L'union médicale du Canada, 1 janvier 1928, Janvier
[" l'Union Médicale du Canada COMITE DE DIRECTION MM.Archambault, Benoit, Boulet, Bourgeois, Bruneau, DeCotret, Derome, Desloges, Dubé, Harwood,.Lassalle, Latreille, Leduc, LeSage, Marien, Masson (D.), Masson (R.), Mercier, Parizeau (L.), Parizeau (T }, Rhéaume, Roy, Saint-Jacques.COMITE DE REDACTION Badeaux, François; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Boucher, R.; Brault, Jules; Comtois, A.; Dubé, E.; DeGuise, AÀ.; Fontaine, R.; Gérin-Lajoie, L.; Lapierre, G.; Legrand, E.; Letondal, P.; Marin, A.; Marion, D.; Mercier, Oscar; Mercier-Fauteux; Paré, Armand; Paré, Louis; Pepin, R.; Rivard, J.; Simard, Ls C.; Trotier E.; Vidal, J.A.MM.PRIX DE L\u2019ABONNEMENT POUR 1928 Canada et Etats-Unis .12 22 LA 12 « .$3.00 Etranger (pays faisant partie de l\u2019Union Postale) .\u2026 4.00 Ftudiants .- 1.50 Prix du numéro .0.25 Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé franco Pour la médecine: Au Dr Roméo Boucher, 5130 Avenue du Parc.Tél.: Crescent 5800.Pour la chirurgie: Au Dr Oscar Mercier, 54 rue Cherrier.Tél.: Est 1213.Tout ce qui concerne l\u2019administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, comptable, 3705 rue St-André ou Boîte Postale No 7026.SUITE DU SOMMAIRE ANALYSES MEDECINE .\u2014A.Clerc, Angine de poitrine laire inférieur dans le prognathisme (pet théorie coronarienne (p.43).\u2014 Chiray 55).\u2014 Orr, Le traitement de l\u2019ostéo-myé- et Triboulet, La pseudo-tuberculose d\u2019ori- lite (p.35).\u2014 Burnell, La réparation de gine cholécystique (p.44).\u2014 Tremolières la fissure palatine (p.55), \u2014 Pouwzet, et Parturier, Périviscérites sous-hépati- Traitement chirurgical de la tuberculose ques (p.45).\u2014 Echaux, Un cas d\u2019ictère tibio-tarsienne (p.55).\u2014 Albee, Sixty- traité par l\u2019Insuline (p.45).\u2014 Porak, La pression artérielle et les rythmes organiques (p.45).\u2014 Lewis, Gangrene of the extremities (p.46).CHIRURGIE \u2014Schrapf, Sur la maladie de Buerger (p.47).\u2014 Sicard, Sur la maladie de Buerger (p.47).\u2014 Clute, Du traitement chirurgical des adénites tuberculeuses cervicales (p.48).\u2014 Grant, Les hematomes chroniques sous-dure-mériens (p.48).\u2014 Rogers, Thyroïdites suppurées (p.48).\u2014 Thalheimer, De la dégastro- entérostomisation (p.49).PEDIATRIE.\u2014 Nobécourt, Spasmes douloureux du colon dans la moyenne et dans la grande enfance (p.50).\u2014 Du- fourt, Considérations, sur l\u2019étiologie et la vaccinothérapie des broncho-pneumonies p.50).TUBERCULOSE PULMONAIRE \u2014Cour- mont et Gardère, Le pouvoir bactéricide des épanchements pleuraux tubgrculenx p.» 4 0 FY * * ec ® 53) .ve ®.8 UROLOGIE.\u2014Pugh, Pyeliti£in Pregnah\",.cy.Its treatment with the jndwelling catheter (p.53).\u2014 Beer, Phosphataria às,, a local phenomenon: preliminiry® communication (p.54).ORTHOPEDIE et CHIRURGIE INFANTILE.\u2014Cotton,Pression surajoutée dans les fractures du col du fémur (p.54 .\u2014 Schultz, Résection bilatérale du maxil- four joint mice of the shoulder (p.50).GYNECOLOGIE.\u2014Sigalas, Diagnostic de I\u2019hématocele par la réaction de sédimentation (p.36).\u2014 Ionescu et Hristu, Traumatisme intestinal par tentative d\u2019avortement (p.37).OBSTETRIQUE.\u2014 Broulia, Les indications de l\u2019interruption de la grossesse (p.57).OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE \u2014Pierre, Citrate de soude en O.-R.-L.(p.58).\u2014 Terrien, L'amaurose post-hémorragique (p.39).NEURO-PSYCHIATRIE.\u2014 Claude, La- marche, Dubar: Tension rétinienne et tension du liquide céphalo-rachidien (p.59).: DERMATOLOGIE et SYPHILIGRA - PHIE.\u2014Perin, La syphilis, cause de stérilité (p.61).\u2014 Beinhauer, Predisposing factors in eczema (p.61).to YFRDECINE: LEGALE.\u2014 Balthazard et » Caïfbrts Btusdt1Mmédico-légale du tétanos (D.617.® 8 wv: Soe ELECTRO\" RADIOLOGIE.\u2014 Chaperon, .Etude radiglvgigue du hile pulmonaire normal'et pathologique (p.62).LABORATOIRE.\u2014Oberling, Le problème de l\u2019amylose (p.63).\u2014 Mondain Douris et Beck, Au sujet du séro-diagnostic du cancer (p.64). L'UNION MEDICALE DU CANADA Ce sont une résistance amoindrie et un tonus subnormal qui rendent possible la croissance et la multiplication des bacilles de la tuberculose dans le corps.Le Sirop Composé aux Hypophosphites \u201cFELLOWS\u201d contient les sels minéraux appropriés associés à des médicaments synergiques qui augmentent le pouvoir assimilatif de la cellule et stimulent l\u2019activité dynamique.Littérature et échantillons sur demande FELLOWS MEDICAL MFG., CO., Inc.26 CHRISTOPHER STREET, NEW YORK CITY Agents: LYMANS, LIMITED, 344, St.Paul Street West, Montreal.Le Lait Malte \u201cHORLICKS\u201d dans l\u2019alimentation des enfants Pour plus qu\u2019une génération les \u201cHorlick\u2019s\u2019\u201d contient les membres de la profession mé- graisses, les protéines, dicale du monde entier ont re- les hydrates de carbone, les sels minéraux et les connu les mérites du lait malte v.tamines nécessaires au i \u201cHorlick \u201d dans l\u2019alimentation développement des os, des enfants.> eh eve a eae , des dents et des tissus.er .* 6.foe 1 8 4\u201d .littér ture a demande : » ® a 4 e - HORLICK\u2019S MALTED MILK CORPORATION Racine, Wis.Montreal, Can. Tome LVII Nol Janvier 1928 BULLETIN UNE EVOLUTION - UN PROGRAMME Le numéro actuel apporte quelques changements dans la tenue et la direction scientifique du journal.Les directeurs en ont confié la rédaction a un groupe de médecins plus jeunes recrutés parmi les assistants des services hospitaliers de cette ville.Chacun d\u2019eux a pris la direction d\u2019un département du journal et assure ainsi le recrutement et la sélection des travaux.Dans un premier chapitre paraîtront les mémoires et travaux originaux.Nous demandons a tous ceux qui collaborent de condenser autant que possible les observations et les commentaires qui les accompagnent.Les mémoires trop longs sont fastidieux, et peu lus.Comme l'espace est restreint et que les travaux seront sans doute nombreux et variés, nous serons obligés de limiter l'effort des uns au bénéfice de tous les autres.Le chapitre suivant sera consacré aux observations cliniques.Les chefs de service de nos hôpitaux devraient faire profiter davantage les médecins des districts ruraux des faits nouveaux observés autour d\u2019eux, des résultats thérapeutiques ou chirurgicaux obtenus chez des malades sériés dans un but particulier.Nous leurs en fournirons l\u2019occasion.Ils pourront ainsi préluder utilement aux cours de perfectionnement que les hôpitaux ont l'intention d'organiser en mai 1928.91787 2 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Une revue générale permettra de faire des mises au point qui rafraichissent la mémoire et orientent quelquefois certains travaux de recherches.Une page sera accordée à la pharmacologie.Mais le chapitre consacré aux analyses recevra, de notre part, une attention particulière.La revue des journaux et des livres représente le véritable mouvement médical.Des résumés succincts permettent aux lecteurs de connaître, sur les questions nouvelles, le point essentiel, l\u2019orientation nouvelle, les recherches bibliographiques utiles à consulter, la conclusion à retenir.Nous n\u2019avons pas l'intention d\u2019épiloguer sur les questions d'intérêts professionnels.Elles ont leur importance.Nous ne nous désintéressons pas complètement de la politique médicale, mais nous l\u2019écartons de notre programme habituel.Si des problèmes se posent qui exigent une opinion dans l\u2019intérêt général, nous la formulerons ensemble afin de trouver une solution raisonnable.Voilà notre programme.Pour le mener à bonne fin, nous avons formé un comité de rédaction présidé par le rédacteur en chef et dont les membres se recrutent parmi les jeunes médecins des hôpitaux de Montréal : MM.Badeaux, François; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Boucher, R.; Brault, Jules; Comtois, A.; Dubé, E.; DeGuise, A.; Fontaine, R.; Gérin-Lajoie, L.; Lapierre, G.; Legrand, E.; Letondal, P.; Marin, À.; Marion ,D.; Mercier, Oscar; Mercier-Fauteux; Paré; Pepin, R.; Rivard, J.; Simard, Ls C.; Trottier, E.; Vidal, J.A.Je suis trés heureux de présenter cette nouvelle organisation au public médical dans l\u2019espoir qu\u2019il continuera à l'Union Médicale son bienverllant patronage et ses encouragements.ALBERT LESAGE. MÉMOIRES ORIGINAUX LES INDICATIONS THERAPEUTIQUES DU CATHETERISME DES URETERES Par Oscar MERCIER, Chargé du Service d'Urologie de l\u2019Hôtel-Dieu.Le cathétérisme des uretères, d'usage courant dans le diagnostic des affections de l'appareil urinaire, n'est pas un mode de thérapeutique nouveau.Et dès le début de l\u2019ère cystoscopique, la mise à demeure d\u2019une sonde dans les uretères est employée dans le traitement de diverses affections urétéro-pyélo-rénales.Aussitôt, enseigné par Albarran, le cathétérisme thérapeutique des uretères connaît une période de grande faveur, qu\u2019il s'agisse du traitement des pyélo- néphrites ou de celui de l\u2019anurie calculeuse.Puis, sans cause précise, sans que la méthode soit devenue inefficace, cette thérapeutique tombe peu à peu dans un abandon relatif.Actuellement, elle paraît être employée de nouveau plus fréquemment par un nombre plus considérables d\u2019'urologues.Nous devons maintenant nous demander si ce mode de thérapeutique comporte des contre-indications.Nous n\u2019en voyons guère.Et celui que l\u2019on a' formulé, à savoir l\u2019infection ascendante du rein par la sonde, peut être facilement évité par une asepsie rigoureuse.Dans ce but, si les sondes sont laissées à demeure, on aura soin de déposer quelques centimètres cubes de formol dans le récipient qui collectera les urines.Le cathétérisme thérapeutique des uretéres peut s\u2019employer de deux façons.D\u2019une part, il est temporaire, soit qu\u2019il serve a introduire dans le bassinet des solutions antiseptiques, soit qu\u2019il ait pour but de dilater l\u2019uretère, présentant des points rétrécis.Dans ce cas 4 L'UNION MÉDICALE DU CANADA la sonde urétérale est retirée, dès que les manœuvres sont exécutées.D'autre part, il a pour but d'appliquer dans la lumière urétérale une sonde à demeure.11 est alors utilisé soit comme moyen de drainage, de désinfection du bassinet, soit comme procédé de dilatation de l\u2019uretère pour favoriser l\u2019expulsion d\u2019un calcul engagé dans la lumière de ce conduit.\u2018 Dès maintenant, les indications thérapeutiques du cathétérisme des uretères nous apparaissent nombreuses.Nous voulons ici schématiser ces indications et en illustrer les bienfaits par quelques observations de malades que nous avons dernièrement traités.Indications: 1° Rétrécissement de l\u2019uretère.2° Lithiase .urétérale: colique néphritique anurie \u2018calcul de l\u2019uretère 3° Infections banales du bassinet.4\" Fistule urinaire lombaire.Rétrécissement de l\u2019uretère L'école américaine, depuis les dernières années, a attiré l\u2019attention des urologues sur la fréquence des rétrécissements de l\u2019uretère.Pour les Américains, ces rétrécissements seraient à l\u2019origine des hydronéphroses et de nombreuses infections banales des bassinets.Imbus de ces idées, ceux-ci dilatèrent l\u2019uretère à l\u2019aide de bougie urétérale conique pour en agrandir la lumière.Leurs expériences paraissent trop récentes pour en tirer des conclusions pratiques.Personnellement, nous n\u2019avons jamais observé de rétrécissements intrinsèques de l\u2019uretère, ayant leur origine dans les parois nrétérales.Tous les cas chez lesquels nous avons vu des diminutions de calibre de la lumière urétérale avaient une cause extrinsèque, compressive.I] s'agissait alors d\u2019adhérences ou de brides périurétérales, comparables à la membrane de Jackson au niveau du cæcum ou de vaisseaux anormaux du rein qui comprimaient et déformaient l\u2019uretère.Nous nous demandons donc comment la simple dilatation de la lumière urétérale pourrait agir sur ces rétrécissements extrinsèques.Au contraire, nous avons obtenu des résultats complets et durables en réséquant soit les brides, soit les vaisseaux anormaux. * L'UNION MÉDICALE DU CANADA 5 Lithiase urétérale Colique néphritique : Dans la lithiase, qu\u2019il s'agisse du passage de cristaux dans l'uretère ou du cheminement d\u2019un calcul, on sait que la colique néphritique n\u2019est pas toujours soulagée par des doses même massives de morphine ou d'atropine.Les malades continuent à souffrir.Le cathétérisme des uretères est alors le seul moyen qui puisse produire la sédation des douleurs.La sonde introduite jusqu'au bassinet vide ce dernier dont la distension par l'urine est la cause des souffrances.M.Marion en a rapporté dans la Presse Médicale trois observations démonstratives.Nous présentons ici celle d'un malade dont les douleurs cessèrent avec le cathétérisme urétéral.Observation I (résumé): M.J., âgé de 45 ans, entre à l\u2019Hôtel-Dieu, chambre 38, le 23 août 1927, pour une crise de colique néphritique gauche.Cette crise a débuté il y a deux jours.Elle est classique et ne cède pas aux calmants: même une dose massive de 4 centigrammes de morphine et de 1 milligramme d\u2019atropine n\u2019amène aucune sédation de la douleur.Antérieurement, le malade depuis 2 ans a eu 3 crises semblablables, mais moins violentes.Son médecin me l\u2019adresse à l\u2019hôpital pour que je le soulage immédiatement.Les urines sont limpides, mais très foncées.Une radiographie ne fait voir aucun calcul, Nous pratiquons d\u2019urgence un cathétérisme de l\u2019uretère gauche et une pyélographie qui montre un bassinet normal.La sonde urétérale est laissée à demeure.Cette dernière en parvenant au bassinet évacue une quantité abondante d\u2019urine en rétention, ce qui soulage immédiatement le malade.Une demi-heure après les douleurs ont entièrement disparu et la sonde est retirée 3 heures après.Le malade quitte l\u2019hôpital le lendemain sans aucune souffrance.Depuis, il n\u2019a pas eu d\u2019autres crises.Anurie calculeuse : Nous pouvons dire que l\u2019anurie calculeuse est le triomphe du cathétérisme thérapeutique de l\u2019uretère.Son histoire est déjà ancienne et date de 1903, époque où Tebaldo Cimino obtint le retour de la sécrétion rénale chez un anurique lithiasique par la mise en place d\u2019une sonde dans l\u2019uretère.Nous n\u2019avons pas eu l\u2019occasion d'en observer un cas dernièrement.Mais nous en avons vu plusieurs dans le service de M.Marion à Paris chez lesquels les résultats ont été brillants.Calcul de l'uretère : I] ne fait aucun doute que tout calcul de l\u2019uretère doit être rapidement enlevé, car il détruit plus certainement le rein que les calculs de cet organe.Cependant le chirurgien n\u2019a pas le droit d'en pratiquer L'UNION MEDICALE DU CANADA l'ablation avec le bistouri avant d\u2019avoir essayé un autre moyen plus simple, sans danger, qui réussit très souvent, je veux parler du cathétérisme urétéral à demeure.Nous ne comptons plus maintenant dans la littérature médicale les cas si nombreux où la simple introduction d\u2019une sonde dans l\u2019uretère a été suivie de l\u2019expulsion du calcul qui en obstruait la lumière.Nous en publions 3 observations oi: les suites du cathétérisme urétéral furent la sortie du calcul.La seule contre-indication à l\u2019emploi de la sonde urétérale à demeure dans le traitement du calcul de l\u2019uretère est l\u2019impossibilité de franchir l\u2019obstacle.Cependant des résultats excellents ont été obtenus, même lorsque la sonde n\u2019avait pas passé au delà du calcul.Lorsque nous tentons de déloger une concrétion calcaire de l\u2019uretère, nous procédons de la façon suivante.A l\u2019aide du cystoscope à fulguration, nous introduisons dans l\u2019uretère une sonde spéciale que nous avons fait construire par.la maison Eynard à Paris.Cette sonde a pour caractéristique d\u2019être conique.Son extrémité calibre le Mo 10 (Pasteau), tandis que rapidement son diamètre après quelques centimètres prend celui du No 20 (Pasteau).La forme conique en permet à la fois l'introduction facile et la dilatation large de la lumière urétérale.Nous laissons alors la sonde en place pendant 24 heures.Avant de la retirer, nous y introduisons quelques centimètres cubes d'huile goménolée pour lubrifier les parois de l\u2019uretère.Nous donnons alors au malade de la belladonne pour éviter les spasmes du conduit urétéral.Enfin, nous lui ordonnons l\u2019ingestion de liquide et une marche avec montée et descente d\u2019escaliers pour favoriser le délogement du calcul.Dans la majorité des cas, les manœuvres sont suivies d\u2019une faible crise de colique néphritique avec expulsion du calcul.Chez certains autres la sonde doit être remise en place une seconde fois pour obtenir un résultat.Enfin, chez quelques rares malades (observation II), le calcul s\u2019engage dans le méat urétéral et vient poindre dans la vessie.Il faut alors ouvrir l\u2019orifice urétéral à l\u2019aide du cystoscope opérateur.Grâce à ce débridement qui guérit sans laisser de rétrécissements le calcul tombe dans la cavité vésicale.Observation II (résumé): M.C., âgé de 26 ans, entre à l\u2019Hôtel-Dieu, chambre 191, le 25 avril 1927 pour des crises de colique néphritique classiques.La première remonte à 3 ans et siégeait à gauche.La deuxième est survenue il y a 2 ans et siégeait à droite.Depuis les crises à droite sont de plus en plus fréquentes, tandis qu'elles surviennent exceptionnellement à gauche.Il n\u2019y a jamais eu d\u2019hématurie.Tous les au L UNION MEDICALE DU CANADA 7 parents du malade sont des lithiasiques urinaires.A l\u2019examen, on voit des urines limpides.Le palper rénal est négatif.La radiographie montre un calcul de l\u2019uretère droit, situé à 2 ems de la vessie et un caleul du calice supérieur du rein gauche.Le calcul de l\u2019uretère a le volume d\u2019une grosse fève, celui du rein gauche le volume d\u2019un noyau de cerise.Le 26 avril dilatation de l\u2019uretère droit par sonde conique à demeure.La suite est une violente crise néphritique sans expulsion du calcul.Le 30 avril nouvelle tentative qui est suivie d\u2019une crise de colique néphritique sans résultat.Le 5 mai une cystoscopie montre que le calcul est engagé dans l\u2019orifice urétéral et point dans la vessie.Débridement de l\u2019orifice par des étincelles électriques.Le 7 mai violente colique néphritique avec expulsion du calcul.Le 24 octobre néphrotomie gauche pour sortir le calcul du rein.Les suites sont normales et le malade quitte 1'hopital le 11 novembre, entièrement guéri.Observation III (résumé) : M.H., âgé de 58 ans, entre à l\u2019Hôtel-Dieu, chambre 32, le 22 août 1927 pour une crise de colique néphritique gauche.Cette crise dure depuis 10 heures et est classique.Pas de crise antérieure.La radiographie montre un calcul de l\u2019uretère gauche à 1 centimêtre de la vessie environ.Son volume est celui d\u2019un pois.Le même jour dans l\u2019après-midi cathétérisme de l\u2019uretère gauche avec sonde conique, qui est laissée en place 24 heures.Deux heures après le retrait de la sonde crise de colique néphrite qui se termine par l\u2019expulsion du caleul.Observation IV (résumé): Mme S., âgée de 29 ans, entre à l\u2019Hôtel- Dieu, chambre 164, le 23 octobre 1927 pour une crise de colique néphri- tique gauche.Cette crise est survenue il y a 13 jours et a duré 36 heures.Depuis la malade a une pesanteur à la région rénale et des nausées avec vomissements.Pas d\u2019hématurie.Depuis 3 jours pollakiurie.Il ya eu 4 radiographies qui montrent la progression d\u2019un calcul de luretére gauche.La dernière prise la veille fait voir le calcul à 6 centimètres environ de la vessie.Son volume est celui d\u2019un gros pois.Le 24 octobre sonde urétérale conique à demeure.Retrait le lendemain et expulsion du calcul le 26 octobre.a Infections banales du bassinet Les pyélites constituent la première et la plus importante des indications du cathétérisme urétéral thérapeutique.C'est tout particulièrement dans les pyélonéphrites de la grossesse que les résultats sont démonstratifs.Dès que la sonde est placée, la fièvre tombe et l'état général se relève.Dans ces cas, la sonde urétérale sera d'un fort calibre et sera laissée 3 jours après l\u2019apyrexie complète.Nous en rapportons ici une observation très démonstrative.Observation V (résumé): Mme B., âgée de 20 ans, entre à l\u2019Hôtel- Dieu, chambre 75, le 11 août 1927 pour de la fièvre, un syndrome d\u2019ictère 8 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA grave et des douleurs lombaires.Le début remonte à 5 jours par des douleurs lombaires gauches, de la température à 103° F., des vomissements.Le lendemain de l\u2019ictère est survenue et de la constipation.La malade est enceinte de 5 semaines environ.Son état général est mauvais et son estomac est complètement intolérant.A l\u2019examen on trouve un foie qui déborde les côtes de 3 travers de doigt et la rate est nettement augmentée de volume et palpable.La palpation des régions rénales Date Jourde Mal.Pouls / Resp.Selles Urine Fig.I Tableau thermique de l\u2019observation V. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 9 révèle des douleurs violentes, surtout à gauche.L\u2019examen microscopique des urines montre du pus en abondance et de nombreux colibacilles.L'examen du sang se lit ainsi : Hémoglobine 8%, Globules rouges 3,150,000, Globules blancs 50,000.Des sondes urétérales sont mises à demeure qui montrent du pus dans chaque rein et des colibacilles.La fièvre tombe alors le soir même (Figure 1).Deux jours après les sondes ayant été enlevées par mégarde, la fièvre remonte.Nous replaçons les sondes et la fièvre tombe alors définitivement et l\u2019état général s\u2019améliore très rapidement.Le 20 août la malade commence à s\u2019alimenter.Les sondes sont enlevées le 24 août.La malade se lève alors.La malade quitte l\u2019hôpital le 3 septembre entièrement guérie.Les urines ne contiennent alors ni pus ni microbes.Nous savons combien fréquentes sont les hématuries dans les prélonéphrites.Celles-ci sont ordinairement tenaces et ne cèdent pas à la médication ordinaire.La mise à demeure d\u2019une sonde urétérale arrête immédiatement l\u2019hémorrhagie.Nous en avons rapporté un cas avec Pérard dans le Journal d\u2019Urologie.Les pyélonéphrites chroniques sont souvent d'une ténacité déconcertante malgré une thérapeutique interne active.Le cathétérisme des uretères pratiqué pour laver les bassinets avec des solutions antiseptiques donne des résultats.Nous employons ordinairement une solution de collargol à 10% et nous répétons les lavages à tous les 4 jours au début, puis à toutes les semaines.Observation VI (résumé): Mme B., âgée de 29 ans, entre à l\u2019Hôtel- Dieu, chambre 165, le 6 septembre 1927 pour des douleurs rénales et de la pyurie.Le début des accidents remonte à 7 mois.La malade qui était alors enceinte fait de la pyélonéphrite aiguë qui a duré pendant toute la grossesse.Après l\u2019accouchement la température a cessé, mais la pyurie a persisté et des douleurs rénales.A l\u2019examen on voit des urines troubles.Les deux reins sont augmentés de volume.La capacité vésicale est normale.Le cathétérisme des uretères montre du pus et des colibacilles dans chaque rein.La pyélographie montre une dilatation congénitale des deux bassinets.On fait alors un lavage des bassinets au collargol à 10%.Le 13 septembre, nouveau lavage des bassinets.Le rein droit ne contient alors ni pus ni microbes.Le rein.gauche renferme du pus et des colibacilles.Le 16 septembre lavage des bassinets au collargol.Traces de pus et coli dans le rein gauche.Rein droit normal.Le 27 septembre lavage des bassinets au collargol.Rein droit normal.Rein gauche traces de pus et coli.Le 5 octobre lavage des bassinets au collargol.Rein droit normal.Rein gauche: absence de pus, colibacilles.Les lavages des bassinets ont été faits régulièrement 10 L'UNION MÉDICALE DU CANADA à tous les 10 jours environ.Actuellement il n\u2019y a pas de pus dans les urines.Fistules urinaires lombaires Après la pyélotomie ou la néphrotomie, il s'établit parfois une fistule urinaire lombaire persistante.De même, dans quelques rares cas de néphropexie trans-rénale une fistule urinaire peut apparaître.la mise à demeure d\u2019une sonde dans l\u2019uretère sera alors utile pour tarir cet écoulement d'urine.Le cathétérisme des uretères nous a été d\u2019un grand secours chez là malade dont nous résumons l\u2019observation.Il s'agissait d\u2019une femme que nous avions néphrectomisée à droite au mois de février 1927 pour une tuberculose rénale.A la fin de mars elle fut atteinte d'un phlegmon colibacillaire périrénal gauche.Après l\u2019ouverture et le drainage de ce phlegmon, il s\u2019établit vers la 18e journée une fistule urinaire, probablement produite par l\u2019ouverture d\u2019un petit abcès de Ja corticalité du rein.Il ne pouvait être question d\u2019une néphrectomie, ce qui aurait été le traitement idéal, si l\u2019autre rein n\u2019avait pas été enlevé.La mise à demeure d\u2019une sonde dans l\u2019uretère arrêta définitivement à la 5ième journée l'écoulement d\u2019urine par la plaie.Actuellement la malade est bien et sa plaie est entièrement fermée.Dans ce cas la sonde urétérale à demeure nous a été sans contredit d'une utilité incomparable.BIBLIOGRAPHIE André: Huit cas de calculs de l\u2019uretère traités avec succès par le cathétérisme urétéral.Journal d\u2019Urologie, tome X, p.89.Blane: De l\u2019hématurie dans les pyélonéphrites.Journal d\u2019Urologie, tome XX, août 1925.Caulk: Drainage par le cathétérisme urétéral des infections rénales, en particulier dans l\u2019hydronéphrose gravidique infectée.Journal of Theam.Med.Ass.tome XXVIII, No 9, p.675.Corbus et Danforth: Pyelitis in Pregnancy.The Journal of Uroloz-, > ; novembre 1927, p.543.Creysel: Contribution à l\u2019étude thérapeutique du cathétérisme urétéral à demeure.Journal d\u2019Urologie, tome XVII, p.449.Hourtoule: Une observation de pyélonéphrite de la gressesse traitée par le cathétérisme urétéral.Journal d\u2019Urologie, tome VI, p.555.Harris: Pyélite chez la femme.The Urologic & Cutaneous Review, mai 1917, p.270.Kummer, Robert H.: Note sur quelques cas de pyélonéphrite et sur le traitement par les sels d'argent.Journal d\u2019Urologie, tome XIV. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 11 Marions De l\u2019utilité du cathétérisme urétéral dans la colique néphritique par lithiase.Presse Médicale, 5 août 1925, p.1043.Martin Schreiber: Ureteral Stricture; its anatomical and pathological background, based upon the findings in one hundred consecutive autopsies.Surgery, Gynec.& Obstetric, oct.1927, p.423.Mercier et Pérard: Un cas d\u2019hématurie abondante de pyélonéphrite arrêtée par le cathétérisme urétéral.Journal d\u2019Urologie, tome XXII, oct.1926, p.304.Périneau: Résultats actuels du traitement des urétéro-pyélonéphrites suppurées par le cathétérisme urétéral et les lavages du bassinet.Journal d\u2019Urologie, tome I, p.668.Winfield, Scott Hugh: Pyelitis of Pregnancy; its treatment with the indeelling catheter.The Journal of Urology, nov.1927, p.553. L\u2019APPENDICITE NEUROGENE ET SES RAPPORTS AVEC LA CLINIQUE (\u2018) Par L.C.SIMARD.Depuis les travaux et le mémoire original de Masson, l\u2019appendicite neurogène prend une place importante dans le chapitre des appendicites, et, malgré les recherches contradictoires mal conduites, a droit de paraître dans les traités classiques.L\u2019appendicite neuro- gène, les névromes appendiculaires et les carcinoïdes sont des entités proche parentes à un titre plus élevé que la mastite chronique, I'adénome et le cancer du sein.Le clinicien doit aussi bien être au courant de l\u2019hypergénèse nerveuse de la sous-muqueuse appendiculaire qu'il connaît l\u2019hépatisation rouge dans la pneumonie.Quand un malade se plaint de palpitations, de bouffées de chaleur, d'insomnie, de nervosité, et présente quelques vagues signes locaux dans la fosse iliaque droite, signes suffisants pour faire poser un diagnostic d\u2019appendicite chronique, le médecin doit penser aux proliférations nerveuses de l\u2019appendice qui peuvent exciter le système nerveux végétatif.Voici comment on peut résumer les constatations de Masson.Des cellules lieberkühniennes de l\u2019épithélium se multiplient, forment un bourgeonnement, s\u2019isolent de la glande et par un neurotropisme particulier pénètrent dans les nerfs de la sous-muqueuse et, après être devenues argentaffines, s\u2019individualisent.Par leur présence et pour des raisons trop longues à expliquer ici, ces cellules déterminent une hyperplasie des nerfs.Ces nerfs hyperplasiés habités par des cellules argentaffines expliquent seuls quelques cas, certains, syndromes appendiculaires qui peuvent donner le change, comme nous en avons eu des exemples dernièrement, pour une appendicite aiguë.D'autre part on sait que I'appendice peut s\u2019oblitérer à la suite d'une ulcération étendue de la muqueuse; c\u2019est même à ce processus que beaucoup d'auteurs rattachent toutes les oblitérations appendi- (1) Travail du laboratoire d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Hôpital Notre- Dame.Directeur, Monsieur le professeur P.Masson. ke ao TE ME nr L UNION MEDICALE DU CANADA 13 culaires.Il y a plus.Dans beaucoup d'appendices n'ayant pas subi de mutilations antérieures, l\u2019oblitération peut se faire à la suite d'une involution épithéliale débutant à l\u2019extrémité distale et cette oblitération stimule la production de nerfs.Aussi le plexus muqueux hyperplasié se pelotonne et donne naissance à des névromes plus ou moins volumineux.Les cellules argentaffines qui existent également dans les 1évromes peuvent proliférer à un moment donné et alors apparaitra dans l'appendice le neuro-carcinoïde que nombre d'auteurs considèrent encore maintenant comme un simple épithélioma.Tumeur néoplasique sans aucun doute, mais tumeur bénigne que lo clinicien ne doit pas interpréter comme étant de nature cancéreuse, puisque le carcinoïde généralement ne fait pas de métastase, et ne laisse pas de trace après ablation de l'appendice.Pour bien montrer toute l'importance que devrait prendre en clinique l\u2019appendicite neurogène, nous donnons ici une statistique basée sur les appendices examinés à l\u2019Hôpital Notre-Dame depuis le mois de janvier 1927 jusqu\u2019à novembre inclusivement.Signalons auparavant quelques constatations intéressantes du point de vue anatomo-clinique.Comme nous le marquions au début de cette communication il nous est arrivé de constater à l'examen histologique des appendicites neurogènes pures avec hypergenèse nerveuse et nombreuses cellules argentaffines sans aucune lésion inflammatoire dans des cas où, cliniquement, le malade avait présenté le syndrome classique de l\u2019appendicite aiguë.D\u2019un autre côté, dans certains cas où on avait enlevé l\u2019appendice à l\u2019occasion d\u2019une hystérectomie ou d\u2019une laparatomie exploratrice nous avons trouvé une appendicite aiguë typique avec du pus dans la cavité.Ce qui nous fait croire que la douleur de la crise aiguë appendiculaire n\u2019existe qu\u2019en autant que le péritoine est intéressé.Sur les 144 cas examinés 26 présentaient des névromes plus ou moins volumineux, localisés à l\u2019extrémité distale ou disséminés en chaïnons au milieu de l\u2019organe, et 3, des neurocarcinoïdes.Les appendicites aiguës se chiffrent au nombre de trente-deux et le nombre global des appendicites neurogènes, avec neurogenese, 1évromes et carcinoïdes est de quatre-vingt-huit. L'UNION MÉDICALE DU CANADA Statistique Appendices permc\u2018ables suns passé clinique Hyperginé:e argentaffine - 37,506 Aucune lésion appréciable 62.59, Appendices perméablrs à passé pathologique Hypergénè :es _Hypergénèse nerveuse Argentaffine seule Nerveuse argentaffine sans cellules argentaffines 2,8% 43.47 13% Hyperplasie lymphoïde Hyperplasie généralisée Cicatrices ou rien 15.99, 4.3% 20% Appendices sans vestiges de lésions inflammatoires récentes Hypergénèz:e Nerveuse Pas d\u2019hypergénèse neuro-argentaffine sans cellules argentaffines nerveuse 79.407, 7.67, 12.8% Cette statistique est rédigée dans le même sens que celle du mémoire de Masson, et un fait intéressant domine tout, c\u2019est le pourcentage à peu près identique dans l\u2019une comme dans l\u2019autre.Il faut cependant dire ici que nos appendices n'ont pas été étudiés aussi complètement que ceux qui ont servi de base au travail de Massor.Si l\u2019étude de nos appendices avait été plus poussé, il est probable que le pourcentage des appendicites neurogenes dans les appendices perméables à passé pathologique aurait été plus élevé.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019iiypergénèse nerveuse et argentaffine dans les appendices perméables à passé pathologique correspond au chiffre de 42.8% dans le travail de Masson, dans notre statistique elle est de 43,4%.Pour les appendices oblitérés 86.4, à l'Hôpital Notre-Dame 79.4%.Dans les appendices perméables sans passé clinique notre chiffre est beaucoup plus élevé.Voici d\u2019ailleurs pour comparaison la statistique de Masson : Appendices perméables sans passé clinique Hypergénése argentaffine Aucune lésion appréciable 2 3.37 96.69, L'UNION MÉDICALE DU CANADA 15 Appendices perméables à passé pathologique Hypergénèse Hypergénèse Argentaffine seule Nerveuse et argentaffine sans cell.argentaffines 33.79, 42.89, 2.7% 1 1 76.59, Hyperplasie lymphoide Hyperplasie généralisée Cicatrices ou rien 6.5% 2.7% 11.69, Appendices oblitérés sans vestiges de lésions inflammatoires récentes Hypergénèse Nerveuse reuro-argentaffine sans cell.argentaffines Pas d\u2019hypergénèse 86.4, 2.7% 4.59, L\u2019appendicite neurogène est donc pour le moins aussi constante au Canada qu\u2019en France, et serions-nous parvenu à attirer l\u2019attention des médecins sur cette question nous aurions atteint le but que se propose ce travail. RECUEILS DE FAITS ENDOCARDITE INFECTIEUSE LENTE OBSERVATIONS CLINIQUES 4) Par Albert LeSAGE, Professeur de Clinique médicale à l\u2019Hôpital Notre-Dame.La fréquence et la gravité de l\u2019endocardite infectieuse lente n\u2019a pas encore attiré suffisamment l'attention des médecins.Nous connaissons bien l\u2019endocardite rhumatismale, son évolution vers la sclérose de la valvule, sa rétraction tendineuse et son insuffisance.C\u2019est une complication grave, mais cette évolution est si lente et son échéance si éloignée, bien souvent, que nous y attachons une moindre importance à cause d\u2019une adaptation rapide du cœur et d'une survie prolongée de ces malades.\u201c L\u2019Endocardite infectieuse lente diffère de la précédente par la multiplicité des complications qui l\u2019accompagnent et la gravité constante de son pronostic.Voyons comment évolue cette affection au cours d\u2019une maladie infectieuse.OBSERVATION I.Alice M., 44 ans, entre à l\u2019Hôpital Notre-Dame le 12 septembre 1923 pour des douleurs dans l'abdomen ayant débuté à la suite d\u2019un œdème généralisé survenu en avril, accompagné de dyspnée d\u2019effort et d\u2019une douleur dans la région précordiale.Au mois de juillet suivant, elle fait une poussée de température, 104° F., avec œdème des jambes et transpirations profuses.Dans son passé nous relevons la rougeole, la scarlatine et la typhoïde.A l'examen, le jour de son entrée, nous constatons de l\u2019ascite, un assourdissement des bruits du cœur, une pression de 105 sur 60, la pointe (1) Clinique Médicale de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Ip L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 17 abarssée et déviée, l'aire de matité augmentée, aucun frémissement, quelques bouffées d\u2019arythmie, forme extra-systolique à prédominance ventriculaire gauche; aucun souffle perceptible à ce moment.En somme, un cœur indiquant une insuffisance de son myocarde.Les poumons sont en pleine suppléance à droite, à gauche on entend des râles humides à la base.Présence de pneumocoques dans les crachats.La rate est grosse, percutable.La constante est à 0.08: normale, malgré des traces d\u2019albumine.Bordet-Wassermann négatif.Température 99° F.Une chose nous frappe: l\u2019aspect anémique de la peau derrière une apparence sub-ictérique.L'examen du sang dans une première analyse donne la résultat suivant : \u2019 Globules rouges .2.22 ee ee veo.2,650,000 Globules blancs .24 24 24 44 24 0 9,375 Hémoglobine .44 44 oo oo.259, Polynucléaires .44 o.oo.739, Mononucléaires .24 44 44 4e 11 40e 8% Lymphocytes .22 22 24 44 42 42 24 44 44 Le 18% Eosinophiles .44 24 24 44 ooo Loo 1% En présence de ces principaux symptômes, d\u2019accord avec l\u2019un de nos assistants, le Dr Roméo Boucher, nous posons le diagnostic d\u2019endocardite ir fectieuse lente.Les jours suivants, la température oscille entre 991, et 102 F.et elle persiste ainsi jusqu\u2019au 15 octobre où une ascension subite est suivie rapidement de l\u2019apparition des signes classiques d\u2019une pneumonie au poumon gauche.A partir de ce moment l\u2019évolution se précipite et s\u2019aggrave.L\u2019hypo- glebulie s\u2019accentue de jour en jour: 2,474,000, 1,924,000, 1,750,000, 1,500,000.La fiévre remonte a 103.Le pouls oscille de 128 a 144 pulsations.A Tauscultation, tachyarythmie accompagnée d'un souffle systoliquc avec piaulement.Délire.Le lendemain, bradycardie avec dissociation nette auriculo-ventri- culaire.Bientôt apparaît une paralysie faciale.Délire.La malade succombe le 3 novembre.Voici le protocole de l\u2019autopsie, pratiquée par le professeur Wilfrid Derome, le jour du décès, Sang très fluide, aucun caillot dans le cœur.Cœur: le myocarde a une couleur jaune pâle; une grosse végétation apparaît sur la valvule mitrale.Une autre siège sur la paroi de l'oreillette 16 L'UNION MÉDICALE DU CANADA droite.Elle est molle, pédiculée, constituée par des dépôts fibrineux infiltrés de leucocytes polynucléaires farcis de nombreux pneumocoques.La rate est grosse et présente de nombreux foyers hémorrhagiques dont l\u2019un plus considérable offre l\u2019aspect d\u2019un infarctus ancien.Au microscope on voit de nombreux polynucléaires infestés de pneumocoques, Reins: dégénérescence graisseuse.Le foie souffre aussi de dégénérescence graisseuse.2 1 Fig.I (1) Végétation implantée sur paroi O.D.au-dessus orifice tricuspide 1 cm.5.(2) Végétation sur valvule mitrale.En résumé: maladies infectieuses antérieures, surtout la typhoïde, ayant évolué secondairement et sans bruit sur certains organes im- pertants.Entrée en scène d\u2019une infection banale \u2014 pneumococcie \u2014 évoluant avec aisance sur des organes dégénérés.FEnsemencement de L'UNION MÉDICALE DU CANADA 19 l\u2019endocarde: endocardite lente développant peu à peu une septicémie preumococcique avec embolies microbiennes, cause des infarctus nombreux décelés à l\u2019autopsie.La pâleur, la persistance de la température, les douleurs rhumatoïdes, l\u2019arythmie et l\u2019assourdissement des bruits du cœur, la lésion Fig.11 Rate leucémique À.B.\u2014 infarctus anciens.pneumococcique du poumon, accompagnée d\u2019une anémie rapide et progressive vers l'état pernicieux nous ont permis de penser à I'endocardite infectieuse lente. 25 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Nous savons gré au professeur W.Derome d\u2019avoir préparé ces microphotographies permettant de constater sur placer l\u2019essaimage de la pneumococcie.OBSERVATION II.Il s\u2019agit d\u2019un Polonais âgé de 35 ans enrôlé en 1916, ayant séjourné dans les tranchées durant six mois.Il reviet en 1919 se plaignant de nausées, vomissements, vertiges et crises de dyspepsie accompagnée d'angoisse.Après un séjour dans le Nord-Ontario il rentre à Montréal parce qu\u2019il est incapable de travailler.(1) Fig.III Coupe de végétation dans oreillette dr, présence de pneumocoques.(Septicémie pneumococcique) Une crise d\u2019oppression subite l\u2019oblige de s\u2019aliter et il meurt subitement avant l\u2019arrivée du médecin.L\u2019autopsie pratiquée par le Dr Fontaine, assistant du professeur W.Derome, qui a bien voulu nous communiquer la pièze que nous publions en même temps qu\u2019un résumé de l\u2019observation, démontre ce qui suit : Cœur hypertrophié.L\u2019orifice aortique est parsemé de végétations grisâtres peu résistantes au toucher, implantées sur une surface ulcérée et rougeâtre.On observe les mêmes lésions sur tout le pourtour de (1) Communiqué par M.Fontaine. 1 UNION MEDICALE DU CANADA 21 I'crifice de l'artére coronaire, sur les valvules aortiques, déchiquetées, et sur les cordages tendineux de la valvule mitrale.Le foie, la rate et les reins sont atteints de dégénérescence graisseuse avec quelques infarctus.Je pourrais citer d\u2019autres observations de malades décédés dans notre service à l'Hôpital Notre-Dame, ou le diagnostic d\u2019endocardite infectieuse a été confirmé par l\u2019autopsie.L'un d\u2019eux a présenté le syndrome Millard-Gubler (paralysie alterne) quelques jours avant sa mort.Coupe de la rate infectieuse, présence de nombreux pneumocoques.