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Titre :
La voix de l'Est
Éditeur :
  • Granby :La voix de l'Est,1935-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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La voix de l'Est, 2022-01-08, Collections de BAnQ.

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[" ARTS BIÈRES LITTÉRATURE MAISON RÉGAL VINS + LIVRES Lynda Lemay UNE BIOGRAPHIE AU MILIEU DES DISQUES + VINS Planète Vins PLACE À L\u2019APRÈS-SKI + CHRONIQUE Bières QUATRE DÉFIS POUR 2022 Déco ODE À LA DOUCEUR UN MONDE AUTOUR DU POT PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD SAMEDI 8 JANVIER 2022 laVoixdel\u2019Est M2 ARTS ET SPECTACLES YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com Lynda Lemay a terminé l\u2019année 2021 en beauté, avec la publication d\u2019une volumineuse biographie, Il était une fois mes chansons.Un titre à lire comme un clin d\u2019œil à Il était onze fois, album paru en novembre 2020 \u2014 et premier d\u2019une série de 11 disques (comportant 11 chansons chacun) que Lynda Le- may s\u2019est imposé de faire paraître dans un délai de 1111 jours.Au printemps dernier, elle était rendue à cinq disques.La parution du livre a provoqué un petit hiatus dans cette production mélodique digne d\u2019un marathon (et entreprise d\u2019autant plus colossale que la chanteuse assure elle-même le travail de réalisation des 11 disques), mais Lynda Lemay nous rassure : elle a toujours la ferme intention de compléter le projet dans les temps.«On me trouve imprudente.Je réponds que je fais confiance à la vie», dira-t-elle en entrevue.Le bouquin, un grand format de 240 pages, abondamment illustré de photographies n\u2019hésitant jamais à déployer leurs ailes \u2014 annonce aussi le retour sur scène de Lynda Lemay, qui pour 2022 s\u2019est planifié une grande tournée acoustique (lire autre texte).Il était une fois mes chansons est un collage d\u2019entretiens accordés durant la pandémie à Baptiste Vignol, réputé biographe de moult vedettes de la chanson française (Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Barbara, Claude François, Jean Ferrat, Guy Béart, Renaud, etc.), mandaté pour «raconter ma vie à travers mes chansons», précise Lynda Lemay en entrevue.Le livre est pour Lynda Lemay l\u2019occasion de revenir sur les grands jalons de cette carrière «hors modes» et guère formatée pour les radios, depuis ses tout premiers pas sur scène jusqu\u2019aux prestations qu\u2019elle donne désormais à guichets fermés, et de faire un survol commenté de sa copieuse discographie.L\u2019ouvrage lui permet d\u2019aborder ses influences, d\u2019apporter un éclairage intime sur l\u2019origine de nombreux texte, de parler de son envie d\u2019écrire des chansons qui ébouriffent, voire qui «dérangent», ou d\u2019évoquer son amitié avec Azna- vour.Et, parfois, de lever un voile sur son enfance et sa vie de famille.Voire même de s\u2019ouvrir sur la «période de doutes» et de «grosse remise en question» qu\u2019elle a connue «à la fin de la quarantaine», et qui l\u2019a contrainte à arrêter en plein vol une tournée.Ce passage à vide, elle le perçoit aujourd\u2019hui comme une «espèce de burn-out qui a été nécessaire, je pense», en ce qu\u2019il l\u2019a incitée à «faire le ménage dans ma tête et réglé mes affaires», une fois passé le cap de la cinquantaine.«Ça faisait plusieurs fois que des auteurs [m\u2019approchaient pour] écrire ma biographie, mais je trouvais ça un peu tôt.Je n\u2019étais pas pressée de raconter ma vie : je trouvais que je la raconte déjà assez en chansons.Ma vie privée, j\u2019essaie de la protéger, autant que faire se peut.» L\u2019«ami» Vignol, elle l\u2019a rencontré à ses débuts, quand elle a été invitée à l\u2019émission dominicale La Chance aux chansons, sur laquelle il travaillait.«Il a un grand respect des auteurs, c\u2019est un grand amoureux de la chanson.Ç\u2019a tout de suite cliqué, lui et moi.[\u2026] Il était là au tout début de ma carrière; c\u2019est la personne idéale pour parler de l\u2019artiste que je suis et de la femme que je suis devenue», partage, au téléphone, la chanteuse de 55 ans.«On met l\u2019accent sur ma carrière et non ma vie privée, mais en me confiant à lui, je savais» que j\u2019allais finir par laisser échapper quelques petites confidences, avoue-t-elle.«Ça faisait plusieurs fois que des auteurs [m\u2019approchaient pour] écrire ma biographie, mais je trouvais ça un peu tôt.Je n\u2019étais pas pressée de raconter ma vie : je trouvais que je la raconte déjà assez en chansons» \u2014 Linda Lemay LYNDA LEMAY UNE FOIS, ONZE FOIS, ET QUELQUES CONTES DE FOUS À LA FOIS laVoixdel\u2019Est SAMEDI 8 JANVIER 2022 ARTS ET SPECTACLES M3 UNE QUESTION PAR JOUR Au moment d\u2019initier ce projet de biographie, «il m\u2019a dit : \u201cC\u2019est impossible que je te rencontre assez pour ça; [entre les concerts et les 11 disques en préparation] tu es trop occupée, ce n\u2019est pas réalisable.\u201d J\u2019ai dit : \u201cÀ moins que tu me poses une question par jour et que je te réponde le matin.\u201d J\u2019aime écrire en prenant mon café, le matin.Et, à la fin de l\u2019année, t\u2019auras ton bouquin!» Cet échange épistolaire quasi quotidien explique en partie l\u2019alternance entre les pronoms «je» et «elle».«Comme je suis habituellement assez bavarde, j\u2019ai beaucoup plus participé que je pensais.[\u2026] Il était content de m\u2019avoir fait écrire un livre sans même que je m\u2019en rende compte», confesse Lynda Lemay, en définitive «heureuse et très fière», mais aussi «très surprise» par le poids de ce «gros livre assez lourd».Qu\u2019elle déclame l\u2019amour qu\u2019elle voue à son père, qu\u2019elle vitupère après La visite, ou qu\u2019elle s\u2019émeut pour Ceux que l\u2019on met au monde, l\u2019autrice-compositrice a toujours fait preuve de la plus grande transparence.UN PUBLIC FIDÈLE.VOIRE DÉVOT Ce qui explique en partie la «vraie complicité» qu\u2019elle a réussi à tisser avec le temps.«Ce n\u2019est pas rare que des gens viennent me voir pour la 18e fois.Je me sens proche du public et je sens qu\u2019il se sent à l\u2019aise avec moi.» Elle n\u2019a pas de simples «admirateurs, mais des dévots», a déjà constaté Charles Aznavour, qui, tombé sous son charme dès son arrivée à Paris, avait pris la Québécoise sous son aile.Loin de jouer à la star inaccessible, Lynda Lemay s\u2019offre gracieusement et «le plus possible» en pâture à ses fans, lors de longues sessions d\u2019autographes post-concerts.«Je suis très fière de ma personnalité très teintée du Québec; j\u2019ai appris mon métier ici, où personne ne se prend pour une vedette, et où tout le monde est très terre-à-terre», convient l\u2019idole, qui a essentiellement choisi de faire carrière en Europe parce que la «demande pour ce genre de chansons» est plus conséquente.«Je suis moi-même tout le temps \u2014 avec vous, avec ma fille, avec le public.Je ne change pas mon accent.Et en Europe aussi, les gens se sentent confortables, \u201ctiens, elle ne joue pas de rôle!\u201d Et ça, c\u2019est parce que je [vais à leur rencontre] toujours par plaisir, et non comme un fardeau.[.] Je n\u2019aime pas quand on se prend au sérieux.Il faut du plaisir, de l\u2019inspiration et la spontanéité partout.» Ses 30 ans de carrière n\u2019y ont rien changé : Lynda Lemay est resté simple et humble.D\u2019ailleurs, elle a toujours autant de mal qu\u2019avant à se percevoir chanteuse.«Je me qualifie comme une raconteuse, pas comme une chanteuse.Parce qu\u2019au Québec on sait qu\u2019il y a des grandes voix; et moi, je suis surtout forte dans les textes.» Il était une fois mes chansons LYNDA LEMAY ET BAPTISTE VIGNOL GRÜND, 240 PAGES Il était une fois mes chansons est un collage d\u2019entretiens accordés durant la pandémie à Baptiste Vignol, réputé biographe de moult vedettes de la chanson française.\u2014 PHOTO SÉBASTIEN ST-JEAN PAS DE «TUBES», MAIS UN GRAND-ŒUVRE Dans la préface du livre, l\u2019éditeur - et président d\u2019Honneur de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, équivalent français de l\u2019ADISQ) - Gérard Davoust, dont l\u2019influence a été décisive au succès de Lynda Lemay en France, partage un souvenir remontant à 1996, quand Lynda, jeune artiste inconnue fraîchement arrivée du Québec, a débarqué sur la scène du Festival de Montreux pour participer à un hommage à Charles Tre- net.