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Titre :
Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & frère,1874-1906
Contenu spécifique :
samedi 13 septembre 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire : 1906)
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Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1890-09-13, Collections de BAnQ.

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[" ll ali, um i fat Wate: i dr, fry Chu ITE, à Shane onl \u2026 dE LE 1h 1 ke, Bt be LE di i 2 ily Wk ~~ te l7e ANNEE QUEBEC, SAMEDI, 13 SEPTEMBRE 1890 ABONNEMENTS : Par an (d'avance).Pagable dans le cours de l'année.\u2026.Pour pouvoir discontinuer, il faut payer les arrérages ct avertir au moids quinze jours avant l'expiration de l\u2019année, ou bien refuser ie journal, Le Canadien, quotid.par an.«+ semi-q, * 000.01 $3.00 Edition Hebdomadaire du CANADIEN JS ISRAEL T ARTE Editeur-Proprictaire | {Bureac: ANNONCES: Premisre insertion.1 ct\u2019 Autresiosertions.05 Naissances, mariages ou décès 23 < \u2014\u2014 Les annonces snivrntes seront insérées pour UN CENTIN le mot: t Demandes d'emploi, demandez de dé mestiques ou employes.Annoiutes poux chambre ou pension, # 86, rue St-Pierre, Québec.* QUEBEC SAMEDI 13 SEPTEMBRE 1890 POUR LA SESSION Moyennant 25 centins, payables d\u2019avance, nous expediecrons le CULTIVATEUR, à partir du 15 septembre jusqu'à la fin de la session provinciale, à toute personne qui nous en fera la demande.Dutre l'avantage d'avoir les comptes- rendus des travaux de la session, nos lecteurs pourront suivre aussi le procès eri- minel intenté par l\u2019'hou, Thomas MeGree- vy à M, Tärte\u2014proces qui sera sans con- este l\u2019un des plus intéressants qui aient lamais eu lieu en ce pays.8 UN DERNIER REPIT Bon nombre d\u2019abonnés retardataires se wnt acquittés dans ces derniers jours, D'autres n\u2019ont pastenu compte de avis publié dans ces colonnes et nous avons lû, déjà, supprimer le Canadien à plu- deurs, Nous sommes résolu à n\u2019avoir sur nos listes que des lecteurs qui appré- dient assez un journal pour le payer.Nous publions aujourd\u2019hui l\u2019avis légal né- 3essaire pour nuus permettre de prendre les precédés contre ceux qui croient jue nous vivons d\u2019amour et d\u2019eau froide.Ce répit est le dernier.CANADA ?ROVINCE DE QUÉBEC, | District de Québec, Avis public est par le présent donné, *u0 paracte de vente et transport, en late, a Montréal, du 24 septembre 1889, «evant Mtre L.J.O.Hétu, toutes les lettes pour abonnement aux journaux Le vanadien et Le Cultitateur eb pour an- | aonces publiées dans ces journaux ou à itre publiées en vertu de contrats exis- mnts à cette date, dues à la société de L J.Demers et Frère et à I.J.Demers Jeul, ont été vendues, cédées et transpor- lées au soussigné Joseph Israël Tarte, de St-Culomb de Sillery, journaliste, auquel paiement doit en ôtre fait ; avis est aussi lonné que copie du dit contrat a été ce jour iéposée au bureau du protonotaire de ce district.J.ISRAEL TANTE, Québec, 8 septembre 1890.* at} D> 9 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014__ PIPRTERIE A LANGE GARPIEN Un de nos amis a reçu la lettre sui- tante que nous nous faisons un devoir de.\u2018endre publique : Ange-Gardien, 8 sept.1890, Mon cher ami, Dans les mois de juillet et d\u2019août, les journaux vous annonçaient que la diph- jérie exerçait ses ravages à l\u2019Ange-Gar- lien ; les autorités sanitaires s\u2019en sont decupées et ont échangé quelques corres- sondances ; on a parlé d\u2019avoir un bureau le santé, pour la forme, voila tout ce qui » été fait.L'on pourrait croire que l\u2019épidéraie est lisparue, bien au contraire ; elle est plus, épandue que jamais et certain médecin s réussi à persuader les gens qu\u2019il faut LA RECOLTE AU LAC\u2019 ST-JEAN \u2014 À diverses reprises des dépêches ont été adressées au Chronicle pour apprendre au public que la récolte est très mauvaise au lac St-Jean.Rien n'est plus faux et ces dépêches nous semblent venir de personnes qui ont voué à la Cie du Lac St-Jean et à M.Beemer une linine implacable.Nous soupçonnons quelqu\u2019un qui en a fait d\u2019autres déjà.Les beaux jours que nous avons ont fait mûrir les grains semés un peu tard, et la région du lac St-Jean est maintenant sûre d\u2019un magnifique rendements LES EXPORTATEURS DZ RETAIL À QUEBEC Le comité spécial de ls Chambre de Commerce composé de MM, Fry, Turner, Forsyth, B.Verret, J.E.Martineau, H.M.Price, V.Chateauvert, T.Nesbitt et F.Gourdeau, a rencontré, hier Paprés- widi, MM.Kennedy, Bickerdike, Cunningham, Creighton et Boswell, Les exportateurs de bétail se sont déclarés plus que satisfaits des arrangements qui existent à Québec.Ils reconnaissent que notre port n\u2019a pas de supérieur sur le continent américain pour l'exportation du bétail.et ils sont prêts à le choisir comme puint d\u2019expédition ; mais il faut de toute nécessité que le commerce du bois scié et «lu grain vienne apporter son contingent de fret.\u2019 Nous appelons attention du commerce et des travailleurs sur la nécessité qu\u2019il y a, dans l\u2019intérêt général, de faire de notre port un port d'exportation à bon marché \u2018et libre daus toute l\u2019acception du mot.Le moment est venu de nous éveiller d\u2019une manière sérieuse, CONDUITE ETRANGE Il est bien inutile de cacher plus longtemps les noms en cause dans le mariage manqué auquel nous avons fait allusion hier.Le fiancé était le Dr Steele, qui était I'an dernier étudiant à l\u2019Université- Laval, et la fiancée Mlle M.Wainwright.La conduite du Dr Steele est absolument incompréhensible.Elle est dans tous les cercles sociaux l\u2019objet des com- s\u2019explique pas qu\u2019un homme de cœur, en pu se conduire comme il l\u2019a fait.Il était avec sa fiancée lundi soir et il l'aaban- donnée, au moins ce sont là les rensei- , cal gnements que le public posseéce, rans même l\u2019en avertir.LES COURS Nos tribunaux se sont rouverts hier avant-midi, L\u2019'hon.juge Casault prési dait la Cour Supérieure, l\u2019hon.juge Caron la Cour de Circuit.La cause en dommages de M.Lafrance contre M.Pacaud, de l'Electeur, à été remise au prochain terme, sur application des avocats du défendeur qui désirent entendre M, Armstrong, banquier de jue, bon gré malgré, toutes les familles 'eçoivent cette visiteuse aussi désagréable -ue dangereuse.ll faut être bien inté-| tssé ou bien peu compétent pour tenir n pareil langage.Est-ce que dans la ille vous ne trouvez pas moyen d\u2019arrrter ne épidémie dès son début ?Ici aucune Jesure sérieuse n\u2019a été prise ; des fa-' ailles ont perdu deux, trois et niême jus- u'à quatre enfants.Où l\u2019épidémie s\u2019ar- êtera-t-elle ?11 est difficile de le pré- \u2018oir, les écules sont ferinées ot toutes les Londres, maintenant à la Colombie Anglaise.La poursuite de M.Tarte contre l\u2019hon.Thomas McGreevy,pour recouvrement de $386,000 de pénalité encourue pouravoir siégé illégalement dans la chambre des Communes, se présentait sur des objections à la forme faites par les avocats de M.McGreevy.Lalplaidoirie sur ce point aura lieu le douze de ce mois.\u2014\u2014 On a procédé ce matin dans la cause de mentaires les plus sévères, ct l\u2019on ne: possession de ses facultés mentales, ait CONVENTION DES EPICIERS L'association des épiciers en gros du Canada s\u2019est réunie biur après-midi dans les bureaux de la Chambre de Commerce.On y a discuté surtout ln question des ventes à crédit.L'opinion æ.été unanime sur ce point qu\u2019il est urget de diminuer 1a longueur des crédits.La question du sucre à aussi ézé traitée, Espérons que nous Yerrons comme résultat le prix du sucre baisser.Les délégués suivants était préseuts à la convention.\u2019 De Montréal : Geo.Childs, président, Chas, P.Hébert, vice président, D: T, Tees, trésorier, H.Laporte, A.D.Turner, Le Boivin, Geo.Hadrill, secrétaire, De Toronto : W.Juce, Hugh Blain, T Sloan, Edgar A.Wills, secrétaire de Dominion wholesale grocers guild.De Hamilton : J.Jo Stuart, Geo.E.Bristol, J, H.D.Macpherson, De London : N.Mazurette, J, Cleig- horu.De Brantford : Geo.Watt.De Proekville : T.Gilmour.\u2026 De Québec : R.Turner, T.LeDroit, C.Pit), R.J.Bazin, C.A, Langlois.De Lévis : G.Carrier, Thos.Davidson, a.ECHOS DE PARTOUT M.John Lowe député ministre de l'agriculture est reveuu hier d\u2019un voyage à Manitoba et au Nord-Ouest.11 dit que la récolte du blé y est très considérable, malgré les dommagescansés par les gelées du 22 wout.L'Etendard continue sa cainpagne en faveur de la taxe divecte.*¥ Le procès entre les propriétaires du Po lynesian et le Cynthiw au sujet du fatal abordage de l\u2019au dernier àla Longue Pointe vient d\u2019être réglé à l\u2019amiable, Le Courrier de Naples est interdit à Tunis par le gouvernement français à propos de ses articles mensongers relatifs au traitement reçu par let Jtaliens dans les hôpitaux de la régence.: Mercredi soir, aux Trois-Tlivières, S.G.Mgr Lafliche a donné la bénédiction nuptiale & honorable juge Bourgevis et à Mademoiselle C.Gauthier, d'Ottawa.La cérémonie a été toute intims ; quelques parents et amis étaient seuls présents, Au cours d\u2019une bagarre qui s\u2019est élevée dans un bal près de Bivias (Kentucky) \u2018les frères Edward et Tom [Luncaster, âgés respectivement de quatorze et de seize as, ont tué à coups de revolver un «nommé Jaines Fligrins et mortellement { blessé : deux parents de celui-ci.Les meur- itriers ont été arrêlés, Un télégramme re,u d2 Queenstown, samedi, annonce que wonseigneur Labelle est cn roate pour le Canada à bord du paquebot Cephalonis, de la ligne Cunard, Il est attendu à Québec dimanche ; Mabin.L'Union Franco-Américaine nous ap- {prend que le Rév.P.J.Ho Maral, curé ide Red Lake Falls, Minn., qui était allé 14 Rome plaider sa cause au sujet de difficultés entre son évêque et lui, est parti de Rome le 10 août pour revenir aux t Etats-Unis, | On signale de toit le Nord-Ouest une | baisse considérable dans la température.| De fortes gelées se sont produites dans le {Minnesota, le Wyoming, le Montana, \"Iowa ct le Colorado.Une députation des marchands de lard jet de bois ont rencontré sir John Thompson, qui agit actuellement comme ministre des douanes, pour demander une application mieux définie des amende- kmilles sont dans l'anxiété, nous comme Lamb vs le chemin de fer Montréal et, meuts au taril 1elativement aux droits # autres Sorel, à la Cour Supérieure, présidée par sur le mess pork.On a représenté spécia- Je tecommunique ces renseignements le juge Jutté.M.Choquette représeutait lement que certains percepteurs de doua- ui intéressent le public en général, il me le gouvernement et MM.Lonergan et nes imposent trois pour cont la livre sur \u201cmble, puisque vous &tes continuelles Duclos la compagnie défenderesse.1l y a le lard sans os.Après délibération l\u2019ho- hént cb rapport avec les.gens de cette! quelque temps, le gouvernement a saisi norable ministre a répondu que impo vealité qui peuvent vols transporter la une partie de co chemin potir taxes pro-'sur cette qualité de lard n\u2019est que d\u2019un sptagion.vinciales.La compagnio conteste la sai- et demi pour cent.Los délégués se sont SI tu crois devoir en informer Ja presse, \u2018sie, alléguant qu'elle aurait dû s'étendre retirés satisfaits, sis-le.C'est ke Cauadicn qui a éveillé es autorités en juillet, puisse-t-il le fairo stémoignage de MC N.Armstrong diçore | à tout le matériel ronlant, On a reçu le sidunt de he Lun pu gui » pré-| FEsfant pleure, liveut son Castock ENTRE NOTAIRES J1 faut vraiment n\u2019avoir pas de chance! Etre notaive, avoir griffonné pour le compte deu ses concitoyens une multitude de testaments parfaitement en règle, et qui ont fait loi entre les parties,comme on dit dans le jargon spécial ! Puis un jour, se mettre à faire son propre testament, et le faire nul ! Quel guignon ! Voilà pourtant ce qui vient d\u2019arriver à un notaire, ou plutôt à un ex-notaire,car au moment, de l\u2019ouverture duvit testament,cet oflicier ministériel avait quitté la patrie du papier timbré, .Quant aux béritiers naturels que le testateur avait cru déshériter,et qui se trouvent néanmoins palper la galette, comme dit Boireau, ils se fordent,en proie à une Lilarité formidahla \u2018et veulent, parait-il, se cotiser poux \u201cer à leur parent cette épitan ent eynique : x - \u201cnotaire -4=re testateur \u201c \u201c Xi Supplice o oublié de décri.\u2026 les lugubres Champs-2% ombre amie, \u2014Eh bien ! quoi de nouvean sur terre?\u2014Ah ! mon cher tabellion, vous savez bien, les Bollardot.\u2014Mes cousins que j'ai déshérités ?\u2014 Rien oui.Mais ils héritent tout de même ! Votre testament était nul ! -\u2014Nul ! s\u2019écrie l\u2019ombre du notaire ; et je n\u2019ai même pas la consolation d\u2019en faire une maladie ! Il est certain que c\u2019est vexant, Mais, \u2018apres tout, cet accident notarié n\u2019a, en somme, rien de très extraordinaire.Ne sait-on pas que les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.Quand ces industriels veulent faire pied fin, ils vont chez un de leurscoufrères et lui coni- mandent des escarpins soignés.Lorsqu\u2019un médecin est malade, il appelle auprès de lui un collègue, et le dialogue suivant.s'engage généralement : anbe que Lucien a aire erre dans Ces.Arrive une ami ?\u2014Je vous ai fait venir précisément pour que vous me lappreniez.S'it sa gissait d\u2019un autre,je vous le dirais tout de en cause, je n\u2019y connais goutte.De même, les notaires, instruits par la {raient bien, lorsqu'ils ont l\u2019intention de tester, d'aller trouver un de leurs collègues et de lui expliquer brièvement le cas, : \u2014Cher muitre, je su\u2019s dans intention de faire mon testament.; \u2014'Très bien : prenez donc, chèr maître la peine de uous asseoir.Quel genre de testament ?car vous savez.\u2014Pardon, je sais pour les autres, mais pour moi je ne sais plus, \u2014 C\u2019est juste.Nous avons plusieurs sortes de testaments., -\u2014 Un seul suffirait, pourvu qu\u2019il fût bon.\u2014Ils le sont tous ; nous ne tenons que ; dés articles d\u2019une solidité garantie.\u2014Cher maitre, mon principal but est de déshériter les Ballochard.\u2014Ah ! les pauvres Ballochard ! Nous ne les raterons pas, soyez tranquille, D'abord, nous avons le testament ologra- \u201cphe.Il est bon, mais je ne vous le pro- !nose pas, vous seriez obligé de l\u2019écrite en \u2018entier, : \u2014Jamais ! Je vous ai dit que je ne voulais pas opérer pour moi-même, \u2014 Et bien vous faites, cher et illustre maitre, Nous avons, secondement, le testament par acte public ; il est également bon.Vous n\u2019avez qu\u2019à dicter, j\u2019écrirai.\u2014C\u2019est que dicter, .-\u2014Nous avons, troisibmement, le testament dans la forme mystique.\u2014 Ga m\u2019irait peut-être.\u2014C'est ce qui se fait de plus coquet.Vous m\u2019apportez une grande enveloppe scellée, et vous me dites : \u2018* Ceci est mon testament.\u201d Naturellement, je vous crois sur parole, et je le certifie.Seulement, il ne faut pas avoir de distraction.Bien prendre garde, surtout, de ne pas mettre à la place de son testament, Ja note de sa blanchisseuse.Ça ne forait pas le même eflct JuLes DEMOLLIENS a tm.2SSSTASTHME POUDAE CLK RY \u2014 5e vons partout es ere = \u2014 Qu'est-ce que vous avez, mon cher suite ; mais dès lors que c\u2019est moi qui suis | ; mésaventure de l\u2019infortuné tabellion, fe-|- Monsignor Fèvre, qui a déjà donné pi souvent la preuve de son manque de jte gement et de son exagération, se rage du côté de M.Paradis.L\u2019un et l\u2019autre em ow, nous paraissent taillés dans le même bloc.\u201csie \u2014\u2014\u2014\u2014 Les Datnes de Œuvre des Tabernacles sout respectueusement prides de se rédnir à la sacristie de la Basilique, vendredi le 12 septembre, à trois heures, On y don: nera uve conférence, après avoir procédé au règlement de questions très importa\u201d tes pour la société, rame Une expérience des plus intéressantes, relative à la transmission des ordres dé mobilisation, a eu lieu France.II g'agissait de se rendre vo pte du teniÿs exact qu\u2019il faudrait, le cas échéant, pour donner dans toute la Frauce l\u2019ordre dé mobiliser, Tous les postes télégraphiq du territoire français, au nombre d\u2019ent ron dix mille, se sont donc trouvés pendant quelques secondes en côffi- munication avec l\u2019état-major de l\u2019armée, On lei a tr£hemis ces séüls mots: * Guerre à recfutement.Mobilisés, \u201d Les bureaux ont répondu en faisant \u20ac he naître la minutë exacte à Ixnelle 1a dé« pêche avait été récue.Du reievé de ces rappe.«1 étécons taté qu\u2019il ne faudrait pas gins de tEOIS heures pour donner dans toute la France l\u2019ordre de mobiliser.ape Les exploits d\u2019un fou Un fermier des environs de Demara- ville (Kentucky) nommé Waketield, dâfis un accès de folie, eroit-on, à 1nis le feu 3 sa maison et a tiré ensuite un eôûp de fusil sur sa fille parce qu\u2019elle cssayait de sauver sa garde-robe.Waketiell s\u2019est efj- suite précipité dans sa maison en feu, disant qu\u2019il allait se brûler vif, ot ce n\u2019&lt qu\u2019avec les plus grandes difficultés qué ça femme est parvenue à le ssuver.Des vii: sins sont arrivés sur ces entrefaites eb\u201d g& sont emparés du fou ; maisla maison à éb complètement réduite eñi cendres.Mis Wakefield a eu les épaules, le cou et Id nuque criblés de plombs, C.pendant quoique ses blessures soient très douloureuses et très graves, on espere pouvoir la sauver.Quant & Wakefield, il a été écroué à la prison du coïuté à Newport, sous l\u2019accusation d'incendie ct de tentä- tive de meurtre ; mais on croit qu\u2019il set simplement eñvoyé dans un asile d\u2019éliénés, La maison des chats La nouvelle \u2018* Société des femmes de New-York pour veiller au bien-être des animaux\u201d\u2019doméstiques et spécialemeñt des chats \u201d, eaf c\u2019est ainsi qu\u2019elle s\u2019intitule, vient d\u2019atiquérir six acres de terraih et une nifison eu ruine qui se trouve Afi milieu, à la 185e rue et 10e dVenue.C\u2019eët là que sera installé l'asilé dés chats duÿt nous avons anionté récemment la fondi- tion.Le but de la société est de ptôté- ger les animaux domestiquë8 tontré la faim et les mauvais traitemënts, L'agjle sera ouvert lundi prochain eb les animaux abandonnés.maltraités, malades ou \u2018és- tropiés, y seront reçus à toute heure du jouret > lu nuit.Les Hialheureys bêtes incurables, non réclamgés ou d'il ne sera pas possible de garde\u2019 pour une raison ou pour une autre y seront tuéés \u2018* sañs douleur \u201d tout comme chez lés dentistes, ai moyen du chloroforine, tn\" PUN \u2014\u2014\u2014\u2014 Une lampe dans In tête Le docteur Vohsen, de Frantfort-sur- 1> Mein, a fait une sqric d\u2019experieiidét fort intéressantes au point de vue dè\u201d détermination du diagnostié ou de l\u2019efie men de cérigines lésions.RIL L'appareil consiste en une petite lampe à incandeséence, cônstruite de telle manière qu\u2019une fois introdgite dans\u2019 la bouche et serrée entre les dents du ga: tient, elle éclaire touv l\u2019intérieur de'fA tête c mt) L» lampe possède une double enÿg- loppe dans laquelle si l'examen doit br plus d\u2019une minute, on fait circuler uit'et de rant d\u2019eau pour éviter que la chaleur ne devienne insupportable.= L'effet d\u2019écinirage, paraît-il, est Be lumeñt surprenant.À téâvers la pé&b, les os de la tête apparâissent et sembléjit rougis ; les pupilles déf'Feux étincellg d\u2019une couleur de féÿ,el les fosses sales, ainsi que le palais, déviemient t;l parenta.| #5 ; vg En de telles conditions, on comprend que la moindre anom:alis survenue à l\u2019afi de ces organes se diel\u2019 nw édiateplgy Poximen du inéircr -\"\"menéate : a S - a 2 LE CULTIVATEUR | .