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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1928-03, Collections de BAnQ.

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[" Tome LVII No 3 Mars 1928 MÉMOIRES ORIGINAUX LA FORMULE SANGUINE DES PARALYTIQUES GENERAUX SOUMIS A LA MALARIATHERAPIE (1) Par Albert BERTRAND Le paludisme étant une maladie infectieuse déterminée par un parasite du globule rouge, 'hématozoaire de Lavran, il était tout naturel de penser que le sang devait subir certaines modifications au cours des acces et de rechercher quels étaient les éléments les plus affectés.Tous les auteurs qui ont traité de la question ont constaté une diminution considérable des globules rouges et de l\u2019hémoglobine; une modification également marquée dans le nombre des globules blancs avec perturbation considérable de la formule leucocytaire.Ayant eu l'avantage d'observer un certain nombre de paralytiques généraux traités par la malaria, il nous a paru intéressant de suivre au jour le jour, voire d'heure en heure, les modifications de la formule sanguine.Les mêmes constatations déjà signalées par d\u2019autres ont été faites par nous.Le nombre total des globules rouges est franchement diminué.Pour Marchoux, \u2018les destructions qui se produisent périodiquement par la déhiscence des rosettes et l\u2019émission de toxines hémolytiques abaissent considérablement le nombre des globules rouges\u201d.\u201cMême s\u2019il n\u2019y a pas d'accès, il peut y avoir un globule (1) Travail des laboratoires de l\u2019Hôpital Notre-Dame et de l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu. 132 L'UNION MÉDICALE DU CANADA rouge parasité sur 100,000, c'est-à-dire 250 millions au total.C\u2019est donc d\u2019un chiffre au moins égal à celui-ci que le nombre s'en abaisse au moment de la maturité des protozoaires.\u201d\u201d Plus loin le même auteur ajoute: \u201cQuand les acces se répetent quotidiennement la numération des hématies indique une disparition moyenne de | million par jour et par millimètre cube.\u201d Pour Rieux, \u2018le paludisme est le type des anémies hémotoxi- infectieuses.Il est classique qu'après un ou deux.accès palustres le taux des hématies baisse de 5 à 10% de la normale.\u201d Pour Paisseau, \u201cl\u2019anémie palustre se traduit par une diminution souvent considérable du nombre des hématies qui tombent fréquemment à 2,250,000 et dans les cas graves à 1,000,000 ou au-dessous.\u201d Nous-même avons observé des diminutions de 1,700,000, 2,100,000, 2,500,000 et 3,500,000 chez quelques-uns de nos paralytiques généraux soumis à la malariathérapie.Ces diminutions ne se traduisent pas cependant par une série de chiffres dont la valeur va décroissant d\u2019une manière régulière et constante.Il y a des arrêts, voire même de légères régressions comme l\u2019indiquent les courbes 1, 2, 3, 4.(1) Ces arrêts et ces régressions s'expliquent d'une part par la transpiration abondante qui \u2018suit \"acces, d'autre part et surtout par l'hyperfonctionnement des organes hémopoiétiques.En effet, dans les heures qui suivent le frisson, la peau se couvre de sueurs dont l\u2019abondance est souvent considérable, \u2018inondant le lit du malade\u201d (Paisseau).Cet état peut se prolonger de 4 à 8 heures.La conséquence naturelle de cette perte d\u2019eau est une concentration plus grande du sang en globules rouges et une augmentation relative de ceux-ci par rapport à la masse totale du sang.En même temps que cette concentration s'opère les organes hémopoiétiques entrent en hyperfonctionnement.D\u2019après Marchoux: \u201cSi la destruction des globules rouges est rapide leur régénération va presque aussi vite.\u201d Pour Rieux: \u201cSi la destruction globulaire est rapide la régénération ne l\u2019est pas moins dans les premiers accès, surtout quand ils sont assez espacés; il arrive même qu\u2019elle précède en quelque sorte la destruction, si bien qu\u2019on peut observer un (1) Les cas 1, 2, 3 proviennent du service de MM.Archambault et Marin de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Le cas 4 est du service de M.Richard de l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu. VI Dates, 2¢ Host- 22 Sept 177 fl: C/ Pou iesI IN NAM] [MY of ~sl apo ANNES SIN Amps 2000000 \\ nl 807, | 0000 (| ! 10% oo 3000009 is 609 FN IT 12000009 fl 507 \u2014 == GI.rouges - - - - = Hémoglobine We?Dates.IS Sept./40ct /F2 7 Ws.° PI SIN C1.Rove ES] ~ I ts nf aleledog Q x ym RNG ~My im Hh h A) A | 4000000| 1 \u2019 \\ \\ ; WH 20 /, 4000030 NCAA TN ® o * > 3000000 Ne 60 2000000 30 de W3 Îates: !/Oct- Ir Mov.1129 M, ET, =IN ol sf ON 9 Gl.hovees SIS xR} x ~¢ Rim ~{v{ fy Nr 5000009 807 4000000 \\ 707, UT A 3000000 \u201c Tl 4, 7 avy Nu, 2000000 307 W ates [20cT- IS Nov ITA?MR.L oN Ql | 0, G/ Rove 1 NX | og) RI RIN XN 2 Hep 4000000 97 our / LA 80% © 40 pero X o4 | / 4000000 Mn 707, VI Vv Wl 3000000 \\ 407 90% À 0()0900 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 135 nombre plus considérable de globules rouges après un accès qu\u2019avant son apparition.\u201d Chez au moins trois de nos malades, 1, 2, 3, il nous a été possible de faire la numération des hématies pratiquement tous les jours et nous avons noté également cette surproduction des globules rouges dépassant de quelques milliers le nombre des hématies détruites par l\u2019éclatement des mérozoites.Fait intéressant à remarquer cependant, c\u2019est surtout au début de la maladie, dans les 4 ou 5 premiers jours, que cette exagération de la régénération globulaire se manifeste le plus nettement.Dans les jours qui suivent, la destruction des hematies s\u2019accentue graduellement pour arriver aux chiffres que nous savons.Il semble que les organes hémopoiétiques, d\u2019abord stimulés pair la multiplication des parasites, se fatiguent peu à peu, s\u2019intoxiquent et deviennent incapables de produire les globules -rouges en nombre suffisant.Autre fait également digne d'intérèt chez un de nos malades, le cas No 2, fait déjà signalé par Marchoux, c'est l'arrêt momentané de la maladie avec ascension du taux des globules rouges vers la normale sans thérapeutique pouvant expliquer ce phénomène.Cet arrêt de la maladie semblerait normal dans la tierce bénigne pour Marchoux qui l\u2019expliquerait par l\u2019apparition des anticorps dans Ja sang et par la schizontolyse.Cette rémission serait de quelques semaines d\u2019après le même auteur, puis la fièvre ferait de nouveau son apparition pour diminuer d'intensité et se terminer par la guérison.En même temps que se produit cette chute du nombre des globules rouges, 11 se produit également des modifications profondes dans la teneur du sang en hémoglobine.Le taux de cette dernière baisse rapidement, plus rapidement que le nombre des globules rouges, pour certains auteurs, et ne revient à la normale que beaucoup plus lentement.(Marchoux).Chez les quelques malades que nous avons suivis, le taux de l\u2019hémoglobine s\u2019est nettement abaissé.Nous avons noté des chutes de 15 à 20%.Ces variations cependant n\u2019ont pas été aussi accentuées que celles des globules rouges.La diminution de la teneur du sang en hémoglobine s\u2019est faite plutôt d\u2019une manière régulière, sans présenter ces ascensions brusques vers Ja normale, ascensions remarquées pour les globules rouges.Le relèvement du taux de I\u2019hémoglobine a semblé se faire parallèlement au relèvement du taux des globules rouges. 136 L'UNION MÉDICALE DU CANADA La diminution de l\u2019hémoglobine s'explique facilement par la destruction des globules rouges et par les toxines hémolytiques circulant dans le sang après l'éclatement des rosettes.Comme conséquence de la diminution des globules rouges et de l\u2019abaissement du taux de l'hémoglobine on a signalé des modifications considérables de la valeur globulaire.Pour Rieux \u201cla valeur globulaire s\u2019abaisse dans des proportions semblables à l\u2019abaissement de l\u2019hémoglobine.Le taux de la valeur globulaire est toujours inférieur à l'unité et varie entre 0.9 et 0.4\u201d.Paisseau et Lemaire ont noté le fait inverse et ont observé des valeurs globulaires souvent supérieures à l'unité.Chez tous nos malades il nous a été donné d\u2019observer des valeurs globulaires supérieures à l\u2019unité de même que des valeurs s\u2019abaissant jusqu'à 0.5.Le malade No 2 en particulier a fourni une valeur globulaire pratiquement stable pendant tout le cours de l\u2019observation.Sa valeur globulaire s\u2019est maintenue entre 0.8 et 0.9 pour s\u2019abaisser une fois à 0.7 et toucher une fois l\u2019unité.Un autre de nos malades, le No 3, a vu sa valeur globulaire dépasser l'unité dès le premier jour de son traitement par la quinine.Des modifications considérables dans le nombre et dans la variété des globules blancs ont été notées également par tous les auteurs.Pour Rieux \u201cquel que soit le type de paludisme, pendant la période d'apyrexie qui sépare les accès de fièvre, le chiffre total des globules blancs est soit normal (7000 à 8000), soit abaissé (4000 à 5000).l'abaissement est notable (2000 à 3000) surtout dans les heures qui précèdent immédiatement le frisson.Pendant la période de chaleur le taux augmente rapidement, revient à la normale, souvent la dépasse (10000).\u201d Marchoux signale les même modifications dans le nombre des globules blancs et dans la proportion des diverses variétés.\u201cLa diminution des leucocytes se constate surtout dans les deux heures qui précèdent le frisson.Au moment de l\u2019accès l'accroissement du nombre des globules blancs est rapide et peut atteindre le chiffre de 15000.\u201d Les chiffres que nous avons observés, sans se rapprocher sensiblement de ceux donnés par les auteurs cités plus haut n\u2019ont que rarement atteint 10000 pour s\u2019abaisser a 3000 et méme a 1500.Par contre les variations de la formule leucocytaire que nous avons notées au cours de la maladie correspondent bien a celles signalées par Rieux et Marchoux.Des examens de sang (malade No 1) faits toutes les 2 heures pendant 48 heures consécutives, c\u2019est-à- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 137 dire entre deux accès, ont fait voir les modifications indiquées par le tableau >.Ne 5 Variations de la formule leucocytaire du cas No 1 entre deux crises, Heures Polynuc.Mononuc.Lympho.Eosino.Remarques Midi 76 10 12 2 Au moment du frisson 2 78 12 9 1 4 30 6 3 1 6 71 23 5 1 8 68 19 12 1 10 80 10 9 1 Minuit 61 19 20 0 2 44 34 22 0 4 57 23 19 1 6 54 30 14 2 8 56 23 20 1 10 49 27 23 1 Midi 56 23 20 1 2 58 19 23 0 4 40 22 36 2 6 50 13 36 1 8 49 9 41 1 10 40 15 44 1 Minuit 33 21 44 2 2 45 18 36 1 \u2019 4 47 18 34 1 6 58 13 28 1 8 62 8 27 3 10 70 18 10 2 Nouveau frisson.Au moment de la crise la formule leucocytaire était la suivante : Polynucléaires 76%; Mononucléaires 10% ; Lymphocytes 12%; Eosinophiles 2%.Le nombre des polynucléaires s\u2019est élevé graduellement pour atteindre, 4 heures après le début de l\u2019accès, 90%.En même temps le nombre des mononucléaires et des lymphocytes s\u2019est abaissé peu à peu pour donner à la même heure 6% de mono.ct 357 de lympho.Apres la chute de la température des modifications inverses se sont produites dans la formule.Le nombre des polynucléaires a diminué lentement pour tomber, 38 heures après le début de la crise, à 33%, tandis que les mononucléaires ont atteint pendant le même temps 21% et les lymphocytes 44%. L'UNION MÉDICALE DU CANADA Le retour vers la formule initiale a commencé dans les heures qui ont suivi, et au moment d\u2019un nouveau frisson la formule était devenue la suivante: Polynucléaires 70%; Mononucléaire 18%; Lymphocytes: 10% ; Eosinophiles 2%.Ces variations sont a peu pres classiques, du moins pour les auteurs déja cités.Le taux des éosinophiles cependant a semblé varier dans des proportions qui ne sont pas celles observées par Rieux puisque ce dernier a constaté une diminution considérable et quelquefois une absence d\u2019éosinophile.Nous avons nu rencontrer des éosinophiles pratiquement à tous _ les moments de nos observations et leur nombre s\u2019est élevé quelquefois jusqu\u2019à 3%, comme l'indique le tableau 5.En résumé les modifications de la formule sanguine que nous.avons notées au cours des quelques cas étudiés se rapprochent sensiblement de celles faites par de nombreux auteurs, savoir: diminution du nombre des globules rouges, abaissement du taux de l'hémoglobine et perturbation considérable de la formule leucocytaire.BIBLIOGRAPHIE Marchoux.\u2014 Paludisme (Collection Gilert et Carnot).Rieux.\u2014Hématologie clinique.Paisseau.\u2014 Sergent (Traité de pathologie médicale, tome XIV). L\u2019ENSEIGNEMENT DE LA PUERICULTURE ELEMENTAIRE AUX JEUNES FILLES DANS LES ECOLES ET LES PENSIONNATS Par Gaston LAPIERRE, Médecin de l'Hôpital Sainte-Justine et de l'Ecole d\u2019Hygiène Sociale appliquée.La grande cause de la mortalité infantile, c'est l'ignorance des mères.\u201cLorsque vous aurez dit, lorsque vous aurez expliqué, avec des formes diverses, suivant les milieux, suivant les âges, et suivant les sexes, la valeur des éléments que tout enfant apporte en venant au monde, de ces éléments immortels puisqu'ils doivent perpétuer l'espèce quand on ne les perturbe pas, lorsque vous aurez donné connaissance aux jeunes gens des deux sexes des trésors qu\u2019ils doivent conserver, qu\u2019ils ne doivent pas amoindrir, mais au contraire augmenter, alors seulement vous aurez fait véritablement de l'Hygiène de l'espèce, car vous aurez éclairé toute procréation, vous aurez fait disparaître la cécité du génie de l'espèce.\u201d (Pinard) Depuis une vingtaine d'années, on ne s\u2019est pas contenté de chanter la natalité féconde des Canadiens-français, on a déploré aussi leur mortalité infantile considérable, et de nombreuses œuvres de puériculture ont surgi chez nous: gouttes de lait, dispensaires d\u2019hôpitaux d'enfants, consultations pour les femmes enceintes, crèches, assistance maternelle, service social, etc.Qui dira tout le travail, toutes les inquiétudes, tous les dévouements, tous les sacrifices connus ou ignorés, attachés à ces fondations, et qui se perpétuent et s'augmentent avec les années ! Pourquoi ces idées ont-elles germé dans le cerveau des fondateurs de ces belles œuvres sociales ?Parce que ceux-ci, frappés par le caractère effroyable d\u2019une plaie vive au flanc de notre race, ont donné et donnent encore le meilleur de leur vie pour combattre un mal déjà existant.Mais pour faire de la \u201cprophylaxie\u201d, pour faire de la médecine préventive en puériculture, si je puis m\u2019exprimer ainsi, il y a un moyen important, c\u2019est d'enseigner la puériculture élémentaire aux 140 L'UNION MÉDICALE DU CANADA jeunes filles pendant leur dernière année d'école ou de pensionnat, c\u2019est d\u2019armer la future mère sur ce noble terrain, comme sur les autres.Alors, viennent les \u201cbonnes femmes\u201d, donneuses de mille conseils dangereux concernant l\u2019alimentation, le vêtement, le logement, les soins ordinaires, les sorties de l'enfant; surgissent les commères, parentes, voisines ou autres, avec leurs pratiques odieusement ignorantes, servies sous l'auguste et imposant manteau des maternités nombreuses, et elles se buteront à des jeunes personnes averties.Depuis longtemps déjà on enseigne des leçons de choses, dans les écoles de campagne surtout, afin que les jeunes paysans s'attachent mieux à la culture et au bon soin des animaux sur les fermes.Très bien ! Et la puériculture ne vaudrait-elle pas la \u201cporciculture\u201d ?.Nous posons la question au Conseil de l\u2019Instruction Publique de la Province de Québec, afin qu\u2019il explique à notre population ce qu\u2019il entend par I\u2019 \u201cimmoralité\u201d de la question.Elle a droit de le savoir, avec force explications.: S'il est important de sauver le dernier-né parmi les veaux, s\u2019il est important de savoir comment on évite le \u201cmildiou\u201d\u2019 des patates, nous croyons que le petit Canadien-français couché dans le ber, à qui on met des cataplasmes de fumier, dans les oreilles de qui on met de l'urine chaude, quand on ne la lui verse pas dans le gosier, a droit a des soins élémentaires plus éclairés: on ne le criera jamais trop fort.ET CEST PAR LA QU'IL FAUT RECOMMENCER LA LUTTE CONTRE LA MORTALITE INFANTILE.Il est vrai qu\u2019il faudra apprendre aux jeunes filles de quatorze, quinze ou seize ans, que ce ne sont pas \u2018les sauvages\u201d qui apportent les bébés, Mais nous sommes convaincus que la bonne religieuse, l'institutrice dévouée, y mettront toujours toute la délicatesse voulue.C\u2019est en enseignant la puériculture élémentaire aux jeunes filles pendant leur dernière année de cours, soit à l\u2019école, soit au pensionnat, que nous pouvons espérer former une nouvelle génération de futures mères où les ignorantes ne seront qu\u2019exception.L'esprit de l'enfant est très malléable, et c\u2019est à ce moment qu\u2019il faut le modeler.Depuis dix ans que nous recevons à la consultation des dispensaires qui nous sunt confiés un très grand nombre de mères, et combien souvent, \u2014 beaucoup trop souvent, hélas ! -\u2014 nous nous sommes convaincu que c\u2019est \u201cforger à froid\u201d que s'attaquer aux esprits déjà formés des adultes. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 141 Nous savons qu\u2019il existe à Montréal, sous une direction compétente, des cours de puériculture où les jé:anes filles et les jeunes mères peuvent aller s'instruire.Mais si on veut bien nous communiquer le nombre de personnes qui ont suivi ces cours en entier pendant les dix dernières années, nous serons renversés en constatant le chiffre infiniment insignifiant en regard de la population; et il s\u2019agit de la \u201cmétropole du Canada\u201d !.De plus, lorsque la masse des mères sera instruite de cette façon, elle comprendra mieux le contrôle médical sous ses différentes formes et elle s\u2019y soumettra beaucoup plus volontiers: consultations prénatales, consultations de nourrissons, services annexes.Que les incrédules sachent que \u201cde la puériculture dépend absolument la conservation et l\u2019amélioration de l\u2019espèce humaine\u201d.(1) La science de l\u2019hygiène appartient à tout le monde et le médecin ne doit être que son propagateur.Pour protéger l'enfant comme 1l convient, il faut commencer bien avant son existence.Et il n'y a pas plusieurs issues à la question, l\u2019assistance bénévole aux cours publics de puériculture est le fait d\u2019un nombre fort restreint de mères ou de jeunes filles, et dans une seule ville de notre province: les statistiques seront peu modifiées par le résultat de cet enseignement.I1 faut imposer aux jeunes filles l\u2019enseignement de la puériculture élèmentaire pendant leur dernière année d'études: alors, leur esprit sera déjà armé, il sera amorcé au perfectionnement des connaissances acquises pour le plus noble des buts.Nous savons qu\u2019il y a loin de cet exposé à un texte de loi, nous s«vons plus que beaucoup d\u2019autres, que les figures populaires sont souvent celles qui passent, le sourire aux lèvres, dans des sillons creusés par d\u2019autres et approuvés à l'avance de toute façon, mais l\u2019auguste sacerdoce de la médecine comporte certains mouvements d'avant-garde, et cet enseignement super-vital que nous préconisons ralliera des adeptes de plus en plus sombreux, et un jour viendra où il aura chance de s'implanter pour notre plus grand bien, car, mortalité infantile dans soixante-cinq à soixante-dix pour cent des ccs, égale ignorance et misère.Quel vaste champ ouvert à des efforts variés dans le domaine de l\u2019enseignement et de l'hygiène sociale ! Il y aura encore le cinéma, qui, dans des \u201cfilms\u201d courts, précis ct frappants, pourra servir de moyen puissant pour eduquer le peuple (1) Kaplan\u2014\u201cL\u2019enseignement de la puériculture aux jeunes filles er France\u201d.