L'union médicale du Canada, 1 avril 1922, Avril
[" L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872.Vol.XLXII AVRIL No 4 Hemi-resection du maxillaire inférieur pour un épithélioma secondaire (1) par le Dr J.N.ROY, Professeur agregé a UUnwersité de Montréal, Lauréat de l\u2019Académie de Médecine de France.Le cancer de la mâchoire inférieure est une maladie assez rare, et lorsqu'il se manifeste à la suite d'une lésion maligne à la lèvre, léveloppée sur une cicatrice opératoire, dix-huit ans après l\u2019ablation et la guérison d\u2019un premier épithélioma, avec complication pour le second cancer de métastase des ganglions sous-maxillaires et d\u2019envahissement consécutif de l\u2019os correspondant, il offre alors un intérêt tout particulier, ce qui motive le présent travail.Observation.-\u2014 M.H.Li, âgé de 68 ans, vient nous consulter le 8 octobre 1919, pour une affection du maxillaire inférieur, localisée à gauche.I raconte qu\u2019il y a 20 ans, un épithélioma se déclara sur sa lèvre inférieure du côté gauche.L'ablation immédiate de la tumeur amena la guérison ; toutefois en septembre 1917, se produisit au même endroit un autre cancer que le patient laissa évoluer pendant deux mois.Après cette période, une seconde intervention fut faite et la lèvre guérit définitivement.Le malade n\u2019eut aucun traitement par les rayons X ou le radium.En janvier 1919, un petit ganglion indolore se développa très lentement dans la région sous-maxillaire gauche.Le 8 avril, lablation'\u2018en fut pratiquée, mais la plaie ne se cicatrisa pas.Il y avait toujours un peu de suppuration, et une autre masse ganglionnaire se forma à la même place.(1) Communication faite à la Société Médicale, séance du 24 janvier 1922 158 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Le 25 juillet, le chirurgien qui avait opéré les fois précédentes, fit une dernière tentative pour enlever toute la partie malade.Cette opération ne donna encore aucun résultat, car une fistule s'établit, d\u2019où s\u2019échappait un liquide louche, venant d\u2019une infiltration locale.Lorsque le patient vint nous voir il se plaignait de douleurs lancinantes s\u2019irradiant vers l\u2019oreille gauche.Il a toujours été un fumeur modéré.À l\u2019examen de la mâchoire, nous constatons à gauche une masse oblongue et dure, fortement adhérente à l\u2019os.Cette masse fait dans le cou une saillie de la grosseur d\u2019une amande, et semble avoir eu la partie inférieure du maxillaire comme point de départ.La peau qui la recouvre est infiltrée et ulcérée vers le centre.Il existe en plus une fistule d\u2019un pouce de profondeur environ, d\u2019où s\u2019échappe un liquide sanieux.Le doigt introduit dans la cavité buccale permet de se rendre compte que le sillon gingivo-labial est normal.Le plancher de la bouche n\u2019est pas envahi par la tumeur.Il n\u2019y a pas de paralysie de la lèvre correspondante.La mastication est légèrement entravée, et les mâchoires s\u2019ouvrent avec un peu de difficulté.A l\u2019endroit malade, le maxillaire est un peu augmenté de volume.Nous constatons la présence de quelques ganglions hypertrophiés dans la région supéro-interne du sterno-cléido-mastoïdien gauche.À l\u2019exception des deux incisives et de la première prémolaire, toutes les dents de ce côté de la mâchoire inférieure sont absentes.Le malade déclare avoir maigri d\u2019une vingtaine de livres depuis les derniers six mois.Il ne présente aucun symptôme de syphilis ou de tuberculose.Dans sa famille il semble ne pas y avoir de diathèse cancéreus.Nous ne trouvons pas de grains jaunâtres qui puissent nous faire croire à de l\u2019actinomycose.D'ailleurs cette affection aurait d\u2019abord débuté par la peau, et se serait ensuite propagée au tissu osseux.Aussi, étant donné la marche de la maladie et l\u2019histoire de l\u2019& pithélioma de la lèvre, nous pensons immédiatement, en présence de cette tumeur, à un cancer secondaire de la mâchoire.La radiographie confirme notre opinion en laissant voir cette partie de l\u2019os augmentée de volume, et sur laquelle adhère une masse assez considérable. se L'UNION MÉDICALE DU CANADA 159 Nous expliquons à notre patient la nature de son affection, et la grave muthation qui doit être faite.Il accepte l'intervention qui est fixée au 14 octobre.Opération.\u2014 Le malade étant endormi au chloroforme, nous commençons par extraire l\u2019incisive médiane gauche.Nous passons ensuite un fil dans la langue pour empêcher l\u2019asphyxie qui pourrait ce produire par sa base en refoulant l\u2019ép'gloste sur l\u2019orifice laryngé après la division du maxillaire.Une fois le champ opératoire sté- rilizé, la lèvre inférieure, bien tendue par un aide, est sectionnée en su\u2018vant la ligne médiane jusqu\u2019au-dessous du menton.Contrairement à la majorité des auteurs qui conseillent de fendre toute la lèvre et de placer une pince sur chaque coronaire, nous faisons partir notre incision un peu en bas de la jonction de la muqueuse avec la peau, ce qui permet de conserver à la bouche tout son dessin anatomique.Ayant ruginé et ben fait écarter les tissus mous, nous sectionnons la symphyse du menton avec une scie à main, car pour cette intervention la scie de Gigli se casse très souvent.Nous nous cfforçons de diviser la mâchoire tout à fait au milieu en passant entre les deux génio-glosses.La section de l\u2019os étant complète, nous continuons l'incision cutanée du menton en suivant une ligne horizontale et parallèle au bord inférieur du maxillaire, et rendue à l'angle, cette incision est prolongée vers le bord postérieur de la branche montante, sur une étendue d\u2019un pouce.Comme l\u2019artère faciale est coupée, nous la ligaturons immédiatement.Afin de circonscrire la tumeur et de pouvoir l\u2019enlever en totalité, tout en la laissant adhérente à la mâcho\u2018re, nous faisons dans le cou vne autre incision ayant la forme d'une demi ellipse.Les tissus mous sont ensuite détachés du maxillaire ct un grand soin est apporté à la dissection de la masse cancéreuse.Arrivé au niveau de l'angle, nous sectionnons le masséter et le ptérygoïdien interne, et refoulons la parotide, ce qui permet de contourner très facilement avec le doigt cette partie de l\u2019os.Après avoir libéré avec des ciseaux la face externe de la branche montante, et attiré en dehors l\u2019angle de la mächoire, nous rasons sa face interne jusqu\u2019à l\u2019apophyse coronoïde.La muqueuse buccale étant finalement incisée au voisinage de la gencive, le maxillaire est saisi à son angle avec un davier de Fara- beuf, et après lui avoir imprimé quelques mouvements brnraues de torsion et de traction comb nics.nous arrachonz ser dernidres attaches supérieures, et l\u2019enlevons facilement.T\u2019hémorragie cst tre: nev considérable, car dans nos manoeuvres opératoires, nous nvions été 160 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA assez heureux pour ne pas blesser l\u2019artère maxillaire interne.Afin de pouvoir faire l\u2019ablation de tous les ganglions douteux de la région cervicale correspondante, nous pratiquons une incision de deux pouces en suivant le bord interne du sterno-cléido-mastoïdien.Le faisceau vasculo-nerveux étant mis à nu, nous découvrons largement toute la partie environnante.Le digastrique est disséqué, et nous constatons que la glande sous-maxillaire avait été enlevée lors d\u2019une des deux dernières opérations.L\u2019ablation minutieuse de tous les ganglions lymphatiques superficiels et profonds est ensuite pratiquée.Le nerf spinal traverse le segment supéro-externe de notre champ opératoire, et son irritation amène la contraction du moignon de l\u2019épaule.Au moyen d\u2019un surjet au catgut passé avec beaucoup de soin, nous refermons la cavité buccale en rapprochant su muqueuse.Finalement un drain en caoutchoue est mis dans la partie la plus déclive de l\u2019incision cervicale, et la peau est suturée au crin de florence.Pansement légèrement compressif.Les suites opératoires se passent sans incident, et le fil qui traverse la langue est enlevé le deuxième jour.Le malade est nourri avec des liquides, et la cavité buccale est stérilisée le mieux possible au moyen de pulvérisations à la résorcine.Cependant la plaie réagit légèrement, étant en rapport direct avec la bouche.Il y a un peu de suppuration qui, avec des pansements à l\u2019eau oxygénée, diminue graduellement.A la fin d\u2019octobre, le drain est enlevé définitivement.Comme le canal de Sténon avait été coupé lors de l\u2019opération, un kyste par rétention de liquide glandulaire se forme dans la région parotidienne.Le 9 décembre ce kyste est ouvert, curetté et cautérisé à la teinture d\u2019iode.Petit à petit la plaie du cou se cicatrise, les parois kystiques s\u2019accollent, et le malade retourne chez lui à la fin de décembre, dans un état de guérison apparente.Il peut s\u2019alimenter et ouvrir la bouche facilement, quoique son demi maxillaire soit un peu projeté à gauche.Il n\u2019y a pas de paralysie faciale.Le 25 janvier 1920, le patient s\u2019aperçoit d\u2019une légère induration siégeant à la place où étaient antérieurement les masses cancéreuses.Quelques jours après une fistule se déclare, d\u2019où s'échappe un liquide sanieux.Il revient nous voir le 12 février, et nous constatons une récidive.Bien que le trajet fistuleux soit peu profond, la zone d\u2019infiltration étant assez étendue, nous portons un pronostic fatal, et refusons une nouvelle intervention.Avant son retour chez lui, nous lui conseillons des pansements antiseptiques faits tous les jours par son médecin de famille, et l\u2019usage modéré du seul médica- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 161 ment susceptible dans son cas de calmer la douleur, c\u2019est-à-dire la morphine.De passage dans sa petite ville le 28 mars, nous le revoyons une dernière fois.L\u2019infiltration cervicale a augmenté, l\u2019ulcération est plus étendue et la suppuration plus abondante.Le malade est dans un état de cachéxie progressive, et meurt le 12 avril 1920.Le Dr.Hingston, qui avait bien voulu suivre le patient avec nous, et nous assister lors de l\u2019intervention, ayant prélevé à différents endroits quatre fragments de la tumeur, fait dans son rapport histologique le diagnostic d\u2019épithélioma pavimenteux.En résumé, il y a 20 ans, notre malade a été atteint d\u2019un épi- thélioma de la lèvre.L\u2019ablation a été'pratiquée, et au bout de 18 ans, un second cancer s\u2019est déclaré au même endroit.Quelques mois à peine après la deuxième intervention, le patient a remarqué ia présence de ganglions sous-maxillaires à gauche, passés inaperçus, où plutôt laissés à eux-mêmes par le chirurgien lors de cette dernière intervention.Le 8 avril 1919, ces ganglions sont incomplètement enlevés, et comme la plaie ne veut pas guérir, et qu\u2019il se forme une nouvelle zone d\u2019induration, une quatrième opération a lieu le 25- juillet.Encore cette fois, la cicatrisation ne se fait pas, et le malade vient nous voir.Ayant diagnostiqué un épithélioma