= * \u2014- P ai Hla fi di nn !! *\u2018 revue si complète des événements avec} Que depuis la date du dit quatre février ma boune amie, que des gens imbus des { ment s\u2019était fait.Tout, depuis un corte) _ t rails VS 10 anaaigi * lesquels M.Paradis, à été mêlé dans dernier (1890), le Défendeur a, à plu-| plus détestables duetrines, des gens pour temps, sembait calme, Rastibois comm \u2018 *\u2018 ces dernières années, que mous Vou-]sieurs reprises et motamiuent le huit |quë rien n\u2019est sacré, et dont certains [çait à se sentir complètement rassun af = TT ** drions pouvoir-la reproduire en eutier.d'ivût dernier (1890), attaqué injuste- n\u2019ont ni domicile, ni patrie, se feraient Aussi se relachait-il uu peu de sa surve J'ai requ Lier siguiiication du docu- * Blais nous ne pouvous disposer de l\u2019es- meut et injurié le Demandeur en cette scrupule de satisfaire leurs appétits à no- lance.ll se promenait par la boutiqu ent suivant : ** pace sullisant.Nous ous contenterons cause, ._ | tre détriment ?| ; abandonnant le rumsteak à lui-mém | La = ; .A ** pour aujourd'hui d'en donuer la pre- Que le Défendeur, par Uinsertiva et la Muie Rastibois fréwit a ce sombre ta- Entin, il venait de dire à sou épouse : Wl iw LOVINCE D1 Quéser, | Cour Supérieure \u2018* Mière partie, qui n'est qu'une entrée publication du susdit article où écrit dans bleau, \u2014dJe crois, Aglaé, que la journée @ __; Ristrict de Montréal.J 777 ** en matière, daus laquelle DL le pro-|le dit journal Le Cunadien a, en cousé-| Puis, l'instinct de la comuerçante passera saus catastrophe.a Révérend Pire Charles Alfred Paratis, \u2018\u2018Tincial des Oblats expose les motifs queuce, causé au Demandeur des domma- !l\u2019emportant sur les appréheusions de la! Hélas! c'est souveut au moment où l'ail #*\" : Demandeur \u2018\u201c qui l'engagent à faire entendre un [ges considérables dans sa réputation, sa femme, elle rouvrit les yeux.- s\u2019y attend le moins que les catastrophgll «# is \u201clangage ferme et autorisé.i sensibilité, ses biens et son Louaeur, les- \u2014 Mais, objecta-t-elle timidement, si surviennent.soja Je 1% Isrsël Tarte, \u201c \u2018* Monseigneur, \u2014 Avec tous les vrais quels dommages le demaudeur évalue à nous fermons, nous manquerons la| Brusquement, la rue résonna d'u Lu : Défendeur | | et bons catholiques de ce pays, vous la somme de vingt-cinq mille piastres vente ¢ 1, ; , {elameur plus violente, d\u2019uu galop pl@ i\u201d * avez gémi et vous gémissez encore sut courant qu\u2019il est en droit de réclamer du \u2014Eh ! s'écrix Rastibois, c'est bien la|furieux que jamais.Cette fois, ceux ql ~™ Le Demandeur tel que désigi.é duns le * ce qui se passe depuis quelques jours Défendeur qui refuse ou néglize de la lui ce qui me tourmente! Ouvrir, c\u2019est m'ex- | l'ou voulait disperser ne s'étaient poi x f d'Assignation en cette cause se | \u2018* dans votre ville yrehiépiscopale, devant payer quoique requis, poser à voir mettre à feu et à sang mon montrés dociles, Résistance à la fo ral laint du Défendeuraussi tel que désigué ** un juge enquêteur de la cour de police.| Pourquoi le Demandeur conclut à ce étalage.Mais fermer, c\u2019est perdre une armée.Echange de liorions.Bousculad i\u201d Au dit Bref et déclare : \u201cUn prêtre, un ex-Père Oblat, expul-j.que le Défendeur sait condamné à Jui journée de gain ; c\u2019est inécontenter nos Cependant les réealcitrants battiient g ; {Que le Domandeur est religieux depuis \u201c* sé de sa congrégation, dont il a en vain | payer la dite somme de vingt-cinq mille clieuts, \u2014car, quoi qu'il arrive, ils vou-| retraite, disséminés, Mais tous les d pi nviron dix-huit ans et qu\u2019il a été or-{ * jusqu'ici tenté de forcer les portes fer- piastres courant avec intérétretles dépens dront manger tout de même ! pas, ils se réformaient en une masse confll a\" png protre dans le courant de l\u2019année ** mées, semble n'en avoir appelé d'un -disteaits aux Soussigués ; ct au paiement -Et s\u2019ils ue trouvent rien chez nous, pacte, attendaient les ageuts, Ceux-q il huit cent quatre-vingt-une \u201carticle de journal h-la justice criminelle de laquelle somme sera le dit Défendeur | tis iront ailleurs, et peut-être ils ne nous quand ils avaient rejoiut leurs advers y à Que le Duinandeur à été pendant sept |.** que pour pouvoir impunément dres- contraint par toutés voies de droit et mê- revieadvous plus.res, recouraient, pour les faive cireuler Ÿ fs professeur au collège d'Ottawa, dans|\u2018*ser un acte d'accusation contre son me par corps.\u2014C'est terrible ! des poussées, à des bourrades, à 3 province d\u2019Ontariv, maison de haute |*\u2018 ancieu Provincial et son ancien Su- Montgéai 30 août 1890, Ua long débat s\u2019engagea entre le mari À l'audition du tumulte, NRastibois, i cation sous la direction et le contrôle \u2018\u201c péricur Général.Et cet acte d'ac- .et la femme.De concert, ils examinèrent nouveau, bondit de son comptoir à § Py fes Rérérends Pères Oblats et ce, au \u2018\u2018 cusation est des plus libelleux et des (Signé) BourcouIx & PELLAND, les deux partis à prendre, les étudiant | grille.Mais une grille est une espèce I entement et à l\u2019entière satisfaction | \u2018* plus outrageants pour eux-mêmes et Avocats du Demandeur.sous toutes leurs faces.Enfin, ils s'ar- porte, et l\u2019un sait qu\u2019une porte veut à ç £s supérieurs de cette maison.\u201cpour leur famille religieuse.Qu'\u2019est- Vraie Copie, | rêtèrent à un moyen terme, qui futadop- ouverte ou fermée.Do la journée, Qu'\u2019à l'expiration de ses sept années le ¢ elie, en effet, cette prétendue déposi- Bouroouin & Pelland | té sur cette considération formulée par | grille de Rastibois n\u2019avait été, à prop emandeur a été envoyé par ses Supé- | \u2018* tion, sinon un interminable tissu d'as- 5 GER Rastibois : ment parler, ni fermée ni ouverte.Cet jeurs comme missionnaire chez les sau- ** sertions fausses et d'imputations calom- Avts du Demd, \u2014I est impossible qu\u2019un gouverne- situation fausse avait-ello altéré son Tae ages des Missions de la baie d\u2019IHudsun { *\u201c nieuses.La vérité, la justice ct l'how Je n'a pas écrit l\u2019article du 4 février mient,\u2014en qui j'ai placé ma confiance ct meur de grille honnête et dévouée,et f J du Témiscamingue, dans les chantiers ¢* neur n'y sout respectés nulle part.1890.Il a été publié par l'un de mes | PU les candidats duquel j'ai toujours par la faire sortir de ses gouds ?Toujot i upres des voyageurs, eb enfin an milieu| \u201c* Si mon honneur à moi était seul en =~ p .voté, \u2014ne prente pas toutes les mesures est-il que, cette fois, clic résista i ligt »* es colons des comtés d'Ottawa eb de \u2018\u201c cause, j'aurais pu me taire et, comme] rédacteurs, en mon absence, et je n'en ai! nécessaires pourempêcher le pillage de pulsion de son patron, refusa de tourr@lf is ontiac, daus la Province de Québec.{** Notre-Seigueur Jésus-Christ dans sa eu connaissance que quelques jours sub- ma boutique ! sur elle-même et resta ouverte, aise di % Que pendant les sept années qu'il à *\u201c Pussion, me laisser souffletter sans séquemment.Le lendemain, jour fixé pour la mani-| Excité par les abjurations d\u2019Aglaé, R tall piusi passées dans les missions, les chan- |\u201c mot dire.Mas le même coup dirigé pr Paradis a attendu bien longtemps festation,\u2014tandis que les adhérents mon.| tibois insista, mais en vain.Et les cris} tiers et au milieu des colons, le Dewau- ¢ contre ma personne est allé frapper et roe =, os PS taient par petits groupes, pour se rendre rapprochaient, et ln cohue.Lo bouctll sur a toujours travaillé avec la plus \u2018* retentir au visage d\u2019un père de famille POUF M EN récamer de l'argent.Bij EUSSE au lieu de réunion, la rue élégante des secoua sa grille uvec fureur Elle cof] inl nde activité, et avec le plus profond \u2018spirituelle, vénéré et aimé tendrement, été seul en cette affaire, il mi'eût lxissé la { Rustibois, \u2014les habitants de cette rue vi- eile aussi, mais ne bougea pas.Isidogll sy ouemeut au bien-être et au salut des | \u2018\u201c d\u2019un père qui fut disciple préféré et| paix.Mais le Canadien a commis le exi- { rent la boucherie s'ouvrir, mais point lar- |la tenant d'une main, de l'autre voul régal uvages, aux intérêts spirituels et tem- ¢ l'héritier immé \u2018de notre illustre et me de publier la lettre de celui qui fut.gement, comme à l'ordinaire.Rastibois lui administrer une tave viguureu i orels des voyageurs et au soutien, au \u2018\u2018 saint fonda eut le Revd Pore Auci ne fit qu\u2019entrebâiller les grilles, ménager Dans le mouvement qu'il fit,sa large pl \u201c\"\u201d l'ogrès et à la prospérité des colons des| * Lui té accusé d\u2019avoir forfait, SOD SUPerieur, le leva ere Augier.seulement un étroit passage.© me balaya I'étal et envoya le rumsteak mes its comtés d'Ottawa et de Pontiac.\u201c* d\u2019avoi u imposer un crime à l\u2019un Mes avocats exposerunt ma cause aux Quant à l'étalage des viandes, il avait promeuer sur le trottoir devant la bo let 37 Que peudänt les sept années susdites \u2018* dé ses fils, et de l\u2019avoir expulsé du sein | tribunaux du Canada.| jugé préférable de ne le point faire ; il que.Eis passées dans les différentes places plus \u2018* de la fawille parce qu'il s'était refusé à ° J.Isnarn Tanyz, 8vait laissé sa narchandise, au foud de la| \u2014Isidore ! le rumsteak ! cria M W; Faut mentionnées, le Demandeur, par ses ** cet acte illicite, Le.silence ne m'est | boutique, en des recoins obscurs.Ce- Rastibois.Vi écrits nombreux et ses précieux rensei- \u2018\u201c plus possible.( TS a | pendant comme il fallait tout concilier, \u2014 Le buucher se précipita.Von inements, s\u2019est appliqué, avec le plus - ** Paisqu\u2019il le faut, puisque nous y LE RUMSTEAK | Les prescriptions de la prudence et les| Un gros de fuyards arvivait.Rastib@ll kip our patriotisme et le dévouement le plus }*\u2018 somihes contraint par celui-là même _\u2026.MO II .nécessités du négoce,\u2014il avait déposé fut bousculé, reuversé presque, entra i.désintéressé, à faire connaître aux hom- \u2018* dont nous vonlions ménager l\u2019honneur TPisode d'un jour de manifestation | sur un étal, celui de droite, au beau mi-|à quelques pus.ll se rodresss, j ; anes dics du Canada et même de |\u201c et couvrir la conduite en tant que reli-| \u2014Mais enfin à quoi penses-tu donc, lieu, un respectable morceau de rums- des coudes, revint vers son rumsteal h gtr: la grande fertilitd du sol et Jes *¢ gieux, contraint par ses amis qui le monsieur Rastibois ?.teak, Mais, comme il allait l\u2019atteindre, il @@ ks Érnobce- - -+s nombre dont jouissent ces \u2018\u2018 poussent et J'encouragent et qui, de-| C'est la propre épouse de M, Rastibois Dans sa pensée, si une cliente, un ha- un chien, un molosse d'une taille duordll wa nn - \u2018nées.** vaut l\u2019histoire, auront une large part qui lui posait cette question.Les Rasti- bitué quelconque se dirigeait vèrs la bou- {et d\u2019une insigne batardise, sans coll sin Qu is années mil huit cent \u2018\u201c daus la ruine sociale de ce prêtre et de bois étaient bouchers dans une rue élé- | cherie, ce rumsteak solitaire devait suf- et couvert de poussière et de boue, \u20146 Ë ; ad ux, mil-huit cent quatre: | ¢* ce religieux et daus les scandales qui gante d'un des arrondissements du centre.| fire pour l\u2019avertir qu\u2019ou y vendait et qu'il de ces chiens qu'on ne rencontre qu\u2019a FI pine: : d huit cent quatre-vingt- *\u201c nous affligent tous ; soulevons un coin En cd moment (dix heures du soir) tous | s\u2019y trouvait de la viande en ddpit des] jours d\u2019émeute ou de désordre dans Thi ua! - vs journaux et en particu- \u2018* du voile qui dérobe au public cette deux reposaient côte à côte sous les cour- | événements.Tel était l\u2019expédieut imagi- rue.Ce wonstre qui eourait avec jh} fier |: + nbligie, journal \u201cillustré |.\u2018 existence qu\u2019on « qualifié, l\u2019héroïque:et tines conjugales, {jué par les bouchers.Ft, dès l\u2019aube, manifestants, \u2014il venait sans doute tes publ.réal, ont reproduit plu-| ¢¢ pour laquelle on a sollicité Vadmiration Aglaé Rastibois n\u2019avait pas été sans Aglaé s'installa dans son comptoir ; tau-| manifester, lui aussi, de protester pe fe gieurs «.splis des meilleurs rensei- \u2018\u2018 et la reconuaissauce du pays.Sans remarquer chez son époux, depuis la clô- dis qu\u2019Isidore, debout sur le scuil, dans\u2018 être contre l'institution de la fourrice tie .«t donnés par le Demau-| ¢\u201c doute, 'beure n\u2019est pas encore veune | ture de la boutique, des signes évidents | l'entrebâillement des grilles, surveillait \u2014Rastibois le vit se jeter en passant sy Dig deur « cause, dans le but de faire ** de tout dire, mais nous ne pouvoens pas d\u2019une secrète préoccupation.Isidore Ras- | d\u2019un œil les mouvements de la rue ct, de le rumsteak tombé à terre, le saisir dau wn leona: malité et les ressources des ¢¢ différer davantage de dénoncer a la jus- tibois, robuste guadragénaire, à la figure | l'autre, le rumsteak, qui, ce jour-là, cons- | sa gueule horrible et 'emporter en s'e lex valléco« tawa et de la Gatineau.** tice de l\u2019Eolise et à la justice du ben épanouie et joviale ordinairement, avait | tituait à lui seul tout son étalage.tuyaut., : Que i \u2018vimandeur, surtout depuis ** sens, ce qui dans la déposition de M.dîné presque sans souffler mot et sans| La matinée et les premières heures) Le boucher voulut se ruer à sa pou tle il est: tre, a sans cesse travaillé ¢ l\u2019abbé Paradis, et dans la transquestion lancer aucune de ces bonnes plaisanteries après-midi furent calmes.11 y avait seu- suite.Il se heurta contre un sergent @ Wim pour fuv «er la colonisation de nos \u2018* qui l\u2019a suivie, est contre le droit, la vé- dont il égayait d'habitude le repas de lement, dans la rue aristocratique, moins { ville, tli terres hit: is, en S\u2019efforgant d\u2019y.attirer \u2018 rité, la justice et l\u2019honnour famille.Après le diner, il s'était absorbé de voitures que d'habitude et plusde| Les manifostants et les badauds étaid qu, es coluis, «le leur fournir les moyens d'y ** Dans la fable antique, on nous mon- dans ja lecture des feuilles pukliques sur passants.Des clients vinrent comme à refvulés un peu plus loin, et mainten ' domeurer et mêine de les protéger.\u2018tre un géant qui entasse montagnes sur { lesquelles il avait paru méditer profondé- à l\u2019ordinaire chercher de la viande chez on barrait la rue à cet endroit.+ Que pour parvenir à ce but, le Deman- \u2018\u2018 montagues, Pelion sur Ossa, et ici nous ment.Quand l'heure avait sonné pour | Rastibois.D'aucuns, en arrivant, ne| \u2014On ne passe pas ! rentrez chez vou le eur n\u2019a pas craint de prendre le parti \u2018* assistons au douloureux ct déshonorant lui de se retirer avec sun Aglaé daus voyant tout d'abord que les grilles miclo- dit au commerçant l'agent de l'autori ; Fes colons contre les grands commerçants |°** spectacle d\u2019un prêtre qui, parlant au l\u2019alcove qui les abritait chaque nuit, il|sesetl'étal presque entièrement vide,} Mais, au lieu d'obéir à l\u2019injoncti Me bois qui voulaient leur nuire et les \u2018* pied d\u2019un tribunal et sous la foi du ser- | s\u2019était couclré toujours silencieux et tou- hésitaicnt, prêts à rebrousser chemin.Rastibois crut pouvoir invoquer le 8 stl persécuter ici, et cerisque de s'attiror la \u2018\u201c nent, entasse mensonges sur menson- {jours pensif.Étendu sur le dos, les Mais aussitôt Isidore s'avançait, montrait tien de l\u2019ordre : eût haine et la vengeance de ces bourgeois *\u201c,ges et les livre au vent de la publicité.yeux au plafond et le front raviné de avec un geste engageant le rumsteak.\u2014-J1 ma volé ! dit-il : Courez !.ad Te Duissantre \u201cHit ces mensonges sont ce que j'ai ja- rides, H soageait.Et l\u2019un entrait, et bientôt la bouchére tezle!.Huy §- Que la malice, la haine et la vengeance \u2018\u201c mais rencontré de plus audacieux sur| Arraché 4 ses réflexions par Ja voix de |ajoutait une petite somme & la recette de| \u2014Qui cela ?interrogea vivement lege de ces hommes et de plusieurs autres, \u201cion chemin et dans ma vie.] celle qu\u2019il avait associée à sa vie et à son la journée.sergeut de ville.ig Font le Demandeur n'aurait jamais pu se| ¢ Devant de pareils faits, j'ai interrogé commerce, il tourna la tête vers elle et| Tout a coup, il y eut, au boutdelarue,| \u2014Ce chien qui s'enfuit là-bas.N in Houter, n\u2019uirt pas tardé à s'attaquer à lui, \u2018\u201c ma conscience de prêtre et de religieux répondit d'un ton grave : une rumeur, un brouhaha, le retentisse- courez vite ! tl e Demandeur, au moyen du mensonge et | \u2018* et cette conscience m'a répondu : Clams, \u2014Je me demande, Aglaë, quelle atti-| ment d'un galop.Mme Rastibois tressail- \u2014Ah ! ali ! vous faites le loustic ?Hira de la plus Lasso calomnie ** crie, proteste, élève toi contre cet abus | tude nous devons prendre en présence de lit dans son comptoir, ct son époux, un | cria l'agenf, furieux.defo Rk Que pour repousser ces calomnies et \u2018* navrant de la parole humains et sacer- la manifestation de dernain.peu pâle, mit la tête hors des grilles| Et, zans le moindre ménagementf es mensol-ges, eb refaire sa réputation | \u2018* dotale ; démasque l\u2019imposture, dissipe{ I devait y avoir le lendemain une et regarda, empoigna M.Rastibois au collet \u20ac .putragée, le Demandeur à été obligé d\u2019en- \u201c l\u2019erreur et fais briller aux esprits le manifestation dans Paris.\u2018Pour quel} Un groupe de manifestants avait été |lança dans sa boutique,\u2014où le mali th eprendre plusieurs procès pour la con- ** soleil salutaire et bienfaisant de la motif \u2014protestation, revendication, \u2014peu dispersé par les agents de la force publi- reux boucher tomba écumant, cougll deny tinuation csquels il à besoin de la con- | ** vérité, \u201d tel qu\u2019il appert au numéro du |importe.Toujours est-il que des groupes que.Ceux qui le composaient, poussés tionné, apoplectique, dans les bras d ; fiance, de | - ue et du secours de ses amis.dit jourual Le Canadien du quatre février avaient convoqué leurs adhéreuts.Et il par les sergents de ville, redescendaient g'aé qui, enflammée d'un soudain \u2019 Que le Lu/endeur est propriétaire, édi- dernier (1890) produit su soutien des résultait des informations publiées que |la rue, et, pour éviter les gourmades, | roïsme, avait quitté son comptoir et Lepr responsable du journal Le Canadien présentes.les manifestauts passeraient devant la filaient le long des boutique, au pas de lait au secours de son conjoint et de ae Jmprimé dans la Cité de Québec.Que le dit journal Le Canadien du boucherie des Rastiboïs.course.marchandise.aly, Que le Défendeur, par malice, par quatre février dernier (1890), contenant! Aglaé regarda son mari avec une sorte Isidore vit cela et rentra vivement, \u2018Telle fut, pour les époux Rasti I Bi aine et par vengeance, et dansle seul | et ronfermant le susdit article ou écrit d\u2019eflarement : disant : cette mémorable journée.Ai-je bes@ ut de nuire au Demandeur, et da lui ci-dessus relaté ct récité, a été publié, \u2014 Quelle attitude ! s\u2019écria-t-elle.Je ne \u2014Voilà les anarchistes ! d'ajouter que le boucher est resté uloÿ =~ user des dutnmages dans sa réputatiun, répandu et mis en circulation, lu ot reçu |suppnse pas, monsieur Rastibois, que tu Du comptoir, Aglaé cria : du rapt de son rumsteak par un chi \"Uk es biens et son honneur, a, dans le jour- par un grand nombre de personnes et | aies pu concevoir une seconde la pensée| \u2014Ferme les grilles ! anarchiste et révolutionnaire et de let al susdir, Le Canadien, dans l\u2019édition particulièrement par les abonnés du dit de te joindre au cortège des émeutiers !