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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1922-09, Collections de BAnQ.

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[" L'UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872, Vol.XLXII SEPTEMRRE 1922 No 9 LA STANDARISATION DES HOPITAUX (1) Par le Professeur E.-P.BENOIT, de Montréal.Depuis quelques années, depuis la guerre surtout, le mouvement de standarisation des hôpitaux a pris, en Amérique, une importance considérable.Il intéresse au plus haut point les autorités médicales des Etats-Unis et du Canada et il s\u2019étend aujourd\u2019hui à toute l\u2019Amérique du Nord.Nous voudrions exposer dans cet article les origines de ce mouvement, les facteurs principaux qui l\u2019ont déterminé, les résultats obtenus jusqu\u2019à ce jour et mentionner, en même temps, les raisons que nous avons, dans cette partie française du Carada, qui est la province de Québec, de participer à ce mouvement et de le mener à bonne fin.l\u2019origine du mouvement remonte à une dizaine d\u2019années.Vers cette époque, le Collège des chirurgiens américains, qui comprend plusieurs milliers de membres, avait décidé que l\u2019application pour entrer dans ce collège devait être accompagnée du dossier d\u2019un certain nombre d\u2019opérations majeures, pratiquées par le candidat.On s\u2019a- percut immédiatement que les formules de ces dossiers médicaux avaient une variété considérable et ne donnaient pas toujours les oh- servations sous une forme satisfaisante.Le Collège résolut alore d\u2019établir une formule uniforme pour les dossiers médicaux.Beaucoup des membres du Collège adoptèrent cette formule pour les hôpitaux où ils étaient attachés et ceci fut le point de départ pour l\u2019établissement d\u2019un standard dans l\u2019établissement des dossiers.Puis, vint la guerre; les autorités médicales militaires durent s\u2019eccuper ac- (1) Conférence devant les membres de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec, (juin 1922, à Montréal). 368 L'UNION MEDICALE DU CANADA tivement de l\u2019organisation du service médical de l\u2019armée.Les hôni- taux militaires devinrent nombreux, on dut parfois les établir d\u2019urgence avec les éléments que l\u2019on avait à sa disposition \u2018et l\u2019on s\u2019aperçut bien vite qu\u2019un hôpital militaire, pour être efficace, devait posséder un minimum de qualités au-dessous duquel il ne fallait pnc descendre, sous peine de voir l\u2019hôpital non seulement ne pas remplir son but, mais devenir nuisible et parfois dangereux.Avec l\u2019expérience de la guerre, il fallut procéder à la réorganisation des hôpitaux militaires; ce fut alors qu\u2019on s\u2019apercut que la réorganisation s\u2019imposait également pour les hôpitaux civils et que, dans toute l\u2019étendue du Canada et des Etats-Unis, la valeur des hôpitaux était- elle aussi fort inégale.Le Collège des chirurgiens américains prit en main la question et formula un standard minimum pour les hôpitaux civils et se mit en devoir de classifier, d\u2019après ce standard, les hôni- taux d\u2019Amérique.Ce standard minimum pour les hôpitaux, tel que formulé par le Collège des chirurgiens américains, peut se formuler en trois points: 1°.Des dossiers complete; 2°.Des laboratoires suffisamment outillés ; 3°.Des bureaux médicaux composés d'hommes compétents, honnêtes et acceptant de travailler en collaboration.Il n\u2019y a qu\u2019à considérer ces trois points de près pour constater qu\u2019ils constituent l\u2019essence même d\u2019un hôpital moderne.C\u2019est qu\u2019en effet la vie moderne a bien changé notre façon de vivre et qu\u2019il n\u2019était pas besoin de la guerre pour nous le révéler.I?hôpital moderne ne peut pas ressembler à l\u2019hôpital ancien.Autrefois, l\u2019hôpital était avant tout une oeuvre de charité; aujourd\u2019hu' il est devenu une oeuvre d\u2019utilité publique.Autrefois, l\u2019hôpital était un refuge où la misère conduisait les pauvres; aujourd\u2019hui.c\u2019est un établissement scientifique aussi nécessaire aux riches qu\u2019aux pan- vres.Autrefois, l\u2019hôpital était une salle où toutes les catégories de malades se coudoyaient; aujourd\u2019hui, c\u2019est une institution où les services sont amplement déterminés.Les médecins d\u2019autrefois, per nombreux, suffisaient à tout; les médecins d\u2019aujourd\u2019hui sont rom- breux et spécialisés, Autrefois, le personnel d\u2019un hôpital n\u2019avait.guère besoin d\u2019un entraînement spécial; aujourd\u2019hui, le personnel d\u2019un hôpital doit être spécialement entraîné.Autrefois, les malades devaient se plier aux exigences de l\u2019institution ; aujourd\u2019hui, l\u2019institution doit être organisée pour le besoin des malades.I.hd- L'UNION MEDICALE DU CANADA 369 pital moderne, bien compris, est organisé uniquement pour les malades.Que l\u2019on ait constaté la valeur inégale de nos hôpitaux.canadiens ou américains, cela n\u2019a pas lieu de nous surprendre; il faut y voir une autre démonstration des conditions spéciales créées par la vie moderne.L\u2019augmentation rapide de la population, surtout dans les grands centres, a eu pour conséquence directe l\u2019augmentation constante du nombre des malades; les rapports des hôpiteux et les statistiques sanitaires le prouvent surabondamment.On affirme qu\u2019aux Etats-Unis, chaque année, 24 millions de personnes sont traitées par les médecins et de ce nombre 8 millions sont traitées dans les hôpitaux.Les hôpitaux se sont donc multipliés pour répondre à un besoin qui devient de plus en plus grand, mais avec la conséquence inévitable que des institutions sont très bien organisées et que d\u2019autres le sont moins.De son côté, la science médicale fait des progrès rapides et se perfectionne constamment, d\u2019où l\u2019obligation pour les médecins de se tenir au courant, de se renseigner et; pour les écoles de médecine, d\u2019élargir leur cadre et de compléter leur matériel.Tous les médecins ne se tiennent pas au courant des progrès médicaux avec le même soin, et l\u2019on peut dire aussi de certaines écoles de médecine qu\u2019elles n\u2019ont pas progressé suffisamment.Du moment que l\u2019on constata la valeur inégale des médecins et des institutions médicales, il était logique de conclure que la règlementation de nos institutions médicales s\u2019imposait et ce sera à l\u2019honneur des Américains d\u2019être entrés les premiers dans cette \u2018voie, en y mettant toute la décision et tout l\u2019esprit pratique qui les caractérisent.L\u2019Institut Carnegie avait pris l\u2019initiative de la réorganisation et de la classification des écoles de médecine, le Collège des Médecins Américains s\u2019est donné comme tâche la réorganisation et la classification des hôpitaux.| Les résultats de ce mouvement, commencé d\u2019une façon sérieuse, en 1918, se font déjà sentir.On compte aux Etats-Unis et au Canada 761 hôpitaux généraux de cent lits ou plus; les inspecteurs du Collège Américain ont trouvé, en 1918, que 89 de ces hôpitaux seule- meit pouvaient être considérés comme standarisés.Depuis ce temps, les rapports annuels des inspecteurs ont donné les chiffres suivants : Pour 1919, 198 hôpitaux standarisés, Pour 1920, 407 hôpitaux standarisés, Pour 1921, 568 hôpitaux standarisés.Sur le nombre total des hôpitaux généraux de cent lits ou plus, Le 370 L'UNION MEDICALE DU CANADA mouvement de standarisation des hôpitaux a donc fait monter le pourcentage des hôpitaux efficaces à 74% et le mouvement se continue.Le résultat de cette campagne du Collège des chirurgiens américains se marque de bien des façons; non seulement la classification des hôpitaux s\u2019est améliorée considérablement, mais le travai: dans les milieux hospitaliers et médicaux s\u2019est complété d\u2019une façon remarquable.L\u2019émulation des institutions s\u2019est éveillée; on a voulu non seulement atteindre l\u2019état d\u2019efficacité minimum ou standard, mais on s\u2019est piqué au jeu en quelque sorte et l\u2019on a continué à perfectionner son organisation.Ainsi, par exemple, à Montréal, l\u2019Hôpital Sainte-Justine pour les enfants (qui n\u2019a pas encore cent lits, mais va les avoir bientôt)' a établi chez lui les éléments suivants: création d\u2019une chambre des archives, révision hebdomadaire des dossiers, rapport mensuel des résultats ,réunion conjointe mensuelle des médecins et des administrateurs, extension du service social.Le service: social comprend un personnel chargé de suivre les malades après leur sortie de l\u2019hôpital, afin de continuer dans les familles l\u2019influence de l\u2019institution et de pouvoir enregistrer les résultats définitifs du traitement des malades.La campagne de standarisation des hôpitaux a fait en outre beaucoup pour développer le travail en collaboration et créer des moyens d\u2019action collectifs.Les hôpitaux catholiques, par exemple, se sont réunis en association; on y discute les questions d\u2019ordre général dans un congrès annuel; on tient des réunions partielles, dans les provinces ou les Etats, pour discuter les questions locales; on a créé un journal spécialement consacré aux intérêts hospitaliers, qui sert d\u2019union à toutes les institutions du continent et qui a pris une devise très noble: \u201c Best Thoughts and Service\u201d, que l\u2019on peut traduire librement: \u201c Les meilleures idées et le meilleur travail \u201d.On peut affirmer qu\u2019en ce moment, et par suite de ce mouvement, on assiste à une véritable renaissance de la