sation de la perte de l\u2019empire des Indes.C\u2019est en 1785, en effet, au lendemain de la ruine de Dupleix, que l'action de la France se fait sentir directement au Tonkin pour la première fois.À cette époque, Nauyen-Anh, souverain de la Cochinchine, chassé de ses Etats par des rebelles, s\u2019était décidé, sur le conseil d\u2019un missionnaire français, Pigneau de Beliaine, évêque in partibus d\u2019Adran, a implorer le secours de la France pour l'aider à ressaisir le pouvoir.I envoya le prélat, muni de pleins pouvoirs et accompagué de l'héritier présomptif du trône, le prince Canh, à Pon- dichéry.Mais le gouverneur de cette colonie française n\u2019osa assumer sur lui la responsabilité de l\u2019entreprise, et il engagea:l\u2019évêque d\u2019Adran à passer en France.Mgr Pigneau de Béhaitie fut bien reçu à Versailles, et on lui promit un puissant secours.Par un traité signé à Versailles le 28 novembre 1787, le roi de la Cochin- chine cédait à la France la propriété absolue et la souveraineté du port du Tou- rane et de Vile Paulo-Condor, en échange des secours promis par Louis X VI.Mais le traité de Versailles ne reçut pas son exécution; en France, les événe- ments se précipitaient ; la révolution allait éclater, de sorte que les projets de l'évêque d\u2019Adran avortèrent.Il réussit, toutefois, à obtenir une faible escorte qui contribua largement à rétablir Nguyen- Anli sur son trône, Après s'être ressaisi du pouvoir, le prince fit en 1802 la conquête du Tonkin et réunit ainsi sous son sceptre toute la partie orientale de l\u2019Indo- Chire.Ce prince ténioigna toujours aux Français la plus graude bienveillance.I n\u2019en fut pas de même de ses successeurs, Le prince Minh-Mang, qui lui succéda, rompit, en effet, toute relation avec la France : c\u2019est alors que commencèrent des persécutions dont le caractère grave ne fit qu\u2019aller en croissant.Sous la monarchie de juillet, la France dut intervenir à plusieurs reprises : mais (il lui fallait une occasion et surtout un prétexte pour repreudre à pied d\u2019œuvre, Ja conception ébauchée à la fin du dix- huitième siècle.Cette occasion ct ce prétexte se présentèrent sous le règne de Napoléon H1.Eu 1856, M.de Montigny, consul français à Shanghaï, fut chargé d\u2019aller faire, au nom du gouvernement français, des représentations relatives au massacre des missionnaires.M.de Montigny ne fut pas reçu à Hlué.Le 20 juillet 1857, l'évêque José Maria Diaz fut exécuté, et les persécutions redoublèrent.En présence de ces massacres, il fallait agir, et l\u2019occasion pour la France était des plus favorables.Les armements pour l'expédition de Chine, lui facilitaient, en effet, une action prompte en Cochinchine.Une campagne Eut donc décidée et immédiatement entreprise.Posée au dix-huitième siècle, ce n\u2019est donc qu\u2019en 1858 que la question de l\u2019Annam est entrée dans le domaine des faits.Mais dès lors, les évènements se précipitèrent et moins de vingt-cinq années de- -semblable entreprise : LE CULTIVATEUR vaient suffire pour achever l\u2019œuvre.En 1885, en effet, un traité reconnaissait à la France, la suzeraineté sur le vieil empire de Nguyn-Anh.Après cent ans donc, la conquête historique était terminée.PR Mais alors s\u2019est posé le problème.poli- politique.Et au point de vue politique cette affaire du Tonkin est très complexe, Cette entreprise a cela de particulier qu\u2019elle se confond avec la question coloniale et qu\u2019elle intéresse la politique extérieure de la France.Au point de vue colonial, un fait domine tout.Avant 1858 la France possédait en territoire d\u2019outre-mer une superficie d\u2019environ 300,000 kilomètres carrés et comptait comme population extra-mé- tropolitaine environ 1,200,000 sujets, Depuis, la superficie coloniale a été portée 3 2,530,000 kilomètres carrés et la population à près de 20 millions de sujets.Voilà le \u201cfait.Par fquelles mesures politiques ou administratives la France a- telle répondu à cette transformation complète de son état colonial ?Par aucune.Voilà la cause de tout le mal.Ce qui a donné naissance aux difficultés actuelles, c\u2019est qu\u2019aucun pouvoir n\u2019a été désigné spécialement pour diriger une c'est qu\u2019aucune administration n\u2019a eu dans ses attributions le règlement des questions à résoudre : c\u2019est que tous les pouvoirs et toutes les administrations se sont simultanément emparés des affaires et que la ou il-fallait l\u2019ordre et l\u2019unité de direction, on n'a vu que des conflits d'autorité et le chaos.Tout le monde étant le maître, personne n\u2019a été responsable des fautes cominises ; on les a constatées, mais, comme nul ne s\u2019avouait coupable, presque toujours elles n\u2019ont pu être ni réparées ni évitées.Quel est le remède à cet état de chose ?Un député marquant de la nouvelle chambre lindiquait tout dernièrement dans une réunion électorale.\u2018* Avec l\u2019affaire du Tonkin, disait-il, ce \u2018qu\u2019il faut, c\u2019est résqudre la question coloniale ; c'est.mettre.en harmonie, au point de vue politique, les intérêts de la métropole avec ceux de nos possessiuns, L'œuvre est considérable et délicate,mais elle s'impose d'urgence, au point de vue militaire comme au point de vue administratif, comme au point de vue écono- nique.On n\u2019a jusqu\u2019ici employé que des expédients, Il faut coordonner les moyens d\u2019action.\u201d : C\u2019est aussi l\u2019opinion générale en France qu\u2019il faut d\u2019abord régler la question coloniale, si l\u2019on veut que l\u2019affaire du Tonkin en vienne a\u2019 une\u201d solution avautageuse.Cette question coloniale ne peut se résoudre que si la France assimile au sien le tarif économique de ses colonies, Si Puniformité s\u2019établit facilement de ce côté, on donnera promptèment une orientation définitive à la question du Tonkin.ÉCHOS DE LA TEMPET: Incidents divers DANS LE BASSIN LOUISE Le bassin Louise a été lo théâtre d\u2019un désastre probablement assez sérieux.Il y a ld en hivernement plus de quarante vaisseaux de tout genre et tout tonnage, principalement des goëlettes, Ces vaisseaux, fort rapprochés les uns des autres, étaient négligemment ancrés et sans équipages, car on comptait sur la glace pour les fixer solidement et empêcher tout accident.Mais cette année aucune glace ne s\u2019est encore formée et la violence de l\u2019ouragan a été telle que toutes les goëlettes du bassin supérieur ont.dérapé leurs ancres ou rompu leurs câbles.Entraînées par le vent, elles se sont entassées pêlo-mêle à l'extrémité nord- ouest du bassin, où, à travers la poudrerie, on apercevait hier après-midi une masse confuse de mâts penchés, do coques à demi-sorties de l\u2019eau.Nul doute que plusieurs de ces vaisseaux n\u2019aient subi des doinmages sérieux, mais il était impossible d\u2019en constater l\u2019étendue avant la fin de la tempête.Dans le même bas- .sin se trouvent le remorqueur Conqueror, et le vapeur Union, de la compagnie du Richelieu, qui heureusement 1runt pas bougé, LE \u201cDRUID\u201d EN DANGER Dans le bassin inférieur se trouvaient plusieurs goélettes et des bâtiments de plus fort tounage, entre autres les croiseurs du gouvernement La Canadienne et le Druid, le vapeur Ofter, les navires Atlantic et Terpsichore, et deux bateaux- phares.Le Druid a dérapé ses ancres et a été poussé près du mur transversal contre lequel il frappait avec violence de temps a autre, Une des boîtes de roues est sérieusement endommagée, et il est difficile de le sortir de sa dangereuse position.Le capitaine de La Canadienne a réussi à se rendre à bord de son vaisseau, et à le maintenir en place, mais on craignait beaucoup pour:les autres, \u201c CHAPITRE D\u2019ACCIDENTS On signale dans la ville plusieurs accidents de peu d\u2019importance.Les récollets tombés ne se comptent plus ; au coin des rues Fleury et du Pont, une sulide clôture al été renversée ; de méme rue St, Patrice, où le dessus du dôme d\u2019une maison à été enlevé : une partie de la clôture entourant le terrain des Jésuites vis-à-vis la Basilique est aussi tombée ; la toiture de la tour où l\u2019on fait sécher les boyaux au poste des pompiers No.1 a été enlevée ; une partie de la toiture de ferblanc du magasin de MM.Simmons et Foulds est tombée ; une partie du lambris extérieur de la maison de M.Brunet, rue Ste.Ursule, est pendante, et un constable était apposté à cet endroit pour en éloigner les passants ; une voiture de place a été renversée par le vent près du bureau de poste ; il était difficile hier de se procurer des voitures de louage, presque tous Tes charretiers étaient rentrés chez eux, ne pouvant résister à la violence du vent.On rapporte encore les faits suivants : Une immense enseigne qui traversait la rue, à la Basse-Ville, a été emportée ; un tombereau à charbon (sans cheval!.) a été enlevé comme une plume et lancé de l\u2019autre côté de la rue.Vis-à-vis le Palais législatif, le coupé de M.Côté, maître-charretier, a été renversé ainsi que le cheval et les timous de la voiture ont étérompus.Le fil de la lumière électrique s\u2019étaut brisé sur la terrasse Fronutenac, un ouvrier: qui est monté le lôug d\u2019un des poteaux a été précipité en bas.Par bonheur il est tonbé sur un banc de neige et ne s\u2019est fait aucun mal.Eufin le vent était tel qu\u2019un grand nombre de couvertures en métal ont été soulevées et qu\u2019il était impossible de passer on certains endroits, sans s\u2019exposer à être emporté sur les ai.les du vent ! Hier matin, plus d\u2019une rue étroite étaient complètement bloquées par des bancs de neige de sept à huit pieds de hauteur.Lescommunications téléphoniques souËf- frent uu peu de la tempête.Le service du télégraphe d'alarme s\u2019est fait parfaitement en dépit de la rupture: d\u2019un fil sur les remparts et d\u2019un autre rue Champlain.1l y à eu une dyuzaine d\u2019alarmes ct pas une n\u2019a raté.La couverture du deuxième kiosque avant l\u2019extrémité ouest de la terrasse Frontenac, a été arrachée en entier et transportée sur le glacis de la citadelle.Celie d\u2019un autre kiosque a été entamée.L\u2019enseigne du magasin de nouveautés Sasseville, rue St.Paul, a été décrochée, ainsi que celle des blanchisseurs chinois de la rue St.Joseph.Il n\u2019y a pas de doute qu\u2019à la campagne, des granges n\u2019aieut été abattues, car en ville, des muisons de briques gémissaient jussque dans leurs fondations._ À dix heures vendredi matin la plupart des bateaux à vapeur, les barges et les goëlettes dans le bassin Louise avaient été remis en position.Le Véya est fortement endommagé Jet était à moitié rempli d\u2019eau.Il a été remorqué à Lévis où il n été mis en sûreté, Le Druid que l\u2019on croyait en danger, n\u2019a pas subi d\u2019avaries graves.Le capi- taiue, M.Robert Demers, dit que son vaisseau a été fortement ballotté par les vagues, mais qu\u2019il n\u2019a pns fait d\u2019eau.Le vapeur Brothers est le seul qui ait échappé sans dommages aucuns, Après avoir chassé sur ses ancres il est allé s\u2019arrêter dans la puese du mur qui traverse le bassin.Le Montmagny à subi quelques légers dommages dans ses hauts, mais rieu de grave.Contrairemeut à ce que l\u2019on croyait, les bateaux n\u2019ont subi aucune avarie, mais plusieurs brasses de chaînes et de cordages se sont brisées sous l\u2019action du vent et de la houle.Un incident qui démontre parfaitement la force de la tempête, est que le foc d\u2019un 4 bateau a été hissé par le vent jusqu\u2019au haut du mat.L\u2019Orléans a subi des dommages assez considérables dans ses hauts, où l\u2019on peut voir deux grands trous.Deux bateaux appartenant à M.Patrik Flynn, et 3 appartenaut à M.John 8.Thom, ont subi des donimages sérieux, Dans le bassin intérieur une goëlette était à moitié pleine d\u2019eau, de même qu\u2019une barge.Les propriétaires sont des montréalais.Un peu partout dans le bassin on voyait flotter des bouts d\u2019épaves et de planches provenant des goëlettes qui avaient été mises en hivernement à cet endroit.Jeudi l\u2019après-midi, un vieillard du nom de Edward Clarke, employé du Grand- Tronc, à Lévis, est tombé du haut d\u2019un poteau ct s\u2019est infligé des blessures tellement graves qu\u2019on eroit qu\u2019il va en niou- rir.Il était occupé à nettoyer une lampe quand le vent l\u2019a jeté sur le sol, Jeudi après-midi, au plus fort dela tempête, une grosse pile de planches placée sur le terrain de M.Picard, marchand de buis, coin des rues des Fosses et de la 5 == Chapelle, fut semée en partie dans la ru Un nommé Marcheterre, qui passait ce moment, fut atteint à la tête par led planches et reçut de graves blessures.Il tomba dans la neige, sans connaissances! On s\u2019empressa autour de lui et il fut transporté chez lui où il reçut du méde« cin les soins que requérait son état.Le prêtre fut aussi mandé et adimninise tra le malheureux qui ne donnait aucun signe de vie, Depuis, la connaissance lui est revenue, Marcheterre a reçu de graves et profondes blessures à la tête, mais on espère cependant le réchapper.Jeudi soir, le convoi du chemin de fex Québec, Montmorency et Charlevoix a bloqué dans la neige, près de la chute et il a fallu mander une autre locomotiva qui se trouvait au Château Richer pour la dégager.: D'après l'observatoire de Québee, il ust tombé une moyenne de seize pouces de neige.On a observé que pendant l\u2019ouragan les vagues passaient pardessus la jetéa Louise.Deux lourds abat-jour ont été enlevés du toit de l\u2019entrepôt d\u2019examen douanier ANS PRÉCÉDENT.PLUS DE DEUX MILLIONS DISTRISUEZ i ue Compagnie de la Loterie de l'Etat de la Louisiane Incorporée en 186$ pour 25 ans par la Législae ture pour des fins d'éducation et de charité.Avec un capital de $1,000,000, auquelila é sou dogs cPuis un fonds de réserve de plus de Les grands tirages ont lieu semi-an- nueliement, (juin et décembre) et ses grands tirages à un seul numéro se font à chacan des autres dix mois de l\u2019année.et cela se passe en public, a l\u2019Académie de Musique, Nouvelle-Grléuns, Le, ) Nous certifions par les présentes que nous surveillons les arrangements jails pour les tirages mensuels et trimestriels de la Com~ nagnie de la Loterie de l'Etat de la Louisiane que nous gérons et controlons persornellement les tirages eux-mêmes, et que letont est conduit avec honnêteté, franchise et ayec bonheur pour tous les intéressés ; nous nutorisons lay compagnie à se servir de ce eertitiont avec un 1ac-simile de nos signatures atiaehis dans nos annonces Lo oa Commiss: YES Nons soussignés, Bangitiers ¢/ FLanques paierons tous prix gagnés à la Laicrie de l'Etat de la Louisiane qui seront ji\u2014\u2014 Testament de M.le curé Guertin Voici le testament de M.l\u2019abbé Guer- tin, curé de St.Casimlr, décédé dernièrement.Si ce vénérable prêtre avait voulu thésauriser tant soit peu, il aurait laissé une succession de trente mille piastres, tandis qu\u2019il laisse seulement uve couple de milliers de piastres distribuées comme suit : Au couvent de St Casimir, 8500 ; à la fabrique de St Casimir $50 ; a la fabrique de St Ubald, $50 ; à la fabrique de N.