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Titre :
Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & frère,1874-1906
Contenu spécifique :
samedi 27 septembre 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire : 1906)
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Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1890-09-27, Collections de BAnQ.

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[" 3 CIN la ét à MËM > loue le pr, nae og aid le al sie ib ne ANATE GUEBLU, SATEDE, 21 SEPTEMBRE 1599 £0.a ABONNEMENTS: ANNONCES: Par an (d'avance).$1.00 | Premiere fnsertion.19043 Payable dans le cours de l\u2019année.$1.50 Autresinsertions.a.us Pourgouvoir discontinucr, il faut payer Naissances, mariages ow déecs 25% \u2018es arrérages ct avertir au moins quinze purs avant l\u2019expiration de l\u2019année, ou sien refuser le journal, «© Canadien, quotid.paran.$5.00 \u201c \u201c semi-0., assss00e $3.00 re ell ss Edition Kebdomadaire du CANADIEN \u2014_ x Le \u201c, Les annonces snivrntes seront inséréés pour EN CENTIN le mot: il Demandes d'emploi, demands da ! Imestiques ou employes, Anfisuces po Ti Sa A; chambre ou pension, J.ISRAEL TA RTE Bditenr-Propriétaire | {eureau : 86, rue St-Pierre, Québdeé.À [; : SE Amiante ! Amiante! Specialites Etrangeres et Domestiques Pipes en amiante.Boites de sûreté en amiante, Carton d'amiante, Presse-ctouppe (packing d\u2019amiante).Ciment d\u2019amiante pour conduits à vapeur et enduits de bouilloires.Costumes en amiante pour pompiers, Drap d'amiante.Peinture d\u2019amianto, a 'épreuve du few.Feutre d\u2019amiante, Corde d\u2019amiante.Poêles à Gaz, Lampes sans cheminées, Lampes à l\u2019albo-carbone, Poêles de cuisine fonc- jionnant an moyen d\u2019une lampe, etc THEO.HAMEL AA.COTE DE LA MONTAGNE QUEBEC SAGHANT CE QUE JE SAIS La Justice manque à la loÿauté et à la vérité quand elle dit que je connaissais depuis longtomps les tripotages des travaux du bâvre et que je les ai approuvés en les cachant.Je donne ici ma parole @\u2019honneur qu'il y a six mois, je ne savais rien des infAimes machinations dont j'ai aujourd'hui la preuve, Comme tout-Québec, je voyais bien que les travaux 1avaient pas de fin, que des millioas y étaient engloutis, que la Commission du havre était le domaine et la chose de M, McGreevy, mais jo ne v Agence Générale Française (C.A.Chouillou) de Montréal, Seul Agent Dépositaire à Québec THEO.HAMEL, 44 COTE LA MONTAGNE.Importation de tous Produitsfraneais CHAMPAGNE (Morizet).COGNAC Boulestin, Frapin, Engrand & Freres, Marquis Fils, Joe- key Club, Chs Due, Comte d\u2019Ervos, etc.CLARETS St-Julien de Lasa, Clos dn Caroubier (Claret algérien), trés recommandé, médaille d or à l'exposition de 1889, St- Estèphe, St-Emilion.Produits supérieurs de la maison La- lande de Bordeaux.SAUTERNES Assortiment complet, Vins mousseux, Scoth Whiskics, Gins, Liguours fines, Conserves alimentaires, Conserves de lézn- ttes, de la maison Fontaine de Paris, fournisseur de 'emporeur de Russie, Chocolat d\u2019Ai- uebelie, Huile d'olive, Vins d'Espagne, Vins e Messe, ete, 89° Une visite est sollicitée, 17 juillet\u2014 roe QUEBEC SAMEDI 27 SEPTEMBRE 1890 POUR LA SESSION Moyennant 25 centins, payables d\u2019a- rance, nous expédierons le CULTIVA- PEUR, à partir du 15 septembre jusqu\u2019à a fin de la session provinciale, à toute jérsonne qui nous en fera la demande.Jutre l'avantage d'avoir les comptes- endus des travaux de la session, nos lecteurs pourront suivre aussi le procès cri- ninel inteuté par l\u2019hon, Thomas MeGree- wv a M, Tarte\u2014proces qui sera sans con- este l\u2019un des plus intéressants qui aient amais eu lieu en ce pays.+ Nous avons élé dans la nécessité de .pprimer Le Cultivate: #à un certainn m re de ceux qui ont cru Jdevoir se dispen: pr de ous payer.Nous allons continuer ) pratiquer cette opération ennuyeuse dais obligatoire, Noa avocats ont en sains des douzaines de comptes dont ils ont demander le recouvrement devant }s tribunaux.> BOE ; Un industriel de la Dordogne vient, près de longues recherches, de trouver pe machine qui est appelée à causer une éritable révolution dans les divers sys- ~pmes de locomotion connus jusqu\u2019à ce Sur.Cette machine consiste en une voire à trois roues, qui sera mise ¢n mar- je par le seul poids de son conducteur Jsis sur son siège et qui s'arrêtera dès ue celui-ci se lévera.; ! Avec cette voiture, on n\u2019aura plus les pnuis ou les dépenses d\u2019un cheval, la fa- fue du bicycle ; on s\u2019asseoit ct la ma- bine sc met en route ; on se lève, elle larrêle.eee te ses - I y a plusieurs c 8 de diph'érig à Ha- fax etd ns > ven loeali < environ- ater.soupgonnais pas, il ne m\u2019était pas perinis de soupçouner qu'ils étaient le centre et le théâtre d\u2019un système de fraudes aussi abominables, J\u2019admets pourtant que les efforts faits pour ne laisser pénétrer dans le sein de la Commission que des créatures du député de Quédec-Ouest ou à peu près m\u2019avaient mis la puce à l\u2019oreille.Il avait été question de moi comme représentant du Bureau de Commerce.Au retour de l\u2019un de mes voyages d'Europe, j'appris que la coterie McGreevy avait remué ciel et terre pour empêcher que je fusse choisi.Le nom de Sir Hectur Eangevin avait été jeté comme une menace à ceux qui m\u2019étaient sympathiques.L\u2019honorable ministre devait supprimer la Commission si j'y étais noms | On verra bientôt que ce n\u2019étais pas la première fois que l\u2019auterité de Sir Hector Langevin était invoquée à l\u2019appui des projets auxquels M.McGreevy était mêlé.Toujours est-il que les masques sont brisés.Sachant ce que je sais, je me demande conrment notre parti a pu survivre, dans ce district, dans cette province, au régime sous lequel il a été courbé, Il est vrai que, depuis dix ans, nous sommes allés sans cesse en descendant.Notre grande force de naguère nous a seule empêchés de dégringoler tout à fait, J.LT.rt re me en rs POLITIQUE Le voyage de Sir John A.Macdonald, et de Sir John Thompson 4 Halifax ne signifie-t-il pas que nous pourrions bien n\u2019être pas loin des élections générales ?x Nous croyons savoir que M, Linière Taschereau a refusé de se présenter dans le comté de Portneuf.Il a eu raison.M.Taschereau cst un homme fort distingué et de beaucoup d'esprit, et sous le rapport du talent, de l\u2019honorabilité, Port- neuf n\u2019eût pu mieux choisir.Seulement, il réside à la Beauce, et ce fait eût rendu douteux le succès de sa candidature, ll a donc fait preuve de tact et de jugement en ne se jetant pas dans un combat aussi aventureux.ramener Démangeaison de la peau En trois applications la Pommade So- lari guérit les Démangeaisons de la peau, mame les plus accentuées.A vendre dans toutes les bonues pharmacies.Dépôt général à la pharmacie LaRue, coin des rues St-Joseph et de l'Eglise, St-Boch, Québec.] N.B.\u2014 Fxndédid nar 1a malle sur ré- pre 82402 Esiblement, Le hill McKinley et le Gouverneur- Général Mardi, Son Excellence le gouverneur- général a ouvert officiellement l\u2019exposition centrale d'Ottawa.Après quelques remarques préliminaires, lord Stanley a discuté en ces termes le bill MeKinley.Je tte veux pas entrer sur le domaine politique ni me livrer à des commientaires bien étendus sur les événements actuels.Je ne veux non plus en aucune façon eri- tiquer la conduite de nos puissants voisins des Etats-Unis, bien qu'il existe chez eux, & notre égard, cette rivalité\u2014j'allais dire jalousie\u2014que l'un rencontre quelquefois entre personnes les plus inti- imeument liées et qui n\u2019en sont pas pour cela pires amis.Je n\u2019aurais d\u2019ailleurs pas le cœur de chercher querclle à nos voisins, lorsqu\u2019ils nous envoient un représentant aussi aimable que le consul américain ici présent, (Appl.) Je leur reconnais dons parfaitemeut le droit de faive ce qu\u2019ils ont cru devoir faire, tout en considérant avec soin, bien que sans alarme, l'effet que leur détermination.va avoir sur les intérêts \u2018de notre pays.Mais je me permettrai quelques remarques pour vous monlrer qu\u2019il nous convient, en ce pays, de compter plus que jamais sur nous-mêmes, et de développer nos ressources avec un surcroît d\u2019activité, comme nos amis de l\u2019autre côté de la ligne l\u2019ont fait dans le temps passé.(Appl) Jene veux pas du tout amoindrir l'importance de la mesure qui vient d\u2019être adoptée.Il n\u2019y a pas de doufe qu\u2019elle exercera une certaine influenc.ssur notre commerce, mais ce n\u2019est pas l\u2019effot immédiat du bill qu\u2019il importe de considérer, c'est plutôt le résultat final.Lorsque des marchés qui nous étaient ouverts jusqu\u2019à présent nous sont fermés, nous devons chercher pour notre commerce de nouveaux débouchés Pour ma part, j'ai assez connu le Canada et les habitants de ce pays pour savoir qu\u2019on ne sera pas en peine de trouver ces nouveaux débouchés.A l'heure qu\u2019il est, bien que le trafic ne soit pas encore établi sur\u201d ses \u2018nouvelles voies, je ne vois pas qu'il y ait d'alarme nulle part.Il n\u2019y à pas, \u2018on ne prévoit pas de faillite.Je commerce n\u2019est pas moins ferme, apparemment, excepté peut- être pour quelques articles, et la conclusion que je tire de ccs observations est que les habitants du Canada entendent édifier eux-mêmes leur prospérité.(À ppl.) ls ne désirent pas renonceraux rapports courtois qu\u2019ils ont toujours entretenus avec leurs voisins, mais ils sont bien déterminés à travailler au développement de leur propre commerce sur les voies de commuuication que les hommes d\u2019Etat canadiens leur ont assurés.(Appl.) J'ai été heureux d'entendre l\u2019autre jour un de mes honorables amis, le ministre des finances, s\u2019exprimer sur ce sujet avec énergie et confiance, J\u2019espère que ses prévisions se'réaliseront et que les Canadiens se montreront à la hauteur de la tâche qui Teur est in:posée par les circonstances, (Appl.) Lord Stanleyra parlé en homme pratique et éclairé en admettant en toute franchise qu\u2019il est pour nous que le marché américain nous soit fermé par suite des changements apportés dans le tarif par le bill McKinley, changements qui vont un pas de plus dans la voie de la protection des produits américains.Il ne faut, toutefois, pas perdre latête.Regardons la situation en face.S'il est vrai qu\u2019aux Etats-Unig il existe un parti puissant qui veut sérieusement exempter le Canada des effets du du bill McKinley, nous le verrons bientôt, et nous constaterons s\u2019il est possible d\u2019en venir à une entente avec nos voisins Sinon, nous serons bien obligés de nous tirer d\u2019affaire le mieux possible, NEALE AND Monsieur l\u2019abbé Pierre Poissant, curé de St-Calixte, dans l\u2019Archidiocèso de Montréal décédé le 21 courant était membre de la socisté d\u2019une messe section provinciales déplorable B.Pr, Garnkav, Ptre, Secrétaire.-Bareau Provineial de Médecine -Le bureau s\u2019est assemblé mercredi matin à 10 Deures, sous la présidence de Jet.Dr J.J.Ross.Présents : Dr R.Rinfret, M.P.P., Dr Gibbon, vice-présidents ; Dr A.G.Bel- lenu, secrétaire : Dr Léonidas Larue, ré- gistraire ; Dr Dagenais, trésorier, Les Drs Parke, Watters, Vallée, Lemieux, Simard, tous de Québec ; Guay, St-Ro- muald ; Côme Rinfret, Ste-Croix ; La- brecque, Malbaie ; Grandbois, Fraser- ville ; Morissette, Ste-Hénédine ; Rod, ger, Craik, Georges Ross, L.PB.Desjardins, J, Perrigo, tous de Montréal ; l\u2019hon.À H.Paquet, St-Cuthbert ; J.O.Mousseau, St-Polycarpe ; J, H.L St-Germain, St-Hyacinthe ; J.Lippé, St-Ambroise de Kildare : H.A.Mi- gnault, St-Jérôme ; E.C.P.Chevrefils, Somerset : F.Trudel, St-Stanislas ; F.Paré, Sherbrooke.Les minutes de la dernière assemblée sont lues et adoptées.Le rapport des examinateurs pour Pexamen préliminaire est Ju et adopté.Nous avons publié hier les noms des heureux candidats.Les gradués présentent leur diplôme respectif, et recoivent la licence.Nous avons déjix donné leurs noms hier, et nous deyvous y ajouter ceux des Drs Jus.Nap.H.Campeau, Ste-Cunégonde ; Wesley Groves, Fitzray Harbor ; Ferdinand Bélanger, Ste-Rose ; James Ed- ward Hanway, du Queen Cullege : Ls de Lotbiuiere, Harwood.Les bacheliers suivants sont admis a l'étude de la médecine et chirurgie sur présentation de leurs diplômes respee-| tifs : Frédéric Boulanger, Ste-Agathe ; Jedin Bergeron, Ste-Sophie d\u2019Halifax : Ant.Asselin, Manchang, Mass.; Ls Arthur Lessard, St-Joachim ; Léon Fiset, Québec ; Jos T Gauvreau et Ed J A R Martin, Rimouski ; Jos Bd Dubé, Montréal ; Zénou Mulot, Ste-Julie de Verchères ; David Roberge, L À Cuthberth, Hormis- das Fréchette, St-Norbert, Coun 5 Geo H Mathewson, Montréal ; James John Ross, d\u2019BEwitville ; Nap Lambert et Ho- norius Ricard, Trois-Rivières ; James Pritchard, North Wakefield ; J B E Tessier dit Lavigne, J À Bernier, Frédéric Pelletier, Gaspard E Marsolais, Jos H Riopel, et Art.Trudeau, Montréal.Le rapport des assesseurs de l\u2019univer- silé Laval de Québec est lu et adopté.Proposé par le Dr Rodger et secondé par le Dr Chevrefils : Qu\u2019à l'avenir, à l\u2019assemblée du comité de créances qui devra siéger la veille de l\u2019aasemblée semi-annuelle, le président et le vice président qui doivent signer les licences, soient présents, et que toutes les licences soient préparées ce jour-là et que le comité fasse rapport au bureau le jour suivant, et que le comité des créances soit composé des oficiers du collège et des Drs Craik, Perigo, Desjardins et Lemieux, Le Dr Guay propose, secondé par l\u2019hon, Dr Pâquet, et résolu unanimement, que les membres du Collége des médecins de la province de Québec ont appris avec un vifgregret, la mort du Dr E.AIF.De St- Georges, gouverneur de ce collége pendant de nombreuses années et que copie de la présente résolution soit transmise à sa famille Proposé par le Dr Guay, secondé par le Dr Côme Rinfret et résolu que le Dr Arthur Vallée, de la ville de Québec, soit nommé Gouverneur du collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec, au lieu et place de feu le Dr De St-Geurges.Deux applicants à la licence sont refusés, ne s'étant pas conformés à In loi, L'avis de motion suivant est présenté : Considérant qu\u2019il serait utile de constituer tous les médecins de la pruvince en une association do secours mutuels, il est proposé par le Dr Lippé, secondé par le Dr Labrecque, qu\u2019à la prochaine assemblée générale des gouverneurs du collège il soit discuté eb résolu, s'il y a lieu, d'augmenter la contribution des membres, de arsntère à pouvoir accorder une cer- taîne Semmme aux familles des médecins qui viendront à décéder.; Les trois avis de motion suivants, qui avaient été présontés à l'assemblée enue à Montréal lo 14 msi dernier, sont remis à la prochaine assemblée qui sera tenue à Montréal, le second mercredi de mai prochain.fais que le comité de législation profes Avis est donné par le Dr St-Germain.secondé par le Dr Laberge que la régolÿ« tion suivante sera proposée à la prochaig¥ assemblée qui se tiendra le 24 septembra prochain.#5) < Attendu que l\u2019établissement d\u2019une as- socintion médico chirurg'e lefdans claque district de la province, est désirable, et favoriserait très efficacement les intérêtæ scientifiques des membres de la profession médicale ; atlendu que ces association ne pourraient se maintenir et arrivez leur but que moyennant des sacribées of cuninires assez considérables, de la de chacun de ses membres ; attendu dg plus que le bureau à en mains une soinme de plus de $6,000 qui est improductivæ au point de vue des intéréts intellegtu des membres du dit collège à çes éaug il est résolu qu\u2019en vuv de favoriser eb elt courager l\u2019établissement d'associationg médicales dans chaque district de la pro: vince ce bureau en vertu d\u2019un pouvoit qui l'auront conférer par les disposition de l'acte médical, maintenant en ford actoyera chaque année à toute associatio! médico-chirurgicale de district, un mois tant égal à la moitié des contributioÿ payables annuellement au collége, par ! Médecins de tout district ou telle associ tion existe ou existera à l'avenir, À Pourvu toujours «qu\u2019il soit cdemontis à la satisfaction des membres du ce bus reau telle somme ainsi uctroyée nura ét employée judicieusement daus les int réts de la profession, soit pour achat d livres, cartes, abonnements aux journal ou revues scientifiques, etc., autremen tel actroi sera retranché.4 Autre avis de motion, Proposé par le Dr Desjardins recondé parle Dr Dag& sionuel soit chargé de préparer un projéi de lui au point de vue de remettre au bi reau des médecins et chirurgiens, le \u20ac trôle des examens pour l'admission } F6 tude de la médecine, dans la proivnce de Québec.Te, Autre avis de motion, proposé par 12 Dr St-Germain, secondé par le Dr Lippé ; 1.Que les mots suivants soient ao] tés à la fin du paragraphe & du chapitre 1 des règlements : \u201d ** Mais aucun procureur vu pourré voter pour plus de 20 membres.\u201d \\, 2.\u2014Que la phrase suivante soit ajoutée après le mot ** jour \u201d à la 4e ligne du 18 paragraphe du chapitre ler : À \u2018* Sur preuve que la dite some dd $10.00 est insuffisante pour reniboursé et indemniser des frais de déplacements, dépenses de voyages, pensions, etc.d'aucun membre de ce bureau présen aux assemblées semi-annuelles ou ex traordinaires, une somme additionnells suffisante pour équilibrer les dites dés penses, lui sera payée.\u201d x 3.Que la section 10e du chap.4me deg règlements soit abrugée et remplacée pad Ia suivante : ** Tout candidat qui aura été refusé a un premier examen, pourra oxi ger, à la même assemblée de ce bureaÿ, une seconde épreuve devant un comité autre que celui qui laura examiné en première instance, lequel comité sera nonnné par le président seul ou aidé de l\u2019un ou l\u2019autre des vices présidents.Il est proposé par le Dr Chevrefls et secondé par l\u2019hon, Dr Paquet, que le se-! erétaire soit autorisé à écrire nu Dr Campbell, président du comité nommé pour préparer des amendements à l\u2019acte médical concernant l'exercice illégal de la profession, de convuquer le dit comité et faire rapport à la prochaine assemblée, Le secrétaire est chargé d'écrire aux agents détectifs pour lus différents districts et leur demander de faire rapport! Proposé par le Dr Mousseau, secondé, par le Dr Jules Prévost ct l'y V3 Paquet, que le bureau est résolu unanime-, ment,que le bureau, par son président & son sucrétaire, se mette en COMMUNIÇA-, tion avec le bureau médical d\u2019Ontarig pour qu\u2019il y ait réciprocité de praliqd entre les médoein= pratiquants i quin ( mille de distauce du ia frontière des deux provinces.\u201c Sur motion du Dr George Ross, se- enndé par le Dr Rodger, des reniercies ments sont votés à l\u2019université Lava pour l'usage gratuit de sos salles.L'assemblée s\u2019ajournut à quatre heure pour jusqu\u2019au second mercredi dom prochain, à Montréal.L'inspection officielle du pout du ch min de fer Québec.M mtinorcnep Charlevoix, sur la rivière => Charles, au Lay la serwniie prochain Ris rs | ECHO DE PARTOUT On déurvnt officiellement la nouvelle e la reins Victorin aurait demandé des macignenieits au sujet de l\u2019histoire fan- isiste re!.!:ve au prince George publiée ar les jouraaux de New-York \u2018Des malfaiteurs inconnus se sont in- oduits pundant la nuit, par un souter- Ain qu\u2019ils avaient creusé à cet effet, dans banque de Dallas (Orégon), et se sont parés du 310,000 en especes.1 ?Le gouvcerneur de UEtat de la Virgiuie ; commué en travaux forcés à perpétuité ñ peine de inort prononcée contre une gresse, du nom de Naanie Woods, eur avoir iucendié, au mois d'octobre ernicr, le village de Rocky Mount, dans # comté du Franklin, Naunie devait tre penduc hier.I _Le président des Etats-Unis et Mme darrison sont allés visiter Johnstown et nt parcouru en voiture les quartiers dé- rastés l\u2019an dernier par la terrible inonda- ion.Mme Harrison a fait déposer des surs au cimetière de Grand View, sur la aude tombe des sept cents victimes de l'inondatior: restées inconnues.Aujourd'hui, à New-York aura lieu inauguration de la statue en bronze éle- ée à Horace Greeley, le fondatenr de la Tribune de New-York, a l'entrée des bu- Beaux de ce journal.Le discours d\u2019inau- uration sera prononcé par M.Chauncey i.Depew.4 ; ; 0 On vient de découvrir, dans une ré- ion de Jisthme de Tehuantepec, une eur remarquable qui change de couleur usieurs.fois par jour ; ainsi elle est planche le matin, rouge le midi et bleu p soir.Cette plante, des plus curieuses, ppartient a la famille des lianes.ge oN \u2014 : A La plus grande ferme à blé du Mani- u est celle de M.Sandison, de Bran- on, comprenant 1,800 cres.Il a aussi 00 acres sumés en d'autres grains.Co ponsieur espère récolter 50,000 boisseaux 6 bic de premiere qualité, La plus ¥rande.ferme ensuite est celle de M.Kdaim MaclLenzie, surles Grandes Plai- fs.ii à 1,::00 acres de blé en excellent tat, at le rendement sera très consi- érabi\u2026 © Le viciriat apostolique de la Colombie \\nplais® vient d\u2019être érigé en diocèse, \u2018 «vm de *\u201c diocèse de New West- Eux, ©.M.L, ancien missionnaire, a Boag évêque.Un supplément au rapport du départe- nent de la marie constate que le nom- F6 des naufrages et accidents dans les Taux intérieures du Canada, pour l\u2019année 889, a été de 15, dont 5 ont été des per- bs totales.Le nombre de vies perdues élève à 13.1 47 peltonnes ont reçu des récompenses u ininistère de la ette añnée, pour avuir sauvé la vie de aring paufragés.E ! - Fc Après avoir eu cing représentations au éâtre de Brunswick, la pièce connue \u20ac M, Alexandre Dumas fils, l'Affaire lémencear vient d'être interdite par ar- êté de polide ; Parrété se fonde sur ce uo cette pièce blesse au plus haut degré 3 sentiments moraux et religieux; 11 ut remarquer cependant que l\u2019Affaire émenceau à eu à Berlin\u2018une longue sé- ie de représentations, sans que la police it songé à l\u2019interdire.+, \u2014_ È On vient le muitre en place, à Schles- dt, sur la iimite qui sépare le cimetière rotestant et le chnetière catholique, le 10uument élevé en l'honneur des soldats llemands et francais tombés à Schlestadt u daus les environs de cette ville.{ Ce moutinent est en grès ; il se com\u201d ose d'un blue de pierre, sur lequel re- ose un o!lisquo.Sur l\u2019un des côtés se rouve l'iiscription : ** Ici reposent les Yssements de vingt trois soldats alle- ands et Ju vingt-cinq soldats français \u201d r le côte onprsé on it : \u2018* Aux vaillants uerriers ++ deux nations, \u201d { Les deux autres côtés sont ornés de Hroix en r«ticf, aécorées de lauriers.! Le ler ficutenant du génie Raschein, génicur a Malix (Grissons), a soumis à fabrique fédérale d\u2019armes le wodele et 8 plans J: taillés d'un nouveau fusil, re- osant sur le systeme du chargement au- omatique c'est-a-dire sur le mème prin- ipe que lu canon Muxin.Le recul de arme est ulilisé pour retirer eu rejuter douille, jour tendre le ressort el ameer une nouvelle cartouche dans le canon e telle surt + que le tireur n\u2019a qu\u2019à lâcher détente t: rt ot tant de fois, et qu'il Jui }st possib!- d'obtenir ainsi une grande itesse et un graud nombre de coups a la Binate, 1 Chemin de fer inutile jusqu'ici marine, au cours de | Svixante milles du chemin de la Baie des Chaleurs sont maintenant construite, et les habitants de la région qu'il traverse sont privés de communications.Cette, voie ferrée, bâtie avec l\u2019argent de la Puis- sauce et de la province, subventionnée daus des proportions plus que libérales, ve fonctionne pas.Le gouvernement de Québec a dû intervenir pour que les légitimes réclamations de ceux qui avaient travaillé à la construction fussent, soldées, Et il en reste encore, nous dit-on, qui devraient être réglées.L'\u2019entreprëneur, M.McFarlane, a été forcé de se mettre en faillite.\u2014 Cet état de choses, qui est en deca de la vérité, ressemble si fidèlement\"X lhis- toire de la construction du chemin de fer du Nord, que l\u2019on reconnaît de suite la main qui a touché aux deux entreprises.procès à propos de la construction du che-\" min de fer du Nord ?Et les tribunaux n\u2019en sont pas libérés.Il y en a encore dans toutes les juridictions, depuis la Cour Suprême jusqu\u2019en bas.Combien de gens ont renoncé à leurs droits en face de la certitude d'avoir à plaider pour obtenir justice ! Et plaider avec M, Me- -Greevy ce n\u2019est pas une affaire ordi- \u2018naire.On était stir de passer par-devant tous les juges.oo Eh ! la Province n\u2019est pas quitte, elle aussi, du système de tracasseries et de plaidoieries qui a si admirablement réussi à notre Goliath jusqu\u2019à ce jour.Depuis des anuées, il manœuvre, il intrigue, il.\u2018 épie le moment propice pour faire régler de préterdues réclamations, des réclamations sans fondement ! C\u2019est lui qui doit au trésor public.La Province Pavait poursuivi pour les $100,000\" de la Banque arrêtée net, ll n\u2019est pourtant ! pas possible que M.Mercier laisse perdre cet argents C\u2019est un bomme de ressources, M.Me- Greevye I vit un bou matin l\u2019orage se déchainer dans la chambre des Communes à propos de son affaire de la Baie des Chaleurs.L'opposition manifestait de la curiosité, Que fit-il # Le Canadien, qui est bien pourvu de.ses épîtres, lui laisse la parole : = \u201c [ send you to day the vates and pros, ceedings about- what Edgar asks about Bay de Chaleur Railway.X.X sent for me to ask what auswer lie would give.I agreed that he would give the required information but will state that I have notitied him of my withdrawal from the direction and severed my connection with the company.\u201d { Traduction) Je vous envoie aujourd\u2019hui les votes eb délibérations en rapport avec les demandes de Edgar concernant le chemin de la Baie des Chaleur, X, X.m'a envoyé cherche* pour me demander quelle réponse il donnerait.J\u2019ai consenti à ce qu\u2019il donnât l'information demandée, mais il déclarera que je l\u2019ai notifié de ma retruite de la direction et que j'ai cessé mes rapports avec la compagnie.\u201d M.McGreevy faisait faire ces déclarations au parlement, et en même temps il restait intéressé dans la compagnie au point d\u2019en retirer $42,600.00! Il est vrai que M.McGreevy B'est pas précisément serupuleux dans ses déclarations parlementaires.Celle qu\u2019il a faite, par la bouche de BM, Curran, durant la session dernière, est uni tissu de faussetés, Ses écritures même, des lettres signées de sa main existent pour le contundre et lui infiiger le démenti.Nous demandons au parlement de protéger le public contre un pareil système et des abus aussi coupables.Nous lui nécessa\u2018res pour faire bénéficer la région de Bonaventure de ia construction du chemin de fer qui coûte de si lavges sommes aux deux gouvernements es qui ne rapporte rien à la population.rs es Deux mégères Les sœurs Kate Furey, agée de qua- rante-cina ans, et Mary Marrow, âgée de Y a-t-il eu beaucoup moins que deux mille | { St-George à St-Côme, 9 milles ; de St- j'c\u2019est la plus belle ligne qu\u2019il ait encore Jacques-Cartier.La poursuite: est là, demandons aussi de prendre les moyent | LE CULTIVATEUR LE QUERBEC-CENTRAL _ St-Côme de Kenuebec, 13 Sept.1890.M.le Rédacteur.Permettez-moi d'insérer, dans une co- loune de votre journal, les quelques lignes suivantes puur détremper l\u2019opinion publique au sujet du chemin de fer, projetée depuis longtemps (Lévis et Kenne- bec) et passant par St-Georges, St-Côme et St-Fhéophile et allant à Moose-River, Plusieurs des opposants allèguent : 1.Que cette ligue (Lévis et Kennebec) sera plus longue que celle passant par les Trings au lac Mégautic ou plutôt àla Frontière.: 2.Que le terrain n\u2019est pas aussi favorable pour la construction d\u2019une ligne de chemin de fer que celui des Trings.3.Qu'il est impossible, ou très difficile de traverser les Alléghanys.Monsieur le Rédacteur, je nie ces trois allégués : je -ne craing pas de le dive, que ces avancés viennent de personnes qui ne connaissent nuliement le parcours de cette ligne projetée, localisée et commencée par un des nôtres, l\u2019hon, N.Napoléon Larochelle.I Je nie le premier avancé.Comptons : De St-François à St-George, 9 milles ; de Côme-à St-Théophile, 9 milles ; de St- Théophile au canton Risborough, 10 milles; de la ligne entre Marlow et Risbo- rough, à la frontière, 16 milles ; de la frontière à Moose River, 12 milles ; tout cela chaîué par M.Ross, arpenteur, à St- Georges, 55 milles en tout.L\u2019arpenteur qui mesurera la longueur de la ligne partant de Tring,à la frontière,près du lac Mégantie, pourra vous en dire na mot.- : I Je nie le Zème allégué, car an té- qui a localisé cette ligne de St-François, à cinq milles de la frontière, l\u2019été et l\u2019automne dernier, m'a affirmé qu\u2019il n\u2019a rarement rencontré un terrain aussi réguher que celui qui se trouve dans les cantons Jersey, Marlow ct Risborough et que localisée, sans compter que c\u2019est la ligne la plus \u201ccourte de Saiut-François pour aller rencontrer le Pacifique Canadion à Moose River ou le Main Central à Hoose- head Lake.Je cuuseillerai aux amateurs de belles lignes et de ligues directes, de venir Faire une visite dans ces parages et de constater la réalité par eux-mêmes.Ils pourront comparer le tracé du chemin de fér (Lévis et-Hennebec) et celui da Québec-Central de Tring, au lac Mégantite Je suis certain par avance, qu\u2019ils donnerout gain de cause à l\u2019ancienne ligne projetée (Lévis et Keunebec ) IF, Je nie le Sième allégué: car M.Stocs, ingénieur civil de la compagnie du :Québec-Central, du moins l'année der- 1ère, et un de imes parcissiens M.David Fortier ont trouvé (et ce sout eux-mêmes qui me l\u2019out affirmé) un magnifique défilé le long d'un ruisseau appelé le Sandy { Stream.De plus, ils m'ont affirmé qu\u2019ils y avaien£ Trouvé de la neige de 2 ou 3 aus en plein mois d'août, et ce, prouvé par la couleur des feuilles qui se trouvaient dan les différentes couches de neige, Comment peut-on dire après ces témoignages que le passage des Allighanys est quaai impossible.D'ailleurs, la ligne projetée, appelée (Lévis et Kennébec)a une charte et dn octroi d\u2019un demi-million de piastres, accordés par le gouvernement de l\u2019honorable Mercier, premier ministre.Les paroissiens de St Georges, de St {Come, de St Théophile, ainsi que tout le Ken- nebec Road, espéreut que le gouvernement de l'honorable premier ministre, ainsi que le ministère de la colonisation ne consentira jamais à détourner cette charte et l'octroi accordés\u2018pour cette partie de la province.Ce serait paralyser la colonisation des cantons Jersey, Marlow et Risborough ou I'on pent faire 7 ou 8 belles paroisses, Il suffit qu'on nous as- sute de conserver intactes l\u2019uctroi et cette charte, et nous t-suverons facilement dans la suite une compagnie qui prendra l'initiative de compléter cette ligne, Espérant que mou rapport sera rédigé dans votre journal, Je demeure votre tout dévoué, J, ELre prix BrETON, Curé de St.Come de Kennebec, Beauce.