| Le boucher obéit à cette injonction.dieux déni de justice par lequel le rep@ xi, u quatre \u2018ivrier dernier (1890), imprimé journal à qui le Défendeur l\u2019avait adressé, Le boucher, d\u2019un geste énergique, sera- | Les grilles furent fermees par lui comn-|sentant du pouvoir a répondu à aa | Ly ' t publie «lus les colonnes du dit journal | eu la Cité de Montréal, dans le District bla repousser avec horreur une pareille |plètement.Puis il enleva le rumateak de time réclamation ?Croyez qu'aux él Un e Canc'isn l'écrit) suivant, savoir : de Moutréal et duns divers endroits ou idée : l\u2019étal et battit en vetraite vers le comp- tivne prochaines Isidore (il y est ferng \u201coe * L'ex-Pere l'uradis-8Le Provincial des villes et paroisses du dit District de Mont- \u2014Non, madame Rastibois, dit-il, je ne toir, devant lequel il resta, tenaut d\u2019une ment résolu) votera contre Je gouve Rem \u2018 Oblats le dénonce au peuple de ce | réal, au grand dommage et détriment du songe pas, crois-ie bien, à compromettre main lu main tremblante de son À glué et, meut.- fig, * pays\u2014 Lu R.P.Augier, Provincial des Demandeur.ma dignité d'homme et de citoyen dans ! de l\u2019autre, toujours le rumstesks Louis DE GRAMONR 0 ¢ Oblats en Canada, a publif hier dansia Que l'ex-père Patadie mentionné dans une coupable échauffourée.Ce que je] Ceux que lcs agents chassaieut devant de * Minerv, sous l'autorisation de Mgr cet article où écrit publié le quatre février me demande, ce qui fait depuis quelques eux arrivèrent à la boucherie, la dépassè- Cons tion éri Li ( l'archev:que Fabre, uno lettre d\u2019une dernier (1590) dans le journal Le Cana- heures l'objet de mes rédlexious, le voici : rent, Les rumeurs et les pas s\u2019éloignè- fosmp lon guérie | +R { importance exceptionnelle sur l\u2019affaire dien est la même personne que lo Demun- devors-nous ouvrir demain ?reut, s'éteignirent.La rue redevint pai- el vieux médecin retiré ayant recu d - f Paradis.deur en cette cause ct que le Défendeur] À son tour Aglaé songea.sible.Alors Rastibois lâcha sou comptoir | d'un remode simple et végétal pour lu gnériy ** Calomuié, vilipendé, injurié de la a voulu désiguer dans son dit journal, \u2014 Et pourquoi R'ouvririons-nous pas ?et sa femme, rentr\u2019ouvrit ses grilles remit |rapide ct permanente de la Consomp! ior \u201cHg, f* manière la plus outrageante pari'ex-| Que le Demandeur est sans moyen, et|interrogea-t-clle.son rumsteak sur l\u2019étal, Hronchite.Qu Cytarche L'Asthme Be cas te \u201c Père Paradis dans ls presse et devant que dans sa position il doit s\u2019efforcer de| \u2014A cause des anarchistes.Le même épisode se renouvels aucours guerit radicaiement la Débilité Nerveusd ite * la cour de Police de Montréal, lu K.P, conserver sa réputation intacto afin d\u2019ob-| \u2014Tu crois qu'ils soraient capables.de la journée à dix reprises différentes, (outos les Maladies Norreuses: apres ff, * Augier a dû élever in vois puur éviter tenir de ses nombreux amis l'aido et le de nous piller ! reprit la bouchère en Chaque fois qu'une troupe refoulée par la da qniliiers de cas, trouve que c'est son I 4 3 un plus grand scandale.wetire le pu- secours dont il a hesuin.baissant le tun, comme si elle eut craint police dégringulait la rue élégante, et de le faire connaitre aux malades.Pous-« By ¢ blic en garde contre ce religiens que! Que le dit article ou écrit est faux, de s'entendre énoncer i voix haute une |s'enfuyait, rasant les murs.Isadore fer- sl EO Oe Waban; lo dein fry ?\u2018l\u2019orgueil et les mauvais conseiis ont | malicieux et liboileux en affirmant ot dou- | pareille énormité.mait hermétiquement son grillage et enle- cette recette on Allemand, Français ou An; n $\u2018 égaré et perdu.Mon Dieu ! que le spec aout à entendre qua le Demandeur ost en Rastibois hoolia la tôte affirmative- vait son rueusteak de l\u2019étal.Dès que la avec instructieus pour va préparer ot J ; i fe tacle d'un prétre qui déchire sa soutane révoite ccatre sea supérieurs, ment.cohue s'était écoulée, que la rue s'était |Xdrosse, Mentionnez.© journal.Ma f* aux ronces%du chumin et roule duns l'a-| Qu ie dis journal Ze Canadien, dont io! \u2014Notre marchandise est bien faite éclaircie ; le boucher prucédait au rentre- WA, NoyEs, 5: Powers\u2019 Block, Rochester.by f bime est triste ut deuloureux.Défcadeur est Propriétaire-Editeur,a une pour les tenter, répliqua-t-il, C\u2019est la plus béillement des grilles et au rétalsge du \u2014e ay ** Cette icttre du RP.Augier couvre crcuintion coneidérable a Montréal, duns belle viande du quartier.view que des rumsteak.; | Enfant pleure, ilveut son Cast 5.ty \u2018près de sept colonues ; elle est une tout Jo Canadu ct iiëme à l'evranger, worseaux de parecsien = l'enses-tu, Vers le soir, On eût dit qu'uu apaise- i Tey bl yy fg, 4 Joan, r- Là 4 et, om | Ly oule Rs hy (Ua, te \u20ac Sete i à ly * Ba, \u2018utile #00 te Ut gp dEeuts, Cu ler id VIE gpg: &, Ds, Cmte, le eye Hate vou, E joués ip : Ouverte, ( tity drone mais Tug Bit §, fsa do fg id »ddghé! a lee 8 Le lo 0 El; 3 stores ple roa cérantl Le im , oat, Row wig, wiles, Su TUS: sdeindre, etal be, dam 74 de bout joni Of crim 14 alt #78 oi dod ares 2 Da fs Bit pass Le ai à en pari} ps rans gf mai fit cher 4 « ge laut pi ole! k pian 5 rire hd je aps jp col ; ji 20\u201d sth co jos dr ld?pt ¢ ji FC LE CULTIVATEUR 8; adky APRES LE RECENSEMENT La Gazette de Montréal a publié der- nidrement quelques chiffres sur la représentation probable dans la chambre des Communes après le remaniement des sièges électoraux basé sur le recensement de l\u2019année prochaine, et notre confrère .trouve que, si le rapport soumis par le ministre de l\u2019agriculture à la dernière session est corroboré par le recensement, il y aura une légère augmentation dans le nombre de députés.Ce rapport assigne à chaque province la population suivante : Ontario.evens .2,154,886 Québec.\u2026.1,479,046 Nouvelle Ecosse., 484,208 Nouveau Brunswick.342,292 Manitoba.132,624 Colombiebritannigue.131,624 lle du Prince Edouard 120,176 Territoires\u2026.\u2026.100,000 Total.4,944,497 Une évaluation plus récente porte la population du Canada à 5,270,000 âmes ; mais, comme elle est busée sur le même principe, elle n\u2019affecte pas la position relative des provinces, les unes par rapport rux autres.La province de Québec est le pivot sur lequel tourne la représenta- Jon des autres provinces, Eile doit toujours avoir 65 députés, et comme sa représentation est en proportion de sa population, la représentation des autres provinces sera aussi en proportion de leur population, En supposant une population de 1,479,- 346 âmes, la province de Québec devrait woir un représentant pour chaque 22,754 le la population, Suivant cette base On- sario aurait droit à 95 députés au lieu de 32 ;.Ja Nouvelle-Ecosse conserverait à peine sa représentation de 21 députés ; le Nouveau-Brunswick et l\u2019île du Prince- Edouard subiraient une réduction d\u2019un léputé, le premier est représenté aujour- d'hui par 16 députés et la seconde, par 3; la Colombie Britannique et les Terri- loires du Nord-Ouest resteraient aux thiffres de 6 et 4, et Manitoba - gagnerait un siège, ce qui porterait sa représentation à 6 au lieu de 5.Le résultat serait donc une augmenta- lion de quatre sièges et une perte de deux, soit un gain net de deux, et le total des membres de la chambre des communes serait porté de 215 à 217.Ine Les pêcheries de Terre-Neuve Sir Baldwin Walker, capitaine du croiseur de la marine britannique Emerald, et commandant de la station navale de Terreneuve, a formulé sa réponse à la plainte déposée par M.James Daird, dont la fabrique de conserves de homard, sur la côte française de Terre-Neuve, a été fermée en juin dernier par cet offi- ster.Sir Baldwin déclare qu\u2019il avait à plusieurs reprises averti M.Baird que le fonctionnement de sa fabrique était en sontraveution avec le modus vivendi con- serté entre les gouvernements de France st d'Angleterre au mois de mars dernier.M.Baird avait refusé de tenir compte de ces avertissements, en alléguant qu\u2019il n\u2019existait pas, dans les annales du parlement ou de l\u2019assemblée coloniale, de loi rendant son industrie illégale, et que lord Salisbury wn\u2019avait pas le droit de s'opposer a l'exercice d'une industrie légale par un sujet britannique.Pour cette raison, il ne s\u2019était pas arrêté aux injonctions de sir Baldwin, et il avait donné l\u2019ordre à son homme d'affaires de continuer les opérations de la fabrique jusqu\u2019à se qu\u2019il en fût empêché par la force, C\u2019est ce qui a eu lieu, en effet, et en même temps sir Baldwin a déclaré, sans Joute suivant les instructions du gouver- aement anglais, que les pertes infligées à M.Baird lui seraient rembou.rsées.Sir Baldwin, dans sa réponse, déclare qu\u2019il a agi conformément aux ordres de son gouvernement, en exécution du mo- lus vivendi.La question qui se présen- cera devant le tribunal est de savoir si le 'jouvernement britannique avait le droit 46 mettre le modus vivendi en vigueur sans la sanction du gouvernement local, du sans placer préalablement le territuire afiecté sous le régime de la loi martiale.Le procès s\u2019ouvrira en novembre.L'intérêt public est très vivement éveillé par cette affaire.\u2019 LA CAUSE ACADIENNE Nous voyons, avec regret, dans l'Eran- géline du 21 courant, que l\u2019Illustre Archevêque de Halifax recommence encore ses doléances, contre le Canada.L\u2019an dernier (Brangeline\u2014Aout\u2014 1889) le vénérable prélat débutait, dans cette voie étrange, par une lettre pleine de récriminations injurieuses, contre la France et contre le Canada, avec des allégués qui étaient au fond des accusations graves, contre les anciens évêques de Québec et contre le clergé canadien tout entier.La conclusion finale portait que les Français, de toute nuance, sont des tétes chaudes, avec des imaginations gauloises, etc.Cette dernière boutade prête le flanc à de sévères représailles, quand on se rappelle la nationalité de l\u2019éminent Archevêque ; mais, nous avons pris le parti d'en rire.Toutefois, sa lettre fut réfutée, dans un mémoire, sous forme de dialogue,entre uu Acadien et un canadien-français.Comment nous a-t-on répondu ?Par trois colonnes d'aménités personnelles.mais, on n\u2019a pas même tenté de contester les principes et les faits historiques qui s\u2019y trouvent développés.Quand un homme s'oublie au point de tenir un langage aussi déplacé, son interlocuteur doit conserver la dignité du silence : c\u2019est ce que nous avons fait.Il y a des hommes qui excellent dans l\u2019art de dire des injures : ceux-là sont surs d\u2019avoir toujours le dernier mot ; mais, c\u2019est une victoire qui fait peu d'honneur.Tl appert que, dans certaines régions, le dictionnaire des injures est volumineux, On s\u2019en sert avantageusement, pour remplacer la science et la logique.Cette année, lillustre Prélat revient à la charge et dénonce, dans un langage nuageux, les rapports dénaturés, les représentations criminelles, de la part de ces hommes qui sont présumablement responsables, pour leurs paroles\u2014les rapports mensongers de ceux qui veulent induire les Acadiens en erreur, etc.T1 n\u2019est pas nécessaire de présumer : l\u2019auteur du Dialogue assume la responsabilité de tout ce qu\u2019il à écrit, et il invite tous ses contradicteurs à contester, par des arguments historiques et philosophiques, tout ce qu\u2019il a avancé, * - * * Mais, quelles sont donc les représentation criminelles qu\u2019on nous reproche ?1.D'avoir affirmé qu\u2019il n\u2019y a, dans le diocèse de Halifax, ni collège, ni séminaire, dans le sens naturel du mot.Voyez le rapport ofliciel du diocèse, (Hoftman Directory, 1890) et vous trouvez que c\u2019est tout simplement une école tenue par les Frères des Ecoles Chrétiennes.11 est vrai qu\u2019on a suspendue à la muraille une enseigne, Avec la désignation de St.Mary's College, mais une enseigne ne prouve pas la qualité de la marchandise.D'ailleurs, les collèges dignes de ce nom ne mettent point d\u2019enseignes sur la porte : ils sont connus et appréciés par intuition.2.D'\u2019avoir avancé que dans la Baie Ste, Marie, il y à une paroisse où une partie de la population # perdu l\u2019usage de la langue française, avec la foi catholique, Cet état de choses est déjà ancien et tellement notoire qu\u2019il suffit d\u2019en appeler à l'évidence des faits.Sa Grundeur le déplore amèrement et fait son possible, pour réparer cette brèche, ll faut espérer que le zélé pasteur, chargé de ce troupeau dispersé, ramènera les brebis égarées au bercails Cependant, telle est la force du préjugé qu\u2019un adversaire affirme que cette malheureuse paroisse est dans un état parfait, et lu preuve, suivant lui, c\u2019est qu\u2019on a fait peindre l'église, à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur, l\u2019année dernière.L\u2019Ecriture Sainte nous apprend également que l\u2019Arche de Noé était goudronnée en dedans et en dehors : cependant, elle renfcrmait des animaux de toutes sortes etc.Mais, voici la plus criminelle de nos représentations ; celle qu\u2019on ne peut digérer et qu\u2019on ne pardonnera jamais.Il ya 72 ans que Halifax possède un Evêque, et aujourd\u2019hui, les Acadiens du diocèse de Halifax n'ont pas encore la consolation de voir un de leurs enfants élevé à la prôtrise.On pourrait peut-être répondre, que la pauvreté a retenu les jeunes Acadiens éloignés des études ecclésiastiques ; mais, il ne faut pas oublier que la Propagation de la Foi de Lyon a toujours donné dus sommes considérables aux Evéques de Halifax et que le motif de la demande, de la part de ces prélats, c'était de procurer des prêtres aux Acadiens ; et que les dons étaient accordés principalement dans ce but.Or, nous le demandons, en toute simplicité, combien de jeunes Acadiens du diocèse de Halifax ont été ins- truits, pour la, prêtriSe, au moyen des sommes d'argent venues de Françe ?Notre question est claire, directe et positive ; il est facile d\u2019y répondre ; il suffit de citer des noms.L\u2019illustre archevêque n\u2019a pas craint de dire aux Acadiens : la France et le Canada vous ont abandonnés, Qui done a abandonné les Acadiens ?est-co la France qui envoyait son argent, pour eux ou ceux qui ont reçu l\u2019argent et ont tenu les Acadiens exclus de l\u2019état éclésiastique.Dans une dissertation spéciale, nous avons traité la question de la conservation des langues nationales ; et quoique nous ayons pusé les principes, d\u2019une manière générale, sans application particu- libère on y à vu cependant une allusion à ce qui se passe, dans certaines localités, et on nous à traité de calomniateur de fanteur de troubles, etc., ete.Lisez notre justification, dans les deux résolutions suivantes, adoptées dans la convention du 15 courant : Proposé par le Dr.A.4.LeBlanc, secondé par l\u2019hon.A.D.Richard et le Dr.L.J.Belliveau : \u201cLa Convention désire attirer humblement l'attention des autorités religieuses et laïques sur le fait qu\u2019il existe à la Nouvelle-Ecosse et à l'Ile du Prince Edouard un grand nombre de localités toutes françaises où le français n\u2019est nullement enseigué dans les institutions d\u2019éducation : que cet état de choses est très préjudiciable aux meilleurs intérêts reli- gicux et matériels des Acadiens ; qu\u2019il est désirable d\u2019y vemedier en encourageant l\u2019enseignement du français à tous les Acadiens sans préjudice à l\u2019enseignement de l'anglais ou de toute autre langue, 37 Proposé par M.Rémi Benvit, secondé par M.Val.A.Landry : \u2018* Lu convention \u2018regrette que dans un très grand nombre de nos couvents, principalement dans les comtés de Digby, de Richmond et de Yarmouth, la langue française ne soit pas enscignée on ne le soit qu'imparfaitement.Cetétat de choses se voit dans des centres, ou la majoritéet même la totalité des élèves sont française Elle désire attirer respectueusement l\u2019at-| tention des autorités compétentes sur cette regrettable lacune.\u201d \u2014Ecoutons maintenant I'Illustre archevêque, partant du futur collège de la Baie Ste-Marie et du projet d\u2019études qu\u2019on y doitadopter.\u2026.\u2026.\u2026.0.0.\u2026.\u2026.e ** Les affaires de ce pays sout traitées en anglais ; il en est de même aux Btats- Unis.Par conséquent mn cours commercial anglais est de première nécessité, pour le jeune Acadien, Ici, iln'y a pas d\u2019am- bignité.Le college établi par les Acadiens servire d\u2019instrument, pour anglifier leurs fils, comme certaius couvents servent déjà d'instruments pour auglifiev leurs filles.L\u2019Illustre Prélat continue : que pour devenir grand et prospère, il ne suffit pas de savoir le français.Toujours, on confond l\u2019étude de l'anglais, avec l\u2019anglifica- tion.\u2014 La question se présente pourtant, d'une manière claire et précise à tout esprit raisonnable et non préjugé : apprendre l\u2019anglais, pour s\u2019en servir, au besvin, c\u2019est une chose louable,sans doute ; mais, est-il nécessaire de renoncer à sa langue, à sa nationalité etc., ete, En Europe, où on à des idées très justes, sur l\u2019étude des langues, on regarde toujours un Lomme,qui possède plusieurs langues comme supérieur à celui qui n\u2019en possède qu\u2019une ; mais, il est bien entendu que ceux qui ont ceb avantage ne renoncent point à leur langue maternelle.En Angleterre, vous rencontrez une multitude de personnes instruites qui purlent le français avec une élégance et une pureté dignes d\u2019un parisien ; à Rouen, à Dieppe, vous rencontrez pareillement des Français, qui feraient croire à les entendre parler qu\u2019ils sont nés sur les bords de la Tamise.Cependant soyez certain que les uns et les autres conservent leur langue maternelle et n\u2019en restent pas moins attachés à leur nationalité etc.Exuminons son axiôme,au point de vue chrétien : ** Pour devenir grand el prospère, il ne suffit pus de savoir le français : (c\u2019est-à-dire il faut anglais, avant tout) \u2014C'\u2019efit été un discours plus épiscopal, s\u2019il eût dit aux Acadiens : ** Mes enfants, cherchez avant tout, le soysume de Dieu et sa justice et tout le veste (grandeur et prospérité) vous sera donné par surcroît-\u2014 Que vous servirait-il de gagner tout l\u2019univers, si en renonçant à votre langue, vous vous exposiez à perdre le don précieux de lu foi,\u201d comme il est arrivé à plusieurs de vos compatriotes ?Pour nous, nous ajouterons, avec une sincère affoction, pour les Acadiens : Ne cruignez point, petit troupeau ; car, il à plu à votre père céleste de vous donner un rouaume, Soyez fidèles, jusqu\u2019à la fin.Cette Providence, qui vous a conservés, au milicu des épreuves, veille toujours sur vous et vous réserve des jours heureux.Résumé Que demandent les Acadiens ?Veulent-ils opprimer Jes catholiques de la langue anglaise (Ecossais et Irlandais)?\u2014Veulent-ils les priver de l\u2019usage de leur langue ?Veulent-ils que les enfants des Ecossais et des Irlandais soient contraints, dans les couvents, de n'étudier que le français ?Les Acadiens ont-ils détruits un collège anglais, parce qu\u2019on n\u2019y enseignait pas le français ?