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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1914-08, Collections de BAnQ.

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[" L'UNION MEDICALE DU CANADA Hevue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872.PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.PUBLIÉE PAR MM.R.BOULET, M.A.Le SAGE, MM.L.de L.HARWOOD J.E.DUBÉ, A.MARIEN.\u2014_\u2014e sa\" Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé à M.le Dr A.LeS4GE, Rédacteur en che 46, Avenue Laval, Montréal.Vol.XLIII ler AOÛT 1914 No 8 MEMOIRES METHODES MODERNES DE COMBATTRE LA TUBERCULOSE, MALADIE DES MASSES (1) Par M.S.KNOPF, M.D., Professeur de medecine.section de Pthisiothérapie, au collègge médical des Post-Graduate, New-York.M.le Président, MM.les membres de I\u2019 Association de propagande anti-tuber- culeuse, Mesdames, et Messieurs, Je désire que vous compreniez tous combien je suis reconnaissant de l'invitation qu\u2019on m\u2019a faite de venir de New-York parler à une réunion aussi distinguée.J\u2019ai déjà eu l'honneur d\u2019adresser la parole à des auditoires canadiens composés de médecins et de profanes, tous intéressés à nos luttes contre la tuberculose, et je me suis toujours trouvé bien des inspirations que m\u2019ont suggérées ces opinions.J\u2019ai donc accepté avec joie l\u2019aimable invitation de revenir au milieu de vous et je voudrais ne pas trop désappointer votre sympathie.(1) Conférence faite, sur invitation, devant la quatorzième réunion annuelle de l\u2019Association Canadienne de prévention contre la tuberculose, tenue à Halifax, N.-E., le 13 Juillet 1914. 324 | KNOPF Je regrette d\u2019étre obligé de vous dire, en commençant, qu\u2019en matière de tuberculose, 11 n\u2019y à rien de nouveau, qu\u2019il n\u2019y a rien que vous, braves médecins qui exercez votre profession parmi les tuberculeux, ou vous Mesdames et Messieurs, qui consacrez vos vies à combattre le côté social de cette maladie, ne savez déjà.Le mieux que Je puisse faire c\u2019est peut-être de vous exposer par le détail l'aspect moderne des différentes phases de notre lutte contre l'ennemi commun, la peste blanche.J'ai intitulé mon modeste travail: \u201cLa guerre moderne contre la tuberculose considérée comme maladie des masses,\u201d ct j'espère que vous me serez indulgents, si je ne réussis pas aussi bien que je le voudrais à vous donner, à défaut de neuf, quelque chose, du moins, qui vaille la peine d\u2019être répété et qui mérite d'arrêter votre esprit et de vous faire réfléchir.Nos idées quant à la manière de combattre la maladie causée par le bacille tuberculeux ont changé considérablement en ces der- uiers temps.Bien que, apparemment, la pathologie et la bactériologie de la tuberculose n\u2019aient point fait de grandes découvertes récemment, nos méthodes actuelles de combat contre cette maladie des masses diffèrent matériellement de celles en usage il v a vingt- cinq ans, du temps ou à peu près de l\u2019immortelle découverte du baceille de la tuberculose par Koch, le père de la science moderne de la tuberculose.Notre diagnostie de la maladie n\u2019attend pas la présence du germe dans l\u2019expectoration ; nous essayons de le découvrir le plus tôt possible, longtemps avant que la matière expectorée en révèle la présence ; nous ne négligeons cependant pas l\u2019examen du crachat non pas une fois, mais plusieurs fois, sachant qu\u2019il faut souvent plusieurs spécimens pour découvrir les germes pathogéniques.Chaque fois que nous sommes appelés à examiner un patient, qu\u2019il soit marié ou non, qu\u2019il vive avec sa famille ou ailleurs, nous conseillons à tous les membres de la maison de se sonmettre à l\u2019examen général.Encore peu au fait de l\u2019efficacité des mesures préventives, le profane, en général, peut trouver cette précaution altruiste ; il est donc préférable lorsque le médecin conseille cet ext- men, qu\u2019il n\u2019insiste pas pour le faire lui-même pourvn qu'il soit fait par des medecins compétents. MÉTHODES DFE COMBATTRE LA TUBERCULOSE 325 MÉTHODES I\u2019EXAMEN Et comment procédons-nous de nos jours à l'examen d'un patient suspecté de tuberculose ?Parce que la maladie tuberculose est une maladie affectant surtout les masses, une maladie du domaine économique et social aussi bien que du domaine médical, nous ne nous contentons plus de l'interroger sur sa condition physique, nous voulons connaître son occupation, ses moyens passés et présents d\u2019existence, sa famille et sa vie sociale, l\u2019état sanitaire des ateliers où il travaille et de son logement, particulièrement de sa chambre à coucher et du nombre de fenêtres de celle-ci.Tout en prenant soin naturellement de nous enquérir de l\u2019histoire tuberculeuse de sa famille, nous nous attachons, encore davantage, à connaître la sienne.Nous lui demanderons, par exemple, s\u2019il est l\u2019un des premiers ou des derniers nés de sa famille, sachant d'expérience que par raisons physiologiques aussi bien qu'économiques, les derniers nés d\u2019une nombreuse famille, surtout parmi la classe pauvre, offrent plus d'emprise à la tuberculose que les premiers nés.Plus agés, les parents étaient probablement plus faibles au moment de la procréation de ces derniers et à la naissance de ceux-ci, nombreuses étaient déjà les bonches à nourrir.Or, le revenu d\u2019une famille augmente rarement en proportion du nombre des enfants, et de cette disproportion résulte souvent une nourriture moins abondante et plus pauvre.Sans nier la possibilité de la transmission bacillaire directe, noue nous occupons cependant plus du danger de l'infection que de la probabilité de l\u2019hérédité directe.Même chez les enfants de parents tuberculeux, nous croyons plus à l'infection post-natale qu\u2019à l'infection pré-natale.Tous ceux qui ont suivi les développements de la maladie admettent les dangers et la fréquence de l\u2019infection posthume, mais mon regretté et distingué professeur, le Dr Grancher, de Paris, a trouvé une solution unique et pratique de ce difficile problème en plaçant les enfants de tuberculeux pauvres dans des maisons de campagne hygiéniques et salubres où 1ls sont surveillés et suivis par des médecins spécialement choisis à cette fin.Ce traitement, assuré par le dévouement de la veuve du professeur Grancher, est désigné sous le nom charmant de \u2018L\u2019œuvre de la préservation de l\u2019enfance contre la tuberculose.\u201d | 326 KNOPF En faisant la fiche du patient, nous nous informons de ses habitudes, beaucoup plus préoccupés qu\u2019autrefois de découvrir s\u2019il a été alcoolique et syphilitique, parce que ces deux afflictions prédisposent à la tuberculose et doivent elles-mémes étre comptées parmi les maladies des masses.Nous scrutons la symptomatologie passée et présente de notre patient afin de déterminer les facteurs menaçants, les précurseurs bien connus de la tuberculose, \u2014 refroidissements fréquents, lassitudes, fatigues inexplicables, changements de dispositions, ete.Nous pesons notre patient, comme nous l'avons toujours fait, essayant d\u2019évaluer son poids moyen et la perte probablement attribuable à l\u2019effet de la tuberculose.Mais, de nos jours, nous tenons compte aussi de l\u2019insuffisance ou de la pauvreté de la nourriture, en d\u2019autres termes, du défaut d\u2019alimentation chez les pauvres, qui peut, autant que la tubercule, causer l\u2019amaigrissement et l\u2019anémie.Nous ne nous contentons plus de prendre la température une fois le jour ; nous la prenons plusieurs fois, matin, midi et soir, et si cela est nécessaire, plusieurs jours durant, avant et après l\u2019exercice.Chez les jeunes femmes dont la menstruation diminue graduei- lement et coincide avec une légére hémorrhagie pulmonaire, nous ne concluons plus a la menstruation vicieuse.Nous savons que I'expectoration sanguine ou de légéres hémorrhagies des voies respiratoires, chez l'homme et la femme sont, dans la plupart des cas, les premières manifestations de la tuberculose pulmonaire.Et comme la vue du sang effraie assez le patient pour le conduire au médecin, elle contribue souvent au diagnostic à temps; de sorte que les hémorragies pulmonaires ou les expectorations sanguines servent plutôt d\u2019un avertissement.La phtisiothérapie moderne ne manquera donc jamais de renseigner ses patients à ce sujet, qu\u2019ils aient eu des hémorragies pulmonaires ou non ; de leur recommander de ne point s\u2019effrayer de la présence d\u2019un peu de sang dans le crachat, de se tenir tranquilles, d\u2019attendre l\u2019arrivée du médecin et de regarder l\u2019expectoration sanguine ou l\u2019hémorragie pulmonaire comme l\u2019une des phases de la maladie qui ne diminue cependant en rien les chances de guérison.Nous essavons de faire l'examen physique du patient aussi complet que possible.Nous l'examinons soigneusement et complètement, cherchant les lésions tuberculeuses de l\u2019œil, de l\u2019oreille, du MÉTHODES DE COMBATTRE LA TUBERCULOSE 327 uez, de la gorge nous rappelant qu\u2019une prunelle peut être dilatée par la pression d'un utbercule sur le nerf pneumogastrique et que la palenr de la muqueuse de l'organe respiratoire supérieur provient peut-être de la tuberculose des poumons.Nous le déshabillons jusqu\u2019à la ceinture, nous examinons la structure de la poitrine et de l\u2019abdomn, nous souvenant que la vieille théorie attribuant la poitrine plate aux tuberculeux est douteuse et que la poitrine cylindrique dont le diamètre antérieur et le diamètre postérieur sont presque les mêmes que le diamètre latéral correspond plus à l\u2019habitus phthisicus.Nous recherchons le fremitus objectif pour voir s\u2019il correspond au fremitus subjectif.On constate la présence ou l'absence de ce dernier en faisant articuler, bouche close, un son au patient.On lui demande ensuite s\u2019il ressent la vibration de sa voix du côté gauche ou du côté droit ou en quel endroit la vibration porte le plus.S\u2019il y a consolidation suffisante d\u2019un côté ou de l\u2019autre, le patient ressentira les vibrations de sa voix et en indiquera l\u2019endroit.Nous palpons et percutons soigneusement, cherchant toute rigidité musculaire sujette à l\u2019influence de la région pulmonaire, indice nouveau mais très appréciable, décrit par Pottenger.Nous percutons la poitrine antérieure et postérieure ainsi que la région axillaire et nous ne négligeons pas non plus la percussion par pression ; c\u2019est-à-dire que nous pressons avec l'index la région du muscle sterno-cléido-mastoïdien jusqu\u2019à l\u2019acromion afin de déterminer la largeur du sommet et de constater combien il peut être affecté.(!\\ En auscultant nous n\u2019entendons pas le râle de poitrine pour faire notre diagnostic; lorsque nous avons une expiration rude prolongée, lôcalisée dans l\u2019un des sommets nous avons un signe physique et pathognomonique de tuberculose presque aussi sûr qu\u2019on peut le désirer, d\u2019après cette respiration particulière.L\u2019examen exclusif de la poitrine aux ravons X n\u2019est pas considéré un diagnostic scientifique suffisant, parce que les ombres peuvent n\u2019être que l\u2019effet d\u2019une pneumonie larvée, d\u2019une plèvre épaissie, des corps étrangers ou de pneumonoconiose produits par l\u2019induration fibreuse des poumons causée par l\u2019aspiration de poussière à cause des diverses occupations, telles le houillage, l'aiguisage des couteaux, la taille de la pierre, ete.Cependant, l\u2019examen physique terminé, il est très intéressant et instructif de corroborer au flu- croscope ou photographie au ravon N les constatations pathologi- (1) Voir les vignettes ci-contre. KNOPF L'espace clair au-dessus de la clavicule indique la région de Kroenig, qui comprend la région sonore du sommet antérieur du poumon.La même région vue à la partie postérieure sus- scapulaire.UV RS © 0O © oe Les procédés de percussion en arriére.Les deux petites lignes droites, en haut, indiquent Ja limite supérieure du sommet, suivant la méthode de Gold- schneider.Les lignes courbes inférieures indiquent les limites de l'expansion du poumon dans la respiration normale. MÉTHODES DE COMBATTRE LA TUBERCULOSE 329 ques de l\u2019oreille et du toucher, et je n'hésite pas à dire que lorsque la tuberculose des poumons se manifeste en différents endroits difficiles à découvrir par la percussion et l'auscultation, la photographie aux rayons NX constitue un moyen appréciable de diagnostic.Nous ne prétendons pas diagnostiquer toujours définitivement, même par les moyens nouveaux de l\u2019examen physique et avec l'aide des rayons X.Nous recourons à toutes sortes d'épreuves légitimes de la tuberculine, souvent nous répétons ces épreuves et tant que nous doutons nous conseillons la prudence dans tous les cas, adultes ou enfants, Nous ne nous alarmons pas de la réaction positive (von Pir- quet) chez un sujet de plus de cing ans, si aucun symptôme physique ne corrobore le diagnostic, car tandis que chez l'enfant au- dessous de cet âge, la réaction (voir Picquet) vaut parce que la lésion tuberculeuse n\u2019est peut-être pas encore à l\u2019état latent, chez les enfants plus vieux et les adultes, un réaction(von Pirquet)signifie simplement qu\u2019il y a quelque part dans l\u2019organisme un fover tuberculeux, actif ou latent, et, comme je viens de le dire, la réaction positive ne signifie quelque chose qu\u2019en cas de corroboration par les symptômes physiques.Nous savons maintenant que la grande majorité de l\u2019humanité civilisée a, à