Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & frère,1874-1906
Contenu spécifique :
samedi 1 novembre 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Patrie (Édition hebdomadaire : 1906)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 1890-11-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" apres hense à Hg Soc chules, ) AR 0, vont | écrit ve i7e ANNEE ABONNEMENTS: Par an (d'avance).$1.00 Payable dans le cours de l'année.$1,50 Pour pouvoir discontinuer, il faut payer \u2018es arrérages et avertis au moins quinze purs avant l\u2019expiration de l\u2019année, ou jeu refuser lc journal, \u20ac Canadien, quotid.par an.$5.00 a.$3.00 * gemi-q, \u2014\u2014\u2014 ee TE 4 Edition Hebdomadaire Eu CANADIEN JS ISRAEL TARTE Editeur-Propriétaire } Amiante ! Amiante! Jpccialites Etrangeres et Domestiques Pipes cu vatante, Joes rtd en amianta, \u2018arton a niunte, : resae cleuppe (packing d'amiante).Jiment d'amiante pour conduits a vapeur et enduits de bouilloires.; Jostumes en amiante pour pompiers, Hap d'amiante, ; \u2019cinture d'amiante, à l'épreuve du is leutre d'amiante, Xorde d'amiante, Poéles à Gaz, Lampes sans cheminées, Lam- ses + l\u2019albo-carbone, Poéles de cuisine fenc- donnant an moyun d\u2019une lauipe, ebc THEO.HAMEL ZE COTE DR LA MONTAGNE QUEBEC Agence Générale Française ¢(C.A.Chouilleu) ac Montréal, jeul Agent Dépositaire à Québec THEO.HAMEL, 44 COTE LA MONTAGNE, Importation de tous Produitsfrançais DHAMPAGNE (Morizel).VOGNAC Bonlestin, Frapin, Engrand & Frères, Marqnis Fils, Jockey Club, Chs Due, Comie d\u2019lrvos, ete.St-Julien de Lasa, Clos dn Caroubier tClaret algeérien), très recomfnandé, médaille d'or à l\u2019exposition de 1883, St- Estèphe, St-lémilion, Produits supérieurs de la maison La- lande de Bordeaux, PLARETS JAUTENNES Assortiment complet, Wins monsseux, Seoth \\Vhiskies, Gins, Ligueurs fines Conserves alimentaires, Conserves de.légn- nes, de la taisoit:Funtkirine de Laris, fonrnis- eur de l'empereur de Russic, Chocolat d\u2019Ai- suebelle, Hnile d'olive, Vins d'Esçague, Vins de Messe, etc.£2 Une visite est sollicitée, 17 nillet\u2014 QUEBEC SAMEDI, lex NOVEMBRE 1890 PAS A SE PLAINDRE Environ mille de nos abonnés qui 10us duivent au-delà de trois ans, ont! Huit jours après l'envoi de la lettre, ils rece- teçu des lettres de nos avocats.Hront la poursuite et auront à en payer \u2018es frais Ils n'auront pas à se plaindre L\u2019OKGE A DEUX RANGS Il n\u2019y à pas longtemps que cette culture a été introduite au pays, et nous sommes heurenx d'apprendre qu\u2019elle réussit parfaitement.M.Saunders, professeur a la ferme expérimentale d Ottawa, dit que les échantillons qu\u2019il a reçus des différentes parties de la province d\u2019Ontario, sont magnifiques.Cette orge pèse 52 lbs à Bo ibs le minot.Quelques échantillons ant-ûne couleur splendide ; d\u2019autres out une couleur plus ou moins bonne, et celf dépend de la saison ou de l\u2019époque où les semences ont eu licu, MM, Tuckett, de Hamilton, ont ensemencé cette année dix acres de terre en orge à deux rangs, et ils sont très satisfaits du résultat qu'ils ont obtenu ; Is moyenne de leur récolte a été de 34 2-5 minots d\u2019une orge de première qualités Le professeur Saunders n\u2019hésite pas à dire que, pour la première aunée, cette expérience a été couronnée du plus beau succès, et nous en avons la preuve dans le fait que, dans plusieurs cas, l'orge à deux rangs semée à côté de l'orge à six rangs, a donné un meilleur rendensent tant sous le rapport de la qualité qu sous celui de la quantité, Cette culture est appelée à produire un grand bien dans le pays, puisqu\u2019elle nous ouvre le marché anglais pour l\u2019exportation de cette céréale, Les Etats-Unis ferment leur porte \u2018à l\u2019orge canadienne, Eh bien, dirigeons nos regards vers l\u2019Angleterre ct nous serons bien accueillis, L'EN OÙ L'AUTRE ° Le gouvernement français a résolu d'adopter des tarifs différentiels enfaveur de ses colonies, de créer un véritable zolleverein entre la mère-patrie et les pays sous son évide, L'idée de la Fédération n\u2019est autre que celle-là, et avant de la repousser comme dangereuse, ainsi que certains de nos confrères et de nos hommes publics le font, 1l conviendrait au moins de la discuter de boune foi.Les membres de cette association, qui se recrutent dans les deux partis politiques en Angleterre, au Canada, en Australie, ete., n\u2019ont, en aucune circonstance donné raison à personne de penser qu\u2019ils veulent des chau- t\u2019est-ce-pas ?Depuis des mois nous les wertissons en vain.Nous sonimmes résolu ) n\u2019envoyer notre journal qu\u2019à ceux qui » paieront d'avances \u2014__fpe\u2014 M.Couture, député de Chicoutimi aux Sommunes, était en ville hier, Il dit que \u2018à récolte est excellente dans son comté, srâge à l'automne superbe que nous avons su et qui à permis aux moissons d'arriver \u201cleur pleine maturité, AUTOUR DU MONDE La Compagnie du Pacifique Canadien\u2019 a eu une idée digne de son esprit d'en-| reprise, quand clle à résolu de faire faire kses magnifiques navires l\u2019Limnpress of India, Empress of Japan, l\u2019Empress of China, des voyages périodiques antoar lu monde.Quelle réclame puissante pour notre pays ! Sans doute ces navires por- eront et doivent porter le drapeau anglais, mais nous demandons à la Compa- guie de ne pas oublier le drapeau de la Coufédération, qui a accompli la grande œuvre de la construction du Pacifique, Le prix du passage pour le voyage autour du moude,e t de 4600.00.C\u2019est gements constitutionnels qui porteraient atteinte à l'autonomie des colonies, C\u2019est plutôt le contraire qui est vrai: leur ambition est de consolider l\u2019Empire, en perfectionnant ses institutions et en créant entre les diverses contrées qui le composent des liens plus intimes et plus forts au point de vue du commerce et de leur commune défense.I! serait insensé de supposer que nous resterons éternellement dans le statu quo : nous nous rap; Fochreons de la mère- patrie et de nos colonies-sceurs, ou nous nous rapprocheronsædes Etats-Unis.Vuis'ns persistent à nous fermer leurs portes, il faudra bien que nous fassions du commerce avec d\u2019autres.Peur cela, des tarifs et des avrangements nouveaux sont indispensables, La session prochaine du parlement ne s'écoulera pas sans que cette importante question suit discutée à fond.Guérison du mal de dents La C'ibbon's T'ootache Gui guérit infailliblement et sur le champ.Préparée par J.A.Gibbons & Cie, Toronto, et veudue dans les pharmacies.Prix, 15 cents, ee - + Le cardinal Mermillod passera\u2019 tout l'hiver à Rome, oû il présiders la con- élan bon marché fabuleux, et ceux qui but du temps ve devraient pas hésiter un instant à prendre leur résolution, mission du Sacré-College, que le Pape a nommee pour étudier les ranports de l\u2019Kglise avee le socialisme, Si nos! Nos compatriotes reviennent \u2014 Nous avons vu, l\u2019autre jour, dans les déclarations de M, McInnes, agent d\u2019im- ntigration, que plusieurs familles cana- dienties avaient déjà quitté l\u2019État du Michigan pour venir s'établir dans le Nurd- Ouest du Canada et qu\u2019un graud rombre d\u2019autrés allaient suivre cet exemple au {printemps prochuin.Voici ce que rapporte aujourd'hui un autre ageut d\u2019innnigration, M.A.Webster, qui est actuellement à Ottawa.DM.Webster a dit à un journaliste qu\u2019il part dans que'ques jours pour le Dakota où il prendra des arrangements pour le repa- triement de plusieurs familles canadiennes qui veulent venir s'établir au Manitoba et dans les T'urritoires du Nord- Ouest.M.Lownsbury, de Westport, comté de Brown, au sud du Dakota, qui à accompagné M.Webster cette année dans sa visite au Manitoba, vient d'écrire à notre agent que quatre cents familles chain, les comtés de Drown et de Me- Pherson pour les Territoires du Nord- Quest du Canada.Les dernières nouvelles reçues par M.Webster confirment les rumeurs que la récolte à complètement manqué dans le sud du Dakota.M.Lowsbury lui apprend que le blé qu\u2019il récolté cette année ne donne un oud dome que de minuts de l\u2019acre.Tous les colons désirent se diriger vers le Mauitoba et le Nord-Ouest : ils de- maudent seulement que le gouvernement paye les frais de transport de leurs familles et de leurs bestiaux, et le nombre de demandes augmente de jour en jour.Et pourtant, presque tous les états de l\u2019Union américaine ont passé jusqu\u2019à présent pour être de véritables paradis terres! Mais tout change dans ce bas monde.Nos compatriotes du Michigan et du Dakota veulent econquérir le parsdis perdu, en vonant se fixer de nouveau parmi leurs parents et leurs amis, sur es sol arrosé par les sueurs de leurs pères.Qu'ils reviennentyet now leur tendrons les bras comme à des frères, Nous ferons tout en notre pouvoir pour leur faire oublier les souffrances et les privations de l\u2019exil et pour leur rendre la vie douce et agréable.La patrie, c\u2019est toujours la patrie, et le Canada, c\u2019est toujours le \u201cCanada, & pays mes amours,\u201d IN MOYEN MECANIQUE POUR TRAIRE LES VACHES - n\u2019y à plus de limite au génie dans l'art d'inventer des machines pour abréger le travail, et ces machines sont aujourd'hui tellement nombreuses qu'on en trouve daus toutes les industries On en pos- sede un grand nombre pour la préparation des produits do laiterie, et cela depuis longtemps.On a fait plusieurs essais pour substituer un moyen mécanique pour traire les vaches À l\u2019ancien procédé, mais sans succès jusqu'à ces derniers temps.Aujourd\u2019hui, le problème est résolu ; on vient d'essayer une machine, ou pour être plus juste un procédé,sur la propriété du duc de Portland, et l\u2019on dit que ce procédé a donné la plus grande satisfaction.Comme question d\u2019économie,après la première dépense, il appert que le pro- sédé obtient un grand succès, prineipale- ment pour les grandes fermes, où l\u2019on peut faire paître aisément six vaches ; Jusqu\u2019a présent il fallait un temps considérable pour trairejune vache,aujourd'hui on peut cu traire un nombre presque illimité dans le méme espace de temps, Les animaux se trouvent très bien de cette machine.Voici uue courte description et la manière de s\u2019en servir Un tuyau en fer ordinaire, d\u2019un pouce de dinmètre, est fixé à la crêche des vaches à une hauteur convenable an dessus des épaules des animaux.llest mis en comuunicatiou aycc une puipe à bras, canadiennes quitteront, % printemps pro- Qt.{ BUREAU : qui aspire l\u2019air du tuyau, un réservoir circulaire est relié à une fontaine qui sert à régulariger le vide.Du tuyau de fer se détachent deux connections, dont l\u2019une en | face de l\u2019espace compris entre chaque {paire- d'animaux, et chaque connection jest munie d\u2019un robinet.A chacune de ces connections cest adapté une certaine longueur de tube en caoutchone, et l\u2019autre jextrénuté est attachée à un tuyau près :du sommet du seau à lait, qui est d\u2019une construction spéciale, Le seau est de forme cylindrique, avec uu sommet en cône tronqué, Son ouverture, qui « quatre pouces de largeur, est ermée au moyen d'un disque de verre épais, qui repose sur le bord extérieur du seau et quiest supporté par une forte bande en caoutchouc, Sur I'un des cô- \u2018tés du scau se trouve le tuyau précité, et sur le côté opposé on voit quatre tuyaux (semblables, qui ressemblent tous aux petites connections qui sont sur le tuyau de ifer.Le tuyau isolé est relié à un long tube flexible qui part du tuyau de fer ; es quatre autres sont mis en rapport à leur tour avec des coupes construites d'\u2019une manière spéciale et qui reçoivent cha- cuve un trayon de la-vache que l\u2019on trait, Les coupes sont munies d\u2019un robinet, Le moyen d'opérer est très simple, Quand tout est prêt, un jeune homme fait fonctionner la pompe,et l\u2019air est alors aspirée du tuyau de fer.Alors on adapte le seau avec ses coupes au-dessous ide la vache ; le long tube est fixé à l\u2019une ; des connectiuns au-dessus, on ouvre le robinet ct le vide se fait partiellement dans le seau.Ensuite on place nue l coupe de manière à embrasser un trayon; on ouvre le robinet de la coupe, le trayon \u2018se trouve sous l'influence du vide, et la pression atmosphérique extérieure fait aussitôt couler le lait.Après qu'on a ainsi placé les quatre coupes, on voit tomber quatre jets de lait ; au-dessous du couvercie de verre.Dans {huit à dix minutes, on a fini de traire complètement la vache.\u2014 rage Méprise fatale Wixxirea, 30.\u2014Un passager de seconde classe du nom de Bright, se rendant de Vancouver 4 Duluth, a fait une méprise qui lui a cuûté cher.ll s\u2019est amusé À boire tout le long du vuyage et, trendu à 40 mille de Winnipeg, voulant prendre un nouveau vorre de whisky, il trouvait la, On lui porta toute l\u2019ussis- (tance voulue, on lui alministra des vomi- (tifs, mais en vain; on le transporta à l'hôpital, où il mourut dans l\u2019après-midi, messes re pres ra Bémangeaison de la pean En trois applications la Pommade So- lari guérit les Démaugceaisons de la peau, mame les plus accentuéus.À vendre dans toutes les honnes pharmacies.Dépôt général à la pharmacie LaRue, coin des rues St-Joseph et de VEglise, St-Buch, Québee.N.B.\u2014 Expédié par la malle sur ré.ceptiou de 52 centins, Ecrivez lisiblement dans la chaudière placée immédiatement | .; s Nouveaux Gilet but à la place de l\u2019acide carbolique \u2018jui se! on cout Gilets Nouveaux Gilets ARNONUE =: Première insertion.Las e - 14cté Avtresinsortions.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u201c.05 Naissances, mariages où dévss.25\u2018, A Les annonces sujvrnies soront insérées pour UN CENTIN le mot: Demandes d'emploi, demandes de da mestiques ou employes, Annonces pour chambre ou pension, * 88, rue St-Pierre, Quéhee, Colonne Carsley + ee \u201cA LOUER\u2014Jolie maison 20 rue Tup- per, nouvollement peinte et pg \u2018sée Loyer $250 par année, S'adressef W.Cooper, 237 rue St-Jacques, ou & 8.Carsley, rue Notre-Dame.oy \u201ca $, Carsley voilà la maison pour les nou- vvaux cachemires français, = hc: 5.Carsley voilà In maison pour les étofles à rubes de bonne qualité.S.Carsley voilà la maison pour le a chemire français noir, PE S.Carsley voilà la inaison pour les ; 1e : ! étoffes & robes en: plaid francais, «i S.Carsley voila la maison pour les étuffes à rubes noires, Tx 5.Ca-sley voilà la maison pôur lps étoffes de de demi deuil, 22 S.Carsley voila la maison pour \u2018les soics de toutes sortes, 15 ; >.Carsley voilà la maison pour les soies noires, ud S.Carsley voila la maism pour les soies nouvelles, + TA 8S, Carsley voila la waison pour\u201dIes nouveaux velours de soie, se; & Carstey voilà la maison pour les nouveaux velveteens.ri x S.Carsley voilà la maison pour les nouvelles peluches du suie, i Pourquoi Ia maison 8, Cursley-est:glle la meilicure place peur ache er les.artigier n susdits ?Tout stmplement parce qu'il vend à meilleur marché que toute autre maison de Montréal.La Les dames sont respectueusement invitées à visiter nos départements d\u2019étoffes à robe, de soies, de costumes, cette.© maine, car nous offrons dus mE spéciaux.# 8.CARSLE Nouvelles Marchandises Nouveaux Gilets garuis en mouton garnis en mouton gris, garnis en renard russe Encore des marchandises de choix x posées chez S.CARSLEY.~Y Coupons de Drap a grande rédyction 2 Nouveiles Marchandise Nouveaux Gilets avec Mauchettes en Astrakan.Nouveaux Gilets avec Manchettes en Peluche.- Marchendises de choix réduites cette semaine chez -8, CARSLBY, res T Coupons d'étoffes à manteaux.Moitié pris avi POUR Piqûres de Houstiques, Coup de Soleil, | Hémorrhoïdes, ; Brûlures, \u2018Infammations, Hémorrhagies, Entorses, Boiterie, Mal d\u2019Yeux, Echanffaisons, Blessures, Meurtrissureg TOUTES LES DOULEURS QO EMPLOYEZ LE PONDS EXTRACT IgavriliSÿ6-12m Us OND'S EXTRACT Nouvelles Marchandises GILETS GILER Beaver de couleur, Beaver noir.Cheviot marin, Cheviot noir, Drap Navy Dox, Garnis en astrakan, Garnis en mouton noîr, Garnis en mouton gris.Garnis en frisé noir, Garnis en renard ryamm Garnis en loutre, Garnis en castor, gts L'assortiuent le plus considérablg de Gilets de toutes sortes que l\u2019on puikés voir, se trouve chez S.Carsley, rue No tre- Dame, FIL DE CLAPPERTON Un fil qui ne s'eflile pas, Un fil qui coudra avec douceur, Un fil pour coudre à la main où à la machi Un fil qui vous sera agréable, DEMANDEZ LE FIL DE CLAPPERTON S.CARSLEY 1765, 1767, 1769, 1771, 1773, 1773, 1778 RUE NOTRE-DANE, MONTREAL LE CULTIVATELR T Je veux faire cette expérience ! .Eh bien! Me voici renvoyé au terme frochain.{ Hier au matin, mes avocats étaient par- tenus à gagner un point important : la \u201cuse McGreevy vs Tarte avait été fixée jour le premier jour qui suivrait le pro- Rs des gens de Ste-Anne.Hier à trois heures, plus rien, les jurés aient remerciés de leurs services, payés F congédiés.Le juge.\u2018descendait .du Jane, pas fâché, j\u2019eu suis sûr, de ne pas } être cloué quinze jours encore.En tout ceci, c\u2019est moi qui suis roulé, pour le quart d'heure.Ma preuve était rôte, écrasante, irréfutable.Les fidèles je McGrévéisme le savaient et ils en fremblaient jusque dans leurs pantalons.Je vais faire de mon mieux pour qu\u2019ils te et fu'ils attendent le moins possibles M ais perdent rien pour attendre le temps est un grand maître, et ; Jai raison de m'en défier.Si les fémioins qui vivaient hier mouraient de- fain, ce serait un embarras sérieux pour hoi ! Si les lettres de M.McGreevy, de M.Michael Connolly, de M.Nich.Cou- folly, de M.Larkin, de M.Perloy, etc, brûlaient, je serais condamné à payer des ! - Aommages-intérêts, à pis que cela peut- Jere ! Pour avoir dénoncé une séric de nalversations criminelles, d\u2019attentats sans - précédent dans l'histoire politique du pays.be le plaidoyer que j'ai signé est vrai ! Un accident légal m\u2019a empêché d\u2019en \u2018 hire la preuve devant le tribunal qui Hiont de clore ses séances.Mais M, Me- Breevy est imembre du parlement cana- «Hen, je le défie de mettre le picd dans la Jhambre des Communes, de.dematider Ines enquête sur les actes pour lesquels il P'à pui \u201c Je connais son écriture comme je con- srsuivie ais la micuue, Il à menti à ses pairs ans si déclaration, luo par M.Curran, n cullègue et son compatriote.Ses lettres suffiraient à le convaînère ; J'importun, ot de tout ce dunt je l\u2019ai ac- Jusé.\u201c M.MeGroevy a d'énormes influences errière lui, Il tient dans ses filets un ertain nombre de journaux et de dépu- és.La correspondance que mes avocats i moi avons lite, nous a wis au fait de la prmidableorganisation qu'il a seus la main À son service, en ce moment, Il peut ob- 1 enir le silence des uns, futres.La question que les fours qui vent sui- a complicité des ~ ire élucider un yest de savor 9 avee de lar- pent, ily a moyen de se rire de la justi- Je et du parlement, les deux grandes ources de l'u pont d'un pays, rdre et du bon gouverne- Je veux fuive cette expérience, quelque teinc qu\u2019elle tne coûte.Jo la léguerai à Res confrères de la presse, ils en feront Eur profit.Je vais déployer toute l'éner- À dout je suis capable.Je ne m'arrête- kti que quand je serai écrasé où que j'aurai a pa abtenu que justice suit faite, que les pré- faricateurs soisnt punis, Je suis plus libre de parler ce matin, Les originaux des lettres qui consti- peut ma preuve sont en Ia possession de pessicurs 1.UL McGreevy et O.E.#urphye On les à fuit aavûter pour conspiration, fans l'espoir de ruire à la force de leur Emoiguage, de les cffrayer peut-être.DM.Michael Connolly, sur Funique té- yoiznage duucl ses ancicus assocics out Le cités en justice, à Un inimnese intérêt » (perdre M.Murphy, spécialement, car t'ui-0i A dans ses mains une collection d lettres étonnantes.Je IsRAFEL TanTF LE COMMERCE DT CANADA Le rapport des exportations pour le mois de septembre démontre clairement les efforts que l\u2019on a fait au mois dernier pour importer les produits canadiens aux Etats-Unis avant la mise en vigueur de la loi MacKinley, Les tableaux nous dounnent le commerce du Canada en général, mais il n\u2019y a pas de doute que l'augmentation signalés est due à la cause que nous venons d'indiquer.Voici les chiffres pour le mois de septembre : 1 188 .8 505,476.$ des pécheries.© SoL22I.its des mings Prod: fe des forêts.3,520,459 Animaux ct lena produits\u201d 4.133.500 Produits agricoles.2,687,123 Manufacrures.it 8.650 Divers articles 0 215,153 66.4~7 Numéraire.\u2026.11100000 488 50.063 Total.$12,619,358 $10,005, 84 C\u2019est une augmentation de $2,643,000, La comparaison des exportations, pen- sultat suivant : 1800.835,200,528 1830.S2,782,190 12,418,305 Les impertations de septembre ont doni.é un total de $10,700,00), et les droits perçus, de $2,149,583.Les importations pour les trois derniers mois se sont élevés à $31,0:6,095, contre §51,- 558,049 en 1889, soit une diminution d'un demi million de piastres.Les droits per- cus pendant cette période out atteint le chiffre de $6,561,933, contre $6,338,480 en 1589; c'est une augmentation de $170,000, Augmentation.rsa \u2014 La loi de Lynch en Géorgie -Une exécution sominaire vient d\u2019avoir lieu en Géorgie, à quelques miiles du village de Miller.,La victime est un, jeune qui dans an moment de colère avait tuéle fils d\u2019un blanc des envicons, un enfant de cinq ans.Williams était assis sur Je bord d\u2019une route en train de manger des noix; il avait un fusil posé en, travers sur ses genoux.L'enfant s'est approché a pas de loup; s\u2019est emparé de quelques noix et s'est sauvé en les emportant ; preuant aussitôt son fusil, Williams a fait feu sur l\u2019enfadt qui, afteint en pleine.j-oitrine, té, et dans la sourée le shérif l'a ennnené de Miller a Waynesboro pour Yécrouer à la prison de cette ville, Mais en route, le shérif à été rejoint pour une baude d'hommes armés qui se sont emparés de Willinins, l'ont attaché à un arbre et l\u2019ont fusillé séance tenante.Conmuno celaa toujours lieu en pareil cas, le jury de co- | rouer chargé de l\u2019enquête sur la mort de ; Wililams, à été tué par des persouties in- counues.La responsabilité des médecins Un proces des plusintéressants au point de vue de la responsabilité des médecins et chirurgiens s\u2019est plaidé devant Ja cour de circuit du comté de Columbia, & Hud- sou (New-York) : M.Wallace Rowe, un marchaad davil- lage du Valatie, s'est disloqué l'épaule droite en tombant de voiture au mois de juin 1889.Il a fait appeler aussitôt son tuédecin, le docteur Isanc Lent, qui à prétendu lui remettre l'épanle en place, et lui a gravement annoncé, après l'avoir sois é p-ndaut plusieurs semaines, qu'i était guéri et que sou épaule était dans sou état normal.Mais M, Rowe.sentant fort Lien qu'il n'eu était pas ainsi, est al- lé cousulter un inédecin de renom d'AI- | bany, qui lui à déclaré aussitôt qu'il avait , été maladreitement soigné, que son épau l te n'était pas en place, et qu'il n'y avait plus moyen de l'y remettre que par ue nouvelle opération tres douloureuse et ltrès dangereuse.Finalement, M.Rowo l est venu se faire opérer dans un hôpital de New-York: mais il était déjà trop tard jet il n\u2019a pas été possible de.lui remettre l'épaule en place.Ilaintenté alors une action de 810,00) de dommages-intéréts au docteur Lent.L'affaire s'est plaidée devant un jury j qui, après une courte délibération, à re- \u2018connu le bien fondé de la demande de M.Rowe et a condamué le maladroit médecin à 82,000 de dommages-intérêts envers son aucien client ou plutôt sa victime, - Unc orgie sanglante On télégraphie de Chicago que l'ex- conseiller municipal W.P, Wbelan a été wortellement blessé à quatre heures du matin d'un coup de revolver par un joueur de profession, George Hathaway dans un restaurant et cabaret à la mode, | de State street, tenu par un nommé Mat.Hogar, D'aptès un témoin oculaire, l'ex-con- seilier municipal était entré vers minuit au cabaret en compagnie de John MacGi- nis, un ageut du conseil d'hyxièue de la dant les trois derniers mois, doune le ré- nègre de-dix-cept ans, comme Williams, est tombé foudroyé, Williams i cté arré-} ville, et avait demandé aussitôt de wan vaise piquette de Califortig pompeuse- went décorée du nou de champagne.Les deux amis out passé leurs temps a boire, vidant de vombrenses bourcilles les unes après les autres et invitar.t fous les indt- vidus de leurs connai-s nous grie taent dans l'établissémeut, y co npris le cabu- retier lui-suêtne, Vers quatre heures du matin, Whelan, MacGinis, Éfayan et un quatrième per- sonuage dont on He connaît pas le nom se sont mis à souper, tout en cuntinustit à boire du fameux chaumpngue de Califor- tie.Ils étaient ivres ; tunis Ils causaient tranquillement en wangeant, lorsque Jathaway est cutré au cabaret et est allé payer au comploir une certa\u2019ne som- wie qu'il devait.Whelan l'a appelé et Ta invité à boire, Après quelques ivstants d'hésitation, Hathway aaccepté, ct tout en s\u2019ussayaut il a tiré an énorme revolver de sa poche qu\u2019il s'est amusé-h faire passer sous le nez des soupeurs L'ex-con- soiller lui a dit alors de se teuir convena- blerreut et de remettre son revolver dans sa poche, ajoutant, en plaisantant, qu'il allait lui enlever son arme s'il ne le faisait pas disparaître.