«?Elle chante très joliment Que reste-t-il de nos amours et Ma maison\u2019 de Trenet.Puis elle attaque sa chanson à elle, La Visite.Elle a fait crouler l\u2019auditorium de rire et de stupéfaction! [Son interprétation] nous a renversés.C\u2019était prodigieux! Nous étions tous médusés», écrit-il, le «nous» incluant son complice Charles Aznavour, qui allait rapidement prendre Lynda Lemay sous son aile.Découvrant le reste du répertoire de Lynda Lemay quelques mois plus tard, lors d\u2019une visite au Québec, Gérard Davoust, pas moins estomaqué, lui annonce tout de go : «Il faudrait que vous veniez en France au moins six mois parce que, si vous n\u2019avez pas de \u201ctube\u201d [hit], vous avez mieux, vous avez une œuvre! Et une œuvre, il faut du temps pour l\u2019imposer.» Six mois plus tard, là voilà à l\u2019affiche de la minuscule scène du Sentier des Halles.«La graine était plantée.» Le reste de ce conte de fées \u2013?ou ce Conte de fous, pour reprendre le titre du nouveau spectacle de Lynda Lemay \u2013 on le connaît : Aujourd\u2019hui, la Québécoise est une des artistes à avoir le plus souvent joué au prestigieux Olympia de Paris, où elle s\u2019est déjà produite une soixantaine de fois.?Mais pour nourrir une œuvre, il faut avoir du souffle, et ne pas être qu\u2019un artiste \u201cprometteur\u201d!» soumet Gérard Davoust, en rappelant que «?la capacité d\u2019écriture de Lynda est exceptionnelle?», à preuve : les quelque 150 nouvelles chansons qu\u2019elle a composées et/ou enregistrées dans le cadre du projet Il était onze fois».YVES BERGERAS, LE DROIT SAMEDI 8 JANVIER 2022 laVoixdel\u2019Est M4 ARTS LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com Véritable succès Netflix, l\u2019adaptation télévisée de La chronique des Bridgerton a su charmer \u2014 et faire rougir \u2014 un total de 82 millions d\u2019abonnés 28 jours seulement après sa sortie.Un an plus tard, avec la saison deux qui arrivera d\u2019ici quelques semaines sur nos écrans ainsi que la réédition du dernier tome de la série, la saga familiale ancrée au XIXe siècle continue de soulever les passions.Retour sur le phénomène avec son écrivaine, Julia Quinn.En 2000, alors qu\u2019elle publiait Daphné, le tout premier livre de La chronique des Bridgerton, Julia Quinn était loin d\u2019imaginer sa création adaptée au petit écran pour Netflix ou le succès qu\u2019elle rencontrerait\u2026 plus de 20 ans plus tard.Près d\u2019un an après la sortie des huit épisodes, l\u2019autrice affirme être encore sur un nuage : «J\u2019ai toujours rêvé gros, mais je n\u2019avais jamais rêvé aussi gros.Et ça prend aujourd\u2019hui différentes formes.Par exemple, ils ont parlé de la série à Saturday Night Live.Jamais je n\u2019aurais cru que quelque chose que j\u2019ai écrit serait tourné en blague à cette émission! C\u2019est extraordinaire.Vous savez, j\u2019ai encore des moments où je dois me pincer», explique la romancière américaine, un sourire dans la voix, en entrevue au Soleil.Bien qu\u2019elle raconte surtout avoir vécu sa plus grande surprise, il y a quelques années, lors du tout premier appel de la productrice Shonda Rimes (Dre Grey, leçons d\u2019anatomie, Scandale), Julia Quinn a accueilli avec beaucoup de joie la série l\u2019hiver dernier.Elle se dit d\u2019ailleurs très heureuse du travail accompli par l\u2019équipe de production qui s\u2019est éloignée à quelques reprises du roman tout en conservant son essence.«C\u2019est merveilleux d\u2019avoir soudainement autant de personnes qui aiment, parlent ou partagent quelque chose tu as créé.» De façon générale, La chronique des Bridgerton invite ainsi le public à voyager en Angleterre, au XIXe siècle.Grâce à une mystérieuse narratrice du nom de Lady Whistledown, on découvrira les secrets les plus intimes de cette riche et fictive société londonienne.Les huit premiers tomes de la série portent respectivement sur les huit enfants de la famille Bridgerton, soit Daphné, Anthony, Benedict, Colin, Éloïse, Francesca, Hyacinthe et Gregory.Des années plus tard, le neuvième et dernier ouvrage, rassemble de son côté les dénouements de leurs destins respectifs.Du côté du petit écran, la première saison de Bridg erton , basée sur le livre Daphné, aborde quant à elle plus précisément l\u2019entrée de Daphnée Bridgerton (Phoebe Dynevor) dans le monde des adultes.Bien qu\u2019en quête d\u2019un amour sincère, l\u2019aînée de la famille sera rapidement poussée à prendre mari\u2026 Comme toutes les femmes de son âge.Or, sur son chemin, elle attirera toutefois l\u2019attention du mystérieux Simon Basset (Regé-Jean Page), duc de Hastings, celui que toutes les filles s\u2019arrachent.Si l\u2019humour piquant des dialogues, les nombreuses scènes intimes et des personnages à la sensibilité moderne ont su rendre le projet viral en peu de temps, Julia Quinn souligne que l\u2019adaptation télévisée tout comme les rééditions de ses livres sont arrivées à un moment clé de la pandémie.Alors que bien des gens étaient confinés chez eux devant leur écran\u2026 mais aussi alors qu\u2019ils étaient seuls.«Je pense que la série est sortie pendant une période où nous avions tous besoin de connexions humaines.Et c\u2019est une histoire qui célèbre ça!», explique celle dont les romans sont traduits en plus de 35 langues.Bien que le phénomène ne soit pas nouveau, l\u2019autrice le reconnaît : l\u2019adaptation a permis à une plus grande audience de découvrir ses écrits.Presque au même moment, début 2021, sur Netflix, les histoires de Maurice Leblanc mettant en scène son célèbre Arsène Lupin sont elles aussi tombées dans l\u2019œil d\u2019un nouveau lectorat.«Vous savez, par exemple, mes romans sont offerts en français depuis longtemps, mais pas au Canada.Grâce à la série, JULIA QUINN ET LE PHÉNOMÈNE DES BRIDGERTON 1 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 8 JANVIER 2022 M5 ARTS «C\u2019est un type de roman qui rejoint beaucoup de monde.La plupart des gens veulent tomber amoureux.Ça fait partie de nous.Tout le monde peut connecter avec le genre d\u2019histoires qui se terminent bien» \u2014 Julia Quinn [Flammarion Québec] a eu envie de développer leur propre édition.Mes livres sont ainsi disponibles dans de nouveaux pays, mais le nombre de mes traductions aussi a augmenté», souligne Julia Quinn.À LA DÉFENSE DE LA ROMANCE Si Julia Quinn a fait paraître son tout premier ouvrage à 24 ans, la quinquagénaire compte aujourd\u2019hui plus d\u2019une quarantaine d\u2019œuvres.Au fil des ans, l\u2019écrivaine s\u2019est spécialisée dans les romans d\u2019amour historiques.Un genre qu\u2019elle défend plus que jamais devant ceux qui ne le considéreraient pas digne d\u2019être «littéraire».«Si vous mettez ensemble les huit épisodes [de Bridgerton], ça forme un roman d\u2019amour historique.Je pense que bien des gens, avant de voir la série, n\u2019avaient que des idées préconçues de ce en quoi consiste ce genre.[\u2026] Ces histoires sont populaires en général, mais je crois qu\u2019il y a beaucoup de personnes qui les regardent de haut», affirme celle qui verra son livre, À cause de Mlle Bridgerton, le premier tome de sa série Les Rokesby réédité chez Flammarion en février.Pour l\u2019autrice, le phénomène Bridgerton sur Netflix a ainsi permis à bon nombre de personnes de plonger dans ses livres sans appréhension, en étant déjà attachées à l\u2019univers et au ton qu\u2019elle met en forme à travers les pages.«C\u2019est un type de roman qui rejoint beaucoup de monde.La plupart des gens veulent tomber amoureux.Ça fait partie de nous.Tout le monde peut connecter avec le genre d\u2019histoires qui se terminent bien.