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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1928-02, Collections de BAnQ.

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[" Tome LVII No2 © | - Février 1928 MÉMOIRES ORIGINAUX - TRAITEMENT DES FRACTURES DES DOIGTS PAR IMMOBILISATION SUR ROULEAU Par Oscar Félix MERCIER, Professeur de clinique chirurgicale à l\u2019Hôpital Notre-Dame.Il arrive souvent que les moyens les plus simples et les plus efficaces sont délaissés ou ignorés par le fait même de leur simplicité.C\u2019est sans doute pour cette seule raison que la méthode que je décris ici n\u2019a pas à ma connaissance été employée pour traiter les fractures des doigts.A la portée de tous, avec un matériel que l'on a toujours sous la main, le petit appareil que j'emploie depuis deux ans pour le traitement de ces fractures, m'a paru basé sur des données tellement scientifiques et m\u2019a rendu de tels services, que je crois à propos d'en publier la description et son mode d'emploi.Jusqu\u2019à maintenant, une foule d\u2019appareils ont été imaginés et employés pour maintenir ces fractures en bonne position, mais tous reposent sur le même principe, à savoir: réduction puis contention des fragments par l\u2019immobilisation en rectitude avec ou sans extension permanente.Si j'en juge d\u2019après ma propre expérience, aucun de ces appareils n\u2019a pu en toute circonstance et toujours fournir de bons résultats; tous sont encombrants, difficiles à supporter pour le blessé, difficiles à maintenir en place et tous retardent considérablement l\u2019utilisation du doigt fracturé et même de la main à laquelle ce dernier appartient.Des raideurs articulaires se prolongeant plus ou moins longtemps après la consolidation de la fracture traitée retardent invariablement la récupération de tous les mouvements de flexion nécessaire à l\u2019exercice des fonctions de préhension de cet organe si important qu'est la main. 70 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Aucune des phalanges des doigts et même du pouce, n\u2019est droite, niais toutes sont plutôt courbes, à concavité palmaire; cette concavité est nécessaire pour que dans les mouvements de préhension, la face palmaire des doigts puisse s'appliquer uniformément sur la circonférence de l\u2019objet à saisir, et cette conformation est surtout nécessaire à l\u2019ouvrier empoignant le manché de l\u2019outil dont il se sert, quel qu\u2019il soit.S'il en était autrement, les doigts perdraient une partie de leur force et leur application énergique sur un corps arrondi, tel un manche d'outil, serait plutôt douloureuse.Si après consolidation, la phalange fracturée n\u2019a pas conservé cette courbure, le doigt non seulement perd de sa force, mais il ne peut plus se fermer complètement et il présente à sa face interne une proéminence osseuse, dou- Fig.1.\u2014Immobilisation du doigt sur rouleau IRE loureuse et sensible, qui nuit à son travail.Or il est facile de réaliser que; les, fractures de doigts, traitées par extension et contention, sont exposées à guérir avec déplacement angulaire des fragments, angu- lation forcément tournée vers la face palmaire du doigt.| C\u2019est pour obvier à tous ces inconvénients, qu\u2019un \u2018jour, il y : a environ deux ans, j'ai imaginé la méthode suivante.Comme matériel je me sers d\u2019un rouleau de coton, bandage étroit d'un demi-pouce, ayant environ un pouce ou un pouce et demi de L'UNION MÉDICALE DU CANADA 71 diamètre, bandage que l\u2019on trouve tout préparé dans n'importe quelle pharmacie; des bandelettes de diachylon (Rubber Adhesive Plaster Z.O.) et un rouleau de gaze de 2 pouces de largeur.Les illustrations suivantes (Fig.! et 2) feront mieux comprendre qu\u2019aucune description que je pourrais faise, la mise en place de l\u2019appareil en question.Qu\u2019il me suffise d'attirer votre attention sur quelques petits détails de technique.Le doigt fracturé est fortement tendu par des tractions manuelles de façon à obtenir son redressement et la réduction de ses fragments.Maintenu en cette position, le petit rouleau de bandage de coton est appliqué à sa face interne; il est alors fléchi et en quelque sorte Tig.2-\u2014Appareil complet en place roulé sur le rouleau en question; maintenu en cette position, une bandelette de diachylon de un demi-pouce de large est accolée par son milieu sur le dos du doigt et son chef palmaire vient s'appliquer avec une certaine traction et se coller jusqu\u2019en haut du poignet.L'autre chef est accolé sur la face dorsale de la main, lui aussi jusqu\u2019en haut du poignet.Au cours de cette manœuvre, il est bon de bien surveiller la position du rouleau et de voir à ce qu\u2019il s'applique bien d\u2019aplomb dans le creux de la main et bien dans l\u2019axe du métacarpien sous-jacent, de façon à éviter que par un déplacement de 72 L'UNION MÉDICALE DU CANADA latéralité, la phalange fracturée ne puisse être exposée à reprendre qu\u2019en rectitude parfaite.Pour maintenir l'extension des fragments, il faut aussi en collant le diachylon bien tendre le doigt sur le rouleau en tournant celui-ci dans la direction du poignet, car de la sorte il attire le doigt que le diachylon maintient définitivement en bonne situation.Cette extension en rotation est d\u2019ailleurs augmentée par l\u2019application d\u2019une bandelette circulaire de diachylon entourant la main, en passant par la racine du pouce; une autre bandelette circulaire de diachylon entoure le poignet.Ces deux bandelettes circulaires ne doivent pas être serrées car elles pourraient nuire à la circulation de retour et déterminer du gonflement et de la douleur.Pour terminer l'appareil, il ne reste plus alors qu\u2019à mettre en place un bandage de gaze, qui bien appliqué comme s\u2019il s\u2019agissait d'un pansement ordinaire, ne devra contenir et maintenir que le doigt fracturé, le main et en laissant le pouce libre ainsi que les autres doigts, venir terminer son enroulement autour du poignet.Je laisse ce petit appareillage en place pendant une quinzaine de jours, jamais plus de trois semaines.De la sorte, seul le doigt fracturé étant immobilisé, les autres restant libres ainsi que le pouce, il est possible pendant la guérison d\u2019utiliser la main en question, et le blessé peut sans crainte se livrer à tout travail léger, tel l\u2019écriture, etc.et il est surprenant de voir combien ce doigt fracturé et ainsi immobilisé est peu nuisible pour les travaux en question, et il va sans dire que cette main, dont les fonctions utilitaires ont été continuées pendant tout le traitement, se trouve à avoir conservé sa force et la souplesse de ses articulations, aussitôt l\u2019appareil enlevé.C\u2019est pour ainsi dire un appareil pouvant être comparé à ce point de vue utilitaire à l\u2019appareil de marche que Delbet emploie pour le traitement des fractures de jambe.En résumé, ce mode de traitement comporte, en plus d\u2019une grande simplicité de matériel, une grande facilité d'application, plus une solidité de contention qui permet au blessé, dans la grande majorité des cas, de pouvoir vaquer à ses occupations usuelles sans douleur et sans danger de compromettre l'excellent résultat que m\u2019a toujours donné ce simple traitement. LA MALARIATHERAPIE A SAINT-JEAN-DE-DIEU Par Rodolphe RICHARD, Médecin assistant à l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.C\u2019est à Wagner de Jauregg, de Vienne, que nous devons la malariathérapie dans la paralysie générale.En 1887, après avoir observé l'influence heureuse sur certaines psychoses que produisait une hyperthermie quelque peu prolongée, il eut recours au paludisme tierce comme agent causal.Cette méthode de traitement par le choc, ou pyrétothérapie, offrait l\u2019avantage de compromettre rarement la vie du malade et de pouvoir être subjuguée d\u2019une façon presque toujours efficace par l\u2019administration de différents sels de quinine à dose assez élevée.Ce ne fut cependant qu\u2019en 1917 que l\u2019auteur appliqua la malaria- thérapie d\u2019une façon systématique aux paralytiques généraux.Au delà de 200 P.G.reçurent la malaria; cinquante, ou le quart, présentèrent une amélioration si notable au point de vue intellectuel qu\u2019ils purent reprendre leurs occupations antérieures et conduire leurs affaires à bonne fin.Depuis ces expériences, cette méthode de traitement se généralisa dans l\u2019univers.La littérature médicale a rapporté jusqu\u2019au ler avril 1926 les observations de trente-cinq médecins donnant un total de 2336 cas de paralysie générale traités par l\u2019impaludation.Gertmann, qui a relevé les statistiques, donne les résultats suivants : Nombre Rémission totale Rémission partielle Condition de cas des troubles mentaux des troubles mentaux non améliorée 2336 27.59% 26.59% 467, En novembre 1926, à l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu, nous avons commencé dans notre service I'impaludation des paralvtiques généraux.Nous rapportons aujourd\u2019hui les observations.de trente-et-un cas.Nous ne pouvons pas encore affirmer comme définitifs les résultats obtenus, mais la stabilité jusqu\u2019à date de l\u2019amélioration observée chez certains malades justifie la confiance que nous avons mise en ce traitement. 74 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Nous n\u2019avons fait aucun choix spécial des paralytiques généraux devant être impaludés.Les uns n\u2019étaient qu'au début de leur paralysie générale, les autres à un stage plus avancé de leur maladie.Nous exigions à l'examen préliminaire que les organes vitaux fussent indemnes de lésions graves.Les symptômes mentaux et classiques de la paralysie générale dominaient.ILes idées de grandeur, de richesse, de pouvoir infini des uns contrastaient avec l\u2019attitude mélancolique des autres.Les premiers exhibaient une activité psycho-motrice intense, les seconds, une idéation ralentie, une inertie intellectuelle laissant prévoir un affaiblissement rapide et global de leurs facultés psychiques.Dès maintenant nous pouvons dire avoir remarqué que le pronostic de l\u2019impaludation au point de vue résultat final était plus favorable chez les premiers que chez les derniers.Tauhelud Le 15 51/24 5 lo3* Sale 16- (4 18 Schéma No 1\u2014Impaludé le 15 août 1927.Schéma illustrant élévation progressive de la température jusqu\u2019au premier accès.Durée d\u2019incubation de 5 jours.La température n\u2019est pas tombée à la normale depuis l\u2019impaludation.Leur âge varie entre 29 et 50 ans.Chacun fut impaludé par voie intra-veineuse.La quantité de sang injecté fut de 3 c.c.recueilli dans 2 c.c.d\u2019une solution de citrate de soude à 2% F.Par voie intra-veineuse la période d\u2019incubation a varié entre cinq et dix jours pour donner une moyenne d\u2019environ six jours.La période d\u2019incubation de la voie intra-musculaire peut parfois aller jusqu\u2019à 18 jours, et c\u2019est pour cette raison que nous ne l'avons pas employée.I] ne fut pas rare d\u2019observer une légère élévation de température survenant le jour même de l\u2019impaludation, ou le jour suivant, allant parfois jusqu'à 102° F.Le choc que cause l\u2019apparition de substances pape L'UNION MÉDICALE DU CANADA 75 protéiques étrangères dans le flot sanguin semble expliquer cette légère hyperthermie.Elle revient à la normale en quelques heures, sans médication, pour se maintenir ainsi jusqu\u2019au jour qui précède celui du premier accès fébrile.Des signes avant-coureurs annonçant l\u2019éclosion prochaine du frisson semblent précéder chaque accès.La sensation de froid est jointe à un malaise généralisé.Le malade est pâle.Il recherche la chaleur, remontant jusqu'au cou ou par-dessus tête ses couvertures, puis débute le frisson par un claquement de dents.De là il s\u2019étend rapidement et simultanément aux Sehéma No 2 Illustrant malaria avec accès fébriles irréguliers.Au début, 36 heures d'intervalle, puis 24 heures; puis 2 accès dans 6 heures pour se continuer à 36 heures dintervalle.membres inférieurs et supérieurs en augmentant d'intensité.Quinze minutes après le début, il est généralisé.Sa violence est variable.Nous en avons observé qui ne duraient que trente-cinq minutes au début des accès pour se prolonger pendant deux heures à la période moyenne ou terminale de leur malaria.La durée moyenne fut d'environ une heure et vingt minutes.| La température élevée est le symptôme alarmant du médecin débutant dans la malariathérapie.Seule la température rectale fut prise.Elle le fut immédiatement après le frisson jusqu\u2019à ce qu\u2019on ait atteint le plus haut degré de l\u2019hyperthermie. 76 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA .Il ne fut pas rare d\u2019observer une fièvre de 107° F., souvent accompagnée d\u2019un délire hallucinatoire avec agitation et logorrhée prononcées.Cette hyperthermie chez tous nos impaludés, à la suite des accès fébriles, varia entre 104° F.et 107° F.Heureusement elle ne dure que peu de temps.Nous avons remarqué une descente graduelle vers la normale qu\u2019elle atteint dans environ 12 heures.N Ÿ \\ » \\ R NN / De ) e > te De Schéma No 3 Feuille de température, illustrant une évolution habituelle du paludisme tierce.Accès survenant après 36 heures d\u2019intervalle.Le pouls s'accélère pour atteindre jusqu\u2019à 160 pulsations à la minute.Le retour de l\u2019accès fébrile n\u2019est attendu qu\u2019à deux jours d'intervalle.Cet espace de temps varie cependant beaucoup.Chez plusieurs sujets l\u2019accès réapparut quotidiennement, et même en un cas il se reproduisit dans le bref espace de 6 heures, tel que représenté dans le schéma No 2. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 77 Au début de ce mode de traitement nous avons laissé nos impaludés n\u2019avoir que huit à neuf accès.Après nous être familiarisé avec l\u2019évolution de cette pyrétothérapie, nous avons attendu que 12 à 14 accès fébriles se reproduisissent avant d\u2019en arrêter le cours.Il n\u2019y a cependant aucune règle définie sur ce point, le tout dépendant de la résistance du sujet.Tous subirent leur traitement isolés dans l'hôpital sous la surveillance constante d'une garde-malade compétente prête à intervenir à la première alerte.Le repos constant au lit est nécessaire.Nous n\u2019avons que très peu modifié le régime alimentaire de nos impaludés.= = 80T 60T sda, 7ran¢ 210 = np 66 te © oO ~ 107 451 8 vo or y || 3 Schéma No 4 Feuille de température illustrant une évolution atypique de la malaria tertiana.Accès quotidien.Comme stimulant cardiaque nous n\u2019avons employé que l'huile camphrée à raison de 5 c.c.en une seule dose hypodermique, le matin.Rarement il fut nécessaire de répéter cette médication dans les 24 heures.Durant tout le cours de la malaria il est de première importance ce faire déterminer fréquemment la formule leucocytaire sanguine afin d\u2019être constamment en contact avec l\u2019anémie, les modifications cellulaires du sang qui peuvent être une cause de cessation immédiate de la malaria.| 78 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Une diminution de globules rouges allant jusqu'à 2,500,000 est une indication d\u2019intervenir promptement, de même qu'un taux d'hémoglobine se chiffrant au-dessous de 45%.A part cette anémie, les autres complications pouvant survenir et demander l\u2019administration immédiate de la quinine sont : 1° un ictère prononcé; 2° une albuminurie continue et élevée; 3° une glycosurie; 4° une chute rapide et forte de la pression artérielle à 90 maxima ou moins; 5° vomissements ou diarrhée abondante, enfin toute autre affection venant s\u2019ajouter à celle actuellement en évolution, telle que pneumonie, grippe, rhumatisme, etc.L\u2019amaigrissement, l\u2019anorexie et l\u2019apparence affaissée du malade ne furent pas pour nous une indication de terminer la malaria.I] faut se garder de donner des médicaments dont on ignore l\u2019action sur le protozoaire.Ainsi nous avens eu un arrêt de l\u2019évolution de la malaria à la suite de l\u2019administration de digitaline dans un cas, de Bromidia dans un autre.Nous sommes porté à croire qu\u2019il ya eu relation de cause à effet entre ces médicaments et l'arrêt de la malaria, étant donné la rareté d\u2019un arrêt spontané du paludisme.Un ictère prononcé semble avoir aussi un effet terminatif de la malaria comme nous avons pu l\u2019observer dans un troisième cas.Le chlorhydrate de quinine fut le sel que nous avons employé pour détruire l\u2019'hématozoaire après nombre suffisant d\u2019accès fébriles.la voie buccale intra-musculaire et intra-veineuse peuvent être employées à discrétion.Les deux premières voies furent les seules suivies par nous.