profession médicale et hospitalière.Nous ne pouvions pas, dans la province de Québec, nous désintéresser d\u2019un mouvement qui couvre, à l\u2019heure qu\u2019il est, tout le continent, et dont le but est si maniftstement utile: l\u2019efficacité des hôpitaux.Nous n\u2019aurions pas le sens.de nos responsabilités, la notion de nos devoirs, si nous nous refusions à établir les trois éléments essentiels de la standarisation : 1° les dossiers complets, preuve de l\u2019efficacité du travail, seul moyen de ne pas perdre les fruits de l\u2019expérience hospitalière; 2° les laboratoires suffisants, sans lesquels le L'UNION MEDICALE DU CANADA 371 contrôle scientifique n\u2019existe pas, sans lesquels, par conséquent, le travail hospitalier demeure incomplet et inférieur; 3° des hommes compétents, honnêtes, résolus à travailler en collaboration, décidés à tenir l\u2019intérêt général au-dessus de l\u2019intérêt particulier, s\u2019appliquant à assurer l\u2019efficacité des services et sachant respecter l\u2019honneur d\u2019une institution, ambitieux également d\u2019agrandir le champ d\u2019action et d\u2019augmenter le prestige de leur hôpital.ll est certain que la standarisation des hôpitaux est d\u2019un intérêt primordial, je dirai vital, Les hôpitaux non standarisés sont destinés à disparaître, à périr dans leur isolement, parce que les malades iront de préférence aux hôpitaux les plus sûrs, les plus efficaces, les mieux organisés, parce que les médecins compétents et honnêtes refuseront de travailler dans les institutions où le travail est paralysé par le manque d\u2019organisation, parce qu\u2019un hôpital inférieur ne pourra pas se suffire à lui- même, car il perdra en même temps ses clients et ses bienfaiteurs ; l\u2019on sait, en effet, que chez nous les hôpitaux sont soutenus par la charité privée.La grande guerre a remué profondément les âmes, elle a brisé bien des routines, elle a démontré d\u2019une façon éclatante la nécessité de l\u2019union pour accomplir les grandes choses et en assurer la permanence.Ce sera là l\u2019un des bienfaits inattendus de cette guerre d\u2019avoir dirigé les volontés et les énergies vers le désir de mieux faire.On ne peut qu\u2019être fier de participer à un mouvement nouveau, dont le but ultime est de reconnaître les droits des malades et d\u2019organiser les hôpitaux pour le plus grand bien de ces malades Ce mouvement aura pour résultat, nous le croyons sérieusement, de relever la profession médicale et de la placer à un niveau meilleur.Le médecin est un élément essentiel dans le travail hospitalier : c\u2019est lui qui fait la valeur d\u2019une \u2018institution, dont le prestige repose uniquement sur son caractère et ses capacités.Si le médecin chef de service, dérangé par ce mouvement nouveau qui contrarie ses habitudes, se fait chef d\u2019opposition, dans son bureau, ou cherche à paralyser le progrès, ce médecin-là n\u2019est pas à sa place ; de même, le médecin qui n\u2019accepte pas une discipline nécessaire, qui est jaloux de con voisin et cherche à le supplanter, ce médecin-là, dans une institution, est une nuisance.Et le médecin à qui on a confié l\u2019autorité, qui est devenu président de bureau ou surintendant, et qui abuse de sa position pour grandir son service et diminuer celui des autres, ce médecin-là est une calamité.Une institution moderne, bien organisée, et qui a l\u2019instinct de la conservation, ne laissera jamais des médecins égoïstes, autoritaires ou personnels, mettre en péril son effi- 372 L'UNION MEDICALE DU CANADA cacité, et ce sera l\u2019un des meilleurs résultats du mouvement de stan- darisation des hôpitaux que d\u2019avoir montré l\u2019extrême importance de médecins non seulement compétents, mais sachant aussi reconnaître le mérite des autres, acceptant de travailler en collaboration et se faisant un point d'honneur de considérer l\u2019intérêt général avant leur intérêt personnel.A Montréal, la standarisation est acceptée par les hôpitaux, qui y trouvent leur propre intérêt, et par la Faculté de Médecine de l\u2019Université, qui ne peut qu\u2019approuver un mouvement destiné à donner à l\u2019enseignement médical plus d\u2019ampleur et plus d\u2019efficacité.Les 11 et 12 mai dernier ,l\u2019Association des Médecins de la province de Québec, nouvellement formée, se réunit à Montréal pour la première fois.L\u2019une des séances de l\u2019Association fut consacrés à cette question de la standarisation des hôpitaux.On y démontra que ce mouvement de standarisation est logique, qu\u2019il est nécessaire et que l\u2019on doit le favoriser à tous les points de vue, on ajouta même que le mouvement doit s\u2019étendre aux écoles de gardes-malades.En effet, les garde-malades religieuses ou laïques ont leur part de responsabilité à prendre dans ce mouvement, parce qu\u2019elles constituent Pun des éléments essentiels du travail hospitalier parce qu\u2019elles doivent être les collaboratrices efficaces des médecins, chirurgiens et spécialistes ; parce qu\u2019elles prolongent, dans la famille et dans la société, l\u2019influence bienfaisante de nos oeuvres médicales.Le malade, dans sa lutte contre la maladie, est supporté par deux soutiens: le médecin d\u2019un côté, la garde-malade de l\u2019autre.Le malade ne sera pas convenablement soutenu si l\u2019un des deux soutiens vient à manquer.L'art médical repose sur deux qualités fondamentales: l\u2019observation et le savoir-faire.Ces deux qualités, le médecin et la garde-malade, chacun dans leur champ d\u2019action, doivent les posséder ; sans elles, leur action mutuelle et nécessaire ne saurait se compléter.Si le travail du médecin doit être réglementé, celui de la garde-malade doit l\u2019être également: la standarisation est nécessaire pour l\u2019une comme pour l\u2019autre.Nous devons dire que cette question des écoles de gardes-malades avait déjà été posée dans une assemblée tenue à l\u2019Hôtel-Dieu, le 24 janvier 1922.Tous nos grands hôpitaux catholiques avaient alors accepté, en principe, de participer à ce mouvement.L\u2019Université de Montréal entra alors en action.Elle obtint de la législature de Québec, au mois de mars, un amendement à la loi de l\u2019Associa- L'UNION MEDICALE DU CANADA 373 tion des Gardes-Malades, Enregistrée, qui ouvre le registre provincial aux gardes-malades diplômées de l\u2019Université.Au mois d\u2019avril suivant, l\u2019Université de Montréal, sur la recommandation de la Faculté de Médecine, a décidé de donner un diplôme de garde-malade universitaire aux élèves des écoles reconnues par la Faculté.L?émission de ce nouveau diplôme comporte la standarisation ou la régularisation de nos écoles de gardes-malades.La Faculté de Médecine étudie, en ce moment, la question.Elle sera en état de présenter prochainement à l\u2019approbation de nos hôpitaux un projet d\u2019organisation qui sera, je le pense, favorablement accueilli, car il est de nature à protéger nos meilleurs intérêts et à compléter l\u2019efficacité de notre organisation hospitalière.Quand ceci sera accepté, nous aurons la fierté d\u2019avoir réalisé le mouvement nouveau dans toute sa plénitude, puisque nous aurons ajouté, à la réorganisation de notre Faculté de Médecine et à la standarisation de nos hôpitaux, la régularisation de nos écoles de gardes-malades.Nous pourrons, en effet, être fiers, au point de vue national, comme au point de vue catholique, puisque nous aurons accepté de servir notre religion et notre patrie, dans les meilleures conditions possibles d\u2019efficacité, pour le plus grand soulagement de l\u2019objet unique de nos préoccupations, la seule raison d\u2019être de nos institutions médicales, le malade.C\u2019est lui qui a sur nos institutions les premiers droits et c\u2019est faire acte d\u2019honneur que de le reconnaître. Epingle de sûreté ouverte, pointe en haut, dans l\u2019oesophage d\u2019un nourrisson.Oesophagoscopie.Ablation.Par le Dr J.-N.ROY, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Lauréat de l\u2019Académie de Médecine de France.Dans trois travaux antérieurs, (1) nous avons eu l\u2019occasion d\u2019exposer assez longuement et en détails, le diagnostic et le traitement des affections de l\u2019æsophage, au moyen de l\u2019æsophagoscopie, et fait ressortir que la méthode endoscopique est la seule susceptible de nous renseigner sur l\u2019état de ce canal.Nous avions aussi parlé de l\u2019aide précieuse que, dans certains cas, peuvent nous rendre les rayons X.Depuis ces différentes époques, rien de bien particulier n\u2019a été écrit sur ce sujet, et nos mémoires demeurent encore une mise au point d\u2019actualité.Dans cette courte note, nous désirons tout simplement relater l\u2019observation d\u2019un nourrisson de huit mois qui avait avalé une épingle de sûreté ouverte, dont la pointe était tournée en haut.L\u2019âge de l\u2019enfant, la rareté du corps étranger dégluti, la difficulté que présentait naturellement son ablation et les dangers auxquels était exposé ce petit Être ,nous engagent à faire cette publication.Observation.\u2014 Le 13 juillet 1922, l\u2019enfant S.L., âgé de huit mois, nous est amené par ses parents, pour un corps étranger dans l\u2019æsophage.On nous raconte que le matin même, le bébé s\u2019était introduit une épingle de nourrice dans la bouche, et qu\u2019il avait fait des tentatives pour l\u2019avaler.Des symptômes alarmants s\u2019étant produits du côté de la respiration, un membre de la famille constata par le toucher, la présence de ce corps étranger dans la partie inférieure du pharynx.Ayant alors essayé de l\u2019extraire avec le doigt, il ne réussit, \u2014 comme toujours dans ce cas \u2014 qu\u2019à l\u2019enfoencer plus profondément, et à lui faire franchir la bouche œsophagienne.Bien que la respira- (1) J.N.Roy\u2014De la nécessité de l\u2019oesophagoscopie pour le diagnostic et le traitement des affections de l\u2019oesophage.