-\u2014Ont-ils cherché à exclure les Irlandais et les Ecossais, du Sanctuaire, dans le diocèse de Halifax ?A Dieu ne plaise ! Jamais les Acadiens n\u2019ont songé à commettre de telles iniquités, Ils demandent simplement qu\u2019on les laisse parler la langue française, qu\u2019on laisse au moins la consolation de la transmettre à leurs enfants-que, dans leurs couvents on ne contraignent pas leurs filies à s\u2019anglifier\u2014 Qu'on ne détruise pas leurs collèges, sous prétexte qu\u2019on n\u2019y enseigne pas l\u2019anglais, qu\u2019on ne renvoie pas des religieuses de la langue française, pour les remplacer par d\u2019autres de la langue anglaise, comme on vient de faire, sous prétexte d\u2019intérêt pécuniaire.En un mot, les deux résolutions précédentes renferment les vœux des Acadienss Les Acadiens demandent encore que, dans le diocèse de Halifax, leurs fils cessent d\u2019être exclus de l\u2019état ecclésiastique.Nous en appelons à la conscience de tout homme qui possède une conscience : ces démarches sont-elles injustes ?Une autorité animée de sentiments équitables peut-elle s\u2019y refuser / CONCLUSION \u2014Ces questions exigent une solution prompte et eflicace.11 faut les soumettre à ce Pouvoir Suprême, à qui J.-C, a confié le soin du troupeau.et qui commande, avec une même auturité aux brebis et aux agneaux.Rappelez-vous cette maxime fondamen tale, dans le gouvernement de l\u2019Eglise catholique : \u2018\u201c LE SIEGE APOSTOLIQUN JUGE TOUS LEs SIÈGES ; MAIS JL N\u2019EsT JUGÉ PAR PERSONNE.\u201d (UN CANADIEN FRANÇAIS.) Québec, 30 août 1890.AU GUATEMALA Tentative d'assassinat sur un ministre par la fille dun général Emotion du président Harrison Guatémala, 4\u2014M.Mizner, ministze des Etats-Unis au Guatémala, vient d\u2019être victime d\u2019une tentative d\u2019assassinat de la part d\u2019une fille du général Barrundia, le révolutionnaire guatémalien récemment tué, à bord du steamer américain Âce- pulço, par la police de San Jose de Guatemala, qui voulait l'arrêter et à laquelle il résistait.M.Mizner se trouvait assis à son bureau lorsque la jeune fille est entrée dans son cabinet et, après lui avoir reproché d\u2019avoir été la cause directe de la mort de \u2018son père, lui a annoncé qu\u2019elle allait le tuer.En même temps elle sortait un revolver de sa poclie, et le braquant sur le ministre, elle pressait la détente.Mais M.Mizner avait eu le temps de saisir un gros livre et de le placer entre lui et la jeune fille ; c\u2019est dans ce livre que la balle est allée se loger, Au bruit de ladé- tonation, plusieurs personnes sont arrivées et ont désarmé la jeune fille ; on l\u2019a conduite au poste de police, mais il est probable que l\u2019affaire n\u2019aura pas de suite, M.Mizner ayant déclaré qu\u2019il ne voulait pas poursuivre la fille du défunt général.Washington, 4.\u2014On a regu au département d\u2019Etat une dépêche adressée au président Harrison et signée par la veuve et les huit enfants du général Barrundia, Dans cette dépêche, la famille Barrundia proteste énergiquement contre *\u2018 l\u2019assassinat \u201d du général à bord du steamer l\u2019ordre de livrer le général à la police guatémalieune.Le président Harrison s\u2019est fort ému de la réception de cette dépêche et, au conseil de cabinet qui a eu lieu il en a donné lecture à haute voix aux ministres, ajoutant qu\u2019une enquête était ouverte par le département d'Etat.Au département d'Etat, on n\u2019ajoute pas grand crédit à la dépêche disant que M.Mizner a été victime d\u2019une tentative d\u2019assassinat ; un dit que cette histoire, en admettant qu\u2019elle soit exacte au fond, est suns doute grandement exagérée, Mexico, 4.\u2014 Le personnel de la légation du Guatémala en cette ville déclare qu\u2019il est inexact que M.Mizner, ministro des Etats-Unis au Guatémala,-ait été victime d\u2019une tentative d\u2019assassinat.Washington, 4 \u2014 Au sénat bier, M.Call à soumis une résolution qui a été ré- féréc au comité des relations étrangères.Elle déclare que le meurtre du général Barruadia sur le steamer dcapule qui était sous la protection du pavillon des Etats-Unis est une insulte au peuple amé- vicain, et demande une action prompte de la part du gouvernement des Iituts- Unis.Le secrétaire Warton a adressé la dépêche suivante à la veuve du général Barrundia, en réponse à celle qu\u2019elle a envoyé au président, lundi dernier.Voici cotte réponse : \u2018\u201c Le président désire que je vous informe qu\u2019il a reçu notre télégramme lui annonçant la mort de votre époux, le général Barrundia.Toub en compatissant profondément à notre grande douleur, il attend des détails ofliciels pour agir, Cette affaire, vous pouvez en être sûre, recevra la plus sérieuse atten- ion » |coups de canon, LES ANGLAIS À TOULON La marine française leur fait une brillante réception .Paris, 3.\u2014Le vice-amiral anglais, Hoge kins, ayant accepté invitation du vive, amiral Ricunier, coumnandant le ¢inquids me arrondissement maritimea \"Toulon l\u2019escadre anglaise de la Méditerranée fait son entrée, hier matin, dans le po de Toulon.À ce moment, les navires de guerre anglais ont tiré une salve de vingé£ et un coup de canon, à laquelle les batte-ÿ ries du port ont répondu.Ç i Le drapeau français a été hissé au baut; du mât du navire anglais portant\u2019 le pavillon du vice-amiral et salué de \u2018quinze Ls cuirassé français, lé\u2019 Formidable, et le cuirrssé espagnol,le Pe- layo, ont arboré à leur grand mât le drapeau anglais et l'ont également salué de quinze coups de canen.Une foule énor-| me couvrait les quais afin de \u2018voir cettel démonstration navale, Les officiers du cinquième arroridisse- ment maritime à Toulon ont offert le soi à la préfecture maritime, un banquet ait vice-amiral anglais, Hoskins, Au nom bre des invités se trouvaient les oflicierg de l\u2019escadre anglais, l\u2019amiral Duperré,l\u2019à< miral Krantz, ancicu ministre de la\u2019 mari< ne, et plusieurs vice-amiraux et généraux francais, 4 Ou à porté des toasts en l\u2019honneur du, président Carnot et de la reine Victoria.Le vice-amiral Hoskins a annoncé, dang le discours qu\u2019il à prononcé, que son es< cadre allait partir pour la Spezzia,aujour- d\u2019hui jeudi, LES COULISSES DU BOULANGISME Les accusations d'un journal.Paris, 4 \u2014La Presse dit que M.Na«! quet affirme n\u2019avoir eu aucune connaist sance des attaques faites par le ?Figare contre le général Boulanger.Ce journal confirme l'exactitude du bruit qui à annoncé que M.Naquet avai l'intention de quitter la vie politique.+ Dans une entrevue, le baron Maçkau déclaré que le général Boulanger avai bien fait visite au comte de Par:s,-à Lors dres, mais qu'il n\u2019en avait pas reçu-d\u2019ar= gent, .+ Deux personnages à Paris, ont fournt des fonds à Boulanger, mais on ne cit pas leurs noms.orl En réponse à la, sommation que lui à: faite M.Clémenceau, dans son | journal, de sc disculper des révélations ot des aë- cusations portées contre lui par le Figara relativement à la dernière élection.prégi- dentielle, M.Henri Rochefort a déclar que, ln veille de l\u2019élection du présiden Carnot, M.Clémenceau Pa envoys chefs cher et lui a proposé de l\u2019aider à prépare quelque moyen d'empêcher M, Jule: i Ferry d\u2019arriver au pouvoir.Clémencéal\u2019 voulait réussir n\u2019importe comment et & b'importe quel prix.oo Xe Clémenceau, ajoute-t-il, a proposé, dang, le cas out Jules Ferry l\u2019emporterait sus Carnot, que lui, Rochefort, réunirait iq) parti révolutionnaire et les blanquisteg: pour faire des démonstrations ci arme dans les principaux quartiers de Paris! En conséquence, Rochefort aurait form le plan de s'emparer de l\u2019hôtel-de-ville.&#f Tel est le récit que fait Rochefort,\u201d dans l\u2019Intransigeant, pour sa propre dé~ feuse.On s'attend à ce que M.Clémen- ceau donne un démenti formel a toute cette histoire, Les serviteurs de St.Pierre L'Univers publie une série de docu« ments annonçant la formation d\u2019une So ciété des serviteurs de Saint-Pierre, don le but est de défendre la papauté.Mg Fava, évéque de Grenoble, qui a prig Pinitiative de cette création, écrit à ce propos & M.Lucien Brun une lettre dong | voici les passages prindipaux, REE | .Cet acte serait de former une 8530+ ciation dans le but de servir la cause sa-! crée de la papauté, soit en redisant a monde les enseignements trop vite ous blids des pontifes remains, soit en expo sant dans une revue ou en défendant le: droits du Saint-Siège, Le saint-père,| après examen, a béui et encoragé cette œuvre, et, apprenant que vous en accep-y tiez la présidence, il vous en a fait expri-, mer sa vive satisfaction.EX A Rome, les difficultés du pontife rds main grandissent et se multipiient ; dehors de la Ville Eternelle, dans I monde,les sectes semblent vouloir se prén parer à un assaut contre l'ordre religieu et social : et, da son côté, la divine Pro- videtice, par les fléaux qui nous accablent et nous menacent, paraît nous promettr des jours meilleurs pour son Eglise.C\u2019est pourquoi les serviteurs de Saint-Pierr viendront à leur heure : ils consoleron Je puntife romain parleur piétéfiliale ; ile défendront sa cause ; ils grouperont au tour du saint-siège une phalange d\u2019hom mes dévoués, veuus des diverses nations, }; Le pape Léon NIII à approuvé la créax tion de cette socicLé.ii Ih ® L'Huile de Berthé est l\u2019huil de foie de morue pure, préparé avec des l'oies importés dir cleme pour la Maison L.Fur.19, rug Jacob, Paris.Klle ne se ven accompagnés dur: \u201cstructions Ay ~~ #5 LE CULTIVATEUR KCHOs DE PARTOUT Le choléra fait des ravages dans la ville Je Yembo, en Arabie.De nombreux pè- rins Egyptiens passent chaque année | ar Yembo en se rendant dans les villes jaintes d'Arabie.JS On mande de la Nouvelle Orléans que Ja récolte de coton dans les Etats du Sud, ette année, excèdera de 265,489 bulles plus grosse qu\u2019on y ait jamuls vue.M.l'abbé G.Roy, directeur de la eon- grégation canadienne de Dulath, a été phoisi comme l\u2019un des membres du con- geil privé de Sa Grandeur Mgr MeGol- en évêque du nouveau diocèse de Du.th, .Samedi un nommé Dixonfranchira l'es-: pace de 850 pieds sur uu cable de sept uitièmes de pouce de diamètre tendu au- Hessus de la chûte Niagara, y.On mande de Washington que le président Harrison a commué en travaux for- tés à perpétuité la peine de mort prononcée par la cour fédérale, au Wisconsin, contre un Indien du nom de John Wa.être exécuté le 30 courante .Un hôtel de Como, Colorado, connu sous le nom de Walford House, à été fotalement détruit pendant la nuit par un - Apcendie, et trois personnes ont péri dans Jes flammes.i C'était hier le scixante-douzième anni- ~ versaire de naissauce de $a Grandeur Mgr Laflèche, évêque des Trois-Rivières, ÂLe vénérable prélat est né à Sainte-Anne de la Pérade le 4 septembre 1817.: Un reporter du Daily News de Lon- + Ares qui vient de visiter les comtés irlan- - dais où la nielle exerce ses ravages, dit\u2019 Jue ces régions sont dans un état de mi- père déplorable.Jamais la nielle n\u2019est ppparue si de bonne heure, dans le passé.1 Il y a eu cinquante ans le 2 septembre que le collège de l\u2019Assomption inaugurait l'enseignement de son cours classique, .Fous les soins immédiats du clergé.(Vingt doux élèves s\u2019enrôlaient, ce jour- i sous ta bmunière de leur Alma Mater, ur y counmencer leur cours classique euË survivent : Le révérend Père Alert Lacombe, O, M.I., missionnaire au Nord-Ouest : MM.les abbés Archam- ault, de St-Félix de Valois, Desmarais, e St-Louis de Gonzague, et Desorcy, de t-Ours ; et parmi les laïques, MM, Au- er, N.P.et résistrateur, et W.Mount, I.De, de Montréal ; Lussier, d\u2019Hoche- aga, ct Lamarche, N.P., de St-Ruch de j'Achigan.Une nouvelle tentative pour établir une I \u2018 : { | nécessaire, tant pour ce qu\u2019on appelait langue universelle à Londres.{ Cette fois, uu licu de chercher la solu- ion du probleme dans une langue nou- Yellement fabriquée, comme le volapuk Jl est question simplement de prendre le atin et de l'adapter aux besoius moder- £8.\u2019 3 * On écrit de Kissingen que le prince de Bismark s\u2019est amusé, cette année comme es années précédeutes, à se faire peser ar un instrument que l\u2019un appelle la ba- ance Bismark, et qui est établi eur la saomenade près de l'établissement des saines qu\u2019il habite.Le prince pèse actuel- ement 205 livres et 300 grammes, En 879, il pesait 247 livres.we 3 \u2014 © Mme Thankful Spaulding vient de célébrer à Andover, New-York, le centième Nniversaire do sa naissance, entourée \u2018une cinquantaine de ses descendants, é à Canaan, Connecticut, Mme Spaul- ing s'est mariée en 1815 et est veuve depuis 1849.La centenaire n\u2019a pas la oindre infirmité et jouit d\u2019une excellente santé.\" Le Travailleur annonce que tios compa- riotes de Enst Saginaw, Mich., qui ont té pendant longtemps privés de toute Ssistance 1clivieuse.viennent de com- encer la construction d\u2019une très bello Kalise, Ceite nouvelle parcisse cana- ienne sera la plus considérahle de toutes * les paroisses du East Saginaw.1 \u2014 Lo correspondant du XIXe Siècle à ome dit qu\u2019à un récent conseil du cabi- ot, M.Crispi, président du conseil, à éclaré que la présence de la flotte fran- ise à la Spuzzia serait pour l'Italie une \u2018ause de dérangement dans sa politique trangère ct que, de plus, elle serait wal e en Allemagne.Au vote qui suivit fette déclaration, huit ministres so sont rononcés pour que le roi Hunmibdert s\u2019abs- icnne d'aller à la Spezzia assister au lan- ment du cuirassé ; deux seulement ont pprouvé le voyage.Les ministres ont pprouve ceite abstention parce que le ouvernement français avait proposé \u2018envoyer une escadre pour salucr le roi J talie, { pulaire d'année en année.| es rues de 1a 5 : .; -.{æmnée deux manifestations distinctes : poose convaincu de viol, Wapoose devait.: | la ville et l'autre dans le côté est.| évalue à 40,000 le nombre des hommes | plupart des usines et manufactures et LA FETE DU TRAVAIL La fête des associations ouvrières a été célébré à New-York, à Brooklyn, a Jersey City et dans presque toutes les grandes villes industrielles des Etats-Unis.Quoique de fondation relativement récente la fête du travail devient plus po- On sait que cette fête fut créé enf182 à l\u2019occasion de la réunion à New-York de l\u2019assemblé générale des chevaliers du travail.C\u2019est le 5 septembre 1882 que toutes les asse-' ciations ourrières faisant partie de la| Central Labor Union, out défilé pour la première fois en corps dans les priacipa- ville Cette démonstration s\u2019est renouvelée ensuite chaque an- néc et en 1887 la législature de l'Etata fait du Labor Day un jour de fête légale.Mais, par suite des diszensions qui se sont produites récemment dans les asso- clations ouvrières, et par suite dela sécession des associations allemandes de la Central Labor Fédération, il y a eu cette un cortège a défilé dans le côté ouest de On.qui ont pris part aux démonstrations.Les travaux ont été suspendus dans la dans l'après-midi et le soir, il ÿ a eu des pique-niques, des courses, des régates et toute espece de jeux champêtres dans les environs de la ville.: A Brooklyn, on évalue a plus de 30,- 000 le nombre des personnes qui ont pris\u201c part cette année à la démonstration, et ses organisateurs ont eu le hon goût d'en exclure tout autre drapeau que le drapeau américain.LE MAL BU SIECLE Les ravages du luxe Le luxe àla campagne et à 1a ville Réflexions d'un homme éminent Plusieurs correspendants m'\u2019écrivent que la grande cause du .mal dont je me plains,( la dépopulation) c\u2019est le luxe.Une des causes, si vous voulez bien.Je reconnais que le besoin de luxe s\u2019est introduit dans toutes les classes de la société.Nous disons encore, par une sorte d\u2019habitude, que la France est très riche, qu\u2019elle a de grandes économies daus les bas de laine.Dans ma jeunesse, on passait pour un prodigue quand on dépensait tout son revenu.Il y avait tant pour le les menus plaisirs, qui étaient très menus cn effet, ct tant pour le bas de laine.Le crédit, qui a été un grand moyen de progrès pour le travail et l'industrie, à causé des ravages dans l\u2019économie domestique.On a commencé par consommer le revenu entier ; puis on a vidé le bas de laine ; puis ou a emprunté, les uns pour vivre, les autres pour jouir ; aujourd'hui, les trois quarts de la population vivent sur le reveuu de l\u2019année prochaine.Le luxe est devenu un besoin.Les Etats et les particuliers se tirent de là par un certain nombre de krachs et de banqueroutes, qui éclatent de loin en loin et rétablissent une sorte d\u2019équilibre, Le luxe a fait des progrès dans toutes les classes.Nous mettrons en tête le luxe des miilionnaires.Je ne sais pas si celui- là a fait de très grands progrès.Les vieux châteaux, les vieux meubles et les vieux bijoux sont les témoins d\u2019uu luxe solide que nos splendeurs n'égalent pas Nos millionnaires dépensent leur argent en prodigalités moins durables, je dirai moins excusables, si vous voulez bicu convenir avec moi qu\u2019il vaut mieux acheter une belle statue que de payer un feu d'artifice.Je ne suis pas éloigné de regarder un luxe intelligent comme une dus vertus d\u2019un millionnaire.ll me semble qu'en enfouissant ses millions, il nous les vole, et qu\u2019en les dépensant il nous les rend.Le malheur, c'est que les sous-million- naires se croient dans l\u2019obligation d'imiter les chefs d'emploi, I! n\u2019y a plus de classes.Tous les gens \u201cd'un certain monde \u201d veulent faire figure, quel que soit l\u2019état de leur caisse.Les fenimes sont très ferrées sur cet article, qui fait partie des convenances, Il faut avoir une voiture, Il faut avoir sa loge à l'Opéra.Pourquoi le faut-il ?I le faut, Tous les \u201c* gens d\u2019un certain monde \u201d sont oblicés de passer par là.Il faut aussi donner des fêtes, ot il faut qu\u2019elles sniont aussi belles que les fêtes du voisin.Cela descend très bas dans l\u2019échelle sociale.Lea petits patrons imitent les gros industrivls, et les ouvriers imitent les patrons, Un petit ménage, qui pourrait avoir deux bonnes chambres à coucher, commodes, saiubres, agréables, s'en - tasse dans une chambre aui est un instrument de torture pour avoir à côté un salon.L'influence a gagué nos campagnards.Où est le bon fermier que j'ai connu, portant la blouse, allant au marché sur son bidet, tenant au besoin la queue de la charrue et dinant en famille avec ses valets à la même table ?Celui-là était respecté et aimé ; on savait que son bas de laine était pansu ; on approuvait qu\u2019il se donnât un peu de repos et de bien-être sur le tard.I aimait mieux paraître ce qu'il était que de se faufiler daus la société des citadins pour y être montré au doigt.Notez que tout ce luxe est faux et ar- chifaux.