- alla La réception faite à l'occasion de l'arrivée de Monsignor Labelle à St-Jérôme, jeudi, a.permis aux citoyens du comté de Terrebonne d'acclamer l\u2019homme d'Etat distingué qui ies roprésente daus le parlement canadien, l\u2019hon.M.Chapleau.Messieurs Dillon ot William O'Brien \u201cont été arrêtés pour avoir conseilld aux gens de ne pas payer leura loyers.C\u2019est un triste état de choses que celui qui suscite de pareilles équipées.trente-Luit aus, ont été traduite dovant la cour dv poiice de Yorkville, pour avoir ; roué de couns ct blessé grièvement, au muère, une pauvre vieilie de 84 ans.deux prisvenitres ont été écusvues un V'Enfant pleure, # veut son Castarts È attendant leur procè cours d'une querelle de famille, lear Ia répnblique de Salvador cst pou en- Lcs viable La petite vérole et les fièvres ty- \u2014.at.+ me | On dit que ls situation financière de \u2018ptaïdes excroent aussi de terribles va- moignage d'un ingénieur civil, M.Stocs, | 1 batailles forcera à introduire de grands LA VILLE DE MONTREAL Le nouveau recensement Une population do 235,027 Les cotiseurs ont transmis au conseil- de-ville un état du recensement de la ville de Montréal.L'état fourni est un désappointement ralement que le recensement donnerait à la ville près de 260,000 âmes et l\u2019on n\u2019est arrivé qu\u2019à 233,027.Nous donnons le tableau fourni par les cotiseurs eux-mêmes, avec un.état comparatif, de la population en 1887.Recensement de la ville de Montréal tel que pris par les cotiseurs Quartiers 1890 1887 Ste Antoine.43,854 42,543 Centre.voveve.1,215 1,434 St Laurent.,.17,324 16,547 St Gabriel.10,344 6,313 Ste Marie.31,340 27.329 St Jacques.30,514 28,293 Hochelaga.8,379 6,343 Est.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.00000seucee 3,847 4,183 Ste Anne.24,939 25,452 St Jean-Baptiste., 14,553 8,834 Ouest.\u2026.\u2026\u2026.2,219 2,989 St Louis.\u2026\u2026.23,006 22,303 Total.ee.211,843 193,070 Ajoutez 10 7.21,184 Total.203,027 Augmentation totale de 1890 sur 1837, ~18,773.Hôtel de Ville, 17 septembre 1890.D'après ce tableau, c\u2019est le quartier St Jean-Baptiste qui a le plus développé sa population de 1887 à 1890.L'augmentation a été de 5,719, Le quartier Ste Maric dépasse anjour- d\u2019hui eu population le quartier St Jacques.Son augmentation a été de 4,020.Il y a eu diminution dans les quartiers Centre, Est, Ouest et Ste Anne.> LA FAMINE EN IRLANDE Suivant le Daily T'elegraph de Londres, le bruit qu\u2019une grande famine mnienace- rait l'Irlande n\u2019a aucun fondement.D\u2019abord il n\u2019est pas probable que la récolte des pommes de terre soit aussi complètement mauvaise en 1890 que dans l'année de la grande famine.Mais eu supposant même qu'on fit absolument privé de pommes de terre, les conséquences seraient incomparablement moins désastreuses qu\u2019il y a un demi-siècle.Les personnes qui font de la pomme de terre leur principal nourriture sout loin d'être aussi nombreuses qu\u2019en 1846, et d'ailleurs les communications rendues si faciles par les bateaux à vapeurs et les chemins de fer, permettent de purter des secours, dans un bref délai, jusque dans les coins les plus reculés de l'îÎle-sœur.Ilest impossible de calculer le nombre des personnes qu\u2019on aurait pu arracher à la mort pendant cette \u2018\u2018 année terrible \u201d si on avait pu porter à destination les moyens de subsistance que la sympathie anglaise mettait à la disposition de ceux qui se trouvaient si cruellement éprouvés.> La pondre sans fumée Vienne, 19.-\u2014Le nouvel usage que l\u2019on viont de faire, sur une grande échelle, de la poudre sans fuméo dans les récentes manœuvres de l\u2019armée autrichienne en Hongrie, à confirmé les conclusions auxquelles avaient déjà été.amenées les autorités en fait de questions militaires : l'emploi de la poudre sas fumée dans les changements dans la tactique de la guerre.Pendant ces grandes manœuvres, 77 cavalerie et 128 pièces d'artillerie ont entretenu un feu nourri durant quatre heures.Les ofliciers n\u2019ont pu se reudre compte ni de Ia position ni des forces.des troupes qui les attaquaient, d'après l'épaisseur de la fumée comme is auraient pu le faire d'après l'emploi de la poudre ordinaire ; de plus, ils ont été très longtemps à découvrir les positions des batteries d'artillerie, Tant gne l'infanterie est restée à couvert, il a été à pcino possible de l\u2019apercevoir un peu, et les ofliciers n\u2019ont pu se rendre sompte de sa force ni de ses mouvements.La nouvello poudre dégage une odeur désagréable et elle déplait tous à fait à l'armée.Ottawu, 19, \u2014 Les soumissions pour le sorvice de la poste eulro l'Europe ot le pour un grand nombre.Ou croyait géné- |.-matitl, en pleine rue, avec une soupe | motifs.| bataillons d'infauterie, 36 escadrous de; «raud-pères qu'a épargnées le progre nous avous la fameuse soupe à l\u2019oign qu'on va porter aux jeunes mariés pleine nuit nuptiale, daus un puôlon, a compagné d\u2019une cuiller d\u2019étain dont on rclevé la queue.Et ce que rienf les auteurs de cette ja lie fumisterie ! Et ce qu\u2019auraient ri ceu qui ont voulu la jouer au jeuve couple la noce duquel ils avaient été invités Malheureusement, ils ont couché au po te, ont mangé la soupe à l'oignon, et le voici en police correctionnelle.pour ou trager aux agents.: lls étaient trois.L'un d'eux, n'a, | raît-il, rien fait, le pauvre diable, que d se griser d\u2019uuo facon tout à fait byrq niente ; il à écrit sou cas à M.le procy reurde la République, daigune long lettre, de la longueur de laquelle il s\u2019e cuse tres humblement, et dont nous e trayons quelques lignes qui exposeut l faire : Nous avions arrêté d'aller trouver ami qui s'était marié daus la journée nous avions pris une voiture pour alle trouver les nouveaux mariés ; mais malheur cst que l'on ne se souvenait pl du numéro de la maison.C'est ce qui obligé mou camarade et son épouse à d cendre de voiture et appeler très fort l mariés, etc Ici, intervention d\u2019un gardien de paix dans les conditions les plus favor bles pour être mal reçu de geus ivres contrariés, de sc trouver à une licure l'oignôn sur les bras, une bonne fa mauquée ct quatre heures de voiture, qui suppose de nombreux arrêts chez | marchands de vin, eu attendant hey de présenter la soupe à l'oignon, Donc, le gardien de la paix, les ente daut appeler à tue-tête le mario, les i vite à se-taire ; ils lui expliquent qu\u2019 chéfehont un de leurs amis ; l'agent le dit de le chercher saus troubler le su meil des citoyens.Nos farceurs s\u2019éloignent ; pais a pei ont-ils fait vingt pas qu\u2019ils recommence à appeler leur ami.L'agent revient à cu les meuace de les mener au vialon ; ule l\u2019un d\u2019eux lui saute à la gorge, lc renve se; la femme de celui-ci tape sur I'ager avec le panies contenant la soupe à l'a gnon ; heureusement, un autre gardien d la paix arrive au secouts de son collègue et les trois farceurs sont conduits ostes M, le président, \u2014 Et celui-ci (l\u2019homn ala lettre), qu'n-t-il fait ?L'agent.\u2014Oh ! lui, il était trop en bote pour pouvoir faire quelque chos Nous ne l\u2019awvons même pas arrêté : c'e lui qui est venu uno demi-heure ap uous demander la pertuission de couch au poste, M.le président, s adressant a celui-ci, Pourquoi n\u2019êtes-vous pas rentré chez ve vous coucher, au lieu d\u2019aller nu poate | Le prévenu.\u2014 Parce que j'avais le muro de mon ami sur lo bout de la le ghe et que je me disais qu'il allait ine Aenir ; alors j'aurais été lui Faire une tite visite à lui et a son épouse, ay niême composé une petite chanson à q a-propos-la, M, le président.\u2014A deux heures matin, une visite à des mariés ! C\u2019efit ussez indiscret de votre part.- Le prévenu.\u2014 Blistoire de rigolez : tré camarades, ça se fuit journoline M.le président.\u2014Jouruellement, nu pas nuitammient.Comme to:ijours, les deux autres af ment qu'ils v\u2019ont rien fait du tout comme d'ordinaire, l'agent se plaint 6 Le prévenu que l'agent déclare v\u2019a rien dit, ui rien fait est condamué à simple amende de 5 francs pour ivre Les deux autres ont été condamnés, mari à quinze jours de prison, et la fq me à six jours.Les vrais chançarts ont été les jeu mariés, dont rien n\u2019a troublé le bouhe Les mines d'amiante à Thetfé Il y a actuellement en opération à T préteud inépuisables.Elles sont rendue une profondeur de quarante à cinqu pieds et dunnent du coton plus rich plus en abondance que jamais, Le bre des mineurs est d'environ 800.La population est ca grande wmajuif canadieune-française, il n\u2019y a d'ang que les agents ct les commis das min elle gagne sa vie aux mines et aux in lins ; on ne compte pas douze culti teurs dans Thetford, Tes lair.des ueurs est de $1 a $1.50 par jour, et propriétaires vendent leur coton de a $250 la tonne.Le village n'a actuellement qu'une tite chapello pour cette population à près exclusivement catholique.1 n qu\u2019un seul prêtre aussi pour desservi révérend M.D'Auteuil, qui de plus la deeserte dc Coleraine.\u201c\"endr Canada, vienneut d'être ouvertes.Le gouvernement eal en 1-0 [EE Vises, deux cowpaguics, L'an proctain, ilg ao \\ COIEAT YE Eee TT in aalutt a \"54 ford Mines douze grandes mines que If af jouis \u2018ne \"is je ! uri Sj! wp nil i ji! wish «ud J) \u2018qui.ique I\" \\ {ita ee al Lt Rass we fou pes thus Je Jevies vs fe it i Ling lis lela C Bh Pr Ed il age on will (en ud doute, I\" SRN 6 val fed ahh usa y \u201coups de big logy ih vaine Alm; Mig being, Wet la ç Sid filiey rl gy gy My te; Ye lt, { Yen, \u201cdde \u201cly, Vj, le gt ; Ne | 1 i br i Ti, Tug, Pl, à dont de otf af De ty, 4 thy, pan, Dil Lg, tl J li ty me Un los i ; 02t ng.Dose, trouver + jun, \u20ac pour 3: tena: wo.poe 18 fir.lin de js fer: ivre JB at | A tie | voitor ès ch hoc J il acre né, le que agent» ler le: ps vom | rit oon: ' qu oui mi à (ho 1p 4 ue rte wr A de your fo hel OE gras I dit ge DE pue, sl heures :| Cr \u201d pl pen À ares ju tt} gl on IE gnuË 3 if {sr yanté o i js jy mul an jes gi i a i 5 1 | A # Nos communications avec la Chine et le Japon La compagnie du Pacifique a eu le plaisir de prendre possessiun, le 30 août dernier, du premier des trois grands steamers destiné à faire le trajet entre la Colombie Anglaise et la Chine et le Japon.Ce magnifique navire a été baptisé par lady Louisa Egerton du nom de ** Empress of India.\u201d Lord Hartingdon assistait & la zérémonie ct a fait un discours dans lequel il a déclaré que ces steamers font partie des voies de communication qui relient entre elles les diverses parties de \u2019empire.Il a fait l\u2019éloge de la compa- vio du Pacifique.Au moment où les États-Unis font tout en leur pouvoir pour rous fermer les portes de leur marché, sous devons nous réjouir de\u2019 voir des voies nouvelles de relations commereiales.} \u2018\u2019ouvrir pour nous d\u2019une manière pra- iique et rapide, L\u2019** Empress of India \u201d a, comme les teainers de la même ligne qui viendront \\près elle, 485 pieds de longueur, 51 de argeur, 36 de profondeur.Elle jauge 1,700 tonneaux.Nous félicitons la compagnie du Paci- ique de cette addition à son équipement léjà si remarquable, et nous souhaitons (ve dans un avenir rapproché l\u2019océan Atlantique soit sillonné de navires amé- \u2018îorés et pouvant rivaliser de confort et le vitesse dans le transport du fret et des passagers entre nos ports de mer et ceux le l'Europe.eis Le mouvement boulangista L'an dernier, presqu\u2019à même date, dans :e mois d\u2019août, M.Mermeix, rédacteur de la Cocarde, organe attitré du généfal Boulanger, avec la Presse, dirigée par M.Laguerre, était arrêté, jeté en prison, ienu au secret\u2019 pour avoir publié à l\u2019avance une partie de la preuve recueillie par la Haute Cour contre le Général.Ce procédé sommaire de M, Constans it grand bruit.Il était, sans aucun doute, uvdieusement tyrannique.It dans Îles pays où la liberté du ci- :oyen n\u2019est pas un vain mot, il eût créé une violente sensation, il n\u2019eût pas été toléré.Le ministre da l'intérieur con- nait la France, il sait que la victoire et le pouvoir y appartiennent aux hommes des soups de force et d\u2019autorité absolue, et depuis son entree aux affaires, il s\u2019est ins- oiré de cette doctrine, Elle lui a réussi il a vaineu, écrasé le Géuéral et ses amis.Les derniers écrits de M.Mermeix, les Doulisses du Boulangisme, achèvent l\u2019ex- \u2018ermination, Celui-là même qui, ily a louze mois, se faisait mettre au cachot sour la cause du Général, divulgue au- iourd\u2019hui toutes les intrigues, toutes les manœuvres qui Ont existé entre ce dernier et les royalistes.Rien de tout-à-fait souvean ne nous est appris M, Mer- neix écrit que le comte de Paris a promis de l\u2019argent au Général, que la du- shesse D\u2019Uzès s\u2019est saignée de trois mil- ions de francs, ete.Qui ne savait cela ?M.Mermeix, qui à été dans les secrets du Général et de son comité, confirme de son témoignage la rumeur accréditée dé- a.Voila tout, Ce tout n\u2019est pas à l'honneur de M.Mermeix, car il s\u2019est rendu coupable de trahison de secrets d'honneur, et sa son- luite est propre à donner une petite idée le beaucoup de ceux qui s\u2019étaient atta- thés à la fortune de M.Boulanger, Pour in homme de bonne foi, il y avait évi- leniment dix aventuriers.Nous avons onnu à Paris quelques-uns de ces hom- nes do bonne foi, qui comptaient sur le Sénéral pour doter la France d\u2019un ré- rime gouvernemental calqué sur les insti- utions américaines, Nous plaignons ces raves gens, car ils ont fait campagne à »ôté d\u2019une foule de farceurs et de co- juins.En France on parle de décréter de aaute trahison le comte de Paris, la du- Jhesse D\u2019Uzès etc, parce qu\u2019ils ont tra- raillé au renversement de la République.Quelle différence avec notre système et le quelles libertés nous jouissons ! ci, tous pouvons demain au matin nous dé- Jlarer en faveur de l'annexion aux Etats- ê « 77 LED : Unis sans qu\u2019il vienne à l\u2019idée de personne de nous inquiéter.On dira, on pensera que nous avons tort, que nous trahissons les intérêts de notre pays, Les uns le croiront.d\u2019autres eroiront le contraire.Nul, depuis le représentant de la Reine Victoria jusqu\u2019au dernier travailleur, ne songerait à nous accuser d\u2019un crime contre les lois.Nous serions dans notre droit de citoyen libre, Nos amis de France ne connaissent pas ces libertés.Ils en ont le pressentiment éloigné et c\u2019est de ce pressentiment qu\u2019est né le mouvement boulangiste, qui tendait à une réforme vers des institutions moins, autocratiques et plus populaires.TARIF DOUANIER LA LOI DU La chambre de commerce de New- York, réunie le 16 en séance spéciale sur une convocation signée par trente- trois de ses membres, s\u2019est occupée de la disposition du bill du tarif douanier fixant au ler novembre l\u2019expiration du \u2018délai au-delà duquel les marchandises non retirées des entrepôts de douanes seront soumises aux conditions du nouveau tarif, En l\u2019absence de M.Smith, président de la chambre, actüellement en Europe, la séance a été ouverte par le vice-président, M.Alexander E.Orr, et la parole a été donnée à M.J.Edward Simmons, qui a dit que l\u2019objet de la réunion était si clairement défini dans la convocation qu\u2019il était inutile de s\u2019y étendre, et qu\u2019en conséquence il suffirait de présenter les résolutions, dont voici le texte : Attendu qu\u2019il est stipulé dans le projet de loi désigné sous le nom de * bill Me- Kinley \u201d que le délai pour le retrait des marchandises, actuellement en entrepôt, ne s'étendra pus au-delà du ler novembre prochain ; Attendu que le temps limité fixé pour ce retrait causerait une demande d\u2019argent iuusitée des importateurs, et, par suite, accroîtrait là présente pénurie du marché monétaire dans un moment où de grands besoins sont créés par les récoltes ; 11 est résolu que dans l\u2019opinion de cette chambre, ce serait un grand avantage pour le commerce et les intérêts généraux du pays que le délai pour le retrait des marchandises actuellement en entrepôt fût étendu au ler février 1891, et cette chambre demande instamment que le bill soit amendé à cet effet.M.Cornelius N.Bliss à secondé la résolution, en faisant observer toutefois que le but que se proposait la chambre était virtuellement atteint, le comité des voies ct moyens de la chambre ayant lui-même proposé l\u2019amendement et le secrétaire du trésor y ayant également donné son assentiments Cependant, à ajouté l\u2019orateur, il est bon que la chambre de commerce exprime son opinion sur la question.M.F, A.Conklin et M.Louis Wind- müller ont ajouté quelques brèves obser- rations, et les résolutions ont été adoptées à l'unanimité, - \u2014\u2014\u2014\u2014 SIR JOHN A MORRISBURG Le public aimera savoir ce qu'a dit le Premicr-ministre du Canada du bill Me- Kinley, au pique-nique de Morrisburg.Voici le résumé de ses remarques : Le hill McKinley n\u2019est pas encore définitivement adopté, mais il le sera sans doute en gubstance.Eh bien ! nous aimerions mieux qu\u2019il ne passe pas, mais il faut en prendre notre parti, Je ne veux pas dire que cett- législation est le résultat d'unsentime $ \u2018inimit é de à part de nos voising, mais ca tous cas elle est con- contraire à nos intérêts, Elle va entraver et diminner nos relations commerciales avce nos voisins.Ce n\u2019est pas notre faute Le premier taité de réciprocité, celui de 1854, fut fait parle gouvernement dont j'étais membre.Lorsque les ftats-Unis nous firent savoir qu'ils désiraient mettre fin à ce traité,nous le regrettâmes, mais ce ne fut nullement dita nous si le traité prit fin.On a lieu de croire que les Etats- Unis prirent cette décision en 1866 parce qu\u2019ils crarent, à tort certaitement, que le Canada sympathisait avec le Sud contre le Nord dans la guerre de sécession.Nous n'avions pourtant jamais donné lieu à ce soupçon, mais ce fut apparemment la cause de l'abrogation du traité.- Subséquemment nous\u2018tentâmes à maintes reprises d'engager le gouvernement des Etats-Unis à renouer nos relations de réciprocité, par correspondances réitérés, par délégations, de toutus magièfes Et quand le gouvernement de M.MacKenzie arriva an pouvoir, il envoya, dans le méine but, M.Gcorze Brown à Washington, À > 4555 A gares LE Et Pha LE CULTIVATEUR l\u2019époque du traité de l\u2019Alabama en 1871, nous fimes tout en notre pouvoir\u2014jé- tais un des commissaires à ce traité \u2014pour induire le gouvernement américain a améliorer les relations commerciales entre les Etats-Unis et le Canada.Ce fut chaque fois sans succès, On abrogea jusqu\u2019aux clauses du traité de _ Washington relatives aux pêcheries.Naturellement, le gouvernement des Etats-Unis a le droit d'adopter les mesures qu\u2019il croit favorables aux intérêts de son pays sans s\u2019occuper de savoir s\u2019il nuit aux autres pays.Nous devons supposer, par conséquent, que sa lévislation récente est destinée à favoriser nos voisins.Elle va restreindre notre commerce avec eux, Mais nous n y pouvons rien.Nous n\u2019allons pas pleurer, comme dus enfants.Il faut chercher à nous en tirer le mieux possible.C\u2019est ce que nous faisons déjà d\u2019ailleurs dans une certaine mesure, Et pourquoi ne ferions-nous pas ce qu\u2019on a fait après l\u2019abrogation du traité de 1854.Les anciens se rappellent qu\u2019à cette époque, le peuple du Canada, la classe agricole surtout, se trouva dans une fort pénible pénible position.Les marchés américains étaient fermés à nos produits agricoles ; cependant, chose étounante, notre pays n\u2019en souffrit pas du tout De nouveaux débouchés s'ouvrivent bientôt et en peu d'années les choses étaient aussi prospères que jamais, Prenons aujourd\u2019hui la même attitude virile que les Canadiens d\u2019alors.Si l'on nous ferme les nnciens marchés, cherchons en de nouveaux.Un exemple se présente tout de suite à mon esprit.Les cultivateurs savent que l\u2019orze cultivé en ce pays s'appelle orge à six rangs et que c\u2019est la sorte d'orge dont font usuge les brasseurs américains.En Angleterre on préfère l\u2019orge à deux rangs.Ces deux espèces d'orge ue germent pas ensemble parce que l\u2019un murit avant l\u2019autre.Il vous faut donc cultiver une seule espèce d'orge ou si vous les cultivez toutes deux cultivez-les séparément M.Carling, ministre de l\u2019agriculture, a distribué dans tout le pays de cet orge auglais à deux rangs et je suis beureux de dire que l\u2019expérience a très bieu réussi surtout au Manitoba et au Nord-Ouest, Si nos cultivateurs doivent perdre le marché de l'orge aux Etats-Unis, tout ce qu\u2019ils ont h faire est de cultiver l'orge à deux rangs pour lequel nous trouverons un marché illimité en Angleterre, où la production de ce grain est tres inférieure à la cun- sommation et où l'on importe l\u2019orge de France, d'Allemagne ek des autres pays d\u2019Europe.Voilà un exemple de ce que \u2018nous pouvons faire, Un autre sujet à considérer est l'éle- vare des volailles.Dans cette branche de l\u2019industrie agricole, l'Angleterre nous offre encore un marché illimité Nous avons déjà commencé, en prévision de ce qui nous arrive, à exporter des œufs en Europe, Ils arrivent aussi frais à Londres qu\u2019à New-York.H ne nous faut donc pas rencontrer cette législation hostile en esprit de colère ni d\u2019inimitié : car, si les Américains ont cru devoir l\u2019adopter c\u2019est leur droit, Cher: chons de nouveaux marchés.L'un des plus importants résultats de la construetion du Pacifique Canadien est l\u2019ouverture de nouveaux marchés à la Chine et au Japon pour une grande partie de nos produits manufacturés.Notre commerce avec ces pays est encore, il est vrai, à l\u2019état d\u2019enfance.Bientôt io Pacifique Canadien aura une magnifique flotte de vaisseaux sur l\u2019océan pour faire le commerce entre le Canada, la Chine et le Japonyes avant longtemps j'espère, l\u2019Australie.Nous avons des avantages illimités pour développer notre commerce avec les pays asiatiques, et ce n\u2019est pas seulement la Colombie Anglaise qui en profi- terne ll n\u2019ya pasun seul industriel au Canada qui ne puisse trouver son compte à envoyer en Asie les produits de son industrie.Je puis bien dire aussi que les colons d'Australie nous offrent les meilleures conditions de réciprocité.Me voilà vieux mais j'espère voir établir et se développer nos relations commerciales avec ces colonies, avant defrue retirer de la vie pu- bliquee Il est essentiel que nous ayons un câble entre l\u2019Australie et la Colombie Anglaise.Le câble est le précurseur du commerce.Après en avoir combattu le projet voici qu\u2019on en admet l\u2019utilité en Australie.Après le câble, il faut une lizue de steamers entre l'Australie et le Canada ct nous aurons alors, à part le commerce que j'ai déjà mentionné, un commerce croisant avec les colons de l\u2019Australie, : ets \u2014 L'esclavagé en Afrique Zanzibar, 18, \u2014Les voyagours qui viennent de la\u2019 côte allemande confirment la nouvelle disant que les autorités allemandes ont publié à Bagamoyo un décret autorisant le trafic des - wi 8,075 0 Fa \u2018ésflayes.Le décret est signé par le commandant des forces allemandes\"et a été affiché à Bagamoyo et à Dar-es-Salame Les marchands d\u2019esclaves chassés de Zanzibar se aont établis à Bagamoyo et y for& de bonnes affaires, On dit que le sultan a télégrphié anx puissances de l'Europe posr dames tu SGCOUTS, {gent les grands favoris du public, LES ROMANS NATIONAUX M.Chatrian La vie de Chatrian.-Sa collaboration aveo Erckmanry \u2014 La série des \u201cRomans nationaux\u201d, \u2014 Le.talent des deux écrivains.\u2014La place qu\u2019ils occuperont (De Le Presse, Paris, 7 sept.) Comme nous l\u2019annoncions hier, Cha- trian est wort, dans sa propriété de Vil- lemomble.Cet événement à peine remarqué eut occupé la presse et l\u2019opinion pendant huis jours, s'il s\u2019était produit vingt-cinq ans plus tôt.Rien en effet, ne fut comparable à la vogue de ces deux romanciers presque oubliés aujourd\u2019hui, Durant tout le second Empire, le public s\u2019arrachait les \u2018Romans nationaux\u201d; Erckmaun-Chatrian avaient des admirateurs passionnés ; la critique les discutait comme elle discute aujourd'hui Dau- det, Zoin, Bourget et tant d\u2019autres, Qui sait si dans quelques années d\u2019ici les grands noms que nous venons de citer ne tomberont pas à leur tour dans une indifférence voisine de l\u2019oubli.C\u2019est à peine si l\u2019on se souvient encore du triste procès qui, l\u2019année dernière.amenait la rupture définitive d\u2019Erckmann et de Chatrian, ) Les deux romanciers, on le sait, avaient pendant trente ans collaboré à la même œuvre.Leur intimité avaient été aussi touchante que devait l'être plus tard celle des frères de Goncourt.Pour- taut, aucun lien de parenté ne les unissait, Ils s\u2019étaient rencontrés tout jeunes dans la vie, avec les mêmes aspirations, le même idétl, la même foi profonde en l\u2019avenir Doués tous deux d\u2019un grand talent, ils avaient entrepris ensemble la série de ces ** Romans nationaux \u201d dont Zola fait, quelque part un si grand éloge.Désormais, leurs noms devaient n'être plus séparés que par un trait d'wnion dans l\u2019histoire de la littérature frau- caise.Puis, brusquement, par un de cesinex- plicables revirenients du cœur lumain, alors qu\u2019ils approchaient tous deux de la fin, ils se séparcrent.Chatrian en fut profondément affecté ; il demeura inconsolable et, quelques mois après, il devait succomber au chagrin d\u2019avoir perdu son vieux compagnon, La jeunesse de Chatrian Alexandre Chatrian étaitné à Solda- teuthal, dans la Meurtlie, en 1826.11 avait été destiné par sa famille à l\u2019industrie de la verrerie qu\u2019exerçait son père, Déja il touchait à-une belle position, lorsque tourmenté par le goût des lettres, il entra, contre le gré de ses parents, en qualité de maitre d'étude au collège de Phalsbourg ; c\u2019était la qu\u2019il avait fait quelques classes après avoir reçu les premiers éléments d\u2019un vicaire de campagne, Érckmann, plus âgé que lui de quatre ans, était originaire du même dé- partcment, De bonne heure, il avait perdu sa mère et avait été plucé comine interne au collège communal de sa ville vatale.- Les caractères de ces deux jeunes gens qui plus tard devaient s\u2019unir dans la lutte pour l\u2019existence, élaient tout différents.Erckmann était un enfant sombre et sauvage : Chatrian était doux eb caressant.Qui donc expliquera que deux natures aussi dissemblables, puissent ainsi s\u2019entendre et s\u2019attacher pour la vie ?Pourtant ce phénomène est un des plus fréquents.Erckmann, après avoir terminé ses ciasses, vint faire son droit à Paris, il ne lui fallut pas moins de cinq ans pour franchir les deux premiers examens ; c\u2019était assez, il en resta Ih.On le voit, ce n\u2019était pas l'Ecole de droit qui avait ses préférences ; en revanche, il s\u2019oubliait volontiers au Collège de France et à la Sorbonne.Lntrainé par sa vocation littéraire, il s\u2019efforçait de publier des petites brochures et d\u2019écrire dans les journaux du temps.se - À cette époque, il avait déjà fait la connaissance de Chatrian, Les deux camarades se rapprochèrent de plus en plus et bientôt ne se séparèrent plus Leurs débuts furent obscurs et pénibles, Ils travaillaient en même temps à un drame: le Chasseur des vines qui ne fut pas joné par suite du refus des auteurs du faire les changements demandés.Le théâtre de Strasbourg, en revanche, monta l\u2019AI- sauce en 1814, supprimé par le préfut à la seconde représentation, lis avaient acquis déjà cette unité de style ot de conception qui fit que, pendant longtemps, vu ignora la double origine do leurs produe- tions.- Le \u2018succès Leurs premiers romans curent beaucoup de peine à voir le jour.parition de \u2018\u2018l'Illustre docteur Maihous 33 los signala tout à coup à l'attention ce la; critique.Dès lors, chaque nouvel ouvrage des deux auteurs obtint un succès prodigieux : Erckmaun-Chatrian davin- Nema ae revues meutiopuer is qua leurs ro- mt les plua commas ee Sn ti EFufiu l\u2019ap- | \u201cAi Fogg, la\u2019 Maison forestière, le Rave d'\\loïus, I Juif polonais, le Fou VegcË£, les Volone taires \u201d, enfin cette belle serie des **Ro« mans Dationaux\u201d remarquable surtout pat le sonffle de républicanisme et de liberté qui les anime.Les éditions de cés œuvres se succédaient avec une rapilité vrat- ment extraordinaire, Les auteurg avulent trouvé, dans les épisodes de notre histoire nationale moderne, un élé ment d'intérêt dramatique bien putre( ment saisissant que toutes les combinai sons de l\u2019imagination.ne \u2018 La grandeur de l'œuvre / Le principal mérite d\u2019Brekmann-Chas trian esb d\u2019avoir accompli une œuvre d justice et de vérité, d'avoir fait connaîtr la guerre, les plus éloquents \u2018plaidoyert qui se soient encore vus.Certaines pat ges des ¥¢ Romans nationaug \u201d, tels que Waterloo et 1'IWuasion, Tappellent a leur énergie les Iambes de Barbier.C\u2019es le même cri de colère et d\u2019indignation qu s'élève contre les abus du pouvoir souvét rain, la barbarie d\u2019un despote qui, pou satisfaire son ambition, lance les peuple: sur les champs de bataille pour les fair s\u2019entre déchirés.5 #3 ll fallait à ces deux grands \u2018écrivains une fière et courageuse indépendance pour oser produire de telles œuvres à uns époque où la France subissait le joug di plus odieux despotisme.À Mais Erckmann-Chatrian ont fait plug encore que de protester au nom de la li berté violée, ils ont abordé les question: sociales, et, en cela, ils out été\u2019 les véfi tables précurseurs du socialisme content purain, les devanciers du maître, qui, plus tard, devait à sôn tour, écrire l\u2019Assomi moiret Germinal, ci Au point de vue exclusivement litté raire, Erckmann-Chatrian pourraient éfr considérés comme les preiniers roma ciers naturalistes.Nulle part, peut-étref on ne trouve une observation plus exact et plus profonde, un souci piss constan de rester fidèle à la vérité.$ J.L.0.VIDAL, Agen Entrepôt de Poêles, : ; \u20ac harrues, Socs, etc,de Eotbinière tt - Machines à vapeur, Voitures d\u2019hiver et d'été, ; Trains de traval, Harnais; > FER, POULIES, POMPES, Presse hydraulique pour Tanneus, Presse à vis, ' VENTE A GRAND SACRIFICE MACHINES A VENDRE | Au No.122, ruc St-Paul, Québec J, Le O.VIDAL, Agent, | 11 sept.1890,\u20143m cl 122, rue St-Pau Balances | = Balances | = 2 \u2018 [oP] = \u2018 jee ol : Es Joma, = by =r} fn] fe tri rd te TE un Pour Eviciers, Marchands de Thé, Bouchers, Cultivatéurs, ete \u20140-0\u2014-\u2014 Balances Postales ct Balances à Paquets Balances de compioirs et grosses Balances, \u2014 SEULS AGENTS POUR == .GURNEY & WARE \u2014\u2014 i MECHANICS SUPPLY (8 96, rue St-Pierre ', 30 août 1890\u20141a Téléphono & Mesdames, soignez-vous 1 Pourquoi souffririez-vous des maladies tolle que : maladies du fuic, des poumons, et des in testing, d'inflammiations do toutes sortes, à toux, de rhumes, de Bronchites, chroniques 6 aiguce, de dysponzlc, dos différentes maladie de matrico, 0ù de toutes lea autres maladie | nuxouelles votre #2xe vons cond.arne, quan en smpleyant les ramédas que Mimo Prune Vi) aide de toutes sorted d'Hlerbes ct de Racine vous pourriez =i bien iouir d'une bonne santé; Soger porsuadéss gue quelque soit votre mal | dic, clie ne vous tiendrait pas si longtemp sous son joug,bi vous vous décldicz 4 employe ces reméclos, qui sont si universellemont ve: commandés, Besayes Vous-imême ce que tan | d'autres ont déjà fait à Québec et \u2018dans les pi pe roisses cnsironmantae, CL VOUS TENI cieces © suite lu proridence d'avoiz étô si vien Inspt { râcx N'aycs aucone crainte, cost.