(Septicémie pneumococcique) La gravité de cette affection nous incite à la dépister de bonne heure dans tous les cas de maladies infectieuses évoluant chez d\u2019an- cicns cardiaques, qui ont déjà subi l'épreuve d\u2019une crise de rhumatisme polyarticulaire aigu.Le premier symptôme qui donne l\u2019éveil, c\u2019est une douleur précordiale subite accompagnée d'angoisse et d\u2019'hypothermie durant l\u2019évolution d\u2019une maladie infectieuse. 22 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Bientôt apparaissent des vertiges, des frissonnements, de la gène respiratoire, une douleur à l'hypocondre gauche, dans la région splénique.Puis se succèdent ou s'affrontent les arthralgies, les vomissements cycliques, la diarrhée, les sueurs profuses, l\u2019anémie, les nodosités érythémato-douloureuses des doigts et des orteils, des taches purpu- Fig.V Endocardite infectieuse ulcéro-végétante.riques, des oscillations prolongées de la température malgré tous les essais.Le cœur participe aussi à la progression de la maladie À l'assourdissement des bruits succèdent les souffles et les piaulements.[.'anémie pernicieuse s\u2019amorce et les malades succombent à une derniere embolie ou bien a une insuffisance hépatique, ou bien a une syncope, dernière étape d\u2019une dégénérescence graisseuse du cœur. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 23 L'endocardite infectieuse lente est une véritable liquéfaction des orgânes hémato-poëtiques.Contre une telle affection pouvons-nous lutter avec espoir et efficacité Tous les traitements ont échoué.Dans notre service à Notre-Dame, nous avons tout mis en œuvre.Echec complet.Actuellement nous en observons un cas à l'Hôpital.Le dernier essai a été l'acriflavine en injection intra-veineuse.Même échec.[1 importe donc de suivre avec un soin méticuleux la marche d'une maladie infectieuse quelconque chez les cardiaques anciens, à cause de l'apparition possible et de l'évolution silencieuse de l'endocardite infectieuse lente.Le sac de glace en permanence, l\u2019acriflavine, la septicémine et autres médicaments sont plutôt des préventifs utiles que des curatifs aléatoires.En présence d\u2019un cas de maladie infectieuse, surveillons avec soin l\u2019évolution cardiaque de la maladie si nous voulons, quelquefois, prévenir l\u2019éclosion de cette complication grave et mortelle dans 97% des cas. ICTERE SYPHILITIQUE POST-THERAPEUTIQUE Par Albéric MARIN.Le médecin est souvent fort perplexe lorsque survient un ictère chez un syphilitique qui a reçu des injections d\u2019arsénobenzol quelques semaines auparavant.Quelle est la nature de cet ictère ?S'agit-il d\u2019un ictère infectieux secondaire ou primitif, d'un ictère lithiasique, néoplasique, etc ?Est-ce un ictère toxique dû à l\u2019arsénic ?N'est-il pas plutôt causé par l'infection tréponémique qui a touché le foie en dépit de la cure arsénobenzolique, laquelle dans la plupart des cas a du reste été manifestement insuffisante ?Un diagnostic particulièrement délicat est à faire entre l\u2019ictère toxique et l\u2019ictère syphilitique, quand les autres éventualités (ictère infectieux, lithiasique, etc.) ont été éliminées.Il importe de préciser l\u2019étiologie de cette hépatite pour deux raisons: d\u2019abord à cause du traitement du syndrome lui-même, ensuite au point de vue de la conduite à tenir ultérieurement quand il s'agira de guérir le malade de sa syphilis.S\u2019il s\u2019agit d'une intoxication arsénicale, on ne doit recourir qu\u2019à une thérapeutique symptomatique: repos au lit, diète lactée, tisanes diurétiques, lavements, cholagogues, adrénaline (Milian).De plus, et ce point est très important, quand le malade sera débarrassé de sa jaunisse, on ne pourra plus le remettre aux arsénobenzènes, vis-a-vis desquels il est intolérant.Le traitement spécifique devra étre prudemment conduit, à base de mercure et de bismuth.Et le malade perd désormais le bénéfice d\u2019une des plus grandes découvertes de ce siècle: le 606 et ses dérivés.Si, au contraire, l\u2019ictère est de nature syphilitique, l'on devra traiter immédiatement par les composés arsénicaux.Sous prétexte que la majorité des ictères syphilitiques finissent par guérir d'eux- mêmes, on ne doit pas pratiquer la politique des bras croisés, puisqu'à côté de ceux qui guérissent spontanément il en est d'autres qui deviennent des ictères graves, suivis de mort.Il est du reste mauvais de laisser évoluer sans traitement spécifique une hépatite syphilitique L'UNION MÉDICALE DU CANADA 25 qui laissera des séquelles, plus ou moins marquées, plus ou moins tardives.L\u2019ictére syphilitique post-thérapeutique se présente dans les conditions suivantes : Un syphilitique secondaire ou latent a suivi un traitement arsénobenzolique insuffisant.Les injections ont été trop espacées, ou trop faibles; la dose totale de la série n\u2019est pas assez élèvée.La dernière piqûre remonte à 3, 4 ou 6 semaines.Le malade se sent fatigué, affaibli.Il souffre de maux de tête, avec exacerbation vespérale ou nocturne.Il n\u2019a pas de fièvre.A part la céphalée il n\u2019éprouve aucune douleur, si ce n'est parfois une légère sensibilité à l\u2019hypochondre droit.Il n\u2019a plus faim.Il n'a ni nausées, ni \u201cvomissements, ni diarrhée.I] est plutôt constipé.Puis bruquement, sans colique hépatique, apparaît un ictère qui se développe franchement en 48 heures.Les matières se décolorent.Les urines deviennent foncées.À l'examen on trouve le foie et la vésicule normaux; parfois le foie est-il légèrement gonflé et quelque peu sensible à la palpation.La rate peut aussi être légèrement hypertrophiée.La température reste normale.Enfin la langue est en général rosée et humide, non pas saburrale.Il arrive fréquemment de trouver d\u2019autres signes de syphilis active: plaques muqueuses, micropolyadénopathie, Wasser- man positif.Cet ictère n'est pas un ictère toxique, car, apparaissant de un à deux mois après la dernière injection arsénicale, son apparition se fait alors que l\u2019arsénic est éliminé depuis longtemps.Un poison chimique comme l'arsénic n\u2019a pas de période d\u2019'incubation aussi longue.De plus, l\u2019ictère toxique, qui survient toujours en cours de traitement et non pas longtemps après, s'accompagne en général d'autres signes d'intoxication.Il survient, par exemple, après une crise nitritoïde, à la suite d\u2019une injection qui a provoqué de la dairrhée, des vomissements, une crise prurigineuse, une éruption morbiliforme ou scarlatiniforme, au cours d\u2019une érythrodermie vésiculo-cedémateuse.Le diagnostic d\u2019ictère syphilitique étant posé il faut traiter.L'on peut traiter par le Mercure ou le Bismuth, mais nous croyons, avec Milian, qu\u2019il vaut infiniment mieux recourir aux arsénobenzols parce qu\u2019infiniment plus actifs.Nous publions à ce sujet le résumé d'une observation intéressante: 25 L UNION MÉDICALE DU CANADA A.G.(No 70820, Service de Dermato-Syphiligraphie, Hopital Notre- Dame), âgé de 45 ans, a un chancre de la verge, fin novembre 1926, qu\u2019il traite lui-même par soins locaux.Cette ulcération se cicatrise en 4 semaines environ.En janvier 1927, il fait une éruption roséolique mais ne se présente à la Consultation qu\u2019en mars.Il montre des vestiges d\u2019une roséole en train de s\u2019effacer, des plaques muqueuses labiales, de petits ganglions dur, libres et indolores à l\u2019aine et à la région cervicale.Son Wasserman est fortement positif.Il est mis au traitement par 914 et reçoit, du 4 mars au 29 avril, la dose totale de 3 grammes seulement.Il abandonne le traitement et revient le 8 juin demander une séro-réaction qui donne un Wasserman fortement positif.Il disparaît de nouveau pour revenir le 19 juillet avec un ictère qui date de trois jours.Cet ictère s\u2019est déclaré en 36 heures, sans nausées, sans vomissements, sans coliques hépatiques.Température normale.Foie et rate normaux.Pas de sensibilité à la palpation du foie.Urines foncées.Matières décolorées.Langue .humide, non chargée.Se sent très fatigué.Wasserman positif.Céphalée nocturne.Nous le mettons immédiatement au 914: doses progressivement croissantes et très rapprochées.Du 19 juillet au 2 août, il reçoit 5 injections de 0.15 ctg., 3.30 ctgr., 0.45 ctg., 0.60 ctg., 0.75 ctg., soit 2.25 grammes et à cette date du 2 août, c\u2019est-à-dire 14 jours après le début du traitement, son ictère a complètement disparu, ses urines sont devenues normales et les matières recolorées.Il ne ressent plus aucune lassitude.Fait à signaler: ce malade n\u2019a pas été mis au repos; il a reçu un traitement anibulatoire; de plus, loin de le mettre au régime lacté nous lui avons permis de manger ce qui lui plairait.Nous savons que ceci n\u2019est pas à recommander.Nous ne l\u2019avons fait que pour mieux démontrer la nature syphilitique de cet ictère.7 Ainsi donc, voici un syphilitique secondaire qui reçoit un traitement insuffisant, qui 6 semaines après sa dernière piqûre de 914 présente un ictère, apparu sans prodromes, sans fièvre, sans douleurs, que nous traitons immédiatement par novarsénobenzol seulement et qui guérit en 14 jours.Nous croyons les faits suffisamment éloquents pour être autorisés à prétendre que les ictères qui apparaissent dans ces conditions sont des ictères syphilitiques.Le traitement d\u2019épreuve est concluant dans notre observation.S'il s'était agi d\u2019un ictère toxique, les doses rapprochées que nous lui avons administrées auraient sûrement aggravé son cas, auraient même pu amener un dénouement fatal.O A PROPOS D'UN CAS DE SCORBUT INFANTILE LIE AU LAIT SEC Par Paul LETONDAL, Docteur en Médecine de l\u2019Université de Paris, Diplômé de l'Ecole de Puériculture de la Faculté de Paris, Médecin de l\u2019Hôpital Sainte-Justine et de l\u2019Institut Bruchési.Le scorbut infantile ou maladie de Barlow est une affection qui devient de moins en moins fréquente à mesure que se répandent davantage les saines notions de diététique.On peut même dire sans exagéré que c\u2019est un fait extraordinaire aujourd'hui de rencontrer un cas de scorbut de la première enfance.C\u2019est ce qui explique sans doute pourquoi, cette maladie étant devenue exceptionnelle, le médecin en fasse moins facilement le diagnostic.Et pourtant existe-t-il une affection plus facile à reconnaître ?I! suffit d\u2019y penser.\u201cSi la mère dit que c'est du rhumatisme dans les jambes et si vous voyez les gencives qui saignent, c'est du scorbut.\u201d Ainsi s\u2019exprimait il y a plus de 30 ans W.P.Northrup à un confrère pressé qui lui demandait les signes du scorbut au moment où il allait monter dans un tramway.(2) Dans cette phrase d\u2019un laconisme presque génial se trouvent les deux éléments essentiels de la maladie de Barlow: les douleurs osseuses et les hémorrhagies gingivales.Semblablement Comby dans son important mémoire (3) basé sur 92 cas personnels donne du scorbut infantile la définition suivante: \u201cAffection caractérisée par une pseudo-paraplégie douloureuse à peu près constante et par des hémorrhagies gingivales qui ne se voient que chez les enfants pourvus de dents.Inconnu dans l\u2019allaitement naturel ou mixte, le scorbut n\u2019atteint que les nourrissons alimentés avec des laits ou farines de conserve.Ces aliments arti- (1) Communication à ja Société Médicale de Montréal, le mardi 15 novembre 1027.(2) Cité par G.Blechmann in Les Feuillets de Pédiatrie, 1ère série, 1626, p.24.(3) Comby.Nouvelles observations de scorbut infantile.Archives de Médecine des Enfants, janvier 1923. 25 L UNION MEDICALE DU CANADA [1:iels, en effet, sont privés de la vitamine C, qui est antiscorbutique.La maladie de Barlow est une avitaminose.\u201d En ce qui concerne la sympiomatologie et l'anatomie pathologique du scorbut infantile, il semble bien à l'heure présente que tout soit dit et qu\u2019il n\u2019v ait plus rien à ajouter.Mais sur certains points de son étiologie l'accord est loin d\u2019être fait.Quel est le pouvoir antiscorbutique des différents laits ou farines servant à l'alimentation des nourrissons ?Sur cette question d'actualité Marfan, dans une leçon consacrée au scorbut de la première enfance (+4), résume sa pensée, fruit d'une longue expérience, dans le tableau que voici : Aliments scorbutigènes : Farines pures (sans addition de lait) ; Lait homogénéisé ou fixé; Lait maternisé ou human'sé ; Lait stérilisé industriellement consommé plus de trois semaines après sa préparation ; Poudre de lait préparée par le procédé du \u201cspray\u201d; Lait condensé non sucré (entier) ; Lait chauffé deux fois à un intervalle de quelques jours.Aliments non scorbutigènes : Lait bouilli ou chauffé au bain-marie à 100°, même longtemps ; Lait stérilisé industriellement par simple surchauffage, s\u2019il est consommé moins de trois semaines après sa préparation ; Poudre de lait préparée par le procédé du tambour ; Lait condensé sucré s\u2019il n\u2019est pas consommé trop longtemps après sa préparation.Au sujet du lait sec Marfan fait donc une différence entre la poudre de lait préparée par le procédé du \u201cspray\u201d et la poudre de lait préparée par le procédé du tambour.Tout en admettant le bien-fondé de cette distinction, qu'il nous soit permis de dire avec Ribadeau-Dumas (5) et Schreiber (6) que nous ne connaissons pas dans la littérature médicale un seul cas authentique de scorbut infantile lié au lait sec.C\u2019est pourquoi ayant eu l\u2019occasion d\u2019observer récemment en clientèle un cas de maladie de Barlow indiscutable chez un nourrisson alimenté exclusivement pendant 9 mois avec de (4) Marfan.Le scorbut de la première enfance (Maladie de Barlow).Journal des Praticiens, 1926, Nos 35-38.(5) L.Ribadeau-Dumas.Pédiatrie, tome I, p.888 du Traité Sergent.(6) G.Schreider.La pratique de l\u2019alimentation des nourrissons.p.123. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 29 la poudre de lait préparée par le procédé du tambour, nous avons cru que ce fait clinique méritait d\u2019être rapporté.Observation \u2014Hélène C., 12 mois, nous est envoyée le 18 août 1927 par M.le professeur A.Ferron pour impotence douloureuse des membres inférieurs.Il n\u2019y a rien à noter\u2019 dans ses antécédents héréditaires: la mère n\u2019a jamais eu de fausses couches et ne tousse pas; le père est bien portant.Née à terme à la suite d\u2019un accouchement normal, pesant 9 livres, l\u2019enfant fut nourrie au sein jusqu\u2019à 6 semaines, puis au biberon.Elle eut ses premières dents à 8 mois et commençait à se tenir debout à I0 mois.Cette enfant fut sevrée à 6 semaines, parce que son médecin, après analyse du lait de la mère, jugea qu\u2019il n\u2019était pas assez nourrissant.Bien entendu ce sevrage précoce fut suivi de troubles digestifs sérieux: traitement par une diète hydrique prolongée qui amena l\u2019enfant à la limite de l\u2019athrepsie.Finalement le lait sec fut prescrit, et c\u2019est alors seulement que disparurent les troubles digestifs et que l'enfant se mit a prendre du poids; en sorte que, a partir de l\u2019âge de 3 mois, ce bébé fut nourri exclusivement avec de la poudre de lait, sans la moindre addition de jus de fruit.(RADIOGRAPHIE) | | Fig.I Radiographie montrant un trait de fracture assez net au niveau du tiers inférieur du tibia droit. 34 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ajoutons un détail qui nous parait tres important: les parents qui tiennent commerce d\u2019épicerie avaient lhabitude d\u2019acheter le lait sec en grosse quantité, et une enquête nous a révélé que ce lait n\u2019était consommé par l\u2019enfant que longtemps après la livraison, le plus souvent au bout de 3 mois.Il y a là un facteur \u201cvieillissement\u201d sur lequel nous croyons devoir insister.La maladie actuelle a débuté il y a 2 mois par une tuméfaction de la gencive au niveau des incisives médianes supérieures, saignant légèrement au toucher ; cette tuméfaction atteignit par la suite les incisives latérales et l«s première pré-molaires.Il y a 6 semaines l\u2019enfant fit une chute peu importante: il en résulta néanmoins une fracture incomplète du tiers inférieur du tibia droit dont la radiographie pratiquée le 16 juillet 1927 par le docteur A.Comtois à l\u2019Hôpital Sainte-Justine donna l\u2019image suivante : Comme les phénomènes de gingivite ne faisaient qu\u2019augmenter de jour en jour et que l\u2019enfant semblait souffrir du côté de ses membres inférieurs au point de ne pouvoir les remuer, les parents sur la recommandation de leui chirurgien se décidèrent à venir nous consulter.Au moment où nous voyons le bébé pour la première fois, \u2014 le 18 août 1927 \u2014 nous sommes d\u2019emblée frappés par des manifestations typ'ques de gingivite hémorrhagique.Cette gingivite s\u2019explique du fait que l\u2019enfant, malgré son jeune âge, possède 10 dents.Ce bébé criait dès qu\u2019on l\u2019approchait et paraissait souffrir beaucoup lorsqu\u2019on mobilisait ses membres inférieurs.À notre grande surprise, malgré l'examen le plus attentif du système osseux, nous ne trouvâmes pas de signes pouvant nous permettre de parler d\u2019hématome sous-périosté: à peine avons- nous pu constater une Îgère tuméfaction au niveau du tiers inférieur du tibia droit, seul vestige de sa fracture.D\u2019autre part il existait des signes évidents de rachitisme: chapelet costal, nouures des épiphyses, bourrelets sus-mallàolaires, mäis pas d\u2019anémie appréciable.Les téguments étaient bien un peu pâles, mais les conjonctives étaient nettement colorées.Enfin le foie tait augmenté de volume et débordait de 5 centimetres le rebord costal sur la verticale mamelonnaire.Dans ces conditions nous portons le diagnostic de scorbut infantile avec rachitisme léger, et nous prescrivons une alimentation composée de lait de vache cru et de miel avec adjonction de jus d\u2019orange, après nous être assurés que le lait donné à l\u2019enfant provenait d\u2019une vache non tuberculeuse et alimentée avec des fourrages verts.Localement au niveau des gencives nous prescrivons des attouchements fréquents avec du jus de citron dilué.Sous l'influence de ce traitement très simple, mais très consciencieusement appliqué par la mère, en 7 jours les phénomènes de gingivite hémor- rbagique disparurent complètement, et après 12 jours il n\u2019existait plus de douleurs du côté des membres inférieurs.Nous avons revu l\u2019enfant le 29 septembre : il n\u2019existait plus de traces de chapelet costal, et le 27 octobre, les bourrelets sus-malléolaires étaient à peine perceptibles : il ne subsistait en somme, comme signe de rachitisme, qu\u2019un très léger gonflement épiphysaire du côté des membres inférieurs.L'état général était des plus satisfaisants: le bébé, qui pesait 16 livres aux L'UNION MÉDICALE DU CANADA 31 premiers jours de septembre, pesait plus de 19 livres à la fin d\u2019octobre.Au surplus le foie ne débordait plus que de 3 centimètres le rebord costal.Cette observation nous paraîtrait incomplète si nous ne donnions quelques détails sur le lait sec employé dans ce cas, et qui, dans les conditions où il a été conommé, s\u2019est montré nettement scorbutigène.La poudre de lait utilisée ici est une poudre préparée par le procédé du tambour, dans le vide, à une température ne dépassant pas 140° F (60° C).Ce mode de préparation est bien différent du procédé de Just Hatmaker dans lequel le lait est porté à une température de 280° F (137° C) au contact de I'air.II va sans dire que le procédé du tambour, effectué dans le vide ou méme au contact de l\u2019air, est supérieur au procédé du \u201cspray\u201d dans le quel \u201cle lait, préalablement homogénéisé par surpression, est projeté en fin brouillard dans un courant d\u2019air chaud\u201d (Marfan).D\u2019autre part on peut lire sur l\u2019étiquette de la boîte du lait sec en question que ce lait possède la composition suivante : Matières azotées .22 22 22 ur ee ow.12% Matières grasses .22 or oo oor ove ono 2 27% Hydrates de carbone .57% Sels .44 21 LL ee ee ee ee 1 4 110 4% et que les hydrates de carbone sont constitués par : Maltose .vo cv 11 12 11 11 ee ee 14 a.189% Dextrine .22 i 24 11 22 ee en 17% Lactose .11 LA 1 11 2112 2 20% Enfin d\u2019après le prospectus concernant cette poudre de lait, \u201cla vitamine C (antiscorbutique) y est presque totalement détruite, mais son défaut n\u2019est pas important si l\u2019on donne au bébé du jus d'orange contenant cette vitamine.