° La demoiselle du fermier, qui ne soigne plus ses poules, joue d'horrible musique sur un horrible piano.Elle a remplacé la jolie robe de laine qu\u2019elle se faisait elle- même par une robe de soie à la dernière mode, qui lui donne l'air d\u2019une servante portant la défroque de sa maîtresse.Les fils sont bacheliers, mais ils ne sont pas capables d\u2019être autre chose.Les gros enrichis, afin de vaquer aux devoirs du monde, se font remplacer\u2014 et voler\u2014par des fondés de pouvoirs ; ils achètent des tableaux qui font rire les artistes ; ils se condamnent à aller à l'Opéra et à douner chez eux des conceris, quoiqu'ils n'aient jamais su distinguer Auber de Wagner.Tout ce monde, du haut en bas, calcule la perturbation qu'amènerait dans son existence la venue d\u2019un héritier.On dit en bas : Avec quoi le nourrir ?On dit eh haut : Avec quoi le doter ?Hélas ! les ouvriers des villes disent trop souvent : Ou le mettre ?Mais ceux-ci sont les victimes du sort ; les autres sont les victimes de leur vanité.Je ne pardonue pas à la société le malbeur des premiers, et je ue pardonne pas aux seconds leur pro- | pre malheur JULES SIMON, LA PECHE A TERRE-NRUVE Comment on prend la morue C'est principulement à Saint-Melo, Granville, Dieppe, et Fécamp qu\u2019on arme |les navires destinés à faire la pêche de la: morue sur les bancs de Terre-Neuve.Ces navires partent d'ordinaire en temps de | carême et se reudent d\u2019abord à nos possessions de Saint-Pierre-et-Miquelon où ils vont s'approvisionner de boitte On dé- | sigue sous le nom générique de boitte divers appâts qui servent à prendre la tno- j rue ;.cas la morue n\u2019est pas le vuleaire > poisson qu\u2019on pourrait croire.Elle a des goûts délicats et il faut à son estomac des nourtitures variées selon les saisons.La première pêche d'avril à juin se fait avec le harenge \u2018 La deuxième pôche de juin à juillet, avec le capelan.La troisième, de | juillet à septembre, avec l\u2019encornet, Outre sou équipage le navire pècheur embarque comme passagers les hommes formant l'équipage des goélettes, arinées à Saint-Pierre-et-Miquelon, recrutés en France : les marins à [« pouche, qui vout faire la petite pêche pour leur compte, le fong des côtes de l'Île aux Chiens ou de Miquelon.Puis les commis, jeunes gens laborieux \u201c\u201cayant de l'ambition \u201d selon l'expression du pays, et qui s\u2019expatrient afin de mieux tenter fortune.Il vont faire la correspondance et tenir les livres à l'habitation.On appelle ainsi l\u2019ensenz- ble des bureaux, magasins et graves appartenant à chacuve des maisons de commerce métropolitaiues établies aux îles Saint- Pierre-et-Miquelon.Un gérant dirige chacune d'elles.; C\u2019est le quartier général où s'approvisionnent les navires; c\u2019est là qu\u2019ils apportent leurs morues après chaque pêche, et de là que de longs courriers l\u2019emportent en France, aux Antilles, à la Réunion Quand les navires ont déposé leurs passagers aux îles et fait leur provision de boitte, ils se rendent sur le * Grand Banc \u201d ou se trouve la plus belle morue.Il y a encore le ** Banc de Saint-Pierre et le Banquereau \u201d.Ces bancs sont d\u2019immenses alluvions formées par des sables, des rocs et dos amoncellements de coquilles, qu\u2019entassent à leur point de rencontre des courants opposés : le Gulf stream qui vient du golfe du Mexique et les courants polaires.Là, grouille la morue, si féconde qu'elle survit à la guerre ininterrompue qu'on lui fait depuis des siècles, et l'on dirait qu\u2019elle a choisi ce domaine, à l'exclusion des autres poissons, tolérant seulement dans son voisinage les fictans, les raies, les crapauds et les chats de mer.Sur le banc la rude vie commence.Le navire mouille, toutes voiles amenées, à l'endroit choisi par le capitaine, solidement amarré eur ses aucres, ll gardera son mouillage tant que le fonds sera bon, à moins qu'une tempête ne l\u2019oblige à mettre en cape.Par grande brise, il suffira de donner de la fourrure, c'est-à-dire de filer du câble.La pêche se fait dans de petites embarcations de provenances américaitie, nommées dories Ce sont des bateaux pits qui résistent aux coups de mer d'une façon merveilleuse.Parfois les rafales et les vagues ont enlevé les hommes, que le dory reste encore à flot, ayant tenu tête à lu bourrasque.Deux marins le montent seulement.Enveloppés de cache-nez et de tricots, couverts de cirage classique et chaussés de lourdes bottes qui leur montent au-dessus des genoux, ils s\u2019en vent souvent à plus d\u2019un mille du navire, dans la direction du vent, jeter les faudis.Ce sont de longues lignes, de place en place armées d\u2019hameçons, et dunt chaque extrémité est attachée à une barrique surmontée d\u2019un petit drapeau.C'est d'ordinaire vers quatre heures de l'après-dinée qu'on va tendre ces lirnes et on les relève douze heures après, au petit inatin.Perdus au milieu de l'océan, entourés d'une brume tellement épaisse qu\u2019il se distinguent à peiue l\u2019au et l'autre, les deux hommes décrechent le poisson à l'aide du dégottoir en bois et, la besogne nie, regagnent le bateau.Gravement, ils nagent dans le brouillard, parlant peu, chautant parfois une romance du pays.À bord, au loin, la cloche de brume sonne à toute rolée, le cornet buæle plaintivemeut, et le pierrier détone par intervalles, C'est à peine si tout ee vacarme vibre dans l'atmosphère épaisse et sourde qui pèse sur la mer.Aussi, les dories s'égarent quelquefois.Les courants les eutraînent au large et les navigateurs rencontrent des barques légères, ou deux matelots sont étendus morts de faim et de froid ! Co sput de pauvres banquais, pour toujours égarés ! Combien de disparus ainsi et combien de veuves, espérant contre toute espérance, attendent toujours leur mari, dont l'état civil porte cette mention tervible : Absent / (Grâce à Dieu, les navires sont nombreux dans ces parages et les équipages des j'atte: dia trouver femme celle qu'ii avait laissée enfant.Il se la rappelait charmante, avec ses yeux d'une expression douce et grave, son teint mat, ses cheveux noirs, la pureté de ses traits, la souplesse de sa taille, la grâce de sa démarche, et il se disait que de tels attraitsen devenant plus complets et plus puissants devaient avoir fuit de Sidonie une créature d'un irrésistible attrait, En songeant qu\u2019il allait se trouver en face d\u2019elle, sa penséd le ramcnait sur lui- même ; il se voyait précocement vieilli d'âme et de corps, ruiné, déshonoré peut- être, les épaules accablées du poids de ses fautes, et, au inçoment d'aburder Sidonie, ; à laquelle il aurait voulu parler fièrement de ses sentiments et de son cœur, il redoutait d\u2019être pour elle un objet de mépris.II la jugeait à sa taille et la connaissait mal, En arrivant à Paris, il descendit daus un hôtel de la rive gauche, Il espérait y vivre qlus économiquement qu\u2019au cœur des quartiers qui lui étaieut familiers, M voulait éviter surtout d\u2019être rencontré par les ancieus cdmpaguons de sa vie de plaisir ; Vingt-quatre heures apres, il se présentait chez Sidonie, C'était par un beau matin, etl\u2019apparte ment recevait à profusion les rayons d'un gai soleil qui semblaient là pour mettre en lumière les vertus de cette maison et la sérénité de l'existence qu\u2019on y menait, | Iutroduit par Estelle dans lu petite salle à manger qui précédait la chambre de Sidonie, André refusa de donner son nom.Estelle n\u2019en fut pas surprise ; sa maîtresse, vouée aux œuvres charitables, connue dans le quartier comme la providence des malheureux, recevait fréquemment des visites de pauvres honteux qui ne voulaient passe faire connaître à d\u2019autres qu\u2019à elle.; Sans insister pour obtenir le nom du visiteur, elle entra chez Sidonie\u201d Audré n\u2019attendit pas longtemps ; mais si courte qu\u2019elle fut, son attente lui parut longue comme un siècle.Tremblant, il dut s\u2019asseoir,car ses forces étaient à bout.Fout à coup Sidonie eutra, et, avant même qu\u2019elle l\u2019eût regardé, il se leva en murmurant : } \u2014Oh ! ma chére petite sceur, \u2014 Neuf ans s'étaient écoulés depuis qu'il n'avait prononcé cette phrase devant elle, Sidonie le reconnut à sa voix plus encore qu\u2019à ses traits ; elle devint toute pâle, étendit les bras et prononça ce seul mot : \u2014 André ! Quelques minutes après i's étaient assis en face l'un de l\u2019autre dans la chambre de Sidonie, et elle l\u2019écoutait, tandis qu\u2019il racontait avec brièveté ce qu\u2019elle avait hâte de savoir, ses aventures, les causes de son éloignement, et ses projets pour l\u2019avenir, Elle ne lui adressa aucun reproche, indulgente envers lui, autant que la bonne sœur Sainte Agathe elle-même, et trop heureuse de le trouver répentant pour lui tenir rigueur.En revanche, elle lui dit toute la douleur que lui causait la conduite de son oncle Guillaume Breslier, qui était à ses yeux, plus encore qu'André, l\u2019auteur des catastrophes qui avaient frappé la maison de la Breslaye.\u2019 Lille eut soin de ue rien laisser paraitre de l\u2019impression qu\u2019elle ressentait en retrouvant Audrési peu semplable à ce qu\u2019il était autrefois, et usé déjà comme un vieillard alors qu'il était encore un jeune homme.: Vivant éloignée de lui depuis longtemps, elle éprouvait plus de pitié que d'affection, et ai elle eût été une femme moins pieuse, ou plus coquette, ce sentiment qu\u2019elle s\u2019avouait aurait fait place au mépris déguisé, mais réel, qui entre au cœur des femmes lorsqu\u2019elles rencontrent J un homme qui s\u2019est livré aux luttes de la vie et qui, par sa sottise ou sa faiblesse, n\u2019y a trouvé que la défaite, Heureusement pour André, Sidonie était plus fraternelle et par conséquent plus miséricordieuse.Elle cacha avec soin toutes ses pensées, Il la trouva teflequ\u2019il l'avait laissée autrefois, toujours passionnément dévouée, et il ne chercha pas à savoir si ce dévouement était comme jadis dicté par tendresse profonde ou s\u2019il n'avait plus d\u2019autre inspirateur dans le cœur de Sidonie que le sentiment ferme et clair du devoir qui s\u2019imposait à elle, Le devoir ! c'est le mot qui revenait le plus souvent à la pensée de Sidonie.Au milieu des difficultés de la vie, elle était | ascoutumée à se laisser guider par l'idée qu\u2019il contient.Elle s\u2019en exagérait les charges vis-à-vis d'elle même, les obligations vis-à-vis des autres.A cette heure, il lui ordonnait de veiller fraternellement sur André, de l'assister de ses conseils et de rendre en sa personue a la famille de la Breslaye dont il était le dernier membre, les soins et les bienfaits qu\u2019elle même en avait reçus, Cette obligation de maniferter au fils la reconnaissance méritée par la mère, était douce au cœur de Sidonie, puisque dans ce fils, elle retrouvait le compagnon | chéri de ses jeunes années, celui par qui elle se plaisait à s'entendre nommer petite sœur, Mais alors même que sa aympathie n'eût pas été d\u2019accurd avee son devoir,elle n'aurait pas mis une ardeur moins grande à le remplir.Elle était bien la digne fille du facteur rural Pierre Gendrin, que l\u2019idée dn devoir poursuivait jusque dans son agonie, et qui surmontait'les terreurs et les souf; frances de ses dernières heures pour ser- ter contre sa poitrine les lettres confiées à ses soins ! Guidé par ces mobiles autant que par un affectueux intérêt, après qu\u2019André lui eût raconté le passé, elle l\u2019interrogea sur l\u2019avenir \u2014Je veux faire rendre gorge à M.| Guillaume Breslier, répondit André, et, pour y parvenir, j'userai des moyens légaux, à moins que vous me demandiez de l\u2019épargner.\u2014 Je ne demande rien ; il est mon grand oncle, c\u2019est vrai ; mais ce titre ne peut ni à vos yeux ni aux miens, couvrir sa conduite, Il vous étreint ef veut vous égorger ; vous devez vous défendre.\u2014 Non seulement je me défendrai, mais je l'attaquerai.-\u2014Comment ?\u2014En prouvant que c\u2019est uu escroc, Ah! ma mèro Sidonie, si vous saviez avec quel art scélerat, il m'a fait prisonnier de ses réclamations et de ses chiffres, il me réclame, in\u2019a dit le successeur de M.Cail- loures, une somme trois fuis plus élevée que celle qui lui est due réellement, et en mon absence, il a su plaider si bien sa cause et convaincre ses juges, qu\u2019ils onb ordonné la liquidation de mes biens à son profit, comme représentant de tous mes mes créauciers, \u2014N\u2019aviez-vous donc pas un ami pour vous défendre, pour démontrerla fausseté d'allégations semblables ?Que faisait M.Cailloures ?\u2014- Ce qu\u2019il pouvait, c'est-à-dire peu de chose.Malheureusement, il ignorait l\u2019état de mes affaires Mon absence a favorisé les desseiffs de mou ennemi.Il lui a été facile de prouver la justice de ses réclamations.M.Cailloures ne pouvait rien sans moi ; et ses efforts étaient paralysés par une menace terrible qu\u2019avait proférée M.Breslier, \u2014Une menace ! s\u2019écria Sidonie qui le pressait à dessein de ses questions.\u2014 Il à prétendu que j'avais laissé dans ses mains, à titre de garautie, une pièce fausse, c'est-à-dire une pièce au bas de laquelle était imitée la signature de ma ; pauvre mère.\u2014 Et ce n\u2019était pas vrai ?\u2014C\u2019est une abominable calomnie, dit André en rougissant, tunis sans hésiter, bien que ce mensonge brulàt ses lèvros.-\u2014Ah ! que je suis heureuse, répondit Sidonie en lui serrant les mains.Puisque cette histoire est une colomnio, je peux vous avouer que je la connaissais, qu\u2019elle m'avait causé un chagrin profond, et que je vous en voulais d\u2019avoir commis une telle action.\u2014 Vous m\u2019en aviez cru capable ! demanda André qui voulait à tout.prix se réhabiliter devant Sidonie.Vous m'\u2019aviez donc eulevé toute estime ?\u2014Toute estime, c\u2019est beaucoup dire, André Mais votre départ préeipité ne semblait-il pas justifier les accusations dirigées contre vous \u2014Oui, vous avez pu vous y tromper, je, le reconnais.La vérité m'oblige à vous dire que celle-là, laplus grave, était fausse, eb que mon départ a eu deux causes.Je voulais échapper aux reproches de ma mère, aux poursuites de mes \u2018créanciers, à la honte de reparaître rutné devant mes compagnons de plaisir ; je voulais surtout essayer de reconstituer ma fortune.On m'avait dit que les pays d'Orient sont hospitaliers et faciles aux victimes de notre civilisation, ; Voila pourquoi je me suis éloigné, ass sez imprudent d'ailleurs pour ne pas me demander si je n'allais pas livrer à M; Guillaume Breslier toute la part de fortune que je laissais derrière moi, CE \u2014I se l\u2019est appropriée pendant votre absence, et par des moyens réguliers Pourrez-vous le contraindre à vous 1d rendre ?À l\u2019aide de quels procédés y par?viendrez-vous, we = \u2014En poursuivant 'annulation des jus gements qui m'ont condamné par\u2018défaut* en prouvant que M.Guillaume Breslier, dans le bub de consommer ma ruine, à élevé un échafaudage de chiffres mensone gers, le dénonçant comme usurier, com-' me voleur et comme calomniateur, 1+.André parlait avec une volubilité telle que Sidonie conçut quelque défiauce; quant à la fermeté de ses résolutions ; elles avaient à ses yeux un tort irréparable aux tant qu\u2019inexpliquable; celui d\u2019être prises trop tard.cure) Elle ue voulut rien laisser paraître, cependant, de ses impressions, désireuse surtout de ne pas décourager Audré et heureuse de savoir qu\u2019il était innocent de\u2019 l'acte criminel dont M.Gaillaume Bres-, lier pienaçait sans cesse de se faire une arme contre lui, : Et puis, cette journée ne'devait-elle pas être consacrée à la joie de se revoir ?Si donie exigea qu\u2019André la passäât auprès d'elle, * \u20ac \u2014Demain, vous aborderez les affaireg sérieuses, lui dit-elle ; aujourd'hui, vous m'appartenez, | \u2014André se soumit docilement, avec joie, | i Courbelot, qui, suivant sa coutume, était sorti dès le matin, ressentit au coeur une commotion, en se trouvant tout à coup en présence d\u2019André, 1 Sa joie était sincère ; mais, comme Sidonie, il fut cruellement surpris en constatant les dévastation causées par les passions plus que par l\u2019âge dont les traits d'André portait la trace.3 Après le déjeuner, Sidonie obligea André à sortir avec elle, et le conduisit chez les petites sœurs des pauvres iz Elle avait si souvent parlé de lui à sœur Saint Vincent, qu\u2019elle était pressée de le lui faire connaître.Elle n\u2019ignorait pas que le meilleur moyeu d'encourager dans le bien les âmes faibles, c'est de mertre fréquemment sous leurs yeux des exemples de sacrifices et de dévouement.Elle ne pouvaic en offrir à André de plus admirables ni de plus dignes d\u2019être imités, + dl eut les larmes aux yeux, au apecta- cle de l\u2019abuégation héroïque et de la moe destie touclante que les petites sœurs mettaient à accomplir leur saiute missions : x Mais son émotion changea de caractére, quand Sidouie lui ayant montré sœur Saut Vincent prodiguant des soins à un vieillard malade exigeant, et apportant à eelte œuvre une patience angélique, il l'entendit dire avec une exaltation dont il ne la croyait pas capable : ; \u2014 Ah ! que j'envie son sort et comme la vie setait bonne ici ! = À Ces mots causèrent soudainement à An« dré une impression douloureuse, dont il eût été impuissant à expliquer la cause! Il marchait en ce moment à côté de Sidonie, qui le guidait dans la sainte maisor où ello était libre comme dans la sienne.\u2018 Il la regarda comme pour pénétrer au fond de son Âme et y rechercher le mobile des paroles qu'el'e venait de pronon- cèr.Mais elle soutint son regard simplement sans embarras ; alors il Ia questionna, \u2014 Avez-vous ledésir d\u2019être religieuse, un jour ?\u2018 \u2014Oui, j'ai ce désir, mais je ne sais si Dieu voudra que je puisse le réaliser.-: ; Cette réponse plut à André Pourquoi ?Etait-il pénétré déja du charme qui se dégageait de sa petite sœur,et l'envie de lier éternellement son propre ave nir à la destinée de celle-ci commençait- elle à se faire jour en lui ?I} est bien permis de le croire : comment s'expliquer autrement qu\u2019il eût été d\u2019abord attristé en apprenant que Sidonie subissait l\u2019influence d\u2019une vocation religieuse, et rassuré ensuite,en constatant par les mots qu\u2019elle venait de prononcer, que cette vocation n\u2019était pas irrévocable.dif Voulant pénétrer plus avant dans lez desseins de sa petitesœur,H osa coutinuer, à l'intevrogers 4 \u2014 Pourquoi supposez-vous, demanda- t-il, que vos désirs ne pourront se réali« ser.2 \u2014 Parce qu\u2019une volonté supérieure dise pose de la nôtre, et qu\u2019il ne m'est pag permis dé m\u2019'abandonner & l'existencé vers laquelle me portent mes goûts, sang avoir accompli les diverses tâches mises à ma charge.\u2014Quelles sont elles ?\u2014dJe me dois à mon père Courbelot, dont la vieillesse exige mon appui.Me consacrer à lui, c\u2019est encore servir Die sous une forme qui ne lui est pas moiñg agréable que si je portais l\u2019habit religieux bien qu\u2019elle ne me le soit pas au mênie degré.Je dois aussi réserver ma liberté pour venir en aide 3 mon oucle Breslier, s\u2019il plaisait au ciel de toucher son cœur et d\u2019y faire entrer le repentir, x i LE CULTIVATEUR ons \u2014 \u2014-Æst ce tout ?demanda André.Sidonie hésita avant de répondre, comme si elle eût compris que cette question tachait un piége.Mais après une courte réflexion, elle leva sur André son beau regard calme et dit : \u2014J'aecepterai toutes les tâches qui me scront imposées, et je suis prête à tous les sacrifices.+ André garda le silence, mais l'espérance restæ au fond de son cœur.A La visite se terurina.André accompagnant Sidonie,quitta l\u2019hospice eu promettant aux petites sœurs de venir revoir lëurs pauvres.i+.Il était environ trois heures de l\u2019après- midi.« \u2019 Entraînés par la sérénité d\u2019une belle journée de mai, ils se dirigérent, sans s 8 tre donué le mot, vers le jardin de, Lux- cinbourg, lls ne parurent s\u2019apercevoir gu\u2019ils étaient venus jusque-là qu\u2019au mo- :ment où ils allaient en franchir la grille.André n\u2019avait jamais goûté de joie plus pure ni plus vive.Sidonie mettait dans son langage taut d\u2019affectueuse bonté, tant le douceur fraternelle, qu\u2019on eût dt qu\u2019elle ne poursuivait d'autre but que celui de ne pas troubler cette juie.\u2014Continuons-nous notre promenade ! demanda-t-il discrètement, « Sidonie vit dans son visage une suppli- ration muette, et répondit : \u2014Je ferai ce qu\u2019il vous plaira.André l\u2019entraîna plus vivement à travers le jardin.bolls gagnèrent les avenues qui se trouvent du côté de l'Observatoire, où la solitude est plus complète.