L'union médicale du Canada, 1 décembre 1913, Décembre
[" [UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie,ttondée en 1832.PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.PUBLIEE PAR MM.BR.BOULET, MM.L.de L.HARWOOD, MM.JA.Le SAGE, J.E.DUBE, H.HERVIEUX, A._MARIEN.\u2014 a0ror\u2014\u2014\u2014 | «a Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé à M.le Dr A.LeSAGE, Rédacteur en chef 46, Avenue Laval, Montréal.| | Vol.XLII | ler DECEMBRE 1913 No 12 MEMOIRES PSEUDARTHROSE DE L\u2019HUMERUS ETUDE (1) Par le Dr J.A.sT-PIERRE Professeur agrégé à Laval.Chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu.Le hasard de la clinique nous a valu la rencontre à l\u2019Hôtel- Dieu d\u2019un homme de 60 ans porteur à l\u2019humérus droit d\u2019une difformité assez rare et par le fait même, digne d\u2019être notée.Cet homme me raconta qu\u2019à l\u2019âge de 41 ans, son bras droit fut écrasé par un arbre qui lui tomba dessus.Son médecin lui dit alors que l\u2019os était fracturé; un appareil fut appliqué, puis un 2e, puis un 3e, à l\u2019enlèvement duquel, le patient découragé de la lenteur de la guérison refusa tout appareil nouveau et recommença son travail après un an d\u2019inactivité.REACTION DE WASSERMAN MM.Les médecins sont priés de prendre note qu\u2019à l\u2019HOPITAL NOTRE-DAME, le VENDREDI de chaque semaine, ils peuvent faire faire à leurs malades, la REACTION DE WASSERMAN, et assister à l'opération, s\u2019ils le désirent.(1) Présenté À la Société Mé.licale de Montréal le 18 novembre 1913. 684 ST-PIERRE Il s'agissait d\u2019une fracture simple et à la fin du traitement ce bras présentait à son tiers inférieur, une mobilité anormale très prononcée ; le mouvement ne causait aucune douleur et si le bras pendait le long du trone, l\u2019apparence en était absolument normale.Depuis cette époque M.T.R.a pu faire toutes sortes de travaux sans être jamais gêné par cette mobilité anormale de son humérus droit et il eut même l\u2019occasion de refuser un salaire de $25.00 par semaine offert par un célèbre propriétaire de cirque qui avait trouvé cette difformité intéressante et voulait la rendre payante.J\u2019examinai attentivement ce bras droit et ne trouvai à l\u2019inspection rien d\u2019anormal.Même longueur et même volume que le bras gauche.A la palpation on sentait une masse dure faisant corps avec le fragment huméral supérieur immobilisé pendant que je portais en dedans et en dehors, en avant et en arrière, le fragment inférieur.Celui-ci pouvait exécuter ces divers mouvements avec une facilité étonnante et la pseudarthrose ne laissait entendre aucun grincement, aucun gémissement.Les mouvements actifs étaient possibles mais manquaient de précision ; cependant, dans l\u2019extension, pour lever ou pour attirer vers lui, son bras droit lui était de la même utilité qu\u2019autrefois.Mais sitôt que l\u2019avant-bras était fléchi, l\u2019utilité du membre diminuait de 75 pour cent et pour donner un coup de poing, par exemple, il était obligé de porter loin derrière lui son bras tendu qu\u2019il faisait alors tourner comme une véritable massue.Il lui était impossible d\u2019étendre avec force son avant-bras sur le bras et dans le mouvement de flexion de l\u2019avant-bras, ce n\u2019est pas le coude qui fléchissait le premier mais la psendarthrose et quand celle-ci était aux limites de sa course alors seulement l\u2019avant-bras commençait à fléchir.Cette pseudarthrose m\u2019avait fort intéressé, lorsque j\u2019appris quelques semaines plus tard, que M.T.R.venait de mourir et j\u2019eus la bonne fortune de pouvoir enlever moi-même la pièce que j'ai l'honneur de vous présenter et que je crois précieuse.Elle a été préparée, montée et sera conservée au laboratoire d\u2019anatomie pathologique du sympathique professeur Latreille.Si vous jetez un coup d\u2019œil sur la pièce, vous remarquerez que l\u2019extrémité du fragment supérieur s\u2019est épanouie en forme d\u2019en- PSEUDARTHROSE DE L'HUMÉRUS 685 tonnoir et que son bord mince et régulier trace une circonférence dont le diamètre est à peu près le double de celui de la diaphyse.Dans la cavité de cet entonnoir, vient se loger l\u2019extrémité du fragment inférieur dont le bord est arrondi et qui ne peut, quel- Pseudarthrose du 1/3 inférieur de l\u2019humérus. 686 ST-PIERRE mme que position qu\u2019on lui donne, atteindre le fond de la cavité de l\u2019entonnoir.Un espace restait libre entre ces fragments.Leur réunion consistait en une espèce de manchon fibreux s\u2019attachant d\u2019une part, au pourtour de la collerette osseuse supérieure et de l\u2019autre au bord du fragment inférieur qu\u2019il tenait solidement fixé.Les surfaces osseuses articulaires étaient parfaitement lisses et présentaient un poli analogue à celui du cartilage.La trouvaille de cette pièce plutôt rare m\u2019a fourni l\u2019occasion d\u2019une étude plus approfondie des pseudarthroses et c\u2019est le résumé de cette étude bibliographique que j'ai l'honneur de vous présenter ce soir en même temps que la pièce.DÉFINITION Et tout d\u2019abord, entendons-nous bien au sujet des termes.Habituellement, la consolidation d\u2019une fracture simple s\u2019etfec- tue en deux mois; celle d\u2019une fracture compliquée demande un peu plus de temps pour la formation du cal et prend bien souvent 90 et même 100 jours à se consolider.Si, après ce temps, les fragments sont tonjours mobiles l'un sur l\u2019autre et que le membre soit encore impotent on dira qu\u2019il y a retard de consolidation ; et si cet état persiste après 1 an, on dira qu\u2019il v a défaut de consolidation avec formation souvent d\u2019une articulation nouvelle, une pseudarthrose.Les anciens connaissaient les pseudarthroses et Celse en a rapporté un cas.Cruveillier et Malgaine ont traité la question l\u2019un dans son anatomie pathologique générale et l\u2019autre dans son traité des fractures et des luxations mais il faut arriver à Bé- ranger-Feraud (1871) pour avoir un ouvrage complet et une classification des pseudarthroses encore classique aujourd\u2019hui.Cet auteur divise les pseudarthroses en cinq variétés.Pseudarthrose incomplète.C\u2019est un simple retard dans la consolidation.Les fragments sont comme plongés dans une tumeur cartilagineuse dont l\u2019ossification lente n\u2019est pas encore assez avancée pour donner au membre la rigidité nécessaire à l\u2019accomplissement de ses fonctions.Ee Pseudarthrose fibreuse.Atm Ici, l\u2019ossification est absolument nulle et le travail réparateur n\u2019a pu donner qu\u2019un cal fibreux interfragmentaire.C\u2019est la plus ee PSEUDARTHROSE DFE L'HUMÉRUS 687 fréquente de toutes les variétés et elle est pour ainsi dire constante dans les fractures de certains os comme la rotule.Suivant la forme de ce cal fibreux nous avons ici deux types différents : 1° On peut trouver un cal fibreux réunissant directement les deux extrémités des fragments ; 2° Quelquefois, les extrémités osseuses se sont recouvertes indépendamment l\u2019une de l\u2019autre d\u2019une couche fibreuse et ce n\u2019est qu\u2019à leur périphérie qu\u2019il existe entre les fragments de solides adhérences fibreuses.Cette gangue est le plus souvent unique mais elle est quelquefois réduite à 2 ou 3 ligaments fibreux.Ceux-ci sont courts et tiennent les deux fragments dans une immiobilité relative ou bien ils sont longs et permettent des mouvements variés et nombreux.Que cette deuxième variété se perfectionne et nous aurons la troisième classe appelée : Pseudarthrose fibro-synoviale.Elle est fort rare et peut avec le temps succéder a la lére ou 3 la 2e variété.Une nouvelle articulation s\u2019installe avec ses ligaments et ses surfaces articulaires.C\u2019est cette variété qui existait chez M.T.R.Le mécanisme par lequel se forme cette pseudarthrose fibro- synoviale nous est fourni par Ricard.Dès que le membre incomplètement consolidé reprend ses fonctions, il en résulte des frottements qui tassent les surfaces émoussées des 2 fragments, les modèlent l\u2019une sur l\u2019autre et finissent par leur donner le poli du cartilage.D\u2019un autre côté, les parties fibreuses voisines, périoste, aponévroses, ligaments, sans cesse irrités, se sont soudés et réunis en un manchon fibreux souvent fort épais et qui constitue une véritable capsule.| L\u2019intérieur de cette fausse capsule articulaire se polit et prend Paspect d\u2019une véritable synoviale.Schwartz en a présenté un cas typique à la société anatomique de Paris.La 4e variété porte le nom de Pseudarthrose flottante.Ici le travail de réparation ne s\u2019est pas même ébauché, au contraire les extrémités fracturées, loin de produire des éléments 688 ST-PIERRE nouveaux, s\u2019atrophient, s\u2019usent en quelque sorte et deviennent minces et effilées.Les fragments sont absolument indépendants l\u2019un de l\u2019autre; ils ne sont guère reliés que par les parties molles voisines.Entre eux la mobilité est excessive d\u2019où le nom de pseudarthrose flottante.Pseudarthrose ostéophytique.Enfin, la 5e variété reconnaît pour cause une modification pathologique du travail cicatriciel, c\u2019est la pseudarthrose ostéophy- tique.La réparation se fait, mais elle se fait d\u2019une manière anormale, irrégulière, périphérique plutôt que centrale et au lieu de former un lien compact, total, engaînant les 2 extrémités, l\u2019ossification pousse ici et là des jetées osseuses, des ponts, des stalactites qui forment entre les deux fragments un cal rudimentaire et fragile.Ce trouble dan l\u2019évolution du cal a toujours pour cause une lésion pathologique de l\u2019os, que cette lésion soit antérieure à la fracture comme une gomme syphilitique, un noyau cancéreux ou une ostéite quelconque ou qu\u2019elle lui soit consécutive comme cela arrive le plus souvent et qu\u2019elle reconnaisse pour cause, la présence d\u2019un corps étranger, (balle, fragment de linge), ou la nécrose ou l\u2019ostéomyélite des fragments osseux.Symptomatologie.Les pseudarthroses se reconnaissent à des signes locaux et à des troubles dans le fonctionnement du membre.Mais le grand signe de la pseudarthrose est la mobilité anormale.Cette mobilité n\u2019est pas toujours facile à déceler.Elle est souvent si minime qu\u2019on peut à peine la soupconner.Quelquefois, elle s\u2019exagère, les fragments sont bien indépendants et le diagnostic s\u2019impose.Entre ces deux extrêmes, on trouve bien des intermédiaires.On peut aussi par la palpation se rendre compte jusqu\u2019à un certain point de la forme et du volume des extrémités fracturées mais seule, la mobilité anormale nous permettra de porter le diagnostic.Et même, dans certains cas, où les mouvements anormaux se confondent avec les mouvements normaux, comme dans une pseudarthrose du cal du fémur, il devient fort difficile de se prononcer. PSEUDARTHROSE DE L'HUMÉRUS 689 Les troubles fonctionnels résultant d\u2019une pseudarthrose sont variables et tiennent à plusieurs causes : 1° A l\u2019importance de l\u2019os fracturé ; 2° Au siège de cette fracture; 3° Au degré d\u2019atrophie du membre impotent.Tout le monde conviendra qu\u2019une pseudarthrose costale est insignifiante, que celle de la clavicule ne gênera que fort peu le bon fonctionnement du membre supérieur tandis que la pseudarthrose de l\u2019humérus acquiert une certaine gravité ; certains mouvements seront altérés ou abolis et la force du membre diminuée.Enfin si la pseudarthrose siège au fémur, la lésion est beaucoup plus grave car nous aurons une impotence complète du membre inférieur, impossibilité de la station debout et de la marche, réclamant impérieusement le secours du traitement chirurgical.Relativement au nombre considérable de fractures on peut dire que les pseudarthroses sont des accidents rares.Liston n\u2019en a rencontré qu\u2019un seul cas.Elles siègent plutôt sur les os longs bien qu\u2019elles puissent exister sur les os courts.L\u2019humérus et le fémur tiennent la tête dans la statistique de Norris comptant chacun 48 cas sur une statistique de 150.Le tibia se place de avec 33 pseudarthroses, 'avant-bras 19 et le maxillaire inférieur 2.Malgaine accorde le 1er rang à l\u2019humérus sur lequel il trouva 4 pseudarthroses sur un total de onze.Ethrologne.T1 n\u2019est peut-être pas inutile en finissant cette étude de rechercher les causes de ces non consolidations.Elles sont de 2 sortes: générales et locales.Générales \u2014 Bérenger-Feraud accuse le régime alimentaire pauvre d\u2019avoir quelquefois en occasionnant l\u2019anémie, une influence sérieuse sur la production des pseudarthroses.La grossesse est aussi mis en cause et Reclus rapporte une dizaine de cas où elle aurait apporté obstacle à la consolidation.Dupuy a publié une observation où l\u2019influence de la grossesse paraît indéniable.Mais il s\u2019agit dans ces cas plutôt de simples retards de consolidation car la guérison s\u2019effectue presque toujours dans les quelques mois qui suivent l\u2019accouchement.Toutes les affections graves, débilitantes sont des causes de pseudarthroses parce qu\u2019elles privent l\u2019organisme de ses moyens 690 | ST-PIERRE de défense en I'anémiant.Hewson relate plusieurs pseudarthroses «a 2 [ après d\u2019abondantes saignées.Dans tous les cas il est incontestable qu\u2019un mauvais état général influence défavorablement l\u2019évolution du col osseux.Causes locales.\u2014 L\u2019absence de réduction ou l\u2019immobilisation insuffisante sont parfois la cause de pseudarthroses.De même, une perte considérable de substance osseuse par formation d\u2019esquilles et de séquestres nombreux et minimes, comine cela arrive dans les fractures par projectiles de guerre tirés à de courtes distances.Enfin, l\u2019interposition musculaire et fibreuse, joue un rôle important surtout au fémur et à l\u2019humérus, engaînés par des masses musculaires.Ollier a montré qu\u2019il suffit d\u2019un petit faisceau musculaire intercalé entre les fragments pour occasionner une pseudarthrose et chose étonnante, même s\u2019il n\u2019empêche pas les extrémités osseuses de se toucher, ce faisceau musculaire détermine la résorb- tion du cal avec lequel il est en contact.Il faut craindre cette complication chaque fois que dans une fracture récente avec mobilité anormale étendue, nous n\u2019avons pas de crépitation, Et je termine le chapitre de l\u2019étiologie en rappelant que les fractures ouvertes, par les corps étrangers qu\u2019elles contiennent souvent sont plus que les fractures simples exposées à fournir des pseudarthroses.Quant au traitement il est exclusivement chirurgical.NOTES DE PRATIQUE RECUEIL DE FAITS ANATOMO - CLINIQUES SARCO-ENDOTHELIOME PRIMITIF DE LA PLEVRE (1) Par EUGENE LATREILLE, Docteur en médecine de l\u2019Université de Paris.Professeur d\u2019anatomie pathologique Médecin et pathologiste de l\u2019Hôtel-Dieu, de Montréal.Le cancer primitif de la plèvre est une rareté anatomo-clinique, si l'on en juge par le petit nombre d\u2019observations publiées de cette lésion, dans ces dernières années.En effet, depuis 1898, (1) Travail des laboratoires d\u2019anatomie pathologique de la Faculté à l\u2019Université Laval et à l\u2019Hôtel-Dieu, présenté à la Société Médicale de Montréal, séance du 18 novembre 1913. SARCO-ENDOTHÉLIOME PRIMITIF DE LA PLÈVRE 691 dans une période de 15 ans, ne peut-on guère retracer, dans les bulletins de la société anatomique de Paris, que trois faits de ce genre ; le premier rapporté par F'orssurd (séance de mars, 1899), le deuxième par Meslay et Lorrain (séance du 30 janvier 1903), et le troisième par M.Bloch (séance du 11 mars 1904).(2).Au point de vue anatomo-pathologique stricte les specimens représentant cette lésion ne laissent pas d\u2019être également rares, et partant, d\u2019une valeur inestimable pour l\u2019enseignement.Aussi, n\u2019est-ce pas sans un certain degré d\u2019amour-propre que je me suis plu à constater moi-même au cours d\u2019une visite ad hoc, que seul notre modeste musée de pathologie de Laval en possédait un à Montréal.Et, c\u2019est précisément la notion de la rareté de ces faits, en ana- tomo-clinique, qui m\u2019a engagé à venir attirer votre attention sur les pièces, les préparations histologiques, ainsi que sur le dossier médical du malade que j'ai eu la bonne fortune d\u2019observer à l\u2019Hôtel-Dieu, l\u2019été dernier.Rien, dans les antécédents héréditaires et personnels de Pro- kon, K., âgé de 42 ans, et de nationalité grecque, ne saurait être utilisé pour éclairer le diagnostic de la maladie qu\u2019il présentait à son entrée à l'hôpital, le 7 juillet 1913.| Admis dans le service de mon excellent ami, le Dr Jos.Gravel, Prokon K., raconta qu\u2019il souffrait, depuis quelqués semaines, de points de coté, de toux et d\u2019amaigrissement.Du reste, pas d\u2019expectoration, et pas de température.Une ponction thoracique exploratrice ayant ramené du sang, mon distingué collègue de l\u2019Hôtel-Dieu pensa à un cancer du poumon.Puis, surviennent bientôt d\u2019autres accidents : du liquide ascitique se forme dans l\u2019abdomen assez rapidement pour nécessiter deux paracenthèses à 15 jours d\u2019intervalle, de 6 à 8 litres chacune.Il y a de la tension portale manifeste, de la circulation (2) La structure histologique des cancers primitifs de la plèvre rapportés par ces différents auteurs est celle de l\u2019épithéliome à cellules cylindriques.S'appuyant sur la théoriedu cæœlôme de Hertwig, d\u2019après laquelle l\u2019endothé- liome des séreuses devient un véritable épithéliome, Foissard ajoute : \u201cle tissu codjonctif sous-endothélial, les vaisseaux donneraient dès lors naissance au sarcome, l\u2019endothélium pleural ponrra engendrer un épithélioma.Depuis la communication de H.Lane sur les néoplasmes malins primitifs du péritoine (1890, dissertation inaugurale Munich) on sait d\u2019ailleurs qu\u2019il est difficile d\u2019établir l\u2019origine conjonctive ou épithéliale des néoplasmes séreux.