L'union médicale du Canada, 1 mai 1927, Mai
[" L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, fondée en 1872 MAI 1927 ANGINE DE POITRINE (TRAITEMENT (1) Par Camille LIAN, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, Médecine de l'Hôpital Tenon, et André BLONDEL, Interne en Médecine des Hôpitaux de Paris.Le traitement de l\u2019angine\u2019 de poitrine est toujours à l\u2019ordre du jour.À ce propos il nous paraît intéressant de mettre en relief une notion nouvelle pathogénique qui présente une répercussion importante sur la thérapeutique de ce syndrome si pénible et si grave.On sait que divers auteurs comme Mackenzie, Pal, Vaquez, Rist, Lian, Aubertin (1) ont noté l\u2019existence fréquente d\u2019une élévation de la pression artérielle pendant la crise d\u2019angor.Tout d\u2019abord l\u2019opinion admise fut que la poussée hypertensive se produisait avait la crise d'angor, et était alors la cause de l\u2019accès angineux.Lian (1) a adopté une autre interprétation.\u201cCertes, écrit-il, une poussée d'hypertension peut provoquer une crise d\u2019angor pectoris.Toutefois je suis persuadé que dans les cas que j'ai observés, l\u2019hypertension artérielle constatée pendant la crise était la conséquence de l'accès d\u2019angor.Le violent ébranlement du plexus cardiaque, dont l'angor pectoris est l\u2019expression, entraîne à mon avis un réflexe vasoconstricteur commandant l'apparition d\u2019une hypertension paroxys- (I) Extrait de l\u2019Année médicale.Pratique, volume annuel publié sous la direction du Dr Lian, agrégé, médecin des hôpitaux.\u2014 300 articles courts, classés par ordre alphabétique, exposant les acquisitions nouvelles et pratiques (méd., chir., obst., spécial, et questions prof.) \u2014 25% de réduction aux souscripteurs.Envoyer avant le 15 mars 24 frs.à M.Lépine, éditeur, 3, rue Vézelay, Paris (8e).Comptes chèques postaux 712-04.(1) Voir bibliographie in Aubertin, Soc.med.Hop.Paris, 8 févr.1924, p.136.(2) Id, discussion de la communication d\u2019Aubertin. 250 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA tique ou exacerbant brutalement une hypertension préexistante.Dans ces conditions, il se produirait dans la crise d'angor, que je considère comme due souvent à une brutale distension cardio-aortique, un véritable cercle vicieux.Cela contribuerait à expliquer la gravité de la crise d\u2019angor, qui ne va pouvoir se dénouer que si l'organisme réussit à déclancher une influence vaso-motrice de sens inverse.\u201d Ainsi donc, dans l\u2019angor d\u2019effort, la disproportion entre le travail demandé au cœur et sa capacité dynamique provoque une perturbation myocardique qui excite le plexus cardiaque et en outre engendre un réflexe hypertenseur, d\u2019où accroissement subit du surmenage déjà imposé au cœur et de la souffrance du plexus cardiaque qi en est l'expression clinique, d\u2019où par conséquent production d\u2019un véritable cercle vicieux, plaçant le cœur dans la tragique et douloureuse impasse qu\u2019est la crise angineuse.Cette interprétation aide à expliquer le fait connu depuis longtemps qu\u2019en général l\u2019angine de poitrine disparaît lorsque les accidents cardiaques sont arrivés au stade de l\u2019asystolie.En effet la crise angineuse est la conséquence de la lutte du cœur contre la crise vaso-constrictive déclanchée par le stade tout initial de l'accès angineux.Or un cœur très dilaté et épuisé ne lutte plus.Cette interprétation de Lian vient d\u2019être confirmée par Danielo- polu (3) attribuant l\u2019angor pectoris à la fatigue du cœur, il pense que l\u2019auto-intoxication du myocarde fatigué provoque un réflexe presseur (vaso-constricteur et hypertenseur) qui augmente la fatigue cardiaque et crée ainsi un cercle vicieux.Applications thérapeutiques médicales Les notions précitées incitent à modérer l\u2019hyperexcitabilité nerveuse des malades atteints d\u2019angor pectoris.D'ailleurs on connaît déjà les bons effets produits sur la crise d\u2019angor pectoris par l\u2019injection de morphine.De même, la dragée de trinitrine formulée par le professeur Vaquez, comporte un peu d'héroine.Mais il est mieux encore de prescrire des médicaments antispasmodiques, pour chercher à espacer la répétition des accès angineux.Ainsi nous ordonnons volontiers: le bengoate de bengyle (solution a 20 p.100, LX a XC gouttes par jour en 3 fois pendant une (3) Presse Méd., 11 septembre 1926. L'UNION MEDICALE DU CANADA 251 semaine), la mixture à parties égales de teinture de belladone et de jusquiame (XLV a LX gouttes par jour en 3 fois), le sulfate d\u2019atropine à la dose de 1 milligramme par jour, les injections sous- cutanées de mitrite de soude (2 centimètres cubes d\u2019une solution à 2 centigrammes par centimètre cube, injections d\u2019abord quotidiennes puis tri-hebdomadaires), de solutions injectables d'extrait de gui.Dans le même groupe de médicaments rentrent également la papavérine (+) (3 à 6 pilules de 5 centigrammes par jour), le gardénal {5) (2 à 3 comprimés de 5 centigrammes par jour).De même la diathermie précordiale trans-thoracique que C.Lian et P.Descoust (6) ont préconisée agit pour une part en modérant l\u2019excitabilité du plexus cardiaque.Toutes ces médications destinées à calmer l\u2019hyperexcitabilité sympathique, facteur important même dans les angors graves, gagneront à être alternées avec des périodes de médication cardio- dynamique (digitale) et diurétique (théobromine) et à être prescrites conjointement avec un régime approprié, hypoazoté ou hypochloruré, sans oublier la cure d\u2019amaigrissement dont les bons effets sont souvent remarquables chez tous les angineux ayant un fort embonpoint.Applications thérapeutiques chirurgicales M.Danielopolu considère que la sympathicectomie faite au- dessus du ganglion cervical inférieur, et la section du nerf vertébral et des ramicommunicantes faite à ce même niveau agissent chez les angineux en supprimant les filets centrifuges qui conduisent l\u2019incitation sensitive, point de départ du réflexe hypertenseur.La sympathicectomie cervicale reste toujours à l\u2019ordre du jour dans le traitement de l\u2019angine de poitrine.Récemment Bacaloglu a rapporté deux succès.Par contre en France on compte surtout des échecs comme cela résulte d'une discussion de la Société médicale des Hôpitaux de Paris à laquelle ont pris part les professeurs Sicard et Vaquez, ainsi que Laubry et Donzelot.Néanmoins cette thérapeutique chirurgicale a donné assez de succès pour qu\u2019on puisse y recourir, après échec d\u2019un traitement médical] longtemps prolongé.(4) Année Méd.Prat.3e année 1924, p.279.(5) Id, 4e année 1925, p.28.(6) Id.5e année 1926, p.25. IDENTIFICATION DE DOUILLES ET DE BALLES AVEC UN AUTOMATIQUE Par WILFRID DEROME, Professeur de Médecine légale et de Toxicologie à l\u2019Université de Montréal, Directeur du Laboratoire de Médecine légale et de Police technique, Médecin légiste de I'Université de Paris.Le 8 septembre 1924, vers 9 hres p.m., un restaurateur du nom de F.X.B., âgé de 33 ans, était blessé à mort par une balle tirée par des bandits, au nombre de trois, qui avaient fait irruption dans son établissement situé Chemin LaSalle.La victime meurt presque immédiatement sans proférer aucune parole, et personne, pas même sa femme qui était dans la pièce voisine, n\u2019eut le temps de prendre un signalement quelconque des intrus.Le cadavre est envoyé à la Morgue où l\u2019autopsie eut lieu dans la matinée du lendemain.Elle laissait voir comme seule marque de violence une blessure par un projectile dont orifice d\u2019entrée était située juste au niveau de l'insertion sur le sternum de la première côte droite.Autour de cet orifice, sur les vêtements ou sur les chairs, aucune trace de fumée, aucun tatouage par la poudre, aucune brûlure.La zone de contusion ou d\u2019essuyage était bien centrée.Le trajet se poursuivait de haut en bas, a travers le poumon droit jusqu\u2019au dixième espace intercostal droit où était logée la balle.Une hémorrhagie abondante s\u2019était produite dans la cavité pleurale droite.L\u2019estomac était rempli d'aliments à peine digérés.Il n\u2019y aucune modification pathologique récente des organes.Bref, la mort était la conséquence manifeste d\u2019une blessure faite par une arme à feu et le coup avait été tiré à quelque distance.Dans l\u2019intervalle, les policiers avait eu le temps de visiter le lieu du crime, et, le même jour, ils me remettaient trois douilles et deux balles ramassées par terre près du comptoir du restaurant.J'étais donc, à ce moment, en possession de trois balles, y compris la balle extraite du cadavre, et de trois douilles Mon premier soin fut d'établir si ces trois projectiles avaient été tirés par la mème arme ou par des armes différentes, et quel était le type d\u2019arme utilisé.Pour cela, il me fallait faire un examen comparatif des trois balles entre elles et des trois douilles entre elles afin de mettre en évidence les éléments d'identité ou de non-identité des unes f 4 À mot ete dti fx ssh.ne 2 tee our ve : * ia CR , _* = y \u2018re ; at a d'à Rés Be a + va » Le eu % x 5 at sà Hee i et ze ; #4 wes < a we Fr \u201c= & et\u201d 2 > Fe \"rat tr ; : xs 3e À >, \u201cof > + NF xs x oor 3 + fy eg : & x x = an 288 + we = x v iv Ky CA we >; oy % 0 od cg a To % 7 £ SE =) A Si = yg a, Fogo st Poe ap 4 nu E ar y 4 Re oy WER 45 4 el \u201cei Pad a À Fons) on lem dr (Ry Ben 5, *,.2 aly LÉ bs a Eau) Se Ny = wg 7 a, a Ba a\u201d TH Rs ARS Te 3 oy nd\" ne as 8 hy, Rés i Z ee > as ; Hé at + Sen & * a > un $ à % 3 4% 's PA 4 * 5 A y Le A 8; af ct 5 > ; 3 & w = * fod?#5, ow Di Sg) Sk a \u20ac Le + & pe a pret.$ \u201c8 GK Sem WE nl » te & os FE &« ah x AF i A Sok aa 2 > 45 sa 2e ar #7 ne \u20ac sy s x 2 À ¥ ë ja CR Fle a \u201c\u20ac A a ve # si & hd né hig , % 7 a a KA hy + *e 5%.A 2er 2 00 PAT à > is $a Ÿ SE + à 4 71h HY 8 & Lo a i ve $ x wa \u201caN s # by £4 ba Ax LES 5 4 sa; tia; 1 ; 5 2 wr a b & de a a % dé H pes bi \u201c4 Da x AY Photo.T.\u2014.d\u2019un tracé sur papier-carbone de: 1° Balle meurtrière; 2° Balle non-déformée trouvée sur le lieu du meurtre de F.X.B. 254 L'UNION MÉDICALE DU CANADA et des autres.Ce sont ces éléments que nous allons ensemble passer en revue, me défendant de vouloir faire ici un cours sur la balistique, mais désirant seulement exposer la preuve sans plus d'explications que celles nécessaire à la parfaite compréhension des affirmations que je vais faire, des conclusions qui vont être tirées.Commençons par les balles.1° La forme générale de celles-ci était la même, sauf la déformation de l\u2019une d\u2019elles sur un objet extérieur ainsi que l\u2019on peut voir sur la photographie; mais cette forme n\u2019a pas une grandz valeur identificatrice, attendu que toutes les balles utilisées dans les armes rayées modernes ont cette forme cylindro-conique, pour des raisons qu\u2019il serait trop long d\u2019énumérer.2° La constitution des trois balles était la même: noyau en plomb entièrement recouvert d\u2019une enveloppe (chemise) faite d\u2019un métal plus dur (maillechort).' Cette chemise sert à protéger le plomb, à empêcher sa déformation dans le tir dépassant une vitesse initiale de 450 mètres à la seconde.Elle recouvre parfois incomplètement la balle à son extrémité antérieure et alors cette balle devient moins pénétrante mais plus meurtrière à cause de la déformation facile qu\u2019elle subit au contact des objets.3° Le poids des trois balles était le même: 3 grs 26 \u2014 à un centigramme près.4° Le calibre des trois balles, mesuré, ainsi qu\u2019il doit l\u2019être toujours, dans la profondeur des rayures, était de 6 mm.35 ou 25/100 de pouce.Le calibre ainsi mesufé correspond exactement \u2018à celui du canon de l\u2019arme utilisée, le calibre d\u2019un canon devant toujours être mesuré sur les pleins entre les rayures.5° Les rayures sur les trois balles étaient en même nombre: 6; elles avaient la même profondeur, la même largeur, la même direction, ainsi qu\u2019on peut voir sur la photographie I du tracé sur papier-carbone.La même concordance existait dans les cloisons (ou pleins entre les rayures) au point de vue de la hauteur, de la largeur et de la direction.6° Les marques particulières sur les trois balles étaient les mêmes.Elles consistaient en deux stries parallèles, situées sur deux cloisons voisines, à la même distance l\u2019une de l\u2019autre et de la rayure normale intermédiaire, ainsi que le démontrent les photographies IT et III.Il y a deux façons d'illustrer les marques normales ou particulières qui se voient au microscope à la surface d\u2019une balle tirée.eC à ee a / pny ru rs: ike.a a Sn ass A th py ip a : Be w > > HE AS a 56 ÿ ; 3 4 age AN i py Ky 8; Coy Caan a - SF pce TF rh pn vi > $ 7 Sone a Balle meurt + cc r ca * kill ORIG.hi RE Balle meurt oH = cos A Ain ve 2% lere ee DEN pe vit >, N 8 \u201c Les a riere N =, me Ge fe i 2 igh | ~ i 4 3 à A $ 0 ; Fr As Xe cs ANY AS $ # > Balle dé La = | Balle non SN nes TE TE 4 psi p> poy 3% 5 formé sp \u2026 a wr ur ie hs a 7 = se & i meurtre LE = .hin \u201con 4 -déformé Photo III hk Photo II # > \u2014- du meurtre e dul + 1 a se ES 2 AY D St Ne 7%) RA hh 7 7 SS e du 1 $ .eu du N leu a oi & #59 se « A XY RV HR > 5 iE Vy i > A Le = À $ = 2, wy, JE Fe Balle ti > SEA A + Le $ Hs .re - = se a.Balle extrai 4, x # 4.ey a Ta = b & 5 PE fs se % & yt ed N Gh io oy Donald G \u201c5 « A Gah .ve TO fi z .ae a de a) x À 2 SiR te du pi i os A 5:3 Sw; x 5 po i & \u201cà A A Fo x ; se i ES ve & Be \u20ac l\u2019arme ed de Ps AR 256 I UNION MEDICALE DU CANADA a) Le procédé par le tracé, tres simple et tres démonstratif lorsque la balle n\u2019est pas déformée.b) Le procédé par la photographie, le seul possible s\u2019il y a déformation de la balle sur les objets extérieurs.Voilà les éléments d'identité que nous avons relevés sur les balles seules.Tous n\u2019ont pas la même importance; mais tous concourent à éliminer progressivement toutes les armes possibles sauf une que nous désignerons tout à l'heure.Passons maintenant aux douilles : 1° La forme générale des trois douilles était Ja même: forme cylindrique dans toute leur longueur et présence d\u2019une gorge à la périphérie près du culot.La forme a ici une grande importance parce qu\u2019elle permet d'éliminer toutes les armes munies d\u2019un barillet (type révolver).La gorge sert au crochet de l\u2019éjecteur automatique qui, par elle, se saisit de la douille tirée et la projette au dehors au moment du tir, laissant ainsi sur le lieu du crime, à chaque coup de feu, un indice précieux du type d'arme utilisé.2° Le calibre des trois douilles était le même et concordait avec celui des balles examinées.3° L'inscription suivante: F.N.(Fabrique Nationale, Herstall, Belgique) existait sur le culot des trois douilles, indiquant leur Origine identique.4° La dépression faite par le percuteur sur la capsule avait la même forme et la même profondeur sur les trois douilles.5° Des marques particulières, identiques en nombre (10), en forme et en position réciproque, existaient sur le culot des trois douilles ainsi qu\u2019on peut voir sur la photographie IV.Cette déduction peut paraître superflue.Mais n\u2019a-t-on pas entendu récemment, dans une affaire analogue et désormais célèbre, un expert américain soutenir fermement que les trois balles (25) automatiques, semblables en tous points, extraites d\u2019un cadavre \u2014 \u2018parmi les six qui avaient été tirées dans un rayon de sept à huit pouces \u2014- étaient sorties d'autant d\u2019unités différentes, impliquant par là trois et peut-être six meurtriers différents.