\u201d # à % Cette observation de scorbut infantile lié au lait sec nous a paru intéressante à plus d\u2019un titre, mains principalement du point de vue clinique et étiologique.1° Du point de vue clinique: 11 est rare d\u2019observer à un âge aussi repproché de la naissance un scorbut se traduisant par une gingivite 32 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA hémorrhagique aussi typique; d'ordinaire la gingivite caractéristique est plutôt le fait de l\u2019adulte, comme le soulignait Nobécourt avec infiniment de justesse dans une leçon clinique à laquelle nous assistions à Paris en 1923 (7).L'absence d\u2019hématome sous-périosté ne doit nullement nous surprendre, car ce symptôme est peu fréquent (10 fois sur 92 cas dans la statistique de Comby).L'augmentation de volume nous paraît digne d'être soulignée; elle se montre d'accord avec les recherches de Mouriquand qui a toujours rencontré des lésions importantes de la glande hépatique au cours du scorbut expérimental.(8) Le rachitisme qu\u2019a présenté notre malade est un rachitisme assez spécial, dont la rapide disparition sous l'influence du traitement antiscorbutique n\u2019a pas été sans retenir notre attention.Quelles que soient les idées que l\u2019on professe à l\u2019égard du rachitisme barlowien, nous croyons qu\u2019il faut être éclectique et admettre ici une relation évidente de cause à effet.Bien que le rachitisme snit une maladie et que le scorbut infantile en soit une autre, nous croyons que parfois Ja maladie de Barlow peut produire un certain degré de rachitisme, mais un rachitisme spécial, léger, qui disparaît en même temps que le scorbut.2° Du point de vue étiologique: Notre observation prouve.croyons-nous, avec la netteté d\u2019une expérience de laboratoire que la poudre de lait peut engendrer le scorbut.En effet notre malade fut alimentée exclusivement pendant 9 mois avec du lait sec, sans la moindre addition de jus de fruit.Ce fait clinique confirme donc les recherches expérimentales de Lesné et Vaglianos à Paris (9), de Barnes et Hume à Cambridge (10), qui ont montré que, chez l\u2019animal tout au moins, la poudre de lait était fortement scorbutigène.Si l\u2019on considère le grand nombre d'enfants élevés au lait sec et le peu de cas de scorbut observés, on doit forcément admettre que la question est complexe.La poudre de lait préparée par le procédé du tambour et dans le vide est en soi peu scorbutigène, mais si elle (7 Nobécourt.Leçon clinique inédite sur le scorbut infantile, Ier octobre 1923.(8) G.Mouriquand, P.Michel et Bernheim: Les 1ésions du foie dans le scorbut.Soc.Méd.Hôp.de Lyon, 17 juin 1924.(La Presse Médicale, 5 juillet 1024, p.575).(o) Lesné et Vaglianos.Du pouvoir antiscorbutique de différents laits servant à l\u2019alimentation des nourrissons.Le Nourrisson, 1922, p.377.(10) Barnes et Hume.Lancet, 2, 323, août I9IO. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 33 est consommée trop longtemps après sa fabrication, elle peut produire la maladie de Barlow.Il y a plus.A côté du facteur \u201ctemps\u201d il faut considérer le facteur \u201cterrain\u201d.C\u2019est du reste l\u2019avis de Lesné et Vaglianos cui écrivent: \u201cL\u2019avitaminose n\u2019est pas tout et la question du terrain est très importante: l\u2019organisme semble pouvoir s'adapter à la carence partielle du facteur antiscorbutique.\u201d Conclusions I.Le lait sec, même préparé par le procédé du tambour et dans le vide, à une température ne dépassant pas 140° F (60° C), peut produire le scorbut chez le nourrisson, si son usage est prolongé et exclusif, et surtout, s\u2019il est consommé trop longtemps après sa fabrication.L'influence du \u201cvieillissement\u201d nous paraît prépondérante dans le cas que nous rapportons.2.Il ne faut pas compter sur la présence d\u2019un hématome sous- périosté pour faire un diagnostic de scorbut; il faut avant tout se baser sur la pseudo-paraplégie douloureuse des membres inférieurs et sur la gingivite hémorrhagique \u2014 lorsque l\u2019enfrnt est pourvu de dents, \u2014 sur l\u2019âge du malade et sur la notion de carence alimentaire.3.Enfin tout médecin devrait savoir que le scorbut infantile est une maladie essentiellement évitable, et devrait en conséquence prescrire systématiquement à tous les nourrissons qui lui sont confiés \u2014 surtout à ceux qui sont élevés artificiellement \u2014 un peu de jus d\u2019orange ou de citron dès l\u2019âge de 3 mois.BIBLIOGRAPHIE Aucoin\u2014Les vitamines et le scorbut infantile.L'Union Médicale du Canada, juillet 1020, p.337.Aviragnat et Dorlencourt.\u2014Le lait sec dans l'alimentation des enfants du premier âge sains et malades.Le Nourrisson, 1922, p.81.Barlow\u2014Article Scorbut infantile in Traité des Maladies de l\u2019Enfance de Grancher, Comby et Marfan, t.II, p.123.Comby.\u2014La question des vitamines.Archives de méd.des enfants, 1924, p.678; le diagnostic du scorbut infantile.Soc.Méd.Hôp.de Paris, 3 avril 1025, p.567.Fischer.\u2014 Diseases of Infancy and Childhood.Vol.1, p.346.Hess (A.F.).\u2014Scurvy.Past and Present.Philadelphie, 1920.Hess (Julius H.).\u2014Feeding and the Nutritional Disorders in Infancy and Childhood, 1925, p.405 34 L'UNION MEDICALE DU CANADA Holt and Howland.\u2014The Diseases of Infancy and Childhood, 1925, p.229.Marfan \u2014Nouveau Traité de Médecine et de Thérapeutique de Gilbert et Thoinot, 1912, t.XXXIX, p.48; Trait.de l\u2019Allaitement et de l\u2019Alimentation des enfants du premier âge, 1920, p.548.Mouriquand.\u2014Précis de Diététique et des Maladies de la Nutrition, 1926, p.397.Porcher \u2014Le lait desséché, 1926.Weill et Mouriquand\u2014 Traitement préventif et curatifs des maladies de carence.Rapport au XVIe Congrès français de Médecine, Paris, 1922, p.221.Pour bibliographie récente et complète sur le scorbut infantile, consulter l\u2019excellente revue analytique de Pierre Woringer (de Strasbourg), dans la Revue Française de P.diatrie, t.I, année 1025, p.192. a = REVUE GÉNÉRALE EXAMEN PRELIMINAIRE D'UN MALADE Par Roméo BOUCHER, Médecin de l\u2019Hôpital Notre-Dame, Une même méthode guide la médecine dans ses progrès et le médecin dans sa pratique journalière.L'humanité pourrait- elle penser selon d'autres lois que l'homme?Ch.ACHARD.La méthode clinique ! Que d\u2019impairs on commet parce qu\u2019on n\u2019en a pas et qu\u2019on croit en avoir ! Quel praticien peut se vanter de n\u2019avoir jamais commis d\u2019erreur diagnostique ! Qui ne s\u2019est, peu après, aperçu d\u2019un défaut de technique ou d\u2019observation ?En 1926, à l\u2019ouverture du cours de clinique médicale de l\u2019Hôpital Beaujon, Achard, dans une leçon faite aux stagiaires de \u201cpremière\u201d année, décrit les diverses étapes de l\u2019enquête clinique: étape séméiologique, pure phase d\u2019observation des symptômes; étape anatomo- pathologique et étiologique qui donne l\u2019explication des symptômes et l'interprétation de leurg causes; enfin étape thérapeutique, \u2018\u201cars curandi\u201d, phase de combat contre ces causes et leurs effets.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de passer en revue toutes ces phases qui comprennent la pathologie tout entiére.Nous voulons simplement souligner l\u2019importance d\u2019un interrogatoire préliminaire bien conduit, des renseignements qu\u2019une observation clinique et clairvoyante peut en tirer.# % %# 1.\u2014Nom D\u2019ordre essentiellement pratique en clientèle, ce renseignement ne doit jamais être négligé la première fois qu\u2019on voit un malade.C\u2019est - une excellente habitude à prendre; plus tard on peut se trouver en 36 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA présence du même individu ou vouloir colliger des observations intéressantes.Du reste, la manière dont sont donnés ce nom et cette adresse est souvent utile à noter.Que pensera-t-on d\u2019un individu qui se les rappelle mal, qui les prononcera mal, qui les articulera difficilement ?I\u2019émotivité mise a4 part, cette amnésie et cette dysarthrie font-elles partie d\u2019un trouble nerveux ou phychique ?2.\u2014L\u2019age L\u2019age aide souvent à diagnostiquer une maladie.Chez les nourrissons, c'est la pathologie gastro-intestinale qui préside, avec l\u2019hérédo-syphilis, l\u2019infection bacillaire, le rachitisme et la malnutrition.Ne jamais oublier de se renseigner sur Phérédité directe et l\u2019entourage immédiat d\u2019un enfant qu\u2019on examine.Plus tard, à mesure que l\u2019enfant grandit, les chances de contami- ration augmentent, les maladies se greffant avec facilité sur un terrain qui n\u2019a pas subi la longue immunité de l\u2019âge adulte.C\u2019est la raison de In fréquence des maladies contagieuses et de leurs complications dans la deuxième enfance, de la broncho-pneumonie, de la méningite tuberculeuse, des tumeurs adénoïdes et des amygdalites, de l\u2019ostéomyélite et de la chorée.Entre la puberté et la pleine adolescence, apparaissent le rhumatisme polyarticulaire, la tuberculose, les troubles cardiaques, reliquats de maladies infectieuses antérieures, la fièvre typhoïde, les affections du poumon et de la plèvre, l\u2019appendicite.L\u2019âge mûr amène avec lui la kyrielle des maladies hépatiques, rénales, cardio-vasculaires et digestives: les troubles de la cinquantaine, les maladies de la nutrition et leurs complications sévères.Cette seconde partie de la vie moyenne comprend aussi l\u2019artério-sclérose, le rhumatisme chronique, la paralysie agitante, l\u2019hypertrophie de la prostate, l\u2019hé- morrhagie cérébrale, le tabès.La vie des vieillards se termine souvent pari congestion pulmonaire passive ou par une pneumonie aux symptômes silencieux mais fatals.\\ Avant de clore ce paragraphe, ajoutons que l\u2019âge apparent et l\u2019âge réel renseignent un bon observateur.Il n\u2019est pas sans utilité, en effet, de constater qu\u2019un malade a l\u2019air plus vieux que son âge et que sa sénilité est précoce.3.\u2014Le sexe Le sexe influe sur les maladies et les symptômes.La chlorose, le cancer, les calculs biliaires, le goître sous toutes ses formes, le rétrécissement mitral congénital, la lithiase rénale sont des maladies plus fréquentes chez la femme, tandis que l\u2019homme a pour partage les intoxications professionnelles, les maladies des voies respiratoires, les hernies, la goutte.Quant aux accidents de la vie sexuelle de la femme, ils sont complexes et multiples.L\u2019aggravation d'une maladie chronique coïncide souvent avec la puberté; les grossesses répétées, outre qu\u2019elles soient souevnt le RO SE SE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 37 point de départ d'infections graves, prédisposent aux troubles hépatiques; la ménopause entraîne avec elle des accidents psychiques, parfois sérieux.En dernier lieu, les tumeurs utérines avec lzurs compressions et leurs hémorragies.4.\u2014La race et la nationalité La race et la nationalité ont des affections qui leur sont propres.Nous mettons immédiatement de côté celles des régions tropicales et \u2018orientales, exceptionnellement rencontrées ici.Signalons toutefois la lèpre qui peut échapper à la surveillance de nos frontières et le paludisme qu\u2019on rencontre au Canada.C\u2019est un fait acquis que cette dernière maladie n\u2019existe pas ici d\u2019une manière endogène, mais que des soldats, des marins, des compatriotes amateurs de voyages au long cours peuvent l\u2019avoir contractée dans les pays où elle sévit.(1) La tuberculose est particulièrement sévère pour les races qui n\u2019ont pas subi la contamination de nos milieux civilisés.On connaît la morbidité excessive des noirs qui quittent leur pays pour vivre dans nos villes.On connaît aussi ses ravages parmi la population indienne du Canada et des Etats-Unis.Les mêmes observations ont été faites chez les indigènes de toutes les colonies.Les Juifs paraissent avoir contre la tuberculose et l\u2019alcoolismz une immunité réelle.La race blanche a pour elle les intoxications par le tabac, l\u2019alcool, la morphine et la cocaïne; l\u2019Orient par le haschich et l\u2019opium.Notons aussi en passant que certaines maladies ont une prédilection d\u2019individus et d\u2019espèces.La scarlatine (2), par exemple, est plus grave chez les Anglo-saxons que chez les autres peuples, tandis qu\u2019elle est pratiquement inconnue chez les jaunes.L\u2019explication de ces phénomènes résiderait dans les immunités successives subies par tout un groupement d'individus (races, nationalité, etc.).Comme le dit si bien un maître de la médecine moderne: \u201cC\u2019est une adaptation collective d\u2019un processus pathologique\u201d.5.\u2014Les professions Il existe toute une série de maladies dues aux professions.Les médecins, les garde-malades, les infirmiers ne sont pas les moins exposés (1) Sans compter les paralytiques généraux qui ont été soumis à la malariathérapie.(2) Cette opinion est admise par tous les classiques et se trouve citée par tous les auteurs.Je me suis livré dans nos hôpitaux à une petite enquête dont je publierai les résultats.Notre ville, composée d\u2019éléments de races différentes, est dans une situation exceptionnelle pour nous permettre de juger cette prétendue gravité de la scarlatine anglo-saxonne.Or, il n\u2019y a rien de tel ici.Canadiens-anglais ou Cana- diens-français ont à peu près le même taux de mortalité, la même fréquence et la même gravité dans les complications.On ne pourrait en dire autant de la race juive.Celleci contracte facilement la maladie, mais aus une forme bénigne le plus souvent.Question de race ou de climat ? 38 L'UNION MÉDICALE LU CANADA à la diphtérie, aux fièvres éruptives, à la syphilis, à la fièvre typhoïde.Le plomb et le mercure (3) peuvent donner des intoxications graves et beaucoup d\u2019infections sont contractées dans les métiers de boucher et d\u2019épicier par des manipulations de produits contaminés.Certains métiers ont une localisation de prédilection pour l\u2019appareil puimonaire: les pneumoniases des mineurs, mouleurs, verriers, potiers, porcelainiers.Les bianchisseurs, par contre, sont sujets à la tuberculose et à la fièvre typhoïde; les égoutiers et les fossoyeurs à des intoxications particulières aux émanations putrides.Signalons en dernier lieu l\u2019eczéma rebelle des chirurgiens, l\u2019anémie des cuisinières causée par l\u2019oxyde de carbone, l'alcoolisme chronique des tenanciers de bars et de tripots ainsi que celui de leurs employés.6.\u2014Antécédents Il est classique avant de commencer l\u2019examen d\u2019un malade de lui faire subir un interrogatoire serré sur ses antécédents personnels et familiaux.Ce qu\u2019on en obtient peut n\u2019avoir aucun intérêt.Tout dépend de la maladie.Mais il n\u2019en est pas moins prudent de fouiller le passé, souvent fertile en renseignements.a) S\u2019il s\u2019agit d\u2019une maladie chronique, les antécédents héréditaires ont surtout de l'importance.Les parents vivent-ils ?Quel est leur état ~ de santé actuel ?Sinon à quel âge sont-ils morts ?De quelle maladie ?(3) Voici, d\u2019après Balthazard, la liste des travaux industriels susceptibles de provoquer l\u2019intoxication saturnine et mercurielle des ouvriers.A.Saturnisme \u2014l\u201d1) Métallurgie et raffinage du plomb; 2) Fonte, laminage et ajustage du plomb et de ses alliages; 3) Fonte des caractères d\u2019imprimerie en alliage de plomb; 4) Fabrication des poteries dites d\u2019étain en alliage de plomb; 5) Soudure à l\u2019aide d\u2019alliage de plomb; 6) Conduite des machines à composer utilisant un alliage de plomb; 7) Etamage à l\u2019aide d\u2019alliage de plomb; 8) Fonte des jouets en alliage de plomb; 9) Fabrication des capsules métalliques pour bouteilles en alliage de plomb; 10) Dessoudure des vieilles boîtes de conserve; 11) Manipulation des caractères d\u2019imprimerie en alliage de plomb; 12) Fabrique de sel de plomb (céruse, minium, litharge, chromate de plomb); 13) Broyage des couleurs à base de plomb; 14) Peinture de toute nature comportant l'emploi de couleur plombifères: 15) Fabrication des accumulateurs au plomb; 16) Fabrication des huiles siccatives et des vernis plombifères; 17) Fabrication de la poterie et de la faïence avec émaux plombifères; 18) Décoration de la porcelaine à l\u2019aide de produits plombifères; 19) Emaillage des métaux à l\u2019aide d\u2019émaux plombifères; 20) Vernissage et laquage à l\u2019aide de produits plombifères; 21) Teinture à l\u2019aide de couleurs à base de plomb; 22) Polissage des glaces à l\u2019aide des \u2018\u2018potée d\u2019étain\u201d.B.Mercure \u20141) Distillation du mercure; 2) Fabrication des lampes à incandescence et des ampoules radiographiques à l\u2019aide de trompes à mercure; 3) Fabrication des baromètres, manomètres et thermomètres à mercure; 4) Dorure, argenture, étamage au mercure; 5) Fabrication des sels de mercure (azotates, chlorures, cyanures); 6) Secrétage des peaux par le nitrate acide de mercure; 7) Travail des fourrures et pelleteries à l\u2019aide de sels de mercure; 8) Bronzage et damasquinage à l\u2019aide des sels de mercure; 9) Empaillage d\u2019animaux à l\u2019aide de sels de mercure; 10) Fabrication des amorces au fulminate de mercure.Ep SRE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 39 a Autant de questions à poser, de renseignements à obtenir qui peuvent avoir leur valeur.C\u2019est presque toute la pathologie qu\u2019on passe en revue.Il faut dépister d\u2019abord la tuberculose, la syphilis et le cancer; puis, par ordre d\u2019importance, le rhumatisme, les maladies de la nutrition et des glandes endocrines, les maladies organiques du foie et des reins, les maladies nerveuses et psychiques.Ce qui intéresse le médecin, c\u2019est moins la pathologie que le fœtus subit \u2018in utero\u201d (maladies congénitales) que l\u2019hérédité de terrain et de germe.b) Les antécédents collatéraux sont plus difficiles à obtenir et tout aussi intéressants.A-t-il déjà existé quelque contact avec des parents \u2014 oncles, tantes, frères ou sœurs \u2014 tuberculeux ou syphilitiques ?Combien de frères et sœurs morts en bas âge ?La cause ?Quel est l\u2019état de santé de ceux qui vivent ?C\u2019est-à-dire les maladies antérieures qui ont modifié les aptitudes morbides.Les unes immunisent pour un certain temps le terrain qu\u2019elles ont envahi, les autres prédisposent à des affections ultérieures, d\u2019autres enfin se compliquent d\u2019épisodes graves.Il est rare d\u2019avoir deux fois la variole; la coqueluche, la rougeoile et la pleurésie favoriseront une éclosion bacillaire.Parmi les infections qui laissent des reliquats organiques, citons la scarlatine (néphrite, péricardite), la coqueluche (dilatation des bronches), la rougeole (tuberculose), la diphtérie (myocardite) et le rhumatisme polyarticulaire aigu (endocardite).Les maladies vénériennes et la syphilis ont des complications multiples se localisant sur les organes internes et périphériques et sur le système nerveux (la syphilis en particulier).Les maladies de la nutrition indiquent chaque fois une déficience d\u2019organes importants.Même observation pour les troubles d\u2019hyper ou d\u2019hypofonctionnement des glandes endocrines.Pour n\u2019en donner qu\u2019un exemple, rappelons-nous les ménopauses précoces, dues à des opérations nécessaires et entraînant des modifications physiques et psychiques importantes.7.\u2014Mode de vie Un mode de vie défectueux prédispose à de nombreuses maladies.Le surmenage physique mène à des états de déficience au cours desquels l'économie se défend mal contre l\u2019envahissement des microbes.La tuberculose, la typhoïde, la pneumonie, la pleurésie profitent souvent de ces délabrements pour se développer.Quant au surmenage intellectuel ou génital, il conduit à des troubles nerveux et tenaces.La privation d\u2019aliments comme la suralimentation ont aussi leur stgnature particulière.Le rachitisme, l\u2019hypotrophie des nourrissons, la tuberculose n\u2019ont parfois pas d\u2019autre cause que l\u2019hypoalimentation; la goutte, le diabète, les néphrites invoquent la plupart du temps des excès dans le boire et le manger.L\u2019habitation joue un rôle net dans l\u2019étiologie bacillaire et rhumatis- 40 © UNION MEDICALE DU CANADA male.Nous n\u2019insisterons pas outre mesure sur ce chapitre hygiénique des taudis mal éclairés et mal aérés, toujours humides et malsains, Les intoxications modernes (alcool, tabac, narcotiques) forment à l\u2019heure actuelle toute une pathologie spéciale et la genèse de certains troubles organiques.Mentionnons aussi dans ce chapitre les chagrins et les soucis moraux et financiers.8.