\u2018\u201c Ah ! c\u2019est ainsi, {c'est écrié Hathaway, puisque vous vou- {lez men revolver, le voila !\u201d Et avant qué personne ait pu iutervenir, il faisait feu sur Whelan, L\u2019ex-conseiller municipal levantle bras en lair, est tombé de sa chaise en s\u2019écriant : \u201d Je suis percé de part en.part et c'en est fait de ini, \u201d En effet, atteint au côté gauche de la poitrine, Wihelan a eule corps traverséet l'épine dorsale fracassée par la balie, MacGiuis et le eabaretier ont relevé le blessé, Pont emporté à l'hôpital dans\u2019 une voiture de lousge, ct ont disparu sans méme pré- veuir la police.Quant à Hathaway, profitant de la confusion générale causée au cabaret par Ian détonation, il s'est esquivé aussitôt après le crime, et la police n\u2019a été informée du meurtre -que par la runicur publique vers six heures du matin.i .Cependant le meurtrieret MacGinis ont été arrêtés vers une leure de l\u2019après- midi, et Whelan'est wort a trois heures, Mais, pour des raison inexpliquées, la police ra:pas voulu que Hathaway fut encore infurmé de la mort desa victime.Ce drante à causé la plus grande sensation & chicago.Dien que le crime ait 4té | commisieh apparence sans préméditation, on seupconne qu'il existait déjà.une haine latente entre l'ex-consciller municipal\u201det le-jbueur, mais on n\u2019en connaît pas la cause exacte.errs RIS Le mystère de la Pointe du Lac Suite de l'enquête Trois Rivières, 29\u2014 A la continuation de.l'enquête hier, le grand constable Guilloux est appelé à rendre témoignage, 11 dit que c'est le lendemain du meurtre, vers 2 heures p.m., qu\u2019il a trouvé le fusil produit ici, dans ln chambre de l\u2019accusé, dans le coin à gauche en entrant, Îl a examiué le fusil ; ce fusil avait été tiré, il a wis le doizt dans le canon du fusil et il s\u2019est aperçu qu\u2019il avait été récemment tiré : il y avait dans le canon du fusil de la poudre humide, ce qui lui fait dire qu'il n'y avait pas longtemps qu\u2019il avait été déclhargé ; il a aussi constaté cela par ; le crain du fusil.La canistre à poudre et la boîte à capsules étaient sur la\u2019 fenêtre, \u2018 près du vulet, et y touchnieut en ouvrant ! la boîte aurait \u2018 ct en fermant le chassis ; été trourée sur l'autre côté ou renversée.L\u2019uccusé étaut présent ct sur ma remarque qu'il n\u2019y avait pas longtemps que le fusil avait étéj tiré, la répondu que le iwatin du meurtre il avait tiré sur un oiseau de proie près de la grange et ne l'avait pas tué.Le témoin a été lonrue- meut interrogé.lt a répondu avec beau- couv de clarté et de - précision et ne sait \u2018 aucuuement contredit daus la transques- tion.Le sergent Harpe de la police provinciale est ensuite appelé en témoignage, H - j raconte d\u2019abord les circoustauces qui ont entouré son arrivée à la Pointe du Lac, à l\u2019eudroit où le critue a été commis.Pendant qu'il visitait la maison, le grand connétable nous a moutré le fusil a eap- sules qu'il à pris daus le coin da la chambre en entrant à gauche, fl nous a fait remarquer que le fusil avait l'air d'avoir été tiré récemment, et je l'ai remarqué moi-même, li m'a montré la boite à poudre qui était là sur la fenêtre o£ le sac à plomb : la boîte de capsules était là, J'ai jeté un coup d'œil dans Ja chambre et j'ai aperçu un fusil à pierre en mauvais ordre, et qui ne tire pas, accroché à la poutre.Je l'ai décroché.On à fait des perquisitions parteut dans la chambre de Scvere Houle, ct c'est dans cette chambre là, dans un coffre, que j'ai trouvé le contrat de mariage de Jus.Houle qui a été produit à l'enquête du coroner.C'est le coffre de Jos.Houle.A près quelques autres déclarations peu importantes de la part du témoin, l'èn- quête est ajournée.Trois-Rivières, 30.\u2014 Le serxent Harpe, de la police provinciale, a continué sou témoignage hier matin, Il dit qu'il con- nait lu place où Madame Fafard dit avoir entendu le coup de fusil, parce qu'elle est v:nue me la montrer elle-même, J'ai fait univ marque sur ce piquet-là.La distance entice la maison de Houle a aller a cette petite baisseur est de 590 pas ct 80 pouces, Je n'étais pas ici tout le temps que Adolphe Tlclie a dit avoir cn- tendu le coup de fusil.Ta distance entre l'endroit où nadame Fafard a entendu le coup de fusil ct là où Adoiphe Uce Ta entendu, je ne l'ai pas mesuré, minis au meilleur de wa connaissance il peut y avoir 6 en 7 arpents entre ces duux en- droits-li, .(fci, produ:t une boite de capsules produite à l\u2019erquête du curoner par M.Jusué Lesieur.) \u2019 \u201cJe remarque que dans cette boîte il y à deux sortes de capsules.Je produis ici des hardes,savoir 7 un jucket trouvé dans la chambre de l'accusé\u2019 accroché à la cloison, J'ai trouvé dans la poche droite de cet liabit-ci, en compagnie du constable Mercier, 17 grains de plomb et un cap éclaté.Le ptumb était de deux calibres et je produis ces objets, J'ui remarqué aussi qu'il y avait aprés habit des piquants appelés aussi corne et il y cu n cucure de semblables après.Je produis aussi le pantulon que j'ai trouvé dans lu chambre de l'accusé dans le même coin où était lo fusil par terre.J'ai aussi trouvé duns le même coin là oft était le pantalon, ces bottes produites iei ; j'ai trouvé dans la botfe du pied gauche d grains de plomb ; les bottes étaient par terre sur lu côte, L'accusé m'a dit lui-même que ces pantalons, jacket eb bottes que je produis lui appartenait et qu\u2019il les portait le jour et la nuit du meurtre.I! m'a dit qu'il avait ôté ses habits le lendemain du meurtre à 10 a.m.Je produis aussi une y vicille paire.de souiliers qui m'a été re- ruise \u2018par le coroner après l'enquête et que j'ai trouvé dans le grenier.Je produis ici un portefeuille trouvé sur la personne de l'accusé lors de son arrestation ; il contient 84,10.Je produis aussi une pipe à moi, remise par le coroner, Après avoir trouvé les piquants sur Vhabit, Hous sommes allés en arrière de la maison ; on s'est trouvé tout couverts de piquants en nous reudant à la fenêtre de Sévére.\u2018 Ou ne pouvait pas s\u2019en exempter tant il y en avait.On s\u2019est ninsi couverts de piquants en examinant s'il y avait des pistes indiquant une entrée ou sortie du châssis, et où à remarqué des pistes fraîches près du châssis.Ce qui uousa induit-à aller au châssis, c'est que nous avious entendu dire que le châssis était ouvert et que uous avions trouvé des piquants.Je n'ai rien observé autre chose que ce que j'ai dit.Les pistes il y en avait qui vennient, d\u2019autres s\u2019en allaieut.C'est mol qui ai fait la déposition qui a eu pour cffet de faire arrêter l\u2019accusé.Je n'ai rien remarqué de plus concernant le meurtre, si ce n\u2019est la manière avec laquelle Sévère s'est conduit envers nous: je me suis adressé à lui sans le connaître pour me | faire montrer Sévère et lui ai dit que : nous comptions Sur lui pour avoir des ! reuscignements.J'ai remarqué à sa ma- ! nière d'agir qu'il préférait no pas me | parler- J'ai remarqué aussi que c'était ; un garçon (rds sage.} M.Duplessi lui demande si c\u2019est lo fait ! d'avoir trouvé dans lë sac de plomb Yne i poste de mème pesanteur que celle trouvée dans la tête de la victime et des bottes qui l'a cugagé à porterl\u2019accusation, En Jéponse, il dit : * Pas seulement cela, L'emprunte du fusil, le fusil tiré récom- meut, l'absence de l'accusé de chez lui ce soir-là, aussi ses manières d'air et son insouciance à ne pas leur donver de renseignements, le chien qui n\u2019a pas aboyé lorsque le coup a été tiré, c'est avec tout cet ensemble de choses qu'il a cru de sou devoir de faire une déposition contre Sévère.\u201d { poste de même pesanteur et du plomb ; ! dans fes liabits de l'accusé, et le fait d'em-t prunter un fusil et le fusil tiré récem- | ment sont les principaux faits.Tout l'en | sourble des faits sont des faits principaux : ! pour une preuve de cireuustunce ; c'est! | un enchaîtement qui fait naître des soup- | (cons.l}a denvarlé des renseignements, ; mais il dit qu'il n'a rencontré personne | ! désireux de lui en donner.Tout le monde | *sympalhisait avec l'accusé, les jurés, tous \"enfit, Avant l'arrestation de Sévère, personne ne lui donnait dus renseignements, lil en apprenait plus à écouter parler les : gens qu'à leur en demander.C'est en | écoutant les témoignages à l'enquête du !coruner, qu'il a appris ce qu'il sait de cette affaire.Il a été voir le curé qui lui la dit que la défunte avait un frère dans tla paroisse, Il était accompasné du constable Mercier.Ils sont avrivés chez Louis Deautieu, frère de ja défunte.Le serseut Harpe continuera son té- moisuare aujourd'hui.On s'attend que l'enquête sera close a midi ou ce soir, ee ; Conscil aux mères Le sirop calmaut de Mme Winslow de- trait toujours etre cu usage pour la deu- tition des enfants.1! soulage l'enfant, assouplit les gencives, aduucit les dou- | leurs, guérit les cotiques ; c'uBt ce imeil- | leur remède pour la diarrhée Vingt-cinq centivs la bouteille, 11 déclare que le fait d\u2019avoir tronvé une ana wi [ Sr 33 PILE jy fote!l-de-Vilie et du Paiais de Justice.\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 Pourquoi Les Pilules d\u2019Ayer sont-cHez si reno: mbes?C'est que, toujours digues du confiance, co:nme inédecine cathartiqu s elles no laissent jamais de suites n: vaises, Elles sont purement végétale et entièren sat exemptes da calomel oe Ge toute autre drogue dangereuse: 3 que le malade soit jonno où vieux, ellg peuvent tro adiministrées hardiment, Daus les Etats de l'Ouest et du Sn où les désordres du foie sont si fréquen Ics l'ilules d\u2019Ayer ont donné la preug \u2026 d'un inestimalis Lienfait.D.W.Buve .New-Berne, N.C., écrit: * J'ai soullogh, longtemps avec des maux.d'estomac @: .: du foie.J'essayai différents remèd miais n\u2019enreçugaucun allégement jusgi ce qua jo commeonçasse à prendre Pilules d'Aver.Ces pilules 1ne sous, rent sur-le-champ.Je les pris penda quelques mois 6t ma santé est cow pi ment revenue.\u201d Dans toute la Nouvelle Anploter après les maladics pulmonaires, les ma dies de l'Estomac et des Futosti seut culles qui prévaleut le plus.- La Dysnepsie Et la Constipation sont presque univ gciles.M.Gallacher, chimiste-exp de DRoxLary, Mass, qui a lougtemy souffeit de la Dyspepsie, Curit: \u201cUn de mes amis me pcrsua d'essayer des Pilules d'Ayer, et après en avoir pris nne boîte, sans beaucoup do profit, j'étais disposé à ne plus o faire usage; quand il m'engagea à pu- sévérer à les prendre, ct avant d'av A J \u201c o fini la seconde boîto, je commençai # = ressentir un soulagement.Je continue, ib à les prendre par intervalles, jusqu'à re que jens fait nsago de Ouze boîtes.Qu'@ suffise de dire, que je suis maintenu Dion portant ct reconnaissant à vue Chimie, qui dépasse la mionne.\u201d La tête ct l\u2019estomac sont toujours sympathio; de là la canse do la plus de ges maux de tête dontoureux, aux quels tant de personneæ spécialetu les femtues, sont sujettes.Mine, Hurig A.Murble, de Poughkoecpsie, N.Y écrit que pendant des années elle ci} martyre du mal de tête, et jamais n'a rien treuvé qui lui donna plus qu'i soulagement temporaire, jusqu'à qu'elle commençAt à prendre des Pilu d'Ayer, et que depuis lors, ello jo d'une santé parfaite.\u2019 .| Ayer\u2019s Pills, - Prépardes parle Dr.J.C.Ayer & Co., Lowy ©, Mass, États-Unis.Vondues par tous i Iharmacieus, C6 \u2018esta cl GOUDRON GOTOI ATA pate] \"4 a Wi da De sai wen 6 a BAD Coure VT Tg GR liqueur concentrée, qu Vas été fuites les expériences duns soff 4 45, grands hopitaux de Paris.ainsi Bruxelles, Vienne, Lisbonne.cle contre les rhumes, bronchiteg, y asthmes, catarrhes des bronches &'1y T de la vessie, affections de la peut, se ! A dartres, eczémas.\u2026.te Le Goudron Guyot, par @ composition, participe des pw# il priétés de l'Eau de Vichy tont @ ;* étant plustonique.Aussi possède- une efficacité remarquable cont@ÿ les malsdies de l'estomac.) Gomme chacun le sait, c'est goudron que sont extraits les p cipes antisepliques les plus acls C'est pour cette cause que Goudron Guyot consti'ue, temps d\u2019¢pidemie et pendant chaleurs, une boisson préserva:ri et hygicnique qui rafraichit purilie le sang, « Celle préparation se dbienlut, je l'espère, universel Ment AdOpLÉE.bentesseur Paris, Medecin de Fitdpital StL C'est seulement rue Jacob, Paris, que se prépare le Véritak Goudron Guyot.18 2 ds VALLEY hp f\u2014 R CES ont Été approuvées recommandées par l'Académie Médecine de Puris pour la guéri dela chlerose, des pâles couleurs, l\u2019anémie, dos pertes de sang el pe blanches ct de tous les états d'ép sementetde faiblesse générale.HOTA.Les Pilules de Va (Vrat.-) sont hianches et sur cha .est ecrit lc nom Vallet, \u2014 Dans to a s Pharmacies, et 19, ruc Jacob, Ma: : FRERR.Aux Touristes Quéhecat rs a HOTEL RIENDEAU 38 ct 69, Place Jacques-Cay UX québecgtois qui vont à Montre: lenr recommandons ilotel Bie giineé sur la Place Jucques-Cartier, No.quelques pas du debarcadere des baten Ja compagnie du Richeiten ¢t a proxi Cet Hotel est tenu sur un tres bon pick chambres sont spacieuses, bien aérec- 4 gamument aménagées.Le service de li est icreprochabie, et, detail qui n'est dedaiguer.persone n'est surchangé.Prone pésumer, les québecois qui VOS 4 Montréal trouveront, à dvi conditions ?nabics, toul le comfort desirable o § Ricade au 11 aep er pire de dr 6 à atin 52 fa | LE CULTIVATEUR ECHOS DE PARTOUT + | | L'Italie a reconnu le gouvernement de | république des Etats-Unis du Brésil.| 71 cadets font leur cuurs au Collège hilitaire Royal de Kingston.| L'état de santé du grand-due Nicolas, ohcle du tzar, s\u2019est uggravés On sait u\u2019il a été soudainement atteint d\u2019aliéva- hon mentale pendant les récentes grandes lanŒuvres l'USses.Le Tageblait dit que l\u2019on a réuni les nds nécessaires pour la consiruction jun chemin de fer de Pangani a Mount Kilima-Njaro, dans Afrique orientale, Le rapport du Grand-Tronc pour les jerniers six mois, constate un revenu net be £115,738, Lous directeurs cousidèrent e résultat comme étaut très satisfaisant, M.le comte de Furenne et M.J.Forget, Montréal, out en une nouvelle jutrevue avec le miuistre des finances, au jet de l'établissement d'une ligne de teçameurs rapides sur l'Océan.| Le major Sherwood, de la police fédérale, à recu avis de New-York, de arrestation des individus qui expédient le faux billets de banque au Canada et bee lesquels McCormick étaiten rela- ion, lls se nomment Ward et Rosen- hal.| Les analystes du département du Revenu de l\u2019Intéricur, sont à préparer fin rapport qui sera très intéressant.Les boivres noir et blanc et la moutarde sont, fit on, falsifiés d\u2019une manière extraordi- Baire.On n\u2019en trouve presque pas de Durs.De grandes quantités d\u2019amidon sont Miêlées au poivre, la moutarde contient He la farine et même du plâtre de Paris ; flans la canelle moulue on ne retrouve pue l'odeur, MM.A.McKin et Cie, agents annon- eurs de Montréal, préparent un annuaire le la presse.Ce sera le premier ouvrage de ce genre publié au pays, À ce titre, il mérite d'être encouragé.Ces annuaires au reste, lorsqu\u2019ils sont ien faits, sont d\u2019une grande utilité On by trouve une fuule d'informatious intéressantes.Nous souhaitons beancoup de succes 3 M.MeKin.Son entreprise à toutes nos By patities.| £L'immense magasin de nouveautés de MM.Frank frères, daus Washington hvenue, à St-Louis (Missouri), a été tota- Rement détruit pendant la soirée par un lésastreux incendie causé par des fils mal hsolés de l\u2019éclairage électrique.Lies pom- pices ont eu les plus grandes diflicultés à combattre lo fou par suite des milliers d'étincelles électriques qui jatlissaiont (des fils qu'il avait fallu couper, ct c'est ipix un simple effet du hasard que per- sone n'a été s\u2019éJeusement blessé.Les vertes matériciles s'élèvent à $350,000.| Le prétendu général canadien Joubert, [dont on annonçait l'arrivée en France, il y à quelques semaines, est présentement lsignalé aux Etats-Unis, mais eu sa véritable qualité qui est celle d\u2019ex-président de la république du Transvaal.Le général Joubert est venu en Amérique pour prendre des arrangements relatifs à l\u2019exposition projetée de l'Afrique méridionale & Chicago.Ce projet, parait-il, comporterait de grands développements.Il comprend uo- tamment la construction d\u2019un village où sera logée ct installée toute une tribu d'indisènes avec ses instrumentsde travail et ses animaux domestiques ; bref, une représentalion aussi complète que possible de la race africaine dans la pratique de ges habitudes familières.Le général Joubert à également soumis à la commission les pluns d\u2019un bâtiment spécial qui serait construit par les soins ct aux frais du gouvernement qu'il représente.Les abattoirs de l\u2019est, à Montréal, ont été détruits par les flammes, Malyré tous } les eflurls es pompiers il eur a été impossible de sauver cet immense batisse | a quatre étages, de cent pieds de long sur singuante de large.Les Ilammes ont fait de rapides progrès.Ceci s'explique par ic fais que les abattoirs contenaient une quantité énorme de gvaisse ot d'huile, Les pertes sont évaluées à £50,000.tm\" \u2014-\u2014 \u2014\u2014 Soulage toujours a iw pe UE Dartout et toujours le Recuperator Mo- Jin soulage et œuérit les maux de téte, les maux de gorge, les couprires, les brûlures, ics culiques, la dyssenterie, le choléra morbus, la pleurésie, les bronchites ui- çuës ou cluwoniques, lus rhunistigmes, douleurs dans le dos et les côtés, les fris- sous et fèvres, les flevres intermittentes, }rg refroidissements, cte,, etc.Le Recnperslor cat préparé et vendu par le Dr LL.Morin et Gre, 314 rue St.Jean, Québec.L'AMÉRIQUE DU SED ET SES IMPORTATIONS Comme nous l\u2019avons déjà dit, le département de l\u2019agriculture d'Ottawa vient de publiur des statistiques fort intéressantes, sur le commerce d\u2019exportations des tats.Unis avec l\u2019Amérique du Sud.On voit, dans cette brochure, que lu moitié sud du continent, y compris les Indes Occidentales, a importé des produits et des articles fabriqués de la république américaine pour une valeur de $199,961,000.Pendant l'année 1889, c\u2019est le Brésil qui a acheté le plus.Ses importations se sont élevées à la somme de $60,000,000, dont $4,036,000 pour le blé et la farine, £915,000 pour le fer et Vacier fabriqués, $937, pour les huiles, $484,000 pour le saindoux, $340,900 pour la planche et leg madriers, $700,000 pour le coton muuu- facturé, et $103,000 pour le jambon.Cuba vient ensuite comme pays qui importe des Ftats-Uniz 5 le total de ses importations atteint le chiffre de $52,000.000.Cette ile acliète du blé ct de la farine pour un million et demi de piastres, du charbon pour $600,000, du coton pour $100,000, du poison pour #110,000, du cordage pour $284,000, da fer et de l'acier pour $2,000,000, du.papier pour $198,000, du jambon et du pore pour $050,600, du suindoux pour $2,541,000, des légumes pour $390,000, ct du bois pour $1,000,000, en y comprenant $350 000 de meubles, Nous voyons figurer ensuite sur la liste des pays importateurs le Mexique et les Indes Occidentales.Ces dernières Îles achètent des produits des 1itats-Unis pour une valeur de $15,985,000 et ne leur en vendent que pour $8,000,000.Leurs principaux achats consistent en animaux, $307,000 ; pain cb biscurts, $297,000 ; blé d'inde et farine de blé d'inde, 5459,009 ; avoine, $60,000; Llé et-farine, $2,084,- 000 ; voitures, 79,000 ; remèdes et drogues, 452,003; coton manufacturé, $160,060 ; poisson, $96,000; foin, $29,- 000 : fer et acier, $196,090; cuir, y compris les chaussures, $118,000; instruments de musique, 815,000 ; huile, 8176,000 ; bœuf, $200,000 ; porc, 5600, - 000 ; saindoux, £251,000; produits de laiterie, $362,000; légumes, 118,000 : bois et meubles, $550,000, Les droits d'importation dans ces différentes contrées ne sont pas les mêmes : mais on remarquera que, qu\u2019ils soient élevés ou pen considérables, les Etats- Unis ont fait avec le Sud un commerce qui, quoique peu éteutlu comparative meent-à celui de l\u2019Ang'eterre, est important, Le nouveau tarif de l'Union américaine sera loin d'encourager sun commerce avec le Sud ; il est plus que probable qu\u2019il aura pour effet de restreindre les relations commerciales des Etats avec l'Amérique du Sud, Nous devous, dans ces circonstances favorables, être capables de nvus emparer du commerce que nos voisins vont perdre par l\u2019excessive rigueur de leur législation douauière, Le Lounda, qui a, le dernier, transporté une cargaison du Canada aux Indes Occidentaies, était lourdement chargé, et l\u2019on rapporte qu'à son prochain voyage, ce steamer aura un chargement encore plus considérable.La population des Indes Oceldentales est, dit-on, favorable au commerce et à un traité avec le Canada, 11 ÿ à quelques au- nées, l'Angleterre nuus à refusé le privilège do faire un traité avec les Indes Occidentales et d\u2019établir par là des relations favorables tre les colonies.Nous pou- vous essuyer encore un refus ; mais, que nous obtenions ou non ce privilege, nous devons vendre à bon marché, ou les Indes Occiduntales n\u2019achicteront pas.em es me ot ee.Troppistes au Lae S¢ Jean Plusieurs Pères Trappistes arrivent du Luc St.Jean, qu'ils viennent de visiter en compagnie de Mur Marquis, direuteur de la colonisation pour le district du Lac St.Jean.Les Trappistes nut déjà un établissement à Oka, sur la rivière Ottawa, L'auuée dernière, cette ferme d'Oka a fourni 3,000 livres de beurre.On dit que les Trappistes sont revenus satisfaits de leur visite au Lac St, Jean.Is ont décidé d\u2019établir une ferme dans le nouveau ; Township Pelletier, sur le côté nord du lae, cutre les rivieres Péribonca et Mistassini, De nombreux colons seront amends sur cette ferme ont ils apprendront le système d'agriculture le plus moderne.L\u2019établisseurent des Trappistes au Lac St.Jean est une bonneaubaine por cette localité.Ceci aura pour eflet d'améliorer l\u2019agriculture, car ces religieux sont tres habiles ct très versés daus l'art de cuiti- ver lu terres -\u2014\u2014 \u2014 Le ministre des douanes a informé la +t National Cav Despatch Company,\u201d de St-Albans, Vermont, qui a demandé dernivrement la permission d'importer cn franchise des roues de chars en Canada pour remplacer les roues des chars de la compagnie qui se brisent pendant la voyage, que le gouvernement ne pouvait \u2018we rendre à cette demande, ILS NOUS REVIENNENT M.V.Meïnnes, agent d'immigration du gouvernement fédéral, arrive d\u2019un voyage dans l'état du Michigan, où il a passé six semainez à s\u2019enquérir de la po- \u2018sition des Canadiens à qui on avait con- q scillé de quitter leurs foyer et d'uller s'¢- talliraux Etats, AL McInnes n'a fuit aucun rapport extravagant de la pauvreté de cette cuntrée ou du manque de récoltes, mais il fait ressortir avec beaucoup de vigueur le fait que la grande majorité des Cunadiensqu'il à rencontrés là\u2014-cti ils sunt nombreux \u2014 regreltaient non seule- nrent la folie qu'ils avaient commise, mais qu'ils mauifestaient ovuvertement lintention de revenir au pays aussitôt qu'ils le pourront.Une preuve que les Canadiens sont sincères dans leurs paroles et que l'agent du gouvernement a réussi dans sa mission, c\u2019ust que depuis le 26 novembre dernier vinet-sept familles ont plié ba- \u2018gages et sont venues se fixer à Winnipeg, à Brandon, à Calgary et à Regina.Plusieurs autres familles nous reviendront au printemps prochain ; nos compatriotes admettent qu'ils out été trompés par le langage mielleux des agents d'émigration américains.Toutes les récoltes au Michigan sont ua dessous de la moyenne, et quelques- unes même sont trés inférieures.La récolte des patates a complètement manqué, et le peuple devra importer, malgré la wise en vigueur de la loi MacKinley.Nous sommes heureux de voir revenir nos compatriotes dans leur patrie.C\u2019est ici qu\u2019ils trouveront le bonheur et l'aisance que plusieurs cherchent en vain sur la terre étrangère ; ils vivront au milieu de leurs parents ct de leurs amis ; ils habiteront le sol que leurs aïeux ont arrosé de leurs sueurs pour le rendre fertile, et, vivant à l\u2019ombre du clocher du village, ils mèneront une existence caline et sereine, i 2 Les pêcheries de Terre-Neuve L'honorable M.Robert Bond,de Terre- Neuve, est allé dernièrement, comme commissaire,aux États-Unis pourentamer des négociations avec le gouvernement de la république américaine, au sujet de la question des pêcheries.En pastant à Boston, M, Dond à fait connaître sa mis- > sion à un journaliste comme suit : ** Je suis autorisé par le gouvernement impérial eb par le gouvernement de Ter.re-Neuve à venir dans ce pays dans le but de soumettre au plénipotentiaire anglais, Sir Juliiu Pauncefote, une p:0,0- sition du gouvernement de Terre-Neuve qui devra être déposée devant le gouver- uement des Etats Unis, et ausst pour prendre les mesures qui paraîtront nécessaires pour atteindre l\u2019objet en vue.Agissant d\u2019après ces instructions j'ai soumis à votre gouvernement, par J\u2019en- ; treniise de ShlJulian Pauncefute,une proposition portant que les pêcheurs américains auront le privilège d'entrer dans les ports de T'erre-Neuve ä\u2018tout temps pour acheter de l\u2019appât aux mêmes conditions que les pêcheure terrenuvicns, et leÿ pri- vilère d\u2019échanrer et de vendre ie poisson les - huiles, ete, sujets seulement aux droits de duvane que l\u2019on impose sur les vaisseaux de Terre-Neuve qui sont employés dans cette industrie ; aussi le privilège de faire geler le hareng, sans restriction.En retour de ces privilèges, nous demandons que nos produits de pèctre de Terre-Neuve, poisson, huiles, ete, et nos minerais non fabriqués soient adnus sans droits aux PFtats-Unise \u201d \u2014 Avez-vous vu le secrétaire Dlaine, à ce sujet ?