\u2018\u201cL\u2019Union Médicale\u201d, février, 1919.Phlegmon de l\u2019oesophage incisé sous le contrôle de l\u2019oesophagoscope.Guérison.\u201cL\u2019Union médicale\u201d, janvier 1920.Un cas d\u2019oesophagotomie externe pour corps étranger de l\u2019oesophage.Ablation.Guérison.\u201cL\u2019Union Médicale\u201d, décembre 1920. L'UNION MEDICALE DU CANADA 375 tion s\u2019améliora, les parents, qui habitaient la campagne, décidèrent de venir immédiatement nous consulter.A l\u2019examen du pharynx, pratiqué avec l\u2019abaisse-langue d\u2019Escat, nous constatons de petites ecchymoses de là muqueuse.Le miroir laryngé ne laisse voir rien de bien particulier.La respiration est normale, et à la vue de ce nourrisson, nul ne pourrait se douter de la gravité de son cas.Nous faisons faire une radioscopie, et l\u2019épingle est localisée dans l\u2019œsophage, un peu en bas des clavicules.Elle est ouverte, et sa pointe, qui est dirigée en haut, se trouve du côté droit.L\u2019œsophagoscopie ayant été proposée et acceptée, l\u2019enfant est mis sous l\u2019influence du chloroforme à 5 heures.Un tube approprié est alors introduit dans l\u2019œsophage, et laisse voir le corps étranger à une distance de huit pouces des arcades dentaires.L\u2019épingle est entourée de sécrétions muco-sanguinolentes, que nous épongeons avec beaucoup de soin.Elle est retenue par un spasme de l\u2019æsophage, et sa pointe est enfoncée en haut dans la muqueuse.En présence de la position de cette épingle de sûreté ouverte, le premier temps opératoire était de la désenclaver avant d\u2019essayer d\u2019en faire l\u2019extraction.Si nous avions eu à traiter un adulte, le diamètre du tube œsophagoscopique nous aurait permis d\u2019introduire un instrument, pour refermer l\u2019épingle dans l\u2019tesophage même, avant de l\u2019enlever ; mais chez notre petit malade de huit mois, il nous était tout à fait impossible de tenter cette manoeuvre.Sous le contrôle de la vue, nous introduisons donc une pince, et afin de-libérer la pointe du corps étranger enfoncée dans la muqueuse œsophagienne, nous saisissons cette partie de l\u2019épingle, et la refoulons légèrement.Sans lâcher prise, nous faisons ensuite exécuter à l\u2019épingle une rotation de 45°, et après avoir descendu le tube, la pointe est amenée dans son intérieur.Finalement, l\u2019æsophagoscope, la pince et le corps étranger ainsi protégé par le tube, sont retirés en même temps, sans qu\u2019il y ait de danger d\u2019un second enclavement.L\u2019intervention a duré deux minutes.Les suites opératoires se passent normalement, et l\u2019enfant n\u2019a eu aucun ennui à la suite de la déglutition de cette épingle de sûreté qui mesurait 114 pouce de longueur sur six lignes dans son plus grand diamètre, une fois ouverte.Cette observation est intéressante à plusieurs points de vue.Tout d\u2019abord nous sommes frappés par l\u2019âge du bébé, et par la nature du corps étranger œsophagien.En effet, il est excessivement rare qu\u2019un 376 L'UNION MEDICALE DU CANADA nourrisson de huit mois parvienne à déglutir une épingle de sûreté ouverte, même aidé par de fausses manoeuvres d\u2019extraction.Chez cet enfant, l\u2019examen devait être fait au moyen du miroir frontal, de l\u2019abaisse-langue d\u2019Escat, ou d\u2019un abaisse-langue de modèle identique.Une fois localisée dans la région laryngo-pharyngée, l\u2019épingle aurait pu être extraite avec une pince recourbée.Si la pointe avait été enfoncée dans la muqueuse, il aurait été nécessaire de donner un peu de chloroforme, et peut-être même de se servir de la spatule endoscopique laryngée pour rendre les manoeuvres d\u2019ablation plus faciles.Mais en présence de ces cas, on ne doit jamais introduire le dotgt à l\u2019aveugle dans le pharynx, pour extraire un corps étranger.Comme l\u2019épingle ouverte avait la pointe dirigée vers le haut, son ablation, dans cette position, était devenue fort délicate.Aussi, il nous aurait été probablement impossible de la sortir, si nous n\u2019avions pas attiré sa pointe dans l\u2019intérieur du tube, ce qui l\u2019a empêché de s\u2019enfoncer de nouveau dans la muqueuse œsophagienne, lors de l\u2019extraction.Laissé à lui-même, ce corps étranger, par son extrémité supérieure, aurait très certainement et rapidement produit la perforation de l\u2019æsophage, laquelle aurait amené ensuite une médiastinite suppu- rée, et finalement causé la mort de l\u2019enfant au bout de quelques jours.Bien que l\u2019ablation ait été faite huit heures après l\u2019accident, en présence des lésions de la muqueuse laissées par la pointe de l\u2019épingle, qui se déplacait sous l\u2019influence des mouvements respiratoires et des spasmes œsophagiens, nous avons cru devoir réserver notre pronostic après l\u2019intervention.Aussi cette observation est une preuve convaincante des services que seule l\u2019æsophagoscopie peut nous rendre pour les lésions de l\u2019æsophage, puisque dans notre cas, aucun autre traitement rationnel n\u2019aurait pu être tenté pour l\u2019ablation de ce corps étranger. > GUERISON D'UN CAS DE TETANOS SURAIGU PAR LA SEROTHERAPIE Par le Docteur Oscar MERCIER, fils.Nous avons eu l\u2019occasion d'observer et de traiter récemment un cas de tétanos généralisé suraigu.L\u2019apparition précoce du mal et son heureuse évolution nous a semblé très intéressante à rapporter.HISTOIRE M.H., mécanicien, âgé de 62 ans, se blesse à la main droite, le mercredi, sur une machine servant à coudre la chaussure.Son médecin de famille lui applique immédiatement un pansement antiseptique et le malade continue son ouvrage.Le lendemain soir, la plaie est douloureuse, et M.H.souffre durant toute la nuit.Le vendredi matin, le malade éprouve de la difficulté à manger et a parler : ses mâchoires sont raides.Il visite de nouveau son médecin, qui, craignant le tétanos, nous demande en consultation.Nous le voyons pour la première fois le vendredi après-midi vers 3 heures en présence de son médecin.Localement nous trouvons entre la racine des deuxième et troisième doigts, à la face palmaire, une plaie anfractueuse d\u2019environ 1 pouce de longueur, qui s\u2019étend au delà du derme.Cette plaie, remplie de pus, est très douloureuse.A l\u2019extrémité du troisième doigt droit existe de plus une écorchure, qui fait souffrir le malade.Nous constatons que le bras droit est raide et le malade éprouve de la difficulté à ouvri- la bouche.De même il se plaint de raideur à la nuque.Convaineu qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cas de tétanos à évolution suraigue, nous télé phonons à l\u2019Hôpital Notre-Dame, où le malade est admis aussitôt en chambre privée.Vers cinq heures, accompagné de M.le Dr LL.Blagdon.que nous avons mandé en consultation, nous voyons le malade à !l\u2019Hôpital.La raideur de la nuque et des mâchoires a progressé et le malade souffre terriblement de ses plaies, il éprouve aussi une certaine gêne respiratoire.Nous décidons l\u2019intervention et le malade est transporté à la salle d\u2019opération.Là, un examen géné- 378 L'UNION MEDICALE DU CANADA ral nous révèle des signes de myocardite chronique ; sa pression artérielle est 55 , sa température marque 100F.et son pouls bat = \u20ac irrégulièrement 110 pulsations à la minute.Le malade reçoit alors un demi-grain de morphine avec ; grain d\u2019atropine dans le but d\u2019atténuer rapidement la raideur ; 18,000 unités de sérum antitétanique (tout ce dont nous disposons), lui sont injectées sous la peau, à la région des flancs.Puis nous pratiquons l'anesthésic olcale, (vu la myocardite), l\u2019excision large et profonde des plaies.Vers la fin de l\u2019opération, le malade nous dit qu\u2019il ressent de violentes douleurs par tout le corps.A peine avons-nous le temps «da terminer, qu'une grande crise de tétanos se déclare : le patient est en opisthotonos, il a le rise sardonique, en un mot la crise est classique.II est alors 6.15 hrs., et les crises se succèdent à toutes les 50 secondes ; elles sont subintrantes.Nous prescrivons quatre grammes de chloral à toutes les quatre heures, 10 gouttes de digi taline, un autre 14 grain de morphine et autant d'unités de sérum qu\u2019il est possible de se procurer à une heure où les pharmacies en gros sont fermées.Toute visite est interdite, l\u2019obscurité et \u2026 tranquillité parfaites sont exigées.Et nous partons vers 7 hrs, convaincus que le pronostic est fatal.Une visite vers 11 hrs.nous révèle que les accès convulsifs ont cessé vers 8 hrs.30, et que le maiade absorbe bien son chloral.Il est toutefois délirant et la raideur des maxillaires, qui est intens- esquisse encore le rire sardonique; sa tête est rejetée en arrière.les muscles de la nuque étant toujours contractés.Vingt-denx mille unités de sérum anti-tétanique lui sont administrées par voie sous-cutanée, vers minuit le chloral est continué à la même dose ; un autre 1 grain de morphine est injecté.Le deuxième jour, le malade est conscient, sa températu \u2018e marque 102 2/5F.; son pouls régulier hat 92 pulsations à la minute.Le trismus et la raideur de la nuque, quoique diminués, existent encore, et le malade, de fait, éprouve de la dysphagie, une analyse des urines se lit normale.Les grandes crises semblent définitivement cessées.Traitement :\u2014 90,000 unités de sérum anti-tétanique T.edderlé lui sont adm\u2019- nistrées sous la peau, (le patient refusant l\u2019injection par toute autre voie), le chloral est diminué à trois grammes à toutes les quatr: heures, 10 gouttes de digitaline sont données et une diète ovo-lacté : L'UNION MEDICALE DU CANADA 379 est prescrite; 0.50 centigrammes de peptone sont prises trois fois par jour dans le but d\u2019éviter les accidents sériques.Un pansement à l\u2019eau oxygénée est appliquée sur les plaies, qui laissent coul.r quelques gouttes de pus.Il est renouvelé trois fois par jour.Le troisième jour, le malade à notre visite est assez bien pour nous supplier de permettre l\u2019admission de ses parents.Il ne souffre plus, son trismus et sa raideur de la nuque sont très atténués et disparaissent par instants ; la dysphagie n\u2019existe plus et l\u2019appétit est revenu.La température, qui est de 100 3/5 F.le matin, descend vers les 5 hrs.P.M.