Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1918-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872.\u2014\u2014\u2014{-#e Fm PUBLIEE PAR MM.R.BOULET, M.A.LeSAGE, MM.L.de L.HARWOOD, J.E.DUBE, A.MARIEN, Tout ce qui concerne la tédaction doit être adressé à M.le Dr A.LeSAGE, 46, Avenue Laval, Montréal.Rédacteur en ahef Tout ce qui concerne l\u2019administration doit être adressé à M.T.VALIQUETTE, 2734 Christophe-Colomb ou Boîte Postale No 3026, Téléphone St.Louis 1767.Vol.XLVII OCTOBRE 1918 No 10 LA PNEUMONIE PARMI LES SOLDATS DANS LES CAMPS.LES CANTONNEMENTS FT AU FRONT CAUSES \u2014 PREVENTION - TRAITEMENT PRECANTIONS A PRENDRE APRES LA GUERTSON (1) Par S.Adolphus KNOPF.Docteur en médecine des Universités de Paris et de New-York, Capitaine du Corps Médical de la Réserve de l'Armée des Etats-Unis, Professeur de Phtisiothérapie à l\u2019Ecole de Médecine Port-Graduate, Médecin en chet de l\u2019Hôpital Sanatorium Riverside pour les tubereu- leux indigents de la ville de New-York et du Bureau de Santé.Parmi les accidents inévitables dans une guerre de l\u2019envergure de celte que nous poursuivons aujourd'hui, on compte toujours un certain nombre de maladies, C\u2019est un fait qu\u2019il importe de retenir à propos de l'épidémie de pneumonie qui sévit actuellement dans les camps où sont groupés nos soldats; car ils ne peuvent être indemnes d\u2019une maladie épidémique ou endémique qui atteint la plus grande partie de la population civile avee laquelle ils sont en contact journalier.Si la rougeole où la pneumonie sévissent à lrétat épidémique dans une localité, on ne peut s\u2019attendre à ce que les camps ou cantonnements où sont massées des troupes en soient exempts.La morbidité et la mortalité par pneumonie ont été très élevées, l'hiver dernier.Le Dr Boldman, directeur du Bureau d\u2019Education de la Santé Publique du département d\u2019Ifybiène de la ville de New-York, a bien voulu nous communiquer le tableau suivant: \u2018 (1) Traduit de l'anglais par le Dr Albert LeSage, et publié avec l'autorisation du Chirurgien Général de l\u2019Armée des Etats-Unis.Travail tout d\u2019actualité dont nous recommandons la lecture à nos abonnés.On \u201c- y fera une abondunte moisson de bons conseils \u2014N.D.L.KR. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Dernière 1ère 2ème 3ème 4ème 1ère \u2018semaine semaine semaine semaine semaine semaine d\u2019octobre de Nov.de Nov.de Nov.de Nov.de Déc.71 83 99 108 141 165 144 149 159 159 162 184 155 150 164 188 233 249 1915 1916 1917 Ces chiffres sont suffisamment explicites, mais je ne veux pas les opposer au rapport personnel du chirurgien général, qui impute à la négligence le nombre relativement grand des cas de pneumonie qui sont survenus dans \u2018les camps et cantonnments où nos troupes sont rassemblées, Nous devons rémédier sans retard aux conditions défectueuses qui ont été signalées telles que: encombrement excessif, vêtements trop légers, plomberie de mauvaise qualité ou nulle, rationnement d\u2019eau insuffisant pour les hôpitaux, pénurie de garde-malades diplomées qui inspirent la confiance et le respect au personnel inexpérimenté qu\u2019elles dirigent.On ne doit rien négliger pour assainir les endroits où nos soldats reçoivent leur entraînement militaire, et on doit les pourvoir de vêtements convenables.Ceux qui, par cupidité ou ambition de s\u2019enrichir, fabriquent, sciemment et sans hésitation, des vêtements impropres ou de mauverse qualité, ou en retardent la livraison, devraient être traduits devant ies Cours de Justice.Dans un temps où tout vrai américain doit non-seulement faire son devoir, mais même des sacrifices, ces gens ne songent qu'aux profits qu\u2019ils peuvent réaliser grâce à leur situation\u2019 et ils sont sans pitié pour nos soldats, nos enfants, qui souffrent et meurent.