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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1916-12, Collections de BAnQ.

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[" L'UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872.PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS asm oti SEE > PUBLIÉE PAR MM.R.BOULET, M.A.LeSAGE, MM.L.de L.HARWOOD, J.E.DUBE, A.MARIEN.Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé à M, le Dr A.LeSAGE, 46, Avenue Laval, Montréal.Rédacteur en ehet EF Vol.XLV ler DECEMBRE 1916 No 12 La désinfection dans Iles maladies contagieuses (1) Par M.le professeur Arthur BERNIER, a Bactériologiste du Conseil Supérieur d\u2019Hygiène.Professeur à l\u2019Université Laval, Autrefois, la lutte contre les maladies contagieuses consistait presque uniquement dans l'isolement des malades.Lorsque l\u2019origine microbienne de ces maladies fut contive, on ajouta à ce moyen de défense la désinfection et de nouveaux procédés d\u2019immunisation.Pour savoir ce qu\u2019il fallait désinfecter, on eut à rechercher par quelles voies les germes étaient éliminés de l\u2019organisme et comment se faisait la contagion.L\u2019on vit que l\u2019élimination se faisait par les excrétions et les exsudations des malades et des convalescents, mais par des voies et pendant un temps variables suivant les infections.L\u2019on vit que c\u2019est pendant la maladie que les germes sont éliminés en plus grand nombre et l\u2019on chercha à fixer dans chaque cas le temps où le convalescent cesse d\u2019être contagieux.Il fut démontré alors que les microbes expulsés de l\u2019organisme se répandaient sur le malade et sur ce qui l\u2019entourait, que les vêtements, les meubles, les tapis, les tentures, les jouets, les ustensiles de table, etc, pouvaient être contaminés, et que l\u2019air même pouvait véhiculer les germes de maladie, Il est inutile de décrire ici comment s\u2019opèrent la contagion directe et la contagion indirecte: rappelons seulement qu\u2019on accorda autrefois un rôle plus considérable que celui qu\u2019on accorde aujour- (1) Lu à la Convention des services sanitaires de la province de Québec, le 12 septembre 1916. -608 L'UNION MÉDICALE DU CANADA d\u2019hui, à la transmission des micro-organismes par l\u2019air, et à la contagion indrecte en général.C\u2019étaient là, alors, les seules explications possibles des infections qui surgissaient chez des sujets n\u2019ayant eu apparemment aucun contact avec des contagieux.Aujourd'hui, on n\u2019attribue guère à l\u2019air que des cas de contagion dans le voisinage du malade, parce que l\u2019on sait que les microbes qui y sont exposés, subissent des influences nuisibles, telles que l\u2019action de la lumière, de la dessication, et autres, qui détruisent bientôt leur vitalité.Quant à la contagion indirecte, clle existe sûrement, mais il semble certain que beaucoup de cas attribués à cette cause proviennent, en réalité, de contact avec des porteurs de germes.Ces faits doivent être pris en considération, dans l\u2019étude de la lutte contre les malalies contagieuses.Des connaissances acquises sur les voies d\u2019élimination et sur la contagion, résultèrent des mesures générales de destruction des microbes, applicables à la plupart des cas: désinfection des excrétions ct des objets contaminés, pendant la maladie, et désinfection générale après la guérison, la mort ou le départ du malade.| in raison des discussions récentes, portant sur l'efficacité des procédés de désinfection habituellement utilisés, il semble à propos , d'exposer ici, aussi ouvertement que possible, les avantages et les inconvénients de chacun d\u2019eux et de chercher dans quelle direction doivent tendre les efforts futurs.La désinfection en cours de maladie consiste, en principe.à détruire, dans la chambre même du malade ou parfois dans le voisinage, les germes pathogènes à mesure qu\u2019ils sont éliminés, et à ne rien laisser sortir qui n\u2019ait été rendu inoffensif.Il convient d\u2019enlever de la chambre du malade, dès le début, tout objet inutile qui ne peut être facilement désinfecté, comme certains meubles, les tapis, etc.La désinfection elle-même portera sur les.excrétions du malade.sur les vêtements, les linges, les meubles, les ustensiles, le plancher.ete.et elle se fera, suivant les cas, par lavages avec des solutions antiseptiques, par immersion dans ces solutions ou par ébullition.Les lavages ou les bains antiseptiques du malade et de la personne qui en prend soin complèteront les mesures à prendre.Il y a un exemple encore plus remarquable de protection contre les germes, pendant la maladie, dans la méthode de Milne, appliquée aux scarlatineux et aux rougeoleux.Cette méthode consiste.en quelques mots, à traiter les malades dès le début, par des badigeonnages fréquents du pharynx et des amygdales, avec une solution L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 609 antiseptique, à tenir la bouche et les dents du malade bien propres, et à enduire la surface entière de son corps avec de l\u2019essence d\u2019eucalyptus pure.Pendant la phase d\u2019éternuments et de toux, la tête et la poitrine sont recouvertes de gaze imprégnée d\u2019essence d\u2019eucalyptus et supportée par des cerceaux.l'efficacité de ceîte méthoae a été contrôlée.Les hygiénistes reconnaissent que la désinfection en cours de maladie est la plus efficace.Il est certain que plus tôt les germes seront détruits après avoir été rejetés de l\u2019organisme, moins il y aura danger de contagion.Or on les atteint, ainsi, aussitôt qu\u2019ils sont éliminés, on sait où ils sont ou du moins où ils peuvent être ; ils sont alors plus accessibles que lorsqu\u2019ils sont disséminés partout, et l'on peut choisir le procédé de désinfection qui conviendra le mieux à chaque cas et même aux différents objets.Enfin cette méthode permet, dans quelques maladies.de rendre l'isolement moins rigoureux pour ceux qui habitent avec le malade.Personne ne conteste l\u2019utilité de cette désinfection, personne ne songe à nier que la stérilisation des selles et des urines au cours de la fièvre typhoïde ne soit un bon moyen de prévenir la contagion, n° que le traitement des scarlatineux et des rougeoleux par la méthod> de Milne ne soit utile.La désinfection en cours de maladie n\u2019est cependant pas une méthode idéale; il n\u2019est que juste, après avoir exposé ses avantages, de montrer les défauts qu\u2019elle peut présenter dans son application pratique.Elle est laissée à l\u2019initiative du médecin traitant.Cekui-et donne ses instructions à la famille qui, elle, les exécute tant bien que mal.Il en résulte que les méthodes employées varient avec tes médecins, les unes peuvent être bonnes, les autres insuffisantes.Ie médecin a toujours le plus grand souci de guérir son malade, mais il n\u2019a pas \u2018toujours au même degré celui de prévenir la contagion: je n\u2019en veux donner d\u2019autres preuves que la difficulté que l\u2019on a d\u2019obtenir la déclaration des cas de maladies contagieuses.Le médecin n\u2019est pas toujours un hygiéniste accompli.Les instructions qu\u2019il donne seraient-elles les meilleures, qu\u2019elles ne seront pas toujours exécutées d\u2019une façon satisfaisante, car +i la garde-malade bien entraînée a lhabitude des manipulations de stérilisation, il n\u2019en est pas de même des autres personnes appelées à soigner des contagieux; d\u2019autre part, cette mesure exige des soins constants qu\u2019il ne sera pas toujours possible de donner. 610 L'UNION MEDICALE DU CANADA Enfin, on a fait remarquer qu\u2019il est difficile au service public de contrôler cette désinfection.Mais on peut remédier en grande partie à ces inconvénients par les mesures suivantes: 1° Pour rendre les méthodes employées plus uniformes, il faudrait distribuer à chaque médecin qui déclare un cas de maladie contagieuse, une feuille ou une carte indiquant d\u2019une façon précise les mesures à prendre dans cette maladie.2° Pour rendre la tâche plus facile aux parents du malade, les mêmes instructions leur seront envoyées et les procédés recommandés seront les plus simples possibles tout en étant efficaces.Dans la plupart des cas, un seul antiseptique et l\u2019ébullition suffiront.3° Les mesures précédentes étendraient par elles-mêmes le rôle des autorités sanitaires dans cette mesure de protection, mais il est préférable, qu\u2019en plus, un inspecteur soit envoyé dans chaque maison où il y a un contagieux sous traitement, pour expliquer la technique des manipulations à effectuer ct s\u2019assurer que les mesures recommandées sont exécutées.Ce sont là les moyens employés à New York, en autant que le personnel disponible peut suffire à la tâche.Pourquoi l\u2019autorité sanitaire, qui intervient après la maladie, n\u2019interviendrait-elle pas pendant la maladie, puisque c\u2019est alors qu\u2019il y a le plus à faire pour prévenir la contagion et alors que ceci peut se faire sans intervenir dans le traitement du malade et sans enlever au médecin traitant la direction de la désinfection.Lorsque la période dangereuse est passée, lorsque le malade est censé ne plus être contagieux, vient la désinfection finale.Elle a pour but de détruire les microbes \u2018qui ont échappé à la désinfection en cours de maladie.Elle n\u2019est obligatoire que dans un certain nombre de maladeis contagieuses.Elle comprend d\u2019abord des mesures appliquées au convalescent et aux personnes qui habitent avec lui: bains ou lavages antiseptiques et changement de vêtements, puis la désinfection générale des pièces d\u2019isolement ou même de tout le logis.Celle-ci est pratiquée de deux façons, l\u2019une consiste dans la désinfection par les vapeurs de formaline, l\u2019autre dans un nettoyage aussi complet que possible des locaux infectés par brossage, grattage, lavages avec solutions antiseptiques et même, si c\u2019est possible, renouvellement des papiers teints.La première est ordonnée et exécutée par le service public, la seconde est ordonnée et contrôlée par le service public mais exécutée par la famille du malade.Or, actuellement, on discute beaucoup la valeur de la désinfection terminale par les vapeurs de formaline.Cette stérilisation a été instituée à la suite d\u2019expériences démontrant que lorsqu\u2019on expose ii, L'UNION MÉDICALE DU CANADA 611 dans une pièce des fragments de papier ou de tissus sur lesquels on a déposé des bactéries pathogènes, les vapeurs de formaline tuent ces bactéries.Il est reconnu que la formaline constitue le meilleur désinfectant gazeux, mais malgré toutes les expériences faites pour améliorer le procédé, il est admis que ses vapeurs n\u2019assurent qu\u2019une stérilisation de surface, de sorte que son action est limitée, et pour lui donner le pouvoir de pénétration nécessaire à la désinfection de certains objets, il faut y ajouter la chaleur ou la pression, c\u2019est à dire désinfecter les objets tels que certains meubles, tapis, matelas et autres, dans des appareils spéciaux.On ne peut nier que cette désinfection ne soit utile, par exemple, dans les cas d\u2019infections très graves et très contagieuses, particulièrement lorsque le mode de contagion est mal connu ou encore dans les cas où l\u2019on a à cesser l\u2019isolement ou la quarantaine pendant la période de contagion de la maladie, surtout si l\u2019on ne peut assurer le nettoyage des locaux.Mais l\u2019utilité de cette désinfection comme moyen de combattre la contagion est mise en doute.en ce qui concerne quelques maladies, rougeole, scarlatine, diphtérie.Les considérations qui suivent ne devront être Tapportées qu\u2019à ces maladies, mais il est probable qu\u2019avant longtemps on les appliquera aussi à d\u2019autres infections.A la lecture des travaux publiés à ce sujet, on voit que les hygiénistes diffèrent d'opinion ; il y en a qui se déclarent nettement en faveur de la désinfection terminale par la formaline, il y en a qui mettent son efficacité en doute ou même qui paraissent convaineus de son inutilité mais n\u2019osent pas le dire ou n\u2019osent pas la supprimer, d\u2019autres se déclarent ouvertement opposés à cette désinfection.Lorsqu\u2019on cherche à se renseigner sur ce qui a pu entraîner la conviction de ceux qui ont confiance en cette méthode, on constate qu\u2019elle est basée surtout sur les résultats de la désinfection expérimentale, on ne parle guère des résultats pratiques obtenus.Dans la désinfection expérimentale, on agit sur des bactéries que l\u2019on extrait des milieux de cultures, Gne l\u2019on place dans des endroits déterminés et que l\u2019on traite par les vapeurs de formaline.Dans le cas de désinfection après la maladie, les conditions sont toutes différentes, puisque le sujet n\u2019étant plus considéré comme contagieux, n\u2019êst plus supposé rejeter de germes nuisibles, Quant aux germes éliminés antérieurement, s\u2019ils sont libres, ils ont subi les influences de la lumière, de la dessication, de l\u2019absence d\u2019éléments nutritifs, ete, 2ils sont inclus dans des produits pathologiques, ils ne seront probahle- ment pas atteints par la formaline.En faveur de la sunpression dr la désinfection terminale à la formaline, on invoque donc comme principale raison que ces vapeurs agissent sur des germes qui ne sont 612 L'UNION MÉDICALE DU CANADA plus dangereux.1l n'est pas démontré d\u2019une façon absolue que, lors ue la désinfection, aucun microbe ne soit vivant, mais on croit que ceux qui survivent, s'ils ne sont pas atteints par le nettoyage final, seront dans des conditions telles qu\u2019ils auront peu de chance de déterminer une infection.Une deuxième raison donnée, c\u2019est que la désinfection à la formaline, si on la considérait utile, peut difficilement être faite dans les conditions voulues pour qu\u2019elle soit efficace, soit parce que les locaux ne s\u2019y prêtent pas, soit parce que la technique n\u2019est pas suivie rigoureusement.Ces raisons ont paru suffisantes à quelques hygiénistes pour leur permettre de tenter la suppression de cette méthode de désinfection, et les résultats obtenus nous fournissent l\u2019argument principal en faveur de cette suppression.S\u2019il est démontré, en effet, qu'il n\u2019y a pas plus de récurrence de maladie lorsqu\u2019on ne fait pas de désinfection à la formaline, il sera inutile de conserver cette mesure.Chapin a cessé de désinfecter à la formaline, après la diphtérie, à Providence, depuis 1904, et plus tard après la scarlatine, et déclare qu\u2019il n\u2019y a pas plus de récurrence de ces maladies qu\u2019il n\u2019y en avait auparavant.