L'union médicale du Canada, 1 décembre 1926, Décembre
[" L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872 Vol.LV DECEMBRE 1926 No 12 SERVICE D'UROLOGIE DE L\u2018HOPITAL NOTRE-DAME LITHIASE URINAIRE OBSERVATIONS CLINIQUES (1) Par le Docteur B.G.BOURGEOIS.Chirurgien de l'Hôpital Notre-Dame.Je vous apporte ce soir des calculs vésicaux que j'ai-enlevés à deux malades au cours du mois dernier.Vaca lg26 La première de ces pièces (Fig.1) qui est en même temps la plus belle et la plus intéressante, est un oxalate de chaux, caractérisé (1) Communication faite à la Société Médicale de Montréal, avril 1926. 750 L'UNION MÉDICALE DU CANADA par une coloration noire, à teinte chocolat, une forme générale sphérique dont la surface est couverte d\u2019aspérités ou d\u2019aiguilles qui donnent au calcul un aspect hirsute et malfaisant.Quelques-unes de ces aspérités sont assez volumineuses et atteignent un centimètre et demi de longueur; deux en particulier ont une disposition axiale et projettent des deux pôles comme un arbre de couche autour duquel la masse pourrait tourner sans heurt.Si nous examinons soigneusement la surface, nous remarquons qu\u2019un grand nombre de ces aspérités ont été brisées par suite de l\u2019émondage que j'ai dû pratiquer pour arriver à sortir cette pièce de la cavité vésicale sans blesser trop sérieusement la muqueuse.Ce calcul qui a le volume d'un petit œuf, est excessivement dur et pesant; l'analyse chimique, pratiquée par le docteur W.Dérome, indique qu'il est constitué par des oxalates de chaux et des phosphates de magnésie.Voici, résumée en quelques mots, l\u2019histoire clinique du patient : J.E.D., 39 ans, comptable, consulte le ler mars 1926 pour des troubles dysuriques intenses, survenus subitement il y a 3 jours.Il est commandé d\u2019uriner souvent, mais, sitôt que la miction commence, le jet est interrompu subitement et cet arrêt brutal détermine de fortes douleurs dans la vessie et dans la verge.Il faut plusieurs de de ces cycles douloureux avant que l\u2019opération mictionnelle soit complète.| Les antécédents héréditaires et personnels ne présentent rien de particulier.Fièvre typhoïde à l\u2019âge de 13 ans, \u2014 n\u2019a jamais eu de maladies vénériennes, jusqu'à ces jours derniers n\u2019a pas souffert des voies urinaires, \u2014 trois ou quatre mictions par jour, indolores et faciles, aucune miction nocturne, \u2014 n\u2019a jamais passé de sang.Se rappelle toutefois avoir éprouvé souvent, depuis l\u2019âge de sept ou huit ans, une sensation de malaise hypogastrique lorsque la vessie était trop pleine; mais une bonne et facile évacuation faisait tout disparaître.Le malade est pâle et nerveux, sa pression artérielle est basse, 100/75, les urines sont troubles, elles contiennent du pus, du sang et des cristaux de phosphates ammoniacaux magnésiens et des urates de soude.Le canal est lÎfbre jusque dans la portion prostatique, mais la sonde de Thompson bute, dans cette région, sur un corps dur qu\u2019elle repousse difficilement et qui donne la sensatioñ d\u2019un contact irrégulier, rugueux et d\u2019une dureté métallique.gh des 4 fi L'UNION MEDICALE DU CANADA 751 Je toucher rectal montre une prostate normale, légèrement sensible, mais il permet de sentir, plus haut a travers la paroi vésicale, un corps dur, de forme irrégulière et dont la mobilisation arrache des cris au malade.Diagnostic: Calcul de la vessie s'engageant dans l'urétre prostatique à l\u2019appel du courant mictionnel.3 mars: Anesthésie à l\u2019éther.Cystoscopie: Plaques de cystite ulcéreuse, gros calcul de couleur noire et à surface rugueuse.Taille bypogastrique: Extraction laborieuse à cause des rugosités qui chargent la muqueuse vésicale et obligent à un émondage préalable pour ménager l'organe.datrratrit dus F2 082 Déroect Hraca 92.6 Les suites opératoires sont simples, absolument apyrétiques, sauf une légère ascension le premier soir, et le drainage hypogastrique est supprimé le sixième jour.Dans la nuit du 8e jour, alors que le malade s\u2019est couché en parfaite santé, il est réveillé subitement par une crise de suffocation, avec grande douleur au creux épigastrique et dans le thorax, pouls rapide, petit, cyanose, évacuation involontaire de l\u2019intestin.Il meurt en l\u2019espace de 25 à 30 minutes, vraisemblablement d\u2019embolie pulmonaire.La seconde pièce (Fig.II) est plus banale et ne présente qu\u2019un intérêt de comparaison avec celle que nous venons d\u2019étudier; elle est 752 L'UNION MEDICALE DU CANADA encore intéressante par le nombre d'éléments, à savoir 33 petits calculs de forme arrondie, de couleur jaune ocre dont le volume varie d'un grain de riz à celui d\u2019un pois et qui ont été retirés du bas-fond vésical d\u2019un malade opéré de prostatectomie et dont voici l\u2019histoire clinique.Le 20 février, A.G., 60 ans, menuisier, se présente à la consultation avec les signes cliniques d\u2019une hypertrophie de la prostate.Début insidieux il y a quelques années, dysurie progressive, jet fin et retardé, pollakiurie diurne et nocturne qui l\u2019oblige à se lever 3 ou 4 fois.Il n\u2019est pas autrement incommodé, mais il veut consulter à bonne heure dans le but d'éviter le sort malheureux de ses deux frères qui sont morts, à 66 et 68 ans, d\u2019hypertrophie de la prostate.La digestion est bonne, le malade n\u2019a pas maigri, mais il est constipé.Son passé pathologique se résume à une abondante hémoptysie survenue 1l y a 30 ans à la suite d\u2019un effort brutal.Examen: Pression artérielle 140/100, radiale souple, urine limpide, traces de pus au microscope, urine résiduale 250 c.c.Au toucher rectal: la prostate est grosse, arrondie, assez dure mais sans bosselures, ni infiltration.Le sang contient 0.25 centigr.d\u2019urée au litre et la Constante d\u2019Ambard est de 0.05.27 février: Rachi-anesthésie avec 0.08 centigr.de syncaïne; analgésie complète et sans aucun ennui.Prostatectomie en un temps vu l\u2019état favorable du malade.En plus de la prostate on enlève 33 petits calculs, déjà décrits et dont l\u2019analyse faite par le Dr Dérome a montré qu\u2019ils étaient constitués d\u2019acide urique et d\u2019urates d\u2019ammonium.Jes suites opératoires sont simples, \u2014 pas de fièvre.Les tubes de Marion sont supprimés au 10e jour, mais dans la nuit du 12e jour, alors que rien ne laissait prévoir la moindre complication et que le malade se considérait en pleine convalescence, il est pris de faiblesse et emporté en l\u2019espace de 4 à 5 minutes.J'ai pensé à vous présenter ces pièces parce que, en plus de la rare beauté de ce calcul oxalique, les observations de ces malades présentent quelques points particuliers.Ce qui frappe d\u2019abord, c\u2019est le silence clinique absolu dans lequel se sont développés ces corps étrangers.Jusqu\u2019à la crise finale, en L'UNION MÉDICALE DU CANADA 753 effet, notre premier malade n\u2019avait pas été incommodé vraiment, bien que la nature oxalique de la pierre et les quelques sensations spéciales qu\u2019il a éprouvées de façon très intermittente depuis sa jeunesse et dont il ne s\u2019est souvenu qu\u2019après le diagnostic fait, puissent nous faire croire que le calcul s\u2019est développé depuis de longues années; et il est surprenant que la vessie ait pu tolérer pendant si longtemps, et sans se plaindre, un corps aussi traumatisant.L'absence de douleurs chez le deuxième malade s'explique facilement par le fait que ces petits calculs ont flotté de façon permanente dans le résidu vésical de 250 c.c., ce qui a empêché leur contact désagréable avec la muqueuse vésicale.Un point touchant et pathétique, c\u2019est la fin aussi tragique que complètement inattendue de ces deux malades, couchés dans les lits voisins de la même chambre et emportés tous deux en l\u2019espace de quelques heures.L'accident est arrivé alors qu\u2019ils avaient franchi la période anxieuse de la première semaine et que l\u2019absence du moindre signe faisait présager une guérison rapide et assurée.Le fait est impressionnant et doit nous rappeler qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019opérations anodines puisque la moindre d'entre elles peut se compliquer d\u2019embolie.Enfin ces calculs, comme en témoignent leur aspect physique et les analyses faites par notre collègue Dérome, ont une composition chimique mixte.Nous savons en effet que la lithiase urinaire, au point de vue clinique, se divise en trois grandes classes : Il y a la lithiase urique et la lithiase oxalique qui se forment, en milieu acide, sous l'influence d\u2019une cause générale, comme les troubles apportés dans les échanges organiques par une diathèse ou une maladie, (arthritisme, phosphaturie, tuberculose, etc.), une alimentation trop riche en substances azotées ou minérales, ou encore une vie sédentaire qui ralentit les fonctions de la nutrition.J'ai, présentes à la mémoire, les observations de deux garçons, agés de 13 et 15 ans, qui ont fait des coliques néphrétiques et ont uriné des pierres à la suite d'une immobilisation prolongée pour iésions osseuses, immobilisation pendant laquelle ils avaient été soumis à la suralimentation avec médication tonique tri-calcique.Ces lithiases urique et oxalique sont encore appelées primitives parce que, dépendant d\u2019une cause générale, elles se développent en dehors de toute modification du milieu et en l\u2019absence de maladie locale. 754 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Une troisième lithiase, la lithiase phosphaturique, survient en milieu alcalin, -dans les urines fermentés qui favorisent la précipitation des sels de chaux, d'ammoniaque et de magnésie.On dit qu\u2019elle est secondaire parce qu\u2019elle est conditionnée par une maladie locale (infection, rétention, corps étrangers, tumeurs) qui altère la réaction du milieu et détache des produits de desquamation, etc., qui vont servir de noyaux sur lesquels vont se précipiter les sels mis en liberté par la réaction nouvelle de l'urine.En pratique, 1l arrive assez rarement que l\u2019on trouve des calculs à l\u2019état de pureté.Il y a presque toujours association des différentes lithiases.Ce sont les calculs mixtes dont le noyau central peut dater d'une lithiase primitive et dont les couches périphériques témoignent d'une complication pathologique secondaire, souvent amenée par la présence de la lithiase primitive elle-même.Came TUBERCULOSE IRIENNE (1) Par les Docteurs LASALLE et BEDARD.Les trois observations qui suivent sont celles de malades traités dernièrement dans notre service de l\u2019Hôtel-Dieu; la première de ces malades présentait les symptômes d\u2019une iritis au début, tandis que les deux autres étaient atteints d\u2019irido-cyclite chronique.OBSERVATION No 1.\u2014Le 4 janvier 1926, Mlle Juliette A., 24 ans, se présentait à la clinique ophtalmologique de l\u2019Hôtel-Dieu, dans le service de M.le professeur Lassalle, pour une diminution de la vision de l\u2019œil droit, datant de trois semaines.Son acuité visuelle était, de l'O.D., V \u2014 15/30, de l'O.G., V = 15/15.Le tonomètre Schiotz donnait une tension à droite de 16 m.m.Hg.La maladie actuelle a débuté vers le 15 décembre 1925 par des troubles de la vue de l\u2019œil droit.Le malade voyait les objets comme à travers un nuage de fumée.Aucune douleur spontanée ou provoquée.Par un premier examen, à l\u2019œil nu, le globe oculaire ne présentait aucune injection.Seule la cornée se montrait un peu nébuleuse et avait perdu de sa transparence habituelle, surtout à la partie inférieure.À l\u2019aide de la loupe, par un éclairage oblique, nous voyions de petits dépôts sur la membrane de Descemet, dans le segment inférieur, formant presque un secteur triangulaire à sommet supérieur.En raison du trouble de ses milieux transparents, il nous était impossible de voir, d\u2019une manière bien distincte, le fond de l'œil.Lampe à fente \u2014La lampe à fente de Gullstrand a été pour nous un aide puissant dans nos méthodes d\u2019investigation.Que de détails précieux ne nous a-t-elle pas donnés, au cours de ces explorations des milieux de l\u2019œil, pour venir en aide aux besoins de la clinique.La diaphanoscopie nous laisse voir un gonflement œdémateux des cellules endothéliales de la cornée.De nombreux précipités, non pigmentés, de différentes grosseurs, plus ou moins arrondis, d'aspect cotonneux, blanchâtres, se voyaient sur l\u2019endothélium: on aurait dit des petites boules floconneuses, dispersées un peu partout, mais plus particulièrement à la partie inférieure.En faisant varier l\u2019incidence du faisceau aminci, la circulation de la chambre antérieure laissait voir de fins globules ou de petites granulations pigmentaires.Les éléments, à reflets argentés ou d\u2019un jaune ocre doré, montaient devant (1) Communication faite au Congrès des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du Nord, tenu à Montréal les 21, 22, 23 sept.1926. 756 L'UNION MÉDICALE DU CANADA l'iris et descendaient derrière la cornée.Tout ceci apparaissait comme les fines poussières atmosphériques que nous voyons dans un cône lumineux arrivant dans une chambre noire.La portion ciliaire de l'iris, par un éclairage oblique, paraissait parfaitement normale.Sur le liséré pigmentaire, de petits nodules, situés vers les 6, 8, 10 et 1 hrs, faisaient saillie légèrement, sous forme d\u2019efflorescence blanchitre.Ces petits nodules, arrondis, demi- transparents, semblaient prendre naissance sur l\u2019endothélium pigmentaire de l\u2019iris et ne laissaient voir que la moitié ou à peu près la moitié de leur circonférence.En promenant le faisceau lumineux sur le pourtour du bord pupillaire, nous pouvions constater, par les mouvements de l\u2019iris, aucun accollement de la couche uvéale à la cristalloïde antérieure.Sur cette dernière, de fins précipités pigmentés, de forme stellaire, en saupoudraient la face antérieure.Dans les antécédents béréditaires, rien à signaler: père, mère, une sœur et six frères vivants, tous en bonne santé.\u2014 Une pneumonie, il y a six ans, l\u2019a retenue au lit durant quinze jours.Un examen minutieux des poumons ainsi qu\u2019une radiographie nous a donné un résultat douteux.la température prise tous les jours pendant une semaine, à différents temps de la journée, n\u2019a pu non plus nous confirmer une lésion pulmonaire ou autre en activité.Le Bordet- Wassermann dans le sang a été négatif.La cuti-réaction de Von Pirquet nous a donné une réaction franchement positive.Le 25 janvier \u2014Une injection sous-cutanée de 1 c.c.d'une solution diluée au 1/100,000 de tuberculine (vieille tuberculine de Koch) fut suivie, le lendemain, d\u2019une réaction générale et locale.La température s\u2019éleva à 992/5 F.et localement, sur le bras gauche, lieu de l\u2019injection, apparut un érythème cependant pas très accentué.Les lésions oculaires ne présentèrent aucune modification.Cette malade fut soumise au traitement de la tuberculine tous les 10 ou 15 jours, en augmentant progressivement les doses de dilution que nous avons données jusqu\u2019à une solution diluée au 1/100.L'examen fréquent à la lampe à fente a pu montrer la régression et les modifications heureuses subies sous l\u2019effet de ce traitement.Aucune autre thérapeutique, autre que le repos et le bon air, ne fut instituée.Le 26 mars.\u2014Les lésions oculaires étaient presque complètement disparues.L'état nébuleux de la cornée avait fait place à sa transparence habituelle.Ia chambre antérieure était débarrassée L'UNION MÉDICALE DU CANADA 757 des précipités et des poussières qui y circulaient: le contour pupillaire, de festonné qu\u2019il paraissait au début par les petits nodules, avait repris son apparence régulière.Le bourrelet de revêtement uvéal, malgré ce processus pathologique, avait conservé son intégrité.Sur la cristalloïde antérieure, nous pouvions distinguer encore des petits piécipités pigmentés, de forme étoilée.L'œil a retrouvé une acuité de 2/3 ou lieu de 1/2 qu\u2019il avait au début.Nous avons revu cette malade à différentes repriszs depuis, et la vision s'est toujours maintenue dans le même état.Cetie observation réalise donc un cas typique de tuberculose de l\u2019iris, au début; à forme torpide.Ce n'est qu'au moyen de la lampe à fente, avec un fort grossissement, qu\u2019il nous a été possible de reconnaître les petits nodules d\u2019une ténuité extrême.L\u2019inoculation au cobaye n\u2019a pas été pratiquée; la présence du bacille de Koch, de même, n\u2019a pu être démontrée au point de vue bactériologique: les biopsies dans ces cas sont rarement de mise.Cependant le diagnostic n'en paraissait pas moins certain suivant les données de la clinique.Les autorités, tels Vogt, Koby et Koeppe, mentionnent qu\u2019on peut rencontrer aussi dans la lèpre, la syphilis et l\u2019ophtalmie sympathique ces petis genres de nodules non pigmentés.Les examens de laboratoire nous ont permis d'éliminer ces dernières affections.La tuberculine, tant au point de vue diagnostique que thérapeutique, est venue, chez notre malade, confirmer l\u2019étiologie et donner un grand soulagement à sa maladie.OBSERVATION No 2\u2014Le 9 février 1926, Adrien F., journalier à la campagne, âgé de 29 ans, vient consulter à la clinique ophtalmologique de l\u2019Hôtel-Dieu pour trouble assez considérable de la vision des deux veux.L'acuité visuelle égale 15/100 de chaque ceil.Le début de son affection oculaire remonte a 1922, a la suite d'une attaque de grippe espagnole.Toute une gamme de traitements locaux et généraux ont été institués, dans le temps, sans aucun succès.D'après l\u2019histoire racontée, il aurait été traité pour une iritis svphilitique.Le Bordet-Wassermann dans le sang a été négatif.Ce malade est un garçon d\u2019une apparence assez robuste: 11 mesure six pieds et un pouce de hauteur et pèse 165 livres.Il nie toute contamination vénérienne.Il dit n'avoir jamais été malade sérieusement, excepté 758 L UNION MÉDICALE DU CANADA il y a quatre ans.une forte attaque de grippe espagnole l\u2019a retenu à Ja maison pendant quatre semaines.Un examen de ses poumons montre une infiltration antérieure des deux sommets que confirme une radiographie.La cuti-réaction de Von Pirquet fut faiblement positive et extrêmement lente à s'établir.L'examen ophtalmologique pratiqué le jour même à la clinique nous permit de constater les lésions suivantes : O.D-\u2014Très légère injection périkératique, sans douleurs, ni spontanée, ni réveillée par la pression.L'iris immobile, présente de nombreuses synéchies.O.G\u2014Les lésions sont identiques mais un peu plus prononcées.