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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1913-04, Collections de BAnQ.

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[" L'UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872, PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.PUBLIÉE PAR MM.R.BOULET, MM.L.de L.HARWOOD, MDM.A.Le SAGE, ?J.E.DUBÉ, H.HERVIEUX, .A.MARIEN.\u2014\u2014\u2014e be &F Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé à M.le Dr A.LeSAGE, Rédacteur en chef 46, Avenue Laval, Montréal.Vol.XLII ler AVRIL 1913 LAVAL - McGILL UN QUIPROQUO \u201c Le Pays\u201d, à propos d\u2019un article de rédaction de notre journal.en réponse à ses attaques injustes contre la Faculté de Médecine Laval, essaie de nous réfuter en nous opposant un article du Dr LeSage, écrit en 1906.Depuis sept ans il a coulé beaucoup d\u2019eau dans notre grand fleuve ; depuis sept ans la Faculté de Médecine a opéré de nombreuses réformes qui nous ont permis de changer d\u2019opinion sur plus d\u2019un point.Est-il défendu de penser, aujourd\u2019hui, autrement ou mieux qu\u2019autrefois sur une question aussi importante que celle-là lorsque nous assistons, de visu, à la réorganisation méthodique de ce haut enseignement sur des bases telles que nous les désirions en ce temps-là ?Quel est l\u2019esprit assez étroit qui refuserait, dans de telles circonstances, son encouragement et sa bienveillance à un corps aussi important sous prétexte qu\u2019il aurait critiqué, autrefois, ceux-là même qui opèrent aujourd\u2019hui les réformes demandées ?C\u2019est là notre position.Il n\u2019y a d\u2019équivoque que pour les esprits à court d\u2019arguments. 188 LA RÉDACTION Nous nous félicitons des résultats acquis et nous espérons que l\u2019on continuera dans cette voie.En 1906, nous avons envisagé la question à deux points de vue: 1° L\u2019orgamisation universitaire au point de vne de la centralisation des pouvoirs et de l'unité de direction.Sur ce point, nous n\u2019avons pas d\u2019opinion ct nous n\u2019y faisons aucune allusion en 1913.L\u2019Université Laval a besoin d\u2019une réorganisation: un conseil supérieur où les Facultés v seraient réprésentées tout en conservant leurs conseils respectifs, ete.Les meilleurs esprits tant religieux que laïques pensent comme nous.Un comité provisoire s'occupe de la question, et nous espérons que l\u2019entente se fera avant longtemps.Nous avons besoin, pour accomplir cette tâche, de toutes les bonnes volontés.\u201cLe Pays\u201d nous refuserait-il la sienne ?; 2° Quant à la Faenlté de Médecine, dont nous demandions la réorganisation en ce temps-là, elle s\u2019est opérée.depuis, sur des bases sérieuses et pratiques et elle est en train d\u2019accomplir une tâche qui lui assure déjà une place prépondérante dans l\u2019enseignement médical au Canada.Nous avons changé d\u2019opinion : Parce que nous avons maintenant, à l\u2019Université, des laboratoires magnifiques installés dans de grandes salles bien éclairées : laboratoires d\u2019histologie, de bactériologie, d\u2019anatomie pathologique et de chimie biologique où l\u2019élève s\u2019entraîne dans l\u2019exécution des travaux pratiques les plus utiles à son instruction médicale.Parce que, en anatomie-pathologique, nous avons déjà un noyau important de pièces pathologiques provenant des hôpitaux, et où nous voyons, de nos yeux, les lésions véritables que nous montrons aux élèves et qui illustrent notre enseignement théorique.Parce que la Faculté a décidé de payer les chefs de laboratoire de telle sorte qu\u2019ils puissent se consacrer plus complètement aux recherches originales et à l\u2019enseignement pratique.Parce que nous avons, maintenant, dans nos hôpitaux, des laboratoires bien outillés qui viennent à la rescousse de la clinique, qui la dirigent quelquefois, qui l\u2019éclairent souvent et qui la secondent toujours. LAVAL-MCGILI, 189 Parce que l\u2019enseugnement théorique lui-même s'oriente de plus en plus vers la schématisation, afin que l\u2019élève puisse, pour ainsi dire, toucher du doigt l\u2019exposé didactique du professeur.Parce que l\u2019enseignement clinique est mieux compris ; que les élèves sont divisés par groupes moins nombreux, et confiés à des assistants qui les initient aux secrets du diagnostic, du pronostic et du traitement.Parce que, dans toutes ces chaires, quoique vous disiez, il y a des professeurs compétents, sobres, travailleurs, dont plusieurs sont diplômés de la Faculté de Paris et membres de sociétés scientifiques étrangères.Parce que le cours de médecine a été porté à cinq ans.Les élèves pourront ainsi consacrer leur dernière année exclusivement aux études de médecine pratique \u2014 cliniques et laboratoires.ls fortifieront davantage leur esprit médical en acquérant l\u2019habitude des malades, qu\u2019ils pourront examiner, suivre et traiter avec plus de soin car ils ne seront plns tenus de suivre les cours théoriques.Parce qu'un esprit nouveau, au point de vue pédagogique, anime le Conseil de direction de la Faculté de Médecine et que nous pouvons espérer que les réformes se continueront.Nous les demanderons an fur et à mesure de nos besoins et nous les obtiendrons, nous en sommes sûrs.Aussi, lorsque vous voulez tirer des conclusions outrées en opposant nos textes de 1906 à ceux de 1913, nous sommes tentés à votre insu, semble-t-il.\u2014 C'est de rire, car la scène a changé humiliant pour des gens qui ont la prétention de tout savoir, de connaître mieux qne d\u2019autres et de morigéner en toute chose.* Le Pays\u201d est en retard de sept ans.Lorsque nous écrivions, en 1906, que le médecin qui a besoin de gagner sa vie ne peut pas \u201c s\u2019éterniser dans Te silence du labo- ratoure à la poursuite de l\u2019inconnu et de l\u2019infiniment petit \u201d, nous regrettions que les chefs de ces laboratoires seulement ne puissent se consacrer davantage à leurs travaux ct fussent obligés d\u2019exercer leur art afin d\u2019équilibrer leur budget.La Faculté de Médecine y a pourvu ,dans Pintervalle, et nos vœux se réalisent.Ces chefs consacrent aux travaux de laboratoires le plus grande partie de leur temps, parce qu\u2019ils sont mieux payés, plns libres, plus indépendants. 190 LA RÉDACTION Sur ce point vous avez tort: vous trompez délibérément vos lecteurs et vous dénigrez injustement les professeurs de la Faculté de Médecine.Enfin, lorsque nous affirmons, en 1913, \u201c qu\u2019un médecin qui enseigne et qui ne pratique pas, soit à l\u2019hôpital, soit en ville, est impropre à l\u2019enseignement, car sa compétence provient précisément de l\u2019expérience acquise à ces deux endroits \u201d, nous voulons parler de la médecine appliquée, alors qu\u2019en 1906 nous voulions surtout faire allusion aux laboratoires.C\u2019est écrit en blanc et en noir.Soyez au moins de bonne foi avec nous, et ne tronquez pas les textes par vanité.Il n\u2019y a donc pas contradiction de notre part.\u201cLe Pays\u201d a \u201ctiré l\u2019échelle \u201d trop tôt, il reste suspendu dans le vide.Telles sont les quelques bonnes raisons qui justifient le Dr LeSage d\u2019avoir changé d\u2019opinion depuis 1906 et d\u2019écrire en 1913 \u201c avec l\u2019enseignement de la Faculté tel qu\u2019il est institué aujourd\u2019hui, tout élève intelligent, assidu et laborieux peut acquérir toutes les connaissances théoriques et pratiques requises pour l\u2019exercice de la médecine.\u201d En nous exprimant ainsi, nous nous adressons surtout au public de bonne foi, car nous savons qu\u2019au \u201c Pays\u201d, sans tenir compte de son incompétence absolue pour discuter une question de cette envergure, on à des yeux qui ne veulent pas voir et des oreilles qui ne veulent pas entendre.\u2014 \u201c Le Pays \u201d peut-il nous assurer qu\u2019il pensera dans 10 ans ce qu\u2019il pense aujourd\u2019hui sur cette même question universitaire ?Pour conclure, car notre premier article subsiste en entier, nous continuerons notre acheminement vers les sommets tout en nous réservant le droit de changer \u2018d\u2019opinion selon les circonstances de faits et de lieux.L\u2019Honorable Israël Tarte, qui fut un esprit remarquable et le premier journaliste de son temps a écrit quelque part.\u201c qu\u2019il n\u2019y a que les imbéciles qui ne changent jamais d\u2019opinion \u201d \u2014 c\u2019est-à-dire que l\u2019évolution est la force attractive du lendemain, que la pensée ne peut pas être immuable en toute chose et que la sincérité n\u2019exclut pas la décence.LA RÉDACTION. MEMOIRES L\u2019ERYTHREMIE (Maladie de Vaquez).OBSERVATION CLINIQUE (1) Par M.Eugène LATREILLE, Docteur en Médecine de l\u2019Université de Paris, Membre correspondant de la Société Anatomique de Paris, Professeur d\u2019Anatomie Pathologique à Laval, Médecin et Pathologiste de l\u2019Hôtel-Dieu.La maladie de Vaquez, l\u2019érythrémie a été introduite officiellement à Montréal par M.le professeur Marien dans une de ses dernières leçons de clinique chirurgicale sur les splénomégalies.Aucun cas, cependant, relevant de ce syndrome inorbide, n\u2019a été publié, tei, jusqu\u2019à maintenant ; du moins sous ce nom, et à notre connaissance.Cette maladie est d\u2019ailleurs parmi les plus rares, une quarantaine de cas seulement n\u2019ayant été rapportés jusqu\u2019à ce jour, et, sur ce ombre, pas plus de dix avec autopsie.Le malade, R.L.qui fait l\u2019objet de cette communication est un commerçant de 42 ans, qui est venu à notre consultation des maladies nerveuses.de l\u2019Hôtel-Dieu pour de l\u2019embarras de la parole, des mouvements désordonnés incontrôlables de la main droite, et de la gène dans la démarche ; tout cela accompagné de certains troubles psychiques: irritabilité, dépression, amnésie.À l\u2019examen clinique, les troubles nerveux moteurs paraissent localisés à la moitié droite du corps et sont caractérisés par des mouvements choréiformes et athétosiques.Du reste, pas d\u2019incoordination motrice, pas de paralysie proprement dite, et aucun trouble de la sensibilité.Réflexes pupillaires normaux des deux côtés, à la lumière et à l\u2019accommodation.Réflexes tendineux du côté malade légèrement exagérées, avec Babinski positif en extension.Cette hémichorée, qui s\u2019accentue à l\u2019occasion des mouvements (1) Malade présenté à la Société Mcdicale de Montréal, Mars, 1913. 192 LATREILLE voulus, se serait installée graduellement, il y a 3 mois, à la suite d\u2019un choe émotif violent, suivi d\u2019ictus.Or, depuis longtemps, des vertiges fréquents et prolongés avec OT sans vomissements, avec ou sans perte de connaissance (type de Ménière), des élancements, des bourdonnements d\u2019oreilles, des visions étincelantes font souffrir cet homme qui, de plus, endure périodiquement, d\u2019année en année, des crises douloureuses rhumatoïdes violentes dans ses membres, et plus spécialement dans les jointures de l\u2019épaule, du coude et de la hanche gauche, douleurs qui ont laissé après elles un gonflement permanent, facilement appréciable encore actuellement par comparaison avec les membres du côté opposé.(1) Mais, c\u2019est surtout du côté de la coloration des léquments (peau et muqueuses) que notre attention a été attirée.En effet, la figure, et plus particulièrement le nez, les pommettes des joues, les oreilles ; et puis les mains jusqu\u2019aux avant bras, les jambes, les pieds sont d\u2019un rouge cvanotique, plutôt violet.D\u2019un rouge plus sombre (viande crue) sæignant sont les muqueuses de la langue, de la bouche, du pharynx et des paupières.Cette coloration rouge s\u2019accentue au moindre effort, à la moindre fatigue et surtont à la moindre émotion.Sur la poitrine, un riche réseau vasculaire veineux superficiel s'étale à la hauteur de la région sous-clavieu- laire et précordiale.Les veines superficielles des membres, généralement variqueuses, apparaissent élargies, gonflées sous la peau.Ces troubles d\u2019hypertension congestive et de stase veineuse date- rarent de l'enfance.Du reste, rien de particulier an cœur, aux poumons, aux médiastins, ni à la percussion, ni à auscultation, nà à la radiogra- phe.Le foie ct la rate ne paraissent pas hypertrophiés.Notre malade est un artério et un phlébo-scléreux ; c\u2019est aussi nn athéromateux, puisqu\u2019il a une accentuation marqué du second bruit, & son foyer aortique, et un peu d\u2019hvypertension artérielle (sphygmomanomètre Pachon : P.Max: 18 et P.Min: 12; oscillation moyenne: 4).Les urines contiennent de l\u2019albumine, pas de cylindres.Le ventre renferme un peu d\u2019ascite.(1) La dernière crise douloureuse, qui date de l\u2019automne dernier, a été accompagnée d\u2019une coloration ecchymotique de la peau du bras gauche qui a duré un mois, et qui fut suivi de gonflement (phlébite, phléhothrombose adhésive ?) ÉRYTHRÉMIE 198 Bref, à ce moment, la situation, qui nous apparaît plutôt complexe, peut se résumer ainsi : Vertiges.d\u2019oreill Bourdonnements d'oreille., Cerveau.Visions étincelantes.| Hypertension con- Ictus, hémichorée (droite).gestive viscérale.Foie : ascite.Rein: albuminurie.Peau (face, mains, pieds).Hypertension con- Cyances.| gestive superficielle.Muqueuses saignantes.Ectasies veineuses superficielles variqueuses.toides, gonflement Douleurs rhuma- (i gauche.permanent.Jambe gauche.Aussi, en présence de ce cortège symptômatique imposant, sommes-nous restés perplexes ; jusqu\u2019à ce que nous ayions fait appel à ce puissant levier, cet outil merveilleux qu'est l\u2019hémato- loge.L'examen du sang, dont voulut bien se charger notre distringué collégue et ami, le professeur Bernier, nous révéla que le nombre des globules rouges avait atteint le chiffre énorme de 9 millions 400 milles, avee 6,800 globules blancs par millimètre cube ; et un taux d\u2019hémoglobine égale à 150 pour cent.Du reste, sur les préparations cvtologiques : pas de globules rouges nuclées, ni déformés, et pas d éléments myéloides.Neuf millions quatre cents milles globules rouges! nous étions orientés.Nous avions affaire à une maladie du sang, et cette maladie n\u2019était autre que l\u2019érythrémae ; la lecture de quelques pages de littérature médicale récente devait nous le démontrer.En dehors des hyperglobulies symptomatiques (grandes -pertes d\u2019eau, choléra), ou physiologiques (stations d\u2019altitude), où le chiffre des globules rouges ne va pas au-delà de 7 à 8 millions, aucune autre maladie comportant un nombre de globules rouges aussi grand, (9, 11, et même 14 millions), n\u2019a été décrite jusqu\u2019à présent.La première observation d\u2019érythrémie publiée, celle de Vaquez, qui date de 1892, est superposable à la nôtre.Il s\u2019agissait, en effet, d\u2019un homme de 40 ans, qui présentait un facies cyanotique, 194 LATREILLE 9 millions de globules rouges, 165% d\u2019hémoglobine, et qui se plaignait d\u2019étourdissements a type de Ménicre.Après Vaquez, d\u2019autres auteurs, tels que Cabot, Seens, San- nelly et Russer, puis William Osler, Widal, Chauffard, Lutem- \u2018bacher, communiquèrent des cas analogues et apportèrent chacun leur contribution à l\u2019étude de cette maladie.C\u2019est à Parkes, Weber et Watson (1905) que revient l'honneur d\u2019avoir fait connaître le substratum anatomique de cette entité morbide qui consisterait dans une transformation rouge de la moëlle osseuse, avec hyperplasie diffuse portant surtout sur les éléments rouges: ou persistance de l'état foetal.| Erythrose et polyglobulie sont les deux symptômes pathognomoniques de cette affection qui peut revêtir, cependant, plusieurs formes cliniques pour lesquelles Lutembacher propose la classification suivante : Une forme splénomégalique, \u201c sans splénomégalie, \u201c fruste et de début, cc congémitale et précoce, «\u201c hypertonique.\u201cTe diagnostic présente des difficultés variables : parfois il faut savoir penser à l\u2019érythrémie en présence des troubles hypérémiques viscéraux simulant des lésions primitives de ces organes.Ailleurs, il faudra distinguer la cyanose de l\u2019érythrose, la polyglobulte relative de la polyglobulie absolue, les polyglobulies compensatrices et les érythrocytoses passageres des toxi-infec- tions.\u201d \u201c Enfin, en l\u2019absence de toute notion étiologique, le traitement de la maladie est resté jusqu\u2019ici purement symptomatique.\u201d (Lutembacher).