À cette remarque, j'ajouterai qu\u2019en Police Technique, comme en toute autre matière, l\u2019hypothèse la plus simple a toujours le plus de chance d\u2019être la meilleure.3° Que cette arme ne pouvait être autre qu\u2019un pistolet automatique, de calibre 25. 288 S = S = S oa =: + ce sé \u20ac RS s = GE i AS 8 5 À + a ; ac ce ee x RN: es & ; x 3 8 $ cogne .Ÿ ¢ 5 oF, 2» Ww, Ri) Ÿ 7 = Le > & + Ne S = = Ca, 2BRE Se » + ee $ eH \u201ceg x mgt tn a ë v\u2014 # 1 À sage = Le \u201c= N A +\u2014\" The Pts $ z + ss x p » Aie, oe 5 & © 4 ÈS \u20ac 9 + ® S bE & È ae 3 WN À.SF $ et = A ne.& 7 % 2 S 4 4 i a i S 4 A S # # WN À 7 7 > FE pe # = = ess 7 vs 24 « 4, or Gi : 2 9 a 5 ZF .| PA SS 2 i | > À iles si .1 Donald G.# fé, 7 S pr.2 © 7 ; > \u201cA a, 2 RW 7 7 # >) By SE æ ee 734 ¥ Fous on iri aii 2 0e 6 3 SE # 7 avec l\u2019arme suspecte.a: % me 4, Si 0 = i ch 2 .> = 2 Ly mpl rie 4 : » ree = SE 5 a À io SH p 7 aus « Mt 4 A % Ua K se 5 ¥ = l\u2019endroit où fut bless ski 7 sf i SA 6 2 - a 4 %, oh 2 A Sl S \u20ac 5 yes 2 E a He = J NW A pg Le 2 = 7 7, 2 2X D 7; 7 Sr Fi vd i 2 7 > > FF Cd pe So Photo IV \u2014 du culot de trois dou > > lle trouvée Ll 7 vw, > A > 4 7 A Fe 2 à 7 ie se ; mie 22 pe ge Ë x fe.2 ZF 7 i Doui Kv de i 5 on 7 8 \u201co 7 ik Gé 1° Douille du lieu du meurtre 9° 3° Douille d\u2019une cartouche t i S le si 3 7 y 7 78 7, 2 py XN Te ya EC E SE = Es 2 Zz Gx 2 Ze i 7 7 5 > 2 % Â 7 Yi: Z Zz A 2 5 4 .4 pd by 4 À Zi i Wi 5 n 2 42 Pi; 7; LAS m 7k sl 7 7 i No = 2 % A va se 7 \u201c2, HR ¥ % 2 a 7 Z Hae id a 4 5 2 aa A Nie 7 4 # \u201c Bh 2 4 7 AD birt ie x a # Pa Æ L %; a A ani pr tapas oa 7 7, g\u201d iat = % 7 wr #: 7 ff SA 5 o A DR 47 4 \": # 2 da # 2 - ; À 0 7 13 7 57 4 yg 2 5 %, 7 4 + u A A tI or er, {7 A so Mp L% a 7 PA.7 y y UE a, A jin bf a F5 ow: = > 2% 2 Ga %i ig «5 ; 7 4 up 4 PR Boe 4 Cy, 20 65 Re A a 7 A is A 4 G > 4 Fée < A 2 % Gé N).\u201c 7; 4 de ak 4 7 258 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA De ces constatations faites tant sur les balles que sur les douilles, il nous était possible de faire les trois déductions suivantes : 1° Que, manifestement, trois coups avaient été tirés, ce qui éliminait l'accident.\u201c2° Que ces trois coups avaient été tirés par la même arme.Deux jours s'étaient écoulés et les policiers, munis de peu de renseignements, ne savaient encore de quel côté pousser leurs recherches, lorsqu\u2019un incident, apparemment étranger au meurtre en question, fut porté à la connaissance de la Sûreté.Il s'agissait d\u2019un jeune homme du nom de Donald G.qui, dans la soirée du 7 septembre \u2014 par conséquent le soir ayant précédé le meurtre \u2014 se promenait à pied, en compagnie de sa fiancée, sur la route ombrée du Chemin Lasalle, lorsque soudain il fut blessé au pied par une balle tirée par des individus qui filaient a grande allure en automobile.Ni la victime ni sa compagne n\u2019eurent le temps de prendre un signalement quelconque des individus ou de la voiture.Le jeune homme, transporté à l\u2019hôpital Victoria, avait été opéré d'urgence et, dès le 10 septembre, l\u2019on me remettait la balle extraite de son pied.Jexaminai la nouvelle venue et mf&on examen m\u2019amena bientôt à la comparer avec les trois impliquées dans le meurtre de F.X.B., dont tous les détails m\u2019étaient encore présents à la mémoire.Après avoir noté sa forme générale et sa constitution, je déterminai le poids par la balance de précision, je mesurai le calibre au moyen du pied à coulisse, je comptai les rayures, je déterminai leur profondeur et leur largeur au 1/100 de mm.près, au moyen du micromètre, je mesurai enfin leur angle de déviation.Restaient les marques particulières qui, comme je l\u2019ai dit ci-dessus, sont des éléments d\u2019identification de la plus haute importance.Je les scrutai avec mon microscope, appréciant leur forme \u2014 si tant est qu'on peut attribuer une forme à des marques si petites \u2014 et surtout leur position réciproque (voir photo V, micro-sphéromètre), afin de faire ressortir de toutes manières les analogies qui constituent seules la base de l'identification.Lés minimes différences \u2014 car il en existe toujours \u2014 ne pouvant entrer en ligne de-compte, d\u2019après un principe bien établi en sciences appliquées.Comme résultat de cette comparaison, je trouvai une identité complète.de cette balle extraite du pied de D.G.avec les trois balles impliquées dans le meurtre de F.X.B., ainsi que l\u2019on s\u2019en rendra compte, par la photographie II, qui montre ensemble la balle « rim nse az ea Ÿ 2 hd i 7 géo ar : vod ~d I ems case en < 7 = > G \\ NG oR 9 De a CE 9 A Photo V Micro-sphéromètre servant à localiser la position réciproque des marques à la surface des balles tirées.Cet appareil a été construit d\u2019après nos données par la Maison Spencer. 260 L'UNION MÉDICALE DU CANADA meurtrière, une balle du lieu du meurtre, la balle du pied de D.G.Ces constatations étaient de nature à me laisser croire que la même arme avait servi à tuer F.X.B.et à tenter de tuer D.G, et que, par conséquent, le même malfaiteur était en cause.Je fis part de mes impressions aux détectives qui ne me cachèrent pas leur surprise, ni leur scepticisme.Songeant alors au moyen d\u2019affermir ma preuve, je me souvins du fait que si l'arme qui avait servi à blesser D.G.était automatique, elle avait dû laisser tomber une douille au moment du tir.Aussi j'engageai les détectives a aller fouiller la route où D.G.avait été blessé, dans l\u2019espoir qu\u2019ils y trouveraient la douille échappée de l'arme du malfaiteur.Apres toute une journée de patientes recherches dans les broussailles, ces courageux officiers m\u2019apportaient la précieuse petite douille que je m\u2019empressai d\u2019examiner et que je trouvai en tous points identique a celles impliquées dans I\u2019affaire du meurtre: même fabrique, même calibre 25 \u2018automatique, méme forme générale, même marque ronde du percuteur sur la capsule de fulminate, même profondeur de cette marque, enfin même nombre de particularités qu\u2019illustre mieux que la meilleure description la photographie IV.À ce moment, il n\u2019y avait plus guère de doute dans mon esprit que l\u2019arme qui avait servi à tuer F.X.B.et à blesser Donald G.était la même.Je ne souhaitais plus qu\u2019une chose: mettre la main sur l\u2019arme capable de marquer douilles et ba'l:s de cette façon caractéristique.Et malheur à celui en possession de qui une telle arme allait être trouvée.| Des jours, des semaines même s\u2019écoulèrent, lorsqu\u2019enfin, vers le 3 octobre, un événement survint qui devait me faire entrer en possession de l\u2019arme désirée.Voici les faits: Un agent de la police des routes était, ce jour-là, en devoir sur le Chemin de la Longue- Pointe, lorsque soudain il remarqua des jeunes gens qui, montés dans une automobile Ford, dépassaient la vitesse permise.Il donne après et les somme d\u2019arrêter en déchargeant à deux ou trois reprises son arme, en l'air; mais les infracteurs ne tiennent aucun compte des avertissements et augmentent de vitesse.Bien plus, à un moment donné, l\u2019un d\u2019eux tente de tirer sur le policier qui suit de près, mais apparemment l\u2019arme ne veut pas fonctionner et aussitôt elle est lancée dans un champ bordant la route.Enfin le chauffeur, énervé, perd le contrôle de sa machine et finit par s\u2019écraser sur un obstacle où l\u2019arrestation de toute la bande fut opérée à la pointe du révolver.- \u2014 TR 5 Sr CPT + + Eun Bas * A EER #* Wy oo var vs À eus 5.A + LM iy > s 45 «= ue ARR * x od À Be hu a at XN =% 3 Hp SARL sei ho =~ Brice rs 2 ap os RAE § ow oe che SE Hai vas ; TR 2 ; Nod ong a) = ha 2 J à bo pe ty Ma Nes A vs © Xe # 5 : # wi = NG > a es #5 A NI > n = & * & ge Le = = grue i on 8 4 5 $ RH % YR A ë Se + ta FE ls Sun 46 44 5 A se sé i 8 SB + > va mit ae 4; Se ad 2 8 $ Loe = à Phe % \u2018ape \u2018 ce LER 4 ft nf > se WER ç 5 A # 5 fe A, ske $ Le Ë Noa @ 8 wr as Lr $ tid 2 % wa LS SE Re a $ NE ox Pa ped 5 eng i se si « 25 à sé 2 YE 4 = Vik 2.( x : * 7 E, » A sh 74 £ I of % Hy wo 4 * # + Ne 4 a 5 À WE x ¥ on x, \"Fe SA, 4 vo 54 7 fr es A se \u20ac del\u201d He x $5 0 ES a & A 2 wr Photo VI \u2014 d\u2019un tracé sur papier-carbone de : 1° Balle meurtrière: 2° Balle tirée avec l\u2019arme suspecte. 262 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Le policier alla ramasser l\u2019arme que venaient de jeter les malfaiteurs et il trouva sur eux deux chargeurs de pistolet automatique remplis de cartouches, puis un étui en contenant vingt-neuf autres semblables.Toutes, elles s\u2019adaptaient à l\u2019arme dont ils avaient voulu un peu tard se débarrasser.Arme et cartouches me furent remises pour étude.Ces dernières étaient toutes de Fabrique Nationale et de calibre 25 automatique.L'arme était un pistolet automatique, de calibre 25, tout noir avec poignée en ébène.Enfin il portait le numéro de série 472, et l'inscription suivante: \u201cSelf\u201d D.G.Cie.J'eus de nouveau, comme on peut bien le penser, la curiosité de rechercher les marques normales et particulières que pouvait laisser cette arme tant sur les douilles que sur les balles.A cette fin, je tirai deux ou trois projectile et, après avoir examiné séparément chaque douille et chaque balle, je fus fort étonné de retrouver sur chacune d\u2019elles les mêmes marques normales et particulières déjà relevées, environ un mois auparavant, sur douilles et balles impliquées tant dans le meurtre de F.X.B.que dans l'affaire de Donald G.Le photographie VI, d\u2019un tracé sur papier-cartone de la balle meurtrière et d\u2019une des balles tirées par nous avec l'arme suspecte, illustre assez clairement mes constatations.D'autre part, la photographie III des mêmes balles n\u2019est pas moins -démonstrative.Enfin la photographie IV des douilles laisse voir les mêmes caractéristiques déjà relevées sur celles impliquées dans le meurtre de F.X.B.et dans la tentative de meurtre de Donald G.Ja conclusion à tirer de ces faits, laquelle vous apercevez déjà sans doute, me paraissait d\u2019une gravité tel'e que je crus devoir épuiser toutes les recherches possibles, désirant ainsi repousser dans mon esprit jusque dans le domaine du rêve le chiffre des probabilités d'erreur.J\u2019expérimentai donc avec le plus grand nombre d'armes du même tvpe (calibre 25 automatique) que je pus me procurer: Bayard, Browning, Leutsche Weck Erfurt, Haenel suhl Schmersser\u2019s patent, etc., scrutant chaque fois avec le plus grand soin douilles et balles des touches (de Fabrique Nationale) utilisées.Or avec aucune d\u2019elles il n\u2019a été possible de reproduire un pareil ensemble de marques normales et particulières.Et maintenant la conclusion de toutes ces constatations ?Car il faut avoir le courage de la formuler, quelle que soit la responsabilité qui pèsera sur la conscience de celui qui la formule.Quelles qu'en re A AN a] ER Qu ll 17/4 see | AK ho XY ee, x Sa ÉD rd Efe 4 3 22 ta) Photo VII Porte-balles permettant une mise au point rapide devant l\u2019objectif photographique.Cet appareil a été construit à Montréal d'après nos données. 264 L'UNION MÉDICALE DU CANADA soient les conséquences pour le possesseur de l\u2019arme.Elle est ici très précise.L\u2019arme automatique, calibre 25, portant l\u2019inscription \u201cSelf D.G.Cie\u201d et le numéro de série 472, est celle qui a été utilisée pour tenter de tuer D.G.le 7 septembre au soir, et pour assassiner F.X.B.le soir suivant.Laissez-moi ajouter immédiatement que cette conclusion ne pèse plus, heureusement, sur ma conscience pour la bonne raison que, quelques jours avant leur procès pour meurtre, l\u2019un des accusés, le vrai propriétaire de l\u2019arme, confessait son ou mieux ses crimes, confirmant en tous points le résultat de mes recherches techniques.La procès n'a pas donné lieu à beaucoup de sensation parce que c'étaient de pauvres misérables sans fortune et sans position sociale intéressante.le possesseur de l\u2019arme reçut la sentence de mort, sentence qui fut commuée plus tard en emprisonnement à vie en considération de son déséquilibre mental; ses complices reçurent immédiatement une condamnation à vie.Tous les trois purgent actuellement leur sentence au pénitencier Saint-Vincent-de-Paul.Voilà, sobrement exposés, les faits qui m\u2019ont paru intéressants à connaître, parce qu\u2019ils illustrent bien le genre de travail que nous accomplissons au \u2018Laboratoire de Médecine Légale et de Police Technique\u201d.Ils sont un exemple frappant du concours précieux que peut apporter la science à la découverte du crime.Les criminels, en effet, sont devenus si habiles, si scientifiques, peut-on dire, dans l\u2019exécution de leurs crimes, que toutes les ressources de la science doivent être mises en œuvre pour les atteindre.Leur audace et leur cynism s\u2019accroissent, à Montréal au moins, dans des proportions telles qu\u2019il importe de leur opposer une police méthodiquement dirigée, assistée de techniciens expérimentés.Pour me servir d\u2019une parole d\u2019un criminologiste anglais: \u201cA scientist must be set to catch a scientist\u201d. nen UN CAS DE SARCOME MELANIQUE PRIMITIF DU LIMBE SCLERO-CORNEEN Par le Docteur |].N.ROY, F.A.C.S,, Professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, Médecin de l'Hôpital Notre-Dame, Médecin de I'Insiitut du Radium, Lauréat de l\u2019Académie de Médecine de France.Les tumeurs malignes primitives épibulbaires représentent une classe d\u2019affections oculaires très rares, et sont généralement des épi- théliomas.Comme les sarcomes, dans cette variété de néoplasie, sont encore moins souvent observés, nous croyons doublement intéressant de publier le cas d\u2019un malade que nous avons opéré pour un mélano-sarcome du limbe scléro-cornéen, et dont voici rapidement l\u2019histoire.Observation.Le 16 mars 1909, M.E.P., âgé de 37 ans, vient nous consulter pour une tumeur de l\u2019œil droit.Il raconte qu'en janvier 1904, alors qu\u2019il travaillait dans une mine, une explosion s\u2019étant produite, il reçut, dans cet œil, une petite pierre.Ce corps étranger fut immédiatement enlevé par un médecin, et la plaie superficielle, qui se trouvait près du limbe scléro-cornéen, dans sa partie supéro-externe, guérit dans l\u2019espace d'un mois.Pendant ce laps de temps, il n\u2019y eut aucune complication du côté de l'iris, de la cornée, ou d\u2019autres parties de l\u2019œil, et à part un peu de larmoiement et de photophobie, la vision ne fut pas affectée.En mars 1908, il remarqua un peu de rougeur et de sécrétions conjonctivales, et ces symptômes allèrent toujours en augmentant.Deux mois plus tard, il vit une petite tache brunâtre et saillante sur la cicatrice de son ancien traumatisme.Dans la suite cette tumeur se développa assez rapidement jusqu\u2019au point d\u2019atteindre un volume considérable, étant donné cette partie de l\u2019organisme.A part une légère sensation de chaleur, le malade n\u2019eut jamais de douleur, ni d'hémorragie.La vision disparut lentement, avec le développement du néoplasme.Jusqu'à l\u2019époque du traumatisme, le patient n\u2019avait jamais souffert des yeux.Il n\u2019y a absolument rien d\u2019intéressant à noter au point de vue de ses antécédents personnels et héréditaires, et aucun cas de cancer n\u2019a été observé dans sa famille.À l'examen de l\u2019œil, nous constatons une tumeur noirâtre, bourgeonnante et sanieuse, recouvrant la cornée en totalité.Cette 266 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Après instillation de tumeur, qui est friable, saigne facilement.cocaïne, nous voyons, en nous servant d'une spatule, que le néoplasme est limité au limbe scléro-cornéen, et qu'il envahit la conjonction oculaire dans sa partie supéro-externe.Son diamètre | horizontal est d\u2019environ 27 centimètres, le vertical de 2 centimetres, et son épaisseur est de 1) centimètre.Sa base d'implantation a les dimensions d\u2019une pièce de cinquante centimes.Les vaisseaux de !a conjonctive, partant du cui-de-sac supérieur pour se rendre à la tumeur, sont dilatés et tortueux.Il s'écoule de cet œil, qui n\u2019est pas douloureux, une sécrétion séro-sanguinolente.