| La dose initiale a été de 1.5 gr.par jour, fractionnée en trois doses de 0.50 ctgr.et ceci durant trois jours, nous diminuons de moitié cette quantité pour les trois jours suivants et ainsi de suite jusqu\u2019a 0.05 ctgr.3 fois par jour.Si la voie intra-musculaire ou intra-veineuse est choisie pour donner la quinine, il va sans dire que ces doses.doivent être réduites de moitié.; Jamais l\u2019hématozoaire ne füt retrouvé dans le sang après cette médication.5 wr v \u2018\u2018\u2019Pour tonifier le malade et réparer l\u2019anémie, nous avons donné le cacodylate de soude à haute dose suivi de l\u2019association Fer-Quinine- Strychnine.Il est surprenant de constater la rapidité avec laquelle Je: sujet reprend une apparence de santé favorable. UNION MEDICALE DU CANADA | 79 Résultats et Conclusions Trente-et-un paralytiques généraux, ai-je dit, ont été inoculés et ont réagi à la malaria.Le diagnostic clinique antérieur fut confirmé par les épreuves du laboratoire.Sur sept sujets la ponction lombaire fut faite non seulement avant mais aussi après la malariathérapie.Les changements observés dans I» L.C.R.sont de peu d'importance.Dans deux cas nous avons observé un retour à la normale de la globuline et dans deux autres cas au lieu de globuline -|-, résultat du premier examen, nous avons eu globuline -|- -|- -|- La courbe de Lange ne présenta aucune ou une modification insignifiante.Les Wasserman, et du sang et du L.C.R.ainsi que le benjoin colloïdal, demeurèrent positifs.Ce qui surtout intéresse le psychiâtre sont les résultats obtenus au point de vue psychique que ce mode de traitement a donnés : Nombre Rémission complète Rémission partielle Etat non de cas \u2014detroubles mentaux de troubles mentaux amélioré Décès 31 7 ou 22.5% 9 ou 29.39% 12 ou 38.7% 3 ou 97 Dans la première catégorie, c\u2019est-à-dire chez les impaludés ayant présenté une rémission totale, il nous est actuellement impossible de retrouver un des symptômes mentaux énumérés au début de cet article.Cinq ont quitté l\u2019hépital.Un d\u2019eux a pu partir seul pour l'Espagne, un autre pour la Syrie, leur patrie respective.Le troisième est actuellement engagé dans un commerce de charbon pourvoyant aisément à sa propre subsistance ainsi qu\u2019à celle de sa famille.Le quatrième pouvait dernièrement entreprendre un voyage en automobile de la Floride à Montréal.Nous avons perdu contact avec le cinquième.Les deux derniers résidant encore à l'hôpital, seront l'bérés à la première occasion favorable, et travaillent actuellement avec efficacité dans différents départements de l\u2019institution.Dans la seconde catégorie, celle des patients à rémission partielle de troubles mentaux, nous avons observé une diminution de leur agitation motrice et verbale, une disparition de leur gâtisme et un retour partiel de leur mémoire.Ils sont en plus mieux adaptés à leur entourage, se vêtent et mangent seuls, peuvent être employés à de légers ouvrages et leur déchéance intellectuelle semble avoir subi un arrêt temporaire ou progresser très lentement.Les malades de la troisième catégorie présentent l\u2019évolution habituelle de la paralysie générale. 80 L'UNION MEDICALE DU CANADA Nous avons a compter deux morts survenues au cours proprement dit de la malaria.La premiere survint après le troisième acéès fébrile.Le patient entra alors dans un délire suraigu avec agitation psychique et motrice si intense qu\u2019il se maintint malgré toute médication sédative et l'arrêt de la malaria par la quinine.Il présenta une sitiophobie complète et mourut d\u2019épuisement malgré tous nos efforts pour l\u2019apaiser et l\u2019alimenter.La seconde mortalité a été attribuée à une poussée aiguë congestive chez un néphritique chronique qui ne présentait aucune évolution au moment de l\u2019impaludation.Les œdèmes apparurent dès le second accès fébrile, l\u2019albuminurie très prononcée, le cœur flancha er il mourut en quelques jours.Le troisième décès ne peut être attribué directement à la malaria puisqu'il survint au delà d\u2019un mois après que le patient eut terminé le traitement.Il avait en premier lieu présenté une disparition complète de tout trouble mental et travaillait avec satisfaction à l'hôpital.Il tomba subitement dans un délire mystique accompagné également d'agitation extrême et de sitiophobie absolue.Cette condition se maintient vingt jours durant et ce malade mourut aussi d\u2019épuisement.C\u2019est jusqu\u2019à date le traitement de la paralysie générale qui semble nous donner les résultats les plus encourageants et malgré le pourcentage assez élevé de 9% de mortalité nous croyons que les chances de guérison qu\u2019il offre aux malades, d\u2019autre part, sont assez grandes pour justifier son emploi chez tous les patients susceptibles de le subir, patients qui étaient voués à une mort à brève échéance. RECUEILS DE FAITS ABCES GANGRENEUX DU POUMON TRAITE ET GUERI PAR LE PNEUMOTHORAX ARTI- ~~ FICIEL ET LA PHRENICECTOMIE Par J.A.VIDAL, Chef de clinique à l\u2019hôpital du Sacré-Coeur.Le 17 décembre 1926, Madame X.me fut recommandée avec le diagnostic de tuberculose pulmonaire.A son entrée à l'hôpital li malade toussait beaucoup, crachait abondamment, se plaignait de douleurs thoraciques surtout marquées à la base gauche, température oscillant entre 100° et 102°; cependant l\u2019état général était encore satisfaisant, la malade n\u2019ayant perdu que 5 livres.Dans les antécédents familiaux rien de particulier au point de vue contage.À noter, un père alcoolique mort à 36 ans.Dans les antécédents personnels on ne retrace que la rougeole comme épisode pathologique, seulement, les habitudes de vie sont très irrégulières: excès alimentaire, abus d\u2019alcool, fume 10 à 15 cigarettes par jour.Le spirochète et le gonocoque ne semblent pas avoir été sur son chemin s\u2019il faut en croire les réponses négatives (iu laboratoire.L\u2019étude du début de la maladie actuelle nous révèle l\u2019évolution suivante.À la suite de libations profuses la patiente accuse une lassitude et une faiblesse progressives durant les premiers jours de novembre 1926.Le 17, un violent point de côté s\u2019installe à la base gauche et dure 15 jours, presque sans accalmie.Vers les premiers jours de décembre survient une toux quinteuse sans expectoration ; cependant l\u2019expectoration après deux jours s\u2019amène très abondante et teintée de sang.Dans la nuit du 15 décembre, la patiente fait 2 vomiques, rejetant ainsi une sécrétion franchement purulente et d'une odeur repoussante.Après ces vomiques la température s\u2019oriente 82 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA vers la normale pour atteindre 102° après la troisième journée.Sur ces symptômes alarmants la patiente entre dans mon service.A l\u2019examen clinique nous remarquons une matité franche à la base gauche.Le murmure vésiculaire est remplacé par un souffle tubaire, quelques râles bulbeux s'entendent après toux.Transpirations profuses.P.A.90/55.Etant donné le début clinique rapide avec des vomiques, l\u2019aspect général assez satisfaisant, l\u2019absence complète d'épisode pulmonaire antérieur, l'examen des crachats fait en série donnant un rapport négatif malgré la purulence et l\u2019abondance de l\u2019expectoration, étant donné la précocité de l'odeur qui fut repoussante dès le début de l\u2019expectoration, je conclus à un abcès pulmonaire plutôt qu\u2019à une pleurésie interlobaire suppurée.La radiographie confirme le diagnostic en nous montrant un voile de la base gauche avec une image plus dense sous-diaphragma- tique.Dans la nuit du 19 décembre la malade fait une hémoptysie d'environ 300 c.c., ce qui semble déclancher une aggravation de tous les symptêmes.Vu l'hypotension artérielle et la défaillance de l\u2019organisme nous injectons 10 c.c.d'huile camphrée à 20% matin et soir.Le 23 décembre nous faisons la radiographie au Lipiodol par voie inter-crico-thyroïdienne et l'image radiographique nous montre une anfractuosité à contours irréguHers, située vers le milieu de la coupole diaphragmatique et tout à fait à la limite inférieure de la base gauche.Le diagnostic d\u2019abcès du poumon ne faisait plus de doute.Quelle thérapeutique pouvions-nous employer 7 Nous avons tenté les injections de \u2018\u201cPropidon\u201d avec un résultat nul.Les symptômes étaient de plus en plus menaçants, plusieurs hémoptysies se succèdent et l\u2019expectoration prenait une teinte brunâtre avec une odeur particulièrement infecte (odeur de fumier).L'\u2019abcès évoluait vers la gangrene et le pronostic s\u2019assombrissait constamment.Aucune médication ne pouvait sauver la situation.Alors nous décidons le traitement par le pneumothorax artificiel.Le 5 janvier 1927 nous pratiquons la première insufflation, et nous continuons suivant la technique requise.le collapsus pulmonaire s'opère surtout sur le lobe supérieur et la radiographie nous montre une large adhérence fortement tendue à la partie médiane de l\u2019hémithorax.La compression était donc insuffisante, et le 20 janvier il se produit une autre vomique suivie d\u2019une hémoptysie d\u2019environ 250 c.c.Nous poussons davantage la compression pulmonaire afin de rompre si possible ou 7 ; VERT rare \u2014\u2014 eo, L'UNION MÉDICALE DU CANADA 83 de distendre davantage l\u2019adhérence.L'amélioration ne fut que passagère car le 23 février il se produit une autre vomique d'environ 200 c.c.Malgré les insufflations en pression positive le collapsus du poumon ne s'opère pas davantage.En face d'un pneumothorax artificiel inopérant, nous avons recours à la phrénicectomie, qui fut pratiquée par notre chirurgien Fdmond Dubé.Après la phrénicec- tomie la toux a considérablement diminué, les vomiques sont disparues, plus d\u2019hémoptysie et la patiente dont le poids, qui était de 116 à son entrée, avait baissé à 78 livres, a commencé à engraisser.Elle quitte l'hôpital le 2 avril, considérablement améliorée.Nous avons continué le traitement par le pneumothorax artificiel jusqu\u2019à la fin juin.A ce moment la radioscopie montrait un diagphragme gauche surélevé de deux travers de doigt, la compression par le pneumothorax semble à ce moment effective car la toux est presque totalement disparue et l'expectoration presque nulle.Poids 114 livres.P.A.115/70.Le !> novembre 1927 je revois la malade.Poids 135 livres.P.A.122/70, état général très bon, pas de toux, ni expectoration.La radiographie à ce moment nous montre une plage pulmonaire normale, un diaphragme surélevé et un cul-de-sac costo-diaphragma- tique très diminué.La malade n\u2019ayant manifesté aucun symptôme pulmonaire depuis quatre mois, doit être considérée comme guérie.\u201cVoilà une indication où le pneumothorax artificiel et la phréni- cectomie ont une valeur incontestable et supérieure à tout autre médication ; cependant les résultats seront d\u2019autant plus satisfaisants que la maladie sera traitée au début. UN CAS DE PERITONITE SURAIGUE CHEZ UNE LAPARATOMISEE POUR FIBROMES Par MM.TRUDEAU, GERIN-LAJOIE et SIMARD.(Travail du service de gynécologie de l'Hôpital Notre-Dame.Prof.Harwood.) Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer, dans le service où deux d\u2019entre nous travaillons, une issue fatale que nous rencontrons rarement et dont la cause nous échappe.En relatant l\u2019histoire clinique ei le protocole d\u2019autopsie, nous espérons susciter des commentaires qui pourraient nous aider à trouver la cause de cette fatalité et éviter ou prévenir des incidents analogues.- Mme H.L., 44 ans, est admise dans le service de gynécologie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, le 26 octobre 1927.Venue au dispensaire quelques jours auparavant nous lui avions conseillé d'entrer pour subir une intervention chirurgicale.La malade se plaint depuis au delà de 10 ans de ménorragies variant de 7 à.10 jours et, entre ses .menstruations, elle perd de l\u2019eau rousse de mauvaise odeur.Elle ne souffre pas de constipation non plus que de mictions douloureuses cu nocturnes.Antécédents : Héréditaires: Mère morte à 71 ans de diabète; père mort à 49 ans de pneumonie; une soeur diabétique.Personnels: Rougeole dans le bas âge; fièvre puerpérale après le deuxième accouchement.Gynécologiques: Réglée à 14 ans, régulière, non douloureuse, trois jours ; mariée à I8 ans, régulière, non douloureuse, trois jours, jusqu\u2019à il y a 10 ans.Depuis, parfois irrégulière, et perd de 7 à I0 jours.D.R.10 octobre.La patiente a fait trois grossesses, n\u2019a eu aucune fausse couche, n\u2019a aucun enfant vivant.Les accouchements ont été normaux et les relevailles bonnes, sauf au deuxième accouchement alors qu\u2019elle fit une infection puerpérale.D.A.en 1904.Alimentation : Abuse du thé, du pain et des confiseries ; elle boit beaucoup.P.A.175/00. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 85 Examen clinique : Abdomen \u2014Inspection: ballonnement, vergetures; palpation: défense musculaire, masses considérables remplissant tout le bas-ventre et particulièrement la fosse iliaque droite; percussion: matité sur toute l'étendue détimitable de ces masses qui sont particulièrement dures.Vulve \u2014Inspection : écoulement blanchâtre, insuffisance vulvaire, déchirure du périnée au deuxième degré.Toucher : col petit, fermé, avec légère métrite cervicale; utérus apparemment petit, et refoulé sous le pubis, immobilisé; brides cicatricielles du vagin dans le cul-de-sac postérieur qui n'est pas très dépressible; culs-de-sac latéraux pleins, rénittents; masse considérable, dure, bosselée dans la fosse iliaque droite, de la grosseur d\u2019une tête d\u2019enfant.Cette masse très douloureuse se prolonge dans le Douglas et parait refouler l\u2019utérus sous le pubis.Masse plus petite, mais également Losselée, dans la fosse iliaque gauche.Examens des laboratoires : Wassermann: Négatif (Dr Bernier).Sang: Urée au litre: 0 gr.19; sucre au litre: 1 gr.90 (Dr Bertrand).Urines: 27 octobre: jaune citrin, trouble d'aspect, sans dépôt, à réaction acide et de densité 1030; ni albumine, ni sucre; présence de cristaux de pliosphates (Dr Archambault).5 novembre: jaune citrin, trouble d\u2019aspect, sans dépôt, à réaction acide et de densité 1014; ni albumine, ni sucre; traces d\u2019acétone et présence d\u2019épithéliums (Dr Archambault).Diagnostic clinique: Kystes tubo-ovariens doubles.À cause de l\u2019excès de sucre dans le sang, nous appelons un confrère en consultation pour faire un examen général médical de la malade.rapport de l'examen médical : Souffle au premier temps au foyer aortique * dyspnée d\u2019effort.Poumons négatifs.Mydriase à droite.Peut subir l\u2019opération.(Dr Mousseau) Opération le 9 novembre 1927 : Après que la malade eut suivi un régime hypohydrocarboné, le docteur Trudeau assisté du docteur Gérin-Lajoie et de l\u2019interne le docteur Desforges, procède à la laparatomie médiane.A l'Gäverture de l\u2019abdomen, on tombe sur une masse d\u2019adhérences épiploïques recouvrant la tumeur principale qui est reconnue, après ablation de ces adhérences, être un fibrome de l\u2019utérus.D\u2019autres petits fibromes sont logés sur le corps utérin.Les annexes des deux côtés sont enfouies dans le petit bassin sous des paquets d\u2019adhérences épiploiques 86 L UNION MÉDICALE DU CANADA et intestinales.Celles-ci se laissent assez facilement débrider.Nous constatons alors que nous avons affaire à une vieille lésion annexielle doubles probablement d'origine gonococcique, moins considérable toutefois que celle que nous aurions cru devoir trouver par l'examen clinique.L\u2019hystérectomie sub-totale se fait assez facilement de même que la péritonisation.L\u2019appendice est recherché, trouvé gros, adhérent, et enlevé.Fermeture de la paroi en quatre plans, sans drainage.Examen histologique de la pièce : Utérus fibromateux avec ébauche d\u2019adénomyomatose.Appendice sans lésions appréciables.(Prof.Masson) Evolution post-opératoire : La malade est soumise au traitement post-opératoire habituel : a) Lavement stimulant ainsi constitué : Sérum glucosé .500 cc.Cognac .30 gr.Café .30 gr.b) Huile camphrée, 5 cc.Huile goménolée, 5 cc.c) Huile camphrée, 5 cc, alternée avec strychnine gr.1/60 toutes les 6 heures.d) Position de Fowler dès que la malade est suffisamment éveillée.e) Deux sacs de glace sur l\u2019abdomen.f) Calmants au besoin.Le lendemain on continue l'huile camphrée pour le matin et le soir.Le surlendemain la malade ne vomit pas du tout.Un lavement évacuant est prescrit et la malade a une bonne selle.On augmente la diète.Le moral est bon et la maladie suit un cours apparemment normal.Dans les jours suivants le pouls se maintient à 100, 110, 104 et la température matutinale à 98.4, 98.1, la température vespérale à 100.La malade urine seule, a des selles normales.Le soir de la cinquième journée, le pouls est à 140 et la malade un peu agitée; cependant pas de ballonnement de l\u2019abdomen, non plus qu\u2019aucune sensibilité.La nuit est mauvaise; le pouls devient incomptable et l\u2019un de nous, appelé à ! heure et demie du matin, prescrit de l\u2019huile camphrée, du sérum artificiel en Murphy.La malade se cyanose, devient froide et meurt à 7 heures 30 le matin. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 87 Protocole d'autopsie : Autopsie pratiquée trois heures après la mort.Femme d\u2019âge moyen, très grasse, bien constituée; pas de rigidité; lividités peu marquées; face pâle; pupilles en position moyenne et inégale.Le diaphragme remonte au quatrième espace à droite, et à la quatrième côte à gauche.Coeur un peu gros (310 gr.) arrêté en systole, pointe à gauche, à parois un peu épaissies ; rien aux orifices.Quelques petites plaques athéromateuses le long de l\u2019aorte.Les poumons présentent dans les lobes inférieurs une zône assez étendue, rougeâtre, carnifiée, à docimasie pulmonaire positive.