(Puissent de tels incidents ne plus arriver et assombrir les pages brillantes de l\u2019histoire de l\u2019entrée de l\u2019Amérique dans la guerre mondiale, et puisse cette triste expérience nous servir de leçon dans l\u2019avenir.Cependant, en: dépit de conditions défectueu- £es, le taux de la mortalité n\u2019a pas beaucoup dépassé la moyenne.Le New-York Medical Journal s'exprime ainsi: (1) \u201cLe témoignage du Chirurgien Général démontre que, s\u2019il y a eu fente, il n'y a pas eu négligence de la part du département médical ; qu\u2019on a fait le meilleur usage possible du matériel mis a sa disposi- tlon'; qu\u2019il y avait un nombre suffisant de chirurgiens, et, qu\u2019à part quelques exceptions, ils ont rempli leurs devoirs avec science, habileté, empressement et réflexion.Le petit nombre d\u2019entre eux qui ont failli à leur devoir ont passé en cour martiale et ont reçu la punition qu'ils méritaient. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 471 CAUSES Nos connaissances des causes de la pneumonie se sont beaucoup enrichies à la suite des travaux et des expériences du Dr Rufus Cole, aidé de ses colleiorateurs à l\u2019Institut Rockefeller, de ses assistants et de ses Éèves.I] est bien établi aujourd\u2019hui que, dans la majorité des cas de pneumonie lobaire aiguë, la meladie se transmet d\u2019un individu à un autre; que chaque cas de pneumonie constitue un foyer d'infection ; que les personnes qui vivent dans l\u2019entourage immédiat des malades qui souffrent de pheumonie peuvent devenir des porteurs de germes; enfin, que la poussière de la pièce habitée par le malade devient infectée.On peut donc conclure que la pneumonie lobaire aiguë est une maladie infectieuse et contagieuse.Les renseignements qui nous sont fournis par les travaux de recherches de l\u2019Institut Rockefeller démontrent qu\u2019il existe quatre variétés différentes de pneumocoques; que les variétés I et 11 engen- dent la pneumonie lobaire aiguë, et que la variété IV désigne les pneumocoques que l\u2019on trouve fréquemment chez les individus en bonne santé et dans les pneumonies secondaires, par exemple, la pneumonie qui évolue pendant la convalescence de la rougeole.Quant à la vewiété III, les faits, selon le Dr Cole, sont encore obscurs.Cependant, les cas qui en relèvent sont relativement rares.Les variétés I, 11 et IV ont une grande importance et sont mieux connues à cause des rapports qu\u2019elles ont avec les causes qui prédisposent plus ou moins l\u2019individu à contracter la maladie, ou celles qui augmentent la virulence des pneumocoques disséminés dans tout le système.Afin de rendre la chose aussi claire que possible, je citerai le Dr Cole textuellement: \u201cLe patient contracte la maladie, dit-il, parce que le germe qui la provoque pénètre dans l\u2019organisme.Mais tous les individus qui sont contaminés par le germe d\u2019une maladie infectieuse ne contractent pas toujours la maladie.En tout cas, la personne atteinte doit y être prédisposée, et.le virus doit être secreté e:1 quantité suffisante.\u201d Quant à la variété IV, c\u2019est-à-dire ce pneumocoque que l\u2019on rencontre fréquemment chez les individus normaux, le Dr Cole exprime l'opinion que cette infection a relativement peu d\u2019importance et qu\u2019il cst inutile d\u2019appliquer des mesures préventives à son sujet.Je suis entièrement d'accord avec mon distingué confrère lorsqu\u2019il donne l\u2019avertissement suivant: \u201cLe meilleur moyen d\u2019augmenter \u2018a virulence des bactéries pour les animaux, c'est de les inoculer +32 L UNION MEDICALE DU CANADA cn série chez ceux de méme espéce, Lest probabie que le pneumocoque type IV peut devenir de plus en plus virulent pour l'homme après des passages répétés chez d'autres hommes\u201d Cette opinion d'un maître dans le traitement moderne de la pneumonie nous explique la mortalité relativement élevée de certalnes épidémies de pneumonie.A Pétat normal, limmunité naturelle protège le porteur de germes du type 1V contre la pneumonie.