à uno femm | que Tuns vous aftressarar et alle eit a: couran! de taruss Îgs Inisères à5 sou seKo, iicadez-vou RE SM a ra EEE i toutcs ch MME.M.BRUNET No, 82, RUE ST-JOSEPE, ST - ROCH juilots a TS S LT Amey Les 4 LE CULTIVATEUR LE Di COLLETAGE On propose de former une ligue pinion d'une femme sur les décolletées Une américaine qui collabore à plu- MIS revues, Elisabeth Stuart \\elps, vient de publier daus le Forum e virulente philippique contre le Deé- Xeté dans la vie moderne.Daus cette étude qui a fait quelque Bit en Amérique, madame Phelps cons- je avec chagrin le déclin du sens dela Meur parmi les femmes américaines.mss \u201cIl est impossible, dit-elle, d'aller au ¥atre sans se convaincre de ce fait, Nos lies mondaines montrent en présence ) scènes atroces un sang frvid, une séré- térenversante.Quand voyouns-nous les xipières baissées, cette aimable rougeur Ji est la protestation d\u2019une âme virgi- Je contre des actions et des paroles qui Jvraient révolter toute jeune fille pure, jand voyons-nous ces signes de la fémi- 46e outragée ?\u201d Tout en reconnaissant qu\u2019un drame \u201cpropre \u201d et élevé pourrait être un spec- ble utile,, miss Phelps remarque avec touragement que de très honnêtes gens couragent sur la scène eb à l'opéra de en mauvaises pièces, et quo les femmes xéricaines sont les premières à les favo- jer.- $+ Notre scène, dit-elle, exibe souvent s monstruosités morales qui confinera à Lomination.\u201d Mais si le théâtre moderne révolte miss elps, elle s\u2019empresse d\u2019ajouter que le ectacle que présente une salle de bal k encorc plus révoltant.6 [1 n\u2019est bescin d\u2019être ni quaker, ni Jritain, ni ermite, ni dévot pour trouver Je nos danses de salon offensent lc bon Hite Qu'on dise tout ce qu\u2019on veut en .yeur de la beauté, de la grâce, de l'im- znse plaisir d'accorder ses pas avec la usique, je défie un spectateur in:par- F1 de juger innocents les exercices cho- raphiques auxquels se livrent dans une le de bal les gens les plus corrects.Une do qui donne à un roué le droit d\u2019en- zor une femme chaste, et de la tenir sessée dans ses bras pendant que l\u2019or- Jestre joue des airs voluptueux, est un Mar que lu morale réprouve, Je crois fmement que le temps est proche où 3» habitudes licencieuses seront jugées mme nous jugeunis aujourd\u2019hui les pra- ques au cuite d\u2019Aphrodites\u201d Miss Phelps constate un second lieu Je la mo:iestie féminine a diminué aux Jats-Unis proportionnellement à l'aug- entation de l\u2019imour de la boisson parmi 18 certaine classe de femmes, puis elle flève de nouveau contre l\u2019indécence de Etaines tuilettes : +6 N\u2019ost-i! pas vrai que jamais les fem- es honuêtes ne se sont habillées d\u2019une gon ausst indécente dans ce pays et ys ce siècle ?Nous aimerions pouvoir ter notre gaut aux femmes d\u2019Améri- le et leur crier : Mettez fin à ces immo- fités ! Défendez-vous si vous le pouvez.\u2018Qu\u2019on cherche deux femmes honnêtes \\ns toute l'Amérique qui cunsenteut à stifier cette mode décolletée qui est la Hgrâce de notre sexe.on ne les trou- ra pas.Le temps est venu de protester pue une abomination qui est la honte s femmes.De plus en plus indignée, mis Phelps Ptinue : - ** Qu\u2019est-cc que la toilette de soirée we femme a la mode, si ce n'est un fi à la civilisation / La robe habillée dé- vre le corps avec l'indifférence de pudeur.3 Les remon{rances de la claire, les pintes de la presse, les dénonciations s femmes modestes glissent sur ces aules nues conne l'aile parfumée des lentails, qui les caresse au bal.Votre Jisinière, madanse, est votre supérieure pralement, quand elle va nu bai à la to de St Patrick, cilu est vêtue jusqu'au penton, comme Pexive l'idée que le peu- © se fait des coivenauces.\u201d Pour remédior à cet état de choses, Jss Phelps propose la formation d'une ue de femmes qui hoyeotteront impl- ablement les impudentes qui affectent de ne pas se couvru-touvenableusente 8 Qu\u2019une d.uzuitie de fennmes influen- Yde New-York, Washington, Philadel- lie et Boston s'entendent pour régler la npe de leurs vêtements et s'engageut à luser l\u2019entrév de leur salon à toute Nnme vêtue d\u2019une façon indéceute et à Tliner toute invitation chez des hotes- Ytrop décollutées.Que l'Association atitule simplement Zhe Ladies, wais lelle craigne pas de s'adjoindre les Mpathies d'une douzaine \"hommes inputs au cceur bien placé et a l'esprit Né.\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 n annonce que la guélette Comrade, ICleveland (Ohio), à péri corps et biens as le lac Supérieur, pendant une ef- Wablo tempète.Commandée par le Jitaino Petersen, cette xoélette était iitée par buit homines eu tout- Ia mire de Gambetta A propos de la mort récente du père de M.Rouvier, ministre des finances, M.Emmanuel Arene, député de la Corse, parle, dans sa derniére chronique, de ces pères modestes et iguorés d\u2019hommes célèbres, s\u2019elfaçant daus le rayonnement de leurs fils, les suivant de loin, sans jamais quitter l\u2019humble foyer familial ou lon trouve toujours \u2018\u201c les choses inconnues dans la vie publique, l'affection désintéressée, les étreiutes loyales qn\u2019aucune arrière-pensée ne guide, la bouche qui ne ment pas, le cœur toujours épanoui ! \u201d M.Emmanuel Arène en arrive à raconter alors la mort de la mère de Gam- batta et les circonstances émouvantes qui l\u2019ont accompagnée : ** J'ai vu mourir ainsi la mère de Gam- betta, et ce spectacle, avec les circonstances dramatiques qui l\u2019accompagnèrent, les moindres détails qui l\u2019ont gravé dans mon esprit, restera toujours devant ies yeux, dans sa grandeur eb sa simplicité saisissantes, C'était, elle aussi, une bonne vieille, une bonne maman tendre et simple, fière et terrifiée tout ensemble de la gloire de son enfant, entendant, certes, parler de lui, car son grand nom sonnait superbement de par le monde, mais ne le voyant plus guère, et là-bas, dans son jardinet de Nice, se languissant après lui, comme tous disons dans le Midi, Un beau jour, enfin, elle n\u2019y tint plus, elle voulut aller le voir à Paris.fA Paris | Seigneur de nous ! Elle s\u2019y pensait pas,si vieille, toute branlante ! Le vieux père voulut la retenir, et l\u2019autre vieille de la maison, Miette, la bonne Miette, Jevait au ciel ses grands bras maigres \u2014Mais, ma pauvre madame, un si grand voyage, et en cette saison ! Ça n\u2019a pas de bon seus.Hé non ! ça w\u2019avait pas de bon sens, et elle n'avait pas trop raison, la pauvre Miette.Mais allez donc parler de bon sens aux vieilles mamans qui s'en vont voir leur fils | Elle sauta, rajeuuie de vingt ans, dans ce train qu'elle n\u2019avait jamais pris, et tout d\u2019un trait arriva dans ce Paris, si grand, et tout plein, cependant, de son fils Elle avait aussi nue fille, dont le mari était percepteur à St- Mandé ; c\u2019est là qu\u2019elle se fit conduire, bien heureuse, enfin, d\u2019être arrivée, mais si fatiguée, si Écomplètement anéantie ! Dès le soir même, une attaque la foudroya, un transport au cerveau.Elle tomba sur sou lit, agonisante.Quand Gambetta accourut, clle était là qui s\u2019en allait, sur co pauvre lit de fer, inerte, ies yeux vitreux, le reconnaissant bien encore, l'enfant de sa chair et de son cœur, ne pouvait plus parler, remuant à peine ses lèvres blanches où passait un sifflement rauque, un souffle de mort qui allait en s'altaiblissant, Celu dura trois jours ; ellene reprit pas counaissance, Nous étions alors au plus fort des affaires d'Egypte, en pleiu cœur de cette discussion émouvante de ce grand et solennel débat où les intérêts, tout le passé glorieux de la France étaient engagés et que Gambetta suivait de toute su passion de patriote.Tout le jour il était à la chambre, anxieux, agité, refoulant ses auguisses filiales, ne songeant qu\u2019à la France, l\u2019autre mère, la mère immortelle ! Mais, la séance finie, il cournit a Saint-Mandé, et jusqu'au soir, bien avant inême daus la nuit, il restait là près de ce petit lit, la main, déjà froide, de la inourante dans la sienne, épiant daus ses yeux immobiles, une lueur qui ne venait pas.\u201c Puis, un jour, il dut se méler au débat, prendre la parole.Ce fut sou dernier discours, un admirable cri d\u2019éluquence et de passion, le débordement du patriotisme, un chant d'amour pour la patrie qui remua la chambre jusqu'aux entrailles ct secoua d\u2019un frisson l\u2019Europe entière, À cet instant précis, à l'heure où cette grande voix, In voix du fils tant aimé, résonnait si magnifiquement, parlant à lu France et parlant au monde, à l\u2019autre bout de l\u2019aris, la mère, doucement, expirait.t Je la vis se crisper en une contraction dernière, et puis ce fut le calme de la mort.Ficutzal, le pauvee Fieutzal, mort, lui aussi, me dit en s'essuyaut les yeux : ** C'est ini.\u201d Moins d\u2019un au après, à Ville- d'Avray, il devait me ke dire encore, ce mot terrible, et cette fois c'était pour Clambetta lui-même.Je courus à la chambre.Gambetta venait de descendre de la tribune, {1 m\u2019aperçut : + \u2014 El bien?** Je lui pris la main, ** \u2014Eh bien ! I faut du courage ! ** Et l'instant d'après, quelle scène ! et comme clle est la devant moi aussi Vivante qu\u2019au premier jour, cette triste soi- réo de mort! le tribun, l\u2019homme dont l'ardente parole était, à cette minute même, télégraphiée aux quatre cours du monde, ce grand cœur tombait anéunti, pres du petit lit de fer.Sa poitrine se svalevait en sanglots décliirants et cette voix, la voix tonnante de tout à Pheure, devenue tendre et supplinate, balbutiait le mot éternel, le uiet des petits enfants et des grands homies: s¢ \u2014Maman ! maean + Dans ia rue, on cviait les premiers journaux du soir et le cri des vendeurs montait jusqu\u2019a nous: ** Le discours de Gambetta ! Demandez le discours de Gambetta : \u2014\u2014\u2014 _ _f sem del maine Le ieseteuy tate oo EN dest dep stoma witli ae seis ; Danses! Lisl de ka doi site \u2014_ | 1 ajot-Jea Foal ola 354 pouls sais Fi st peus Ar ie pi a ef ; cor plus él ga lei ger : ori vies ped dye dons JB LE CULTIVATEUR 5 L'ENVELOPPE BLANCHE La question de la gratification de fin wannée est gravement discutée en famille, chez les Morinier, sous l\u2019abat-jour de la lampe, au bruissement de la bise qui passe non loin de là, sur les fortifications | de Paris.\u2014Le ministre, dit le mari d\u2019une voix | grave, avait tenté de supprimer nos étrennes l\u2019an dernier.La femme, les deux fillettes assez gran- | des pour comprendre les choses d'argent.| et même le dernier môme, gras et gourmand, écoutent sa grosse voix qui cal- sule les probabilités de cette munificence | dont une partie aidera certainement à | payer le terme, Peu à peu, Morinier, garçon chauve et sanguin, jeune encore, commis de Ire classe au bureau des téléphones sous-marins, se laisse aller aux suggestions de ses propres espérances, et sa femme, méridionale et imaginative, vaccrochant à l\u2019idée capiteuse d\u2019une couple de billets de cent francs, arrive & ev régler l\u2019emploi et à promeitre à chacun son cadeau, Elle-méme aura un manchon pour mieux soigner ses mains que cet hiver a rendues rouges et crevassées ; l\u2019ainée des enfants s\u2019enivre des splendeurs futures d\u2019uu beau manteau neuf, la seconde ré- lame une poupée parlante et marchante.Quant au dernier bébé qui a écouté la bouche grande ouverte, pendant un moment, il s\u2019écrie tout à coup, encore barbouillé de confiture : ** J'aurai du sucre d\u2019orge, quarante sucre d'orge ?\u201d \u2014Oui, mon gros, dit sa grande sœur, même cinquante ! Et toute réjouie à l'idée du manteau promis à sa convoitise, elle l\u2019embrasse avec une telle violence qu\u2019il est presque renversé de sa haute chaise.Non ! quarante ! répète le petit en reprenant son équilibre.Il ala tenacité Ac son âge et le chiffre 40 (on n\u2019a jamais su pourquoi) constitue pour lui le super- atif des nombres, \u2014 Pas tant de projets, mon Dieu !\u2014dit :e papa, revenu soudain à des sentiments plus sceptiques, \u2014nous ne sonimes pas si sûrs que cela de la gratification, et le gouvernement est si ladre,.n Un coup de sonnette ainterrompu l\u2019entretien ; un ami est entré à prapos pour ménager la réputation du gouvernement st la conversation change, par prudence, tar on doit so méfier de: toutes trahisons et éviter à qui que ce soit\u2026 le plaisir de rapporter plus ou moins fidèlement, des propos hétérodoxes.Le lendemain, à l'heure où le père doit rentrer, les cœurs battent dans l\u2019impatience fiévreuse de l'attente, Enfin la clé tourne dans !a serrure et Morinier apparaît.radieux.\u2014Les sucres d'orge ! s'écrie Bébé impatient, Ce \u2014Oui, nous les aurons ! répond N père sn embrassant le môme, et une exclama- \u201clon joyeuse de toute la famille répond à sette bonne nouvelle.\u2014Et l\u2019argent?.Où esc-il?demanda l\u2019aînée des fillettes.\u2014 Ah ! l\u2019argent, fait le père eh sou- tant.Il est accordé, inais nous ne le toucherons que dans deux jours.llya lant de petits imprimés à remplir et de formalités à espacer.Deux jours après, l\u2019employé joyeux remettait à sa femme, sa cCaissière ondi- aaire, les deux billets bleus de la Ban- ue de France si longtemps attendus et pien enfermés dans une enveloppe blan- she.\u2014Tu vas les serrer\u2014lui dit il, avec un sourire, Et il les pose sur la table, pen- lant que la ménagère range et dérange les menus objets de couture destinés au rac- rommodage des vêtements d\u2019enfants, race Sternelle de déchireurs.Morinier ouvre les lettres posées sur la table a son intention; il y a la aussi des artes de neuvel an, puis un livre, le dernier volume de vers, un peu décadent de cet excellent Maurice, sou ami le boulevardier, qui se croit obligé d'être à la remorque des modes et des systèmes.La bonne, pendant ce temps, est entrée avec une pile de vaisselle pour mettre le souvert ; car la salle à manger sert également de salon et de cabinet de travail et c\u2019est, du reste, la pièce qui se chauffe le plus aisément, Vite, dit la mère aux enfants et à son mari, débarrassons la table.On va dîner.\u2014 À table ! chante le mari sur un air du shoeur des Huguenots.Puis il ferme son livre en souriant et va le ranger dans la shambre à côté, parmi les ouvrages de shoix.Pendant qu\u2019il est absent quelques minutes, sa femme prend soudainement an aspect terrifié et pâlit.\u2014'\"lu as mal, maman ?dit une des Rllettes.= \u2014Non!non! eb sa voix s\u2019étrangie.Puis elle reprend : les billets ! où sont les billets ! Enfants, cherchez-les L.Bébé ne les a pas touchés ?Béb6 fait des gestes énergiques de dénégation.L'enveloppe qui contenait la somme tant espérée était là, cependant, y à un instant, prête à être serrée dans coffret.Qu'on a-t-on fait ?L'aurait- alle jetée au feu, par mégarde, avec les papiers inutiles, dos bandes de jouruaux pb do vains prospectus ?Elle les a pourtant détruits un à un soigneusement.Elle secoue ses jupes, menace Bébé inutilement.Coinme on entend le père fermer la porte de sa bibliothèque, elle met un doigt sur sa bouche pour imposer à Lous le silence et commauder le secret, Mori- nier s'est assis ; tout le-snoude s\u2019est groupé autour de la soupière fumante ; le mari est toujours souriant, la femme étouffe son angoisse, Elle ne lui dira rien encore, oh ! non! Il est si nerveux.II voit tellement les choses en uoir ! La vie bureaucratique les lui a montrées sous cette couleur.Elle cherchera, après le dîner, sans rien dire.Morinier, cependant, voit bien que sa femme est soucieuse.il pense qu\u2019elle rumine sur les étrennes et plaisante ; elle trouve la force de sourire, Heureusement que l\u2019abat-jour tombe assez bas, car si son mari voyait bien sa figure, il saurait y lire un cruel désespoir.Une seule idée hante la pauvre femñme pendant tout le repas : Elle a peut-être jeté les billets au feu ! Elle frissonne des pieds à la tête intérieurement, comme font les femmes courageuses.Puis, par une réaction de volonté elle en est déjà à chercher les moyens de retrouver le plus possible de cette somme par do secrets engagements de bijoux au Mont-de-Piété, par de misérables travaux d\u2019aiguille, par des emprunts à des amis sûrs.Bébé, pendant ce temps, mène un bruit d\u2019enfer ; il a renversé plusieurs fois sa timbale et la salière et fait de si vilaine musique avec son nez et sa bouche qu\u2019il occupe tout le monde, si bien qu\u2019on n\u2019a pas le loisir de parler d\u2019autre chose et que le trouble de la pauvre maman passe inaperçu.Enfin la nappe est enlevée et, impatiemment, elle reprend son livre de comptes, sa boîte à ouvrage, ses papiers épars ; elle feuillette et compulse tout avec une fièvre croissante.Enfin, n\u2019y tenant plus, elle se renverse sur sa chaise avec uu soupir profond.\u2014Qu\u2019as-tu done, ma chérie ?Qu'est-ce que c\u2019est ?\u2014Je crois.je crois.que j'ai perdu les billets !.\u2014Les billets de banque ?\u2014Oui ! L'homme le plus tendre et le plus attentif n\u2019a plus parfois dans ces occasions- là ni patience ni mesure et devient rude comme le plus grdinaire des ouvriers d\u2019usine, : Morinier a changé de ton brusquement et s\u2019écrie : \u2014-Ah ! par exemple, il ne manquait plus que cela ! Toi, la femme d\u2019ordre, la femme modèle, toi qui te vautes même de tes qualités, tu me mets des billets de banque au feu !\u2014Ce que c\u2019est que de vouloir tout ranger ! car enfin, je'ne t\u2019avais pas prié de toucher à tous ces papiers | Ce n\u2019est plus de l\u2019ordre, c\u2019est dela manie ! \u2014Il continue ainsi, frappe du pied, vocifère, et dans sen emportement contre la jeune femme, peut-être aussi par pitié et par crainte de lui en trop dire, il prend son chapeau et se sauve de- bors sans pardessus.Les enfants, aussitôt que la colère du père à fuit explosion, sont tombés dans un morne silence ; quand papa est en colère, les petits visages s\u2019assombrissent et les babillages s\u2019éteignent tout d\u2019un coup.Au désespoir de la pauvre femme s\u2019ajoute la désolante réflexion que son mari va probablement prendre du mal pour être sorti sans pardessus ; puis il se fait un grand calme autour de cette table, les bouches sont closes, les yeux tristes, et la jeune mère, de temps à autre, soupire longuement, Mais ce silence a endormi Bébé que l\u2019on va coucher ; puis les autres, par rang d\u2019âre, vont oublier dans leur bon sommeil d\u2019enfants le souci de la famille, Mme Morinier, seule, songe doulou- son mari et le plaignant, lui surtout, de te qui arrive, pendant que l'aigre vent du Nord continue à soufller sur les fortifications désertes.Quand Morinier rentre, il a été calmé par le froid et la course, mais il est resté grognon et boudeur, malgré les cajoleries tristes de sa femme.Et elle songe en s\u2019endormant : \u2018* En voilà pour des mois de mauvaises humeur ! Le guignon procède par séries : Après Inde, puis les autres enfants comme lui ; la scarlatine n\u2019a épargné personne, Ils se sont remis peu à peu, mais Bébé, le plus délicat, est resté faible et pâlot.Le médecin, un monsieur riche et distingué, en cravate blanche, dit qu'il faudrait le mener aux pains de mer, eb chaque fois la pauvre mère soupire en se demandant comment sufre à cette dépense.Ils ourraient simplement, en établissant le budgetarec l'économie la plus minutieuse, asser l\u2019été à la campagne pas trop loin e Paris.Juin touchait à sa fin, torride et fatigant, avec ses nuits lourdes pleines des effluves nauséabonds de Saint-Ouen et ses journées sénégaliennes.Le moment des vacances, attendu ct désiré toute l\u2019année, approchait, Un soir, que Morinier, par le plus sraad des hasards, se trouvail dé- * spay 1d, ii lui vini l\u2019idée da commencer à préparer son petit bagage de livres à em- reusement au coin de son feu, atteridant.la perte des billets, le bébé cst Lombé ma- porter.Deux ou trois volumes de Balzao d\u2019abord ; on ne se meltrait pas en rout® saus cela, puis des vers.-\u2014Tiens ! dit-il, ce volume Jo Maurice que je n'ai jamais cu le temps ue finir.11 prend le petit livre, le secouc et kh retourne pour en faire partir la poussitre | mais une enveloppe en est toubée,-\u2014il la ramasse, et l\u2019ouvre avec un pressentiment.\u2014Mes deux cents francs ! ma gratification ! Il s\u2019élance vers sa femme : -\u2014Alh ! ma pauvre amie ! Et moi qui t\u2019avais accusée de ma propre faute !\u2014 moi qui t'ai fait souffrir injustement !.C\u2019est moi qui avais mis l\u2019enveloppe dans cc maudit livre de vers ! Elle sourit en lui répondant : \u2014Tout cela est peut-être heureux, car nous aurions dépensé cet argent si tu ne l'avais égaré, et maintenant nous pouvons mener Bébé à ln mer ! CHARLES GRANDMOUGIN, LA QUESTION DU TRAVAIL Le congrès social international de Liège D y a été s'est ouvert le 9 de ce mois, donné lecture de la lettre suivante de Son Eminence le cardinal Manning sur la question du travail.Elle est d\u2019un haut intérêt, et nous engageons nos lecteurs à y donner leur attention.Le cardinal Manning est l\u2019un des hommes les plus éminents de notre siècle, il a beaucoup étudié le sort des ouvriers et leurs rapports avec le capital.Sa parole a donc un grand poids.Sa lettre était adressés à Mer l\u2019évêque de Liège, présideut du congrès : Archbishop\u2019s House.Westminster, Londres, S.W., 4 septembre 1890.Monseigneur, Le congrès de Liège à sagement déter- ming la question du travail industriel, en la plaçant parmi les questions sociales, L'économie politique n\u2019est pas seulement une matière de valeurs et d\u2019échanges ou de contrats libres ; mais elle a pour objet la vie humaine considérée dans toutes ses nécessités et son bien-être.Il est impossible de discuter combien d'heures par jour doivent travailler un homme ou une femme, tant que l\u2019on ne sera pas fixé sur le nombre d'heures que chaque jour uu homme doit consacrer aux exigences de 1a vie humaine, et sur le temps nécessaire chaque jour à une femme pour s\u2019acquitter des devoirs de la vie domestique.Faire passer le travail eb.le salaire avant les nécessités de la vie humaine et domestique, c\u2019est renverser l\u2019ordre de Dieu et de la nature et ruiner la société humaine dans son principe originel, L'économie de l\u2019industrie est régie par la suprême loi morale qui détermine, limite et contrôle toutes ses opérations.Eu partant de ce contrêle moral, jé puis dire que, pour les travaux des ou- Vriers employés dans les mines ct, pour tous les autres travaux pénibles, une.journée de huit heures est juste es rai sonnable, Pour les travaux moins pénibles, une journée de dix heures peut prudemment être acceptée.ll n\u2019est pâs raisonnable de fixer une seule et même ine- sure pour les travaux durs et les moins fatigants.Test difficile de comprendre qu\u2019une mère de famille à la tête de son ménage puisse travailler loin de ses enfants, Le contrat précédent et sacré du mariage s\u2019oppose à tout contrat d'intérêt qui se.trait une violation du premier.Quant aux autres femmes, huit ou dix heures de travail par jour est tout ce qu\u2019elles peuvent donner sans compromettre l\u2019accomplisge- ment nécessaire de la vie humaine et leur droit de jouir de la vie de famille dans leur foyer.En ce qui concerne les enfants, on ne doit leur permettre aucun travail avant qu\u2019il nient achevé convenablement leur éducation.Ce temps varie selon les diverses conditions de Ia vie sociale dans les différentes nations.Cependant, dans presque tous.les pays, la limite d\u2019âse fixéo pour le temps do l\u2019école à besoin d\u2019être recnlée.Pour les jeunes filles, tous les travaux nuisibles et dangereux pour leur santé doivent être défendus par la loi, Il devrait être absolument illégal de fgire travailler les femmes et les enfants dans les mines ; ainsi devrait-iit en être pour les travaux de nuit Le repos du dimanche devrait êtré assuré par la loi aux ouvriers, et la cessn- tion du travail,sauf quelques cas urgeuts, devrait être obligatoire sous Certaines peines., Si un gouvernement désire se singula- risrer dans | universjchrétien cn ne reconnaissant pas le jour dn Seigneur, il doit au moins, pour la santé et pour raisons physiques, accorder un jour de repos par semaine aux classes ouvrières, Enfin, le pouvoir d'association, pour motifs de secours mutuel et de soutien, est un droit naturel et légitime, appurtenant soit au capitaliste OÙ SU pivdu LUI, x d'associations sont très fécondes et pacifiques, lorsque maîtres eb ouvriers s\u2019unis- sentensemble en confraternités ou corporations, Si au contraire ils restent séparés et indépendants les uns des autres, ile devralent pouvoir conférer librement en tête à tête chaque fois qu\u2019une difficulté s'élève envte eux ; et s\u2019ils ne réussissaient pas à s\u2019entendre, ils devraient pouvoir | soumettre leurs différends à un conseil d\u2019arbitres librement choisis par les deux partis.à amener la paix, la société en général pourrait, pour sa propre protection intervenir spontanément, ou dumoins recourir à l\u2019autorité législative, Ma dernière parole, Monseigneur, semble peut-être violente et hardie.Je ne crois pas qu\u2019il soit jamais possible d\u2019établir d\u2019une manière efficace et durabledes rapports pacifiques entre patrons et ou vriers tant qu\u2019on n'aura pas reconnu, fixé et établi publiquement une mesure juste et convenable réglant les profits et les | salaires, mesure d\u2019après laquelle seraient réglés tous les contrats libres entre le capital et le travail, De plus, comme les valeurs sont soumises dans le commerce à des variations nécessaires, il faudrait que tous les contrats libres fussent soumis à une révision périodique, chaque trois ou cing ans, afin qu\u2019on pût garder l\u2019accord réciproque sur le contrat.Cette condition doit être insérée dans le contrat même.Je suis heureux de prendre le temps du congrès par des considérations aussi longues et connues de tout le monde.Je demanderai seulement, si je me suis trompé, à être éclairé par la sagesse de l\u2019assemblée.Je suis, Monseigneur, votre dévoué serviteur, Henry E.Cardinal archevêque de Westminster.Les évictions continuent à s\u2019exercer en Irlande.Notre ancien gouverneur-géné- ral, le marquis de Lansdowne, en a fait faire un certain nombre sur ses domaines.et LE COMMERCE DE FRANCE L'administration vient de publier le tableau général du commerce extérieurde la Frauce pendant l\u2019année 1889.Cette année n\u2019a pus démenti les espérances que l\u2019on fondait sur elle; déjà les années 1888 et 1889 avaient accusé une amélioration appréciable dans la situation commerciale : et on était fondé à croire que le mouvement s\u2019accentuerait encore.C\u2019est, en effet, ce qui s\u2019est produit.Le commerce général est évalué, en 1889, importations et exportations réunies, à une somme totale de 10 milliards 124 millions de francs; c\u2019est une augmentation de 639 millions sur l\u2019année precédente et de 850 millions sur la moyenne de la période quinquennale antérieure à 1889.Les importations américaines ont été de 320,000,000, en augmentation de 51 millions sur 188Y, et les exportations frangaises aux Etats-Unis ont été de 405,- 000,000, en accroissement de 23 millions, Dans le total des importations américaines, le coton figure pour 138,308,156 francs, les céréales pour 71,974,461 £r., les huiles et essences de pétrole pour 33, 699,561 francs, les graisses pour 16,776,- 246 fr.Dans le total des exportations françaises aux Etats-Unis, les tissus, passementeries ot rubans de soie, sont représentés par 113,964,361 francs ; les tissus, pusse- menteries ct rubans dellaine, comptent pour 48,525,530 [rancs, les tissus de coton pour 47,081,718 fr.et les ouvrages en peau pour 23,721,500 fr.Au cours de l'année 1889, la France a expédié aux Etats-Unis 6,463,969 litres de vins ayant une valeur de 9,085,885 fr.L'article de Paris est représenté par 4,610,135 francs de fleurs artificielles, 4,400,435 franc de plumes de parure, 11,681,876 fr.de ta- blutterie et bimnbeluterie.za weed La raze aa Tonquin On écrit de Hanoï, qu\u2019un fonctionnaire francais, M, Lumsthe-Vapusière, à fsuc- combé à la suite d\u2019un accès de rage.Une quarantaine de jours environ avant sa mort, M.Lamothe-Vayasière avait été mezdu à la main par son chien, L'animal ne paraissant aucunement ma- \u2018lade, M, Lamothe se contents de laver la plaie, qui se cicatriza très rapidement, Tl ne pensait plus à cet accident, lorsqu\u2019il réssentit les preisiers symptômes du terriblo mal : il se fit condaire à l'hôpital de Hanoï, et fut pris Ldds son arrtvée du délire rabique ; on lus ini mettre is camisole de force, et li ne tarda pas & expirer, Il était âgé de trente ane.Ce n\u2019est pas,la première fois, que la rago fait parier d'elle en Indo-Chine.Il ÿ 3 deux ans enviman, le fils d\u2019un vice- président du Tonquin, M.Wuifhing, avais rogufune morsure insiguifianto, d'an tons jeune chien et était mord, quarante jours environ après l'accident, dans d'atrocss souffrancos.Dans une ren:vntra entre Thures et Are méuions à Van, 450 personnes ont été Laden, surtout des Tures, soit au patron ou à l\u2019ouvrier.Ces sortes Ï Si enfin cet arbitrage ne réussissait pas] + Les serpeuts venimeux Il paraît qu\u2019un médecin russe vient à trouver un remède infaillible contre ! morsure des serpents les plug venimeux Le précieux autidote, si longtemps et.vainement cherché, seraitenfia découver Quel bienfait pour tant de régions, l\u2019Indé l\u2019Afrique, l'Australie, le Brésil, le Ving zuéla, la Martinique, la Colombie, Ja 34 Sumatra, dont le serpeut est le pe: ; étzel et terrible fléau.ap On estime qu'en dix ans pias de 200,004 victimes ont succombées, dans les Indezz aux morsures empoisonnées des serpents A lui seul, le fameux cobra a causé Jz mort de 19,000 individus, expirant dan d\u2019effroyables douleurs.Jusqu'ici, le gôj vernement des Indes n\u2019a trouvé qu\u2019in moyen pratique pour détruire les sex pents, c\u2019est de mettre leur tête à pri Ou en tue environ 260,000 chaque ann, a prodigieuse, muis insuffisante hécatomba qui coûte à l\u2019adimninistration plus de 300;* 000 fr.oF Au Bengale, on donne sue prime tout individu qui tue un serpent.La leur de la prime varie avec l\u2019espèca Fi reptile.Des lithogranhies coloriées per mettent aux agents de la police sauitairg et de l\u2019administration, de reconnaît promptement l'espèce de l\u2019ophidien, pe que toujours daugereux.En outre, ; s\u2019est formé des castes de chasseurs serpents, dont la Féconde et périlleuse b sogne est payée par mois, «ung comp une prime de quarante couiimes par têté de reptile, \u2014_ Accident J ; fy M.H.Payment, charpentier dp Sig Scholastique, à eu une main horriblement coupée dans une scigrie.On dub\u201d fay mander le Dr Marciél; de St Euygtachéy pour faire l\u2019amputafion de la main.F nible coincidence, Ia femme de Payment possible de vaguer aux occupations de s maison.