- Si le diagnostic de l\u2019affection présentée par notre malade nous paraît maintenant facile à admettre (érythrose, hyperglobulte), comme nous avons affaire à une forme congénitale, on pourrait peut-être se demander par quoi la cyanose congénitale des lésions cardiaques (la maladie bleue) diffère de la maladie de Vaquez.Il est vrai que nous avons l\u2019hyperglobulie dans l\u2019érythrémie, qui n\u2019existe pas dans la maladie bleue; mais, une étude récente du ÉRYTHRÉMIE 195 fond de l\u2019æil des érythrémique publiée par Dupuy-Dutemps, en 1912, est venu nous apprendre, que, dans la maladie bleue, les artères et les veines du fond de l\u2019œil apparaissent également dilatées et teintées en bleu foncé à l\u2019ophtalmoscope ; tandis que seules les veines présentent cette caractéristique dans l\u2019érythrémie.La confirmation de cette donnée nouvelle a été obtenue chez notre malade ; et M.le Dr Lasalle a pu constater, devant nous, l\u2019ectasie marquée des veines de la papille, par rapport à l\u2019état des artères.Enfin, reste à élucider la pathogénie de certains symptômes observés chez notre malade, pour la première fois, au cours de cette maladie, et non encore décrits: les troubles nerveux moteurs chorét- formes et athétosiques.Le début récent de ces accidents, à la suite d\u2019une émotion (mort de son père), et leur caractère fantaisistes, nous les avait fait rattacher, tout d\u2019abord, à l\u2019hystérie.Mais plus tard, l\u2019absence de stigmates névropathiques, l\u2019unilatéralité droite de ces mouvements désordonnés, le Babinski positif en extension, l\u2019exagération légère des réflexes, la notion de leur début par un ictus apoplectique nous les ont fait considérer comme organiques.Cet homme, en état d\u2019hypertension congestive cérébrale permanente, était, d\u2019ailleurs, naturellement exposé aux ictus.Survienne un effort, un excès, un choc émotif et la lésion s\u2019établit.Mais ici, ce n\u2019est pas une artère qui se rompt, nous venons de voir que la maladie siège dans les veines.L\u2019hémorragie pourra done être moins violente, et Pépanchement moins considérable pourra ne pas sectionner le faisceau pyramidal, et ne pas déterminer d\u2019hémiplégie vraie ; mais seulement comprimer, dissocier les fibres de ce faisceau, et amener non pas de la paralysie mais de l\u2019inhabilité, de la gaucherie, de la désordination des mouvements, puis de la spasmodicité, en un mot, de l\u2019hémi- chorée, de l\u2019hémiathétose.Enfin, une dernière question : de quoi sera fait l\u2019avenir de ce malade?C\u2019est dans l\u2019appréciation de la valeur fonctionnelle de son foie et de ses reins qu\u2019on pourrait trouver, à notre sens, la réponse à cette question.Nous avons vu que ce malade présentait de l\u2019albuminurie et de l\u2019ascite.La question est maintenant de savoir, si, par ces symptômes, le foie et les reins ne manifestent que I\u2019 altération subie par le fait du processus morbide général de l\u2019érythrémie ; ou bien, si, en plus, ces organes sont pris individuellement et indépendam- 196 LATREILLE ment, chacun pour leur propre compte; et, en tout cas, jusqu'à quel point,ils sont pris.Les signes cliniques de l\u2019insuffisance hépato-rénale ne sont pas commodes à dépister dans ce complexus pathologique ; et il est malaisé de dire ce qui appartient à l\u2019érythrémie seule, ce qui appartient à la néphrite seule, et ce qui appartient à l'hépatite seule.Lt c\u2019est alors que nous pourrons apprécier la valeur des renseigne- \u2018ments fournis par les dernières données scientifiques de la chimie biologique ; car la constante uréique et le rapport azoturique, confiés à notre savant collègue et ami, le Dr Baril, seront les moyens qui nous serviront à tenter la solution de ces problèmes.La constante uréique, chez notre malade, égale 0.115.La normale est 0.06.Or, si l\u2019on tient compte que dans les néphrites avancées, dans les insuffisances rénales marquées, le chiffre de cette constante peut aller jusqu\u2019à l\u2019unité (1.), il est permis de croire, que, chez notre malade la lésion rénale, appréciée de par son fonctionnement, n\u2019est que parallèle à la phlegmasie viscérale généralisée de l\u2019érythrémie, et rien de plus.D\u2019autre part, le rapport azoturique, que je demande toujours, en même temps que la constante d\u2019Ambard, pour des raisons que je publierai ultérieurement avec Baril, devant cette société, s\u2019est montré égale à 0.77.La normale est 0.80.Les substances albumi- noides sont donc ici transformées en urée par le foie dans nine proportion très voisine de la normale ; et la valeur fonctionnelle de cet organe, sans être parfaite, éloigne de nous l\u2019idée que le danger, pour notre malade, est à son fore.Ces constatations sont importantes parce qu\u2019elles nous permettront d\u2019établir, dans le cas particulier, comme traitement, un régime rationnel d\u2019autant plus substantiel que les voies d\u2019élimination sont moins insuffisantes ; un régime dans lequel il sera tenu compte surtout de l\u2019athérome et de l\u2019artério-sclérose du malade : c\u2019est-à- dire, des repas, dont seront écartés les aliments riches en cholesté- rine : œufs, lait, riz de veau, cervelles ; ét où seront permis les viandes adultes et bien cuites, les pâtes alimentaires, certains légumes et fruits.Enfin, contre l\u2019érythrémie proprement dite, comme traitement causal, nous basant sur la lésion anatomique qui est à l\u2019origine de ce syndrome ie.: \u201cla transformation rouge de la moëlle des os ÉRYTHRÉMIE 197 longs (état fœtal), hyperplasie diffuse intéressant surtout les éléments rouges \u201d, nous nous proposons d\u2019employer, chez ce malade : Popothérapie médullawe (action régulatrice).Le caitrate de soude, préconisé récemment par Chauffard (Soc.Méd.des Hop.Paris 1913), a la dose de 7 grammes par jour, et qui nous paraît dirigé, dans cette maladie, surtout contre la viscosité et la cfoagulabilité du sang, sera aussi prescrit, dans notre cas, en même temps que l\u2019opothérapie; et les résultats de cette thérapeutique seront contrôlées par la fréquente numération des globules rouges et la viscosimétrie du sang.INCLUSION CONGENITALE DES TROMPES ET DES OVAIRES DANS LE LIGAMENT LARGE.\u2014 ETUDE D\u2019EMBRYOLOGIE (1) Par J.A.St-Pierre, Professeur agrégé à l\u2019Université Laval, Chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu Les anomalies topographiques des organes génitaux internes de la femme sont plutôt rares ; on signale bien quelques cas d\u2019ovaires surnuméraires situés en avant ou en arrière du ligament large ou même ailleurs, mais dans nos recherches nous n\u2019avons trouvé nulle part une anomalie comme celle découverte en avril 1911 alors que nous avions l\u2019honneur d\u2019assister M le Professeur Saint-J acques pour une laparatonie, chez une de ses malades, dont voici en quelques mots l\u2019observation.Madame X (No 2098), 24 ans, d\u2019un parfait état général, se plaint de dysménorrhée et de douleurs des fosses iliaques, maximum de douleur \u201c à droite.\u201d Mariée depuis 4 ans, pas de grossesse, ni fausse-couche ; jamais aucune infection génitale.Le toucher vaginal révèle un col \u2018de nullipare très conique et un utérus en antéflexion marquée pour lequel nous faisons une dilatation instrumentale qui ne donne qu\u2019un résultat temporaire.Nous revoyons la malade 18 mois après.La position utérine s\u2019est améliorée, le col est suffisamment ouvert, mais la malade souffre beaucoup de son côté droit.Au toucher bi-manuel, on découvre dans le cul de sac droit une masse douloureuse, volume d\u2019une mandarine ; aucune adhérence péritonéale dans le bassin.(1) Communication à la Société Médicale.Mars 1913. 198 ST-PIERRE Laparatomie : La trompe et l\u2019ovaire droits et gauches sont complètement inclus entre les feuillets du ligament large.\u201cA droite, \u201d l\u2019ovaire et la trompe sont considérablement augmentés de volume.Le ligament est incisé et le plus facilement du monde, on énuclée un ovaire kystique, contenu hématique ; la trompe correspondante dilatée en forme de poire est placée sous l\u2019ovaire, en contact avec le plancher du bassin.Sa grosse extrémité est externe, dilatée par un liquide séreux et toute trace de frange a disparu.Pas de lésion apparents des corps de Rosenmuller.Hydrosalpinx et ovaire hématokystiques intra-ligamentaires enlevés a l\u2019opération.Du côté gauche, l\u2019ovaire et la trompe sont de volume normal et paraissent sains par transparence derrière le feuillet antérieur du ligament large.Aucune trace inflammatoire récente, aucune bride ou cicatrice ; le péritoine est facilement mobilisé sur les deux organes.On enlève l\u2019annexe droite seulement.Suites opératoires.Normales.Juin 1912.Madame X accouche d\u2019un bébé à terme.Mars 1913.Madame X est à la moitié de sa 2e grossesse.Cette situation particulière des deux trompes et des deux ovaires nous parut congénitale, car le côté gauche tout à fait indemne de FTUDE D\u2019EMBRYOLOGIE 199 trace inflammatoire ne présentait autour du ligament large aucune bride ou adhérence quelconque ; le péritoine était absolument lisse et macroscopiquement normal ; enfin les deux feuillets du ligament large entre lesquels étaient placés et l\u2019ovaire et le trompe pouvaient être facilement mobilisés l\u2019un sur l\u2019autre.Nous avions évidemment affaire à une anomalie congénitale des deux ovaires et des deux trompes, et ce fut pour nous l\u2019octasion d\u2019étudier.1° les anomalies de l\u2019ovaire ; 2° comment il se fait que cette glande génitale, née dans la région lombaire, \u201c derrière \u201d\u2019 le péritoine devienne plus tard un organe suspendu par son hile \u2018\u201c dans \u201d la cavité péritonéale.C\u2019est le fruit de ces recherches que je me fais un honneur de vous présenter ce soir.I Anomalies des Ovaires Ces anomalies peuvent exister quant au nombre, à la forme, au volume, et à la situgtion des ovaires.1° Anomalies de nombre : À.Par défaut.Il peut y avoir absence absolue des deux ovaires par vice de développement : (aplasie) cette anomalie coïncide tou- Jours avec d\u2019autres malformations utero-génitales, et ces enfants ne sont pas viables.B.Quelquefois on ne trouve qu'un seul ovaire, I'autre s\u2019étant atrophié par suite de péritonite fœtale.Dans ce cas, l\u2019ovaire peut être disparu en totalité ou seulement en partie.Cette absence d\u2019un ovaire est plus commune \u201c à gauche \u201d et ne trouble en rien les fonctions génitales.Enfin le nombre d\u2019ovaires dépasse quelquefois la normale, et ces organes accessoires portent le nom de \u201c surnuméraires.\u201d Wal- deyer nous assure même que dans 4 pour cent des cas, il y a plus de deux ovaires.Keppler ct Fork ont trouvé un 3e ovaire avee une trompe spéciale au pavillon très bien développé._ Rosentein parle d\u2019un ovaire surnuméraire \u201c rétropéritonéal .\u201d Mais ces organes peuvent se présenter en différents endroits de l'abdomen ; on en a vu 1° Libres dans le petit bassin; 2° A la surface du ligament large; 3° Dans le mésocolon iliaque (Bassini) ; 200 ST-PIERRE 4° Dans l\u2019hypochondre droit.Des kystes dermoïdes de l\u2019ovaire peuvent ainsi se développer dans des régions diverses, loin du petit bassin et donner lieu à des erreurs de diagnostic.Enfin ces ovaires surnuméraires peuvent expliquer la persistance possible des règles après l\u2019ablation des 2 ovaires.Leur forme est très variable comme d\u2019ailleurs leur volume et leur aspect.Arrondis, pédiculés, sessiles, lisses ou granuleux, il nous est impossible de les bien reconnaître à l'œil nu.Seul l'examen microscopique peut trancher définitivement la question.D\u2019autant plus qu\u2019il existe de faux ovaires surnuméraires qui ne sont que des ovaires fragmentés par péritonite, brides ou pression de l'intestin.Nous n\u2019avons pour ainsi dire qu\u2019un seul moven de reconnaître à l\u2019opération, un ovaire surnuméraire vrai d\u2019un faux : Le pédicule d\u2019un véritable ovaire surnuméraire est toujours lisse et mince, tandis que le hile des faux ovaires est toujours rude \u201cet d\u2019aspect cicatriciel.D\u2019où proviennent ces vrais ovaires surnuméraires ?Leur mode de formation est encore hypothétique, mais ces organes résultent certainement d\u2019un trouble de développement embryonnaire.On peut supposer que dans leur migration, des parcelles de tissu ovarien sont arrachées de l\u2019ébauche principale et que, fixées sur un point quelconque du ligament large ou de l\u2019utérus, ces parcelles continuent à se développer pour leur propre compte.C\u2019est l\u2019explication la plus plausible, et c\u2019est d\u2019ailleurs celle qu\u2019accepte Poirier Tui-méme.Anomalies de forme et de volume On observe parfois une atrophie congénitale unie ou bi-latérale coincidant avec une malformation de I\u2019utérus.Souvent cette atrophie n\u2019est qu\u2019apparente, en ce sens que l\u2019organe est apte à fonctionner, mais quelquefois elle est réelle, caractérisée par la disparition des ovules et des follicules primordiaux.On cite aussi des ovaires bi et trilobés, grâce à des encoches fatales plus ou moins profondes qui persistent chez l\u2019adulte.Anomalies de situation Ce sont celles qui nous intéressaient surtout au début de ce travail, et nous n\u2019avons parlé des autres anomalies que pour vous présenter une étude plus complète. ETUDE D\u2019EMBRYOLOGIE 201 L\u2019ovaire peut \u201c très exceptionnellement \u201d se présenter en avant de la trompe ou juste sous le rein, où il est retenu sans doute par des adhérences fœtales, ou encore, sur la face antérieure du muscle psoas où il s\u2019est arrêté dans sa migration.Un peu plus fréquentes, quoique rares, sont les hernies de l'ovaire.Poirier nous assure que c\u2019est uniquement vers la région inguinale que se font les \u2018\u201c\u201c déplacements congénitaux \u201d de ces organes.L\u2019ovaire hernié peut s\u2019arrêter à l\u2019orifice interne du canal ou pousser plus loin sa descente et venir se loger dans la grande lèvre accompagné d\u2019un diverticule péritonéal (canal de Nuck).Cette hernie de l\u2019ovaire semble trouver une explication toute naturelle dans l\u2019action des fibres lisses du ligament inguinal qui Joueraient pour l\u2019ovaire le rôle du \u201c gubernaculum testis \u201d ; mais il n\u2019en est rien, car ces hernies congénitales ne se produisent que parce que l'utérus ou du moins une de ses cornes tient par suite d\u2019un trouble embryologique, l\u2019ovaire à l\u2019embouchure du canal inguinal dans lequel le poussent ensuite les organes abdominaux (Poirier).IT À quelle époque de la vie fœtale l\u2019ovaire passe-t-il à travers le péritoine \u2018 derrière lequel il est né\u201d pour devenir intra abdominal ?Pour résoudre cette question, faisons ensemble une rapide étude embryologique sur le développement de l\u2019ovaire et sa migration.Développement de l\u2019ovaire On peut dès le début de la Ge semaine, voir à la loupe chez l\u2019embryon humain, l\u2019ovaire qui commence déjà, sur le bord interne du corps de Wolf, à faire relief dans la cavité cœlomique.Ce relief ira toujours s\u2019accentuant pour 2 raisons: 1° L\u2019épithélium germinatif interne destiné à former la glande ovarienne est au début un épithélium simple, formé d\u2019un seul rang de cellules, mais bientôt il se stratifie ct compte alors jusqu\u2019à six étages de cellules épithéliales acquérant ainsi une plus grande épaisseur, et par conséquent un relief plus marqué.2° Ce corps de Wolf appelé aussi rein céphalique sur la face interne duquel se développe l\u2019ovaire fait lui-même relief dans la ca- 202 ST-PIERRE vité du cœlome, mais il présente une particularité remarquable : C\u2019est un organe essentielleemnt transitoire, destiné à disparaître entièrement chez la femme vers le 50e jour de la vie fœtale.Et par sa régression ou plutôt par sa disparition graduelle, mais totale, l\u2019ovaire paraît se détacher de plus en plus de la paroi cælo- mique à laquelle dès lors il ne tient plus que par un pédicule con- jonctivo-museulo-vasculaire qui esquisse déjà et formera plus tard le hile de l\u2019ovaire.Examinons maintenant l\u2019aspect, à la 4e semaine de la vie embryonnaire de l\u2019épithélium cœlomique sur le corps de Wolf et autour de lui.Partout, on ne voit qu\u2019une seule rangée de cellules ép1i- théliales, toutes semblables les unes aux autres.On peut cependant remarquer que déjà les cellules qui forment \u201c l\u2019épithélium germinatif interne \u201d sont plus \u201c hautes \u201d que leurs \u201c sœurs voisines \u201d, et quelques-unes d\u2019entre elles contiennent des ovules primordiaux.Ces cellules hautes, desquelles naît l\u2019ovaire, ne sont jamais, à aucun moment de la vie embryonnaire recouvertes de péritoine ; elles se multiplient au fur et à mesure qu\u2019augmente la masse ovarienne et elles évoluent vers le ype épithélial définitif ; après avoir fourni le parenchyme ovarien, elles forment à la glande une enveloppe qui l\u2019entourë complètement et se continue au niveau du hile de l\u2019ovaire avecl\u2019épithélium pavimenteux simple du ligament large.On l\u2019appelle \u201c épithélium \u201d ovarien.Et les cellules \u201c sœurs voisines \u201d de cet épithélium germinatif interne, que deviennent-elles ¢ Elles se différencient dans une autre direction, vers le \u201c tissu conjonctif \u201d et forment l\u2019endothélium de la séreuse abdominale.Elles deviennent du péritoine.Résumons en deux mots et tirons notre conclusion.Les cellules épithéliales bordant la cavité cælomique sont d\u2019abord semblables en tous points.Au côté interne du corps de Wolf là où va paraître l\u2019ovaire, les cellules restent épithéliales et enveloppent l\u2019ovaire, qu\u2019elles contribuent à forment, mais tout autour de cet endroit spécial, les cellules.épithéliales deviennent l\u2019épithélium pavimenteux simple du péritoiene.Il faut done conclure que l\u2019ovaire est né, non pas derrière la séreuse mais dans une fenêtre ou dans une ouverture dun péritoine, ouverture qu\u2019il remplit parfaitement et par laquelle il fait de plus en plus relief à l\u2019intérieur de la cavité péritonéale où nons le trouvons normalement. ETUDE D\u2019EMBRYOLOGIE 203 Dans l\u2019observation que nous avons l\u2019honneur de vous présenter, nous présumons que la surface ovarienne ne s\u2019est couverte de péritoine que par suite des circonstance exceptionnelles, i.e.par péritonite fœtale ayant, par brides de la séreuse, emprisonné et gardé l\u2019ovaire \u201c\u201c derrière \u201d le péritoine.La question de savoir à quelle époque de la vie fœtale l\u2019ovaire et le testicule \u201c traversaient \u201d le péritoine, nous intriguait déjà depuis quelque temps, et nous sommes heureux de pouvoir vous faire part de conclusions absolument conformes aux faits que nous ont révélés nos recherches embryologiques.Migration de l\u2019ovaire Quand l\u2019ovaire fait son apparition, il est situé dans la région lombaire où d\u2019ailleurs il reste toute la vie chez les oiseaux.Mais chez la femme dès le début du 3e mois, l\u2019ovaire commence à descendre pour arriver au bassin où nous le trouvons chez l\u2019adulte.Tout d\u2019abord verticaux, les 2 ovaires, en s\u2019abaissant, écartent de plus en plus leur extrémité supérieure, de la ligne médiane de telle sorte qu\u2019au 4e mois, l\u2019extrémité supérieure de la glande est devenue externe et \u201c atteint \u201d, \u201c touche \u201d la paroi latérale de l\u2019abdomen.Un mois plus tard, au 5e, les ovaires sont au-dessous de la crête iliaque et au 9e mois, ils font leur entrée dans le petit bassin.Charpy nous enseigne que l\u2019ovaire n\u2019est définitivement en place que vers 9 ou 10 ans, mais Poirier nous assure qu\u2019il a toujours trouvé l\u2019ovaire d\u2019un fœtus à terme \u201c dans la fosse iliaque \u201d, et il fixe à un ou deux ans l\u2019arrivée de l\u2019ovaire, dans sa position définitive.