-D.| des Anges, $50 ; aux pauvres de sa paroisse, $50 ; à l'Hôpital du Sacré.Cœur, 850 ; à l\u2019Orphelinat des Sœurs de la Cha- rita, 850 ; à la Caisse St Joseph, $50 ; au couvent de Ste Anne de la Pérade, $25 ;a la fabrique des Grondines, 825 ; a une\u2019, épileptique\u2019 pauvre, $150 ; à un jeune homme en cours d'études, $300 ; a ses deux derniers vicaires, $50.Il a aussi légué à ses serviteurs quelques petites sommes, comine souvenirs, \u2014\u2014\u2014 Le temps qu\u2019il fera cet hiver Un de ces prophètes qui disputent au célèbre Wiggins, d\u2019effrayante mémoire, l'honneur de dire à l\u2019avance le temps qu\u2019il fera à telle saison\u2014le professeur De Voe, du New-Jersey\u2014a annoncé que cet hiver la température serait extrêmement douce au Canada et dans les états de la Nouvelle-Angleterre, mais que le froid seraib tres vif dans les états qui sont situés près du Golfe et qu\u2019il y aurait de fortes neiges.C\u2019est vers le 25 de ce mois, c\u2019est-à-dire il y a cinq jours, que les rigueurs du froid commenceraient à se faire sentir, etle lendemain nous verrions les premiers flocons de neige.Il y aurait là de quoi effrayé nos populations si nous ne savions que toute la science acquise jusqu\u2019à ce jour à l\u2019égard du temps à venir ne permet pas de prévoir les conditions météorologiques qui se produiront au-delà de vingt-quatre à quarante-huit heures et qu\u2019il n\u2019existe aucune base certaine sur laquelle puissent s'appuyer les conjectures raisonnables sur les allures d\u2019une saison à venir.Les méthodes scientifiques pour prédire le temps sont encoretrèsimparfaites, mais bien supérieures aux remarques qui se font sur la conduite de certains ou la conformation de certains objets ; mais la science du professeur DeVoe n\u2019est pas supérieure à celle des observateurs employés par le gouvernement pour veiller aux changements sujets à survenir d\u2019un jour à l'autre, et ses prophéties ne méritent pas d'être prises au sérieux.11 est probable que sa prédiction de grand froid dans le Sud a été faite après la forte tempête de neige qui s\u2019est abattue dans le Nouveau Mexique, tout récemment, et y a fait tant de mal alors que le Dakota et les autres états situés au nord du - territoire jouisaient d'une témpérature'printanière.Ce fait s\u2019explique par l'attitude considérable du pays qui a souffert de la grande tempête de neige, et ce n'est pas une raïson s\u2019il s\u2019est produit une fois par hasard pour que le Sud soit gelé pendant tout l\u2019hiver Nous ne devons donc faire aucune attention aux prédictions du professeur De Voe, qui n'ont pas plus de valeur que celle de ce vilain farceur de Wiggiug qui nous a jadis si bien fait trembler avec sa prédiction avortée de tremblentent de terre.N'en prions pas moins le ciel qu'il se soit trompé pour cela.\u2014On annonce à New-York un prochain maass-meeting des corporations ouvrières, convoqué par la Central Labor Union pour manifester la sympathie des masses laborieuses en faveur de l'exposition de 1892 et lui assurer le concours populaire, Ce sera dit-on, une démonstration impo- ; sante qui ne pourra man4aet d\u2019être prise en considération par le congrès, = Puce lo st PS EER 2 Real © tig © Cpl © SESE © Dirt ¢ PLUS DE MAUX DE DENT Par Pemplo: de FELIXIR DENTIFRICE IDES RR.PP.BENEDICTINSS de l' Abbaye de SOULAC (Gironde) DOM MAGUELONNE (Prieur) &* INVENTE en LAN 1373 PAR LE Prieur Pierre BOURSAUD Le MEILLEUR CURATIP ET LE SEUL PRÉSERVATIF DES Affections Dentaires +) EX Sy EX EXTRAIT DE LA NOTICE La formule de PIERRE BOURSAUD et ses procédés primitifs sont serapuleusement respectés, Cet Ælixir de nos Pères jouit des plus précieuses propriëtés, JI prévient la carie des dents, qu'il blanchit et consolide, Il chasse le sang des gencives, qu\u2019il tonifie et raffermit, et en dissipe ainsi tout gonflement.H purifie l'haleine et assainit parfaitement la bouche, à laquelle il laisse une délicieuse et durable fraicheur.Il prévient et guérit los maux de gorge, les enrouements, les inflammations, les aphtes et irritations de toutes sortes.En un mot, l'usage journalier de l'Blixir des RR.PP.Bénédictins assure la sauté rerpétuelle de la Gorge et de Aa, = la Bouche.Comme on le SNS Ë voit, le spécifique cing fois séculaire de nos Réverends 4 Pères n\u2019a rien de commun avee g les produits seulement agréa- @ bles répandus dans le com- À merce ; il s\u2019en distingue autant R R par ses vertus préventives que par son action curative , énergique, By | rapide et siire.» AGENT GENERAL : SEGUIN, BORDEAUX A8 Agent pour la province dv Québee : PAUL GARRISUE, négociant, 16, rue St-Jean, à Québe-.dd Agent et dépositaire pour le CANADA: C.A.CRHOUILLOU, 3, Hot; stre Montréal.Se trouve aussi dans toutes les bonnes Parfumeries, Pharmacies ct D: :cries, EX » A oO INC NS Importateurs à Instruments de Mur DE FRANCE, D'ALLEMAGNE, ETATS-E* El FABRIQUE CANADIENNE PIANOS: HARMONIY MS HEINTZHAN & CIF, Wm.BELL & CIE, Wm, BELL & CIE, | DOMINION & CIE, DOMINION À CIE.THOMAS & CIE., DECKER, BRO.N.Y., \u2018BERDET & CIE., SCHIEDMAYER, ETC, j SCKEIDMAKER, EFC MACHINES A COUDRE New WILLIAMS LE Davis Acntrainement verdical Coffre de Surete (Safe) | Vitrine pour Comptoir Les dernières publications musicales reçues chaque semai» - 29 RUE SAINT-JOSEPH, SAINT-ROCH, QUEBEC 219 Téléphone 278 ch, 2 a er = FOTIA FS LES NOMBREUX MÉDECINS QUI EMPLOIENT LA SOLUTION PAUTAUBERECE AU CHLORHYDRO-PHOSPHATE DE CHAUX CRÉOSOTÉ La considèrent comme le remède le plus sûr et efficace contre les HALADIES DE POITRIN:: Wl PHTHISIE, BRONCHITES CHRONIQUES, TOUX ANCIENNES et OPINIATEE\u201d & En Vente chez L.PAUTAUSERGE, 22, ruo Jules César, PR Dépôts à Québec : Ed.MORIN & C'* et dans toutes les prizcipales Pharmacies.D6S Se A EE, ot 5 IPAGKIE QUEBEC Ancienne maison METHOT fondée en 1808 Fabricants de Clous et de Moulanges et Marchands de Fer mt BEAUDET & CHINIC COMMERCE DE GROS ET DE DETAIL Propriétaires des maisons suivantes : CLOUTERIE VENTADOUR, BEAUPORT.FABRIQUE DE MOULANGES, RUE DE LA CHAPELLE, ST-RocH.ENTREPOT DE GROSSE QUINC'AILLERIE ET DE CHARRONNAGE, RUE DES SOEURs, B.-V.BUREAUX ET MAISON DE VENTE, PIED DR LA CôTE DE LA MONTAGNE.say Stock universel et complet.EF archandises de qualité supérieure.Téléphone : 48 EZ Prix sans précédents à Québec uv I: (1.IE.iE.jE.£1¢ Ws : sa pas ; mais une larme de gratitude, - né le vertige.a £ - perdu connaissance.Me voici complè- - tement remis, © n\u2019était plus calme que cette villa silen- \u201c aix mures décorés de fleurs et d'arabes- LE CULTIVATEUR 13 LE PAUX NARQUIS Lord Elliott et le grand-pére, accourus en toute hâte relevèrent Yves évanoui.Bientôt leurs soins le rappelèrent au sentiment, .\u2014 Il eut un sourire pour Mlle Michelin, dont les yeux s\u2019attachaient sur les xiens avec une reconnaissance infinie.\u2014Oh ! merci, dit-elle, merci, je vous dois la vie ; jamais je ne l\u2019oublierai Yves retenait doucement la main qui, spontanément s'était tendue vers lui, Hélène vit alors sur le poignet du marquis une raie sanglante.La chair avait Été déchirée par l\u2019aciers du mors.Elle eût voulu étancher ce sang.Elle ne l\u2019o- qu\u2019elle essayait vainement de dissimuler, poula sur sa joue.Villepreux pressa davantage la chère petite tuain qui tremblait dans là sienne.\u2014Ce n\u2019est rien, dit-il, ne vous inquié- _tez pas ; ma course trop rapide m\u2019a don-.C'est stupide d\u2019avoir ainsi Et, à mi-voix, avec une émotion extrême, pour elle seule, il ajouta : \u2014Ne me plaignez pas, si je souffre un peu.pour vous.Ses yeux brillaient ;une légère rougeur polorait ses jones et Hélène baissa les yeux, Les chevaux ayant retrouvé leur calme la petite cavalcade reprit le chemin d\u2019Athènes.La lune s'était levée ; après l\u2019autre ; la ciel avait des teintes d\u2019opale, et la tête brune et expressive du marquis de Villepreux semblait vraiment poétique dans ces teintes nacrées du soir.Cette maison, aux dimensions hospita- lidres, se nommait la villa des Neuf-Mu- ses ?sans doute parce que depuis des sié- cles leurs blanche statues habitaient les jardins aux bosquets de cyprès.Rien cieuse ; on n'y entendait guère que les psalmodies aériennes des cloches d'une chapelle voisine et la voix des rossignols dans les quiconces d\u2019orangers.L'heureux possesseur de ce domaine tendit la main au jeune marquis : \u2014 Comment peurrai-je assez vous remercier ?Quelles paroles traduiraient: ma reconnaissance ?Mais êtes-vous.bien rerois de cette évanouissement ?\u2014Je suis admirablemeut, vépondit Yves, et.si heureux d\u2019avoir pu être utile\u2019 au moins un jour.\u2014Avez-vous des projets pour votre soirée \u2014Je suis absolument libre, répliqua le gentilhomme en baissant les yeux pour ne pasy laisser lire une expression de joie!» vive, car il prévoyait uue invitation.\u2014E- bien! voulez vous être desnôtres diner \u2018»c notre ami Elliott.Les tantes d'Hélènes seront si heureuses de vous remercier, de vous féliciter de votre hé- roique courage.Ah ! vous avez beau atténuer votre mérite, ma petite-fille vous doit la vie.Yves remit son cheval entre les mains du domestique et suivit l\u2019archéologue.Jl franchit une longue et large allée de mi- riers dont les branches couvertes de feuilles naissantes, formaient un déme déja touffu ; puis il traversa une cour rafrai- chie par une source au jet d'eau retombant dans une vasque de pierre.Au pied de l'escalier une belle lionne en marbre blanc faisait la garde.Elie Michelinintroduisit ses hôtes dans sa vaste bibliothèque, le santuaire de ses collections précieuses.Dans les vitrines On ne voyait que médailles et fragments de pierre, et sur la table massive que brocliures éparses, journaux et revues scientifiques, Hélène reparut ; elle avait remplacé son costume d'amazone par une robe rose à fines rayures.Sun visage rayonnait ; et s'avançant vers son sauveur : \u2014d'ai dit à mes tantes ce que vous avez fait pour moi.Elles en sont si touchées !.Qu'\u2019il leur tarde de vous serrer la main ! Laissez-moi vous conduire dans leur petit salon.Elles vous attendent.: Milles de Deauville se trouvaient en effet, dans leur boudoire, au plafond et besques, le tout un peu faué, Un levrier blanc d\u2019Athènes, la queue et les pattes teintes en jaune dormaient à leurs pieds, Les deux sœurs étaient assises l\u2019une près de l'autre, sur un divan recouvert d'étoffe de Smyrne.Elles tenaient en main cha- cunc une bande de tapisserie d\u2019un dessin orieutal ; et, depuis une heure elles se consultsient pour décider si elles feraient dominer, dans leurs arabesques, la couleur verte ou la couleur turquoise.Mais l'arrivée d'Hélène ayaut fait disparaître lour indécision, elles ne sougeaient plus au dessein turc; elles étaient transportées d'enthousiasme et de reconnaissance ; et dès que le marquis apparut, deux petites mains fluettes, jux ougles roses, à l'annulaires chargées de bagues, se tendi- ment vous remercier ?Vous avez sauvé notre Hélène bien-aimée, Je savais que vous aviez l\u2019âÂme grande et généreuse ; mais quel courage vous avez déployé ! Vous vous êtes laissé trainer sur le sol rocailleux jusqu\u2019à perdre tout sentiment.Ah! vous êtés un gentilhomme Héroïque.i L\u2019émotion lui coupa la parole et Mle Irène reprit ¢ : \u2014On voit bien, cheret généreux marquis, que vous ates le descendant des preux.Dix sidcles de courage et de grandeur se sont incarnés dans votre personne.Vous suivez les traditions de famille, Yves devint blème.Cet éloge prétentieux le perçait d\u2019un aiguillon.\u2014Je vous en supplie, dit-il, ne parlons jamais de ce que vous appelez mon courage, Mile Michelin courait un danger.(est un grand bonheur pour moi de l\u2019avoir secourue, Maintenant il souriait à Hélène ; et, dans son regard qui tendrement enveloppait la jeune fille, il y avait de la tristesse et de la mélancolie.Le repas achevé, les hôtes d\u2019Elie Michelin passèrent la soirée dans le jardin, sous uu berceau enguirlandé de roses.La nuit était tiède et lumineuse et les Muses en marbre blanc, semblaient frissonner de vie, tandis que les rossignols chantaient dans les mûriers, Hélène, si jolie sous les rayons .d\u2019étoiles, servit le café.Elle le versait dans de très petite tasses en porcelaine de Chine, contenues elles- mêmes dans des réseaux de fil d'argent, Elle offrit ensuite du glyco, qui n\u2019est point un mets aussi mystérieux que son nom pourrait le faire croire.Tout cequi est sucré est du glyco, et Mlle.Michelin présentait, tour à tour, des abricots confits et du loukoum à l'essence de rose.Ce soir-là, Solon, le confiseur de la rue d\u2019Hermès, avait particulièrement soigné son envoi à ses clientes, Miles de Deau- ville.La soirée continuait à être d'une douceur extrême, et, sur la demande d\u2019Elie Michelin Mlle Alix fit apporter sa harpe.On pinçait les cordes de cet instrument au temps de sa jeunesse, Elle avait une jolie main, un pied mignon, aussi était- elle restée fidèle à sa belle harpe au col de cygne.L'\u2019instrument fut posé sur le sable d'or, dans la tonnelle enguirlandée.Mlle Alix s\u2019en approcha avec une dignité mêlée de grâce et de noblesse ; elle enleva, avec lenteur, ses gants de Suède, arrondit ses bras encore blancs et potelés sous les manches én point \u2018d'Angleterre, et préluda par quelques arpèges pleins de suavité.MHlo Irène, debout près de l\u2019instrument, souriait d\u2019un petit air langoureux ; puis elle soupira sa romance et, au dire du savant Michelin, elle fut des plus touchantes dans : Pauvre Jacques, quand j'étais près de toi.Autrefois.paraît-il, elle arrachait des larmes à.ses auditeurs ravis en exhalant cette plainte en mineur cette romance du vieux Gluck, mouillée des pleurs de la reine Marie-Antoinette.Elie Michelin qui raffolait de tout ce qui éÉtail antique, écoutait avec satisfaction ; il remuait la tête et battait tout doucement ia mesure sur sa tabatière en nail, encerclée d'argent.Yves applaudit à son tour comme devait le faire tout invité sachant vivre ; puis il se mit äcauser brillamment.Sa verve, tout parisienne, faisait contraste avec tout cet ensemble vieilliott de la villa des Muses, Hélène, le seul bouton de rose au milieu de ces fleurs cffeuillées, l'écoutait avec ravissément, Quant à lord Elliott, muct et l'œil attristé il trouva la soirée longue.Il se leva vivement.Onze heures venaient de sonner à l\u2019horloge de la chapelle vuisine, C'était une veillée indue chez le savant eb de chaleureuses poignées de mains furent échau- gées.Yves de Villepreux euivait la route qui le ramenait chez lui.La nuit était claire les fers de son cheval sonnaient sur le pavé d'Athènes, et le cavalier s'étonnait de trouver au fond de son être tant d\u2019émotion diverses, L\u2019ambitieux qui, si lung- temps, avait cru son cœur mort, comprenant au contraire, qu\u2019il pourrait aimer avec fougue, capable de bien comme de mal, suivant les circonstances.Il s'attardait délicieusement dans le souvenir de cette jeune fille lille si gracieuse en amazone, si belle dans son effroi sur le cheval emporté, si touchante dans sa recun- muisgente, si timide \u20act si troublée en lui offrant le glyco, \u2014 Et apres / murmnrait en Yves l'immortelle conscience.Et après !.As tu le droit de | auner cette entautsi confiau- te et si candid- ?Mais, que lui importait après, si pondant était plein d aitrait.Et Villepreux imposait le mutisme à sa conscience et lui criait : \u2014Mais fais donc silence.Par pitié, laisse-moi un peu vivre, .Si j'aime à rêver, pouruuoi ne rèverais je pas ?rent vers la sienne Mile Alix prt la parole, sms ; .