un moment ou l\u2019autre, souffert d\u2019une attaque de tuberculose.Nous regardons ce fait plutôt favorablement, car c\u2019est aisi que s\u2019est opérée une espèce d\u2019immunité acquise qui explique pourquoi toute l\u2019humanité n\u2019est pas tuberculeuse.La preuve de cela ressort du fait que là où la tuberculose est moins générale, la mortalité relative qui en résulte est plus considérable que là où la population est plus atteinte ; c\u2019est-à- dire que là où il y a le plus d'individus infectés, la mortalité relative est faible, tandis qu\u2019elle est forte là où les infectés sont moins nombreux.Les tribus sauvages des différentes parties du globe et les Indiens de notre continent sont exempts de la tuberculose aussi longtemps qu\u2019ils vivent isolés et ne prennent pas contact avec la soi- disant civilisation.Mais lorsqu'ils deviennent infectés, leur mortalité provenant de cette maladie est extraordinairement forte parce qu\u2019ils n\u2019ont pas eu le temps d'acquérir l\u2019immunité, et le cours de la maladie est généralement beaucoup plus rapide que dans les 330 KNOPF régions civilisées, Les singes qui ressemblent le plus aux êtres humains par leur structure anatomique, contractent presque invariablement la tuberculose quand on les déplace de leurs forêts primitives et qu'on les met en contact avec les hommes.Malhen- reusement cette immuumnité acquise naturellement n\u2019est pas toujours durable et elle est quelquefois partielle.Jusqu\u2019à présent, nons n'avons pas encore réussi à créer l\u2019immunité artificielle par I'inoculation du sérum, du vaccin ou d\u2019autres produits.Nous devons par conséquent nous efforcer de fortifier la jeune génération par l'entraînement physilologique général et accroître ainsi l\u2019immunité acquise par une ttaque antérieure de la maladie, et, secondement, essayer de découvrir la tuberculose pulmonaire le plus tôt possible atin de la pouvoir traiter dès ses débuts et par les meilleurs moyens hygiéniques, diétiques et thérapeutiques à notre disposition.Nous ne croyons plus légitime de cacher la vérité au patient, à sa famille et à ses amis; nous crovons que s\u2019il est tuberculeux, il doit le savoir afin de se guérir.Nous savons de plus que s\u2019il ne connaît pas le véritable caractère de sa maladie, il constitue un danger pour ses concitoyens et un agent d'infection auprès d'un grand nombre de personnes.Nous comprenons le danger qui résulte du sujet ignorant de son état, qui circule et fait son travail, mais qui en même temps dissémine quelque sept billions de bacilles chaque vingt-quatre heures, par l\u2019expectoration contaminée.Si cela est possible, nous vovons à ce que le patient reçoive le traitemnt le plus suivi au sanatorium, ou, si pour une raison ou pour une autre, cela n\u2019est ni possible ni à propos, nous insistons pour qu\u2019il suive le traitement du sanatorium chez Ini.La même chose s'applique aux cas avancés, chez les classes aisées.Nous comprenons le grand danger des cas avan - cés, lorsque le patient demeure dans des districts congestionnés ou dans une maison insalubre, dans un village ou une ville, où, même avec le plus grand soin, il est difficile de prévenir l'infection.Nous n'oublions pas que, même si le sujet avancé veille à son «x- pectoration, il reste encore le danger de l'infection par la toux sans expectoration, l\u2019éternnement ou la toux durant le sommeil.S'il vit ou dort avec d\u2019autres dans la même chambre, ces gouttelettes de salive bacillaires peuvent causer l'infection d\u2019individus non tuberculeux. MÉTHODES DE COMBATTRE LA TUBERCULOSE 331 Nous savons aussi que le problème du logement est intimement lié à celui de la tuberculose.Nous avons assez de preuves statistiques pour nous démontrer que la tuberculose est une maladie de congestion.On en trouve la preuve dans les \u201clung blocks\u201d de nos grandes cités et les logements congestionnés à bon marché, les camps de travailleurs, les -prisons, les maisons de réforme et les écoles.La statistique recueillie avec tant de soins par la grande cité de Berlin montre que 42 % de tous les cas de tuberculose se produisent dans les familles n'occupant qu\u2019une seue pièlce, 40 % chez celles qui occupent deux pièces, 12 % où ils ont trois pièces et 6 % où le logement comprend quatre pièces ou plus.Naturellement, la congestion est aussi désastreuse dans les ateliers, sweat shops, fabriques, bureaux et magasins, et la seule raison qui explique l'indifférence quant à la congestion dans ces endroits est le défaut d\u2019obtenir une statistique satisfaisante.Dans une étude récente, le Dr Bertrand H.Water a montré combien la tuberculose est fréquente parmi les ouvriers en confection de la cité de New-York, dont la majorité travaille dans des sweatshops congestionnés et insalubres ou de soi-disant fabriques, situées, pour la plus grande partie, dans les ditricts de logements ouvriers.Il n\u2019y a pas besoin de preuves statistiques pour savoir que la tuberculose prévaut surtout parmi les pauvres, pour dire mieux, parmi ceux qui gagnent de petits salaires ; cependant, il est intéressant de rappeler ici les statistiques bien connues de Hambourg, qui montrent que la mortalité la plus éevée sévit dans les familles dont les ressources maxima sont de $300 par année, soit trois fois plus que chez les familles dont le revenu est de $1,250.00, et environ quatre fois plus que parmi les familles touchant $6,000.00 par année.Si une statistique semblable concernant la congestion et les salaires était faite aux Etats-Unis et en Canada, je suis sûr la congestion et des petits salaires serait entièrement corroborée.Ainsi, d\u2019après l\u2019expérience d\u2019une seule institution de charité, l\u2019Association pour améliorer la condition des pauvers de New- York, il est très évident que la tuberculose résulte, la plupart du temps, de l\u2019insuffisance du salaire du chef de la famille.Grâce à la courtoisie de M.William H.Matthews, directeur de la section du Bien-Etre des Familles, j'ai pu prendre connais- sanec des bonnes feuilles d\u2019un rapport qui sera publié bientôt et 332 KNOPF j'en extrais ce qui suit: \u201cOn peut certainement attribuer aux petits salaires des hommes dont la société a été obligée de prendre soin des veuves et des orphelins, la raison de la pauvreté plus ou moins apparente de ces familles avant la mort du mari.De plus, les petits salaires ne suffisant pas à pourvoir à la nourriture, au vêtement et à l\u2019abri nécessaires à une existence vigoureuse, ces hommes, fefmmes et enfants étaient exposés aux maladies qui guettent particulièrement les gens insuffisamment alimentés, mal vêtus et mal logés.La tuberculose tue 40 pour cent de ces hommes.Leur salaire minimum était de 88 et leur salaire maximum de $18 par semaine.Dans la lettre qui accompagne ce rapport, M.Matthews dit : \u201c Généralement parlant, quand je lis le casier de ces familles ot que je les visite; le spectacle de cette pauvreté, des conséquences de la tuberculose qui en découle, et le fait que cette pauvreté favorise l'emprise rapide de cette maladie sur un grand nombre de nos familles me dépriment ; j\u2019y vois la cause et l'effet ainsi que la difficulté d\u2019établir la limite entre les deux.\u201d L\u2019ignorance des moyens de prévenir la tuberculose par l'hygiène complète la série.des causes les plus importantes de la diffusion de cette maladie.Là où il n\u2019y a ni service hygiénique, ni surveillance hygiénique, ni gouvernement assez éclairé pour pourvoir À l'instruction des masses, aux logements hygiéniques et à la surveillance attentive comme au traitement des pauvres consomptifs dans les sanatoria et les hôpitaux, la tubereulose progresse aujour- d'hui autant qu\u2019autrefois, parce que nos conditions industrielles actuelles produisent la congestion des masses dans les cités et les villes et restreignent la vie an grand air.Le motto que je mis pour la première fois il y a quinze ans en tête de mon étude sur la tuberculose se lit comme suit: \u2018\u201c Pour combattre avec succès la consomption considérée comme maladie des masses, il faut l\u2019action conjointe d'un gouvernement sage, de médecins bien instruits et d\u2019un peuple intelligent.\u201d Le gouvernement sage d\u2019aujourd\u2019hui, qu\u2019il soit municipal, provincial, on fédéral, comprend qu\u2019il est de la première importance de faire disparaître tout ce qui prédispose les masses à la tubereu- lose.Voilà pourquoi on a fait de bonnes lois sur le logement qui sont rigoureusement appliquées en certaines cités.Malheureusement, l\u2019avantage de bons logements hygiéniques n\u2019est pas suffisam- MÉTHODES DE COMBATTRE LA TUBERCULOSE 333 meut apprécié dans les petites villes et les villages où le logement est souvent aussi déplorable que dans les grandes cités.Nous ne pourrons obtenir une diminution de la maladie et de la mortalité tuberculeuses,.tant que les petites comme les grandes villes ne comprendront pas la nécessité du logement salubre.Un gouvernement moderne ne s\u2019occupera pas seulement de voter et d'appliquer des lois sages et humaines concernant les manufactures, les ateliers, les prisons, les institutions de réforme, le bien- être des travailleurs dans les fabriques et les bureaux, et les malheureux habitants des institutions pénales ; il verra surtout à ce que les enfants qui vont à l\u2019école soient bien logés, bien vêtus et bien nourris.Nous comprenons aujourd\u2019hui le grand et inest1- mable bienfait de l\u2019école en plein air par rapport au développement intellectuel et physique de nos enfants.Nous avons appris la valeur du lunch du midi pour les pauvres enfants des écoles.On peut fournir ce lunch à un prix minimum et ainsi prévenir le paupérisme.Les écoles en plein air ont guéri non seulement le tuberculeux, l'anémique, le sujet prédisposé, et l\u2019enfant nerveux, mais elles ont un effet si bienfaisant sur l\u2019enfant normal que le désir et le besoin de les multiplier sont évidents.Ceux d\u2019entre nous qui traitent les tuberculeux de toutes classes, jeunes et vieux, croient que tout gouvernement qui désire combattre la tuberculose avec succès doit recourir au système d\u2019écoles en plein air, particulièrement pour les cours primaires.L'école d\u2019intérieur doit devenir l\u2019exception.Pour chasser la tuberculose de nos écoles, il faut naturellement examiner et réexaminer périodiquement tous les enfants fréquentant l\u2019école.Nous devons examiner les enfants des tuberculeux et des non-tuberculeux.Nous devons considérer ce qu\u2019on appelle ~rommunément la scrofule comme une forme moins maligne de la tuberculose, mais aussi contagieuse, susceptible d\u2019étre prévenu, et curable, comme le sont les autres formes de tuberculose, et dire avec le roi Edouard VIL: \u201c.Si l\u2019on peut prévenir une maladie et Co , eo la guérir, pourquoi ne pas la prévenir et la guérir : Le pronostic de la tuberculose dans l\u2019enfance est particulièrement favorable.Nous devrions donc être anxieux de découvrir la rubereulose chez l\u2019enfant où, entre parenthèses, elle est beaucoup plus générale qu\u2019on ne le pensait il y a quelques années.En quel- 334 KNOPT ques endroits du pays, on a trouvé que 20% des enfants de parents fréquentant des dispensaires de tuberculeux étaient atteints de tuberculose de différentes formes.Nous savons que les enfants peuvent prendre la tuberculose d\u2019autres personnes que de leurs parents, par exemple, de nourrices, de parents tuberculeux, de pensionnaires, d\u2019étrangers à la maison, et nous savons de plus que près de 10% des enfants atteints de tuberculose ont contracté la maladie par ingestion de lait tuberculeux, parce qu'on a trouvé ce pourcentage du bacille bovin.Nous ne savons pas encore si le bacille bovin de la tuberculose se transforme ou non plus tard en type humain dans son nouveau milieu, mais nous ne nous inquiétons pas beaucoup de cette incertitude ; nous enseignons, préchons et pratiquons la prévention de la tuberculose du bétail par l\u2019application de l\u2019épreuve par la tuberculine et l\u2019expulsion et la prohibition de la vente de la viande et du lait tuberculeux.Un dernier moyen, et non le moins important, de prévenir le développement de la tuberculose chez nos enfants, c\u2019est d\u2019apprécier davantage la santé plfysique et de ne pas pousser la culture mentale au point d\u2019empêcher le développement normal corporel de l'enfant à l\u2019école et au collège.On devrait apprendre à tous les enfants l\u2019amour de l\u2019air frais et la valeur de la respiration à l\u2019air fort et pur.On devrait aussi leur inculquer des règles simples de protection contre la tuberculose proportionnées à leur intelligence.On en ferait ainsi des apôtres de la vie hygiénique au grand air dans leur milieu.Il va sans dire que si un travail utile accompli dans de bonnes conditions hygiéniques ne fait pas de mal à l\u2019enfant en santé, s\u2019il lui reste assez de temps pour jouer et dormir, le travail de l\u2019enfance est mortel.Le travail de l\u2019enfant auquel on a recours encore en certaines régions de nos pays est une disgrâce pour vous et pour nous.Tous ceux qui étudient le problème de la tuberculose considèrent le travail de l\u2019enfance l\u2019un des facteurs qui prédisposent le plus l\u2019enfant à cette maladie.