- Le cristallin présente, en outre, quelques opacités.Examen avec le microscope cornéen \u2014A la partie inférieure de la comée, un très léger œdème apparaît comme une buée très fine sous forme de petites vésicules.Quelques rares précipités se dessinent sur la membrane de Descemet.A l\u2019éclairage oblique, au moyen de la lampe à fente, l\u2019examen de la surface irienne fait voir que ses reliefs et son dessin sont modifiés.Le stroma, atrophié, apparaît d\u2019une teinte grisâtre; le pigment rétinien se distingue très bien par transparence au niveau des crÿptes ou des lacunes de l\u2019iris.Le contour pupillaire, irrégulier et rétréci, est fortement soudé à la cristalloïde par des exsudats ou agglomérations de nodules non pigmentés.Le liséré pigmentaire est en partie disparu.Deux petits nodules blanchâtres, de formation récente, apparaissent sur le bourrelet de revêtement vers le XI et | hrs.Ce malade fut soumis à un traitement par la tuberculine de Koch.Chaque injection fut suivie par une réaction générale légère: sa courbe de température oscillait entre 99 et 99 5/10 F., et à la suite de réaction focale l\u2019œil devenait un peu rouge.Les poussées d\u2019irido- cyclite intermittentes, à répétition, survenant à la suite d\u2019un surcroît de travail, cessèrent.Son acuité visuelle, de 15/100 qu\u2019elle était lors de sa première visité, s\u2019améliora à 15/40.OBSERVATION No 3.\u2014Madame L., âgée de 40 ans, se présente au mois de mars 1926 à la clinique ophtalmologique de l\u2019Hôtel- Dieu, pour une iridocyclite double, à forme torpide, sans manifestation irritative des globes oculaires, datant de plusieurs années.L'auscultation donna des signes positifs de lésions pulmonaires anciennes.Nous pouvions constater par la radiographie une dimi- i eka L UNION MEDICALE DU CANADA 759 8 > Ne < N 16 ii nk | T Fes \" cn hy 4 Ni 60 LA So rend EY t oF 5 cu 2 à a?= G Hi pe I M i Hu: EEN > Cu - sag Juif ju Impe \\ .Eo pere\u201d ao He i A ; sd - \u201c fi a uf | 3 / Ih: Hh TA FL hi ; 0 A In vi 7 [SN + ORL | hy 4 i Cy à ilk [Hl AU a = od È: 44 FE J fi rd i 17 pes JE til IP | I fo il A i I 1 | if i & 1 Cut id i 188 Ait.15H il \u2014 J i]; W + vi 3 3 } | Gripe Lu | Hi li I (1 EN il 1 if 1e = \u2014\u2014 =| (mn J Ee ee += ss ee i =a == = == i ea \u2014_\u2014\u2014\u2014 += EI eae =o ea a .ZE i Le $s LA CAR pa = 3 aia Oo tg Ai = ï + I Ls 1 HE: = il | Ji Pap Planche 1 Lampe a fente de Gullstrand Consistant d\u2019un microscope cornéen, d\u2019une lampe Nitra à fente, du tube diaphragme de Koeppe et de la lentille asphérique de Vogt 760 L'UNION MÉDICALE DU CANADA nution de la transparence du sommet des poumons, signe d\u2019une vieille lésion refroidie, avec un peu d\u2019infiltration péri-bronchique.La température, normale.Le Bordet-Wassermann dans le sang, négatif.Le Von Pirquet, franchement positif.Dans les antécédents héréditaires, une sœur présentait des cataractes congénitales.Lors de notre examen clinique, nous constatons : O.D.V.\u2014 Perception lumineuse.Synéchies postérieures formées par des agglomérations d\u2019anciens nodules non pigmentés se prolongeant dans le champ pupillaire.Trouble léger de la cornée et petits précipités microscopiques sur l\u2019endothélium.O.G.V.= 1/6.Les lésions sont à peu près identiques, mais moins accentuées.A 11 hrs, un petit nodule blanchâtre apparaît sur le bord pupillaire.Le stroma irien est atrophié.Le relief des deux surfaces de l\u2019iris est bien modifié.L'examen du fond de l\u2019œil fait voir une ancienne choroïdite et des corps flottants du vitré.Cette malade fut soumise à un traitement à la tuberculine.Chaque injection fut suivi d\u2019une réaction générale légère et d\u2019une réaction locale.\u2018 Deux mois de traitement nous donnèrent une grande amélioration.L\u2019O.G.donna une acuité de V \u2014 1/3.Notre intention, en rapportant ces trois cas, n\u2019est pas de faire une revue de toute la tuberculose oculaire, mais bien de nous en tenir sinon à la tuberculose de l'iris seule, du moins à la tuberculose de l\u2019uvée, et à son traitement par la tuberculine.Nous sommes persuadés que beaucoup d\u2019iritis à marche lente, qui évoluent sournoisement sans douleurs ni réaction inflammatoire, doivent être attribuées à la tuberculose, quand la syphilis, le rhumatisme, les amygdales infectées, les dents cariées, etc, ont été éliminés.L'existence d\u2019un foyer pulmonaire infectieux n\u2019est pas toujours facile à retracer, comme le démontrent les observations qui précèdent; et même ce qui nous a frappés dans le cas de notre malade (cas No 2), c\u2019est son apparence plutôt de bonne santé.Après un examen général minutieux, ce qui nous a aidés dans nos recherches c\u2019est indubitablement l\u2019examen pratiqué à l\u2019aide de la'lampe à fente.Depuis bientôt trois ans, nous nous servons de ce procédé pour nos examens en ophtalmologie, et grâce aux leçons qui nous ont été données par le professeur Koeppe, nos connaissances se sont étendues ere er ee Paras L'UNION MÉDICALE DU CANADA 761 dans ce domaine, nous ouvrant un large champ d'opération et d'investigation jusqu'ici inconnu.Il n\u2019entre pas dans le cadre de cette courte étude de décrire les différents modèles de lampes à fente; pour notre part, nous nous servons de la lampe de Zeiss, consistant d\u2019un microscope cornéen, la lampe Nitra à fente, placée sur un bras double tournant, et qui porte le tube diaphragme de Koeppe avec ld lentille asphrérique de Vogt.L'observation microscopique à la lampe à fente comporte divers modes d\u2019éclairage: éclairage direct, indirect, par réflexion, et éclairage des zones miroitantes; et c\u2019est au moyen de ces diverses méthodes que nous parvenons à voir sur la cornée, face antérieure et postérieure, dans la chambre antérieure, sur l\u2019iris et son bord pupillaire sur la cristalloïde et le cristallin des détails d\u2019une précision et d\u2019une finesse que nous ne pourrions certainement pas distinguer, ni même apercevoir autrement.: Si avec I'éclairage latéral ordinaire à la lampe, et avec l\u2019ophtalmoscope, nous pouvons voir les synéchies antérieures et postérieures et les dépôts pigmentaires de la fac epostérieure de la cornée, que l\u2019on rencontre dans l\u2019iritis torpide, il est réservé à la lampe à fente de nous révéler des signes plus certains, des lésions plus déterminées, qui nous amènent à poser le diagnostic de tuberculose irienne.Quelques figures accompagnent ce travail, qui nous permettront de nous rendre compte facilement, mieux qu\u2019une description, des lésions que l\u2019on peut apercevoir à l\u2019aide de la lampe à fente.Dans la figure No |! apparaissent des précipités nombreux situés sur la face postérieure de la cornée; ces précipités, que nous avons observés chez notre première malade, étaient non pigmentés.D'une façon générale, les précipités d\u2019un certain âge finissent par se couvrir d\u2019un pigment plus ou moins abondant.Du côté gauche du rectangle lumineux, les précipités sont plus distincts qu\u2019à droite, ou ils sont un peu voilés par la diffusion de la lumière.A gauche, l\u2019on peut voir les précipités sur l\u2019endothélium, qui a changé de contour, qui a pris une teinte brunâtre, dû au faisceau lumineux réflété par l'iris.Les figures 2, 3 et 4 nous laissént voir des formations spéciales que nous appelons nodules, pour les distinguer des tubercules visibles à l\u2019œil nu.Ils sont produits par des condensaticns d\u2019exsudat et des dépôts de cellules, sans qu\u2019il y ait fonte de tissus.les nodules se voient surtout dans les affections tuberculeuses. 762 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Les nodules sont mésodermiques ou ectodermiques.Les premiers consistent en épaississements localisés du feuillet mésodermique.Par fusion de plusieurs nodules se forment des conglomérats siégeant surtout dans la région de la collerette, mais aussi ailleurs.Les nodules ectodermiques s\u2019observent au bord pupillaire sous forme d\u2019efflorescences blanchâtres semblant partir de la face postérieure de l\u2019iris.Ils apparaissent à chaque poussée inflammatoire des iridocyclites.Précédant les nodules ont voit un louche et des poussières de la chambre antérieure, de sorte que l\u2019on doit admettre que les nodules constituent des dépôts de cellules inflammatoires.Les nodules du bord pupillaire sont en général trop petits pour produire des synéchies.Mais si plusieurs nodules sont voisins, une synéchie peut se former.La teinte de ces nodules est blanchâtre et leur vie est assez éphémère; après quelques jours, quelques semaines parfois, ils peuvent disparaitre.C\u2019est ainsi que dans l'observation No 1, nous avons à différents intervalles constaté l\u2019apparition, puis la disparition d'un assez.grand nombre de ces nodules.Il ne s\u2019agit pas ici, dans les irido-cyclites à nodules, de formes de la tuberculose miliaire, comme la définit dernièrement H.Lagrange: affection tuberculeuse a évolution toujours fatale, accompagnant ou précédant la granulée méningée, mais d\u2019affections guérissables, souvent récidivantes, il est vrai.Ces formations, nodulaires se rencontrent dans des iritis chroniques, sans qu\u2019il y ait d\u2019injection périkératique, et peuvent nous induire à rechercher l\u2019origine tuberculeuse de ces lésions.L\u2019xamen clinique n\u2019est complet, à coup sûr, que si l'on a fait Je test de la tuberculine, mais hâtons-nous d\u2019ajouter, d\u2019après Koeppe, que même, si la malade n\u2019a pas de réaction à la tuberculine, l\u2019iritis peut être considérée comme d'origine tuberculeuse.Considérations sur les tests tuberculineux et le traitement à la tuberculine La tuberculose oculaire est rarement primitive.Comme les dents de Hutchison attirent nôtre attention vers l\u2019hérédo-syphilis, ainsi certains signes, certaines altérations oculaires, soit de la cornée ou de l'iris, après une observation minutieuse, nous amèneront à faire un examen des poumons; des symptômes pulmonaires, auxquels le clinicien n'avait accordé que peu d'importance, dans un premier k L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 763 examen, prennent de ce fait une certaine gravité.Il est certain que des iritis tuberculeuses passent souvent inaperçues parce qu'il est souvent difficile de démontrer leur origine tuberculeuse.Les antécédents familiaux, la réaction de Von Pirquet, la fixation du complément, l\u2019ensemencement, nous sont d'un grand secours.Ces genres d\u2019iritis sont probablement ceux qui répondent le mieux aux injections de tuberculine; souvent il est impossible d\u2019avoir de meilleure preuve de l\u2019origine tuberculeuse de ces lésions, les poumons ne révélant aucun indice d\u2019un foyer infectieux, et la radiographie n\u2019apportant que peu d\u2019éclaircissements.Cependant la cause est toujours une tuberculose latente dans une partie quelconque de l\u2019économie, malgré la bonne apparence des malades, comme nous l\u2019avons dit plus haut.Tuberculine et tests L\u2019injection de tuberculine, s\u2019il existe un foyer infectieux, peut provoquer les trois réactions suivantes: 1° Une réaction générale caractérisée par une élévation de température, 8 ou 10 heures après l'injection; 2° Une injection locale, à l\u2019endroit où a té faite l'injection: rougeur, inflammation, induration; et 3° La réaction focale se faisant à l\u2019endroit ou près de la lésion tuberculeuse.S'il y a réaction locale, c\u2019est déjà une assez forte présomption en faveur de la tuberculose; mais, si à la réaction de l\u2019état général se joint une réaction focale, ce qui se produit assez rarement, la présomption peut devenir presque une certitude.Cliniquement, on peut dire que les affections oculaires dépendant d\u2019un foyer tuberculeux éloigné sont fréquentes, tandis que les lésions oculaires tuberculeuses sont rares.Nous ne sommes pas d\u2019avis que la réaction focale soit indispensable pour rattacher les lésions à la tuberculose.Avant d\u2019administrer la première dose de tuberculine à un malade, il faut bien s'assurer s'il nv a pas chez lui de foyer en \u201c achivité, de crainte de déclancher de nouvelles poussées inflammatoires, en se servant de doses trop fortes de tuberculine.On peut sans danger donner une injection de tuberculine à un sujet dont l'apparence générale est bonne, dont l\u2019histoire personnelle et familiale est négative, qui a des urines normales, et n\u2019a pas d\u2019élévation de température.Toute élévation de température, de quelque nature qu\u2019elle soit, est une contre-indication. L'UNION MÉDICALE DU CANADA Planche II Fig.I\u2014Précipités nombreux, face postérieure de la cornée, masses arrondies, blanchâtres, non pigmentées.La teinte brunâtre de l'endothélium est due au faisceau lumineux réfléchi par l\u2019iris.Fig.II, III et IV\u2014Formations spéciales appelées \u2018nodules\u2019, que l\u2019on voit sur le bord pupillaire, sous forme d\u2019efflorescences blanchâtres. Se S a SS A?x : % A ; ag #5 Xo 2 gL : À t + nn a # # i xE i % wu fe és { +g # * 0 7 & \u201c7% 3 5 oh ae a 3 Fig.II fig 1 a, Mes st # pe oy ge ey 0 px # 2 % 5d A fe Ge % fi 9g.fig. Ege | URN L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA 765 Si les lésions intéressent la choroïde, la rétine ou le nerf optique, il faut redouter une réaction focale trop forte; mieux vaut accepter comme évidentes les réactions locales et générales; si au contraire les lésions intéressent le segment antérieur de l'œil, il n\u2019y a pas à redouter les suites de la réaction focale.Pour bien distinguer une réaction focale lorsqu'elle se produit, il est utile d\u2019avoir préalablement noté toutes les lésions de l'œil avant d\u2019administrer la tuberculine; et dans les cas d\u2019iritis, qui nous occupent spécialement, avoir soin de reconnaître le degré d'injection péri- kératique, les synéchies, les exsudats, et les précipités de la face postérieure de la cornée et de la cristalloïde antérieure.Nous obtiendrons des résultats plus probants si le test de la tuberculine est fait avant que la maladie de l\u2019œil ait atteint toute son acuité, ou encore mieux quand la lésion est en état de régression ; car si le test est fait pendant une période d'activité, l\u2019exacerbation des symptômes inflammatoires pourrait nous en imposer pour une réaction focale.Règle générale, le test sera fait à la période de régression des symptômes inflammatoires.Précédant l\u2019injection initiale, il faut enseigner au malade comment se servir du thermomètre; la température devra être prise et enregistrée toutes les 3 heures, pendant 4 ou 5 jours.| La tuberculine est contre-indiquée chez ceux qui ont contracté un rhume ou une bronchite, ainsi que chez les convalescents qui relèvent des suites d\u2019une affection aiguë.L\u2019injection devrait être faite entre dix heures du soir et minuit, afin que nous ayons l'avantage de constater les effets de la réaction générale durant le jour.L'endroit usité pour l'injection est ordinairement le bras.Nous nous sommes servis de la tuberculine Koch (vieille tuberculine).Comme dose initiale nous injectons | c.c.d'une solution diluée au 1/100,100 et la réaction générale apparaît d'ordinaire 8 ou - 12 heures après; quelquefois elle apparaît après 6 heures, et quelquefois ne se montre qu\u2019au bout de 36 heures.Si apres 72 heures écoulées il n\u2019y a aucune réaction, alors nous sommes justifiables de rejeter toute idée d'infection tuberculeuse.| Après avoir injecté une dose initiale, si la réaction locale apparaît, c'est-à-dire rougeur, gonflement et induration sur le bras, on répète la dose première, et ordinairement apparaît la réaction focale désirée. 766 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Comme le symptôme le plus important de la réaction générale est la fièvre, le malade devra prendre sa température toutes les 2 heures dès le matin qui aura suiv1 son injection; les signes de la réaction focale seront surveillés par le médecin.Les signes caractéristiques de l'infection focale, quand elle se produit.sont l\u2019inflammation, la rougeur et le larmoiement.Une amélioration rapide des symptômes oculaires, faisant suite à une réaction locale et générale, est une preuve concluante qu\u2019il y avait chez le malade une réaction focale non décelable, et que les lésions de l\u2019œil dépendaient d\u2019un foyer tuberculeux.La dose de tuberculine à injecter varie suivant les sujets; chez les enfants, les doses doivent être minimes.Toute inflammation oculaire, qui persiste démesurément sans cause reconnue, est justifiable d\u2019un test à la tuberculine, auquel 1l faut joindre l'examen du sang, des dents, des amygdales, etc, afin d\u2019en pouvoir reconnaître si possible l\u2019étiologie.ll n\u2019est pas possible de définir d\u2019une manière absolue le titre des doses préliminaires.En présence d\u2019une iritis tuberculeuse, nos efforts vont à la recherche d\u2019un foyer tuberculeux des poumons.Si, après deux ou trois injections, la réaction locale et focale apparaissent, et que l\u2019on perçoit des râles au niveau du foyer pulmonaire, c\u2019est là un signe évident que nous sommes dans la bonne voie, et qu'il faut pratiquer les injections en les espaçant convenablement.En pratique, nous avons rarement dépassé deux injections par moïs; nous rappelant que l\u2019iritis tuberculeuse est une manifestation d\u2019un état général infectieux, nous associons aux injections le traitement de repos, cure d\u2019air, etc.Peu de méthodes de traitement ont donné des résultats aussi merveilleux en médecine que le traitement de l\u2019iritis tuberculeuse par la tuberculine.I! faut avoir employé cet agent thérapeutique pour être une fois pour toutes convaincu de son efficacité.BIBLIOGRAPHIE F.Gallemaerts\u2014Examen microscopique des affections de la cornée au 1 moyen de la lampe & fente.Roby \u2014Microscopie de 1\u2019oeil vivant.L.NS, Mace.\u2014Calif.State Journal Med., June 1923.F.\u20ac.Blackman.\u2014Jour.Med.Ass'n.Georgia, Dec.1924.H.B.Gratiot.\u2014Iowa State Med.Soc., Feb.1925.L.Koeppe.\u2014Microscopie de l'oeil vivant.Leçons données à Montréal, en octobre 1926.Nota.