[\u2026] Ça me fait rire quand on parle de Roméo et Juliette comme d\u2019une grande histoire d\u2019amour.Ils meurent à la fin! C\u2019est une tragédie! Moi, je veux mettre en valeur des romans qui finissent bien», ajoute l\u2019écrivaine qui estime nécessaires et importantes, au même titre que les autres genres, les œuvres qui se terminent par «Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d\u2019enfants».La saison deux de La chronique des Bridgerton sera accessible sur Netflix dès le 25 mars.La réédition du premier livre de Les Rokesby, un prequel de La chronique des Bridgerton, devrait quant à lui paraître le 3 février.Des années plus tard, La chronique des Bridgerton, JULIA QUINN, FLAMMARION QUÉBEC, 312 PAGES Daphné, La chronique des Bridgerton, JULIA QUINN, FLAMMARION QUÉBEC, 408 PAGES À cause de Mlle Bridgerton, Les Rokesby, JULIA QUINN, FLAMMARION QUÉBEC, 384 PAGES 1 La saison 2 de Bridgerton sera de retour sur Netflix dès le 25 mars 2022.\u2014 PHOTO NETFLIX 2 Julia Quinn est une écrivaine américaine à succès, de son vrai nom Julie Cotler.\u2014 PHOTO ROBERTO FILHO 2 SAMEDI 8 JANVIER 2022 laVoixdel\u2019Est M6 ARTS La popularité grandissante de la céramique ne s\u2019essouffle pas.Le phénomène observé depuis quelques années, entre autres du côté du Centre d\u2019art Rozynski, a d\u2019ailleurs mené à une réflexion approfondie sur les activités et les installations de ce haut lieu de la céramique, situé dans le hameau de Way\u2019s Mills, dans les Cantons-de-l\u2019Est.Alors qu\u2019on s\u2019apprête à effectuer quelques rénovations et aménagements qui permettront de redémarrer le four à gaz de la regrettée Wanda Rozynski, la cogitation sur la variété des activités se poursuit, en parallèle, au sein de la petite équipe et du conseil d\u2019administration qui gèrent l\u2019emplacement légué par la céramiste et son mari sculpteur, Stanley.Des résidences artistiques professionnelles sont déjà offertes, des ateliers et formations se sont multipliés au cours des dernières années, et on évalue d\u2019autres possibilités, autant pour les professionnels et les amateurs que pour le grand public.« Il y a beaucoup de formules a u x q u e l l e s o n p e n s e e n c e moment », assure la coordonnatrice du Centre d\u2019art Rozynski et céramiste formatrice, Sarah- Jeanne Riberdy.«   Chose certaine, après un creux de vague, on vit un beau regain de popularité depuis quelques années.La curiosité est là, d\u2019une part pour les pièces, mais aussi, d\u2019autre part, pour la fabrication, la discipline elle- même.Certains adeptes ne vont sans doute que passer, mais on peut penser que plusieurs vont s\u2019y accro cher et dé velopp er quelque chose », indique celle qui a dû, au cours du dernier été, mettre en pause une partie de sa propre production afin de répondre aux nombreuses demandes d\u2019ateliers que recevait le centre.« Depuis plusieurs années, j\u2019entends beaucoup de gens parler de leur admiration pour le travail de céramiste.Ils avaient cette petite voix intérieure qui les appelait vers ça, mais ils ne trouvaient pas le temps.Et là, avec la pandémie, il semble y avoir eu un réel questionnement, un besoin de répondre à des envies qui étaient là, une nécessité de s\u2019écouter », observe Sarah-Jeanne Riberdy.«  Il y a beaucoup de romantisme autour de ça, poursuit-elle.On a cette idée que se plonger les mains dans la terre, ça fait du bien.Et c\u2019est vrai.Mais ce n\u2019est pas que ça non plus. » PLUS QU\u2019UNE FAISEUSE DE POTS Et celle qui a t o u j o u r s voulu faire c e m é t i e r e n s a i t q u e l q u e c h o s e .D i p l ô m é e d u C e n t re de céramique de Bonsecours e t d u d é p a r- tement d\u2019arts de l\u2019Université Concor- dia, Sarah-Jeanne Riber- dy maîtrise non seulement les rouages de son art, mais aussi l\u2019art de les partager.« Avant mes études, quand je disais que je voulais être céramiste, les gens me répondaient : \"Ah.Toi, tu veux faire des pots\", raconte-t- elle un sourire dans la voix.Disons que c\u2019est moins tentant quand tu te fais répondre ça.Après les études, là, je l\u2019ai complètement assumé.Je ne me voyais pas faire autre chose comme métier.Sauf que de longues études dans ces écoles, ce n\u2019est pas pour tout le monde.Si tu ne veux pas en faire un métier, ce n\u2019est pas nécessairement par là que ça passe.De là l\u2019intérêt pour nous d\u2019offrir des ateliers et des formations, que ce soit pour des gens qui veulent s\u2019initier ou d\u2019autres qui veulent pousser leurs techniques. » C\u2019est aussi une façon de créer et de nourrir une communauté avide d\u2019échanges, d\u2019exploration, de rencontres et de liens.D\u2019ouvrir bien grandes, aussi, les portes de cette ancienne é c o l e t ra n s f o r m é e d a n s l e s années 1960 en lieu de vie et de création par les Rozynski.Chargé d\u2019histoire et partiellement figé dans le temps, le centre est à la fois une galerie d\u2019art et un centre de création situé dans un cadre enchanteur et invitant.SEUL FOUR À GAZ PUBLIC Le festival Céramystic, repris depuis 2019 par le Centre d\u2019art Rozynski , a assuré la sur vie d e c e t é v é n e m e n t c ré é u n e quinzaine d\u2019anné es plus tôt par le vétéran Jacques Mar- sot et a permis d\u2019attirer à Way\u2019s Mills une nouvelle faune, qui vient non seulement y découvrir les meilleurs céramistes q u é b é - cois, mais aussi les plaisirs de l\u2019argile.Et le four à gaz qui y s e r a of f iciel- l e m e n t i n a u g u r é au cours de l a p r o c h a i n e année sera le seul dans un l ieu public dans l\u2019est du Canada.« On ne fonctionne pas encore à la hauteur de nos capacités, mais on s\u2019en va vers ça avec les rénovations, le four et la diversification de notre offre  », croit Sarah- Jeanne Riberdy, qui profite du moment pour retourner aux joies du façonnage et de la création, et ce, avant que les cours ne reprennent de plus belle.« L\u2019enseignement, c\u2019est un gros plus quand on peut le faire.C\u2019est formateur pour tout le monde.Il y a de l\u2019échange, c\u2019est à double voie.On avance par expérience, par question, et je trouve ça très positif dans ma pratique.On partage beaucoup d\u2019émotions, en même temps que du savoir.De là l\u2019importance d\u2019un centre consacré à la céramique qui nourrit l\u2019échange avec et au sein de la communauté  », confie-t-elle.SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca Le festival Céramystic a lieu au début de l\u2019été.\u2014 PHOTO NOÉMIE SYLVESTRE ET ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD CENTRE D\u2019ART ROZYNSKI PARTAGER L\u2019EXPÉRIENCE TERRIENNE Sarah-Jeanne Riberdy, coordonnatrice du Centre d\u2019art Rozynski.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND Après un creux de vague qui s\u2019est longuement étalé sur deux décennies, entre 1980 et 2000 environ, la céramique a su regagner le cœur des artistes, mais aussi du grand public, qui cherche à acquérir des pièces et à tâter l\u2019argile.En attendant que vous trouviez un tour sur lequel faire vos premiers essais, coup d\u2019œil sur l\u2019art de la terre tel qu\u2019il se vit chez nous. laVoixdel\u2019Est SAMEDI 8 JANVIER 2022 M7 ARTS SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Il suffit de profiter de la saison des circuits d\u2019art, de fouiller un peu dans le détour de quelques rangs de campagne, dans les galeries, ateliers, marchés publics ou boutiques spécialisées, celle des Métiers d\u2019arts de l\u2019Estrie en tête, pour découvrir une longue et belle tradition de céramistes.Les Christine Audet, Marcel Beaucage, Amé- lie Pomerleau et compagnie ont belle presse.Quelques dizaines de professionnels se déploient dans le festival annuel Céramys- tic du Centre d\u2019art Rozynski.Et d\u2019autres encore font voyager leur art d\u2019un océan à l\u2019autre, même au- delà des frontières.Sylvie Schueler et Julie Lajoie, elles, sont arrivées à la céramique il y a une dizaine d\u2019années environ, avec des approches et par des chemins plutôt différents, la première avec son bagage de plasticienne, la seconde armée de sa formation de biologiste.« C\u2019était dans mes projets d\u2019intégrer la céramique à ma pratique, puis, à un certain moment, dans un cours de coaching, j\u2019ai décidé d\u2019en faire mon objectif.J\u2019ai suivi des cours avec Réjean Côtes, j\u2019ai acheté de l\u2019équipement et j\u2019ai débuté.Mais je me suis tout de suite détachée du tour.