\u2014J\u2019ai eu un entretien de-trois heures avec lui, mais naturellement je ne puis rendre public ce qui a été dit dans cette CIECONSLANCO, \u2014~1st-ce que Sir Julian Paunceforte a plein pouvoir d'agir avec ce pays au nom de Terre-Neuve ?; *\u201c Sir Julian a reçu tous les pieins pouvoirs voulus pour cela,\u201d L'honorable M.Tupper, ministre de la marine et des pêcheries a dit au correspondant de la Guzetle que le gouvernement n'avait pas entendu parler des négociations que Terre-Neuve aurait ouvertes avec les Etats-Unis.Cependant rien n'empêche cette colonie d'entrer en pourparlers avec la république américaine, par l'entremise du gouvernement impérial, aans que le Canada suit consulté.Quant à is nouvelle que Terre-Neuve avait donné aux autorités canadiennes l\u2019as- Rae act an POH a \u2014\u2014\u2014\u2014 due surance que Ia Joi de I'appit serait abrogée, M.Tupper peut seulement dire que des négociations ont été entumées entre les deux gouvernements à ce sujet, mais qu\u2019il lui est impossible d\u2019en faire connaître le résultat à présent.ea AT MORT dela GENERALE BOOTH La femme du fondateur de l'Armée du Salut.Prosélytizme religiens Tue dépéche de Londres nous a annoncé la mort de Mme Buoth, femme du général Booth, chef de l'Armée du salut.C\u2019est en 1865 que le révérend William Booth, Né à Nottingham, le 10 avril 1829, eut l\u2019idée de fonder, en prenant modèle sur l\u2019organisation militaire, association chrétienne qui, grâce à l\u2019énergie de son fondateur, obtint une si rapide extension, Mme Bootfi, avec beaucoup d\u2019enuthousias- me, seconda puissamment les efforts de son mari, Elle publia plusieurs brochures qui furent répandues dans tous les pays.Cituns, entre autres, la Religion pratique, le Christiunisme agressif, la Vie et ia Mort, ete.Comme son mari, elle collabora à de nombreuses revues.Sa part de collaboration fut surtout remarquée au Jus Cry (cri de guerre),} feuille hebdu- maduire, paraissant à Londres, et tirant à plus de 600,000 exemplaires, Le journal £n avant, publié à Paris, a reproduit souvent les articles de la *\u2018générale\u201d, Mme Booth, qui accompagnait son mari dans ses ** campagnes \u201d réchauffait le zèle des prosélytes ** officiers et soldats \u201d par une parole ardente et con- yaincue, - M.et Mme Booth ont eu six enfants ; leur fils aîné cst chef d'état-major de l'Armée du Salut, dont le quartier général est à Londres ; leur fille aînée est la directrice de association & Paris ; leurs autres enfants voyagent pour recruter dos adhérents.ave pe CAUSERIE FEMININE Faites-vous bon ménage, Madame et charmante lectrice ?Je m'adresse là, il va sans dire, à celles de nos lectrices qui sont engngées dans les liens de l\u2019'hyménée, x F'utes-vous, done, bon ménage, Madame ?J'espere et je souhaite sincèrement que votre réponse soit affirmative, Mais je veux cependant vous donner quelques cunseils qui, si vous êtes heureuse ch ménage, cimenterout encore votre bonhour\u2014et, si cclui-ci connmence à osciller sur sa base le consolideront ct, peut-être l\u2019empécheront de s\u2019écrouler.Les meilleurs garants de la paix du ménage, sont certainement l\u2019échanze constant de bous procédés entre les deux époux.= La plus élémentaire politesse exize, d'ailleurs, que le mari comme la femme pe se parlent que cuurtoisement.ct que leurs discussions ne dégénèrent jumais en disputes.CRE Sans doute, il est, dans la vie à deux, fille ot un cas où le plus petit prétexte sert à discuter longuement, parfcis un peu vivement.Mais alors, madame, évitez qu\u2019un mot blessant ue vous échappe, qui exaspère votre mari et fusse éclater un orage torrible, dont les conséquences peuvent être fatales au bonheur familial, Certainement, votre sexe vous autorise » réclamer de .votre mari une plus grande déférence, presque une obséquiosité qui vous est due\u2014ceb que ce mari lui-même ne songe pas, je pense, à vous contester \u201c ; Mais n\u2019oubliez pas, aussi, qu\u2019en ces jours de lutte féroce, de struggle for Life sang atténuation, existence est hérissée pe difficultés exacerbantes, qui énervent l'hommie, et quand il rentre au logis conjugal après une journée de labeur souvent pénible\u2014physiquement ou morale- iment-\u2014le rendent parfois de méchante humeur, dont vous auriez tort, Madame, do Jui savoir mauvais gré.- Le plus souvent, il n\u2019attend, cet homme maussade et énervé, qu'une bonne parole de vous, et une caresse, pour retrouver sa donne humeur, en chassant loin de lui les prévccupations nombreuses qui bouillonnent dans sun cerveau surmenée co = Les femmes aiment les bonnes manie- res, les gracicuses atlontions-\u2014ct c'est de leur sexe charmant.Mais, croyez-le bien, les hommes ne sont pus Inseusibles à cos mêmes attentions dont ils sont vedevables à l'éponse qui est l\u2019ange du foyer-l\u2019ange de consolation et d\u2019encouragement.N\u2019oubliez pas que rien de ce qui concerne le bien de la maison ne doit être conclu sans avuir Cté discuté par les deux époux, = À Doux avis valent certainement mieux qu\u2019un seul, n\u2019est-ce pas-et c'est une marque de déférence, en même temps que de confiance cb d'amitié sincère que de discuter ainsi, à deux, tuut ce qui intéresse la prospérité du ménage.11 n\u2019y à guère à ccla d'exceptions que pour les petites questions de ménages, les détails d\u2019intérieur, qui sont du ressort de la femme, et auxquels le mari n'entend rien\u2014 ot pour les affaires qui constituent io travail du mari, auxquelles la femme cet, le plus souvent étrangères ve ca C'est à tort, voyez-vous, Mailame qu'on à dit qu\u2019il n\u2019y à pas de bons ménages.: ; J'en connais, moi, et beaucoup, Jen sais aussi qui, d'orarcux, sent\u2019 dévenuy très calmes, très unis \u2014précisément parca que les deux époux se sont pénétrés de tout ce que je viuns de dire, nprès avoir fait la douloureuse expérience, du \u2018\u2018mau-« vais ménage \u201d\u2014le plus grand supplice de- deux êtres obligés de vivre côte à éote, C\u2019est pourquoi je me suis permis, Madame ct chère lectrice, de traiter cette question ¢t de vous donner des couseild \u2014tout en souhaitant que vous n\u2019en.ayez aucunement besvin.wo 4 Un acte d'héroïsme < \u201c Un accident des plus dramatiques et qui aurait eu infailliblement d\u2019épouvan] tables conséquences sans Phéroisme d'un mécanicien, s\u2019est produit vers neuf heü- res du matin sur la ligue du Lake Shore «& Southern Michigan Railroad, à Crois milles de Siiver Creek (New-York).&#]; Une collision a cu licu entre deux train de marchandises sur lu voie que suivent les trains à destination de l'Est.Pluy sieurs wagons, dont quelques-uns chard gés de bétail, ont été démolis et rejetéd en pile informe sur la voie voisine, réservée aux trains se dirigeant vers l'Onest! Or, l\u2019express à destination le Saint-Louis ct dans lequel se trouvaientcent-cinquän< te vgyageurs, arrivait justement avec una vitesse de cinquante milles & Pheure \u2018suf cette dernière voie et il était déj trop tard pour pouvoir arrêter la machine, L chauffeur, voyant le danger, à sauté su la voie ; mais le mécanicien nommé John Burns est bravement resté à son poste) au risque d\u2019être tué le premier, et,au lieu de ralentir sa machine, il l\u2019a lancée au contraire à toute vapeur.En agissant ainsi, Durns savait parfaitement qu\u2019il s'exposait à une mort presque certaine ; mais, quoique très hasardé, c'était le seul moyen de prévenir une catastrophe dang laquelle de nombreux vuyageurs auraient été tués Le stratugèine a réussi aussi bien que possible : la locomotive en heur- taut lu pile des débris des trains de mar, chandises,en a rejeté uuc partie des deux côtés de la vuie et a passé a travers lem atitres.= .Ag, Il s'en est suivit une scène peut-être unique dans l\u2019histoire des chemins de fer.) Le train de voyageurs à passé tout enti a travers la brèche faite parla locomptiva et pas un seul wagon n\u2019a déraillé, bien que plusieurs aient été considérablemen endommagés Quoique ayant regu pli; sieurs blessures très douloureuses, Burn à pu.ronverser ensuite ea vapeur, mettr les freins en mouvement et auvrêter s: machine.Quatre ou cing voyageurs ont été sérieusement blessés, mais aucüñ n\u2019a été né.La plupart ue se rendant.pag encyre compte du terrible danger auquel ils vensiont d'échapper, poussaïlent de cris de terreur qui, se mélant aux beuglements de plusieurs bœufs s\u2019eufuyant des deux côtés de la voie, formaient un concert inferual.Ces pauvres animaux, qui se trouvaient dans lo train de -mar- chandises,avaient été afreusement blessé ou décornés, tandis que d'autris avaient été tués sur le coup, \u2014\u2014w# Dès que les voyageurs parmi lesquels se trouvait le juge Burkem, président da la compagnie du Toledo & Ohio Central Railroad, ont été informés de ce qui s\u2019était passé, ils ont fait entre eux, pour le brave mécanicien une collecte qui a produit plus de $400.\u2019 En potence dans l\u2019Ohio Henry Popp, un Prussion âgé de trente ct unans et condammé à mort pour avuir assassiné le 2 avril dernier un débi-' tant de boissons de Canton (Ohio) nommé Moritz Greather, à été pendu pendaut la nuit dans la prison de Etats, a Culum- bus.On sait que dans \"Ohio toutes les exécutions capitales ont lieu pendant la nuit dans la prison de l\u2019Étateten ps sence de quelques personues seulement.Popp avait été embanché pur Greatler, pour descendre dans la cave du cabareb plusieurs barils le whiskey, et il avait profité de l\u2019uccasion pour se griser.Le travail terminé, il s\u2019est pris de querelle avec lecabaretier etl'utuéà coups de couteau dans la gorge.Bien qu\u2019on lui e annoncé que son pourvoi avait été rejeté, Popp a espéré jusqu\u2019au dernier \u2018momond que le gouverneur de l\u2019État commucrait sa peines ; Suicide d\u2019un candidat au congrès M.Emory, candidat du parti ouvrier pour le congrès, saus attendre les élec] tions,s\u2019est donné la mort à l'hôtel Livingston, à llochester (New-York), ev s\u2019ouvrant une artère au bras droit.I avai pris une chambre vers dix heures du matin a l'hôtel disant qu\u2019il désirait se repa- sur ct le soir même on l'a trouvé\u2019 mor dans son lit.M.Emory avait bu quel que pou, mais il n'était pas ivre lorsqu'i s\u2019est retiré duns sa chambre.Depui deux ans cuviron il était l'agent \"général à Rochester,du Rume, Watertown & Og$ densburg Railroad, mais il à été révoqu dès qu'il a accopté la candidature du paz ti ouvrier au congrès, et l\u2019on croit qu t'est l'ennui d'avoir perdu ainsi ea plac qui l'a poussé au suicide, M.Emory étai warié, mais I n'avait pas d'epfauts x: 1 em \\ 4 Co semer es = LE CULTIVATEUR pe BERNARD ET MOUTON 1 Voici Vhistoire d'un chien et d\u2019un comme, de deux amis qui s'aimaient éga- ment ; ce qui n'arrive jumais dans les pmitiés hutunines, oùiln'y ena qu\u2019un qui est l'ami de l\u2019autre.2 Bien heureux quand l\u2019autre n\u2019est pas Jon ennemi ! Et alors c\u2019est l'enuemi le lus dangereux, le plus inévitable qu'on bisse avoir.1 C\u2019est un ennemi qui vous tuera après yne lente agonie, + Mes deux héros avaicnt unc nssez gran- \u201cle ressemblauce ; tous deux étaient le ré- Jultat d\u2019une foule de croisements de races Jans intelligence, de mésalliauces au ha- Jard, d\u2019unions de rencontre.t L'homme n\u2019était ui grand ni petit, piu- Jot maigre que gras, passablement laid ; Jes traits étaient un assemblage confus et cohérent ; on n\u2019aurait pu y retrouverle ype d'aucune race ni d\u2019aucune famille ; n'était ni brun ni blond, sans être pour pela précisémeunt chitain, ; L'autre ami était également né d\u2019une pecurence fortuite, Son père ni sa mère, par une foule d'altération successives, d'appartenait déjà plus à aucune race quand ils se rencontrèrent ; ils partici- aient des deux.Ses oreilles courtes, à oitié relevées, tonaient des terre-neu- fens, son poilras et fauve du carlin, Jon museau allongé du levrier ; une de es paties était blanche, les autres n\u2019é- aient d\u2019aucune couleur.C'était un de \u2018tes individus qui ont découragé Buffon,et Pont fait renoncer à la nomenclature des aces de chiens, après en avoir classé plus je quatre-vinats espèces différentes.\u2018i Tous deux s\u2019aimèrent d'autant plus que ersonne autre ne les aurait aimés ; car, utre leur laideur, ils étaient pauvres au ernier des points, Ils déjeâunient rarement, car ce repas qui commence la jour- jée ne peux exister pour les gueux, qui oivent conquérir chaque morceau de ain : ils dinsient par hasard,tantôt mal, ntôt médiocrement, et ne soupaient ja- nais ; le sommeil remplaçait se dernier epas ; le sommeil, doux ami, qui sus- end l\u2019ex!istoice, et ne lnisse à désirer que e sentiment du néant, la conscience de Acjpas être.| de sommiveil n'est pas plus gratuit que es autres besvins ; il y a des lois qui obli- rent un homme à avoir un domicile ; ne evrait-il pas y avoir d'autres lois pour bliger les législateurs a fournir un do- Mivile ?Vous tic divez peut-être que tout va- tabond à le droit d\u2019être arrêté et mis en prison, domicile que la loi lui accorde nalgré lui, Mais je répondrai que la loi e lui iufl go ce domicile qu\u2019en sa qualité e vagahoud : or, dès qu\u2019il a mis le pied Jans la prison, dès qu\u2019il a pris possession fe co domicile, il n'est plus vagabond, il Roit donc sortir immédiatement ; mais ès qu'il estdchors,il redevient vagabond, \"est un cercle vicieux de la part de la 1 ; c\u2019est peut-être an sophisme de ma art, Mais donnez-vous douce la peino \u2018avoir tout a fait raïson, pour mourir mpoisonné ou vivre enlomnié * Tous deux, l'hommeret le chien, quand ls n'avaient pas d'argent, couchaient Handestinement sur le burd de la rivière, jur la grève du quai d'Orsay, dans la paille qu\u2019on ÿ jetait, paille proveuant des Heilles paillusse des gardes-du-corps.il 7 avait alors dez gardes du corps.11 Le chien s'appelait Mouton, l'homme fappeinit Beruard : leurs noms ne leur Maiout ni Lion ni mal: Fhoime se serait ppelé Mouton, le chien Bernard, que personne L'aurait pu y trouver à redire, fi que rien dans leur air ni dans feur uvnure W'ullitiait nine démentair leur tom, Bernard faisait tous les métiers faute l'en savoir un seul ; naturellement, ü itait condemn an plus fatigante, lesquels sont les 1 as retribués.Mouton re savait rien fre, il euivoit son maître Artout, partizealt son pain, loi léchait cs nd sy jut re autlait les pieds Ja nuit.crnscliat vt Caimait, Un hiver, Mou- lon to miba walle s Bernard fut vbiizsé dé le Liisser doux jours e.tiors seul sur la paille Cu La troisièine say 4 a - Guard Csey, dumide, Part un Qqu'extgent Jauce.foisieme chemise pour le satisfaire.«Ue porta chez un méde- ÿ uVat plus Ce paîne, Mouton ! rail i els veo etry 1.ge 2 ; ttoïd el de fièvre sur la terre | expresse du médecin.paiement debuit jourzd'a-[n Conard vendit son giict et sa! pait de l'argent,sou par sou, et l'envoyait au médecin ; une fois il clhargea de son petit pécule un camarade qui s'en ailait en trimestre à Paris.Le camarade but l'argent.Un jour, Bernard recut une lettre: elle portait le timbre de tous les endroits par où le régiment avait passé, Elle avait quinze jours de date, Elle étaitdu vétérinaire.Il n\u2019avait pas reçu le dernier envoi de Bernard ; il lui annonçait que si la pension du chien n\u2019était pas acquittée sous quinze jours, le chien qui était parfaitement guéri depuis longtemps, serait vendu.Un frisson parcourut le \u2018corps de Bernard, son cœur-se Dbrisa ; il courut chez le colonel la lettre à la main,mais sitôt qu\u2019il voulut parler,sa voix se brisa en sunglots, il ne put que tendre la funeste imissive, et dire, crier en pleurant : ** Mouton, \u2018mon Mouton, mon pauvre Mouton vendu!\u201d Le colonel le crat fou ; cependant il pleurait de si bon cœur, il avait quelque chose de si vrai\u2018dans sa douleur, de si amer daus ses larmes, que le colonel le calma, le rassura et se fit conter l'allaire.\u2014 Mon.colonel, dit-il en fiuissant, au nom du ciel, au nom de ce que vous aimez le plus au monde, laissez-mui partir, laissez moi aller chercher Mouton ; laissez moi partir, où je m'en irai saus permission ; je m\u2019enfuirai, je déserterai.Il faut que je voie Mouton, je ue veux pas qu\u2019il suit vendu ; imon Dieu ! Mouton vendu !\u2014Manis, dit le cotunel, quaud je t'aurai donné une permission, comment feras-tu ce voyage Ÿ l'u sais que les mili- Laires-ne reçoivent rien en route pour ce genre de congé, \u2014Oh ! je meudierai, on Le Me refusera pas un morceau de pain et de lu paille pour coucher.Mun colo- vel, mon colonel laissez-moi partir |\u2014Un soldat ne doit pas meudier ; et d'ailleurs, arrivé à Paris, que feras-tu ?Si tu ne peux pas payer le vétérinaire, il vendra ton chien malgré ta présence.-\u2014Je ne sais ce que je ferai, mais je ne laisserai pas vendre Mouton ; c\u2019est mon seul ami! Saus lui, sans ses caresses, sans son vre- gard intelligent et ansical, je me serais Je ne laisserai pas veudre Mouton, Qu'il va être heureux de me revoir ! je supplierai le vétérinaire,je me niettrai à genoux, je le tucrai.Il ne vendra pas mon chien! Et d'ailleurs je le paycrai par petites sommes ; si Stanislas te m'avait pas volé la pension de Mouton aurait été payée.J'umasserai sou par sou de quoi payer le médecin.Jo ferai comme j'ui déjà fait, je ne vais jamais au cabaret ni nulle part, Mon culonel, laissez-moi partir Î Le colonel lui donna trois louis ot Jui dit : \u2014 Va chercher Mouton.Bernard baisait les mains de son colonel, voulait lui baiser les pieds ; le colonel l\u2019envoya se faire dclivrer se feuille de route.Bernard avait deux cents lieues à faire ; il partit gæiement, avec sa permission dans une boîte de fer blaue, et ses trois louis soigneusement attachés et ficelés dans sa pnche 1! marchait courageusement ct bravait la fatigue, la pluie, le veut, en songeant qu'il allait revoir Mouton, sen ancien cainarade.} -\u2014Pauvre Mouton ! se dit-1i, nous serous bien heureux maintenant, muainte- nant nous svrons chaudemeut couchés, ous Man gerous tous les jours ; j'aurai tout le temps de m'occuper de toi, de te laver de te savouner ; tu seras beau et propre, Lt tu n'auras pas besoin de m'atteudre aux portes daus la rue, comine quand je faisais des commissions : tout le taimera : les soldats aiment les chiens : tu sera fibre et maître dans la caserne ; jusqu'aux sous officiers qui te dennerout des os à ronger.pour te meuer chez mon eclonel ; et dans ces longues heures où on n'a vien & faire, au lieu d'ailer au enbaret, j'irai me pro- tucier avec toi, Connue tu seras étonné de me voir L'en linbillé, de taancer à la même heure ! Ces pensées lui dennaient du courage pour marcher ; le vingtième jour il était à Paris, fatigué ou plutôt exténué Cenenduant, sans s'arrêter, il cou- {rut chez le vétérinaire.H était fort occupé.On dit à Bernard ! d'attendre ; il demanda à voirson chien : He dumustique n'était plus le mde, le nouveni te contaissait pas Bernard : il répotdit qu'il avait défense de Iaisser entrer dans le chienil sans une permission \u2014Connaissez vous mon chien ?dit Bere ard ; il s'appelle Mouton.\u2014-Non, répou- dit le duinestique ; ici tous les chiens s'appellent Ist (\u201411 est, ajouta Bernard, Mais la maliie de Mouton Ctait gra- il est jaune avec une patte blanche '\u2014=1! e : Bonar vonait le voir tous les jours, [y en à huit qui sent jaunes, of je n'ai ja- passait près de lui tontle temps qu'il mais regarcé comment îis avaient les pate pouvait cmb'oyer utirement, Aruva l'appetais conserits, Bernard fut bligé de part frocion avait cié en ext de le su:vre: car u régiient, on a du pain, un lit, des abits ; mais Moat ne pouveit encore faire un pars Il se procura un peu d'ar- pont de la vente de ses hardes et partit n plearant.Le régiment changeait plu- teurs fois de garnison, Deruard t'avait WW'un souci, c'itait son chicu, Hamas tes.Bernard se promenaie dans l'antichane- Cela l'eût eachancé, si! bre livre à lu ples Vive impatience ; Mou- 1 .: toi Cturt La, porte ; Mouou, cparé seulement par une comme va sauter ctorier \u2018 Jde vais l'emmener ; vous allons partir ensemble, pour ne plus nous quitter.Quelle joie de sorti d'ici avec Mouton, mun Lon Mou- tou ! jeté vingt fois par-dessus le Punt-Royal, monde Je te furui bien luïsant \u2018 i triste et maibeureux ! | .{quel bathett de {2 revoir.de l'embrasser! , Vriers surv.arent et iu chassérent, -\u2014Meon ami, dit le domestique, vous pouvez entrer.Bernard se précipita près du médecin, il sortit de sa poche un louis et demi qui lui restait \u2014Monsieur, dit il, je viens chercher Mouton, je viens cherclier mon chien, Le vétérinaire ne le reconnut pas, \u2014Votre chien sappelle Mouton 7\u2014 Quel jour est-il entré ici ?