\u2014L\u2019attitude Enfin, l\u2019attitude du malade.En clientèle active, le médecin voit ses patients debout ou couchés, dans son cabinet ou à domicile.Les attitudes varient avec les personnes dans la consultation de cabinet.Aussi ce ne sont pas tant les attitudes qui intéressent à ce moment que des détails d\u2019attitude dans la position verticale.Beaucoup d\u2019entre eux appartiennent à la séméiologie du systeème nerveux.Nous ne saurions cependant passer sous silence l\u2019attitude du malade dans la luxation de l\u2019épaule, dans la fracture du bras, dans certaines lésions de la hanche, du sacrum et de la colonne vertébrale (mal de Pott), signes sur lesquels neus reviendrons plus loin.C\u2019est surtout dans le décubitus que le médecin puisera des indications -précieuses.Il sera dorsal complet dans toutes les affections à douleurs violentes et irradiées du rhumatisme, de la sciatique.Afin de relâcher les parois du ventre les jambes seront légèrement fléchies si la douleur est abdominale.Même position dans le coma, l\u2019hémiplégie, la paraplégie.Dans le tétanos, il peut y avoir de l\u2019opisthotonos, position renversée en arrière avec extension forcée de tout le tronc.Il sera latéral droit dans les cas de cirrhose hypertrophique, pour enipêcher le foie de comprimer l\u2019estomac; sur le côté sain s\u2019il existe un point pleurétique douloureux ou un point de côté pneumonique, une névralgie intercostale; sur le côté malade dans les cas de pleurésie avec épanchement.- Il existe cependant dans la méningite une attitude en chien de fusil, caractérisée par le décubitus latéral, les jambes en flexion sur les cuisses et celles-ci sur l\u2019abdomen (décubitus en zigzag).Le décubitus ventral se rencontre dans les affections gastriques et dans toutes celles que la compression soulage.La position assise est caractéristique des gênes respiratoires d\u2019origine pulmonaire ou cardiaque.On la rencontre aussi dans les grandes suffocations et dans les cas d\u2019asthme.Cette position favoriserait le jeu des muscles inspiratoires accessoires en leur fournissant un point d\u2019appui pour leur contraction.Dans certaines péricardites, d\u2019origine azotémique en particulier, les malades assis dans leur lit appuient tête et thorax sur un oreiller placé sur leurs genoux.D\u2019autres, au contraire, ne peuvent adopter de position définitive, à cause de souffrances intolérables dues à une pancréatite, une colique hépatique ou néphrétique.re EEE \u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 41 L\u2019attitude physique du malade n\u2019est pas la seule importante pour le miédecin; l\u2019attitude psychique, multiple comme sa cause, est la seule parfois qui soit en relief.Si elle est fruste, il faudra une grande expérimentation clinique et une observation minutieuse du sujet pour dépister vn simulateur, un intoxiqué, une forme d\u2019obsession; pour donner toute sa valeur à un mutisme ou à un négativisme absolu; pour apprécier avec justesse des symptômes accusés par le malade qui a intérêt à tromper son médecin (grossesse illégitime, expertise, assurance); pour situer cliniquement celui-ci dans la catégorie qui lui convient.Le neurasthénique ou l\u2019hypocondriaque qui s\u2019amènent avec une observation détaillée et écrite indiquent bien ce que nous voulons entendre par attitude psychique.*% % 0% Voila réunies en faisceau quelques notions de pratique courante que chacun connaît mais qu\u2019on trouve dispersées çà et là dans les traités de pathologie générale et de séméiologie. PHARMACOLOGIE 1° Contre la rétention d\u2019urine post-opératoire: Acide borique .30 grammes Glycérine pure neutre .100 cC Stériliser à l\u2019autoclave Après avoir vidé la vessie injecter par instillation et laisser en place vitigt à trente cc de la préparation.Répéter au besoin.2° Contre le rhumatisme polyarticulaire aigu: Salicylate de soude (Poulenc) .1 gramme Bicarbonate de soude .2 grammes Pour une poudre No Une dans de l\u2019eau ou de l\u2019eau de Vichy toutes les deux heures jour et nuit avec diète lactée.On peut donner 10 à 15 grammes de salycilate par 24 heures.3° Contre l\u2019angio-cholite infectieuse aiguë: Salicylate de soude .O gr.50 centigr.Benzoate de soude .O gr.25 centigr.Pour un cachet ou capsule Un trois à quatre fois par jour.4\u2019 Huile de Harlem I5 gouttes dans un peu d\u2019eau ou de lait le soir.5° Broncho-pneumonie: Carbonate d\u2019ammoniaque .5 grammes Citrate de soude .30 grammes Sirop écor.or.améres .50 cc Fau distillée .100 cc Une cuillerée à soupe dans un demi-verre d\u2019eau toutes les trois heures.6\u2019 Contre les douleurs dorsales: Chloroforme .10 grammes Huile camphrée .40 grammes Extr.belladone \u2014 jusquiame aa .I gramme \u2014 thébaique En application locale sur plusieurs doubles de coton à fromage entouré de taffetas gommé.L.PS ANALYSES MEDECINE A.CLERC.\u2014 Angine de poitrine et théorie coronarienne (Presse Médicale, 11 mai 1927).Depuis le jour (1768) où son entité clinique fut reconnue et où elle a reçu son nom définitif, l\u2019angine de poitrine est demeurée un accident terrible et décevant, terrible à cause de la douleur et de l\u2019angoisse inexprimables qu\u2019il engendre, décevant, car trop souvent, il se réduit à un ensemble de troubles purement subjectifs où tout signe extérieur d\u2019une lésion cardiaque et toute arythmie peuvent manquer, mais capables de tuer par leur seule action.Si l\u2019on réfléchit au rôle fondamental que jouent dans la vie intense du cœur les artères nourricières, et aux désordres brutaux qu\u2019entraîne leur oblitération expérimentale, la théorie coronarienne due à Parry (1799), soutenue par Potain et Huchard, a pris d\u2019emblée une importance considérable.Mais plus tard, ce qui semblait un dogmé fut profondément ébranlé par les objections de Vaquez, des Pierre Merklen, des.Clifford-Abbutt, ete, partisans de la distension aigué de l'aorte et du ventricule gauche.Dans ces dernières années des méthodes d\u2019investigation plus approfondies, ont de nouveau mis en valeur l\u2019importance possible du rôle joué par les artères nourricières dans le déchaînement de l\u2019angor pectoris.La ligature expérimentale des artères coronaires, si elle siège à l\u2019origine des vaisseaux, détermine l\u2019affollement des ventricules et leur fibrillation consécutive, mortelle.Si les rameaux intéressés sont moins importants, les infarctus du myocarde en sont la conséquence presque obligée; même si le rythme n\u2019est pas troublé l\u2019électrocardiogramme montre qu\u2019ici la qualité de la contraction a été atteinte.De même chez l\u2019homme la thrombose coronarienne entraînera les mêmes lésions et les mêmes troubles fonctionnels et des altérations électriques superposables à celles que l\u2019expérimentation a pu réaliser.La douleur de l\u2019angor relève de l\u2019irritation du plexus cardiaque, le système sympathique transmettant l\u2019excitation du cœur et de son enveloppe aux centres ganglionnaires cervicaux puis à la moëlle, d\u2019où la douleur se réfléchit par les racines postérieures sur le territoire cutané de la paroi thoracique antérieure et irradie vers la face interne du bras (le gauche surtout), vers le cou et même vers l\u2019épigastre.Par quel mécanisme l\u2019oblitération coronarienne déchaîne-t-elle Ia douleur ?Tout probablement par l\u2019inflammation ou Virritation de la 44 L'UNION MÉDICALE DU CANADA péri-artère et aussi par l\u2019ischémie qui résulte de l\u2019occlusion artérielle, ischémie analogue à celle de la claudication intermittente.Les autopsies nous montrent soit des oblitérations coronariennes massives ou récentes, expliquant la brutalité des troubles.Ou alors s\u2019il s\u2019agit de sclérose et même de calcification sans oblitération réelle, force est de supposer qu\u2019un spasme vasculaire, complétant l\u2019ischémie, a été responsable de la crampe douloureuse, comme le démontrent les anomalies des complexes ventriculaires de l\u2019électrocardiogramme, mettant en évidence des troubles profonds dans la qualité des contractions.On peut bien trouver des lésions coronariennes sans que le sujet ait présenté d\u2019angor, mais ici les lésions s\u2019étaient constituées lentement sans surprendre le myocarde, et la brutalité nécessaire au spasme réflexe a manqué, ou alors des anastomoses secondaires se sont constituées pour prévenir l\u2019ischémie.Dans quelques rares cas on ne trouvera aucune lésion à l\u2019autopsie: l\u2019angor aurait pu dépendre d\u2019un angiospasme; mais il est plus plausible d\u2019admettre dans ces cas l\u2019influence de la distension brusque ventriculaire ou aortique.Souvent la douleur et l\u2019angoisse sont les phénomènes cardinaux, l\u2019auscultation est muette, la pression artérielle est normale ou basse, les battements du pouls réguliers et l'ombre radioscopique sans déformation: ici l\u2019électrocardiogramme pourra révéler des troubles temporaires ou définitifs des complexes ventriculaires.La théorie coronarienne (que l\u2019on adopte l\u2019oblitération proprement dite ou le spasme constricteur) reste encore dans la majorité des cas la mieux capable d'expliquer l\u2019angor en général et en particulier l\u2019angine dite d\u2019effort, L\u2019électrocardiographie au point de vue de diagnostic n\u2019a pas dit son dernier mot et en nous permettant à elle seule d\u2019envisager la possibilité d\u2019un foyer de méiopragie et même de désintégration myocardique elle nous permet de donner comme un substratum lésionnel vérifié par l\u2019expérimentation avec phénomènes douloureux même atténués, et de les séparer ainsi bien souvent des simples précordialgies sans conséquence.Albert de GUISE.CHIRAY et TRIBOULET.\u2014 La pseudo-tuberculose d\u2019origine cholécys- tique (\u2018\u2019Arch.des Mal.de l\u2019Appareil digestif\u201d, juin 1927).Une affection chronique de la vésicule biliaire peut simuler la tuberculose, en présentant au premier plan des symptômes généraux, tels que fatigue, amaigrissement, fièvre, hypotension, troubles \u2019menstruels, insomnie.Le diagnostic devient encore plus délicat quand, sur ces symptômes, viennent se greffer des troubles fonctionnels pulmonaires (douleurs thoraciques, toux) et que \u201cles modifications sthétacoustiques portent, non sur l\u2019existence de souffles ou de bruits adventices, mais sur de simples changements de tonalité ou d\u2019intensité du murmure vésiculaire normal\u201d.Ti faut donc éliminer soigneusement toute tuberculose pulmo- e L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 45 naire avant de se prononcer et de conseiller une intervention qui sera efficace dans les cas chroniques de cholécystite.BOUCHER.TREMOLIERES et PARTURIER.\u2014- Périviscérites sous-hépatiques (Rev.des Mal.du Foie, du Pancréas et de la Rate\u201d, sept-oct.1927).Beau travail sur cette forme d\u2019inflammation péritonéale chronique.L\u2019anatomie pathologique de la séreuse et des organes, la propagation de cette forme de péritonite, ses points d\u2019origine, sa pathogénie sont passés en revue avec soin.Douleurs tardives mais fixes, troubles digestifs, constipation, troubles des glandes à sécrétion interne, déséquilibre du Vago-sympathique, tels sont les principaux signes cliniques de ces péri- viscérites sous-hépathiques.Cependant l\u2019allure clinique en est parfois tellement caractéristique qu\u2019il devient possible de localiser de façon certaine leur siège exact.Et c\u2019est ainsi qu\u2019on décrit des formes gastro- duodénale, biliaire, (pseudo-lithiase ou typhlo-cholécystite), occlusive.Le diagnostic, s\u2019il n\u2019est pas un diagnostic d\u2019étiologie, est grandement aidée par la radiologie.Le traitement médical par lavements paraffinés ou huileux, par la diathermie, les rayons ultra-violets, la thiosinamine ou les curse thermales doit compléter le traitement chirurgical, avant tout prophylactique.BOUCHER, F.ECHAUX.\u2014 Un cas d\u2019ictère traité par l\u2019Insuline (\u2018\u2019Rev.des mal.de foie, du pancréas et de la rate\u201d, sept.-oct.1927).Après avoir passé en revue les diverses maladies \u2014 diabète insipide, Basedow, shock, intoxication alimentaire des enfants, dénutrition grave, psoriasis, ulcères variqueux, rhumatismes chroniques, hypertension, acidose non diabétique, hépatite post-anesthésique, tic douloureux du visage \u2014 au cours desquelles l\u2019insuline a été employée comme traitement l\u2019auteur cite le cas d\u2019une jeune fille de 13 ans souffrant d\u2019ictére catarrhal avec acidose et glycosurie.L\u2019insuline (10 unités cliniques par jour, pendant six jours, avec régime lacto-végétarien) aurait amené une sédation rapide de tous les symptômes et la possibilité de donner à la malade une nourriture plus nutritive, sans avoir recours au tubage duodénal et à l'injection dans la duodénum d\u2019une solution tiède de sulfate de magnésium à 25%.\u2018 BOUCHER, RENE PORAK.\u2014 La pression artérielle et les rythmes organiques (\u201cLe Progrès Médical\u201d, 12 novembre 1927).Des chiffres de la pression artérielle recueillis dans des conditions mal déterminées n\u2019ont pas de signification.Et l\u2019auteur cite trois obser- 46 L'UNION MÉDICALE DU CANADA vations de malades affolés par des chiffres élevés de pression artérielle qui s\u2019abaissaient à la normale après un repos.Par d\u2019autres observations faites pendant la guerre sur de jeunes soldats P.en est arrivé à la conclusion qu\u2019un chiffre de pression pour avoir une valeur clinique doit être placé dans le cadre de ses variations rythmiques, périodiques et journalières; que ces rythmes sont souvent compliqués par les conditions complexes de la vie qui diffère avec chaque sujet.C\u2019est, pour le praticien, une observation nouvelle à faire avec chaque nouveau cas pour déterminer la zone limite entre la santé et la maladie et prévenir le mal.BOUCHER, LEWIS.\u2014 Gangrene of the extremities (\u201cThe Canadian Medical Association Journal\u201d, octobre 1927).Au cours des dernières années, on a bien différencié les lésions des vaisseaux des extrémités inférieures.Si l\u2019on connaît les syndromes cliniques qui les produisent, on ignore à peu près tout des causes qui président à leur développement.La gangrène spontanée s\u2019observe chez les vieillards et les adultes jeunes.La classification clinique de gangrène sénile et présénile trouve donc sa justification.L\u2019une dépend d\u2019un processus dégénératif, l\u2019autre d\u2019un processus inflammatoire.L'\u2019artério-sclérose les explique toutes deux.Dans la gangrène présénile, il y a association à peu près constante de lésions artérielles et veineuses (thrombo-angéite oblitérante).Du point de vue anatomo-pathologique, l\u2019artério-sclérose et la thrombo- angéite sont distinctes.Dans celle-ci l\u2019artérite et la péri-artérite sont les lésions du début et elles ont une tendance à la guérison par transformation fibreuse des tissus inflammatoires.L'auteur rapporte une série- de 139 cas de gangrène spontanée des extrémités.L'observation de chacun de ces cas est complète.47 de ceux-ci ont pour substratum anatomo-pathologique l\u2019artériosclérose.Dans 43 cas, il y a association à l\u2019artério-sclérose de la glycosurie.27 cas, avec modifications artérielles négligeables, sont des diabétiques.14 cas relèvent de thrombo-angéite oblitérante, un de scléro- dermie.Dans les 7 derniers, les modifications artérielles représentent une cause au moins contributive de la gangrène.L'auteur pose ensuite la question de la gangrène des membres supérieurs en regard de la fréquence de celle des membres inférieurs.Il en attribue la cause à la distribution anatomique différente des vaisseaux sanguins.Si on envisage maintenant la statistique des décès, celle-ci reste élevée: 9 mortalités à peu près immédiates (soit plus de 199,), dans les cas de gangrène sénile; 18 ou 25%, dans la gangrène diabétique.Quel a été le pourcentage de mortalité attribuable à chacun des autres facteurs de gangrène, Lewis ne le détermine pas.Il termine son article en insistant sur la nécessité de la coopération étroite et constante entre le médecin et L'UNION MÉDICALE DU CANADA A7 le chirurgien et l\u2019importance de faire disparaître au plus tôt tout foyer d\u2019infection chez le diabétique.J.ROMEO PEPIN.CHIRURGIE RENE SCHRAPF.\u2014 Sur la maladie de Buerger (\u2018Presse Médicale\u201d, 30 juillet 1927).La maladie de Buerger est une artério-phlébite à la fois profonde et superficielle des extrémités des membres, C\u2019est, selon Gilbert et Coury, une panvascularite segmentaire avec périvascularite, aboutissant a la gangrène; elle se distingue des artérites chroniques qui nous sont familières et qui présentent une symptomatologie concrète et définie.Voici quelques-unes des réflexions émises par l\u2019auteur à la suite d\u2019une observation personnellé d\u2019un cas de maladie de Buerger.1° L'évolution se fait en trois stades: Le stade de la claudication intermittente, paroxystique, douleureuse par l\u2019angéite latente avec spasmes vasculaires surajoutés.Le stade de la dysbasie douloureuse progressive par l\u2019angéite hyper- trophiante sténosante segmentaire, c\u2019est la période de la rigidité muscule- ligamentaire.Le stade terminale de la gangrêne par la thrombo-angéite oblitérante.2° La symptomatologie diffère selon le stade évolutif.La sensibilité objective était troublée chez le malade observé par l\u2019auteur.De tous les signes subjectifs, la douleur est le plus important à cause de sa persistance et de son acuité, elle est l\u2019expression de l\u2019irritation inflammatoire des nerfs vaso-sensitifs.Les auteurs ne sont pas d\u2019accord sur l\u2019état des réflexes dans la maladie de Buerger, cette discordance n\u2019est qu\u2019apparente cependant, it suffit de s\u2019entendre sur la période de la maladie à laquelle se fait l'examen.Pendant la période de claudication intermittente, les réflexes tendineux et cutanés existent, et ce n\u2019est qu\u2019au cours de dysbasie et de gangrène que la réflexité disparaît dans les territoires lésés.A.BELLEROSE.SICARD.\u2014 Sur la maladie de Buerger (\u201cBulletin et Mémoire de la Société Médicale des Hôpitaux\u201d, ler avril 1927).L\u2019auteur pense que la maladie de Leo Buerger doit être individualisée dans le groupe des artérites.Il s\u2019agit d\u2019une affection dont l'évolution ne concorde pas avec celle de l\u2019athérome ou de l\u2019artério-sclérose, c\u2019est une maladie qui frappe les hommes jeunes; qui, après avoir envahi les membres inférieurs, s'attaque souvent aux membres supérieurs; qui s\u2019accompagne de réaction inflammatoire humide; qui respecte le sexe féminin, avec une prédilection 48 L'UNION MÉDICALE DU CANADA particulière pour les Israélites russes, polonais, roumains, et les Japonais, représentant les deux-tiers des cas étudiés; dont le lipio-diagnostic artériel est un peu spécial, et dont l\u2019anatomie pathologique montre avec une fréquence inaccoutumée la présence d'une gangue scléreuse inflammatoire tout le paquet vasceulo-veineux sans atteinte des gros vaisseaux.Ces éléments étudiés dans leur ensemble donnent l\u2019impression d\u2019une maladie autonome.Puisque la maladie épargne le sexe féminin, pour l\u2019auteur il y a lieu de féminiser les sujets artéritiques du type Buerger: on y arrive en injectant du sang de femme par voie sous-cutanée.Il a pu ainsi retarder une amputation et limiter le foyer de sphacèle, A.BELLEROSE.HOWARD M.CLUTE.\u2014 Du traitement chirurgical des adénites tuberculeuses cervicales (\u2018Annals of Surgery\u201d, 1927, vol.LXXXVI, No 5).L'auteur étudie 131 cas d\u2019adénites cervicales d\u2019origine bacillaire et traités chirurgicalement.Les meilleurs succès obtenus furent chez les cas opérés dès le début de l\u2019affection, où la cicatrice opératoire fut à peine visible, étant donné qu\u2019une résection large n\u2019était pas nécessaire et que l\u2019exérèse complète des ganglions était possible.Dans les cas où l'intervention est pratiquée avant l\u2019apparition des abcès et des trajets fistuleux il n\u2019y a eu que très rarement récidive.Chez les malades ne pouvant pas se permettent le temps et les dépenses nécessaires pour un traitement hygiénique de longue durée, le traitement chirurgical serait le traitement de choix.MERCIER-FAUTEUX.FRANCIS C.GRANT.\u2014 Les hématomes chroniques sous-dure-mèriens (\u201cAnnals of Surgery\u201d, 1927, vol.LXXXVI, No 4).Les traumatismes crâniens les plus légers en apparence peuvent se compliquer d\u2019hémorragie sous dure-mêëriennes.Leur mécanisme dans ces cas et les causes prédisposantes ne sont pas encore bien nettement pré eisés, bien qu'il soit certain qu\u2019une lésion chronique spécifique ou autre évolue chez ces malades.