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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1921-07, Collections de BAnQ.

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[" L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872.PUBLIEE PAR MM.R.BOULET, .M.A.LeSAGE, MM.LE: de L.HARWOOD, : J.E.DUBE, A.MARIEN, Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé à M.le Dr A.LeSAGE, 46, Square Saint-Louis, Montréal, Rédacteur en chef Tout ce qui concerne l'administration doit être adressé à M.T.VALIQUEITTE, 2734 Christophe-Colomb ou Boîte Postale No 3026.Téléphone Calumet 84.Vol.XILXI JUILLET 1921 - No 7 Deux cas de rhinoplastie avec cartilage costal (1) Par le Dr T-N, ROY Médecin de l\u2019Hôtel-Dien de Montréal, Lauréat de l\u2019Académie de Médecine de France, OBSERVATION 1.\u2014En avril 1920, Mlle C.B., âgée de 19 ans, vient me consulter pour une difformité nasale.Elle raconte qu\u2019a six ans elle fit une chute et la partie médiane de son nez heurta une chaise.L\u2019hémorrhagie fut alors considérable, et se répéta ensuite par intervalles pendant plus d\u2019un mois.Dans les années qui suivirent, la face se développa normalement, à l\u2019exception des os propres du nez.Il en résulta une forte ensellure, ce qui donnait à la physionomie une apparence plutôt disgracieuse.Un médecin consulté proposa des injections de paraffine.A l\u2019âge de 16 ans, on tenta de lui faire subir ce traitement ; toutefois comme la seringue heureusement fonctionnait très mal, une quantité infime de.paraffine, à peine perceptible au toucher, fut injectée.Dans la suite aucun autre essai ne fut répété.À l\u2019examen du nez nous observons une concavité considérable de la région médiane.La base s\u2019est épatée, et le développement de l\u2019organe s\u2019est surtout effectuée en largeur au détriment de la hauteur.Les ailes du nez sont légèrement dilatées et la pointe est un peu retroussée.À la rhinoscopie antérieure nous constatons que la cloison, tout en étant droite, est symétriquement épaissie.Toutefois la respiration est excellente, car les cornets ne sont pas hypertrophiés.La rhinoscopie postérieure décèle un état absolument normal du cavum.| (1) Communication faite à la Société Médicale, séance du 17 mai 1921. 244 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Avant de faire un choix sur le genre de greffe que nous devrons employer pour corriger cette difformité nasale, nous examinons les tibias de notre petite patiente.Comme nous les trouvons très étroits, nous proposons immédiatement d\u2019avoir recours au cartilage costal.L\u2019opération ayant été acceptée, est pratiquée sous chloroforme le % décembre 1920.Mon excellent ami, le Dr Chs.Saint-Pierre, veut bien m\u2019assister pour cette délicate intervention.Apres avoir fait une petite incision transversale, un peu en dessous de la région inter- sourcillière, au début de l\u2019ensellure, nous introduisons un étroit bistouri, concavo-convexe, et décollons la peau qui recouvre les os propres du nez jusqu\u2019à la pointe.Nous apportons un grand soin pour ne pas léser la muqueuse des fosses nasales.Ce décollement est aussi pratiqué en haut vers la région inter-sourcilière.Pendant qu\u2019un aide fait de la compression pour obtenir une hémostase aussi complète que possible, nous incisons le côté droit vis-à-vis la huitième côte.Celle-ci étent ruginée, nous prélevons un morceau de cartilage costal qui une fois taillé, est immédiatement essayé dans la plaie nasale.Après quelques retouches, le greffon est définitivement mis en: place.La partie recouverte de périoste est en contact avec les os propres du nez, une, des extrémités est appuyée sur la pointe, et l\u2019autre sur la limite inférieure de la région inter-sourcilère.Ainsi placé, le cartilage donne au nez une forme tout à fait rectiligne.L\u2019incision nasale est suturée à la soie avec beaucoup de soin, et nous appliquons un pansement très légèrement compressif.Après avoir bien contrôlé l\u2019hémostase de la plaie du côté, nous faisons au catgut un plan de sutures musculaires, un second plan aponévrotique, et l\u2019incision cutanée est fermée au crin de florence.Pansement ordinaire très compressif au moyen d\u2019une bande abdominale.Les suites opératoires sont des plus simples et le cartilage est bien toléré.Grâce à la compression, la douleur de côté, produite par la respiration, est très supportable, et la plaie guérit rapidement.Le greffon cartilagineux prend de plus en plus des adhérences profondes, et le 31 décembre, la malade laisse l\u2019Hôtel-Dieu parfaitement guérie.Son nez est maintenant bien droit, et elle est très satisfaite de l\u2019opération.Nous l\u2019avons revue récemment et la guérison semble être définitive.OBSERVATION II.\u2014Comme le cas de Mlle A.B.âgée de 28 ans, est comparable au précédent, nous nous contenterons de résumer son observation.Elle vient me consulter en mai 1920 pour une difformité nasale, et me dit qu\u2019en jouant, à l\u2019âge de 8 ans, elle L'UNION MÉDICALE DU CANADA 245 s\u2019est frappée le nez sur la tête de son frère.L\u2019hémorragie ne fut pas très considérable, et ne dura que 24 heures.Dans les jours suivants, il y eut une assez forte réaction inflammatoire, et les narines s\u2019obstruèrent.Après la disparition de l\u2019ædème nasal, les parents remarquèrent que le milieu du nez devenait de plus en plus déprimé.Un rhinologiste consulté alors, conseilla d\u2019attendre quelques années avant de tenter un traitement prothétique.Lorsqu\u2019elle eut atteint l\u2019âge de 14 ans, le médecin lui fit une injection de paraffine qui fut tolérée pendant 7 mois.Apres cette période, il se forma de l\u2019inflammation, ce qui nécessita une incision et l\u2019ablation partielle de cette paraffine.La plaie guérit ensuite rapidement.Vers la même époque, une série de petites interventions endo-nasales furent aussi pratiquées.A l\u2019examen du nez nous constatons une assez forte ensellure de la partie médiane.Il existe à droite une légère accumulation de paraffine, qui soulève la peau sous une forme mamelonnée, ainsi que la trace de l\u2019incision, dont nous avons parlé tout à l\u2019heure.| La rhinoscopie antérieure et postérieure ne révèle rien de particulier.Comme les tibias de notre patiente étaient plutôt étroits, nous proposons de rectifier le nez au moyen d\u2019un morceau de cartilage costal.Toutefois, avant de pratiquer cette opération, nous enlevons la paraffine, le 14 octobre 1920, par la voie endo-nasale, après avoir injecté un peu de cocaïne dans la narine droite.Le 14 décembre, ayant jugé que cette petite plaie ne présentait plus de danger d\u2019infection, nous pratiquons la rhinoplastie, sous anesthésie générale au chloroforme, avec l\u2019assistance du Dr Chs.Saint-Pierre.La technique employée fut absolument la même que pour la précédente observation, il n\u2019y eut aucune complication, et le résultat esthétique fut des meilleurs.Aussi le 20 janvier 1921, la malade pouvait-elle laisser l\u2019Hôtel-Dieu tout à fait guérie.Nous l\u2019avons revue à la fin du mois d\u2019avril ; son nez est parfaitement droit et son physique est grandement amélioré.Ce n\u2019est pas notre intention pour le moment de profiter de la publication de ce travail, qui ne se rapporte qu\u2019à une lésion spéciale, pour faire une mise au point de la rhinoplastie.Dans un avenir assez ranproché, nous traiterons en un mémoire d\u2019ensemble, des moyens que nous avons à notre disposition pour réparer les difformités du hez consécutives aux traumatismes ou aux affections patho!'ogiques.Dans les deux cas présents, au lieu de nous servir du cartilage costal, nous aurions pu obtenir le même résultat en ayant eu recours à la greffe ostéo-périostique tibiale.Certains auteurs prétendent même 3 246 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA que les dangers d\u2019infection sont moindres avec l\u2019os qu\u2019avec le cartilage, et que si par malheur il y a suppuration, l\u2019élimination est totale pour celui-ci, et généralement partielle pour-le greffon ostéo-périostique.La douleur à la respiration, ressentie pendant une quinzaine de jours à l\u2019endroit où le cartilage a été prélevé, mérite aussi d\u2019être prise en considération lorsqu\u2019il s\u2019agit de faire un choix entre ces deux procédés.: Le prélèvement de la greffe sur la jambe ne présente aucune sorte de danger, ne donne aucune douleur, et ne laisse aucune faiblesse tibiale post-opératoire.Par contre le cartilage étant très maléable, se modèle bien mieux que l'os, et cet avantage est fort appréciable, puisque le but de la rhinoplastie est d\u2019obtenir le plus de perfection esthétique possible, En mettant la côte dans là concavité nasale, Morestin conseille de placer la partie recouverte de périoste en contact avec les os propres du nez.D\u2019après lui ce détail est fort important, et il dit que dans les mois qui suivent l\u2019opération, le tissu cicatriciel entourant le cartilage, a pour propriété non seulement de combler les espaces morts et de le faire adhérer plus ou moins aux tissus profonds, mais aussi de lui donner une certaine convexité, s\u2019il est ainsi placé.Chez nos deux malades, nous avons sans hésitation recouru au cartilage costal comme étant le procédé de choix, vu surtout l\u2019étroitesse de leurs tibias.Comme nous avons eu déjà l\u2019occasion de le dire récemment (1), les substances inanimées, en chirurgie de la face et du crâne, sont de nos jours de plus en plus abandonnées, et notre seconde observation est une preuve convaincante de l\u2019inutilité de l\u2019emploi de la paraffine.En effet, il est impossible de pouvoir injecter dans un endroit précis une quantité suffisante de cette substance, qui a une tendance à fuser dans les tissus environnants, pour corriger une dépression nasale même peu prononcée.De plus, si la quantité doit être considérable, il est à craindre que la paraffine soit mal tolérée, et soit totalement ou partiellement éliminée.Quant aux plaques en argent ou autre métal précieux, elles produisent invariablement à la longue de l\u2019ostéite raréfiante, et sont rejetées.La zoogreffe en rhinoplastie est toujours contre-indiquée, puisque le greffon se transforme petit à petit en tissu fibreux, et diminue de volume.Aussi dans les deux cas qui font le sujet de cette communication, nous avons volontiers employé le cartilage costal, et avons lieu d\u2019être satisfait du résultat obtenu.(1) J.N.ROY.\u2014De lautoplastie adipeuse faciale.\u2018\u201cL\u2019Union Médi- - cale\u201d février 1921. Le Métabolisme Basal Par E.