secondaire de la mâchoire, nous pratiquons une hémi-résection le 14 octobre, ainsi que l\u2019ablation des glanglions cerviceaux malades.Le 9 décembre, nous intervenons pour un kyste de la région parotidienne, et au bout de trois semaines le patient semble guéri.Vingt-cinq jours après se déclare une récidive épithéliomateuse qui se termine fatalement deux mois et demi plus tard.Cette observation nous paraît instructive à plusieurs points de vue.Tout d\u2019abord, elle nous met en garde contre la tendance que nous avons de ne pas opérer assez largement les cancers.Elle démontre ensuite jusqu\u2019à quel point il est important de toujours rechercher la présence de ganglions lymphatiques hypertrophiés dans le voisinage d\u2019un épithélioma, et si ces ganglions existent, la nécessité qu\u2019il y a den faire totalement l\u2019ablation.Même enlevées aussi radicalement que possible, ces tumeurs présentent toujours un certain danger de récidive, et d\u2019après les auteurs, celle-ci serait de 50% à la suite de l\u2019hémi-résection de la mâchoire inférieure pour une Îê- sion cancéreuse.Notre opération a été pratiquée dans de mauvaises conditions, puisqu\u2019elle devait faire disparaître partiellement un os malade, et 162 L'UNION MÉDICALE DU CANADA une ulvération fortement infiltrée et deux fois irritée par deux interventions incomplètes, le tout remontant à plus de dix mois.L'histoire du cancer «de la lèvre est aussi fort étrange.car étant donné l'ablation de la tumeur, on pourrait se demander avec raison si le second cancer, qui s\u2019est développé dix-huit ans après le premier, doit être considéré comme une récidive, ou plutôt \u2014 et telle est notre opnion \u2014 comme un deuxième épithélioma localisé sur une ancienne cicatrice opératoire facilement irritable.Nous savons tous.en effet.que lorsque la zone d\u2019infiltration environnant une tumeur maligne est incomplètement enlevée, la récidive se manifeste dans un temps relativement court.Quant à la métastase ganglionnaire, et Penvahissement consécutif de l'os correspondant, la marche de cette complication s'est faite normalement, puisqu'il est maiatenant admis qu\u2019il n\u2019y a jamais de cancer primaire du maxillaire.L'hémi-résection de la mächoire inférieure est une intervention qui n\u2019est pas très grave, car depuis l'aseptie et l'amélioration de la technique opératoire, la mortalité de 18% qu\u2019elle était tout d\u2019abord, est maintenant tombée à 9%.Dans les cas favorables avec guérison.ON peut.après intervention, remplacer l'os enlevé par une pièce de prothèse.Ft si cette ablation osseuse n'a pas une étendue supérieure à un pouce et trois- quarts, \u2014 pour les petits sarcomes, par exemple \u2014 on est justifiable de tenter la greffe ostéo-périostique tibiale, en suivant la technique que nous avons déjà décrite dans un travail antérieur.(1).La formation d\u2019un kyste para-parotidien est une complication qui a été assez souvent observée pendant la récente guerre, et pour maintenir la fonction glandulaire, les chirurgiens disséquaient volontiers le canal de Sténon lésé, et le suturaient ensuite à la muqueuse buccale.Torsque cette petite intervention n\u2019est pas faite, la glande s\u2019atrophie après la guérison du kyste, ce qui s\u2019est d'ailleurs produit dans notre cas.(1) J.N.Roy.\u2014 Le traitement chirurgical des fractures du maxillaire inférieur.\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d, juillet 1919.M pa D\u2019HIPPOCRATE A NOS JOURS (1) Période biologique Pur Oscar MERCIER, Etudiant en Médecine à l\u2019Université de Montréal.Les chirurgiens s'aperçurent rapidement que la technique d\u2019an- tiseptie de Lister qui avait permis les premières grandes interventions, ne répondait pas à tous les principes de biologie.TERRTER et ses élèves démontrèrent que les antiseptiques, tout en détruisant les microbes, choquaient la cellule, entravaient sa reproduction et retardaient ainsi la cicatrisation des plaies opératoires, Ils instituèrent done \u201cla méthode aseptique\u201d.qui supprime les microbes par des procédés physiques.Les pièces à pansements, les champs opératoires, les blouses des chirurgiens furent soumis à l'action de la chaleur hu- mire sous pression dans un autoclave, les instruments furent aseptisés par l\u2019ébullition à 103 degrés centigrade.et le chirurgien dont les mains ava\u2018ent été longuement brossées et plongées dans une solution antiseptique.ne touchait ainsi qu\u2019à des objets vierges de germes infectieux.La peau du malade a l\u2019endroit où le bistonri devait tracer sa marque.recut une toilette identique à celle des mains du chirurgien.Le pansement post-opératoire fut dressé avec le même soin : aucun antiseptique ne fut appliqué, seule de la charpie, exempte de microbes, fut placée sur la plaie.Il y a 40 ans à peine, l'acte opératoire eréait à Tni seul un danger dont la mort était la conséquence fréquente; la moindre section de la peau ouvrait la porte à toutes les suppurations diffuses et entraînait presque fatalement Popéré vers la tombe.Toutefois, jamais la chirurgie ne fut plus prudente : clle restreignait tous les jours son domaine et le chirurgien ne prenait le bistouri que si une mort imminente ne fut le résultat - certain de son abstention.Aujourd\u2019hui, Pacte opératoire ne tue pas; la chirurgie est la maîtresse de la plaie qu\u2019elle a faite.Tous les organes, le cerveau même, ont été incisés, reséqués et suturés.Ces résultats superhes, ce geste admirable du chirurgien -qui ramène à la vie l\u2019aconisant, ne sont devenus possibles que par les méthodes d\u2019aseptie et d\u2019antiseptie.Rendre hommage à Pasteur, à Lister, et à Terrier qui ont fait triompher la chirurgie contemporaine par l\u2019établissement de ces méthodes, est un devoir sacré pour l\u2019humanité! i 164 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Cependant, la chirurgie aseptique n\u2019aurait pu poursuivre cette marche triomphante, si elle n\u2019eut pas été préparée par une découverte de premier ordre, \u201cI\u2019anesthésie\u201d.Quel chirurgien aurait eu l\u2019esprit assez résolu et la main assez ferme pour conduire son bistouri avec sécurité en dépit des crises involontaires, des mouvements inattendus et des syncopes de son opéré ?Quel malade aurait eu ia volonté assez trempée pour supporter les opérations longues et délicates?C\u2019était toujours avec une certaine émotion et avec une rapidité extrême, qu'Ambroise Paré amputait à froid les farouches défenseurs de Henri IT.La gloire d'avoir doté la chirurgie aseptique de ce moyen nécessaire à son progrès, revient aux Américains.En 1846, avant l\u2019emploi de la prophylaxie contre les microbes, l'américain JACKSON découvre les effets anesthésiques de l\u2019éther, et la première opération avec ancsthésie générale était pratiquée le 14 octobre 1846 par le Dr.Warren, de l\u2019hôpital de Boston.Après une série d\u2019expériences commencées en 1886.RECLUS, de la Faculté de Paris, mort en 1914 au début des hostilités, met au jour une nouvelle technique d\u2019analgésie : l\u2019analgésie locale par la cocaïne.Par l'injection sous la peau de cette substance chimique, il parvint à insensibiliser une région du corps, tout en conservant chez les malades la faculté de perception et de compréhension.Dans son livre: \u201cLa Cocaïne en Chirurgie\u201d, il en précise les indications, il en détaille la technique.En 1898, BIER, en Allemagne, CORNIG, à New-York, curent l\u2019idée d\u2019injecter une solution de cocaïne dans le canal rachidien, au niveau de la région lombaire de la colonne vertébrale; ce qui eut pour effet d\u2019amener une insensibilité complète des membres inférieurs.La RACHIANESTHESIE était née.Tuffier, en France, améliore le mode de procédé, mais en 1902, la rachicocaïnisation ne compte plus que quelques rares partisans: des accidents graves et même mortels en ont arrêté le développement.La découverte en 1904 par M.Fourneau, de la stovaïne, dérivé synthétique de la cocaïne, moins toxique que ce dernier, ranima les expériences et les tentative de rachi-anesthésie: Chaput, Kendirjy, Pau- chet et récemment Le Filliatre, la place définitivement dans la pratique courante ; durant la guerre de 1914, l\u2019analgésie locale, régionnale, et rachidienne par la stovaine et la novo-caine ont renda de grands services. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 165.En exposant l\u2019essor de la chirurgie, nous ne pourrions passer sous silence la classification de PAPPENDICITE, comme maladie autonome.Depuis que l\u2019américain MacBurney a créé le mot d\u2019appendicite, en 1889, ce nom est dans la bouche de tous; est-ce à croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une maladie nouvelle, \u201cd\u2019un fléau moderne\u201d?II est étonnant de constater qu\u2019en 1883, des chirurgiens et des médecins illustres, Verneuil, Lannelongue et Cornil ignorent la maladie de Gambetta, qui meurt d\u2019appendicite et concluent dans le procès-verbal de l\u2019autopsie\u201d\u2019 que toute intervention chirurgicale eut été illégitime et dangereuse.\u201d En 1886, REGINALD FITZ, de Boston, dans un mémoire du \u201cBoston Medical and Surgical Journal\u201d établit sur des bases certaines l\u2019appendicite, il en fait une entité morbide en la sor tant du cadre des inflammation de l\u2019intestin ; il en indique le traitement chirurgical.L\u2019année suivante, en Angleterre, Trèves est le premier à faire la résection de l\u2019appendice, il est imité en 1890 par Reclus, qui pratique la première appendicectomie en France.Sous le couvert de l'aseptie, la chirurgie se permet bientôt toutes les audaces ; des techniques nouvelles surgissent, des opérations que les méfaits de la suppuration avait fait délaisser, reviennent et se perfectionnent.La greffe cutanée que le Romain CELSE, avait indiquée en l\u2019an 30 après J:C.est reprise.L\u2019opération de la greffe, d\u2019abord limitée à la peau, s\u2019étenil aux autres organes du corps; en 1919, lors du congrès allemand de chirurgie, Rehn fait voir la possibilité de greffer des tendons et Kirschner rapporte des résultats encourageants sur la transplantation des enveloppes musculaires, les aponévroses ; Tuffier, à la Société de Chirurgie, en 1911, montre la réalisation avantageuse de la transplantation d'organes pour reméd\u2018er aux troubles déclanchés par l\u2019insuffisance ou l\u2019absence de ces organes.Parmi les tendances de la chirurgie moderne, la greffe est donc une des plus intéressantes et selon le rêve de Delbet, peut-être, verrons-nous avant longtemps \u201cdans une pièce annexée à chaque salle d\u2019opération.des vitrines frigorifiques, remplies de pièces de rechange à l\u2019état de vie latente, toutes prêtes à être greffées\u201d.La transplantation sur un os fracturé qui refuse de se consolider de fragments osseux empruntés à des os sains, est maintenant possible chez un même sujet, grâce.au secours qu\u2019est venu fournir une des plus grandes découvertes modernes: La RADIOGRAPHIE.La découverte des rayons X prend