À New York, on l\u2019a supprimée après les mêmes maladies et avec un résultat identique.Knause (1) a publié à çe sujet une étude intéressante où il montre les résultats obtenus dans cette ville, alors que l\u2019emploi de la formaline a été supprimée après la scarlatine dans plusieurs districts de la ville, et conservé dans celui de Brooklyn.En comparant les résultats obtenus, en faisant abstraction des cas survenus dans les cinq jours suivant la date à laquelle la désinfection à la formaline aurait été faite, car alors la maladie a pu être contractée avant cette date, on voit que la différence observée, dans la récurrence des cas est de 0.09 pour cent en faveur de Brooklyn, et si l\u2019on ne compare à Brooklyn que le seul district de Manhattan, qui est celui qui s\u2019en rapproche le plus par sa population et ses conditions hygiéniques, la différence n\u2019est plus que de 0.03 pour cent.Knause conclut que comme facteur de contrôle des maladies contagieuses la fumigation terminale est de valeur négative.Contre la suppression de cette mesure, on objecte que c\u2019est \u2018là un moyen de protection de plus à ajouter aux autres, et qu\u2019il pourrait être dangereux de le supprimer.Cette objection ne vaut qu\u2019en autant que le procédé est efficace et si l\u2019on en doute après vingt-cinq ou trente ans de désinfection, il est grandement temps de se renseigner sur sa valeur.On dit aussi qu\u2019il répugnerait de laisser (1) Disinfection as a factor in the control of Communicable Disease.B.F.Knause, American Journal of Public Health.April 1916. IL UNION MÉDICALE DU CANADA 613 pénétrer dans une pièce non désinfectée des personnes non immunisées.Ceci ne répugne qu\u2019en autant que l\u2019on sait qu\u2019il y a là des germes capables de transmettre l\u2019infection et qu\u2019on ne serait pas protégé contre eux.Or, nous avons vu qu\u2019il est douteux que les germes survivent au moment où l\u2019on fait la désinfection et d\u2019ailleurs on te supprime pas toute mesure de protection, puisqu\u2019on remplace un procédé très coûteux, difficile à exécuter, ennuyeux pour ceux qui le subissent, par un nettoyage complet qui sera peut-être plus utile et plus facile à exécuter.On trouve même exprimée l\u2019opinion aw°il ne faut pas supprimer cette désinfection à cause de l\u2019effet moral qui en résulterait et à cause du ridicule qui retomberait sur les hygiénistes qui ont eu tant de difficulté à obtenir cette mesure.Cette objection ne paraît pas sérieuse.Il faut se rappeler que te procédé a été recommandé dans un temps où l\u2019on connaissait moins la biologie des bactéries et les modes de contagion.Il serait encore plus ridicnle de conserver, plus longtemps, une mesure que l\u2019on ne croirait pas utile.CONCLUSIONS Puisque la désinfection en cours de maladie est la plus importante et puisqu'elle est souvent défectueuse, il y aurait lieu de com-' mencer une campagne active d'éducation en faisant connaître, chaque fois qu\u2019un cas de maladie contagieuse est déclarée, les meilleurs procédés à employer pour assurer une désinfection convenable, et ceci en envoyant au médecin et à la famille du malade, des feuilles ou cartes contenant les instructions nécessaires, et en envoyant, si c\u2019est possible, des inspecteurs expliquer ces mesures et s'assurer qu\u2019elles sont exécutées.Puisqu\u2019il y a des raisons suffisantes de douter de l\u2019utilité de la désinfection terminale à la formaline, après la période d\u2019isolement dans la scarlatine et la diphtérie, et puisqu\u2019on l\u2019a supprimée ailleurs pour la remplacer par un riettoyage complet des locaux, sans voir augmenter, par ce fait, les cas d\u2019infections, il y aurait lieu de tenter la même chose ici, soit en adoptant des règlements à l\u2019effet de supprimer cette désinfection, soit en faisant l\u2019essai comparatif des deux méthodes, et ceci serait possible, si le Conseil d\u2019Hygiène permettait cet essai en suspendant ses règlements sur la désinfection terminale, pour un ou plusieurs districts d\u2019une grande ville de cette province.On pourrait cependant conserver la désinfection à la formaline dans les cas où l\u2019on aura à cesser l\u2019isolement pendant la période contagieuse de la maladie, ou même après cette période lorsqu\u2019on ne pourra assurer la désinfection terminale par le nettoyage. DU MASSAGE DU CŒUR Dans les syncopes de l\u2019anesthésie générale Observation clinique Par je professeur Eugène ST-JACQUES, Chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu.\u201d Depuis quelque temps déjà, on avait proposé le massage du coeur lors de syncope au cours de l\u2019anesthésie générale.Mais, outre que l\u2019occasion s\u2019en présente rarement, \u2014 ce qui est heureux, \u2014 l\u2019on hésite d\u2019y avoir recours, employant d\u2019abord toujours les anciens moyens, dont l\u2019efficacité n\u2019est certes pas à dédaigner.Mais c\u2019est tout justement parce que les anciens moyens avaient été infructueux que le massage direct du coeur sauva un de nos malades.Nous opérions un malade souffrant d\u2019un rétrécissement chronique du pylore qui avait amené chez lui un état d\u2019émaciation et de faiblesse assez marquées.L\u2019anesthésique employé était le A.C.E.et tout avait régulièrement marché jusqu\u2019à ce que les manifestations sur l\u2019estomac, tractions, examen, amenèrent, par réflexe, croyons-nous, une syncope cardiaque et respiratoire.La figure prit rapidement son masque caractéristique.Tractions de la langue, oxygène pur sous pression, respiration artificielle, injections n\u2019eurent aucun effet apparent.C\u2019est alors que l\u2019idée nous vint, comme en un éclair, du massage du coeur.Et, introduisant notre main droite gantée, \u2014 par l\u2019incision épigastrique déjà faite \u2014 nous la portâmes au dôme diaphragmatique.Le coeur ne battait pas.Nous le saisimes dans la main et le serrimes d\u2019un mouvement rythmique, à l\u2019allure d\u2019environ 70 à 75 fois par minute.Au bout d\u2019une minute environ notre main reçut comme un choe, un déclanchement, \u2014 et le coeur se mettant à battre partit affolé quelque peu à l\u2019allure d\u2019environ 100 à 110 pulsations à la minute.) De ce moment, tout progressa régulièrement, nous fîmes sans encombre une gastro-entérostomie classique, et ce matin le malade avait une température normale avec un excellent pouls.Nous tenions à apporter cette contribution clinique ou expérimentale au chapitre du traitement de la syncope cardiaque au cours de l\u2019anesthésie générale.Arrive-t-elle au cours d\u2019une laparotomie, la voie d\u2019accès au coeur est toute ouverte.Est-ce lors d\u2019une opération sur les membres ou hors de l\u2019abdomen, et les autres méthodes ayant- elles échoué, allons-y rapidement et hardiment.Une paire de gants stéirlisés est toujours là pour aider à la bataille et assurer l\u2019asentie de la main qui ira réveiller le coeur.(1) TPrésentée à la Société Médicale de Montréal.Séance du 7 novembre 1916.a LA LUTTE CONTRE L\u2019ALCOOLISME Prohiber c\u2019est le salut de Ia race Devons-nous, à l'heure présente, continuer à parler de l\u2019alcoolisme ou s\u2019arrêter à discuter le genre de prohibition qui convient à la province de Québec ?Les deux questions sont tellement connexes, qu\u2019on ne peut presque pas les séparer.Toutefois, depuis dix ans que dure la lutte contre l\u2019usage habituel de l'alcool et de ses dérivés, 11 semble que les vieux préjugés n\u2019ont plus cours, et que le peuple canadien-français tout entier soit aujour- d\u2019hui en possession des vérités scientifiques fondamentales, au sujet de l'alcool.Grâce à la campagne intelligemment faite, grâce aux publications nombreuses, aux conférences populaires et à l\u2019enseignement antialcoolique vulgarisé, peu d\u2019hommes sincères, aujourd'hui, hésitent à mettre à la base de leur argumentation les données scientifiques universelles, résumées dans les deux premières propositions suivantes, adoptées par la Société.médicale de Montréal, le 3 décembre 1912 : (1) La science contemporaine soutient avec raison et preuves à l'appui, que l\u2019alcool, poison surtout du foie et du système nerveux, est, en vérité, une substance dangereuse dont les hommes doivent absolument s\u2019abstenir.(2) II n\u2019y a pas de boissons hygiéniques parmi les boissons alcooliques.(3) L\u2019usage extrêmement modéré d\u2019une des .boissons fermentées peut ne pas toujours nuire à certains individus, mais n'est jamais véritablement salutaire.\u2019 (4) Pour étre en possession aussi compléte que possible, à tous les instants de notre existence, de nos facultés et de nos moyens naturels, il faut être d\u2019une rigoureuse abstinence.11 siérait mal à un homme sérieux de contester la vérité indéniable de la première de ces propositions ou de tenter de prouver la contradiction de la seconde.\u2018 | Il n\u2019en est pas ainsi des deux dernières propositions (3 et 4).On les lit, en certains milieux, avec une pointe d\u2019ironie aux lèvres.\u2018 On en conteste la vérité.On en souligne l\u2019intransigeance.De façon badine ou séricuse on les révoque en doute.On leur oppose d\u2019autres vérités On les met en regard de faits contradictoires.Une fois le doute suscité, l\u2019on a beau jeu pour prétendre que le goût des boissons fermentées répond à un goût inné chez l\u2019homme, et que vouloir les proscrire de l\u2019alimentation est une utopie aussi ridicule que celle de 616 L UNION MEDICALE DU CANADA vouloir prendre la lune avec ses dents.Kt l\u2019on entasse les arguments pour prouver qu\u2019une politique de conciliation, (où ne se juche-t-elle pas, la conciliation ), est celle qui convient en matière prohibitive, comme si l\u2019on pouvait à la fois prohiber et ne pas prohiber.Et sous prétexte, toujours, d\u2019une impossibilité pratique, l\u2019on conclut qu\u2019il faut proscrire l\u2019alcool mais qu\u2019il importe de sauvegarder le libre usage de la bière et des vins.Nous en sommes rendus à ce point de la lutte.C\u2019est avoir beaucoup gagné.C\u2019est notre croyance profonde pourtant, que ce serait tout perdre, que tout serait à recommencer, si une loi de prohibition n\u2019intervenait, embrassant à la fois les alcools, les vins, et la bière.En ceci, bien entendu, j'exprime une opinion qui n\u2019engage nullement le Collège des médecins de la province de Québec.L\u2019on me prie d\u2019exprimer mes vues.Il y a longtemps que je sais que tout le monde ne les partage pas.C\u2019est l\u2019unique raison de ma constance dans la lutte, et il est à préeumer que ma constance et la lutte dureront encore longtemps.L\u2019ALCOOL Une réponse préalable à trois questions est indispensable pour traiter, même succinctement, de la prohibition.Qu'est-ce que alcool?Qu'est-ce que s\u2019enwrer?Qu'est-ce que s\u2019alcooliser?De façon pratique plutôt que scientifique, socialement parlant, l\u2019on peut dire que toute boisson qui enivre, qua saoûle, c\u2019est de l\u2019alcool, communément appelé, par le peuple, de la boisson.S\u2019enwrer, c\u2019est user de l\u2019alcool jusqu\u2019à tituber et perdre la tête.S\u2019alcooliser, c\u2019est provoquer, par l\u2019usage habituel de l\u2019alcool, sous une forme quelconque, l\u2019empoisonnement chronique d\u2019un ou de plusieurs de nos organes essentiels à la vie: cerveau, coeur, poumons, foie, rate, etc.S\u2019enwrer, une fois par ci, par là, n\u2019a que peu de conséquences physiologiques, pour l\u2019homme sain qui n\u2019use pas habituellement d\u2019alcool, sous une forme ou à un titre quelconque.S\u2019alcooliser, c\u2019est poser un fait à conséquences très graves pour l\u2019individu, pour la famille et pour la race.La dose requise pour s\u2019alcooliser est de trois onces d\u2019alcool par jour, pendant vingt-quatre mois consécutifs \u2014 plus ou moins \u2014 selon la force de résistance ou le degré de faiblesse native de celui qui en use.Il est même admis par les savants extrémistes, et ils L'UNION MÉDICALE DU CANADA 617 sont le plus grand nombre, que cette prescription suffit à alcooliser l\u2019homme le plus physiologiquement homme.Cette dose d\u2019alcool neut être prise au titre ou dans la solution que l\u2019on veuille.Le degré n\u2019importe pas, pourvu que la dose y soit.Il résulte de ces données, que l\u2019on peut facilement et sûrement s\u2019alcooliser à l\u2019aide du vin et de la bière, sans en faire apparemment d'abus, sans jamais s\u2019enivrer, pourvu que sous forme de vin ou de bière, l\u2019on ingurgite chaque jour, pendant vingt-quatre mois consécutifs, les trois onces d\u2019alcool requis pour s\u2019alcooliser.A quoi équivalent trois onces d\u2019alcool, sous forme de vin ou de bière?A un litre de vin ordinaire, type vin de table de France et non pas vin de table du Canada.A deux bouteilles de bière, type lager et non pas grosse bière.; Voilà les données larges, très larges, très vraies.Et je signale, une fois pour toutes, qu\u2019en parlant d\u2019ulcool, j'entends l\u2019alcool sous sa forme la plus concentrée, c\u2019est-à-dire en volume.À causé de ces données indéniables, à cause des habitudes déjà séculaires de nos populations d\u2019user et d\u2019abuser de l\u2019alcool, à cause des préjugés largement favorisés par la science ignorante, à cause des nombreuses campagnes faites pour instruire le peuple et le ramener à de meilleures habitudes de sobriété, à cause de la déchéance de la race non pas au point de vue du nombre mais au point de vue de la qualité physiologique et mentale, tout le monde, aujourd\u2019hui, s\u2019accorde sur la nécessité de proscrire l\u2019alcool.Mais l\u2019unanimité est loin d\u2019être complète quant au vin et à la bière.Nous y tendons.Y parvien- drons-nous?Qui le sait?En attendant, raisonnons un peu.LE VIN Bien avant de combattre le vin, j'en ai connu le goût et les effets.À l\u2019instar de ceux qui l\u2019ont aimé et qui l\u2019aiment encore, j\u2019ai noté, à son endroit, les éloges des poètes, des chanteurs, et des vive- la-joie.Je sais, sinon par coeur, du moins où trouver les textes sacrés qui l\u2019exaltent.L\u2019expérience m\u2019a rendu perplexe mais non méchant envers lui.Aujourd\u2019hui que, par principe, je m\u2019en abstiens, je suis toujours bon prince à son égard et je lui concède volontiers toutes les qualités que ses meilleurs amis lui reconnaissent.Je sais qu\u2019une phrase suffit à faire pendre un homme.Peu importe.Une fois pendu, l\u2019on m\u2019accordera peut-être le mérite de la sincérité dans mes démonstrations antialcooliques.Cela suffit.Au risque d\u2019être turlupiné pour mes franches et loyales concessions, je n\u2019hésite donc pas à dire que le vin est une excellente boisson de table pouvant être 618 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA permise à la plupart des hommes, en mangeant, et même entre les repas, sans préjudice pour d\u2019aucuns, avec profit pour plusieurs, pourvu toutefois que chacun en use selon la dose physiologique qui lui convient.Mais c\u2019est là une façon trop personnelle d\u2019envisager l\u2019usage social du vin.C\u2019est le considérer sous un angle par trop étroit.C\u2019est l'angle sous lequel le considère tous ceux qui, bien intentionnés et l\u2019aimant, n\u2019ont pas pénétré la question de l\u2019alcoolisme au Canada.Je ne mentionne pas ici les intéressés, Ceux-là ne nous comprendront jamais.Je parle des lutteurs sincères qui veulent le bien de la race aussi ardemment que nous le désirons nous-mêmes, mais qui s\u2019en tiennent à leur goût ou à leurs habitudes de sobriété indéniable pour juger le vin, au point de vue social, canadien-français.En l\u2019occurrence, il s\u2019agit d\u2019une loi générale, embrassant l\u2019ensemble des besoins de la race, ou, ce qui mieux est, l\u2019ensemble des contraintes à apporter pour modifier l\u2019état général de la race.C\u2019est au bien du grand nombre qu\u2019il importe de travailler.D\u2019une façon ou de l\u2019autre, les freins qu\u2019on va mettre seront sûrement à l\u2019encontre des intérêts particuliers et du goût de plusieurs.Cela est inévitable.Cela est nécessaire.Ne vaut-il pas mieux que les bons ou les \u2018meilleurs consentent un sacrifice, additionnel plutôt que de provoquer vn genre d\u2019alcoolisme nouveau plus déplorable, plus néfaste que celui que nous avons eu à combattre depuis la fondation de la colonie française, au Canada?Toute la question est la.Chez nous, dans la province de Québec, les buveurs de vin, j\u2019entends ceux qui savent le boire, sont l\u2019infime minorité.Ils se recrutent parmi les meilleures classes de notre population.Pour la plupart, ce sont des gens qui sont allés parfaire leurs études en Europe ou qui sont en contact journalier avec des groupes européens établis ici.L\u2019on peut dire qu\u2019ils constituent la classe choisie par excellence.Mais ils ne constituent pas tout le peuple, pour qui les lois sont faites.Et d\u2019autre part, le vin qu\u2019ils boivent est toujours ou presque toujours du vin importé.Le peuple, lui, aime-t-il et boit-il du vin?Cette question n\u2019est pas à poser à qui regarde et observe.Dites donc, vous qui êtes en contact journalier avec les familles de toutes catégories, sont-elles nombreuses les familles canadiennes-françaises, dans la bourgeoisie, chez les artisans et chez les cultivateurs, qui font du vin leur boisson de table?Par contre, combien de fois ne vous êtes-vous pas rendu compte de la façon barbare avec laquelle, en ces milieux, on boit du vin, généralement?Vos observations ne tendent-elles pas a con- 1 UNION MEDICALE DU CANADA 619 firmer le fait que le peuple canadien-français, dans l\u2019usage qu\u2019il fait du vin, ne recherche pas autre chose que l\u2019effet alcoolique.Je m\u2019abuse peut-être, mais, depuis vingt ans et plus que de mon côté j'observe, je n\u2019ai pu en arriver à d\u2019autre conclusion que celle-là.Et s\u2019il vous faut absolument des chiffres pour vous convaincre, en voici.De 1869 à 1914 la consommation du vin, au Canada, est sensiblement restée la même.En 1869, nous dépensions 0.115 gallon de vin par unité de population; en 1914, nous en dépensions 0.124 gallon.Quantité infinitésimale au point de vue alcoolique.Vous m\u2019objecterez -peut-être que, durant la mëme période, la quantité d\u2019alcool consommé n\u2019a guère plus augmenté que celle du vin, Mais cela prouve deux choses: Que déjà, en 1869, nous avions toute la dose d\u2019alcoo] qui convenait à notre alcoolisme confirmé, et que loin de dédaigner l\u2019alcool pour le vin, nous avons continué, durant quarante-cinq ans, à boire notre même dose d\u2019alcool, sans guère plus nous soucier du vin.Il faut tout dire.A côté du vin, il y avait la bière.Mais nous y reviendrons.C\u2019est un fait acquis.Notre peuple n\u2019aime pas le vin, il en boit peu, et quand il en boit, de facon générale, c\u2019est pour étancher sa soif d\u2019alcool.T1 est donc faux de prétendre que, chez les Canadiens-français, le goût du vin est un goût inné.Pour certains européens cela se peut; cela est.Mais chez nous?Allons done! A quoi tient le goût inné d\u2019un aliment, d\u2019une boisson, sinon à la nature du pays, aux produits de la terre et à l\u2019universalité de la coutume qui crée l\u2019atavisme et l\u2019hérédité.