-G ASSELIN, Professeur de physiologie à l\u2019Université de Montréal.Le métabolisme basal, \u201cBasal metabolism\u201d des Américains, ou métabolisme de fond comme l\u2019appellent certains auteurs français, se définit: la quantité de chaleur minima produite par un individu lorsque celui-ci se trouve dans une activité fonctionnelle minima.Pour faire la détermination de ce métabolisme il faut soustraire l\u2019organisme étudié à toutes les causes qui pourraient exagérer la production de chaleur.Dans la pratique ces causes sont: le travail musculaire, le travail de la digestion et l\u2019action du froid extérieur.Cette détermination du métabolisme basal est en vogue aux Etats-Unis et est en train de passer dans la pratique courante pour servir à établir le diagnostic, le pronostic et le traitement d\u2019un certain nombre de maladies.Du point de vue du métabolisme basal on a divisé les maladies en trois groupes fondamentaux et distincts, à savoir : (a) Les maladies à métabolisme normal c\u2019est-à-dire à production normale de chaleur, (b) les maladies à métabolisme augmenté et (c) les maladies à métabolisme diminué.Jusqu\u2019à présent les maladies à métabolisme augmenté connues - sont: le goitre exophthalmique, l\u2019hyperthyroïdisme dû à l\u2019adénome: de la thyroïde, l\u2019acromégalie et toutes les maladies fébriles.Les études les plus importantes faites jusqu\u2019à ce jour se rapportent aux troubles d\u2019origine thyroïdienne.Dans 95 pour cent des cas où l\u2019on a trouvé un métabolisme exagéré celui-ci était dû à l\u2019hyperthy- roïdisme chez des patients souffrant de goitre exophthalmique ou d\u2019adénome de la thyroïde.Le métabolisme basal diminué est caractéristique du myxœdème et de la diminution d\u2019activité de la glande pituitaire.Le métabolisme basal diminué se rencontre dans l\u2019inanition, le jeûne prolongé, l\u2019anorexie, le rétrécissement de l\u2019œsophage et le retré-.cissement spasmodique du cardia.| Par contre il existe un certain nombre de maladies à métabolisme normal, parmi celles-ci il y a les états de nervosisme qui simu-.«ent l\u2019hyperthyroïdisme. 248 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Au point de vue pratique du diagnostic, une augmentation du anétabolisme basal indique l\u2019hyperthyroïdisme dû à un goitre exoph- thalmique ou à un adénome de la thyroïde pourvu que toutes maladies fébriles soient éliminées.11 est important de connaître la courbe thermique parce qu\u2019il peut exister un métabolisme élevé dans certaines maladies telles: les cas de tuberculose au début, dans lesquels la température vespérale peut être élevée, quoique au moment de la détermination du métabolisme la température était normale.La connaissance du métabolisme basal est d\u2019un grand secours pour le chirurgien pour l\u2019aider à savoir si après l\u2019enlèvement d\u2019un goitre la glande thyroïde est encore une cause d\u2019intoxication.Quoique le métabolisme basal nous donne l\u2019état d\u2019activité de la glande thyroïde il ne nous renseigne pas sur l\u2019état de capacité du patient à supporter une opération,, il permet cependant de préciser les risques opératoires qui sont redoutables lorsque le métabolisme est augmenté d\u2019environ cent pour cent.On doit dans ces cas tâcher de réduire le métabolisme à un taux moindre avant de songer à une opération.La détermination du métabolisme est encore utile dans les nombreux cas avec ou sans goitre dont les symptômes: troubles psyehi- ques, tachycardie, tremblement, troubles de la sécrétion sudorale se rapprochent plus ou moins de l\u2019intoxication thyroïdienne.McGaskey rapporte huit observations dans lesquels le taux du métabolisme a permis le diagnostic d\u2019hypo- et d\u2019hyperthyroïdisme.Cest ainsi que dans un cas le nervosisme, le tremblement, la tuméfaction du cou pouvaient faire penser à un état d\u2019hyperthyroïdisme, diagnostic qu\u2019un métabolisme inférieur à la normale de 29 pour cent vint infirmer.Le traitement par l\u2019extrait thyroïdien amena une grande amélioration en même temps que le relèvement du métabolisme.Au point de vue du traitement par les rayons X il est important de connaître le métabolisme basal.Il v a une distinction à faire entre le goitre et l\u2019hyperthyroïdisme, car ces deux états peuvent exister séparément cest que l\u2019un peut être présent sans l\u2019autre.Les Tayons X ne doivent pas être employés comme traitement du goître à moins qu\u2019il existe une suractivité de la glande thyroïde c\u2019est-à-dire -de l\u2019hyperthyroïdisme.: Certains facteurs physiologiques doivent être pris en considération pour éviter certaines erreurs dans la détermination du métabo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 249 } lisme basal.Ainsi certaines personnes nerveuses peuvent être troublées dans leur sommeil par la seule pensée de l\u2019expérience du lendemain.Les douleurs menstruelles chez une femme souffrant de dysme- norrhée sont encore une cause qui peut faire varier le métabolisme basal.,Ç Aussi chez ces personnes faut-il répéter l\u2019expérience à quelques jours d'intervalle.Comment se fait la détermination du métabolisme basal ?C\u2019est par la calorimétrie indirecte respiratoire, méthode qui re- | ose sur l\u2019étude des échanges gazeux respiratoires que se fait la détermination de l\u2019activité du métabolisme.| I\u2019appareil s\u2019appelle métabolimetre et se compose d\u2019un spiromètre destiné à mesurer la ventilation pulmonaire.TECHNIQUE DE L\u2019OPERATION : 1° On prend le poids, la hauteur et la température de l\u2019individu.2° La veille le patient prend un léger souper vers les six heures et est mis au lit.3° Vers les huit heures le lendemain matin, le patient à jeun depuis la veille est transporté dans la chambre à expérience.On note sa température.oO Il est mis au lit et il doit rester pendant au moins une demi-heure dans le repos le plus complet.La chambre doit être convenablement chauffée.5° L\u2019appareil est mis en communication avec la bouche du patient, le nez étant fermé à l\u2019aide de pinces pour que la respiration se fasse exclusivement par la bouche.6° Pour habituer le patient on le laisse respirer à l\u2019aide libre pendant a peu pres 1 a 2 minutes.(Ceci permet en même temps de s\u2019assurer si l\u2019appareil est en bon fonctionnement.) 7° On met alors le patient en communication avec le spiromètre chargé d\u2019oxygène.On note la quantité d\u2019oxygène et- on laisse le patient respirer pendant 10 à 15 minutes (le temps étant pris l aide d\u2019un chronoscope).8° Après 10 à 15 minutes écoulées on note sur l\u2019échelle du spi- .omêtre la quantité d\u2019oxygène consommée.Le volume d\u2019oxygène subit par la chaleur et la pression barométrique certains changements.Alors on s\u2019assure de la tempéra- 250 L'UNION MÉDICALE DU CANADA ture de l\u2019oxygène contenu dans le spiromètre en même temps que de la pression barométrique à l\u2019aide du baromètre.9° On fait les corrections nécessaires selon la température et la pression barométrique.10° On divise ensuite la quantité d\u2019oxygène absorbé par le nombre de minutes qu\u2019a duré l\u2019expérience afin de savoir la quantité d\u2019oxygène consommée par minute.11° On se rapporte ensuite à des tableaux pour connaître la quantité d\u2019oxygène que l\u2019individu doit consommer suivant son âge et la grandeur de sa surface de la peau.12° Connaissant le volume d\u2019oxygène qu\u2019un individu de même âge et de même surface cutanée doit consommer.Connaissant le volume d\u2019oxygène consommée par le patient, on n\u2019a qu\u2019une soustraction à faire pour savoir s\u2019il y a eu un surcroît ou une diminution de consommation d\u2019oxygène, c\u2019est-à-dire si le métabolisme est exagéré ou diminué.Malgré la simplicité de la technique, la détermination du métabolisme basal doit être faite par un spécialiste dans un laboratoire.On ne doit pas laisser au praticien la tâche de faire lui-même l\u2019expérience.Cette méthode relativement nouvelle est appelée à rendre de grands services aux médecins et aux chirurgiens au point de vue du diagnostic, du pronostic et du traitement de certaines maladies. Aperçu sur la Radiologie Gastrique Par Dr Albert COMTOIS, de Montréal.Je voudrais en ce moment où j\u2019ai l\u2019honneur et le plaisir d\u2019être l\u2019humble interprète d\u2019une science jeune et captivante par sa jeunesse même et les horizons nouveaux qu\u2019elle ouvre aux esprits avides de pénétrer un peu plus avant dans la compréhension du fonctionnement des organes du corps humain, avoir l\u2019autorité que confèrent, l\u2019âge mûr et l\u2019expérience de longues années d\u2019études et de pratique.N\u2019ayant que la jeunesse à mon crédit je m\u2019efforcerai de faire écho à la voix de ceux qui identifièrent leur vie avec la recherche de la vérité et dont les travaux immortels, tels des phares éclatants guident nos esprits incertains dans leurs investigations à travers le vaste domaine de la science médicale.Qu\u2019il'me soit permis après avoir salué au passage la phalange glorieuse de nos célébrités de rappeler à votre souvenir le nom de quatre grands initiateurs: Lavoisier, Pasteur, Claude Bernard, Noentgen.La médecine leur est bien redevable, car c\u2019est grâce aux sciences physico chimiques et biologiques dont ils furent les représentants qu\u2019elle a réussi à se dégager de plus en plus de l\u2019empirisme et sans cesser d\u2019être un art, à devenir une science vraiment digne de ce nom.Que de phénomènes vitaux qui jusque là étaient restés inexpliqués quelquefois même insoupçonnés leur doivent d\u2019avoir été mis en lumière.Sans contredit leur influence ne s\u2019est jamais plus fait sentir que depuis les trois dernières décades.La physiologie et la pathologie dans toutes leurs branches y out trouvé et y trouvent et y trouvent encore un élément précieux pour ne pas dire indispensable à leur ascensioñ vers le progrès de sorte que à l\u2019heure actuelle il n\u2019est pas plus permis d\u2019avoir la prétention de réduire la médecine à un symposium de formules physico chimiques que de faire de la clinique pure sans le secours du laboratoire.C\u2019est dans cet état d\u2019esprit que j\u2019entreprendrai de vous parler de la radiologie gastrique.Disons d\u2019abord que ce mode d\u2019investigation par les rayonss X, le côté physique étant mis de côté, n\u2019a atteint l\u2019état actuel que grâce aux enseignements de la physiologie, de la 252 L'UNION MÉDICALE DU CANADA clinique et du laboratoire.D\u2019un autre côté ces derniers ont bénéficié en retour de l\u2019aide qu\u2019ils avaient apporté à la radiologie.Au point de vue gastrique, le seul qui nous occupe, la radiologie a contribué à préciser certaines descriptions qui ne correspondent pas à la réalité, à apporter le mot définitif là où régnait la controverse, et \u2018à expliquer le mécanisme de certains phénomènes obscurs, à faire l\u2019autopsie vivante du malade, pour me servir d\u2019une expression de Claude Bernard, l\u2019âge héroïque de la radiologie est passé, je veux parler de celui où l\u2019on s\u2019en servait comme moyen de curiosité pour avoir la représentation graphique d\u2019un estomac cancéreux quelques jours avant qu\u2019il ait conduit son porteur sur la table d\u2019autopsie.Depuis ce temps une séméiologie a vu le jour et bien que dans un certain nombre de cas la radiologie ne soit pas en état de répondre d\u2019une facon nette et précise à la question posée et qu\u2019elle ait aussi à se servir bien souvent du point d\u2019interrogation, elle mérite qu\u2019on s\u2019en serve maintenant comme éclaireur.Structure de l\u2019estomac Mais si la radiologie peut donner d\u2019utiles renseignements dans des affections gastriques qui semblent ne relever que de la médecine \u2018et non de la chirurgie, elle a dû faire siens les enseignements de l\u2019anatomie et de la physiologie.Sur la structure, l\u2019innervation et la vascularisation de l\u2019estomac elle ne nous a rien révélé de nouveau.Pour résumer brièvement les données acquises nous rappellerons que de dehors en dedans nous trouvons la séreuse, véritable enduit protecteur adhérant intimement à la musculeuse, excepté au niveau des courbures et facilitant le glissement de l\u2019organe.La couche moyenne \u2018est constituée par la musculeuse qui renferme trois sortes de fibres lisses servant au brassage des aliments et à leur évacuation.Les longitudinales faisant suite aux fibres de même nom venant de l\u2019æ- rophage, recouvrent les deux faces de l\u2019estomac mais sont surtout nombreuses au niveau de la petite courbure, les circulaires plutôt tares au niveau du fond de l\u2019estomac acquièrent de l\u2019importance au pylore ou s\u2019enchevêtrant avec les premières elles concourent à la formation du sphincter.Quant aux obliques, originaires de fibres obliques de l\u2019æsophage elles s\u2019étendent en éventail sur les faces gastri- \u2018ques pour aller se perdre sur la grande courbure, elles manquent totalement au pylore.La muqueuse est séparée de la musculeuse par une couche de tissu conjonctif très lâche, c\u2019est dans cette couche \u2018que cheminent les vaisseaux et les nerfs de distribution. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 253: Notons en passant que cette couche est très pauvre en vaisseaux sanguins propres et que sous l\u2019influence d\u2019une irritation chronique ce.tissu lâche se transforme facilement en un tissu dense donnant l\u2019illu- elon d\u2019un cancer squirreux.Quatrième et dernière couche, la mu- rueuse, renfermant un épithélium cylindrique préposé à la secrétion du mucus, un chorion, une musculaire muqueuse et des glandes morphologiquement différentes, les glandes du cardia et les glandes du pylore.Les auteurs anciens établissaient une division bien nette entre.ces deux groupes même au point de vue fonctionnel.Heidenheim, entr\u2019autres, attribuait aux glandes cardiaques la secrétion de l\u2019hel et aux glandes pyloriques celle de la pepsine.Les travaux des physiologistes modernes ont prouvé que toutes les glandes gastriques secré- talent ces deux produits.Les artères sont fournies par l\u2019hépatique, la splénique et la coronaire stomachique.Les branches de ces dernières forment un réseau qui encercle l\u2019estomac et pénètre dans l\u2019épaisseur des tuniques.Le: plus important est celui de la sous-muqueuse d\u2019où s\u2019échappent de fins capillaires qui vont se terminer à la muqueuse sans s\u2019anastomoser les uns avec les autres.Nous trouvons là la gravité de l\u2019hématémèse iorsqu\u2019une érosion met ces fins rameaux à découvert.Quant aux lymphatiques nous savons qu\u2019ils forment un réseau sous-glandulaire, un réseau sous-muqueux et un réseau \u2018sous-séreux.Ils concourent par leur réunion à former des troncs collecteurs qui vont se jeter dans des groupes de ganglions disposés autour de l\u2019estomac.Ils communiquent largement avec ceux de l\u2019æsophage, ceux du.pylore.au contraire n\u2019ont pour ainsi dire pas de communication avec ceux du duodénum.Ce point anatomique nous éclaire particulièrement sur les faits suivants à savoir qu\u2019un cancer du cardia envahit la plu- bart du temps la limite inférieure de l\u2019æsophage, qu\u2019un cancer du pylore se propage avec facilité au reste de l\u2019estomac tandis qu\u2019il s\u2019arrête au duodénum.A part les ganglions nerveux du pylore l\u2019innervation est constituée par le pneumogastrique et le splanchnique qui par leur réunion forment le plexus solaire.Ce sont eux qui règlent la secrétion, la motricite, la sensibilité de l\u2019estomac et jusqu\u2019à un certain point.la symptomatologie des gastropathies.* x % Après cette incursion rapide dans le domaine histologique voyons.brièvement ce qu\u2019est l\u2019estomac normal au point de vue morpholo- 254 L'UNION MÉDICALE DU CANADA gique.Les anatomistes l\u2019étudiant sur un cadavre par conséquent dans des conditions tout à fait spéciales nous le montrent situé dans l\u2019épigastre ayant la forme d\u2019une cornemuse avec deux orifices: le cardia et le pylore, deux pôles: le supérieur ou grosse tubérosité, l'inférieur ou petite tubérosité, une partie moyenne ou corps, deux bords, droit et gauche, la petite et la grande courbure.Sa direction semble transverse.Le cardia est complètement recouvert par le lobe gauche du foie.Il correspond au corps de la 9ème ou 10ème dorsale.Sa projection antérieure est thoracique et non abdominale, elle correspond à un point situé à deux centimètres du bord gauche de l\u2019appendice xiphoïde.La grosse tubérosité est en contact avec la voûte diaphragmatique gauche et correspond à l\u2019espace de Traube.-Le corps de l\u2019estomac d\u2019abord caché par le gril costal ne devient véritablement abdominal que dans son tiers inférieur, au niveau du triangle de Labbé limité à gauche par le rebord costal correspondant, à droite par le bord gauche du foie et en bas par une ligne horizontale rejoignant les 9èmes cartilages costaux.Pour ce qui est du pylore, séparé du cardia par une distance de 10 centimètres, il est situé entre la 11ème dorsale et le bord inférieur du corps de la lère lombaire, sa projection abdominale étant \u2018À sept centimètres au-dessus de l\u2019ombilic, sensiblement au point de jonction entre la verticale ménée du bord droit du sternum et l\u2019horizontale réunissant les extrémités internes des neuvièmes cartilages costaux, (Jonnesco et Souligoux).elles sont les grandes lignes de l\u2019anatomie révélées sur le cadavre.Considérons maintenant si ces données concordent avec ce\u2019que nous voyons chez le vivant au moyen des Rayons X et s\u2019il y a possibilité d\u2019établir un typé normal.Les facteurs qui influent sur la forme et la situation de l\u2019estomac sont s1 nombreux, qu\u2019avant de décrire cet estomac idéal, il est nécessaire de dire dans quelles conditions on opère.En effet, les conclusions seront différentes, suivant le sexe, l\u2019âge, le type de l\u2019individu, ses habitudes dans le boire et le manger et suivant l\u2019état de replétion de l\u2019estomac lui-même.Radrographie L'image de l\u2019estomac ne se projetant pas sur l\u2019écran ou la plaque radiographique, il fallait trouver un artifice pour en Tévéler la forme.Comme tant d\u2019autres, l\u2019idée lumineuse partit de la France et dès 1897, deux ans à peine après la découverte de Roentgen, on pouvait observer dans un des laboratoires de l\u2019hôpital St-Antoine, la forme \u2018de l\u2019estomac, son péristaltisme et son mode d\u2019évacuation, grâce à come Raia Cy A L'UNION MÉDICALE DU CANADA 255 lemploi d\u2019une substance opaque aux Rayons X, mais ce n\u2019est que quelque temps après qu\u2019on fit passer ce mode d\u2019examen au service de la clinique.Depuis ce temps, on s\u2019en est servi couramment pour établir l\u2019existence des lésions déformantes de l\u2019estomac.Si nous examinons l\u2019estomac, à l\u2019état de vacuité presque complète, nous nous apercevons que la partie supérieure qui correspond à la grosse tubérosité est représentée sur l\u2019écran par une région claire en forme de poire.Le reste de l\u2019organe représente un tube dont les parois élastiques sont plus ou moins rgpprochées les unes des autres.Chez cet estomac le pylore est situé sur la ligne médiane à mi-chemin entre l\u2019appendice xiphoïde et le pubis.Le point le plus déclive de la grande courbure est à peu près au niveau de l\u2019ombilic.Quand l\u2019estomac est rempli, l\u2019image projetée sur l\u2019écran, est différente suivant que le sujet est examiné debout ou couché.Chez les sujets debouts, il nous apparait comme un tube vertical ou légèrement oblique vers la droite, surmonté d\u2019une ampoule gazeuse; à bords sensiblement parallèles et terminé par un segment horizontal ou légèrement ascendant.Cet aspect a conduit les radiologues à diviser l\u2019estomac en trois parties, segment supérieur qui comprend la chambre à air et correspond à la grosse tubérosité, segment moyen correspondant au corps, et segment inférieur qui représente la région pylorique.La Chambre à air se trouve ainsi vis-à-vis la douzième dorsale, le pylore au bas de la 3ème lombaire.Le point le plus déclive qui est le bas-fonds de l\u2019antre pylorique exceptionnellement le pylore lui-même se trouve à peu près au niveau d\u2019une ligne réunissant les \u2018deux épines iliaques antéro-supérieures.Dans la position couchée, ie corps prend une direction oblique, le pylore remonte d\u2019un corps \u2018vertébral et passe à droite de la colonne, se portant ainsi au voisinage du rebord costal droit et de la vésicule biliaire.La poche à air disparaît et le repas envahit le segment supérieur.La description qui précède se rencontre habituellement dans la pratique chez un sujet par ailleurs normal et d\u2019une taille moyenne.Cependant Pexpérience ayant prouvé que la forme de l\u2019estomac, avait des rapports étroits avec la conformation générale de l\u2019individu, il faut s\u2019attendre à trouver des variantes qui en dedans de certaines limites doivent être considérées comme normales.C\u2019est ainsi que quelquefois le pylore lui-même sera le point le plus déclive et qu\u2019alors, au Tieu d\u2019être vis-à-vis la 3ème lombaire il sera au niveau de la première ou de la deuxième; que la chambre à air sera petite et l\u2019axe, au lieu d\u2019être verticale sera légèrement oblique, donnant ainsi à l\u2019ensemble 256 L'UNION MÉDICALE DU CANADA de l\u2019estomac la forme d\u2019une corne de boeuf à extrémité supérieure.renflée et à extrémité inférieure effilée.La division de Schele- singer en quatre types principaux nous en donnera une illustration, frappante.Cet auteur se plaçant au point de vue de l\u2019évacuation et de la: forme, ramène les variantes à quatre types fondamentaux, qu\u2019il appelle Hypertonique, Orthotonique, Hypothonique et Atonique.Le.iype le plus fréquemment rencontré est le type orthotonique, mais: chacun de ces types peut être considéré comme plus ou moins normal, s\u2019il est en harmonie avec l\u2019habitus de son porteur, et s\u2019il exécute son travail dans certaines limites.En un mot l\u2019état normal de l\u2019estomac dépend plus de son fonctionnement que de sa morphologie.Telles sont les principales données que la \u2018radiologie nous fournit sur la forme et la position de l\u2019estomac.Comme on le voit, elles diffèrent quelque peu des idées antérieures, mais comme le dit Carman de la clinique Mayo on ne peut conclure que les anciennes: descriptions sont fausses et que seul, l\u2019estomac radiologique: correspond à la réalité.Quoi qu\u2019il en soit, il sera toujours très important.d\u2019avoir ces notions présentes à l\u2019esprit afin d\u2019en faire état lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019établir un diagnostic.Physiologie Nous dirons maintenant un mot de la physiologie gastrique.La complexité des fonctions de l'estomac en font un organe attrayant quoique difficile à étudier, tant au point de vue physiologique que pathologique.Sa structure intime qui en fait principalement un organe secréteur et moteur, sa double innervation qu\u2019il partage avec d\u2019emtres organes situés à vicinité ou a distance et qui le met en rapport avec le système nerveux central et le système de la vie végétative nous avait déjà fait pressentir.Avec les anciennes méthodes expérimentales, fistules gastriques, fistules duodénales, méthodes qui\u2019 ne pouvaient être appliquées sans introduire de troubles d'ans le fonctionnement moteur, on parvint à établir un certain nombre de phénomènes qui ont soutenu l\u2019épreuve du temps, et que les procédés cliniques et Tadioscopiques d\u2019exploration ont confirmé, précisé, et élargi.C\u2019est grâce à elles qu\u2019on sait aujourd\u2019hui que l\u2019estomac secrète du mucus et du suc gastrique, que cette secrétion est intermittente et sous la dépendance du système nerveux, en particulier \u2018de pneumo-gastrique On a