| La cornée, qui n\u2019est pas infiltrée, présente simplement une légère a desquamation de son épithélium.Elle a conservé toute sa sensibilité.Ù La chambre antérieure est normale.ou L'iris réagit bien à la lumière, et se laisse facilement dilater par ju les mydriatiques.| 0 Après avoir repoussé la tumeur vers le cantus externe, la vision | est trés bonne.pm Tee La tension oculaire n\u2019est pas augmentée. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 267 Etant donné le volume du néoplasme, il est pratiquement impossible de faire l\u2019examen du fond de l'œil.Les mouvements du globe sont un peu entravés par la tumeur qui a pris une solide adhérence aux tissus sous-jacents, et qui maintient l\u2019orifice palpébral largement ouvert.Les paupières n\u2019ont pas cet aspect œdémateux que l\u2019on observe généralement lorsqu'un sarcome mélanique de l\u2019œil est extériorisé.Il ny a pas d'hypertrophie des ganglions pré-auriculaires et sous-maxillaires.[] n'existe, dans aucun organe, une manifestation de métastase, et l\u2019état général est très bon.L'œil gauche est normal, et sa vision est excellente après correction d\u2019une dioptrie d\u2019hypermétropie.Rien d\u2019intéressant à noter du côté du nez et de la gorge.En présence de ce néoplasme que, d\u2019après notre expérience personnelle, nous diagnostiquons \u2018sarcome mélanique, il nous restait à faire le choix du traitement.Chez ce malade, nous n\u2019avons pas cru devoir recourir à la biopsie pour confirmer le diagnostic clinique, vu la friabilité de la tumeur, sa tendance à l\u2019hémorragie, son développement plutôt rapide, les taches de pigment sur la conjonctive oculaire, et surtout les dangers d\u2019ensemencement.De plus, en supposant que le microscope eût révélé la présence de cellules épithéliales, le traitement eût été le même.Avec les radiations, nous aurions eu un résultat problématique, et la dose nécessaire dans ce cas, aurait peut-être exposé l\u2019œil à des réactions susceptibles de faire perdre partiellement ou totalement la vision.L\u2019ablation de la tumeur* durait pu être faite localement par la méthode sanglante, suivie d\u2019un curettage, ou de cautérisations de sa base d\u2019implantation, ou encore à l\u2019aide de l\u2019action thermique d'instruments électriques.Toutefois, étant donné le développement considérable du néoplasme, le diamètre de son pédicule, et son adhérence aux tissus sous-jacents, nous n'avons pas voulu choisir un de ces deux derniers procédés.D'ailleurs Verhoeff et Loring disent que 80% des cancers épibulbaires enlevés localement récidivent, et qu\u2019il faut ensuite recourir à l\u2019énucléation.Et chez notre malade il ne faut pas oublier que les chances de succès auraient été d'autant moindres qu\u2019il existait des îlots de pigment sur la conjonctive oculaire avoisinant la partie supérieure du néoplasme.Aussi, comme il est admis que de toutes les tumeurs malignes de l'œil, le mélano-sarcome est le plus grave, nous conseillons donc immédiatement l\u2019ablation du globe.Nous expliquons de plus la nécessité qu'il y aurait peut-être de faire l\u2019exentération de l'orbite 268 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA si, au début de l\u2019intervention, il était trouvé des plaques de mélanose dans les culs-de-sac des paupières.L\u2019énucléation étant acceptée, est fixée au 23 mars.{ Opération.\u2014 Après anesthésie au chloroforme, et asepsie du champ opératoire, nous incisons le cantus externe pour nous permettre de mieux voir la lésion à traiter.Dans nos manœuvres nous apportons un grand soin pour ne pas faire d\u2019ensemencement de cellules sarcomateuses.Ayant retourné la paupière inférieure, nous constatons que cette région est dans un état normal.Quant à la conjonctive oculaire recouverte par la paupière supérieure, nous y trouvons de petits îlots de mélanose disséminés jusqu\u2019au voisinage du cul-de-sac correspondant.Toutefois, sur le refus du malade à se laisser pratiquer l\u2019exentération, nous continuons notre intervention en enlevant l\u2019œil, ainsi que tous les tissus douteux.Nous terminons en faisant deux points de suture à la commissure externe, et le pansement ordinaire.Les suites opératoires se passent normalement, et un mois après l\u2019énucléation, le malade retournait chez lui apparemment guéri.L\u2019examen macroscopique permet de constater que la tumeur, d\u2019un brun foncé, est très friable.Ayant disséqué sa base d\u2019implantation, nous voyons qu\u2019elle s'attache fortement au limbe scléro- cornéen, dans son segment supéro-externe, et que la cornée n\u2019est pas infiltrée.La conjonctive oculaire correspondant au pédicule est totalement envahie, et il existe de solides adhérences avec le feuillet externe de la sclérotique.L\u2019œil étant ouvert dans le sens antéro- postérieur, nous pouvons nous rendre compte qu\u2019il n\u2019y a pas d'infiltration de sa coque, et que sa cavité est absolument intacte.Mon ami, le Dr Latreille, ayant bien voulu se charger de l'examen microscopique, me donna le rapport suivant : \u201cLe diagnostic clinique est nettement confirmé par l'examen histologique.Il s\u2019agit, en effet, d\u2019un sarcome mélanique typique répondant a la description classique.Amas de cellules connectives jeunes, polymorphes, globo ou fuso-cellulaires avec prédominance de ces dernières; amas centrés, en certains endroits, par des lacunes vasculaires dépourvues d\u2019endothélium et limitées dans leurs contours simplement par les cellules tumorales elles-mêmes.Les granulations pigmentaires, diffusément réparties sur tous les points de la préparation, se montrent soit groupées en amas compacts entre les éléments sarcomateux, soit disséminées dans tout le proto- plasma cellulaire, ou plus spécialement tassées autour des noyaux.11 s'agit bien de pigment mélanique, et non pas de pigment ferrique.\u201d EE TE ts RM L'UNION MÉDICALE DU CANADA 260 Au commencement de janvier 1910, le malade remarqua une petite tumeur brunâtre, de la grosseur d'un pois, au milieu de sa cavité orbitaire.Avant son départ de l\u2019hôpital, nous l\u2019avions prévenu de la possibilité d\u2019une récidive, et de la nécessité qu\u2019il y aurait alors de revenir nous voir.Comme il habitait cependant à une grande distance de Montréal, et que ses occupations le retenaient assez captif, nous ne le revoyons que le 21 février suivant.À cette époque, nous constatons une petite masse lisse, de coloration noirâtre, et proéminente dans la cavité orbitaire.Cette néoplasie peut être comparée à une grosse fève à grand diamètre horizontal.A part la récidive, il n\u2019y a rien d\u2019intéressant à noter chez notre malade.L\u2019exentération de l\u2019orbite étant cette fois acceptée, est faite trois jours plus tard.Les suites opératoires sont des plus simples, et le 2 avril, le patient retourne chez lui définitivement guéri.Sur notre demande, il nous tient régulièrement au courant de son état de santé.Celle-ci fut toujours excellente jusqu\u2019à sa mort survenue accidentellement, quatre ans et demi après la dernière opération.A cette époque, il n'y avait aucune manifestation de métastase, ni de récidive locale En résumé, un homme âgé de 37 ans reçoit, en janvier 1904, un morceau de pierre dans la région du limbe scléro-cornéen de l\u2019œil droit.En mars 1908, un sarcome mélanique, à marche rapide, se développe sur la cicatrice de l\u2019ancien traumatisme, sans envahir l'intérieur du globe.L\u2019énucléation est faite en mars 1909, et en janvier 1910, se manifeste une récidive locale sans métastase.L\u2019exen- tération de l\u2019orbite est pratiquée sept semaines plus tard, ce qui eut pour résultat de donner une guérison définitive.En publiant cette observation, nous n\u2019avons pas la prétention d'apporter des faits nouveaux sur la question des tumeurs malignes primitives épibulbaires.En effet, dans le remarquable \u201cTraité des tumeurs de l'œil, de l\u2019orbite et des annexes\u201d de Lagrange, on trouve, sur ce sujet, un exposé fort complet qui reste encore d\u2019actualité.Nous désirons simplement relater l\u2019histoire d\u2019un cas particulièrement rare, et faire ressortir l\u2019intérêt qu\u2019il présente.Chez notre malade, dont les antécédents héréditaires n\u2019offraient aucune histoire de cancer, un sarcome mélanique à évolution assez rapide s\u2019est localisé sur une ancienne cicatrice d\u2019origine traumatique.Ce néoplasme, limité en partie par le limbe scléro-cornéen, n\u2019a pas infiltré la cornée, et ne s'est pas propagé à l\u2019intérieur de l\u2019œil.Nous étions donc en présence d'une tumeur épibulbaire se développant d\u2019une manière ordinaire 270 L'UNION MÉDICALE DU CANADA quant au parenchyme cornéen, et à la coque oculaire.Nous savons d\u2019ailleurs qu\u2019il est excessivement rare de rencontrer cette complication dans cette variété de néoplasie, et pour ce qui est de l\u2019envahissement de l\u2019intérieur du globe, la littérature médicale ne rapporte que cinq cas où la chose ait été observée.Chez cette dernière catégorie de patients, le point de pénétration se fait alors invariablement par le limbe scléro-cornéen, et les cellules néoplasiques s'infiltrent progressivement dans le canal de Schlemm et les espaces de Fontana.Etant donné que la tumeur s\u2019était développée à la suite d\u2019un traumatisme, il aurait été bien intéressant d\u2019observer notre malade dès le commencement de son affection.Nous aurions pu voir si le néoplasme avait débuté par la sclérotique, comme le veulent un certain nombre d\u2019auteurs allemands et autres, ou encore si la conjonctive aurait dû être mise en cause.Nous rappellerons que Lagrange est d'opinion que les cancers épibulbaires de la région du limbe scléro-cornéen ont toujours une origine conjonctivale.Dans le cas présent, nous pouvons simplement dire qu\u2019à l\u2019époque où le patient nous a consulté \u2014 c\u2019est-à-dire un an après les premières manifestations de sa maladie \u2014 le pédicule de la tumeur avait non seulement envahi la conjonctive, mais offrait aussi dè fermes adhérences avec le feuillet externe de la sclérotique.Bien que nous ayons pratiqué l\u2019énucléation, en présence d'un nodule cancéreux cavitaire, nous avons dû recourir, dix mois plus tard, à l\u2019exentération de l\u2019orbitee Comme il est admis que si un sarcome mélanique ne réapparaît pas durant les trois ans qui suivent son ablation, on peut considérer la guérison comme étant définitive, nous sommes donc en état de dire qu\u2019à l\u2019époque de sa mort accidentelle, survenue quatre ans et demi après sa dernière opération, notre malade était alors à l\u2019abri de toute récidive. DE L\u2019ÉCLAMPSIE PUERPÉRALE Par E.A.RENE DE COTRET, Professeur de Clinique obstétricale à l\u2019'Umversité de Montréal, Accoucheur en chef à l'Hôpital Notre-Dame.(Suite) Traitement Nous décrirons: 1° le traitement prophylactique; 2° le traitement des symptômes prémonitoires; 3° le traitement de l\u2019éclampsie confirmée; 4° le traitement après l'accès.1° Traitement prophylactique \u2014L'éclampsie est le plus souvent une complication évitable de la grossesse, à condition que la femme enceinte soit surveillée avec la plus minutieuse attention.On devra donc, envers toute femme enceinte, agir comme si elle était une véritable candidate à l\u2019éclampsie.Aussi faudra-t-il toujours rechercher non seulement les symptômes les plus apparents de l'auto- intoxication, mais même chercher à dépister tous et chacun des symptômes (même les plus insignifiants) que j'ai énumérés plus haut en parlant de l\u2019auto-intoxication ou éclampsisme.Il n\u2019est pas suffisant de rechercher d\u2019albumine de temps à autre dans les urines, de prendre la pression artérielle; il faut passer en revue tous les symptômes de l\u2019intoxication.Se contenter de rechercher l\u2019albumine et de constater la qualité de la pression artérielle, c'est demeurer dans une attente vaine et trompeuse, car l\u2019albumine peutmanquer et la pression artérielle être à peu près normale, et cependant l\u2019éclampsie peut éclater.Peut-on faire un traitement prophylactique rationnel de l\u2019éclamp- sie ?Absolument pas, puisqu\u2019on ne connaît pas encore la cause réelle et primitive de cette affection.Notre traitement, même prophylactique, reste donc encore empirique.Mais si nous ne connaissons pas la cause première, si nous ne pouvons pas encore la prévenir, nous pouvons au moins, par une surveillance attentive, en découvrir les premières manifestations, et empêcher la plupart du temps que le mal ne se propage au delà, si, à la rigueur, nous ne pouvons pas l'enrayer complètement.Ainsi donc pour aujourd'hui, le grand but dans le traitement prophylactique de l\u2019éclampsie c\u2019est de diminuer la production des 272 L'UNION MÉDICALE LU CANADA toxines et de favoriser leur élimination, c\u2019est-à-dire prévenir autant que possible l\u2019auto-intoxication, et la combattre quand elle se manifeste, même par le signe le plus insignifiant.On diminuera la production des toxines en supprimant de l\u2019alimentation les viandes faisandées ou avariées, les gibiers, les mollusques, les crustacés, etc, les mets épicés, et surtout l\u2019alcool.On favorisera l\u2019élimination des substances nuisibles par les bains, l\u2019aération, et surtout les laxatifs et les purgatifs répétés, et les diurétiques.Il va sans dire que la femme enceinte devra nécessairement suivre toutes les règles et les préceptes de l\u2019hygiène de la grossesse.Dès l'apparition de l\u2019albumine, ou même en son absence, si la femme présente des signes d\u2019éclampsisme, tels que maux de tête persistants, douleur épigastrique, œdèmes, augmentation de la pression artérielle, etc., on la soumettra au régime déchloruré, au régime végétarien ou mieux au régime lacté.On y ajoutera les purgatifs salins; quelquefois il est nécesaire d'appliquer des ventouses scari- fiées ou de pratiquer la saignée.Les urines, qui doivent être examinées, chez toutes les femmes enceintes, tous les quinze jours dès le début de la grossesse jusqu\u2019au sixième mois, et toutes les semaines à partir du sixième mois, devront être examinées plus souvent et parfois tous les jours dès qu\u2019on a constaté quelque symptôme d\u2019intoxication.On notera la quantité des urines; on en fera un examen microscopique; on en fera le dosage de l\u2019urée et de l\u2019albumine.La pression altérielle sera prise fréquemment.Ne trouverait-on rien d\u2019anormal du côté des urines, et, à plus forte raison, si les urines devenaient plus rares et anormales, dès que la pression artérielle s\u2019élèvera au delà de 150, il faudra instituer un régime plus sévère et mettre la patiente- uniquement à la diète hydrique pendant 24 ou 48 heures, et y ajouter les purgatifs salins à fortes doses.La femme sera mise au lit.On ne reprendrait le régime lacté qu\u2019au bout de deux ou trois jours.Si, malgré te régime, les symptômes d\u2019éclampsisme continuent a s\u2019aggraver, on emploiera le chloral (un gramme) et le bromure de potassium (2 grammes) associés, deux ou trois fois par jour, ou le veratrum vidire (10 gouttes tous les matins).Parfois l'on sera forcé de provoquer l\u2019accouchement pour enrayer l\u2019aggravation progressive des symptômes de l\u2019intoxication, et éviter l\u2019éclampsie.Mais