\u2014 re CORRESPONDANCE A PROPOS DE MONSIEUR HERVIEUX (1) C\u2019est avec une anxiété douloureuse que nous attendions des nouvelles de notre maître Hervienx ; c\u2019est avec une tristesse profonde que nous venons d\u2019apprendre sa fin prématurée.(1) Nous avons reçu cette lettre d\u2019un ancien élève de notre ami décédé.C\u2019est un touchant hommage à sa mémoire.N.D.L.R. 204 PLOUFFE Quelques semaines avant le jour de l\u2019an, je m'étais présenté avec mon ami le docteur Panneton à l\u2019Hôtel Régina, nous deman- dames Monsieur Hervieux.On nous fit répondre que, trop souffrant, il ne pouvait recevoir personne.Ancien élève, j\u2019eusse aimé serrer la main de mon maître ; médecin, je compris la consigne et je m\u2019inclinai devant elle.Dans les derniers jours de décembre, j\u2019écrivais à mon ancien professeur de pathologie interne, une lettre dans laquelle je lui souhaitais de revoir le ciel natal, le plus beau de tous.Hélas! le grand maître de nos destinées voulait lui en montrer un encore plus splendide, puisqu\u2019il l\u2019a rappelé là-haut.Je lui disais encore: \u201c\u201c Vivez longtemps afin d\u2019aider l\u2019Université par les ressources de votre intelligence et la justesse de votre jugement.Nous avons besoin d\u2019hommes qui, comme vous, savent penser par eux-mêmes et dire sincèrement ce qu\u2019ils pensent quand le temps en est venu.Ouvrier de la première heure, il eut aimé sans doute beancoup à assister au relèvement de notre Université, mais puisque notre maître est parti au moment ou se lève pour l\u2019Université Laval de Montréal comme l\u2019aurore d\u2019une régénérescence depuis longtemps attendue, il nous plaît de croire qu\u2019il a pu songer avec Joie que son rêve d\u2019une faculté de médecine canadienne-française plus orande allait se réaliser.Et cette pensée a peut-être mis un peu de douceur à l\u2019angoisse qui doit être terrible, même pour les forts, de se sentir mourir loin de la patrie.Nous avons des leçons à tirer de la vie et du caractère du docteur Hervieux.Franc, sincère, loyal, travailleur, possédant un jugement sans nuire à une intelligence bien cultivée, il eut continué à les mettre au service de notre cause universitaire, mais puisque les bons ouvriers meurent, c\u2019est à la jeunesse médicale qu\u2019incombe le devoir de s\u2019unir aux aînés, il faut comprendre qu\u2019il est temps plus que jamais d\u2019être sur la brèche.Soyons francs.Ne craignons pas de l\u2019être, nous les jeunes médecins de la génération actuelle.Trop souvent nous craignons d\u2019exprimer notre pensée ; an Canada nous avons peut-être besoin plus qu\u2019ailleurs d\u2019hommes francs et résolus qui ne craignent pas d\u2019avoir des opinions et de les faire valoir, tout en ménageant certaines susceptibilités.Trop souvent nous nous contentons de ne pas avoir d\u2019opinions alors qu\u2019il faut en avoir et de personnelles. A PROPOS DE MONSIEUR HERVIEUX 205 Et c\u2019est une des conditions essentielles à remplir, si nous voulons faire une université moderne et prospère.Il faut lutter pour ces opinions et dire au grand jour les choses que nous aurons mûries par la réflexion et l\u2019expérience des faits passés.Monsieur Camille Roy, de Québec, n\u2019écrivait-ill pas dernièrement, en parlant du livre de M.Groulx, que la lumière pouvait venir de la jeunesse, quoique cela fut cruel parfois pour les aînés.Et l\u2019un des plus forts esprits de notre temps, Maurice Barrès, a écrit dans le jardin de Bérénice: \u201c Beaucoup nier à vingt ans, c\u2019est signe de fécondité.Si la jeunesse approuvait intégralement ce que les aînés ont constitué, ne reconnaîtrait-elle pas implicitement que sa venue en ce monde fut inutile?Pourquoi vivre, s\u2019il nous est interdit de composer des répliques idéales?Et quand nous avons celles-ci dans la tête, comment nous satisfaire de celles où nous vivons 7\u201d A nous donc de lutter tout en sachant reconnaître ce qui fut fait avant nous.Une foule d\u2019hommes éminents, médeins et chirurgiens, nous prêteront leur expérience et la sagesse de leurs avis, si nous voulons nous mettre sérieusement à l\u2019œuvre.Et c\u2019est notre devoir de lle faire.Quand Îles grands artistes, qui par de longues années de patients labeurs, ont fait peu à peu surgir les cathédrales de France, mouraient, ils léguaient à leurs fils le soin de continuer leur noble tâche ; et les fils y mettant tout leur cœur, travaillaient sans relâche, jusqu\u2019au jour où la mort venait glacer leurs mains; mais leur œuvre était reprise, et c\u2019est ainsi que de générations en générations, ces épopées religieuses de pierre furent écrites en hommage de la douce France à Dieu! Eh bien la jeunesse médicale du Canada Français a \u2014 non pas une cathédrale \u2014 mais une université à réédifier, la génération précédente si bien personnifiée par Monsieur le professenr Hervieux a fait ce qu\u2019elle pouvait dans les circonstances.Mais il y a dans toutes les choses des évolutions nécessaires, des changements inipérieux qui s'imposent à certaines époques, tous l\u2019admettront, je crois.Grâce à la générosité un peu tardive du gouvernement, on a commencé à se réorganiser.Déjà les laboratoires surgissent comme par enchantement, on envoie des médecins en Europe, c\u2019est l\u2019autre, c\u2019est le commencement ! Mais il ne faut pas que cela soit la fin et si la jeunesse médi- 206 PLOUFFE cale veut apporter sa modeste contribution à l\u2019œuvre, il lui faut d\u2019abord se faire une mentalité scientifique et personnelle, ne pas craindre de la défendre et travailler.Un travail opiniâtre et éclairé de la part des jeunes fera quintupler l\u2019action de ceux qui furent nos prédécesseurs ; saluons la mémoire de ceux qui sont partis et unissons-nous à ceux qui sont encore debout.Ne craignons pas de sacrifier une soirée, une distraction agréable, pour le plaisir d\u2019apprendre quelque chose de nouveau ou que nous n\u2019avons pas encore appris ; d\u2019infuser dans nos cerveaux les substances des doctrines fondamentales en médecine et des nouvelles théories à l\u2019élaboration desquelles travaillent les plus grands savants ; réveillons-nous, grand Dieu! il en est temps.Laissons notre apathie de côté ; une fois le doctorat obtenu, im- prégnons-nous l\u2019esprit de l\u2019idée que nous ne savons rien et travaillons pour l\u2019amour de la science et de notre chère université \u201c nouvelle.\u201d Ah! si la jeunesse savait la somme de travail énorme que font les médecins français, elle ne serait pas surprise que, de ces labeurs incessants, naissent de si grandes découvertes à toutes les pages de la science française, et résolument elle se mettrait à l\u2019œuvre.- Si donc nous voulons faire sur le sol d\u2019Amérique une grande faculté de médecine française; si nous avons à cœur qu\u2019elle ait un nom, non seulement aux Etats-Unis mais dans le monde scientifique européen ; si nous désirons lui infuser du bon sang nouveau, travaillons dans les hôpitaux et les laboratoires, acquérons des connaissances étendues en médecine et en chirurgie par un labeur persévérant ; formons-nous un jugement juste sur les questions scientifiques, les hommes et les choses de notre époque ; ne négligeons pas la culture littéraire et artistique, et quand nous aurons des opinions solidement étagées sur de bons raisonnements, luttons pour nos idées, mettons-y toute notre âme, faisons sonner la vérité, \u2014 ce qui est difficile parfois \u2014 et soyons désintéressés : ne nous demandons pas ce qui nous sera utile, mais ce qui servira à notre cause.C\u2019est en apportant ainsi nos petites contributions personnelles que nous ferons une œuvre utile à Laval.Et pour rappeler un mot de Pasteur, tâchons de pouvoir, quand A PROPOS DE MONSIEUR HERVIEUX 207 le bon travail et la vie auront mis de la neige à nos tempes, nous donner ce témoignage que nous avons fait quelque chose, \u201cnon seulement pour la science et pour la patrie, mais encore pour l\u2019humanité.\u201d Puisse mon cher et regretté maître Hervieux, accueillir avec sympathie ces quelques modestes pensées que je dépose pieusement sur sa tombe avec mon plus respectueux souvenir ; puisse-t-il travailler encore par son influence et l\u2019exemple de sa belle vie à la résurrection universitaire dont il eut tant aimé à voir l\u2019épanouissement.| Dr Antoine PLOUFFE.Paris, le 26 janvier 1913.INTERETS PROFESSIONNELS N.D.L.R.\u2014 Nous recevons d\u2019un correspondant, qui demeure dans une ville voisine, la lettre suivante, à laquelle nous nous empressons de répondre.ETIQUETTE PROFESSIONNELLE \u2014 RENSEIGNEMENTS Monsieur le Rédacteur, Y a-t-il, pour les médecins, manque à l\u2019étiquette professionnelle dans le fait de s\u2019annoncer, soit dans les journaux de médecine, soit par l\u2019envoi de cartes de visite à leurs confrères ?Tous les jours des médecins de la campagne ont l\u2019occasion d\u2019envoyer à des confrères spécialistes, des cas dont ils ne veulent pas prendre la responsabilité.Les jeunes médecins ont dans leurs professeurs des spécialistes tout choisis auxquels ils peuvent s'adresser au besoin.Mais il n\u2019en est de même pour tous ceux qui n\u2019ayant presque jamais l\u2019occasion d\u2019être en contact avec les médecins des grands centres, sont souvent fort embarrassés dans ces circonstances.Il nous arrive, faute de renseignements, d\u2019être dans l\u2019obligation, ou de nous priver des services des maîtres spécialistes, ou de nous adresser à mauvaise enseigne comme cela m'est arrivé dernièrement.| 208 LA RÉDACTION \u2014 Autre question : les journaux de médecine ne devraient-ils pas nous tenir plus au courant des déplacements et de toutes les nouvelles se rapportant aux médecins ¢ Il me semble que la profession, en général, aurait intérêt à connaître les faits et gestes de tous ceux qui, parmi nous ou à l\u2019étranger, ont acquis un nom ou une réputation dans les sciences, les arts, la finance, la politique, l\u2019industrie, ete, etc.Un abonné de la campagne.Note de la rédaction : En réponse à notre correspondant, nous pouvons affirmer sans crainte qu\u2019un médecin, spécialiste ou autre, peut mettre sa carte dans un journal de médecine ou l\u2019adresser à ses confrères.C\u2019est une chose admise et en agissant ainsi un médecin est à l\u2019abri de la critique au point de vue de l\u2019étiquette professionnelle.Quant à la dernière question, il suffit de lire un peu ce qui se passe dans nos Sociétés Médicales et dans nos journaux pour obtenir tous les renseignements voulus.Nos informations sont strictement scientifiques, car il est difficile qu\u2019il en soit autrement dans un journal de médecine.Mais nous sommes constamment à la disposition de nos lecteurs lorsqu\u2019ils désirent obtenir un renseignement dans quelque circonstance que ce soit.La Rédaction.LES APPENDICITES HEMATOGENES ET L\u2019ELIMINATION MICROBIENNE PAR L\u2019APPENDICITE Par CHARLES RICHET FILS, de Paris.La notion des appendicites survenant au cours d\u2019infections généralisées n\u2019est pas chose nouvelle.Aux temps héroïques de l\u2019appendicite, Bland Sutton et Sutherland avaient déjà montré que l\u2019appendicite pouvait être consé- \u2018eutive au rhumatisme articulaire aigu.Jalaguier, en 1896, la I UNION MEDICALE DU CANADA | XVIII PHARMAGIEN BISAILLON - HIRBOUR MEDICATION NOUVELLE GHARBON SALINAPHTOLE à base de CHARBON VEGETAL et SALICYLATE de NAPHTOL (Bétol) Son action est toute indiquée dansle TRAITEMENT des MALADIES de VESTOMAC et des INTESTINS.\u2014\u2014 Seule Dépositaire: \u2014 PHARMACIE BISAILLON - HIRBOUR Fait une spécialité des ORDONNANCES DE MEDECINS 258, RUE ST-DENIS, MONTREAL.Tél.Bell E.889.GARDES -MALADES DE L\u2019HOPITAL NOTRE-DAME ME © ANGERS | 325 rue Villeneuve - - Tél.St-Ls 3978 MLLE M.A.FAUTEUX 447 a rue Gilford - - Tél.St-Ls 3635 MLLE H.GUILLEMETTE 536 rue Pare Lafontaine Tél.St-Ls 5878 MLLE HAYDEN rue Adam - - Tél.La Salle 635 MLLE HEROUX 1134 rue Rachel Est - - Tél.St-Ls 3170 MLLE LAMAIRE rue St-Denis - - Tél.Est 6198 DE L\u2019HOTEL-DIEU MLLE ASSELIN 481 rue St-Antoine - - Tél.Est 2551 MLLE DELAUD 385 rue St-Christophe - - Tél Est 6187 MLLE GODDARD 766 rue St-Denis - - Tél.Est 1261 MLLE HOWIE 410 rue St-Denis - - Tél.Est 5755 MLLE LAMOUREUX 484 rue St-Denis - - Tél.Est 2760 Mire LAPORTE 25 rue Bagg - - 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Vache est le lait secrété par les glandes mamel- laires de la vache.3.Définition technique : Le Lait \u201cLaurentia\u201d est un lait naturel de vache, purifié par la filtration, débarrassé de toute odeur animale ou étrangère par l'aération, rendu homogène dans sa composition par la division infmitésimale de ses parties solides et devenu complètement aseptique par la stérilisation.N B.La stérilisation ayant été faite sous pression à la température voulue, dans des vases hermétiquement clos, le \u201c Lait Laurentia \u201d se conserve indéfiniment à toutes les températures, tait qu'il demeure à l'abri de l'air.4, Définition médico-thérapeutique : Le Lait \u201c Laurentia\u201d homogenisé et sténlisé est le meilleur substitut du lait maternel qui ait été découvert jusqu\u2019à ce jour.(Variot).I] est plus digestible et plus assimilable que le lait cru, \u2014 au point de vue prophylactique, notamment, il présente infiniment plus de sécurité.Dans les maladies de l'estomac et du tube 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Téléphones Main : 3152 ou 4619.ù LES APPENDICITES HÉMATOGÈNES 209 signale dans la rougeole et en fait l\u2019expression locale d'une maladie générale.Depuis, un certain nombre d\u2019auteurs la décrivent comme complication des différentes septicémies.Un ré sumé assez complet de ces différents cas se trouve dans la these de Mlle Schoumsky.Peu de temps aprés la communication de Jalaguier paraît une excellente étude de Golubow qui, frappé d\u2019une succession de plusieurs cas d\u2019appendicite observés dans un très court laps de temps, la considère comme une véritable maladie épidémique, spécifique, infectieuse, peut-être même contagieuse.Ces cas sont à rapprocher de l\u2019épidémie d\u2019appendicite observée par Charrin et Josué sur les lapins du Collège de France.Puis les travaux se multiplient.En France, en particulier, un grand nombre d\u2019auteurs se font les défenseurs de cette théorie.Mercklen étudie l\u2019appendicite grippale.Faisans considère la grippe comme la cause réelle de l'immense majorité des cas d\u2019appendicite.Simonin cite un grand nombre d\u2019appendicites au cours des différentes maladies infectieuses.Reclus défend cette théorie.Gaucher fait un plaidoyer éloquent en faveur de l\u2019origine syphilitique de maintes appendicites.En Allemagne, cette idée est reprise; mais si Hans Weber.Kretz, Van Haussemann et Sonnenburg, Kurewski, Canon ad: mettent sa fréquence, Hollander et Allu au contraire la considèrent comme rare, sinon exceptionnelle.Depuis trois ans, la question n\u2019a plus été discutée et on tend à adopter une opinion mixte: il est des cas où l\u2019appendicite est secondaire à une maladie infectieuse ; il en est d\u2019autres où elle est secondaire à une entérite ; parfois elle est provoquée par l\u2019obstruction du canal appendiculaire ; enfin souvent l\u2019appendicite survient sans qu\u2019on puisse en dépister la cause.Ce sont les appendicites primitives ou cryptogénétiques.Nous avons derniérement repris la question et avons pu voir que bien souvent l\u2019appendicite était secondaire à infection sanguine, si bien qu'il n\u2019est peut-être pas une grande septicémie, dont elle ne puisse être une localisation.Dans les oreillons, le rhumatisme articulaire aigu, l\u2019érysipèle, la rougeole et la scarlatine, la furonculose, la diphtérie dans la variole, la varicelle et la vaccine, l\u2019appendicite a été signalée.Mais ce sont là des faits d\u2019étiologie rare, aussi pour nous borner aux faits d\u2019obser- 210 RICHET vation courante, n\u2019étudierons-nous que les plus fréquentes de ces appendicites hématogènes, celles qui surviennent au cours de la tuberculose, de la typhoïde, de la pneumonie, des états angineux, de la grippe, enfin et surtout au cours de certaines septicémies mal déterminées.Depuis les travaux de Letulle et de ses élèves, tout le monde connaît la fréquence des lésions emberculeuses de l\u2019appendice (144 cas sur 500 autopsies de tuberculeux d\u2019après Lesieur).Le plus souvent il existe d\u2019autres lésions tuberculeuses de l\u2019intestin.Enfin elle survient en général chez des phtisiques qui déglutissent leurs crachaes.Ces faits tendent à faire admettre l\u2019origine digestive de l\u2019appendicite tuberculeuse.Cependant en admettant que le fait soit possible et même assez fréqeunt, tout en reconnaissant que l\u2019appendice peut être lésé par voie lymphatique ou par propagation d\u2019une lésion cœcale, nous croyons que souvent, plus souvent sans doute, elle est d\u2019origine sanguine.On est trop porté en effet à ne voir l\u2019origine sanguine d\u2019une lésion tuberculeuse que dans le cas où il y a une granulie généralisée.Or il est de véritables granulies localisées ou partielles dont on admet maintenant l\u2019existence pour le rein, les méninges, etc, et l\u2019intestin peut, comme ces organes, présenter de véritables granulies parcellaires.