La tribune, 17 septembre 2022, Cahier 3
[" ARTS CINÉMA BIÈRES VINS EN CUISINE VOYAGES PLEIN AIR + PLEIN AIR Sortie prendre l\u2019air CRAQUER POUR CHICAGO + VÉLO DE MONTAGNE Nouvelle rubrique DÉCOUVREZ LES PASSIONS DE NOS JOURNALISTES TÉLÉVISION Stéphan Bureau LE CHOC DES IDÉES + EN CUISINE Livres UN AUTOMNE GOURMAND SEMAINE DU 17 AU 23 SEPTEMBRE 2022 P H O T O L A T R I B U N E , J E S S I C A G A R N E A U LE JEU, LES GENS, LE BONHEUR GUY JODOIN SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M2 PlacART CHANSON DE CIRCONSTANCE J\u2019ÉCOUTE LA RADIO Daniel Lavoie J\u2019écoute la radio (2011) VOUS VOULEZ VOIR?Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?LE DISQUE DE LA SEMAINE On ne le dira jamais assez : c\u2019est en se mettant à nu dans leurs chansons que les artistes deviennent le plus universels.Ainsi, les révélations reçues récemment par Debbie Tebbs quant à ses origines familiales ont permis à cette reine de l\u2019électro québécois de livrer un opus 4 beaucoup plus personnel et organique, où les sons de synthèse se mélangent au funk, au jazz, au rap, même au disco.Guitare, saxophone et basse rencontrent brillamment les couleurs électros typiques de la pop des années 1980.Du coup, la voix de Debbie, douce mais timide, prend une assurance évidente et s\u2019aventure dans des mélodies plus élaborées et accrocheuses.Pas que le précédent effort Chrome (2018) fut raté, mais il y persistait une distance et une retenue aujourd\u2019hui disparues.Avec l\u2019apport de collaborateurs comme D-Track, Caracol et Alan Prater de The Brooks, la platiniste-autrice- compositrice-interprète livre un album qui, tout en offrant de l\u2019excellent matériel pour pistes de danse (Nuance, Dis- moi maman, Boombox, Origine, Brutal disco), recèle une touchante profondeur.STEVE BERGERON C\u2019est en 1922 qu\u2019a été fondée CKAC, la plus ancienne radio de langue française en Amérique du Nord (au- jourd\u2019hui Radio Circulation 730), mais on ne s\u2019entend pas sur la date d\u2019anniversaire.Certains ont souligné le centenaire le 3 mai, date d\u2019annonce de l\u2019installation de l\u2019antenne par le journal La Presse, d\u2019autres attendent les 100 ans de la première diffusion, entre le 20 et le 27 septembre, et les derniers fêteront le 3 octobre, jour de l\u2019inauguration officielle.Peu importe : la radio fait partie de nos vies ici depuis un siècle, assez pour avoir inspiré nombre d\u2019auteurs-compositeurs.Car les auditeurs se reconnaissent non seulement dans les émissions d\u2019information ou de fiction, mais aussi dans les histoires véhiculées par la musique, comme l\u2019a rappelé Daniel Lavoie dans J\u2019écoute la radio.STEVE BERGERON ?1/2 ÉLECTRO FUNK FRANCO Origine DEBBIE TEBBS QUARTIER GÉNÉRAL EXPO Mirements/Trissements Travaillant à la fois dans la collection de peaux d\u2019oiseaux de l\u2019Université Laval et sur des fermes agricoles de la grande région de Sherbrooke, Geneviève Chevalier s\u2019intéresse à la condition de certains oiseaux champêtres du Québec, comme les hirondelles.Mirements/Trissements prend principalement la forme d\u2019une projection vidéo dans laquelle se succèdent des combinaisons aléatoires d\u2019images photographiques et vidéographiques.En générant des rapprochements qui ne tiennent parfois que l\u2019instant de leur affichage, cette œuvre en développement explore librement l\u2019univers clos de la collection d\u2019histoire naturelle, tout en cherchant à la déplacer virtuellement dans l\u2019habitat qui est celui des espèces ciblées.Une composante de réalité virtuelle permet de se plonger dans les sites agricoles pour mieux côtoyer des oiseaux dont plusieurs se nourrissent d\u2019insectes en plein vol.À la galerie d\u2019art Foreman de l\u2019Université Bishop\u2019s, jusqu\u2019au 8 octobre.STEVE BERGERON Geneviève Chevalier présente Mirements/Trissements.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S Palmarès des ventes \u203a FRANCOPHONE 1 Gin à l\u2019eau salée, Salebarbes 2 Live au Pas Perdus, Salebarbes 3 Aubades, Jean-Michel Blais 4 Ludmilla, Ingrid St-Pierre 5 Stradivarius, je me souviens, Alexandre Da Costa 6 Rap queb monuments, Taktika 7 Consolation, Pomme 8 Sous le même toit, 2Frères 9 Inscape, Alexandra Stréliski 10 Rêver mieux, Daniel Bélanger \u203a NON FRANCOPHONE 1 The Sick, the Dying.and the Dead!, Megadeth 2 Will of the People, Muse 3 The God Machine, Blind Guardian 4 Finally Enough Love, Madonna 5 Between 1 & 2, Twice 6 Harry\u2019s House, Harry Styles 7 Pinky\u2019s Blues, Sue Foley 8 Afterlife, Five Finger Death Punch 9 Elvis (b.o.f.), Artistes variés 10 Phœnix, Charlotte Cardin Sue Foley \u2014 PHOTO DANNY FINCH laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M3 LIVRES LÉA HARVEY Le Soleil QUÉBEC \u2014 Passé maître dans le genre de l\u2019horreur, Patrick Sené- cal a eu envie avec son dernier ouvrage, Résonances, d\u2019exploiter un nouveau territoire.Un lieu moins gore, mais plus fantastique et toujours aussi terrifiant, qui s\u2019intéresse aux tensions vives dans la société et pose des questions sur la création elle-même.« Je vous préviens, ce sera.diffé- rent.On reste dans l\u2019étrange, dans le bizarre, dans l\u2019angoissant, mais ça va être pas mal fucké », avertissait Patrick Senécal il y a quelque temps, au sujet de son nouveau roman.Le fait est qu\u2019à 54 ans, et avec plus de 25 ans d\u2019expérience derrière la cravate, il a eu envie de se donner un défi artistique.« Je pense que c\u2019est inévitable, quand tu es un romancier sérieux, d\u2019avoir la crainte de te répéter.Et c\u2019est peut-être encore plus dangereux, quand tu fais du genre [comme l\u2019horreur], de rester dans les mêmes pistes, d\u2019avoir creusé tellement profond à force de passer dedans que tu n\u2019es plus capable d\u2019en sortir. » « Je voulais donc faire quelque chose de très méta, qui réfléchit sur l\u2019écriture.Mais plus j\u2019écrivais et plus ça ressemblait à un thriller.Je me suis rendu compte que le naturel nous rattrape.Ce n\u2019est pas décourageant\u2026 Ça m\u2019a confirmé que je suis vraiment ce que je suis », explique l\u2019auteur.UN CHOC DANS LA BOÎTE Dans Résonances, Patrick Senécal plongera ses lecteurs dans la vie de Théodore Moisan, un écrivain de 51 ans qui vit un choc après avoir passé une imagerie par résonance magnétique (IRM).S\u2019il surmonte une expérience troublante à l\u2019intérieur de l\u2019appareil cylindrique, le protagoniste observe également des changements après son examen : sa mémoire lui fait défaut et les gens autour de lui deviennent très étranges.Sans trop révéler d\u2019éléments de ce récit où tous les détails importent, disons que l\u2019auteur utilise ici la « logique du cauchemar » et instaure un profond malaise ainsi qu\u2019une ambiance anxiogène autour de son personnage principal qui devient paranoïaque\u2026 Mais l\u2019est-il vraiment?L\u2019écrivain quinquagénaire a d\u2019ailleurs imaginé cette trame narrative en passant lui-même une IRM.Loin d\u2019être claustrophobe, il a cependant vu en cette technique médicale un potentiel d\u2019« expérience traumatisante ».Un filon parfait pour son nouveau roman.Au fil des 360 pages de ce suspense, Patrick Senécal glisse toutefois, comme il le souhaitait, plusieurs questions sur l\u2019acte d\u2019écrire.Ce qui ajoute un autre niveau de lecture à Résonances, sans tomber dans la théorie littéraire.« Ça fait une bibitte que je trouve assez intéressante! Je pense que c\u2019est normal, à l\u2019âge que j\u2019ai, d\u2019avoir une réflexion par rapport à l\u2019écriture, de me demander où j\u2019en suis par rapport à ça. » « C\u2019est comme ça partout.Le risque, c\u2019est de pratiquer tellement longtemps ton métier que tu ne t\u2019interroges plus par rapport à ce que tu fais.Tu le tiens pour acquis », estime l\u2019auteur originaire de Drummondville, qui a notamment ici été influencé par les cinéastes David Lynch et John Carpenter ainsi que par l\u2019écrivain Italo Calvino.HORREUR ET RÉALISME Résonances se construit sur plusieurs disputes, ou encore des situations tragiques.L\u2019ouvrage met ainsi en scène des gens à cran qui se désorganisent en public, des groupes extrémistes qui soutiennent que « les oppresseurs sont partout », des tensions entre les générations ou encore des personnages qui ont des commentaires disgracieux à l\u2019égard des femmes.Ces exemples ne sont pas anodins dans le nouveau roman de Patrick Senécal.Avec ce portrait de société, l\u2019auteur souhaitait montrer la polarisation qui se glisse de plus en plus dans toutes les sphères de nos communautés, qu\u2019on parle des wokes ou des fervents de l\u2019extrême droite.Car « tous les mouvements ont leurs dérives ».« Jusqu\u2019où ces excès peuvent-ils aller?C\u2019est un roman qui parle de l\u2019air du temps.S\u2019il y a une affaire qui manque à notre époque, ce sont les nuances.Résonances se demande jusqu\u2019où peut aller une société qui n\u2019a plus de nuance », soutient Patrick Senécal.Si son dernier ouvrage est donc moins sanguinolent et graphique, l\u2019auteur estime toutefois avoir écrit des scènes violentes qui lui glacent d\u2019autant plus le sang en raison de leur possibilité dans notre monde actuel.UNE PLUME QUI ÉVOLUE Après bon nombre de romans, de nouvelles et de scénarios pour les petit et grand écrans, Patrick Sené- cal conçoit que sa plume ait évolué au fil du temps.Son rapport à la littérature et au métier d\u2019écrivain a lui aussi bien changé.« J\u2019ai plus de doutes qu\u2019avant.Je me demande toujours si ce que j\u2019écris est bon.Avant, je me demandais si le monde allait aimer ça.C\u2019est différent, mais la nuance est là », remarque celui qui se concentre beaucoup plus sur la profondeur de ses personnages.Comme dans Résonances, où le lecteur passe son temps dans la tête de Théodore Moisan.Au grand désarroi de certains admirateurs, les ouvrages de Patrick Senécal sont également plus courts qu\u2019avant.Ses 28 années d\u2019expérience lui ont notamment donné la capacité de dire plus de choses en moins de mots, de mieux contrôler le produit fini qu\u2019il offre au public.L\u2019auteur l\u2019affirme : il n\u2019aurait pas pu créer certaines de ses œuvres comme Contre Dieu (2010), Il y aura des morts (2017) ou encore Résonances lorsqu\u2019il avait 20 ans.Les discours sur la diversité et l\u2019inclusion marquent aussi l\u2019auteur depuis longtemps.Sans s\u2019autocensurer, Patrick Senécal affirme avoir revu ses « réflexes ».« Je n\u2019ai pas attendu le mouvement woke pour me demander si ce que j\u2019écris est homophobe, raciste ou sexiste.Cela dit, tout ce qui se passe en ce moment m\u2019a amené à réfléchir et à faire attention à certaines choses.Pas par peur de choquer, mais pour m\u2019ouvrir moi-même. » « En tant qu\u2019hétérosexuel de 54 ans et avec l\u2019éducation que j\u2019ai eue, j\u2019ai le réflexe de créer des personnages masculins, blancs et hétéros.Maintenant, je me pose la question : est-ce que ça ne pourrait pas plutôt être une femme, quelqu\u2019un issu de la communauté noire, etc.?» admet celui qui soutient cependant avoir le droit de tout écrire.Pour lui, un auteur qui, en 2022, « se ferme à [cet exercice] passe à côté de quelque chose ».Résonances sera en librairie dès le 22 septembre.À 54 ans, Patrick Senécal a eu envie de relever un nouveau défi avec Résonances.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, MARCO CAMPANOZZI PATRICK SENÉCAL LE TEMPS DES EXCÈS PATRICK SENÉCAL Résonances SUSPENSE HORREUR Alire 360 pages SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M4 SHERBROOKE \u2014 Lorsque Guy Jodoin a reçu le scénario du film Niagara, son équipe lui a dit qu\u2019il ne pouvait pas accepter.C\u2019était trop.Ça ne rentrait pas dans son horaire déjà trop chargé par les tournages de La belle tournée, notamment.Le comédien a regardé son calendrier qui n\u2019avait rien d\u2019un gruyère.De l\u2019espace pour ajouter des trucs, il n\u2019y en avait pas tellement.Il a quand même fait le pari qu\u2019en rognant sur les heures de sommeil, en roulant parfois de nuit, ça irait.Et ça a été.« Le projet me tentait vraiment.J\u2019avais envie de travailler avec cette belle équipe de comédiens et avec Guillaume Lambert.Et puis, le cinéma, c\u2019est un bonheur.Quand j\u2019arrive sur un plateau de tournage, chaque fois, c\u2019est comme si j\u2019avais 22 ans, c\u2019est comme si je venais d\u2019atterrir dans le métier. » Il a cette énergie des jeunes pousses, cet appétit pour le dépassement qui teinte parfois les débuts, quand tout est neuf et à bâtir.Mais du métier, il en a.Et pas qu\u2019un peu.L\u2019éventail des projets auxquels il a participé est presque étourdissant tant il est large.Télé-pirate, Sucré salé, Le tricheur, Histoires de filles et Dans une galaxie près de chez vous sont quelques-uns des rendezvous télévisés où on l\u2019a vu briller.Il a joué du Molière, foulé la « glace » de la LNI, en plus d\u2019avoir déjà eu un micro à la radio.C\u2019est simple, il a goûté à l\u2019animation, aux émissions pour enfants, au théâtre, aux projets télé pluriels, à la mise en scène, au cinéma, tout ça.La constellation donne l\u2019impression qu\u2019il a baigné dans tous les créneaux, lui qui a beaucoup embrassé l\u2019humour avant de verser un peu plus dans le drame.Le comédien sourit lorsqu\u2019on en fait la remarque avant d\u2019acquiescer, d\u2019expliquer.« Tout ça forme une mosaïque éclatée que je comprendrai probablement davantage lorsque je me retirerai du métier, mais avoir la chance d\u2019essayer toutes sortes de choses, ça me rend heureux. » SURPRENDRE AVANT TOUT Pour le touche-à-tout, sortir de l\u2019attendu et du déjà-vu, c\u2019est en quelque sorte une façon d\u2019avancer.Dans le métier, mais aussi dans la vie.« Je pense que je n\u2019ai pas peur de me mettre en danger, j\u2019aime bouger mes repères.J\u2019essaie de me surprendre, en fait.Oui, surprendre, si j\u2019y pense, c\u2019est vraiment le mot le plus important pour moi. » C\u2019est ce qui fait qu\u2019il a pratiquement tout de suite dit oui lorsque Bruno Blanchet lui a proposé l\u2019ovni télévisé La mélancolite.Parce que c\u2019était Bruno, créatif atypique et complice de la belle époque du Canal Famille.« On a travaillé ensemble dans l\u2019émission Le studio, mais on a ensuite chacun suivi sa trajectoire.Le recroiser a réveillé cette amitié. » Les as de la comédie partagent un même sens du timing et une même soif d\u2019horizons neufs.Car Guy Jodoin est « un voyageur redoutable » qui ne craint ni le dépaysement ni les imprévus.« J\u2019ai voyagé en famille, avec des amis, mais lorsque je pars seul, je décide pas mal toujours à la dernière minute de lever les feutres, à environ 48 heures d\u2019avis. » Il y a parfois des surprises en chemin.Comme cette fois où il avait mis l e c a p s u r l e Vietnam.Escale à Bangkok : on lui dit qu\u2019il lui faudra un visa, une fois à destination.« Un visa, je n\u2019en avais pas.J\u2019ai quand même pris l\u2019avion, avec un certain stress. » Ça n\u2019a pas freiné son élan, au débarquement.Il a réussi à franchir la guérite.Il fallait juste un peu d\u2019aplomb.Et quelques billets américains.RENCONTRER L\u2019AUTRE Quand il se rend au loin, ce sont les gens qui l\u2019appellent.La rencontre de l\u2019autre au sens large.« J\u2019aime être à l\u2019écoute de mon Dans Niagara, Guy Jodoin incarne l\u2019aîné de trois frères, celui qui a sacrifié une partie de sa vie pour prendre soin de son père.\u2014 PHOTO ENTRACT FILMS KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca GUY JODOIN COMME UN JEUNE EXPÉRIMENTÉ COURIR, POUR S\u2019ARRÊTER Guy Jodoin le dit plusieurs fois pendant la conversation : il adore les gens.Ça ne l\u2019empêche pas d\u2019avoir besoin de se couper du reste du monde, parfois.« Je fais un métier où on est toujours en représentation.C\u2019est difficile, par moments.Ça prend du temps en retrait, du temps de solitude », expose celui qui confie avoir une nature plutôt réservée.« Lorsque j\u2019étais enfant, j\u2019étais hyper-gêné.J\u2019ai encore une timidité latente, d\u2019ailleurs.J\u2019ai fait l\u2019école de théâtre, alors bien sûr, je suis passé par-dessus, mais je n\u2019étais pas et je ne suis toujours pas celui qui prenait tout l\u2019espace. » Plusieurs fois par semaine, il plonge dans sa bulle en allant jogger.« C\u2019est un sport qui convient à mon côté très indépendant, très solitaire.Je peux aller courir n\u2019importe quand, et ça devient comme une méditation, mais en avançant.C\u2019est un moment pendant lequel je réfléchis.Toutes ces idées qui macèrent dans ma tête trouvent leur place. » KARINE TREMBLAY laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M5 environnement, j\u2019aime cette liberté de se laisser porter par ce qui se peut, ce qui se passe. » Cette impulsion qui le porte vers l\u2019ailleurs existe depuis l\u2019enfance.« Ça vient de mes parents, sans doute.Je me souviens du premier voyage à Disney, j\u2019avais 12 ans.Après, il y a eu Acapulco, Cuba.Cette envie de voir du pays ne m\u2019a jamais quitté », dit celui qui a grandi à Rock Forest.Les rues, les quartiers de Sherbrooke suintent les souvenirs.Il évoque l\u2019école secondaire Mit- chell-Montcalm, où son père était directeur et où il a fait ses études secondaires.Les années de musique.La première pièce de théâtre qu\u2019il a vue au Théâtre Granada.Et, bien avant, la production qui lui a donné la piqûre de la scène alors que, pour la première fois, le tout jeune Guy de six ans s\u2019avançait sur les planches de l\u2019énorme salle Maurice-O\u2019Bready.On lui avait confié le rôle du chasseur dans le spectacle scolaire.« J\u2019avais un fusil dans les mains, et ce n\u2019était pas une imitation, c\u2019était un vrai. » Il se souvient de la lourdeur de l\u2019arme.Il se souvient aussi de ce premier moment où il a goûté à l\u2019interaction avec la foule.À ce que c\u2019est que de faire rire un public.« J\u2019ai réalisé alors qu\u2019on pouvait avoir un ascendant sur les gens, sur une foule.Ce sentiment-là, c\u2019est puissant.Ce métier-là, j\u2019ai toujours voulu le faire », résume celui qui ne hiérarchise pas les projets professionnels.« Pour moi, ce n\u2019est jamais \"juste\" un truc parmi d\u2019autres.Ce n\u2019est pas juste un quiz, pas juste une émission pour enfants, pas juste un film ou une émission de télé.Je m\u2019investis toujours à fond dans ce que je fais. » HEUREUX QUI COMME TOM HANKS.Il cite Tom Hanks : « Quand c\u2019est ton tour, hit the mark. » La phrase est pesée, appuyée.On sent chez Guy Jodoin la nécessité de tout donner.D\u2019investir la meilleure part de soi.De croiser son univers à celui des autres, aussi.Et d\u2019y insuffler un zeste de folie douce, en ajoutant de l\u2019étincelle au quotidien, de la bonne humeur, de la joie.Du sourire communicatif.« Au travail, en voyage, dans la vie, les relations humaines, c\u2019est comme une danse, une chorégraphie.Ce qu\u2019on communique aux autres circule, nous revient.Pour moi, ça, c\u2019est un moteur.Je suis un gars d\u2019équipe, de plaisir, de party, de théâtre.Ma façon de travailler, c\u2019est toujours d\u2019être avec les autres. » Avec les autres.Ça revient souvent.C\u2019est plus qu\u2019une vision.« Je suis bien dans l\u2019action, j\u2019aime réaliser des choses.Arrêter le temps, cristalliser un instant avec une belle folie, créer dans un plaisir collectif, mais toujours en prenant soin des gens.Dans mon métier, dans ma vie, il y a ça.Ce noyau-là.Les gens. » On sent chez Guy Jodoin la nécessité de tout donner.D\u2019investir la meilleure part de soi.De croiser son univers à celui des autres, aussi.Et d\u2019y insuffler un zeste de folie douce, en ajoutant de l\u2019étincelle au quotidien, de la bonne humeur, de la joie.Du sourire communicatif.