avant de procéder à la provocation de l\u2019accouchement, il faudra essayer les autres traitements pendant plusieurs jours (au moins 8 a 10).Comme conclusion, l\u2019on peut dire qu\u2019il faut surtout surveiller le tube digestif, le système urinaire et la pression artérielle. L'UNION MÉDICALE DU CANADA.273 Dans les cas d'intoxication de la grossesse, R.D.Mussey, de Rochester, prescrit du chlorure d\u2019ammonium, en tablettes ou capsules de 1.5 gm.jusqu\u2019à la dose de 10 grammes par jour, comme traitement prophylactique de l\u2019éclampsie.Mussey prétend que l\u2019augmentation exagérée du poids du corps, qu\u2019on oublie de mettre sur le compte de l\u2019œdème, dans l\u2019intoxication de la grossesse, est généralement due à la rétention de liquide dans les tissus.L'emploi du chlorure d\u2019ammonium, conjointement avec le repos au lit, la.restriction de la nourriture et des liquides, est rapidement suivi d\u2019une diurèse abondante, de la disparition de l\u2019œdème, de la diminution du poids du corps, de l\u2019abaissement de la pression artérielle et d\u2019une amélioration générale de l\u2019état de la patiente.Dans la plupart des cas d\u2019intoxication, l\u2019amélioration, à la suite de ce traitement, est plus marquée et plus durable que celle obtenue par la diète et les autres moyens de traitement.Souvent ce traitement permet à la grossesse de continuer à évoluer jusqu\u2019à ce qu\u2019on puisse avoir un enfant vivant.Quant à ce qui regarde le traitement par la lumière, je renvoie à ce que j'ai déjà dit en parlant de la 27e théorie.2° Traitement des symptômes prémonitoires\u2014Dès l'apparition des prodromes de l\u2019éclampsie, il faudra agir énergiquement.Voici ma manière de procéder dans ces cas.La malade est mise au lit ou de préférence transportée dans un hôpital où l\u2019on peut la surveiller plus attentivement et moins craindre les manquements dans l\u2019observance des prescriptions.Je lui donne immédiatement une forte dose de chloral (2 grammes) et de bromure de potassium (4 grammes).C\u2019est à ce moment surtout que le chloral et le bromure donnent leurs meilleurs résultats.Une demi-heure plus tard, je fais prendre à la patiente trois ou quatre cuillerées à soupe de sulfate de magnésie dans un verre d\u2019eau.Si les vomissements empêchent la patiente d\u2019absorber le chloral et la magnésie, je prescris une entéroclyse avec une forte solution de magnésie.On pourrait aussi pratiquer le lavage de l'estomac, qui fera souvent cesser les vomissements et permettra par la suite d\u2019administrer le chloral et la magnésie.Je prescris en outre la diète hydrique absolue.Pour activer les fonctions du rein et continuer à agir sur l'intestin, je fais boire trois ou quatre litres de limonade de crème de tartre, ou d\u2019eau lactosée.Au besoin, surtout si la céphalalgie persiste, on peut répéter le chloral et le bromure de potassium, deux ou trois fois par jour.J'ai déjà administré ainsi avec succès le chloral et le bromure pendant 3 ou 4 semaines. 274 L'UNION MEDICALE DU CANADA Assez souvent, je pratique une saignée plus ou moins abondante suivant l'élévation de la pression artérielle et l\u2019état général de la patiente.Ce traitement réussit dans la très grande majorité des cas.3° Traitement de l\u2019éclampsie confirmée \u2014I\\ comprend le traitement: (a) pendant l\u2019accès; (b) dans l'intervalle des crises.(a) Traitement pendant l'accès.Au moment de l\u2019accès, il faut protéger la malade contre elle-même; il est inutile de la maintenir: elle ne tombera pas du lit.Il faut éviter les morsures de la langue.Des que quelque symptôme annonce l\u2019imminence de l\u2019accès, on saisit le bord d'une serviette, d'un mouchoir, ou même du drap de lit; on le tend entre les deux mains et on l\u2019applique sur le dos de la langue pour la repousser et la maintenir entre les arcades dentaires.Il est dangereux d'employer un bouchon, un morceau de bois ou un instrument qui peuvent briser les dents ou être sectionnés et avalés.On doit enlever toute pièce de prothèse dentaire.En cas d\u2019arrét de la respiration a la fin de la crise, il faut recourir à la respiration artificielle, aux tractions rythmées de la langue, et donner de I'oxygene en inhalations ou méme en injections sous-cutanées.La patiente doit être dans l\u2019isolement complet et le calme absolu.On évitera toute cause d\u2019excitation.La chambre sera dans une demi-obscurité.Les examens (touchers) seront réduits au minimum; cependant 1l faut suivre l\u2019accouchement qui se fait souvent avec une rapidité étonnante et sans douleur.Les soins de propreté et d\u2019asepsie seront très rigoureux.- Pour faire avorter ou pour juguler l\u2019accès convulsif, je continue à employer le chloroforme, malgré l\u2019opinion d\u2019un grand nombre d'accoucheurs qui prétendent que le chloroforme, étant un poison pour le foie et le rein, contribue à augmenter l\u2019intoxication déjà existante.Je n'ai jamais observé de mauvais effets à la suite de l'emploi de ce médicament que j'administre tout juste pendant l\u2019accès pour le faire avorter ou pour le juguler.Pour moi, le danger de l\u2019éclampsie réside principalement dans la crise convulsive, et c\u2019est pour cela que je cherche à en éviter la prolongation.(b) Traitement dans l\u2019intervalle des crises.Ce traitement doit répondre à trois indications principales: (a) combattre l\u2019hypertension; (b) calmer l\u2019irritabilité nerveuse; (c) favoriser la désintoxication.(a) Combattre l'hypertension.Le moyen le plus sûr et le plus rapide d\u2019abaisser l\u2019hypertension est de pratiquer une saignée.La saignée abondante a été largement pratiquée autrefois.Pinard et I L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 275 ses élèves en étaient peu partisans; mais depuis quelques années, elle a été de nouveau préconisée avec raison, et son emploi paraît des plus justifiés.Balard et Chirié en font la base du traitement rationnel de l\u2019éclampsie, \u2018car elle agit favorablement en soustrayant une certaine quantité de toxines accumulées dans le sang; en diminuant la pression artérielle; en facilitant la diurèse, et en augmentant la diaphorèse.Il y a bien peu de femmes qui ne puissent supporter une saignée durant l\u2019éclampsie.Je suis aujourd\u2019hui un partisan convaincu des bons effets de la saignée.J'ai abandonné l\u2019emploi du veratrum viride pour ne pratiquer presque exclusivement que le traitement par la saignée, parce que les résultats obtenus par elle sont beaucoup plus rapides et plus apparents.Le traitement par le viride demande une grande surveillance pendant une douzaine d\u2019heures, tandis que la saignée n\u2019exige plus de soins post-opératoires.Je fais la saignée aussi abondante que possible suivant l\u2019état de la malade.Non seulement la saignée est utile et presque nécessaire chez les femmes pléthoriques, qui ont une pression artérielle élevée, un pouls plein, bondissant, mais même chez celles dont le pouls est rapide, petit, filiforme.J'en ai eu les meilleurs résultats dernièrement chez une femme entrée à l'hôpital dans un état demi-comateux, sans convulsion.Je n\u2019ai pu avoir aucune donnée de la pression artérielle au sphygmanomètre ; deux de mes confrères, qui ont essayé de prendre la pression, n\u2019ont pas eu plus de succès.Le pouls petit, filiforme, battait à 162.Une saignée de 500 cc.eut un effet immédiat sur le pouls qui se releva et se ralentit, et sur le demi-coma qui se dissipa.Un médicament, qui agit admirablement sur l\u2019hypertension et peut remplacer avantageusement la saignée quand on a des garde- malades stylées à son usage, c\u2019est le -veratrum viride.J'ai employé autrefois ce médicament pendant plusieurs années.J'ai fait et publié des travaux considérables sur l'emploi du veratrum viride dans I'éclampsie.L\u2019écho de mes travaux a eu du retentissement jusqu\u2019en Europe.Bar, dans la Pratique de l\u2019Art des Accouchements, publié en 1914, m\u2019a fait l'honneur de citer mon traitement, ses indications et son mode d'emploi.En 1904, Missirlioglou, sur le conseil de Demelin, a fait sa thèse presque exclusivement sur mes travaux.Le veratrum viride a des avantages incontestés dans l\u2019éclampsie : il abaisse la pression artérielle; il ralentit le pouls; il produit des vomissements opiniâtres; il augmente la diurèse et favorise la diaphorèse; il dissipe le coma, et contrôle les accès. 276 L'UNION MÉDICALE DU CANADA (b) Calmer l'irritabilité nerveuse.Les principaux médicaments pour calmer l\u2019irritabilité nerveuse sont la morphine, le chloral, les bromures, le veratrum viride, le chloroforme et les autres anesthé- siques.Les inhalations de chloroforme sont capables d'empêcher le retour des accès.Il a une action hypotensive réelle, mais ses effets nocifs sur le foie et le rein nous empêchent de l\u2019employer d\u2019une manière prolongée; il ne faut l\u2019administrer qu\u2019à dose fractionnée, seulement pendant l'accès.L'éther est dangereux, parce qu\u2019il aggrave la suffocation, expose aux troubles respiratoires, et peut développer l\u2019ædème du poumon.La morphine a été largement employée par les Allemands et les Américains, et elle continue de l\u2019être encore par beaucoup d\u2019accoucheurs.Rouvier et Pouget l\u2019ont fortement préconisée.Rouvier insiste même sur la tolérance du fœtus et de la mère vis-à-vis de la morphine.1l publie, en 1923, un cas d\u2019éclampsie grave avec 40 grammes d\u2019albumine, qu\u2019il a traité par la morphine à doses massives; il y eut retour précoce de la diurèse et guérison.Beaucoup d\u2019accoucheurs craignent d'employer la morphine; il la considèrent comme un produit toxique qui a une action spéciale sûr le rein, et la fait contre-indiquer dans l'insuffisance rénale.Devant les succès nombreux et constants à la suite de l\u2019emploi de la morphine, il faut croire que l\u2019objection n\u2019est que théorique.La morphine peut être employée à la Stroganoff, c\u2019est-à-dire en alternant avec le chloral, où elle peut être donné seule, à l\u2019exclusion de tout autre médicament ou de tout autre traitement.je l'ai employée, moi-même, pendant quelques années à l\u2019exclusion de tout autre traitement, et je n\u2019ai eu qu\u2019à m'\u2019en féliciter.Un soir, a une réunion de la Société Médicale de Montréal, un de nos meilleurs médecins citait un cas d\u2019éclampsie qu\u2019il avait guéri en se gardant bien d'employer la morphine, qui aurait tué sa malade par son active nocive sur le rein.Je lui répondais que sa crainte ne s\u2019appuvait que sur une simple théorie, puisque mon expérience me prouvait que la morphine n\u2019avait aucune action néfaste sur le rein, et à l'appui de mon assertion je citais les dix derniers cas d\u2019éclampsie que j'avais traités avec succès uniquement par de fortes doses de morphine.Aujourd'hui, j'emploie quelquefois la morphine exclusivement, sans autre traitement, quand les cas me paraissent légers.Mais, en règle générale, je pratique d\u2019abord une saignéz abondante, et si les convulsions continuent, je fais une piqûre de morphine (V grain), L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 277 que je répète au besoin une heure ou deux après à la même dose ou à dose moindre (V4 grain).Dans l'intervalle des accès, certains accoucheurs français emploient le chloral à doses élevées, soit par la voie buccale, soit par la voie rectale.Depuis quelque temps, le somnifène jouit d\u2019une certaine vogue.Il faut l\u2019'employer avec crainte et à bon escient car il a déjà causé la mort de plusieurs femmes.La littérature médicale cite déjà bon nombre de mortalités.Les bromures, sans l\u2019adjonction de chloral, ne valent pas grand\u2019chose.la vogue des injections intra-veineuses de paraldéhyde a été bien éphémere.Le traitement par le sulfate de magnésie jouit d\u2019une certaine vogue depuis quelque temps aux Etats-Unis.Certains accoucheurs donnent des injections intra-veineuses de sulfate de magnésie à la dose de 20 cc.à 10% ; et ils pratiquent en même temps le traitement éliminateur: saignée, lavage de l\u2019estomac, huile de ricin, entéroclyse avec glucose et soda.Les injections intra-veineuses de sulfate de magnésie seraient employées comme traitement prophylactique et curatif de l\u2019éclampsie.Lee Dorsett, de St.Louis, Mo., donne le sulfate de magnésie à la dose de 15 cc.à 25%, en injection dans les muscles de la fesse.Il conseille de répéter au besoin la même dose toutes les heures suivant la violence ou la fréquence des convulsions.Il emploie le sulfate de magnésie à l\u2019exclusion de tout autre traitement, excepté le sulfate de magnésie par la bouche comme purgatif; cependant il croit qu\u2019il y aurait avantage à associer la morphine à l\u2019injection de sulfate de magnésie.Plus l'injection de sulfate de magnésie est faite de bonne heure, plus les effets en sont marqués.Les convulsions s'arrêtent souvent après la première injection.D\u2019aprés Lee Dorsett, le sulfate de magnésie a un effet anesthésique et relâchant et surtout il abaisse la pression intra-crânienne.Lee Dorsett conseille de donner une injection intra-veineuse de 1 cc.de chlorure de calcium quand le sulfate de magnésie produit des troubles de la respiration.Lee Dorsett en arrive aux conclusions suivantes : 1° L'injection intra-veineuse de sulfate de magnésie à la dose de 15 cc.contrôle les convulsions; 2° La dose initiale de 15 cc.n\u2019est pas toxique: 3° Ce mode de traitement ne produit pas seulement le relâchement des muscles, mais il diminue la pression intra-crânienne, sup- 278 L'UNION MÉDICALE DU CANADA prime l\u2019œdème cérébral, stimule la diurèse et favorise la diminution de l\u2019œdème général.Le veratrum viride, employé méthodiquement et suivant toutes les règles, reste encore un des meilleurs médicaments pour calmer l\u2019irfitabilité nerveuse.(c) Favoriser la désintoxication.Un des points essentiels dans le \u20181aitement de l\u2019éclampsic est de chercher à désintoxiquer l\u2019organisme.On peut faciliter l\u2019élimination des toxines en agissant sur la peau, l'intestin et le rein.Les diaphorétiques, comme le jaborandi ou la pilocarpine, ont une action insuffisante; en plus ils exposent à des accidents, en particulier à l\u2019edème pulmonaire.Fairbairn nous dit que la pilc- carpine produit une transpiration profuse, mais qu\u2019elle est un médicament dangereux parce qu\u2019elle produit une sécrétion abondante de liquide dans le poumon et que, comme conséquence, la malade est véritablement noyée dans ses propres sécrétions.Pour stimuler la diaphorèse on peut employer le bain de vapeur le drap humide chaud, les bouteilles d\u2019eau chaude ou la cage électrique.La diaphorèse ne doit pas être poussée à l\u2019excès parce qu'elle peut produire les mêmes inconvénients et les mêmes dangers que la pilocarpine (œdème du poumon).Elle peut devenir trop déprimante.En plus, comme on ne connaît pas la nature des toxines de l\u2019éclampsie, on ne peut être certain qu\u2019elles seront éliminées par la peau.Une autre raison qui milite contre ce traitement, c'est qu\u2019il peut produire une concentration des poisons dans le sang qui agiront a dose double sur les centres nerveux.Lévv-Solal et A.Tzanck emploient le chlorhydrate de pilocarpine a petite dose, non pas comme diaphorétique, mais dans le but de combattre l\u2019anaphylaxie qui pourrait être la cause de l\u2019éclampsie.On peut augmenter la diaphorèse par l\u2019ingestion de grande quantité d\u2019eau ou de limonade.Les meilleurs agents de désintoxication sont les purgatifs, particulièrement les drastiques dont l\u2019action sur l'intestin est rapide et intense.