sa source des expériences de décharge électrique dans le vide.Sir William \u2018Crookes, en 1879, en construisant une ampoule électrique relativement vide d\u2019air, s\u2019aper- 166 L'UNIUN MEDICALE DU CANADA coit que les rayons catho«iques, c\u2019est-à-dire, ceux qui sortent paral- ièlement du pôle négatif du système électrique établi dans l\u2019ampoule, excitiit puissamment la fluorescence et la phosphorescence.En 1895 CONRAD ROETGEN d'Allemagne, en expérimentant avec le tube de Crookes recouvert d\u2019une toile opaque, vit un papier fluorescent montrer une fluorezcence plus prononcé».Il conclut que le fais- cen cathod que en venant {rapper vn obstacle (metiait une nouvelle sorte de radiation, les riyons N.Il mit en évidence leurs propriétés et fonda la radiographie.Periectionnée, elle fut d'un secours considérable dans le diagnostic ct le traitement des fractures, clie en permit une classification vcient'fiquez cle montra A localisation dans lorganisme des corps (trangers cpaques, tols gue les balles et certains caleuls des appareils urinaire et biliaire.Elle permit aux médecins de confirmer leur diaznest« de pleuré:ie, de trherculose pulmonaire; elle leur vint en aile dans le diagnostic précose des ma'adies du tulle digestif, indiquant In présence de carcer et d\u2019ulcère de l\u2019estoriae, permettant ainsi aux chirurgiens de les enpprimer dès le début par un court-circuit gastro-intertinal où rar vne résection d'une partie du tube digestif.Par la radiographie, la chirur- sie osseuse a donc cessé d\u2019être aveugle et ure autre chirurg'e est née, celle de l'apparcil digestif et premet toutes les espérances: cet celle de l\u2019avenir.Lorsqu\u2019apres 44 ans d'attente sonna en France Thevre de In revanche, prévue mais non provequée, la chirurgie dans cette nouvelle guerre était alors en mesure d\u2019aider par ses soins intelligents les efforts intrépides des soldats alliés On ne vit plus au début des hostilités s\u2019alligner, comme en 1870, des braves agonisants dans le pus; cependant on s\u2019aperçut vite gue la conception du traitement des plaies était fausse et ne répondait pas aux exigences.Plus tard.lorsque les glorieux mutilés se multipl\u2018èrent, la chirurgie devint réparatrice, elle précisa ses techniques de greffe, des faces toutes meurtries reprirent leur forme humaine sous Je burin du chirurgien.Pendant la guerre de 1914, les méthodes de traitement des nlaies ont done évolué pour se perfectionner et la chirurgie orthopéd'que, cell: qui corrige les difformités du corps, à considérablement progressé.Le traitement des fractures devient nlus efficace: Blake, Tho- mag, Jones.Patel, Delbet.inventent de nouveaux anpareils ani rendent plus facile la réduction des os brisés et qui en assurent nlns solidement la contention, tout en respectant le jeu des articulations pour diminuer les raideurs consécutives.Ve L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 167 L\u2019amélioration apportée dans le traitement des plaies.bien qu'elle n\u2019ait pas attiré avec autant de force l\u2019admiration du gran! public sur le chirurgien moderne, est une de celles qui vont le nlu- donner d'essor à la chirurgie.Avant d\u2019exposer ce traitement moderne des plaics, disons comment le médecin voit l\u2019organisme Téagis- sant aux attaques des microbes.Les germes pathogènes en prenant contact avec les tissus y «é- terminent des lésions d\u2019attaque et des réactions de défense locale et générale; action des uns est rapidement annihilée par les globules blanes du sang, par certaines cellules, et par les produits antitoxique- que renferme l'être vivant; les autres, au contraire, ont une virulence telle, ou attaquent un individu si faible que la victoire leur est facile.en produisant tous les bouleversements qui peuvent parfois aboutir a la mort.METCHNIKOFF, élève de Pasteur, a clairement divulgué les phénomènes de défense locale par les globules blancs du sang et par les cellules fixes des tissus.En usant d\u2019une comparaison mil:- taire, nous dirons que ces cellules, avant d'attaquer le microbe, se mobilisent et se concentrent.Le germe pathogène vient de faire son apparition, déjà il commence son attaque, mais le globule blanc da sang suscité se mobilise, il se porte vers le foyer où il doit livrer la bataille ; il est le premier à agir, parceque semblable au soldat régulier, il n\u2019a pas de transformation à subir pour se mobiliser.Les cellules fixes des tissus qui sont les troupes de réserve, commencent leur mobilisation: elles quittent leur connexion avec les tissus, retrouvent une activité et une mobilité de cellules jeunes et ze précipitent vers le lieu du combat.Ces défenseurs, charriés par les vaisseaux capillaires dilatés qui sont les voies d\u2019apport, traversent le- parois de ces vaisseaux, en entraînant avec eux le sérum sanguin et forment ainsi des îlots: c'est la concentration.De ces îlots extra- vasculaires se détachent les globules blancs et les cellules, qui deviennent les phagocvtes.La marche en avant commence; le phagocyte s\u2019agglutine d\u2019abord au microbe, il l\u2019englobe, puis le digère : c\u2019est la phagocytose.Si le microbe est virulent, il reste vivant dan- le globule blanc, le tue et est remis en liberté.Les cadavres des ennemis et des défenseurs, les débris de la lutte forment alors le pus.Autour de cet abcès constitué, les tissus s\u2019épaississent pour l\u2019isoler.mais la peau s\u2019amincit, se rompt et laisse évacuer cette collection purulente.Au début de l\u2019attaque, l\u2019envah'sseur très puissant peut empêcher cette défense locale par la sécrétion de substances toxiques: l\u2019organis- 168 L'UNION MÉDICALE DU CANADA ine entier est alors envahi d'emblée: c\u2019est la septicémie.Dans le ca- où les tissus se défendent bien localement, les humeurs du corps on: le temps de fabriquer des produits qui neutralisent les toxines microbiennes.PFEIFFER, BORDET, EHRLICH ont démontré qu'il se produisait dans le sang ct les autres humeurs de l'être vivant des substances antitoxiques, lorsque celui-ci subissait l\u2019effet des causes microbiennes.\u2018(Ces anticorps ou antitoxines, après infection, ont la propriété de demeurer un temps variable dans le sang, d\u2019être rmé- cifiques, c\u2019est-à-dire d\u2019agir contre une espèce déterminée de microbes.Ainsi s'explique le précepte qui veut que celui qui a subi les effets de la variole, soit exempt d\u2019une seconde attaque.Un individu qui a eu certaines maladies est done immunisé contre les agentz de ces maladies, parcequ\u2019il conserve dans son sang des éléments qui \u2018é- truiront immédiatement le microbe et ses toxines, s\u2019il tente un nouvel assaut.L\u2019immunité est acquise, lorsqu\u2019elle survient après une maladie ; elle peut être créée artificiellement, en provoquant chez le sujet une infection atténuée, par l'injection répétée de microbes à virulence amoindrie, ce qui est la VACCINATION ; ou en injectant a ce sujet le sérum d\u2019un immunisé, qui contient les antitoxines, ce qui est la SEROTHERAPIE.Cette immunité est toujours spécifique: ainsi un individu, vacciné contre la variole n\u2019est indemme que de la contagion variolique, il peut faire une fièvre trphoïde ou ane diphtérie.La vaccinothérapie et la sérothérapie doivent être classées parmi les plus belles victoires de la médecine contemporaine.Par la première, nous pouvons prévenir plusieurs maladies, et par la seconde, de nombreux phénomènes infectieux ont pu être contrô- lég, Ainsi en 1897, aux Philippines.avant la vacenation, 40.000 habitants meurent par variole ; sous le régime américain, qui la rend obligatoire, aucune mortalité n\u2019est constatée en 1918.La mortalité par la diphtérie qui était de 60%, en France.est tombée au-dessous de 10% par Pusage du sérum que Roux de l\u2019Institut Pasteur a découvert, et encore nous dit Marfan.les cas mortels sont ceux où le bacille de la diphtérie est associé à d\u2019autres.Imbus de ces principes généraux de la réaction de l\u2019individa À l\u2019infection, les chirurgiens, durant la grande guerre, perfectionnèrent le traitement des plaies.L\u2019importance de la défense locale fut comprise, les causes inhibitrices furent supmrimées, des interventions pouvant la favoriser furent établies.Parmi les nouvelles techniques du traitement des plaies, celle de GAUDTER mérite une place 3 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 169 part; ce chirurgien a montré que les tissus contus, écrasés et le sang épanché dans la blessure favorisait l\u2019action des microbes, en leur fournissant des tissus morts où leur multiplication était facile.Avec VINCENT et plusieurs autres, il a enseigné qu\u2019il fallait, sitôt la plaie faite, reséquer ces parties contuses, nettoyer, enlever les caillots, puis refermer pour laisser guérir.\u2018Sa méthode obtint rapidement des succès si éclatants qu\u2019elle fut bientôt adoptée par tous.F'ai- sant appel aux agents physiques, Delbet, Quenu, Noel Fiessinger, -ont préconisé l\u2019exposition des plaies à l\u2019air et à la lumière \u201ccomme un des plus puissants moyens de désinfection\u201d.La lumière solaire aurait une action stimulatrice des phénomènes vitaux de défense et l\u2019expérience montre qu\u2019elle stérilise les blessures infectées.Des projecteurs électriques à rayons parallèles sont actuellement en usage «dans les services hospitaliers, là où le soleil a un accès difficile et semble remplacer avantageusement les effets solaires.Sans vouloir \u2018énumérer complètement toutes les modifications apportées aux interventions sur les plaies, il nous faut tout de même proclamer le nom de ALEXIS CARREL, connu de tous par ses travaux extraordinaires qui ont si efficacement redonné la santé aux nombreux soldats blessés.Pour tirer parti des réactions de défense générale par les antitoxines, WEINBERG, de l\u2019Institut Pasteur a, en 1915, constitué un sérum pouvant agir dans les cas de grangrène ; il obtint rapidement des succès qui en permirent l\u2019emploi plus fréquent.Des malades atteints d\u2019appendicite gangreneuse doivent au sérum monovalent de Weinberg leur guérison.Bien que dans la guerre de 1914, le chirurgien, qui a glorieusement épargné des milliers de vies humaines, ait semblé être le seul instrument de la défense contre les maladies, le médecin, dont le role fut moins tangible, a cependant droit à toute la reconnaissance des Armées.Effacé dans l\u2019ombre, travaillant jour et nuit dans 1.silence des laboratoires, il a posé un frein au courant mortel dez maladies contagieuses qui, dans les premiers mois de 1914, ont fauché de nombreux combattants.Par ses décrets hygiéniques, par ses vaccins et ses sérums, moyens thérapeutiques moins aptes à impressionner le cerveau des foules, le médecin a ainsi banni des tranchées le fléau des maladies contagieuses qui dans toutes les guerres ont semé autant de morts que le sabre et la mitraille.Maintenant que les canons se sont tus et que le blé germe sur les tombes des héros, 1 -p 0 L'UNION MÉDICALE DU CANADA il est un devoir pour l'humanité de glorifier le médecin, dont les actes, aussi efficaces que ceux du chirurgien, furent presque méconnus.Nous avons vu que Bichat et Virchow décentralisèrent la vie et proclamèrent l'unicité vitale de la cellule.Le médecin moderne admet cette conception, mais il ajoute qu\u2019il existe une relation intime entre les divers organes: ainsi, un foie insuffisant provoque des troubles de fonctionnement de Pintestin.les sympathies fonctionnelles et morbides qu'Hippocrate avait notées sont donc enseignées aujourd\u2019hui, et selon l'expression de Roger: \u201cTI nv a pas de maladies qui reste locale\u201d.Les idées actuelles sur la maladie sont dominées par la notion d'intoxication.Les poisons sont apportés de l'extérieur ou sont fabriqués mar les cellules elles-mêmes, Parmi les poisons exogènez, nous plaçons les poisons chimiques, presque toutes les substances thérapeutiques administrées à des doses exagérées, ct le sécrétions microlien- nes, les toxines.Nous devons au docteur BOUCHARD l\u2019éclaircissement du mécanisme des auto-intoxications.