| Si, en effet on examine ces lésions, non pas à un stade avancé mais tout à fait à la première période, on voit que les granulations fondamentales sont, non pas éparses de façon indifférente sur tout ou partie d\u2019un segment du tube digestif, mais au contraire agglomérées et groupées en forme de corymbe.Il y a, réunis dans un espace large comme une pièce de 2 francs, dix ou vingt petits tubereules miliaires faisant légère saillie sous la muqueuse non encore ulcérés, véritable bouquet d\u2019éléments groupés à la manière de vésicules d\u2019herpès ou inieux encore de certaines svphilides cutanées.| Il semblerait qu\u2019il y ait eu injection microbienne de l\u2019artère afférente: c\u2019est une véritable granulie localisée.Par contre, le reste de la muqueuse est intact.Un peu plus tard, l\u2019aspect des lésions sera tout à fait modifié par l\u2019ulcération qui englobera toutes les granulations périphériques, si bien qu\u2019elle semble n\u2019être l\u2019aboutissant que d\u2019un seul LES APPENDICITES HÉMATOGÈNES 211 tubercule, mais c\u2019est là un aspect secondaire qui masque la dispo- siton réelle et primitive.Il est difficile d\u2019expliquer par l\u2019origine digestive une pareille disposition de tubercules initiaux.Or ce fait, facile à contrôler, est vrai non seulement pour les lésions iléales mais encore pour les lésions appendiculaires, et lorsque la crise appendiculaire qui révèle cette tuberculose est précoce, que le traitement chirurgical est immédiat, on constate sur les pièces enlevées une disposition identique.Il y à un semis de granulations (granulie) sur l\u2019appendice.C\u2019est ce qui semble ressortir des observations anatomo-cliniques de Pauchet, de De- mars, de Cullen de Jalagnier, de Ménétrier et Aubertin.Les constatations qu\u2019ont faites Letulle et Weinberg sur le d&- but des lésions tuberculeuses par la muqueuse ne prouvent pas leur origine digestive car la muqueuse et la sous-muqueuse sont plus richement vaseularisées et comme telles peuvent être infectées plus facilement que les autres tuniques.D'ailleurs on peut opposer la rareté de la tuberculose gastro- duodénale, à la fréquence de la tuberculose appendiculaire: dans la première partie du tube digestif l\u2019absorption est considérable, elle est insignifiante dans la dernière partie; ce sont des faits peu en rapport avec l\u2019origine digestive de la tuberculose.Expé\u2018rimentalement enfin la tuberculose intestinale est difficile à réaliser par voie digestive, du moins en tant que lésion initiale car ultérieurement elle est fréquente, mais elle peut, à cette pé- ricde, être secondaire à la bacillémie.Les expériences tant de fois citées de Dobroklonsky, ont, il est vrai, donné des résultats positifs mais si, depuis, quelques auteurs les ont confirmées, ni Calmette et Guérin, ni Van Stembergue, ni Vallée, n\u2019ont pu, par voie digestive, déterminer des lésions intestinales malgré qu\u2019ils alent tuberculisé les animaux.Au contraire, certains auteurs ont pu reproduire par injection intraveineuse de diverses substances une pseudo tuberculose localisée à divers organes, en particulier à l\u2019appendice.Loeper et Esmonet ont réalisé l\u2019entérite tuberculeuse expérimentale par injection intraveineuse de bacilles.Ainsi arguments anatomiques, cliniques et expérimentaux établissent l\u2019origine sanguine de la plupart des appendicites tuberculeuses.L'origine sanguine de l\u2019appendicite typhique nous semble in- 212 RICHET discutable.Ce n\u2019est en effet qu\u2019une entérite éberthienne et bien qu\u2019elle soit localisée au canal appendiculaire ou maxima en ce point, sa pathogénie est identique à celle de l\u2019entérite éberthienne généralisée.François en a réuni dans sa thèse un grand nombre de cas; Hésse, Perrone, ete., l\u2019ont signalée.Nous-même en avons publié une observation.Oss.(résumée).\u2014 P., jeune garçon de dix-sept-ans, entre dans le service de M.Chauffard pour douleurs de la fosse iliaque droite.C\u2019est brusquement quatre jours avant son entrée, à onze heures du soir, ainsi que le malade peut le préciser exactement, qu\u2019une douleur violente dans la région de Mac Burney survint.Dix minutes après, l\u2019enfant vomissait et dans la nuit la diarrhée apparaissait.Au moment de l\u2019entrée du malade, le diagnostic d\u2019appendicite était évident.Cependant le pouls dicrote, la langue trémulante firent supposer à M.Chauffard qu\u2019il s\u2019agissait peut-être d\u2019une typhoïde à début appendiculaire.L\u2019hémoculture Positive (bacille d\u2019Eberth à l\u2019état de pureté sans infection associée) vint confirmer cette hypothèse.D'ailleurs les jours suivants, tous les symptômes de la typhoïde apparurent.L\u2019évolution fut normale à part une double complication vasculaire (artérite et phlébite).Ce cas est un exemple particulièrement net d\u2019appendicite typhique à début aussi brusque que celui des appendicites cliniquement primitives.N\u2019eut-il pas été suivi du tableau complet de la fièvre tpphoïde, on l\u2019aurait considéré comme une appendicite primitive ; seul un interrogatoire très serré du malade nous permit de préciser que, les quelques jours qui avaient précédé \u201c son coup de poignard abdominal \u201d, il était légèrement fatigué et avait eu des épistaxis.À côté de ces appendicites éberthiennes véritables, il est d\u2019autres appendicites qui surviennent dans le cours ou plutôt le décours de la fièvre typhoïde et ont été rangées par Dieulafoy, sous l\u2019appellation d\u2019appendicites paratyphoidiques.Ces appendicites survenant tardivement, atteignant une muqueuse ulcérée et n\u2019étant plus contemporaines de la septicémie, nous semblent au contraire être d\u2019origine intestinale.Tout récemment Widal en collaboration avee P.Abrami, Bris- 9 LES APPENDICITES HÉMATOGÈNES 213 saud et Weissembach a publié une observation particulièrement intéressante qui confirme entièrement l\u2019origine sanguine des appendicites survenant dans les septicémies à bacilles du groupe Coli-Eberth.La voici résumée: A.quarante-cinq ans, entre avec le diagnostic de fièvre ty- phoide.L\u2019hémoculture montre qu\u2019il s\u2019agit de septicémie à bacille paratyphique B.Le quinzième jour de la maladie, quarante-huit heures après l\u2019hémoculture apparaît une appendicite gangréneuse à laquelle succombe la malade.À l\u2019autopsie les lésions siègent ser l\u2019appendice, le cœcum et la partie initiale du côlon ascendant.Il n\u2019y a pas de lésions de l\u2019intestin grêle sur l\u2019appendice.On constate des lésions gangréneuses à l\u2019examen histologique, et des bacilles courts ne prenant pas le gram.A l\u2019examen bactériologique b.paratyphique B., Colibacille, Entérocoque.Comme le fait remarquer M.Widal, ce fait clinique a la valeur d\u2019un fait expérimental puisque l\u2019appendicite est survenue alors que l\u2019hémoculture avait déjà prouvé l\u2019existence de la septicémie.| L\u2019appendicite pneumococcique, malgré l\u2019intérêt qui s\u2019attache à son étude, est encore mal connue.Le point de côté abdominal des pneumonies chez l\u2019enfant en est croyons-nous la manifestation la plus fréquente et cependant l\u2019intérêt pathogénique et clinique en est méconnu.Pour expliquer cette localisation exactement ou presque exactement située au point de Mac Burney, on invoque en effet une névralgie du douzième nerf intercostal, ce qui nous semble particulièrement erroné puisque: 1° le douzième nerf intercostal qui sort au-dessous de la douzième vertèbre dorsale est éloigné de trois ou quatre centimètres du bord inférieur du poumon et est toujours à quelque distance (un centimètre à un demi-centimètre) au-dessous du cul-de-sac pleural, ce qui rend son irritation par un foyer pulmonaire en général apical bien peu plausible ; 2° on ne comprendrait pas pourquoi la pneumonie gauche déterminerait une névralgie du douzième nerf intercostal droit.Il nous semble beaucoup plus rationnel d\u2019admettre une réaction appendiculaire.D\u2019une part, en effet, n\u2019est-ce pas chez les enfants dont l\u2019appen- 214 RICHET dice est si fragile que l\u2019on constate le plus souvent ce point de côté abdominal ?Et d\u2019autre part, s\u2019il est classique de donner des signes différentiels entre le point de côté abdominal dans la pneunionie ct dans l\u2019appendicite, ces différences dliniques sont bien ténues puisqu\u2019il n\u2019est pas de service d\u2019enfants où l\u2019on ne commette une ou plusieurs fois par an cette confusion.Le seul argument sérieux élevé contre cette opinion est le suivant: Il est des malades chez qui les phénomènes appendiculaires furent tellement nets qu\u2019on les opéra d\u2019urgence; pourtant à l\u2019examen anatomique, l\u2019appendice fut trouvé sain.C\u2019est là un excellent argument qui montre que les symptômes appendiculaires peuvent\u2019 apparaître sans qu\u2019il y ait appendicite ; contre de tels faits, on ne peut répondre que par d\u2019autres faits diamétralement opposés.Talamon, Ferrier, Leroux, Triboulet, Lesné et Marre, pour ne citer que les auteurs français, ont publié des cas d\u2019appendicite suppurée au cours de la pneumonie.L\u2019observation de Lesné et Marre, dont nous avons été témoin, est à cet égard particulièrement suggestive.L.Roger, âgé de quatre ans et demi, pris brusquement de douleur abdominale, avec fièvre et vomissements alimentaires et bilieux, entre d\u2019urgence à l\u2019hôpital Bretonneau le 27 mai 1907, dans l\u2019après-midi.À ce moment, température à 40°, pouls à 130, mais régulier et bien frappé; douleur spontanée et provoquée dans la fosse iliaque droite avec défense musculaire assez marquée, mais localisée.Le malade ne présentant aucun symptôme pulmonaire, on pense à une appendicite, et on institue le traitement d\u2019attente, diète absolue et glace sur le ventre.Le lendemain matin 28 mai, à la visite, après un examen minutieux, on constate à la partie moyenne du poumon droit une respiration un peu souffante avec un léger degré de submatité.La température se maintient élevée, le pouls reste bon, la respiration est rapide.Dès lors le diagnostic est affirmé d\u2019une façon absolue ; il s\u2019agit d\u2019une pneumonie avec réaction abdominale marquée, et le traitement est institué.Le soir, les symptômes de réaction péritonéale s\u2019accentuent, la douleur et la résistance musculaire s\u2019étendent, la température est élevée et le pouls rapide; mais les phénomènes thoraciques sont un peu plus marqués, on entend Boe re = LES APPENDICITES HÉMATOGÈNES 215 nettement un souffle, on retrouve de la matité, et le diagnostic de pneumonie est maintenu.Le lendemain matin 29 mai, le tableau a complètement changé: facies péritonéal classique avec le nez grippé, les yeux excavés ; ventre de bois extrêmement douloureux; pouls filiforme et incomptable, température à 39°, 5; bref tous les signes d\u2019une péritonite généralisée.Bien que l\u2019examen thoracique pratiqué à nouveau fit percevoir les mêmes signes que la veille, il n\u2019y avait plus d\u2019hésitation possible.Le malade est immédiatement opéré par M.Villemin qui trouve, en effet, une péritonite purulente généralisée d\u2019origine appendiculaire.L\u2019appendice gangrené et perforé est enlevé, mais l\u2019enfant était dans un état tel qu\u2019il mourut presque aussitôt.À l\u2019autopsie foyer d'hépatisation à la base du poumon droit.Ainsi l\u2019appendicite suppurée ou gangrenée est loin d\u2019être exceptionnelle dans la pneumonie.Aussi nous semble-t-il logique d\u2019admettre qu'à côté de tels cas, il en est d\u2019autres où l\u2019appendicite est légère et ne se traduit que par une douleur localisée au point de Mac Burney et accompagnée de contracture du grand droit.Si ces phénomènes s\u2019amendent, ils sont pour un observateur non prévenu, considérés comme symptomatiques d\u2019une pneumonie simple.En bonne logique cependant, il faut admettre que cer- \u2018 tains de ces points de côté abdominaux, peut-être seulement quelques-uns, peut-être la majorité, relèvent de l\u2019appendicite.Dans le même ordre de faits, on doit également se demander si dans le groupe encore confus des péritonites pneumococciques, à côté de celles qui relèvent directement de l\u2019infection sanguine, il n\u2019en est pas d\u2019autres qui sont des appendicites pneumococciques méconnues et récemment Ashdowne signalait 3 observations où il y avait des lésions probablement primitives de l\u2019appendice.Harvier, cité par Triboulet, a dans un cas comparable, réussi à déceler le pneumocoque dans la paroi appendiculaire.Ainsi, point de côté abdominal marquant le début de la pneumonie, appendicite aiguë, péritonite généralisée à pneumocoques, tels sont les 3 aspects sous lesquels en clinique, peut se présenter l\u2019appendicite pneumococcique.Appendicites pneumococciques, éberthiennes, tuberculeuses, sans être exceptionnelles ne sont pas cependant très fréquentes.Par contre, dans l\u2019angine, la grippe et surtout dans certaines 216 RICHET septicémies mal déterminées, l\u2019appendicite survient avec une fréquence remarquable.Humphreys, Kelynak et Jalaguier, puis Brionval et Fischer sont les premiers à signaler l\u2019appendicite au cours de l\u2019angine.Hans Weber étudie trois cas d\u2019association d\u2019appendicite et d\u2019angine à streptocoque.Dans un cas, l\u2019appendicite et l\u2019angine sont apparues simultanément; dans les deux autres cas, l\u2019appendicite est survenue soit au cours de l\u2019angine, soit pendant la convalescence ; quelques jours après, Meyer rapporte un cas analogue.* A propos de ces cas, Hans Weber admet qu\u2019il y a infection par déglutition du pus amygdalien.Presque en même temps, Lejars publie l\u2019observation d\u2019une jeune fille âgée de dix-neuf ans soignée pour angine syphilitique sur laquelle était venue se greffer une infection banale.Au cours de cette angine, elle est atteinte d\u2019appendicite.Siredey rapporte un cas d\u2019eppendicite suppurée avec intoxication d\u2019une .gravité extrême survenue quarante-huit heures après une angine légère.Mais ce fut surtout Kretz qui étudia les rapports entre ces deux localisations infectieuses, pharyngée et appendiculaire ; dans 14 cas d\u2019appendicite aiguë et suppurée, il constata toujours une amygdalite.Douze fois l\u2019agent pathogène (streptocoque) était le même dans le foyer amygdalien et le foyer appendien- laire.L\u2019appendicite suppurée est donc fréquente dans les angines.mais bien plus fréquents sont les cas d\u2019appendicite légère ou de douleurs appendiculaires frustes.Simonin en cite 7 observations; nous-même en avons observé plusieurs cas.La fréquence de l\u2019appendicite dans la grippe est à l\u2019heure actuelle admise par tous, mais c\u2019est surtout Faisans qui a développé cette idée en montrant le parallélisme de la grippe et de l\u2019appendicite.; Dans quelques cas, il y a même eu double épidémie simultanée de grippe et d\u2019appendicite (épidémies du 155e régiment d\u2019infanterie, d\u2019un régiment prussien dont l\u2019histoire est rappelée par Schiiltze).L\u2019appendicite n\u2019existait pour ainsi dire pas, ni en Europe, ni ; LES APPENDICITES HEMATOGENES 217 en Amérique avant la grande épidémie de grippe de 1889, et Faisans concluait en disant que: \u201cToutes ces appendicites (celles d\u2019autre nature) mises ensemble constituent l\u2019infime exception en regard de l\u2019appendicite grippale.\u201c Ce n\u2019est pas de préférence comme on pourrait le croire dans les formes abdominales ou gastro-intestinales de la grippe que cette éventualité se produit.\u201cII ne semble pas que l\u2019appendicite résulte de la propagation d\u2019une inflammation du voisinage; elle est plutôt une manifestation parfaitement localisée de l\u2019infection générale.\u201d Faisans, Mercklen, Gagnière, ont publié un grand nombre de cas d\u2019appendicites grippales; nous-mêmes en avons observé et publié plusieurs; en voici un à titre d\u2019exemple: Ozss.(résumée).