À la rigueur, les drastiques peuvent être dangereux; cependant on peut les administrer dans certaines circonstances.On emploie le plus souvent les purgatifs salins, l\u2019eau-de-vie allemande, l\u2019huile de ricin à laquelle on ajoute quelques gouttes d'huile de croton.Les diurétiques sont toujours recommandés pour combattre l\u2018oligurie et éliminer les produits toxiques.Mais les reins sont si fréquemment et si gravement frappés par la maladie qu'ils ne L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 279 répondent pas toujours à l\u2019action des diurétiques.J'emploie souvent le théobrvl en injection sous-cutanée pour agir sur le rein; il donne fréquemment de bons résultats.Quand la malade est consciente on peut lui faire boire de grandes quantités d\u2019eau ou de limonade qui agiront plus rapidement sur le rein sans le fatiguer.D\u2019un autre côté, si la malade n\u2019est pas consciente, l\u2019ingestion de liquide, les efforts nécessités pour écarter les mâchoires et faire boire la malade sont souvent l\u2019occasion de crises éclamptiques.Alors le lavage de l\u2019intestin, l'injection sous- cutanée d\u2019eau salée permettent mieux que l\u2019ingestion des liquides de faire absorber aux malades la quantité d\u2019eau nécessaire à l\u2019élimination des toxines.Porak préconisait les grandes irrigations d\u2019eau salée (entéroclyse) et pratiquait le lavage du sang par l\u2019action combinée de la saignée et des injections d\u2019eau salée.Cependant depuis quelques années, on a plutôt abandonné ce traitement par crainte (a) de rétention chlorurée qui produit les œdèmes et diminue la perméabilité du rein (b) de production d\u2019hypertension artérielle qui favorise l\u2019apparition des accès convulsifs.Cependant de Lee prétend que, bien que l\u2019emploi du sel ne s'accorde pas avec les théories de l\u2019œdème, l\u2019expérience pratique prouve que le sérum artificiel a une valeur réelle dans certains cas.On peut remplacer avec avantage les injections de sérum artificiel ou physiologique par les injections d\u2019eau sucrée, qui abaisse le degré de concentration du sang et active la diurèse.Quelques accoucheurs disent avoir eu des succès dans l\u2019éclampsie avec les injections intra-veineuses de glucose, les grandes entéroclyses de sérum glucosé, ou les injections sous- cutanées de sérum glucosé, associées à l\u2019injection d'insuline.Je dirai maintenant quelques mots des médications basées sur les théories nouvelles.Devrais-je parler de l\u2019ablation des seins que la théorie mammaire avait poussé à pratiquer; de la trépanation du crâne ou de la ponction lombaire comme conséquence de la théorie de compression cérébrale; de l\u2019extirpation du corps jaune conseillée après la promulgation de la théorie d'intoxication par les produits du corps jaune.Ne voilà-t-il pas que, après nous avoir exposé des théories aussi abracadabrantes et nous avoir conseillé des traitements appropriés, l\u2019on nous invite, comme dit L.Cheinisse, à plonger dans les arcanes de l\u2019endocrinologie, afin de choisir, dans l\u2019arsenal opothérapique si encombré, l'extrait glandulaire approprié à combattre l\u2019éclampsie.Dresde et Hofbauer conseillent et emploient l'extrait ovarien ou sa partie la plus active, le corps jaune, par la voie sous-cutanée.ou 280 L'UNION MÉDICALE DU CANADA la voie intra-veineuse, ils ne savent pas encore laquelle est préférable.Nicholson a préconisé les extraits de corps thyroïde et des glandes parathyroides.Fruhinsholz semble croire que ces derniers extraits sont indiqués dans certaines formes d\u2019éclampsie, par exemple dans celles où l\u2019on constate un corps thyroïde peu développé et où il n\u2019existe qu\u2019une faible albuminurie.On a préconisé l'injection de sérum de femme enceinte saine, ou de femme guérie depuis quelques jours d'une attaque d\u2019éclampsie.Engelman et Volhard conseillent l\u2019extrait de sangsue ou hirudine en injection intra-veineuse dans le but d'empêcher la formation de thromboses dans les organes des éclamptiques en diminuant la coagulabilité du sang.La décapsulation du rein n\u2019a pas donné de bons résultats.4° Traitement après l\u2019attaque d\u2019éclampsie \u2014La malade sera mise à la diète hydrique pendant 24 ou 48 heures, puis à la diète lactée.On surveillera les urines, et on tiendra l'intestin libre.La malade gardera le lit pendant longtemps.Si l\u2019accouchement est terminé, on en surveillera attentivement les suites.L\u2019asepsie et I'antisepsie seront poussées à leur dernière limite.Les complications tardives ne sont pas rares et durent parfois très longtemps: telles la manie, les psychoses, l\u2019amnésie post- éclamptique, qui nécessite des soins appropriés: l'isolement, et parfois l\u2019internement.Dubrisay et C.Jeannin font des remarques très appropriées à propos du traitement de l\u2019éclampsie.| 1° Il faut, disent-ils, se méfier des hémorragies fréquentes, au moment de la délivrance.2° Il faut rejeter les antiseptiques dangereux.3° En cas de mort de la femme, avant l\u2019accouchement, et si l\u2019on a quelque espoir d'obtenir un enfant vivant, on doit procéder dans le plus bref délai à l\u2019opération césarienne ou mieux à l\u2019accouchement par dilatation forcée du col.4° Il faut se méfier de mort apparente.Une éclamptique pourra allaiter son enfant, après cessation de l\u2019état de mal.| Traitement obstétrical \u2014Il semble généralement admis aujour- d\u2019hui que, dans l\u2019éclampsisme et l\u2019éclampsie, l\u2019expectation obstétricale est préférable à l\u2019évacuation rapide de l\u2019utérus.Dans l\u2019éclampsie, le traitement médical bien dirigé réussit presque toujours; et durant l\u2019éclampsie, l\u2019expectation donne en général de meilleurs résultats.Cependant dans l\u2019un et l\u2019autre cas, l\u2019évacuation de l\u2019utérus peut L'UNION MÉDICALE DU CANADA 281 donner dans certaines circonstances d'excellents résultats; tout dépend de la gravité des cas et des résultats obtenus par le traitement médical.Ainsi donc, il est assez logique de comprendre qu\u2019il faudra intervenir, après le sixième mois, si les symptômes d\u2019éclampsisme, au lieu de s'améliorer, deviennent plus graves malgré un traitement bien approprié, suivi fidèlement et pendant un espace de temps raisonnable.Si, malgré les purgatifs, les diurétiques, la diète hydrique, le régime lacté, la saignée, l\u2019administration du chloral ou du veratrum viride, la pression artérielle hypertendue ne s\u2019abaisse pas ou tend à monter, la céphalalgie ne s'améliore pas, les troubles de la vue augmentent, l'albumine ne diminue pas et l'insuffisance rénale persiste ou devient pire, il faudra nécessairement en venir à l\u2018interruption de la grossesse.Pendant l\u2019éclampsie de la grossesse, l\u2019accouchement méthodiquement rapide ne trouve d'indication nécessaire que dans un petit nombre de cas, c'est-à-dire seulement quand le cas est grave et que le traitement médical appliqué avec intelligence et énergie ne parait pas agir convenablement.Si l\u2019éclampsie apparaît pendant le travail de l\u2019accouchement, il y a alors tout intérêt à terminer l\u2019accouchement le plus rapidement possible. APPENDICITE ET GROSSESSE (1) A PROPOS DE QUINZE OBSERVATIONS PERSONNELLES Par LOUIS E.PHANEUF, M.D., F.A.C.S., Professeur adjoint de Clinique gynécologique au \u201cTufts College Medical School\u201d, Chirurgien des services de Gynécologie et d'Obstétrique de l'hôpital Carney, Boston.La technique chirurgicale de l\u2019appendicite n\u2019admet plus de discussion.Tous les détails en sont depuis longtemps réglés.Les chirurgiens s'accordent sur la nécessité de la stérilisation du moignon, soit par le phénol et l'alcool, la teinture d\u2019iode, le thermocautère, ou même son enfouissement.On reconnaît aussi généralement la nécessité du drainage dans la plupart des appendicites aiguës avec péritonite localisée ou générale.Toutefois on ne mentionne que ratement l\u2019appendicite çompliquant la grossesse, et c\u2019est cette condition qui fait le sujet de ma communication au Congrès.J'ai pu observer, dans une série de cas, que l\u2019appendicite aiguë compliquant la grossesse ne se localise que rarement; on opère dans les cas avancés, en pleine péritonite, et ils sont presque toujours suivis d\u2019avortement ou d'accouchement prématuré.Dans les cas simples, opérés au début, la grossesse se continue généralement sans encombre.Il est donc urgent d'arriver à un diagnostic précoce, suivi d\u2019une opération immédiate, si l\u2019on veut éviter les dangers de la péritonite, presque toujours fatale chez les femmes enceintes.La septicémie et l\u2019occlusion intestinale enlèvent nos malades rapidement dans cette forme hypertoxique de l\u2019appendicite, bien que parfois une cæcostomie assurant le drainage de l\u2019intestin et les mesures ordinaires assurant celui de la cavité péritonéale, après l\u2019exérèse de l\u2019appendice, réussissent à en arracher quelques-unes à la mort.Je n\u2019ai qu\u2019à me louer de ce procédé dans un grand nombre de péritonites diffuses à la suite de l\u2019appendicite aiguë, non compliquées de grossesse toutefois.Cette méthode m\u2019a aussi réussi dans un cas (1) Communication au IXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord.Montréal, les 21, 22 et 23 septembre 1926.- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 283 d\u2019appendicite aiguë et de péritonite généralisée, chez une jeune femme de vingt ans, grosse de quatre mois.Je divise les 15 observations personnelles, que j'ai l'honneur de vous présenter, en 3 groupes: 1° Appendicite chronique et grossesse ; 2° Appendicite aiguë et grossesse; 3° Appendicite aiguë avec péritonite généralisée au cours de la grossesse.13 de ces malades furent opérées dans mon service de l\u2019hôpital Carney, et deux dans des hôpitaux des environs.Groupe I.Appendicite chronique et grossesse Observation I.Mme A.O.B., 23 ans, entrée le 2 juin 1918, sortie le 19 juin 1918.Depuis six mois, elle se plaignait de douleurs prononcées dans toute l\u2019étendue du ventre, s\u2019irradiant dans les lombes.Finalement cette douleur se localisa dans la région iliaque droite.Elle avait des nausées fréquentes, mais point de vomissements.Elle était grosse de trois mois.A l\u2019examen on constatait sensibilité, rigidité et spasme du grand droit au point de MacBurney.Un kyste de l\u2019ovaire gauche, de la grosseur d\u2019une orange, fut aussi découvert à l'examen gynécologique.Opération le 4 juin 1918.Appendicectomie et exérése du kyste ovarien.L\u2019appendice était adhérent au caecum sur toute son étendue.L\u2019abdomen fut fermé sans drainage.Suites opératoires faciles; la plus haute élévation thermique fut de 100.2° F.(37.9° C.), pouls 86.La grossesse évolua jusqu\u2019au terme sans incidents.Obs.IL Mme A.Q., 35 ans, entrée le 9 novembre 1925, sortie le 25 novembre 1925.- Sa première grossesse fut compliquée d\u2019une hépato-toxémie grave; accouchement provoqué, à l\u2019aide d\u2019un ballon, à sept mois et demi, le 10 juin 1923.L'\u2019enfant survit et est actuellement bien portant.Elle avait eu plusieurs attaques de douleurs abdominales, plutôt sérieuses depuis un mois, et assez sévères pour la réveiller la nuit.Elle était grosse de trois mois.L'examen décelait une sensibilité accentuée au point de MacBurney et dans la région de la vésicule biliaire.Opération le 10 novembre 1925.Appendicectomie et cholécystectomie pour cholécystite chronique; l\u2019appendice contenait plusieurs cicatrices.Petit drain dans la région hépatique.Suites opératoires sans complications.Sa grossesse évolua jusqu\u2019au terme et je l\u2019accouchai le 24 avril 1926.Observation III.Mme A.C., 33 ans, entrée le 11 mars 1926, sortie le 26 mars 1926.Cette malade, une quartipare, avec antécédents normaux et réglée a 17 ans, fut admise au service le 11 mars 1926.Ses dernières règles débutaient le 25 décembre 1925 et son accouchement était attendu pour < 284 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA le ler octobre 1926.Depuis deux ans elle avai} des douleurs sévères dans le bas-ventre avec certaines périodes de rémission.Ces crises douloureuses étaient améliorées par le repos, malgré que la malade n\u2019avait jamais gardé le lit.La douleur était surtout intense dans les régions iliaque et lombaire droites.Ses trois accouchements antérieurs avaient été terminés aux forceps.Au palper abdominal on remarquait une sensibilité accentuée au point de MacBurney.Au toucher vaginal on percevait un col lacéré et ulcéré; l\u2019utérus était en position normale et de dimensions d\u2019une grossesse de deux mois et demi; le cul-de-sac latéral gauche était souple et indolore, tandis que le droit était très sensible.Opération le 13 mars 1926.Appendicectomie.L\u2019appendice était rétro- caecal et adhérent au caecum sur toute son étendue.L\u2019utérus gravide et ses annexes étaient normaux.Fermeture du ventre sans drainage.Suites simples et afébriles.La grossesse évolua sans incidents.Ces trois cas, opérés à froid, pour appendicite chronique, n\u2019eurent aucune complication.Chez une des malades on pratiqua, de plus, une cholécystectomie, et chez une autre l\u2019exérèse d\u2019un kyste ovarien Dans les trois cas, la grossesse évolua sans incidents.gauche.Groupe II.Appendicite aiguë et grossesse (Diagnostic précoce et opération immédiate) Observation I.Mme M.F., 26 ans, entrée le 22 mai 1921, sortie le 11 juin 1921, | Cette malade souffrait de douleurs sévères dans le bas-ventre, de vomissements, de constipation, de pertes sanguines et d\u2019épistaxis.Elle était enceinte de trois mois et demi.Les pertes sanguines, qui avaient débuté le 4 mai, cessèrent le 22, mais la douleur persistait.L\u2019examen révélait une sensibilité des deux fosses iliaques, mais plus accentuée dans la région iliaque droite.Opération le 24 mai 1921.Appendicectomie pour appendicite aiguë; l\u2019abdomen fut refermé sans drainage.Suites opératoires simples, température de 100° F.(37.7° C.), pouls de 100, deux jours après l'intervention.La grossesse évolua normalement jusqu\u2019au terme.Observation IL.Mme A.C., 31 ans, entrée le 16 novembre 1922, sortie le 2 décembre 1922.La malade accusait une douleur accentuée dans la fosse iliaque droite depuis cinq jours; elle était grosse de cinq mois; elle avait des nausées constantes, mais point de vomissements.A l\u2019examen on constatait les signes classiques de l\u2019appendicite.Opération le jour même de son entrée; appendicectomie sans drainage.Suites opératoires simples.Sa grossesse fut portée jusqu\u2019au terme. ere een say L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 285 Observation TI.Mme M.B., 34 ans, entrée le 19 juin 1923.Appelé d\u2019urgence par son médecin, à domicile, nous constations élévation thermique, pouls rapide, douleur prononcée dans la région iliaque droite et vomissements.Sa grossesse approchait du terme et son accouchement était attendu dans une semaine environ.Elle avait eu deux accouchements normaux et une fausse couche antérieurement.A l\u2019examen, le ventre était dur et la région iliaque droite était douloureuse au palper.Opération le même soir, deux heures après la consultation.Appendicectomie pour appendicite aiguë, l\u2019appendice était adhérent au caecum sur toute son étendue.Un drain fut introduit dans le cul-de-sac latéral droit.Accouchement normal peu après l\u2019intervention.L\u2019enfant survit et la convalescence de la malade fut très satisfaisante.Observation IV.Mme M.R., 20 ans, entrée le 24 novembre 1923, sortie le 8 décembre 1923.Deux jours avant son entrée, la malade fut prise d\u2019une douleur abdominale intense; celle-ci se localisa à la fosse iliaque droite; elle eut plusieurs vomissements durant les quarante-huit heures qui précédèrent son opération.Elle était grosse de quatre mois.Opération le 24 novembre 1923.Appendicectomie sans drainage.Suites simples; la plus haute élévation thermique fut de 101° F.