Ça m\u2019intéressait moins.Je me suis plutôt lancée dans mes petits personnages et dans le façonnage », raconte Sylvie Schue- ler, dont les personnages, intégrés à des toiles d\u2019acrylique, sont magnifiquement émouvants, et dont les vases, altérés à la cendre, brillent d\u2019originalité.« Je ne suis pas céramiste, prend- elle cependant le soin de préciser.Je m\u2019intéresse à toutes les formes d\u2019art et à toutes les matières.En ce moment, c\u2019est beaucoup la gravure et la céramique.J\u2019aime les disciplines poussiéreuses. » PLAISIRS ÉMAILLÉS, PLAISIRS GLACÉS Sa gravure, Sylvie Schueler la travaille souvent aux Ateliers Dufferin, là où Julie Lajoie s\u2019est trouvée, pour un temps, un coin pour son tour et où elle développe un lot de pièces depuis d i x a n s m a i n t e n a n t .Sans surprise, si elle aime jouer dans l\u2019argile et la manier sur le tour, c\u2019est surtout au moment de l\u2019émaillage et de la glaçure qu\u2019elle s\u2019amuse en grand.« Ça vient sans doute de mon profil scientifique, mais j\u2019aime expérimenter avec les couleurs, les textures, voir comment elles vont r é a - g i r s e l o n l a c u i s s o n e t l\u2019argile.Il y a beaucoup de travail à faire, de choses à comprendre et à maîtriser.Ça m\u2019a permis de faire des recherches.De trouver ma signature aussi », explique Julie Lajoie, dont les collections ont finalement pris des teintes de bleu et des éclaboussures de couleurs qui lui sont propres.« Aujourd\u2019hui, j\u2019ai envie d\u2019en vivre, mais j\u2019ai eu beaucoup à apprendre, poursuit-elle.La céramique, c\u2019est une leçon de vie, entre autres sur la tentative de contrôle.Tu peux te décourager souvent si tu n\u2019acceptes pas de juste voir où ça va aller, si tu vises l\u2019atteinte de certaines formes en partant.Au début, j\u2019étais beaucoup dans le processus, le résultat, je ne me voyais pas comme une artiste et il n\u2019y avait pas de demande.C\u2019était le début du regain de popularité.Et puis, avec le temps, j\u2019ai découvert que ça correspondait au style de vie que je voulais, que j\u2019avais finalement une nature plus créative que je le pensais, que je voulais l\u2019explorer, vivre d\u2019une façon qui me correspondait et me rendait plus zen. » Aujourd\u2019hui, pour les céramistes comme pour le grand public, le plaisir de l\u2019objet est loin d\u2019être coupable.«  Depuis la première fois où j\u2019ai bu un café dans un de mes bols, ou dans la céramique de quelqu\u2019un d\u2019autre, je ne peux plus faire autrement, c\u2019est clair », lance Julie Lajoie, dont les pièces se retrouvent aux Ateliers Dufferin.«  Peu importe la matière sur laquelle je travaille, quand ça ne fonctionne pas, je retourne à la terre, note de son côté Sylvie Schueler.Ça me fait toujours du bien. » « Peu importe la matière sur laquelle je travaille, quand ça ne fonctionne pas, je retourne à la terre.Ça me fait toujours du bien. » \u2014 Sylvie Schueler TOUS LES CHEMINS MÈNENT À LA TERRE Artiste multidisciplinaire, Sylvie Schueler a intégré la céramique à son travail au fil du temps.Sa série de vases altérés à la cendre est en vente à la Centrale des Métiers d\u2019art de l\u2019Estrie, rue Wellington Nord.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Julie Lajoie prend plaisir dans toutes les étapes de son travail de céramiste, dont le tour, mais c\u2019est surtout lors des étapes d\u2019émaillage et de glaçure que la biologiste de formation se sent le plus dans son élément.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU 0085003 CENTRE VISUEL LISE DUCHESNE, O.D.D.www.centrevisuelliseduchesne.ca 53 Drummond, Granby 450777-3372 Grand choix de verres et montures de qualité à prix compétitif Laissez-moi vous aider à trouver votre style! SAMEDI 8 JANVIER 2022 laVoixdel\u2019Est M8 MAISON LAURIE WIELAND lwieland@lesoleil.com Depuis que le confinement et le télétravail font partie de nos vies, l\u2019envie de revisiter nos espaces intérieurs se fait sentir plus que jamais.Se sentir bien à la maison est maintenant au centre des priorités.Le Soleil vous a préparé un survol des grandes tendances déco et design de l\u2019année 2022 afin de vous inspirer un brin.TENDANCES 2022 NATURE ET CARACTÈRE Ici, une feutrine en tissu recyclé composé entièrement de laine reconstituée provenant de l\u2019industrie de la mode.\u2014 PHOTO KIRBY DESIGN Le Japandi est un style minimaliste qui combine le zen et le douillet et permet de jouer avec l\u2019agencement de différents matériaux.\u2014 PHOTO STUDIO JUNCTION 2022 sera encore plus sous le thème des matières naturelles que 2021.\u2014 PHOTO INSTAGRAM, GENEVAVANDERZEIL \u203a LE «SLOW DESIGN» ET LES TISSUS RECYCLÉS Tissus recyclés, matières naturelles et objets de seconde main : le «slow design» est tendance plus que jamais en 2022, bien qu\u2019il ait déjà gagné beaucoup de terrain dans les dernières années.Ce «mouvement doux» consiste à concevoir des choses de qualité tout en incluant dans sa démarche des valeurs humaines et de développement durable.«Les entreprises s\u2019orientent de plus en plus vers une approche écologique et on le voit dans plusieurs sphères du design d\u2019intérieur.Les tissus ne font pas exception à la règle : plusieurs produits sont créés entièrement de matière recyclée, par exemple une feutrine composée de laine reconstituée provenant de l\u2019industrie de la mode.Dans la prochaine année, cette tendance prendra beaucoup d\u2019expansion dans d\u2019autres collections et d\u2019autres entreprises», explique Matthieu Boulianne de chez Atelier C3 Design.Marbre, travertin, lin, grès, coton, laine.ces matières apportent une touche de texture et donnent de la personnalité aux décors.\u203a LE JAPANDI ET SON STYLE ÉPURÉ Pour MA Mobilier Actuel, le style Japandi, un mélange entre les styles scandinave et japonais, est un incontournable pour 2022.Si vous aimez les matières naturelles, les lignes nettes et les espaces épurés, c\u2019est ce qu\u2019il vous faut.«Le Japandi privilégie les matières recyclées et en édition limitée, ainsi que l\u2019artisanat réalisé en matières naturelles.Les bois et les murs de couleur clairs, les façades d\u2019armoires et de tiroirs en relief ainsi que les murs d\u2019accent fait en réglettes de bois vertical sont à prévoir.Il s\u2019agit d\u2019un style minimaliste qui combine le zen et le douillet, où l\u2019on peut jouer avec des agencements de matériaux naturels comme le bois ou la pierre», explique Anne-Marie Champeau, copropriétaire styliste et acheteuse chez MA depuis plus de 21 ans, à Québec.\u203a LES COULEURS CHAUDES MÉLANGÉES AUX TEINTES MINÉRALES Terracotta, ocre, terre cuite, beige et gris : la tendance des couleurs dites «minérales» qui s\u2019agencent à tous les styles de décoration se poursuit encore cette année.Les murs blancs sont encore bien populaires, mais ils tirent quelque peu vers le beige.«Ça va de soi avec le slow design», explique Anne-Marie Champeau, «les tons plus neutres sont souvent le résultat des tissus recyclés et des matières naturelles.» «Le gris demeure une couleur tendance et intemporelle, parfaite pour une décoration chic dans la maison et pouvant s\u2019agencer à tout.Les divans gris; l\u2019apparition de meubles recouverts de tissus ressemblant aux habits sportifs gris se laVoixdel\u2019Est SAMEDI 8 JANVIER 2022 M9 MAISON Les luminaires colorés et texturés donneront de la vie à votre décor.\u2014 PHOTO ETSY CANADA Des teintes minérales et claires apportent une lumière naturelle à la pièce.\u2014 PHOTO STUDIO JUNCTION feront voir en 2022» affirme de son côté Matthieu Boulianne.Chose certaine selon C3 Design, les petites touches de couleurs chaudes seront également un must.«Le brun chaud et le brun rosé, par exemple, ne passeront pas inaperçus cette année.Cette couleur à l\u2019aspect naturel se retrouvera beaucoup en mode et dans les accessoires déco.Si vous l\u2019utilisez en petite touche dans vos intérieurs, ça viendra créer une ambiance chaleureuse et réconfortante.N\u2019hésitez pas à peindre un mur d\u2019accent et à changer vos coussins!» N\u2019hésitez pas à mélanger les tendances selon vos goûts; le noir, les teintes minérales ainsi que les textures et reliefs.