\u2014 B., dix-neuf ans, infirmière à l\u2019hôpital Cochin, vint nous trouver parce que souffrante ; depuis dix jours, elle est grippée (coryza, catarrhe des voies respiratoires supérieures, fatigue générale, céphalée).Dans la nuit du dixième jour de la maladie elle est prise brusquement d\u2019un point de côté abdominal dans la région de Mac Burney et vomissements 15 à 20 fois dans la nuit.L\u2019état est assez grave pour qu\u2019elle entre d\u2019urgence dans le service de M.Schwartz où elle eut une nouvelle crise.L\u2019opération cinq semaines après, montra l\u2019existence d\u2019une appendicite suppurée avec maximum de lésions dans la couche sous- muqueuse.; L\u2019ensemencement du pus au milieu aérobie et anaérobie ne montra que du colibacille et du staphylocoque.Toutes les observations d\u2019appendicites grippales se ressemblent: au cours d\u2019une grippe caractérisée par de l\u2019enchifrènement du-coryza, de la sinusite souvent ou de l\u2019otite, apparaît une douleur dans la fosse iliaque, puis l\u2019appendicite évolue, catarrhale, suppurée, nécrosante parfois ou hypertoxique, si bien que au même titre que l\u2019otite ou la bronchopneumonie, l\u2019appendicite est une des plus sérieuses complications de la grippe.Mais quelque fréquentes que soient les appendicites grippales, ce ne sont pent-être pas cependant les plus fréquentes des appendicites hématogènes.0 _ 218 RICHET Il est en effet des septicémies da nature mal déterminée, mais éphémères qui surviennent brusquement et en dehors de toute épidémie grippale.Elles ne troublent que bien peu la santé générale ; un peu de malaise ou de céphalée, une légère élévation thermique, quelques frissons, tout se borne à ce tableau clinique à peine ébauché, les ymptômes sont si légers, que dans les milieux non médicaux, chez des gens peu intelligents, ils passent inaperçus.Il n\u2019y à ni toux, ni catarrhe des voies respiratoires supérieures, ni otite, ni sinusite, ni endolorissement musculaire généralisé, et malgré que par un abus de terme aussi répandu qu\u2019erroné, on donne parfois à cette infection mal déterminée le nom de grippe, rien ne permet d\u2019affirmer qu\u2019elle ait quelque parent avec l\u2019influenza vraie.Que sont ces états infectieux exactement?On ne le peut dire, mais maintes fois l\u2019appendicite en est l\u2019aboutissant.Cette pyrexie est si faible qu\u2019elle passe souvent inaperçue.Interrogé, le malade répond qu\u2019il a été pris brusquement et que sa santé était parfaite avant les douleurs abdominales dont il peut préciser exactement l\u2019heure d\u2019apparition, mais si on insiste, ou mieux si, on à pu examiner le malade les jours précédents, avant qu\u2019il ne se plaignit de douleurs abdominales, on arrive à décèler l\u2019état infectieux initial.Vraisemblablement ces septicémies atténuées sont extraordinairement fréquentes; bien des malaises passagers peuvent leur être attribués.Le plus souvent elles ne s\u2019accompagnent d\u2019aucune localisation particulière, parfois cependant elles se fixent sur l\u2019appendice.En voici quelques exemples: Oss.(résumée).\u2014 R., quatorze ans, collégien, appartenant à famille médicale et pour cela serupuleusement observé, se inet à pleurer un soir sans raison.Interrogé, il dit qu\u2019il est fatigué.Ni cérfhalée, ni fièvre, pas de coryza, pas d\u2019otite, pas de vomissements, de constipation, ni de diarrhée, pas de douleurs abdominales.Il se couche de bonne heure.Le lendemain, bien que fatigué, il se rend au collège une partie de la journée.Le surlendemain, douleurs abdominales, appendicite qui, quelques jours apres, évolua vers une forme hypertoxique avec hématémèses.Opérations d\u2019urgence (Jalaguier).Guérison. LES APPENDICITES HÉMATOGÈNES 219 Ces phénomènes initiaux dont je fus le témoin ont été extrêmement légers; ils eussent sans doute passés inaperçus dans un milieu non médical et l\u2019appendicite eut été considérée comme primitive.Le cas suivant, observé par un de mes collègues d\u2019une manièr\u201d particulièrement précise, appartient vraisemblablement à une septicémie aussi atténuée que possible et est de même ordre.Ozss.(résumée).\u2014 Y., Jeune femme de vingt-six ans, se plaint d\u2019une légère céphalée le soir et d\u2019un peu de fatigue insuffisante pour l\u2019empêcher de vaquer à ses occupations pourtant fatigantes.Aucune douleur abdominale, la température n\u2019est pas prise.Le lendemain, au réveil, point appendiculaire avec défense de la paroi ; pas de nausées, pas de vomissements.Le surlendemain, frissons généralisés, puis apparition d\u2019un érysipèle de la face qui guérit sans complication.IL\u2019atteinte appendiculaire fut d\u2019ailleurs très légère.La filiation est donc la suivante: septicémie, appendicite, érysipèle.La septicémie était extréme- ment atténuée et serait sûrement passée inaperçue si elle n\u2019avait atteint l\u2019appendice.Tout médecin a constaté de tels faits.A la base de bien des appendicites, on retrouve ces infections atténuées.Les arguments cliniques sont done multiples qui peuvent être invoqués pour affirmer l\u2019existence de ces appendicites hémato- gènes; rarement on peut en donner de preuve anatomique, et nous avons eu entre les mains plusieurs pièces d\u2019appendicite, dont l\u2019origine septicémique était indiscutable, et sur lesquelles pourtant nous ne pouvions déceler aucun caractère anatomique spécial.Cependant M.Delbet (comm.orale) nous a fait remarquer, que parfois il avait observé une véritable gangrène linéaire de la base de l\u2019appendice ; et il-se demandait si\u2019 une telle gngrène pouvant aboutir à une \u201c amputation spontanée \u201d de l\u2019appendice, ne correspondant pas à une embolie septique, de l\u2019artériolle qui irriguait cette \u201c tranche \u201d appendiculaire.S\u2019il existe des plaques gangréneuses ou ecchymotiques multiples comme dans l\u2019observation de Widal, l\u2019origine sanguine nous paraît probable, mais de tels faits anatomiques sont relativement rares.Cependant il est un fait qui plaide contre cette théorie de l\u2019ap- 220 RICHET pendicite hématogène, c\u2019est que exceptionnellement, on trouve dans le pus appendiculaire ou péritonéal l\u2019agent pathogène d\u2019une septicémie ordinaire.Si Wilson, Tavel et Lanz, Achard et Broca, Ferrier, Roudneff, rtouvent chacun dans 1 cas le pneumocoque, si Hans Weber dans 3 cas et Kretz dans 18, trouvent le streptocoque, si Stokes ct Amick trouvent le bacille d\u2019Eberth et Widal la paratyphique B, si Fouquet, Sabrazès et Duperié, signalent dans la paroi de l\u2019appendice le tréponème, la plupart des auteurs, en particulier Veil- lon et Zuber, dans leur étude magistrale sur la bactériologie des appendicites ne décèlent que le colibacille et les anaérobies.Ce semble être là, il faut l\u2019avouer, un bien puissant argument en faveur de d\u2019origine digestive de l\u2019appendicite.Cet argument cependant n\u2019est pas probant.Les expériences faites avec Saint Girons, nous ont montré en effet que l\u2019invasion du tissu appendiculaire par un mivrobe (dans l\u2019espèce le streptocoque ) venu par voie vasculaire, permettait, aux microbes intestinaux d\u2019infecter le tissu- appendiculaire et de là le reste de l\u2019organisme, si bien que, côte à côte, sur la même pièce, on pouvait voir les deux infections appendiculaires, celle d\u2019origine sanguine, et celle d\u2019origine intestinale ; or, certains microbes de l\u2019intestin, par exemple le colibacille, sont d\u2019une vitalité excessive et rapi- drement arrivent surtout si l\u2019agent de la septicémie n\u2019est pas très vivace à masquer l\u2019infection primitive d\u2019origine vasculaire.Trouer des bactéries intestinales dont le pus appendieculaire n\u2019est donc pas plus extraordinaire que trouver des streptocoques dans la gorge des scariatineux.(à suivre) NOUVELLES A LA LONGUE-POINTE J'ai visité Saint-Jean de Dieu.Et j'en suis revenu! J\u2019ai vu, dans cet asile des contrastes, mille choses intéressantes.Et par là, je n\u2019entends ni les appareils de chauffage et d\u2019éclai- NOUVELLES 221 rage, ni la cuisine, ni les 50 pores et les 50 minots de pomme de terre qu\u2019on sert chaque jour aux pensionnaires, ni les tramways électriques qui cireulent dans les corridors, ni même les discours de Lapointe, \u2014Elzéar celui-là.Moi qui n\u2019avais jamais vu de miracle j'ai assisté, là à celui de la charité.Les Sœurs l\u2019opèrent en permanence.J'ai contemplé le luxe le plus effréné de la propreté.J\u2019ai vu beaucoup d'hommes retirés de la cireulation, et ça m\u2019a fait songer à beaucoup d\u2019autres qui devraient l\u2019être.J\u2019y ai même vu des fous.Mais jamais je n\u2019aurais cru y rencontrer tant de gens qui ressemblent à ceux qui sont ailleurs.Mon admiration eût été sans mélange, si je n\u2019y avais aussi rencontré le gouvernement.Quand je dis le gouvernement, je parle de la politique.Et quand je parle de la politique, je n\u2019entends que les politiciens canadiens catholiques.Savez-vous ce qu\u2019il paie, le gouvernement de la province catholique de Québec, pour chacun de ses pensionnaiers chez les Sœurs de la Providence?810.00 par mois.Jusqu\u2019à ces derniers temps il ne payait même que $9.00 et quelques sous.Et pour ses aliénés protestants de Verdun *\u20144$14.50.Ce qui fait que, grâce aux Religieuses de St-Jean-de-Dieu, les contribuables, c\u2019est-à-dire vous et moi, épargnent $4.50 par mois, ou $54.00 par année sur chaque aliéné.Et comme il y en a à peu près 1800, cela forme en chiffres ronds: 1800 X 54 \u2014 $97,200 par année.Les mêmes Religieuses, nous rendant ce service depuis plus de trente ans, nous tenons donc d\u2019elles la petite aumône de $97,200 X 30 = $2,916,000.Près de trois millions de piastres! Souvenez-vous de ce fait, je vous prie.Quand on vous vantera les grands dons des millionnaires protestants, vous leur rappellerez celui-ci, dont ils bénéficient comme nous, et qui leur est fait par ces petites filles du peuple que sont nos Sceurs de cha- rite.Quand certains catholiques, qu\u2019on prend plus facilement par la bourse que par le cœur, vous parleront avec dédain de ces s.quêteuses de Sœurs, vous mettrez sous leurs yeux ce cadeau 2229 PASSANT de trois millions, et vous y ajouterez tout ce que nous apportent, plus gratuitement encore, cent autres institutions religieuses de charité.Tout cela aide à éteindre les préjugés et à faire taire la sottise.| * * * Un brave ouvrier, contribuable et électeur, à qui j\u2019exposais les chiffres qui précèdent, prit la chose tout autrement que moi: \u2014 Et pourquoi cette différence de prix en faveur des anglais ?dit-il avec indignation.\u2014 C\u2019est la race supérieure, voyez-vous, fis-je en souriant.\u2014 Ah! bien oui, par exemple, en voilà un bel endroit pour admirer la race supérieure: un asile! \u2014 Voudriez-vous -donc, repris-je, réduire à $10.00 les $14.50 des pensionnaires protestants ?\u2014 Pas du tout; leur asile ferait banqueroute, et nous les aurions tous à nos trousses ! \u2014 Alors, vous voulez élever les $10.00 des catholiques jus- quaux $14.50?\u2014 \u2014Tout cela m\u2019est bien égal! Je veux que ce qu\u2019on fait pour les uns, on le fasse pour les autres, quand les services rendus sont égaux.Pourquoi payer les nôtres comme des êtres inférieurs et les traiter comme des chiens battus?On nous recommande souvent, à nous gens du peuple, d\u2019avoir de la dignité et de nous tenir debout devant les Anglais; on devrait bien commencer par nous en donner l\u2019exemple.On parle de persécution et on crie contre Ontario pour obtenir des droits égaux ; les protestants d\u2019Ontario auraient droit de nous répondre: Commencez done par vous les accorder vous-mêmes ! \u2014 Parfaitement, parfaitement! dis-1e à mon brave homme qui parlait comme le bon sens; mais vous allez trop vite.La dignité, ça ne s\u2019apprend pas, comme ça, tout d\u2019un coup.Quand on s\u2019est habitué, en toutes choses, à regarder en haut ceux des autres races et à se mettre à genoux pour qu\u2019ils paraissent encore plus grands, et qu\u2019eux-mêmes se sont habitués à nous marcher dessus, on ne met pas ça de niveau d\u2019un tour de main.Beaucoup de Canadiens catholiques sont un peu comme certains écoliers: avez-vous remarqué ce qui arrive à un écolier, même bien doué, que l\u2019on traite sans cesse de borné, d\u2019imbécile, d\u2019idiot?T1 finit par le croire.Quelques-uns des nôtres ont fini par le croire, \u2014 et ça se manifeste jusqu\u2019aux asiles inclusivement.\u201c Passant.\u201d SOCIETES LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 4 Mars 1913.Présidence de M.DÉCARIE.Rapport du Comité spécial.(Re-Dr Tucker\u2019s Asthma Cure.) La Société Médicale | Considérant que les autorités fédérales ont permis d\u2019introduire et de vendre librement au Canada, une médecine brevetée contenant un pourcentage élevé de cocaine, appelée \u201c Dr Tucker\u2019s Asthma Cure \u201d et ayant des propriétés curatives dans l\u2019asthme, la fièvre des foins et le catarrhe du nez; Considérant que la vente libre de toute médecine brevetée ou autre contenant de la cocaïne, fait courir de grands dangers au public en général ; Considérant que plusieurs provinces du Dominion et en parti- eulier la Province de Québec, ont passé des lois pour empêcher ou contrôler la vente de la cocaïne ; Demande avec instance que cette médecine brevetée \u201c Dr Tucker\u2019s Asthma Cure \u201d ne puisse être livrée au public que sur ordonnance signée par un médecin dûment qualifié ; Que ce médecin demeure dans les lieux ou le voisinage habités par le malade dont il connaît les habitudes, la maladie, les besoins, et chez qui il pourra suivre les effets de cette médecine brevetée ; Que cette prescription ne pourra être renonvelée que sur avis du même médecin.Soumis à l\u2019approbation des membres du comité spécial : MM.Bourrr, J.E.Forrier, A.LESAGE.Ce rapport est adopté à l\u2019unanimité.MÉMOIRES Traitement complémentaire du cancer par les agents bio-chi- miques et physiques par M.E.St-Jacques.\u2014 M.St-Jacques pro- 224 DEROME clame d\u2019abord l\u2019exérèse chirurgicale, faite largement et à bonne heure, comme le meilleur traitement actuel du cancer; mais, ajoute-t-il, toutes les fois qu\u2019il est possible, on doit faire suivre l\u2019exérèse par un traitement complémentaire.Après avoir rapporté ce qu\u2019il Ini a été donné d\u2019observer dans un récent voyage en Allemagne et particulièrement à l\u2019Institut de Heidelberg touchant les diverses méthodes de traitements complémentaires du cancer, il nous entretient tout spécialement des agents bio-chimiques et physiques, et s\u2019attache à démontrer leur valeur actuelle en se basant sur les résultats obtenus jusqu\u2019ici.Les Rayons X, dit-il, n\u2019ont guère répondu aux espérances qu\u2019ils avaient d\u2019abord fait naître ; ils n\u2019ont aucune action sur les cancers profonds, et celle-ci est loin d\u2019être constante sur les cancers superficiels.L\u2019application des Rayons X est en outre très délicate, exige des manipulations très précises et une instruuen- tation de première valeur.Remarques qui, ajoute M.St-Taeques.peuvent aussi être adressées à Vapplication du Radium.Celui-ci aurait donné quelques résultats positifs à Paris seulement, quoi- qu\u2019il ait été utilisé dans tous les pays.Quand anx agents chimiques, M.St-Jacques les divise pour l\u2019étude, en deux classes : L\u2019une comprend le séléninm, le tellure et la cuprase, médicaments employés sous forme colloïdale, dont l\u2019expérimentation est plutôt de date récente et qui n\u2019ont donné jusqu'ici que des résultats problématiques.L\u2019autre classe comprend les arsénicaux et en particulier le 606, le 914, l\u2019hectine, l\u2019atoxy]l, ete., dont l\u2019action, tout particulièrement sur le sarcome, avait donné des guérisons lorsque le Wasserman était positif, et dans un très grand nombre de cas, une survie assez prolongée, lorsque celui-ci était négatif.M.St-Jacques ajoute qu\u2019il emploie systéamtiquement depuis trois ans, après chaque opération pour cancer quelconque, l\u2019atoxy] en injection et à la dose de 10 c.m.3, deux fois la semiane pendant trois mois.Il dit avoir toujours eu à s\u2019en louer, parce qu\u2019à chaque fois il en a obtenu un effet bienfaisant, et que d\u2019ailleurs aucun accident de la vue n\u2019est survenu chez ses malades.En discussion, M.Léo Parizeau demande à M.St-Jacques ce qui est obtenu de la méthode de fulguration préconisée par M. SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL | 225 Keating-Hart et M.St-Jacques de répondre que c\u2019est là une méthode aveugle qui ne pouvait qu\u2019être abandonnée rapidement.M.G Archambault fait à son tour remarquer au conférencier que l\u2019atoxyl a été rayée de la médication à l\u2019hôpital St-Louis à cause de ses dangers pour la vue des malades.MM.Robichon, Baril, LeSage, Latreille et Décarie ajoutent ensuite quelques remarques.M.le Dr Marien qui, pendant plusieurs années, a tenu la chaire d\u2019histologie à Laval, se dit particulièrement intéressé par le magnifique travail de M.St-Pierre et lui adresse ses plus chaleu- rouses félicitations.Le secrétaire, G.Wilfrid DErOME.Séance du 18 Mars 1913.Présidence de M.DÉCARIE.Dr DUBÉ.\u2014 Quelques notes cliniques.Il nous rapporte quelques observations de petits malades souffrant tous de cardiopathies et passe en revue les signes objectifs qui caractérisent tout particulièrement les lésions des valvules et sigmoïdes aortiques.Il montre en s\u2019aidant de shémas, comment, grâce aux dispositions anatomiques de l\u2019endocarde, l\u2019inflammation détermine les lésions de ces deux orifices.Son expérience déjà longue et sa bonne habitude de conserver sur des fiches l\u2019observation complète de ses malades, lui permettent d\u2019affirmer avec d\u2019autres que l\u2019endocardite est chez l\u2019enfant, beaucoup plus fréquente qu\u2019on le croit généralement et que si elle passe souvent inappereue, c\u2019est parce que le jeune cœur s\u2019adapte plus facilement que celui de l\u2019adultte aux troubles survenus.T1 ajoute que l\u2019endocardite est à craindre dans toutes les infections, même quand elles évoluent d\u2019une façon bénigne.En discussion, M.Latreille rappelle quelques-unes des notions anatomo-pathologiques du cœur et de l'aorte et appuie partieu- lièrement sur les lésions dues à la syphilis et sur celles causées par la présence de cholestérine dans le sang, comme l\u2019athérome. 226 DEROME M.Larremrre.