\u201c La province de Québec n\u2019est pas vignoble.Bon nombre de ses habitants ne connaissent même pas la couleur du raisin.Le sol et le climat ne se prêtent pas à la culture de la vigne.L\u2019industrie du vin est à créer.Ici, l\u2019on ne boit que très peu ou pas de vin.Quand lhabitant, l\u2019ouvrier ou le bourgeois se paye le luxe de boire du vin canadien, c\u2019est qu\u2019il est fatigué de boire du plus fort, ou qu\u2019il désire se mettre en bonne condition pour lever le coude crânement.Rap- pelez-vous l\u2019expression de nos pères pris au dépourvu: \u201cJe regrette de n\u2019avoir à vous offrir qu\u2019un verre de vin!\u201d (était mieux que rien, mais c\u2019était loin d\u2019être le comble de la politesse, en ce temps-là.Je me hâte de conclure.Le problème du vin n\u2019existe pas dans la province de Québec.Pourquoi vouloir le créer par une loi de faveur?Comme compensation physologique de la suppression de l\u2019alcool?N\u2019y comptez pas. 620 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA L\u2019alcool supprimé et le vin vendu librement, notre peuple, qu\u2019on me pardonne l\u2019expression, se ruera sur le vin et il en boira, boira à satiété, jusqu\u2019à l\u2019ivresse, jusqu\u2019à l\u2019hébètement, jusqu\u2019à l\u2019alcoolisme parfait.La cause de son mal est enlevée par la prohibition, mais son mal n\u2019est pas guéri.L\u2019atavisme et l\u2019hérédité alcoolique sont encore dans le sang.Il a voulu s\u2019en défaire par une prohibition totale de tout ce qui contient de l\u2019alcool.Il n\u2019a jamais voulu se réserver le vin ou la bière pour sa soif.Il a tout proscrit, qu\u2019il veut tout proscrire.Ne le remettez pas en face de la tentation, même voilée sous les apparences d\u2019une liqueur saine et généreuse telle que le vin.Vous n\u2019aboutiriez jamais à lui apprendre la façon de boire le vin et lui, il finirait toujours par boire assez de vin pour s\u2019alcooliser.Mais il y a pire que cela.Où le prendriez-vous le vin, le bon vin, pour satisfaire même à une demande raisonnable de la part du peuple canadien-français ?La France, l\u2019Espagne et l\u2019Italie n\u2019en produisent pas suffisamment pour leurs sujets.Les bons vins importés, comme aujourd\u2019hui, iraient aux riches et aux sobres: l\u2019exception.Quelle sorte de vin servirait-on au peuple, sobre ou alcoolique, mais pauvre ?Songez-y bien.La vente libre du vin serait l\u2019appel à toutes les falsifications possibles et impossibles.L'alcool impur, les essences et la teinture se mettraient de la partie.Notre pauvre peuple s\u2019empoisonnerait, alors, à vue d\u2019oeil, et ma foi, s\u2019il criait: \u201cRedonnez-nous notre alcool !\u201d, il aurait raison.Dr JOSEPH GAUVREAU.amie.ma am an Ma PATHOLOGIE INTERNE Pleuresies sèches et sero-fibrineuses Par M.Raymond BEAUDOIN, Elève de IVème année à la Faculté de Médecine Laval à Montréal.Messieurs les Professeurs, Chers Confrères, C\u2019est avec un réel plaisir que j'ai accepté l\u2019offre de M.le professeur LeSage d\u2019essayer de développer devant vous l\u2019importante question de la \u201cpleurésie sèche et séro-fibrineuse\u201d.Je compte sur votre bienveillante indulgence.Si j'ai le tort d\u2019être un peu long, j'espère d\u2019un autre côté vous être utile en vous rappelant les principales \u201ccauses\u201d et les principaux symptômes de cet important \u201csyndrome\u201d.On donne le nom de \u201cpleuréste\u201d à toute inflammation de la plèvre.Or, cette inflammation de la plèvre peut être due à une foule de microbes et de toxines microbiennes.La pleurésie n\u2019est donc pas une entité morbide comme la pneumonie, car elle n\u2019a pas comme elle une cause unique, une réaction anatomique et une expression chimique qui en fait une.maladie spécifique.Au contraire, cette réaction de la plèvre peut varier avec la nature de la cause pathogène.La pleurésie n\u2019est point une maladie, mais plutôt la fonction d\u2019une maladie.Si la pleurésie est une manifestation inflammatoire et qu\u2019il lui faille un agent pathogène, il serait utile de se rappeler les divers modes d\u2019infection de la plèvre, et dans ce but nous repasserons quelques unes des notions anatomiques et physiologiques de cette enveloppe.| Comme vous vous le rappelez, la plévre est un revétement séreux composé de deux feuillets dont l\u2019un viscéral recouvrant le poumon et l\u2019autre pariétal tapissant toute la surface de la cage thoracique et le diaphragme.A l\u2019état physiologique la pression atmosphérique les tient accoiés.Leurs surfaces de contact sont lubrifiées par la sérosité pleurale.L\u2019espace qui les sépare est virtuel, cependant il existe, ce qui permet leur glissement l\u2019un sur l\u2019autre.À l\u2019état normal ce glissement est facile et sans bruit.p 1 page du Cours de Pathologie Interne.Semestre 1915-1916.rof.A.LeSage. 622 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Vaisseaux.\u2014La plèvre viscérale contient des vaisseaux venant des bronches, tandis que la plèvre pariétale est irriguée par les ramifications des artères diaphragmatiques, mammaires internes, intercostales et médiastines.La plèvre contient en outre deux réseaux de lymphatiques : 1.\u2014Un réseau intra-séreux.2 \u2014Sous-séreux profond.La plèvre viscérale communique avec le poumon par l\u2019anastomose de ses lymphatiques avec les lymphatiques superficiels de cet organe, les lymphatiques de la plèvre pariétale s\u2019unissent à ceux de la paroi thoracique, à ceux des ganglions axillaires, du péricarde et du péritoine.D\u2019après ce riche système sanguin et-lymphatique il est facile de comprendre que la plèvre, tout en étant un sac fermé, ne l\u2019est qu\u2019en apparence, car elle a en réalité des relations avec les organes rapprochés et éloignés.Ces notions nous font voir déjà la possibilité d\u2019une infection due à la circulation lymphatique ou artérielle: v.g.dans les cas de granulie ou de septicémies.Sachant que les deux plèvres droite et gauche communiquent par le système lymphatique, nous voyons de suite la possibilité d\u2019une pleurésie bi-latérale secondaire à une pleurésie uni-latérale.Sachant, dis-je, que la plèvre communique avec la cavité péritonéale par des stomates permettant le passage direct des lymphatiques, on pourra donc observer une pleurésie secondaire a une péritonite.Si les deux voies sanguines et lymphatiques sont le mode ordinaire de pénétration des agents pathogènes, on peut accuser le glissement physiologique des feuillets pleuraux pendant la respiration.de faciliter la dissémination des agents irritants dans toute la cavité, ce qui explique qu\u2019une infection d\u2019abord localisée peut amener une réaction généralisée.Le liquide physiologique sécrété par la plèvre est limpide, citrin, neutre, cette réaction neutre prouve que ce liquide ne provient pas du sang ou du liquide lymphatique.Cette sécrétion est suffisante pour lubrifier la cavité.A l\u2019état pathologique, elle augmente rapidement et est due tantôt à la stase sanguine, à la congestion passive des vaisseaux; tantôt à une véritable inflammation due à la congestion active des vaisseaux, dans ce cas nous y trouvons du sérum sanguin, de grandes quantités de fibrine, des globules blancs et rouges.Ces quelques données d\u2019anatomie, de physiologie normales et pathologiques des plèvres sont indispensables pour bien comprendre comment et pourquoi les pleurésies ne sont que des \u201cétats\u201d morbides RE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 623 traduisant l\u2019ensemble des réactions opposées par la plèvre aux offenses pathogènes.Toute pleurite d\u2019après Le Damany représente l\u2019acte défensif de la plèvre contre la maladie qui en fait le siège.ETIOLOGIE Il est reconnu aujourd\u2019hui que le processus défensif de la plèvre peut être éveillé par des causes multiples et différentes, telles sont toutes les maladies toxiques et infectieuses.La bactériologie, l\u2019expérimentation ont démontré ce fait soup- conné par les cliniciens, et les bactériologistes disent que si, à l\u2019heure actuelle on mentionne des pleurésies sans microbes, cela tient soit à une technique insuffisante, soit à la vitalité éphémère de ces agents.Au premier rang des microbes qui engendrent la pleurésie se place avec une grande avance le bacille de Koch, quelques auteurs vont jusqu\u2019à dire toujours.1° Preuves cliniques.-\u2014 D\u2019après les recherches de Landouzy et de Grancher, il est reconnu qu\u2019un grand nombre de pleurétiques deviennent ultérieurement tuberculeux ou présentent actuellement des manifestations tuberculeuses, ou ont une hérédité suspecte.Il est également reconnu aujourd\u2019hui que la pleurésie survenant chez un sujet qui n\u2019a jamais manifesté de lésions tuberculeuses peut être due à une localisation du bacille de Koch sur la plèvre.Jusqu\u2019à ces dernières années la théorie de la pleuro-tuberculose primitive n\u2019était point admise.Ce n\u2019est que longuement, à coup de démonstrations cliniques histo-pathologiques et expérimentales, que la personnalité de la pleuro-tuberculose a été admise.Lithmann se basant sur l\u2019étude de 58 cas donne la proportioh de 24.13% de tuberculose dans les antécédents des sujets atteints de pleurésie séro-fibrineuse.Pour ce qui est de la tuberculose chez les pleurétiques eux-mémes, elle atteint des chiffres élevés.Netter 20 pour cent, Lithmann 56.88 pour cent et 40 pour cent d\u2019après les statistiques faites durant deux décades, statistiques portant aussi bien sur les tuberculeux antérieurs que sur les tuberculeux postérieurs à la pleurésie.Le Dr Mayor, dans sa thèse sur l\u2019avenir des pleurétiques, montre que la plupart d\u2019entre eux, dans un temps variant de trois mois à vingt-quatre ans, présentent des symptômes non douteux de tuberculose pulmonaire.| Bares en 1890 recherchant le sort de 62 pleurétiques traités de 1880 à 1884 a trouvé que 35 étaient morts. 624 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 18 de tuberculose pulmonaire.6 se aiguë.de pleurésie.d\u2019hydropéricardite.de méningite tuberculeuse.de coxalgie.d\u2019hydropisie.de cause inconnue.OW p= Wo A Thopital de Dresde, sur 112 cas de pleurésie ponctionnés, il y a eu: 21 guérisons.25 tuberculoses pulmonaires immédiates.66 \u201c ultérieures.soit une moyenne de 827%.D\u2019après toutes les statistiques on trouve comme moyenne que 72 % des pleurésies peuvent être de nature tuberculeuse.| R° Preuves bactériologiques.\u2014 Les preuves bactériologiques nous sont fournies par la recherche du bacille de Koch dans l\u2019épanchement au moyen de la coloration, de l\u2019inoculation et des cultures.1° Coloration du bacille de Koch.\u2014 Cette recherche faite directement dans le liquide et les caillots de la pleurésie séro-fibri- neuse a été plutôt négative.Ce résultat négatif tient d\u2019après Netter, Gilbert et Lion, au nombre très restreint de bacilles contenus dans l\u2019épanchement; cependant Fernet l\u2019aurait découvert 3 fois sur vingt, Ehrlick 2 fois sur 9.R° Inoculation.\u2014 La preuve expérimentale par l\u2019inoculation du liquide pleurétique au cobaye a une très grande valeur quand elle est positive.Chauffard injectait 3 c.c.de liquide dans le péritoine da l\u2019animal et arrivait avec un résultat positif de 5%.D\u2019autres comme Landouzy et Netter à la proportion de 1/3%.Cette inégalité de résultats n\u2019est pas imputable à la méthode mais serait due à ce que le manuel opératoire serait défectueux.Il ne faut pas en effet dans cette recherche oublier que dans le liquide pleurétique les bacilles sont: 1° peu nombreux, 2° peu virulents.On a alors cherché à centrifuger le liquide de manière à pouvoir injecter avec plus de certitude un nombre suffisant de bacilles pour déterminer la maladie.Le résultat a peu varié.Alors, avec Péron, on a pensé d\u2019injecter des doses massives de liquide et Le Damany, dans une série de 8 a obtenu un résultat positif de 7.Il résulte de cette méthode qu\u2019on décèle la présence du bacille de Koch dans 90% des cas.3° Cultures.\u2014 Bezançon, avec son milieu de culture composé de sang emprisonné dans la gélose, a réussi à démontrer la présence du bacille de Koch dans des liquides pleurétiques qui n\u2019avaient pu J cu, en. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 625 causer la mort du cobaye à cause de leur faible virulence, et, grâce à ces recherches la proportion de la pleurésie de cause tuberculeuse est encore plus élevée que ne l\u2019indiquaient les inoculations.Connaissant les statistiques fournies par la clinique, nous appuyant sur les preuves bactériologiques, je crois, Messieurs, que nous pouvons conclure que le bacille de Koch est la principale cause de pleurésie séro-fibrineuse, mais avec le professeur Grancher, j\u2019ajouterai que si la pleurésie aiguë séro-fibrineuse est très souvent de cause tuberculeuse, elle n\u2019est pas que tuberculeuse, En effet, la pleurésie peut avoir pour cause le pneumonocoque, le streptocogûe, le staphylocoque, le colibacille, le bacille d\u2019Eberth.Si nous admettons que le bacille de Koch et les microbes en général peuvent être cause de.pleurésie, il reste à savoir comment ces microbes arrivent jusqu\u2019à la plèvre.Nous rappelant les notions anatomiques et physiologiques rapportées au commencement de ce travail, il nous est facile de comprendre que les bacilles peuvent arriver au poumon de différentes manières.1° Le bacille peut s\u2019y fixer directement.Par exemple dans le pneumothorax dû à la rupture d\u2019un tubercule dans la plèvre, d\u2019où pénétration dans cette cavité de bacilles qui sont semés à la surface de la séreuse par les mouvements inspiratoires dans les traumatismes du thorax avec plaie nénétrante qui amènent un résultat analogue.2° Le bacille peut arriver à la plèvre par les voies respiratoires et, sans léser le poumon, arriver jusqu\u2019à la plèvre par l\u2019intermédiaire des leucocytes cheminant à travers les vaisseaux lymphatiques.3° Ils peuvent exister déjà dans le poumon sans avoir jamais été virulents et sous l\u2019infjluence de causes favorisantes telles que le froid, le traumatisme, le devenir et passant alors dans la plèvre y déterminer la maladie; ou bien ils existent dans le poumon où ils ont déjà produit une lésion, de là passent dans la plèvre.