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Guy Jodoin en compagnie d\u2019une partie de son équipe du film Niagara, François Pérusse, Marcel Sabourin et le réalisateur Guillaume Lambert.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU COMME UN LABORATOIRE Dans Niagara, Guy Jodoin incarne un vigneron qui a mis sa vie personnelle en veilleuse pour prendre soin de son père vieillissant.« Mon personnage est un homme qui s\u2019est oublié, ça lui pèse.Il est très loin de moi, de mon énergie, mais j\u2019adore me plonger dans des contre-emplois. » Faire passer l\u2019émotion à l\u2019écran, ensuite, c\u2019est un défi autant qu\u2019un plaisir.« Le jeu théâtral, c\u2019est un métier de tricheur.Un bon comédien, c\u2019est un bon menteur dans la mesure où il arrive à faire ressentir au public les émotions que vit son personnage. » Ça passe beaucoup à travers le prisme du cœur.L\u2019intention qu\u2019on arrive à greffer dans une scène, une séquence.La zone qu\u2019on visite à l\u2019intérieur de soi pour nourrir un rôle.Après, il y a aussi le travail d\u2019équipe.« Guillaume, c\u2019est vraiment le réalisateur à un mot.C\u2019est-à-dire qu\u2019on faisait une scène, il observait.Et il venait parfois nous souffler un mot à l\u2019oreille.Un seul. » Écoute.Sourire.Tristesse.Par exemple.« Ce genre d\u2019indices faisait en sorte qu\u2019on reprenait la séquence autrement, en ajoutant cette petite épice qui ajoute une dimension.C\u2019est la joie d\u2019un laboratoire.C\u2019est chaque fois impressionnant de voir le collage final des scènes qui émergent au fil de l\u2019exercice. » KARINE TREMBLAY SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M6 ARTS VISUELS MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Digi-Deuil Distribution (DDD) est une installation participative sur la mort numérique.Cette création d\u2019un duo d\u2019artistes composé des Montréalais Anna Eyler et Nicolas Lapointe et baptisé Aenl (leur signature graphique est de l\u2019écrire tout en minuscules) est présentée dans l\u2019Espace invitation de la Galerie d\u2019art Antoine-Sirois jusqu\u2019au 15 octobre 2022.En passant dans le corridor qui longe la galerie d\u2019art de l\u2019Université de Sherbrooke, les visiteurs remarqueront une machine distributrice qui n\u2019offre ni croustilles ni barres chocolatées, mais plutôt des pierres tombales virtuelles.Les curieux qui glisseront un dollar dans la machine distributrice décorée de squelettes fluorescents repartiront avec une pièce en acrylique représentant la forme d\u2019un tombeau sur lequel un lien numérique est imprimé.Cette adresse web leur donnera accès à un lot dans un cimetière virtuel.Après avoir composé leur propre épitaphe, en 140 caractères maximum, ils pourront choisir son emplacement dans le cimetière et y déposer, à proximité, non pas un bouquet de fleurs, mais un fichier numérique symbolique ou humoristique.« La machine distributrice est le portail menant à un autre monde, qui est numérique.Le projet a un objectif ludique et accessible malgré le thème de la mort », explique Nicolas Lapointe, qui a rencontré Anna Eyler, sa complice artistique et amoureuse, alors qu\u2019ils étaient étudiants en arts visuels à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Le couple a ensuite fait une maîtrise, toujours en arts visuels, à l\u2019Université Concordia.« On avait des intérêts similaires et, rapidement, on a décidé de collaborer plutôt que de se compétitionner, par exemple pour des bourses ou dans des concours.Nos univers sont très proches et on discute toujours sur l\u2019ensemble de nos idées créatives », raconte Nicolas Lapointe.Avec ce projet, le duo d\u2019artistes s\u2019interroge sur l\u2019impact de la technologie sur notre compréhension de l\u2019immortalité, alors que l\u2019espace virtuel s\u2019encombre de plus en plus de nos artefacts numériques.UNE EXPLORATION ET NON UN MESSAGE « Malheureusement, les dernières années ont été difficiles et on a eu beaucoup de décès autour de nous, que ce soient des membres de la famille ou des proches de notre âge.Avec cette œuvre, on ne tente pas de passer un message précis.C\u2019est surtout une exploration.Quand les gens vont au cimetière déposer des fleurs, ils sont seuls et il y a une forme de recueillement.C\u2019est personnel.Sur les réseaux sociaux, les gens laissent des mots aux gens décédés.C\u2019est public et parfois même performatif », résume l\u2019artiste.Le volet mystique intéresse aussi Aenl.« Au-delà de la mort du corps physique, il y a une forme d\u2019immortalité numérique, conceptuel- lement.Un passage dans le monde numérique », mentionne Nicolas Lapointe.À travers une esthétique « art pixel » inspirée des jeux vidéo, DDD joue avec la ludification et la marchandisation de l\u2019expérience contemporaine en considérant comment les sujets sacrés sont transformés.Faisant écho aux contraintes des médias sociaux, DDD n\u2019autorise qu\u2019un court texte et un seul fichier média par lesquels les participants peuvent s\u2019autoreprésenter, remettant ainsi en question les limites de la construction de l\u2019identité numérique en ligne.Travaillant en sculpture et en nouveaux médias, Aenl a participé à des résidences avec Espace Projet (Montréal, 2015), Verticale (Laval, 2018) et le Bòlit : Centre d\u2019Art Contemporani (Catalogne, 2019).Outre Montréal à plusieurs reprises, le tandem a exposé à Ottawa, North Bay et Athènes.Le cimetière numérique est visible pour les visiteurs du site web digi- deuil.net.Il sera possible de faire une visite commentée de l\u2019expo à midi les jeudis 29 septembre et 13 octobre 2022.CIMETIÈRE NUMÉRIQUE ET VIE VIRTUELLE ÉTERNELLE Anna Eyler et Nicolas Lapointe forme le duo Aenl, qui présente jusqu\u2019au 15 octobre Digi-deuil distribution (DDD), dans l\u2019espace invitation de la Galerie d\u2019art Antoine- Sirois de l\u2019Université de Sherbrooke.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD ARTS EN BREF LA 20E GRANDE VIRÉE ARTISTIQUE S\u2019AMÈNE Ayant déménagé de juin à septembre l\u2019an dernier, la Grande Virée artistique attendra de nouveau les amateurs d\u2019arts visuels et de rencontres artistiques du 23 au 25 septembre.En galerie ou directement dans leur atelier, quelque 31 artistes ont répondu présents cette année, que ce soit en peinture, en sculpture, en collage ou même en création de meubles.Les membres participants accueilleront les visiteurs sur 24 sites répartis aux quatre coins de la ville.Il sera possible de les localiser au gvasherbrooke.com, sous l\u2019onglet Circuit, ou par l\u2019entremise de l\u2019application Ondago.Pau l Mo r i ss e tte, d i re c te u r de l\u2019événement, rappelle que ces portes ouvertes donnent la chance aux artistes de discuter avec les amateurs d\u2019art du milieu sherbrookois.« Les artistes sont généreux par nature.Ils aiment parler de leur démarche, mais n\u2019ont pas souvent l\u2019occasion de le faire.De son côté, le grand public n\u2019a pas souvent la possibilité de rencontrer les artistes en personne.La Grande Virée artistique de Sherbrooke est donc un heureux prétexte de rencontre et de découverte ! » ÉCHANGE AVEC LA TUNISIE POUR MARIE-CLAIRE PLANTE L\u2019artiste sherbrookoise Marie- Claire Plante aura la chance de participer à un échange intercul- turel en Tunisie, grâce à la galerie NAK d\u2019Ottawa, qui la représente.Son séjour se déroulera à Hamma- met, du 18 au 26 septembre.La peintre sera jumelée à un artiste tunisien et ils devront tous deux unir leur talent sur scène en peignant simultanément en direct.À la mi-temps, ils échangeront leur toile pour travailler sur l\u2019œuvre de l\u2019autre.Cet échange s\u2019inscrit dans l\u2019événement AMDHC (Afrique Middle Digital Health Conference), un projet international sur la santé numérique, accueillant des chefs de file de ce domaine et provenant d\u2019une cinquantaine de pays.« J\u2019ai très hâte de vivre cette expérience en terrain vraiment inconnu.Je n\u2019ai aucune idée de l\u2019artiste avec qui je participerai ni de ce qu\u2019il fait comme peinture.Il est fort probable que nous ne pourrons pas communiquer verbalement à cause de la langue.Donc ce sera un vrai dialogue en émotions sur la toile », commente Marie-Claire Plante.Artiste peintre contemporaine, Marie-Claire Plante (Mariclair) trouve dans l\u2019abstraction lyrique les fondements de sa pratique actuelle.L\u2019artiste a gagné plusieurs prix et reconnaissances, dont la mention honorable Mondial Art Academia MAA, prix grand jury, 2022.STEVE BERGERON Paul Morissette, directeur de la Grande Virée artistique.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD Marie-Claire Plante participera à un échange culturel avec la Tunisie du 18 au 26 septembre.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M7 MUSIQUE VALÉRIE MARCOUX Le Soleil QUÉBEC \u2014 « Enfin, on va pouvoir le faire, ce show-là! » s\u2019enthousiasme Bobby Bazini.Reporté à deux reprises, le spectacle qui devait suivre le lancement de Move Away en 2020 sera finalement présenté dans quelques jours.« Je le vois plus comme un spectacle de Bobby Bazini que le spectacle d\u2019un album en tant que tel », indique de prime à bord l\u2019auteur-compositeur-interprète.La prestation qu\u2019il pensait offrir en février 2021 a beaucoup changé avec le temps.Elle a suivi la trajectoire du musicien qui n\u2019est pas resté les bras croisés en attendant de monter sur scène : la pandémie a été une période très créative pour lui.À peine Move Away dévoilé, Bobby Bazini se lançait dans la création d\u2019un autre album, maintenant bien avancé.Il a donc décidé d\u2019intégrer à son concert quelques-unes de ses compositions attendues en 2023.Il doit d\u2019ailleurs faire un effort pour se replonger dans les pièces de Move Away, comme pour tous ses disques précédents.Ainsi forcé de regarder vers le passé, le musicien en a profité pour revisiter plusieurs de ses chansons et les remanier au goût du jour.« Ça me permet de revenir sur du plus vieux matériel qu\u2019on a moins l\u2019occasion de faire.On en a profité aussi pour le moderniser et l\u2019amener vers mon son plus récent », explique celui qui a lancé son premier opus en 2010.I Wonder, une chanson qui le suit depuis plus d\u2019une décennie, continue d\u2019évoluer avec lui.Aujourd\u2019hui, Bobby aime l\u2019interpréter seul à la guitare.C\u2019est dans ces moments plus intimes qu\u2019il s\u2019ouvre à son public.Sur les réseaux sociaux, le musicien a sondé ses admirateurs.Deux ans après la sortie de Move Away, il constate que la chanson-titre de cet album, Under the Weight et Back to the Start ont eu le temps de se créer une place spéciale dans le cœur du public.UN PIED DANS LES ANNÉES 1970 Dans son spectacle, Bobby Bazi- ni revisite aussi une pièce de Sam Cooke.Les reprises ne sont habituellement pas son fort, mais les vinyles du chanteur américain ont trop tourné cet été chez lui à Sainte-Adèle pour ne pas laisser de traces.« Depuis le début de ma carrière, je suis toujours dans les années 1960-1970 pour mes inspirations.Les albums de cette époque restent dans mes préférés.Je pense à Marvin Gaye, Nick Drake, Stevie Wonder\u2026 J\u2019aime beaucoup, même si, pour les deux derniers albums, j\u2019ai essayé d\u2019amener un son plus moderne et accessible », indique celui qui a offert un concert diffusé à partir de la fameuse suite de John Lennon et Yoko Ono au Fairmont Reine Elizabeth à Montréal pendant la pandémie.Son prochain disque trempera encore dans des sonorités et des textures caractéristiques des années 1970.« Je pense que les gens vont reconnaître un peu mon époque Where I Belong, où j\u2019écrivais pas mal mes chansons seul », croit le musicien, qui a multiplié les collaborations depuis ce temps.Ces rencontres lui ont permis de sortir de sa zone de confort et d\u2019explorer de nouveaux territoires créatifs.Ces expériences font en sorte qu\u2019aujourd\u2019hui, il revient à lui-même, mais transformé.« C\u2019est drôle : je retourne à mes racines, mais, pour les gens, je pense que ça va sonner diffé- rent », précise Bobby au sujet de son prochain album entièrement réalisé au Québec avec des artisans locaux.BOBBY BAZINI Entre son passé et son futur Bobby Bazini peut enfin présenter le spectacle accompagnant son album paru en pleine pandémie, Move Away.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE Vous voulez y aller?Bobby Bazini Vendredi 30 septembre, 20 h Théâtre Granada Entrée : 45,50 $ AU CINÉMA DÈS LE 7 OCTOBRE POUR ALLER VOIR LE FILM À GAGNER L\u2019UN DES 30 LAISSEZ-PASSER DOUBLES 30 gagnants remporteront un laissez-passer double valable en tout temps pour aller voir le film dans les cinémas participants.Les gagnants recevront leur prix par la poste.Une seule participation par personne et par adresse.Règlements du concours disponible sur le site internet.Tirage le 20 septembre 2022.Valeur des prix : 750 $.POUR PARTICIPER : MAISON4TIERS.COM/PROMOTIONS MAISON 4:3 ET NORD-OUEST PRÉSENTENT VINCENT LINDON SANDRINE KIBERLAIN ANTHONY BAJON UN FILM DE STÉPHANE BRIZÉ LE MERCREDI 28 SEPTEMBRE À 19 H À LA MAISON DU CINÉMA Maison4tiers.com Merci à nos partenaires Photo : Sébastien St-Jean 0104765 0104807 SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M8 MUSIQUE MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Avec son album Je ne m\u2019excuserai pas, Bermuda chante un appel à la liberté, à l\u2019indépendance et à la force, incluant celle d\u2019être vulnérable.L\u2019artiste née aux Bermudes, qui a grandi en Irlande avant de déménager à Lévis à l\u2019adolescence et de s\u2019installer à Sherbrooke à l\u2019âge adulte, invite tout un chacun à danser avec détermination jusqu\u2019à ses rêves.Jusqu\u2019à lui-même.Paru le 9 septembre, son nouvel album, composé de onze chansons et de quatre interludes, est la suite de son premier microalbum éponyme lancé en 2020.« Il comportait des chansons comme Beach bodé et Viva, il traitait de l\u2019estime de soi et du désir de se sentir belle et forte.Je trouvais que j\u2019avais encore des choses à dire sur le sujet, alors je suis allée m\u2019isoler pendant trois semaines, seule, aux Îles-de-la-Madeleine, pour écrire et créer avec mon petit clavier, mes beats, mon ordi. » Bermuda en est revenue avec trente chansons plus ou moins complètes.Elle a dû faire des choix avant de travailler avec son équipe composée d\u2019Alexandre Lapointe à la réalisation et à la basse, Maxime Bellavance (batterie, percussions), Jean-Sébastien Chouinard (guitare) et Daniel Thouin (claviers), ainsi que Gautier Marinof au mixage et à la prise de son.Dans la chanson Tu dis quoi, Bermuda chante : « J\u2019me sens comme un homard pas de coquille / Faut être nu pour être fort / Le courage, c\u2019est facile vu du haut d\u2019un phare / Perché, perché, t\u2019as pas de mérite. » « Avant d\u2019être musicienne, j\u2019étais psychoéducatrice et je trouve que, ce qui ressort beaucoup des recherches ou du travail dans ce milieu, c\u2019est que la vulnérabilité est importante, et que si on est capable d\u2019être vrai, on est capable de mieux exister ensemble.Je sais que, lorsque j\u2019ai besoin de communiquer avec quelqu\u2019un, il faut que je me mette toute nue et que je partage de vraies choses.C\u2019est ce que ça dit.Peut-être que si on était tous plus vulnérables, on aurait moins de débats qui ne mènent à rien ou de comportements problématiques », résume celle qui a fait son baccalauréat en psychoéducation à l\u2019Université de Sherbrooke.FONCER MALGRÉ L\u2019ADVERSITÉ Dans Fonce, la chanteuse invite à aller de l\u2019avant malgré l\u2019adversité.« Héritière de force / Née pour que ça se corse / Plusieurs fois qu\u2019elle se revire / À cause de routes barrées / Elle a battu dix records / Juste en courant sur place / Imagine le potentiel. » Dans la chanson Power pose, elle conseille avec humour de faire preuve de confiance, au-delà des doutes ressentis.« Tu veux une job / Strike a pose / Tu veux commander / Prend une power pose / Pour prendre les devants, il existe toujours une power pose. » Après son baccalauréat, Bermuda, alias Dominique Claire Gagnon, a fait une maîtrise dans le même domaine à l\u2019Université de Montréal.Elle a ensuite séjourné en Bolivie et aux Îles-de-la-Madeleine avant de s\u2019inscrire à l\u2019École nationale de la chanson de Granby en 2018.« C\u2019est là qu\u2019est née Bermuda et que j\u2019ai compris qui je voulais être artistiquement. » Bermuda est un clin d\u2019œil à son pays natal.« Mes parents (des Québécois) ont vécu à Toronto avant d\u2019aller aux Bermudes où mon frère et moi sommes nés.Quand j\u2019avais un an et demi, on a déménagé en Irlande. » Dans la chanson Le retour, il est question d\u2019identité et de langue maternelle.« J\u2019allais perdre mes mots / Mais ma mère les a rattrapés / Avant que je ne parle trop / De l\u2019autre langue elle m\u2019a envoyée / Dans une école française / Bien distinguée de l\u2019irlandaise / Tu vas parler dix langues / Mais assure-toi de bien les diviser / Assure-toi ma fille de bien prononcer ton nom. » « Pour mes parents, c\u2019était important qu\u2019on parle français et qu\u2019on ne mélange pas deux langues dans la même phrase.En Irlande, à un moment donné, mon frère et moi parlions uniquement en anglais à nos parents parce que personne ne parlait français autour de nous.Mes parents ont eu peur qu\u2019on perde notre langue, sachant qu\u2019on reviendrait vivre, un jour, au Québec. » ÊTRE TOUTES SES COULEURS Quand Bermuda a commencé à écrire, elle a tout naturellement choisi le français.« C\u2019est une langue riche.J\u2019ai fait des essais en anglais, mais ça ne venait pas suffisamment chercher les émotions que je voulais mettre dans mes chansons.C\u2019est le français qui avait du sens.Aujourd\u2019hui, je me permets d\u2019aller chercher des passages en anglais si la rime est bonne et de mettre toutes les couleurs que je suis depuis que je suis née dans mon art. » Sa musique, elle la résume ainsi : « Français principalement.Un peu d\u2019anglais.Un petit peu de funk pour que ça danse.Un peu de rap pour que les mots punchent.Un peu de pop pour que la mélodie te reste en tête. » Ses influences sont vastes.« Une mention spéciale aux reines Chaka Khan, Diane Dufresne et Bahama- dia.Et le plus grand des mercis à la grande et incroyable Betty Davis [une chanson lui est d\u2019ailleurs dédiée], pour tout ce qu\u2019elle est comme femme, légende et reine du funk. » Autant dans le choix des mots et des mélodies que celui des photos de la pochette ou des costumes de scène, le côté fonceur et frondeur bien assumé de la trentenaire nouvellement mère se fait sentir.« J\u2019ai enregistré l\u2019album en même temps qu\u2019on concevait l\u2019enfant », note la maman d\u2019une fillette de onze mois, qui s\u2019inspire des forces des femmes qui ont vécu avant elle pour en transmettre à celles qui la suivront.BERMUDA EN PUISSANCE VULNÉRABLE Autant dans le choix des mots et des mélodies que celui des photos de la pochette ou des costumes de scène, le côté fonceur et frondeur bien assumé de Bermuda, nouvellement mère, se fait sentir.