\u2018Ce sont ses Immunités naturelles qui empêchent aussi l'individu de contracter la pneumonie type I et 11.Avant qu\u2019elle se développe, il faut qu\u2019it subisse un contact prolongé avec un malade qui en est atteint et favorise ainsi la pénétration dans son organisme «l\u2019un très grand nombre de ces germes spécifiques.Mais si la résistance de l\u2019individu est amoindrie, un nombre re- Jativement restreint de germes peut le terrasser et il deviendra une vie- time de la maladie, Cette résistance peut être diminuée par \u2018es privations, le séjour prolongé au froid et à l'humidité, le surmenage, l\u2019inhalation d\u2019un air vicié, les excès de tous genres.ete.Alors les pneumocoques se reproduisent et peuvent devenir plus virulents qu\u2019auparavant.L\u2019individu est envahit par les toxines de billions de pneumocoques très souvent associés avec les microbes de la suppuration tels que le streptocoque et le staphylocoque.C\u2019est à ces toxines que sont dus les s\\mptômes caractéristiques du début tels que le violent frisson, qui peut durer quinze à trente minutes, suivi, au bout de quelques heures, «une douleur cergoissante dans un des côtés de la poitrine avec toux sèche, opiniâtre, accompagnée de dyspnée et de fièvre élevée.Nous voyons constamment autour de nous des cas isoés de pneumonie dus a une diminution de résistance: nous les classons comme endémiques.Lorsqu\u2019un grand nombre de personnes en sont atteintes en même temps, soit à cause de certaines conditions climatériques ou atmosphériques, soit à cause d\u2019un logement insalubre, soit à cause de lexistence de la grippe ou de la rougeole, nous sommes justifiables de désigner ces crises sous le nom d\u2019épidémies.Dans ces circonstances, plus les porteurs de germes sont nombreux, plus le danger d\u2019une épidémie devient grave et menaçant.Or, comme il est impossible de départager ceux qui ne portent ancun germe de pneumonie de ceux qui en portent et qui engendrent probablement la maladie, nous devons user de précautions qui réduiront au minimum les chances d'infection par les porteurs conscients ou inconscients de pneumocoques.Puisque la clinique et le laboratoire ont démontré qu\u2019un amoindrissement des défenses naturelles falicite l'invasion de l\u2019organisme L'UNION MÉDICALE DU CANADA 133 par les germes pathogènes, y compris celui de la pneumonie, voyons ce que nous pouvons faire pour en augmenter là résistance et pour faire disparaître les causes de cette maladie, en particulier parmi nos soldats.qui vivent dans les camps et les cantonnements.PREVENTION 1° Lu salive et le crachat.Tous les maîtres en hygiène admettront que la pneumonie la- baire ext une maladie infectieuse communicable dont la déclaration devrait être obligatoire ; et toux les médecins devraient concourir dans ec but en déclewant leurs cas aussitôt qu'ils en ont fait le diagnostic.Afin de coopérer avec les bureaux d'hygiène, ils devraient édicter les mesures sanitaires, hygiéniques et préventives qu\u2019ils jugent nécessaires pour diminuer la morbidité et la mortalité causées par cette - metadie.On devrait éclairer le publie sur l\u2019Iimportance, pour chacun de rrous, de porter sa main ou son mouchoir à la bouche lorsqu\u2019on tousse ou éternue, surtout durant les époques où sévissent les épidémies de grippe et de pneumonie, et durant l'hiver où un grand nombre de personnes souffrent de catarrhe nasal et de laryngo- trachéo-bronchite.\u2018Tous devraient savoir que la mauvaise habitude «de cracher par terre, de tousser et d\u2019éternuer dans des pièces closes, contribue plus que toute autre cause à la dissémination des maladies des voies respiratoires, y compris la pneumonie.On a démontré que des gouttelettes de salive s\u2019échappent de la bouche pendant une conversation à voix basse, et, au surplus, lorsqu\u2019on éiève la voix et qu\u2019on parle avec volubilité, par conséquent les individus atteints de catarrhe des voies respiratoires ne doivent pas se tenir près des gens avec qui 1ls conversent, l'habitude de cracher par terre est mauvaise et dangereuse, un soldat intelligent s\u2019en prive malgré les inconvénients et les ennuis de la vie des camps et des tranchées s\u2019il a un peu de bonne volonté.Je soldat doit posséder les qualités du bon citoyen, qui n\u2019oublie pas que la bonae secaté de chacun est un apport puissant au bien- être et à la semnté de tous.L'habitude de cracher n\u2019importe où entraîne la dessication du crachat, et sa pulvérisation