\u2014Un samedi.février., 152.\u2014 Quel est son signalement ?\u2014 Jaune avec une patte blanche \u2014 Al ! voilà : Mouton, jaune, poil ras, pattes blanches, c\u2019est bien cela., Ah ! il a ment de sa pension.Bernard faillit tomber, Après quelques istauts de silence, il s\u2019écria : \u2014VYendu ! Oui, vendu, ilya cinq jours, faute de paiement de sa pension ; il était dû douze francs ; laveute n'a pru- duit que huit francs ; vous me redevez quatre francs ; dont je vais vous faire un reçu.\u2014 Où est-il ?\u2014 Le reçu, les voici, donnez l'argent.\u2014 Je ne sais.Bernard prit le médecin par le bras.-\u2014Si vous ne dites pas ont est Mouton, je vous étouffe, \u2014Rue Regrait tre, île Suint-Louis ; je ne sais ul le numéro nile nom de l'acquéreur.III Bernard courut rue Regrattière ; il la parcourut dix fois dans tous les sens; mais c'était un dimanche, les boutiques étaient fermées.Il coucha dans un mauvais petit hôtel auprès de la.Le matin, dès le jour, il se promenait dans larue Regrattière, regardant dans les boutiques, entrant dans les portes, interrogcant les portiers, recevant plus de rebufiades que de , réponses claires.Le second jour,comme il passait devant in porte d\u2019un cloutier, un ouvrier appela Médor, En entendant appeler un chien, Bernard so retourna ; ce chien était Mouton, qui sortant de la boutique du cloutier, vint, en hurlaut de juie, se précipiter sur sun maitre, Der.nard le prit dans ses bras, l\u2019embrassa et se mit à pleurer.Le cloutier, cependant, siMait Médor, et Mouton redevenu Mouton, redevenu l'ami de son ami Bernard, ne bougeait pas.Le clontier sortit et dunia un coup de pied au chien pour punir sa désobéis- sunce.Bernard vend à Vouvrier un coup da poing qui l\u2019étourdit.D'autres ouvriegs sortirent pour défondre leur ca- maradd, vue lutte s'engages, une enrde vint eb emuena Bernard, qui coucha à ia préfecture de pnlice, Le lendeinain, il se présenta à Ia hou- tique du cluutier, qui le reçut d'un air menacant, \u2014Je ne viens pas vous chercher que- rclle, dit Deruard, je viens au contraire vous prier de me rendre un- service, Je commence par vous demander pardon de ma vivacité d'hier, mais ce chicu est à moi.\u2014 Monsieur, reprit Bernard, ju ne veux pas dire que ce chien n\u2019est pas aujuur- d'hui à vous, puisque veus l'avez acheté et payé, mais il m'a appartenu, et je viens vous prier de me Je vendre.Et en parlant, Bernard s'effurçait de regarder dans in boutique pour apercevoir Mouton.bien mon état, et après tous ceux que j'ai inutilement essavé d\u2019y accontumer, le premier qui y réussit me devient trop précieux pour que je cousente à in'en de- faire, A ce momeut, Bernard apercut Mouton : il était dans Une roue ef.la faisait tourner ; son COUT SC RUFla, \u2014 Monsieur, dit-il, je vous donnerai | vingt franes.\u2014Du tout, reprit Je cloutier, j'ai acheté RTédur et je le garde.Etce {n'est d'ailleurs pas pour vn homcie qui a {failli m'assomimer nier que je me prive- irais d'un animal aussi utile.\u2014Je suis fâché de ce qui arrive ; mais c\u2019et vous \u2018qui avez cemuencé,-Comment ! c'est | moi qui vous ai aitagué ; je re vous svais ! seulement pas ve quand vous vons Ges! : jeté sur moi cumme un brutal que vous \u201cêtes.-\u2014Vous avez dunné un coup de pied \u201cà Mouton.\u2014J\u2019uvaïs bien le droit de cor- *riger mou chien qui he vient pas quand \u201cje sifie\u2014 0h ! dite soldat 11 y avait près d'une aunée que nous ne tous étivns | pas vus.| Mouton fit entendre un cri déchivont, Bernard vonlut eutrer dans la bouti- ; que, le ciouticr l'en empêcha : Dernard iserra le poing, mais il se retint.\u2014 Mon i Dieu ! tit il, qu'a dene Mouton 7\u2014Pra- ; bablement il vous a vu, s\u2019est arrété ct: mérité uné correction, \u2014Monsteur ! cris \u201cBernard, je vous donne vinet-cine Tranca, \u2018c'est tout ce qe j'ai; je m'en retournerai \"en mendiant, mais ça m'est éval si jen.| \"mine Mouton, Tenen, prencz wes vingt- \u201ccin-) francs, je veus en prie L'euvrier hésita ua moment, Dernard {en respirait pas ; usais là vancune (ioe: nant je dessus, le cloner ait : \u2014Non, Médor m'est utile, Li est à moi, Je l'ai payé et je le garic : vous m'effri \\riez ceut fraucs que vous ne Laurier jis, Bernard voulut parler : les autres cu- I Les lendemain, il vint encore errer devant Ia boutique ; Bouton poussa encore | un eri déchirant : mais cette fois, Bernard on vit clairement la cause.En reconnais- Sail son maître, il s'était arrêté, la roue \u2014 Non, dit te cloutier, Médor fait \u2018rds.avait cessé de tourner, et l\u2019ouvrier interrompu daus son travail, l'avait piqué avec un tringle de fer roue au feu.Mouton s'était remis à tourner, Bernard voulut s'arrêta de nouveait, et une seconde pi- qure de fer rouge le rappela à ses nouveaux devoits, Bernard s'en alla le cœur aouflé.I ne pouvait même passer devant la boutique cloutier sans exposer Moutou à de cruelles blessures.1 ne revint pus le lendemain, \u2014Et ensuite \u2014On ne le revit plus.\u2014 été reudu il y à cing jours, faute de paie- I retourna donc au régiment ?\u2014Pas da- vautage, et personne n'en entendit plus parler ; ou L'A jamais su, ce qu'il était devenu.ATPRONSE Kare, re La tragedie de Dumberiand La fin de l'enquête Les derniers témoins Cumberland, 22.\u2014L'euquête au sujet du crime de Cumberiand s\u2019est terminée hier après l'audition des témoins suivants.Les deux plus importants témoignages sont ceux de deux petites filles, La première, Louise Somerville, axéde de 12 aus, dit qu\u2019il y a quatre ans, le prisonnier travaillait chez son père et un jour il l'amena dans un hangar et lui de- ;imanda si elle aimerait à être étranglée par lui.Elle ne se rappelle pas qu\u2019il lui ait dit autre chose, et ajoute qu'il l'a laissée partir sans lui toucher.La mere du témoin rapperte que sa petite fille, à cette époque, lui a tout raconté et qu'elle à dit que Larocque avait ajouté : Si tu cries, je vais Udtrangler, Sarah Minogue, uue autre petite fille de 12 ans, dit qu'en novembre dernier, elle R rencontré Larocque sur le chemin et qu\u2019il lui a demandé de compter de l'argent qu'il avait à la main.La jeune fille répondit : ** C'est bien, je vais compter votre argent et je n\u2019en irai ensuite, \u201d La- rocque a répliqué : \u201cTu w'iras jumunis chez toi ; je vais te tuer,\u201d 11 la reuversa sur le chemin, mais comme elle poussait de grands cris, il se sauva squis lui faire mal.Madame Minogue, la mire de Sarah dit qu'elle était chez olle lorsque sa fille revint toute tremblante et Ini riconta ce qui était arrivé, Plus tard, lorsque Madame Minogue entendit parler du meurtre des deux jeunes filles McGonicle, elle s'écria : \u2018** Si Narcisse Larceque est ici, ce n\u2019est pas d'autre que lui qui a fait le coup.\u201d D'autres voisins ont fuit la in£ure remarque, Dosithé Lavergne qui a fait des recherches dans le bois avec le détective Creor et quelques autres, dépose qu'il a remarqué pres de l'endroit où les meurtres ont été commis, des cinpreintes qui Correspondent exactement aux chaussures du prisonnier, Jla aussi examiné la ronte que Larocque prétend avoir suivie et aucune empreinie ne correspondait à ses chaussures Heber Orton, le témoin suivant, re- connait une branche brisée au'il a \u2018trou- véc à environ 150 verges de la scène du meurtre.Deux feuilles teintes de sang étaicnt collées à In branche, Cette branche a été trouvée sur le chemin qui con- i duit à la maison du cousin de Larocque, on ce dernier dit s'être rendu, mais par tn autre chemin, L'euuêle du coroener vst alors close, I ; Tué parsa sœur Un drame mystérieux s'est déroulé davs sn petit village appcié Stony Leue- (New-York).M.George Rbinefield ct sa femue, ayant été obligés de venivà New-York pour affaires, eut iuissé la maison et leurs quatre enfants a la garde de leur file \u2018aînée, Lda, Agde de seize ans.Que s'est- il passé dans fa maison pendant Pabserce des parents, on is le sait pas encore ex- actetiert.Co qu'il yu de certain c'est que des velsins, étant entrés par linsard trouve l'au due enfants, George, dçé du roeuf ans, étendir eur lo plancher au wi.| Heu dune mie Ge sanz et In niacl.cire : ÉrneassCe par un coup de fusil, A Ot du Vlessé au tenait son frère ra- ; dans in mason pendant la soirce, out, i i i det agé de trois ans, qui pleurait en ic.(regardant : ras Jdu etles deux antres ; enfants avaient disparu, Le petit \u2018ieor- \u201cque cribice de pivm's et :! va pu dire que | Cte note avant de rendre le dernier scu- .lpir 1 ** C'est TAa gui ma blessée Pendant ce temps, Ida s'était rendue land Fails et Tod avait Zit d'aller en toute \u2018 iin a Stony Lonesome, ** parce que, | prétendait-elle, son frere George avait éta | pris de convulsions.\u201d Oun découvert de- { puis que M.Rhinefeld, en partant pour {| New-York, avait déchargg son fusil, © { qu'après con départ Ida l'avait recharge lelle-même.Muis où ne zail pas encore si Ja jeune fille à tté inteutionncilement son frere à la suite de quelque querelle où accidentellement en miunant impru- | qenument le fusil apres l'avoir charré.Ce ume mystérieux cause une grade fro LEnfant pleure, il veut son Cas ltiun dans toute la régicn, encore entrer dans la,boutique ; Mouton: some et situé à deux n.lles de West Point ! ge n'était pas mort, mais il avait Ja lan! Lelie nie de ses tautes demeurant à [ishi-.ps rt wc, 1]! EY L\u2019ELEVAGE pU MOYTON Pa Le correcteur d'ipreuves a ty: massacré l'articie du Dr Couture levage du mouton qui a paru la dernière daus notre journal, que « croyons devoir le publier de BOUY gy lui donnaut la forme qu'il avait dv - MANUSCULE : \"w- L'élevage du mouton n'est pas vf : gue dans la province de Québec, Por s'il y à Uu pays qui offre de grands tages pour cette partie de l'explui Re agricole, c'est Lien ic voisinage des py rentides.Le mouton prospere surtout sy terrains secs et elevés.Dansles il souffre de la pourriture et du dans les saisons pluvieuses.La co tion de cet animal est antipatli l'humidité, soit de la température, du sol, Dans les moutagnes,il jouit d'une titution robuste et exempte de maladies.Dais les comtés de C voix, Rumouski, une partie des off du Saguenay, de Montmorency, Qué ceux du Joliette, la plus grande pr v, Terrebonne.et bien d'autres dud.mêmes conditions géologiques, c'u-t I vage du mouton qu'on devrait faire vit où les autres animaux crevent : F0\" grais de cet animal convient spéciu.ve aux paturages pauvres.Nous avons un morceau do terve ag; mit rien ne poussait malgrél'enormes tité d'engrais de gros bétail, avec | on l'avait fumé et la quantité do de iuil et de tréllle qui y avait été dej Le restant de votre terrain que l'or 4 traité de la même facon, nous dog d'abondance récoltes de fourrage, +o or Une année {en 1887), nous reg 5 d\u2019un seul coup près de 2,000 woof F Nous mettons sur notre terrain autant de bites qu'il pouvait cu cu nL (environ 100 par arpent carrés Mi -® restèrent douze à quiuze jours à pnd et à fumer le sol l\u2019année suid bed depuis, on a eu de bounes recoil @: ce champ autrefois absolument gg! =\" ductif.{5 Je ne dis pas qu'il y a toujours vief taue à faire avec l'élève du mouton Na il faut pour cette exploitation comune yp 3 toute autre, beaucoup d'attention, dg as goment et de patience, : Mais, tout bien considéré ol-\u20ac mouton sur les sols légurs et pion oe paye mieux que celui du gros hétwleg 1 tout que lu culture dus céréales.Les cultivateurs de Stoneham, Va tier, de St-Hilarion, St-Joseph de t levuix et tant d'autres lieux senti devraient se mocttre à faite autant du \u201c turages que possible et à élever le § i possible de Lons moutons afin de po chfouir la charrue & cingnante pivd-g ET serve dung une disaine dapndes dwn x I] est vraiment pénible de voir les tivateurs de ees crdroits s'épuiser a ver de si nombreux arpentz d'un se ne feur rapporte quvre plus que la se ve ct qui, exploité d'une autre façon ferait vivre plus aisément et avec beaucoup moins de travail, La seule opération difficile daus vnge du mouton c'est l\u2019ignelagu preniieres semaines da l'existence, temps passe 1 coûte pou, et rapp- sez.La production du mouton est à suflisante pour ls consonumattn dans cette partie de ls province.ut anomalie ; on devrait en qu pour l'exportation, car il n\u2019y apr 4 imite à lu demande de cette vid ke marché anglais.Si nous voulons sortir de orn fait faire quelque chose, Aidous tivateurs dus terrons memfieux, +.queux a charger leur weeds Mettons-les en état de fure des y.ges et de s'adenner spécialement « vige du mouton Qui est-ce qui commence ?! J.A Cou.et - Procès à scusation Mercred: sunt commenedsia Arte les debats dan proces a sensation.1 sient de deux accusations peur cendie crituinel portées contre La més Aut ine Docheleuu, 71 BL Dar « * Joseph Uchert, par M.Plante, Lo ide Drumineudsitle.| Selon Lu plainte, les trois ncens/a raient wis le fou à une maison age nant oo BL Plante, le OF mars don foun hangar, proprété du méne, « juin.Dais ce hangar se trouvaient £65 un certain tombre d'instrumueits tirer, } Anteire Rocheleau ©st a°cusé en d'avoir ofiert $75 piastre à I, Pow garçon de buvette du Montréal Je\u201d dernier, en Ini conseiilant de metir i feu chez M, Plante.Les accusés ont retenu les servic: M.lt C.St, Pierre, C R., et de t M.Laurier Ce procès nos promet \u20ac éniou Évélations, ee mit freres # sf ASSISES DE QUÉBEU Audience du matin 23 octobre 1830, \u201c>.@ Honneur lo juge Bossé occupe le dix heures et quartait l\u2019appel des nouveaux jurés.Fause de la Reine vs R.McGreevy F.Murphy accusés de conspiration, \u201c,Mnise à demain pro formd, Frrol Bouchette comparaît sur l\u2019ae- bn de libelle portée contre lui à ration du comte de Louvières.rvinerepréseutela poursuite privée, accusés Delamarre, sa femme et tauthier acquittés sur l'accusation idiat sont présents eu cour.Un endu a fait croire que la Couronne redire \u2018 © Fay Em i ut as |; M disposer aujourd\u2019hui de l\u2019accusa- & wi fe meurtre qui pèse encore sur eux apg, port avee incendie.11 appert, explication, que la cause a été re- u prochain terme.Les accusés sont rté sur leur caution personnelle, Procès pe CHAPUT Iprocède dans la cause de la Reine Lurice dit Chaput, pour vol.Jes.Martin, avocat de l\u2019accusé, de- un jury mixte.Les jurés suivants ssermentés : ders nos ges Campbell, Joseph Dempey, Remi wi fy, Thomas Kelly; Robert Ruthman, re Ramsay, Thomas Delaney, Pa- 1 BM cl night, Thomas Murphy, David man, William Clint, Johu Smith.jCourenue fait entendre les témoins is: : ILÈLE GRENIER, de la Puinte-aux- bles, tient une maison de peusion.pnaît le prisonnier qui a pensionné ui du 25 au 29 septembre derniers jours après, il s\u2019est aperçu que cer- 4 dlobjets étaient disparus.I a trouvé 1e} possession du prisonnier, à Saint », les objets volés, un pardessus de un casque, etc.Cus objets sont Jvés au témoin qui les reconnaît , @he siens.Le prisonnier est un acro- bnibulante Le par-dessus a été trou- us le lit du prisonnier à sa.maison nsion.Les fourrures étaient dans boîte à chapeau, Le constable Vaouet- \u201ca @fui accompagnait le témoin, à deman- IR prisonnier s\u2019il avait quelques effets tenant au témoin.Le prisonnier a is Ny ele q TH à 0 i.GE ii .wnsquestionné, \u2014 Le prisonnier était ipagné d\u2019un frauçmis du nom de pchamp et de Mme Chaput.DBeau- bp peusionnait chez nous aussi en je temps que le prisonnier.Ce der Javait renvoyé Beauchamp.Je leur nseillé de s'arranger et ils ont fait la J'ai été informé par une lettre de pchamp que les elfets volés chez moi nt en la possession du prisonnier.champ disait dans cette lettre qu'il | hit me rendre service en m\u2019avertis- \u201cet éviter ainsi les soupçons qui au- pt pu tomber sur lui.J'ai reçu cette \u201cdc le 7 vetubre au soir.Je wai plus \"+f Beauchampe | St-Basile, Caouette cest entré\u2019seul | Mme Drolet où pensionnait le pri- \u201cfier.Après que les effets out été trou- , le prisonnier a dit qu\u2019ils ne lui ap- baient pas.Je ne suis pas sir de ses lessions.Mme Clinput était couchée E le lit sous Jequel le pardessus a été ré.Je nc Ini ai pas demandé si elle des objets volés, Je n'ai pas dit au nuier que nous cherchions des objets > prisonnier était sobre et se condui- bien chez moi.IP w'a bien payé.uchamp m'a aussi payé.SM so e constable Caovrrrs dit que pendant ; | fouillait,il a vu la femme de Chaput tre quelque chose sous le lit où ila « Ÿkvé le pardessus.Le prisonnier lui a Pfié que c'est Beauchamp qui avait mis objets dans ses valises, Dans la boite bapeau sur les objets volés ily avait manchon, Le prisonnier à dit au té- n qu'il avait été volé par un français, ATRICK Honax, gardien des effets vo- dit que les objets produits sont les nes qui Jui ont été remis par le cons- e Unouette.ot finou ann Proussnav, de Ste Jeanne Neuville.\u2014 Je connais le prisonnier puis dix ans, J'étais chez Mme Drulet -* 86 de la recherche des objets volés.æ@ prisunuier a dit quand ila étéarrêté: [st vrai que les objets sont ici, mais ce st pas mui qui les ai volés, c\u2019est Deu- pp.je constable Caouette luia dit: \u201cVous 17 menti tout à l\u2019heure en afirnzuit ile n\u2019étuient pas ici, Le témoin ajoute que le prisonnier fit acheté une valise chez lui quelques be auparavant.Duns cette circons- ce il a vu en Ja possession du psonnier le pardessus volé, Chaput et la fate qui l\u2019accompagnait sont restés hax jours a la maison du témoin, Le foin à aussi vu les autres objets volés re les maius'de la fenume du prison- r, Tous ces objets sont partis avec le sontier ct sa femme.Je les ai vus ttre dans la valise achetée de moi par prisonniers, Le vermin Ait qu\u2019il a été volé lui-même de certains objets vers le temps où le prisonnier et Beauchamp ont pensiouné chez lui, C\u2019est la preuve de la Couronne.La défense produit ses témoins.FERDINAND PLAMONDON, de St Raymond, connait le prisonnier pour l\u2019avuir eu comme pensionnaire chez lui avec un français du nom de Beauchamp.Apres le départ de Beauchamp il a constaté la disparution d\u2019une canne, Audience de l\u2019après-midi Naroréon MorRrisseTTE, employé de chemin de fer, connait le prisonnier à la barre.Quand il se trouve à St-Raymond, il pensionne chez M.Plamondon où il a rencontré le prisounier etun nommé Beauchamp.Il s\u2019est faitvoler sa canne à cette maison.Le français Beauchamp lui a offert un revolver en vente.Enovanrp Brousseau, fils, a connu le prisonnier à la demeure de son père, Il l'a mené à Saint-Raymond, lui, le prisonnier, sa femme et le français Beau- champ.Ii a assisté là, à la représentation donnée par le prisonnier, Avant la représentation, le prisonnier a annoncé que le français lui avait volé &190 et un coffre.Epovarp Drousstau, ré-examiné, et dit que presque toutes lus fois que le prisonnier est venu chez lui, Il s\u2019est aperçu qu\u2019il lui manquait quelque chose, après son départ.Josern Harz, de St-Raymond gmnaît le prisouuies à lu barre et le frangais Beauchamp.D a transporté pour Beauchamp uv coffre à la station.Il élait présent à la représentation etne peut dire si le prisonnier avant la représentation, avait en sa possession des effets qui ne lui appartenaient pas.La couronne refuse de laisser assermenter la fille Josépliue Dérosicrs qui était la compagne du prisonnier Isrpone Tremsray huissier, connaît la fille Desrosiers qui résidait à Beauport, mais elle n\u2019y demeure plus dupuis une couple de mois.MI, l\u2019abbé Aporrre LEGARÉ, curé de Beauport, est ensuite assermenté, 1} appert, par les régistres qu'il tient, qu'il n'y a pas eu de mariage contracté à Beau- port entre Maurice dit Chaput et Mlle Joséphine Desrosiers.M, Martin demande alors que cette fille soit assermentée et rende témoi- guage, ll s'élève alors une discussion entre les avocats des deux parties sor la question de savoirsi la fille Desrosiers peut légalement être asscrmeutée dans cette cause, vu qu\u2019elle vivait maritalement avec le prisonnier.TFinalement la eyur permet qu\u2019elle suit assermenlée, Questionnée sur voir Amyot.Elle connaît le prisonnier depuis quatre mois, Elle est allé avec lui aux \u2018Trois- Xivières, et s\u2019est mariée devaut l\u2019éslise protestaute.: La Couronne refuse alors de l'entendre comme témoin.L'avocat de la défense fait revenir dans la \u201cboîte des témoius M.le curé Legaré pour prouver que d'après les règles de l\u2019église catholique, apostolique ct romaine, quand deux personnes catholiques se marient devant l'église protestante, le mariage n\u2019est pas valides M, Amyot objecte que c'est une ques- ; tion de drvit.i Son Honneur le juge Bossé décide \"que ; cette preuve ne peut être faite.Il n'im- | porte nullement de savoir, dit-il, si le maringe en question est valide ou non.Le fait que le prisonnier et cette femme se considèrent comme mariés et vivent de fait comme tels, suffit dans esprit de la loi, pour empêclier la femme de témoi- guer pour où contre son mari.L'avocat du prisonnier fait alors motion pour réserver cette question, de druit à la cour d'Appel.Le juge dit qu\u2019il n\u2019accordera certaïîne- ment pas cette motion, car il n'a pas le woingre doute sur le sujet.M, Martiu adresse alors la parole aux jurés, Il cherche à établir que le nommé Beauchamp, sur lequel la justice u'a pu mettre li main, est le seul coupable en cette affaires M, Dunbar parle au uom de la Couronne.Le discours du juge est favorable au prisonnier.L'acte d'accusation contenait deux allégations, l\u2019une pour vul, l\u2019autre pour pus- session criminelle des objets en question.Après quelques minutes de délibération, le jury à déclaré que le prisonnier était coupable d'avoir eu en sa possession les objets volés, sachant qu\u2019ils avaient été volés, dire par M.Audience du matin 24 octobre 1890.Son Honneur le juge Bossé monte sur le banc à dix heures ct quart.M.Fitzpatrick demande qu\u2019un jour soit fixé pour le procès de la Reine vs, R.McGreevy et O.E.Murphy, accusé de conspiration dit qu\u2019il fixer& un jour de- mail, LE CULTIVATEUR M.Isidore Belleau trouve étrange que la Couronne ne puisse se déclarer prête à procéder dans une cause d\u2019intérêt public commie celle-là.M, Fitzpatrick dit qu'il fera la même demande demain.On fait l\u2019appel des jurés.Jean-Baptiste Grenier, de Beauport, forgeron, accusé de recel des chevilles de chemins de fer volées, subit son procès.Un jury mixte est assermenté.M.Fitzpatrick est l\u2019avocat dù prisonnier.Preuve de la Couronne.Urric SrAarD, âgé de treize ans.Je demeure à Beauport.J'ai été accusé d\u2019avoir volé des chevilles, que j'avais pris sur le chemin de fer Québec, Montmorency et Charlevoix.J\u2019étais eu compagnie de Joseph Giroux, Léonidas Giroux, Wilfrid Bégin et autres, quand j'ai pris ces chevilles.La première fois nous en avons enlevé une vingtaine.Nous avions un | marteau et des pierres, C\u2019étaient des chevilles posées pour tenir les lisses.Nous.sommes allés les vendre à Jeau-Baptiste Grenier, forgeron, le prisonnier, Il était à sa forze.Il nous a donné 25 cents, Nous lui avons dit où nous avions pris les chevilles, après leg lisses Nous sommes allés deux fois voler des chevilles.La première fois nous avions pris les chevilles sur les wagons et nous les avions ven - dues dix cents an prisonnier.Ce dernier nous a dit alurs que si nous pouvons trouver des petites chevilles ea lui serait plus utile, Il nous a offert un wrench pour enlever les chevilles.*Transquestionné.\u2014 J'avais déjà vendus au prisonnier des chevilles que je trou- nis dans un vieux bateau, avant ce temps-là.La première fois que je suis allé chez le prisonnier il n\u2019y avait personne avec lui, que son compagnon Pierre Germain, Wilfrid Parent geul était avec moi.La seconde fois, je n'ai vu que Pierre Ger- maiu dans lu boutique.Je n\u2019ai vu ni La- casse ni Mme Therrien.Je ne me rappelle pus que le prisonnier n'ait demandé si ces chevilles avaient été volées ni que je lui aie dit que ju les avais trouvées dans un ponceau.Ré exuniné.