\u2019 a \\ Les journaux du monde ; Le nombre des journaux publiés danf tous les pays du monde est évalué 41,000, dont 24,000 paraissant en Burop: L'Allemagne arrive en tête de la list avec 5,500 ; viennent ensuite la Françg avec 4,100 ; l\u2019Angleterre \u2018avec 4,000 l\u2019Autriche-Hongrie, 3,500 : l\u2019Italie, 1,400 l'Espagne, 850 ; la Russic, 800 ; la Suisse; 450, et le reste s\u2019appliquo au Portugal aux pays scandinaves ct aux province balhanniques.¥ Les Etats-Unis possedent 12,500 joury naux, le Canada en a 700 et UAustrali également 700, is Sur les 300 feuilles périodiques publiée en Asie,le Japon seul, figure pour 200.paraît 200 journaux en Afrique et 3 ag Îles Sand wich.\u201cah 17,000 journaux se publient on 00\" 08 anglaise ; 7,500 en aliemaud, 6,800 ex français, 1,800 en espagnol et 1,500: ext italien a La statue d\u2019Horace Greely On a inauguré, la semaine derniere, eg grande pompe, à New-York, une magnif fique statue en bronze, élevée à Horagé Greely, le fondateur de la Tribune, l'entrée des bureaux de ce journal, No4 154, rue Nassou.: # Samedi, avait été choisi pour l\u2019inaugu{ ration, parce que c'était le quarante-net vitme anniversaire de la publication a premier numéro du Weekly Tribune Longtemps avant l'heure fixée pour] cérémonie, onze heures du matin, une foule considérable, s\u2019est réunie dans Ig Printing House Square, ct sur le pare de l'hôtel de ville.A onze heures précises, M.D.Nicholson, rédacteur en chef \u20ac la Tribune, en absence de M.Whitey law Reid, ministre des Etats-Unis À Paris, a conduit sur uve Fed) avait été élevée à leur intention, les pri cinaux invités, parmi lesquels se trom: vaient le colonel Jobn Hay, l\u2019évêque Puiter, M.Chauncey M.Depew, l\u2019ex sévateur Warner Miller, le juge Arnouxj l'ex-district aitoruey des Etats-Unis Tend ny, Mile Gabrielle Greely, le seul enfapfl survivant du défunt ; de nombreux ref présentants de la presse do New-Yorly les rédacteurs et tout le personnel de i Tribune.La cérémonie s\u2019est ouverte uno prière dite par l'évêque Potter, pui M.Ciauncey M.Dopew a pronoueé panéeyrique de A.Greely.C\u2019est ensuitd Mio Grvuly, cllo-nmitme, aux applaud scinents et aux acclamations de Ia fo qui a fait tomber les drapeaux qui enves lopy-aient iq, statue de son père.1.a statue de Greely, exécutée par Ward, ct coulbe par ia Henry-Bonna Brouzs Company, cst fort belle.Greél est repréaunté agsis dans son buroau, esi Leu de rappeler que cette statue élerdu par la Tribune à son fondateur, ce n'est nas colio poor laquelle une so | criptiou pnblique à été ouverte ot a pes duit jusqu'à présent près de $11,500 PE h Te Now-York Canada, dit que lo Bn M.Téiracit, card de Péglise > air.\u2014 ÈS Sie\u2019 e 2.Now-York est parti pour le Canada.revient prundre quelques jours de re au pays natal, ¢ ECHOS DE PARTOUT Le rapport officiel du naufrage du na- ire de guerre ture Ertogroul dit que 587 jones se sont noyés et que 66 ont été uvés., M.I'abbé C.L.Parent, V.F., curé de paroisse des Escoumains, a donné au éminaire de Chicoutimi la somme de 2,000 pour y fonder une bourse.: Le New-Yorl-Canada est un des rares uthaux de la presse franco-américaine Ui se prononce contre l'annexion du Ca- ada aux Etats-Unis.i Un grand nombre de conseils munici- aüx daus tout le Portugal ont adressé bk gouvernement des pétitions contre ie iraité avec l\u2019Angleterre, Lt, \u2014 | Un dépêche à annoncé que le fameux ériéral ture Osman pacha avait péri à bord Ju navire de guerre Lrtogroul, qui vient e faire naufrage en revenant du Japon.J résulte des renseignements ultérieurs ue celuiqui a péri se nomme bien Osman Pacha, comme le général, et qu\u2019il est,non \u2018Pas le vainqueur de Plevna mais le genre de Hassan pacha, amiral dela marine purque.- Le comité des directeurs de l\u2019exposi- jon de Chicago et les membres de la ommission nationale réunis, après de ngues hésitations et de longs débats, nt arrêté de concert quelques points im- oftants touchant l\u2019organisation de l\u2019entreprise.Ils n\u2019ont point encore cepon- dant définitivement fixé l\u2019emplacement e l'exposition, que le comité local de di- ection propose de diviser en deux sec- ions, l'une sur le bord du lac, l\u2019autre au ackson Park ; tandis que le comité exé- utif, représentant la commission natio- ale, insiste pour l\u2019adoption du Jackson ark, du Washington Park, et des ter- \u2018ains connus sous le nom de Midway laisance.Comme on le voit, les tiraille- nénts eb les incertitudes continuent.De graves désordres ont eu lieu près de Wäyne Court House( Virginie occidentale) Q deux ceuts quyriers italiens, employés ur une ligne dé themin de feren cous- raction, se sonb mis en gréve parce qu'un nirepreueur avait disparu \u2018en emportant äfgént dustiné à les payer, Il s\u2019en est uiŸÿi une émeute, le shérif a dû interve- Bir, et plusieurs grévistes ont été tués à ops de fusil ou de revolver, Quarante rrestativris.ont été opérées » De grundes fêtes religieuses Ont eu lieu écemment à Tréguier, en Bretagne, à \"occasion.de l'inauguration du \u2018\u201c* tombeau esaitt Yves,\u201d 80,000 prlerins on visité a Vieille cité épiscopale.On se rend compte de l\u2019enthousiasme ont les Dretons témoignent, en.cette fifconstanée, quand on sait que saint [ves est le véritable patron de la Pre- agne, comme celui des pauvres, de la yeuve et de l\u2019orplelin.Sa renommée st univèrselle, Des autels lui ont été rigés partout : Chartres, Evreux, Auxerre Dt-léans, Digon, Anvers, Gand, Rome, ont des confréries sous son vocable ; il y ine rue, & Paris, qui porte encore son om.\u201cOn annonce l'ouverture prochaine à avis, d\u2019un théâtre comme on n\u2019en a eut-être jamais vu.Dans cette salle, qui portera le nom de ** Théâtre de la plume t pensée \u201d\u2019, seront données des représeu- Sations par signes.Le directeur de cette scène originale era M.Victor de L\u2019Epée, qui appar- iciit à la famille du célèbre abbé.La ièce d'ouverture, l\u2019Aimour et la Mort, st l'œuvre d\u2019un jeune sourd-muet, M.arenne, qui joint a son talent de litté- ateur le don de la peinture.! ; Le public peurra suivre ces représenta- Hions, qui constitucront des pautomines our le commun des mortels, et seront \"un grand attrait pour les sourds muets.C'est en 1865 que le mouvement des ouventions canadiennes à été inauguré à New-York, qui fut aussi le berceau de la remitre société St-Jean- Baptiste fondée ux Etats-Unis, ; My a dune vingt-cinq ans que cette Drganisation à conimencé.{ Ne serait-il pas à propos, dit à ce sujet Je Trarailleur, de commémorer cet évé- pement mémorable d\u2019une manière quel- onque, 7 La surveillance en Irlande UNE PROPOSITION IMPORTANTE La réciprocité commerciales Texte des nouvelles propositions Une dépêche de Washington annonce une nouvelle d\u2019une importauce majeure.Le comité de la chambre des représeu- tants et du Sénat a pris connaissance d'une preposition qui atténuerait dans une assez large mesure les rigueurs du bill McKinley.Voici le texte de cette proposition : ** Que, quand et aussitôt que le gou- vernewent de la Puissance du Canada permettra que tous les articles de négoce et de commerce de quelque désignation ou de quelque nature qu\u2019il puissent être, produits du sol on des eaux des Etats- Uuis, tous les articles manufacturés, les animaux vivants de toutes espèces et leurs produits, tous les minéraux et les produits des mines des Etats-Unis, entrent dans les ports de la Puissance du Canada libres de droits, alors tous les atticles manufacturés au Canada, et tous les produits du sol et des eaux et tous les minéraux et les produits des mines du Canada et tous autres articles de toute désignation et nature produits dans le dit Domivion du Canada, auront la permission d'entrer dans les ports des Etuts- Unis libres de droits : pourvu toutefois que le préseut acte ne s'applique à aucun des articles sur lesquels une taxe do revenu intérieur est imposé par les lois des Etats-Unis.* Que lorsque le président des Etats- Unis aura été informié par le gouverue- ment de la dite Buissance du Canada que par l\u2019autorité de son parlement il a autorisé l\u2019admission en franchise dans la dite Puissance des articles de négoce ou de commerce, des produits et des articles manufacturés des Etats-Unis, le président annoncera la chose par proclamation et proclamera aussi que tous les articles, produits naturels et manufacturés de la dite Puissance du Cauada seront admis en franchise daus tous les ports des Etats- Unis, et les dix articles seront ainsi admis francs de droits dans les ports des Etats-Unis, tel que ci-dessus pourvu, libres de droits dans les ports de la dite Puissance, ** Que le secrétaire du Trésor est par les présentes autorisé, avec l'approbation du président des Etats-Unis, et de concert avec les officiers compétents du gouvernement de la Puissance du Canada à faire des règles et règlements aux fins de mettre en vigueur les clauses du présent acte et de protéger les dits gouvernements respectivement contre importation de marchaudises ou d\u2019articles étrangers par l\u2019eutremise de l\u2019un ou de l\u2019autre sans paiement de droits ; et le secrétaire du Trésor des Etats-Unis fournira aux .ofi- ciers de douane des Etats-Unis tous les règles et règlements pour les guider daus l\u2019accomplissement de leurs devoirs con- fermément à ce que ci-laut.\u2018* Afin que les industries des deux pays ne soient pas inutilement dérangées par un changement subit dans la politique fiscale de ces pays, et que les revenus des deux pays ne souffrent pas par suite d\u2019un changement trop rapide et trop radical dans les lois régissant la mise en opération de la présente mesure, il est par le présent statué que le Président des Ktats- Unis uommera des comunissaires qui, de concert avec d\u2019autres commiseuires nommés par le gouvernement de la Puissance du Canada, conviendrout ensemble d\u2019un nourbre donné d\u2019articles, embrassant en tout ou eh partie les principaux articles maintenant achetés par un pays de l\u2019autre, produits naturels ou manufacturés de ce pays, et sur lesquels le paÿs qui achète paiv maintenant des droits, Lorsque les articles sur lesquels les | commissaires seront ainsi convenus (s'ils vienuent aux Etats-Unis) seront admis en franchise daus tous les ports de la Puissance du Canada, alors le président des Etats-Uuis, par proclamation, admettra tous les articles sur lesquels on est ausei convenu de part et d\u2019autre (étant les produits du Canada) libres de droits dans les ports des Etats-Unis, Qu'avant de faire les proclamations ou aucune d\u2019entre elles autorisées par le présent acte, le President s'assurera que tout les citoyens et sujets des Etats-Unis peuvent jouir du droit de relations commerciales dans tous les ports, hâvres et localités du Canada avèc les sujets et ci- tuyens de la Puissance et une façon aussi pleine et entière sous tous les rapports que ceux-ci en jouissent dans les ports, hâvres et localités des Etats-Unis avec les citoyens et sujets d'iccux.\u201d On caicule que Je gouvernement an- lais entretient, tant soldats que geus de olice, 50,000 hommes en Irlande pour ainterir la population.Jion mâle, adulte et valide de l'ile ne dé- asse pas 500,000 têtes, dant 200,000 au oins sont opposées aux revendications Ou saura dans quelques jours quel sort sera fuit à cette propusition que l\u2019on dit être inspirée par dM, Blaine, \u2014\u2014 mess eee Or, Ia popula-{ Toute femme qui fait usage du fameux remède \u2018\u201c La Régulateur de la Santé de la Fernme \u201d du Dr Larivière, Manvslle, R.I, sent va bien-être intérieur, utu Kutononsistes et agraires On peut donc jespèce de vigueur nui parcourt tout le rompler ch moyenue uu soldat ou agent He police armé pour six Irlaudais sans Armes.Rien que le corps de police coûte : Wernte-sept millions par an, corps et donue une vie nouvelle.Le re- mede cst tres employé dans les chaleurs.Essayez le.Evans & Sons, agents rôtré- vaux puur le Canada.Dépôt à Québec ; W.Brunet ci Cie, LE CULTIVATEUR LES VOIX DE L'ACADIE Nous publions, ci après, deux communications qui fout voir jusqu\u2019à quel point indignation des Acadieus est soulevée, en cc moment, dans toutes les parties des Provinces Maritimes.Ces articles dévoilent, une fois de plus, iles conspirations ourdies, dans l\u2019ombre, depuis longtemps, en certuins quartiers, pour arracher aux Acadiens, la langue française, le seul héritage qui leur reste, avec leur fui, après tant de malheurs.M, l'éditeur de I\u2019 Evangeline, J'ai lu avec beaucoup de plaisir la lettre d'Un Acadien que vous avez reproduit du Casket et elle rencontre mon entière approbation.Comme Acadien \u2014 français j'ai été réjoui du brillant succès de la couvention acadienne qui a eu lieu a la Poiute-de-I'Eglise.Une chose qui m'a fort intéressé ce sont les résolutions qu\u2019on y à adoptées pour l\u2019euseiguement du français dans nos collèges acadiens, nos couvents, nos académies et nos écoles publiques.C\u2019est un fait bien connu que l\u2019enseignement.du français est reconnu nécessaire dans cette province et une des preuves est qu'on envoie chaque aunée taut au Cauada qu\u2019en France de jeunes ecclésiastiques parlant la langue anglaise pour y apprendre le français.On n\u2019a pas jusqu'à présent fait des efforts pour enseigner cette belle langue dans nos écoles publiques, et d\u2019après mon humble opinion nos députés à la législature lucale devraicut attirer l\u2019atteution du gouvernement pour qu\u2019un acte provincial fut passé afin que la langue française fut enseignée sur le même pied d\u2019égalité que la langue anglaise dans les écules Françaises de la province.Si on ne s'empresse pas de porter remôde à cet état de choses nous suimmes menacés de perdre la belle langue que nous ont légué ns pères.Les Acadiens du Nouveau-Brunswick ont fait beaucoup pour la conservation de la langue française ct il nous faut coûte que coûte imiter leur exemple si nous voulous nous montrer les dignes descendants des martyrs de 1755.A l\u2019œuvre donc, Bien à vous, L.T.BRIAND.Halifax, ce 12 sept.1890, Extrait du discours du Dr L.J, Belliveau .Mais je m\u2019oubliais Je suis monté sur cette estrade pour seconder la motion proposée par mon ami le Dr LeBlanc.d\u2019Arichi Je suis beureux d\u2019appuyer cette proposition et je le fais de toutes mes forces.Quoi ! messieurs, des écoles, des couvents maintenus par les sueurs, les sacrifices des Acadiens, où l\u2019on n\u2019enseigne pas le français ! C'est à nous, messieurs, de voir à ce que nos droits ne solent pas méconnus, Les autorités quelles qu\u2019elles soient, n\u2019ont pas droit de ous enlever ce qui nous est cher.Nous avons eu chez nous, je parle particulièrement du diocèse de St-Jean, des avantages que vous n\u2019avez pas eus ici ; daus nos couvents, daus notre collège, dans nos écoles, le français marche de pair avec l\u2019anglais, et cependant personne ne s'en plaiut, l\u2019anglais n\u2019est pas négligé pour cela, Nous sommes Acadiens-Français ; nous voulons rester Acadiens-Français, mourir Acadiens-Français.Il nous faut conserver cette belle langue francaise, seul héritage avec la foi que nos pères nous aient légué ! Ils ont préféré abandonner leurs biens, plutôt que de renoncer au privilège de prier Dieu en français! Suivons leur exemple.Celui qui cherche à m'enlever ma langue, en veut & ma foi et 4 ma nationalité, C\u2019est un voleur de grand chemin, un esprit étroit ; il n'appartient pas à ce siècle de liberté.\u2014 Moniteur, LE CARDINAL LAVIGERIE Ua portrait de cet éminent prince de ! l'Eglise Le cardinal Lavigerie, qui a présidé, à Paris, le congrès antiesclavagiste, aura été, dans la seconde moitié de ce siècle, une des figure les plus hautement sympathiques de l\u2019épiscopat.On peut rencou- trer des évêques plus savauts, plus ascètes, je doute qu\u2019en en rencontre qui aient plus de charme et qui soient plus habiles, ** Un des plus grands éloges qu\u2019ou puisse faire d\u2019un homme, selon moi, a écrit Le- gouvé, c\u2019est de dire qu\u2019il sait se tirer d'affaire.\u201d Cette science, peu la possedent comme le cardinal Lavigerie.Il ne faut être ni plus Royaliste que le Roi, ni plus ultramontain que le Pape, mais tolérant, respectueux de la croyance de chacun, apte à se plier aux circonstances, à se confurmer au temps, Serviebant tempori, conitne disait Tacite des couftisans de son siècle.Que ce soit en Orient avec Abd-el-Kader, dans les salous des Tuileries avec Naqoléon 111, au Vatican avec Pie IX ou Léon XIII, sous la troisième république avec Grévy, Gambetta, Flou- rens, etc, à Nancy, à Alger, en Tunisie, jamais le cardinal Lavigeriv n\u2019est pris au dépourvu, ** II faut que ce protre soit vraimeut un humme supérissr, lui l'Empereur, pour we par cette franchise sans que je puisse me ficher.\u201d _ + x * Charles-Martial- Allemand Lavigerie est a Bayouue le 31 décembre 1823, 11 commença ses études daus sa ville natale, les contiuna à Marseille, où sun père, employé dans les douanes, avait été envuyé, et les acheva au petit séminaire de Saiut- Nicolas-du-Chardonnet, à Paris.** Je m'explique très bien la hauteur de son vol, écrit un de ses cundisciples d'alors, aujourd'hui magistrat ; c'est, de tous nus camarades, celui qui offrait la plus grande aptitude d\u2019assimilation, comme aussi le plus de science de la vie.\u201d L'abbé Lavigerie n'acheva pas sa théologie à Saint-Sulpice.Il fit sa troisième année de séminaire à l\u2019Ecole des Carmes, où il passa brillamment sa licence ès lettres.*\u201c La soutenance de sa thèse de doctorat sur l'Ecole chrétienne d'Edesse, se souvient un de ses collègues dans l\u2019épiscopat, fut des plus brillantes M.Vil- leniain fut très aimable ; la thèse française révélait déjà les qualités d'écrivain dont l\u2019abbé Lavigerie fit preuve plus tard ; M, Leclerc, alors duyen de la Faculté des lettres, avait pour lui une prédilection particulière, je dirai plus, une affectueuse estime qu\u2019ila toujours conservée.\u201d Le souvenir de cette soutenance, d'ailleurs, est-resté gravé dans lu mémoire de tous ceux qui y ont assisté.Avec une verve dont M.Villemain ne savaic plus comment faire] l\u2019éloge, l'abbé Lavigeric cita des textes de Michelet, de Guizot, de Cousin, de Villemaia.Quelques années plus tard, devenu auditeur de rote, l'abbé Lavigeria avouait avec sun bon rire si franc, st communicatif et que Pie IX aimait tant, que ce jour-là il avait servi à ses juges du Villemain un per trop inédit et qu\u2019il s'était plus fié à sa facilité d\u2019improvisation qu\u2019à sa iménuoire.On s'étonnera que M.Villemain s\u2019y suit laissé prendre.L'abbé Lavigerie avait un don d\u2019assimilation qui tenait du prodige.À l'époque où il faisait ses cours à la Sur- bonne, il rendait compte d'ouvrages dont il avait à peine eu le temps de parcourir la table des matières, et les analysait, les citait, avec un à-propos merveilleux.On lui fit offrir la chaire d\u2019éloquence française à la Faculté de Caen ; il refusa, préférant rester à Paris, 1l fut successive- tent professeur au Petit Séminaire de Notre-Dame-des-Champs ; aumônier des Dames Augustines de la rue Monsieur ; professeur d'histoire ecclésiastique à lu Sorbonne.L'archevêque, qui venait de rétablir le concours des chapelains de Sainte Genevieve, lui fit demander do se présenter ; l\u2019abbé Lavigerie obéit, démissionna en faveur de l\u2019abbé Freppel.Son cours facile et enjoué, sa polémique avec quelques vieux jansénistes, attiraient de plus en plus l'attention sur-lui,lorsqu'éclatèrent les massacres de Syrie, en 1860.Depuis trois ans déjà l\u2019abbé Lavigerie avait succédé à M.Janunes, fondateur de l\u2019Œuvre des écoles d'Orient; le gouvernement songea à lui pour porter aux maronites les aumones de la France, L'abbé Lavigerie provoqua, de son côté, une souscription qui dépassa deux millions, et s'embarqua pour l\u2019Orient.Dans ce voyage, il eut l\u2019occasiou de voir À bd-el-Kader, il a raconté cela dans le Bulletin de l'Œu- vre des écoles d'Orient, année 1861.A son retour, il fut reçu par l\u2019llmpereur et l'Emu- pératrice, qui avaient exprimé le désir de le voir.Il leur plut beaucoup, et l'année 1861 ne s\u2019écoulait pas, qu\u2019il allait,a Rome, remplacer comme auditeur de rote, Mer de la Tour d'Auvergne, nommé archevêque de Bourges; il avait trente six ans.Il désira n\u2019être présenté à Pio IX qu'au bout de huit jours, qui lui suffirent pour aborder le Pane en fort bon italien, Le 22 mars 1863, Mgr Lavigerie fut promu à l\u2019évêché de Nancy : il prit pour armes un pélican avec cette devise : Curi- tus.Son dévoucment à la cause du Sou- verain-Pontife se manifesta alors en plusieurs circonstaces.Afin de donner un plus grand essor à l'Œuvre du denier de St.Pierre, il s'inscrivit le premier sur la liste de souscription pour svn traitement d\u2019une année.Le gouvernement venait d'ériger en métropole l'évêché-d\u2019Alger ; ce fut à Mgr Lavigerie qu'il offrit ce siège.Mgr Lavi- geric avait à peine quaraute-deux ans ; il refusa d\u2019abord, puis se laissa vaincre, et, en mai 1867, il prêtait serment entre les mains de l\u2019Empcreur et s\u2019embarquait pour cette terre d'Afrique qu'il évangélise depuis.Le reste est de l\u2019histoire d'hier et d\u2019aujourd\u2019bui, on la connaît, Macrice GUILLEMOT, \u2014\u2014\u2014 \u2014 eee SIR A.P.CARON Un correspondant de Chicoutimi écrit dans l'Electeur que Sir Adolphe Caron songe à se présenter dans ce comté.Il n'est pas convenable de inisser cet excellent homme se mettre pour rien en colère, Le ministre de la milice sera de nouveau candidat dans la division électorale nui l'a élu si longtemps et qu'il n'abandontera pag à l\u2019heure de la Lataille.ct oicur aut son Castoyis i i ' i La perte d'un navire turc 587 soidats noyés Avantures burles ques du navire Conflit.\u2014400 soldats tués Hioge, Japon, 21.\u2014 Le navire de guer ra ture Ærfogroul a fait naufrage et pleine mer et cinq cents quatre-vingt sept persontes de son équipage se son! noyées.Osmau pacha, que sa victoire sur let Russes à Plevna à placé au rang des généraux célèbres, et Ali pacha se trou vaient à bord de ce navire et se sont également noyés.Ils avaient été envoyés pat le sultan de Turquie en mission spéciale auprès de l\u2019empereur du Japon, Les aventures de l'Ertogroul, depuir son départ de Constantinople pour l\u2019Orient, il y a plusieurs mois, sont dec plus tristes en même temps que très co miques, Lorsqu'il a quitté les eaux de Constan tinople, il manquait d'argent, mais il était entendu qu'il en recovrait de Tur quie dans les ports où 11 devait se rendre.Le résultat (ut que son séjour dans les mers de l'Orient se prolongea iudéfini- went, vu que les agents tures n'ont pu enir leur promesse de lui envoyer de l'ar- gout.Ila perdu, en e:mséquence, quel ques hommes de son équipage et scs ofli ciers, poussés par la faim, fureut plu sieurs fois sur le point de se révolter, Les gouverneurs des villes que l'Ærto groul a visitées out refusé de lui faire lt remise des droits d\u2019entrée du port et de lui accorder les privilèges dus à un navire de guerre turc, pour ce motif que le na vire ne naviguait pas à titre de navire d guerre, car il n\u2019y avait pas à bord ussez d- poudre pour tirer les suives d'usage à l\u2019erx trée d\u2019un port.Après d\u2019autres aventures du mow genre dignes de figurer daus un opéra co mique, l'Értogroul est enfin arrivé daw les eaux du Japon ; c\u2019est à sun rotoui qu\u2019il a fait naufrage.Constantinople, 20,\u2014Le rapport officie\u2019 dit que 587 personnes se sont nuyéos { bord du Ertogroul, et que GG personne: ont été snuvées.-Un conflit a eu lieu entre les Purc et les Armeuniens a Van, 400 Turcs ont été tués.Le prêtre Arménien est mort de blessures reçues dans cettre rencontre.asc ENCENDIE A BLACK LAKF Piusieurs maisons détruites Black Lake, sur le Québec Central, i environ 90 milles d'ici vient d'être terri blement éprouvé par le feu.Vers 7.30 hrs du soir le feu se déclare chez M.P, A.Vaillancourt, marchané géuéral, et en un instant, malgré les cf forts de tout le village accouru sur let lieux pour essayer d\u2019enrayer les progrèt du feu, la bâtisse était complètement enveloppé de flannnes.Bientôt le feu se communiqua aux bâtisses de MM.Pierre Aubin, marchand, Tlhs Clouthier, jours nalier, Augustin Vachon, François Pro- vengal et J.18.Moras L'iucendie s\u2019est répandu avec la rapidité de l\u2019éclair et on s\u2019étonne que le village n'ait pas été entid- rement conaumé.M.Vallaucourt a eu juste le temps de sauver sa boîte à l\u2019argent pour s\u2019apercevoir que $500 lui avait été volées ; set pertes sout de $8,500, et il a une aseu- rance de $4,500.Les portes de M.Aubin sont de $1,000 avee une assurance de $400 ; M.Thomas Cloutier, $300, assu- rauce, $200, qui était expirée le 11 courant ; M.Augustin Vachon perd à pou près $200 et M.François Provençal, propriétaire de deux grandes maisons, perd 2,600.Les pertes do M.J.LK.Moras sont de $1000, avec une assurance de 8600.Mais, à part cela, ces maisons étaient pour la plupart occupées par les loca: tuires suivants qui ont tous plus Ov moins souffert du feu : Cyrille Vaillancourt, Archillas La: puinte, Joseph Drouin, Zéphirin Halls, Ferdinand Poulin, Joseph Rousseau, Cyrille Giroux, Cyrille Paré, Ouésime Rousseau, Augustin Morin.Ce village n\u2019a aucuno organisation contre le feu, ce qui est déplorable dans une place si florissante, et qui ne peut faire que progresser.\u2014\u2014_\u2014m- Le brassard de deuil Il paraît que quelques mondaines de Pa ris,ce sunt les journaux spéciaux qui nout révélent cet événement,ont essayé de modifier l'usage séculairement admis en France, ci ce qui concerne le Œeuil.: Au lieu du vêtement uniformément noir, qui est de règle dans toutes les classes de la société, après la mort d\u2019un proche parent, on se couteuterait d\u2019un simple brassard de crêpe porté sur une toilette quelconque ; les femmes elles-mêmes adopte-' raient cette innovation, qui rencontre beaucoup de résistance.Ii convient d'ajouter que cette résistance a suscité uu : soulèvement gétéral des cuuturières et dus induatriels qui ticnnent la ** spéciali- Sa an te tu elle \\ | i , Da Maur al = , Pars, 24 sh pa At pre se pro af penis pr mix 6 ème épi witha Sate Lis tl, qu Fe ds \u201cue da aps de «den rash ec Vi aires Ne tons AR, és prod Ger vil ius go Be ine] LN \u201cNose ! sits ds : Ln se duree Le 4 q LE CUuuvATEuR J \u2014 I * .J Les represailles commerciales ! \u2014\u2014 Le projet d'alliance douanière Big le bill McKinley cause une paniqne a L'Europe ne pariicipe point à l'expo- th se | sition de Chicago a 8 | Embarras des exportateurs i | Londres, 22.\u201411 paraît se confirmer ! Rue les deux empereurs sont convenus iy), J'essayer de former une ligue européenne We fontre-la politique des Etats-Unis qui, et [elle qu\u2019elle est appliquée dans le bill Te facKinley sur le tarif douanier, menace i fe paralyser sinon de tuer nombre ie d'industries importantes dans- le vieux vil Bnonde.i ++.@À Le correspondant pnrisien du Standard ort proit savoir qu\u2019il y a eu entre les puis- Li \u201c Mances continentales des pourparlers dans Et Re sens, et le Siècle publie une lettre d\u2019un \u201cWu Miplomate étranger qui, revenu de Berlin Paris, donne à entendre qu\u2019en Allema- (= fine on est fort disposé à un rapproche- Lui Pnentavec ls France dans le but de résis- i]; fera la guerre de tarif que les Etats-Unis trip pnt déclarée a Europe, F dans Jy La politique douanière des Etats-Unis iii fk déjà eu un résultat certain, celui d\u2019ébat y Moigner l\u2019Europe de l'Exposition de Cbi- ally.Ppago, où elle ne sera en réalité pas repré- 0%, 1] pentée.D'autre part, elle a engagé Jes cise WPapitaux a favoriser la construction im- mp Pmédiate de chemins de fer à iravers les ; régions agricoles de la Russie et de l\u2019In- y, Mie, de façon à ce que le marché européen puisse se passer des blés américains.Paris, 22 \u2014 La panique règne aujour- #1\u2019 hui parmi les exportateurs français.À an correspondant américain qui a visité fotte semaine les principales maisons fai- fant des affaires avec les Etats-Unis, ona Prépondu presque partout : ** Notre com- Fnerce cost ruiné.\u201d Les maisons -de f:ros expédieut d'énormes quantités de [marchandises pour les faire, entrer aux d Stats-Unis avant que le rouveaü-tarif louanier soit en vigueur, et les \u2018compa- Leh LA: il Dale 01e w pare id 210 fi -< dell ery : dan \u201c#4 Mrnies transatlantiques en profitent\u2019 pour _ P'oubler le prix du fret.Une grande mai- mis M \u2018on faisant les étoffes pour robes a effrété ups.M our elle seule te paquebot-Ville de-Mar- aus M eille, qui n\u2019est pas des plus rapides june | utre maison a expédié cette semaine 400 win M Onnes d\u2019étoffés qu\u2019on n\u2019a pas.pris le Tram cmps de teindre pour qu\u2019elles arrivent à sad New-York avant- le ler octobre.Une lt naison de champagnes a fait partir 30,- 100 caisses hier par La Bretdgne, c\u2019est-à- \u2014 lire trois fois plus qu'elle n\u2019expédie d\u2019or- i! linaire.; Les producteurs en profitent aussi pour sugmenter le prix de leurs produits, et ils A nt plus de commandes qu\u2019ils ne peuvent | mi Mn exécuter.Le directeur d\u2019une grande ni naison de Paris faisent l'exportation des wuveatltés a dit au ft \" Nous he savons que faire.Nous en- whet -oyons de grandes quantités de marclian- k& :ises par chaque paquebot ; cela ne peut ath ras durer, Une grande partie de ces ft narchanÇisez ne sont vendables que quand ane les sout de mode.Nous avons des com- fo nandes pour octobre, novembre et dé- Dig embre, et nous tâchons de les exécuter ; jus vant octobre.Nous ne pouvons pas le Pv aire, car il faut les exécuter à des prix est nférieurs-au nouveau tarif douanier.Nos te naisous de New-York perdrout énormé- aul nent lorsque les marchandises- arrive- ) ont là-bas et seront soumises au nouveau arf.