\u201cL\u2019organisme, dit-il.est un réceptacle et un laboratoire de poisons\u201d.La machine humaine est ainsi constituée que le fonctionnement continuel de ses divers organes y provoque la formation de produits d\u2019usure: mais la Nature a prévu le nettoyage et l'élimination de ces déchets en plaçant dans le corps certaines parties dont le rôle est de vidanger, de rejeter au dehors toutes ces substances.Si ces organes viennent à faiblir sous le nombre croissant des détritus, ceux-ci s'accumulent dans l\u2019être humain qui s\u2019intoxique progressivement.Les principales auto- intoxications relèvent d\u2019une insuffisance fonctionnelle du tube digestif, de la peau ou des reins.A cette liste sont venues s\u2019ajouter, depuis quelques années celles créées par les troubles de fonctionnement des glandes à sécrétion interne.Il existe chez l\u2019homme deux sortes de glandes: les unes \u201cà sécrétion externe\u201d qui déversent par des canaux spéciaux au dehors ou dans des cavités, telles que l\u2019estomac et l\u2019intestin, les produits de leur travail.Chacune a son activité propre, ainsi les glandes sudoripares sécrètent la sueur.Les autres, dépourvues de conduits, laissent couler directement dans le sang les substances qu\u2019elles ont fabriquées.ce sont \u201cles glandes à sécrétion interne\u201d, dite \u201cglandes endocrines\u201d.La raison d\u2019être de ces organes commence à s\u2019éclaircir: leurs principaux effets seraient de diriger la croissance normale de l\u2019être, puis L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 17% de régier la répartition égale des produits de l'alimentation, enfin: d\u2019aider à la destruction des déchets qui prennent naissance dans l'organisme.BROWN-SEQUARD, en 1889, est le premier à apercevoir toute la portée de la notion de sécrétion interne.Dès les premières études de «es glandes, leur pathologie parut relativement simple; mais la notion des relations fonctionnelles glandulaires, qui s'exercent par voie sanguine est venue rendre les faits plus complexes: ainsi l\u2019obési= té de la ménopause d\u2019abord lice uniquement a la suppression de la fonction ovarienne semble dépendre, en outre, de l'altération simulta - née de la glande thyroïde et de l'hypophyse.On s\u2019apercoit maintenant qu'il est impossible de séparer l\u2019étude des glandes endocrines.de l\u2019étude de cette partie autonome du système nerveux, le sympathique ; ainsi dans le goitre exopthalmique cette rapidité du pouls s\u2019explique par l'excès de sécrétion interne de la glande thyroïde.que excite le eympathique, accélérateur du coeur.Aujourd'hui les connaissances des glandes endocrines se précisent et leur pathologie oe- cupe une place de plus en plus grande, justifiée par les annlications thérapeutiques.Les modifications de croissance: le nanisme ct le gigantisme, les altérations articulaires, tel que le rhumatisme chronique, les lésions du tissu osseux, tel le rachitisme traduisent leur viciation fonctionnelle.Le ralentissement de leur activité peut aussi entraîner des troubles de la peau, certains eczémas, des troubles nutritifs parmi lesquels se rangent l\u2019obésité, le diabète insipide.Le dévoilement de cette nouvelle question a bientôt fait naître un «ha- pitre de la thérapeutique, celui de l'utilisation curative des glandes endocrines animales, OPOTHERAPIE, qui donne souvent des ré sultats inattendus; c\u2019est vers elle que se dirigent les recherches modernes.Bien qu\u2019à l'heure présente la médecine semble avoir complètement éclairci tous les mystères qui enveloppaient l'être sain et l'être malade, il est cependant une maladie que le médecin n\u2019a pu terrasser, c'est le CANCER.iLe problème cancéreux se dresse toujours itex\u2014 tricable malgré l\u2019acharnement des savants à vouloir le solutionner.Pour expliquer l\u2019origine et la cause des tumeurs, des hypothèses nmrul- tiples ont été émises.Devant la variété de ces hypothèses, 1l est encore bien difficile de se prononcer et de proclamer laquelle sera qur apportera la solution au problème.En outre de l\u2019extirpation hâtive et large du néoplasme, plusieurs essais curatifs existent.La ratio 172 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA thérapie et surtout la radiumthérapie semblent être celles qui don nent le plus de succès.Les radiologistes, frappés par les lésions ac cidentelles que les rayons N pouvaient établir à la peau, conclur:n! après des recherches que ces rayons en contact prolongé ou réçété avec une cellule vivante causaient la mort de cette cellule.Poussant plus loin les expériences, Bergonié et Tribondeau établirent que les \u2018éléments cellulaires étaient d\u2019autant plus vulnérables qu'ils étaient jeunes, en pleine voie de multiplication.Le cancer dont les collulce sont jeunes, en pleine voie de multiplication, était dès lors théoriquement susceptible de rétrocéder sous l'influence des rayons X.La radiothérapie néoplasique fut donc tentée avec des succès malheureusement parfois peu éclatants.\u2018Madame et Monsieur CURIE, en étudiant les minéraux contenant de l\u2019uranium et du thorium, découvrirent par le traitement chimique de la pechblende le RADIUM.Ce dernier est supérieur aux rayons X dans le traitement des cancers ; il joint à l\u2019avantage d\u2019émettre des radiations extrêmement pénétrantes celui de posséder dans le minimum d'espace le maximum d\u2019énergie et il est avantageux dans les cas où on a besoin d\u2019une efficacité très grande dans un rayon d\u2019action très restreint.Presque sans exception, le traitement rationnel d\u2019une tumeur maligne cxigerait la combinaison judicieuse de la radiothérapie t de la radiumthérapie, sans oublier l\u2019acte chirurgical qui reste essen- \u2018tiel et que cette nouvelle thérapeutique n\u2019a pas encore acquis le -droit de déplacer.Telles sont succinctement les connaissances de la science mo- \u2018derne sur le cancer.L'anatomie pathologique et l\u2019étude histologique des néoplasmes sont presque complètes; le traitement, encore empirique, se perfctionne et donne certains résultats, grâce au secours des rayons X et du radium.Les savants cependant, ignorent le tout de la cause, ct tant que cette cause du cancer sera ignorée, il n\u2019est pas audacieux de dire que la question des tumeurs sera abritée par l'empirisme avec ses hypothèses gratuites et fantaisistes.Toutefois l\u2019esprit observateur qui a suivi l'évolution pénible de la science médicale est plein d\u2019espérance sur l\u2019avenir de cette question encore mystérieuse.Nous avons vu la médecine, après avoir été gouvernée par des théories religieuses puis philosophiques, se dépouiller peu à peu de \u2018ses doctrines imaginaires et revêtir un varactère scientifique; nous L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 173 avons vu Claude Bernard indiquer la méthode expérimentale et donner la physiologie comme base à la médecine, à la pathologie et à la thérapeutique; nous avons vu enfin Pasteur découvrir les causes microbiennes: découverte qui créa la chirurgie moderne, rendit plus rationnelle la conception des maladies infectieuses et fonda l'hygiène sociale et individuclle.Nous voyons aujourd'hui la médecine entrer dans le domaine social pour indiquer les moyens de prévenir la maladie; nous la voyons, grâce à ses vaccins, à ses sérums et à ses enseignements qui indiquent à la foule les dangers de la contagion, faire reculer la mort pas à pas; nous la voyons, grâce à ses prescriptions sur l'art d\u2019élever les enfants, sauver des millicrs de petits êtres, espoir de la race; nous la voyons enfin, grâce à ses préceptes sur la façon de vivre pour éviter les auto-intoxications, prolonger la vie.T\u2019Humanité verra, Messieurs, lorsque les savants auront dévoilé le mystère des glandes endocrines, lorsqu\u2019ils auront trouvé la cause et le traitement du cancer, et lorsqu\u2019ils auront éclairci entièrement les lois qui régissent l\u2019homme, l\u2019Humanité verra, dis-je, la médecine.fière de ses succès, conduire les êtres humains jusque vers la vieillesse normale, et alors mourir ne sera plus qu\u2019un acte physiologique que l\u2019appelé regardera venir sans crainte pour s\u2019endormir dans la Vie suprême.BIBLIOGRAPHIE DAREMBERG et SAGLIO : Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines.DAREMBERG : Histoire des Sciences Médicales (1870).BOINET : Les doctrines médicales.ROGER.H.: La Médecine.ROGER H.: Introduction à l\u2019étude de la Médecine.MENARD et SAUVAGEOT : Vie privée des Anciens.GALIEN : Oeuvres, traduites par Ch.Daremberg.ITIPPOCRATE : Oeuvres complètes, traduites par E.Littré.STODDART A.M.: La vie de Paracelse ROUXEAU A.: Laennec après 1806.(1921).BARBILLON : Histoire de la Médecine.(1886).BRUZON : La Médecine et les religions.(1904). 174 L'UNION MÉDICALE DU CANADA CORNILLEAU Robert: La formation d\u2019un génie médical: Laennec.MALGAIGNE : Histoire de la Chirurgie.(1840) VALLERY-RADOT : La vie de Pasteur.DESCOUR L.: Louis Pasteur et son oeuvre.(1921).GRASSET : La Biologie Humaine.BORDET JULES: \"Yraité de l'Immunité dans les Maladies infectieuses.BECLERE, COTTENOT, LABORDE (Mde): Radiologie et Radiumthérapie.GLEY E.: Les sécrétions internes.