À propos de l\u2019éducation des masses, la phthisiothérapie moderne voit avec plaisir le mouvement d\u2019idées qui tend à décourager autant que possible le mariage entre sujets gravement atteints de tuberculose.Bien qu\u2019il soit actuellement difficile de montrer le résultat pratique de ce mouvement, sa valeur éducationnelle ne valeur ne saurait être exagérée.Nos idées concernant le mariage MÉTHODES DE COMBATTRE LA TUBERCULOSE 335 et les dangers de la conception des tuberculeux diffèrent matériellement de celle de vingt-cinq ans passés.Nous ne nous laissons plus tromper par l\u2019apparente amélioration de la mère durant ia grossesse ; nous savons que c\u2019est une illusion et que 75 ou 80 pour cent de ces cas, si non plus, rechutent après l\u2019accouchement.Il ue nous en coûte plus d\u2019avertir les parents tuberculeux de la vérité et de conseilller les mesures préventives.Et lorsqu\u2019on passe outre il peut devenir nécessaire, après consultation, de vider l\u2019utérus pour prolonger ou sauver la vie de la mère.Les médecins qui pratiquent parmi les pauvres savent aussi que la grossesse fréquente de la femme obligée de travailler dur souvent jusqu\u2019aux derniers jours et peu après l\u2019accouchement, constitue l\u2019une des plus alarmantes prédispositions à la tuberculose chez la femme mariée des classes ouvrières.C\u2019est ici que l\u2019éducation, la philantropie et les différents gouvernements doivent montrer leur sagesse en aidant ces familles dont les ressources sont insuffisantes afin de permettre à la mère quelques mois de repos avant et après qu\u2019elle a rempli l\u2019importante fonction de fournir un citoyen à l\u2019Etat.Loin d\u2019être considéré un caprice, le coucher à l\u2019extérieur ou dans une chambre aux fenêtres grandes ouvertes est reconnu aujour- d\u2019hui l\u2019un des éléments essentiels de la diminution de la maladie et de la mort tuberculeuses.On a inventé différentes choses pour faciliter le sommeil en plein air.,La tente à fenêtres, la porchette, la maison démontable, etc, sont des noms qui étaient inconnus même de plusieurs médecins il y a vingt-cinq ans; maintenant ils sort une protection en plusieurs endroits.Différentes maisons d\u2019affaires, corporations et même des gouvernements municipaux ont compris l\u2019avantage inappréciable de l\u2019examen physique périodique de tous les employés et l\u2019importance de cette mesure pour prévenir la tuberculose.Le très compétent chef d\u2019hygiène de la cité de New-York, le Dr S.S.Goldwater, a fait de l\u2019examen physique une obligation pour tous les employés du service hygiénique, il se propose d\u2019étendre cette obligation aux employés de tous les autres services, et il disait très justement, il n\u2019y a pas longtemps, que si l\u2019on pouvait obliger chaque citoyen des Etats-Unis à subir cet examen, le pourcentage de toutes les maladies et de la mortalité, v compris celles de la tuberculose, diminuerait considérablement.On voit tout de suite quel gain économique ce serait pour la nation. 336 KNOPF On pourrait commencer immédiatement par l'examen de toutes les personnes préposées au maniement des produits alimentaires et refuser tout permis à celles qui ne sont pas exemptes de tuberculose ou d\u2019autres maladies d\u2019infection dangereuse.' C\u2019est ce qu\u2019ont fait plusieurs patrons employant un grand nombre d'hommes et de femmes qui, se rendant compte de leur intérêt de prévenir la maladie ou ses développements parmi ceux-ci, les ont astreints à l\u2019examen et aux réexamens périodiques.Et chaque fois qu\u2019on a jugé le traitement de l\u2019hôpital nécessaire, on va généralement pourvu.La compagnie d\u2019assurance-vie Métropolitaine de New-York a même fait davantage en établissant, au mont MeGregor, un sana- toritm idéal où ses employés tuberculeux trouvent les moyens de se guérir et de refaire leur puissance de travail.Si lonable que soit l\u2019initiative de grandes corporations, des patrons, des gouvernements municipaux et autres qui exigent l\u2019examen des aspirants à un emploi et éliminent ainsi les tuberculeux et les prédisposés, il ne faut pas cependant oublier que cela nous met en face d\u2019un problème nouvean et de solution extrêmement difficile.En s\u2019entourant d\u2019une armée d\u2019employés physiquement propres à leur travail, ces corporations et ces patrons créent d'autre part une armée d\u2019individus apparemment incapables, mais qui ont besoin, et qui cherchent anxieusement à travailler.Qu'en ferons- nous jusqu\u2019à ce que nous ayons l\u2019assurance d\u2019Etat contre la tuberculose ?Nous devons faciliter l\u2019accès au sanatorium à cenx qui sont déjà atteints et organiser des colonies industrielles où ceux qui ne sont que physiquement faibles pourront gagner assez pour se maintenir et refaire leurs forces.Et ce n\u2019est pas assez de pourvoir aux adultes exclus du travail par leur infirmité, il faut encore procurer aux enfants exclus des écoles, à cause de leur infection ou de leurs prédispositions, la guérison et l\u2019instruction par les écoles de prévention en plein air dont j'ai déjà souligné l\u2019importance.Par nos moyens modernes de combat contre la tuberculose, nous ne nous efforcons pas seulement d\u2019instruire les gouvernements de sorte qu\u2019ils puissent procéder avec sagesse en exigeant l\u2019inscription de tous les cas de tuberculose, qui permet de choisir les sujets pour \u2018le sanatorium on l\u2019hôpitall et d\u2019envoyer les enfants aux prévento- rias ; la philantropie a permis aussi l\u2019établissement récent, à New- MÉTHODES DE COMBATTRE LA TUBERCULOSE 337 York, d'un nouveau traitement qu\u2019on appelle le traitement chez sol.Grâce à la générosité de Mme Wm.K.Vanderbilt, un certain nombre de bâtisses à l\u2019épreuve du feu, à balcons en plein air, et construites suivant les prescriptions de l\u2019hvgiène, sont utilisées pour soigner des familles entières, dont un ou deux membres sont malades ou prédisposées à la tuberculose.Le résultat de ce traitement chez soi est si encourageant qu\u2019on espère qu\u2019une généreuse philantropie le multipliera partout.Pour apprécier l\u2019avantage de ce traitement chez soi, il suffit dé penser que la tuberculose, maladie des masses, est une maladie de famille et de maison, qui sévit partout, mais particulièrement dans les grands centres ; et surtout que c\u2019est une maladie très dispendieuse pour le pauvre et le riche également.Les propagateurs du traitement chez soi énumèrent ainsi ses avantages : (1) effet direct sur les conditions domestiques, cause première de la tuberculose et de la pauvreté qui en résulte; (2) facilité plus grande pour découvrir, traiter et tenir en échec les cas suspects; (3) contrôle exceptionnel de la maladie et de la famille; (4) prévention des oppositions, influences déprimantes, ennuis, etc, résultant de la séparation des membres d\u2019une même famille; (5) conservation intacte du fover; (6) traitement d\u2019une classe de patients qui ne jourraient ou ne voudraient aller dans un sanatorium ou un ho- pital; (7) développement de la puissance de travail du salarié et, par conséquent, retour graduel aux conditions normales; (8) précautions contre le retour du patient ou de la famille au milieu où la maladie a été contractée et serait probablement contractée de nouveau; (9) traitement non seulement des maladies physiques, Économiques et sociales du patient, mais de toute la famille.Ce traitement est évidemment hygiénique, préventif, curatif, Économique et éducationnel, social et réformateur, unique et facile äà comprendre.Il vise aux causes, cherche non seulement la cure de l\u2019individu, mais la protection de la société, s\u2019intéresse aux patients, a sa famillle et a leur milieu et porte sur des questions d\u2019existence et de vie idéales.Naturellement, il comporte la surveillance médicale constante de la famille entière par des médecins et des gardes-malades, ainsi que l\u2019existence de terrains de jeux et d\u2019écoles en plein air pour les enfants.Le traitement chez soi comprend encore un magasin où ies patients peuvent se procurer de bons aliments à moitié du prix \u201c qu\u2019ils les paieraient au débit voisin. 338 KNOPF L'association pour l'amélioration de la condition des pauvres de New-York a expérimenté ce traitement avec l'intention de guérir non seulement les familles tuberculenses, mais aussi de leur apprendre à améliorer leurs conditions économiques.L'année dernière, vingt-sept familles comprenant 135 individus ont suivi le traitement du foyer; T9 de ces individus étaient des patients ou des suspects.Ainsi le nombre moyen de membres de chaque famille est exactement 5, ct de patients 2.9/10.Onze de ces familles comprenant 23 patients, dont 12 étaient des salariés, ont été écartés.Six de ces onze familles ont été réhabilitées physiquement, socialement et économiquement, c\u2019est-à-dire que chaque membre est revenu à la santé; tous ont pris une leçon d\u2019hv- glène personnelle et en ont acquis l\u2019habitude ; les mères ont pris des leçons d\u2019économie domestique importantes qu\u2019elles peuvent maintenant mettre en pratique, telles que la manière la plus avantageuse possible d\u2019acheter, quelle nourriture donner et comment la préparer afin d\u2019obtenir le maximum d\u2019alimentation au minimum de coût; et chaque famille est maintenant capable de gagner, et, de fait, gagne suffisamment pour se maintenir dans des conditions normales sans secours de la charité.Trois familles ont été renvoyées pour cause d\u2019intempérance persistante et deux pour refus de suivre les conseils de la drection de l\u2019établissement.La condition de ces cinq familles a cependant tellement bénéficié du traitement chez soi que l\u2019amélioration se maintient.Quatre familles étaient presque sans ressources lorsqu\u2019elles ont été admises ; la moyenne de leur revenu hebdomadaire dépassait à peine $6.00.Lorsqu\u2019elles sont sorties de l\u2019hôpital, leur santé améliorée, leur revenu moyen avait augmenté à $15 par semaine.Les résultats obtenus des patients adultes se comparent très favorablement à ceux que donnent les sanatoria.Quant aux conditions eclimatériques, je veux répéter ce qui a déjà été dit, mais ce qu\u2019on ne peut trop dire, parce que cela fait partie du système de combat moderne contre la tuberculose considérée comme maladie des masses.Je ne désire nullement contester le mérite de certaines conditions climatériques : altitude, élévation, topographie, terres boisées, etc, et je suis même prêt à concéder qu\u2019il y a des climats idéals.Cependant, ce qui est l'idéal pour les patients peut ne l\u2019être pas pour un autre, et si l\u2019on me demandait de définir un climat idéal à nos fins, je devrais dire que MÉTHODES DE COMBATTRE LA TUBERCULOSE £39 le climat idéal pour le patient tuberculeux est celui où il peut vivre à l'extérieur avec confort et satisfaction le plus grand nombre de Jours durant l\u2019année et d'heures durant le jour.En choisissant le site d'une institution, nos essayons de réaliser cet idéal autant que possible, nous rappelant cependant que l\u2019air frais et pur, une élévation modérée, une protection raisonnable contre les vents froids et la poussière, suffisent pour obtenir d'excellents résultats avec 1a majorite des patients qui sont encore aux prémières phases : De plus, nous avons appris que règle générale on peut trouver ces sites sous nos climats et que la grande majorité de nos patients venant des classes laborieuse, il est plus avantageux de les traiter et de les guérir dans les mêmes conditions climatériques ou à peu près que celles où ils ont pris la maladie et où ils devront vivre après leur retour à la\u2018santé.Même si la guérison; dans ces conditions, prend un peu plus de temps, les rechutes semblent moins fréquentes que lorsque le client a été traité sous un climat absolu- inent différent de celui auquel il était habitué et où il doit retour- uer après s'être rétabli.Nous aimons à établir nos institutions pour le traitement près des grands centres afin que les amis et parents du pauvre patient puissent le visiter fréquemment et facilement sans les exposer à de trop grandes dépenses.Notre conception moderne de l\u2019institut pour le traitement des cas avancés a aussi changé.Ainsi, personnellement, je ne voudrais même pas désigner ces instituts sous le nom hôpitaux, parce que inconsciemment nous avons en ces dernières années induit les masses à croire que le saatorium existait pour les curables et l\u2019hôpital pour les désespérés.Pour donner l'espoir aux cas avancés, les ranimer, nous dénommons ces instituts: hôpital-sanatoria.Nous essayons de les rendre attravants, même beaux et, par-dessus tout, confortables afin que le patient ne manque pas trop son fover et que ses parents et amis sentent que le milieu où il est est le milien où il doit être.Nous faisons donner des amusements de temps à autre, de la musique ou du cinema, des conférences instructives et intéressantes, tont ce qui peut distraire l'esprit du patient de son mal et le récréer.11 ne faut rien négliger de ce que l\u2019'habileté, la sympathie et la bonté humaines peuvent lui donner.Ainsi nous recourons maintenant à dans la région thoracique dans les cas avancés pour atténuer les svmp- « 340 | KNOPF tomes les plus décourageants de infection mixte, et nous arrivons souvent à maîtriser une hémorragie apparemment incontrôlable.Nous soulageons même souvent durant des semaines cette si douloureuse complication causée par l\u2019envahissement du larynx par la tuberculose, par l\u2019injection de quelques gouttes d\u2019une solution de deux grains d\u2019eucaïne dans un once d\u2019 alcool, à 40%, dans la région du nerf du larynx supérieur.Enfin, par les temps extrêmement froids, nous n\u2019insistons plus pour que les sujets avancés, anémiés et amaigris restent à souffrir dehors.A moins qu\u2019ils préfèrent le froid, on leur permet de rester dans des pièces chaudes et confortables.Maintenant, une phase du problème tuberculeux d\u2019une importance vitale à laquelle on n\u2019accorde assez d\u2019attention que depuis peu.Je veux parler de l\u2019occupation de nos invalides pulmonaires durant leur séjour au sanatorium et aussi après qu\u2019ils ont quitté l\u2019institution à titre de gradués de sanatorium.Ma propre expérience au sanatorium Falkenstein, à titre d\u2019assistant de l\u2019immortel Dettweiler m\u2019a imprégné de l\u2019idée du repos, repos et repos encore pour le patient tubereculeux à n\u2019importe quelle phase de la maladie.La marche n\u2019était que très peu permise, Maintenant, non seulement nous recourons au travail pour nos patients tuberculeux sans fièvres afin de les occuper utilement, mais le travail de cette classe de patients fait partie de notre phtisiothérapie moderne.J'ai traité exclusivement ce sujet de l\u2019application pour les tuberculeux dans une récente conférence, devant la réunion bi-hiver- nale de l\u2019association américaine du sanatorium, réunie alors au sanatorium municipal de Otisville, N.