| \u2014Ah ! marquis, cher marquis, com- IV Les semaines s\u2019écoulaient et la sympathie du marquis de Villepreux était devenue un gentiment prrofond.Il se laissait aller an courant et ne réfléchissait pas à l\u2019accueil où, forcément, viendrait échouer et se briser, son amour.1l ne voulait pas songer à l\u2019impasse dans laquelle il s'engageait.Séduit par la beauté de Mile Michelin, par son talent, par son esprit, par sa sincérité même, il la retrouvait avec une joie toujours nouvelle.Non seulement il allait la voir chez son grand-père, mais il était assidu dans toutes les maisons où il avait l\u2019espérance de la rencontrer, Peu à peu il pénétrait dans sa conffance, il s'initiait aux détails de sa vie ; il la questionnait sur ses travaux sur l\u2019art qu\u2019elle aimait àla passion, De sa vie antérieure, lui ne parlait que bien rarement, et toujours avec répu- gnanco, comme s\u2019il eût éprouvé uu sentiment pénible.Cette réserve lui valait une bonne note près des tantes d'Hélène, sans cesse occupées à observer le beau | et jeune étranger, avec tact, esprit et cœur, selon les expressions de Mile Alix.\u2014JIl a tout pour lui, murmurait-elle à l'oreille de sa sœur, Richesse, noblesse, et avec cela tant de modestie.Jamais un tot venant rappeler à tous la grandeur de nos ancêtres, Et elles avaient des sourires émus pour cet homme bien élevé, pour ce gentil- hommie de race, qui traitait leur nièce avec un respect, une délicatesse qui les ravissaient.Que la passion est inconséquente ! Le marquis de Villepreux voulait être aimé et il ne le voulait pas, À chaque visile, il se jurait qu\u2019il ne reviendrait plus à la villa des Muses, et chaqne dimanche jour où Mlles de Deauville recevaient les jeunes gens bien élevés d\u2019Athènes, où l\u2019on causait avec l\u2019amabilité faançaise et le sel attiques sous le berceau de roses, où l\u2019on dausait quelquefois à l\u2019ombre des mûriers Yves reparaissait toujours plus épris, Puis ses visites se multiplièrent; elles devinrent plus intimes et au contact d\u2019Hé- Jène, il sentait renaître et palpiter en lui des impressious d\u2019autrefvis flétries et desséchées.Ii devenait moilleur, moins sceptique, moins ambitieux, moins affolé d'orgueil.Il préférait le jardin paisible de la villa à tous les salons d'Athènes, Là daus ces réunions brillantes, il n\u2019était un ami pour personne, On l\u2019admirait, mais On ne l\u2019aimait pas, On désirait sa venue parce que, par sa présence, il donnait du lustre à une fête, mais on rre le regrettait jamais.Si son nom était prononcé, c'était surtout avec un sentiment d'envie.Si ses amis, les parasites de ses millions, lui serraient la main, c'est.qu'ils espé- raieut bien extraire de cette chaude étreinte I'empreint de quelques pièces d'or.Et le gentilhomme, qui s'\u2019était d\u2019abord énivré de sa richesse, commen- gait à se prendre de dégoût pour tous ces gens, dont sa fortune servaitlesambitious pour tous ces flatteurs qui, sans cesse l\u2019adulaient.Ilse blasait sur le luxe, et ne lui trouvait plus autant de saveur.Ii n'aimait plus que ce banc de marbre à l'ombre des miûriers, où il demeurait assis près de celle qu'il adorait tout bas.Pourtant le jeune marquis, après avoir reçu daus la société d'Athènes un accueil si empressé, ne pouvait eb ne voulait abandonner ses nouvelles relations, Chaque semaine, il réunissait tons ceux qui, dans les salons, se faisaient remarquer par leur élégance.Un des soirs cousacrés aux réceptions, il vit done arriver ces brillants amis.On soupa, on prit des sorbets, on joua aux cartes ; ce fut très gai, Manis quand Yves se retrouva seul dans son salou ture, quand ses amis bruyants eurent quitté l'appartement de la rue d'Hemès, Le laissaut d'autres souvenirs que des cartes brouillées sur la table de jeu, qu\u2019une épaisse fumée de tabac levantin, que des bougies brûlées jusqu'à la bobèche, duus les caundélabres, Vves s'assit tout rêveur, Cette fête l\u2019avait énervé, sa gaieté avait été tout factice, et là, pensif sur son divan, il demeurait la tête tout à la fois pesante et creuse, Il fallait autre chuse pour le conteuter que le punch, les cartes et leluxe.Oh ! le cœur à d'iusondables désirs.C\u2019est triste d'êcre solitaire à son foyer, d\u2019être tout seul sur ce divan, où l\u2019on causerait si bien a deux.Insensiblement, les traits du marquis se détendaient, un faible sourire s\u2019esquissait sur ses lèvres, tandis que l\u2019idée du mariage se glissait dans son serveau.Hé- Ièue, celle qu'il eût tant voulue pour être la compague de sa vie, Hélène quel doux nom ! Et il le prononçait tout bas pour lui-même avec un suurire de ten dresse Puis tout à coup il se leva les traits durcis et répondaut à sa pensée.\u2014 Non fit-il avec rudesse.C\u2019est impossible, Il arpenta d'un pas vif son salon que la lune inoundait de clartés ; 'odeur du jasmin, qui s'enroulait aux colounes du portique, lui viut en buullées enivrantes par sa fenétre tenue ouverte puur apporter la fraicheur du svir.\u2014lmposnible, reprit-il.Songer a Jui donner uu nom et nn patrimoine qui ne sont pas les miens.Je suis fou.Il retomba affaissé sur son divan, cacha son visage entre ses deux mains, Le chitiment commencait, Il allait être puni par son amour.Qu\u2019il allait souffrir ! car il l\u2019aimait ardemment ; il l\u2019aimait à lui donner sa vie, Mais la tromper ! Mâis lui mentir ! Oh ! quoique téméraire jusqu\u2019à cette mauvaise sation qu\u2019il avait commise quoique hardi comme ces p rates qui sillonnaient jadis la Médi- terrannée, son audace n'irait pas jusque- la.Les tromper tous, oui tous il se riait du monde, il se moquait des indifférents, vaniteux, égoistes et flatteurs ; il éprouvait une joie ironique à les obliger à le saluer très bas, lui, le fils du pêcheur.Mais elle ?Quoi, lui mentir, à cette en- faut si candide et d\u2019une droiture si noble.Quoi, la tromper, quand elle n\u2019était pas capable de soupçonner une trahison.Tromper cette aimante et confiante jeune fille, comment en avoir te courage?Offrir son amour.à Hélène lui eût paru un blasphème.Il ne serait pas lâche et faux à ce point, Et, si un jour on venait à découvrir son vol infâme ! Il voulait bien rougir devant tous, être accusé devant un tribunal, subir une peine infamante; mais il ne se sentait pas la force d\u2019eucourir le mepris d'Hélène, La nuit s\u2019avançait ; la tête d\u2019Yves devenait de plus en plus lourde, ses mains étaient brûlantes.\u2014Moi devenir son mari ! prononça-t-il enfin d\u2019une voix si troublée qu\u2019il en tressaillit ; et son miroir de Venise, éclairé par la lune, lui renvoya son propre visage si pâle qu\u2019il crut voir un fantôme.\u2014Moi, devenir son mari ! redit-il une seconde fois.Puis, laissant tomber sa tête sur sa poitrine, il demeura comme annéanti.Au-dedans de lui-même, c\u2019était un de ses combats plus terrible qu\u2019une bataille sanglante.- La passion vive et la conscience indestructible luttaient désespéramment; l\u2019une, enflammée, attaquant à fonds, fu- rieusemient, avec des coups droits ; l\u2019autre, impassible, inébranlable, répétant toujours : \u2014Tu ne dois pas la tromper, cette enfant s1 confiante.Non, tu ue le peux pas.Tuneseras pas lâche à ce point.Et Ia passion fuyait, vaiucue : puis elle revenait avec des raisonnements sub tils.Oh ! comme il aimait eette chère Hé- lene.Elle ignorait toujours le vol dont il s'était rendu coupable.Elle serait heureuse, n'ayant point de soupçons.\u2014Tu ne seras pas lâche à ce point, répétait la conscience ; non, tu ne le seras pas.Oh ! la conscience.On ne peut donc l\u2019annéantir, se disait Yves avee une sorte de désespoir, Mais qu\u2019est-ce donc que la conscience ?Qu'est-ce donc que cette fibre étrange et gênante qui est particulière à l\u2019homme ?Une expression douloureuse se marquait sur les traits de Villepreux, ll prenait une résolution énergique, Il partirait.Il quitterait cette enfant dont l'amour eût fait la joie de sa vie.Il la quitterait.Il renoncerait à jamais au charme des heures passées près d\u2019elle, passées à l\u2019ombre des mûÂriers, aux pieds des Muses en marbre.Que son cœur scrait brisé !.Mais il s\u2019en irait avec courage.Il errerait d\u2019une rive à l'autre.Il imiterait ces Grers voyageurs, qui ont dans le sang de leurs veines quelque chose de la mobilité des flots.Sans cesse ils s\u2019exilent, ces enfants de l\u2019Attique.Dès que la famille est trop nombreuse pour le maigre solqui fournit à sa subsistance elle se hâte d\u2019essaimer, suivant l\u2019exemple des tribus d\u2019abeilles qui, là-bas, font leur miel sur le mont Bymette.Il partirait ; et, peut- être, il oublierait.ll partirait.bientôt, .Mais le lendemain Yves revit Hélène, au moment de quitter Athène, d'adopter à jamais la vie errante, la vie d\u2019aventures, il se trouva lâchement faible.Pauvre et fragile roseau que l\u2019homme.Pauvre herbe des champs qui ondule à toutes les brises.Non, il ne pouvait quitter Mile Michelin, il n'en avait pas le courage.1l ne l\u2019épouserait pas ; mais il la reverrait.de loin en loin, .Puis, ses visites rares d'abord, redevinrent fréquentes; et, dou cement, Hélène s\u2019habituait à la présence du fier gentilhomme.Elle finit par l\u2019attendre chaque jour.Elle recounaissait son pas souple sous les arcades de lu cour et, quand il entrait daus le salon, elle sentait la joie l\u2019envahir.C'était une inu- pression que jamais elle n'avait ressentie jusque-là ; une allégresse de cœur, un bonheur de vivre qu\u2019elle voulait attribuer à la beauté du ciel à l\u2019air tièdeet embaumé du parfum des fleurs; mais elle savait bien qu'elle essayait de s'abuser elle-mê me, et que, si ses jours étaient plein de lumière et de joie, c'est qu\u2019en ce monde il y avait uu être de plus qu\u2019ello aituait.Les semaines passaient, et la lutte s\u2019acen- tueit dana le cœur de Villepreux ; il se prenait en mépris car ils se trouvait indignement lâche.Ses nuits étaient sans sommeil.ll éprouvait une angoisse iu- dicible.Mais était-ce l'heure de rom- pret.= trouvait dans d'inextricables embarras fi- Iranciers.des sommes énormes pour faire achever En ce moment le vieux Michelin se | 11 avait considérément sacritié les fouilles si heureuses auxquelles il devait la Minerve casquée ; et son homme d'affaire en luirefusant de nouveaux prêts lui avait fait tonder un gouffre.Tous ses biens étaient hypothèques fees créanciers devenaiens tyranniques etfré« clamaient.Hélène n'aurait pas d'autre patrimoine que les.collections de son grand-père, que des livres, des statues et des médailles, Yves songeait a cette ruine imminente.\u2014Ah ! s'il parlait maintenant ; sf quittait la Grèce, celle qu\u2019il aimait le prendrait pour un chasseur de dots.pour un ambitieux vulgaire.Mais, si toujours elle ignorait sa faute?S'il gardait, pour lui seul, tous les remords ?S\u2019il donnait à Hélène toutes les joies Ÿ Bientôt elle serait très pauvre ; car le vieux Michelin ne saurait restreindre ses folles dépenses.Il était de la famille de Cellini qui, voyant que le bronze en fusion allait manquer daus le moule de son Jupiter, jeta à la fournaise de la vaisselle d'or et d'argent ciseléee de sa main.Certes la ruine prochaine de l\u2019ar- chévlogue était certaine, Quelle tristesse: Hélène obligée de vivre pauvrement dans un siècle où chacun reçoit des honneurs en raison de sn ualeur pécuniaire.Hélène obligée de travailer de ses mains, de sans pétrir la terre glaise pour faire vivre les siens.Ah ! pauvre enfant !.Mais s\u2019il conservait, au plus profond de son âme, le secret de sa piraterie, elle serait aimée et riche.C\u2019était la vie cela, l'unique existence enviable.11 pensait ainsi, accoudé sur le mur de la terrasse faisant suite 4 son salon ture.La chaude lumière empourprait sa tête brune et faisait ressortir Ja finesse de sex traits.Plus d\u2019un passant, dans la rue d\u2019Hermès, regardait ce jeune homme si beau et si rêveur ; mais lui ne les voyait pas absorbé dans sa cruelle songerie, II subissait une nouvelle Évis l\u2019assaut terrible de la tentation.Et, comme il n\u2019avait pour se défeudre contre son amour que ses propres furces à chaque minute il perdait du terrain.Il ne savait plus demander l\u2019aide du ciel aux moments difficiles, et déjà s\u2019était évanouie l\u2019energique résolution prise naguère, Il ne disait plus : Je n\u2019épouserai pas Hélène.Mais s'introduirait-il par fraude dansla famille du vieux savant ?Apporterait-il son passé souillé à cet avenir de jeune femine qui serait glorieux ?Se présen- terait-il comme un fiancé noble et riche à cette jeune fille loyale et siucère ?Pren- drait-il entre ses mains avilies parle vol les mains innucentes ct confiantes qu\u2019on lui livrerait ! Poserait-il à ce foyer honnête ses pieds qui, un jour, pourraient traîner le boulet infamant du bagne ?I! demeurait abîmé dans ses accablantes pensées.Il revoyait su vie d'autrefois, sa lande bretonne sa chaumière basse et sombre, avec sa porte ciutrée, son tuit de paille, ses murs de granit, tout verdis par les lichens et les mousses de l'hiver, Et i Vintérieur, les lits en forme d\u2019armoires ; sur le vaisselier, de la poterie brute, et près de la table en cliê- ne massif.une vieillo femme en coifie blanche, qui priait, sans doute, en tournant sou rosaire.