(Thèse 1925, Paris). 142 L'UNION MÉDICALE DU CANADA en puériculture.Quelques tentatives timides et isolées, sans plan défini, sans exécution soutenue, ont été faites dans ce sens.Nous reviendrons un peu plus tard à ce projet.On pourrait remplir un gros volume à énumérer seulement les différents préjugés qui existent depuis des siècles en puériculture.Citons-en quelques-uns : L'usage de saucissonner le nourrisson ou de l\u2019emmaillotter fortement, \u201cpour soutenir ses p'tit reins\u2019, ou \u201cpour pas qu\u2019il lui pousse une bosse\u201d, est un usage détestable qui ne donne aucun confort au bébé, et qui n'est pas hygiénique a plus d\u2019un point de vue.Pour la première tétée, \u2018on attend au huitième jour pour les garçons et aux dixième jour pour les filles\u201d \u2014 pauvres filles! ne soyons pas surpris s\u2019il y a des suffragettes \u2014; en attendant, Vous pensez bien que les \u201cp'tites ponces de paparmane\u201d battent leur plein, ct que le nourrisson s\u2019en va \u201cfaire un p\u2019tit ange de plus au ciel\u201d, pour veiller sur la famille de quinze, qui en a \u2018\u201créchappé\u201d trois.Pour empêcher l'enfant de crier, on le berce jour et nuit.Mieux vaut lui donner un régime alimentaire approprié.Puis, un bébé, ce n\u2019est pas une \u201cbaratte à battre le beurre\u201d.\u201cPlus l'enfant prend, plus l'enfant augmente\u201d: aphorisme désastreux, dont les effets se font souvent sentir dans les années qui suivent, quand ce n\u2019est pas immédiatement, et ici, la meilleure classe de notre population se laisse prendre à cette fausse direction, parce qu'un représentant d\u2019une petite école allemande d\u2019engraissement a réussi à les enrôler.\u201cLe vin pris par la nourrice donne du teint à l'enfant\u201d Et son système nerveux, qu\u2019en fait-on ?Et les \u201csuçons\u201d, les fameux \u201csugons\u201d, qui existent encore |! Ils sont faits d'un chiffon dans lequel on met un petit morceau de pain macéré.C\u2019est un moyen assez sûr d\u2019infecter le tube digestif de l\u2019enfant.La question du nombre des repas en est une de toute première importance, et cependant, un des conseils dangereux donnés par les personnes \u201cqui ont eu beaucoup d\u2019enfants\u201d, par les personnes \u201cqui connaissent ça\u201d, c\u2019est de mettre le bébé au sein, ou de lui donner un biberon de lait dès qu\u2019il crie.C\u2019est un des mauvais conseils qui est suivi de nos jours par un trop grand nombre de mères.Nous ne nous attarderons pas à décrire les différentes recettes contre l'engorgement des seins. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 143 Abrégeons ce chapitre, gai en apparence, triste en réalité: ce sont nos petits qui expient ces sottises.Ignorance, préjugés, bêtise humaine, tout cela.Un mur d\u2019obstacles, nous le savons, se dresse entre cet état de choses et l'arme nécessaire pour le combattre: la puériculture enseignée à temps.Nous ne devons pas nous lasser d\u2019exposer les raisons qui militent en faveur de cette amélioration, nous devons augmenter nos effectifs pour cette lutte qui se fait strictement dans notre domaine.Aujour- d\u2019hui comme hier, c\u2019est avec des arguments exposés publiquement, et non avec des injures, le seul tort que nous ayons étant de vouloir diminuer la mortalité infantile d\u2019une façon plus rapide et plus marquée, que l'on solutionnera cette question qui regarde tout le monde.Le Docteur Bergeron, qui fut secrétaire perpétuel de l\u2019Académie de Médecine, répétait volontiers cette phrase: \u201cUn enfant qui vient au monde a moins de chances de vivre une année qu\u2019un vieillard de 80 ans et moins de chances de vivre une semaine qu'un vieillard de 90 ans.\u201d (1) Le grand poète latin Lucrèce dit dans son livre V sur la nature des choses: \u201cSemblable au matelot que la tempête a jeté sur le rivage, l'enfant qui vient de naître est étendu à terre, nu, incapable de parler, dénué de tous les secours de la vie\u201d.Alors que le poussin va se promener peu de temps après avoir brisé sa coquille, alors que le caneton peu après sa sortie de l'œuf, | peut aller barboter avec père et mère dans la mare voisine, l\u2019enfant 1 nouveau-né remue, crie, mais ne tarde pas à mourir si l'on ne s'occupe pas de lui.C\u2019est pourquoi, en termes aussi énergiques que l\u2019auteur latin, un grand homme d'Etat français pouvait dire: \u201cIl semble que tous les périls, tous les fléaux qui pèsent sur l\u2019humanité se donnent rendezvous autour de l'enfant et qu'il doive, pour conquérir le droit à la vie, triompher, lui, chétif et débile, faible et presque inorganisé, de toutes les chances de la mort.\u201d (Demelin et Devraigne).Et ce secours vital dont il a un si urgent besoin, 1l faut que la mère soit déjà organisée pour le lui donner avant sa naissance, avant même sa procréation, et nous ne voyons aucun autre moyen sûr et suffisamment généralisé, pour qu\u2019il porte des fruits réels, que l\u2019en- (1) Demelin et Devraigne\u2014\u201cManuel du puériculteur\u201d, Paris, 1921. 144 L'UNION MÉDICALE DU CANADA seignement de la puériculture élémentaire aux jeunes filles pendant leur dernière année de cours d\u2019étude.Le Bureau municipal d'Hygiène et des Statistiques de la cité de Montréal avait déjà élaboré un programme à cette fin.Il comprenait les douze leçons suivantes : lère leçon: Croissance et développement du bébé; 2e 3e de 5e 6e Te 8e Oe 10e lle 12e ce Les dents; Bain et valeur de l\u2019eau; L'air pur; Sommeil et repos; Vêtements, propreté; Premiers soins à un bébé malade: Le lait: L\u2019estomac du bébé; Le soin du lait; Direction pour la modification du lait; Récapitulation des leçons précédentes.Ce programme semble acceptable, avec quelques retouches; par exemple, nous pourrions remplacer une des trois leçons sur le lait, en condensant les deux autres, par une mise en garde contre les préjugés et les conseils dangereux. RECUEILS DE FAITS METASTASE PAR VOIE SANGUINE D'UN EPITHELIOMA DE L\u2019OVAIRE 4) Par L.C.SIMARD et 0.A.GAGNON.Les épithéliomas de l\u2019ovaire qui prennent naissance dans des kystes ou des vestiges wolffiens peuvent proliférer à la façon des épithéliomas germinatifs superficiels et donner de multiples greffes à la surface péritonéale.Ils envahissent le plus souvent l'ovaire, suscitent une stroma-réaction avec hyperplasie conjonctive parfois très marquée, pénètrent dans les lymphatiques pour aller donner ensuite des métastases.L'origine lymphatique de la métastase de l\u2019épithélioma wolffien de l\u2019ovaire est la seule admise et citée dans les auteurs classiques.Le cas rapporté ci-dessous nous a paru intéressant à publier, tant par son histoire générale que par certains détails d'évolution tumorale.- Madame R., 63 ans, se présente à l\u2019Hôpital Notre-Dame le 15 février 1927, pour tumeurs au bras et à la jambe.Il y a cing mois, la malade s\u2019aperçut qu\u2019elle avait dans la région inguinale droite une petite tumeur de la grosseur d\u2019un œuf de pigeon.Cette tumeur augmenta lentement de volume.Depuis trois mois la patiente ne peut plus marcher.Entre temps apparaissaient sous la peau de la cuisse droite de petites tumeurs grosses comme des pois et roulant sous le doigt, précédées d\u2019une sensation de chaleur.Une autre petite tumeur augmentant rapidement, mais non douloureuse, survenait enfin au bras droit, en plein deltoïde.Antécédents personnels: Opération gynécologique il y a environ 20 ans, pour une tumeur dont il est impossible de retracer la nature.* Travail du laboratoire d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Hôpital Notre- Dume, directeur: M.le professeur Masson; et du service de M.le professeur B.Bourgeois. 146 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Antécédents héréditaires: Père mort à 65 ans d\u2019affection pulmonaire inconnue.Mère morte subitement.Cinq sœurs et deux frères vivants et en bonne santé.Examen clinique.Patiente cachectique.Téguments flasques; muqueuse décolorée, ongles bleutés, subictère conjonctival; voix éteinte.Pouls régulier mais rapide.Thorax, rien à signaler.Abdomen: Hernie ombilicale avec éventration sous-ombilicale dans une vieille cicatrice post-opératoire de laparatomie.Examen gynécologique.Vulve, rien de particulier.Col lacéré; utérus mobilisable dans les deux sens; cul de sac antérieur donne l'impression d\u2019une masse rénittente.Membre inférieur droit.Position demi-fléchie et en abduction, œdème marqué.Au niveau du pli de l\u2019aine et dans toute la région du triangle de Scarpa, tumeur d\u2019une dureté ligneuse, dont la base est mobile dans le scns latéral et dont le sommet semble fixé à l\u2019arcade et à l\u2019épine du pubis, empêchant les mouvements d'ascension et de descente.Les mouvements volontaires de flexion, d\u2019extension et d\u2019abduction sont limités.Région postéro-externe de la jambe, près du creux poplité, autre masse de même nature, presque aussi volumineuse, non adhérente.Membre supérieur droit.Mouvements normaux.Sur le bord externe du deltoïde et faisant corps avec lui, tumeur dure, du volume d\u2019un œuf, plus ou moins régulière, non adhérente au squelette, ni à la peau, suivant les mouvements de latéralité.Examen radioscopique (Dr J.E.Panneton).L\u2019hémi-thorax gauche est considérablement obscurci par des ombres floues et mal définies.L'ombre aortique paraît grosse et repoussée à droite.Au-dessus du diaphragme droit existe aussi une ombre dense pas très volumineuse (petite pommette).A gauche immobilité absolue du diaphragme.A droite diaphragme très actif par compensation.La malade ne pouvant se tenir debout, ne nous permet pas de faire un examen très détaillé.Opération.Anesthésie au gaz.Extirpation de la tumeur du bras qui est en plein muscle et adhérente au périoste.Hémostase, suture de la peau, drainage à la partie inférieure.Histo-diagnostic No S8 (M.le professeur Masson).Tumeur intra-musculaire du bras.Métastase d\u2019un épithélioma cylindrique à grandes cellules claires et mucipares.Origine probable: Vestige wolffien, kyste muqueux de l'ovaire.Voilà donc, en résumé, une malade opérée il y a une vingtaine d'années pour une tumeur du petit bassin, et présentant actuellement une tumeur pelvienne inopérable, des métastases d'un épithélioma provenant d\u2019un vestige wolffien ou d'un kyste ovarien.Cette tumeur pelvienne paraît être la récidive, la repullulation lente.progressive, sur place, de cette ancienne tumeur, envahissant L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 147 par métastase les ganglions de l\u2019aine et du creux poplité.Bien que nous n\u2019ayons pu, à cause de son état général, opérer la patiente qui est allée mourir chez elle, il ne paraît pas illogique, bien au contraire, de rattacher ce processus tumoral récent à cette ancienne histoire néoplasique.D'ailleurs, l\u2019aspect histologique de la métastase deltoïdienne, aspect typique d\u2019un épithélioma cylindrique mucipare ovarien, milite en faveur de cette interprétation.Microphotographie de la métastase deltoïdienne.(Gross.1800.) Tube glanduliforme formé par des cellules cylindriques; mucus dans le pôle apical des cellules; Kittleisten en bordure de la cavité.Une mitose dans la partie supérieure gauche de la figure.Cette métastase musculaire du deltoïde nous intéresse plus particulièrement, et nous paraît être d\u2019origine sanguine.Il est moins que probable en effet que le transport par voie lymphatique d'un embolus cancéreux provenant d\u2019une tumeur pelvienne, inguinale et poplitée, puisse se faire jusque dans un muscle de l'épaule.L'examen radiologique montre dans le poumon des ombres denses qui sont, 148 L'UNION MÉDICALE DU CANADA sans aucun doute, des métastases pulmonaires du même épithélioma.Cet envahissement pulmonaire, dont la tumeur deltoïdienne serait la conséquence, correspond à une généralisation sanguine tardive de I'épithélioma wolffien.Les auteurs classiques n\u2019admettent ou ne parlent pas de ce mode de généralisation dans les cancers ovariens; Handley lui-même, pour les cancers du sein, ce qui semble encore plus difficile à accepter, n\u2019admet pas la généralisation par voie sanguine.Bref, nous croyons que la tumeur primitive a donné d\u2019abord une récidive sur place, puis des métastases ganglionnaires inguinales et poplitées, que c\u2019est à partir d\u2019une de ces tumeurs qu\u2019une généralisation sanguine, suivant le cours de la petite circulation, a donné des métastases pulmonaires, et que les métastases deltoïdiennes répondent à l'envahissement de la grande circulation par des embolies méta- statiques de provenance pulmonaire.Ce serait la première fois, croyons-nous, que l\u2019on signale la métastase par voie sanguine d\u2019un épithélioma wolffien.Deux leçons pratiques se dégagent de cette histoire de cas, ne serait-ce que pour fixer le pronostic: 1° L'importance de la biopsie et de l'histodiagnostic; 2° la nécessité d'examiner à fond les malades qui présentent des tumeurs à topographie variée, apparemment étrangères les unes aux autres dans leur évolution, mais relevant d\u2019une cause unique: l\u2019épithélioma wolffien ou ovarien. THORACOPLASTIE PARAVERTEBRALE ET PARASTERNALE Par Edmond DUBE, Chirurgien de l'Hôpital Sainte-Justine et de l'Hôpital du Sacré-Coeur.La thoracoplastie paravertébrale préconisée par De Cérenville de Lausanne en 1885 et vulgarisée par Sauerbruck et Willms en 1911, cest devenue depuis quelque temps une opération courante et, de l'aveu de plusieurs phtisiothérapeutes distingués, elle constitue un des plus grands progrès dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.Elle n\u2019est pas encore très répandue chez nous, et pour des raisons difficiles à expliquer on ne lui concède pas l'importance qu\u2019elle a réellement.À la demande de mon collègue et ami ami le Docteur Vidal, j'ai déjà pratiqué trois interventions de thoracoplastie à l'Hôpital du Sacré- Cœur à Cartierville et c\u2019est l\u2019observation d\u2019un de ces malades que je veux présenter.Les indications de la thoracoplastie ont dépassé les limites qu\u2019on a voulu d\u2019abord lui accorder, et il ne faut pas attendre l\u2019évolution avancée de la tuberculose pour en utiliser les avantages.Chez les malades atteints de cavités et chez qui on a vainement tenté tous les moyens thérapeutiques connus, l'opération ne peut donner tous ses bénéfices.D\u2019après Alexander, 37% des malades opérés dans tous les pays ont été guéris, et 24% considérablement améliorés.La mortalité opératoire s'élève à 1.5% \u2014 19% sont morts d\u2019une lésion siégeant dans le poumon non opéré ou dans un autre organe, et 12% d\u2019une cause qui ne saurait être attribuée à l'intervention elle-même.Cette statistique peut surprendre, mais elle est strictement basée sur les cas rapportés et serait encore plus favorable si les malades opérés n\u2019avaient pas présenté des lésions aussi avancées.Les indications de la thoracoplastie ne sauraient être précisées d'une manière absolue, mais on considère que les malades dont l\u2019état général est bon et qui présentent une lésion unilatérale au début, qui a tendance à devenir chronique, bénéficient nettement de l\u2019intervention.Cependant, la thoracoplastie ne doit pas être pratiquée avant que la malade ait été soumis à une période de repos prolongé, soit 150 L'UNION MÉDICALE DU CANADa six mois environ, sous la surveillance de son médecin.Dès que l'on aura constaté que le repos, aidé ou non d'un pneumothorax artificiel, n a pas donné le résultat attendu, 1l faudra penser à proposer l\u2019intervention.Cette direction de traitement demande une coopération active entre le médecin et le chirurgien, et c'est grâce à cet accord que le malade bénéficiera de toute la garantie à laquelle il a droit.Il est pratiquement impossible de préciser le moment exact où il faudra opérer, mais il ne faut pas perdre de vue qu\u2019un retard exagéré peut compromettre toutes les chances du malade.L'état général est un facteur important pour l'indication opératoire et le cachectique chez qui toute autre tentative de traitement a échoué, ne sera jamais qu\u2019un mauvais risque opératoire.En général, l'intervention devra être limitée aux malades de 15 à 45 ans, mais on a souvent dépassé ces deux extrêmes.Cette période cependant semble être la période de choix.La thoracoplastie paravertébrale avec résection de la première à la onzième côte, auand l\u2019intervention est indiquée, est la technique la plus employée chez la majorité des malades.Si I'immobilisation pulmonaire n\u2019est pas suffisante après cette première opération, on peut lui adjoindre une phrénicectomie ou une thoracoplastie para- sternale.La paravertébrale peut être pratiquée en deux temps.mais même dans les cas graves, on considère que l'opération complète doit être faite dès le début, et dans quelques cas exceptionnels, l\u2019intervention partielle peut être tentée.De tous les anesthésiques, l\u2019éther semble donner les meilleurs résultats et présenter le moins d\u2019inconvénients.On a souvent utilisé l\u2019anesthésie locale combinée avec l\u2019éther, et certains chirurgiens, notamment en France, n'opèrent pas à moins qu\u2019ils ne puissent utiliser l\u2019anesthésie locale seulement.Ces deux méthodes ont leurs avantages et c\u2019est l\u2019état général du malade au moment de l\u2019intervention qui devra guider sur le choix de l\u2019anesthésie.Observation.Madame P., âgée de 25 ans, est admise à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, à Cartierville le 26 août 1926.Elle se présente avec un diagnostic de tuberculose pulmonaire.Etat général très mauvais.toux et crachats abondants, température, amaigrissement, fatigue, anorexie.La maladie actuelle semble avoir débuté en novembre 1925, alors que la malade accusait un point de côté et de la gêne respiratoire sans expectoration.En décembre 1926, après un accès de toux, elle fait deux vomiques abondantes, d\u2019une odeur infecte; après ces vomiques, légère accalmie sans disparition de la toux et de l\u2019expectoration, suivie d\u2019une reprise des symptômes du début. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 15 La maladie a toujours évolué avec des élévations de températur&æ correspondant à une diminution des sécrétions, syndrome caractéristique\u201d de rétention, suivie d\u2019une chute de température accompagnée d\u2019une expectoration puriforme abondante, marquant l\u2019évidement du foyer purulent.Le diagnostic de dilatation bronchique, secondaire à un abcès pu!monaire, d\u2019origine tuberculeuse probable, est posé.Le repos absolu est prescrit, et le 26 décembre 1925, le Dr Vidal pratique une injection intra-trachéale de lipiodol, qui démontre après radiographie des dilatations ampullaires et sacciformes des bronches du lobe inférieur droit.Pas de Koch dans les crachats.Globules blancs, 22,000.Poids, 115 livres.Le repos est prolongé pendant six mois et malgré l\u2019amélioration de l\u2019état \u2018général, la lésion continue à évoluer et on décide de faire une thoracoplastie paravertébrale, dans le but d\u2019immobiliser le poumon.6 juin 1927.Sous anesthésie générale à l\u2019éther, thoracoplastie para- vertébrale et résection des 7, 8, 9, 10èmes côtes.Les suites opératoires sunt normales.La toux et les crachats diminuent notablement pendant les deux mois qui suivent l\u2019intervention, mais réapparaissent progressivement.Une nouvelle injection de lipiodol est pratiquée au cours du mois d\u2019octobre et la radiographie démontre que la rétention de pus persiste au niveau du lobe inférieur droit, mais apparemment en moins grande quantité qu\u2019avant l'intervention.A la suite de cette constatation, on décide de compléter la première opération par une thoracoplastie parasternale.21 novembre 1927 \u2014Thoracoplastie parasternale et résection des 4, 5 et 6èmes côtes, sous anesthésie à l\u2019éther.A l'ouverture de la plèvre adhérente aux côtes, on trouve une quantité abondante de pus.Suites opératoires normales, mais la plaie donne abondamment.Depuis cette deuxième intervention, l\u2019état local et général de la malade se sont améliorés.La toux est diminuée et les crachats sont moins fréquents et moins abondants.Malgré ce résultat satisfaisant, il est encore trop tôt pour oser conclure à une guérison, mais on peut tout de même espérer que l\u2019amélioration actuelle saura se prolonger et que la cicatrisation complète de la lésion sera obtenue.Cette observation de thoracoplastie pratiquée chez une malade dont l\u2019état général était médiocre au moment de l'intervention et pour qui les traitements usuels ne paraissaient plus donner de résultat ne saurait être citée comme une démonstration de l'efficacité absolue de la thoracoplastie.Cependant l'amélioration obtenue, bien qu'elle ne soit pas encore définitive, démontre suffisamment, à notre avis, que cette thérapeutique encore peu pratiquée est appelée à rendre des services appréciables dans le traitement des affections tuberculeuses des poumons. * += UN CAS DE RUPTURE TRAUMATIQUE DE L\u2019'URETRE PERINEAL TRAITE PAR L\u2019'URETRORRAPHIE CIRCULAIRE Par Oscar MERCIER, Chargé du Service d\u2019Urologie de l\u2019Hôtel-Dieu.J'ai eu l\u2019occasion d'observer et de traiter avec succès dans mon \u2018 service à l\u2019Hôtel-Dieu un cas de rupture traumatique de l\u2018urètre périnéal.Les considérations thérapeutiques qui découlent de cette observation m'ont incité à la présenter.OBSERVATION.\u2014D.(Lucien), âgé de 17 ans, est tombé à 11 heures du soir le 18 septembre 1928, à califourchon sur le timon de sa voiture.Immédiatement l'enfant a ressenti une vive douleur au périnée et a constaté un écoulement sanglant abondant par l'urétre.Il n\u2019a rien dit à ses parents et s\u2019est allé coucher.Vers 3 heures du matin, il a ressenti un violent besoin d\u2019uriner, mais la miction est impossible.Un médecini appelé tente vers 8 heures un cathétérisme qui est impossible et aboutit à la reprise de l\u2019urétrorragie, qui devient très abondante.Tous les efforts du médecin se portent pour arrêter l\u2019écoulement de sang par l\u2019urètre.De plus, il administre un calmant pour le soulager des envies d\u2019uriner et il conseille le transport à l'hôpital.Je vois le malade à 9 heures du soir, c\u2019est-à dire 22 heures après l\u2019accident.Depuis la miction a été impossible.A l\u2019examen, je constate que l\u2019urétrorragie a cessé et il existe une ecchymose considérable qui s\u2019étend au périnée et aux bourses; il n\u2019y a pas d\u2019hématome considérable.La vessie est distendue perceptible à la palpation et faisant une saillie appréciable à la vue.A 10 heures, je pratique une cystostomie sans m\u2019occuper de la rupture de l\u2019urètre et sans avoir exploré le canal.Les suites immédiates sont simples.Durant les 3 premiers jours la température vespérale se maintient vers 100° F.puis elle tombe à la normale pour s\u2019y maintenir.Le 30 septembre, c\u2019est-à-dire 11 jours après l\u2019accident, le canal est exploré sans brutalité et il est impossible de passer même une bougie filiforme.Le 3 octobre, (14 jours après la cystotomie), je pratique une réparation de la rupture.L\u2019enfant étant placé en position de la taille, je fais une périnéotomie médiane qui me conduit sur le foyer de rupture.Le bout distal de l\u2019urètre est trouvé facilement, grâce à une sonde qui avait été introduit par le méat.Le bout central est à 1 centimètre du plancher périnéal, au niveau de la crosse de l\u2019urètre.La section est très irrégulière et entourée de tissu infiltré.Une recoupe au bistouri du bout central est pratiqué aussi rectiligne que possible.Le bout distal est L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 153 dégagé sur une longueur de 4 centimètres environ et est recoupée rectiligne au bistouri.La sonde est alors passé dans les 2 bouts jusque dans la vessie.Deux points latéraux fixés sur la portion distale à 3 cms de son extrémité sont passés dans les tissus qui avoisinent le bout central.Quatre points totaux au calgut No 0 sont passés dans la paroi de chaque bout sans traverser la muqueuse.Les fils sont serrés et les 2 bouts viennent au contact facilement, sans tirer.La suture urétrale est cachée par quelques points au catgut qui prennent les tissus périnéaux.La peau est suturé au crin.Pas de drainage.La sonde urétrale est retirée et les urines sont dérivées par la cystostomie déjà établie.Les suites immédiates sont simples.Les crins sont enlevés à la 8ième journée.Le 15ième jour, le tube de cystostomie est retiré et une sonde Nélaton est laissée à demeure dans l\u2019urètre.Le 20ième jour, la cystostomie est fermée et le 23ième jour la sonde urétrale est retirée; le malade urine facilement sans douleur.Le 14 novembre, le malade est revu et son canal admet facilement une Bougie No 20.Il est encore revu, le 26 janvier 1928, c\u2019est-à-dire 4 mois après l'opération et le canal admet encore facilement une Bougie No 20, Il m\u2019a paru intéressant de présenter cette observation parce qu'elle est conforme aux conclusions de la dernière discussion importante qui eut lieu sur la sujet à la Société Nationale de Chirurgie à Paris (séances 30 juin 1926, 15 décembre 1926, 12 et 26 jan.1927).II est maintenant un fait acquis que dans un cas de rupture traumatique grave de l\u2019urètre les tentatives de cathétérisme doivent être évitées et que seul le traitement chirurgical est indiqué.Ce dernier consiste en une cystostomie de dérivation et en une suture bout à bout de l\u2019urètre rupturé.Celle-ci ne guérira par première intention que si aucune sonde à demeure n\u2019est laissée.Marion depuis plusieurs années a montré l'importance de la cystostomie de dérivation.La sonde à demeure est, en effet, le gros obstacle à la cicatrisation et l\u2019un des facteurs importants du rétrécissement secondaire rapide.Avec cette technique le succès est certain sans diminution du calibre de la lumière urétrale.Chez notre malade, 4 mois après l\u2019intervention l\u2019urètre admet facilement un Beniqué No 40; chez le malade d\u2019Iselin (Société de Chirurgie, 30 juin 1926) une sonde.No 16 passe seize mois après l\u2019opération.\u2014 À la suite de la discussion à la Société de Chirurgie, un point de technique est resté en litige.Legueu préconise la cystostomie et la suture immédiate des bouts rupturés.Marion, au contraire, est partisan de la cystostomie et de la suture tardive, après la 6iéme semaine.Il base son affirmation sur le fait que dès le début I\u2019étendue de la contusion ne pouvant être précisée, on s'expose à suturer dans une zone de 154 L UNION MÉDICALE DU CANADA nécrose future ou à réséquer une portion plus large que nécessaire de tissu de l\u2019urètre.Il me paraît que dans les cas graves avec contusion marquée la conduite de Marion est la seule qu\u2019il faille suivre.Dans les autres cas où il existe une section moins étendue, plus nette, il semble rationnel de tenter une suture immédiate, qui a l\u2019avantage d\u2019immobiliser pour une période plus courte le blessé.Chez mon malade, j'ai suivi, en somme, une ligne de conduite intermédiaire aux enseignements des deux écoles et les résultats ont été très bons, avec séjour raccourci à l'hôpital.te \"02008 a CE UN CAS DE PURFURA HEMORRHAGIQUE TRAITE PAR LA RADIOTHERAPIE Par Albert COMTOIS, Electro-radiologiste de l\u2019Hôpital Sainte-Justine.Au mois d\u2019octobre 1927, l'enfant Marcel T., âgé de dix ans entre dans le service du Professeur Masson à l\u2019Hôpital Sainte-Justine.L'examen du petit malade pratiqué par le Dr Letondal donne les renseignements suivants : Rien de particulier.Rougeole, varicelle, coqueluthe.Pneumonie Antécédents héréditaires.Antécédents personnels.en 1927.Examen subjectif \u2014L\u2019enfant se plaint de faiblesse et de troubles digestifs parmi lesquels on relève en particulier de la constipation et quelques yomissements.Examen objectif.Son poids est de 5i livres.Au niveau des articulations des membres supérieurs et inférieurs, de la région fessière, de la face et de la région postérieure du thorax il existe des manifestations hémorrhagiques.Ces manifestations se présentent par endroits sous forme de pétéchies, mais surtout sous forme d\u2019ecchymôses.Cœur: rien de particulier.Poumons: submatité avec léger souffle expiratoire à la région inter- scapulo vertébrale.Abdomen: rien de particulier.Thorax: déformation rachitique.Sillon sous-mammaire.Bouche: taches purpuriques au niveau de la voûte palatine.Dès les premiers jours de l\u2019hospitalisation divers examens de laboratoire furent pratiqués qui révélèrent des traces d\u2019albumine dans les urines et du sang dans les urines et les selles.Le 26 octobre la formule sanguine se lisait comme suit : Globules rouges .3,100,000 Globules blancs .13,450 Hémoglobine .80% Valeur globulaire .1 Polynucléaires .11% Monunucléaires .1% Lymphocytes .22 1 1: 29% 156 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Le temps de saignement et de coagulation recherchés donnèrent respectivement 3 minutes et 10 min.L\u2019enfant, au repos absolu, fut soumis au chlorure de calcium et aux injections d\u2019hémostyl jusqu\u2019au 4 novembre, date à laquelle on substitua à cette médication celle de l\u2019adrénaline per os.Durant la période qui s\u2019écoula du 18 octobre au 11 novembre, il y eut peu d\u2019amélioration.Les manifestations purpuriques disparaissaient et réapparaissent presque aussitôt, soit sur place, soit à un endroit différent; le poids restait stationnaire.En présence de ces récidives répétées malgré un traitement classique, le Dr Letondal nous référa le petit malade pour traitement radiothérapique le 11 novembre.Le même jour nous fimes une premiere séance sur la région de la rate avec la technique suivante: enfant en décubitus latéral droit, arnpoule centrée sur la région splénique à une distance de 25 centim., 141 kilov., 5 millis, 4 mm al, 2 min.15 sec.Les séances furent répétées les 18, 22, 28 novembre, 3, 9 décembre, 5, 17 janvier.Le 16 novembre, 5 jours après la première irradigtion, de nouvelles taches apparurent sur les cuisses et la partie externe des bras.Le 19 les taches étaient presque complètement disparues et elles continuérent de s\u2019atténuer les jours suivants, si bien que le 3 décembre l'examen des muqueuses et de la peau ne révéla rien d\u2019anormal; l\u2019enfant avait repris du poids, l\u2019état général était tres bon.L'examen du sang le 24 janvier 1928 donna : Globules rouges .4,600,000 Globules blancs .9,600 Hémoglobine .88% Valeur globulaire .0.99% .Polynucléaires .79% Mononucléaires .0 Lymphocytes .-.20% Polyn.éosin.Coe.19% Le 6 février les urines et les selles ne renfermaient plus de sang; cependant il y avait encore des traces d\u2019albumine dans les urines.À son départ de l'hôpital, le 7 février, I'enfant pesait 55 livres.I] résulte de cette courte observation que la radiothérapie a eu un effet manifestement favorable sur l\u2019évolution de la maladie et qu\u2019à côté de leur action cytolytique élective, les Rayons X peuvent ne produire que des modifications chimiques intra-cellulaires et déclencher des réactions humorales indirectes.Stephan, en 1920, n\u2019hésitait pas a conseiller irradiation de la rate a petites doses comme le meilleur agent hémostatique. REVUE GÉNÉRALE : ATONIE GASTRO - INTESTINALE ET HYPOTENSION ARTERIELLE Par J.-Alired MOUSSEAU, Assistant à la Clinique médicale de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Les résultats encourageants que m\u2019a fournis une certaine thérapeutique dans les cas d\u2019atonie gastro-intestinale avec hypotension artérielle chez l\u2019adolescent, m\u2019ont amené à envisager cette importante question, surtout au point de vue pathogénique et thérapeutique.L\u2019atonie gastro-intestinale est une affection très répandue chez Tes adolescents des deux sexes; et comme elle est la ptupart du temps négligée par le médecin, soit qu\u2019il la considère comme \u201cquelque chose qui doit guérir avec le temps\u201d, soit à cause du caractère apparemment irréductible qu\u2019elle présente, parce que justement elle est prise pour une affection primitive, alors qu\u2019elle n\u2019est souvent qu\u2019un symptôme d\u2019une autre maladie, il arrive qu\u2019elle embrouille le diagnostic et conduit, de ce fait, à une thérapeutique surchargée, inutile et inefficace dont les résultats pèsent d'abord sur le malade, ensuite sur le riédecin.C\u2019est à l\u2019aide d\u2019une observation type que j'ai envisagé la question.Supposé moins hypothéqué par la vie que n\u2019est censé l'être l'adulte jeune ou vieux, l\u2019adolescent nous permettra peut-être de mieux saisir le mécanisme du facteur pathogénique; car ce même facteur, susceptible de se rencontrer chez l\u2019adulte, nous apparaît alors ntoins évident à cause des nombreuses maladies intercurrentes.L'histoire clinique d'un adolescent de 19 ans, le prototype de tous ces jeunes dyspeptiques à type hypotonique, et qui ne sont en somme, souvent, que des gastriques secondaires, va me fournir l\u2019occasion d\u2019exposer le résultat Ce mon observation personnelle, en regard de ces cas, ainsi que les conclusions auxquelles j'en suis arrivé, après bientôt sept années que 158 L UNION MÉDICALE DU CANADA je les ai observés, aussi bien à Paris, chez mes maîtres, que dans mon cabinet de consultation, ou dans notre service à l'Hôpital N.-Dame.Pathogénie Nous connaissons depuis longtemps le syndrome de l\u2019hypertension artérielle avec ses troubles et ses accidents toujours sérieux.Ce syndrome si riche, dont la pathogénie peut reposer, soit sur une lésion rénale chronique, soit d\u2019après les diverses théories en présence, sur une perturbation endocrinienne, s\u2019oppose à la pauvreté du syndrome de l\u2019hypotension artérielle, qui comporte, tout de même, un ensemble d\u2019accidents dominant souvent la scène clinique et dont la répercussion s'effectue dans les différents domaines de l\u2019économie : Dan ls domaine cardio-vasculaire: ce sont les lipothymies et la syncope; la bradycardie totale ou sinusale (et ici, l\u2019'hypervagotonie semble jouer aussi un rôle étiologique dans la production de ces deux symptômes).Dans le domaine nerveux: Une fatigabilité, qui de légère, peut devenir considérable, au point d\u2019aboutir à une véritable asthénie, et conduire à un état psychasténique.Dans le domaine pulmonaire: Ici me vient une idée que j'émets, meme si elle peut vous paraitre un peu osée.Bien des jeunes malades, étiquetés tuberculeux par la clinique, ct à propos desquels ni les Rayons X ni le laboratoire ne peuvent se prononcer, et qui présentent de la fatigue, de l\u2019amaigrissement, de l'anémie, une asthénie marquée, ne présentent \u2014 et je l\u2019ai constaté scuvent \u2014 rien de plus que de l\u2019atonie pulmonaire dont la cause réside loin des poumons.Cette atonie pulmonaire serait justement caractérisée par une expiration un peu soufflante et prolongé: au niveau de la zone sous-claviculaire ou même de la zone d'alarme, qui ne correspondrait pas toujours à une condensation du parenchyme pulmonaire, mais serait due, bien au contraire, à ume atonie du parenchyme ou encore à un trouble fonctionnel du pneumogastrique.Le poumon, en effet, possède une trame fibreuse et une innervation.Or, dans l\u2019atonie, la rétractilité pulmonaire se faisant plus lentement, et le poumon revenant sur lui-même dans une sorte d'ondulation lente et saccadée, expliquerait cette expiration prolongée ct souvent soufflante, sans traduire, pour tout cela, une lésion-propre- ment dite de l\u2019organe.Et dans un même ordre d'idées: ces souffles svstoliques, rudes ou râpeux, perçus entre les deux chefs du sterno- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 159 mastoïdien, surtout à droite, au-dessus de la clavicule, chez les chloro- anémiques à la puberté, ne feraient que traduire l\u2019atonie du système artériel: je vous en dirai un mot tout à l'heure dans l\u2019histoire de .l'adolescent que je rapporterai et à propos duquel la radiographie n'a rien enregistré qui pût confirmer les doutes que nous entretenions au début sur l'intégrité de ses poumons.Je mentionne, enfin, les accidents que fournit l\u2019hypotension artérielle dans le domaine digestif.Ce sont: des ptoses, rarement dans le sens que nous l\u2019entendons, mais l\u2019atonie, l\u2019aéro-gastro-colre et la constipation.Cette atonie que l\u2019on prend pour une maladie de l\u2019estomac, chez l\u2019adolescent à croissance rapide, me paraît être un écho gastrique, secondaire dans bien des cas, à une insuffisance sur- rénalienne moyenne, dont la perturbation, je vous l'avoue, peut parfois nous paraître difficile à préciser, car il existe un syndrome fonctionnel des surrénales sans lésions de la glande, et c'est ce qui: différencie la maladie d\u2019Addison (où l\u2019irritation des plexus nerveux péri-capsulaires intervient comme élément pathogénétique pour don- rer par irritation du sympathique la mélanodermie, les douleurs lombaires et abdominales) de l'insuffisance surrénale pure où le déficit glandulaire produit l\u2019asthénie, les troubles digestifs, l\u2019amaigrissement, l\u2019hypotension, l\u2019hypothermie, tous symptômes qui se réunissent à ceux de la maladie d\u2019Addison, de façon à produire des syndromes mixtes dont la maladie d\u2019Addison représente le type le pius pur.Pour résumer l\u2019ensemble de nos remarques sur l\u2019atonie gastro- intestinale, en rapport avec l\u2019hypotension artérielle chez l'adolescent, et sur la pathogénie de cette affection si fréquente, disons que : l'insuffisance surrénale fonctionnelle constitue un syndrome tenant sous sa dépendance l\u2019hypotension artérielle avec ses accidents localisés un peu dans tous les systèmes de l\u2019économie, en particulier dans le svstème digestif; et je n\u2019en veux pour preuve que l'observation type suivante, qui vous montrera tout l\u2019intérêt pratique du syndrome nosologique de l\u2019hypotension artérielle chez l'adolescent à croissance rapide qui vient consulter pour des troubles digestifs et chez lequel le diagnostic d\u2019atonie gastrique est toujours facile à porter, mais chez lequel aussi il est important de rechercher la cause de cet état pathologique, cause que l\u2019on trouve souvent, si l\u2019on veut se donner la peine d'examiner son malade: ce qui nous permet ensuite d\u2019être en mesure d'appliquer une thérapeutique rationnelle et effective. 