-Y., (1) et dans le but d\u2019abréger, on me permettra de dire ce que j\u2019ai dit alors: \u201c Je ne partage pas l\u2019idée que chaque patient tuberculeux, en voie de rétablissement ou sa maladie arrêtée, doive faire le travail d\u2019un cultivateur ou d\u2019un maraîcher.Le tailleur, le tisseur, le cordonnier, le confectionneur, ou la femme on fille qui a été occupée à faire des fleurs artificielles à cinquante sous par jour, le teneur de livres, le commis de bureau ou de magasin, la dactvlographe, la sténographe ou la fille de magasin, le garcon de table, ou tout autre homme ou femme qui durant des années ont véeu en ville et (1) \u201cThe occupations Afebrile tuberculous patients: Medical Record, 24 January 1914. MÉTHODES DE COMBATTRE LA TUBERCULOSE 341 poursuivi un travail d\u2019intérieur feront, règle générale, de pauvres agriculteurs.Quelques-uns de ces patients peuvent être capables de travailler quelques heures sur la terre, mais ils seront rarement satisfaits, heureux ou même contents, et je me demande si leur physique pourra jamais, même lorsqu'il sera complètement refait, de supporter le dur labeur de la vie agricole.Quelle est alors l\u2019oceupation idéale pour un tuberculeux sous fièvre ?Je crois que chaque fois que la chose est possible, nous devons considérer d\u2019abord le psychologie, en termes plus clairs, la mentalité du patient.Et chaque fois que cela sera facile, lais- sons-le s\u2019occuper de quelque chose qui le rende heureux ou du moins content, parce que le travail doit toujours avoir un but.C\u2019est une absurdité, je crois, que d\u2019obliger un patient de porter sa charge d'un bout du chemin à l\u2019autre ou de construire un mur et de le démolir ensuite simplement pour lui donner de l\u2019exercice.Si cela pouvait se faire, je favoriserais l\u2019idée de payer le patient surtout s'il est pauvre, pour un travail utile qu\u2019il accomplirait au sanatorium.Cela ne diminue en rien la valeur de l\u2019occupation, et cela l'active.De plus, quand on pense que plusieurs patients ont besoin d'argent, qu\u2019ils peuvent ainsi gagner pour aider ou faire vivre leur famille, on comprend que l'influence physique, la paix de l\u2019esprit, ainsi obtenues agissent favorablement sur leurs conditions physiques.A l'institut Mount MeGregor de la compagnie d\u2019assurance-vie Métropolitaine, mentionné plus haut, j'ai vu des patients qui sont tous employés de la compagnie faire un travail similaire à celui qu'ils étaient habitués de faire au bureau-chef ou aux suceursales.Naturellement, la somme de travail qu\u2019on attend d\u2019eux est prescrite par le médecin de la maison après un examen attentif et la surveillance du patient.Je crois que l\u2019on devrait suivre à l\u2019égard du patient gradué qui a quitté le sanatorium soit guéri, soit latent, ou du moins suffi- sammment amélioré pour avoir retrouvé sa capacité de travail la méthode que j'ai essavé d\u2019esquisser dans mon article sur l\u2019oceupa- tion des patients sans fièvre au sanatorium.Nombre de directeurs de sanatoria qui ont suivi attentivement leurs patients, après que veux-ci eussent quitté la maison et qui ont étudié cette phase dun problème pensent préférable, an point de vue économique, social et thérapeutique, qu\u2019à leur départ du sanatorium, si cela est possible 342 KNOPF et non préjudiciable évidemment, les patients reprennent l\u2019occupation qu\u2019ils suivaient avant de contracter la maladie et qui leur assurait un moyen d\u2019existence convenable.Comme de raison, si les conditions sanitaires du logement ou de l\u2019atelier étaient mauvaises, il faudra d\u2019abord qu\u2019elles soient améliorées et l\u2019éducation qu\u2019ils auront reçue au sanatorium i ce sujet leur sera une aide inappréciable.Il reste un autre facteur également important pour assurer la permanence de l'amélioration, la suspension ou la guérison d\u2019un sujet.Je veux parler de la nécessité de garder trace de nos patients après qu\u2019ils ont quitté l\u2019institution.Il devrait exister des relations constantes entre les autorités du sanatorium, les médecins et les employés de l\u2019institution avec la famille du patient.Ces relations devraient commencer avec l\u2019entrée du patient au sanatorium et continuer après son départ aussi longtemps que cela peut paraître nécessaire à l\u2019intérêt du patient, de sa famille et de la société.Je crois en toute franchise que des milliers de piastres et plusieurs vies ont été sacrifiées faute d\u2019avoir examiné le logement du patient, cherché les raisons de sa maladie et négligé de remédier aux conditions qui en étaient la cause.Autant d\u2019argent et de vies ont été perdus aussi parce que nous n\u2019avons pas suivi nos patients de la bonne manière à temps propice, de la facan la plus pratique et la plus humaine, après leur départ de nos institutions.Combien de sommes se gaspillent quotidiennement parce que nous ne prenons pas, ne pouvons pas prendre soin de salariés tuberculeux, au moment et à l\u2019endroit propices: c\u2019est-à-dire au moment où il y a chance raisonnable de les rétablir et de leur rendre leur puissance de travail par un traitement approprié dans un sanatorium bien outillé et bien administré.Jai l\u2019avantage aujour- d\u2019hui de pouvoir appuyer cette opinion des chiffres suivants que je dois au Dr David R.Lyman, du Gaylord Farma Sanatorium, auquel j'ai l'honneur d\u2019être attaché depuis ses \u2018débuts.Voici ce qui a été accompli durant les dix dernières années : Gavlord Farm Sanatorium, revenu actuel des patients congédiés jusqu\u2019au ler mai 1914.2.24 22 22 22 0 terrain, construction et aménage- Dépenses totales jusqu\u2019au ler mai 1914, $1,400,00.00 ment.1.12 1.1.a .$195,938.08 Intérêts sur ci-dessus.55,178.94 Administration.345,298.64 $396,435.66 596,435.66 Excédent du revenu des patients sur la dépense.$ 803,564.66 MÉTHODES DE COMBATTRE LA TUBERCULOSE 343 On a pu se procurer cette statistique importante, montrant ce que la communauté a gagné en faisant son devoir à l\u2019égard de ses citoyens consomptifs, en gardant trace et surveillant les patients qui ont pris congé de l'institution ; c\u2019est l\u2019œuvre du Dr Lyman et de ses compagnons de travail.L\u2019assurance obligatoire universelle de tous les travailleurs hommes et femmes contre l'accident, le vieil âge, la maladie, y compris naturellement la tuberculose, résoudrait probablement ce problème, le plus vital de notre âge.Pour résumer, je demanderai d\u2019abord que les hommes ou femmes affligées de tuberculose et incapables de se procurer le traitement du sanatorium au foyer soient placés dans une institution où la science de la phtisiothérapie moderne s\u2019appliquera à leur rendre la santé et leur capacité de travail.En d\u2019autres termes, il ne devrait pas y avoir de sujets tuberculeux dont on ne prit soin, qu\u2019il soit riche ou pauvre dans un pays de civilisation moderne.Cela signifie naturellement l'accroissement du nombre de sanatoria, d\u2019hôpitaux spéciaux, de preventoria, de sanatoria-foyers, d\u2019hôpitaux sur mer, pour les maladies tuberculeuses, etc.Si cela ne peut se faire avec un budget ordinaire, imposons une taxe spéciale afin qu\u2019on ne retarde pas le traitement des cas urgents.Il nous faut obtenir l\u2019examen obligatoire universel et le réexamen de tous les citoyens pour découvrir la tuberculose et les autres maladies ; de judicieuses lois pour prévenir l\u2019infection de la race humaine par le bétail; des lois concernant le logement et la surveillance des manufactures et boutiques de façon à rendre l\u2019infection dangereuse impossible ; l\u2019abolition du travail de l\u2019enfance et les secours à la femme enceinte indigente quelques semaines avant la naissance de l\u2019enfant et durant l\u2019allaitement ; des écoles en plein air en abondance et une attention égale à la culture physique et à la culture intellectuelle dans les écoles primaires aussi bien que secondaires et les collèges ; l\u2019instruction complète de nos médecins, un diagnostic prompt et a la campagne antituberculeuse et une juste rémunération des services qu\u2019ils rendent à la société et à l\u2019Etat; des cours spéciaux pour les gardes-malades et les autres aides travaillant parmi les tuberculeux ; l\u2019éducation scolaire et collégiale de tous les movens de prévention de la tuberculose, par la littérature, les conférences, les expositions et les musées; la propagande de la vie hygiénique, et éviter l\u2019infection de toutes les 344 KNOPE maladies contagieuses.Nos hommes d\u2019Etat doivent faire des lois pour rendre l\u2019agriculture plus payante, de façon à décongestion - ner les villes au profit des campagnes, et créer des bureaux officiels pour maintenir l\u2019équilibre entre l\u2019offre et la demande du travail dans les différentes localités.Il faut surtout un rajustement des salaires ouvriers avec un minimum qui permette à tout individu qui travaille de gagner suffisamment pour vivre, manger et se vêtir lui-même décemment.Il ne faut plus d\u2019alimentation insufti- sante, de mauvais logements, mais plus de lumière et d\u2019éducation hygiénique.Pour que la tuberculose cesse d'être la maladie des masses, il faut qu\u2019elle cesse d\u2019être la maladie de l\u2019ignorance, de la congestion et du manque d\u2019alimentation, en d\u2019antres termes, pour combattre la grande peste blanche, je demande aux hommes d\u2019Etat.aux philantropes, aux hommes et aux femmes qui ont le pouvoir et l'influence, plus de justice sociale, plus de sympathie pour les malheureux, plus de bonté et d\u2019amour pour ceux qui en ont grand besoin.Que notre guerre porte contre la tuberculose mais jamais contre le tuberculeux.Et que tous ceux qui penvent être personnellement utiles dans cette guerre nécessaire, que tous ceux qui peuvent rendre service à leurs concitoyens dans cette sainte cause, se rappellent qu\u2019après tout, tout service rendu à l'homme est le plus grand hommage rendu à Dieu.REVUE GENERALE LA VACCINOTHERAPIE OU BACTERIOTHERAPIE DE LA FIEVRE TY- PHOIDE ET DES FIEVRES PARATYPHOIDES (1) Le traitement de la fièvre tvphoïde par l'injection de cultures du bacille typhique a été appliqué, pour la première fois en 1892, par E.Fraenkel chez 57 malades.À.E.Wright et, après lui, Birt.Leishman, ete., ont également employé cette méthode.Depuis lors, celle-ci a été mise en usage en divers pays, notamment en France, par une nombre assez grand de médecins.