\u2014 PHOTO DOMINIC LACHANCE Vous voulez y aller?Bermuda Vendredi 14 octobre, 20 h La Petite Boîte noire Entrée : 18 $ BERMUDA Je ne m\u2019excuserai pas POP FUNK RAP FRANCO Productions Cap.Claire laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M9 MUSIQUE VALÉRIE MARCOUX Le Soleil QUÉBEC \u2014 « Ça ne fait pas si longtemps que les gens connaissent Roselle, mais moi, ça fait quelques années que je construis ça », déclare Rosalie Roberge, alias Roselle, qui s\u2019est fait remarquer lors de son passage à la septième édition de La voix, avant de devenir la nouvelle chanteuse des Lost Fingers en 2019.Cette Roselle, qui lançait vendredi son premier album, intitulé Aurore, a poussé dans un terreau fertile pour les artistes : sœur de Vincent Roberge, alias Les Louanges, elle n\u2019est pas le seul talent de cette famille de mélomanes.L\u2019autrice-compositrice- interprète originaire de Lévis a quitté le nid à 17 ans pour étudier en musique au Cégep de Saint- Laurent et habite maintenant à Montréal.Détenant déjà une expérience certaine et bénéficiant de la confiance de son entourage, Rosalie Roberge s\u2019est lancée dans la réalisation de son premier disque.L-A be, la maison de disques des Lost Fingers, a accueilli son projet solo sans hésiter.« Je n\u2019écoute pas de singles dans la vie, je n\u2019écoute pas de playlists : j\u2019écoute juste des albums du début à la fin », dévoile la musicienne, heureuse de se présenter dans un univers entier et réfléchi.« J\u2019ai vraiment pu faire l\u2019album que je voulais.François Richard, mon réalisateur, m\u2019a beaucoup aidée à amener cet enfant-là à terme.Il y a beaucoup de choses que je ne pensais pas possibles pour un premier album.Il y a plein d\u2019arrangements de cordes et je ne pensais pas que j\u2019avais accès à ça », raconte-t-elle.Photographe à ses heures, Roselle a également eu le temps de réfléchir à l\u2019aspect visuel de son projet.« J\u2019aime prendre les décisions, surtout créatives », indique cette artiste très organisée.Comme plusieurs auteurs-com- positeurs, elle avait de nombreux embryons de chansons et l\u2019embarras du choix au moment de créer un premier disque.« Ça faisait longtemps que j\u2019étais prête et que j\u2019avais hâte que ça arrive », affirme celle qui se décrit comme une personne impatiente et romantique.Sa proposition, charnelle et inclusive, s\u2019attarde au désir, à l\u2019amour et à la quête identitaire sur une musique pop dansante.LIBERTÉ FORMATRICE « C\u2019est important de prendre le temps de se découvrir, de se poser des questions et de faire des expériences », croit l\u2019artiste dans la vingtaine.Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019une ambiance festive règne sur son univers musical : les partys sont souvent des moments propices aux nouvelles expériences et rencontres.« Je ne me suis jamais mis de limite et ça m\u2019a appris beaucoup de choses sur moi », affirme Roselle qui, tout en prenant le temps de s\u2019interroger sur ses choix, plaide pour cette liberté formatrice dans la chanson-titre de son album.Une autre chanson, Parmi toutes ces lettres, évoque assez clairement la quête identitaire de sa créatrice.« Ma génération se met une certaine pression à s\u2019identifier à quelque chose.Pendant longtemps, je ne voulais pas me mettre une étiquette, mais après, c\u2019est devenu important pour moi pour me comprendre, me connaître et me définir.J\u2019avais besoin de me trouver une place, de me reconnaître quelque part et je savais que ce n\u2019était pas dans l\u2019hétéronorma- tivité », raconte celle qui s\u2019identifie comme une femme queer.UNE BÊTE DE SCÈNE Dès l\u2019adolescence, Rosalie développe une grande aisance sur scène grâce à un programme musique-étude.« C\u2019est rare qu\u2019on ait l\u2019occasion de faire beaucoup de scène jeune.Ça m\u2019a vraiment permis de me dégêner, d\u2019avoir une présence et d\u2019essayer différents styles », soutient-elle.En rejoignant les Lost Fingers en 2019, celle qui était habituée à être derrière un clavier a pu se concentrer entièrement sur le chant et sa présence scénique.« Maintenant, je cours partout sur le stage.Je ne suis pas rendue au body surfing, mais pas loin », rigole-t-elle.L\u2019artiste a volontairement choisi de présenter des chansons entraînantes particulièrement excitantes à interpréter en concert.« J\u2019aime tellement faire de la scène.Rendue au dernier mois de studio, je ne tenais plus sur ma chaise », affirme-t-elle.Or, il ne faudrait pas croire que cette musique est nécessairement frivole : des messages porteurs se cachent dans les paroles.« Il y a des chansons qui vont ensemble », indique la musicienne, qui voit des liens de parenté entre ses compositions.Fatigués , chanson féministe engagée, est un peu la sœur de Ferme donc ta bouche, alors que le trio de cousines Bisous, Honey et Sans toi évoquent le grand amour.Aidée par ses amies Amylie et Gaëlle, Roselle écrit pratiquement toujours à propos d\u2019expériences personnelles.« J\u2019essaie de m\u2019exprimer en peu de mots et avec assez de clarté, souligne-t-elle.Il y a juste la chanson Bisous pour laquelle j\u2019avais énormément plus de texte, mais sinon j\u2019aime rester simple. » Dans Feu, elle n\u2019a pas besoin de longs textes pour évoquer l\u2019emprise douloureuse que peut avoir une relation malsaine même après sa fin.ROSELLE À L\u2019AURORE DE SA CARRIÈRE Roselle raffole du maquillage et adore porter des suits.\u2014 PHOTO LA PRESSE, PHILIPPE BOIVIN 0104973 v ieuxc locher.com | 819 847-0470 ROCK STORY SAM.24 septembre Philippe LAPRISE VEN.21 octobre P-A MÉTHOT VEN.30 septembre et SAM.1er octobre Simon BÉLISLE SAM.22 octobre UNDERCOVER LEGENDS OF ROCK VEN.14 octobre VEN.23 septembre Patrice MICHAUD SAM.15 octobre Vincent VALLIÈRES VEN.28 octobre Alexandre BARRETTE SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M10 MUSIQUE CONCERT HOMMAGE À L\u2019ARTISTE LOUIS-PIERRE BOUGIE Un concert hommage à l\u2019artiste en arts visuels Louis-Pierre Bougie aura lieu le samedi 17 septembre à 15 h à l\u2019église Saint-Camille, située au 170, rue Principale Est à Cookshire-Eaton.Parallèlement à l\u2019exposition Vert- de-gris, qui présente des œuvres de Louis-Pierre Bougie, les membres du Quatuor Molinari et la flûtiste Myriam Genest-Denis se réuniront dans un programme éclectique, avec des œuvres de Mozart, Ravel, Hétu, Chostakovitch et Debussy.René Lussier, guitariste et grand ami de l\u2019artiste, fera aussi une apparition le temps d\u2019une pièce.Peintre, dessinateur et graveur émérite décédé en 2021, Louis- Pierre Bougie a créé un nombre considérable d\u2019œuvres où l\u2019être humain est le principal sujet représenté.Ses créations ont fait l\u2019objet d\u2019importantes publications et se retrouvent dans les collections de tous les grands musées québécois.Les billets sont en vente au coût de 25 $.Réservations à galeriecook- shireeaton@gmail.com.DANSE ET FANFARE AU CERCLE DE PIERRE Le Cercle de pierres de Stans- tead présentera à nouveau l\u2019œuvre d\u2019Élise Legrand et de la fanfare Ze Radcliffe By His Loving Wife, le dimanche 18 septembre, à 15 h.Chorégraphie de danse, théâtre et musique, composée de moments de pure folie, d\u2019humour, de complicité et d\u2019humanité, cette prestation oscille entre l\u2019absurde et le poétique, inspirée du répertoire universel de fêtes, mariages, enterrements, processions et autres rassemblements, sur une trame sonore inspirée du folklore d\u2019Europe de l\u2019Est et jouée en direct par Ze Radcliffe Fanfare.Les billets, au coût de 20 $, sont en vente au Café Le Sunshine à Stans- tead, en ligne sur eventbrite.com et à l\u2019entrée le jour du spectacle.On peut réserver au 819 571-7389.En cas de pluie, les mesures seront annoncées sur Facebook.PRÉSENTATION SPÉCIALE DE JE VOUS SALUE SALOPE À l\u2019occasion de la sortie du film Je vous salue salope : la misogynie au temps du numérique, de Léa Cler- mont-Dion et Guylaine Maroist, la Maison du Cinéma recevra la réalisatrice Guylaine Maroist, le samedi 17 septembre à 19 h, lors d\u2019une projection spéciale où le public est convié à discuter avec la cinéaste.Pour son premier week-end en salle, Je vous salue salope a été numéro 1 du box-office des films québécois.À travers la province, toutes les projections spéciales en présence des réalisatrices affichaient complet.Je vous salue salope : la misogynie au temps du numérique est une histoire chorale qui rassemble le récit de quatre femmes habitant sur deux continents : Laura Boldrini, ex-pré- sidente du parlement italien, Kiah Morris, ex-représentante démocrate américaine, Marion Séclin, comédienne et youtubeuse française, ainsi que Laurence Gratton, jeune enseignante québécoise harcelée depuis cinq ans par un ancien collègue de classe.Les réalisatrices sont allées jusqu\u2019au cœur de la Silicon Valley pour y rencontrer Donna Zucker- berg, spécialiste des cyberviolences faites aux femmes.Et sœur du fondateur de Facebook.MÉLANIE NOËL By His Loving Wife a été présenté à Sherbrooke en juin 2022.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD SOLVEIG BEAUPUY Le Quotidien SAGUENAY \u2014 Déjà fort de trois albums, le groupe Mordicus opère un véritable retour aux sources avec son quatrième opus, intitulé Chic- Nord, et dans lequel le quintette fait référence aux souvenirs et aux quartiers de Chicoutimi-Nord qui ont bercé son enfance.« On est presque tous originaires de là, alors on parle des racines et du quotidien qu\u2019on a connu plus jeunes.C\u2019est vraiment un clin d\u2019œil aux origines », mentionne le bassiste du groupe, Martin Moe.Leur idée première était de concevoir un disque avec un titre éponyme.« Mais on a finalement trouvé Chic-Nord et ça nous a plu, ça représentait bien l\u2019ensemble », d\u2019ajouter Pier-Luc Laberge, guitariste.L\u2019album est composé de huit chansons et s\u2019écoute en une trentaine de minutes.Une première chanson avait été dévoilée en février sur plusieurs stations de radio, sous le titre Pays des merveilles.Une musique inspirée d\u2019Alice, la plus grande des filles de Maxime Desrosiers, le chanteur du groupe.« Ça parle de sa naissance (elle est née à Chicoutimi-Nord également) et de la façon dont la paternité a changé la vie de Maxime », mentionne Martin Moe.« Cet album, c\u2019est le plus diversifié de tous, lancent les deux musiciens.Il y a plusieurs styles musicaux : du reggae, de la pop.C\u2019est l\u2019album le plus dansant et ayant le plus d\u2019énergie. » PROJETS Pour la réalisation, Mordicus s\u2019est entouré de professionnels provenant de l\u2019extérieur de la région, ce qui a créé de beaux défis à relever.« Le disque a été fait 100 pour cent à distance.Ça a été plus long que prévu, mais on a réussi à respecter l\u2019échéancier », de préciser Martin Moe.C\u2019est pourquoi, pour les prochains à venir, le groupe a décidé de travailler davantage en région.« On a toutes les ressources ici, alors pourquoi aller voir ailleurs ? » de questionner Pier-Luc Laberge.Les cinq membres planchent déjà sur de nouvelles chansons.Maxime Desrosiers ayant également une carrière solo de son côté, ses coéquipiers pensent à écrire un microalbum avec lui.« On aimerait aussi produire un album par année », de conclure Martin Moe.Chic-Nord est offert depuis le 9 septembre sur toutes les pla- teformes numériques.Certains exemplaires CD seront distribués et des vinyles devraient également voir le jour pendant la période des Fêtes.Mordicus est composé de Maxime Desrosiers au chant, Martin Moe à la basse, Pier-Luc Laberge à la guitare, Luc Gagné à la batterie et Gabriel Pearson au clavier.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LE QUOTIDIEN MORDICUS Chic-Nord : un nouvel album dansant ARTS EN BREF MORDICUS Chic-Nord ROCK FRANCO Mordicus laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M11 MUSIQUE STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Dans le milieu des platinistes et de la musique élec- tro québécoise, le nom de Debbie Tebbs n\u2019est plus à faire.Pour le grand public, c\u2019est une autre histoire.Mais ça pourrait changer avec Origine, le quatrième album de chansons originales que l\u2019artiste a fait paraître le 16 septembre.Celle qui, depuis son précédent opus Chrome (2018), écrit ses textes en français a cette fois mélangé du funk, du jazz, du rap, même du disco à ses sonorités électroniques typiques de la pop des années 1980.Elle a aussi ajouté plusieurs collaborations extérieures, comme celles de la saxophoniste Marie-Josée Fri- gon, du chanteur Alan Prater (The Brooks, Valaire) et des collègues hip hop D-Track et DJ Killa-Jewel.Tout en restant majoritairement du bonbon pour pistes de danse, la musique de Debbie se dièse donc ici d\u2019une couleur plus organique (alors que Chrome avait été conçu entièrement par ordinateur).Mais ce qu\u2019il y a de plus fascinant, c\u2019est l\u2019histoire quasi téléromanesque ayant inspiré cette mutation sonore.Car au cours des dernières années, Debbie et sa mère Marie, qui ont longtemps été les seules Tebbs qu\u2019elles connaissaient au Canada, se sont trouvé une famille.Et pas n\u2019importe laquelle : une grande famille de musiciens chica- golaise, dont font partie Joshua Wel- ton, proche collaborateur de Prince, et nulle autre que Dinah Washington.Le premier est son cousin, et la seconde, sa grand-tante.MERCI ANCESTRY « Ma mère n\u2019a pas eu une enfance facile.Elle a été placée en orphelinat à Montréal quand elle était bébé, elle a grandi dans plusieurs foyers d\u2019accueil et elle n\u2019a jamais été adoptée.C\u2019était une jeune mulâtre élevée en français dans le Québec des années 1950 et 1960.Elle n\u2019avait aucune information sur ses origines à part son nom de famille.C\u2019est d\u2019ailleurs la raison pour laquelle elle me l\u2019a transmis, avec l\u2019accord de mon père, et je l\u2019ai donné à mon tour à mon fils. » Après des années de recherches infructueuses, la mère de Debbie a finalement recouru à une de ces compagnies web comme Ancestry qui peuvent aider à découvrir des concordances génétiques à partir de l\u2019ADN.C\u2019est par ce canal que s\u2019est fait le contact avec Joshua Welton, claviériste et réalisateur du dernier album de Prince.« En fait, c\u2019est lui qui a communiqué avec ma mère pour lui dire qu\u2019ils avaient le même ADN », raconte Debbie, qui, en allant à Chicago pour confirmer les faits (ce qu\u2019une frappante ressemblance physique a scellé), s\u2019est alors trouvé un clan dont plusieurs membres, comme elle, avaient choisi la musique comme métier.« Ça m\u2019a jetée à terre! À Chicago, tout le monde me disait à quel point la musique est viscérale dans la famille, depuis des générations.C\u2019est ce qui m\u2019a le plus sidérée.Mon grand-père a même mis sur pied des maisons de disques.Alors c\u2019est certain que tu comprends tout quand tu fais toi-même ce métier sans trop savoir pourquoi mais que c\u2019est une passion incontrôlable.C\u2019est presque une drogue pour moi.Quand je ne fais pas de musique, je suis malheureuse. » MAUVAISE TRANSCRIPTION Quant au nom de Tebbs et à la naissance de sa mère à Montréal, l\u2019énigme a finalement été résolue.Le grand-père de Debbie était un jazzman qui partait souvent en tournée en Amérique du Nord et passait régulièrement à Montréal, où il s\u2019est lié avec une Québécoise francophone.Et son nom d\u2019artiste était.Tibbs! Il y a donc eu une erreur de transcription à l\u2019orphelinat.« Il y avait une rumeur, dans la famille de Joshua, que mon grand-père aurait eu des enfants dans d\u2019autres villes.Mais comme personne n\u2019avait le bon nom de famille, de notre côté comme du leur, il nous a longtemps été impossible de nous retrouver. » On s\u2019en doute, toute cette histoire a fortement inspiré Debbie, qui a non seulement intégré à sa musique les styles dans lesquels sa famille retrouvée évolue depuis des décennies, mais raconte, dans les textes, tous ces bouleversements personnels, pour la plupart positifs.Nuance, notamment, apparaît comme une chanson de puissante affirmation de soi.« J\u2019ai vécu beaucoup d\u2019intimidation dans mon adolescence, à cause de la couleur de peau de ma mère et de mon nom de famille.Depuis que je suis toute petite, on me demande presque tous les jours d\u2019où ça vient, Tebbs.Au secondaire, je rêvais de m\u2019appeler Julie Gagnon.C\u2019est à ce moment que je me suis beaucoup réfugiée dans la musique.Le midi, je m\u2019enfermais dans le local de musique pour jouer du synthétiseur.J\u2019ai commencé à être DJ dans les raves et les after-hours dès l\u2019âge de 16 ans et ça a complètement changé ma perception de moi-même.Je devenais totalement une autre personne la nuit derrière une console.Je me sentais complètement libre. » Et soudainement, le nom de Debbie Tebbs était devenu le plus cool qui soit pour une platiniste.« J\u2019ai commencé sous le nom de DJ Urania, mais tout le monde me demandait pourquoi je ne prenais pas le véritable, raconte-t-elle en riant.Il m\u2019a fallu deux ans pour me convaincre, parce que je m\u2019étais trop fait écœurer par ça avant. » INCASSABLE ACCENT En 2010, pour se donner un nouvel élan créatif, Debbie Tebbs a commencé à composer et à chanter, réalisant deux albums en anglais, puis optant délibérément pour le français en 2018.« Surtout parce que j\u2019ai un accent québécois atroce quand je chante en anglais.Je le camouflais avec toutes sortes d\u2019effets électroniques.Même avec un coach, je n\u2019ai pas réussi à le casser.Alors autant chanter en français, dans une langue qui me parle.À partir de là, tout est devenu plus facile, naturel et clair. » L\u2019anglais, elle l\u2019a confié à Alan Prater, qui chante sur la pièce- titre, coécrite avec Caracol.« En fait, nous devions la chanter ensemble, Caracol et moi, mais nous trouvions nos voix trop pareilles pour bien se mélanger.D\u2019un commun accord, nous avons invité Alan, pour avoir une voix soul jazz me ramenant directement à mes origines. » DEBBIE TEBBS RACINES RETROUVÉES Figure incontournable de la musique électronique au Québec, Debbie Tebbs a fait paraître vendredi un quatrième album studio (le deuxième en français), inspiré de l\u2019incroyable découverte de ses racines américaines et musicales.\u2014 PHOTO JEFF MALO DEBBIE TEBBS Origine ELECTRO FUNK FRANCO Quartier général SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M12 ARTS ARIANE AUBERT BONN aabonn@latribune.qc.ca Initiative de journalisme local RICHMOND \u2014 Jeannette Comeau Charland n\u2019aurait jamais cru, lorsqu\u2019elle a entrepris la mise sur pied du Centre d\u2019art de Richmond en 1982, qu\u2019elle en célèbrerait les 40 ans un jour, à même le bâtiment où le projet a démarré.C\u2019est pourtant ce que soulignent ces jours-ci les membres fondateurs, le personnel et les bénévoles, afin de partager l\u2019histoire de l\u2019établissement.Salle de spectacles, école de musique et carrefour culturel à vocations multiples, le centre d\u2019art de Richmond est né en 1982, alors que le couvent Mont Saint-Patrice, appartenant aux sœurs de la congrégation de Notre-Dame, perdait son école primaire.Il était question de vendre ou de démolir l\u2019édifice.Jeannette Comeau Charland, accompagnée par sa mère, refusait alors de voir le bâtiment patrimonial mis à terre.Elle a donc fondé un comité provisoire qui s\u2019est incorporé au nom des Amis de la musique de Richmond.Le comité avait alors en poche 3000 $ offerts par la municipalité.Il fallait établir une entente avec les religieuses pour l\u2019acquisition des pianos et mettre en branle le projet.« CONDITIONS IMPOSSIBLES » « L\u2019école de musique a commencé fort.Déjà la première année, on avait 60 élèves en piano, violon, guitare, instruments à vent, éveil musical, chant choral, pour un total de 78 inscriptions. » « Il a cependant fallu beaucoup de courage aux professeurs pour travailler dans de telles conditions.Pas de secrétaire, pas de téléphone, un chauffage au minimum et une grande partie de la bâtisse vide et froide », se rappelle Mme Comeau Charland, qui raconte que l\u2019administration et l\u2019entretien étaient assurés par des bénévoles, lesquels tenaient aussi de nombreuses activités de financement pour assurer les dépenses courantes.