(COBB: The organs of internal secretion, their diseases and therapeutic application.GUILLAUME: Te sympathique et les\u2019 systémies associés.BERARD & VIGNARD : 1 Appendicite.DELBET & FIESSINGER (Noel): Biologic de la plaie de Guerre.ALQUIER & TANTON: Appareillage dans les Fractures de Guerre.CHASSIN Henri: Contribution a Pétude de l\u2019anesthésie générale.PAUCHET : L\u2019anesthésie régionale.RECLUS: Cocaïne en chirurgie.RECLUS: Anesthésie locale par la cocaïne.Ir L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA XXVI FULGURINE Solution stable d'Ozone naturel Composition : La Fulgurine est une combinaison allotropique de l\u2019ozone, obtenue par l\u2019ozone même dans une solution hydro-éthylique.C\u2019est un produit chimiquement pur et invariable ainsi que le démontrent les analyses les plus rigoureuses et de longues observations.Observations: L\u2019action physiologique de la Fulgurine et ses applications thérapeutiques ont été étudiées dans les laboratoires de l\u2019Académie de médecine de Paris et au Sanatorium Marie-José, à Boitfort, où les cures les plus inespérées furent effectuées.M.le Dr Rrnauld-Capart, de l\u2019Université de Bruxelles, dans une conférence faite à la séance du comité-directeur de la ligue nationale belge contre la tuberculose, le 12 mai 1921, a prouvé par de nombreuses observations, la supériorité incontestable de la Fulgurine sur tous les autres remèdes connus.Cette supériorité de la Fulgurine s\u2019explique par ses deux grandes propriétés: Oxydation et désinfection parfaite du sang et de tout l\u2019organisme, augmentation rapide des globules rouges du sang.La Fulgurine donne les résultats les plus inespérés dans le traitement des maladies suivantes: Tuberculose - Débilité Générale Maladies Infectieuses - Anémie Spécifique réel de la PHAGOCYTOS = MODE D'EMPLOI \u2014 Solution: 1 ou 2 cuillerées à thé dans un verre à vin d\u2019eau tiède 3 fois par jour.Ampoules: Une ampoule de 5 c.c.par jour Laboratoire Electro-Chimique d\u2019Ozone 25, RUE DE BASSANO, PARIS AGENT GENBRAL POUR LE CANADA J.A.HARRIS 169a ST-DENIS - MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA DISCUSSION , M.Rhéaume.| Emet des doutes quant a la récidive du premier cancer.Pour lui C\u2019était un second cancer qui s\u2019est greffé sur le maxillaire inférieur.M.Marien.D\u2019après l\u2019examen histologique qui a révêlé une formenteuse, il déclare que ce cancer était un cancer secondaire resté silencieux dans une cellule osseuse sans se développer.3° Variole et vaccination.M.J.E.Laberge.Dans une étude clinique fouillée et approfondie le conférencier expose toute la question de la variole et celle de la vaccination.DISCUSSION.Savard et Chabot.Incidentellement, ces messieurs amènent la discussion sur la vaccination par la méthode hypodermique en donnant la technique complète.Ils insistent sur certains désavantages de la méthode en- tr'autres le manque de contrôle par les médecins inspecteurs.Ils de- mandent l'avis de la Société Médicale sur ce point.M.LeSage.Impossible de conclure quant à l\u2019inmmunisation.Il faut des sta- tistiques.Le point essentiel c\u2019est de savoir si les enfants vaccinés par hypodermisation pourraient être scarifiés avec succès.Pour lui, c\u2019est une méthode qui lui plaît parce que plus aggressive.Semblable à la vaccination antityphoïdique qui, bonne pendant une épidémie, est nulle après trois ans.(Certains milieux sont opposés, dit-il, à la scarification vacei- nale, non par principe, mais à cause des cicatrices et la médecine doit être esthétique.Elle doit lutter contre la laideur.En résumé, il faut attendre les compilations du Bureau d\u2019Hy- giène et voir si durant une épidémie les hypodermisés seront réfrac- taires à la variole.M.Laberge déclare formellement que la vaccination par méthode | hypodermique n\u2019a pas sa raison d\u2019être à cause de l\u2019absence de contrô- le, La méthode est condamnable excepté en temps d\u2019épidémie. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 177 M.LeSage et M.Masson se déclarent pour observation et la séance est levée.Les médecins inspecteurs d\u2019hygiène devraient vacciner par scarification les enfants vaccinés hypodermiquement.Si le résultat est nul, ce serait une preuve en faveur de la voie sous-cutanée.M.Masson.Termine en disant que seule l\u2019expérimentation nous guide dans nos décisions ainsi que les observations et les statistiques.lt la séance est levée.: J.U.GARIEPY, secrétaire.Séance du 21 février 1922 Présidence: M.Raoul MASSON.Tavaux originaux et techniques : a) Radiumthérapie.M.E.P.Grenier.M.E.P.Grenier définit le radium et la radio-activité.Qu\u2019est-ce que l\u2019atôme ?Deux systèmes, l\u2019interne constitué d\u2019un nucléus excessivement petit d\u2019électricité positive ; l\u2019externe composé d\u2019électrons négatifs doués d\u2019un mouvement de rotation à l\u2019entour du premier.La charge électrique de ces derniers équilibre l\u2019électricité positive du nucléus.Stabilité de certains atômes, instabilité relatives d\u2019autres.Violente explosion spontanée de l\u2019atôme, complet réarrangement des constituants des deux systèmes internes et externes pour former un atôme d\u2019un élément tout à fait différent.Ces phénomènes avec le rayonnement de ces transformations, voilà la radio-activité.La désagrégation ne se produit pas dans le même temps pour tous les atômes.Radium A.B.C.D.E.F.suivant la plus ou moins grande stabilité des atômes.Polonium, voici la limite de fixité de la stabilité radiumique.Explosion de l\u2019atôme, une particule du nucléus devient hélium, \u2014rayons a\u2014 le reste de l\u2019atôme suivant le ré-arrangement ordinaire devient le gaz d\u2019émanation.Beaucoup moins stable, puisqu'il ne dure que 3 jours 85 tandis que le radium vit 1730 ans.Rayons alpha, béta, produit par le radium et le gaz émanation, donnant eux-mêmes naissance aux rayons gamma.À peu près semblables aux rayons X excepté dans leurs modes de production.Rayons de Roentgen demandent une grande quantité d\u2019énergie électrique.Rayons des substances radio-actives sont produits sans l\u2019aide d\u2019aucune force extérieure. 178 L'UNION MÉDICALE DU CANADA En plus du rayonnement, les substances radio-actives ont des propriétés physiques telles que d\u2019exciter la phosphorescence de certains corps-sels alcalins, alcalino-terreux, le verre, le diamant, le platine-cyanure de baryum, le sulfure de zinc, surtout ces deux der- .niers.Action chimique : elles colorent le verre, le diamant, la porcelaine, le quartz, coloration qui disparaît sous l\u2018influence de la lumière et d\u2019une haute température.Les rayons gamma sont les plus importants pour la thérapeutique \u201448% de l\u2019énergie totale \u2014pouvoir de pénétration de 10 à 100 fois plus grand que les rayons B et cent fois plus pénétrants que les Rayons X.1° Ces rayons ont sur la cellule vivante une action caustique, une action élective et une action évolutive.2° La cellule malade ou anormale est plus sensible aux rayons que la cellule saine ou normale.Action caustique, élective ou évolutive selon la qualité des rayons mous ou durs, B ou Ÿ qui agiront sur le noyau même\u2014centre vital essentiel \u2014de la cellule.| Le Curie est l'unité d\u2019émanation du radium: c'est la quantité d\u2019émanation en équilibre produite par un gramme de radium-élément.En pratique on emploie le millicurie qui indique la quantité de rayons détruits dans une application.Le maicrocurie-heure indiquera à quelle intensité la quantité des millicuries auront été détruits.Pour l\u2019émanation, la mutation cest la même quant à la quantité de rayonnement détruit, mais l\u2019inteusité est différente parce que beaucoup plus forte au début qu'à la fin.Le savant conférencier parle des modes d\u2019emploi du radium et de son émanation chlorure, bromure et sulfate employés solide en tubes ou aiguilles (or, platine, or platiné, argent) \u2014en solutions, ces dernières servant à en extraire l'émauation.Suivent ensuite les avantages respectifs du radium élément et de l'émanation qui donnent en définitive à peu près les mêmes résultats.Les facteurs à prendre en considération sont les mêmes: 1° Radium ou émanation.2° Mode d\u2019application.3° Quels rayons: alpha, bêta ou gamma.4° Quantité de rayons.5° Qualité: durs ou mous.G° Intensité.7° Homogénité.8° Filtration.9° Distance \u2014 la loi du rayonnement se fait en ligne droite en raison inverse du carré de la distance.10° Durée de l\u2019application : pour muqueuse, longue applica- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 179 tion ; pour la peau, courte application avec haute intensité.11° Etat de la personne à traiter: âge, état général et résistance naturelle.Indications de la radiumthérapie : 1° Quand le bistouri a perdu ses droits; 2° Contre-indications des Rayons X ou leur impossibilité d\u2019em- plol.Avant tout, biologie.Cancer, fibromes et fibro-myomes utérins hémorragies des vierges et des ménopauses, angiomes, brides fibreuses, cicatrices rétracti- bles vicieuses, chéloïdes, naevi pigmentaires, verrues, durillons, prurit, goître.Les contre-indications: chaque fois que c\u2019est opérable \u2014 dans les états cachectiques du cancer.Dans les fibromes elle doit s\u2019abstenir 1° Fibrome compliqué de fièvre, péritonite.2° Foyer de salpingite même sans manifestation 3° Fibrome volumineux à évolution aigue.4° Phénomènes de compression alarmants.5° Fibrome avec grossesse a la.derniére période.Le conférencier lit ensuite des appréciations sur la question.J.L.Faure,Siredey et Jean , Rubens Duval, Regaud, Appert, Hartmann passent en revue pour dire leurs succès par la curiethé- raple.Le savant qu\u2019est M.Grenier prend occasion pour rendre un témoignage éclatant à cette belle et illustre école française dont il procède et dont nous nous reconnaissons tous ici les plus fidèles disciples.Il parle aussi de l\u2019école américaine en radiumlogie.Il termine en disant qu\u2019aux malheureux cancéreux abandonnés de tous, en proie à la désespérance aigue, qui voient poindre dans le ciel de leur vie, la Grande faucheuse aux ailes drapées de noir et au rictus triomphant; à ces malheureux il criera: Tout n\u2019est pas perdu, courage, il y a encore la radiumthérapie.DISCUSSION M.le Président : Cette question de la radiumthérapie est traitée pour la première fois devant nous.Nous allons attendre les observations, le traitement ainsi que les résultats.Il se dit heureux de la façon dont le sujet a été traité.2° Fibrome et grossesse.MM.KE.Saint-Jacques et Bédard.Je regrette énormément de ne pouvoir vous offrir un résumé de cette conférence, l'auteur ne m\u2019ayant pas envoyé son manuscrit pour l\u2019analyse. 5 gr R 0 by 9e cm A à D VE } ; I Ca) \u2014\u2014\u2014 LC Phies {re Cf.Licencié 8s-sciences, Ancien préparateur â la Faculié %Q Médaille d\u2019Or: de Médecine e: À l'École de Pharmacie de Paris.Ancien Elévede 3 Diplôme d\u2019Honneurs GAND 1918.l'Institut Pasteur, \u2014 6, Rue Abel.PARIS.LYON 1914, 1913.GAND: MED.D'OR \u2014 Produit excl frangais \u2014 DIPLOME D\u2019HONNEUR: LYON 1914 \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NEVROSTHENINE 3 CHT Gouttes de glycérophosphates alcalins (éléments principaux des tissus nerveux), 122 SURMENAGE, NEURASTHÉNIE ot CONVALESCENCES EPUISEMENT NERVEUX 6, Rue ABEL, PARIS.\u2014 > XV à xx gouttes à chaque repas Ni sucre, ni chaux, ni alcool.Pilules de Quassine Frémint Dyspepsie Arete Caleuls, Constipation rebelle Jk 6.rue ABEL.PARIS (Anc'{3,r.de Rennes) =\u2019 Glycérosphoshate de Chaux Granule de FRESSINGE Chimiquement Pur.Kigoureusement Titré.De Goût agréable 0,05 Créosote de hêtre titrée en Gaïacol, \u2014 2 à 3 à chaque repas.CATARRHES et BRONCHITES CHRONIQUES.\u2014 6, Rue Abel, PARIS.Pépesitalies ROUGIER FRERES, - - MONTREAL au Canada BER RI EE Sey Gey pt peg SE Er.