\u2014 M.Grevier nous a offert un wreuch, pour nous aider à enlever lo chevilles.M.BELL, avocat, j'ai rencontré le prisonnier à Beauport.Il m'a parlé de sa cause, sachant que j'agissais comme avocat des jeunes Giroux, I m\u2019a dit qu'il avait acheté des chevilles de chemins de fev enlevés sur la ligne cb qu\u2019il éraignait quil warrivit des accidents ; qB\u2019il était allé visiter in ligne et qu\u2019il avait trouvé les clievilles enlevées à un ceftain en- drvit, et en avait averti les Auldrités du chemin.8 Wicento Parent, J'ai vil Uliie\u2019 Si- mard et ses compagnons enlever des chevilles sur la ligne.Je n\u2019en ai pas enlevé moi-même, J'ai vu Simard vendre ces chevilles à l'accusé, pour 25 cents.L'ic- cusé a demande à Simard.s'il avait volé cela : Simard luia répondu qu\u2019il avait pris cela sur le chemin de fer.Wrerram Rusrezr, surintendant de la voie.L'homme do section Buuré 1m\u2019a averti que des chevilles avaient été enlevées de la ligne à Beauport.Je Jui ai dit de chercheree qu\u2019olels étaient devenues, ll n'a dit qu\u2019un jeune Simard était accusé delesavoir vulées et venduesau prisonnier, Quelques jours après je suis allé chez le prisonnier et je lui ai demandé s\u2019il avait acheté des chevilles de chemins de fer.11 n\u2019a répondu affermativement es m'a montré une buîte contenaut des chevilles semblables, Ces chevilles ne sortent jamais d'eux-mêmes.Quelquefvis les on- vriers on perdent près de la voie en travaillant.Ces chevilles servent à mainte- uir les lisses sur le chemin.Transquestionné \u2014 Le prisonnier n\u2019a pas cherché à cacher ces chevilles.Il m'a dit tout de suite toute l'affaire : Il ne m\u2019a pns dit qu\u2019il savait que ces chevilles eussent été volées, Il n\u2019a offert de me les remettre.Les chevilles étaient à la vue de tout le monde daus la buutique, JostrH GIROUX.Je connais l'accusé, Je suis allé avec Ulrie Simard, Léonidas Giroux et Wilfrid Parent sur le chemin de fer et j'y ai volé des chevilles.J'ai été arrêté pour cetto offense et j'ai avoué wa faute.M.Fitzpatrick objecte à l\u2019audition de ce témoin, parce qu\u2019il est complice du vole La cour dit que ce fait ne peut qu'affecter In crédulité du témoin.Le témoin continue : Quelques .jours après le vol il a appris qu\u2019il allait être arrôté.ll s\u2019est rendu chez le prisonnier avec son père pour avoir les chevilles.Le prisonnier lui a dit alors : Si quelqu\u2019un t'en parle, envoie-le au diable LÉoNIDAS Giroux et Cyrias Gourer corroborent les témoiguages de leurs petits compagnons, C cost ln preuve de la Couronne.La défense étnblit par M.Richardson que l'accusé jouit d\u2019uue réputation de parfait honnére homme, JosEvHINE VEILLEUX déclare que l\u2019accusé a demandé au jeune Simard, en sa présence, s\u2019il avait void ces chevilles et Nazaire Simard l'a accompagné a la cours FT que Simard lui a dit : Me prenez vous pour un fou ?Prerre Genmars, qui travaille à la forge de Grenier se rappelle que des petits garçons sont allés à la forge pour vendre des chevilles de chemin de fer.Avant cela il y avait déjà à la forge quelques chevilles semblables.L\u2019accusé a demandé à Simard s\u2019il avait volé ces chevilles Le jeune garçon a répondu qu\u2019il les avait trouvées.C\u2019est en parlant des carvelles du vieux bateau que l'accusé a dit aux petits garçons de lui en apporter de plus petites M.LACASSE se rappelle avoir vu les petits garçons vendre les chevilles à l'accusé.Ce dernier a demandé à Simard si c'était volé disaut qu\u2019il ne voulait pas acheter des objets volés.Le petit Simard a répondu que ce n\u2019était pas volés Lundi, 27 octobre Audience du matir Son Honneur le juge Bossé monte sur le banc à dix heures et quart, oC Les jurés assermentés dans l\u2019affaire de rentrent dans la boite.L\u2019offense en cette cause étant un délit, la lui permet de laisser les jurés sans garde spéciale durant l\u2019ajouruement.C\u2019est pourquoi ils avaient été congédiés sumedi soir jusqu\u2019à ce matin, après avoir promis de ne communiquer avec personne au sujet du procès, M Isidore Belleau, l\u2019un des avocats de l'accusé, se plaint & la cour de ce que durant audience de samedi après-midi, des employés de la cour sont allés commuui- quer les réponses du témuiu Bilodeau aux témoins hors de la salle.Il a aussi appris que deux MM.Fortier font de la cabale parmi les témoins et cherchent par menaces ou d\u2019autre façon à influencer leurs témoignages.Le juge dit que pour ce qui a trait aux officiers de Ia cour il s'enquerra et verra à y mettre ordre.Quant à ceux qui cherchent à suborner les témoius et aux témoins qui se laissent influencer, les uns comme les autres doivent être punis d'une mamère exemplaire.M.Amyot dit qu\u2019il cst informé que la même chose se pratique de l\u2019autre côté.11 y aura justice distributive, dit le juge.Trromas BILODBAU continue son témoi- guage commencé samedi.En répouse au juge il dit que depuis samedi il n\u2019a parlé à persunne de son témoignaze et que per- sonue ne lui eu a parlé.M.Fitzpatrick continue à transques- tionner le témoin; dont les déclarations sont loin de se produire spontanément, En face de ses contradictions successives, le savant avocat demande l'intervention du tribunal.Le juge dit qu'il attribue ces contradie- tions à une absence de méinoire ou plutôt à une confusion d'idées chez le ténivio.La défense cherche a établir que les dépositions du témoin sur lesquelles repose l\u2019aceusation grave portée contre Na- zaire Simard ont été données à l'instigation des MM.Fortier de Sainte Anne.La première de ces dépositions n\u2019a été donnée que truis mois après l\u2019insulte dont le témoin prétend avoir été victime.Le témoin finit par dire que quand il est venu déposor à Québec contre Nazaire Simard,il était avec un des MM.Fortier, qui a payé ses dépenses de voyages ot qui Quand le témoin a Lesuin d'argent les Fortier lui en prêtent toujours.Au cours des trans- questions sur ce poiut important le témoin fait successivement des déclarations contradictoires.Je vous mets sur vos gardes, lui dit alors Son Honneur le juge Bossé, et st je me convaines que vous voulez tromper la Cour ou lui cacher la vérité, vous n'irez pas cuucher chez vous ce soir.Le témoin cherche à excuser ses contradictions par un malentendu entre Jui et l'avocat qui l'interroge, Un instant après, le témoin retombe encore, d\u2019un mument à l\u2019autre, dans une contradiction flagrante eb M, Fitzpatrick demande de nouveau l'intervention de la Cour.Je n'ai pas de suggestion & faire, dit le juge, mais je crois que la défense ne peut gagner grand\u2019chuse à continuer les transquestions au témoin.ll avertrt de nouveau le témoin de bien réfléchir avant de répondre et de se taire quand il ne sera pas certain d\u2019avoir bien coripris, ni sûr de ce qu'il va dire.Le juge ajoute qu'il a pris note des contradictions du témoin et qu'il saura en faire usage.La défense continue ses transquestious pendant quelques instauts encore, puis la Couronne récxaminie le témoin, Sur la demande de M, Isidore Bellean M.Elzéar Fortier est assermenté et déclare qu'il wa parlé do la cause à personne ce matin, excepté à M, Jos.T'ur- cotte, avocat, qui lui à dit que le témoignage de Bilodenu allait bien, Le juge l'avertit de prendre bien garde d'en parler.M.Lupovie Bnuner, greffier de la paix, produit trois dépositions données par le témoin Bilodeau le 8 février, le 3 mai, puis le 4 juillet.Ces dépusitions ont été remises à M.Fitzpatrick, alors avocat de la Couronne.3 Un malontendu, expliqué plus tard; cause nlurs un échange de mots vifs entre M, Fitzpatricket M.Dunbar.Le premier dit qu\u2019il a fait son devoir comme avocat de la Couronne mieux qu\u2019on ne Ie fait, Il n\u2019a pas été, en même temps, l\u2019avocat des poursuites privées, comme les avocats actuels, qui jouent le rôle le plus méprisable qui ee puisse voir, en cette affaire M.Dunbar donne quelques exs plications et M.Fitzpatrick est satisfaits Urysse Mercier, âgé de 23 ans, donne un témoiguage qui currobore celui de Bilodeau.! Transquestionné par M.F,X.Le- mieux, ¢ Q.N\u2019cst-il pas vrai que vouslavez dit à Alphonse St-Hilaire lors de l'assemblée de Ste.Anne que, ¢n vous payait de rendre témoignage contre Siuuard, que leg Fortier vous avaient promis de l'argent et que vous n\u2019étiez pus duns les chard quand l'affaire a eu livu.\u201cR\u2014Non.! Le témoin répond négativement a-d\u2019aus tres questions relatives à des conversations du même genre qu'il aurait edes avec Napoléun Michel et Félix Caron * Il a déja été deux mois en prison pour vagabondage, .Audience de l'après-midi Le prpcts de Simard se continue.Jos.GIGUÈRE, charretier, de St-Anne, était sur lo train où s\u2019est pussée l\u2019affaife en question.Il eorrobore une partie des témoiguages précédents.Simard lui a parlé une couple de fuis de l'affaire, et lui a demandé de voir Bilodeau pour tä- cher d'arranger cela, ds M.Isidore Belleau, transquestionne lé témoin.Le témoignagnase qu\u2019il donga aujourd\u2019hui diffère, sur un point essen iel, de la déposition qu'il à faite devant la cour de police, Il explique cutte contradiction en disant qu'il a étudié l'affaira depuis cn lui-même, que çs dépend de la manière dont on l\u2019a questionné, et qu'il a dit la même chose.4 11 à rencoutré plusieurs fois les Fortier et ils unt parlé de cette affaire avec lui.! C\u2019est sur leurs instances qu'il est venu donuer sa déposition dans une cause cfs vile entre les Fortier et Simard, puis ded vantle magistrat de police IR La Couronne déclare son enquête cluss, La défense produit ses tém-nus, 3 ANTOINE Drourx, de St-Ferréol, juge de paix et maire de sn parvisse, dit qu'il connaît bien Ulysse Mercier et qu\u2019il ne l\u2019a pas vu sur le train du 20 octobre au soir.Ce soir-là, Naznire Sinurl est resté de Québec jusqu'à l\u2019Ange Gardien dans le char des fumeurs, et il était parfaitement sobre, Le témoin n\u2019a pas vu Bilo- denu sur le train, 11 ne l'a vu qu\u2019à la station de Ste-Anne.1ls our marché ensemble ; Bilodeau était en fete.Il pouvait à peine marcher : un charretier I'd pris duns sa voiture et Ua eninoné, i\" Fraxcors Mice, de St-Ferréol, corrobore en tous puints le témoignage pré- cédeut.\u2018 Mme Joséraise Cacukra, de Ste- Anne, était avec sa sœur, Mume Lachan- ce, sur le train du 20 octobre au soir) date de l\u2019offense.alléguée, Elle a vu Thomas Bilodeau.ll était assis en arrière de M.Simard, Ce dernier a causé tout le temps avec Mme Paré, près de lapueile il était allé s\u2019asseuir, 11 Va quittée pour descoudre des chars à Ste-Annes Le témoin n\u2019a pas vu Ulysse Mercier sur le train, 7 i Lc Dr Gonsour, de Ste-Anne, connaît Ulysse Morcier, un des témoins de la Couronne.Sa réputation générale est très mauvaise.Il n'est pas le moins da monde crevablo sous serm:ente Le témoin en dit autant de Thomas Bilodeau\u201d La défense a encore plusieurs témoins à faire entendre.La cour s'ujourne après cinq heures, Les témoicuages en cette étrange affaire se contrediseut absolument sur plusieurs points importants, ep il ne seraib pas impossible que des procédures fussent prises coutre certaines personnes pour parjurce ee ae = ire Les ntetiers de la Compagnie du pavage cn bois à Paris out éré détruits par us incendie.Les pertes s'élèvent à 2,000,008 de francse Le gouvernement rusce, poursuivang son projet de *\u2018russinniser\u2019\u201d les provinces des Dallans, a décidé de construire ef d'entretenir à ses frais, un certain noms bre de théâtres dans ces provinces, à COM- dition qu'ils ne joucraient que des pièces russes, cn langue russe, ct représentées par des acteurs russes.M.Gladstone, dans un discours qu'il a prouoncé à Dalkeith, Ecosse, à parlé du mouvement du home rule en Ecosse et cst d'opinion que tout ce que l'Ecosse ded mandera délibérement, sera conforme : l\u2019unité de l\u2019empire et recevra l\u2019assentl ment du parlement.A.Gladstone cons damne l'idée dé l\u2019émisration comme rel mède à la misère qui règne parmi lex crofters écossais et déclare quo l'émigr tion cst le dernier et le plus vile moye de rendre justice aux griefs du peuple, LY CULTIvATEUR 9 LA 3 ; i ! is à uo ; elle à paru dans la Revie des Deva) eapitai i t A er 4 THIET T Washington contre sa propre patrie.Il comune Fraugais, d'accomplir son ser- QUO : eliu à } 18 tu Merue des D'EUX capitaiue Morbain est absclument le con.N ON Ÿ isi P'HU RS revint en Europe en 1562.vice militaire, Mondes, , A ae Te traire.C'est le plus juyeux compaguun ptt S, A.R.le comte de Paris employa, Malgré les luis de proscription contre Le comte d'Huussonville est père de qu\u2019il soit possible de reicontrer.baw Son Attasse Royale le Comte de Paris M, J.de Lorde vient de publier, dans le Monde,une étude très intéressante sur les Princes du Sang; c\u2019est une page d\u2019histoire que le lecteur parcourra avec plaisir.Nous un détachons les passages suivants, en\u2018 donnant d\u2019abord une courte notice biographie du père du comte de Paris.Ferdinand-Philippe-Louis - Henri duc \u2018d\u2019Orléans étaitfle fils aîné du roi des Fran- cais' Louis-Philippe.En 1859, le maréchal Chansel ayant préparé une expédition en Afrique dans le but de reconnai- tré la grande communication destinée à unit'Alger et Constantine, le duc d'Orléans alors âgé de 23 ans fut appelé en \u2018Algérie, où il avait déjà fait plusieurs Campagnes, et il y prit le commandement d'une division dé quinze mille hommes C'est à la tête de ces troupes et malgré la brayoure incontestable et incontestée des \u2018Arabes qu\u2019il franchit les famcuses Portes de fer réputées jusqu'alors infranchissables.i L\u2019aunée suivante, accompagné de son jenue frère, le due d'Aumale, il fit sa dernière et sa plus brillante campagne, Le courage quil déploya, notammeut aux combats de l'Affroum, de l\u2019Oued-Ger, du Bois'de oliviers, à la prise de Medeah,où il commanda en personne la colonne qui rttaquait de front, lui fit le plus grand honneur.Le duc d'Orléans, dans cette meurtrière affaire, eut deux chevaux tués sous lui, et c\u2019est par miracle qu\u2019il échappa h la morte + Peu après, il fit ses adieux à l'armée d'Afrique, et il retourna à Paris.{ A pertir de ce moment, il s\u2019occupa exclusivement de l\u2019orgunisation des troupes.C\u2019est lui qui organisa les chasseurs à pied dle Vincennes, désigués longtemps sous le non-de Chasseurs d'Orléans.* Hrevenait des eaux de Plombières où 11 était allé conduire sa femme ct se disposait à partir pour le camp de Saint- Omer, lorsque en se rendant à Neuilly, près\u2019 Paris, pour faire ses adieux à sa fa- isillè, les chevaux de sa voiture s\u2019empor- térent en face de la porte Maillot, et suit qu'il eût vouln s\u2019élancer à terre, soit qu\u2019il gilt été précipité par nne violente secous- sé, il tomba la tête la première sur le pavé et se cassa la colonne vertébrales [ Trausporté chez un épicier du voisinage il y expira quelques heures apres, le 13 juillet 1842, in Apres avoir été exposé pendant cing jours à Notre-Dame, son corps fut transporté dans la sépulture de la fauiile royaie, à Dreux.i\".De son mariage avec la princesse Hé- Iène de Mecklembourg-Schwerin, il avait eu deux fils, Louis Philippe Albert, Comte de Puris, né à Paris en 1838, ct Robert Philippe Louis Eugéue Ferdinand, duc de Chartres, né à Paris en 1840.ji Le duc d'Orléans, dit Alby, un éeri- vain de l\u2019époque, était de haute taille, blond, bien fait, ct donnait beauccup de soin À sa toilette.jf L'affabilité et la franchise caractéri- salent sa figure, qui était ordinairement fort.colorée.Il parlait avec une égale facilité l\u2019Italien, l\u2019Analais et l\u2019Allemaud.\u201c Louis-Philippe- Albert d\u2019Orléans, comte de Paris, est né à Paris en 1838.Petit- fils du roi Louis-Philippe, il est fils, comme je l\u2019ai déjà dit, de Son Altesse Royale Ferdinand, duc d\u2019Orléans et de la princesse Hélène de Mecklembourg- Beliwerin.Tln\u2019avait pas quatre ans quand son père fut tué accidentellement ct dès qu'il fut eu âge de s\u2019instruire, il eût pour pré- repteur M.Adolphe Régnier, qui est devenu, dans la suite, membre de l'Institut de France, Lors de la révolution de 1848, qui renversa le trône, le jeune comte de l\u2019aris paqua l\u2019Allemagne avec sa mère et son frère le duc de Chartres, Ce fut à Eisenach qu'il terasina ses études littéraires.li s'occupa ensuite de scicuces et cumpléta son instruction en voyagoant dans divers Etats du l'Europe st en Orient, Depuis quelque temps, S.A R.le gomte de Paris s'était fixé en Angleterre lorsqu'éclata aux Etats-Unis la guerre de ia sécession.Il s\u2019embarqua alors avec sou frere pour le Nouveau-Moude et il se fit admettre comune volontaire dans les troupes fédérales Nommé aussitôt canitaine d'état-major, le 28 septembre 1861, il fut attaché, conime aide de-camp au général améri- vain Mac-Clellan, alors à la tête de d'ar- méc de Potomae, S.A.R.lo comte de Puris fit, sous ses ordres, une frue- tueuse campagne contre Richinvnd, assista au siège do Yorktown, aux batailles de Williamsburg, de Fair-Oaks, de Gaine\u2019s Mill et à la retraite de l'armée fédérale aur ls James River.Il allait continuer la campagne, quand des difticultés B\u2019élovèrent entre la France et les Etats- £nis au sujet de la guerre du Mexique et le forcèrent à quitter l\u2019armée fédérale.Il ne voulut pas, par sa présence, sauction- er ls politique agressive du cabinet de alors ses loisirs à composer divers écrits, dont quelques-uns parureut dans la Liecue des Deux-Mondes.En 1864, il se rendit en Espage aupres de son oncle, le duc de Montpensier, et c\u2019est là qu\u2019il vit la jeuno princesse Marie Isabelle à laquelle 1l fut fiancé, Au mois de mai 1864, c'est-à-dire quelques mois après, devant Ia porte d\u2019entrée de la mai rie de St-Germain l\u2019Auxerrois, à Paris, devant la petite case grillée qui abritait les publications légales de la municipalité, le premier passant venu pouvait lire qu\u2019il y avait mariage entre deux jounes gens à peu près comme suit : Le fiancé, Louis Philippe Albert d'Orléans, comte de Paris, sans profession, demeu- raut avec son aïeule paternelle, Marie Amélie de Bourbon, veuve de Louis Philippe d'Orléans.et dont le dernier duumi- cile en Fronce était au palais des Tuileries ; In fiancée, Marie Isabelle Fran- guise d'Orléans, 2infante d'Espagne, clle aussi naturellement, sans profession, de- nieurant au palais de San-Telmo, à Sérvi- le, fille mineure du duc de Montpensier, et de Marie-Louise Fernandede Bourbon, infante d\u2019Espugne, son épouse.En plein Empire, au milieu des splendeurs d\u2019une cour qui se piquait de savoir- vivre, cette rédaction manquait de gulan- terie et peut-être de bon goûs.Depuis son mariage eu 1864, tout a été bouleversé en France, les institutions comme les frontièses.Seul, S.A.IR.le Comte de Paris se retrouve aujourd'hui, avec les années en plus, à son point de départ, Apres avoir rouvert momenta.némient au Prince lesportes de la France, la destinée les lui à fermées de nouvesu.Un mot seulement de Sheen-House, Plhabitation ordinaire de L.A.R.le Comte et ia Comtesse de Paris.Elle est situé dans la contrée si riante que domi- | ne le pare de Richmond.C'est la turison anglaise or linaire, avec Pinévitable peristyle coriuthien, entourée d'un jardin et d'un parc Celui qui l'habite u\u2019a pas cherché à y faire un établissement définitif.Ses équipages, son luxe princier, il a laissé tout cela en Franne, et il ue tient pas à en jouir ailleurs qu\u2019en France, Maintenant, si on veut savoir pourquo S.A.R.le comte de Paris a choisi cette simple demeure pour son séjouren Angleterre, c'est parce qu\u2019il y à un souvenir de famille qui y est attaché.C'est là en effet, que ls duchesse de Montpensier, le duc de Nemours et la princesse Marguerite, sa fille, uvaient trouvé un asile provisoire, après la révolution du 24 février 1848.La maison appartenait au miuistre de Belgique à Londres, M, Van de Weyer, et, je crois \u2018qu'elle est encore la propriété de ses héritiers, Au commencement de 1870, S.A.R.le comte de Paris s\u2019acressa au corps législatif, avec les autres membres de Ia famille, pour réclamer de l\u2019empire l\u2019abrogation de la loi d\u2019exil portée contre eux en 1848 ; mais cette demande fut repoussée sur la proposition de M.Emile Olli- vier, alors ministre de Ia justice, Quelques semaines plus tard, le gouvernement impérial déclarait la guerre à la Prusse et précipitait la France, avec une insigne folie, vers une terrible catastrophe, : A près la nomination de l'assemblée na- iionale qui abrogea les lois d\u2019exil contre la maison de Bourbon, juin 1871, S.A.R.le comte de Paris reviut en France et fit assez peu parler de lui.On le vit suivre les théâtres, assister aux revues et figurer aux grandes réceptions de M.Thiers, alors prégident de la République.Dans le partage das biens de sa famille, il est devenu propriétaire du Château d Bu et de toutes ses dépendances.S.A.R.le comte do Paris, je l'ai dit, est un écrivain des plus distingués.11 passe pour avoir publié dans la fevue des Deux Sondes, sous la signature de E.Forcade, X.Raymond et Laugel, un certain nombre d'études, parmi lesquelles je citerai : La semaine de Noël dans le Lan- éashire, en 1863 ; À propos de la crise cotonnière en Angleterre : Lettres sur l'Alle- meogne nouvelle 1867 ; l'Eglise d'Etat et l'Eulise libre en Frlande, 1868.ll à fait paraître en volumes : Dainas ctle Liban, extraits d'un journal de voyaze en Syrie ; Les associations ouvrières en Ancleterre.1869, livre qui a fait un certain bruit et qui a été traduit en plusieurs langues.Eutin, De la situation des ourriers en Antleterre, 1875, travall rédigé primitivement pour la commission de l\u2019assemblée nationale, chargée de l'examen de la loi relative à l'enquête sur les couditions du travail en France.J'ai dit peu de chose de S.A.R.la comtesse de Paris, mais les deux époux sont si Unis par les affections et les espé- rauces que parier de l'un c'est parler de l\u2019autre, Philippe duc d'Orléans Le 5 fuvrier 1800, jour auniversaire de sa taissance, le jeune fils de S.A.NM.le comte de Davis, alors agé de 21 ans, ren- -\u2014 5 tra en France, pour réclamer sow doit, aut Jos fetes qui eurent lieu à cette épo- sa faruille et par conséquent, contre lui- même, il n'hésite pas à faire sou devoir et, on peut dire qu'il acccmplit son acte patrictique avec une fermeté tranquille et une bonne grâce chevaleresque.Monseigneur le duc d'Grléans avait été frappé, avant qu\u2019il fut arrivé à l'âge d'homme, par une mesure exceptionnelle de proscription.Le jour de sa majorité, il voulut protester contre l'acte de vio- leuce politique qui l'avait mis, saus motifs plausibles, hors la loi, Il ne le fit pas en pénétrant sur le territoire de son pays pour y troubler la paix publique.1l ne chiercha point a provoquer une émotiou daus les chambres, une polémique dans la presse.Il vint à Paris, sans tapage, demander à remplir les devoirs que la lui militaire impose à tous les Français de son âge.Il offrit généreusement à la France ses ser- vives cuimine simple soldat, mais le gouvernement républicain le tit jeter en prison, puis il le fit conduire à lu froutitre après quelques muis de réclusion.Blarauis de Lasteyrie Le secrétaire particulier de S.À.le comte de Paris a quaraute-deux ans, Il est de taille moyenne et d'une physiono- ntie fraîche et colorée.Il est chauve et poite la barbe cumplète.