\u2026.C\u2019est ce qui se produit dans les broncho-pneumonies, la gangrène et le cancer du \u2018poumon.: 4° Ils peuvent exister à l\u2019état latent ou de virulence dans un Organe voisin et arriver encore à la plèvre en suivant le méme chemin sanguin et lymphatique.Ce phénomène, physiologique en soi, explique les origines des pleurésies consécutives aux péricardites, aux cancers, aux abcès du sein, de la paroi thoracique ou des parties voisines comme à la suite de péritonite, d\u2019appendicite ou de salpingites, d\u2019affections biliaires. 4 626 VC L'UNION MÉDICALE DU CANADA 5° Enfin, ils peuvent exister dans la circulation générale et se fixer de préférence sur la plèvre.C\u2019est ce qui se produit dans les pleurésies dites secondaires, celles de la fièvre typhoïde, de la grippe, de la syphilis, des rhumatismes, de la blennorragie.Telles sont, d\u2019après les auteurs consultés, comme Landouzy, L\u2019Abbé, Le Damany et autres, les principales causes de la pleurésie séro-fibrineuse ; quant aux autres causes telles que le froid, le traumatisme et les irritations prolongées de la plèvre, ce ne seraient que des causes favorisantés de l\u2019action microbienne.En effet, le froid peut-il être une cause de pleurésie?C\u2019est peut-être la cause la plus anciennement admise et en vérité si on interroge un pleurétique sur la cause de sa maladie, il est rare qu\u2019il ne fasse pas remonter sa maladie à un refroidissement assez récent.Mais presque toujours, par interrogatoire, nous apprenons que le malade, depuis un temps variable mais parfois assez long avant ce refroidissement, avait maigri ou perdu sa force ou seul son appétit avait diminué, ou remarqué une plus grande fatigue vers la fin du jour.Donc, si le froid joue parfois à l\u2019égard de la pleurésie le rôle de cause occasionnelle, en paralysant les défenses naturelles de l\u2019organisme, on ne saurait dire que le froid est par lui-même et seul une cause de pleurésie.Il en est de même pour le traumatisme qui, en produisant des \u2018 épanchements sanguins, qui forment d\u2019excellents milieux de culture pour les microbes, peut aboutir à la pleurésie.Aussi la rencontre-t-on fréquemment à la suite de contusions thoraciques.Si ces contusions thoraciques sont compliquées de fractures de côtes, l\u2019un des fragments peut aller déchirer le poumon et favoriser d'autant mieux la fixation microbienne, + Pour ce qui est des irritations prolongées de la plèvre, telles que anévrysme de l\u2019aorte, tumeurs des côtes, du médiastin, kystes hyda- tiques du poumon = du foie, elles ne sont que des causes prédis- posantes.Tous les âges sont susceptibles d\u2019être atteints; cependant c\u2019est l\u2019adulte qui l\u2019est le plus souvent, parce qu\u2019il est le plus exposé aux causes favorisantes.C\u2019est pour la même raison que les hommes sont souvent plus atteints.SYMPTOMATOLOGIE Ceci dit au sujet de la pleurésie séro-fibrineuse au point de vue étiologique, il reste à énumérer dans une seconde partie les symptômes de ce syndrome. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 627 Pour faciliter ce travail, nous diviserons les pleurésies séro- fibrineuses en pleurésies sèches et humides.(A) La pleurésie sèche ne diffère pas beaucoup au point de vue symptomatologique de la pleurésie avec épanchement.Le début est un peu plus brusque.Une personne en santé jusqu\u2019alors éprouve des frissonnements prolongés, est prise de toux, est oppressée et ressent un violent point de côté qui peut aller jusqu\u2019à lui arracher des cris.La toux a les mêmes caractères que ceux de la pleurésie séro- fibrineuse avec épanchement.La dyspnée est assez intense, 30 à 60 par minute, et est sous la dépendance des phénomènes douloureux.Le point de côté qui a également les mêmes caractères que dans la pleurésie avec épanchement, a cependant cette différence qu\u2019il est plus tenace et qu\u2019il ne disparaît pas au cours de la maladie.Le malade se tient couché de préférence du côté sain, debout 1l s\u2019incline du côté malade, l\u2019épaule de ce côté s\u2019abaisse, l\u2019avant bras est fléchi et accolé au corps, la main à la hauteur de la ceinture.Dans certains cas, on remarque une scoliose du côté sain.On observe l\u2019immobilité du creux épigastrique et même la dépression inspiratoire.A la percussion, nous \u2018avons parfois une \u2018sorte de crépitation neigeuse, véritable frottement palpable dû au frottement des deux feuillets dépolis de la plévre.Les vibrations vocales normales sont conservées., La percussion nous donne une sonorité normale et parfois une submatité 4 limites diffuses.L\u2019ausculiation est très intéressante.Le murmure vésiculaire est diminué, l\u2019inspiration et l\u2019expiration brève, mais ce que nous remarquois de plus caractéristique est le frotiement pleural.Il est surtout à la base et dans l\u2019aissellee II donne a l\u2019oreille la sensation de deux surfaces irrégulières frottant l\u2019une sur l\u2019autre.On peut reproduire artificiellement ce frottement en suivant le procédé de Barth et Roger: \u201cAppliquez sur l\u2019oreille la paume de la main, avec la pulpe des doigts de l\u2019autre main, frottez lentement sur les articulations métacarpophalangiennes en produisant de petits craquements secs.\u201d Ils sont superficie]s, ne se propagent guère, ils sont synchrones aux mouvements respiratoires et s\u2019arrêtent avec eux.Ils sont expira- toires et inspiratoires.Ils ne sont modifiés ni par, les grands mouvements respiratoires ni par les efforts de la toux.(B) La pleurésie humide ou avec épanchement a généralment \u2018un début brusque, Le malade a un point de côté, des frissons qui sont \u2018 628 L'UNION MÉDICALE DU CANADA généralement accompagnés d\u2019une élévation de température.La fièvre cependant dans certains cas peut ne venir que quelques jours après l\u2019apparition de l\u2019épanchement, enfin le début de la pleurésie peut être très insidieux.Le malade se sent mal en train, perd son appétit, maigrit et ressent un peu de gêne de son côté atteint.Néanmoins, il peut vaquer à ses affaires, jusqu\u2019au jour où des symptômes plus graves apparaissent.Après cette période de début très variable, l\u2019épanchement se produit et l\u2019on est étonné, en examinant le malade, de découvrir les signes d\u2019un épanchement très abondant.(a) Symptômes foncitonnels et généraux.\u2014 Les frissons peuvent faire défaut.Quand il existe, c\u2019est généralement le premier symptôme apparu.Le point de côté.\u2014 Il est un des symptômes les plus constants.Il siège habituellement sous le sein du côté malade, plus rarement dans la région sternale, sous-claviculaire ou axillaire; il peut être bi-latéral et peut même exister du côté opposé.Il produit une douleur vive, lancinante, exaspérée par les mouvements respiratoires eù la toux.Le point de côté diminue généralement quand l\u2019épanchement se forme.La cause ne serait pas due à l\u2019inflammation de la plèvre qui est pauvre en terminaisons nerveuses mais bien aux nerfs intestinaux qui sont enflammés par contiguité.Cage thoracique vue de face .La toux.\u2014 La toux n\u2019est pas constante et peut ne pas apparaître dès le début, cepertdant elle existe généralement quand l\u2019épanchement est constitué.Elle a une grande valeur diagnostique: elle est brève, sèche et quelquefois quinteuse et l\u2019expectoration est nulle. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 629 Dyspnée.\u2014 La dyspnée existe presque toujours, mais elle n\u2019est pas proportionnelle à l\u2019abondance de l\u2019épanchement.Le professeur Pitres a même remarqué qu\u2019elle lui était souvent inverse.Température.\u2014 Elle est de règle au début de la pleurésic et oscille entre 99.5 et 100.5, sa durée est variable et disparaît généralement au moment où le liquide commence à se résorber.On remarque également une élévation de la température du côté malade.Cette élévation varie de 0.5 à 4° de la température normale de la peau, dépasse toujours celle du côté sain de 0.5 à 1°.5.: Pouls.\u2014 11 est petit, serré, accéléré.L\u2019accélération qui est constante varie de 130 à 140 pulsations par minute.Cette accélération est moins en rapport avec le degré de la température qu\u2019avec la gêne respiratoire et circulatoire.Urines.\u2014 Comme dans toute affection fébrile, leur quantité est diminuée et peut même contenir de l\u2019albumine.Comme autres symptômes généraux, on peut encore signaler l\u2019état de la peau qui est chaude et sèche, la langue qui est saburrale, la soif vive et souvent des troubles digestifs.Il existe un signe de pleurésie décrit pour la première fois par le Dr Ramond en 1910 et publié dans l\u2019Union Médicale du 1er octobre 1913.Je veux parler du \u201csigne des spinaux\u201d, c\u2019est une contracture des muscles de la région spinale, tendant à rendre immobile le thorax et la plèvre malade et comparable à celle qui accompagne toute inflammation des séreuses : v.g.Contracture des muscles de la nuque dans la méningite, etc.Pour trouver ce signe, le sujet est assis ou debout dans la \u201crectitude\u201d.S\u2019il y a pleurésie, on constate, dans la région lombaire où les masses musculaires sont volumineuses, un relief qui tranche sur les plans adjacents.Au toucher, ces masses musculaires sont dures et élargies, le diamètre, au lieu de deux travers de doigt comme à l\u2019état normal, atteint la largeur de trois à quatre travers de doigt.Donc \u201csaillie\u201d, dureté et \u201célargissement\u201d des muscles, tels sont les caractères objectifs du signe des spinaux.(b) Symptômes physiques.\u2014 Si nous examinons notre malade, nous constatons que le facies n\u2019est ni anxieux, ni vultueux comme dans la pneumonie, il est plutôt pâle.Le malade est couché de préférence du côté malade, ce qui permet à son poumon sain de respirer plus librement.Si on demande au malade de respirer profondément, le type de respiration qui chez l\u2019homme est diaphragmatique devient costal supérieur.L\u2019épigastre reste immobile, de même l\u2019hémithorax malade ou bien ses mouvements sont bien diminués.A la simple 630 L'UNION MÉDICALE DU CANADA inspection, le thorax présente des déformations ; le côté malade paraît plus dilaté que le côté sain, le sternum est tiré du côté malade.Pour s\u2019en rendre compte, il suffit sur un sujet sain de prendre une ficelle et de l\u2019appliquer d\u2019un doigt sur la fourchette sternale, de l\u2019autre sur la symphyse pubienne.La ligne constituée par cette corde passe exactement par l\u2019appendice xyphoïde.Chez le sujet atteint d\u2019épanchement, il n\u2019en est plus de même; l\u2019appendice et le sternum lui- même sont déviés de 3, 4, 5 et même 6 centimètres du côté de l\u2019_épanchement.Si nous faisons la mensuration à l\u2019aide du ruban métrique ou du cyrtomètre, en appliquant les deux hémithorax l\u2019un sur l\u2019autre, il sera facile de constater que celui du côté malade est plus large de 3, 4, 5, et 6 centimtres.Cage thoracique.Côté gauche.Palpations.\u2014 Par la palpation, on constate la diminution ou la disparition des vibrations thoraciques au niveau de l\u2019épanchement.Les vibrations abolies au niveau du liquide apparaissent immédiatement au-dessus de lui.Le silence est d\u2019autant plus grand que la couche de liquide qui sépare le poumon de la cage thoracique est plus considérable.Percussion.\u2014 La percussion fournit des notions très importantes.A mesure que l\u2019épanchement augmente, la sonorité habituelle est remplacée par de la matité.Cette matité hydrique est absolue et rappelle le son que donne la percussion de la cuisse.Le liquide épanché se collecte d\u2019abord dans le cul-de-sac latéral, c\u2019est 1a qu\u2019il faut le rechercher par la percussion.Avec la quantité de l\u2019épanchement la ligne de matité augmente et dans les grands épanchements, elle peut remonter jusqu\u2019à la clavicule.D\u2019après les caleuls du pro- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 631 fesseur Pitres, la hauteur de la ligne de matité peut révéler approximativement la quantité de liquide contenu dans la plèvre.La ligne inférieure de la matité se confond en arrière avec la matité lombaire, mais en avant elle varie suivant qu\u2019elle est à droite ou à gauche.À gauche, nous savons qu\u2019il existe normalement une zône de sonorité, l\u2019hypersonorité qui correspond au globe stomacal et que les auteurs appellent \u201cPaire de Traube\u201d, limitée en bas par le rebord costal, en haut par une ligne qui partant du 6ème cartilage costal remonte jusqu\u2019à la 5ème côte puis redescend en comptant les extrémités de 6e, 7e, 8e, et 9e côtes.Lorsque l\u2019épanchement dépasse un litre, l\u2019espace de Traube disparaît et est remplacé par de la matité.Ceci est très important, car la sonorité de l\u2019espace de Traube ne disparaît que dans les épanchements pleurétiques.sciss.horiz.SCUSS oblique lunites dif.du pournon cul-de-sac Pleural Cage thoracique, Côté droit.À droite la matité pleurétique se confond avec celle du foie, celui-ci est déplacé par les épanchements droits suivant une ligne passant par le sein droit et Pombilic.La matité hépatique s\u2019abaisse donc presque parallèlement à elle-même et d\u2019autant plus que l\u2019épanchement est plus abondant.Au-dessus de l\u2019épanchement existe une zone dite \u201csus-liquidienne\u201d correspondant au poumon refoulé.Cette hypersonorité constitue le bruit \u201cskodique\u201d.Son absence doit faire penser à un gros épanchement.Du côté sain il y a hypersonorité.Ces diverses modalités de la matité ne sont pas, invariables et le niveau de la matité se déplace lorsque le malade change de position.Le déplacement de la ligne de matité avec les changements de position du malade ou le \u201cdénivellement\u201d signalé par Avenbrugger et admis par Chomel, a une grande importance pour le diagnostic.Pour le 632 L'UNION MÉDICALE DU CANADA rechercher, la manière la plus simple est de déterminer successivement la ligne de matité pleurale dans la position horizontale et dans la position verticale du malade.Les vibrations vocales doivent être recherchées en faisant compter le malade à voix normale.Si l\u2019épanchement est peu abondant les vibrations sont diminuées et dans l\u2019_épanchement abondant on a le grand silence.Auscultation.\u2014 Le murmure vésiculaire a disparu ou à peu près dans les régions inférieures.D\u2019autres fois on entend un souffle doux, lointain, voilé, et généralement expiratoire, c\u2019est un souffle en E ou I, contrairement au souffle tubaire en \u201cA\u201d ou O.Ce souffle change de plage avec les différentes positions du malade, Si nous faisons compter le malade à Laute voix en continuant l\u2019auscultation, le retentissement vocal reste normal du côté sain, du côté malade au-dessus du liquide il est augmenté et au niveau du liquide on dirait que le malade parle en tenant un jeton entre ses dents, c\u2019est la voix de \u201cPolichinelle\u201d.L'égophonie.