\u201d Le JNE ENTREPRISE COLOSSALE Le canal de Manchester Il coûtera 309,069,000 francs Après le pont sur le Forth, le canal de Aanchester, qui est en voie d\u2019exécution Ÿ t qui sera ouvert au commerce en 1892, lans moins de deux ans, est une des œu- wes les plus colossales entreprises dans es dernières années.La ville de Manchester, située à cent rente-deux kilumètres de Liverpool, et Jen que desservie par quatre lignes de hemins de fer, est tributaire, pour la najeure partie de son commerce, du »B | rand port de Ia Mersey.gi | Les industriels et les commerçants de a F Manchester et des districts voisins ont jé iépensé 375,000 fr.pour les études pré- aratoires de cet énorme travail, et, mal- 15 y | méPoppositiou de la municipalité, de la , il irection des docks de Liverpool et des ga Jompagnies de chemins de fer, ont obte- ju la loi autorisant la mise à exécution ju canal, ea de grand tonnage pouvant arriver de 9, » mer jusqu\u2019à Manchester, les frais de a ransport se trouveront réduits de moitié we t les frais de débarquement et de camion- à »ge à Liverpool supprimés, - -Ce canal mesure cinquante-huit kilo- nètres environ.ll a son point de départ » Eastham, à dix kilomètres au-dessus ; le Liverpool.On construit en cet endroit a ies écluses gui pourront recevoir des na- rires à toute heure de la marée, Le ca- sal se dirige de là sur Manchester, creusé au milieu des terres, ou empruntant par we noments les cours de la Mersey et de \u20ac jIrwel, dunt les eaux servent à l\u2019alimen- er.i La largeur est de 120 pieds au fond et Tu 5 corréspondant : De la sorte, les vapeurs et autres navi- de 172 pieds au niveau de l\u2019eau ; en certains points, ces largeurs sont de 170 et 230 pieds.Aux différentes écluses, la largeur est encore considérablement augmentée et permettra aux vaisseaux de pouvoir tourner si c\u2019est nécessaire.Les plus grands navires pourront se croiser, dans n'importe quelle partie du canal, et, aux eudroits réservés a la construction de docks ou d\u2019établissements industriels, la largeur sera telle que les navires pourront séjourner le long des guais sans entraver la navigation montante et descendante, L'établissement de ce canal maritime, rdéjà si important par lui-même, n\u2019était pas sans entraîner la construction d\u2019œu- vres d'art complémentaires ; la nouvelle voie navigable rencontre, en effet, sur sa route, des lignes de chemins de fer et un | canal d\u2019eau douce.e - Pour ce dernier,on a construit un pont- canal tournant, sorte d\u2019aquedue ou d\u2019écluse mobile dont les portes se ferment au moment de la manœuvre et se rouvrent ensuite, conservant de lu sorte un niveau constant et ne donne lieu à aucune dépar- tition d'eau, Quant aux voies ferrées, il était plus difficile d'établir des ponts tournants, qui auraient été une entrave permanente au service si actif des différentes hgnes et, peut-être même, une source de dangers ; d\u2019antre part, il importait de donner la libre circulation aux navires de haut bord eb a mature fixe.On s\u2019est alors décidé à employer le système des.chemins de.fer de déviation à niveau élevé, c\u2019est-à-dire que, par des remblais et des pentes douces prises de loin, on amène eles trains à la hauteur de ponts élevés de 75 pieds au-dessus du niveau du canal, A Manchester les quais ont un développement de 9 kilomètres, sur lesquels sont établis des petits chemins de fer et des plans inclinés hydrauliques pour le chargement du charbon.Enfin, grâce à l\u2019usage de la lumière électrique, il sera possible aux vaisseaux de naviguer de nuit aussi bien que de jour, et l\u2019on pourra traverser le canal en dix hèures dans toute sæ longueur, Le canal passe au travers de rochers de grès et rencontre également sur sa route dépôts d'alluvion, argile, gravier, sable ou terre glaise.On a exployé pour le creuser 100 machines terrassières à vapeur de différents types, dont quelques- unes ont extraits jusqu\u2019à 2,400 metres cubes en 10 heures.ll y a 194 grues à vapeur, 182 nrachinesäà vapeur mobiles et autres, et 209 pompes à vapeur employées aux travaux ; toutes ces machines consomment environ dix mille tonnes de charbon par mois._L\u2019excavation, totale du canal et des docks atteint 46 millions de mètres cubes, donut 10 millions sout des rochers de grès.Les déblais sont einployés-à bou- -cher les courbes des rivières coupées par le canal, à élever le niveau des terrains bas avoisinant, afin de les rendre propres aux diverses constructions à y élever, À ces terrassewents on emploie 1735 locomotives et 6,300 wagons ou chariots.On a placé le long du canal ou dans son lit 357 kilomètres de chemins de fer.Les matériaux employés pour la construction des berges, des murs, des écluses et des ducks sont le béton, le granit, le grés dur, les pierres calcaires du pays de Galles, et la brique.On a calculé que le nombre de briques employées s\u2019élèvera à 70 millions, représentant 175,000 mètres cubes, auxquels il convient d\u2019ajouter 220,000 mètres cubes de maçonnerie.Le canal de Manchester coûtera près de trois cents millions, LAVAL VICTORIA Négociations pour Ia fusion Les directeurs de !a faculté de médecine de Laval et ceux de 1'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, après avoir été notifiés que le Saint-Siège avait déféré le règlement définitif de la question universitaire aux évêques de la province ecclésiastique de Montréal, c\u2019est-à- dire à NN.SS.Fabre, Racine et Moreau, ont nommé un comité pour chaque école, afin de mettre à l\u2019étude un nouveau projet de fusion.Le comité pour Laval est composé de M.le vice recteur Proulx et des docteurs Rottot et Brosseau.Le comité de l\u2019Ecole de Médecine est composé des docteurs Hingston, E.Desjardins et d\u2019Orsonnens.Les comités ont déjà eu deux séances sans être arrivés à une entente, Il n\u2019y a aucun changement à noter dans le personnel des professeurs de Laval.Au collège Victoria, le docteur Le E.Fortier, rédacteur de la Grzeite Médicale, remplace dans la chaire de matière médicale le docteur Beausoleil, démissionnaire._\u2014 Conseil aux mares Le sirop calmant de Mme Winslow devrait toujours être en usage pour la dentition des enfants.ll soulage l\u2019enfant, assouplit les gencives, adoucit les douleurs, guérit les coliques ; c'eat ce meilleur remède pour la diarrhée ~~ Vingt-cing centins la pouteille, LA QUESTION DES BANGS Ag BEAUFORT M.le Rédacteur, Dans le Canadien d\u2019avant-bier, je viens de lire au sujet des bancs de notre église un entrefilet publié comme matière éditoriale, et qu\u2019on à dû faire pnsser sans le soumettre à votre examen.\u2018 Il y est dit que cette question des bancs vient de faire naître une sérieuse difficulté parmi nous ; que 1,200 citoyens de la paroisse avaient des bancs dans l\u2019église incendiée, et s'opposent à la location des bancs qui vont être installés dans la nouvelle église ; et finalement qu\u2019il est difficile de douter que ces gens aient raison.Tout d\u2019abord, nous n\u2019avous pas ici 1200 citoyens.La paroisse compte au- dessous de 2400 communiants, hommes, femmes et jeunes gens.Et parmi nous, ne sont citoyens, comme vous le dites, que les paroissiens âgés de 21 ans.Ce qui nous met loin de votre compte.i Nos gens sont un peu Gaulois, et vout\u2019 trop vite en.besogne.Déjà plusieurs d\u2019entre eux le reconnaissent.n La concession d'un banc, à terme ou à perpétuité, n\u2019est que Ja concession du droit d\u2019occuper un siège pendaut le terme convenu, vu pendaut la vie du cunces- sionnaire.Mais comme dans tout contrat il faut un objet, quand cet objet est détruit, le contrat disparaît.C\u2019est élé- nrentaire.Renmarquez que l\u2019objet de la contes- sion n\u2019est pas le droit d'entrer dans l'église et d\u2019y rester aussi longtemps qu\u2019on s\u2019y conduit décemment.Ce droit ne coûte rien, dans notre nouvelle église, il ne coûtait rien dans l\u2019ancienne.Ce qui se paie, c\u2019est le siège, chaise ou banc, que la Fabrique concède ou loue à ceux qui veulent s'asseoir.Etsi le feu détruit ces sièges, on en construit de nouveaux qui font l\u2019objet de nouveaux contrats.Pierre: construit une maison et la louefà Jacques après l\u2019avoir fait assurer.Au,bout d\u2019un mois, lu maison brûle, et Pierre reconstruit avec son assurauce,'Pensez-vous que Jacques aura droit d\u2019invoquer son bail pour entrer dans la nouvelle maison ?Les banes suivent la même règle.Il me semble puéril de prétendre que esbancs ont étéreconstruits,ou vont l'être, avec les mêmes matériaux, dans la même église, etc.Vous savez comme moi que le feu a tout détruit, et ne nous-a laissé que les murs.Pour faire plaisir à ses paroissiens, en.\u2018ge 3 général fort généreux quand il s\u2019agit de | contribuer aux dépenses du culte, notre excellent curé, de concert avec ses mar- guillers, avait décidé dene pas tenir compte de l\u2019incendie, et de lsisser ou de donneraux anciens concessioniaires leurs banes dans la nouvelle églisg, comme si le fëu n\u2019eût pas détruit l\u2019ancienne.Après consultation avec des avocats compétents, Son Eminence a déclaré que c'était contraire à la loi, suivant laquelle les anciennes concessions ayant pris fin, tous les bancs devront être loués denouveau.Ce n\u2019est la faute ni de Son Eminence, ni de notre curé, vi de gui que ce soit, Le feu et la loi sont les seuls coupables.Bien à vous.Un PAROISSIEN DE BEAUFORT, Beauport 22 septembre 1850.FAITS DIVERS Mystérieuse explosion Une singulière et mystérieuse explosion |.a eu lieu dans le wagon-poste d\u2019un train de chemin de fer qui s\u2019est arrété a la petite station de Humbolt (Nevada).Uu paquet enregistré expédié par MM, Chellis &Co, de Truckee, à un négociant d\u2019Anderson (Texas), a éclaté avec un bruit épouvantable.Par bonheur pour eux, lesemployés du wagon-poste, ayant profité de l\u2019arr&t du'train pour aller dîner, se trouvaient à ce moment au buffet de la gare.Néanmoins, au bruit de l\u2019explosion, ils sont retournés en toute hâte au wagon qui avait pris feu et qui était en danger d'être détruit avec tout son contenu, Les flammes cependant, ontrété promptement éteintes et, seuls, les colis postaux et les lettres, qui se trouvaient dans la même, caisse que le paguet qui avait fait explosion ,ont été endommagés, Le paquet contenait, paraît-il, un petit tnbe en caouËchouc durci, de forme conique, renfermant'probablement de la dynamite ou quelque autre matière explosible du même genre.Une enquête a été ouverte.Drame à Chicago Un drame sanglant s\u2019est déroulé à Chicago, dans un restaurant de Clark street, tenu par M.MacGarigle, ancien chef de la police de cette ville.Une querelle s\u2019est élevée entre deux clients de MacGarigle, James Connerton, rédacteur du Chicago Siftiñgs, eb un poli- ticion de bas étage nommé Michael Hag- gerty.Ll'paraît que Haggerty, qui est up ancien pugiliste, était intéressé dans une maison de jeu qui a été fermée récemment par la police.Or, en rendant compte, dans le Siftings de la degeente de police dans la maison de jeu, Connertou, jui est lui-même un politicien apparte- sant à un parti opposé à celui de Hag- | gerty, à fait ressortir ce fait que celui-ci avait un intérêt dans le tripoñ Te Ja, la querelle.Après s'être battus comme deux chiffonniers, Conuerton et Hagger- ty ont sorti leurs revolvers et se sont mutuellement blessés.On avait d\u2019abord prétendu même que Haggerty avait été tué sur le coup ; mais, quoique sa blessure, d\u2019ailleurs comme celle de Conterton, soit des plus dangereuses, il n\u2019était pas encore mort aux derniers avis, ee ee Les lettres au rebut L'aduinistration centrale des postes, à Washimgton, vient de publier sa curieuse statistique annuelle des lettres et colis postaux envoyés au rebuts Il résulte de cette statistique qu\u2019il a été envoyé, pendant l\u2019anuée, six millions de lettres et colis postaux au rebut, Sur ce nonibre 451,000 lettres ont été mal adres- gées, soit qu\u2019il y manquât le nom du conité, celui de la rue ou le numéro de la maison.Mais le plus sérieux, c\u2019est qu\u2019il y avait en outre 24,000 lettres, dûment \u2018affranéhies, et qui ont été expédiées sans \u2018la moindre adresse ! Il est bon de remarquer cependant que le plus grand nombre de lettres et colis postaux envoyés au rebut, y sont envoyés justement parce qu\u2019ils ne sont pas suftisamment aË- franchies.Les lettres envoyées au rebut sont toutes ouvertes.C\u2019est ainsi que l\u2019on en a trouvé 42,000 ayant trait aux transactions des prétendus marchands de fausse- monnaie où autres escrocs.On a trouvé dans 28,000 lettres diverses sommes d\u2019argent formant un total de $48,642 ; dans 4,000 autres des mandats-postes représentant une some de $5,390 ; et dans 11,005, autant de billets de loterie.Enfin, les lettres envoyées au rebut, pendant la même année, renfermaient encore pour 81,471,871 de valeurs diverses, telles que chèques, traites et billets à ordre.On voit par là ce qui se perd d\u2019argent par des lettres mal adressées ou insuffissm- ment affranchies, sans parler, Lien entendu, des lettres volées journellement à la poste.-\u2014\u2014 BDésastreax accidents de chemin de fer Un nouvel et terrible accident de chemin de fer a eu lieu, cette fois, sur la ligne de l'Illinois Central, près du Douglass Park, a Chicago, Par suite d\u2019une négligence impardonnable, une effroyable collision s\u2019est produite pendant la soiréo entre un train de marchandises sortant de la ville et un train de plaisir revenant d\u2019Addison, petite ville située à dix-huit milles de Chicago et où se rendent chaque dimanche de nombreux -excursionnistes, Le.train de plaisir n'avait même pas ses lanternes allumées, de sorte que le mécaniciev du train de marchandises n\u2019a pu s\u2019apercevoir du danger que lorsqu\u2019il était trop tard pour l\u2019éviter.Le choc à été d\u2019une violence épouvantable, et trois wagons du train de plaisir, tous bondés de voyageurs, out étS mis en \u2018pièces, D\u2019après les premiers rapports reçus par la police de Chicago, une quarantaine de personnes auraient été tuées, Les administrateurs de la compagnie de l\u2019Ilinois Central, au contraire, prétendent qu\u2019il n\u2019y a en que quatre tués et huit blessés.Mais, d\u2019un autre côté, des témoins oculaires aflirment avoir vu, en moins d\u2019une demi-heure, retirer les corps affreusement mutilés de sept personnes des décombres des wagons brisés.D\u2019autre part, un accident également très grave, et plus dramatique encore que le précédent, a eu lieu pendant la nuit, à sept milles de Council Blufis (Iowa), snr la ligne de l\u2019'Omaha and Saint-Louis Railroade Un grand viaduc en bois, ayant environ trois cents pieds de long et partiellement détruit par un incendie, s'est effondré sous un train de marchandises se composant de dix-huit wagons, Le train à été précipité d\u2019une bauteur de cinquante pieds environ, dans un ravin, et a pris feu à son tour.Le mécanicien, le chauffeur et le serre-freins ont été tués sur le conp, et l'incendie du viaduc s\u2019est coin- muniqué aux wagons, dont douze ont été réduits en cendres.Is meilleur article connu pour le maintie > Fr confu ESPRIT OI faut de mérnoire, le dégoût du trava et des affaires sont les Symptômes de la Débilité Nerveuse, généralement accompa gnée de Faiblesse Séminale et d'Impuissance.Lés conséquences nécessaires sont la Phthigio etia Mort, \u2018Le Remède Spécifique de Lane\u201d est une préparation précieuse pour ia guérison radicale de toutes les maladies nerveuses En vente à uno piastre le paquet, On l'envoie franc de port à tout adresse.THE LANE MEDECINE CO.MONTREAL.47 T.es jeunes gons devraient iire l\u2019Kssai du Dr Lane ** Maladies Nerveuses \u201d envoyé franc de Porta toute adresse, 11 juiliet.Seui agent pour Québec: J.J, VELDON, Chimiste ct Droguiste, 122 rue St-Jogeph, Québec, ATELIERS, FROC RODERT ere .Ubemins de Croix, Calvaires, Adon à hèr, Confossionnaur; Crêches, £ » fllustré treed Se Yom Le sPharmaciens et Epiciers rd La Poudre Champion - Ou CILAMTION FOOD des ¢-evaux, vaches, moutons, porcs : et voluilles, Vous sauves de l'argent en faisant 150g de cette pondre, : 1v Un chevalsera tent en excellente condition avec un peu de pondr gg 2.wioins de nofirriture; fod ( 20\u2014Une vache'donnerä plus de lait et plus rich@ en lui donnantà chaqYë repas une cuillerée él Poudre Champion.Lili 3o\u2014l:es porcs eng AP scront plus vite et it! ront exempts de fof i : maladie, en leur dof > 14 \u20ac nant une cuillerée TRADE MARK Jour.to\u2014Les volailles donneront plus d'œufs et tiendront en meilleure erdres VETDRE PAR 92 Côte Lamontagne BART, COTTAM, London, Ontario, _ Agents généraux pour lu Canada, 21 mai-~la.TANNAGE A LA TAG J'ai l'honneur de solliciter volre patronagd en faveur de mon établissement de Tannerid- qui depuis quarante neuf ans donne là plis grande satisfaction à tonus ceux yui-mo doh] nent des peaux à tanner.Ç \u201ci À Je.ne fais quedu Cuir de première qualité sous le rapport du tannage ct du corroyagés Mes prix sont les pius réduits.ed Les pratiques éloignées voudront bien m\u2019ex} pédier les peaux à tanner à bord des goëlettes Steamers ou chemins de fer.Je vais les cher cher moi-même au quai et les prends sous mes soins \u2018ès qu\u2019elles sont arrivées.Je me chargig aussi de porter lo cuir à bord des goëlettes dégi qu\u2019il est prêt.\u201c188 Veuillez me notifier quand vous mettez vo peaux à bord, Correspondance sollicitée, à A VENDRE\u2014Cuir rouge constamment à magasin., Joseph Dugak TANNEUR, #§ 530-332, Rue St-Valier, St-Rock, 10 avril\u201412m.5 I - : > ré - aie Le Sizop D'EPIXETTE SAUVAGE Ÿ Pour la Grippe, la Bronchite, la Toux, En : roucment, la Coqueluche et tous les manvait rhumes attachés à la Poitrine et qui occasiane nent la Cousomption, a Chaque bouteille est accompagnée d\u2019ung cuiller.: Ay En vente en gros chez W.Brunet & Cle, Eté Roch, E.Giroux & Frère, Langlois & Paradis et N.Rioux & Cie.En détail chez les prinéi paux Pharmaciens ct Epiciers de la ville eb de la campagne, 26 juillet\u2014 E.CLOUTIER & CII MARCHANDS DE k Peaux Crues Ro.325 ! RULE ST-V A LIER QUEBEC On paie 1e plus haut prix pour les Pezgi de Bœuf, Veau, Monton, etc, : ## ar ip BIRRE BOSWELL Ÿ i \"ai fait Panalpse de la Bière Boswell fabxi J ue à Québec, cette bièréest parfaitem pure et ne contient que les produits ordinair de la fermentation du malt.21 FR Son ammertume lui cst communiqué£g send ment par du houblon, ct, de la meilleure ¢ lité._, .le a une saveur délicicuse qui est encoï raed 1 a Un arôme des plus :gréables.* Cette bière, bien que d'une couleur un pô foncée, est parfaitement Lransparegie, RIT i ; à par cen coot Emer à contieut par c PY.ED, PAGE, ?æ Professeur de Chimie à l\u2019Universi Laval, Québec.25 Mai 1887.: DR BOSWELL FRERES EN GROS J, À.Montreuil, Agent, Fraserviile 19 Décembre.-\u201412m.ok ECTS k TE LE CULTIVATEUR Fro \u2014 SCHOS DE PARTOUT Le village de Strathe, en Suisse, a été Fresqu'entièrement détruit par le feu.4 \u2014 Les ouvriers fondeurs de Glasgow Jout en grève, On mande de Calcutta,qu\u2019une révolte a felatéo à Cumbay Guzerat, et que laforce lilitaire a dû intervenir.Il y aeu 13 Morts, 20 blessés ct 200 prisonuiers.Ë _ L\u2019hon.M.Colby a été invité à retour- her la première pelletée de terre, le 50 tobre prochain, sur le chemin de fer Masouwripi, a Cooaticuoke.Sa Sainteté Léon XIII vient d'élever la dignité de protonotaire apostolique, à Rév.P.Hevey, curé de la parvisse de te-Marie, West Manchester, or « Le R.P.Plessis s\u2019embarquera vers la octobre au Havre, pour revenir au anada.a Lo \u201cM.Renault, l\u2019ancion rédacteur du * , oyrrier du Canada, ¢t l\u2019un de nos bons jcrivains, est dans un état de santé qui spire les plus graudes inquiétudes Lo New-York Herald dit que M.Blaine 2 rejeté la proposition de lord Salisbury e soumettre à un arbitrage la question e la mer de Behriug.L'état sanitaire de New-York est de plus én plus satisfaisant.Le nombre des écès ne s\u2019est élevé pendant la semaine coulée qu\u2019a 600, dont 311 parmi les pufants âgés de moins de cinq ans.x § \"> \u2014 { M.Adam Brown, commissaire pour \u2018exposition de la Jamaique, dit que sa ampagne en faveur de exposition, porte éjà de bons fruits.De dernier steamer parti pour les Indes Hentales avait à bord pour une valeur e $35,000 de marchandises canadiennes.! Les journaux de Montréal annoncent a inort de M, l'abbé Pierre Poissant, uré de Saint-Calixte.7, Tr :, M.Paul Lefaivre, fils de notre ancien eéhsu! vénéral de France à Québec, M.Ibert Lefaivre, winistre plénipoten- faire, quitte la légation de France à thènes, et est chargé d\u2019affaires à Lima.; Gr parle de la construction d\u2019une nou- êlle voie ferrée entre New-York et Chi- So, qui traversera soixante.chemins de \u20acŸ ct se raccordera avec un aussi grand Ombre.Un train express ferait le trajet bn dix huit heures vitre lus deux grandes illes.Fy.Colteau, voyageur frangais, quia itrepris de faire le tour du monde en fäversunt l'empire russe, vient d'arriver Montréal.# \u2018Après avoir fait 7,000 milles sur le erfitoire russe, M.Colteau se reudit en hine, de là, à la Colombie-Anglaise.Il er bieritôt de retour à Paris, L'exposition de Saint-Jean, Nouveau- runswick, s'ouvre aujourd\u2019hui et fer- jefa\u2018le 4 octobred, #À cêtée uccasion, le Progrés de Saint- edh public un noméro de 24 pages, grand fôftat, illestré.On y voit les portraits ihogräphiés des membres du comité de \u2018Exposition, le plan des terrains et des patlinents de l\u2019exposition et une vue à 6] d'oiseau de la ville de Saint-Jean, le t, tfès bien réussi.a.Un grand émoi a été causé dans le emple presbytérien d\u2019Albion(New-York), ar la mort subite du pasteur, le révé- end George Cain, frappé en chaire d\u2019une ttaque d\u2019apoplexie foudroyante, au nio- ent où il venait de commencer son prêche.i Un journal italien, la Tribune, annonce ue des agents de police ont saisi, à owe, arboré dans un chemin de ronde, ors la porte Saint-Panerace, un drapeau ouge portant ces muts à l\u2019encre : \u2018* Vive Révolution ! Vive la République :\u201d Eyraud, comme Lacenaire, veut écrire es mémoires ; depuis un mois il s'est ttelé it ce \u2018travail littéraire \u201d avec une rdeur fébrile ; déjà 187 feuillets de copie ont prêts à être mis sous presse s'il trouait un éditeur et si le parquet voulait ien en accorder l'autorisation, ce qui est outeux, du moins pour l'instant.A \u2014 : Une correspondance de Prague, donne s plus tristes nouvelics sur les inonda- Jtons «de Bohème, qui ont laissé, dans la yeulv ville de Prague, plus de quarante- ing mille personnes dans le dénuement, le à détruit en partie le célèbre pont storuue qui datait du 14e siècle.Une rumeur cause une grande sensa- ton en Angleterre.Elle veut que la Fincesse Maud, la plus jeune des filles u prince de Galles, se marie à un des otschild.ll ne inanquerait plus que le usentement de la reiue.NOS FROMAGERIES Voici comment le professeur Saunders de la ferme expérimentale d'Ottawa reud compte de sa visite dans diverses fromageries de la province de Québec : - ** Peu.après mon retour des provinces maritimes, je fis un vuyage daus la province de Québec, Je passai quelques jours dang les environs des Eboulements et de la Malbaie, où j'ai visité de nombreuses fermes de même que plusieurs des fromageries de ce district.Jo fus réjoui de trouver l\u2019industrie laitière si florissante dans cette Province, dont-les exportations de fromage, deviennent plus considérables d'année en année.Presque \u2018toutes les froinageries étaient petites, mais bien tenues ; la qualité des produits était généralement bonne, et les prix assez élevés pour encourager les fabricants, Dans quelques districts, on améliore la qualité des vaches laitières, par l\u2019introduction de nouveaux reproducteurs, mais cela n\u2019est pas aussi général qu\u2019on pourrait le désirer.J'ai aussi visité les environs de Chï- coutimi; jy ai vu du beau grain, mais j'ai observé dans quelques localités des signes évidents d\u2019épuisement partiel.du sol, qui aurait besoin de plus d\u2019engrais-et- ; d\u2019un système de rotation convenable.L\u2019utilité des travaux dus fermes expérimentales, est aussi reconnue daus la province Québec ; une distribution considérable de grain de semence y a été faite pour essai, un agent est employé pour visiter les cultivateurs et discuter avec eux les questions agricoles, et il y à une large cireulation de bulletins et de rapports de la fernie tant en français qu\u2019en anglais, M.GOUNOD EN AMERIQUE Un curieux proces Il se plaide en ce moment devant le tribunal de commerce de Paris un procès sur lequel voici quelques curieux ren- seiguemrents : L'année dernière, déjà, M.Gounod avait été en pourparlers avec des barnums américains pour faire une tournée aux Etats-Unis.11 avait (au moins à ce qu\u2019ils disent) donné sa parole, puis, au moment de signer, il avait allégué sa santé, lls prétendent que cette excuse tr\u2019était qu\u2019une défaite, que M, Gounod songeait à Une tournée en Russie pour laquelle on lui avait fait cles propositions très brillantes, Ce qu\u2019il y a de certain, c\u2019est que cette tournée en Russie n\u2019eut pas lieu.Quelques mois plus tard, M.Gounod chargea un intermédiaire de reprendre l\u2019affure d\u2019Amérique pour la saison 1890- 1891.On devait lui payer un million de francs, plus leg frais de voyage, dller et retour, frais de séjour et d'hôtel pour lui et une autre personne avec un domestique.ll s'engageait pour cette somme à diriger, comme chef d'orchestre, soixante exécutions de ses œuvres.La tournée devait se faire eu quatre mois, du 26 ucto- bre 1890 au 25 février 1891.Les couditions ainsi arrêtées, M.Gounod envoya un agent en Amérique, avec uue autorisation de traiter en sou nom.L'agent partit dans le courant du mois de murs et revint à Paris le ler juin, après avoir préparé la tournée dans les principales villes de l'Amérique du Nord.Le 22 juin, le contrat était signé ; le 9 juillet, un des hupresarios s\u2019embarquait pour venir à Paris déposer, à titre de provision, une somme de cing cent mille francs chez un banquier désigné par M.Gounod, et pour lui remettre à lui-même une scisme de cent mille francs à titre d\u2019avauce, plus une autre somme de cent mille franes pour un orchestre à engager.Le 14 juillet, M.Gounod déclara qu\u2019il se désistait ; le 4 auût, il y eut sommation d'huissier.Les impressarios, tenant pour bon l\u2019engagement du maître, lui en réclament l\u2019exécution.ee me ea Quelques faits Il y a quelque malanteudus au sujet de l'expiration de la charte de la Compagnie de Loterie de la Louisiane.C\u2019est vrai que la Compagnie a demandé une nouvelle charte, et que le 10 juillet, la Législature de l'Etat a décidé de soumettre au peuple un amendement pour les clections de 1892.Ainsi, la charte de la Compagnie serait continuée jusqu'en £1919, Cependant la présente charte qu\u2019à ratifié la cour Suprême n\u2019expire pas avaut 1395.Ce n\u2019est que pour la forme que l\u2019on demande sa prolongation, et il n\u2019y a pas l'ombre d'un doute que lorsque le terms d'expiration de la présente charte sera arrivé, le peuple la fera cuntinuer jusqu\u2019en 1919.La gérance des généraux Beauregard et Early excite l'admiration universelle, ct l'intégrité de ces deux gentils hommes cet la meilleure garantie que la Compagnie puisse duuner, d'être digne de la confiance publique.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\"\u2014_ Trois do nos compatriotes, MM, Daniel Côté, de Biddeford, Henri Lévesque, de Freuchville, et 1.C.Keegan, ont été élus députés à lu législature du Maine.t+ Immense conflagration Viile aux trois-quarts détruite $1,5:0,009 dommages Pas d'accidents de p:rsonnes Panama, 24 \u2014Les trois quarts de la ville de Celon ont été détruits Le feu s\u2019est déclaré à minuit, et n\u2019a pu être maîtrisé qu\u2019à sept heures du matin.ll parait que quatre-viugt-dix chars chargés de marchandises ont été consumés.les quais sont intacts.Les troupes ont été obligé de faire feu pour disperser les attroupements tumultueux.Plusieurs personnes ont été tuées et blessées.Ou a demandé à Panama des renforts de police.Des provisions en abondance out été envoyées aussi, et maintenant, il y a un moment de repos, (Plus turd) Le feu s\u2019ust déclaré quelques minutes après minuit.Il a commencé en arrière des magasins de Bathu et Pratze, sur la Tue Bolivar et Se avenue, près des bâtisses de la lumière électrique qui out été -détruites.Le feu trouva immédiatement une -une.grande quantité d\u2019a'csol, de spiti- tueux et d'huiles de toutes sortes, et de viut du coup incontrôlable, Les flammes sautèrent immédiatement à trois autres endroits différents, balayant tout sur son passage, détruisant de vastes entrepôts, des gares de chemins de fer, les magasins immeuses et des bureaux: trés importants.Au-délè de cent cinquante maisons ont été consumées, y compris le bureau de poste, la cour Suprême, l'Hôtel-de- Ville, Préfecture, les agences de toutes les compagnies de steumers, sauË celle de la ligne française, une partie des quais et nu grand nombre d'hôtels.La panique se mit de la partie, mais l\u2019ordre se rétablit bientôt, Le télégraphe ne nous donne aucun rapport, aucune perte de vie ni aucun accidents Le feu a été contrôlé vers sept heures ce matin.Il n\u2019y a plusqu\u2019un chautier contenant 250,000 pieds de bois qui brûle encure.Des pertes s'élèvent à $1,500,0C0.Le chemin de fer Panama subi des pertes pour $100,000.Cent chars de fret ont brûlé.On ne connaît pas l'origine du feu, plusieurs croient qu'il est l\u2019œuvre d'incendiaires.\u2026.Tout est maintenant dévasté mais tranquille._, L'Europe et les Etats-Unis .Vienna, 23\u2014Le Fremdentlatt publie un article malveillant sur l'égoïsme des leur pays tes produits de l\u2019Europe tout en se gardant ouverts les marchés de ce pays.Le bruit court que le chancelier de Ca- privi et le cote Kalnoky sont en train de discutez s\u2019ils doivent user conjuin- tement de représailles à l'égard des Etats- Unis.Paris, 23\u2014Le Siècle publie le compte- rendu d\u2019une entrevue aveu un diplomate éniinent qui dit être certain que l'A llema- gne est en faveur d\u2019une entente avec la France pour lutter contre la politique de protection à outrance des Etats-Unis et que toute action en commun que ces deux puissances pourront adopter sera soutenue par l'Angleterre, la Belgique ct les autres puissances d'Europe, à l\u2019excoption de lu Russic.- La Patti en Russie Saint-Pétersbourg, 23\u2014Adelina Patti vient de signer un contrat par lequel elle s'engage à chanter, en Russie, dans douze représentations, soit concerts,soit opéras, pendant les mois de janvier ct février prochain.D'après le contrat aux termes duquel elle consent à venir ici, elle recevra, pour ces douze soirées, 12,000 guinées en imon- naie angluise, soit 300,000 francs ; de plus, ses frais de voyage et ceux de sa suite seront également payés.Les compa- guies de chemins de fer russes mettront un train spécial à son service sur toutes les lignes où elle aura besoin de voyager pour se rendre dans les villes où elle devra donner des soirées.\u2014-\u2014 La France et la Russie Paris, 22.