+ La symptomatologie de la pression anormale intra-crânienne qui résulte de l\u2019épanchement sanguin est insidieuse jusqu\u2019au mometn' où se déclarent des signes bien précis montrant l\u2019atteinte d\u2019une région bien définie de la zône corticale.Etaler la région lésée et évacuer les caillots, est le traitement que l\u2019on doit établir.MERCIER-FAUTEUX.LAMBERT ROGERS.\u2014 Thyroïdites suppurées (\u201cThe Lancet\u201d, vol.CCXII, No 5408).La rareté des observations de ce genre a engagé l'auteur à en rapporter deux.Elles sont différentes par le mécanisme de l'infection thyroïdienne. N ti hae a L UNION MEDICALE DU CANADA.49 Dans un cas, il s\u2019agit d\u2019infection de voisinage (furoncles au niveau de l'articulation sterno-claviculaire gauche); dans l\u2019autre, c\u2019est à la suite d\u2019une grippe qu\u2019une femme de 48 ans, possédant depuis longtemps un noyau goitreux, voit celui-ci grossir.L\u2019ificision suffit généralement pour voir cesser les troubles, sauf, d\u2019après l\u2019auteur, dans les cas où existent des nodules goitreux calcifiés auxquels cas une extirpation secondaire est indispensable comme seule capable de guérir la fistule.MERCIER-FAUTEUX.MARCEL THALHEIMER, Paris.\u2014 De la degastro-entérostomisation (\u201cJournal de Chirurgie\u201d, tome XXX, No 4, octobre 1927, pages 385-93).La degastro-entérostomisation est une opération qui consiste à supprimer une bouche de gastro entérostomie.T.considère que si la gastro entérostomie donne des résultats excellents dans diverses affections, telles que: sténoses pyloriques, ulcus duodénal, etc, elle donne par contre des résultats médiocres dans les cas de syndrome pylorique où l\u2019exploration minutieuse n\u2019a pas permis de trouver un ulcus, car dans ces cas, d\u2019après l\u2019auteur la gastro-entéro- stomie même bien faite, n\u2019est en général suivie que de résultats fonctionnels décevants.La \u201cmaladie de la gastro entérostomie\u2019\u201d, consécutive à ces cas ne guérit qu\u2019après la suppression de la bouche de gastro entérostomie.( Dans d\u2019autres cas où la gastro-entérostomie est indiquée à cause d\u2019un uleus par exempie, l\u2019opération assure la guérison complète de cet uleus, mais après quelques mois apparaissent des\u2019 troubles dyspeptiques d\u2019un caractère nouveau, et le chirurgien est amené à pratiquer une nouvelle intervention, il constate alors la disparition de l'ulcus et sa cicatrisation.L'auteur nous dit qu\u2019il faut alors détruire la gastro-entéro- stomie pour rétablir la situation normale des organes.T1 peut arriver aussi qu\u2019il existe un ulcère peptique de la bouche de gastro-entérostomie dans ces cas la degastro-entérostomisation supprime l\u2019anastomose et l\u2019ulcère peptique à moins de frais que par une resection étendue.T.rapporte le cas d\u2019une malade chez qui on avait fait une gastro- entérostomie de \u201ccomplaisance\u201d, quand il s\u2019agissait en réalité d\u2019une appendicite avec dyspepsie et hématémèse qui avait été méconnue.La gastro-entérostomie ne fit qu\u2019augmenter les troubles préexistants.La dégastro-entérostomisation fit disparaître les troubles gastriques et après appendicectomie la guérison fut parfaite.T.décrit ensuite la technique de la degastro-entérostomisation.E.TROTTIER. 50 L'UNION MÉDICALE DU CANADA PEDIATRIE NOBECOURT.\u2014- Spasmes douloureux du Colon dans la moyenne et dans la grande enfance (\u2018La Médecine\u201d, août 1927).- Les causes habituelles: invagination intestinale, dysenterie, entérocolite dysentériforme; parfois, ils représentent la seule manifestation clinique; ils accompagnent aussi certains syndromes coliques survenant sans lésion ou avec des lésions discrètes des colons.Ces spasmes sont fréquents dans la deuxième et dans la grande \u201c enfance.L\u2019auteur opine que le terrain névropathique est le principal facteur étiologique dans le deuxième et le troisième groupe de ces troubles, qui sont sous la dépendance de modifications du système nerveux neuro- végétatif ou vago-sympathique, G.LAPIERRE.A.DUFOURT.\u2014 Considérations sur l\u2019étiologie et la vaccinothérapie des broncho-pneumonies (\u2018Paris Médical\u201d, 5 novembre 1927).Question de premier plan au Ve Congrès des pédiâtres de langue française, qui vient de se tenir à Lausanne.L'auteur expose, avec certaines considérations critiques les données qui ont en cours à ces délibérations importantes.Il semble que plus de clarté doit en jaillir, et que la notion de l\u2019utilité des vaccins et leur emploi ont fait des progrès indiscutables.La bactériologie des broncho-pneumonies a été très controversée, sans doute parce que les méthodes d'examen n\u2019étaient pas exemptes d\u2019erreurs.Par exemple, tous les examens bactériologiques pratiques sur le cadavre, ou même immédiatement avant la mort, sont suspects.Aussi bien dans les dernières heures de la vie que dans celles qui suivent le décès, on assiste à des surinfections d\u2019origine sanguine ou d\u2019origine aérienne descendante, Le sang véhicule dans tous les organes des germes divers, notamment les plus répandus, coli-bacille, pneumocoque, staphylocoque, etc.Il est facile de réaliser la réalité des infections aériennes descendantes, avant et après la mort, en comparant les ensemencements à diverses périodes.La fonction pulmonaire établit qu\u2019il n\u2019existe pas de rapports entre la flore du rhino-pharynx et celle des alvéoles pulmonaires pendant la vie; mais, si on compare les ensemencements du rhinopharynx faits la veille du décès avec ceux qui proviennent des poumons après la mort (ensemencement d\u2019autopsie), on observe une certaine homologie.} La donnée qui paraît la plus importante à l\u2019auteur, c\u2019est celle du monomicrobisme habituel des broncho-pneumonies.Dans 80 pour 100 des cas qu\u2019il a suivis, il n\u2019a isolé du poumon, par ponction, qu\u2019un germe L'UNION MÉDICALE DU CANADA 51 unique.MM.Nobécourt et Paray ont montré que toutes les pneumo- coccies d\u2019une même crèche étaient, durant la même période, sous la dépendance d\u2019un pneumocoque de même race, que le germe nocif vient du dehors, et \u2018qu'il n\u2019existe pas antérieurement dans le rhino-pharynx, sauf chez les immunisés, qui jouent le rôle de porteurs sains de germes et sont dangereux pour leur entourage.Le poumon est aseptique a l\u2019état normal.Dans la broncho- preumonie même, si l'aiguille à ponction passe en dehors des foyers broncho-pneumoniques, l\u2019ensemencement du suc retiré ne donne pas de résultat.- Trois grands germes sont responsables des broncho-pneumonies: le pneumocoque, le streptocoque et l\u2019entérocoque.Les autres germes ont un rôle moins certain: le bacille de Pfeiffer a été rencontré par l\u2019auteur que dans 4 p.100 des cas, le rôle du staphylocoque est des plus restreint, le bacille de Loefler aurait une place importante au dire de certains auteurs, mais la plupart des congressistes se sont élevés contre pareille conception, les lésions broncho-pulmonaires n\u2019étant jamais sous la dépendance de ce germe, quant tout au plus il a pu y avoir parfois descente de ce germe a l'agonie, bien que M.Marfan et son interne M.Samsoén fient pu constater sa présence par ponction pulmonaire pendant la vie.Dans ce dernier cas, on peut discuter son rôle.Agit-il pour lui-même ou favorise-t-il simplement l\u2019action des pyogènes ?La réaction de Schick peut ici intervenir, C\u2019est toute la question des porteurs de germes qui se pose.On a prétendu que les enfants broncho-pneumoniques étaient presque toujours des enfants ayant une infection diphtérique occulte du rhinopharynx.On peut opposer à cette conception les statistiques qui viennent d\u2019être produites par certains auteurs des plus qualifiés, comme MM.Kolmer, Lesné, Lereboullet, Barbier, au Congrès de pédiatrie.Ces auteurs n\u2019ont pas trouvé aucune concordance entre l\u2019infection du rhinopharynx par le Loefler et l\u2019incidence des broncho-pneumonies.On peut dire que le rôle du bacille de Loefler dans la genèse des broncho-pneumonies est nul, en dehors des cas de la diphtérie confirmée.M.Ribodeau-Dumas, partisan de l\u2019emploi des vaccins, examine les objections que l\u2019on a le droit d'élever contre leur action strictement spécifique.En injectant un vaccin, n\u2019injecte-t-on point des protéines ?D'autre part, les germes des broncho-pneumories ne sont-ils pas précisément ceux dont le pouvoir antigénique s\u2019avère faible vis-à-vis des animaux ?~ = Comment assimiler complètement la vaccinothérapie à la protéino- thérapie.On n\u2019injecte d\u2019abord qu\u2019une dose vraiment impondérable de protéine.Et comment cette dose agirait-elle alors que des injections beaucoup plus considérables de diverses protéines, telles que le lait, le sérum de cheval, n\u2019ont aucun effet sur les broncho-pneumonies ?Puis l\u2019action de choc de la protéinothérapie est bien dissemblable de l\u2019action des vaccins: la première est immédiate, brutale; la seconde est lente, progressive, douce. 52 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Au surplus, comment expliquer, avec la théorie de la protéinothérapie, Ia vaccination anti-broncho-pneumonique préventive, que par exemple une race de streptocoque ne protège que contre cette race, ainsi que Lédalliau l\u2019a démontré.\u2018 Est-ce à dire que la vaccinothérapie soit une méthode destinée à réduire à rien la mortalité par broncho-pneumonie ?Il paraît difficile d\u2019abaisser la mortalité dans une proportion égale aux deux-tiers, l\u2019auteur croit possible de l\u2019abaisser environ de moitié.Le succès est fréquent avec les vaccins dans les broncho-pneumonies à pneumocoque et à entérocoque, et il ne l\u2019est pas dans les broncho- pneumonies à streptocoque, Pour que la vaccinothérapie agisse, il est nécessaire d\u2019autre part que l\u2019organisme ne soit pas en état d\u2019anergie, autrement il ne peut fabriquer des anticorps.L\u2019adjonction de sérums spécifiques au vaccin est utile en pareil cas, d\u2019après M.d\u2019Oelsnitz.M.Barbier a insisté sur un point intéressant, c\u2019est-à-dire la nécessité d\u2019utiliser les vaccins à petites doses dans les broncho-pneumonies étendues et graves.On doit redouter ce que Wright appelle la phase négative de la vaccinothérapie.En voulant aller trop vite, on augmente la susceptibilité du malade, on sidére le peu d\u2019anticorps qui existent déjà.L\u2019anergie s\u2019observe souvent dans les broncho-pneumonies secondaires, voilà pourquoi on n\u2019obtiendra jamais des statistiques aussi bonnes dans les broncho-pneumonies secondaires que dans les broncho-pneumonies primitives.C\u2019est surtout dans la broncho-pneumonie de la coqueluche que la vaccinothérapie paraît agir avec le plus de difficulté.Il ne faut pas exiger de la vaccinothérapie des broncho-pneumonies des résultats comparables à ceux qu\u2019elle donne dans une infection moriomicrobienne toujours identique à elle-même.On s\u2019est étonné de voir survenir des complications suppurées, otites, pleurésies purulentes, méningites, chez des enfants dont la broncho- pneumonie a été soumise aux vaccins.On ne doit pas oublier que l\u2019immunité vaccinale ne protège pas contre un processus suppuré.Un vaccin, pour agir efficacement dans une broncho-pneumonie, ne devra pas se heurter à un germe qui, tel que le streptocoque, est peu ou pas influencé par ce traitement; ensuite, l'organisme ne devra pas être en état d\u2019anergie absolue.Réduite à des proportions plus humbles, la vaccinothérapie constitue un indéniable progrès dans le traitement des broncho-pneumonies, surtout chez le jeune enfant.Et l\u2019auteur termine par cette phrsae de M, Grenet: \u201cC\u2019est avec une profonde conviction, que nous nous élevons contre le scepticisme stérile qui se rit des efforts et ne retient, dans les méthodes nouvelles, que les échecs.\u201d Gaston LAPIERRE.\"EE AS L'UNION MÉDICALE DU CANADA 53 TUBERCULOSE PULMONAIRE P.COURMONT et H.GARDERE.\u2014 Le pouvoir bactéricide des épanchements pleuraux tuberculeux (\u2018Journal de Médecine de Lyon\u201d, oct.1927).Le pronostic des pleurésies est essentiellement variable.La nature du liquide donne déjà au clinicien des indications importantes.La pleurésie séro-fibrineuse, surtout primitive, guérit très fréquemment; cependant les pleurésies séreuses des hydro-pneumo-thorax sont d\u2019un pronostic très variables.Après avoir étudié les propriétés des liquides séreux ou séro-fibrineux l'auteur en déduit des données pronostiques très importantes.Ces propriétés sérologiques sont surtout le pouvoir agglutinant, le pouvoir de dévier le complément et le pouvoir bactéricide.Paul Cour- mont attache depuis 1900 une grande importance aux propriétés agglutinantes (séro-pronostic des pleurésies) et a particulièrement étudié le pouvoir bactéricide in vitro vis-à-vis des cultures homogènes du baciile de Koch.Après avoir décrit les propriétés sérologiques des liquides des pleurésies tuberculeuses et avoir démontré le pouvoir bactéricide l\u2019auteur conclut que par l'étude de ces recherches on peut fournir à la question du pronostic des épanchements tuberculeux ou hydro-pneumo-thorax des renseignements très précieux.Voilà une étude qui mérite d\u2019être considérée dans toute sa valeur car elle fournit au clinicien et au physio- logue qui en feraient une pratique courante, de précieuses indications générales tant diagnostiques que pronostiques.J.A VIDAL.UROLOGIE WINFIELD SCOTT PUGH.\u2014 Pyelitis of pregnancy.Its treatment with the indwelling catheter (\u201cThe Journal of Urology, vol.XVIII, No 5, nov.1927, p.553).L'auteur fait une étude générale de la pyélonéphrite de la grossesse Après un court apercu de l'historique de la question, il en aborde l\u2019étiologie.Pour lui, la pression du fœtus qui comprimerait l\u2019uretère est secondaire, La vraie cause prédisposante est la congestion des organes du bassin produite par la grossesse qui créerait un appel au microbe.La preuve en est que les deux reins sont le plus souvent atteint.Cependant, la gêne à l\u2019écoulement de l\u2019urine apportée par pression sur l\u2019uretère pourrait expliquer le fait que les lésions sont plus marquées à droite.La pyélonéphrite existe pour Pugh chez 109, des femmes enceintes.Mais chez plusieurs, la maladie existerait déjà avant la grossesse à l\u2019état chronique. 54 L'UNION MÉDICALE DU CANADA En outres des antiseptiques urinaires et de l\u2019ingestion abondante d'eau, le traitement idéal est la sonde urétérale à demeure.Celle-ci Sera aussi grosse que possible pour obtenir un drainage parfait; elle sera à bout coupé.Dès les premières heures de la mise en place de la sonde, des douleurs aux régions lombaires peuvent survenir.Elles sont sans importance et disparaissent rapidement.Avec la sonde urétéral à demeure l\u2019avortement thérapeutique est très rarement indiqué.Sur 15 cas rapportés et traités par la sonde urétérale à demeure, l\u2019auteur a eu des résultats rapides et définitifs chez toutes, à l\u2019exception d\u2019une malade qui est morte d\u2019anurie.Oscar MERCIER.EDWIN BEER.\u2014 Phosphaturia as a local phenomenon: preliminary communication (\u201cThe Journal of The American Medical Assoc.\u201d 21 mai 1927, p.1625).L'auteur se rapportant à 3 cas qu\u2019il présente croit que la phosphaturie est un phénomène local qui prend origine dans l'appareil urinaire, contrairement aux idées de ceux qui croient qu\u2019elle découle d\u2019un trouble du métabolisme des sels de chaux.L\u2019alcalinité de l'urine engendre la précipitation des sels de chaux.Une diète alcaline et formée d\u2019une quantité abondante de phosphates est une cause fréquente.Mais la cause la plus ordinaire serait la présence d\u2019une abondante sécrétion muqueuse des uretères ou de l\u2019urêtre qui ferait la phosphaturie, Cette sécrétion en alcalinisant les urines précipite les sels de chaux.Elle peut exister sans infection de l\u2019appareil urinaire.Oscar MERCIER.ORTHOPEDIE ET CHIRURGIE INFANTILE FRED.COTTON.\u2014 Pression surajoutée dans les fractures du col du fémur [Artificial impaction in hip fractures] (\u201cSurg.Gynec.& Obs.\u201d, 1927, vol.XLV, No 3).Avec de nombreuses radiographies à l\u2019appui, Cotton démontre que les fractures du col du fémur doivent être envisagées d\u2019après la variété des lésions produites.Si les fragments sont en bonne position, aucune manœuvre de réduction n\u2019est tentée et la fracture est maintenue en place à l\u2019aide d\u2019un spica double, la jambe étant en abduction légère et en rotation interne.Si la fracture est complète, il faut bien réduire avant d\u2019appareiller.Dans une troisième variété, lorsque les fragments sont en mauvaise position, il faut tenter l\u2019apposition normale et immobiliser.La consolidation est la règle dans la majorité des cas, mais le résultat varie nécessairement avec l\u2019âge du sujet.Edmond DUBE. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 55 LOUIS SCHULTZ.\u2014 Résection bilatérale du maxiliaire inférieur dans le prognathisme [Bilateral resection of the mandible for Prognathism ] (\u201c*Surg.Gynec.& Obs.\u201d, 1927, vol.XLV, No 3).Lorsque le prognathisme siége au niveau du maxillaire inférieur, S.fait une résection égale à l\u2019espace à rétrécir, et aborde l\u2019os sur son bord externe.Dans un cas opéré, le résultat fut très encourageant, et en recommandant cette nouvelle technique modifiée, S.se propose de l'appliquer dans tous ses cas, Edmond DUBE.W.ORR.\u2014 Le traitement de l\u2019ostéo-myélite |The treatment of osteo- myelitis] (\u201cSurg.Gynec.& Obs.\u201d, 1927, vol.XLV, No 4).Orr propose la désinfection du foyer infecté, sans chercher à enlever, tous les tissus intéressés, croyant que le malade réagira toujours, si l\u2019état général est bon, contre une partie de son infection.Le drainage devra être large atteignant la profondeur même des foyers, et la plaie opératoire sera protégée par un pansement approprié, contre toute chance de réinfection.L\u2019immobilisation complète du membre est nécessaire pour empêcher les mouvements et pour combattre la douleur et la contracture musculaire.Orr conseille l\u2019appareil platré fénétré, facilitant ainsi le lavage de la plaie.Il ne fait pas d\u2019autre pansement et insiste que I'immobilisation est une condition indispensable dans la direction du traitement.Edmond DUBE.S.BURNELL.\u2014 La réparation de la fissure palatine [Cleft Palate repair.The cause of failure in infants and its prevention.| (\u201cSurg.Gynec.& Obs.\u201d, 1927, vol.XLV, No 4).- Contrairement à la pratique usuelle, Burnell répare la fissure palatine dès l\u2019Âge de 16 à 22 mois, avant que le bébé ait commencer à parler.Pour protéger les sutures qui ont souvent tendance à céder, au moins en partie, B.se sert d\u2019un palais artificiel métallique perforé qui est mis en place après l\u2019opération et maintenue par un dispositif spécial.Ce palais amovible permet la désinfection complète de la bouche, à laquelle il faut veiller avec soin.Les points sont enlevés le 12ème jour et le palais métallique deux jours après.Edmond DUBE.P.POUZET, clinique du prof.NovéJosserand.\u2014 Traitement chirurgical de la tuberculose tibio-tarsienne (\u201cRevue d\u2019Orthopédie\u201d, sept.1927).L\u2019auteur nous montre que l\u2019immobilisation dans l\u2019arthrite tibio- tarsienne donne de bons résultats dans 66%, des cas.Devant l\u2019échec de 55 L'UNION MÉDICALE DU CANADA la méthode conservatrice, l'intervention chirurgicale s'impose, l'auteur en donne les indications: intervention tardive après traitement conservateur ne donnant pas de résultat; comme technique opératoire: abord des lésions par voie sous-astragalienne, section des péroniers latéraux, ouverture de la sous-astragalienne et astragalo-scaphoidienne, ablation de l\u2019astragale, curettage des autres os malades \u2014 pas d\u2019obturation, mais drainage large \u2014, appareil platré, Les suites opératoires jusqu\u2019à guérison ont duré onze mois pour l\u2019astragalectomie et treize mois pour la tarsectomie.Les enfants de moins de dix ans guérissent plus facilement.Les résultats sur 39 opérations ont donné 73% de guérison; mortalité 23% \u2014 un amputé.La mortalité est due plutôt à la gravité des cas.La guérison est plutôt stable et la statique est bonne.Jos.H.RIVARD.FRED.H.ALBEE, M.D:, F.A.C.S.