dans l\u2019air devient un danger mour soi-même et pour les autres car il peut ainsi disséminer une foule de maladies.La campagne contre le crachat inaugurée par les bureaux d\u2019hy- gicne publique commence 4 donner de bons résultats parmi les civils.Elle pourrait être poussée avec plus d\u2019énergie parmi les militaires et on pourrait y ajouter des avis démontrent que le tousseur 474 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA dissémine autant la maladie que le cracheur par les gouttelettes de salive qui s\u2019échappent de sa bouche pendant les quintes.Je souhaite que les chirurgiens de division perfectionnent la pratique de l'hygiène du civil en ajoutant un paragraphe sur les pancartes et ordonnances affichées sur les murs des barraques, appelant l\u2019attention de leurs hommes sur le demger de cracher par terre et les précautions à prendre en toussant ou en éternuant.Aucun d\u2019eux ne devrait cracher dans les tramways, les wagons de chemins de fer et autres moyens de transport.Lorsqu\u2019il séjourne dans une pièce, une tente, les barraques ou une casemate, il devrait tenir son mouchoir ou sa main devant sa bouche lorsqu\u2019il tousse ou éternue.Qu\u2019il sache bien qu\u2019une toux sèche projette au dehors des goutte- lcites de salive qui peuvent renfermer des germes de malaclie telles que : la rougeole, la coqueluche, l\u2019influenza, la tuberculose et la pneumonie.Nous savons aujourd\u2019hui que la méningite cérébro-spinale épidémique se transmet de la même manière.Bref, au point de vue patriotique, le soldat américain ne devrait Jamais cracher ni tousser sans mettre en pratique les conseils que nous venons de donner.En agissant ainsi, il pourvoit à sa sécurité personnelle et à celle de ses camarades.N\u2019oublions pas que les sécrétions nesales, comme la salive, con tiennent aussi des microbes ; il faut donc faire usage de mouchoirs.Je me permettrai de faire une petite digression pour appuyer sur la déplorable habitude des pères et des mères, ou des frères et soeurs plus âgés qui essuient le nez des enfants avec leur propre mouchoir.Je répète qu\u2019on ne devrait jamais embrasser les enfants sur la bouche.{ Quand le pneumocoque est exposé au soleil, il meurt en très peu de temps, environ une heure; mais dans l\u2019obscurité, sous les tentes mal ventilées, les barraques et les chambres à coucher, ces germes conservent leur vitalité dans les crachats pendant plusieurs jours.Lorsqu\u2019ils sont en suspension dems les poussières de l\u2019atmosphère ils vivent pendant plusieurs heures et souvent plus longtemps encore.Dans chaque pièce, dans les barraques, les arsénaux, les bâtisses publiques, on devrait distribuer des crachoirs munis d\u2019un couvert que l\u2019on puisse manoeurrer avec le pied, afin d\u2019empêcher les insectes d'y péné- er.° Encombrement, ventilation, chauffage, balayage.L encombrement, la ventilation des tentes et des barraques, et, s] possible des tranchées, sont des problèmes qui relèvent de la compétence du médecin militaire du régiment.- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 475 Les soldats qui dorment sous la tente, dans les barraques ou dans les maisons particulières peuvent contribuer à maintenir pur l\u2019air qu'ils respirent lorsqu\u2019ils séjournent dans leurs quartiers.L\u2019air d\u2019une tente chauffée par un poêle peut devenir vicié, si l\u2019on n\u2019y prend garde, car la fumée qui s\u2019en échappe jointe à celle qui provient de douze hommes qui fument la cigarette ou la pipe peut être dommageable.