(1) Par le professeur H.Vincent (du Val-de-Grâce), dans la Gazette des Hôpitaux, 21 octobre 1913. BACTÉRIOTHÉRAPIEÉ DE LA FIÈVRE TYPHOIDE 345 Je n\u2019ai pas l'intention d'aborder l\u2019historique de cette question ni de signaler les publications auxquelles elle a donné lieu.Je ferai connaître seulement les principaux résultats de ma pratique personnelle fondés sur l\u2019emploi, chez les malades atteints de fièvre tvphoïde, d'un vacein polyvalant stérilisé par l\u2019éther.L\u2019antigène que j'ai utilisé a été préparé spécialement pour le traitement des malades.Il peut paraître paradoxal de soigner une maladie infectieuse par l'inoculation du microbe lui-même de cette affection.Les constatations cliniques ont montré cependant que cette médication n\u2019est pas sans influence sur l\u2019évolution de la maladie.L\u2019injection, à un sujet sain, de doses suffisantes de bacilles typhiques (deux milliards deux cent millions environ) tués par l\u2019éther, lui donne une immunité très forte, aujourd\u2019hui bien démontrée par une expérience imposante, portant jusqu'ici sur près de 120,000 personnes.Or, la bactériothérapie s\u2019adresse non plus au sujet sain, mais au malade.Les conditions sont donc profondément différentes.Peut-on espérer que ce qui est si efficace chez le sujet normal le serd aussi chez celui qui est en puissance de bacille d\u2019Eberth ?Lorsqu'on pratique en grand des vaccinations préventives, pendant le cours même d\u2019une grave épidémie, il arrive fort souvent que les vaccinations sont faites chez un certain nombre de vaccinés déjà infectés et en incubation de fièvre typhoïde, ou bien contagionnés pendant la période de trois semaines que nécessite l\u2019immunisation antityphoïdique.Wright pensait qu\u2019en pareille occurrence il pouvait y avoir, du fait des inoculations, une sorte de sensibilisation de l\u2019individu qui le rendait plus accessible à l\u2019infection et pouvait même exagérer la gravité de celle-ci (phase négative).Je me hâte d\u2019ajouter que la phase négative n\u2019est nullement à craindre avec les méthodes modernes de vaccination.Leishman s\u2019est élevé contre cette opinion pessimiste qui n\u2019est plus justifiée par les faits d\u2019observation.Ce savant estime simplement que, dans les cas de vaccination portant sur des sujets en état d\u2019ineu- bation, la fièvre typhoïde survient comme si le sujet n'avait reçu aucune injection.En d\u2019autres termes, la dothiénentérie n\u2019est ni atténuée ni agéravée par l\u2019emploi, dans ces cas, du vaccin chauffé.A la vérité, s\u2019il en était ainsi, la pratique de la vaccinothérapie 9 \u2014 346 VINCENT s\u2019en trouverait, par là même, condamnée.Comment, en effet, serait-elle capable de guérir la maladie déclarée, puisqu'elle se montre inefficace même chez des sujets en état d'incubation \u2018 Je n\u2019ai point à parler de la vaccinothérapie par les vaccins chauffés.Je n\u2019en ai, en effet, aucune expérience personnelle.Cependant nombre de médecins ont cité des faits favorables.Mais il m'est permis d\u2019affirmer que, chez les sujets en incubation de fièvre typhoïde, le typho-vaccin polyvalent donne nne protection très grande.Elle s\u2019est vérifiée chez nombre de médecins, d\u2019étudiants, de garçons de laboratoire ayant absorbé des quantités colossales de bacille typhique vivant et virulent.Ils ont été nus à l\u2019abri de la fièvre typhoïde par l\u2019injection de ce vaccin un à trois jours après l\u2019ingestion du microbe (Vincent, Haibe).Le pouvoir protecteur du même vaccin chez les sujets en ineu- bation de fièvre typhoïde a pu être encore vérifié en de nombreuses circonstances, en particulier lors de la terrible épidémie qui a sévi à Avignon en 1912.Au début de cette épidémie, on a, en effet, vacciné 1,108 hommes, femmes ou enfants (525 autres avaient été vaccinés deux mois auparavant); sur ce nombre, 267 ne reçurent qu\u2019une dose insuffisante de typho-vacein.Pendant ce temps, 420 autres personnes, militaires et civils, vivant dans les mêmes conditions d\u2019infection que les précédents, mais n'ayant reçu aucune injection de vaccin, ont eu 369,04 cas pour 1.000 et 50 décès pour 1,000, soit plus d\u2019un cas sur trois et un décès sur vingt.Les facteurs de contagion ayant été identiques chez les non-vae- cinés et chez ceux qui ont été, à la même époque, vaceinés complètement ou incomplètement en p leine épidémie, comment se sont comportés les uns et les autres en face de la maladie ?On a compté, sur ces 1,108 sujets seulement 3 cas de fièvre typhoïde bénigne, sans décès, apparus exclusivement chez les sujets incomplètement vaccinés.La maladie a débuté, chez ces trois malades quelques jours après la première ou la deuxième injection : ils étaient donc en ineubation au moment où on a commencé à les vacciner.La proportion est de = 1 sur 369, incomparablement plus faible, en conséquence, que chez ceux qui n\u2019ont bénéficié d\u2019aucune injection.Il en résulte que, chez les sujets en incubation de fièvre typhoïde, c\u2019est-à-dire déjà réellement infectés, l\u2019injection de typho- BACTÉRIOTHÉRAPIE DE LA FIÈVRE TYPHOIDE 347 vacein polyvalent est capable, dans le plus grand nombre des cas, quoique non dans tous, de vaincre cette infection est de la faire avorter.Ces exemples constituent donc une sorte de transition entre l\u2019immunité donnée par la vaccination préventive du sujet sain et les résultats de l\u2019inoculation du même antigène à des sujets chez lesquels l\u2019infection est complètement déclarée, en nn mot aux malades eux-mêmes.Nous sommes, maintenant, en mesure d'étudier ce qu\u2019il devient dans ce dernier cas.IT.Comme il n\u2019existe pas, actuellement, de sérum réellement efficace contre la fièvre tvphoïde et qu\u2019on ne peut emprunter au cheval les substances protectrices capables de neutraliser, chez le ty- phoïsant, le bacille d\u2019Eberth et ses toxines, ne peut-on espérer réaliser, chez le malade lui-même, par l\u2019introduction de l'antigène, la production de cette sensibilisatrice spécifique ?L\u2019injection de bacilles, on de leurs produits solubles, a pour objet de réveiller et de stimuler les forces défensives latentes de l'organisme infecté et de provoquer la sécrétion d\u2019un excédent d\u2019anticorps (sensibilisatrice, bactériolysine, anticorps bactéricides, agglutinine, précipitine, etc.).Tel est le principe de la vaccinothérapie.Il est bien évident que cette méthode thérapeutique n\u2019offre pas l'efficacité ni la sécurité que donnerait une sérothérapie rationnelle, si celle-ci existait.On comprend aussi que, maniée sans prudence, la bactério- thérapie pourrait amener, chez un malade déjà fortement déprimé et infecté, une perturbation fâcheuse de ses réactions défensives et une aggravation de sa maladie.Les questions d\u2019opportunité thérapeutique, de date des injections, de doses d\u2019antigène, offrent une réelle importance.C\u2019est sans doute pour avoir employé des doses exagérées de vaccin antitvphique préparé avec des cultures trop anciennes, que \\.E.Wright a observé quelques cas de fièvre typhoïde grave chez des sujets en incubation de fièvre typhoïde.On a du reste signalé chez certains malades des hémorragies intestinales (simple coïncidence, pourtant, à ce qu\u2019il me paraît), des exacerbations fébriles violentes, des ruptures de la rate, des cholé- cistites, ete. 348 VINCENT 11 est done, dans la pratique de la vaccinothérapie des indications et contre-indications qui doivent réglementer son emploi.Les unes et les autres sont d\u2019ailleurs fort simples.Elles se résument comme il suit: 1° On ne doit pas traiter par la vaccinothérapie un malade, trop gravement et surtout trop anciennement infecté.11 ne pourrait subir, sans inconvénients, le choc que détermine nécessairement l\u2019inoculation d\u2019un sureroît d\u2019antigône.C\u2019est donc au début de la maladie \u2014 alors que le patient possède encore des réserves défensives, et qu\u2019il n\u2019est pas intoxiqué à l\u2019exeès \u2014 que la vaceino- thérapie pourra être employée le plus utilement.2° Les doses d\u2019antigène trop élevées peuvent être dangereuses.Il en est du vaccin antityphoïdique comme de tout médicament très actif.\u2014 Mais, par contre, les doses faibles, répétées ou non, sont sans effet.C\u2019est l\u2019expérience seule qui a permis de connaître la proportion utile d\u2019antigène et la date la plus propice pour obtenir ce réveil de l\u2019activité défensive humorale et cellulaire dans l\u2019organisme infecté.Nos premiers essais de vaccinothérapie antityphoïdique ont été faits en 1910.Ayant injecté à plusieurs malades une certaine quantité d\u2019autolysat polyvalent et assez concentré de bacilles vivants (stérilisés ensuite par l\u2019éther) afin de constater les réactions cutanées, viscérales et sanguines, pouvant en résulter, je constatai, chez un certain nombre de typhoïsants, une amélioration appréciable des phénomènes infectieux.Quelques-uns firent une défervescence brusque ou rapide, deux à trois Jours après cette unique injection.Il s\u2019agissait de malades du troisième au sixième jour de leur infection.Le nombre des tvphoïsants que j'ai ainsi traités est de 34.Les résultats sur la courbe thermique, sur l\u2019état général, sur les viscères, les sécrétions, etc., sont les suivants : Chez-la plupart des malades inoculés dans la première semaine de leur affection, la température matutinale s\u2019abaisse un jour et plus souvent, deux ou trois jours après, de 0°,5, 0°,8, 1 degré parfois, mais plus, rarement davantage. + BACTÉRIOTHÉRAPIE DE LA FIÈVRE TYPHOIDE 349 Dans près de la moitié des cas, cette défervescence (qui ne se confond pas avec la rémission thermique du septième jour de la dothiénentérie) ne dure pas, et la courbe de température revient à son niveau antérieur.Une nouvelle injection faite trois ou quatre jours après la précédente amène parfois, mais plus rarement, une décroissance de la fièvre.Celle-ci peut, sans doute, revenir à son niveau précédent, mais fréquemment elle se maintient à un étiage plus bas.Une troisième injection peut, mais non toujours, accentuer ce résultat.Je reviendrai bientôt sur l\u2019amélioration des phénomènes généraux succédant à ce traitement.Dans un deuxième groupe de cas, la fièvre, plus ou moins élevée est arrêtée dans son élan.On la voit (toujours après deux ou trois jours, jamais immédiatement) fléchir tantôt avec des oscillations rythmées ou irrégulières, tantôt suivre une ligne très étendue et en lysis plus ou moins rapide, parvenir à la normale en six à huit Jours.Enfin, dans les cas les plus favorables, ce qui s\u2019est produit quatre fois sur 34 malades, et exclusivement chez des typhoïsants au début de leur affection, la température fébrile descend brusquement et définitivement, deux ou trois jours après l\u2019injection d\u2019autolysat polyvalent et, avec ou sans saccade, atteint l\u2019étiage normal en vingt-quatre ou quarante-huit heures.La fièvre typhoïde a avorté.Le malade est guéri.L\u2019état général des malades et les symptômes infectieux et nerveux suivent une évolution à peu près semblable.Un certain nombre de malades ne paraissent réellement en éprouver aucun effet ; ce sont surtout, quoique non toujours, les typhoïsants traités au delà de la première semaine.Toutefois, j'ai observé deux malades fort graves, inoeulés au douzième et quatorzième Jours de leur affection, et chez lesquels la courbe de température a été entièrement modifiée.Elle est descendue aussitôt en un lysis certainement imprévu avant cette médication vers le niveau normal qu\u2019elle a atteint en huit ou dix jours.Il semble donc, en résumé, que le moment de beaucoup le plus favorable pour pratiquer les injections thérapeutiques d\u2019autolysat polyvalent soit compris entre le troisième et le cinquième jour.Je n\u2019ignore pas que les cas où le diagnostic précoce est ainsi posé sont exceptionnels.On peut en déduire néanmois que, pour bear LA 350 VINCENT coup de raisons, on devrait svstématiquement, dans la pratique, ensemencer aussitôt que possible le sang de tout malade douteux.Le spléno-ditgnostie, dont il sera question bientôt, peut venir en aide au clinicien et même lui donner le diagnostic de la maladie avant le résultat de l\u2019hémoeulture.On sait qu\u2019au septième jour, environ, de la fièvre tvphoïde, il se produit communément une baisse momentanée de la température, sorte de crise thermique qui traduit assurément un état défensif de l'organisme car, à ce moment, on peut commencer à observer, dans le sang, l\u2019existence d\u2019anticorps (agglutinine).L\u2019injection de vacein antityphique ayant elle-même pour effet de déterminer, deux ou trois jours après, une chute de la température, il en résulte que si cette injection a été appliquée en période opportune, c\u2019est-à-dire précoce, les deux rémissions peuvent coïncider et l\u2019on voit la fièvre tvphoïde avorter définitivement.Telle est encore la raison pour laquelle l\u2019injection de tvpho- vacein doit être faite, autant que possible, au début de la maladie.Même si la défervescence ne se produit pas sous l\u2019influence des injections, et si la marche générale de la maladie n\u2019en est pas influencée, on constate cependant, chez un assez grand nombre de malades, mêmes graves, à la suite de l\u2019injection d\u2019autolysat, une amélioration des symptômes nerveux.L\u2019wil est plus vif, la prostration diminue on disparaît, la céphalée cesse, la langue est moins sèche.L\u2019effet du typho-vacein sur les viscères n\u2019est pas moins intéressant.Le premier et le plus constant de ces phénomènes viscéraux, car il s\u2019observe dans 4 p.100 des cas, est l'augmentation du volume de la rate.La percussion fine, délicate et attentive de l'organe, \u201cavant l\u2019injection d\u2019autolvsat et douze à vingt heures après cette injection, décèle un agrandissement de la zone de matité, tantôt au niveau d\u2019un des pôles, tantôt suivant une des moitiés de la rate, tantôt enfin sur toute la périphérie de l\u2019organe.Cette spléno- réaction (faible, moyenne ou forte) est spécifique.Elle ne se produit que chez les sujets infectés par le bacille d\u2019Eberth.Elle est nulle dans le paratyphus B (je n\u2019ai pas en l'occasion d\u2019observer dues malades atteints de paratvphus A), dans la tvpho-baciflose, dans la fièvre de Malte, etc.Inversement, les malades atteints de paratvphus B n\u2019ont pas de spléno-réaction sous l'influence de l'injection d'autolysat éberthien BACTÉRIOTHÉRAPIE DE LA FIÈVRE TYPHOIDE 351 et font leur spléno-réaction uniquement lorsqu\u2019on leur injecte de l'autolysat de bacille paratyphique B.On a donc là, ainsi que je l\u2019ai signalé ailleurs, un moyen facile et commode de faire le diagnostic de fièvre typhoïde et de la fièvre paratyphoide (spléno-diagnostic).Le foie participe à ces réactions viscérales.Une fois sur cinq le lobe gauche et la région de la vésicule biliaire augmentent de volume.Il y a hypersécrétion biliaire.La matité hépatique peut s\u2019accroître de un demi à un centimètre.L'appareil rénal réagit assez souvent, et d\u2019une manière aussi remarquable que le foie.Il n\u2019est pas rare de constater une abondante diurèse dans les vigt-quatre heures qui suivent l\u2019injection.Chez un malade atteint de néphrite