\u2014 Sixty-four joint mice of the shoulder (\u2018\u2019The Journal of Bone & Joint Surgery\u201d, nov.1927).L\u2019auteur rapporte un cas chez qui il a trouvé 64 corps étrangers articulaires dans I\u2019épaule gauche d\u2019un individu de 35 ans qui avait subi un traumatisme de cette épaule treize ans auparavant en jouant au foot-ball.Le malade continuait tous les exercices sportifs, tout en ayant une légère nuisance et surtout une douleur particulière en se croisant les bras, cette gêne et la douleur furent augmentées par des traitements d\u2019ostéopathe.Sous l\u2019influence d\u2019un choc léger, les douleurs devinrent plus intenses, le médecin de famille consulté fit faire une radiographie, constata quelque chose d\u2019anormal dans l\u2019articulation, il en demanda l\u2019explication à l\u2019auteur.Le traitement opératoire enleva 64 corps étrangers.Le docteur Albee avait déjà constaté ces corps étrangers dans les articulations du genou, du coude, de la hanche.Comme résultat, la fonction du bras est normale.Jos.H.RIVARD.GYNECOLOGIE SIGALAS.\u2014 Diagnostic de l\u2019hématocèle par la réaction de sédimentation (\u201cGynécologie et Obstétrique\u201d\u201d, juillet 1927).La sédimentation du sang se produit lorsqu'on met dans un tube de verre du sang citraté: les globules rouges tombent au fond du tube au bout d\u2019un certain temps laissant au-dessus d\u2019eux une couche claire formée par le plasma, S.a fait des expériences dans le service de gynécologie de l\u2019Hôpital Broca sous la direction du professeur J.-L.Faure et vient à la conclusion que la réaction peut donner des renseignements utiles, lorsqu\u2019on est en présence d\u2019une tuméfaction pelvienne d\u2019un dia- 1 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 57 gnostic hésitant, cette réaction se produisant plus ou moins rapidement suivant la lésion.L\u2019hématocèle donnant une réaction.beaucoup plus rapide e tpius complète que toutes les autres affections gynécologiques (fibromes, annexite, affections inflammatoires).L\u2019auteur appuie ses avancés de onze observations contrôlés par l'opération.Léon GERIN-LAJOIE.IONESCU et HRISTU.\u2014 Traumatisme intestinal par tentative d\u2019avortement (\u2018Gynécologie et Obstétrique\u201d, juillet 1927).I.et H.rapportent un fait clinique: perforation de l\u2019utérus par des laminaires dans une tentative d\u2019avortement, sans la moindre souffrance durant trois jours.En procédant au curettage l\u2019avorteuse ne retire rien; avec une prince elle abaisse un lambeau et le coupe au ciseau.Les auteurs appelés reconnaissent des petits fragments d\u2019épiploon sur des morceaux d\u2019ouate et diagnostiquent perforation utérine.La laparatomie révèle en outre d\u2019une perforation utérine par les laminaires, un ascaris, du sang épanché, des matières intestnales vertes, mêlées à des restes alimentaires, une anse grêle entièrement sectionnée près du caecum, des bouts d\u2019intestin arrachés du mésentère sur une distance de 10-15 cm.L'opération a consisté en la résection de 70 em, d\u2019intestin, l\u2019entéro-anas- tamose latéro-latérale, le nettoyage soigné de la cavité abdominale et l\u2019hystérectomie sub-totale avec conservation d\u2019un ovaire.Le drainage se fit avec un Mickulicz; une mèche fut laissée dans la cavité de Retzius.Les suites opératoires furent normales.On fit également de la vaccinothérapie locale et générale.Les auteurs insistent sur la, rapidité de l\u2019intervention chirurgicale, trois heures \u2018après l\u2019accident, qui leur assura en partie le succès.Léon GERIN-LAJOIE.OBSTETRIQUE BROULIA.\u2014 Les indications de l\u2019interruption de la grossesse (\u2018\u2019Gynécologie et Obstétrique\u201d\u2019, tome XVI, No 3).Au Vème Congrès de l\u2019Association des Gynécologues et Obstétriciens de Langue Française, tenu à Lyon, en septembre dernier, M.Brouha de Liège présente un rapport sur les indications de l\u2019interruption de la grossesse dans les viciations pelviennes.Il étudie les résultats de l\u2019accouchement prématuré provoqué (A.p.p.) comparés aux résultats obtenus par la césarienne conservatrice.Le sort de l\u2019enfant reste encore la pierre d\u2019achoppement de l\u2019A.p.p.Les statistiques indiquent une mortalité infantile qui varie entre 10% et 25.Quant à la mortalité maternelle, le pourcentage ne varie guère entre l'A.p.p.et la césarienne conservatrice, soit environ 19.En: ces dernières années, la Césarienne basse a conquis la faveur des Obstétriciens, surtout lorsqu\u2019elle est associée à l'épreuve du travail. 56 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Certes, les intérêts immédiats de la mère et de l'enfant sont mieux sauvegardés par la césarienne basse que par l\u2019A.p.p., mais la rupture de la cicatrice utérine risque de compromettre l'avenir obstétrical de la femme par la nécessité d\u2019une hystérectomie, lors d\u2019une grossesse ultérieure.L'avantage de la césarienne basse sur la césarienne classique est de diminuer la fréquence de cette rupture de la cicatriec et de supprimer les adhérences intestinales toujours redoutables au cours des césariennes itératives.° L\u2019exceés de volume du fœtus sera une indication de provoquer le travail dans les derniers temps de la grossesse chez les femmes qui ont déjà perdu un ou plusieurs enfants.Chez les primipare, l\u2019A.donne sa préférence à l\u2019épreuve du travail, suivi, si nécessaire, de la césarienne basse.Donatien MARION.OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE PIERRE.\u2014 Citrate de soude en oto-rhino-laryngologie (\u2018Société Française d'O.R.L.\u201d, Congrès de 1926).Les propriétés anti-coagulantes du citrate de soude en solutions faibles sont connues depuis longtemps, mais les propriétés coagulantes des solutions concentrées ne sont guère connues que depuis la communication de Maurice Renaud à la Société Médicale des Hôpitaux, séance du 6 mai 1925.Il semble que les solutions fortes agiraient en produisant un choc humoral qui modifièrent presque instantanément les conditions favorables aux hémorragies spontanées ou post-opératoires.Pierre appliqua ces données en oto-rhino-laryngologie et réussit à l\u2019aide de solutions concentrées de citrate de soude en injections intraveineuses à arrêter des hémorragies d\u2019une gravité extrême, épistaxis postérieurs, hémorragies traumatiques ou post-opératoires.L'efficacité du citrate de soude fut toujours constantes.Il l\u2019'emploie maintenant d\u2019une manière préventive dans tous ses cas d\u2019amygdalectomies ou d\u2019interventions nasales.Depuis au-delà d\u2019un an qu\u2019il met cette méthode en pratique, il dit n\u2019avoir eu aucun opéré ayant fait d\u2019hémorragie post-opératoire.Aussi conseille-t-il fortement aux confrères d\u2019utiliser en oto-rhino- laryngologie les propriétés anti-hémorragiques des solutions concentrées de citrate de soude, qui ne s\u2019altèrent guère avec le temps et donnent les plus beaux résultats.Le citrate de soude en solutions concentrées se prépare suivant la formule de Renaud qui est celle-ci: Citrate de soude .20 gr.Chlorure de Mg.10 gr.Eau distillée ag.5s.100 gr. L'UNION MEDICALE DU CANADA 59 La dose moyenne à employer est de 20 cc.en injection intra-veineuse.On peut répéter cette dose au besoin sans produire de phénomènes apparents de choc.La dose préventive est de 10 cc.en injection intra-veineuse une heure avant l\u2019opération.Jules BRAULT.M.TERRIEN.\u2014 L\u2019amaurose post-hémorragique (\u2018Concours Médical\u201d, juillet 1927).L'amaurose post-hémorragique se manifeste habituellement entre le cinquième et le huitième jour après l\u2019hémorragie.Les troubles visuels habituellement bilatéraux sont parfois unilatéraux, ils apparaissent le plus souvent subitement, ou ils sont précédés d\u2019obnubilation qui est bientôt suivie d\u2019une baisse marquée de la vision avec rétrécissement du champ visuel.Les pupilles sont en mydriase et ne réagissent pas à la lumière.Le fond de l\u2019œil présente une papille pâle avec des artères petites et des veines volumineuses.: Le tout s\u2019explique par une chute de la tension artérielle rétinienne.Le pronostic est toujours sombre, la cécité par atrophie du nerf optique étant la régle dans plus de la moitié des cas.On constate une amélioration dans 28% des cas et la guérison seulement dans 13% des observations.Ces amauroses se rencontrent surtout à la suite d\u2019hématemè:es, du mélobna et des métrorragies survenant chez des sujets antérieurement affaiblis; mais elles sont très rares à la suite des hémorragies traumatiques ou post-opératoires.Le traitement est avant tout reconstituant: injections de sérum et transfusion sanguine.Localement on prescrira des instillations de pilocarpine de façon à diminuer le tonus de l\u2019œil et à faciliter du fait la circulation rétinienne.Jules BRAULT.NEURO-PSYCHIATRIE H.CLAUDE, A.LAMARCHE, J.DUBAR.\u2014 Tension rétinienne et tension du liquide céphalo-rachidien (\u201cEncéphale\u201d, No 1, 1927).Depuis un an, les auteurs ont recherché systématiquement les relations qui existent entre la tension artérielle rétinienne et celle du liquide céphalo-rachidien.Leurs observations portent sur 60 malades.Chez un bon nombre de ceux-ci, les mensurations ont été rejetées a plusieurs reprises à des dates différentes.Ils ont employé la technique de Bail- lart qui a montré que la tension rétinienne était normalement sous la dépendance de la tension artérielle générale et de l\u2019état anatomique vasculaire local.Baillart a noté que des rapports importants existaient entre la pression intra-crânienne et celle de l\u2019artère centrale de la rétine. 60 L'UNION MEDICALE DU CANADA Expérimentalement, avec Hartmann, il enregistre une élévation de la tension artérielle minima des vaisseaux papillaires en exerçant une compression médiate sur le cerveau.Il rapporte dans son traité, une observation ou l'hypertension céphalo-rachidienne fut décelée par l\u2019hypertension artérielle rétinienne avant la ponction lombaire.Bollack, Mérigot et H.Coppez rapportent des observations analogues.La tension du liquide céphalo rachidien a été mesurée au moyen du manomètre anéroide du professeur H.Claude; la tension artérielle rétinienne était évaluée au moyen de l\u2019ophtalmo-dynanomètre de Bail- lart.L\u2019observateur examine a l\u2019ophtalmoscope l\u2019émergence de l\u2019artère centrale de la rétine au niveau du disque optique.En même temps, il exerce normalement, au globe, une pression progressive à l\u2019aide du dynamomètre.Lorsque les pulsations artérielles apparaissent dans le fond de l\u2019œil, nous avons la tension artérielle diastolique ou minima.En accentuant cette pression, les pulsations viennent à disparaître, la rétine palit.Nous avons alors la tension maxima ou systolique.Ces mesures sont complétées par la tension artérielle générale.Pour la tension artérielle générale.Pour la tension artérielle rétinienne normale, on obtient environ 30 a 35 grammes d\u2019eau pour la minima et 60 a 70 pour la maxima.La tension diastolique est la plus intéressante et la plus stable.Les auteurs, après avoir étudié les relations qui existent entre la tension rétinienne et la tension rachidienne, montrent les modifications qui s\u2019opérent dans les deux domaies sous l'influence de certaines perturbations physiologiques (émotion et menstruation): hypertension pas- sagére du L.C.R.Ils étudient encore les mêmes relations dans la P.G., tumeur cérébrale, méningite séreuse, psychoses diverses, épilepsie.Ils concluent que la tension rétinienne est avant tout sous la dépendance de la tension artérielle générale; au point de vue rachidien, elle ne présente d\u2019intérêt que lorsqu\u2019elle se trouve en dysharmonie avec celle- ci.Chez un sujet à tension artérielle normale, elle doit, basse, mettre sur la voie d\u2019une hypotension intra-crânienne; élevée, faire porter un diagnostic d\u2019hypertension.Pour que ce signe ait toute sa valeur, il faut avoir éliminé, par examen ophtalmoscopique, toute possibilité de lésions des vaisseaux.Nous pouvons ainsi déceler l\u2019hypertension avant l\u2019apparition de la stase.Il ne s\u2019agit pas de remplacer la prise de tension rachidienne.Elle permet de renouveller chez le même malade, des mensurations, à des dates rapprochées, et de se rendre compte sans trauma grave de l\u2019évolution de la tension intra-crânienne.En présence d\u2019un syndrome clinique d\u2019hypertension avec ponction lombaire négative, l\u2019hypertension rétinienne fera suspecter un cloisonnement des espaces sous-arachnoïdiens.Utile au neurologiste, cette méthode aide le chirurgien à déceler l\u2019hypertension consécutive à un trauma crânien.Au médecin, elle lui permet de se rendre compte de ces hypertensions passagères, paroxystiques, que la clinique laisse suspecter sans qu\u2019il soit possible de les vérifier, la ponction lombaire restant une exploration d\u2019exception.Emile LEGRAND. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 61 DERMATOLOGIE ET SYPHILIGRAPHIE LUCIEN PERIN.\u2014 La syphilis, cause de stérilité (\u201cRevue francaise de Dermatologie et de Vénéréologie\u201d, septembre 1927).L'auteur a recherché les causes de la stérilité involontaire dans les ménages syphilitiques et d\u2019autre part le pourcentage des cas de syphilis dans les ménages involontairement stériles.Dans le premier cas il a rencontré 25 ménages où la stérilité était absolue, involontaire sur 78 ménages syphilitiques qu\u2019il a examinés, soit une proportion de 32%.Il s\u2019agissait de syphilis acquise, 19 fois et de syphilis héréditaire, 6 fois.Dans le deuxième cas, recherche de la syphilis dans les ménages involontairement stériles, sur 20 ménages, Périn en a trouvé 6 où la syphilis était évidente, soit 309.Chez plusieurs hommes la cause de stérilité a pu être mise en évidence: lésions du testicule ou de l\u2019épididyme (sarcocèle, atrophie scléreuse, infantilisme testiculaire,) azoospermie, oligo- spermie, necrozoospermie.Chez la femme les altérations glandulaires sont mal connues.Le rôle de la syphilis doit quand même être soup- conné quand la syphilis est certaine et qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019autre étiologie connue expliquant la stérilité.Quand la syphilis est démontrée au moins chez l\u2019un des deux conjoints et que la stérilité ne s\u2019explique par rien d\u2019autre, le traitement antisyphilitique doit être tenté.Pour qu\u2019il ait des chances d\u2019être efficace il doit être régulier, énergiques, longtemps continué, suivi en même temps par les deux conjoints et continue pendant la grossesse dans le cas où elle surviendrait.Albéric MARIN.L.G.BEINHAUER.\u2014 Predisposing factors in eczema (\u201cArchives of Dermatology and Syphilology\u201d, juillet 1927).L'auteur sur 114 cas d\u2019eczéma chez l\u2019adulte dans lesquels on ne pouvait incriminer de cause extrême a trouvé 29 fois des troubles gastro- intestinaux, 11 fois des \u201cfocal infections\u201d, 7 fois, des troubles endocriniens, 11 fois des affections de l\u2019appareil génito-urinaire.Il en conclut que les eczémas de cause interne sont en général dus à une maladie qui favorise son éclosion et que le traitement de l\u2019état général est de la plus haute importance.Nous sommes entièrement de cet avis mais nous ajoutons qu\u2019il est parfois très difficile, sinon impossible de dépister l'affection prédisposante.Albéric MARIN.MEDECINE LEGALE BALTHAZARD et CAFFORT.\u2014 Etude médico-légale du Tétanos (\u201cSociétés de Médecine Légale de France\u201d, séance du 5 juillet 1926).Les auteurs attirent notre attention sur les difficultés médico-légales que peut soulever le tétanos tant au point de vue du diagnostic qu\u2019à 62 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA celui de l\u2019étiologie et de la durée d\u2019incubation.A cet effet ils rapportent trois observations typiques.Dans la première \u2014 il s\u2019agit d\u2019une femme qui succombe après avoir présenté des crises caractéristiques de tétanos.A l'autopsie, on démontre que la femme a avorté très récemment au 3e mois de la grossesse.La culture des débris de placenta a permis d'isoler à l\u2019état de pureté le bacille de Nicolaïer.Dans la deuxième observation \u2014 une fille est blessée d\u2019une balle de révolver au cou, elle meurt de tétanos huit jours après.Les coupes du nerf pneumo-gastrique au contact duquel fut retrouvée la balle ont permis de mettre en évidence des bacilles de Nicolaïer.Dans la troisième \u2014 une femme est battue et jetée dans un égoût où elle est retrouvée sept heures après l\u2019attentat souffrant de plaies contuses un peu partout.Cette femme succombe trente-quatre jours après l\u2019attentat.Des fragments de plaies ont permis d'isoler là aussi le bacille du tétanos.En rapportant ces observations les auteurs ont pour but de démontrer que l\u2019inoculation peut se faire de la façon la plus inattendue et que la période d\u2019incubation est très variable.Pour qu\u2019il soit possible d\u2019'imputer à une blessure déterminée le développement du tétanos soit au civil et en particulier dans les accidents du travail il faut premièrement: que la durée d\u2019incubation varie en moyenne entre six et dix jours; ce délai peut être prolongé jusqu\u2019à 78 jours.Mais pour admettre une prolongation aussi marquée de la période d\u2019incubation il est nécessaire d'éliminer la possibilité d\u2019une inoculation ultérieure, Les auteurs nient la possibilité d\u2019une période d\u2019incubation inférieure à trois jours.La culture à partir des spores jusqu\u2019aux colonies de bacilles adultes demande au moins 24 heures et ce n\u2019est qu\u2019au bout de trois jours au minimum que cette culture injectée aux animaux provoque immédiatement du trismus.Il faut deuxièmement: que les blessures s\u2019accompagnent d\u2019une solution de continuité des téguments, les simples contusions ne sont pas propices à l\u2019inoculation de spores tétaniques.R.FONTAINE.ELECTRO-RADIOLOGIE ROBERT CHAPERON.\u2014 Etude radiologique du hile pulmonaire normal et pathologique (\u201cParis Médical\u201d, 5 février 1927).Constatant d\u2019une part l'insuffisance des descriptions du hile radiologique dans les ouvrages classiques et d\u2019autre part les conséquences néfastes de l'incertitude qui existe dans l\u2019interprétation des ombres hilaire portées sur l\u2019écran ou la plaque radiographique, l\u2019auteur a, depuis 1921, entrepris une série de recherches systématiques sur le cadavre par la méthode des injections de substances opaques dans les vaisseaux pulmo naires et les bronches. .L\u2019UNION MÉDICALE DU.CANADA 63 Les résultats anatomiques obtenus ont été contrôlés par la suite par l\u2019étude du vivant, d'abord chez l\u2019enfant puis chez l'adulte.Après avoir décrit les différents types de hile normal et pathologique et les causes d\u2019erreur qu'il faut éviter l\u2019auteur conclut ainsi: Les conceptions que nous venons d\u2019exposer sont assez différentes de ce qui est généralement admis, et nous devons en conclure que l\u2019on n\u2019a plus le droit actuellement de pratiquer empiriquement des examens radiologiques du thorax sans une étude attentive préalable du trajet des vaisseaux et des bronches, de leur point de repère par rapport au contour cardiaque et de leurs rapports réciproques; il faut connaître-leurs conditions de visibilité, les superpositions et suppressions d\u2019ombres, les entrecroisements vasculaires avant d\u2019aborder les images pathologiques.Il est hors de doute que les artères pulmonaires donnent encore lieu à des erreurs d\u2019interprétation multiples, en particulier en ce qui concerne les adénopathies.L'étude anatomo radiologique des hiles permet une analyse minutieuse des images radioscopiques et radographques, elle décèle des lésions plus fines et par conséquent facilite singulièrement un diagnostic plus précoce de la tuberculose.La connaissance de la topographie vasculaire et bronchique rendra de grands services pour le diagnostic des affections lobaires et scissurales.Enfin un examen radiologique des hiles est incomplet sans un contrôle des cavités cardiaques correspondantes, et les syndromes de stase veineuse et d\u2019hypertension pulmonaire vont avoir un intérêt pronostique en indiquant, par la regression de certaines images, l'influence de la médication toni-cardiaque, ou au contraire, par leur immobilité décevante, la gravité de l\u2019évolution.A.COMTOIS.LABORATOIRE CHARLES OBERLING.