À près avoir servi le gouvernement-de la République dans les finances, il obtint le poste lucratif Receveur général; tmais aussitôt que fut édictée la loi d'exil coutre les priuces d'Or- léaus, il donna sa déniission, Il est marié à une ang'aise et on peut dire que c'est un véritable ai des an- giais, dout il parle admiradlement la langue.Particulièrement dévoué à S.A.R.le comte de Paris, il! passe environ viogt jours chaque mois, à Sheenhouse, auprès de la famille royale, Les autres collègues aupres de S.A.R, le comte de Paris, sont le Baron Chaland Latour ; M, Aubry-Vitet, Saint Mare Gi- rardin, le due de la Treinuille : Vicomte Olivier de Bondy ; le Marquis d\u2019Audif- fret-Pasquier, le Marquis de Garnay ct M.Emmanuel Bocher.Le Comte d'Haussonville Le comte d'Haussonville est un des représentants les plus sympatliiques, à tous les points do vue, de cette noblesse de l'intelligence qui, aujourd'iui,fait loi dans le monde, Ibappartieut, d'ailleurs, à une des plus auctenues et des plus illustres familles de f'aristocratie française de la Lorraine.# Host le pétis-fils du duc de Broglie, et l\u2019arrière-petit-fils de la célèbre Madame de Tliaël.Son père était père de France sous Louis-Philippe et membre de l\u2019Aca- démie-française.C'était un horame d'Etat ! distingué à qui la France est redevable de plusieurs institations de charité, surtout, dans les provinces d'Alsace et Lorraine C'était, en somme, un très grand esprit.Il servit pendant la guerre Franco- Prussieune comme officier des gardes mobiles et son £ils, qui était alors vicomte, officier comme lui, se distineua dans plusieurs combats et mérita pour sa bravoure la croix de la légion d'honneur.En 1871, les électeurs du département de Seine et Marne voulurent récompenser le jeune officier de sa brillante conduite pendant la guerre, et ils le choisirent pour leur député à l'assemblée Nationale.Le comte d\u2019Haussonville avait alors 27 ans.A la chambre, il prit une part très active aux délibérations de l'assemblée et se distingua à la tribune par sa dialectique et la précision de son argum cuta- tion.oe Eutré quelque temps après dans lavie privée, il s'adonna exclusivement aux travaux littéraires et d'économie politique.Ses études sur George Sand et Mérimée sout vraiment curieuses, Il pu- biia plusieurs ouvrages remarquables sur les réformes des péuitenciers, sur les prisons et les institutions de charité.Tl a succédé à son père à l'académie française, et ses travaux étaient bien dignes de ce grand honneur.: Son grand pére, le duc de Broglie a été également membre de l\u2019Académie française et depuis la fondation de cetto illustre société, c'est-à-dire depuis 250 ans, il y a eu toujours un des meubres de cotte illustre famille qui en a fait partie.\u2018 Il s\u2019est marié à mademoise'le d'Har- court, fille du marquis d'Harcourt, qui occupa le poste d'ambassadeur pres la cour d'Angletterrce Le comte Emmannel et le comte Bernard d'Harcourt ont fi- œuré dans ie monde politique, le premier comme premier secrétaire de M.le maréchal de MacMahon, quand il était président de In République, et le second comme député.* Le comte d'Haussonville a visité déjà les Etats-Unis.ll accompagnait la déié- gation française qui fut envoyée par le gouvernement aux fètes du centenaire do la capitulation de Yorkville et dont zai- sait partie le général Boulanger.lia écrit une relation des plus intéressantes quatre filles.Il réside a Paris, en plein faubourg St-Germain, le fautourgari sto- cratique par excellence.On peut dire de lui ce qu\u2019ou disait de sou illustre père.Il aime le travail, il aime l\u2019honneur, il aime son pays, et il laissera comme l\u2019auteur de ses jours, apres lui, le plus tard possible par exemple, vivantes et durables, les œuvres de son esprit ct les œuvres de son cœur.Le duc d'Uzes Ami particulier de S.A R.le duc Philippe d'Orléans, il est à peiue âgé de vinet-deux aus.C\u2019est le fils aîné {de Mme In duchesse d\u2019Uzès, uée de Mortewart, et du dervier duc d'Uzès qui reprssenta le département du Gard à j\u2019assemblée Nationale.Sa mère est l'arrière petite-fillede Mine Yve Clicquot, dont le nom est si connu, et qui fouda la fameuse maison de champagne qui porte sou MON La duchesse d'Uzès est,dit-on, très fière de son origine démocratique et le portrait de sa bisaïeule occupe la place d'honneur daus le grand et splendide salon du château de Boursault, qui est situé duus le voisinage de là viile d'Epernay, département de la Marne.On a beaucoup parlé, en ces derniers temps, de Mme la duchesse d\u2019Uzèe, dont le nom s'est trouvé mêlé à l\u2019étonnante aventure politique qui eût pour héros matheureux le général Doulanger.Mais comme toujours, le public a singulièrement exagéré la portée de cette intecven- tion, dout je n'ai pas à m\u2019oceuper ici.De sun mariage avee Amable Autoine Jacques Enmnanuel de Crussol d'Uzès sont issus : Jacques Marie Géraud de Crussol, douzième duc d\u2019Üzès, chef ac- tucl des noms et des armes de la famille, né le 19 novembre 1863 ; Louis Ewmma- nuel de Crussol d'Uzès, né le 15 septembre 1871 : Sinonne Touise Laura d'Uzès, née le 6 janvier 1870, ct récemment ma- ride au jeuue due de fuynes, et Matlil- de-Reuee de Crussol d'Uzès, née le ler mars 1875.Le Colonel Parseval C'est une rare intelligence doublée d\u2019une itcomparable puissance de travail.I a cinquante-cing ans.ll y a trois ans il appartenait à l\u2019armée active qu'il a quit- téc pour devenir le précepteur militaire du jeune duc d'Orléans.ll occupait; dans l\u2019armée française le poste distingué de chef d'état-major du sixième corps d'armée, en garnison, à cette époque, sur la frontière allemaude, corps placé sous les ordres du général de Miribel, aujourd'hui, chef d'état-major de toute l'armée française.À cette époque S.A R le comte de Paris recherchait un otlivier distingué pour Imi confier l'éducation militaire de son fils.Il consulta un de ses meilleurs amis le général Human, le fils du premier ministre de son grand-père ct celui- ci lui désiena le colouel Parseval commo le plus capable de répondre à ses désirs, Des ouvertures furent aussitôt fuites au colonel qui s\u2019empressa de répondre à la demande qui lui était communiquée : \u2014 Je suis entièrement a la famille d'Or- dans, : Le colonel Parseval donna sa démission et renones aiusi à une carrière qui s\u2019offrait à lui sous les plus brillants auspices.cu On a pu voir par la conduite du jeune Prince au moment de sa 1uajorité que lu confiance de 8.A.R.le comte de Paris n'avait pas été trompée.\u2014 Le Le Dr RBecamier T- Un beau nom qui évetile de bien doux souvenirs.C'est un jeune médecin d\u2019avenir.1! est le petit-neveu de la célèbre Madame Récamier dont les salons litté- rsires furent, pendant un certain temps, le rendez-vous recherché de toutes les gloires de la littérature française à Paris Il est le petit-fils d'uu médecin qui eût une vogue considérable et méritée dans son temps.Les mérites particuliers du docteur Récamnier, qui accompagne S.A.RR.le comte de Paris dans sa visite au Canada, l'ont signalé depuis longtemps à l'atteu- tion de ses chefs qui lui out prédit un brillant avenir, Cc qui ne saurait rien gâter, M.le docteur Récamier est un homme charmant et d'une bicnveillauce à toute épreuve C'est le ducteur£Guyen, l\u2019un des hommes les plus distingués de la facuité de médecine de Paris qui l\u2019a recommandé au choix de S.A.R.le comte de Paris.Le docteur Récwmnier » pris la place, depuis quelque, temps, du docteur Gue- neaut-Muzzy qui à soigné pendant plu- sieurs années, avec un grand dévouement et une rare intelligence, la famille d'Or! léans.Le docteur Récamivr est de trente aus.à peino âzé ! \u2014\u2014 Le capitaine Morhain Il y a un countraste des plus frappants entre cet officier et le précédent.Si le ; \u2018 | colonel Parseval cst orave et réservé, le child s\u2019est fait voler évalués à $60,000 C'est un , homme de soixante ans, et, il n'avait que trente ans lorsqu'il aban.douna l'armée pour suivre la famille d'Or lsans en exil, Ila servi, pendant og temps, les princes avec le plus grand dé vouement et l'ou peut affirmer que lee intérêts de la famille royale étuieut em d\u2019excellentes maius, Lors de l'arrivée de 8, A.IR.le contd de Paris et du duc de Chartres aux tala Uuis, au moment de la guerre de séceg sion, le capitaine Morhaiu était leur cond pagnon ct, il participa, avec une br voure peu commune.à toutes les batai les, à tous les combats où furent présen les Princes.Le capitaine Morhain est Breton d naissance et l\u2019on sait que la Dretam est la terre classique de la fidélité a cause royale.11 est tres gros et fort rouge de fi «cure Les Princes l\u2019estiment beaucoup et lu pardonneut aisément les petits écarts d langage qui, bien souvent, sont un po trop plaisants pour les visiteursdistingua de Sheen-House.Ils ue Pappellent qu Père Morhain ! Ses services auprès de S, A, T2.1 È Comte de Paris n\u2019ont aucun caractère pre, litique.C\u2019est le comptable de la famille et il est spécialement chargé des distribu tions pour tous les œuvres de charit auxquelles contribuent largement tou les Princes.C'est en quelque sorte um véritable intendant et il s\u2019'acquitte de seg fonctions de contiante avecles plus or dévouéient, ! .M.LaChambre pu M.LaChambre, qui accompague le comte de Paris, est le fils du déput de Saint-Malo.redit quelque chose à nous, les posses seurs de l'héritage de Jacques-Cartier, d'autant plus que lo château TaChambre est tout près de Limoilou, | résidence de celui qui découvrit le Ca iw Voila un nom qui nous + 2\" de M.| \" Ry nada.£509 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 i \u2014 er mae Un recensement frauduleux {i,k Lu +.garer le Late H n'y a plus l'ombre d\u2019un doute, ¥ uli receusement qui vient d'être fait au: ua) Etats-Unis est une inunense fraude dun ug les autorités de Washitigton portent seu Lean les toute la responsabilité.Quelques jour aux ont qualitié d'erreur les mionstrueu ses inexactitudes de ce recensement mais ce sont des erreurs volontaires fail avec connaissance de cause, d'après lo ordres du souvernement, dans le seu! but de lcs faire profiter au parti répubic cains et par là même de nuire aux déu.v crates, Les employés à la solde du gouveri ment ont inanipulé les chiffres de façon augmenter la population des Etats républicains et à diminuer celle des Etats de mécrates.Clest le orld qui a jeté le preuve cri d'alarme, mais les révélations qu il faites ne soulevent qu\u2019un coin du voil qui couvre les immunses fraudes de cett conspiration, C'est par centaine de millé que les censeurs ont nugmeuté la popul: tion des Etats républicaines ct c\u2019est aus par centaine de mille qu\u2019ils ont dimiuu celle des Ftats démocrates, Rieu qu pour la ville de New-York ils out fai une diminution de 133,000 habitants quant à la population de l\u2019Etat, ils out trouvé moyeu de la réduire de 200,00 Aucun pareil systeme il n'est pas ctou nant qu'on soit arrivé a faire une aux mentation de 1,000,000 dimes daus tor les Etats républiciins et une dimivutio = de 2,000,000 dans les Etats démocrates 1 Si ce recensement n'est pas invalidé aura de graves conséquences pour lez dés mocrates.On sait que la représentation du congres est basée sur la population Or la population des Etats dénocratelf.étaut diminué, \u2018leur représentation a Congres do Washington, le sera cn pro portion ; comptera dix représentants de moins at Congres pendant la prochaine décade, La ville de New-York, à elle seule, es frustrée d'uri représentant au Congres Aussi de numbreuses protestations s'élé- vent de toute part.Ou parle de répare cette erreur, mais c'est une question Foiti délicate, plus facile à poscr qu'à résoudre ™ Entre ceux qui veulent conserver les ré sultats du recensement dirigé par l'agent fédéral, M.Porter, et ceux qui veulon\u2019W y substituer ic recensement fait par ls police, il y a ceux qui demandent qu'or recommencent.Ceux-ci sont la majorité, Les memes protestations s\u2019élévent auss dans les autres États où le recensemen diminue le nombre de représeutants.L gouvernement va-t-il se rendre aux vœux de la majorité ?C\u2019est peu prubable parce que le recensement tel qu'il a été exccutd fait trop bien son affaire pour qu'il souze a la recouimeucer, -\u2014.Vol considirable Paris, 24 \u2014 La buronne Alphanse Rotlis tout ses disman et en vertu des chiffres du ref.censemunt de 1890 le parti démocrate CE bi met A #} 1h [ier LH 1 MANDEHENT b damnant ceux qui importent où ven- Rent des boissons enivrant:s contre | 1a loi PAU, CARDINAL PRETRE DE LA SAINTE hist ROMAINE, DU TITRE DE SAINTE [RIE DE LA VICTOIRE, PAR LA GRACE DE EU ET DU SIÈGE APOSTOLIQUE, ARCHE- UE BE QUEBEC, Sy qa: a.cn | Clergé Siculier et Régulier, et à tous Atari, Mes d'ülèles de l\u2019Archidiouèse de Québec, \u201cdem, Pbolus et Bénédiction.en Notre-Seigneur.elui pendant lequel le dernier procès l'une nature publique aura eu licu.Canada, Province de Québec, & District de Québec.J Cour Du BANC pE LA REINE, Siégeant au Criminel, La Reine vs J, I.Tarte, (Sur accusation de libelle.) Le dit Joseph Israël Tarte, le défen- leur, étant dûment assermenté, dépose it dit : Qne sur plainte de honorable Thomas McGreevy il a été arrêté et sommé de romparaitre devant le juge des sessions le la paix, sous accusation de libelle (celui dont on se plaint en cette cause), le ou vers le dix mai dernier (1890), pour- les fins d\u2019une enquête préliminaire au wjet de la dite offense ; qu\u2019il a toujours Ité prêt depuis à subit son procès sur Ia lité accusation ; que dès le commencement du présent terme de cette Ilono- table Cour, il a répondu et plaidé à Pacte d'accusation formulé contre lui + que plusieurs des témoins qu\u2019il est obligé de jaire entendre pour prouver sw défense et qui lui sont'essentiels résident au loin mn dehors de la province de Québec ; qu\u2019il à besoiu do documents importants tt essontiols à sn cause qui sont\u2019 déposés aus les archives de la\u2019 dite province :- jue pour faire assiguer les dits témoius le manière à s'assurer de leur présence tt pour faire préparer, copier, collection- her ot mettre en ordre les dits documents, il lui faut un temps considérable ; que le fait que depuis aussi longtemps une aceu- tation très grave de libelle est portée zontre lui et pèse sur sa tête, nuit sérieu- semebt aux intérêts du défendeur, Jui zaûsc un préjudice et un tort cousidé- rables, l'expose à des pertes sérieuses, ct affecte son crédit ; que si le procès .du léfeudeur n\u2019a pas lieu au présent tenne de cette cour, le défendeur suuffrira des lomurages considérables ! que si son dif nrucus h\u2019est pas fixé dès mainteuant, le icfendeur, ne pouvant assigner ses témoins, court risque d\u2019être dans l'impos- fbilité complète, vu le peu de temps qui, Tapres In nature ordinaire des choses, Véconlera entre ce jourd'hui et lu fi: Ju dit terme, de se préparer pour sa dé- lense, et à signé, JT.IsraëL Tanrs.Assermenté devant mot, t Québec, le 28 oct, 1890, J.J.Draeax, En présentant cette motion, M.Cas- grain observa que l'accusation portée en elle cause est portée depuis longtemps, tt que le défendeur à toujours été prêt à subir son procès, LI comprend que les zauses publiques ont préséance sur les Dotrsuites privées, mais\u2019 les avocats de la couronne peuvent prévoir à peu près.quand les causes publiques servant terminées et fixer un jour dèa maintesant en sette cause, Le ronvoi de la cause au pre- : Main terme ferait un tort considérab'e au dufenideur, Dans l'afisive de Ste- Anne, M.Fitzpa- wick demande ada cour copie de la liste des jurés.La Cour a déjà refusé ce pri- riloge, mais la demande est prise en cun- ndcration.Cette cause est remise à deimain.Le proces de Nazaire Simard se con- dune, Moise Lessard, constable de l'éghse de Ste-Auitne, temoisue que le témoin de la zouroute Ulysse Mercier a Une mauvaise répntatioii et n'est pas croyable suus ser- Ment, JD, Simaid, de St.Ferréole, journa- ier, tend le même témoignage An sujet lu caractère du temoin Thomas Bilodeau.Onésime Bilodeau.de Ste-Ferréole maintenant de.St-Roch, corrobore le témoignage précédent.ll ajouto que Bi- lodeau, à comipis sur lui, il y a quelques années, ue offeñse semblable à celle dont il aceuse aujourd'hui Nazalre Si- mard.ALBERT GODROUT, marchand, dit que le témoin Ulysse Merciôr est très mauvais, ll ne le croirait pas sous serment.Le témoignage de ce témoin a été un moment interrompu par l'entrée inattendue du comte de Paris dans la salle d\u2019audience.Toute-l\u2019assistance s\u2019est levée et le shérif et les avocats de la Couronne sont allés le saluer.Le comte ne faisait que visiter rapidement notre palais de justice.Il n'est resté que quelques secondes, Fécix Carox, de \u2018Ste-Anne, cultiva- -teur, connaît Ulysse Mercier.Il l'a rencontré il y a quinze joursau Palais.Mer- \u2018cier lui a dit: ** Tu sais que le procès du | bonhomme Simurd' paraît sanxedi : ce que.j'ai à dire n\u2019est pas le cas.Je suis poussé ct je suis payé pour rendre les témoi- \u2018gnages que je vals rendre,\u201d JoszrH, CÇaucHoN, charretier, de Ste- Anne, connaît Fhomas Bilodeau.Dans le cours du printemps dernier il l\u2019a rencontré chez lui à St-Ferréol.Bilodeau a demandé alors au témoin s'il voulait se mettre avec lui pour faire un procès à Nazaire Simard.Le témoin refusa, Bilo- deau lui dit alors : Si je puis avoir celui que je veux à Ste-Ar.ne, je vais en faire coûter au père Simard.Bilodeau a conimencé à parler au témoin de cette affaire, il (Bilodeau) ne lui à pas demandé s\u2019il était sur le train, le svir en question.Comme question de fait le témoin n\u2019y était pas.ALPHONSE Sr-Hrrarre déclare que Ulysse Mercier Jui a dit, le jour de Vas- seniblée de Ste-Anne : ** Je fais de l\u2019argent cet été, Les Fortier me donnent vingt-cinq louis pour rendre témoignage contre Nazaire Simard.Je n'étais pas dans les chars, ce jour-là.\u201d Quelques instants après Mercier a donné deux piastres au témoin et lui a demaudé de ne pas parler de ce qu'il lui avait dit Le témoin ajoute qu\u2019il a rapporté cette conversation à son patron cet autemne.François MICHEL, témoin déjà entendu, déclare qu\u2019en avril dernier, il a ren- coutré sur les chars Thomas Bilodeau et Ulysse Mercier.Tous deux étaient ivres.Ulysse.Mercier a dit : \u2018* Je me suis déjà: pris \u2018une fois, contre Simard, mais j'ai manqué mon coup, mais cette furs-ci je Jui ferai bien donner de l'argent.\u201d La défense déclare que sun enquête est close.: : : Eu contre-preuve la Couronne fait entendre M.Paré, de Ste-Anne, pour prouver que Ulysse Mercier était sur les chars le soir en question, , Le témuin dit qu\u2019il l\u2019a\u2019vf monter sur les chars, 1! ne l\u2019a pas vu descendre à Ste-Anne; mais il l'a vu passer une fois sur les charg Srrror Morer, de Ste-Anne, hôtelier, est entendu pour prouver-le même fait, mais son témoignage n\u2019est pas positif quant à la date.Erzrar Hror, de l\u2019Ange Gardien, marchand, à Vu Nazaire Simard avec un autre homme sur les chars, le soir en question, Turonore Pani, de Ste-Anne, bôte- lier, a cu Ulysse Mercier à son emploi plusieurs années.À part l\u2019ivrognerie, il t'a rien à dire contre luis Il le croirait sous serment, Les geus en disent du mal.JosprH TURCOTTE, avocat de Québec, déclare qu\u2019il était l'avocat des MM, For- tier daus une action en dounnages inten- téc cuntre eux par Nazaire Simard, pour diffamation de caractère ayant trait à l\u2019accusation en cebte cause criminelles Il a cherché à prouver vérité des faits et c'est à son interrogation que les témoins Dilo- deau et Mercier sont allés faire leur déposition devant le magistrat de police.La cause civile a été réglée à l'amiable, les défendeurs Fortier ayant fait apologie et payé une certaine somme au de- maudeur Simard, JEAN CLOUTIER, de Ste-Anne, cordonnier, dit que.Ulysse Mercier a une bonne réputation, à part de la boisson, 11 Je croiralt sous sermeunt, | ERNEsT Paré dit qu\u2019Uiysse Mercier \u201cJui d'une boune réputation : il Te croirait sous sermont.Avdience de l\u2019après-inidi A l'ouverture de l'audience, M.Amyot annonce qu'il a encore plusieurs témoins à frire entendre pour prouver la crédibilité des témoins Bilodeau et Mercier, mais Son Honneur le jugo déclare que c'est parfaitement inutile, que cela ne changera rien à ce qui a été établi, Les avocats du la défense déclarent W'avoir aucun discours à faire aux jurés, se contiant dans la preuve qui a été faite.M.Aimyot, avant de lasser la cause aux jurés, a cru de son devuir de leur adresser quelques paroles, Son Honneur le juge Dosse, résumant cusuite la cause, dit que Ia preuve telle que faite ne justifie pis un verdict de! culpabilité enntre le prisonnier, I Les jurés se retirent pour délibérer et reviennent quelques minutes apres avec un verdict d\u2019asquittement M.Fitzpatrick demande si c'est l'intention de la Cour de sévir contre certains témuins en cette cause, Sou Honneur le juge Dussé dit-que dans les circonstance ce n\u2019est pas l\u2019intention de ln Cour.Le proces de Cardinal est ré à ce jour.L'avoc-t de l'accusé, M.Jos, Martin, plaidera iulie momuntanée, Audience du matin 29 octobre 1870.Présidence de-Sun Hunueur le juge Bossé, M.Irvine demande quo Ja cause de la Reine vs.1.McGreevy et O.E, Murphy suit fixée avant celle de ln Reine vs, Tarte et al, pour libelle.11 prétend que ¢\u2019est une cause publique, quelle est venue la prémière devait la-cour et que pour \u2018ces raisons, elle duit avoir préséauce sur l'autre Ù \u2014 ; ML Fitzpatrick appuie lv -demande de M.Irvive, Le défendeur, M.Tarte, a affirmé, dit-il, qu'il a besoin du témoi- guage de MM.R.McGreevy et OU.E.Murphy; or, c\u2019est dans l'intérêt de sa défense comme dans l'intérêt public que ces témioins suient d\u2019abord lavés de l\u2019accusation portée cuntre eux.M: Fitzpatrick, emporté-par ka chaleur de son argumentation, commence à exposer les faits de la causé de couspiration.Le juge ohserve que ce n\u2019est pas le temps de plaider la cause au mérite.M, Fitzpatrick dit qu'il veut prouver que C'est une cause publique, Ce n\u2019est pas le moyen, reprend le juge.M.Casgrain s\u2019oppose à la demande qu'on vient de fn e I contes : la prétention que lu cause de conspiration soit de nature pu'lique, Vepuis le commen- ment du terme.un l\u2019a toujours truitée comme poursuite privée.Du reste le public est infinin:eut plus intéressé dans le procès de libelle qui est rée lement la cause de l\u2019intérêt public contre M.Thomas McGreevy, Nous avons lieu de croire\u2014 beaucoup de gens le disent\u2014que cette affaire de conspiration n\u2019est qu\u2019une farce, tandis que dans la cause-de libelle | le défendeur défie Mu MeGreevy de procéder; Ce n'est pas Ja cause de McGreevy contre Tarte, mais bien celle de Tarte: contre McGreevy, et cette cause regarde l'intérêt du pays tout entier.Le juge dit qu\u2019il est'disposé à fixer le ;même jour pour les deux causes, aussitôt après la clôture de l'affaire de Ste Aune eb de Cardinal, se réserrant de denner la préséance à l'une dus deux causes, ce jour là.