- Intestin ballonné.Péritoine: 300 cc.de liquide trouble, rouge foncé; dépoli péritonéal généralisé avec granulations fibrinoïdes disséminées.Au niveau du moignon appendiculaire, environ un centimètre cube de pus contenu dans des adhérences épiploïques récentes, friables.L\u2019estomac est très fortement dilaté et rempli de liquide.La rate est plutôt petite (100 gr.), follicules peu apparents, boue splénique peu abondante.Vésicule biliaire à muqueuse irrégulière, d\u2019aspect \u201cfraise\u201d.Foie (1550 gr.) infectieux dégénératif, panaché (zônes rouges et blanc jaunâtre mélangées).Surrénales oedémateuses.Rien à signaler ni aux uretères ni aux reins (145 gr.).Au niveau du ligament large gauche, suppuration minime sous la couche de péritonisation.Diagnostic anatomique.Hypertrophie peu marquée du ventricule gauche.Congestion active des lobes inférieurs des poumons.Estomac dilaté; intestin ballonné.Oedéme des surrénales.Foie dégénératif de toxi-infection.Suppuration du moignon appendiculaire et d'un point de péritonisation du ligament large gauche.Péritonite aiguë généralisée.L\u2019autopsie a été pratiquée par le docteur Simard et c'est ce protocole qui nous a incité à publier cette observation dans l\u2019espoir qu\u2019on pût nous expliquer pourquoi une malade meurt de péritonite suraiguë six jours après une intervention sans signe avertisseur vingt heures avant la mort. PRIAPISME ET TABES Par Roméo BOUCHER, Assistant à la clinique médicale de l\u2019Hôpital Notre-Dame.On connaît les multiples manifestations du tabès et les surprises cliniques que parfois il nous réserve.L'observation que nous présentons en est un exemple frappant.Nous avons cru devoir la rapporter en détail vu qu\u2019elle comporte plusieurs points intéressants.A.L., 52 ans, sans antécédents héréditaires ou personnels particuliers, autres qu'une syphilis contractée en 1921, vient en décembre 1923 solliciter nos soins, parce que son médecin de famille, pour raison de santé, a di abandonner toute clientèle.Ne pouvant avoir de renseignements précis sur la nature du traitement suivi jusqu\u2019à date, nous faisons un Bordet-Wasser- mann qui revient fortement positif.De décembre 1923 à mars 1925, traitement énergique mixte: arsénic, bismuth, mercure.Le premier Bordet-Wassermann négatif a été reçu en juin 1924.En juin 1025, après deux mois de repos thérapeutique, la réaction reste toujours négative.En novembre 1925, notre malade qui est devenu grand liseur de livres de médecine et quelque peu phobique de la vérole nous réclame une ponction lombaire, dont l\u2019examen est négatif tant au point de vue cytologique qu\u2019au point de vue humoral.En juin 1926, nous le revoyons, n\u2019ayant subi aucun traitement depuis sa ponction lombaire, pour une simple furonculose et nous en profitons pour faire un examen général complet.Le coeur et les poumons sont normaux.Le foie est légèrement sensible à la palpation.La rate n'est pas augmentée de volume.L\u2019abdomen est souple, mais présente de nombreuses vergetures près des épines iliaques ; amaigrissement de 22 livres depuis deux mois.Pression artérielle : 135/80.Urines \u2014Albumine : 0.Sucre : très légères traces.Aucune modification des réflexes.Pas d\u2019Argyll-Robertson, ni de Romberg.Seuls, I'appétit est capricieux et le sommeil fugace, mais le malade nous avoue sans difficulté avoir fréquenté Bacchus et Vénus avec frénésie.Epreuve de réactivation: le B.-W.revient négatif.Nous conseillons un peu plus de modération, une vie un peu plus rangée, et le malade nous quitte plus ou moins convaincu et muni d\u2019une formule dépurative.En décembre 1926, sur un appel d\u2019urgence, nous le retrouvons dans son lit avec une température à 104°, un point de côté violent sous-mammaire gauche, expectorant des crachats qui ne tardent pas à prendre une teinte rouillée.L\u2019auscultation révèle des signes nets de pneumonie franche aiguë L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 89 du sommet gauche La rétrocession se fait sans complications dans les délais normaux.Convalescence rapide et bien suivie.Sa première sortie fut pour une marchande d\u2019illusions.A la suite de certaines manoeuvres \u201cab ore\u201d, il eut une érection qu\u2019il garda tant et si bien que cinq heures après l\u2019aventure et très souffrant il nous fait demander.Le pénis est en pleine érection, accolé à la paroi ventrale.La douleur est intolérable et tout désir libidineux absent.Les corps caverneux gonflés, durs, le fourreau légèrement oedématié.Miction non altérée.Traitement: sédol et lupulin à haute dose, aucune amélioration.Le lendemain chloral et bromures à hautes doses, sans autre résultat que de diminuer légèrement la douleur.Le malade étant de plus en plus souffrant, nous recherchons presque machinalement les réflexes rotuliens.Quelle n\u2019est pas notre surprise de constater que leur paresse est évidente, que les achilléens sont absolument muets, que l\u2019Argyll-Robertson est nettement positif.Le Romberg est négatif cependant.Prise de sang pour un B.-W., et nous injectons immédiatement 0.15 ctgr.de novarsénobenzol.Pas d\u2019amélioration.Le lendemain o 30 ctgr., donnant, vingt-quatre heures après une diminution marquée de la douleur et de l'oedème du fourreau.Deux jours après, demi-érection parfaitement supportable.Le quatrième jour, 0.45 ctgr.font disparaître toute trace de ce symptôme, alors que le Bordet-Wassermann revient fortement positif.Depuis sous l'influence du traitement, notre malade a retrouvé jusqu\u2019à date une fonction génitale normale.Cette observation est intéressante à plusieurs points de vue.D'abord, il est rare que le priapisme ait été rapporté comme première manifestation du tabès.Babonneix avec tous les classiques signale une augmentation du potentia cœundi et Lévy-Valensi décrit des crises génitales satyriasiques \u2018rares, précoces et fugaces\u201d dans le tabès, qui ne doivent pas être confondues avec le priapisme.Autant le satyriasis est une \u201cexaltation de l'excitation sexuelle avec répétition des érections et conservation de la volupté\u201d, autant le priapisme est dculoureux, involontaire, sans désirs sexuels ni sensations voluptueuses.L'un est la conséquence d\u2019une excitation réflexe produite par une cause locale ou par une affection nerveuse, l\u2019autre celle d\u2019un cerveau malade.Cependant Estève et Chiappori, en 1917, ont signalé la possibilité du priapisme au cours du tabès et Mariano Castex, en 1914, en a rapporté un cas attribué à l\u2019hérédo-syphilis.Quoi qu\u2019il en soit, la pathogénie diffère avec l\u2019étiologie.Il est certain que le priapisme blennorrhagique n\u2019est pas dé.méme source pathogénique que le priapisme du tabès, ni celui-ci le même que dans la fracture de la colonne vertébrale, les leucémies ou la rage.Le of) I UNION MEDICALE DU CANADA processus du priapisme tabétique est simple et relève des localisations médullaires.Le deuxième point que nous voulons signaler est un point sur lequel, l\u2019an dernier, insistait Marcel Pinard à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, à savoir, la possibilité d\u2019une réactivation spécifique à la suite d\u2019une maladie infectieuse aiguë.Chez notre sujet la maladie, le traitement et ses résultats ont été suivis de près.Une ponction lombaire et une réactivation par injection arsénicale ont montré négative la réaction humorale.Le malade pouvait se croire pratiquement guéri étant donné le mutisme tenace des réactions sérologiques.Et pourtant, après une infection, aiguë si l\u2019on veut, mais ni longue, ni compliquée, non seulement cette réaction revient positive, mais des accidents éclatent, indiquant que par un processus latent l'infection spécifique en est rendue à son stade ultime.On ne saurait trop être prudent avant de prononcer le mot de guérison en matière syphilitique et le spécifique est un malade qui doit se soumettre à une surveillance constante. DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE DES FISTULES DE LA REGION SOUS-MENTONNIERE Par Antonio BELLEROSE, Assistant à la clinique chirurgicale de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Trop souvent, en médecine, nous nous laissons hypnotiser par la lésion la plus apparente, celle que l\u2019on reconnaît sans faire d'efforts, et nous négligeons d\u2019en rechercher la cause; cependant il existe un grand principe qui, je crois, est admis par tous: \u2018\u2019sublata causa, tollitur effectus\u201d.\u2018 Le diagnostic étiologique des fistules purulentes sus-hyoidiennes est assez délicat.Celles-ci trouvent leur origine tantôt dans un abcès dentaire ou sous-périosté du maxillaire inférieur, tantôt dans une adénite suppurée.Si les symptômes cliniques sont suffisants pour nous en faire soupçonner la cause, seule la radiographie nous permet de la déterminer d\u2019une façon certaine.Les observations suivantes démontrent bien, il me semble, la vérité de ce préambule.Observation I-\u2014-Mme A.T., 28 ans, demeurant à Sorel, se présente à la consultation pour une plaie infectée de la région mentonnière.La maladie a débuté par une petite tuméfaction, située vis-à-vis le bord interne du maxillaire inférieur, qui s\u2019est ouverte spontanément à la peau.Depuis trois ans, en dépit de deux interventions locales et de nombreux traitements médicaux, existe une fistulette par où s'échappe un pus en plus ou moins grande quantité.A l\u2019examen, on constate une plaie grisâtre recouverte de croûtelles d\u2019où la pression digitale fait sourdre un pus bien lié, une pression sur le carré du menton engendre de la douleur de même que la percussion des incisives médianes.Nous posons le diagnostic d\u2019abcès apexien des incisives, malgré leur apparence saine et la malade qui dit ne pas souffrir de ses dents présentement, et ne pas en avoir souffert lors du début de la maladie.Une radiographie demandée nous revient positive.Observation II\u2014M.R.L., 18 ans, demeurant à Saint-Eustache, se présente pour une plaie fistulisée de la région sus-hyoidienne.La lésion a commencé, il y a une année et demie, par une tumeur de la grosseur d\u2019une noisette, sans être précédée par des accidents dentaires ; la 92 L'UNION MÉDICALE DU CANADA fistule persiste encore aujourd\u2019hui, malgré une opération locale pratiquée dans un milieu hospitalier.7 On trouve une fistulette située sur la ligne médiane et au milieu de la région sus-hyoïdienne : la pression sur le carré du menton et la percussion sur les incisives inférieures causent de la douleur.Diagnostic.Abcès apexien du maxillaire inférieur bien que les dents ne présentent aucune lésion apparente, et que la malade dise ne jamais avoir souffert de celles-ci.Radiographie positive.Observation III \u2014MIle L.C., 17 ans, demeurant à Montréal, se présente à l\u2019Hôpital Notre-Dame pour une plaie du menton d\u2019où s\u2019échappe un liquide purulent.L\u2019affection a débuté sans être précédée immédiatement d'accidents dentaires.Il s\u2019est formé une tuméfaction qui a présenté les caractères de Radiographie No I l\u2019inflammation subaiguë, petit à petit celle-ci s\u2019est ulcérée et ainsi s\u2019est constituée une fistulette qui dure depuis dix mois.La malade a subi une intervention chirurgicale qui a nécessité une semaine d\u2019hospitalisation, comme, dans les cas précédents, l\u2019opération a été inutile parce que l\u2019on a négligé le diagnostic étiologique, parce que l'on s\u2019est attaqué à l\u2019effet \u2014 plaie du menton \u2014 plutôt qu'à la cause \u2014 abcès apexien.Examen local.Plaie de la région sous-mentonnière d\u2019une coloration grisatre présentant des bords légèrement congestionnés et surélevés.La mobilisation latérale de cette plaie est plutôt difficile alors que la mobilisation verticale est impossible.Une percussion des incisives détermine de la douleur, bien que la malade ne se plaigne pas de ses dents.Diagnostic.Fistule d\u2019origine apexienne à cause de la douleur à la percussion des incisives.Radiographie.Confirmation de notre diagnostic. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 93 Comme il est facile de le constater par les observations cliniques précédentes, ces malades présentent une symptomatologie à peu près semblable; la lésion de prime abord paraît banale et seul un examen approfondi permet d\u2019en reconnaître toute l'importance.Bien que les malades déclarent ne pas souffrir de leur denture, un percussion des dents en contact avec l\u2019abcès détermine une douleur franche; de plus la radiographie permet d\u2019affirmer ce que la clinique soupçonne.Radiographie No III Le traitement consiste dans l\u2019extraction des dents au voisinage de l\u2019abcès avec curettage et drainage du maxillaire; tous nos malades ont été guéris par cette méthode.La trépanation des dents est tout à fait insuffisant à cause des botryomycomes qui se développent dans le tissu osseux.La trépanation du maxillaire inférieur au niveau du sillon labio- gingival avec résection de l\u2019apex dentaire et curettage peut aussi donner de bons résultats. REVUE GÉNÉRALE LES LITHIASIQUES SONT DES INFECTES ET DES HEPATIQUES DEDUCTIONS THERAPEUTIQUES MERCIER-FAUTEUX, Chirurgien à l'Hôtel-Dieu.Impressionné par les accidents mécaniques de la lithiase biliaire tels que la colique hépatique, l\u2019ictère par obstruction, l\u2019hydrocho!é- cyste calculeux, n\u2019est-on pas trop souvent porté à envisager toute cette question que du simple point de vue mécanique et d'en déduire des conclusions thérapeutiques simples, à n'en pas douter efficaces, mais dont les résultats ne cadrent pas toujours avec leur logique plus apparente que réelle.En effet, si tout le problème consistait uniquement à faire disparaître le facteur mécanique \u2014 en l\u2019occurrence le ou les calculs \u2014 il suffirait d'extraire ces derniers pour voir cesser tous les troubles.Mais tel n\u2019est pas le cas dans de nombreuses observations de lithiasiques suivis pendant quelques années afin d'étudier les résultats éloignés de cholécystostomies.L'élément douleur, type aigu, est bien disparu, puisqu\u2019il est en rapport avec la mobilisation et la migration calculeuse: mais l\u2019état général défectueux, les troubles gastro-intes- tiaux, les petits signes hépatiques n\u2019en persistent pas moins quoique considérablement atténués.Il existe donc d\u2019autres facteurs qui conditionnent singulièrement l\u2019évolution et la curabilité de la lithiase; beaucoup plus capricieux, complexes et importants que le facteur mécanique, ils sont \u2014 nous le verrons \u2014 les éléments autour desquels pivote toute la question biliaire. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 95 1.\u2014L\u2019infection Depuis déjà longtemps l\u2019on a incriminé les agents microbiens ccmme cause nécessaire, voire même sine qua non, dans la formation des calculs.Cette pathogénie infectieuse proclamée par Naunyn a suscité bien des recherches et bien des travaux qui ne lui ont d\u2019ailleurs pas donné toujours raison entière.Ainsi Aschoff et Bacmeister diffèrent un peu en ce sens qu\u2019ils n'admettent pas la nécessité d\u2019une cholécystite infectieuse dans tous les cas pour voir se développer la lithiase; pour eux les calculs de cholestérine se forment dans une vésicule aseptique tandis que les calculs à facettes mixtes doivent leur origine à une cholécystite infectieuse.D\u2019un autre côté le professeur danois Rovsing, reprenant dernièrement toute l\u2019étude de la pathogénie des calculs biliaires, nie catégoriquement les théories patho- géniques infectieuses et, a son avis, il s'agirait d\u2019un trouble passager du métabolisme entraînant une précipitation pigmentaire sans aucune participation microbienne.Quoi qu\u2019il en soit de ce problème complexe et difficile, 11 n\u2019en demeure pas moins un certain point sur leque: l'accord semble complet: la lithrase biliaire détermine au miveau de tout l'arbre biliatre des conditions fort favorables au développement des bactéries par irritation de la muqueuse, desquamation cellulaire, catarrhe traumatique, petits épanchements sanguins et stase biliaire.Il en résulte que la lithiase, primitivement processus aseptique pour les uns, septique d'emblée pour les autres, évolue tôt ou tard vers l'infection.Et dès que le facteur infectieux accidentel s\u2019installe, la lithiase, auparavant plutôt sournoise, guère tapageuse et sans tableau clinique \u2014 la meilleure preuve n\u2019en est-elle pas dans les nombreuses constatations d\u2019autopsies où l\u2019on trouve des calculs chez des gens qui durant leur vie n\u2019ont présenté aucun signe clinique \u2014 s'extériorise et apparaît sous sa véritable physionomie clinique.C\u2019est pourquoi désigne-t-on actuellement l\u2019ensemble dés accidents hépato-vésiculaires au cours de la lithiase biliaire sous le nom de cholécvstite calculeuse; car les recherches modernes ont montré qu\u2019il n\u2019existe pas cliniquement de lithiase biliaire sans cholécystite.L\u2019infection vésiculaire constante dans la lithiase est une notion capitale aujourd\u2019hui bien établie et qu\u2019il ne faut jamais perdre de vue.C'est cette infection que l\u2019on retrouve à tous ses degrés, depuis la plus latente jusqu\u2019à la plus grave, au cours de tous les accidents vésiculaires lithiasiques, à partir de la simple colique hépatique réputée 9¢ L'UNION MÉDICALE DU CANADA autrefois purement mécanique jusqu'aux plus redoutables accidents de la cholécystite suppurée.Nous n'avons d'ailleurs qu\u2019à jeter un coup d'œil attentif sur les différentes formes cliniques de la lithiase pour nous rendre compte de la justesse de ces données.Bien que la cholécystite calculeuse présente un polymorphisme extrême dans son expression clinique, nous pouvons lui décrire, en schématisant afin d\u2019être précis, trois grandes formes cliniques: i\" les manifestations lithiasiques que l'on doit rattacher actuellement à une cholécystite discrète, plus anatomique que clinique; 2° la cholécystite calculeuse chronique scléro-atrophique, soit succédant progressivement à une série de manifestations du type précédent, soit s'installant lentement, insidieusement: 3° les accidents à allure aiguë ou subaigué qui pourront apparaître et évoluer sur ce fond de cholé- cvstite chronique: poussées de cholécystite aiguë, complications des cholécystites.a) Les mamfestations liées à une infection discrète Ce chapitre de l'étude des cholécystites lithiasiques est récent.li a été surtout mis en lumière par la chirurgie qui a permis d\u2019exa- nitner et de mettre en évidence les lésions infectieuses sur des vésicules enlevées pour coliques hépatiques répétées ou pour hydropisie de la vésicule.Autrefois, en effet, c'était là des accidents purement mécaniques liés, les uns à la mobilisation d\u2019un calcul vésiculaire soit dans les vcies biliaires, soit sans sortir de la vésicule; les autres à l\u2019enclavement d'un calcul dans le cystique.La notion de la fièvre hépatalgique au cours des coliques hépatiques faisant tout de même déjà pressentir l\u2019infection sous roche.Actuellement toutes ces manifestations s'avèrent sous la dépendance totale ou partielle d'une véritable cholécystite catarrhale, discrete, souvent uniquement histologique, réalisée en particulier par la lésion dite vésicule fraise, \u201cstrawberry gall-bladder\u201d de MacCarthy.Et ces lésions expliquent la fièvre au cours des coliques hépatiques ou vésiculaires et la péricholécystite légère, résorbée en quelques jours, simulant une distension possagère de la vésicule qu\u2019il faut savoir distinguer de l\u2019hydrocholécyste calculeux. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 97 b) La cholécystite chronique scléro-atrophique Dans sa forme typique \u2014 qui n\u2019est d'ailleurs pas la plus fréquente \u2014 certains caractères permettent encore de reconnaître le processus infectieux: dans tous les cas elle évolue par poussées, s'accompagne de petits frissons au moment de ces crises, et parfois ces dernières sont suivies d\u2019une légère teinte sub-ictérique des téguments sans qu\u2019il s'agisse d\u2019obstruction des canaux par calculs.Dans ses formes atypiques ou larvées, beaucoup plus fréquentes et importantes à connaître car elles se traduisent par des signes d'emprunt conduisant facilement à des erreurs de diagnostic, l\u2019infection latente est encore relativement aisée à dépister.Lorsque la lithiase revêt une allure gastrique par un syndrome de sténose pylorique n'indique-t-elle pas autre chose qu\u2019une sténose sous-pylorique par périviscérite du carrefour dont la nature inflammatoire n\u2019est pas à démontrer.Lorsqu\u2019elle affecte une forme gastro- intestinale, les alternatives de diarrhée et de constipation, les phénomènes d\u2019entérite muco-membraneuse ne sont-ils que l\u2019expression d'un réflexe vésiculo-intestinal particulièrement décrit par Candelon et Parturier ?Vu les rapports si intimes qui existent entre l'appareil biliaire et l'intestin, n\u2019indiquent-ils pas autant le rententissement infectieux ?Il est vrai que l\u2019insuffisance biliaire par stase vésiculaire ou cholédocienne entraîne le ralentissement de la traversée digestive d\u2019où des phénomènes de putréfaction et l'installation de la colite; mais aux troubles de déficit sécrétoire ne s\u2019'ajoute-t-il pas les consé- \u2018quences de l\u2019infection intéressant les voies biliaires, directement par le tractus intestinal, indirectement par drainage portal qui explique à lui seul une dernière forme atypique de cholécystite calculeuse: la forme cholécysto-appendiculaire.L\u2019on sait la fréquence de l\u2019appendicite chronique associée à la cholécystite calculeuse et personne ne doute de leur étiologie microbienne.c) Les cholécystites aiguës et leurs complications Inutile d\u2019insister sur ces formes dont l'allure infectieuse est patente: les formes subaiguës avec péricholécystite; les formes aiguës donnant le tableau clinique d\u2019une appendicite haute avec plastron; les formes perforantes dont Gosset a tout dernièrement dans le Journal de Chirurgie montré l\u2019étiologle infectieuse habituelle. 95 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Le processus infectieux apparaît donc toujours dans les différentes formes cliniques de la lfthiase.Et l\u2019étude anatomo-patho- logique des vésicules enlevées au cours des interventions, l'analyse de la bile prélevée aseptiquement au même moment, corroborent la p'upart du temps ces données cliniques.Dans un rapport de 111 cas d\u2019interventions chirurgicales pour lithiase biliaire, Lauwers trouve 84 cas compliqués de cholécystite.V.N.Hedry dans des recherches bactériologiques a trouvé 63 cas sur 100 dont le contenu vésiculaire était septique; parmi les microbes décelables dans la vésicule, le plus souvent se sont montrés les agents de pus; 25 fois dans la bile et 27 fois dans les parois de la vésicule.Nous verrons à la fin de cet article les déductions thérapeutiques qui découlent logiquement de tous ces faits; il nous reste auparavant à rappeler un autre facteur non moins important.2.\u2014L'altération hépatique La lithiase biliaire étant compliquée de phénomènes infectieux d'une extrême chronicité, intéressant toutes les voies biliaires, il est raisonnable de penser qu\u2019à la longue ce processus lèsera la cellule hépatique si hautement différenciée et par conséquent si aisément vulnérable.Aussi cette hypothèse très plausible est confirmée, et par des recherches sur le tissu hépatique lui-même et par des faits cliniques.Walter Martin, ayant pratiqué de petites biopsies hépatiques au cours de cholécystectomies, a régulièrement trouvé divers degrés d'hépatites.| Se basant sur le fait que bien des lithiasiques ne présentent aucune manifestation d\u2019insuffisance hépatique, l\u2019on pourrait peut- être croire que ces trouvailles de laboratoire n\u2019ont guère de valeur puisqu'elles n\u2019ont pas toujours de retentissement fonctionnel.Bien au contraire, elles ont une valeur considérable puisqu\u2019elles mettent en lumière l\u2019altération hépatique constante au cours de la cholécystite calculeuse et nous autorisent par le fait même à admettre l'insuffisance hépatique latente, même chez ces malades Qui n\u2019en présentent aucune manifestation clinique.Et d\u2019ailleurs l\u2019insuffisance fonctionnelle d\u2019un organe est-elle si facilement appréciable par nos procédés actuels d'investigation, surtout en ce qui concerne la valeur fonctionnelle du foie ?Noël L'UNION MÉDICALE DU CANADA 99 liessenger a insisté tout dernièrement sur la difficulté du dépistage de l'insuffisance hépatique au début.C\u2019est une chose connue, disait- il, que tous nos organes ont une capacité fonctionnelle qui dépasse largement la demande de l'organisme, et de même que la fonction rénale est encore assurée par un seul rein, que l'hématose est suffi- sente avec un poumon supprimé, de même les fonctions hépatiques s'accomplissent encore normalement alors que l\u2019organe est sérieusement atteint.Et tout de même, certains petits signes, à première vue sans grande importance, et malheureusement pas toujours recherchés, indiquent bien la souffrance du foie.L'ictère, par poussées et au moindre écart de régime; le temps de saignement augmenté et le temps de coagulation diminué; la présence passagère d'urobiline et de sucre dans les urines; les troubles nerveux avec hypochondrie et psychasténie.Mais tous ces petits signes n\u2019attirent pas l'attention qui est tout à approfondir les caractères beaucoup plus bruyants des accidents mécaniques douloureux.II faut en arriver aux graves complications pour reconnaître l'insuffisance hépatique latente, à signes discrets.Lt c\u2019est.surtout à la suite d'une intervention sur la vésicule qu\u2019elle se montre dans toute sa brutalité et ses terrifiantes conséquences.Qui, en effet, n\u2019a pas eu l\u2019occasion de voir s'installer l\u2019acidose chez certains opérés, qui pourtant avant l'intervention ne laissaient rien soupconner.C\u2019est généralement dès le deuxième jour qu\u2019elle entre en scène.le malade devient agité, inquiët; la face est vultueuse et la soif est marquée.Des douleurs vagues généralisées à tout l'abdomen attirent l\u2019attention et font craindre une péritonite.[es vomissements de mucus gastrique et de bile surviennent; la distension stomacale devient de plus en plus marquée et ne cède pas aux lavages; 1l y a pourtant pas d\u2019occlusion, les gaz et les matières passent.la langue est rôtie, souvent tachée de bile, et la bouche l:rgement ouverte, haletante, dégage une odeur forte d'acétone.La peau est maintenant toute humide, froide et sans tontts, ! Le } uls est petit et devient rapidement filiforme.Le malade se plait, duke fatigue énorme et d\u2019un pressant besoin d\u2019air.Le pouls, la température et la respiration continuent de s\u2019accélérer et.l'on assiste \u201cmpuissarits/ à un dénouement dont la rapidité stupéfie.On, porte si vent alors\u2018le diagnostic de choc opératoire.Mais I'examén post-mortem éclaircit : oh \u201clL \"6 = + : eee 100 L'UNION MÉDICALE DU CANADA davantage le mécanisme de cette fin dramatique et nous montre par des lésions que l\u2019on peut palper et voir qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019insuffisance hépatique.Conclusions On voit donc que dans l\u2019ensemble l\u2019histoire des cholécystites calculeuses résume celle de la lithiase biliaire.Concluons donc que tout lithiasique présente à des degrés divers des lésions de cholécystite infectieuse et de l\u2019insuffisance hépatique.En présence de malades atteints de lithiase biliaire rappelons-nous tou jours que nous sommes en présence: d\u2019hépatiques et d'infectés toujours en imminence de graves dangers.On concevra alors facilement l'importance de reconnaître rapidement cette affection et d'instituer un traitement précoce, à un moment où les lésions sont encore minimes et que le pouvoir de défense et de régénération du foie n\u2019est pas encore dépassé.Est-il nécessaire d\u2019ajouter, après cet exposé, que la cholécys- tectomie demeure le traitement de choix.Il faut enlever la vésicule, car le fait d'extraire des calculs de la vésicule biliaire n\u2019a aucune action sur la production et le retour des concrétions, parce qu'il a encore moins d'action sur l'infection des parois vésiculaires.La cholécystostomie reste une intervention utile, palliative, à indications très limitées et bien précises et n\u2019est en somme que le premier temps d'une opération radicale.Il faut enlever la vésicule et d\u2019une façon précoce pour soustraire le foyer septique, prévenir les perforations de la vésicule, supprimer la formation de nouveaux calculs, la possibilité d\u2019une oblitération du cholédoque, la dégénérescence cancéreuse, toujours possible de la vésicule, le cancer de la tête du pancréas et surtout cette hépatite septique lente pouvant déterminer des lésions permanentes du foie mettant l\u2019organisme entier en hypo-défense vis-à- vis tous les diffarents processus toxiques et infectieux qui le menacent continue]lement au cours de l\u2019existence.it 4 \u20181 ons ai 740 fe a PHARMACOLOGIE Potions expectorantes : 1° Chlorhydrate d\u2019ammoniaque .30 grammes Sirop tolu .30 grammes Ean de menthe .120 grammes Une cuillerée a soupe toutes les deux heures.2° Acétate d\u2019ammoniaque .1 gr.50 Benzoate de soude .0 gr.b0 centig.Cognac .vv vv ++ +.8 grammes Julep gommeux Sirop tolu 44a .45 grammes Une cuillerée a dessert toutes les deux heures (broncho-pneumonie \u2014 enfants) 3° Cystites.Potion Tr.jusquiame .2 grammes Benzoate de soude .4 grammes Sirop sucre .40 grammes Infusion de Buchu .q.s.125 ce.Une cuillerée à soupe toutes les deux heures.4\u2019 Contre les hémorrhoides : Extrait de jusquiame .5 centigrammes Extrait d\u2019hamamelis .10 centigrammes Beurre de cacao .Q.S.Pour un suppositoire.5° Solution tonique : Arséniate de soude .\u2026.5 centigrammes Sulfate de strychnine .3 centigrammes Eau distillée .300 cc.= Une cuillerée à dessert avant chaque repas. ANALYSES MEDECINE A.CLERC.\u2014 Anomalies électrocardiographiques au cours de l\u2019oblitération coronarienne (extrait de \u201cLa Presse Médicale\u201d, 20 avril 1927).A côté des renseignements cliniques l\u2019électrocardiographie devait fatalement prendre sa place dans l'étude des caractères de l'oblitération coronarienne, car elle est capable non seulement d\u2019analyser l\u2019affolement ventriculaire, mais encore d\u2019apprécier les qualités de la contraction cardiaque et d\u2019en surprendre les anomalies, même si le rythme a conservé toute sa régularité.L'oblitération coronarienne brusque, en raison du caractère souvent suraigu des désordres qu\u2019elle engendre, semble se prêter plus difficilement à l'exploration électrique; pourtant l'utilisation de la télécardiographie et celle plus récente d\u2019instruments portatifs fait que les recherches, au cours de ces toutes dernières années, se sont faites nettement plus nombreuses.Si importants que soient en général les troubles rythmiques, et malgré même des troubles fonctionnels intenses, il est bien des cas où la régularité des battements persiste; aussi estce l\u2019anomalie des complexes ventriculaires qui mérite de passer au premier plan.Un des aspects les plus curieux consiste dans la déformation de l\u2019onde T, formant un dôme élevé qui peut absorber le sommet R et parfois le dépasser en hauteur.Cependant la déviation peut se faire en sens inverse: l\u2019onde T devient négative et souvent même cesse d\u2019être arrondie pour former une dépression profonde à sommet aigu inférieur.Un état comme intermédiaire aux deux précédents a été souligné par les recherches de Pardee qui lui attribue une importance particulière: cet aspect consiste en ce que l'onde T se trouve réunie à R non plus par une ligne droite mais par une courbe plus ou moins bombé; il deviendrait révélateur de l\u2019oblitération coronarienne.Enfin les irrégularités du rythme lui-même viennent fréquemment se joindre avec anomalies d\u2019ordre graphique; sans parler des extrasystoles de types divers, la fibrillation auriculaire s'observe ainsi que la tachycardie, celle-ci à type ventriculaire, c\u2019est-à-dire où tous les complexes ventriculaires sont uniformément altérés.L\u2019onde T n\u2019est pas toujours seule en cause: c'est alors que le groupe Q R S subit les principales déformations, l\u2019élargissement des branches de R, et aussi leur échancrure devenait comparables à ceux qui sont en rapport avec le soi-disant blocage des branches hisiennes, Toutefois les tracés sont rarement recueillis dans la période aiguë; le plus souvent, ils sont contemporains de la convalescence, où les com- PE pa L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 103 mémoratifs fournissent les meilleures raisons de supposer un passé coronarien.Ce sont les douleurs précédemment ressenties qui attirent alors le plus souvent l\u2019attention; aussi est-ce chez les \u2018anciens angineux\u201d qu'ont porté la plupart des investigations; dans ce cas la question a pris une importance nouvelle, car elle met en cause l\u2019origine corona- rianne de l\u2019angor pectoris lui-même.La déformation des tracés revêt donc un caractère quasi chronique et se rapproche de celle qui accompagne les insuffisances ventriculaires à marche lente.Les statistiques ont permis d\u2019apprécier la fréquerice absolue des différents types de troubles électriques et d\u2019établir lesquels, parmi ceux- ci, étaient prédominants.- Pardee, prenant 50 malades dans chacune des catégories suivantes: affections valvulaires, myocardite chronique, oblitération coronarienne supposée, trouve seulement 13 fois des complexes atypiques dans la première, et 34 dans la dernière; d'après Willins et Brown, les dites anomalies s\u2019observent chez 80 pour 100 des sujets ayant accusé de fortes douleurs et chez 54 pour 100 de ceux n\u2019ayant présenté que de faibles attaques, 18 pour 100 seulement donnant des tracés physiologiques; Clerc lui-même a observé 12 fois des figures anormales sur 20 cas suspects.a Quant à la fréquence des profils observés, tous les auteurs sont d\u2019accord sur la grande rareté des cas où l\u2019onde T se renfle en dôme.C'est l\u2019inversion simple, ou en pointe, de l\u2019onde T qui semble la plus habituelle; l\u2019échancrure et l'élargissement de R seraient un peu plus rares.Enfin si, d\u2019une manière générale, les modifications se montrent durables et même quasi définitives, le retour à la normale est possible au bout de quelques semaines.Clerc a vu chez plusieurs malades l\u2019onde T ou bien s\u2019inverser au moment d\u2019une crise douloureuse ou bien reprendre son caractère positif physiologique au moment de la convalescence.A la suite de nombreuses recherches expérimentales on voit que l\u2019on retrouve les mêmes altérations des tracés chez l\u2019homme et chez l\u2019animal: c\u2019est pourquoi la clinique et le laboratoire s\u2019accordent à souligner l\u2019importance de l\u2019électrocardiographie pour l\u2019étude des troubles engendrés par l\u2019oblitération coronarienne; car mieux que touté autre cette méthode permet non seulement de prendre sur le fait les désordres brutaux qui marquent l\u2019ischimie massive du myocarde, mais encore d\u2019analyser, même en dehors de tout désordre rythmique, la qualité défectueuse des contractions ventriculaires et même de souligner physiologiquement tout foyer de désintégration, toute plaque fibreuse et cicatricielle, à condition qu\u2019ils soient suffisamment étendus ou bien localisés dans une région vitale; les cas négatifs, c\u2019est à-dire ceux où les profils gardent leur aspect physiologique, n\u2019offrent en principe rien de paradoxal car ils peuvent donner à supposer ou bien que les rameaux artériels intéressés étaient sans importance, ou bien que la zone lésée était jusqu\u2019à un certain point indifférente.A.De GUISE. 