\u2014La planche en couleurs est reproduite de l\u2019atlas de Vogt. TRAITEMENT DE LA SYPHILIS INFANTILE (1) Par le Professeur GUSTAVE ARCHAMBAULT - et le Docteur ALBERIC MARIN.La transmission de la syphilis constitue un danger redoutable et peut être considérée comme un des facteurs les plus importants et les plus néfastes de la dépopulation (Spillman).Elle menace l'individu, la famille et la race.Elle n'épargne aucune classe de la société, aucun peuple de la terre.Elle intéresse donc le médecin au premier chef.: Son domaine s'accroît de plus en plus à mesure que nous découvrons des moyens nouveaux pour la dépister, que nous perfectionnons les anciens, que nous en améliorons l'interprétation.Les statistiques de tous les pays sont effarantes.Couvelaire dit que pendant la gestation, la mort de l'enfant en est la conséquence dans pres de la moitié des cas: 41% de syphilis avérée.Marfan, aux Enfants Assistés, a trouvé 16% de syphilis certaine et 14% de syphilis probable, soit 30% en tout.Lesné, à l'hôpital Trousseau, a découvert que 10% du total des enfants hospitalisés étaient des syphilitiques.Lemaire et David trouvent dans une consultation de nourrissons 19% d\u2019hérédos.Aux Etats-Unis, Jeans, de St.Louis, écrit que 30.3% des morts feetales dans 4048 grosses furent dues à la syphilis et Williams déclare que sur 4000 grossesses, 102 morts, soit 344%, sont causées par la svphilis.L'un de nous, dans un rapport présenté à Québec, en septembre 1924, au Congrès des Médecins de Langue Française, à montré que plus de 12% des bébés de la Crèche d'Youville de Montréal sont des hérédos.Ce sont quelques statistiques que nous avons cueillies çà et là.Nous croyons inutile d\u2019en allonger indéfiniment la liste pour indiquer que les hérédos sont beaucoup plus nombreux qu\u2019on ne le croit communément.(1) Rapport présenté au IX congrès des Médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord. 768 L UNION MEDICALE DU CA'ADA Mais la syphilis héréditaire ne se présente pas toujours avec des manifestations tellement évidentes qu\u2019elle puisse être d\u2019emblée diagnostiquée.Le contraire survient de plus souvent.Il faut savoir la reconnaître sous les multiples aspects qu\u2019elle revêt.À côté du petit être lamentable, du \u201cpetit vieux\u201d à face ridée et plissée, à la peau terreuse, bistrée et flasque, à part les enfants présentant du pemphigus palmo plantaire et autres syphilide cutano- muqueuses, de l'hépato-splénomégalie, de la pseudo-paralysie de Parrot, signes précoces et souvent temporaires, il existe une multitude d'autres enfants ne présentant que des signes de présomption, présomption qui peut se changer en certitude lorsque l'enquête est poussée plus avant.Nous savons aujourd\u2019hui que la syphilis, maladie éminemment polymorphe, peut évoluer insidieusement, sans grand fracas, sans signes bien nets, prenant souvent l\u2019aspect d\u2019un syndrome banal, alors que le tréponème accomplit sournoisement son œuvre de destruction.Ces manifestations sans signes spécifiques constituent ce qu\u2019on a convenu d'appeler la \u201csyphilis larvée\u201d.Cette syphilis larvée, trop souvent méconnue, si elle permet la survie, accroîtra le nombre des dégénérés physiques et mentaux de toutes sortes dont autrefois on attribuait trop souvent l\u2019origine à de mystérieux atavismes, à dès mariages entre consanguins, à l\u2019alcoolisme et à beaucoup d\u2019autres causes en oubliant la plus fréquente: l\u2019hérédité tréponémique.De plus, cette hérédité, nous le savons désormais de façon certaine, peut aller jusqu\u2019à la deuxième et troisième génération.De tres nombreuses observations en font foi où furent retracées des syphilis ancestrales chez des malades porteurs de dystrophies diverses: nerveuses, osseuses, viscérales ou endocriniennes.Savoir dépister cette terrible maladie chez ceux qui en ont fait le triste héritage, pouvoir en enrayer les ravages sont les deux données d\u2019un problème éminemment humanitaire.M.Marcel Pinard a indiqué de façon magistrale les signes certains et probables sur lesquels s'appuie le diagnostic.Nous le répétons, si celui-ci est facile chez certains petits, il est par contre délicat dans la majorité des cas.Les signes cliniques manifestes font le plus souvent défaut chez l\u2019enfant lui-même et les recherches doivent être dirigées du côté des parents et des grands-parents.C'est là que l\u2019on trouvera l\u2019explication de phénomènes jusque là étranges chez un nourrisson malade. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 769 L'enquête clinique, la séro-réaction et le traitement d\u2019'épreuve donneront la clé du mystère.Sans oser revenir sur la question symptomatologique et patho- génique, après notre éminent co-rapporteur, disons que la pathogénie de l\u2019hérédo-svphilis s\u2019est profondément modifiée au cours de ces vingt dernières années.Augagneur, Carle et nombre d\u2019autres auteurs ont fait le procès des lois de Colles, de Proféta, de la Syphilis concep- tionnelle et en ont singulièrement changé l'interprétation.A ces anciennes formules sont maintenant opposées des propositions nouvelles, lesauelles demandent une attitude tout-à-fait différente en présence d\u2019hérédos.Nous estimons que leur compréhension est des plus importantes au point de vue thérapeutique; c'est pourquoi nous en ferons un sommaire exposé.lo.Loi de Colles \u201cUn enfant procréé par un père syphilitique n\u2019infecte pas \u2018généralement sa mère, saine en apparence, et celle-ci peut l'allaiter \u201csans danger.\u201d On croyait que la mère était immunisée au cours de la grossesse, par les toxines syphilitiques, filtrées à travers le placenta.On en concluait qu\u2019elle n\u2019était pas tenue de suivre un traitement anti- luétique puisqu'elle était indemne de toute syphilis.Cette fausse interprétation avait des résultats désastreux.l'a loi suivante est maintenant édictée et les indications thérapeutiques qui en découlent sont le plus absolument opposées à la loi de Colles.\u2018Une mère qui donne naissance à un enfant syphilitique, chez \u201cqui des accidents secondaires se manifestent peu après la naissance, \u2018\u2019est toujours syphilitique elle-même, quelles que soient ses apparences \u201cde santé.Elle peut donc l\u2019allaiter en toute sécurité, mais elle doit \u2018être soumise immédiatement au traitement spécifique qui sera par \u201cla suite continué régulièrement.\u201d Autrefois l\u2019on ne traitait pas la mère d\u2019un petit syphilitique.Aujourd'hui nous la traitons avec raison car c'est une syphilitique.Les recherches sérologiques confirment cette façon de faire.La mére d'un syphilitique, si saine \u201cen apparence\u201d soit-elle, a généralement un Wassermann positif.Sa prétendue immunité n\u2019existe pas, 770 L'UNION MÉDICALE DU CANADA et si elle ne présente pas de signes cliniques de syphilis, c'est qu'elle est en syphilis latente, cas si fréquent chez la femme.La posibilité qu\u2019elle a de nourrir sans danger son enfant ne provient donc pas d\u2019une immunité spéciale mais d\u2019une syphilis authentique.; Elle n\u2019a pas à craindre de contamination de la part de son enfant et ceci en dehors de toute explication mystérieuse.20.Loi de Proféta.\u201cL'enfant reconnu sain, *né d'une meére syphilitique, ne peut \u201ccontracter la syphilis par l'allaitement ni par tout autre contact.\u201cCette immunité ne s\u2019étend d\u2019ailleurs pas à toute l\u2019existence.\u201d Cette fois c\u2019est la mère qui vaccinait son fœtus par imprégnation transplacentaire.C\u2019est l\u2019immunité encore, mais renversée.Cette loi est tout aussi fausse que la précédente et doit faire place à celle-ci : \u201cUn enfant né d\u2019une mère syphilitique est le plus souvent \u201csyphilitique lui-même malgré ses apparences d\u2019intégrité à sa nais- \u201csance.ll a donc toutes les raisons de ne pas être contaminé à \u201cI'allaitement.Cette règle n\u2019est d\u2019ailleurs pas absolue, mais il faut \u2018surveiller de près les enfants nés dans ces conditions et pratiquer le \u201cWassermann plusieurs fois avant de les déclarer sains.\u201d Cependant il est parfois assez difficile de dépister la syphilis chez des enfants qui ne sont pas trop grièvement infectés, il arrive trop souvent que les premiers symptômes passent inaperçus et que dans les années qui suivent (de 5 à 15 ans après) surviennent des accidents ulcéreux tertiaires, désignés sous le nom de syphilis héréditaire tardive, d\u2019où le corollaire à loi précédemment énoncée : \u201cLes manifestations dites syphilis héréditaires tardives ne sont \u201cque l'expression tertiaire de syphilis héréditaires ordinaires dont les \u201csymptômes secondaires, normalement survenus au cours des pre- \u2018\u201cmières années, ont passé inaperçus ou ont été autrement qualifiés.\u201cIl n\u2019y a pas de syphilis héréditaire tardive; il y a des symptômes \u201ctardifs d\u2019une syphilis héréditaire méconnue.\u201d Pour résumer, disons que la plupart des enfants nés d'une mère syphilitique naissent non pas immunisés mais infectés à des degrés divers, plus ou moins apparents.Ces vues nouvelles sur l\u2019hérédo-syphilis ne sont pas seulement d\u2019ordre théorique.Elles ont d\u2019ores et déjà dans le domaine thérapeutique des conséquences capitales. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 771 lo.C\u2019est d\u2019abord l'indication rigoureuse de traiter la mère d\u2019un enfant syphilitique.Nous savons maintenant que celle-ci n\u2019est pas immunisée, d\u2019où nécessité absolue de la traiter énergiquement.20.Nécessité de traiter l\u2019enfant d\u2019une mère syphilitique.L'immunité préconisée par Proféta n\u2019existant pas, il faut traiter l\u2019enfant d'une syphilitique même si l\u2019enfant est apparemment sain.3o.Traitement pré-natal de l'enfant par le traitement de la mère durant sa grossesse, si celle-ci est infectée.L'idéal serait de traiter les procréateurs avant la conception.Une cure de securité au cours de la grossesse est nécessaire de toutes façons.Nous laissons à d\u2019autres le soin d\u2019exposer le traitement prophylactique et la stérilisation des procréateurs avant la procréation et le traitement de la femme enceinte syphilitique ou soupçonnée de l'être.Nous nous bornerons dans notre partie au traitement de l'enfant syphilitique à partir de sa naissance.(À suivre) LE TRAITEMENT DES FRACTURES ET LES CHARLATANS Par le Docteur LEO BLAGDON, Ex-assistant des Hôpitaux de Paris, Ex-chirurgien des Hôpitaux militaires canadiens en France.Assistant à la Clinique chirurgicale de l'Hôpital Notre-Dame.Dans ce premier article, je.voudrais attirer l'attention du praticien sur un sujet fort important, mais trop souvent négligé dans la lutte que nous faisons aux charlatans.Je veux parler du Traitement des Fractures.Depuis ces dernières années, vu le nombre considérable d\u2019automobiles en circulation et de machines de toutes sortes en opération, soit dans l\u2019industrie, soit dans l\u2019agriculture, les fractures se sont multipliées.C\u2019est un champ d'action très fertile que les rebouteurs savent exploiter avec profit, grâce à la naïveté d\u2019un public nourri de superstitions et de préjugés, et grâce aussi à l'indifférence de plusieurs d\u2019entre nous.J\u2019approuve de tout cœur la campagne entreprise depuis un certain temps par Messieurs les Gouverneurs du Collège des Médecins.Cette méthode de sanction par les amendes a certainement du bon et doit être maintenue et améliorée si possible, mais elle ne sera jamais suffisante.Pour obtenir un résultat plus efficace, il faut aller à la source du mal, il faut combattre le charlatan sur son propre terrain, qui est le nôtre du reste, et lui enlever sa meilleure arme, la confiance de ses partisans.C\u2019est notre devoir de rééduquer le peuple et de le convaincre que le médecin peut diagnostiquer et traiter une fracture beaucoup mieux que les comédiens qui leur bourrent le crâne.Je regrette d\u2019être forcé de mentionner que certains de nos législateurs et quelques membres de notre clergé ne partagent pas cette opinion.Nous sommes un peu a blamer.On s'organise énergiquement pour la lutte contre le cancer, et les faux guérisseurs disparaîtront le jour où le public, plus renseigné, réalisera la valeur de nos armes et de nos combattants.Ce qui a été accompli hier pour la cure de la tuberculose et des maladies vénériennes, ce que nous obtiendrons demain dans le domaine du cancer, nous pouvons l'avoir aujourd\u2019hui même dans le domaine des frac- FI VE PEN a L'UNION MÉDICALE DU CANADA 773 tures.Nos moyens sont ici plus sûrs et plus effectifs, il s'agit de s\u2019en servir et de les faire valoir.Il ne faut pas oublier que c\u2019est par les résultats obtenus, et par nos connaissances que nous vaincrons le charlatan dans toutes les sphères de son activité, beaucoup plus que par une pénalité parfois fort ridicule, qui lui sert souvent de réclame et ne l'empêche pas de continuer à exercer.Nos Universités ont compris l'importance de la question, et nous nous efforçons plus que jamais, dans nos hôpitaux, de donner à l\u2019étudiant une méthode d\u2019enseignement pratique et simplifiée.On lui procure l\u2019occasion d'appliquer lui-même un appareil afin de lui donner de l'assurance en méme temps que de l\u2019expérience.On lui enseigne qu\u2019en présence d\u2019une fracture, le médecin doit se rendre maître de la situation par une décision énergique et prompte et avoir confiance en lui-même s\u2019il veut que le patient et son entourage lui rendent le réciproque.Je m'adresse ici tout spécialement au bon praticien, homme consciencieux mais un peu craintif, à celui qui n'a pas souvent l\u2019occasion de traiter des fractures, qui manque d'initiative parce qu'il n\u2019ose pas et qu\u2019il croit l\u2019entreprise trop difficile.C\u2019est lui, l'homme à grande clientèle, très considéré dans toutes les autres branches de la médecine, mais qui n\u2019a reçu aucun don du ciel pour guérir les jambes et les bras cassés : c\u2019est lui qui fait le plus de tort à notre cause.Sous l\u2019'insistance de la famille, 11 accepte à contre-cœur de traiter l\u2019accidenté.Il hésite, et quoiqu'il ne soit pas très sur de son diagnostic il applique un appareil \u201cpusillanime\u201d et à la hâte il se sauve.Le malade continue à se plaindre et on va chercher le Dragon du canton, qui, à force de boniments et d'emplâtres, réussit à le convaincre que tout ira bien jusqu'au jour où on le revoit à l'Hôpital.Je passe sous silence certains cas où des médecins se sont adjoint les services d'un rebouteur.Ce sont là heureusement de très rares .® .+ 2 exceptions, autrement la lutte serait inégale.Et pourtant, le traitement des fractures en général, le traitement d'urgence du moins, n\u2019est pas très compliqué.En premier lieu, avant d'instituer tout traitement, il faudra, si le diagnostic n\u2019est pas précis, si la réduction semble difficile et surtout si le patient se plaint et que l'entourage s\u2019énerve, il faudra utiliser l'anesthésie générale. 774 L'UNION MÉDICALE DU CANADA C\u2019est le premier pas vers le succès, c'est une précaution presque toujours indispensable, soit pour le diagnostic, soit pour la réduction, | soit pour l\u2019appareillage.On l\u2019oublie trop souvent.Dans un prochain article, je donnerai en détail le traitement simplifié de la plupart des fractures par l'appareil plâtré d\u2019urgence.Nous avons eu l\u2019occasion, durant et depuis la guerre, de voir et d'essayer des appareils de tous genres, plus ou moins encombrants et { plus ou moins difficiles a appliquer, quoique fort ingénieux.Nous les avons presque tous mis de côté pour revenir a une ancienne méthode fort simple, mais qui, bien suivie, nous a toujours donné satisfaction.Elle est à la portée de tous les praticiens et n\u2019exige qu\u2019un matériel restreint et peu coûteux.Ceux des nôtres qui pratiquent loin des centres hospitaliers se rendront compte de son utilité s\u2019ils veulent bien s\u2019en servir à l\u2019occasion.cree A aul emma (A suivre) \u2018 ai, - A PROPOS DU DIAGNOSTIC DU CANCER DU REIN - Par le Docteur OSCAR MERCIER, De la Faculté de Médecine de Paris, Membre de l\u2019Association Française d\u2019Urologie, Chirurgien au service d\u2019Urologie de l'Hôpital Notre-Dame.Cliniquement, les auteurs comprennent sous l\u2019appellation de cancer du rein toutes les tumeurs de cet organe, qui ont une tendance à donner naissance à des métastases, à envahir les tissus voisins, à récidiver et à produire de la cachexie, quelle que soit leur variété anatomique.Histologiquement, les cancers du rein se présentent sous trois aspects, dont les manifestations extérieures sont assez identiques.D'une part, nous trouvons les épithéliomas, apanages de l'adulte.Ils sont, soit d\u2019origine rénale, constitués aux dépens des éléments épithéliaux du rein, soit d'origine surrénale, dérivés de débris de tissu surrénalien, inclus dans la substance rénale.Ce dernier type comprend les hypernéphromes ou épithéliomas à cellules claires de Grawitz.D'une part, l\u2019enfant a pour lot la tumeur mixte, véritable dvsembryome, constituée par les tissus les plus variés.Entre ces deux variétés fréquentes de cancer du rein existe le sarcome pur, jadis considéré comme la tumeur cancéreuse de l\u2019enfance, qui, en réalité, est exceptionnelle.La fréquence des tumeurs malignes du rein est faible.Taddei (1), en 1908, ne réunissait, dans la littérature médicale, que 987 cancers du rein.Jeanselme et Barbé (2), en 1912, trouvaient sur 1561 cancéreux 9 tumeurs malignes rénales.Malgré cette fréquence relative, le médecin doit hâtivement dépister les cancers du rein, avant qu\u2019ils n\u2019aient dépassé les limites de l\u2019opérabilité.Les signes cliniques et l\u2019évolution de la maladie et les moyens modernes que possède l\u2019urologue serviront à poser un diagnostic précoce.Avant de les exposer, nous présentons, pour mieux les illustrer, quelques observations que nous avons observées -dans le service de notre maître M.Marion à Paris.Nous y ajoutons celle de deux autres malades, que nous avons eu l\u2019occasion d'étudier dernièrement avec le docteur Bourgeois à l\u2019hôpital Notre-Dame.Enfin, nous présentons l\u2019observation d\u2019une malade que nous venons d'opérer à l'Hôtel-Dieu; elle présente un intérêt particulier par la précocité du diagnostic et par l'évolution spéciale du processus cancéreux. 716 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Observation L\u2014M.V., âge de 63 ans, entre au service Civiale, hôpital Lariboisière, lit no 45, le 7 janvier 1926.Le malade se présente pour des hématuries.La première hématurie a eu lieu il y a six mois environ.Depuis cette époque, elles ont continué de façon regulière avec quelques intervalles.Ces hématuries sont d\u2019apparence totale, accompagnées parfois de caillots abondants.Elles surviennent sans cause et Figure 1 ne sont pas influencées par le mouvement et le repos.Le malade n\u2019a jamais présenté de douleurs.Il a considérablement maigri.A la palpation rénale, on sent une énorme masse lombaire droite ayant tous les caractères d\u2019un gros rein.Il existe un varicocèle droit.L'examen\u2018 des urines divisées par le cathétérisme urétéral est le suivant : L'UNION MÉDICALE DU CANADA 777 Examen histo-bactériologique : Rein droit - cellules épithéliales rares leucocytes urate de soude Figure Examen fonctionnel (70 minutes) : Quantité totale .Urée au litre .Urée réelle .Chlorures au litre Chlorures réelles .P.S.P.Rein gauche sang abondant + urate de soude + nombreux colibacilles Rein droit Rein gauche \u2026 0 38 c.c.