= 0 dr Me Isidore -Dellean-fait alors motion.de la part du défendeur.O.E.Murphy dans la cause de conspiration que le procès suit remis au terme prochain.Le défendeur allegue dans un afiidavit à l'appui de sa motion que Michael Connolly, sur la dé- \u201cpositiou duquel repose l\u2019accusation est le principal et méme le seul témoin contre lui 5 que M.Connolly demeure à Kingston, après avoir successivement demeuré à San Antonio, Texas et à la Colombie Anglaise ; que le défendeur a besoin d'\u2019aller en ces endroits chercher des preuves pour discréditer le dit témoin ; qu\u2019il peut anicner entre autres comme témoins à cette fin MM.Baker et Shakespeare, anciens députés aux Communes ; mais qu'il rat pas le temps suffisant pour préparer sa défense.M.Fitzpatrick s'oppose à cette demande.11 se dit en mesure de prouver que Michael Connolly a toujours résidé a Québec depuis 1378.La cour prend celte question en délibéré et fixe la cause de libelle McGreevy vs Tarte au premier jour qui suivra la fin des causes de Ste-Anne ct de Cardinal, La cause des gens de Ste-Anne accusés de l\u2019emprisonnement illégal du sénateur Pelletier est alors appelée.M.Joseph Martin, avocat de Cardinal, demande à procéder dans sa cause, La cour vbserve qu'avec le plaidoyer \u2018 annoncé par la défense, si le jury rendait un verdict d\u2019acquittement en faveur de Cardinal, rapport devrait être fait à l\u2019Exécutif, avec le résultat que l'on sait, Le prisonnier Cardinal, qui est à la barre, déclare alors qu'il v\u2019a pas de témoin et qu'il préfère.plaider coupable.La cour lui impose silence, observant qu'il a un avocat pour le défendre, acterdée elle peut muttre subitement tin au terme.3M suspend la cour et il rendra Jugenient à deux heures.Se veaat au crime, REGINA vs SIKCIS Jugement de l'hon, juge Pussé sur la motion pour récuser le tableau des jurés.Sur la demande en rvécusation du tableau des jurés, qui a été faite ce matin, je suis maintenant prét a donner mon upinion ct à prononcer le jugment.Ces demandes en récusation sont faites ct maintenues quand il existe des irréeu- larités dans le choix des jurés, ou l'assignation dés jurés, quand il existe des faits incompatibles avce l'impartialité du shérif, quand il existe des faits qui cta- blissent sa partialité, ét eulin quand il existe des faits qui rendent son impartir- lité improbable.C\u2019est à cutte dernière clause d'objections que nous avons affaire.ll est certain que l\u2019on traite le shérif comme on traite les jurés On les met tous les deux sur le même pied, quant à la question de partialité.De même que Pou récusera un juré parent en raison de ga parenté, de même on le récusera en raison de son intérêt dans le procès ou dy sa haîne, esistante ou présumée, pour l\u2019une ou l\u2019autre des partice.De même ausst on récusera le shérif pour l'une ou pour l\u2019autre de ces raisons.Ce i est parfaitement donné à la page 532 du IV volume de Bucon\u2019s Abridinent.* Tor it was thought there could be no ** better rule to ascertain what should a ** proper challenge to tlie officer, then *\u201c what was a proper challenge to cach ** juror\u2019s partiality ; for it was not sup- ** posed that there was a Jury per quo- \u2018rel veritas melins seiri poterit, unless \u2018* they were settled by à person absulu- ** tely indifferents \u201d Quant à la parenté, qui est le fait invoqué dans la récusation et mentionné daus l\u2019'afidavit qui l\u2019accoimpague, que doit-elle être ?Nous trouvons que de tout temps, en Angleterre, la parenté la plus éluiguée, l'intérêt le muins grand étaieut considérés comme des causes de récusation, Le même auteur, à la même page, dit : ** Consauguinity, how remote soever, between the sheriff or juror and either of the parties, or aflinity by mariage of either party himself whith Lhe cousin of the sheritf or the jurur, ora converse, are principal causes of challenge to the array.\u201d Et plus lovin, on trouve que la parenté ou la consangui- uité, même jusqu'au neuvième degré, ont été, dans certaines causes, déclarées sutti- santes.Quant à l'intérêt, un intérêt minimo a été jugé suffisant et pour exclure un juré de la boite et pouraire déclarer.que, le shérif qui avait cet intérêt ne pouvait ré- gulièreinent furuier et assisnet le tableau des jurés.Céci se retrouve partout, dans les anciens comme dans les nouveaux livres de droit criminel anglais\u2019 Ainsi, Roscoe nous a dit : \u201cThe learning on this sub.** ject has to be sought out of old books, and there is great difficulty in deriving from them any precise rules.It ** is, however, quite clear, that any par- ** tiality in the sheriff, under sheriff or \u201cother officer, who is concerned in the \u2018* return of the jury is a good cause of ** challenge to the array.And that this \u2018* partiality will be assumed to cxist, if \u201c the sheriff oc other officer be of kin- ** dred or affinity to either party ; or if \u2018\u201c any dispute be pending between the ¢ sheriff and cither party which would be *¢ likely to influence the sheriff ; or if the sheriff or other officer have beer concerned for either party in the same matter, either as counsel, attorney or *\u201c the like\u201d, Quant à cette doctrine que la parenté, l\u2019aitinité ou l'intérêt du Shérif dans une cause font présumer sa partialité, clle n'est niée par personne, et n\u2019est pas niée par le représentaut de la couronne en cetto cause.Le fait est que le principe ne peut pas souffrir de dificulté.C'est une | présomption légale \u2014je pourrais peut-être l'appeler préso:nption technique-mais, à tout _évinement, c\u2019est une présomption absolue de partialité, Ou repond à cela par la citation de plusieurs causes, dans \u2018lesquelles il s'agissait de cas particuliers d\u2019irrégularité dans l\u2019assination.Elle ne ; s'applique pas a la présente cause, Mas, nous dit-on, l\u2019ancien eyst-ime d\u2019assimner - -~ - - .- Dans l'affaire de Ste-Anne la Couronne \u2018les jurés eu Angleterre a seul douné lieu déclare qu\u2019elle entend procéder d\u2019abord coutre Pierre Rouleau.M.Fitzpatrick, qui représente la défense avec M.Pascal Taché, fait alors motion que la liste des jurés soit annulée, (Challenge to the array) parce que le shérif Gagnon qui l\u2019a préparée est le neveu du sénateur Pelletier.M.Duubar, au nom de la Couronne, soutient que la demande ne peut être accordée pour la raison mentionnée, 1l cite plusieurs autorités à l'appui de sa prétention.M.Fitzpatrick lui répond par une lun- que et savante dissertation sur cette importante question de droit.Il s\u2019appuio sur unie foule d\u2019autorités.À près quelques remarques de M.Dunbar, Son Honneur le juge Dossé dit que la question est tellement importante que si la motion ea a la règle quo je viens de meutionner, la présomption de partialité, parce que,sous ce système, le contrôle du Shérif sur la | formation des tableaux des jurés était presque absoiu, et, ajoute-t-on, sous notre système à nous, le Shérif n\u2019ayant pas le meme contrôle, la même raison de décider n'existe pas, ct nous tie pouvous pas adopter l'ancienne exclusion.Ceci est vrai jusqu'à un certain point, mais jusq\u2019a un certain point seulement.Notre statut diffère dans ses détails des statuts anglais, maîs l\u2019osprit entier du statut est le même, et I'on ne peut pas dire, iv mon avis, comme les avocats de la couronne l\u2019on soutenu, que le Shérif n'est qu\u2019un simple officier ministériel exécutant les ordres qui lui sont donnés par les dif- [érentes sections des statuts, a tel 1e, 1 qu'il n\u2019ait aucune discrétion a exercer et que ses actes ne puissent pas inf'uence \u2018ln formation du tableau des Jures.LA [système a changé en Augleterr», ct, i {l'heure qu'il est, il west pas ce qu'il étail autrefois Le système suivi aux Etats Unis cest à peu près le même que le nôtre sauf quelques détails nécessités par le changement de constitution.Cependant, on maintieut dans lea deux pays la mème regle, et dans les deux pays on reconmail encore Ia mêmie présomption résultant du mème fait.Maiutenant, si on réfère à notre statut on trouve que la raison quia existé en Angleterre ct qui a fait adopter la pré somption légale de partialité, existe encure.L'on trouve que le Sherif recevant les listes qui lui sont transmises par le secrétaire trésorier des différentes corporations municipales dans le district, pré pare sur ces listes, sd liste de jurés, qu'il établit, s'il eu est besoin, la propurtion que chaque municipalité devra avoir dant le nombre de jurés et qu\u2019il exerce son jugement et son discernement et quelques luis ea discrétion ; qu'il peut raycr des noms sur la liste des jurés, quand il est fuit preuve, devant lui, soit par atlidavit, soit autremeut\u2014 en d\u2019autres mots, quand il croit\u2014que des noms doivent être rayés qu\u2019il prépare le tableau ct qu'il assigne les jurés.Dans tout cela, on ne peut pas se refuser de dire que l\u2019exercice de son jugement et de sa discrétion joucat un grand rôle et peut modifier d\u2019une manière notable la liste des jurés d\u2019abord ct ensuite le tableau des jurds, lly a plus: supposons que le secrétaire trésorier d\u2019une corporation manicis pale quelconque ne lui transmnette pas de liste, le shérif fait alors préparer les hetes par des personnes qu'il choisit et «ui lui paraissent compéteutes pour cet ouvrage.C'est, à vrai dire, lo slicrif, qui, daus ce cas, prépare les listes.1 est, pourtant clair que nous avont encore dans notre système lu fait que le shérif peut, par l'exercice de son jugement et de sa discrétion, ou de sa propre volonté, influencer d'une manière manifeste la préparation des listes des jurés, C'est la raison qui a fait généralement déclarer en Angleterre que si un shérif avait un intéret résultant de \u2018parenté, de consanguinité, de, haine ou de faveur, qu\u2019il ne pouvait pas être l'officier chargé de la préparation des listes.Inutile de répéter que cuci n'est qu'une présomption allignée, Personne ne soupgumicra pour un ins tant que le shérif de ce district a été, daus la préparation des lis dont il s'agit, en aucune manière influencé par le fait que la cause de la Reine va Sivois devait être décidée dans le cours de ce terme-ci.Jl suflit pour moi de mentionner le fait.Mais je suis obligé de décidur, en raison - d'hue présomption légnle, et sur cette présomption légale, je dois déclarer que | Ia récusation est bonne et que le tableau des jurés est nul.En d'autres termes, je déclare que la défeuse en droit ne vaut pas et que le challenge est bon, M.Auiyot, de la part de la Couronne, demande si le tableau des jurés est déclaré nul pour cette cause seulement, ou.pour toutes les causes du terme, i Parle Cour\u2014 Lo tablean des jurés a été déclaré nul en raison de partialité présumée par une fiction légales Le ré sultat est qu\u2019il est acquis que ce tableau des jurés, entaché de ce vice, est un tae bleau qui cat préparé par un olficier présumé, aux yeux de la loi, avoir un intérêt à le préparer d'une manière 1ilégale pour favoriser une des parties.S'il a favorisé une partie pour cette canse-ci, comune Ia loi le présume, le tableau der jurés, tel que préparé est nul.Si la raison qui n'a fuit mettre de côté ce tableau de jurés est que la loi présume qu\u2019il a été ptéparé d'une manière frauduleuse et y faisant entrer les noms de gens qui n'auraient pas dû y être entrés, le tableau est, pour me servir d'une expression anglaise tainted, il est entachd de ce vice-l, 1l est [également acquis, \u2014 je dia légalement et non pas en fait, pour la raison que j'ai expliquée il y à un instant, que personne ne soupçonne le shérif de ce district d'avoir ai avec partialité dans la confection de ce tablea\u201d de jurés\u2014 mais il est légalement entaché d'impartiudité, et la conséquence directe et nécessaire est qu'il su trouvera pas dans ce tableau, pour les procès à étre pris ensuite, les noms des personne qui auraient dû y ètre et qu'il s\u2019y trouvera des noms de personnes qui n'auraient pas du y être.Supposons maintenant que ceci aurait j été le resultat d'un accident, supposons ! que le tom de persoi.nes qui aurasent dû tlre dans le tableau ne s'y trouvassent ; pas, et que les noms de personnes qui | d'auraient pas du être dans le tableau s\u2019y \u2018trouvassent, et que culs n'aurait en pour cause qu'une simple crreur, que le shérif, au lieu de prendre le premier nom qui suit le nom du dernier juré qui a servi dans le dernier tableau, aurait pris un autre hom, suit avant, soit après ; | pupposubs que le shérif, en feaiiletant sa liste, aurait passé une feuille où une page cb que sun tableau de jurés aurait cté de- fectueux pour cette raison, une anstion | pour faire mettre de coté le tableun ds jurés aurait réussi, parce qu\u2019il y aurait (Suite à la 1Ce page.) Bi t k \u2014 = = 22 pt a | + it i id A) weil il Lil as y LA OULTIVATEUR ASSISES D'ARTHABASKA Encore un procès à sensation pour Woitestown Arthabaskaville, 25.\u2014 La cause de la Reine vs Robidoux, sur le premier indic- tement savoir : avoir envoyé une lettre de menaces à H.V.Jarry, a été appelée a premiere, F L'honorable M.Laurier, vocat de l\u2019ac- £usé, soumet une défense en droit et la our décide qu\u2019il n\u2019y a pas eu de menaces directes, et le prisonnier est acquitté sur e chef d'accusation.fe Le même Robidoux eat ensuite mis en Accusatioh pour avoir envoyé une lettre e menaces d'incendie à L.À.Bernard, L'avocat de la Couronne, L.J.Cannon, \u2018demande à la cour qu\u2019un mandat d\u2019arrestation soit émané contre Mme Eugénie Paré, maîtresse de poste de Saint-Ger- main de Grantham, pour refus de com- \u2018paraître après avoir été légalement assi- \u2018gnée comme témoin, Sa demande est accordée.| Un mandat fut accordé et le grand connétable partit à heures p.m., pour opérer l\u2019arrestatione \\- Les grands jurés ont fait la visite de la prison ct des offices des divers officiers de justice.;.lls firent rapport que tous les offices pont cu parfait ordre, Ils recommandent que la vufite de la prison soit réparée ct sont remerciés de leurs services, e procès de Rochieleau et Duclos est remis à mardi prochain, le 28 du courant.Les accusés ont été remis en liberté sous un cautionnement de 85,000 chacun.Les deux cautions sont MM, Pierre La- lanue, de St-Grégoire d\u2019Iberville, et Le A.Brien, écr, N.P,, de St-Germain.! On fait ensuite le proces de Louis Gilbert, accusé de faux.i Gilbert tenait une fromagerie à Wol- festown, Il est accusé par les patrous de la fromagerie de ne pas leur avoir donné leur compte de fromage, c\u2019est-à-dire d\u2019avoir rentré dans les livres de certains pa- trong, une quantité moindre que la pesanteur réclle du lait qu\u2019ils apportaient.Uu grand nombre de témoisis sont ASSILTÉS.LEON XII La santé du Pape\u2014Les réceptions au Va tican\u2014Un P.Jésuitc\u2014 Le Saint Père ; suit les travaux du Congrès.| La santé de Léon XITI est toujours excellente ; mais sur l\u2019avis de ses médecins le Pape ménage un peu plus secs forces que {ans les premières aunées de son glorieux poutificat.Alors, quand il ae.eordait une audience nombreuse, Je St- Perc ue se bornait pas, comme sun pré- Aécesseur, à passer devant les rangs des fidèles ; il s'arrêtait devant chaque per- sonic pour lui dire quelques paroles.Maintenant, Léon XIII s\u2019assied sur un trôi.e, et ce sont les fidèles qui viennent À tour de rôle s\u2019agenouiller devant lui et Daiscr sa mule.Le Pape peut ainsi leur parier sans s'imposer une trop grande fatigue, sans avoir à marcher et à rester longtemps debout.- :* Les choscs se passent aujourd'hui, assez souvent, d\u2019une façon encore moins fatigante ; les familles étrangères, de dis- \u2018tinction, qui sollicitent une andicuce du Pape, pendant leur séjour à Rome, sout aduuises à assister à la messe du Saiut- Pere.F1 Cette messe se dit, généralement, dans un grand salon situé à côté de la salle du Trône.Le Saint Père officie en personne, Bssisté de sos chapelains, et il donne lui- même la communion à ceux qui s\u2019y sout préparése i Léon XII s\u2019agenouille ensuite devant un prie-dieu ct entend une autre messe dite par wn de ses chapelains, La cérémonie terminée, les fidèles qui sout au courant des habitudes du Vatican paseeut dans une pièce voisine où sont servis les éternels rinfreschi, Fa J'ai dit que le P.Cornoldi, de la Cum- paguie de Jésus, est un des personnages que Léon XII lionore de ses plus vives sympathies, Modeste, comme le veut la rdgle de l\u2019ordre auquel il appartient, le P.Cor- noldi ne va chez le Pape que lorsqu'il sait que Lécn XIII ale désir de le voir; mais c'est dire que ses visites sont fréquentes.Or, l\u2019autre jour, se sachant attendu, le savant jésuite, quoiqu'il ne se seutit pas très Lien, voulut se rendre quad même chez le Pape, Léon N1I1 ne tarda pas à s\u2019aporcevoir que son inLerio suteur était souffrant ; il lui fit part de pes inquidtudes, et le P Cornoldi fut bien forcé d\u2019avouer.Le Saint-Père appela aussitôt et, après une amicale gronderie, 1l accompagna le visiteur trop zélé jusyuo dans l\u2019antichambre, en lui prodiguant les témoignages de sa profonde affection, !.Depuis, Léon NEH envoie à tout moment prendre des nouvelles de l\u2019intéressant tualade, Le P.Cornoldi a puissam- met! nidé le successeur de Pie IX à mettre on honueur la philosophie de Saint {Thotmas, à la répandre dans l\u2019euseigne- pueut.Une autre cause de la sympathie du Pape pour le P.Cornoldi, c\u2019est qu'il est, lui, le tres grand adunrateur de Dante, dont il à commenté les œuvres avec beaucoup de talent, Les deux fervents Dæi- tistes\u2014 comme les appelle plaisamment un prélat de l\u2019intimité\u2014se voient rarement saus que la conversation ne tombe sur la Divine Comédie ; Léon XI11, dont la mémoire est véritablement extraordinaire, se plaît alors à réciter des passages du merveilleux poème qu\u2019il saib presque entièrement par cœur, x Le Pape suit avec beaucoup d'intérêt les discussions et les décisions des différents Congrès catholiques qui se tiennent un peu partout, depuis quelquo temps, Le Saint-Père attache une grande importance à ces Congrès, qui sont un témoignage de la vitalité du catholicisme et mettent en relief le prestige du Vatican, A près les Congrès de Liège et de Saragosse, nous aurons celui de Lodi, qui se réunira le 20 de ce mois, Léon XIII s'occupe aussi beaucoup des synodes Il à voulu remettre cn vigueur ou rappeler aux évêques la prves- cription du Concile de Trente, ordonnant les synodes provinciaux.Le Saint: Père a partagé l\u2019Italie en dix-sept provinces dont les évêques duiveut se réunir de temps en temps, entre eux soulement, même sans leurs secrétaires, afin que leurs discussions soieut tenues absolument secretes.Le Pape seul doit être mis an courant de ce qui se dit dans ces réunions.Le premier synode provincial a eu lieu à Rome On a racouté que les évêques de la Vénétie, \u2014dans le synode qu\u2019ils ont tenu récemment, \u2014 avaient émis le vœu qu\u2019on instruisit prochainement le procès de béa- tilication de Pie IX.Les ennemis du Vatican se sont même empressés d'ajouter que Léon XIII avait opposé son veto, l'ayant jamais pu pardonner à son prédécesseur de l\u2019avoir lnissé si longtemps à Pérouse, La vérité est que le Pape n\u2019a pas à se prononcer au sujet d\u2019une béatification dont 1l n'a pas été encore question, Pic IX étant mort depuis trop peu de tenps \u2014- Le comte de Paris à Montreal Réception enthousiaste Un incident Monssigneur acclamé partout Visite à l'évêché et aux autres institutions La grand\u2019messe à l'église Noire.Dame Montréal, 27, \u2014Des sept heures et dee mie vendredi soir, une foule énorme envahissait la gare Bonaventure et la place | environnante pour assister à l\u2019arrivée de Mar le comte de Paris.Vers 9 heures, le train entrait en gare et le comte faisait son apparition sur la plateforme, précédé par le juge Jetté.Des bravos et des acclamations éclaté- rout de toute parts ct se prolongèrent sur le passage des illustres visiteurs, conduits entre deux haies de spectateurs euthou- siustes, La foule reimnplissait les airs de ses hourrahs.CF ese CES Lorsque le comte apparut sür le seuil de la porte, la foule d\u2019une poussé que rien L'aurait pu enrayer se rua en avant, 11 ne restait plus que vingt pieds à Franchir pour attendre les voitures stationnées à la porte depuis huit heures ; mais là devaient commencer les embarras du comité de réception et de la police.Le comte de Paris, son fils, M, le juge Jetté, M, Perrenult, M.Perreault, M.Rolland et les autres membres du comité se trouvèrent viviemment séparés les uns des autres, repoussées qui dans un sens, qui dans l'autre, par un flot humain, que lu police était impuissante à contenir davantage.La police a eu beaucoup de difficulté à réprimer l\u2019envahissement de la fonle qui se composuit de pas moins de £0,000 personnes.Un incident s\u2019est psoduit, qui a fort égayé les quelques personnes qui en ont eu connaissance, Dans la confusion, pendant que la police faisait des prodiges de force es d\u2019adresse pour Érayer un passage au comte de Paris, un constable empoi- gua le Duc d'Orléans et lui donna une rude poussée.Fort heureusement un membre du comité survint à ce moment et dit au policeman : \u201c* C\u2019est le Duc.\u201d L'homme de police s\u2019excusa et se remit à jouer des coudes plus ferme que jamais.Quand les voitures se furent mises en inarche, la foule parmi laquelle on remarquait environ 400 étudiants La foule était sous le coup d'une enthousiasme extradivaire et demandait à grauds cris de voir le distingué visireur, Les voitures arrivèrent enfin à l\u2019Hôtel Windsor.Comme le comte pénétrait dans l\u2019hôtel, il fut arrêté par le chef de police Hughes, qui lui expliqua que les étudiants et la multitude réunis en face de l'hôtel désiraient le voir un instant sur le balcon.Le spectacle était devenu émouvant.Le comte, ss prêta de bonne grâce, bien qu\u2019a- vec une réserve évidente, au désir du peuple.H revint sur ses pas et se présenta sur le balcon De nouveau, les vivantset les hourrahs ébranlèrent I'atmosphère.Le comte salua à cinq où six reprises.Il paraissait ému.Les applaudissements, les hourrahs ne cessérent que lorsqu\u2019il eut disparu de nouveau dans l'hôtel, Puis commencèrent les présentations dans le salon des appartements du comte.Un centaine de cituyens furent présentés au comte et à son fils par M, le maire Grenier et M.le sherif Thibaudeau.Parmi ces personnes nous avous remarqué M.L.O, David, président de la société Saint Jean-Baptite, l\u2019hon, juge Jette, président du comité de réception, MM, G.A.Drolet, J.J.Curran, C.R., M.P., M.F.Vanasse, M.P., les échevins Rolland, A Dubuc, Hurteau, Jeannotte, Mar- tineau, Gauthier ct Lawmarche ; lieut-co- lonel Hughes, hon, J.A.Ouimet, baron de Lapeyrière, Montague Allan, l\u2019hon, Peter Mitcholl, l\u2019hon Jaracs McShane, l\u2019hon.Louis Beaubien, Après les présentations le Comte remercia chaleureusement, en particulier chacun des membres du comité, + Je vous remercie, a-t il dit au maire Grenier avec émotion, je vous remercie * de cet accueil si sympathique et je vous prie de croire que j'en conserverai un des souvenirs les plus touchants de ma vie,\u201d Tout le monde a été surpris de sa haute stature.Il est maigre, cependunt, et un peu courbé.La simplicité digne et aisée de ses ma- nitres west que le caractère du parfait gentilhomme français.Il ue connaît ni phrases ni tirades, mais exprime mieux sa pensée eb ses sentiments en quelques mots que ne le pourraient fuive les longs discours et les pé- rivdes pourpeusces, Le duc d'Orléans, son fils, ressomble peu à son père.C'est un ** fier home comme disaient bier soir les curieux sur son passage.Duué des avantages physiques, il a les épaules d'un homme robuste et vigoureux et sa figure annouce-beau- cuup de décision et de fermeté, Le comte de Paris est, eu particulier, renseigné sur le Canada au moins aussi bien que ceux qui connaissent le mieux l\u2019histoire de notre pays, ses l'essources, les circonstances politiques et économt- ques au milieu desquelles nous vivous, Il s'intéresse principalement à la marche et au progres de notre agriculture, et il est enchanté de l'apparence de prospérité qu'il à remarquée au Canada le lous do sa route, A 9 heures samedi matin, le comité de réceptiou à commenté à exécuter le pro- graunue de la journée.Au palais épiscopal, les distinguds visiteurs ont été reçus pat- M: l'abbé Maréchal, vicaire général et administrateur du diocèse en l\u2019absence de Sa Grandeur Mgr Fabre.La réception a été magnifique.A 10 heures, Monseigreur le Comte : visité le collège Ste.Marie.Il a été reçu par le Supérieur de la maison et tous les élèves dans la grande siulle académique du collège.Là une adresse à été lue & 8, A.R.qui répondit en- termes très appru- priés, Les cadets du collège Ste.Marie, en grande tenue, ont présenté les armes aux visiteurs.