\u2014 Lorsque le major général baron Fredericks, attaché militaire de Pambassade de Russie à Paris, a quitté hier le terrain de la revue qui a eu lieu près de Cambrai, il a été accompagué jusqu\u2019à sa résidence en cette ville par une enthousiaste qui l'acclamait eu criant : Vive la Russie\" Le gouvernement français a conclu un contrat avec la Russic pour la fourniture d'une quantité énorme de fusils.Aux termes de ce contrat, la France devra livrer 50:),000 fusils dans l\u2019espace de dix-huit mois, M.de Giers, ministre des affaires tranceres de Russie, est arrivé ici, ve- éaut directement de St-Pétersbourg.az ere A St-George de Beauee M.Joseph Gagnon, marchand, a terminé ces jours derniers ses achats de sucre, Il a acheté 100,000 livres de sucre la Beauce.M.Gagnon est un jeune hcmme actif et cet frère de M.Maxime \u201c(agron, secrétaire-trésorier de St-Pros- père.comté da Dorchester.2f \u201c3.ae Américains qui prétendent exclure de} FAITS DIVERS Service de la poste Le directeur de la puate de New-York, M.Vin Cott, vient de faire une innovation.À l'avenir, les lettres revêtnes du timbre spécial pour qu\u2019elles soient expédiées immédiatement à leurs destinataires seront distribuées pendant toute la journée du dimanche comme les jours de semaine, Jusqu\u2019à présent, il ne se faisait de distribution spéciale le dimanche que par les facteurs partant du bureau central de la poste le matin à 7 hrs Désormais, les personnes qui auront une communication importante à faire le dimau- che, à leurs amis ou gens avec qui elles sont en relation d'affaires, pourront lo faire par la poste, pourvu qu'elles imet- tent sur la |ettre le timbre de la special delivery.L'accident au comte Sala On écrit de Washington que le comte Sala, premier secrétaire de la légation frangaise, qui a risqué sa vie ct s\u2019eat fracturé une jambe, le 6 juillet dernier, en arrêtant un cheval emporté qui allait se jeter sur un groupe de femmes et d'eu- fants, est encore retenu cliez lui par les suites de ses blessures, Depuis le jour de l\u2019accident, le comte Sala est resté à la légation,sans pouvsir bouger, et il a supporté ses souffrances avec le même cuu- rage dont il à fait preuve en arrêtant le cheval, .\u2014\u2014 ee nm Emigration russe Il est bruit daus la presse quotidienne russe, que de l'émigration des paysans en Amérique.Ce phénomène tout nouveau daus la vie des campagnes russes, n'est pas sans gravité.Une lettre publide dans la Gazette de Farsovie dit quo dans le gouvernement de Plotsk, l\u2019émigration trausatlantique s'accentue de plus en plus et qu\u2019on y rencontre des villages eu- tiers où la population mâle s\u2019est presque totalement dispersée, abandonnant aux femmes la culture des champs, Le Nouveau Temps s'étonne que -le besoin de I'émigration ait embrassé justement les provinces de l\u2019ouest de l\u2019empire.\u2018\u2018 Un pays conime le nôtre, dit le journal russe, ne peut être indifférent à la diminution de son élément le plus productif, car les 110,000,000 d'habitants de empire sont à peine suffisants pour peupler uormale.ment la moitié des immenses territoires russes,\u201d : Longévité On vient de célébrer, à Bergerac, au milieu d'un graud concours de population, les obsèques d'une pauvre femme qui avait depuis plusieurs années déjà, | dépassé le siècle.; Mme veuve Coudere, connue dans son quartier sous le nom de lu Mamé (grand- mere), était née dans la commune de Saiute-Sabine (Dordogne), le 24 mars 1780 ; elle était donc âgée de cent dix ans et demi.Malgré son grand âge, la Mamé avait couservé toutes ses facultés.Elle se rap- peluit le passé le plus lointain, notaimn- ment la période de la Révolution, connue dans les campagnes sous le num \u2018* d\u2019année de la peur\u201d.La vénérable aïeule avait eu treize enfants.\u2014_\u2014\u2014 \u2014 À Aux prises avec une pieuvre L'Express, de Dublin, raconte un incident dramatique qui a eu lieu à Sutton : Trois jeunes femmes étaient occupées a prendre un bain de mer quaud on entendit tout à coup des cris perçants ; l\u2019une d\u2019entre elles était en train de lutter avec une gigantesque pieuvre, et malgré ses efforts et ceux de ses compagnes, elle ne parvenait pas à se dégager.Fort heureusement une jeune fille qui se trouvait là, saisit un bâton, attaqua le monstre et parvint à le tuer.On mesura la pieuvre, ct l'on constata qu\u2019elle était longue de 2 mètres 80 dans le sens des tentacules.La victime de l'agression de ce terrible céphalopode ne s'est pas encore relevée de ses blessures.-\u2014\u2014 Un aiuusant souvenir C'est le 28 septembre que la statue d\u2019'Hector Berlioz doit être inaugurée à la Côte Saint-André (Isère), ville natale du grand compositeur, A cc propos, la Li- berlé raconte une plaisante anccdote.Dernièrement un régiment faisant étape à la Côto Saint-André.Apprenant qu'il est dans la patrie de Berlioz, le colonel fait venir son chef de musique et lui intime l\u2019ordre do donner un concert en l'honneur du compositeur, devant sa waison natale.-\u2014Vous jouerez quelque chose du imai- tre, ordonna le colonel, ct vous ferez afli- cher le programme sur la maison.Le chef de musique s'incline, et quelques instants après les habitants de la Côte Saint-André étaient conviés à en- teudre lu marche de la Demnation de Faust devant la mâisou où est né Berlioz Or, le chef de musique n'avait pas duns ses cartons la susdite marche ; il joua à la plage la Marche indienne, de Selie- nick, qui fut acclamée avec transport et redemandée par trois fois par les enthoe stasmés Ce Berlioz \u2014 Quel génie ! ce Berlioz, disait le ce lonel d\u2019un air connaisseur.Apres cet humus ge rendu i la mémoin du grand waitve trangais, le colonel féli cita chaudement son chef de musique, of edoutant p:8 de la mystitication dont i avait été victime.ER Societe St-Jcan-Baptiste À l'assemblée annuelle de la suciété St Jean-Baptiste de St.Sauveur, tenue l 14 courant, les messieurs dont les nome suiveut ont été élus officiers pour l\u2019anné courante : M.Narcisse Dion, jur., président, Odilon Falardeau, vice-président, D.J.Marsan, secrétaire-arch.C.J.Laberge, ass.-sec.-arch.Abet Rochette, secrétaire-corr.O.Gilbert, trésorier.A.KE.Gingras, ass,-trésorier.J.Lortie, comm.-ordonnateur J.A.Roy, ler ass.-comm.ord.Nap.Bédard, 2e o .J.H.Patry et W.Brunet, auditeurs Cumité de Régie \u2014 MM, Philéas Corri veau, Théophile Gingras, A.Corriveoau, J, L'Héruult ot Cy.Falardeau.11 fut aussi proposé et résolu : Que der remerciements soient votés aux officier sortant de charge.Les marchés de Québoe res 20 septombre 1890 PRIX DU DETAIL PRODUITS ve LA LAITERIE Beurre de crémerie.[TN 016 a 014 Beuire en tinette.a 0 13 Beurrefrais.al 28 Qiufs frais, la douzaine.a 0168 Fromage.esse ca sue a 0 10 VIANDES Beeuf de choix, la livre.010 a 012 Beufcommun.003 2009 Mouton, la lyre.008 &010 Veau dalivee.o.oo.al, 010 a 012 Pore, par 103716s.8300 a8 50 Lard, lalivee.- 011 a 013 Jawmbon, la livre .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.013 a 016 Lard fumé.- 014 a015 Saindoux .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.012 a 013 Saucisse, la livre.+.015 LEGUMES Patates,ieminot.035 a 040 Oignons; lc paniers.100 Navets, la douz.FU .003 a 006 Carottes, le panier.040 a 050 Persil, la douz.\u2026.010 Laitue I .003 a 004 AsSporges 0000000000 .025 a0W Chouxficurs, la doz.08 a 080 Bleé-d'Inde, lu doz.006 a00p DIVERS Poulets.par couple.040 a 050 Volailles.cian 050 a 060 Canards.050 a 060 Porcheleta de 5 à G semaines.35 ad Sucredérable,.0.a 07% a 0 48 Cocoa le sac.-\u2026.400 a 4 45 Pommes, baril.300 ald XN PRIX EN GROS FAKINES cts.8 cts l\u2019alente.\u2026.\u2026.\u2026sscncuss $5 50 @ $6 74 Supérieure extra.525 @ 57 Extrasuperfine.500@ 514 Extra duprintemips.we, 440@& 408 Superflne.verre.300 @ 438 Forte du Canada pourboulungers, 6 00 @ 6 23 do Manitoba d 600 @ 628 , do Etat 600 @ 62 Fine,.300@ 416 Middlings.wa 3n Pollards.3%a@ 3M Mediwmn,.ooviiiien a.$240 @ 22 64 Extraduprintemps.220@ 2% Superline.\u2026.0.0.00000000 cine 210@ 21â Wine .1cs ses ess acau00s aaascess 190@ 200 MiddHngs.oeen ,.16@ 180 Farine d'avoiue par quart.\u2026.\u2026.50 @ 554 Avoine\u20143G lbs.055 @ 06 Pois \u2014G6lbs.100 @ 110 Fèves blanchez\u2014ut0 its., 210 @ 28 Sarrazin\u201448 hs.060 @ 063 Mais \u2014~H0R8.070 @ 072 BŒUF ET LARD Lard \u2014 Canada \u2014 coupe courb\u2014 Pparquart.\u2026\u2026.\u2026\u2026.81750 @ $IS Mess de l'oues \u2026 16 20 @ 170f Thin mess.14 00 @ 150 Boeuf\u2014mess.1100 @ 1300 Jambons\u2014City cured, lalivie.13c.@ ldo Saindoux, de l'ouest en sceau.19 @ 1% do caradicn.175 @ 18 Lards en carcasse, par 1001bs.625 @ 6 & DBeeuf, par 1001bs,.\u2026.\u2026.60 @ 84 PCISSON Saumon No 1-par baril.$16 (0 @ $I7 @ do No2\u2014 do .1500 @ 153 à No8\u2014- do .1400 @ A Anguillo,parlisre.bc.Hareng Nol.Labrador,par quart 50 @ 60 do No2, do do §0@ 42.do Nol, d\u2019Anticosid da Wag 42 do Nol, Cap Breton da 600 6% Morue Nol, Grande do 4 00 do Nol, do 42@ 43 do No2 do 375 Flétant No 1, do 000@ 00 Truite Not, do 100@ 1106 do Na, 0 8595@ 90 Morue seche, par 112 lbs.10 we 30 FIUILES Huile de Loup marin Pale.045 @ 04» \u201c \u201c Paille.045 @ 046 LC® de moruc.\u20265\u2026.\u2026.040 @ 032 * demarsouin, Pale.045 &@ 030 LE \u201c Paille.045 @ 04: Terre à vendre A Saint - Prime, Lac Saint-Jean NE EXCRLLENTE TERRE LANS LR deuxième rang de St-Prinie, à 2 milles de l'égliscel à quelques arpents d'Un moulin 4 scie, est en vente à des conditions faciles.Klle contient quatre urpents ct dormi de front sur vinzi-huit do profondeur.Salxante arpents de défrichés, dont quarante peuvent être lu- hourés à la charruo, Vingt-cing arpents en bois de cédre.Une bounc maison ea pieces, une grange et une étable.S'adresser à J, ISIABL TARTE, 19 sepL 1390 \u2014 vous recevoir ! | Ce fut ainsi que s\u2019exprima M.de La épinaie en prenant congé de ses anciens mployés, dont Paul, le jour même, où près plus de trente aus de service et,xus- plus de soixante ans d\u2019âge,on «avait bien pula l\u2019admettre à l'honneur de prendre retraite.p70.de La Hépinaie parti, ou ne Ensa plus à lui.Le scus-chef de bureau ssa chef, le premier commis passa sous- ef.Lo Gimelle fut nommé premier pmmiis, et on introduisit tn nouveau irnuméraire, qui attendait depuis doux $ su nomination, Il y avait à peine six mois que La Gi- elle était premier commis, qu\u2019il lui prit putaisie decdemauder un congé d\u2019un mois, istoive de taquiner le nouveau sous-chef, i avait l\u2019intention d\u2019en faire autant.La imelle prit l'avance et obtint son cungé.out d\u2019abord,il ne sut où aller.On était mois d'août, cela lui rappels les bains e mer,où il allait autrefoie,quand il était bre !\u2014Eh ! parbleu, voila mon affaire ! p dit-il.Un billet circulaire qui me trim- plie en Bretagne et me remet à Paris Parla Normandie ! C'estune idée, Voyons ! du fait, je vais passer par le Maus ; j'allais y surprendre La Hépinaie ?\u2018est lui qui serait content ! Car, ce qu\u2019il boit s\u2019ennuyer ! Ainsi qu\u2019il l\u2019avait projeté, Paul s'avrêta Mans.Il pleuvait à verse, de ces Quies persistantes, nées à trois heures du Datin, qui résistent au soleil de midi et fe cessent qu\u2019à la nuit noire.M.de La épinaie, prévenu, était à la gare avec Po parapluie, Il s\u2019excusa de n'avoir pas ptenu de voiture, mais il n\u2019en avait pas Houvé : il y avait un grand mariage daus Pi chäteau des environs, et les loueurs ait été dévalisés, L'accueil fut cordial, Jadame était âgée et infirme ; une fois stallée dans son salon, dans un grand uteuil, au coin de la cheminée Vhiver, ès de la fenêtre l\u2019été, elle n\u2019en bougeait ère jusqu\u2019au diner.Alors,une servante nait rouler le fauteuil dans la salle à anger et le remettre à sa place à l'issue repas.Mile de La Hépinaie n\u2019était pas jolie, ais clle était gracieusé ; son esprit ne passait pas la moyenne, et ses talents 1ès suporficiels,se bornaient à l\u2019aquarelle ÿ »piée, et trois taazurkas de Chopin, avec uelques rêveries de Mendelssohn, dont 1e était \u2018\u2018 navraute, \u201d comme disait sa adre.C'est avec cs bagage-là et une dot {une dizaine de mille francs, sans espé- nces,que Mlle Sophie de La Hépinaie, Yéc de vingt-quatre ans, attendait un Jari.» | Après le déjeuner,qui dura quatre heu- »3, La Gimelle constata qu'il pleuvait 4 pujours, que parconséquent, il lui serait Mpossible de visiter la ville, qu'il valait pieux reprendre le traiu et poursuivre sa bute.La Hépinaie regarda sa fille qui vgarda le piano.C'était sans doute uu Jgnai, car le vieux chef de bureau dit vi- ement : Mais non ! mais non,mon cher \\a Gimelle, je ne l\u2019ai jamais entendu ain- L vous nous appartencez, je vous fait mon A fh of \"J lt of fl rh i BREE EQ risonnier ! Quui ! vous viendriez de Pa- 3 pour partager notre mauvais déjeuner \u201cvous enfuir après.Non, non, vous \u2018Us resterez quelques jours, La Uimelle se récria !\u2014 Vous avez peur : vous ennuyer, murmura timidement ophie.\u2014Oh ! mademoiselle !\u2014 Aimez- pus la musique ?\u2014Je l'adore, -\u2014 Sophie, % une voix cassée, qui partait du fond du lon,joue-nous donc cette rêverie de tendelssohn, tu sais,cet air qui est si na- ant | Tout doucement, mon enfant et ne ets pas trop d\u2019expression ! et, se pen- wut vers M.de La Gimelle,Mme de La Bpinaie ajouta tout bas, confidentielle- nt : \u201cSophie a tant de sensibilité ! est une plante délicate, qui a besoin de Îns : aussi la gardons-nous ie plus long- Mps possible auprès de nous.\u201d La Gimelle resta cinq jours chez La pinaie, encore qu'il ne plût que le pre- r jour.Mais le second, on visita la Je, le troisième on alla aux environs ; quatrième était jour de réception, on Ésenta La Gimelle aux visiteurs et le Wquième.le cinquième, Mme de La Hé- »aie étant indispusée, et M.de Lu Hé- laie étant sorti*\u2018 pour affaires \u201d, Sophie ta seule avec M, de La Gimelle, au sa- La Gimelle fut| ésenté à Mnie et à Mlle de La Hépinaie.| lou, pendant deux grandes heures.Eu reprenant le train, pour pousser jusqu\u2019à Saint-Malo, La Gitmelle se disait : \u2014 | J'en ai vingt-huit, elle viugt-quatre, l\u2019écart est bon.\u2014Pas jolie, mais du cœur ! Est-ce que ?Allons douce ! c'est stupide ! C\u2019est égal en deux heures de temps on fait bien du chemin ! Trois semaines après, La Gimelle, de retour de la mer, s\u2019arrêtait de nouveau au Mans.M.de La Hépinaie était encore cette fois à la gare, mais il n\u2019avait pas sou parapluie,car il ne pleuvait pas ; en revanche,il avait retenu une voitüre, \u2014Et ces dames ?dit La Gimelle en serrant la main de son ancien chef.\u2014 Elles vous attendent àla maison, heureux coquin ! Ah! ça, mais dites-moi donc, comment vous avez fait pour plaire ainsi à ma Sophie, qui, jusqu\u2019à ce jour, avait le mariage en horreur ! #*, Li Gimelle ne répondit pas, il se seutaib pincé, Il voulut Lieu convenir.avec lui-même que les deux heures de tô- te-à-tête avaient avancé beaucoup les choses, mais il en voulait à la pluie qui l\u2019avait obligé d'accepter l\u2019hospitalité de La Hépiuaie.; Voilà dix ans que La Gitelle est marié, Le méuage n\u2019est pas plus mauvais que d\u2019autres Mme de La Gimelle est douce, mais elle est sensible, un rien la fait pleurer.Mariage pluvieux ! murmure Paul en se reudaut au cercle, LEMERCIER DE NEUVILLE L'ELEVAGE DU BETAIL L'élevage des bestiaux, mais des bestiaux appartenant à des races de choix, à fait la fortune de la République Argentine.À la dernière exposition d\u2019'agriculture de Londres, des animaux de l'espèce bovine, nés dans ce pays, ont été primés de préférence à des animaux de même race nés en Angleterre.L'élevage\u2018du bétail, dans la province du Buenos Ayres, donne un reveuu de 20 pour cent du capital employé, Au Mexique, les éleveurs du Texas qui se sont établis dans les Etats du Nurd et qui sont experts en la matière, afür- ment qu'un capital engagé dans une affaire de ce genre et intelligemment emn- ployé peut être doublé en trois ans, et que les frais annuels sont couverts par la vente des nouvillons.LE GENERAL BOULANGER SES ANCIENS PARTISANS ET À une réunion politique tenuæ au Café Riche, à Paris, au commencement de ce mois, M, Laguerre, député ct directeur de la Presse, a donné les explications suivantes, qui sont pleines d'intérêt.*\u201c Avant que M.Mermeix sorte d\u2019ici, dit-il, je tiens à dire quelques mots au nom du premier comité national, dont mon «ni Laur et moi nous sommes ici les seuls représentants ; je veux, moi aussi, vous dire ce que je sais touchant les Coulisses du boulangisme.\u201d Et M.Laguerre déclare qu'il s\u2019est toujours montré hostile à cette publication.Au moment où M.Mermeix lui confia son projet, à la fin de la dernière session, il a fait des efforts inutiles pour l\u2019en dissuader.©.\u2018 \u2018 Jai personuellemeut, ajoute-t-il, donné à M.Mermeix deux renseigne- nents qui auraient pu être écrits par moi et paraître dans mon journal et sous ma signature.L'un a trait à la nuit historique, l'autre aux intrigues qui se sont passées sous mes yeux lors de l\u2019élection de M.Caruot à la présidence dela République.\u2018+ Plus tard, j'ai appris de la bouche même de M, Mermeix qu\u2019il était instruit de nombreux secrets, tels, par exemple, que celui \u2018* de l\u2019argent.\u201d J'ai été fort surpris de le voir si bien informés ** J\u2019ignorais tout ce qui touchait cette question d'argent, 4 laquelle M.Mer- meix vient de donner une si large publicité, Ce n\u2019est pas lui qui me l\u2019a apprise, et je veux vous dire d'où j'en tiens les détails.** Je n\u2019étais pas sans soupçonner l'origine de cet argent ; je pensais bien, lors des élections du conseil général, l\u2019an dernier, que les caisses réactionnaires devaient fournir des subsides au général.Ce n'étaient que des soupçons.Cela devint une certitude le 13 novembre 1889.Ce jour-là, M.de Breteuil vint à moi, et, pendant trois heures, ne confia tous les détails de \u201c\u2018 l'argent boulangiste \u201d Je fus stupéfait en apprenant que Mme la duchesse d\u2019ÜUzès avait donné plus de trois millions.* Ne voulant pas garder ce secret pour moi seul, je demandai à M.de Breteuil la permisssion de le communiquer à mes collègues Laisant et Naquet.Il y consentit.Quelques jours plus tard, toujours avec sun autorisation, j'en informai MM.Dervulède et Le Hérissé, \u2018* Cc dernier m'a confiriné, du vive voix, lu part qu\u2019il avait prise à l\u2019entre- démarches du général.tien du général et de M.de Martimprey, pendant la nuit historique.\u201d co La confession prend des proportions inattendues ; M.Laguerre va parler de Pentrevue du comte de Paris et du général Boulanger, \u2014Taisez-vous ! lui crie-t-on, vous allez instruire M, Mermeix.\u2014l l\u2019est, répoudit M.Laguerre.Et il raconte comment, eu avril 1889, le général Boulanger sollicita une entrevue du comte de Paris ; comment cette entrevue eut lieu à Alexandra Hotel, en présence de la duchesse d\u2019Uzès, Il dit les engagements pris par M.Boulanger vis-à- vis du prétendant de retablir la royauté en France, *¢ Toutes ces choses, ajoute-t-il au milieu d'un silence de glace, je les ai ar- prises seulement le 12 mai dernier, il y a quatre mois, de la bouche de Madame la ducliesse d\u2019Uzès.Je les ai racontées sans tarder à MM.Laisant et Naquet, et aussi à M.Deroulède, \u2014 Vous me les avez dites aussi à moi, interrompt M.Pierre Richard.M.Laguerre continue : ** Donc, personne ne savait rien des Il a manqué de coufiance eavers des hommes qui lui li- vraieut leur bonheur et qui ne lui marchandaient pas leur dévouement,\u201d Revenu ensuite à l\u2019objet même de ia réunion, aux Coulisses du boulangisme, M, Laguerre déclare que le récit qu'elles font est exact daus ses grandes ligues, que M.Mermeix a puisé ses rensei- gnenients à des sources qui, tout en n'étant pas républicaines n\u2019en étaient pas moins sincères, et que l'auteur n\u2019a pas abusé des confidences qu\u2019on lui livrait,\u201d ** Mais, a ajouté M.Laguerre, je blame énergiquement la publication des Coulisses, Elle nous force à couvrir Boulanger plus qu\u2019il ne faudrait.D'autre part, il est préférable peut-être que ces mystères svient dévoilés aujourd\u2019hui plutôt que dans deux ou trois ans.\u201d Le Courrier: du Soir dit La commission du budget s'est livrée à une étude comparative pour rechercher quelle était pour l'Etat, la dépense moy- entue annuelle d\u2019un soidat d'infanterie en 1869, à la fin de l'empire, en 1878 et à la date d\u2019aujourd\u2019hui, ou plutôt au ler janvier lorsque le budget du prochain exercice sera entré en vigueur, Elle à constaté que cette dépense était de : 362 francs en 1869 446 .en 1878 394.en 1891 Aiusi un soldat d'infanterie, qui, en 1878, coûtait 446fr.ne coûtera eu 1891, que 394 fr.- soit à 22fr.près, le même prix qu\u2019en 1869.Moins de quatre vingts piastres y compris la solde, c\u2019est bon marché ! Les nôtres nous coûtent plus que cala.CHFMIN DE FER Québec, Nentmorensy ET CHARLEVOIX Le et après Dimanèhe, le 6 Juillet 1890, las trains circuleront comme snit : LA SEMAINE Laissent Hedleyville pour Ste.Anne a.7.35 A.M.ct 835 P.} Laissent Ste-Anne a.5.20 A.M.et 2,50 P.N LES DIMANCHES su Départ de\u2014 Hedleyville à 6.00 et 7.95 A.M., 1.50 ct 6.00 P.M, Ste - Anne à 5,55 A.M.12.00 midi et 4.00 P, M, Ponrlestaux spéciaux du fret et des-passa- gers, s'adresser au surintendant.G.S, CRESSMAN, W, R.RUSSELL, \u2018 ; Gérant, Surintendant.ant 22 mars 1890, Peinture! Peinture! 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Est-il bien vrai que tous les membres du cabinet ne savent pas ce qui s\u2019est passé, ou que leur confiance en les déclarations parlementaires de M.McGreevy les a rassurés ?Le Canadien s'engage à disparaître de l'arène s\u2019il ne prouve pas irréfutablement que.M, McGreevy a menti à la chambre des Communes, Il prendraitcomme juge p\u2019importe lequel des ministres ! Le secret Aes soumissions à été violé, le pays a été pillé,les entrepreneurs de bonne foi ont été Jes victimes d\u2019infâmes machinations, des pentaines de mille piastres ont été déro- Pes.Et la comission du Havre, qui n'a pas su découvrir ces fraudes gigantesques, reste absolument la même ! Que disons- \u2018nous ?Elle reçoit ses inspirations d\u2019hommes qui ont pris parb à ces tripotages, qui \u2018en ont bénéficié, qui les ont organisés.La comission \u2018n Havre est-clle frappée de cécité?L résolu à feruier les yeux à la lumière ?iuet de la Puissance est-il Le ministre de la justice, Sir John Thompson, est un honnête homme et un grand avocat.Que le gouvernement le délègue pour faire une enquête sur les accusations du Canadien.Sommes-nous sondamnés, dans cette région, à être taillés et volés à merci ?Faut-il que nous, les conservateurs, nous portions en silence la responsabilité et le poids des di- Japidations qui sont devenues aujour- d'hui publiques et qui durent depuis des années ?Pour sauver quelques personages qui ont prévariqué, forfait & leurs devoirs, & leurs serments, & 'honneur, va-t-on demander à tout uu parti de se perdre ?Non, les chefs conservateurs ne feront pas cela | Ils ont été induits dans la plus com.plèto des erreurs.Qu'ils ne persistent pas à y demeurer.Autrement, ils seraient solidaires des forfaits dont nous avons l\u2019indestructible preuve.Le Progrés du Saguenay a recueilll quelques renscignements sur l\u2019explora- Hon qui est actuellement faite sur la côte nord par des ingénieurs anglais et fran- rais à la lemande de la compagnie du chemin de fer du Labrador.Les ingé- piours poussent l'exploration avec la plus grande activité, ls ont déjà parcouru toute cette partie du pays jusqu\u2019à la Pointe-aux-Esquimaux, ct ils disent n\u2019avoir rencontré jusque là aucune difficulté sérieuse.lls suivent autant que possible le bord de la mer avec leur tracé.Les ingénieurs ont déclaré à plusieurs reprises que si leur rapport établit la pos- pibilité du projet, les travaux seront fommencés sans aucun délai et qu'en deux ou trois ans tout le chemin sera onstruit.La compagnie est très riche et £at disposée à faire tout eu son pouvoir pour la réalisation du projet, \u2018 > \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014r L'archerêchéet lecollège de St- Boniface h Manitoba, vont être éclairés à la lumière flectriquee L\u2019IVROGNERIE Il ne nous appartient pas de faire de leçon au clergé catholique de notre province sur les questions de dogme et celles du domaine purement religieux, mais nous nous permettrons en toute franchise de demander à l\u2019épiscopat si tout ce qui pouvait être fait contre l\u2019intempérance a été fait dans le passé, si aujourd\u2019hui l\u2019on tente d\u2019apporter les remèdes les plus efficaces qu\u2019une hiérarchie puissante comme celle du culte catholique peut appliquer.Il n\u2019y a pas à le nier, l\u2019ivrognerie fait d\u2019effroyables ravages.En certains temps et dans certaines régions, l\u2019on dirait, en vérité, que les trois quarts de la population ne songent qu\u2019à s\u2019enivrer, à sé dégrader, à se vendte.En tous temps et dans toutes les parties de la Province, on rencoutre des ivrognes et des hommes ivres en nombre de plus en plus alarmante L'Eglise Catholique en Angleterre s\u2019est résolument mise à l\u2019œuvre coutre ce fléau.Son Eminence le cardinal Manning et les évêques de la province ecclésiastique viennent de publier l'acte suivant : Résolutions de temperance à lire le Ier dimanche de chaque mois L\u2019attention des fidèles est attirée sur l'ordonnance et l\u2019invitation suivantes, qui doivent être lues à haute voix, en chaire, dans toutes les églises catholiques d\u2019Angleterre, le ler dimanche de chaque mois, par ordre du cardinal archevêque et des évêques de la province de Westminster : * Les habitudes si répandues d\u2019intempérance sont la cause d\u2019une multitude de aux qui afligent notre pays.Elles dé- gradeut et détruisent le corps et l\u2019âme d'innombrables chrétiens ; elles portent sans cesse devant le trône de Dieu des offenses contre sa divine majesté, lesquelles provoquent sa colère.** C\u2019est pourquoi le cardinal-archevê- que et les évêques d'Angleterre ont résolu d\u2019invitex tous les fidèles de leurs diocèses à s\u2018unir à eux, dans un effort sérieux et persévérant, pour arrêter le débordement de tant de maux et pour offrir à la majesté de Dieu outragée des réparations convenables.: ** En conséquence, tous ceux qui se trouvent ici présents sont invités à preu- dre une des résolutions suivantes, à leur- choix, à savoir : * 1.Offrir la messe et la bénédiction de ce jour pour l\u2019extirpatiou de l\u2019ivrogue- rie, pour la porsévérauce de ceux qui ont pris l'engagement et pour la propagation de {a vertu de tempérance.+9, Réciter uue fois par semaine le rosaire ou le chapelet aux mêmes intentions.\u201c38.Pratiquer habituellement quelque acte déterminé de mortification dans le boire, sous la direction et l\u2019approbation | coufesseur.*¢ 4, Ne jamais entrer dans les cabarets et autres débits pour y prendre des boissons enivrantes.\u20185, Ne jamais prendre de boisson enivrante eu dehors du temps des repas.** 6, S\u2019abstenir de toute boisson enivrante le vendreli et le samedi, en l\u2019hou- neur de ia Passion de Jésus et des Douleurs de Marie.\u201c7, S'abstenir complètement de liqueurs alcooliques, ; \u2018 8.Prendre l\u2019engagemeut de l\u2019abstinence totale pour wie années \u201c9, Prendre engagement de Pabsti- neuce totale pour la vies\u201d Ensuite.le prêtre pourra {dire les paroles suivatites, que le peuple répétera après lui, à haute voix ou dans le fonds du cœur : ** Je me propose fermement, avec le secours de Dieu, de tenir la résolution que j'ai prise,- pour son honneur et sa gluire,\u2014en réparation des péchés d\u2019intempérance et pour le salut des âmes, par Jésus-Christ Notre-Seigneur.Ainsi suit-il ! \u201d Les évêques ordouvent strictement aux recteurs de chaque église d'avoir soiu que, l\u2019is:struction ci-dessus soit lue au moins à l\u2019un des offices de paroisses, le premier dimanche de chaque mois, De plus, les élèves désirent que, dans chaque paroisse, les confréries et associa- tiour pieuses soient exhortées à prêter leur coucours à cette croisade contre l\u2019intempérance.Daus les localités où il n'existe pas en- corc de société d'abstinence totale, les évêques désirent qu\u2019un registre soit tenu pour y inscrire ceux qui, par dévotion ou par devoir de conscience, voudront prendre l'engagement de l\u2019abstinence et s\u2019enrôler dans les sociétés de tempérance qui seront établies canoniquement dans le diocèse.Icclergé devra fréquemment, soit en chaire, soit au cunfessionual, insister sur la tempérance ct sur le renoncement à soi-même «lang l'usage dos boissons enivrantes.Cette feuille doit être conservée en chaire ou daus une autre place convenable et on évilence, de façon quelle puisse être lue les jours proscrits LA YOCATION DE BOISSEAU Fils {Tribunaux Comigues.) Les préveuus traduits en police correctionnelle présentent souvent des moyens de défense qui stupéfieut littéralement ; mais il y a que, les gamins de Paris, renvoyés devaut le Tribunal à l\u2019occasion de menus délits qu\u2019ils 1e peuvent nier matériellement, pour trouver de ces atténuations qui auraient désopilé le poète grec Philémon, lequel mourut de rire en voyant un âne manger des figues ; il est vrai qu\u2019il avait quatre-vingt-dix-sept ans (pas l\u2019âne, bien endendu).Voici sur ie bané, un des gamins en question ; il se nome Boisseau et a onze ans.M, le Président.-\u2014 Vous n'avez jamais été condamné ?Le prévenu.- Non m'\u2019sieu, pas encore.M.le président.\u2014Ah ! pas encore; mais avez-vous été poursuivi ?Boisseau.\u2014 Oui, m\u2019sieu : j'étais tout petit ; il y à une vache qui a couru après moi.(Rives).M, le président.\u2014Je vous demande si les agents vous ont mené quelquefois chez le commissaire de police ?Boiseau.\u2014La fois du couteauseulement w\u2019sieu.M.le président,-\u2014 Oui, un couteau de 13 sous, que vous avez volé à l\u2019étalage d\u2019un bazar.Recunuuisez-vous le fait ?Boisseau.-M\u2019sieu,c'était pas pour moi c'était pour Taupineau.M.le président, \u2014Qu\u2019est-ce que c\u2019est que Taupineau ?Boisseau.\u2014M\u2019sieu, c\u2019est un camarade ; dout nous regardions le bazar ensemble, alors qu\u2019il me dit : \u2018\u201c* Ok ! je voudrais bien un beau couteau comme ça.\u201d Alors moi j'en ai eu un.M.le président.-\u2014Et vous l'avez pris à l\u2019étalage.Boisseau.\u2014M\u2019sieu, il était.presque tombé.( Hire général).Presque tumbé ! l\u2019âge mc ne trouverait pas cela.; Le père Buisseau est cité comine civilement responsable de M \u201cson fils.ll arrive à la barre et s\u2019y cramponne en homme qui ne compte pas trop sur Ja solidité de ses jambes M, le président.-Vous ne surveitlez douc pas votre fils ?- Le père.\u2014 Pas le surveiller ?.moi !.Je lui fiehe une pile tous les jours, (4 son fils :)\" Tu verras ça en rendrant à la maison.M.lo président.\u201411 ne s'agit pas de {frapper votre enfant, mais de lui donner de bons conseils et surtout de bons exemples, de metileurs qu\u2019en ce monient, Le père.\u2014 Moi !.qu\u2019est-ce que je fais ?M, le président.\u2014 Vous êtes ivre.Le père.\u2014J\u2019ai bu une jouruée avec un marchand de vin, dont je lui avait donné mon garçon comme Apprenti, l\u2019ayant déjà placé chez cinq ou six marchands de vin ; il n\u2019y reste pas.M.le président, \u2014 Vous ne paraissez y rester, vous ; c\u2019est en cela, en effet, que vous lui donnez l\u2019exempie.Avez-vous d\u2019autres enfants ?Le père.J'en ai dix, M.le président, \u2014 Dix ?Le père.