160 L'UNION MEDICALE DU CANADA Observation M.X., 19 ans, écolier, nous est amené par son père en consultation le 3 octobre 1927.Il accuse une digestion difficile et lente avec perte d'appétit, un amaigrissement progressif et un malaise localisé au creux épigastrique, persistant durant tout le temps de la digestion.C\u2019est à l'âge de 15 ans, alors qu\u2019il venait d\u2019entrer comme pensionnaire au collège, que ses troubles ont débuté: le jeune homme remarque vers ce temps-là que sa croissance s\u2019effectue rapidement.Du côté héréditaires rien à signaler.Les antécédents personnels sont excellents jusqu\u2019à la 15ème année.C\u2019est un jeune homme plutôt sérieux et studieux qui ne fume pas et ne prend aucune liqueur.On se trouve en présence d\u2019un sujet type longiligne, manifestement amaigri, pale, non ictérique, asthénique et neurasthénique.Il mesure à 19 ans: 5 pieds 944 pouces.Poids: 51 kil.= 112 lbs.P.A.= 100/70.Pouls: 60.Température: 98.Il n\u2019y a ni albumine ni sucre dans les urines.L'histoire clinique de ce malade ne nous ayant rien révélé du côté du foie, de la rate, du système génito-urinaire, si ce n\u2019est une sperma- torrhée bi-hebdomadaire, ni rien du côté ganglionnaire, notre attention a été surtout attirée par les systèmes pulmonaire et glandulaire, circulatoire et digestif.A.Système pulmonaire Si j\u2019insiste sur les poumons, c\u2019est que cet ado'escent nous a donné l\u2019impression d'être un tuberculeux.A Pinspection: une dépression marquée sous-claviculaire des deux côtés.La respiration: 16 par minute; (il ne tousse pas, n\u2019a jamais craché de sang; aucune douleur thoracique: signes fonctionnels obsents).A la percussion et a la palpation: rien d\u2019appréciable.A Pauscultation: expiration prolongée, soufflante, un peu plus marquée du côté droit; dans la zone sous-claviculaire et la zone d\u2019alarme avcun râle d\u2019aucune sorte.A Yexamen radioscopique: les sommets paraissent légèrement voilés des deux côtés, mais les poumons, les sinus costo-diaphragmatiques et le médiastin postérieur sont clairs.Il -existe quelques petits ganglions aux deux hiles.La radiographie montre un très léger voile au sommet gauche; le voile du sommet droit est moins net.(Dr Panneton.) B.Système glandulaire et circulatoire On note l\u2019anémie, l\u2019asthénie, l'hypothermie, l\u2019hypotension artérielle et la bradycardie. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 161 C.Système digestif Les nouveaux procédés d\u2019investigation n\u2019étant pas toujours à la portée du praticien exerçant hors de l\u2019hôpital, c\u2019est avec intention que nous avons examiné notre jeune malade au point de vue digestif, avec les seules méthodes courantes d\u2019examen, qui permettent quand même au simple praticien d\u2019acquérir des éléments précieux de diagnostic.La langue est pâle, humide; la dentition excellente; les amygdalez légèrement hypertrophiées; les muqueuses un peu décolorées; les pupilles en légère mydriase; le corps thyroïde nous paraître normal.A l\u2019inspection du thorax, on constate que l\u2019angle de Charpy est très aigu; la peau est sèche et présente une certaine flaccidité; on remarque une légère dépression au niveau de l\u2019épigastre avec léger ballonnement hypogastrique; pas de circulation collatérale ni aucune lésion cutanée ; absence d\u2019ondes péristaltique; un petit battement aortique soulève régulièrement la paroi au niveau du cfeux épigastrique: c\u2019est le ventre en S des \u201cdilatés\u201d ou des ptosés.A la palpation une très légère sensibilité au creux épigastrique, n\u2019amenant aucune modification du pouls et des pupilles, ni aucune défense musculaire; on ne remarque aucune masse anormale, si ce n\u2019est la masse de l\u2019intestin grêle qui fait un léger ballonnement dans la région hypogastrique.Présence du bruit de flot et du bruit de clapotage qui nous permettent de localiser, en position horizontale, la limite inférieure de la grande courbure à trois travers de doigt environ au dessus de l\u2019ombilic.Gargouillement sur tout le trajet du cœco-ascendant, avec distension cœcale marquée: stase estinale chronique; quand on tente de faire refluer vers l'angle hépatique le contenu aéro-liquide du cœco ascendant, on fait naître à ce niveau une légère douleur.Le transverse est difficilement repéré, mais on sent, par contre, sur le trajet du colon descendant, des billes molles qu\u2019on réussit à écraser facilement par la pression des doigts.La percussion: L\u2019espace de Traube est agrandi; on constate une différenciation de sons au niveau du quadran abdominal: la zone gastrique donne une très grande sonorité, sorte de tympanisme; la zone du grêle, une légère matité; celle du cœcum rend un son élevé ressemblant à celui de la zone gastrique: donc de l\u2019aéro-gastrie et de l\u2019aéro-colie droite.L\u2019épreuve de la sangle est négative et nous y reviendrons tout à l'heure au sujet du traitement.Toucher rectal: à bout de doigt, on sent un boudin fécal de consistance moyennement dure.Subjectivement: Le malade, après son repas du midi et du soir, éprouve une sensation de pesanteur, de boule, au creux épigastrique qu\u2019il nous dit le gêner jusqu\u2019au repas suivant; mais cette désagréable sensation n\u2019est pas vraiment douloureuse et semble s\u2019atténuer en position horizontale.La quantité d\u2019aliments prise par le malade équivaut au quart environ d\u2019une ration normale et est prise sans aucun appétit. 162 L\u2019UNION MÉDICALE LU CANADA Cette sensation désagréable non vraiment douloureuse éprouvée par ce jeune homme traduirait, par l\u2019absence des contractions gastriques, une alonie en même temps, peut-être, qu\u2019un léger spasme du pylore; car il est connu que l\u2019estomac et le pylore ont une innervation différente: sympathique pour le pylore, et pneumogastrique pour l\u2019estomac.Comme ces deux innervations sont opposées, une excitation sympathique peut provoquer un spasme du pylore et un relâchement de l\u2019estomac par irhibition pneumogastrique, et vice versa.Le malade n\u2019a jamais éprouvé ni crampes, ni torsion, ni pyrosis; jamais de nausées, ni vomissements; mais il accuse par contre une constipation opiniâtre et qui est renforcée autant par l\u2019inanition que par l\u2019atonie qui en résulte; il n\u2019a jamais eu de melœna ni hémorrhoïdes.Traitement En présence de ces faits cliniques, voici le traitement que nous avons cru rationnel d\u2019instituer.Tout d\u2019abord, nous avons imposé à ce jeune adolescent, étant donné son asthénie profonde, un repos complet au lit, durant dix jours; après quoi: trois heures de lit par jour durant un mois et demi; nous l'avons convaincu de la nécessité de s\u2019alimenter, chose qu\u2019il recloutait, et d'autant plus, que son régime antérieur d\u2019inanition avait notablement diminué sa capacité digestive, ainsi que sa résistance morale et physique.Et comme nous pensions avoir affaire à cette variété d\u2019atonie pure, secondaire toujours, non véritablement compliquée de spasme pylorique, nous avons choisi les aliments les plus excito-moteurs: viande rouge, puis blanche, poissons, œufs, légumes en purée et une petite proportion de fruits crus, bien mûrs, riches en vitamines; nous avons permis un tout petit peu de pain de son, séché au four.Au cours du repas, contrairement aux idées reçues, nous l'avons autorisé à prendre une demi-tasse de thé faible; nous lui avons interdit le thé noir, à cause du tanin, qui provoque la constipation.Dans l'heure qui précède chaque repas et qui doit être passée au lit, le malade prend un grand verre d\u2019eau, en vue de l\u2019hydratation des tissus et d'un meilleur fonctionnement intestinal.Au début de cette première partie du traitement et dans le but de réveiller le péristaltisme intestinal nous avons ordonné un lavement de 400 grammes d\u2019eau de racines de guimauve, deux fois la semaine, ceci en attendant le réveil spontané de l'intestin que provoque merveilleusement l\u2019administration d\u2019une dose moyenne de ccréine. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 163 L mtestin étant ainsi préparé, trois médicaments ont déclanché assez rapidement le relèvement physique et moral de notre jeune malade : L\u2019extrait surrénalien; l\u2019éphédrine; et l\u2019extrait de lobe postérieur de U'bypophyse.| Bien que ce dernier médicament, dont l\u2019action physiologique se déroule dans le sens d\u2019une excitation du \u201cvague\u201d, me parût peu indiqué chez les vagotoniques, et mon malade représentait ce type, je n\u2019en ai pas moins remarqué avec le secours de l\u2019éphédrine et de l\u2019extrait surrénalien (ces trois médicaments étant administrés alternativement) une amélioration marquée dès le début du traitement; et après deux mois et vingt-cinq jours de ce traitement, administré trois fois la semaine, nous avons obtenu une guérison certaine, confirmée d\u2019ailleurs par le résultat suivant : Le malade, du 3 octobre 1927 au 29 décembre 1927, a engraissé de 18 livres; la P.A., de 100/70 est montée à 125/85; le pouls de 60 à 85.L'\u2019intestin se vide maintenant spontanément; l'appétit est revenu normal; le moral s\u2019est relevé et l\u2019état général de cet adolescent de dix-neuf nous fait totalement oublier l\u2019adolescent squelettique que nous voyions pour une première fois, à notre cabinet, il y a à peine trois mois, et qui souffrait de son estomac et de son intestin depuis au delà de quatre années.Je dois ajouter que, dans ce cas-ci, nous n\u2019avons eu recours à aucun moyen de sustension, tel que ceinture ou pelote; car nous persistons à croire que, dans la\u2019 plupart des cas d\u2019atonie gastro- intestinale chez les maigres qui sont jeunes, le port de la ceinture, appliquée dans les meilleures conditions, est souvent inopportun, et provoque en plus des douleurs au niveau des plexus, ainsi que de la constipation.Tout au plus la ceinture est-elle tolérée, chez les jeunes, que lorsque la tonicité de l'intestin commence à se réveiller: et à ce moment-là, une gymnastique bien comprise supplée, par le développement de la musculature abdominale qu\u2019elle favorise, à cet instrument de torture, qui cesse de l\u2019être, pour les adultes, autrefois gras et devenus maigres, avec ventre en besace, et qui représentent, en somme, les types de ptosés, susceptibles de profiter le plus du port \u2018d\u2019une ceinture abdominale. FORMULAIRE Contre la coqueluche : 1° Extrait de cannabis indica .1 gramme Extrait de bhelladone .0gr.b50centigr.Sirop tolu .ee ee ve .40 grammes Une cuillerée à café 4 à 8 fois par jour \" dans un infusion chaude.2° Bromure de potassium \\ Bromure d\u2019ammonium ( ce ee 44 4e 4e +.à grammes Bromure de sodium .4 grammes Hydrate de chloral .3 grammes Sirop d\u2019écorces oranges amères .60 c.c.Une cuillerée à soupe contient 0.50 centigr.de chloral.Avant cing ans: une cuillerée à thé 3 a 4 fois par 24 heures.Après cinq ans: une cuillerée à dessert 3 à 4 fois par 24 hrs, contre la toux spasmodique sans signes de bonchite.Contre l\u2019anémie : 3° Protoxalate de fer .0 gr.10 centigr.Magnésie .0 gr.10 centigr.Poudre noix vomique .0 gr.01 centigr.Pour une poudre \u2014 avant chaque repas.4° Tartrate ferrico-potassique .25 grammes Eau distillée .2b grammes Sirop simple .2.24 +.950 grammes Une grande cuillerée à soupe contient 0.50 centigr.de fer.Une avant chaque repas.5° Arséniate de soude .0 gr.05 centigr.Tr.de kola.Tr.de coca.} .0 gr.50 c.c.Extr.mou de quinquina .2 grammes Acide citrique .1 gramme Une cuillerée a thé dans un peu d\u2019eau après chaque repas.Contre la toux (rougeole) : 6° Sirop belladone .10 grammes Sirop tolu .20 grammes Benzoate de soude .0 gr.30 centigr.Eau fleurs d\u2019oranger .60 grammes Eau de tilleul .50 grammes Enfant de cinq ans ou plus: Une cuillerée à dessert toutes les 2 heures.L. ANALYSES MEDECINE GOUGEROT et PEYRE.\u2014 Hypoépinéphrie et dysinsulisme.Nouveau syndrome pluriglandulaire (\u201cRevue de Médecine\u201d, 1927, No 5).A la suite des travaux de Scale Harris, les auteurs rapportent quatre observations, dont deux familiales, d\u2019hyperfonctionnement pancréatique associé à une insuffisance surrénale.La syphilis et l\u2019hérédo-syphilis seraient mises en cause dans les trois premières, tandis que la dernière en serait exempte.Le pancréas en hyperfonctionnement produit, tout comme l'injection d\u2019insuline, une hypoglycémie, se traduisant cliniquement par des vertiges, des faiblesses, des petites crises de contracture, de la tachycardie.Si, sur ce tableau, viennent se greffer la fatigue, l\u2019hypotension, l\u2019hypothermie et la cryesthésie de l\u2019insuffisance surrénale, on aura l\u2019aspect exact du syndrome pluriglandulaire décrit par G.et P.Le traitement consiste d\u2019abord à s\u2019attaquer à la cause quand elle est décelable, puis à lutter contre les symptômes par l\u2019ingestion de sucre avant les repas, par l\u2019opothérapie adrénalinienne et surrénalienne.BOUCHER.BOUCHUT et RAVAULT.\u2014 Les formes anormales du cancer du pancréas (\u201cRevue de Médecine\u201d, 1927, No 4).Les auteurs en décrivant cinq formes, appuyées par des observations complètes, avec nécropsie.Les formes qui simulent le cancer gastrique se présentent avec des constatations cliniques, chimiques et radiologiques de cancer de l\u2019estomac, démenties par l\u2019autopsie; les formes ictériques à début anormal se déclarent brusquement sous forme de colique hépatique avec son cortège habituel; les formes à syndrôme douloureux ectopique peuvent prendre toutes les apparences, puisque, dans les deux observations publiées, les symptômes se présentaient sous forme de sciatique bilatérale pour l\u2019une, et de phlegmon perinéphrétique pour l\u2019autre; les formes fébriles qui ont pour symptôme dominant la fièvre; enfin les formes métastatiques.Conclusions: les anomalies cliniques du cancer pancréatique sont ordinairement \u201cle fait d\u2019une localisation spéciale de la tumeur ou d\u2019une disposition particulière de ses généralisations\u201d; il ne faut pas trop se fier à la constatation, souvent difficile, d\u2019un syn- drôme coprologique ou glycosurique; tout processus néoplasique à point de départ imprécis doit faire penser au cancer du pancréas.BOUCHER. 166 L'UNION MÉDICALE DU CANADA DANIELOPOLU, ASLAN, MARCOU et PROCA.\u2014 Les zônes réflexogènes carotidiennes (\u201cBull.de l\u2019Acad.de Méd.\u201d, 25 oct.1927).En préparant la carotide primitive à son point de trifurcation, de manière à isoler de l\u2019artère le vago-sympathique tout en conservant les filets qui se rendent à la paroi artérielle, on peut obtenir par simple pincement avec les doigts, lo) un réflexe respiratoire qui se traduit, en dehors de toute excitation vagale, par une \u2018augmentation de la fréquence de l\u2019amplitude respiratoire, ou une raréfaction du rythme et une amplification du mouvement respiratoire, ou bien à une simple amplification, sans modification du rythme\u2019; 20) un réflexe presseur- dépresseur, c.-a-d.qui augmente ou baisse la pression; 30) un réflexe viscéral carotidien qui inhibe puis augmente la motilité de l'estomac jusqu\u2019au demi-tétanos sans excitation des filets sympathiques ou parasympathiques; 4o) un réflexe moteur provoquant des convulsions et que les auteurs n\u2019ont pas fini d\u2019étudier; 50) une sensation douloureuse par la voie de filets conduisant la sensibilité consciente.Cette zône réflexogène carotidienne, se traduisant par une conduction double et antagoniste du réflexe, s\u2019ajouterait donc à la zône réflexogène cardio-aortique déjà décrite par ces auteurs.Toutes les deux auraient une influence sur l\u2019écœuilibre fonctionnel des divers organes.A cet exposé de leurs recherches D.et ses collaborateurs ajoutent des considérations sur la pathogénie de la dyspnée d\u2019effort et sur le traitement de certaines dyspnées, de la sclérose pulmonaire et de l'asthme, qui ne sont que de simples suppositions.BOUCHER.LEON BERNARD, MARCEL LELONG et Mile G.RENARD.\u2014 La localisation péri-hilaire de la tuberculose pulmonaire chronique de Padulte (\u201cAnnales de Médecine\u201d, tome XXI, No 5, mai 1927).Les auteurs présentent dans une revue d'ensemble les caractères qui appartiennent en propre à cette localisation.Leur description est basée sur 22 cas choisis parmi les plus typiques qu\u2019il leur a été donné .d\u2019observer.: Cette localisation de la tuberculose pulmonaire de l'aduite où les lésions sont captonnées, au moins à un moment de leur évolution, à la | région pulmonaire immédiatement voisine du hile, leur a paru fréquente.Pas de lésion appréciable au sommet.La radioscopie met bien en lumière et permet de localiser les ombres dans les différents plans, elle permet d\u2019apprécier le groupement péri- hilaire de ces ombres et leur maximum de densité à ce niveau.La radiographie nous renseigne encore davantage sur l\u2019existence de ces lésions, rendant visibles les plus fines arborisations.Le hile apparaît très empâté; à la façon d\u2019un éventail les arborisations diffusent vers la périphérie. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 167 Les variétés de cette tuberculose pulmonaire chronique de l\u2019adulte, à localisation hilaire, revêtent six formes.A) Dans la première, l\u2019image se traduit par un semis de taches autour du hile; celles-ci peuvent apparaître en forme de grains rappelant l\u2019image de granulations tuberculeuses.On peut les rencontrer par ailleurs plus volumineuses et mal différenciées.Ce type d\u2019image s\u2019observe quand des lésions primitivement unilatérales se propagent au côté opposé.B) Les ombres peuvent apparaître linéaires, elles se dirigent de la partie supérieure du hile et, s\u2019entrecroisent pour former un réseau à mailles irrégulières.Elles couvent tout particulièrement la zone inter- cléido-hilaire sur l\u2019importance de laquelle les auteurs ont déjà insisté.C) Dans un troisième cas, il s\u2019agirait d\u2019une sclérose du tissu intersti- tiel péri-broncho-vasculaire, prédominant dans la région hilaire qui se traduit à la radiographie par une exagération des ombres hilaires normales avec aspect finement réticulé de la partie voisine dû champ.D) Dans le quatrième type une masse d\u2019ombres de forme vaguement arrondie, très opaque, est accolée immédiatement au bord droit ou gauche de l\u2019ombre cardiaque.Les auteurs reconnaissent de cette variété, d\u2019après son siège trois types.a\u2014Péri-sus-hilaire b\u2014Para-hilaire c\u2014Péri-sous hilaire.On sait que ces deux derniers types sont exceptionnels chez l\u2019adulte alors qu\u2019on les rencontre souvent chez le nourrisson et le jeune enfant.E) Dans d\u2019autres cas, il s\u2019agit d\u2019une ombre triangulaire dont la base est soudée au hile et le sommet_tourné vers le parenchyme.Elle pénètre, disent les auteurs, comme une pointe acérée dans la clarté pulmonaire.L'examen radiologique peut aussi mettre en évidence une image cavi- taire juxta-hilaire.Cette image, souvent régulièrement sphérique, peut atteindre sur le cliché des dimensions d\u2019une pièce de 5 francs ou même davantage.Cet aspect résulte probablement de l\u2019évolution vers le ramo- lissement des lésions qui se traduisent par l\u2019image en plage d\u2019ombre décrite dans le quatrième type.Ces images se peuvent observer chez tous les types de malades, depuis les tuberculeux ulcéro-caséeux très évolutifs, jusqu'aux tuberculeux ulcéro fibreux ou même fibreux purs, peu ou pas évolutifs.Elles ne répondent donc pas à un type clinique proprement dit mais seulement à une variété topographique.Les auteurs de cette étude concluent que l\u2019observation de leurs malades leur permet de mettre en évidence ces deux seuls traits communs.a\u2014Que ces ombres correspondent à des stades de début.