\u2014\u2014\u2014\u2014 mmm L'UNION MÉDICALE DU CANADA XXVIII gy Vos IMPRESSIONS.faites immediate- ment, AU PLUS BAS PRIX Ayant renouvelé la plus grande partie de notre matériel d\u2019imprimerie, de machines les mieux per- fectionnees, nous sommes en état d\u2019entreprendre tout genre de travaux, avec élégance et prompti- © tude.Nous nous sommes spécialisés surtout dans la tions, catalogues, etc, etc.Téléphonez-nous et notre représentant ira vous voir.DEMANDEZ NOS PRIX La Cie d'Imprimerte des Marchands, Limitée 198 rue Notre-Dame Est Tél.Main 3272 Montréal RRR LULU VAL LE 5 5 LA 0 LA confection de livres, brochures, journaux, publica- th thththththiththththththththththththththththththththththih 180 L'UNION MÉDICALE DU CANADA DISCUSSION M.St-Pierre.Cite le cas d\u2019une malade enceinte, porteuse de 7 à 8 fibromes.11 semble, dit-il, qu\u2019un tel utérus polyfibromateux n\u2019aurait pas pu permettre une grossesse à terme.Le contraire arriva, ce qui fait exception à la règle générale.M.Langevin.Disserte assez longuement sur les différentes sortes de fibromes au point de vue obstétrical.Fibromes sous-muqueux, dangereux à cause de l'insertion vicieuse du placent.Inlerstitiels ou périlonéaux moins de danger.11 faut temporiser.Après l\u2019accouchement, la rétraction se fait mal dans la fibromatose en nappe.Pas de danger, si la tumeur est localisée.Durant la grossesse, autant que possible, pas de couteaux.Compter sur l\u2019atrophie après la gestation, d\u2019ailleurs involution encercle les artères.11 faut respecter l\u2019utérus jusqu'à 45 ans.M.St-Jacques.En réplique, M.St-Jacques préconise de garder les fibromateuses enceintes sous observation.Faire l'avortement ov l\u2019accauchement prématuré.Si le fibrome est has situé, césarienne ou Parro.N\u2019importe comment, bien suivre tous les cas.Si les fibromes sont silencieux, se tenir cois.Si intervention, respecter les ovaires.Faire la ligature utéro-ovarienne dans ce hut.M.Langevin.Ajoute qu\u2019en cas de fibromes du col, repousser, si la masse est mobile, au-dessus du détroit supérieur pour engager la présentation.Election à l\u2019unanimité de MM.Gagnier, Toupin et Piché.4° Affaires de routine.Congrès des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du Nord.M.St-Pierre parle longuement de l\u2019organisation.Il dit que les séances seront de deux sortes: séances cliniques et séances ordinaires plénières.M.St-Pierre insiste sur la nécessité pratique de Ja division des séances tel qu\u2019indiqué plus haut.M.Dubë : se lève ensuite et secondé par M.St-Pierre propose une motion de félicitation à l\u2019Honorable A.David et au gouvernement pour la création d\u2019un service de santé, et d'avoir choisi M.Desloges ocmme directeur, faisant valoir les titres du titulaire tels que: encouragement aux subalternes, esprit d\u2019organisation, etc.Adopté à l'unanimité.M.St-Pierre : reprend encore la question du Congrès.Il parle des comités et sous-comités.MM.Baudoin et Roy sont fortement en faveur des sections, M.Dubé vente les mérites de la division tel que donnée par M.St-Pierre. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 181 M.Léger : voudrait faire insérer dans l\u2019adresse de félicitations au gouvernement et l\u2019Honorable M.David une remarque: que la création d\u2019un service de santé ne doit pas comme le service des vénériens drainer par les dispensaires la clientèle aux dépens des médecins.M.St-Pierre.Ne veut pas rescinder la proposition.Tout semble alors réglé.La séance est levée.J.U.GARIEPY, Secrétaire.Séance du 7 mars 1922 Présidence : M.Raoul MASSON, Procès-verbal.Travaux originaux et techniques.Suture primitive avec auto-greffe osseuse immédiate dans un cas de fracture ouverte de l\u2019avant-bras.Résultat éloigné.\u2014 M.Léo Blagdon.(voir le no.de mars).Discussion.\u2018 M.Rhéaume: Deux grandes causes président à la réussite du traitement des plaies.1) Intervention précoce.2) Excision de la plaie.M.Rhéaume compare ensuite les avantages respectifs de l\u2019en- cerclage et du vissage dans les fractures.Il appuie surtout sur le vissage temporaire qui, à part de coapter les fragments, oriente l\u2019ossification.Il cite une observation à l'appui du vissage temporaire avec un beau résultat.M.Bourgeors: Lie rôle du greffon dans le cas de M.Blagdon a été d\u2019agir comme tuteur pour maintenir les fragments écartés.M.Bourgeois disserte ensuite sur la pose des fils et des plaques métalliques.Ceux-là non nocifs parce que habituellement bien tolérés.tandis que celles-ci \u2014 et 40 à 50 cas se dressent de toute la hauteur de l\u2019éloquence que donnent les faits \u2014 ne trouvent pas l\u2019os passif parce qu\u2019il manifeste sa répugnance en faisant le vide autour de ce corps étranger, en d'autres termes, ostéite raréfiante. 182 L'UNION MÉDICALE DU CANADA En effet, après trois ou quatre semaines, les vis jouent dans la spire osseuse qu'elles ont creusé.Dans certains cas cependant les plaques ont une indication pressante, telle que fracture avec fragments multiples ou perte de =ubstance impossible à combler, ce qui demande parfois une greffe secondaire.Dans les fractures du col fémoral-morbus coxae senitis \u2014 des Anglais \u2014 réparation difficile\u2014 le vissage est à peu près le seul appropriée quoiqu\u2019il se forme de Postéite raréfiante, elle n\u2019empêche la consolidation.IT.La prophylaxie des maladies mentales, \u2014 M.J.A.Lussier.M.Lussier soutient une très belle thèse où il est question de donner aux arriérés mentaux les secours médicaux qui leur manquent -et dont ils ont tant besoin pour ne pas devenir plus tard les traînards de la société.L\u2019auteur de ce travail se pose chez nous en pionnier du principe du traitement qui leur est dû ct insiste sur la nécessité de se mettre à l'oeuvre immédiatement.Discussion M.Lutreille: V1 est évident qu'il v a quelque chose à faire dans la direction signalée par Mr.Lussier.\u2018Priste constatation à faire: Nulle mesure n\u2019est prise contre les demi-fous et les demi-responsa- bles.Ta proportion de 309 n\u2019est pas exagérée.Mesures: Ne pas faire moins que les hôpitaux anglais, où.dans les consultations générales, à côté du médecin.s'en trouvent deux autres qui s\u2019occupent des conditions sociales et de l'état psychique du patient.A Paris, 11 y a des écoles d'arriérés psychiques.Il est lamentable qu\u2019aucune école ou milieu n\u2019esiste pour ces misérables où ils pourraient être développés, car ils constituent un déficit au point de vue social.Nous pourrions ainsi sauver ces mentaux en -état d'équilibre instable.Conclusions : 1) Organisation des consultations \u201cmédicales.2) Formation ou -Organisation des écoles ci-dessus mentionnées.\u201c M.Léger fait remarquer à M.Tatreille que des consultations pour maladies nerveuses existent à l'ITôpital Notre-Dame depuis un -certain nombre d\u2019années, réalisant par conséquent, pour les cas dont il est question, la prophylaxie des patients au psychisme arriéré.M.Masson: C\u2019est une question qui lui est souvent venue à l\u2019esprit.11 déplôre la pénurie des moyens pour faire face à cette classe de malades: les débiles mentaux.Tl est certain que leur sort serait L'UNION MÉDICALE DU CANADA 183 amélioré dans des conditions appréciables.A l\u2019Hôpital Sainte-Jus- tine, avec de nouveaux locaux, il y aura un service spécial de psychiatrie dont le titulaire sera M.Lussier.III.Radiothérapie et radiumthérapie.Une mise au point nécessaire.\u2014 M.Léo Parizeau.\u2014Il n\u2019entre pas dans mes moyens de faire de mémoire un rapport sur l\u2019éblouissante conférence de M.Parizeau.Faute du document \u2014 et même avec ça \u2014 qui me guiderait à travers ce dédale de rayons qui vont de l\u2019infra-rouge à l\u2019uitra-violet.M.Parizeau refait l'historique des rayons X, nous montre l\u2019évo- Iution de cette partie de la physique qu\u2019on a appliquée avec de si beaux résultats, en médecine et en chirurgie pour aboutir à la ra- diothérap'e profonde.Le savant radiologiste nous montre aussi la connexité étroite qui existe entre les rayons X et les rayons du radium, disant qu'ils se complètent les uns les autres.Mais je balbutie et m\u2019apercois que je ne peux continuer, le manuscrit m\u2019avant manqué pour en faire rapport.Discussion.M.le Président : se fat l\u2019heureux interprète de la Société Médicale en offrant au conférencier ses plus vives félicitations.I! attire aussi l'attention des sociétaires sur le \u201cDimanche du Praticien\u201d, sur les règlements modifiés insérés dans les statuts de la Société et sur la perception de la contribution annuelle.Et la séance est levée, Le Secrétaire, J.U.GARIEPY.Séance du 21 mars 1922 Présidence de M.J.N.Roy Travaux originaux.1° a) Un cas de scoliose traumatique du nez.\u2014 Ostéoclasie.Guérison (présentation du malade).\u2014 M.J.N.Roy.L\u2019auteur présente un malade chez qui il a pratiqué une fracture du nez, pour corriger une forte déviation traumatique nasale, datant de 23 ans.Pour immobilier la cloison, il s\u2019est servi d\u2019un appareil de \u201cstent\u201d modelé aprés son intervention.Le nez est main- 184 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA tenant bien droit, et le conférencier montre une photographie prise avant l\u2019opération.b) Perforation spontanée de la cloison nasale.\u2014 Autoplastie avec lambeau pédiculé de la muqueuse.Guérison.(présentation de la malade).\u2014 M.J.N.Roy.M.Roy fait examiner une jeune fille venue le consulter pour une perforation spontanée de la cloison nasale remontant à un an, qui, à la respiration, se plaignait d\u2019un bruit de sifflet fort désagréable.Afin de remédier à ce trouble, il obtura cette perforation au moyen d\u2019un lambeau pédiculé de muqueuse nasale, après avoir disséqué son pourtour.Sa malade est tout à fait guérie.DISCUSSION M.Bohémier: Note la façon particulièrement habile et complète avec laquelle M.Roy a conduit ces deux réparations.Il espère que l\u2019autoplaste qu\u2019est M.Roy, avant longtemps, découvrira l\u2019opération nécessaire au traitement de l\u2019ozène.Et, dit M.Bohémier: De quelle importance ne serait-elle pas au point de vue tuberculose ?M.Dubé: Remarque que M.Roy, de même que M.Archambault, sont très méritoires pour leurs efforts incessants à amener les malades qui font le sujet de leurs travaux, malades venant de la campagne.Pas de difficultés qui les rebutent.M.Roy a obtenu de très beaux résultats.Les déviations et les respirations nasales bénéficieront de ses procédés, qui permettent de corriger tel ou tel défaut physique ou pathologique.2° Déviation du complément et la tuberculose.\u2014 M.Larouche.M.Larouche fait un historique de cette réaction.Il cite les différentes autorités en la matière.Puis vient la technique.Exposé des résultats par les statistiques.Ce qu\u2019il y a de particulier, c\u2019est que la majorité des sérums syphilitiques, à Wassermann positif, donnent aussi une réaction positive avec l\u2019antigène de Besredka, dû à la présence de lipoïdes des jaunes d\u2019ocufs dans le milieux de culture qui sert à le préparer.Dans ses conclusions l\u2019auteur croit que la pratique de la fixation du complément dans la tuberculose humaine peut aider beaucoup à dépister cette maladie au début ou en confirmer le diagnostic.Même utilité pour les hygiénistes et les vétérinal- res en ce qui concerne la tuberculose bovine. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 185.DISCUSSION.M.Baudouin: Mentionne la réaction de Von Pirquet et demande à M.Larouche que:s en sont les résultats.M.Larouche: N'a pas contrôlé le Von Pirquet.I! souhaiterait une organisation pour controler les deux réactions.M.Archambault: Pose deux questions: lo.La fixation du complément dans la tuberculose est-elle réellement une réaction: 20.Est-elle positive chez tous les syphilitiques?Si out, c\u2019est un gros défaut, car il faut d\u2019abord éliminer la svphilis.M.Larouche: Proclame la supériorité de la réaction de l'antigène à l\u2019oeuf parce qu'il est spécifique.Il suggère de faire le Wassermann en même temps que le Besredka.MH.Cholette: Dit avoir eu connaissance de la réaction préconisée par M.Larouche.T1 lui est très reconnaissant de la collaboration qu\u2019il a permise aux médecins de l'Institut Bruchési.La fixation du complément dans la tuberculose est aussi importante que le Wassermann dans la syphilis qui donne 85% de satisfaction, puisque sur 52 cas de tuberculose positive dont les crachats ont produit 42 réactions positives, i.e.80%.M.Dubé: Signale la valeur du Besredka qui vient de s\u2019ajouter aux autres éléments de laboratoires que nous possédons, i.e.Von Pirquet qui indiquera tuberculose antérieure, radiographie, analyse des crachats, albumino-réaction, histoire clinique.Mais.malgré tout ça, certains malades resteront des problèmes.M.Roy: Les travaux de laboratoires présentent toujours un attrait tout particulier pour les vrais amateurs de la science, et il ajoute que le conférencier a su tirer d son sujet tout l\u2019intérêt possible, comme 1l est coutumier du fait, d\u2019ailleurs.3° Voyage d'étude à l\u2019Université John Hopkins.\u2014 M.J.A.Beau- douin.Dans ce travail très élaboré, où à l\u2019esprit d\u2019observation se joint le talent de narration, le conférencier nous fait visiter avec lui cette grande université américaine.Ici encore, je ne puis que trop déplorer l\u2019absence du manuscrit pour me permettre de donner un fidèle- compte-rendu.Quoiqu\u2019il en soit, M.Baudouin n\u2019a pas perdu son- temps et nous sommes sûrs que la population toute entière bénéficiera de son séjour au delà de la ligne 45ème.DISCUSSION M.Dubé: Passe en revue l\u2019oeuvre de l\u2019Université de Montréal 186 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA et compare l\u2019état actuel des choses avec ce qui existait il n\u2019y a pas encore très longtemps.Il termine par une parole éminemment profonde dans sa vérité: Nous ne savons pas utiliser l'étoffe que nous avons.Ceci est dû à notre qualité de Latins.4° Affaires de routine.M.Latreille: Donne un avis de motion pour la prochaine séance, à savoir: la réorganisation du \u201cDimanche du Praticien\u201d sur une base plus solide et la nomination d\u2019une commission permanente pour en prendre la direction, commission rapportable à la Société Médicale.Et la séance est levée.J.A.GARIEPY, Secrétaire.Société Médicale des Trois-Rivières Réunion du 16 mars 1922.Présidence du Dr.Gélinas.Le Dr.L.P.Normand fait la causerie sur les hémorrhagies utérines, qu\u2019il divise en deux classes: les ménorrhagies et les métror- rhagies.Parmi les causes les plus fréquentes, il mentionne: la puberté, l\u2019hémophilie, les maladies générales.Parmi les causes locales il distingue l'infection des voies génitales, puerpérales ou go- nococciques, l\u2019avortement, les néoplasies et le cancer.À l\u2019aide de cas de pratique, il passe en revue les diverses modalités de l\u2019hémorrhagie utérine et indique ce que l\u2019expérience lui a montré de plus efficace en fait de traitement.Il précise les indications de chacune des méthodes usitées de nos jours.Messieurs les Drs.Bouchard, Achpise et Beaudry prennent part à la discussion.Le Dr.Aubin dit quelques mots sur l\u2019aménorrhée.11 est proposé par le Dr.Desjardins, secondé par le Dr.Géli- nas qu\u2019il soit constitué un Comité de Discipline composé des Drs.Normand, E.F.Panneton et O.Tourigny.Ce comité devra recevoir et étudier toute plainte portée par un membre de la Société contre un confrère.\u2014 Adopté. L'UNION MÉDICALE DU CANÿDA 187 Le Secrétaire donne lecture d\u2019une communication de la Société Médicale de Chicoutimi et Lac St-Jean re-curicullum des études médicales à six ans.Après discussion, il est proposé par le Dr.Bou- chard, secondé par le Dr.Desjardins, que la Société Médicale des Trois-Rivières approuve la résolution de la Société Médicale de Chi- coutimi et Lac St-Jean, qui s\u2019oppose à l\u2019extension du cours médical à six ans, et demande au Collège des Médecins de conserver le système actuel.\u2014 Adopté.Le Dr.O.Tourigny, au nom des membres de la Société Médicale, présente ses félicitations au Dr.O.Desjardins, qui vient d'être nommé médecin de Santé de la ville des Trois-Rivières.Le Docteur Desjardins remercie ses confrères et ajoute quelques mots pour indiquer ce qu\u2019il a l'intention de faire dans l\u2019exercice de ses nouvelles fonctions.Omer E.DESJARDINS, M.D.Secrétaire, N.B.\u2014 L'Union Médicale adresse ses félicitations au Dr.Desjardins à propos de sa nomination au poste de médecin de Santé de la ville des Trois-Rivières.Le Docteur Desjardins mérite cette confiance à cause de sa droiture et de son courage dans les questions d'intérêts professionnels et de déontologie, Son activité a produit les meilleurs résultats parmi les médecins du district d\u2019Arthabaska dont la Société Médicale était très progressive.Malgré la situation souvent pénible des médecins à la campagne, le Dr.Desjardins lisait et écrivait beaucoup.Ses articles dénotaient un \u2018bon esprit d\u2019observation et un désir sincère d\u2019appliquer les meilleures méthodes de diagnostic et de traitement.On conserve le meilleur souvenir de son séjour à Ste-Anastasie de Lyster.Plus tard, le Dr.Desjardins part à la recherche d\u2019un champ d\u2019activité plus vaste.Depuis son arrivée au Cap de la Madeleine, la Société Médicale des Trois-Rivières, dont il est le Secrétaire, a repris ses séances régulières.L'importance et le nombre des travaux qu\u2019on y publie dénotent chez ses membres des activités nouvelles, dont le nouveau secrétaire est sans doute responsable.Le poste de confiance qu\u2019il occupera maintenant est une charge nouvelle qui exige de l\u2019intelligence, du savoir et de l\u2019habileté. 188 L'UNION MEDICALE DU CANADA Nul doute que le Dr.Desjardins remplisse avec honneur et profit \u2014 avec l\u2019appui de ses confrères \u2014 la mission qu\u2019on lui confie, et que les citoyens de Trois-Rivières aient l\u2019occasion de s\u2019en féliciter à cause de état sanitaire enviable deeleur ville.N.D.L.R.Comité d\u2019études des Etudiants Les activités du \u201cComité d\u2019Etudes\u201d intéressent de plus en plus professeurs et étudiants.Les premières séances, au nombre de six, ont fourni déjà de nombreux travaux.Messieurs les professeurs qui nous ont fait l\u2019honneur de présider nos réunions, ont remarqué l'esprit scientifique, la clarté et la forme littéraire qui caractérisent les conférences et la discussion.Nos remerciements à tous ceux qui encouragent cette oeuvre, spécialement à \u2018M.le professeur A.LeSage, qui a soutenu nos initiatives naissantes, au R.P.J.\u2018Morin et à M.le docteur G.H.Baril, qui ont gracieusement mis à notre disposition l\u2019amphithéâtre de chimie.ORDRE DU JOUR DES SEANCES PRECEDENTES Appendicite .144 4 4 44 2 4 4220 M.Fauteux.- Maladie mitrale .2.224422 446 Ls.Chs.Simard.Président d\u2019honneur, M.le Prof.A.LeSAGE.0 Métrorragies .G.Desgroseilliers.Rhumatisme articulaire aigu .Y.Lefebvre.Goître et néphrite .1.202424 442420 E.Gaulin.Président d\u2019honneur, M.le Prof.L.de LOTBINTERE- HARWOOP.0 Infection puerpérale .L.Tassé.Président d\u2019honneur, M.le Prof.E.DUBE.0 Fracture de la colonne vertébrale .O.Mercier.Ostéomyélite .H.Vachon. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 18# Hérédité 1 1 114202144442 2 2 2 2 2 M.Dubé.Endo-péricardite .J.Tourangeau.Président d'honneur, M.le Prof.FE.LATREILLE.0 Adénopathie mésentérique et appendicite .G.Préfontaine.Maladie de Glenard .O.Mercier.Président d'honneur, M.le Prof.E.MARIEN.M.SIMARD, Prés.BIBLIOGRAPHIE ELEMENTS D'OBSTETRIQUE \u2014 Quatrième Edition \u2014 par V.WALLICH, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris.Quatrième édition refondue.Un volume de 709 pages avec 180 figures dans le texte (Masson et Cie, Editeurs) : 26 fr.net.Ce manuel contient, sous un volume réduit, tout l'enseignement de l'Obstétrique ; il est facile à consulter, parce que les chapitres sont précédés d\u2019un sommaire détaillé, que l\u2019ouvrage cst suivi d\u2019une table anaivtique.On trouvera dans ce volume divisé en trois parties: Obstétrique normale, Pathologie obslétricale, Opérations, toutes les matières que l'on est en droit de demander à un manuel, exposées avec un souci tout particulier de la pratique.\u2018C\u2019est ainsi que pour chacune des maladies ou accidents, l'Ktrologie, les Symptômes, les Complications.Diagnostic, Traitement font l\u2019objet de subdivisions spéciales.Le format et le volume du livre n\u2019ont pas changé et l\u2019édition actuelle comporte un soigneux élagage des théories périmées et des manoeuvres désuètes.Tout en se tenant judicieusement cantonné sur le terrain propre de \u2019\u2019obstétricie, M.Wallich a fait aux tech- n'ques d\u2019ordre chirurgical la part qui leur appartient maintenant.L\u2019ouvrage est très illustré des meilleures figures à l\u2019appui des techniques indiquées.(Ye qui est une innovation: des films cinématographiques d\u2019exercices opératoires permettent de définir et de fixer par l\u2019image les principaux gestes du clinicien.En ce qui concerne les réactions humorales provoquées par la grossesse normale ou pathologique, les nouveaux traitements de la syphilis au cours de la puerpéralité, la chirurgie obstétricale, l\u2019allai.\u2018tement artificiel, cette édition a été très remaniée. 190 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA PRECIS DE PHYSIOLOGIE MICROBIENNE, par Maurice ARTHUS, correspondant national de l\u2019Académie de Médecine, professeur de physiologie à l\u2019Université de Lausanne.1 volume de 408 pages de la Collection de Précis médicaux.