éberthienne avec œdème pulmonaire, dyspnée, œdème des malléoles et état général très grave, une injection faite au douzième jour de la maladie provoqua, pendant quarante-huit heures, une sécrétion abondanté d\u2019urine et amena la disparition des œdèmes et des symptômes asphyxiques.La quantité d\u2019albumine descendit presque aussitôt à un taux très bas.En même temps que ces symptômes, on constate parfois une élévation de la pression sanguine de 1 à 3 millimètres.Je ne pense pas que la crise urinaire soit conditionnée, au moins exclusivement, par cet accroissement de pression du sang, parce que celui-ci n'est pas très élevé ni constant.Il est plus admissible que l\u2019auto- 1vsat introduit dans l'organisme exerce sur les reins une-action stimulante analogue à celle qu\u2019il provoque sur la glande hépatique, sur la rate et même sur l'intestin.Parfois, en effet, le nombre des selles et leur fluidité augmentent pendant un jour après l\u2019injection.Cette suractivité des glandes et des organes digestifs n\u2019est sans doute pas isolée.Le sang et la moelle osseuse des malades sont probablement influencés aussi.Il y aurait, à cet égard, des recherches intéressantes à faire.Rouzaud et Cabanis ont noté une augmentation de la cholestérinémie chez des sujets sains et chez les tvphoïsants inoculés avec le vaccin polyvalent.D\u2019autre part, il m\u2019a été signalé que l\u2019inoculation à titre préventif du même vaccin, chez les enfants sains, amène ultérieurement un accroissement de la taille et une amélioration\u2018de la santé analogue, du reste, à ce qu'on observe après la fièvre tvphoïde elle-même. 352 VINCENT 1IT Ce qui précède suffit à montrer que, à lu condition qu\u2019on ne lui demande pas plus qu\u2019elle ne peut donner, la vaccinothérapie ou bactériothérapie de la fièvre typhoïde est une méthode intéressante qui diminue fréquemment l\u2019intensité des phénomènes toxi-infee- tieux, atténue la gravité du pronostic, diminue la fréquence des rechutes et peut même, quoique dans un nombre de cas assez réduit et chez des malades traités au début de leur affection, abréger la durée de celle-ci ou enrayer brusquement sa marche.Chez les enfants, son emploi a donné des résultats extrêmement remarquables (E.Weil) et supérieurs à ceux qu\u2019on observe chez l\u2019adulte.J'ai eu, par ailleurs, connaissance de guérisons rapides chez les enfants après injeciton du même vaccin \u2018polyvalent.Des {rente-quatre malades que j'ai traités par ce moyen et dont beaucoup étaient gravement atteints, aucun n\u2019a succombé ou n\u2019a présenté de rechute.Je suis, d\u2019ailleurs, éloigné de penser que ce résultat doive se reproduire toujours avec cette heureuse constance.L'expérience m\u2019a montré que les extraits ou autolysats de bacilles vivants, un peu concentrés et préparés spécialement en vue de la thérapeutique de la dothiénentérie donnent, chez l\u2019adulte, des résultats meilleurs que le vaccin bacillaire proprement dit.L\u2019autolysat est constitué par des endotoxines microbiennes et des substances colloïdales provenant des corps mêmes des bacilles typhiques et de leurs sécrétions à l\u2019état vivant.T1 provoque donc la production de substances défensives antitoxiques, et d\u2019antre part, en raison de sa constitution et de l\u2019absence presque complète d\u2019éléments figurés, il est résorbé plus vite et plus facilement, donnant lieu ainsi à la sécrétion plus prompte et plus efficace d\u2019anticorps spécifiques.Suivant le même principe, il est préparé, à mon laboratoire, du vaccin antiparatvphique À ou B.Employé dans trois cas de pa- ratyphus B, le vaccin antiparatyphique a déterminé une spléno- réaction caractéristique.La marche de la maladie a été brève et dépourvue de complications ou de rechutes.Avant de pratiquer la vaccinothérapie de la fièvre typhoïde, on doit s'assurer du diagnostic par l\u2019ensemencement précoce du sang.Toutefois, la recherche de la spléno-réaction, pratiquée avee l\u2019au- BACTERIOTHERAPIE DE LA FIÈVRE TYPHOIDE 353 tolysat (elle est inconstante avec le vaccin bacillaire) pourra aider à la découverte du diagnostic.À défaut d\u2019hémoculture, elle peut rendre de grands services.La première dose d'antigène à injecter est de 1 ce.5.L\u2019inoculation se fait sous la peau de la région claviculaire (et non en arrière, comme pour le vaccin) parce que le malade reste couché.Faire l\u2019injection de préférence le matin.Si le vaccin détermine une élévation anormale de température ou de la douleur, on donna une heure après, sauf intolérance ou contre-indication spéciale, 50 centigrammes d\u2019aspirine ou 1 gramme d\u2019antipyrine avec de l\u2019eau de Vichy.Si la température ne descend pas d\u2019une manière appréciable, on peut renouveler l\u2019injection lorsque la rate qui avait grossi, est revenue à ses dimensions précédentes.Cette régression se produit ordinairement trois ou quatre jours apres.La dose à injecter lu seconde fois est de 1 ce.5 à 2 centimètres cubes.Cependant, si la chute thermique survient, il faut se garder de troubler cette défervescence salutaire par une nouvlle injection de vacein.Cette injection intempestive aurait pour effet d\u2019arrêter la décroissance de la fièvre et de créer une sorte d\u2019état négatif, par neutralisation de la sensibilisatrice déjà existante.On ne renouvellera l\u2019injection que lorsque la fièvre se sera de nouveau dessinée et lorsque la température sera remontée à son niveau antérieur ou au voisinage de celui-ci.L\u2019hypertrophie très accusée de la rate constitue une contre-indication à l'emploi de la vaccinothérapie.Il n\u2019y a pas lieu, chez les malades traités par la vaccinothérapie, de modifier on de suspendre le traitement par les bains froids.SUR LES QUANTITES DE PURINES APPORTEES PAR LES DIVERS ALIMENTS (1) On sait que l\u2019excrétion des purines urinaires (acide nrique et autres purines) s\u2019alimente à deux sources qui sont: les nucléopro- téides des tissus fournissant des purines, dont l\u2019origine est donc endogène ; 2° les nucléoprotéides et les purines libres venus du de- (1) Par E.Lambling, professeur de médecine, de Lille, dans Fecho Médical, mars 1914. 354 LAMBLING hors avec les aliments, et dont l'origine est par conséquent exogène.Nous n\u2019avons aucune action sur la quantité des premières.Mais celle des secondes est entièrement à notre discrétion, et quand on constitue des rations qui sont pratiquement exemptes de nucléo- protéides et de purines, l\u2019excrétion de l\u2019acide urique et des autres purines urinaires est réduite aux seules purines d'origine endogène.Elle s\u2019abaisse alors à 0 gr.35 ou 0 gr.60 en vingt-quatre heures, dont 0 gr.30 à O gr.48 d\u2019acide urique.C\u2019est à ce seuil des purines endogènes que se surajoute le surplus variable et zné- vitable des purines exogènes, surplus qui est d'ordinaire de 0 gr.25 à O gr.50, mais qui peut atteindre 1 gramme, et davantage.Et comme dans diverses affections (goutte, lithiase urique, ete.) il importe d\u2019éviter l'encombrement de l\u2019organisme par un excès d'acide urique, il est utile de connaître la teneur des divers aliments en purines (purines libres et purines incluses dans les nu- cléoprotéides), c\u2019est-à-dire en matériaux producteurs d'acide urique.Le tableau ci-après renseignera le lecteur sur ce point.Il est plus complet que ceux que l\u2019on trouve habituellement dans les traités de pathologie ou de chimie.Il a été dressé par Bessau.J'y ai ajouté des indications approximatives, relatives au thé, au café et au chocolat.Je reviendrai plus loin sur ce point spécial.I.\u2014 ALIMENTS ANIMAUX.A) Produits de bourherie : Poissons et divers : Ris deveau.990-1450 Truite, carpe .162-168 Foie .0 2112-2000 tiie 279 Brochet .2404 sa an eue 144 Rognons.40040 05000000 0000 240 Tanche, saumon.72-81 Viande (mouton, veau, porc, bœuf, Anguille .0 .LL.51 78 - 165 et jusqu\u2019'a 213 Cabillaud.144 Bouillon (fait avec 100 grammes de Harend frais.2.200000 220000 207 viande).oon iiinan 5 Sardine alhuile.354 Cervelle.o.oo.84 Anchois.2042 Less 0005 1006 435 Ecrevisses, Homards.60-69 Volaille : Huitres .2.241 cveven oun 87 Poule, oie, faisan.97-102 B) (Eufs, caviar, lait, froma ge Pigeons.oo.ee coal 174 sang (boudin) .0 ou traces.II.\u2014 ALIMENTS VÉGÉTAUX.C) Thé .c0c0000e eue .2700 E) Céleri .15 Café (torréfié) .1160 Radis, champignons .15 Cacao .2.220 0000000.1000-2000 Biere .ie ca 12 Lentilles .Cee ee .162 Salade pommée .9 Petits pois .81 Haricots verts .RAR 6 Epinards .cee eee 72 Pommes de terre .6 Pois secs 00000000 220000 54 Concombres, choux .Haricots (flageolets).51 Oignons, fruits divers .0 ou Céréales, farine, pain .\u2026.- D) Morilles, Mache .33 Pâtes, semoule, riz.| traces.Choux-fleurs, asperges.24 Tapioca, orge, vin.4 QUANTITÉS DE PURINES PAR DIVERS ALIMENTS 355 Ce tableau appelle les réflexions que voici.En ce qui concerne d\u2019abord les aliments animaux, on voit que la chair musculaire des poissons n\u2019apporte pas, en général, moins de purines que celles des animaux de boucherie ; certains d\u2019entre eux (hareng, sardine, anchois) sont même de gros producteurs d\u2019acide urique, sans doute parce que l'analyse a porté sur toutes les parties comestibles de l'animal, c\u2019est-à-dire aussi sur des organes particulièrement riches en nucléine (ovaires, laitances,.).Ajoutons qu\u2019il n\u2019y a pas non plus de différences importantes entre les viandes blanches (veau, 114) et les viandes rouges (œuf, 111), ni entre les viandes de boucherie et la volaille On remarquera que, les purines de la viande passant dans la proportion d\u2019environ 40 pour 100 dans le bouillon ; celui-ci, et plus encore l\u2019extrait de viande, sont des véhicules de purines.Corrélativement, un goutteux, qui se surveille, pourra se permettre une plus grosse tranche de bouilli que de rôti, mais c\u2019est peut-être là une tolérance que beaucoup d\u2019entre ces malades ne priseront pas très haut.Enfin, notons que le ris de veau, et à un rang déjà beaucoup plus modeste le foie et le rognon, sont de véritables greniers à purines.Parmi les aliments végétaux, on voit figurer en tête de ce tableau, et avec des teneurs en purines énormes, le café, le thé et le chocolat.Au point de vue spécial qui nous occupe, celui de la production de l\u2019acide urique, la significaiion de ces aliments est en réalité beaucoup plus modeste, car on discute encore la question de savoir si les purines méthylées que contiennent ces aliments (caféine, théobromine.), fournissent de l\u2019acide urique dans l\u2019organisme, malgré leur parenté chimique avec cet acide.Cependant, il semble bien, à en juger d\u2019après les expériences de Valenti, qu'un peu d\u2019acide urique peut sortir de ces purines méthylées.Mais le reste demeure à l\u2019état de purines (plus ou moins déméthylées) et s\u2019élimine sous cette forme par l\u2019urine.Enfin, comme aliments relativement riches en purines, et se rapprochant à cet égard des aliments animaux, on n\u2019aperçoit dans le tableau ci-dessus que les légumineuses (lentilles, haricots, pois) et les épinards, puis, à un degré déjà beaucoup moindre, les asperges choux-fleurs, etc.Dans la pratique médicale, on pourra considérer comme pratiquement exempts de purines, les aliments animaux qui viennent dans le tableau ci-dessus à la suite de la lettre B, et les aliments végétaux venant à la suite de la lettre E, et même à partir de D, si les quantités consommées restent modérées. 356 LAMBLING Ajoutons enfin, que l'on ne voit pas reparaître dans l'urine à l\u2019état d'acide urique la totalité des purines alimentaires ingérées, mais seulement une fraction assez variable (de 25 à 50 p.100 il viron).Le reste est détruit dans l\u2019organisme.L\u2019HELIOTHERAPIE (1) Utalité pratique de l\u2019héliothérapie.\u2014 Le spectre visible et invisible, les rayons chimiques.\u2014 La cure solaire peut se faire partout.\u2014 L'action de l\u2019héliothérapie est encore insuffisamment expliquée, mais ses excellents résultats sont hors de doute.\u2014 Indications de la cure solaire : les tuberculoses chirurgicales; certaines tuberculoses médicales; les plaies non tuberculeuses; quelques autres indications moins importantes.\u2014 Technique de la cure solaire.L\u2019héliothérapie est une méthode simple, pratique, peu coûteuse et efficace, et il est remarquable que, pratiquée instinetivement par les peuples anciens et, de nos jours, par nombr de peuplades sauvages, elle ait mis des siècles à quitter le domaine de l\u2019empirisme.Depuis quelques années cependant, sous l\u2019impulsion de l\u2019Ecole Lyonnaise, en particulier grâce aux travaux d\u2019Ollier,de Poncet, de Leriche et de leurs élèves, la cure solaire a été méthodiquement, scientifiquement étudiée, et il est possible aujourd\u2019hui d\u2019en exposer les indications et les résultats, sinon encore le mode d\u2019action.Elle présente un intérêt pratique de la plus haute importance, puisqu\u2019elle peut être appliquée partout où il y a du soleil et qu\u2019elle peut être \u201c aménagée \u201d avec des moyens de fortune.Nous verrons en outre que souvent l\u2019héliothérapie donne les résultats excellents et qui parfois ont pu étonner par leur perfection ceux qui en ont été les témoins.(1) Par le Dr Clément Simon, dans Journal de Médecine et de Chirurgie pra- ques, juin 1914.