\u2014 PHOTO ATELIER C3 DESIGN \u203a DES LUMINAIRES POUR TOUS LES GOÛTS Nul besoin de tout repeindre, ajoutez des éléments «funky» à votre décor qui serviront d\u2019accent décoratif.Les luminaires, objets et mobiliers sculpturaux arrondis et texturés seront des incontournables cette année pour «affirmer son style», selon Etsy.«Aussi fonctionnels qu\u2019esthétiques, ces luminaires originaux sont des œuvres d\u2019art à part entière qui permettent de mettre en valeur son intérieur.De nombreux acheteurs sont déjà à la recherche de luminaires originaux pour affirmer leur style, qu\u2019il s\u2019agisse de suspensions sculptées, ou d\u2019appliques extravagantes.Dans la recherche sur le site d\u2019Etsy, les luminaires des années 70, les luminaires sculptés ou décoratifs et les luminaires rétro et aux couleurs vives font fureur.» Le brun rosé et les luminaires texturés ne passeront pas inaperçus en 2022.\u2014 PHOTO ATELIER C3 DESIGN Ce fauteuil «gris sportif» de chez Must Société apporte une touche intemporelle à tous les décors.\u2014 PHOTO MUST SOCIÉTÉ SAMEDI 8 JANVIER 2022 laVoixdel\u2019Est M10 BIÈRES Une nouvelle année se présente à nous.Je vous souhaite de belles découvertes brassicoles et de superbes moments autour de bonnes bières, cela ne devrait pas être très difficile vu la qualité globale des bières du Québec.Par contre, contrairement aux années précédentes, je ne vous propose pas les tendances à surveiller pour cette nouvelle année, mais quatre défis que je vous invite à réaliser au cours de l\u2019année.De quoi orienter vos recherches.MIEUX CONNAÎTRE SES MALTS La bière, c\u2019est surtout de la céréale.On l\u2019a un peu oublié devant toutes ces bières tendance qui mettent l\u2019emphase sur les fruits, le sucre et les houblons.Je ne vous le cacherai pas, j\u2019adore les bières bien brassées aux notes de caramel ou de biscuit provenant du malt.Votre défi est donc de mieux connaître les goûts et arômes des céréales.Découvrez l\u2019apport du seigle dans une Bitter par exemple, ses notes légèrement poivrées offrent de la complexité.Sentez les notes de chocolat dans certaines bières noires utilisant du malt appelé « malt chocolat », vous aurez compris pourquoi.Découvrez les notes de pain de mie d\u2019une lager blonde brassée avec du malt pilsner par exemple.Le monde de la céréale est un monde extraordinaire qui se compose si bien dans la bière et dans les whiskys.COMPARER LES STYLES Il est temps de vous familiariser avec les styles et de découvrir les points communs de plusieurs bières du même style.Je vous invite donc à vous procurer trois bières de style identique et à les comparer.Quels sont les points communs ?Quelles sont les différences ?Est-ce que les différences sont attribuables à une technique de brassage ou un changement de matière première ?Plus votre expérience de dégustation sera élevée, plus vous en apprendrez sur les différentes techniques de brassage et d\u2019affinage.Pourquoi ne pas suivre un cours sur la bière ?Vous en apprendrez plus sur les styles.DÉCOUVRIR L\u2019ACIDITÉ Les bières acidulées sont tendance, mais vous êtes encore très peu à savoir faire la différence entre de l\u2019acidité lactique, acétique ou citrique.La première rappelle l\u2019acidité d\u2019un yogourt, la seconde celle du vinaigre et la dernière du citron.À vous de découvrir l\u2019innombrable choix de bières acidulées sur le marché et à profiter de votre expérience gustative pour y découvrir des tendances.PARTAGER VOS BIÈRES Organisons des séances de dégustation et faisons découvrir nos coups de cœur.La bière, c\u2019est de l\u2019amitié liquide, aimait répéter Ronny Couteure, premier biérologue francophone.Quoi de mieux que de créer des rencontres autour d\u2019une bière.Je me suis promis d\u2019en faire plus en 2022, en respectant les mesures sanitaires en vigueur, bien sûr.Défi relevé ?Quatre défis brassicoles pour 2022 PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@lescoops.ca La bière, c\u2019est de l\u2019amitié liquide, aimait répéter Ronny Couteure, premier biérologue francophone.Votre défi est de mieux connaître les goûts et arômes des céréales.\u2014 PHOTOS 123RF laVoixdel\u2019Est SAMEDI 8 JANVIER 2022 M11 VINS M oment de détente privilégié, l\u2019après-ski fait partie des rituels heureux de l\u2019hiver.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une brève rencontre entre amis après la dernière descente ou qu\u2019on l\u2019étire près du feu, le sentiment de bien- être que procure l\u2019après-ski mérite d\u2019être accompagné du parfait breuvage.Quand on est à la montagne ou à la campagne, le meilleur choix est aussi celui qui est facilement accessible, sans sous-estimer le plaisir d\u2019un bon vin chaud épicé, mon préféré après une longue journée de plein air.MA RECETTE DE VIN CHAUD ÉPICÉ Pour faire un bon vin chaud épicé, il faut d\u2019abord une bonne bouteille de vin.Fruité, généreux et pas très corsé.Il suffit de faire chauffer le vin lentement et à feu doux avec les épices, sans le faire bouillir.Ma recette inclut 10 gousses de cardamome, 8 clous de girofle, 2 anis étoilés, 1 bâton de cannelle, des zestes d\u2019orange et parfois une tranche de gingembre ou une pincée de muscade.J\u2019ajoute le miel seulement à la fin, une cuillérée par portion et directement dans la tasse de service.Le miel fondant doucement conserve ses propriétés et toute la subtilité de ses saveurs.Joyeux après-ski! EL BONHOMME VALENCIA 2019 19,05 $ \u2022 11 157 185 \u2022 13,5 % \u2022 2 G/L Quand le soleil de l\u2019Espagne vient nous réchauffer le cœur dans un nectar capiteux où la concentration chocolatée et poivrée du monastrell fait écho aux notes fruitées du cabernet sauvignon.Aromatique, charnu et d\u2019une qualité/ plaisir imbattable.TOMMASI AMARONE AMARONE DELLA VALPOLICELLA CLASSICO 2017 49,25 $ \u2022 494 393 \u2022 15 % \u2022 7 G/L (AUSSI EN SAQ DÉPÔT) L\u2019Amarone incarne à la fois la puissance et la douceur, et c\u2019est exactement ce dont on a besoin après l\u2019effort, en plus du sentiment de réconfort garanti que procure ce vin aux notes de cerise noire, figue, chocolat et épices douces.Pour ceux qui se demandent comment on peut arriver à élaborer un vin aussi unique, la technique consiste à laisser sécher les raisins à l\u2019air libre pendant plusieurs mois dans le but de concentrer les sucres et les saveurs.Les raisins pressés vont ensuite fermenter à basse température pendant au moins 50 jours, puis le vin sera transféré dans des barriques pour la période de maturation d\u2019un minimum de deux ans.Il va sans dire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un vin de garde, à boire de préférence à partir de 4 ou 5 ans d\u2019âge, selon le millésime.LA SABLETTE MUSCADET- SÈVRE ET MAINE SUR LIE 16,30 $ \u2022 134 445 \u2022 12 % \u2022 1,2 G/L Un classique avec des moules marinières, une fondue au fromage, ou simplement en grignotant un plateau de crudités ou des canapés au fromage de chèvre.Toujours un excellent choix quand on a envie d\u2019un blanc frais, vif et salin, qui fait saliver! SUBSTANCE CH CHARDONNAY COLUMBIA VALLEY 2019 25,05 $ \u2022 14 805 977 \u2022 14 % \u2022 2,7 G/L Quand le rock and roll mène au vin, ça donne les cuvées de Charles Smith, ancien gérant du groupe The Raveo- nettes et manager des tournées européennes des Cardigans.Grand amoureux du vin, c\u2019est lors d\u2019un road trip dans la vallée de Columbia en 1999 qu\u2019il décida de devenir vigneron.Il acheta une maison, planta des vignes et aujourd\u2019hui ses vins sont vendus à travers le monde.Si vous passez par l\u2019État de Washington, ne manquez pas de faire une dégustation dans sa boutique de Walla Walla ou celle de Seattle, au Jet City, le plus grand établissement vinicole urbain de la côte ouest des États- Unis.Substance Ch est un chardonnay à l\u2019américaine agréablement boisé, aux notes de caramel salé et de beurre.Le parfait accord ludique d\u2019après-ski serait de le déguster avec du maïs soufflé en écoutant un film.HERA 43,25 $ \u2022 14 682 989 \u2022 25 % Une délicate liqueur de whisky à siroter près du feu à l\u2019apéro avec des pétoncles enrobés de bacon.Hera est une jeune entreprise québécoise fondée à Thetford Mines par Marissa Fortin, une des rares femmes de la province dans le milieu des spiritueux.Ce délicieux nectar est déjà récipiendaire de la médaille d\u2019argent à l\u2019International Wine & Spirits Competition 2021 de Londres et d\u2019une médaille d\u2019or au Women\u2019s Wine & Spirits Awards de Hong Kong.Bravo! Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com Le vin parfait pour l\u2019après-ski En attendant le retour de ce pétillant naturel de la vallée de la Loire, voici quelques suggestions pour le moment privilégié de l\u2019après-ski, au sommet ou au chalet.Ici, le mont Ernest-Laforce dans les Chic-Chocs, en Gaspésie.\u2014 PHOTO NATALIE RICHARD NATALIE RICHARD PLANÈTE VINS Collaboration spéciale nrichard@gcmedias.ca SAMEDI 8 JANVIER 2022 laVoixdel\u2019Est M12 SIMON CARMICHAEL Initiative de journalisme local \u2013 Le Soleil D\u2019une rencontre fortuite «entre deux rangs de maïs» à un joueur majeur dans les produits lactofer- mentés biologiques au Canada, l\u2019histoire des Produits Tapp en est une de résilience et d\u2019avant-gardisme.L\u2019entreprise de la pointe gaspésienne peut regarder vers l\u2019avenir, alors qu\u2019une nouvelle génération en prend les rênes, la famille toujours en tête.Mécanicien de formation, Sylvain Tapp n\u2019était pas destiné à la production et la transformation alimentaire.« Je me suis ramassé là-dedans par erreur », avoue-t-il en ricanant.Malgré tout, l\u2019homme de Rivière-au-Renard, près de Gas- pé, peut se vanter d\u2019avoir monté de toutes pièces, avec sa conjointe Élaine Côté, une entreprise agricole durable, innovatrice et biologique sur la pointe gaspésienne, où les produits de la mer sont beaucoup plus accessibles que le chou.« On s\u2019est rencontrés dans le blé d\u2019Inde », s\u2019amuse Élaine Côté en présentant la genèse de l\u2019entreprise.L\u2019idée d\u2019une ferme gaspé- sienne a germé alors que les deux Renardois se sont rencontrés dans un cours d\u2019agriculture biologique autogéré, à Saint-Jean-sur-Riche- lieu.« On ne se connaissait pas et on s\u2019est rendu compte qu\u2019on venait de la même place », raconte Sylvain.« Ç\u2019a été un vrai coup de foudre », ajoute Élaine.Après quelques projets urbains, un jardin communautaire à gauche, une ferme éducative à droite, le couple a décidé de sauter à pieds joints dans l\u2019agriculture, mais cette fois en Gas- pésie.« On ne s\u2019est même pas posé la question.Ça allait être à la fois gas- pésien et biologique », note M.Tapp.En 1989, les premières serres de la famille voient le jour dans l\u2019arrière- pays de Douglastown, près de Gaspé.« On se faisait un peu regarder croche avec notre bio », avoue Élaine.« Ce n\u2019était vraiment pas la mode, mais c\u2019était important pour nous.» En 1995, après « des années de choux maigres » à vendre des tomates et des concombres biologiques aux consommateurs gaspésiens, les Tapp font leurs premiers pas dans la choucroute pour « occuper les hivers ».« Une entreprise qui en produisait à Rimouski a fermé.J\u2019ai engagé la personne responsable pour qu\u2019elle nous apprenne comment faire », se rappelle Sylvain.De fil en aiguille, les Tapp réussissent à modestement s\u2019intégrer au marché de l\u2019alimentation saine, notamment dans certaines épiceries fines.En 2006, alors que la production est encore marginale, ils sont approchés par un distributeur à la recherche de produits pour le marché vancouvérois.« Je faisais deux cuves par an, et leur première commande était de 12.J\u2019ai demandé six mois pour produire, et c\u2019est là que tout est parti.» La popularité du produit dans l\u2019Ouest canadien a rapidement forcé les agriculteurs à se concentrer sur la transformation du chou et la production de choucroute.« Pendant cinq ans, on a vu une croissance marquée », explique-t-elle.« Chaque fois qu\u2019on finissait un agrandissement de l\u2019usine, on se rendait compte qu\u2019on était déjà saturé et qu\u2019il fallait encore agrandir », ajoute Sylvain.Une quinzaine d\u2019années plus tard, le produit de niche a surpassé les ventes de légumes.La croissance de l\u2019entreprise n\u2019a pas été de tout repos.À plusieurs reprises, les Tapp ont été confrontés à d\u2019importants défis, qu\u2019ils soient financiers ou physiques.« Hydro a souvent menacé de coupure de courant », note Myriam, l\u2019aînée de la famille.« Une fois, je leur ai demandé de me laisser la journée pour finir la production.Ils ont dit oui ! », ajoute Sylvain en riant.En 2000, une des serres de l\u2019entreprise s\u2019embrase.Puis, en 2012, une importante portion du toit de l\u2019usine s\u2019écrase sous le poids de la neige.Malgré ce drame, la famille se retrousse les manches.Sylvain va travailler quelques mois dans le Nord afin de récolter les sommes nécessaires à la reconstruction tandis qu\u2019Élaine et les enfants tiennent le fort en Gaspésie.Aujourd\u2019hui, les produits gaspésiens sont distribués dans plus de 300 points de vente.On les retrouve au Québec, mais surtout au Canada anglais, où ils sont distribués sous l\u2019étiquette de « Karthein\u2019s Organic Sauerkraut ».« Et moi qui pensais vivre en vendant des tomates ! » LES PRODUITS TAPP SAVEZ-VOUS TRANSFORMER DES CHOUX À LA MODE\u2026 GASPÉSIENNE! UNE GAMME DE PRODUITS QUI A «PRIS VIE» Non seulement parmi les premiers producteurs biologiques, les Tapp ont également été précurseurs des produits lactofermentés au Canada.La lactofermentation est une technique ancienne de conservation qui revient en force depuis plusieurs années dans nos modes de consommation.Cette technique vient transformer l\u2019aliment grâce à la prolifération de bonnes bactéries.Plusieurs aliments y ont recours, par exemple le pain au levain, le kom- bucha ou encore les cornichons et évidemment la choucroute et le kimchi.«On peut vraiment dire que nos produits ont \u2018\u2019pris vie\u2019\u2019 un à un!», s\u2019amuse Élaine.La vente de produits lactofer- mentés doit être accompagnée d\u2019une excellente communication afin de pallier la méconnaissance de la méthode.«On nous demande très souvent s\u2019il y a du lait dans nos produits.Pas du tout.Ce sont des bactéries!», lancent en chœur les membres de la famille.En commercialisant de la choucroute et du kimchi biologique dans l\u2019Ouest canadien il y a plus d\u2019une dizaine d\u2019années, notamment pour répondre à la demande de certaines communautés culturelles, les Tapp se sont bien implantés dans ce marché.Désormais, ils souhaitent s\u2019attaquer au marché québécois qu\u2019ils jugent «mûr» pour leurs produits.Avec sa nouvelle image de marque, signée par Myriam Tapp, l\u2019entreprise souhaite s\u2019imposer dans les habitudes alimentaires des Québécois.«Tout le monde a déjà mangé de la mauvaise choucroute.C\u2019est notre job de changer ça pour de bon», note Sylvain.En plus de s\u2019attaquer pour de bon au marché du Québec, les Tapp comptent lancer de nouveaux produits issus de la lac- tofermentation, notamment d\u2019autres légumes.«Une chose est sûre, dans 10 ans on sera encore là, et on fera encore de la choucroute», conclut le nouveau directeur, confiant.SIMON CARMICHAEL (INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL) 1 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 8 JANVIER 2022 M13 RÉGAL 2 Après une période d\u2019essai de quelques années, le transfert de la direction entre Sylvain et Julien Tapp s\u2019est conclu il y a quelques mois.1 La majorité des choux transformés par Les Produits Tapp proviennent de la Gaspésie, où on retrouve normalement peu d\u2019agriculture.\u2014 PHOTOS FACEBOOK 3 Afin de s\u2019attaquer au marché québécois, les Produits Tapp ont tenu à rafraîchir leur image de marque, tout en gardant la Gaspésie au premier plan.4 La choucroute est le produit le plus populaire de l\u2019entreprise familiale.5 Les cinq membres de la famille Tapp (manquante?: Myriam Tapp) travaillent aujourd\u2019hui pour l\u2019entreprise familial.\u2014 PHOTO SIMON CARMICHAEL Moment charnière dans la vie d\u2019une entreprise agricole, la passation officielle des pouvoirs des produits de Tapp s\u2019est faite au cours des derniers mois.