démontré en outre, que l\u2019estomac à jeun ne contient pas de.suc gastrique et que la secrétion de ce dernier s'établit sous l\u2019influence L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 257 de deux ordres de causes, dont l'une psychique \u2018provoquée par la seule vue dés aliments et requérant l\u2019intégrité du pneumo-gastrique, et l'autre appelée chimique, provoquée pnr l\u2019excitation des terminaisons nerveuses, et apparaissant même après section du pneumo-gastrique.Tous les aliments ingérés n\u2019ont pas une influence égale sur l\u2019activité secrétoire des glandes gastriques.Il est reconnu que c\u2019est la viande qui, grâce à certains principes albuminoïdiques est l\u2019agent le plus actif de la secrétion.Certains auteurs aidmettent que les hydrates de carbonne sont exito-secrétoires à un haut degré.D'autres substances, comme le blanc d'oeuf, n\u2019auraient aucune action de ce genre ou, à peu de chose près.En plus, les graisses par l'action inhibitrice qu\u2019elles exerceraient sur la secrétion psychique, modifieraient considérablement la quantité du suc gastrique ainsi que sa puissance digestive.Nous pouvons donc conclure avec GLEY que la secrétion gastrique s\u2019adapte à l'alimentation et, qu\u2019à la variété des aliments, correspondent les variations quantitatives et qualitatives du suc gastrique.Comme nous le savons tous, c\u2019est grâce à ce suc dont 1l n\u2019entre pas dans ce cadre d'étudier en détail la composition et l\u2019action particulière des principes actifs, que certains aliments subissent dans l\u2019estomac une série de transformations et sont réduits en une bouillie liquide avant d\u2019être présentés à l\u2019intestin, où se complète le processus de la digestion et où se passe le phénomène important de l'absorption.Suivant certains auteurs, au cours de l\u2019acte gastrique de ln digestion, estomnac se diviserait en deux parties: supérieure, cardiaque, réservoir pour les aliments, qui y subissent l\u2019action du suc gastrque ; inférieure, pylorique, motrice.C\u2019est le pylore en effet qui règle la sortie du chyme.La fonction motrice étant considérée aujourd\u2019hui comme étant la plus Importante, nous passeronis brièvement en revue le mode de fonctionnement du pvlore, tel que les divers moyens d\u2019étude, tant expérimentaux que cliniques ou radiosecpiques, nous ont permis de le comprendre.Nous sommes aujourd'hui en possession de trois faits principaux, à savoir :\u2014- 1° que le pylore est l\u2019aboutissant des ondes musculaires, parties de la grande courbure, 2° qu\u2019il s\u2019ouvre par éclipees, 3° que sa fermeture est due à l\u2019arrivée du chyme acide dans l\u2019intestin.C\u2019est la radiolog'e qui a permis de décrire exactement les mouvements de la région pylorique, et la marche des contractions antrales qui précèdent l\u2019évacuation dm chyme. 258 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Lorsque l\u2019on examine en position verticale un sujet normal, on voit que les mouvements péristaltiques commencent dès l\u2019ingestion des aliments.Ces ondes de contraction naissent vers le milieu de la grande courbure et progressent vers le pylore sous la forme d\u2019un sillon qui se creuse de plus en plus; en même temps, apparaissent sur la petite courbure des ondes semblables, quoiqu\u2019un peu moins profondes.Ces deux trains d\u2019ondes finissent bientôt par circonscrir une portion tubulaire répondant au canal pylorique.Elles se succèdent à dix ou quinze secondes d\u2019intervalle, suivant un rythme très régulier et mettent 20 à 30 secondes à se propager de leur point d\u2019origine au pylore.On a aussi décrit des mouvements antipéristaltiques d'ailleurs peu visibles et qui expliqueraient la remontée dans l'estomac de certaines substances, en particulier du suc pancréatique.Cette description cependant se trouvera plus ou moins en défaut, et on doit s\u2019attendre à rencontrer quelques variantes suivant les types d\u2019estomac, et chez le même estomac suivant la qualité et la quantité du repas ingéré, suivant aussi la position dans laquelle on examine le sujet.Pour ce qui regarde l\u2019évacuation, le pylore ne se comporte pas de la même façon vis-à-vis de tous les aliments.Son ouverture et sa fermeture sont conditionnées par des excitations de deux ordres chimiques et mécaniques.Parmi les premières, mentionnons l'état physique des ingesta.Roux et Balthazar ont montré les premiers, par la radioscopie, que les liquides passent presqu\u2019immédiatement dans le duodénum.D\u2019autres auteurs ont montré par Ja méthode expérimentale, Pinfluence de la concentration moléculaire des solutions: les solutions isotoniques déterminant l\u2019ouverture périodique du sphincter et s\u2019évacuant très remidement.Les solutions hvpertoniques moins rapidement que les hypotoniques.Quant aux corps solides, ils s\u2019évacuent beaucoup moins rapidement.Comme dans les deux cas, le péristaltisme existe, et que l\u2019évarmation est différente.il faut donc, en outre de la force des contractions et de l\u2019état physique des ingesta faire intervenir l\u2019influence des excitations chimiques de ces derniers.Nous entrevovorr déjà une différence dans la durée de l\u2019évacuation suivant la composition des aliments.En effet, une quantité égale d\u2019aliments albuminoïdes, hvdro-carbonés et gras, se présentant sous une forme identique et ingérés s\u2019iherément.ne s\u2019évacuent pas de la même manière.Les hydrates de carbone sont évacués très vite, les album'noïdes à l\u2019excention du blanc d'oeuf ne tommencent à masser dans le duodénum qu\u2019amrès une demi-heure, et leur évacuation n\u2019est complete qu'après 315 à 4 heures.Les graisses sont les suhstances qui L'UNION MÉDICALE DU CANADA R59 mettent le plus de temps à franchir le pylore.Si on mélange ensemble ces divers aliments, l\u2019évacuation est modifiée.D\u2019après CANNON, si on fait ingérer d\u2019abord les hydrates de carbone et ensuite les albuminoïdes, la présence de ceux-ci ne retarde pas le passage rapide de ceux-là.Au coutraire, les albuminoïdes s\u2019ils sont ingérés les premiers, provoquent un ralentissement marqué dans l\u2019évacuation des hydro- carbones.Quand, enfin, on donne un mélange en parties égales d\u2019albuminoïdes et d\u2019hydro carbonés, l\u2019évacuation se fait plus rapidement que dans le cas d\u2019albuminoïdes seuls, maïs moins vite que dans le cas d'hydro-carbonés seuls.Les graisses prolonvent aussi le séjour des aliments quels qu\u2019ils soient.La raison de cette ouverture plus ou moins fréquente du pylore tient dans une action réflexe.L\u2019action inhibitrice de l\u2019HCL libre sur la musculature du pylore.Aussitôt cependant que le chyme acide arrive en contact avec la muqueuse duodénale, il se produit une action inverse, la fermeture du pylore.Mais cette action inhibitrice duodénale inverse de da première, est intermittente, puisque le chyme acide est progressivement neutralisé par les secrétions alcalines biliaires et paincréatiques déversées dans le duodénum, et ce n\u2019est que lorsque la neutralisation est complète que se fait une nouvelle ouverture.Une telle conception du Lonctionne- ment pylorique rend bien compte de la rapidité plus ou moins grande de l\u2019évacuation gastrique selon la nature des aliments.fl semble donc acquis que le duodénum soit le point de départ des réflexes ahou- tissant à l'ouverture et à la fermeture du pylore.Si à ces divers facteurs nous ajoutons l\u2019influence considéreble qu\u2019exerce le système rer- veux sur le secrétion du suc gastrique et sur le jeu du sphincter pylorique, tant par exitation paychique que par exitation réflexe, et que la radioscopie a permis jusqu\u2019à un certain point d\u2019étudier, nous aurons une idée sommaire de la complexité du phénomène qu\u2019est le fonctionnement d\u2019un estomac, même À l\u2019état normal.En résumé, qurmd nous examinons un estomac à l'écran radioscopique, nous obtenons des renseignements très imfportants sur sa morphologie, forme, situation, direction, grandeur, contours, flexibilité, mobilité, rapports.D\u2019um autre côté, nous en obtenons de non moins importants sur la manière dont il se comporte au point de vue fonctionnel, tonicité, révélée par le mode de remplissage, secrétion, péristaltisme, mode et durée d\u2019évacuetion, sensibilité.Si la radiologie a cotnribué pour une large part à préciser certains points d\u2019anatomie et de physiologie, quels services n\u2019a-t-elle pas rendus et n\u2019est-elle pas appelée à rendre dans le domaine de la 260 L'UNION MÉDICALE DU CANADA pathologie.Sans aucun doute, bien que jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, on l\u2019ait employée presqu\u2019exclusivement au diagnostic des lésions déformantes ou chirurgicales de l\u2019estomac, on la fera servir de plus en plus à l\u2019étude gastrophathies ressortissant à la médecine, et constituant le domaine à peu près le plus embrouillé de la pathologie.Pathologie Les difficultés que chacun éprouve à porter un diaynostic précis en face d\u2019une affection à symiptomatologie gastrique, se comprennent facilement si l\u2019on se rappelle la complexité des fonctions de l\u2019estomac, muqueuse et musculeuse à la fois, son innervation qui la met en relation avec les différents centres nerveux de la base du crâne, avec les organes thoraciques et les organes abdominaux.Ceci fait de l\u2019estomac un centre important de réflexes, de sorte qu\u2019outre les affections qui lui sont propres, il y a la masse des fausses gastropathies, affections d\u2019apparence locale et qui constituent en réalité le plus souvent, comme le dit Gaston Lyon, les éléments de syndrômes morbides, qui se rattachent par des liens étroits \u2018aux maladies de la nutrition, à celles des glandes à secrétion interne, à celles du système nerveux et aux diverses infections chroniques.Parmi les vraies gastropathies, nous comprendrons l\u2019ulcère et ses complications, sténose et biloculn- tion, les diverses tumeurs bénignes et malignes, la syphilis, la tuberculose.Dans cette catégorie, la radiologie peut confirmer un diagnostic hésitant dans un fort pourcentage de cas.Pour ce qui est du.second groupe, si elle ne peut établir de diagnostic précis, elle aura du moins l\u2019avantrge d\u2019éclairer le médecin sur l\u2019état fonctionnel gastrique.Des affections gastriques bien constituées du premier groupe, l\u2019on peut dire quia peu de chose près, elles se manifestent toutes par des signes radiologiques différents, ce qui n\u2019est pas toujours le cas au point de vue symptômes cliniques.Ces signes sont de deux sortes : directs et indirects.Les premiers sont plutôt morphologiques, les seconds fonctionnels, tantôt ils seront associés, tantôt les seconds seuls existeront suivant l\u2019âge, l\u2019étendue, la gravité et le siège de la lésion.Ainsi donc, lorsqu\u2019à un endroit quelconque du contour gastrique, nous VOYONS Une projection ou image d'iverticuljire, nous portons avec certitude le diagnostic d\u2019ulcère.Si au contraire nous voyons une image lacunaire à bords irréguliers, toujours identique à elle-même, nous sommes en droit de diagnostiquer tumeur intragastrique.Dans ces cas, il est presqu\u2019impossible de ne pas porter un diagnostic certain, il n\u2019en est plus de même.lorsqu\u2019on se trouve en présence de lésions, L'UNION MÉDICALE DU CANADA { ; 261 au début intéressant spécialement la muqueuse et peu ou pas la musculeuse, lésions qui ne se manifestent que par des signes