© mie: ~ L'HÉLIOTHÉRAPIE 357 L\u2019on sait que les radiations solaires ne sont pas uniquement représentées par celles qui constituent les sept couleurs du spectre visible.D\u2019autres rayons existent encore des deux côtés du spectre: infra-rouges d\u2019une part, ultra-violets d\u2019autre part.Ceux-ci sont même divisés en 3 catégories: ultra-violets orlinaires, ultraviolets moyens, ultra-violets extrêmes.De sorte qu\u2019au total, le spectre solaire présente onze divisions.Ces divisions se caractérisent avant tout par leur longueur d\u2019onde, les longuers d\u2019onde allant en croissant de l\u2019ultra-violet à l\u2019infra-rouge.L'ensemble des radiations solaires donne lieu à trois ordres de phénomènes : calorifiques, lumineux, chimiques.\u201c Chacune de ces réactions étant plus marquée dans une région déterminée du spectre, on classa les divers rayons en rayons calorifiques (rouge), rayons lumineux (jaune), rayons chimiques (violet).et on crut que le soleil (ainsi que les sources de lumière artificielle) nous envoyait trois agents distincts: chaleur, lumière, énergie chimique, donnant chacun un spectre partiellement superposé aux autres.La mensuration des longueurs d\u2019onde des différents rayons du spectre visible a permis d\u2019affirmer qu\u2019il ne s\u2019agit en l\u2019espèce que d\u2019une seule forme d\u2019énergie, l\u2019énergie radiante: le soleil nous envoie des vibrations toutes de même nature, chaque radiation possédant les trois propriétés calorifique, lumineuse, chimique, mais les possédant à des degrés variables; le violet par exemple agit très peu sur le thermomètre, peu sur l\u2019œil, beaucoup sur la plaque photographique, alors que c\u2019est l\u2019inverse pour le rouge \u201d (Marquès).Il nous a paru nécessaire de rappeler ces données générales qui permettent de mieux suivre les travaux qui ont paru sur l\u2019héliothérapie.Quels sont les rayons qui agissent spécialement ?La grande majorité des auteurs admet que ce sont les rayons chimiques, encore appelés actiniques, et ils en donnent des preuves telles que la possibilité de provoquer la pigmentation par les seuls rayons actiniques \u2014 les autres étant interceptés \u2014 la production du hâle solaire seulement sur les parties découvertes qui sont les seules à recevoir la totalité du spectre, alors que les parties couvertes ne re- coivent que les rayons calorifiques, ete.Malgré la plus grande nnportance des ravons actiniques, il n\u2019y a certainement aucun in- 358 SIMON térêt à s'opposer, par des écrans appropriés, au passage des rayons calorifiques et lumineux, et il est hors de doute que le maximum de l\u2019action thérapeutique est obtenu en se servant de l\u2019ensemble des radiations solaires.Il faut bien savoir d\u2019ailleurs que 1 atmosphère arrête les rayons ultra-violets moyens et extrêmes et ne laisse filtrer que les rayons ultra-violets ordinaires.Nous aurons à rappeler ce fait.Mais, à l\u2019inverse de ce qu\u2019on pourrait croire, l\u2019activité actinique d'un ciel gris, ainsi que l\u2019ont établi des expériences rigoureuses, est beaucoup plus considérable qu\u2019on ne tendrait à le supposer, De sorte que l\u2019on peut, quelque paradoxal que cela paraisse, ne pas interrompre la cure solaire, même si le soleil est invisible.Il va de soi cependant que plus le ciel est découvert, le soleil ardent et près du zénith, plus les rayons actiniques sont abondants.Sur le littoral, les rayons, réfléchis par la surface marine, reprennent une activité que leur avait fait perdre en partie l'humidité de Pair.A la montagne, surtout au-dessus de la région des brouillards (1,800 m.), l\u2019air parfaitement pur et sec permet aux rayons de filtrer mieux que dans la plaine.Des discussions, basées sur ces arguments et sur d\u2019autres encore, ont pu naître entre partisans de la mer et tenants de la montagne.Il n\u2019en reste pas moins que, sauf indication spéciale, l\u2019héliothérapie peut se faire partout.Les résultats de Dufour, d\u2019Armand-Delille, à Paris même, de Poncet à Lyon, la ville des brumes, les résultats obtenus dans les villes septentrionales, comme Cologne, en témoignent suffisamment.Les rayons solaires agissent sur l\u2019homme de multiples façons.C\u2019est un truisme de le répéter.Outre les effets que chacun peut observer sur lui-même, il suffirait de rappeler les troubles pathologiques cutanés que l\u2019on attribue depuis longtemps avec plus ou moins d\u2019évidence à l\u2019action du soleil : érythème solaire, pigmentation, éphélides, hydroa vacciniforme de Bazin, xéroderma pigmen- tosum, et aussi les phénomènes généraux, dont l\u2019expression la plus grave est l\u2019insolation.Il est hors de doute par conséquent que l\u2019organisme subit l\u2019influence du soleil au point d\u2019en être troublé et quelquefois grave- L\u2019HÉLIOTHÉRAPIE 359 ment.Mais comment expliquer que cette action, convenablement réglée à la facon d'un médicament actif mais dangereux, puisse devenir bienfaisante ?De nombreuses recherches ont été entreprises dans le but d\u2019é- claireir cette question.D\u2019(lsnitz, à Nice, Nevière, à Montpel- Her, ont étudié les modifications du pouls, de la tension sanguine, de la sudation, de la formule sanguine, etc., au cours des cures solaires.Les résultats de ces études très consciencieuses (voir d'Œlsnitz, Journal médical français, novembre 1913, No 11) ne permettent pas encore de conclusion ferme.Faut-il voir dans les résultats thérapeutiques de la cure solaire les effets d'une action microbicide ?Il est certain que les rayons ultra-violets sont très abiotiques et l\u2019on connaît leur utilisation industrielle pour la stérilisation de l\u2019eau.Il ne semble pas cependant que l'on doive invoquer une action microbicide.En effet, les ravons les plus efficaces à ce point de vue sont les ultra-violets moyens et surtout extrêmes et nous avons vu qu\u2019ils sont arrêtés par l'atmosphère.En outre les ultra-violets ordinaires sont arrêtés par le sang et par le pigment, de sorte qu\u2019ils ne peuvent guèr® pénétrer dans la profondeur des tissus.Faut-il, avec Carnot, penser à \u201c l\u2019absorption des vibrations moléculaires de la lumière par les lipochromes ou cellules pigmentaires, dont les unes appartiennent au système cutané, les autres au sérum sanguin ?Les premières fixeraient le pigment, les deuxièmes diffuseraient dans l\u2019organisme l\u2019énergie radio-active du soleil.\u201d Faut-il croire, avec Malgat, que les rayons actifs, loin d\u2019être arrêtés par le sang, pénètrent l\u2019organisme au point d\u2019impressionner une plaque photographique séparée de leur point d\u2019incidence par toute l'épaisseur du thorax ?Faut-il enfin, avec Zimmern, envisager le pigment comme représentant une multitude de petits foyers thermiques inclus dans le tégument et communiquant l\u2019énergie de transformation, leur chaleur au protoplasma qui les baigne ?On pourrait faire encore d\u2019autres hypothèses.Il est plus fécond, sinon plus intéressant, de rester dans le domaine des faits.Et, pour le moment, on ne peut guère conclure autre chose que le soleil guérit ©\u201c parce qu\u2019il a une vertu curative.\u201d Cependant, parmi les modifications de l\u2019organisme, il en est une qui doit, pratiquement, retenir l'attention : c\u2019est la pigmentation. 360 SIMON Que le pigment soit considéré comme un élément de défense, comme un processus d'adaptation ou encore de transformation la question n\u2019est pas résolue.Mais la valeur pronostique de la pigmentation est admise par la plupart des auteurs.À peu près tous, sauf Miramond de Laroquette, la recherchent et, bien que l\u2019on voie des malades se pigmenter fortement et ne pas guérir, il est habituel que la pigmentation indique la tendance à la guérison.Elle est parfois, surtout chez les bruns, extrêmement forte.Elle est au minimum chez les blonds vénitiens dont on connaît la sensihi- lité pour l\u2019infection tuberculeuse.(À suivre) SOCIETES ASSOCIATION MEDICALE DU DISTRICT D'OTTAWA La réunion régulière de l\u2019Association Médicale du district d\u2019Ottawa eut lieu à l\u2019Hôtel de Ville de Hull, Jeudi le 2 juillet.M.E.Aubry occupait le fauteuil présidentiel en l\u2019absence du président Robillard.Présents : Messieurs A.Pelletier, J.Beaulne, E.Aubry, H.Beaulne, O.Godard, S.Lafortun.e, E.L.Quirck, R.Bélisle et J.E.d\u2019Amours.| Proposé par le Dr J.Beaulne et secondé par le Dr S.Lafortune que les minutes telles que lues ainsi que le rapport du trésorier accusant en banque un actif de vingt dollars soient acceptés.\u2014 Adopté.Proposé par M.E.L Quirck, secondé par M H.Beaulne, que M.O.Godard soit reçu membre de l\u2019Association.\u2014 Adopté.Proposé par M.E.Aubry et secondé par M.E.L.Quirvk que des condoléances soient présentées à la famille du docteur Gaboury d\u2019Alfred, Ontario, qu\u2019une mort accidentelle nous a ravi trop tôt.\u2014 Adopté.M.O.Godard soumet ensuite à l\u2019Association une plainte que nous le prions de référer au Bureau d\u2019Hygiène provincial.Election des Officiers.Furent élus à l\u2019unanimité : Messieurs R.Bélisle de Hull, président.\u201c Jos.Beaulne, ler vice-président.\u201c S.Lafortune, 2me vice-président.\u2018 J.E.d\u2019Amours, secrétaire.\u201c J.Robillard, E.Aubdy et E.L.Quirck, élus ASSOCIATION MÉDICALE DU DISTRICT D'OTTAWA 361 membres du Comité de Régie, seront en même temps les membres du Comité de révision du tarif professionnel.Proposé par M.E.L.Quirck et secondé par M.O.Godard, que M.Edmond Aubry de Hull, soit choisi comme candidat de l\u2019Association Médicale du district d\u2019Ottawa, au poste de Gouverneur du Collège des Médecins, en remplacement du Dr J.E.d\u2019Amours, le gouverneur actuel, sortant de charge.\u2014 Adopté.Messieurs H.Beaulne et O.Godard offrent, au nom de tous les sociétaires des remerciements aux officiers sortant de charge ainsi qu\u2019aux autorités de la ville qui nous ont accordé l\u2019hospitalité, puis la séance est levée.Prochaine réunion en Janvier.Dr J.E.D\u2019'AMOURS, secrétaire.FORMULAIRE TRAITEMENT MEDICAMENTEUX DES HEMATHEMESES DANS L\u2019ULCERE GASTRIQUE 1° Faure une injection hypodermique.On peut employer l\u2019ergotine comme vaso-constricteur : Ergotine.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.annie.eee Lanenaeré san0n eu 0e 0 gr.01 Acide lactique \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0.000 coccccnre 0 gr.02 Eau de laurier-cerise.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.10 c.c.(T'ANRET.Un quart de centimètre cube à la fois, jusqu\u2019à quatre par jour.On l'hydrastimme : Chlorhydrate d\u2019hydrastinine .0 gr.50 Eau distillée stérilisée.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ser 10 gr.Un à deux centimètres cubes en vingt-quatre heures.Si hémorragie est intense on préfèrera le sérum glycosé à Jr > pa ., rs\" 47/1000 au sérum chloruré sodique qui excite la sécrétion.Le sérum gélatiné est souvent utile, on formulera : Gélatine sérilisée à 1208.0 ceccu0e 20 gr.Sérum physiologique.\u2026.\u2026.\u2026.ee 1 litre Injecter 50 centimètres cubes deux fois par jour. 362 RÉDACTION Le sérum frais de cheval peut être injecté à la dose de 10 centimètres cubes, une à deux fois par jour.Il active la coagulation.2° Prescrire une potion en cas d'impossibilité d\u2019injection.Voici quelques formules, réunies par L.Pron.Ergotinine.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026eoccre sorsacsvavacsrs sus 0 gr.005 Acide lactique.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ruiccocus.0 gr.01 Eau coer civic rene 0 eee d0 gr.Sirop de fleurs d\u2019 oranger.Q.8.p.ecee.100 cc.Une à quatre cuillerées par jour.(TANRET.Ergotine.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.soocuaus coussnes asoscneu00e 2 gr.Acide gallique.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.s\u2026sssss +ac0o0ss00e oe 0 gr 50 Sirop de térébenthine .ccceeveeen in annnene.120 gr.A prendre dans la journée.Chlorhydrate d\u2019adrénaline .0 gr.001 Chlorure de calcium.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026 ee 4 gr.Sirop de ratanhia.\u2026\u2026\u2026escsisencss nine 144 90 or Sirop de belladone.c.ccovviin cena, jaa coer Sirop de co léin®e.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026cerecree 30 gr.Eau de tilleul Q.8.p.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 cascaness 125 gr.Par cuillerée à dessert, toutes les deux heures.(LOEPER).En cas de lipothymies, faiblesse cardiaque, ete, on pratiquera une injection de 200 à 500 grammes de sérum artificiel, en même temps que des injections hypodermiques de sulfate de spartéine (0 gr.05 centigr.) ou d\u2019huile camphrée (2 c.e.), ou l\u2019on aura recours à la formule suivante, hémostatique ct toni-cardiaque : Ergotine Yvon.verse an0e0 0000 DO QT, Chlorydrate de morphine.prcsssssecace renee 0 gr 05 Antipyrine.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026er cerner eraser rene 1 gr.50 Sulfate de spartéine \u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.ereseccseurs | gr.20 Sulfate d\u2019atropine.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.essecsconcocess 0 gr.002 Eau distillée sérilisée Q S.DP cover ue 10 gr.cc.Injecter de demi heure en demi-heure, 1 centimètre cube, sans dépasser 5 centimètres cubes en vingt-quatre heures.(CAPITAN).3ourget évaene l\u2019estomac par tubage, introduit ensuite 100 centimètres cubes de perchlorure de fer qui, d\u2019après la pharmacopée française, correspond à la formule : Perchlor.de fer liquide Cod.franc.