\u2026 : 14,42 .0,55 .5,85 .0,22 .40% 778 L'UNION MÉDICALE DU CANADA L'épreuve fonctionnelle pratiquée sur les urines totales a montré - Urée du sang .028 Constante .0,082 P.S.P.124 44 24 44 4 24 24 24 2 ie ee a a.42% & Figure 3 Une pyélographie du rein droit a montré (Fig.I) une déformation du bassinet qui paraît aplati et allongé et une amputation de la presque totalité des calices.Opération: le 9 janvier 1926.Néphrectomie pour néoplasme du rein droit.Résection d\u2019une côte\u2026 pee SET LT L'UNION MEDICALE DU CANADA 779 Dilatation considérable des veines péri-rénales et spermatiques.On ne sent pas de ganglions.Ablation facile du rein.Pièce: Rein très volumineux, long d\u2019environ 25 centimètres, totalement transformé en néoplasme encéphaloïde.Suites opératoires normales.Convalescence longue: le malade quitte l'hôpital le 25 avril.Observation IL\u2014M.M., âgé de 54 ans, entre au service Civiale, hôpital Lariboisière, lit no 49, le 1er février 1926.Le malade se présente Figure 4 pour une hématurie, sans causes, abondante, avec caillots ayant même gêné la miction.Cette hématurie a débuté il y a 10 jours et actuellement elle persiste encore légère.Depuis le mois de décembre 1925 le malade a des sensations pénibles dans la région du flanc droit avec des irradiations plutôt du côté du thorax.Il n\u2019existe aucun autre phénomène. 780 ! UNION MEDICALE DU CANADA Les reins ne sont pas palpables.Le toucher prostatique est négatif.Il n\u2019y a pas de varicocèle.Le malade a maigri de 5 kilos depuis un an.Il y a dix mois, le malade aurait eu quelque chose d\u2019analogue avec une petite hématurie.La cystoscopie montre des éjaculations urétérales droites sanglantes.Le cathétérisme des uretères a donné le résultat suivant : Examen histo-bactériologique : Rein droit Rein gauche sang des hématies cellules épithéliales rares leucocytes pus des eellules Examen fonctionnel (70 minutes) : Rein droit Rein gauche Quantité totale .10 c.c.34 c.c.Urée au litre .12,14 31,37 Urée réelle .0,12 1,06 Chlorures au litre .2,93 8,77 Chlorures réels .0,02 0,29 P.S.P.22 44 22 +.6% 45% Une pyélographie (Fig.2) a fait voir une déformation du bassinet et une amputation de tous les calices secondaires.Opération: le 17 février.Néphrectomie droite pour néoplasme.Résection d\u2019emblée de la 12ième côte.Ablation du néoplasme sans difficulté, de même que l\u2019at- masphère périrénale.Ganglions importants au niveau du pédicule.Ablation de ces ganglions après dissection de la veine cave.Le malade meurt 6 heures après de shock.Observation IIL\u2014Mme C., âgée de 33 ans, entre au service Civiale, hôpital Lariboisière, lit no 28, le ler mars 1926.La malade se présente pour une masse à la région du flanc droit.Cette masse a été constatée par hasard il y a un an à l\u2019occasion d\u2019un examen médical.Depuis la masse a légèrement augmenté.Actuellement cette masse a le volume d\u2019une tête de foetus, elle possède le contact lombaire et le ballottement rénal.Elle est mobile, pouvant être ramenée de la concavité diaphragmatique.Elle est sonore en avant.\u2018Sa \u2018consistance est \u2018ferme et sa surface est un peu irrégulière.Elle mest\u2019 pas douloureuse.La malade n\u2019a jamais eu d\u2019hématurie.Les urine# sont limpides.Il n\u2019existe aucune douleur.\u2018 Le cathétérisme des uretères a donné le résultat suivant : Examen histo-bactériologique: Rein droit 0 Rein gauche des hématies \u2018 sang abondante cellules épithéllales ) cellules épithéliales 4 E ; > = - L'UNION MÉDICALE DU CANADA .78t Examen fonctionnel (70 minutes): Rein droit Rein gauche Quantité totale .1,5 c.c.36 c.c.Urée au litre .1,89 17.46 Urée réelle .traces 0,62 Chlorures au litre .0 13,45 Chlorures réels .0 0,48 P.S.P.22 22 22 2e 0 traces 43% Figure 5 : Une pyélographie (Fig.3) a montré une déformation du bassinet et des calices primaires qui sont agrandis et allongés.Les calices secondaires sont absents.Opération: le 13 mars.Néphrectomie sans incidents.Pièce anatomique: Masse encapsulée du volume d\u2019un petit melon, pouvant s\u2019énucléer de la substance rénale et des parois du bassinet. 782 L'UNION.MÉDICALE DU CANADA L'examen microsccpique cenclut qu'il s\u2019agit d'un hypernéphrome.Les suites opératoires sont normales et la malade quitte l\u2019hôpital le 26 mars.Observatien IV\u2014M.D., âgé de 43 ans, entre à l'hôpital Notre-Dame le 5 août 1926.Le malade se présente pour une hématurie.Cette hématurie remonte à 6 jours environ.E.le persiste actuellement.Elle est abondante et occasionne par les caillots une gêne de la miction.Elle est totale, colorant également les trois verres.De plus, le malade se plaint de douleurs à la région rénale droite.Ces douleurs n\u2019ont rien de précis.Antérieurement, le malade a eu une hématurie peu abondante, il y a six ans.Une deuxième est survenue il y a 2 ans et une troisième, il y a un mois.À la palpation cn sent un rein droit augmenté de volume.A la cystoscopie, on voit un petit caillot au niveau de l\u2019orifice urétéral droit.Le cathétérisme des uretères a donné le résultat suivant : Examen histo-bactériologique : Rein droit Rein gauche sang phosphates rares leucocytes des hématies rares cellules Examen fcnetionnel (70 minutes) : Rein droit Rein gauche Quantité totaie .\u2026 48 c.c.88 c.c.Urée au litre .5,15 9,09 Urée réelle .0,24 0,89 Chlorures au litre .3,84 8,33 Chlorures réels .0,18 0,73 P.S.P .1 22 24 24 44e 10% 46% Une pyélographie (Fig.4) fait voir une déformation du bass net qui est aplati et allongé et un allongement des calices primaires avec déformation.Opération: le 17 août.Néphrectomie par voie lombaire sans incidents.Pièce anatomique: Le rein a la grosseur d\u2019un petit melon, à surface bosselée.A la coupe, au pôle supérieur on voit un noyau de couleur jaunâtre, de consistance inégale avec des parties très dures.\u201cL'examen histologique montre qu\u2019il s'agit d\u2019un hypernéphrome.Les suites opératoires sont normales et le malade quitté l\u2019hôpital le 8 septembre 1926.Observation V.\u2014Mme L., âgée de 48 ans, entre à l'hôpital Notre- Dame le 29 août 1926.La malade se présente pour une masse lombaire droite et une tuméfaction de la glande de Bertholin dro:te.La malade s\u2019est aperçue de la présence d\u2019une tumeur au niveau de la grande lèvre droite.Cette masse siège à l\u2019endroit de la glande de Bertholin, elle est très dure, irrégulière, de la grosseur d\u2019un oeuf de dinde et présente un point ulcératif au centre.Ses limites sont imprécises et on sent un L'UNION MÉDICALE DU CANADA 783 -envahissement vers l'urétre qui est pris.Il s\u2019agit d\u2019un épithélioma de la glande de Bertholin.Au niveau de la région lombaire droite, on perçoit une Masse \u201cdtire et bosselée, ayant tous les cargetéres d\u2019une tumeur rénale.La malade n\u2019a jamais eu d\u2019hématurie.\u2018Les urines sont limpides.Le cathétérisme des uretères a donné le résultat suivant : Examen histo-bactériologique : Rein droit Rein gauche des hématies quelques leucocytes des cellules épithéliales des cellules épithéliales Examen fonctionnel (70 minutes) : Rein droit Rein gauche Quantité totale .8 c.c.20 c.c.Urée au litre .3,75 6,75 Urée réelle .0,03 0,13 -Chlorures au litre .12,60 16,66 Chlorures réels .0,10 0,33 P.S.P.2.2 24 22e 12% 38% Une pyélographie (Fig.5) montre l\u2019absence complète de tous les calices.L'image ne comprend que le bassinet qui est déformé et aplati.En présence de la lésion envahissante épithéliomateuse de la glande de Bertholin, la néphrectomie nous paraît contreindiquée.La malade est alors dirigée vers les gynécologues.Observation VI\u2014Mme V., âgée de 38 ans, entre à l\u2019Hôtel-Dieu pour des petites hématuries et des coliques néphritiques droites.La maladie paraît remonter à deux ou trois mois.A cette époque, la malade aurait eu une petite hématurie, d\u2019apparence totale et accompagnée d\u2019une crise de colique néphritique, peu intense et de courte durée.Depuis, elle a eu trois crises identiques, mais plus douloureuses.L'hématurie a toujours accompagné les crises, mais elle n\u2019a jamais été considérable.Dans une autre province, on a tenté trois cathétérismes des uretères sans parvenir à un résultat.A l\u2019examen, on ne trouve aucune augmentation de volume des reins.Le palper du côté droit est un peu douloureux, aingi que les points urétéraux droits.Le cathétérisme des uretères nous a donné le résultat suivant : Examen histo-bactériologique : Rein droit Rein gauche cellules épithéliales cellules épithéliales sang sang Examen fonctionnel (70 minutes): Rein droit Rein gauche Quantité totale .10 c.c.31 c.c.Urée au litre .6,50 14,75 Urée réelle .0,06 0,45 P.S.P.2212 22 22 1% 29% 784 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Une pyélographie nous montre l'absence complète du calice supérieur.Opération: le 6 novembre 1926 : Nous pratiquons sans incident une néphrectomie par voie lombaire.Pièce anatomique: Le rein est un peu augmenté de volume, sa surface est basselée et sa capsule très adhérente.A la coupe on trouve au pôle supérieur un petit noyau épithéliomateux qui bouche le calice supérieur.Les suites opératoires sont normales.Les fils sont enlevés au 10ème jour.Symptomatologie Le cancer du rein se manifeste, d\u2019une façon générale, par deux symptômes capitaux, auxquels se groupent d\u2019autres signes plus ou moins importants: ce sont l\u2019hématurie et l'augmentation de volume du rein.Hematurie : L\u2019hématurie, symptôme primordial, n\u2019est pas constante.Pour Marion (3), elle existe dans 80% des cas.Israel (4) l\u2019a rencontrée chez 92% de ses malades.Brahsch (5) chez 3 malades l\u2019a trouvée dans une proportion de 64%.Dans sa statistique, Garceau (6) l\u2019a relevée dans une proportion de 66%.L\u2019hématurie, dont nous voyons la grande fréquence, est parfois l\u2019unique symptôme par lequel se manifeste le cancer du rein, comme nous l\u2019avons observé chez les malades de l\u2019observation Il, et VI.Parmi les malades de -Brahsch (5), le cas s\u2019est présenté dans une proportion de 12%.La priorité de l\u2019hématurie sur les autres signes est fréquente.Elle existerait dans plus de la moitié des cas d\u2019après Marion (3).De plus, elle peut de longtemps précéder les autres manifestations.Dans un cas de Lecène (7), l\u2019'hématurie a existé 12 ans avant l'augmentation de volume du rein.De même, dans notre observation IV, le malade, 6 ans avant de consulter, avait eu une hématurie.Ce fait prouve que l\u2019évolution du cancer du rein peut être très longue.Chez l\u2019enfant, dans le dysembryome les hématurics sont plus rares et presque accessoires.L\u2019hématurie du cancer du rein est totale, colorant également I'uriné du début a la fin de la miction.Elle est, de plus, insidieuse et spontanée, apparaissant sans causes.Elle survient d\u2019une façon capricieuse, contrairement à celle des calculs du rein, cessant parfois, +] \u2018re, - cw.» L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 785 lorsque le malade est en pleine activité physique, et réapparaissant durant une période de repos.Elle apparaît d\u2019une manière znter- mittente, pouvant disparaître et revenir dans le même jour.D'une façon générale, le saignement est abondant, l'urine contenant de nombreux caillots souvent vermiformes, pouvant déterminer une rétention d'urine, due à l\u2019arrêt des caillots dans l\u2019urètre.Cependant, il est des cas où l\u2019hématurie n\u2019est que microscopique.Israel (4) sur 46 cancéreux du rein avec urines limpides trouva 37 fois des hématies à l'examen microscopique.L\u2019hématurie du cancer du rein a donc pour caractéristique d\u2019être totale, insidieuse et spontanée, capricieuse et intermittente.Son abondance, d'habitude grande, a tendance à augmenter au fur et à mesure de l\u2019évolution du processus cancéreux.Elle reste le symptôme le plus important, le plus illustrant et souvent le premier des néoplasmes du rein.Augmentation de volume du rein : Chez l\u2019enfant, l'existence d\u2019une tumeur de la fosse lombaire perceptible au palper est le premier et le plus important des symptômes du dysembryome rénal.Chez l\u2019adulte, l\u2019augmentation de volume du rein est encore une manifestation fréquente.D\u2019après Brahsch, l'existence d\u2019une tumeur a été le premier signe dans 15% de ses cas.La fréquence de ce signe varie selon les auteurs.Elle existe { 90% pour Marion (3) 76% pour Garceau (6) 84% pour Albarran et Imbert (8) 62 fois sur 68 pour Israel (4).Les caractères de la tumeur lombaire sont ceux que fournit une augmentation de volume du rein.La masse dont la surface est ordinairement irrégulière présente du ballottement rénal, une sonorité antérieure.Très souvent (18% d\u2019après Brasch), la tumeur est fixe et ne suit pas les mouvements respiratoires.Malgré ces caractères de tumeur rénale, il est souvent difficile d'affirmer l\u2019existence d\u2019un cancer du rein.Nous verrons plus loin comment établir le diagnostic.Varicocéle : La valeur, comme moyen de diagnostic, du varicocele symptomatique sur lequel Guyon (1881) a attiré l'attention n\u2019est grande que si Ja dilatation des veines spermatiques s'obsefve à droite et 786 L'UNION MÉDICALE DU CANADA qu\u2019elle est d'apparition récente.Sa grande fréquence à gauche rend ce symptôme peu important, si le cancer est développé sur le rein gauche.Hauser (9), en 1897, considérait que cette dilatation veineuse était consécutive à une compression ganglionnaire et était susceptible d\u2019aggraver le pronostic.Les nombreux cas de rétrocession du varicocèle après néphrectomie, le cas où Israel observa de grosses lésions ganglionnaires sans varicocèle ont prouvé que cette conception n\u2019était Pas \u2018toujours exacte.Le varicocèle peut dans certains cas être sous la dépendance d\u2019envahissement ganglionnaire.Parfois, il est lié à l'invasion de bourgeons néoplasiques dans la veine rénale.Enfin, dans de nombreux cas, il semble être produit plutôt par de la gène circulatoire des veines péri-rénales.Bon élément de diagnostic, surtout s\u2019il siège à droite et qu\u2019il soit d'apparition récente, le varicocèle ne saurait avoir aucune importance au point de vue du pronostic.Signes accessoires : À côté de l\u2019hématurie et de l\u2019augmentation de volume du rein, symptômes capitaux et du varicocèle, le cancer du rein s\u2019extériorise par une série de signes secondaires, accessoires.Nous laissons de côté les symptômes généraux de la cachexie cancéreuse, qui s'observent, d\u2019une façon générale, tardivement et qui ne sauraient aider le praticien à poser le diagnostic précoce.Ce sont l\u2019anémie et les troubles digestifs.De même, les signes de métastase ne sauraient servir à distinguer la maladie, ils ne peuvent qu\u2019indiquer le pronostic.Certains cancers du rein sont douloureux; d\u2019autres s\u2019accompagnent d\u2019élévation thermique.La douleur peut être sous la dépendance d\u2019un envahissement nerveux (plexus lombaire).Elle est le plus souvent consécutive soit à des poussées congestives du rein néoplasique, soit à des hémorragies produites dans l\u2019intérieur de la tumeur, ce qui augmente brusquement son volume et étrangle le rein à l\u2019étroit dans sa capsule.Généralement, la douleur est sourde et fixe.Parfois, elle peut être très vive, affectant le type de la colique néphritique, comme le fait s\u2019est produit chez la malade de l\u2019observation VI.Mais, le plus souvent dans ce cas, il s'agit d\u2019uhe obstruction temporaire de l\u2019uretèrc par les caillots.La douleur vive sans hématurie n\u2019a été observée par Israel (4) que 9 fois sur 59 malades.L\u2019élévation thermique dans le cancer du rein revêt une certaine fréquence.Israel (4) l\u2019a observée dans 8% de ses cas.Pour lui, L'UNION MEDICALE DU CANADA 787 elle dépendrait de la malignité du processus néoplasique et serait due à une destruction massive de tissus normaux par les cellules cancéreuses.I! la considère comme un symptôme défavorable.Les cancers volumineux, qui sont surtout observés chez l\u2019enfant, peuvent comprimer les organes voisins.La compression de la veine cave produit une circulation veineuse collatérale sur la paroi abdominale, modification que Dollinger-Barney (10) a retrouvé 4 fois sur 74 cas.Une compression de la veine porte produira de l\u2019ascite, qui est, cependant, le plus souvent produite par une généralisation péritonéale.Diagnostic différentiel En clinique, le malade porteur d\u2019un cancer du rein se présente au médecin avec trois tableaux différents.Il consulte, soit parce qu\u2019il urine du sang, soit parce qu\u2019il présente une augmentation de volume du rein, soit parce qu'il a ces deux symptômes.Hématurie : Lorsque le malade ne présente pas d'autre symptôme que !\u2019 hématurie, il importe de connaître si le sang vient du rein et de quel rein.L\u2019examen cystoscopique, seul, en montrant des éjaculations sanglantes au niveau d\u2019un orifice urétéral, nous indiquera quel rein est malade.Cette exploration aura l'importance de permettre la localisation de l\u2019affection du côté rénal.