\u2014 On ne peut constater ce fait que dans une zone étroite et au niveau de l\u2019épanchement.Cette bande d\u2019égophonie suit l\u2019évolution du souffle pleurétique, elle apparaît deux ou trcis jours après le début de l\u2019épanchement, atteint son maximum d\u2019intensité dans les épanchements en nappe ou moyens et disparaît quand celui-ci devient trop abondant pour réapparaître lorsque la résorption commence.Si on demande au malade de compter à voix basse, le côté sain reste muet ou tout au plus ne laisse entendre qu\u2019un léger murmure indistinct.Au niveau de l\u2019épanchement, au contraire, la voix est entendue distinctement et tout près de l\u2019oreille sous forme d\u2019un chuchottement bien articulé.Ce syndrome porte le nom de pectori loqui aphone et selon Bacelli il ne se produirait que dans la pleurésie séro-fibrineuse et manquerait totalement dans la pleurésie hémorragique ou purulente.Si on demande a une personne de entourage d\u2019appliquer un sou bien à plat sur la paroi thoracique, en avant de la zone mate et de frapper sur ce premier sou à l\u2019aide d\u2019un second sou de petits coups secs pendant que l\u2019on fait l\u2019auscultation dans la région postérieure, nous remarquons que de la partie saine du poumon les bruits arrivent sourds et lointains tandis que si nous auscultons dans la région mate le son est argentin et ressemble à celui que l\u2019on produirait en frappant \\ L'UNION MÉDICALE DU CANADA 633 sur le bord d\u2019une coupe d\u2019argent.Ce signe appelé signe du \u201csou\u201d, sans être pathognomonique, a cependant une réelle valeur.La présence de l\u2019épanchement ne donne pas seulement des mani- - festations locales, cette présence est encore confirmée par le déplacement qu\u2019il occasionne, des organes voisins.Dans les épanchements gauches, le coeur est déplacé et ce déplacement augmente avec la quantité de liquide: ainsi 1 litre ne déplace le coeur que si le malade est debout, de 1 à 3 litres la pointe du coeur s\u2019abaisse et se rapproche de l\u2019appendice xyphoïde, l\u2019axe cardiaque tend vers la verticale, de 3 litres et plus le coeur est refoulé en masse et le médiastin passe vers la droite et la pointe reste au voisinage de l\u2019appendice xyphoïde.D\u2019après Bard et Pitres la torsion du coeur n\u2019existe pas, on ne l\u2019a jamais observée, ni constatée à l\u2019autopsie.Ceux qui ont cru, dit Bard, avoir observé cliniquement la torsion du coeur ont commis une erreur d\u2019interprétation, ce qui bat sous le sein droi: n\u2019est pas la pointe cardiaque mais bien Poreillette ou l\u2019aoote.\u201d Depuis les graphiques et la fluoroscopie ont démontré l\u2019impossibilité de cette torsion.| Si l\u2018épanchement est à droite, le coeur est refoulé à gauche, si l\u2019épanchement est double, la pointe du coeur est abaissée.EN RESUME ° Pleurésie sèche Pleurésie humide 1.Point de côté tenace Disparaît 2.Murmure vésiculaire conservé Disparu 3.Frottements constants Absence de tout frottement 4.Pas d\u2019égophonie Egophonie 5.Pas de pectori loqui Pectori loqui aphone aphone Matité absolue et variant avec 6.Pas de matité la position du malade Le diagnostic différentiel s'impose doné entre ses syndromes si importants. La loi des médicaments brevetés ou \u201c\u201cproprietary\u201d au Canada Par M, le Dr L.-F.DUBE, de Notre-Dame-du-Lac.Note de la Rédaction.\u2014 Nous nous faisons un devoir de publier en entier le travail si complet et si consciencieux du Dr Dubé, de Notre- Dame-du-Lac.On ne saurait étudier avec plus de soin et d\u2019à propos cette loi boiteuse qui n\u2019a été votée que pour mieux assurer l\u2019exploitation des masses par ces charlatans méprisables qui démolissent la santé publique.Les conclusions s\u2019imposent à l\u2019attention des médecins.L\u2019heureuse initiative du Ministère du Revenu de l\u2019Intérieur, demandant aux médecins leur concours et leurs suggestions pour modifier la loi actuelle régissant la fabrication et la vente des médi- ments brevetés, est trop importante pour que nous laissions passer sous silence cette occasion, peut-être unique, de dire ce que nous pensons de la loi actuelle et de toutes les modifications que l\u2019on peut y apporter, soit en ajoutant ou en retranchant quelques paragraphes.En plus, l\u2019invitation pressée de M.le docteur A.Vallée, secrétaire de l\u2019Association des Médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord, nous a décidé de faire ce travail qui servira, nous l\u2019espérons, à éclairer nos législateurs.La seule manière logique de savoir si la loi actuelle répond tien aux exigences, c\u2019est de l\u2019étudier dans ses détails en critiquant ce qui est mauvais et en mettant immédiatement de côté ce qui devrait être retenu.Nous clôturerons cette étude, en donnant un résumé de toutes les mesures jugées utiles et nécessaires pour la protection du public.Comme vous le voyez, le sujet sera un peu long à traiter, immanquablement, il y aura peut-être des répétitions, attendu que la loi renvoie d\u2019un article à l\u2019autre, mais nous tâcherons d\u2019être aussi clair et bref que possible, Il est entendu que nous ne traiterons que la partie purement médicale, n\u2019ayant rien à faire avec les autres articles de la loi régissant l\u2019organisation.| Notre première idée a été simplement d\u2019écrire un article pour \u201cLa Clinique\u201d, mais en apprenant l\u2019importance du triple congrès, nous avons cru que nous pourrions rendre un plus grand service en étudiant la loi dans ses détails et en lisant ce travail devant les L'UNION MÉDICALE DU CANADA 635 membres distingués qui le compose, pour que chacun ait l\u2019avantage de le discuter.\u201cDu choc des idées jaillira la lumière ?\u201d D\u2019un autre côté, il est d\u2019une extrême urgence de s\u2019oecuper sérieusement de la revision de la loi actuelle, et il n\u2019y a pas de meilleure occasion, puisqu\u2019un grand nombre de médecins éclairés, faisant partie des trois associations soeurs, se trouvent réunis aujourd\u2019hui.Ce que nous pensons de la loi actuelle, nous le trouvons en termes très clairs à la page 51 du Procès-Verbal de l\u2019Assemblée Générale des Gouverneurs du Collège des Médecins et Chirurgiens de la.Province de Québec, 12 juillet 1916.\u201cCette loi, dit M.le docteur, Gauvreau, registraire, devrait être rappelée, ou du moins amendée de façon à protéger le public et le médecin au lieu d\u2019être une échappatoire constante pour l\u2019exploiteur.\u201d Comme nous avons nullement la prétention d\u2019être légiste, nous demandons d\u2019avance toute votre indulgence.REGLEMENTS.\u2014L\u2019étude des règlements, fixera peu notre attention, car la plupart des articles seront commentés alors que nous parlerons de la loi.Cependant, nous ne pouvons passer sous silence les Nos 8, 9, 11, 12 des règlements qui paraissent accorder des pouvoirs que la loi ne mentionne pas.No 8\u2014\u201cLe ministère n\u2019exige pas, et il n\u2019est pas non plus désirable, que la formule d\u2019une préparation soit fournie par le fabricant; mais la déclaration sous serment soumise avec la demande, et dressée sur une feuille détaehée, devra dans chaque cas, énoncer la proportion de drogues figurant à l\u2019annexe par dose maxima, la quantité prescrite par vingt- quatre heures, ainsi que la préparation particulière de chaque drogue employée figurant à l\u2019annexe, et aussi si cette drogue est mentionnéé dans la Pharmacopée Britannique ou une autre pharmacopée officielle.\u201d Cet article des règlements est un des plus importants à traiter.Tel qu\u2019il est, il ouvre toute grande la porte à la fraude, ni plus nf moins.\u201cLe ministère n\u2019extge pas, et il n\u2019est pas non plus désirable que la formule d\u2019une préparation soit fournie par le fabricant, etc.\u201d Il est évident que le ministère canadien diffère d\u2019opinion au sujet de la publicité des formules des préparations brevetées avec les plus hautes autorités médicales du monde entier.L\u2019Académie de Médecine de Paris, les Congrès Professionnels, la Commission des spécialités pharmaceutiques, la Commission permanente des remèdes secrets de l\u2019Académie, toutes ces associations se sont prononcées à l\u2019unanimité en faveur de la publicité intégrale des 636 L'UNION MÉDICALE DU CANADA formules des spécialités pharmaceutiques, hygiéniques, alimentaires.Le ministère canadien, lui, dit: \u201cIl n\u2019est pas déstrable que les formules sotent connues.\u201d En vérité, est-ce que le ministère accorde un permis pour le simple avantage de retirer un dollar?Plus il sera facile 'de faire patenter un médicament, plus il y en aura, et plus il y aura\u2019 de fabricants, plus le ministère retirera de dollars.Ce numéro 8 des règlements nous oblige à conclure que le ministère se soucie fort peu de celui qui consomme.Quel contrôle le ministère peut-il exercer?Il ne sait pas ce que contient la préparation pour laquelle il accorde un permis de vente, et surtout il dit qu\u2019il n\u2019est pas désirable de le savoir.En un mot, on accorde un permis de vendre au public quelque chose que l\u2019on ne connaît pas et surtout que l\u2019on ne veut pas connaître, et qui, vraisemblablement, fera plus de mal que de bien.Qui nous dit que le fabricant fabriquera, dans un mois, le même médicament, avec les mêmes drogues, aux mêmes doses ?Qui pourra vérifier son produit, pour savoir s\u2019il est exactement le même que celui pour lequel il a obtenu un permis de fabrication et de vente?Souvent même le médecin est consulté au sujet de telle ou telle préparation.Que peut-il répondre?Une seule chose: Ne prenez pas de remèdes patentés, le meilleur ne vaut rien.[ Le simple bon sens nous montre l\u2019absurdité d\u2019un tel règlement.Nous demandons donc que le No 8 des règlements soit retranché.C\u2019est ce qui peut lui arriver de meilleur.No 9.\u2014\u201cQuand un médicament est préparé en petits paquets et mis en un contenant, chacun de ces petits paquets, advenant qu\u2019il soit vendu séparément ou employé commé partie séparée d\u2019un traitement ou remède, doit porter en caractères imprimés les renseignements requis par l\u2019article 4 de la loi; et s\u2019il y a là des drogues figurant à l\u2019annexe, en quantités dépassant celles déterminées par le ministère, les noms de ces drogues devront aussi être imprimés sur les paquets,\u201d La dernière partie de ce numéro, après: \u201cet s\u2019il y a là des drogues figurant à l\u2019annexe, en quantité dépassant ceiles déterminées par le ministère, etc.\u2019\u201d.est de trop.Ce que l\u2019on trouve ici, on le rencontrera un peu partout dans chaque article de la loi.Nous voulons dire que la première partie de chaque article ou paragraphe est généralement bon, mais on y ajoute trop souvent un \u201csi\u201d qui gâte tout.On dirait qu\u2019il est im- L'UNION MEDICALE DU CANADA 637 possible de faire un bon article de loi.Il faut nécessairement donner un moyen détourné pour passer outre.Ainsi, ici, le ministère fixe la dose de chaque drogue qui entre dans un médicament.Pourquoi ne pas s\u2019en tenir là \u201cmordicus\u201d?Non, il fallait ouvrir une porte toute grande et donner le droit de majorer la dose des drogues figurant à l\u2019annexe, pourru que le nom de la drogue figure sur les paquets.Vous admettrez avec nous, et facilement, que cette manirèe de faire une loi aussi importante laisse à désirer.Et ce n\u2019est pas tout.Plus loin, la loi fera une antre contorsion ee donnera un moyen d\u2019exempter le fabricant d\u2019imprimer sur les paquets les noms des drogues figurant à l\u2019annexe dont la dose a été majorée.\u2019 Nous proposons donc que la dernière partie de ce numéro après le (û) disparaisse.Rien autre chose.No 11.\u2014\u201cSi quelques-unes des drogues mentionnées ci-après sont incluses dans la composition d\u2019un médicament breveté, les noms en devront être imprimés .sur les \u2018étiquettes et enveloppes en caractères visibles, savoir: Huile de tanaisie, \u2014 Huile de sabine, Pouliot, Ergot; Racine de cotonnier, \u2014 Ellébore.\u201d Voici un numéro qui mérite d\u2019être pris en sérieuse considération, vu son importance et sa gravité.11 permet, ni plus ni moins, la vente des substances abortives, non seulement par les pharmaciens de) villes, mais aussi par tous les épiciers et marchands divers.Pour montrer l\u2019urgence qu\u2019il y a de mettre fin à cet état de choses, ainsi que la gravité de ce commerce illicite, que les membres de ce congrès aient l\u2019indulgence de nous suivre quelques instants à travers le sentier du devoir, de la justice et de la vérité.La vente des produits abortifs est prohibée (a) par la loi naturelle, (b) par la loi positive Divine, (c) par la loi Criminelle.(a) La loi naturelle considérée dans ses rapports avec la conscience humaine détermine ce qui est bien set ce qui est mal, ce que l\u2019on doit faire et ce que l\u2019on doit éviter.(b) La loi positive Divine, surajoutée à la loi naturelle par la volonté libre de Dieu législateur, dit: \u201cTu ne tueras pas.\u201d (ec) La loi Criminelle, à Particle 724 S.R.C., c.162, art.48, dit: \u201cEst coupable d\u2019un acte criminel et passible de deux ans d\u2019empri- \u201csonnement, celui qui fournit ou procure illégalement quelque drogue \u201cou autre substance délétère, ou quelque instrument ou autre chose \u201cquelconque, sachant qu\u2019il est\u2019destiné à être illégalement employé ou 638 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u201cappliqué dans le but de procurer l\u2019avortement d\u2019une femme, qu\u2019elle \u201csoit enceinte ou non.\u201d Est-ce que vraiment la foi des médicaments brevetés peut per- __ mettre ce qui est défendu par la loi naturelle, la loi positive, et la loi \u201c Ôeriminelle ?Est-ce qu\u2019en laissant subsister ce numéro des réglements nous ne favorisons pas l\u2019avortement et que nous ne sommes pas, par le fait, en contradictions avec les autres textes de loi ?Est-ce que par le fait d\u2019imprimer sur l\u2019étiquette d\u2019un paquet ou flacon le mot: \u201cErgot, Pennyroxal, Tanaisie, Sabine, Rue,\u201d etc, cela donne le droit de vendre ces substances qui ne sont pas, croyez-nous, purgatives ou hypnotiques, mais bien abertives.Nous ne donnons pas ces allégués pour prouver que la vente des substances abortives est prohibée, mais simplement pour montrer l\u2019énormité du crime qui se commet à chaque instant du jour, dans tous les coins du pays, au nez de la loi criminelle et sous l\u2019aile protectrice d\u2019une loi bâtarde et mauvaise.Nous proposons donc de remplacer ce numéro 11 par celui-ci: \u201cNul ne peut fabriquer, vendre, exposer ou mettre en vente un médi- coment renfermant une des drogues suivantes: Tanaisie, Sabine, Pouliot, Rue, If, racine de cotonnier, Safran, Ellebore, Ergot, Penny- roxal, Apiol, Cantharide, Absinthe, Génévrier.No 12.\u2014Les doses des médicaments prescrits pour les enfants seront comme suit: Enfants de dix ans .1/2 dose adulte.\u201c de cinq ans .1/4 6 sé de deux ans .1/6 \u201c sé de un an ou au-dessous .1/12 \u201c \u201cSi de opium, ou l\u2019un de ses dérivés, est présent dans des médicaments destinés à être administrés à des enfants au-dessous de un an, sa présence devra être distinctement énoncée par les étiquettes et enveloppes.\u201cIl est préférable que les dosages ci-dessus mentionnés soient énoncés sur les étiquettes et enveloppes sous forme de gouttes.\u201d La seconde partie de ce numéro commençant à: Si de l\u2019opium, ete, devrait disparaître.Il n\u2019y a pas une seule raison à invoquer en faveur de la vente de Popium aux parents pour endormir leurs enfants et ainsi leur permettre d\u2019aller au théâtre ou à une soirée quelconque.Mais quelle différence.y a-t-il entre un Chinois ignorant qui vend de l\u2019opium, et que l\u2019on traduit sans pitié devant les tribunaux, et nos milliers de Canadiens supposés intelligents qui vendent de \u2026 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 639 l\u2019opium sous toutes les formes et que l\u2019on n \u2018inquiète pas, au contraire, on fait une loi pour les protéger?Pour nous, il n\u2019y en a pas.Que ce soit l\u2019opium brut, de la morphine, de la codéine, de l\u2019héroïne, de la teinture d\u2019opium, et même du parégorique, c\u2019est toujours un extrait de la même plante : le Pavot, et les effets sont les mêmes.Nous en reparlerons au sujet de la loi.La loi des médicaments brevetés ou \u201cProprietary\u201d.