\u2014 L\u2019érythrémie ou maladie de Vaquez (Présen - tation de malade).AL.Latreille présente à la société un malade, âgé de 42 ans, qui, depuis sa naissance, offre un syndrome rare, caractérisé par de la eyanose de la face, des mains et des pieds, ainsi que des muqueuses, sans hypertrophie du foie, ni de la rate.Son sang contient 9 millions 400 milles globules rouges, nullement altérés morphologiquement, et 6800 globules blancs, avec un taux d\u2019hémoglobine à 120%.Dans ces derniers temps, cet homme a eu un ictus, et est resté avec des troubles nerveux moteurs d\u2019hémichorée et d\u2019hémiathéthose.Le rapport azoturique (0.77), et la constante uréique (0.115), ont été mis à profit par l\u2019auteur pour éclairer le pronostic et diriger le traitement dans ce cas particulier.Le secrétaire, G.Wilfrid DeroME.ANALYSES MEDECINE Un renseignement de plus pour le diagnostic du cancer gastrique (Archives des maladies de l\u2019Appareil digestif.1912, n° 6, p.307-312), par Arrowso Mrprva, dans La Presse Médicale, Mercredi, 12 mars 1913.Müller et Lewin ont constaté récemment que, dans les tissus de quelques épithéliomes, il existait un ferment peptolytique semblable à la trypsine pancréatique ou, mieux encore, à l\u2019érepsine intestinale laquelle, est, on le sait, capable de conduire l\u2019hydrolyse protéique jusqu\u2019à la mise en liberté d\u2019acides aminés.A.Fischer et O.Neubauer ont établi sur ce fait une méthode de diagnostic du cancer gastrique ; il se sont servi du glycil-tryptofane, bipeptide qui, en moins de vingt-quatre heures de digestion dans l\u2019étuve à 38-40° avec des ferments pancréatico-intestinaux ou un suc gastrique provenant d\u2019un cancéreux, laisse libre la tryptofane ; on re- reconnaît facilement la mise en liberté de ce corps à la coloration rouge que l\u2019on obtient en ajoutant au produit de l\u2019hydrolyse de l\u2019eau et des vapeurs de brome, la coloration étant d\u2019autant plus in- ANALYSES 227 tense que la quantité d\u2019acide aminé mise en liberté est plus grande.Au contraire, quand la pepsine ou le suc gastrique provenant de sujet non cancéreux est l\u2019unique agent de l\u2019hydrolyse, le glycil- tryptofane n\u2019arrive pas à être hydrolysé dans un espace de temps si court ; on obtient seulement une légère réaction avec le brome au bout d\u2019un temps assez long.M, Alfonso Medina a fait plus de 40 digestions artificielles avec des sucs gastriques provenant de malades atteints de différentes affections non cancéreuses de l\u2019estomac : jamais il n\u2019est arrivé à obtenir du tryptofane dans les vingt-quatre heures, et c\u2019est seulement après un séjour à l\u2019étuve de soixante-dix à quatre-vingt-dix heures qu\u2019il a observé une légère coloration rouge avec le brome.Par contre, dans 28 cas de cancer de l\u2019estomace, le tryptofane est toujours apparu avant vingt-quatre heures à compter de la mise à l\u2019étuve.Dans 2 cas, le diagnostic fut contrôlé par l\u2019intervention chirurgicale ; 1 cas fut confirmé par l\u2019autopsie et les autres par l\u2019évolution clinique.Il n\u2019est pas nécessaire, pour que la réaction soit positive, que le néoplasme soit ulcéré ; dans 2 cas, l\u2019auteur a eu une réaction positive plusieurs semaines avant ; l\u2019apparition première d\u2019un mélæna peu abondant, dans l\u2019un des cas, le diagnostic clinique était encore très douteux.Il semble donc que ce signe puisse être utilisé pour le diagnostic précoce des néoplasmes gastriques.L'auteur estime que la formation de ce ferment peptolytique s\u2019explique par une altération profonde dans la nutrition et l\u2019activité chimique des cellules néoplasiques ; le ferment élaboré par les cellules les plus superficielles de la tumeur ou par celles qui sont encore en communication avec un conduit excréteur est seul déversé dans l\u2019estomac ; celui élaboré par les cellules centrales de la tumeur est nécessairement résorbé, et il passe dans le sang avec les autres produits du métabolisme.Cette résorption continuelle du ferment peptolytique élaboré par les cellules néoplasiques explique peut-être l\u2019auguentation du pouvoir antitryptique du sérum sanguin qui apparaît ainsi comme nn véritable processus de défense organique.La gymnastique respiratoire par le procédé de la bouteille, dans (azette Médicale de Paris, 5 mars 1913.La méthode simple, originale et pratique dont il s\u2019agit et qu\u2019a imaginée M.Pescher utilise le phénomène suivant de physique courante: une bouteille pleine d\u2019ean retournée dans uhe cuvette d\u2019eau ne se vide que si on insuffle de l\u2019air par le goulot à l\u2019aide l\u2019un tube quelconque (tube de caoutchouc on tube métallique re- 228 UNION MÉDICALE DU CANADA ,courbé).Comme il existe des bouteilles graduées de toutes capacités, on peut donner à la gymnastique mathématiquement l\u2019intensité progressive que l\u2019on veut.Cette méthode consiste donc à souffler dans une bouteille pleine d\u2019eau elle aussi.Elle met l\u2019exercice respiratoire progressif à portée de tous les praticiens.Chaque médecin peut faire respirer ses malades à son gré en formulant pour chaque sujet la dose d\u2019exercice qu\u2019il juge convenable, après l\u2019avoir déterminée par un exércice d\u2019épreuve tout à fait élémentaire et facile.De son côté le malade se rend compte d\u2019un jour à l\u2019autre des progrès de son entraînement, non seulement par les effets qu\u2019il en ressent, mais en les observant de visu.Bénéficient largement du procédé, les catégories suivantes de malades: enfants débiles à la poitrine rétrécie et qui respirent mal; chlorotiques, anémiques, adénopathiques, névropathes, convalescents de toutes les affections aigués des voies respiratoires, prétuberculeux, tuberculeux, coquelucheux, emphysémateux, bronchitiques ,pleurétiques, cardiaques dans certaines formes d\u2019arythmie.Le procédé n\u2019a pas de contre-indications spéciales.Son extrême élasticité donnant la facilité de commencer l'exercice par des doses aussi faibles qu\u2019on le désire pour s\u2019élever prudemment et graduellement aux doses plus fortes, permet de l\u2019appliquer même dans certains cas où la gymnastique respiratoire serait contre-indiquée par les procédés ordinaires.Il convient de remarquer que la bouteille a, au point de vue pratique, quelques inconvénients (remplissage, renversement, eu- vette, etc).Tous ces inconvénients disparaissent grâce à un appareil très simple composé de deux flacons gradués de même contenance, reliés ensemble et munis de robinets permettant, par l\u2019insufflation, de faire passer le liquide de l\u2019un dans l\u2019autre.CHIRURGIE Résultats immédiats et éloignés du traitement chirurgical dans 45 cas d\u2019ulcère gastrique ou duodénal (Archives des maladies de l\u2019Appareil dipestif, 1912, n° T, p.361-402, 8 figures), par P.CarrLé, Gaston DuraND et L.MarrE, dans La Presse Médicale, mercredi, 12 mars 1913.Cette étude de statistique clinique tire de \u2019homogénéité de ses éléments un intérêt considérable ; elle porte sur 45 malades du service de M.Albert Mathieu, malades opérés pour des ulcères de ANALYSES 229 l\u2019estomac ou du duodénum compliqués de sténose, d\u2019hémorragies récidivantes ou de douleurs rebelles à tout traitement.Dans un premier chapitre les auteurs exposent d\u2019abord l\u2019ensemble des observations, groupées suivant le siège et l\u2019âge de l\u2019ulcère, et suivant l\u2019ancienneté des phénomènes de sténose.Ils étudient ensuite la nature des troubles gastro-intestinaux observés après l\u2019opération et leur mode de groupement suivant les individus et suivant la lésion.Après avoir mentionné l\u2019état de la sécrétion gastrique, ils font une étude très complète de la motilité gastrique, étude basée sur l\u2019examen radioscopique des opérés qui ont été vus aux rayons X avant leur sortie de l\u2019hôpital et ensuite à des intervalles plus ou moins éloignés.Ils envisagent enfin, dans un dernier chapitre, le régime alimentaire et la capacité de travail des opérés.De telles études qui permettent de camparer les résultats obtenus à la nature des lésions, à leur siège, à leur ancienneté, à la modalité de leurs manifestations peuvent seules faire faire des progrès à la connaissance des interventions opératoires ; seules elles peuvent permettre de décider quelles sont les conditions dans lesquelles l\u2019intervention chirurgicale est susceptible de donner les meilleurs résultats immédiats et à distance.Le signe de la clef dans la coxalgie au début, par le docteur H.-L.RocHrr, dans Gazette Médicale de Paris.26 fév.1913.Le diagnostic de la coxalgie, particulièrement chez les petits enfants, et de certaines coxalgies frustes est souvent très difficile.Que de fois chez des enfants amenés pour une légère défectuosité de la marche, ou un peu de douleur dans le genou, on peut passer à côté du vrai diagnostic lorsque l\u2019examen n\u2019est pas minutieusement fait.J\u2019ai souvent remarqué, en effet, que la recherche de la limitation des mouvements de la hanche notamment de 1\u2019abduction, l\u2019exploration de la tête fémorale par la pression digitale ne pouvaient donner de renseignements précis; l\u2019enfant se défend, se contracte, accuse de la douleur à chaque point comprimé ; un fait m\u2019a également frappé depuis longtemps, c\u2019est que même sur des articulations normales et chez des enfants intelligents, la pression de la tête fémorale au triangle de Scarpa détermine une sensibilité douloureuse, d\u2019où possibilité d\u2019erreur dans l\u2019interprétation de ce signe.Et, je lle répète, les signes du début d\u2019une coxalgie chez un petit enfant sont incertains et peu nombreux.Pratiquez au contraire la manœuvre de la clef chez un enfant qui est au repos, dans le décubitus horizontal ; aussitôt du côté 230 UNION MÉDICALE DU CANADA du malade, sous cette recherche faite le plus légèrement possible, vous verrez apparaître la contraction réflexe de défense des muscles du bassin et de la cuisse et une petite douleur qui ne se seront pas produites du côté sain, que vous prendrez toujours la précaution d\u2019explorer en premier.| Cette manœuvre consiste à pratiquer un mouvement de torsion, le membre inférieur étant tenu en extension et saisi au niveau du pied par la main droite qui le tourne comme une clef, soit en dedans, soit en dehors par petit coup brusque répété une à deux fois.Cette manœuvre est supérieure aux renseignements donnés par la percussion du grand trochanter du genou ,du talon qui souvent, même dans les coxalgies les plus franches et déjà avancées, ne détermine pas de douleur au niveau de la hanche: C\u2019est là un fait que tous les chirurgiens d\u2019enfants connaissent bien et, quand le signe de la clef est positif, il indique qu\u2019il existe soit des lésions tuberculeuses synoviales de la hanche, soit un retentissement articulaire d\u2019une lésion qui n\u2019a pas encore dépassé le territoire osseux de l\u2019extrémité supérieure du fémir.Cette manœuvre n\u2019a de valeur véritable que tout à fait au début de la tuberculose de la hanche ; elle vient s'ajouter, quand elle est positive, aux renseignements donnés par la radiographie, qui n\u2019est pas toujours à la portée des praticiens ; car du diagnostic et du traitement précoce dépend, on le sait, l\u2019heureuse évolution de la coxalgie.\u201c PEDIATRIE La méningite cérébro-spinale chez le nourrisson, par le Dr LeSage, de Paris, dans La Clinique, 24 septembre 1909.Après avoir décrit les diverses formes de la méningite cérébro- spinale chez le nourrisson, formes classique, paralytique du cou, atténuée, tétanique, convulsive, cachectique avec fièvre à grandes oscillations et hyperesthésique, après avoir insisté sur quelques caractères du diagnostie (pouls irrégulier, instable, état infectieux gastro-intestinal, bombement de la fontanelle, ponction lombaire, etc.), M.Lesage se livre à quelques réflexions cliniques d\u2019un haut intérêt.Un premier fait se dégage : souvent la maladie est étiquetée gastro-entérite avec fièvre ou septicémie avec diarrhée.On peut voir, sous ces noms, exister une lésion méningée, soit une méningite tuberculeuse, soit une méningite cérébro-spinale.On est tellement obnubilé par cette idée que le nourrisson est un ventre que, dès qu'il a des troubles digestifs, on conclut a la gastro-entérite et on x je il ANALYSES 231 met enfant au traitement : d\u2019ou la nécessité absclue d\u2019examiner attentivement tous les organes d\u2019un nourrisson atteint de gastro- entérite.Un second fait important est la persistance des raideurs, du signe de Kernig.En effet, que de fois, dans diverses maladies, dans la pneumonie par exemple, ne trouve-t-on pas de la raideur du cou, du Kernig, mais passagérement.Il faut différencier de la raideur ce qui est simplement de la défense.C\u2019est là peut-être un des points les plus délicats de la clinique du nourrisson.Il faut pratiquer l\u2019examen lentement, attendre, fatiguer la défense, la calmer et, peu à peu, la détente survenant, on pourra conclure qu\u2019il n\u2019y a aucune raideur.Ne voyons-nous pas souvent les nourrissons avoir du Kernig à un moment et ne plus en avoir à un autre ?On distinguera donc aisément la pneumonie, les broncho- pneumonies, là maladie de Barlow, les septicémies d\u2019avec la méningite cérébro-spinale.Dans le doute, la ponction lombaire s\u2019impose.D\u2019autre part, on observe fréquemment un état de l\u2019enfant que l\u2019on peut appeler agitation, car c\u2019est le seul signe, et qui peut faire croire à l\u2019existence d\u2019une lésion méningée.Un peu de fièvre, de l\u2019agitation intense, de l\u2019insomnie, des cris.L'examen des organes est negatif.L\u2019enfant semble avoir de la raideur du cou, du Ker- nig.Mais il ne s\u2019agit là que de la défense.La ponction lombaire est négative, bien qu\u2019elle donne parfois issue à un liquide clair, en hypertension.Ce sont certaines de ces \u2018\u201c\u2018 agitations \u201d qui cessent avec l\u2019antipyrine ou avec un lavement purgatif.Cet état est tellement trompeur que l\u2019on peut observer la saillie de la fontanelle et une dissociation du pouls à 140-160, alors que la température est normale.On rencontre ces états chez des enfants en poussée d\u2019alcoolisme, en poussée dentaire, ou même chez des enfants qui ont pâti et meurent de faim.La maladie d\u2019été ou gastro-entérite estivale peut, par certains points, ressembler à la méningite cérébro-spinale, tant l\u2019agitation est intense parfois.Mais l\u2019examen montre que l\u2019enfant non seulement n\u2019a ni raideur, ni Kernig, ni hypertension, mais qu\u2019il n\u2019a même pas de défense.Or, si cette dernière existe, c\u2019est seulement au ventre, au niveau des muscles droits, qui sont douloureux à leur attache inférieure.Les autres symptômes suffisent : hypothermie cutanée, élévation de la température, ete.Le diagnostic de la cause des convulsions ne peut être fait que par ponction lombaire, de même que pour les formes hyperesthé- siques, tétaniques et à grandes oscillations thermiques.Enfin, comme on sait, tout est excitation dans la méningite cérébro-spinale, sauf dans les dernières heures où le coma s\u2019installe.On ne peut en aucune façon le confondre avec la méningite tuber- euleuse qui revêt presque toujours la forme somnolente chez le 232 UNION MÉDICALE DU CANADA nourrisson.Ce n\u2019est que dans la seconde année que la méningite tuberculeuse tend à revêtir la forme classique.Le signes caractéristiques (somnolence, fixité du regard, catalepsie oculaire, etc.) sont précédés d\u2019une période d\u2019excitation qui sera d\u2019autant plus longue que l\u2019enfant sera plus âgé.Dans ce cas, et à cette période, parfois le diagnostic sera difficile, mais la ponction lombaire lèvera les doutes.Cependant, dans quelques cas exceptionnels, on pourra voir voïncider, chez le même enfant, méningite tubereu- leuse et méningite cérébro-spinale.THERAPEUTIQUE Thérapeutique chirurgicale ; des résultats éloignés de la gastrectomie, par M.le Dr Jures BoeckeL (de Strasbourg) (1), dans Journal de Médecine interne, 20 novembre 1910.La communication que je désire porter devant la tribune de l\u2019Académie est basée sur TG cas de cancer stomacal observés pendant ces dix dernières années.Elle a pour but de démontrer que malgré le nombre relativement élevé des maladies dirigés sur nos services de chirurgie, celui des cas opérables est des plus restreints.C\u2019est qu\u2019en effet lorsque les médecins nous adressent leurs clients, ceux-ci me sont que très rarement en état de supporter une opération telle que la gastrectomie.Loin de moi la pensée d\u2019élever le moindre blâme à l\u2019égard de nos collègues.Nons savons tous à quel point est délicat le diagnostic du cancer de l\u2019estomac au début ; les examens les plus consciencieuse ne sont pas toujours capables de le dépister ; et lorsque la présence d\u2019une tumeur dans la région stomacale ne permet plus le doute, les chances de l\u2019opération sont des plus aléatoires } J'entends l\u2019opération radicale ; et je ne parle pas ici de ces opérations palliatives impu/ssantes à guérir le cancer ; car en cas de réussite elles ne prolongent gnère la vie que de quelques mois.Mais est-ce là un bien grand avantage et la gastro-entérostomie doit-elle être préconisée dans ce but ?Ponr ma part, Je ne le crois pas, car lorsqu\u2019on a été témoin des souffrances qu'endurent les malades en dépit de cette opération, par suite des progrès de leur affection, on en vient à se demander si en bonne conscience on leur a rendu service et si le bénéfice qu\u2019ils en peuvent retirer compense les risques auxquels on les expose.Si la gastro-entérostomie dans les affections non cancéreuses est devenue de nos jours une opération qui n\u2019accuse presque plus de mortalité, si elle réalise parfois de véritables résurrections, 1l n\u2019en est pas de même dans le cancer.Sans doute il est des circonstances spéciales où cette opération ( i om ANAI,YSES 233 reprend ses droits.Je veux parler des cas où une sténose pylorique très accusée entraîne fatalement la cachexie et la mort.En pareille occurrence, la gastro-entérostomie procurant un soulagement tel que les malades se croient guéris, il ne faut pas hésiter à la pratiquer.Dans diverses autres circonstances, sur lesquelles je n\u2019ai pas à