à 99F., le pouls bat régulièremtnt entre 95 et 100 pulsations à la minute.Toutefois, notre malado souffre de douleurs gastriques et de nausées, probablement dues à l\u2019ingestion considérable de chloral.Les plaies ne donnent plus da pus; le pansement au peroxyde est continué et renouvelé 3 fois par jour.Trartement : 60,000 unités de sérum anti-tétanique Ledderlé sont injectées sous la peau et des pansements humides sont appliqués aux endroits des injections.Le chloral est diminué à ® grammes à toutes les 6 heures ; du lait de magnésie et 10 gouttes de digitaline sont prescrits.Le quatrième jour, la maladie semble évoluer sûrement vers lu guérison : La température se maintient à 98 4/5F., le pouls bat régulièrement entre 80 et 85 pulsations à la minute.Le patient ne souffre plus et le trismus est presqu\u2019entièrement disparu.Traitement : Le chloral est continué à la dose de 2 grammes à toutes les 6 heures.Dix centigrammes de caféÏne sont donnés deux fois par jour ; la peptone est continuée.Aucun sérum anti-tétanique n\u2019est administré.Les plaies sont incolores et bourgeonnantes; le pansement au peroxyde est renouvelé.Le cinquième jour, le malade s\u2019est très amélioré: le trismus à disparu entièrement, la température se lit à 98 3/5F.et le pouls bat 75 puleations à la minute ; une deuxième analyse des urines est normale.Les plaies évoluent vers la cicatrisation.Traitement : Le pansement à l\u2019eau oxygénée est continué.Le chloral est suspendu ; 10,000 unités de sérum anti-tétanique Ledderlé sont injectées par voie sous-cutanée.Une diète généreuse est permise. 380 L'UNION MEDICALE DU CANADA Le sirrème jour, température et poulx normaux.Absence de trismus.Les plales sont toujours propres et bourgeonnantes.Traitement : Le lever e-t autorisé, l'ingestion de peptone ve continue.Pas de sérum.Le septième jour, même état.Evolution rapide vers la guér- son.Traitement : Le pansement des plaies evt fait à la teinture diode.5,000 unités de sérum Ledderlé sont injectées sous la peau.Le poulx bat entre 95 et 100 pulsations à la minute.Toutefois notre malade Le huitième jour.état général touionrs hon.Les plaies se cicatricent rapidement.Toutefois, la aempératrre atteint à 5 heures P.M.109 3/5F.et le pouls donne 80 pulsations à la minute : ce qui fait craindre une réaction sérique.Traitement : La diète généreuse est remplacée par une diète liquide et nous expectons le développement d\u2019accidents sériques.Le neuvième jour, l\u2019état général est toujours bon.I n\u2019y a pas de raideur musculaire ni de douleurs.Aucun symptôme d\u2019urticaire, ou d\u2019engorgement du foie n\u2019existe, cependant la température se maintient à 100 3/5 F., et le pouls bat vers 85 pulsations.Traitement : La peptone est continuée, un purgatif est administré.5000 unités de sérum Ledderlé sont injectées sous la peau.La diète reste sévère.Le pansement à la teinture d\u2019iode est renouvelé une fois par jour.| Le dixième jour, même état.Même traitement, sauf omission du sérum.Le onzième jour, le malade accuse de légères démangeaisons, mais aucun symptôme physique d\u2019urticaire existe, et la température est descendue à 99F.Traitement : Bain chaud.Diète végétarienne, pansement à l\u2019iode.On continue la peptone.Le douzième jour, température est à 98F.; le pouls donnt 76 pulsations.L\u2019état général est bon.Les plaies sont à demi-cicatri- sées.Absence de démangeaisons. L'UNION MEDICALE DU CANADA 381 Trantement : Congé.La diète végétarienne est seule permise.Les jours suivants, nous voyons quotidiennement le malade chez lui.Son état général reste bon, et les forces reviennent graduellement.La température se maintient normale.Un pansement à l\u2019iode est appliqué chaque jour sur les plaies, qui sont cicatrisées, à la vingtième journée.Le malade reprend son ouvrage à la vingr- deuxième journée.Cette observation détaillée, prise au jour le jour, comporte d\u2019intéressantes réflexions.Au point de vue évolution clinique, c\u2019est la courte durée de l\u2019incubation qui offre un caractère particulier.Quoique le tétanos apparaisse ordinairement vers la dixième ou la quinzième journée après l\u2019infection, il peut y avoir des incubations \u2019 d\u2019une durée plus courte; cependant David Bruce, dans une analyse de 1,000 cas de tétanos, n\u2019a relevé que quelquefois une incubation de deux jours, comme il est arrivé chez le malade actuel.Le deuxième fait à noter est l\u2019apparition rapide et la répétition intensive des crises : ce qui nous montre eombien nombreuses et virulentes étaient les toxines microbiennes.Toutefois le fait qui nous a le plus intrigué dans l\u2019étude de l\u2019évolution de la maladie actuelle c\u2019est la cessation rapide de ses crises subintrantes.Il semble irrationnel de l\u2019attribuer au sérum, puisque nous savons depuis les recherches de Roux et Vaillard que les injections de sérum anti-tétanique sont incapables de détruire la toxine microbienne fixée sur la cellule nerveuse ; elles ne font que neutraliser les toxines libres au fur et à mesure de leurs formations.Imputer la disparition des crises au chloral est de même impossible, puisque le ma'ade n\u2019absorba qu\u2019avec difficulté 4 grammes de chloral durant l\u2019évolution des accès.Nous sommes alors convaincus que la disparition subite de ces accès tétaniques est due à l\u2019abeorption des trois-quarts de grains de morphine, et nous croyons avec Permin de Copenhague, que l\u2019emploi de la morphine aide efficacement l\u2019action du chloral au début, alors que celui-ci prend quelque temps à agir.Sans doute que le chloral, joint à l\u2019obscurité et au silence complet, a lutté contre l\u2019exaltation des crises, mais nous répéton : que leur disparition rapide relève de l\u2019emploi de la morphine.Nous avons rejeté l\u2019usage du chloroforme comme dangereux dans le cas présent, à cause des signes de myocardite; nous res- 382 L'UNION MEDICALE DU CANADA tons tout de même assurés que cet anesthésique est d\u2019un grand secours dans le but d\u2019apaiser les accès convulsifs et aussi de permettre les injections intra-rachidiennes de sérum anti-tétanique.Nous concluons donc que la cessation brusque des crises s\u2019obtient efficacement par l\u2019emploi du chloroforme et qu\u2019au début du trait.ment il est toujours utile d\u2019associer au chloral la morphine, qui renforciera son action.Dans le cas actuel, à la huitième journée de la maladie, des accidents sériques firent leur apparition.Cependant il faut remarquer combien atténués furent ces accidents après l\u2019absorption de doses aussi considérables de sérum.Devons-nous attribuer l\u2019atténuation des accidents sériques ; à l\u2019ingestion quotidienne de peptone ?Les travaux sur la protéinothérapie sont trop récents pour nous permettre de l\u2019affirmer, mais on ne doit pas ignorer l\u2019ingestion concomitante de peptone lors des injections de sérum dans le but d\u2019amoindrir les accidents sériques.Au point de vue thérapeutique, nous avons eu recours dans Î2 cas actuel exclusivement aux injections sous-cutanées de sérum et au chloral combiné à la morphine.Nous pouvons donc classifier notre malade parmi ceux que la sérothérapie et le chloral ont guéri.Toutefois, nous devons ajouter que seule la sérothérapie à dose massive, qui sature l\u2019organisme d\u2019antitoxine, est susceptible d\u2019apporter la guérison.A notre malade nous avons donné 190,000 unités de sérum anti-tétanique en moins de 3 jours et en tout.210,000 unités en 9 jours.CONCLUSION : En regard de cette observation clinique et des quelques réflexions qu\u2019elle a fournies, nous voulons, pour terminer, résumer ce que nous croyons être le traitement curatif le plus rationnel du tétanos.Il doit débuter immédiatement avec l\u2019apparition des premiers symptômes de la maladie : retarder de quelques heures est s\u2019exposer à un échec déconcertant.Ce traitement, qui sera donc aussi précoce que possible, doit remplir plusieurs indications.1.