104 L'UNION MÉDICALE DU CANADA L.BARRIEU.-\u2014 L\u2019huile camphrée doit-elle être conservée comme cardiotonique ?(\u2018Le Progrès Médical\u201d, 12 novembre 1927).Les fortes doses offrent des inconvénients sérieux dus au camphre d\u2019abord, puis à l'huile.Après avoir brièvement exposé la toxicité du camphre, l\u2019auteur pose deux contre-indications nettes: le défaut d'oxygène (intoxication oxycarbonée, troubles de l\u2019hématose, septicémies graves, pneumonie double, affections du cœur non compensées) et l\u2019insuffisance de la glycolyse (diabète et intoxication par le chloral).Du reste, si Thuile camphrée est un bon stimulant pour le cœur en état de fléchissement momentané, il ne faut pas en donner dans les cas de cœur irritable ou dans l\u2019arythmie extra-systolique.Quant au véhicule lui-même sa lente résorption demande de ne pas en injecter de trop grandes quantités.L\u2019auteur propose de remplacer l'huile camphrée par la coramine ou diéthylamide de l'acide pyridique B carbonique.BOUCHER, PAUL SAINTON.\u2014 Glandes endocrines et troubles oculaires (\u2018Le Progrès Médical\u201d, 12 novembre 1927).Troubles du système moteur, surtout en rapport avee les troubles de la sécrétion thyroïdienne: paralysies des IIIe, IVe et VIe paires chez les basedowiens, exophtalmie, dyssynergie oculo-palpébrale ou oculaire, troubles de la musculature intrinsèque, tels que mydriase, myosis, ani- socorie; troubles vasculaires: hémorragies de la conjonctive, du corps vitré, migraine ophtalmique dues à la thyroïde, spasmes rétiniens dus aux ovaires; troubles de la tension intra-oculaire élevée dans l\u2019insuffisance thyroïdienne, ovarienne et hypophysaire, abaissée dans l\u2019hyperfonctionne- ment thyroïdien et hypophysaire; troubles de la morphogénèse et du trophisme sur la cornée et sur le cristallin dus à des dysfonctionnements piuriglandulaires ayant une influence, surtout en ce qui touche le cris- - tallin, sur le métabolisme du calcium; les irido-choroidites, les névrites et les atrophies optiques attribuées, suivant le même ordre, à l'ovaire, à la parathyroïde ou à l\u2019hypophyse.Comme on le voit, la thyroïde, les glandes génitales et la parathyroïde paraissant surtout avoir une influence sgur le système oculaire.BOUCHER, JAMES E.PAULLIN.\u2014 Renal Diabetes.(\u2018Archives of Medicine\u201d, 1926).On entend d\u2019ordinaire par glycosurie rénale un état s\u2019accompagnant d\u2019une perméabilité anormale des reins au glucose.Pour constante que soit habituellement la glycosurie, elle n\u2019est pas nécessairement élevée et le régime alimentaire n\u2019a guère d\u2019influence sur elle.Même dans les cas de diabète rénal à évolution prolongée, la glycémie reste normale ou sub normale et les symptômes du diabète sucré font défaut. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 195 L'organisme dans cette condition conserve un pouvoir d\u2019utilisation et d\u2019emmagasinement des hydrates de carbone normal.L\u2019auteur rapporte les résultats de l'ingestion du glucose sur le quotient respiratoire, le métabolisme basal, la glycémie et la glycosurie dans 4 cas de diabète rénal.Il applique dans ses recherches la technique de Beatley et de Sandiford.Il utilise le gazomètre de Tissot et fait l\u2019analyse des gaz au moyen de l'appareil de Haldane.Le malade est soumis à une période de jeûne de 16 heures avant chaque expérience.Il recherche la glycémie à jeun, puis il fait ingérer du glucose.Au bout d\u2019une période de 20 minutes, il applique le masque, puis fait une nouvelle recherche de la glycémie et ainsi de suite, à intervalle d\u2019une demi-heure.Dans chaque cas, l\u2019auteur recherche la glycémie et pratique analyse des urines si le malade peut uriner.Il résulte des observations de Paullin que dans a demi-heure qui suit l\u2019ingestion de grandes quantités de glucose, le quotient respiratoire s\u2019élève de façon notable pour atteindre son acmée une heure et demie après l\u2019ingestion du glucose.Parallèlement, le taux du métabolisme basal s\u2019élève de 7 à 199, au dessus de la normale.On y observe de même une élévation des calories, produit du métabolisme des hydrates de carbone.En moyenne les sujets en expérience ont comburé 16% du glucose ingéré; les extrêmes de combustion sont compris entre 14.6 et 18.99.Il semblerait donc que les diabétiques rénaux ont un métabolisme et un pouvoir d\u2019emmagasinement des hydrates de carbone semblable à celui des sujets normaux.Cette supposition voudrait dire que les diabétiques rénaux ont un métabolisme hydracarboné normal, ce que démontrent les faits, ces malades ne développant cŒue rarement le diabète sucré.J.ROMEO PEPIN.CHIRURGIE GREUET et DELARUE.\u2014 Deux cas de tétanos généralisé guéri par la sérothérapie (\u201cBulletins et Mémoires de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris\u2019, tome L, No 38).Le premier cas concerne un garçon de 14 ans qui s\u2019était fait une plaie plantaire sur un caillou pointu.Sept jours après, le tétanos débuta, généralisé mais prédominant aux membres inférieurs.Il fut traité par des injections massives de sérum non purifié, par voie sous-cutanée, intra-musculaire, intra-veineuse et intra-rachidienne.Il ne fut pas fait d\u2019excision de la plaie qui était cicatrisée.Durant quatorze jours, le malade reçut 1,980 em.c.de sérum, et il n\u2019y a pas eu de réaction sérique sérieuse.La guérison a été complète.Le second cas est celui d\u2019un garçon de 12 ans, blessé à la jambe gauche, par un morceau de bouteille.Ici, non plus, pas de sérum préventif.Quinze jours plus tard, le tétanos apparaît, d\u2019abord localisé à la jambe blessée, puis généralisé.Le petit malade est alors deux semaines 106 L'UNION MÉDICALE DU CANADA sous traitement sérieux.Puis, il est traité par l'injection de 1,740 cmc de sérum par voies intra-rachidienne, intra-mustulaire et sous-cutanée.Il n\u2019y a eu aucun accident sérique.La guérison a été complété en onze jours.Les auteurs insistent sur la nécessité des injections très abondantes de sérum quand il est employé à titre curatif, et sur l'avantage de la voie intra rachidienne quand la contracture n\u2019empéche pas de l\u2019employer.Armand PARE.M.H.GAUDIER.\u2014 À propos d\u2019un cas de prothèse osseuse (\u201cBull.et Mém.de la Soc.Nat.de Chir.\u201d, 22 oct.1927).Il s\u2019agit de l\u2019évolution histologique des greffons osseux.Un jeune homme de vingt-cinq ans, chez qui, en 1925, on fait la greffe d'un fragment du péroné entre la diaphyse du ler métatarsien et l\u2019astragale, est amputé de ce pied en 1927 pour une tuberculose tibio-tarsienne.L\u2019os est bien fixé au métatarsien et à l\u2019astragale, ceux-ci ne forment ensemble qu\u2019un bloc et à la coupe longitudinale du greffon cela ne semble qu\u2019un tout.L\u2019examen histologique montre un os compact coiffé aux extrémités de tissu spongieux.La cavité médullaire et le tissu spongieux ne renferment aucun vestige de moelle osseuse, le système des lames et des lamelles est parfois conservé, les ostéoplastes ont leur aspect habituelle mais ne contiennent pas de cellules osseuses; en résumé le greffon est devenu un os nécrotique.A.BELLEROSE.M.CHEVRIER.\u2014 Sur les anévrysmes artério-veineux (Bull.et Mém.de la Soc.Nat.de Chir.\u201d, 18 juin 1927).L\u2019auteur envisage deux points: la question du caillot, la transformation par endophlébite adhésive.a) Les caillots dans les anévrismes artério-veineux.\u2014 Il peut y avoir des caillots dans les anévrysmes artério-veineux, trois observations personnelles le démontrent suffisamment.Ce fait n'a pas simplement la valeur d\u2019une curiosité anatomo-pathologique, il a des conséquences cliniques, thérapeutiques et évolutives; c\u2019est la possibilité d\u2019une embolie centrale ou périphérique, possibilité qui oblige à lier d\u2019abord le bout central de la veine dans toute intervention sanglante pratiquée pour guérir cette infirmité.b) Transformation par endophlébite adhésive.\u2014 Le bout central de la veine s\u2019oblitère par un processus d\u2019endophlébite, et l'anévrysme, pien qu'anatomiquement artério-veineux, présente les caractères cliniques de l'anévrysme artériel.A.BELLEROSE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 107 J.O.BOWER et J.H.CLARK (Philadelphie).\u2014 Controllable factors affecting the mortality of acute appendicitis (\u201cThe Journal of the A.M.A\u201d, vol.89, No Il, septembre 1927).Les auteurs ayant consulté les statistiques nationales et locales trouvent qu\u2019il y a une augmentation de mortalité dans les cas d\u2019appendicite aiguëe depuis dix ans.Pour eux la raison de cette augmentation réside dans: 1) le retard apporté pour faire un diagnostic positif; 2) l\u2019administration de laxatifs au cours de la crise.Les médecins ne conseillent pas une intervention immédiate parce qu\u2019ils ne sont pas sûrs qu\u2019ils traitent un cas d\u2019appendicite avant que les symptômes de péritonite s\u2019installent.Sur 750 patients opérés au Samaritan Hospital, il existait une perforation appendiculaire dans 338 cas, soit 45 avant l'entrée à l'hôpital.Et le diagnostic de perforation et de péritonite associés a été fait dans moins de 3.92.3 des malades morts par péritonite secondaire à une perforation avaient recu des laxatifs; 77.4 qui sont entrés à l\u2019hôpital avec le diagnostic d\u2019appendicite et péritonite localisée avaient été purgés; 24.3 de ceux admis pour appendicite simple avaient aussi reçu des laxatifs avant l'admission.Les auteurs terminent en recommandant d\u2019étudier bien attentivement les signes cliniques de l\u2019appendicite et de faire autour de soi une campagne contre l\u2019abus des laxatifs, leur danger, dans les crises douloureuses abdominales.MERCIER-FAUTEUX.M.CARAVEN (d'Amiens).\u2014 Occlusion intestinale strictement mécanique, sans abcès ni péritonite, au cours d\u2019une première crise d\u2019appendicite (Communication à la \u201cSociété Nationale de Chirurgie\u201d Paris.Rapport de A.Basset.Tome LIII, 1927, p.1104-1107).C.rapporte un cas très intéressant et très rare d\u2019occlusion intestinale, au cours d\u2019une première crise d\u2019appendicite.Voici les quelques remarques qui précèdent cette observation.\u201cLorsque, dit-il, on parle d\u2019occlusion intestinale d\u2019origine appendiculaire on a surtout en vue l\u2019occlusion post-opératoire; pratiquement, et dans un cas d\u2019espèce, nous faisons à peu près tous la même chose, c\u2019est- à-dire le minimum; nous créons une petite fistule sur la première anse que nous voyons dilatée.Plus rarement c\u2019est une péritonite appendiculaire, non encore opérée, qui prend le masque de l\u2019occlusion; et le mécanisme de celle-ci est en général la paralysie intestinale.Il existe des cas sans doute très rares, où l\u2019occlusion se manifeste aussi avant toute opération, mais dans lesquels elle est d\u2019origine strictement mécanique, et où à l\u2019opération on ne trouve ni abcès, ni péritonite.Voici un exemple curieux et malheureux de cette complication. 106 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Il s\u2019agit, dans ce cas, d\u2019une jeune fille de dix-huit ans auprès de laquelle C.est appeler en consultation.Il voit une malade qui ne rend pas de gaz ni de selles, pas de vomissements depuis la veille, douleurs dans le bas ventre depuis douze jours, puis les douleurs se sont peu à peu calmées.Cette jeune fille n\u2019avait jamais été malade auparavant.Il voit la malade le soir: ventre plat, anses intestinales dilatées, qui se dessinent à travers la paroi abdominale.Pas de peristaltisme visible.Peu de distention des anses, la malade ne souffre pas.Le palper abdominal est négatif, peut-être un peu de douleur vers l\u2019ombilic à droite, et au dessus du public un très léger œdème.Le toucher rectal négatif excepté le cul-de-sac de Douglas qui est rempli par une masse résistante donnant la sensation d\u2019un kyste.Pas de fièvre.Pouls à 90.L\u2019examen général est aussi négatif.Aucun trouble urinaire.A cause de la légère douleur et de l\u2019œdème de l\u2019hypogastre, à cause de la réflétion et de la tension du cul-de-sac de Douglas C.pense à une occlusion paralytique par abcès pelvien d\u2019origine appendiculaire, et il juge l\u2019opération indispensable, mais il lui fut impossible de la pratiquer avant le lendemain.Il fit donc une incision sus-pubienne croyant trouver un abcès pelvien qu\u2019il pourra drainer facilement.Après exploration du bassin avec la main, il ne trouva rien, mais il ramena du Douglas une anse grèle très distendue qui constituait, dit-il, a elle seule la masse résistante perçue la veille par le rectum.L\u2019incision agrandie jusqu\u2019à l\u2019ombilic lui fit découvrir le siège de l\u2019occlusion entre le jéjunum et l\u2019iléon, occlusion constituée par l\u2019appendice dont la pointe adhérent: ou grêle est encapuchonnée par lui.L\u2019appendice est rouge vif à la pointe et la portion du grêle qui l\u2019entoure est très congestionnée et fiiable.La libération de la pointe se fait facilement, mais sous l'influence de tractions, même légères, l\u2019intestin se perfore et du liquide se répand dans le ventre.Suture de la perforation, l\u2019appendice est enlevée, et mise en place d\u2019un Mikuliez, malheureusement la malade reste en hypothermie, va de mal en pis puis meurt dans la nuit.Basset ajoute quelques commentaires: L'intérêt du cas, dit-il, réside dans le caractère strictement mécanique de l'\u2019occlusion du grêle couché sur l\u2019appendice, alors que les occlusions contemporaines d\u2019une première crise d\u2019appendicite sont presque toujours des occlusions paralytiques par péritonite.Au point de vue opératoire ce qu'il y a à retenir c\u2019est qu\u2019il eut été préférable d'attirer d\u2019abord le plus possible hors du ventre l'anse distendue et de la vider par ponction du liquide qu\u2019elle contenait avant de détacher d\u2019elle la pointe de l\u2019appendice.On eût peut-être ainsi évité l'irruption du contenu intestinal dans le champ opératoire.Mais, conclut-il, ce sont là des choses qu\u2019on ne dit à un autre ou qu\u2019on ne se dit à soi-même que \u201ca posteriori\u201d et en présence d'un cas.malheureux.E.TROTTIER. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 109 PEDIATRIE CHEVALLEY.\u2014 Diphtérie du nourrisson (\u201cSociété de pédiatrie\u201d, 17 mai 1927).M.Chevalley observe 1000 nourrissons.Il trouve 100 porteurs de bacilles diphtériques sans aucun des accidents classiques de cette maladie.56 p.100 de mortalité chez ces enfants; inférieure à 20 p.100 chez les autres.Maladie: 81 coryzas, 8 otites, 8 coryoactivités, 2 infections ombilicales et 1 fissure sus-auriculaire.Diphtérie nasale bénigne dans 22 cas, récidivante ou prolongée dans 21 cas, accidents graves de dénutrition dans 15 cas, et broncho-pneumonies dans 27 cas.Gaston LAPIERRE.A.B.MARFAN.\u2014 Traitement du rachitisme (\u201cParis Médical\u201d, 5 novembre 1927, p.358).Très intéressante mise au point du traitement actuel du rachitisme tel que conçu en France.Si avec l\u2019Ecole française on considère l\u2019ostéo-lymphatisme (Marfan) non comme une entité morbide mais comme un syndrôme, le traitement devra comprendre deux parties: 1° les médications qui s\u2019adressent à la cause; 2° celles qui favorisent la nutrition osseuse, ces dernières constituant les médications proprement antirachitiques.En cas de syphilis certaine, ou seulement probable, il faut instituer la médication spécifique; si le régime est défectueux, il faut le corriger sans délai et régler par la suite l\u2019alimentation de façon minutieuse.À cet égard, il est utile de savoir que le jaune d\u2019œuf paraît favorable aux rachitiques et peut être essayé chez ces malades dès l\u2019âge de dix mois.Contrairement à l\u2019Ecole américaine, l\u2019auteur n\u2019admet pas dans l'huile de foie de morue la présence d\u2019une vitamine spécifique douée de propriétés anti-rachitiques et, pour Marfan, l\u2019action de l'huile de foie de morue serait bien moindre que celle des rayons ultra-violets.Toutefois n\u2019est-il pas permis de se demander si les huiles de foie de morue utilisées en France sont d\u2019aussi bonne qualité que celles employées en Amérique et au Canada, lesquelles sont purifiées et\u2019 expérimentées sur l\u2019animal avant d\u2019être livrées au commerce.Depuis 1922, à la suite des travaux de E.M.Hume (de Cambridge), on a essayé de conférer à certains aliments des propriétés antirachitiques en les exposant à l\u2019action des radiations ultra-violettes.L\u2019auteur, curieux de vérifier la valeur de ces recherches, a traité un certain nombre d\u2019enfants rachitiques avec une poudre de lait irradiée; ses essais \u2014 encore que peu nombreux \u2014 ont donné des résultats favorables.D\u2019après A.