\u2014 Dix, ma femme et moi.(Rires).M.le président.\u2014 Enfin, réclamez-vous votre fils ?- Le père, à son fs.\u2014Veux-tu appreu- dre un état, à la fin des fins ?Buisseau.-Oui, p'pa : mais pas garçon marchand de vin, M, le président.\u2014Cet enfant a raison ; il y en a déjà trop, de marchand de vin, Le père.\u2014 Je ne peux pourtant pas le mettre en apprentissage chez un ministre, Boisseau.\u2014 Il y a Taupineau que son père a un état que je veux bien l\u2019apprendre.Le pere.\u2014Qu\u2019est-ce qu'il est ?Boisseau.\u2014 Il est logeur, (Rires dans l'auditoire.) Le père.\u2014 Apprenti logeur ! 1! est à tuer.Le Tribunal, jugeant que le prévenu a agi sans discernement, ordonne qu'il sera reudu à son père qui le réclame.Le père Buisseau (sortaut).\u2014Qu\u2019est-ce que je vas en faire, de ce chameau-là ?\u2019 a Brulée vive Un malheureux accident est arrivé samedi à Sainte-Marie de la Beauce.Une jeune fille, Mlle Armand, qui passait prés d\u2019un poële, requb sur sa robe une étincelle des fourneaux.À ussitôt sa robe prit feu.M.Armand, et unu sœur de ls victime se précipitèrent à son secours, mais il était trop tard pour préveuir les brûlures Le Dr Fortier fut mandé en toute hate.Bien que Mlle Armand souffre atrocement, le docteur ne désespere pas de sa guérison.Souvent on danger Leos vies d\u2019enfans sont souvent en danger par de soudaines atiaques du choléra, choléra morbus, diarrhée, dyssenterie et maladie des enirailles.Uno précaution certaine ct raisonnable est d\u2019avoir toujours en mains l\u2019Extrait de Fraisier sau- vago du Dr Fowler, LA SAISON DES HTITRES La saison des huîtres s\u2019est ouverte au Canada le 15 septembre, Chez nos voisins les américains, elle est ouverte depuis le ler, Cette ouverture est toujours un gros événement à Baltimore et New-York est la ville des États-Unis où il se consomme le plus d\u2019huîtres.I] y à des hôtels et des restaurents qui en achètent pour $6,000 et plus par mois et ce connmerce fait vivre environ 20,000 personnes daus la ville, Mais c\u2019est à Baltimore que se trouve le plus important marché d\u2019huîtres des Etats-Unis.Aussi, y a-t-il un Oyster Exchange, ou Bourse aux huîtres.A Baltimore, l\u2019ouverture de la saison des huitres est aussi curiense qu'intéressante, Tous les bateaux servant à la pô- che des huitres ont quitté le port samedi soir le 30 août ct la pêche s\u2019est ouverte le lundi matin du ler septembre au lever du jour.De nombreux remorqueurs se rendent vers les principaux bancs, et sitôt qu\u2019un bateau a son chargement d\u2019huitres, il est conduit à Baltimore.Alors commence, comme les aunées précédentes, uue course folle dans la baie de Chesapeake, chaque bateau cherchant à arriver le premier.Les arrivages commencent dans l\u2019après- midi et l\u2019on estime qu\u2019il a été débarqué avant minuit, le ler septembre, 40,000 boisseaux d\u2019huitres, représentant une somme de $25,000.Les baucs d\u2019huîtres qui se trouvent dans la baie de Chesapeake et à l'embouchure des rivières qui s'y jettent, ont une étendue de 123,520 acres.Ils produisent six millions de hois- seaux d\u2019hitres en moyenne par saison, et ils fournissent de l\u2019occupation à 50,000 personnes.Dramatique cérémonie de mariage Père qui vent tues son fils New-York, 19\u2014Hier, pendant que se célébrait à l\u2019église catholique de Jersey City, le mariage du jeune Cassell avec Miss Mary Deely, le père du marié, qui s\u2019étuit glissé furtivement dans le saint édifice, et qui paraissait en proie à une grande surexcitation, s\u2019est élancé vers son fils et puintant rapidement son pistolet, à fait feu.Heureusement, la balle est allée se loger dans le mur, sans atteindre personne.Heury Cassels s'apprétait à tirer un second coup, quand le Rév.Père Shee- han, qui officiait, lui a saisi le bras et a été assez heureux, après quelques moments d\u2019une violente lutte pour le désarmer.Grande a été l'émotion dans la foule des personnes présentes, comme bien on pense, Quant à la mariée, elle s'était évanouie.Le père a profité de la confusion générale pour s\u2019esquiver, et à minuit, on ne l'avait pus arrêté encore.La cause de su colère est, dit-on, son antipathie pour Miss Deely, dont il ne veut pas pour bru.Après les belles-méres querelleuses, voici les beaux-pères violents qui entrent en scène \u2014 - ff rs Les chiens policiers La police anglaise, jadis si fière de son Organisation, est obligée de confesser son impuissance depuis qu\u2019elle n\u2019a pas réussi à découvrir les ussassins des femmes éventrées dans le quartier de White-Cha- pel, à Londres.Le Aussi songe-t-elle à recourir à l'odorat des chiens, ce qui n\u2019est pas d'ailleurs une idée nouvelle, car personne n\u2019ignore quaux Etats-Unis, avant l'abolition de l\u2019esclavage, les propriétaires du Sud faisaient classer par lours moutes les esclaves fugitifs.La race de chiens employée pour cet usage cst celle des limiers normands; elle descend des chiens de chasse venus de Normandie avec les compagnons de Guil- laume-le-Conquérant, qui suivaient à la piste un ennemi blessé et qui savaient découvrir la retraite d'un proscrit caché dans les marais.De nos jours on ne s'en sert plus beaucoup pour la chasse ; toujours, dans les campagnes, on les emploie contre les voleurs de bestiaux.Un journal anglais a raconté en ces termes les tours de force d'un chien, nommé Gamester, qui vivait au commencement de notre siècle : * Un individu avait volé un mouton ans une des fermes de M.Selbd Lown- des.Averti de ce larcin, le propriétaire dmit son limier a la recherche du coupa ule.L'homme était allé se cacher sous .N vieux hangar situé à une très grande istance de son domicile et il s'était lit- éralement enseve!i sous un taside fumier mais le chien qui l\u2019avait suivi à la piste découvrit le voleur et l\u2019obligea de se montrer.M.Lowudes avait rencontré, dans les environs de son château, Gamester attelé à une petite charrette de colporteur ** Frappé de la superbe prestance de l\u2019animal, il! voulut l'acheter, Le marchand loi demanda 10 livres sterling, c'est-at dire 250 franca, eb l'affaire fub aunaitô- conclue, Quelques jours plus tard, ut amateur de sport offrait 2,500 francs dt méme chien, mais M.Lowndes n\u2019aurail conseuti a le vendre & aucun prix.\u201d Ce qu\u2019il y a de plus remarquable dans ce fait, c'est que le chien ne connaissaïl pas l'homme qu'il traçait et n'avait jw tnuis seuti son odeur.Le roi du Portugal On écrit du Lisbonne que depuis plu sieurs mois déja, on parle du pauvre étaf de santé du roi du Portugal, Dom Car los a eu, dans son enfance, plusieurs maladies dangereuses qui ne sont pas restéet sans eflut sur sa constitution, Malgré sa corpulence, sa bonue mine, le roi soufire depuis longtemps d'insomnie et de nervosité qui le mettent parfoisjdans un etal d\u2019ivritation.Il ne participe pas volons tiers à des cérémonies officielles, et sg femme, la reine Amélie, à toujours beaus coup du peine à le faivo assister aux fêtes et à le faire voir au peuple et à Var mée.Pendant les dérnières manœuvres, dom Carlos était déjà si souffrant que la reine dut le remplacer pour passer la revue det troupes ; elle monta à cheval et entuurée des dames de la cour, fit défiler les troupes devant elle, Quelques jours après, le roi se/sentil mieux et prit part à une partie de chasse, et c\u2019est là qu\u2019il fut atteint d\u2019une tièvre maligne.Son état devint bientôt si gras ve que l\u2019on dû suspendre les séances ordinaires du conseil des ministres, On croit que, dans ces circonstance l'influence de la reine Amélie ne fera que s\u2019accroître, d'autant plus que le prince royal est encure un enfant de trois ans, Les Batenux-Parisiens Quelques détails sur les bateaux-omni bus qui circulent sur la Seine, 4 Paris { La société des Dateaux-Parisient compte 105 petits vapeurs, pour lesquelg elle verse à la ville plus de 500,000 franeg par an, comme droits de circulation, d\u2019oge troi, etc.Sur chacun d'eux se trouve une équipe de cinq hommies, pour la plupart recrutés le long du Rhône, de la Saône et de la Loire.Cette équipe se décompose de la manière suivante © +H nas rinier, un chauffeur, un méca n receveur, un pilote qui tient lu « Led deux derniérs, coiffés d'une casquuit ga: lonnée ou portant une ancre dorée au col de leur\u201dhabit.Les bateaux parisiens franchisseut ex une heure 20 minutes les 15 kiloniètret qui sépareut Charenton de Point-du-Jour, En général, on estime de S00 a 1,000 l« nombre des personnes qui, chaque jour, prennent passage sur chaque bateau.Le nombre des stations est de 22, * Pendant toute la durée de l\u2019expusition, les bateaux affectés spécialement au ser: vice du Champ de Mars ont trausport 12,527,125 personnes on 185 jours On à eu à enregistrer pour l'anuée entière qui vient de s\u2019écouler, un mouvement général de 32,885,104 voyageurs, tandig que la moyenne normale, en temps ordinaire, n'est que d'une vingtaine de mil lions.es 9-.-\u2014 La nouvelle femme grasse Le petit village de Cokeville,situé dang les environs de Pittaburz (Pennsylvanie) s\u2019énorgueillit de compter parmi ses habi- tanta une jeune fille, qui, pour son age, passe pour la plus grasse et la plus forte des Ftats-Unis, Voici le signalement dç cette nouvelle curiosité humaine tel que le donne une dépéche de.Pittsburg.* Nom, Della Beck ; âge, 16 ans | poids, 450 livres ; ceinture, 61 pouces de circonférence ; buste, 34 pouces ; tour de cou, 22 pouces ; tour du bras, 31 pouces { hauteur, 5 pieds 4 pouces ; pieds, d\u2019un grosseur à faire crever de jalousie les pl jolies filles de Chicago ! \u201d Fille d\u2019un mineur, Della Beck est trèc intelligente, assez jolie, malgré sa mons« truosité, et d'une exccilente santé.Lors qu\u2019elle est née elle était d\u2019un poidt moyen ; mais, à l\u2019âge de cinq ans, elle peasit déjà 140 livres.Depuis quelque temps son poids s'accroît régulière:ment d\u2019une livre par mois Ona dû lui faire fabriquer un lit et un fauteuil spéciaux, Son rave serait de se faire exhiber dang quelque musée vt des offres brillants lui ont déjà été faites à cet égard ; mais ses parents s\u2019y opposent de la façon la plus absolue, et, avec son poids, il ne lui est pas facile de sc faire eulever.- Accident a Lennoxville Un pénible accident est arrivé i Lene noxville, dernièrement.Un jeune homme nommé Fogarty, de cette ville, avec son épouse et sa sœur, ainsi qu\u2019un potit enfant, faisaient une promenado dang une voiture double.Les chevaux ayagk pris peur, allèrent s'abattre sur ux poteau de télégraphe, à l\u2019entrée du villa-< ge.Le choc fut tellement violent que l\u2019é« norme pièce fut dérangéo de quatre pour ces de sa base.La voiture fut bri-ée ot les gecupants lancés par terre.Les deu dames n'ont pas beaueonp de mal, ma M.Fugarty a eu la mâchoire et les den casséos, un œil enfoncé, etc L'enfant n°2 éprouvé aucun mal.= pa Rs co Tels HW to {Gal ; Lee a \"4-4 viel uy Boni Hat J \"an, | eur de Tania ably ly lig Lara iv A bey th Beurre i [i] (i ten 4 \"Wty Mpix 10 ay Hl pp ing a Ps vole 6 yd | UN age fy 3 ti l'an tes, do Wh iy AIP tel in tue tf ha de thay Uné Bey fits gry BES oh , Neg fen de pring TA hs 315 à Paris! Parking theme 000 ran fon, dog SR , pth jie, hi joel hired qu-Jouts 1,600 qe ny oil 6 rth tal 4 pt i, Ind fi i jolt Gé , li pps de wie sé sin ith tt Jb i 4 hi 3 # qi y dl Hi \u2014Oui vraiment.- noble famille, LA PETITE SŒUR Smee am lM.Guillaume Breslier se recueillit pendant un instant, puis il commença en | ses termes : | \u2014Vous n\u2019ignorez pas, monsieur le | marquis, quel est l\u2019objet de notre asso- | sation.Elle a pour but, laissez-tmoi | vous le rappeler, de permettre que vous ! répariez, à bref délai, les brèches faites à votre fortune, sans qu\u2019il m\u2019en coûte rien | moi votre créancier, qui veux me payer de tout ce que vous me devez, si c\u2019est ossible, et réaliser même des bénéfices, | Vous, vous souhaitez de vous enrichir.| Voilà bien l\u2019objet de notre association.C'est cela même ! dit André, qui voulait à tout prix gagner, par sa docilité | la confiance de M.Guillaume, :_ \u2014Les moyens qui peuvent nous conduire à ce résultat sont nombreux.Iy a d\u2019abord certaines opérations que vous devrez chercher à faire surgir dans votre monde et que vous conduirez sous ma direction.1ly a ensuite votre mariage.i vous trouvez, en même temps qu\u2019une | grosse dot, la possibilité de vous l\u2019approprier.1; , \u2014N\u2019insistons pas, monsieur : j'ai compris et nous sommes d\u2019accord.i \u2014(\u2019est que cette dot, mon jeune marquis je crois que je puis vous l'offrir.[; \u2014Une dot ! vous pouvez me l\u2019offrir, monsieur ! Est-ce possible ?Ecoutez plutôt, Je vous ai parlé d\u2019une chanteuse que je pro- tége et qui occupait en votre absence vos appartements ?; \u2014 Vous m\u2019on avez parlé, monsieur.| \u2014Ceite jeune fille appartient à une Eile est créole, belle comme le jour, et ne s\u2019est jetée dans la carrière théâtrale que par suite d\u2019une cas- tastropho dont son père, un vieux gentil- hamine qui habite l\u2019île Bourbon, a été victime.Un procès, monsieur le marquis, oui, un procès est venu fondre sur cette famille, heureuse jusque-là, et Ya plongée dans la misère.Mademoiselle Florence d\u2019Alvary.| \u2014C'est le nom de cette noble fille ?| \u2014C'\u2019estson nom, Mademoiselle Flo- renee d'Alvary n\u2019a pas hésitéen présence du malheur qui frappait sa admirable voix.N'est-ce pas que c\u2019est touchant ?| \u2014Oh ! très touchant, monsieur, | \u2014 Elle m\u2019est arrivée ici; son pere, mon | vieil ami le comte d\u2019Alvary, me l\u2019a re- commaudée, eb vous comprenez maintenant pourquoi je l'avais intallée chez vous.Elle est si intéressante.C'est le désir de venir en aide dans'sa famille qui Ya fait monter sur les planches d'in café- concert, en attendant que les portes de l'Opéra s'ouvrent devant elle.«Qnoi qu\u2019il en suit, tandis que son dévouement filial était en train de faire d\u2019ellé une grande artiste, le ciel semblait vouloir lui préparer une récompense éslasante.Le procès intenté à son père prenait tout à coup une physionomie inattendua.Perdu en pre- mitre instance, il parait devoir être gagné en appel, et une lettre de mon noble ami d\u2019Alvary, reçue ce matin, ne laisse aucun douf à cet égard.Or, le gain de te procès, monsieur, fait de Mademoiselle Florence d\u2019Alvary une héritière de deux millions, et elle est fille uuique, Comprenez-vous ?En écoutant ce récit, dans lequel il pressentait une pact de mensonge égale à la part de vérité ct quelque odieuse infamie, André sentait son cœur battre et son sang lui monter aux joues, Mais il ne broncha pas.Il se leva, mit les mains dans ses poches et répondit kvec flegme : \u2014 Vous voulez me proposer d\u2019épouser la petite.Si elle est honnête et jolie, je veux bien, Le plaisir que fit cette réponse à M, Guillaume accentua l'expression satisfaite de sa physionomie.Il ne l\u2019espérait pas Aussi décisive, Le matin de ce jour, une lettre de Joseph Alvary lui était parvenue.Elle manifestait quant au résultat du procès, une espérance sérieuse, ll avait Alors conçu le projet de préparé un ma riage entre Florence et André ct d\u2019assurer ainsi au jeune marquis une dot sur la- guelle il comptait bien prélever un bénéfice.Pour faire agréer sa proposition, il avait coloré son recitet transformé en Vieux gentilhomme son ancien camarade, en se promettant de n\u2019avouer cette puperclierie que lorsque André aurait pris envers Florence des engagements irrévo- \u2018gables.Néanmoins, il no s'attendait pus bh réussir aussi facilement et la réponse André lui causa la plus vive joie.~ Oui, je nc dis pas non, reprit le marquis ; mais la jeune personne est-elle honnête, est-elle jolie ?\u2014Vous en jugerez, mon jeune ami, Je 16 vous demande pas de vous engager à Javeuglette.\u2014 Mais, j'y songe, monsieur, reprit An- ré ; nous raisonnons dans l\u2019hypothèse u procès gagné.Cependant s\u2019il était per- lu, ai Madernoiselle Florence restait sans \u20141} ne faudrait pas épouser alors.\u2014 Mais si je l\u2019aimais déjà ; vous dites W'elic est jolie.\u2014©Oh ! monsiear le marquis, je vous tiens pour un homme sérieux, incapable de céder à un caprice ou à une fantaisie, incapable surtout d\u2019accoupler votre nom de gentilhomme au nom d\u2019une chanteuse, quoique cepeudant une prima dona puisse être encore un parti fort brillant, \u2014C\u2019est ce que me disais.\u2014I! faudrait voig, apprécier les circonstances.Pour le moment, votre conduite est toute tracée.Vous devez essayer de plaire, vous fuire aimer sans vous livrer, et agir de telle sorte que si les mil- Hons arrivent, la petite soit engagée envers vous, mais que s'ils n'arrivent pas vous ne soyez pass engagé envers cile.L'opération est difficile, j'en conviens ; mois elle n\u2019est pas au-dessus de votre habileté.\u2014Décidément, je vaux mieux aujour- d\u2019hui qu\u2019autrefvis, pensa André, qui feignit de méditer les paroles de son interlocuteur.Fly a trois ans j'aurais peut- être ouvert l'oreille aux couseils de ce coquin : aujourd\u2019hui, je suis teuté de le faire passer par la fenêtre.Il regardait cette fenêtre et M.Bres- lier tour à tour ; mais il renonça à tout projet violent.Il devait suivre jusqu\u2019au.bout la voie daus laquelle il s'était engagé.\u2014Quand verrai-je cutte jeune personne ?demanda-t-il \u2014Tout a l\u2019beure ; nous déjeunons avec elle.\u2014 Vous l\u2019avez invitée ! \u2014C'est elle au contraire qui nous invite ct qui ma prié de vous présenter.\u2014Je ne sais si je dois accepter.\u2014-Vous l'humilieriez en refusant.Elle entend s\u2019excuser auprès de vous d\u2019avoir osé occuper votre appartement.Allons, monsieur le marquis, un peu de bonne volonté.Deux millions, songez-y.\u2014Je vous obéirai, monsieur.\u2014Les chiffres onu toujours leur éloquence, se dit M, Guillaume, dupe en ce moment de la satisfaction apparente d\u2019André.\u2014Mademoiselle Frorence habite au- dessus de vous, Nous n\u2019avons qu\u2019à monter chez elle, \u2014Ëlle est installée dans cette maison ?\u2014Je lui ai accordé le droit d\u2019uceuper un appartement qui était vacant.H faut que vous sachiez, mon jeune ami, que cet immeuble m\u2019appartient, \u2014Ah! vous w'en direz ! fit André, pour qui cette révélation fut un coup de lumière, et qui comprit mieux les causes de su ruine, en apprenant qu\u2019il avait eu, sans le savoir, M.Breslier pour proprié taire.Ils quittèrent l'appartement d André et monterent i étage au-dessus, où ils furent introduits dans un petit salou.Assise devant un piano, un recueil de compositions musicales sous les yeux, Mademoiselle Florence les attendait en travaillant, Elle était vêtue d\u2019un peignoir blanc, ses beaux cheveux répandus sur les épaules, toute charmaute avec ses yeux candides, son air ingénu qui impressionnai rent vivement André.Jamais il n'avait vu créature plus Ééline, plus prenante, et pour parler net, plus brutalement séduisante.Elle le remercia en fort bons termes de l'hospitalité qu\u2019elle avait reçue chez lui et fit avec esprit les honneurs d\u2019un fin déjeuner, àla composition duquel M, Guillaume Breslier n\u2019était pas étranger.Elle parla de son art, de ses espérances, de ses projets d'avenir et ne fit aucune allusion aux millions attendus ot aunoncés par M.Guillaume.Enfin, elle se mit au piano et chanta de sa jolie voix plusieurs morceaux de son réportoire.Ses actions comme ses paroles respiraient une simplicité si grande, un naturel si parfait, qu\u2019André resta convaincu qu\u2019elle ignorait les plans conçus par son créan cier, aussi bien que les confidences que lui-même avait reçues.Quant à Breslier, il la regardait à tout instant ct ses yeux interrogeaiert André, comme s\u2019il'eût dit : \u2014 N'est-ce pas qu\u2019elle est charmante ?Il fallut enfin se séparer.-\u2014\u2014Mon voisin, dit Me Florence, tandis qu\u2019\u2018André prenait congé d'elle, j'espère que vous daignerez monter chez moi quelquefois.Je n\u2019ose vous prier de venir m\u2019entendre sur leg horribles planches où le malheur m\u2019a conduite, -\u2014Je tenterai de vous plaire ici, et J'irai vous admirer là-bas, répondit galata- ment André, Les joues de Mile Florence se colore- rent d\u2019un vif incarnat, bien qu\u2019elle n\u2019attachât aucune importagce à cette banale fiatterie, Elle était seulement émue en songeant qu\u2019elle aurait un auditeur tel que le marquis de la Breslaye.\u2014N'avais-je pas raison, nion jeune ami 2 demanda M.Guillaume à André, lorsqu'ils furent dehors.N'est-ce pas que cette aimablo enfant est Lelle ot touchante, et que si elle à sa dot, ça fera une fière marquise ?, \u2014Je suis de cet avis ! répondit André, en quittant son associé pour aller voir Sidonie.À près les scènes qui s'étaient déroulées durant cette journée, il avait besoin de se retrempor duns l\u2019inaltérable et sereine affection de sa petite sœur, Quant il eut vu partir André, M.Guil- lauine remon'a chez Florence tout joyeux et se frottant les mains, - LE CULTIVATEUR Il tenait une affaire, une affaire bril- i lante, lucrative qui devait, si elle se réalisait, lui assurer, avec la libramesssession du bien d\u2019André de \u2018a Breslaye, et à défaut, avec le paiement intégral des sommes qu\u2019il lui réclamait, un honnête bénéfice sur la dot de Florence, \u2014Que pensez vous de mon jeune ami, ma chère enfant ?demanda-t-il à la chanteuse.Comment le trouvez vous, Elle le regarda tranquillement, sans deviner les arrière-pensées qui se cachaient sous cette question, et répondit : \u2014Îl m'a paru doux, bon, bien élevé, et j'aurai beaucoup de plaisir à le revoir.\u2014 Oh ! vous le reverrez ! Il reviendra, car vous l'avez charmé.11 mit dans ces parvles.un aecent convaincu qui aurait ouvert les yeux d\u2019une jeune fille moins naïve, moins ignorante que Florence et plus disposée qu\u2019elle à tirer parti des sentiments que sa jeunesse sa grâce et sa beauté pouvaient inspirer à un jeune homme facile à de telles -séduc- tions, - Le langage de M, Guillaume, tout rempli de réticences, conteuait uu conseil qu\u2019elle ne devina pas.Mais, ce conseil, la petitg créole ne pouvait le comprendre.Sun cœur n\u2019était pas plus prêt que son esprit pour un tel rôle, Elle n\u2019avait rien d'une courtisane.Elle ne savait ni calculer, ni conspirer Elle ne connaissait pas l\u2019art de dresser, par des combinaisons savantes, des pié- ges aux crédules, Après la scène que nous venons de raconter, André avait fui, Il était las de la comédie qu'il jouait.Son rôle lui pesait, Sourire quand le cœur saigne , faire fôte a l'homme qu\u2019on méprise ; imposer silence à la conscience révoltée, c\u2019est là une tâche qu\u2019il n\u2019est pas donné à tous d'accomplir.Elle était au-dessus des forces d'André.C\u2019est pour ce motif qu\u2019ils\u2019était éloigné sans que son cœur fût touché par la grâce de Florence, sans avoir même essayé de se prêter aux projets de M.Guillaume, saus avoir vouluregarder en face les perspectives dorées que le tentateur avait fait luire à ses yeux.Il voulait d\u2019abord courir chez Sidonie, puiser des forces dans un regard de ses beaux yeux qui troublaient son âme, se retvemper auprès de.cette pensée virile et saine qui paraissait inaccessible aux tentations vulgaires et ne cherchait son inspiration que dans le sentiment du devoir, Mais il renonça bientôt à cette visite et il voulut se recueillir avant{d'aller{trouver son amie.I se rendit dans la rue des Postes, feignit, pour expliquer son arrivée soudaine de revenir d\u2019un court voyage et s\u2019euferma dans la petite chambre qu'il n'avait louée qu\u2019afin d'y chercher le repos li était trois heures Le soleil, lourd et chaud au dehors, f'entrait dans cetté retraite qu\u2019en traversant le feuillage des marronniers, dont les branches se heurtait \u2018aux croisées en-étei-4 gnant Péclat de ses rayons.Le silence était profond ; les yeux, en regardant au dehors, se reposaienb sur une pelouse verte, assombrie par l\u2019ombre des maisons qui enserraient le jardin de toutes parts.La petite chambre, un peu obscure et paisible,engagenit à la méditation.Dans cette paix André oublia le monde pourne penser qu\u2019à Sidonie, Déjà le remords troublait sa couscience, I se trouvait réprébensible d'avoir formé des projets dont l'exécution, même entrevue à travers des difficultés auxquelles il se reprochait de n'avoir pas suffisamment réfléchi, coûtait à son houneur.Il avait associé sa viea celle de M.Guillaume Bresiier.Dans quel but ?Dans le but de soustraire à l\u2019odieux personnage les preuves accablantes d'une faute passée, grâce à laquelle celui-ci Je meuagçait et se défendait, Or, cette soustraction ne pouvait s\u2019effectuer que par des moyens dont l'emploi répugnait à la délicatesse d'André, Briser une serrure après avoir espionné, forcer un tiroir après s'être introduit parlaruse dans l\u2019intimité de M.Guillaume voler les pièces compromettantes, telle était la tâche qu\u2019André s\u2019élait imposée, C\u2019est pour l\u2019exécuter qu\u2019il avait consenti à ouvrir l'oreille aux propositions de son créancier.A cette heure, aux ubstacleg qui compromettuient le succès de son entreprise, venaient se joindre les serupules de sa conscience.Quelle que fût la légitimité du but, il doutait de la probité de l'exéeution.Il restait elfrayé do ses projets, Même quand il s\u2019agit d\u2019user de représailles an- vers un voleur, un honnête homme hésite à commettre un vol, Ces réflexions, dira-t-on peut-être, André avait bien tardé à les faire.Rien de plus humain que sa conduite cependant, I n\u2019en comprenait la caractère odieux qu\u2019au moment où lui apparaissait la honte des compromissions cousenties par lui, sous des influences plus promptes que raisounées \u2014ll faut renoncer à ces plans miséra- exécuter, ton salut est asssuré répondait Pintérêt, Ne possédant plus aucune pièces à l\u2019aide (desquelles il menace, Breslier sera désarmé et obligé de rendre gorge.Que faut-il pour réussir ?Un peu d\u2019audace et de fermeté.rien de plus, Ces pensées se pressaient dans l\u2019esprit d\u2019André, le tiraillaient dans tous les sens.Il était assis devant une table sur laquelle ses coudes restaient appuyés, le front dans les mains, cherchant à s'orienter au milieu de ce dédale et à trouver le droit chemin.\u2014Si je consultais Sidonie ! se dit-il tout à coup.I1 écarta cette inspiration, Pour consulter Sidonie, il aurait fallu d\u2019abord lui avouer qu'il avait mentiet rougir à ses yeux.ll ne voulait pas faire l\u2019aveu de son mensonge.Tandis qu'il méditait ainsi, on frappa h la porte de la chambre.Surpris, il s\u2019'empressa cependant d'\u2019aller ouvrir ; il resta stupéfait, C'était Sidonie.Courbelou l\u2019accompa- gnaît.\u2014 Vous ici ! s\u2019écria-t-il, \u2014Oui, c\u2019est moi ; ou plutôt c\u2019est nous.Notre présence vous étonne-t-elle ?\u2014dJe ne vous attendais pas.Elle s\u2019assit, regardant timidement autour de soi.Pourquoi venait-elle, de la sorte, à Vimproviste ?Est-ce un vulgaire accès de curiosité qui l\u2019amenait ?Est-ce au contraire, quelque grave affaire ?- Il y eut un assez long silence, comme s'ils eussent été troublés et embarrassés, en se trouvant eu face l\u2019un et l\u2019autre dans ce logement de garçon.Sidonie se leva, s\u2019avariça vers la croisée, contempla le jardin ; elle fit ensuite le tour de la chambre regardant les meubles, les estampes accrochées aux murs dans de modestes cadres de bois doré.Puis, elle dit : \u2014C'est frais et calme.Après ces paroles, elle alla de nouveau s'asseoir.\u2014 Puisque ma visite vous surprend, reprit-elle, il faut que je vous l'explique.Je suis sortie, il y à une heure, avec mon père Courbelot, afin d\u2019aller porter chez une pauvre femme qui est un grand danger des linges confectionnés de mes mains.Après les avoir remis entre celles de la mère, j'ai voulu rentrer.Mais en passant devant cette rue, je me suis rappelé que vous y aviez votre domicile.Le désir m'est venu de voir votre porte, Après l'avoir vue, j'ai ou l'idée de demander si vous étiez chez vous, Je ne comptais pas vous rencuntrer.\u2014Je viens de rentrer, répondit André, et je bénis le ciel de mon retour, puisqu'il m'a permis d\u2019être la pour vous recevoir, \u2014C'est une fête pour moi.\u2014Je voudrais pouvoir en dire autant.Malheureusement, j'ai au cœur un gros chagrin, \u2014Vous, ma chère Sidonie ! répondit André : vous un gros chagrin, Sidonïe ne répondit pas sur-le-champs Elle regardait André avec at£endrisse- ment, toujours assise, et offrant inconsciemment à ses yeux ses beaux traits, sé duisants et fins, dont la gravité naturelle était augmentée par la couleur noire des vêtements qu'elle portaits Pnis elle continua : Je suis triste parce que mes petites sœurs des pauvres subissent en ce moment des cruelles ennuis.\u2014Ces saintes femmes ! des ennuis ! s\u2019écria André.\u2014 Dans l\u2019accomplissement de leur sainte mission, elles écoutent plus leur zèle qu\u2019elles ne consultent leurs forces.Les -uisères qui les sollicitent sont nombreuses, et leur ardente charité veut les soulager toutes.C\u2019est ainsi qu\u2019elles se sont chargées peu à peu d\u2019un lourd fardeau.Leur établissement compte aujourd\u2019hui cent pensionnaires, et les aumônes, au lieu de s\u2019accroître, diminuent.Elles en sont à se demander chaque matin à l\u2019aide de quelles ressources elles feront face aux nécessités qui s'imposent.Bien qu\u2019elles aient suffi jusqu'à ce jour à toutes les exigenees, je devine bien qu\u2019elles ont conçu des inquiétudes mal dissimulées par leur héroïque sourire et leur confiance en Dieu, Voili ce qui m\u2019attriste.Avant hier, si je n\u2019étais intervenue, les vicillards n\u2019auraient pas soupé.De telles privations ! est-ce possible ?demanda André, que gagnait l'émotion.\u2014Mes chères sœurs ont consenti à accepter ma bourse, mais en déclarant que c\u2019était pour la dernière fois, parce que ina position, disent elles, ne justifie pas de tels sacrifices, Je crains que si l\u2019on ne vient pas à leur aide, elle ne puissent poursuivre l\u2019exécution de leur tâche héroïque.\u2014Et je me suis sottement ruiné ! dit André en gémissante +Si j'étuis riche, continua Sidonie fei gnant de ne pas l'entendre, je sawrais bien leur imposer mes bienfaits, Malheureusement, je n'ai plus rien, j'ai tout donné, et le notaire chargé de me compter les revenus que jo dois à la générosité de M.Caillouces eutend me payer chaque huit jours, afin de ue pas laisser entre mes mains de grosses sommes, 11 prétend que bles ! digait sa conscience.