\u2014Si je me confessais à Hélène, mur- mura-t-il.Si je ui disais tout.Si je restituais le patrimoine usurpé mon repentir la toucherait-il ?ll eut uni rire amer.: \u2014Allous done, était-ce possible?Maine tenant il pouvait aimer Hélene, parce qu\u2019il était élégant et noble; Osernit-il déclarer son amour, une fois vêtu de bure et l\u2019âme souillée de la lèpre du déshonneur.On le chasserait comme un aventurier.Que résoudre ?Sa tête s\u2019égarait.Toutse confondait ; crime et vertu, passion et devoir.Oh ! comme il était nécessaire qu\u2019elle priât là-bas, sur la lande bretoune, cette mère aux cheveux blaucs ; ce fils qu\u2019elle croyait au fond de l'Océan, et qui allait de plus en plus dans le gouffre de l\u2019infamie ; ponr cet ambitieux dont Ia dernière parce!le d\u2019honnêteté allait sombrer.Yves sentait en lui un déchirement.Sa cone cience râlait, C'était un pugilat à outram- ce entre cette conscience a l'agonie, of son égoisme, qu\u2019il nomuait son amouæ \u2014Ah ! fit il ssurdonnement, je l\u2019aimé trop : la pussion emporte tout scrupule Je resterai par ce droit que donne la teæ dresse désesperée et invincible.Ma non.ce serait trop infame.Uh | qui me délivrera de cette tendresse qui m\u2019obsède.11 tressaillit.Une foule faisait haie dans la rue d'Hermès, que traversait la carrosse de la cour.Il était très doré, ce carrosse, Lrès élevé sur ses roues.Des piqueurs le précédaient, et à côté de la reine élégaumment vêtue, deux dames d\u2019honveur étaient assises Le carrosse passa rapidement.Aussitôt les porter du Jardin de la reine s'ouvrirent.Dès que lu reine 8\u2019abseuto, son jardin, le plus beau de la Grèce, devient public, La tête d\u2019Yves était brûlante.Peut-être trouverait-il l\u2019apsisement, une diversion à ses pensées obsédautes, en se prume- nant, lui aussi, dans les longues et splendides alliées {1 des¢endit la rue d'[1 mes, contours ne te palate 88 présia + du jar- Lu.Les deux ~ Hucerent wentinel o pour lui faire place.Los promeneurt 14 ftaient déjà nombreux ; et, sous un kiosque, entouré de fleurs rares, la musique faisait entendre un pas redoublé, Les Atéhniens étaient superbes, en robes aux couleurs éclatantes, Sur les traits de plusieurs, la pureté du type grec se retrouvait conservé sans altération et, au milieu de tous ces beaux profils, de toutes ces figures distinguées, on reconnals- tait, aux divers costumes des hommes et des femmes, les deux sociétée si différentes qui divisent cette race.Les Phanariotes étaient habillés à la mode parisienne ; tandis que les Pallicares restés fidèles aux coutumes nationales, portaient fièrement le bonnet rouge, la veste thamarrée d\u2019or, et la jupe blanche, avec de riches armes-à la ceinture.Ils se saluaient en posant la main sur la poitrine, se disaient oui en inclinant la tête, et non en la rejetant en arrière.Yves de Villepreux était connu dans fous les groupes.C'était l\u2019heure coquette du Jardin de la Reine.Les promeneurs allaient et venaient le.long des allées, tournant autour des massifs, et prenant place sur des chaises en fer, disposées sur trois rangs ; c'était Un incessaut mouvement d\u2019ombrelles et de toilettes gaies s\u2019agitant entre les branches, Les jeunes Grecs fumaient la cigarette et leur haute taille, leur démarche souple, leurs visage mince, leur nez droit, leurs grandes moustaches, leur donnaient un pir martial, Les jeunes femmes se faisaient suivre de leurs caméristes chargées de leurs mouchoirs de batisto pliés en éventail.Est-il possible qu\u2019u* Athé- nienne de qualité porte le moinure objet lorsque la nature a créé des Maltaises et des Albanaises tout exprès pour cela ?Illuminé par son auréole de millions, le marquis de Villepreux était salué très bas ; les hommes lui tendaient la main et les élégantes lui donnaient des sou- vives.\u2014 Elle ignorera toujours d\u2019où me vient ma richesse, cette source de la considération dont nous serons entourés, se disait- il ; et, daus cette ignorence elle sera heureuse, car elie ne connaitra pas le remords.Il s\u2019était jeté dans une allée déserte, plus favorable à la rêverie, et là seul, as- ¥s sur un Lane de marbre, il demeurait æbsorbé.Parfois l\u2019umbre lente de quelque promeneur lui Faisuitlever les yeux.Alors, désivAut, être plus seul encore il se remit en riute'à pus comptés, s\u2019enfon- gant dans les profondeurs vertes du jardine Le bruit des causeries s\u2019éloignait et bientôt le silence ne fut plus troublé que par le crajuement du gravier sous ses pas.I} s\u2019en allait à l'aventure dans les genticrs presque déserts de ce beau parc toujours Heuri, ll ralentissait sa marthe dans le bois d\u2019orangers ; il contournait les massifs de palmiers élancés comme ceux qui bordent le Nil, Il traversa la Salle à manger du Roi, vaste salon à piel ouvert, dont les murs sont en rosiers grimpants, serrés, entrelacés, nattés ensemble ainsi que le travail d\u2019un vannier.Il longea le Cloitre de la reine, immense galerie de verdure, ayant pour sol un pavé de mosaique.ll atteignit ainsi l\u2019ex trémité du jardin et s\u2019appuya un moment À une haie de romarin.Devant lui serpentuit Uissus.En cette journée printanière, il coulait doucement entre les lauriers roses.À peu de distance, un groupe de colonnes rappelait la magnificence du temple de Jupiter Olympien, et, levant ces colonnes, dont la beauté pure et simple s'accordait si bien avec la sobre nature environnante, devant ces derniers débrisde la grandeur battue en brèche et vaincue par les siècles, et lo irarquis de Vilepreux se disait:.\u2014Comme tot passe ! Comme toutes thoses tombent en poussière.Il ne levait pas les yeux vers l'infini du ciel pour y trouver l'espérance ct l\u2019im- trortalité, mais il disait encore : \u2014 Pourquoi me torturer ?Folie que ces serupules.Ah ! jouissons de la vie.Ne perdons pas un jour de bonheur puisque la vie est si éphémère.l'avenir ?L'avenir existe-t-il ¢ Sa résolution était prise, sa décision ir- sévocable.Ses yeux devenaieut sombres an pli se marquait à son front, celui de l\u2019entêtement bretov.S'il avait de l\u2019angoisse dans le coeur, il la refoulait, et n.ordant su lèvre dédaigneuse, il quitta, à pas précidités, le Jardin de la reine ; Hélène sçrait riche, teudrement aimée, Elle serait lisureuse.Vv Tne corbeillo en vannerie dorée, remplis des fleurs les plus rares, tenait la place d'honneur dans le salon de la villa dea Muses.C'était le bouquet des fiançailles, Hélène, debout près des gardenias ot des jasmins, ne se lassait pas de respirer leurs subtila prrfums.Elle était eu beauté ce soir-là, avec une robe de tulle blanc de coupe élégante, une touffe de roses pâles au corsages ; une autre rose de même nunance \u2018dans ses cheveux blonds, Elle avait toujours sa Liême Qu'importe physionomie expressive, sincère et spirituelle ; mais de plus, sur son joli visage, ce léger feu rose que donue l'émotion vive.Yves se tenait près de sa fiancée Le matin, chez le plus grand joaillier d\u2019Athènes, il avait fait cheix d'une émeraude entourée de brillants, montée avec une perfection rare.En ce moment la bague venait de passer des mains de Mlle Alix dans celles de Mlle Irène, et les exclamations se suivaient en écho, \u2014C\u2019est trop beau, cher marquis, vous gâtez votre fiancée ; mais à quoi bon vous reprocher vos folies ; la générosité n'est-elle pas dans votre nature ?Et Mlle Alix, en souriant gracieusement, rendit le cercle d\u2019or au jeune hom- nie, pour qu\u2019il le passait lui-même, au doigt d'Hélène.-\u2014Eh bicn ! mes enfants, fit alors Mlle Irène tout attendrie de mon temps on s\u2019embrassait au jour des fiançailles c\u2019était un bon usage.\u2014Et longuement, tendrement, les lèvres d'Yves se posèrent sur le front d\u2019Hélène.Les bonnes tantes se retirèrent discrètement à l\u2019extrémité du salon, et les jeunes gens demeurèrent près de la fenêtre ouverte ouverte sur la terrasse.Si le fiancé parlait peu, Mlle Michelin, sentait la pression de sa main, et elle comprenait tout ce qu\u2019il y avait d\u2019amour et de promesses dans cette éloquente étreinte, \u2014 Méiène, fit-il enfin à voix basse, ma chère Hélène, je ne puis vous dire comme la pensée de ce devoir de vous rendre heureuse me donnera de force et de courage.Quoi qu\u2019il arrive , n\u2019en doutez jamais, nul ne vous comprendra mieux que moi, ne vous aimera plus que moi, plus profondément.Sa voix se raffermissait.\u2014Quand nous serons unis, n\u2019est-Ce pas vous serez mon ange gardien.En votre présence, je me sens déjà meilleur.Ah! chère Hélène, avec cette émeraude qui brille à votre doigt, c\u2019est mon cœur tout entier, je vous le jure et tout mon amour que je vous ai donnés, Dans les yeux de la jeune fille, on pouvait lire le dévouement, l\u2019affection d\u2019une existence entière.lls promettaient une tendresse absolue, ces beaux yeux limpides, couleur de pervanche, et ils se fixèrent sur le jeune marquis avec une telle reconnaissance, que le fiancé, se sentit bidmir, Oh ! qu'il était lâche et misérable !.Qu\u2019il était indigne de cette confiance et de cette gratitude, La nuit venait, et, avec la nuit, un de ces beaux clairs de lune, comme on n\u2019en voit qu\u2019à Athènes, les enveloppait, les pénétrait, 1ls étaient redevenus silencieux, comme s'ils eussent craint que leur bonheur ne s'envolit au bruit de leurs paroles ; mais leur cœur battait toujours qui agite l'âme\u2019 lrumaine & son aurore.Élle veut aimer, se vouer.tre d'or qui s\u2019allumait au salon et par les coups répétés du timbre.Les invités arrivrient, convoqués à cette soirée de fiançailles ; ils venaient, empressées, féliciter la future marquise, - Lord Elliott apparut à son tour, le visage pâle, le front pensif.Il faisait appel à toute son énergie pour dissimuler son vif chagrin.Il s'était juré d\u2019être courageux devant la déception.Qu\u2019avait-il à objecter à ce mariage ?Rion.Fortune, naissance, qualités morales, tout y était, \u2014Qu'\u2019ils soient heureux pensait l\u2019Ecos- sais ; qu\u2019elle surtout soit heureuse, et je pardonucrai à ce jeune et beau gentilhomme la peine qu\u2019il me cause.Le salon, meublé à l\u2019orientale, avecson divan clreulaire et ses tables coquettes chargées de fleurs, prenait sa physionomie des soirs de fête.D'instaut en instant le nombre des invités grandissaits Mllesde DeauvilHleaccueillaient{chaque arrivant avec un sourire épanoui, Dans leurs costumes de satin mauve avec leurs d'or élégamment mêlé à de la dentelle, elle ressemblaient vraiment à deux jolis pastels au profil distingué, ayant gardé, du bel age, un regard vif et des mains parfaites.\u2014Oui, iny dear, sir Georges, cette union réunit tout, disait Mlle Irène à l\u2019Ecossais qui venait de s'asseoir près d'elle : les convenances et les sentiments, Quel bonheur que vous ayez sauvé la vie de ce gentilhomme.vous devons de nous l\u2019avoir présenté, Non sulement notre Hélène fait un riche mariage, mais ce qui est mille fois préférable, un mariage d\u2019inclination, et l'amour, dans une uuion, n\u2019est-ce pas le plus doux des rêves ?Ils vont s'aimer pour toujours dans la joie, dans la peine, dana la vie et par delà la mort.Et, de son côté, Mlle Alix confait à une amie, Mme Kardilakis, un des noms les plus respectès à Athènes, combien I'hyménée de sa nièce la réjouissait.\u2014Vous ne pouvez concevoir, ma chère à quel degré ce jeune homme a conquis aussi grand que ce: LE CULTIVATEUR que, le jour, da contrat, il veut faire don à safiancée de la moitié de sa fortune.Ah !ma chère, qu'en dites-vous ?Un milion est une jolie chose à trouver sous les dentelles de la corbeille.Je l\u2019ai toujours dit, et ma sœur Irène, dont le tact est extrème, est de mon avis, Yves de Villepreux est le gentilhomme le plus chevaleresque qui se puisse rencontrer.Du reste.dans son pays, notre futur neveu jouit de la plus haute estime.Je enflammé de cette inexplicable ardeur donner, se dé- Et puis le charme fut rompu par le lus-.cheveux poudrés surmontés d\u2019un papillon Que de grâces nous mes sympathies, Il est excessivement épris de notre chère enfant.Ilse donne tout entier l'âme aves © >, volui-ci 2.Coralie: voua vous montrerai quelque jour, les lettres élogieuses que nous avons reçues sur son i compte, : Les domestiques apportaient en ce moment, des plateaux chargés de divers rafraîchissements.Les deux sœurs quittèrent le divan, et elles s\u2019activèrent, de groupe en groupe.offrant le jus d\u2019orange glacé, les gelées à l'essence de rose, les grappes de raisins ambrés.La causerie s\u2019animait ; puis les invités se repandirent dans les jardins éclairés par des miliers d\u2019étoiles, Sous l\u2019avenue des Mûriers, Elie Michelin faisait les cent pas avec un archéologue récemment arrivé enGrèce.Oubliant ses hôtes et la soirée des fiançailles, il relatait ses fouilles au tumulus, et bientôt lil emmena son interlocuteur dans sa | vaste bibliothèque pour lui montter des | fragments d\u2019un vase où se trouvaient modelés des animaux fantastiques.Ce vase en terre avait une anse en bronze, et l\u2019érudit appelait l\u2019attention de son con- faère sur ce fait sans exemple en archéologie.la étaient fioncés depuis un mois, et le contrat signé la veille assurait à Hélène un million- La corbeille, arrivée de Paris, avait défrayé pendant huit jours toutes les causeries des salons.Les cartons entourés de rubans blancs et embaumés d\u2019un parfum léger, renfermaient des satins, des moires, du velours, des dentelles rares.Dans les cabinets du tiroir italien, en bois de rose incrusté d'argent, les écrins étaient rangés, et Mlle Alix ne savait que préférer de cette rivière de diamants, une fortune, ou de ce colier en rubis d\u2019une royale beauté.Les deux sœurs étaient fières de faire constater à la fine fleur de la société athé- mienne, qui venait défiler devant ces splendeurs, \u2018la générosité princière du i marquis de Villepreux.Elles allaient et | venaient devant les écrins ouverts, souriant, s'animant devenant éloquentes, ! babillant comme des oiseaux de volière, | passant d\u2019un éloge à l\u2019autre avec une mobilité de gestes et une diversité d\u2019expressions des plus pittoresques.Elles ex- Ultaient.Elle conflaient leur joie au | vieux savant, qu\u2019elles avaient arraché aux ! délices de sa bibliothèque ; elles lui faisaient remarquer la richesse des dentelles la splendeur des étoffes, l'éclat des bijoux.Elles'lni demandaient son goût sur la coupe des vêtements ; puis elles s'indignalent une \u2018fois de plus de sa complèté incompétence sur pareil sujet.