\u201d 692 LATREILLE abdominale collatérale.Enfin la situation va de mal en pis, la dypsnée, jusque là tolérable, passe au premier plan de la maladie.Le malade se cvanose, et c'est à ce moment que je suis appelé à le voir avec AM.le Dr Gravel.Nous constatons alors objectivement une large matité qui s\u2019étend, en avant, du rebord des fausses côtes, à droite, jusqu\u2019au som:- met du thorax.En arrière, la matité existe aussi an sommet : mais est moins nette à la base.TI.auscultation est muette partout de ce côté.D\u2019autres parts, les vibrations thoraciques ne sont pas complètement abolies.A gauche, et en arrière: râles de congestion.Toujours pas de température, pas on presque pas d'expectoration.Dans les nrines, pas d\u2019albumine, ni sucre.Bref, nous pensons à une tumeur intra-thoracique droite, nous pensons à un kyste hydatique; nous demandons une épreuve ra- diographique, nous demandons une réaction de Weinberg, mais le malade asphyxie et meurt sur les entrefaites, 2 mois après son entrée à l\u2019hôpital.A l'autopsie, la plèvre droite est très adhérente à la paroi, et contient du liquide hémorragique.TI y a aussi du liquide hémorragique dans la cavité pleurale gauche.Mais tout l\u2019intérêt se porte du côté de la plèvre et du poumon droits.L\u2019épaississement uniforme, plus ou moins généralisé, des deux feuillets de cette plèvre est énorme, et se voit plus facilement sur le feuillet pariétal, lequel apparaît scléreux, Dblanchâtre, lar- dacé.Le feuillet viscéral, aussi très Épaissi, a encerclé, étoutffé le parenchyme pulmonaire, réduit à la mioité de son volnme normal, si l\u2019on prend son congénère comme point de comparaison.Les yeux sur la conpe du poumon de ce côté (droit), on assiste à l\u2019envahissement de ce viscère en profondeur par le néoplasme.Ce sont des noyaux colonisateurs, arrondis, ce sont aussi des bandes d\u2019infiltrations néoplasiques plus ou moins larges et irrégulières.Mais ce qui montre bien que cet envahissement est secondaire, c\u2019est que nulle part le néoplasme ne revêt la forme massive.Cet aspect néoplasique secondaire est encore plus évident dans le poumon opposé.Là, les novaux secondaires sont les uns superficiels, et les autres profonds.Les noyaux profonds ont la même SARCO-ENDOTHELIOME PRIMITIF DE LA PLEVRE.Figure I.\u2014 Organes de la cavité thoracique, vue antérieure.A.Poumon droit, recroquevillé, encerclé, étouffé par la plèvre viscérale cancéreuse, épaissie, infiltrée en nappe.B.Poumon gauche, sur sa surface on voit en D.D\u2019, D\u201d les petites masses du volume d\u2019une mandarine qui sontdes noyaux secondaires ayant la même structure histologique que la.tumeur primitive de la plèvre (droite),qu\u2019on voit en C.C\u2019, plèvre diaphragmatique.E, cœur.-\"OOUVS + + + HO AILINIXd HKOTITHTLOUN TIATTd VI - 809 694 LATREILLE physionomie que ceux que nous venons de décrire.Mais bien autrement extraordinaire est la conformation macroscopique des noyaux secondaires superficiels Ce sont des masses arrondies, légèrement applaties, de 6 à 8 centimètres de diamètres.\u201c T'éri- tables mandarines\u201d a pédicule large, presque pessiles, surplombant la surface du poumon.Deux siègent sur le lobe supérieur, et une sur le lobe inférieur (convexité).Leur consistance est ferme, leur coloration est rosée, plus pâle que le tissu environnant ; et la coupe démontre, qu\u2019en aucun point de leur volume, ces noyaux n\u2019ont subi de dégénérescence régressive, ni d\u2019altérations infectieuses.D\u2019autres noyaux secondaires tvpiques farcissent le foie, voire même le pancréas.Les autres viscères, en particulier l\u2019œsophage, l'estomac, le duodénum, les reins, la rate ont été soigneusement examinés ; aucun ne présentait de lésions néoplasiques.Des fragments ,prélevés en différents endroits sur tous les organes envahis par la néoplasie (plèvres, poumons, foie, pancréas), ont montré toujours et partout la même structure histologique.Celle du sarco-endothéliome à prédominance fuso-cellulaire.Ce sont les éléments cellulaires polymorphes du tissu conjonctif proprement dit qui sont à l\u2019origine de cette néoplasie.En effet, à côté d\u2019amas prédominants de petites cellules fusiformes à noyaux ovoïdes, fortement colorés, et à protoplasma peu abondant, disposées eñ rondelles et orientées, pour la plupart, suivant des axes vasculaires, on trouve aussi, en plusieurs endroits, uit, certain nombre \u2018de cellules plates, plus ou moins arrondies, à protoplasma abondant avec un ou deux noyaux, rappelant parfaitement la morphologie.des cellules endothéliales de la plèvre, qui semblent prendre \u2018une \u2018part active au processus néoplasique.Ces cellules sont généralement éparpillées sans groupement précis et sans ordre parmi les autres éléments conjonctifs de la tumeur; mais quelquefois elles sont aussi réunies en amas, et, tassées les unes sur les autres, perdent leur forme arrondie, deviennent épithé- Hoïdes, et se disposent de telle sorte qu\u2019elles donnent l\u2019illusion de véritables formations glandulaires.De plus, d\u2019autres cellules plus petites, lymphoides, sont aussi apperçues, isolées ou groupées en amas dans les différents points SARCO-ENDOTHÉLIOME PRIMITIF DE LA PLÈVRE 695 de la préparation, mais plus particulièrement dans le voisinage des vaisseaux.Enfin, quelques cellules géantes (figures de divisions multi- polaires) se voient ici et là et complètent le polymorphisme cellulaire de ce tissu tumoral dont le stroma est sillonné de nombreux vaisseaux, véritables lacunes sanguines, limitées par les éléments cellulaires mêmes de la tumeur.Du reste l\u2019ensemble de ces faits pourraient peut-être s\u2019interpréter différemment, et c\u2019est ainsi que je ne serais pas éloigné de croire que ces néoformations vasculaires, ce polymorphisme cellulaire, ces cellules géantes ne seraient autre chose que les différents termes de la réaction irritative du stroma envahi par la néoplasie endothéliale ?D\u2019autres parts si le tissu d\u2019origine de cette tumeur est une membrane séreuse, il n\u2019est pas étonnant d\u2019y rencontrer tous les divers éléments cellulaires qui entrent dans la structure histologique du tissu connectif proprement dit.Mais ce ne sont là que des questions d\u2019interprétation et d\u2019intérêt purement théorique ; et comme le disent Meslay et Lorrain (loco citato) \u201c ce qu\u2019il importe pour le moment, c\u2019est d\u2019établir et de coordonner des faits ; l\u2019explication viendra plus tard.\u201d A tout événement, et comme conclusion, ce malade qui est venu mourir à l\u2019Hôtel-Dieu cachectique, cet homme qui a souffert de son côté, qui a toussé mais qui n\u2019a jamais craché, qui, à un moment donné, a fait de l\u2019hypertension portale et de l\u2019ascite, enfin qui a fini dans l\u2019asphyxie, cet homme est mort d\u2019un sarco-endo- théliome primitif de sa plèvre.Sarco-endothéliome primitif de la plèvre, à cause de l\u2019épanchement hémorragique révélé par la ponction exploratrice, à cause de l\u2019absence d\u2019expectoration, à cause de la cachexie rapide sans température, et enfin à cause de l\u2019intégrité manifeste, à l'examen clinique, de ses autres organes et appareils (preuves cliniques).Sarco-endothéliome primitif de la plèvre à cause du mode d\u2019envahissement par des noyaux secondaires des autres organes pris (poumon, foie, pancréas), et aussi à cause de la structure histologique sarco-endothéliomateuse, trouvée partout identique à elle- même, dans ce différents organes, et dont certains éléments (cellules endothéliales) n\u2019ont pu originer ailleurs que dans la plèvre, (preuves anatomo-pathologiques . INSTITUT PASTEUR LE VINGT-CINQUIEME ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DE L'INSTITUT PASTEUR (1) Les Pastoriens ont commémoré, samedi, 15 novembre, le vingt- cinquième anniversaire de la fondation de l\u2019Institut Pasteur en une cérémonie simple, émotive et hautement réconfortante.Le chef de l\u2019Etat, dont on n\u2019a pas oublié le suprême hommage devant le cercueil du Maître, sur le parvis Notre-Dame, le 5 octobre 1895, et qui fut plus tard membre du Conseil d\u2019Administration de l\u2019Institut, avait tenu à rehausser de sa présence et à présider cette réunion.Tous ceux qui étaient venus et qui remplissaient l\u2019amphithéâtre s\u2019étaient assemblés pour goûter, dans une communion scientifique, la joie de sentir planer quelques instants sur leur tête la grande ombre du Maître et de revivre, par la claire parole de M.Roux, la vie de la noble Maison dans le premier quart de siècle de ses destinées.Profonde fut l'émotion de tous quand, dans une envolée magnifique, M.le Président de la République évoqua l\u2019image du chef aimé que chacun revoyait dans son esprit : \u201c Pasteur n\u2019est plus ; mais son génie lui survit ; il n\u2019a pas cessé d\u2019habiter cette maison que le maître a tant aimée ; il anime l\u2019esprit et conduit la main de cette phalange de savants qui s\u2019hono- 1ent de porter le nom de pastoriens ; il étend son influence souveraine sur les instituts de Lille, d\u2019 Algérie, de Saigon, de Brazzaville ; il penètre dans nos colonies les plus lointaines et dans nombre de pays étrangers, où de grands savants se font gloire d\u2019en être les continuateurs ; il est présent partout et partout triomphant.\u201c C\u2019est lui qui inspire les éminents professeurs chargés d\u2019enseigner ici la doctrine pastorienne ; lui qui encourage les ardentes recherches entreprises par quelques-uns d\u2019entre vous dans le monde mystérienx des phagocytes ou des hémotozoaires ; lui qui multiplie, tous les Jours, les découvertes dans vos laboratoires de chimie biologique et de chimie agricole.\u201c C\u2019est lui qui règne dans cet admirable service des vaccins, où le microbe atténué du charbon devient le remède du charbon virulent et où se préparent les cultures destinées, tantôt à guérir, (1) Nous croyons intéresser les médecins en leur donnant l\u2019occasion de lire une belle page d\u2019histoire de la médecine française ,reproduite de la Presse Médicale Nov.1913,et signée par le Dr Jayle, de Paris. 95e ANNIVERSAIRE DE L'INSTITUT PASTEUR 697 tantôt à reconnaître tant d\u2019autres maladies qui trop souvent s\u2019abattent sur les animaux domestiques, ravagent les étables et ruinent les campagnes.\u201c C\u2019est lui qui dirige également celui de vos services où la rage, vaincue et désarmée, commence à demander grâce, et où 395 personnes mordues ont été traitées l\u2019an dernier, dont aucune n\u2019a ressenti depuis lors les atteintes d\u2019un mal autrefois implacable.\u201c C\u2019est lui qui préside à la préparation des toxines microbiennes et aux essais de sérothérapie ; lui qui veille au succès de vos opérations les plus délicates ; lui qui vérifie, avec vous et par vous, si le sérum est convenablement stérilisé, s\u2019il a le pouvoir antitoxique ou le pouvoir préventif, s\u2019il sera capable demain de nous garantir ou de nous guérir de la peste, de la diphtérie, du tétanos, de la dysenterie, de la typhoïde, de la méningite cérébro- spinale ; lui qui continue, comme du vivant de Pasteur, à transformer les poisons en antidotes et les virus, affaiblis et domptés par la volonté humaine, en dompteurs des virus les plus redoutables.: \u201cC\u2019est lui enfin qui, dans un autre de vos services, commande par votre entremise à des myriades d\u2019infiniment petits, discipline les ferments, les protège contre les organismes concurrents, améliore les races de levures, et rappelle à la science qu\u2019après avoir passionnément cherché la vérité, elle ne se diminue pas si elle prête secours à l\u2019hygiène ou à l\u2019industrie, et si elle contribue à répandre parmi les hommes le bien-être et la santé.\u201d Le président du Conseil de l\u2019Institut Pasteur, M.Darboux, secrétaire perpétuel de l\u2019Académie des Sciences, rappela en termes émus la cérémonie du Jubilé de Pasteur à la Sorbonne en 1892, traça les grandes lignes de l\u2019organisation de l\u2019Institut et de ses filiales et termina ainsi son discours très applaudi : \u201c Les méthodes sûres et puissantes du grand homme qui fut notre fondateur sont bien loin d\u2019avoir dit leur dernier mot.Comme Pascal l\u2019avait déjà remarqué, le monde de l\u2019infiniment petit est aussi vaste, aussi varié que le monde de l\u2019infiniment grand.Le microscope lui-même, s\u2019il nous montre bien des choses, ne nous permet pas toujours d\u2019atteindre les éléments dont la maladie nous impose l\u2019étude.Si nos sens avaient une pénétration suffisante, 698 JAYLE ils apercevraient dans la cellule d\u2019où sortira l\u2019animal autant de complication que dans le monde solaire tout entier.Notre tâche est donc immense et, pour ainsi dire, sans limite.*\u201c Pour nous permettre de la remplir, des bienfaiteurs nous sont venus de tous côtés, attirés par la portée morale et la grandeur des découvertes de Pasteur.Ils sont trop nombreux pour que je songe à rappeler ici leurs noms.Il convient du moins de les associer par l\u2019expression de notre vive reconnaissance à la célébration de ce vingt-cinqui¢me anniversaire.Il faut qu\u2019ils sachent que nous ne les oublions pas et que nous nous attacherons toujours à faire de leurs libéralités un emploi vraiment utile à la science et à l'humanité.Quelques-uns nous ont fait des dons vraiment royaux ; d\u2019autres ont voulu garder l\u2019anonymat.En poursuivant votre visite, vous verrez, Monsieur le Président, que la bienfaisance de ces derniers pour être discrète, n\u2019a été ni moins utile, ni moins éclairée.\u201d M.Roux, directeur de l\u2019Institut, s\u2019est donné la lourde tâche de résumer en quelques pages les principaux travaux scientifiques sortis des divers laboratoires.Et d\u2019entendre toute cette longue énumération de découvertes magnifiques, et de voir groupés sous l\u2019égide pastorienne tant de noms illustres, l\u2019auditoire fut remué et enthousiasmé : la preuve était faite que l\u2019Institut Pasteur, né le premier de ce genre, restait à la tête de tous ses similaires.Je ne puis citer que quelques passages de ce discours, qui est à lire en son entier.\u201c Voilà donc un quart de siècle que la maison de Pasteur a été ouverte, que son laboratoire fonctionne.S\u2019est-elle développée suivant l\u2019esprit de son fondateur ?A-t-elle justifié les espérances que l\u2019on mettait en elle ?C\u2019est ce que je voudrais examiner en faisant l\u2019histoire résumée de l\u2019Institut Pasteur depuis 1888 jusqu\u2019à au- jourd\u2019hui.\u201c Si, dés la fondation, Pasteur avait la direction supérieure de tous les services, il ne s\u2019était réservé aucun laboratoire particulier ; car, suivant sa propre expression \u201c il entrait en vaincu du temps \u201d\u201d dans cet Institut qui portait son nom.Sa santé chancelante l\u2019obligeait à abandonner les recherches au moment où il disposait des moyens qu\u2019il avait toujours désirés. 25e ANNIVERSAIRE DE L'INSTITUT PASTEUR 699 \u2018\u201c Chaque matin, il assistait aux inoculations antirabiques, consolant les effrayés, apaisant les enfants.Dans l\u2019après-midi, il venait parfois s\u2019asseoir au milieu des auditeurs du cours de bactériologie, visiter les travailleurs leur donnant des conseils et les animant de cette ardeur scientifique qui jamais ne diminuait en lui.\u201c Lorsqu\u2019il ne quitta plus son appartement, nous allions le mettre au courant de nos travaux ; c\u2019était encore une joie pour lui que de parler d'expériences alors qu\u2019il n\u2019en pouvait plus faire.\u2018\u201c Le jeune Institut ne manquait point de travailleurs, mais il souffrait de \u2018\u2018 faulte d\u2019argent \u201d.Les exigences des recherches croissaient plus vite que les ressources.\u201c Cette pénurie était un sujet de tourment pour Pasteur ; que de projets, que d\u2019infructueuses recherches pour sortir de cette passe difficile ! \u201c Afin de la franchir plus aisément, tel chef de service renonçait à tout traitement ; tels autres restituaient à la caisse une partie du leur, et plus d\u2019une fois des travailleurs, cependant peu fortunés, achetèrent de leurs deniers ce que l\u2019Institut ne pouvait leur procurer.Les sacrifices paraissaient faciles, car l\u2019esprit de désintéressement du maître habitait dans ses disciples.\u201c La question de l\u2019immunité est capitale dans l\u2019histoire des maladies infectieuses ; Pasteur l\u2019a toujours eue pour objet.Aussi accueillit-il avec empressement M.Metchnikoff, qui apportait à l\u2019Institut non seulement le prestige d\u2019une renommée universelle, justifiée par des recherches qui ont ouvert des voies nouvelles à l\u2019embryologie, mais encore une doctrine de l\u2019immunité.\u201cCe n'est pas seulement sur l\u2019immunité que la théorie phago- cvtaire a répandu des clartés nouvelles ; on peut dire qu\u2019elle a illuminé l\u2019anatomie pathologique tout entière en interprétant les phénomènes d\u2019inflammation et de dégénérescence.