(38.3° C.), et le pouls 110, le jour même de l\u2019opération.La grossesse a eu une évolution absolument normale.Observation V.Mme C.N., 22 ans, entrée le 10 juillet 1924, sortie le 22 juillet 1924.La malade souffrait de nausées et de vomissements depuis.un an.Elle était enceinte de deux mois et avait été soignée par son médecin pour vomissements incoercibles.Peu avant son admission les signes classiques d\u2019une appendicite aiguë se déclarèrent.Opération le 11 juillet 1924: appendicectomie sans drainage.Suites opératoires des plus faciles; Su grossesse continua jusqu\u2019au terme et je l\u2019accouchai moi-même.Observation VI.Mme A.C., 39 ans, entrée le 5 avril 1925.Appelé d\u2019urgence, à domicile, je vis la malade en consultation le soir du 5 avril 1925.Elle accusait une douleur dans le bas-vente depuis trois jours; point de vomissements ni de frissons.Elle était enceinte de quatre mois.L\u2019examen dénotait une sensibilité exagérée au point de MacBurney, température 100.2° F.(37.8° C.), pouls 120.Opération le même soir, appendicectomie sans drainage.La malade fit une fausse couche le quatrième jour après l'intervention, mais sa convalescence n\u2019en fut point affectée.Observation VII.Mme J.C.,, 31 ans, entrée le 21 juillet 1925, sortie le 15 août 1925.Ellè- accusait une douleur sévère dans la région iliaque droite depuis vingt-quatre heures.Cette douleur était constante et accompagnée de vomissements fréquents.Elle était grosse de trois mois.Opération le 286 L'UNION MÉDICALE DU CANADA ler août 1925, appendicectomie, fermeture du ventre sans drainage, suites simples, aucune complication.Sa grossesse évolua jusqu'au terme.Observation VIII.Mme A.M., 36 ans, entrée le 14 novembre 1925, sertie le 2 décembre 1925.IR Cette malade, grosse de cinq mois, avait été vue par deux médecins avant son entrée.On avait diagnostiqué une appendicite aiguë.Elle fut observée dans le service pendant cing jours.La douleur dans la fosse iliaque droite persistait de jour en jour, bien que la malade fût au repos absolu.Opération le 19 novembre 1925, appendicectomie.L\u2019appendice était rétro-caecal et adhérent au caecum sur toute son étendue.L'abdomen fut refermé sans drainage.Suites opératoires des \u2018plus simples.La plus haute élévation thermique fut de 99.4° F.(37.5° C.), pouls 90.Sa grossesse évolua normalement jusqu\u2019au terme.Observation IX, Mme R.L., 30 ans, entrée le 6 janvier 1926, sortie le 42 janvier 1926.Elle accusait une douleur sévère dans la région iliaque droite depuis vingt-quatre heures; cette douleur devenait de plus en plus intense.Les signes classiques d\u2019une appendicite aiguë existaient depuis son entrée; elle était grosse de cinq mois.Opération immédiate, appendicectomie.L\u2019appendice était oedématié, et le bassin contenait une quantité consi- Cérable de sérum floconneux; l'abdomen néanmoins fut refrmé sans drainage.Suites opératoires faciles.Sa grossesse évolua jusqu\u2019au terme sans incidents et je l\u2019accouchai le 2 mai 1926.Dans ces neuf cas, une fois le diagnostic d\u2019appendicite aiguë établi, l\u2019extirpation de l\u2019appendice fut pratiquée sans retard.Toutes les malades survivent à l\u2019opération.Le drainage ne fut jugé nécessaire que chez une femme dont la grossesse était arrivée à terme.Elle accoucha peu après l'intervention et son enfant survit.Une autre, grosse de quatre mois, avorta le quatrième jour après une appendicectomie sans drainage, la seule fausse couche dans une série de huit cas.Ce résultat semble prouver que le diagnostic immédiatement établi et l'opération sans retard laissent ces femmes dans le meilleur état possible et que la grande majorité de ces malades portent leurs grossesses jusqu\u2019au terme.C\u2019est là une condition idéale; l\u2019opération immédiate obvie au danger de la péritonite ou de la septicémie.Dans mon service l\u2019extirpation de l\u2019appendice est pratiquée aussitôt le diagnostic posé et ceci, d\u2019après moi, est de prime importance. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 287 Groupe III.Appendicite aiguë avec péritonite générale et grossesse \u2018 (Appendicectomie, caecostomie et drainage) La technique de la cæcostomie est des plus simples.Une suture en bourse, de catgut chromé fin, est introduite dans le cæcum, une incision de dimensions nécessaires pour permettre l'introduction d'un tube dans l\u2019intestin est pratiquée; ou bien cette suture est placée à la base de l\u2019appendice.En pratiquant l\u2019exérèse de celui-ci, on l\u2019incise où il se joint au cæcum, laissant ainsi une ouverture où on fait pénétrer une cathétère No 28 ou 30.Ce dernier est suturé au bord de l\u2019incision intestinale par un point de catgut; la suture en bourse est serrée suffisamment pour fixer le tube dans l'intestin et une seconde suture enfouit la première.Le tube est généralement passé à travers l\u2019épiploon et sort de l\u2019abdomen par une petite incision de la paroi à droite de la première.Il est alors possible d'obtenir le drainage de l\u2019intestin, d\u2019empêcher le ballonnement du ventre, et d\u2019injecter 250 centimètres cubes de sérum glucosé dans l'intestin toutes les quatre heures, afin de combattre l\u2019acétonémie et de donner le liquide nécessaire à la maladie.Observation I.Mme C.C., 39 ans, entrée le 9 septembre 1921, décédée le 11 septembre 1921.Cette malade, enceinte de sept mois, avait été visitée par un médecin deux jours avant son entrée; elle avait gardé le lit depuis deux jours et avait eu des pansements à la glace sur le ventre depuis le début de la maladie.Sa condition devenant inquiétante, elle fut envoyée à lhôpital.A son entrée, elle avait des vomissements constants, était pâle, très affaiblie, elle avait de la dyspnée, le pouls était de 140, faible et dépressible, la température de 102.6° F.(39.2° C.).Le ventre était dur, ballonné et très douloureux au palper.Opération immédiate le 9 septembre 1921.Le ventre ouvert, on se {trouve en présence d\u2019une péritonite diffuse, la séreuse était remplie de pus, sans aucun signe de localisation ; l\u2019appendice était gangreneux et perforé.Extirpation facile, puis on pratiqua une caecostomie; deux gros drains furent introduits dans les fosses iliaques, l\u2019un à droite et l\u2019autre à gauche.Les dimensions de l\u2019utérus indiquaient une grossesse de sept mois.Le drainage fut copieux et la malade allait assez bien, quand deux jours après l\u2019opération le travail se déclarait.La dilatation complète révélait malheureusement un placenta pravia total; l\u2019extraction d\u2019un enfant qui se présentait par le siège fut faite immédiatement.L\u2019enfant mourut quelques heures après sa naissance et la mère succomba à une septicémie générale dix heures après son accouchement. 288 Lt UNION MÉDICALE DU CANADA Observation I.Mme M.V.L., 20 ans, entrée le 18 juin 1923, sortie le 6 juillet 1923.Vingt-quatre heures avant son entrée la malade éprouva une vive douleur dans l\u2019abdomen.Cette douleur accompagnée de vomissements s\u2019était localisée dans la région iliaque droite.L\u2019examen dénotait tous les signes classiques d\u2019une appendicite aiguë.Elle était enceinte de quatre mois.Opération peu après son entrée le 18 juin 1923.Le ventre ouvert, on découvre une péritonite diffuse, la cére-se c ntenant une grande quantité de pus, sans aucun signe de localizaticn, appendice gangreneux, perforé.Extirpation de l\u2019appendice et caecostomie; deux gros drains furent introduits dans les fosses iliaques.Ballonnement du ventre considérable pendant les trois premiers jours qui suivirent l\u2019intervention.La température la plus élevée fut constatée le jour même de l\u2019opération et fut de 100.8° F.(38.2° C.), pouls 120.Les drains furent enlevés le cinquième jour et le tube intestinal le huitième jour.La fistule stercorale était complètement fermée le dix-septième jour après l\u2019intervention.Elle quitta l\u2019hôpital le 6 juillet 1923, l\u2019incision étant parfaitement cicatrisée; elle n\u2019avait eu aucune complication utérine durant sa convalescence, et elle porta sa grossesse jusqu\u2019au terme.Cinq mois L'UNION MÉDICALE DU CANADA 289 plus tard elle fut accouchée dans mon service; son accouchement fut tout à fait normal et elle laissa l\u2019hôpital en bonne santé avec son enfant qu\u2019elle allaitait.Observation III.Mme A.C., 40 ans, entrée le 23 décembre 1923, décédée le 27 décembre 1923.A son entrée, on apprit qu\u2019elle était au lit, avec élévation thermique, vomissements, insomnie et une douleur très marquée dans l\u2019abdomen depuis trois jours.Elle était enceinte de cinq mois.Sa condition était désespérée; néanmoins elle fut opérée immédiatement.En ouvrant la cavité péritonéale, on se trouva en présence d\u2019une péritonite généralisée, et d\u2019un appendice gangreneux, perforé, sans aucun signe de localisation du processus inflammatoire.Extirpation de l\u2019appendice et caecostomie avec drainage des deux fosses iliaques.La malade avorta le 26 décembre, trois jours après l'intervention, et elle mourut le lendemain, le 27, de septicémie générale.L\u2019enfant vécut trois heures.Sur ces trois cas admis au service avec péritonite diffuse, un fut sauvé par l\u2019appendicectomie et le drainage de lintestin aussi bien que de la séreuse.Les symptômes chez cette malade ne dataient que de vingt-quatre heures avant son entrée.Bien que l'avortement ou l\u2019accouchement prématuré soit la règle dans ces cas de péritonite, cette jeune femme accoucha à terme et normalement.Les deux autres moururent de septicémie générale.Chez la première les cymptômes existaient depuis quarante-huit heures et chez la séconde depuis soixante-douze heures, avant leur entrée.Le résultat aurait pu être différent si ces femmes avaient été opérées au début de la maladie.Naturellement, l\u2019opération n\u2019offre aucune chance sérieuse de succès en présence d\u2019une septicémie générale.Dans ces trois cas une péritonite diffuse se développa sans aucune localisation du Processus.Conclusions 1° Il faut faire la distinction entre l\u2019appendicite chronique et l\u2019appendicite aiguë.2° ll vaut mieux opérer les cas d\u2019appendicite chronique qui donnent des symptômes durant la grossesse, de peur de les voir se développer en appendicite aiguë.L'intervention à froid ne comporte que des risques très minimes à la malade.Trois observations : guérison des mères; grossesses portées jusqu\u2019au terme.3° Tous les cas d\u2019appendicite franche doivent être opérés aussitôt le diagnostic posé, à toute époque de la grossesse.Le succès de 290 L'UNION MÉDICALE DU CANADA l\u2019intervention dépend largement du fait qu\u2019elle est pratiquée de bonne heure.Neuf observations: guérison des neuf mères; toutes les grossesses portées au terme, sauf une; un accouchement près du terme suivant intervention; l\u2019enfant survécut.4° Dans les cas avancés d\u2019appendicite et de grossesse, la péritonite se développe d\u2019emblée, généralement sans localisation.Le drainage de l'intestin (cæcostomie) suivant l\u2019extirpation de l\u2019appendice et le drainage multiple de la séreuse peuvent sauver un certain nombre de cas où la péritonite est établie.(Observation II, troisième groupe.) 5° L'opération n\u2019offre pratiquement aucune chance de succès en présence d\u2019une septicémie générale: deux mortes de septicémie.6° Dans cette statistique de quinze observations, treize mères furent guéries et onze enfants sont vivants.O NOUVELLES Nous apprenons aujourd\u2019hui seulement que le 8 décembre dernier le Dr J.N.Roy a été nommé membre correspondant étranger de la Société de Laryngologie des Hôpitaux de Paris.Nos félicitations.O AVIS Jeune médecin demandé comme interne à l\u2019Hôpital Saint-Jean- de-Dieu; suivra les services de Pathologie Interne et Externe, de Syphiligraphie, d\u2019Oto-rhino-laryngologie, Electrothérapie, Hydrothérapie, etc.Pension et entretien, plus $600.00 par année.S\u2019adresser au Dr T.Parizeau, Université de Montréal. CONJONCTIVITE DE PARINAUD (1) Par le Docteur FRANÇOIS BADEAUX Travail du Service ophtalmologique de l\u2019'Hôtel-Dieu Professeur Lassalle Tous les jours nous observons dans nos bureaux et dans les services hospitaliers d\u2019ophtalmologie de nombreux cas de conjonctivites.Aussi le sujet de ma communication paraît-il banal.Tout de même, il n\u2019en contient pas moins son intérêt scientifique, tout petit soit-il, en confirmant l\u2019opinion de Parinaud et en attirant l\u2019attention des bactériologistes sur l'agent causal de la conjonctivite de Parinaud.Nous savons tous que, grâce au microscope, nous pouvons au- jourd\u2019hui classifier nos conjonctivites, mais il est encore des cas où l\u2019agent pathogène nous est inconnu et où notre diagnostic étiologique ne se fait que par la clinique, l\u2019histoire de la maladie et l'élimination des autres conjonctivites.Je relate donc l\u2019histoire de notre malade.Monsieur Paul-Emile X., âgé de vingt ans, se présente au bureau en avril dernier pour œdème des paupières de l\u2019œil gauche s\u2019accompagnant d\u2019adénite préauriculaire énorme.Historique.\u2014Vers la fin de mars dernier, en trayant une de ses vaches, Paul-Emile reçut sur l\u2019œil gauche un coup de queue.Sensation pénible, je suppose.Dès le lendemain au réveil, le malade éprouva de la gêne à ouvrir l\u2019œil frappé, qui était un peu collé et légèrement œdématié, nota en plus un léger picotement, mais aucune douleur oculaire.Les jours suivants, les symptômes s\u2019accentuèrent, puis apparut une adénite préauriculaire qui ne tarda pas à devenir un empâtement énorme de la joue.L\u2019état général est un peu atteint, mais le malade, un dur à cuire, ne se préoccupa pas de sa température.Après trois semaines de maladie, l\u2019état de sa joue l\u2019inquiéta davantage - et c'est ce qui l\u2019amena au bureau.L'examen de l\u2019œil droit ne révèle rien d\u2019anormal, mais les paupières de l\u2019œil gauche sont œdématiées, surtout la paupière supérieure qui est en léger ptosis.Cet œdème ne s'accompagne d'aucune réaction inflammatoire du côté de la peau.(1) Communication faite au Congrès des Médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord, septembre 1926.vw 292 L'UNION MÉDICALE DU CANADA L\u2019œil lui-même, sain, contraste avec les conjonctives hyperémiées qui le recouvrent.Sur ce fond inflammatoire, au niveau du bord supérieur du tarse à\u2019 l'angle externe, deux grosses végétations rou- geatres, pédiculées mais non ulcérées, recouvertes d\u2019un léger exsudat grisâtre.D'autres petits follicules jaunes sont aussi disséminés le long du bord supérieur du tarse et sur la conjonctive palpébrale inférieure.La sécrétion oculaire, peu abondante, légèrement jaunâtre, est \u2018étalée sur des lames et ensemencée sur gélose simple, gélose ascite, gélose maltosée de Sabouraud et sur bouillon simple.J'inclus aussi sous la peau d\u2019un cobaye un des follicules excisés.Ces recherches de laboratoire devaient nous guider.Pour établir notre diagnostic étiologique, nous suivimes la classification de Morax qui admet trois groupes de conjonctivites.Le premier groupe comprend les conjonctivites où l\u2019inflammation présente un caractère diffus.Tel n\u2019était pas le cas de notre malade.