- Cependant, le seul symptôme hématurie ne permettra pas d'affirmer le cancer du rein.Nombreuses sont los affections rénales présentant des hématuries.On devra alors penser, soit à une tuberculose rénale, soit à une lithiase rénale, soit à de la néphrite hématurique.Le fait que l'hémorragie diminue d'intensité avec l\u2019évolution de la maladie devra faire penser à des lésions tuberculeuses.De même, la présence de pus dans les urines sera plutôt en faveur de ces lésions.Cependant, il importe de connaître que les deux maladies peuvent coexister, comme dans le cas rapporté par Boeckel (11).La relation des mouvements avec l\u2019hématurie doit être en faveur d\u2019un calcul rénal et forcera à pratiquer une radiographie, qui tranchera la question.L'absence de caillots dans les urines hématuriques est caractéristique de la néphrite hématurique, d\u2019après Marion (12).Malgré ces particularités cliniques de l\u2019hématurie, le diagnostic dans ce cas où le seul symptôme est l\u2019hématurie est le plus souvent difficile à établir par la seule évolution et doit être fait par les 788 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA moyens spéciaux d\u2019exploration, tel que la division des urines et la pvélographie, dont nous parlerons plus loin.Hématurie et tumeur : Lorsqu'un malade présente ces deux symptômes, le diagnostic devient beaucoup plus facile; il est presque évident.On ne pourra guère confondre qu\u2019une hydronéphrose avec hématurie, les calculs avec gros rein et les tumeurs du bassinet.Le rein polykystique avec hématurie sera facilement éliminé par un examen clinique, qui nous montrera une augmentation de volume des deux reins.L'hydronéphrose avec hématurie pourra difficilement être confondue, si elle s'accompagne de crises\u2019 douloureuses.De plus, la tumeur a des caractères spéciaux de consistance, dont nous parlerons plus loin.D'ailleurs, le cathétérisme des uretères fera reconnaître là\u2019 rétention rénale.La radiographie 'décèlera les calculs avec gros rein, chez qui l\u2019hématurie est en relation avec les mouvements.les tumeurs du bassinet s\u2019accompagnent le plus souvent d\u2019hémato- néphrose qui sera constatée par le cathétérisme urétéral.La sonde alors en arrivant au bassinet évacue brusquement une quantité plus ou moins -considérable de liquide uro-sanglant en- rétention.Fumeur : Lorsque le malade ne présente qu'une tumeur lombaire, le diagnostic peut ne pas être facile.Il s\u2019agit d\u2019abord de bien étudier les caractères de la tumeur pour savoir si elle est bien rénale.Le gros rein possède un contact lombaire (13), c'est-à-dire qu\u2019il est perçu en arrière sans que la main antérieure ne l\u2019amène avec effort au contact de la main postérieure.De plus, il présente le ballottement, dit rénal; les doigts postérieurs peuvént le refouler en avant au contact des doigts antérieurs.Enfin, en avant du gros rein, existe une zone de sonorité, due à la présence des côlons.Ces caractères permettront d\u2019éliminer certaines autres tumeurs que l\u2019on rencontre dans la fosse lombaire.| Une tumeur des angles coliques, en plus de ne pas présenter de contact lombaire, et de ballottement, s'accompagne de phénomènes intestinaux.Une grosse rate se reconnaîtra facilement, si l\u2019on met en évidence son bord tranchant et crénelé.Une tumeur du foie n\u2019a pas de contact lombaire et sa matité se continue avec celle du foie.Un diagnostic plus difficile est celui de ces abcès froids lombaires, consécutifs à un mal de Pott fruste.Nous avons vu un cas où le diagnostic ne put être établi, la malade ne présentant aucun symtôme « @ ce ve 9 - L'UNION MÉDICALE DU CANADA : 789 vertébral marqué.Celui de kyste du rein ou de tumeur paranéphri- tique avait été porté avant l'opération.Ces abcès peuvent présenter tous les caractères du gros rein en raison de leur situation sous- péritonéale.Cependant, la masse lombaire qu\u2019ils constituent est rénitente, ce qui permet de ne pas les confondre avec le cancer du rein.Les tumeurs paranéphritiques solides, fort rares, développées aux dépens, soit de la capsule fibreuse du rein, soit de son enveloppe cellulo-adipeuse sont d\u2019un diagnostic encore plus difficile.Seule, la division des urines, en montrant deux reins égaux, et la pyélographie, en faisant voir des catices et un bassinet normaux, permettront de trancher la question.Lorsque le médecin a acquis la conviction que la tumeur perçue dans le flanc est un gros rein, il doit alors pousser son diagnostic plus avant pour arriver à dépister le cancer du rein.L'absence de bilatéralité fera éliminer le rein polykystique.L'hydronéphrose peut porter à confusion.La tumeur a une certaine renitence et des variations de volume.Le cathétérisme urétéral et la pyélographie la feront reconnaître aisément.La lithiase rénale sera éliminée par l\u2019évolution clinique et par la radiographie.Le kyste hydatique, le grand kyste uniloculaire du rein, en plus de leur consistance renitente seront dépistés par la division des urines qui montre des éliminations normales.En somme, si dans de nombreux cas le praticien peut diagnostiquer par la seule évolution clinique le cancer du rein, chez d'autres malades la maladie est plus difficile à cataloguer et ne peut être découverte que par des moyens spéciaux, entièrement du domaine de l\u2019urologue.| Diagnostic positif De nos jours, le développement des méthodes d\u2019exploration de la fonction rénale a fait que le chirurgien ne peut décider l\u2019ablation d\u2019un rein, sans avoir acquis au préalable la certitude que le rein qui doit rester a un fonctionnement parfait.Le cathétérisme des uretères, en divisant les urines, fournit cette certitude.Il permettra, en plus, -dans les cancers du rein, d'établir d\u2019une façon précise le diagnostic.la comparaison du fonctionnement rénal de l\u2019un et de l\u2019autre rein et la pyélographie sont des éléments précis pour arriver à ce diagnostic.La cystoscopie concomitante du cathétérisme des uretères nous indiquera quel rein saigne, en faisant voir des éjaculations sanglantes 790 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA au niveau d'un orifice urétéral.Déjà le diagnostic du côté malade sera posé, même et surtout si cliniquement l\u2019affection ne se traduit que par des hématuries.: l'examen histo-bactériologique des urines divisées n\u2019offre rien de particulier dans le cancer du rein.On peut y trouver du pus, lorsque le néoplasme coïncide avec une infection surajoutée du bassinet ou du parenchyme rénal.On y rencontre dans ces cas d'infection surajoutée des microbes variés et parfois même du bacille de Koch, s'il y a coïncidence de tuberculose, comme dans le cas de Boeckel (11).\\Whitead, Rowsing auraient trouvé dans le culot de centrifugation des cellules cancéreuses, ce qui est l\u2019exception et paraît difficile à contrôler.La présence de cylindres n\u2019est pas rare, qui traduit la réphrite interstitielle, fréquente dans le cancer du rein.Bref, l'examen histo-bactériologique des urines du rein cancéreux ne saurait apporter des éléments susceptibles de poser et même d'orienter le diagnostic.Au contraire, l'examen chimique, qui indique le taux de l\u2019urée et le taux des chlorures et l\u2019épreuve de la phénol-sulfone-phtaléïne sont caractéristiques dans le cancer du rein./l y a chute de toutes les éliminations du côté du rein cancéreux.La quantité d\u2019urine, la concentration et le débit de l\u2019urée et des chlorures sont diminués par rapport au rein sain.l'élimination de la P.S.P.est également déficiente du côté malade.Sans doute, cette chute des éliminations est plus ou moins marquée selon l'étendue du cancer et la destruction du tissu rénal.C'\u2019ést cette chute de toutes les éliminations qui nous a permis chez la malade de l\u2019observation VI de porter un diagnostic de cancer du rein, malgré la symptomatologie anormale, beaucoup plus voisine de calcul qu\u2019elle présentait.La pyélographie est un moyen précieux pour préciser la nature cancéreuse d\u2019un gros rein, lorsque lcs caractères cliniques ne le permettent pas.La modification la plus caractéristique et la plus fréquente du néoplasme rénal consiste en amputation de un ou de tous les calices.Cette amputation auquel Brahsch (14) donne l\u2019expression démonstrative \u2018\u201cd\u2019absence de remplissage\u201d (filling defect) a pour substratum l\u2019obstruction de la lumière des calices par la masse cancéreuse.Lorsque la tumeur se développe vers le bassinet, celui-ci apparaît irrégulier et informe et considérablement diminué de calibre.D'autres fois, le pyélogramme montre un bassinet déformé, allongé et des calices primaires irréguliers, ayant subi une élongation 2 | reap dy Aw es?.an a L'UNION MÉDICALE DU CANADA 791 considérable.A cet aspect se joint une suppression complète des calices secondaires et tertiaires.Cet allongement (Figures III et IV) avec déformation du bassinet et des grands calices joint à l\u2019amputation des petites cavités calicales s\u2019observerait, selon Brahsch (14), surtout dans l\u2019hypernéphrome.Elle aurait pour cause une extension du cancer vers la périphérie, qui détruit le tissu rénal et augmente Ja longueur des calices primaires tout en les déformant.Aux modifications structurales de la cavité pyélique et des cavités calicales s'ajoutent souvent des déformations de l\u2019uretère.Dévié par la masse cancéreuse, ou déplacé par l\u2019abaissement secondaire du rein, celui-ci décrit une grande courbure à convexité interne.Cette déviation urétérale vers le rachis n\u2019est pas spéciale au cancer et s\u2019observe chaque fois que le rein est augmenté de volume.Cependant, elle pourrait indiquer que la tumeur siège principalement au pôle inférieur.L'amputation des çalices primaires est une indication précieuse pour localiser le processus tumoral.La suppression de l\u2019inférieur permet d'affirmer la localisation inférieure de la masse cancéreuse.Quoi qu\u2019il en soit, cette localisation n\u2019a aucune valeur au point de vue thérapeutique.Lorsqu'un pyélogramme sert à établir d\u2019une façon certaine le diagnostic de cancer du rein, il faut être assuré du remplissage du bassinet et des calices pour lui accorder une valeur positive.Eisendrath (15) a attiré l\u2019attention sur les erreurs d\u2019interprétation dues à un remplissage incomplet des cavités pyéliques et calicales.Celui-ci peut simuler des amputations pathologiques des calices.L'erreur sera facilement évitée par une technique parfaite et au besoin par un second cliché pyélographique.En résumé, le médecin est en droit d\u2019affirmer le cancer du rein, lorsque le pyélogramme montre, soit une amputation d\u2019un ou de tous les calices primaires, soit une déformation et un rétrécissement informe du bassinet, soit une élongation avec irrégularité des cavités pyéliques et calicales primaires jointe à une suppression des calices secondaires et primaires.Conclusion Le cancer du rein pourra être dépisté par le tableau et l\u2019évolution clinique qu\u2019il engendre.Il sera reconnu d\u2019une façon certaine par l'examen des urines divisées par le cathétérisme urétéral et par la pvélographie. L'UNION MÉDICALE DU CANADA si © ES BIBLIOGRAPHIE 1.\u2014Taddei: Potologia e clinica del tumori del rene.Folia Urologica, juin 1908.2 \u2014Jeanselme et Barbe: Etude statistique des cas de cancer traités à l'hôpital Tenon pendant la période sexennale 1901-1906.Bull.Assoc.franc.pour l\u2019étude du cancer, 1912.3\u2014 Marion: Traité d\u2019Urologie.Masson, 1921, Paris.A \u2014Israels Chirurgie der Niere und des Harnleiters.Leipzig, 1925.35\u2014Brahsch: in Jour.Am.Med.Assn, 1913, LX, 274.6\u2014Gareeau: Renal, Ureteral, Perirenal and Adrenal Tumors, 1909.7\u2014Lecene et Wolfromm: Cancers du Rein.Doin, 1923, Paris.&.\u2014Albarran et Imbert: Les Tumeurs du Rein.Masson, 1903, Paris.9 \u2014Hauser: Pathogénie du Varicocèle symptomatique.Thè:e de Paris, 1897.,Ç 160 \u2014Dellinger-Barney: Symptomatology of the renal Tumors.Boston Med.and Surg.Journal, 27 février 1913.11.\u2014Boeckels: Société française d\u2019Urologie, 1924.12\u2014 Marion: De la néphrite hématurique.\u2018Société franç.d\u2019Urologie, 1925.5\u2014 Mercier: Les gros Reins.L'Union Méd.du Canada, 1926.14.\u2014Brahsch: Pyelography.Saunders, Philadelphie, 1915.15.\u2014FEisendrath et Koll: Pyelographic errors in the Diagnosis cf Renal Neoplasms.The Journal of Urology, déc.1925. SOCIETES Société de Biologie de Montréal DE L'ANTIGENE METHYLIQUE DE NEGRE ET BOQUET DANS CERTAINES FORMES DE TUBERCULOSE.(1) Par le Dr.P.DEL VECCHIO.L'antigène tuberculeux méthylique est un extrait méthylique de bacilles tuberculeux préalablement dégraissés par l\u2019acétone.On prend des cultures de bacilles humains et bovins âgées de 6 semaines mélangées à parties égales que l\u2019on stérélise pendant 30 minutes à 120° C., ensuite elles sont filtrées sur papier.Les corps bacillaires sont lavés à l\u2019eau distillée sur le filtre puis séchés dans le vide ou à l\u2019étuve à 37°, ensuite traités par l\u2019acétone dans la proportion de 1 c.c.par centigramme de bacilles secs.Après 48 heures de contact le mélange est filtré et les bacilles de nouveau desséchés sont mis en macération pendant douze jours à 37,38 dans de l\u2019alcool méthylique à 99 aussi pur que possible (1 c.c.d\u2019alcocl par centigramme de bacilles).Une dernière filtration sépare les corps bacillaires de l\u2019alcool lequel constitue alors l\u2019antigène tuberculeux.Cet antigène est hygroscopique altérable par l\u2019eau, c\u2019est pourquoi il doit être conservé en petits flocons bien bouchés à l\u2019abri de l\u2019air et de la lumière.Chaque ce.c.correspond à 1 cent.de corps microbiens desséchés.Cet antigène est d\u2019abord pur, avant l\u2019emploi, il doit être dilué : 1 partie d\u2019antigène pur, 9 d'ean physiologique.Cet antigène dilulé s\u2019emploie en injection sous-cutanée ou intra-musculaire aux doses progressives suivantes: 14 c.c., 1%, 31 et 1 c.c.Chaque dose doit être répétée 2 ou 4 fois avant de passer à la dose supérieure.Continuer le traitement à la dose de 1 c.c.qui ne doit pas être dépassée.Les injections faites 2 ou 3 fois par semaine.Lorsqu'il se produit des réactions thermiques importantes, diminuer la dose injectée pour l\u2019augmenter ensuite progressivement si le ma'ade cesse de réagir.Le traitement de l'antigène méthylique donne de bons résultats dans les tuberculoses cutanées, muquevses, ganglionnaires, osseuses, articulaires, pér:tonéales et dans les tuberculoses pulmonaires torpides.Ce traîtement n\u2019est pas spéc:fique de la tuberculose, mais une aide au traitement ordinaire.Il est contre-indiqué dans tous les cas de tuberculose pu'monaire intensive à grandes oscillations de temrérature ou à température instable.Il faut également envisager les cas exceptionnels de sujets part:culièrement hypersensibles qui présenteraient des réactions locales ou générales\\importantes.Dans ce cas, il sera prudent d\u2019inter- (1) Communication faite à la Société de Biologie, séance du I2 octobre 1926. 794 L'UNION MÉDICALE DU CANADA rompre le traitement et de le reprendre ensuite à la dose minima après la disparition des troubles observés.On augmentera ensuite les doezs très lentement sans dépasser 1 c.c.de l\u2019antigène dilué.Le sujet qui a servi a l\u2019application de ce traitement est un adolescent de 15 ans souffrant de tuberculose pulmonaire 3ème degré, température normale, résistance bonne.Bien que cet enfant soi âgé de 15 ans, il ne paraît en avoir que 8; sa hauteur est de 54 pouces au lieu de 61; son poids est 64 livres au lieu de 104.Ce malade s\u2019est présenté au dispensaire de l\u2019Institut Bruchési le 22 juin 1926 se plaignant de faiblesse, de dyspnée, d\u2019cppression, de toux, d\u2019expectoration, sueurs nocturnes, d\u2019amaigrissement, perte de poids, de forces, etc.Histoire antérieure personnelle: rougeole, coqueluche.Histoire familiale: une soeur morte de tuberculose.Père probablement tuberculeux.A Fexamen du malade: teint subictérique, systéme digestif délabré, estomac et intestins dilatés par les gaz, foie hypertrophié, digestion très mauvaise, selles noires, habitudes alimentaires trés mauvaises.Poumons : infiltration et forte condensation des deux sommets, caverne au sommet droit confirmée par la radiographie, Von Pirquet positif, analyse des ,crachats Koch nomhreux.En résumé ce malade nous présentait des symptômes d\u2019une intoxication digestive prononcée, de dém\u2019néralisation progressive et d'hyposystolie accompagnée d\u2019infiltration pulmonaire dense sur laquelle s\u2019est greffée une tuberculose arrivée a la période terminale.Traitement: nous avons appliqué le traitement ordinaire c\u2019est-a-dire hygiéno-diététique, et désintoxication par les émonctoires naturelles, aidé par l\u2019antigène méthylique décrit plus haut.Le malade a reçu du 7 juillet 1926, au 24 août 1926, 16 injections d\u2019antigéne: trois injections de 14 c.c., 10 injections de 1% c.c.et 3 injections de 3 c.c.Après le 24 août 1926, le malade se sentait beaucoup mieux; il quitta le dispensaire, il revient cependant à la fin de septembre.A ce moment nous primes une nouvelles radiographic.Nous constatons en étudiant cette image, la confirmation des signes cliniques c\u2019est-à-dire éclaircissement presque complet des deux sommets pulmonaires, la caverme cependant persiste bien qu\u2019elle soit moins visible que sur la première radiographie.Au point de vue de l\u2019état général le malade se sent beaucoup mieux, son poids s\u2019est accru de 314 livres, son appétit est bon, il se croit guéri Les bacilles persistent dans les crachats.Conclusion : Cette amélioration si appréciable chez le malade doit être attribuée au traitement ordinaire ou à l\u2019antigène méthylique.Je ne saurais le dire.° Le traitement ordinaire (hygiéno-diététique) donne très souvent chez ces cas des améliorations très considérables, cependant chez ce cas l\u2019antigène semble avoir apporté beaucoup d\u2019aide, l\u2019avenir nous dira ce que nous devors en penser.0 010 \u20ac 2 > = a L'UNION MÉDICALE DU CANADA .795 REACTIONS AU NIVEAU DES ALVEOLES PULMONAIRES, VIS A VIS DES POUSSIERES ET DES BACILLES TUBERCULEUX CHEZ LA TORTUE.(1) Par LOUIS PARE Les recherches de chimiothérapie antituberculeuse, inscrites au programme du Centre de recherches pastoriennes, m\u2019ont amené à étudier in vivo, l\u2019action d\u2019un certain nombre de substances chimiques vis à vis des Bacilles tuberculeux; on sait, en effet, que divers corps se comportent, de façon différente, à l'égard des micro-organismes, suivant qu\u2019ils sont mis en présence, in vitro ou in vivo; en outre, j'ai été ainsi conduit à rechercher le mécanisme réactionnel des acini pulmonaires, au contact desquels parviennent des poussières et des Bacilles tuberculeux.Jusqu\u2019à ces temps derniers, deux conceptions différentes étaient soutenues à ce dernier point de vue.Peut-être, peut-on les schématiser très brièvement de la façon suivante, en ce qui concerne tout au moins les Mammifères: .un premier fait, sur lequel l\u2019accord est unanime, consiste en ceci : tous les corps étrangers qui parviennent dans les acini sont rapidement phagocytés.Ce point acquis, les divergences apparaissent : pour certains auteurs, spécialement aux Etats-Unis, la macrophagie, d\u2019après À.A.Maximow est assurée par \u201cthe local connective tissue cells, histiocytes\u201d.Les macrophages de Metchnikoff sont désignés par Maxi- mow sous le nom de polyblastes et ceux-ci ont une double origine.En France, les histo-pathologistes invoquent un double processus; une phagocytose très précoce des Bacilles par les leucocytes à noyaux polymorphes diapédétiques; d\u2019autre part, des phénomènes macropha- giques, très actifs par des cellules dérivées de l\u2019endothélium pulmonaire, des cellules à poussières (Dust Ceils, Staubzellen).Dans un récent travail, relatif au revêtement des alvéoles pulmonaires chez les Mammifères, le Professeur A.Policard remet en discussion toute la question; sa conception \u2018\u201cchoquera sans doute beaucoup d\u2019histologistes, car elle bouscule un certain nombre de notions considérées comme intangibles.