| L\u2019ebus du tabac, surtout de la cigarette lorsqu\u2019on en inhale la fumée, peut léser les voies respiratoires et les rendre plus susceptibles à contrerter une maladie; il gêne l\u2019action du coeur, ébranle les fonctions du système nerveux et amoindrit les énergies; celui qui n'a jamais fumé ferait mieux de s\u2019en abstenir.Tous les hygiénistes reconnaissent que la méthode américaine de chauffer les résidences à l\u2019aide de fournaises à air chaud cause fréquemment des maladies du nez ou du catarrhe pharyngé, puis des bronchites.Partout où l\u2019on emploie ce système de chauffage on devrait installer des appareils qui tiennent l\u2019air humide afin de prévenir le dessèchement des muqueuses et des voies respiratoires supérieures.Je suis convaincu qu\u2019un bon nombre de gens contractent une pneumonie en passant subitement d\u2019une pièce surchauffée, où l\u2019air ct très sec, dans la rue où l\u2019air est froid, parce qu\u2019ils négligent de prendre les précautions nécessaires contre ce changement de tempéra- tare.L\u2019expérience démontre qu\u2019une pièce chauffée a 60 ou 65° F.est confortable pourvu que l'air contienne 60% de vapeur d\u2019eau.Si l\u2019humidité tombe a 30 ou 20%, on sent que la gorge, le nez et la peau se desseéchent.Dans le but de prévenir tout danger d\u2019infection par la salive d\u2019un homme qui tousse inconsciemment durant son sommeil, on peut disposer les lits de façon que la tête et le pied des deux lits qui se touchent alternent l\u2019une avec l'autre, afin que les gouttelettes de salive 1 atteignent pas le vizage du voisin.Si c\u2019est impossible, on doit alors réserver un espace de trois pieds entre chaque lit.On doit défendre le balayage à sec des planchers dans les barra- ques.On peut enlever entièrement la poussière et d\u2019une façon très lygiénique en disséminant des morceaux de papier humectés d\u2019eau sur les parquets.3° Les vêtements.Puisque l\u2019entraînement du soldat l\u2019expose aux variations de la température, telles que la chaleur, le froid, l\u2019humidité, à la fatigue, 476 L'UNION MÉDICALE DU CANADA ef el surmenage.nous devons mettre tout cn oeuvre pour le protéger contre Jes excès de ce genre.À part des sous-vêtements conveneibbles: chemises de laine, bas chauds, chaussures de bonne qualité et bien en forme, 11 lui faut des vêtements de surplus.d\u2019un tissu serré et ajustés de façon à ce qu\u2019ils le protègent réebement contre les intempéries, Pouvons-nous améliorer Péquipement de nos soldats à ce point de vue?Nous croyons que le chirurgien général Gorgas à réussi à procurer des vétements convenables aux troupes dont il a la surveu- lance.Il compte faire mieux encore à l\u2019avenir.On dit que l'uniforme de campagne du soldat allemand est cinquante pour cent plus lourd, plus chaud et plus dispendieux que les uniformes portés par nos soldats durant Phiver.Les experts en draperie affirment qu'il y a très peu de différence au point de vue de la chaleur et de la durée entre un tissu de laine pure ct un tissu l'ait de laine et coton v.go.affilachage et laine.Ainsi.à l\u2019avenir, nos sodats, surtout ceux qui sont dans les camps d\u2019entraînement et au front, seront équipés avec des vêtements plus chauds et pas pius dispendieux, Cependant, nous pourrions former un bureau composé d\u2019experts en draperie, désintéressés, qui donneraient eur avis sur la valeur des tissus avec lesquels nous fabriquons les uniformes de nos soldats.IT faut beaucoup de temps pour fabriquer des mile et des mil- Hons d\u2019uniformes nouveaux et plus chauds, et nous devrions adopter des mesures immédiates dems le but d\u2019obtenir un bon résultat.Dans les villes, on rencontre fréquemment des hommes qui sont vêtus avec des pardessus à double revers, un veston à double revers, tandis que le dos est protégé par lo tissu mince de la doublure du gilet et les deux plans du veston et du pardessus.Les revers et les doublures de l\u2019uniforme de campagne de nos soldats sont mieux eclaptés car le vestow est fabriqué sur un seu! revers.seul le pardessus est à double revers en avant.les couches musculaires et osseuses qui protègent nos poumons ne sont pas moins épaisses en arrière qu\u2019en avant du thorax.Chez la plupart des animaux, en particulier les animaux à fourrure, la robe cst plus fournie sur le dos que sur les flancs ou le ventre, Quemd un homme a un frisson, il le ressent d\u2019abord dans le dos, et pourtant c\u2019est cette partie que nous protégeons le moins.Je suggèrerais, qu\u2019à l\u2019avenir, dans la fabrication, on ajoute une doubiure mobile que le soldat puisse retirer lorsque la température
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.