« On a commencé dans des conditions impossibles.Ramasser un bâtiment comme ça, ça n\u2019avait pas de bon sens, mais on l\u2019a fait pareil », dit-elle.Les premiers spectacles ont eu lieu à l\u2019école Richmond Regional High School pour financer l\u2019aménagement de la salle actuelle, qui a été inaugurée en 1989.« Quand on a eu enfin les reins assez solides pour engager une permanence, j\u2019ai sollicité Carole Kipling, une femme dynamique et intelligente, qui est malheureusement décédée prématurément en 2017.Elle a aménagé une galerie d\u2019art, obtenu le soutien de Patrimoine canadien, a diversifié, augmenté et professionnalisé la programmation.Elle a lancé le Festi-Rock, le festival de théâtre amateur et le Mois de l\u2019art vocal.Elle a laissé sur le Centre d\u2019art une empreinte durable », raconte Jeannette Comeau Charland, laquelle a pris le relais à la direction en 2003, pendant huit ans.LA CRISE DE 2019-2020 Tout juste avant la pandémie, le centre d\u2019art a traversé une crise qui a mené à la démission en bloc de conseil administratif.Il était question de déménager les spectacles dans une plus grande salle, ce qui a soulevé un mouvement populaire pour la sauvegarde du b â t i m e n t , lequel dépend des activités du centre pour sa survie.La présidente par intérim et vice-présidente Caroline Ferland affirme que, bien que la vente des billets demeure un enjeu pour l\u2019organisation, la survie de l\u2019organisation ne dépend pas d\u2019un déménagement.« Tous les administrateurs qui sont là présentement se sont ralliés à ce que le centre d\u2019art demeure dans le couvent Mont Saint-Patrice.C\u2019était trop important pour le patrimoine matériel et immatériel.La communauté de Richmond avait exprimé son désaccord [face à un déménagement] », dit Mme Ferland.Aujourd\u2019hui, le bâtiment est géré par un organisme à part, la corporation du Couvent Saint-Patrice, et le centre d\u2019art en est locataire.Mme Ferland ajoute qu\u2019en demeurant sur place, le centre d\u2019art de Richmond rejoint le but initial de sa création dans les années 1980, soit la préservation du bâtiment patrimonial.TROIS CODIRECTRICES Aujourd\u2019hui dirigé par trois codirectrices, l\u2019établissement prend des airs de jeunesse et regarde vers l\u2019avenir avec optimisme.« Je trouve que c\u2019est un privilège d\u2019être ici, au tournant des 40 ans, et aussi après une pandémie qui a ralenti les activités.On a un sentiment de renouveau et c\u2019est rafraichissant.Quand on voit l\u2019ampleur du travail qui a été fait, on est très motivées de l\u2019animer », dit la codirectrice Marie-Ève Bourdages.La seconde codirectrice, Mireille Soucy, ajoute : « On a déjà des projets, on sent qu\u2019il y a une envie de collaboration avec le milieu, on commence à avoir une portée plus régionale. » La programmation de l\u2019automne inclut de grands noms c o m m e L a u - rence Jalbert, Michel Paglia- ro et Fabien Cloutier, mais aussi d\u2019autres é l é m e n t s propres à Richmond.« Il y a une tradition de contes ici et on la poursuit avec la Maison des arts de la parole et le Circuit de la parole vivante, pour quatre soirées de contes », dit Marie-Ève Bourdages.Elle précise qu\u2019il y aura des ajouts tout au long de l\u2019année.La coordonnatrice aux communications et évènements, Shanelle Sauvé, ajoute : « Il y a plusieurs activités gratuites aussi, on veut rendre l\u2019art accessible. » Pour la fondatrice Jeannette Comeau Charland, il n\u2019y a pas plus grande fierté : « On a des professeurs qui développent le sentiment d\u2019appartenance, un C.A.motivé, une équipe dynamique : je suis totalement optimiste pour la suite.Je vois la différence dans la communauté.Avec les mouvements démographiques récents, des gens me disent que le centre d\u2019art leur a donné envie de s\u2019établir à Richmond parce que ça dynamise la communauté.Ça grouille de vie artistique », conclut-elle.CENTRE D\u2019ART DE RICHMOND 40 ANS DE FOISONNEMENT ARTISTIQUE ET D\u2019ENGAGEMENT Marie-Ève Bourdages et Mireille Soucy assument la codirection générale.Shanelle Sauvé est coordonnatrice aux communications et aux évènements.La nouvelle équipe de gestion est motivée à donner un nouvel élan au centre d\u2019arts après la pandémie.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ La présidente par intérim Caroline Ferland.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ La cofondatrice Jeannette Comeau Char- land.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Le Centre d\u2019art de Richmond a été fondé en 1982, ce qui a permis de sauver le bâtiment patrimonial du couvent Saint-Patrice.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M13 CINÉMA GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil CRITIQUE QUÉBEC \u2014 Road-trip familial sur fond de deuil et de remises en question, Niagara prend maints et maints détours pour arriver à ses fins.Ce deuxième long métrage de Guillaume Lambert compte sur une distribution truffée de visages connus, mais souffre d\u2019un scénario quelque peu éparpillé.Avec Niagara, François Pérusse, le comique derrière les capsules des Deux minutes du peuple, s\u2019est fait offrir par Lambert son premier rôle principal au cinéma.Et dans un registre qui entend rarement à rire, au premier plan de ce film qui cultive néanmoins l\u2019humour à plu sieurs moments.Pérusse se retrouve ainsi dans la peau d\u2019Alain, un instructeur de taekwondo dans la cinquan taine qui voit sa vie s\u2019écrouler.À cause d\u2019accusations non fondées, il perd son boulot.Dans la foulée, sa copine le quitte aussi.Mais un appel viendra réorienter ses plans : son père vient de décéder et Alain est attendu à Niagara Falls pour un dernier adieu.Ainsi commence un long voyage en voiture qui sera ponctué de plu sieurs escales.La première, à Mont réal, permettra à Alain de renouer avec son jeune frère LéoLouis (Éric Bernier), qui fera le reste du chemin avec lui.À destination, l\u2019aîné de la fratrie, VictorHugo (Guy Jodoin), les attend pour enterrer leur père (Marcel Sabourin).Ce dernier est mort en participant au Ice Bucket Challenge, ce défi qui consistait à se verser un seau d\u2019eau glacée sur la tête pour appuyer la lutte contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA).Entre le départ et l\u2019arrivée, les frères auront l\u2019occasion de revisiter leurs souvenirs d\u2019enfance en Onta rio et de passer un moment avec une propriétaire de cassecroûte (Véronic DiCaire) et sa fille, qui sera sous peu mère célibataire (Kathe rine Levac).CHERCHER L\u2019ÉQUILIBRE Avec une touche d\u2019humour déca lé, Guillaume Lambert aborde plu sieurs thèmes dans ce deuxième long métrage découpé en chapitres exposant le point de vue de divers personnages : la dépression, une quête de sens à miparcours dans une vie, une relation fraternelle mise à mal, le deuil, etc.Une proposit ion portée de vaillante manière par le trio PérusseBernierJodoin, mais qui reste malheureusement en surface, tant le film, qui cherche son équilibre entre le drame et la comédie, s\u2019égare parfois dans des parenthèses servant peu ou pas le propos\u2026 On est aussi en droit de s\u2019interro ger sur la prémisse tablant sur un phénomène devenu viral en 2014.Ça nous donne certes l\u2019occasion de voir Marie Eykel (notre PassePar tout nationale) en patiente atteinte de la SLA, mais qui se souviendra du Ice Bucket Challenge dans quelques années?L e s a m a t e u r s d e F ra n ç o i s Pérusse, qui s\u2019en tire honorable ment dans son personnage taci turne, apprécieront quelques calembours semés ici et là par Guillaume Lambert.Et que dire de cette chanson d\u2019Hugues Aufray qui leur donnera envie d\u2019enton ner « brouillard sur le cimetière, y a des vautours juchés sur les pierres. »?Chouette clin d\u2019œil pour les initiés.NIAGARA DE DÉTOURS EN DÉTOURS François Pérusse, Éric Bernier et Guy Jodoin campent trois frères en deuil de leur père dans Niagara.\u2014 PHOTO ENTRACT FILMS Au générique Cote : ?1/2?Titre : Niagara Genre : Comédie dramatique Réalisateur : Guillaume Lambert Acteurs : François Pérusse, Éric Bernier et Guy Jodoin Durée : 1 h 46 GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil CRITIQUE QUÉBEC \u2014 Qu\u2019est-ce qui sépare les rimes de l\u2019icône 2Pac des envolées lyriques du légendaire Pavarotti?Dans le nouveau film de Claude Zidi Junior, qui utilise une partition connue pour créer un pont entre le rap et l\u2019opéra, il n\u2019y a qu\u2019un pas à franchir.On ne peut pas dire que le scénario de Ténor se démarque par son ori ginalité.Pour rester dans le thème musical, on connaît la chanson : une personne talentueuse issue d\u2019un milieu modeste se découvre un talent pour une forme d\u2019art à laquelle elle n\u2019avait jamais eu accès, mais il lui faudra beaucoup de travail pour se mettre à niveau, et une audition cruciale pourrait changer sa vie, etc.Vous voyez où ça s\u2019en va\u2026 Dans Ténor, on a affaire à Antoine (Mohammed Belkhir, alias MB14), un rappeur doué élevé dans la banlieue parisienne par son grand frère baraqué (Guillaume Duhesme).Ce dernier arrondit les fins de mois en participant à des com bats clandestins, pendant que son jeune frangin livre des sushis entre deux cours de comptabilité, l\u2019issue choisie sans conviction pour amé liorer son sort.U n e c o m m a n d e a m è n e r a Antoine dans un cours de chant lyrique, où il attirera l\u2019attention de la professeure (Michèle Laroque).Celleci verra en lui un diamant à polir et le prendra sous son aile.Ainsi commence une sorte de double vie pour le jeune homme, qui confiera ne réussir à trouver sa place nulle part.Antoine se croit obligé de cacher sa nouvelle passion à ses proches, craignant leur jugement devant une disci pline perçue comme bourgeoise dans la cité.Mais il ne se sent pas nécessairement plus à l\u2019aise parmi ses camarades de familles plus aisées, où il détonne parfois par ses manières et sa dégaine.Entre le rap et l\u2019opéra, qui sortira gagnant?On vous laisse le décou vrir\u2026 ou le deviner! CANTATRICE PAS SNOB En France, Ténor a notamment retenu l\u2019attention à cause de la pré sence sur l\u2019affiche de Mohammed Belkhir ou MB14, rappeur qui s\u2019est fait connaître en participant au concours télévisé The Voice.Dans ce premier rôle au cinéma, il campe de manière convaincante cet artiste soudainement ému par un tout nouvel univers musical.Ses talents de rappeurs sont mis en vitrine ici et là.Quant au chant lyrique, il peut compter sur le ténor Paul Gaugler, qui lui prête sa voix.Avec Ténor, Claude Zidi Junior ne réserve pas de grandes surprises.Mais son film n\u2019est pas dénué d\u2019in térêt pour autant.La chimie opère entre MB14 et Michèle Laroque, en cantatrice qui a fait sa place dans la haute société, mais qui n\u2019a pas la langue dans sa poche et qui n\u2019a pas cédé au sno bisme ni à la fermeture d\u2019esprit.Par ses valeurs d\u2019entraide et de famille (celle dans laquelle on naît ou celle qu\u2019on choisit), Ténor mise sur le positif.Et les airs d\u2019opéra classiques choisis pour mettre les voix en valeur ont de quoi interpe ler même les néophytes.TÉNOR Entre 2Pac et Pavarotti À son premier rôle au cinéma, le rappeur MB14 est plongé dans le chant lyrique.\u2014 PHOTO TVA-FILMS Au générique Cote : ?Titre : Ténor Genre : Comédie Réalisateur : Claude Zidi Junior Acteurs : Mohammed Belkhir, Michèle Laroque et Guillaume Duhesme Durée : 1?h?40 SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M14 TÉLÉVISION Figure incontournable du monde de l\u2019information et des affaires publiques depuis une trentaine d\u2019années au Québec, Stéphan Bureau effectue un retour au petit écran cette saison avec Le monde à l\u2019envers, présentée le vendredi soir sur les ondes de TVA.Une émission qui prône le choc des idées parmi un panel de collaborateurs issus de divers horizons.Fort de sa vaste expérience, de sa verve et de sa culture encyclopédique, l\u2019animateur globe-trotter de 58 ans aiguillera des débats autour de thèmes qui donnent trop souvent à penser que notre société est sens dessus dessous.Entretien.NORMAND PROVENCHER Le Soleil QUÉBEC \u2014 Lorsque le réseau TVA a fait savoir qu\u2019il planchait sur un concept d\u2019émission d\u2019affaires publiques à heure de grande écoute, ils ont été nombreux à envisager un éventuel affrontement avec Tout le monde en parle, le dimanche soir.Si la case horaire dominicale a été envisagée par le diffuseur privé, Stéphan Bureau se défend bien d\u2019avoir voulu un affrontement avec le show de Radio-Canada.« Il n\u2019y a rien de plus impénétrable, outre les voies du Seigneur, que les voies de la programmation », lance l\u2019animateur et journaliste qui fait un retour à TVA après une absence de 16 ans.Si, le diffuseur a flirté un moment avec l\u2019idée de lancer Le monde à l\u2019envers le dimanche soir, laissant miroiter un duel de titans entre lui et Guy A.Lepage.« Certainement que c\u2019est une possibilité qui a été avancée, je ne suis pas dupe.Il se trouve que nous avons une émission qui est très différente, mais qui a la même aspiration de faire place à la discussion », explique-t-il en entrevue téléphonique au Soleil.« Notre formule et notre modus operandi sont très différents.Je ne me sens pas en compétition avec Tout le monde en parle et je n\u2019imagine pas le contraire.» Le titre de sa nouvelle émission illustre l\u2019état d\u2019un monde où les idées d\u2019hier, que l\u2019on croyait coulées dans le ciment, peuvent devenir caduques le lendemain.Le principal intéressé donne l\u2019exemple de l\u2019Allemagne à l\u2019heure des changements climatiques et de la guerre en Ukraine.« Les Allemands, l\u2019un des peuples les plus écologiques d\u2019Europe, qui carburent au charbon, une source d\u2019énergie plus polluante que n\u2019importe quelle autre, c\u2019est le monde à l\u2019envers.Des exemples, on peut en donner des milliers.» Cela étant dit, si le monde est à l\u2019envers, il n\u2019est pas nécessairement en déroute, s\u2019empresse-t-il de préciser.Le pessimisme, très peu pour lui.« C\u2019est vrai que ça ne tourne pas rond, mais le monde ne recule pas tant que ça.J\u2019aime à dire que nous vivons une époque formidable, forte d\u2019émotions et de tensions, mais ce n\u2019est pas la première fois dans l\u2019histoire.» COMME À LA LNI Sur le plateau de son émission, un invité défilera chaque semaine.Le comédien et humoriste Fabien Cloutier a ouvert le bal en lever de rideau vendredi.Quatre collaborateurs réguliers \u2014 Yasmine Abdelfadel, Louise Deschâtelets, Raed Hammoud et Guy Nantel \u2014 seront de la partie.Une seconde bande des quatre, composée de Gregory Charles, Biz, Richard Martineau et Sophie Durocher, frappera en relève, histoire de créer des situations propices à des discussions corsées.« Ce p o ol permet d\u2019obtenir une élasticité en fonction des horaires », explique l\u2019animateur qui a pris soin de roder le concept à travers quelques émissions tests.« Le plaisir sera de créer des rencontres en sachant qu\u2019il y a des gens qui vont peut-être se pogner ou se crêper le chignon.Il y a un élément de mise en scène quand tu as plus qu\u2019un acteur.C\u2019est comme la Ligue nationale d\u2019improvisation.Tu ne sais pas quels joueurs vont se retrouver sur la patinoire.» La ronde des collaborateurs n\u2019est pas fermée à double tour.« Ce n\u2019est pas définitif.Ce sont les premiers à être annoncés, d\u2019autres vont se joindre à nous.Je pense qu\u2019il y a de la place pour une sensibilité qui nous manque encore et que je n\u2019ai pas réussi à amener à l\u2019émission.» LES AVANTAGES DU DIRECT Présentée devant public, un ingrédient essentiel à la recette de l\u2019émission, Le monde à l\u2019envers se déroulera également en direct, comme Tout le monde en parle le fait depuis la pandémie.À l\u2019origine, l\u2019animateur préférait un enregistrement avec un délai de quelques heures pour procéder au montage et une diffusion le soir même, mais il s\u2019est vite rallié au concept.« Il y a une tension, une imperfection qui vient avec le direct.Ça ressemble davantage à la vie.Les gens ne sont pas tous lisses.» « Il y a quelque chose qui se rapproche de la réalité parce que tu ne peux rien corriger.Ça me plaît beaucoup.» En outre, à l\u2019ère des commentaires tous azimuts sur les réseaux sociaux, le direct permettra à l\u2019émission de s\u2019y alimenter.« On peut pas rester sourd et aveugle pendant qu\u2019on diffuse.Il y a peut- être des questions qui vont s\u2019ajouter.Pour moi, c\u2019est l\u2019un des gros avantages de l\u2019équation.» L\u2019animateur aura-t- i l car te blanche pour le choix des invités?Jouira-t-il à TVA d\u2019une liberté pour recevoir sur son plateau un invité provenant « du diffuseur ennemi », comme se demandait en début de semaine le chroniqueur de La Presse Mario Girard?« Je souhaite avoir cette liberté.Je l \u2019avais quand j \u2019étais à Radio-Canada.Je vais la demander.Je n\u2019ai pas encore eu à la valider, alors je ne peux pas dire.Pour moi, il n\u2019y a pas de zones taboues.» « Il y a des guerres commerciales qui se jouent, je ne suis pas dupe, entre tous les joueurs médiatiques, mais j\u2019ai la prétention de dire que ce n\u2019est pas ma guerre à moi.Je respecte les intérêts supérieurs qui ne sont pas les miens, mais moi, je n\u2019ai aucune frontière.» « J\u2019espère que tout le monde pourra être invité sur notre plateau.C\u2019est le principe de la conversation que je veux établir.» UN DÉPART PLANIFIÉ Impossible de ne pas revenir sur son départ d\u2019Ici Première et de Radio-Canada, l\u2019an dernier, que plusieurs ont associé à son entrevue avec le controversé infec- tiologue français Didier Raoult, promoteur du tout aussi controversé médicament contre la STÉPHAN BUREAU LE CHOC DES IDÉES «C\u2019est vrai que ça ne tourne pas rond, mais le monde ne recule pas tant que ça.J\u2019aime à dire que nous vivons une époque formidable, forte d\u2019émotions et de tensions, mais ce n\u2019est pas la première fois dans l\u2019histoire.» \u2014 Stéphan Bureau laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M15 TÉLÉVISION EN RAFALE \u203a UN (E) POLITICIEN (NE) Charles de Gaulle.Pour son côté cocorico, son panache, son sens de l\u2019État.\u203a UN PERSONNAGE HISTORIQUE Je suis un grand admirateur d\u2019André Malraux.C\u2019est quelqu\u2019un qui m\u2019a beaucoup façonné quand j\u2019étais jeune.\u203a UN (E) CHANTEUR (EUSE) Je suis un fan de Daniel Bélanger.J\u2019aime l\u2019homme et sa musique.\u203a UN (E) AUTEUR (TRICE) C\u2019est difficile\u2026 Romain Gary, Alexandre Dumas, Philip Roth.\u203a UN FILM Il était une fois la révolution, de Sergio Leone; La grande évasion, avec son casting de la mort, et La grande bellezza (La grande beauté), de l\u2019Italien Paolo Sor- rentino, qui m\u2019a complètement malaxé.\u203a UNE PIÈCE DE THÉÂTRE Cyrano, aucun doute.Je l\u2019ai vue dix fois.À Paris, avec Jean-Paul Belmondo; à Montréal, avec Patrice Robitaille et Guy Nadon; à New York, avec Frank Langella.\u203a UN MUSÉE Le Musée national des arts asiatiques Guimet, à Paris.Et aussi la collection Phillips, à Washington.\u203a UN PEINTRE Delacroix et Caravage \u203a UNE VILLE (Long moment de réflexion) Tucson, en Arizona, parce que c\u2019est un peu chez moi.J\u2019ai vécu un amour- passion pour Hong Kong, mais plus maintenant.Istanbul aussi.\u203a UNE MAXIME «Whenever there is any doubt, there is no doubt.» Chaque fois qu\u2019il y a un doute, il n\u2019y a aucun doute, comme dit Robert De Niro dans Ronin.P H O T O A R C H I V E S L E S O L E I L COVID-19, l\u2019hydroxychloroquine.L\u2019ombudsman avait estimé que l\u2019animateur et son équipe avaient enfreint les normes et pratiques journalistiques du diffuseur.Son départ de Radio-Canada, insiste-t-il, n\u2019a strictement rien à voir avec cette interview.Ses bagages étaient bouclés depuis un moment et il avait commencé à le faire savoir à tout un chacun.En entrevue lundi avec l\u2019animatrice Pénélope McQuade, celle qu\u2019il avait remplacée derrière le micro ces derniers étés, Stéphan Bureau a indiqué que l\u2019ombudsman Pierre Champoux avait voulu « se faire sa tête ».Il persiste et signe.