\u201d D\u2019après les notions classiques, les alvéoles pulmonaires des Mammifères sont limités par un épithélium qui, nettement caractérisé chez Fembryon, se transforme en plaques anucléées d\u2019une minceur extrême, entremêlées de quelques petites cellules à noyaux.A.Policard se demande si cette structure n\u2019est pas le fait de l\u2019imagination, en d'autres termes, si les cellules alvéolaires ne sont pas des \u2018êtres de raison\u201d; en réalité, des cellules mésenchymateuses (Histiocytes, macrophages, cellules migratrices fixées, cellules rhagiocrines, monocytes, leucocytes endothéliaux, etc.suivant le terme qu\u2019on veut leur attribuer) sont étalées sur la paroi alvéolaire en une couche discontinue et très mince: les lignes noires qui réduisent l\u2019argent ne correspondent pas aux limites des \u201c\u2018cellules épithéliales\u201d, mais aux plis de la membrane de (1) Communication faite à la Société de Biologie, séance du 12 octobre 1926. 796 L'UNION MÉDICALE DU CANADA l\u2019histiocyte.L'air inspiré vient au contact non point d\u2019un épitké'ium, mais d\u2019un étalement lamelliforme, discontinu, histiocytaire.Notons à ce propos que, malgré tous les efforts, un revêtement cellulaire n\u2019a pu être décelé dans les alvéoles de divers animaux; Hérisson (Marchand, Ogawa), Taupe (Ogawa), Chauve-souris (Ogawa), Oiseaux (Van der Klok, Eberth, Juillet, Ogawa).Dans ces espèces zoologiques les \u201cparois alvéolaires sont nues.Les vaisseaux capillaires sont en contact direct avec l\u2019air alvéolaire\u201d.Quant aux cellules à poussières, A.Policard se pose les questions suivantes\u201d sont-elles des cellules a revêtement, donc épithéliales?ou des leucocytes ?ou des cellules endothéliales?Toute cette longue discussion qui dure depuis des années provient en réalité de ceci, qu'il a paru difficile d\u2019assimiler à des cellules épithéliales des éléments si activement phagocytaires.On sait, en effet, que les épithéliums sont généralement dépourvus de la propriété phagocytaire.Comme les observations histologiques avaient montré avec certitude que les cellules du revêtement pouvaient se transformer en cellules à poussières, et, comme on voulait respecter le schéma de la nature épithéliale de celui-ci, on affirma, contre toute évidence, que les cellules à poussières étaient des leucocytes émigrés ou des cellules endothéliales des capillaires ayant desquamé (?) dans la lumière.La question, cependant, paraît assez simple.Les cellules à pouss\u2018ères sont bien des cellules.du revêtement, mais elles ne sont pas épithéliales.Elles sont de nature mésenchymateuse.Ce sont des macrophages.\u201d Dans cette première note, je ne m\u2019occuperai que des phénomenes qui siègent dans le poumon de Tortues indigènes du Canada.(J'ai confié à Miss Jane Henderson, Démonstrateur au Département de Zoologie de l\u2019Université McGill, les tortues et les carapaces pour en faire le diagnostic.Je remercie Miss Henderson vivement pour sa gracieuse amabilité.) Les expériences ont été conduites de deux façons différentes : a) La Tortue (Chrysemis marginata Agassiz, Painted turtle) reçoit une injection intra-trachéale d\u2019une émulsion épaisse de Bacilles tuberculeux et de carmin : l\u2019animal est sacrifié au bout de 24 heures : les poumons sont modérément gonflés avec du liquide fixateur et étudiés histologiquement.; b) La Tortue (Malaclemus centrata Latreille, Diamond back Terrapin) et (Chrysemis marginata) sont injec\u2018ées par voie intra-trachéale, avec une dizaine de centimètres cubes d\u2019émulsion Bac/llaire et de carmin: d\u2019autre part un demi-centimétre cube de tréposan (suspension colloïdale d\u2019un sel de bismuth) est injecté dans la cavité cardiaque, après trépanation du plastron.Naturellement, j'ai examiné les témoins nécessaires.Notons que chez les Tortues canadiennes, les alvéoles sont limitées par une ligne mince, au niveau de laquelle on ne peut déceler de cellules nettement différenciées.Dans le cas ou une injection intratrachéale seule est pratiquée, les alvéoles pulmonaires renferment des amas de leucocytes granuleux, ayant L UNION MEDICALE DU CANADA 797 phagocyté du carmin et des Bacilles; mais la majorité de ceux-ci restent libres dans les intervalles des cellules granuleuses.Si on injecte par la trachée l\u2019émulsion de Bacilles et de carmin et dans la cavité cardiaque du tréposan, les leucocytes granuleux (sus indiqués à l\u2019intérieur du poumon) abondent dans les capillaires pulmonaires et on n\u2019observe de grains et de carmin que dans les leucocytes qui ont passé dans les alvéoles pulmonaires: mais, fait à noter, un certain nombre de ces cellules renferment, en outre, des grains de tréposan.Dans un des derniers travaux dont j'ai eu connaissance, Miss Margaret R.Lewiss admet le même mécanisme; pour cet auteur; \u2018les cellules phagocytaires du poumon de la grenouille dérivent du sang et non de l\u2019endothélium ni de la rate ni du foie\u201d.Ce point de vue est d\u2019ailleurs sensiblement le même que celui qu\u2019expose W.T.Sewell; il pratique chez les animaux une injection intravas- culaire d\u2019encre de Chine, ainsi qu\u2019une injection intra-trachéale ce carmin: toutes les cellules endothéliales de la rate, du foie, de la moelle osseuse ont phagocyté des particules d\u2019encre tandis que les cellules alvéolaires ne renferment que des granulations de carmin.Je ne puis faire dans cette courte note la bibliographie de la question ; d\u2019ailleurs, les ressources bibliographiques de Montréal ne le permettent pas; on m\u2019en excusera si je ne puis citer que les quelques travaux dont j'ai pu prendre connaissance, me référant aux mises au point d\u2019ensemble, telles que l\u2019infection Bacillaire et la tuberculose de A.Calmette et la revue de À.Policard, parue en septembre-octobre 1926.Dans les recherches effectuées chez les Mammifères, la formation des cellules à poussières est toujours active dans tous les cas ou les particules viennent au contact de l\u2019endothéli\u2018um pulmonaire.Dans les conditions ou j'ai expérimenté, je n'ai pu déceler les dits éléments chez la Tortue.La réaction est due aux leucocytes granuleux qui marginent les capillaires, traversent la paroi alvéolaire et tombent dans la cavité pulmonaire où ils phagocytent.Ces propriétés diapédétiques et phagocytaires ont été signalées jadis pour les leucocytes granuleux chez le Protée, et peut-être chez les autres Batraciens par A.Drzewina (1).(1) Citation faite de mémoire par le Pr A.Pettit, dans le laboratoire duquel ont été poursuivies les expériences de À.Drzewina.SUR LA PENETRATION DU BACILLE TUBERCULEUX PAR VOIE PARENTERALE.(1) Par le Professeur ELIE ASSELIN et le Docteur LOUIS PARE Nous avons ébauché qulques expériences sur le rôle des voies lymphatiques au point de vue de la pénétration du Bacille tuberculeux dans l'organisme animal.Nous ajournions à une période ultérieure la publi- (1) Communication faite à la Société de Biolagie, séance du 12 octobre 1926. 798 L'UNION MÉDICALE DU CANADA cation de nos premiers résultats; mais, entre temps a paru le rapport de E.Sergent et de F.Bordet (1) sur les modes d\u2019infection de la tuberculose et, en particulier, du rôle de l\u2019intestin.Or, bien que les auteurs de ce remarquable rapport, si richement documenté, rappellent les expériences et les faits positifs de A.Chauveau (1868-1872), de Nicolas et Descos, et de Svenson, de Cernaianu, de Dobroklowski, de Wesener, de Roger et Garnier, de Letulle, de Pascal et Lesage, de Loomis, de Piccini et Harbitz et surtout de Calmette et Guérin, ils posent en principe que \u2018\u2018la pénétration du Bacille de Koch, à travers la muqueuse oesophagienne ou gastrique, en l\u2019absence de toute érosion, reste assez problématique\u201d.En outre, ils font la remarque suivante: \u201calors que les c'iniciens, influencés par la prédominance des lésions ganglio-pulmonaires ont tendance à réduire le domaine de la tuberculose par ingestion au profit de celui de la tuberculose par inhalation, les biologistes, frappés par la facilité d\u2019accès de la porte d\u2019entrée intestinale, ont tendance à défendre l\u2019opinion inverse.De ces deux tendances opposées naquirent deux théories: l\u2019une admettant la prépondérance de la voie pulmonaire, l\u2019autre soutenant celle de la voie intestinale.Malgré les nombreux débats, dont elles furent l\u2019objet, principalement au cours des années qui précédérent le Congrès international de Rome (1912), l\u2019accord n\u2019a pu encore se faire.L\u2019exposé des arguments invoqués de part et d\u2019autre et que nous essaierons de faire aussi impartial que possible n\u2019aura pas de peine à nous convaincre qu\u2019il est trop tôt pour se prononcer et pour établir de facon précise la part de vérité que chacune de ces théories contient\u201d.Cette incertitude nous amène à publier les résultats d\u2019une modeste expérience: un chien, à jeun depuis la veille, ingère un repas d\u2019épreuve composé de 500 c.c.de crème, additionné de carmin et d\u2019une émulsion épaisse de Bacille tuberculeux, culture en milieu de Besredka, âgée de quatre jours.Puis il est anesthésié (chloroforme et éther) et une intervention dans la région cervicale est tentée.Trois heures après le repas d\u2019épreuve, l\u2019animal est sacrifié par saignée à la carotide.Du sang a été prélevé, pendant la vie, dans la veine saphène et ensemencé sur les milieux de culture usuels; après la mort, du sang et des ganglions ont été également ensemencés.Dans aucun cas, il n\u2019a été obtenu de culture.Cinq cobayes ont été inoculés soit avec du sang de la saphène, soit avec du sang du coeur, soit encore avec des fragments de ganglions mésentériques et axillaires.Quatre cobayes sont morts environ au bout de huit semaines; ceux qui avaient reçu 10 cc.de sang n\u2019ont présenté aucune lésion tuberculeuse; cependant, un de ces cobayes a montré un petit nodule, contenant du pus avec Bacilles acidorésistants.(Faute d\u2019inoculation la nature tuberculeuse de ceux-ci ne peut être affirmée catégoriquement).Enfin un cobaye, inoculé avec des fragments de ganglions mésentériques présentait à la nécropsie, des lésions de granulie prononcée: (1) Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord, IXe Congrès, Montréal, 1926. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 799 adénites bilatérales; lésions de la rate; nodules disséminés un peu partout.Sur les frottis, on décèle la présence de nombreux bacilles tuberculeux.A l\u2019examen histologique, l'intestin et les ganglions ne présentent aucune lésion tuberculeuse: des traces de carmin sont visibles en certains points de la sous-muqueuse.Cette expérience dépose nettement en faveur de la thèse soutenue par A.Calmette.EROSIONS DE LA LANGUE CHEZ LES BOVIDES (1) Par LOUIS PARE et G.T.LABELLE Au cours de l\u2019enquête que poursuivent au sujet de la tuberculose les médecins affiliés au Centre de Recherches Pastoriennes nous avons été amenés à examiner les lésions de la langue chez les Bovidés qui alimentent les marchés de Montréal.Les lésions de la langue chez les boeufs sont fréquentes et tous les .traités de Médecine vétérinaire les signalent.La tuberculose est rarement incriminée; le facteur pathogène prépondérant c\u2019est l\u2019actymomycose.Enfin on invoque une troisième cause la rétention de produits végétaux à la jonction (face dorsale) de la base et de la portion mobile de la langue.Dans les abattoirs montréalais, où cette lésion est assez fréquente, la partie ulcérés est réséquée par mesure de prudence, bien que l\u2019origine de la lésion ne soit pas précisée.Pour notre part nous avons examiné au point de vue histologique et microbiologique neuf langues ulcérées recueillies dans un abattoir de Montréal.Les recherches microbiclogiques ont visé spécia'ement à mettre en évidence les micro-organismes qui provoquent la tuberculose et l\u2019acty- nomycose.À cet effet nous avons recouru aux cultures en milieux appropriés et aux inoculations aux animaux.Ces moyens n\u2019ont décélé que des germes banaux.Jamais nous n\u2019avons observé de bacilles tuberculeux non plus de mycelium actynomy cosique.Les examens de coupe colorées corroborent ces résultats.Microscopiquement la langue se présente dans les conditions suivantes; au niveau de la jonction des deux parties de la langue l\u2019épithélium est détruit et les tissus ulcérés limitent une cavité irrégulièrement arrondie dans laquelle se trouve réuni une certaine quantité de détritus végétaux.Nous n\u2019avons pas observé de pus dans aucun de ces cas.Au point de vue histologique, au voisinage de la perte de substance l\u2019épithélium lingual est hyperplasié.Il s\u2019arrête assez brusquement et est remplacé par du tissu inflammatoire; celui-ci se compose essentiellement de cellules embryonnaires que morcelent des fibres conjonctives plus ou moins é paisses.En certains endroits on observe quelques leucocytes à noyau polymorphe.Dans la profondeur la sclérose est manifeste; e!le encercle les nerfs ainsi que les fibres musculaires qui se (1) Communication faite à la Société de Biologie, séance du 12 octobre 1926. 800 L'UNION MÉDICALE DU CANADA substituent partiellement à elle.Au dessous de la zone superficielle composée de tissu inflammatoire, on observe, épars, des amas de cellules embryonnaires.Enfin un certain nombre des amas inflammatoires sont centrés par des corps étrangers qui ont généralement la forme de cylindres et qui sont coupés suivant diverses incidences.Ce sont des fragments végétaux et à leur voisinage, il n\u2019est pas rare d'observer des cellules géantes de petite taille et la zône inflammatoire est bien développée.Nous avons communiqué nos coupes au F.Marie Victorin, le botaniste de l'Université de Montréal, qui a bien voulu nous remtttre cette note que nous reproduisons ci-après.Test pour la cellulose (acide phosphorique iodé) négatif, sans doute à cause de la très forte sclérification des fragments.Néanmoins la nature végétale et vasculaire de ces \u2018fragments est indiscutable.Les fragments sont des arètes de glumes de Graminées.La pointe, plus fragile est brisée dans tous les cas observés, mais les barbes sont certainement dirigées en haut.Il s\u2019en suit que les fragments ont pénétré dans la langue de l\u2019animal par leur partie la plus large, et pour ainsi dire à reculons.Ces fragments d\u2019arètes de Graminées appartiennent presque certainement au genre Bromus.Nombre de Bromus méditerranéens se sont introduits sur les basses pentes des Rocheuses, dans la région de l\u2019élevage, et sont devenues des fléaux pour le bétail dont ils irritent la bouche.A mentionner surtout le Bromus hordeaceus et le Bromus rubens.Il s'agit ici très probablement de cette dernière espèce.L\u2019érosion de la langue telle que nous l\u2019avons démontrée serait en rapport, d\u2019après Preuer, avec une particularité de la structure de la langue.Cette affection primaire da la langue, au point de transition entre le corps et le bout de cet organe varierait dans des cas observés à Budapest de 16 en été à 33 pour cent en hiver.On notera que dans les pièces que nous avons examinées il s\u2019agit de fragments de Bromus.Une fois que ces fragments ont pénétré dans les tissus, leur arrête les maintient en place à la façon d\u2019un hameçon.Une forte proportion des animaux présentant sur le marché de Montréal des érosions de la langue semblent provenir de l\u2019Ouest du Canada.Dans une première série, cette lésion a été noté: 90 fois sur 985, dans d\u2019autres circonstances le pourcentage pour des animaux venant de l'Ouest du Canada atteint de 26 à 29 pour cent.SUR LA PRESENCE DE SARCOSPORIDIES CHEZ LE PORC ET CHEZ LE BOEUF (1) Par LOUIS PARE et G.T.LABELLE En inspectant des viandes de porc en juillet dernier l\u2019attention de l\u2019un de nous a été retenue par la carcasse d\u2019un sujet âgé de six mois, (1) Communication faite à la Société de Biologie, séance du 12 octobre 1926. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 801 qui à l\u2019état vivant se comportait de façon absolument normale.Les fibres musculaires sont farcies de petites masses blanchéatres, jrrégulierement fusiformes, nettement limitées par ume cuticule blanche, approximativement du volume d\u2019un grain de millet; au voisinage de ces kystes les fibres musculaires étaient légèrement décoloré:s.A l\u2019examen microscopique, les dites formations se montraient limitées par une membrane anhiste, dense, striée; à l\u2019intérieur on ne trouve que des corpuscules calcaires (évolution fréquente selon les Auteurs) de la graisse, les cellules embryonnaires et des fibroblastes en évolution.Les corpuscules falciformes sont introuvables.Néanmoins il s\u2019agit vraisemblablement de kystes à Sarcosporidies, qui sont mortes et qui sont remplacées par du tissu conjonctif cicatriciel.Dans une brochure du Département de l\u2019Agriculture, portant le titre de \u201cReport of the Veterinary Director General (George Hilton) for the Year Ending March 1924 and March 1925\u201d, la statistique portant sur 6408 condamnés porcs en 1924 et 8100 en 1925 signale en tout sans autre précision quatre cas de Sarcocystes pour le Canada, sans.spécification de Provinces.C\u2019est dire la rareté, tout au moins apparente, des-Särco- eystes au Canada.En examinant au microscope une des langues de Boeuf étudiéas à Yoccasion des érosions, nous avons observé des kystes à Sarcocystes caractéristiques : les corpuseules falciformes se colorent normalement et sont parfaitement nets.Nous devons nous borner à constater la présence des Sarcospori dics chez le Boeuf et chez le Porc, sur le Marché de Montréal.Nous n\u2019avons ni le matériel, ni la compétence nécessaires pour aborder la question de spécification.0 Variétés Applications froides sur la tête en cas d\u2019hyperthermie L\u2019expérimentation, avec Zandek, a confirmé l\u2019empirisme clinique concernânt l\u2019application d\u2019une vessie de glace sur la tête, dans les cas d\u2019hyperthermie par infection, par de chaleur, d\u2019accidénts méningés, etc.La réfrigération du cerveau est très réelle et l\u2019action thérapeutique n\u2019est pas simplement hypothétique.La température générale ne subit aucune modification.Les applications réfrigérantes n\u2019ont qu\u2019une action locale, mais cette action locale n\u2019est plus contestable.z \u201cLe Carnet Médical Francais.