| Li cependant, si tu parviens à les je dépense tout en œuvre de charité, {3 TR \u2014 oe ay I i À Ces révélations allaient au cœur d'An-! dré et mettaient des larmes dans ses yeux.ne 1 x \u2014Ah ! quand je pense que j'ai gaapillé ma fortune en folies de toutes sortes, que je me suis ainsi privé du bonheur d'ac-| complir,un grand acte de charité, je me trouve impardonunable ; que dis-je, impardonnable ! il me semble que les misères, - qu\u2019il ne m'est plus donné de soulager, font de moi un criminel, M { ~A quoi bon pleurer ?demanda tristement Sidonie, Mais André ne l\u2019entendit pas ; il état absorbé par une pensée unique, qui sé traduisit tous à coup par s.s paroles ; | \u2014 Tenez ma chère petite sœur, donnez- moi un conseil.J'avais résolu, vous le savez, d\u2019arracher ma fortune aux maius da M.Guillaume.Votre confidence confir# me mes résolutions.Je veux redevexir.riche pour secourir les misères dont nous venons de parler et touted celles\u2014elled sont nombreuses\u2014qui passeront à la por, tée de ma main.Mais, je ne peux l'être; qu\u2019en commettant un acte qui auta si je l\u2019accomplis, tous les caractères d\u2019unaëtë attentafoire à l'honneur.\u2014Alors, il vaut mieux rester répondit simplément Sidonie, \u2014Quoi ! vous me conseillez la pauvre-, té ?- \u2014Je vous conseille l'honnêteté, \u2014Ah ! si je pouvais vous dire !.\u2026.5 ~-Et que me direz-vous qûe je nè sas che déjà ! s\u2019écria Sidonie.Ce que vou m'avez caché, je l'ail deviné ! Votre sito tion est claire pour moi.Vous voulez ren trer dans vos biens, rien de mieux.Mai reuoncez-y s'il faut exécuter un seul de que avez conçus.À Elle s'arrêta, 7 Le marquis n\u2019osa Vinterroger, de peut qu\u2019elle ne lui avouât que ce qu\u2019il avait essayé de lui cacher, elle ne l\u2019ignorait pas.| Hé Cette peur était mal fondée, Sidonid ignorait les relations établies depuis quel?ques jours entre André et M.Guillauniés Seulement, l'attitude du marquis envéfé la disposait à la défiance, \u201c+ RÉ \u2014#Croyez moi, cher André, reprit-elle.Pour attéindre un but, il n'ya qu\u2019une voie, la voie droite ; n\u2019en suivez pas d\u2019aüs tres.Et si vous êtes décotiragé, si vou£ \u2018 êtes triste, élevez votre âme vers Dieür priez et vous serezfortifié.Mais gardezy vous des inspirations que pousse dans le cerveau la colère ou le dépit; gardez-voué surtout, pôur vous venger de votre ennes mi, de vous servir de moyens secret dont vous n\u2019oseriez pas vous vanter haué tement, od \u2014Vous me répétez ce que ma conscience m'a dit tout à l'heure ! observa le marquis résigné.x 3 \u2014Sidonie eut pitié de lui et le releva par ces paroles, dans lesquelles il faisdit implicitement Paveu de 863 mensongey précédents.\u201c fr Au moment où Sidonie encoré ému par les conseils qui venaient de tombé de sa bouche, se dirigeait vers la porte} après avoir serré la main d\u2019André, Cour- belot l\u2019arrêta en disant : À \u2014 Je crois, ma chère fille, que tu oublies le principal motif de notre vi site.$ \u2014 C\u2019est vrai répondit Sidonie en sou riant.; Puis s\u2019adressant à André, elle ajouta : \u2014J'\u2019avais forméle projet de vous de-, mander un petit service, .\u2014Oh ! dites vite, je seraig si heureux de vous prouver mon zèle.\u201c4 \u2014Ce dont il s\u2019agit est bien simple, Ma chère petite Estelle est sur le point de së marier, Elle épouse un honnête garçon qu\u2019elle aime et qui l\u2019a choisie, après avoi contribué pär les côñseils qu'il lui a tou?jours donnés, à la maintenir daus le bien malgré les périls auxquels était exposéd sa vertu.3 \u2014Mais cet honnête garçon, je le connais, c\u2019est Jousseras, i \u2014Lui-même, J'aurais vouit, au moment où ils entrerit en ménage, leur venit en aide et aiderà Jeur établissement.J\u2019en suis empéchée par Vexiguité de meg ressources.Néanmoins, ils veulent pas< ser outre.i Jousseras a obtenu le consentement du père d\u2019Estelle,et se faisant fort de subree pir par son travail aux besvins de sa femd me ct de la rendre heureuse, il eutend que la noce ait lieu prochainement.Le spectacle de l'affection qui unit ces deux êtres est si touchant que, loin de m\u2019oppo?ser à leurs désirs, je m\u2019efforce de les favoriser.Aujourd'hui j'ai à vous demand der, de la part d\u2019Estelle, de consentitä être son témoin, avec mon père Courbé.lot.) -\u2014Un désir pour vcus est un ordre pouf moi.Je serai le témoin d\u2019Estelle.A quand la noce ?; | \u2014 Le jour n\u2019en est pas encore fixé el nous allons nous ocenper de la publicatio des bans.Eun attendant, Jousseras pré pare l\u2019installation de son jeune ménage.Tla loué dans notre maison le logement naguère occupé par son beau père, de tel?le sorte que je ne sorai pas tout à fait prié vée des services d'Estelle,ct qu\u2019elle pour ra me consacrer les heures durant less quelles son mari sera au travail.Je vais maintensnt lui annoncer ue veus colt sentez à l'ussister le jour du soi triage \u2014Ajoutez, je vous prie, qu'elie aurs < LA pauvre,| a ie TITER 4 LE CULTIVATEUR e moi ce jour la, un souvenir qui lui lendemain aux désnarches nécessaires pour weuvera combien je suis touché du dénuement qu'elle vous a témoigné, Sidonie se retirs.Quand elle se fut loignée, André, dont le cœur était plein l'elle, reprit su réverie au point ou il l\u2019a- rait laissée.La visite de sa petite sœur avait aceru \u2019émotion qui était déjà dans son âme want qu'elle arrivit, Eu l\u2019entendant parler du mariage d'un sutre, il n\u2019avaït pu s'empêcher de songer su sien, Mais en jetant un regard sur ia position présente, il était obligé de re- zonnaître qu\u2019en dépit de son titre et de ion nom, il n\u2019était pas un brillant parti.Lorsque pour la première fois, peù de ours avant,il avait osé.dans le jardin de Luxembourg, faire connaître à Sidonie es sentiments qu\u2019il nourrissait pour clle, 1 s\u2019était fait un mérite, son seul mérite, Jes efforts qu\u2019ils allait tenter pour reconquérir sa fortune,et de cette fortune elle- née; detelle sorte qu\u2019elle avait d comprendre qu\u2019il ne demanderaitsa main que \u2018e jour où le succès auraitcourunnéses efforts, Et voilà que le succès s\u2019éloignait de lui, at que loin de le pousserà entamer la utte avec M.Guillaume, sa conscience, dl\u2019accord avec l\u2019opinion de Sidonie, lui or- lonnait de n\u2019en rien faire, si, comme pré- ude à ce combat, il fallait recourir à des moyens que la délicatesse et l'honneur wondamnaient, Désireux de ne pas allonger inutile- mont ce récit, nous ne suivrons pas la senséo d\u2019André dans tous ses développe- nents.Nous en avons assez dit pour laire pressentir les résolutions définitives qu\u2019il allait prendre.Rester plus longtemps l'associé de M.3reslier répugnait à sa délicatesse, Il rée wlut de rompre cette association.Tenter par la ruse ou la force de fouil- er dans les papiers de son créancler, afin Ty prendre ceux dont on se faisait une ime contre lui, lui semblait un plan pé- \u2018illeux pour sa réputation et attentatoire à l'honneur.Il résolut d'y renoncer Et quand il eut fait ainsi le sacrifice de es espérances, quand il eut laissé fuir rolontairement l'occasion de se défendre zontre les machinations habiles de son mnemi, expiant, ainsi, une fuis de plus, -es fautes de sa jeunesse, il se demanda juelles ressources lui restaient, desquel- es il pût tirer gloire auprès de Sidonie, Sa ruine étant cousommée, que pouvait 1 offrir ?Ilne possédait rien, etil ne pouvait nettre à son aétif quelque belle action qui l\u2019eÂt laissé riche malgré sa pauvreté, \u2014 Eh bien ! s\u2019écria-t-il tout à coup, se sarlant à lui-mên.e, l\u2019oisiveté m\u2019a perdu, e travail me réliabilitera.C\u2019est le travail jui me rendra digne de Sidonie, et lors- jue j'aurai prouvé, par ma persistance à zoursuivre un tel but, que je suis eapable le résolution et d'énergie, je ne vaudrai pas moins aux yeux de ma petite sœur que si je lui apportais, dans les parche- nins de ma famille, une dot opulente ! C\u2019est ainsi que se résumèrent ses bun- aes résolutions, Il travailla dès le même our à les réaliser.Deux tâches s'offraient d'abord à lui, La première consistait à trouver un em- 9loi, ce qui n\u2019était pas facile ; on a beau ître né gentillionnne et nourrir des in- entions louables, quand l'habitude du ravail manque, aussi Lien que des con- taissances spéciales, on n\u2019inspire pas aisément confiance.Mais il se rappela les offres de Lan- illlon.L'honnête ouvrier s'était fait fort de le \u2018aire entrer comme correcteur dans l\u2019ate- Ter de typographie où il travaillait.Ce l\u2019était pas assurément l\u2019emploi qu\u2019André waitle droit d\u2019espérer, et, saus faire nuntre de vanité, 11 pouvait prétendre à ane position moins modeste ot plus lucra- ive, Mais 1 n'en était pas qui lui sourit da rantage, car celle ci lui offrait Un travail lans lequel son intelligence aurait une rrande part, et qui était le plus propre à tecruître son instruction.C\u2019étaît en même eps celle qui lui permettrait le mieux le poursuivre obscurément, sans s'expu- \u2018er à être rencontré par d\u2019aucieus amis, à réalisation de ses projets.TH se décida donc à prier Lantillon de ebir ses promesses.La suconde tâche, d'une exécution plus difficile, consistait à agir à l\u2019insu de M.Breslier, et à ne rompre les conventions qui les linient, qu\u2019en le ménageant et en Yexcitant pas sa colere, .: Pour Paccomplir plus fatilement, An- lré résolut de feindre d'abord un voyage ot de justifier ainsi son absence.Pendant ce temrs, il essayerait libre- nent la vie nouvelle qu'il voulait em- srasser, et c'est seulement quand il l'au- tait expérimentée peudant quelques jours, qu\u2019il ferait connaître ses intentions ll se promit en outre.Si M.Breslier eraistait à exiger qu\u2019il épousât Florence {vary de faire appel aux sentiments de jeune chanteuse ct d'obtenir d\u2019ulle qu\u2019elle prit l'initiative du refus, e même jour, il eut avec Lantiilon un ong cutretien dans lequel, séduit par la saison froide ct la prebité de l'honnête juvrier, il lui ouvrit son cœur Lantillon uché jusqu'aux larmes par ces confi- lences, a0 livra pendant Ja journée du i lui donner satisfaction.André, mandé par lui à l'imprimerie Michelon, fut présenté au chef de ce vaste établissement, où Lantillon travaillait sans interruption de puis vinot-cing ans et où il exerçaitsur ses camarades une influence égalée seulement par le respect a son patron § Ce dernier regn\u2019.André dans son cabinet ct Jui dit : \u2014 Puisque c\u2019est Lantillon qui vous présente, jeïu ai besoin desavoir qui vous êtes, ni de quoi vous savez faire.On vous jugera à l\u2019œuvre, et j'ai la conviction que si vous savez peu, vous ne tarderez pas à apprendre beaucoup.Lantillon vous aidera ; c\u2019est un maître incomparable.Vous entrerezen fonction demain matin.Avait-il deviné qu\u2019André n\u2019était pas un ouvrier ordinaire, et qu\u2019en mettant le pied dans une carrière nouvelle pour lui il cherchait à réparer parle travail un passé coupable ?On peut s\u2019expliquer ainsi la bienveillance de son accueil.Dans le cours de l'après midi, André se rendit à son appartement de l\u2019avenue des Champs-Elysées, annonça à ses gens qu\u2019il partait pour huit jours et qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019autres explications à donner aux personnes qui le demanderaient.Il monta ensuite chez Mlle.Florence Alvary, qui parut charmée dele voir, mais resta aussi simple, aussi bonne fille que la veille.André lui annonça brièvement \u2018qu\u2019il allait faire Un court voyage, dont-il n\u2019avait pas eu le loisir d\u2019entretenir M.Guillaume, et il la pria d'employer son influence a calmer les susceptibilités du vieil- aussi prompt et aussi peu expliqué.A six heures du soir, une voiture de remise le transporta, lui et sa valise, à la gare de Lyon, au vu et au su de ses gens, Il la laissa s\u2019éloiguer, puis 1l se jeta dans un fiacre et se fit conduire rue des Postes.Uu peu plus tard, il alla diner chez Sidonie et lui annonça qu\u2019il se mettait au travail dès le lendemain.\u2014Je le savais répondit-elle.Lautillon m'a tout appris, et je suis profondement remuée en pensant à l\u2019effort que vous avez dû faire pour surmonter des répugnances que je devine et prendie d(# résolutions aussi énergiques.Lantillon w\u2019a mystérieusemeut parlé des confidences que vous lui avez faites et desquelles il résulte qu\u2019il ne tenait qu\u2019à vous de créer une vie heureuse et facile, mais que vous: n\u2019en avez pas voulu, parce que vous avez redouté les reproches de votre conscience, Je ne vous demande pas vos secrets, mais je prierai Dieu pour que le souvenir du bien être auquel vousjavezcourageusement renoncé ne vienne pas troubler vos efforts.\u2014 Nul souvenir ne les troublera, dit André, carle seul qui reste et domine en est moi celui des espérances que vous avez laissé à mon cœur le croit de concevoir.\u2014 Oh ! taisez-vous, par pitié ! s\u2019écria Sidonie toute remuée, autaut par les efforts que tentait André afin de mériter sou estime et son amour que par la chaleur de ses accents.\u2014Ua seul mot.Je ne sais si jamais je pourrai mettre à vos pieds l\u2019héritage de mes aïeux, si follement dissipé.Mais laissez-moi croire que si je vous apporte une âme régénérée par le travail, épurée par le sacrifice, vous jugerez qu\u2019elle vaut une fortune et que le triomphe que j'aurai remporté sur moi-même, en pensant à vous, n'aura pas moins de prix à vos yeux que celui que j'aurais pu remporter sur M.Guillaume, et auquel vos conseils m'ont fait renoncer.Pour toute réponse Sidonie lui tendit les mains.Il se courba afin d\u2019y poser ses lèvres, et il seutit tomber sur son front une larme brûlante.\u2014Vous pleurez, Sidonie ?\u2014 C\u2019est à Dieu que vous me disputez.André.Je me suis promise a lui, et jo crains qu'il ne chitie ma faiblesse.\u2014II vous bénira si cette faiblesse est le prix de mon salut.1X LE DRAME L'atelier était vaste, clair, aéré, cons- trait au milieu d'une immense cour plantée de vieux arbres, aux ramures épaisses, dont les feuillages s'inclinaient sur les vitraux qui formaient ga toiture et par lesquels il recevait la lumière.Au printampa, ces avbres se couvraiert de fleurs.Lorsque, vers le scir.une brise douce les secouait, ils répaudaiens pau les vasi- tas entr'ouverts dans l'atelier déjà cempli de leurs frais parfums, vue pluie de blanc pétale qui réjouissait le regard.Eu Liver, les vasistas restaient loa.L'œil n'apereevait plus alova que des branches nues caprivieuserient projetées à droite et à gauche, dans tune sorte de liberté nmraladives Dans l'industrie typographique de Pa- ris, cet établissement construit anx chvi- rons des Juvalides, ciait réputé pour sa lard, s\u2019il se montrait blessé d\u2019un départ | belle situation et son installation cunfor- table, aussi bien que pour Fhabile exéeu- tion des travaux qu\u2019on lui coufiait, Il n\u2019occupait pas muins de 200 personnes, ! L'atelier dans lequel nous introduisons le lecteur était celui de la composition.11 y en avait un autre pour les machines mues par la vapeur ; tous les deux étaient réunis par un long couloir au fond duquel se trouvaient les bureaux.Dans latelier de la composition, on comptait cent cases.7 Ou nommeaussi, eu termes d\u2019imprimerie, la boîte en bois devant laquelle se tient chaque ouvrier et qui est divisée en uv grand nombre de petits compartiments ou sont contenus les caractères de plomb qui servent à la composition des mots, C\u2019est dans la casse que se trouve la richesse d\u2019une imprimerie ; petites lettres de plomb, inoffensives en apparence, et desquelles on peut dire qu\u2019elles ont révo- lutiontié le monde, Reproductions inconscientes de toutes les conceptions du cerveau humain, elles gervent tour a tour au bien et au mal; favorisant tantôt la propagande du poison intellectuel qui détruit la santé de l'âme, tantôt la propagande des doctrines honnêtes qui sont le contre-pnison.Elles ont commis tous les crimes, ces petites lettres ; elles ont accompli aussi des actions glorieuses.Elleyont poussé les princes à l\u2019échafaud, allumé les fureurs populaires, fait couler le sang, puis exalté les héroïques exemples, surexcité le patriotisme, et porté jusqu\u2019aux extrémités du monde les accents du génie, un jour parole de Dieu, un autre jour parole du diable.Qui oserait ne pas les bénir pour tout le bien qu\u2019on leur doit ! qui \u2018voudrait les maudire pour lemal qu\u2019elles ont fait ! Elles sont l\u2019organe impassible et fatal de la pensée de l\u2019homme, son esclave et son courtisan, et ne valent que par ce qu\u2019il vaut ! Au milieu de l'atelier, ruche laborieuse où se déployaient l'intelligence et l\u2019activité, se trouvait une sorte de petite cabane en bois, vitrée de toutes parts, assez grande pour contenir un large bureau et quatre chaises.Lh était la place des correcteurs chargés de relire les épreuves et d\u2019y effacer les fautes typographiques et autres commises par l\u2019ouvrier, Dans l\u2019atelier que nous décrivons, ils étaiont deux, d\u2019abord vn premier correcteur, dont les cheveux avaient grisonné, dont le visage avait pâli, moius par le fait de l\u2019âge que par le fait de la fatigue subie dans les loïgues veilles passées sur les épreuves.On mettait tour à tour sous ses yeux, dans une seule journée, des textes latins et des textes français, du roman, de la philosophie, des recettes culinaires, des travaux de statisque, Un correcteur est tenu de tout connai- tre, d\u2019être universel.Il faut avoir véeu dans les imprimeries ; avoir vu à l\u2019œuvre ces hommes dont la modestie n\u2019est le plus souvent égalée que par la science, pour pouvoir apprécier tous les services qu\u2019ils rendent aux auteurs, soit en redressant quelquefvis sans s'en vanter une phrase boiteuse, soit en rectifiant une faute d\u2019ur- tographe,\u2014 une ou plusieurs, Celui dont nous parlons parcourait toutes les épreuves des travaux typographiques accomplis dans l'atelier.Puis, après cette lecture sommaire, il se réservait les révisions les plus difficiles et passait les autres à son auxiliaire, qu\u2019on appelait le deuxième correcteur, et dont l\u2019emploi fut, grâce à la recommandation de Lantillon, oceupé par André.Lorsque, pour la première fois, M.Ja- quier\u2014c\u2019était lo nom du premier corree- teur\u2014mit sous les yeux d\u2019André un volumineux paquet d'épreuves, en lui indiquant comment il fallait s\u2019y prendre pour signaler les fautes typographiques qu'elles contenaient, André cunçut quelque inquiétude, redoutant de se trouver au-dessous de su tâche.Mais M.Jaquier le rassura, et, à la recommandation de Lantillon, manifesta pour lui une bienveillance telle, qu\u2019au bout de quelques heures, notre apprenti correcteur commençait à espérer qu\u2019il se ferait rapidement à son emploi nou veau : 1! convient do dire aussi que dans l'atelier tout le monde lui faisait bonne mine, Les typozraphes sont particulièrement intelligents.La nature de leur travail développe leur esprit, et l\u2019on peut dire d'eux qu\u2019ils sont la tête de la population ouvrière, Chez la plupart, ce développement pro- gressifet professionnel de l'intelligence tient lieu d'éducation, et on trouve communément daus leur milieu cette délicatesse de sentiments, cette finesse d\u2019appréciation qui passent à tort, pour être un des priviléges naturels des gens du monde Tere 0 André apprit vite à apprécier ses nouveaux compagnons ; il trouva auprès d'eux l\u2019amabilité, la serviabilité, la discrétion.Nul ue l\u2019interrogea, Il n\u2019eut pas besoin, pour dissimuler son histoire, de recourir aw mensonge.Il n\u2019eut qu'à se taire.Dans l'atelier, en causait peu, Le travail typographique n\u2019est pas de ceux qui peuvent se poursuivre au milieu d\u2019anc conversation.11 faut le calme et le recueil'emente Ce n\u2019est donc que pendant lus heures de loisir qu\u2019André aurait pu se lier avec ses nouveaux cumpagnuns Ces heures étant rares, il perdit l\u2019occasion d\u2019entrer dans leur intimité, lï les eutendit parler cependant pour comprendre qu\u2019il circulait parmi eux un grand nombre d\u2019idées fausses sur les hommes, les choses et les Institutions.C\u2019est là le revers de cette noble profession, qui est un des accessoires les plus utiles de la pensée bumaine, puisqu\u2019elle concourt de la manière la plus eflicace à a propagation.Ceux qui la cultivent ne se défendent pas assez contre des préjugés et des conventions qu\u2019ils entendent prêcher trop souvent, et qu\u2019ils devraient cependant accepter que sous bénéfice d'inventaire.Malheureusement, il y a des mots et des systémes qui exercent une séduction dangereuse et puissante sur ceux qui poursuivent à tout prix la réalisation d\u2019espérances plus ou moins légitimes, et qui croient y trouver les moyens de les réaliser, C\u2019est un.malheur de ce temps qu\u2019on parle sans cesse aux hommes de leur droits et jamais de leurs devoirs, qu\u2019on ne leur dise pas assez que, pour être fécunds, les progrès des œuvres humaines doivent être lents, résulter de l\u2019expérience et de l\u2019étude, et que le temps ne consacre pas les entreprises qui ont été conduites sans son concours, À force de leur laisser croire que la perfection matérielle et morale peut être atteinte ici-bas, et de faire miroiter à leurs yeux les jouissances qu\u2019ils peuvent en attendre, on a créé une génération à tous ses degrés pressée ds jouir, chaque jour plus convaincue que la misère pout être chassée de la terre, et qu\u2019il est possible d'atteindre honnêtement la fortune autrement que par le travails André surprit souvent sur ces divers questions des appréciations qui révélaient une entière bunne foi et des illusions dangereuses.) Parfois, il entendait la voix de Lantil- lou les condamner ou les approuver d'un mot auquelson âge et son expérience donnaient une grande autorité, La sagesse parlait alors par la bouche do l\u2019honnête ouvrier ; mais André surprenait sur les lèvres des esprit forts de l\u2019atelier un sourire irouique, qui lui prouvait que si le respect qu\u2019inspirait Lantil- lon leur fermaitla bouche, ils n\u2019en étaient pas moins convaineus quele brave homme radotait, et ceux-là seuls avaient raison, qui parlaient des droits du prolétariat.En constatant ces choses, André se disait que ce serait une œuvre utile à entreprendre que de rctablir sur tous ces points la vérité outragée ct de venger la raison et le bon seus, soit par une propagande de publications intéressantes \u20acb sages, soit par des conféreuces populaires, où tous les systèmes pourraient se présenter, se comparer et subir un examen.C\u2019est elle qui recevait ses contidences, c'est a elle qu'il communiquait ses impressions du jour, ses craintes, ses découragements, ses espérances, et c\u2019est par elle aussi qu\u2019il aimait à être fortifié, Quatre jours s\u2019ecoulèrent Ainsi, au bout desquels il commença à se préoccuper des moyens de faire connaître à M.Guillaume sa ferme volonté de rompre l'association qu\u2019ils avaient contractée.Le hasard fit naître l'occasion que cherchait André.M quittait l'atelier vers sept heures, le soir du quatrième jour, lorsqu\u2019en traversant le boulevard des Invalides, il entendit prononcer son nom.Surpris, il se retourna, M.Guillaume Breslier se tenait debout devant lui, appuyé sur sa canne, ct le regardant avec stupéiaction : -Mais je ne me trompe pas, c\u2019est mon jeune ami ! disait-il.Je vous croyais eu voyage, monsieur le marquis je vous en voulais même ut: peu de vous étre éloigné sans me prévenir.Je me demandais quel pouvait être le motif de votre disparition mystérieuse, et voilà que je vous retrouve.Vous n\u2019êôtes dunc pas parti ! \u2014Non, monsieur, non, j'ai dû partir, mais j'ai changé d\u2019avis et je suis resté.\u2014M'expliquerez-vous- ?.Vous me devez des comptes, comme à un associé.\u2014J'ai quitté l'avenue desfChamps-Ely- séca pour des motifs qui me sont personnels et qui ne vous intéressaient pas, J'y ai laissé, d\u2019ailleurs tout l\u2019argent que vous m\u2019aviez remis, cl vous trouverez intacts, dans mon secrétaire, les cinq milie francs que j'ai reçus de vous il y a quelques jours pour subvenir aux dépenses de ma maison, \u2014Et que m'importe les cing mille fraucs ! s\u2019écria M, Breslier.Je sais bien que vous n\u2019êtes pas un voleur : mais j'ai le droit de vous demander quel but vous poursuivez et pourquoi vuus m'en faites mystère ?Tout en parlent, il examinait André avec attention.André était vêtu de noir.11 semble que sui costnme ne pouvait révéler à M.Guillamme Fresiier le secret qu\u2019il cher- chait à deviticr, Il fut étonné cependant de constate une certaine négligence dans les véte mente du marquis.!!s portaient la trs ce du laisser aller de I'atelier et du fro tement sur la table de correction, scuillé d'encre et couverte de poussière.Enfin André n\u2019avait pas de gants et on voyait ses doigts deux ou trois taches causé par la plume, \u2014On dirait, Dieu me pardonne, qu vous venez de vous livrer avec acharne ment à quelque travail du bureau ! A cette observation de M, Guillaume André demanda en souriant ; \u2014N\u2019en ai-je pas le droit ?Cette question fut un trait de lumièr pour son créancier.11 se frappa le fron en poussant une exclamation qui conte vait à la fois la marque de sou étonne ment et la preuve de son dépit.\u2014Je divine, fit-il ironiquement le ma quis de la Breslaye aura été saisi par | repentir et aura conçu d\u2019héroiques rela tions, notamment celle de se racheter ps le travail \u2014 Pourquoi pas ?\u2014 Vous avouez ! Ainsi, c\u2019est dunc vra Vous avez un bureau, vous êtes employé Ah ! je voudrais que quelques-uns d vos autis vous rencoutrassent ici ! \u2014S'ils me rencontraient, monsieur, j\u20ac d\u2019aurais pas à rougir devant eux, puisque je ne dois à personne qu\u2019à moi-même l pain que je mange.Soyez convaincu qu mon indépendance leur inspirerait mak gré lu modestie de ma, position, plus de respect qu\u2019un luxe que jo ne devais qu\u2019 votre caprice, \u2014Ah ! marquis, marquis! on vous cbangé ; je ne vous reconnais plus.Par lous sérieusement ; vous ne pouvez pe sister dans de tels projets ; ils sont pué rils et point sérieux.Vous êtes cugag envers moi.Vous avez méme promis d\u2019s pouser Mlle Florence d\u2019Alvary, si s0 père gague un certain proces, sur lequg me sont déjà parvenus les renseignemen les plus satisfaisants._ Eu entendant M.-Breslier parler ave une fermeté qui prouvait qu\u2019il ne reno cerait pas de gaieté de cœur et ses plans et sous laquelle on sentait gronder la ca lère, André comprit la nécessité d'être prudent, or ll était encore à la discrétion du pes sonnage.S'il lui déclarait tout à cou qu\u2019il entendait rompre le marché concl£} peu de jours auparavant, il s\u2019exposerait en quelque sorte du doigt, 11 se garda donc de protester contre le paroles qu\u2019il venait d\u2019entendre-et répundi avec calme : \u2014Je ne vois pas en quoi Mlle Fioren d\u2019Alvary pourrait être blessée par curtait nes modifications quit me convient d\u2019i troduire dans ma vie ?Le travail n'a ja mais déshonoré personne.; 4 M.Guillaume Breslier mordit scs là vres, comme s\u2019il eût voulu empêcher qu\u2019el, les livrassent passage à l\u2019expre sion de son irritation., H dit doucement.\u2014 Votre langage, monsieur le marquis ne suflit pas à porter la lumière dans m pensée.Je continue À ne pas cumpren dre.Vous me devez des explications pl complètes.CT Ses yeux brillnient sous ses lunette avec plus d'éclat que de coutume ; de ss canne, serrée entre ses mains crispées, il battait le sol d\u2019un mouvement saccadé, André pensa qu\u2019il ne pouvait se refuser à ces explications décisives, \u2014-Je suis prêt à vous les donner, mons sieur, répondit-il ; je vous dirai franchement co quo je peuse de vous, de moi, de! notre situation, de nos projets : je voug exposerai les motifs qui m\u2019empéchent de m\u2019y associer plus longtemps, et quand vous m'aurez cntendu vous scroz bien près, j'en ai la conviction, de me donner raison, \u2014Eh Lien, parlez ! parlez ! s\u2019écria M.Breslicr en laissant éclater sa fureur, qui se traduisit assez comiquement par deg gestes de vieille femme affolée, heure ! teux de son emportement, M.Broslior regarda sa montre et répondit : \u2014-Vous avez raison ; je suis d\u2019aillours attendu ec mo voila presque en rotard.Je vais chez Mlle Florence qui veut me parler avant de se rendre a son concert, Jo me garderai bien de lui dire dane que} état je vous ai rencuntré, Ta \u2014Je n\u2019ai pas à le taire, objecta duuce, ment André.: \u2014J'aurai l\u2019honneur, monsieur le man quis de vous attendre demain matin, rée pliqua M.Guillaume, feignant de n'avoig pas entendu l\u2019objection, 5 \u2014C'\u2019est impossible, du matin au soir, ma journée est prise.\u2014Ah ! oui ! par votre emploi ! \u2014Je suis a votre disposition ce suir, 8 voulez.; \u2014C'est que je rentrerai tard peut-être ç j'ai l'habitude de passer mes soirées ag concert, et je ne le quitte que lorsque m rotégée a chanté son dernier inurcea Zependant puisqu\u2019un entrefien est néceg suite cntre nous, je renoncerai poup soir à mes habitudes ; je rentrerai un p plus tôt que de coutume, mais co no sQ pas cependant avant onze beures, Si aux conséquences d\u2019un dépit qui touchai( J \u2014Oh ! pas ici, monsieur, ni à cetta Caliné par cette réponso, un pen hou.Fo > «> te FT FX aE EE we Wy gy 2 | A QU où \u201cgy, | de, \u201c ta due LT lene : SUR | Th Lots, Ae, py, id Npiy, 4 Whig pier 1 3tton, Jagd era i Ron vg wal pls, By De pourez pe A ii sat pe 15 8 ey Ee phony Aha, iF es, sur leg Ang at parer quil ne eng ire 3 monde i ih LE) stone 5 louta © marcie cond 1 soaps quote ser conte mere Alle ne ba par ci auient d ate 13) adit a pêche dé son les À pu ape durs D 5 corp falls pi 53 fans pue : de \u201c arcs | yt stl grt oer, moi gi au de ill ; Je fol inn 08 qui S018 biel gp 108 su i yi 14 2 pr if 3 eit pi, prié jui jour pearl ph ite] as qé Te | fne trouvez pas cette heure trop avan- \u2018 Les meilleures \u2018\u201c\u2018V: nos comptoirs.J.H.WALMSLEY, Prés.Louisiana Natioral Bk PIXRRE 1LANAUX, Prés.State National Bk.A.BALDWIN, Pris.New Orleans National Bk.CARI Kony.Prés.Union National Bk, .» \u2018ei Grand Tirage Mensuel A l\u2019Académie de Musique Nouvelle Orléans MARDI, le 11 OCTOBLE 1890 PRIX CAPITAL $300,000 100,000 numéros dans la Roue LISTE DES PRIX POUR Piqûres de Moustiquez, Coup de Soleil, Hémorrhoïdes, Brülures, Inflammations, Hémorrhagies, Entorses, Boïterie, Mal d\u2019Yeux, Echaufaisons, Blessures, Meurtrissures TOUTES LES DOULEURS OQ.EMPLOYEZ LE PONDS EXTRAC 10 avril1890\u201412m 2fs OND'S EXTRACT.+ \u2014 VIN BI-DIGESTIF DE CHASSAING DIGESTIONS DIFFICILES MAUX D'ESTOMAC PERTE DE L'APPÉTIT DES FORCES, etc.PARIS, 6, avenue Victoria, 6, PARIS ET TOUTES PHARMACIES m6 ARR ay MRS 5 J.B.Renaud & Ci Avoine, Blé d'inde, orge, Farines, Son, Gru, Moulée d'avein MOULEE DE BLE D'INDE L'Engrais par excellence cb & bon imarck : Barley, Gruau, Avoine roulée.\u2014 AUSSI \u2014 Lard, Saindoux, Huiles de polsson, Grg Sel, Sel fin (4 mts, et cn 36 1bs), Liverpool, reg i ccs jours derniers, J PRIX CAPITAL.DE $300,000.$300,000 1GRAND PRIX DE 100,000.100,000 ! 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