\u2014La suppression de la source ou les toxines s\u2019élaborent doit être faite.Dans ce but, on ouvrira largement la plaie, on la curettera, on fera l\u2019exerèse des tissus contus environnants, on nettoiera à la teinture d\u2019iode, et on placera un pansement au péroxyde d'hydrogène, qui, par son oxygène, détruira facilement le bacille tétanique anaérobie, ce pansement sera renouvelé au besoin, à L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 383 toutes les heures ou encore la plaie trempera continuellement dans Peau oxygénée.2 \u2014La source productrice des toxines étant détruite, les toxines déjà \u2018 formées seront neutralisées.La façon la plus scientifique d\u2019opérer est de recourir à l\u2019action du sérum anti-tétanique.Toutefois, il faut savoir qu\u2019il n\u2019a une action que sur les toxines libres, les toxines fixées sur la cellule n\u2019étant pas attaquées par les antitoxines.La voie la plus rapide est sans aucun doute la voie intra- rachidienne et la voie intra-veineuse, mais en pratique, lors des crises de contractures, ces voies ne peuvent être atteintes que si le malade est soumis à l\u2019action du chloroforme.Il s\u2019en suit done qua lors des accès convulsifs, sauf dans les cas où certaines contre-indi - cations existent, tel notre malade atteint de myocardite chronique, il faut recourir à l\u2019emploi du chloroforme pour permettre les injections de sérum par voie intra-rachidienne ou par voie intra-veineuse.La dose à injecter dans le canal rachidien sera de 5,000 à 15,000 -unités par jour, celle dans les veines sera de 15,000 à 30,000 unités par jour.Il faut toujours joindre à ces injections intra-spinales et intra-veineuses, l\u2019administration sous la peau de doses considérables de sérum, qui prolongera l\u2019action des autres injections.Nous croyons qu\u2019il n\u2019existe pas de limites à ces doses, par voie sous- cutanée, et nous sommes convaincus par la lecture de nombreusee observations que le médecin qui aura le plus saturé son maladn- d\u2019anti-toxine sera celui qui triomphera le plus facilement du mal I] ne faut done pas craindre d\u2019injecter 100,000 unités de sérum le premier jour, et 60,000 unités les jours suivants, selon la gravité de la maladie.Que dire des injections sériques intra-neurales ?Le comité d\u2019enquête du War Office (British) sur le tétanos, n\u2019attache pas une importance si considérable à ce mode d\u2019administration du sérum.Quoi qu\u2019il en soit, le point le plus important du traitement sérique est de sursaturer l\u2019organisme d\u2019antitoxines, c\u2019est-à-dire d\u2019injecter des doses massives par les voies que les circonstances permettent d\u2019utiliser.Cette sérothérapie intensive étant susceptible de faire naître des accidents sériques, il est toujours utile dans le but de les atténuer ou de les empêcher, de faire absorber au malade 50 centigrammes de peptone 3 fois par jour.3.\u2014Le sérum ne peut neutraliser les toxines déjà fixées sur la cellule nerveuse, il faut done atténuer lexcitabilité médullaire.Le premier soin du médecin qui veut remplir cette indication théra- 384 L'UNION MEDICALE DU CANADA peutique est d\u2019éloigner son malade de tout foyer lumineux ou de toute source de bruit : l\u2019obscurité et le silence parfait seront de Tigueur dans la chambre et même au voisinage.Puis le chloral et la morphine seront employés.Le premier pourra être prescrit jusqu\u2019à concurrence de 16 grammes par jour, et le chlorhydrate de wiorphine lui cera associé au début du traitement ou dans \u2018as formes douloureuses à la dose de ?à + centigrammes par jour.Dans le même but, le médecin peut avoir recours au sulphate da magnésie à 25 p.100, dont on injecte par ponction lombaire 1 cc.par 50 livres de poids du corps, et même jusqu\u2019à 1 ce.par 25 lbs.de poids du corps.Toutefois lors de l\u2019emploi de ce procédé, il faut être averti des risques que l\u2019on court, qui peuvent être des nara- plégies, de la rachialgie, de la retention d\u2019urine, etec.Bédard et Lumière disent avoir employé avec succès contre les accès convulsifs des injections intra-veineuses de persulfate de soude.A l\u2019instant de s\u2019en servir, on fait dissoudre 5 grammes de persulfate de soude pur et-neutre dans 100 c.c.d\u2019eau distillée stérilisée ; on injecte alors dans les veines 20 c.c.matin et soir.Le procédé au sulfate de magnésie et celui de Bérard et Lumière pouvant être difficilement mis en pratique hors des milieux hospitaliers, le praticien aura recours avec satisfaction au chloral associé 4 la morphine.Ti pourra méme si les crises de contracture sont trop violentes, soumettre son malade à l\u2019action du chloroforme.Telles sont, en somme, les principales indications du traitement contre le tétanos que la Commission d\u2019enquête du War Office indique.Quant à la méthode de Bacelli, cest-à-dire l\u2019injection d\u2019acide phénique à 3 p.100, dans le but de diminuer l\u2019excitabilité de la moelle et d\u2019agir sur les toxines, elle aurait abaiseé en Italie la mortalité à 13 p.100 ; ce qui n\u2019a pas été confirmé dans les autres pays, et nous pensons avec Lemierre que ce procédé \u201c démontre surtout la remarquable tolérance du tétanique pour le phénol \u201d.BIBLIOGRAPHIE .1.\u2014BRUCE DAVID: Tetanus: Analysis of 1,000 cases, in Tr.Soc.Tro- mical Med.& Hyg.1917-18.2.\u2014 2.\u2014Memorandum of Tetanus.Ed.4 issued by War Office Committee for the Study of Tetanus.(Great Britain?1919.3.\u2014The J.FITZGERALD; Tetanus 1919, 4\u2014COOPER ASHHURST & LEWIS JONE: The Treatment of Tetanus, - in The American Journal of the Medical (Sciences.June 1913. L'UNION MEDICALE DU CANADA 385 5.\u2014CASTAIGNE, TOURAINE & FRANÇOIS: Tétanos grave : sérothérapie massive, guérison.in Bulletin et Mémoire de la Société des Hôpitaux de Paris.Déc.1913.6 \u2014PERMIN (Copenhague) : Recherches expérimentales et clinique sur la Pathogénie et le Traitement du Tétanos, 1913.7\u2014JIRON & MONZIOLS: Un cas de Tétanos, traité et guéri par les injections intra-rachidiennes de sérum anti-tétanique, in-Ar- chives de Médecine et Pharmacie Militaires.Fév.1914.8.\u2014P.R.JOLY : Notes sur -une série de 21 cas de tétanos, in-Bulletin de l\u2019Académie de Médecine, Janv.1915.9\u2014PERRET & BERNHEIM: Tétanos tardif aprés amputation double secondaire pour gelures graves des pieds, in-Liyon Chirurgical, Nov.Déc.1918.10.\u2014SPILLMANN & SARTORY : Le traitement du Tétanos confirmé par le sérum antitétanique et le chloral.In Bulletin de l\u2019Académie de Médecine.Avril 1915.11.\u2014ERVERDIN & BEUF: Tétanos et méthode de Blake.in-Lyon Chirurgical.Mai-Juin 1919.12.\u2014BARNSHY & R.MERCIER: Guérison de 6 cas de tétanos traumatique par la médication intra-veineuse (sérum et chloral).in- Bulletin de l\u2019Académie de Médecine, Avril 1915.13 \u2014BERARD & LUMIERE: Etudes sur le Tétanos.in-Lyon Chirurgical Oct.1915.14.\u2014BERARD & LUMIERE: Le traitement des tétaniques.in-Presse Médicale, 12 Sept.1918.15\u2014L.BERARD: Le Tétanos et les enseignements de la guerre.in- Presse Médicale, 9 juin 1920.7 PYORRHEE ALVEOLO DENTAIRE.PERIODONTOCLASIE Par M.ARTHUR BEAUCHAMP.Chirurgien-Dentiste Nous avons cru qu\u2019il serait intéressant de faire des recherches sur la maladie à la mode \u201cLa Pyorrhée dentaire\u201d, et de publier l\u2019opinion des meilleurs auteurs américains et français sur l\u2019origine et les causes de cette maladie.Recherches.\u2014La chute des dents est causée par la dégénérescence atrophique de la membrane alvéolo-dentaire.Synonymes.\u2014Suppuration conjointe des alvéoles et des gencives.(Jourdain).Pyorrhée inter-alvéolo-dentaire.(Toirac).Gingivite expulsive.(Marchal de (Calvi).Osteo-périostite alvéolo-dentaire puis arthrite alvéolaire symptomatique.(Magitot).Gingivite arthro-dentaire infectieuse.(Gallippe).Gingivito pyogénique.(Atkinson).Pyorrhée alvéolaire.(Atkinson).Maladies de Riggs.(Auteurs américains).Periondontite expulsive.(Andrien Mellassez-Richer).Causes exclusivement locales \u2014Tartre, extension de la gencive (auteurs américains) ; traumatisme, (Despès) ; contagion, (Gallippe).Désordre du voisinage.\u2014 Complication du catarrhe nasal pharyngien, (Atkinson, Patterson).Causes générales : Arthritisme, diabète, trouble trophique, (Mar- chal de Calvi, Magitot, Aguillon de Sarranq; dispepsie, (auteurs américains).| Causes locales et générales\u2014Dents trés minéralisées, sénilité précoce des organes tégumentaires, enflammations graves et antérieures du tissu gingival et des alvéoles.Le traumatisme par articulation vicieuse et certaines diathéses sont des causes adjuvantes.(P.Du- bois).Causes locales \u2014Le tartre et la gingivite.La gingivite consécutive à certaines pyreties résultant de résorption de toxiques.Les traumatismes invoqués par M.Desprès.La contagion qui est signalée par Gallippe.\u201cCette maladie est parasitaire, L'UNION MEDICALE DU CANADA 387 ce qui est démontré par l\u2019examen des coupes colorées par la culture et l\u2019isolement des parasites contenues dans les canalicules de la dentine, par la contagion qui s\u2019opère dans la bouche de dent à dent et aussi d\u2019individu à individu, comme nous avons pu le constater plus d\u2019une fois chez les personnes\u2019d\u2019un sexe différent et cohabitant régulièrement.\u201d La cause dominante est le manque d\u2019hygiène locale, l\u2019absence de propreté.Caauses générales.Les diathèses\u2014L\u2019influence diathésique a été surtout affirmée par Marchal de Calvi puis par Magitot et Aguillon de Sarran.Magitot dit: \u201c Les causes de cette affection sont assez complexes et doivent être recherchées souvent, non dans un état local de la bouche et des gencives, mais dans certaines conditions de la santé générale.\u201d (Mémoire sur l\u2019ostéo-périostite).Causes locales et générales \u2014 Sans nier l\u2019influence des causes générales, nous prétendons d\u2019après ce que nous avons vu et étudié, qu\u2019elles ne sont pas.seules et prépondérantes.