À Entre André et Sinonie, il y eut encore un long silence, comme s\u2019il se fussent abandonnés l\u2019un et l\u2019autre, en même temps qu\u2019au bonheur, si longtemps souhaité, de se trouver ensemble, aux graves pensées qui dominaient leur esprit.He Le retour inattendu d'André, les émotions subies ct partagées depuis ce mo- jnest, les'protestationsde tendresse échangées, tout contribuait & les ramener vers fe passé, à leur faire remonter ou plutôt franchir les années disparues, de telle sor- Le qu\u2019ils pouvaient se faire illusion et croi- te en se retrouvant ainsi, qu\u2019ils s'étaient beulement séparés le veille.# Malgré le temps écoulé, leurs sentiments puisaient dans cette illusion de leur coeur\u2019 une force aussi grande que si- les Événements survenus depuis, n\u2019avaient Pas entraîne Sidonie à douter de l\u2019hon- peur d'André, \\ndré à se croire indigne fle Sidonie ct mméprisé par elle.l Les explications mutuellement données Fenaient de «lissiper tous les malentendus, tous les doutes, tous les soupçons, et ils e laissaient aller sans arrière-peusée aux élicités de ce doux entretien, Quoique Silonie ne possédât des choses du cœur qu\u2019une connaissance imparfaite, elle était douce de trop de clairevoyance et d\u2019instinet feminin, pour ne pas deviner qu\u2019une rvansformation s'était produite dans André, et que l'affection qu\u2019il lui témoignait avait franchi les limites au delà desquelles toute amitié entre homme tt femme perd son caractère fraternel pour devenir plus tendre, à À l\u2019enibarras d\u2019André, à l'admiration qui éclatar dans son regard, en la contemplant, enfin à l\u2019empressement qu\u2019il vait mis à la conduire dans la partie la plus solitzite du Luxembourg.Sidonie devinait que pour lui le rôle de la petite sœur était tind.ÿ Cependant, ce vôle était le seul qu\u2019elle vouliit garder.} Depuis longiemps, elle s'était offerte et promise à Dieu : cllene comprenait pas sa destinée, se déroulant au milieu des bruyantes activités de la vie, sice n\u2019est pour y faire le bien et pour laisser comme une traînée lumineuse la trace de de ges bienfaits, i.Les émotions qui soulèvent le cœur des jeunes filles a l\u2019aspect que celui de leur cœur avait déviné ou choisi, Sidonie les ignorait.x Ses aspirations étaient plus hautes ; Îles passaient par-dessus les créatures humaines, pour aller puiser dane l'infini des ivresses saintes » Son âme compatissante ne s\u2019arrêtait à la terre que pour chercher parmi les pauvres une occasion de se dévouer, {! Sur une âne ainsi vemplie et préoceu- pée, que pouvait l\u2019amour d\u2019André ?Et tépendant duvait-elle le décourager ?Pelle était la question que s'adressait Si- flonie durant cette promenade silen- sieuse : \u2018 Elle pressentait que si André prenait la parole en ce moment, ce serait pour parler de iui et de ses sentiments.S'il plaidait sa cause sous une forme si nouvelie :si,au nom desa mère et du pasgé, il osait_ ouvrir son cœur ; s\u2019il of- fruit Sa main et son nom : s\u2019il déclarait le ue son mariage avec celle dont il con- naipsait edésintéressetuer:t, la générosite, la tendresse, serait le supième bonheur de sa vie ; s'il avouait enfin qu'il considé- tait ce bonheur comme la récompense des efforts au\u2019il ailait tenter ponr réparer ses fautes, et si, en conséquence, il cousen- tait à no la rucevoir que lorsque le suc- cds aurait couronué ces efforts, quel serait, sn présence d\u2019une telle supplication, le Uevoir de Sidonje ?Se refuser ?Mais ne serait-ce pas affaiblir des résolutions trou récentes pour + être inébranJables ?ne serait-ce pas rejeter André dans les découragements qui lui avaient été si funestes et encourir ainsi.la responsabilité des fautes où ce découragement pourrait l\u2019entraîner ?Se promettre ! mais c'était renoncer à des projets longuement mûris et caressés, rompre avec des rèves d'avenir qui l\u2019avaient soutenue à l\u2019heure des peines les plus cruelles, et abandonner une vocation sérieuse, certaine, pour une carrière qui ne l\u2019attirait pas, et où elle ne trouverait peut être ancun dédommagement.Voilà donc le problème que le retour d\u2019André, son attitude imprévue et nouvelle imposaient à Sidonie, Où était le devoir ?Cousistait-il à sacrifier André ?Consistait-il à sacrifier les plus douces espérances que puisse concevoir une âme éprise du ciel ?= André, soit qu\u2019il comprit les préoceu- pations de Sidonie, soit qu\u2019il les partageât, respectait ses méditations.En proie à un trouble inexprimable, il subissait cette angoisse qui remplht l'âme au moment de prendre une résolution suprême, et alors qu\u2019on ne sait encore si le but qu\u2019on poursuit sera atteint.Il voulait parler, il n\u2019osait.L'heure était solennelle pour lui.De ce moment peut-être, toute sa vie allait déprendre, Que Sidonie laissät l'espérance ct il se sentait capable de soulever les montagnes.Qu\u2019au contraire, elle ne le comprit pa ou lui répondit par un refus, ce serait l\u2019a néantissement de ses espérances et de son bonheur, après lequel il se sentait incapable de rien entreprendre qui fût utile ou bon.11 comprenait encore que s\u2019il ne parlait pas en ce moment, alors que les lieux où ils se trouvaient et l'attitude même de Sidonie semblait provoquer ses confidences, il ne parlerait jamais.Il se décida donc.Il commença par faire allusion à l\u2019isolement de sa vie, à la douleur qu\u2019il ressentait de ne pouvoir associer à ses joies et à ses douleurs un être qui eût le droit etle devoir d\u2019en souffrir ou de s\u2019en ré-| jouir comme lui.Et comme Sidonie lui répondait que désormais, il pourrait trouver auprès d\u2019elle, cette amie fidèle qui ne lui avait manqué jusque là que par sa faute, il dit : \u2014 C'est quelque chose de plus qu\u2019une telle amie que je voudrais ; cefque je souhaite, c\u2019est une compagne plus étroitement associée à ma destinée.\u2014Le mariage seul peut vous la donner ?- \u2014-Je le croig ; mais je ne puis me marier avant d\u2019avoir vainçu les obstacles entassés sur ma route, et'd\u2019être sorti de l\u2019état précaire auquel m\u2019à réduit M.Guillaume Breslier.Alors seulement, assuré de pouvoir faire vivre ma famille, je pour- vai songer au mariage, Mais jusque là, je voudrais que celle à qui j'oserai demander alors de porter mon nom\u2018 conseutiît à m\u2019entendre.Dans l\u2019espoir qu\u2019elle laisserait, je puiserais la patience et la force dont j'ai besoin.Oui, continua-t-il avec chaleur, et s'animant de plusen plus, quoique je n\u2019aie plus au cœur Ia fraîcheur et les illusions de la première jeunesse, j'aimerais saintement celle qui se serai confié à moi, - 1] marchuit en ce moment a c6té de Sidonie, qui le guidait dans la sainte maison, où elle était libre comme daus la sienne.Il la regarda, commMe pour pénétrer au fond de son âme et y rechercher le mobile des paroles qu\u2019elle venait de prononcer.Muis elle soutint son regard simplement, saus embarras : alors il la ques- + tionuas \u2014 Avez-vous le désir d\u2019être religieuse, un jour ?\u2014Oui, j'ai ce désir, mais je ne sais si Dieu voudra que je puisse le réaliser, Cette réponse plut à André, Pourquoi?Etait-1] pénétré déjà du charme qui se dégageait de sa petite sœur, et l'envie de lier éternellement son propre avenir à là destinée de celle-ci commencait-elle a se faire jour en lui ?Il est bien permis de le croire ; comment s'expliquer autrement qu\u2019il eut été d\u2019abord attristé en apprenant que Sidonie subiasait l'influence d\u2019une vocation religieuse, et rassuré ensuite, en constatant par les mots qu\u2019elle venait de prononcer, que cette vocation n\u2019était pas irrévocable.Voulant pénétrer plus avant dans les desseins de sa petite sœur, il osa conti- \u2018nuer à l\u2019interroger.-Pourquoi supposez-vous, demanda-t- il, que vos désirs ne pourrout so réaliser.\u2014Parce qu\u2019une volonté supéricure dispose de la nôtie, et qu\u2019il ne m\u2019est pas permis de m'abandonner à l'existence vers laquelle me porteut mes goùts, sans avoir accompli les diverses tâchez 1nises à ma charge.\u2014C'\u2019est que j'ai peur d'entendre sa réponse et de perdre des iilusions qui me Fsont chères, Si je dois subir un refus, j'aime mieux ne pas 1» connaitre encore et les conserver, Mais st j'étais convaincu que mes aveux ne sernit pas repousés, qu\u2019on n\u2019invoquera pas pour justifie un 1efus, mon Ave, mes cheveux gris, les rides de mon front ; si j'étais convslouu Y j qu\u2019on est prête à me faire le sacrifice d\u2019une vocation antérieure, et qu\u2019on ne me donnera pas Dieu pour rivaj, alors j'oserais parler.Ce que je demanderais, ce n\u2019est pas un amour égal au mien, c'est un peu de compassion, d'aide et de sympathie, avec une espérance pour l\u2019avetir dont je saurai bien mériter la réullsa- tion.\u2014Eh bien, si vous n\u2019avez pas le courage de vous taire ot de souffrir en silence, Si vous ne savez pas trouver dans vos doutes même et dans votre peine les encouragements dont vous avez besoin, si, en un mot.vous voulez qu\u2019on vous réponde, il faut oser.À ces mots, André tressaillit ; il la regarda comme pour lire au fond de sa pen- séu avait-elle deviné qu\u2019il s\u2019agissait d'elle?ou, au contraire d\u2019une inconnue ?Ce doute était horrible et André hors d\u2019état de le supporter.-\u2014Eh bien, oui, j'oserai, s\u2019écria-t-il, et si le passé ne contient aucun titre qui plaide en sa faveur, c\u2019est le souvenir de ma mère que j'invoque, c\u2019est à l\u2019ombre de ses bienfaits que je me place.Celle dont j'ai voulu parler Sidynie, c\u2019est vous même, Si je vous blesse en l\u2019avouant, pardonnez-moi?; si mon aveu au contraire n\u2019a rien qui vous choque, prononcez un mot qui mette un terme à l'embarras que j'éprouve et au trouble dans lequel je suis Oui, c\u2019est vous que je désignais.\u2014Je le savais, répondit-elle simplement.\u2014Et vous n\u2019êtes pas irritée ?Cette réponse necontenait ni uneac- ceptation ni un refus, et André eu attendait anxieusenient une plus décisive.Sidouie ne lui laissa pas le temps de perdre patience.-Dopuis ce matin, je vous observe, André, et j'ai vu clairement dans votre ame, Malheursux privé de toute affection, séparé du monde daus lequel vous avez été accoutumé à vivre, brisé par les déceptions d\u2019un voyage avorté, vous avez goûté, en relrpuvant votre petite sœur une joie que vous n\u2019espériez pas.Ma présence vous a- rappelé votre jeunesse, votre mere, tout un passé que vous avez trop oublié, mais que la souffrance vous a rendu cher.Votre cœur a tressailli, s\u2019est précipité vers le mien, la sérénité de mon existence vous a séduit ; vous vous êtes dit que près de mol, vous trouveriez le repos et l\u2019ap- paisement.C\u2019est là plus de cause qu'il n\u2019en faut pour expliquer l\u2019état où vous êtes et le cri tombé de vos lèvres.Mais | êtes vous coïvaineu que je duive renoncer à mou rôle et à mon titre de petite sœur ?Pouvez-vous affirmer que vous m\u2019aimez, ainsi que vous le dites ?\u2014Je le jure ! s\u2019écria-t-il.+ \u2014: -Oh ! ne jurez pas, fit-cile en souriant, ce n\u2019est pas ainsi que vous me convaincrez, et je sais bien que vous êtes sincère, Mais c\u2019est le temps, votre patience, votre docilité à mes conseils, la fermeté de vos résolutions et votre persistance a les exécuter qui plaideroub votre cause auprès de mois .\u2026 \u2014 \u2014# \u2014- .Vous ne sauriez trouver mauvais qu\u2019avant de m\u2019engager envers vous je vous impose unc épreuve rigoureuse, Notre mariage, si jamais il doit s\u2019accomplir, ne peut être le résultat d\u2019une erreur ou d\u2019un malentendu.: \u2014Une épreuve, soit, je l\u2019accepte ; j'en accepterai autant qu\u2019il vous plaira de m\u2019en imposer \u2014Si vous me laissez l'espérance, elles ne m'effrayent pas, et j'en sortirai victorieux.\u2014-L\u2019espérance, reprit Sidonie, oh ! sans doute, jo vous la laisse.Mais à cette heure n'exigez rieu de plus.\u2014N\u2019exiges pas une promesse qu\u2019il serait indigne de vous de vouloir m'arracher, indigne de moi de vous faire.J'ai besoin do réfléchir aux projets auquels vous avez fait allusion : j'ai besoin surtout de m'y préparer, car leur exécution causerait dans ma vie un changement dont la pensée suffit à me troubler, \u2014I1 faut que j'étudie les perspectives inattendues que votre parole vient d\u2019ouvrir devant mes yeux.\u2014Je ne demande rien de plus, Sidonie, et vous me rendrez heureux.i \u2014-Cloutentez vous done de ce bonheur, mon ami, et puisse-t-il vous soutenir dans les luttes que vous devez encore affronter Pour moi, j'ai une grâce a vous demander, c\u2019est de ne plus me parler ninsi que vous venez de le faire, et d'attendre que le temps m'ait permis de m\u2019accoutumer i des idées tout à l'heure encore éluignées de mon esprit et si différentes des vœux que j'ai toujours formés.\u2014 Ces vœux, neles invoquez pas contre les miens, je vous en supplie.\u2014Que je le rappelle ou non, qu'importe ! Soyez sûr qu'ilsne me feront oublier ni négliger ce qui m\u2019apparaîtra comme le devoir ?\u20141l pourra m'\u2019arriver de demander à Dieu de changer votre cœur, de vous inspirer le dessein de renoncer à me vouloir et de ne pas vous mettre au travers de ma vocation religiense ; mais si ma prière n\u2019est pas exaucée, si vos sentiments persistent, et si vous continueza voir en noi une récompense et votre bonheur, vous me trouverez : \u2014Au prix même d\u2019un sacrifice, ma au.Loiphera dans la votre.Je n'ai pas le droit de me rcfuser \u2014Oh ! merci, Sidonie ! s\u2019écria André, s\u2019emparant égoïstement de ces paroles pour en faire le fondement de ses espé; rances nouvelles ; c\u2019est le souvenir de ma mère, je le sais, qui me défend et me pru- tége auprès de vous.\u2014 Mais je serai digne d\u2019elle, convaineu qu\u2019il n\u2019est pas de meilleur moyeu de toucher votre cœur.Sidovic sourit tristement, puis il revinrent doucement vers la rue Saiut-Jac- ques, n\u2019échangeant que la rares paroles ; car ils étaient l\u2019un et l\u2019autre pensifs et troublés.Quand ils entrérent, il était environ six heures du soir, Il avait été convenu qu\u2019André resterait durant la soirée auprès de Sidonie.Courbelot les attendait.Le couvert était dressé et le dîner, préparé par Estelle, prêt à être servi : Mais, avant qu\u2019on se mit à la table, la jeune fille appela Sidonie qui la snivit, laissant André en tête à tête avec Cour belot.\u2014 Ah ! mademoiselle, si vous saviez ! dit-elle toute émue.\u2014 Qu'est-ce donc ?-Mon père est revenu, en votre absence.\u2014Comument ! il a osé ! \u2014-Oui, mademoiselle, il a osé, et j'ai bien eu peur en me trouvant ici seul avec lui : Mais, c'était pour un bon motif qu\u2019il revenait.Ii n\u2019a dit qu\u2019il regrettait les violences auxquelles il s\u2019est naguère livré contre moi ; que la misère seule l'avait poussé à cette mauvaise action, mais que désormais je n\u2019aurais rien à redouter de lui.Sa femme, qui le conseillait mal, s\u2019est éloignée et, livré à lui-même, le pauvre homme n\u2019est plus bien dangereux.Maintenant, il s\u2019est- remis au travail, grâce à Juusseras qui veille sur lui comme sur un enfant.Mais il vit seul, tristement, et, en reprenant son logement, il m\u2019a demandé si vous consentireriez à ce qu\u2019il descendit quelquefois le soir, pour causer avec moi, quand mon ouvrage est fini ?\u2014J'y consens de tout mon cœur, répondit avec empressement Sidonie, Il faut accorder à sa bonne conduite ce premier encouragement, et s\u2019il persiste dans le bien on pourra lui en accorder d\u2019autres.\u2014 II reviendra ce soir afin de chercher une réponse.\u2014Tu peux lui répéter mes paroles, et je les lui dirai moi même.Qu\u2019il se cun- duise honnêtement et il n\u2019aura pas lieu de s\u2019en vepentir.Compassion ou sympathie pour Estelle, Sidonie par ce langage ouvrait sa maison a Cabronié, wo Cette imprudence, en apparence insignifiante, allait devenir le point de départ des faits dramatiques qui doivent préparer le dénoûment de ce récit, Sidonie, Courbelot et André dinerent ensemble ; l\u2019histoire d\u2019Estelle et de son père, la domination exercée sur ce dernier par Jousseras, firent pendant le repas les frais de l\u2019entretien.André connut ainsi, en quelques heures, les personnes au milieu desquelles vivait Sidonie, leurs habitudes, leurs antécédents, les particularités de leur vie ; et cette intéressante étude à laquelle il mêla plusieurs réflexions spirituelles et gaies, lui permit de se déranger un moment des brûlantes préoccupations de la journée, de se montrer à ses amis simple, enjoué, bon enfant, et de produire sur eux durant cette soirée une impression favorable.Lantillon et sa femme apparurent un moment.Désireux de plaire a Sidonie et de reconnaître l'empire qu\u2019elle exerçait sur lui, André traita ces braves gens comme ses égaux, \u2014ce qui n\u2019était pas un mince effort pour un jeune gentilhomme très fier de son nom et de sa naissance, Il n\u2019est pas jusqu'à Jousseras qui ne devint, quand :l se présenta, l\u2019objet des prévenauces d\u2019Audré, lequel sut faire devant lui une aimable allusion à Estelle et parler de leur mariage prochain, en termes touchants, bien que discrets, Ainsi, il plut à tout le monde.C'est qu\u2019il était heureux ; sans se préoccuper de savoir si son bonheur ue blessait personne autour de soi, il s\u2019y abandonnait, La journée finit trop vite au gré de ses désirs : mais enfin l\u2019heure arriva de quitter cette maison où venait de s'assurer le bonheur de sa vie entière.I promit à Silonie de revenir le lendemain, puis il partit, sans s\u2019apercevoir qu'au moment où il franchissait le seuil de la demeure de Sidonie, un homme, qui avait descendu l\u2019escalier derrière lui, wortit aussitôt après et se mit à le suivre.Il était environ dix heures du soir, et la soirée charmante, comme les belles soirées du mois de mai, invitait à la promenade.En se trouvant à cette heure avancée, et par cette nuit éclatante de lumière et de séréuité, au fond d'un quartier quasi perdu, André, coinme s'il ne fût pas revenu à Paris depuis la veille seulement, ressentit toutes les sensations d\u2019un vieux Parisien, et le désir ardent de traverser la Seine et de voir les boulevards et les Champs Elysées, où se rencontrent durant les beaux jours la vie élégante et mondaine.Il lui semblait que respirer pendant quelques instantsl\u2019atmosphère échauffante de laquelle il était déshabitué, ce serait ajouter au bien être qu\u2019il éprouvait, Donc, au lieu de rentrer à son hôtel, il descendit de la rue Saint Jacques, arriva devant une station de fiacres, monty dans l\u2019un d\u2019eux et donna l\u2019ordre au co« cher de le conduire sur la place de la Concorde, à l\u2019entrée de la rue Royale.Au bout d'une demi-heure, il descendait de vuiture payait le cocher, et arrêt( à la placo même où il venait de mettre pied à terre, il se mit à contempler J( mouvement qui se faisait autour de lui.Les passants étaient en ce moment fort nombreux, et donnaient à cette suirée claire et sereine une joyeuse anima: tion.Deux femmes circulaient laissant trainer sur le trottoir les plis soyeux de leuf longue jupe ; devant des glaciers et les car fés, les consommateurs étaient assis er - foule, et le bruit de leurs voix semblable au bourdonnement d\u2019une vaste fourmilière, se laïssait dominer par le tumultç étourdissant des voitures qui s\u2019avanc çaient en longue file, débouchaient pout la plupart des Champs-Elysées, sillon naient la longues avenue de mille trac lumineuses causées par le nombre infi des lanternes mouvantes, et qui s\u2019impo saient à l\u2019œil comme un énorme éblouis senient.André considérait ce spectacle si chet au cœur d\u2019un Parisien, en homme qui er a goûté longtemps les inipressions, mai qui en a été non moins longtemps priv( et les retrouve avec joie.Quand il fut demeuré ainsi quelque instants, il s\u2019avança dans la direction det Champs-Elysées Là encore, sous l\u2019om« bre discrète des arbres, régnait une ani mation égale à celle à laquelle il venait d\u2019assister, mais moins bruyante et plug mystérieuse.Les couples passaient lentement, par lant à voix basse, les traits des feume restaient perdus dans les ombres du soir de telle sorte qu\u2019au passage de chacun d\u2019elles il était permise à l\u2019observateur dc construire dans son imagination une série de romans dont elles étaient les innoms brables héroïnes.André aspirant avec délices cet air chan gé d'anciennes impressions et de vou | souvenirs, poursuivit sa promenade.arriva ainsi non loin du rond-point, de vant un café concert en plein vent, 1 quel n\u2019était séparé de Ia promenade ud par une grille qui n\u2019empêchait les pase sants ni de voir ni d'entendre, André, qui marchait depuis un momen en écoutant distraitement des lambesat d\u2019air de musique que la brise lui Appox, tait en sons discordants du bat Mabilg, du château des Fleurs, qui existait encoe re, mêlés à des voix de femmes, fut sais{ de curiosité en passant devant le concerf que nous venons de décrire, - 11 ralentit le pas et fendit la foule pout gagner l\u2019entrée, convaincu qu'en cet enc droit il ne rencontrerait aucun de ses ang ciens compagnons que dans sa misère prés sente il voulait éviter.tj Mais, au moment où il allait passer I: J porte, il fut brusquement cloué au sul pag la vue de deux personnes qu\u2019il ne s\u2019attene dait guère à trouver en cet endroit.