« Ce n\u2019est pas la première fois que je le disais.L\u2019ombudsman, ce n\u2019est pas Radio-Canada, by the way, ce sont deux institutions distinctes.Je ne fais pas d\u2019association entre son verdict et l\u2019entreprise.Je n\u2019ai jamais été en réaction avec l\u2019entreprise.Il y a absolument zéro équivoque possible.Si c\u2019est confus, c\u2019est parce que quelqu\u2019un veut que ça le soit.» Le monde à l\u2019envers est présenté en direct, le vendredi soir, à 20h, sur les ondes de TVA.D\u2019une durée de 90 minutes, l\u2019émission est également diffusée en simultané sur QUB radio.Stéphan Bureau est aux commandes cette saison de la nouvelle émission d\u2019affaires publiques de TVA, Le monde à l\u2019envers.\u2014 PHOTO TVA SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M16 D ifficile, à Chicago, de marcher en regardant droit devant.La beauté est partout, et tout spécialement en hauteur : les beautés architecturales se multiplient, au risque de nous aveugler sur un trottoir achalandé.On vient à Chicago pour son architecture flamboyante, sa gastronomie\u2026 et j\u2019ai eu envie de la découvrir pour son plein air urbain.Car oui, la ville des vents se découvre parfaitement sous cet angle, tant pour les adultes que pour les enfants.On peut découvrir la ville de l\u2019Illinois en vélo libre-service.Mais soyons honnête : je n\u2019aurais pas eu l\u2019audace de me lancer sur deux roues là-bas, où l\u2019on retrouve quelque 2,7 millions d\u2019habitants.J\u2019opte plutôt pour un circuit avec Bobby\u2019s Bike Hike, alliant vélo et bonne bouffe.Environ une quinzaine de cyclistes suivent notre guide, Lou, qui nous donne des consignes claires à suivre dès le départ.Déjà, la force du nombre me sécurise sur les artères plus achalandées.Haut lieu de la gastronomie, Chicago aurait notamment donné naissance au brownie et au Cracker Jack.Sur une distance d\u2019environ 22 km, nous roulons à travers une dizaine de quartiers, dont le centre-ville et Ukrainian Village.J\u2019ai d\u2019ailleurs un faible pour l\u2019architecture et le vert de ce quartier qui, depuis l\u2019invasion de la guerre en Ukraine, a vu son nombre de réfugiés ukrainiens augmenter, m\u2019apprend le Chicago Tribune.Au fil des kilomètres, nous engloutirons des tranches de pizza, des tacos, du chocolat, de la crème glacée\u2026 et les pierogis de Kasia\u2019s, sortes de dumplings européens commercialisés par Kazimiera Bober, une immigrante arrivée aux États-Unis en 1974 et devenue une véritable icône de la cuisine.Le trajet s\u2019achève et je sais déjà qu\u2019il fera partie de mes coups de cœur du voyage.Le coup de grâce survient à la toute fin : au détour de la piste cyclable, on arrive devant le panorama de la ville au loin, faisant face au lac Michigan.Je suis happée par la magnificence de ce que je vois.Le décor est tout aussi frappant que ce que j\u2019ai pu observer au 103e étage de la Willis Tower (Sky- deck Chicago).Non seulement j\u2019ai la chance de découvrir cette destination à travers les yeux de deux couples amoureux de cette ville qui participent à la même visite \u2013 ils en sont à leur deuxième tour guidé à vélo! \u2013 mais je sais aussi très bien qu\u2019en trois jours bien remplis, je n\u2019aurais pas eu le temps de voir tous ces quartiers situés un peu plus loin de l\u2019effervescence du centre-ville.L\u2019endroit se découvre tout aussi bien à pied\u2026 ou en joggant, puis-je constater en marchant le long de la Rive- rwalk, une promenade de deux km aménagée aux abords de la rivière Chicago, qui nous plonge aussi en plein cœur des plus beaux gratte-ciel.À mes yeux, l\u2019édifice Wrigley et la St-Régis Tower comptent assurément parmi les plus beaux repères.La croisière d\u2019environ une heure trente de Chicago First Ladies et du Chicago Architecture Foundation Centers, une référence dans le domaine, me permettra d\u2019en apprendre beaucoup Les yeux au ciel à Chicago ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR LA VILLE DES VENTS EN FAMILLE J\u2019étais en solo, mais j\u2019ai eu une pensée pour filleule # 3 (Élie, 8 ans) : le parc Maggie Daley m\u2019est apparu comme un véritable paradis pour les enfants.L\u2019endroit a été nommé ainsi en l\u2019honneur de la première dame de Chicago, qui s\u2019est beaucoup investie pour eux.Mur d\u2019escalade, mini-putt\u2026 les petites familles ont de quoi s\u2019amuser pour un temps.D\u2019autant que l\u2019endroit est à quelques pas de Millenium Park et de Lurie Garden.Chicago apparaît comme une belle destination pour la famille.En plein cœur de la ville, le Lincoln Park Zoo est gratuit.On y vient notamment pour voir ses singes\u2026 ou un lynx du Canada.On en profite également pour se balader au Lincoln Park, une oasis de verdure devant les berges du lac.Mon seul regret est de ne pas avoir pu y flâner plus longtemps.ISABELLE PION 1 2 3 laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M17 PLEIN AIR plus sur plusieurs des édifices qui font la renommée de la ville.Chicago et son « Lake Front Trail » compte près de 30 km.Lorsque je demande à Mike, un Greeter qui me fait découvrir son lieu de résidence depuis 45 ans, quel est son endroit préféré, il me répond spontanément cet endroit.Avec ses rives sablonnées et l\u2019eau bleu turquoise du lac Michigan, Chicago se donne des airs de bord de mer.Dans Millenium Park, je craque pour la Crown Fountain\u2026 et surtout pour les enfants qui s\u2019arrosent et qui rient aux éclats.L\u2019œuvre de Jaume Plensa est constituée de deux tours d\u2019environ 15 mètres projetant chacune un visage\u2026 qui crache momentanément de l\u2019eau.On se presse aussi pour prendre en photo la Cloud Gate, une œuvre de 110 tonnes.Fait à noter : pour entrer par l\u2019un des accès de Mil- lenium Park, vous devrez passer par un dispositif de sécurité.Ce qui fait que Chicago est si belle, c\u2019est que l\u2019art est aussi partout.En sculptures sur le bord d\u2019une rivière, en projection sur un édifice\u2026 C\u2019est sans compter que l\u2019endroit recèle des enseignes comme l\u2019Art Institute of Chicago, deuxième plus grand musée du pays selon Lonely Planet, ou encore le Musée d\u2019art contemporain\u2026 où j\u2019ai eu un coup de cœur pour l\u2019artiste Nick Cave.Je pourrai aussi dire qu\u2019un jour, j\u2019ai célébré mon anniversaire\u2026 sur la rivière Chicago en kayak.Disons-le, une virée avec Urban Kayak Tour n\u2019a rien à voir avec une petite balade tranquille sur un lac : ici, la circulation est grande.J\u2019écoute attentivement les consignes du guide et je veille à ne pas me laisser distraire.Cette fois, plutôt que de m\u2019émerveiller devant un grand héron, je contemple la splendeur des gratte-ciel de Chicago\u2026 au fil de l\u2019eau.C\u2019est comme ça que j\u2019ai passé ma dernière soirée là-bas.Ici, le décor bardé de lumière séduit autant le soir que découpé par le ciel bleu.Disons-le, j\u2019ai craqué pour Chicago de jour comme de nuit.Pour en savoir plus : ChooseChicago.com La journaliste était l\u2019invitée de Choose Chicago et hébergée au Freehand Hotel.Suggestions, questions, commentaires?Écrivez-moi à isabelle.pion@latribune.qc.ca Suivez-moi sur instagram à isabelle.pion 1 L\u2019édifice Wrigley, un des magnifiques repères de la ville des vents.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION 4 On craque pour Chicago de jour comme de nuit.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION 3 Un de mes coups de cœur du voyage : «?tomber?» sur cette vue au détour de la piste cyclable, à la fin d\u2019un tour cycliste et gourmand.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION 2 Un des charmes de Chicago, c\u2019est que l\u2019art est partout.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ISABELLE PION Ça y est, je viens de trouver mon nouveau resto préféré, ai-je texté à une amie, aussi maniaque de bonne bouffe que moi.Le seul hic, c\u2019est qu\u2019il est un peu loin : il se trouve à Chicago.Il y a longtemps que je n\u2019avais pas été aussi conquise par un (des!) plat(s).Une seule bouchée, une explosion de saveurs et j\u2019étais déjà séduite par les ceviche de Tanta, un restaurant péruvien comptant de surcroît une jolie terrasse.Le lendemain, je découvrais les mets méditerranéens de Aba : fouetté de fromage feta et crevettes à l\u2019ail noir\u2026 dans un autre joli décor avec vue.Véritable passionnée de Chicago et rencontrée dans un tour cycliste, une Illinoise habitant en banlieue me raconte qu\u2019elle s\u2019est dressé une liste de tous les restaurants avec terrasse où elle souhaite aller manger.et contempler la vue.Elle coche sa liste au gré des repas partagés dans ces décors surplombant la ville.Ce genre d\u2019enseigne sis au sommet de plusieurs étages comme le Streeter- ville Social, où j\u2019ai pris mon premier repas, fait partie des plaisirs gourmands ici.Il y a les établissements en hauteur, et il y a celles, aussi, qui permettent d\u2019admirer la rivière Chicago.Du nombre, j\u2019ai testé la City Winery Rive- rwalk, campée directement en bordure de la promenade.ISABELLE PION CARNET D\u2019ADRESSES Mon passage à l\u2019hôtel Freehand Chicago m\u2019a rappelé mes années de bourlingueuse sac à dos\u2026 prépandémie.J\u2019ai eu l\u2019impression de me retrouver dans la faune d\u2019une auberge de jeunesse, avec un café (Broken Shaker Café) et un bar sympathiques.L\u2019établissement, qui figure dans les suggestions de Lonely Planet, est à quelques pas des grands attraits.« Entre l\u2019auberge de jeunesse et l\u2019hôtel, un hybride ultra-tendance aux dortoirs high-tech », décrit le guide.L\u2019établissement compte aussi des chambres privées.\u2014 PHOTO FOURNIE, HOTEL FREEHAND, ADRIAN GAUT 4 SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M18 PLEIN AIR GUILLAUME ROY Le Quotidien SAGUENAY \u2014 Bonjour, je m\u2019appelle Guillaume Roy et je suis accro à l\u2019adrénaline.Maintenant sorti du placard, je dois aussi vous avouer que le vélo de montagne est une de mes passions de prédilection pour obtenir ma dose quotidienne.J\u2019ai attendu 38 ans avant d\u2019investir dans un vrai bon vélo de montagne, mais depuis que je l\u2019ai fait, il y a trois ans, la passion ne cesse de croître.Il faut dire qu\u2019il faut y mettre le prix pour l\u2019achat d\u2019un bon vélo de montagne, car même dans l\u2019usagé, il est difficile de trouver quelque chose d\u2019intéressant en bas de 2000 $.Et encore là, le vélo est souvent usé et il faudra investir plus tard pour changer des pièces.Mais au-delà de la valeur monétaire, l\u2019achat d\u2019un vélo de montagne est surtout un bon investissement pour avoir sa dose récurrente d\u2019adrénaline.À chaque sortie, je retrouve le plaisir de jouer dehors, en roulant simplement sur deux roues, comme quand j\u2019étais petit.Presque tout le monde sait faire du vélo, ce qui rend le sport presque universel.Avec l\u2019aménagement de nouvelles pistes roulantes pour les débutants, où les roches et racines ont été enlevées, tout le monde (ou presque) peut trouver une piste à sa mesure.Dans les sentiers, on retrouve parfois des obstacles qui semblent insurmontables, mais plus on s\u2019entraîne, plus les nouveaux défis semblent accessibles.Chaque descente est un bon prétexte pour repousser ses limites.La convivialité et le partage de connaissances font aussi partie inhérente du sport.En roulant avec des amis plus expérimentés, on apprend comment faire des sauts, à quelle vitesse rouler pour franchir un obstacle difficile, quelle ligne prendre dans un sentier technique.Le vélo de montagne est aussi un excellent prétexte pour un 5 à 7.Sur le stationnement, après une journée de vélo, nombreux sont les adeptes qui déploient leur chaise pliante et s\u2019offrent un rafraîchissement pour décanter.Comme c\u2019est le cas pour plusieurs autres sports, c\u2019est une bonne excuse pour socialiser, rencontrer de nouveaux amis et partir à l\u2019aventure.Chaque montagne a sa communauté d\u2019adeptes et, dans bien des cas, cette communauté ne cesse de grandir.Le nombre croissant d\u2019évé- nements permet aussi de réunir la communauté partout dans la province, que ce soit pour des courses locales de cross-country, des évé- nements provinciaux d\u2019enduro ou des courses internationales de descente.Les adeptes sont nombreux à participer aux courses et assister aux événements d\u2019envergure, comme ce fut le cas lors de la Coupe du monde de vélo de montagne au mont Sainte-Anne, cet été, où des milliers de partisans étaient massés le long des pistes.VIVRE LE MOMENT PRÉSENT Descendre à toute vitesse des pentes abruptes est aussi un excellent moyen de vivre le moment présent.Il est par ailleurs fortement recommandé de ne pas trop rêvasser pendant la descente, car comme le dit le vieux dicton, « un arbre est si vite arrivé ».Lors d\u2019une descente, mes sens sont sollicités, l\u2019adrénaline monte rapidement et je me sens pleinement à l\u2019affût.Sur le parcours, je dois lire les obstacles, comme les roches et les racines, pour trouver la meilleure ligne d\u2019attaque.Je dois rouler à la bonne vitesse pour franchir un saut ou pour rouler sur une longue plateforme de roche abrupte, appeler une « slab » dans le jargon de vélo.Le vélo de montagne permet aussi de prendre un bain de forêt, de passer un bon moment dans la nature.Plusieurs études scientifiques ont démontré les bienfaits de la nature pour la santé mentale.Au fil du temps, j\u2019ai réalisé à quel point l\u2019accès à la nature me rend plus heureux, plus calme, plus serein.Bien sûr, il y a aussi les bienfaits physique et cardiovasculaire du sport, car dans la majorité des montagnes, il faut monter par ses propres moyens avant de redescendre.Un passage obligé qui rend la descente plus que satisfaisante.En bref, le vélo est un excellent moyen pour sortir de sa zone de confort.Les défis sont nombreux, que ce soit un saut, une piste à pente forte, une grosse « slab » de roche.Lorsqu\u2019on essaie quelque chose de nouveau et qu\u2019on réussit, le sentiment d\u2019accomplissement est énorme.Au fil du temps, on finit par gagner en confiance\u2026 parfois trop.Une chute est alors un rappel brutal que la gravité frappe fort sur une surface aussi dure.Les apprentissages sont parfois douloureux ! Les sensations fortes, l\u2019accès à la nature, les bienfaits du sport et la croissance personnelle sont tous de bonnes raisons pour aller rouler aussi souvent que possible.Mais pas besoin de se trouver des excuses pour aller à la montagne, parce que l\u2019idée de jouer dehors et de passer du bon temps entre amis suffit pour monter sur ma bécane.Un nom, un visage, une plume.Mais connaît-on vraiment les journalistes des Coops de l\u2019information?Non, bien sûr! Cette série est donc l\u2019occasion d\u2019en apprendre davantage sur les passions de certains d\u2019entre eux?: cannage, LEGO, oiseaux, canot.Au cours des prochains mois, nous mettrons en lumière leurs intérêts divers et parfois surprenants.Voici nos journalistes comme vous ne les avez vus.LE VÉLO QUI REND ACCRO P H O T O S N A T H A L I E C O L L A R D laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M19 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune B ien que petite, la Tunisie ne peut assurément pas être visitée en une seule courte semaine.Même deux semaines seront insuffisantes pour explorer ses principaux atouts sans trop se fatiguer.Surtout, c\u2019est que la chaleur mettra à l\u2019épreuve l\u2019énergie de tout conducteur qui se croira capable de filer sur les routes tunisiennes pendant plusieurs heures sans s\u2019arrêter.Il faut donc accepter de se donner du temps.Si Djerba, Sbeïtla et El Jem méritent assurément un arrêt, les autres attractions dignes de mention dépendent des champs d\u2019intérêt de chacun.En voici quelques-unes en rafale.Sousse, troisième ville en importance en Tunisie, est située à environ 150 km à l\u2019est de la capitale, Tunis.Elle compte sur le tourisme comme troisième source de revenus.Pas étonnant que ses plages et sa centaine d\u2019hôtels soient apparemment bondées en été.Sa médina attire aussi les touristes, alors que le port et le golf d\u2019El Kantaoui, juste à côté, comptent aussi une part importante de visiteurs.Le terrain de golf, avec ses 36 trous, offre deux parcours : la mer et la montagne.Dans le second cas, la vue sur le port rend l\u2019expérience unique.Comme ailleurs en Tunisie, on sent à Sousse qu\u2019il reste certaines mises à jour à réaliser dans les infrastructures touristiques, malgré des travaux évidents.Il est vrai que la ville a été ébranlée par des attaques terroristes en 2015 avant d\u2019être frappée par la pandémie de COVID.Encore cette année, à l\u2019arrivée à l\u2019hôtel, on sentait une sécurité accrue : inspection des voitures et détecteur de métal à l\u2019entrée.Le coup de cœur demeure le fabuleux Musée archéologique, à la fois sobre et impressionnant.Il s\u2019agit du deuxième plus grand musée de mosaïques au pays, après le Musée du Bardo, fermé jusqu\u2019à nouvel ordre.Les fameuses mosaïques, exposées notamment au sous-sol de la citadelle, sont le fruit de fouilles réalisées depuis 1882.On y trouve notamment un baptistaire et une représentation de la tête de Méduse.Les remparts du musée, eux, datent du 7e siècle.La visite se poursuit naturellement dans la médina, construite en pente et inscrite au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.Avec la médina de Monastir, il s\u2019agit, selon l\u2019UNESCO, de l\u2019unique prototype d\u2019une architecture militaire côtière des premiers siècles de l\u2019Islam.Si l\u2019action se concentrait lors de mon passage dans la partie basse de la médina, à se promener, on trouvait bien quelques pépites, comme le joli Café La Casbah, fort en ambiance.On se méfiera néanmoins, en ville, des étrangers trop sympathiques, qui prétendent travailler à notre hôtel et qui tentent d\u2019influencer certains achats.KAIROUAN Pour son importance historique, Kairouan, à 50 km de Sousse, est aussi inscrite au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.Elle ne jouit toutefois pas, comme elle, du charme de bord de mer.Plusieurs la considèrent comme la quatrième ville sainte de l\u2019Islam, après La Mecque, Médine et Jérusalem.On y trouverait plus de 300 mausolées et 250 mosquées.Un des sites à visiter, la tombe de Sidi Sahab, le barbier de Mahomet, renfermerait trois poils de barbe du prophète.Certains disent que la visiter sept fois équivaut à un pèlerinage à La Mecque.La médina, avec ses enchevêtrements de petites rues, mérite le détour.Elle devient bien calme dès qu\u2019on s\u2019éloigne des axes principaux, où se situe l\u2019essentiel du marché.Je ne m\u2019y étais pas aventuré la première fois que j\u2019ai visité la Tunisie, mais elle permet vraiment, entre les visites d\u2019autres sites sacrés, de prendre le pouls de la petite ville.Et sa Grande Mosquée, un des monuments majeurs de l\u2019Islam, serait le premier lieu de culte musulman au Maghreb.TOZEUR Plus au sud, Tozeur est une base de choix pour quiconque veut visiter le désert, des oasis, ou s\u2019aventurer dans les lieux de tournage de Star Wars.Les fanatiques de cette fiction voudront voir Ong Jemal, les célèbres dunes de sable où se trouvent aussi des décors abandonnés.Là, on nous flaire de loin pour nous proposer quelques souvenirs ou on nous brandit un fennec apeuré au visage, espérant qu\u2019on demande une photo avec l\u2019animal en échange de quelques pièces.