\u201c C\u2019est dans le laboratoire de Metchnikoff que M.Bordet fit la belle découverte de l\u2019existencee de sensibilisatrices dans le sérum des animaux immunisés.\u201c De cette découverte est issue la méthode dite de la déviation du complément, ou encore méthode de Bordet et Gengou, qui a doté la médecine de movens de diagnostic d\u2019une précision si remarquable ; la fameuse réaction de Wassermann en est une ingénieuse et très utile application.\u201cUn fait assurément inattendu où les phagocytes entrent en- 700 JAYLE core en jeu, est celui qui a été découvert par MM.Vaillard et Vincent : à savoir que la spore tétanique, telle qu\u2019elle existe dans la nature, est, à elle seule, incapable-de donner le tétanos.\u201c En effet, aussitôt qu\u2019elle est introduite dans l\u2019organisme, elle est englobée par les phagocytes ; elle a besoin, pour germer, soit de la protection d\u2019un corps étranger, soit du concours d\u2019autres bactéries qui l\u2019accompagnent dans la terre.\u201c Celles-ci, en éloignant les leucocytes par leurs sécrétions, laissent le champ libre à la spore, qui, devenue bacille, élabore la toxine cause des contractures caractéristiques.\u201c Lorsque les grands débats soulevés par la doctrine phagocytaire furent calmés, Metchnikoff tourna son attention sur les causes de la dégénérescence de nos tissus, qui, en dehors des infections accidentelles, se produit sûrement avec le progrès de l\u2019âge.\u201c T1 estime que, chez la plupart d\u2019entre nous, elle survient prématurément et qu\u2019elle est le résultat d\u2019un empoisonnement chronique dû aux fermentations intestinales.Parmi les maladies qui pèsent lourdement sur l\u2019humanité, il en est une dont on peut parler dans la meilleure compagnie, depuis qu\u2019un célèbre auteur dramatique a substitué à son nom ancien et mal formé, celui d\u2019avarie.\u201c Schaudinn en a découvert le microbe.M.Ehrlich a mérité la reconnaissance universelle en fournissant contre elle un médicament plus efficace que tous ceux employés précédemment.\u201c Toutes ces acquisitions nouvelles ont eu pour origine les recherches de Metchnikoff sur l\u2019inoculation de l\u2019avarie au singe anthropomorphe.\u201d M.Roux rappelle ensuite modestement, et sans se citer, les travaux entrepris à l\u2019Institut, en 1891, sur le sérum antidiphté- ritique : \u201c Le bacille de la diphtérie, signalé par Klebs, venait d\u2019être bien étudié par Lœffler.\u201c Les cultures du bacille de Læffler, en bouillon alcalin, filtrées sur bougie Chamberland, c\u2019est-à-dire privées de microbes, constituent un poison si actif qu\u2019un demi-centimètre cube tue un cheval.\u201c Ce poison n\u2019est point un alcaloïde.Ses propriétés le rapprochent des venins et des diastases.Cette étude du poison diphté- 95e ANNIVERSAIRE DE L'INSTITUT PASTEUR 701 rique eut les conséquences les plus considérables ; bientôt, en effet, en Allemagne, M.C.Fraenkel parvenait a immuniser des animaux contre cette toxine, et Behring faisait la mémorable découverte que le sérum des animaux ainsi immunisés est justement le contre-poison de la toxine diphtérique.Lorsque ces faits furent publiés en 1890, grand fut l'émoi parmi les savants et, particulièrement, à l\u2019Institut Pasteur.\u201c Toute autre recherche cessant, il fallait étudier cette merveilleuse antitoxine, chercher les meilleures méthodes pour l\u2019obtenir, déterminer ses effets sur les animaux et les conditions de son application a l\u2019homme.© Ce fut le labeur de trois années et, en 1894, au Congrès de Budapest, on pouvait présenter l\u2019histoire de trois cents cas de diphtérie traités par le sérum.\u201c La démonstration de l\u2019efficacité de l\u2019antitoxine de Behring en ressortait avec une telle évidence que le nouveau traitement entra du coup dans la pratique.\u201d L'Institut prépare le sérum antidiphtérique, le sérum antitétanique découvert par Behring et Kitasato, le sérum antivenimeux d'Albert Calmette, trois sérums antitoxiques ; puis vinrent les sérums antimicrobiens dont Ch.Richet a signalé le premier spécimen dès 1884.Versin, Calmette et Borrel obtinrent le sérum antipesteux : Marmorek, le sérum antistreptococcique ; Marchoux, le sérum anticharbonneux en même temps que Sclovo en Italie.Dopter se chargeait de préparer le sérum antiméningococcique de Flexner et Wassermann ainsi que le sérum antidysentérique.On peut juger de l\u2019importance du service sérothérapique par les chiffres suivants : Depuis dix-huit ans, il a été fourni pour les services d\u2019Assistance 1,931,184 flacons de sérums thérapeutiques.Pour cette distribution, l\u2019Institut a reçu 1,800,000 francs ; à ce jour, il a délivré gratuitement pour 5,195,000 francs de sérums humains ou vétérinaires.Comme le dit M.Roux, si l\u2019Institut Pasteur collabore avec l'Etat, il n\u2019est pas une charge pour lui.Dans un passage applaudi, M.Roux a rappelé l\u2019organisation de l\u2019étude des maladies tropicales réalisée à l\u2019Institut. 702 JAYLE \u201c Les maladies infectieuses ne sont pas toutes causées par des bactéries ; il en est qui sont dues à des parasites animaux.Nous en avons un exemple dans la fièvre intermittente ou malaria, qui met à la civilisation de certaines régions du globe un obstacle plus redoutable que la rigueur du climat ou la résistance des indigènes.Il v a trente-trois ans, M.Laveran, alors médecin militaire en Algérie, observa dans le sang des paludiques un parasite des globules rouges, dont il décrivit l\u2019évolution et auquel il attribma la fièvre intermittente.La découverte d'un parasite de cette nature était si inattendue au moment où elle fut faite, que la plupart des savants n\u2019y voulurent pas croire.Cependant il fallut bien se rendre et reconnaître que Laveran avait ouvert un nouveau chapitre en médecine, celui des maladies à protozoaires.Nous avons regardé comme un grand honneur l\u2019entrée de Laveran parmi nous, lorsqu\u2019après avoir terminé sa glorieuse corrière dans l\u2019armée, il se donna uniquement à la science.Il a si bien enrichi de faits nouveaux l\u2019étude des hématoparasites qu'il avait inaugurée, que l\u2019Académie suédoise lui attribuait le prix Nobel de médecine, qu\u2019il a généreusement consacré à l\u2019organisation de son service.\u201c Laveran avait émis l\u2019idée que les moustiques qui ont sucé le sang d\u2019un malade véhiculent le virus malarique et l\u2019inoculent par leurs piqûres.Ronald Ross a donné nne démonstration définitive du rôle de certains moustiques comme convoyeurs du paludisme et fourni du même coup une prophylaxie rationnelle de la malaria.D\u2019autres affections à hématoparasites sont transmises par les poux, d\u2019autres par les puces, de sorte que pour faire œuvre utile contre elles, il est nécessaire de faire collaborer les médecins et les naturalistes.C\u2019est ce que nous avons réalisé au n° 96 de la rue Falguière, où M.Mesnil groupe autour de lui de nombreux médecins des colonies et où l\u2019on étudie notamment les maladies à trypanosomes.Ce laboratoire est comme le quartier central des médecins coloniaux, qui viennent y prendre l\u2019éducation qui leur est nécessaire et qui y retournent mettre en œuvre les matériaux qu\u2019ils rapportent de leur séjour outre-mer.Un laboratoire de bactériologie, dirigé par M.Marchoux, achève de faire de cette organisation un véritable institut de médecine tropicale, qui a produit de nombreux et excellents travaux qui contribuent à l\u2019intérêt des séances de la Société de médecine tropicale, fondée par Laveran, et qui a son siège à l\u2019Institut Pasteur.\u201d 25e ANNIVERSAIRE DE L'INSTITUT PASTEUR 703 : Les filiales de l\u2019Institut ont longueemnt contribué au développement de la Doctrine Pastorienne.\u201c Aucun pays civilisé ne saurait se passer d\u2019Institut bactériologique, les Colonies en ont encore un plus urgent besoin à cause des maladies mal connues qui y règnent.Dans ces pays, un laboratoire bactériologique est un instrument de première nécessité.Aussi, dès sa fondation, l\u2019Institut Pasteur y a-t-il envoyé des missionnaires chargés d\u2019étudier les épidémies qui y sévissent sur les hommes et sur les animaux.Plusieurs de ces missions sont devenues permanentes et des Instituts bactériologiques ont été fondés, qui sont des expansions de la maison-mère.Le premier en date est celui de Saïgon, installé par Albert Calmette en 1889 ; il y commenca ses études sur les venins et perfectionna la fermentation du riz au moyen de amylomyces qui est passée, pour le grand profit de nos industriels de l\u2019Indo-Chine, dans nos usines d\u2019Europe.\u201c Puis ce fut l\u2019Institut de Nha-Trang créé par Yersin.Depuis 1893, Yersin est fidèle à l\u2019Indo-Chine et réunit maintenant sous sa direction les laboratoires de Saïgon et de Nha-Trang.En 1882, la peste bubonique venait d'atteindre Hong-Kong.On sait comment Yersin en découvrit le bacille et comment il mit en évidence le rôle des rats dans la propagation de cette affection.Une clarté complète fut apportée dans l\u2019étiologie de cette redoutable maladie par un de nos collègues, M.Simond, médecin des Colonies envoyé dans l\u2019Inde par l\u2019Institut Pasteur.Simond prouva qu\u2019une puce du rat est l\u2019agent de la transmission de la peste de ce rongeur à l\u2019homme.De ces travaux confirmés par la Commission anglaise de la peste résulte une prophylaxie pratique dans tous les pays.Le sérum antipesteux est le seul remède spécifique dont les bons résultats sont incontestables, s\u2019il est employé largement et au début de la maladie.Calmette et Salimbéni en ont donné la preuve lors de l\u2019épidémie d\u2019Oporto.\u201c Un des premiers exemples de l\u2019application à l\u2019homme de la vaccination par virus tué, est la prévention de la peste par les inoculations haffkiniennes.Haffkine, préparateur de l\u2019Institut Pasteur, était allé dans l\u2019Inde pour étudier l\u2019immunisation contre le choléra ; il y trouva, non seulement le choléra, mais aussi la peste et s\u2019efforça d\u2019en arrêter les ravages par l\u2019injection sous la 704 JAYLE peau de bacilles pesteux tués par la chaleur.La méthode, essayée sur des centaines de milliers d'individus, donna des résultats incontestables et elle est toujours employée depuis.\u201c Un Institut Pasteur existe à Brazzaville, dont l\u2019objet est surtout l'étude de la maladie du sommeil ; il a eu pour origine une mission organisée par la Société de Géographie sur l\u2019initiative de M.Le Myre de Villers.Les travaux de cette mission ont été réunis dans une belle publication qui fait le plus grand honneur a MM.Gustave Martin, Le Bœuf et au naturaliste Roubaud.Le laboratoire de Brazzaville, à la suite d\u2019une convention passée entre la Société de Géographie, le gouvernement du Congo et l\u2019Institut Pasteur est devenu une filiale de celui-ci.MM.Kérandel, Heken- rot, Rugenbach, Aubert, Bouffard, Sorel, Ouzilleau, Couvy, poursuivent en Afrique l\u2019œuvre entreprise par leurs devanciers.MM.les gouverneurs Roume, Merlin et Ponty ont parfaitement compris que l'avenir de notre Afrique francaise était subordonné à l\u2019extinction des épidémies, qui ne respectent pas plus les blanes que les noirs, et ils donnèrent tous leurs appuis aux missionnaires de l\u2019Institut Pasteur.\u2018 Moins loin de nous, de l\u2019autre côté de la Méditerranée, existent trois Instituts Pasteur.Celui de Tunis est le plus ancien ; il fut ouvert par M.A.Loir, le neveu de Pasteur, et il est actuellement dirigé par M.Ch.Nicolle, qui s\u2019est fait une réputation méritée par ses beaux travaux sur le Kala Azar, maladie du chien que la puce transporte à l\u2019homme et surtout à l\u2019enfant, et par ses recherches sur le typhus exanthématique qui passe d'homme à homme par l\u2019intermédiaire du pou.\u201c Ce sont MM.Trolard et Soulié, professeurs à la Faculté, qui eurent le grand mérite d\u2019introduire à Alger la vaccination antirabique et installèrent un laboratoire bactériologique pour les besoins de la colonie.Plus tard M.le gouverneur général Jonnart, voulant doter l\u2019Algérie d\u2019un Institut mieux proportionné à ses besoins, fit voter par les délégations les sommes nécessaires et demanda à l\u2019Institut Pasteur de prendre sous sa tutelle le nouvel établissement.Nous avons eu recours au professeur Calmette, dont les qualités d\u2019organisateur ont été maintes fois éprouvées ; il a eu pour collaborateurs les frères Edmond et Etienne Sergent qui poursuivaient sur place depuis plusieurs années la lutte antipaludique.Le nouvel Institut fait honneur à l\u2019Algérie et à l\u2019Insti- 25e ANNIVERSAIRE DE L'INSTITUT PASTEUR 705 tut Pasteur ; bien que jeune encore, il a déjà donné à la colonie un procédé de vaccination contre la clavelée qui paraît lui procurer satisfaction, puisqu\u2019elle l\u2019a rendue obligatoire.Les frères Sergent y continuent leurs recherches sur la malaria, sur les hématozoaires des oiseaux, sur la piroplasmose, tandis que M.Murat conduit le service antirabique et que M.Musso dirige celui des fermentations.Les services vétérinaires sont en bonnes mains puisqu\u2019il sont confiés à MM.Bridré, L\u2019Héritier et Boquet.\u201c Le troisième Institut transméditerranéen est celui de Tanger, il est à peine construit et déjà M.Remlinger y peut à peine suffire: au travail qui abonde dans ce pays où tout est à étudier, maladies des hommes et maladies des animaux.\u201cDe toutes les filiales de l\u2019Institut Pasteur, la plus proche est la plus importante, c\u2019est celle de Lille.M.le professeur Calmette a su la rendre populaire près des populations du nord de la France par les services multiples qu\u2019il leur rend.C\u2019est à Lille que sont poursuivies depuis des années les recherches sur l\u2019épuration bactériologique des eaux d\u2019égoût qui ont décidé nos munici- polités à suivre enfin l\u2019exemple donné par les villes anglaises.M.Calmette a porté surtout son effort sur la tuberculose ; ses expériences sur les voies de la pénétration du virus tuberculeux, sur l\u2019immunisation des bovidés, sur les propriétés du sérum antituberculeux sont connues de tous.De plus, il a créé un type de dispensaire antituberculeux qui est bien l\u2019outil le mieux approprié à la lutte contre le fléau.MM.Marmier, Guérin, Rollants, Massol, Breton, Boullanger et Woerhel forment autour de M.Calmette une famille scientifique aussi unie que dévouée.\u201d L\u2019Institut Pasteur s\u2019est complété par la fondation de l\u2019Hôpital Pasteur, grâce à une intervention généreuse qui fournit le terrain nécessaire et assume les dépenses permanentes.L'offre fut faite à Pasteur quelques mois avant sa mort et lui procura sa dernière joie.Administré par M.L.Martin, assisté de MM.Veillon, Darré et Lagane, il contient 120 lits ; les malades sont soignées avec un dévouement parfait par des sœurs infirmières instruites, à l\u2019Institut même, des méthodes antiseptiques modernes et qui se soumettent avec empressement à toutes les minutieuses rigueurs en usage dans un hôpital pour maladies infectieuses. 706 JAYLE Toutes les dépenses sont supportées par une personne anonyme à qui peut s'appliquer le vers de Corneille : Les pauvres bien mieux qu\u2019elle ont senti sa richesse.* FF Parvenu en vingt-cinq ans à un tel degré de rayonnement et de gloire, l\u2019Institut Pasteur ne peut qu\u2019accroître sa puissance bienfaisante.Ses vingt laboratoires de recherches, ses trois services .d\u2019enseignement qu\u2019ont fréquentés plus de 2,000 élèves de tous les pays, ses six services pratiques, ses cinq filiales, son hôpital ne vont cesser d\u2019augmenter d'importance et de nombre dans le siècle qui commence.La raison du succès obtenu et le gage de la certitude du développement futur tiennent à l\u2019esprit de l\u2019administration de l\u2019Institut : l\u2019ordre dans les dépenses, l\u2019équilibre dans le budget, d\u2019une part ; l\u2019adoption de l\u2019antique méthode du choix, pour les collaborateurs, d\u2019autre part : \u201c Une des principales causes de la prospérité de l\u2019Institut Pasteur est la constitution qui le régit.Elle est aussi libérale et aussi souple que possible.Chez nous, l\u2019importance de chacun est mesurée aux services qu\u2019il rend et le meilleur titre à l\u2019avancement est de produire de bons travaux.Nous accueillons quiconque apporte une idée intéressante et nous n\u2019hésitons pas à la subventionner même s\u2019il ne travaille pas parmi nous ?(Roux).INSTITUT BRUCHESI (Pour combattre la Tuberculose).\u2014 340, Rue St-Hubert.Montréal, le 15 novembre 1913 Monsieur le rédacteur de l\u2019Union Médicale.Cher monsieur, Le docteur Willett de Milwaukee, au Congrès de la tuberculose tenu à Washington, en mai dernier, dans une communication très intéressante, a démontré qu\u2019une des principales raisons pour POST-GRADUATE 707 lesquelles nous payons un si lourd tribut à la tuberculose, est la difficulté de faire le diagnostic de cette maladie au début, alors qu\u2019elle est encore parfaitement curable.Vous voyez tout de suite que le moyen de remédier à cet état de choses, consiste à instruire les médecins praticiens plus complètement, à leur faciliter l\u2019étude de la tuberculose, après qu\u2019ils ont quitté l\u2019Université ; bref, à instituer des \u201c Post graduate \u201d.L\u2019Institut Bruchési a fait l\u2019essai de ce moven, l'été dernier, et le cours sur la tuberculose, donné aux médecins praticiens par les médecins spécialistes de l\u2019Institut, a obtenu un tel succès, tant par le nombre des élèves que par le dévouement et le zèle des professeurs, que le Bureau médical de l\u2019Institut Bruchési a l\u2019intention de recommencer, l\u2019année prochaine, sur une plus grande échelle.Vous trouverez d\u2019ailleurs, cher Monsieur, ci-inclus, le rapport du Docteur Engène Grenier, sur l\u2019orgainsation et le fonctionnement du premier \u201c Postgraduate \u201d sur la tuberculose, donné dans la province de Québec, qui vous intéressera plus que je ne pourrais le faire moi-même.G.ARCHAMBAULT.Secrétaire du Bureau médical de l\u2019Institut Bruchést.