m\u2019appesantir dans cette note, elle répond à une indication d\u2019ordre social.En admettant qu\u2019elle prolonge la vie, ne fût-ce que de quelques semaines, elle ne doit pas alors être refusée.En dehors de ces deux indications majeures, j'estime qu\u2019il ne faut pas faire miroiter aux yeux du malade, dans le seul but d\u2019enrichir sa statistique de quelques succès opératoires, une opération inutile.Je me suis toujours conformé à ces principes ; et de fait je n'ai eu l\u2019occasion de pratiquer la gastro-entérostomie dans le cancer de l\u2019estomac que neuf fois sur un total de 76 malades.Quels sont maintenant les cas qui sont justiciables de l\u2019opération radicale, de la gastrectomie totale ou subtotale ?Il est difficile, impossible même le plus souvent, de formuler d\u2019emblée une règle précise à cet égard.D\u2019ordinaire, ce n\u2019est qu\u2019après la laparotomie exploratrice qu\u2019on est à même de se prononcer.Tel cas qui paraît favorable, est jugé inopérable une fois que le ventre est ouvert.Il arrive souvent, en effet, que des malades ayant un aspect extérieur florissant, n\u2019accusant aucun trouble digestif, ayant conservé un appétit excellent, malgré un cancer avéré, dont on avait jugé l\u2019extirpation des plus simples, que ces malades n\u2019en portent pas moins une tumeur absolument inopérable.La réciproque est vraie aussi ; c\u2019est-à-dire que des cancers que l\u2019on croyait inopérables avant la laparotomie exploratrice, peuvent parfois être extirpés sans grandes difficultés.Dans ces conditions, il y a de grandes chances de guérison.La conclusion qui découle de ces quelques données me paraît toute naturelle.Pratiquer la laparotomie exploratrice dans tous les cas où l\u2019état du sujet permet encore d\u2019y avoir recours sans compromettre son existence.Régler ensuite sa conduite suivant les circonstances, tenir compte de l\u2019étendue de la tumeur, de sa mobilité, de ses adhérences, des métastases, pour faire soit la résection de la tumeur, soit la gastrectomie totale on subtotale ou borner son intervention à la simple laparotomie exploratrice, si l\u2019une on l\u2019autre de ces interventions ne paraît pas praticable, telles sont les règles auxquelles je me suis rigoureusement astreint chez mes 76 malades.Sur ce nombre, j'en ai renvoyé d\u2019emblée 21 qui étaient absolument 234 UNION MÉDICALE DU CANADA inopérables.La plupart d\u2019entre eux sont morts d\u2019ailleurs assez rapidement, après dix jours, six semaines, trois mois.Trente-quatre malades ont subi la laparotomie exploratrice : 24 opérés se sont remis de cette intervention ; 10 trop gravement atteints ont succombé ; 9 cancéreux ont été soumis à la gastro-jéju- nostomie ; 3 d\u2019entre eux sont morts, 6 ont guéri ; la survie la plus longue a été observée chez une femme qui a résisté ¥endant un an, et qui est morte ensuite dans d\u2019atroces souffrances.Une autre a pu entreprendre quatre semaines après l\u2019opération un voyage en Amérique pour y rejoindre sa famille.Les 4 autres ont eu une survie de cinq à huit mois.Enfin, chez 11 malades seulement j'ai pu faire la gastrectomie totale ou subtotale ; j'ai obtenu 7 guérisons et 4 morts, soit 36,3 p.100 de mortalité.Ces quatre cas de mort concernent des malades de 43 à 56 ans, arrivés dans mon service dans un état de cachexie très prononcée ; ces sujets, Je le reconnais, n\u2019auraïent pas dû être opérés, bien que chez tous les quatre, la tumeur füt absolument mobile.Une femme de cinquante-quatre ans présentant une anémie extrême ne supporta pas le shock opératoire : elle mourut quelques heures après l\u2019opération.Les trois autres sont morts de péritonite ; chez l\u2019un, le côlon, par suite de la brièveté du ligament gastro-colique qui avait été coupé à ras, se nécrosa : d\u2019où péritonite généralisée.Chez un autre, le côlon avait été réséqué en même temps que l\u2019estomac, le ligament gastro-colique ayant été sectionné, comme dans le cas pré- cédent, à ras de l\u2019intestin.Il mourut également de péritonite.Chez le dernier enfin les sutures placées sur un duodénum infiltré lachérent.Il se déclara une péritonite généralisée suivie de mort au bout de cinq jours.; Mes sept cas de guérison ont trait à 4 femmes et à 3 hommes, âgés de 38, 43, 46, 50, 53, 72 et 75 ans.Chez tous ces sujets, j'ai fait la gastrectomie subtotale, enlevant les neuf dixièmes de l\u2019estomac ; seul chez un vieillard de soixante-douze ans j'ai fait une résection moins large, me bornant à réséquer le pylore et la portion avoisinante de l\u2019estomac sur une étendue de 10 centimètres.Chez 6 opérés, j'ai pu, après avoir décollé le duodénum, faire l\u2019anastomose directe gastro-duodénale ; dans un seul cas, j'ai dû faire le Billroth IT, à cause de la tension exagérée des parties à rapprocher.Les suites ultérieures sont intéressantes à retenir.Ma première opérée, dont l\u2019observation a été communiquée à l\u2019Académie il v a dix ans (1), à véeu pendant sept mois, se portant à merveille, se nourrissant comme tout le monde, digérant bien, avant repris les apparences de la santé la plus florissante, attendu qu\u2019en six mois elle avait angmenté de 15 kilogrammes.Puis, au ANALYSES 235 bout de sept mois et demi, elle mourut très rapidement d\u2019occlusion intestinale.L\u2019autopsie démontra qu\u2019il n\u2019y avait pas trace de récidive et qu\u2019il n\u2019existait aucune métastase.Une deuxième opérée, une sœur de charité, âgée de 75 ans, se remit également admirablement d\u2019une résection presque totale de l\u2019estomac.Au bout de quatre mois, il se forma dans la région sus- ombilicale une fistule stercorale qui, malgré une tentative d\u2019oblitération, finit par entraîner la mort de la malade.Les quatre derniers cas ont trait à des sujets qui se portent à merveille, qui ont notablement augmenté de poids et qui vivent sans récidive depuis cinq mois, six mois, trois ans et demi et cinq ans passés.Ce dernier cas, le plus intéressant au point de vue de la longue survie, a fait l\u2019objet d\u2019une communication à l\u2019Académie, le 3 octobre 1905 (2).Tels sont les résultats que j\u2019ai obtenus dans la cure du cancer stomacal.Assurément ils sont loin d\u2019être brillants.Mais si l\u2019on considère que toutes ces interventions ont porté sur des malades dont le cancer était déjà très avancé, si l\u2019on songe qu\u2019elles ont été dirigées contre une affection qui ne pardonne pas et que l\u2019on croyait incurable jusque dans ces dernières années, on m\u2019accordera volontiers que ces résultats doivent nous encourager à persévérer dans ces tentatives d\u2019opération radicale.Le seul problème à résoudre encore, et non le moins important, sera de faire le diagnostic du cancer stomacal le plus tôt possible.C\u2019est de ce côté que, plus que jamais, devront porter nos recherches à l\u2019avenir.Sur la technique des abcès de fixation, dans La Presse Médic%le, Samedi 4 janvier 1913.On connaît \u2014 nous y sommes revenus ici même à diverses reprises \u2014 les services que peut rendre la méthode de Fochier dans le traitemeue de diverses maladis dites générales, avec ba- cillémie (fièvre typhoïde, pneumonie, broncho-pneumonie, etc.).Dans une monographie récente, M.Carles (de Bordeaux) revient sur cette question.Laissant de côté ce qui concerne les indications de la méthode, nous lui empruntons quelques données relatives à la technique, qui demande à être précisée. 236 UNION MÉDICALE DU CANADA La quantité d'essence de térébenthine à employer est variable.On commence, en général, par injecter 1 cm.cube, soit à la partie externe de la cuisse, région de choix, soit dans le flanc, soit dans le région lombaire, la région deltoïdienne, la partie postérieure de l\u2019avant-bras on externe de la jambe.L\u2019injection doit toujours se faire dans le tissu cellulaire.Si, au bout de douze ou vingt- quatre heures, la réaction produite reste nulle ou insuffisante, il faut injecter de nouveau, en un autre point, et de douze en douze heures, de nouvelles doses d\u2019un eme d\u2019essence de térébenthine.On ne dépassera pas cependant 3 on 4 piqûres.T1 va sans dire que, chez les enfants, la dose précédente n\u2019est pas de mise: quelques gonttes suffisent.Le jeune enfant, en particulier, est des plus sensibles à l\u2019action violente de l\u2019essence de térébenthine; elle détermine chez lui de véritables plaques de sphacèle pour peu que la quantité d\u2019essence utilisée soit um peu forte.Tl est donc nécessaire, quand on veut y recourir dans le jeune age, de n\u2019employer que de l\u2019essence récente, moins active \u201cque celle qui est vieillie et, pour la rendre moins irritante encore, on la mélange, selon l\u2019âge, avee 173 on % d\u2019huile stérilisée.Dans ces conditions, la production de l\u2019abcès de fixation n\u2019est plus, pour l\u2019enfant, une méthode dangereuse en raison de sa violence même et elle peut lui rendre les mêmes services qu\u2019à I\"adulte.Une fois l\u2019injection faite, deux faits peuvent se produire: ou bien on voit paraître une réaction rapide, intense: celle-ci est, en général, le signal d\u2019une amélioration et d\u2019une guérison prochaine ; ou bien, il n\u2019y a pas de réaction et l\u2019injection n\u2019est pas plus irritante qu\u2019une injection d\u2019eau pure: cette absence de réaction est d\u2019un mauvais présage.Pour quiconque n\u2019est pas habitué à utiliser les abcès de fixation, les phénomènes inflammatoires qui apparaissent, quand se produit une réaction normale, sont vraiment un peu effrayants.Déjà, au bout de quelques heures, la douleur au point de l\u2019injection devient intense; puis on voit apparaître successivement un gonflement souvent considérable, parfois même de larges placards rougeâtres.On se croirait en présence d\u2019un phlegmon diffus, à son début: les souffrances du sujet sont violentes et doivent être calmées par l\u2019application de larges cataplasmes ou de grands pansements humides.Mais, déjà au bout du deuxième ANALYSES 237 ou troisième jour, l\u2019inflammation se localise, la douleur diminue, la fluctuation apparaît; c\u2019est à ce moment que commencent à décroître avec une rapidité souvent étonnante et tout à fait inattendue tous les symptômes de la maladie générale qui a nécessité la mise en œuvre de ce traitement violent et vraiment d\u2019exception.L\u2019abcès qui, finalement, se forme, peut devenir énorme.Quand on l\u2019incise au cinquième, au sixième, au quinzième jour, au moment où il est prêt à s\u2019ouvrir spontanément ou bien quand la maladie en cours est définitivement jugulée, on est surpris de recueillir dans chaque abcès 100, 250, 300 gr.même quelquefois d\u2019un pus bien lié, crémeux, sentant fortement l\u2019essence de térébenthine, mélangé quelquefois à de larges débris de tissu cellu-\u2019 laire à moitié sphacélé.; Si la collection purulente tend a s'ouvrir spontanément de façon prématurée, si quelques signes d\u2019infection générale persistent encore et si on n\u2019a pratiqué qu\u2019un abcès, il faut, comme le conseille Fochier, provoquer \u201c un abcès de remplacement \u201d avant d\u2019ouvrir celui qui est prêt à s\u2019évacuer au dehors.Point très particulier: le pus de ces abcès est aseptique.Il faut done prendre toutes les précantions habituelles d\u2019antisepsie pour les ouvrir afin de ne pas les infecter.Procédé simple pour arrêter les épistaxis, dans La Presse Médicale, Samedi, 4 Janvier 1913.Ce procédé, qu\u2019indique M.J.Pech, médecin de l\u2019armée, dans l\u2019avant-dernier numéro du Bulletin médical (1912, 29 Décembre, p.1174), repose -sur l\u2019utilisation judicieuse des influences dynamiques exercées par les mouvements respiratoires sur la circulation du sang.Le saignement du nez se produit lorsque, sous l\u2019action d\u2019une congestion trop intense de la muqueuse pituitaire, une des artérioles de la cloison médiane vient à se rompre.L\u2019indication thérapeutique sera donc la suivante: abaisser la tension artérielle pour que cesse l\u2019éréthisme vaseulaire et que, sous l\u2019influence favorisante de l\u2019oxygène de l\u2019air, le caillot obturateur puisse se former. 238 UNION MÉDICALE DU CANADA Comment abaisser cette tension?A n\u2019en pas douter le moyen le plus simple est de faire le vide dans la tête et, pour cela, de provoquer l\u2019afflux du sang dans le thorax par une dilatation ins- piratoire portée à l\u2019extrême.Mais comment y arriver ?Un raisonnement bien simple va nous donner la clé du problème.Plus l\u2019orifice d\u2019entrée de l\u2019air dans la poitrine sera étroit, plus il faudra faire effort pour aspirer l\u2019air et plus aussi il conviendra de prolonger l\u2019inspiration pour gonfler le thorax au maximum.Quoi de plus simple, dès lors, pour le patient, que de comprimer latéralement avec l'index la narine par laquelle il ne s'écoule pas de sang?Ce mouvemnet va tout d\u2019abord obturer cette voie d\u2019entrée de l\u2019air, puis, la cloison médiane du nez se rapprochant de la paroi du lobule de la narine opposée, s\u2019adossera à elle et réduira à une simple fente l\u2019orifice par lequel l\u2019air ne pourra entrer désormais que sous l\u2019action d\u2019une aspiration forcée.: L\u2019inspiration doit durer de cinq à huit secondes, bouche close.Elle est suivie immédiatement d\u2019une expiration brève par la bouche.Les inspirations se poursuivent quelques instants encore en appelant toujours l'air par la narine qui saigne, et en le rejetant à bloc par la bouche.Ces inspirations doivent être faites debout et tête droite.Deux ou trois suffisent généralement pour que le sang cesse de couler.Il convient d\u2019éviter de se moucher pour ne pas détacher le caillot qui s\u2019est formé.L\u2019ischémie cérébrale que l\u2019on procure par ce moyen est si complète que, si on prolonge au delà de toute nécessité ces inspirations forcées, on vacille pris d\u2019éblouissements.Tel est ce procédé très simple dont M.Pech garantit l\u2019efficacité.Il rend superflu l\u2019emploi des eaux hémostatiques, du pen- ghavar djambi, du tamponnement, du ballon de Laurent ou de la cautérisation, il est inoffensif.Enfin, chose précieuse, on peut dire sans métaphore qu\u2019il est toujours à portée de la main.Migraine ophtalmique, par R.Orrennierm, dans Le Progrès Medical.Paris, 1913.A.Les malades atteints de migraine ophtalmique relèvent au moment de l\u2019accès de la même médication que les migraineux ordinaires. ted oi der ANALYSES 239 - De cette médication, exposée ici même dans une précédente consultation, nous ne rappellerons que quelques prescriptions essentielles : 1° Pratiquer un massage lent et doux autour des orbites en exerçant une pression plus forte au niveau des artères temporales; ou bien pratiquer une séance d\u2019électrisation, courant continu de faible intensité, une électrode au front, l'autre à la région fronto-occipitale ; 2° Dès le début de l\u2019accès, faire prendre les cachets suivants de demi-heure en demi-heure: Antipyrine.Phenacétine.ccoooiviiiiiiiiennnn nnn, .0 gr.20 Acétanilide.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.resesrsessarsensavure \u2026 0 gr.10 Caféine \"atva00s cases s ses sus ner avc ncu es: 000000 20CAGS 2000848 pour un cachet; en prendre jusqu\u2019à 6 par jour au maximum ; 3° Ou bien, après avoir vidé l\u2019intestin par un lavement d\u2019eau bouillie tiède, injecter dans le rectum la préparation suivante Antipyrine.Bicarbonate de soute.oe cere oy ââ 1 gr.Eau distillée.ree veneer aera a 30 gr.4° Si une expérience antérieure a montré l\u2019inefficacité de l\u2019antipyrine, recourir au bromure de potassium administré dès le début de la crise, à la dose d\u20191 à 2 grammes dans une tasse d\u2019infusion de valériane.Ou bien employer l\u2019extrait de cannabis indica; En formulant: Extrait hydro-alcoolique de cannabis indica.D hémacétine vavssseue PP 0 \u2018gr.015 Acétanilide.\u201c> h aa 0 gr.15 pour une pilule n° 30; prendre une pilule tous les quarts d\u2019heure jusqu\u2019à soulagement de l\u2019accès sans jamais dépasser six pilules B.L\u2019accès terminé, le traitement des périodes intercalaires destiné à en éviter ou à en espacer tout au moins le retour, comporte : 1° Le traitement des troubles oculaires que peut présenter le 240 UNION MEDICALE DU CANADA malade, en particulier la correction rigourcuse des vices de réfraction, hypermétropie, astigmatisme ; 2° La médication sédative du système nerveux, dont les agents essentiels sont, d\u2019une part, l\u2019hydrothérapie sous forme de douches tièdes à 32° en jets très brisés pendant 2 à 3 minutes, ne touchant ni la tête ni la nuque et terminés par un jet froid direet, plein et très court, sur chacun des pieds.D\u2019autre part, l'emploi des préparations bromurées continuées sans interruption pendant une très longue période (plusieurs mois) : Bromure de potassium \u2026\u2026.osesecceses 10 gr.Bromure de sodium.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.eccsss 00 sec s00ee Bromure d\u2019ammonium.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.ââ 5 gr.Benzoate de soute.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.srescresress Sirop d\u2019écorces d\u2019oranges amères\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.60 gr.Eau distillée.