fonctionnels: hypersécrétion, hypermatilité, hypertonicité, hyperpéristaltisme, spus- me, hypomotilité, myasthénie, etc.Ici, la difficulté de porter un dias- nostic se pose avec acuité, et c\u2019est alors qu\u2019en présence d\u2019une histoire clinique souvent en contradiction avec les signes radiologiques, l\u2019examinateur après s'être enquis rapidement de l\u2019état des poumons, du coeur et du diaphragme, ce qu\u2019il doit toujours feire, se demande s\u2019il est réellement en présence d\u2019une gastropathie primitive réelle, ou si les symptômes gastriques ne sont pas simplement l\u2019écho d\u2019une affection localisée ailleurs; vésicule biliaire, intestin, appendice, rein, etc.et susceptibles de se manifester par des symptômes identiques.Dans ces cas, la clinique reprend tous ses droits, qu\u2019elle ne perd jamais d\u2019ailleurs, et c\u2019est à elle ou à le laparatomie exploratrice à dire le dernier mot.Cependant, lorsqu\u2019à ces signes fonctionnels viendra s\u2019ajouter un élément morphologique traduisant une lésion même minime de la musculature, la radiologie pourra suggérer fortement l\u2019existence d\u2019une lésion pariétale, sans pour cela inférer de la nature de cette dernière, ulcer ou cancer, et permettre ainsi une intervention opportune, surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit de cancer au début.Il n\u2019entre pas dans le cadre de cette causerie d\u2019entreprendre le parralléle entre les divers modes d\u2019examen de l\u2019estomac, d'étudier en particulier les signes radiologiques des diverses affections gastriques, ni de montrer l\u2019inflience qu\u2019a exercée la radiologie dans l\u2019ecquisition des idées nouvelles sur la dilatation d'estomac de Bouchard' et sur la dysipepsie flatulente.J\u2019ai laissé volontairement de côté aussi, les affections de l\u2019oesophage et de l'intestin, dans lesquelles la rediologie Peut rendre de réels services pour montrer l\u2019existence ou le siége de lésions talles que sténose, diverticulum, ulcère, cancer, obstruction,, appendicite, préférant demeurer sur le terrain de l\u2019anatomie et de la physiologie gastrique.Un travail de ce genre, bien que très long et tres difficile aumit été trés intéressant, mais le temps m\u2019a manqué pour l'entreprendre et eussi la compétence.J'espère du moins dans ces quelques lignes avoir intéressé quelque peu messieurs les médecins et chirurgiens, en rappelant à leur souvenir que la radiologie, dans le domaine modeste où elle évolue, se trouve quelquefois sur leur chemin pour leur prêter main-forte. Un Cas de Pleurésie Médiastine Permettez-moi, en guise de trewail scientifique, de vous faire part d\u2019une observation de pleurésie médiastine.E.B., âgé de 30 ans, est pris le 26 mars 1920 de fièvre intense, courbature, toux légère, expectoration minime de crachats épais, visqueux, sans trace de sang, avec douleur très vive dans l\u2019épaule gauche.Le malode était alors dans un camp dans le bois.Le médecin qui le vit les jours suivants trouva une température de 102°, examen de la poitrine ne révéla, dit-on, rien d\u2019anormal à ce moment, et en présence de cette douleur localisée à l\u2019épaule, il pensa à du rhumatisme et institua une médication ad hoc.Neuf jours durant, la maladie présenta la même allure, sauf que la douleur dans l'épaule s\u2019amenda et fut remplacée par une douleur dans la région sous-clavicu!aire gauche.Le malade se fit transporter chez lui le 3 avril, et je le vis pour la première fois ce jour.Température 103°, pouls 116, respiration 24, la toux est légère et Ie malade expectore des crachats visqueux et non rouillés.Le maladie accuse une grande douleur dans la région antérieure de la poitrine, et les points les plus sensibles sont les articulations sterno-costales des 3ème, 4ème, 5ème et 6ème côtes à gauche; le poitrine est légèrement hombée.Le coeur est normal quoique la pointe batte à deux travers de doigt à droite de la ligne mamelonnaire, ce qui indique déjà une légère déviation ; l\u2019esnace.de Traube est sonore; aucun signe d\u2019auscultation en arrière; une zone de submatité de la grandeur de la paume de la main un peu à droite du sternum, vis-à-vis les 4ème, 5ème et 6ème cotes.Tout semble normal du coté des autres organes.Le 4 avril, Temp.100°; P.96; resp.24.Méme apnarence, mémes symptômes, sauf que ln douleur envahit le côté droit du sternum.Rien d\u2019anormal dans les côtés ni en arrière de la poitrine.Le 5 céril, Temp.99° ; P.84; rerip.24.Même tableau, excepté que Je remarque une voussure de forme oblongue orientée dans le s°ns des espaces intercostaux, au niveau des 4ème, 5ème et 6ème cotes à droite du sternum.Cette tumeur n\u2019est que rénittente et très sensible. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 263 Le 6 avril, Temp.103°; P.116; resp.26.Méme tablowu.La tumeur est franchement fluctuante et mate.En pressant cette tumeur on la dégonfle en refoulant le liquide.Quand le malade est couché, elle est plus vo:umineuse que lorsque le malade est assis.Le 7, Temp.103°.5; P.120; resp.26.Même tableau.Je tente sans résultat une ponction explomtrice.Je conseille intervention ; le malade s'y refuse obstinément.Le 8, le malade absorbe de lui-même une forte dose de sulfete de magnésie, bien qu\u2019il ait eu tous les jours des selles régulières.Après tro\u2019s heures, débâcle considérable par l\u2019intestin d\u2019un liquide jaunâtre, contenant, dit-on, des grumeaux; le liquide au début est épais et d\u2019une odeur repoussnnte.La première expulsion donne un plein vase de nuit.Dans le cours de la journée, le malade a plus de vingt selles, toutes de même nature, à même odeur, sauf que les dernières, moins copieuses, sont composées d\u2019um liquide plus clair et plus aéré.La quantité émise en tout représenterait 3 vases de nuit remplis.Le 9, Temp.normale, pouls 72, Le coeur bat dans la ligne mnme-.lonaire; feciès très bon, respiration normale.Le malade se sent guéri, Mais en médecine, il faut ce garder de vaines illusions.Aussi j'avertis mon malade que, sans le lui souhaîter, il lui arrivera malheur s\u2019il persiste à refuser l\u2019intervention.Cet état d'amélioration se maintient toute la journée du 10 avril.Le 11 ee soir la température recommence son ascension, en même temps que la voussure presternale reparait ainsi que In dyspnée.Le 12 au soir la température a atteint 103°, avec un pouls de 120 et une respirat\u2018on de 26.Le malade est très abattu, et de lui-même il demande d\u2019être opéré.Le lendemain, je le conduis à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, où il fut examiné dans le service de médecine et dans le service de chirurgie.3 ponctions faites dans la vousrmre restèrent sans résultat, excepté la troi-ième, qui laissa sonrdre à la suite du retrait de l\u2019aivuille, ure goutte de pus épais et verdâtre.On procéda à l'incision de \u201ctt7 veussmre qui laissa écouler une très grande quantit* de nus, dont les avents microbiens étaient Jes streptocoques et les staphyloconnes.Le doigt introduit dans Ja poche permit de trouver ure ouverture de communication avec le médiastin Ph a deux travers de doigt à droite du sternuem, dans le 4ème espace Intercostal, Les jeurs suivants la température resta éleré, ainsi que persistait la dyepnée. 264 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Quinze jours durant, le malade élimina de grandes quantités de pus par le drain et toussa beaucoup, malgré de fortes doses d\u2019opium pour calmer la toux.À la fin d'avril, il put se lever et quitter l\u2019hôpital pour retourner à la campagne, refaire au grand air ses forces épuisées par cette suppuration intense, À ce moment, il faisait encore un peu de fièvre ; il avait une légère oppression avee un peu de toux.Ces symptômes persistèrent une dizaine de jours, pendant que le malade développait dans sa jimbe droite un aheés a distance, lequel \u2018ut incisé et après ouverture de cet abees, tout rentra assez rapidement dans l\u2019ordre, et le malade recomyrit assez vite sa vigueur ancienne.L'histoire de ce malade, que j'ai exposée assez longuement, est intéressante à plusieurs points de vue, et devra donner lieu à une dis- eussion scientifique qui sera certainement intéressante à entendre.Permettez-moi d\u2019ajouter quelques commentaires.Cette maladie a évolué très rapidement, si l\u2019on se rappelle que dès neuf jours après le début, la collection purulente s'était déjà fait un chemin à travers le 1ème espace intercostal et était palpable à l\u2019extérieur.Le début de cette maladie par une très grande douleur dans l\u2019épaule droite, était bien de nature à dépister le diagnostic pour celui qui n\u2019était pes sur ses gardes.Tout de même, en nous rappelant que \u201cle plexus cervical qui se prolonge par le phrémique jusqu\u2019au dôme du diaphragme en longeant à gauche surtout le péricarde et la plevre, où il provoque aes douleurs particulières dont les irradiations s\u2019éloignent sensiblement du siége principal de la maïædie\u201d, (1) en ayant, dis-je, présente à la mémoire cette particularité anatomique de l'innervation de la région médiastine, le médecin pouvait à bon droit dépister dès le début le siège de la maladie, bien qu\u2019à ce moment, la symptomatologie d\u2019ensemble fut assez obseure.Mais ce qui pour moi constitue le maximum d'intérêt de cette observation, c'est l'éveruation par voie intestinale de la collection purulente du médiastin.Ce phénomène est certes étonnant et, après avoir revu le traité de Pathologi.Interne de Dieulafoy et ses cé- lëbres cliniques médicales de THôte]-Dien de Paris, je n'ai rien trouvé de relaté de cette fæcon.Par quelle voie le pus a-t-il pu communiquer avee le tractus intestinal ® Vraisemblehlement après avoir perforé le diaphmgme, le pus a pénétré dans le duodenium pour sacheminer à l\u2019extérieur.Ce phénomène.à mon avis, aurait remplacé la vomique des pleurésies purulentes de la grande cavité.Chose étonnante encore, c\u2019est que cette fausse route s\u2019est refermée, et que la collection purulente s'est à nou- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 265.veau refaite dans le médiestin pour réapparaître une autre fois à la face antérieure de la poitrine et ensuite s\u2019éléminer définitivement par l\u2019ouverture faite par le chirurgien.Ensuite vous avez noté qu'à chaque fois que le pus se faisnit un chemin quelconque vers l\u2019extérieur, la température baissait et que le.malade ressenteit du bien-être.Il en fut ainsi quand le pus se montra sous la peau à la face antérieure de la poitrine; de même, et d\u2019une manière plus prononcée quand eut lieu l\u2019évacuation par l\u2019intestin, et enfin quand l\u2019abcès fut ouvert par le chirurgien.L\u2019explication de.ces chutes ide température serait, à mon sens, la fameuse théorie du \u201cvase clos\u201d de Dieulafoy.En effet.