- C'était M.Guillaume Breslier ct sa gouvernante, Mme Suzanne.!' Les deux vieillards, qu\u2019à leur mise et leur tenue on pouvait prendre pour un ménage de pctits rentiers, étaient assi£ au milieu du jardin, à la plus belle places ,Ç et écoutaient, avec un recucillement q révélait leur satisfaction, les chants qu'on faisait entendre devant eux, André, qui conngissnit les babitude£ | casanières et économiques de M, Guillaue me Breslier, restait confondu par la surs prise, n\u2019osait eutrer et resta debout aq dehors, appuyé contre une grille.-\u2014On me l\u2019a changé, pensait-il ; come ment expliquer qu\u2019habitant la ruc Cuvief % il soità cette heure aux champs Elysées Î Cette question qu\u2019André s\u2019adressait mit sur sa physionomie une expressio: de curiosité qui n\u2019eût pas échappé à quiconque l\u2019eut observé avec svin ; et son attention était à ce point absorbée qu\u2019il ne s'apor- cut pas qu'à quelques pas de lui, planté sur les pieds, dans une attitude aualo- gue à Ir sienne, un homme de -mauvaisa mine et mal vêtu, suivait avec attention nonseulement chacun de ses mouvements, \u2018 mais encore la direction méme de son regard.Cet homme, c\u2019était celui qui avait mar] ché sur les traces d'André au moment A il sortait de la maison de Sidonie et qui depuis ce moment, ct pendant toute Ig soirée, était resté dans son ombre, poursuivant un but que l\u2019on ne tardera pas à connaître.: C\u2019était Cabronié.Comment Cabronié se trouvait-il 13 { Pour quelle cause avait-il suivi André { | Apres sa criminelle équipée contre 8\u20ac fille, redoutant les rigueurs de Juusseraf et l\u2019effet de ses menaces, il s\u2019était enfuk 11 vagabonda durant quinze jours, pas sa les nuits à la belle étoile, vécut d\u2019expé dient, et d\u2019aumdnes.M Puis, brisé par la fatigue et les priva tions, espérant l'impunité, il se décida rentrer au logis, où la présence do sg femme, et surtout le voisinage de sa fill To # f , EFF, EEE SFFFF \u201cEEF.FF sa tn, egy Se hag ty y x semblyh) 08 gy, le tool wu Sie Ht oy 62, silly will tag bre ing iu Simp J te lugs bi chy Mme i gf Ss, 0g ils il | à lug tection dy sous log + une au vena : à qi Mel, Pad a Tein J es i > chacun moteur } an sl Bs Tal area tde vied soul, { got, voi, bi paie qu js pay pwned fame] jl Appen | Mablg gai el fu > tl ule pi pel OF fo sss Are pour ysl ps allel it a 8 pied pou u que sil je pi pont { js u Jitu (le rh Joli i : : fom Curie JE) oe x, \u2014\u2014\u2014 lui assuraient une existence meilleure : : Une après midi, on le vit apparaître dans la maison de la rue Saint-Jacques, le teint blème, les joues creuses, l'œil hagard, le corps courbé sous le fardeau des humiliations qu'il venait de subir.it Tlavait compté eur l\u2019industrie de sa entré dans son domicile, renoncer à ce rojet.[.Lassée de l\u2019attendre, sa femme était artie, emportant ses vêtements et son Fogo, et lui laissant pour tout mobilier fine table, un grabat et quelques chaises boiteuses.?\u2018Ce départ n\u2019avait pas eu la physionomie d\u2019une fuite précipitée, Les termes \u2018échux au loyer étant acquittés par elle, la erame de Cabronié avait quitté la maison èrement, la tête haute, en déclarant w\u2019elle était fatiguée de vivre avec un aurien tel que son mari, un ivrogne, un ropré à rien, et qu\u2019elle valait vers une tre destinée.{, Quand il eut appris ces détails par sa Voisine Mme Lantillon et constaté le dé- nâment dans lequel l'abandonnait sa fem- ne, il se décida à traviller.f.Ü n\u2019osa toutefoisse présenter devant Fa fillo : il praignait qu\u2019elle ne le chassât, £t s\u2019il inaistait pour la revoir, qu\u2019elle ne osât une plainte contre lui.é Ÿ î y avait urgence cependant ; la faim po faisait sentir.{ Jousseras habitait dans le voisinage, Il alla le trouver.* Le fiancé d\u2019Estelle avait élu domicile dans une chambrette propre et gaie, sous les toits d\u2019une maison de la place du Panthéon.; !* Le mobilier, fruit de ses économies, était cn acajou ; il s\u2019en montrait très-fier et se plaisait à dire que c\u2019est le premier flément de son futur ménage.Sur que \u2018étagère, à la tête du lif, un pertain nombre de volumes étaient soi-| Fneusement rangés.Des papiers et des dessins épars sur fine petite table devant la croisée, avec fles crayons une règle, des compas, révé- Jait l'ambition du jeune ouvrier et son énergique volonté de s\u2019élever au-dessus fle sa condition présente : fi Lorsque Cabronié se présenta chez lui, 1 venait de rentrer, sa journée finie, et uittait ses habits de chantier pour aller- Yoir Estelle, ainsi qu\u2019il avait coutume de e faire tous les soirs, A-l'aspect de Cabronié, il ne put conte- pir une exclamation de surprise ct de laisir, ; F \u2014Enfin, vous voilà ! s\u2019écria-t-il'; ce Rest pas trop tôt, car.Estelle .commen- gait à s'inquiéter : .+ \u2014Mais moi, je lni disais, pour la ras-; Jurer, que quelque haine que vous ayez: our -les outils, la nécessité qui chasse le\u2019 oup du beis vous obligerait bien à nous, ovenir, quand vous auriez assez roulé et ssayé de vivre ailleurs en paressant./ \u2014Je ne me trompais pas ; tout est ur le mieux.\u2014Le voyage ne m'a pas réussi, répon- flit Cabronié d\u2019un ton mécontent et pi- Jeux, J'ai beaucoup souffert, et je suis écidé à chercher de l\u2019ouvrage, puisqu\u2019il 'y a pus de moyen de vivre honnêtement | 3ans cela.fu \u2014C\u2019est là une bonne résolution, père Dabronié ; de l'ouvrage, vous en aurez emain ; je me charge de vous en trouer ; au chantier, nous avons toujours be- vin d'aides, et vous Berez bien reçu far le patron et par les camarades.i Pris au mot plus tôt qu\u2019il n\u2019aurait voulu abronié éprouva comme un regret d\u2019a- oir parlé, car sa paresse s\u2019accommodait al de la perspective laborieuse qu\u2019on lui Innonçait pour le lendemain, \u201c Il voulut du moins que la bonne volon- Jé dont il faisait parade en ce moment lui ervit, et, prenant son air le plus plaintif dit : { \u2014 Depuis longtemps, je n\u2019ai pas fait un bon repas, et puisque j'aurai de l'ouvrage Joma.je voudrais ee soir manger et oire à ma volonté, \u2014 Manger ! soit, dit Jousseras en sou- Hant ; boire, c\u2019est autre ehose ; il faudra Jurveiller cela, père Cabronié, et ne pas yrroser au point de les noyer, vos bonnes Yésolutions, Vous mangerez beaucoup Pt vous boirez moins.C\u2019est moi qui ré- yale.Dans une heure.nous noûs retrou- Yerons et nous irons souper ensemble.« Une heure plus tard, ils étaient attablés daus un petit cabinet chez un mar- Fhaud de vins du quai d'Orléans.Au dessert, Jousseräs tira de sa poche nmne feuille de papier timbré, sur laquelle, uelques lignes étaient tracées.II demanda une plume et de l\u2019encre, puis il Ait : \u2014 Maintenant que vous êtes pénétré le reconnaissance envers moi pour le fin liner que je vous ai donné, père Cabro- pié, il fuut me signer le petit papier que yoici, \u2014 Ua papier à signer, à moi ! je ne sais pas écrire.\u2014 Bah ! vous ferez une croix.\u2014 Mais qu'est-ce que c'est que ce papier ?demanda Cabronié avec défiance.\u2014 Votre consentement au mariage d\u2019Es- elle Cubronid, vetre fille, avec Denis Jeusseras ici présent, | mais aucun étranger a été iuvité à y as- { buttre.] M.Rochefort qui a provoqué M.Thié- {d'air national-anglais.{ tateut que le choléra est partout en dé-| MENUS FAITS TELEGRAPHIQUES ; Mort subite \u2014 Grève de Panama.\u2014Exéeu- tion,-Accident.\u2014 Vol, \u2014Suicide, - Unedépôche de Ciciunati annonce que M.E, F.Noye, ancien ministre des Etats-Unis en France et ancien gouverneur de l\u2019Etat de l\u2019Ohio, est tombé d\u2019une attaque d\u2019apoploxie foudroyante au palais de justice de cette ville, vers onze du qe M.Noves était né à Haverhill (Massagçhusetts), le 3 octobre 1832.On télégraphie de Panama que la grève des employés du chemin de fer de l\u2019ithsme s\u2019est terminée par une transaction entre les grévistes et la compagnie.\u2014Ou vient d\u2019exéeuter sommairement a Water Valley (Mississipi) un nègre nommé Rogers qui, après avoir attiré dans un - terrain vague une dame Murray à laquelle, il avait fuit croire que son mari la des mandait, avait cdieusement abusé delle.\u2014En jouant avec un- revalver qu\u2019on avait imprudemment laissé à sa portée, le jeune fils de M.Darling, de Bangor (Maine), à tué sa petite sœur âgée de six ans \u2014Au moment ou le train express de la ligne \u2018* Big Four \u201d allait arriver à Anderson (Indiana), un nègre s\u2019est introduit dans le wagon des postes et, le revolver à la main, s\u2019est fait remettre par l\u2019employé toutes les lettres chargées contenues dans la malle.Mais en sautant à bas du wagon, un peu avant Anderson, le nègre a laissé échapper son butin, et la plupart des lettres volées ont été retrovm vées sur lg voie.\u2014M.Arthur Flint, un jeune homme de vingt-quatre ans, de Ryan, comté de Delaware (Towa), qui dirigeait en méme temps la poste de la localité, unie banque, une épicerie, des écuries et remises de louage, une.carrosserie eb qui se livrait, entre autres, au commerce du grain et du bétail, s\u2019est donné la mort en se tirant un coup de revelver dans le cœur.Le défunt, dont les affaires si diverses, étaient pourtant des plus prospéres, a laissé un billet disant qu\u2019il se tuait, à cause des soucis que lui causaient toutes ses entreprises ; mais on a tout lieu de eroire que ce sont, en réalité, des chagrins d\u2019amour qui l'ont poussé au suicide.Russie et Allemagne Berlin, 8.\u2014Les Annales Prussiensies, journal militaire pensent que les manœu- ; vres Militaires auxquelles l\u2019Kmpereur d'Allemagne n assisté en Russie n\u2019ont été qu'une parade.Les manœuvres qui ont eu lieu dans le sud de la Russie, dit ce journal] ont réellement, de l'importance, sister.Dans l'opinion de ce journal, l\u2019Allemagne devrait agiv comme le tsar en pareille circonstance.\u2014\u2014_ Le duel Rochefort-Thiébaud Gand, 8.\u2014M.Henri Rochefort et M, Thiébaud ont quitté cette ville pour se hattre en duel près dé Salsate, village- éloigné d\u2019environ douze milles de Gand.Les autorités ont'eu vent de l'affaire et des gendarmes sont arrivés sur le terrain en même temps que les combattants et | out menacé d'arrêter ces derniers s\u2019ils.persistaient daus leur intention de se\u2018 Dans cés conditions, les antagonistes ont été obligés de rentrer à Gand.C\u2019est.baud en duel.Ce dernier avait reçu du général Boulanger l\u2019ordre de répondre \u2018 aux récentes accusations portées par le, Figaro contre Boulanger.| à Départ dé l\u2019escadre Anglaise | Toulon, 8.\u2014L\u2019escadre anglaise est partie de ce part.Au moment où la flotte: sortait du port, la musique de la marine à bord du navire anglais portant le pavillon : de l\u2019amiral, a joué la Marsedlaise et la: musique de la marine-française a joué, a mm Le choléra Madrid, 8.\u2014Les rapports officiels cons- croissance, excepté dans la ville de Valence, où il a éclaté de nouveau dans la\u2019 prisou militaire.; Londres, 8.\u2014On a interdit l\u2019entrée en Angleterre des chiffons venant d\u2019Espagne et on prend daus les ports des mesures très sévères pour empêcher l'introduction du choléra.Explosion de dynamite La Rochélie, 8.\u2014Une terrible explosion de dynamite a eu lieu dans les nouveaux bassins de la Pallice.Dix personnes ont été tuées sur le coup et beaucoup d'autres blessées.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 æ- Le marquis de Morèés en liberté Paris, 8.\u2014Le marquis de Mords, qui avait été condamné à trois mois de prison pour avoir excité le peuple à la vévolte, à l\u2019occasion des démenstrations du ler mai dernier, vient d'être relaxé de Saiute- Pélagie, prison où il était renfermé.On lui a fait grâce du restaut de sa peine.ATELIERS FROG ROBERT 8, rue Bonaparto, (A continuer.) Matpmreligicuses, Chenins de Croix, Caluaires, Anlelsy tres à prèchor, Conlessionnaux, Crèches, Bénitiens Un tputes matières.Catalogue Unstré frusen de L.LEGRAND, |, place de ja Madeieine, PARIS (Ci-devant 207, rue Saint-Honoré) DERNIÈRES CREATIONS SA UYON ORI A.SOUVERAIN VIOLETTES du CZAR POUDRE DE RIZ ORIZ.A VIOLETTES du CZAR ESSENCE ORIZA VIOLETTES du CZAR EAU de COLOGNE ORIZA VIOLETTES du CZAR GOUTTES OF: 772 Hide Poudre bentilrices VIOLETTES du CZAR Sipériens \u2014 ORIZ A \u2014© EL \u2014 Pour les Cheveux CRÈME-ORIZA & ORIZA-LACTÉ pour la beauté.du visage.SSENCE-ORIZA SOLIBIFIER = 4 Sitiensin poses ORIZ ALIN Jeiniure Joompasiqe instantanée \u2018pour les cheveux et la barbe an Se trouve dans toutes les principales Parfumeries, Pharmacies et Drogueries du mmonde entier.Se méfier des Contrefaçons./ voir examine le BOSS et l\u2019a se, N\u2019achetez pas avant d\u2019avoir'vu levier pour arrêter les couteaux même quand le tout ést en vitesse, cela en cas d'accident.\u2018oSejIsur 1 TUS 97 so] sno3 ZoYA to anodl zoailo I SquoS y.3 j9 oxrefnos 2 -_ Tex \u2018XNnE90 Le plus fort, le meilleur et le moins dangereux, vu sa roue d'air de sûreté, Les ventes l\u2019année dernière ont été très considérables et tous l'apprécient, le plus avantageux parce qu\u2019il est muni d'un zu vases cmsz LATIMER & LEGARE, No, 177 RUE ST-PAUL, QUEBEC.] =e = AN 4 = = NS = RN de IN NS ve = : SNS STE nn.Ena ne fi | ñ Un I SHARE 7 Le WE NEA SQL ecm en Faucheuses de Patterson AVE À 1 ou 2 chevaux dos plus améliorées eù d\u2019une facilité incomparable dans leur fonctionnement, Aussi le célèbre Rateau TIGRE qui est en renommé qour Ja durabilité de ga confection qui n\u2019a pas d'égale.Agents demandés pour la vente de ces instruments.À vendre aussi toutes sortes d\u2019instrument d'Agriculture tels que Lieuses, Muissonneuses, Hache Paiile, Cultivateur J.G.LEFRANCOIS, ess RENNES RE 096066860+560-0 LINIMENT GÉNEAU 35 ANS DE SUCCES Beul Topigrc remplacant le Feu sans douleur ni chûle du # poil.\u2014 Guérison rapide et sûre , des Boiteries, ASF 6\" Foulures, Ecarts, Molettes, Vessigous Engorgements des jambes, Suros, Eparvins, etc.Phie GÉNEAU, 275, rus St-Honoré, Paris .EEE 6000 3 EE TE RES Mal de D SU AIT») IX TRESOR prs TERI |Pourqu oi Inisser votre Enfant souffrir du MARQUE DE FABRIQUE arrête les vomissements et les diarrhées, et empèche les convulsions.44 Décembre.\u2014 12m.L'Huile de Berthé est l'huile de foie de morue pure, préparée 149, RPUE SYT-PAUX, RER SE TER ents NOURRICES DU DR.PICAULT, LUI GUERIRA SON MAL C\u2019est un remède sûr ; il est agréable à preudre.ll ne peut faire aucun ma Er A VENDRE PAR TOUS LES DROGUISTES.avec desfoies importés directement À \"Le Véritable ONGUENT CANET-GXRARD pour ia Maison L.FRERE, 19, rue Jacob, Paris.Elle ne se\u201d \u2018en fl i EX (GE SUR CHAQUE MDULHAU LA RIGNATUIE GI-TONTAR E De se vend qu'\u20ac ; acons | ADinpt hae A PARIS, de.das Oz\u201cvres.\u2014À Montréa! Laviolettek Nelson.des Tumcors, Exordissances do chair, Abe est un reméde souverain pour la «nérison de toutes les Flaics, Purtaris, 1 | Furancles, Anthrax, Blessures do Lute sspéce.ri * - À Ce Toyique gaurilant à une efficacité iccomparabls poor ls guérison Zrz cst ] Chm: 7 b8 c: Gangréne.E { accompagnés d\u2019une instruction.| x Tw 16 Les Arméniens CONSTANTINOPLE, 9.\u2014 On a reçu la nouvelle d\u2019un combat entre Arméniens et gendarmes à Baghtedjilr, près d\u2019Ismia.Cinq gendarmes ont été tués.On a fait partir des iroupes pour prêter main forte à la gendarmerie, Anglais et Espagnols GIBRALTAR, 9.\u2014Trols officiers anglais ont reçu des coups de couteau dans une bataille avec des Espagnols, à la suite d\u2019une querelle pour une question d\u2019argent.Feu grizou Paris.10,\u2014Une explosion de feu grisou a eu lieu dans le puits Fitmmg à Saint-Etienne.Cinq personnes ont été grièvement blessées, \u2014-\u2014\u2014\u2014æ#_ Le drapeau allemand Breruis, 10,\u2014Une dépêche d\u2019Aden \u2018annonce que M.Thompson, un agent de la compagnie anglaise de ! Est africain, a enlevé de force le drapeau allemand à Kimbo-Vitu.\u2014 0e ar Inondations Vienne, 10\u2014Le Danube baisse rapide ment ; cependant il # a encore trois pds d\u2019eau sur le Prater et sur le chainp de courses de Freudenau, Les juife en Angleterre LonpRres, 10.\u2014Te rabbin Adier, au service d\u2019inauguration de la nouvelle synaÿggw> à Hammersmith, a déclaré qu\u2019il avait reçu des nouvelles confirmant d\u2019une manière positive le fait que les juifs étaient persécutés en Russie, comme l'ont annoncé les journaux.La réception de l\u2019escadre auglaise à la Spezzia Spezzia, 10\u2014Le vice-amiral Hoskins, commandant de l\u2019escadre anglaise de la Méditerranée, a offert un dîner à l\u2019amiral Racchia, commandant du département Maritime à la Spezzia.Le diner a eu lieu à bord du navite amiral Victoria.L\u2019escadre anglaise partira jeudi prochain pour Naples.\u2014\u2014\u2014\u2014 Question égyptienne Lonpres, 10.\u2014Le Times publie sur la question égyptienne une longue lettre dont l\u2019auteur est, dit-il, exceptionnellement qualifié pour traiter ce sujet.Après avoir exposé la situation des affaires dans la vallée du Nil, le correspou- dant anonyme du jourual anglais conclut ainsi : \u201c* Le gouvernement britannique doit rester en Egypte jusqu'à ce que notre œuvre soit tellement stable que les Egyn- tiens puissent se maintenir debout sans ie _secours de personne, hors d\u2019atteinte dc toute influence subversive.\u201d Le Times ajoute à cette communication qu'en effet, tant que l\u2019œuvre entrepcise ne sera prs parachevée, les intérêts de VYEgypte, de Angleterre, et, d'une manière générale, de toute l\u2019Europe, interdisent aux Auglais la pensée de se retirer.Chronique d'Allemagne Brruis, 9.=La Poste dit que le gouvernement allemand n\u2019a pas l\u2019intention de faire d\u2019autres augmentations de troupes dans l\u2019armée avant la fin de septem- hre.Bern, 9.