« On a eu quelques interrogations sur l\u2019avenir de l\u2019entreprise.On a même pensé aller à l\u2019extérieur de la famille et de la région », admet Sylvain.« On espérait que ça reste familial, mais on n\u2019avait pas vraiment de plan pour que l\u2019entreprise nous survive.On ne voulait pas non plus l\u2019imposer à nos enfants.» À ce moment, Julien étudiait à l\u2019UQAM en administration des affaires.C\u2019était clair : pas question pour lui de revenir travailler dans les choux en Gaspésie, se rappelle-t-il « C\u2019était sûr que je ne revenais pas », ironise le jeune homme.Puis, en 2016, après quelques années à travailler dans une entreprise familiale à Montréal, on lui offre officiellement de prendre les rênes des Produits Tapp.« Je ne m\u2019étais jamais posé la question, et je me suis dit que tant qu\u2019à travailler pour une autre famille, pourquoi ne pas travailler pour la mienne.» Son père lui offre de faire « une année de test » avant de donner officiellement sa réponse.Dès les premiers jours, Julien prend les choses en main.À son arrivée, son père quitte pour le mariage de sa sœur et le laisse responsable de l\u2019entreprise.« Il m\u2019a appelé le lendemain en me demandant s\u2019il pouvait engager.Quand je suis revenu, on avait six nouveaux employés », se rappelle-t-il en partageant un rire avec le reste de la famille.DÉVELOPPER UNE VISION CONCRÈTE Afin d\u2019éviter que la passation des pouvoirs ne soit une source de tension dans la famille, les Tapp ont fait appel à une spécialiste.« On voulait une bonne relation de transfert.Ça allait bien dans la famille, il n\u2019était pas question que cette transaction-là ne vienne gâcher ça », explique Élaine.« On a eu de bonnes discussions animées, c\u2019est normal, mais ça s\u2019est toujours fait dans le respect », ajoute Julien.Aujourd\u2019hui, tous les membres de la famil le Tapp é voluent autour de l\u2019entreprise.Si Julien dirige, son père Sylvain n\u2019est jamais loin.Élaine s\u2019occupe du côté administratif tandis que Myriam, l\u2019aînée, s\u2019occupe du marketing et des réseaux sociaux.Leur demi-frère, Xavier, travaille dans la production.« Et \u201ctoutes tâches connexes ! \u201d » ajoute Julien.Bien que le succès des Produits Tapp soit intimement lié au travail acharné d\u2019Élaine et Sylvain, ceux-ci se sont souvent concentrés à « éteindre des feux » et aux tâches du jour plutôt que de développer une vision concrète du futur de l\u2019entreprise, conviennent-ils.Fort de sa formation en affaires, Julien compte renforcer les bases de l\u2019entreprise pour la stabiliser.Pénurie de main-d\u2019œuvre, enjeux d\u2019approvisionnement et de distribution, les défis sont nombreux.« Il va falloir planifier notre croissance pour ne pas frapper de murs.» « Et tout ça en restant humains, sans trop devenir industriels.On est une entreprise de famille, et j\u2019ai bien l\u2019intention de le rester.» SIMON CARMICHAEL (INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL) UNE TRANSITION «?TOUT EN FAMILLE?» «?Il va falloir planifier notre croissance pour ne pas frapper de murs.Et tout ça en restant humains, sans trop devenir industriels.On est une entreprise de famille, et j\u2019ai bien l\u2019intention de le rester?» \u2014 Julien Tapp, copropriétaire de l\u2019entreprise familiale et directeur des opérations 3 2 4 5 SAMEDI 8 JANVIER 2022 laVoixdel\u2019Est M14 LITTÉRATURE Q Quel a été ton meilleur souvenir de 2021?R Je garde un souvenir intense et émouvant du premier jour où ont eu lieu, dans une salle de répétition de l\u2019Opéra de Montréal, les ateliers de création de l\u2019opéra Yourcenar \u2013 Une île de passions, un projet que j\u2019ai initié il y a quatre ans, et dont j\u2019ai écrit le livret avec ma grande amie et complice Marie-Claire Blais, malheureusement décédée depuis.Q Quel a été ton coup de cœur artistique ou culturel en 2021?R Deux coups de cœur artistiques : la pièce Platonov amour haine et angles morts d\u2019Anton Tchekhov, adaptée par Michel Tremblay et mise en scène par Angela Konrad.Et le concert Clair-obscur donné par l\u2019ensemble Constantinople et les chanteurs polyphoniques corses d\u2019A Filetta.Q Une déception en 2021?R Alors que sévit la pandémie, que les inégalités deviennent criantes, que les tensions sociales s\u2019accentuent et que la crise écologique exige une réponse urgente, deux importantes sociétés ont cru pertinent d\u2019offrir à quelques personnes un bref voyage privé dans l\u2019espace.Plus qu\u2019une déception devant ce qui m\u2019a semblé un geste inconvenant, désinvolte, voire insolent.Q En 2021, tu as remporté le prix international Catullo décerné par l\u2019Académie Mondiale de poésie et Pas même le bruit d\u2019un fleuve a été finaliste au Prix des cinq continents.Que représentent pour toi de telles reconnaissances?R Un prix , c\u2019est d\u2019abord une manière de poser un éclairage sur un livre ou une œuvre.Pour ma part, je reçois un prix comme une sorte d\u2019encouragement à poursuivre la démarche d\u2019écriture dans laquelle je suis engagée.Cela ajoute chaque fois une fragile certitude dans la balance du doute, et je dirais que j\u2019ai été particulièrement touchée par ces deux distinctions qui débordent nos frontières et représentent pour moi un appui précieux.Q Que te réserve 2022?R Il y aura la création de l\u2019opéra Yourcenar- Une île de passions qui sera présentée en août à Montréal et à Québec.En même temps, un livre paraîtra aux Éditions de L\u2019Homme, qui comprendra le livret de l\u2019opéra, un entretien avec Marie-Claire Blais et moi, des textes des concepteurs.trices et interprètes autour de leur processus de création, ainsi que des photographies de notre travail.Du côté des publications, mon roman, Pas même le bruit d\u2019un fleuve, sera traduit et publié en Serbie, en plus de paraître en France en mars.Si la situation sanitaire le permet, je ferai une tournée de rencontres là-bas, et je présenterai aussi mon tout récent recueil de poèmes, Mes forêts.Une réédition (avec de nouveaux poèmes) de mon album jeunesse La vie bercée paraîtra en février.Q Que souhaites-tu pour 2022?R J\u2019ai envie de nous souhaiter de résister au rythme de suractivités de nos vies qui, pour plusieurs, était celui d\u2019avant la pandémie, de préserver du temps pour rester attentifs à nous-mêmes et sensibles aux autres.Il y aura peut-être ainsi davantage de place pour l\u2019émerveillement dans notre quotidien, parce que nous sommes aussi des êtres poétiques.KARINE TREMBLAY L\u2019ANNÉE EN SIX QUESTIONS KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca Au tournant de décembre, juste avant d\u2019embrasser l\u2019année nouvelle, le meilleur des 12  derniers mois brille sur les listes des uns, des autres.Et dans ce qui est mis en exergue, ces jours-ci Mes forêts revient souvent.Ce n\u2019est pas étonnant que ce nouveau recueil d\u2019Hélène Dorion figure en vitrine de nombreux palmarès littéraires, comme ce n\u2019est pas exagéré de dire que le bouquet de poèmes agit comme un miroir de nos mondes, intérieurs et extérieurs.Parce que, à travers les vers qui esquissent les géants des bois, c\u2019est notre humanité qui se dessine.« J\u2019ai commencé ce recueil il y a plusieurs années.J\u2019avais envie de rencontrer cette forêt avec laquelle je vivais.La première partie, c\u2019est un regard tourné vers le plus petit.L\u2019écorce, la feuille, la branche.Ces choses-là. » La pandémie, en 2020, est venue bousculer la suite en amenant l\u2019écrivaine sur une autre avenue boisée.« On s\u2019est tous retrouvés confinés comme des arbres dans nos forêts.La vie prenait soudainement une autre dimension.L\u2019immobilité que connaissent les arbres, elle s\u2019enracinait en nous, chez nous. » Les promenades sous les feuillus étaient chargées d\u2019une vision autre des choses.« Je regardais la nature, j\u2019avais l\u2019impression de voir ma vie.Avec des saisons qui passent, des arbres morts, d\u2019autres tombés, des feuilles qui jonchent le sol.Et la lumière qui traverse tout ça, avec de nouveaux arbres qui poussent, qui rejoignent les anciens. » En écho, il y avait aussi cette re p ré s e nt at i o n d\u2019 u n m o n d e contemporain qui cherche son équilibre.