à chaque fois que la cavité purulente fermée, s'ouvre par un mécanisme quelconque, la résorption des toxines secrétées par les microbes.diminue ou cesse, et la chute de.température s\u2019en suit.Dés l'instant où la cavité se referme, la rézorm- tion des toxines recommence et le malade fait une nouvelle poussée.fébrile.Notons encore que la symptomatologie présentée par ce malade.ne ressemble guère à celle décrite par les auteurs, Sauf la dyspnée qui ne fut jamais des plus intense, nous n\u2019avons aucunement constaté.de signe de compression de l\u2019oesophage ni des nerfs pneumogñstrique ou sympathique.Il y eut absence partielle des signes d\u2019auscultation usités en ces cas, sauf de la matité dans la région sternale; peu de.jours après le début, la déviation de la pointe du coeur, commenca.d'éclairer ln situation.Notons enfin l\u2019apparition d\u2019un ebcès à distance alors que le malade reprenait vigueur et se remettait de cette infection.Vous admettrez, messieurs, qu\u2019une telle aventure médicale m\u2019ait- apporté bien des inquiétudes.Aussi seraïs-je heureux.d'entendre l\u2019opinion de mes confrères sur ce cas intéressant, et établir quel aurait été le meilleur traitement à faire, je veux dire de l\u2019incision simple.de la poche prralent fl de Ja costotomie large.Docteur Omer E.DESJARDINS.Pont St-Maurice Mai 1921 Notes pour I Histoire de la Médecine au Canada Les Chirurgiens de Montréal au xviie Siécle Sur les chirurgiens de Montréal au dix-septième siècle, nous avons déjà publié, dans L'Union Médicale du mois de juin 1917 les notes que nous avions alors recueillies.La poursuite de nos fouilles, nous met en mesure d\u2019ajouter de nouveaux noms et de nouveaux renseignements qui complètent (pour le moment) l\u2019article paru il ya quatre ans.1658-1663\u2014DUIBOIS.\u2014Le 7 mars 1660, zu mariage de Jacques Millots avec Jeanne Hébert est présent le chirurgien Dubois.Plus tard, lorsque le tabellion de Ville-Marie dresse l\u2019inventaire des biens de feu Léger Aguenier, 9 janvier 1664, un item nous apprend que le décédé devait \u201c8 livres à la succession de défunt sieur Dubois, chirurgien.\u201d Celpi-ci est done mort entre 1660 et 1664 et comme son nom n\u2019est pas au registre de Notre-Dame, Dubois pourrait bien avoir été tué par les Iroquois.Par eilleurs, dans un acte de Basset du 15 septembre 1658, un Duboi appose sa signature à côté de celle de Dollard des Ormeeux.1661.\u2014J EAN GAILLARD.Nous avons déjà signalé que Gaillard était à Montréal de 1661 à 1667 et qu'on perdait sa trace ensuite.Mais voil que treize ans plus tard, dens un acte de Maugue, (2 décembre 1680) il est question d\u2019un \u201cLouis Gaillard, chirurgien, depuis longtemps parti du pays et tenu pour mort ou péry.\u201d Cle disparu -avait laissé une maison à Ville-Marie et on venait de la \u201cVendre juridiquement à Charles Le Moyne\u201d.À ce moment, un sieur André Trajot, cousin de l\u2019absent et son seul héritier connu, se pgfgente pour recueillir sa succession.Il a l\u2019assentiment du supérieur d®féminaire de Montréal qui est aussi le représentant des seigneurs de l\u2019île.Trajot eut gain de cause et reçut le prix de la maison 357 livres et deux sous.Jean Gaille&d et Louis Gaillard ne sont-ils pas un seul et même individu?11 portait deux prénoms, ou bien le notaire ou l\u2019héritier a fait erreur.1665-1694 \u2014AINDRE RAPIN DIT LA MUSETTE.Il est présent à un mariage le 8 mars 1666.Né en 1640, dans le diocèse de Luçon, en Poitou, il épouse Clémence Jarry, à Montréal, le 25 novembre 1669.T1 fut attaché à l\u2019Hôtel-Dieu, de 1679 à 1686.Durant EE - L'UNION MÉDICALE DU CANADA 267 son service, il demeurait au coin sud-ouest des rues Saint-Jacques et Saint-Pierre.Par la suite, il alla habiter à Lachine, où il fut inhumé en décembre 1694.1669.\u2014ANTOINE FORESTIER.Il est mentionné dans un acte sous seing privé du 6 avril 1669 et, l\u2019année swivante, il épouse Mademoiselle Le Cavalier.Forestier fit du service à l\u2019Hôtel-Dieu dès 1681, ainsi que Martinet de Fonblanche, comme nous l\u2019avons déjà dit.Entre antres détails nouveaux, sur son compte, mentionnons ceux-ci.Forestier fit etablir par le tribunal, le 24 avril 1711, que les officiers des troupes n\u2019avaient droit d\u2019être traités gratuitement que pendant leur séjour à hôpital.Hors de là, ils devaient payer des honoraires, comme les autres patients.Ce chirurgien, a fait usage de trois sceaux différents.Le premier quil eppose en 1673, est indéchiffrable; le second, (1694), représente un coeur percé d\u2019une flèche et surmonté des lettres H.B.; enfin, le troisième (1703), consiste en une empreinte de la lettre F adextrée en chef d\u2019une étoile.1670 \u2014MICHEL GAMELIN DIT LAFONTAINE.TL! épouse Marguerite Crevier aux Trois-Rivières, non pas en 1663, comme le dit Tanguay, mais vers le 16 novembre 1661 (1).D\u2019après les archives de l\u2019Hôtel-Dieu, il aurait été attaché: à cette institution: entre 1670 et 1674.Gamelin mourut avant 1683, car en cette année, sa veuve convole Une troisième fois.1677 \u2014MICHEL DE SIRSSE DIT SAINIT-MICHEL.Le 20 août 1677, \u201cMichel de Siressé, sr de Saint-Michel\u201d qui signe \u201cMichel de Sirssé\u201d, chirurgien demeurant à Montréal, achète de Jean Ray- naud dit Planchard, une terre de 40 arpents, sise à la côte Saint- Jean, pour le prix considérable de 1125 livres.Bn plus, l'acheteur s\u2019engage à payer 30 livres pour les \u201cépingles\u201d de la darne Raynaud et à \u201ctrois années de service de chirurgie pour la barbe et la seignée seulement dudit vendeur, sa femme et enfans.en leur maison à la Pointe-aux-Trembles.\u201d Dans un document judiciaire de la même année.ce personnage est désigné dans ces termes: \u201cMichel de Sircay, (1) Date du contrat de mariage dressé par S.Ameau.M.Léandre Lamontagne nous signale que Marguerite Crevier avait épousé, auparavant, Jacques Fournier, mais que ce mariage fut annulé.Fournier se maria de nouveau en 1663.Yoir Tanguay.I, 239 et 250, puis IV, 85 et 165, Erronément à cette page elle est dite veuve de Jacques Fournier. 268 L'UNION MÉDICALE DU CANADA chirurgien et valet de chambre de Mgr le gouverneur Perrot.\u201d Voilà tout ce que nous avons trouvé.M.iL.Lamontagne est d\u2019avis que la carrière de ce chirurgien ne finit pas là.Mgr Tanguay, prétend-il, s\u2019en est occupé en quatre endroits de son dictionnaire et chaque fois sous un nom différent.Au vol.I, p.188, le maître généalogiste mentionne François de Sircé dit Saint-Michel et à la page 554, François Saint-Michel.Au vol.III, p.83, on trouve François Circé, puis au vol.VII, p.227, François Saint-Michel et Cyr dit Saint-Michel.Peu de colons ont eu eutant d'honneur.Ce François Sircé ou (Circé dit Saint-Michel qui se marie à Quebec en 1680, avec M.-Madeleine Berthelot est-il bien le Michel Sirssé, sr de Saint-Michel de Montréal ?En tout cas, si c\u2019est le même, on ne peut nier que ce fut un nomade.Il n\u2019y a qu\u2019à relever les actes de baptême de ges quinze enfants pour apercevoir qu\u2019i] ne moisissait pas en place: il y en a dans les registres de Québec, dans ceux de la Pointe-aux-Trembles de Québec, de Batiscan, de Bécancour, de Sorel et de l\u2019Ile-du-Pas.Par la suite, cette famille se disperse dans la région de Montréel et les descendants adoptent le nom de Circé.1677 \u2014JEAN LA PLANCHE.Jean (de) la Planche, fils d\u2019un chirurgien de la Flèche, en Anjou, épouse aux Trois-Rivières, le 6 octobre 1675, la veuve Judith Rigaud.Trois mois plus tôt, il avait fait dresser son contrat de mariage à la Rivière Manereuil.Ce contrat fut déposé dans le greffe d\u2019Adhémar, l\u2019année suivante.Le 21 février 1677, Basset nous apprend que le chirurgien La Planche est rendu à Montréal.Son séjour, en cette ville, fut accompagné de graves ennuis.Judith Rigaud, origineäre de Saint-Jean d'Angely avait épousé en 1654, François Le Maistre dont elle eut 3 enfants.Au mois de janvier 1667 elle avait convolé avec Jean Terrien qui lui donna trois enfants.En 1675, elle se maria en troisième noces avec le chirurgien La Planche.Ces unions successibles ne l\u2019avaient pas assagie, car en 1679, elle est arrêtée sous l\u2019accusation d\u2019avoir déserté le foyer conjugal et de vivre maritalement avec un nommé Pierre C'avelier, au scandale de la population montréslaise.1680 \u2014GILILFES MARIN.Dans un acte de Maugue, 9 janvier 1680, on voit que \u201cGille Marin.chirurgien\u201d, est présent et qu\u2019il signe.Il est alors domicilié à la Pointe-aux-Trembles.1682 \u2014ANTOINE BARROIS.Fils d\u2019un chirurgien du diocèse L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 269 \u2018de Bourges, en Berry, il épousa, à Montréal, le 12 janvier 1672, Anne LeBer, nièce de Jecques LeBer de \u2018Senneville, et cousin: de la fameuse recluse Jeanne LeBer.Dix ans après (16 novembre 1682), lorsqu'il vend sa terre à Laprairie, le notaire Maugue donne à Bar- rois, la qualité de maître-chirurgien.1682.\u2014J EAN BOUVET DE LA CHAMBRE.Né en 1641, il \u2018épousa à Québec, en 1673, Madeleine Bidquin dont il eut une fille.Le noteire Maugue, le 8 août 1682, rédige un acte par lequel Fran- \u2018cois Bordet, de Chambly, reconnaît devoir 30 livres au sieur Bouvet \u2018de la Chambre, devenu maître-chirurgien à Saint-Ours, \u201cpour médi- \u2018caments, oeuvres de chirurgie et alimens fournis.\u201d 1686.\u2014NICOLAS SAMUS.INé en 1656, dans le diocèse d\u2019A- \u2018miens, le chirurgien Samus, épouse Marie-Anne Gautier, à Boucherville, le 25 février 1686.Moins de deux ans après, on l\u2019enterrait au \u2018même endroit (12 janvier 1688).À cette date, Samus avait déjà vu mourir sa femme et sa fille unique.Toute cette famille s\u2019éteignit en \u2018quelques mois.1687, \u2014JEAN MICHEL, SIEUR DE SAINT-MICHEIL, Etant \u2018chirurgien-major du Fort Saint-Louis, il épousa, à Lachine, Jeanne, fille du sergent Michel André, le 11 février 1687.Comme il n\u2019y avait pas de notaire, il ne fit rédiger son contrat de mariage que le i8 \u2018avril suivent à Montréal, (Maugue).Miche] était originaire du diocèse d\u2019Agen.1688 \u2014MARIEN TAILHANDIER DIT LA BEAUME.Fils d\u2019Antoine Tailhandier, procureur de la justice de Masaye, en Auvergne, il époure à Booucherville, le 8 janvier 1688, Madeleine Baudry, \u2018veuve de Jean de Puibarau.Lors de son mariage, il était soldat et \u2018chirurgien de la compagnie de M.Danesm de Muy.A ses occupations, il ajouta, en 1699, la charge de notaire de Boucherville restée va- \u2018cante par la mort de Miche] Moreau.Mieux que cela, le 25 juillet, 1699, il devenait juge du tribunal seigneurial de sa localité.Ces fonctions diverses ne l\u2019empêchèrent \u2018pas d\u2019exercer son \u201cart de chi- \u2018rurgie\u201d, ainsi qu\u2019en témoignent les documents de 1691 et de 1725.1689 \u2014DOMINIQUE THAUMUR DE LA SOURCE.Né en 1663, il épouse, à Montréal, le 25 août 1689, Jeanne Prudhomme.En 1693, il acquiert un emplacement, rue Saint-FrançoisXavier, côté est.Les archives de l\u2019Hôtel-Dieu ne le mettent au nombre des chirurgiens de d'institution qu\u2019entre 1699 et 1705.Néanmoins, le docteur \u2018Seetazin le porte sur son testament en -1692.Thaumur de la Source est mort en mai 1711.Son fils, Antoine- 270 L'UNION MÉDICALE DU CANADA René, né en 1692, fut ordonné prêtre en 1717, et sa fille, Louise- Thérèse, née en 1706, \u2018fut a deuxième soeur qui se joignit à dame Youville pour l\u2019aider dans son oeuvre.1689.\u2014N.GASTRIN.Daprès les archives de l\u2019Hôtel-Dieu, il appert qu\u2019un chirurgien nommé \u201cN.Gastrin\u201d aurait été attaché à l\u2019hôpital durent les années 1689 à 1695.[Nous n\u2019avons trouvé ce nom nulle part ailleurs et ce qui est plus étrange c\u2019est que le docteur Sar- razin n\u2019en parle pas dans son testament de 1692.M.Léandre Lamontagne nous soumet que ce Gastrin pourrait \u2018être le chirurgien Nicolas Cadrin ou Catrin (Tanguay, I, 98).Mais \"entre 1689 et 1695, Cadrin fait baptiser trois enfants à Québec! Comment accorder cela ?1630.