-F.Hess (de New York) les aliments qui possèdent des propriétés antirachitiques sont ceux qui contiennent de la cholestérine, substance capable d\u2019être sensibilisée par les rayons ultra-violets et susceptible de se comporter comme une sorte de véritable vitamine. 110 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Il est évident que cette médication est trop récente pour qu\u2019on puisse porter un jugement sur sa valeur, mais il semble que le praticien ne risque rien à l\u2019essayer dans certains cas de rachitisme (rachitisme avec déformation osseuses par exemple) lorsque le traitement classique n\u2019a pas donné de résultats.Paul LETONDAL.P.LEREBOULLET.\u2014 Le traitement actuel de l\u2019angine diphtérique (\u201cParis Médical\u201d, 5 novembre 1927, p.379).Pour prévenir et traiter la maladie de Bretonnneau, nous possédons actuellement l\u2019anatoxine, le sérum ordinaire, le sérum purifié.Il est entendu que la sérothérapie antidiphtérique doit être précoce, intensive, prolongée, et que la méthode par excellence pour l'introduction du sérum est la voie intramuseulaire et sous-cutanée simultanée.Le sérum antidiphtérique purifié de l\u2019Institut Psateur, ou antitoxine purifiée, est un sérum désalbuminé c\u2019est-à-dire si peu riche en protéines qu\u2019il ne provoque que peu d'accidents sériques, même à doses relativement élevées.Ajoutons que ce sérum n\u2019est pas seulement purifié mais concentré; sous un même volume il est deux fois plus actif que le sérum ordinaire, comme le montre le tableau suivant, très utile à consulter, que nous croyons devoir reproduire: TABLEAU DE CORRESPONDANCE du sérum ordinaire et du sérum purifié.Unités Sérum ordinaire antitoxiques Sérum purifié 1000 Flacon de 2 ce.5 Flacon de 10 ce.2500 Flacon de 20 cc.5000 Flacon de 10 cc.40 cc.10600 20 cc.80 cc.20000 40 ce.120 cc.30000 60 cc.160 cc.40000 80 cc.200 cc.50000 100 cc.Le sérum purifié est indiqué pour la séroprévention dans les collectivités lorsqu'il faut agir vite, à la dose de 1000 unités; dans les angines diphtériques communes, c\u2019est encore à l\u2019antitoxine purifiée qu\u2019il convient d'avoir recours, à condition d'injecter des doses élevées (20000 unités et plus).Mais dans les diphtéries malignes c'est au sérum ordinaire, au sérum de Roux, qu\u2019il faut donner la préférence; car ce sérum, qu\u2019il est nécessaire d\u2019employer à très hautes doses (minimum de 50000 unités), exerce par sa masse une action générale puissante sur les moyens de défense de l'organisme qui semble tout au moins aussi importante que son action L'UNION MÉDICALE DU CANADA [11 antitoxique; ajoutons qu\u2019en pareil cas la médication surrénale peut être utilement prescrite, sous forme de solution d\u2019adrénaline, de cachets d\u2019extrait surrénal, d\u2019injection hypodermiques d\u2019extrait surrénal (Lere- bcullet).L'anatoxine de Ramon est le procédé de choix pour prévenir la diphtérie dans les agglomérations où il n\u2019est pas nécessaire d'agir rapidement; elle possède sur la séroprophylaxie l'avantage de réaliser une immunité durable.La technique en est des plus simples; elle consiste à pratiquer à trois semaines d\u2019intervalle trois injections sous-cutanées d\u2019un demi-centimètre cube, d\u2019un centimètre cube et d\u2019un centimètre cube d\u2019anatoxine.Paul LETONDAL.E.APERT.\u2014 Diagnostic de la pneumonie franche aiguë chez l\u2019enfant (\u201cLe Monde Médical\u201d, 15 novembre 1927, p.937).L\u2019auteur envisage dans cet article le diagnostic de la forme classique de la pneumonie infantile; il passe en revue les particularités que présentent les signes généraux fonctionnels et physiques thez l'enfant, et conclut que, malgré de réelles difficultés, le médecin peut, dans l'immense majorité des cas, arriver à porter avec certitude un diagnostic de pneumonie.Quelles sont donc les particularités de la pneumonie franche aiguë de l\u2019enfant ?Nous ne pouvons toutes les énumérer ici; nous n\u2019en retiendrons que quelques unes., Le point de côté est abdominal et siège, dans plus des deux tiers des cas, dans la fosse iliaque (point appendiculaire).Avec une palpation méthodique, douce et progressive, il est bien rare que ce point de côté puisse être confondu avec la douleur appendiculaire.Un symptôme qu\u2019il faudra toujours rechercher avec soin est l\u2019herpès labial, dont la valeur diagnostique est grande; parfois la lésion est très étendue, parfois elle est réduite à une ou deux petites élevures rosées qui n'aboutiront que tardivement à la vésicule ou à la croutelle, et qui pourront même parfois rester à l\u2019état de papule et disparaître en vingt- quatre heures.Les crachats sucre d\u2019orge, si caractéristiques, manquent chez l\u2019enfant parce que l\u2019enfant ne commence à savoir expectorer que vers 12 à 14 ans.Une des grosses difficultés du diagnostic de la pneumonie infantile réside dans l\u2019atténuation ou l\u2019apparition tardive des signes physiques, parce que le foyer pneumonique chez l\u2019enfant est d'ordinaire peu étendu et souvent profondément situé.Le souffle caractéristique qu\u2019il ne faudra jamais manquer de rechercher avec soin dans la région axillaire, a souvent un timbre plus aigre que chez l'adulte, se rapprochant davantage du souffle pleurétique, dont il peut emprunter le caractère lointain et voila.Quelquefois au lieu du souffle on entend une pluie de râles cré- pitants à la fin de l'inspiration.Dans tous les cas où le diagnostic reste en suspens, il sera utile de recourir à la radiographie qui permet de 11Z L'UNION MÉDICALE DU CANADA constater fréquemment le triangle de Weill et Mouriquand (à base périphérique et a4 sommet hilaire).Il est toujours intéressant de pouvoir porter avec certitude un diagnostic de pneumonie franche aiguë chez l'enfant à cause de l\u2019heureux pronostic que cette maladie comporte, c'est à-dire \u201cguérison en quelques jours, convalescence galopante, retour en peu de temps à la pleine santé.\u201d Paul LETONDAL.TUBERCULOSE PULMONAIRE PAUL COURMONT, GARDERE, MICHEL.\u2014 Le diagnostic manométrique des cavernes et du pneumothorax enkysté du sommet (\u201cJournal de Médecine de Lyon\u201d, octobre 1927).L'auteur admet que le diagnostic entre une grande caverne et un pneumothorax localisé est souvent très difficile.Après avoir analysé l\u2019ensemble des signes cliniques sur lesquels reposent le diagnostic différentiel l\u2019auteur fait mention de certaines grandes cavernes du sommet qui offrent l'aspect radiologique du pneumothorax enkysté.Dans des cas de cette nature, les meilleurs signes cliniques révélateurs des faux pneumothorax par caverne sont: l\u2019apparition lente, la matité, la richesse des signes humides péricavitaires, la persistance des vibrations vocales, la rareté du tintement métallique, mais dans cet ensemble de signes aucun n\u2019a une valeur pathognomonique.Parmi les signes radiologiques, un au moins paraît avoir une importance capitale: c\u2019est l'existence d\u2019une image hydro-aérique avec ligne de niveau horizontale, mobile, cependant l'auteur admet qu\u2019il existait des cavernes mal drainées par les bronches qui peuvent justement présenter cette image hydroaérique.En raison des défaillances fréquentes de la clinique et de la radiologie à étayer dans ce cas un diagnostic différentiel, l\u2019auteur a cherché des éléments nouveaux de discrimination dans l'étude des pressions manométriques intra-cavitaires.Après avoir rapporté 2 observations trés intéressantes, I'étude de la pression manométrique a nettement démontré que physiologiquement la bronche de drainage des cavernes n\u2019assure pas toujours une large communication avec le poumon et que parfois elle se comporte comme le trajet fistuleux des ruptures pleuro pulmonaires et peut même simuler une fistule à soupape.En dernière conclusion, la méthode manométrique, dans certains cas, ne peut établir un diagnostic de certitude entre une caverne et un pneumothorax enkysté.J.À.VIDAL. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 113 UROLOGIE MARIANO RODRIGUEZ.\u2014 Nouveau traitement des arthrites gono- cocciques et autres complications blennorrhagiques (\u2018Paris Médical\u201d, 26 nov.1927).L\u2019auteur emploie le sérum antidiphtérique dans le traitement des arthrites gonococciques et des orchites blennorrhagiques.Il présente 4 observations d\u2019inflammation du testicule due au gonococque, guérie par la sérothérapie diphtérique.Deux autres observations d\u2019arthrite blennorrhagique.Chez tous ces malades les doses varient entre 6000 et 9000 unités.La guérison fut rapide pour ceux atteints d\u2019orchite.Dans les cas d\u2019arthrite le retour à l\u2019état normal a été prompt et la guérison s\u2019est faite sans ankylose.On doit se demander si le sérum diphtérique n\u2019agirait pas à la façon de la protéinothérapie.Oscar MERCIER.FRANCIS BORDET.\u2014 La forme médicale du phlegmon périnéphritique (\u201cJournal de Médecine et de Chirurgie pratiques\u201d, tome VCIII, Z5 avril 1927, p.277).L'auteur rappelle que le phlegmon périnéphritique est plus souvent vu au début par les médecins que par les chirurgiens, Et ce sont ceux dits primitifs (qui n'originent pas au rein) qui prennent un tableau médical.Ce sont eux que B.étudie dans son article.Ces phlegmons surviennent à tous les âges.Ils ont pour agent pathogène le staphyilocoque.Il y a toujours alors un antécédent infectieux: furoncle, panaris et anthrax.Le microbe passe alors dans le sang et est filtré au niveau du rein et se propage a la loge périrénale.Au début c\u2019est d\u2019abord l\u2019état général qui est atteint, il existe le plus souvent une douleur lombaire.Pour l\u2019auteur, il existe un trépied symptomatique qui est: antécédent infectieux staphylococcique, fièvre \u2018et douleur lombaire.Si en plus on trouve une contracture, un manque de dépressibilité de la région lombaire le diagnostic doit être affirmatif.L'évolution est lente et la maladie prend le tableau de la typhobacillose ou celui de l\u2019endocardite.Il ne faut pas se fier à l\u2019examen des urines qui est le plus souvent négative, à la radiographie et au cathétérisme des uretères pour établir le diagnostic.Bordet rapporte une observation où l\u2019antécédent infectieux staphylococcique a permis et orienté le diagnostic.Suit une autre observation où le diagnostic d\u2019endocardite fut d\u2019abord porté.Enfin une dernière observation où il s\u2019agissait d\u2019un phlegmon à point de départ vertébral.Le pronostic est toujours bon, si le phlegmon est reconnu à temps.Le traitement comporte l\u2019ouverture et le drainage.L'auteur termine en insistant sur 3 points: * 10.Il ne faut pas attendre les symptomes d\u2019abcés (rougeur, 114 I.UNION MEDICALE DU CANADA fluctuation) pour poser le diagnostic.Ces signes ne se montrent presque jamais.20.En présence d\u2019un état fébrile continu il faut penser a la fièvre de suppuration.30.Enfin, en présence d\u2019une fièvre de suppuration que l\u2019on ne peut clairement expliquer, il faut rechercher le phlegmon périnéphritique.Oscar MERCIER.ORTHOPEDIE ET CHIRURGIE INFANTILE JOSEPH SCHWARTZ.- Péritonite à streptocoque, sans cause déterminante, chez les enfants (\u2018Primary streptococcus peritonitis in children.) (\u201cSurg.Gyne & Obs.\u201d, vol.XLV, No 5, 1927).L'infection du péritoine par le streptocoque chez les enfants, est une affection grave qui donne toujours une mortalité élevée, surtout lorsqu\u2019elle atteint les enfants au-dessous de 5 ans.La gorge, les voies génito- urinaires, l'intestin peuvent être le point de cette infection et la propagation se fait par voie sanguine ou lymphatique.Les symptômes sont les mêmes que pour la péritonite d\u2019origine appendiculaire, bien que l\u2019appendice lui-même soit rarement en cause.Le traitement toujours chirurgical donne peu de résultats, la mortalité dans la statistique de S.atteignant le chiffre de 709.Edmond DUBE.H.D.SONNENSCHEIN.\u2014 L'extension verticale comme traitement des fractures du fémur chez l\u2019enfant.(\u201cThe use of the overhead suspension in treatment of fracture of femur in infants\u201d.\u201cSurg.Gyne & Obs.\u201d, vol.XLV, No 5, 1927).S.conseille une méthode, depuis longtemps en usage dans nos hôpitaux canadiens, l'extension verticale et préconise ce genre de traitement à l\u2019exclusion de l'appareil plâtré, de lattelle de Thomas et de l\u2019attelle simple en bois.L\u2019extension verticale permet de veiller aux soins de propreté de l'enfant et facilite son alimentation.Elle a \u2018également l'avantage de favoriser une bonne réduction, de la maintenir et d'immobiliser la fracture sans la fixer comp!ètement.Comme poids d'extension, S.dépasse rarement 5 livres, et souvent suspend les deux jambes, croyant cue l\u2019eztension est alors plus uniforme.L'appareil est laissé en place de 25 à 30 jours et la marche est permise après deux mois, Sur 63 malades, les résultats, comme les nôtres d'ailleurs, ont toujours été excellents, et S.n'a rencontré que deux fois, un raccourcissement- de un demi-pouce.Une méthode aussi simple et aussi efficace est sûrement à recommander.Edmond DUBE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 115 MORRIS COHEN.\u2014 Infections aiguës de l\u2019abdomen chez l\u2019enfant.A vu 400 cas.(\u201cAcute surgical diseases of the abdomen; a study of 400 cases\u201d.\u201cSurg.Gyne & Obs.\u201d, vol.XLV, No 5, 1927).Cohen classifie ces infections en deux catégories; le premier groupe, de beaucoup le plus nombreux, comprend les lésions aiguës inflammatoires; le second groupe, toutes les infections dont la pathologie a été influencée par une cause mécanique.Sur 367 malades, 354 présentaient une lésion d\u2019appendicite aiguë et sur ce nombre 327 furent opérés, l\u2019appendicite étant nettement en cause.Chez 15 malades, on trouva des lésions de pyélite, de péritonite généralisée primaire, de kyste tordu de l\u2019ovaire et de torsions de l\u2019épiploon.L\u2019invagination et la hernie inguinale étranglée constituèrent les lésions les plus fréquentes du second groupe.Dans ces deux affections, l\u2019intervention immédiate est toujours recommandée.Edmond DUBE.M.S.HENDERSON et H.J.FORTIN.\u2014 Tuberculose du genou chez Padulte (\u201cTuberculosis of the knee joint in the adult\u201d.\u201cThe Journal of Bone and Joint Surgery\u201d, vol.IX, No 4, oct.1927).La tuberculose du genou de l\u2019adulte en général commande la résection.Les auteurs rapportent 211 cas de tuberculose du genou traités à la Clinique Mayo de 1913 à 1926.Dans chaque cas le diagnostic était confirmé par l\u2019examen microscopique ou l\u2019injection au cobaye .749, des sujets avaient entre 30 et 40 ans.Les auteurs constatent qu\u2019il y a moins de tuberculose osseuse qu'auparavant, et que la lésion est toujours secondaire.Le facteur traumatisme est souvent à l\u2019origine de la lésion du genou.Les principaux symptômes constatés sont la raideur articulaire et la douleur, ainsi que la chaleur, la déformation et la boiterie.Les principaux diagnostics différentiels sont l\u2019arthrite chronique infectieuse, la blennorrhagie, la syphilis, l\u2019hémophilie et le sarcome.Le traitement fut la résection, mais avec greffe osseuse, les auteurs décrivent la technique avec beaucoup de détails intéressants.Les résultats sont des pius satisfaisants.Jos.H.RIVARD.GYNECOLOGIE N.J.EASTMAN.\u2014 Torsion of hydrosalpinx (\u2018\u2018Surgery, Gynecology and Obstetrics\u201d, août 1927).Rappelant succinctement la bibliographie à date du sujet en question, E.rapporte trois cas de torsions d\u2019hydrosalpinx diagnostiqués pour deux, comme des kystes tordus de l\u2019ovaire et un appendicite aiguë.Bien que les signes cliniques soient à peu près analogues à ceux des kystes 116 L'UNION MÉDICALE DU CANADA de l\u2019ovaire, E.rappelle après Roeder et d'autres, que l'image clinique est beaucoup moins alarmante dans les cas de torsions d'hydrosalpinx que dans les cas de kystes de l'ovaire.Dans aucun cas, il n\u2019y a eu élévation sensible du pouls, ni évidence quelconque de shock.Dans les trois cas rapportés, la trompe droite était en cause.Léon GERIN-LAJOIE, R.KELLER.\u2014- Paramétrites suppurées à évolution particulière (\u2018La Gynécologie\u201d, juillet 1927).Rapportant sept observations qui sont venues sous ses yeux, K.souligne cu'au contraire de l\u2019évolution fréquente d\u2019une infection puerpérale où l'on trouve une légère infiltration du tissu du paramètre, la vraie paramétrie puerpérale est un fait plutôt rare, et qu'en excluant les cas nombreux où la résorption se produit il reste peu d\u2019observations dans lesquelles les lésions ont donné lieu à une collection purulente.Après avoir commenté chacun des cas en particulier l\u2019auteur conclut que le début de ces- abcès paramétrans se fait relativement tôt; que les courbes de température ne sont pas ,superposables et qu\u2019elles peuvent varier; que la localisation de ces abcès dans chacun des cas rapportés est à droite; que la perforation de l\u2019abcès peut se faire dans la vessie, dans le rectum, dans l'articulation coxo-fémorale; que le pronostic reste favorable, surtout si la malade est vue suffisamment tôt.Le traitement est chirurgical, mais il doit être appliqué au bon moment, et suivant l'expression de l\u2019auteur, il faut \u2018\u2018guetter\u2019\u201d\u2019 l'instant où apparaît la fluctuation pour intervenir.Il faut d\u2019abord attendre l'apparition de ce signe, qui nous assure de la présence de pus.Léon GERIN-LAJOIE, CBSTETRIQUE J.RHENTER.