\u2014 Plus d\u2019une raison nous dit que le titre de la loi devrait être changé.Les spécialités hygiéniques et alimentaires, tout comme les spécialités pharmaceutiques, sont uniformément présentées avec le concours d\u2019une publicité s'appuyant sur l\u2019interprétation plus ou moins fantaisiste de faits d\u2019ordre purement médical.Il est difficile d\u2019établir à lheure actuelle une démarcation précise entre les spécialités pharmaceutiques proprement dites et les spécialités hygiéniques ou alimentaires.Un grand nombre de ces préparations sont présentées au public sous de fausses représentations.Il serait bien plus logique de dire: \u201cLa loi des Sp-cialités pharmaceutiques, hygiéniques, alimentaires.\u201d ARTICLE 2.\u2014A, B, C, D.Art.3 b\u2014\u2018Médicaments dits \u201cproprietary\u201d ou médicament \u201cbreveté\u201d, signifient une préparation pharmaceutique ou un médicament artificiel fabriqué pour l\u2019usage interne de l\u2019homme, et dont le nom, la compnsition ou la définition ne se trouve ni dans la pharmacopée britannique ni dans le Codex Médicamentarius de France, ni dans la pharmacopée des Etats- Unis, ni dans aucune pharmacopée étrangère agréée par le Ministre; ni dans aucun formulaire adopté par une association pharmaceutique dû- ment constituée représentant le Canada et approuvé par le Ministre ; ou sur lequel n\u2019est pas imprimée bien en vue et de façon à ne pouvoir être enlevée de l'étiquette et de l\u2019enveloppe sa véritable formule ou la liste des ingrédients -médicaux qui le composent, lesquelles ne doivent pas contenir de cocaïne ni de dérivés ni de préparations de cocaïne.Dans ce paragraphe (b) de l\u2019article 2, nous trouvons que seuls les préparations pour usages internes de l\u2019homme sont comprises dans la loi.Nus ne comprenons pas pourquoi les préparations pour usages externes sont exemptées.Bon nombre de ces remèdes sont dangereux.Qui les fabrique?L\u2019épicier du coin, tout probablement.Quelle est leur composition ?Personne ne saurait le dire, muisqu\u2019aucun corps civil n\u2018a de juridie- tion sur ces mille et une pommades.Si l\u2019on veut faire de la loi actuelle une loi juste, honnête et complète, il est nécessaire d\u2019y inscrire les préparations pour usages externes aux mêmes titres que les premières. 640 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Qui osera nier qu\u2019un nombre illimité de gargarismes, mixtures odontalgiques, baumes ou onguents nasaux, poudre à priser, médicaments catarrhaux, médicaments contre les maux d\u2019yeux, oreilles, lotions contre les cheveux, liniments, pommades, etc., qui sont employés couramment ,ne contiennent pas de drogues figurant à l\u2019annexe de la loi, et pour spécifier, disons: alcool, morphine ou opium, et peut-être serons-nous surpris.Que l\u2019on fasse faire l\u2019analyse de toutes ces mixtures miraculeuses et peut-êter' serons-nous surpris.D\u2019ailleurs, le fait de vendre un produit secret dont perosnne connaît la composition, pas même le ministère, est -une absurdité, peut-être une criminalité! Et remarquez bien que ce sont exactement ces mêmes liniments que l\u2019on voit annoncés à la quatrième page de nos grands quotidiens.Dans le même paragraphe, au lieu de: ou sur lequel n'est pas imprimé, etc\u201d, il faudrait lire: \u201cou sur lequel est imprimé, etc\u201d.Il est de toute nécessité que la formule complète de la composition du médicament paraisse sur chaque étiquette.Nous en donnerons toutes les raisons à l\u2019article 4 de la loi.Il est nécessaire d\u2019ajouter à ce même paragraphe après les mots: \u201clesquels ne doivent pas contenir de cocaïne mi de dérivés mi de préparations de cocaïne,\u201d les mots: \u201cni d\u2019opium, m de dérivés m de prè- parations d\u2019 opium, ni aucunes drogues abortives et spécialement celles figurant à l\u2019article 11 des règlements.\u201d Article 4\u2014\u2018\u201c\u2019Tout médicament dit \u201cproprietary\u201d ou médicament \u201cbreveté\u201d doit être mis en paquets ou en bouteilles, et chaque paquet ou bouteille destinée à être vendue ou distribuée en Canada doit porter en caractères bien lisibles, et de façon à ne pouvior être enlevés de l\u2019étiquette générale et de l\u2019enveloppe, le nom du médicament et le numéro sous lequel il est inscrit, avec les mots: \u201cLoi des médicaments brevetés ou proprietary\u201d, ainsi que le nom et l\u2019adresse du fabricant, lesquels noms et numéros sont marques d\u2019identité suffisantes, relativement au fabricant, pour l\u2019objet de l\u2019article 14 de la présente loi.\u201d Cet article de la loi règlemente la manière dont le médicament sera mis en vente.Il serait à peu près complet s\u2019il disait que \u201cla formule complète de la composition du médicament doit être inscrite en français et en anglais sur l\u2019étiqueite de chaque paquet ou bouteille.\u201d Nous avions promis un peu plus haut de donner nos raisons, les voici: La publicité des formules des médicaments brevetés présente un intérét tout particulier pour la santé publique. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 641 En France, les Congrès professionnels et d\u2019Académie de Médecine se sont prononcés, à l\u2019unanimité, en faveur de la publicité des dites formules.En plus, la Commission des Spécialités pharmaceutiques et la Commission permanente des remèdes secrets de l\u2019Académie de médecine ont appuyé la même proposition.De graves inconvénients résultant du fait que ni le médecin, ni le malade ne connaît la composition du médicament.Le médecin, ignorant la composition, s\u2019abstient de le prescrire ; le malade le prend sur la simple suggestion d\u2019une annonce, ce qui est parfois très dangereux.Une autre conséquence fâcheuse de la non publicité des formules résulte de ce fait que les produits spécialisés échappent au contrôle du service de la répression des fraudes.Disons en passant que ce service n\u2019existe pas ici, ou s\u2019il existe il n\u2019est pas en activité; il en faudrait un absolument.Nous en parlerons un peu plus loin.La santé publique est gravement compromise par le fait que tout se passe à l\u2019aveugle.Aussi cette branche de notre industrie canadienne est-elle reléguée au rang du vrai charlatanisme.et avec raison ! Aucun de nos produits médicamentaux spécialisés, admettant qu\u2019ils soient bons et utiles, ne peut être exporté avec avantage et à notre honneur, par le fait que ce sont des remèdes secrets, et pas un peuple, \u2014 à part nous \u2014 ne tolérerait un seul instant un tel commerce qui se fait au détriment de la santé publique, en escomptant la crédulité naïve et l\u2019ignorance des gens.Ces considérations s\u2019appliquent, non seulement aux spécialités pharmaceutique,, mais aussi aux spécialités hygiéniques et alimentaires qui devraient être régies par la même loi; car, elles sons présentées au public sous une forme qui constitue une véritable tromperie sur la qualité de la marchandise vendue sans qu\u2019aucun pouvoir public puisse réagir contre elles.Ces graves inconvénients disparaîtraient si le fabricant tétait obligé de déposer au minstère la formule intégrale de chacun de ses produits spécialisés, laquelle formule serait inscrite dans un Formulaire spécial, lequel servirait de base pour contrôler tous les mêmes produits vendus au public et portant l\u2019inscription de la formule intégrale, en français et en anglais, sur chaque étiquette.Tous les ans, le ministère pourrait faire imprimer un certain 642 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nombre de ces formulaires et les faire distribuer à chaque médecin, par l'entremise du secrétaire du Collège des Médecins de chaque province respectivement.Le jour où un ministère ou un conseil supérieur d\u2019hygiène publique sera organisé à Ottawa, il est à présumer que la surveillance, l\u2019inspection et la direction de la loi et de son application, ainsi que celle de la vente et de la fabrication des remèdes patentés, lui sera confiées.Ce sont des médecins fonctionnaires ou hygiénistes qui doivent avoir autorité nécessaire pour cette fin.Ces réformes sont du domaine du possible.Elles sont logiques en tout; rien ne peut empêcher le ministère de les mettre en exécution.Il se pourrait fort bien que les grandes industries, les charlatans se liguent pour combattre, pour arrêter ce pas en avant dans la voie du progrès! Mais c\u2019est en toute confiance que nous proposons ces réformes, croyant encore dans l\u2019esprit d\u2019avancement et de civilisation de nos gouvernants.Article 7 (a, b, ¢).\u2014\u201cNul médicament dit \u201cproprietary\u201d ou médicament \u2018\u201c\u2018breveté\u201d, ne peut étre fabriqué, vendu, offert ou mis en vente.\u201d Article 7 a\u2014\u201cS\u2019il contient de la cocaïne ou quelque sel ou préparation de cocaïne,\u201d Cet article, qui est un des plus importants de la loi des spécialités pharmaceutiques, prohibe la fabrication, l\u2019importation, la vente, l\u2019offre ou la mise en vente de certains produits.(a) S\u2019il contient de la cocaïne ou quelque sel ou préparation de cocaïne.Vous vous attendiez, sans doute, à une longue liste de médicaments ou drogues prohibés?Pas du tout.La cocaïne seule est prohibée.Si la cocaïne fait des ravages dans les grands centres \u2014 les villes \u2014 l\u2019opium sous toutes ses formes, alcaloïdes, dérivés et préparations, ravage nos campagnes; et dans nos campagnes, c\u2019est l\u2019enfant que l\u2019on drogue.Ah! vraiment, peut-on tolérer ce régime désastreux plus longtemps?Que d\u2019enfant dorment leur dernier sommeil par la faute aux sirops dits calmants ?Il y a quelques années, j'ai vu de mes propres yeux, et entendu de mes propres oreilles, l\u2019histoire d\u2019un enfant bien portant le soir.et trouvé mort le matin.On lui avait administré une forte dose de sirop calmant.Où est le coupable?Le propriétaire qui fabrique, le gouverne- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 643 ment qui permet, ou le peuple qui achète sur les mille et une recommandations émerveillantes de nos quotidiens jaunes à grand tirage?.Mais ceux qui ont pour mission de protéger le peuple, de l\u2019instruire, (les journaux), sont des esclaves à la solde de ces traficants de skrops calmants, de pilules à grosses mamelles, et d\u2019élixirs de longue vie! La cocaine et opium ne sont pas les seuls chancres qui tuent.Le premier s\u2019adresse à l\u2019homme, le second à l\u2019enfant: il fallait bien un chancre féminin.| Celui-ci on le trouve dans la quantité illimitée de substances abortives en vente dans toutes les pharmacies des villes et dans plusieurs épiceries, a la campagne.Que l\u2019on ne soit pas surpris de l\u2019augmentation, que nous constatons tous les jours, dans les cas d\u2019avortements, dans les campagnes et surtout dans les villes de notre chère province ! Dans une seule pharmacie d\u2019une grande ville, on vend au détail, par mois, en moyenne, 20 paquets de Tansy, Pennyroyal, Cotton root.Il faut bien reconnaître que ces trois substances ne sont rien autre chose que des abortifs.Détail digne d\u2019être mentionné, chaque paquet coûte 17 sous et se vend deux dollars.Non, jamais nous aurions cru que des hommes intelligents avant reçu une bonne éducation, doublée d\u2019une instruction supérieure, se rabaissant, par amour du gain, à un commerce aussi dégradant.Vraiment, la profession de pharmacien en est-elle.rendue là ! Il avait donc raison ce jeune homme qui m\u2019avouait avoir commencé l\u2019étude de la pharmacie, mais que s\u2019étant aperçu que la plupart def pharmaciens né sont que des vendeurs de décrassoirs, de bonbons, de cigares et cigarettes, d\u2019oiseaux et même de poissons dorés, il avait discontinué.Le moins que nous puissions faire au paragraphe (a) de l\u2019art.7, c\u2019est d\u2019ajouter, comme drogue prohibée, à la cocaïne: l\u2019opium, ses dérivés, ses préparations et toutes les substances abortives, et plus spécialement celles mentionnées dans l\u2019art.11 des règlements tels qu'amendés.* S\u2019il faut absolument spécifier, nous pourrions ajouter que: les pharmaciens mêmes n\u2019ont pas le droit de vendre, offrir en vente aucun des produits mentionnés dans l\u2019article Ÿ, paragraphe (a) de la loi, sans prescription du médecin.Article 7 b\u2014\u201cS\u2019i] contient de l\u2019alcool en excès de la quantité nêces- saire à titre de dissolvant ou de préservatif, ou s\u2019il ne contient pas suffisamment de médication pour en empêcher l'usage comme breuvage alcoolique.\u201d 644 L'UNION MÉDICALE DU CANADA En voilà un qui pêche par excès de permission au lieu de défendre.La première partie suffisait, elle était complète.La seconde partie gâte le tout.Nous ne voulons pour preuve que la quantité innombrable de préparations alcooliques qui encombrent le marché et qui se boivent couramment par les ivrognes.Ecoutez lutôt la lecture de la petite liste ci-dessous de quelques préparations qui contiennent, croyons-nous, plus d\u2019alcool qu\u2019il en faut pour dissoudre les substances qu\u2019elles contiennent: Hostetter .+ + +.44.3 pour cent alcool.Drake plantation .33.2 6 Rush .342 \u201cS Peruvian .224 ' Hoofland .256 \u201c Oxygenated ee .192 \u2018 California wine bitters.18.2 \u2018 Walkers Vinegar bitters 7.2 \u201c Gold Cura No.1 .41.1 \u201c Gold Cura No.2 .282 *.Whiskol .28.2 ss Warner safe tonic bitter 35.7 és Lydia Pinkham\u2019s Veg.Co.20.6 ss Colden\u2019s liquid beef ton.26.5 \u201c Parker\u2019s tonic .41.6 \u201c Howe\u2019s arabian tonic .13.2 \u201c Schenk\u2019s sea weed tonic 19.5 és Kilmer\u2019s swamp-root .72 66 Famous catarrh remedy 27.3 6 .Kaufman\u2019s sulfher bitter 20.5 \u201c6 Peruna .28.6 e Vinol .16.8 \u201c N\u2019est-ce pas une \u2018preuve que ce paragraphe pêche par excès de permission?Tout le monde sait, à part le ministère, que le Peruna n\u2019est que du mauvais whisky ; cependant, il est encore en vente dans la plupart des pharmacies et épiceries des villes et des villages.Que fait la loi?Article 7c.\u2014\u201cS\u2019il contient une des drogues mentionnées dans l\u2019annexe de la présente loi sans que le nom en soit imprimé bien en vue sur l\u2019étiquette et sur l\u2019enveloppe de la bouteille, de la boîte ou autre contenant, et de façon à n\u2019en pouvoir être enlevé.Cependant, tout fabricant ou importateur d\u2019un médicament contenant quelquel drogue mentionnée à l\u2019annexe, ou tout agent pour la vente de pareil médicament peut, lorsqu\u2019il fait la demande d\u2019un certificat d\u2019inscription pour un médicament, transmettre au Ministre une déclaration sous serment désignant cette drogue et la proportion dans laquelle elle entre dans le mélange et dans la dose, et dès lors le Ministre peut accorder un certificat d\u2019inscription pour ce médicament sans que le nom de cette drogue soit imprimé sur l\u2019étiquette et l\u2019enveloppe, si la proportion dans laquelle cette drogue se trouve dans le médicament ne paraît pas au Ministre être dangereuse pour la santé.\u201d La première partie de ce paragraphe, bien qu\u2019elle ne soit pas * L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 645 complète, car elle ne prohibe pas la vente de médicaments brevetés dont la formule ne paraît pas sur l\u2019étiquette, serait cependant suffisante.| : | La seconde partie commençant à \u201ccependant\u201d annule ce que la première exige.Pourquoi ces demi-mesures?Ou la loi veut que le nom des drogues figurant à l\u2019annexe paraisse sur l\u2019étiquette, ou elle ne le veut pas.Si elle le veut, pourquoi, par un détour, l\u2019exempte-t-elle de le faire ?Si elle ne le veut pas, la première partie de ce paragraphe est inutile; car, enfin, on ne peut pas vouloir une chose et ne pas la vouloir en même temps.Article 10 (1, 2).