\u201d * # * Fécondité.Femme ayant présenté 36 grossesses.Ce cas est celui qui est rapporté par le Dr Laurentie, de Beyrouth, d\u2019une Syrienne mariée à 13 ans et qui jusqu\u2019à 50 ans a eu 35 grossesses, £oit 12 avortements et 24 grossesses à terme avec enfants beaux et vigoureux.(Rev.Fr.de Gynécologie et d\u2019Obstétrique, déc.1922.) COURS DE PERFECTIONNEMENT LES ACTIVITES DU COMITE DES COURS DE PERFECTIONNEMENT DE LA PROVINCE DE QUEBEC Le Comité des Cours de Perfectionnement formé et organisé au début de l\u2019année 1926 a tenu durant les trois derniers mois une première série de journées cliniques dont il tient à tracer ici un bref exposé.Grâce à la générosité d\u2019une compagnie d\u2019assurance, et sous la suggestion de la Canadian Medical Association, un Comité spécial composé des doyen des trois Facultés de Médecine, Laval, McGill, eh de Montréal, et avec le concours des docteurs Boulet, Président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, Bazin, qui eut l'heureuse idée d\u2019intéresser la Sun Life à ce mouvement, E.Pelletier, du Bureau d'Hygiène Provincial, O.Ledoux, de Sherbrooke, L.P.Normand, de Trois- Rivières, E.Saint-Jacques, de Montréal, A.Vallée, de Québec, J.A.Baudoiuin, de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène Appriquée, et L.Gérin-Lajoie, secrétaire de la Société Médicale de Montréal, a organisé des journées cliniques par toute la Province.Voici en quelques mots en quoi consistent ces journées.Avant-midis et après-midis, ou après-midis seulement, suivant les endroits visités, de trois à huit, conférences cliniques étaient traitées par des médecins de nos hôpitaux ou de nos Universités, tant de Québec que de Montréal, avec la collaboration de plusieurs médecins de' Districts, sur des sujets médicaux, chirurgicaux, de laboratoires ou de spécialités, sujets choisis par les médecins même de l\u2019endroit visité.Ces conférences traitées d\u2019un point de vue essentiellement pratique pour le médecin en clientèle générale, avec projections, présentations de pièces, de malades ou d\u2019instruments suivant que les sujets s\u2019y prêtaient, é\u2018aient cuivies d\u2019une discussion toujours extrêmement intéressante.Nombre de médecins prenaient des notes et rencontraient les conférenciers après la réunion pour poser des questions plus particul\u2018ères.C\u2019est dire qu\u2019on en tirait toujours quelque profit.Nous tenons à souligner en passant, combien nous sommes redevables, pour le succès de ces réunions, aux Secrétaires et aux Présidents des Sociétés Médicales Régionales, ou collèges dévoués qui prenaient l\u2019initiative de l\u2019organisation locale de ces journées.Le so:r, en autant que la chose était possible, il y avait grande séance publique d'hygiène à laquelle étaient conviées les autorités civiles et religieuses qui présidaient conjointement ces réunions, où se pressait une foule avide de connaissance générale sur La Tuberculose, La Mortalité Infantile, l\u2019'Hygiène du Logement Ouvrier, L'Alcoolisme, etc., pour ne citer que quelques titres de sujets.Ces soirées onttoujours été organisées avec le concours du Service Provincial d'Hygiène dont les dévoués Inspecteurs Régionaux se dépensaient sans compter pour assurer le succès de.ces séances.Eux-mêmes participaient activement, soit en présentant le conférencier, soit en traitant un sujet d'hygiène, en faisant la distribution de pamphlets, circulaires, etc., ou en tournant des films en rapport avec le sujet traité.me a = L'UNION MÉDICALE DU CANADA 803 En exceptant une séance extraordinaire tenue un soir d\u2019avril dernier aux Trois-Rivières, à laquelle un seul conférencier avait été délégué sous nos auspices, les 25 journées cliniques organisées par le Comité ont été tenues à partir du 2 juin 1926 au 3 septembre dernier, soit exactement sur une période de trois mois et un jour.En tout, 127 cliniques ont été données par 47 conférenciers différents à 441 médecins ou à 5600 personnes pour les séances publiques: en proportion, 1 journée médicale tous les 2 jours et deux tiers, (étant donné que nous n\u2019avons jamais eu de réunions le samedi ou le dimanche et qu\u2019il ne nous restait que 64 jours disponibles pour ces réunions), avec une moyenne de 19 médecins par séance, et 18 séances publiques avec une assistance moyenne de 310 personnes par séance.J'exclus de ces chiffres les gardes-malades et religieuses qui ont éza'ement assisté aux après-midis cliniques lorsque celles-ci se tenaient dans les hôpitaux locaux: Trois-Rivières, Saint- Hyacinthe, Chandler, Thetford Mines.5 Les réunions ont eu lieu aux dates et aux endroits suivants : 1 15 avril 1926\u2014Trois-Rivières 14 27 juillet 1926\u2014Saint-Hyaciuthe 2 2 juin 1926\u2014Granby 15 12 août 1926\u2014Waterloo 3 9 juin 1926\u2014Donnacona 16 17 août 1926\u2014Thetford Mines 4 10 juin 1926\u2014Trois-Rivières 17 18 août 1926\u2014Shawinigan Falls 5 22 juin 1926\u2014Saint-Hyacinthe 18 24 et 25 août 1926\u2014LaSarre 6 2 juillet 1926\u2014Farnham 19 31 août 1926\u2014Portneuf 7 5 jvillet 1926\u2014Trois-Pistoles 20 31 août 1926\u2014 Saint-Hyacinthe 8 6 juillet 1926\u2014Montmagny 21 30 août 1926\u2014Chandler 9 8 juillet 1926\u2014Valleyfield 223 2 sept.1926\u2014Rivière-du-Loup 10 9 juillet 1926\u2014Saint-Raymond 22 1 septembre 1926\u2014Rimouski 11 15 juillet 1926\u2014Plessisville 24 3 sept.1926\u2014Saint-François 12 21 juillet 1926\u2014Chicoutimi 25 1 sept.1926\u2014Coteau Station 13 23 juillet 1926\u2014La Malbaie Le montant global dépensé pour frais d\u2019organisation, secrétariat, papeterie, timbres, impressions, dépenses de conférenciers, rémunérations, s'élève jusqu'ici à au-delà de $6,500,00.Il est aisé de comprendre combien l\u2019aide des Sociétés Médicales Régionales à été précieuse pour nous dans l\u2019organisation locale de ces réunions.D'\u2019ailleurs une fois que les médecins d\u2019un district eurent participé à une journée clinique la demande pour une seconde et même une troisième jourréz ne se fit pas attendre.Nous nous y sommes prêtés volontiers, peut-être un peu au détriment de certains autres centres qui n\u2019ont pas encore fait de demande.Cependant, dès qu'il parvenait à nos oreilles une plainte d\u2019un endroit qui semblait avoir été ouhlié, immédiatement nous nous mettions en commu- nieation avec quelques médecins de ce lieu, qui se prêtaient volontiers à la partic:pation active de l\u2019organisation locale, réservation d\u2019une salle, propagande parmi les confrères, invitatiors verbales, etc, etc.Somme toute ces journées ont obtenu, il nous semble, un franc succès et rencontré l\u2019approbation de tous les médecins qui ont assisté à l\u2019une d\u2019elles. 804 L'UNION MÉDICALE DU CANAD# Pour le moment, afin de ne pas nuire au Comité Exécutif du Congrès des Médecins de Langue Française de l'Amérique du Nord qui se tiendra procha nement à Montréal, l\u2019organisation.de ces réunions est momenhta- nément suspendue, pours jusqu\u2019en octobre.Déjà Amos, Roberval, Saint- Hyacinthe, Trois-Rivières, Sherbrooke, Cowansville, Granby, Saint- Casimir, sont au programme pour le mois prochain et nous ferons tout en notre pouvoir pour répondre aux autres demandes et réunir les médecins des districts qui voudront bien assister à ces réunions; mais nous devrons forcément les discontinuer (sauf pour les grands centres), de novembre prochain jusqu\u2019à l\u2019ouverture des routes en 1927.Certains médecins ont déjà parcouru au-delà de 100 milles en une seule direction, en auto, pour assister à une réunion.Nous n\u2019oserions leur demander de refaire cette randonnée au risque d'être dans l\u2019impossibilité de pouvoir revenir à cause d\u2019une bordée de neige.Nous tâchons de conserver à un centre un rayon beaucoup plus limité, mais il est très difficile dans certaines 1ézons de ne pas dépasser la limite que nous nous étions proposée.Enfin, nous terminons, en demandant aux médecins- des régions.qui n\u2019ont pas de Société Médicale et qui seraient désireux de tenir une journée avant l\u2019été prochain, d\u2019en faire la demande immédiatement.Il suffit d\u2019une init'ative pour que le désir devienne un ordre.Quant aux Sociétés Médicales Régionales qui auraient par hasard été ignorées, c\u2019est que leur Secrétaire n\u2019avait pas répondu à l\u2019invitation générale qui leur avait été adressée au printempts dernier ou que leur existence ne nous était pas connue.La liste fournie par le Collège des Médecins et Chirurgiens, suivant un annuaire médical, peut fort bien être incomplète; nous leur prions de nous faire tenir par l\u2019entremise de leur secrétaire ou de leur prisident la manifestations du désir d\u2019avoir une journée clinique et nous répondrons à leur appel.Toute demande de renseignements doit être adressée au docteur Léon Gérin-Lajcie, secrétaire du Comité des Cours de Perfectionnement, 3482, Ave \u2018ue du Parc, Montréal.LE COMITE.0 Le sottisier C\u2019est l'histoire d\u2019une jeune fille noble et d\u2019un jeune comte.Ils sont fiancés et ils s\u2019épousent.C\u2019est la première partie du roman.Dans la seconde, l\u2019action devient plus tragique encore.\u201cLe Matin\u201d, 8 août, 1909.* % % Variétés L'homme de l'art radiographia et.répondit qu\u2019il envoyait l\u2019épreuve du crâne à un spécialiste de Paris, le docteur Ménard, qui se prononcera en dernier ressort.Qui sait?Peut-être trouvera-t-il sur le front les empreintes digitales des lèvres de Gabrielle d\u2019Estrées\u2014\u201cAu sujet du crâne de Henri IV trouvé à Dinard.\u201d \u201cLes Nouvelles Rennaises\u201d, 23 sept.1924.« I * REVUE GÉNÉRALE Analyses de quelques travaux récents Des accidents mécaniques au cours des applications de rayons ultraviolets à l\u2019aide de la lampe de quartz-mercure (M.Paul Meyer, Société de Médecine de Paris, mars 1926).\u2014L'\u2019auteur rend au public médical le très utile service de faire connaître les accidents mécaniques possibles au cours de l\u2019irradiation ultra-violette.\u2018Ces accidents reconnaissent presque tous pour cause la fragilité des brûleurs, dont le maniement demande plus de précautions qu\u2019on semble en prendre habituellement.L'accident le plus fréquent, l\u2019éclatement du brûleur, peut se produire au milieu d\u2019une séance sans que la moindre \u2018secousse à la lampe puisse être invoquée comme cause.À plus forte raison, une lampe déplacée brusquement, un choc sur une partie quelconque de celle-ci peuvent-ils produire le même résultat.Le malade couché le plus souvent directement sous le brûleur reçoit les éclats de quartz et le mercure bouillant, d\u2019où peuvent résulter des blessures assez sérieuses.L\u2019auteur rapporte trois accidents de ce genre dont il a été témoin.Pour diminuer le risque de blessures aux yeux, M.P.M.recommande de remplacer les lunettes habituelles.par un épais bandeau de tissu.La prévention de tous les accidents devrait être réalisée par l\u2019utilisation de rayons légèrement obliques en ne plaçant pas le malade directement sous le brûleur.L.HENRI GARIEPY.De la fréquence et du traitement de la tuberculose génitale chez la femme (Société de thérapeutique, Séance du 12 mai 1926) \u2014M.Ch.Schmitt se demande si certains troubles estimés utérins ne sont pas des formes larvées de tuberculose, analogues aux kystes des poignets, aux amygdalites pharyngées, etc, et il signale l\u2019efficacité du traitement par les Rayons U.-V.d\u2019annexites dont l\u2019origine tuberculeuse a été reconnue au cours d\u2019une intervention.Il y a intérêt à instituer un traitement précoce surtout pour prévenir la stérilité \u2014(Reproduit de l\u2019Hôpital, Septembre 13, 1926).\u2014L.HENRI GARIEPY.Les dangers des radiations ultra-violettes (La Presse Médicale, 25 septembre 1926).\u2014La P.M.rapporte deux observations publiées par MM.J.Picquet et P.Ingelbraus dans la Gazette des Hôpitaux.Dans la première un enfant de 18 mois, atteint de spina ventosa du cubitus, de plusieurs doigts et orteils, mais sans aucun signe pathologique particulier à l\u2019examen des différents appareils, reçoit une seule application de une minute, à un mètre sur chaque face, à la suite de laquelle il est ramené très abattu, et somnolent.Pas d\u2019érythéme.L\u2019état s\u2019aggrava et la mort survint dans l\u2019adynamie 48 heures après l\u2019irradiation.La deuxième observation a trait à une jeune fille de 14 ans lapara- tomisée pour péritonite bacillaire et soumise à l\u2019irradiation pour hâter la guérison.Etat général bon.Reçoit une première séance à 90 cm. 806 L UNION MÉDICALE DU CANADA trois minutes, sur chaque face.La température s\u2019élève le soir même et l'état devient immédiatement alarmant.Tableau clinique d\u2019une intoxication profonde à point de départ péritonéal.La mort survint 8 jours plus tard dans l\u2019adynamie sans qu\u2019on ait pu déceler de nouveaux foyers bacillaires ni aucune autre complication infectieuse.Ces deux cas ont évidemment été défavorablement influencés par l\u2019action des U.V.et l\u2019apparition des symptômes alarmants quelques minutes et quelques heurs après la première irradiation ne permettent pas de rattacher l\u2019issue fatale à d\u2019autre cause qu\u2019à l\u2019exposition aux rayons ultra-violets.: Une autre observation reproduite de la Gazette hebdomadaire des sciences médicales de Bordeaux (No 35, 29 août 1926) se rapporte à un ancien pleurétique présentant de l\u2019épididymite bacillaire.Soumis à l'actinothérapie à doses très modérées, le malade présente à deux reprises une réaction hyperthermique nette à la suite des séances \u2014 lesquelles sont interrompues à la septième.Apparition de délire, vomissements, contractures, et le malade meurt quelques jours plus tard d\u2019un syndrôme méningé.Je cite \u201cin extenso\u201d les conclusions de l\u2019auteur: Le traitement par les rayons ultra-violets doit être institué et conduit avec une extrême prudence: 1° Chez les tout jeunes enfants, particulièrement chez ceux dont l'état général est déficient et qui sont porteurs de localisations bacillaires multiples; 2° Chez les sujets présentant des lésions bacillaires à évolution rapide, en particulier dans les localisations péritonéales; les rayons ultraviolets semblent alors précipiter leur évolution en diminuant la résistance de l\u2019organisme ; 3° Enfin, dans tous les cas, cette thérapeutique doit rester entre les mains de spécialistes compétents, capables de l'appliquer sans abus ct au courant des dangrs qu\u2019elle peut présenter.L.HENRI GARIEPY.Syndrome d\u2019hypertension intracrûnienne sans signes de localisation et sans réaction méningée.Guérison par la radiothérapie profonde.(Cain, Solomon et Rochet, Bull.et Mém.Soc.Méd.Hôp.de Paris, 17 juin 1926 ).\u2014 Observation d\u2019une malade ayant un syndrome net d\u2019hypertension intracrânienne.Le traitement spécifique n\u2019ayant apporté que des complications, on décide un traitement radiothérapique qui en quelques mois amène une sédation des phénomènes chimiques, contrôlée par de nombreuses ponctions lombaires et de nombreux examens oculaires.La guérison semble se maintenir \u2014ROMEO BOUCHER.Résultats d'un an de traitement des syndromes parkinsoniens par le \u201cdatura stramonium\u201d.(Laignel-Lavarture et Valence, Bull.et Mém.de la Soc.Méd.des Hop.de Paris, 10 juin 1926).\u2014Les auteurs ont suivi vingt-quatre cas de syndromes parkinsoniens post-encéphalitiques qu\u2019ils ont traités par la stramoine.809, ont été améliorés, mais tous ont !\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 807 présenté des troubles d\u2019intoxication dues aux doses limites données.Mode de traitement: pilules de poudre de feuilles de datura stramonium dosées à 0.10 ctgr.Donner trois ou quatre pilules le premier jour, augmenter d\u2019une pilule par jour pendant trois jours, repos de trois jours pendant lequel il! faut donner de la scopolamine per os ou par injection.Recommencer.Ce traitement n\u2019est que symptomatique et passager, mais peut être un adjuvant utile à l\u2019hyoscine et à ses dérivés, seuls médicaments efficaces jusqu'ici contre le parkinsoniame.\u2014 ROMEO BOUCHER.Un cas de tumeur cérébrale traité par la radiothérapie.(Coyon, Solomon et Willemin (Bull.et Mém.Soc.Méd.Hôp.de Paris, 17 juin 1926).Une malade présentait tous les signes classiques de tumeur cérébrale et d\u2019'hypertension crânienne est soumise à un traitement par les Rayons X.Rayonnement très pénétrant, émis sous une tension correspondant à 40 centimètres étincelles.Filtration sur 1, millm.de cuivre plus 2 millim.d'aluminium et 2 cent.de bois.\u201d La base du cerveau est irradiée à travers les deux champs temporaux et les champ occipital.Champs circulaires de 10 cent.de diamètre, distance focale: 30 cent.Dose totale: 3,500 R.par champs; dose par séance entre 500 et 1000 R.Séance tous les deux ou trois jours du 9 mars au 3 avril.Guérison radicale ayant surpris les auteurs qui semandent encore si le diagnostic émis était précis ou bien s\u2019il s\u2019agissait tout simplement d\u2019un gliome.\u2014ROMEO BOUCHER.La pneumorachie et le diagnostic des compressions médullaires (M.M.Riser, Annales de Médecine, juillet 1926, p.52.)\u2014Ce diagnostic peut se faire au lit même du malade sans lipiodol ni rayons X.Il suffit de faire une ponction lombaire de 4 c.c.de liquide céphalo-rachidien et d\u2019injecter 3 ec.d\u2019air.Si la voie est libre, le malade accuse immédiatement une pointe de céphalée.Si les espaces sous-arachnoïdiens médullaires sont bloqués (pachyméningites) ou s\u2019il y a compression de la moëlle par une tumeur, l\u2019air mobilisera la tumeur laquelle, par ses adhérences aux racines postérieures, provoquera des irradiations douloureuses dans un territoire localisé.Si la sténose sous-arachnoïdienne est complète, l\u2019air ressortira par l\u2019aiguille et on n\u2019aura à aucun moment les phénomènes signalés.Miéthode pratique et, selon l\u2019auteur, sans aucun inconvénient.ROMEO BOUCHER.Les petits signes de la bacillose.(Dr Nigoul-Foussal, Bull.de l\u2019Acad.de Médecine, 12 mai 1925).