\u2014 Le problème de l\u2019amylose (\u2018Annales d\u2019anatomie pathologique\u201d, juillet 1927, tome IV, No 7).Dans une revue générale très instructive, l\u2019auteur rassemble les notions actuelles sur l\u2019amylose, rapporte quelques données nouvelles, émet à l'occasion ses idées personnelles et s\u2019occeupe assez longuement des recherches expérimentales.Au premier chapitre, après avoir énoncé les produits chimiques qui mettent en évidence la substance amyloïde: teinture d\u2019iode, acide sulfurique dilué, viclet de Paris, l\u2019auteur discute sur la valeur de la méthode au Rouge Congo pour les colorations histologiques, méthode qui, avec une technique appropriée, pourra être d\u2019un précieux concours pour le diagnostic clinique de la maladie amyloïde.On sait en effet que le Rouge Congo est un colorant vital, et la découverte de Benhold aura comme véritable intérêt la mise en.évidence d\u2019un moyen de diagnostic.Le deuxième chapitre s\u2019intéresse à la constitution chimique de la svbstance amyloïde, substance sans doute protéique mais dont la génèse 64 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA + s'entoure d5obscurités.La présence de l\u2019acide chondroïtine-sulfurique et son action sur l\u2019amyloïde, les travaux d\u2019Oddi, la transformation des globulines en hyaloïdine, des globulines en amyloïde, l\u2019affinité de l\u2019amy- loïde pour le tissu élastique sont autant de problèmes que l\u2019auteur discute avec clarté en émettant l\u2019hypothèse d\u2019une double action de l\u2019acide chondroïtine sulfurique dans la génèse de la substance amyloïde.Après avoir signalé l\u2019aspect morphologique de cette substance l\u2019auteur signale ensuite sa disposition dans l'organisme sous forme d\u2019amylose généralisée et d\u2019amylose localisée.Dans la maladie amyloïde classique, la rate, le foie, les reins, les surrénales, les ganglions lymphatiques, l\u2019intestin, le corps thyroïde sont touchés.Le poumon, le pancréas et la peau ne seraient que très rarement frappés.L\u2019amylose localisée se manifeste sous forme d\u2019infiltration ou de tumeurs amyloïdes.Les rapports intimes entre l\u2019amyloïde et l\u2019activité eellulaire permet de rapprocher la formation de l\u2019amyloïde du collagène, et l'auteur conclut en disant que la génèse de la substance amyloïde est soumise aux mêmes lois que la formtaion des substances fondamentales.\u201cLa substance amyloïde peut être considérée comme une substance fondamentale anormale.\u201d Les recherches expérimentales retiennent l\u2019auteur assez longuement et les travaux de Letterer, de Kuczynski et Goldmam de Domagk sont discutés et analysés.Il ressort de cette étude expérimentale que deux facteurs agissent dans la génèse de l\u2019amyloïde.1° Un facteur général qui est l\u2019appel exagéré de globulines dans le sang et qui se rencontre dans plusieurs affections: tuberculose, tumeurs malignes, troubles intestinaux, certaines néphrites.2° Un facteur local jusqu\u2019à présent inconnu, peut-être l\u2019acide chon- droïtine sulfurique.L.C.SIMARD.MONDAIN DOURIS et BECK.\u2014 Au sujet du séro-diagnostic du cancer (\u201cAnnales de l\u2019Institut Pasteur\u201d, octobre 1927).Les auteurs étudient tout spécialement la Réaction de Botello dite Méthode AZR2 (azoto-réaction).Pour eux le précipité formé en milieu nitrique par l\u2019iodure de potassium iodé avec les albumines sériques est soluble dans ces derniers et la quantité de précipité dépend essentiellement de la quantité d\u2019albumines sériques en présence.Leur opinion est basée sur le fait suivant observé par Douris: \u201cLorsqu\u2019au cours d\u2019une réaction biochimique nous avons production d\u2019un précipité dans la composition duquel entrent des matières albuminoïdes, le précipité formé ou le floculat disparaît sous l\u2019action d\u2019un excès des constituants qui lui oni donné naissance.\u201d D\u2019après Guillerat, 90% des réactions positives constituées avec des sérums non cancéreux concernaient des sérums dont la teneur en albumine évaluée au réfractomètre se montrait inférieure à 80 grammes par litre.Inversement 70% des fausses réactions négatives portaient sur des sérums dont la teneur était supérieure à 80 grammes pour 1000. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 65 La modification apportée par la correction réfractométrique permet bien d\u2019opérer toujours en présence d\u2019une même quantité d\u2019albumine, mais cela ne va pas sans inconvénient.L\u2019évaporation ou la dilution du sérum exerce une grande influence sur la texture primitive des matières albuminoïdes.Les auteurs concluent que la réaction de Botello est tout simplement une précipitation des matiéres albuminoides du sérum en milieu acide par un réactif précipitant non spécifique.La formation du précipité dépend de la quantité de matières albuminoïdes (excès-dissolution ; insuf- fisance-précipitation).La réaction ne peut done être considérée comme spécifique des affections cancéreuses.A.BERTRAND.BIBLIOGRAPHIE SUIS-JE SYPHILITIQUE ?Fréquence de la syphilis héréditaire ou acquise ignorée.Tempéraments et syphilis.Les petits malaises et les troubles graves d\u2019origine syphilitique méconnue.\u2014 Par le Dr Schei- kevitch, ancien interne des hôpitaux de Paris et de l\u2019hôpital St-Louis.En vente à la Librairie Médicale Le Francois, 91, boulevard Saint- Germain, Paris.Un volume in-18, 200 pages, 10 fr.L'auteur du présent livre expose, avec une rare compétence \u2018et une documentation extrêmement étendue, les rapports de la syphilis avec les troubles de la santé les plus divers.I1 montre la fréquence, très grande, de la syphilis héréditaire ou acquise ignorées et les dangers fort graves auxquels ces multiples cas de syphilis exposent les malades.Cet ouvrage contribuera, non seulement à divulguer dans le public les signes de la syphilis, mais il sera également pour les médecins un guide précieux.- L'auteur a montré comment sous les apparences les plus trompeuses se cachent les manifestations les plus authentiques de la syphilis et l\u2019évolution de cette infection au cours des phases successives de l\u2019ex;stence.La conception des troubles vasculaires, sanguins et sympathiques d'origine syphilitique et de leurs rapports avec les phénomènes d\u2019instabilité humorale est extrêmement attrayante et apporte une contribution fort intéressante à l\u2019un des chapitres les plus neufs de la séméiologie et de la thérapeutique.Des notes nombreuses accompagnent le texte, elles donnent le résumé des travaux scientifiques, l\u2019exposé des théories les plus modernes concernant les problèmes biologiques, cliniques et thérapeutiques de la syphilis. SOCIETES Avis Sous cette rubrique, l\u2019Union Médicale est heureuse de publier, suivant l\u2019espace disponible, les comptes rendus des Sociétés Médicales que voudront bien nous faire parvenir les secrétaires de ces sociétés.Nous invitons particulièrement les sociétés médicales régionales éloignées des grands centres à nous adresser les minutes de leur délibération.Toute correspondance à cet effet doit être adressée au docteur Léon Gérin-Lajoie, 3553, avenue du Parc, Montréal, chargé de la compilation de cette rubrique.Rapport Annuel du Comité des Cours de Perfectionnement de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec Le Comité des Cours de Perfectionnement vient de terminer sa deuxième année de travail, la première toutefois sous l\u2019égide de l\u2019Association Méd cale de la Province de Québec.Dès le début de l\u2019année, des lettres circulaires furent adressées aux conférenciers de l\u2019anne précédente, aux secrétaires des bureaux médicaux des hôpitaux, aux secrétaires des sociétés médicales régionales et des articles furent publiés dans les principales revues médicales de la Province.Pret, le mouvement commencé l\u2019année précédente fut mis en branle et les sociétés médicales régionales ét les conférenciers répondirent avec enthou- iasme au renouvellement de l\u2019organisation de Journées Cliniques.Aussitôt l\u2019ouverture des routes, les Journ.es Cliniques se succédèrent suns relâche durant toute la belle saison.Les districts ruraux furent à peu près couverts entièrement, en autant que les sociétés médicales regionales y existaient.C\u2019est ainsi que les endroits suivants furent visités : Amos, Beauce- ville, Chandler, Cowansville, Deschambault, Fdmunston, Farnham, Granby, Hull, Joliette, Rigaud, Roberval, St-Eustache, St-Hyacinthe, St-Georges, Sherbrooke, Trois-Rivières, Valleyfield, Victoriaville.En tout, 19- endroits, qui ont tenu 20 réunions, avec une assistance de 468 médecins, et une moyenne de 24 par réunion.Les sociét.s médicales régionales ont contribué au succès de notre entreprise et nous leur en sommes profondément reconnaissants : l\u2019une d\u2019elles a été complètement réorganisée, tandis que deux autres ont reçu un stimulus qu\u2019elles avaient perdu.Somme toute, le Comité des Cours de Perfectionnement vient de terminer brillamment une seconde année de travail.L'assurance de l\u2019octroi d\u2019un montant pour une troisiéme année lui laisse entrevoir des succès plus complets et.partant plus profitables à la profession médicale de notre province, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 67 Dans les centres les plus nombreux, il ne serait pas impossible que nous inaugurions cette année une série de causeries cliniques durant les mois d'hiver.Les Sociétés Médicales des régions intéressées recevront un avis à cet effet.Léon GERIN-LAJOIE, Secrétaire du C.C.P.A.M.P.Q.NOUVELLES NECROLOGIE La profession médicale canadienne-française a appris avec douleur la perte de Tun de ses membres les plus dévoués et respectés.LE DOCTEUR J.H.CHARTIER était hautement estimé de tous ses confrères.Aussi compétent que modeste, le docteur Chartier personnifiait admirablement le type du médecin praticien qui se dépensait sans compter au soulagement de ses malades.Gradué en 1888, il traversa les mers pour parfaire ses études.Il fut professeur à l'Université Laval de Montréal, et de 1900 à 1906, il occupa le poste de Président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.Le 8 novembre 1927 mourait subitement le Docteur ALBERT BLAGDON de Verdun.Agé de 40 ans, il était le frère du Docteur Léo Blagdon, cliirurgien a l\u2019Hôpital Notre-Dame.: Signalons aussi la mort du Docteur LOUIS-PHILIPPE DE GRAND- PRE, greffier des procès-verbaux à l\u2019Assemblée Législative, dont les funérailles ont eu lieu le 26 décembre en l\u2019église Saint-Georges.DISTINCTIONS HONORIFIQUES M.le Docteur L.DE LOTBINIFRE HARWOOD, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, et M.le Docteur ROUSSEAU, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval, tous deux chevaliers de la Légion d'honneur, ont été promus au grade d'officier.Nous leur offrons nos félicitations.ANNIVERSAIRE Le Docteur CHARLES N.DeBLOIS, gouverneur du collège des médecins et chirurgiens de la Province de Québec, vient d\u2019être l\u2019objet d\u2019une brillante manifestation d\u2019estime et de sympathie de la part de ses confrères.Les médecins de la ville et du Cap de la Madeleine au nombre de 35, ont en effet célébré d\u2019une façon splendide le soixantième anniversaire de naissance de leur distingué confrère.Grâce au dévouement et à l\u2019initiative du Dr Wellie Godin, président de la Société Médicale de Trois-Rivères, une soirée de famille fut organisée, à l\u2019insu de celui que l\u2019on voulait fêter, et un cadeau fut offert au Dr DeBlois comme témoignage tangible des sentiments de tous à son égard.Cette veillée réunit la plupart des médecins dans les salons du Château DeBlois, 65 L\u2019UNiON MÉDICALE DU CANADA et le succès complet de cet événement est un bel hommage à la popularité du propriétaire de notre Sanatorium, a esprit d'entreprise du président de la Société Médicale et au grand esprit de confraternité qui unit les membres de la profession médicale.On avait retenu le Dr DeBlois, en prétextant une assemblée spéciale pour traiter des questions professionnelles.Il se préta de bonne grace a cette demande et avait aussi bienveillamment permis l'usage de ses salons.Mais son émotion ne connut plus de bornes en constatant qu\u2019il ne s\u2019agissait que d\u2019une habile supercherie et que ses confrères voulaient lui présenter l'hommage de leurs voeux.| Plusieurs discours furent prononcés, dont un par hon.Dr L.P.Normand, doyen des médecins du district, ex-président du Conseil Médical du Canada, et de l\u2019Association des Médecins de langue française de l'Amérique du Nord.i Il incombait à l\u2019éminent doyen de la profession médicale du district de faire l\u2019éloge du Dr DeBlois et de retracer à grands traits sa brillante carrière, soulignant qu\u2019il avait occupé tous les postes d'honneur qu'il est possible qu\u2019un médecin ambitionne et obtienne.Rappelant quelques-unes des principales circonstances où le Dr DeBlois se mit en évidence, l\u2019orateur nota particulièrement que le héros fut secrétaire général du Congrès Médical de 1906, congrès de l\u2019Association des Médecins - de langue française de l\u2019Amérique du Nord qui se tint en notre cité.C\u2019est alors que pour la première fois au pays, la France envoyait des délégués officiels à ces congrès, et ce fut Trois-Rivières qui eut Phonneur de les recevoir.Durant un an le Dr Normand travailla avec le Dr DeBlois, pour assurer le succès de cet événement extraordinaire, et il montra l\u2019incessant laleur du secrétaire général afin d\u2019assurer ce beau résultat.L\u2019orateur décrivit ensuite les débuts du Sanatorium DeBlois, puis du Sanatorium Hôtel, après la conflagration de 1908, répondant ainsi à un besoin urgent de la population.Au cours de son allocution, le Dr Normand rappela que le héros de la fete fut durant de longues années président de la Société Médicale des Trois-Rivières, président du Comité Médical de l\u2019Hôpital St-Joseph, et depuis un an gouverneur du Collège des Médecins et Chirurgiens du district des \u2018Trois-Rivières.L\u2019orateur dit ici que le Dr Godin étant d\u2019opinion que le Dr DeBlois était grand voyageur devant l\u2019Eternel, il convenait de lui présenter des articles de voyage, et on lui apporta alors une superbe valise de voyage, ainsi qu\u2019un nécessaire de toilette, véritable merveille artistique.Le Dr Normand trouva le moyen dans son discours d\u2019associer délicatement le nom de Madame DeBlois à l\u2019'hommage que les médecins trifluviens étaient heureux d'offrir au compagnon de sa vie.Le Dr DeBlois, au milieu d\u2019une émotion qu\u2019il avait peine à contenir, remercia ses confrères.Le Dr DeBlois reçut royalement ses hôtes et un délicieux goûter leur fut servi au Grill du Château.Le Dr Willie Godin, président de la Soctété Médicale, adressa la parole.Il mentionna l\u2019empressement que chacun avait manifesté à répondre promptement à son appel, ajoutant que cette bomme et franche camaraderie faisait honneur a la profession tout aussi bien qu\u2019à celui que l'on fétait.Il annonça aussi que la Société Médicale célébrerait prochainement le 25ième anniversaire de sa fondation.(ana Tara io Prix Tou Ta L'Union Médicale du Canada COMITE DE DIRECTION MM.Archambault, Benoit, Boulet, Bourgeois, Bruneau, DeCotret, Derome, Desloges, Dubé, Harwood, Lassalle, Latreille, Leduc, LeSage, Marien, Masson (D.), Masson (R.), Mercier, Pariseau (L.), Parizeau (T.), Rhéaume, Roy, Saint-Jacques.Président: D.Masson ; Secrétaire-trésorier: G.Archambault.- COMITE DE REDACTION Badeaux, Francois; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Boucher, R.; Brault, Jules; Comtois, A.; Dubé, E.; DeGuise, A.; Fontaine, R.; Gérin-Lajote, L.; Lapierre, G.; Legrand, E.; Letondal, P.; Marin, A.; Marion, D.; Mercier, Oscar; Mercier-Fauteux ; Paré, Armand; Paré, Louis; Pepin, R.; Rivard, J.: Simard, Ls C.; Trotier E.; Vidal, J.A.Président: A.LeSage: Vice-Prés.A.Marin; Secrétaire: O.Mercier.MM.PRIX DE L\u2019ABONNEMENT POUR 1928 Canada et Etats-Unis .24 24 40 68 2e ee ee ee ee ee .\u2026 .$3.00 Etranger (pays faisant partie de l\u2019Union Postale) .4.00 Etudiants .2.21 22 20 44 44 ea ee ae tt ea ee eee 1.50 Prix du numéro .0.25 Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé franco ,Ç Pour la médecine : Au Dr Roméo Boucher, 5130 Avenue du Parc.\u2019Tél.: Crescent 5800.Pour la chirurgie: Au Dr Oscar Mercier, 54 rue Cherrier.Tél.: Est 1213.Tout ce qui concerne l\u2019administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, comptable, 3705 rue St-André ou Boîte Postale No 3026.SUITE DU SOMMAIRE ANALYSES MEDECINE: À.Clerc, Anomalies électro- cardiographiques au cours de l\u2019oblitération coronarienne (p.102).\u2014 L.Barrieu, L\u2019huile camphrée doit-elle être conservée comme cardiotonique (p.104).\u2014- l\u2019aul Sainton, Glandes endocrines et troubles oculaires (p.104).\u2014 James E.Paullin, Renal Diabetes (p.104).CHIRURGIE: Greuet et Delarue, Deux cas de tétanos généralisé guéri par la sérothérapie (p.105).\u2014 Gaudier, A propos d\u2019un cas de prothèse osseuse (p.100).\u2014 Chevrier, Sur les anévrysmes artério- veineux (p.106).\u2014 Bower et Clark, Controllable factors affecting the mortality of acute appendicitis (p.107).\u2014 Caraven, Occlusion intestinale mécanique sans abcès ni péritonite, au cours d\u2019une première crise d\u2019appendicite (p.107).PEDIATRIE : Chevalley, Diphtérie du nourrisson (p.109).\u2014 Marfan, Traitement du rachitisme (p.109).\u2014 Lere- boullet, Le traitement actuel de l\u2019angine diphtérique (p.110).\u2014 Apert, Diagnostic de la pneumonie franche aigué chez enfant (p.111).TUBERCULOSE PULMONAIRE: Cour- mont, Gardere, Michel, Le diagnostic manométrique des cavernes et du pneumothorax enkysté du sommet (p.112).UROLOGIE: Rodriguez, Nouveau traitement des arthrites gonococciques et autres complications blennorhagiques (p.113).\u2014 Bordet, La forme médicale du phlegmon périnéphritique (p.113).ORTHOPEDIE et CHIRURGIE INFANTILE: Schwartz, Péritonite a streptocoque, sans cause déterminante, chez les enfants (p.114).\u2014 Sonnenschein, L\u2019extension verticale comme traitement des fractures du fémur chez l\u2019enfant (p.114).\u2014 Cohen, Infections aiguës de l\u2019abdomen chez l\u2019enfant (p.115).\u2014 Henderson et Fortin, Tuberculose du genou chez l\u2019adulte (p.1153).GYNECOLOGIE: Eastman, Torsion of hydrosalpinx (p.115).\u2014 Keller, Para- métrites suppurées à évolution particulière (p.II6).OBSTETRIQUE: Rhenter, La séparation de la mère et de l\u2019enfant (p.116).OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE: Gérard, L\u2019hémispasme facial (p.117).\u2014 Bouchet et Soulas, La céphalée du méat moyen (p.118).NEURO -PSYCHIATRIE : Starobinski, Une nouvelle conception du génie et du talent (p.118).\u2014 Nathan, La sensibilisation dans la diathése et dans les psychoses (p.119).DERMATOLOGIE et SYPHILIGRA - PHIE: Whitehouse et Bechet: Lupus erythematosus, lupus vulgaris, tuberculide and tuberculosis of the skin (p.120).\u2014 Schamberg et Wright, The use of gold and sodium thiosulphate in the treatment of lupus erythematosus (p.121).MEDECINE LEGALE: Brisard, Condamnation du médecin dans un cas de syncope mortelle (p.121).- ELECTRO-RADIOLOGIE: Scott, Nouvelle méthode de traiter l\u2019asthme par la radiothérapie (p.123).\u2014 Bensaude et Marchand, Le traitement diathermique du rétrécissement inflammatoire du rectum (p.123).LABORATOIRE: Roussy, Leroux et Ver- mès, Les causes de la mort chez les cancéreux (p.123).\u2014 Klukine, Du rôle de la peau dans la production des anticorps, de l\u2019anaphylaxie et de l\u2019antianaphylaxie (p.124).\u2014 Lancelin, Bideau et Dubreuil, Recherche du bacille de Koch dans le liquide céphalo-rachidien (p.125). X L'UNION MÉDICALE DU CANADA Le Sirop Composé aux Hypophosphites \u201cFELLOWS\u201d Le reconstituant par excellence, contient les aliments chimiques (calcium, sodium, potassium, fer et manganèse), associés à la quinine et à la strychnine.Son action curative est prompte et énergique dans les cas de PHTISIE, NEURASTHENIE, ANEMIE, AFFECTIONS PULMONAIRES, RACHITISMEL.Littérature et échantillons sur demande FELLOWS MEDICAL MFG., CO.Inc.26 CHRISTOPHER STREET, NEW YORK CITY Agents: LYMANS, LIMITED, 344, St.Paul Street West, Montreal.Le Lait Malte \u201cHORLICKS\u201d dans l\u2019alimentation des enfants Pour plus qu\u2019une génération les \u201cHorlick\u2019s\u201d contient les membres de la profession mé- graisses, les protéines, dicale du monde entier ont re- les hydrates de carbone, AY] + y 2 les sels miné t les connu les mérites du lait malté es ses minéraux et le vitamines nécessaires au \u201c Horlick \u201d dans l\u2019alimentation développement des os, des enfants.vert.eT des dents et des tissus.\u2018 Echantillons et littérature sur demande HORLICK\u2019S MALTED MILK CORPORATION Racine, Wis.| Montreal, Can.! ."]
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