\u2014Les grandes manœuvres qui ont eu lieu à Glucksburg ont nffert un spectacle brillant, La division chargée de l\u2019offensive, venant de l\u2019île d\u2019Alsen à débarqué sur quatre points différents,en cinquante minutes, ¢t à envahi les hauteurs du Duppel.L'empereur Guillaume et le comte de Molke ont été satisfaits des évolutions des troupes.L'usage de la poudre sans fumée a paru être plus avantageuse p\u201d 1r la défepse que pour l'attaque.VIENNE, 9.\u2014On fait déjà de grands préparatifs pour la réception de l\u2019empereur Guillaume que l\u2019un attend icile 2 octobre, Jl duit aller avec l\u2019empereur d\u2019Autriche faire une partie de chasse en Styrie.\u2014\u2014_ ee Un mariage manqué Kixgsrox, 10.\u2014 J.Clapper.do Arden, devait se rarier.Les préparatifs de la térémonio étaient faits, les invitations ancéos, le ministre engagé.Mais au der- hier moment, la fiancée n° pas comparu st Je mariage wa pas eu licu, Extraditionde Léda Lamontagne SHERBROOKE, 10.\u2014Le grand connétable Moe ed »ilé a Boston, muni d\u2019un d'un mandat du gouverneur-général du Canada pour arrêter Léda Lamo:.tagne, et d'un jnandat du secrétaire d'Etat des Ætats-Ctis autorisant le marshal du dis- frict à lui \u2018ivrer la prisonnière, M.Moe est revenu avoc Léda Lamontagne, qui est actuellement dans la prison de cetle ville, où cile restera jusqu'au procès de son frère lu premier d'octobre prochain, : AU MANITOBA Winniree, 10.\u2014 L'action on libeilo du procureur-général Martin contre M.Lux- ton, dn Free Press, à été renvoyée Les membres du club Alpin, de Paris, pout icl, -dessous de la température normale de 750 \u2018 Cyclones et Tempetes Electrigues L'opinion de M.Camille Flammarion Les dernières catastronhes\u2014En France et à l'étranger\u2014En 1780\u2014Tués et biessés\u2014La furie des cyclones\u2014 Ce que pense M.Flammarion Les terribles perturbations atmosphériques qui, sous le nom de cyclones, ont désolé plusieurs points de la France et de l\u2019étranger, sont heureusement rares sous nos latitudes.Les catastrophes comme celles de Dreux et de S«int-Claude sunt une triste exception._ Dans les mers des Indes, ces cyclones sout, au contraire, très fréquentes.Pendant année 1780, une double cyclone dévasta les Antilles.La première anéantit Savona-la-Mary, sur la côte ouest de la Jamaïque, Sur sept vaisseaux anglais mouillés en rade, quatre furent engloutis et les trois autres désemparés et à peu près mis en pièces.Le second tourbiilon surprenait, au sud de la Martinique, un convoi de cinquante bâtiments de commerce escorté par deux frégates et portant 5,000 hommes Sur ves cinquanite-deux navires, sept seulement échappèrent au désastre.Lu reste ne reparut jamais.À Saint- Eustache, vingt-sept vaisseaux vinrent se briser contre les rocherse A la Martinique, en quelques heures, 5,000 personnes périrent ; pas une maison ne resta debout, À Sainte-Lucie, il y eut 6,000 victimes, La mer roula des canons à plus de trente- cinq mètres de leurs embrasures, et s\u2019éleva à une hauteur telle que le fort fut démoli et qu'un vaisseau, enlevé par les lames, fut violemment lancé à terre, La nature de la cyclone M.Camille Flammarion, interrogé par un de nos confrères, s\u2019est exprimé sir les cyclones et leur nature : ** J\u2019ai, daus mon ouvrage l\u2019 Atmosphère, expliqué et développé longuement la formation et la marche des centres de dépression atmosphérique qui amènent les perturbations, Eu résumé, les cyclones prennent naissance, cela est du - moins généralement admis, dans les courants coutraires dont la rencontre provoque un mouvement giratoire de l'air.** La cyclone s\u2019étend sur un espace de quatre à Éinq cents, quelquefois même nulle kilomètres, caractérisée par uve dépression barométrique considérable.Elle va ordinairement du sud-ouest au nord-est, *** Elle forme un tourbillon circulaire dont le mouvement va de droite à gauche, à l'inverse de la marche des aiguil es d\u2019une montre;\u201d Les dernières catastrophes Le célèbre astronome estime que les dernières catastrophes de Dreux et de: Saint-Claude n\u2019ont pis été produites par des cyclones Sa déclaration est for-! znelle : : ** Tous les journaux ont appelé ce qui nous cceupe une cyclone.Or, ce n\u2019est pas une cyclone.Les désastres de cette semaine n\u2019en ont aucun des caractères.** La cyclone ne va pas sans vne dépression atmosphérique.Ainsi, lors de celle du 9 décembre 1886, le baromètre était descendu au chiffre extraordinaire de 705 milimètres.Or, cette semaine, rien de semblable.Voyez les cartes barométriques de lundi, de mardi, de mercredi.Elles ne descendent nulle part au- millimètres, ** Je vous le répète donc, les accidents de mardi ne sont pas le résultat d\u2019une cyclone.\u201d Mais à quoi attribuer les causes de ces catastrophes ?M.Flawmarion ne peut se prononcer encore.Il se contente de dire ce - qu\u2019elles ne sont pas, Les trombés \u201c* Mais ce ne sont pas davantage des trombes La trombe est visible.C\u2019est un entonnoir long, c'est ut serpent qui se déroule, qui se détache d\u2019un nuage, qui donne naissance à des manifestations, à des aspects que la photographie a recueillis.avec rapidité sur clie-méme, se meus lentement, car on peut généralentent cn suivre la marche.\u2018* Le vent, souvent furieux, qu\u2019elle produit par son mouvement même, et qui détermine sur son passage les effets désastreux qu\u2019elle entraîne avec elle, n\u2019est pas le résultat de courants atmos- phériquesdéployés sur une grande échelle, comme dans la cyclone,tmais il est confiné aux dimensions restreintes du phénomène.La trombe n\u2019a souvent que quelques metres de diamètre, mais sa puissance est terrible, \u2018\u201c Est-ce un phénonmèn, de ce genre dont nous avons été témoins cette semaine ?Nullement.Co que nous avons vu l'avait pas été éprouvé dopuis tantôt cinquante ans, lors de ce qu\u2019on «ppelé à tort et qu\u2019un appelle aujonrd'hui la trombe de Monville, le 19 août 1845.** C\u2019était aux environs de Rouen, dans ie corcle de D-eux, conme vous le voyez, ax arène mcis d'août, pa> un mème \"rez vous.Cette colonne d'air, pivotant |.p LE CULTIVATEUR temps chaud et lourd, La décharge, al Pendant près d\u2019une année Char- détente électrique fut telle que les filatures de Monville, enveloppées soudain, secuuéue, tordues et renversées par le tourbillon, en moins de temps qu\u2019il n\u2019en fallait pour se recomnaître, s\u2019effondraient, -| ensevelissant les ouvriers sous les décum- bres.Un certain nombre ne furent pourtant pas écrasés immédiatement.Des ouvriers furent lancés au dehors, par-dessus des laies et des clôtures ; d\u2019autres furent écharpés par les métiers à vapeur, continuant à tourner au milieu de la catastrophe.Quelques-uns, sans être atteints, reçurent une commotion telle qu\u2019ils moururent huit jours après, subitement, sans maladie.** Eh bien ! pour moi, les catastrophes de cette sewnaine correspondent i cette catastrophe.Dais ce ne sont pas pius des troimbes que des cyclones.La trombe se voit, se suit.A-t on vu quelque chose?\u2018Rien, La tempéte électrique M.Flammarion continue et essaie de définir les phénomènes qui se sont produits dernièrement : ** Lundi soir, j'étais ici, sur la terrasse de l\u2019Observatoire.J\u2019allais étudier Mars.Nous avons eu un spectacle terrifiant.iuaccoutumé, comine on n\u2019en voit jamais.De sept heures et demie à minuit, les éclairs ont sillonné le ciel dans la direction du sud-ouest\u2014mais des éclairs silencieux, sans tonnerre.Pas une seconde ne s\u2019est écoulée durant ces cinq heures, sans cet incendie électrique.Je me demandais ce que c'était.Nous avons appris le lendemain les terribles désastres qui avaient lieu en ce moments Si elle était venue jusqu'ici, cet\u201d observatoire eût été enlevé commnie un fœtus.** Et le cercle du fléau n'était pas très étendu, car ici, devant ce spectacle si imposant, il n\u2019y avait pas un souffle d\u2019air, Que si vous me demandez pourquoi la détente électrique frappe en des points divers, à Dreux, à Saint-Claude, je vous répondrai que la rupture, a décharge, se produit-iei on la, sans qu'on puisse encore l\u2019expliquer, puisque même une étendue comme la France, dans ces phéno- Mmènes célestes, est comrarativement bien restreinte.* Donc voilà ma pensée : Ni cyclone, ni trombe.Quoi, alors?me demande- Eh bien ! c\u2019est un nom à trouver et à donner qui n\u2019existe pas encoré.C'est la détente, la tempête électrique, je ne vvis pas d'autre expression qui rende mieux-ces phénomènes de l\u2019élec tricité, : ** Je voudrais conclure, et vous dire la cause déterminante de ces phénomènes, J'y vois, quant à moi, la résultante de trois mois d\u2019une saison anormale, où toutes les conditions atmosphériques ont été bouleversées.L\u2019électricité s\u2019est accumulée.\u2026 et l\u2019oxplosion est arrivée.\u201d UNE DROLE D\u2019EXPEBIENCE | 1 J'ai rencontré dans le monde un brave garçon, du nom de Louis Renaud, qui avait Loutss sortes d\u2019aimables qualités, mais voulait absolument mener la vie ** fiévreuse.\u201d Certaines lectures lui la tête.Son père, négociant riche.Thionnête et pers icace, s'alarmait de ses Gispositions et désirait vivement que Louis, revenant à des sentiments plus sains, se résignât, à la bonne existence bourgeoise à laquelle le destinaient tout naturellement sa naissance vt son caractère.M.Renaud n\u2019était pas un père féroco à la façon du grand siècle.Il w\u2019avait rien des Argant et des Cé- ronte de Molière.Ce n\u2019est pas lui qui eût demandé un bâton ** pour rompre les bras à son pendard de fils.\u201d Il voulait le corriger mais en douceur.\u2014 Louis, se disait-il, est un toqué qu'ii faut guérir à l\u2019aide de la méthode employée par feu le docteur Pinel vis-à-vis des fous.Judis on les rouait de coups, ce qui était un étrange moyen de les rendre sages ; aujourd'hui on use de procédés moins énergiques mais beaucoup plus sffi- caces.: Ou a obtenu notamment de très Lons résultats en flattant leur manie jusqu\u2019à les en dégôûter.Ainsi un malade croit être un cou, on le nourrit de millst exclusivement.Un jour la nostalgie du biftock le prend, il avoue qu\u2019il est un homme et on peut le rendre à sa famille.Pourquoi n\u2019ez- saicrais-je pas de guérir ce pauvre Louis par l'excès même de ce qui lui tourne la tête ?Un jour M.Renaud fit part de ces pru- jets & un jeune homme de ses amis très lancé dans !e monde paris\u2018en qui se nom: mait Charles Dorville.Ce dernier trouva son idée ingé- nicuse et offrit même d'aider à gun exécution.\u2014Parfait, s\u2019écria le père Tenaud on- cl auté, vous servirez de mentor a mon fils, mais vous serez un montor dane espece toute particulière et vont lui ferez tater de la vie !* ficvrence \u2019 de manière à lui en montrer toutes les déceptiona et a Jui en faire éprou-er tous ics dégoûts avaient monté les Durville s'acquitta fort bien de cette tâche.Louis, écœuré, fatigué, exténué, ne rêva plus que tilleuls et soins maternels.Mais cette cure ne semblait pas complète à M.Renaud, \u2014 Je suis de votre avis, af dit Charles Dorville, il faudrait que Louis eût \u2018* son duel.\u201d Un jeune Parisien ne croît pas avoir suffisamment mené la vie ** fiévreuse \u201d s\u2019il n\u2019a pas eu ** son duel,\u201d Lorsque Louis aura eu \u2018\u201c son duel,\u201d il se déclarera satisfait, croira avoir suffisumment mené la vic fiévreuse et se laissera marier de la meilleure grâce du monde.Cette idée de duel ne souriait pas beaucoup au bon négociant.Mais Charles Dorville le rassura.\u2014-C\u2019est avec moi, dit-il qu\u2019il aura son duel.Je suis un virtuose de la lame, je lui ferai une piqûre insignifiaute dans un endroit pas dangereux, il se croira un petit héros, nous tomberons dans les bras l\u2019un de l\u2019autre et tout sera fini.M.Renaud, rassuré, finit par acquiescer.A la suite d\u2019un déjeuner un peu trop dinataire, Charles Durville n\u2019eut pas grauu Tome à exciter son jeune ami qui lui chercha querelle.À peine les fumées du vin furent-elles dissipées que Louis Renaud se repentit vivement de sa susceptibilité.Il avait toujours rêvé de fairs parler de lui par un duel bien parisiens Mais cette fois il s'agissait d\u2019une affaire sérieuse.Charles Dorville passait pour très dangereux, l\u2019épée à la main, et il paruissait en vouloir beaucoup à son ingrat élève, Louis eut uu instant l\u2019idée d'aller tout simplement se jeter dans les bras de Charles Dorville et do lui demander pardon ; mais que dirait-on au corcle ?les journaux même ne s\u2019en méleraient-il pas?11 se mit donc en quête de deux témoins, \u2014Ce que j'ai de mieux à faire, pe nsa t-il, c\u2019est de m\u2019adresser à un ami de mon pète ; il essaiera d\u2019arranger l'affaire ou mème il avertira papa et si papa empêche la rencontre, dam ! ça ue sera pas ma faute.Louis alla donc rendre visite au commandant Broussard, vieux retraité qui habitait Belleville et qu\u2019il trouva en train de faire de la tapisserie.\u2014Mon commandant, dit-il, j'ai une affaire d\u2019honneur et je viens vous prier de me servir de témoin.\u2014 Est-ce que tu as vraiment envie de te battre, blanc-bec ?lui demanda-t-il \u2014 Sans doute, répon-it Louis en se redressant.\u2014Eh bien alors, comment es-tu assez |bête pour t\u2019adresser à moi que tu sais obligé, en conscience, d\u2019avertir ton papa et d\u2019empêcher ce duel ?Est-ce que tu es fichu seulement do tenir une épée, et puis est-ce que c\u2019est ton affaire, & toi, de te battre.un apprenti marchand, notaire ou avocat ; fiche-mmoi la paix et le camp.Louis sortit, navré de la triste opinion que le commandant avait de sa valeur, mais gardant l\u2019espoir que le vieux retraité avertirait son père.Louis se rendit alors chez un avoué, ami de la famille qui, à son douloureux étonnement, déclara que l'affaire n\u2019était pas arrangeable.- Personnellement, il ne pouvait servir de témoin, mais il avait un neveu, capitaine de bussards, qui ferait parfaitement l\u2019affaire et il se hâta de donner adresse du dit neveu, M.Robert Ducluzeau, rue., No.Louis, tout en enrageant, se rendit chez le capitaine, un petit homme basané, osseux, à l\u2019œil ardert et aux moustaches énormes qui s\u2019écria, après avcir lu, d'un air waussude, Ja lettre de son oncle : \u2014 Entendu .scrai votre témoin .mais savez.pas de duel pour rire.cap\u2019taine Ducluzcau.quinze ans de service.duuze blessures.vingt-deux affaires d'honneur.Avez-vous un autre témoin ?Louis, désespéré, nomma un de ses amis au hasard, prit congé du capitaine, alla trouver Faini qu\u2019il avait nonnné, lequel accepta d'être son témoin, puis rentra chez lui et tâcha de faire contre fortune bon cœur, IT 11 allait done avoir un duel.Nous regrettons de constater qu'il pas- 84 une nuit terrible.ll ne se souvenait que des duels funestes restés lugubrement faineux.T1 sc disait qu'un simple pigûre peut amener le tétanos ; bref, il ne put un instant fermer l\u2019ceil.Vers sept heures 1l se leva.Le cœur lui manquait.Le rendez-vous était pour deux heures de l'après-midi 11 entra dans un café et avala coup sur coup plusieurs petits verres de spiritueux, puis il so mit à so promener au hasard dans la rue.Peu à peu sa peur se tournait en colore, .\u2014 Comment, on le forçait à se battre, lui, le paisible petit bourgevis, contro un homme d\u2019épée, un spadassin, une des plus fines lames de Paris : Louis ne déjeuna pas, mais absorba encore quelques petits verres, Ses joues s\u2019animaïent, ses yeux étince- laieut ; il serra les poings, frappa du pied: et s\u2019écria : \u2014 Eh bien, on verra.Vers quatre heures du soir, M.Renaud: père et sa femme se tcnaient, anxieux, dans leur salon.| \u2014Je vous l\u2019avais bien dit, fit Mme Renaud, en fondant en larmes, vous voyez, pas de nouvelles, \u2014Bali ! bah! répondit le négociant, ce n\u2019est qu\u2019une plaisanterie, te dis-je Louis va nous revenir avec une piqûre a doigt et voilà tout.Mme Renaud poussa un gros soupir et leva lek yeux au ciel.Quatre heures et demie sonnaient.Le notaire fit uu mouvement d\u2019impatience.11 était devenn presque aussi pâle que sa femme.1 I} essaya quelques plaisanterios, maig elles ne portèrent pas.Lorsque le timbre de la pendule out résonné cinq fois, Mme Renaud se leva et sc répandit en plaintes amères.4 Jamais elle n'aurait cru qu\u2019un hommé sérieux pût commettre d'aussi cuupables étourderies, Tout à coup la porte s\u2019ouvrit et Louis apparut.11 était pale comme un spectre.\u2014 Louis, s'écria sa mère, tu n'as dond pas blessé, mon chéri ?\u2014 Non, au contraire.\u2014M.Dorville est blessé ?\u201c\u2014-Qui, \u2014 Gravement ?\u2014Oui, -\u2014Miséricorde ! s\u2019écria M.Renaud.Et après avoir derechef embrazsé so fils, il se précipita hors du salon.111 / M.Renaud trouva Dorville couché e en compagnie d\u2019un jeune médecin.\u2014 Ah ! mon ami, lui dit-il, vous mé voyez désespéré.\u2014Rassurez-vous, répondit Dorville j'ai eu un évanouissement en arrivant ici mais le docteur vient de m'\u2019assurer qu\u2019i n\u2019y avait rien à craindre.\u2014Rien, en effet, dit le docteur, mais i s'en est fallu d\u2019une ligne que la blossuré ne devint mortella.\u2014Comnient ce diable de Louis a-t-i fait son compte ?demanda M.Renaud e riant.\u2014Mais c\u2019est un crâne notre Louis, \u2014 Vous plaisantez ?\u2014 Pas du tout ! On nous a placés selon les règles, ON nous a dit: Allez, messieurs | et Louis obéissaut au commandement, s'est fendu et m'a enfoncé son épée dans la poitrine.A-t-il attaqué en quarte où en tierce, a-t-il tiré conformément at précepte des maîtres ?je l\u2019ignore, mai avant d'avoir eu le temps de ine recon naître, j'étais sur le flanc.Voilà Loui conteut : il a eu \u2018\u201cson duel\u201d ; muintenan vous en ferez ce que vous voudrez, \u2014Comptez sur ma reconnaissance, di M, Renand, mais si cette expérience était à refaire, je ne la ferais pas.| \u2014~ Moi non plus, répondit Dorville, VICTOR DE JOUANNU! X nt nn \u2014 am.Accidents de chemin de fer La journée de lundi a été marquée au Etats-Unis par une série d'accidents de chemin de fer.Vers quatre heures du matin une col lision qui a failli avoir de désastreuse conséquences, s'est produite près de Lock port (New-York) entre deux traine de voyageurs allant en sens contraire sur 1 même voie, Le chuc à été des plus vio lents et les deux locomotives se sont en castrées l\u2019une dans l\u2019autre.Un serre freins du nom de Frank Fidler, de New York, a été tué sur le coup, et un méca nicien et un chauffeur ont été blessé grièvement.Par un bonheur presque in croyable, les voyageurs, qui étuient juste ment très nombreux, en ont été quitte pour de fortes secousses et une grand frayeur.L'accident a eu pour cause c fait que l\u2019un des trains était en reta d\u2019une demi heure.À Un autre accident a été causé sur Î même ligne, à Troy, par suite de la né gligence ou de l'ignorance d\u2019un des nou veaux aiguilleurs embauchés par la com pagnie pour remplacer ceux qui se son mis récemment en grève Par suite d déplacement d'uue aiguille, une collisiof a cu lieu entre deux trains de voyageurs dans Congress street,à l\u2019entrée du tunnel de la 8e avenue.Un Wagon dans lequel nt Lett SAUT Cone I Pat ue oS pren tlie 0 ne se trouvaient douze voyageurs a été dg; \u2018moli ; mais, par un heureux hasard, pe sunne n'a été séricusement blesaé.D'autre part, une collision beaucouf - plus désastreuse que les précédentes a e lieu entre deux trains de marchandiseg sur la ligne du Laltimore et Ohio, à Lit tleton, petite localité située à vingt mille de Wheeling (Virginie occidentale).Le deux lucomutives et une douzaine de w gous ont été inis en pièces, Les deux mq caniciens et quatre ou cing autres how mes, dont un vagabond, ont \u2018été tués s le coup.\u201d PHOSPHATINE FALIERES.dimentes En nan = "]
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