\u2014\u201cNul fabricant, importateur ou vendeur ne peut, dans une annonc& ou de toute autre manière, affirmer ou faire entendre que le certificat d\u2019inscription accordé par le Ministre porte sur la valeur d\u2019un médicament breveté, et il ne peut être fait de ce certificat ni de tout autre certificat ou toute autre garantie, dans une annonce sur une étiquette on sur le paquet ou la bouteille qui contient le médicament.ou d\u2019aucune autre manière, nulle mention qui n\u2019est pas spécialement prévue par la présente loi.\u201d Article 10 (2) \u2014\u201cNe peut être importé, exposé, vendu ou offert en vente au Canada nul médicament dit \u201cproprietary\u201d ou médicament \u2018\u2018breveté\u201d qui porte au sujet de certificats émis par le gouvernement du Canada ou quelque gouvernement étranger des représentations différentes de celles permises sous le régime de la présente loi.\u201d Cet article défend de se servir du certificat d\u2019inscfiption délivré par le ministre, à titre de recommandation.Ceci n\u2019est pas suffisant.La généralité des manufacturiers de remèdes patentés vendent leurs produits sous de fauses représentations, à moins que la loi du pays, où le remède est vendu prohibe ces annonces mensongères.La \u201cFood and Drugs Act\u201d, aux Etats-Unis, depuis qu\u2019elle est en vigueur, a forcé les fabricants de remèdes à éliminer une partie des mensonges que portait l\u2019étiquette de chacun de leurs produits.Aussi voit-on le même médicament breveté, étiquetté d\u2019une certaine manière s\u2019il est destiné à être vendu aux Etats-Unis et tout différemment s\u2019il est destiné à être exporté dans des pays où l\u2019on tolère le mensonge et les faussetés et où l\u2019escroquerie bat son plein.La nouvelle loi devrait être complète sous ce rapport.L\u2019étiquette du contenant ainsi que son enveloppe ne deevrait pas contenir de faits mensongers quant à la fabrication et aux effets therapeuti- ques.Et une loi qui défendrait le mensonge sur l\u2019étiquette et le permettrait sur les journaux, les feuilles d\u2019annonces, les affiches et placards, ne serait qu\u2019une loi de protection partielle.Le plus grand 646 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nombre lit les annonces mirobilantes des journaux publiées par les manufacturiers de remèdes patentés et ne lit pas l\u2019étiquette du flacon une fois qu\u2019il est acheté.Quand la vérité seule sera exigée sur toutes les annonces de remèdes patentés, n\u2019importe où elles se trouvent, un grand nombre de ces préparations sera relégué dans les limites de l\u2019oubli.(The Journal A.M.A., July 20th, 1912.) Il serait nécessaire d\u2019ajouter à l\u2019article 10 un quatrième para- -graphe dans le genre de celui-ci: \u201cNul fabricant, importateur ou \u201cvendeur ne peut, sur une étiquette ou dans une annonce quelconque, \u201cou de toute autre manière, faire entendre que le médicament qu\u2019il \u201cfabrique ou vend, ou offre en vente, est un spécifique pour telle ou \u201ctelle maladie, quand le médicament ou remède n\u2019obtient pas le ré- \u201csultat qu\u2019il laisse entendre.\u201d \u2019 Car en agissant autrement \u2014 tel qu\u2019on le fait aujourd\u2019hui \u2014 on soustrait de l\u2019argent au public, on fait de l\u2019escroquerie.On fait de l\u2019escroquerie sous le couvert de la loi ! Vous voyez que ce simple paragraphe mettrait fin à\u2018cette plë- thore d\u2019annonces de toutes sortes, vrai charlatanisme modernisé ! we ue @ La loi actuelle, méme avec les quelques amendements que nous proposons d\u2019y ajouter \u2014 lesquels nous doutons qu\u2019ils soient acceptés \u2014 serait encore à la merci des charlatans, des ignorants et des trafi- cants de bas étage.Voulons-nous faire de cette industrie de spécialités pharmaceutiques, hygiéniques et alimentaires quelque chose de sérieux?Quelque chose qui serait à notre plus grand honneur et dont nous ne craindrons pas de rougir?Actuellement les médicaments brevetés sont \u2018une honte pour le Canada.et \u201caucune'loi n\u2019est plus à l\u2019encontre du bien public et de la dignité professionnelle que la loi des médicaments brevetés du Canada\u201d.(Procès-verbal, Ass.des Gouv.C.M.C., P.Q., juillet 1916.) Fermons la porte aux gens qui ne sont pas du métier, à ces gens qui sont avides de vivre au détriment de la santé publique.De toute nécessité, il faut que la loi actuelle que l\u2019on veut faire meilleure renferme un article dans le genre de celui-ci: 1° \u201cNul n\u2019a le droit de fabriquer ou de faire fabriquer une spécialitA pharmaceutique, hygiénique ou alimentaire, s\u2019il n\u2019est médecin licencié d\u2019un Collège de Médecine d\u2019une province du Canada, ou pharmacien licencié d\u2019un Collège de Pharmacie d\u2019une province du Canada.\u201d ae el La a a L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 647 Quel serait l\u2019effet d\u2019un tel article?II serait double! En premier lieu, 11 mettrait fin, ou nous n\u2019y comprenons rien, au système actuel de protection du charlatanisme et voici comment: Aujourd\u2019hui n\u2019importe quel individu veut faire breveter la prescription de n\u2019importe quel médecin contre n\u2019importe quelle maladié.En possession de ce brevet, il a le droit de vendre sa médecine, à tort et à travers, sans qu\u2019on puisse l\u2019atteindre par nos lois provinciales.Certains charlatans de la métropole, paraît-il, ont une vingtaine de médicaments brevetés, couvrant à peu près toutes les maladies chroniques et aiguës.Au moyen d\u2019annonces suggestives, ils attirent la clientèle, font des simulacres d\u2019examens des malades, vantent leurs dragées ou leurs médecines, et se font, en définitive, mieux payer qu\u2019un spécialiste, alors que le patient s'en retourne assuré qu\u2019il n\u2019a versé au guérisseur que juste le coût de revient de la médecine patentée qu\u2019il apporte.En second lieu, il forcerait les médecins et les pharmaciens à étudier un peu plus.La plupart des jeuñes médecins et des jeunes pharmaciens, aussitôt licenciés, oublient que: \u201cL\u2019amour du travail et le goût de l\u2019étude est un bien.\u201d Ils ferment leurs livres et se livrent à l\u2019exercice de leur profession avec le bagage de connaissances qu\u2019ils ont au sortir de l\u2019Université, croyant ainsi, sans étude ultérieure, arriver au faite de la gloire.Le peuple a besoin de diverses spécialités pharmaceutiques, hygiéniques ou alimentaires.Les médecins et pharmaciens doivent se mettre à oeuvre pour les lui fournir.C\u2019est exactement la raison de l\u2019indifférence du corps médical ei du corps pharmaceutique à mettre de bonnes spécialités sur le marché, qui a fait que les charlatans s\u2019en sont emparé, à notre plus grand détriment et surtout à celui du public.Ici encore, il faudrait que la loi prévoit à ce qu\u2019un médecin ou un pharmacien ne serve pas de prête-nom à aucun individu pour lui permettre de fabriquer et de vendre une spécialité.La guerre actuelle a servi à découvrir une foule de fraudes d= ce genre, en France, où des pharmaciens prête-nom faisaient le petit bonheur des Boches.Sachons se servir de l\u2019expérience des autres ! 2° \u201cAucun médicament ne peut être vendu, offert ou mis en vente avant d\u2019obtenir une autorisation de la \u201cCommission des médicaments brevetés\u201d, 3° \u201cNul ne peut vendre, offrir ou mettre en vente une spécialité pharmaceutique, hygiénique, alimentaire, s\u2019il n\u2019est médecin lieencié d\u2019une province du Canada, ou pharmacien licencié d\u2019une province du Canada- 648 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Néanmoins, dans les paroisses du Dominion où il n'y a pas de médecin résident, à moins de.trois milles de distance, les dites spécialités pourront être vendues par les marchands, mais ne pourront être délivrées que sur prescription du médecin.\u201d Si le premier remêde à apporter à la loi actuelle, pour avoir des médicaments brevetés ou des spécialités pharmaceutiques, hygiéniques et alimentaires de première classe, est de fermer la porte aux gens qui ne sont pas du métier, il ne serait pas juste de le faire à notre détriment et de laisser entrer dans le pays des produits dc dixième ordre.: Nos voisins au sud de la ligne 45ième ne nous cèdent en rien sous ce rapport, car il se vend, dans leur pays, par année, pour uné moyenne de 15 millions de dollars de \u201cFake Medicine\u201d.Or, il faut que notre loi y pourvoit, c\u2019est pourquoi nous sugge- rons qu\u2019un article dans le genre de celui-ci fasse partie de la nouvelle loi.\u201cNul ne peut importer un médicament breveté ou une spécialité pharmaceutique, hygiénique ou alimentaire, si ce médicament ou cette spécialité précitée n\u2019a pas été fabriqué par un médecin ou pharmacien reconnu du pays où il réside, et si la formule intégrale de la spécialité qu\u2019il désire importer ne paraît pas sur l'étiquette de chaque paquet et enveloppe, en français et en anglais, et avoir observé toutes les forma - lités requises par la présente loi.\u201d = Et ainsi nous mettrons fin à cette exploitation honteuse du peuple par nos gens et par les étrangers.we pe Il serait bien de dire quelques mots sur le \u201cComment.les choses se passent\u201d dans d\u2019autres pays.oo Ainsi, en France, il n\u2019existe nas de remèdes secrets.La loi interdit la vente des remèdes secrets.Pour obtenir l\u2019autorisation de vendre une spécialité, il faut qu\u2019elle soit inscrite au Codex Medicamentarius, ou obtenir l\u2019autorisation après avis favorable de l\u2019Académie de Médecine qui a une session d\u2019études \u201cad hoc\u201d.De sorte que la formule est connue de l\u2019Académie de Médecine et publiée dans le Bulletin, après discussion publique et lecture en séance du rapport de son comité.Quelle différence avec notre système de pur charlatanisme dangereux.Pourquoi tous les médecins du Canada et d\u2019ailleurs aiment- ils à prescrire et prescrivent tous les jours les produits francais?C\u2019est que le système français est supérieur à tout autre et offre toutes: les garanties qu\u2019il est possible d\u2019exiger; c\u2019est que précisément les fabricants offrent, eux aussi, une garantie de compétence, d\u2019honora- 0e L'UNION MÉDICALE DU CANADA 649 bilité et de conscience que l\u2019on ne trouve pas ici.En d\u2019autres termes, la mentalité française est différente de la nôtre.Aussi, en France, le public est protégé, tandis qu\u2019ici il ne l\u2019est pas.Voilà toute la différence \u2014 et croyez-nous, elle est grande! XX Liste des drogues annexées\u2014A la loi actuelle est annexée une liste de drogues.A quoi sert-elle?Quelle idée le ministère avait-il en annexant cette liste à la loi?Vraiment, qu\u2019on lise et relise la loi; on y perd son latin à en chercher l\u2019esprit.Le ministère ne veut certainement pas restreindre l\u2019usage de ces drogues, puisqu\u2019il demande simplement, dans le cas ou une préparation contiendrait une des dites drogues, d\u2019en imprimer le nom sur l\u2019étiquette et l\u2019enveloppe du paquet de la bouteille.Si les choses en restaient là, on comprendrait que le ministère veut que celui qui consomme sache au moins que telle ou telle drogue est renfermée dans la préparation qu\u2019il achète.Ce serait un commencement de publication de la formule.Mais, plus loin, la même loi exempte le fabricant d\u2019imprimer sur l\u2019étiquette et l\u2019enveloppe du paquet ou du flacon, le nom des drogues figurant à l\u2019annexe, pourvu qu\u2019il déclare sous serment au ministère le nom de ces drogues.Nous voici donc au même point que s\u2019il n\u2019y avait pas de liste de drogues annexée à la loi.Pourtant, on devrait prohiber la fabrication et la vente de toutes les spécialités renfermant certaines drogues figurant à l\u2018annexe actuelle.; Nous proposons donc qu\u2019une liste de drogues prohibées soit annexée à la nouvelle loi, sous le nom de \u201cListe Noire\u201d.Chaque fois qu\u2019il sera fait mention de la \u201cListe Noire\u201d au cours de la nouvelle loi, il sera compris que c\u2019est la liste des drogues qui ne doivent pas rentrer dans la composition d\u2019aucune spécialité brevetée.CONCLUSION En résumé, voici ce que nous suggérons au ministère et que nous sommes prêt à discuter pour le plus grand bien de notre profession et de notre pays: 1° Que \u201cla loi des médicaments brevetés ou proprietary\u201d porte 650 L'UNION MÉDICALE DU CANADA le nom de \u201cLoi des Spécialités Pharmaceutiques, Mygiéniques, Alimentaires\u201d.2° Que les médecins et les pharmaciens licenciés, au Canada, seuls aient le droit de fabriquer ou de faire fabriquer des spécialités pharmaceutiques, hygiéniques et alimentaires.3° Que l\u2019on n\u2019accepte, au Canada, que des médicaments ou spécialités qui ont été fabriquées par des médecins ou pharmaciens reconnus dans le pays où ils résident.4° Que la formule intégrale de chaque médicament ou spécialité pharmaceutique, hygiénique ou alimentaire soit déposée au ministère et inscrite dans un \u201cFormulaire Spécial\u201d, en français et en anglais.5° Que la formule intégrale de chaque médicament ou spécialité pharmaceutique, hygiénique ou alimentaire soit imprimée en français et en anglais sur l\u2019étquette du flacon ou paquet ainsi que sur l\u2019enveloppe des contenants.6° Que les médicaments ou spécialités pour usages externes soient régis par la même loi que ceux pour usages internes.7° Qu\u2019il soit nommé une \u201cCommission des Spécialités pharmaceutiques, hygiéniques et alimentaires\u201d, laquelle sera composée de trois médecins, un pharmacien et un chimiste-analyste.8° Qu\u2019il soit créé un \u201cService de la répression des fraudes\u201d avec tous les pouvoirs pour agir.9° Qu\u2019il soit strictement défendu, sous peine de récluson, de fabriquer un médicament ou une spécialité dans lequel il entrera une ou plusieurs substances abortives, telles qu\u2019elles apparaissent sur a \u201cListe Noire\u201d.10° Qu\u2019il soit strictement défendu de fabriquer un médicament ou une spécialité quelconque dans lequel il y aura de l\u2019opium, ses alcaloïdes, ses dérivés et ses préparations.11° Qu\u2019il soit fait un contrôle sérieux de tous les médicaments ou spécialités qui auront reçu l\u2019autorisation d\u2019être fabriqués et vendus.12° Que de fréquentes analyses soient \u2018faites des spécialités sur le marché et que le permis de vente et de fabrication soit enlevé à quiconque essaie de frauder.13° Qu\u2019il soit fait, à différents intervalles et à l\u2019improviste, une inspection des pharmacies et des établissements quelconque où se fabriquent et se vendent les médicaments ou les spécialités pharmaceutiques, hygiéniques et alimentaires.Les officiers du \u201cService de la répression des fraudes\u201d pourraient agir comme inspecteurs de ces établissements. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 651 14° Qu\u2019il soit annexée à la nouvelle loi une liste portant le nom de \u201cListe noire\u201d énumérant les drogues qui ne devront pas entrer dans la fabrication d\u2019aucun médicament ou spécialité.15° Que la \u201cListe Noire\u201d annexée à la nouvelle loi porte le nom des drogues suivantes : (Cocaïne.\u2018Opium, ses préparations, ses dérivés, ses alcaloides.Tanaisie.Sabine.Pouliot.Rue, If.Racine de cotonnier, Ellébore.- y Drogues aborfives.Ergot Pennyroyal.Apiol.Safran.Cantharide.Absinthe.16.Génévrier.cu HOO Mao Ok WD pd [3] ep OC Ha CO En adoptant la \u201cListe Noire\u201d, du coup on éliminerait le numéro (11) des règlements, le paragraphe (a) de l\u2019article (7) de la loi et la Liste des drogues annexées de la loi actuelle.16° Que le ministère prenne l\u2019initiative de poursuivre tous les fabricants de médicaments brevetés ou spécialités pharmaceutiques, hygiéniques, atimentaires, qui, sur l\u2019étiquette ou annonces quelconques \u2014 journaux, circulaires, etc.