\u2014J EAN-BAPTISTE MAUBLANT, SIEUR DE SAINT- AMANDS.Le 20 mai 1690, l\u2019abbé Dollier de Casson donne une concession au sieur Maublant, chirurgien, et à Etienne Chanceret, cloutier.Deux jours après, le notaire Maugue dresse un acte de société de tous biens entre lesdits concessionnaires.Ils possédaient alors, conjointement, une maison sise rue Saint-François-Xavier, côté est, vis-à-vis la rue Saint-Sacrement.(Terrier de Montréal, no 136.) L'année suivante, 21 octobre 1691, Clhemceret se désintéresse de la société et donne quittance à Maublant.Ce dernier eut l'honneur Pétre l\u2019un des trois chirurgiens à qui le docteur Sarrazin voulut léguer ses livres de chirurgie, en 1692.Pour une raison qu\u2019on ignore, Maublant vendit sa maison au mois de décembre 1695 et l\u2019on perd ensuite sa trace.1691.\u2014JEAN RABY.Le 21 août 1691, \u201cJean Raby, maître- chirurgien, demeurant à Montréal, de la compagnie de M.le marquis de \\Crisafy et de son agrément\u201d fait dresser, devant Maugue, son contrat de mariage avec Elisabeth Richomme, veuve de Robert Des- meres, mais le mariage n\u2019eut pas lieu.Par exception, le notaire n\u2019a pas indiqué les noms des parents du futur.Avec ces renseignements, nous aurlons pu savoir si ce chirurgien avait quelque lien de parenté avec un Jean Raby qui, six ans après, se marie à la Rivière-Ouelle.1692-1716 \u2014J.-B.LeRICHE DIT LASONDE.Chirurgien et sergent de la compagnie de M.des Bergères, il était à Montréal en 1692, puisquil est mentionné dems le testament du docteur Sarrazin voir ci-après).Il fut attaché à l'Hôtel-Dieu de 1694 à 1698.En l\u2019année 1701, le 25 août, il épousa Jeanne-Flisabeth Desmarets, puis alla s\u2019établir à Repentigny.Il finit sa carrière au mois de novembre 1716 et fut inhumé à Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 2711 Le Riche était fils d\u2019un pharmecien d\u2019Aix, en Provence.1692, \u2014MICHEL SARRAZIN.Ce savant fameux a sa place.dans l\u2019histoire de Montréal par deux faits que nous avons déjà, signalés.Rappelons-nous brièvement sa carrière en puisant dans la, biographie que lui a consacrée Mgr Laflamme (Mem.Soc.Roy.1887).Né à Nuits, en Bourgogne, en 1659, il passa au Canada, en, 1885.Le 12 novembre 1686, on le nommait chirurgien-major de Québec.Au mois d\u2019août 1692, étant'à Montréal.il tomba gravement, malade et dut s\u2019aliter à l\u2019Hôtel-Dieu.Se croyant en danger de mourir,, ii fit un testament dont nous avons donné le texte dans L'Union Médicale du mois d'août 1920 (p.418).En 1694, Sarrazin retourna en France pour compléter ses études.et refaire sa santé.I] revint en 1697 avec le titre de médecin du roi.Ensuite, il devint médecin en chef du Cemada, le 14 mai 1699; 11 est nommé correspondant de l\u2019Académie des sciences de Paris, en 1699: membre du Conseil supérieur de la INouvelle-France, en 1707.ll s\u2019éteignit à Québec, le 7 septembre 1734.Dans le testament auquel on réfère ci-dessus, il léguait ses livres, de chirurgie à ses confrères montréalais: Thaumur de la Source; Maublant de Saint-Amands et LeRiche dit la Sonde qui, sems doute, l\u2019assistaient dans sa maladie.1699\u2014JEAN GUICHARD DIT LA SONDE.Chirurgien et: soldat de la compagnie de M.de Louvigny, originaire du diocèse des Chartre, en Champagne, il épouse, en 1699, Marguerite Gerbaut.Il meurt en 1743 et sa femme, en 1748.Nous ne savons s\u2019il a exercé: son art.E.-Z.MASSICOTTE,; | Membre de la Société Royale.Directeur du Bureau des Archives de Montréal: Société Médicale des Trois-Rivières SEANCE DU S'AVRIL 1921.M.le docteur Renaud traite \u2018des chocs et brûlures électriques\u201d, et relate deux cas très intéressants.M.le docteur Normand, vice-président du Collège des Médecins, donne un résumé des délibérations du Conseil de Discipline au sujet des poursuites pour trafic des drogues, et attire l\u2019attention des membres de la Société sur la portée réelle de la loi fédérale des narcotiques et aussi sur les moyens employés par les agents du gouvernement pour surprendre les médecins.La question des modifications à faire au tarif pour le détailler, afin de répondre au Registraire, est mise de côté, le rapport du comité nommé à cette fin, n\u2019étant pas agréé par les membres présents et on décide de maintenir le tarif tel que rédigé.SEANCE DU 13 MAI 1921 Le docteur O.Desjardins rapporte l\u2019observation d\u2019un \u201ccas de pleurésie du médiastin\u201d.(Voir plus haut).Le Dr C.A.Bouchard relate l\u2019histoire d\u2019un cas de tumeur dite stercorum ayant nécessité la résection d\u2019une partie du côlon.Ces deux travaux soulèvent une discussion intéressante.Le président, M.le Dr O.Tourigny, fait rapport qu\u2019à une dernière réunion de la Chambre de Commerce locale, il a réussi à faire laisser sur la table un rapport au sujet de la question de l\u2019aqueduc des Trois-Rivières.C\u2019est déjà une victoire, et le Président espère que la Chambre de Commerce tiendra compte de la position prise par la Société Médicale des Trois-Rivières sur cette question.SEANCE DU 10 JUIN 1921 I.Lecture du Procès-verbal de la dernière réunion\u2014 Adopté.II.Le Dr J.-O.Bélisle présente un travail sur \u201cle rhumatisme articulaire aigu\u201d.Une intéressante discussion s\u2019en suivit où l\u2019on parla surtout des traitements employés: salicylate de soude, phylacogènes (P.D.), onctions sur les articulations et massage à l\u2019eau chaude sur les articulations.On souligne l\u2019importance du salicylate comme préventif des complications cardiaques. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 273 Le Dr O.Tourigny, président, fait l\u2019allocution de circonstance avant de procéder aux élections des officiers.Le résultat de l\u2019élection est comme suit : Président: Dr J.H.Leduc; Vice-Président: Dr.Gélinas; Secrétaire: Dr.O.Desjardins.Le président sortant de charge est nommé président-honoraire.Des remerciements sont votés aux officiers dont le terme vient de finir.Le Secrétaire donne lecture de son rapport annuel (voir ci- après.) Il est ensuite unanimement résolu que le tarif actuel soit intégralement maintenu en vigueur dans l\u2019avenir et que copie de cette résolution soit adressée à tous les membres de la Société.M.le Président, le Dr.O.Tourigny, au nom des membres de la Société, présente à Messieurs les Drs L.P.Normand et C.DeBlois, ses félicitations à l\u2019occasion du titre honorifique que vient de leur décerner Sa Sainteté Benoit XV en les créant Commandeurs de POrdre de St-Grégoire le Grand.MM.les Drs Normand et DeBlois remercient la Société de cette marque d\u2019estime.M.le Dr Beaudry souligne la récente nomination du Dr Normand à la vice-présidence du Bureau Médical du Canada et exprime au nouveau titulaire les bons sentiments des membres de la Société à ce sujet.; Docteur O.E.DESJARDINS, Secrétaire.* X #% RAPPORT PRESENTE PAR LE SECRETAIRE (Extraits).Au cours de la dernière séance le Dr C.Bouchard lut un rapport détaillé des activités médicales te para-médicales de la Société au cours de l\u2019année 1920-1921.D\u2019après ce rapport il y eut treize séances et les travaux scientifiques suivants furent présentés : ° .Les maladies de la peau.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.sesseresseessersse Dr E.-F.Panneton Les moyens de refaire sa santé.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026seeneences Dr C.DeBlois Affections chirurgicales de I\u2019abdomen.Dr L.P.Normand La grossesse extra-utérine.Gensssenssesss vonereseneeesencensannesen sac Dr Gélinas J\u2019appendicite .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.enerermeneee sercensesserennesserensessennns Dr Darche Placenta PpTÆVIA \u2026.\u2026.\u2026sererererrsreenierentarsaenenerrsevrrrcnnenresrerennne Dr Collin Accidents du travail.\u2026.\u2026.\u2026.errrrenrrrrnansenanrrrsennenrennan ren rrccnnes Dr Cross 274 L'UNION MÉDICALE DU CANADA L\u2019Eclampsie \u2026\u2026\u2026.racenaer seu seesens ares ete nrne cerner tenons sense Dr Beaulic Syphilis et Blennorrhagie.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026eneennnannnnnnne Dr Malouin Anesthésie au protoxyde d'azote.Dr A.Achpise -La Théorie de la corde mésentérique dans la dilatation de l\u2019EstOMAC .\u2026\u2026.rercrerrereneernsnerennnrrennerrenancaerecrn0es Dr A.Achpise Rayons X et FTACÈUTES.\u2026.\u2026.\u2026.rerenmenenaniensesssncennrnsses Dr Beaudry da Neurasthénle \u2026.\u2026\u2026.eresrensennemnsnnnnnnnnnnnnnnnen Dr O.Tourigny L\u2019Ophtalmie purulente rennes Dr A.Panneton .La Prostatite chronique au point de vue du praticien.Dr C.Bouchard -Brûlures et chocs électriques.Dr Renaud \u2018Un cas de pleurésie du médiastin.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026 Dr O.Desjardins Un cas de résection étendue du gros intestin.Dr C.Bouchard # x # Nous ne saurionss passer sous silence l\u2019adoption d\u2019un tarif qui -a certainement rendu des services appréciables aux médecins, et la part acttive qu\u2019a prise la Société Médicale dans la discussion d\u2019une houveile prise d\u2019eau (Question de l\u2019aqueduc de la ville des Trois- \u201c\u2018Rivières) retardant ainsi l\u2019adoption d\u2019un projet très coûteux et insuffisamment étudié.L\u2019état financier de la Société accuse un surplus.Signé: Dr.C.-A.BOUCHARD, Secrétaire.SEANCE DU 8 AVRIL 1921.M.le decteur Renaud traite \u201cdes chocs et brûlures électriques\u201d, \u201cet relate deux cas très intéressants.M.le docteur Normand, vice-président du Collège des Médecins, \u201cdonne un résumé des délibérations du Conseil de Discipline'au sujet des poursuites pour trafic des drogues, et attire l\u2019attention des membres de la Société sur la portée réelle de la loi fédérale des narcoti- \u2018ques et aussi sur les moyens employés par les agents du gouvernement pour surprendre les médecins.La question des modifications à faire au tarif pour le détailler, \u2018afin de répondre au Registraire, est mise de côté, le rapport du comité nommé à cette fin, n\u2019étart pas agréé par les membres présents et on «décide de maintenir le tarif tel que rédigé. L'UNION MÉDICALE DU CANADA SEANCE DU 13 MAI 1921 .Le docteur O.Desjardins rapporte l\u2019observation d\u2019un \u201ccas de pleurésie du médiastin\u201d.(Voir plus haut).Le Dr C.A.Bouchard relate l\u2019histoire d\u2019un cas de tumeur dite stercorum ayant nécessité la résection d\u2019une partie du côlon.Ces deux travaux soulèvent une discussion intéressante.Le président, M.le Dr O.Tourigny, fait rapport qu\u2019à une dernière réunion de la Chambre de Commerce locale, il a réussi à faire laisser sur la table un rapport au sujet de la question de l\u2019aqueduc des Trois-Rivières.C\u2019est déjà une victoire, et le Président espère que la Chambre de Commerce tiendra compte de la position prise par la Société Médicale des Trois-Rivières sur cette question.SEANCE DU 10 JUIN 1921 I.Lecture du Procès-verbal de la dernière réunion \u2014 Adopté.II.Le Dr J.-O.Bélisle présente un travail sur \u201cle rhumatisme articulaire aigu\u201d.Une intéressante discussion s\u2019en suivit où l\u2019on parla surtout des traitements employés: salicylate de soude, phylacogènes (P.D.), onctions sur les articulations et massage à l\u2019eau chaude sur les articulations.On souligne l\u2019importance du salicyläte comme préventif des complications cardiaques.0 Bibliographie L\u2019ANNEE THERAPEUTIQUE, Année 1920 \u2014 par L.CHEI- NISSE, chargé du \u201cMouvement Thérapeutique\u201d dans la Presse Médicale, ancien rédacteur de La Semaine Médicale.Un vol.de 144 pages (Messon et Cie, Editeurs).6 frs.net.