- b\u2014Et surtout qu\u2019elles sont muettes à l\u2019auscultation.Roméo J.PEPIN. L'UNION MÉDICALE DU CANADA - CHIRURGIE MM.SICARD et LAPEYRIE.\u2014 Luxation ouverte du coude (\u2018\u2018Bull.et Mém.de la Soc.Nat.de Chir.\u201d, 18 juin 1927).Les auteurs rapportent un cas de grand traumatisme du coude avec luxation en avant de l'extrémité inférieure de l\u2019humérus, l\u2019épiphyse sort a travers les parties molles au niveau du pli du coude.Après réduction et excision des lambeaux musculaires déchiquetés, on ferme partiellement la brèche cutanée et draine par une mèche de gaze; une immobilisation avec une gouttiére plâtrée empêche la luxation de se reproduire.Les résultats immédiats sont bons: un mois et demi après l\u2019accident l'extension du coude se fait jusqu\u2019à un angle obtus de 140° environ, la flexion dépasse de 45° l\u2019angle droit, la pronation et la suppination sont parfaites, seule la flexion des doigts manque de force.Le traitement institué par les auteurs est correct, cependant on peut leur reprocher le drainage qui non seulement est inutile mais dangereux à cause de l\u2019infection secondaire qu\u2019il favorise; c\u2019est là une notion classique depuis la guerre.A.BELLEROSE.M.AUVRAY (Paris).\u2014 Remarques à propos de 51 cas personnels de traumatismes crâniens- (\u2018Gazette des Hôpitaux\u201d, novembre 1927).L'auteur a surtout en vue dans son travail la question thérapeutique et envisage les résultats obtenus par la ponction lombaire.Sur 47 malades traités par la ponction lombaire, 34 guérisons ont été obtenus.Sur ce chiffre il y a 17 cas qualifiés graves et très graves dans lesquels la ponction s\u2019est montrée à elle seule efficace.Cette proportion élevée de cas graves est un argument très favorables à la ponction lombaire dans la thérapeutique des traumatismes crâniens.Toutefois les bons résultats de la ponction lombaire ne doivent pas faire rejeter systématiquement la trépanation; celle-ci s\u2019impose dans certaines conditions d\u2019ailleurs bien déterminées: 1) existence d\u2019un enfoncement osseux; 2) existence de symptômes de foyer, de localisation pouvant faire soupçonner la compression par un hématome; 3) hypertension intra-crânienne ne cédant pas aux ponctions répétées.MERCIER-FAUTEUX.STOLZ, MEYER, WEISS.\u2014 La patellite ou maladie de Sinding-Larsen.(\u201cBull.et Mém.de la Soc.Nat.de Chir.,\u201d, 18 juin 1927).Il s\u2019agit ici d\u2019une affection osseuse de la rotule que l\u2019on rencontre chez les adolescents.Cette maladie ressemble à l\u2019ostéochondrite de la hanche, à la sca- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 169 phoïdite tarsienne, enfin à tous les états pathologiques dont la particularité essentielle est un trouble de la calcification osseuse.Voici l'observation d\u2019un cas de patellite que les auteurs ont eu l\u2019occasion d'étudier à la Clinique chirurgicale B de la Faculté de Strasbourg.Auguste F., vingt-deux ans, tombe sur le genou gauche, le 5 janvier, sept semaines après, on le conduit à l'Hôpital de Strasbourg.A ce moment, les signes cliniques sont les suivants: tuméfaction douloureuse de l\u2019articulation, épanchement, atrophie du quadriceps.La flexion est très douloureuse.La radiographie montre une rotule ayant un aspect pommelé, le pôle inférieur semble séparé du corps.L\u2019extrémité inférieure du fémur et l\u2019extrémité supérieure du tibia sont décalcifiés.L\u2019examen histologique d\u2019un fragment de la rotule, pratiquée par M.Masson, fait voir des transformations considérables: une lame d\u2019os compact très amincie et irrégulière, un tissu spongieux tantôt en voie de destruction, tantôt en voie d\u2019accroissement avec augmentation de la circulation sanguine; en somme, il y a hypervascularisation, raréfaction et condensation osseuse sans phénomènes inflammatoires.Comment peut-on expliquer ce phénomène ?Pour les auteurs, il s\u2019agit de troubles osseux d\u2019origine vaso-motrice.\u201cLa vaso dilatation, stimulant les échanges, provoque une mobilisation du caléium, qui, par le mécanisme dit des mutations calciques, va se déposer ailleurs.La raréfaction osseuse, résultant de l\u2019hyperhemie, provoque en d\u2019autres points la précipitation des particules de calcium,\u201d La rotule décalcifiée, ramollie se laisse allonger par les tractions du tendon rotulien.L\u2019hypervascularisation du tissu osseux, quelqu\u2019en soit la cause, irritation mécanique prolongée, traumatisme, infection atténuée, augmente les échanges dans le territoire affecté et favorise les mutations calciques, qui se traduisent par de l\u2019ostéite raréfiante et condensante.A.BELLEROSE.M.ROBINEAU.\u2014 Un cas de névralgie du trijumeau (Bull.et Mém.de la Soc.de Chirurgie\u201d, tome LIII, No 35).M.de MARTEL.\u2014 Sur la neurotonie rétro-gasserienne.R.LERICHE.\u2014 A propos de 49 cas de neurotonie réiro-gassérienne (\u201cBull.et Mém.de la Soc.de Chirurgie\u201d, tome LIV, No 1).Robineau rapporte cette observation du professeur Hortoloméi (de Passy).Une femme souffrant depuis 16 ans de névralgies faciales terribles, avait subi déjà des sections périphériques des nerfs puis une double sympathectomie cervicale sans résultat.Les douleurs persistèrent aussi atroces.Hortoloméi voulant pratiquer la neurotomie rétro-gassérienne dut interrompre l\u2019opération en cours de route, la malade ayant tendance à 170 L'UNION MÉDICALE DU CANADA faire des syncopes.9 jours plus tard la neurotomie fut pratiquée heureusement.Guérison compiète.Dans ses conclusions, Hortoloméi croit 1° que l\u2019anesthésie générale au chloroforme est le mode d\u2019anesthésie de choix pour les interventions sur la tête, le cou; 2° il attire l'attention sur la bénignité de l'opération en 2 temps, et donc son utilité chez les sujets âgés et débiles.Or, de Martel, Leriche et Robineau pensent tout autrement.Pour _Robineau, l\u2019opération, l\u2019opération en 2 temps paraît tout à fait inutile; deux raisons peuvent forcer le chirurgien à s\u2019arrêter en cours de route: l'abondance de l\u2019hémorragie et l\u2019état de choc avec chute de la tension artérielle.Or J\u2019'hémorragie peut être évitée et cède toujours au traitement inéthodique.S'il n\u2019y a pas d\u2019hémorragie abondante, le choc ne peut résulter que de l\u2019anesthésie générale par inhalation, qui est un facteur de gravité à cause de la longueur de l\u2019opération.Il faut donc ou bien comme de Martel \u2018abandonner complètement l\u2019anesthésie générale pour l\u2019anesthésie locale qui permet de pratiquer toute l\u2019opération avec une facilité très grande\u201d (Tome LIV, No 1); ou bien, comme Robineau et Leriche pratiquer l\u2019anesthésie rectale par lavement d\u2019huile éthérée, une demi heure avant l'intervention.Si la gassérectomie demeure toujours une opération fort dangereuse, quelle est donc la gravité de la neurotomie rétro-gassérienne ?Dans ses 100 premières neurotomies, Robineau a eu 4 morts.Une mortalité de 4 p.100 n\u2019est pas considérable, et contrairement, à l'opinion répondue, n\u2019implique pas une grande gravité.L'âge avancé n\u2019est pas une contre- indication systématique, Robineau, sur ses 100 malades, en compte 9 qui étaient âgés de 70 à 79 ans.\u201cPour ce qui est de la gravité de la neurotomie, dit de Martel, elle est exactement nulle.J'ai à l'heure actuelle opéré une série de 92 neuro- tomies sans une seule mort, et parmi ces opérés il y a plusieurs sujets très âgés et très fragiles.\u201cJ'ai fait jusqu'ici 49 neurotomies rétro-gassériennes pour névralgie du trijumeau (R.Leriche, séance du 11 janvier 1928, de la Société de chirurgie).J'ai eu deux morts.Depuis 1922, je n\u2019ai pas perdu un malade sur 42 cas.En somme, dès qu'on sait faire l\u2019opération, elle n\u2019a plus aucune gravité, même chez les gens âgés.\u201d Quand aux résultats thérapeuticues de la radicotomie rétro-gassé- rienne, Robineau insiste sur l\u2019efficacité parfaite de l\u2019opération: la récidive est l\u2019infime exception.\u201cLa gassérectomie et l\u2019arrachement des branches ne peuvent être comparés à la neurotomie.La gassérectomie est fort dangereuse, et l'arrachement des branches inefficace.Dans les cas de névralgie typique, le résultat est généralement excellent\u201d: telles sont les paroles de de Martel.Pour R.Leriche: \u201cJe pense donc que quand il s\u2019agit de névralgie vraie du trijumeau la neurotomie guérit toujours si elle n\u2019a pas oublié quelques fibres.S\u2019il y a persistance des douleurs ou récidive, c\u2019est que l\u2019opération n\u2019a pas été suffisante et il n\u2019y a qu\u2019à la recommencer.\u201d La gassérectomie, si elle a permis quelques triomphes à des \u201cas\u201d L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 171 de la chirurgie, demeure une opération formidable; la radicotomie, elle, est une admirable opération, qui, entre les mains d\u2019un bon artisan, amène régulièrement la guérison de la névralgie faciale essentielle.Armand PARE.M.DESMAREST.\u2014 A propos de la suture de la paroi abdominale en un seul plan après laparatomie (\u201cLa Presse Médicale\u201d, Paris, 10 août 1927).L'auteur dit qu\u2019il paraît superflu de parler de la fermeture de la paroi après laparatomie et que chacun tient pour excellent le procédé qu\u2019il a coutume d\u2019employer.En pratique l\u2019opérateur se trouve en face de deux éventualités: ou l\u2019opération a été parfaitement aseptique, ou les manipulations d'organes septiques ou de tissus contaminés peuvent faire craindre une inoculation pariétale.Dans le premier cas l\u2019auteur pense que la paroi doit être suturée avec le plus grand soin plan par plan.D'abord le péritoine par un surjet au catgut fin, puis des points de suture séparés à la soie ou de préférence au fil de lin sur les muscles et les aponévroses.D\u2019après l\u2019auteur les fils de lin sont plus faciles à stéréliser et donnent beaucoup plus de sécurité que les catguts, qui étant résorbables peuvent être la cause d\u2019éventration dans la suite, surtout chez les personnes grasses.L\u2019auteur est d\u2019avis que dans certains cas où le chirurgien est en droit de craindre une infection pariétale le fil non résorbable doit être proscrit.C\u2019est dans ces cas que certains chirurgiens conseillent de fermer la paroi en un seul plan à l\u2019aide de fil d\u2019argent ou de bronze.D.n\u2019hésite pas à condamner cette manière de faire qu\u2019il considère comme une erreur très préjudiciable aux opérés dans beaucoup de cas.Les avantages de cette technique résident dans sa simplicité et sa rapidité, mais c\u2019est une technique brutale et en plus eHe expose aux éventrations et favorise l\u2019infection de la paroi par appel de liquide vers les tissus en suivant le trajet du fil.En fin de compte l\u2019auteur n\u2019hésite pas à condamner la suture de la paroi en un seul plan comme une méthode dangereuse.E.TROTTIER.PEDIATRIE X.LUST.\u2014 La fièvre du lait sec (\u2018Le Monde Médical\u201d, 15 nov.1927).A la liste déjà énumérée par MM.Debré et Sémélaigne ainsi que par MM.Aviragnat, P.Marie, Schreiler et Florent, M.Lust rapporte le cas d\u2019un enfant alimenté avec le lait sec présentant une t.à 39°.5, cependant que l\u2019état général reste bon et la courbe de poids normale.Après plusieurs examens, M.Lust supprime le lait sec; la T.tombe à 36.5. 172 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Reprise du lait sec, nouvelle poussée de T.On supprime définitivement le lait sec aucune poussée fébrile ne reparaît.Eliminant toute cause infectieuse, M.Lust rattache cette hyperthermie à un phénomène toxique ainsi expliqué: dans le lait sec, outre le sucre, les matières protéiques et la graisse (en petite quantité), il y a des matières salines en proportion supérieure à celles contenues dans le lait frais coupé d\u2019eau.En alimentant le nourrisson avec le lait sec, on lui donne une quantité de calories suffisante pour fournir à ses besoins normaux caloriques qu\u2019il doit perdre dans la proportion de 73%, par évaporation cutanée et pulmonaire.Comme il reçoit une quantité de matières salines supérieure à la normale, l\u2019enfant doit se servir de sa réserve d\u2019eau et diminue ainsi ses éliminations acueuses; sa déperdition calorique étant moindre, il se produit une rétention de calories donnant une ascension du thermomètre.Lucien COUTU.LEON TIXIER.\u2014 Comment guérir les nourrissons athrepsiques et hypo- trophiques (\u201cLe Monde Médical\u201d, ler décembre 1927).Chez les nourrissons athrepsiques et hypotrophiques il est un point capital sur lequel on ne saurait trop insister: c\u2019est le lavage d\u2019estomac.L\u2019auteur envisage: A.Les modifications des troubles gastro-intestinaux; B.L\u2019établissement du régime alimentaire; C.Les moyens de stimuler les échanges nutritifs; D.Les résultats obtenus.A.Il note que les troubles gastriques sont plus importants que les troubles intestinaux.Les régurgitations, les vomissements sont les symptômes qu\u2019il faut modifier si l\u2019on veut que la thérapeuticue ne soit pas inopérants.Le lavage d\u2019estomac, facile à faire avec une sonde urétérale du calibre 20 à 50, ramènera, si pratiqué à jeun, une première fois des Cébris alimentaires, des caillots de lait, des matières en putréfaction.Alors, fait remarquable, tandis que l\u2019intolérance gastrique était absolue pour tout liquide, l\u2019estomac devient tolérant, très souvent dès le premier lavage d\u2019estomac, pour le lait convenablement préparé.Ce serait donc ces débris alimentaires et cette bouillie sanieuse, qui entretiendraient le spasme et gêneraient le fonctionnement des glandes de la muqueuse stomacale.B.Une fois la tolérance gastrique obtenue grâce au lavage d\u2019estomac, la majeure partie des cas catalogués intolérants pour le lait, tel ou tel lait, ou différents laits s\u2019évancuissent.M.Tixier insiste beaucoup à défaut de lait de femme sur le lait d\u2019ânesse.A partir de l\u2019âge de six mois, les farines lactées, la crème d\u2019orge, la crème de riz, bien préparées donneraient de bien plus beaux résultats que les thérapeutiques les plus variées.C.Pour stimuler les échanges nutritifs nous aurions d\u2019une part les injections d\u2019extraits thyroïdiens et d\u2019autre part les rayons ultra-violets.Les résultats sont là pour confirmer l\u2019heureuse influence des injections sous-cutanées d\u2019extraits thyroïdiens.Avec les rayons ultra-violets, il y a L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 173 d'abord atténuation des phénomènes spasmodiques et ensuite l'excellente prophylaxie du rachitisme.D.Pour montrer les résultats, M.Tixier cite deux observations typiques.Deux nourrissons vomisseurs qui vers 4 mois pesaient environ 300 grammes de moins qu\u2019à la naisance auraient repris dans un laps de temps relativement court 1200 à 2200 grammes.Henri BARIL.L.DEVRAIGNE.\u2014 Rôle du médecin dans les Consultations Maternelles (\u201cNotes pratiques d'actualité médicale\u201d, septembre 1927).La consultation maternelle ou prénatale, dirigée par un médecin compétent, bien averti de tout ce qui concerne la gestation et la maternité, constitue un arme admirable, de tout premier ordre, dans le vaste champ de la médecine préventive, qui est en somme le dernier mot de l'hygiène moderne.\u201cTant vaut le médecin, tant vaut la consultation\u201d disait Budin: celle-ci n\u2019aura de réelle valeur que si celui-ci est réellement compétent.Le premier devoir du médecin dirigeant une consultation de femmes enceintes sera de faire œuvre obstétricale: surveiller le développement de l\u2019œuf, préparer l\u2019accouchement pour la sécurité de la mère et de l'enfant.Les examens répétés, le palper et la percussion abdominale, le toucher vaginal, le port d\u2019une ceinture souple et élastique, les conseils hygiéniques appropriés à chaque sujet permettront de corriger des présentations vicieuses, préviendront des ruptures utérines, des rétroversions et des éventrations, éviteront même des dystocies et des basiotripsies lamentables.Le médecin de consultation maternelle devra aussi faire œuvre de gynécologue afin de pouvoir dépister la grosses extra-utérine, diagnostiquer, à bonne heure, la rétroversion de l\u2019utérus gravide, éliminer les fibromes fantômes, et éviter des complications vésicales graves.Il pourra aussi demander l'aide du chirurgien pour opérer des tumeurs abdominales ou pelviennes avec ou sans utérus gravide.Aussi faudra-t-il que l'examen d\u2019une femme enceinte ou supposée telle, soit le plus précoce possible si l\u2019on veut faire œuvre de prévention.Le médecin dirigeant une consultation maternelle devra enfin être un bon accoucheur doublé d\u2019un gynécologue, se rappelant qu\u2019il est avant tout un médecin: il lui faudra bien connaître et à fond son sujet.C\u2019est par un examen complet de tous les appareils, des antécédents physiologiques, pathologiques et obstétricaux qu\u2019il fera besogne utile, lui permettant de dépister la syphilis, de reconnaître la tuberculose, de suivre l\u2019évolution de quelque malade et poser son pronostic.Il lui sera permis dé surveiller de très près l\u2019hygiène générale.L\u2019auscultation systématique de tous les cœurs de femmes enceintes, la surveillance attentive du tube digestif, le contrôle des urines, - l'examen bactériologique des séerétions vaginales, rendront des services énormes à la patiente et préviendront les accidents graves.Le laboratoire sera pour le médecin d\u2019une aide indispensable, pour le contrôle des diagnostics. 174 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Il faudra donc que ie médecin en charge soit un homme bien averti et que la direction n\u2019en soit pas confiée à une sage femme quelconque, nullement préparée à tous les desiderata d\u2019une femme enceinte.Et pour l\u2019aider dans son travail, le médecin s\u2019adjoindra des aides, internes, infirmières, etc., et surtout une assistante sociale qui assurera la liaison entre le médecin et les familles de ses clientes pour contrôler l\u2019exécution de ses prescriptions en les commentant et en en prouvant le bien fondé et la nécessité.En résumé, le rôle du médecin dans la consultation maternelle est très complexe et très vaste puisque ce confrère devra être à la fois un obstétricien, un gynécologue, un bon médecin, un bon éducateur social, un excellent puériculteur, et un parfait hygiéniste, assurant dans les meilleures conditions possibles, la naissance d'enfants sains, ayant la satisfaction d\u2019avoir jouer un rôle dans la lutte contre la morténatalité et la mortalité infantile.rôle de prophylaxie et de médecine préventive.Arthème DUTILLY.TUBERCULOSE PULMONAIRE - J.ALBERT.\u2014 Pleurésie séro-fibrineuse et tuberculose.