\u2014N.F.présente un tableau clinique de petits signes de bacillose pouvant intéresser le praticien.Tout d\u2019abord frilosite, même estivale, à laquelle se joint vite une obésité précoce (entre 20 et 25 ans) qui supporte mal le traitement opothérapique.Puis viennent avec le même ordre de fréquence une sensibilité particulière aux toxiques, aux vaccins, aux sérums, à l\u2019autohémothérapie (anaphylaxie), des céphalées fréquentes, consécutives à une fatigue morale ou physique (contrariétés, discussions, promenades, etc.), une instabilité thermique, l\u2019entérite chronique, forme muco-membraneuse avec constipation ou avec fréquentations gastriques et vomissements, l\u2019hypotension artérielle et l\u2019asthénie, dues 8068 L'UNION MÉDICALE DU CANADA toutes deux à l'insuffisance surrénalienne, enfin la carie dentaire et la calciurie.Pris isolément, ces petits signes n\u2019ont pas de valeur; il faut le syndrome.\u2014ROMEO BOUCHER.Syndréme psycho-endocrinien de satyriasis avec microorchidie.Pr.J.Sabrazès (Revue Française d\u2019Endocrinologie.août 1926, No 4, p.261).\u2014 Le Pr.Sabrazès nous raconte l\u2019observation d\u2019un malade de 30 ans, adipeux mammaire et fessier, n\u2019ayant jamais eu de maladie vénérienne, sans antécédent particulier qui vient consulter pour des impulsions sexuelles trop marquées.Fils et petit-fils de trousseurs de jupes effrénés, il a conscience d\u2019un état psychique particulier, qualifié par lui d'hystérie, \u2018d\u2019une psycho-névrose obsédante\u201d.Ses amours ont leur caractère physique dans toute sa bestialité Inconstance, satiété et dégoût sont les résultats de chacune de ses frasques.La mariage ne réussit qu\u2019à le calmer onze mois.Traitement: opothérapie ovarienne, atténuatrice des excitations mâles, camphre monobrome à doses progressives (de 0.20 ctgr à 1 gr.50 par jour), poudre tempérante de Stahl dont voici la formule: sulfate de potasse et nitrate de potasse, âAâ 9 grammes, sulfure de mercure rouge, 2 grammes \u2014ROMEO BOUCHER.Spécificité et hérédité sanguines.(H.Le Rasle, Journal Médical français, septembre 1926).\u2014Le sang a des caractères transmissibles héréditairement qu\u2019on peut diviser en quatre groupes selon les divers types d\u2019agglutination.Après avoir étudié cette spécificité sanguine, l\u2019auteur conclue que par l'étude des agglutinogeénes-, agglutinines et des groupements sanguins il est possible au point de vue médico-légal de tirer des conclusions importantes dans les recherches de paternité mais que la parenté ou la consanguinité ne sont pas des raisons suffisantes pour effectuer des transfusions sans examen de compatibilité.ROMEO BOUCHER.L\u2019hérédité et les maladies familiales en ophtalmologie.(A.Montbrun, Journal médical français, septembre 1926).\u2014La seule maladie familiale à hérédité continue (type mendelien \u2018\u201cdominant\u201d) est l\u2019héméralopie essentielle congénitale familiale et héréditaire (Truc).Les femmes surtout sont atteintes et les sujets tarés ne transmettent jamais la maladie.Parmi les maladies familiales à hérédité discontinue (type mendélien \u2018\u201crécessif\u201d) on peut noter l\u2019albinisme, la rétinite pigmentaire, l\u2019idiotie amanrotique familiale; parmi celles qui sont héréditaires matriarcalement: la névrite optique rétro-bulbaire héréditaire, le daltonisme, le nystagmus essentiel bhérédo-familial et le nystagmus-myoclonie.D\u2019autres ma\u2019adies, par contre, n\u2019ont pas de type héréditaire nettement défini.Ce sont des malformations congénitales: épicanthus, colabome congénital de l'oeil, des paupières, ditrichiasis congénital héréditaire, aniridie, hétérochromie irienne; des vices de réfractions: myopie, hypermétropie, astigmatisme; des maladies familiales du globe oculaire: buphtalmie, glaucome, Kkératite en grillage, cataracte congénitale hérédo-familiale, luxation hérédo- familiale du cristallin; des maladies familiales de l'appareil neuro-oculaire: Le _\u2014 \u2018 - a = LR L UNION MEDICALE DU CANADA 809 ophtalmoplégie, ptosis congénital, ptosis familial tardif (Dutil), atrophie optique de I\u2019hérédo-atax\u2019e (Pierre Marie).Toutes ces affections paraissent constituer un vaste champ pour l'étude des lois de l\u2019hérédité.ROMEO BOUCHER.Les lois ordinales en hérédité mendélienne.(René Bénard, Le Journal médical francais, sept.1926.)\u2014Mendel a démontré l'existence de certaines lois en hérédité auxquelles l\u2019auteur a ajouté les deux suivantes: Loi d'aînesse: Dans les affections à proportion mendélienne, l\u2019aîné d\u2019une génération est toujours atteint; Loi d'alternance: Dans les mêmes affections la succession ce fait alternativement entre enfants sains et \u2018enfants atteints.Corollaire: Quand dans une affection héréditaire à proportion mendélienne l\u2019aîné d\u2019une fratrie est indemne, les autres enfants seront également indemnes et l\u2019on peut considérer la maladie comme éteinte dans cette branche.Apert ayant discuté la valeur de ces lois, l\u2019auteur y répond en démontrant qu\u2019une généalogie en général ne peut jamais avoir la valeur d\u2019un document rigoureusement scientifique, qu\u2019en somme les arbres les plus modestes sont les plus véridiques et cite pour le prouver une série de généalogies simples, publiées récemment.Toutefois l\u2019auteur affirme que même sous une critique serrée les généalogies importantes apportent un appui sérieux aux lois ordinales d\u2019hérédité, mais qu\u2019il faudra surtout s\u2019attacher aux exceptions qui sont par elles-mêmes les plus intéressantes et les plus instructives, mais qui ne sauraient en aucune manière diminuer la valeur des lois déjà énoncées \u2014ROMEO BOUCHER.oO La sensibilisation anaphylactique (Dr M.Vernet \u2014 Presses Universitaires de France.Paris, 1926.) La Neopancarpine (Extrait alcoolique ethéré de jaborandi) a une action élective sur le Pneumogastrique, et en relève la sensibilité déficitaire.Méthcde nouvelle, exposée tout au long dans l\u2019ouvrage la Sensibilité Anaphylactique.Le Pneumogastrique sensitif règle et contrôle le Pneumogastrique moteur par voie réflexe.Que la sensibilité organique soit troublée au niveau de la tête, du poumon, de l\u2019estomac, tous les réflexes le sont aussi et donnent naissance aux troubles de nutrition, arthritiques, et anaphylactiques: Asthme, Rhume des Foins, Toux quinteuse, Dermatoses, Migraines, Dyspepsies.La Neopancarpine rétablit l\u2019équilibre troublé, d\u2019où son action si générale et si étendue sur toute la vie végétative.(Voir également: Traitement des Toux spasmodiques et de la coqueluche.\u2014 Communicationeà j'Académie - de -Médecine de .Paris, nov.1924.) Soe, wwe +, .«ae Cue 0\u201d.Lee TC 4e .¢ \u2018se Cent ten .LA * + .LS ° La » * .© : .YS sew ® .v + 4 [a ° e a 2 etes .es , e AVIS Le Docteur GUSTAVE ARCHAMBAULT, professeur de Dermatologie et de Syphiligraphie à l'Université de Montréal et chef du Service des maladies de la peau à l'Hôpital Notre-Dame, à partir du ler décembre 1926, recevra sa clientèle dans ses nouveaux bureaux, No 374 est, rue Sherbrooke (coin St-Hubert), téléphone Est 3953, où sera installé un laboratoire complet d'Agents physiques pour le traitement des maladies de la Peau (radium, rayons X, diathermie, électrolyse, lonisation, neige carbonique, ultraviolets, infra-rouges, etc.), qui sera sous la direction de son collègue le Docteur ALBERIC MARIN, médecin dermatologiste de l\u2019Hôpital Notre-Dame, assistant à la clinique de Dermatologie et de Syphiligraphie de l\u2019Université de Montréal.oO VARIETES LES MALADIES SECRETES Marquis de Rambuteau, j'aime ces labyrinthes Dont ta main paternelle a semé nos trottoirs.Leur front lumineux porte au sein des brouillards noirs Le nom des Bodegas et des Eucalypsinthes.Leurs murs sont diaprés du faite jusqu\u2019aux plinthes D\u2019avis offerts gratis à d\u2019amers désespoirs; Et c\u2019est pourquoi j'entends le long des réservoirs, Dans le gazouillement des eaux, monter des plaintes.O l\u2019anxieux regard du malade éperdu Quand il franchit ton seuil, temple du capahu ! Moi, j\u2019en sors souriant, car j'eus des moeurs austères.Mes organes sont purs comme ceux des agneaux, L\u2019âge les rend peut-être un peu moins génitaux, Mais ils sont demeurés largement urinaires.Les Sonnets du Docteur.a vw : 34 0 wow .?« gers go v re ®e eg © Hao .Eu - de TABLE DES MATIÈRES POUR L\u2019ANNÉE 1925 A Absence congénitale de l'utérus et cancer de l'ovaire à type séminome 590 Accouchement.Ana'gésie synergique pendant le travail .126 Achondrop!asie .694 Acidose (Les régimes de I') .160, 248 Aiguille dans la région cervicale tolé- réecingmols ., ., .708 Anévrysme de l'aorte et syphilis pulmonaire .2.210224 10 363 Appendicite aiguë.Sur un cas .27 Appendicite chronique et stase coecale 166 Asphyxie par bol alimentaire .202 Association canadienne contre la Tuberculose .43 Asthme (Deux cas) .369 B Bibliographie.Mégacolon chez l'enfant.P.Letondal .60 \u2014 Chimie biologique médicale.Des- rieu et Fontes .\u20acl \u2014 La coqueluche.Henri Stévenin.\u2014 Petit précis annuel.À.Coutonnet \u2014 Notions élémentaires d'oto-rhino- Liébault.\u2014 Nouvelles études cliniques et ra- laryngologie.diologiques.Sergent.\u2014 Les cinq sens.Dr Cabanès .195 \u2014 L'Argus de la Presse .19 \u2014 La Revue Moderne .196 Blennorrhagie (Rhumatisme et).Traitée par la diathermie .424 Bulletin.A propos des élections des gouverneurs du C.M.C.P.Q.397-533 C Cachexies des nourrissons (injections d'extrait thyroïdien dans certaines) 589 Cancer de l'ovaire à type séminome et absence congénitale de l'utérus .590 Cancer du rein.Diagnostic .775 Centenaire de la Fondation du Journal de Médecine de Québec .1 Charlatans et traitement des fractures 772 Cholécyst.tes et lith'ase bijiaire .270 \u2014 Indications opératoires .283 Coeur.Traitement de l'insuffisance aortique .98 .225 College des Médecins et Chirurgiens Colite ulcéreuse.Traitement .Rapport du Registraire .734 \u2014 Actes .454 Compress:ons médul'aires et pneumo- rachie .807 Concours, Prix David .116 Congrès de Montréal .451, 528, 594, 747 Congrès de Nancy (Rapport des délégués) .2.1 21222220 56 Congrès des Dermatologistes et Syphiligraphes (Hlème Bruxe'les) .64 .317, 385 Cours de perfectionnement méd:cal 262, 322 Conseil médical du Canada .Cuir chevelu (Diagnostic clinique de certaines affections du) .15 Culture du système nerveux chez l'enfant , .344 Cure hydro-minérale.Ce que l'on en doit attendre .\u2026 .178 Cystite tuberculeuse après néphrectomie .1222244420 228 D Dégénération vacuolaire des noyaux .517 Dentition.Accidents de la première .40 Dermatologie (Les Rayons X en).2.2 22420 424, 502, 715 Désinfection .355 Diagnostic clinique différentiel de certaines affections du cuir chevelu .15 Diathermie (De l'utilité de dans le traitement du rhumatisme la \u2014 blennorrhagique .Diathèse hémorragique et ulcère d'es- Diète hydrique.Ses méfaits chez le nourrisson .261 Dilalations bronchiques (Le lipiodol dans les) .- - 304 Dubé, Paul.Nécrologie 22.2 1 .241 Duodéum (Les sténoses fonctionnelles du) .22 1222221.588 Ë- Eaux minérales.Révision de leur composition .245 Ecole d'Hygiène Sociale Co 44 Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal (Hist.de I') 444, 511, 536, 598 Encéphalite épidémique.\u2018La valeur séméioiogique des narco'epsies en dehors de .590 Epidermo-dermites st.epto- -staphylococ- ciques .1.112211 1 1.VAI Epilepsie.Traitement par le gardinal 43 Errata.Rapport annuel du Service de Santé .2.1.1.1.66 Estomac.(Action du sucre dans F} 125 \u2014 Ulcère d\u2019 \u2014 et diathèse hémorragique .331 Etat d'esprit des \u2018tuberculeux .554 Exercice illégal de la médecine : \u2026 237 F Fièvre typhoïde.Traitement .35 Floculation (Méthode\u2019 de \u2014 et de précipitation 12212 102., 150 Fractures\u2019 (Traitement des) et les charlatans .72 G Gardénal (Traitement de l\u2019épilepsie parle .43 Greffe ovarienne et hystérectomie fun- dique .30 H Hémogénie et hémophile .331 Ses loss .809 Hérédité mendélienne.Hérédité et -ma'adies familiales en \u201cophtalmologie .808 Hérédité et sépcificité sangu' nes .808 Hernie - trans-d aphragmatique gauche 337 Histoire de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal 444, 511, 536, 598 Hôpital de Thetford Mines .746 Huile injectée sur la peau.Recherches physiologiques .123 Hygiène.Causerie du Dr Desloges .487 Hypophyse.Tumeur de l' \u2014 sans troubles hypophysaires .210 Hypotension artérielle et grande insuffisance cardiaque .265 Hypotrophies de l'enfance.Etude clinique .40 Hysterectomie fundique (Greffe ovarienne et) 1.1.1.1.1 2111, 30 i Ictère catarrhal.Traitement .242 Immunité.Contrôle spécifique de certaines maladies spécifiques par action d'immunité .400 Infection dentaire et iritis .562 Insomnie.et spasmophilie chez le nourrisson .1122222117 Insuffisance aortique.Traitement .98 Insuffisance cardiaque et hypotension artérielle .1.265 Intérêts professionnels 237, 317, 385 lode.Indicateurs et résultats de la médication iiodée dans le traitement de la tuberculose pulmonaire .123 Irienne (Tuberculose) .755 Iritis et infection dentaire .562 J Journal de médecine de Québec (Centenaire) .A Journées médicales de Paris .324 LL Laennec (Eloge de) .| ._683 Lait.Injections sous-cutanées sans traitement de certaines affection du premier-âge ., .188 Langue (Erosions de la) chez les bovidés .799 Leucomaïnes, ptomaïnes et toxines .471 Lipiodol dans les dilatations bronchiques .1.304 Lithiase biliaire et cholécystt tes .270 Lithiase urinaire .Lo.749 m2 Little (Le syndrome de) .Luc, Henri.Nécrologie .M Maladies contagieuses.Contrôle spécifique des \u2014 par action d'immunité .Maladie de Little .Maladies du Sang.Maladies vénériennes et syphilis .Traitement Mégacolon chez l'enfant.Traitement Méninges.Perméabilité méningée et perméabilité vosculaire .Ménopause.Métrorragies de la \u2014 causées par les tumeurs et les kystes de l'ovaire .Mercure.Traitement de Pintoxication par le Coe.Metrorragies de la ménopause causées par les tumeurs et les kystes de l'ovaire .I.Mort subite d'origine thymique .Mycosis fungoide a forme érythémateuse traitée par l'ultra-violet N Narcolepsies.Valeur séméio!og'que des \u2014 en dehors de l'encéphalite épidémique Nécrologie.Albert Prévost 465, 467, \u2014 Henri Luc ., \u2014 Paul Dubé .Néphrites.Rétention chlorurée sèche dans les .\u2014 Classification anatomo-étio'ogique d'Oberling .pertension .Nouvelles.Dr Latreille .\u2014 Dr Boulet .Coe Noyaux.Dégénération vacuolaire des 0 Occlusion intestinale aiguë dans la première enfance Ophtalmologie.Hérédité et maladies familiales , .Ovaire.Greffe ovarienne et hystérectomie fundique.189 .206 .400 189 .391 .478 232 .39 122 124 122 .300 .314 .590 675 .206 .241 42 .701 °\u2014 Chroniques szotémiques sous hy- .261 .707 .748 517 76 .808 \u2014 Absence congénitale de \u2018l'utérus type séminôme .\u2026., .590 et cancer de l\u2019ovairé à Papillômes géants des grandes lèvres 422 Parkinson.Syndromes parkinson'ens traités par le datura stramon:um .806 Pédiatrie.Accidents de fa première dentition | .40 \u2014 Hypotrophies \u2018de l'énfance .4 \u2014 Examen et traitement des nourrissons vomisseurs .41 \u2014 Les injections d'extrait thyroid: en à haute dose dans certaines cachexies des nourrissons .589 \u2014 Culture du système nerveux de Tenfant .344 Perméabilité méningée.Mode de la perméabilité vasculaire .39 Pneumonie et son traitement .412 Pneumorachie et d'agnoslic des compressions médullaires .807 Poisons alimentaires.Ptomaines, leu- comaines, toxines .471 Ponction lombaire.Accidents secondaires .| .187 Pot de pharmacie (Sur un) .743 Prévost, Albert.Nécrologie 465, 467, 675 Prothése restauratrice bucco- faciale .726 Psychiatrie.À propos d\u2019une nouve'le méthode psycho-thérapeutique .79 \u2018Ptomaïne, leucomaïne et toxines , .471 Pyrole.Son action.diurétique .26! Rachitisme.Son: traitement .126 Rage.La \u2014 dans la province de Québec .199 Rapport annuel de la Société Médicale de Montréal .52 Rapport des délégués au Congrès de Nancy .| .56 Rapport du Régistraire du Collège des médecins .734 Rate.Etude sur sa contractilité .123 Rayons X en dermatologie 424, 502, 715 Rayons X.Image radiologique anormale du bassin liée à l'existence d'un priapisme .188 Rayons X.Tumeur cérébrale traitée par les .2 442420 807 Rayons ultra-violets dans le traitement du mycosis fongoide .314 Reins.Les gros .543 Rayons u'tra-violets.Leurs dangers 805 Rein (A propos du diagnestic du can- cerdu) .775 Rétention chlorurée sèche dans les néphrites .1.2242020 42 Rétention d'urine post-opératoire .124 Revue historique.Histoire de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, .444, 501, 536, 598 Rhumatisme blennorrhagique.Utilité de la blennorrhagie dans le traitement de la .424 S Sang.Spécificité et hérédité .808 Sarcosporidies chez le pore et le boeuf .800 Satyriasis avec mucco-orch'die .808 Scarlatine.Sérum antiscarlatineurx, ses usages .Ce eee Sérum antiscarlatineux.Ses usages .8 Sclérose en plaques.Séméiologie et diagnostic différentel .- 487 Société d'hygiène infantile .190 Société Médicale de Montréal (Réunion) .50, 458, 582 \u2014 Médicale de Montréal (Rapport annuel) .2.1.222256 52 \u2014 Discours programme du Président, 105 Société Médicale des Trois-Rivières .128 Spasmophilie et insomnie chez le nourrisson ., .M Sténose pylorique du nourrisson .136 Sténoses fonctionnels du duodénum .588 Sucre.Son action dans l'estomac .125 Syphilis et maladies vénériennes .478 Syphilis infantile (Traitement de la) 767 Syphilis pulmonaire et anévrisme de laorte .363 Système nerveux de l'enfant.Sa culture.22414 414406 344 T Thetford Mines.L'hôpital de .746 Thymus.Mort subite d'origine thymique .22.222220 300 Thyroïde.Injections d'extrait thyroïdien à haute dose dans certaines cachexies de nourrissons .589 Toxines, leucomaines, ptomaines .471 Transfusion de sang au moyen de la seringue .1.2222220 187 Tuberculose.Antigène méthylique de Nègre et Baquet dans certaines formes de tuberculose .793 \u2014 Etat d'esprit des tuberculeux .554 \u2014 Conditions pathogéniques et étiologiques du polymorphisme ana- tomo-clinique de la tuberculose humame ., .565 \u2014 Aviaire dans le district de Mont- I 515 \u2014 Chez les Indiens .519 \u2014 génitale chez la femme.Fréquence et traitement .805 \u2014 Statistiques concernant la province de Québec .522 \u2014 Indications et résultats de la médication iodée .123 \u2014 Irenne .2.122222 240 755 \u2014 Petits signes de la .807 \u2014 pulmonaire.Leçons à tirer d'un cas de .2.42240 372 \u2014 Ses syndromes , .213 \u2014 Sur la pénétration du bacil'e tuberculeux par voix parentérale 797 Tumeur de I'hypophyse sans troubles hypophysaires .210 Ulcère d'estomac et diathèse hémorragique .12 22244406 331 Utérus.Absence congénitale de I' \u2014 et cancer de l'ovaire à type, sé- minôme .590 Vv Variétés.Incertitude, poésie.Vomissements.Examens et traitement des nourrissons vomisseurs .41 Z Zona otitique.Cocaïnisation du ganglion sphéno-palatin dans le .437 tree es re Sa "]
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