\u2014 11 est indispensable pour le médecin de connaître les médications et les procédés thérapeutiques nouvellement préconisés et de trouver une mise au point exacte et claire de l\u2019état actuel des questions importantes, telles que le traitement de lu syphilis, de la tuberculose, de l\u2019épilepsie, de l\u2019asthme, de la coqueluche, des empoisonnements, etc.Pour lui-éviter un travail de recherche toujours difficile et souvent même impossible, le Dr Cheinisse vient de faire pareêtre un petit volume \u201cL\u2019année Thérapeutique\u201d, recueil vraiment international, où le lecteur trouvera résumés les faits nouveaux qui ont été publiés au 276 L'UNION MÉDICALE DU CANADA cours de l\u2019année, non seulement en France, mais encore en Allemagne, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Italie, en Espagne, ete.# La compétence de l'auteur en matière thérapeutique, sa collaboration à la Semaine médicale, on il rédigeait des \u201cNotes Thérapeutiques\u201d très remarquées, sa qualité de rédacteur à la Presse médicale lui permettant de suivre au jour le jour le mouvement thérapeutique dans les divers pays, ses connaissances polyglottes enfin, essurent a ce petit livre qui représente bien le bilan complet de l\u2019année-thérapeutique de janvier à décembre 1920, un succès complet auprès des praticiens.Les matières ont été classées par ordre alphabétique, les renvois bibliograiphiques faits avec le plus grand soin.Un index termine le livre.GUIDE-FORMULAIRE DE THERAPEUTIQUE, par le Dr V.HERZEN, médecin des Eteblissements Français d\u2019Enseignement à Tanger, 11è édition entièrement refondue, 1921, 1 volume in-8 de 1150 pages à %' colonnes: 25 francs ; cartonné 32 francs.Librairie J.-B.Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.Encouragé par le succès des dix premières éditions de ce Guide- formulaire de thérapeutique, l\u2019auteur a tenu à remanier cette onzième édition, à y apporter des développements nouveaux, essentiellement pratiques, et à y foire de nombreuses modifications, tout en s\u2019ef- forcant de garder à cet ouvrage l\u2019esprit et \u2018les qualités des précédentes éditions: concision, clarté, utilité pratique.Tous les chapitres ont été repris et refondus; quelques-uns sont complètement transformés.La onzième édition a été complètement revisée et perfectionnée, mise au courant des acquisitions les plus récentes de la thérapeutique.Ce livre est le livre de chevet de tous les praticiens; nous engageons vivement ceux qui ont acheté les éditions précédentes à se procurer cette nouvelle édition complètement rénovée, et ceux qui n\u2019ont pes connu les éditions précédentes de se hâter d\u2019acquérir ce guide- formulaire de thérapeutique qui leur sera d\u2019une utilité journalière.C'est une dépense utile au premier chef pour les praticiens. \u2014 -2 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 2 TRAITE DE PATHO®OGIE MEDICALE et de THERAPEUTIQUE APPLIQUEE Publié sous la direction de EMILE SERGENT, Membre de l\u2019Académie de Médecine, médecin de la Charité.L.RIBADEAU-DUMAS, L.BABONNEIX, Médecin des hôpitaux.Médecin des hôpitaux - Chez A.MALOINE & Fils, Editeurs.PARIS \u2014 27, Rue de l\u2019Ecode-de-Médecine, 27 \u2014 PARIS TOME XXXI ELECTROLOGIE par DELHERM et LAQUERRIERE In-8, 1921, 153 figures.rene 18 francs.Cet ouvrage qui est consacré seulement aux applications de l\u2019é- Jectricité aux affections d\u2019ordre médical est l\u2019oeuvre de deux électro- thérapeutes de longue date.Ils l\u2019ont écrit beaucoup pour les praticiens qui ont quelque peu oublié les leçons du P.C.N.et n\u2019ont - jamais été familiarisés avec les emplois de l\u2019électrothérapie.C\u2019est pourquoi le début est consacré à un exposé clair quoique concis des grandes notions de l\u2019électrophysique ; viennent ensuite une série d\u2019explications concernant les termes propres à la spécialité et dont la non compréhension peut conduire les non initiés à des confusions, \u2014les causes du mauvais fonctionnement ou d\u2019arrêt de fonctionnement des appareils\u2014les moyens d\u2019y remédier qui sont à la portée du méderin, etc.Les chapitres suivants sont consacrés aux principaux courants utilirés en médecine; pour chacun d\u2019eux, après l\u2019exposé des caractéristiques physiques, on trouvera une étude de l\u2019instrumentation faite au moyen de schémas proprres à faire comprendre le fonctionnement plutôt que par des\u2019 figures empruntés aux catalogues des constructeurs; un exposé aussi pratique possible des procédés d\u2019application et de Feur technique; enfin le résumé des actions phyrio'oxiqnes de chaque méthode.\u2019 278 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ce n\u2019est qu\u2019après ces notions préliminaires indixpensables que les Auteurs abordent la thérapeutique ;gls s\u2019efforcent de mettre en lumière les indications et les contre-indications en s\u2019attachant à être avant tout des cliniciens.| Le chapitre des maladies nerveuses est l\u2019occasion d\u2019une mise au point de l\u2019état actuel de 1'électrodiagnostic.Il ne faut point dédaigner les anciens procédés connus sous le nom d\u2019électrodiagnostic classique, dont la technique est soigneusement décrite, mais les méthodes les plus modernes sont exposées; leur valeur est mise en lumière, et en particulier la question de la chronaxie, qui paraît encore à certains quelque peu abstraite, est étudiée avec clarté et précision.Dans les différents chapitres les auteurs exposent et discutent les applications les plus modernes; c\u2019est ainsi entre autres que la Méthode de Bergonie dans l\u2019obésité et dans les troubles circulatoires est décrite soigneusement et appréciée.L\u2019ouvrage se termine par un appendice des plus utiles, sur les dangers que peuvent faire courir les installations électro-radiologi- ques et les moyens de s\u2019en préserver.En somme, ce livre très court relativement au champ qu\u2019il embrasse, est une oeuvre pratique qui, basée sur une longue expérience clinique, discute sans parti-pris la place de l\u2019électrothérapie et s\u2019efforce de lui demander tout ce qu\u2019elle peut donner mais rien que ce qu\u2019elle peut donner.ON DEMANDE A ACHETER Les exemplaires ci-dessous de L'Union Médicale du Canada: Année 1912\u2014Numéros de mai et décembre.Année 1913\u2014 Numéro d\u2019octobre.Année 1916\u2014 Numéros d\u2019octobre et décembre.S\u2019adresser à l\u2019Administration de L\u2019Union Médicale du Canada. » CHIRURGIE DE GUERRE Plaie pénétrante du nez.Autoplastie avec lambeau indien par le Dr J.-N.ROY Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Médecin de l\u2019Hôtel-Dieu, Lauréat de l\u2019Académie de Médecine de France.Dans un récent travail (1), nous donnions l\u2019observation de deux tralades que nous avions opérées de rhinoplastie avec cartilage costal; aujourd\u2019hui nous relaterons brièvement l\u2019histoire d\u2019un de nos blessés ie guerre chez qui nous avons comblé une perte de substance nasale au moyen d'un lambeau indien pris sur la région frontale.Comme nous le savons tous, ce genre d\u2019autoplastie pour réparer une lésion assez étendue des tissus mous, est encore celui qui donne les résultats les plus favorables, puisque la partie greffée, étant nourrie par son pédicule, se trouve être dans les meilleures conditions de vitalité qu\u2019il soit possible d'obtenir.Lorsque l\u2019incision et la coaptation des lambeaux sont faites avec beaucoup de soin, il est étonnant jusqu\u2019à quel point on peut avoir des cicatrices peu apparentes, telle l\u2019observation suivante.Observation \u2014Le 29 avril 1916, le soldat À.H.âgé de 22 ans, est admis dans mon service de l\u2019Hôpital Canadien de St-Cloud, pour de multiples lésions au crâne, au nez et à l\u2019oeil droit.Il a été blessé à Verdun par des éclats d\u2019obus, le 17 avril et trépané deux jours après à l\u2019ambulance de Charmont-sur-Aire.À l\u2019examen nous constatons, sur le sommet du crâne, une plaie de huit centimètres environ de longueur, à direction presqu\u2019antéro- postérieure.Cette plaie a deux centimètres et demi de largeur dans von plus grand diamètre.La partie médiane a été trépanée symétriquement sur un diamètre de deux centimètres.La dûre-mère est « nu et l\u2019on voit les battements du cerveau.Toute la cavité est fortement infectée, et le blessé est apathique.La température est de 100.2.(1) J.-N.Roy.\u2014Deux cas de rhinoplastie avec cartilage costal.\u201cL\u2019Union Médicale\u201d, juillet 1921. 282 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Il n\u2019y a pas de symptômes de méningite.Le malade est dans un état de paraplégie complète.Il existe en plus une plaie pénétrante de la région nasale supérieure qui intéresse les deux narines.Cette plaie est également très infectée et le blessé mouche beaucoup de pus.Les fosses nasales sont atrésiées par refoulement des tissus environnant la lésion.Les sinus maxillaires sont normaux, et il n\u2019y a pas de corps étranger dans le nez.Rien de spéciale à noter au pharynx et à la bouche.Enfin, nous observons à droite, une cataracte traumatique produite par un petit éclat d\u2019obus qui, après avoir traversé le globe de vart en part, est allé se loger dans l\u2019orbite correspondant.Ce corps étranger est localisé par la radiographie.La plaie d\u2019entrée se trouve sur le limbe scléro-cornéen, au méridien 9 heures.L?oeil, qui est affecté d\u2019irido-choroïdite, n\u2019a plus de perception lumineuse.Etat normal de l\u2019oeil gauche dont la vision est excellente.Sous Pinfluence du traitement par l\u2019atropine et les compresses chaudes, la maladie s\u2019améliore, et vers le milieu de juin, l\u2019inflammation est entièrement disparue.Cet oeil commence alors à diverger, et le strabisme atteint 18° en novembre.Les exudats de l\u2019uvée ont entièrement obstrué la pupille qui est en état de séclusion.La plaie du crâne se comble petit à petit, et les bords des tem- noraux trépanés s\u2019estompent symétriquement.Grâce aux pansements aseptiques au sérum artificiel, la suppuration diminue rapidement.À la fin de juin la température est disparue.Le malade, tout en étant moins apathique qu\u2019au début de sa blessure, accuse un peu d\u2019amnésie.La paraplégie va en s\u2019améliorant, et le 8 juillet, il peut commencer à marcher avec des béquilles.Au commencement d\u2019août 1à plaie crânienne est entièrement guérie, et les pulsations du cerveau ne sont plus perçues qu\u2019à la partie médiane, la plus déprimée.Pendant toute cette période de traitement, le blessé ne s\u2019est jamais plaint de céphalalgie, et n\u2019a jamais accusé de symptômes irritatifs nerveux.La plaie du nez est aseptisée par des lavages et des pansements au sérum, ainsi que par des instillations dans les marines d\u2019huile mentholée au 1/300.Elle se comble rapidement, et l\u2019épidermisation est complète le 5 juillet.Les fosses nasales deviennent alors perméables, sans déviation de la cloison, et il n\u2019existe plus de sécrétions.La perte de substance, localisée au milieu du tiers supérieur, présente une forme symétrique, comme si elle avait été faite avec une pince L'UNION MÉDICALE DU CANADA 283 emporte-pièce, et la par.ic la plus profonde mesure environ un cen- 1imètre.Nous attendons jusqu'a1 commencemeat de septembre, avant de pratiq-er la rhinoplastie, laissant à la nature le soin d\u2019achever la stérili ation de la plaie.A cette époque la perte de substance na- taie donnai: au ble i ser = «21 \u2018 pee i rp a x] Si f = re > % FR LS pate > vs © pe A = Las i A - % iques.a = vs J 5 2e = _."]
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