À Tozeur, bien que dépouillé, c\u2019est le musée Eden Palm qui attire l\u2019attention, pour peu qu\u2019on s\u2019offre une visite guidée.On nous rapporte qu\u2019on trouve là la seule oasis au monde poussant selon les traditions millénaires.Et on nous dira tout, tout, tout sur les palmiers- dattiers, un sujet beaucoup plus fascinant qu\u2019on pourrait le penser.On rapporte notamment que les dattes réduisent les douleurs des accouchements, améliorent la vue, traitent l\u2019anémie et soulagent la déshydratation.En Tunisie, ce fruit est omniprésent.Enfin, la route entre Douz et Djerba est ponctuée de plusieurs perles où je suis passé un peu trop vite, faute de temps pour m\u2019arrêter.À Matmata, par exemple, on peut visiter des maisons troglodytes.Un peu plus loin, les vues sont saisissantes autour de Toujane, un village berbère où les touristes n\u2019ont pas l\u2019air de s\u2019attarder très longtemps.Je m\u2019y serais pourtant posé une heure ou deux pour prendre la mesure d\u2019une Tunisie que je n\u2019avais encore jamais vue comme ça : un tantinet montagneuse, rurale, paisible, avec un je-ne-sais- quoi mystérieux.Le journaliste était l\u2019invité de l\u2019Office national du tourisme tunisien.Sousse et Kairouan, joyaux historiques de la Tunisie JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Toujane est un village berbère au cœur d\u2019un joli paysage.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M20 BIÈRES/COCKTAILS MONSIEUR COCKTAIL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale W ow, mais quel dernier week-end nous avons eu! Du soleil, des grosses chaleurs et des piscines qui ont continué à recevoir des clients désireux d\u2019écluser les derniers moments d\u2019été un bon cocktail à la main.On sent tout de même l\u2019automne s\u2019installer, et avec cette saison, l\u2019envie d\u2019un digestif frais et copieux pour profiter des dernières soirées sur notre balcon.J\u2019ai donc eu l\u2019idée, avec mon collègue Philippe, de tester différentes variations sur un cocktail classique qui fait toujours l\u2019unanimité, et j\u2019ai nommé l\u2019Espresso Martini.Qu\u2019il soit fait avec de la liqueur de café ou non \u2014 je le préfère fait avec un bon espresso court \u2014, vous pouvez lui donner la personnalité que vous voulez en conservant une base de vodka et d\u2019espresso et en lui ajoutant un sirop du moment qui se marie bien au café (pamplemousse ou gingembre, quelqu\u2019un?).Le résultat : un espresso martini à la citrouille épicée, inspiré du bon vieux « Pumpkin Spice Latte », est un digestif qui transporte les épices de l\u2019automne, sans le côté lait pour un maximum de fraîcheur.Cela pourrait bien devenir un grand classique de votre maisonnée, si simple à réaliser.Je vous le confirme, c\u2019est devenu un grand classique chez nous! Espresso Martini à la citrouille épicée INGRÉDIENTS \u2022 1 oz de vodka \u2022 0,5 oz de sirop de citrouille épicée Monsieur Cocktail (ou autre marque commerciale) \u2022 1 espresso \u2022 Cannelle moulue (pour décorer) PRÉPARATION 1 Da ns u n sha ker rempl i de glace, mélanger tous les ingrédients jusqu\u2019à ce que vos doigts deviennent très froids.2 Filtrer au tamis fin dans une coupe ou un verre à martini déjà refroidi.3 Saupoudrer de cannelle moulue pour décorer.Santé! UN DIGESTIF PAS COMME LES AUTRES P H O T O M A Ë L L A L E P A G E L e lambic est la bière brassée dans la grande région de Bruxelles, utilisée comme base pour faire de la gueuze ou des bières aux fruits.Il est acidulé, mais se doit d\u2019être équilibré.Pendant le processus de fermentation, plusieurs étapes se suivent et se doivent d\u2019être respectées.Qu\u2019est-ce qui fait une bonne bière acidulée, de fermentation spontanée?C\u2019est en discutant avec les artisans brasseurs de lambic, établis depuis des décennies, sur l\u2019évolution de la culture bière à travers le monde et le nombre grandissant de bières spontanées dans des marchés émergents qu\u2019on se rend compte qu\u2019ils ne sont pas bien stressés par la concurrence.D\u2019abord parce que le lambic original \u2014 brassé dans les règles de l\u2019art \u2014 aura toujours une place sur la table des amateurs de bières acidulées dans le monde.Ensuite parce que faire une bonne bière acidulée demande du temps et que toutes les brasseries modernes n\u2019en ont pas forcément.Et enfin, il faut compter sur des années de savoir-faire empirique, ce qui n\u2019est pas forcément reproductible dans toutes les conditions actuelles.SECRET DU LAMBIC Si je devais résumer les grandes étapes de la fermentation du lambic \u2014 composée de froment et de malt d\u2019orge \u2014, elles se divisent en quatre : 1 Après inoculation du moût par les levures contenues dans l\u2019air ambiant, plusieurs dizaines de souches de levures et de bactéries prennent place dans le moût.Ce sont les Saccharomyces qui commenceront le travail de transformation des sucres du moût en alcool.Si vous goûtez un lambic jeune (moins de 6 mois), il sera légèrement sucré et très peu amer.2 Contenant des bactéries lactiques et acétiques, les moûts fermentés commencent à subir des transformations de ph et de goût en lien avec les fermentations bactériologiques qu\u2019il subit.À la dégustation, on y découvre des notes de yogourt, de vinaigre ou légèrement citronnées, par exemple.3 Les Brettanomyces, une fois le travail des Saccharomyces et des bactéries commencé, vont se nourrir des résidus de la fermentation et des sucres résiduels pour développer les arômes et les goûts caractéristiques connus aux Bretts.C\u2019est également à ce mo- ment-là que l\u2019équilibre du lambic se forme \u2014 c\u2019est la magie de la fermentation dite « spontanée ».À la dégustation, des lambics de un à deux ans ont des notes marquées typiques aux levures Brettanomyces.4 C\u2019est le temps de laisser faire le temps.L\u2019affinage viendra arrondir les lambics et diminuer leur acidité par exemple.On profite de la complexité de la fermentation spontanée et de la garde.Plus le lambic est âgé, plus des notes fruitées, légèrement confites, se présentent.Comme chaque lambic est unique \u2014 on parle de terroir \u2014, chaque brasserie propose un produit différent.Le savoir-faire du maître de chais consistera à sélectionner des lambics de différents âges pour réaliser des gueuzes rondes et équilibrées.En Amérique du Nord, rares sont les bières qui se rendent à l\u2019étape 4.On se confronte le plus souvent à des bières jeunes, au début de l\u2019étape 3.Par contre, considérant que les bières acidulées sont embouteillées, laissez-les reposer à la cave quelques années et elles s\u2019affineront avec le temps.Les 4 étapes de la fermentation spontanée Le lambic est la bière brassée dans la grande région de Bruxelles, utilisée comme base pour faire de la gueuze ou des bières aux fruits.Ici la gueuze Belle-Vue de la brasserie Vandenstock.\u2014 PHOTO 123RF PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@lescoops.ca Lambic Bière composée de 70 % d\u2019orge malté et de 30 % de froment non malté, fermentée avec des levures sauvages contenues dans l\u2019air ambiant de la brasserie.Gueuze Assemblage de lambics de 1 à 3 ans, refermentés en bouteille.Kriek Petite cerise macérée dans du lambic pour offrir un kriek lambic.En règle générale, on utilise 300 g de fruits par litre de lambic.Brettanomyces Levure dite «sauvage» qui compose les ferments contenus dans l\u2019air ambiant.Sacharomyces Levure typique pour la bière, permettant la transformation des sucres en alcool.Bactérique lactique De type Lactobacille ou pedio- coques, elles développent des notes acidulées comme le yogourt.Bactéries actéqiques De type Acetobacter, elles développent des notes vinaigrées dans la bière.LEXIQUE laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M21 VINS S i visiter les grands châteaux du Médoc a longtemps été réservé à une clientèle exclusive et privilégiée, aujourd\u2019hui l\u2019offre œnotouristique de la prestigieuse rive gauche de Bordeaux s\u2019est démocratisée et grandement diversifiée.Au cours des dernières années, plusieurs châteaux ont développé un volet dégustation, en plus de proposer des visites guidées du vignoble et des chais, dans une atmosphère conviviale et accueillante.J\u2019ai le bonheur d\u2019écrire ces lignes alors que je parcours le Médoc, une région que je redécouvre à travers un circuit mémorable, constellé de vignerons forts sympathiques qui partagent avec passion un savoir-faire de plusieurs générations.J\u2019espère vous donner envie de voyager, ou simplement de rêver, en dégustant quelques cuvées d\u2019exception, particulièrement accessibles et disponibles chez nous.Parmi les huit grandes appellations du Médoc, Margaux est située à moins d\u2019une heure de Bordeaux et on peut même s\u2019y rendre en train pour une escapade d\u2019une journée.Plusieurs châteaux se trouvent à proximité du village, dont le Château Marquis de Terme, 4e grand cru classé.Celui-ci propose des visites thématiques, en plus d\u2019une table remarquable de style bistrono- mique, dirigée par le chef Grégory Coutanceau, et d\u2019un bar de dégustation convivial au cœur de son joli jardin.En quelques minutes, vous pouvez rejoindre le Château Paloumey, un cru bourgeois en conversion bio, qui vous accueille pour des visites à la carte et même des ateliers d\u2019assemblage et de dégustation, sur réservations.CHÂTEAU FOURCAS HOSTEN LISTRAC-MÉDOC 2015 38,75 $ \u2022 14998406 \u2022 13 % \u2022 1,2 G/L Listrac est la plus petite appellation du Médoc.Le Château Four- cas Hosten produit des vins certifiés bio depuis 2020, sur un terroir diversifié qui couvre un des points les plus hauts de la région.Le millésime 2015 est assemblé d\u2019une quantité quasi égale de merlot et de cabernet-sauvignon dans un profil où s\u2019exprime un fruit vibrant dans une texture velouté et des tannins tout en finesse.L\u2019IMPRESSION DE MAUVESIN BARTON MOULIS EN MÉDOC 2015 21 $ \u2022 14565328 \u2022 13 % \u2022 1,6 G/L Tout près de Listrac, à Moulis, ce domaine familial est dirigé par Mélanie Barton, jeune œnologue et vigneronne de la huitième génération qui a rejoint la famille en 2013.Ses parents Michel et Lilian gèrent les prestigieux châteaux Langoa et Léonville Barton à St- Julien et ils ont racheté cette propriété établie depuis le 15e siècle, en 2011.Sur rendez-vous, on peut y faire une tournée découverte suivie d\u2019une dégustation.Leurs vins figurent parmi mes coups de cœur, un must! LOUIS ROCHE LA ROSE PAUILLAC 2015 46,75 $ \u2022 11873667 \u2022 13 % \u2022 2,4 G/L La Rose Pauillac est une des six coopératives encore en opération dans le Médoc.Fondée en 1933, celle-ci regroupe seulement 24 vignerons producteurs aujourd\u2019hui, alors qu\u2019on en comptait une soixantaine dans le passé.Un arrêt convivial à la rencontre d\u2019une équipe fort sympathique, dirigée par des femmes qui vous accueillent dans des chais historiques pour une présentation visuelle de leur terroir, suivie d\u2019une dégustation de leurs vins.CHÂTEAU LA TOUR DE BY 2018 27,55 $ \u2022 11571829 \u2022 13,5 % \u2022 1,7 G/L Plus au nord à Bégadan, ne manquez pas de visiter la Tour de By pour ses vins d\u2019une qualité exceptionnelle, mais aussi pour la vue spectaculaire de l\u2019estuaire de la Gironde, à partir de sa tour emblématique.En suivant la route D2 qui longe la côte, vous croiserez de jolis petits ports de plaisance et quelques « guiguettes » dont L\u2019Escale de la Plage de la Chambrette, pour manger les pieds dans le sable.À proximité, il faut aussi visiter le Château Saint-Christoly de la fort sympathique vigneronne Cathy Héraud qui propose également quelques chambres d\u2019hôte dans son gîte Chez Paulette.LES BRULIÈRES DE BEYCHEVELLE HAUT-MÉDOC 2019 46 $ \u2022 14959520 \u2022 13 % \u2022 1,9G/L Les Brulières est le troisième vin du prestigieux Château Beyche- velle de Saint-Julien.Le millésime 2019 se démarque par la qualité des tannins et il se présentent en douceur, avec fraîcheur et gourmandise.Un vin plus facile d\u2019approche que le 2018 qui a offert des vins plus opulents, aux tannins plus musclés.Il reste un peu de ce dernier dans le réseau, si vous souhaitez vous offrir une verticale en planifiant votre prochaine escapade.À votre santé! La chroniqueuse est l\u2019invitée des vins du Médoc - Bordeaux.Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com Sur la route des châteaux du Médoc La fameuse tour du Château La Tour de By dans le Médoc.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE, NATALIE RICHARD NATALIE RICHARD PLANÈTE VINS Collaboration spéciale nrichard@gcmedias.ca SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M22 KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine SHERBROOKE \u2014 L\u2019automne sera particulièrement gourmand chez les libraires.C\u2019est comme si le mot avait été donné à tous que cette saison, cette année, en était une de boustifaille.Les nouveautés pleuvront dans la section des livres de recettes, et plusieurs gros canons sont attendus.Josée di Stasio, Ricardo, Lesley Chesterman, les sœurs Wolfe (du resto montréalais Chez Mandy), Yotam Ottolenghi : ils auront tous une nouveauté bouquine au cours des prochaines semaines.On en reparlera, mais déjà, certains recueils ont commencé à arriver dans les bacs.La première locomotive livresque à atterrir sur les tablettes, c\u2019est celle de Marilou.La fondatrice de Trois fois par jour propose un cinquième recueil tout à fait en phase avec la rentrée tant il est moulé pour les soirs de semaine où le temps manque, mais pas l\u2019appétit.Le nom choisi pour la brique le dit : Tout simple, c\u2019est la simplicité à l\u2019avant-plan.L\u2019autrice a choisi de miser sur des plats faciles à concocter qui s\u2019intègrent bien à un quotidien où le temps à passer derrière les fourneaux est compté.L e f a m e u x « c \u2019e s t p r ê t e n GOURMANDE SAISON LIVRESQUE P H O T O 1 2 3 R F laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M23 EN CUISINE 30 minutes » fait partie des promesses qu\u2019elle tient en misant sur des recettes simplissimes où la liste d\u2019ingrédients est écourtée et où les raccourcis sont bienvenus.Que ce soit dans le choix des aliments ou dans les tours de main rapides, le mot d\u2019ordre est respecté.Pas de chichi, pas de flafla, mais quand même des couleurs pleins la centaine de plats qu\u2019elle propose.Da n s c e t o u t n e u f v o l u m e comme dans les précédents, on reconnaît sa signature, notamment lorsqu\u2019elle propose des recettes où elle amalgame les saveurs d\u2019un plat à un autre.Je pense par exemple aux coquilles farcies façon tacos, à l\u2019orzo spanakopita aux épinards et fromage feta, à la soupe déesse verte, à la salade crémeuse de macaronis à la salade de chou.Au fil des pages toujours très joliment illustrées d\u2019appétissantes photographies, il y a des one pot, des salades variées, des déjeuners inventifs (allo le sandwich au beurre d\u2019arachide et tomates et la tartinade au goût de pancakes aux bleuets), des idées express et plusieurs propositions végés.Quelques recettes personnalisables sont aussi au menu.Le concept de celles-ci est simple : une même base et différentes options pour la jazzer avec ce qu\u2019on a dans le frigo.Sauce, casserole déjeuner, smoothie en cubes (qui ne sont pas sans rappeler la formule de la compagnie sher- brookoise Evive) Cette dernière approche rejoint celle de la nutritionniste Jessi- ka Langlois qui lançait pile-poil pour la rentrée, Cuisiner avec ce qu\u2019on a, un titre qui devient presque un mantra avec la galopante montée du prix des aliments.L a n u t r i t i o n n i s t e , qui avait auparavant signé le livre Food prep pour repas improvisés, arrive cette fois avec un ouvrage qui s\u2019apparente à un livre de cuisine dont vous êtes le héros.C\u2019est-à-dire qu\u2019elle invite le lecteur à prendre les commandes de la recette en partant de différents canevas de base.Elle en propose 10, en tout, qu\u2019elle décline en cinq variantes.Après, c\u2019est à chacun de s\u2019éclater et de composer toute une kyrielle de plats.Légumes rôtis, potages, quiches, one pot pasta, risottos, boulettes, poulet rôti, biscuits, muffins et poudings sont les 10 cartes qu\u2019elle propose d\u2019avoir dans son jeu pour penser les menus de la semaine de façon plus intuitive, à partir de nos envies, de ce qu\u2019on aime et de ce qu\u2019on a sous la main.Cette approche, simplifiée, a l\u2019avantage net de miser sur la créativité et la palette de goûts de chacun.Les recettes sont par ailleurs bonifiées d\u2019infos nutritionnelles et pratiques variées.En résulte un manuel pratico- pratique tout particulièrement intéressant pour les apprentis cuisiniers qui souhaitent apprendre à maîtriser certains tours de main et ainsi développer leurs compétences culinaire pour être plus à l\u2019aise en cuisine.J \u2019ai déjà écrit ici que Geneviève Plante était une créative qui savait marier les saveurs, les textures et les parfums d\u2019originale façon.Je le redis encore après avoir parcouru sa plus récente plaquette, tout entière consacrée aux soupes.Ce n\u2019est pas la première à plonger la louche dans la marmite fumante des potages et des bouillons.Josée di Stasio l\u2019a déjà fait avant elle, Anne-Louise Desjardins et Caroline Dumas aussi.L\u2019ouvrage de la musicienne de métier, qui signe aussi l\u2019intéressant blogue Vert Couleur Persil, ne répète toutefois pas ce qui s\u2019est déjà écrit sur le sujet parce que son approche personnelle et intuitive de la cuisine teinte chacune de ses recettes.Soupe au beurre d\u2019arachide, chaudrée de saumon fumé, crème de panais et de pomme au fromage au bleu, potage d\u2019asperges à l\u2019orange et à l\u2019estragon, bouillon à boire aux champignons et soupe r a m e n v e l o u t é s o n t q u e l q u e s - unes des 30 aven u e s q u \u2019 e l l e p r o p o s e d a n s L\u2019heure de la soupe.A u s u r p l u s , l a blogueuse propose une quinzaine de garnitures et d\u2019accompagnements qui viennent transformer n\u2019importe quel humble bol fumant en délice éclatant.Je souligne ici le pain nordique, le granola au miso, au miel e t au cu rcu ma, les pois chiches rôtis au cari et la sauce crémeuse de tahini.Petit extra appréciable : l\u2019auteure partage ses trucs et astuces pour donner de la saveur aux plats en ayant la main légère sur le sel.Elle fait aussi la part belle aux bouillons savoureux qu\u2019on aime mitonner tandis que l\u2019automne se déploie.Idées, commentaires, suggestions?Écrivez-moi : karine.tremblay@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram : karine.encuisine SPÉCIALITÉS ANGLAISES À SAVEUR LITTÉRAIRE Peut-être parce que la planète avait les yeux rivés sur l\u2019Angleterre, ces derniers jours, étant donné le décès de la reine mère, mais peut- être aussi parce que c\u2019est une curiosité littéraire et culinaire en soi, j\u2019ai envie de vous glisser un mot sur le livre À la table de Jane Austen \u2014 livre de recettes, tout récemment traduit en français et publié chez Hachette.Avec sa robe rose framboise, le manuel attire l\u2019œil et pique l\u2019intérêt au premier coup d\u2019œil.Au fil des pages fleuries d\u2019illustrations, on se promène dans l\u2019hier de l\u2019époque georgienne à travers de multiples clins d\u2019œil à l\u2019univers culinaire de la romancière anglaise.C\u2019est que l\u2019auteur Robert Tuesley Anderson a réuni sous un même couvert une variété spécialités très british et de recettes au nom de l\u2019un ou l\u2019autre des personnages tirés des œuvres de la mère d\u2019Or- gueuil et préjugés.On ne cuisinera sans doute pas si régulièrement les œufs paresseux de Henry Crawford, la soupe de châtaignes de Pemberley, le jus de poire au gingembre de Mrs Mor- land, le gâteau de mariage de Mrs Weston, le sabayon fouetté ou les sablés à l\u2019orange de Mrs Jenning, mais on prend plaisir à parcourir les pages saupoudrées de textes et de notes qui renvoient à l\u2019œuvre de la célèbre écrivaine.