| Dans le deuxième, entrent un certain nombre de maladies où les lésions de la muqueuse offrent un caractère plus circonscrit et constituent de petites saillies appelées follicules ou granulations.Un dernier groupe, ce sont des types ayant quelques ressemblances cliniques et surtout se compliquant d\u2019une forte adénite pré- auriculaire et sous-maxillaire très caractéristique.Parmi ceux-ci : |\u2014La tuberculose conjonctivale.2\u2014La syphilis primitive.3\u2014La sporotrichose.4\u2014J a conjonctivite vaccinale.5\u2014La conjonctivite de Parinaud.Pour établir notre diagnostic, ajoutons a ces types trois autres conjonctivites: une du second groupe, le trachôme, et deux non classifiées.I\u2014La conjonctivite impétigineuse.2\u2014La conjonctivite printanière.Diagnostic \u2014Il ne s'agissait pas chez notre malade de tuberculose conjonctivale.Bien qu\u2019il y eut quelque ressemblance clinique avec.ia forme végétante de la tubercv'ose, le microscope ne donnait pas de bacilles de Koch ni dans les frottis ni dans les cultures.Après trois semaines d\u2019inoculation, le cobaye était en parfaite santé.Aucune élévation de température.EL w L'UNION MÉDICALE DU CANADA 293 Aucune réaction locale ou générale.Aucune baisse de poids.L\u2019autopsie du cobaye après deux mois ne révèle aucun follicule, aucune adénite.L'animal est gros et gras.2\u2014\u2014I1 ne s\u2019agissait pas non plus de syphilis primitive.Car il n\u2019y avait ni ulcération conjonctivale, ni induration.L\u2019adénopathie était loin d\u2019étre indolore.Au contraire le malade souffrait de douleurs spontanées et provoquées a la pression.Le Bordet-Wassermann était négatif dans le sang.3\u2014I1 n\u2019était plus question de sporotrichose.Aucune ulcération des follicules.La culture sur gélose maltosée fut négative.Aucune trace du Champignon Sporotrichum Beurmani.4\u2014La conjonctivite vaccinale 7?A une toute autre histoire.5\u2014Le trachôme ,la conjonctivite printaniére n\u2019évoluent pas ainsi cliniquement.Le frottis coloré au Giesma ne donna ni inclusion, ni corpuscule de Prowazeck, ni éosinophilie.6\u2014L\u2019impétigo n\u2019a aucune ressemblance clinique.Restait la conjonctivite de Parinaud.C\u2019est à elle que je rattachai le cas de notre malade, pour deux raisons.Premièrement, parce que, comme le dit Parinaud, cette conjonctivite se prend au contact des gros animaux domestiques.e Deuxièmement, parce que les symptômes cliniques furent ceux de cette maladie et les recherches de laboratoire, nulles.Si j'ai hésité à faire mon diagnostic, c\u2019est que sur le frottis de l\u2019exuldat et dans les cultures je trouvai un bacille sporulé, hôte inaccoutumé de la conjonctivite, bacille ne prenant pas le gram.Par curiosité j'ensemençai quelques poils de la queue de la vache recueillis le plus aseptiquement possible.Je trouvai ce même bacille avec quelques autres prenant le gram.L\u2019infection était-eile due à ce bacille ?C\u2019est ce que je crus, mais un plus long examen fait à l\u2019Université donna un bacille sporulé non pathogène que nous sommes à classifier.Il ressemble au subtitis par ses caractères morphologiques et par sa vitalité dans les cultures.Morax nous rappelle que la sécrétion conjonctivale renferme quelquefois et en petit nombre des microorganismes décelables par la culture, mais rentrant toujours dans la catégorie des microbes banaux, tels: le subtilis, le protéus et des saprophytes.Quant aux éléments celiu- 204 L'UNION MÉDICALE DU CANADA laires, il y avait chez notre malade quelques cellules épithéliales et abondance de lymphocytes.L\u2019étiologie comme la sypmtomatologie de la conjonctivite de Parinaud correspondent bien à celles de notre cas.Le résultat négatif des recherches de laboratoire s\u2019ajoute encore a cela.Conclusion Parinaud a sûrement raison d\u2019attribuer cette maladie au voisinage de gros animaux domestiques; je crois que l\u2019histoire de noire malade en est une preuve de plus.Je crois que dans l'examen attentif de la flore microbienne du poil de ces animaux domestiques, les bactériologistes trouveront une clef pour arriver au virus filtrant, agent supposé causal de cette conjonctivite.Peut-être ces microorganismes que nous trouvons ne sont que des véhicules du virus et qu\u2019un jour nous le verrons sortir.Le traitement appliqué n\u2019a pas beaucoup amendé la marche de la maladie.Nous lui avons fait tous les jours pendant dix jours une nitration a 29.Nous n'avons pas eu heureusement à combattre de suppuration de l\u2019adénite.Les pansements humides chauds au sérum ont suffi à faire regresser l\u2019inflammation.Au point de vue fréquence.La conjonctivite de Parinaud est \u201cassez rare.C\u2019est la première Observée depuis deux ans.Nous avons observé à l\u2019Hôtel-Dieu en un an une couple de conjonctivites de Weeks, deux conjonctivites à gonccoques, quelques conjonctivites diplobacillaires de Morax et surtout des conjonctivites à pneumocoques simples ou compliquées de lésions cornéennes. LITHIASE VÉSICALE Par le Docteur ANTONIO BELLEROSE, Moniteur de l'Hôpital Necker de Paris, Assistant à l\u2019Université de Montréal, Chirurgien de l'Hôpital Notre-Dame.Les deux observations cliniques, que je vous présente aujourd\u2019hui, marquent le début d\u2019une chronique, au cours de laquelle j'étudierai certains cas, qui peuvent offrir quelqu'\u2019intérêt pour le praticien; ces malades ont été observés, ou dans le Service de Chirurgie du Prof.T.Parizeau, (j'eus l\u2019insigne honneur d\u2019être l\u2019un de ses assistants), ou dans la clientèle.Fig.No 1 Obser.No 1.\u2014Le 14 juin, P.M., âgé de 20 ans, entre à l\u2019hôpital pour mictions douloureuses et fréquentes.La maladie a débuté, il y a 14 ans, par une crise douloureuse très intense dans le côté gauche de l\u2019abdomen, cette crise a été suivie d\u2019une hématurie, qui ne s\u2019est jamais répétée jusqu'ici.Pendant quelque temps, notre malade ressent des douleurs à la miction, puis tout rentre dans l\u2019ordre sans subir aucun traitement. 296 L'UNION MÉDICALE DU CANADA A partir de cette époque, ce -dernier semble très peu incommodé par la maladie dont il souffre, à peine une ou deux fois par année, ressent-il, pendant quelques jours, des douleurs dans la région hypogastrique, celles-ci coïncident avec de la pollakiurie et des mictions douloureuses.Au mois de février 1926, la cystite s\u2019installe en permanence; les mictions deviennent très fréquentes, et occasionnent des douleurs considérables, la marche, surtout la voiture, augmentent l\u2019intensité de ces symptômes.Pour la première fois, on se décide à consulter un médecin, qui immédiatement conseille une intervention.Les antécédents héréditaires n\u2019offrent rien d\u2019intéressant.Dans les antécédents personnels, en plus de l'histoire de la maladie actuelle, on note des signes de rachitisme pendant l'enfance.Au moment de l\u2019admission à l\u2019hépital, la température oscille entre 101° et 103°, la pression artérielle est de 120 pour la maxima et de 75 pour la minima.Les urines sont troubles, \u2014 présence de leucocytes, \u2014 la capacité vésicale est diminuée, \u2014 100 c.c.L\u2019explorateur métallique de Thompson nous permet de constater la présence d\u2019un corps étranger dans la vessie, il nous permet d\u2019en établir la dureté en même temps que les dimensions.Diagnostic \u2014Calcul vésical unique avec cystite concomitante.Traitement \u2014 Grand lavage vésical, 2 fois par jour, pendant une semaine pour désinfecter la vessie et faire tomber la température.Le 22 juin: Anesthésie à l\u2019éther, taille hypogastrique.Je trouve un calcul unique dont l\u2019extraction est rendue difficile à cause -du voluine.La muqueuse vésicale est grisâtre et très friable.(Fig.No i) | Les suites opératoires sont longues, pendant longtemps la cystite résiste au traitement.Le malade, sur demande, laisse l\u2019hôpital le 15 septembre 1926, avec la promesse d\u2019y revenir si la cystite ne disparaît pas complètement.Il devra subir certains examens impossibles à faire auparavant, à cause de la fistule hypogastrique guérie depuis à peine 15 jours.| Obs.No 2\u2014M.X., 30 ans, machiniste, se présente à la consultation pour rétention aiguë d\u2019urine.Ce dernier, il y a 2 ans, a été traité pour une gonorrhée, au moyen des grands lavages vésicaux donnés avec une sonde en gomme.Je malade se considérait comme guéri jusqu\u2019à ces derniers six mois, alors que réapparurent des troubles urinaires; les mictions sont devenues de plus en plus douloureuses et de plus en plus fréquentes, ar ES L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 297 si bien qu\u2019aujourd\u2019hui il se trouve dans l'impossibilité complète d\u2019uriner.Examen \u2014La pression du gland et du canal ne parvient pas à faire sourdre un liquide purulent au méat uréthral, le toucher rectal permet de sentir une prostate de volume normal, à peine un peu douloureuse.Voulant calibrer l\u2019urèthre, avant de faire le cathétérisme vésical, j'introduis une bougie exploratrice No 18, qui pénètre facilement dans la vessie; à ma grande surprise, en la retirant, la miction s\u2019établit d\u2019elle-même en même temps qu\u2019est expulsé un poil recouvert Fig.No 2 d\u2019incrustations calcaire.(Fig.No 2) Quelques lavages vésicaux, donnés dans les jours suivants, suffisent à guérir la cystite.Ces deux observations me paraissent intéressantes.Dans le premier cas, un calcul vésical se forme à la suite d\u2019un petit calcul descendu du rein, pendant longtemps, (13 ans,) il est toléré sans occasionner de désordres considérables; dans le second cas, le calcul est dû à la présence d'un poil introduit dans la vessie lors d\u2019un cathétérisme, dès le début de sa formation, il donne naissance à des symptômes graves. 208 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Les calculs vésicaux peuvent, quand à leur origine, se diviser en deux grandes catégories : | 1° Les calculs primitifs, ce sont les calculs d'organisme de Guyon.2° Les calculs secondaires, ou calculs d'organe de Guyon.Etiologie Parmi les causes du calcul on doit citer : 1° Le régime: nourriture trop riche, excès de viande, défaut d'exercice, etc.2° Le climat humide.3° Les maladies de la nutrition: l\u2019arthritisme, le diabète, etc.4° Les fractures d\u2019os importants nécessitant pendant longtemps l\u2019immobilisation.(Prof.Legueu.) ' 5° Les anomalies de l\u2019urèthre, rétrécissements, etc.6° Les anomalies vésicales, diverticules, etc.7° L\u2019adénome de la prostate.S° La rétention chronique d\u2019urine.9° Les infections urinaires, cystite et pyélo-néphrite.10° Les corps étrangers de la vessie, poils, parasites, calcul du rein descendu dans la vessie, etc.11° Les fractures du bassin compliquées d\u2019une fistule interne de la vessie, par où s\u2019éliminent des poussières d\u2019os, qui servent d\u2019amorces aux calculs.(Prof.Legueu.) Symptomatologie Les symptômes subjectifs diffèrent d\u2019un malade à l\u2019autre, cependant la plupart des porteurs de calculs vésicaux traversent trois phases bien distinctes, si le chirurgien n\u2019intervient pas.1° Phase de tolérance.La présence du calcul passe inaperçue; cette tolérance peut durer assez longtemps chez certains individus.2° Phase d\u2019intolérance, phase réactionnelle.Trois grands symptômes cliniques dominent cette période, ce sont: l\u2019hématurie, la douleur et les troubles de la miction.a) Hématurie: Ce symptôme est loin d\u2019être constant, comme en font foi les deux observations rapportées.C'est une hématurie terminale, c\u2019est-à-dire c\u2019est une hématurie qui se produit à la fin L UNION MEDICALE DU CANADA 299 de 1a miction: tout mouvement brusque, qui secoue le calcul, peut la provoquer, elle cessé avec le repos.b) Douleur: La nuit, qui arrête l'hématurie, calme aussi la douleur.Celle-ci siège à l\u2019hypogastre, s\u2019irradie dans la verge et atteint son maximum au gland; elle augmente d'intensité à la fin de la miction lorsque la vessie se contracte sur le calcul.c) Troubles de la miction: Ils sont nombreux, ce sont : La pollakiurie surtout diurne.L\u2019arrêt brusque du jet d\u2019urine, plutôt rare.La rétention d'urine, lorsque le calcul s'engage dans l\u2019urêthre.L\u2019'incontinence d\u2019urine chez les enfants.3° Phase de cystite.Les urines, de pâles qu\u2019elles étaient, \u201cqui ne charie, bâtit\u201d, deviennent troubles, bref aux symptômes de cystite traumatique viennent s'ajouter ceux de cystite infectieuse.L\u2019examen local nous donne des renseignements, qui permettent un diagnostic certain de calcul vésical.1° Explorateur métallique.Cet instrument nous renseigne sur Ja dureté, le volume des calculs par le son qu\u2019il produit à leur contact.2° Cystoscopie.Elle permet de voir à l\u2019œil les calculs que l'explorateur Thompson peut laisser passer inaperçus, tels que les calculs diverticulaires, enchâtonnés, etc.Elle renseigne sur l'état des parois vésicales, sur le nombre des calculs, sur leur forme et leur localisation.3° Cysto-radiographie.En iniectant des substances opaques ou de l'oxygène dans la vessie, on peut mettre en évidence les calculs.On emploie cette méthode chez les rétrécis et les porteurs d\u2019adénome prostatique. Faculté de Médecine de Paris Clinique de Dermatologie et de Syphiligraphie\u2014Hopital St-Louis Professeur: M.Jeanselme COURS DE PERFECTIONNEMENT Dermatologie t Vénéréologie sous la direction de, M.le Professeur Jeanselme Le prochain cours de Dermatologie aura lieu du 25 avril au 21 mai 1927.Le prochain cours de Yénéréologie aura lieu du 25 mars au 17 juin 1927.Le prochain cours de Thérapeutique Dermato-Vénéréologique aura lieu du 20 juin au 12 juillet 1927.Un cours de Technique de Laboratoire aura également lieu durant cette période.Le droit d\u2019inscription pour chaque cours est de 250 fr.Un programme détaillé sera envoyé sur demande.Les cours auront lieu au Musée de l'Hôpital St-Louis, 40, Rue Bichat, Paris (Xe).Ils seront complétés par des examens de malades, des démonstrations de laboratoire (tréponème, réaction de Wassermann, bactériologie, examen et cultures des teignes et mycoses, biopsie, etc.) de Physiothérapie (électricité, rayons X, haute fréquence, air chaud, neige carbonique, rayons ultra-violets, finsenthérapie, radium), de Thérapeutique (frotte, scarifications, pharmacologie), etc\u2026 Le Musée des Moulages est ouvert de 9 heures à midi et de 2 heures à 5 heures.Les cours auront lieu tous les après-midis de 1 h.30 à 5 heures et les matinées seront réservées aux Policliniques, visites des salles, consultations externes, ouvertes dans tous les services aux élèves, Un certificat pourra être attribué, à la fin des cours, aux auditeurs assidus.On s\u2019inscrit au Secrétariat de la Faculté de Médecine, rue de l\u2019Ecole- de-Médecine (guichet 4), les lundis, mercredis et vendredis, de 15 à 17 heures.