\u2014 La séparation de la mère et de l\u2019enfant (\u2018Gynécologie et Obstétrique\u201d, tome XVI, No 3, année 1927).La 3ème question à l\u2019ordre du jour, lors du Congrès de l'Association des Gynécologues et Obstétriciens, tenu à Lyon, les 2930 septembre et ler octobre 1927 comportait l'étude de la séparation de la mère et de l\u2019enfant et les moyens de l\u2019éviter.Le rapporteur, M.J.Rhenter, a traité ce problème d\u2019une façon magistrale, en analysant les Causes du Mal, ses Remèdes et sa Prophylaxie.1.Le Mal et ses causes\u2014Le milieu social, la crainte du scandale, la honte et le manque de ressources constituent autant de causes qui favorisent l\u2019abandon des enfants, élevés par l\u2019Assistance Publique.D'où une mortalité de ces enfants qui dépasse souvent le taux de 40%.Nombre d'enfants sont éloignés du milieu familial et placés chez des éleveuses, soit que ces jeunes mères ignorent les dangers de l\u2019allaite- \u201c+ L'UNION MÉDICALE DU CANADA 117 ment artificiel, soit que l\u2019insuffisane de leurs ressources ou que la nature de leur travail permettent difficilement à ces ouvrières de garder leur enfant.* 2.Les Remédes.\u2014L\u2019A.envisage les trois solutions possibles pour l\u2019enfant séparé de sa mère dans les jours qui suivent sa naissance: a) l'enfant sera placé en nourrice qui, le plus souvent, l\u2019élèvera \u2018au biberon; b) l\u2019enfant pourra être reçueilli dans une pouponnière qui comporte tous les risques des agglomération; c) la meilleure solution actuelle paraît être les centre d\u2019élevage, où les nourrissons placés dans des familles connues restent sous le contrôle d\u2019un médecin et d\u2019une infirmière directrice, tels les centres de Palaiseau et de Longué.3.La Prophylaxie\u2014Si l\u2019enfant a droit à la vie, il a droit aussi à sa mère et tous les efforts doivent converger à assurer aux mères un appui matériel et, au besoin, un abri.La loi Strauss, quoiqu\u2019imparfaite, impose un repos de quatre semaines après l\u2019accouchement, une allocation mensuelle pendant ce repos et pendant un an, si l\u2019enfant est nourri.Les organisations privées sont venues prêter main-forte à cette œuvre si difficile.Comme fondations, nous devons citer: les Restaurants pour Mères-Nourrices, les Cantines Maternelles, les Caisses d\u2019allocation familiale dans les centres industriels, les Consultations des Nourrissons, les Garderies, les Maisons Maternelles.L\u2019A.conclut en disant gu\u2019 \u201cil faut utiliser les armes dont les imperfections ne doivent pas faire oublier les qualités et cohtinuer avec constance la lutte nécessaire contre cette erreur physiologique et cette iniquité sociale qu\u2019est la séparation de la mère et de l\u2019enfant qu\u2019elle vient de mettre au monde\u201d.Donatien MARION.OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE G.GERARD.\u2014 L\u2019hémispasme facial (\u201cMonde Médical\u201d, juillet 1927).L\u2019hémispasme facial généralisé ou limité est dû au déséquilibre de la VII paire.L\u2019étiologie de l\u2019hémispasme importe peu aux patients qui en souffrent, nous dit Gérard; mais une seule préoccupation les obsède: \u201cêtre soignés, améliorés ou mieux, guéris.\u201d Laissant de côté toute discussion sur l\u2019étiologie possible de l\u2019hémi- spasme facial, Gérard nous explique comment il est arrivé grâce à ses études anatomiques du facial, à préciser ce qu\u2019il appelle les quatre \u201cnids\u201d des filets terminaux des collatérales de ce nerf.Ces nids sont au nombre de quatre ainsi répartis: Le premier nid est situé à 15 millimètres environ sur la ligne horizontale au devant du tragus; Le deuxième, au dessous du précédent de 15 à 20 millimètres, il est le plus important de tous: Le troisième, contre le massiter et assez bas; 118 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Le quatrième, contre l\u2019angle de la mandibule, au-dessous et assez en arrière.Le traitement consiste en des injections d\u2019 alcool de 2 à 3 centimètres cubes en chacun de ces nids.© On emploie une aiguille longue de 7 centimètres qui est enfoncé successivement en chacun des points précités et qui est poussée lentement et très peu profondément de manière à arroser en nappe et de façon à diffuser l\u2019alcool immédiatement au-dessous du derme dans le tissu cellulaire sous-cutané, c\u2019est-à-dire là où se trouvent les muscles \u2018peauciers et leurs multiples filets moteurs.L\u2019auteur conclut en disant que ces injéctions d\u2019alcool guérissent tous les cas d\u2019hémispasme facial et que de plus elles sont sans danger ne produisant jamais de paralysie ou de paresse.Jules BRAULT.BOUCHET et SOULAS.\u2014 La céphaléé du méat moyen (\u2018Progrès Médical\u201d août 1927).| Il faut penser à la céphalée du méat moyen chaque fois que les douleurs accusées ont leur maximum d\u2019intensité à la région orbito-nasale.L\u2019on rencontre cette céphalée surtout lorsqu\u2019il existe une gêne à l\u2019aération du canal naso-frontal, soit que d\u2019une part il s'agisse d\u2019une compression purement mécanique due au cornet moyen hypertrophié avec ou sans déviation de la cloison nasale, soit que d\u2019autre part une infection même minime du méat moyen s\u2019étende à la tête du cornet moyen et aux cellules ethmoidales antérieures.= Le traitement visera à libérer le canal naso-frontal de toute gêne possible.Il faudra dans le premier cas corriger les défectuosités anatomiques en cause: faire sauter la tête du cornet moyen et redresser la cloison nasale s\u2019il y a lieu.Dans le deuxième cas on traitera tout d\u2019abord médicalement l\u2019infection existante en s\u2019adressant de préférence aux sels d\u2019argent en pulvérisations ou en collutoires, et si le traitement médical seul ne suffit pas, l\u2019on aura recours à l\u2019intervention chirurgicale qui consistera à réséœuer la tête du cornet moyen et à cureter les cellules ethmoïdales malades.Jules BRAULT.NEURO-PSYCHIATRIE STAROBINSKI (Genève).\u2014 Une nouvelle conception du génie et du talent (\u2018Annales médico-psychologique\u201d, Oct.1927).Le problème psycho-pathologique du génie et du talent a toujours intéressé la psychiatrie.D\u2019après M.Ségaline, de l\u2019université d\u2019Oural, le génie est constitué des deux composantes fondamentales: la composante cumulative et la composante psychopathique.La composante cumu- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 119 lative est le résultat de l\u2019énergie nerveuse et psychique accumulée pendant des nombreuses générations par nos ascendants.Quand nous parlons des capacités psychiques des individus, il s\u2019agit de l\u2019énergie cumulative qui se trouve en eux et qui arrive à se manifester, grâce à l\u2019effet excitant du monde extérieur.Toute la\u201d hiérarchie\u2018 psychique des individus est basée sur la quantité et la qualité différentes de cette énergie cumulative.- L'activité créatricé du génie \u2018est indépendante des \u2018expériences \u2018de la vie: elle est une activité particulière de l'inconscient.» Cette énergie cumulative \u2018se \u2018manifeste grâce à des éléments psycho- pathiques constitutionnels qui jouent le rôle de facteur \u2018de dissociation.- Dans les lignées des ancêtres du génie on trouve des individus malades mentalement dans 100% des cas.D'autres facteurs jouent aussi un rôle favorable \u2018pour l'apparition du génie: le mélange et le croisement des races.Conclusion: 1° I1-est: Héeesgaire' de.changer: notre point: de vue sur la notion de la maladie en général et de la maladie mentale en particulier, qui n\u2019est Pas, toujours un mal, dans, le sens absolu du terme.g° L'eugénique, én\u2019 s\u2019efforçant de supprimer les êtres .tarés, \u2018ta mauvaise \u2018hérédité\u201d, \u2018donnerait comme \u2018résultat ia création d\u2019une hunia- nité médiocre, \u2018désastreuse pour la \u2018genèse \u2018des hommes \u2018de génie.3° Le mélange des races est quelquefois utile pour libérer certaines énergies accumulées une lignée ancestrale.LS \u201cEmile LEGRAND.NATHAN.\u2014 La sensibilisation dans la diathèse et \u2018dans les psychoses émotives (\u201cEncéphale\u201d, No 1, 1927).- La notion de \u2018Aiathèse semble acquise à \u2018la pathologie mentale.L\u2019une des mieux étudiéés et des mieux connues est assurément la diathèse émotive.Les travaux de ces dernières années ont à juste titre insisté, au cours de cette diathèse, sur les modifications des systèmes végétatif et endocrinien.Ils posent cette double question: les modifications végétatives et glandulaires réprésentent-elles la cause primordiale ou la conséquence de \u2018la diathèse psychique; et, d\u2019autre part, cette derniére estelle une manière d\u2019être primitive du psychisme ?Toutes nos émotions s\u2019extériorisent par l\u2019appareil' ehdocrino-végétatif ; or, si ce dernier est longtemps maintenu en tension par des\u2019 émotions douloureuses subintrantes, il peut secondairement, par action coënesthé- sique, orienter, maintenir le psychisme dans cet état pénible, le sensibiliser et déterminer ce que Dupré appelait l\u2019anaphylaxie émotive.Cette série de chocs en retour entre le végétatif et le psychique est le pain quotidien de la pathologie émotive.Chez la plupart.des sujets, on peut mettre en évidence, sous la pression de l\u2019éducation et des événements, une période de sensibilisation progressive fort longue.Ce n\u2019est pas: chez les caractères entiers\u201d, tels que le pervers, le fou moral, le paranoïaque, qu\u2019on retrouve les émotifs, mais.bien chez les caractères plastiques, sensibles à l\u2019ambiance.La crise éclate.sous forme de psychoses variées, scrupules, mélancolie, obsession.Te ' 120 L'UNION MÉDICALE DU CANADA La psychasténie, comme la diathèse émotive, sont en grande partie des maladies d\u2019évolution.On ne naît pas psychasthénique; on le devient.L'histoire des malades permet de suivre leur sensibilisation progressive.Les 2 diathèses émotive et psychasthénique, peuvent être considérées comme des états secondaires dont on peut suivre les étapes à travers toute l\u2019existence du sujet.Emile LEGRAND.DERMATOLOGIE ET SYPHILIGRAPHIE HENRY WHITEHOUSE et PAUL BECHET.\u2014 Lupus erythematosus, lupus vulgaris, tuberculide and tuberculosis of the skin (\u201cArchives of Dermatology and Syphilology\u201d, novembre 1927, p.563).Les auteurs font un intéressant historique de ce chapitre de la thérapeutique.Ils soulignent les recherches faites aux Etats-Unis par Schomberg, au sujet du traitement du lupus erythémateux par l\u2019hyposulfite d\u2019or et de soude.A l\u2019instigation de Schomberg, les auteurs ont étendu ce procédé au traitement des autres tuberculides et tuberculoses de la peau.Sur 30 cas de lupus érythémateux leurs résultats ont été souvent remarquables, toujours bons, avec un seul échec complet.L\u2019érythème induré de Bazin a aussi répondu très bien à l\u2019administration de ce sel.On n\u2019a pu obtenir d\u2019aussi bons effets dans les cas de lupus vulgaire.Un cas de tuberculides populo-nécrotiques fut aussi rapidement guéri.L\u2019administration de ce médicament ne donna pas lieu entre les mains des auteurs à de désagréables réactions.Chez 37 malades, deux seulement eurent une dermatite vésiculeuse généralisée à tout le tégument, dermatite qui a guéri facilement.Deux autres malades eurent immédiatement après l\u2019injection, des réactions violentes mais peu longues.Plus fréquemment il leur fut donné d\u2019observer des réactions locales des régions malades, à la suite de l'injection intra-veineuses du médicament.Ceci est plutôt d\u2019un bon pronostic car dans ces cas, plus la réaction locale était forte, plus l\u2019amélioration était rapide.Les auteurs ont employé la technique de Schomberg: Injections intraveineuses bi-hebdomadaires; dose initiale de 0.025 milligrammes; monter graduellement jusqu\u2019à 0.100 milligrammes; surveiller les réactions; diminuer les doses s\u2019il est nécessaire.Il est de constatation facile de voir que les Américains préconisent l'emploi des sels d\u2019or dans lé traitement des tuberculoses et tuberculides cutanés, alors qu\u2019on semble presque s\u2019en désintéresser dans certains pays de l\u2019Europe.Dans certains milieux américains on n\u2019hésite pas à dire que les sels d\u2019or sont le remède le plus efficace contre ce mal tenace.Kd Albéric MARIN. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 121 SCHAMBERG et WRIGHT.\u2014 The use of gold and sodium thiosulphate in the treatment of Lupus Erythematosus (\u201cArchives of Dermatology and Syphilogy\u201d, février 1927).Les auteurs ont utilisé I'hyposulfite d\u2019or et de soude dans le traitement du lupus érythémateux.L\u2019on sait que cette tuberculide est très rebelle à tous les indications locales, même à la neige carbonique.Les injections de sels d\u2019or ont donné à Schamberg de tels résultats qu\u2019il n\u2019est pas éloigné \u2018de les considérer comme possédant une action spécifique sur cette affection.Dans 25 cas, la guérison totale a été obtenue 5 fois; 6 autres lupiques sont améliorés au point d\u2019être considérés comme presque guéris; 449 malades, encorë\u2018sous traitement, sont en voie d\u2019amélioration; un seul n\u2019a pas été modifié.Cette médication doit cependant être très prudemment donnée.Les auteurs recommandent de débuter par des doses faibles, de 0.025 milligrammes pour augmenter de semaine en semaine, mais de ne pas dépasser 0,100 milligrammes.Certains malades ne supporteront pas cette dose.Si l\u2019on songe aux déboires des anciennes méthodes de traitement du lupus érythémateux, cette nouvelle thérapeutique par injections de sels d\u2019or semble être une acquisition des plus estimables.+Albéric-MARIN.MEDECINE LEGALE Dr BRISARD.\u2014 Condamnation du médecin dans un cas de syncope mortelle.\u2014 Rapport d\u2019une Commission d\u2019enquête (\u2018\u2019Annales de Médecine Légale\u201d, avril 1927).A la séance de la Société de Médecine Légale de France du 10 janvier 1927, le docteur Brisard portait à la connaissance des membres de la Société la condamnation d\u2019un chirurgien rendu responsable d\u2019une syncope chloroformique mortelle par un tribunal de province.La Société de Médecine Légale s\u2019émut à la communication de ce rapport et nomma une Commission composée de juristes et de médecins pour étudier les motifs de cette condamnation et en tirer tous les enseignements médico- légaux utiles.C\u2019est le rapport de cette Commission composée de MM.Hugueney, Michel, Wiart et Brisard que publie M.Brisard et que je veux résumer.Pour l'intelligence de ce rapport, je résume brièvement les faits communiqués par le docteur Brisard à la séance du 10 janvier.Un chirurgien expérimenté de province ayant à opérer à l'hôpital Mn jeune et robuste garçon de 14 ans d\u2019une déviation de la cloison substitue au dernier moment, avec le consentement des parents, et en raison de l\u2019agitation extrême du sujet, l\u2019anesthésie chloroformique à l\u2019anesthésie locale antérieurement décidée lors de l\u2019examen au cabinet.Après un sommeil normal et l\u2019intervention étant achevée, l\u2019enfant meurt 122 L'UNION MÉDICALE DU CANADA sur la table d\u2019une syncope brusque sans avoir présenté ni phénomènes asphyxiques ni vomissements.Le tribunal condamne le chirurgien à des dommages intérêts très importants et la Cour d\u2019Appel confirme la condamnation en refusant l'expertise, médicale sollicitée.Le jugement considère Que le chirurgien a cominis trois\u2019 fautes inéxéusables: so he : 1° En s\u2019empressant\u2019 de transformer: une sahésthésie\u2018 génétale \u2018pour un cas cui n\u2019est pas d\u2019une urgence vitale absolue; 2° En n\u2019auscultant pas le malade sur la table d\u2019opération même s\u2019il a été examiné auparavant; 3° En chloroformant un malade sans s\u2019assurer s\u2019il \u2018était à jeun.Voilà brièvement les faits et voici maintenant.en résumé le rapport de la Commission.chargée d\u2019enquêter sur les motifs de la condamnation du docteur X.- Il est apparu à la Commission que la religion des magistrats\u2019 avait été mal .éclairée.Ils n\u2019ont pas compris la différence fondamentale qui existe entre la syncope bleue, pouvant tenir à la mauvaise technique, et contre laquelle on peut quelque chose, et la syncope blanche contre laquelle on ne peut le plus souvent rien.Or dans l\u2019affaire en question, il est établi d\u2019une façon indiscutable qu\u2019il s'agissait d\u2019une syncope blanche.Il est établi également que la mort n\u2019a pas été précédée de vomissements et que les débris alimentaires n'ont pu obstruer les voies respiratoires.La prétendue replétion de l\u2019estomac n\u2019a donc joué aucun rôle dans l\u2019aceideut.mortel.Les rapporteurs examinent ensuite la valeur médico-légale des fautes admises par le Tribunal.Ils admettent que l\u2019auscultation avant l\u2019anesthésie est recommandable mais d\u2019autre part ils ajoutent que l\u2019expérience démontre que des cardiaques avérés résistent fort bien au chloroforme et citent à cet effet plusieurs auteurs et entre autres Huchard qui, non sans une pointe de paradoxe, dit que ce sont les cardiaques qui supportent le mieux les anesthésiques.