(Revue Clinique et laboratoire).Comment mettre en évidence, par le laboratoire, l\u2019origine tuberculeuse de la pleurésie, origine insoupçonnée dans de nombreux cas.Landouzy disait que \u201ctoute pleurésie qui n\u2019a pas fait sa preuve est tuberculeuse.\u201d A cette époque, cette opinion nouvelle fut vivement critiquée; cependant l\u2019idée a fait son chemin, et aujourd\u2019hui tout le monde admet que Landouzy avait raison et on va même plus loin, on dit que toute pleurésie qui ne peut pas être indiscutablement considérée comme secondaire à une affection connue, est tuberculeuse.Comment donc reconnaître qu'une pleurésie est tuberculeuse ?A la clinicue parfois suffisante viennent s\u2019ajouter les données du laboratoire dont l\u2019importance primordiale est la recherche du Bacille de Koch.I.Examen cytologique du liquide pleural qui pourra donner d\u2019utiles renseignements ne devra pas recevoir trop d'importance.A la lymphocytose classique on y trouve souvent une polynucléose manifeste.Il faut remarquer que la formule cytologique est beaucoup plus fonction de la forme que revêt la maladie gue du germe en cause.II.Examens sérologiques pratiqués sur le sang par Besredka a une valeur inconstante, si on pratique la réaction sur le liquide pleural elle est plus souvent positive.La réaction de Debré et Paraf qui recherche dans le liquide l\u2019antigène et non l\u2019anticorps a une grosse valeur diagnostique.III.Examens bactériologiques sont ceux qui ont la plus grosse valeur.1° Examen du liquide pleural; 2° Innoculation au cobaye, et enfin 3° Culture du Bacille de Koch.N.B.\u2014L\u2019innoculation et la culture du liquide pleural systématique- L'UNION MÉDICALE DU CANADA 175 ment pratiquées étendront encore le cadre de la tuberculose.Chaque médecin en présence de tout épanchement pleural non purulent doit penser à la tuberculose et s\u2019efforcer par tous les moyens possible d\u2019en établir la nature microbienne afin de ne pas laisser à la vie active de ces malades qui, sous une apparence de convalescence parfaite, conserve une cortico-pleurite non éteinte et gravement menaçante.J.-A.VIDAL.UROLOGIE BUZEU.\u2014 L\u2019Acridinothérapie dans la blennorragie (\u201cJournal d\u2019Urologie\u201d, nov.1927, tome XXIV, p.401).L'auteur, après avoir défini l\u2019acriflavine et avoir fait l\u2019historique de l\u2019acridinothérapie en expose la technique, celle de Jausion.Trois fois par semaine, on pratique des injections intra-veineuses de 5 \u20ac.c.d\u2019une solution à 1/50e de gonacrine associées à 5 c¢.c.d\u2019une solution à 1/50e d\u2019alun de chrome.Ce dernier corps chimique produit le rôle d\u2019activer l\u2019action de la gonacrine.Les inconvénients de la méthode sont minimes et se résument en phénomènes de shock (sensation de brûlure de la gorge, congestion de la face) et de photosensibilisation (coup de lumière) qui sont facilement combattus par un cachet de 0 grm.25 de résorcine.Chez certains malades, il existe un cumul toxique, qui se traduit par des nausées, de la tachycardie et une légère coloration des téguments.Puis Buzeu passe en revue les résultats thérapeutiques de Jausion, ceux de Skutesky, ceux de Duhot, ceux de Drudin, ceux de Clara et ceux de Lebœuf.Il a employé la gonacrine dans 43 cas.Il a maintenant abandonné I'alun de chrome qui produit une irritation veineuse marquée et n\u2019aide pas à l\u2019action.Parmi les 43 cas, l\u2019Auteur a traité 25 cas d\u2019uretrite aiguë dont 8 ont été guéris sans traitement local et 17 guéris avec un traitement local; 7 cas de cystites aiguës tous guéris avec 1 à 3 injections; 1 cas de cystite chronique guéri avec 3 injections; 2 cas d\u2019épididymites guéris avec 5 à 6 injections; 2 cas de prostatites aiguës guéris; 4 cas de prostatites chroniques dont 4 échecs et 2 cas d\u2019uretrites chroniques avec 2 échecs.En conclusion, Buzeu dit que l\u2019acridine est un médicament précieux dont les résultats sont remarquables dans les cas aigus.Au contraire, les résultats sont nuls ou médiocres dans la blennorragie chronique.Oscar MERCIER.T;SSOT et THEVENARD.\u2014 De quelques considérations relatives au traitement abortif de la blennorragie par l\u2019argyrol.(\u201cJournal d\u2019Urologie\u201d, nov.1927, tome XXIV, p.392).La technique suivie par Tissot et Thévenard est celle de Janet.Le premier jour après constatation du gonocoque dans les sécrétions, un 176 ( L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA lavage de l\u2019urètre antérieur avec une solution à 1/500 d\u2019argyrol est fait, puis une injection d\u2019argyrol à 20 p.100 qui sera gardé 5 minutes.Ce traitement sera répété 5 fois de 12 heures en 12 heures, en abaissant à 10 et à 5 p.100 la concentration de l\u2019injection.On contrôle les secré- tions au microscope pendant 5 jours.Puis le malade subit l\u2019épreuve de la bière.S\u2019il n\u2019y a pas de gonocoques après l\u2019épreuve, la guérison est établie.Les Auteurs insistent sur l'importance d'agir avec de l\u2019argyrol fraîchement préparé et de maintenir la solution dans l'urétre 10 minutes au iieu de 5.Les indications au traitement se résument ainsi: 1° Qu'il ne coule que depuis 36 heures au maximum 2° Que la durée du temps d\u2019incubation ait été de 6 fois supérieure à celle du temps d\u2019écoulement lorsque la malade vient consulter.Les résultats des Auteurs ont été brillants: sur 43 cas il y a eu 36 guérions dont 17 primo-infectés avec 15 succès et 26 récidivistes avec 21 succès.Oscar MERCIER.ORTHOPEDIE et CHIRURGIE INFANTILE CHARLES E.FARR et MILTON LEVINE.\u2014 L\u2019empyème chez les enfants |Empyema in children] (\u2018Surg.Gyne.& Obs.\u201d\u201d, vol.XLVI, No 1, 1928).A la suite d\u2019une étude de 371 observations d\u2019empyème chez les enfants, F.insiste sur la nécessité de classifier les malades d\u2019après l'âge, le début de l'infection et la nature microbienne.Tous les malades de Farr onl été diagnostigués à l'aide de la ponction exploratrice et de l'examen radiologique et tous furent opérés.Dans la majorité des cas, soit 929, l\u2019empyème reconnaît comme cause déterminante la pneumonie; d\u2019autres infections, comme la sinusite, la bronchite, l\u2019abcès pulmonaire, le corps étranger, la péritonite et la tuberculose peuvent être aussi le point de départ de la pleurésie purulente.Quelquefois, l\u2019étiologie ne peut être précisé.La mortalité chez les enfants en bas âge est très élevée; elle diminue après trois ans, pour devenir presque nulle après l\u2019âge de 7 ans.L'âge joue donc un rôle important dans le pronostic sans être cependant aussi important que la nature microbienne.Les résultats opératoires sont en rapport direct avec l'état général de l'enfant au moment de linter- vention.L\u2019empyéme est rarement la cause de la mort, qui peut être * attribuée à la maladie causale ou à la débilité du malade.Le traitement par pleuro-costotomie, aidé d\u2019un bon drainage donne les meilleurs résultats et doit être institué dès que le diagnostic de pleurésie purulente franche est posé.Avec cette technique, la récidive est excepiionnelle.Edmond DUBE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 177 ROLLIER.\u2014 L\u2019héliothérapie dans les affections de ta hanche [Helio- therapy in hip joint diseases] (\u201cSurg.Gyne.& Obs.\u201d, vol.XLVI, No.1, 1928).De l\u2019avis de Rollier, l\u2019héliothérapie présente trois grands avantages en favorisant l\u2019amélioration notable de l\u2019état général, le développement musculaire et le retour fréquent des mouvements de l\u2019articulation.L\u2019action du soleil est général et se manifeste sur tous les systèmes; la peau, les muscles, le sang, les glandes endocrines et sur le squelette lui-même.La peau devient pigmenté et reprend rapidement ses fonctions, diminuées par l\u2019infection.Pour Rollier, la résistance du malade est en rapport avec le degré de pigmentation.Pour les muscles, le soleil agit comme un massage en activant la circulation.Les rayons solaires peuvent même pénétrer jusqu\u2019à l\u2019os et aider à sa récalcification.La douleur disparaît, l\u2019appétit est influencé et l\u2019état général s'améliore.L'application de l\u2019héliothérapie, pour être efficace, doit être méthodique.Le dosage est indispensable, si l\u2019on veut éviter les effets nocifs du soleil.Les malades de Rollier ne sont jamais appareillés dans le plâtre; à leur arrivée au Sanatorium, on les habitue graduellement à l\u2019air, au soleil et à l\u2019altitude, en exposant d\u2019abord les membres inférieurs, pendant une période définie, soit 5 minutes, trois fois par jour.Cette durée d\u2019exposition au soleil est pigmenté peu à peu pendant les trois premiers jours et la 4e journée, on expose l\u2019abdomen et le lendemain le thorax.Lorsque l\u2019état général du malade le permet, et il faut être prudent, on peut faire trois heures d\u2019héliothérapie par jour, mais il ne faut pas dépasser cette durée.Rollier ne prétend pas que l\u2019héliothérapie est la seule thérapeutique dans les lésions de la hanche et en présence d\u2019une malformation il a recours à l\u2019intervention, sans se servir cependant de l\u2019appareil plâtré, qui pour lui est toujours nuisible.Par contre, comme moyens d\u2019immobilisation, il préconise les appareils ouverts, tels que gouttières métalliques ou supports en celluloid, qui permettent aux rayons solaires d\u2019agir sur les lésions.Dans le but de conserver un bon moral au malade, R.recommande de lui procurer une occupation qui lui convienne, tout en considérant ses aptitudes.Cette précaution est un adjuvant précieux du traitement général.La durée du traitement varie avec la nature des lésions.Le retour des mouvements doit être spontané, sans influence extérieure et il devra être guidé par l\u2019examen radiologique qui montrera si l\u2019os est cicatrisé.Les abcès, quand ils existent sont ponctionnés et les fistules largement drainés.La marche n\u2019est permise que lorsque l\u2019examen radiologique et les signes cliniques démontrent qu\u2019il y a cicatrisation complète des lésions.Pour Rollier, les résultats de l\u2019héliothérapie sont tels qu\u2019elle doit être considérée comme la méthode de choix dans le traitement des lésions tubercüleuses de la hanche.Edmond DUBE. 178 L'UNION MÉDICALE DU CANADA GYNECOLOGIE R.1.FRANK.\u2014 Endocrine causes of sterility in women (\u201cSurgery, Gynecology and Obstetrics\u2019\u2019, août 1927).L\u2019auteur, laissant de côté les cas de stérilité dus aux femmes qui ont épousé des hommes stériles, aussi bien qu\u2019aux cas d\u2019endocervicite ou d\u2019antéflexion aiguë, trouve que 20, des femmes stériles le doivent à des troubles endocriniens.Il divise les cas en quatre types: 1) féminité normale; 2) l\u2019infantile; 3) la \u2018neutre; 4) la pseudomasculine, et étudie chacun de ces types.Son pronostic est réservé surtout si le traitement n\u2019a pas donné de résultat au bout de cinq semaines.Le traitement est général et local: diète mitigée pour les obèses avec thyroïde; suralimentation pour les hypoplastiques; réglementation de la vie sociale et sexuelle; localement, stimulation de la fonction ovarienne par les Rayons X à petites doses dans certains cas, et la promesse d\u2019une préparation d\u2019hormone efficace dans un avenir rapproché.Léon GERIN-LAJOIE, G.DE TARNOWSKY.\u2014 The local use of ether in Gynecology (\u2018\u2018Surgery, Gynecology and Obstetrics\u201d, novembre 1927).T, rapporte 10 cas de patientes, souffrant d\u2019endocervitite chronique, traitées par des injections intra-utérines d\u2019éther.La technique est la suivante, simple en somme et facilement applicable en consultation.Les instruments nécessaires sont: un spéculum, une pince à application, une pince à griffe pour fixer le col, une seringue de 20 ce.en verre, et des cathéters mâles en caoutchouc, ou sondes de Nélaton Nos 12 ou 14.Une fois la malade en place et le spéculum introduit, on fixe le col avec la pince à griffes.Le bout du cathéter, saisi avec la pince à application est introduit dans le canal cervical sur une distance de 114 à 2 pouces.La pince à griffes est retiré délicatement, de même que la pince à application et un tampon de coton est placé sur la paroi peostérieure du vagin afin d\u2019empêcher les gouttes du liquide qui pourrait s\u2019écouler dans le vagin de causer de la douleur.La seringue de 20 cc.remplie d\u2019éther est ajustée à la sonde et l\u2019on injecte doucement ce liquide.la patiente qui reçoit 20 cc.d\u2019éther en une seule injection se plaint d\u2019une sensation de froid, suivie immédiatement d\u2019une sensation d\u2019extrême chaleur, mais jamais J\u2019on a accusé une douleur vive.Cinq minutes après ce traitement, le tampon vaginal est retiré et cinq à dix minutes plus tard, la patiente peut quitter le bureau.Ces traitements se font deux fois la semaine.Résultats: sur 10 malades traités: 10 succès, Une IlI-pare, une IV-pare, 4 mariées stériles, 4 non mariées.Durée de la maladie avant le traitement: quelques mois à quatre ans.ena TEE ey or L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 179 a Ces malades après une période de trois mois à un an et demi sont définitivement guéries, sans leucorrhée, sans ulcération du col.Léon GERIN-LAJOIE, OBSTETRIQUE La mortalité maternelle au Canada.Ministère de la Santé, Ottawa.1928.Ottawa.L'enquête sérieuse et détaillée faite par le Ministère de la Santé, à Ottawa, révèle que 1532 femmes, au Canada, ont payé à la mort les conséquences de leur maternité, du ler juillet 1925 au ler juillet 1926.Dans la Province de Québec seule, 479 mères sont décédées sur un nombre total de 84846 naissances, ce qui correspond à une mortalité maternelle par 177 naissances.Dans l\u2019Ontario, 498 femmes sont mortes sur un nombre de 68844 naissances ce qui représente un décès maternel par 138 naissances.Cette enquête dirigée par le Dr J.A.Amyot et son Assistant le Dr J.A.ClarE a été facilitée par les renseignements que tous les membres de la profession médicale ont bien voulu fournir au Ministère de la Santé.La surveillance médicale, durant la grossesse, a fait défaut dans 1302 cas: indice que la plupart des complications peuvent être évitées par une médication tempestive.5073 enfants sont devenus orphelins.Le forceps a été appliqué dans 289 cas, soit 199, du nombre total des décès.L\u2019extrait pituitaire fut employé dans 327 cas.385 femmes furent hospitalisées soit 25.L\u2019éclampsie, les hémorragies, les vomissements incoercibles et la tuberculose sont les causes qui ont provoqué l'issue fatale dans la majorité des cas.En résumé.1532 documents officiels du Ministère de la Santé attestent que ces mères, d\u2019un âge moyen de 31 ans, dorment de leur dernier sommeil, au détriment de leurs familles et de leur pays.Nous n\u2019arrêterons cette funèbre procession que le jour où les femmes saisiront l'importance d\u2019une surveillance attentive, durant leur grossesse, et que les médecins comprendront mieux la gravité de leurs devoirs professionnels.On estime encore trop peu la valeur d\u2019une mère.Donatien MARION.OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE M.L.COLLIN.\u2014 Un cas de greffe de cornée (\u201cMonde Médical\u201d, août 1927).Un jeune homme de quinze ans fit une Kkérato conjonctivite de l\u2019œil droit avec large ulcération cornéenne.Il se produisit une rupture de 180 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA la cornée et une hernie de l'iris La cautérisation et le recouvrement conjonctival furent tentés, mais sans succès, Au bout d\u2019un mois l\u2019auteur fit une kéroplastie avec la cornée d\u2019un jeune lapin.Il régularisa au couteau la brèche cornéenne en s'efforçant d'en tailler les bords à pic et aviva légèrement le fond formé par du tissu irien.On transporta dans cette plaie un lambeau cornéen de même forme qui s\u2019y logea à peu près exactement.La paupière supérieure fut appliquée sur la greffe et un pansement modérément serré resta en place six jours consécutifs.5 Le résultat fut parfait.La greffe après avoir passé par une phase d\u2019opacification avec vascularisation intense, s\u2019éclaircit et semble maintenant fixée définitivement.Le malade qui présentait au début une cécité à peu près complète de cet œil.pouvait quelques mois plus tard compter les doigts qu\u2019on lui présentait.Jules BRAULT.M.RAMOND.\u2014\u2014 Les formes cliniques et les complications de l\u2019angine de Vincent (\u2018Progrès Médical\u201d, octobre 1927).L\u2019agine de Vincent se présente sous deux formes cliniques si l\u2019on considère l\u2019aspect de la lésion amygdalienne: 1° la forme diphtéroide dans laquelle l\u2019ulcération est recouverte par une pauvre membrane: 2° la forme chauzcriforme où l\u2019ulcération ressemble au chancre de l\u2019amygdale.D'autre part si on étudie l\u2019évolution de la maladie on peut distinguer 1° une forme bénigne qui guérit en huit jours; 2° une forme prolongé qui dure un mois et plus; 3° une forme grave avec complications.Ces complications peuvent être locales ou à distance.Les premières sont déterminées par le processus ulcéro-nécroptique qui peut s\u2019étendre au pilier et au voile du palais, peut produire la nécrose de la luette et la stomatite ulcéro-membraneuse.Beaucoup plus sérieuses sont les complications à distance, lesquelles sont produites par une infection streptococcique associée, développée à la façon des ulcérations pharyngées.Elles peuvent produire l\u2019œdème inflammatoire du pharynx et du larynx ou encore le phlegmon de l\u2019amygdale et du voile du palais.Dans d\u2019autres cas se fait l\u2019envahissement des sympathiques par le streptocoque avec des adénites souvent suppurées.Si enfin l\u2019infection se généralise par la voie sanguine nous pouvons avoir le tableau des septicismes graves, mortelles en deux ou trois jours ou des formes moins graves d\u2019infection générale s\u2019accompagnant d'arthalgies, d\u2019érythémes infectieux, de purpura, de broncho-pneumonie ou de néphrite.Jules BRAULT. L'UNION MÉDICALE DU CANADA 181 NEURO-PSYCHIATRIE J.LHERMITTE, G.LEVY, M.NICOLAS.