\u2014\u2014Ah! mon cher monsieur Michelin, s'écria Mlle Irène, la voix fâchée en vérité vous ne connaissez rien au vocabulaire de nos grandes faiseuses, Que n\u2019est- il question d\u2019une fiancée antidiluvien- ne ?.\u2014 Alors, reprit Mlle Alix, vous pourriez nous renscigner à miracle sur la tunique do lin sur le diadème en feuilles de chêne, sur les pendants d\u2019oreille en cuivre et les bracelets en fer, Mais hélas ! hélas ! nous ne sommes pas de votre temps, mon cher monsieur Michelin.Et l\u2019érudit, baissant la tête sous cette avalanche de reproches retourna devant ses vitrines cataloguer ses médailles de bronze.Le trousseau terminé, Milles de Deau- ville songèrent aux invitations pour la cérémonie nuptiale.Très charmante cette invitation sur parchemin.D'un guût parfait, et d\u2019une distinction rare ces lettres gothiques, ce sceau de cire rouge et cette vignette représentant le castel de Villepreux entouré de de ses fossés, de son pont-levis.Quand donc Hélène irait-elle le voir cet antique chateaux aux tourelles crénelées ?Elle aimerait à se tenir sous le porche, et, nouvelle châtelaine, à verser l\u2019aumône eutre les mains de ses vasseanx assemblés.Quel déli- tieux et poétique voyage de noce.Mais, lorsque Miles de Deauville insinuaient ce désir de leur nièce, Yves les écoutait avec une extrême froideur.Du reste, il parlait rarement de sa vie antérieure ; et le faisait-il contraint par les questions parfois indiscrètes, c'était avec répugnance et tristesse, comme s\u2019il eût éprouvé un sentiment pénible.Les deux cœurs s\u2019en étonnaient :; pris, aussitôt, elles trouvaient une excuse à ce langage plein de réticences, \u2014 Pauvre cher Yves, disaient-elles, il a perdu tous les siens, etce souvenir l'attriste ; il ne peut se résoudre à revoir ce castel où son père a rendu Je dernier soupir.Quelle âme d\u2019élite ! Quelle senai- bilité rare ! Alors, le léger nuage se dissipait ; l'avenir de leur nièce leurparaissait radieux et, de tout leur cœur, elles hâtaient le i jour du mariage.ll vint enfin.C\u2019était le 10 juillet.Dans cette matinée, la joie était partout ; dans les mûrs où chantait l'alouette .dans le ciel bleu qui jetait sur les mâri.r- ses longues trainées d\u2019or; dans la chambre d'Hélène garnie de fleurs, et où la jeune mariée se laissait parer, heureuse d\u2019être si jolie.Oh | seulement pour lui, son tiancé.son héros.son culte le plus noble de tous.Ses tantes mettaient sur ses cheveux blonds et fins, le voile blanc des vierges et les paupières baissées, un doux sourire sur les lèvres, elle murmurait tout bas : \u2014Je suis trop heureuse !., Elle était bien sans défiance, la pauvre Hélène, et quand cette toute jeune fille, que les tristesses de la vie n\u2019avaient pas encore effleurée, se promettait de consacrer son existence entière au bonheur de celui qu\u2019elle avait élu comme le préféré, elle le faisait avec une loyauté et une reconnaissance sans burnes.Miles de Deauville s\u2019activaient, Elle arrangeaient les plis du voile : elles attachaient les boutons des gants ; elles pla- ¢aient le bouquet au corsage : puis tour a tour, embrassaient leur nièce sur le front : .\u2014Ah !ma chérie ! s\u2019écrièrent-elles, avec une émotion sincère, sois heureuse .Tule mérites.Mais tu le seras, mon enfant ; quand on aime, les joies sont nombreuses.Alors toute parée, si sympathique et si charmante dans ces blancheurs d\u2019étoffes, qui l\u2019entouraient comme d\u2019un rayonnement de candeur, sa jupe de satin, ornée de point d\u2019Angleterre, traînant derrière elle, avec des bruissements soyeux, Hélène descendit lentement.Elle souleva la portière du salon cloisonné, et elle aper- eut dans l\u2019encadrement, Oh! la délicieuse mariée.La beauté et la franchise de son regard surtout n\u2019auraient pu s\u2019exprimer.Ses prunelles bleues et limpides, pleines d\u2019amour et de foi s\u2019atachaient longuement sur son fiancé.Il s\u2019avançait vers elle.Avec une effusion ardente, il prit sa main gantée, et, tandis qu\u2019elie baissait ses longs cils sur ses joues rosées, très bas, pour elle seule, il dit avec une extrême tendresse : \u2014Que vous êtes jolies et combien vous m\u2019êtes chère 1! Oh ! si vous saviez à quel point je vous aime.Si vous saviez.! 11 avait réellement bu l'oubli.I oubliait tout, excepté cette grande juie qu\u2019elle serait à lui dans la vie, dans la mort, Cet immense bonheur qui entrait dans son existence comme un flot de lu- mitre dans une chambre close, l\u2019aveuglait Sa faute se voilait pour un instant et il ne songeait pas que le fantéme du passé pût le poursuivre et le troubler encore.\u2014N\u2019est-elle pas qu\u2019elle est idéale, lui glissa à l'oreille Mlle Alix.Chère petite colombe ! Quel doux nid vous saurez lui faire.Très distingué dans leurs toilettes garnies de vieilles guipures, les tantes de la jeune fiancée conservaient le digne maintien.dont elles avaient étudié les poses pour la circonstance solennelle : et s\u2019approchant des divers groupes, elles trou vaient pour tous un mot aimable, Elles serrèrent longuement et silencieusement la main de lord Elliott.\u2014 Merci d\u2019être venu, dirent-elles, chacune avec légère variante ; merci de cette preuve de suprême amitié ; merci d\u2019avoir consenti à différer votre départ.Hélène voulait, vous l\u2019avez compris, tous ceux qu\u2019elle affectionne autour d'elle.Vous nous auriez tant manqué ; vous, notre meilleur ami.Et c\u2019est demain que vons quitterez Athènes ?Vous voilà donc repris de la passion des voyages.Vous ne redoutez pas les châleurs brûlantes du désert africain.Pourquoi aller ainsi vous exposer aux dents des lions et des pan- thèree.Dear sir Georges, que nous penserons à vous ! Les paroles de Milles Deauville arrivaient à l'oreille de l\u2019Ecossais comme un bourdonnement confus.Ses yeux ne voyaient qu\u2019à travers un brouillard.Il demeurait tres correct et très digne, dis- stimulant son angoisse ; mais il pensait qu'\u2019apres cette douloureuse épreuve du mariage d\u2019Hélène, il n\u2019y aurait pour lui ni joie, ni repos.Il regarpait la blanche mariée.Jainais elle n\u2019avait été si charmante si candide que sous ce long voile de tulle.Et ce marquis, comme il était jeune et beau, lélène s\u2019approcha de son vieil ami.Sir Georges avait si héroïquement dissimulé ses sentiments les plus intimes devant l\u2019amour naissant de la jeune fille, que celle-ci ne les avait pas soupçonnés.D'ailleurs quand on ne voit plus au monde qu\u2019un seul être, on est incapable d\u2019avoir l'intuition des souffrances d'autrui ; ses yeux étaient donc brillants comme le ciel bleu lorsqu'elle dit à l\u2019Ecossais : - Vous donnerez au marquis de Ville- preux la moitié de l'amitié que vous m\u2019avez toujours porté, n\u2019est-ce pas sir George?Jcluiai dit quel ami vous étiez pour notre famille.Lui vous doit la vie, et il est de ceux qui n\u2019oublient jamais.Serrez-vous la main tous les deux ensemble.Yves pâlit esvemnemens Quel homme était-il pour demauder l'estime et l\u2019amitié de l'Ecossais ?Cependant les fiancés, d\u2019un même mouvement, tendaient leurs mains, et lord Elliott les serra loyalement toutes les deux, en supportant avec l\u2019héroieme l\u2019affreuse épreuve qu\u2019on lai infligeait.Midi sonnait à la cathédrale lorsque les voitures y arrivèrent, Hélène les yeux baissés sous son voil, s'appuyait légèrement sur le bras de son grand-père.Ella montait joyeuse cette large nef au haut de laquelle l\u2019attendait toute une existence de richesse, de noblesse de renommée.Une lumière multicolore, descendue des vitreux éclairait le pavé de marbre, et lui donnait du prisme.Tandis qu\u2019elle avançait dans ses rayons, on eût dit que les saphirs et les rubis venaient d'eux-mêmes se poser sur le satin blanc de sa longua traîne, de sorte que la jeune mariée marchait comme dans un sillon jonché de pierres précieuses Près du chœur d\u2019autres vitraux, frappés aussi par le soleil étincelant, entouraient de clartés vives les chandeliers ,d'or sur l\u2019autel, les bouquets de fleurs, la nappe de dentelle et le tabernacle, voilé de brocart, Hélène s\u2019agenouilla sur le Prie-Dieu de velours ; le marquis de Villepreux était à ses côtés sa belle tête si aristocratique ressortait sur habit noir.Il était très pâle et baissait les yeux ; il s\u2019inclina, lui aussi, et sembla s\u2019abimer dans une méditation profonde.Les harmonies de l\u2019orgue ne se faisaient pas entendre : Ou connait peu, daus les églises d\u2019Orient, le royal instru- meut ; mais, dans la tribune, un cœur de voix d\u2019hommes, a quatre parties laissait tomber de la voûte sonore une mélodie grave et pénétrante.Et saisie par la splendeur due la cérémonie éblouie par les lustres allumés, enivrée par le parfum de l\u2019ensens.Hélène demandait, avea ardeur au ciel de bénir son union.C'était bien la confiante fiancée qui aime purement, saintement, celui dont clle va porter le nom.Il était bien l\u2019idéal de sea rêves de jeune fille Quelle confiance absolue elle avait en lui.Comme elle se laisserait vivre, bercée par le flut si doux qui allait l\u2019emporter.Elle vivrait en lui donnant toutes lec joies profundes et vraies.C'était là son devoir maiutenant le cher devoir! Et son cœur, délivieuse- ment, s\u2019attendrissait ; une larme montait à ses yeux, et de ses lèvres entr\u2019ouvertes par le sourire s\u2019échappait un soupir de bonheur.Un soupir s\u2019échappait aussi des lèvres de Villepreux; mais un soupir d'indicible angoisse.La pâleur le gagnait ; muis un feu sombre s'allumait daus ses yeux.Le remords implacable l\u2019avait rassaisis Il était si coupable, si lâche, si miséra- Coane Il avait mal vécu, mais il avait été bercé sur les genoux d\u2019une pieuse Bretonne; et, des souvenirs de sa petite enfance, il restait quelque chose.Quoi qu\u2019il eût fait pour trancher dans sa foi, annihiler son espérance, au fond de son ame avait survécu une fibre chrétienne.La téte appuyée sur ses mains, il fermait à demi les yeux ct toute son enfance innocente revenait à sa pensée.Tout jeune, il avait incliné la tête, il avait incliné la ia tête quand tintait la clochette à l\u2019élévation toute jeune, en les répétaut aveo sa mere, il avait recité des prières, eb sans qu\u2019il les cherchât malgré lui, par lambeaux ces prières lui revenaient à la mémoire et leur beauté et leur poésie lo saisissuient en même temps qu\u2019elle le remplissaient d'effroi.Sa lévre bléme, Sans un puissant effort de son énergique volonté, tout son corps se fût mis a trembler.Bercée par les chants ce ce chœux à quatre parties par ses beaux airs si pleius de mélancolie, sa pensée s\u2019exaltait, Daus les nuages bleu qui montait des encensoirs d\u2019argent lentement balainicés, se dessinaient des images chères autrefois Il revoyait une femme pâla et triste, en costume de veuve, qui le regardait avec une expression si tendre ; qui le serrait son cœur qu\u2019il était tout petit, un enfanb à l'âme innocente, dont les douces paroles le faisaient sourire, dont les baisers calmaient ses pleurs.Et cette femme, c\u2019était sa mère.et sa mère le pleurait maintenant comme on pleure un mort.Oh ! qu'il était misérable et qu\u2019il était coupable de laisser couler de telles larmes, Un cri était près do lui échapper.Alurs il regardait Hélène, et lâchement, il capitulait avec sa cunscience.La vua de cette jeune femme, si belle sous son voile de tulle, captivait son cœur «t bouleversait sa raison.Et cette jeune femme, qui occupait toute sa pensic, qui romplissait toute sun âme, il la trompait, 11 lui mentait avec pertidie, Une voix mélodieuse et bien timbrée le tira de sa cruelle rêverie.Cette voix disait: Povr les pauvres, s\u2019il vous plait, 11 leva les yeux, et à travers Je Drouil lard de ses larmes violemment contenues il aperçut un eflicier de la marine anglais se donnant la main à une quéteuse vas poreusement vêtue de gris-perle.Elle tendait une aumonière en velours rouge brodée d'or, dans laquelle tombaient det pièces blanches Oh ! l\u2019aumône ! Elle apaise les re: mords elle purifie la richesse volée! L\u2019aumône serait peut-être la goutte de rosée qui tomberait sur son âme brûlée et tourmentée.Et magnifiquement, sans let compter, il déposa dans l\u2019aumônière de nombreuses pièces d\u2019or.Hélène lui sourit avec reconnatssance.Après la cérémonie, l\u2019assistance passa dans une vaste salle d\u2019allée de pierre.La registre fut vuvert sur la table, «t d\u2019une 1% wt Sw rE.a.b= hi Ets sus EREE=SEY _STSS%.052 = = BEER EER X Tal J fg \u20ac pet ify.Eur de mai tly wel it par Jatin reg (iy 3 pures 1 Pipe des nant sol 1 \"doux al eh Jaan Ee Wont jt êttes js da lea JR idiebla Ai x a 5, Il ise gid bet IONS pur, il vil eb hike posait La lite a deu saocante ae, 1 ciné la a ils nt avé réf, & Jo, pat ent 3h de la pole bo ee jernqu à ee eut nd lt Je I iff # reois LE CULTIVATEUR | main fiévreuse, le marquis de Villepreux signa du grand nom: usurpé aux nobles mot dont il s\u2019étzut fait le descendant, Lord Elliott le considérait attentivement étonné de sa pâleur et de son trouble.\u2014Cest étrange, se disait-il, à quel point il est impressionnable.Mais pas un soupçon ne lui vint à l\u2019es- rit, Qui aurait pu supposer que ce no- le gentilhomme fût le plus audacieux des faussaires.Personne ne le soupçonnait et tous compliments Helène ravie et et souriante, Son grand-père la baisa sur le front, et ses tantes s'approchèrent our redresser, sur ses cheveux blonds, es pétales de la guirlande de fleurs d\u2019oranger.0.