«  On a beaucoup parlé de la nature comme d\u2019un refuge de beauté où on trouve émerveillement et réconfort.C\u2019est ça, la forêt, mais c\u2019est aussi un monde dur, sauvage. » Un monde de domination, où il y a des animaux à crocs, des peurs et des ombres.«  En me promenant dans les bois, j\u2019avais l\u2019impression de voir le monde actuel où tout ça se côtoie, où tous ces possibles s\u2019entrechoquent.Le lever du jour peut être absolument magnifique.Et le soir, une catastrophe naturelle peut surgir quelque part et tout détruire.Le beau et le sombre cohabitent dans la forêt.Elle accueille tout.Nos vies aussi.On ne peut pas fermer la porte pour éviter que ce qui est sombre n\u2019entre pas dans nos existences, la vie ne fonctionne pas comme ça.Et la nature nous l\u2019enseigne.Quand on regarde une forêt que le soleil traverse, on voit autant les ombres que la lumière. » Dans le discours de l\u2019écrivaine établie à Orford, les images se multiplient, les parallèles aussi.Il y a l\u2019image de notre monde et de nos vies, dans Mes forêts, HÉLÈNE DORION LA POÉSIE, COMME UN PHARE, COMME UN MIROIR laVoixdel\u2019Est SAMEDI 8 JANVIER 2022 M15 LITTÉRATURE mais il y a aussi une inquiétude écologique.Parce que la crise environnementale est une triste incontournable.« Il y a un lien à la terre, mais aussi à l\u2019humain, qui est à réparer.On est dans une crise qui doit ébranler nos consciences, profondément.On réévalue nos priorités, mais on doit aussi se reconstruire intérieurement, reconstruire notre lien aux autres pour choisir dans quel monde on veut vivre.Et dans quel monde relationnel on veut avancer.Les rapports de domination, de violence, de petites guerres, tout ça est à redéfinir et à revisiter. » La poésie, dans tout ça, est le lieu de toutes les rencontres.Celui où le meilleur se peut.« Je pense qu\u2019actuellement, l\u2019être humain a besoin de faire de la place au poétique.Le poétique, c\u2019est une attention qu\u2019on accorde, c\u2019est la qualité d\u2019un élan relationnel qui redonne sens, et éclaire.C\u2019est également le pouvoir du mot.Parce que les mots peuvent nous rendre plus humains.Ou moins, ça dépend quel chemin on choisit d\u2019emprunter avec le langage. » En ça, il y a aussi un apaisement.« On le voit dans nos sociétés, il y a beaucoup de tiraillements, de malaises et d\u2019inconforts.J\u2019ai la conviction que la poésie a quelque chose à nous dire dans ce lieu très intime et très profond qui peut consentir à être ébranlé.Je pense qu\u2019on en est là.On vit des ébranlements presque l\u2019un après l\u2019autre.La rencontre avec soi- même, c\u2019est peut-être le premier lien à réparer. » Cette impulsion vers le poétique, d\u2019aucuns l\u2019observent.La popularité du genre littéraire va croissante.« Ça répond à un besoin qu\u2019on a.On n\u2019est pas que des êtres de production, de consommation, de tâches quotidiennes, de gestes qui s\u2019accumulent.On est des êtres poétiques, je le crois profondément.Et quand on renoue avec le poétique à l\u2019intérieur de nous, c\u2019est comme si on retrouvait une maison qu\u2019on n\u2019a jamais visitée, mais qu\u2019on habite depuis toujours.On reconnaît ce qui est là.» L\u2019année 2021 aura aussi été pour Hélène Dorion celle d\u2019une grande tristesse, en raison du départ de Marie-Claire Blais.La grande, l\u2019écrivaine d\u2019exception, l\u2019amie précieuse.«?C\u2019est un deuil très difficile pour moi parce que Marie- Claire et moi, on se parlait chaque jour, depuis quelques années.C\u2019était une complice de travail, une amie.?» Depuis 2017, les deux au- teures portaient ensemble un projet d\u2019opéra très librement inspiré de la vie et l\u2019œuvre de Marguerite Yourcenar, opéra qui verra le jour en 2022.«?Notre collaboration s\u2019est faite de façon très spontanée.En 2017, alors que j\u2019étais à Key West, elle m\u2019avait demandé sur quoi je travaillais.Je lui avais parlé de cet opéra.Tout de suite, elle m\u2019a dit?: je le fais avec toi! Évidemment que j\u2019ai dit oui dans la seconde.?» La production a connu différentes versions.Elle est à l\u2019orée de la scène, maintenant.«?Ce n\u2019est pas un biopic, précise Hélène Dorion, mais c\u2019est un univers très riche que celui de Yourcenar parce que c\u2019était une aventurière, une femme de passion qui avait une culture universelle.?» Laurent Patenaude, des Violons du Roy, est dans le projet depuis le début.L\u2019Opéra de Montréal et l\u2019Opéra de Québec se sont greffés en cours de chemin.«?Au moment où l\u2019aventure prend son envol, Marie-Claire n\u2019est plus là.C\u2019est un choc.Une absence.Ça génère des émotions vives.En même temps, Marie-Claire, c\u2019était une femme complètement dédiée à son travail.Pour elle, les espaces de création étaient le centre de sa vie.Je sais pertinemment qu\u2019elle aurait souhaité que je poursuive, que je porte le projet jusqu\u2019au bout.Le faire, ça devient pour moi une façon de lui rendre hommage.?» De se souvenir de tout ce qu\u2019elle a déposé, également, au gré des moments partagés.«?Cétait une femme portée par l\u2019espoir.Et je trouve ça magnifique.Parmi les choses extrêmement précieuses qu\u2019elle me laisse, et je n\u2019ai pas fini d\u2019en prendre la mesure, il y a cet espoir-là qui passe par les ombres, par le plus sombre, cet espoir qui est toujours là, au bout du chemin.Je l\u2019ai vu s\u2019exprimer dans son travail , mais aussi dans son quotidien, dans son rapport aux êtres.C\u2019est une femme qui voyait le meilleur à travers le pire.Ça, c\u2019est une transmission extraordinaire.Que je vais assimiler doucement.?» En goûtant le réconfort de savoir que le projet à quatre mains vivra devant public.Et sur papier.Car au printemps, paraîtra aux Éditions de l\u2019Homme un livre sur tout le processus de création de Yourcenar - une île de passions.«?Ça me remplit de joie.Créer un opéra, c\u2019est une aventure extraordinaire, entre autres parce que c\u2019est collaboratif et moi, j\u2019adore tout ce qui permet la rencontre entre différents univers créatifs.Le livre, c\u2019est un élément de plus, qui vient ajouter une autre dimension à ce projet-là.?» KARINE TREMBLAY UN OPÉRA AVEC MARIE-CLAIRE « On s\u2019est tous retrouvés confinés comme des arbres dans nos forêts.La vie prenait soudainement une autre dimension.L\u2019immobilité que connaissent les arbres, elle s\u2019enracinait en nous, chez nous. » \u2014 Hélène Dorion Hélène Dorion \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE Partageant un précieux lien d\u2019amitié, Hélène Dorion et Marie-Claire Blais ont marié leur univers créatif en écrivant ensemble l\u2019opéra Yourcenar - une île de passions.\u2014 PHOTO FOURNIE, (C) HÉLÈNE DORION Les écrivaines Hélène Dorion et Marie-Claire Blais, en train de travailler ensemble sur l\u2019opéra Your- cenar - une île de passions, opéra qui verra le jour en 2022.\u2014 PHOTO FOURNIE, (C) HÉLÈNE DORION HÉLÈNE DORION Mes forêts Éditions Bruno Doucey 112 pages SAMEDI 8 JANVIER 2022 laVoixdel\u2019Est M16 Stationnement de nuit Sur rue PERMIS l\u2019hiver Les automobilistes peuvent stationner leur véhicule dans les rues l\u2019hiver lorsqu\u2019il n\u2019y a aucune opération de déneigement et d\u2019entretien de planifiée.Cependant, les automobilistes sont responsables de vérifier les interdictions de stationnement qui seront publiées au plus tard à 17 h, par l\u2019un des moyens suivants : SUIVI DES OPÉRATIONS DE DÉNEIGEMENT Durant la période du 15 novembre au 1er avril 1.Site Web de la Ville : granby.ca 2.Alerte citoyenne : vous pouvez vous inscrire à alerte.granby.ca 3.Panneaux d\u2019affichage numérique 4.Par téléphone au 450 776-8366 OPÉRATIONS DE déneigement granby.ca/deneigement RENSEIGNEZ-VOUS ! soufflage de la neige sur les terrains Pourmaximiser l\u2019efficacité des opérations de déneigement et diminuer les impacts sur l\u2019environnement, certains tronçons de rues ont été déterminés pour souffler la neige sur les terrains des résidentes et des résidents.Vous pouvez consulter la carte au granby.ca/deneigement pour vérifier si votre rue est ciblée.0085582 "]
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