\u2014 Les sensations de décharge électrique, symptôme précoce de la sclérose en plaques (\u201cPresse Médicale\u201d, 14 mai 1927).Il ne manque pas de signes pour reconnaître la sclérose en plaques à la période d'état.Il n\u2019en est pas de même à la phrase initiale de la maladie où tant de raisons commandent de mettre tout en œuvre pour dépister une affection au masque aussi changeant et d\u2019aHure aussi trompeuse.Le symptôme décrit permet d\u2019éviter quelques méprisse.C\u2019est un phénomène spécifique qui ne peut pas être confondu avec aucun autre.Il ne s\u2019agit point ici de douleur ou l\u2019une quelconque de ces paresthésies pour lesquelles les malades se livrent aux comparaisons les plus imagées.Tous les malades, indifféremment du milieu et de l\u2019éducation, se servent d\u2019une comparaison identique; \u2018décharge électrique\u201d qui parcourt brusquement l\u2019épine dorsale, de la nuque au coccyx, et rayonne jusqu\u2019à l\u2019extré- - mité des membres.Pendant le repos complet oo au cours d\u2019une période de sommeil, le sujet est indemne de ces sensations.Les conditions de apparition du phénomène sont, d\u2019une part, la fatigue, et, d\u2019autre part.le mouvement, particulièrement la flexion de la tête ou l\u2019inclinaison du tronc provoquent également le phénomène.Les sensations, à type de décharge électrique, ne sont pas pathognomoniques de la sclérose multtipe.Elles se voient aussi dans les traumatismes de la moëlle.Pour expliquer le mécanisme physio-patholo- gique du phénomène, les auteurs se servent de faits de conditions plus simples.La sensation de décharge \u2018électrique qu'on provoque en percutant, en comprimant ou en pratiquant l\u2019élongation des nerfs périphériques intéressés par une blessure légère, a pour condition primordiale le dépouillement des fibres nerveuses de leurs gaines myéliniques réduites ainsi à une mince membrane isolante.Or le propre de la commotion médullaire et de la sclérose en plaques est de léser très fortement les gaines myéliniques tout en ménageant la continuité des cylindre- axes.On peut donc supposer que cette parité lésionnelle est pour beaucoup dans les conditions d\u2019apparition du symptôme que nous visons, La cause provocatrice des vibrations électriques dans les nerfs périphériques adultères est mécanique.Dans la moëlle atteinte de lésions commotionnelles de foyers de sclérose, la décharge électrique apparaît an cours des mouvements qui ont pour conséquence, un étirement de la moëlle et un accolement plus direct de celle-ci aux corps vertébraux.L'apparition du phénomène, à unè période précoce dans la sclérose mul- tipe et sa disparition à une période plus avancée, renforce cette hypothèse.C\u2019est qu\u2019alors les cylindre-axes, ayant perdu définitivement leurs gaines myéliniques, s\u2019entourent d\u2019une gaine épaisse de nature névroglique qui joue le rôle de la membrane isolante disparue.En dernière analyse, ces sensations du type électrique reconnaissent 182 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA comme mécanisme immédiat une excitabilité anormale des fibres nerveuses dépuoillées de leur gaine, excitabilité qui met en branle l\u2019élongation de la moëlle plaquée contre le rachis.Quoi qu\u2019il advienne de cette explication pathogénique, il reste le fait que l\u2019aurore de cette maladie si grave et si répandue qu\u2019est la sclérose en plaques, peut se marquer par ce phénomène spécial de décharge électrique.Emile LEGRAND.DERMATOLOGIE ET SYPHILIGRAPHIE GOUGEROT.\u2014 Malaria spontanée préventive impuissante et malaria- thérapie \u201c\u201cguérissant\u201d une paralysie générale (\u201cSociété Française de Dermatologie et de Syphiligraphie\u201d, 10 novembre 1927).L\u2019auteur rapporte la très intéressante observation d\u2019un malade syphilitique qui contracta la malaria peu de temps après sa syphilis.Cette maladie n\u2019empêcha pas ce malade de s\u2019acheminer vers la paralysie générale dont, 11 ans après son infection tréponémique, il présentait les signes psychiques, physiques et sérologiques.A ce paralytique général, ancien paludéon, on inocula la malaria (tierce bénigne) que l\u2019on laissa évoluer durant onze grands accès.L\u2019amélioration clinique est rapide, évidente et peu de temps après le malade peut revenir à la vie normale et à son travail.Les signes sérologiques se sont aussi grandement améliorés.Il est du plus haut intérêt de souligner l\u2019action heureuse du paludisme sur la P.G.mais aussi le fait, d\u2019apparence étrange, que la malaria incapable de prévenir la P.G.peut l\u2019arrêter, la guérir peut-être, une fois constituée.Albéric MARIN.MEDECINE LEGALE Me FOG (Copenhague).\u2014 L\u2019examen médical des chauffeurs en état d\u2019ivresse (\u201cAnnales de Médecine Légale\u201d, 1926, page 298).L\u2019auteur indique que la loi danoise sur les véhicules automobiles interdit formellement à quiconque étant en état d\u2019ivresse de conduire des automobiles; toute infraction à cette loi entraîne le retrait définitif du permis de conduire indépendamment de l'amende et de la prison.La rigueur de la loi danoise réside dans ce fait qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire qu\u2019il y ait accident, ou même menace d\u2019un danger évident pour la sécurité publique pour être appliquée, le fait seul de l\u2019ivresse suffit.Il s\u2019ensuit que des règles précises ont été édictées et après avoir envisagé la possibilité de recourir à des examens chimiques des urines et du sang et à des épreuves psychophysiques \u2014 épreuves d\u2019application difficile, \u2014 on adopta l\u2019examen clinique aujourd\u2019hui seul en usage et dont la conduite fut très minutieusement précisée.cm it iso rltietn a es, L'UNION MÉDICALE DU CANADA 183 Cet examen est pratiqué par des médecins légistes en ce qui concerne la capitale et par des médecins hygiénistes dans le reste du pays.L'inculpé est examiné dès son arrivée au poste de police et toujours en présence d\u2019un témoin; cet examen le classe dans une des trois catégories suivantes: état d\u2019ivresse manifeste, ébriété légère, état sobre.Il est bien évident qu\u2019entre ces trois types tous les intermédiaires sont possibles, de telle sorte que seul un médecin et qualifié pour l\u2019examen et peut éviter des erreurs dues à l'existence d\u2019autres affections (coma diabétique, hémorragie cérébrale, etc.).L'exaiunen médical joint aux sévères dispositions de la loi, constitue un facteur préventif de grande importance, et, pris dans son ensemble, il contribue notablement à assurer la sécurité publique comme le démontrent les statistiques.R.FONTAINE.MM.SIMONIN et PROVENT.\u2014 Des limites juridiques du diagnostic biochimique de l\u2019alcoolisme aigu (XIe Congrès de méd.lég., Paris, 1926.\u201cAnn.de méd.lég.\u201d, 1926, page 304).La mise en pratique de la méthode de diagnostic biochimique de l\u2019ivresse ne soulève, au point de vue juridique, aucune difficulté lorsque la recherche de l\u2019alcool porte sur le cadavre; il n\u2019en est pas de même lorsqu\u2019elle porte sur le vivant.L'expérience montre que les sujets ne consentent pas volontiers à livrer leurs urines ou à se laisser faire une prise de sang.Bien qu\u2019il soit d\u2019un intérêt capital pour la justice d\u2019être renseignée sr l\u2019état d\u2019ivresse d\u2019un individu vivant, inculpé, victime ou témoin, l\u2019expert n\u2019est pas autorisé, devant le refus formel de çet individu, à procéder par la force soit à un cathérérisme, soit à une prise sang.En l'absence de décisions judiciaires relatives à des cas analogues, les auteurs recommandent de s\u2019en tenir strictement à la loi à savoir que 1\u2019 nul ne peut prescrire au médecin légiste l\u2019emploi d\u2019aucun moyen de contrainte violente sur la personne des sujets à expertiser, et que 2° l'emploi de coërcition à l\u2019égard d\u2019un inculpé est en contradiction avec l'esprit de la procédure pénale.A fortiori en est-il de même pour le témoin.R.FONTAINE.ELECTRO-RADIOLOGIE J.GARCIN.\u2014 La Cholécystographie.Résultats et valeur de Pépreuve du sel de Tétraiode par la voie buccale (\u201cJournal de Radiologie et d\u2019Electrologie\u201d, octobre 1927).L'auteur, bien que concédant que la voie veineuse entre des mains expertes est considérée plus sûre, trouve qu'elle présente assez d\u2019inconvénients plus ou moins graves, pour être remplacée par la voie buccale, 184 L'UNION MÉDICALE DU CANADA qui est plus simple et dont les inconvénients les plus sérieux sont un léger état nauséeux et un peu de diarrhée.Bien qu\u2019on ait reproché à cette dernière méthode d\u2019être infidèle, il n\u2019en reste pas moins que la voie veineuse ne doit être employée que comme examen de contrôle de la voie buccale dans les services hospitaliers.La technique de Garcin consiste à donner 10 centigrammes de tétra- iodepar kilogramme de poids au repas du soir.Les radiographies sont prises entre la 15ème et la 16ème heure.Garcin a utilisé cette méthode dans 52 cas avec les résultats suivants: Normale .16 cas Vésicule nettement visible Déformée .3 cas Hypertrophique .4 cas Vésicule faiblement visible .3 cas Vésicule invisible mais calculs visibles .11 cas Vésicule invisible sans calculs appréciables .15 cas Cette méthode comporte un progrès considérable en élevant de 50% la moyenne des résultats positifs qui passe de 209, à 70%.L\u2019ombre vésiculaire normale équivaudrait dans 959, des cas à une vésicule normale ou présentant des lésions légères ne modifiant pas son pouvoir de concentration.Lorsque I'ombre vésicuiaire est anormale dans sa forme et ses dimensions, qu\u2019elle est faiblement visible ou qu\u2019elle ne l\u2019est pas du tout il faut être prudent dans son interprétation et ne pas tirer à la hâte des conclusions de wésicule pathologique.Quoi qu\u2019il en soit, bien que le défaut de visibilité de la vésicule ne constitue pas un critérium de l\u2019état pathologique de la vésicule ou des voies bilinires, il n\u2019en constitue pas moins un facteur de grande probabilité.Albert COMTOIS.LABORATOIRE COSTA, BOYER et JAUR.\u2014 Utilisation de la gélatine formolée pour le précipito-diagnostic de la fiévre typhoide (\u201cC.R.S.B.\u201d, 24 juin 1927).Les auteurs ont mis au point une méthode permettant de faire la rrécipito-réaction à la température de l\u2019étuve à 37° et présentant les avantages suivants: rapidité et sécurité.La méthode aurait donné dans leurs mains des résultats comparables à ceux obtenus par le sérodiagnostic de Widal.Les résultats seraient spécifiques avec le B.d\u2019Eberth.I{ n\u2019y aurait pas de co-précipitation avec les para À et B.A.BERTRAND. nN rater fem - pr | io | 5 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 185 KAHN.\u2014 Applications de la méthode de Kahn pendant 5 ans (\u201cJ.A.M.Ass.\u201d, 26 novembre 1927, page 1841).L'auteur explique que sa réaction, après avoir passé par une période d\u2019expérimentation de 5 années a cessé de ne présenter qu'un intérêt académique pour devenir d\u2019une application courante dans le diagnostic de la syphilis et a remplacé le Bordet Wassermann dans de nombreux laboratoires.Les avantages de la réaction de Kahn selon l\u2019auteur seraient: sa grande rapidité puisque dans l\u2019espace d\u2019une heure le résultat peut être connu ce fait ayant une grande importance soit pour un traitement rapide soit pour un diagnostic chez un donneur de sang pour transfusion.Un autre avantage de la méthode serait sa grande simplicité.La réaction ne nécessite ni complément ni ambocepteur ni globules rouges ni inactivation.Elle présente en plus l\u2019avantage de pouvoir être faite dans tous les centres médicaux tandis que le Bordet Wassermann ne peut se faire que dans les centres de quelque importance.Au point de vue sécurité la réaction serait pratiquement sans causes d'erreurs.- Au point de vue spécificité l\u2019auteur considère sa méthode au moins égale si non supérieure au Bordet Wassermann.Elle serait même plus sensible dans la syphilis primaire et dans la syphilis traitée que le Bordet Wassermann.| Albert BERTRAND.A.JAUBERT et A.GARY.\u2014 Le sérodiagnostic de la syphilis par la réaction de Meinicke (\u201cC.R.S.B.\u201d, 26 novembre 1927, page 1455).Les auteurs ont étudié 2100 sérums dont 610 provenant de malades souffrant de syphilis.La méthode de Meinicke (antigéne selon la formule de Muterlmich de l\u2019Institut Pasteur) a été contrôlée par la réaction\u2019 de Bauer-Hecht.Ils ont trouvé une concordance dans 91% des cas.J.et G.n\u2019ont pu établir un rapport entre la sensibilité respective des réactions.de Meinicke et de Bauer-Hecht vis à-vis des différentes formes et manifestations de la syphilis.Cependant J.et G.attachent une grande importance à la réaction de Meinicke à cause de sa grande simplicité.Albert BERTRAND.IGNACE SCHILLER.\u2014 Contribution à la Biologie du Bacille de Koch (\u201cC.R.S.B.\u201d, 11 novembre 1927, page 1274).L'auteur préconise une nouvelle méthode pour augmenter le nombre des bacilles de Koch dans les crachats et pour en faciliter la recherche.Il additionne les crachats d\u2019un volume égal de la solution suivante: eau 25 ce; glycérine 75 cc; glucose 2.5 grammes.Il porte le tout à I'étuve à 37° pendant 24 heures.Les résultats ainsi obtenus seraient très satisfaisant.L\u2019examen de crachats provenant de tuberculeux à la 186 L'UNION MÉDICALE DU CANADA deuxième période aurait été positif dans 33% des cas alors que l\u2019examen antérieur fait selon la méthode ordinaire aurait été négatif.Dans la tuberculose au premier stade la méthode de culture aurait donné une augmentation des cas positifs de 109.Le même milieu additionné de fragments de foie ou de poumon de cobaye sain aurait donné un rendement en Bacilles de Koch de 127 à 128%, supérieurs aux méthodes ordinaires de recherche.Albert BERTRAND.Oo SOCIETES La Société Médicale de Montréal Séance du 7 février 1928 Présidence du Professeur Baril 1.\u2014 Lecture et adoption du procès-verbal.2.\u2014Correspondance.3.\u2014Mise en nomination.M.YVES LEFEBVRE.4\u2014Election de membre.M.MERCIER FAUTEUX.5.\u2014Communications : Chirurgie conservatrice dans les grands traumatismes des membres.Présentation de malade.M.A.BELLEROSE.Deux épithéliomas de l'antre de Highmore envahissant la face et l\u2019orbite.Présentation de malade.M.P.E.BOUSQUET.Traumatisme du thorax et tuberculose pulmonaire.M.J.A.JARRY.Cancer et lithiase du rein.Présentation de pièces.M.B.BOURGEOIS.Malformations costales.MM.A.LEGER et O.A.GAGNON.6.\u2014Affaires de routine.7.\u2014Avis de motion.Motions.Le Secrétaire, L.C.SIMARD.Séance du 21 février 1928 1.\u2014Lecture et adoption du procès-verbal.2.\u2014Correspondance.3.\u2014Mise en nomination.MM.J.DELAGE, P.LATOUR, H.LACHARITE.4.\u2014Election de membre.M.YVES LEFEBVRE.5\u2014Communications : Invagination cæcale insipiens.M.J.U.GARIEPY.Néphrite chronique atrophique.Présentation de pièces.M.le Prof.A.LeSAGE. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 187 - Fibromes multiples a pédicule tordu de l'ovaire.M.L.GERIN- LAJOIE.Un cas de purpura hémorragique traité par les Rayons X.M.A.COMTOIS.Oscillométrie et radiographie dans le diagnostic des endartér ites.M.le Prof.A.LEGER.6.\u2014Affaires de routine.7.\u2014Avis de motion.Motions.Le Secrétaire, L.C.SIMARD.Association Médicale de ia Province de Québec Assemblée générale annuelle Le 27 septembre 1927, eut lieu l\u2019assemblée générale annuelle de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec qui prit cette année la forme d'une Journée Clinique.Les trois réunions constituèrent un tout scientifique extrêmement intéressant et instructif pour les membres qui répondirent à l\u2019appel du Comité Exécutif, plus de 325 médecins prenant part aux différentes cliniques ou conférences.L'Association étant forcément bilingue, une des réunions eut lieu le matin, à l'Hôpital du Sacré-Coeur, et les cliniques données en langue française.La réunion de l\u2019après-midi se tint au Montreal General Hospital où les sujets traités, nombreux et variés furent donnés en langue anglaise.La troisième réunion fut bilingue.L'un des buts de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec étant l\u2019avancement du caractère et de l'honneur de la profession médicale et la protection de ses droits dans la société, une Scirée d\u2019Intérêts Professionnels suivit immédiatement le diner traditionnel servi à l\u2019Hôtel Mont-Royal.Il est très difficile dans un rapport annuel comme celui-ci de donner un sommaire de toutes les questions traitées; toutefois d\u2019insister sur quelques- unes serait injuste pour celles que nous serions forcés de négliger.Tous les sujets traités furent pratiques, avec présentation de malades ou illustrés.Suit le programme de l\u2019avant-midi : Hôpital du Sacré-Coeur.9.30 a.m.\u2014Inscription.10.00 a.m\u2014Cliniques par les médecins de l\u2019Institution.Président : Docteur Jas.Stevenson.r\u2014Les différentes formes de tuberculose pulmonaire traitées à l\u2019hôpital du Sacré-Coeur .cee ee ve vive uw.oo .DrY.Laurier 2.-\u2014Présentation de faux tuberculeux cv ve ee vv.Dr C.O.Milot 3\u2014Une histoire de cas .« .Dr E.Vigeant 4\u2014Présentation de malades traités par le \u2018pneumothorax artificiel, Dr G.E.Mignault 188 L UNION MÉDICALE DU CANADA 5.\u2014Phrénicectomie; thoracoplastie extra-plearale, Indications et présentations de malades .ee.Dr J.A.Vidal 6.\u2014Technique opératoire de la phrénicectomie et de la thoracoplastie.Démonstration .«ee +e+e ve ve .Dr E.Dubé 7 \u2014Présentation de pieces anatomo- pathologiques ee ve «.Dr L.J.Jutras 8.\u2014Un cas de sarcome infecticux humain .Prof.P.Masson 12.15 p.m.\u2014Visite de \"Institution.1.00 p.m\u2014Déjeuner à l\u2019Institution.Suit le programme de l\u2019après-midi : 2.30 p.m.\u2014Clinic at the Montreal General Hospital by the teaching staff of the McGill University.Chairman: Dr.Guy Hamel.1.\u2014 Typhoid Fever .Dr.C.P.Howard (MGH) 2.\u2014Idiopathic Dilatation of the \u2018oesophagus, Late result in living case, Dr.F.A.Scrimger (RVH) 5\u2014A case of leptothrix .ev vv vo .Dr.F.Burgess (MGH) 4.\u2014Demonstration of orthopaedic cases .Dr.J.A.Nutter (MGH) Reconstruction of the tear duct .Dr.G.Mathewson (MGH) t.\u2014A case of congenital polycystic kidney with pyelographic findings, Dr.F.S.Patch (MGH) 7\u2014The value of lipiodol in the localisation of pressure on the spinal cord .++ .Dr.C.R.Russel (RVH) 8.\u2014A case of post- operative tumour of the cord .Dr.G.Johnson (MGH) 0.\u2014Cord lesions due to birth injuries .Dr.L.Lindsay (CMH) 10.\u2014A case of acromegaly .Dr.G.Browne (MGH) 11\u2014Extra-articular ankylosis of the jaw .Dr.W.L.Barlow (MGH) 12 \u2014Myositis ossificans .«.Dr.A.Goldbloom (CMH) 13.\u2014A case of calcification of the pleura | .Dr.W.L.Ritchie (MGH) 14\u2014The diagnosis of sub-diaphragmatic abscess, Dr.A.H.Gordon (MGH) 15 \u2014Sarcoma of the heart: living case .Dr.G.R.Brown (RVH) 16.\u2014A giant cell tumour of the tibia with bone graft, Dr.F.J.Tees (MGH) 17.\u2014The results of thoracoplasty in pulmonary tuberculosis, Dr.E.W.Archibald (RVH) 18.\u2014A case of Hodgkin's disease .Dr.R.R.Struthers (CMH) 19.\u2014Treatment of diabetic gangrene .Dr.E.H.Mason (RVH) 20.\u2014A simple process for the research of acetonaemia, Dr.I.M.Rabinovitch (MGH) 21.\u2014Large extra-peritoneal cyst in a female .Dr.D.Patrick (MGH) 2\u2014Post-operative results of splenectomy .Drs.A.T.Bazin and E.S.Mills 23.\u2014A case of carcinoma of the splenic flexure .Dr.F.B.Gurd ard two other subjects, one by Dr.H.M.Little (MGH) and one by Doctor E.M.Eberts (MGH).5.00 p.m\u2014Tea given by the governors of the Hospital.Ce thé fut servi dans les salons de la maison des gardes-malades de l\u2019Itôpital.Cette maison fut visitée dans la suite.A 6 heures 45, un diner sans cérémonie eut lieu à l\u2019Hôtel Mont-Royal stivi immédiatement par la lecture des rapports annuels du Secrétaire et du Trésorier. fi { H | L'UNION MÉDICALE DU CANADA 189 Les élections suivirent la lecture de ces rapports et les discours du Président et du docteur Meakins, parlant au nom de ses collègues de langue anglaise.Les officiers élus du Comité Exécutif de l\u2019Association sont : Président: Dr Jas.Stevenson, Québec; Vice-Président: Drs J.A.Viger, St-Hyacinthe ; C.C.Birchard, Montréal; B.Bourgeois, Montréal; Secrétaire général: Dr L.Gérin-Lajoie; Trésorier honoraire: Dr E.