À la réunion du Bureau médical, le 21 avril dernier, quelqu'un émet le vœu que l\u2019on donne un cours \u201c Post-Graduate \u201d à l\u2019Institut Bruchési, durant l\u2019été.Cette idée ayant rencontré l\u2019approbation unanime du Bureau séance tenante, un membre recoit instruction de \u201clancer l\u2019idée\u201d et de voir à organiser le cours proposé.Le travail semble progresser lentement car à l\u2019assemblée du 10 juin, le Bureau revient à la charge et redemande an même membre de voir à l\u2019organisation du post-graduate en s\u2019adjoignant, cette fois, les chefs des différents services du dispensaire.Alors les choses marchent rondement; trente jours plus tard, a la séance du 11 juillet, le Bureau apprenait que l\u2019organisation des cours était terminée.Les docteurs Dubé, LeSage, Benoit, Fortier, Bourgeois, Bousquet, Archambault, Derome, sont chargés de compléter par des conférences et des cliniques l\u2019enseignement sur la tuberculose et les leçons d\u2019auscultation données par le docteur Grenier et les assistants. 708 GRENIER Chaque série de cours durera deux semaines.On travaillera le matin de neuf heures et onze heures et l\u2019après-midi, de trois heures et demie à cinq heures et demie.Pour que l\u2019instruction soit bien personnelle et féconde en bons résultats, on limite à cinq membres le nombre de chaque classe.Les cours devront s\u2019ouvrir le quinze juillet.Il fut fait tel que dit.Sept médecins sollicitent la faveur de composer cette première classe; les cinq premiers seuls sont acceptés.Nous avons alors deux semaines de travail ardu où maîtres et élèves rivalisent de zèle.Des cinq inscrits, quatre avaient suivi les cours.Une semaine de repos et c\u2019est la seconde série qui commence.Cette fois, huit postulants se présentent ; les cinq premiers sont acceptés Même travail, même application.Des cinq enregistrés, trois avaient été fidèles au rendez-vous.Septembre arrivait et avec lui, le besoin de repos chez quelques chefs de nos services au dispensaire.Nous avons clos nos séries de leçons.Les cours terminés, les médecins enseignants se communiquent leurs impressions: tous sont contents.Ils avaient fait bien des mises au point, communiqué beaucoup de science.Cette manifestation de maîtres satisfaits me donna l\u2019idée d\u2019écrire aux messieurs qui avaient suivi les cours, pour connaître leurs impressions.Tous ont eu la gracieuseté de répondre.M.le docteur J.FE.Bélanger, gradué à Montréal en 1904, pratiquant à Lauzon, s'exprime ainsi: \u201c Je vous déclare en toute sincérité que je suis allé chercher \u201cchez vous, des connaissances que j\u2019ignorais complètement.Mes \u201clectures antérieures sur la tuberculose m\u2019avaient bien donné certaines connaissances, mais lorsqu\u2019il me fallait mettre en pratique ce que je savais en théorie, j'avoue que je n\u2019y comprenais \u201c plus rien.Aussi est-ce dû à votre manière tout à fait intéres- \u201c sante et intelligente d\u2019exposer les choses que je dois aujourd\u2019hui, \u201cde pouvoir faire un diagnostic assez sérieux en fait de tuber- \u201c culose.Je n\u2019ignore pas qu\u2019il me faut encore travailler beaucoup, mais je peux dire que vous m\u2019avez mis sur le bon che- \u201cmin, en faisant ensemble des travaux pratiques; la seule vraie \u201c manière d\u2019enseigner à des élèves.\u201d POST-GRADUATE 709 M.le docteur V.P.Landry, gradué à Québec en 1904, pratiquant à Maisonneuve, 187, due Bourbonnière, écrit : \u201c Je ne saurais vous dire tout le bénéfice que j'ai retiré des \u201cleçons pratiques et savantes que vous avez données dans le cours \u201c du mois de juillet.Je suis sorti de votre \u201c Post-Graduate \u201d \u201c persuadé que j'avais plus appris en quinze jours qu\u2019en deux ans \u201c de cours ordinaires.Votre cours n\u2019a qu\u2019un défaut, il est trop \u201ccourt: \u201cit tastes like more.\u201d M.le docteur L.A.Hébert, gradué a Montréal en 1911 et pratiquant en ville, 121, rue Stadacona : \u201c J\u2019estime que ce \u201c Post-Graduate \u201d est éminemmnet pratique \u201c surtout au point de vue du diagnostic précoce de la tuberculose pulmonaire.Ces cours m\u2019ont ouvert des horizons tout à fait \u201c nouveaux.Je dirais même sans exagérer que ça été comme une \u201c révélation pour moi sous bien des rapports.\u201d M.le docteur Pellerin, gradué à Montréal en 1907, pratiquant dans la même ville: \u201c Jai appris à votre \u201c Post-Graduate \u201d, des choses que je ne \u201c savais pas quoique j'aurais dû les savoir déjà.Les leçons cliniques ont été très pratiques et intéressantes.En somme, ce \u201c cours nous est très utile dans l\u2019exercice de notre profession.\u201d M.le docteur J.P.Desrosiers, gradué à Montréal en 1911, pratiquant au Boulevard St-Denis, 143, rue Beaubien : \u201c J\u2019ai appris durant trois semaines à l\u2019Institut Bruchési et des \u201c choses que je ne savais pas et d\u2019autres que je percevais vague- \u201cment.L\u2019intérét des cours donnés est qu\u2019on y relêgue bien loin \u201cla théorie et que la pratique est tout.\u201d M.le docteur Henri St-Georges, gradué à Montréal en 1906, pratiquant en cette ville, 187, rue St-Denis: © Pai été on ne peut plus satisfait de ces cours, et je les ai \u2018trouvés intéressants et pratiques.\u201d 710 GRENIER M.le docteur Léon Dubois, gradué à Montréal en 1902, pratiquant au quartier Emard, 232, rue Davidson : \u201c Les cours \u201c Post-Graduate \u201d donnés à l\u2019Institut Bruchési au \u201cmois d\u2019août dernier m\u2019ont intéressé au suprême degré.J\u2019y ai \u201c puisé de nouvelles connaissances qui m\u2019ont ouvert de nouveaux \u201chorizons sur le diagnostic et le traitement de la tuberculose.\u201d Ainsi nous voyons trois générations universitaires témoigner de l\u2019utilité de notre enseignement aux médecins diplômés.Et les besoins de 1911 ne semblent pas être moins impérieux que ceux de 1912.La tâche ne paraît pas terminée.Voyons plutôt la lettre suivante : Maisonneuve, 9 septembre 1913.M.le docteur Éugène Grenier, 707, rue St-Hubert.Monsieur et cher Confrère, Veuillez m\u2019inscrire pour le prochain \u201c Post-Graduate \u201d qui se donnera à l\u2019Institut Bruchési.Mon premier stage au milieu de vous m\u2019a fait tant de bien que je veux retourner faire de l\u2019auscultation avec les artistes.Bien a vous, (Signé) : V.P.Lanpry, M.D.Dans ce rapport, je me suis appliqué à relater des faits, à citer des extraits de lettres et une lettre, j'ai évité les commentaires.En terminant, une petite remarque ; elle a son côté pratique.Les messieurs qui ont versé leurs dix dollars, au moment de leur enregistrement ont tous été fidèles au rendez-vous.Je ne puis pas en dire autant des autres.Et c\u2019est pourquoi des dix messieurs acceptés, sur les quinze appliquants, sept seulement se sont présentés.Pendant ce temps, d\u2019autres se sont trouvés forcément éliminés.J\u2019espère, Messieurs, que cet exposé va vous éclairer sur la décision que nous allons prendre à cette réunion à savoir: Est-il opportun de continuer ce \u201c Post-Graduate \u201d l\u2019an prochain ?Le tout respectueusement soumis.(Signé) : Eugène GrEnIEr. re CHRONIQUE TUBERCULOSE ET DIPLOMATIE Apparemment la lutte antituberculeuse comporte des difficultés qui pourraient abattre le courage des pusillanimes.En réalité, il suffirait pour la mener avec succés et rapidement du concours spontané de tous les éléments de la société.Il y a dans tous les pays du monde des facilités extraordinaires mais que l\u2019on ignore ou que l\u2019on discute; il y a des moyens tout prêts à mettre en œuvre, et qui épargneraient bien des années d\u2019attente.La preuve en est fournie par le Prof.Knopf, dans les résolutions adoptées au Congrès International d'Hygiène scolaire, de Buffalo, en août 1913.\u201c Considérant que près d\u2019un million d\u2019enfants tuberculeux ou grandement prédisposés à la tuberculose, fréquentent nos écoles publiques, et que 1,500 seulement peuvent recevoir l\u2019instruction dans des écoles de plein air.Considérant que le Congrès est convaineu que l\u2019école de plein air est l\u2019un des plus puissants moyens de prévention et de guérison de la tuberculose chez les enfants, et qu\u2019il a déjà été prouvé que presque toutes les conditions climatériques, pourvu que l'air soit exempt de poussière se prêtent à la prévention de la tuberculose chez les prédisposés et à la guérison chez les consomptifs.Considérant que les statistiques démontrent qu\u2019il n\u2019y a pas assez d\u2019hôpitaux ni de sanatoria pour les adultes et les enfants tuberculeux, ou pour les enfants atteints de tuberculose des os et des articulations.Considérant qu\u2019il a été démontré à New-York et dans d\u2019autres grandes villes que les vaisseaux mis au rancart, se prêtent admirablement bien à leur transformation en hôpitaux et en sanatoria ouverts toute l\u2019année, pour les adultes consomptifs, en sanatoria pour enfants atteints de tuberculose des os, ou de toute autre forme, et en écoles de plein air pour les écoliers tuberculeux, anémiques ou nerveux.Il est résolu que le 4e Congrès International d'Hygiène scolaire demande au gouvernement des Etats-Unis de mettre à la disposition des différents Etats de l\u2019Union, autant de cuirassés et de 712 GRENIER croiseurs déclassés qu\u2019il sera possible, pour être ancrés selon leur grandeur dans les rivières ou sur le bord de la mer, et utilisés par les gouvernements respectifs comme écoles de plein air, pré- ventoria, écoles-sanatoria pour enfants ou comme hôpital-sanato- rium pour adultes.Il est résolu que le Congrès apprécie hautement l\u2019exemple qu\u2019a donné le gouvernement italien en consacrant trois de ses navires déclassés pour combattre la tuberculose.De plus, Il est résolu que ce Congrès souhaite sincèrement que les autres gouvernements puissent suivre l\u2019exemple de l\u2019Italie.Enfin, Il est résolu que copie de ces résolutions soit présentée au Gouvernement américain et à toutes les nations représentées à ce Congrès.Les désirs du Congrès restent bien dans les limites du réalisable, puisque la chose s\u2019est faite durant nne épidémie de picotte à Détroit, il y a 10 ou 15 ans, où l\u2019on utilisa les paquebots Darius Col., ou Idlewild de la Compagnie White Star Line.Pour les nations qui ont leur marine de guerre, dont les unités se trouvent d\u2019année en année déclassées, le probleme de la lutte antituberculeuse, se simplifie ainsi énormément.Si l\u2019on veut, il n\u2019est plus besoin d\u2019attendre d\u2019édifier des sanatoria, des préven- toria, des écoles de plein air, etc.Il suffit, et cela ne comporte pas des dépenses disproportionnées, de transformer les cuirassés, les croiseurs, et de les encrer dans les rivi.res ou sur le bord de la mer, où l\u2019air est exempt de poussière et de fumée.Il est évident que la dépense de transformation ne couvrirait pas l\u2019achat d\u2019un terrain près des villes, pour un hôpital-sanatorium ou pour une école de plein air.Au surplus, les Etats, les provinces, les municipalités se prêteront plus vite et plus volontiers à l\u2019entretien d\u2019un sanatorium si rapidement installé.Il en coûte toujours de faire le premier pas, et dans l'occurrence, nous reconnaissons que le premier pas coûterait cher, s\u2019il fallait acheter le terrain, construire l\u2019hôpital et l'installer.Cependant peut-il être question de parcimonie dans la lutte antituberculeuse ?La santé publique n\u2019est-elle pas une de ces choses qui font la richesse d\u2019une ville, d\u2019une nation, et pour lesquelles on devrait être prêt à faire tous les sacrifices nécessaires.Nos voisins des Etats-Unis ont compris qu\u2019il v a équation entre TUBERCULOSE ET DIPLOMATIE 713 la santé publique et la prospérité.Ainsi le Bureau d'hygiène de la ville de New-York a pris pour devise depuis plusieurs années \u201c Public health is purchasable.Within natural limitations anv community can determine its own death-rate.\u201d Il est à espérer que les nations ne se refuseront pas à ces actes importants, pleins de bienfaisantes conséquences pour la diminv- tion de la tuberculose pour le relèvement du niveau vital, et pour l\u2019accroissement de la richesse publique.Car si l\u2019on se hasardait à reprocher a la lutte antituberculeuse de réclamer toujours de l\u2019argent et du travail, on pourrait peut- être prendre quelques points de comparaison avec l\u2019établissement et le coût des corps diplomatiques dans tous les Etats.Dans son fameux discours de Quild Hall, M.Asquith affirme que l\u2019Europe, impuissante à empêcher la guerre des Balkans, a tout de même réussi à la circonserire, et à en limiter les funestes conséquences.Le premier ministre anglais rend un hommage public et bien mérité sans doute à la diplomatie moderne, dont le but est de réduire le nombre des morts et de promouvoir la prospérité du pays.Mais on avouera que si les movens sont différents parce qu\u2019ils sont plus humbles, la lutte antituberculeuse ne s'éloigne pas sensiblement du but de la diplomatie, et que son œuvre, à elle, c\u2019est aussi de réduire la mortalité tuber- eulense et d'assurer avec un accroissement de population et une réduction de dépenses inutiles, la prospérité publique.Il v a plus que cela.Les dangers de guerre et de ruine que conjure la diplomatie, ne sont qu\u2019intermittents.Il y a dans les secrétaireries d\u2019Etat bien plus d'humeur pacifique que d\u2019humeur belliqueuse, bien plus de compromis que d\u2019ultimatums, tandis que dans la lutte antitubereuleuse, on doit traiter avec un ennemi fatal, qui ne transige pas et qui menace toujours.Chez chaque peuple, 'ennemi est dans les murs; il n\u2019attend que 1'oceasion propice pour se répandre par les rues, par les maisons, et v promener le carnage.S'il y a en des atrocités saus nom, que la diplomatie n\u2019a pu empêcher, dans la dernière guerre, l\u2019œuvre antitubereu- leuse, avant les movens puissants de cette diplomatie, pourrait empêcher ces massacres quotidiens.Les moyens puissants de la diplomatie ?Nous ne demandons pas tant que cela.Pour maintenir et faire respecter la force et 9 714 GRENTER l\u2019autorité d\u2019un pays, les diplomates exigent, par exemple, une marine toujours renouvelée, toujours progressive.Avec des engins meurtriers, ils veulent \u2014 et c\u2019est bien aléatoire, \u2014 diminuer les pertes de vies; nous ne désirons, pour réduire la mortalité tuberculeuse, et cela d\u2019une façon certaine et sans hasard, que les bateaux sur lesquels la diplomatie ne compte plus.Peut-on appeler cela de l\u2019exigence ?Surtout quant au témoignage de M.Asquith Ini-même, la lutte contre la tuberculose a été plus efficace que la diplomatie la plus raffinée.En effet le 4 août 1913, à l\u2019ouverture de la 4e assemblée annuelle de la tuberculose, au Central Hall, le grand homme d\u2019Etat parlait ainsi: J\u2019en arrive maintenant au côté plus consolant de la question.En 10 ans, de 1871 à 1880, la mortalité annuelle en Angleterre et dans le pays de Galles pour toute forme \u201cde tuberculose, a été d\u2019environ 70,000.En 1911, depuis deux ans, elle est tombée à 53,000.En tenant compte de l\u2019augmentation de la population, le nombre des décès, en 1911, si le taux de la mortalité de 1871 à 1880 s\u2019était maintenu, aurait monté à 103,000.Ainsi en une seule année, il a été épargné 50,000 vies.C\u2019est très satisfaisant et très encourageant.\u201d Nous ajouterons : et c\u2019est très probant.Il est vrai qu\u2019il s\u2019en trouvera pour nous taxer d\u2019exagération.Ce.qu\u2019écrivait le Prof.Hermann M.Biggs, au Congrès international de la tuberculose tenu à Berlin, a la fin d\u2019octobre, pourrait leur être un fructueux sujet de méditation.\u201c En général, écrivait-il, le niveau de la civilisation, de l\u2019éducation et de l\u2019intelligence ne sont pas encore assez élevés pour évaluer le caractère d\u2019une administration municipale au coût des vies; mais cette évalaution est possible, et un jour viendra où elle sera appliquée.\u201d Eugène GRENIER.L\u2019EAU ET L\u2019APPENDICITE Un journal de médecine de Paris ; fait des commentaires humoristiques sur ce sujet.Un journal du dimanche, publié à Montréal, a pris la chose au sérieux.Il faut en rire, c\u2019est entendu.Voyez-un peu. L\u2019EAU ET L\u2019'APPENDICITE 715 Peut-être avez-vous lu dans l'un de nos plus estimés journaux médicaux une retentissante communication sur l\u2019étiologie de l\u2019appendicite?