À l'université le comte ot ses compagnons ont été reçus par Sir William Dawson, Sir Donald A, Smith, un des gouverneurs de l\u2019université, l\u2019hors sénateur Drummond et les professeurs et élères de l'institution, Après avoir visité cette im- portanute maison d'éducation, le comte est parti pour le collège de Montréal.Le comte et les nutres visiteurs sont arrivés au collège de Montréal à 11,15 heures.Ils ont été reçus par monsieur le Supéricur.La musique des élèves joua un sir de circonstance, puis une adresse, en anglais et en français, lui fut présentée.Il y répondit brièvement puis fut visiter le grand séminaire.Son Altesse Royale et ceux qui l'accompagnent sont arrivés vers midi à Moulklands, ancienne résidence du gou- vernour anglais, où ils ont été reçus avec grande pompe par les dames de Villa Maria, Les élèves se sont réunies dans le grand salon, où les pianos et les harpes ont retenti en l'honneur du comte, à qui une adresse a été aussi présentée, Aprésavoir prit le lunch à Villa Maria, le comte est allé visiter le Haras National et la Maison de Refuge.sp Hier matin à 9 heures, les citoyens se sont réunis dans le grand salon du Saint Lawrence Hall et lui ont présenté une adresse.PORTE Mer le comte de Paris s\u2019est ensuite ; rendu à l\u2019égliso Notre-Dame où il à assisté à la grand messe.Le chœur de No- tre-Dame, sous la direction de M.Chs.Labelle a cxécuté avec accompagnement de grand orchestre le Kyria, le Gloria et Je Credo de la/messe de Noël de faucomier, et le Sanctus et l\u2019Agnuss da la messo de Pâques du même compositeur; à l\u2019offertoire le.cœur a rendu le.Fent Creotor de Gounod.A près la messe le comte à été reconduit au Windsor, Il en est parti à 3 heures pour prendre le convoi en route nour Trois-Rivières et Québec /* EXTRAORDINAIRE Un Harmonium valant $75 pour être gagné en achetant une de THÉ au magasin de SRE JB ROUSSEAU = of Comme toujours, nos thés sont importés directement, et pour cette rafson sont vendus de vingt à vingt-cinq pour cent marché qu'ailleurs.QUALITÉ GARANTIE J.B.ROUSSEAU, Importateur de Thés et de Cafés.2240, RUE ST-JOSEPE, ST-ROCH Les chars urbains seront payés aller et re- 206 rue St-Jean.tour a Soute personiio qui achetera pour $1.00.| Succursales i Ruedes Marchands, Levis ao 390-\u20143m, Mal de Dents z QUAND LE TRESOR ps NOURRICES DU DR.PICAUTI/T, LUE GUERIRA SON MAL ASE Pourquoi laisser votre Enfant souffrir du C\u2019est un remède sûr ; il est agréable à prendre.Il ne peut faire aucun ma a : .: ; arrête les vomissements et les diarrhées, et empêche les convulsions, Es A VENDRE PAR TOUS LES DROGUISTES., 14 Décembre.-\u201412m.Farines ! Farines! Farines | CHEZ F.KIROUAC & FILS COIN DES RUES ST PIERRE ET ST ANDRE BASSE-VILE QUEBEC Farines dans toutes les qualités et dans tous les prix HE ce EST Poe AUSSI , Plätra à terre à baë prix, Sel, Gruau Borley, lard coupé court et mess, (notre lard / : est toujours inspecté par l'inspecteur du gouvernement À Québec avant d'être livré), Saindoux' en seaux et en chaudières de 3et à livres, Pois, 66 livres au minot, Féves blanches, Son, Grue, Moulée d'avoine, Moulée de Blé-d Inde (cornfeed), Farino de bié-d'indo Blé-d'inde cassé (crocked corn), Bié-d'inde rond Pain de lin, cte., ete.Nous aitirons spécialement l'attention de Messieurs les marchands sur le fait que nous avons récemment accopté l'agence pour les farines préparées do St-Antoine de Quebec.Cette farine est le miilleure dans le marché et un cssai convaincra les plus incrédules.Cette farine se vend à In douzaine de paquets et nous avons toujours en magasin, des boîtes de deux douzaines de paquets de $ livres et des boîtes d\u2019unc douzaine de paquêts dé 6 livres Les buîtes vides cn bon ordre sont retournables à 206 tel que chargées, F.KIROUAC & FILS 13 Sept.\u20144mn dd \u2014\u2014 UN et DEUX CHEVAUX, ainsi que toutes sortes d'Instruments d'Agriculture, de la manufacture PATTERSON.7 Une visite est sollicitée chez J.G.LETRANCOIS, 119, Rue St-Paul, Québee Bar fu i i: QUEBEC Ancienne maison METHOT fondée en 1808 Fabricants de Clous et de Moulangee «! Marchands de Fer mean BHAUDET & C = INIC COMMERCE DE GROS LT DE DETAIL Propriétaires des maisous suivantes: | CLOUTERIE VHNTADOUR, BEAUFORT, FABRIQUE DE MOULANGES, RUE DE LA CHAPELLE, Sr-Rocx.| ENTREPOT DE GROSSE QuINCAILLERIE ET DE CHARRONNAGE, RUE DES SOLURS, D.ŸÜ | BUREAUX rr MAISON DH VENTE, PItD DE LA COTE DE La MoNTAGND s@- Stock universel et complet.EF archandises de qualité supérieure.Téléphone: £8 EF Prix sans précédents à Québec, 12 LE COMMERCE DE BOIS La population de la ville et de la val- ée d'Ottawa est fière, et avec raison, de oir qu\u2019il y a eu une amélioration consi- lérable dans les exportations de bois de- suis quelques jours,ct que les apparences pour le reste de la saison sont très encou- ageantes.Il y a tout lieu de cruire à présent que es scieries continueront de fonctionner jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient forcés de fermer leurs portes par les golées et le temps roid.Aujourd\u2019hui, on prépare autaut 1e Lois que dans n\u2019importe quelle autre spoque de l\u2019été.Les moulins de MM.J.R.Booth, Perley et Pattee, et de Brouson et Weston, marchent encore jour at nuit.L'ämélioration s\u2019est fait sentir trop tard pour empêcher que la production ne soit de beaucoup moindre que celle de l\u2019année jernière, mais tout de même, la dimuni- tion ne sera pas aussi considérable qu\u2019on s\u2019y attendait.En parcourant les quais et les gares de themins de fer, on constate que le com- merece d\u2019exportation est très actif, tellement, que les compagnies de navigation et de voies ferrées se trouvent dans l\u2019impossibilité de fournir tous les chars et les barges demandés par les négociants.La plupart des demandes viennent des marchés des Etats-Unis ; les acheteurs désirent, à préseut que les difficultés douanières sont réglées, se procurer autant de bois qu\u2019il est possible avant la fermeture de la navigation.Le commerce de bois carré est, toutefois, très inactif.T1 n\u2019y à pas de demande et l\u2019assortiment est tellement considérable que plusieurs marchands ne feront pas bûcher de bois peudant l'hiver prochain.L'EXPORTATION DES ŒUFS \u2014\u2014 D'après le tableau du commerce, pour l'année 1889, on constate que l\u2019Angleterre a importé des œufs des pays suivants : | Doz.Valeurs Russie.6,230,330 § 810,578 Buede.e 81,690 12,931 Danemark.9,467,140 1,596,339 Allemague.\u2026 30,050,550 4,359,419 Hoikaindo 120 224,060 37.084 Belgique.18,270,070 France.29,505,860 2,764,048 8,746,204 Portugal., 178,190 30,762 ESPAQUE oe.134,860 26,065 Autres pays,.8,710 1,693 Total.94,150,890#15, 187,883 Hes de la Munche 171,620 31,058 Autres possessions Britanuiques.2,520 438 \u2014 en \u2014 Crand total.24,325,050 $15,219,929 La moyenue de la valeur est done de plus du 18 cents, et les prix varient de 12 5 20 cts, suivant la qualité et la grosseur des œufs.11 ne faut pas cublier qu'en Angleterre vn fait beaucoup de cas de la grosseur des vuis ; les Anglais veulent des œufs propres,nets et pessant environ 2 onces, Les petits œufs ne se vendent pas aussi bien que les gros, A Odessa, ville Qu Sud de ia Russie,sur fa mer Noire, ilya de grands dépits d'œufs, On les expédie pur eau jusqu'à Marseille et de Ja à Londres, soit parchemin de fev, soit par bateau.Le trajet lure de dix a onze jours.Le journal de la Chambre de ecotiuer- 2e de Constantinople dit : | \u2018 i \u2018\u201c L'esportation des œufs frais et des\u2019 volailles dela Russie en Angleterre aus- mente de mois en mois.Les œufs sont mis duns des boîtes avec de la paille ou des sms, Chaque boite contiont 1000 œufs.Tous les jours ou expédie des nnil- ders de ces boîtes, Les volailles sont aussi ramassées a \u2018intérieur du pays ct mises vivantes dans des cages en buis et expédiées en Augle- ierre par eau,\u201d Nous avons déjà dit que le traiet entre Jdesss et Londres prenait de dix à douze jours, Il en faut moins que cela paur al- or de Québec 3 Londres, et le climat los pays traversés par les steamers de Ia mer Noiro n'est certainement pas plus favorable à la conservation des œufs que \u2018clui de l'Atlantique.Puisque le Canada a environ dix mil- ions de douzaines d'œufs à cexpurter,2on j0it que nous pourrions facilement écou- r toute notre production sur le marché mgluis, à des pris très réniunérateurs yo mp A Q LE COMTE DE PARIS [Du CANADIEN du 77} Nous saluons avec plaisir l\u2019arrivée.dans notre ville, aujourd'hui, du comte de Paris et de l'entourage d'hommes distingués qui l\u2019accompagneut, Sa présence au milieu de nous n\u2019a aucune signification politique, et c'est bien à contre-temps que quelques-uns de nos compatriotes se sont échauffés à son occasion.En France, on fait autrement les choses, et notre confrère de la Patrie, qui était à Paris pendaut l\u2018exposition, se souviendra saus peine que le gouvernement républicain combla d\u2019honueurs et de marques d\u2019ut- tention le shah de Perse ct sa cour, et jusques au roi Salifou, du Sénégal ! Que la France soit en république où en monarchie, cela importe assez peu, pow nous.Un pays pent être bien gouverné par un roi comme sous des institutions républicaines.La véritable démocratie n\u2019est pas toujours républicaine.Les mots et les formules sonores ne changent pas les faits, Or, quiconque sait ce qui se passe en France et comment y fonctionnent les iustitutions actuelles, ne peut faire autrement que d'admettre que lescitoyens dece pays républicain ne jouissent pas des libertés que nous possédous ici sous un régime monarchique.Ce que l\u2019on appelle le régime parlementaire en France ne donne pas même l\u2019idée élui- gnée de ce qu\u2019est le parlementarisme anglais, qui est le nôtre.La centralisation la plus tyrannique rapporte et ramène tout au ministère, à l\u2019Excellence du moment.Quand on songe que le gouvernement peut révoquer le maire d\u2019une commune, d\u2019uñe municipalité, comme l\u2019on dit ici ! Au Canada, on est plus en république qu\u2019on ne l\u2019est en France, si tant est que les républiques sont le gouvernement des foules par les foules elles-mêmes.Que la france maintienne ses institutions actuelles, c\u2019est son droit, et elles peuvent convenir à la majorité de ses ha- bitantss Seulement, il est très permis de penser, en France et à l'étranger, que le comte de Paris, qui représente l\u2019idée de la monarchie constitulionnelle pour l\u2019aye- uir et qui en appliquerait les principes s\u2019il montait sur le trône, n\u2019est pas un en- enmi de sonepays.Le prince n\u2019est ni un rétrograde, ni un csprit fermé aux appels du progrès.II a pour organe principal en France le Gaulois, et pour partisans des hommes de haute distinction intellectuelle somme le duc de Broglie, M, Bocher, ete, Mgr Freppel.Les extrémistes de l'Unirers Pout plus en grippe que notre radical confrère de la l\u2019atrie, C'est le droit du comte de Paris de tâcher de renverser la République en France.C'est même son devo'r, s'il cvoit pouvoir doter sa patrie d'une meilleure forme de gouvernement.Nous ne sachions pas que la République actuelle ait des titres sacrés à une existence éternelle, ou qu'elle suit la forme la plus parfaite de gouvernement qui ait jamais été donné à ut peuple.La mouvement boulangiste, qui a mis le régime actuel à deux duigts du sn perte, a trouvé sen appui principalement dans le désir de druits et de libertés plus étendus que ceux dont la nation française jouit, Les intimes du Général -\u2014 nous en avons conous de près \u2014 disaient que son mubition était de doter la France d'institutions modelées sur ceilez de la République Américaine.Boulavger n'a-t-il pas en, & une heure donnde, la majorité de la : 3 J France pour iui ?Il ne manque pas de gens qui le croient, Ou cutend Ia pratique de la liberié, en France, de cette singu\u2018itre facon qui côn- siste à expulser du territoire les chefs des partia qui n\u2019ont pas foi dans la Républi- ; que et qui veulent gouverner sulon d'autres formuies, L'attitude du représentant de la France au Canada \u2014 en vemerciaut au nom de sun gouvernement, les quelques canadiens-fraicais qui se sout singu- lavisés en s'opposant à des procédés pu Liies de courtoisie, à l\u2019évard \u2018du comte de Puris \u2014- est le résultat des idéca d'intolérance qul domiuent en France, et est propre à créer l'impression qu'il coulera envere beaucoup d\u2019eau entre les rives de La Seine avant que la République He per- soubitie dans nutre ancomne mére-patrie lu Hberté politique LE CULTIVATEUR : { LES ECONOMIES DU PEUPLE Depuis que la loi Mackinley até mise en vigueur, les journaux de Popposition ue laissent pas passer uu seul jour sans crier sur tous lus tous et sur tous Rs toits que le Canada marche rapidement versla banqueroute ct la ruine, et que le soul moyen de surtir de cette terrible impasse, C\u2019est de recourir à l\u2019union commerciale avec les Etats-Unis.C'est un cliché qui paraît toutes les semaines depuis quel- dienne continue toujours d\u2019exister, de dé- vélopper ses ressvurces, do reculer les bornes de la culonisation, d'agrandir la sphère de ses relations commerciales et de marcher dans la voio du progres et de laprospérité.Nous no voulons pas parler aujour- d\u2019bui de l\u2019anion commerciale.Cetle question a déjà été traitée longuement dans les colonnes du Canadien, et notre directeur a démontré plus d\u2019une fuis les funestes cquséquences qui résulteraient de cette politiqué pour les industriels et les cultivateurs eux-mêmes, que ou cherche à tromper par de faux caleuls et des arguments appuyés sur des utopies.Nous nous efforcerons de prouver que le Canada n\u2019est pas dans une situation aussi critique qu\u2019on le prétend danscertains quartiers.Pour cela, nous aurons recours à un thermomêtre infaillible : les écono- mics du peuple.Plus ce thermométre mentera, plus notre pays sera heureux et prospère.Voyons donc la situation ac tuelle des épargnes du Canada.En 1568, c\u2019est-à-dire nu début de la confédération, les dépôts dans les différentes banques commerciales du pays, formaient une somme de $30,652,193 ; ils atteignaient en1889 lasomme de $126,243,- 755, Rien que depuis 1879, la première année du régime de la protection, l\u2019augmentation en à été de cinquante huit millions, C : Muus, dira-t-on, cette somme comprend les dépots des geus riches at ne \u2018saurait être considérée comme une preuve de prospérité chez les classes industrieuses.Prenons alors les banques du gouverne- meut ct les caisses d'économies dus bureaux de poste.Dang les premières on comptait $1,781,118 cu:F868, $10,500,000 mentation a donc été de quatorze millions et demi depuis l'institution du régime de la protection ; dansles caisses d\u2019économie des bureaux de poste la somme des dépôts s'est élevée de $213,445 en 1868 à $4,538 639 cu 1879 et a $30,543,068 en 18589, Quant aux dépôts des compagnies de prêt et des sociétés de construction, de 8673,- T89 qu\u2019ils représentaierit en.1868, ils ont atteint l'an passé $17,727,876.Certaines banques commercinles indi- queut uiie augmentation égale dans les économies du peuple.Ainai la banque d'épargne de Montréal, qui avait pour 81,861,574depetitsdépôtsen 1567 en avait pour 88,050,586 l\u2019an passé, Même résultat dans les provinces Maritimes, dont une seuie banque a présentement en caisse 150,000 environ des économies po- : pulaires | Si on fait le total des sommies déposées ( dans ces diversesinstitutions, on trouvera 1 \"que Ia somme des dépdts du peuple cana- 'dien s'est élevée de $33,115,442 en 1868 la $99,287,618 en 1879 et qu'eile à atteint !Van passé §210,816,196.Peut-on dire, apres avoir pris connais- {sance de ces statistiques uflicielles, que le Canada marche vers la hanqueroute et la l ruine ?Quand un peuple fait des écouno- \u201cmies,il no s'appauvrit pas, et le pays qu'il habite est luin d\u2019être mar té du sceau de la désolation.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 pee\" -\u2014 L'AUTOMNE À PARIS Quel temps ! Quelle autoraue ! Quelle avrière-saison ! ; Eucure un peu ct nous verrions tous les arbres de Paris reverdir.Beaucoup d'entre ceux, notamment aux Champs- mai cheux.L'été continue de tous ébluuir.Les soirées seules sout un peu fraiches, mais si belles ! Depuis un mois, nous avons joui d'un temps admirable et le baromêtre continue à être rassurant.On dirait qu\u2019il ae pleuvra plus jamais, Courrier du suire ques anuées, et la conféderation cana-' en 1879 ct $25,104,514'\"en 1889 ; l'aug- jte, dit-elle, de la confirmation C'est que vraimeut l'automne de 1890\u2018 messe.semble oublier son rile ordinaire et fà- |Trentuon, N.Je, qui a prononcé le Après vingt-huit ans Il ya25 ans, un nommé Abet Haw kins ét:eit assassiné dans des circonstancez mystérieuses, à Dorchester, près Boston.George Hall, de Lyun, a été soupconué de cu crime, et depuis n\u2019a jamais réussi à se laver entierement des soupçons qui ont plané sur lui depuis Aujourd'hui, un individu dout la police ne livre pas le nom, vient de s'avoner coupablu de ce meurtre, Hall, qui ezt aujourd'hui muet et paralysé, en apprenant cette nouvelle manifesta sa joie en frappant des mains et en levant les yeux au ciel.La joie de Mme Hall ne fut pas moindre que celle de son wari, \u2014 Oh ! que je vous serai réconnaïssan- de cette nouvelle, Je ne puis vous dire combien de fois cette torridle accusation nous a été lancée à la figure, à mou mari, à ina fille et à nos -\u2014 Vengeance d'amorreux A Santa Barbara, Marry Dezinell, dade de 23 ans, a été tuée mercredi d\u2019un coup de revolver par Ramon Lopez, qui depuis assez longtemps importunait cette jeune fille de ses attentions et de ses imnenaces.ll a été arrêté et juté en prison.On a dû ie transférer à Ventura pour échapper à la venge nee de la population qui-voulait le lyncher.- Une vengeance de fenime Eugène Mease, un jeune homme de Butler (Iinois), qui s'est marié samedi dernier avec une jeune fille du nom de Tessie Raymond, a été très grièvement blessé d\u2019uu coup de revolver, mardi soir, dans des circunstatices dramatiques, par une autre jeune femme do nom de Flo- rence Tyler, 1 paraît que Mease \u2018avait courtisé jadis miss Tyler et qu'il devait se annrier avec elle au mois de janvier dernier.Mais, à la suite d\u2019une querelle d\u2019amour,le mariage a été indéfiniment ajuurné et Mense, ayant fait ensuite la connaissance de miss Raymond, s\u2019est finalement marié avec celle-ci Miss Tyler furieuse s\u2019est rendu à la tombée de la nuit chez son inlidèle amoureux et le trouvant en compagnie de sa femme, lui a dit du ton le plus calme : ** M.Mease, je viens chercher ma photographie et la bague que je vous ai données lorsque uous devious nous marier, \u2014C'est bien, miss Tyler, a répondu le nouveau marié en rougissant; veuillez attendre un instant et je vais vous rendre tout ce que vous in\u2019avez donné,\u201d : Passant dans une pièce voisine, Mease est bientôt revenu portant dans sa main un paquet suigneusement cacheté qu'il a tomis à son ancienne Bancée.Miss d'yler, après avoir reçu le paquet, a fait semblant de se diriger vers la porte ; mais, ayant prestement tiré un revolver de son corsage, elle s'est retournée et n fait feu sur le jeune homme presque à bout portant.Atteint au côté gauche, Mease s\u2019est abattu sur le parquet, en perdant des flots de sang par su blessure, tandis que sa fenime, à cette vue, tombait évanouie sur un canapé.Croyant avoir tué Mease, miss Tyler s\u2019est précipitée vers la porte pour se sauver; mais elle en avait à peine franchi le scuil qu'elle tombait entre les bras d\u2019un policeman accouru au bruit de lu détonation.Son revolver, qu'elle tenait à la main, a été saisi comme pièce à conviction, Quoique très douloureuse et très grave, la blessure de M, Tyler n\u2019est pas considérée comme mortelle.Néanmoins ce drame à cauzé la plue grande sensation à Butler, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 pe \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le meunrtre de la Pointcldu Lae Trors-Rivibres, 24 \u2014L'enquéte dans l'affaire du meurtre de la Pointe du Lac £'ust continué ces jours derniers.Les témoignages entendus tendent tous à démontrer l\u2019iunocence du jeune Sévère Houle qui va étre honorablement acquitté.\u2014\u2014\u2014 ee.\u2014 La victoire de Châteauguay Toroxro, 27.\u2014 Lundi prochain on arborera des drapeaux daus les écoles publiques en mumoire de la victoire do Châteauguay.we.Imposanie cérémonie L'investiture de l'archevéque Cleary Kixestox, 27 \u2014Quoiqw'il se soit écoulé plusieurs mois depuis gue l'évique Cleary a requ la nouvelle qu'il avait été élevé au rang d\u2019archevêque, ce n\u2019est que dimanche dernier qu\u2019il à reçu l\u2019investiture du pallium, C'est Sun Emiuvence le curdinal Taschereau qui a présidé à cette cérémonie, Pas moins de quinze évèques du Canada et dus Etats-Unis étaient pré- | Elysées.se couvrent de fleurs comme en | sents L'investiture à eu lieu apres Ia grand\u2019 C'est Maur O'Farrell, évèque do sermon.A une heure, il y a eu grand diver au palais de l'archevèque, Plusieurs laïques marquants et plusieurs membres du clergé ont pris part à ce festin.L'évèque MeQuade, de Rochester, a preclié aux vépres pour clore Ja céré- mone.TANNAGE A LA FACON J'ai l'honneur de solliciter votre patronage en \u2018Aveur de mon établi:«syment de Tanncrie Gui depuis quarante nvitf ans donne là plis grande satisfaclion à tous ceux qui 3m: com nent des peaux à tanner ON Je ne fais quedu Cuir de première qualité sous le apport du tannage et du co:rujage.Mes prix sont les plus réduits.Les pratiques éloignées voudront bien m'ex- pédicr les peaux à tauner à bord des vociettes steuners ou chomins de for.Je vais tes clier- cher inol-Mivine AU quai ei les pronds sons mes soins dès qu'vlles sont avrivées.Je nie charge aussi de porter le cuir à Lord des gociuties dès qu'il est prèt, Veuillez me notifier quand vous meitez vos peaux à bord.Correspondance solliviive, A VKENDULRE-Cuir rouge constannnent en Magasin.Joseph Dugal, TANNEUR, Rue Nt-Valier, St-Rech, Nan DAS 330-392, 10avril-R2m.A Qi 23 : Très Grande Réduction - CHKZ \u2014 C.ROUTIIEIL MorLoger, DIJOUTIER Er OrricIEN 30 et 52, Côte la Montagne E.CLOUTIER & CIE MAR HANDS DE Peaux Crues No.3185 RULE ST-V ALIER QUEBEC On paie le plus haut prix pour les Peaux de Loouf, Veau, Monton, etc.i BIERE BOSWELE TF'ai faitlanalpse dela Bière Boswoell \u2018abrl- qué à Québer, ceite bière ost parfaitement pure ct ne contient que les produits osdinaires dc la fermentation du malr.; Son ammertume lui est communiquer seiulce ment par du houblon, ct, de la meilicure quae ile, : +} Elle a une saveur délicicuse qui es! encore rehaussée jar un arome des plus agréables, Cette bière, bien que dune coulenr sn per foncée, cet parfaitement transparente, Kle conticat à par cont d'Aluool.; 1 P.Y.ED, PAG, Professeur de Chintie à l'Université Laval, Quebec.25 Mai 1887.BOSWELL I'RERES EN GROS \u2019 J, A.Montreuil, Agent, Fraserviiie.19 Décembre.-12m, cl, J.L.O.VIDAL, Agent Entrepôt de Poêles, (harrues, Socs, cte,de Loibinière Machines & vapeur, Voitures d'hiver et d'été, Trains de travail, Harnats, FER, POULILÉS, POMPES Presse hydraulique pour Tanneur, Presse à vis, VENTE A GRAND SACRIFICE MACHINES À VENDRE Au No.122, rae St-Paul, Québec J 14 O.VIRAL.A vent, 123, rue =: Paul M sept.18%0.\u2014-cm el STN.\u20ac TETE 3 ENS < = ; ; denses SIROP D'ÉPINETTR SAUVAGI Pour ta Grippe, la B.onchite, \u2018a Tonx, En roucment, la Coquelueue et tous lea tiunvais rhumes attaches «ia loitrin: et qui 0.asions nent lu Con-ormptisn, Chague boulcilo ct accompagnée d'une cuiller, En vente en groe chez W.Brnnet & (le, St.Roch, KB.Giroux & Frère, J absiois & Paradis et N.Itinux & Cie.Ion detail chez les prines puit PHarmaciess ce Kpicicrs de \u2018A viile où de ia ct'ipagae L ® 2; juitlet\u2014- «xs |
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.