\u2019Trottier.Membres: Drs A.T.Bazin, Montréal; J.R.Bélisle, Hull; H.C.Cabana, Sherbrooke; E.C.Cross, Trois-Riviéres; C.Dagneau, Québec; H.Delaney, Québec; F.L.Dubé, Notre-Dame-du-Lac; O.Faubert, Rigaud; Guy Hamel, Montréal; Gordon Hume, Sherbrooke; J.R.Pépin, Montréal; J.E.Piette, Joliette; A.H.Robert, Montréal.Finalement, la réunion des intéréts professionnels eut lieu, a laquelle des questions du plus haut intérét furent discutées.Suit le programme complet de cette soirée: Réunion des Intéréts Professionnels Président: Dr J.E.Bélanger, Prés.du C.M.et C.P.de Q.I.Les Sociétés Médicales Autonomes .Dr J.A.Boisvert 2\u2014La Loi des Accidents du Travail .Dr H.Dorval 3-\u2014Où il est question de Chiropraticiens et de bien d\u2019autres choses, Dr L.Pariseau 4\u2014Proposition d'un Tarif Médical Détaillé .Dr J.R.Gagnon 5\u2014Proposition de Loi plus sévère pour les Sages-Femmes, Dr J.R.Gagnon 6.\u2014La Profession Médicale et les Dispensaires .Dr A.H.Desloges 11 h.p.m.\u2014Rafraichissement.Brièvement, l\u2019Assemblée Annuelle de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec fut an succès sous tout rapport.Le nouvel Exécutif a en vue une réunion encore plus considérable et plus élaborée pour l\u2019année à venir.LEON GERIN-LAJOIE, Secrétaire de l\u2019A.M.P.Q.O BIBLIOGRAPHIE LE CANCER.FORMES ET VARIETES DU CANCER ET LEUR TRAITEMENT, par le Dr P.Ménétrier, professeur à la Faculté de Médecine de Paris.2e édition, 1 vol.gr.in-8 de 768 pages avec 322 figures: 120 fr.(Librairie J.-B.Baillière et ils, 19, rue Hautefeuille, Paris.) Les données nouvelles que fournit la pathologie expérimentale sont considérables; elles ont été exposées par l\u2019auteur dans des chapitres très développés et d\u2019un grand intérêt.Les types anatomiques et histologiques des tumeurs ont été minutieusement étudiés et précisés dans des cadres nouveaux qui se remplissent, notamment en ce qui concerne les tumeurs des glandes endocrines, des glandes sexuelles, les tumeurs des tissus nerveux, les dérivés néoplasiques des ébauches embryonnaires, les embryomes, etc, etc.Des méthodes de diagnostic utilisant les techniques plus perfectionnées 190 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA des laboratoires ont été étudiés par l\u2019auteur, permettant une reconnaissance plus complète des formes viscérales des cancers et contribuant ainsi sans doute à cette augmentation apparente du nombre des cancers, que révèlent les statistiques, et qui semble si fort préoccuper le public.Dans l\u2019exposé des méthodes thérapeutiques, l\u2019auteur a donné des indications générales destinées à guider le médecin non spécialiste dans le traitement du cancer, à le renseigner sur le choix du traitement 3 instituer.Mais en ce qui concerne l\u2019application pratique de ces divers traitements, chirurgie, curiethérapie, rœntgenthérapie, diathermocoagula- tion, etc, il insiste sur ce fait que leur apparente facilité dissimule de très réelles difficultés.Enlever un sein cancéreux paraît être une opération d\u2019une grande simplicité; encore est-il que les chirurgiens qui ont pratiqué beaucoup d\u2019amputations du sein considèrent que c\u2019est une intervention très délicate à effectuer, lorsque l\u2019on a le souci, non pas seulement d\u2019enlever le sein et de recoudre, mais encore de ne point laisser de tissus suspects, d\u2019éviter toute inoculation des tissus sains et de supprimer ou diminuer le plus possible les risques de récidive.En effet, et tandis que les techniques chirurgicales ont continué de se perfectionner, les méthodes radiothérapiques, Rœntgenthérapie et Curiethérapie, pleines de promesses il y a quinze ans, sont aujourd\u2019 hui entrées dans la période de réalisation.Pour l\u2019exposé de ces nouvelles méthodes de traitement, l\u2019auteur a eu la collaboration particulièrement compétente du Dr Rubens-Duval, chef du laboratoire Saint-Michel pour l\u2019étude du cancer.ESSAI DE BLANCHIMENT des psoriasiques par un nouveau composé arsénical associé en cure intra-veineuse à l\u2019oxidiéthylo-dicarboxy- diimino-isobutyrate de bismuth.Dans une communication faite à la Séance du 10 novembre 1927 de la Société Française de Dermatologie et de Syphiligraphie (Bulletin No 8, Novembre 1927), MM.Debucquet, Jausion et Pecker, après avoir analysé les essais négatifs antérieurs de l\u2019un d\u2019entre eux (Jausion) dans la cure des psoriasiques présentent un composé arsénical nouveau, qu\u2019ils ont associé à un sel soluble de bismuth (association présentée sous le nom de Psothanol).C\u2019est le composé arsénical sédatif neuro-végétatif de Debucquet, qui paraît donner au produit en cause sa vraie physionomie thérapeutique, car avec la dose de 5 cg.administrée chez l\u2019homme en injections intraveineuses, nulle réactivation des lésions n\u2019a été observée sur des psoriaris même aigus, généralisés et rebelles.En revanche, 15 malades ont été blanchis par le mélange arséno- bismuthique endo-veineux.Pour certains, de longues années de cures antérieures (14 ans, 6 ans, etc.), par les produits les plus divers étaient demeurés sans résultat analogue.Mais les succès sont trop frais et trop peu nombreux pour que les auteurs aient l\u2019imprudence de présenter la méthode, jusqu\u2019ici d\u2019action constante, comme un procédé infaillible; viendront sans doute des échecs, mais le médicament n\u2019en garde pas moins un intérêt de premier plan. L UNION MEDICALE DU CANADA 191 MALADIES DU CERVEAU, par les Drs Léri, Klippel, Sérieux, Mignot et N.Péron.Un volume gr.in-8 de 356 pages, avec 65 figures: 50 fr.(Librairie J.-B.Bailliére et ils, 19, rue Rautefeuille, à Paris).On trouvera dans ce nouveau fascicule du Traité de médecine, dirigé par Carnot et Lereboullet, un exposé complet et clair de la pathologie du Cerveau.Le Dr André Léri s\u2019est chargé de développer les chapitres: Commotion cérébrale, Hémorragie cérébrale, Ramollissement cérébral.Chacune de ces affections a été traitée au point de vue étiologie, symptomatologie, diagnostic et traitement.Le Dr Klippel a rédigé dans le même esprit les articles: Syphilis cérébrale, Tumeurs cérébrales et Abcès cérébral.Le volume se termine par une étude sur la Paralysie générale, que les Drs Sérieux, Mignot et Péron, ont exposé avec soin.Cet ouvrage réalise dans son ensemble, et par une collaboration étroite des auteurs, un traité complet sur ces questions de pathologie nerveuse qui intéressent les médecins, spécialisés ou non.SUR L\u2019ADMINISTRATION INTRA-VEINEUSE d'un nouvel sel soluble de bismuth, l\u2019oxydiethylo-dicarboxy-isobutyrate de bismuth (solu- thanol).Dans une communication faite à la Société Française de Dermatologie et Syphiligraphie, le 10 novembre 1927, MM.Jausion et Pecker, après avoir brièvement rappelé la querelle sur les solubles et les insolubles, rapportent les essais expérimentaux faits à Alfort par le Professeur Panisset avec le sel bismutique qu\u2019ils présentent.\"Très maniable ce composé a pu être administré à l\u2019homme en séries intraveineuses.La tolérance est parfaite à 2.5 cgr.de Bi-métal par injection.15 syphilitiques seulement ont été traités jusqu\u2019à ce jour, qui ont été profondément modifiés par une seule série de 20 injections: épider- misation tégumentaire, amélioration des lésions viscérales (aortite), réduction sérologique, tels ont été les résultats constatés.Cette brève étude est à parfaire, mais le médicament signalé paraît d'autant plus intéressant qu\u2019il peut être associé dans la même seringue à la plupart des arsénicaux en usage, et tout spécialement au novar- sénobenzol.Fait clinique \u201cLe malade a souffert de constipation chronique pendant très longtemps, et d\u2019hémorrhoïdes internes et externes.Véritable cercle vicieux aggravé par l\u2019état psychique du malade dû à ce fait qu\u2019un de ses parents souffrait de cancer du rectum.La douleur ressentie au moment de la d\u201cfécation et l\u2019apparition de sang dans les selles le portèrent à ralentir 192 L'UNION MÉDICALE DU CANADA la régularité de l\u2019évacuation et à aggraver la constipation, qui ne cédait qu\u2019à des purgatifs salins.Et le cycle recommençait.Un examen méthodique ayant démontré que le sang était purement hémorrhoïdal, il refusa l\u2019opération, se mit des suppositoires et prit de l\u2019Agarol à la dose d\u2019une cuillerée à bouche le soir au coucher.En une semaine toute douleur avait disparu et les matières fécales presque normales.Quelques semaines plus tard il réduisit la dose à une cuillerée à thé par jour, puis tous les deux jours.Les hémorrhoïdes cédant au traitement par suppositoires, et comme il n\u2019y avait pas de sang, l\u2019état psychique fut considérablement amélioré.Le malade a gagné du poids et du terrain.\u201d Des plus intéressantes est l\u2019action presque immédiate de l\u2019Agarol sur le rétablissement de l\u2019action normale de l\u2019intestin dans le cas ci-dessus.Avec certitude l\u2019Agarol sera toujours efficace dans ces cas.Les fabricants, William R.Warner & Co., Ltd.727 King Street, Toronto, Ont., seront heureux d\u2019adresser un échantillonnage gratuit à tout médecin désirant l\u2019essayer en clientèle.0 Pathogénie habituelle et Traitement de l\u2019'Emphysème pulmonaire Dr VIGAN (Le Concours Médical \u2014 No 51 \u2014 18 décembre 1927) Les recherches contemporaines ont montré que l\u2019emphysème est le plus souvent une affection para tuberculose.L\u2019emphysémateux est un tuberculeux fibreux-floride, un malade à évolution bacillaire arrêtée.Ajoutons qu\u2019il est très souvent un syphilitique.C\u2019est la syphilis qui, au dire de Sergent, Nigoul-Fousaal, et autres auteurs, oriente la tuberculose vers cette évolution fibreuse et, en effet, l\u2019'emphysémateux, est un individu gras, avec bon état général, et qui ne se plaint que d\u2019une gêne respiratoire avec oppression.Il existe souvent une bronchite banale concomittante, venant augmenter encore cette oppression.L\u2019auscultation de ces malades fait localiser des zones respiratoires obscures, avec de nombreux râles musicaux et une respiration dite \u2018\u201chumée\u201d\u2019.L\u2019examen radiologique montre l'existence fréquente de localisations bacillaires anciennes, mais l\u2019analyse bactériologique des crachats est habituellement négative.À ces emphysémateux convient surtout la médication iodée, mais non iodurée.L\u2019iodure échauffe leurs lésions et leur fait expectorer des bacilles.L\u2019iode, au contraire, est un stimulant des défenses leucocytaires, un assèchant, un antitoxique.Les auteurs qui ont étudié les effets de I'iode dans la tubercuiose (Boudreau, Marissal, Nigoul-Foussal, Bonna- mour et Delore, etc.,) ont montré que ce métallojde est l\u2019un des mdica- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 193 ments les plus actifs lorsqu'il est utilisé dans les formes non évolutives et à localisation limitées.L'emphysème pulmonaire correspond précisément à une lésion bacillaire faiblement évolutive et les propriétés modificatrices de l\u2019iode s\u2019exercent ainsi et tout à la fois sur les deux lésions.Mme Donon-Brico (1) étudiant le Triradol (association d\u2019iode organique, de camphre mentholë et d\u2019éléments radioactifs) a montré que ce médicament devait être préconisé dans le traitement de l\u2019emphysème parce qu\u2019il joint, aux propriétés lymphagogues de l\u2019iode, l\u2019action eupnéique du camphre.Chez l\u2019emphysémateux, le traitement sera prolongé: il consistera à injecter chaque jour une ampoule de 1 ce.c.de cet iodé, et pendant 30 jours consécutifs.On cesse ensuite la médication pendant une quinzaine de jours pour la reprendre à nouveau pendant un mois.A la belle saison le Mont-Doré est utile, et, en tout cas, un climat d\u2019altitude moyenne.(1) Recherches expérimentales et cliniques sur la médication iodée en phitisiothérapie, étudiéa plus particulièrement sous sa forme injectable (Thèse de médecine, Paris, 1927).0 NOUVELLES NECROLOGIE MADAME DEJERINE était née à San Francisco.A onze ans, elle part pour l\u2019Europe où elle fait ses êtudes secondaires.Son baccalauréat passé à Lausanne, elle vient à Paris s\u2019inscrire à la Faculté de Médecine.En 1882, elle est la première femme externe des Hôpitaux et la première interne en 1886.Trois ans plus tard, elle présente une thèse demeurée classique sur \u201cLes polynévrites en général et les paralysies et atrophies saturnines en particulier\u201d.Puis elle épouse Déjerine, dont elle demeurera l\u2019active collaboratrice jusqu\u2019à la la mort de ce dernier, en 1917.Depuis lors, elle partage son temps entre la recherche, les sociétés savantes et surtout la création et l\u2019organisation d'un merveilleux musée neurologique.Le 30 novembre 1927, elle décède \u2018après une courte maladie.\u201cL'Anatomie des Centres nerveux\u201d suffirait à placer Madame Déjerine au nombre des grandes gloires médicales françaises.Les neurologistes du monde entier lui doivent quantité d\u2019autres travaux d\u2019une valeur considérable, écrits les uns seule, les autres en collaboration avec Monsieur Déjerine et ses élèves.Nous sommes quelques-uns au Canada, depuis le regretté Docteur Prévost, à avoir joui chez elle et chez ses fils spirituels \u2014 André Thomas, Jumentié, Roussy \u2014 de l'hospitalité intellectuelle, chaude de sympathie, dont les Français ont le secret.C\u2019est une raison de plus pour la jeune neurologie canadienne de s\u2019unir de tout coeur au deuil de la neurologie française.Antonio BARBEAU. 194 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA La Profession Médicale a appris avec douleur la mort de l\u2019un de ses membres les plus dévoués et les plus réputés.Le docteur A.-D.AUBRY était hautement estimé de tous ses confrères.Il est décédé à l\u2019âge de 78 ans, à sa résidence, 3410 rue Delorimier.Il était médecin de l\u2019Hôtel- Dieu où il se dépensa sans compter au soulagement des malades.Il laisse quatre enfants dont l\u2019une de ses filles épouse du docteur O.-A.Gagnon, chirurgien à l\u2019hôpital Notre-Dame.HOPITAL STE-JEANNE-D\u2019ARC M.L.J.Tarte, président du bureau d\u2019administration de l'Hôpital Ste-Jeanne-d\u2019Arc, a réuni autour d\u2019une table somptueuse au Club St- Denis, les directeurs et lès médecins de l\u2019Institution.Dans son allocution très applaudie li a glorifié l\u2019esprit de civisme qui doit animer tous les citoyens à l\u2019égard de leurs institutions de charité, en particulier les hôpitaux.Les Canadiens français doivent prendre soin de leurs malades et l'Hôpital Ste-Jeanne-d\u2019Arc est équipé pour répondre à toutes les demandes.Il fait un appel au public et aux médecins.Nous félicitons M.Tarte du bel exemple qu\u2019il vient de donner.DINER HARWOOD-MIGNAULT Tout le personnel enseignant de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal s\u2019est réuni au Cercle Universitaire pour présenter leurs hommages à deux d\u2019entre eux: le Doyen, le professeur Harwood, promu Officier de la Légion d'Honneur, et le professeur Mignault, décoré de l\u2019ordre de Saint Grégoire le Grand.Le professeur T.Parizeau s\u2019est fait l\u2019interprète de tous pour exprimer la joie que nous en avons ressentie.L\u2019honneur en rejaillit sur toute la Faculté.Le vice-doyen avait eu la délicate pensée de grouper à la table d honneur tous les professeurs de la Faculté de Médecine, au nombre de 1-4, décorés de la Légion d\u2019Honneur à titre scientifique ou militaire.En réponse le Doyen et le professeur Mignault ont fort heureusement exprimé leurs sentiments en cette circonstance.DINER DES MEDECINS DE L\u2019HOTEL-DIEU Le 21 février, tous les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu s\u2019étaient réunis au Cércle Universitaire pour célébrer la réorganisation du Bureau Médical.Le dîner eut lieu sous la présidence du docteur LaSalle, président du Bureau.Le docteur T.Parizeau était l\u2019hôte d\u2019honneur.Une cérémonie eut lieu à la fin du repas, figurant la Faculté de Médecine, le Bureau Médical et les autorités religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu consacrant la réorganisation du Bureau Médical.\"SE\" ae L'Union Médicale du Canada Comité de Direction MM.Archambault, Benoît, Boulet, Bourgeois, Bruneau, DeCotret, Derome, Desloges, Dubé, Harwood, Lassalle, Latreille, Leduc, LeSage, Marien, Masson (D.), Masson (R.), Mercier, Pariseau (L.), Parizeau (T.), Rhéaume, Roy, Saint-Jacques.Président: D.Masson; Secrétaire-trésorier: G.Archambault.Comité de Rédaction MM.Badeaux, Francois; Bellerose, A.; Bertrand, A.; Boucher, R.; Brault, Jules; Comtois, A.; Dué, E.; DeGuise, A.; Fontaine, R.; Gérin-Lajoie, L.; Lapierre, G.; Legrand, E.; Letondal, P.; Marin, A.; Marion, D.; Mercier, Oscar; Mercier-Fauteux; Paré, Armand; Paré, Louis; Pepin, R.; Rivard, J.; Simard, Ls C.; Trottier, E.; Vidal, J.A.Président: A.LeSage; Vice-Président: A.Marin; Secrétaire: O.Mercier.Prix de l\u2019abonnement pour 1928 Canada et Etats-Unis .1.22 21 24 2 12 + 1.1.$3.00 Etranger (pays faisant partie de l\u2019Union Postale) .4.00 Etudiants .A4 4 La Le ee .1.50 Pixdunuméro .025 Conditions de Publication L'Union Médicale du Canada paraît tous les mois par fascicules de 60 pages.Chaque numéro contient des mémoires originaux, des faits cliniques, une revue générale, des notes de pharmacologie, des analyses et des nouvelles médicales.Le Comité de Rédaction accepte des articles de tous les médecins à condition que ceux-ci n\u2019aient pas déjà été publiés dans un autre journal.Les Mémoires Originaux ne devront pas excéder 15 pages; les Faits Cliniques auront un maximum de 5 pages et les Revues Générales comprendront au plus 10 pages.Tout ce qui concerne la rédaction doit être adresse franco Pour la médecine: au Dr Roméo Boucher, 5130 Avenue du Parc.Tél.: Crescent 5800.E our la Chirurgie: au Dr Oscar Mercier, 54 rue Cherrier.Tél: st .Administration Tout ce qui concerne l\u2019administration doit être adressé franco a M.T.Valiquette, comptable, 3705 rue St-André, ou Boîte Postale 3026. SUITE DU SOMMAIRE ANALYSES MEDECINE Clerc, L\u2019Arythmie complète et son traitement (p.241).CHIRURGIE Yater, Acquired arterio-veinous fistula (p.242).\u2014 Demel, Quels sont les organes le plus souvent atteints dans les contusions de abdomen (p.242).\u2014 McKim, Infections de la main (p.243).\u2014 Desmarets, De la cholécystectomie sous-séreuse sans drainage (p.243).PEDIATRIE Taillens, Mort par méningite tuberculeuse d\u2019un enfant vacciné au B.C.G.(p.244).TUBERCULOSE PULMONAIRE Anderson, The Tuberculosis nature of Pleurisy from the life insurance standpoint (p.245).UROLOGIE Hunt, Immediate and end-results of supra- pubic prostatectomy: a consideration of the factors involved (p.246).CHIRURGIE INFANTILE ET ORTHOPEDIE Kidner, Les résultats comparés des méthodes sanglantes et non sanglantes dans le traitement de la Tuberculose vertébrale (p.247).\u2014 Maes, Diagnosis, the crux of the problem of acute osteo- myelitis (p.248).OBSTETRIQUE Julius, La délivrance du placenta adhérent (p.248).OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Ridpath, La sinusite sphénoïdale et ses symptômes particuliers (p.240).NEURO-PSYCHIATRIE Sicard, Le ballottement du pied (p.230).DERMATOLOGIE ET SYPHILIGRAPHIE Bernard, Aide-mémoire de syphiligraphie comparée et de thérapeutique (p.251).MEDECINE LEGALE Emile et Raymond Sorel, Arthrites syphilitiques et traumatismes (p.252).\u2014 Cou- tela, Arthrite syphilitique du genou par traumatisme (p.252).ELECTRO-RADIOLOGIE Castells et Carulla, La Roentgenthérapie profonde dans la paralysie infantile (p.253).LABORATOIRE Rienhoff, Transformation histologique dans le goître exophtalmique, traité par l\u2019iode (p.253)."]
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