(1) Depuis les casseroles émaillées, la syphilis et l\u2019helminthiase, on laissait un peu \u201c souffler \u201d ce pauvre appendice, ou plutôt on s\u2019efforcait de le décharger d\u2019une partie des méfaits qu'on Ini attribue communément.Typhleetasie et ptose cæcale, péricolite membraneuse de Jackson occupaient le premier plan de nos préoccupations, et l\u2019appendice reprenait silencieusement sa place à côté du cæcum, le lion du jour.De nouveau tout est changé depuis la sensationnelle publication précitée.Les médecins ont appris, non sans quelque étonnement peut-être, que l\u2019appendicite, dont la fréquence les déconcerte parfois, est tout simplement due.a l'eau que nous buvons.?Oui, parfaitement, à l\u2019eau.Ft voilà pourquou votre fille est muette.L'auteur ue nons dit pas s\u2019il faut incriminer l'eau de source ou l\u2019eau de pluie, si l\u2019eau non filtrée est seule coupable, si les eaux minérales peuvent être mises hors de cause.Ce sont là des questions accessoires qui seront sans doute tranchées ultérieurement.Une petite objection se présente cependant à l'esprit: les buveurs exclusifs d\u2019eau sont frappés inéluctablement d'appendicite, c\u2019est entendu; mais ceux, assez nombreux (je me compte parmi eux) qui boivent indifféremment tantôt de l\u2019eau, tantôt du vin, peuvent-ils se considérer comme immunisés ou sont-ils exposés à la redoutable maladie ?Le fait est d\u2019importance ; il est bien évident que si le buveur \u201c mixte \u201d, si j'ose ainsi m\u2019exprimer, est également menacé, je me ferai un devoir strict de renoncer définitivement à boire une seule goutte d\u2019eau.Voilà qui va remplir d\u2019aise les marchands de vin et fournir aux ivrognes de sérieux arguments contre les prêcheurs de tempérance.Et la diète hydrique que va-t-elle devenir dans la bagarre / Vous voyez-vous prescrivant à un urémique, à un asystolique, à un diabétique en imminence de coma: deux litres et dem de Sarnt- (1) Ici notre excellent Pays s\u2019est empressé- de relever cette boutade avec un sérieux digne d\u2019un meilleur sort.Ah! les statistiques.Je me rémémore une autre boutade que feu le professeur Brunelle avait l\u2019habitude de lancer à son cours de chirurgie lorsqu\u2019il parlait de statistiques: \u201c Rappelez-vous, Messieurs, disait-il, que, derrière les statistiques, il y a toujours le cœur humain.\u201d N\u2019est-ce pas là une grande vérité sous l\u2019apparence d\u2019une boutade ?\u2014 Qu\u2019en dites-vous \u201c Pays\u201d ?.A.L. 716 CHRONIQUE Emalien.pas d'autre nourriutre, ni boisson, pendant trois jours?Inutile d\u2019ajouter que les grands organes de la presse politique ont immédiatement traité avec la compétence qui les caractérise la question de l\u2019origine hydrique de l\u2019appendicite et mis en garde le public contre l\u2019eau, ce redoutable poison appendiculaire; l\u2019impartialité la plus élémentaire me fait un devoir de constater qu'aucun des articles que j'ai parcourus n\u2019était signé du nom d\u2019un marchand de vins connu.Quant à la conclusion à tirer, je l'emprunte à un spirituel entrefilet du journal le Matin, les revues de fin d'années ne m\u2019en donnant pas encore le thème: Les buveurs d\u2019eau sont des méchants, C\u2019est bien prouvé par le déluge! Nous proposons au \u201c Pavs \u201d d'étudier la question afin d\u2019éclairer les mode.ms.\u201c LES APACHES \u201d DE LA PROFESSION MEDICALE 6 > Comme toute espèce de \u2018\u201c parasite \u2019 des gros, des grands, et des petits.Les uns \u201c travaillent \u201d au grand jour, sans aucune gêne, lls très répandue, il y en a s\u2019affichent autant qu\u2019ils peuvent, soit à prix fixe, soit à prix d\u2019audace, soit à prix d\u2019astuce.Ils sont tous de la canaille, qui n\u2019a qu\u2019un seul but: ranconner et exploiter les pauvres malades ignorants et crédules; pour cela ils prostituent, sans vergogne, la noble Médecine qui est sans défense dans notre beau pavs.Ils ont le droit de porter un grand nom, puisqu'ils sont Docteurs en Médecine, lorsqu'ils ne s'intitulent pas ALCITTMISTES, Tls exercent sous le couvert de la Toi et du Gouvernement, qui les protègent.Les grands quotidiens proclament leur talent par les cent mille bouches de la réclame; ce sont les complices payés qui retirent sans serupule une bonne part du butin.Toujours en notre vieille et belle Province, il arrive qu'un de ces coquins réussit à se faire décorer des titres les plus HONORABLES. \u2018\u201c LES APACHES \u201d 717 Les autres \u201c travaillent \u201d dans l'ombre sons nn déguisement.Ils occupent les plus hautes situations et trouvent moyen de soutirer des redevances de tous les côtés ; dans l\u2019ombre ils intriguent sans bruit et parviennent à tous les postes; 1ls s'occupent sans compétence, de tout ce qui peut leur rapporter.Ces \u201c APACITES RESPECTABLES \u201d ne valent pas plus cher que les premiers ils s\u2019accaparent de tout sans violence, 11 est vrai, mais ils sont aussi nuisibles que les premiers en empêchant tout progrès par leur force d\u2019inertie et par leur incompétence.Il v a encore beanconp d\u2019autres types d\u2019apaches qui méritent d\u2019être cités: \u201c apaches avorteurs \u201d\u2019, \u201c apaches dicotomistes \u201d, \u201capaches spécialistes \u201d, etc, ete.Nous essaverons de les stéréotomiser l'un de ces quatre matins.Docteur © JemEenricire, \u201d N.B.A l'envers de ce vilain tableau, il est réconfortant tout de même de pouvoir proclamer bien haut la noblesse des membres sincères et authentiques de la belle Profession de Médecine.\u201cLA VOLUPTE DE GUERIR.\u201d M.le Professeur Lejars a terminé par cette splendide péroraison, sa lecon d'ouverture du cours de pathologie chirurgicale.\u201c Non, il ne faut pas que les jeunes ferment l\u2019oreille à la vieille chanson qui, de tout temps, a fait vibrer l\u2019âme médicale ; il faut que tous se laissent entraîner de bonne heure à cette passion de la vie, à cette volupté de guérir, qui restent notre apanage inaliénable, à cette charité suprême du médecin, que le médecin comprend seul, et qui devient pour Ini mieux qu\u2019un devoir, mieux qu\u2019une habitude, un instinct.N'est-ce pas notre meilleure joie de vivre, à nous, que de sauver des vies ?\u201c Vous pénétrer de ces idées, qu\u2019on dirait d\u2019un autre âge, mais qui restent lumineuses et fécondes comme la vérité, vous préparer à ce rôle de science et de charité qui sera le vôtre, c\u2019est aujour- d\u2019hui votre devoir social, Messieurs, vous v aider de toutes nos forces, réserver à cette tâche sacrée le meilleur de notre temps, de notre activité, de notre expérience, c\u2019est le nôtre.Tant que j'aurai un souffle d\u2019énergie je n\u2019y faillirai pas.\u201d NOUVELLES ASSOCIATION DES GARDES-MALADES VILLE-MARIE Nous possédons à Montréal, et déjà depuis quelques mois, une œuvre admirable à plus d\u2019un point de vue! À plusieurs reprises des confrères parmi les plus occupés avaient tenté de fonder une association de gardes-malades dans le but de venir en aide aux familles qui ne peuvent payer les soins d'une garde occupée exclusivement aux soins de leurs malades.Depuis longtemps, donc, nous souhaitions la venue de ces bonnes gardes-malades appelées, au moment précis de l\u2019acconche- ment, pour tous les petits soins de propreté et d\u2019asepsie qui doivent présider à ce grand acte de nos braves mères.Et puis la visite quotidienne : juste le temps de la toilette de la mère et des nourrissons, que de soucis n\u2019a-t-elle enlevés de l\u2019esprit du praticien qui a raison de toujours redouter l\u2019infection puerpérale! Tous ces avantages: cette assistance maternelle et ce concours précieux aux médecins, sont donnés à des prix si modiques qu\u2019ils sont à la oprtée de toutes les bourses, même plus pauvres pnis- que chez les indigents la Garde-Malade Ville-Marie prodigue ses soins gratuitement.C\u2019est grâce à l\u2019activité et au dévouement de notre jeune confrère, M.le Dr E.P.Grenier, de la rne Ontario, que nous avons enfin l'Association des Gardes-Malades Ville-Marie.Avec le concours de quelques Dames charitables et plus particulièrement Melle Lamothe l\u2019œuvre commencée au mois de juillet dernier est actuellement en activité et pleine de promesse.Commencée sans bruit, l\u2019Association des Gardes-Malades V ille- Marie a fait beaucoup puisque bon nombre de confrères en sont devenus les patrons.Voici un court rapport des travaux accomplis par ces excellentes gardes-malades depuis sa fondation : Nombre de visites depuis le commencement de juillet 1913.1380 Assistance aux accouchements et opération.64 Ces quelques chiffres sont très éloquents. ASSOCIATION DES GARDES-MALADES 719 Voyons maintenant ce que coûtent ces gardes-malades à l\u2019Association et quels sont ses moyens de subsistance : Salaire de 5 gardes-malades pour juillet, août, septembre et octobre.2.22 22 21 22 14 2.1.$ 825.00 Frais d\u2019installation.ce .150.00 Sacoches et instruments des gardes-malades, \u2018téléphone, éclairage et billets de tramway, taxe d\u2019eau, gages de la bonne, et loyer.EL Le Le Le a 4 4 2 2.867.00 Total.$1942.00 Recettes: Juillet, août, sept, octobre.377.00 Fête donnée au Pare Sohmer.805.00 Total.$1426.00 Le déficit est de $516.00.C\u2019est déjà une somme assez considérable mais pas encore suffisante pour décourager les amis de l\u2019œuvre: Les fondateurs de l\u2019Association savent maintenant que le succès ne tardera pas à combler leurs efforts.Les gardes-malades au-nombre de cinq ne sont pas toujours, c\u2019est-à- dire, suffisamment occupées pour payer les dépenses de I Association.Lorsque tous les confrères et toutes les familles connaîtront cette œuvre il faudra, nous en sommes sûrs, plus de gardes-malades et tout leur temps sera donné aux visites et aux pansements.Une garde-malade peut faire, par jour, 6 visites à 35 cts, soit $2.10 ; et par mois $63.00.Cinq gardes-malades peuvent rapporter par mois la somme de $315.00.Allons, chers confrères, pensons à l\u2019Association des Gardes- Malades Ville-Marie située au No 773, rue St-Denis.Appelez au télépohne 3446 Est pour une garde-malade bien renseignée qui vous assistera à vos accouchements à raison de une piastre chaque fois, et qui visitera vos accouchées les jours suivants pour la douche, pansements et toilette à raison de 35 centins chaque visite.Ces gardes-malades ont été formées dans nos hôpitaux et sont habituées aux opérations chirurgicales.Que nos chirurgiens en prennent note et apportent leur concours à la réussite de cette bonne et belle œuvre.J.E.DUBÉ. LE PRIX HODGKINS DE $1,500.00 EST ACCORDE AU Dr GUY HINS- DALE DE HOT SPRINGS, Ve., ET AU Dr S.ADOLPHUS KNOPF, DE NEW-YORK.L'aur atmosphérique et la tuberculose, tel était le sujet du concours.Monsieur le Docteur Guy Hinsdale de Hot Springs, Virginie, et Monsieur le Docteur S.Adolphus Knopf, de New-York, viennent de recevoir le prix Hodgkins, donné par l\u2019Institut Smithsonian.Les travaux avaient été soumis il y a cinq ans, à l\u2019ocea- sion du Congrès sur la tuberculose, tenu à Washington, en 1908.Ce n\u2019est pas sans surprise que le public en général et les médecins ont appris cette décision, apparemment tardive.Mais il ne pouvait en être autrement; le concours étant ouvert à tous les pays, on a reçu des communications en anglais, en français, en allemand, en espagnol, en italien.Et en justice pour les concurrents, tous les travaux ont été lus et étudiés soigneusement ; certains n\u2019ayant pas hésité à prendre 750 pages d\u2019impression pour traiter le sujet.Les juges du concours étaient : Le Professeur William H.Welch, de l\u2019Université John Hopkins, Président ; le Professeur Hermann M.Biggs, de New-York; le Professeur W.M.Davis, Cambridge, Mass.; le Professeur G.Dock, Washington University Medical School, St-Louis, Mo.; le Dr Simon Flexner, de 1'Institut Rockfeller, New-York ; le Chirurgien-Général Geo.M.Stern- berg de l\u2019armée des Etats-Unis (en retraite) ; le docteur John S.Fulton, secrétaire général du Congrès International sur la Tuberculose, Washington, D.C.Monsieur le Dr Hinsdale est secrétaire de l\u2019 ¢\u201c American Clima- tological Association \u201d et Monsieur le Dr Knopf est Professeur de Phtisiothérapie au \u201cNew York Post-Graduate Medical School.\u201d En octobre 1891, Thomas George Hodgkins, de Setanket, N.J., donna une somme considérable à l\u2019Institut Smithsonian.Il était stipulé qu\u2019une partie du revenu de ce montant devait être employée à promouvoir et à diffuser les études sur la nature et les propriétés de l\u2019air atmosphérique en tant qu\u2019élément utile à l\u2019homme.En conséquence, l\u2019Institut a, à différentes époques, offert des prix, donné des médailles, fait des dons pour promouvoir les recherches, a aussi publié des travaux. PRIX HODGKINS 721 A l\u2019occasion du congrès sur la tuberculose, en 1908, un prix fut offert pour la meilleure étude sur l\u2019 \u201c Air atmosphérique et la tuberculose.\u201d Les docteurs Hinsdale et Knopf reçoivent le prix.Dans le concours prézédent, le prix Modgkins avait été gagné par le Baron Rayleigh et Sir William Ramsay, pour leur découverte de \"Argon; un élément de l\u2019atmosphère jusque là inconnu.L\u2019Institut Smithsonian publiera les études du Dr Hinsdale et du Dr Knopf, dans la série des ¢ Smithsonian Miscellaneous Collections.\u201d L'édition est ordinairement de 1,500 copies, dont 1,100 sont distribnées aux bibliothèques et à différentes institutions américaines et étrangères.Des autres 400 exemplaires, cinquante sont adressés par l\u2019Institut à l\u2019anteur et à ses amis, plusieurs sont envoyés aux spécialistes qui en font la demande ou vendus au publie à prix coûtant.Il est probable que le nombre de la présente édition sera plus grand, car en raison du sujet traité, on prévoit une demande considérable.Nous félicitons les titulaires de cette magnifique récompense, en particulier le Dr Knopf, notre ami personnel, dont nous apprécions la haute valeur scientifique.La RÉpACTION.NOUVEAU PROFESSEUR A LAVAL M.G.A.Marsan, avocat, de Montréal, est nommé professeur de jurisprudence médicale à l\u2019école de chirurgie dentatre.M.G.A.Marsan, avocat, de Montréal, vient d\u2019être nommé professeur de jurisprudence médicale, à l\u2019école de chirurgie dentaire, affiliée à l\u2019Université Laval.Le nouveau professeur a commencé ses cours aussitôt qui sent suivis et très appréciés.M.V.A.Marsan, avocat, est né à Montréal, en 1869.I fit ses études au Séminaire des Trois-Rivières, et à l\u2019Université Laval à Montréal.Tl fut admis au Barreau en 1894.Le nouveau professeur est un des collaborateurs de la \u201c Revue de J uris- prudence \u201d et de l\u2019 \u201c Union Médicale du Canada \u201d.Pendant deux 722 NOUVELLES années, il a été professeur de droit commercial au cours du Monument National.L\u2019école dentaire donne à l\u2019Ecole de Médecine un bel exemple.Nos médecins ne sont pas assez instruits des risques qu\u2019ils courent quelquefois et des moyens de défense qu\u2019ils peuvent opposer à des poursuites injustes et qui confinent quelquefois au chantage.Cette chaire serait mieux appropriée à la Faculté de Médecine qu\u2019 à l'Ecole dentaire.M.Marsan a une compétence particulière dans ces questions et son cours pourrait être suivi avec profit par les médecins.Nons félicitons le titulaire et l\u2019Ecole dentaire de son heureux choix.INTERETS PROFESSIONNELS A PROPOS DES GOUVERNEURS DU C.M.P.Q.Monsieur le Rédaeteur de l\u2019Union Médicale, Montréal.Cher Monsieur et Confrère :\u2014 Vous me permettrez, jen suis certain, de faire quelques réflexions, inspirées par vos commentaires (très courtois d\u2019ailleurs) des raisons que j\u2019ai invoquées en septembre dernier pour demander un referendum sur l\u2019opportunité de réduire le nombre des gouverneurs du Collège des Médecins.En supposant qu\u2019il se trouve dans le Corps Médical quelques confrères qui partagent mon opinion, il n\u2019est peut-être pas très Juste ni très exact d\u2019affirmer qu\u2019on ne veut pas comprendre le but ou la tendance utilitaire de cette pseudo-réforme.Soyez bien assuré, Monsieur le Rédacteur, que l\u2019entêtement, le parti-pris ne nous tiennent pas lieu ici de convictions.Nous ne mettrons jamais en doute la bonne foi des partisans de ce fertile mouvement, et nous admettrons avec empressement dans leurs dires et leurs actes ce qui à nos veux, semblexa inadmissible et plausible.Toutefois jusqu\u2019ici notre intelligence n\u2019a pas encore acquis assez de souplesse pour voir dans la diminution des gouverneurs: l\u2019éablissement d\u2019une caisse de retraite, la fondation d\u2019une à deux chaires dans notre Université Laval, des subventions A PROPOS DES GOUVERNEURS DU C.M.P.Q.723 aux Sociétés médicales, comme autant d\u2019émanations que 41 gouverneurs ne peuvent produire et que 15 gouverneurs, par vertus d'économie et d\u2019affinité pour un idéal supérieur, ne pourraient s'empêcher de répandre.La profession médicale n\u2019est pas sans doute un état où l\u2019on s\u2019enrichit: il faut peiner, travailler, se dévouer, s'oublier, exposer sa santé, compatir à toutes les misères, jeter du baume sur toutes les plaies, exercer enfin une véritable sacerdoce, et bieri souvent subir les critiques injustes, ne recueillir en émoluments qu\u2019ingratitude et méconnaissance des services rendus.Cependant n\u2019exagérons rien et sachons reconnaître qu\u2019un médecin sobre, à son devoir, compétent peut gagner honorablement sa vie, instituer méme une sage prévoyance pour l'avenir quand l\u2019âge, les accidents viendront mettre un terme à son activité.S'il en est autrement dans certains milieux, c\u2019est beaucoup moins la conséquence des mauvaises dispositions de la société à l\u2019égard des médecins, que d\u2019une mentalité spéciale chez un trop grand nombre de confrères, qui, par jalousie mesquine, convoitise sournoise, se donnent pour rien, font acte de dépréciation et ouvrent les portes toutes grandes à l\u2019exploitation qu\u2019un publie intéressé veut bien faire de tels professionnels si bien disposés au suicide de leurs intérêts.Je l\u2019avoue bien candidement, je ne puis résoudre le problème suivant: \u201c Par quelle influence, par quelle subtilité de tact, d\u2019action et de persuasion, le bureau des gouverneurs, réduit de 40 à 15, pourra-t-il corriger ce vice de nature qui se transmet de génération en génération et qu\u2019au delà d\u2019un demi siècle d\u2019enseignement dans nos universités n\u2019a pu effacer complètement de nos mœurs, nous médecins / Car enfin, il faut le confesser, c\u2019est là le grand mal.