\u201cUne absorption considérable de la gencive et du procès-alvéo- laire, provoquant la mise à nu d\u2019une large portion des racines des dents se produit parfois, sans accompagnement d\u2019aücun aspect de maladie et sans aucun trouble sérieux de l\u2019organisme.1 \u201cEn se formant une opinion sur des cas de ce genre et même sur \u201cceux dans lesquels la perte de substance est associée avec plus ou \u201cmoins d\u2019état morbide, il est nécessaire de se rappeler que les dents \u201cdisparaissent généralement dans la vieillesse d\u2019une façon identique.\u201cSavoir la destruction de leur soutien par l\u2019absorption des gencives \u201cet du procès-alvéolaire.Et comme ce premier pas vers une carie géné- \u201cTale commence à des périodes différentes suivant les tempéraments, i} \u201cpeut, à coup sûr, dans bien des cas, même chez des personnes n\u2019ayant \u201cpas encore dépassé le milieu de la vie, être considéré comme l\u2019indi- \u201ccation d\u2019une sorte de vieillesse précoce, ou d\u2019une carie sénile, du \u201cmoins quant à ces parties du corps.Il ne faut pas cependant en \u201cTendre toujours responsable, car on la rencontre parfois chez des \u201csujets jeunes, et assurément, elle provient des mêmes causes que \u201ccelles que l\u2019on considère comme donnant lieu à une perte semblable \u201cde substance de ces parties, quand elles sont acompagnées d\u2019un état \u201cplus ou moins morbide.Ces différences peuvent être attribuées peut- \u201cêtre à la différence de constitution ou au plus ou moins d\u2019éloigne- \u201cment de la période à laquelle la cause primaire de l\u2019affection, qu\u2019elle \u201cqu\u2019elle puisse avoir été, est survenue.\u201d 388 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u201cQuoique la perte graduelle de substance dans la gencive et du \u201c\u2018procès-alvéolaire se produise à l\u2019occasion sans action morbide sérieuse \u201clocale ou constitutionnelle, elle est produite plus fréquemment par \u201cle dérangement des organes digestifs ou quelque autre cause constitu- \u201ctionnelle immédiate ou éloignée, et alors, elle est invariablement \u201caccompagnée d\u2019un état morbide des parties elles-mêmes.\u201d (Th.Belle.The Anatomy, physiology and disease of {he teeth.2nd edilion.London.) C\u2019est l\u2019athrophie progressive des attaches alvéolaires, et l\u2019expulsion de la dent qui agit comme un corps étranger, qui constituent la pyorrhée ou la périodontite expulsive, entraînant à sa suite tous les désordres subséquents.Cette apparence sénile de la dent et du ligament alvéolo-dentaire est due en grande partie à une calcification excessive.Entre l\u2019apparence sénile de la dent affectée de périodontite expulsive et la dent de l\u2019âge sénile, il y a analogie et non identité.Les dents riches en matières organiques et faibles en sels de chaux sont susceptibles de carie.Chez les sujets affectés de pyorrhée, on remarque l\u2019absence de carie.Chez les jeunes sujets affectés de pyorrhée ,on remarque l\u2019absence de \u2018carie.Chez les jeunes sujets où la calcification n\u2019est pas encore complète on note aussi plus de carie.Les dents riches en sels minéraux et pauvres en matières organiques résistent mieux à la carie; en revanche leurs attaches sont peu vigoureuses, leur ébranlement et leur chnte précoce résultent de cette minéralisation.La pulpe est détruite par la calcification qui se fait à la périplié rie, le ligament alvéolo-dentaire subit la même évolution regressive.Pulpe et ligament réagissent à leur manière contre l\u2019envahissement des sels terreux.On remarque chez nombre d'individus affectés de périodortite expulsive, une atrophie précoce du bulbe pileux, les cheveux deviennent blancs, et se perdent de bonne heure.Abandonnée à elle-même, la pyorrhée cause une affetion ayant un retentissement prolongé sur la nutrition du ligament, alors il y aura complication, progrès de l\u2019affection, perte totale des dents.C\u2019est à cette phase que les agents infectieux s'emparent du foyer, causent une gingivite intense, même de la nécrose des maxillaires et quelquefois des accidents généraux.Examen clinique.\u2014A l\u2019examen clinique le premier signe apparent est le déplacement d\u2019une ou plusieurs dents qui sont souvent légère- L'UNION MEDICALE DU CANADA 389 ment projetées en avant: la déviation latérale s\u2019observe aussi quand il manque des dents.| Au touché la dent semble solide, mais si examen est poussé plus loin on remarque un ébranlement dont projection en avant.La gencive n\u2019est pas encore enflammée ct un traitement rationnel donne habituellement de bons résultats, si l\u2019état général est bon.Dans le cas contraire, la gencive est pâle et anémiée.La tuméfaction, la suponra- tion, la rougeur même, sont des symptômes d\u2019ancienneté ou de marche rapide de l\u2019affection.TRAITEMENT Prophylagie par le dentiste \u2014L\u2019excision d\u2019une portion de la oen- cive, (Bourdet, Toirac, Cruet).L\u2019emploi de caustiques, (Magitot, Atkinson).La pose d\u2019attaches pour tenir les dents en place et empêcher l\u2019irritation, (Oudet, Aguillon de Sarran).Les révulsifs, les antiseptiques, les astringents sont aussi recommandés pour combattre cette: maladie.Soins personnels du malade.\u2014Les soins personnels consistent en l\u2019application de coellutoires et en gargarismes fréquents: COLLUTOIRE No.1 R.Tanin , , .5 grammes Glycérine .2.241044 414 420 10 és Alcoolat de cochlearia , .10 ¢ Essence de menthe ou d\u2019anis .10 gouttes R.No.2 Acide borique pulvérisé .10 grammes Résorcine .1 \u201c Glycérine .10 \u201c Essence de menthe ou d\u2019anis .10 gouttes Pour enduire les gencives deux fois par jour au début, une fois ensuite pendant deux mois.R.Chlorure de zinc.6à8 grammes Eau .121042122420 .1000 \u201c Essence de menthe .20 gouttes En gargarismes 4 fois par jour au début, deux fois ensuite.CONCLUSIONS La pyorrhée alvéolaire ou périodontoclasie, est une maladie connue depuis longtemps, étudiée surtout en France et en Angleterre, de causes générales et locales, et dont la guérison est douteuse. 390 L'UNION MEDICALE DU CANADA Au début les moyens cités plus haut donnent de bons résultacs.A l\u2019état aiguë, la maladie per traitement peut être entravée temporairement par une thérapeutique quotidienne sévère.On remarque que dans les maladies déjà citées, on trouve de la pyorrhée.(Arthristisme, le diabète, troubles trophiques, dyspepsie).Mais la périodontoclasie existe sans ces maladies.Nous avons remarqué qu'une hygiène sévère de la bouche et des dents suivie d\u2019une prophylaxie deux fois par année donnent satisfaction.L\u2019abstention d\u2019aliments acides et de l\u2019usage des cure-dents en bois protège dans une certaine mesure contre l\u2019attaque de cette maladie.La solution Carrel employée à 40% et suivie d\u2019un lavage au bicarbonate de soude est un des meilleurs moyens thérapeutiques.Le composé suivant employé pour traiter les cas aigus donne de bons résultats.R.Pigment d\u2019iode .aa Phénol .En application entre la gencive et la dent au moyen d\u2019un morceau de bois d\u2019oranger.TRAITEMENT GENERAL L\u2019urotropine associée à l\u2019acide benzolique est recommandée pour purifier le sang et les organes.ts rt aie saan a ième CONGRES DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE DE L'AMERIQUE DU NORD à Montréal, les 7, 8 et 9 Septembre 1922 N.D.L.R.: Nous publions le programme préliminaire du congrès, qui sera complété plus tard et distribué aux membres au moment de leur inscription.Nous avons raison de croire que ce congrès sera très efficace à cause de l\u2019importance de la délégation française, du nombre et de la qualité des travaux inscrits au programme.Nous saluons avec enthousiasme la présence des délégués fran cais: le professeur Achard, secrétaire de l\u2019Académie de Médecine de Paris, que son enseignement et les travaux placent au premier rang parmi les hautes personnalités médicales de France : le professeur Om- bredanne, dont le beau livre sur la chirurgie infantile a consacré sa 1éputation de savant et d\u2019écrivain: le professeur Demarest, chirurgien des hopitaux, dont le savoir égale la modestie et la parfaite urbanité; le professeur Marcel Pinard, le neveu du professeur que nous connaissons tous, particulièrement compétent et renommé déjà par ses travaux en obstétrique et en syphiligraphie dans ses rapports avec la grossesse ; le professeur Guisez, si bien connu par ses articles et ses communications sur l\u2019æsophagoscopie ; le professeur Gastou, mé- decin-de l\u2019hôpital Saint-Louis, bien connu par les syphiligraphes et les dermatologistes du monde entier.C\u2019est la première fois que nous aurons l\u2019honneur de recevoir à nos congrès une délégation aussi importante et aussi représentative de la science française.Nous nous grouperons pour les entendre et leur faire l\u2019accueil qu\u2019ils méritent au double titre de savants et de Français.| Depuis un an, des liens solides se nouent entre la France et nous.Si nous voulons qu\u2019ils soient profitables, soignons notre dossier afin que bientôt nous puissions échanger documents et professeurs.L'Union Médicale souhaite la plus cordiale bienvenue aux hôtes 392 L'UNION MEDICALE DU CANADA distingués, nos maîtres, et les remercie de leur empressement de répondre à l\u2019appel que nous leur avons fait.PROGRAMME Jeudi, 7 septembre 1922.9 hrs a.m.\u2014 Inscription à l\u2019Université de Montréal.10 hrs a.m.\u2014 Ouverture officielle à la Bibliothèque Saint-Sulpice.Allocution du Président.Rapport du Secrétaire.Présentation de MM.lex Délégués.Hommage à l\u2019asteur \u2014 M.Léo Pariseau.2.30 hrs p.m.