(On peut s\u2019inscrire par correspondance.) Pour tous renseignements, s\u2019adresser à M.le Dr Burnier, Hôpital Saint-Louis (Pavillon Bazin).0 XIXème Congrès Français de Médecine Paris, lundi 10, jeudi 13 octobre 1927 Le XIXème congrès français de médecine, décidé par l\u2019Assemblée Générale de l\u2019Association des médecins de langue française, tenue en L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 301 1925 à Nancy, se tiendra à Paris du lundi 10 au jeudi 13 octobre 1927, sous la présidence de Monsieur le professeur Teissier.Les rapports porteront sur les questions suivantes : I\u2014Séméiologie des septicémies médicales.Rapporteurs: MM.Gastinel et Reilly (de Paris).Sémiologie générale de l\u2019état septicémique.M.de Lavergne (de Nancy).Formes cliniques des septicémies aiguës ou chroniques spécifiques à virus connus ou inconnus.MM.Arloing et Dufourt (de Lyon) et M.Langeron (de Lille).Formes cliniques des septicémies aiguës ou chroniques non spécifiques.If\u2014Physio-pathologie des oedèmes.Rapporteurs: MM.Aube! et Mauriac (de Bordeaux).Etude du rôle de quelques ions et des variations de leur répartition dans la pathogénie des oedèmes.M.Gowaertz (de Bruxelles).Rôle des propriétés physio-chimiges des protéines dans la pathogénie des oedèmes avec étude des variations de la tension osmotique et de la tension capillaire.M.Pasteur-Vallery-Radot (de Paris).Les oedémes brightiques.Hl\u2014Indications médicales et valeur thérapeutique comparée de la splénectomie.Rapporteurs: MM.Fiessinger et Brodin (de Paris).La splénec- tomie dans les processus hémolytiques.MM.Nanta (d\u2019Alger) et Jean Tapie (de Toulouse).La splénectomie dans les processus anémiques.M.Nanta: Anémies parasitaires et infectieuses; M.Jean Tapie: Anémies pernicieuses et leucémies.Le texte de ces rapports sera envoyé aux membres adhérents avart le mois de juillet 1927 pour leur permettre d\u2019en prendre connaissance et de s\u2019inscrire éventuellement pour toutes communications relatives aux trois questions.Afin d\u2019assurer une discussion large et méthodique, le comité d\u2019organisation a décidé de n\u2019accepter aucune communication qui ne conconcernerait pas exclusivement les questions rapportées.En raison des adhésions déjà reçues, le comité d'organisation prie les futurs membres du Congrès de s\u2019inscrire le plus tôt possible.Il sera en effet obligé de fixer peu après l\u2019envoi des rapports le terme au delà duquel les inscriptions ne pourront plus être admises.Renseignements Généraux.Pendant la durée du congrès se tiendra une exposition de produits pharmaceutiques, d\u2019appareils d'hygiène et de radiologie, d\u2019instruments de laboratoire, de journaux et de livres médicaux. 302 L'UNION MÉDICALE DU CANADA - Des réductions de tarif seront demandées aux Compagnies de chemin de fer en faveur des congressistes.Des fétes, réceptions et excursions dont le détail sera donné ultérieurement seront organisées a l\u2019occasion du congrès, La cotisation est fixée à : 50 Francs pour les membres adhérents, médecins civils, militaires ou coloniaux.25 Francs pour les membres associés, membres des familles des adhérents, internes et externes des hôpitaux, étudiants en médecine.Les demandes d'inscriptions doivent être adressées avec le montant de la cotisation à Monsieur Pierre Masson, éditeur, 123, Boulevard St- Germain, Paris (VIe), par chèque ou versement à la poste au compte courant de chèques postaux No 599 à Paris.Le bureau compte sur tous les membres de l\u2019Association pour assurer au XIXème Congrès un succès digne de la science médical française.Il tient à exprimer de nouveau sa reconnaissance aux nombreuses notabilités médicales des pays amis et alliés de l\u2019Amérique du Sud (République Argentine et Brésil), de la Belgique, du Canada, de l'Italie, du Grand Duché de Luxembourg, de la Pologne, de la Roumanie, de la Suisse, de la Tchéco-Slovaquie, de la Yougo-Slavie, dont le concours dévoué, si spontanément et si libéralement donné, lui est déjà un encouragement précieux.Renseignements complémentaires, Pour tous renseignements complémentaires s\u2019adresser à la permanence du bureau du XIXème Congrès, Salle Béclard, à la Faculté de Médecine de Paris, 12, Rue de l\u2019Ecole-de-Médecine, \u201cBureau de l\u2019Association pour le développement des relations médicales avec l\u2019étranger\u201d À.D.R.M.ou à M.le Docteur M.Chiray, Secrétaire général du Congrès, 14 Rue Pétrarque à Paris (XVIème), ou à M.le Docteur Lian, 19 Rue de Bourgogne à Paris (VIIème).Congrès tenus à Paris durant l\u2019année 1927 - Nous donnons ci-dessous la liste complète des Congrès scientifiques qui seront tenus en France à partir de fin de mai jusqu\u2019à fin décembre de cette année.Nous attirons tout spécialement l\u2019attention de nos lecteurs sur les Congrès de septembre et octobre.Nous avons reçu à cet effet de nombreuses demandes d\u2019informations venant de plusieurs centres importants de la Province de Québec, de l\u2019Ouest canadien et même des Etats-Unis.Nous en sommes particulièrement heureux.Si nous songeons qu\u2019environ 300 médecins canadiens-français, membres de l'Association des Médecins de Langue Française des deux Amériques, se sont inscrits dans l\u2019Association des Médecins de Langue Française de France, à la fin de notre Congrès tenu à Montréal en L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 303 septembre 1926, il n\u2019y a rien d\u2019étonnant que notre article publié dans le dernier numéro de l\u2019Union Médicale ait provoqué un si vif intérêt chez nos confrères.Nous sommes heureux d'ajouter que nous devons à l\u2019initiative du Professeur Albert LeSage, qui présida aux séances de ce Congrès, l\u2019idée et la réalisation de ce beau geste qui rapproche d\u2019autant, il nous semble, notre corps médical et celui de la France.Les Compagnies de Navigation à qui nous nous sommes adressés désirent connaître approximativement le nombre des Congressistes qui se rendront en France pour le mois d\u2019octobre.Elles nous ont promis un tarif préférentiel qui varierait naturellement suivant le plus ou moins de passagers.Elles nous ont même demandé de faire diligence afin de retenir au plus tôt un nombre suffisant de cabines sur un paquebot qui partirait fin septembre pour la France.Leur demande est bien légitime, car l\u2019affluence des passagers sur nos transatlantiques est toujours très considérable.Il est bien entendu que le privilège d\u2019un tarif préférentiel sera accordé aux parents et aux amis des médecins congressistes ainsi qu\u2019à tous nos compatriotes qui voudront faire partie du voyage.Le mois d\u2019octobre est particulièrement riche en Congrès de toutes sortes qui présentent un intérêt pour les chirurgiens, les orthopédistes et les urologistes, les médecins et les hygiénistes.C\u2019est donc dire que nous nous attendons à recevoir d\u2019autant plus de demandes d\u2019adhésions.Cette occasion qui s\u2019offre à nous de voir Paris et de rencontrer les médecins, les chirurgiens et les hygiénistes de France qui sont, n\u2019ayons crainte de le dire, les plus réputés du monde, est tout à fait exceptionnelle et nous sommes convaincus que la profession médicale canadienne- française sera bien représentée.Liste des Congrès et des manifestations médicales en 1927 en Europe, et particulièrement en France 30, 31 mai ei ler juin \u2014Réunion neurologique internationale annuelle.Secrétaire général: M.Crouzon, 70 bis, avenue d\u2019Iéna, à Paris.27 mai an ler juin \u2014Célébration du centenaire de la naissance de Vulpian.Secrétaire général: M.Crouzon, 70 bis, avenue d\u2019Iéna, à Paris.Juillet \u2014XIIe Congrès français de Médecine légale, à Lyon.Secrétaire: M.Mazelle, 54, avenue de Noailles, à Lyon.Juillet Célébration du Centenaire de Lister à Edinburgh.S\u2019adresser à M.Fraser, 32, Moray Place, Edinburgh.18 juillet \u2014VIe Congrès international d\u2019Histoire de la Médecine, à Leyde, sous la présidence de M.J.G.de Lint.Pour renseignements s\u2019adresser à M.Laignel-Lavastine, 12 bis, place de Laborde, à Paris.ler au 6 août \u2014XXXIe Session du Congrès des médecins aliénistes et neurologistes de France et des pays de langue française, à Blois.Secrétaire général: M.Olivier, médecin-directeur de la Maison de Santé de Blois (Loir-et-Cher).Septembre-Octobre.\u2014Ve Congrès des Pédiatres de langue francaise, 3 Lausanne. 30+ L'UNION MÉDICALE DU CANADA 29.30 septembre et ler occtobre\u2014Ve Congrès de l'Association française des Gynécologues et Obstétriciens de langue française, à Lyon.Secrétaire général: M.le Professeur Brindeau, 71, rue de Grenelle, Paris.8 au S cetobre\u2014XXXVIe Congrès de Chirurgie, à Paris.Secrétaire général: M.Auvray, 50 rue Pierre-Charron, Paris; secrétaire adjoint: M.Lenormant, 1 bis, rue de Buenos-Aires, Paris.$ cetobre\u2014ler Congrès des Accidents du travail.4 au 8 octobre-\u2014X XVIIe Congrès français d\u2019Urologie à Paris.Secrétaire général: M.O.Pasteau, 13 Avenue de Villars, Paris.7 octobre.\u2014IXe Congrés de la Société d\u2019Orthopédie, Paris.Secrétaire général: M.Curtillet, 59 rue d\u2019'Isly, Alger; secrétaire général adjoint: M.Mathieu, 74 rue Vaneau, Paris.; 8 au 11 octobre-\u2014XIIe Congrès international d\u2019hydrologie, de climatologie et de géologie, à Lyon.Secrétaire général: M.le professeur agrégé Piery, 5 rue Emile-Zola, Lyon.: 10 cetobre\u2014XIXe Congrès français de Médecine, à Paris.Secrétaire général: M.Chiray, 14 rue Pétrarque, Paris; secrétaire général adjoint: M.Gastinel, 37 rue Galilée, Paris.Octobre \u2014XI1Ve Congrès d'Hygiène, à l\u2019Institut Pasteur de Paris.Secrétaire général: M.Dujarric de la Rivière, Institut Pasteur, 25 rue Dutot, Paris.\u2018Octobre.\u2014Cinquantenaire de la Société de Médecine publique, à l\u2019Institut Pasteur de Paris.Secrétaire général: M.Dujarric de la Rivière, Institut Pasteur, Paris.Octobre\u2014-Ccngrès international d\u2019hydrologie, à Lyon.Oetobre.\u2014 Réunion annuelle de la Société internationale d'hydrologie, à Montecatini.11 au 1S novembre.\u2014-Ve Congrès international d\u2019Eugénique, à Berlin.Sont encore prévus pour 1927 Exposition Ibéro-Américaine, à Séville.Ile Conférence de langue française de la svphilis h\u2018réditaire, à Copenhague.Congrès international de navigation aérienne, à Rome.J.E.DUBE, Professeur à l\u2019Université de Montréal.Montréal, le 10 avril 1927. ANALYSE Cauur, Vaisseaux, par F.Bordet; Sang, Organes Hématopoiétiques, par A.R.Turpin\u2014MM.Francis Bordet et A.R.Turpin, tous deux anciens élèves du Professeur Emile Sergent, nous ont fait hommage de leur volume intitulé: \u2018Cœur, Vaisseaux, Sang, Organes Hématopoiétiques\u201d édité par la Maison G.Doin & Cie de Paris.Voila un livre que nous voudrions voir entre les mains de tous nos confréres parce qu\u2019il donne, dans un style clair et précis, les derniéres données de la science cardiologique.Les auteurs n\u2019ont pas voulu, ainsi qu\u2019ils l\u2019expliquent dans l\u2019introduction, surcharger leur manuel des détails de bibliographie ni même discerter sur le diagnostic différentiel des lésions orificielles du cœur.Le lecteur, en effet, pourra toujours, s\u2019il le désire, lire les longs chapitres consacrés à ces questions dans les grands traités de cardiologie.\u201cLa constatation\u201d, déclarent-ils, \u201cd\u2019une cardiopathie valvulaire cicatricielle et bien compensée, en dehors de l\u2019intérêt diagnostique très important qu\u2019elle présente, ne sollicite du médecin que quelques mesures d'hygiène et de régime qu\u2019il nous suffira de rappeler à propos du traitement préventif de \u2019insuffisance cardiaque.Aussi nous at-il paru inutile de schématiser à nouveau l\u2019expression clinique des différentes malformations ou déformations des orifices de communication.Il nous a même semblé qu\u2019en cessant de les prendre comme base de la thérapeutique cardiaque, nous mettrions mieux en relief cette erreur qui consiste à passer directement de la perception d\u2019un souffle ou d\u2019un frémissement à la prescription de la digitale.Un praticien averti, loin de commettre une pareille faute et de lutter en vain contre les conséquences mécaniques d\u2019une lésion cicatricielle indélébile, cherchera au contraire à remédier aux troubles fonctionnels qui peuvent en résulter, ou à juguler l\u2019évolution d\u2019un processus inflammatoire d\u2019origine infectieuse.Toute son attention se portera sur la fibre myocardique qu\u2019il interrogea dans- son triple rôle de contractilité, d\u2019excitabilité et de conductibilité, Dans la pratique courante, le souci du médecin doit être de distinguer les diverses variétés de l\u2019insuffisance cardiaque, de comprendre la signification d\u2019une arythmie, de reconnaître l'existence et la nature d\u2019une cardite, de savoir dépister la présence des foyers infectieux évolutifs.Sans la solution de ces problèmes, il n\u2019est, en effet, pas de thérapeutique cardiaque rationnelle possible.C\u2019est pourquoi nous passerons successivement en revue au point de vue du diagnostic et du traitement: \u2014 1.\u2014Les syndromes d\u2019insuffisance cardiaque; 2.\u2014Les syndrémes arythmiques; 3\u2014Les syndrômes infectieux; Nous avons préféré reproduire l\u2019introduction presque en entier pour que nos lecteurs se rendent plus facilement compte des renseignements cliniques et thérapeutiques qu\u2019ils pourront retirer de la lecture de ce traité de 431 pages.J.E.DUBE, Professeur à l\u2019Université de Montréal.Montréal, le 10 avril 1927. Un nouveau facteur plausible d\u2019obésité | Par le Docteur-Vétérinaire JULES BLIER.Cet ouvrage est à connaître des Médecins, des Biologistes, des Eleveurs et des Vétérinaires car il semble capable d\u2019expliquer quelques particularités, restées jusqu\u2019ici obscures, chez les mammifères, à propos du métabolisme des corps gras.C\u2019est la lipo-diérèse pulmonaire, découverte par Roger et Binet, qui a servi de base à l\u2019auteur.Il montre comment des corps étrangers contenus dans l\u2019air inspiré, surtout quand il s\u2019agit de l\u2019air marin, peuvent perturber cette lipo-diérèse pulmonaire et il coordonne les arguments nombreux qui militent en faveur de cette thèse.Peut-être jettera-t-elle la lumière, notamment sur l\u2019extraordinaire obésité des cétacés, \u2014 et sur la richesse en corps gras de leur lait ?On sait, par exemple, qu\u2019il contient parfois jusqu\u2019à cinquante pour cent de crème.Toute étude de l\u2019Obésité, pour être complète, impliquera désormais l'examen ou la mention de la théorie exposée dans le livre de Jules Blier.On le trouvera, augmenté de la liste des expériences proposées par l\u2019auteur, d\u2019une bibliographie abondante et d\u2019une étude générale sur la Physio-Zootechnie dans la Collection des Travaux de Pathologie Comparée, éditée par la Revue de Pathologie Comparée et d'Hygiène Générale, en vente, 8 rue des Acacias, Paris ((17e).Prix 15 frs.0 L\u2019Allonal dans les états mélancoliques Par le Dr F, FOURNIER (Thèse de la Faculté de Montpellier, 1926) Déjà de nombreux travaux ont paru sur l\u2019isopropylallylbarbiturate de diméthyl-amido-antipyrine ou allonal.De même que le sédobrol, bromure dissimulé, semble être le médicament de choix de tous les états d\u2019hyperexcitabilité ou de dépression d\u2019origine nerveuse, de même que le somnifène, infiniment maniable, soluble et injectable, donne les meilleurs résultats comme sédatif et hypnotique dans les services de nerveux et dans les asiles, dans les maisons de santé comme dans la pratique journalière, de même l\u2019allonal paraît être surtout un calmant remarquable, indiqué tout particulièrement dans les algies de toute origine et un sédatif progressivement hypnogène très utile dans les insomnies déterminées ou conditionnées par la douleur.L\u2019auteur a étudié les effets de ce médicament chez les mélancoliques.En relisant les observations, on voit que l\u2019hypocondrie et les troubles cénesthésiques sont toujours influencés, tandis que l\u2019angoisse est peu touchée.Au surplus, contre l\u2019élément douleur, l\u2019allonal est assez efficace pour être substitué à la morphine et à la scopolamine-morphine et il a calmé notamment les douleurs provenant d\u2019une arthrite cervicale, rebelles à tous les analgésiques; au point de vue hypnotique, l\u2019allonal a donné également des résultats constants; dans tous les cas, il a agi surtout en frénateur du sympathique; bref, selon les conclusions de l\u2019auteur, l\u2019allonal est d\u2019un emploi indispensable en neuro-psychiâtrie, de même qu\u2019en pratique journalière."]
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