\u201c T\u2019ignorance, le manque d\u2019éducation et de bonne volonté d'un grand nombre des nôtres sont les causes de l\u2019avilissement de la profession médicale au dernier degré, a dit le docteur Côté dans votre numéro de septembre \u201d, et j\u2019ajouterai sont les causes médiates ou immédiates du paupérisme où se trouvent plongés un grand nombre de médecins au déclin de leur carrière.En admettant que la réduction du nombre des gouverneurs permettrait la fondation d\u2019une caisse de retraite, il resterait à démontrer que ce serait là un moyen sûr, efficace de remédier à un si grand mal ; ne serait-ce pas plutôt encourager à l\u2019imprévoyance, à l\u2019inconduite, des gens ignorants, mal éduqués, avi- 724 VAILLANCOURT lis dans les petites intrigues pour voler les patients ou patientes de leurs confrères, que d\u2019assurer à ceux-là une fois dans le désarmement, un refuge qui ne leur coûterait que le sacrifice de paver régulièrement leur contribution de quatre dollars au Collège des Médecins.Je ne condamne pas le principe d\u2019une caisse de retraite, loin de là ; mais une caisse établie sur une base d\u2019affaires, laquelle obligerait chaque membre à une contribution mensuelle déterminée, lui donnant droit après un certain nombre d\u2019années à une pension.On préviendrait ainsi l\u2019exploitation des prévoyants par les imprévovants, de ceux qui travaillent consciencieusement par le grand nombre qui se reposerait toujours sur la caisse de retraite en cas de faillite.Ces caisses de retraite telles que nous les entendons et qu\u2019il faut les entendre pour en faire un succès, existent déjà, sont organisées dans notre pays.Puisque nous sommes saisis d\u2019une veine de prévoyance, hätons-nous don: de nous prévaloir des avantages qu\u2019elles nous offrent.Y en a-t-il parmi nous qui, pour une raison ou une autre, sont dans l\u2019impossibilité de pourvoir pour leurs vieux jours ?Pourquoi le Collège des Médecins, après demande faite par ceux-là et enquête conduite par le Bureau, ne leur viendrait-il pas en aide en payant lui-même les contributions de ces quelques affligés à un fonds de retraite: ce qui nous coûtera moins cher que les salaires qu\u2019il faudra alloner aux administrateurs d\u2019une caisse régulièrement organisée par nous.Poussons nos mesures de philanthropie encore plus loin-et donnons à un confrère en proie à un malheur bien grand l'assurance qu\u2019il trouvera auprès des officiers du Bureau des intercesseurs qui se feront un devoir de faire appel à la générosité et à la charité des membres de la profession pour venir en aide à ce confrère cruellement éprouvé.La chose s\u2019est faite le printemps dernier par le burean de direction d\u2019une importante association de pharmaciens des Etats-Unis et du Canada, la \u201c United Drug Co.\u201d, lors des inondations qui avaient semé la ruine chez plusieurs de leurs associés.Grâce à ce concours heureux et humanitaire, plusieurs milliers de piastres furent prélevées pour porter secours à ceux que le malheur avait frappés.Les médecins, toujours si bons.et si charitables, se prêteraient, jen suis certain, à un mouvement à peu près semblable, ayant pour but de ramener le bonheur dans un foyer où l\u2019infortune A PROPOS DES GOUVERNEURS DU C.M.P.Q.725 l'en aurait chassé.Je snis loin de mon sujet, je m'en apercois : revenons donc à nos moutons.Avant la création d\u2019une caisse de retraite dont l\u2019administration seule absorberait deux ou trois fois les économies réalisées par la soustraction de vingt-cinq gouverneurs au nombre actuel, il nous faut un système d\u2019éducation intense pour réformer la mentalité d\u2019un grand nombre de praticiens.Je cite encore le docteur Côté : * Je ne vois pas, dit-il, d'hommes qui se déchirent et se détruisent avec autant de sauvagerie que les médecins entre eux.\u201d Oui, le manque d\u2019union, du sens de l'honneur professionnel, c\u2019est là une plaie très répandue qu\u2019il faut faire disparaître -de notre organisme; il est nécessaire qu\u2019une éducation intensive commencée sur les banes de l\u2019Université suive le jeune médecin entré en pratique.Comment faire chez le praticien.Cette diffusion en bon sens, de la raison, du souci de l'honneur et des intérêts matériels.Ce n\u2019est par le concours de la Presse Médicale et la diffusion des sociétés médicales surtout.Nous en avons l\u2019expérience ici dans le Comté de Shefford : les relations entre médecins sont généralement loyales et amicales ; : Esculape fait son affaire et jouit de la considération du public.Nous n\u2019avons certainement pas atteint encore l\u2019idéal, mais il faut le poursuivre sans cesse en persévérant dans la bonne voie.Ce commerce agréable de médecin à médecin et de médecin à clients, nous en sommes grandement redevables à l\u2019existence d\u2019une société médicale, laquelle, j'espère, reprendra plus régulièrement ses séances sous l\u2019effet de l\u2019encouragement que va bientôt inaugurer le Bureau des gouverneurs.Pourquoi en serait-il autrement dans les autres districts où existent ces sociétés ?Or c\u2019est un fait reconnu et que vous admettrez, j'en suis positif, là où existe une association médicale, le gouverneur est l\u2019élu des membres associés.Mendataire des vœux de l\u2019association il est aussi celui qui de près ou de loin assure son maintien et son progrès.S\u2019il se néglige, eh bien, qu\u2019on le rappelle à son devoir; qu\u2019on l\u2019aide à sortir de son assoupissement ; lapidez-le s1 vous le voulez, an nom de hautes conceptions et autres motifs d\u2019une noblesse semblable, mais vous auriez tort de le décapiter.Prononcez done la réduction du nombre des gouverneurs ; n'ouvrez plus les portes de l\u2019arche sainte aux représentants des Uni- \u2014\u2014 (26 VAILLANCOURT versités, aux délégués des grands centres où plusieurs médecins répartis dans les limites d\u2019un territoire relativement restreint peuvent si facilement unir leurs efforts; éloignez de ce foyer où se débattent nos intérêts et d\u2019où doivent partir des élans de progrès, bannissez-en, dis-je, presque tous les représentants des districts ruraux; ne faites aucun cas des nouveaux centres de colonisation qui bientôt peut-être demanderont voix dans nos délibérations.Accomplissez tout ça.la caisse de retraite sera encore à l\u2019état sentimental; vous n\u2019aurez pas résolu le problème d\u2019aider à l\u2019efficacité de l\u2019enseignement dans nos Universités, mais, par contre, vous assisterez à la mort des sociétés médicales rurales, au relèvement du charlatanisme, à l\u2019étiolement, à l\u2019éman- ciation du corps médical rural, dans l\u2019indifférence et le délaissement.3ien cordialement à vous, Dr Arthur VAILLANCOURT.Waterloo, Novembre 1913.Note.\u2014 La caisse de retraite n\u2019est pas la chose la plus importante.La fondation de bibliothèques médicales aux chefs-lienx des districts ou il y a des sociétés médicales actives est peut-être plus intéressante encore, et plus profitable au point de vue des véritables intérêts scientifiques de la médecine rurale.Il en est ainsi de la contribution financière à l\u2019enseignement officiel.Ce sont des questions intéressantes à mettre à l\u2019étude.Un gouverneur par district suffit pour consacrer le principe de la représentation.Quoiqu\u2019en dise notre interlocuteur et ami, le nombre importe guère et il ne peut pas, à lui seul, être invoqué pour secouer l\u2019apathie de la plupart de nos médecins qui se soucient peu de notre avancement en général.Je fais la part des heureuses mais rares exceptions.Nous manquons de cohésion.Les intérêts particuliers ou politiques ont toujours primé nos intérêts professionnels quand nous avons dû lutter pour le maintien de nos prérogatives.Nous n\u2019avons pas développé assez l\u2019esprit de solidarité.Le nombre de nos gouverneurs n\u2019a jamais exercé la moindre influence dans les luttes que nous avons soutenues dans le passé.Les luttes individuelles, les initiatives personnelles ont à leur crédit plus de succès que les essais ébauchés par la masse de nos gouverneurs. A PROPOS DES GOUVERNEURS DU C.M.P.Q.727 A ce point de vue comme à l\u2019autre, celui de la solidarité, les Sociétés médicales seules ont fait quelque chose.C\u2019est de ce côté qu\u2019il faut diriger nos efforts, et consacrer quelques centaines de dollars au maintien des unes et à l\u2019édification de quelques autres.C\u2019est sur elles que nous comptons pour hausser le niveau de la profession et, au besoin, exercer auprès des députés la pression nécessaire pour le maintien de nos prérogatives.Faisons un meilleur emploi de nos fonds, et au lieu de sommes considérables payées aux hôtels et aux chemins de fer, accumulons des livres et fondons des cercles où on v fera de la besogne intelligente.Le temps des voyages de plaisirs et des \u201c smoking parties\u201d est passé.Il faut lutter par le travail constant dans les districts ruraux comme dans les villes afin que nos médecins aient d\u2019autre ambition que de devenir un agent d'assurance ou un marchand de whisky.Rédnisons donc nos gouverneurs à leur plus simple expression comme nombre ; nous aurons ainsi plus de cohésion, plus d\u2019unité dans l\u2019action, et un meilleur résultat final.C\u2019est vers ce but que nous devons tendre et nous avons l\u2019espoir que le referendum sera favorable à cette réduction.La RépacTIoN.NECROLOGIE LE DR LEANDRE-PREVOST (1) Il y a un peu plus de trente-trois ans, un certain nombre de jeunes médecins de Montréal et d\u2019ailleurs, tous élèves de l\u2019Ecole canadienne de médecine, fondaient une société d\u2019amis.Les seuls statuts de cette association comportaient qu\u2019ils se réuniraient une fois par année pour passer leurs vacances ensemble.Personne ne manquait au rendez-vous, et lorsque le mois de juillet gratifiait notre pavs de ses journées ensoleillées et de ses nuits fraîches, on (1) Cette article est signé par M.DeCelles, d'Ottawa, et publié dans \u2018* l\u2019Avenir du Nord \u201d, de St-Jérôme.Nous ne saurions rendre un plus juste hommage à la mémoire du Dr Provost, décédé dernièrement qui fut notre collaborateur et notre ami.N.D.L.R.a 728 DECELLES les voyait réunis à Rigaud sous les bosquets de verdure de l'île Jones.Sous la tente de l\u2019île Jones comme dans le salon du Dr Prévost se lisait cette inscription, devise du conventum : \u201c Amicitia distantes amcos jungit ; \u201d l\u2019amitié réunit les amis séparés.La mort, hélas ! a fait la même œuvre d\u2019une façon définitive.Après quinze ans de joyeuses réunions, un des compagnons manquait à l\u2019appel : le Dr Fafard, qui paraissait bien, de prime abord, le plus solidement planté de tous dans la vie.Et puis, d\u2019une année à l\u2019autre disparaissait un des membres du conventum.Le dernier d\u2019entre eux, le survivant de ce groupe si animé à ses débuts, le Dr Prévost, d\u2019Ottawa, s\u2019éteignait dans la nuit de mercredi à jeudi, a Saranac, Etat de New-York.Cette mort jette un grand deuil dans la capitale, où pendant plus de trente ans notre ami a exercé sa profession avec une maîtrise incomparable qui lui avait valu une réputation de savoir et d'habileté extraordinaires.Cette réputation avait dépassé les limites de notre ville, et des malades lui venaient sans cesse d\u2019Arnprior, de Renfrew, de Pembroke, méme du Fort William, et, de maints autres endroits.Si tous ceux que sa science a arrachés aux étreintes de la maladie avaient suivi ce bienfaiteur disparu à sa dernière demeure, bien long aurait été le cortège de ces vivants qui lui doivent de ne pas compter aujourd\u2019hui parmi les morts.La médecine semble être un don spécial dans la famille Prévost, car à part son père, leur initiateur dans l\u2019art de guérir, il avait trois frères aussi disciples d\u2019Esculape.Tout ce qui touchait à sa profession lui tenait au cœur.Les ouvrages les plus récents publiés en Europe, aux Etats-Unis et en Angleterre sur l\u2019art de traiter les malades figuraient dans sa bibliothèque et lui étaient familiers.Chose étonnante, il avait tenu depuis les commencements de sa carrière jusqu\u2019à l'an dernier, un registre dans lequel étaient inscrites des notes sur ses malades ; le début, la marche du mal et le dénouement.Cette encyclopédie extraordinaire propre à l\u2019éclairer lui-même, aurait pu grandement servir à ses collègues.Trois traits principaux marquaient sa personnalité d'une forte empreinte : Une vive et puissante compréhension intellectuelle, une grande aptitude au travail, fortifiée longtemps par une excellente santé, et une grande variété de dons de l\u2019esprit. LE DR LEANDRE PREVOST 729 Durant un bon nombre d\u2019années il s\u2019était livré à l\u2019exercice de la médecine générale.Lorsque les découvertes de Pasteur eurent élargi le champ de la chirurgie en introduisant dans les opérations la méthode antiseptique, le Dr Prévost voulut se spécialiser dans la chirurgie abdominale alors complètement inconnue à Ottawa.Pour atteindre son but il se fit, pour ainsi dire, étudiant, et alla à New-York suivre les cours post-scolaires de chirurgie ; et puis se sentant de force à pratiquer ces opérations dans les derniers replis du corps humain, opérations qui, aux yeux des vieux médecins, semblaient un défi à la mort, il se mit à l\u2019œuvre.C'est surtout son succès dans cette spécialité qui répandit sa réputation au loin.Il nous a été donné de le voir le scalpel à la main.Nous étions avec des médecins étrangers auprès de la table d\u2019opération et ceux-ci ne nous cachaient pas leur admiration en voyant l\u2019habileté avec laquelle il arrachait tumeurs, caleuls, ete, des entrailles du malade.Certes, son habileté aurait du lui valoir un théâtre plus vaste que celui d\u2019Ottawa ; sa place était marquée dans une de nos grandes universités, et il est regrettable qu\u2019il n\u2019ait pas été appelé à l\u2019occuper.Il est rare que la Providence accorde à l\u2019homme le don d\u2019exceller dans plusieurs champs de travail.Prévost excellait dans tout ce qu'il entreprenait en dehors de sa profession.On le vit pendant longtemps compter au premier rang parmi les musiciens d'Ottawa, où il sut diriger avec l\u2019habileté d\u2019un chef d'orchestre la première symphonie musicale établie dans notre ville.Il n\u2019y a pas bien longtemps encore, l\u2019organiste de la cathédrale et lui se réunissaient pour se livrer à des études aussi difficiles qu\u2019intéressantes.C\u2019était merveille de le voir lir à première vue Mozart, Beethoven et Wagner.[Des musiciens de Montréal venaient quelquefois assister à ces auditions et s\u2019en retournaient émerveillés.Un jour, pour se créer un passe-temps dans son foyer, où la - mort avait fait le vide et jeté la désloation, il s\u2019était mis à faire de la photographie.Maints photographes d'Ottawa se sont montrés étonnés de la perfection de ses clichés.Dans le cercle de l\u2019amitié et de la société, son esprit si vif, sa conversation étincellante de bons mots, brillante de saillies spirituelles le faisaient rechercher partout.Jamais chez Prévost ce fut \u201cle monde où l\u2019on s\u2019ennuie.\u201d Il avait Part d\u2019amuser, d\u2019instruire et d\u2019intéresser ses amis. 730 DECELLES C\u2019était un conférencier sans pareil et aussi, grace a son absence de prétention, sans le savoir.Je ne puis oublier l\u2019espèce de conférence qu'il faisait un jour à un de ses frères, frais émoulu de l\u2019Ecole de médecine : * Tu te crois grand médecin, lui dit-il, eh bien, mon vieux, tu ne sais rien.Cependant, tu es appelé à pratiquer un art des plus difficiles que tu ne connais pas.De notions générales dans la mémoire et c\u2019est tout.Sois sur tes gardes : lorsque tu te trouveras en présence d\u2019un malade il v a dix à parier contre un que tu ne connaîtras pas sa maladie.Alors que faire ?Prends bien garde de lui donner des médicaments qui pourraient peut-être lui faire plus de mal que de bien.Mets-le en garde contre toute imprudence.Pres- eris-lui un régime sévère, et comme un médecin ne doit pas paraître se désintéresser du malade, mais au contraire faire des efforts pour le tirer de son mauvais état, donne-lui des poudres ou des pilules inoffensives qui agiront sur son moral seul.Ce traitement permettra à la vis médicatrix naturae, à la force réeu- pérative du patient, de revenir à la santé de lui-même.