\u2014 A l\u2019Université de Montréal : Goîtres toxiques \u2014 Rapports : MM.E.-P.BENOIT et FE.SAINT-JACQUES.Discussion.L\u2019éducation des éducateurs \u2014 M.Gougerot, de l'Université de Paris, Présenté par M.H.DESLOGES.Pleurésies purulentes \u2014 M.B.-G.BOURGEOIS.Discussion.Un cas de sarcôme primitif du coeur \u2014 M.L.-S.PINAULT.La conception actuelle de l\u2019appendicite chronique.Les syndromes inflammatoires et mécaniques.M.ALEXANDRE ACHPISE, de la Faculté de Paris.Pratique médico-chirurgicale à la campagne.Réformes qui s\u2019imposent \u2014 M.L.-F.DUBE.Un cas d\u2019hémi-macroglossie congénitale avec troubles de l\u2019appareil locomoteur du côté opposé à la lésion linguale \u2014 M.J.-N.ROY.Radiologie.Son importance en tuberculose pulmonaire \u2014 M.JOS.-N.CHAUSSE.Tumeur extra-duremérienne.Présentation du malade\u2014 M.ALBERT LASSALLE. L'UNION MEDICALE DU CANADA 393 Chirurgie des ongles \u2014 M.H.LAPORTE.Nouveau moyen de diagnostique et de traitement pour certaines pleurésies purulentes \u2014 M.G.ACOCELLA.Préjugés, dans la folie \u2014 M.G.-L.de BELLEFEUILLE.Diagnostic précoce du cancer du col et du corps utérins \u2014 M.CHARLES SAINT-PIERRE.Cholécystite.Rapport \u2014 M.-T.PARIZEAU.5 hrs p.m.\u2014 Visite de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.8.30 hrs p.m.\u2014 À l\u2019Université de Montréal : Professeur Ch.Achard \u2014 Insuffisance glycolitique.Professeur Ombredanne \u2014 La restauration des malformations congénitales.Professeur Demarest \u2014 Traitement chirurgical du cancer du rectum.Méthode de restauration du canal cholédoque.(Un cas inédit de greffe artérielle.) Diagnostic et traitement de la gros- | sesse ectopique.Professeur Marcel Pinard \u2014- Syphilis et gestation et organisation des dispensaires des maladies vénériennes dans les Maternités.Professeur P.Gastou \u2014 La sérologie de la syphilis; ce qu\u2019elle donne, ce qu\u2019il faut lui demander dans le diagnostic, le pronostic et le traitement.La pluralité des formes de spirochètes a-t-elle ure valeur dans l\u2019évolution et le pronostic de la syphilis.La conception moderne des traitements dermato-véné- réologiques.> Du diagnostic par l\u2019œsophagosconie de auelques affections peu connues de l\u2019æsophage M.GUTSEZ. 394 L'UNION MEDICALE DU CANADA De la thérapeutique des sténoses inflammatoires et cicatricielles et du cancer de l\u2019æsophage \u2014 M.J.GUISEZ.Vendredi, 8 septembre.9 hrs a.m.\u2014 Cliniques aux hôpitaux suivants : Hôtel-Dieu, Notre-Dame, Maternité, Sainte- Justine, Institut Bruchési.9 hrs a.m.\u2014 Section d'Hygiène à l\u2019Université de Montréal.2.30 hrs p.m.\u2014A l\u2019Université de Montréal: Vaceinothérapie : Rapport\u2014 MM.A.VALLEE et ROSAIRE POTVIN.Discussion.Les premiers problèmes à résoudre pour l\u2019organisation moderne de la lutte contre la tuberculose dans la province de Québec \u2014 Rapport :\u2014 M.O.LECLERC.Discussion.Lymphogranulomatose inguinale subaiguë d\u2019origine génitale, ou ulcère vénérien adénogène \u2014Professeurs Joseph Nicolas et Maurice Favre, de Lyon.Présenté par M.G.ARCHAMBAULT.I Ecole de plein air et l\u2019Ecole au soleil dans la province de Québec.M GASTON LAPIERRE.Etude du débit respiratoire et de la capacité vitale en clinique et en pratique médicale \u2014 M.E.-G.ASSELIN.Blessure du maxillaire supérieur, par arme à feu\u2014M.J.-J.MARION, \u2014\u2014\u2014 tte és Rétinite azotémique.En collaboration avec M.le professeur de La- personne, de Paris \u2014 M.J.VAILLANCOURT.Pneumothorax spontané à l\u2019Institut Bruchési \u2014 M.LOUIS ROUX.Dégénérescence mentale \u2014 M.ALCEE TETREAULT.Le phénomène de d\u2019Hérelle \u2014 M.LOUIS-JOSEPH PARE. L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 395 Ulcère de l\u2019estomac \u2014 M.JOSEPH LEBEL.La tuberculose et les maladies chroniques à la campagne \u2014 M.J.-A.BEAUMIER.Thérapeutique préventive des fièvres puerpérales, et leur traitement, M.CHARLES SAINT-PIERRE._ Laboratoire au service du praticien \u2014 M.P.-P.GAUTHIER.Pleurésie interlobaire et tuberculose \u2014 M.T.BRUNEAU.Les traitements abortifs de la Blennorragie en clientèle.Leurs teeh- niques \u2014 M.J.-M.-E.PREVOST.Développement de l\u2019intelligence chez l\u2019arriéré \u2014 M.J.-C.LAROSE.5 hrs p.m.\u2014 Bénédiction solennelle de la pierre angulaire du nouvel Hôpital Notre-Dame, rue Sherbrooke, coin de la rue Maisonneuve.8 hrs p.m.\u2014 Banquet à l\u2019Hôtel Windsor.Samedi, 9 septembre.9 hrs a.m.\u2014 Section d\u2019Hygiène à l\u2019Université de Montréal 9 hrs a.m.\u2014 Bibliothèque Saint-Sulpice : Jury d\u2019expertise et tarif médical dans les acei- dents du travail.Rapport\u2014 MM.A.SIMARD et CHS VEZINA.Jury d\u2019expertise devant les tribunaux au point de vue criminel.Rapport \u2014 M.WILFRID DEROME.Discussion.Considération sur les accidents du travail \u2014 M.J.-E.LABERGE.La médecine et les médicaments brevetés \u2014 M.L.-J.-O0.SIROIS.Notre bilan vital \u2014 M.J.BAUDOUIN.Conseils pratiques pour protéger le médecin aux examens médicaux pour compagnies d\u2019assurances \u2014 M.L.-C.BARIBAULT.Intelligence chez l\u2019aliéné \u2014 M.OMER NOEL.Intérêts professionnels \u2014 M.A.-J.BOISVERT.11.30 hrs a.m.\u2014 Bibliothèque Saint-Sulpice : Emission des voeux généraux du Congrès. 396 L'UNION MEDICALE DU CANADA Date et lieu de réunion du prochain Congrès.Election des officiers généraux de l\u2019Association.1 hre p.m.\u2014 À l\u2019Hôpital Saint-Jean de Dieu : Lunch gracieusement offert aux congressistes par les révérendes Soeurs de la Providence.2 hrs p.m.\u2014 Visite de \u2019Institution.3 hrs p.m.\u2014 Clinique et examen des malades: MM.DEVLIN, TETREAULT, NOEL, Dec BELLEFEUILLE, LAVIOLETTE, LAROSE, PLOUFFE, LUSSIER et BERTRAND.5 hrs p.m.\u2014 Visite des usines de la Compagnie Chimique des Produits Canadiens.8 hrs p.m.\u2014Réception au Cercle Universitaire, rue Saint-Hubert. SOCIETE MEDICAL DES TROIS-RIVIERES CONGRES REGIONAL A NICOLET Le 20 Juillet 1922 La série de réunions régionales organisées par la Société Médicale des Trois-Rivières s\u2019est continuée par le Congrès tenu à Nicolet, le 20 juillet, Etaient présents, les Drs A.Rousseau, Québec ; A.J.Boisvert, O.Roger, de Plessisville; J.H.Raymond, Lyster; J.Brassard, J.Nadeau, Princeville; J.Barolet, J.Marion, J.Masson, de Joliette; H.P.Smith, B.LaHaye, J.Ritchotte, J.oFntaine, dertiste, de Nicolet; A.Gélinas, de Pierreville; H.Trudel O.Hélie, A.Rouleau, E-E.M., de St-Grégoire; L.Lauzé, de St-Pierre-les-Becquets; L.Bouillé, de Ste-Anne-de-la-Pérade ; J.Désilets, R, Veilleux, de Ste-Gertrude ; J.Dugré, de St-Léonard d\u2019Aston ; J.Veuilleux, de St-Zéphirin ; A.Roy, de St-François-du-Lac; O- Turcotte, de St-Agapit; J.Giroux de Gentilly; E.Blondin, de Bécancour ; C.Biron, de Ste-Sophie; A.Malchelosse, de Manseau ; J.Chabot, de South Durham; J.Lacharité, de St-Célestin ; L.Plante, de Louiseville; F.Paquin, A.Ricard, de Grand\u2019Mére; J.Dumont, J.Garceau, de Shawinigan Falls; T.Savary, de Pont-Rouge ; N.Perreault, G.Tabarre, de Cap-de-la-Madeleine ; J.H.Leduc, O.Tourigny, G.Godin, L.P.Normond, H.Lanneville, C.Gélinas C.E.Darche, W.Malone, G.Cross, C.A.Bouchard, J, Rousseau, A.Panneton, W.Godin, L.Hélie, O.Bélisle, R Beaudry, A.Aubin, C.Colin, C.N.DeBlois et O.E.Desjardins.tous de la ville des Trois- Rivières.Présidents d\u2019honneur: Dr J.Barolet, Prés.de la Soc.Méd.de Jo- liette, et.Dr A.J.Boisvert, Prés, de la Soc.Méd.d\u2019Arthabaska.Président: Dr J.H.Leduc, Prés.de la Société Méd.des Trois-Rivières.A 3 heures, tous les médecins se réunissent dans la salle d\u2019audience du Palais de Justice de Nicolet pour fairt le procès de la science médicale et aussi des intérêts généraux de la profession.M.Caron, architecte, maire de Nicolet souhaite la bienvenue aux nombreux médecins réunis en congrès et qui ont bien voulu choisir la ville de Nicolet pour tenir ces importantes assises.M.le Dr Godin, au nom des médecins remercie le maire de Nicolet de ses aimables paroles et dit combien tous sont heureux de venir en cette charmante ville.Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la dernière réunion régionale tenue à Louiseville ainsi que le rapport du travail fait par la Société Médicale des Trois-Rivières durant l\u2019année 1921-1922- 398 L'UNION MEDICALE DU CANADA M.le Dr H.P.Smith, de Nicolet, a des paroles heureuses pour présenter le conférencier du jour, et note en passant avec plaisir que le Dr Jtousseau, de Québec, est un ancien de Nicolet, puisqu\u2019il a fait une partie de ses études au séminaire de cette ville.M, le Dr A, Rousseau, Professeur à l\u2019Université Laval, se dit heureux d\u2019avoir accepté l'invitation du secrétaire de venir faire une causerie devant ce congrès.Il félicite la Société Médicale des Trois-Rivières pour cette belle initiative de tenir des réunions régionales.Il se dit heureux et doublement content de venir à Nicolet, pour rencontrer un si nombreux auditoire de médecins et pour revoir cette ville dont il a gardé de Si bons souvenirs.Le conférencier aborde sans plus tarder son sujet: \u201cDe l\u2019endocardite maligne\u201d qu\u2019il décrit comme il a coutume de le faire.Ce magistral travail met le secrétaire en une dure impasse quand il songe à le reconstituer d\u2019une manière convenable pour ne pas être injuste à la réputation de M.le docteur Rousseau.