\u2014Bonjour, marquise, disaient-elles, chère marquise de Villepreux, Quel nom charmant ! comme il est distingué ! Dh ! ma petite Hélène; que nous sommes heureuses ! Les voitures emmenèrent le cortège.Le lunch fut superbe ; puis la jeune femme quitta la villa des Muses, ce cher abri Dù s'était écoulée sa jeunesse.Elle pleura en embrassant son aïeul, car \u2018l\u2019a- lieu est toujours triste, lors même que l\u2019on croit aller au bonheur.La ville fut traversé et les roues de l\u2019équipage amortirent leur bruit sur le sable d\u2019une vaste cour, et s'arrêtèrent, après un élé- ant circuit, contre le perron de la belle Babitation récemment acquise par le gentilhomme français, Les mariés descendirent sous la véranda ornée de clématites.C'était, dès le vestibule, unc 1m- pression de confortaet de haute vie; mais Hélène ne voyait pas l\u2019escalier de marbre orné de lampadaires et de statues les palmiers dans les angles ; elle ne voyait pas nun plus le riche mobllier du sump- tueux salon ; et sitôt qu\u2019ils furent seuls dans cet appartement, où uné profusion de fleurs lear souhaitaient la bienvenue, toute tremblante, elle s'approcha de son mari, \u2014Combien je vous aime, lui dit-elle, et c\u2019est pour la vie ! - Il lui ouvrit ies bras ; elle appuya sa tête blonde et confiante sur sa poitrine, et ils restèrent ainsi muets, avec une telle intensité d\u2019émotion, qu\u2019ils entendaient battre leur cœur.\u201c \u2014Mon bien-aimé, répéta Hélène, je vous iiinerai toujours ! Oh si vous saviez .8i vous saviez.sl vous saviez à quel point vous m\u20198tes cher, si vous saviez comme j'ai mis en vous ma conffance, ! .ite 3 re la ta mére, a tous ceux qui t'ont chéri vous si noble ! vous si généreux ! Et des larmes itiondérent ses yeux.De douces larmes ; elle pleurait de bonheur; tandis que le marquis, la pâleur au front We répétait 14 : ~ Mui gi noble ! moi si généreux 1.i ERY Cie.2 VI L'hiver était venu et le marquis de Villepreux ouvrit ses salons.Ce fut slors un défilé mondain.Tout Athènes voulut voir de près ce jeune couple, dont la lune de miel ne pâlissait pas, voulut constater par quel charme cette belle jeu- no femme avait si complètement le cœur du fier gentilhomme ; et sans cesse, devant la véranda c'était un piaffement d\u2019é- guipages et dans les salons un frou- rou de robes de soie, un murmure de conversations animées, un cliquetis de porce- läines en vieux japon et d'argenterie ar- .moiriée pour le lunch de cinq heures.\u2014 Hélène est bien le plus jolies de toutes glissaient à l'oreille d'Yves les deux petites tantes, toujours fiidèles aux réu- pions.Et lui aimait à la regarder avec ses costumes de satin ou de velours, assise comme une reine sur le divan, au milieu de ses palmiers et de ses fougères.Le vaste salon était meublé avec le goût parfait qui caractérisait le maître et la maîtresse de la maison.Un long divan, en damus de soie brochée, courait le long de la muraille; les consoles durées étaient chargées de vieux bronzes, de statuettes, de petits chevalets drapés en brocart ; sur une table ronde, aux ins- crust«lions égyptiennes, s'entassaient, dans tu désordre voulu et calculé, des livres, des revues, des brochures.Les panncaux bisenutés des grands miroirs de Venise, réfléchissaient les fleurs du parterre, le jet d'eau à aigrette blanche, un psn du ciel bleu ; et dans la cheminée monumentale, décorée d\u2019un beau groupe de marbre, brûlait an feu de romarin, à la flamme si claire et si odorante.Ce premier hiver de leur union fut comptetement heureux, Il dépensaient leurs cœnrs comme des prodigues ; jamais las de se redire lenr ardente affection.Mais pour Hélène, les heures de fétes étaient celles, bien rares hélas ! où ils Se trouvaient seuls.C'étaient pour elle de doux moments que ces iustants d'expansion où elle laissait s\u2019échapper l'être intime, délicat, qui vivait en elle.Un soir de janvier, ils se trouvaient seuls devant la cheminée.Les flammes Orangées léchaient l\u2019éeurse du romarin ; la bouilloire d'argent chantait sur la table, Tout à coup Hélène prêta l'oreille à ce Chant de l'eau bouillante.\u2014 Ecoute, écoute, mon bien - aimé, À fini de la solitude.qui murmure.: Î ] Elle eut son joli rire, ce rire perlé si doux et si communicatif qui avait le don de dissiper les pensées amères de sun mari.Elle continua, et ses yeux couleur de pervenche riaient plus encore que ses lèvres.\u2014 Je te'préviens que ce murmure de l\u2019eau nous fait un petit discours qui pourrait se dire en chaire.\u2014J\u2019écoute répliqua Yves ; traduit par toi, le sermon sera touchant, \u2014Âlors, d\u2019une voix grave qui vibrait d\u2019émotion, malgré l\u2019apparence de ce jeu futille : .\u2014 Ecoute, fit Hélène, elle dit cette eau qui bouillonne : Heureux, mille fois heu- renx le mari et la femme qui, la main dans la main, devant la flamme du foyer, ne souhaitent d'aller autre part.Heureux sont-ils si leur \u2018demeure leur parait le plus doux abri, le refuge contre toutes bonheur.Et s\u2019exaltant : Oh! moi mon bien-aimé moi j'aimetant notre chère demeure.La plus grande joie de ma vie, n'est-ce pas de m\u2019y retrouver avec toi, près de toi, loin des autres, Maintenant elle le regardait avec des yeux humides et interrogateurs.\u2014 Mais toi, mon Yves, toi, tu ne l\u2019aimes pas assez notre foyer béni.11 semble que la solitude t'y pèse.Pourquoi tant de fétes ?Je n\u2019ai pas o0sé te l\u2019avouer jusqu'ici ; je me suis efforcée d'etre la femme élégante, la femme à la mode que tu désires; mais que ces bals et ces diners me fatiguent.Ah! si j'étais \u2018chiére comme tu m\u2019es cher, aue \u2018les autres te seraient indifferents ! Yves était ému à un point qu'il n'aurait su dire.Il était heureux et effrayé du grand amour de sa femme.Il n\u2019était pas digne d\u2019inspirer une confiance si entière àce cœur si aimant qui voulait s'appuyer, s\u2019enlacer comme une liauv.Quel guide était-il, ?Quel appui?Le sentiment de son indignité l\u2019accablait, et il ne parvenait pas à chasser ce nuage de tristesse dont le refiet donnait, d\u2019ailleurs un charme à son beau visage.\u2014Je le sens,:reprit-elle, tu es triste et jamais tu me confies la cause de ton sou- Cle Jamais tu ne me parles de ton passé, Je voudrais porter ma part de ce qui t\u2019oppresse.Tu songes sans doute à ton père pendant ton enfance.\u2014Et lui mettant un baiser sur le front : Oui, tu as dû beaucoup souffrir dans.ta vie d'orphelin.Mais à présent, c\u2019est Jesus la.Ma pré-: sence ne vaut-elle pas mieux pour te con- .\\soler que les bals.et: les fêtes.Tant de bruit étourditr Ah ! mon Bien-aimé ! je te le répète, tu he m'aimes pas comme je t'aime Lo Co Yves s\u2019était levé.Jamais .expression plus passionnée n'avait rayonné sur son visage ; et, s\u2019approchant de sa femme d,une voix tremblante, il balbutia sim- lement : \u2014 Hélène ! Hélène était assurée, et reprenant sa tâche de maîtresse de céans, elle versa l\u2019eau bouillante dans la théière du vieux japon.\u2014N'es-tu pas fier d'être servi par une marquise, une marquise authentique, en robe de satin, avec une rose dans ses cheveux.Une marquise authentique ;.Tous ces paroles étaient pour Yves comme «les coups de lanière.Elles le flagellaient ; elle lui faisaient monter la rougeur au front.\u2019 Hélène versait avec grâce le thé bouillant daus la tasse de son mari ; il fut pris à deux sur le guéridun, puis la jeune femme ouvrit le piano, Elle n'avait pas un grand talent, car elle s'était adonnée sentiment profond ; elle était née artiste, et si les airs qu\u2019elle exécutaient n\u2019étaient pas chargés de difficultés, ils n\u2019en touchaient que davantage.Elle jouait tour à tour les morceaux que préférait Yves, et lui, les paupières baissées, écoutait .oubliant peut-étre.se souvenant.Et, tout, quittant le piano : \u2014 Ah ! dit-elle, veux-tu me faire un plaisir ?Le veux-tu ?Lorsque les beaux jours seront venus, nous chercherons au burd de la mer, quelque nid dans la solitude.Nous oublierons le monde avec ses faussts joies et ses amitiés ba nales, et nous demanderons à l\u2019existence ce quelle a de vrai et de meilleur : travailler et s'aimer.s\u2019aimer de tout son cœur ?Elle s'animait.Sur le guéridon char- *gé de croquis et d'albums, elle prit un ; crayon et, vivement, se mit à dessiner, le front incliné, es cheveux un peu frisés ombrant son délicieux visage, Voilà le plan de ma villa, il est bien simple.A-t-on besoin du luxe qui nous entoure pour être heureux ?On l\u2019a dit le vrai bonheur coûte peu et ne demande qu\u2019une petite place, La, dans cette maisonnette, nous aurons des hôtes moins nembreux et j'aurai du temps pour ,1mes travaux.Éroiras-tu que depuis sat Jours je n'ai pu ni dessiner.ui mo- 1 quelles jolies choses nous dit cette eau; \u201cheures, discours futiles,.quand il y a de:grandes.| œuvres à accomplir, des mots, à les peines et aussi le cher asile du vrai | neuses à la sculpture, mais elle jouait avec un |- deler ; les réceptions ont pris toutes nos Pourquoi user otre vie dans les dire ?; ap.pl Yves I'écoutait réveur.Il éprouvaitle besoin de l'existence fouettée, fuusse et entraînante de la vie mondaine.bien plus encore par le désir d'apaiser ses remords que par un goût naturel, Il voulait s\u2019étourdir pour oublier cette signature don née, d\u2019une main tremblante, le jour de sou mariage, cette signature qui était la plus lâche des trahisons envers la plus noble des femmes.Que de fois le sentiment de cette lâcheté, qu'il s'efforçait 'd'endormir s\u2019éveillait tout à coup dans les profondeurs de sa conscience, ot des-dou- leurs sourdes, rongeantes comme celle d\u2019un mal intérieur, le tanaillaient silencieusement.Sublice subi tout bas entre l'immortelle conscience et son visage souriant, qui disait à Hélène : \u201c \u2014Sois heureuse ! .Elle désirait une villa au bord de la mer, et, dès le mois de juin, le splendide hôtel d\u2019Athènes fut abandonné pour la petite maison blanchede Phalère.Cette maisonnette enguirlandées de lianes, faisait contraste avec l'arinité du pays.Ce n\u2019étaient à l\u2019entour que rochers déserts, champs incultes, divisés par des hais in- franghissables, où les cactus trapusamon- celaient confusément leurs raquettes épi- Mais que la rade bloue était admirable, De l\u2019atelier d\u2019Hélène.on la voyait à peine moirée de quelques vagues et la jeune feinme regardait, en poète et en artiste, la transparence du ciella perspective fuyante des rivages, la brusque saillies des promontoires.\u2026 On n'\u2019aurait pu imaginer d\u2019endroitsmieux choisis pour lerêve et letravail La mer venait mourir au pied de la véranda, et les journées s\u2019écoulaïent douces et tranquilles en face de ces eaux frangées d\u2019écume et qui semblaient raconter, dans leur murmure, la lougue histuire !des siècles passés, Puis lorsque venait le soirtous deux causaient dans leur jardinet, semblable à tous les jardins de la Grèce, qui, en été, sont brûlés et arides, n'ayant d\u2019autres fleurs que des pourpriers ct de grands fourne- sols.Mais, avec I'heure tardive, quand le jasmin y embanme, et que: les étoiles les éclairent, qu'ils deviennent.poétignes ces jardins del\u2019Orient.| L'olivier frissonne dans le clair de lune,.et le rossignol répond au grillon caché dans les touffes de myrte.Bien souvent délaissunt la ré rauda, ils montaient dans leur barque: blanche, recouverte d\u2019un tendelet de: | pourpre, et six rameurs maltais souples et vigoureux les promenaient sur la rude de Phalère.autrement et mieux encore jui semblait- il, quand elle seule lenterdait À force de vivre à côté de, çette intel- ence salutaire.Près d'Hélène, son seus moral se relevait, et, heure par heure, la\u2019 nature droite et franche de la jeune femme agissait sur lui, lui rendait ses quali- ligence d'élite, Yves resseytait son influ- meurait sur la lande près de sa bonne et sainte mère.Que devenait-elle la pauvre Bretonne 2?Elle p'eurait, elle souffrait, elle regrettait son fils, elle vivait dansûne médiocrité voisine de l'indigence, et lui avait un plaisir à Athène et une villa à Phalère ! S'il avait pu lui dire : Je vis! S'il avait pu lui envoyer une partie deses | richesses, mais elle les eût repoussées, avec horreur, préférant l'indigence au bien mal acquis.(A continuer) LA CLEF DE LA SANTE.Ouvre toutes les avenues obstruées des Intestins, des Rognons et du F'oie, enlevant graduellement.sans affaiblir le système, toutes les impuretés et mauvaises humeurs des secrétions ; corrigeant en même temps l\u2019Acidite de l\u2019Estomac, Maux de Tete, Ltourdissements, Brula ments d\u2019Estomac, Oons.ipation, Seche- resse de la Peau, Hydropisie, À ffai- blissement de la Vue, Jaunisse, Herpes, Er-sipele Scrofule, Battements de Cœur Ftat Nerveux et Debilite Generale, toutes ces maladies et plusieurs autres sem blable» 2èdent à l'influence bienfaisante des BURDOCK BLOOD BITTBRS.En vente chez tous les Marchands.se:| JV mes du Caiarrhe, \u201cM Alex.Burns, de Sudbury, Ont., dit : Messieurs, je puis déclarer que j'ai souflert du Catarrhe peudunt sept à huif ans, accompagné d'haleirie infecte, d'excrétions constantes ans © gosier, de graillement, de crachements, de surdité partielle, de bruits sourds dans les oteilles, d\u2019une douleur lourde à travers [e front d'ai cu recours aux poudres et aux douches, mais toujours sans eifet ; le seul résultat que j'obtenais était un soulagement temporaire suivi bientôt des symptômes usuels à un degré plus grand encore, les résultats obtenus par l'emplordu BAUME -NASAL ont été au contraire une halaine fraîche, cessation des excrétions au gosier (et par conséquent plus de crachats et de graillements), clarté dans l\u2019ouie et pas un seul mal de tête.De fait, c\u2019est mon opinion que par l'emploi constant et éclairé du BAUME on peut guérir la pire attaque de Catarrhe, James H.McLeod, Mink River Road, N.E., dit : J'ai essayé d\u2019autres remèdes pour le Catarrhe, mais n\u2019en ai obtenu aucun soulagement Votre BAUME NASAL est certainement lemeil- leur remède que j'ai essayé, et il est tél que vous lie dites.Le fait qu'il est d'un bon goût ajoute grandement § 8a valeur ; mais son plus grand mérite consiste en une GUERISON Clint AINE de cette vilaine maladie, le ca- rrhe.WW, Chas, Hanley, maitre de poste, Spr Ba N.E., dit : Jo soumets ce qui suit au Dublis afin que ceux qui sont aflligés soient guéris par le même remède.Deux bouteilles de votre BAUME NASAL Nt ramené à la santé un de nos enfants âgé de 4 ans, souffrant du catarrhe Honrictta Blackwell, Parker,Ont.,dit : Votre BAUME NASAL est le meilleur reméde dont j\u2019ale fait usage pour le catarrhe.Je respire pius facilement que par le passé ct mon haleine est redevenue bonne.Je considère je BAUME NASAL comme un bienfait pour ceux qui souifrent nement en Consomptiou et conduit à une mort prématurée, Le témoignage I] y à danger évident pour la santé et la vie, en négligeant un rhume de cerveau où Cas tarrhe, et à cette saison, avec sa température variable, humidité