\u201d Prévost, du reste, avait horreur de la médecine ferrailleuse qui combat la maladie avec une abondance de médicaments de nature à faire plus de mal au malade qu\u2019à la maladie.Je parlais tantôt du conventum dont l\u2019an dernier, à pareille époque, il était avec le Dr Sévérin Lachapelle le dernier survivant.D\u2019après toutes les apparences, Séverin, solide comme un chêne, devait demeurer seul sur la brèche ; tous deux le croyaient.Au mois de janvier dernier, alors que Prévost était en Californie, Lachapelle m\u2019écrivait : \u201c Notre cher ami Coyteux me demande dans sa dernière lettre de San Diego de ne pas manquer d\u2019aller le rencontrer à la gare à son retour de là-bas.Je ne voudrais pas pour tout au monde le désappointer.Je me fais un devoir d\u2019ami- - tié d\u2019être au poste avant l\u2019heure, mais lorsque j'irai le rencontrer il sera dans son cercueil.\u201d Oh ! imprévoyance de l\u2019esprit humain dont la vue est si courte! À son retour au pays, après avoir mis pied à terre, le Dr Prévost regarde de tous côtés en disant : \u201c Où donc est Séverin 2\u201d \u2014 \u201c Mort subitement ce matin à dix heures.\u201d Cette réponse inattendue fut pour lui un coup terrible.Le pauvre malade chancelant, baissa la tête à demi foudroyé par cette nouvelle qui le frappait au plus vif de son amitié. LE DR LÉANDRF PREVOST 731 Il y a dix-huit mois, le Dr Prévost se sentait atteint fatalement.Pris entre le diabète et la tuberculose, 11 n\u2019avait qu\u2019à se demander laquelle de ces deux affections lui enlèverait le dernier souffle.S\u2019il est un cas où l\u2019on peut dire que savoir c\u2019est souffrir c\u2019est bien celui du médecin aux prises avec une maladie mortelle.Avec un diagnostic aussi sûr que cruel, il suit la marche inexorable du mal et fixe l\u2019heure du dénouement.Prévost ne put se faire illusion ; jamais l\u2019espérance \u2014 cette ultime consolation des malades sans science \u2014 ne vint jeter un ravon dans son ciel funèbre.L\u2019angoisse de sa longue agonie s\u2019est versée goutte à goutte au milieu des affres de la mort.Espérons que son âme épurée par tant de souffrances physiques et de tortures morales, aura trouvé miséricorde et pardon devant le Seigneur.Tous ceux qui lundi dernier, ont rendu les derniers devoirs à leur ami se sont dit avec une douloureuse émotion que la tombe s'est refermée sur un homme qui fut un grand cœur et une haute intelligence.SOCIETES LA SOCIETE MEDICALE DE MONTREAL Séance du 21 oct.1913.Présidence pro temp de M.Boulet.PRÉSENTATION D'UN MALADE : \u2014 M.Panneton, radiologiste de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Il s\u2019agit d\u2019un jeune homme de 27 ans, célibataire et journalier, souffrant d\u2019une tumeur néoplasique développée dans la région nasale postérieure et orbitaire droite.M.Panneton fait d\u2019abord voir par des photographies prises avant tout traitement, l\u2019apparence que présentait alors la tumeur ; il montre ensuite le malade lui-même, après une série de quatre applications des rayons de Roentgen sur celle-ci.Tous peuvent constater la diminution manifeste de la tumeur. 732 DEROME M.Panneton continuant l\u2019histoire de son malade, ajoute que le père et le grand père de ce dernier seraient morts de cancer de l'estomac.Aucun antécédent vénérien n\u2019a pu être relevé chez lui.C\u2019est en 1911, que débuta l\u2019affection dont il se plaint : corvza intense avec hémorrhagie, obstruction de la gorge et du nez, déglutition difficile, etc.Opéré le 25 octobre de la même année, il s\u2019améliora un certain temps, mais fut de nouveau obligé de subir plus tard une seconde opération qui n\u2019eut pas plus de succès.Enfin, une longue série d'injections de cuprase, n\u2019ayant pas amélioré son sort, il vint échouer, en septembre dernier, dans le service radiologique de l\u2019Hôpital Notre-Dame.M.Panneton, d\u2019ajouter que, en face de cette énorme tumeur ulcérée et bourgeonnante de la grande cachexie du sujet et de son état de suffocation imminente, il n\u2019eut d\u2019abord aucun espoir de rendre le moindre service au pauvre infortuné.Il tenta cependant le traitement par les rayons X et à sa grande surprise, un grand changement eut lieu, comme tous ont pu le constater.M.Panneton regrette de ne pouvoir pas donner le diagnostic histologique de la tumeur, des contre-indications opératoires ayant empêché de faire plus tôt une biopsie.Il n\u2019a aucun doute cependant qu\u2019il ne peut s\u2019agir que d\u2019un sarcôme.LES CONQUÊTES DE L'HYGIÈNE MODERNE, par M.Valin Dans un travail admirable, à la fois par l\u2019abondance et la variété de la documentation, par la précision et la solidité des arguments, le distingué professeur d'hygiène à Laval nous entretient éloquemment, une heure durant, de ce qu\u2019il appelle \u2018\u201c\u201c les conquêtes de l'hygiène moderne \u201d.Il nous promène à travers l\u2019histoire des différents peuples du globe et s\u2019efforce de mettre en lumière, d\u2019un côté, les efforts qui successivement ont été tentés dans le sens d\u2019une meilleure hygiène publique, et de l\u2019autre, l'énorme tribut payé par chacun d'eux à l'ignorance voulue ou non de cette dernière science.Il faut, dit-il, remonter jusqu\u2019à l\u2019Epoque Romaine, pour rencontrer les premiers vestiges d\u2019une application vraiment rationnelle des principes de l\u2019hygiène publique. LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL 733 Les nombreux aquedues, puisant l\u2019eau pure sur les montagnes, qui alimentaient alors et presque jusqu\u2019à ces derniers temps la ville des Césars ; le nombre considérable de bains publics ou thermes qui existaient non-seulement dans Rome même, mais encore dans la plupart des villes à elle assujéties, telle que Pompéi, ete ; la présence de svstème d\u2019égoût ; le pavage des rues, etc.; tout ceci dénote en effet, chez les Romains, un souci marqué de la salubrité publique.Malheureusement, continue l\u2019orateur, le Moyen-Age devait tout oublier des réels progrès accomplis par le génie romain ; et il cite de nombreux exemples pour justifier cette assertion : Les plus beaux monuments sont laissés à la ruine ; on ne voit plus ni égoûts ni aqueducs, ni bains publics ; les rues restent sans pavage ou mal pavées, ete., enfin c\u2019est le règne absolue de la malpropreté dont la religiosité maladive de l\u2019époque s\u2019enorgueillissait comme d\u2019une vertu.Aussi le * fléau de Dieu \u201d \u2014 comme on appelait alors les grandes épidémies de peste, de lèpre, de variole, ete.\u2014 ne devait pas manquer de produire de terribles ravages : En 52 ans et en Europe seulement, la peste aurait fait 70 millions de victimes ; de son côté, la lèpre n\u2019aurait pas été moins cruelle, si l\u2019on songe qu'en France seulement, il existait 2,Q00 lèproseries et 19,000 en Europe.Enfin la variole devait sûrement être très répandue, puisqu\u2019un humoriste a pu dire : \u201c Que tout le monde payait alors un tribut à la variole et à l\u2019amour.\u201d ALL Valin fait en passant un juste hommage à la mémoire de: l\u2019illustre Jenner qui en 1789, instruit sans doute de ce qui se pratiquait en Chine depuis des temps immémorials, eut le mérite d\u2019introduire en Europe la pratique de la vaccination dont les heureux effets sont aujourd'hui indéniables comme le prouvent .les statistiques.M.Valin aborde ensuite la période moderne de l\u2019hygiène publique, période glorieuse pour l\u2019humanité, mais particulièrement glorieuse pour cet illustre Français que fut Pasteur qui l\u2019a inaugurée et dont le génie continue, anjonrd\u2019hui encore, a 1'éclairer.L'œuvre de Pasteur fut de démontrer la nature des maladies qui décimaient le monde et les bêtes, et d\u2019établir des principes le protection dont on ne devait plus à la\u2019venir, s\u2019écarter sans danger et qui sont la base de l'hvgène moderne. 734 DEROME M.Valin démontre enfin par de nombreux exemples et par des statistiques comparatives des époques ante et post pastoriennes, ce qu\u2019a valu à chaque nation, au point de vue économique, l\u2019observance des principes pastoriens ; il va même plus loin et prouve par des faits que les peuples, les villes, les armées, les groupements de toutes sortes qui, pour une raison quelconque, ont négligé l\u2019application rigoureuse de l'hygiène moderne, ont parfois payé très cher cette négligence.Le président, M.Boulet, offre au conférencier, les remerciements de l\u2019assemblée.N.Diromr.BIBLIOGRAPHIE Æsculape, grande revue mensuelle illustrée, 41, rue des Ecoles.Paris.Le No: 1 fr.(Etranger 1 fr.50) (franco contre timbres-poste).Abonn.: 12 fr.(Etranger: 15 fr.).Sommaire du No d\u2019Octobre 1913.\u2014 Le Docteur Paulin, sin- tuaire (12 illustr.), par Georges Viau, Prof.à l\u2019Ecole dentaire de Paris.\u2014 Son art est robuste, sincère ; l\u2019âme est saisie sous la mobilité du masque.Les bustes de Lucas-Championnière, de Brissaud, de Pevrot, de Léon Labbé, des grands impressionnistes.Les trois blessures de Napoléon: Toulon, Damanhour, Ratis- bonne (2 illustr.), par le Dr G.Ravarit.\u2014 Le pacte de Napoléon avec les balles et les obus: il eut 19 chevaux tués sous lui au cours de centaines de combats: ses trois blessures décrites et précisées.L\u2019exorcisme chez la prostituée juive au Maroc (3 illustr.), par le Dr H.Douzans.\u2014 Meyriem, fille de Maklouf, hétaïre en renom de Mogador; sa mort au crépuscule d'un soir de juin; une procession va selon le rite exorciser sa demeure.Quelques souvenirs d\u2019un pharmacien-élève de l'Ecole du service de santé militaire de Strasboura pendant la guerre de 1870 (10 illustr.), par E.Simair.\u2014 Quelques épisodes du siège ; le départ pour Bruvères ; l\u2019auteur risque d\u2019être fusillé ; les soins aux blessés ; le détour par la Suisse.La brillante participation médicale au ITe Salon des Etudiants de Lyon (19 illustr.), par le Dr Nemo.\u2014 Les Maîtres de la Faculté de Médecine de Lvon peints, sculptés, dessinés, caricaturés (Poncet, Doyon, Morat, Patel, Hugounencq, Renaut, Roque, ete) ; les petits plaisirs de l\u2019Hydrocéphale ; de curieux marrons. hal ANALYSES 735 Comment s\u2019est constituée l\u2019ancienne Ecole de Médecine de Montpellier (fin) (8 illustr.), par le Dr Paul Delmas, Prof.agrégé à la Faculté de Médecine.\u2014 La dureté de la vie pour les étudiants et les maîtres au XIVe siècle ; les chicanes de la municipalité; la Faculté réclame le corps d\u2019un pendu, le bayle délivre le cadavre de mauvaise grâce; lettres patentes de Louis XII, de Henri IV.L'amour mystique (8 illustr.), par le Dr Ch.Guilbert.\u2014 Le mysticisme, exaltation de l\u2019idée religieuse ; l\u2019extase, ses délices et sa magnificence; \u201c I\u2019ame amante de son Dieu \u201d ; l\u2019amour mystique chez Ste-Thérèse, Mme Guyon, Marie Alacoque.Supplément (20 illustr.).\u2014 Après la mort de l\u2019empereur.\u2014 Diseur de mots, faiseur de maux.\u2014 La Mort et les Poètes.\u2014 Homère médecin.\u2014 La femme et l\u2019homme devant la parure.\u2014 Le paprika.\u2014 lessure de Bernadotte à Dantzig.\u2014 L\u2019ennui.\u2014 Que faut-il manger?\u2014 L'énigme de Mme Récamier.\u2014 Le mot \u201c Amour \u201d.\u2014 Les anima Marins eff ectuent la péche aux flambeaux.\u2014 Les sources *\u201c empotsonnées\u201d de Uinspiration littéraire.\u2014 La vodka en Russie.\u2014 Notes d\u2019un chirurgien d\u2019ambulance au lendemain de la bataille de Beaumont (1870).\u2014 La disparition des orseaux.Le numéro du 4 octobre 1913 de Paris Médical, publié par le professeur Gilbert, est entièrement consacré aux maladies nerveuses et mentales.Voice le sommaire: Les maladies nerveuses en 1913 (Revue annuelle), par le Dr Jean Camus, professeur agrégé a la Faculté de médecine de Paris.\u2014 Les limites de I\u2019hystéro-traumatisme, par les Drs Klippel et Mathieu-Pierre Weil.\u2014 Les réflexes de défeuse.Leur valeur sémiologique et pronostique, par le Dr Henri Claude, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris \u2014 Soyons bons pour le névraxe ou précautions à prendre en chirurgie nerveuse, par le Dr Th.de Martel \u2014La Psychiatrie en 1913 (Revue annuelle), par le Dr Paul Camus, médecin des asiles \u2014 Aperçu sur la psychologie pathologique des hallucinations, par le Pr Gilbert-Ballet et le Dr Raymond Mallet.\u2014Débilité et désiquilibration motrices, par le Dr Dupré, professeur agrégé a la Faculté de médecine de Paris.\u2014 Traitement de l\u2019anorexie mentale grave des jeunes filles, par le Dr Jean Camus.\u2014 Vlpian, par le Dr Jean Camus.Envoi franco de ce numéro de 104 pages in-n avec figures contre 1 franc en timbres-poste de tous pays, adressés à la librairie J.-B.Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, à Paris. 736 UNION MEDICALE DU CANADA Le Massage théorique et pratique.\u2014 La méthode indirecte.\u2014 Paris 1913, 1 vol.in-18 de 325 pages avec 29 figures, par L.CoLomBANI.\u2014 Prix 4 fr.\u2014 Librairie A.LEGRAND, 36, rue Serpente, Paris.Cet ouvrage est un traité de massage aussi complet que pos- sibel, destiné au public aussi bien qu\u2019aux médecins.L\u2019auteur s\u2019est proposé d\u2019y vulgariser quelques procédés nouveaux qu\u2019il a expérimentés dans sa pratique et qui constituent, selon lui, des améliorations avantageuses ; il y signale, en outre, les modifications qu\u2019il a apportées à la méthode indirecte, ébauchée par Ling.L\u2019auteur a réalisé cet ouvrage dans un style simple qui en rend la lecture facile, et sous une forme qui permet d\u2019y trouver rapidement et les cas justiciables du traitement par le massage et la technique opératoire qui y est applicable.Les maladies qui réclament l'intervention du massage sont nombreuses : les maladies des articulations, des muscles, des nerfs, du système lymphatique, des yeux, de l\u2019appareil auditif, des organes respiratoires et digestifs, de l\u2019appareil circulatoire, des organes urinaires, maladies nerveuses, maladies des enfants, ete.I\u2019ouvrage se termine par une étude de massage gvnéeologique et ses applications aux maladies des femmes.D\u2019excellentes figures illustrent ce livre où l\u2019auteur révèle une connaissance pratique très approfondie de la question qu\u2019il traite.SUPPLEMENT RECALCIFICATION Monsieur le docteur Galliot rapporte dans \u201c Les Archives de Médecine des Enfants \u201d (No 4), traiter depuis 3 ans, à la cno- sultation de l\u2019hôpital Rothschild un bon nombre de petits malades par la méthode de Ferrier et avoir obtenu d\u2019excellents résultats.Il est intéressant de constater que ces petits malades sont tous des enfants pauvres, vivant dans leur famille à Paris, n\u2019avant pu échapper à l\u2019air malsain de la grande ville, ou peu s\u2019en faut (quinze jour à trois semaines pendant les vacances) et on à pu ainsi les suivre régulièrement.M.Gaillot a eu plutôt l\u2019occasion d\u2019expérimenter la métohde Ferrier sur des malades à la première on à la deuxième période de leur tuberculose pulmonaire, on atteints d\u2019adénopathie trachéo- bronchique.Il a banni; à l\u2019instar de Ferrier, toute suralimentation, adjoignant au régime des cachets de sel de chaux et de magnésie, additionnés de 1 à 3 centigrammes d\u2019Arrhénal, suivant l\u2019âge, pour un cachet.Ces cachets seront remplacés avantageusement par la = ANALYSES 737 Tricalcine pure, adrénalinée ou méthylarsinée suivant le cas, la stabilisation de ces produits ayant donné les meilleurs résultats.Le docteur Galliot a ajouté à cette médication l\u2019huile de foie de morue, bien que proscrite par Ferrier; vu ses qualités thérapeutiques, elle ne risque pas, surtout en petite quantité d\u2019entraver ni de surcharger les fonctions hépatiques.En tout cas ,les petits malades se sont bien trouvés de cette méthode, et on dégacge des observations du Dr Galliot que cette médication a eu une influence heureuse sur la tuberculose pulmonaire infantile.Il a été constaté une amélioration appréciable de l\u2019état général; non seulement les enfants cessent de maigrir, mais encore ils gagnent du poids ; leur croissance, avant entravée reprend son cours régulier, et quoique toujours un peu vétilleux, ils vivent en somme comme les enfants de leur âge.On ne peut donc que recommander cette méthode, seule possible dans les milieux pauvres, car elle peut être toujours utile et susceptible de rendre bien des services.UN NUMERO SPECIAL \u201c The American Journal of Surgery \u201d a l\u2019intention de publier un mémoire spécial consacré exclusivement aux fractures et à leur traitement.Voici le sommaire: \u201c Astragalus Injuries \u201d bv F.J.Cotton, M.D., Boston, Mass.\u201c Diagnosis of Fracture\u201d by Lewis A.Stimson, M.D., New York.\u201c Position in the Treatment of Juxta Epiphyseal Fractures at the Hip and Shoulder\u201d by Fred.Albee, M.D., New York.\u201c A Splint for Maintaining Nail Extension During Transport\u201d by John C.A.Gerster, M.D., New York.\u201c Fracture of the Skull: Roentgen Ray as an Aid in Its Diagnosis\u201d by W.H.Luckett, M.D., New York.\u201c Vicious Union\u201d by James K.Young, M.D., Philadelphia, N.Y.\u201cThe Immediate and Remote Results of Fractures of the Skull and Spine\u201d by Chas.Elsberg, M.D., New York.\u201c Conservation in the Treatment of Fractures\u201d by Wm.L.Estes, M.D., So.Bethlehem, Pa.\u201cSome Phases of Fracture Treatment as Based on Hospital Experience \u201d by E.S.Van Duvn, M.D., Syracuse, N.Y.\u201c The Treatment of Fractures > by E.P.Magruder, M.D, Washington, D.C.ut fre 1 LS\u201d - so, v Ve © ° + v .ve! + [SE Pry .- - \u20ac J .°.© ; ° - 0° Ye * « .& PA ?~ 0 4 » - Lo.ose +».we * Lo.0 \u2018 ov * e .