> verve 4 c.c.Eau distillée .senossens aus .1.000 c.c.Le malade se couche sur le ventre pendant quelques minutes, on retire le liquide ave un lavage et on recommence avec 100 centimètres cubes de la solution jusqu\u2019à ce que le liquide revienne clair, Bourget aurait ainsi fait cesser de très grandes hématémeses. BIBLIOGRAPHIE Notions pratiques d'anacousie (rééducation auditive), par le Dr G.de PARREL.1 vol.in-8, de 130 pages, broché, à fr.50 (A.Maloine, édit, à Paris 1914).Les discussions soulevées autour de la rééducation auditive \u2014 de l\u2019anacousie \u2014 et de la valeur thérapeutique de cette nouvelle méthode, sont maintenant closes, et les auristes s'accordent à reconnaître qu\u2019ils lui doivent de très nombreux succès.Le volume que le Dr de Parrel a écrit sur ce sujet qu\u2019il connaît à fond, puisqu\u2019il fut, dès la première heure, partisan convaineu de ce nouveau mode de traitement, s\u2019adresse à tous les praticiens; c\u2019est-à- dire que tous y trouveront exposé avec conscience et netteté, mais sans discussions oiseuses, comme sans digressions techniques inutiles, tout ce qu\u2019un médecin'doit aujourd\u2019hui savoir de cette importante question : Dans quelle mesure améliore-t-on la surdité par les exercices acoustiques ?C\u2019est dire que cet ouvrage répond à un besoin réel et que tous les praticiens trouveront profit à le lire.Manuel pratique de diagnostic bactériologique et de technique appliquée à la détermination des bactéries, par R.LEBLAYE et H.GUGGENHEIM.VVigot Frères, éditeurs, 23, rue de l\u2019Ecole-de Médeine, Paris, un vol.in-8° éeu cartonné, 8 fr.A l\u2019haure actuelle, quand un bactériologiste au cours de ses recherches isole une bactérie, il ne possède aucun guide qui lui permette une détermination facile de l\u2019espèce à laquelle elle appartient.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une espèce commune, un spécialiste expérimenté saura la reconnaître assez aisément ; s\u2019il s\u2019agit d\u2019une espèce moins fréquente, une détermination rigoureuse est presque 1mpos- sible à l\u2019heure actuelle.A plus forte raison concoit-on l\u2019embarras des débutants.Or les applications pratiques de la bactériologie deviennent de plus en plus nombreuses ; elles intéressent non seulement les médecins et les vétérinaires, mais aussi les pharma- crens, les agronomes, les chimrstes, ete.«Le manuel pratique de diagnostic bactériologique sera le guide qui leur manquait.Il comble une lacune que divers traités de bactériologie laissaient subsister.Ce livre comporte nne première partie consacrée à la technique dans laquelle les méthodes à employer pour l\u2019étude des bactéries sont exposées avec soin.Il importe en effet dans les recherches tendant à la détermination d\u2019une espèce, d\u2019adopter une technique anvartable. 364 UNION MÉDICALE DU CANADA La deuxième partie, d\u2019une conception entièrement nouvelle, permet, par la recherche métholique des principaux caractères du microbe étudié, d\u2019arriver aisément à la détermination de l'espèce à laquelle il appartient.Ce livre est donc appelé à rendre aux bactériologistes les mêmes services que rendent les flores aux botanistes, et la complexité de la science des infiiniment petits est devenue telle aujourd'hui, qu\u2019un pareil guide est devenu nécessaire non seulement aux débutants, mais même aux hommes de laboratoire plus expérimentés.Le numéro du 6 juin 1914 de Paris Médical, publié par le pro- fesseur-Gilbert à la librairie J.-B.Baillière et fils, 19, rue Haute- feuille, à Paris, est entièrement consacré aux Maladies du foie et du pancréas, Voter le sommaire : Les maladies du foie et du pancréas en 1914 (Revue annuelle), par le Dr Paul Carnot, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris.\u2014 Procédés de recherches des éléments de la bile, \u2018de l\u2019urobiline et de son chromogène dans les produits de l\u2019organisme, par L.Grimbert.\u2014Le syndrome de rétention biliaire dans les cirrhoses alcooliques, par les Drs Brault et Garban.\u2014 Les phlébectasies sous-cutanées de la paroi thoraco-abdominale, leur valeur séméiologique, par le Dr Maurice Villaret, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris \u2014 L\u2019épreuve des hémoco- nies,, son application à l\u2019étude de la sécrétion pancréatique, par les Drs Lemierre, Brulé et André Weill.\u2014 Les syndromes hépa- to-spléniques d\u2019origine tuberculeuse, par les Drs Paul Carnot, Saint-Girone et Turquéty.\u2014 Etat actuel du traitement chirurgical du cancer, du pancréas, par les Drs Chavannaz et Guvot, professeurs à la Faculté de Médecine de Bordeaux.\u2014 Sociétés Savantes.\u2014 Chronique médico-artistique.\u2014 Variétés.\u2014 La médecine dans le passé.\u2014 Les erreurs pharmaceutiques et les polices d assurances.\u2014 Silhouetes médicales.\u2014 La médecine humoristique.\u2014 Diététique.\u2014 Formules thérapeutiques.\u2014 Revues de la Presse francaise, de la Presse étrangère, des Sociétés de province, des Sociétés mensuelles, des Revues mensuelles.\u2014 Chronique des livres.\u2014 Nouvelles.\u2014 Vie médicale.\u2014 Cours.\u2014 Thèses, ete.Envoi franco de ce numéro de 112 pages in-4 avec figures contre 1 franc en timbres-poste de tous pays, adressés à la libraire J.- B.Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, à Paris. BIBLIOGRAPHIE 305 Le numéro du 4 juillet 1914 de Paris Médical, publié par le professeur Gilbert à la librairie J.-DB.PBaillière et fils, 19, rue Hautefeuille, à Paris, est entièrement consacré aux Maladies du cœur et des valeseaux.Voici le sommaire : Les maladies du cœur en 1914 (Revue annuelle), par les Drs Pierre Lereboullet et Jean Heitz.\u2014 Les formes cliniques de l\u2019insuffisance cardiaque, par le Dr Paul Ribierre, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris \u2014 Le réflexe oculo-cardiaque, par le Dr Paul Sainton.\u2014 Coexistence d\u2019hypertension artérielle permanente et de cardiopathies valvulaires endocardiques, par le Dr Louis Gallavardin.\u2014 Sur la suture des plaies du cœur, par le Dr Ch.Lenormant, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.\u2014 Actualités médicales.\u2014 Sociétés savantes.\u2014 Libres propos.\u2014 Le Professeur Bouillaud, par le Dr Pierre Lereboullet.\u2014 Tnocuité de la saignée, par le Dr Maurice Perrin.\u2014 Les vertus mystérieuses du sang humain.\u2014 La médecine humoristique et dans l'art.\u2014 Diététique.\u2014 Formules thérapeutiques.\u2014 Revues de la Presse française, étrangère, des Sociétés mensuelles, des Sociétés médicales de province, des Revues mensuelles.\u2014 Chronique des livres.\u2014 Les spécialités pharmaceutiques dans le projet de loi sur l\u2019exercice de la pharmacie.\u2014 Nouvelles \u2014 La Vie mé- dirale \u2014 Cours \u2014 T'hèses, ete.Envoi franco de ce numéro de 112 pages in-4 avec figures contre 1 franc en timbres-poste de tous pays, adressés à la librairie J.-B.Baillicre et fils, 19, rue Hautefeuille, à Paris.Æsculape.Grande Revue mensuelle illustrée, 41, Rue des Ecoles, Paris.Le No: 1 fr.(Etranger, 1 fr.50) (franco contre timbres-poste).Abonn.: 12 fr.(Etranger, 15 fr.), \u2014 SOMMAIRE du No de juin 1914.Notes médico-psychologiques sur l\u2019œuvre de Michel-Ange à la Chapelle des Médicis (5 illustr.), par le Dr Félix Regnault, Prof.au Collège des Sciences soliales.\u2014 Les tombeaux de Julien et de Laurent de Médicis ; les figures allégoriques du Jour et de la Nuit, le PAurore et du Crépuscule.Tristesse, lassitude, désenchantement.La Santé de l'Empereur (6 illustr.), par le Dr Bonnette.\u2014 Soins corporels, sobriété ; troubles gastro-intestinaux, dvsurie ; mort par cancer de l\u2019estomac.La Légende des Sirènes (11 illustr.), par le Dr P.Barutaut.\u2014 366 > UNION MÉDICALE DU CANADA l'imagination de nos ancêtres n\u2019a pas créé les sirènes de toutes pièces ; elle s\u2019est inspirée de l\u2019existence des monstres syméliens, à membres inférieurs soudés.Les irènes dan la mythologie; leurs chants séducteurs ; leurs épaules, leurs gorges opulentes, leurs bras gracieux, leurs ventres recouverts d\u2019écailles.Un Docteur de Montpellier à Paris au NVIIe Siècle ; T'héo- phraste Renaudot (5 illustr.), par le Dr E.Sicard.\u2014 Une vie pleine de calomnies, de luttes, de procès.Renaudot sacrifie le plus beau de son âge à des œuvres de véritable précurseur: \u201c Gazette,\u201d consultations gratuites, bureau d\u2019'adresses.ete.Mais il est trop en avance sur son siècle, il ne rencontre que sarcasme et hostilité.| Le culte de St-Georges et le traitement de la folie chez les Grecs (9 illustr.), par le Dr L.Libert.\u2014 L\u2019enchantement du monastère de St-Georges à Prinkipo ; aucune maladie mentale ne résiste au pouvoir de St-Georges et son succès est aussi grand avec les furieux qu\u2019avec les mélancoliques; on ne refuse aucune maladie ; quand l\u2019aliéné n\u2019est pas transportable, un de ses parents vient au monastère acheter un clochette qu\u2019on passe au cou du malade.Les couvents de St-Georges en Palestine.La légende de St-Georges de Cappadoce terrassant le Dragon et délivrant la fille du roi.Deux Sonnets, par le Dr P.Finet.Yong-Fou, Joyau Céleste, Monsieur de Pékin (8 illustr.), par le Dr Avalon.\u2014 Mademoiselle \u201c Grande Jeunesse,\u201d que sa famille besogneuse a vendue ; ses yeux magnifiques, son teint d\u2019ivoire, sa longue tunique de soie bleue.\u2014 Joyau Céleste un des favoris de l'Empereur, représentant du troisième sexe.\u2014 La cruauté de M.de Pékin avec ses suppliciés.Voilà justement pourquoi votre fille est muette.Simili-gravure hors-texte de Granville.SUPPLEMENT (20 illustr.).\u2014 Réponse à Mat-Gioï à propos d\u2019 opium.\u2014 Muchel-Ange devant le psychiatre.\u2014 Les victimes de la mode.\u2014 Le mérite de Parmentier.\u2014 Pensée frangaise et pensée allemande d\u2019 apres M.Boutroux.\u2014 La plus basse température de l\u2019atmosphère.\u2014 l\u2019ail.\u2014 Le vent du boulet.\u2014 La climatologie d\u2019après les Extrêmes-Ortentaux.\u2014 La critique d'art à l\u2019électricité.\u2014 Le rat et la mouche \u2014 Les médecins dans le rom.an \u2014 La frigidité de Madame de Pompadour.\u2014Bernardin de St-Pierre végétarien.\u2014 L\u2019enlèvement de Madame de Miramion.\u2014 Un pape quéri par des pratiques magiques. SUPPLEMENT BIBLIOTHEQUE MEDICALE À VENDRE La bibliothèque médicale de feu le Dr L.-Coyteux Prévost, d'Ottawa, est otterte en vente.Livres anglais et français.Le catalogue est envoyé sur demande.S'adresser à J.-E.PRÉVOST, Saint-J érome, Comté de Terrebonne, P.Q.UN STIMULANT DE L\u2019ORGANISME On peut affirmer que la plupart des médecins ont plus souvent l\u2019occasion de prescrire un tonique que tout autre médicament, excepté un purgatif.Les malades simplement débilités sont des clients attitrés qui font de fréquentes visites aux médecins.Pour donner à ces individus la vigueur qu\u2019ils ont perdue, il faut un tonique qui restitue au sang ses propriétés vivifiantes et reconstituantes.Le Pepto-Mangan (Gude) possède les qualités requises à cette fin.Prescrivez-le dans ces cas.UNE BONNE SUGGESTION CONTRE L\u2019ASTHME J\u2019ai donné 2 granules d\u2019aspodospermine et un comprimé anti- asthmatique (A.A.CO) dans une capsule toutes les demi-heures à un emphysémateux, âgé de 60 ans, qui avait les veines du cou dilatées, le cœur faible, et qui souffrait d\u2019asthme depuis longtemps.Je puis affirmer à la famille que ce traitement est efficaèe et qu\u2019il donne des résultats supérieurs à tous les autres que j'ai déjà employés.(Dr Clark, de Huntington Beach, Col.).L\u2019ALMANACH DESBARATS EN 1914, Tout ce qui concerne les journaux est inséré dans l\u2019Almanach 1914, publié par la maison Desbarats, que nous venons de recevoir.C\u2019est un livre de 332 pages qui devrait être dans toutes les 368 UNION MÉDICALE DU CANADA bibliothèques et entre les mains de tous les commerçants.Ce livre donne non seulement tous les renseignements quant à la cireu- lation des journaux canadiens, la date de leur publication, leur dimension, mais il est un véritable compendium pour tout ce qui concerne le Canada : statistiques, population, des villes où sont publiés ces Journaux, C\u2019est le seul livre où nous puissions trouver ces renseignements, L'agence Desbarats adresse une copie de cet Almanach pour 35 cents à quiconque est intéressé dans les annonces et qui en fera la demande au bureau de la Compagnie ou auprès des agents pourvu qu\u2019il décline ses titres à cette fin.Ce livre est extrêmement bien fait.UN BON AGENT CONTRE LES DESORDRES GASTRO-INTESTINAUX.Il y a un rapport étroit entre la fermentation gastro-intestinale qui favorise la pousse des microbes nuisibles et les désordres de la santé, affectant les principaux organes v.g.les reins, le cœur, les vaisseaux, le cerveau et le système nerveux.Les antiseptiques intestinaux ne débarrassent pas le tube digestif des microbes qui l\u2019irritent, pas plus qu\u2019un purgatif.tien n\u2019égale, dans ces cas, l\u2019action du \u201c Bacillus Bulgaricus,\u201d que l\u2019on administre sous forme de comprimés.Il produit un dégagement considérable d\u2019acide lactique qui empêche la pousse des microbes nuisibles.: On les donne à la dose de 1 à 3 après chaque repas durant 3 à 4 jours.CONSEIL MEDICAL DU CANADA Examens en 1914 Les examens auront lieu à Montréal, cette année, le 13 octobre.Les candidats devront déposer tous les documents requis au burean du régistraire et payer le coût de la licence le ou avant le 15 septembre.Les candidats peuvent se procurer toutes les formules nécessaires pour se qualifier en écrivant au régistraire le Dr R.W.Powell, n° 180, rue Cooper, à Ottawa, P.O.Le deuxième avis est prêt à être distribué au bureau du régis- traire."]
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