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.rerseccsonces qsp.300 ce.Prendre de cette préparation une cuillerée à soupe avant les deux principaux repas; 3° Enfin le traitement de l\u2019état dyspeptique qui, dans la très grande majorité des cas, ainsi que l\u2019a établi surtout le Dr Albert Robin, joue dans la pathogénie de la migraine ophtalmique le rôle essentiel.Dans cet ordre d\u2019idées, on conseillera la pratique modérée des exercices physiques, la vie au grand air; on recommandera d\u2019éviter la fatigue intellectuelle, les veillées, surtout le travail du soir à la lumière artificielle; on interdira de façon absolue l\u2019usage du tabac.Dans le régime alimentaire on insistera surtout sur la diminution ide la viande et des aliments animaux; on supprimera le thé, le café, le chocolat et toutes les boissons alcooliques; on conseillera de prendre à la fin des repas une tasse d\u2019une infusion aromatique très chaude (tilleul, camomille, ete.) ; (pour les dé tails du régime, se reporter à la consultation migraine) ; on fera prendre le matin à jeun un verre à bordeaux d\u2019une solution alcaline préparée en faisant dissoudre dans une bouteille d\u2019eau d\u2019Evian le contenu d\u2019un des paquets suivants: Sulfate de soude.\u2026.\u2026.\u2026.0.eee en 4 gr.Bicarbonate de soute.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.5 gr.Phosphate de soude.10 gr.pour un paquet.dent ken Trait le er hi I és tip Wipf ly al Lityug Mig QI | {40 fp ( \"i gy \"iy ML i Sel leg Hi, Im \"uy hy ii 1 eu jo ll ANALYSES 241 S\u2019il y a, comme c\u2019est le cas le plus fréquent d\u2019aprés A.Robin, des fermentations gastriques, on fera prendre au milieu des deux principaux repas une cuillerée à soupe de la solution: Fluorure d\u2019ammonium.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0 gr.20 Eau distillée.\u2026.\u2026.eer s\u2026\u2026vse.vs00+.cases coe 300 gr.A prendre huit jours, suspendre 4 jours ; reprendre huit jours et ainsi de suite jusqu\u2019à ce que les troubles gastriques aient disparu.Enfin la constipation, lorsqu\u2019elle ne cèdera pas à l\u2019usage de la solution de sulfate et de phosphate de soude, sera combaetue par l\u2019emploi de la préparation : Extrait fluide de Rhamnus frangula.A Extrait fluide de Cascara sagrada.} 4a 25 gr.Glycérine.user serres sense ses a00 00e 40 gr.dont on donnera une cuillerée à café dans un demi verre d\u2019eau le soir au coucher.Traitement de l\u2019hémispasme facial essentiel par les injections locales de sels de magnésie, par MM.Henri Craupe et Fernand Levy.Ces auteurs rappellent que le-traitement du spasme facial par injection d\u2019alcool (méthode de Schloesser) au niveau du tronc de la Te paire ou de ses branches de division, donne des résultats intéressants, mais le plus souvent transitoires.Il ne doit être pratiqué qu\u2019avec la plus extrême prudence, puisqu\u2019il s\u2019adresse à un nerf moteur et agit toujours en produisant une paralysie.Les auteurs, à la suite de Meltzer et Auer, ont étudié les re- \u2018marquables propriétés des sels de magnésie, dont l\u2019action inhibitrice sur le système nerveux est des plus évidentes.Ils ont pensé à en faire diverses applications dans la thérapeutique des phénomènes spasmodiques ou hyperkinétiques d\u2019origine centrale et périphérique.Ils présentent aujourd\u2019hui une malade atteinte d\u2019hémispasme facial gauche depuis 1910.On lui fit d\u2019abord, pendant trois semaines, 14 injections de 1 cme de sulfate de magnésie à 25 pour 100 au bord postérieur du grand zygomatique ;le nombre des 242 UNION MÉDICALE DU CANADA crises diminua notablement, sans cependant qu\u2019on obtînt leur disparition complète.On pratiqua alors a l\u2019émergence du facial, au niveau du trou stylomastoïdien, une injection de 2 eme d\u2019une solution de chlorure de magnésium à 50 pour 100.Quelques jours après, toute manifestation spasmodique avait disparu.Cet état s\u2019est maintenu depuis cinq semaines.C\u2019est là un résultat intéressant, car les sels de magnésie ne peuvent provoquer la paralysie faciale qui suit l\u2019injection d\u2019alcool, et il n\u2019y a, par conséquent, aucun inconvénient à renouveler l\u2019injection magnésienne autant que cela sera nécessaire.BIBLIOGRAPHIE Le numéro du ler février de Paris Médical, publié par le professeur GrrserT à la librairie J.-B.Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, à Paris, est entièrement consacré à la TUBERCULOSE.Voici le sommaire: Les maladies des voies respiratoires et la tuberculose en 1915 - (Revue annuelle), par le Dr Pierre Lereboullet, médecin des hôpitaux de Paris.\u2014 Les cavernes tnberculeuses de la base du poumon, par le Dr Fernand Besancon, professeur agrégé.\u2014 L\u2019état actuel de la thérapeutique dite spécifique de la tnberen- lose, par le Dr Léon Bernard, professeur agrégé.\u2014 La tuberculose et la vie de collège en France, par le Dr Raoul Brunon.\u2014 Etude diagnostique sur la tuberculose pulmonaire de la première enfance, par les Drs Ribadeau-Dumas et Robert Debré.\u2014- Les voies d\u2019administration des sérums antitubereuleux, par le Dr Gaussel.\u2014 Traitement de la dysphagie des tuberculeux, par le Dr Grivot.\u2014 Sociétés savantes.\u2014 Libres propos.\u2014 La lutte sociale contre la tuberculose, par le Dr A.Calmette.\u2014Les grands médecins: Hérard et Empis.\u2014 Variétés.\u2014 La médecine d\u2019autrefois, par le Dr Roshem.\u2014 Notions récentes sur les techniques générales d\u2019examens des crachats, par les Drs Crabrol et Bénard.\u2014 La médecine au Palais.\u2014 Silhouettes médicales: le Dr Hirtz. ANALYSES 243 \u2014 La médecine humoristique.\u2014 Art et Médecine.\u2014 Diététique.\u2014 Formules thérapeutiques.\u2014 Revue de la Presse fran- caise et de la Presse étrangère.\u2014 Chronique des livres.\u2014 Nouvelles.\u2014 Cours.\u2014 Theses, ete.(Envoi franco de ce numéro de 116 pages in-4 avec figures, contre 1 franc en timbres-poste, tous pays.) Manuel pratique de Kinésithérapie, Fascicule VI: L.Durry, Les traumatismes et leurs suites.1 volume in-8° avec 32 figures dans le texte, 4 francs (Librairie Félix Alcan).S\u2019inspirant des principes de Lucas Championnière, mais tenant compte aussi des progrès réalisés dans la chirurgie des fractures, l\u2019auteur s\u2019est attaché à préciser les indications et les contre-indications du traitement kinésithérapique.Au point de vue de la technique, il a voulu avant tout faire œuvre pratique.A propos des fractures ou des luxations les plus typiques, les manipulations nécessaires ont été décrites très longuement, de façon à ce que ces traitements types puissent servir de guides pour des cas ou plus rares ou plus faciles; en outre chacune des manœuvres usuelles a été bien individualisée et exposée dans tous les déeails de son application.Le principe général qui semble dominer tout ce travail est la recherche des effets réflexes provoqués par des manipulations légères mais précises.| On y trouve enfin relatées, les discussions les plus récentes, ouvertes sur ces sujets toujours actuels du traitement manuel des traumatismes.Manuel pratique de Kinésithérapie, Fascicule VIT: La rééducation motrice, par R.HrrscirBErG.1 vol.in-8 avec 36 figures, 3 francs (Librairie Félix Alcan).Après une courte introduction, l\u2019auteur consacre la première partie du livre à l\u2019exposé général de la méthode de rééducation motrice, à la théorie de la méthode et à son application contre les troubles moteurs du Tabes dorsalis: incoordination motrice.et 244 UNION MÉDICALE DU CANADA hypotonie musculaire.C\u2019est la partie la plus importante du livre, car elle contient la description détaillée des exercices de rééducation applicables à différentes formes d\u2019ataxie des membres inférieurs, du tronc et des membres supérieurs.La deuxième partie du livre comprend les paralysies et parésies cérébrales, spinales et périphériques, c\u2019est-à-dire des impotences motrices par suite de lésions organiques du système nerveux.Le chapitre VII de la Ile partie est consacré aux tics.Brissaud et ses élèves Meige et Feindel ont montré tout le parti qu\u2019on peut tirer de la rééducation dans ces troubles moteurs si génants que constituent les tics et le torticolis menal.Tei, il s\u2019agit d'une disciplimsation des mouvements.Chez des malades de cette catégorie, la rééducation consiste à rétablir le contrôle de la volonté sur les mouvements volontaires, contrôle qui n\u2019existe plus chez le tiqueur, ni chez le malade atteint de torticolis mental.Un dernier chapitre enfin est consacré au thème si intéressant du traitement psychothérapique des troubles moteurs chez les hystériques et les neurasthéniques.Dans ces deux psychonévroses, la rééducation motrice agit tantôt par la suggestion à l\u2019état de veille (hystérie), tantôt par la persuation (neurasthénie, psy- chasthénie).Les exercices de rééducation ne sont pas ici le but comme \u2018dans l\u2019ataxie et les paralysies, mais le moyen pour refaire une volonté aux malades.Le numéro du ler mars de Paris Médical, publié par le professeur GILBERT à la librairie J.-B.Baillière et fils, 19, rue Haute feuille, à Paris, est entièrement consacré à la Dermatologie et à la Syphilis.Voiei le sommaire : La dermatologie et la syphiligraphie en 1913 (Revue annuelle), par le Dr G.MITLIAN, médecin des hôpitaux de Paris.\u2014 Les streptococcies épidermiques, par Dr SaBouraup.\u2014 La gangréne spontanée des organes génitaux chez l\u2019homme et chez la femme, par les Drs SerLLMAN, THurry et BENEcr.\u2014 Essai de prophylaxie antivénérienne, par le Dr Carre.\u2014 Remarques sur les dermopa- thies- de quelques Etats sud-américains, par le Dr BALINA.\u2014 vs = = \u2014 ANALYSES 245 Traitement des phtiriasis, par le Dr Bonn.\u2014 AcrvarITÉs ME- DICALES.\u2014 SOCIETES SAVANTES.\u2014 Les taudis et la tuberculose, par le Dr P.LEreBouLLET.\u2014 La lèpre dans le Midi de la France, par le Dr G.Mrrrax.\u2014 La médaille du professeur FOURNIER.\u2014 La circoncision en Tunisie, par le Dr Lorr.\u2014 Vieilles idées sur la grosse vérole, par le Dr Rosuem.\u2014 Hymne au 606.\u2014 La médecine au Palais.\u2014 La médecine humoristique.\u2014 Diététique.\u2014 Formules thérapeutiques.\u2014 Revue de la Presse française et de la Presse étrangère.\u2014 Intérêts professionnels.\u2014 Chronique des livres.\u2014 Curiosités.\u2014 Nouvelles.\u2014 La vie médicale.\u2014 Cours.\u2014 Memento de la quinzaine.\u2014 Thèses.(Envoi franco de ce numéro de 112 pages in-4 avec figures, contre 1 franc en timbres-poste, tous pays.) Æsculape, grande revue mensuelle illustrée, latéro-médicale.Le Numéro : 1 fr.Abonnement : 12 fr.(Etranger : 15 fr.).A.Rouzaup, Editeur, 41, Rue des Ecoles, Paris.Sommaire du No de février 1913 : Les Serpents de mer (16 illustr.), par le Prof.Edmond PERRIER.\u2014 Le Grand Serpent de Mer décrit dès le XVIe siècle par Olaüs Magnus ; Oudemans, directeur du Jardin Zoologique de La Haye, place en 1901 la question sur le terrain scientifique ; les faux serpents, les géants des mers pouvant simuler l\u2019aspect du serpent de mer ; le colosse de la baie d\u2019Along ne serait-il pas un survivant du grand type disparu des Mosasaures ?Les Crises nerveuses de Napoléon (4 illustr.), par le Dr Rava- RIT, \u2014 Une première crise au collège de Brienne, une double crise au passage de la Bérézina, peut-on penser à l\u2019épilepsie fruste ?Psychologie d\u2019assiégés : Le Siège de Toul en 1870 (15 illustr.), par le Dr BoxNETTE.\u2014 Un bombardement incessant, énervant ; la vie des assiégés dans les caves ; la mère Marie supérieure d\u2019une école de la doctrine chrétienne, note quotidiennement les terreurs subies ; extraits de son journal.La satire, le fantastique et la licence dans la sculpture flamande UNION MÉDICALE DU CANADA 246 (22 illustr.), par le Dr Lecourour.\u2014 Les Flamands, francs-bu- veurs, drôles et Joyeux drilles, ont créé un art populaire intéressant pour le médecin.La satire de toute une société représentée sur les stalles des églises, sur les poutres des Hôtels de Ville : la femme au ver solitaire, le moine ascétique, la courtisane, la vierge\u201d folle, le fou, le béquillard, la femme moitié ange moitié serpent, le noctambule, la belle-mère, l\u2019ivrognerie, la vie conjugale, les bains mixtes, etc.Preuves somatiques de l\u2019origine royale des Naundorff (7 illustr.), par Borssy n\u2019AncLas.\u2014 Naundorff et ses descendants ont tous les caractères physiques des Bourbons et des Halsbourg : menton, dents, paupières, nez.Les trois cicatrices vaccinales de Naun- dorff ; le nœvus de la cuisse (signe du Saint-Esprit) ; la cicatrice de la lèvre supérieure (morsure de lapin); l\u2019acte de décès et le tombeau de Delft.L\u2019Hôtel-Dieu de Lyon (4 illustr.), par le Dr Rrmaun.\u2014 Un souvenir ému au Grand Hôtel-Dieu de Notre-Dame de Pitié du Pont du Rhône avant qu\u2019il ne disparaisse.La fondation du roi Childebert et de la reine Ultrogothe.Le prix des cadavres à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles {8 illustr.), par M.Fosseyeux.\u2014 Exhumations de cadavres dans les cimetières parisiens par les étudiants et les chirurgiens soucieux d\u2019étudier l\u2019anatomie ; les luttes avec le guet ; les cadavres transportés clandestinement dans des carosses.SUPPLÉMENT (20 illustr.).\u2014 Une double question à propos des miracles de Lourdes.\u2014 Pour la construction d\u2019un aimant gù- gantesque.\u2014 La tête de mort ailée de Ligier Richter.\u2014 La consommation de la viande de chien à Berlin.\u2014 Un Soufi a Paris.\u2014 Les \u201c Nymphes \u201d des baies du Japon.\u2014 La conscience des agomsants.\u2014 Les derniers moments de Beethoven.Faut-il des spécialihtes sportifs ?\u2014 Forain au Pavillon de Marsan.\u2014 Une tribu de Nalgiris, les Todas.\u2014 Du moyen d\u2019exercer la médecine avec succès au XVIIe siècle.\u2014 Le lait desséché.\u2014 Les herbes du diable.\u2014 Le nerf de la science. l ANALYSES 247 Formulaire des médicaments nouveaux pour 1913, par H.Boc- qUILLON-LrMousIN, docteur en pharmacie de l\u2019Université de Paris.Introduction par le professeur Albert Rosin.1 vol.in-18 de 400 pages.Cartonné: 3 fr.(Librairie J.-B.Bail- lière et fils, 19, rue Hautefeuille, à Paris) .Ce Formulaire, écrit avec concision et clarté, a comblé heureusement une lacune: il réunit et étudie, avec toutes les indications pratiques qu\u2019elles comportent, les acquisitions modernes de la thérapeutique.L\u2019année 1912 a vu naître un grand nombre de médicaments nouveaux: le Formulaire de Bocquillon-Limousin enregistre les nouveautés à mesure qu\u2019elles se produisent.L'édition de 1918 contient un grand nombre d\u2019articles sur les médicaments introduits récemment dans la thérapeutique et qui n\u2019ont encore trouvé place dans aucun formulaire, même dans les plus récents.Une nomination à Laval : Le Dr Albert LeSage, l\u2019un de nos directeurs et le Rédacteur-en- chef de notre journal a été nommé professeur titulaire de Pathologie Interne.Il succède au regretté Dr Hervieux.Le Dr LeSage donnait le cours de Pathologie Interne depnis le mois d\u2019octobre.SUPPLEMENT ANEMIE SERO-SANGUINE Dans le traitement du paludisme, le médecin doit d\u2019abord faire disparaître l\u2019hématozoaire, \u2018le grand destructeur des globules rouges.Cette tâche accomplie, il doit s\u2019efforcer de vivifier le sang afin de prévenir une réinfection.Une des meilleures médications c\u2019est le Pepto-Mangan, le tonique idéal que l\u2019on donne à haute dose aussitôt que la période fébrile est passée.La combinaison du fer et du manganèse associés à des peptones en rend Passi- milation rapide. UNION MÉDICALE DU CANADA LE NOUVEAU TRAITEMENT DE LA PNEUMONIE Après vingt mois de travaux de laboratoires et d\u2019observations cliniques, la maison \u201c Parke-Davis \u201d informe les médecins qu\u2019elle ajoute à leur liste un Phylacogène contre la pneumonie.Il agit partout où le pneumocoeque est intéressé.Donné de bonne heure, il agit vite et bien.On le donne à tous les âges, et s\u2019il est donné dans les premières 24 heures, le malade guérit vite.Un professeur américain écrit que, d\u2019après son expérience, c\u2019est la seule médicamention aussi efficace qu\u2019il connaisse dans la pneumonie.Etude expérimentale du Fer colloïdal électrique, par B.-G.Duxa- MEL et G.Rrrrerr.La Presse Médicale, 15 fév.1913.Il est pratiquement impossible d\u2019utiliser en hypodermothérapie Je fer colloïdal obtenu par voie chimique.Mais il y a grand intérêt toutefois à faire bénéficier la médication ferrugineuse des propriétés thérapeutiques générales que présentent les corps à l\u2019état colloïdal.C\u2019est dans ce dessein que les auteurs ont mis à l\u2019étude un fer colloïdal obtenu par voie électrique, au moyen de la méthode de G.Rebière.\u201cCe colloïde, qui a reçu le nom d\u2019Electromartiol, est stable, isotonique, et contient un gramme de fer pour 1000.Son injection sous la peau ou dans les muscles est complètement indolore et ne donne jamais lieu à des nodosités.Les auteurs ont étudié avec soin l\u2019action de l\u2019Electromartiol sur l\u2019organisme ; ils ont pu constater que ce colloïde est complètement \u2018dépourvu de toxicité, même pour des doses fortes et prolongées, doses auxquelles le citrate de fer, par exemple, se montre nuisible et même toxique.Ils ont observé que, sous l\u2019action des injections d\u2019Electromartiol.la régénération glrbulaire chez les animaux anémiés expérimentalement, se produit beaucoup plus rapidement qu\u2019avec les autres composés ferrugineux.Ce fer colloïdal électrique, introduit dans l\u2019organisme, est retenu dans certains tissus (foie, rate, sang), et utilisé ; l\u2019excès en serait éliminé par les urines.L\u2019Electromartiol agit favorablement sur la nutrition générale.Il peut être introduit dans les veines.Son expérimentation clinique, actuellement en cours, justifie toutes les données du laboratoire.Indiqué dans tous les cas de syndrome anémique, l\u2019Electro- martiol, fer colloïdal injectable et actif, permet de considérer comme résolu le problème de la médication ferrugineuse hypodermique."]
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