- te [J vo.e .Sa « se .Iv .ee ° \u2018+.PT) , ®ve - 788 UNION MEDICALE DU CANADA IOSALINE Tosaline est une heureuse combinaison de l\u2019Iode avec le Menthol et le Salicylate de Methyle, sous forme de gelée transparente, ne tachant, ni le linge, ni la peau.Nous le présentons à votre considération espérant que, grâce à ses propriétés \u2018thérapeutiques et pharmaceutiques, uniques, et à son action douce, rapide et permanente il sera bien accueilli de vous.L\u2019Iosaline est employé en frictions et possède des propriétés analgésiques, anitseptiques, antiprurigineuses, antiphlogistiques et résolutives, remarquables.Sur la teinture d\u2019Iode l\u2019Iosaline a pour principal avantages de pouvoir être employé longtemps, même en frictions, car il r\u2019irrite pas la peau, ni la perchemine pas et ne la tache pas.Il est aussi exempt des inconvénients auxquels donne lieu le Salicylate de Methyle.Nous voulons parler de cette odeur si désagréable, si tenace, que beaucoup de malades n\u2019ont pu la tolérer.L\u2019Iosaline, grâce à son odeur agréable et à son absorption rapide accepté par les patients les plus fastidieux.Dans tous les cas, et ils sont nombreux où l\u2019Iode et les Salicylates sont indiqués, seuls ou combinés, l\u2019Iosaline a sa place marquée.C\u2019est le spécifique par excellence des affections Rhumatismales.I] soulagera et guérira rapidement le Rhumatisme musculaire, aigu (lumbago, torticolis, etc.).Enfin, l\u2019Iosaline a donné d\u2019excellents résultats dans la Goutte, l\u2019asthme spasmodique, l\u2019angine, la pleurésie sèche, dans tous les engorgements lymphatiques et dans toutes les conditions douloureuses, résultant d\u2019une congestion locale.Application.\u2014 Afin d\u2019obtenir les meilleurs résultats, appliquer des compresses chaudes à la partie malade pour 15 minutes ; sécher la peau complètement.Appliquer de $ à 1 drame d\u2019Iosa- line l\u2019étendant sur la peau, en frottant légèrement jusqu\u2019à l\u2019absorption complète du médicament.EÉnvelopper soigneusement d\u2019ouate non hydrophile, ou de flanelle et appliquer un bandage.Votre pharmacien peut se procurer l\u2019Iosaline chez son marchand de Gros, ou nous vous expédierons un flacon franco de port contre remboursement.Tosaline est vendu au Canada en flacons en verre contenant 2 onces.Prix, $1.25.The Tosaline Company, Dépositaire pour le Canada : Anglo- French Importing Co., 232, Lemoine, Montréal.a0 * .> v9 a 2% +» Sts °.7 * A Tews .4 3°,* Cou TABLE ALPHABETIQUE DES MATIÈRES 1913 PAGES A Abces de fixation-technique.Acide acetique cristallisable dans Te traitement des épithéliomas cu- Acnée légere.Adrénaline et \u201créaction pupillaire dans la paralysie du sympa- 235 538 .108 thigue oculaire.670 Albuminurie des femmes enceintes pronostic éloigné.602 Albumino-réaction de Roger, son utilité dans la T.P.\u2026.\u2026.175 Alcoolisme et criminalité.573 Alternances morbides dans les flUXIONS.0.000cooscoc soso ncn00es 24 Ammoniaque-désinfection des appartements par I\u2019 .42) Amygdales : quand doit-on les en- leEver.\u2026.\u2026.\u2026socsaremsrsses ar ans con 00e 94 Anaphylaxie et surrénalite aiguë hémorrhagique\u2014 Mort subite- des surrénales.639 Anaphylazie alimentaire aux œufs 471 Anorexie atonique \u2018de l\u2019estomac (formule).424 Angine de poitrine \u2014 traitement de l\u2019angine.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.eessre 406 Appendicite et pneumonie.586 Appendicite aiguê \u2014 traitement de la crise aiguë.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.529 Appendicite et eau.714 Appendiciles hématogenes et élimination microbinne par l\u2019appendicite.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.ses vouse.208-338 Argyll- Robertson \u2014 étude anatomique, pathogénique et sémiologique.\u2026\u2026\u2026\u2026ssssscssce oer 410 Assoc.Médico-chirurgicale du district de Joliette séance du 8 sept.!81 Association des\u2019 gardes malades \u2014 Ville-Marie.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026 462-718 Association des Médecins de langue française de Amérique du Nord 1 Assoc.Médico- chirurgicale du district de Joliette \u2026 vesesesssecsse DT PAGES B Banquet au Commandant et à l\u2019E- tat-Majeur du Croiseur du Des- Cartes \u2014Santés et discours.446 Billet officieux \u2014 dénigreurs et dénigrés tombent d\u2019accord.352 Bradycardie ictérique.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.588 C Calcul mental \u2014 disposition Congénitale du vsoveuces \u2026 57 Calomel- Intoxication aiguë après absorption d\u2019eau de Vichy.520 Cancer\u2014traité par les agents bio- chimiques.223 Cancer\u2014linite plastique \u2018de l'estomac et cancer secondaire\u2018\u2018par greffe\u201d sur Pintestin.281 Cancer de l\u2019estomac\u2014Un signe de POS citi 226 Chorée\u2014iraitement.\u2026\u2026\u2026.415 Chorée de Sydenham\u2014o origine sy- phititique\u2026 .411 Chronique\u2014à la Longue- Pointe.220 Clinique chirurgicale \u2014 discours d\u2019ouverture par le Dr St-Pierre.631 Ceur\u2014La réviviscence.473 Conseil médical du Canada, avis GÉNÉTAÏ La.ss sac sers se nnsase ses aanveuse 439 Conseils pour le soin de la gorge, du nez et des oreilles.180 Conseil d\u2019hygiène et le \u201c Bulletin de Québec \u201d.\u2026.ens ses ssc neue 170 Conseil médical du Canada\u2014ques- tions posées aux dernie1s exa- MENS.csssserrssessen sen cse 00000 653 Convulsions infantiles \u2014 traite- MONÉ.ovorsrcrserecscs + aoeuvess 480 Constante d\u2019 Ambard.497 Constante uréique et chloruré- mique d\u2019Ambard.vosscus 19 Coqueluche\u2014formule contre la .\u2026 103 Corps étranger du poumon extraction GUÉFrISON.co\u2026cvecrescoresnonsro0s 634 Coxalgie au début\u2014le signe \u2018de la Cele ee i ree ees cree 229 742 PAGES D Déontologir : honneur professionnel et tarif minimum obliga- LOÏTE L.\u2026onnos osanser concronecan avons 00 510 Déontologie\u2014un cas particulier.645 Devoirs du médecin aupres d\u2019une parturiente.Lorocvacs Le.31- 69 Diète Obstétricale.\u2026.\u2026.auuenenn.544 Digalène\u2014étude pharmacody na- mique et thérapeutique.551 Dipthérieet serothérapie intensive 106 Dipthérie\u2014 traitement par Pair chaud.occoovviiine sercerense ocnous 395 Diphtérie\u2014pour prévenir les accidents sériques.423 Douleurs gastrigues \u2014 (formules CONTE ).0000 00 cocsso0ss cavoncnee 424-425 Du Strabisme\u2014recherches étiolo- giques\u2014patlhogénie, mécanisme ou traitement.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.115 E Eclampsie\u2014La seignée dans 1\u2019 .668 Eclampsie- origine intestinale des POISONS Le ranssecesrens vus soccencee 362 Ænésol dans la syphilis.365-366 Engelures\u2014formule.109 Epanchement traumatique du genou traitement par la méthode de THOCTIS 8.sassasvos snsosocese seven vaee 388 Epilepsie \u2014traitement par le bromure et le régime achloruré.534 Epilepsie \u2014traitement\u2026\u2026\u2026\u2026 .179 Epistaxis\u2014 procédé simple pour les arréter .0e eran.237 Epithéliomas cutanés\u2014traités par acide acétique cristallisé.538 Erythrémie.\u2026 .191 Ether \u2014 dans les péritonites : sep- LIQUES.n0ccosce cesraoscrsuc0cse0e 00e 531 Etiquette professionnelle .207 F Fièvre alimentaire ou syndrome de FinKelstein.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026ea 541 Fièvre typhoide\u2014danger des laxa- TIÉS 20e Loncooer cence 404 Fièvre typhoïde\u2014trait par les phy- lACOYÈNES 000 vacsenes vancc0saceure 249 Fièvre \u201ctyp hoide\u2014traitement sans lait.cocener ones cornereiiiniivnennanennns 398 Fievre typhoide et tr-iode (for- MULES) eeren ven veres corensrnnnissscrsse 617 Fosses nasales obstruées et murmure vésiculaire.c.eeucenns 89 G Gargarisme anesthésique .c.cessu.108 Gastrectomie\u2014thérapeutique chi- rurgicale\u2014résultats éloignés.232 UNION MÉDICALE DU CANADA PAGEs Gouttes de lait\u2014Rapport du ler Congrès à Montréal.\u2026.316 Gouverneurs du collège des médecins à propos d\u2019en réduire le nombre.646 Gymnnastique respiratoire\u2014 procédé de la bouteille \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 227 H Hématemeses\u2014formule.674 Hémispasme facial\u2014trait par sels de MAgnÉésIe.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.e see Hémorrhagies tubaires\u2014une classification pathogénique et ana- tomo-pathogénique.79 Hémorrhagies intestinales.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.674 Histoire des origines et de l\u2019évolution de l\u2019idée de dégénérescence en médecine mentale.368 Hôpitaux américuins\u2014voyage d\u2019études.cee casses ve cei eres ee, 42 ITuile Cumphrée à hautes doses en thérapentique.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.593 Hydronéphrose correspondant aux phases d'ectasie et d\u2019atrophie excentrique.Duplicité de l\u2019ure- tere.RD 2 1.I Ictere grave post-chloroformique.90 Incision oblique transversale dans les opérations sur la vésicnle et les voies biliaires.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.7 Injections vaginales en gynécologie 463 Injection vaginale \u2014technique ean 382 Injection intra-utérine technique.379 Intérêts professionnels : la diminution des gouverneurs.646-722 Institut Bruchési-rapport du post- GrAdUAtE \u2026.\u2026nsoco casser sossesouss Institut Bruchési\u2014rapport annuel \u2014Analyse.etree ma000s ancnecs 172 Institut Pasteur : 25e anniversaire lode\u2014antiseptique chirurgical.138 Iodure de sodium en injection à faible dose\u2014action sédative.401 Ipeca à petites doses dans les troubles atoniques g gastro-intestinaux de l\u2019enfance\u2026 .484 Irrigations vaginales chaudes : en gynécologie \u2014 leurs inconvé- NIONÉS.\u2026.\u2026.\u2026.esssos ce sereraner sas cene0s 547 Laval-McGill\u2014réponse au journal \u201cLe Pays\u201d.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0.125-187 Le mal de LÉlE\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ssssecnsss rire 1000 430 Les bêtes qui parlent.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.ser 680 Les néphrites\u2014 classification étio- logie\u2014symptomatologie thérapeutique générale et Speciale diÈèt®.\u2026.\u2026.\u2026.roncer sacsrroravcaprecnee 286 =\u2014\u2014 \u2014 \u2014 UNION MÉDICALE DU CANADA 743 PAGES PAGES Leucémie lymphatique\u2014chronique Parésie intestinale-post-opératoire spléno-mégalique et infiltration formule.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 se vusacecns vence.424 viscérale généralisée.283 Paralysie infantile aiguë\u2014traite- Lithiase biliaire\u2014traitement mé- MONÉ.Lersscore cesser sacencece a nonne 600 AICAÏ.L.n0c concrssresnes socnorseesaravenn ce 399 Peritonite aiguë: nouvelles mé- L\u2019Ophtalmologie indispensable au thodes de traitement.589 PratiCIEN .\u2026\u2026\u2026esrecsecne soccacers creuses 120 Péritonites septiques\u2014traitées par M les lavages & d\u2019éther .581 Magnésie dans lo trait de Phémis.| PHHérfave-un nouveau traitement Pre errant rene Rennes Gey Phtisiothéropie\u2014une chaire de\u2014 Monuel de Kinésithérapie 109-243-433 Médecine canadienne française\u2014 Ses mÉrites.\u2026.\u2026.\u2026.-enssecno css 347 Médecine et médecins en Etiopie.429 Méningite cérébro-épinale \u2014 épidémique chez le nourrisson.230 Méningite tuberculeuse\u2014Début par les \u2018symptômes gastro-intesti- MAUX .\u2026.0sonoocscrs vocsencereuececenes 181 Migraiîne\u2014trait.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.secs à sovcse 604 Migraine Ophtalmique-traitement 238 Migraine d\u2019origine ethmoidale.897 Mortalité infantile: exemple à suivre.tere sancouss casesecacvet 0 580 Mouches destruction des .421 Myélile aigué infectieuse et trau- matisme\u2014un cas.\u2026.638 N Nécrologie du professeur Her- VIEUX.sauce +.63-203 Nécrologie du professeur S.Lachapelle.\u2026.\u2026.0asesssscesees 444 Nécrologie du Dr C.Prévost.727 Néphrites aigués toxiques : décapu- lation dans les .393 Néphrites\u2014Importance de la perméabilité dans les .13 Néphrite chronique\u2014troubles gastriques simulant le cancer d\u2019es- jomac-\u2014hyperchlorh ydrie dans a Névralgie faciale\u2014traitement formules variées.\u2026.\u2026.\u2026.182 Nomination du Dr LeSage à la chaire de pathologie interne.351 Nomination du Dr O.F.Mercier 4 la Faculté de Médecine.442 Nomination du Dr Marien a la Faculté de médecine .349 0 Opothérapie surrénale.vos 100 Ovaires et trompes : inclusion congénitale dans le ligameut large \u2014étude d\u2019embryologie.197 Oxyures vermiculaires.108 P Pancréatite aiguë : hémorrhagique foudroyante.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026 282 à Montréal.Université Laval.311 Plaies de l\u2019ahdomen-étude d\u2019après 24 observations inédites.479 Plaies eczémateuses et vermicu- lAIresS.\u2026.\u2026.\u2026.sccsssocrs cursemnancres 108 Pleurésie\u2014le signe des spinaux dans la ei, 584 Pneumonie et appendicite-rapports 586 Pneumothorax artificiel et T.P.177 Polémique\u2014à propos du banquet du Desl'Artes.\u2026.\u2026\u2026\u2026.secs.506 Polémique\u2014à propos de la mission DeMartigny mise au point par les Drs Boulet et Gauvreau 559-642 TON.concersescersesace sensos css 634 Priessnil2.eus asnoarer nausées sassue conse 384 Pseudarthrose de l\u2019humérus.\u2026\u2026.\u2026 683 Q Quelques consultations médicales.490 R Radiothérapie des glandes surrénales dans les états hyperten- BIS Leccevcrans ces vacoomesensevences 550 Radiothérapie des maladies du SANG.\u2026ocvonrcnecasses vec cecacrecnee Rhumatisme blennorrhagique traitement par le serum anti-mé- ningococcique de Dopter.542 Khumatisme\u2014maniement des salicylates.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.soccer sanenes 403 Rhumatisme \u2014 une préparation contre: le \u201c844\u201d.oo.571 Rhumatisme articulaire aigi chez l\u2019enfant.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.sescoccrrrrunccecces 97 Rousseur\u2014taches\u2014formules.107 S Sarco-endothéliome\u2014primitif de la PlEVIC.iii creer veer 0e 690 Sarcome naso-pharyngien et élec- tro-CUPrOÏ.\u2026.\u2026.0.613 Sélénium Colloid al.ee.veeeereeeene.673 Sérothérapie intensive dans les angines diphtériques graves et pa- TAÏVSIES.soso canorssec une 106 Sérum anti-méningococcique de Dopter dans le traitement du rhumatisme blennorrhagique.542 T44 PAGES | Sérum anti - steptococcique de Roux contre la septicémiie puer- Érale.\u2026.so\u2026cvescresrcencrncs ses .149 Société Médicale de Montréal\u2014 vas soeranaas case scans anses 84-223-225-641-731 Société Médicale de Montréal\u2014 banquet annuel .149 Société Médicale de Québec\u2014ban- quet annuel.\u2026.\u2026.\u2026e0sces 55 Solutions chlorurées et glucosées en injections.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2014\u2026.ccecceseuce 608 Superstition en médecine.\u2026.81 Syphilis \u2014le salvarsanet le neo- salvarsan en pratique .560 Syphilis maternelle-son traitement chez femmes enceintes syphili- LIQUES.\u2026.ee carosse eran 0e 546 Syphilis\u2014traitement par les injections endoveineuses d\u2019Enésol.365 Syringomyélie\u2014traitement par les T'AYONS Ko.cosscs scores secrrcansrcces 418 T Taches PigMeENtAiTES .\u2026\u2026\u2026vsssrss s0u00 000 109 Taenia\u2014traitement par le thymol 540 Technique MicroScopique.u.u.432 Thérapeutique moderne\u2014ses con- quêtes\u2014leçon d'ouverture \u2026\u2026.621 Tube digestif\u2014son influence sur l\u2019Œil.\u2026.ovoscrsescorrcr cornet nines 520 Tuberculose et diplomaltie .711 Tuberculose pulmonaire\u2014patholo- gie et thérapeutique de la fièvre 672 UNION MÉDICALE DU CANADA Tuberculose\u2014prix Hodgkins.720 Tuberculose\u2014une chaire de phti- siothérapie à Montréal.316 Tuberculose\u2014dysphagie dans la\u2014 traitement.\u2026.\u2026.\u2026.esess 373 Tuberculose de l\u2019enfant et méthode de Ferrier.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026eoves 607 Tuberculose pulmonaire et pneumo- therax artificiel.eeee.evans.177-394 Tuberculeux-\u2014réaction de Moriz- Weisz dans I'urine des.481 Tumeur cérébrale\u2014un CaS.eee.638 Traumatismes Thoraco \u2014 abdomi- NAUK ec canreracsersecnssosnssansses 476 Ulcerès variqueux \u2014 plaies \u2014 brûlures \u2014 plaiesatones traitée par la gélatine, la glycerine et l\u2019oxyde de zinc.\u2026 104 Ulceres gastrique et duodénal\u2014ré- sultats immédiats et éloignés dans 45 cas.eer .Urotropine\u2014Comment ot \u2018quand l\u2019employer.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026screreence 102 Vv Vaccination antityphoide.524 Vaccination antityphique\u2014un ré- SUItAL.roc ccccrcccs ser eccnc ent cee 386 Varices du membre inférieur par B.Delbet.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.eeceue 431 Z Zona ophtalmique.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.sescsees 435 INDEX BIBLIOGRAPHIQUE Bossuet anatomiste et physiologiste .w Etude historique \u2018et critique sur es générations spontanéees et l\u2019hé- LÉrOgÉNIE.\u2026.0\u2026cerencercesecc suc 00 113 Formulaire Astier.110 Formulaire des mêdications nouvelles 1913.ssc+sscsseseccnen.192 La vie du règne minéral unes 115 Les glandes à secrétions internes\u2026 557 Massage théorique et pratique.736 Maladies de l\u2019estomac.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.v\u2026e- 112 Précis pratique d'électricité médi- CAÎE.+ovsonsasesen ass ane sensacacces \u2026.116 ; Synthèse du bacille de Koch.114 Thérapeutique des cliniques \u2018de la Faculté de Paris.555 Traitement de la syphilis par le sé- TUN OFGANIQUO.srccercesce 619 "]
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