(L\u2019on comprendra à la lecture de ce qui va suivre que ce n\u2019est résumé parfois infidèle de cette page des sciences médicales.) Et d\u2019abord le conférencier insiste sur l\u2019intérêt que présente la.question \u2018de l\u2019Endocardite maligne, dite infectieuse.Elle constitue un chapitre important de la question des grandes septicémies.Elle est très souvent le désespoir, et souvent la honte du médecin.Il donne les caractéristiques de cette affection, ses symptômes généraux, ses symptômes cardio- vasculaires et insiste sur sa gravité.Puos il fait un exposé de faits, un exposé de choses vues qui peut servir à montrer sous quels aspects se présente l\u2019endocardite maligne au regard des praticiens ordinaires.Le conférencier rapporte une dizaine d\u2019observatons de malades qu\u2019il détaille avec minutie, faisant voir dans chaque cas les variantes de la même maladie chez chacun d\u2019eux mais se rattachant toutes au même fond pathologique.Ensuite, il décrit les moyens de diagnostic de cette maladie : symptômes généraux, symptômes cardio-vasculaires, pétéchies, grands infarctus, souffles variables et autres signes cardiaques.Il note l\u2019insconstance on l\u2019apparition tardive ou la signification imprécise des symptômes cardio-vasculaires.T1 insiste sur la nécessité d\u2019une fine analyse des symptômes, de l\u2019évolution de l\u2019affection qui permette un diagnostic d\u2019exclusion.Le plus souvent la maladie est confondue avec la tuberculose, la typhoïde ou la paratyphoïde, Jes septicémies d'origines diverses, les pyohémies, angiocholites, cholécystites, pyélonéphrites, méningites et autres localisations inflammatoires.Le diagnostic d\u2019exclusion est difficile; il exige des connaissances précises et du sens médical fait d\u2019esprit d\u2019observation, de logique et d\u2019exjpérience clinique.Le conférencier ajoute qu\u2019à la question du diagnostic de l\u2019endocardite maligne se rattache celle de la doctrine de l\u2019infection en ce qui concerne la possibilité de durée d\u2019une infection septicémique sams localisation inflammatoire.Mais il dit que la septicémie pure tue très vite ou disparait vite- Les formes prolongées des septicémies supposent des infections qui se renouvellent et s\u2019alimentent dans un foyer.Tout foyer inflammatoire des septicémies: dentaire, amygdalien ostéo-myélitique, pyélonéphritique, angio- cholitique, etc., se révéle plus facilement que l\u2019endocardite maligne, celle- L'UNION MEDICALE DU CANADA 399 ci étant une des localisations inflammatoires les plus insidieuses, les plus impalpables dans un grand nombre de cas.Le conférencier insiste sur la fréquence de la forme subaiguë de l\u2019affection.Le diagnostic se fera par la constatation d\u2019un état subfébrile prolongé, de faiblesse, d\u2019anémie, des signes cardio-vasculaires : pétéchies, nodosités, embolies, souffles qui viennent confirmer, le plus souvent que tardivement, un diagnostic déjà fait.Quant au traitement, le conférencier passe en revue ce qui a été tenté pour guérir cette maladie, mais sans succès: Collargol ou Elec- trargol en injections de toutes sortes, sérum polyvalent, ete.Il mentionne le traitement mis en pratique actuellement par les injections cacodylate de soude.Puis enfin les essais de transfusion sanguine tentés ces dernières années pour avoir raison de cette terrible maladie.M.le Dr O.A.Bouchard se dit heureux d\u2019avoir à remercier le conférencier pour le travail scientifique de haute portée qu\u2019il vient de faire devant cette réunion et que nous avons là une démonstration que nous avons chez nous des compétences en médecine, et que le Dr Rousseau est certainement une des gloires de la profession médicale canadienne-fran- caise, Le Dr Thos.Savary, de Pont-Rouge, inspecteur régional d\u2019hygiène, prend ensuite la parole pour traiter du \u201cTraitement de Milne dans la Rougeole et la scarlatine\u201d, Le conférencier décrit en quoi consiste ce traitement qui a démontré tant d\u2019efficacité dans le traitement de ces deux maladies contagieuses: badigeonnages de l\u2019arrière-gorge, dès les premières atteintes du mal, avec la glycérine phéniquée à 10% à toutes les deux heures durant les premières 24 heures et de 3 a + fois par jour les jours suivants.En même temps que ces badigeonnages sont faits, on pratique l\u2019isolement du malade dans son lit en dessous de cerceaux recouverts de gaze sur laquelle oh répand quelques fois chaque jour de l\u2019huile d\u2019Eucalyptus, alors que tout le corps du malade a été enduit de la même huile Milne, qui a essayé le premier, sur une grande échelle ce mode de traitement dans les refuges Bernardo, où étaient reçus de très nombreux enfants, a obtenu des succès surprenants, tellement que des malades qui voisinaient de lit d\u2019autres malades contagieux n\u2019ont pas été contaminés ce qui a démontré l\u2019efficacité du traitement pour désinfecter le malade et l\u2019empêcher d\u2019être contagieux.Les statistiques fournies par le Dr Savary, à l\u2019appui de ses avancés, sont probantes en.faveur de la grande valeur de ce traitement, et le fait que des auteurs célèbres comme Chan- temesse ont adopté ce mode de traitement dans les hôpitaux où ils reçoivent des contagieux, ajoutera beaucoup à l\u2019autorité de la parole de Milne.Le Dr A.J.Boisvert, de Plessisville, candidat aux éléctions des gouverneurs pour le district No.15, parle \u201cDes Actualités Professionnelles\u201d.Le conférencier.qui, par ses écrits dans les revues médicales, et par son travail comme Président de la Société Médicale d\u2019Arthabaska.s\u2019est mis en vedette depuis une couple d\u2019années ; il décrit à son tour, la maladie dont est atteinte la profession à l\u2019heure actuelle.\u201cCette maladie, pourtant très vieille, dit-il, n\u2019a pas encore reçu le baptême ; je l\u2019appellerais volontiers ,par analogie, \u201cataxie locomotrice périmédicale progressive\u201d, 400 L'UNION MEDICALE DU CANADA parce qu\u2019elle s\u2019accompagne de troubles psycho-sensitivo-moteurs.Le con- férncier décrit la pathogénie, les symptômes, les complications de cette maladie du corps professionnel, pour s\u2019arrêter plus longuement sur le pronostic et le traitement de cette maladie, Il en profite pour énoncer ce qui à son sens devrait être fait pour remédier à l\u2019état de choses actuelles, et ce qui, en somme constitue son programme qu\u2019il a soumis à ses.confrères, médecins-électeurs du district No.15- Il n\u2019en fallait pas plus pour déclancher une exposition des autres confrères qui sont également candidats aux mêmes élections dans divers districts.Le docteur T'ourigny donne les raisons de sa candidature.Il rappelle d\u2019abord que si la candidature lui a été offerte par tous les médecins des Trois-Rivières et appuyée par quelques confrères des environs, c\u2019est parce que le Dr Normand, élevé récemment à la présidence du Conseil Fédéral du Canada, a décidé de ne plus redemander un renouvellement de mandat pour le Collège des Médecins de cette Province.Puis à son tour il expose .sa manière de voir en donnant son opinion sur les diverses questions soulevées dans les revues médicales et qui intéressent au plus haut point la profession médicale de cette province et termine son discours en promettant de travailler au meilleur de ses connaissances à l\u2019amélioration du sort des médecins.Il est alors proposé par le Dr Beaudry, Secondé par le Dr Gélinas, que la candidature du Dr O.Tourigny soit approuvée par la Société Médicale des Trois-Rivières.Adopté.Le Dr C.Biron, de Ste-Sophie, candidat pour le district No.5 fait aussi part à l\u2019assemblée de sa manière d\u2019envisager les divers problèmes soulevés par le parti de la réforme.Il donne lecture \u2018et commente assez longuement les divers articles du programme électoral qu\u2019il a fait distribuer aux médecins de son district électoral.Le Dr Marion, deJoliette, candidat pour le district No.14, dit ne pas vouloir être long, car il se fait déjà tard, mais il endosse entièrement les vues émises précédemment par les orateurs sus-mentionnés.Le Dr Beaudry, des Trois-Rivières, dit qu\u2019il lui a été demandé de vouloir bien soumettre à l\u2019approbation de cette assemblée le projet die tarif publié dans le Bulletin Médical de Québec, en ce qui regarde la loi des accidents du travail.Le Dr A.Rousseau, de Québec, qui représente l\u2019Université Laval dans le Collège des Médecins, ajoute quelques commentaires sur la discussion des intérêts professionnels qui vient de se terminer.Nous notons avec plaisir les bonnes dispositions de ce gouverneur envers les revendications des médecins de la campagne.Ensuite le Dr Omer E.Desjardins, secrétaire, adresse des remerciements à tous ceux qui ont pris part à cette belle réunion, et entre autres choses exprime l\u2019espoir que cette réunion aura un lendemain pratique et que l'initiative prise par la Société iMédicale des \u2018Trois-Rivières sera imitée l\u2019an prochain par les autres sociétés médicales de cette trovince.\u201cPourquoi, dit-il, des centres comme Joliette, St-Hyacinthe, Sorel, Val- leyfield, Hull, Lévis, Fraserville, Chicoutimi, ete, n\u2019organiseraient-ils pas de semblables réunions?\u201d La prochaine réunion aura lieu probablement quelque part dans le comté de Portneuf, de concert avec la Société Médicale de ce comté.N.B\u2014Le Dr Pontbriand, Président de l\u2019Association Médicale du Richelieu, s\u2019était excusé par lettre de ne pouvoir assister à cette réunion malgré qu\u2019il l\u2019eut désiré beaucoup.OMER E.DESJARDINS, M.D., Secrétaire."]
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