\u2014 disent des choses fausses ou mensongères quant au mode de fabrication, à la provenance des drogues qui le compose, aux drogues qui entrent dans la préparation, et surtout aux effets thérapeutiques.Que les témoignages écrits, donnés par les personnes qui se servent de médicaments brevetés ou spécialités précités et publiés dans les journaux et circulaires, ete, (qui sont généralement faux et obtenus sous de fausses représentations), que la loi prohibe cet usage trop longtemps toléré.19° Que les médecins et les pharmaciens seuls aient le droit de vendre des médicaments brevetés ou spécialités pharmaceutiques, hygiéniques, alimentaires; néanmoins dans les paroisses où il n\u2019y a pas de médecin, les marchands pourront les vendre, mais ne pourront les délivrer que sur prescription d\u2019un médecin.| Messieurs, ma tâche est terminée.Bien modeste est mon tra- i vail, mais je serai doublement récompensé des heures de nuit qu\u2019il m\u2019a coûté, si j'ai pu contribuer un brin à la protection de la santé du peuple de mon pays bien-aimé ! TRIBUNE LIBRE Montréal, 15 novembre 1916.M.le docteur LeSage, Rédacteur en chef de L'Union Médicale.Mon cher confrère, Dans l\u2019Union Médicale du mois d\u2019août dernier, vous avez publié Un article de M.le professeur Villeneuve dont les premières lignes ont pu créer impression que la Société Médicale de Montréal et son Comité exécutif se sont prêtés à l\u2019organisation d\u2019un coup de main pour passer \u201cdes résolutions présentées et votées à l\u2019improviste, en l'absence de tout avis préalable et de tout avertissement aux principaux intéressés.\u201d Comme président de la Société et en justice pour les membres présents qui ont voté les résolutions en question, je crois de mon devoir d\u2019établir les faits que voici : Le 21 mars dernier, à une assemblée régulière et régulièrement convoquée par l\u2019envoi d\u2019une carte à tous les membres, la Société a été saisie d\u2019une demande du Conseil du Jeune Barreau à l\u2019effet \u201cd'étudier, de modifier s\u2019il y a lieu ou d\u2019endosser\u201d un projet préparé par cette association en vue de réorganiser le système des expertises judiciaires.La correspondance signalait en plus l\u2019urgence, pour notre Société, de procéder sans retard afin de permettre l\u2019adoption définitive de ces résolutions par l\u2019Association du Jeune Barreau à sa réunion d\u2019avril, la dernière avant l\u2019ouverture des vacances d\u2019été.La Société Médicale alors, par ses membres présents, a cru devoir se rendre aux désirs de l\u2019Association du Jeune Barreau et, pour éviter un retard inutile, s\u2019est autorisée de la coutume établie pour suspendre les règlements et étudier ces résolutions séance tenante.| La pratique suivie, ce soir-là, est celle adoptée par la Société depuis plusieurs années, chaque fois que des questions urgentes lui ont été soumises.Je dois ajouter que le projet de réformes, soumis en cette circonstance à l\u2019assemblée générale, avait été à l\u2019avance soigneusement étudié et modifié par un comité médical composé du Comité exécutif de la Société Médicale, et de tous les anciens présidents de cette Société auxquels avaient été priés de se joindre tous les principaux \u2014p\u2014 By JL Pay Jin fou sv L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 653 intéressés à la question.Le président de l\u2019Association du Jeune Barreau, M.R.Genest, et M.Thibaudeau - Rinfret, avocat, avaient eu l\u2019amabilité de venir exposer à ce comité les raisons qui avaient poussé l\u2019Association à s\u2019intéresser aux réformes projetées et expliquer leur portée exacte.| Je crois donc que l\u2019on ne peut suspecter la bonne foi de ceux qui ont agi en cette circonstance et je suis d\u2019avis que la Société Médicale n\u2019a fait que son devoir en ne refusant pas de s\u2019associer à la solution d\u2019une question qui intéresse la profession.Je vous serais bien obligé, M.le rédacteur, de publier cette lettre dans la prochaine édition de l\u2019Union Médicale et je vous prie d\u2019agréer, avec mes remerciements, l\u2019expression de ma haute considération.B.G.BOURGEOIS, Président de la Société Médicale de Montréal.0 \u2014 BIBLIOGRAPHIE PARIS MEDICAL Le numéro du 7 octobre 1916 du grand magazine Paris Médical, dirigé par le professeur Gilbert, est consacré exclusivement à 1\u2019Evaluation des Incapacités fonctionnelles.L\u2019Evaluation des Incapacités fonctionnelles, par le Dr Jean Camus, médecin-major, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.\u2014 L\u2019Appréciation du degré d\u2019invalidité après les blessures de guerre, par le Dr A.Broca, professeur à la Faculté de médecine de Paris.\u2014 De l\u2019évaluation des Incapacités dans les attitudes vicieuses, par le Dr Henri Claude, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.\u2014 L\u2019aptitude des Trépanés au service militaire et au travail, par le Dr André-Thomas.\u2014 L\u2019Electro-diagnostic et le Radio-diagnostic du dossier de réforme, par le Dr Larat.\u2014 La méthode de mensuration des impotences, par le Dr Cololian.\u2014 Centre pour examen des réformes, par les Drs J.Camus et O.Riche.\u2014- Pensions de retraite et'gratifications de réforme, par le médecin principal Dercle.Ce numéro comprenant 60 pages in-4 à deux colonnes avec figures,: sera envoyé contre 1 franc en timbres-poste envoyé à la librairie J.-B.Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, à Paris. Communication d\u2019un chirurgien anglais sur la rachi-anesthésie stovainique L\u2019anesthésie rachidienne par la Stovaine est de plus en plus employée en Angleterre, M.Percival P.Cole, chirurgien du King George Hospital, vient de publier, dans le Lancet du 7 octobre 1916, un mémoire sur les excellents résultats que lui a valu ce mode d\u2019insensibilisation, surtout depuis qu\u2019à la solution stovaïnique lourde (dextrosée) de Barker, il a, sur le conseil du chirurgien Ramsey Phillips, substitué celui de la solution chlorurée légère de stovaïne a 10 pour cent de Billon.Avec cette dernière, i! obtient sûrement et rapidement une anesthésie remontant assez haut pour pratiquer, sans douleur, toutes sortes d\u2019opérations sur l\u2019abdomen, gastrostomies et gastro-entérostomies y comprises.La technique adoptée par M.Cole consiste à faire d\u2019abord une piqûre sous-cutanée de morphine et d\u2019atropine.Une demi-heure ou une heure après, on pratique l\u2019injection lombaire de solution de stovaine Billon, 4 la dose de 0 c.c.7, soit de 0 gr.7 de stovaïne pure, pour adulte.On.bande les yeux, on obture les conduits auditifs avec du coton, on invite le malade à dormir et on le porte sur la table d\u2019opération.On le couche de façon que les pieds soient plus élevés que la tête.Pendant l\u2019opération, on observe un silence rigoureux et l\u2019on évite le moindre cliquetis d\u2019instruments.Parmi les avantages de la rachi-anesthésie stovaïnique suivant ce procédé employé chez des malades de tout âge (de six mois à 70 ans), M.Cole fait ressortir surtout l\u2019absence de choc, ce qui permet d\u2019opérer des sujets qui n\u2019eussent certainement pas supporté le chloroforme ou l\u2019éther, et le relâchement complet des organes et tissus, si précieux dans les opérations sur l\u2019urèthre et pour affection chirurgicales aiguës de l\u2019abdomen.Chez les rachi-stovaïnisés, des anses intestinales même fortement distendues ne manifestant aucune tendance à s\u2019échapper de la cavité abdominale ouverte, et dans l\u2019iléus dû à une péritonite généralisée ou à une autre cause, on voit souvent se produire une débâcle fécale par le seul effet de la rachi-stovaïnisation, avant tout acte opératoire, L\u2019obstruction intestinale dite paralytique ou inflammatoire semble donc être la conséquence non.d\u2019une véritable paralysie, mais, au contraire, d\u2019une inhibition active laquelle, tout comme les phénomènes de choc, est supprimée par la stovaïnisation rachidienne.A SE Les \u2018\u201cHémoptysies\u201d dans Ia tuberculose oi \"pulmonaire Les hémoptysies ne sont pas toujours d\u2019origine tuberculeuse.Presque toutes les\" maladies des poumons peuvent les produire, telles les tumeurs, les pleurésies, les bronchectasies, les bronchites, etc.Certaines lésions cardiaques nous les donnent également.Nous avons des hémoptysies dans quelques maladies du sang.Il y a des crachements de sang provenant des gencives, du pharynx et du larynx.Le sang vomi peut venir de l\u2019estomac directement ou après avoir été d\u2019abord avalé.Cependant, nous pouvons affirmer que la tuberculose pulmonaire cause plus d\u2019hémoptysjes que toutes les autres affections réunies.Les hémoptysies accompagnent ordinairement une poussée tuberculeuse, de gravité variable.Il arrive qu\u2019une tuberculose latente se manifeste subitement par un crachement de sang.Alors, les signes physiques du processus tuberculeur sont souvent difficiles à dépister.Une tuberculose, en voie d\u2019évolution, mais n\u2019offrant que des symptômes généraux peu marqués ; perte de forces, amaigrissement, digestion moins facile, peut se révéler brutalement au malade par une expectoration sanguine.Dans ce cas, l\u2019auscultation attentive nous donne les signes non équjivoques du mal déjà existant.Dans une forme clinique de tuberculose pulmonaire, la forme hémoptoique, les hémoptysies constituent le symptôme prédominant.Certains de ces malades présentent des\u201d signes stéthoscopiques peu évidents, chez les autres, ils sont bien marqués.Au cours d\u2019une tuberculose chronique diagnostiquée depuis longtemps et traitée, on a quelquefois hémoptysje.L'accident arrive à la suite de signes précurseurs, oppression, douleur brûlante dans la poitrine, saveur saline dans la bouche ou bien il se produit subitement.Indépendamment de la forme clinique et de la période du processus tuberculeux, au moment de l\u2019hémoptysie, la tension artérjelle est élevée.L'interprétation de l\u2019hémoptysie au point de vue pronostic est souvent malaisée.Eugène GRENIER, M.D.Septembre 1916. SUPPLEMENT Uu savon antiseptique Il y a un grand nombre de savons antiseptiques, mais celui qui est probablement le plus répandu correspond à la formule du Dr C.McClintock que l\u2019on désigne sous le nom de \u201csavon aux cent usages\u201d, fabriqué avec des huiles végétales pures et possédant le pouvoir antiseptique de l\u2019iodure de mercure.C\u2019est, sans doute, le savon le plus utile pour le médecin praticien.Ce savon est toujours prêt tandis que les solutions ne se conservent pas longtemps.Il ne tache pas le linge et ne ternit pas les instruments.Il est indiqué dans toutes les circonstahces ou usage d\u2019un antiseptique est utile ou indispensable.Il est fabriqué par la Maison Parke-Davis & Co.PEPTO-MANGAN GUDE Les séquelles de Ia grippe Parmi les complications qui affectent l\u2019organisme à la suite de la Grippe, la prostration nerveuse est la plus fréquente et la plus opiniâtre.C\u2019est pourquoi la convalescence de la Grippe est une période importante de la maladie.L'état anémique consécutif exige un puissant reconstructeur du sang, tel que le Pepto-Mangan \u201cGude\u201d qui augmente le nombre des globules rouges, excite l\u2019appétit et décuple le pouvoir d\u2019assimilation des organes.\u2014 v LS Table Alphabétique des Matières 1916 PAGES A Albumine: une méthode pour sa recherche simple et rapide 44 Alcoolisme au point de vue social 530 Alcoolisme au point de vue médical .ee ool 277 Alcoolisme et prohibition .614 Angine de poitrine maligne .352 Angine de poitrine bénigne .300 Association des Gardes-Malades Ville-Marie: rapport annuel 191 Association Médico-chirurgica- le du district de Joliette .63 B Bossus \u2014 comment les guérir 208 Bradycardies \u2014 fausses ou transitoires \u2014 vraies ou permanentes .337 Bradycardies \u2014 anatomo-phy- siologie et diagnostic différentiel .290 ~ C Cercle médical des ELEM.114 Cholécystite calculeuse \u2014 vésicule à paroi infiltrée de sels calcaires .119 Cholémie familiale .578 Circulation veineuse hépatique et excrétion biliaire .149 Cirrhoses .ee.521 Coeur chez les tousseurs ee.96 Coeur: quelques notions embryogéniques pour aider à l'étude des maladies du coeur 183 Massage du coeur .614 Congestion du foie .327 Congrés sanitaire et opinion publique .540 Convention sanitaire \u2014 \u201c programme .429 Corps étrangers \u2018uréthro-vési- cauæ .su 41 Cours de clinique élémentaire à l'Hôpital Notre-Dame .31 D Dentistes français \u2014 leur oe ou + .- \u20ac co.Se cere\" Cot e® oo .e + » ve .* .° \u201c4 0 ut aw ° v oy < ° +eret - ve vv sum -.- + LE .»enu oe > PAGES vre pendant la guerre européenne .493 Désinfection des maladies contagieuses .607 Diplome \u201chonoris causa\u201d .\u2026.254 .æ Eau minérale de Viauville .\u2026 367 Electrargol dans la fièvre ty- phoide .162 Experts officiels - \u2014 \u201crésolutions 247 Expertise médicale et du choix des médecins experts dans la province de Québec .313 F Foia: organe.digestif, dépura- teur, et glande à secrétion interne .212, 255 G Guerre.Dans les tranchées .93 H Hépatites infectieuses et towi- ques .« ++ +.387 Hopital Laval No 6 .82, 145, 182 .311, 543 Hygiène.Le bureau de Lachine 312 Hypertension artérielle et son traitement hygiéno-diététique 1 I Intérêts professionnels : étude critique des règlements actuels des M.et C.P.Q.74 \u2014Les finances du C.M.P.Q.128 \u2014Ontario et Québec .177 \u2014Réponse à des critiques de bonne foi .238 \u2014Une fausse interprétation de la loi Roddick .306 La loi des médicaments brevetés au Canada .634 L Laboratoire et clinique .73 Les médecins militaires cana- djens - ex.France secon ooo.550 - .Sees Le vee [A : : + A TR \u20ac e .D0 ees \u201c0.e< .v . L'UNION MÉDICALE DU CANADA PAGES PAGES Les gouttes de lait: con- neuses \u2014 Indications théra- cours .+4 .+o +o \u2026.585, 588 peutiques .227, 621 L\u2019expertise psychiatrique en Pneumothoraæ artificiel chez matière pénale dans la P.Q.les tuberculeux .122 en particulier dans le district judiciaire de Montréal .373, 631 R Les thèses au cours de patho- Responsabilité médicale .199 Jogie interne .1.02 02 207 Rétrécissement mitral pur: Licence fédérale \u2014 examens symptômes \u2014 évolution \u2014 d'octobre 1916 .: 596, étiologie et anatomie patho- Lithiase biliaire \u2014 sémiologié logique 559 à 577 de la donleur .222 BIQUE ++ 00000000 S M Sociétés médicales canadiennes- Méningite et méningo-encépha- françaises à Montréal .45 lite aiguë chez l\u2019enfant .251 Société médicale de Montréal: Mercantilisme et médecine 59 Séances du 18 mai, 19 oct, 2 mov.7 et 21 décembre N 1915 .ceo .69a 81 Séances du 18 janvier, des Naevus pilaire \u2014 une obs.69 ler et 15 fêv.1916 .118 à 127 Nécrologie: le Dr Chrétien \u20147 et 21 mai .182 Zaugg .ve +.188 \u20144 avril .\u201cese ee .246 a 253 Syphilis au point de vue médical .399 0 Syphilis au point de vue social 415 Ophtalmologie : ce qu\u2019on entend Sy marome péri - trachéo-brom - = 15 que .+.+.+.\u2026 195 à l\u2019heure actuelle par un exa- ; men scientifique de la vision 593.T Orphelinat de Montfort .361 Otite moyenne et abcès céré- Troubles gastriques et intelli- belleuæ au côté opposé .\"70 gence des écoliers .157 Ouverture des cours à la Fa- Tuberculose cutanée et arséno- culté de Médecine Laval à benzol.111 Montréal, oct.1916 .553 Tuberculose : historique \u2014 étio- , logie \u2014 hérédité \u2014 pronos- P tic \u2014 traitement hygiéno- diététique, médicamenteux et Pathologie Interne \u2014 son en- climatologique .445 à 488 seignement à l\u2019Université La- U val à Montréal .267 Péricardite .ee .183 Uréthrite blennorrhagique Pied-bot paralytique ve ee we TT chronique chez l\u2019homme et Pleurésies sèches et séro-fibri- son traitement .166 BIBLIOGRAPHIE Formulaire des médicaments Memento des indications essentielles de thérapeutique nouveaux pour, 1916 .-.197 |.glinigag par Marini pe que 605 La Terre, par* ie Dr: Chogjeité 004 Le, neuralogie de guerre .606 cee ce ove?coe v 4 La .® DEA 4 eve - > ee * 12s %es .- .«te .: ° roe JL .4 ve eda wo ¢ + _ "]
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