\"Le docteur X a sans doute: manqué \u2018au rite traditionnel pré-opératoire mais n\u2019a pas commis de faute grave puisque les conséquences en sont nulles.En ce qui concerne le jeûne opératoire les rapporteurs citent les témoignages, des maîtres tels que Delbet, Quémi, Broca qui condamnent ce jeûne comme inutile et même nocif.Ils nous mettent ensuite devant les yeux le tableau de tous les dangers que comportent le drame de l\u2019anesthésie.Dans quelle mesure le chirurgien est-il responsable du dénouement fatal de ce drame ?.C\u2019est affaire de technicien que de rechercher si des fautes de technique ont été soumises.: En conclusion ils formulent le vœu suivant qui est adopté à l'unanimité des membres de la Société Médico-Légale de France: \u201cQue les tribunaux en présence d\u2019accidents survenus du.fait de \u201cl\u2019anesthésie ou de l\u2019intervention elle-même ne se prononcent qu'après \u201cavoir pris l\u2019avis d\u2019experts qualifiés et compétents.+ \" R, FONTAINE. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 123 ELECTRO-RADIOLOGIE S.GILBERT SCOTT.\u2014 Nouvelle méthode de traiter l\u2019asthme par la Radiothérapie (\u2018\u2019Radiology\u201d\u2019, Oct.1927).L'auteur expérimerttant \u2018 uüne\u2018\u2019noûvellé * téchnidue\u201d pour \u2019le traitement du cancer constata que I'irradiation avait un\u2019 \u2018effet \u2018salutaire chez les asthmatiques.Nombre de cas d asthme furent alors\u2019 souris au \u2018traitement radiothérapie.: : : Tous les malades furent nettement soulagés, sinon\u2018 guéris, a l\u2019exéep- tion de ceux \u2018dtteints d\u2019asthme cardiaque: de plus chez les asthmatiques souffrant \u2018 de bronchite ' chronique, cette dernisre \u2018pattie\u2019 parait peu: influencée.Coe L\u2019auteur recommande d'utiliser de gtands champs d'irradiation \u2018dont l\u2019un antérieur et l\u2019autre postérieur.Le \u2018tube doit être centrée \u2018en avant sur l\u2019épigastre \u2018ef sur un point correspondant en airiére, La dose \u2018utilisée doit être faible, 14 de la teinte B de la Pastille de Sabouraud''placée sur la peau!\u201d 'Le voltage employé \u2018est moyennement pénétrant et filtré sur 3mm d'aluminium\u201d Les séances \u2018sont répétées deux fois \u2018par\u2019 semaine dans les cas sérieux et une fois\u2019 dans\u2019 Tes cas ordinaires.La durée totalé du traitement est de quatre à six semaines.y EA A.COMTOIS.R.BENSAUDE- et J.H.MARCHAND.\u2014 Le traitement diathermique du rétrécissement inflammatoire du rectum ( \u2018Monde Médical\u201d , septembre 1926).Ces auteurs considèrent la diathermie comme le traitement de choix.Sous l'influence des oscillations de HF la paroi du rectum redevient souple et contractile.Si cependant il existe de la rectite, celle-ci doit en même temps recevoir un traitement tédical, La technique est la suivante: bougie d\u2019Hégar | introduite dans le rectum et plaque d\u2019étain abdominale ou lombaire; intensité: trois amperes; durée de l'application: 20 à 30 minutes; trois applications par semaine.Après 10 séances, le patient est mis au repos pour quinze jours.Puis le traitement est repris êt contiñué de cette facon jusqu\u2019à ce que les plus grosses bougies puissent.être-introduites \u2018dans le\u2018 rectum sans douleur.Les résultats sont en général.très satisfaisants.A.COMTOIS.\u201cLABORATOIRE ?t .G.ROUSSY, G.LEROUX, E.VERMES, \u2014 Les causes de la mort chez les cancéreux (\u201cBull.de l\u2019Ass.Franc.pour l\u2019Etude du Cancer\u201d , mars 1927, T.XVI, No 3).Pendant longtemps on a\u2019 admis que le cancer tuait par lui-même, par intoxication, par cachexie cadncérèuse: \u2018 On sait maintenant Yue- lé sf.IE \u2018 Sa , oy CL - 124 L'UNION MÉDICALE DU CANADA cancer provoque la mort surtout par ses\u2019 complications et les désordres mécaniques ou fonctionnels qu\u2019il crée.Les auteurs apportent une statistique édifiée sur 150 autopsies pratiquées chez des cancéreux depuis 1922 jusqu\u2019à 1926.Voici les principes qui ont servi à établir cette statistique.4 - 1°- Cancéreux morts d\u2019une maladie intercurrente ou d\u2019une complication, à l\u2019autopsie desquels.des lésions non caneéreuses sont prédominantes et très prononcées.2° Cancéreux morts avec lésions cancéreuses importantes par leur développement ou leur étendue ou leur métastase.3° (Cancéreux avec lésion maligne peu importante comme volume et comme métastase, mort cachectiques.; \u201cAinsi il appert que sur 150 cancéreux (70 hommes et 80 femmes) 61, sont morts de brocho-pneumonie; 40, de cancer avec généralisation; 12, de cancer (diffusion locale et ganglionnaire); 8, d\u2019asystolie; 7, de eachexie; 6, d\u2019infections diverses; 3, de tuberculose pulmonaire; 2, d\u2019œdème de la glotte; 1, d\u2019urémie.D\u2019après les statistiques, la fréquence du cancer décroît avec rage, tandis que la mortalité par la broncho-pneumonie augmente avec leg années.Dans les cancers de l\u2019utérus en général, la mort par envahissement ou métastase est nettement prédominante.Dans les cancers bucco-pharyngo-laryngés, qui siégaient chez des hommes seuls, la mort est due en nombre égal à la broncho-pneumonie et au cancer, PU : Il y a évidemment des réserves à faire sur les résultats de cette statistique car plusieurs cancéreux, surtout ceux de la peau ont été recrutés parmi les vieillards.L.C.SIMARD.KLUKINE (Moscou).\u2014 Du rôle de la peau dans la production des anticorps, de l\u2019anaphylaxie et de l\u2019antianaphylaxie (\u2018Annales de l\u2019Institut Pasteur\u201d, octobre 1927, page 1108).Après s\u2019être posé les deux questions suivantes: Quelles sont les conditions requises pour que les protéines hétérogènes, appliquées simplement sur la peau, puissent pénétrer dans l\u2019économie; et dans quelles conditions une telle pénétration des protéines par voie cutanée serait-elle capable de donner lieu au choc anaphylactique ?\u2014 l\u2019auteur cite toute ~ une série d\u2019expériences faites sur des cobayes dont la peau a été rasée et dont -l\u2019épiderme a été -plus ou moins respecté par le rasoir.Qu'il s\u2019agisse de globules rouges de mouton, de sérum de cheval ou de filtrat de cultures microbiennes, l\u2019auteur en arrive aux mêmes conclusions: A la suite d\u2019applications cutanées de certains antigènes, les anticorps ne s\u2019élaborent dans le sérum que lorsque l\u2019épiderme présente des altérations marquées.Chez les animaux sensibilisés vis-à-vis du sérum de cheval par voie parentérale on n\u2019arrive pas à provoquer de véritable choc anaphylactique lorsque l\u2019injection déchaînante est faite par la voie cutanée. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 125 Les cobayes sensibilisés se.prêtent à la vaccination antianaphylactique par le procédé de Besredka, par simple application du sérum sur la plaie rasée.à ; | | | A.BERTRAND.\u2026 LANCELIN, BIDEAU et DUBREUIL.\u2014 Recherche du Bacille de Koch dans le liquide céphalo-rachidien (\u201cC.R.S.B.\u201d, 21 \u2018octobre 1927,, p.1056).\u2018 em Considérant la difficulté de rechercher l¢ B.de Koch dans le liquide eéphalo-rachidien étant donné le petit nombre de :bacilles qu\u2019on y rencontre quelquefois, les auteurs recorhmandent la technique suivante.Le bacille de Koch doit être recherché dans le réticulum fibrineux qui se forme spontanément si on laisse le liquide au repos pendant quelques heures.Le réticulum est étalé sur plusieurs lames afin de bien le dissocier.Colorer par la coloration de Ziehl et acide picrique au lieu de bleu de méthylène.Cette technique aurait l\u2019avantage d\u2019être beaucoup plus rapide que les divers procédés d\u2019enrichissement (culture) et d\u2019ino- eulation et donnerait des résultats positifs dans 1009, des cas.A.BERTRAND.0 492 Enquête sur les cas de morts par anesthésie locale Le Docteur Georges CANUYT, Professeur de Clinique oto-rhino-laryn- gologique à la Faculté de Médecine de Strasbourg, prie les médecins et les spécialistes oto-rhino-laryngologistes qui auraient observé ou eu connaissance de cas de morts survenues au cours d\u2019une anesthésie locale, de bien vouloir les lui communiquer en répondant au questionnaire ci-après.Le Professeur Canuyt prend l\u2019engagement de tenir rigoureusement secret le nom des confrères qui voudront bien lui écrire.1° Caractéristiques du malade (sexe, âge, etc.).2° De quelle affection était-il atteint ?3° Quelle est l\u2019opération que l\u2019on voulait pratiquer ?4° La mort a-t-elle eu lieu avant, pendant ou aussitôt après l\u2019inter- « vention ?5° Dans quelles conditions l\u2019accident est-il survenu ?a) Anesthésique employé; b) Dose, concentration; : ° c) Mode d\u2019application (badigeonnage, injection, etc.).6° Quels ont été les symptômes accusés ?Le professeur Canuyt remercie d\u2019avance les confrères qui voudront bien lui répondre.Les réponses devront être adressées au Professeur Canuyt, clinique oto-rhino-laryngologique, Hôpital civil, Strasbourg. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA TRAITEMENT NOUVEAU ET RAPIDE des Affections.Arthritiques \u2019 citer gra «4 par le Composition : Pipérazine, Extrait de maïs ioduré, Acide thyminique ! HE ft.+} Dissolvant rapide, diurétique puissant, le SOLVEOL est la médication , idéale: énergique mais inoffensive.Décongestionnant et Détersif des reins et des artères.Indications : _ Rhumatismes, Goutte, Arthrites, Douleurs Intercostales, etc, etc.J.-A.HARRIS 364 rue Sainte-Catherine Est, MONTREAL SOCIETES - La Société Médicale de Montréal ~~ Séance du mardi, 17 janvier 1028 Communications : Endocardite ulcéro-végétante maligne.Présentation de pièces \u2014M.le Prof.ALBERT LeSAGE 1 Un cas d\u2019imperforation de l\u2019hymen prise pour une appendicite aiguë \u2014 M.L.GERIN-LAJOIE.Paralysie radiale consécutive à une fracture de l\u2019humérus.- \u2014 M.J.H.RIVARD.Un cas de gangrène foudroyante de la verge \u2014M.OSCAR MERCIER.Atonie gastro-intestinale (dilatation myasthénique et hypotension artérielle).\u2014M.A.MOUSSEAU.NOUVELLES NECROLOGIE Le 28 décembre 1027 mourait à l\u2019âge de 75 ans à Montréa! le docteur M.O.B.WARD.Attaché au Bureau de Santé depuis 21 ans, il en était statisticien.Ses funérailles ont eu lieu en la Basilique.Le 3 janvier 1928 le docteur ARTHUR DEROME est décédé à Montréal à l\u2019âge de 54 ans après une courte maladie.Ancien agrégé de la Faculté de Médecine, ancien chef de la consultation externe de chirurgie à l\u2019Hôpital Notre-Dame, il avait depuis quelques années quitté ces fonctions pour se consacrer à l\u2019exercice de sa profession.Le docteur GEORGES MARCOTTE est mort subitement à Contrecoeur le 7 janvier à l\u2019âge de 51 ans.Ses funérailles ont eu lieu en l\u2019église de Contrecoeur le 10 janvier.Le 0 janvier mourait après une longue maladie Madame A.A.FOU- CHER, épouse de M.le docteur Foucher, professeur de clinique oto-rhino- laryngologique à l\u2019Université de Montréal et membre du Conseil de la Faculté de Médecine.Les funérailles ont eu lieu le II. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 130 NOMINATION Nous apprenons l\u2019élévation au Sénat du Docteur GUSTAVE LACASSE, député de Tecumseh, Ont, Il est âgé de 37 ans, reçut son titre de Docteur en Médecine de l\u2019Université Laval de Montréal en juin 1913.COURS DE PERFECTIONNEMENT Nouvelle Clinique oto-rhino-laryngologique de la Faculté de Médecine et de l\u2019Hôpital de Strasbourg Un cours de perfectionnement d\u2019oto-rhino-laryngologie aura lieu sous la direction du professeur GEORGES CANUYT du lundi 2 juillet 1928 au samedi 14 juillet 1928.Le programme sera publié ultérieurement.FEDERATION NATIONALE DES ETUDIANTS CANADIENS Nous apprenons avec plaisir les heureux résultats de la Conférence des Etudiants Canadiens, tenue au \u201cUniversity College Men\u2019s Residence\u201d de Toronto les 27, 28, 29 et 30 décembre dernier.M.Jean Lesage, ex-vice-président, et M.Pierre Boucher, de l\u2019A.G.E.U.M., nous ont fait part de la courtoisie avec laquelle tous les délégués des \u201cStudents\u2019 Councils\u201d canadiens ont, à l\u2019unanimité, acquiescé aux demandes de l\u2019A.G.E.U.M, c\u2019est-à-dire à l\u2019adoption pratique du principe du bilinguisme et à l\u2019abstention de toute discussion religieuse ou politique.Ce geste de nos amis universitaires nous invite à demeurer membres actifs de la Fédération en même temps qu\u2019il indique l\u2019orientation nouvelle et future des Etudiants du Canada.Il est malheureux.que l\u2019espace ne nous permette pas de donner un compte-rendu plus élaboré du magnifique travail accompli à ces séances.Nous y reviendrons plus tard.Pepe L'Union Médicale du Canada Comité de Direction MM.Archambault, Benoît, Boulet, Bourgeois, Bruneau, DeCotret, Derome, Desloges, Dubé, Harwood, Lassalle, Latreille, Leduc, LeSage, Marien, Masson (D.), Masson (R.), Mercier, Pariseau (L.), Parizeau (T.), Rhéaume, Roy, Saint-Jacques.Président: D.Masson; Secrétaire-trésorier: G.Archambault.Comité de Rédaction MM.Badeaux, François; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Boucher, R.; Brault, Jules; Comtois, A.; Dué, E.; DeGuise, A.; Fontaine, R.; Gérin-Lajoie, L.; Lapierre, G.; Legrand, E.; Letondal, P.; Marin, A.: Marion, D.; Mercier, Oscar; Mercier-Fauteux; Paré, Armand; Paré, Louis; Pepin, R.; Rivard, J.; Simard, Ls C.; Trottier, E.; Vidal, J.A.Président: A.LeSage; Vice-Président: A.Marin; Secrétaire: O.Mercier.Prix de l\u2019abonnement pour 1928 Canada et Etats-Unis .11 14 44 12 1.1.$3.00 Etranger (pays faisant partie de I'Union Postale) .4.00 Etudiants .2.21 2 11 LL LL LL Le LL LL Le Le 21 12 1.1,50 Prix du numéro .1.1.21 LL LL LL LL LA LL LL 21 14 12 1.025 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n\u2019aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne devront pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un- maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit être adresse franco Pour la médecine: au Dr Roméo Boucher, 5130 Avenue du Parc.Tél.: Crescent 5800.- Pour la Chirurgie: au Dr Oscar Mercier, 54 rue Cherrier.Tél: Est 1213.Administration Tout ce qui concerne l\u2019administration doit être adressé franco à M.T.Valiquette, comptable, 3705 rue St-André, ou Boîte Postale 3026. SUITE DU SOMMAIRE ANALYSES MEDECINE Gourgerot et Pevre, Hypoépinéphrie et dy- sursulisme.Nouveau syndrome pluri- glandulaire (p.1635).\u2014 Danielopolu, Aslan, Marcou et Proca, Les zones ré- flexogénes carotidiennes (p.160).\u2014 Bernard, Lelong et Renard, La localisation péri-hilaire de la turberculose pulmonaire chronique de l'adulte (p.166).CHIRURGIE Sicard ct Lapeyrie, Luxation ouverte du coude (p.168).Auvray, Remarques à propos de 51 cas personnels de trauma- tismes craniens (p.168).\u2014 Stolz, Meyer, Weiss, La patellite ou maladie de Sin- ding-Larsen (p.168).\u2014 Robineau, Un cas de névralgie du trijumeau (p.169).\u2014 Desmarest, A propos de la suture de la paroi abdominale en un seul plan apres laparatomie (p.171).PEDIATRIE Lust, La fièvre du lait sec (p.171).\u2014 Tixier, Comment guérir les nourrissons athrepsiques et hypotrophiques (p.172).\u2014 Devraigne, Rôle du médecin dans les Consultations Maternelles (p.173).TUBERCULOSE PULMONAIRE Albert, Pleurésie séro-fibrineuse et tuberculose (p.174).UROLOGIE Buzen, L\u2019acridinothérapie dans la blennor- rhagie (p.175).\u2014 Tissot et Thevenard, De quelques considérations relatives au traitement abortif de la blennorrhagie par l\u2019argyrol (p.175).ORTHOPEDIE ET CHIRURGIE INFANTILE Farr et Levine, L\u2019empyème chez les enfants (p.176).\u2014 Rollier, L\u2019héliothérapie dans les affections de la hanche.GYNECOLOGIE Frank, Endocrine causes of sterility in women (p.178).\u2014 Tarnowsky, The local use of ether in Gynecology (p.178).OBSTETRIQUE La mortalité maternelle au Canada (p.179).OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Collin, Un cas de greffe de cornée (p.170).\u2014 Ramond, Les formes cliniques et les complications de l\u2019angine de Vincent p.180).NEURO-PSYCHIATRIE l'Hermitte, Levy et Nicolas, Les sensations de décharge électrique, symptômes précoces de la sclérose en plaques (p.181).DERMATOLOGIE ET SYPHILIGRAPHIE Gougerot, Malaria spontanée préventive, impuissante, et malariathérapie \u201cguérissant\u2019 une paralysie générale (p.182).MEDECINE LEGALE l\u2018og, L\u2019examen médical des chauffeurs en état d\u2019ivresse (p.182), \u2014 Simoni ct Provent, Des limites juridiques du diagnostic biochimique de l\u2019alcoolisme aigu (p.183).ELECTRO-RADIOLOGIE Garcin, La cholécystographie (p.183).LABORATOIRE Costa, Boyer et Jaur, Utilisation de la gélatine formolée pour le précipito-dia- gnostic de la fièvre typhoïde (p.184).\u2014 Kahn, Application de la méthode de Kahn pendant 5 ans (p.185).\u2014 Jaubert et Gary, Le sérodiagnostic de la réaction de Meinicke (p.185).\u2014 Schiller, Contribution à la Biologie du Bacille de Koch (p.183)."]
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