inaccoutumée ct changements subits du chaud au froid, on est sujet surtout au rhume de cerveau.Un cas négligé de rhume de cerveau dégénère rapidement en Catarrhe, et un Catarrhe: négligé dégénère certai- es médecins prouve d\u2019une manière concluante qu\u2019un grand nombre de mortalités provenant de la consomption ont commencé par un rhume négligé, qui,en passant par diffé 5 loppé en Catarrhe et ensuite en Consomption, cette maladie redoutable que la science n\u2019a pu encore guériravec succès.Si vous souffrez d\u2019un rhume de cerveau ou d\u2019autres symptômes w catarrhe, tel que mauvaise haleine, mal de tête, matières tombant de la tête hoquets, et crachement, décharges copieuses des narines, diminution de l'odorat, toux sèche, \u2018Voix enrouée, râle de poitrine quand vous respirez, étourdissements en vous penchant, diffi culté de vous mettre au travail, une tendanca aux nausées le matin en s'efforçant de dégager les accumulations dans la gorge, Ne les négligez pas, Ceux-ci sont quelques-uns des symptô- et.si vous en ressentez, SUYEZ AVERTIS À TEMP.rents degrés, s'est déve: ans la gorge; Ne les InisseZ pas continuer sous l'impression erronnée que ça se passera avec le temps, Cela ne se passers pas, mis œu contraire vous minera sourdement comme des miliers avant vous, -Procurez-vous de suite un bouteille de BAUME NASAL, le seul remède certain expéditif qui ait eté offert au public pour le Rhume dc Cerveau et le Catarrhe.Ceci n'est pas une assertion oiseuse, mais | un,fait indiscutable, constaté par des tnilliers de témoignages entre nos nains, relatant des gérisons merveilleuses, Nous avons reçues ces témoignages de toutes les parties de la Puis- saucy et nous en reproduisons quelques-uns choisis au hasard, comme dés exemples servant pour tous; M.John H.Adams, marchand, Brantford, Ont., dit: J'ai fait usage du BAUME NASAL pour le catarrhe et j'ai trouvé une guérison certaine.Miss Maggie M, Martin, Terwood, Pe., dit: Par l'entremise d\u2019un ami en Canada, j'ai fait l'acquisition du Baume Nasal.J'ai soutfert durant des années du catarrhe et c\u2019est le premier remède qui m'ait procuré du soulagement et je suis certain qu'il mo guérira.Miss Minnie McNairn, Millo Fothes, Ont, dit : Votre bouteille de- Baume Nasal n'a fait un grand bien.Mon mal de.têté à disparu avant qué j'aie fini la bouteille et j'éprouvai un grand soulagoment, Je suis certaine que lé -Baume Nasal guérira n'importe quél cas de catarrhe si l\u2019on continue à en faire usage.W.As Doyle, Beulah, Man., écrit :-Comme remède de famillo pour arrêter les maladies produites par le catarrhe ou rhume de cerveau le Baume Nasal na pas sans égal, Nous le considérons beaucoup.- M, A.Schelenxig,Toronto, dit : Durant nonr- \u2018bre d\u2019années, ma fontme a été grandement malade du catarrhe, Le Dr .a promis de la guérir, mais elle devint pis et plus faible qu\u2019auparavant et je m\u2019aperçus que j'avais dépensé $26 en remèdes qui n'avaient feit aucun bien.Ma femme a ensuite commencé à faire usage du Baume Nasal et à grrndement amélioré sa santé, et elle est plus forte qu\u2019elle n\u2019a été depuis des années.Votre remède est le meilieur en vente ct vous pouvez faire usage de ceci comme témoignage.Emilie Pelletier, de Grenville, dit: Je ne puis à peine trouver des mots pour dire combien j'attache d'importance votre Baume Nasal.Ses effets, dans mon cas, ont été merveilleux, Alpha H.Dales, Tarbert, Ont., écrit : Votre Bauine Nasal a fait de moi un nouvel homme, Je n'ai l\u2019amais fait usage d\u2019un remède aussi satisfaisant, as le BAUME T I N A V I S Défiez-vous des.imitations.Si votre vendeur n'a pas lc ° NASAL en vente, ne vous laissez pâs influencer par lui, et qu'il vous PERREGENS \u2026 TRE + TUE Sens tés d\u2019autrefois, quand petit enfant, 1] de-| - guerissant l\u2019Exces de Bile, Dyspepsis, £.MILBURN & Co, Proprietaires, Toronto.PERCHERONS CHEVAUX Emon BETAIL AYRSHIRE, COBHONS BERKSNIRES ET CHESTER BLANCS VoLAILLES PLYMOUTH R S'adresser à.LOUIS BRAUBIEN, Bureau à Montréal, 30 rue Saint-Jacques à 2 heures p.m.FXRME OUTREMONT, PRES MONTREAL 18 dec.lsdd\u2014la c-cL offre d autres remédes en vente qu'il prétendra étre aussi bons, mais adressez-vous directe ment aux soussignés, et on vous enverra pôste payée, sur reçu du prix\u201450c et $1 la bouteille.- tai : .a FULFORD & Co., Brockville, Ont.Hélène écoutait, heureusé.Ia causerie = oo PE variée et grave de son sn 11 disait Le Baume d\u2019Allen pour les Pous- mons a été présenté au public aprés quo ss valeur pour là guérison certaine de ces n.ala- dies eut été pleinement vérifiée.Il stimule Yexpectoration et force les poumons à se débarrasser du phlegme ou mucus ; il change les 1 ux R h | OUX, ANUMES, RE C 70 i D a sécrétions et purifie le sans ; guérit les parties irritées; donne de la force aux organes digesti 8; fait fonctionner le foie d\u2019une manière normale et donne de la vigueur à tout le système, \u2018 Son action est si prompte et si efficace Qu'on garantit qu\u2019il arre- tera en quelques heures la toux la plus opiniatre, pourvu qu'ellé - ne dure pas depuis trop longtemps, Il ne contient pas d\u2019opium, sous aucune forme, et on garantit qu'il est parfaitement inoffensif, même pour l'enfant le plus délicat.I : n\u2019y à pas lieu d'avoir tant de mortalités par la Consomptio-, quand le Baume d'Allen pour leg Poumons peut la prevenir, si on a seulement soin de l'employer à temps.-Pour la Consomption et toutes les maladies qui y conduisent, telles que Toux, Rhumes .négligés, Bronchites, Asthme, et toutes les maladies des poumons, le Baume p\u2019 Antex POUIt LES POUMONS est le Grand Remède Moderne.Pour le Croup et la Cuarzluche c'est presque un spécifique.C\u2019est un vieux remèdé éprouvé et qui se ven partout à 50c.), et $1.00 la bouteille.On en a preparé des bou- en S teilles de 25 cents pour répondre à la demande continuelle d\u2019un bon REMÈDE POUR LA TOUX à ¥ un bas prix.Si vous, n\u2019avez pas encore fait | usage du Baume, essayez une bouteille de 25c.Voyez à vous procurer la PEINTURE portant l'étiquette ci- dessus, car aucune ne vous donnera une satisfaction parfaite.Si votre détailleur ne 1'a pas en magasin, insistez pour qu'il se la procure.Aucune autre que les PEINTURES les plus fines sont manu facturées, .- : The William Johnson Co.8 octobre 1889,\u20143m MONTRHAE vanter 16 LE CULTIVATEUR Dévouement d\u2019une mère Lutte avec un ours pour défendre son bébé Un cultivateur du comté d'Argenteuil racontait mardi à Montréal l\u2019aventure effrayante qui suit, arrivée samedi duns le Gare en arrière de Lachute.Les ours pullullent cet automne dans cette région : depuis une semaine les chasseurs en ont abattu une dizaine.Samedi dernier, la femme d\u2019un nommé Leblanc, colon et chasseur, à fait une rencontre terrible avec un ours d\u2019une taille énorme, Son mari était sorti, Elle était occupée à étendre son linge sur la corde dans la cour, lorsque le redoutable carnassier fit son entrée dans la maison.Un jeune bébé jouait dans son berceau avec des bibelots.Un autre enfant de huit ans qui jouait dans la neige, s'élança vers sa mère en criant : ** Un gros chien entre dans la maison.\u201d En même temps, le petit chien de la mai- gon roula au pied du berceau fit entendre un vacarme d\u2019aboiements qui donua l\u2019alarme à la mire.Mme Leblanc saisit une hachette et s\u2019élança dans la maison ; mais ellé eut la présence d\u2019esprit de dire au petit garçon : ** Monte dans l\u2019échelle, sauve-toi dans le grenier.La pauvre femme se trouva en présen- ee de l\u2019énorme animal qui était auprès du berceau, L\u2019ours seignait à l'épaule et paraissait avoir fait une course précipitée preuve que quelque chasseur lui donnait la chasse, Alors s'engagea une bataille désespérée entre la mère et l\u2019ours qui se ressa sur ses pattes de derrière.La pauvre femme frapnait à coups redoublés avec sa petite hache, mais sans beaucoup d\u2019effet.Pendant la mêlée, le berceau fut renversé et le bébé précipité sur le plancher presqu\u2019entre les pattes de derrière du car- Nassier.L'autre petit garçon qui était accouru en criant auprès de sa mère, saisit son petit frère eb l\u2019emporta dans le grenier, La mère sentait ses forces faiblir et poussait des cris déchirants.L\u2019affreux Martin, d\u2019un coup de pattes, lui fit partir la hache des mains et lui déchira l\u2019épaule de ses griffes.Elle s\u2019affaissa sur le plancher et l\u2019ours s\u2019élançait pour la dévorer, lorsqu'il sentit sur le cou les crocs de deux énormes boule-dogues, les chiens de son mari qui accourait, lui aussi au btuit de la bataiile.Les deux chiens terrassèrent Jean Pierre et de son fusil M.Leblanc lui logea nue balle dans la tête, En examinant le cadavre, on constata que la conragecae mère avait blessé l\u2019ours à 15 endroits.; Mertsubite M.le coroner Belleau a tenu lundi une enquête, à la Jeune Lorette, sur le forps de Mme Marie Legaré, femma de « Pierre Savard, qui est morte subitement hier ln nuit, La défunte avait éprouvé du :uaiaise samedi soir, après avoir soupé Je houdin noir, et elle s\u2019était mise au lit de suite.Vers trois heures, son mari s\u2019est aperçu qu\u2019elle râlait et il est allé chercher quelqu\u2019un, mais lorsqu\u2019il est revenu sa femme était morte.Elle était âgée de 46 ans et sans enfants, Les jurés ont prononcé un verdict de *\u2018mort d\u2019applexie cérébrale causée par une indigestion.\u201d Pénible accident Un cultivateur de Saint-Thomas tué sur l'Intercolonial Les passagers arrivés mercredi par l\u2019Ine tercolonial rapportent qu\u2019un triste acci dent est arrivé à St-Thomas de Montma- guy, au passage du train.Un cultivateur du nom de Coulombe traversait la voie, à quelque distance de la station de St-Thomas de Montmagny sur une charze de foin lorsqu'il fut frappé par le convoi régulier de l\u2019Intercotonial.La voiture fut reuversée et rejetée à côté de la voie comme une plume.Le malheureux Coutombe tomba sur une calvert où on le ramassa inanimé après le passage du traine On le transporta à la station, «t il expira quelques minutes Après, E N RNECEVN A à ce bureau, jusqu\u2019à Vendredi le M Déceubre prochain, inclusivement, des souruissions cachetées, adressées au soussigné, ct.portaut la euscription \u2018Soumis sion pour Travaux d¢ St-Laurent,\u201d pour la construction «inne nllonge à la Jetée do St- Laurent, Fe d'Orléaus.Québec, d\u2019après les plans et devis, que l'in vourra voir sur demande, chez M.Lapointe, maître de poste, à St-Lau- rent, et au Ministère des Travaux Publics, à Ottawa, où l\u2019un pourra se procurer des formules de soumissions, On no prendra en considération que les soumissions l'aites sur les imprimés fournis et signées du la main des soutmissionnaires.Toutes les soumissions devront être accompagnées d'un chèque de banque accepté, fait payable à l'ordre e l'honorable Ministre des Travaux Publics et couvrant un montant égal à 5 pour cent du montant de la soumission, lequel chèque sera confisqué si le contracteur tefuse d'accepter le contrat quand il en sera sverti.Si la soumission n'est pas acceptée, le shèque sera remis.Le département ne s'engage pas à accepter h plus basse ni aucune des soumissions.A.GOBEIL, Secrétaire Département des Travaux Publics, Ottawa, 20 novembre 1859.à Déceimnbre.-3f, e< lundi dernier, pour procéder à une en- Continuation d\u2019affaires Madame Samuel Bedard informe la nombreuse pratique de cet établissement et le public en général, que cette maison commerciale continuera, comme par le passé, son commerce d\u2019orfèvrerie et de bijouterie.Une réduction de 25 pour cent a été faite sur tous les articles, afin d\u2019en hâter la vente et diminuer le fonds de magasin qui est l\u2019un des plus considérables de la ville.Il suffit de jeter un coup d\u2019œil dans ses vitrines pour avoir une idée de sa valeur et de son assortiment, Les pratiques apprendront avec satisfaction que M.Rosario Lachance, employé depuis plusieurs années comme orfèvre dans cet établissement,en est maintenant le gérant, Inutile de dire, pour ceux qui ont été à même d\u2019apprécier la courtoisie ot l\u2019affabilité de ce monsieur, que son nom, joint à une expérience de plusieurs années, acquise dans cette ligne, offre la même garantie qu\u2019antérieurement aux acheteurs qui voudront bien encourager cette maison si avantageusement connues Aussi, M.Lachance espère-t-il que cet établissement recevra un encouragement libéral de la part de ses pratiques et amie, \u2014 6sem.Nouvelles des Cantons de l'Est Incendie à Capelton.\u2014Morts subites.\u2014 Hardi voleur.\u2014 Carrière d'ardoise, \u2014 Noyade.\u2014Mort accidentelle.Capelton.\u2014Samedi dernier, un incendie a détruit la maison avec dépendances, meubles et effets mobiliers, de M.Wilder Worth, à deux milles de Capelton.Un | portefeuille contenant $110 en espèces | courantes y a passé avec le reste.M.le juge Brooks est le propriétaire de la ferme où se trouvaient les propriétés incendiées, et comme il n\u2019y avait pas d\u2019assurance, ses pertes sont considérables St, Camille.\u2014Louis Leclair, cultivateur, âgé de 72 ans, est mort subitement dans son lit mercredi matin, et un moment après avoir dit à sa femme qu\u2019il voulait encore rester un peu couché pour mieux se reposer, \u2014Dimanche 24 novembre, un cultivateur âgé, se rendait à l\u2019église en voiture conduite par un de ses petits-fils, quand.la voiture s\u2019est renversée et le vieillard- a été tellement maltraité, qu\u2019il est mort | le lendemain des suites de ses blessures ; Coaticook.\u2014Le 22 du mois dernier, Mort subite Un vieillard de 71 ans,nommé François Richard et peintre en bâtiments, est mort subitement, vers six heures mardi soir, à son dumicile rue St.Jean, vis à vis l\u2019église.Lorsqu'après son travail de la journée il est arrivé chez lui, il s\u2019est plaint d\u2019un grand malaise.On l'a alors conduit à sa chambre, et lorsque M.Pabbé Laplante et le Dr Paquin sont arrivés un instant aprés, ils n'ont trouvé qu\u2019un cadavre.M.ie coroner Belleau a tenu une enquête bier après-midi.\u2014 Accident à Beauport Un pénible accident est arrivé hier à Beauport.Un habitant de l\u2019endroit nommé Alex.Henri Vallée, âgé d\u2019une trentaine d\u2019années et père de famille, remontait de son four à chaux, conduisant deux chevaux attelés en flèche à un tombereau lourdement chargé, lorsqu\u2019il a glissé sur le sol, et l\u2019une des roues du véhicule lui à passé sur le corps.On l\u2019a transporté chez lui, où un médecin a été appelé immédiatement, mais nous ignorons la gravité de l\u2019accidenta Quincaillerie Québec, 4 décembre.Marché ferme, avec une tendande a la hausse.Il s\u2019est produit une nouvelle hausse dans les fers en barre; ils sont cotés maintenant de $2,60 à 2,75 ; avant longtemps on croit que le prix sera de $3.FER EN BARRE: \u2014 Grandeurs ordinaires, de.32.60 @ $2.75 TOLE en boites:\u20141ére qualité.