(MASSON & Cie, EDITEURS).Broché 17 fr.net; cartonné, 19 fr.net.Dans ce nouveau précis, le professeur Arthus expose les données récentes de Biologie et de Microbiologie en diminuant, pour les rendre pilus accessibles à ses lecteurs, l'importance donnée dans de plus importants ouvrages, à la technique, à l\u2019érudition, aux théories.Ce livre est plus qu\u2019un précis par les idées personnelles qu\u2019il renferme sur les maladies, les toxines microbiennes, les sérums, l\u2019anaphylaxie et l\u2019immunité, et par l\u2019expérience de l'auteur qui se révèle à chaque page.Il apporte aux biologistes des vues originales.Les médecins et surtout les étudiants trouveront traités dans cet ouvrage: Le problème des générations spontanées: les conditions et les manifestations générales de la vie des microbes; les fermenta- Hons; les diastases microbiennes; les maladies microbiennes; les toxines microbiennes; les protéines toriques et les venins; l\u2019immunité antitorique; les sérums antitoxiques; l\u2019anaphylarie; les sérums pré- cipitants et les sérums agglutinants; les sérums bactériolytiques, hé- matolytiques et cytotoxiques; Uimmunité antimicrobienne naturelle; les immunisations antimicrobiennes ou vaccinations; les mécanismes de l'immunité acquise; la résistance de l\u2019organisme et la virulence macrobienne ; etc.Toutes les transformations, toutes les réactions qui conditionnent la croissance et la nutrition des êtres vivants, portent sur des matériaux d\u2019une nature particulière, sur des substances colloïdales et si nous voulons chercher à comprendre les lois qui président aux phénomènes de la vie, d'est dans les propriétés de ces complexes que nous devons les étudier.Les corps colloïdaux forment dans l\u2019eau ou les liquides organiques des pseudo-solutions composées de particules très fines (micelles) en suspension dans le liquide intermaicellaire.La micelle se compose d\u2019un granule central, partie inerte, entourée d\u2019une couche périgranulaire très fine qui représente sa partie active.La micelle, animée de mouvements browniens, subit de continuelles transformations.Par suite des échanges dont elle est le siège, peu à peu la couche périgranulaire s\u2019effrite, le granule grossit et perd de L'UNION MÉDICALE DU CANADA 191 son activité.C\u2019est le phénomène de mürissement.A la suite de cette évolution, des contacts permanents s\u2019établissent entre les granules, formant unc floculalion qui coagule la masse entière.Tant que règne Pétat colloïdal, le milieu vit et se développe avec d'autant plus d'intensité que les micelles, plus petites, présentent une plus grande surface de contact pour les échanges (2 millions de mètres carrés chez l'homme adulte).La floculation brusqne détermine la mort par choc anaphylactique.La floculation lente aboutit à des troubles pathologiques, aux maladies diverses, qui ne sont ainsi que des phénomènes d\u2019anaphylaxie chronique.Lu Biocolloïdologie, ainsi définie, ramène à des phénomènes d'ordre phvsico-chimique, toutes les mutations, normales ou pathologiques, qui s\u2019accomplissent dans les humeurs et les cellules des êtres vivants, animaux ou végétaux.Elle comporte des conséquences et des applications de la plus haute importance.| C\u2019est en agissant sur les échanges entre les micelles et le liquide qui les renferme que l'on peut espérer apporter des changements dans le régime de la nutrition.(Cest en désensibilisant les sujets Imprégnés par des protéines avant accidenteHement pénétré dans Porganisme, en cherchant à en pêcher \u2018an l'eculation où à dissoudre les matériaux précipités que l'on peut espérer trouver des procédés véritablement curatifs des différents états pathologiques aigus ou chroniques.La théorie d\u2019Auçuste LUMTERE permet de comprensire un certain nombre de phénomènes hiologiques et pathologiques qui ne paraissent pas avoir reeu jusqu'ici d'explication suffisante æ notamment l'angmentation de fréquence des maladies avec l'âge, Ta durée d\u2019ineu- bation nécessaire à la manifestation de certains accidents, la possibilité de déclencher des effets considérables avec des doses extrêmement faïbles de produit (anaphylaxie aiguë ou chronique, action de certains toxiques, de certaines préparations thérapeuthiques: collo- biases, produits opothérapiques, ete.).Aux dogmes obscurs de l'humorisme ancien ou moderne, Auguste LUMIERE substitue le concept logique, scientifique de l\u2019évolution micellaire résumée dans cette formule expressive: L\u2019ETAT COLLOIDAT, CONDITIONNE LA VII, LA FLOCULATION DETERMINE LA MALADIE ET LA MORT, L'UNION MEDICALE DU CANADA RECHERCHES SUR LE PRINCIPE CURATEUR CONTENU DANS LA TUBERCULINE.par le Prof.J.GABRILOVITCH, ancien médecin-chef des Sanatoria officiels d\u2019HMalila (Finlande).Préface du Prof.Gabriel PETIT, d\u2019Alfort, membre de l\u2019Académie de médecine: \u2014 1 volume de 112 pages (Masson et Cie, Fditeurs) à fr.net.Le Professeur Gabriloviteh, de Finlande, est connu dans le monde scientifique par ses recherches de laboratoire et ses nombreux travaux.\u2014 Les résultats importants qu\u2019il a obtenus par la Tuberculine en Finlande ct dans plusieurs autres pays constituent un progrès important dans le traitement spécifique de la Tuberculose.Cet ouvrage a pour but de faire connaître l\u2019action de la Tuberculine, son application et ses résultats dans la plupart des cas de tuberculose.L'auteur a joint à sa démonstration un certain nombre d'obscrvations très variées.Comme l\u2019écrit le Professeur Petit dans la préface de l\u2019ouvrage : Si la Tuberculine n'avait été cliniquement éprouvée que par son enthousiaste inventeur, dans les établissements qu\u2019il dirigeait nagnère en Finlande, il conviendrait, jusqu'à plus ample informé, de de- méurer obstinément sceptique.Mais on ne peut s\u2019empêcher d\u2019être impressionné par les conclusions concordantes et positives de nombreux ct éminents spécialistes, ses émules, appartenant non seulement à la Russie, mais à l\u2019Angleterre, aux Etats-Unis, à l\u2019Allemagne et à l'Autriche, à la Suisse, aux Pays Scandinaves, ete.PRECIS D\u2019ALIMENTATION DES JEUNES ENFANTS.\u2014 Du sevrage à 10 ans \u2014 par le Dr EUGENE TERRTEN, ancien chef de clinique infantile de la Faculté à l\u2019Hôpital des Enfants malades.Un volume in-80 de 465 pages.(Masson et Cie, Editeurs).14 fr, net.Ce livre fait avec le \u201cPrécis d\u2019alimentation des nourrisons\u201d que le Dr Terrien publie également aujourd\u2019hui en quatrième édition, un \u201ctout\u201d et constitue un Manuel complet d\u2019alimentation infantile qui prend l'enfant à la naissance et le conduit au seuil de la 11c année.Le second volume présente en particulier cette originalité qu\u2019alors que les ouvrages relatifs à la première enfance abandonnent le NOUTTISSON AU sevrage on peu après, celui-ci le conduit, au contraire, beaucoup» plus loin et contient des renseignements que l\u2019on ne trouve guère systématiquement exposés ailleurs. 193 L'UNION MÉDICALE DU CANAD- Le plan du livre, comme d\u2019ailleurs celui qui est consacré au Nourrisson, obéit à la marche suivante : lo Régime de l'enfant bien portant : besoins de l\u2019organisme, rations théoriques, rations pratiques, évolution selon les âges; 20 Les Régimes dans les états pathologiques: différents troubles digestifs et leurs correctifs; troubles généraux de la nutrition, de la croissance et traitements alimentaires correspondants; 30 Les adjuvants du régime: cures d\u2019air, d\u2019exercice, sérums, hydrothérapie, etc.TRAITE DE METAPSYCHIQUE, par Charles RICHET, Professeur à l\u2019Université de Paris, Membre de l\u2019Institut, 1 vol.grand in-8 de 800 pages, 40 fr.net.(Librairie Félix Alcan).Cet ouvrage cst un livre de science, non de rêve.L'auteur, avec sa haute autorité, y expose des faits et discute leur réalité, sans prétendre à une théorie, car celles que l\u2019on a jusqu\u2019ici proposées en Métapsychique, paraissent d\u2019une fragilité effarante.La tâche est d\u2019ailleurs lourde.En effet, comme il s\u2019agit de phénomènes peu habituels, le public et les savants ont pris le parti de les nier sans examen.Cependant, ces faits existent: ils sont nombreux, authentiques, éclatants.On en trouvera dans le cours de cet ouvrage des exemples si abondants, si précis, si démonstratifs, qu\u2019il est impossible qu\u2019un savant de bonne foi, s\u2019il consent à l'examen, ose les révoquer tous.En écrivant ce livre sous la forme donnée aux traités classiques des autres sciences, physique, botanique, pathologie, le Professeur RICHET a voulu arracher aux faits qu\u2019on appelle occultes, et dont beaucoup sont indiscutablement réels, l\u2019apparence surnaturelle et mystique que leur ont prêtée les personnes qui ne les nient pas.LA PYELOGRAPHIE, in 4°, 1921, 83 planches; 25 fr.Ed.PAPIN.\u2014 L\u2019ouvrage du Dr.PAPIN est un véritable atlas de Pyé- lographie.Plus de 80 figures scrupuleusement reproduite par Leuba, d\u2019après les radiogrammes, donnent une idée de toutes les lésions qu\u2019on peut observer à l\u2019aide de cette méthode.Le texte est surtout dévelopipé au point de vue technique; il indique également les résultats si intéressants obtenus jusqu'ici et les voies où devront s\u2019orienter les recherches nouvelles.Cet important travail jusqu'ici uniqué dans notre littérature médicale intéressera tous ceux qui, urologistes, chirurgiens ou radiologues s\u2019occupent des affections des reins.\u2014 A.MALOINE & Fils, Editeurs, 27, rue de l\u2019Ecole-de-Médecine, Paris. HONORAIRES MEDICAUX Cour de Circuit de - Montréal Services professionnels rendus à une enfant mineure \u2014Compltes envoyés an père de l'enfant et subséquemment à l\u2019enfant devenue majeure.Lie 2L janvier 1922, l'honorable juge Dorion rendait jugement dans une cause intentée par un dentiste contre le père d\u2019une enfant mineure.Le dentiste alléguait avoir soigné l\u2019enfant du défendeur et réclamait de ce chef $48, Par sa défense, le défendeur allègue qu\u2019il avait accompagné sa fille au bureau du demandeur pour l'introduire ; qu\u2019à lPépoque où le demandeur a pu rendre des services à la fille du défendeur, cette dernière seule pourvoyait par son travail à ses besoins et à sa subsistance, et que le demandeur n\u2019a aucun recours contre le défendeur, mais quil aurait dû s\u2019adresser à la fille du défendeur pour le paiement de son compte\u201d.Le défendeur ayant prouvé que le demandeur avait envoyé ses comptes tantôt au défendeur et tantôt à la fille du défendeur et que le demandeur avait été averti que l\u2019enfant soignée devait voir elle-même au paiement des services que lui rendait le demandeur, le juge a débouté la poursuite pour la raison \u201cque le témoignage du défendeur est appuyé par des écrits émanant du demandeur lui-même\u201d.Le dentiste a évideniment un recours contre la personne traitée, mais il lui faudra payer au préalable les frais d\u2019une action contestée.Lia force probante des écrits est d\u2019un grand poids dans la balance judiciaire, Si le dentiste n\u2019eut adressé ses comptes qu\u2019au père de l'enfant traitée, la preuve étant contradictoire, il aurait certainement obtenu jugement contre le défendeur.Il importe done à l'homme de l\u2019art de toujours adresser ses comptes à celui-là seul à qui il a donné crédit.Seripla manent.G.A.MARSAN, C.R., Professeur de jurisprudence médicale, Université de Montréal."]
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