À feuilleter avec une tasse de thé, my dear.KARINE TREMBLAY Parce que la lumière de septembre est vive, le soleil encore là et les soirées pas trop fraîches, c\u2019est encore le temps d\u2019étirer l\u2019heure de l\u2019apéro avec des saveurs qui rappellent le goût de l\u2019été.Si le gin se marie tout particulièrement bien avec la fraîcheur du concombre, de la menthe et de la lime, il fait aussi bon ménage avec le pamplemousse.On peut composer son propre cocktail aux agrumes en utilisant le tonique pamplemousse de Gurd\u2019s ou de Fever-Tree, par exemple.On peut aussi opter pour un raccourci et miser sur le pratique prêt- à-boire gin fizz au pamplemousse rose Seventh Heaven.Créé par la Maison des Futailles Station 22, le cocktail en canette est particulièrement savoureux et équilibré avec sa pointe acidulée et son goût pas trop sucré.Le parfum de pamplemousse rose est juste assez franc et assez présent pour donner de l\u2019éclat au rafraîchissant breuvage, qui présente un taux d\u2019alcool de 7 %.KARINE TREMBLAY On le trouve en SAQ.GOÛTÉ AIMÉ Le fameux «?c\u2019est prêt en 30 minutes?» fait partie des promesses qu\u2019elle tient en misant sur des recettes simplissimes où la liste d\u2019ingrédients est écourtée et où les raccourcis sont bienvenus.Que ce soit dans le choix des aliments ou dans les tours de main rapides, le mot d\u2019ordre est respecté.Pas de chichi, pas de flafla, mais quand même des couleurs pleins la centaine de plats qu\u2019elle propose. SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M24 LE MAG LA PIÈCE Collaboration spéciale S\u2019il y a de nombreux styles de décors qui sont fort populaires par les temps qui courent \u2014 pensons aux styles scandinave, rétro et moderne, entre autres \u2014, il y a tout de même une constante qui est toujours présente en design d\u2019intérieur.Il s\u2019agit de créer des décors indémodables, intemporels et durables.En quoi consiste un décor indémodable et comment cette philosophie s\u2019applique-t-elle dans les intérieurs contemporains?Les réponses ici! COMMENT DÉFINIR UN DÉCOR INDÉMODABLE EN 2022?Lorsqu\u2019on pense à un décor indémodable, on pense à un aménagement qui va bien traverser les années sans pouvoir nécessairement être associé à une époque ou à une tendance bien précise.Mais ce n\u2019est pas pour autant un décor qui n\u2019est pas actuel : même si les styles contemporain et classique sont privilégiés dans ces aménagements, il est possible d\u2019orienter le design de la pièce vers un autre style tout en le dosant bien.L\u2019idée est que le style recherché puisse vivre le plus longtemps dans le décor, mais surtout que l\u2019ambiance recherchée, sur les plans de la luminosité, de l\u2019agencement des couleurs et de l\u2019agencement des matériaux, corresponde à votre idéal.Outre le style défini, le décor durable se veut aussi un espace fonctionnel et qui répond aux besoins des occupants de la maisonnée.Il s\u2019agit aussi de penser à intégrer des matériaux et du mobilier de qualité qui vont servir pendant de nombreuses années.De plus en plus, les décors indémodables s\u2019inscrivent dans une démarche écologique et de respect de l\u2019environnement, notamment en misant sur la réutilisation et le recyclage.LES LIGNES DIRECTRICES Ce n\u2019est pas parce qu\u2019un décor est considéré comme étant durable dans le temps qu\u2019il ne doit pas être intéressant, au contraire! Isabelle Cyr, designer d\u2019intérieur certifiée APDIQ, partage quelques conseils pour rendre votre environnement chaleureux, confortable et agréable.\u203a Mettre l\u2019accent sur les éléments permanents du décor et investir dans des matériaux durables.Même si votre budget est plus limité, pensez à choisir un revêtement de sol, un revêtement mural et un recouvrement de plafond durables, du mobilier sur mesure adapté aux besoins de toute la famille et des portes et des boiseries de qualité.Des produits qui ne se brisent pas facilement, qui sont faciles d\u2019entretien et qui possèdent une bonne garantie du fabricant ont généralement plus de chances de perdurer.\u203a Choisir des matières naturelles, comme le bois ou la pierre, qui sont présentes dans toutes les tendances.\u203a Opter pour du mobilier sobre aux lignes épurées.Pour le recouvrement des meubles, particulièrement des assises, pensez au cuir ou à un tissu résistant aux taches.UN DÉCOR QUI DÉFIE LE TEMPS 1 3 4 laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M25 LE MAG \u203a Peindre les murs d\u2019une couleur neutre, comme le blanc, qui est douce à l\u2019œil, qui traverse bien les années et qui peut s\u2019agencer avec d\u2019autres couleurs.Le papier peint ou des accessoires peuvent servir à ajouter un punch coloré intéressant et être remplacé au besoin.DEUX PROJETS Malgré l\u2019effervescence de certains styles très populaires en décoration, la demande pour des décors indémodables est toujours forte, comme le témoignent deux projets réalisés récemment par Isabelle Cyr et son équipe de chez Cyrcathcart.\u203a Pour le projet « Cuisine gris charcoal », le décor et l\u2019aménagement de l\u2019espace ont été pensés pour répondre aux besoins à long terme des occupants, une famille avec trois jeunes enfants.Ainsi, l\u2019aire de vie principale est maintenant plus spacieuse et plus fonctionnelle grâce à l\u2019agrandissement de la maison.Le décor, un mélange des styles contemporain et classique, est pensé pour durer dans le temps.Les matériaux choisis \u2014 le chêne blanc en revêtement de sol, les armoires de bois peintes en gris foncé, le comptoir de quartz qui imite le marbre \u2014 vont résister à l\u2019usure et au passage du temps assez facilement.\u203a Dans le cadre du projet « Cuisine, salle de bain et walk-in », la fonctionnalité des espaces a été mise de l\u2019avant, sans compromettre la création d\u2019un environnement doux et chaleureux.Dans la cuisine, le rangement, autant fermé qu\u2019ouvert, ainsi que les surfaces de travail ont été maximisés.Même chose dans la salle de bain, où une grande pharmacie et des tiroirs permettent que chaque objet ou accessoire ait sa place.Dans la garde-robe de la chambre, l\u2019entièreté des murs a été mise à contribution pour installer divers systèmes de rangement (tiroirs, pôles et tablettes).Dans les pièces, de belles touches contemporaines, comme le revêtement de sol gris, le hickory, les lignes droites et épurées, le grège sur les murs, la texture d\u2019imitation de pierre et la plomberie chrome, se marient bien avec les meubles et objets qui ont une valeur sentimentale aux yeux des clients.Les Coops de l\u2019information sont fières de faire équipe avec La Pièce afin de vous offrir des contenus exclusifs sur l\u2019art de vivre et les tendances déco.Découvrez plus de contenus sur le site de La Pièce, lapiece.ca.1 et 2 Le projet «?Cuisine gris charcoal?» comprend une aire de vie principale plus spacieuse et plus fonctionnelle grâce à l\u2019agrandissement de la maison.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE 3, 4 et 5 Le projet «?Cuisine, salle de bain et walk-in?» met la fonctionnalité des espaces de l\u2019avant, sans compromettre la création d\u2019un environnement doux et chaleureux.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 2 5 SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M26 LE MAG LARRY HODGSON Collaboration spéciale D e septembre à octobre, c\u2019est la saison de plantation des bulbes à floraison printanière et les jardineries sont remplies de montages de bulbes : narcisses, jacinthes, crocus et plus encore.Mais surtout, de tulipes.Car nous semblons craquer pour les tulipes.Et pourquoi pas?Une si belle fleur, grosse et de coloration spectaculaire, et tout cela à un prix très raisonnable?Elle a presque tout pour plaire! Je dis bien « presque », car oui, la tulipe a des défauts.LES ÉCUREUILS Oui, les écureuils les aiment bien.Et pas toujours pour les manger immédiatement.(Souvent, ils les déterrent et les replantent ailleurs pour leur réserve hivernale\u2026 puis oublient de les récolter!) Mais c\u2019est choquant de prendre la peine de planter un bulbe comme il se doit pour le voir chipé par un rat à queue ébouriffée! Depuis que j\u2019écris cette chronique, j\u2019ai souvent offert des solutions pour contrer les écureuils voleurs de bulbes, mais peut-être jamais autant que dans l\u2019article Sus aux écureuils du 3 octobre 2009 (bit.ly/3evlsNt).Vous devriez pouvoir y trouver une solution qui vous convient.Ou plantez la seule tulipe qui résiste aux écureuils! (Explications plus loin.) BULBES DE COURTE VIE Donc, passons à l\u2019autre problème.La faible durabilité des bulbes.En effet, les gens se plaignent que, contrairement aux autres bulbes, dont la floraison s\u2019améliore avec les années, celle de la tulipe baisse.La première saison est la plus spectaculaire, avec une superbe grosse fleur.La deuxième année, elle est plus petite et moins saisissante.La troisième, la fleur est vraiment lilliputienne.Et la quatrième\u2026 eh bien, généralement il n\u2019y a pas de quatrième floraison! La plante ne fait plus que des feuilles! Il y a une raison pour cela.La tulipe, que les jardiniers considèrent comme une plante de jardin, est en fait plutôt vue comme une fleur coupée par l\u2019industrie horticole.Il faut savoir que 95 % des quelque 2 milliards de bulbes de tulipe produits annuellement sont cultivés à cette fin.Aucune reprise de la floraison n\u2019est souhaitable dans ce cas.Le producteur recommence chaque fois avec des bulbes frais : c\u2019est plus commode comme cela.Donc, à force de sélectionner des tulipes pour la fleur coupée, la capacité des bulbes de tulipe à vivre longtemps au jardin ne cesse de diminuer.Beaucoup des « nouveautés » sont à peine plus que des annuelles! Mais il y a des exceptions.LES TULIPES PÉRENNES Heureusement pour les jardiniers paresseux, il existe quand même des tulipes pérennes.C\u2019est notamment le cas des tulipes botaniques, le nom donné aux tulipes sauvages et aux LES TULIPES HYBRIDES DE DARWIN, TOUJOURS FIDÈLES 1 2 3 laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M27 LE MAG tout premiers hybrides, comme T.kaufmanniana, T.greigii, T.praestans, T.schrenkii, T.tarda, etc.Les hybrideurs n\u2019ayant pas eu le temps de les convertir en bisannuelles et en annuelles, elles gardent l\u2019excellente pérennité des tulipes sauvages.Les tulipes viridiflora, dont les fleurs partiellement vertes font de la photosynthèse, ont plus de chlorophylle que les autres et réussissent ainsi à entreposer plus d\u2019énergie, assurant une floraison répétée.LES FABULEUSES TULIPES DARWIN Et, dernière catégorie de tulipes pérennes, mais certainement pas la moindre, il y a les tulipes hybrides de Darwin.De belles grosses tulipes à forme un peu carrée et à haute tige solide (55- 70 cm), les hybrides de Darwin s o n t t o u t s i m p l e m e n t p l u s robustes que les autres.Elles fleurissent année après année vers la mi-mai (Montréal, Gatineau) ou début de juin (Québec), sans complications.Chez moi, j\u2019ai des talles d\u2019hybrides de Darwin en place depuis 27 ans et qui n\u2019ont jamais même été divisées ou déplacées\u2026 ça vous donne une idée! En magasin, exigez des tulipes hybrides de Darwin! Si l\u2019employé dit ne pas savoir, parlez à son patron.Je considère une telle réponse inacceptable.Quelqu\u2019un le moindrement habile avec une tablette ou un téléphone pourrait trouver cette information en une minute! D\u2019ailleurs, une jardinerie honnête avec ses clients mettra les hybrides de Darwin dans la classe à part qu\u2019elles méritent! QUELQUES VARIÉTÉS Voici quelques exemples courants de tulipes hybrides de Darwin, mais il y en a beaucoup d\u2019autres : \u203a \u2018Apeldoorn\u2019 (rouge) et d\u2019autres couleurs de la série \u2018Apeldoorn\u2019 \u203a \u2018Banja Luka\u2019 (jaune et rouge) \u203a \u2018Daydream\u2019 (jaune devenant orange abricot) \u203a \u2018Garant\u2019 (jaune) \u203a \u2018Gudoshnik\u2019 (jaune strié de rouge) \u203a \u2018Ollioules\u2019 (vieux rose) \u203a \u2018Pink Impression\u2019 (divers teints de rose) et autres couleurs de la série \u2018Impression\u2019 \u203a \u2018President Kennedy\u2019 (jaune flammé rouge) \u203a \u2018Silverstream\u2019 (crème et rouge, feuillage panaché) \u203a \u2018World Favorite\u2019 (rouge tomate avec taches jaunes) UNE CULTURE FACILE La culture des tulipes hybrides de Darwin est presque comme celle de n\u2019importe quelle autre tulipe.Il faut le plein soleil au printemps (un emplacement plus ombragé l\u2019été, quand la tulipe sera en dor- mance, est par contre bien acceptable).Le sol doit être riche et, surtout, bien drainé.Par contre, comme les bulbes de cette tulipe sont énormes, il faut un trou de plantation extra profond : 25 à 30 cm.Espacez-les de 15 cm.Plantez-les avec le plateau vers le bas et la pointe vers le haut.Ajoutez des mycorhizes au sol à la plantation, puis arrosez bien.Couvrez avec un paillis pour terminer.Au printemps, après la floraison, appliquez un engrais biologique.Quand les feuilles jaunissent encore plus tard, vous pouvez les laisser se décomposer sur place ou les couper.Aucun arrosage n\u2019est nécessaire l\u2019été : le bulbe sera en dormance.Aussi , les tul ipes hybrides de Darwin sont les seules qui résistent naturellement aux écureuils.Un trou de 30 cm de profondeur, c\u2019est trop pour le petit animal.Problème réglé! DES ANNÉES DE PLAISIR! À l\u2019automne suivant, sous le sol et hors de vue, le bulbe commencera à produire de nouvelles racines et voilà! Une nouvelle saison commence! L o n g u e v i e à v o s t u l i p e s pérennes hybrides de Darwin! 2 Tulipe hybride de Darwin \u2018Daydream\u2019.\u2014 PHOTO 123RF/ KRRAD 1 Tulipe hybride de Darwin \u2018Pink Impression\u2019.\u2014 PHOTO 123RF/NAHHAN 3 Tulipe hybride de Darwin \u2018Banja Luka\u2019.\u2014 PHOTO 123RF/ BILLPERRY \u203aPour le meilleur choix possible, achetez vos bulbes à plantation automnale (tulipes, narcisses, crocus, etc.) dès qu\u2019ils arrivent en magasin.\u203aRentrez les tomates à l\u2019intérieur pour finir leur maturation quand la température nocturne commence à rester à moins de 10°C.Placez-les à l\u2019ombre, comme dans un garde-manger, pour les faire rougir.\u203aSoyez prêt à recouvrir les plantes potagères fragiles si l\u2019on annonce un gel hâtif.\u203aSurveillez les fruits des kiwis rustiques et récoltez-les quand les fruits commencent à ramollir.BIEN UTILISER LES LÉGUMINEUSES AU JARDIN Q Vous mentionnez dans votre chronique du 3 septembre (entretien de la semaine) de laisser les plants de pois et de haricot se décomposer sur place après la récolte.S.V.P.pouvez-vous préciser si nous laissons les plants se décomposer en terre ou si nous les arrachons et les laissons sur le sol?\u2014 Louise et André Charette R La richesse des légumineuses (plantes de la famille des fabacées, comme le haricot, la fève, le pois, la luzerne, le trèfle, etc.) réside dans l\u2019association symbiotique qu\u2019elles établissent avec des bactéries Rhizo- bium qui vivent dans des nodules qui poussent sur leurs racines.Les bactéries captent l\u2019azote atmosphérique (N2) et le convertissent en composés que les plantes peuvent absorber.La plante peut alors les utiliser pour sa croissance.En retour, la plante partage les produits de la photosynthèse avec les bactéries.C\u2019est donc une association symbiotique, bénéfique aux deux.L\u2019azote étant l\u2019élément le plus important dans le développement des plantes, mais le plus difficile à obtenir, c\u2019est un apport important.Quand la légumineuse meurt, l\u2019azote reste disponible dans le sol pour la prochaine génération de plantes, même des plantes d\u2019autres familles?: tomates, laitues, épinards, etc.Ce côté bénéfique est assez connu et beaucoup de jardiniers incorporent des légumineuses dans leur rotation des cultures pour assurer un bon taux d\u2019azote dans le sol.Mais il faut savoir que si l\u2019on supprime les légumineuses à la fin de la saison en les arrachant, le bénéfice est perdu.Logiquement, il faut laisser les racines mortes riches en azote se décomposer dans la terre.Vous pourriez les placer en surface, je suppose, tant que les nodules demeurent en contact avec la terre, mais je n\u2019en vois pas l\u2019utilité.L\u2019important est que les racines se décomposent en contact avec la terre.Tristement, beaucoup de jardiniers «?font le ménage?» du potager à l\u2019automne et arrachent et jettent les légumineuses tuées par le froid, même leurs racines, ne comprenant pas qu\u2019ainsi, ils annulent leur effort d\u2019enrichir le sol.LE POINSETTIA QUI NE VEUT PAS MOURIR Q Nous avons acheté, un peu avant Noël, un poinsettia, pensant le garder quelques semaines et nous en départir.Mais nous l\u2019avons conservé, il était beau avec ses feuilles rouges.Le beau temps est arrivé et nous l\u2019avons mis sur le patio.Puis, les feuilles rouges sont tombées une à une, remplacées par de nouvelles feuilles d\u2019un beau vert.C\u2019est maintenant un arbuste très fourni, magnifique.J\u2019ai mis régulièrement de l\u2019engrais, sans changer la terre ni le pot.J\u2019aimerais le conserver et peut-être passer un autre Noël en sa compagnie.Que me suggérez-vous pour y arriver?\u2014 Claude Céré R Vous avez très bien soigné votre poinsettia (Euphorbia pulcherimma) jusqu\u2019à maintenant, mais il est désormais temps d\u2019apporter un changement important à son régime.Il faut l\u2019exposer à des jours courts.Cette plante a besoin de jours de moins de 1 heure d\u2019éclairage pour fleurir.Cela arrivera en théorie à partir du 2 septembre.Mais dans nos maisons (et il vous faut absolument rentrer votre plante pour l\u2019hiver, car le poinsettia ne tolère pas le gel), nous éclairons en soirée, ce qui éliminera tout début de floraison.La méthode est très facile.Il suffit de mettre votre poinsettia devant une fenêtre bien éclairée le jour, mais en posant devant lui un panneau qui empêchera la lumière artificielle d\u2019atteindre ses feuilles en soirée.Autrement, continuez le régime habituel.Après environ huit semaines de jours courts, de nouvelles feuilles rouges commenceront à paraître à l\u2019extrémité des branches et il sera bientôt complètement fleuri de nouveau! RÉPONSES À VOS QUESTIONS Le poinsettia restera vert tant que les jours sont longs, mais changera de couleur quand les jours sont courts.\u2014 PHOTO CLAUDE CÉRÉ ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE Des questions svp! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P 1547, succ.Terminus Québec (Québec)?G1K 7J6 SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M28 samedi 17 septembre 022 leSoleil 36 Arts Ces pages des As de l\u2019info t\u2019expliquent l\u2019actualité de la semaine afin que tu sois au courant de ce qui se passe autour de toi et sur ta planète bien-aimée! Être bien informé.e te permettra de participer aux conversations au sujet des nouvelles, de t\u2019engager comme jeune citoyen.ne et surtout.d\u2019en apprendre aux adultes autour de toi! Et puis, quand on comprend, on vit souvent moins d\u2019anxiété et on peut participer à la solution! Tu vois, il n\u2019y a que de bonnes raisons pour lire ces pages! as-tu remarqué les magnifiques dessins qui habillent le nouveau site jeunesse des as de l\u2019info?eh bien, ils ont tous été créés par quelqu\u2019un de bien établi dans le milieu du dessin, mais aussi du journalisme : andré-philippe Côté.On te le présente! Qui est André-PhiliPPe?andré-philippe est un illustrateur et caricaturiste né en 1955 à Québec.il a commencé tout jeune à dessiner, et a décidé très tôt que c\u2019était ce qu\u2019il voulait faire de sa carrière.toute sa vie, il n\u2019avait qu\u2019une passion : dessiner.il a donc testé toutes sortes de styles et de médiums de création.son premier emploi permanent d\u2019illustrateur a été pour un magazine qui s\u2019appelait Safarir.C\u2019était de l\u2019humour et, pour la première fois, il réalisait son rêve d\u2019enfant : il était payé pour dessiner à longueur de journée.Qu\u2019est-ce Que lA cAricAture?plus tard dans sa carrière, andré- philippe s\u2019est tourné vers la caricature.Une caricature est un dessin exagéré qui vise à attirer l\u2019attention sur un ou des détails en particulier.dans les journaux, les caricatures sont souvent utilisées pour dénoncer ou rire d\u2019un phénomène d\u2019actualité.C\u2019était une façon pour lui de dessiner tout en faisant passer un message.il travaille aujourd\u2019hui pour Le Soleil et dépeint l\u2019actualité en dessins, mêlant humour, drame et art.comment trouve-t-il son insPirAtion?en pleine campagne électorale ou en finale d\u2019un gros match de hockey, les éléments inspirants se retrouvent partout.mais dans la vie quotidienne, andré- philippe a vraiment dû développer des antennes pour repérer les sujets qu\u2019il serait intéressant de dessiner.il trouve parfois son inspiration dans les gens qu\u2019il côtoie, les films qu\u2019il voit ou encore les événements dans les nouvelles.Qu\u2019est-ce Qu\u2019il A fAit Pour les As de l\u2019info?andré philippe est celui derrière tous les dessins du site.C\u2019est lui qui a créé l\u2019identité des avatars, et de tous les bonshommes qui se retrouvent un peu partout sur les différentes pages.Qu\u2019A-t-il Aimé dAns ce Projet?dans son métier, andré-philippe doit représenter la réalité : des hommes et des femmes du quotidien.Cette fois-ci, il a vraiment pu se «lâcher lousse».il a adoré créer des personnages mi- humains, mi-animaux, un peu extraterrestres.il a laissé son imagination prendre le dessus pour inventer toutes sortes de bonshommes surréalistes.Mélanie loubert andré-Philippe Côté, l\u2019homme derrière l\u2019univers des as de l\u2019info! phOtO ÉdOUard plante-FrÉChette, mOntage mÉlanie lOUbert Une caricature est un dessin exagéré qui vise à attirer l\u2019attention sur un ou des détails en particulier laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M29 eSoleil samedi 17 septembre 20 2 37 Élections lesasdelinfo.com Si tu veux en savoir plus, commenter les articles, participer à nos concours et sondages, tu peux te rendre sur le site de ton média d\u2019information tu connais sûrement les 5 principaux partis politiques qui se présentent aux élections de cette année.On a donc décidé de te parler un peu plus des autres partis, qui sont plus petits, mais qui ont quand même le pouvoir de changer les choses! en voici quelques-uns des 22 existants.Le Parti cuLinaire du Québec aussi farfelu que cela puisse paraître, certains veulent changer le Québec par\u2026 la gastronomie! C\u2019est le cas de Jean-Louis thémis, un chef québécois originaire de madagascar, que tu peux voir sur la photo de l\u2019article.en 2018, il quitte son travail d\u2019enseignant à l\u2019institut de tourisme et d\u2019hôtellerie et crée le parti culinaire du Québec.Le parti culinaire vise principalement à sensibiliser les Québécois à une alimentation saine et au respect de l\u2019environnement.Le Parti vert du Québec Le parti vert du Québec est la plus ancienne formation politique sur cette liste.il a été fondé en 1985 et valorise l\u2019environnement, la paix, la démocratie, l\u2019équité et l\u2019inclusion.son chef, alex tyrrell, est un activiste écologiste et possède un baccalauréat en sciences environnementales.Le parti vert du Québec est moins présent sur la scène politique que son équivalent fédéral (le parti vert du Canada), mais il n\u2019en demeure pas moins important! Le bLoc Pot Le bloc pot, depuis sa création en 1998, milite essentiellement pour une seule chose : la légalisation de la marijuana.seulement, le parti libéral du Canada, dirigé par Justin trudeau, a fait exactement cela en 2018.alors, pourquoi le bloc pot existe-t-il encore?eh bien, selon son chef, daniel blackburn, il y a en réalité encore beaucoup de travail à faire pour que le cannabis soit vraiment légal au Québec.en effet, bien qu\u2019il soit maintenant possible d\u2019en acheter (à condition d\u2019avoir 21 ans!), les endroits où on a le droit d\u2019en consommer demeurent très peu nombreux.Le bloc pot se bat donc pour obtenir plus de liberté quant à la consommation de la marijuana.Le Parti animaL Québec Le parti animal Québec est une organisation qui vise à rassembler les défenseurs de la cause animale de la province.il a été officiellement reconnu en tant que parti politique en octobre 2020.il s\u2019agit encore d\u2019un projet en développement.en fait, il n\u2019a même pas encore de chef, et n\u2019a pas encore annoncé de candidats pour les élections de 2022.il pourrait cependant devenir une option intéressante pour les amoureux des animaux dans les prochaines années! Le Parti nuL pour terminer, on voulait te présenter un drôle de parti : le parti nul.en réalité, il ne s\u2019agit pas vraiment d\u2019un parti, car il ne prône aucun changement à la politique du Québec.au contraire, il existe en tant que mouvement de protestation.Voter pour le parti nul, c\u2019est donc un moyen d\u2019exprimer son mécontentement face au système politique actuel.aux dernières élections, en 2018, le parti nul a tout de même obtenu 3659 votes à travers la province! et voilà! On espère que tu en sais maintenant un peu plus sur les partis alternatifs qui existent au Québec! Laurent Côté Des petits partis avec de grandes ambitions! phOtO arChiVes Le sOLeiL Aussi farfelu que cela puisse paraître, certains veulent changer le Québec par\u2026 la gastronomie Éphéméride Le vol des joyaux de la couronne Le 17 septembre 1792, en pleine révolution française, tout le monde s\u2019affole à paris : «Les joyaux de la couronne ont été volés!» ensemble de bijoux précieux dont l\u2019origine remonte à François 1er, l\u2019inestimable trésor est gardé à l\u2019hôtel du Garde-meuble de la Couronne.Les gardes qui patrouillent autour du bâtiment arrêtent deux voleurs, les poches pleines de petits diamants.La salle où reposait le trésor est sens dessus dessous! sur le sol sont éparpillés bijoux, pierres précieuses\u2026 et mêmes bouteilles de vin et saucissons! Le régent, plus gros diamant du monde, ainsi que le grand diamant bleu, ont été dérobés.plus de 9000 bijoux ont disparu, ce qui représente près de 7 tonnes d\u2019or.Les gardes réalisent que depuis quelques jours, des cambrioleurs se succèdent sans se faire attraper.Ces derniers en ont même profité pour faire la fête dans le bâtiment.mais pourquoi les joyaux étaient-ils si mal surveillés?est-ce que des ministres seraient derrière le coup?C\u2019est un mystère qui n\u2019a jamais été élucidé\u2026 17 septembre 1792 SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M30 LE MAG L e Royal 22e Régiment ne devrait-il pas plutôt se nommer le 22e Régiment royal?Selon une règle que j\u2019ai trouvée sur le site Espacefrançais.com, « une série d\u2019adjectifs dits adjectifs de relation, qui sont l\u2019équivalent d\u2019un complément prépositionnel, sont obligatoirement postposés ».Par exemple, une carte géographique pour une carte de géographie, le voyage présidentiel pour le voyage du président\u2026 Pourquoi alors le « royal régiment » pour le régiment du roi?Et, en passant, en français, le CN ne devrait-il pas s\u2019appeler le National canadien, l\u2019adjectif de nationalité devant être placé après le nom?Benoît Bouffard Lévis Retournons à ma chronique du 10 octobre 2020, dans laquelle j\u2019abordais justement l\u2019épineuse question de la place de l\u2019adjectif épithète.Dans la langue de Molière, l\u2019adjectif peut se mettre devant ou derrière le nom auquel il se rapporte, contrairement à la langue de Shakespeare, où il s\u2019écrit toujours devant.Malheureusement, les règles qui régissent la place de l\u2019adjectif en français sont multiples et très compartimentées, tellement qu\u2019il m\u2019avait été impossible de toutes les énumérer.Tentons quand même de trouver laquelle s\u2019applique dans ce cas-ci.De prime abord, Espacefran- çais.com semble avoir raison : lorsqu\u2019on lit la définition de royal dans le Petit Robert, le Petit Larousse et Usito, on constate que l\u2019adjectif, dans tous les cas illustrés, se trouve après, peu importe si l\u2019on parle d\u2019une famille royale, d\u2019une cour royale, d\u2019un palais, d\u2019une voie, d\u2019une monnaie, d\u2019une gendarmerie, d\u2019un aigle, d\u2019un cobra ou d\u2019une gelée.Mais vous vous doutez bien que je n\u2019en suis pas resté là.Je me suis tourné vers le Trésor de la langue française, qui, dès la première définition, nous donne un exemple que je soupçonnais, soit que l\u2019adjectif royal puisse se placer devant le nom dans la langue littéraire.Ainsi, dans sa pièce Henri III et sa cour, Alexandre Dumas père a fait dire au personnage de Catherine de Médicis : « Venez demain [\u2026] et un bon de notre royale main [.] vous prouvera que nous ne sommes ni oublieuse ni ingrate. » DERRIÈRE LE CROATE Mais la réponse que vous cherchez se trouve un peu plus bas : on apprend que royal est employé comme « premier élément de composition dans certaines dénominations militaires ».Dont celle des\u2026 régiments! Ainsi, en France, du XVIIe au XIXe siècle, le Royal-Cravate était un « régiment de cavalerie français formé, en 1643, avec des soldats croates [cravate étant ici une déformation de croate] ».Il y a eu également le Royal- Auvergne, le Royal-Bourgogne et le Royal-Allemand.Ces régiments n\u2019existent plus aujourd\u2019hui, certains ayant été renommés quand la France est passée de la monarchie à la république.Car sans royauté, plus aucun régiment français n\u2019a eu besoin de l\u2019adjectif royal.En résumé, l\u2019appellation de « Royal 22e Régiment » est à classer (si vous retournez à ma chronique) dans la catégorie des formules consacrées.Mais comme il s\u2019agit d\u2019une tournure ancienne et désuète, elle peut laisser l\u2019impression d\u2019être fautive ou calquée sur l\u2019anglais.Le TLFI nous démontre toutefois qu\u2019elle est tout à fait française.Quant au Canadien National, le nom complet de cette société en anglais est la Canadian National Railway Company (en français, la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada).Canadian National est une ellipse, adoptée par la compagnie mais aussi par la population.Dans Canadian National, nous ne sommes donc pas en présence d\u2019un adjectif et d\u2019un nom, mais de deux adjectifs.D\u2019où la traduction littérale Canadien National.Je me questionne depuis longtemps sur l\u2019utilisation du mot « retraiter », par exemple dans la description de matchs de hockey.Il est souvent employé pour indiquer que le joueur est retourné dans le vestiaire.S\u2019agit-il d\u2019un bon usage?Merci pour votre éclairage! Hélène Beaulieu Québec Aux dernières nouvelles, la seule définition acceptée du verbe retraiter est « traiter de nouveau ».On s\u2019en sert dans des contextes très techniques, comme l\u2019industrie minière, la comptabilité, la transformation des plastiques et l\u2019énergie nucléaire, apprend- on dans le Grand dictionnaire terminologique.Il existe effectivement un verbe anglais to retreat, mais mon Robert & Collins m\u2019indique clairement qu\u2019on ne peut le traduire littéralement par retraiter.Il faut plutôt dire « se retirer », « battre en retraite ».Dans une partie d\u2019échecs, le terme usuel est ramener, et lorsqu\u2019il est question d\u2019un glacier ou d\u2019une inondation, on privilégie reculer.Ça ne signifie par que le verbe retraiter ne sera jamais accepté dans le sens que vous évoquez, mais pour l\u2019instant, nous avons tous les verbes nécessaires en français pour exprimer l\u2019idée de battre en retraite.Malheureusement, la plupart des commentateurs sportifs, journalistes et autres communicateurs n\u2019ont pas toujours un dictionnaire anglais-français à portée de main et prennent le chemin le plus court pour traduire.Un rappel que la traduction est véritablement un métier en soi.PERLES DE LA SEMAINE Les perles du bac 2022 sont arrivées.Voici celles de l\u2019épreuve de philosophie.La liberté consiste-t-elle à n\u2019obéir à personne?« Comme le disaient les anarchistes : \"Ni dieu ni mètre.\" » Les pratiques artistiques transfor- ment-elles le monde?« Le maquillage est de l\u2019art, car dans l\u2019émission Incroyable transformation, la maquilleuse transforme le look des personnes moches.» Revient-il à l\u2019État de décider de ce qui est juste?« Si je trouve juste de rompre avec ma petite amie parce qu\u2019elle est agaçante, c\u2019est à moi de décider, pas au juge. » Est-il juste de défendre ses droits par tous les moyens?« La faim justifie les moyens ».La psychologie peut-elle être une science?« La spychologie permet de mettre de l\u2019ordre dans la tête. » Questions ou commentaires?Steve.bergeron@latribune.qc.ca Un adjectif à sa royale place Musiciens du Royal 22e Régiment.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE STEVE BERGERON SÉANCE D\u2019ORTHOGRAPHE steve.bergeron@latribune.qc.ca laTribune SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 M31 LE MAG Pourquoi n\u2019avez-vous pas plus de fun? À quand remonte la dernière fois où vous avez eu du fun? Était-ce quand vous avez finalement battu votre plus féroce rival au pick- leball?Quand vous avez eu une longue conversation avec un ami sur les films de Denis Villeneuve?Ou quand vous avez testé avec votre partenaire la page 16 du Petit livre du kama sutra?Le fun*, vous l\u2019avez peut-être remarqué la dernière fois que vous avez invité un ami à une activité qui l\u2019ennuyait à mourir, varie d\u2019une personne à l\u2019autre. Mais, souvent, nous avons une vague idée de ce qui nous amuse nous-mêmes.On le sent quand on a du fun, mais on ne sait pas exactement pourquoi ça arrive. Pourquoi avez-vous eu plus de fun la fin de semaine passée que celle d\u2019avant?Était-ce juste la chance?Ou un mélange spécifique d\u2019éléments qui cliquent pour vous?Il y a une douzaine d\u2019années, deux chercheurs en psychologies britanniques ont essayé de répondre à ce genre de question.Ils ont soumis des questionnaires à 1100 personnes et ont mené une analyse statistique pour essayer de voir s\u2019il existait certaines grandes catégories de fun.Ils en ont découvert cinq. 1.Le fun de « sociabilité » repose sur des rassemblements amicaux.On discute, on déconne, on rit ou on joue avec nos amis \u2014 et on s\u2019amuse. 2.Le fun de « contentement » recoupe un certain état de détente, de quiétude, d\u2019appréciation des petits plaisirs de la vie : jardiner, aller à plage, nager, écouter de la musique. 3.Le fun « d\u2019accomplissement » implique un défi où il faut se concentrer pour atteindre un but.C\u2019est un fun associé à l\u2019état de flow, où on se sent totalement absorbé par une activité, que ce soit de jouer dans une pièce de théâtre, de jouer de l\u2019accordéon, de développer une application mobile ou de skier. 4.Le fun « sensuel » titille les sens et notre fibre romantique.Faire l\u2019amour, se rendre à un rendezvous galant, savourer un bon vin ou recevoir un massage sont des activités qui appartiennent à cette catégorie. 5.Le fun « extatique » est lié aux émotions fortes et aux états seconds.Aller au parc d\u2019attractions, faire la fête, s\u2019enivrer ou danser dans un rave en sont des exemples. Bien sûr, il existe probablement plusieurs catégories de fun qui s\u2019appliquent à vous.Tant mieux.Le piège, je pense, est de miser trop souvent \u2014 ou trop longtemps \u2014 sur le même type de fun.La variété est la clé.Si, par exemple, vous passez la fin de semaine dans un chalet avec un ami que vous n\u2019avez pas vu depuis longtemps, vous serez peut-être tenté de ne rien planifier de spécial pour laisser le plus de temps possible à la jasette.Mais, après un certain temps, l\u2019intensité du fun « sociable », comme toutes les autres catégories de fun d\u2019ailleurs, a tendance à décliner.Donc, vous voudrez peut-être ajouter d\u2019autres types de fun à votre week-end et planifier une randonnée en montagne, tiens. De cette façon, vous combinez au moins trois types de fun.Vous marchez en montagne (fun d\u2019accomplissement), tout en jasant avec votre ami (fun sociable).Puis, vous admirez la vue au sommet (fun de contentement).Si vous faites en plus de l\u2019escalade ou de la tyrolienne, vous pouvez même y ajouter du fun extatique. Dans votre vie, il y a sans doute certains loisirs qui vous procurent du fun garanti.Mais il y a probablement plusieurs autres sources de fun que vous ignorez, ou que vous connaissez peu, mais qui mériteraient d\u2019être explorées davantage.Vous pouvez aussi faire cette réflexion pour les personnes qui comptent dans votre vie.Au lieu d\u2019essayer de leur imposer constamment votre type de fun, vous pourriez peut-être trouver davantage d\u2019activités où vous vous amusez tous les deux. Ce sont là des questions très sérieuses.Le fun est un des meilleurs moyens de profiter de la vie.Et il nous rapproche des gens qu\u2019on aime. Si vous n\u2019avez pas assez de fun à votre goût, il est peut-être temps de remonter ce dossier dans votre liste de propriétés.Mieux connaître votre profil de fun ne fera pas scintiller votre quotidien instantanément.Mais vous le rendrez peut-être juste un peu plus amusant. Et ça, ce serait vraiment le fun. *J\u2019ai choisi d\u2019utiliser le mot «fun» dans cette chronique.Mon dictionnaire Antidote l\u2019identifie comme un québécisme.L\u2019équivalent français du mot anglais «fun» est «amusement», mais son sens ne m\u2019apparaît pas aussi clairement plaisant que «fun».En marchant en montagne, vous pouvez combiner plusieurs types de fun.\u2014 PHOTO 123RF/MIHTIANDER MARC ALLARD CHRONIQUE Le Soleil NOUS, LES HUMAINS Si vous n\u2019avez pas assez de fun à votre goût, il est peut- être temps de remonter ce dossier dans vos propriétés. SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2022 laTribune M32 On vOus Offre un prOjet sur mesure pOur vOtre entreprise.cahier promotionnel PAPIER mobIlE WEb tAblEttE mAnDAt mettre en valeur ce qui distingue votre entreprise : ses gens, ses produits et ses valeurs, afin de mieux la faire connaître auprès de clients ou de fournisseurs potentiels, ou encore dans un objectif de recrutement de main-d\u2019œuvre.strAtÉGie Entrevues réalisées auprès de personnes-clés de votre organisation et reportages sur vos réalisations, vos produits et vos services.mise en pages personnalisée pour le cahier en version papier distribué à tous les abonnés, et aussi accessible sur le Web.textes disponibles également sur le site latribune.ca et sur notre application tablette et mobile.rÉsuLtAts Un cahier promotionnel qui inspire et qui se distingue dans son environnement.Des milliers de lecteurs exposés à vos produits et services sur nos différentes plateformes.Ce type De prOjet vOus intÉresse?COntACtez-nOus! 819 564-5450 1 800 567-6955 Vous célébrez bientôt un anniversaire?Votre organisation vient de franchir une étape importante?nous vous offrons de multiples vitrines pour en parler.un CAhier persOnnALisÉ, DÉCLinÉ sur tOutes nOs pLAtefOrmes! 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