$3.00 @ $3.10 FER BLANC : ICW 10 x 14 \u2018\u201c 14x20 $4.50 1a Boite.IC 10x14 { \u201c14 x 20 34.50 à 4,75\u201c IX 10x14 ( \u201c 14x20 575 ; IXX 10 x 14 **_ 14x10 7,00 \u201c HACHES :\u2014de $7.25 à $8.50.PELLES :\u2014En fer .de $5.00 )a doz.| En acier.de 6.50 4 $10 1a doz, BECHES :\u2014En fer .$5.00 1a doz.En acier.de 6,50 à $14 la doz, CLOUS COUPÉS :\u2014 Enfer.3à6pcs, 2! pes, 2}pes, $2.75, 00, $3.25.1} pe.1} pe.8 ses Bù 13 pes, Clous d\u2019acier, 10 cts.par quart de plus.VERRES A VITRES :\u2014 25 pouces'et au-dessous .26 x 40 poucès.\u2026\u2026\u2026.\u2026.41x50 ©\u201c Lane 51x60 0 ,.CLOUS À CHEVAL :\u2014 Pointés et polis, Nos.7,8.$2.00 à $2,50 HUILE DE LIN : \u2014 75 cts gallon impérial.TEREBENTHINE :\u201485 cts \u201c pendant la nuit, un voleur probablement |-ACIER (Cast steel).41 & Lets 1aliire au courant de l\u2019état des lieux, est entré: « Aiisse.;: 0 @ ok \u201c dans l\u2019écurie de Me Henry Lovell, ety s\u2019est emparé d\u2019un cheval avec harnais et\u2019 phaéton.M.Lovell a mis les agents de | police aux trousses du voleur et les dernières nouvelles disent qu\u2019ils n\u2019ont pas encore réussi & l\u2019arrêter.\u201d \u2014Le coronet Woodward était en ville, quête au sujet de la mort d'un.petit | enfant de H Perry, de Coaticook Nord, |: trouvé mort matin, Richmond.\u2014Le projet de fonder en cette ville une école d\u2019agriculture pour les Cantons de l\u2019Est est en bonne voie d'exécution.\u2014Une nouvelle carrière d\u2019ardoise vient d\u2019être découverte sur la propriété de M.Jeffery.On dit que la qualité de cette ardoise est égale à celle de la carrière de St.François.St.Jean.\u2014 On a entainé des négociations avec un fabricant de boutons en ivoire pour l\u2019établissement d\u2019une manufacture à St.Jean.L'industrie paie bien, elle requiert des ouvriers habiles et un matériel très coûteux Les gages des ouvriers sout bons -\u2014M.Laurent Paradis, cultivateur bien connu de la paroisse de St.Jean, a trouvé la mort la semaine dernière dans les circonstances les plus pénibles.Il ressort de l'enquête que Paradis laissa sa demeure située au rang Bernier, le mercredi 20 novembre courant, pour se rendre à la ville où il entra d\u2019abord à l\u2019hôtel Dandu- rand, et en sortit pour aller escompter un billet de $20 à la Société de Coustruc- tion.On le vit ensuite vers les sept heures à l\u2019hôtel Lord, où il revint vers les neuf heures du soir pour se rendre presque immédiatement chez M.O.Hébert,hôtelier, qui mit son cheval à l\u2019écurig, M.Hébert dit dans son témoignage que le défunt- resta chez lui jusqu\u2019à deux heures du matin et se décida alors à partir malgré.les instances de M.Hébert.On trouva le lendemain matin son cheval sur les quais, mais on le crut rendu chez quelques-uns de ses parents ou ainis, e.ce n\u2019est que vendredi au matin qu\u2019on commença sérieusement à appréhender un malheur, et qu'après quelques recherches on trouva son corps daus le canal près de l\u2019endroit où son cheval avait été trouvé.Le jury a rendu un verdict de \u201ctrouvé noyé.\u201d - Aux entrepreneurs Le ministère des travaux publics à Ottawa, demande des soumissions pour la construction d\u2019une allonge à la jetée de St.Laurent, île d\u2019Orléans.Voir l\u2019annonce.vour autres informations, * aressort.034@ 03} - \u201c LES CUIRS 4 décembre 1889, Le marché est plus actif, mais les prix n\u2019ont pas väatié depuis notre dernier rapport \u201cpa Co - $cts.$cts Cuir à semelle B, À.No, 1.029 @ 021 do do | do 2.7.016 @ 018 | do ordinaire, No.1.a @ 8 3 ; 3 : do o acaa0ue @ dans son lit, dimanche Lguirà semelle No, 30.1045 8 08 «China No.1.016 @ 017 do ie Zrii L014 @ 015 Buffalo No.1.014 @ 015 ; de | .013 @ 014 Cu r'à semelle, slaughter) No.1 024 @ 0 27 emelle anglais.ae ssspnceu0e .040 @ 046 Brut léger.vosseuouss eee 021 @ 02 A harnais.racavse ss ee 025 @ 032 Vache cirée.@ 028 do @ 02 do & @ 030 Bul.09 ieee.010 @ 011 Vache piquée.000 @ 011 Cuir fendu, medium.014 @ O16 do jJunior.\u2026.\u2026.\u2026.012 @ 013 Cuir jendu de veau.02% @ 030 Veau léger.ocovuvvunnnn.040 @ 040 do épais.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.00er :045 @ 039 do frangais.PR 109 @ 130 Kid glace .09 @ 011 Kid anglais.@ 070 Vache patente .cee @ 016 Kid frangais.cvvvenn.s @ 20 00 $cts Montréal No.1.0000000000 0 06 do No 2 0 05 d No, 3 004 Toronto.No.1 0 05% do No.2 0 05 do No.3.004 Hamilton, No.1.005 do No.2.0 043 do No.3.0 03% Chicago \u201cBuff\u201d 0 05% do ree ee aaa 00 PEAUX VERTES A QUEBEC Québec Nol.0 05c.do No2.0 Ce, do No3.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.0 03c, Peaux deveau.0 06c, à 0076 ® ; do moutons.vo 075c, 8080c 1d Le marché de-Montréal MONTREAL, 4 décembre, \u2018Patente, d\u2019hiver.8490 @% 25 Patente, du printemps oo 490 @ 510 Forte laminée.450 «@ 460 Extra.419 @ 425 Superfine.300 @ 375 Fortea boulanger .425 @ 450 En sacs d'Ontario.150 @ 220 Ensacdelacité.460 @ 470 GRAIN\u2014 Blé nominal.No 1 dur du Manitoba.096 @ 097 Blé-dlinde.0 @ 051 Pois.oo iia, \u2026 069 @ 070 Avolne.coiiieie ii, .030 @ 031 Oorge.erie 040 @ 050 Seigle.coon.040 @ 045 Farine d\u2019'avoine .37 @ 45 Farine de Lu l'i-9e.- 240 @ 250 Provisions\u2014Lard mem .013% Saindoux.\u2026.\u2026\u2026.04 @ 09 Bacon.cooiiiiinn ian, 14 @ 124 Jambon.een.[PE cree 12 @ 13 Fromage.covvevvninienens 9% @ 11 Beurre des Townships.16 @ 21 do de Morrisburg.14 @ 20 do de l'Quest.vere 4 @ 16 do de Crémerie.[I 21 @ 23 Œufs, ferme; conservés.18 @ 20 do frais.\u2026.000000e 0e 23 ÈS \u2014\u2014\u2014 ANEW COUNTRY! il IN THE PINE, CEDAR, HEMLOCK AND HARDWOOD (ll Districts of Wisconsin and Mich- fi ican is opened by this new through route to the East, SPECIAL ADVANTAGES bs to PARTIES WHO Erect BBSAW-MILLS and FAO- TORIES, Mill machinery transported FREE.Choice farming lands cheap\u2014mostly on time.Railway Company pays cash for cordwood.For maps and infor matiorf address LAND DEPARTMENT \u201cBoe\u201d Rallway, Minneapolts, Minn, Le serment des Mormons Une décision judiciairo hostile aux Mormons vient encore d\u2019être rendue par un juge fédéral à Salt Lake City.Par une décision longuement motivée, le juge Andrews a refusé d\u2019accorder la naturalisation à des Mormons qui, de leur propre aveu, reconnaissent avoir prêté le serment de fidélité prescrit par l\u2019église mormoune, Le juge estime que ce serment est un acte de haute trahison, \u2018attendu qu\u2019il oblige les afliliés, sous peine de mort, à obéir aux prêtres mormons et à se venger du gouvernement et du peuple des Etats- Unis, coupables de la mort des prophètes Joseph et Hiram Smith,\u201d Aucun individu qui reconnalt avoir prêté ce serment ne saurait être fait citoyen des Etats-Unis.Cette décision du juge Andrews a causé une grande sensatiou dans l'Utah, comme on pouvait le prévoir.Pour l'Europe M.l\u2019abbé Casgrain doit partir vers le 15 prochain pour New-York où il s\u2019embarquera eur la ligne française, pour l\u2019Europe.Il passera l'hiver en Frauce dans l\u2019intérêt de sa vue depuis longtemps affaiblie, mais aussi daus le but de compléter ses recherches historiques sur la fin du régime français au Canada.Le nouvel ouvrage qu\u2019il a entrepris et qui aura, dit-on, pour titre : Guerre du Canada, (1765-1760) Montcalm et Levis ; formera plusieurs volumes et traitera a fond toutes les questions relatives à cette périude, comme il l\u2019a fait pour l\u2019histoire des Acadiens à la même date.Outre la magnifique collection des manuscrits du maréchal de Lévis dont il a obtenu la copie et dont l'impression se poursuit, il à fait copier la plus grande partie des manuscrits qui se trouvent aux Archives de la Marine et des Colonies, et il ne reviendra de Paris qu\u2019après avoir fait compléter cette transcription, aussi bien que celle des manuscrits du Ministère de la Guerre pour la même période.Ces ima- tériaux réunis, l\u2019auteur aura en main toutes les.pièces qu'on \u2018peut désirer pour traiter d\u2019une manière ' définitive l\u2019bistoire-siintéressante de cette époque et dont tant de points sont restés obscurs, ou ont été défigurés par les historiens étrangers AUTOUR DU MONDE Le World publie une longue dépêche de Paris relativement au voyage de Mlle Nellie Bly, qu\u2019il a chargée de faire le tour du monde en soixante-quinze jours.Mlle Bly, on le sait, s\u2019est arrêtée quelques instants à Amiens, pour voir M.Jules Verge.Le célèbre écrivain et Mme Verue attendaient la jeune Américaine à la gare.\u2018* Mon Dieu ! quelle enfant ! s\u2019est écrié amicalement Jules Verne en voyant Mlle Bly.Est-il possible qu\u2019une telle fillette entreprenne un pareil voyage 2\u201d L\u2019entrevue, il est à peine besoin de le dire, à été des plus courtoises, des plus cordiales.Mlle Bly, ayant demandé à M.Jules Verne s\u2019il connaissait l\u2019Amérique : \u201c* J\u2019y suis allé une fois, a répondu l\u2019auteur du Tour du Monde en quatre-vingts jours ; Mais je n\u2019y suis resté que douze jours.J'ai pourtant un grand nombre d\u2019amis en Amérique, des inconnus qui m'écrivent en adressant simplement lours lettres à ** Jules Verne, France.\u201d Il y à une famille en Californie avec laquelle je suis en correspondance suivie depuis plusieurs années et qui no cesse de me demander d'aller passer quelques mois auprès d\u2019elle.Ou m'a envoyé les photographies de tous les membres de la famille y compris les enfants, et je les connais fort bien quoique je ne les aie jamais vus.Vous voyez que j'ai de bon- \u201c| nes raisons d\u2019aimer l\u2019Amérique et j'ai souvent souhaité de pouvoir y retourner, Maintenant que je vous ai vue, Mile Bly, je désire plus que jamais y retourner un jour, parce qu\u2019il me semble que voire pays, si extraordinaire est devenu plus extraordinaire encore depuis que jo l'ai vu.Je suis sûr qu\u2019il n\u2019y a pas d'autre pays au monde où l\u2019un pourrait trouver une jeune femme qui voulût se risquer à entreprendre ce que vous faites, ni d\u2019autre pays où un journal ferait une expérience aussi coûteuse simplement pour sa valeur scientifique.\u201d Personnel M.l\u2019abbé Pâquet est parti mercredi de Ste.Pétronile, pour aller prendre possession de la cure de St.Casimir, Agents demandés Les agents du CANADIEN et du CULTIVATEUR ont droit à une commission de 25 pour cent.tr Nous demandons des agents dans toutes les paroisses où nous n'en avons pas encore.L'occasion est bonne, attendu que nous inaugurons UN SYSTÈME DE PRIMES qui rendra facile 1e travail d'abonnement.deu DECES Fortin.\u2014Au Cap Saint-Ignace, Louis Joseph Adolphe Fortin, fils ainé du De L.N.Fortin, est décédé le 28 courant, a l\u2019âge de 7 ans et demie.Sa sépulture a eu lieu le 29, à 3 heures p.m.LALISERTÉ.\u2014 À St Sauveur de Québec, le 28 novembre, est décédé Sieux Alexis Laliberté, maître-menuisier, a l\u2019âge de 68 ans.GRIFFARD \u2014A Montréal, le 28 du cou rant, aprés une courte et douloureuse maladie Sieur Louis Alexandre Griffard, A âgé de 33 ans et 1 mois.FRENETTE\u2014Au faubourg Mont-alm, le 29 du courant, après une longue t douloureuse maladie, soufferte avec r-signa- tion, Madame Olympe Marcotte.épouse de feu Isidore Frenette, à l\u2019âge de 76 ans, JouvIN.\u2014A St.Sauveur, le 27 \u2018lu cous rant, à l\u2019âge de 384 ans, Mme Marie Maheux, veuve de A braham Jouvin, JULIEN \u2014Le ler décembre, est lécédéa à Ste.Jeanne de Neuville, à lâge de 67 aus et 9 mois, Dame Adélaïde Moisan, épouse de Sieur Louis Julien, autrefois du faubourg St.Jean, BELLEAU\u2014A Lévis, le ler courant, Dame Marie Desanges Pagé, épouse da feu Isidore Belleau, à l\u2019âge de 68 ans.Courure.\u2014Le 29 novembre dernier.à St.Charles, comté de Bellechasse, M, Vital Couture, cultivateur, à l\u2019âge de 80 ans Paquer.\u2014 Le 2 décembre, à l'.1e 37 ans et 9 mois, sieur Louis Pâque- \u2018rge- ron, époux de dame Arline Chat.vert, BELANGER.\u2014A Trois-Pistoles, le 30 du conrant, M.C, Bélanger, père.Son service et sa sépulture ont cu licu ce matin & Truis-Pistoles.Marquis.\u2014A St.Sauveur, le 2 du courant, à l'âge de.27 aus et six mois, Mlle Marie Desneiges Marquis.MESA A EE 0 VOLUMES de Ian BIBLIOTHE- Q E NATIONALE, chu: is avec soin seront.expédiés grunt: ement par la malle d'ici 4 un mu.sur ré ception de la modique somme d'un piastre, sSsIoo.Auressez : J.R.MARTEL, Agent.Boîte 86, St-Roch, Québec.Neuf cordes de bois en di> Pour un seul homme, cela peut parattre une histoire invraisemblable, mais on a fabriqué aujourd\u2019hui une machine qui à prouvé que le foit est possible.Un homine porte cctte mas chine sur son dos ; elle abat les arbres et fonc- tioñne aisément sans donner le mal do dos, Il y en a déjà 25,000 en usage, ct la demande augmente constamment.S'adresser & Folding Sawing Machine Co., Chicago, qui vous enverra gratuitement un catalogue illustré contenant les témoignages de centaines de gens qui ont scié de 4 à 9 cordes de bois dans une journée.Une nouvelle invention pour limer les scies accompagne chaque machine, on peut l'avoir séparéreut.Avec cet instrument toute pers sonne put limer une scie bien mieux que ne puut le faire un homme expérimenté sans cetle machine.* décembre.\u2014-20f, ures A - Terres à vendre À Ste-Cathorine, comté de Portneuf, à neuf arpents de l\u2019église paroissiale, deux magnifiques terres dc 6 arpents de largeur sur 40 de profondeur, dont 35 arvents en état de culture.On peut faire plusieurs milliers de cordes de bois sur ces terres, qui se trouvent à un mille ct demt du chemin de fer du Lac St-Jenn, La maison et les écuries sont en bon ciat.Ja vente se fera à des conditions faciles.S'adresscr au No 20, coin des rues \\-g0 et Sinai.23 nov.\u2014cult.1m ELZ.AF\" AND, Si vous avez des Dartes, lisez ec qui suit St-Augustin, 12 Octc's\"- 1889 Monsieur Rocicot, Je crois qu'il est de mon de voir de vois faire avoir, ce que vos l2cmèdes Sauvages ont fait pour ma fillo Agé Ta dix huit ans, Çetto.jeune fille souffra\u2019- depuis près de deux ans de dartres affrr-\u201d 16 vous les procurer do J.E.P.RACICOT, No.25 rue St-Joseph, St-Rosih Mir ont Fi, dan \u2018 In my Qh og "]
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